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Asob
Hahir Carfer Broli
filmary
Brmt Hnitrersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
VIIL
Une copie de tous les arrêtés et proclamations des
agens du Pouvoir exécutif dans les colonies sera
transmise par le Directoire au Corps législatif.
I X.
Le Directoire exécutif annullera provisoirement et
directement tous les actes 5 arrêtés et proclamations
de ses
qui seroient contraires à la constitution
et aux RoGns
X.
Il sera tenu de rappeler immédiatement ceux de ses
agens qui se permettroient des actes attribués exclusivement au Corps législatif et au Pouvoir judiciaire.
XI
Il fera mettre en jugement ceux de ses agens qui
seroient convaincus d'actes arbitraires 2 concussions 9
dilapidations, et autres délits prévus par le code des
délits et des peines.
A PARIS, DE L/IMPRIMERIE NATIONALE.
Prairial, an V. --- Page 5 ---
a a
CORPS LEGISLATI F.
CONSEIL DES CINQ - CENTS.
DISCO U 2
R S
PRONONCÉ
PAR CORB U N,
DÉPUTÉ DE LA GIRONDE,
Sur létat actuel des colonies 6 leur amélioration.
Séance du 12 Prairial an V.
Cnresestentneren
CONVAINCU des vérités triftes & effrayantes
vous
ont
les
perfuadé comme eux
l'effia
peintes
préopinans,
cacité du remède préparatoire & indifpenfable qu'ils vous
A
U 2
R S
PRONONCÉ
PAR CORB U N,
DÉPUTÉ DE LA GIRONDE,
Sur létat actuel des colonies 6 leur amélioration.
Séance du 12 Prairial an V.
Cnresestentneren
CONVAINCU des vérités triftes & effrayantes
vous
ont
les
perfuadé comme eux
l'effia
peintes
préopinans,
cacité du remède préparatoire & indifpenfable qu'ils vous
A --- Page 6 ---
PJCS
propofent, en attendant les précautions fubféquentes a
prendre, & les fecours de tour genre à apporter à la COlonie jadis la plus riche, la plus précieufe, & aujourd'hui
la plus malheureufe de toutes les Antilles, piécautions
répreflives, fagement combinées, dent nous privent les
circonftances, & celles toujours inféparables des vrais intérêts de la métropole, je croirois manquer à mes obli ations, fi je me taifois: j'ai donc demandé la parole pour
ajouter aux réfexions de mes collègues celles que cinquante années de relations avec toutes nos colonies me
rendert fans celle préfentes, & encore plus at moment
où la nation aflembiée peur prononcer fur les moyens de
faire ceffer les maux qui les ont accablées, & améliorer
leur fort.
Reprefentent du pcuple français, fes intérêts généraux
font mes guides, je n'en connois aucun de particulier :
c'eft donc au nom de toutes les claffes de Français, au
nom de tant d'ouvriers intéreffans, des marins, de familles
entières, de milliers d'hommes réduits, par l'abandon de
nos colonies, â l'oiliveté, à la plus grande mifere, que je
joindrai mes réclamations à celles des orateurs qui, à cette
tribune, ont parlé avec tant d'avantage avant moi. Comme
eux, ennemi de l'efciavage, je demanderai jufqu'à loubli
dece nom; fans lui, & avec.des moyens qui ne nous font
pas étrangers, nous reconquerrons pour ainfi dire,, nous
réparerons & ferons produire nos colonies, à l'aide de lois
fages & de bonnes adminiftrations. L'agriculure fi négligée, nos manufactures delaiflees, le commerce abandonré,
cètte famille dont les intérêts fe tiennent, ne font qu'un,
& la marine enfin, reflcuriront. La profpérité de la République, la liberté, le bonheur de rous, en feront le fruit;
je prends aujourd'hui l'engagement d'en donner la preuve
inconteftable, quand il en fera temps.
Il me feroit encore plus facile de démafquer toute l'abfurdité des prérenducs émigrations des colons que la Aamme
& le fer ont chaflés de chez eux, ruinés & échappés en.
font qu'un,
& la marine enfin, reflcuriront. La profpérité de la République, la liberté, le bonheur de rous, en feront le fruit;
je prends aujourd'hui l'engagement d'en donner la preuve
inconteftable, quand il en fera temps.
Il me feroit encore plus facile de démafquer toute l'abfurdité des prérenducs émigrations des colons que la Aamme
& le fer ont chaflés de chez eux, ruinés & échappés en. --- Page 7 ---
dévaftateurs des monftres lâchés
petit nombre aux projets
ce fol intortone,
dans ce pays malheureux : qu'on en purge comme en France,
& dès cet inftant les colonies verront,
du crim e.
le calme fuccéder à T'orage, & la vertu triompher de citer un
C'eft ici le moment, citoyens repréfentans.. d'émigration
les
exemple de l'arrocité des prétextes
celjfe que impunéagens du gouvernement (qu'ils abufent Fans pour en dément mettent en ufage à Saint-Domingue, même les armateurs des napouiller les propriétaires, fecours &
de la colonie. La preuve
vires, qui viennent au
voici, dont l'original eft
en eft confignée dans la pièce que
dépofé à la tréforerie nationale. du navire VEulalie, de BorNon feulement la cargaifon
attendu, dicle confideaux, a été enlevée à ion armateur, la réfidence en Frence
dérant du trop célebre Sonthonax, que
de cej fonds,
de Gefies, négociant de Bordeaux, propriécaire termes de Y'abus de
n'efl pas confiatée ; ce font les propres
aufli de fon
fon autorilé tyrannique : mais on faire s'emparc tirer fur fon armavailtesu, & on fe permet d'en éré forcé de payer &
teur les gages d'équipage qu'ila
& celui de fa
dont il réclame en vain le rembourfement, où il eft, depuis quatre
cargaifon, qu'il pourfuit à Paris,
violation de principes!
mois, éloigné de fes affaires. Quelle
quel abus de pouvoir!
obfervations.
Je reprends la fuite de mes courtes inftruit du régime des
Quel elt l'homme, tant foit peu foit alfez dupe de croire
colonies, de leur état actuel, qui Direétoire, trompé fans
aux comptes qu'on fait rendre au alors officiellement le dédoute fur leur fituation ? il peut
de leur calamité,
guifer: mais en impoferoit- il2 à Pévidence dellus de toute
aux faits que T'impallible renommée, aupoen divulgue ?
des
avant
ingea ce
m écrivoit un habitant difoit-il, Cayes le méme
le maffacre d fa commune : J'ai,
de la
nombre de cultivateurs, de mulets, érc.; la proximité trois barville afuvé mon habitation. Je faifois autrejois A2
oute fur leur fituation ? il peut
de leur calamité,
guifer: mais en impoferoit- il2 à Pévidence dellus de toute
aux faits que T'impallible renommée, aupoen divulgue ?
des
avant
ingea ce
m écrivoit un habitant difoit-il, Cayes le méme
le maffacre d fa commune : J'ai,
de la
nombre de cultivateurs, de mulets, érc.; la proximité trois barville afuvé mon habitation. Je faifois autrejois A2 --- Page 8 ---
riques de fucre & plus par jour; a peine en
ajourd'hui, 6 elle eff le
des
fais-je une
nation, 6 le mien. Vous partage
cultivateurs J de la
actuellement la modicité du voyez, repréfentans, quelle eft
& qui n'a fouffert
produic d'une habitation intacte,
pathie trop naturelle que à E les effets de la licence & de l'ales habirations
culivatenrs, Que recueillent donc
celles entièrement endommagés dévaftécs? ? que produiront de long-temps
haute L'objer que nous traitons en ce moment eft de la
fance,le importance; falut de la la tranquillité, gui fouvent naît de l'ai- plus
fais mème aucun doute. patrie Le même en dépendent peut-être : je n'en
cet égard tout le Confeil: le
efprit me parvit animer à
quielt près de m'dchapper,le temps qui fuit devant moi, &
tie de nos tiavaux couronnés delirquejauroisde du
voir une pardonnent peut-être ces droits aflez fuccès, mon âge enfin, me
collègues, auxquels il m'a été G grands pour inviter mes
voir réuni, à prouver à la France doux, fi glorieux, de me
cette circonftance, fans
entière, & fur-tour dans
tation, plus fouvent puifibles trop d'enthoufiafnse ni de précipilequel nous nous occupons à gu'heureux, le zèle affidu avec
Domingue, & tous les maux réparer les malheurs de Saintgouvernement révolutionnaire que pur produire l'horrible
& dont notre premier
que nous bannifons à jamais,
faire oublier jufques à la veeu, trace. notre plus grand defir, eft de
Puiffe la paix, mère de la
defirables & fans lefguclles les cenfiance, bafes
toutes les deux fi
la félicité publique ne fauroient avoir de du commerce & de
léterle moment heureux! Prouvons à
ftabilité, en accédelirons, que nous voulons la
tonrel'Enrope faifons
que nous
peni de nous pour y parvenir. paix; Juftes
tout ce qui idénos prétentions, il
de
& raifonnables dans
rablement.
dépendra
nous de la conclure honoJe craindrois d'abufer trop
Confeil, & je me réfume en long-temps de l'attenticn du
préopinans liuvitation prellante ajoutant anx réfolutions des
au Dircétoire d'employer
rel'Enrope faifons
que nous
peni de nous pour y parvenir. paix; Juftes
tout ce qui idénos prétentions, il
de
& raifonnables dans
rablement.
dépendra
nous de la conclure honoJe craindrois d'abufer trop
Confeil, & je me réfume en long-temps de l'attenticn du
préopinans liuvitation prellante ajoutant anx réfolutions des
au Dircétoire d'employer --- Page 9 ---
très-inceflamment tous les moyens pollibles &
a nous
procurer une entière ceffation d'hoftilités par propres terre &
mer 2 comme le plus prompr & le plus affuré de rendre par la
République heureule, &, avec le temps, du travail & des
avances, les colonies foriffantes; elles rendront alors à la
mère patrie la prépondérance de plus de foixante-dix millions
qu'elles nous donrioient dans la balance du commerce de
Europe, au
&
nous avons perdue avec elle. Je conclus
rappelle plier prompt de F'agent du
k de fes confrères à
Diredtoire Sonthonax
plus fages & les plus Saint-Domingue, à fa
par les moyens les
union entre tous les Français. propres
réuflite, en maintenant
Ctienne Laveaux 3 gosverneurgénéral par interim des ilcs
françaifes de 1'Amerique fous le Pent.
En vertu d'un ordre à nous adreffé par Sonthonax, comiffaire-civil, conçu en ces termes :
COMNISSION CEVILE
Nous Léger-Félicité Sonthonax, commilfaire-civil de la
épublique, délégué aux iles françaifes de T'Amérique fous
Vent, pour y rétablir l'ordre & la tranquillité
Artendu le dénuement total ou fe trouve
pablique :
it mois l'armée du nord, actuellement depuis plus de
tt-de-Paix & paroiffes voifines;
en garnifon au
Vul'extrème pénurie des caifles
ne efpérance de pouvoir lui
publiques, quin'offe aumier befoin, & la néceflité procurer même les objets du
des hommes qui fe font facrifiés indifpenfable d'améliorer le
erré;
pour la caufe de la
Confidérant que les cent cinquante mille livres
ord du navire PEulalie de Pordeaux,
dépofées
au Port-de-Paix, forment
actuellement en
aucun bénéfice au
un fonds mort qui ne propropriétaire;
de pouvoir lui
publiques, quin'offe aumier befoin, & la néceflité procurer même les objets du
des hommes qui fe font facrifiés indifpenfable d'améliorer le
erré;
pour la caufe de la
Confidérant que les cent cinquante mille livres
ord du navire PEulalie de Pordeaux,
dépofées
au Port-de-Paix, forment
actuellement en
aucun bénéfice au
un fonds mort qui ne propropriétaire; --- Page 10 ---
Confidérant encote que la réfidence en France de Gaffies
négociant de Boracaux, propriétaite de ce fonds, n'eft poin
conftatée; Ordonnons que les cent cinquante mille livres dépofées
bord du na ire rEulelie de Bordeaux feront veriées dans
caille du receveur de l'odlroi du Porede-Pax.quien four
nira récé ilfeiLabeunie, capiraine dudit navire, lequel fer
rembourfé fur la tiéforerie nationale;
Déclarons cette fomme frécialement &c exclufivemer
afcctee à l'ent etien de P'armée de ligne du nord; ordon
nons qu'il ne fera fait de paiement fur certe caifle qu'e
vertu des ordonnances du gouvernement général;
Requérons le gouverneur général, au nom du falut publi
& de celui de la troupe qu'il commande, de tenir rigoureu
ferrent la main à l'exécution du prélent ordre.
Fait au Port-Républicain le 12 janvier 17945 l'an
la République françaife.
Signé, SONTHONAX.
Par le commiffire-civil, Signés GAULT, fecrétai
de la commiffion civile.
Certifié conforme à l'original refté en nos mains,
Signi, ÉTIENNE LAVEAUX.
DE LIMPRINERIE NATIONALE
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