--- Page 1 --- --- Page 2 ---
A20c
Ku
Jehur Curtr Srotnn
Litrarn
Aromn Ininersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
.7842.
(16)
justice qu'ils appelleront 3 s'ils veulent, un bienfait
ils déclarent renoncer en faveur de la mère-patrie qui se
trouveelle-méme dans un état de calamité, àla portion de
subsistances qu'ils ont lieu d'attendre de sa bienveillance.
Nota. MM. les Députés du Commerce pour s'opposer au Décret que_sollicitent les Députés de SaintDomingue > attestent que l'Isle de Saint-Domingué est
abondamment pourvue de farines, que par conséquent ce Décret devient inutile.
MM, les Députés de Saint-Domingue répondent
qu'en admettant même l'exactitude et la vérité des
états de subsitance, fournis par Messieurs du Commerce, contre lesquels cependant ils protestent 3 ils
doivent conclure tout au plus, et MM. les Députés
de Saint-Domingue concluent avec eux quel'abondance
des farines sans doute étrangères, qu'ils annoncent, 3
n'est due qu'àla sage Ordonnance de M. du Chilleau,
qu'elle en prouve même la nécessité; donc il était
déraisonnable et injuste d'en prononcer la cassation 5
donc la prorogation en devient nécessaire 5 donc
les Députés de Saint -Domingue sont fondés à en
solliciter la prorogation, puisque les besoins de la
France ne lui permettent pas encore dé fournir à seS
Colonies leur approvisionnemeps ordinaire.
A PARIS, chez CLOUSIER, Imprimeur du ROI,
rue de Sorbonne. --- Page 5 ---
DERNIÈRE
R ÉPONSE
DE
M. DECOCH E REL;
DÉPUTÉ DE S. DOMINGUE,
A MESSIEURS
LES DÉPUTÉS DU COMMERCE.
MESSIEURS,
JE vous ai déja préfenté, dans le plus grand jour;
la vérité des faits relatifs aux deux Ordonnances de
M. le Marquis du Chilleau, qui permettoient l'introduction des farines américaines dans les Ports
d'Amirauté de l'ifle de Saint-Domingue,
Je vous ai aufli développé les motifs qui avoient
dirigé ce fage adminiftrateur dans fes opérations.
A
ESSIEURS
LES DÉPUTÉS DU COMMERCE.
MESSIEURS,
JE vous ai déja préfenté, dans le plus grand jour;
la vérité des faits relatifs aux deux Ordonnances de
M. le Marquis du Chilleau, qui permettoient l'introduction des farines américaines dans les Ports
d'Amirauté de l'ifle de Saint-Domingue,
Je vous ai aufli développé les motifs qui avoient
dirigé ce fage adminiftrateur dans fes opérations.
A --- Page 6 ---
viétorieufement les réclamations
Jai combattu
des ports de mer, qui > s'étoient élevés
des Négocians
deux Ordonnances.
contre ces
avec inhumanité
linIl me refte à dévoilerà VOS yeux,Mellieurs,
de M. le Comte de la Luzerne, Miniftre
juftice
manifeftée dans la
de la Marine, clairement (r)
d'Argout & de Vaivre, Adminis-
(1) En 37,8,MM.
ont rendu une Ordonnance
trateurs de Saint-Domingue, des farines étrangères dans
qui permettoit T'introduction avec) les retours en denrées COtous les ports d'amirauté, été
du Roi.
loniales: leur Ordonnance a approuvée défastreux, M. le
En 1789, dans des temps bien plus
abfolument
Marquis du Chillean rend une Ordonnance Confeil du
Son Ordonnance est cassée au
femblable.
du Ministre de la Marine.
Roi par Tinstigation d'Argout et de Vaivre, en rendant
Cependant MM.
n'avoient pu s'étayer d'auleur Ordonnance en 1778,
cun exemple précédent.
fembloit être autorifé,
M. du Chilleau, au contraire,
approudans fa conduite, par celle de fes prédécesseurs,
vée du Roi.
dans cette occafion, deLa fanction de Sa Majefté,
venoit une loi pour MI. du Chilleau. a-t-elle été caflée?
Pourquoi donc fon Ordonnance étoit Ministre de' la
M. de Sartine
C'eft qu'en 1778,
Comte de la Luzerne adMarine, et qu'en 1789 M. le
ministre ce Département. --- Page 7 ---
ealfation de ces deux Ordonnances; caffation qu'il
a fourdement provoquée aul Confeil du Roi, à
l'infçu des Députés, de S. Domingue,
En effet, Mellieurs, quel devoit être le but du
Miniftre de la Marine, en demandant la callation
de l'Ordonnance de M. du Chilleau?
Celui, fans doute, d'en profcrire les efers.
Pourquoi donc M. de la Luzerne s'eft-il borné
la fimple caffation de cette Ordonnance?
Pourquoi n'en a-t-il pas ordonné l'enregiftrement
au Confeil-Supérieur de Saint-Domingue?
Pourquoi n'y a-t-il pas exige,1 l'exécution :
de cet
Arrêt?
Ou l'Ordonnance de M. le Marguis duChilleau
étoit néceffaire, ouI elle ne l'étoit Pas,
Si elle étoit néceffaire, elle deyoir érre marquée
du fceau de la fanction, & maintenue.avec éloges,
Si elle ne Técoitpas, elle devoit être réprouvée >
rejettée dans tous les points.
M. le Cemtc de la Luzerne n'avancera pas gul
a été déterminé à - fufpendre l'exécution de. cette
Ordonnance par les réclamations uitcrieures. des
Députés de Saint-Domingne,
Dans cette hypothèfe, on lui objectcroit ençore
le méme dilême, & on lai dicoit avec raifon:
Ou'les a
réclamations des Deputés de
Saint-Do- 1 -
A2
jettée dans tous les points.
M. le Cemtc de la Luzerne n'avancera pas gul
a été déterminé à - fufpendre l'exécution de. cette
Ordonnance par les réclamations uitcrieures. des
Députés de Saint-Domingne,
Dans cette hypothèfe, on lui objectcroit ençore
le méme dilême, & on lai dicoit avec raifon:
Ou'les a
réclamations des Deputés de
Saint-Do- 1 -
A2 --- Page 8 ---
étoient fondées, ou elles né létoient pas.
aingue,
fondées, il-falloit annuller cet ArSi ellés étoient T falloit
en ordonner une
rêt en caffation; it ne
pas
publics ;
publication affeétée dans les, papiers d'avouer fon
il falloit-au contraire s'empreller
erreur.
n'étoient pas fondées, le MiSi ces réclamations devoit céder à aucun motif conniftre du Roi ne
enversle
traire à fon devoir;il devenoir refponfable il auroit
Commerce, de la foibleffe avec laquelle
cédé à nos réclamations. la Luzerne ne foutiendra pas;
35 M.le Comté de
fublifter les effets de
fans donte, qu'il n'a laiffé fa caflation, que pour
cette Ordorinance, malgré
la perte de
de TAmérique
éviter aux Etats-Unis
expéditions de Bâtileurs frais"de chargemens,
mens, 8cc.8cc."
P'Arrêt en caffation,
Inedevoir pasignorer que
inféré dans les Journaux & Gazettes, parviendroit
facilement aux Erats-Unis, ce quin'a pas mânqué
& : ce qui a arrêté en effet le 'cours des
d'arriver, de leurs farines dans les Colonies Frantranfports
goifes. Guidé d'ailleurs par fes principes prohibitifs; dès
de la Luzerne ne devoit-il pas,
M. le Comte
de M. le
Tinftant de la caffation de TOrdonnance
A --- Page 9 ---
Marquis du Chilleau, faire connoitre cette difpofition à l'Envoyé des Etats-Unis, & arrèter, par
ce moyen, les nouveaux chargemens qui pouvoient
fe préparer dans les ports de cette Puiffance, au
lieu de tenir le commerce de l'Amérique dans
un état d'incertitude également nuifible à fes intérêts & aux befoins urgens des Colonies ?
Enfin M. de la Luzerne, toujours agité par la
même crainte, ne pouvoit-il pas ordonnet promptement aux Adminiftrateurs de Saint-Domingue de
fairerétrograder, dansles trois ports d'entrepôt, tous
les Bâtimens américains qui s'étoient répandus
dansles divers ports d'amirauté, en vertu de TOrdonnance de M. le Marquis du Chilleau? Et ne
pouvoit-il pas faire acheter, accaparer & dépofer les
farines étrangères dans des magafins deftinés à cet
effet, puifque ce projet deftruéteur, imaginé par le
fieur de Marbois, cadroit fi bien avec les vues du
Miniftre? (Voyer la lettre de M. du Chilleau,
no.35-)
Telle auroit dû être la marche de M. le Comte
de la Luzerne, s'il eût réellement craint que le
commerce des Etats-unis eût été bleffé par l'exécution de l'Arrêt qui avoit caflé lOrdonnance du
Gouvenweun-Gixiaat de SaincDomingueymais
puifque le Miniftre de la Marine n'a rien fait qui
A 5
re? (Voyer la lettre de M. du Chilleau,
no.35-)
Telle auroit dû être la marche de M. le Comte
de la Luzerne, s'il eût réellement craint que le
commerce des Etats-unis eût été bleffé par l'exécution de l'Arrêt qui avoit caflé lOrdonnance du
Gouvenweun-Gixiaat de SaincDomingueymais
puifque le Miniftre de la Marine n'a rien fait qui
A 5 --- Page 10 ---
pût nous porter à croire qu'il a été conduit, dans
toute cette affaire, par les confidérations que je
viens de développer, que peut-on penfer de fes
opérations miniftérielles ? Lui feul peur vous l'apprendre ; & rappellez-vous, Mefficurs, qu'il vous
de M. l'Evèque de Lana demandé, par l'organe
gres fon frère, de venir vous apporter lui-même les
pièces juftificatives de fa conduite. Il en eft temps
encore; & je penfe, Meflieurs, que vous ne pouvez vous difpenfer d'écouter ce Miniftre du Roi,
dont vous avez décrété la refponfabilité.
Je l'avouerai cependant, Meflieurs, je ne crois
que M. de la Luzerne ait été entrainé par des
pas
lui
motifs coupables; mais ne peut-on pas
reproen adminiftracher une négligence impardonnable
tion ?
Pour vous en convaincre, examinez un inftant
la correfpondance de M. du Chilleau avec le
Miniftre de la Marine. Vous verrez l'empreffedu
à l'informer des dan4
ment Gouvemeur-Généal
dont étoit menacée la Province confiée à fa
gers
vous verrez fon. exaétitude à lui comvigilance 5
muniquer fcs inquiétudes fur le fort de cette fuperbe contrée, qui commençoit déja à éprouver les
horreurs d'une famine prochaine;. vous verrez fa
fageffe dans les confcils qu'il fe permet de lui --- Page 11 ---
les malheurs qu'il ne ceffe
donner pour prévenir
dans
d'appréhender; vous verrez fon impartialité
fes diverfes opérations 2 qui tendent également att
bien général du cultivateur & du commerçant;
fa
à concilier les intérêts opvous verrez prudence
pofés qui lui font confiés; fon courage à combatttre
monopoleur du fieurde Marbois (voyer
le fyftême
écarte
fa lettre cotée ); vous verrez fa juftice qui
d'un côté le monopole & l'accaparement, & de
furveille & détruit la contrebande &c
l'autre, qui
fa fermeté à faire exécul'interlope; vous verrez
ter les ordres qu'il multiplie à cet égard; vous verfa
fa franchife, dans fes négociations
rez FIntendant loyauté, fon collègue : elle contrafte meravec veilleufement avec les ténèbres dont ce dernier enaccoutumé qu'il eft à
veloppe fes obfervations,
tromper, à fubjuguer, par des rufes inconnues,
tous ceux dont il avoit partagé précédemment
l'adminiftration.
M.du Chilleau avoit à combatre en même temps
de M. de Marbois, &
les intentions pernicieufes
fembloit
la prévention de M. de la Luzerne, qui
avoir abandonné à cet Intendant defpotique les
rênes du Gouvernement de lIfe de Saint-Domingue.
il ne ceffoit d'inDans cette pofition critique,
A 4
, par des rufes inconnues,
tous ceux dont il avoit partagé précédemment
l'adminiftration.
M.du Chilleau avoit à combatre en même temps
de M. de Marbois, &
les intentions pernicieufes
fembloit
la prévention de M. de la Luzerne, qui
avoir abandonné à cet Intendant defpotique les
rênes du Gouvernement de lIfe de Saint-Domingue.
il ne ceffoit d'inDans cette pofition critique,
A 4 --- Page 12 ---
les ordres du Miniftre; il les attendoit a
voquer
chaque inftant.
avec une forte de
M. de Marbois s'étayoit,
raifon, du filence du Miniftre, pour refufer avec
de coopérer au travail de fon Collégue,
opiniâtreté
Lettre
commandé par les circonftnnces (Voyerle
cottée B. ()]
formalifte en
En effet, difoit cet Adminiftrateur
plein Confeil.
polfible que les nouvelles qu'on
Iln'ef pas
menace
débite de toutes parts fur la difette qui
véritables ; le Miniftre préla France, foient
qui réfide fur les lieux :, s'empreferois
voyant
cela étoit, de donner des avis,
certainement, f
de toutes les
des ordres aux Adminiftrateurs
leur preferire la marche qu'ils
Colonies, pour tenir dans des temps de calamités exauroient à
Ectrail de la Lettre de M. de Marbois, colée B.
(s)
fi T'exportation des
Je fuis fermement perfuadé que,
étoit défenfarines du Royaume, pour nos Colonics,
& que
due, nous en ferions inftruits par le Miniftre, du Royaueux-mémesiroient des ports
nos commerçans
pour nous les apporme, en chercher aux Etats-Unis
n'aura pas abanter. Je fuis affuré que le Département avertir d'une
donné l'existence des Colonies, fans nous,
mefure auffi importante. --- Page 13 ---
traordinaires, 3 femblables d'c celles dont on veut
Le mal fe faibien nous menacer gratuitement.
foit déja fentir, & M. de Marbois s'obftinoit dans
fon doute; la Colonie manquoit de farines, & M.
de Marbois demandoit encore un délai de huit
jours; M. du Chilleau fut forcé de le lui accorder
(Voyer fa Lettre no. 35)-
C'eft à cette époque qu'il rendit la première
Ordonnance, > dont l'inéficacite détermina la feconde que M. de Marbois refufa de figner, &
dont il follicita la caffation auprès du Miniftre du
Département, qui a eu la foibleffe de fe laifler
diriger par les confeils de cet homme pervers, qu'il
a même foutenu dans fes fonétions, tandis qu'il
a fait rappeller l'Adminiftrateur vertueux auquel
la France doit la confervation de la plus précieufe
de-fes poffeflions d'outre-mer.
Tous ces faits, Meflieurs, font avérés : ils ne
peuvent être conteftés. Je remets fur le burcau, à
T'appui de ce que j'avance, l'état certifié par le Receveur des Oétrois, de la fituation de l'ifle de SaintDomingue, depuis le mois de Janvier 1789, jusqu'en Juin de la même année, époque du départ
de M. le Marquis du Chilleau: daignez y jeter un
coup-d'ail, vous vous appercevrez que l'état d'intportation des fatines françoifes à Saint- Domin-
és. Je remets fur le burcau, à
T'appui de ce que j'avance, l'état certifié par le Receveur des Oétrois, de la fituation de l'ifle de SaintDomingue, depuis le mois de Janvier 1789, jusqu'en Juin de la même année, époque du départ
de M. le Marquis du Chilleau: daignez y jeter un
coup-d'ail, vous vous appercevrez que l'état d'intportation des fatines françoifes à Saint- Domin- --- Page 14 ---
Io
gue, pendant les fix premiers mois 1788, qui
auroit dû s'élever à 75,000 barils, ne s'eft élevé
qu'à
. 36,770 barils,
& que l'état d'importation, pour les
fix premiers mois 1789, ne s'eft élevé
qu'à.
. 9126
Le rapprochement comparatif de
ces deux états vous donnera la différence del l'année 1788,déja peu abondante fir l'année 1789,& vous verrez
que le déficit de cette dernière année
eft de.
27,644
Arrêtez-vous enfuite un inftant fur
l'importation des farines américaines,
qni a eu lieu en vertu des deux Ordonnances de M. du Chilleau; vous
connoîtrez que l'état de cette importation ne fe monte, dans toutes les
parties de lille, pendant le même
efpace de fix mois, qu'à.
27,098
Or fi, après les calculs les plus
exaéts, l'importation des farines françoifes, pendant une donnée de fix
mois, eft de
. 36,770
Ileft donc évident que l'importation des farines américaines, qui ne
s'eft montée qu'à.
27,098barils, --- Page 15 ---
II
pendant cette même donnée, été all deffous de
l'importation la plus modérée des farines françaifes;
il eft donc évident que les deux ordonnances de
M. le Marquis du Chilleau, malgré toute l faveur
accordée aux Américains, n'ont pas même atteint
le but qu'il s'étoit propofé de procurer aul moins
à l'ifle de Saint-Domingue la même quantité de
farines importée ordinairement dans fes Ports par
les Négocians François.
Mais, Meflieurs, fuivez la marche de cet Adminiftrateur impartial; parcourez les divers articles
de fon ordonnance > vous verrez que loin de vouloir ptiver le Négociant François de fes priviléges
exéclufifs, il cherche même à les lui conferver dans
les circonftances les plus malheureufes.
Que porte le premier article de l'ordonnance du
premier Avril 1789?
92 Qu'à compter du jour de l'enregiftrement de
S la préfente, tous les Armateurs, Propriétaites
>7 & Capititaines de Navires Français ou étrangers,
>> aétuellement dans les Ports d'Entrepôt de cette
les Ports étran-
>> colonie, pourront s'expédier pour
>> gers & en rapporter des farines & bifcuits, dzc.
Que porte l'article 8?
>> Que les Règlemens concernant foit l'impor3> tation des articles venans delEtranger,autres que
2 les farines & bifcuits, 2 foit l'exportarion des
aites
>7 & Capititaines de Navires Français ou étrangers,
>> aétuellement dans les Ports d'Entrepôt de cette
les Ports étran-
>> colonie, pourront s'expédier pour
>> gers & en rapporter des farines & bifcuits, dzc.
Que porte l'article 8?
>> Que les Règlemens concernant foit l'impor3> tation des articles venans delEtranger,autres que
2 les farines & bifcuits, 2 foit l'exportarion des --- Page 16 ---
I2Z
denrées coloniales, feront maintenus dans toute
s
force &
; les droits feront payés,
5> leur
vigueur
fur tous les articles d'impors> ainfi que parle paffe,
& néanmoins les Français
33 tarion S.d'exportation,
des
3 ( remarquez bien ceci), qui importeront
ou du
jouiront de l'exemption du
3> farines
bifcuit,
d'un
cent fur lefdits articles, & ce
3> droit
pour
fur les farines & bifcuits
5> droit ne fera perçu que
>> importés par les étrangers 2).
faveur
Qu'a produit ce encouragement, cette
Aucun fecours
accordée all commerce françois?
Meflieurs, à cet effet, les
de fa part. Confultez,
qui vous font remis, & vous
états d'importation
ferez convaincus de cette vérité (1).
Cependant, nous favons que les Négocians des
de mer difent hautement, que fi le Gouports
avoit voulu leur accorder des primes,
vernement
de fournir à toutes les
ils fe feroient empreffés
Colonies les farines étrangères qui font néceflaires
&
donc n'ont-ils pas
à leur fubfifance; pourquoi
profité du bénéfice de l'exemption d'un pour cent,
leur étoit accordée par l'article 8, & dont
qui
Américain?
étoit grévé le Négociant
Dansle Mémoire que les Députés du commerce
viennent (1) de remettre au Comité des fix, on voit qu'ils
demandent une prime de cinq liv. par baril de farines,
pour en procurer aux Colonies. --- Page 17 ---
Les Négocians des ports de mer demandent des
primes d'un côté, pour fournir à nos befoins de
première néceflité; de l'autre, > ils s'étayent de leurs
privilèges exclufifs pour s'oppofer à l'introduétion
des farines étrangères dans nos ports d'Amirauté,
& nous condamner à la famine, lorfqu'il ne leur
plaît pas de fournir à notre fubfiftance, ou qu'ils ne
le petvent pas.
Quelle pofition affreufe, Meflieurs, pour les
Coloniés ! Eh quoi ! il faut que l'Etat écrafé fous
le poids de la dette nationale faffe encore des
facrifices confidérables en faveur des Négocians des
poits de mer, pour les déterminer à fournir, dans
ces circonftances, aux Colonies Françoifes, les farines que la France ne peut leur porter! Quoi !
toujours dès primes , toujours des priviléges exclufifs pour exciter le commerce françois!
Eft-ce ainfi que des Français calculent, marchandent l'exiftence de leurs frères ? Quoi ! il
exifteroit une loi particulière qui pourroir les condamner à la famine, parce qu'ils n'habitent pas
le même continent : Les enfans de la même patrie
ne partageronr-ils donc jamais également fes bienfaits? Non, la France ne fera jamais une marâtre.
r Dans"le moment où les Repréfentans de cette
Nation généreufe s'occupent à établirl'égalité des
états, des droits, des priviléges dans toutes les
iftence de leurs frères ? Quoi ! il
exifteroit une loi particulière qui pourroir les condamner à la famine, parce qu'ils n'habitent pas
le même continent : Les enfans de la même patrie
ne partageronr-ils donc jamais également fes bienfaits? Non, la France ne fera jamais une marâtre.
r Dans"le moment où les Repréfentans de cette
Nation généreufe s'occupent à établirl'égalité des
états, des droits, des priviléges dans toutes les --- Page 18 ---
$4
Provinces, ils n'oublieront point quela plus belle
gémit fous le joug des Loix
de fes poffeflions
les abolir entièreprohibitives; s'ils ne peuvent
ils les adouciront, ils proferirone au moins
ment, odieufes de ces Loix qui portent fur les
les plus
mais, en attendant
objets de première nécellité;
l'Affemle mur examen de cette grande queftion,
l'ordonblée Nationale dintemnpontosememgel
de M. le Marquis du Chilleau, du 27 Mai,
nance éxécutée fuivant fa forme & teneur, & profera de fept mois, à compter du jour de fon
rogée
Confeil
de Saint-Doenregiftrement au
fupérieur
Les Députés de cette Ile perfiftent à réclamingue.
Narionale l'effet de la Motion
mer de l'Affemblée
remife fur le Bureau, le
de l'un d'eux appuyée &
Samedi foir 29 du mois d'Août dernier.
P. S. Il vient de paroître, dans les Gazettes de
l'avis fuivant inféré par ordre
Saint-Domingue,
de TAdminiltration.
DIVERSES, No, LVIL
32 NOUVELLES
3> Du Mercredi z5 Juillet 2789.
SAVIS D'ADMINIS T. R A TIO N.
fera vendu dans les mayafins du Roi;
3> Il
fuivans, des farines de pre22 aujourd'hui. & jours --- Page 19 ---
39 mière qualité, , provenant des navires
3> ment arrivés en ce Port, à raifon de nouvelle
>> le baril, au détail d'un
I20 liv.
ou deux barils
>> fonne qui fe préfentera munie
par perd'un
39 M. le Commandant des
billet de
>> Procureur du
Milices, ou de M. le
Roi, qui certifiront
5> perfonnes font connues &
que lefdites
domiciliées
1, Ville, ou dans l'étendue de la
en cette
39 pourra fe
Jurifdiétion. On
préfenter tous les jours,
3> heures du mation jufqu'à midi. depuis huit
(r) >>
Pour extrait & copiefidele de l'article
ci-deffus.
DE COCHEREL,
Cet avis annonce une bien grande difette
a
Saine-Domingue, ou un accaparement
la part du Gouvernement,
coupable de
La rareté des farines
qui nepeut fe préfimer.
a fans doute. obligé
niftration à s'en empàrer pour faire
T'Admiégale & convenable,
une diftribution
Elle en a fixé le prix à I20 liv. le
d'empécher l'arbitraire
baril, afin
le vendeur dans
duprix qu'auroit pu y mettre
un moment oi il n'y auroit
de
concurrence, Ce prix auroit pu être
pas
porté à 300 liv.
(1) Dans la même
Cap, à la mème Gazette, on voit qu'il est arrivé au
François, dont deux époque du 15 Juillet, trois navires
baril de farine,
Bordelais, qui u'ont pas porté LN
d'empécher l'arbitraire
baril, afin
le vendeur dans
duprix qu'auroit pu y mettre
un moment oi il n'y auroit
de
concurrence, Ce prix auroit pu être
pas
porté à 300 liv.
(1) Dans la même
Cap, à la mème Gazette, on voit qu'il est arrivé au
François, dont deux époque du 15 Juillet, trois navires
baril de farine,
Bordelais, qui u'ont pas porté LN --- Page 20 ---
.7849
le baril, comme on l'a vu quelquefois, lorsqu'on
n'a pas pris cette précaution. donc la difette à Saint-DoCet avis confirme
des ports
mais comment les Négocians
mingue;
inférer dans le mémoire qu'ils
de mer ont-ils pu
du rapremis au Comité des Six, chargé
ont
demande des Députés de Saint-Doport de la
d'en recevoir des noumingue, qu'ils viennent
velles qui y annoncent P'abondance.
&c avoué
On a lieu de penfer qu'un avis public,
ladminiftration, mérite plus de croyance que
par
ifolées dénuées de vraifemblance 2
des lettres
s
d'une part les Navires
puifqu'il eft conftant que
des
François n'importent ni ne peuvent importer
dans les circonftances où nous fommes,
farines
en fourniffent dans
& de l'autre que les Américains
Colonies.
quantité éaux
ce moment une très-petite à
de ce fait, une
On pourroit apporter, > Tappui Comte de la Luzerne,
lettre inftruétive de M.le
forcé,
Comité des Six ; & affurément cet aveu
au
fufpect de la part de ce Miniftre.
n'eft pas
Imprimeur
FERSAILIES chez BAUDOUIN, Avenuc de Paris,
fA4gNILtASHOACE
n". 62, --- Page 21 ---
APPROVISIONNEMENS
DE ST. DOMINGUE --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Poat
B7f --- Page 24 ---
a