--- Page 1 --- --- Page 2 ---
a
a
-
EAG
RAF1 1
-
Joln Carter Gratom. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
FEC.
A L- --- Page 5 ---
yloe LArar des egrer (Paus)159
2'lrivtecratel wegneren IL 1789.
S.Reflorious dur le Jont des Moieo)4TEA
A. Reclamatui u de Clwreudaut
de dv.D oncwgue
n 1769
5.Jotie cu cle Jde Cecheerel 1 C wyCq
6.Aasd semsliedes noin
Y/bincoun de u. Kiekville Ye
s.derbestin de Comerigue-bea 160
qg.Courwand Repomne agryeire 1 --- Page 6 --- --- Page 7 ---
1.-
DELETAT
DES NEGRES,
R EL A TIV E M E N T
A la pro/périté des Colonies, Françoifes
&C de leur ANeTs DROMN)
DISCOURS
A U X
REPRESENTANS DE LA NATION,
1789. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
AFEATISSENE? N T.
qui ont rédigé la déclaLes Méraphyficiens
& armé d'un
ration des droits de Thomme,
n'ont
à l'autre ceux qui
bout du royaume
ne manquerien contre ceux qui pofsedent,
la
de vouloir rendre brufquement
ront pas
fans s'inquiéter des fuites
liberté aux Nègres,
toutes nos poffef
d'un décret qui ibouleverfera
violemment
fions coloniales, 8 les sarrachera
à la Mere-patrie.
une tendreffe fi
Les amis des Noirs ont
le
de
l'Afrique, que, dans plan
aveugle pour
quiles occupe, ils oublient
la félicité généralc
ils ne
entiérement T'Europe & lAmérique:
du
confidèrent la queffion que dans le point
naturel, oubliant exprès les rapports
Droit
; comme fi un Empire 2
fociaux & politiques
Marine & des Coloune
un Gouvernement,
nies étoient l'état de pure nature.
les abf
la métaphylique &
Mais 3 puifque
du fort des
traétions décident aujourd'hui
nous ne craindrons pas de difcuter,
François,
à
la queftion de la
dans un Mémoire part,
cà
fervitude & de T'efclavage, en Tappliquant
à nosPayfans &xaux Nègres
nos Domeftiques,
A2 --- Page 10 ---
-
nous foit permis; ent
en
Qu'il
ftimuparticulier.
lesAnglois, -
attendant, d'obfeverque
d'abord fait
fociété des Noirs, ayant
lés parla
en plein Parlela faute d'agiter cette queflion
& autres
de Liverpool
ment, - les Commerçans
en France & à
demandèrent à paifer
Villes
n'alloit pas à moins qu'à
s'y établir, ce qui 8x les isles de cette puif
perdre le commerce
fance (1)-
prunous a doncabandonné donner
L'Angleterre
honneur de
demment le dangereux d'abolir la Traitc. Les
aux Nègres &
laliberté
tout en ce moment,
hommes qui gouvernent qui veulent faire du
rien,
& qui ne pofsedent
pas cette
bruit & non du bien, ne manqueront - qui ne fait
Parifienne 2
occafion la populace Colons 8 une Métroc'eft que des
ce que
& TAngleterre, quile
pole, leur applaudira;
plus vivement &
Yait bien, leur applaudira
fincèrement encore.
plus
fut faite à M. T'Archevèque de
(1)La propofition en plus que des propofitions dela
Sens , quin'en profita pas
Hollande.
ent
pas cette
bruit & non du bien, ne manqueront - qui ne fait
Parifienne 2
occafion la populace Colons 8 une Métroc'eft que des
ce que
& TAngleterre, quile
pole, leur applaudira;
plus vivement &
Yait bien, leur applaudira
fincèrement encore.
plus
fut faite à M. T'Archevèque de
(1)La propofition en plus que des propofitions dela
Sens , quin'en profita pas
Hollande. --- Page 11 ---
M E S S I E U R S,
la Colonie qui nous a déAra de quitter
nousavions bien appris qu'une'focié.
putés versVous, s'étoit formée fous le titre de foté de gens de Paris
ciétédes amis des Noirs.
fociété
On nous avoit encore mandé que cette
la queftion de l'afpréfenteroit aux Erars-Généraux
fmachifemncnedaNegres dans les Colonies.
l'avouons, MESSIEURS., dans les
Mais nous Vous
former ; 1800 lieues.
idées que nous: avions pu nous
de la Nation Françoife,
des douze centsRepréfentans allarmés des plans & des
nous ne fames nullement
nous:
d'une fociézé qui, dans léloignement,
projets
politique.
paroitra plus religieufe que
euflionsEn effet, M E SSIEUI R S, comment
douze cents Reprénous pu nous perfuader que.les accueilliz des pro*
fentans d'un grand peuple puffent
une fociété compofée de prétendus
jets formés par
A3 --- Page 12 ---
-
( 6 )
peut-àtre;
de beaucoup d'efprit,
philofophes > de gens
dans les grandes quellions
mais de gens peu verfés
de politique & de
dadminifration, de commerce,
balance des Empires?
Meflieurs, nous
Commettans n'ont donc pult
Nos
ni leurs ordres fur la quefdonner des inftructions,
aujourd'hui, à notre
tion que l'on ofe vous préfenter devez
être furéronnement 5 & vous ne
pas trouvons de
grand
dans lequel nous nous
pris de Pembarras
contre lefquelles nos Commet
répondre à des atraques devoir fe prémanit.
tans n'ont pas pu juger MESSIEURS; nous n'avons point
Nous Y'avouerons, >
de terre, des
nous. Des propriétaires
d'orateurs parmi
ne veulent que tranquilcultivareurs, des gens qui
& de prinfenourrillent peu dec queftions
lité & paix,
cipes d'un fensindélini.
dans la fimplicité de
Nos Commettans ont cru,
d'un efprit Gmple
leursidées, eelingeadtbenes, les intérèts, les
& droit, connoiffant parfairement dont il eft à la
befoins de leur pays & Timportance leurs homFrance, leur fuffifoient pour préfenter Françoife & au
& leur amour à la Nation
mages
Roi.
dans les details de la
Avant d'entrer, MESSIEURS, amis desNoirs Vous
grande caufe que les-foi-difans
de nous atme
indifpenlable
préfentent, il
paroit
TEurope entière
fur le carackere que
rèter un peu
à la Nation Franfe croit en droit de reprocher
goife,
ance leurs homFrance, leur fuffifoient pour préfenter Françoife & au
& leur amour à la Nation
mages
Roi.
dans les details de la
Avant d'entrer, MESSIEURS, amis desNoirs Vous
grande caufe que les-foi-difans
de nous atme
indifpenlable
préfentent, il
paroit
TEurope entière
fur le carackere que
rèter un peu
à la Nation Franfe croit en droit de reprocher
goife, --- Page 13 ---
(7)
fans donte, beaucoup de qualités
4 Nous poffédons ;
mais en mème
aimables & eftimables, MrsSIEURS,
chez tous les étrangers pour un peutems nous paffons
dans fes réfolutions,
ple léger, inappliqué, précipité
& dans de juftes
ne fachant jamais s'arrêter à propos
imitaamateur de nouveautés, grand
mefures ; grand
enclin à changer d'opinions S s
teur de fes voifins, &
de
de maximes, prefqu'autant que
de principes,
modes.
MESSIEURS, en difcuflion
Je n'entrerai point,
d'autre fonfur une accufation qui n'a, peut.être,
hodement que la jaloufie dont ces étrangers nous
norent.
MESStEURS, nous, devons, en toute,
Cependant,
eft des matieres dans lefmodeftie., convenir qu'il
fommes bien jeanes, & pour lefquelles
quelles nous
la maturité & Vinflruétion
nos têtes n'ont pas encore
convenables.
MESSTEURS, les prinNous ne difcuterons point,
&
morale de la fociété des amis des Noirs,
cipes en
la viétoire la plus
nous leur abandonnons à cet égard
complette & la plus facile.
aux inculpations qu'ils
Quant aux allégations,
avec tant de foins dans leurs écrits, nous
répandent
cette créature humaine qui revient,
leur tépondrons :
bout de trois ans à cclui quila acherée pour,
au
à
de
mille francs,.
cultiver fa terre, plus
quatre
fa charité, fa man-,
follicite bien plus puiffamment
fuétude, fes veilles, fes foins, que tous ces beaux
A 4
-
plus facile.
aux inculpations qu'ils
Quant aux allégations,
avec tant de foins dans leurs écrits, nous
répandent
cette créature humaine qui revient,
leur tépondrons :
bout de trois ans à cclui quila acherée pour,
au
à
de
mille francs,.
cultiver fa terre, plus
quatre
fa charité, fa man-,
follicite bien plus puiffamment
fuétude, fes veilles, fes foins, que tous ces beaux
A 4
- --- Page 14 ---
(8)
ces livres
ns de rhétorique,
difcours, ces amplificati
des aventuriers
traduits de l'angloi 1 cumpoès par de bouleverfer
plan eft probablement
dont l'unigue
Punivers
MESSIEURS, à vantet
Nous avons peu d'intérèt,
font â la
Timporta a: ce dont nos pays
beaucoup
les grands développeFrance; nous abandomerons les
maricaufe à toutes
provinces
mens de cette
nos villes qui bordent
times du royaume, à touces à plus de cirq milTOcéan & la Miditerranée, vivre & entretient une
lions d'hommes que fait
de deux cent
de richetles de plus
de
augmentation
mouvément de près
millions qui donnent un
d'une grande
milliards aux affaires génétales
deux
Monarchie.
MESSIEURS; à une
bornerons donc,
Nous nous
vraie fur cette grande & impordifcuflion fimple &
tante matière.
MeSStEURS, de ce qu'il conNul n'eft riche,
all : delà de
mais bien de ce qu'il poffede
conféfomme,
& de ce dont il accroit
fa confermadion,
Cecieft une vétité inconteffa forrune.
quenment
table.
à peine ce qui lui
Ainfi, G la France produit habitans, fi ce qu'elle
eft mécelfaire pour fes propres de fon territoire &
des produits
vend à Tétranger
même, à trente ()
ne paie pas
de fes manufadlures,
de la France
le Ménnire fur le commerce
(*) Voyez
impsimé chez Moutard, page03"
&c dc fes Colonics,
ion,
Cecieft une vétité inconteffa forrune.
quenment
table.
à peine ce qui lui
Ainfi, G la France produit habitans, fi ce qu'elle
eft mécelfaire pour fes propres de fon territoire &
des produits
vend à Tétranger
même, à trente ()
ne paie pas
de fes manufadlures,
de la France
le Ménnire fur le commerce
(*) Voyez
impsimé chez Moutard, page03"
&c dc fes Colonics, --- Page 15 ---
(9 )
eft obligée d'en tirer pour
millions près, ce qu'elle
donc
riche par
la France n'eft
point
fes fabriques,
elle-mème.
Missirins, fuppofons pour un
Elfedtivement,
événement quelconque e, la
moment que > par un
8c qu'il fût poflible
France vint à perdre fes Colonies,
au lieu d'ètre Français,
que leurs Cultivateurs >
de familles apparted'être de familles Françaifes,
attachent des
nantes à la France par tous les liens qui
clalle riche, ou aifée, à leur patrie 2
hommes d'une
fujets de T'Angleterre.
devinffent tout-à-coup
il eft aifé de
Dans cet état de chofes, MESSIEURS, fermés aux
les Ports des Colonies étant
concevoir que
feroit alors obligé
vaiffeaux dela France, ce Royaume
confomme en fucre,
de tirer de Etranger ce quil
deviendroit
en caffé, en coton & en indigo, & qu'il
d'une
tributaire de ces Etrangers,
conféquemment
feroitimpoflitle
fomme de 50 à 60 millions, quillui territoire & de les
de folder par les échanges de fon
manufa@tures. aifé de concevoir de'quels moyens de
Il eft encore
s'accroitroit cette Paiffance
richeffe & de profpérité
force & de
ennemie de la France, & à quel degréde
def fx centmillions
gloire la porteroit uneaugmenrarion
au
acquerroit . s en dix années,
de numéraire qu'elle
employer
de la France, & dont elle pourroit
préjadice
& démembrer le plas beau
les moyens pour attaquer
foient fa population
Royaume de l'Europe , quels que
& le courage des Français.
iffance
richeffe & de profpérité
force & de
ennemie de la France, & à quel degréde
def fx centmillions
gloire la porteroit uneaugmenrarion
au
acquerroit . s en dix années,
de numéraire qu'elle
employer
de la France, & dont elle pourroit
préjadice
& démembrer le plas beau
les moyens pour attaquer
foient fa population
Royaume de l'Europe , quels que
& le courage des Français. --- Page 16 ---
-
( 10) 1
i quel dégré de pauvreté
Vous concevez encore
en dix années 7
fe trouveroit réduit le Royaume aufli énorme de
sil fortoit de fon fein une maffe
numéraire.
je vous prie de confidéMais, MESSIEURS, rableau des misères qui attenrer avec attention le
énorme d'un
droient la France, G à cette perte éprouveroit
qu'elle
numéraire de fix cent millions, celle d'une importaen dix années, fe joignoit millions que lui doit
tion de plus de cent quarante
retour des denrées
T'Etranger toutes les années 3 en- lui vendent, &
que les Français
de l'Amérique
néceffairement cette Puiffance
dont s'accroitroit
ennemie de la France.
les maux que feroit
Calculez, MESSTEURS, la perte de près de
en dix années au Royaume
deux milliards.
côté tout le danger des enCalculez d'un autre
à fon gré contre la
former
rreprifes que pourroit
s'aceroitroit d'un nuFrance une Paiffance qui confidérables; & Vous
méraire & de moyens aufi
des plans
fans doute, des conféquences
frémirez,
l'émanation criminelle,
d'une fociété qui n'eft que
érablie à Londres,
j'ofe le dire, d'une corporation Cabinet de Londres,
foldée par le
d'anéantir le
porégéesgridée, cachée de perire &
dans l'inteation
Royaume.
MESSIEURS, dans ces
Ét qui peut nous alfurer,
peut nous
troubles & de malheurs ; qui
temps de --- Page 17 ---
(II) )
les chefs de cette fecte, ceux qui en
affurer que.
ténébreux dans l'origine, ne
ont dreffé les plans
foient pas des gagiltes de l'Angleterre ?
honnêtes, des ames fenfibles ont pu,
Des ames
entraîner dans les principes de
fans doute., fe laiffer
des maux
cette feéte par des rableaux menfongers fous la Zône
qu'une portion de Phumanité endure
brûlante de PAmérique : & nous devons leur pardes démarches, des écarts dont ils n'ont pas,
donner
fans doute, calculé les conféquences.
Ne
Mais les chefs de cette fecte, qui font-ils?
feroit ce pas des gens exércés déjà aux manceuvres
fourdes des révolutions ?
de
Pouvons nous connoître toute la profondeur
leurs : vues fécrètes ?
bannis de'
: Ne feroit- ce pas des érrangers déjà
les exécuteurs des
leurs pays, qui ne feroient que
feul demeurtriers de M. Pitt, dont le nom
plans
toutes les humiliations
vroit rappeller aux Français
de la guerre de 1756 ?
dans
: A Dieu ne plaife, > MESSTEURS, que,
dans ma douleur, je confonde
mon indignation,
de la fociété des amis des
nombre d'honnêtes gens
Noirs.
eft
font pleins de probité >
I en
beaucoup qui
d'honneur, & de fenfibilité. Le jour viendra 2
fans doute, 5 où ils rougiront, où ils s'affligeront (
d'ètre entrés dans les plans," dans les vues de leurs
fédudteurs. Et fi les malheurs qui en feroient les
EURS, que,
dans ma douleur, je confonde
mon indignation,
de la fociété des amis des
nombre d'honnêtes gens
Noirs.
eft
font pleins de probité >
I en
beaucoup qui
d'honneur, & de fenfibilité. Le jour viendra 2
fans doute, 5 où ils rougiront, où ils s'affligeront (
d'ètre entrés dans les plans," dans les vues de leurs
fédudteurs. Et fi les malheurs qui en feroient les --- Page 18 ---
1a1
funeftes & inévitables, (6 nous ny portions
faires
nous-mêmes ) nous : arrivoient 2 ils
remède par
à demander venferoient, fans doute, les premicrs
été faits, &c
geance des maux qui nous auroient
plus de
auxquels il n'y auroic malieureufement
remède.
fuppofons pour un mo=
Mais, MESSIEURS,
fir poflible aux douze cent Repréfentans
ment qu'il
Nation de l'Europe € 2 de mettre de
de la première
de la vie, de l'exiftence de
côté la confidération
dans toutes les Colocent mille Français répandus
membre de la:
mème avec un
nies; fuppofons
je nommerai i,
fociété des amis des noirs, que
qu'il fût bon en prinfi onl lexiges fuppofons
ou fix cent mille
cipes d'humanité 2 que cinq
mille Français
créatures noites égorgealfent cent
feroient leurs maîtres 5 fuppofons encore qu'il
qui
croire
ces cent mille créatures
fût polible de
que
comme des agneaux
Françaifes fe laiffalfent égorger
Phomme de
des créatures Africaines, & que
fans
par
qui n'a pas la réputation d'être
l'Amérique,
le pcignard dans le coeuf
courage, fe laiffàc porter
a
du
qu'il a vu naitre, qu'il
par la main
Nègre
nourri, fans fe défendte.
MESSTEURS, quel
Dans cet état de chofes,
feroitle fort dela France? deux milliards de fon
Le voici : Elle perdroit
numéraire en dix années.
ainfi
la Suède 3
Elle feroit forcée de fe fervir,
que
d'une monncie de cuivre.
e
le coeuf
courage, fe laiffàc porter
a
du
qu'il a vu naitre, qu'il
par la main
Nègre
nourri, fans fe défendte.
MESSTEURS, quel
Dans cet état de chofes,
feroitle fort dela France? deux milliards de fon
Le voici : Elle perdroit
numéraire en dix années.
ainfi
la Suède 3
Elle feroit forcée de fe fervir,
que
d'une monncie de cuivre.
e --- Page 19 ---
(3 )
des
des Oavriers de laxe,
Une grande portion de la Capitale & des ProvinArtiftes, des Marchands
aller fubfifter
feroit forcée de s'expatrier pour
ces,
ailleurs.
quifoumifenr les Colonies
Toutes les Manufacures
de leurs befoins fcroient anéanties. Provence, de la GuyenLa culture des vignes dela diminuée de moitié,
ne, de la Saintonge, feroit Villes de Marfeille, de
L'herbe croittoit dans les
du Hâvre, de
Bordeaux, de la Rochelle, de Nantes,
Rouen.
d'hommes que nourriffent &
Plus de cinq millions
de richelfes, rédaitsà
entretiennent deux cent millions
misère par le défaut de travail, pourroient
la dernière
dangereufe pour le
devenir un farcroit de population
&c
caufer probablement une grande
Royaume 2 & y
fanglante révolution. fable de vendre ou de brler huit
- Il feroit indifpen
Navires marchands.
cent gros
de huit à neufcent Négocians des Ports
Les fortunes
doirent, peut être, plus
de Mer, à qui les Colonies
renverfées & culde trois cent millions, feroient
butées.
à la vérité n'auroit plus befoin de Marine
La France
foule de mauvais écriroyale, s'il faut en croire une
mais fes Côtes fevains, de prétendus philofophes; incurfions de fes ennemis ;
roient alors ouvertes aux
mème garanties par un
& elles n'en feroient pas dont des
de guerre
million d'hommes armés, ce
gens
renverfées & culde trois cent millions, feroient
butées.
à la vérité n'auroit plus befoin de Marine
La France
foule de mauvais écriroyale, s'il faut en croire une
mais fes Côtes fevains, de prétendus philofophes; incurfions de fes ennemis ;
roient alors ouvertes aux
mème garanties par un
& elles n'en feroient pas dont des
de guerre
million d'hommes armés, ce
gens --- Page 20 ---
('14)
geographique
fe convaincront par un Gmple apperçu
de la vafte érendue de nos Càtes.
MESSIEURS ss
alors probablement,
- Et nous verrions
malheurenx de la Monarbientôt renaitre ces temps
fuccellivement
chie où les peuples du Nord porrèrent dans toutes les parl'incendie &c le meurtre
inle ravage,
malgré les efforts & le courage
sies de la France,
deftructibles de fes habitans.
attend inévitaMESSIEURS, ce qui
Voili 5
des écarts d'une métablement la France, fi par
exaininrelifigible, par des conféquences &
phyfique
d'un fens indéfini,
gérées, tirées des principes
qu'à faire
n'eft ptopre
dont le développement
& vénales, qui fe
briller des plumes ambitieufes
des révolucomplaifent aux fcènes enfanglantées Nation Françaife fe
de la
tions, les Repréfentans
d'une manièré défavopermffoient de prononcer
infidieufe, perColonies fur la queftion
rable aux
lon ofe aujourd'hai mettre
fide, criminelle, que
feus vos yeux.
MeSSIEURS, tant de confidérations
Si cependant,
de Vous empècher de pron'avoient pas le pouvoir
s'il vous étoit poflible
noncer la perte des Colonies ;
n'ayant point
Vous
à Vous-mêmes que,
de
de
perfuader
Vous feriez débarrallés
de poffellions extérieures, Angleterre, &: que Vous
rour fujet de guerre avec Marine quicolite intiniment
n'eulliez plus befoind'une
en temps de guerre. MeSSIEURS, qued'aprèsces
S'ilétoit pollible enfin,
A
pas le pouvoir
s'il vous étoit poflible
noncer la perte des Colonies ;
n'ayant point
Vous
à Vous-mêmes que,
de
de
perfuader
Vous feriez débarrallés
de poffellions extérieures, Angleterre, &: que Vous
rour fujet de guerre avec Marine quicolite intiniment
n'eulliez plus befoind'une
en temps de guerre. MeSSIEURS, qued'aprèsces
S'ilétoit pollible enfin,
A --- Page 21 ---
(15) )
Vous crufliez de bopne foi qu'il fût avantamotifs,
d'abandonner les Colonies à ellesgeux à la France
de
enfuite de toute affedtion,
mèmes; ; 6, dégagés
mille Français
tout intérêt de confervation pour cent
d'outre-mer, Vous Vous
répandus dans vOS poffeflions
de la traite
croyez autorifés à prononcer l'abolition
des Nègres dans toutes les
& la liberté générale
Colonies :
alors de vous faire encore
Nous nous permettrions
quelques obfervations.
la
Pouvez-Vous Vous perfuader, MESSIEURS, > que
Provence, le Languedoc, la Guyenne, la Saintonge,
le Poitou, la Bretagne, la Normandie, la
l'Aunis,
maritimes"
Picardie, la Flandre, toutes VOS Provinces
ètre fatisfaires de votre décifion? Penenfin puffent
fez-Vous qu'elles priffent en échange de leuraifance,
leur
de leur ancienne profpérité, des
de
richelle, >
de philofophie dont les motifs fecrets paroiptincipes
tront inceffamment au grand jour ?
N'avez-Vous pasà craindre de leur part des réclades proteflations conttaires au refpect, ala
mations,
devez leur
Croyez- Vous
confiance que vous
infpirer?
leurs Députés paffent déformais reparoitre parmni
que
dont ils auroient mal calculé >
leurs Concitoyens,
dont ils auroient trahi les intérêts ? Panfez - Vous
leur mécontentement pàt fe
enfin, MESSIEURS, que
fans
borner à de timides plaintes, à des murmures
ffet S.
MESSIEURS, jecter un voile fur
Jc dois par fagelle,
Croyez- Vous
confiance que vous
infpirer?
leurs Députés paffent déformais reparoitre parmni
que
dont ils auroient mal calculé >
leurs Concitoyens,
dont ils auroient trahi les intérêts ? Panfez - Vous
leur mécontentement pàt fe
enfin, MESSIEURS, que
fans
borner à de timides plaintes, à des murmures
ffet S.
MESSIEURS, jecter un voile fur
Jc dois par fagelle, --- Page 22 ---
le tableau des
(16)
calamités, des
roient nécelfairement far
malheuts qui retombe:
dence, G la fcience de toute la France, f la prul'avenir
en CC moment aux
fur-tout ne préfidoiene
augufte Affemblée. délibérations, - aux décrers de cette
Et c'eft ici,
devoir de m'élever Messiroas, qu'il eft de mon
au péril même de avec force 3 avec
ma
courage
teurs de ces
téte, contre les machinaperfides plans, de plans dont
n'avez, fans doure,
Vous
& le
pas calculé toute la
venin, & que les méchans
profondeur
avec un art & une habileré
ont couverts
confpirateurs.
dignes des plus grands
Quoi! MESSIEURS, c'eft au
s'écroule fous le poids
moment où la France
d'une dette
ne peut être foutena en
épouvanrable, qui
mouvement incalculable partie que parle crédit & le :
les productions des
que donnent au Royaume
Colonies, qu'on ofe
pofer ces plans criminels !
Vous les proC'eft au moment où toutes les
qui fat autrefois le
parties d'un Royaume
plus beau ide
diffolation, que des perfides ofent l'Europe 3 font en
totale deftruétion fous
vous en propofer la
un voile
failance, de liberté &
d'hamanité, de bien-
( chofe
nomie politique.
inconcevable ) d'écoN'en doutez point,
conjuré la faillite
MESSIEURS; les méchans ont
générale.
Ils ont conjuré le
chie a
démembrement de la Monar.
Ils
R d --- Page 23 ---
(17 )
: Ils ont conjuré la guerre civile; MESSIEURS, la
méconnoitre à ceci,
Et qui peut ennemis de la France ?
main des érernels
Oà s'eft formée cette fociété? à Londres.
fondateurs en France ?
Qui font fes premiers
le Cabinet de
Des perfonnages penfionnés par
Londres.
emploient ? . .:.3
Quels font les Orateurs qu'ils
Je m'arrète ici.
de defcendre dans
MESSIEURS,
Il nous convient,
de l'Angleterre & de
la profondeur des intertions
les analyfer.
MESSIEURS?
Quel eft Tintérèt de cette Puiffance,
ténébreufement la divifion de la
Il eft de fufciter
France ;
extérieuIleft de Ia dépouiller de fes poffefions
de lui faire perdre la force du grand enfemble
ies;
belle Monarchie de l'Europe ;
de la plus
civile dans le Royau-
€ Il eft enfin d'exciter la guerre
me.
fecrettement dans
* Son intérèt eft de faire paffer
les Etats de l'Europe , par des émiffaires adroits
tous
mèmes difcordes
& éloquens, les mèmes plans, 2 les
fous le voile de T'humanité, de la liberté.
refteroit alors la feule grande PuifL'Anglererre
fance exiftante en fon entier dans toute TEurope,
entretenir une marine formiElle feule pourroit
dable.
B
erre
me.
fecrettement dans
* Son intérèt eft de faire paffer
les Etats de l'Europe , par des émiffaires adroits
tous
mèmes difcordes
& éloquens, les mèmes plans, 2 les
fous le voile de T'humanité, de la liberté.
refteroit alors la feule grande PuifL'Anglererre
fance exiftante en fon entier dans toute TEurope,
entretenir une marine formiElle feule pourroit
dable.
B --- Page 24 ---
à
(-18 )
Elle feule fourniroit à tout le globe les
difes, de tous-les
de
marchanpays
l'Univers.
Elle feule feroit un commerce extérieur
attireroit l'or du Monde entier.
qui lui
Elle donneroit des loix à toute la
le centre de l'univers; elle feroit terre; elle feroit
la
toutes les Nations
dominatrice de
; tout aboutiroit à elle, &
12 millions d'hommes
IO à
plus de
> au plus, en tiendroient
I5o millions dans les fers du
la néceflité,
befoin & de
a Ce n'eft, fans doute,
fait couler des flors de MesieURs, qu'après avoir
fang, fans en avoir répandui
dlie-mème, que l'habile
a fes fins,
Angleterre veut parvenir
E Sa dette nationale lui fait craindre
le retour des maux
pour elle-mème
qu'elle nous caufe, fi elle avoit
l'imprudence de nous déclarer la
vons probablement
guerre i nous n'apoint à la craindre de fa
mais 20 à 30 millions répandus
parc;
fes nombreux agens dans tous les adroitement par
les claffes,
ordres, dans toutes
ameneroient néceffairément le
fes projers ambitieux &
fuccès de
çois
fanguinaires, fi des Fran.
courageux n'ofoient 9 au péril même de leur
yie, développer toute la profondeur & le
fa politique.
danger de
A Vous ne pouvez dourer, MESTEURS,
faires de la France ne foient
3 que les,afdes méditations de
depuis quatre ans l'objet
T'Angleterre.
Elle a calculé notre dette nationale, les abus ré-
néceffairément le
fes projers ambitieux &
fuccès de
çois
fanguinaires, fi des Fran.
courageux n'ofoient 9 au péril même de leur
yie, développer toute la profondeur & le
fa politique.
danger de
A Vous ne pouvez dourer, MESTEURS,
faires de la France ne foient
3 que les,afdes méditations de
depuis quatre ans l'objet
T'Angleterre.
Elle a calculé notre dette nationale, les abus ré- --- Page 25 ---
(19)
qui
volcans de netre adminifration, 5 l'efprit général le
fait mouvoir la Capitale, & elle a pu juger que
de la diffolution de toutes les parties de
moment
la Monarchie Françaife n'étoit point éloigné.
Il feroit difficile de nous perfuader, MESSIEURS,
le Miniftere Anglais n'ait pris de grandes meque
ne
échappet
fures, d'après cet apperçu qui
pouvoit
les moins pénétrans ; & fi nous voulons
aux yeux
l'embarras dans lequel s'eft trouvé
bien nous rappeller
de 48 millions
M. Pitt de rendre un compte public
le fedont les dépenfes ont Eré annoncées comme
cret de Etat, : nous ne douterons plus que T'Ann'ait manceuvré puiffamment contre la France
gleterre
depuis deux ans.
MESSIEURS, la clef des déMais nous aurons s
fecretes du compte de M, Pitt, G vous vou*
penfes
ce
fe paffoit alors en
lez bien vous rappeller
qui
France.
de
ardentes
Reffouvenez - vous combien
plumes
s'exercerent alors fur notre fituation, qui ne prélentoit que des défaftres.
qui agitoir four*
Dans cette inquiétude d'efptit,
dement le Royaume; dans-le choc de mille opinions
diverfes fur la nature des Gouvernemens; dans lécroulement de tant de fortunes, occafionné pdr un
luxe effréné & les maurs les plus difolues, s'éleMESSIEURS, de ces hommes. qui n'appervoient > d'autres reffourcés contre la mifere & T'opeevoient
B 2
que des défaftres.
qui agitoir four*
Dans cette inquiétude d'efptit,
dement le Royaume; dans-le choc de mille opinions
diverfes fur la nature des Gouvernemens; dans lécroulement de tant de fortunes, occafionné pdr un
luxe effréné & les maurs les plus difolues, s'éleMESSIEURS, de ces hommes. qui n'appervoient > d'autres reffourcés contre la mifere & T'opeevoient
B 2 --- Page 26 ---
A
20 )
probre qui les
menagoient, que dans le
général de la Monarchie.
renverfement
Dans ces
à Londres circonllancesy MESSIEURS 3 fe formoit
une fociété politique &
titre de fociété des amis des
religicufe fous le
Noirs.
Sa dodtrine ne tendoit, en
lition de la traite & à
apparence, qu'i l'aboNègres. Elle en tiroit les Taffranchifemens graduel des
& fes
principes du droit naturel,
conféquences étoient certainement
bles en merale.
inconteflaMais les intérèts politiques fe inélant à
la morale, cette feéte a fon
ceux de
les fectes da monde
myftere, comme toutes
eft d'un
ont le leur ; & ce
fens profond, elle a grand foin myftere de
5 qui
pour ces caradteres
ie voiler
à l'idée feule des pufillanimes qui reculent d'effroi
grandes révolutions qui
fanglanter la' terre.
peuvent enCe myftere, MasSIEURS, cache le
jer que l'efprit humain ait
plus valle projamais ofé concevoir
renverfement de tous les Empires.
2 le
Tel eft', MESSIEURS,
amis des
3 le myftcre de la fecte des
Noirs, qui n'offre a
des hommes
l'imagination féduite
qui ne favent point en approfondir lès
conféquences
fanguinaires > qu'un roman
qui, fous le nom de Thumanité,
artificieux,
truction.
commande la def.
Les plans de cette fecte
imaginés dans le nord de la 3 MESSTEURS, onr été
Nouvelle
parles Quakers, qui font les plus habiles Angleterre
politiques
a
myftcre de la fecte des
Noirs, qui n'offre a
des hommes
l'imagination féduite
qui ne favent point en approfondir lès
conféquences
fanguinaires > qu'un roman
qui, fous le nom de Thumanité,
artificieux,
truction.
commande la def.
Les plans de cette fecte
imaginés dans le nord de la 3 MESSTEURS, onr été
Nouvelle
parles Quakers, qui font les plus habiles Angleterre
politiques
a --- Page 27 ---
(11) :
ne
dont les terres (obfervons-le)
de ces Provinces,
des Blancs, à caufe du
peuvent être cultivées que par
de l'année.
froid excellif qui y regne les trois quarts Provinces fep1l eft effentiel de remarquer que ces
le ca"
avojent" fort peu de Nègres s que
tentrionales
portés à
invinciblement
dc CCS malheoreus,
1 raétcre
étoit fort difcrédité, &
la parelfe. & anl larcin, y
de dodaignoit-on s'en fervir en qualité
.qu'à peine
mefliques.
faire obferver qu'il s'étoit élevé
Je dois encore vous
& celles du Marientte ces Provinces feprentrionales deux Carolines & de la
land,de. la Virginie, des
de nagrandes jaloufies de commerce,
Géorgie,de
& que les terres de ces provigation & de richeffe,
être cultivées que
vinces, méridionales n'y pouvant
chaleur & de
des Nègres, à caufe de la. grande
devepar
du climar la révolté des Efclaves
linfalubrité
far
d'en arrêter la profpérité.
noit ull
moyen malgré moi, MESSIEURS, dans
Je me fens entrainé
mais j'ai dà vous faire
de grands détails de politique; ,
0e
vous amener graduellement
ces obfervations s pour
néceflaire de former,alin
aux réfulrats qu'il vous fera
&
à développer tous. les plis replis pode parvenir de la feête des amis des Noirs..
litiques Provinces du nord de la Nouvelle Angleterre, 7
Les
chargées d'une dette énorme,
Messsuns,fer trouvent
la libération en partie
dont elles ne peuvent efpérer
la vente de leurs terres & par une grande
que par
navigation.
B 3.
e
vous amener graduellement
ces obfervations s pour
néceflaire de former,alin
aux réfulrats qu'il vous fera
&
à développer tous. les plis replis pode parvenir de la feête des amis des Noirs..
litiques Provinces du nord de la Nouvelle Angleterre, 7
Les
chargées d'une dette énorme,
Messsuns,fer trouvent
la libération en partie
dont elles ne peuvent efpérer
la vente de leurs terres & par une grande
que par
navigation.
B 3. --- Page 28 ---
Peur
(22)
y parvenir, 9 il leur
une graude population
convient de fe procurer
difetédic de leurs
& de grands capiraux, que le
affaircs préfentes
rement.
éloigne nécellaiCes Provinces ont fenti,
pouvoient
Aisisuns,
ne
parvenir ail fuccès de leurs
qu'elles
excitant, dans tous les états des
projets, 3 qu'en
deux
révelations, des
Mondes, des
guerres qui leur ameneroient indif
penfablemene ces plantes
cette claffe d'hommes parafites de tous les Erats,
peu-près égaux, &
pour qui tous les pays font àroures leurs richeffes qui, pouvant emporter avec eux
dans un
culté de fe mettre
porte-fenille, ont la fales
s en 24 bheures, a l'abri de
dangers des guerres civiles.
tous
Je dois vous le dénoncer,
Tanalyfe, 2 dans les recherches MessIruRs;e c'eft dans
litiques du
des combinaifons
peuple fe plus embarraffé
pores, du peuple le plus délié
dans fes affar
que fe font formés les
qu'il y air fur la terre,
des Noirs,
dogmes de la fociété 'desamis
C'ef la que fe font
ches
fabriquées les
qui, dans les renverfemens
premieres tortoutes les formes de
des trônes & de
fer les deux Mondes, gouvernement, doivent emibraC'eft dans les malheurs des
hacent tous les Etats de
guerres civiles qui meémigration des
FUnivers," que fe feia cette
Capitalites de tous les
promet la nouvelle
pays, que fe
Anglererre,
On ne peut douter,
MissItae, que les
- --- Page 29 ---
-
- (3) )
des Noirs de
vues de la focicté des amis
premières
fe foient portées fur les pollellions
Philadelphie ne,
touchent, pour ainfi
Efpagnoles d'outre- mer qui
dire, celles desProvinees-Unies. des révoltes au :
En excitant des infurtections, amis des Noirs
la fociété des
Pérou, au Mexique,
à fon pays les tré.
de Philadelphie comptoit procurer
devons nous
fors de ces riches contrées; & nous
dans
P'E/pagne fe vit, iy a huit ans,
rappeller que embarras, dans cette partie de fes polef
dé grands
fi
Efpagnoles d'outre- mer qui
dire, celles desProvinees-Unies. des révoltes au :
En excitant des infurtections, amis des Noirs
la fociété des
Pérou, au Mexique,
à fon pays les tré.
de Philadelphie comptoit procurer
devons nous
fors de ces riches contrées; & nous
dans
P'E/pagne fe vit, iy a huit ans,
rappeller que embarras, dans cette partie de fes polef
dé grands fions.
BDI douter encore que 3 le projet de
Nous ne pouvons
celle de
changer, la face de l'Angieterre elle-mème,
de
la Hollande,ne foit entré dans la confpiration
::
fociété.
Dit 93001
cêtte
MESSIE -T URS,
de grandes difficuliés fe
Mais,
fontoppolées à fes fuccès dans les colonies efpagnoles.
cette inftitution redoutable, cette
L'inquilition,
teligieufe,
infiturion tout auffi politique peutétre que
leur a préfenté un rempart trop formidable peur ofer
y tenter un établiffement.
la D'anciens principes,que desefprits forisappelleront
préjugés, fans doure., Y. confervent une grande force.
Les Efpagnols aiment encore leur Roi, leur ancienne
religion, les formes antiques de leur gouvernement.
Les humbles amis -des Noits feroient affurés d'y obteuirles glorieufes palmes du martyre qu'ils n'ambitionnent pas; & la fublimité de leur fyftème n'y feruit pas fortune.
B4
iffement.
la D'anciens principes,que desefprits forisappelleront
préjugés, fans doure., Y. confervent une grande force.
Les Efpagnols aiment encore leur Roi, leur ancienne
religion, les formes antiques de leur gouvernement.
Les humbles amis -des Noits feroient affurés d'y obteuirles glorieufes palmes du martyre qu'ils n'ambitionnent pas; & la fublimité de leur fyftème n'y feruit pas fortune.
B4 --- Page 30 ---
(24)
L'Angleterre leur a donc
la plus propre à former
paru la partie de
la Naion
leur premier
TEarope
Angloife, comptant fur éablifemen,a &
que tout Anglois porte à fon
l'amour religieux
ment, n'a dile voir
pays & à fon gouvernegu'elle accorde à
que dans cer elprit
toutes les opinions d'indiftence
litigues.
religieufes & po,
Il eft à croire,
regardé cette
Meneas, que les Anglois n'ont
avoit fait lociéréque fous le
tolérer celle de
pointde-vue qui leur
des Martiniftes & de
Caglioltro, des
nées
tant d'autres
Illominés,
feroient tomber dans le
que guclques an-
& dans l'oubli,
ridicule, dans le mépris *
Mais le Miniftere
detoutes nos
Anglois, cet argus
opinions, de toutes nos
infatigable
doute, cavifagé fous un
actions, Ta,fans
Obfervateur coufant point-de-vediféerent.
dit, de toutes les
de la pofition de notre cré,
de Cet efprit d'imitation variations de notre caractere &
jamais, il a vu dans la qui ne nous abandonnera
moyen politique d'arriver fecte des amis des Noirs un
tions qu'ait encore
aux plus grandes révolaçoile,
éprouvées la Monarchie Fran:
Il a vu
le
France e que tems de rendre
ce qu'il nous réfere
avec ufure a la
lindépendance de
dans fon coeur pour
venu.
T'Amétique feprentrionale, étoit
Ila calculéle
brions de cour caradereinquice de cette foule
qae l'envie de
d'emchanger de place &
--- Page 31 ---
(25)
defir de s'inflamour de la nonveauté, plus que-le
quelques
fait
en Angleterre depuis
truire, ont
voyager
ennemis de la
années; & il a jugéque les plus grands mèmes.
être des François
France pouvoient
rappellons-nous avec
Effedivement, MESSIEURS,
fedtes diverfes,
ardeur les opinions de vingt
quelle
plus abfurdes les unes que
toutes plus dangereufes,
des perfonnes de tout
les autres; > furent embraffées par
années ; &
ily a quelqués
fexe & de toute condition,
anglois a PH fe pernous concevrons gue le miniftere
de deltructeur,
avoit rien de ridicule,
fuader qu'iln'y
fit
de faire adopter i
ne
poffible
en tout genre > qu'il
des François.
dû voit fans inquiéLe Miniftere Anglois a donc
amis des Noirs a
T'érabliffement de la fociété des
tude
encore il a dû, dans fes vues de venLondres; mais
contre la France., faire progeance & de deftruction
fes écrivains les plus
tégercette feéte par fes orateurs ,
ailleurs,. favent
célebres qui, dans ce pays comme fur la quantiré
mefurerleurs opinions, leurs maximes
d'or qu'on leur préfente. mille écrits divers en faveur
Ila dû faire répandre
de la doétrine de cette fcciété.
la caufe des
Ila dû faire porter en grand appareil des homde laliberté
amis des Noirs, ces proteéteurs
tribunal
de la nation angloife.
mes, au
fuprème
de beaucoup de féanCette caufe a dû faire l'objet
& donner de grandes inquiétuces fortintéreffantes, nombreufe de négocians obfervateurs
desàcette cluffe
de la marche du Miniftere Anglois.
de la doétrine de cette fcciété.
la caufe des
Ila dû faire porter en grand appareil des homde laliberté
amis des Noirs, ces proteéteurs
tribunal
de la nation angloife.
mes, au
fuprème
de beaucoup de féanCette caufe a dû faire l'objet
& donner de grandes inquiétuces fortintéreffantes, nombreufe de négocians obfervateurs
desàcette cluffe
de la marche du Miniftere Anglois. --- Page 32 ---
Pout en impofer (26)
intentionsdu
avec plus d'éclat far la pureré des
les unes aux Miniftere, ces féances ont dû fe
ralentir
autres avec beaucoup de
fuccéder
enfaite avec
vivacité, & fe
2 Les
art & méthode.
écrits, les livres' qui ont
tiere ont dû être envoyés,
étéfaits fur cette maduits parlcs plus habiles en France, pour y être traques philofophes
Gehs de Lettres, par quel.
brillans.
répandus dans Ies cercles les plus
de La formane, les dépenfes de ces
ces Philofophier ont dû
Gens de Lettres :
frappanté.
ot
augmenter d'une maniere
Le Miniftere de France. dû être
fement fur fes
fondé myférieis
a fes Colonies. difproftions, fes opinions relativement
Tous les Rédaéteurs des
ce, tous
papiers publics de la FranfesJournaliftes, les Gazetiers
puiffamment intéreflésa rendre
ont dû êtré
ce que ces' éctits Anglois
des compres adroits de
fant, de plus
& renferinoient de plus féduimatiere.
pathétique de plus capticux dans cette
Lorfque les elprirs des
point par la
François ont été préparés a
genre,le ledture'de ce qui avoit été
4.
de
Miniftere Anglois a : dû
préfenté en ce
ces hommes ingénieux,
s'occuper de trouver
fans reffource, bannis de intrigans, fans
tions,
leur pattie
forrunes
&ique le befoin de
pour des fédide tour
fubifter rend
place encreptendre aut rifque même de capables
publique,
périr GI3
ARa a
François ont été préparés a
genre,le ledture'de ce qui avoit été
4.
de
Miniftere Anglois a : dû
préfenté en ce
ces hommes ingénieux,
s'occuper de trouver
fans reffource, bannis de intrigans, fans
tions,
leur pattie
forrunes
&ique le befoin de
pour des fédide tour
fubifter rend
place encreptendre aut rifque même de capables
publique,
périr GI3
ARa a --- Page 33 ---
(27 )
l'or à cés homLe Miniftere Anglois a dû prodiguer
9 feduire, s cortompre s
mes : car il falloit A perfuader
toutes ces choles
former un établiffement. Et quoique
ètre fort
cheres chez une nation légere,
duffent
peu
ulcérée
les vices de fon
imitartice de fes voifins,
par
le Miniftere
adminiftration, corrompue par fon luxe 5
qu'on ne forme pas une
Anglois fentoit parfaitement
facrifices.
grande révolution fans faire de grands
d'une foCes hommes ont formé Tétabliffement
correfciété des amis des Noirs, Paris, entreténant
de fraternité avec celle de Londres.
fans
pondance
établiffement érohneront,
. Les fuccès de cet
réfléchir fur la difdoute 3 ceux qui ne voudront pas
générale des efprits de la Capitale.
polition
à ces caraéteres ardens,. inS L'or a dû être prodigué
fe complaifent
quiets, amateurs des nouveautés, qui
fé
révolutions. La morale la plus pure, la plus
aux
à ces ames fenfibles, ces
duifante, a été préfentée
des'vaux linceres pour
hommes de bien qui forment
de toutes
le bonheur de l'humanité, La perfpedivé de plus
-les
, de l'ambition la plus fatisfaite
jouifances
les
- 9 du mihautesdignités, des places plaslucratives, été offerte
des armées , a
niftere , du commandement brouillons fans talent,
à ces petirs ambitieux de cour,
de fanté,
conjurés fans courage, ruinés la plipart
d'honneut & de forrune, & affez peu éclairés
'de vils
Far
ne feroient que
ne pas appercevoir qu'ils
dont les confpirateurs, plus
strutheus de révolations,
les
- 9 du mihautesdignités, des places plaslucratives, été offerte
des armées , a
niftere , du commandement brouillons fans talent,
à ces petirs ambitieux de cour,
de fanté,
conjurés fans courage, ruinés la plipart
d'honneut & de forrune, & affez peu éclairés
'de vils
Far
ne feroient que
ne pas appercevoir qu'ils
dont les confpirateurs, plus
strutheus de révolations, --- Page 34 ---
habiles
(28) )
enfuite, qu'eux , fe ferviroient
& les mettre plus bas pour les
ravant.
quils n'étoient dédaigner
aupala Lotfque le Miniftere Anglois
C
corporation des Amis des
a Pu préfumer que
acquis quelque foice, il
Noirs de Paris avoit
ceffer les
s'eft alors
murmures de toute la occupé de faire
Tinquiétade des Négocians,
Nution Augloile,
Colonies.
des
Proptiéiaites de, fes
De ce moment les Amis
été moins accueillis;
des Noirs de
été mieux
les raifons des Comire Londres ont
ont
entendues; ; les
ergans ont
paru leur être plus infotmations, > les
caufe a été
favorables; &
opinians,
où elle renvoyée à une autre
rour-d-comp. la
ne fera certainement fellion du Parlement,
d'après les calculs de la
reprife & traitée.quo
TAngleterre,
politique & des intérèts
de
Efedtivement,
qui ne peur être Metreas, fi
*
navigation
balancée dans le
TAngleerre,
de
énorme que lui
commer. e & la
FInde, que par
procurent fes polleflions
nent à la France, Tinfluence incroyable
tions des
dans toute
que donColonies
FEurope, les
crifice même
3 pouvoir parvenir
producdes Ifles,
3 par le fa5o millions, à déterminer qui lui donnent à
fiennes, qui lui
la France à
peine
ne pouvons
en donnent plus de déux renoncer aux
terminit douter que Thabile
cents, nouz
a ptononcer
Angleterre ne fe déTxffanchiftmen des Negres,
a
à
à la France, Tinfluence incroyable
tions des
dans toute
que donColonies
FEurope, les
crifice même
3 pouvoir parvenir
producdes Ifles,
3 par le fa5o millions, à déterminer qui lui donnent à
fiennes, qui lui
la France à
peine
ne pouvons
en donnent plus de déux renoncer aux
terminit douter que Thabile
cents, nouz
a ptononcer
Angleterre ne fe déTxffanchiftmen des Negres,
a
à --- Page 35 ---
(3,)
Colonies a prendre le parti qui
fauf à fes fujets des
leur paroitroit le plus convenable.
le génie de
MESSIEURS, calculez un peu
En effer,
penfer que les Habitans
tout Anglais. Pouvons-nous fouffritoient avec patience un
des Colonies Anglaifes
qui ten:
les priveroit de leurs propriétés,
le
décret qui
Croyez-vous que
droit a mettre leur vie en péril? flottes de la Nation
Anglois osât armer les
Miniftere
tel décret, & que fourdemencilalen
pour foutenir un
& la répulfion, dès le
favoriferoit point Vinfraction
la perte des Colomoment que vous auriez prononcé
nies Françoifes?
MESSIEURS, combien de finefle;
Et vousa allezjuger, foi, le miniftere Anglois a emd'aftuce, de mauvaife
ployé dans cette affaire.
les
publics
mème oûù tous
papiers
Dans le temps
des difcullions
n'étoient templis que
de PAngleterre amis des Noirs 5 dans le temps où
de la caufe des
Parlément fe fuccédoient les
féances du
ces fameufes
: le
de vivacité en faveur
unes aux autres avec
plus MESSIEU R S, c'eft
de cette caufe; c'eft alors, Miniftre
qui
même que le
Anglois,
dans ce temps
mieux en commerce que le nôtre,
fe connoit un peu
il s'obligeoit de fournit
fignoit un traité par lequel
de Negres qui leur
Efpagnols toute la quantité
aux
exploiter les terres de leurs
feroient nécellaires pour
Colonies.
ne nous laiffons point abuEh! MssSIEURS!
des rufes qui ne peuvent en impofer qu'à
fer par
, Miniftre
qui
même que le
Anglois,
dans ce temps
mieux en commerce que le nôtre,
fe connoit un peu
il s'obligeoit de fournit
fignoit un traité par lequel
de Negres qui leur
Efpagnols toute la quantité
aux
exploiter les terres de leurs
feroient nécellaires pour
Colonies.
ne nous laiffons point abuEh! MssSIEURS!
des rufes qui ne peuvent en impofer qu'à
fer par --- Page 36 ---
des gens qui n'ont (30)
net, & qui n'ont
vu les chofes que de leur
les dédales de point été intéreffés à
cabis
la
parcourir tous
vez dire,
politique de TAngietere. Vous
de Parise eft MessiEuns : la fecte des
defa
une émanation de celle amis des Noirs
morale, fa docrine doivent d'Angleterrey donc
France; donc il
cacher la
propofitions
n'y a lieu à délibérer fur perte de la
faire.
que ces ennemis de la France
toutes les
peuvent nous
Non, MessIzURs,
égarer par les projets vous ne vous laifferez
mis de la France. Ces d'une fecte formée par les point
tié,de fraternité,
proteftations
ennedont le Miniftere d'intérét, d'ami.
adroitementalflirer
Anglois Vous fait
lui font vendus, n'en pardesjoumailites qui, fansdotte,
geffe.
impoferont point à Votre fa.
Vous ne croirez
naturel peur former pas aux voeux que Votre
Vous faurez
pour la profpérité de la ennemi
juger d'oi
France,
mentaux, dont de
partent ces écrits fentinaliftes inondent à prérendus deffein philofophes, des
vinces.
la Capitale & les jourVous faurez
Pro.
en apprécier les
Les fcenes
motifs,
toutes les parties fanglantes du
qui fe font jouées
prit qui s'eft
Royaume; le
dans
pagne Vous introduic chez les
malheureux efdans
auront ouverc les peuples de la camlefquels Vons
yeux fur les malheurs
précipiteriez les
Colonies, G
:
-or
prérendus deffein philofophes, des
vinces.
la Capitale & les jourVous faurez
Pro.
en apprécier les
Les fcenes
motifs,
toutes les parties fanglantes du
qui fe font jouées
prit qui s'eft
Royaume; le
dans
pagne Vous introduic chez les
malheureux efdans
auront ouverc les peuples de la camlefquels Vons
yeux fur les malheurs
précipiteriez les
Colonies, G
:
-or --- Page 37 ---
-
(31)
& aux, moyens politiques qui
Yolis touchiez au régime
de leur perte depuis cent. cinquante
ont préfervés
als.
point la deftruéion de pays dont
Mournordonnerer
les terres par leur
ont conquis
les preniets polfelleurs
leurs defcendans
& leurs féuls efforts ; que.!
courage
prudence & leur fagelle; quils
ont confervés parleur
à
C
donner
Sh cultivés pour vous enrichir & pour
ont
en
2.
une prépondérance que jaloufent
votre Royaume
vain vos ennemis.
des CoVous traiterez atl moins les Propriétaires
dans
comme de fideles alliés qui ont prodigué,
lonies
leurs fortunes & leurs vies 3 pour
tous les temps,
lors mème que
repouller les attaques de vos ennemis,
à
avoient la cruauté de les abandonner
VOS Miniftres
dont ces ennemis
toutes les horreurs de la famine,
les tirer. & les garantir.
feuls pouvoient
M ESSEEURS,
L'expérience vous aura apptis >
mene les peuples à des réfolutions
que le défefpoir
contraires à leurs afexagérées & prefque toujours
le
point
fections les plus chetes. Vous ne porterez de vos
dans le coeur de vos parens > de vOS amis,
freres.
le Royaume à perdre prefVous n'expoferez point moins de dix années.
que tout fon numéraire en Provinces matitimes,lecs
Vous ne ruinerez point vos
de votre Royaume.
Villes les plus opulentes
des Nérenverferez point les fortunes
Vous ne --- Page 38 ---
gocians des ports de (32) )
plus de 300 millions. mer, à gai les Colonies doivent
traîneroit Vous penferez que la ruine de
celle de tous les
ces Négocian enMarchands du
Banquiers 3 de tous
Royaume, 3 d'une
les:
Propriéaires de terres, de
grande quantité de
turiers; & d'un nombre prefque tous les Manufactoute efpece,
incalculable
aller
que vous forceriez de d'Oavriers de
enrichir vOs ennemis de feur s'expatrier, pour
Enfin,
indultrie,
un décret Misiruns, dont
vous ne
butaire
l'effet feroit de prononcerez point
de vos
rendre la France tril'empire du Monde, ennemis, & de donner à
TAnglerere
F I N. --- Page 39 ---
ea €
-
R.
TARTSTOCRATIE
NEGRIENE,
O U
LEXIO NS
RÉF
ET HISTORIQUES
PHILOSOPHIQUES
des Noirs,
Surl'esclavage et Taffranchissemente
NATIONALES.
DÉDIÉES A L'ASSEMBLÉE
ancien ami des Africains;
Par M. Tabbé,SIBIRE, Missionnaire dans le royaume
et Ieur premier
de Loango.
Nimium ne crede colori. ViRG. Ecl.2.
APARIS,
deMosmm, Frere du
CLESCLAPART, Libraire
du Pont-Neuf;
Roi, rue du Roule, No. II, près des Augustins 2
Ches
Libraire, Quai
et DESRAY,
No. 37.
M. DCC. LXXXIX:
ancien ami des Africains;
Par M. Tabbé,SIBIRE, Missionnaire dans le royaume
et Ieur premier
de Loango.
Nimium ne crede colori. ViRG. Ecl.2.
APARIS,
deMosmm, Frere du
CLESCLAPART, Libraire
du Pont-Neuf;
Roi, rue du Roule, No. II, près des Augustins 2
Ches
Libraire, Quai
et DESRAY,
No. 37.
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