--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Azolr
43 - on --- Page 3 --- --- Page 4 ---
serxible quand elle srra éclairée (20) surles événemens
avec tant de soinet depuis si long-tems,
'qu'on Iui cache
luientracerle fidèle tableau.
et noire tâche sc borne à
VERNEUIL
Déporté parSonihowax.
A Paris, le 8 Fructidor. 'l'an deuxième de la Republique
une et indivisible
Frangaise
DE L'IAIPRINERIE DE LEFORTIER, Cloître Thomas da
Louvre, No, 5- --- Page 5 ---
DIALOGUE
ENTRE LES DEUX ÉGORGEURS
DE
S AINT-D O M I N G UE4
SONTHONAX a T POLVEREL --- Page 6 ---
U7
a --- Page 7 ---
DIALOGU E
ENTRE cxXmasicoNexras
DE SAINTDOMINGUE,
SONTHONAX ET POLVEREL:
SOXTHONAS
N. craintes se vérifient chaque jour: Ces
colons sontd'une audace dontrienn'approchel
un chez Cambon :
Je viens d'en rencontrer
disentm'avaleroit!1ls plantent,
j'ai cru qu'il
entre eux & nous ! Ils vont
ils, l'échafaud
que je crains
crier fi fort &c si constamment, cette discusbien qu'à la fin ils n' 'obtiennent
&
fion' contradictoire, que j'appréhende tant,
deves autant redouter que moi.
que vous
POLYAR E Le
beau la demander, ils ne l'auront
Ils aruont
les en écarter, que
jamais. Il ne s'agit, pour
del'opinion
l'espritpublic,
de bienimpreigner
a --- Page 8 ---
(4)
qu'ils sont tous des contre-régolationaires.
Tout ce qu'ils diront ensuite, ne pourra convaincre, & sera réputé mensonge dans leurs
bouches. D'abord, nous produirons les lettres
fabriquées contre Page & Brulley, qui, dans
le tems, ont fi bien servi Duffay, & dont nous
dirons avoir apporté avec nous, les originaux:
cette ressource est certaine, & ne peut manquer de perdre ces deux-là; quant au parti
entier, nous dirons au public : voyez quels
étoient leurs chefs & jugez-les ! Comment se
persuader que des princes colons, entourés de
nombreux esclaves, 5 car ilfaut appuyer 12
dessus, puissent en effet, être patriotes, aimer
la révolution & l'égalité 1
SONTE H 01 N a X.
Oh! ce colon quej j'ai vu chez Cambon, m'a
déjà répondu à tout cela. 10.Ilm'a dit, tont
nettement, que nous avions fabriqué ces deux
lettres, et que Page & Brulley nous défoient
d'en produire les originanx.Sil bienimités, que
soient ces lettres, vous sentez comme moi s
qu'il seroit véritablement fâcheux Four nous 9
quel'on enr vint jusqu'à en ordonner la vérificatiori par des experts.
2°. Quand je lui ai reproché de ne pas
déjà répondu à tout cela. 10.Ilm'a dit, tont
nettement, que nous avions fabriqué ces deux
lettres, et que Page & Brulley nous défoient
d'en produire les originanx.Sil bienimités, que
soient ces lettres, vous sentez comme moi s
qu'il seroit véritablement fâcheux Four nous 9
quel'on enr vint jusqu'à en ordonner la vérificatiori par des experts.
2°. Quand je lui ai reproché de ne pas --- Page 9 ---
(5)
desnègres, il m'a fort bien
vouloir de la liberte
déclarations, ou ,
réponda par nos proprés
disoit-il, le
non- seulement nous jurions, mais ou nous faisions
maintien de l'esclavage;
de toutes
encore le: serment de nous opposer décret
en
forces à l'exécation * du
qui
nos
l'abolition; ; & il n'a pas oublié.de
ordonneroit du discours, qu'à ce.sujet, noas
tirer avantage
arrivée à St-Domingue, le
adressa, à notre
coloniale, quand il
préfidént de l'assemblée mission étoit telle que
nous. dit, que f notre c'està-dire, d'abolir
le ;bruit s'en répandoit, le déclarer, qu'ils
l'esclavage, nous pouvions à tout ce qu'orétoient prêts à se soumettre la mere Patrie.
donneroit t, à cet égard,
Tout cela m'inquiète.
POLVERET L.
yous inquiéter.
Et ne doit pas cependant forcé de conveNous serons bien, il est vrai,
à cet égard, puisque
nir de leur soumission.
actes; mais
c'est configné dans nos propres n'avons jamais
nous dirons toujours que. nous
leurs offres sincères ; que les circonstances
cru
déclarations que nous
nous ont forcés aux étoient alors nécessaires
avons. faites; qu'elles
d'hommes, fonrassurer cesmarchands
pour --- Page 10 ---
(6)
dans leurs projets de fortune 8: leurs spéculations commerciales, sur le malbeur de leurs
freres; nous nouS étendrons adroitement ici
surl'odieux da commerce des esclaves & sur la
barbarie des colons, & nous ajouterons
sitôt que nous avons pu parvenir à diminuer qu'auscette grande masse de blancs, en déportant
ceux que nous redoutions le plus & contraignant les autres de fuir; nous l'avons enfin
proclamée cette liberté sainte, f belle aux
yeux deshommes quiconnoissent leurs droits.
Ainfi qu'un bouclier impénétrable nous
serons cet acteà tous les traits
oppoque nos enremis
oseront lancer contre nous: Nous dirons à la
convention nationale, ce que Duffay lui
le 16 pluvidse: que les chaînes de
dit,
ces malheureux noirs étoient fi lourdes fi
qu'au moment od nous les avons s faites pésantes >
il n'est pas étonnant qu'elles aient tomber,
écrasé
quelques-uns de ces hommes qui vouloient les
river. Nesernnssuaiaypluine
fut alors; Car c'est avec ces belles queDuffayle
timentales. que l'on séduit le
phrases senpeuple & quel'on
capte l'opinion publique. Quand nous l'aurons
bien formée en notre faveur, nous
tous les maux que l'on nons
rejetterons
cesfité
impute sur la ned'obtenir cette - dernière et bienfaisante
mesure que commandoit l'humanité.
ient les
river. Nesernnssuaiaypluine
fut alors; Car c'est avec ces belles queDuffayle
timentales. que l'on séduit le
phrases senpeuple & quel'on
capte l'opinion publique. Quand nous l'aurons
bien formée en notre faveur, nous
tous les maux que l'on nons
rejetterons
cesfité
impute sur la ned'obtenir cette - dernière et bienfaisante
mesure que commandoit l'humanité. --- Page 11 ---
(7)
SONTHOX A X:
bien: comme. vous , que c'est
Je sens
les défenses que
Ia plus adroite. de toutes
ennemis ; mais
à opposer à nos
nous ayons
semble, bonne que
elle n'est , ce me
des hommes. que
pour la grande masse donnée à tout un peuple;
ce mot de liberté
éblouit au point de
attache. à notre cause et
ce que
de ne leur plus laisser appercevoir crimes. Je crains
nos ennemis appelent nos
lorsd'une commission,
fort qu'en présence
un à un, tous nos
qu'il faudra. justifier,
ne
trds-embarassés.
actes, nous
soyons
exemple 3 nous serons accusés
Quand, par
les
populaires 9
d'avoir détruit tous
corps. les formes du
pourrons-nous répondre que
s'emrépublicain ne pouvoient
gouvernement
où nous nous
ployer dans les circonstances formes auroient
sommes trouvés, et que ces
de notre
empêché ou retardé l'exécution
ne nous
d'affrenchissement3 ? D'ailleurs,
projet
n'avions ,. ni la nission,
dira t-on pas quenous
opérer
d'agir à notre gré pour
ni le pouvoir
? Ne pouvant nous juscet affranchissement
à répliquer
tifer à cet égard, qu'aurons-nous de plus., de nous
quand on nous reprochera 2
A 3 --- Page 12 ---
(8)
être opposés a la formation d'une assemblée
coloniale, comme le vouloit le décret du
4 avril 1792 ( vieux style),'et d'avoir arbitrairement substitué à celle que nous avons
dissoute, s une commission de douze de nos
créatures, à laquelle nous avons-attribué les
mêmes pouvoirs ?
Que repondrons-nous quand on nous accuséra de n'avoir canonné et bombardé le
Port-au-Prince que par ressentiment contre
cette ville, parce qu'autorisée par le décret
du 22 àoût 1792 (v. s.), elle se
en assemblécs primaires
convoquoit
pour se nommer des
députés à la convention nationale ?
Comment nous justifierons-nous d'avoir fait
incendier la ville"du Cap? Nous-avons bien
dit, dans le public, que les colons aristecrates
y avoient mis le feu avant d'émigrer à la
Nouvelle Angleterre; mais tout cela, je vous
le repète,n'est bon que pourlegros du
il nous faudra au moins du vraisemblable peuple:
pour nos juges. D'ailleurs, il sera aisé à nosadversaires depronver que les dix mille colons
qui se sont retirés à la Nouvelle
y sont arrivés absolument nuds, Angleterre, 5
été contraints de fuir de. la ville du et qu'ils ont
Cap oùt ils
d'émigrer à la
Nouvelle Angleterre; mais tout cela, je vous
le repète,n'est bon que pourlegros du
il nous faudra au moins du vraisemblable peuple:
pour nos juges. D'ailleurs, il sera aisé à nosadversaires depronver que les dix mille colons
qui se sont retirés à la Nouvelle
y sont arrivés absolument nuds, Angleterre, 5
été contraints de fuir de. la ville du et qu'ils ont
Cap oùt ils --- Page 13 ---
(9)
étoient poursuivis par le fer et laflamme. Parréussirà
conséquent nous ne pourrons jamais
à ce
qu'eux-mêmes, pour seréduire
persuader
effet mis le feu à
misérable état , ayent en
et ils ne manqueront
leurs propres maisons; mille fois par la présenpas de nous confondre de leurs souffrances ; et
sentation du tableau
de
des chétifs secours qu'ils ont été obligeés
Je
mandier. Ces réflexions me tonrmentent.
commence à n'être pas tranquille, et j'apprécette discussion contradichende horriblement
toire tant sollicitée par ces colons.
>
PoLY E R E L.
sections de Paris,
TAntumautbsrhoapwihde
colons
crier bien fort contre les aristocrates
vouloient
dirons-nous toujours >
qui ne
pas 7
ont vendu les
de la liberté des nègres, et qui
colonies aux anglais.
SONT T H O N A X.
bien
contraire ils ne nous
Je crains
qu'au
en attribuent la perte.
nou's ! Que
Que de charges contre
! Comme
d'actes arbitraires à nous reprocher
les événemens nous ont trahis ! Comme
de
les circonstances ont
en peu
jours
nous ! Nous étions
changé et tourné contre
et ne
tout-puissans ; Duffay nousl'avaitmandé
avait
trompé : tous nos ennemis
nous
pas
A 4 --- Page 14 ---
( 10)
alloient nons être livrés et sacrifiés ! Nous
n'étions venus que pour jouir de ce dernier
triomphe, et dans la pleine assarance que la
nation nous proclameroit les restaurateurs de
la Jiberté dans le nouveau monde ! Voila cependant quun jour, un seul jour, , opère un
tel changement dans l'opinion des hommes
et leur manière de voir, que nous-mêmes - )
à présent, avons tout sujet de craindre pour
nos tétes,quand celles de nos adversaires sont
assuiées.
POLVER E E.
Est-ce que vous allez vous décourager?
Est-ce qu'il ne nous reste pas une gran.le
ressource dansl'amourda penple auquel nous
persuaderons que tout le mal.qu'on nous impute, étoit nécessaire pour parvenir 211 grand
acte de T'afl-amcliscement des neirs?Travaillons les sections de Paris : formons l'opinion
publique.
SONTE 0 N A X.
Elle a déjà bien tourné contre nous ,
l'opirion publique. Voyez ce qui,le'7 fructidor > s'est dit aux jacobins ; nous y avons été
traités de brissotins. Je ne cherche pas comme
ple auquel nous
persuaderons que tout le mal.qu'on nous impute, étoit nécessaire pour parvenir 211 grand
acte de T'afl-amcliscement des neirs?Travaillons les sections de Paris : formons l'opinion
publique.
SONTE 0 N A X.
Elle a déjà bien tourné contre nous ,
l'opirion publique. Voyez ce qui,le'7 fructidor > s'est dit aux jacobins ; nous y avons été
traités de brissotins. Je ne cherche pas comme --- Page 15 ---
(11)
vous à nous flatter : de quelque côté que je
vois nos affaires trèstourne mes regards, je
mauvaises.
l'événement du 9 au 10 therSi encore
jours. 5
midor eût tardé seulement quelques
dans la nuit du tombeau, ennous aurions,
bien des secrets
séveli, avec nos ennemis,
Nous
dont la connoissance peut nous perdre.
aurions pt tout dire : nous aurions été crus
et bénis.
POLYER: E L.
Eh! mon dieu! comme vous vous épouvantez! !
Avez-vous oublié que nous avons des patrons
nous les avons fixés de manière
puissans ; que
d'eux, et que Duffay 9
à pouvoir répondre
de ces colons
qui énrage de voir beaucoup
nous a fait espérer qu'il
hors des prisons 2
de les écarter d'une
trouveroit quelque moyen Je sais bien comme vous
manière quelconque.
à
nous sommes perdus, s'ils parviennent
que
d'une commission ;
nous joindre en présence
mais c'est aussi ce que nous devons empécher.
Il faut pour cela que vous, moi, Dufay 9
Garnot, Mils et Belay, voyions sans cesse nos
les fixions invariablement et les enpatrons, --- Page 16 ---
(.12)
gagions à embrouiller si fort cette affaire des
colonies, que la' convention elle-même appréhende de l'aborder. Nous travaillerons de
notre côté le public dans le même sens; nous
gagnerons ainsi du tems , et parviendrons S 2
parsuite, à obtenir, d'une manière ou d'autre,
quelque décret.c qui metteles parties dos-à-dos.
So : N T H N A X
Savez-vons que ce colon que j'ai vu chez
Cambon, m'a furiensement poussé. Il'm'a bien
déclaré que l'ordre que nous avions donné de
brûler le convoi étoit dans leurs archives,
ainsi que celui à tous les forts de. tirer sur.les
vaisseaux de la république.
P OL V I - E L.
E Oh!-jeisais bien qu'ils ne nous feront aucun
quartier, si cela dépend d'eux.
T H N A X
Savez-vons que ce colon que j'ai vu chez
Cambon, m'a furiensement poussé. Il'm'a bien
déclaré que l'ordre que nous avions donné de
brûler le convoi étoit dans leurs archives,
ainsi que celui à tous les forts de. tirer sur.les
vaisseaux de la république.
P OL V I - E L.
E Oh!-jeisais bien qu'ils ne nous feront aucun
quartier, si cela dépend d'eux. SONIT If O N A X
Si vous l'aviez vi chez Cambon.; comme il
étoit furieux contre moi : ( et sans encore me
connaître), quandje lui aireproché que Page,
Brulley & les colons. . étoient si bien les amis
de Robespierre 2 qu'iis dinoient tous les jours --- Page 17 ---
(13)
pris acte de mon
chez lui : Il a sur-le-champ d'en fournir les preuinculpation, m'a sommé
n'a de suite demandé mon nom d'un
ves , et
la plume pour
air et d'un ton, tout en prenant n'allât m'al'écrire, à me faire craindre qu'il
valler ! Nous avons à faire à forte partie.
POLV E R E L.
mais comme je vous l'ai déjà
Je le sais ;
bien l'affaire, et surdit, en embrouillant
vous m'entendez . e
tout en fixant, inyariablement nos patrons, s
en fixant, dis-je,
leur crédit, le décret qui
nonsobriendrons par
nous mettra dos-à-dos.
SONTHON A x:
je suis convaincu
Je le sonhaite : cependant acharnement à
nos ennemis sont d'an
que
qui me fait bien craindre
nous poursuivre réussissions pas à obtenir cette
que nous ne
a quelque vertu
d'autant qu'il y
mesure 2 Convention. Si vous eussiez- vu ce
dans la
lui ai eu dit mon nom,
colon 2 quand je
il m'a traité quand il a sçu quej'écomme Sonthonax ! Je me suis trouvé tout détois
en vérité que lui
concérté ! Je ne savois
répondre --- Page 18 ---
(14)
POLYER E -
Pourquoi, aussi, êtes vous entré en discussion avec lui? Quand vous lui avez parlé
des liaisons que vous lui supposiez avec Robespierre, ne ponvoit-il pas vous parler, lui,
des liaisons de Duffay avec l'ancienne police ? Ne pouvoit-il pas vous dire : < Duffay
>> disposoit entièrement de cette ancienne po-
>> lice ; cette ancienne police étoit vendue à
> Robespierre; donc Vous sentez de quelle
>> force est ce donc ! > Non seulement - les COlons , mais tout le public sait que que Duffay faisoit arbitrairement incarcérer les COlons, & avoit fait délivrer, à cet effet, par
l'ancienne police, l'ordre à tous les comités
révolutionnaires de généraliser le décret du
19 ventôse. (r) Il étoit donc prudent, comme
vous voyez, de ne pas donner l'occasion de
relever de pareils faits dont on pourroit tirer des
conséquences qui nous seroient funestes.
(1) Ce décret avoit tellement été généralisé contre
tous les colons - que l'ancienne police l'avoit
même aux habitans des Antilles. Onze citeyens appliqué de Tabago, dont une negresse, ont été incarcerés
les a prétendus membres des assemblées coloniales parcequ'on de
Saint-Domingue. Ces malheureux sortoient des prisons
de lAngleterre. S'étant présentés à la Municipalité
y faire viser les passeports qui leur avoient été délivrés, pour
à Port-Malo, ils furent arrêiés & envoyés en prison.
que l'ancienne police l'avoit
même aux habitans des Antilles. Onze citeyens appliqué de Tabago, dont une negresse, ont été incarcerés
les a prétendus membres des assemblées coloniales parcequ'on de
Saint-Domingue. Ces malheureux sortoient des prisons
de lAngleterre. S'étant présentés à la Municipalité
y faire viser les passeports qui leur avoient été délivrés, pour
à Port-Malo, ils furent arrêiés & envoyés en prison. --- Page 19 ---
(15)
SONT d H O N A X.
Je n'imaginois pas avoir affaire à un homme
de cette trempe ; etvous sentez quel avantage
retiré auprès de Cambon et de quelj'eusse
qui étoient là, si la
ques autres personnes
victoire facile dans
fortune m'eût présenté une
homine d'un autre caractère, et moins'
un
aussi de Jos affaires. Celui-là connoît'
instruit
tous nos actes : je ne vous cache pas que.je
n'ai plus la même assurance depuis cette discussion avec lui; et encore quelqu'un m'a-t-il
de faire imprimer, disdit qu'il se proposoit
intribuer et placarder tout ce que, dans son
dignation, il a osé me I procher en face
même.
POLYERE L.
Oui i! eh! bien, imprimons aussi, distribuons, placardons tant, tant et tant, qu'à
rien à nos affaires.
la fin on n'entende plus
Nous avons à rendre compte d'évènemens qui
se sont passés à denx mille lieues d'ici ; nous
à
d'hommes blancs, noirs et
avons
parler
de leurs torts 9 de leurs droits murouges tuels; faisons 2
de tout cela une tour de Babel;
mêlons tellement et les hommes et les choses,
portons dans nos récits une telle confulion de 2 --- Page 20 ---
C
(16)
qu'enfinchacunrodeunroleuted'erentimnerlcxamen.
Quand le public et la conyention en seront
bien rassasiés 3 nous et nos patrons saisirons
un moment propice, 3 et nous nous ferons renvoyer dos-à-dos.
: C'est le seul moyen de défense que nous
puissions employer avec succès. Tenons-nous
y- Quant à présent, occupons-nous seulement
de gagner du tems pour donner aux efforts:
de nos ennemis, celui de se rallentir.
SONTHON A X.
Vous avez raison : vous m'avez rendu le courage : adieu. Je vais voir C...et B...
POLYER E L.
Adieu : moi, dans une heure, j'irai voir
T . et B... Dites à Dufay de voir aussi
C...etL... . Et sur-tout soyons éloquens.
THEROU, colonde Sain-Doningtes
D
Faris, le 28 fructidor 9 an deuxième de la république:
française A une et indivisible,
.
SONTHON A X.
Vous avez raison : vous m'avez rendu le courage : adieu. Je vais voir C...et B...
POLYER E L.
Adieu : moi, dans une heure, j'irai voir
T . et B... Dites à Dufay de voir aussi
C...etL... . Et sur-tout soyons éloquens.
THEROU, colonde Sain-Doningtes
D
Faris, le 28 fructidor 9 an deuxième de la république:
française A une et indivisible, TAUL
De l'imprimerie de LAURENS jeune; Libraire, rue
Jacques, vis-à-vis celle des Mathurins. --- Page 21 ---
CO M P TE
R E N D U
AUX COMITES DE MARINE
ETDES COLONIES RÉUNIS,
E T A U P U B L IC.
Imprimeur di
PaR J. B. THOUNENS,
peuple d la Martinique, et député auprès
de la Convention Nationale > par la Colonic de Sumte-lacicle-bileles 2 Pune
des Isles-du-Vent de PAmérique.
P'R E M I E R E P
R r
Uw affaire partiouliere m'ayant legislative, appellé
enFrance auprès Coinmune de Lassemblée de Saint - Pietre;
je partis de la le 30 mars 1792. Arrivé,
Isle Martinique, fois, à Paris , le 1O juin,
pour la CitoyensPoinme, prennitre
député de Cayenne,
avecles
j'y fustémoin occuet Bagol, son suppléant, les évènemens mémorables qui
laire de tous
un séjour de trois mois.
s'y passèrent pendant
N
J'y fus également témoin du départ pour des les
Isles-du Vent et celles de Sous-le-Vent, A --- Page 22 ---
, voik. --- Page 23 --- --- Page 24 ---