--- Page 1 --- --- Page 2 ---
e
GyY a
C U
5G
1i AGD FO
Boln Carter Broton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
- - - * CB
HTC.
D.1. --- Page 5 ---
w.I. Daulfones 04 Pwphelcer AL ulsse) S781.
2. deltre ce u.P. Creuge
Persin A747
3. dereres de Yerus. - PlatodalnleiNAT
At. detten 0t Yerus
2.25; 5. Fauchee Coup d 'oeil sur ler
Zrats Uui
- t
Suri. 1797
6.Du gewcnwesa-de, A. bosninguen1797
y.Segal: Dormire voeu.en
1( VAY
SCde meme A
que le. vy.2.) -
L. 1797 --- Page 6 ---
0I0
TVE
dosmiin pilu? ADp
ae R0 R -
tions
6 Sep 13 51
UBOVMOS
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--- Page 7 ---
DERNIER
VOU
DE L A
JUSTICE, DE
PHUNANITÉ,
E T
DE LA SAINE
En
POLITIQUE:
faveur des Colons de
nécessité et les moyents Saint-Domingi, de rendre
et sur la.
prospérité.
c cette e Colonie SCS
Par G. LEGAL,
Négociant au Port-an. -
et actuellement à Paris.
Prince, >
PREMIÈRE PARTIE
Lecteurs, qui que vous soyez, ,
passion. Il est provoqué par la n'attribuez cet écrità aucune
exécutif dans use opinion, RP Dersévérance du Directoire
impraticable le rétablissement de mesures qui rendroient
par ses derniers
nos Colonies,et,
matière.
messages au conseil dés Cing-censsur sur-tout,
cette
A P. A RIS,
Chez DESENNE,
libraire, au
PalaissEgalité, Nos, 1 et: 2.
Floréal, 2 an V.
1797: --- Page 8 ---
TPT --- Page 9 ---
INTRODUCTION
Dai
14 thermidor an 3e.je m'adressai
au représentant du peuple
Boissy-d'Anglas
pour lui recommander la' éause des
malheuFcux colon's de
St-Domingue et celle de cette
infortunée colonie; et en attendant
dat au desir
qu'il accéque je lui manifestois de le voir
s'en occuper d'ure maniére
écrit,
utile.jerédigenieer
sageeljensaifitdepuis, nul
du moins quant à la
changement,
partic historique. J'ai
eu long-temsla douleur de voir le
public égaré
par des rapports bien différens des micns;
; c'est
que long-tems les esprits ont été tour-à-tour
exaltés par l'éxagération des
principes, irrités
par les oppositions
respectives , ou abattus
par le spectacle des
des
maux; ou encore, > que
gens qui n'ont pas vu les événemens,
ou- qui n'en ont vu qu'une
avisés d'en
partic, se sont
rendre un compte général sur des
rapports mensongers.
Aprés avoir présenté le mal tel
vu
que de l'ai
, j'osois. eni indiquer les remédes.
être seroit-il à désirer
Peutque dès-lors- on les
irrités
par les oppositions
respectives , ou abattus
par le spectacle des
des
maux; ou encore, > que
gens qui n'ont pas vu les événemens,
ou- qui n'en ont vu qu'une
avisés d'en
partic, se sont
rendre un compte général sur des
rapports mensongers.
Aprés avoir présenté le mal tel
vu
que de l'ai
, j'osois. eni indiquer les remédes.
être seroit-il à désirer
Peutque dès-lors- on les --- Page 10 ---
iv.
On reviendra tôtou tard;
cût employés.
y
V
leurefficacité finira par frapper tous les' yeux.
crois avoir observé avec calme. Je crois
Jc
n'avoir écouté que.les.1 leçons de l'expérience,
les conseils,de ma raison. Mon: : opinion,
que
formée: ainsi dans le silence des : passions,
afabridesintaenecs de la crainte, de l'intérêt,
de l'esprit de parti, mon opinion doit prévaloir, et, déjà je, vois is'y ranger bien: des
qui d'abord en avoient adopté ane; autre.
gens
Puisse le gouvernement à son tour, plus
éclairé sur ce point, renoncer enfin. àcelle
qu'il manifeste a encore.
Je reçus du cit. Boissy, le 19 thermidor,
favorable et dans laquelle ili apune réponse
prouvoit quelques réflexions particulières que
communiquécs sur
jc lui avois préalablement
la prise de possession. de la partie Espagnole
d'être parvenu a
de l'isle. Je me félicitois
aussi estimable; à une.
intéresser un député
aussi importante. J'allois lui envoyer.
cause
de suivre
mon travail,.et je me proposois
de défense des. colons, des colomon plan
ce
nies et du commerce national, jusqu'a --- Page 11 ---
qu'on eut rendu à chacun :
T
d'attendre
ce qu'il" a droit
thermidor, lorsqne j'appris que dés le 17
c'est-a-dire
datte de mal A lettre
"trois jours après la
pondre;
erdeusjouiss ayant que d'yres
Boisy-d'Anglis avoit Titson
général sur les colonics.
rapport
décourages
Dès-lors je me sentis
à celui
je renonçai au projet d'écrires
même de faire nisage de ce
écrit. Mais'une
quejavois
:
nouvelle crise s'approchic; lc'
gonvernement
-
que ses bonnes
mettent pas à l'abri des
intentions ne
ou'de ceux' del
conseils de la perfidie
Tignorancel semble
persister "dans
vonloir
doivent achever l'adoption des mesures qui
de perdre les colonies;
conrage se ranimne,
mon
ctje vais
de
plir ma tache de
biv essayer rem4i
e
citoyen.
Tuol
Dailleuis lc moment est' arrivé
de prendre un parti
e
ou il s'agit'
demmiirstin ccs précieuses
possessions; et chacun de ccux
capables de donner
qui se croyent
des' avis'
se hâter de' 'le faire,
utiles, doivent
ncment le
pour éviter' au gouver
regret de commetre de
crreurs, d'autant
nouvelles
plus
ne pourroient
prejudiciables qu'elles
plus être redressées
sans une
Dailleuis lc moment est' arrivé
de prendre un parti
e
ou il s'agit'
demmiirstin ccs précieuses
possessions; et chacun de ccux
capables de donner
qui se croyent
des' avis'
se hâter de' 'le faire,
utiles, doivent
ncment le
pour éviter' au gouver
regret de commetre de
crreurs, d'autant
nouvelles
plus
ne pourroient
prejudiciables qu'elles
plus être redressées
sans une --- Page 12 ---
vi
révolution nouvelle. Le concours, des lumjères, la multiplicité des réclamations, réussiront peut-être à ramener à des idées plus
saines des hommes trop évidemment
pus sur les hommes et sur les
prévecolons
choscs, Les
blancs, diuisés par des : motifs qui
leur * méritent a jamais la
et- Pattachement
protection ; Lintérêt
signalés de la France irrités
les uns contre les autres se. sont,
ment accusés de trahison
respectiveenvers. clle, La
passion seule.a dicté leurs réçits; des cunemis
Iets ont empoisonnés; il n'est point étounant
que le. gouvernemen; se. soit égaré., Jc
sente aujourd'hui l'exposé fidéle. des lui.pré
paux faits ctde leurs causes. Peut-être prineis
sera-t-il
frappé de leur évidence, peut-être éclairé
ce trait de lumiére, rendra-t-il
par
des hommes
enlin.justice à
qui, au, J licu des persécutions
qu'on, veut; encore leur susciter., méritent
toute l'étendue de sa protection. Peut-être,
enfin, goutera-t-il les moyens que. jindique,,
pour réparer les maux, et se déçidera-til à en,
faire usage.
J'ai aussi pour but de fixer l'opinion des --- Page 13 ---
négocians français sur
vij
tions
l'esprit et les
:
disposiqui 11 ont causé le bouleversement
colonies, ct sur le véritable
des
population
esprit de la
cob qui y. reste. Sans des notions
positives 1
L sur Si cet, objet, ces
roient le
négocians courrisque de s'égarer dans leurs
ro
futures
spéculations. yi :
Je suis plus. ou moins
J
tous ceux
connu de
f 92 dont les relations à
étoient un
St-Domingue
TIC
Af peu
j'ose
B1S
croire
fréguentes,
s'en
à
qu'ils
wbi rapporteront an
moi.
Ce
il
0 ci sjet, est vrai, a déjà été tant de
traité par des hommes 38
fois
d'un talent
que je dois m'attendre no
distingué,
dc lecteurs,
91 à trouver bien Peu
sur-tont ne pouvant lcs
mager par les
dédomaE charmes du style qui
quoique
souvent,
S" I0S dépourvus de faits réels,
bien plus
produisent
d'effet que la vérité nue,
est des choses
Mais il
qu'il suffit dc présenter
ment 5. et T'homme
naiveidécs suri les
qui desire rectifier ses
trombles side
les EIBIrT mp F
nos colonies et sur
moyens if
de régénérer ces
peut-être pas à
contrées, n'aura
regretter de m'avoir sacrifié
quelques instànts.
Je l'invite au
reste, 2 à ne pas perdre de
produisent
d'effet que la vérité nue,
est des choses
Mais il
qu'il suffit dc présenter
ment 5. et T'homme
naiveidécs suri les
qui desire rectifier ses
trombles side
les EIBIrT mp F
nos colonies et sur
moyens if
de régénérer ces
peut-être pas à
contrées, n'aura
regretter de m'avoir sacrifié
quelques instànts.
Je l'invite au
reste, 2 à ne pas perdre de --- Page 14 ---
vij
vue que ma - rélation ct te mes avis nc
comprendront que l'ensemble 31
des hommcs, p
des jj
choscs at et te des événemens." bit f -
Loin' de moi
ario
l'idéc
de presenter des personnalités et 3 des fo
ugon
HOS J or
S J:
dénon- -
ciations. Il n'y aura que la force aa la Bow 312 *
h
verité,
quel'ascendant de la conviction
ai tbiot
qui me feront
donner à mes relations - C la forme NO ial 05qa
3 C
T
des accusations les plus graves. L'animosité 11
n'égarcra
point ma plume : mais 4 J l'intérêt ad
qu'inspire
l'innocence ne me DTE
00 G6i
permettra
cioi
pas d'indulgence pour le crime qui 3 s'obstine Toltre à la 0
persécuter. Ma. narration finie,
D TSq 31
je conserverai
le 'calme et l'esprit de : concorde A
1) p1 sup
qui conviennent à un homme 9 on de bien,
de
-
Yosbli
toutes les fautes et de tous les
: 151 2 excès, ct je
proposerai ce principe comme le onto .
91)
DUL
premier de
tous les moyens proprcs à rendre aule a noide
160 :
fau,
ado aob Saint- 130
Domingue sa prospérité. * 3o
Voulant rendre ma > relation aussi abrégée 5 qi'il
soit possible,j'en ai détaché tous les détails; mais j'en
al inséré les plus essenticls dans des notes qui sont IY ala 9!
suite de la relation Mioiplbopi-geTagaiei. Si.ces
notes sont inutiles à certains lecteurs, elles pourront
être intéressantes pour d'autres.
rivuitiol
ide
160 :
fau,
ado aob Saint- 130
Domingue sa prospérité. * 3o
Voulant rendre ma > relation aussi abrégée 5 qi'il
soit possible,j'en ai détaché tous les détails; mais j'en
al inséré les plus essenticls dans des notes qui sont IY ala 9!
suite de la relation Mioiplbopi-geTagaiei. Si.ces
notes sont inutiles à certains lecteurs, elles pourront
être intéressantes pour d'autres.
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DERNIER
1se
VEU
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D E LA
XRS siobaar
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Cu abred
JUSTIGE DE. :
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EHUMANITE,
aptogrnb eop b
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NOT C ealionl
: DE. LA SAINE,I 00191S uO Gaioa
En
C
RVO
ROLITIQUE
2015 feveur E des: Colons 13
de Saintb9.
wicaisite et les moyens 1
de Domingue et sur la
SHlé prospiérité.
puos renidred celte Colonie
anlg aoliaion
ideil enig. este
Diec
- SSITA tiozh ito
ani antol
PIéSHAS ce guétoit la Colonie aore
eazdoros
de.
:
Si-Demingne,
ARtLG
tobrod
la plusidouce
sianguilhiev-coivere de:
S
santes; répandoit
plaintatopweilloriss
Destevénnus
laisanee'sur la mere patrie:
dans les
Cimmensevetroiene serdisseniinar
vriers: deitous Chasitedineigetmcdanre celles desrouvilles, denos edtenitacereinintme : de'nos
nos-navirey Ess
-pulationi
de-noue-murine.de
notre-podu produit de
en'
eliemtmersomteimnte
cesi possessionisn
partie 7
n'ys avoit pas un"
ptécicuses. oll
moins Tod
Fraincars -
quine
-
-5
prit' plug
B
"bu
dhiceremnents sa
i. Ji
La paix, le calme LSO E Partde cesalutaire Hmiboks
et le bonheur
rtogaut
aniyerel.y
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La paix, le calme LSO E Partde cesalutaire Hmiboks
et le bonheur
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10)
TE
présidoient. (A) Si, un climat trop bralant, $
rendoit aux Européens qui débarquoient sur
4. I d'abord (E
incommode,
ses bords, son sejour
erquelquefois périllénx.anelqpex précautions,
faciles à prendre, une conduite régléc suffisoient
le mettre à l'abri de çes dangers 5
pour
riante,
un acéueil'sans eataple.useperipéene
pouvoit.d'up
l'en delemagimtleygngest 1
- 1O1OU 95)
N
al "1352 49 : SATTT
nuit
licax y 95
fromt-setein.). D:NO: 5599
SD S)
ounelet
parcourir,
les plus habités , comme les déserts,des plus
lointains, les montagnes etles forêts les plus
sombres. La défiance en étoit bannie. Le PrOentonré d'hommes 07
qui nt lui Etoient suprieraire bordonnés, pouvoit, ainsi que ces hommes enx
mémossise livretavecunes sécurité campletie(ot
smnatingsinadeecablaned desmoyens desubsnuanaparkrindresiaed douceurs dusommeibviquin'étoit interrompn que par.lesjouissances duns senémentplus vif soûs cette zone
Massewemmienrened du monde.
L'hosEhommen'y commarjamoisiascesine)
(A)L'oxpirienees na démontré' que: tous les liommes
atteindreau même dégré de bonheur ou an
ae peuvent
d'un homme; de bome
moius, daisance;mais: de auxyenx, où l'aisance et le bonleur
foi 2 il n'est point pays
sur toutes les
fussent plus généralement répandus :3
xup
elasses que - dans les Colonies.
monde.
L'hosEhommen'y commarjamoisiascesine)
(A)L'oxpirienees na démontré' que: tous les liommes
atteindreau même dégré de bonheur ou an
ae peuvent
d'un homme; de bome
moius, daisance;mais: de auxyenx, où l'aisance et le bonleur
foi 2 il n'est point pays
sur toutes les
fussent plus généralement répandus :3
xup
elasses que - dans les Colonies. --- Page 17 ---
(:14,)
pitalité la plus universelle, la
plus désinteresnés.y formoit plus loyale, la
de la société,
la principale base
Touthomme, fat-il
dépourvu de mnoyens
enticrement
également parcoutirle pécuniaires 3 P9uvoit
a agréable, et régler d'avance territoire d'une manière
jours; de ses
les lieux deses sénaliers; l'azile repas.ct.de et le diner ses dedbwyetensjost
offerts avec aménité.
de famille lui Étoient
ewisgencer qui scule. Q! douceur d'une telle
dw pays natal,
popvoit balancer l'attrait
pour des
erlgieditans, des
Français, ne
plaisirnqui,
leur. patrie !
se.trouvent que dans
Ie PIemicr Hospitalité ! fu mérjas
Telle étoit rang. parmi les: vertus. (B) fogjours
la.
Brinçipes de l'immense situation, 2; telles; étoient les
d'un pays calomnié
majorite des habitans
de son bonhens, par dçs homme.jplous
doute, puisqu'en. Gkintéressés effer,
à 591 perte, :sans.
grand détriment de la ils T'ont Opéréc au
o
cessjour heurenx à métropole. Mais, dans.
tple d'egards,
Rayerent, 5D
comme ailleurss Jeur les hommés
tribut.de foitoutes (B) Vous tous, , Colons, dé
les couleurs
toutes les classes et de
séjour 2 Qui dei vous, wileasiatscevonst à ce tableau: là votre ancien
défendre de verser des larmes, iidele, pourra se
regrets ?
d'amertamest de:
cessjour heurenx à métropole. Mais, dans.
tple d'egards,
Rayerent, 5D
comme ailleurss Jeur les hommés
tribut.de foitoutes (B) Vous tous, , Colons, dé
les couleurs
toutes les classes et de
séjour 2 Qui dei vous, wileasiatscevonst à ce tableau: là votre ancien
défendre de verser des larmes, iidele, pourra se
regrets ?
d'amertamest de: --- Page 18 ---
(1a)
blessé Thumanite; comme aillenrs, les abus.
introduisirent: le gouvernement *
2291 et les cis'y
toyens 1 eurent des torts.et'l le climat ajouta a
1070A1 50
Tiagsb
la Volence des passions.
D Trois sortes d'hommes habitoient ccs con33 zipati
0D1
1012 15 J1 aldeavgs
trées.
nos d
Des hommes blancs, on des Europeens ;
, nos vrais n frères, nos amis, nos
compatriotes
nos a mceurs n 211 : ct
parens; nes parmi nous, 9 ayant
Tatrittde
nos habitudes", se' MVAantes 2 par
CS
FéRemple 5 1 à ceite ambition souvent reebnde
f de TaetiVire
en exces, mais source constante :
qui opere le bonheur commun lorsquélle
delavartce: CesblsiAce
n'est pas accompagnée
tant catonhnies' étoient, tor sans comganansaa-hes 2
en aie
Hommes les plus' actifs, 2 'et" quoiqu'on se rb
D4 Bigtold
ditp' les'plus genéreux.
an
*Da"Kimnes noirs sortant d"Afrique
boi, amis des biané2
caractère genévalement
CY
faciles a divimais essentiellement jdreiseutr
fonl eiy
et sur-tout, no u9' vers 1e mat?
ger én tous sens,
- Des'H howaniese 10
ents-lionanra ant'de ces daets
classes,. ct s0 connus oto sous, To! le-nom 3,
premieres, d'hommes,de Jic
couleur. Même avans,pos troubles,
je les: 11 regardois. C comme bien I plus disposés:
aux ivices quiaux vertusi, set commeicapables
la population coloniale.
seuls, d'empoisonner --- Page 19 ---
(13)
Jc les plaignois d'avoir hérité
presque d'ancune
des défauts et
leurs ascendans. des qualités morales de
Là se bornoit le
quej'en avois porté. Persuadé
jugement
les autres
que, comme
hommes, ils avoient
de
nature des traits indélébiles,
reçu
la
les voir si maltraités
je gémissois de
sentois pas le
par elle, et je ne me
courage de les haîr. Une
cruelle expérience m'a appris
trop
voir en eux que des êtres depuis, à ne plus
par la digue des lois, mais pervers, contenus
mêmes et au torrent
qui, livrés à euxdans leur sein,
des vices encore cachés
etles
sembloient nés pour le meurtre
des différentes dévastations, et pourêtre entre les mains
les
factions qui s'en sont servies,
instrumens exécrables
couverte de forfaits la
par lesquels s'est
leur a donné le
malhenreuse terre qui
dont ils
jour. Puisse. l'effet des
ont accablé les
maux
leur tour ils
antres, et ceux qu'à
éprouvent, les ramener
sentier de la vertu et de
dans le
nos épouvantables
l'humanité. Puissent
tir à tous la
calamités nous faire sennécessité d'un
sincère et durable.
rapprochement
couverte de forfaits la
par lesquels s'est
leur a donné le
malhenreuse terre qui
dont ils
jour. Puisse. l'effet des
ont accablé les
maux
leur tour ils
antres, et ceux qu'à
éprouvent, les ramener
sentier de la vertu et de
dans le
nos épouvantables
l'humanité. Puissent
tir à tous la
calamités nous faire sennécessité d'un
sincère et durable.
rapprochement --- Page 20 --- --- Page 21 ---
(i15
CE QUESTDEYENU
Précis de la révolution PAIRTRONIKGE
. lonie.
de celle
Moyens de juger
malheurensc Cohabitans et Latrocilé chacune des classes de ses
contre les Colons
des persécutions dirigées
Eurapéens.
Personne plus
à même de
que moi,
la révolntion présenter une histoire peat-être.néioit
de St.
exacte de
depuis 1788, qu'elle -Domingue, au moins
jusqu'en 1792
sembla
que je
s'annoticer,
dévasté
quittai ce
pour passer en France. séjour déjà
respondans respectables
Lcs cornégociant, ne
que J'avois comme
sur les détails m'ayant rien laissé à
et la vérité des
desirer
suryenoient dans les
événemens qui
pas, il ne me restoit quartiers quejen'habitols
exacte de ceux qui, qu'à prendre une note
yeux,.ctje em'enétoiso se passoient sons mes
m'a forcé à me
occupé. Mais lap prudence
qui pouvoient, dépouiller de ces
dans
matériaux
et d'injustices,
des tems d'agitations
il ne m'est resté compromettre mes amis, et
de ce tableau
qae les traits
snflisants
gravé dans ma' mémoire, principaux
toutes fois pour me faire
mais
éprouver --- Page 22 ---
((3x6))
d'horsouvent drhemkaineiasebasaual
reur et d'indignation.
Aur reste C: 1 quelque intéressante que puisse
être T'histoire détaillée de la.révolution de, ce
malheurenx pays,, quelque digue qu'elle soit
d'exercer la plume, éloquente de nos, - meilleurs écrivains, elle n'cst pas essentielle au
but que je me propose. Elle se réduit aprés
tout, à une suite d'événémens' plus' ou moins
horribles, provoqués tour-à-tour parles factions en'a apparence les plus opposées maisqui
semblent avoir été constamment dirigées par
une intention uniforme de dévastation, sans
qu'à travers la complication de tant de faits',
de
source a découlé
on puisse distinguer quelle
la plus forte' partie de ce' déluge dé forfaits
,
et demaux.
Telle est l'idée générale que peut se former
de tous ces événemens, un esprit droit et
intégre, qui a été à portée de juger par
lui-même, qui avoit de la colonie une connoissance approffondic sous touslesrapports,
qui n'a pas à sa charge un seul"trait qui
mérite'la désapprobation d'aucun - des" 'partis
revenus de leurs erreurs., et qui enfin 4rosa 1:
blâmer hauterhent ct dans tous, les, tems
tous les excès, quelque oTussent les partis
ou
prit droit et
intégre, qui a été à portée de juger par
lui-même, qui avoit de la colonie une connoissance approffondic sous touslesrapports,
qui n'a pas à sa charge un seul"trait qui
mérite'la désapprobation d'aucun - des" 'partis
revenus de leurs erreurs., et qui enfin 4rosa 1:
blâmer hauterhent ct dans tous, les, tems
tous les excès, quelque oTussent les partis
ou --- Page 23 ---
(17 )
ou. Jes individus
d'aprés
qui se les sont permis. Cjest
cette profession de foi
tracer le tablean
que je vais
Avant
gradué de nos malheurs.,
pelloit notre révolution, ce que l'on
le despotisme du
apfait sentir à
gouvernement s'étoit
SL-Domingue
et lcs. habitans n'eurent
plus qu'ailleurs,
conçevoir
pas la sagesse de
que leurtranquillité ct- leurs
en dépendoient.
fortuncs
L'intendant Barbé-Marbois,
administrateur, le dernier
très excellent
doute. que jamais
ct le meilleur sans
St.-Domingue ait
néanmoins, la séverité ct même
eu,poussa
Tarbitraire. à un tel point,
: quelques fois
du mécontentement
qu'il irrita le germe
peut être
général (1) et contribua
déterminer beaucoup. et 3 contre son vceu, à
tion de
la précipitation de cette députas
S-Domingue: r aux
qui Màt presque aussi illégale états-généraux,
yeux, celle qui siége
que l'est àmes
tous.les
actuellement, et contre
principes; dans le
Dès cette,
corps législatif,
-
époque les amis des
soi-disant tels, eurent des
noirs, ou
S.-Domingaes
agens secrets à
barqués dans lai plusieurs d'entre eux dés
vouloir
colonic et feignant de.ne
sly employer qu'à
placèrent sur des habitations lagriculture, s'y
dont ils préB --- Page 24 ---
(18 )
la fuine. L'orcille des nègres leur
paroient
ils- semèrent les germes de la
étoit ouverte, y
sédition la plus dévastatrice. (2)
Tout prouve en même tems que T'Anglecherchant dès-lors à profiter des mouterre
en France, ct non
vemens qui s'opéroient
mais aussi
sculement à y créer des divisions,
des créatures dans les parties des
àse faire
de tomber
possessions françaises susceptibles
d'être
facilement en son pouvoir ou
le plus
détruites, trouva dans
le plus facilement
une
de St.-I Domingue
quelques - individus
cherchoit, (3) ct
partie des traîtres qu'elle
avoit
dans lisle comme ceux qu'elle
ses agens
contribuérent à faire pleuvoir
en France,
nuéc de créatures qui
dans la colonic une
désordre.
devoient contribuer à y porter le
S'il est permis de juger sur des probabilités
des apparences les plus frappantes,
appuyées douteux que tous les principaux
il n'est pas
maltraités en France par
corps et personnages
la perte des COla révolution, convaincus que
des
lonics devoit opérer celle du commerce,
manufactures et de la marine ; que le désceula misère et le méconvrement des ouvriers,
tentement général 7 qui s'ensuivroient, pronécessairement un: soulévement,
duiroient
is de juger sur des probabilités
des apparences les plus frappantes,
appuyées douteux que tous les principaux
il n'est pas
maltraités en France par
corps et personnages
la perte des COla révolution, convaincus que
des
lonics devoit opérer celle du commerce,
manufactures et de la marine ; que le désceula misère et le méconvrement des ouvriers,
tentement général 7 qui s'ensuivroient, pronécessairement un: soulévement,
duiroient --- Page 25 ---
des divisions
(19)
et une guerre
Cc moyen infaillible
civile 1 crurent
révolation,
pour amener une
ou tout au moins
contrel'entrée du territoire
pour faciliter
étrangères. (4)
français à des armées
Ainsi, les révolutiomaires
lutiornaires de tout
et les contre-révogenre
concert a révolutionner travaillérent comme de.
Rien n'étoit plus aisé SL.-Demingue.
la colonie en réussissant que de bouleverser
celui de diviser
dans un seul
les blancs
point:
cc point étoit
ent'eux; mais
n'ayant rien à craindre indispensable, les blancs
si ils fussent demeurés des autres couleurs,
en général
anis, et se
plus ou moins
trouvant
ordre, auroient suffi
intéressés au bon
(5) Aussi, à l'aide seals pour le maintenir.
de
d'opinion - qui s'élevérent quelques différences
moyens les plus adroits furent parmi eux, les
rompre tout-à-f fait leur bonne employés pour
D'un veeu à peu près
intelligence.
près parles mêmes
unanime, et à peu
pourlinstallation des moyens ethployés en France
Aedneunegelasitonutmes nouvelles autorités, sauf
fat formée à
assembléccoloniale
furent
St.-Marc, des
dans toutes les
municipalités le
(A)
paroisses, (A) et il
Commeneeiment de P'année
1790.
B 2 --- Page 26 ---
(20)
s'y glissa par la cabale et l'intrigue non-seulement quelques têtes exhaltées, mais quelques
hommes perfides vendus à des partis et qui
cédèrent à leur. propre ambition, ou à linfluence de leurs intérêts particuliers quels
qu'ils fussent. Les mocurs de ces hommes
étoient connues de ceux des habitans de l'isle
qui par leur situation , leur expérience ét
léurs relations, étoient le plus a même de
les juger, et la défiance entra dans le cceur
de cette portion considérable de colons qui
avoient plus à perdre que d'autres et tout
à craindre de ces esprits turbulens. A cette
défiance succéda la désepprobation et la révolte
vit les hommes les plus
formelle 2 lorsqu'on
soupçonnés, posséder la plus grande prépondérance et amener à des délibérations et à des
actes qui parurent lendre à la trahison ou à
0o1
Pindépendance. (6)
En improuvant l'assemblée coloniale et en
se réunissant pour la' dissoudre, il falloit,
pour éviter une subversion totale.recomnoite
cependant quelque autorité. Cette partic des
citoyens, sans/contredit la plus éclairée, la
plus sage et la plus attachée à la France par
ses intérêts, crut prudent ct bien plus convenable de laisser peradivememtf-eitsudion
la trahison ou à
0o1
Pindépendance. (6)
En improuvant l'assemblée coloniale et en
se réunissant pour la' dissoudre, il falloit,
pour éviter une subversion totale.recomnoite
cependant quelque autorité. Cette partic des
citoyens, sans/contredit la plus éclairée, la
plus sage et la plus attachée à la France par
ses intérêts, crut prudent ct bien plus convenable de laisser peradivememtf-eitsudion --- Page 27 ---
(21)
de T'administration
chefs
coloniale aux anciens
et employés du gouvernement.
ci saisirent avec avidité
Ceux-.
cet incident, encouragérent cette confance
qui
par une conduite
peut-être ne fàt patriotique qu'en
rence, firent
appacolons
corps avec cette partic des
et surent se l'attacher
au besoin.
pour en profitér
Mais d'un autre côté, une foule de blancs
qui comme les autres avoient donné
voeu pour la formation de
leur
l'assemblée coloniale,sans être pour la plupart aussi
d'apprécier quelques
capables
duite,
hommes, et leur conet de pénétrer leurs
voulut connoître
intentions, ne
Les
que l'exécution de ce veeu.
nouvelles de France manifestoient
la
puissance et la confiance dont
sembléc nationale,
jouissoit l'asles perfidies
ou réelles des chefs du
prétendues
le
gouvernement d'alors,
renversement mérité ou non des autorités
anciennes; (7) ils durent êlre induits à
parerlassemblée coloniale à Passemblée
comles hommes du
nalionale,
gouvernement à St.-
aux hommes du
Domingue
tinrent
gosvernement en France : ils
pour Lassemblée.
Voila donc deux partis bien
noncés et irrités Lun
fortement procontre Taure et sculement
B 3 --- Page 28 ---
- 1e 42)
parce qu'ils avoient pour but winique et mutucl
de conserver la colonie d la France .
Voila des Français qui courent à leur perte, qui
sacrifent leur tranquillité, leurs liaisons d'amitié
et de famillé, leur bonheur, leur existence, au
seuli intérêt d'une patrie adorable pour eux!(A
et ce sont CCS hommes que l'on a accusé, et que
Ton s'obstine à présenter en masse- comme des
perfides, et sur lesquels les assemblées nationales
successives que Pon est parvenu à égarer n'ont
d'intérêt et de
pas encore jetté 209 regard
le Directoire
jutice e Et c'est contr'eux que
égaré lui- même par la
exécutif toujours
perfidie et la passion de quelques hommes,
sollicite la loi la plus terrible, pire à mes
la peine de mort, et la fait exéyeux que
ct arbitrairement par
cuter provisoirement
à St.-Domingue!
ct ces
ses délégués
délégués sont les mêmes homunes, qui
Français à fair en
forcérent ces malhenreux
leur domicile pour SC soustraire a la
masse
mort qu'ils leur préparoient ! (8
C'est alors que les chefs du gouvernement
de
d'une part, les mcmbres prépondérants
l'assemblée d'une autre, les faux philantropes
Calomniateurs! attenuez ces faits s'il vous
(A)
est possible !
ue!
ct ces
ses délégués
délégués sont les mêmes homunes, qui
Français à fair en
forcérent ces malhenreux
leur domicile pour SC soustraire a la
masse
mort qu'ils leur préparoient ! (8
C'est alors que les chefs du gouvernement
de
d'une part, les mcmbres prépondérants
l'assemblée d'une autre, les faux philantropes
Calomniateurs! attenuez ces faits s'il vous
(A)
est possible ! --- Page 29 ---
(23)
et toutes lcs factions destructives,
zélées
tectrices de cettc rivale éternelle
prode la: France,
crurent que c'étoit le moment de
blancs aux prises entr'eux
mettre les
mêmes. Hélas! ils
Parvinrent. La nuit du 29 au 30 juillet
y
eut lieu, le sang cimenta la discorde, 1790.(9)
les haines
rendit
implacables, et cette colonie fut
perdue ! Elle, qui ne pouvoit
tranquillité et sa splendeur,
conserver sa
que par la boune
intelligence des Européens,
clination des
opposée à l'inautres castes pour le désordre...
De-la ces dénominations
injurieuses de partià
parti, d'individu à individu; ces accusations réciproques; de-la l'altération Ou
.tous les faits dans les différents l'exagération de
lontaires ou officiels,
rapports voet l'inpénétrabilité des
machinations les plus abominables
existé,
qui aient
Dès ce. tems 9 la France
négligea SaintDomingue , abandonna les partis à
mêmes, mainlint leurs
euxprétentions
par des décrets successifs et
respectives
loires,
toujours contradic-
(io) ne les appuya jamais de forces
protectrices, ou n'y envoya quelques foibles
détachemens que pour concourir à sa
au moyen des hommes fourbes
ruine,
dirigeoient,
ou qui lcs
ou qui les debauchoient, - et qui,
B 4. --- Page 30 ---
(24)
d'avance, avoient combiné la perte et des
soldats, et des Colons.; et des Colonies. Ils
ont en effet perdu les uns et les autres.
Au moins 2 jusqu'ici, des hommes seuls
s'entrechoquent; loin d'eax l'affreuse idée de
leur ressentiment sur des propriétés inporter
nocentes.M Maisbientôtun dangerplosimmineht
vintfrappertousles esprits. Les deux partisirrités semblèrent un instant vouloir se réunir
la défense de l'intérêt commun. Vains
pour
efforts ! La haine, sentiment horrible et d'auqu'ils le connurent pour la
tan't plus violent,
fois, venoit d'élever entr'eux ane
première
barrière insurmontable. Les hommes de coule gouvernement ancien avoit su se
leur, que
ménager, déjà méchans par caractère, et stimulés
des lettres attribuées à Brissot et à
par
Grégoire, jouant en même-tems tous les parà leur tour de toutes les intis et se servant
trigues, profitèrent de cet instantde division,
de foiblesse des blancs, ,
'et conséquemment
rassembler secrettement et en armes
pour se
ensuite
dansdes quartiers éloignés, ct paroitre
la torche d'une main etle poignard de l'autre,
àvec dés réclamations bien plus étendues que
à l'assemblée natiocelles qu'ils présentoient
nale. La majeure partie des blancs y résista.
les intis et se servant
trigues, profitèrent de cet instantde division,
de foiblesse des blancs, ,
'et conséquemment
rassembler secrettement et en armes
pour se
ensuite
dansdes quartiers éloignés, ct paroitre
la torche d'une main etle poignard de l'autre,
àvec dés réclamations bien plus étendues que
à l'assemblée natiocelles qu'ils présentoient
nale. La majeure partie des blancs y résista. --- Page 31 ---
(25 )
La nécessité, pour ne pas tomber dans la
cracileanarchie, de maintenirleslois
plus
existantes
jusqu'à ce que l'assemblée nationale
donnât enfin de fixes.et
leur en
crainte d'une
de positives ; la
subversion totale dont
de cette insurrection faisoit
l'exemple
sentir le danger,
d'autant plus prestrainoient
que déjà les mulatres endans leur soulevement
de noirs attachés
beancoup
aux habinations ; (11) l'cspoir même de voir rapporter des
regardoient
lois, 9 qu'ils
comme surprises au sénat de
France, et
incompatibles avec la
des Colonies; toutdéfendoit
prospérité
péens d'en recevoir
aux Colons Euro.
caprice
une qui étoit dictée par le
d'unep poignée d'incendiaires,
actifs de la ruine de la
,agens trèsFrance.ouveriement
protégés, et protecteurs alors des
des employés de l'ancien
chefs et
En effet, ils portèrent gouvernement.
bien
avec une attention
marquée leurs premiers massacres
ceux qui s'étoient le plus
sur
manifestement
noncés pour la révolution
prodes ouvriers,
française, La classe
des petits habitans ou
blancs, ainsiqu'ils les
petits
ment'détruite
appeloient, fut entièredans les quartiers qui
en leur pouvoir. Non - seulement tombérent
gnéren: d'abord les
ils éparpersornes attachées par --- Page 32 ---
(26)
état à l'ancien ordre de choses ; mais dans
certaincs parties ils en avoient à leur tête. (4)
Cette politiqueleur étoitnécessaire pour maintenir la division parmi les blancs, qui n'auroient pas manqué de se réunir enfin, s'ils se
fussent crus tous également menacés. Dans
la suite, et lorsque les blancs furent assez
affoiblis 1 les hommes de couleur. ne firent
plus de choix, et portérent indistinctemnent
par-tout le ravage et la. mort.
Ainsi, Grégoire, Brissot et quelques autres,
d'une part; (1e) de l'autre, tous ceux qui
étoient en relations avec l'ancien
gouvernenement, et qui vouloient le protéger; les
Anglais et toutes les factions qui secondoient
leurs vues, ont également contribué au même,
résultat : à accabler notre Colonie de CC tor-
'rent de crimes et d'horreurs, qui, doit à jamais
distinguer les hommes de couleur de. St.-Domingue,(13)de tous les dévastatcurs quijamais
se sont signalés dans toutes les révolutions du
monde; à ruiner la France dans ses Colonies,
dans son commerce, 2 dans ses mannfactures,
dans toutes les sources de sa prospérité; à donner essentiellement à cette fière Albion la pré-
(A) Les Kernscoff et autres.
CC tor-
'rent de crimes et d'horreurs, qui, doit à jamais
distinguer les hommes de couleur de. St.-Domingue,(13)de tous les dévastatcurs quijamais
se sont signalés dans toutes les révolutions du
monde; à ruiner la France dans ses Colonies,
dans son commerce, 2 dans ses mannfactures,
dans toutes les sources de sa prospérité; à donner essentiellement à cette fière Albion la pré-
(A) Les Kernscoff et autres. --- Page 33 ---
(7)
pondérance sur les mers et la faculté de nous
interdire jusqu'à la sortie de nos'
4 Ces hommes de couleur
ports. (14)
aussi laches
troces osérent-ils
qu'ajamais se mesurer avec les
colons européens suivant les lois ordinaires
de la guerre? L'approche d'une armée
blancs même inféricure à leurs
de
forces, fut
toujours le signal de leur fuite ; un incendic
universel la proclamoit à tous les
ils ne manquoient
yeux : car
jainais de ravager les lieux
qu'ils étoient forcés de
quitter ; et si les
oreilles, 0 etle coeur des colons n'étoient
même instant
pas au
frappés des cris lamentables
des victimes que les mulatres assassinoient
toutes parts,c'eatqu'ils
de
avoient soin d'observer
toujours une distance qui servoit à
lcur crimes !.
protéger
Attaquoient-ils? ils
en avant de leurs rangs des milliers de jettoient
malheureux noirs la plupart sans armes,
pour leur servir de
comme
les
remparts, et restoient
paisibles spectateurs du combat et de ses
résultats affreux. (15) Se répandant ensuite
parbandes dans les campagnes, ils immoloient
sans danger dans leur lâche férocité, les
malheureux blancs épars sur les habitations,
ct occupés paisiblement à leurs travaux. Leur --- Page 34 ---
(28)
seule étude étoit d'inventer chaque jour
quelques tortures nouvelles : (16). tantôt,
pour varier leurs récréations sanguinaires,
ils épuisoient les cruautés sur de. jeunes
femmes quelquefois enccintes, ,les éyentroient,
les fruits de leurs
jettoient aux pourceaux
chastes amours, (17) et couronnoient leur
infernale par l'assassinat des malheuceuvre
s'ils étoient en leur pouvoir;
reux époux,
de suite les blancs
tantôt,négligeant d'égorger
trouvoient épars, ils les entassoient
qu'ils les
ou ailleurs et les fusilloient
dans
prisons
en masse. (18)
Les blancs ne suffisoient pas pour assouvir
Ils sc
sur les attelliers
ces tigres.
précipitoient
à les
tranquilles des noirs, les forçoient
suivre et à les imiter; ct les têtes de ceux qui
résistoient ou qui hésitoient tomboient sous
criminels; aussi il est avéré que
leurs glaives
la révolte des noirs et leurs excès, n'ont pas
moins été le fruit de la. crainte que celui de
la séduction.
Q'est ainsi et par ces seuls moyens qu'ils
la colonie. Que dis-je? Tour-àont dépeuplé
dc toutes les
tour agens de tous les partis,
fureurs, de l'anglomanie, de la superstition
qui
résistoient ou qui hésitoient tomboient sous
criminels; aussi il est avéré que
leurs glaives
la révolte des noirs et leurs excès, n'ont pas
moins été le fruit de la. crainte que celui de
la séduction.
Q'est ainsi et par ces seuls moyens qu'ils
la colonie. Que dis-je? Tour-àont dépeuplé
dc toutes les
tour agens de tous les partis,
fureurs, de l'anglomanie, de la superstition --- Page 35 ---
(99)
même; (19) toujours
de la fourberie ils
couverts du masque
et-sc 1 détruire
ont fini par se trahir
les uns'les autres.
(20)
TI-ne manquoit
des maux de notre pour combler ia mesure
infortunés
malhetreuse Isle et de nos
lcs commissaires compatriotes , que d'y envoyer
thonax. Ces deux nationaux Polverel et Sontous les: principés délégués, revêtus contre
pouvoirs illimités moraux et politiqués, de
n'avoient nulle pour un pays sur lequel ils
connoissance,
préventions et des vues
beaucoup de
quel - ils ont été eux' particulières; dans lemêmes des
fourberie, dc térreur' ct? de
agens de
on ne sauroit douter
cruauté ct dont
la
qu'ils" n'eussent
perte; pour un pays situé
conjuré
à 15u01 licnes des
au-delà des mers,
autorités
crimesdans un tem's
répressives du.
elles-mèmes
dailleurs, où ces autorités
faction criminelle évoientcourbées sous lejoug d'une
cérent la
: ces délégués, dis-je,
plus grande masse
plales mains'des
des pouvoirs dans
pcindre, reveillerentia Cannibales que je viens de dé- C
discorde
ravages sembloits'etre
quifatiguée de
guerre civile,
appaiséc, ranimérentia
qui-tels
pillérent et incendièrent les lieux
que la ville du Cap,
intacts encore,
(21) riches et
pouvoient faire refleurir la --- Page 36 ---
(30)
colonie; emprisonnérent ou déportèrent euxmêmes l'immense majorité des blancs dont ils
proscrivirent en quelque sorte la couleur,
et forcérent, par tous les genres d'exaction,les
plus courageux et les plus constants des européens à renonçer au dernier rayon d'espoir,et
àabandonner) leurs foyers dévastés transformés
en repaires de brigands. -
Legislateurs ! ce sont ces êtres en faveur
de qui toute la nature s'interesse et réclame,
ees - restes éplorés et: dispersés de familles
autrefois réunies et puissamment utiles à ia
France par leur étonnante activité et leur
industrie, ce sont'ces Français proscrits sans
distinction de sexe,ni d'age,, errants de toutes
parts , trainant aprés eux leur misère, condar
mnés à des gemissemens éternels, poursuivis
jusqu'au-delà des bornes connucs du malheur;
ce.sont eux, à qui des hommes, implacables
ennemis de la France et de sa prospérités/prétendent faire un srime,d'avoir,en échappant
à la mort comme par miracle et cn se réfugiant
sur une terre amie et hospitalière, cédé à
ce sentiment impéricux de la nature. : au,soin
de leur conservation
Barbarcs! falloitil donc encore tendre la gorge à nos bourreaux ?
jusqu'au-delà des bornes connucs du malheur;
ce.sont eux, à qui des hommes, implacables
ennemis de la France et de sa prospérités/prétendent faire un srime,d'avoir,en échappant
à la mort comme par miracle et cn se réfugiant
sur une terre amie et hospitalière, cédé à
ce sentiment impéricux de la nature. : au,soin
de leur conservation
Barbarcs! falloitil donc encore tendre la gorge à nos bourreaux ? --- Page 37 ---
(31)
Le Directoire lui - même
indignement trompé; semble constamment et
fisc avide convoite
annoncer que le
encore le sol nud et
que je viens
ravagé
En
d'exposer aux regards du lecteur.
voulant assimiler aux
blancs
émigrés les colons
réfugiés en Amérique, il semble
aux malheureux
envier
dontje défends Ja juste
jusqu'à la
cause,
consolation de déplorer leurs
sur Ia tombe de leurs
maux
de leurs.
amis, de leurs pères,
épouses, de leurs enfans chéris !..
Mais non : l'intrigue aura
tenu cette longue et cruelle vainement souvérité et la
lutte contre la
justice. Le' gouvernement
noîtraleserreurs oûl'ont entraîné
reconperfides. Plus
des hommcs
sage, plus éclairé sur un
que son éloignement rend si difficile pays
noitre et à juger, il se
à convrais Français
convaincra que de
sculs 9 attachés à la mère
par toutes sortes de liens,
patrie
server à la France ses
pourront concolonies, et
encore une fois ces contréés
féconder
santes. (22) Les colons
jadis si floriscuropéens
enfinàla suite d'une
tronveront
ane
proscription sans exemple,
protection moins utile
que pour les habitations pour eux-mêmes
et sous les auspices d'un qu'ils 1éclament;
ficateur l'humanité
gouvernement paciscra vengée sans réactions --- Page 38 ---
(32)
sanglantes : et. par la seule force - desy lois la
perversité sera désarmée, l'inuigue enchainée
et la prospérité rendue à la plus brillante
colonie du nouveau monde.. Nota. Présumantque) la cause particnlière des Colons
accusés, et les moyens de réparer les maux de : St.-
Domingue seront deux objets traités séparément par -
le Corps législatif, j'en ai également formé denx parties. Le lçctcur vient de voir lc mal dans la premiere;
il trouvera le remède dans las scconde qui paroitra
incessamment.
fog
DUR
5103 L
o0
231msa
D
clArim
SaS
otslas
- 1 -
que) la cause particnlière des Colons
accusés, et les moyens de réparer les maux de : St.-
Domingue seront deux objets traités séparément par -
le Corps législatif, j'en ai également formé denx parties. Le lçctcur vient de voir lc mal dans la premiere;
il trouvera le remède dans las scconde qui paroitra
incessamment.
fog
DUR
5103 L
o0
231msa
D
clArim
SaS
otslas
- 1 - --- Page 39 ---
((33 1 -
0 T 2 E S.
bien
toInmm
que j'aye ici
un vernis défavorable
l'intention de jetter
sur le citoyen Marbois
respecte comme un homme de
que je
L/excès du zèle conduit
probité et de mérite,
je suis bien
quelquefois à des errenrs, et
convaincu que celles en petit
I
peuvent lui être
nombre, qui
Je voudrois voir imputées n'ont pas eu d'autres causes.
Colonies
le département de la marine et des
dans,ses mains etj'en
succès. Mais
espérerois le plus grand
je ne puis m'empécher de le
lorsque, > plus capable que personne de
blâmer,
térêt de nos Colonies et du
deffendre linlcs fautes dans
commerce national contre
le
lesquelles on ne cesse de faire tomber
gouvernement, il garde un silence
presque appeler conpable.
que j'oserois
[2]1y y a des hommes qui sont
que ce motifles avoitconduits convenus avec moi
à
trahissoient ainsi les Colons dont St.-Domingne,etg ils
qui
Ia confiance.
avoient recherché
I [3]Eh ! quel fat le pays assez
renfermer que des hommes
heureux, , pour ne
Colonies sont-ils
droits. Les Français des
plus coupables parce
ont été portés à leur comble et
que leur maux
agitateurs
qu'en outre de
qu'ils avoient parmi eux la
quelques
pris soin de leur en vomir
> métropole a
[4] On sait
un grand nombre d'autres! !
que toutes les
des nègres ,à
premières insurrections
le drapeau St-Domingue, ont eu pour enseigne
blanc; et pour, devise : Vive le Roi.
C
droits. Les Français des
plus coupables parce
ont été portés à leur comble et
que leur maux
agitateurs
qu'en outre de
qu'ils avoient parmi eux la
quelques
pris soin de leur en vomir
> métropole a
[4] On sait
un grand nombre d'autres! !
que toutes les
des nègres ,à
premières insurrections
le drapeau St-Domingue, ont eu pour enseigne
blanc; et pour, devise : Vive le Roi.
C --- Page 40 ---
(34)
Jèrémie a été la seule paroisse oû les blancs ne
[51
divisés. En vain les hommes de couleur
se soient pas
rassemblés en masse
se sont-ils, à plusieurs reprises, >
été constamet ont-ils marché contre elle; ils ont
défaits, et cette paroisse a conservé ses citoyens
ment
le fer et la flamme enssent bientôt
etses propriétés,que n'eit échoné dans' ses tentadétruits, si Sonthonax
L,
tives.
la conduite des FranJe ne prétendrai pas juger
dans les lieux
çais qui habitent à St.-Domingue,
leur ont
les Anglais, et qui,si lon vent,
qu'oceupent J'observe seulement que ces Français. , en
été livrés.
de commun avec ceux en petit
général, n'ont rien
ridicule traité avec le
nombré qui ont été faire ce
de l'isle
Britannique, pour) la reddition
gouvernement
mais j'affirmerai que cette
ou de certaines places; ;
des habitans de ces
immense et innocente iiajorité
et la
qu'entre lesravages
quartiers ne pouvoit opter forcés de tenir. On concevra
conduite qu'ils ont été
n'ont fait presque aufacilement que si les lieux qui
été
résistance contre lés incendiaires ont
prescune
détruits, les lieux et les habitans
que entièrement
une résistance opiqui avoient excité leur rage par enfin de succomniâtre de plusieurs années > incnacés
et sur
ber,ne pouvoient espérer aucun ménagement;
laisse à Thomme juste et impartial
cette assertion , je
à prononcer.
Colons blancs ont été dans
Mais, si les malhenrenx
affreuse nécessité
endroits réduits à cette
quelques
deux ennemis crucls, pour celui qui le
d'opter entre
les hommes de couleur et les
le leur parut moins;
avoient-ils
noirs si évidemment: protegés de la Francc,
nacés
et sur
ber,ne pouvoient espérer aucun ménagement;
laisse à Thomme juste et impartial
cette assertion , je
à prononcer.
Colons blancs ont été dans
Mais, si les malhenrenx
affreuse nécessité
endroits réduits à cette
quelques
deux ennemis crucls, pour celui qui le
d'opter entre
les hommes de couleur et les
le leur parut moins;
avoient-ils
noirs si évidemment: protegés de la Francc, --- Page 41 ---
de
(35 )
méme, du moirs cenx a
tion
coifre qui cette;
est.applicable; le plus
acensaàstour dévoués-aux
légermotif pour être tourleur-livrer des: quartiers Espagnols et aux Anglais, et pour
duite ine prouve-telle les plus intacts ? Cette coneiractére,l leur indifférence pas que- Finstabilité de leur
peu dor, mettroient à la pour la France, ou un
discrétion de
puissance: A
la
maritime, 9 la
première
Colonies si; la garde leur possession et le sort de nos
104 Aureste,
en étoit confiée ?
là gni n'ont peut-être est-til permis de dire que ceux
dans
reçu. des: Anglais
la: seule viie de
momentanément, que
conserver à la France des
poisteed'unmappert
proCaS. anroient été détruites consilérable,q qui, dans tout autre
tôt mérité sa louange sans rémission, ont pluE6]1 Tout:
que sa réprobation.
part.de
prouve que cette seule
ce, parti des blancs
crainte de la
contre, Tassemblée
produisit. le soulèvement
nior qui futy
coloniale séante à St-Mare, opiwilles maritimes vigourensement de
soutenue par toutes les
France.
wti7 : Si quelquefois je.
marguent le donte, sur les me.sers d'expressious qui
n'ajamais pu mne fournir choses dont mon jugement
tant: : plus croire. aux la.certitude, 2. on peut d'ausions :. sont formelles. faits-aur lesquels mes, expresi [8] Il est bien recounu
que Phomme criminel enwers.linoceute, , ne
les cruantés qu'il
pardouna, jamais à sa victine
exerça sur elle.
mis, I plus sa haine et sa
Plus il en a complacables; il n'est donc persécution deviennentimmis des Colons le soient point étopnant que les enneçoit-on que. le
de plus en plas. Mais congouvernement, dont les intentions sont
C2
its-aur lesquels mes, expresi [8] Il est bien recounu
que Phomme criminel enwers.linoceute, , ne
les cruantés qu'il
pardouna, jamais à sa victine
exerça sur elle.
mis, I plus sa haine et sa
Plus il en a complacables; il n'est donc persécution deviennentimmis des Colons le soient point étopnant que les enneçoit-on que. le
de plus en plas. Mais congouvernement, dont les intentions sont
C2 --- Page 42 ---
- 36 )
et que Texpérience a dà instruire 7 puisse enpures, chercher à faire considérer la fuite desi Colons
core
?
Ils. devroient ,
comme une désertion coupable
dit-or; êfre à défendré les Colonies contre lesrennemis
s'én émparent.
Fort bien : mais il ent fallu
quii
malheureux blancs n'eussent pas eurconnoisque ces,
formé
leur race dans
sance du projet bien
d'extirper
il eût fallu
ne leur en
les Colonies ;
que-lexpéricnce
produisit pas la preuve physique etjournalière-a-t-oa
jamais" appris un seul événement de SL.-Domingue
depuis les premiers jusques à cenx qui viennentreni
de frapper nos oreilles ; dont le résnltat n'ait
core
été l'assassinat des blancs ?.
La hacheeriminelle;
constamment aiguisée , ne menace-t-elle pas toujours
la tête des Européens 2.
cunt Dn
SI Mais; dit-on encore : ils devoient passer'en France,
et Quoi! Lorsque
les moyens Jeur en étoientofferts
danis-la
tous les Colons qui sont en France gemissent
plus-' pitoyable misére ! 3 Lorsque des meresivieillies
dans l'aisance se voient forcées de vivve-desrsecolits
d'autrui, si tontes:fois clles en obtiennent! Lorsque
des jeunes filles' destinées à une: éducation' brillante
à
du premier ordre; sont;
et' honnête , une'ifortune"
devennes: toutles unes absentes. de leurs' parens- ou
reti à
livrées à toutes les rigueurs
à-fait orphelines,
ct ide Pabandon
tous les inconvéniens de la panvrété
* soi-même dans un âge tendre et foible; d'autres
de. subir ce sort affreux sous' Jes yeux de
obligées
malheireux qu'elles ! L'orsqu'enfin dans
parens aussi
encore d'être Colon Euro:
cet état déplorable, il sufit
voir le gonvernement déployer perpétuelpéen pour contre soi toutes les mesures et lés accnsations
lcment
ct ide Pabandon
tous les inconvéniens de la panvrété
* soi-même dans un âge tendre et foible; d'autres
de. subir ce sort affreux sous' Jes yeux de
obligées
malheireux qu'elles ! L'orsqu'enfin dans
parens aussi
encore d'être Colon Euro:
cet état déplorable, il sufit
voir le gonvernement déployer perpétuelpéen pour contre soi toutes les mesures et lés accnsations
lcment --- Page 43 ---
( I 37 -
qui peuvent porter le désespoir au comble !
cune démarche en faveur de Ces Coloris n'a Lorsqu'auécoutée, même du Corps
encore été
des
législatif! Vous voulez
pères de familles qu'ancune loi formelle
que,
pelle
ne raprigourensement en France, qui, pour Ia
part ne" potirroient être d'aucune utilité à la
plaqui des secours honnêtes
patrie, 2 à
sont offerts en
pour le tems de leur exil,
Amériquo
leur dernière
exposert les objets de
consolation et s'exposent
à toute Vinsalubrité, la
cux-mèmes,
dités et
malpropreté, les incommosouvent les indécences
parlementaires; où la
communes dans les
plâpart du tems les
sont entassés les uns sur les autres et
individus
mal
pour venir en France trainer la vie
nourris;
tracer, et si la mort les
que je viens de
enfans à la misère
y moissonné, exposer leurs
et à la
prostitution?.
miy
[9lAffaire du comité du Port-au-Prince
succès tourna contre les
dont le
St.-Marc.
partisans de l'assemblée de
Elle donna lieu én partie ensuite à l'embarqnement des 85 membres de cette
les adienx immodérés
assemblée, dont
qu'ils publièrent,
la vengeance de Jeur
provoquèrent
parti contre le'
et le soulèvement et la marche
parti adverse,
de tous les blancs de la
générale et forcée
Fort-au-Prince
province du sud contre le
qu'ils considéroient comme
sous l'ancien
assujetti
despotisme. En même tems
tous les blancs de la
que presque
de
province; du nord et une
ceux' de la province de l'ouest
partie
marché en sens inverse.
auroient volontiérs
Cette même affaire du
colonel Mauduit
29 au 30 juillet valut au
Jors de
Passassinat commis sur sa personne
l'arrivée de la station du 3 mars
1791 , qui
considéroient comme
sous l'ancien
assujetti
despotisme. En même tems
tous les blancs de la
que presque
de
province; du nord et une
ceux' de la province de l'ouest
partie
marché en sens inverse.
auroient volontiérs
Cette même affaire du
colonel Mauduit
29 au 30 juillet valut au
Jors de
Passassinat commis sur sa personne
l'arrivée de la station du 3 mars
1791 , qui --- Page 44 ---
(:38)
désobéir aux décrets nationaax: et
ne parut que pour
le comble de la désorganisation.
pour nous porter
chocs et la plupart des évé-
[10] Les principaux
ont fait de St.-Domingue un vaste pays
nemens, qui
doivent leur
couvert de sang, de cendres et de ruines,
naissance non-seulement aux perfides de tous les genres
qui s'insinuèrent dans la foule , mais principalement
manifeste des décrets des
encore à la contradiction
nationales successives, des 8 mars, 12
assemblées
24 septembre etc. qui, en irritant
octobre, 15 mai;
snccessivement: les partis., les, entretinrent tonjours
respectives; car il faut
chacun dans leurs: prétentions
décret contradictoire à in préobserver que lorsqu'un
foule de lettres
cédent arrivoit à St.-Domingue, une
qu'il avoit été surpris à Tassemblée dans
annonçoient
moment
oà elle étoit peu nombreuse,
un moment
de telle ou telle autre. opinion
daquel les partisans
lerapport de'cette
avoientadroitement profité,maisque
de
et prochain. Alors' 7 l'espèce.
loi étoit immanquable
le parti offensé
résistance. que: faisoit provisoirement
sorte: d'excuse dans ces avis, et dans Pexpeavoit, une
tont-à-fait justifice
rience du passé 4 et se trouvoit
semaines après, undécret contradictoire
Jorsque,pende arrivoit et confirmoit les avis reçus. Telle
au dernier
suivie. Les décrets
ést. Ia marche qui a été constamment
colonial,
qui contrarioient l'ordre et lintérêt
sn-tout
Pintérêt national et
ef dont on pouvoit :espérer que
solliciteroient
celui. des commerçans de la métropole
le rapport: ces décrets, disje,devoient
et obtiendroient
que
rencontrer et ont trouvé en effet plus d'opposition
les autres.
les iniu Cest ainsi. que par la suite les massacres,
Les décrets
ést. Ia marche qui a été constamment
colonial,
qui contrarioient l'ordre et lintérêt
sn-tout
Pintérêt national et
ef dont on pouvoit :espérer que
solliciteroient
celui. des commerçans de la métropole
le rapport: ces décrets, disje,devoient
et obtiendroient
que
rencontrer et ont trouvé en effet plus d'opposition
les autres.
les iniu Cest ainsi. que par la suite les massacres, --- Page 45 ---
( 39 - )
cendics et le pillage de nos villes les
s'ils furent exécntés par les
plus considérables,
vèrent du moins leurs
hommes de couleur, trouou approbations
prétextes ou leurs provocations
positives dans lajconduite de
personnages envoyés de
quelques
ligences accidentelles France, , et dans les mésintelentre les
ou combinées qui s'élevèrent
agens nationaux de tous
grades; et l'on
genres et de tous
contre les Colons s'étonne, et l'on feint de
blanes, de ce
s'indigner
ces vacillations et
qu'ils ont douté
la volonté
ces excès fussent
que
:
nationale !
l'expression de
: (1)L/evénement, n'a que
sions des blancs. Si ceux-ci trop justifié les appréhencouleur , fait sur lequel résistèrent aux hommes de
produit contre
on s'appésantit, et
eux en lisolant des
que l'on
Texpliquent, j'en donne les motifs circonstances qui
d'oilleurs,
plausibles; et,
chose qu'une qu'opposèrent-il marche
donc anx' fassassins: autre
de défense légitimes brave et loyale, que ces moyens
chances d'un combat'? par lesquels on s'exposé 'aux
torche , cette arme Ont-ils allumé quelque pairt la
mis 7-La
familière de leurs' atroccs ennequerelle des Colons
perte des Colonies
devoit-elle entraîner la
tenoient plus à ) qui , pour tant de raisons, , apparQuel motif dicta laumétropole qu'aux Colons eux-mèmes?
celles de
donc mes ardentes
plusieurs de mes
réclamations et
Prince ; pour la confection du concitoyens au Port-aules Européens
concordat lionteux
passé à la
pour
je fus Pun des
Cxede-des-Bonqtiets, et dont
inspiroient les signataires ? Est-ce la crainte que nous
hommes de
gnard sous lequel ils
couleur, ou celle du poicampagnes; et.celle tenoient les habitans épars des
de ces torches si fatales
pour la
mes ardentes
plusieurs de mes
réclamations et
Prince ; pour la confection du concitoyens au Port-aules Européens
concordat lionteux
passé à la
pour
je fus Pun des
Cxede-des-Bonqtiets, et dont
inspiroient les signataires ? Est-ce la crainte que nous
hommes de
gnard sous lequel ils
couleur, ou celle du poicampagnes; et.celle tenoient les habitans épars des
de ces torches si fatales
pour la --- Page 46 ---
(40 )
France , à laquelle nons voulions conserver du moins
quelques débris aux dépens même de notre' honnenr'!
Et'c'est cette patricaqui nous Hnd avons r tout sacrifié,
nous tient dans un état de' proscription continuelle?.. qui
et qui reçoit en méme-temps' au sein de son sénat
suprème les députés des incendiairés destructeurs do
ses richesses et de ses ressources!..
et ces députés
osent encore solliciter de la mère injuste et cruclle
qu'ils trahissent; des lois horriblés contre ses entans
les plus fidèles !.
P 2 1o AE
[12] Je
ES dis,Grégoire, Brissot et quelques autres :
car, en supposant même.
les lettres
été
f3
que
qui leur ont
attribuées ne soicnt. pas leur onvrage : il n'en, est -
pas moins certain qu'ils ont contribué pour
O0
à la perte des Colonies.
beaucoup,
-
Tromplaaoti
(13). Ons s'apperçoit que je fais peu mention des. noirs,
esclayes:, clest.qu'en effet, quoiqu'ils composassent daxs
Ia. suite le plus grand nombre des insurgés, ils m'é5
toient, dans les premières aunées, que les agens.des
honmes de. couleur, et partout stimulés et dirigésipar
enx.Siydans la suite. > ils. ont à leur tour,, acquis, la
prépondéxance,ct fait aux hommes de couleur,
ceux-ci avoient fait aux blancs >. c'cst autant pariune, ce.que,
suite de ce, systême destructeur, der, toutes les
qu'ont
clasesy
snccessivement; manifestés, les agitateurs, nationaux, que par une conséquence toute naturelle du
nombre supéricur des noirs, et de.leur inimitié éternelle contre les mulatres,.qui. devoient s'attendre,à ce
résultat, et auxquels ces noirs ne s'étoient joints. pour
maltraiter, . les blancs, qu'à force de séductions et de
contrainte, ct parce que ceux-ci,sauf quelques lègères
'ont
clasesy
snccessivement; manifestés, les agitateurs, nationaux, que par une conséquence toute naturelle du
nombre supéricur des noirs, et de.leur inimitié éternelle contre les mulatres,.qui. devoient s'attendre,à ce
résultat, et auxquels ces noirs ne s'étoient joints. pour
maltraiter, . les blancs, qu'à force de séductions et de
contrainte, ct parce que ceux-ci,sauf quelques lègères --- Page 47 ---
41 )
exceptions > répugnoient à se servir d'eux contre less
trommes de conleur. a ::
Je
de
j'entends
eedpnutenejeediantines
cotileur en
par hommes
révolte, même les noirs libres qui, la
plupart; devant cette liberté à la libre volonté et
nérosité de leurs anciens
gésacrificé; il
maîtres, à qui , par-dessus ce
en avoit coûté deux ou trois mille
pourfaire ratifier cet acte del bienfaisance,
livres
cependant pas à coopérer avec" tout
n'hésitèrent
sibleà leur destruction et à leur ruine. Tacharnement posa-Irest facheux pour moi d'être ainsi forcé d'accuserien' masse toute une caste. Je sais
d'aceusations ne plaisent
qne ces genres
pas , mais la vérité n'est
qu'une;et
lations malbeureuiement, si, dans d'antres
on cité les malfaiteurs; , ici la
poputièrement
popnlation a én
coopéré au meurtre, 2 a Pincèndie, aû
lage,sanfi Fles"plus légères exceptions
pilonucompte quelquès traits de
parmi lésquelles
(14): En effet, depuis le
générositél 2 30e
nos
commencement de la guerre;
comnerçans ont-ils osé: méttre un seul
dehors? Tous nos' navires ner
bâtiment
Phaction 2 nos matelots
poutrissentails pas dans
ger ;e let: la's splendeur dei n'onteils pas passé à Pétranéclipsée
notre: marine ne s'est-elle pas
pour Hong-temps, à moins
Ton
des moyens extrmordinaires
que
n'emploie
pour') la rétablir? 6S 000 let extrèmement coiteux
eln
wnet in
"(15)Ce fait est incontestable;ety je
pronvéve eti trop connu
pense qu'il est trop
toutes les
pour qu'il soit besoin de citer
circonstances-on ilaien lieny et:qui ont été
presque aussi fréguentesique les combats
(16) Qu'on ne) sex figure point
eux-mémes.
révolution
que Jes excès de la
françaisey soit qu'on veuille parler du
genre
000 let extrèmement coiteux
eln
wnet in
"(15)Ce fait est incontestable;ety je
pronvéve eti trop connu
pense qu'il est trop
toutes les
pour qu'il soit besoin de citer
circonstances-on ilaien lieny et:qui ont été
presque aussi fréguentesique les combats
(16) Qu'on ne) sex figure point
eux-mémes.
révolution
que Jes excès de la
françaisey soit qu'on veuille parler du
genre --- Page 48 ---
(42)
et de Ia cruauté de Ia, guerre des chonans, soit des
Krauts faits des agens de Ia terreur, ou des horreurs
conseillées par le, fanatisme 7.5 soient des inventions
modernes de la métropole. Elles sont le fruit, du
sanguinaire des hommes de couleur à : Saintgénie
dirigés. Ces hommes
Domingne,ou de ceux qui.les ont
semblent avoir été chargés de, faire, dans cettelmal:
heureuse Colonie , Pessai de ces moyens avant. qu'on
osât ici les mettre en pratique. En effet : les. fusilles
partiels, les incenlades en mnasse ,
égorgemensi
dies et les dévastations de, tous genres s les assassinats
zeligieux, les trahisons : tout cela,disrje.,. s'esto opéré
à Saint-Domingue dès les, années 1791 et1 1792eLsy
ce jour et. nous n'avons; vu. ccs
est. perpétué jusqu'à
atrocités s'introduire: en France.gu'en 1793. bacilol
Une cruauté de cette, nature exercée SULE la
(17) etintéressante dame Séjournet , àJérémic, ,n'a
jeune contribué à échauffer, les,t têtes, des. Jérémiens
pas peu
contre. ces, bommes exécrables. 1 TC
(18): On peut citerenty'autres l'exemple de ces: priscur
miers blancsdupetit Goave, qui; après avoir étédétobus
temps furent conduitsi enchainés , àune pe+
quelque lite distance de la ville ,et tous fusillés. Cetie paroisse
des.faits dee ee- genres.e elle: fit une
s'est distinguée. par
autre
7 qui ,
Simsmnnematcaletieds
expédition
coûta la vie, à plus. derg 99
parfaitement tranquille.,
qu'elle envéya égorgen-an à un au soiitide
blançs,
fut ensuiteimitée
leurs trayaux paisibles et éparsyelle
tous les quartiers. 111
oivat 30N 195
par presque
Finfluence qu'avoient on-général
[1glSans compter
actions des insurgés , ceux"
plusieurs religieux sur les
de
ei avoient. au Trou- Coffy, dans-les. montagues
vie, à plus. derg 99
parfaitement tranquille.,
qu'elle envéya égorgen-an à un au soiitide
blançs,
fut ensuiteimitée
leurs trayaux paisibles et éparsyelle
tous les quartiers. 111
oivat 30N 195
par presque
Finfluence qu'avoient on-général
[1glSans compter
actions des insurgés , ceux"
plusieurs religieux sur les
de
ei avoient. au Trou- Coffy, dans-les. montagues --- Page 49 ---
43 )
Léogane, an centre d'insurrection; présidé et
près uniquement dirigé par u 1 homme de couleur a-perfaisant appeller
se
Romsinele-Prophete Il
avec beaucoup
propliélisoit
d'appareil et de cérémonies mistérieuses. Les inspirations qu'il disoit recevoir. dn
commandoient toujours de
ciel
blancs et
nouveaux massacres surles
étoientsuivies de l'obéissance la plus empressée.
[20]11s ont aussi commis plusieurs trahisons
les blancs ; la plus horrible est celle
envers
malheurenx jennes
dont tous les
gens de l'Islet
en un seul jour. Ces
périrent victimes
hommes de
jeunes gens, confiants dans les
couleur; , la plupart lenrs frères et leurs
parens,etqui, quoique nés d'unions illégitimes,
plusou moins cons-lérablement
avoient
pèrc commun,
partagé les biens du
dans
partent avec cux pour une expédition
laquelle ils devoient courir les mêmes
contre un quartier où l'incendie
dangers
sont conduits dans
se manifestoit, et
qui les livrent,
une embuscade par ces hommes
assassinent.
tournent leurs armes contr'eux et les
(2]EESonthonax exerce de nouvean le
prème dans ces malheurenses
pouvoir ST4des pays entiers seront
contrées!
8 horrenr!
et ces hommes
détruits par quelques hommes
triompheront de leurs affreux succès en
présence de leurs victimes et à la face de
Ne
l'univers!
pouvoit-on pas du moins faire un choix qui n'eût
pas été chargé du poids de la
tion
prévention et dc l'accusagénérale, et de tous les caractères de l'ironie
et de T'offense contre Phomme
paisible ? Et le
déjà malheureux et
le
gouvernement veut, dit-il,
commerce ! Mais est-il en France
encourager
un seul com-
leurs affreux succès en
présence de leurs victimes et à la face de
Ne
l'univers!
pouvoit-on pas du moins faire un choix qui n'eût
pas été chargé du poids de la
tion
prévention et dc l'accusagénérale, et de tous les caractères de l'ironie
et de T'offense contre Phomme
paisible ? Et le
déjà malheureux et
le
gouvernement veut, dit-il,
commerce ! Mais est-il en France
encourager
un seul com- --- Page 50 ---
(44),
de réactiver l'inmerçant intègre, , habile, capable
dustrie qui ne frémisse à Pidéc de s'y.livrer sous une
telle protection ?Le silence, trop apathique, il est; vrai,
jadis honoroient en France cette
des négocians qui
comprofesionjalexplique, que trop au gouvernement
bien il est encore éloigné des mesures d'ou pourroit
résalter la prospérité du commerce. Le premiermoyen
ce semble, d'écouter
de protéger une profession seroit,
la voix et de déférer au voeu de ceux quilexercenit.
de
(22) C'est pourle moins une grande inconséquence
d'hommes éclairés, etdont le devoir est de s'ocla part
mais aussi
non-seuloment de la sureté présentc,
cuper
croire
des hommes
de la sureté à venir 2 que de
que
les
étrangers au sol 2 à la population , et à toutes
ressemblanees physiques et morales d'une nation qui
méritent de lui être incorporés et soient
les protège 2
fidélité, sur-tout, s'il arrivoit
snsceptibles dc lui garder
leur
que: dans la suite, une autre nation quelconque
olfrit des relations d'intérêt et de convenances évideminent plus avantageuses; ; ce qui ne peut manquer
d'arriver à Tégard de St.-Domingue.
de Cn. DESTRIERE, rue, et place
De PImprimerie
Sainte-Croix, chaussée d'Antin. 4 --- Page 51 ---
8.
L de 1 H
T
T R E
D E
NICHEL-PASCAL
CREUZE,
MEMBRE DU CONSEIL DES
ANCIENS,
JEASITHILIPFE
GARAN,
DÉPUTÉ DU
LOIRET,
SUR son rapport destroubles
distribue au Corps
de
an
S-Doimingte,
V, dix-huid mois legislaut en ventôse,
débats,
après. la clôuure des
CHEZ MARET, SE VEND.A PARIS,
DESENNE, Cour des Fontaines, Palais
Et chez tous-les Palais Egalité, Nos I et o, Egalict.
marchands de nouvezutés.
A N GINR DE LA
NihwaLrque.
1797. --- Page 52 --- --- Page 53 ---
E763
L651s
V 1 --- Page 54 --- --- Page 55 ---
- --- Page 56 ---
(