--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Aaot
3 1 rve --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(34),
demander secours et protection contre ces mêmes
Anglais, qui maîtres aujourd'hni de VOs Colonies,
sollicitent, prient ces mêmes colons, , qu'on vous dit
émigrés, de retourner dans leurs foyers? les Anglais
tiennent dans leurs intérêts les colons aristocrates, et
pour s'attacher les colons patriotes. ils employent un
double moyen : la bienfaisance et la générosité dans
les Colonies, l'oppression et la persécution en France.
Voilà les Colons dont on incarcère les commissaires.
Voilà les colons que l'on persécute ! que feroient de 1
plus les agens de Pitt?
Citoyens représentans, nous avons de grandes vérités à vous faire connoître. Vous êtes audacienisement
trompés: on veut vous éloigner de cette grande question, que vous approfondirez sans peine, si vous ordonnez une discussion contradictoire, A JOUR FIXE,
en présence d'une commission adhoc, et publique alttant qu'il sera possible. Tenez ferme citoyens
unediscussion contradictoire,ou VOUS n'aurez qu'erreur
et mensonge. Une discussion contradictoire à jour fixe,
oh vous ne l'aurez jamais. Cette discussion fera, nonseulement connoitre le passé, mais servira essentiellement pour l'avenir.
Luxembourg, le II fructidor, , Tan 2 de la République.
Les commissaires de St.-Domingae, diputis près la convention nationale.
PAGE, BRULLEY,
LEGRAND,
Secrétaire garde dcs archives de la commission.
ZAY
De Pimprimerie de LAURENS ciné, ruc d'Argenteuil, No, 211. --- Page 5 ---
DEFI AUXFACTIEUX
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REPRÉSENTANS,
Omors
-adoil por
n
209 Des hommes quiy par une certaine populaité
avoir acquis le droit de vous tromper impucroyent nément, nous compriment 1 aui fond: des Prisons pour
étoufferla vérité; et jusqu'à Ce moment leurs manoetvres n'ont pas été inutiles!.
même
29 Lorsque la tyrannie de Robespierre pesoit l'arrêt
sur vos' têtes, 2 nous attendions avec sérénité détention. Eh!
demort qui devoit terminer une longne
cet arrêt nousWinvoquons aujourd'hui, puisque
bien' nos coeurs' flétris par une longueinjustice, ne peuvent
même souvrir à lespérance. .
- Là postérité fidelles
saura que les commissaires députés des colons un biena la" République, ont regardé la mort France. comme Elle sallfait dela Convention nationale de
inutilement, parce que ceux
ra' qu'ils sTarontinvoquée vous ont empêché de fixer vos red'entre vous, qui
bien
que nous
"gardsi sur' nous, sauront
empécheraussi
'ne'soyons mis en jugement : le tribunal revolutionaies scélératr
n'érant plus Taveugle instrument de quelques
accrédités, ils rédouteroient les vérités que nous y
ferions entendre. Iis attendent sans doute, quelqu'unes cherche
de ces crises politiques dans lesquelles le crime
l'impunité par des crimes nouveaux.
de fixer vos red'entre vous, qui
bien
que nous
"gardsi sur' nous, sauront
empécheraussi
'ne'soyons mis en jugement : le tribunal revolutionaies scélératr
n'érant plus Taveugle instrument de quelques
accrédités, ils rédouteroient les vérités que nous y
ferions entendre. Iis attendent sans doute, quelqu'unes cherche
de ces crises politiques dans lesquelles le crime
l'impunité par des crimes nouveaux. --- Page 6 ---
- JIT
GXUA 1a3a
dupes Jusqu'a quand, citoyens Représentans ,serez-vousles
devotre aveugle confiance ? ne voyéz-vous
que les colonies sont le champ de bataille de pas
gleterre et des factieux, qui ont voulu dominer l'AnFrance par la ruine des
la
du commerce, la
manfactures, la stagnation
misère et la mort P ne
pas. que. millel Sang-sues pelitiques se sont voyez-vous
à ces contrées éloignées de vOs regards; acerochées
cspéroient pouvoirles dévorer avec moins parce-qu'elles de
ne voyez-vous pas que jusqu'à ce momentr danger?
quetres hommes ser sont exusliyement saisis. de trois Ou
question dont la Luzerne, Brissot,
cette
pierre avoient fait un levier
Danton, et Robesfiéà
contre-révolutionaire conBéhague, s' Blanchelande,
et Polverel.
Roghunbeas,sontbepe
Il est tems, citoyens 527, ol
poc tovE cas) 03
vous apprenne à connoître, représentans, que chacun de
trées qui seules ont alimenté par lui mémes desi conmerce annuel de plus de votre marine, un comquatre cents milliouss, vos
manufactures, et huit millions d'ouvriers,er
Comment se fait-il quer dans la
marins Po
tionale de France,il ne: se trouve
Convention napuisse sciemment arrêter
pas un -seulhomme
S calomnies
, par un seul mot de védepuis Brissot, que quelques-uns d'entre
2 en possession, I de débiter vous.sont, contre les,
colons? Commentse tait-ilsur-tout, que vous
avec cbstination leslumières que nous voulons repoussiez
millieu de vous, par une discussion,
porter aut
Sontona: ax, 2 Poiverel, Duffay et leurs contradictoire avec
Le tems viendra, cinoyenirepreentans, complices.
où le
Français $ averti par ses sesoins,
son peuple
sur les colonies. le tems viendra portera oit
attention
comprimés encore par la
,
des écrivains,
thonax, Polrerel
toizestr, et que l'or des Sonet l'Angleterre n'aura pu
traiteront avec impartialité cette
corrompre,
que VOS avez ebandonnée au: premier importante d'enire question
qui, depuis Brissot, a voniu s'en saisir.
vous
, complices.
où le
Français $ averti par ses sesoins,
son peuple
sur les colonies. le tems viendra portera oit
attention
comprimés encore par la
,
des écrivains,
thonax, Polrerel
toizestr, et que l'or des Sonet l'Angleterre n'aura pu
traiteront avec impartialité cette
corrompre,
que VOS avez ebandonnée au: premier importante d'enire question
qui, depuis Brissot, a voniu s'en saisir.
vous --- Page 7 ---
(3),
20 Inutillement nos archives sont depuis huit mois sous
les scellés; inutillement vous nous refusez un décret,
qui fbk en ordonne l'examen ; inuitillement elles demeurent
exposées P a la" spoliation que peuvent en faire des
hommes corrupteurs. 7 qui doivent y trouver écrit leur
arrêt de mort : nous laisserons après nous le fil qui
dirigera dans cette carrière glorieuse ceux qui auront
le courage de la parcourir. Le peuple Français ne, verra
pas sans -
indignation avec qw'cile facilité vous vous
êres laissés tromper par quelques hommes qui, ainsi
Barnave, Brissot, 1 Danton et Robespierre ont spé
gue culé sur au leur popularité. Ce peuple vous demandera
compte de sés colonies: : elles sont la base et, l'élément
de sa
Ces colonies sont perdues
lui;
prospérité.
et vous
loin' de U vous., et Jaissez
des
us
répoussez
les sèuls hommes qui, depuis deux ans, ayent
prisons eu l€ courage :
de vous dévoiler les intrigues ourdies
100 vous lcs enlever. Vous répoussez des hommes
pOur qui depuis deux ans ont paru vingt fois à votre barre,
vous demander secours et protection, contre les
Anglais pour N: et les, contre-évoluconmaires, ; des, hommes
qui ont obténu de vous vingt décrets qui ordonnoient
aux comitésdesalut purblic et des colonies, de faire un
rapport sur la situation de ces contrées. Ce rapportn'a
jamais- été fait: et nous peuvons prouver que pendant
quarante-deux jours consécutifs, depuis huit heures du
soir jusqu'à deux heures du matin, 9 nous avons initsilemert scllicité de ce même comité de salut public 2
une conférence sur les moyens de garantir les colonies
de Pinvasion des Anglais.
Oui, citoyens Représentans, nous pouvons prouver
que depuis plus de deux ans nous n'avons cessé, un
seul jour., de solliciter auprès des comités et du ministre qui nous a souvent répété qu'on lui imprimoit
un mouvement rétrograde toutes les fois qu'il vouloit
faire un pas vers les colonies. Eh! qui dans. la république pouvoit paralises le ministre de la marine; si
A 2
garantir les colonies
de Pinvasion des Anglais.
Oui, citoyens Représentans, nous pouvons prouver
que depuis plus de deux ans nous n'avons cessé, un
seul jour., de solliciter auprès des comités et du ministre qui nous a souvent répété qu'on lui imprimoit
un mouvement rétrograde toutes les fois qu'il vouloit
faire un pas vers les colonies. Eh! qui dans. la république pouvoit paralises le ministre de la marine; si
A 2 --- Page 8 ---
(4)
€e n'étoient des hommes puissans ? Les Robespiere, les
Couthon", les Barrere 2 qui arracherent à la
Duffay Mils, Belley, émissaires perfides de
prison
et Polverel; les Danton, Lacroix, etc.
Sonthonax
P jererent dans la convention nationale etc., qui les
Hébert,
; les Pache, les
Chaumette, Vincent, Ronsin, qui leur ont
donné des fêtes pompeuses à la commune et aux
cordeliers.
ST Citoyens, lisez les nombreux ouvrages polémiques
dite, depuddeux ans, nous n'avons cessé devoust faire
distribuer? si" dès-lors vous
lire 5
n'aviez pas refusé de nous
2, comme aujourd'hui vous refusez de nous entendre, les colonies seroient sauvées...
Mais vous
croyez avoir assez fait pour yotre instruction et le
bonheur desi infortunés colons,
vous
aux
comités l'examen de leurs lorsqne doléances. renvoyez
a seul perdu les colonies,
Cesystâme
Sron nous etit
auroient été sauvées, malgréla trahison écouté, de la elles
de colons"
portion
Conner@voliticitaire, et la conduite
fide er désastreuse
-
des
agens de la
Mais per- on
nous
République.
a constamment repoussés (1), et jamais vous
n'avez eu de rapport, Si ce n'est quelques
qui décèlent en même tems lignorance et la romans,
foi.
J
D
mauvaise 0112 A qu2 J1
(1), Dès le mois de janvicr , février, mars, s mai
avonsdévelopé et dénoncé à la convention nationale 1793,nous
du gouvernement anglais, dans la guerre actuelle. Dix lesystêine à douze
ouvrages distribués depais à la convention et aux sociétés
pulaires, n'ont laissé rien à désirer à CC sujer, Les
poont'prouvé que nous avions dit la vérité.
événemens
Un nouvel ouvrage sur cette question alloit paroitre : nous
y développions toute l'intrigue, et nous
les
de rattacher nos colonies à la
indiquions moyens
D'IMPRIMER CET OUVRACE, dit république. GamDEz - voUs
MI2 menbre du comité de salut publics1L dtnplincarspiaille vous
et timidde
Les épreuves de l'ouvrage sont au comiré COMPRORLETROIT, n'en
sis l'impression.
2 qui
aj pas per-
vrage sur cette question alloit paroitre : nous
y développions toute l'intrigue, et nous
les
de rattacher nos colonies à la
indiquions moyens
D'IMPRIMER CET OUVRACE, dit république. GamDEz - voUs
MI2 menbre du comité de salut publics1L dtnplincarspiaille vous
et timidde
Les épreuves de l'ouvrage sont au comiré COMPRORLETROIT, n'en
sis l'impression.
2 qui
aj pas per- --- Page 9 ---
(3).
Eh ! dans ce moment encore ne continue-t-on pas à
vous tromper? Quoi, lorsque des colons viennent 9
chose sans exemple peut-être depuis la révolution 2
vous offrir de se constituer prisonnier pour nous,afin
que nous puisions être entendus contradicioirement
avec Sonthonax et Polverel, vous avez, vous. dit-on,
besoin de la déclaration des trois comités.. Que
vous. demandent les colons 7-- notre liberté provisoire:
Depuis quand vous la demandent-ils?-- depuis deux
mois T Pour mettre en liberté Sonthonax et Polverel,
Ces hommes décrétés d'accusation et coupables des plus
grands crimes, les comités n'ort eu besoin que d'un
seul entretien avec ces" deux conspirateurs : et depuis
deux mois, ils n'ont pût délibérer s'il convenoit que
nous accusateurs, fussions mis en même et semblable
état que les accusés 2! Depuis deux mois ils n'ont
pu délibérer s'il convenoit de nous entendre contradictoirement !
Cette discussion contradictdire, on vousPa promise
le
thermidor lorsqu'on est venu vous prier de
mettre 17 en liberté Sonthonax etPolverel dont Bertrand
Barrere vous cautionna le patriotisme sur l'honneur de
son ami T'ex-marquis Dufiay.
Cette discussion contradictoire, 2 on vous. l'a promise
encore toute, les fois que les colons sont venus vous
ka demander. ( Une commission VOLS a-t-on dit, étoit
organisée à cet effet>. Eh bien! citoyens, 2 toutes ces
promesses sont des piégés. Cette discussion est redoutée
de ceux qui vous la promettent, 2 autant que de Polverel et Sonthonax eux-mêmes ; et la commissionloia
de vous présenter ies résultats que vous auriez dîlen
attendre, vousafait. 1 enfin 2 un rapport encore dilatoire.
Ne voycz-vous pas toutes les manoeuyres pratiquées
au milieu de vous, pour écarter de votre barreles COlons, et paraliser leurs réclamations? Tantôt c'est une
diatribe en forme de lettre, écrite par un amiet envoyé du neveu dePacheet lue à votre tribune, tout
Sonthonax eux-mêmes ; et la commissionloia
de vous présenter ies résultats que vous auriez dîlen
attendre, vousafait. 1 enfin 2 un rapport encore dilatoire.
Ne voycz-vous pas toutes les manoeuyres pratiquées
au milieu de vous, pour écarter de votre barreles COlons, et paraliser leurs réclamations? Tantôt c'est une
diatribe en forme de lettre, écrite par un amiet envoyé du neveu dePacheet lue à votre tribune, tout --- Page 10 ---
(6)
juste, au moment oh les colons viennent de vous
leur pétition. Tantôt c'est une dénonciafion
1 lire
faire à votre barre, avec des gens de sa
que vient
trempe, un
Leborgne de
qui, en discussion contradictoire au comité
sureté générale avec les colons
a déclaré qu'il nous connoissoit
déportés et nous 2
sans reproche : ila été lui,
tous pour des patriotes
Leborgne, reconnu pour un
contr-révolationaite, un dilapidateur, un
traduit comme telau rribunal révolutionaire, voleur, et
OhRo
bespierre a empêché son jugement. Le
existe au comité de sûreté générale. Cette procès-verbal
a eu lieu en présence des citoyens Vadier discussion
Vouland, Dupin, Elie Lacoste Louis
Amar,
Rhul, Martel et Littey. Nous 5
du Bas-Rhin,
tans d'attester ce fait.
adjurons ces représenVoilà une portion desintrigues qu'on fait
et
des intrigans qu'on emploie
jouer,
fâcheux
pour vous tromper. Il est
pour vous, et fineste à la chose
les bornes. de notre
publique , que
Iong
ouyrage ne comportent pas deplus
%
dévelopement.
Ces manequins politiques redoutent une
qui leur arracheroit une popularité qu'ils ont, discussion, ainsi que
Roberspierre, vendue aux ennemis de la
Ils ne heurtent pas de front votre raison et république. votre
tice" mais ils
jus-
- :
vous font adopter des
qui Jeur donnent le tems de pratiquer demi-mesures, de nouvelles
intrigues, Depuisplus de deux ans, , vingt de vos décrets
n'ont pu leur arracher un rapport pour sauver les
colonies : comment pouvez-vous en cspérer un
qui vous mette en même de connoître la vérité :
Le 5. Fructidor vous cn aviez rendu un decret
et politique, en ce qu'il nous mettoit à portée d'arracher juste
le masque aux factieux. Pour vous le faire
ne vous a-t-on pas dit qu'une correspondance rapporter voluminense, déposée au comité de salut public, attestoit
des liaiscns entre Robespierre et lun de nous ! ces
papiers,onalsnaplus, parle, quoique nous ayons. sommé
mette en même de connoître la vérité :
Le 5. Fructidor vous cn aviez rendu un decret
et politique, en ce qu'il nous mettoit à portée d'arracher juste
le masque aux factieux. Pour vous le faire
ne vous a-t-on pas dit qu'une correspondance rapporter voluminense, déposée au comité de salut public, attestoit
des liaiscns entre Robespierre et lun de nous ! ces
papiers,onalsnaplus, parle, quoique nous ayons. sommé --- Page 11 ---
(z)
par écrit de les produire. Cestencvrela unei intrigue, une les
talomnie. Liés d'amitié, nous avons toujours eu
mêmes rapports politiques; ; jamais nous n'avons parlé
a Robespierre : jamais nous n'avons pu oublier le blasphème quil profera à l'assemblée constituante: : périssent
nos colonies 2 plusôt que de porter atteinte at moindre de
nos principes.
-
disoient les Anglais, le 20 mars 1794, aux patriotes K Que Martiniquais : kSi vous allez en France, vous y
serer guillotinis, parce que Robespierre protége Le fils et
1à fille de Capet, qu'il doit envoyer en Angleterre, a bien laquelle iZ doit garantir les colonies. > H est donc
vrai que Robespierre persécutoit les colons patriotes! décréter
Voila pourquoi le 19 ventôse on vous a fait
d'arrestation les membres des assemblées coloniales de
St. Domingue ; pourquoi Duffay et ses complices ont
fait, d'accord avec Robespierre, incarcérer tous les
colons de la Martinique e,, de Tabago et de St. Domingne, qui ont mieux aimé abandonner leurs foyers
que dejurer fidéliré à TAngleterre ;1 pourquoi on vous
a
les colons patriotes refugiés dans T'Amé-
-
rique présenté du nord, comme des émigrés ennemis de la
république : Voilà pourquoi Sonthonax et Polverel sont
arnvés"en France' au moment même oul Robespierre
et ses siccaires devoient marcher sur Tes cadavres des
patriotes, Si Sonthonax et Polverel," n'avoient pas été les
agens de Robespierre, ce conspirateur dont l'oeil planoit sur les colonies, auroit-il laissé ces deux brigands
dévaster St-Domingue? auroit-il, pendant un an,
empêché Fexécution dir décret rendu contre-eux ? ce
décret auroit-il été exécuté, tout juste, aut moment
oula dernière place de St-Domingue, 7 le Port-an Prince,
venoit d'être livrée
eux à quatorze cents Anglais?
30 Qui doivent être Rer complices de Robespierre, de
nous, qu'il a depuis huit mois jettés dans les prions,
ou de Dufay, Mils, Bellay, etc. qu'il a jettés daa
empêché Fexécution dir décret rendu contre-eux ? ce
décret auroit-il été exécuté, tout juste, aut moment
oula dernière place de St-Domingue, 7 le Port-an Prince,
venoit d'être livrée
eux à quatorze cents Anglais?
30 Qui doivent être Rer complices de Robespierre, de
nous, qu'il a depuis huit mois jettés dans les prions,
ou de Dufay, Mils, Bellay, etc. qu'il a jettés daa --- Page 12 ---
a
la Convention -
(8)
nationale; de nous,, qui
ans, n'avons cessé de vous solliciter depuis deux
un rapport sur les colonies, afin
pour obtenir
et protection contre
d'y porter secours
thonax et Polverel, PAngleterre, ou de Dufay, Sonqui vous disoient
pas besoins des secours de la République2 qu'ils n'avoient
Pourquoi. 2 a-t-on intercepté toutes les
dances entres les colons, et leurs amis cn correspon- France?
Pourquoi veut-on écarter la discussion
entre Sonthonax, Polverel, Dufay, ses contradictoire
etneus?-- Pour youslaisser ignorer des vérités complices,
porte àla Convention, etau peuple entier
qu'ilimLa hache qui a fait tomber la tête de deconnoitre.
n'a pas coupé le fil électrique à la faveur Robespierre,
Pit dirige parmi vous tous ces grands mouvements. duquel
Ettoi Duafy ! toi dont la vie n'est qu'un tissu d'impostures et de faux; toid qui pour desaffaires
asété misà la prison de la force avant la
decegenre
qui as continué à St. Domingue le même révolution; toi
fourberie; toi quias osé prendre dans l'acte systême de
de
tion de ton mariage les qualifications de Méssire célébra- et LEcuyer; toi qui te faisois publiquement
le
de Latowr-Mauourg;
appeler Marquis
n'espère pas sconinuerdenimponer
encore-longs-tempsl
Et vous scs dignes collègues Garnot, Mils,
Poisson, 2 non moins coupables que
ne Bellay,
pas sur Pimpunité de VOS crimes à Dufay, la faveur d'un comptez titre
que vous avez usurpépar de faux pouvoirs: Vous n'êtes
que lesviles créature es del Polverel et Sonthonax qui vous
avoient donnéaux uns des places lucratives, aux
Cs: commandemens. Cesont eux quià travers les autres
ctks décombres de la. ville du
et au
cendres
samens
denos freres,
Cap,
milieu des
vous ont éfrontément
2s ,ret vous onte envoyés ici représenter proclamé
rt du
les Colons
3 0: expulsé.. Nerllexam-Domine Oui, vous êtes les que vous avez
-rict'Sonthonax
complices de
voscoupables patr'ons; vous de-
atives, aux
Cs: commandemens. Cesont eux quià travers les autres
ctks décombres de la. ville du
et au
cendres
samens
denos freres,
Cap,
milieu des
vous ont éfrontément
2s ,ret vous onte envoyés ici représenter proclamé
rt du
les Colons
3 0: expulsé.. Nerllexam-Domine Oui, vous êtes les que vous avez
-rict'Sonthonax
complices de
voscoupables patr'ons; vous de- --- Page 13 ---
(9)
devez être juges avec eux, aodic@muimisememet 2,
-
et nos collegues vos accusateurs. ait lieti. Déja vous
Il est tems enfin que cejugement
écrit et
1rr
dile provoquer: déjà nous avons dit,
auriez
êtés desi
7 des
-
LRCESr
blié que vous
- souillés imposteurs de toute espèce de crime...
des hommes de stà. sang, Votre silence est déjà une preuve
Vous vous êtes
I.
de. votre. culpabilité.
dans ce silence, Oul
22 Actuellemeat, ou vous persisterer
vous - demanderez justice contre nous.
La
: Dansle premier cas vous êtes reconnus coupables, de son
convention 270
que yous souillez doit vous rejetter
sein. Dans le second cas, on nous mettra en jugement :
Polvere! et Sonthonax.
vousy viendrez avec vosamis,
terribles que vous
Alors nous ferons connoitre cesvérités
voulez cacher et étoufferavec nous dans nos prisons., n
Dans tous les cas 2 votre détermination cette ne peut portion que
vous perdre et venger notre pays,ainsiqued a honoré de sa confiance,
du peuple Français qui nous
Tdemandez que
Osez, donc provoquer ce jugement
Nous
traduits atl tribunal révolutionnaire.
nous soyons Ie défi au nom des Colons patriotes,at
vous en portons
et aut" nôtre. Heureusementle tems
nom de nos collègues Nous serons entendus; vous
des listes fatales est passé.
Aémasqués et punis.
serez connus,
de votre ami Robespierre,
Fidèles aux principes
colons pado. d'accbrd avec vous, fesoit arréterles
qui,
la police conrpiratrice ? vous qui, par
triotes par
n'avez pas rougi de demander
T'organe de Dufay,
pour Saint - Domina la convention, des guillotines verscelle la justice naSues osez marcher ravec nous au-dessus têtés coupaples.
ici
ENIBO
tionale tient suspendue ou des nôtres, donne la solula chite des vôtres, des Colonies, Que la convenla grande affaire
et
gr
tion, quela France, T'Europe TAmeristr.spmemng la dévastation des
éafin2 quion doit attribuer la perte,
T'organe de Dufay,
pour Saint - Domina la convention, des guillotines verscelle la justice naSues osez marcher ravec nous au-dessus têtés coupaples.
ici
ENIBO
tionale tient suspendue ou des nôtres, donne la solula chite des vôtres, des Colonies, Que la convenla grande affaire
et
gr
tion, quela France, T'Europe TAmeristr.spmemng la dévastation des
éafin2 quion doit attribuer la perte, --- Page 14 ---
( 1 19)
a Colonies la
françaises s et le coup sensible quia été
navigarion, au commerce national.
porté
21 Oui, citoyens representans,
sans
notre mission, notre caractère Puisque
égard pour
én prison sans vouloir nous entendre politique, on nous retient
prétexte 2 tantôt sous un autre; puisque 2 tantôt sous un
pour le droit sacré de pétition on nous sans
trement, à nos collègues et à 2
refuse
Petie
barre ou nous devons suivant nous, de paroitre a votre
l'ordre formel de nos
commettans, vous prêter serment de
voiler de grandes et terribles vérités fidélitéety vous déréclamations réitérées de nos
; puisque ni les
offres généreuses ne peuvent briser, compatriotes, ni même ni leurs
nos fers ; puisqu'une commission nommée
relâcher
per de nos affaires après
où vingt pour de s'occuvail,: sans examen
coloniales, jours trasion
sans
TAHRES
discussacré contradictoire, se borne à vous exposer ce
liberté d'équité 2 les accusateurs doivent jouir de la principe méme
que les
de justice on accugls; veut P vous puisque pour appliquer cet acte
et
persuader quil faut la, réunion
d'affaires detinérationdettolsde vos comitésles plus
; puisqu'enfin Pintrigue lemporte surchargés et veut à
quelque prix que ce soit vous cacher les
nous voulions vous révéler, le seul
vérités
mais vous les fera
moyen
vefLauE
connoiire, c'est de nous
tous en jugement.
mettre
En conséquence, nous vous demandons
ment d'ordonner que les scellés apposés
formellemois sur les archives coloniales sojent de suite depuis levés sept
notre prèsence, et celles denos collègues
en
Clansson, Thiband, et Duni, disséminés Thomas-Millet, dans diverses
poaormisenousoyonse cnouitetraduitssans. délaiau triSenalrécolutionstes avecPolverel, Sonthonax,
Mils, Garnot Bellay, Poisson, Raimond' et Dufay,
La, nous serons tous entendus
Leborgne,
là seront produit les pieces, les actes, Coetradicrotremsnt, les témoins,
preuves. On
les
- écoutera,on lira,on saiirala vérité.Lescou-
Thomas-Millet, dans diverses
poaormisenousoyonse cnouitetraduitssans. délaiau triSenalrécolutionstes avecPolverel, Sonthonax,
Mils, Garnot Bellay, Poisson, Raimond' et Dufay,
La, nous serons tous entendus
Leborgne,
là seront produit les pieces, les actes, Coetradicrotremsnt, les témoins,
preuves. On
les
- écoutera,on lira,on saiirala vérité.Lescou- --- Page 15 ---
en)
pables seront enfin, connus. Leur supplice, s'ilne répate
pas, vengera du, moins. les maux incalculables. gui
ont étéfaits dansles Colonies, àla République française.
- : :S9 S RIY
i
161 1
Salut et; fraternité.
d
:
Les commissaires de Saint -Domingue,
députés près la Convention Nationale.
PAGE, BRULLEY,
(LE:
ba LEGRAND,
Seerétaire garde des archives de la ( cormission.
Du Luxemhourg, ce 9 Vendémiaire, an troixième
de la République française, une et indivisible.
NOTA. Au moment de publier cet ouvrage, nous apprenons
qu'il vient , enfin pour la seconde fois, de vous étre présenté
un projet de décret. Mais quel projer de décret il n'a servi
qu'à nous faire sentir la nécessité de persévérer, dans la de2
mande que nous vous avons faite d'être traduits au tribunal
revolutionsine-parce que c'est là seulement que nous pourrons
tenir face à face les traitres qui vous trompent et font fuir
loin de vous la vérité.
rendit un décret
Le 5 mars 1793 : la Convention nationale de la
de
qui portoit, en apparence, tous les caractères
justice,
la politique et de P'humanité. Le décret renvoyé, sur notre
demande, à l'examen des comités de marine et des colonies,
et discuté contradictoirement avec nous et ceux qui l'avoient
fait rendre, a été rejetté en entier. Chacune de ses dispositions
receloit des élémens de dissolution. Cet acte étoit pour les Colonies le complément de la contre-révolution, Aussi Sonthonax
et Polverel T'ont-ils fait exécuter à Saint-Domingue, au mépris
de votre décret du 15 du même mois, qui en ordonnoit la
suspension ainsi que l'examen ; et encore au mépris des arrêtés
des comités de marine et des coloxies des' 5, 6 et 7 mai suivant, qui en ordonnoiènt la suppression.
Comment Sonthonax et Polverel ont-ils recu ce décret?Pourquoi l'ont-ils fait cxécuter, pendant qu'ils ne faisoient pas exécuter la loi du 4 avril 1792? voilà des problêmes dont l'intrigue veut vous dérober la solution..
Depuis le! 8 mars 1789 jusqu'à ce jour,'il n'est pas un seul
as
ités de marine et des coloxies des' 5, 6 et 7 mai suivant, qui en ordonnoiènt la suppression.
Comment Sonthonax et Polverel ont-ils recu ce décret?Pourquoi l'ont-ils fait cxécuter, pendant qu'ils ne faisoient pas exécuter la loi du 4 avril 1792? voilà des problêmes dont l'intrigue veut vous dérober la solution..
Depuis le! 8 mars 1789 jusqu'à ce jour,'il n'est pas un seul
as --- Page 16 ---
()
décret émis sur les Colonies; qui, a côré de
sitions consolantes pour' la
ne quelques dispode déchirement et ide: mort. philosophie, Si nous vous porte des fermens
réflexions sur celui dont Marec vous a présenté soumettons hier quelques
l'intrigue ne manquera pas, comme le firent les le projet,
sujer de celui du 5. mars 1793, de vous dire Brissotins au
chons à avilir la représentation nationale.
que nous.cherobéir Personne à la loi, ne la respecte plus que nous; ; mais si nous savons
fimes entendre sous nous la savons aussi dire la vérité : nous la
L'article premier du tyrannie; projet de nous la dirons jusqu'à la mort.
établit la formation d'une commission. décret, La présenté par Maree,
bres qui doivent la
nomination des memfâcheux que pour laisser composer, à la cabale est renvoyée le
à primidi. Il est
présenter elle-mêie les candidats, la Convention tems et les moyens de
servé le scrutin demandé par le rapport,
n'ait conCeux qui firent si utilement acquiter les complices de
lande, Mais auroient pu se livrer à de bien plus vastes
Blanchel'article Il qui autorise la commission
spéculations.
scellés et à retirer les pièces, après inventaire à faire lever les
fait, est de la plus dangereuse
Un préalablement
connoit sans-doute les véritables conséquence. intentions de
membre qui
mandé-que les scellés ne pussent être levés l'intrigue 5 a desence. Vous avez heureusement fait droit à qu'en notre préAinsi loin de nous l'idée que vous
cet amendement,
violer à notre égard, ce principe de ayiz pà vouloir laisser
même n'oseroit peut- être jusque là justice braver l'intrigue ellenous serons, sous boune et sur
traduits F'opinion; mais
un agent de. la commission vendu garde, à Sonthonax à nos archives:
(Waren Hastings n'avoit pas comme eux volé deux et Polverel
lions. Cependant il,a, jusqu'à ce jour, acheté du cents mild'Angleterre la faculté de jouir de ses concussions parlement
briser nos scellés, inventorier et
nos
) viendra
est la disposition du projet. Tels sont emporter les projets papiers, de Telle
dont, sans le croire, la commission ne sera dès-lors lintrigue
instrument.
que passif
Eh! quoi, citoyens représentans, après avoir
toutes les archives de
pillé, brûlé
tous les citoyens qui auroient Saint-Domingues ate t:r après leurs y avoir égorgé
avoir fait rivcr, les verroux S prs SOIS de forfaits; après
qui ayoient, reçu des colons patriotes l'or.Ire formel France de les sur ceux
suivre devaat vous;
Polverel et la
sert, forcés, enfin, de Sonthonas, feindre
faction qui ries
roient fait décréter la levée de quelque nos scellés, mesure de, justice, n'auwer le mnoyen de spolier, de divertir, de nous que SET les se seules don-
avoir fait rivcr, les verroux S prs SOIS de forfaits; après
qui ayoient, reçu des colons patriotes l'or.Ire formel France de les sur ceux
suivre devaat vous;
Polverel et la
sert, forcés, enfin, de Sonthonas, feindre
faction qui ries
roient fait décréter la levée de quelque nos scellés, mesure de, justice, n'auwer le mnoyen de spolier, de divertir, de nous que SET les se seules don- --- Page 17 ---
(13),
tirer la ligne de démarcation entre les coarchives qui puissent etles colons
cesser la confusiondes
lons aristocrates
patriotessfaire les'
des corps pochoses et des personnes; Sonthonax ; attester et polverel; principes retracer tant de
pulaires, les forfaits de
le systême anglais et ses
crimes à la postérité, et démasquer
agens!
à la Gonvention natio nale et à ses comités
Nous portons
méritée; mais nous savons qu'clle est
une confiance justement hommes armés d'audace et de quel=
l'influence de deux ou trois traitent une question qui toujours
que popularité, 2 lorsqu'ils
celle des Colonies: L'attention
vous a été aussi étrangère que toute discussion par un-h renvoi
qu'on a toujours eue d'écarter inutilement réitérées ; les prétextes,
aux comités; les promesses
des circonstances reles calomnies, une longue persécution, et que nous avons la discrétion
latives à certaines! personnes, de donter d'une intrigue puis:
de taire, ne nous freisse perinettent dans son pas, chemina parçe que nous yous
sante, qui nous
une discussion contradictoire, le, voile
lons faire dérobe tomber, encore par à la Convention nationale,
19V! C
qui les
vos regards se fixent sur les Espagnols;
Citoyens représentans,
sur vos frontières. Le ministre
les Allemands et les Anglais,jetés
> comme: aud'Angleterre vous verra, sans dans peine, l-Bohemes mpromener ila Hongrie :et
trefois vos étendards jusque qu'on" lui laisse dévaster: vos départemens
THanovre, pourvu Ja Corse etles.colonies, , iqu'elle ruineroit enmaritimes, prendre ele éroit forcée deivous les rendre.
tièrement , si jamais vérités
nous ne cessons de vous dire dés
Voilà dés de deux ans que : voilà pourquoi on veut faire dispapuis plus les
qui peuroient blesser les intéretside
roitre toutes afin de pièces nous condamner atl silence.
la faction,
enc fera. le rapport :
: Vous dira-i-on que la commisston remises avec fidélité à seront:
mais les pièces lui seront-elles
suprises dercf
elles conservées avec soin divers : ignorer-vousies comités 2l.malgré. niotre vigigenre faites dans les:
plusieurs originaux confiés àux
ience, n'avons nous- pas perdu
: enfin',
comités; àux' ministres et au tribunal révolationnaire oublier que les com:
citoyens représentans, nous anijourd'hui ne pouvons émigrés nou guillotinés 3
plices de Blanchelande,
parce que le :rapporteur
n' 'ont échappé a votre justice > que pièces probantes que
du' comité colonial a diverti vingt-quatre
nous avions fournies contr'eux. considère comme accusés ou comme
D'ailleurs,
l'on vouloir nous nous assassiner que de nous enlever
accusateurs,
3ue de
notre innocenee ou notre deles seuls moyens
prouver
nenciation.
migrés nou guillotinés 3
plices de Blanchelande,
parce que le :rapporteur
n' 'ont échappé a votre justice > que pièces probantes que
du' comité colonial a diverti vingt-quatre
nous avions fournies contr'eux. considère comme accusés ou comme
D'ailleurs,
l'on vouloir nous nous assassiner que de nous enlever
accusateurs,
3ue de
notre innocenee ou notre deles seuls moyens
prouver
nenciation. --- Page 18 ---
cisontmi (14). ai aaiia a
22 Diaprès nos observations, 2. si lerapporreur est, de IV TE
comme nous aimons à
Soanefot
le croise, ildemandera qu'ilsoitd décrété
gue ila, commission levicra elleeméme n les scellés apposes Sur, ros
archives; quelle.en fera Texamen,. et que dufunitivomentelke sefera,
délivret copie collationnéc des pièces quelle croira néeessairest ason
rapport , à la churgop.ar.iler.comminseires de Sain-Domingsede lut
donner conmunicriendrarpiat des.aichivess soutes les Jois qu'cile! le
désirerals J
a vomne
PR 3 100
neu
2" Citoyens représentanss vojlà le seul moyen de déjouer
trigue, et! ccs incycns sont-commandés parJa
F
110L'article 3 autorise la commistosa.pscpaer justice. aux trois comitcs 5 29
l'incarcération, ou.Pélargissement des.celeus, esi
:a2 un
Cinc mémbrés idi comité de stirerés générale 2 surnlensim
rapport' d'un d'entr'eux -mertenteen; liberté tout citoyen
sepr jurès durtribunaly
Sar
culpabilité de tout"lionime accusé révoittionnaire devantreux ; deux constatent jugesnle dla
condamnent à mort;"et pour savoir sir des colons accusateurs
doivent jouir des"mèmes avantages! que les accusési; pour savoir enfin, s'ils doivent- avoir leur- liberté provisoire,t il faut
qu'tinen commission desneuf membresi s pris daus votre sein.4
soumettent leur opinion aux trois. comités, les plus.eccupés
de la a convention nationale !.. Cing.d'entre vous 20 nous ne
cesseronsde vous le répéter, peuvent mettre Çn liberté tous
les cioyens del là républiqnes et vous devez étre.cingt-ange-tross
pour délibérer sur la libeité d'un colon que feroit de plus
Ropespierre > cet homme dont les Anglais disoient aux antilles, dès le 20 mars 1794, qu'il guillotineroit les colons
triotes 11 faut être' dans un.aveuglement. bien étrange , pane pas voir qu'un tel systême n'a pour but,
Pour
:
que de forcer
la' portion des colons: patriores, réfugiés à Amérique du
Nord, ainsi que ceux qui sont encore, à Saint-Domingue , à se
jetrer entièrement dans le systême Anglais, s'ils n'aiment. mieux
enrichir l'Amérique du Nord de leur industrieuse activité.
Oui, citoyens représentans, l'impudeur et l'audace de la
faction sont au comble.. Rappellez-vous. que Je 5 vendemiaire, lorsque les colons 1 justement indignés de tant, de mauvaise foi, vinrent se plaindre à votre barre, , un membre de la
commission des trois comités vous proposa de l'autoriser à
prononcer définirivement sur la liberté des colons, attendu,la
difficulté de réunir Jes comités. Vire,on demanda le renvoi de
cette proposition aux trois comités: lai méme mesure, reconnue
impraticable dans la séance du 5 vendemiaire., la réunion, des
trois comités 9 vientide vous être proposée encore tine fois)h
Mais citoyens représentans, calculés la profondeur de Liatrigne de tous les hommes qui ont joué et deiven: encore
définirivement sur la liberté des colons, attendu,la
difficulté de réunir Jes comités. Vire,on demanda le renvoi de
cette proposition aux trois comités: lai méme mesure, reconnue
impraticable dans la séance du 5 vendemiaire., la réunion, des
trois comités 9 vientide vous être proposée encore tine fois)h
Mais citoyens représentans, calculés la profondeur de Liatrigne de tous les hommes qui ont joué et deiven: encore --- Page 19 ---
inobianen NR
: sl CH)
fod
jouer un: grand rôle dans l'affaire des colonies : Sonthonax ,
lal Polverel, et -leurs complices sont seuls en liberté, Eh bien e
commission ne peut se, saisir d'eux qu'après un
préalablement fait auxi trois. comités, N'est-ce pas, leur rapport
rer. d'impurité ou les prévenit. dumomentoh ils
prépala fuite ?
devront prendre
: Gitoyens, quel estr celui. d'entre vousi, qui voudra
d'une affaire que: l'intrigue entoure
s'occuper
tend cetteo autorité des comités d'autant d'entraves ? A quoi:
posée des membres de-la
sur. cette. commission, com--
ses, mouvemens ? lesi neufsreprésentans convention,si ce n'est à paraliser tous'
méritent-ils votre confiance autant que vous nommerez ne
comité de: Toruige générale
que ceux qui, réunis: en:
mettre en liberté tous les citoyens 5 peuvent P , au nombre de, cing,
5 Sile rapporteur est de bonne foi, il proposera 30
à 4 la
COs
tion nationale d'autoriser la commission à mettre en liberté Convenincarcérer, suivant T'exigeanced des cas, tous ceux qui auront Oir
rapportavec l'affaire des Colonies.
9N
39 3
Nous, ne pouvons connoitre le but de l'article
ncle v est d'une adresse qui ne peut
IV., maisl'aront éré, comme nous",
échapper aux personnes qui
T'intrigue. Le
2 les.victimes de la mauvaise foi et de
donnant à la commission rapporteur une Marec telle conviendra avec nous 9, qu'en
toujours déterminées par le jeu "de latitnde, la faction. ses En opérations seront
ont pu, depuis deux, mois se Jouer de la
effet ceux qui
nale, , malgré la force de nos échiter les nombreuses corvention natiotions. des Colons, ne dirigeront-ils pas plus
réclamaane commission dont tous les actes sont facilement encore
M
subordonnés?
Que vous a-t-on promis. lorsque le 17 thermidor on vint 6
prier de.mettre en. liberté Sonthonax et Polverel ? Une vous
sion contradictoire
Cette,
discustoutes les fois que les Colons se discussion sont
2 on vous l'a promise
Cette discussion contradicroire
présentés à votre barre..
gnent, autant
Sonthonax s plusieurs Parmi vous la craiconrradictoire que
et Polvere... Cette discussion
on n'ose pàs Ia refuser
se prépare d'avance les moyens de la rejetter. ouvertemcat ; mais on
mandé Quarit ? à nous, 2 citoyens, que vous avons nous
deune discussion contradictoire, C'est là toujours le
roitra dans" toute sa laideur. C'est-là qu'il ne que se crime paderrière le mensonge-e et Ja- calomnie. Cest peut enfin de- retrancher là
doivent jaillir de grandes lumières, non-seulement sur les que
nemens' passés 2 sur letirs câuses et leurs résultats mais évésur les manceuvres quise pratiquent ,jusques au milieu : de encore
pour ruiner la France et tuer la liberté.
Souvenez-vous vous,
que
là toujours le
roitra dans" toute sa laideur. C'est-là qu'il ne que se crime paderrière le mensonge-e et Ja- calomnie. Cest peut enfin de- retrancher là
doivent jaillir de grandes lumières, non-seulement sur les que
nemens' passés 2 sur letirs câuses et leurs résultats mais évésur les manceuvres quise pratiquent ,jusques au milieu : de encore
pour ruiner la France et tuer la liberté.
Souvenez-vous vous,
que --- Page 20 ---
6m
(16)
Robespierre, jusques ati dernier jour de sa vie, fut considéré
comme le plus vertueux des représentans du
1 (Nous invitons le rapporteur à profiter de nos peuple observations, français.
et aproposerià la Convention rationale, qu'elle décrète , les 1
commissaires dépurés de Saint-Domingue, lès déportés dis
et tous autres
eaia
, seront entèndus" contradictolieneni avec Sonthonas;
Polverel, Ctc.
e31
O Larticle L Vi'smbordonne aux trois comités le rapport de la
commission:" Le but 1 del cette: mesure ne pent-être que déterniser
eetteiaffaire, Nons-sommes d'autant plus portés à lecroires
laisse cet effst àla commission un terme-indéfini: Ors'citoyens qu'on
représentans, rappellez-vous que'depuis plus de deux-ansyvous
avez, sur: notre demande, rendu vingt décrets,
ordonnent
â cesi mêmes comités de vons faire uin rapport. de rapportine
vous a jamais été fait. Comment pourrez-vous T'obtenir-aujouire
d'huirque nos assassins ont, déux.cents iillions d'oe-A.répandre
aurour d'enx. S 190 S fr
103-4 19-trot. 3
oirea tois
2 Si le rapporteur Marec demande, que de suite, après.l'examen
de nos archives , la discussion contradictoire ait lieu entre Sonthonax
Polverel et nous ;
S'il demande qu'il soit tenu procès-ver-al des débats. a aro 7 pour
être dirribué à la convention nationale 9 afin de l'éclairer sur
une question encore neuve pour élle;
Sil demande gle quing jours apies, ceite discussion le rapport
air lieu. Alors nous croirons ala justice:
Air surplus, si le rapporteur croit. devoir. tenir a son projet de décret, nous persistons à demander d'être :mis" en Juau tribunal revolutionnaire.
semene De plus : conme la pétition qui vous 25 a été lue par 11 Leborgne, est une véritable dénonciation' , nous demandons
que les signataires'de cette pétition soient, avec Leborgne et
nous, traduits au tribunal révoluitionnaire pour y prouver leur
demonciarionFen être punis comme calomnjateurs, :
BA6i 1 al Au Lusemboung, ce to vendomiaire, 9 l'an
troisiène de la République uue et- indivisible
Su
Tar O cominissaires IS
de Saint-Domingit, diputés près la Corvenzion
2 7 Notionale. 201
19 SH
agb 29 Ci
O IME
PAGE, BRULEY, C
-ag salp
LEGRAND,
bniai
y prouver leur
demonciarionFen être punis comme calomnjateurs, :
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troisiène de la République uue et- indivisible
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de Saint-Domingit, diputés près la Corvenzion
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agb 29 Ci
O IME
PAGE, BRULEY, C
-ag salp
LEGRAND,
bniai Scerétaire garde des archives de La commission. nioi
De l'Imprimerie de LAURENS.amne, rue d'argentéuil,
DC
No. 211.
P
vor --- Page 21 ---
LE
E
M AS - 8 OU
DE
VERRE
OU
pour servir au
NOTES histeriqicss TOpinion publiques
Procès qui marnut-dane
SRANPKALETAONE DaENAREsAEst
contre cortAcancne BILLAU
MRAE
suffiatonaest constaté, avant que sa Robess chute,
Tua dopuis quaite décades du comjceda. Saplorre, n'assiou plus aux conférences
renonteau
Jut pablic : ce quis parconéquenter
de
prenaire Mesidor ausst conetaté quc les ocupations celles de
Robert 1 CEE Lindet, dans la scs mission bareaute de Pajeurde
Carnot dans dansler les sions,
à Yarlar Marne.
relativenient
AE
André,
Mesidor,
de Jean-lon-Saur nayaley réduisoient, aut premnier A
mée --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Egas
0286e
v.'5
CS
oU --- Page 24 ---