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Tabir Carter romi
Library
Brumut Muttrersity
--- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
DESCRIPTION
D E
LHOPITAL A
GÉNÉRAL DU CAP.
VA --- Page 6 ---
e --- Page 7 ---
DESCRIPTION
D E
GÉNÉRAL DU CAP 2
L'HÔPITAL
on donne une idée de l'influence
Daxslaquelle l'air des marais sur les maladies endéde
avec un apperçu des
miques qw'onyobserves de la situation du cimetière
inconvéniens
encore résulter
actuel, et ceux qui peuvent du cimetière
du trop grand repprochement d'établir.
général que l'on vient
Cs Mémoire a été Iu en présence de MM. DE
MI R B ECK et R 0 U M E, commissaires le Roi à
nationaur - civils délégués par nationaur de
Saint-Domingug, 3 des associés Sciences et Arts du
la Société royale dans sa séance du 30janvier
Cap-Frangais, M. A R T H A U D, D. M.
1792 , par brevetép par le Roi au Cap, associé
médecin
de Philadelplic,
de iasoectonepwipeprtasin
de mé.
de la Société royale
correspondlant decine de Paris, de la Sociérddes sciences de
de Montpellier et de PAcadémie royale
chirurgie.
L'xOPITAL général du Cap a été établi en
de M. Ducasse
dela ville, au
Noeerciiterten:
c:
Ilestplacé à une deii-lieue d'une colline adossée,
ouest, sur le penchant
Voyez Loi & Conftitution des colonies françaifes, par
M. (1) Moreau de Saint-Méry, tome I, page 398.
wwoe --- Page 8 ---
(4)
al'est, à un morne fort élevé,
fait partie le
chaine de
depuis
MACNE
dela
montagnes quis'
l'Acul,
morne de Picolet, dans Test, jusqu'à
dans le nord.
L'hôpital est couvert au nord et au sud
collines elles ont plus
MRARRALION
plusieurs
;
entre la ville et
dans le nord, et forment,
Phôpital, un rempart quiest défendu par plusieurs forts.
estun très-beau
La maison principale, du
au sud àl'extréest placée
bâtiment, mnité ouest d'une grande et belle avenue, s
formée par plusieurs rangs de chênes.
Une terrasse avancée dans la partie de T'est,
domine surla rivière et sur la plaine, ce qui
donne une vue variée fort agréable.
Le jardin qui est derrière est formé par
plusieurs terrasses; ; une eau abondante, ren- de
fermée dans de vastes bassins, permet bien
l'arroser en tous temps. 1l est toujours
entretenu ; et on y cultive avec succès, depuis aussi
années, des arbres de l'Inde,
quelques
7 qui ont été apportés dans
Curieux qu'ntiles, la demande
en a été faite
la colonie, sur
qui
par M. de la Luzerne.
au sud, auLes servitudes sont placées
dessous de la maison principale. enceinte
Al'est de ces bâtimens, est une
qui
s'étend de l'est à l'ouest, en forme de quairé
Trois salles bâties en maçonnerie sont
long. renfermées dans cette enceinte. La première,
connue sous le nom de SaintJean-de-Dhen. et 50
de largeur est et ouest,
a 29 pieds de longueur nord et sud, en y comprtoises
est à l'extrémité nord.
nant la chapelle du qui sud et à l'ouest, est une
A l'extrémité
une
qui
s'étend de l'est à l'ouest, en forme de quairé
Trois salles bâties en maçonnerie sont
long. renfermées dans cette enceinte. La première,
connue sous le nom de SaintJean-de-Dhen. et 50
de largeur est et ouest,
a 29 pieds de longueur nord et sud, en y comprtoises
est à l'extrémité nord.
nant la chapelle du qui sud et à l'ouest, est une
A l'extrémité --- Page 9 ---
(5)
tantefstsdesalledes morts,
chambireqpuisorvoits
mais O1l en a fait nne lingerie:
est
Al'onest del la salle Saint-lean-de-Dieu, dans laquelle
une cour de la même longuenr, de chênes. On a placé
on a planté deux rangs la
d'entrée de
an nord de cette cour
porte et un gardeThôpital, le bnrentdeléonivain, bâti dans l'onest un pavillon
meuble; o11 a
les bains, Ja salle de discià étage oit sont
Leslatrines
pline, lelogemeut des chingiens. fontaine et un
sont dans le sud, avec une
bassin. Come le terrein de cette cour est au-dessus
du niveau de la salle, laj pluie, malgré la pente reflue
porte les eaux dans la partie sud,
qui souvent dans cette salle.
sons le nom de la
La seconde salle, connue toises de longueur de
Vierge, à trente-trois
de largeur nord
l'est a T'ouest, sur vingt-sept à la salle Saint-Jean
et sud; elle est adossée
autrefois
dans son extrémité sud. Elles'ouvroit
cette
dans cette salle, mais on a condamné
communication et on a pratiqné une de ouverture cette salle
dans sla seconde cour. Leslatrines elles sont nettoyées
sontdans le centre, au sud;
par un ccurant d'eau. salle, sous le nom de SaintUne troisième
à la salle
Honoré, est placée parallelenent nord de la salle
de la Vierge, à l'extrémité salle
n'a
Saint-Jean-de-Dien. Cette
toises qui de 8md
été achevée, n'a que dix-luit
de
gueur est et ouest, sur trente-un pieds
largenr.
le nombre
Pendant la guerre d'Amérique,
mille
des malades ayant été jusqu'h quatre trois
au Cap, on a bâti, très - hâtivement,
à la salle
Honoré, est placée parallelenent nord de la salle
de la Vierge, à l'extrémité salle
n'a
Saint-Jean-de-Dien. Cette
toises qui de 8md
été achevée, n'a que dix-luit
de
gueur est et ouest, sur trente-un pieds
largenr.
le nombre
Pendant la guerre d'Amérique,
mille
des malades ayant été jusqu'h quatre trois
au Cap, on a bâti, très - hâtivement, --- Page 10 ---
(6)
salles en bois, dans la seconde cour, à lest,
au-dessous delasalle Saint-Jean.
La première a dix-neuf toises quatre pieds dix
de longueur, trente pieds de largeur, et
d'élévation. Les deux autres ont vingtpieds toises de longueur sur six de largeur, et
cinq
Les latrines de ces salles
dix pieds d'élévation.
et de celle del la Vierge 2 sont très-incommodé- les
ment placées. On est obligé de rapporter la salle
vidanges et les cadavres à travers
de
Saint-Jean, et c'est non seulement un objet Nous
dégoût, mais une cause d'insalubrité. sud
avons fait ouvrir une porte dans la partie
ces inconvéniens,
de la cour , pour prévenir
nos reprémais Phabitude a prévalu, malgré
dans
sentations. On a placé du même côté, dont
la partie basse de la cour; 2 un bassin aussi
les malades abusent journellément. C'est de
dans cette partie que se fait l'écoulement
cette seconde cour 7 en sorte qu'il y a toujours d'eau
dans cet endroit, un croupissemnent
boueuse et infecte. dans la seconde cour 2 entre
Il reste encore
les salles en bois etles autres salles, quelques
rangs de chênes.
des salles sont
Toutes les ouvertures
basses,
tres-rapprochées, fermées par des volets, ce
fait que les malades souffrent une clôture
qui
sont
à toutes les
très-chande, ou qu'ils
exposés les incommointempéries de l'air, ou à toutes
dités d'un soleil toujours ardent. de distance
Dans la partie du sud, à peu
des salles, est une ravine profonde surlaquelle cimeon a construit un pont pour conduire au
tière, qui est] placédel'autre côté, Atrente-cinq
toises des salles.
a a
, ce
fait que les malades souffrent une clôture
qui
sont
à toutes les
très-chande, ou qu'ils
exposés les incommointempéries de l'air, ou à toutes
dités d'un soleil toujours ardent. de distance
Dans la partie du sud, à peu
des salles, est une ravine profonde surlaquelle cimeon a construit un pont pour conduire au
tière, qui est] placédel'autre côté, Atrente-cinq
toises des salles.
a a --- Page 11 ---
(7)
sonvent du
La brise du sud-ouest rapporte cadavereuse :
cimetière surlessalles une odenr
lavons sentie plusieurs fois. Nons avons
nous demandé d'après cela le déplacement du cinetière. Nos peprésentations ont été appnyées ellcs
parle procès-verbal d'nningénienr, 9 mais OIL
n'ont pas et plns d'effet, et non seulement
conservé le même cimetière, mais on a placé
snrlamème a
ligue le cimetière des juifs.
On a constrnit en bois, pendant la guerre
d'Amérique, à l'extrémité nord de l'avenue,
denx salles qui sont basses, étroites et incommodes
le service.
a deux
stegene de ces deux salles, il y
de bâtimens, dont lun est en maçoncorps nerie et divisé en plusieurs chambres ; le
second 2 est en bois; il cst aussi divisé en plusieurs chambres.
à leur extrémité
Au-dessus de ces salles, :
la guerre
nord, On a construit aussi pendant! les officiers ;
d'Amérique, un pavillon pour
de
il est bâti à étage, de cent trente pieds haute et
long nord et sud, avec une galerie demi de
basse à l'est, de huit pieds et
large,
de
d'élévation. Il y a
et
vingt-trois pieds
;
torze chambres de
pieds quarrés
Lt
bas à
quinze sud, une cuisine et une
a en
l'extrémité
chambre pour les bains. estune ravine sèche
Al'ouest de ce bâtiment
dans les
qui forme un torrent si considérable dansles champluies, qu'on a vu l'eau s' élever
bres basses. à
sont placées au nord sur
Les cases nègres
au-delà de la ravine,
lepenchanto de la colline,
des officiers.
à
de distance du pavillon besoins de T'hôpital
Teas eaux quiserventauxt
'extrémité
chambre pour les bains. estune ravine sèche
Al'ouest de ce bâtiment
dans les
qui forme un torrent si considérable dansles champluies, qu'on a vu l'eau s' élever
bres basses. à
sont placées au nord sur
Les cases nègres
au-delà de la ravine,
lepenchanto de la colline,
des officiers.
à
de distance du pavillon besoins de T'hôpital
Teas eaux quiserventauxt --- Page 12 ---
(8)
d'une bonne
elles ont été examisont
qualité; M. Roulin, chirurgien du
néespar nous et R Ducatel apothicaire; tous
roi, assisté par
elles sortent à l'est
deux de la société royale; ilextrémité nord du
au pied de la montagne,
jardin.
huit cens malades pendant la
On a logé
général; on est encore obligé
guerre, entretenir alhôpital lruit cens lits. Cette obligation
dy
recevoir ce nombre de
est vicieuse, car pour
de lits
malades, il faut mettre quatre rangs
dans plusieurs salles; etil fautl lesplacer si près
dans toutes, que les malades s'infectent par
eux-mêmes, en sorte quel'air, par cette seule
cause 2 peut se corrompre au pointd'angmenter
la malignité des maladies. faire de déclamations
Nous ne voulons pas
les malheurs de
sentimentales et vraies sur d'un hôpital où
P'humanité, et surle tableau des abus destrucil règne des désordres et
à dire
l'adteurs ; nous nous bornerons dans la que colonie,
ministration des hopitaux,
l'intérêt et
a toujours été très-viciense; ; que
et que
l'ignorance ont été souvent funestes, cela soit
nous desirons bien sincèrement que
mieux conduit dans l'avenir.
le
L'entrée de Phôpital est bordée par Haut-du- grand
chemin, qui conduit de la ville au chemin
Cap. On a fait une levée depuis ce
jusqu'à la rivière, ce qui est très-commode des malapour le débarquement ,le viennent transport de la rade.
Zes et des provisions qui
assez vaste >
Cette levée traverse un marais Le refondont on a entrepris le desséchement. des marées,
lement de l'eau dans l'élévation
le couvre d'eau, et lorsque la marée se retire 2
ital est bordée par Haut-du- grand
chemin, qui conduit de la ville au chemin
Cap. On a fait une levée depuis ce
jusqu'à la rivière, ce qui est très-commode des malapour le débarquement ,le viennent transport de la rade.
Zes et des provisions qui
assez vaste >
Cette levée traverse un marais Le refondont on a entrepris le desséchement. des marées,
lement de l'eau dans l'élévation
le couvre d'eau, et lorsque la marée se retire 2 --- Page 13 ---
(9)
laisse sur une
il se fait une évaporation cflorescence qpui
saline.
partic du terrein une
du Haut-du.-Cap sont
Les bords de la rivière
d'eaux croupispaludeux ; il y a beauconp miasmes inarécageux qui
sintes, beaucoup de et Ini donnent des
infectent latmosphère.
ae
lités nnisiblesàl la vaalins.1-shalntations, habitans ontle teint
raines sontmal-snines; les
à la
rate,
pâle, sontsujets aux fièvres,
grosse
aux inaladies séreuses, à la cachexie.
La rivière devant Phôpital a un lit assez
large contourné; ses eaux presque Baudin stagnantes et Saintse portent surles habitations
où elles
Michel, sur un terrein assez étendu,
où
forment des palus couverts de mangles,
s'entretienne et se décompose une très-grande
quantité de crabes : c'est aut milieu des palus
qui sont sur P'habitation Saint-Michel, à pert
de distance de la mer,, que s'élève un petit
la révolte
morne, sur lequel on a établi depnis le bourg
des esclaves, un poste
protégerl
de la Petite-Anse etle
dhpuri
On doit sentir rcombien cette position devoit a-t-on
la santé ; aussi
être désavantagense depuis pour l'arrivée des pluics, >
remarqué 7 que
ce poste ont
les hommes qni occupoient
tous été attaqués de maladies
ARISES
que
d'anéantissemont vital,
avec des symptômes bilieuse, des impressions sepnne turgescence considérables sur les viscères, au point
tiques l'estomac et les intestins paroissoient sout- le
tenintone et affectés de gangrène, et que
foie ctla rate, altérés dans leur organisation, brunes ou
ne formoient plus que des masses
noires de ponrritare sans consistanes. les fatigues
Les vices de régime, lcs excès,
ISES
que
d'anéantissemont vital,
avec des symptômes bilieuse, des impressions sepnne turgescence considérables sur les viscères, au point
tiques l'estomac et les intestins paroissoient sout- le
tenintone et affectés de gangrène, et que
foie ctla rate, altérés dans leur organisation, brunes ou
ne formoient plus que des masses
noires de ponrritare sans consistanes. les fatigues
Les vices de régime, lcs excès, --- Page 14 ---
(10)
ont sans doute contribué à produire ces maladies ; mais la conduite des soldats et des matelots està peup prèsla même dans tousles temps. toutes
Cependant, quoiqu'il paroisse dans
sont
les saisons des maladies putrides, qui
vraiment endémiques au Cap et Alhopital,
le même caractoutes n'ont pas toujours
elles ne sont
tère dans toutes les saisons ; ni aussi mapas toujours aussi donc reconnoitre nombreuses, une cause
lignes. il faut
et ce ne
être qu'une
Stenttr
ticulière,
peut
saturé par les
vénéneuse del l'air qui se trouve
effluves marécageux, dans une saison propre
le
et à leur donner
à en favoriser dégagement
plus Les d'activité. maladies qui ont régné en ville pendant
l'automne dernier ont été nombreuses, et elles
des
qui ont anont aussi présenté
simptômes
La
noncé l'influence des principes paludenx.
ville du Cap est beaucoup plus saine qu'elle
mais Pair
les habitans
ne létoit autrefois,
que souvent cory respirent n'est encore que trop des ordures qui
rompu par les exhalaisons
infectent les rues, par cellesqui se pourrissent celles
sans cesse au bord 'del la
par remblais que qui
les boucheries,
ELT
produisent se font dansla partie du sud, et parl-infection
paludeuse qui est apportée sur la ville parles
vents de sud.
après avoir surmonté
Les convalescens qui,
leur service et se
le mal, ont voulu réprendre et a l'intempélivrer à de nouvelles fatigues,
ont péri
rance, ont eu des récidives; plusieurs
aprdsavotrépronvé des fièvres, accompaguées
d'engorgement dans les viscères du bas ventre,
des flux bilienx,
des coliques mésentériques,
, et parl-infection
paludeuse qui est apportée sur la ville parles
vents de sud.
après avoir surmonté
Les convalescens qui,
leur service et se
le mal, ont voulu réprendre et a l'intempélivrer à de nouvelles fatigues,
ont péri
rance, ont eu des récidives; plusieurs
aprdsavotrépronvé des fièvres, accompaguées
d'engorgement dans les viscères du bas ventre,
des flux bilienx,
des coliques mésentériques, --- Page 15 ---
(1)
9 la
séreux, et quelquesfois dissentériques
cachexie, la lencophlegmatic. de la rivière sont basses
Lorsque les eaux
ont moins d'étendans les temps secs, lespalus les exhalaisons
dne et se desséchent en abondantes partie,
et la constisont sans doute moins
vicieuse ; alors les
tution de l'air est moins
tmoins
un
maladies ont
caractère généralements leur traipntride, elles sontn moins fréquentes; ;
les ulcères prennent
tement est moins difficile, caractère, et leur trairarement un mauvais
tement est plus aisé. antomnales sont abonMais quand les pluies
s'élève,
dantes, quand le lit de la rivière
que des
les terreins bas se trouvent couverts par
il se fait une décomposition
eaux stagnantes,
et
rapide de toutes les substances végétales le
animales qui cronpissent dans ces marais;
soleil dans cette saison a moins de chaleur, 3
la végétation a moins dl'activité; les vents
d'ouest et de nord dominent, mais lorsqu'ils
sont croisés par des vents de sud, il survient
alors des orages, il se fait une évaporation lorsabondante d'émanations marécagenses,
les terres commencent à se découvrir;
virulent; les hommes
Rler est lourd, épais,
les
qui le respirent en reçoivent promptement Nous avons senti
inpressions les plus funestes. lever du soleil
bien des fois, avant le
de la ville princi- à l'hopalement, en nous rendant
et
pital, une odeur hépatiqne - 3 nauzéeuse, s
quelqjuefwis insmpportable.
sévir, à Ph8C'est alors que nous voyons
pital, ces maladies qui anéantissent n'ose, presque à cette
subitement le principe vital : on ils forment
@pophe,arpigperabeute exutoire;
funestes. lever du soleil
bien des fois, avant le
de la ville princi- à l'hopalement, en nous rendant
et
pital, une odeur hépatiqne - 3 nauzéeuse, s
quelqjuefwis insmpportable.
sévir, à Ph8C'est alors que nous voyons
pital, ces maladies qui anéantissent n'ose, presque à cette
subitement le principe vital : on ils forment
@pophe,arpigperabeute exutoire; --- Page 16 ---
(12)
rapidement des ulcères sordides et gangre- aussi
neux; les plaies et les ulcères reçoivent acles impressions de ce venin septique : son
tivité indomptable résiste à tous les remèdes;
les exanthèmes, 2 les tumeurs qui paroissent exudent sur
différentes parties sont livides 2 et les huune sanie corrosive et sanguinolente;
meurs et les solides tendent à une décompoetl'on trouve dans les cadasition putride, immédiatement après la mort,
vres, ouverts
alkaline étonnante.
des signes d'une septicité à la malignité des
Les hommes qui échappent de tous dangers.
maladies ne sont pas à exempts l'activité d'un air corTonjours soumis
de
rompu, ils tombent dans un état langneur s'enet de cachexie, les glandes mézentériques la
le tissu cellulaire s'infiltre, 3
peau
gorgent, décolore, la fièvre lente les consume, et
se
dans le marasme, après avoir
ils périssent des Alux de ventre séreux, et des hyéprouvé
dropisies de différentes espèces.
P'hôpital
On a voulu sans doute éloigner
de la ville, pour empêcher la communication
des maladies contagieuses, mais on ne ponvoit
le placer dans un endroit plus désavantapas pour la salubrité del'air; il semble qu'on
genx ait encore vouln en angmenter l'infection, en
inconsidérément les bâtimens, 2
rapprochant
sorte les mnalades dans
en entassant en quelque
les
une enceinte trop étroite, sur laquelle encore les
vents du sud et de l'ouest rabattent du cimeexhalaisons infectes qui proviennent reçoit
tière et d'une ravine trop voisine, qui dcs serchaque jour toutes les immondices
vitudes. Nous disions en 1784: Il est affreux, dans 2IL
t
en
inconsidérément les bâtimens, 2
rapprochant
sorte les mnalades dans
en entassant en quelque
les
une enceinte trop étroite, sur laquelle encore les
vents du sud et de l'ouest rabattent du cimeexhalaisons infectes qui proviennent reçoit
tière et d'une ravine trop voisine, qui dcs serchaque jour toutes les immondices
vitudes. Nous disions en 1784: Il est affreux, dans 2IL
t --- Page 17 ---
ZA
(13)
oùt la destruction nous ponrsuit hativepays de voir enl sortant de la ville, ) un cimeanent,
les effets, et de respirer
tière qui en rappelle
dans un lieu que la
l'odenr de la corruption
trouver
culture a embelli, et où l'on pouvoit
(
quelque délassementas agréableet champêtre(a)! vient enlin
L'assemblée provinciale duNord cimetière. Ses
de décider le déplacement du
ont choisi
Commissaires, assistés par le voyer,
l'a
T'emplacement du nouveau cinetière ; on
colloqué dans la savanne même de Phopital,
à une distance de cent toises, dans la partie
sud-est des salles.
doute été
avec
Cette disposition a sans
prise de la
toute la sagesse nécessaire pour d'infection. éloigner Les
ville une cause trop active
de l'ancien
corps se déposent dans la chapelle
cimetière; c'est là que des familles éplorées
abandonnent les tristes restes de leurs parens
et de leurs amis; c'est là que des citoyens attristés consoinment les dernières obligations, de
les dernières marques d'attachement conci- et
considération qu'ils doivent à leurs
de-là les corps, à des
toyens ; on transporte
lesinconheures réglées; on a surementI prévu
résulter du séjour provéniens des qui cadavres pouvoient dans la chapelle; on a emlongé
allient la sureté et la déployé des moyens qui
tontes les
cence pour ce transport ; respectant
étabienséances morales, on a probablement
recevoir ces corps ; un
bli une chapelle
tenir des registres exacts,
est
Metes
prêtre
chargé
de la ville du Cap, à la
(1) Voyez notre Description à l'ouverture dela première séance
suite du discours prononcé des Philadelphes, tenue au Cap-Frangais
publique du Cercle
le 11 mai 1785, page 28.
des moyens qui
tontes les
cence pour ce transport ; respectant
étabienséances morales, on a probablement
recevoir ces corps ; un
bli une chapelle
tenir des registres exacts,
est
Metes
prêtre
chargé
de la ville du Cap, à la
(1) Voyez notre Description à l'ouverture dela première séance
suite du discours prononcé des Philadelphes, tenue au Cap-Frangais
publique du Cercle
le 11 mai 1785, page 28. --- Page 18 ---
(14)
et d'assister aux inhumations, en remplissant
des cérémonies qui sont d'autant sont plus impo- la dersantes et plus nécessaires, di qu'elles à Phumanité, etla
nière prenve invocation du respect faite à Dieu, en lui abondemiére
ne doit plas avoir de
donnant un dépôt qni
On a examiné la
relation avec les hommes.
réqualité du sol, et sa solidité, pour pouvoir tous
gler la profondeur des fosses. On a pris ait
les moyens de surveillance pour de
des
à ce sujet de négligence
part
TEETE
pas nègres. Nous nous somes transportés surles l'on
lieux avec M. Roulin, nous avons vul que et demi
ne donnoit aux fosses que d'alluvion quatre picds rocaillense,
au plus. La terre est à favoriser la décomochreuse, et très-propre
est encore
position des corps. L'emplacement doute de l'entourer
ouvert; on se il propose fandroit sans Jni donner, au nord,
par un mur ; élévation pour convrir lhoune très-hante
été plus convenable
mais n'auroit-il pas loin, pour ne pas
Mu porter le cimetière plns
exposer l'hôpital à des influences d'infe ctiont dangereuses Si l'on
et à une cause de plus
sans doute le
prend ce parti, on supprimera etle cimetière des juifs,
cimetière delhôpital
se feront dans le ciet toutes les inhumations
metière général.
entendu la lecture de ce
La Socicté ayant
scroit publié, et que
mémoire, a arrêté qu'il
aux frais
M. le Secrétaire le feroit imprimer
de la Société.
Au Cap, le 30 janvier 1792.
Signé GUYOT, président.
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A782d E7R2 --- Page 24 ---