--- Page 1 --- --- Page 2 ---
>
eAequired witl tbe assifance
oftbe
Alie Sapiulk Bhass
Fund
JOHN CARTER BROWN LIBRARY
: --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
DE
ET
DE LA SIMBRIILIPÉ,
II. --- Page 6 ---
Imprimerie de Poussim, rue de la Tabletterie. --- Page 7 ---
DE
L
IMPUISSANCE
ET
DE LA STÉRILITE,
OU
TECHERCHES SUR L'ANAPHRODISIE
DISTINGUÉE DE L'AGENÉSIE; 5
mariées
Ouvrage Destiné aux Dersonnes
QUI NE PEUVENT AVOIR D'ENFANS;
Pao ollb-C. Oescouctils,
à Saint-Domingue, et fondateur du Lycée
Ancien médecin du gouvernement:
colonial;
MEDECINE DE LA FACCLTÉ DE PARIS, MEMRRE CORRESPONDANT DE LA SOCIÉTÉ DES SCILNLES
DOCIEUR EN
D'ORLÉANS; DU CERCLE MEDICAL: DELASOCIÉTÉ DE NÉDEGINE PRATIQUE;
PUYSIQCES ET MÉDICALES
ET DE' LA SOCIÉTÉ ROTALE D'HORTICULIURE DE PSRIS, ETC,
DELA SOCIÉTÉ LINNÉENNE,
Corpure cin valido verun natura quiescit.
Rien de plus capricieux que nos orgaues
Phomme n' est jamais moins maître de soi que
lorsqu'il veut trop l'être.
(PARISET. Mot diguillette du Dictionnaire
des Sciences médicales.)
TOME SECOND.
V
PARIS
MASSON ET YONET, LIBRAIRES,
Rue Ilautefeuille, no 14.
mwm wis
1851. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
DE
a S 3A
ET
DE LA STÉRILITÉ.
SUITE DU CHAPITRE V.
S III.
LA Mélancolie, cette espèce de délire ou de
rêverie accompagnée de crainte et de chagrins,
souvent sans raison apparente, attaque particulièrement les hommes ; les femmes, dans ce
cas, sont donc rarement, par constitution 2 susceptibles d'anaphrodisie, car leurs organes sont
le plus généralement disposés à l'acte vénérien,
ou au moins elles peuvent l'exercer; quoique
TOME II.
--- Page 10 ---
(2)
quelquefois sans desirs, et bercées
molle indifférence.
dans une
Nous partageonsle sentimentdeM,
qui s'explique ainsi à cet égard
Debreuze;
nous venions d'avancer,
(1): ( Quoique
drie est une affection
dit-il, que Thypoconnous devons néanmoins commune aux deux sexes,
observer
contre plus souvent chez les
qu'elle se renles femmes; ; la mélancolie hommes que chez
chez ces
est encore plus rare
dernières; on en trouve
raison dans, la différence
facilement la
des passions
propres à la femme, et dans la
qui sont
organisation. D
nature de son
A D'un autre côté, outre
fibres de la femme lui
que la mollesse des
travail de la'
permet peu de soutenir le
méditations sont pensée, que par conséquent ses
peu profondes,et ses
peu soutenues; sa légéreté, la
réflexions
idées, Winconstance de
mobilité de ses
vacité de ses sensations son imagination, la vitible d'être
la rendent peu suscepattaquée de
mélancolie, tandis
Thypocondrie et de la
que ces mêmes
ces,j jointes à sa
circonstanvivacitéimpatiente, à ses désirs
(1) Page 69.
pensée, que par conséquent ses
peu profondes,et ses
peu soutenues; sa légéreté, la
réflexions
idées, Winconstance de
mobilité de ses
vacité de ses sensations son imagination, la vitible d'être
la rendent peu suscepattaquée de
mélancolie, tandis
Thypocondrie et de la
que ces mêmes
ces,j jointes à sa
circonstanvivacitéimpatiente, à ses désirs
(1) Page 69. --- Page 11 ---
(5)
impérieux, et le pluis souvent
vifs, quelquefois
comprimés, à ses volontés souvent absolues, et
toujours contrariées, la rendent exclupresque sivement victimes de l'hystéric. Observons enfin
les femmes n'ont d'autre ambition que de
que
toutes les autres passions viennent
plaire, que.
a
chez elles se confondre dans celles de l'amour,
et que l'utérus étant la source de la majeure
partie des impressions, des pensées et des besoins, il doit être le point sur lequel le cerveau
réagit, et se trouver ainsi le centre du désordre. >
La mélancolie est donc une aberration du
système sensitif et de l'imagination, principalement chez les individus à passions exaltées et
à tempérament érotique.
Et la mélancolie et la douce tristesse,
Filles rêveuses de l'amour.
Ces passions sont dépeintes en peu de mots 9
avec son élégance habituelle, par Virgilius-Delille, dans son épitre dédicatoire du poême de
MImagination. Il dit dans le chant troisième :
Dès que le désespoir peut retrouver des larmes, --- Page 12 ---
(4)
A la mélaincolie il vient les confier,
Pouradouciesa peine, et non pour l'oublier.
Aussi l'astre du soir la voit souvent
Regarder tendrement sa lunière réveuse
Ce n'est point du printemps la amoureuse, ,
Ce n'est point la
brillante gaité,
Qui
richesse et l'éclat de l'été
plaît à ses regards; ; non, c'est la
D'une main languissante
pâle autonne
effeuillantsa couronne.
Pensive, et sur sa main laissant tomber
Unt tendre souvenir. est sa plus douce sa tête,
fête.
a Les principes du traitement
colie, dit/Hlippocrate
de la mélannus bien
français (1), , sont reconcine
lopg-temps avant l'origine de la médegrecque, et il parait même
jusqu'aux siècles éclairés de
qu'elle remonte
Aux
T'ancienne Egypte.
deuxextrémités de cette.
alors
contrée, qui était
très-peupléc et
des temples dédiés à tres-florissante, il y avait
Saturne, où les
ques se rendaient en foule,
mélancoliprofitant de leur
et où des prêtres,
crédulité
daient leur guérison,
confiante, seconprétendue miraculeuse
>
(1) Pinel, Nosog.
philos., t. II, P- 28.
ancienne Egypte.
deuxextrémités de cette.
alors
contrée, qui était
très-peupléc et
des temples dédiés à tres-florissante, il y avait
Saturne, où les
ques se rendaient en foule,
mélancoliprofitant de leur
et où des prêtres,
crédulité
daient leur guérison,
confiante, seconprétendue miraculeuse
>
(1) Pinel, Nosog.
philos., t. II, P- 28. --- Page 13 ---
(5)
par tous les moyens naturels
suggérer. Jeux, exercices que l'hygiène peut
pèce institués
récréatifs de toute esdans ces: temples, peintures VOluptueuses, images séduisantes
toutes parts aux yeux des
exposées de
les
malades; les chants
plus agréables, les sons les plus mélodieux
charmaient souvent leurs oreilles; ils se
naient dans des jardins fleuris,
promequets ornés
dans des bosavec un art recherché. Tantôt
leur faisait
on
respirer un air frais et salubre sur
Nil, dans des bateaux
le
concerts
décorés, et au milieu de
champêtres; ; tantôt on les
dans des iles riantes, od,
conduisait
quelque divinité
sous le symbole de
protectrice, on ieur
des spectacles nouveaux eti
procurait
nagés, et des sociétés
ingénieusement méles
agréables et choisies; tous
momens, 2 enfin, étaient consacrés à
scène comique, à des danses
quelque
système d'amusemens
grotesques, à un
diversifiés et
par des idées
soutenus
religieuses. Un régime assorti, et
scrupuleusement observé, le
pour se rendre dans
voyage nécessaire
continuelles
ces saints lieux, les fêtes
instituées à dessein le long de la
route; l'espoir fortifié par la superstition,
bileté des prêtres à produire
P'haune diversion fa- --- Page 14 ---
(6)
vorable, et à écarter des idées tristes et mélancoliques, pouvaient-ils manquer de suspendre
le sentiment de la douleur, de calmerlesinquictudes, et d'opérer souvent des
changeméns salutaires, qu'on avait soin de faire valoir
inspirer la confiance, et établir le crédit des pour divinités tutélaires. D
Les anciens, espérant favoriser la population,
avaient institué des fêtes pour porter à la joie.
On faisait usage, en ces jours de plaisir, de
moyens propres à y disposer, tels que chez les
Romains, suivant Prosper Aipin, du philonium; chez les Egyptiens, du bers, espèce d'électuaire obtenu par la combinaison de l'opium,
du safran, du poivre, du nard indien, etc.
<Dans certains pays, dit M. de L... (ouvr.
cité, p. 214, t. I") on apportait au commencement du festin un squelette pour avertir les
convives de se livrer à la joie etau plaisir,
que le lendemain, peut être, ils n'existeraient parce
plus.
On concoit, d'après tout ce que nous venons
d'exposer, que, sous le joug de la douleur, du
chagrin et de la mélancolie, toutes les trois
passions débilitantes : l'amour est languissant,
... (ouvr.
cité, p. 214, t. I") on apportait au commencement du festin un squelette pour avertir les
convives de se livrer à la joie etau plaisir,
que le lendemain, peut être, ils n'existeraient parce
plus.
On concoit, d'après tout ce que nous venons
d'exposer, que, sous le joug de la douleur, du
chagrin et de la mélancolie, toutes les trois
passions débilitantes : l'amour est languissant, --- Page 15 ---
(7)
fait
à l'anaphrodisie, tant il est vrai,
et
place
dit Campenon, que
Il faudrait perdre la mémoire
Quand on a perdu le bonheur.
SIV.
3 LInquiétude (1) se compose de l'espérance
et de la crainte.; mais ce dernier sentiment doest à la
mine, et l'on peut dire'que l'inquiétude
douleur ce que l'espérance est au plaisir, c'està dire le chemin quiy conduit, et sur lequel on
ressent, avant d'arriver, les effets agréables ou
désagréables de ces affections; ainsi près d'un
parterre dont l'éclat n'a pas encore frappé la *
vue, l'odorat peut distinguer les émanations pénibles ou délicieuses des soucis ou des roses.
Du bonheur la douce habitude,
Mortels, serait pour vous un présent dangereux :
Si les dieux ne mêlaient vos jours d'inquiétude,
Peut-être oublieriez-vous que vous les tenez d'eux.
(Pastorale de Daphnis ct Chloë.)
Cependant l'inquiétude rend l'homme misantrhope et défiant, cette passion débilitante lui
fait perdre le sommeil, ou si, par suite des fati-
(1) Debreuze, page 45. --- Page 16 ---
(8) )
gues de son imagination il
il n'est jamais calme
parvient à le gouter,
et réparateur, et des
pénibles poursuivent l'homme
songes
dans son sommeil. Accablé
inquiet jusque
remords etla douleur,
par Tinquiétude, le
sommeil d'un
qu'il doit être fatigantle
criminel condamné à
demain! L'inquiétude
périrle lenla
trouble les fonctions
vie, ce qui a fait dire à
de
in visceribus veluti
Hippocrate : Cura
On
spina est, et illa pungit.
prétend, et l'on a observé
les
sés vivaient
que
insenbue à
long-temps, ce que M. Haller attrice qu'ils sont exempts de ces vives
tudes qu'il regarde
inquiécomme le
tous les poisons. On 8
plus mortel de
a vu des
un assez bon sens, mais
personnes ayant
exemptes
pousser loin leur carrière. Des d'ambition,
prétention, libres des
hommes sans
soins
désir de briller
les
qu'entraine le
par
talens, ou de
aux dignités, ordinairement
parvenir
passé, peu inquiets
sans regrets sur le
pour l'avenir,
point ces tourmens de
n'éprouvent
corps. Ils
l'esprit qui minent le
joignent à cette tranguillité
qui est une des plus belles
d'âme,
fance, celle d'être
prérogatives del'enencore
par le
long-temps jeunes
physique, sur lequel on sait
a une influence
que le moral
marquée.
, ou de
aux dignités, ordinairement
parvenir
passé, peu inquiets
sans regrets sur le
pour l'avenir,
point ces tourmens de
n'éprouvent
corps. Ils
l'esprit qui minent le
joignent à cette tranguillité
qui est une des plus belles
d'âme,
fance, celle d'être
prérogatives del'enencore
par le
long-temps jeunes
physique, sur lequel on sait
a une influence
que le moral
marquée. --- Page 17 ---
(9)
Sil'inquiétude vient troubler la volupté
goûte au milieu des ébats
qu'on
sulte,
amoureux, il en réparticulièrement pour l'homme, l'état
humiliant
d'anaphrodisies et les
res et vraiesqu'il se
jouissances pupromettait de ressentir, sont
remplacées, chez l'amant, par la honte, et
la femme par lindignation etle
chez
courroux,
qu'elle se méprend souvent surla
parce
de la retraite forcée. En
véritable cause
général, plus l'amant
éprouve de désirs, et plus il est timide. On
rappelle ces paroles de' Zémire et Azor:
se
Du moment qu'on aime
On devient si doux,
Que jesuis moi-même
Plus tremblant que vous.
Un amant embrasé de son ardeur
nairement d'être
cesse ordiet reçu des
impuissant dès.qu'il a donné
dresse.
marques non équivoques de tenDans les temps orageux de sa
amant fidèle au
jeunesse, un
bras d'une
rendez-rous; et pressé entre les
maîtresse dont l'entrevue
devient
mystérieuse
coupable, est tout-d-coup
milieu de ces nuits consacrées
intimidé, au
à l'amour, par le --- Page 18 ---
(10)
craquement inattendu des meubles, , par le bruit
importun des girouettes, parla poursuite acharnée de souris se donnant la chasse sur les
plafonds, ou le souffle impétueux de
l'aquilon 9
qu'il rapporte, en ce cas, à des pas intéressés,
à l'inquiète surveillance d'un jaloux au
guet, et
prêt à le surprendre. Certes, dans une
pareille
occurrence, les fonctions sont troublées, et l'appareil génital, tombant en défaut, déclare la.
naphrodiste par inquiétude (1).
5 V.
La Crainte, en système d'amour, naît d'un
obstacle feint ou réel qui contrarie nos désirs.
(1) Un jeune homme, après de longs désirs, serrant
amoureusément dans ses bras T'objet de son ardeur, en
l'absence d'un vieux mari
du
jaloux qui, comme le tuteur
Tableau parlant, arrivait toujours sans être attendu,
m'a déclaré avoir éprouvé une sueur et un tremblement
convulsifau bruit criard de girouettes, qu'il attribuait
au cri des gonds de la porte cochère;
quiétude et la crainte
parce que l'inle
causent, le plus ordinairement,
spasme des capillaires, et refoule vers l'intérieur la
circulation et l'énergie vitale.
'un vieux mari
du
jaloux qui, comme le tuteur
Tableau parlant, arrivait toujours sans être attendu,
m'a déclaré avoir éprouvé une sueur et un tremblement
convulsifau bruit criard de girouettes, qu'il attribuait
au cri des gonds de la porte cochère;
quiétude et la crainte
parce que l'inle
causent, le plus ordinairement,
spasme des capillaires, et refoule vers l'intérieur la
circulation et l'énergie vitale. --- Page 19 ---
(1r)
Dans la crainte, l'énergie vitale se concentre
dans l'épigastre, 2 les facultés cérébrales sont
nulles, et l'appareil génital se trouve paralysé
l'aberration du système sensitif, frappé de
par
constriction spasmodique.
Tum pavor sapientiam omnem mili ex aniTusc. qurest., lib. 4,c. 8.)
mo erpectorat. (Cic.
docteur Esquirol; ; abatl les
e La crainte, ditle
forces musculaires, et détermine souvent la paralysie des organes excréteurs. La frayeur concentre les forces de la circonférence au centre,
et rappelle le sang vers les gros vaisseaux. Le
trouble dans les fonctions de la génération altère les facultés intellectuelles. D
Le sang ne coule qu'un instant après l'ouverture de la veine, chez les individus frappés de
cette crainte pusillanime cetinvolontaire qui leur
fait redouter la saignée. L'imagination enfante
des obstacles insurmontables; bientôt l'horripilation,le tremblement du corps et des membres, le froid des extrémités, une circulation
ralentie, annoncent, précèdent et déclarent l'anaphrodisie. On éprouve quelquefois cet état,
lorsqu'après une longue absence, on retrouve
une amante qu'on craint de reconnaître infidèle. --- Page 20 ---
(12)
Les parties naturelles. soit
par pudeur, n'obéissent
par crainte, soit
lonté, et souvent
pas toujours à notre VOune honteuse retraite a lieu
quand le coeur est le plus embrasé,
posé et prêt à se roidir : le
Est-on discrainte saisit, la haine
courage manque, la
s'empare de notre coeur,
etlapudeurs'oppose: à des libertés effrontées
La crainte, dit M. Delille, arrache
(1).
à la
l'encensoir 0
reconnaissance, comme la timidité arrache
l'offrande à l'amour. L'humeur
mélancolique, la
atrabilaire et
âmes
crainte, le plaisir, font sur des
sensibles des impressions si vives et si
gnantes, qu'elles conduisent
poiphrodisie,
souvent à l'anaqui, dans ce cas, n'est qu'une
sance momentanée.
impuisQuelquefois aussi la crainte fait
les
resses
que
casion amoureuses ne répondent point à la
qui nous enflamme. lle est à ma
pasque le nommé F soldat
connaissance
vieille marine,
du régiment de la
taille de cinq pieds onze
cheveux et sourcils noirs,
pouces,
conformation
épais et crépus, d'une
à
d'Hercule, se maria
une jeune fille qu'il aimait
secrètement
éperdument, et
(1) Vent., article
Congrès, tom. II, P- 240.
ne répondent point à la
qui nous enflamme. lle est à ma
pasque le nommé F soldat
connaissance
vieille marine,
du régiment de la
taille de cinq pieds onze
cheveux et sourcils noirs,
pouces,
conformation
épais et crépus, d'une
à
d'Hercule, se maria
une jeune fille qu'il aimait
secrètement
éperdument, et
(1) Vent., article
Congrès, tom. II, P- 240. --- Page 21 ---
(05)
dont on lui-avait refusé la main. Soit
remords se soient
que les
où
emparés de lui, dans la
ses idées religieuses le
crainte
son ménage la
jetaient, d'attirer sur
malédiction de son
soit que son imagination ardente beau-père,
d'autres chimères, F...
eût enfanté
resta sous le joug de
l'anaphrodisic jusqu'a ce qu'il eût obtenu le
consentement des parens de son épouse.
PROPOSITION XX.
Quelques affections de l'âme ont une
plus directe et plus immédiate
infuence
sur la production de
Fimpuissance, telles sont :
1° Lantipathie de deur individus
Fautre. L'impuissance
Fun pour
rencontrant
cesse ordinairement en
un objet aimé, et se prolonge
l'antipathie. On voit tous les jours des
par
n'ayant point eu d'enfans
femmes
mari, devenir mères
avec leur premier
préferent.
avec un. second qu'elles
Rondelet cite l'exemple d'une
tombant en
jeune femme,
catalepsie toutes les fois qu'elle --- Page 22 ---
(14)
l'avait forcée d'épouser et
voyait son mariqu'on
d'être assujétie
qu'elle n'aimait pas. Elle cessa
obtenir
maladie nerveuse dès qu'elle put
à cette
une séparation.
la laideur. L'im2° Le dégotit inspiré par des causes oppuissance peut être produite par tumulte des
c'ust-à-dire en plus par le
posées, 2
l'absence des sensapassions, et en moins par
si l'on veut,dans le premier cas, par
tions, ou: s
une belle femme;
tropd'ardeur que peutinspirer laide qui n'est
et dans le second, envers une
où toute
d'émouvoir. Dans ce cas,
pas capable l'indifférencé se change bientôt
illusion cesse,
en aversion.
mauvaise odeur de la
la
3° Lamalpropreté,
le pouvoir
sueur ou de Phaleine. En appréciant certains
on croira facilement que
de l'olfaction,
entrer en jouissance et
luxurieux ne peuvent
du coit qu'en respis'acquitter convenablement bouche, des aisselles
rant les émanations de la
du corps de la femme qu'ils
et des autres parties
sont
C'est pourquoi, si ces vapeurs
caressent.
excitation héroique,
agréables, il en résulte une
aussi malet sans trouble; mais
un plaisir pur
aveugle éroit paheur à la femme qu'un amant
croira facilement que
de l'olfaction,
entrer en jouissance et
luxurieux ne peuvent
du coit qu'en respis'acquitter convenablement bouche, des aisselles
rant les émanations de la
du corps de la femme qu'ils
et des autres parties
sont
C'est pourquoi, si ces vapeurs
caressent.
excitation héroique,
agréables, il en résulte une
aussi malet sans trouble; mais
un plaisir pur
aveugle éroit paheur à la femme qu'un amant --- Page 23 ---
- 15 )
des charmes de Cypris et des grâces de cette
Tée
abonde vient pédéesse, si une exhalaisonnausé
du cheniblement affecter le sens de l'odorat
la courtise, car soudain le bandeau
valier qui
et le froid dédain éteint
tombe,lillusion cesse,
entièrement les feux de la concupiscence.
4 Une santé délabrée, desaffections hideuses
Técoulemènt abondant des fueurs
de la peau ;
maladie, la
blanches ; Pezistence de certaine
d'en contracter de contagieuses, sont
crainte
disposer d Panaautant de causes quipeuvent
La blenorrhée, en salissant une couphrodisie. destinée à recevoir une offrande pure 9 corche
enivrans plaisirs jusque dans
rompt aussi les plus
leur retraite la plus cachée.
5 La honte qui nait d'une pudeur ercessire.
Parexemple, un Adonisnovice encore en amour,
doué de la vigueur de la première jeunesse,"
extrêmement sensible et pur dans ses
mais
raillé
une femme
feux, est-il outragé ou
par
Indigné de cette offense, il devient
sans pudeur?
'il est homme;
soudain hors d'état de prouver qu
tandis
les femmes sont toujours passives en
que
feindre des passions
ce cas, et qu'elles peuvent --- Page 24 ---
20 16)
expansives d'amour au milieu de la plus froide
indifférence.
Si un timide amant
repousse avec dédain l'insai tiable luxure d'une Messaline
même
effrontée, de
une jeune personne verra avec horreur
laagsemensinpadiguesd d'un vieillard dépravé
dans ses goûts obscènes.
La cause physique de cette sorte d'impuissance s'explique facilement. Il est aisé de concevoir que le mouvement
péristaltique des viscères de l'abdomen étant
honte,la
interrompu par la
pudeur, ou toute autre passion débilitante,il
yaauhrenian,suipendan des sécrétions
qui ne peuvent se rétablir qu'après la détente du
spasme organique passager, occasioné par la
constriction des capillaires et du sphincter de
la vessie. L'un de mes malades,
homme de lettres, M. H à la vue de tout être vivant
peut satisfaire aux fonctions urinaires, s'il n'est ne
débarrassé de la présence de
n'a pris la
limportun, ou s'il
précaution de se retirer à l'écart et
à l'abri de tout regard indiscret,
gable d'une
preuve irréfrasusceptibilité extrême quile met le
plus souvent sous l'influence d'une
nitale
syncope gélorsqu'il veut se livrer au plaisir.
, M. H à la vue de tout être vivant
peut satisfaire aux fonctions urinaires, s'il n'est ne
débarrassé de la présence de
n'a pris la
limportun, ou s'il
précaution de se retirer à l'écart et
à l'abri de tout regard indiscret,
gable d'une
preuve irréfrasusceptibilité extrême quile met le
plus souvent sous l'influence d'une
nitale
syncope gélorsqu'il veut se livrer au plaisir. --- Page 25 ---
S VI.
Le Dégout, le Décwwragement, WIndifference,sont des passions débilitantes qui influent
sur les organes sexuels, éteignent les feux de
l'amour, et soumettent à l'anaphrodisie.
xLe père Debrio, jésuite, dit M. Salgues (1),
nous assure que la déesse Vénus;'a ayant eu quelmécontentement des dames de Paros, imque
prima à leur haleine une vertu répulsive si énergique, qu'il fut impossible à leurs maris d'approcher d'elles. >
Le dégoût par répugnance, ou mémeparaversion; le découragement parabattement de l'âme;
l'indifférence par défaut d'attachement pour la
personne que l'on voudrait en vain aimer, ou
qu'on a lieu de mépriser, tous ces sentimens
font taire la concupiscence, et font retrouver
l'anaphrodisie. Une belle femme et une laide
offrent avec nous des rapports différens.
Desmahis dit, en parlant du dégoût:
Ce sommeil fatigant de Tâme,
Né de la gêne et du loisir,
(1) Des Erreurs et Préjugés, etc., P. 158, t. Ier,
TOME. II.
--- Page 26 ---
De nos jours use plus la trame
Quela douleur et le plaisir.
En cas d'indifférence, on pourrait prévenir
l'anaphrodisie en ayant recours aux moyens suivans employés à propos: :
L'aiguillon de l'amour est la difficulté: :
Ses charmes sont détruitspar la facilité;
Dès qu'il est paisible, il sommeille;
S'iln'a point de frayeur, il in'a point de désir;
L'assurançe l'endort, la crainte le réveille;
Ets'il acquiert sans peine, il jouit sans plaisir.
S VII.
Les sensations répétées ne sont nuisibles et
propres à causer l'anaphrodisie, qu'en ce que
leur abus énerve la sensibilité du
système nerveux, et affaiblit les facultés motrices de l'appareil générateur. Ces affections appartiennent
plutôt au chapitre des excès qu'à celui des
sions exaltées, quoiqu'elles en soient les effets. pasS VIII.
La terreur, la frayeur, la peur, sont les dernières périodes d'une crainte exaltée : les affec-
et
propres à causer l'anaphrodisie, qu'en ce que
leur abus énerve la sensibilité du
système nerveux, et affaiblit les facultés motrices de l'appareil générateur. Ces affections appartiennent
plutôt au chapitre des excès qu'à celui des
sions exaltées, quoiqu'elles en soient les effets. pasS VIII.
La terreur, la frayeur, la peur, sont les dernières périodes d'une crainte exaltée : les affec- --- Page 27 ---
(19)
anéantissent l'individu qui
tions perturbatrices
et causent des névroses toujours
en est atteint,
du
il en est résulté
contraires au succès
congrès;
I
aussi des paralysies l'aphonie, T'hypocondrie.
manie l'épilepsic, et autres maladies nerla
veuses.
inter causas idiopathicee epilepsice
K Porro
mazime ira atque terror haud
animi affectus,
Méd.
ultimum sibi vindicant locum. (Hoffman,
ral., tom. 3, sect. I, cap. I,S XV.)
Marcellus Donatus (1) rapporte qu'un enfant
de voir de grand matin auprès de
fut si effrayé
vélui, au milieu d'un champ, deux personnes
de
tomba mort à l'instant.
tués noir, qu'il
On sait, etl'on convient maintenant (2), que
que l'eau
ce n'est pas par une propriétéspécifique
certains maniaques, et
de la mer a pu guérir
quelquefois lhydrophobie : mais que
prévenir
à la frayeur subite
ces effets sont dus en partie
que produit une semblable imet considérable
mersion (5).
(1) De Med. Historia, P. 102.
(2) Debreuze, ouvrage cité, P. 49.
suivante vient à l'appui de cette
(3) L'expérience --- Page 28 ---
20 )
C'est par une secousse en sens inverse
que
l'hydrophobie peut être déclarée; le fait suivant
proposition. Deux de nos nègres furent mordus
chien
par un
enragé, sur l'habitation Rossignol des Dunes, ile
Saint-Domingue, quartier de FArtibonite, où j'étais. Le
père, plein dc confiance en la vertu de l'eau de
contre la rage, devient
et
mer
marron, va se cacher au milieu des mangles qui flanquent la rade des
Gonaives,
pour y prendre à volonté les neuf bains accrédités
l'erreur et les préjugés. On lc chercha
par
en vain, on ne
put découvrir son refuge. Je traitai le fils par la cautérisation 2 dont j'entretins avec soin la
intérieurement et
suppuration, et
extéricurement, par
liquide et quelques sudorifiques. J'eus le Tammoniaque
neutraliser le virus
bonheur de
assez promptement pour qu'il n'eût
pas le temps d'exercer ses
ravages sur le jeune
Un jour que je dinais aux Gonaives chez le
nègre.
net, commandant de cette
généralVerplace, on entend crier
de la galerie : (( Fermez vOs
près
portes. )) De
aussitôt la table pour reconnaître la
quitter
cause de la rumeur,
lorsque nous apercevons, accourant du côté de la
un homme nu, ayant les
mer,
yeux étincelans, la bouche
écumante, Poussant des cris étonffés, déchirant
qui se trouvait à son
tout ce
passage; enfin, avec tous les
tômes cffrayans de la rage confirmée
symppar son premicr
près
portes. )) De
aussitôt la table pour reconnaître la
quitter
cause de la rumeur,
lorsque nous apercevons, accourant du côté de la
un homme nu, ayant les
mer,
yeux étincelans, la bouche
écumante, Poussant des cris étonffés, déchirant
qui se trouvait à son
tout ce
passage; enfin, avec tous les
tômes cffrayans de la rage confirmée
symppar son premicr --- Page 29 ---
(21 )
Une servante, dont parle M. de
en est la preuve.
homme
Sauvages, fut poursuivie par un jeune
éprouva
dansle temps grelienaituenreskea-aled
d'abord la suppression de cette évacuation; mais,
de nouveau par le jeune homme, elle
poursuivie
entra dans une fureur qui se convertit en rage
dont elle mourut en trois jours (1). Dans ce cas,
Ihydrophobie fut causée par une vive affection
de l'âme et un trouble général des fonctions vitales. Cicéron a appelé avec raison la peur la
fuite et la retraite précipitée de Pame.
On lit encore le fait suivant dans le Journal
de Paris du 14 septembre 1812, article grand.
duché de Darmstadt.
ici, il a quelque temps, un
( Il s'est passé
y
montre les dangereux
événement tragique qui
effets que la frayeur peut produire sur l'imagiaccès. Je reconnus notre nègre, et je racontai son histoire; mais le général Vernet, effrayé, et ne voulant
d'aucun amendement, fit faire un feu
entendre parler
aussitôt roula dans la
de peloton sur le malheureux, qui
On trouva dans la rue plusieurs traces de sa
poussière.
fureur. Son fils fut radicalement guéri.
(1) Buchan, trad. de Duplanil, t. III, P. 509. --- Page 30 ---
22 I
nation. Une personne de qualité étant
un de ses
morte,
amis se chargea de rester auprès du
eadavre pendant la nuit. Vers minuit, le médeein de la maison voulut passer quelques
momens auprès de cet ami, et il vint frapper trois
fois à la porte, en disant quelques mots d'une
voix et d'un ton imités du défunt. Ce
de
genre
plaisanterie, très-déplacé en lui-même, l'était
encore bien davantage de la part du médecin,
qui d'ailleurs est un homme habile et éclairé.
L'ami, homme de courage et sans
préjugés, a
aussitôt l'imagination si frappée 2 qu'il tombe
dans une espèce d'égarement, et se jette du
troisième étage dans la rue : par une espèce de
prodige, il ne se blessa que légèrement par cette
chute; mais il s'enfuit dans les bois, où il ne
vécut, pendant trois jours, que de feuilles et
de racines; ; lorsqu'on l'eut trouvé et ramené à
Darmstadt, 9 il vécut encore une semaine, et
mourut dans une espèce de rage. >
Lorsqu'on prononça à Alexis Petrowitz son arrêt de mort, ce prince tomba de frayeur dans
des convulsions horribles au milieu desquelles
ils mourut.
4 C'est par la frayeur qui imprime une se-
mais il s'enfuit dans les bois, où il ne
vécut, pendant trois jours, que de feuilles et
de racines; ; lorsqu'on l'eut trouvé et ramené à
Darmstadt, 9 il vécut encore une semaine, et
mourut dans une espèce de rage. >
Lorsqu'on prononça à Alexis Petrowitz son arrêt de mort, ce prince tomba de frayeur dans
des convulsions horribles au milieu desquelles
ils mourut.
4 C'est par la frayeur qui imprime une se- --- Page 31 ---
- 23 )
nerveux (1), que la présence
cousse au système
davier,
armé du redoutable
d'un. chirurgien,
dit M. Debreuze, suffit pour faire disparaitre
les douleurs souvent intoléramomentanément
ici
bles que cause une dent cariée, quoique
matérielle de la douleur subsiste toula cause
jours. >
P'histoire de M. Bertin (2) médeOn connait
cin de la faculté de Paris, mort en février 1781,
toute sa vie fut si peureux, que se croyant
qui
des assassins, ct considésans cesse investi par
lui
tels toutes les personnes qui
rant comme
caché
parlaient, s'est échappé par les fenêtres,
dans les marais, pour ne voir personne, quoile jugement sain. Certes, ce médequ'ayant
si alarmée, dût être
cin avec une imagination
rarement disposé aux ébats amoureux.
bord d'un vaisseau, le
(1) On a des exemples qu'à
bruit du canon, tiré au point du jour, en communiquant
au système nerveux, a
soudain une pénible commotion
d'anaphrodisie plus d'un indiscret prêt à goûter
frappé
Ce fait m'a été raconté par un
le fruit de sa séduction.
officier à qui pareille contrariété est arrivée plusieurs
fois.
(2) Encyclopédiana. --- Page 32 ---
Un autre exemple se présente à ma
M. Forel-Lacroix, docteur
mémoire :
en chirurgie, et
fesseur d'accouchemens à Orléans,
pro-.
suites, de la frayeur
mourut des
que produisait en lui sa dénonciation au comité révolutionnaire de la ville.
Pendantles derniers jours de sa
vie,il se
sans cesse entouré d'assassins,
croyait
et cherchait à
garantir son cou du fer de la.guillotine,
semblait voir môntée
qu'il lui
auprès de lui (1).
(1) Au mois de janvier 1823, MM.
lamarre et moi, nous
Debreuze, Deopérâmes d'un
le
nommé Baulet, de la commune
hydro-sarcocèle
d'Echilleuses,
ment du Loiret. Au bout de six
départesemaines, il fut entièrement rétabli, et parfaitement en état de
ocupations.
vaquer à ses
Quatre mois après, en labourant, il fut
pris par un orage, et tellement mouillé
surlui avec un frisson
qu'il rentra chez
lente. On
considérable, puis une fièvre viome fit appeler, Une infusion de bourrache
nitrée ayant rétabli la transpiration
lade
interceptée, le maéprouvait tous les bons effets du traitement
j'avais prescrit, lorsque le tonnerre tomba
que
son auprès de la
sur une maisienne; on vient dire qu'elle était
brasée. Bauler est saisi de
emfrayeur, et s'étant levé en
sursaut, sa transpiration est une seconde fois interceptée, et il en résulte nnc colique
duodénale, avec en-
rache
nitrée ayant rétabli la transpiration
lade
interceptée, le maéprouvait tous les bons effets du traitement
j'avais prescrit, lorsque le tonnerre tomba
que
son auprès de la
sur une maisienne; on vient dire qu'elle était
brasée. Bauler est saisi de
emfrayeur, et s'étant levé en
sursaut, sa transpiration est une seconde fois interceptée, et il en résulte nnc colique
duodénale, avec en- --- Page 33 ---
2e 25 )
On tremble de frayeur : j'ai tremblé pendant
bien des nuits à l'époque du massacre des blancs
à Saint-Domingue, où mon sommeil pénible et
imparfait était sans cesse interrompu par les cris
de mourans mutilés et échappés au fer des assassins. Les malheureux venaient implorer de
ma pitié un asile secourable, et me prier de les
compter au nombre de mes infirmiers. Mon
existence était précaire, et mes digestions toujours interrompues. C'est au milieu de ces nuits
de sang, dont le souvenir fait horreur, qu'un
officier des troupes espagnoles de l'ile, à qui
Toussaint-Louverture avait promis streté et
protection, en les rangeant sous ses drapeaux.
gorgement des viscères abdominaux, 2 et induration des
glandes du mésentère. Quelques malveillans, jaloux de
nos succès dans plusieurs opérations majeures, , qu'ils
n'avaient osé entreprendre, et que nous fimes à cette
époque, répandirent traitreusement le bruit que l'état
de Bauled était la suite inévitable de l'opération. Mais
leur basse jalousic fut punie par le parfait rétablissement du malade, qu'une autre maladie enleva plus tard.,
Pouvions-nous le soustraire à cette loi immuable de la
nature : tout nait et tout périt? --- Page 34 ---
26 )
que cet oflicier, dis-je, ayant échappé à l'affreux 7
massacre ordonné traitreusement au camp Plasac, parle perfide cannibale africain,
retrounva,
après une longue absence, une épouse adorée;
mais par suite de la terreur qu'il
core dans la crainte d'ètre
éprouvait enreconnu et
il fut pendant plus de deux mois hors égorgé,
de satisfaire au devoir
d'état
conjugal. Tant-il est vrai
que la frayeur, dit Beker, dans son Monde
chanté, prive un homme de son
enlui ôte la faculté de
jugement, et
ses sens,en sorte qu'il croit
voir et entendre des choses qui n'existent
dans son imagination troublée. De là que
l'anaphrodisic.
SIX.
La Honte ou la Timidité sont aussi dans la
classe des affections
pénibles et débilitantes.
L'une et l'autre paraissent être une modification
de la crainte, et ne sont, en effet, dit M. Debreuze, que la crainte de l'humiliation. Leur
caractère distinctif est la rougeur particulière de
la face. On n'est
cette
pas d'accord sur la cause de
rougeur subite. ( Est-elle causée (1)
par
(r) Debreuze, ouvrage cité, P- 53.
dans la
classe des affections
pénibles et débilitantes.
L'une et l'autre paraissent être une modification
de la crainte, et ne sont, en effet, dit M. Debreuze, que la crainte de l'humiliation. Leur
caractère distinctif est la rougeur particulière de
la face. On n'est
cette
pas d'accord sur la cause de
rougeur subite. ( Est-elle causée (1)
par
(r) Debreuze, ouvrage cité, P- 53. --- Page 35 ---
27 )
des capillaires, ou seulement par une
le spasme
Haller (1) démonaugmentation de leur action?
les artères qui se distribuent au visage 9
tre que
et à tous les viscères. 2
aux poumons, au cceur,
des nerfs qui les embrassent étroitement, 9
ont
de telle manière que ces nerfs, en se contracet
arrêtent ou accélèrent
tant et en se relâchant,
le cours du sang. D
théoM. Debreuze n'est pas satisfait de cette
de causes qui se
rie; il croit que ( ce concours
s'accordent point avec la rapidité
succèdent ne
qu'il y a sans doute quelque
du phénomème;
qu'il
chose de plus, et que Yon peut présumer
au moyen de
existe une sympathie partieulière
chaque passion va imprimer son caraclaquelle
être le miroir chargé
tère à la face, qui parait
de les réfléchir. D Je suis de ce dernier avis, en
la haine, la colère, la peur. et
examinant que
à leur
contraintes, étant portées
autres passions
du visage. Quoi
ultimatum, excitent la paleur
Lachambre (2) observe que la rouqu'ilen soit,
les
produit la colère commence par
geur que
De nervorum in arterias imperio, 1744, in-40.
()
(2) Traité des caractères des passions. --- Page 36 ---
(28 )
yeux, celle de l'amour par le
la honte
les
front, et celle de.
par
joues et les extrémités des.
oreilles.
Voici l'opinion du docteur
cause qui. produit la
Legouas, sur la.
rougeur de la face. ( Le.
corps réticulaire, dit-il, réseau vasculaire
délicat qui associe aux papilles
très-..
portion de ses vaisseaux,
nerveuses une
contient en
un fluide, incolore chez les
stagnation
Européens, et
ou moins coloré chez les autres
plus
peuples. L'autre.
portion est pénétrée par des fluides blancs
circulation, qui sont remplacés
en
lorsque,
par le sang,
pàr une irritation
sibilité de la
quelconque, la senpeau est augmentée. Le
doit
à cette disposition la
visage
rougeursubite qu'il
dans certaines
prend
circonstances.
Diodore le dialecticien mourut
de
subitement
honte, au milieu de son école,
pu
pour n'avoir
rétorquer en public un argument qui lui fut
fait.
La timidité qui
accompagne un amour respectueux est une espèce de contrainte
les délices de deux
qui fait
coeurs sensibles mais c'est
chez l'homme; un grand obstacle au succès des
derniers plaisirs, et conduit à
limpuissance.
ite qu'il
dans certaines
prend
circonstances.
Diodore le dialecticien mourut
de
subitement
honte, au milieu de son école,
pu
pour n'avoir
rétorquer en public un argument qui lui fut
fait.
La timidité qui
accompagne un amour respectueux est une espèce de contrainte
les délices de deux
qui fait
coeurs sensibles mais c'est
chez l'homme; un grand obstacle au succès des
derniers plaisirs, et conduit à
limpuissance. --- Page 37 ---
d 29)
bien combattre, en amour comme à la
Pour
douter de la victoire. Cette
guerre, il ne faut pas
d'énertimidité excessive, annonçant un défaut
nerveuse dans les organes de la génération,
gie
nuisible, et une femme adroite a
est toujours
résistance
soin de le faire disparaitre par une
graduée qui excite et stimule les désirs.
GT
e La nymphe s'embarrasse,
Se livre par degrés à ce trouble enchanteur,
Tombe, sc laisse vaincre, et pardonne au vainqueur.
La timidité est un attrait dans la femme senpour les femmes et pour
sible. Que deviendrait,
ce charme secret, qui, comme nous l'anous,
vons tant de fois remarqué, ne nous rapproche
les contrastes? Oh! non : entendons
que par
Laissons-leur,
mieux nos intérêts communs.
tenter
de les corriger, cette timisans
jamais
qu'il est si
dité, et jusqu'à ces petites frayeurs
doux pour nous de calmer. Qu'un léger effroi
dans nos bras, comme
les précipite toujours
dans leur
une longue peine nous fait réfugier
sein (1)-
Perreau, Etude de Phomme physique et moral,
(3)
page 284. --- Page 38 ---
(30 )
Une femme, seconde Ménade, ardente, échevelée, poursuit-elle avec délire un jeune homme
timide? il reste stupéfait, et devient soudain
anaphrodite.
La timidité agit aussi visiblement
ral
sur le moque sur le physique.
L'éloquence, cette électricité du genre humain, n'est
tous : cette timidité
pas donnée à
invincible que j'éprouve
maintenant en public est la suite d'une
nation vivement alarmée
la
imagipar crainte des
plices affreux qui me furent plusieurs
supfois préparés par les Nègres révoltés et altérés du
de ma famille (1). En effet,
sang
lorsque j'ai à
en public, ne fût-ce
parler
que pour y dire un seul
mot, mes tempes se serrent, mes oreilles bourdonnent, ma voix s'éteint, ma bouche se dessèche, mes jambes vacillent, et je balbutie.
( L'amour (2), qui nous excite
jours, rend
presqué touquelquefois le congrès
La crainte de n'être
impossible.
pas en état de s'acquitter de
cette fonction dans le besoin, telle qu'elle
puisse
(1) Voyez les détails de ma
volume des
captivité au troisième
Foyages d'un Naturaliste.
(2) Médecine légale de Fodéré, t. Ier, P. 208.
ambes vacillent, et je balbutie.
( L'amour (2), qui nous excite
jours, rend
presqué touquelquefois le congrès
La crainte de n'être
impossible.
pas en état de s'acquitter de
cette fonction dans le besoin, telle qu'elle
puisse
(1) Voyez les détails de ma
volume des
captivité au troisième
Foyages d'un Naturaliste.
(2) Médecine légale de Fodéré, t. Ier, P. 208. --- Page 39 ---
: 31 )
hommes de se
être, empêche souvent plusieurs
quand ils voudraient l'être : et
trouver puissans
extrême
pour la personne aimée peut
un
respect même effet dans le congrès
encore produire le
la douce
particulier licite et permis. Cependant
succède nécessairement à la posfamiliarité qui
cette lutte entre le désir
session termine bientôt
et fait disparaitre toutes les auet la jouissance,
au but
tres affections factices qui s'opposaient
autrefois
de la nature : c'est ce qu'on appelait
nouer Faiguillette. D
Un auteur fait adresser, 9 par une femme gaà un nouvel adorateur à qui
lante, ce distique
Vénus ne voulait point sourire :
Puisqu'un excès d'amour cause votre impuissance,
Honorez-moi, seigneur, de votre indifférence.
être bien fait, dit Fodéré, veut
a Le coit, pour
la tranquillité, le silence et le
la complaisance,
secret : il est arrêté comme par enchantement
le bruit, la frayeur, la crainte. 9 la publicité;
par
de la volonté, et en
comme il dépend en partie
des fonctions animales malgré l'impulpartie
si quelque chose
sion de celles-ci, il est anéanti, --- Page 40 ---
(52 )
en détourne la volonté : la discorde, le mépris,
la mauvaise gràce, la malpropreté, la mauvaise
odeur d'un époux, dégoûtent l'autre de s'en
procher, quelque bien disposé qu'il soit, etc. apVénus aime la hardiesse, et
D
dédaigne les offrandes présentées par des mains tremblantes
ainsi elle rejette celles des jeunes
;
gens timides,
serupuleux et peu
entreprenans; de ces a êtres
passionnés, anéantis ou en extase devant l'idole
de leur coeur. L'ardente déesse refuse
également
de sourire aux vieillards dont les sensations stériles et glacées ne peuvent se prouver : clle jette
un regard de dédain sur ces bras desséchés
qui
osent implorer une faveur dont ils ne sauraient
profiter. Hélas! tous cesadorateurs sont de tristes
suppôts du trône de la déesse des amours. Eile
jette, au contraire, un regard favorable sur ses
sujets d'un âge adulte dont les sensations, moins
délicates, sont plus fermement soutenues, chez
lesquels les passions physiques parlent plutôt
que celles du coeur, sur ceux qui commandent
à leur tempérament, et sont accoutumés aux
jouissances répétées et nou long-temps interrompues.
! tous cesadorateurs sont de tristes
suppôts du trône de la déesse des amours. Eile
jette, au contraire, un regard favorable sur ses
sujets d'un âge adulte dont les sensations, moins
délicates, sont plus fermement soutenues, chez
lesquels les passions physiques parlent plutôt
que celles du coeur, sur ceux qui commandent
à leur tempérament, et sont accoutumés aux
jouissances répétées et nou long-temps interrompues. --- Page 41 ---
33 )
S X.
cette passion contraire à l'amour et
La haine,
nait de l'importunité, de la colère et
à l'amitié,
de la calomnie : elle est mise au rang des affections pénibles.
du
La pâleur de la face (1), la petitesse pouls,
diminution de l'appétit, de la chaleur et de la
la
ordinairement ses caractères.
transpiration, sont
La haine nejouit que du mal qu'elle cause, et ne
s'occupe que de vengeance.
les hommes sont plus haineux et
En général,
féroces dans les climats froids, ou du moins
plus
P'Histoire
leur cruauté est réfléchie. Cependant
d'Italie, dit M. Esmenard (2), offre
moderne
foule d'exemples de vengeances implacaune
des Guelfes et des Gibelins,
bles : les querelles
et les hailes discordes entre les villes voisines,
les
héréditaires de famille, y remplissent
nes
de crimes atroces, 2 enannales du moyen âge
des
ardentes qu'exaltait enfantés par
passions
(1) Debreuze, page 55.
Notes du second chant du poëme de TImagi-
(2)
nation.
TOME II. --- Page 42 ---
core la chaleur du climat. Même influence de
la
zone torride, lors des massacres de Saint Domingue, où la vengeance inventa des
inouis.
supplices
La haine cause la fièvre lente, la
tion, les convulsions, et beaucoup d'autres consompladies : un de ses principaux
maeffets, c'est de
paralyser les fonctions digestives et
d'altérer les sécrétions,
génitales,
d'aliéner les facultés
mentales, et de troubler toute l'économie.
L'envie, déité allégorique que les anciens représentaient avec des yeux hagards et
une face livide, le visage sillonné de ternis,
tête coiffée de
rides, la
couleuvres, portant trois
d'une main, une hydre à sept têtes de serpens
et un serpent qui lui ronge le sein
l'autre, ,
dèle tableau
: tel est le fides souffrances que cause cette
sion pénible, ainsi décrite
paspar Voltaire :
Le
- Nos tyrans sont nos vices (1).
plus cruel de tous dans ses sombres
Le plus lache à la fois et le plus acharné, caprices, 2
Qui plonge au fond du coeur un trait
Ce bourreau de l'esprit, quel est-il? c'est empoisonné,
L'envie aux doigis crochus, auteint
l'envie,
pâleet livide.
(:) Voltaire, Discours sur LEnvie.
sion pénible, ainsi décrite
paspar Voltaire :
Le
- Nos tyrans sont nos vices (1).
plus cruel de tous dans ses sombres
Le plus lache à la fois et le plus acharné, caprices, 2
Qui plonge au fond du coeur un trait
Ce bourreau de l'esprit, quel est-il? c'est empoisonné,
L'envie aux doigis crochus, auteint
l'envie,
pâleet livide.
(:) Voltaire, Discours sur LEnvie. --- Page 43 ---
( 35 )
(1) est la plus nuisible et la plus
e L'envie
Composée de la
cruelle de toutes les passions.
de la haine et de la colère, elle varie
tristesse,
de chacune de ces dernières 2
suivant le degré
leurs divers casuccessivement) présenter
et peut
est sans cesse consumé de
ractères. L'envieux
triste, sombre, rêsoucis et de peines ; il est
le sourire ne vient se placer sur ses
veursjamais
lèvres ; il semble que des serpens, en rongeant
dans son sein le venin que
son coeur, préparent
bouche distille : la pâleur, l'amaigrissement,
sa
l'insomnie, la fièvre, sont les atV'inquiétude,
dont Ovide a si fidètributs de cette affection,
lement esquissé limage. D
éprouComment, avec cette passion pénible,
les douceurs et les feux de l'amour! et comver
être
à célébrer ses mystères
ment
disposé
S XII,
est soeur del'envie; elle est accomLajalousie
modifications; mais cette paspagnée des mêmes
cequel l'envie : la jalousie
sion est plus précoce
(1) Debreuze, ouvrage cité. --- Page 44 ---
36 )
pendant est quelquefois excusable,
n'est point
lorsqu'elle
cruelle, et si elle n'est causée
par la crainte de perdre l'objet
que
De toutes les sortes de
qu'on aime.
celle
jalousies, dit Moreri,
que l'amour cause est la plus violente
jalousie de mérite, de
: la
pouvoir, de
est
richesses,
proprement une envie, violente à la
mais elle ne porte point
vérité,
ceux qui la
aux excès que la jalousie
ressentent
qui naît de
cause si souvent,
l'amour
M. Delille, dans son poëme de
trace de l'état du
I'Imagination,
jaloux un tableau si vrai et si
sublime, que je ne puis mieux décrire cette
sion rongeante qu'en
pasmonieux
rappelant ici ses vers haret brillans.
Voyez-le ce jouet, ce tyran de
Le
lamour:
malheureuxli il craint et la nuit et
Le jour sert des regards l'audace lejour.
Et la nuit
téméraire,
pourvoiler un odieux mystère.
Le concours des cités, leurs
Tout
pompes et leur jeux,
nourrit, tout aigrit ses soupçons
Dans les champs, l'air, les
ombrageux.
La forêt, le
eaux, lesfleurs et lezéphire,
bosquet, tout contre lui
C Tous deux ils ont suivi ces sentiers conspire.
C La lune, il m'en
écartés ;
souvient, retirait ses clartés :
la nuit
téméraire,
pourvoiler un odieux mystère.
Le concours des cités, leurs
Tout
pompes et leur jeux,
nourrit, tout aigrit ses soupçons
Dans les champs, l'air, les
ombrageux.
La forêt, le
eaux, lesfleurs et lezéphire,
bosquet, tout contre lui
C Tous deux ils ont suivi ces sentiers conspire.
C La lune, il m'en
écartés ;
souvient, retirait ses clartés : --- Page 45 ---
I 57) )
étaient si beaux! ce bocage si sombre! D
a Ces lieux
il erre, il s'enfonce dans l'ombre;
Il part, il marche,
Un feu noir et sinistre allume son regard,
Et: son ami n'est pas à l'abri du poignard.
dis-je? malheureux au sein du bonheur même,
Que
de la beauté qu'il aime;
Iljouit en tremblant
Il rêve à ses côtés de rivaux et d'amans,
troublésle rendent aux tourmens: :
Et: ses plaisirs
Et, si de son malheur l'assurance terrible
Jette au fond de son âme une lumière horrible,
n'espère plus!
Ah ! qu'il est malheureux, puisqu'il
Comme il va regretterles maux qu'ila perdus!
Quelques plaisirs du moins, adoucissaient ses peines!
La douleur aujourd'hui coule seule en ses veines.
C'est peu de son malheur : hélas!t trop tôt détruit,
Plus cruel que ses maux, son bonheurle poursuit;
Ces jours délicieux, ces. nuits enchanteresses, 2
Lc nectar des baisers, le charme des caresses, a
Des plus doux souvenirs font un poison rongeur.
(POEME de VImagin. ch. 2, P. 100.)
La tristesse que produit la jalousie est une
à l'anaphrodisie. La
des causes prédisposantes
d'un objet chéri, le ressentiment d'une
perte
insulte qu'on ne peut venger, rendent inquiet,
faible, tremblant ; toute la scène se porte au
cerveau, et il ne reste plus rien pour le mécanisme du plaisir. --- Page 46 ---
58 )
dans une femme jaBianchu a remarqué,
utérines se terminer par
louse, des palpitations de la vulve; Zachutus
flatueuse
une explosion
dans le conLusitanus a yu un homme qui,
de
séminale, ne répandait
grès, au lieu liqueur
l'hisde l'air. Frédéric Hoffman rapporte
que
les mêmes conjonctoire d'un homme qui,dans
d'air.
tures, lançait cette ligueur avec explosion suffoMunck mourut
Le célèbre navigateur
avoir
des flatuosités, peu de jours après
qué par
le roi de Danemarck, auquel ce
été frappé par
marin répondit trop vivement.
a été dit
On doit juger, d'après tout ce qui
la jalousie, cette passion généraplus haut, que
se combine de
lement dominante et précoce 5
autres affections. On y voit l'inquiéplusieurs
leur futude, la crainte, la colère y déployer
influence. Un jaloux ne dort point, touneste
alarmé; et en cet état, il
jours il est inquiet,
d'aucune application:
n'est plus susceptible
animales. lla le
de là l'altération des fonctions
le regard sombre, sa vie n'est qu'un
teint pâle,
Les effets de
soupir dont son coeur est rongé.
T'aberration
cette passion sont principalement digestives, et
mentale, le trouble des fonctions
, la colère y déployer
influence. Un jaloux ne dort point, touneste
alarmé; et en cet état, il
jours il est inquiet,
d'aucune application:
n'est plus susceptible
animales. lla le
de là l'altération des fonctions
le regard sombre, sa vie n'est qu'un
teint pâle,
Les effets de
soupir dont son coeur est rongé.
T'aberration
cette passion sont principalement digestives, et
mentale, le trouble des fonctions --- Page 47 ---
(3 59 )
conséquentfobolition des devoirs vénériens,
par
ou anaphrodisie.
Répétons avec un philosophe :
( Heureux! quand le calme des passions entretient en nous la paix de l'âme et le repos de
l'esprit! D --- Page 48 ---
(40)
SECTION SIXIÈME.
CHAPITRE VI.
De PAnaphrodisie produite par des excès.,
C L'ÉCONOMIE animale, dit Buchan
à-dire cet
(1), c'est-.
ordre, cet ensemble des
et des fonctions qui
mouvemens
soumise
entretiennent la vie, est
à des lois
auxquelles toute infraction
est une cause de maladie. L'homme le
constitué ne fait
mieux
pas en vain des excès, ne se
livre pas en vain à des travaux, à des
fatigues, à
(1) Médecine
domestique, tome IV, P. 512. --- Page 49 ---
(41)
au-dessus des forces qu'il a reçues
des plaisirs
bientôt
de ses écarts,
de la nature; il est
puni
en raison de son impruet la peine est toujours
dence. D
causée par des excès
La première punition
dans laquelle le
de courbature,
est une espèce
rôle. Elle atsystème nerveux joue le principal
les jeunes suppôts du trône
taque fréquemment:
sont doués
ceux qui
de Vénus, particulièrement
ardente,
vives, d'une imagination
de passions
ou forcés, à
ceux livrés à des travaux pénibles
immodérés, enfin les libertins,
des exercices
constitution sèche et bilieuse,
et ceux d'une
nersont irrascibles et d'une susceptibilité
qui
veuse très-excitable.
causes del'aParmi les excès qui deviennent
de la produire
naphrodisie, ceux plus capables
sont :
excessives, l'exer1° Les études et les veilles
méditacice immodéré, le travail opiniatre, la
tion profonde.
l'abus des ali2° L'abstinence, la continence,
échauffans, du vin, des liqueurs spirimens
tueuses , et le changement de régime.
l'érotomanie,
3° Les pasions.princjpalecment
del'aParmi les excès qui deviennent
de la produire
naphrodisie, ceux plus capables
sont :
excessives, l'exer1° Les études et les veilles
méditacice immodéré, le travail opiniatre, la
tion profonde.
l'abus des ali2° L'abstinence, la continence,
échauffans, du vin, des liqueurs spirimens
tueuses , et le changement de régime.
l'érotomanie,
3° Les pasions.princjpalecment --- Page 50 ---
(42)
quoique souvent causée par des besoins
ques, , les peines d'esprit, l'abstraction, physioccupation, etc.
la pré--
4L'abus des plaisirs de T'amour, le libertinage 2 la masturbation ou le clitorisme,
duisent faiblesse séminale
qui proou écoulement sans
érection; enfin les maladies aigues.
PROPOSITION XXI,
Malgré Pardeur du
désirs, la
tempérament, la violence des
activité
parfaite organisation et la
des parties génitales l'action de puissante
peut se trouver momentanément
celles-ci
vertie
suspendue ou interpar une excitation cérébrale très-pive,
contention d'esprit
une
très-forte, ou une méditation
très-profonde.
NOTA. Cette proposition rentre dans
SSXaxvi,
l'esprit des
4°).
PROPOSITION XXV.
Les veilles excessives, les études
Pérotomanic, en épuisant les
soutenues >
en concentrant dans le
forces en général et
cerveau Vactivité nerveuse,
privent les organes génitaux de las somme de vitalité
dont ils ont besoin pour exécuter leurs
produisent ainsi ranaphrodisie.
fonctions, et --- Page 51 ---
(45 )
S I.
Les études et les weilles ezcessives (1), Pezercice immodéré, le travail opinidtre, la médiimprimant à l'économie une
lalion profonde,
affaiblissent les sysconstriction permanente,
dit le docteur Fournier ( art.
(1) C J'ai eu l'occasion,
du Nouv. Dict. des Scien. méd.), ,d'observer
cas rares,
qui se manifesta chez un
une diapédèse périodique
homme d'état, àgé de 45 ans, à la suite de grands chagrins, de travaux prolongés du cabinet pendant plusieurs années. Ce magistrat était d'une taille ordinaire ;
il avait les cheveux blonds, le teint coloré, la peau
blanche et fine il était d'un tempérament sanguin; et
d'un caractère impétueux. A Ia suite de quelques veilles
causées par un travail important, et dans un moment
où le sujet éprouvait des affections de P'âme très-pénibles, il se livra avec indiscrétion aux plaisirs de l'amour
pendant une partie de la nuit; le lendemain, je le
trouvai dans une grande agitation fébrile, ayant de
vives douleurs aux cuisses et aux jambes, aux aines,
et
à la verge. Toutes les
au pubis,
particulièrement
parties que] je viens de nommer étaient inondées de sang; ;
il coulait avec abondance des pores du gland. )
des affections de P'âme très-pénibles, il se livra avec indiscrétion aux plaisirs de l'amour
pendant une partie de la nuit; le lendemain, je le
trouvai dans une grande agitation fébrile, ayant de
vives douleurs aux cuisses et aux jambes, aux aines,
et
à la verge. Toutes les
au pubis,
particulièrement
parties que] je viens de nommer étaient inondées de sang; ;
il coulait avec abondance des pores du gland. ) --- Page 52 ---
( 44) - -
tèmes, et les privent de leur
nécessaire à la
énergie vitale, si
de gens de lettres copulation. En effet, on voit peu
jouir d'une parfaite
parce que lapplication
santé,
contraire
exige une vie
au régime
sédentaire
de produire des
hygiénique, et susceptible
maladies nerveuses
Une tension d'esprit
incurables.
un mouvement
continuelle au moral, et
sans intermission au
sont tous les deux nuisibles à la
physique,
cipalement à l'exécution
santé, et prindes exercices
reux, tant il est vrai, comme
amouobservé,
nous l'avons déjà
que l'influence de l'âme sur le
toujours directe, et que par
corps est
la joie et les autres
conséquent la gaité,
rent la circulation passions excitantes accéléet stimulent les
tandis que la tristesse, les
sécrétions,
excessives, le travail
études, les veilles
profonde,
opiniâtre et la méditation
suspendent ces mêmes
en troublant les fonctions de
secrétions 9
le degré de sensibilité
l'abdomen suivant
personnelle.
Tissot, dans son excellent Traité
dies des gens de
des Malasirer surles
lettres, ne laissant rien à défunestes effets d'une application
long-temps sontenue
trop
teur,
2 nous y renvoyons le lec-
, en nous renfermant dans le cercle
que --- Page 53 ---
(45 )
sommes tracé, dont les rayons doinous nous
vent nous ramener au centre, a'l'anaphrodisie.
PROPOSITION LIII.
Parsuite de cette loi, que plus un organe agit,
il
et s'accroit au préjudice des auplus se développe
chez les
de lettres,
tres parties, il résulte que,
gens
absorbe toute lactivité aux dépens des
Pencéplale
émaciées etflétrics;
parties génitales quisontsowvent
et
de travail, qui
que les athlètes 2 portefaix gens
d'ailleurs ont le système musculaire très-développé,
du côté des parties gésont aussi très-mal partagés
nitales, tandis que chez les libertins de profession,
les idiots et les imbécilles, dont lencéphale est dans
état
de stupeur et d'engounlissement, les
un
complet
souvent des proportions
parties génitales ofrent
activité
monstrueuses (V. S VI. ) et quelquefois une
surprenante.qguand ces individus ne sont pas épuisés.
Les
de lettres sont la plupart affligés de
gens de la
et de la gravelle, des mala goutte,
pierre
ladies du foie, de la consomption, 2 des maladies
du coeur et des organes de la digestion, de céde l'apoplexie, de la paralysie, des
phalalgie,
ofrent
activité
monstrueuses (V. S VI. ) et quelquefois une
surprenante.qguand ces individus ne sont pas épuisés.
Les
de lettres sont la plupart affligés de
gens de la
et de la gravelle, des mala goutte,
pierre
ladies du foie, de la consomption, 2 des maladies
du coeur et des organes de la digestion, de céde l'apoplexie, de la paralysie, des
phalalgie, --- Page 54 ---
(46)
ophtalmies, de l'enflure des jambes et de
T'hydropisie, des maladies nerveuses et de l'anaphrodisie; enfin, de l'affection
la suite de mauvaises
hypocondriaque, par
digestions et de
ration arrêtée, d'un défaut
transpid'exercice, qui nécessairement suspendent ou 5 tout au moins,
rallentissent la
circulation, et produisent des
engorgemens et des obstructions. e En
ral (1), plus les sujets sur lesquels méditent généles
gens de lettres sont sérieux $ plus ils doivent
donner de relâche à leur esprit; plus la récréation leur devient nécessaire, et plus elle devient
pour eux une affaire capitale. D
L'exaltation de la sensibilité morale
sif
2 l'excesdéveloppement des facultés intellectuelles,
l'influence des chaleurs de l'été, conduisent à
l'anaphrodisie. Cette oscillation énervante des
fibres cérébrales demande à être
réprimée ; et,
lorsqu'elle est due à une application trop longtemps soutenue, à des veilles échauffantes, à
un exercice immodéré
2 que ne peuvent point
un repos récréatif, des promenades dans la campagne, et un régime fortifiant!
(1) Duplanil, traduction de la Médecine domestique de Buchan. --- Page 55 ---
47) )
PROPOSITION XXVIII.
Parmi les causes de débilité générale susceptibles
Pimpuissance, on doit regarder comme
de produire
de nourriture, ou le mauvais
directes : le défaut
Pabus kabichoix des alimens; le mauvais régime,
prolongédes liqueurs spiritueuses,
tuel et long-temps
ensuite Pindividu dans
d'abord excitantes, et jetant
irreméabsolue et souvent
une prostration générale,
diable.
$II.
PAbus des alimens échauffans, du
L'Abstinence, la Continence, spirituenses, et le changement de régime.
Vin, des Liqueurs
L'Abstinence. Les vues ridicules d'une piété
excitant une émaciation sensible par la
outrée
d'alimens succudiminution ou la suspension
d'autres peu substanlens qu'on remplace par
ciels, le spasme del'csophage, les obstructions
d'autres accidens, enfin, qui arrêdu pharynx,
alimentaire, réduitent les fonctions du conduit
état d'atonie bien
à éteindre les
sent à un
propre
feux de la concupiscence : le corps alors dépense
Les vues ridicules d'une piété
excitant une émaciation sensible par la
outrée
d'alimens succudiminution ou la suspension
d'autres peu substanlens qu'on remplace par
ciels, le spasme del'csophage, les obstructions
d'autres accidens, enfin, qui arrêdu pharynx,
alimentaire, réduitent les fonctions du conduit
état d'atonie bien
à éteindre les
sent à un
propre
feux de la concupiscence : le corps alors dépense --- Page 56 ---
48 )
plusqu'il ne reçoit, sans. réparer, et
sement
bientôtl'épui.
remplace son état de vigueur.
a Les molécules nutritives, disent MM. Halléet
Nysten (1), après avoir pendant quelque
fait partie des tissus
temps
l'action de
organiques, et coopéré à
ces mêmes tissus, sont
dehors parles émonctoires
portées au
naturels des diverses
évacuations, et remplacées successivement
de nouvelles molécules : nos
par
organes se décomposent donc, et se. recomposent
et si l'alimentation,
continuellement;
quiest la première condition
de la recomposition, n'a
pas lieu, 9 l'épuisement
survient, etc. )
Il n'en est pas de même des animaux à
froid, chez lesquels l'activité
sang
organique est presque insensible. J'ai conservé pendant des mois
entiers, à Saint-Domingue, des crocodiles,
lézards et des serpens, destinés à être
des
et qui n'avaient éprouvé
disséqués,
tion.
qu'une légère émaciaL'homme, par sa constitution, est plus assujéti à ces vicissitudes que la femme,
qu'on en a vu qui, dans des affections
puisnerveuses,
(1) Au mot Abstinence du nouveau Dictionn. des
Sciences médicales. --- Page 57 ---
(49)
de défaut des sécrétions muaccompagnées
intestinales, menstruelles -
et urinaires, 2
queuses,
du moins imparfaites, et sans
sinon complètes,
n'avaient pas
exhalation des parties animales 2
n'avaient pas
besoin de réparer, puisqu'elles
dame
J'ai donné des soins à une jeune
perdu.
contradiction, éprouvait des
qui, à la moindre
duraient, en alternant,
attaques nerveuses qui
deux ou trois jours, et après lesquelles
pendant
la malade ne mangeait que par raison.
nous cite dit M. Marc ( mot célibat du
d On
des Sciences médicales),
Nouveau Dictionnaire
des anciens athlètes et des chanl'abstinence
teurs. On nous oppose celle des pieux cénobites;
inférer de pareils faits? Proumais que peut-on malheureux n'aient pas eu à souvent-ils que ces
entre la chair et
tenir des combats continuels
et comment décider avec certitude lel'esprit?
des deux aura remporté la victoire P D
quel
excès contraire, à la suite d'une orgie,
Par un
foudans les momens heureux où une passion
semble disposer al'amour, où des torrens
gueuse
semblent circuler dans les veines 9
prurigineux
producteur, on
on se sent embrasé parl'instinct
et, dansl'excès de son amour,
cherchesa victime,
ToME II.
combats continuels
et comment décider avec certitude lel'esprit?
des deux aura remporté la victoire P D
quel
excès contraire, à la suite d'une orgie,
Par un
foudans les momens heureux où une passion
semble disposer al'amour, où des torrens
gueuse
semblent circuler dans les veines 9
prurigineux
producteur, on
on se sent embrasé parl'instinct
et, dansl'excès de son amour,
cherchesa victime,
ToME II. --- Page 58 ---
(50 )
on ne peut sacrifier à Vénus,
parce que les liqueurs fortes, en crispant les nerfs de
et altérant son
P'estomac,
velouté, on affaibli ses
digestifs, et ont éteint la sensibilité organes
des tuniques internes et externes, en rallentissant
jeu des nerfs, ou l'excitant
le
d'une manière'
outrée; parce qu'enfin la scène
sensations se
principale des
passe au cerveau, en état de congestion, et non à l'appareil génital,
pétence sexuelle qu'on avait
malgrél'apvu des imprudens
éprouvée. On a
périr au milieu de l'acte du
coit, pour avoir ainsi interrompu leur
On fait mall'amour
digestion.
avec l'abstinence :
Sine cerere et Bacchus friget Venus,
ancienne proposition imaginée
pépin du raisin et le
parce que le
grain du froment imitent
les parties sexuelles de
l'homme et de la femme.
Cependant
cettepropositionn'esty pas très-exacte,
puisque l'excès du vin cause
On a souvent
limpuissance.
observé, dit virey,
nence détruit la force
quel'abstidance la réveille;
générative, que l'abonque la population
dans les années
augmente
d'abondance, et reste
naire dans les années de disette.
station- --- Page 59 ---
51) )
PROPOSITION XXVII.
La continence rigoureuse et long-temps prolongée
une espèce de sommeil
jette les organes génitauzdans
Pimpuisud-engoundusoncaty iguiprodait@galement
sance.
continentia circ res veneLa continence,
Sédillot, Nouv. Dict. des Scienc.
reas (M.
selon M. de Montègre,
méd.). ( La continence,
est l'effort parl lequel on résiste au penchant qui
de l'amour. La continous porte aux plaisirs
celle-ci
nence diffère de la chasteté, en ce que
la suite d'une disposition naturelle qui n'a
est
rien de pénible, tandis que la première suppose
un combat et une victoire. D
ici la continence que
Nous ne considérerons
relativement à son influence en amour et sur la
santé.
Quand on a connu le bonheur d'aimer, quand
on a su apprécier les douavec un cour,sensible
ceurs d'une union assortie a et que la sympathie
d'humeurs semblaitautoriser, , la privation d'une
chérie, d'une amante adorée, leur éloiépouse involontaire ou leur mort,, sont les
gnement
un combat et une victoire. D
ici la continence que
Nous ne considérerons
relativement à son influence en amour et sur la
santé.
Quand on a connu le bonheur d'aimer, quand
on a su apprécier les douavec un cour,sensible
ceurs d'une union assortie a et que la sympathie
d'humeurs semblaitautoriser, , la privation d'une
chérie, d'une amante adorée, leur éloiépouse involontaire ou leur mort,, sont les
gnement --- Page 60 ---
52)
plus grands malheurs qui puissent nous atteindre. La continence alors, sans espoirdu bonheur
desamans, devient l'état le plus affrcux;
; sans
consolation, sans pressentiment d'un heureux
avenir, on se déplait â soi-même, on devient
maussade et promptement irrascible; la plus
légère contrariété devient une offense
excite soudain les émotions les
grave, et
plus vives, et
souvent les plus déraisonnables; la
colère, la
fureur éclatent; on reconnaît plus tard son erreur, et on gémit de sa triste destinée.
L'âme absorbée, on renonce aux élans d'imagination par lesquels on pouvait s'illustrer; la
gloire devient une chimère, l'idole a disparu,on
lui envie le même sort. En vain la raison vient
à notre secours, ses ressources sontimpuissantes; celles dela persuasion semblent être les faibles armes de l'enfance
employées contre des
passions fougueuses qu'on a peine à dompter.
Quel torrent impétueux, et entretenu
par quelle
sourcePLa continence...
Insupportable en cet
état, elle devient un supplice. Elle aliène toujours les facultés mentales et intellectuelles
une vibration trop forte du
par
système nerveux. Ce --- Page 61 ---
( 55 )
spasme finit le plus souvent par la compression
etl l'inondation du cerveau.
de six
a L'imbécilité désigna, , pendant plus
cents ans s sous le nom burlesque de minution (1), la saignée périodique que chaque reliessuyait forcément aux quatre saisons de
gieux
aucun n'était à l'abri
l'année. Malade ou sain,
du coup de lancette : le sang devait même couler jusqu'à ce que le supérieur fit appliquer la
C'est ainsi que du temps de saint
compresse.
étaient très - fréquentes, au
Louis les saignées
ce prince fut obligé d'imposer des lois
point que
de l'Hôtel-Dieu de Pontoise, par
aux religieuses
lesquelles il ne leur fut permis de se faire saigner
dorénavant que six fois par an; ; savoir : à Noël,
du carême, à Pâques, à la
au commencement
Saint-Pierre; dans le mois d'août et à la Toussaint. On trouve les mêmes ordonnances dans
les statuts des Chartreux, faits par le vénérable
Guigne, leur cinquième prieur.
des ordres religieux dans
K Ily avait encore
lesquels c'était une règle et une discipline du
cloitre, de se faire saigner tous les ans au moins
() Eneyclopediana.
; ; savoir : à Noël,
du carême, à Pâques, à la
au commencement
Saint-Pierre; dans le mois d'août et à la Toussaint. On trouve les mêmes ordonnances dans
les statuts des Chartreux, faits par le vénérable
Guigne, leur cinquième prieur.
des ordres religieux dans
K Ily avait encore
lesquels c'était une règle et une discipline du
cloitre, de se faire saigner tous les ans au moins
() Eneyclopediana. --- Page 62 ---
54) )
C'était une fête pour le couvent, lersune fois.
arrivait. La saignée
lépoque de la saignée
que
une règle de pratique dans
(1788) était encore
En vain leur
cloîtrés des religieuses.
les couvens
S, elles
faisait-on à ce sujet des représentations,
perte. Les religieuses regardent
étaient en pure
besoin indispensa-
(1) comme un
leurs saignées
nécessaire
ble de leur état. Sans cette précaution
à l'asthénie, et amortir l'aiguillon
pour disposer moines (ceux au moins fidèles
de la chair, les
exercice, se
leurs deveirs), ne prenant aucun
à
rien, n'auraient
nourrissant bien, ne perdant
aux
ohserver la continence sans s'exposer
pu
désordres et à des métastases. On
plus grands
vouées à leur profession faisaient usage
() Les plus
de
de piomb sur
de lotions réfrigérantes, ou
plaques
sans les
aussi aux novices,
les lombes. On administrait
de pourpier, de
des sirops de nymphzea,
en prévenir,
ieurs alimens sucrés. Mais ces
laitue, qu'on mélait à
contre Porétaient d'une très-faible ressource
à
moyens
lorsqu'on avait
gasme vénérien, ditM. de Montègre,
d'un fort
ardentes chez des soeurs
combattre des passions
renoncé aux
qui d'ailleurs n'avaient pas
tempérament,
Ces mesures le plus souvent
écarts de Timagination. >
digestives.
troubier les fonctions
ne servaient qu'à --- Page 63 ---
I 1 55 )
intérêt, au mot continence du Nouveau
lit avec
Dictionnaire des Sciences Médicales 2 lhistoire
Blanchet, curé de la Réole en
du malheureux
dans les dernières
Guyenne, dont il est parlé
des OEuvres de Bufon, qui, par suite
éditions
des prestiges, des fude continence, 2 éprouva
de raimaniaques, avec perte
reurs guerrières
son, et une force extraordinaire.
homme,
tunj jeune
J'aiconnu particulièrementt
de
constitué, et doué de beaucoup
fortement à la suite d'une sévère continence
talens, qui,
avaitla manie
immodérée,
et d'une application
infériorité sur ses collègues, qu'il
de croire à son
de son art,
surpassait tous par les ressources
haut degré de perfection.
qu'il possédait au plus
cite, comme résultat de la continence,
Fodéré
séminale.
déviation curieuse de la liqueur
une
devenu pubère à l'âge de
Unj jeune Lyonnais,
continence absolue,
seize ans, et observant une
dans le fond du
dit-il, commença par éprouver
sexuels
bassin, et dans l'ensemble des organes
suivies enfin de l'évacuades douleurs sourdes,
de couleur perléc,
tion d'une humeur glaireuse
bralante, et uneinqui laissait une impression
le canal, ce qui
flammation érysipélateuse sur
la liqueur
une
devenu pubère à l'âge de
Unj jeune Lyonnais,
continence absolue,
seize ans, et observant une
dans le fond du
dit-il, commença par éprouver
sexuels
bassin, et dans l'ensemble des organes
suivies enfin de l'évacuades douleurs sourdes,
de couleur perléc,
tion d'une humeur glaireuse
bralante, et uneinqui laissait une impression
le canal, ce qui
flammation érysipélateuse sur --- Page 64 ---
56 )
cessa au bout de trois jours, et renditle calme
au malade. Chaque année, jusqu'al'age de dixneuf ans, les mêmes scènes se répétèrent. A
cette époque, le jeune homme observant toujours la même continence, l'humeur
spermatique abandonna l'urèthre, et se porta sur les intestins, où elle produisit les mêmes cuissons.
Quelques mois après, la paume de la main devint le siége de cette humeur bizarre,
acquérant toute la sensibilité
propre aux organes
sexuels. Le matin, après les repas, ou à la vue
des' personnes du sexe qui plaisaient au jeune
homme, les mains entraient dans une douce
chaleur qui se communiquait bientôt à tout le
bras; et, siles mains étaient frottées l'une contre
l'autre, cette chaleur devenait
bràlante, et se
communiquait avec rapidité à tout le
se
terminant
corps. 2
par une syncope voluptueuse... Pendant tout ce temps, la nature restait muette
dans toutes les parties de'la
génération. D ( Fodéré, t. 1", p. 550.)
Il semblerait, d'après cette observation faite
par M. Martin l'ainé, et extraite du recueil des
actes de la société de médecine de
que le
Lyon, an VI,
sperme contient un principe âcre et irri- --- Page 65 ---
: 57 )
propre à agacer, par son contant, sui generis,
excitable.
tact et à son passage, tout système
un
certains monastères, on consultait
Dans
du novice, afin d'apmédecin sur la vocation
dominante le
prendre de lui si la constitution
ou non à la vie religieuse. Les
rendait propre
étudiaientle caractère,
supérieurs, de leur côté,
les résultats physiques et moraux.
afin de peser
les jeunes filles
Saint Léon ne permit pas que
prissent le voile
destinées à être religieuses
époque de la vie où les pasavant quarante ans,
sions sont calmées, et où les néophites peuvent
entièrement à leurs devoirs.
se consacrer
et velaminis caUt monacha non acciperet
benedictionem, nisi probata in virginitate
pitis
annis quadraginta.
La continence est facile pour ceux dontl'imafroide. Les chiens et autres animaux
gination est
certaines
sentent le besoin de se réunir qu'à
ne
mais l'homme ardent (1),
époques de l'année,
dit M. de Montègre ( au mot
(1) ( On sait pourtant,
scienc. med.), avec
continence, du Nouv. Dict. des
toutes les espèces de singes sont
quel sale emportement
mais les autres animaux qui
adonnés à la masturbation;
pour ceux dontl'imafroide. Les chiens et autres animaux
gination est
certaines
sentent le besoin de se réunir qu'à
ne
mais l'homme ardent (1),
époques de l'année,
dit M. de Montègre ( au mot
(1) ( On sait pourtant,
scienc. med.), avec
continence, du Nouv. Dict. des
toutes les espèces de singes sont
quel sale emportement
mais les autres animaux qui
adonnés à la masturbation; --- Page 66 ---
(58) )
entouré des objets qui.excitent
flattent
ses désirs et
ses sens, ne peut y renoncer et s'interne sont pas organisés de façon à assouvir aussi
leurs désirs, savent fort bien trouver les
facilement
satisfaire
moyens de se
lorsqu'ils sont privés de leurs femelles
pouvons du moins l'observer
: nous
sur à peu près toutes les
espèces qui vivent dans notre
sont aussi les seuls
dépendance, et ceux là
qui se trouvent
damnés au célibat.
fréquemment conL'incontinence des chiens est si
connue, qu'elle est passée en proverbe, Ces animaux
des moyens variés de se satisfaire
ont
frottemens
: tantôt c'est par des
contre un corps quelconque; tantôt il leur
suffit du resserrement que la
verge éprouve dans son
fourreau, d'oi ils la font sortir par des
J'ai vu un chien
secousses répétées.
braque, qui, s'établissant sur une
chaise, se plaçait sur le dos; alors il croisait les
de
jambes
façon qu'il se présentait une ouverture étroite où la
verge était reçue. On voit assez souvent des chevaux
entiers,
employer pour se satisfaire des moyens analogues... Le chameau, quand il entre en
indifféremment
rut, se jette
sur tout ce qu'il rencontre, et le
sous son ventre jusqu'à ce qu'il ait assouvi
presse
Enfin,
son besoin.
pour compléter les exemples de faits semblables,
le premier des deux
Eléphans morts à Paris depuis dix
à douze ans, se procurait, dit-on,
par certains mou- --- Page 67 ---
I 59 )
dire cette suprème jouissance, qu'en contrariant
les vices de la nature, et provoquant dans son
économie un désordre dont les suites fâcheuses
mènent à la vésanie et autres affections nerveuses.
n'existe ni dans le
L'homme sans passions
fond d'un bois, ni dans la société, ni dans une
cellule. On ne. trouve plus de Spurina, jeune
Romain, beau de corps, enfant chéri desdames,
et redouté des maris, qui, de peur d'exciter le
trouble dans les ménages, se défigura entièrement le visage pour paraitre hideux.
ainsi
les élémens, dit un
4 Les passions,
que
sage auteur, quoique nées pour combattre, cevemens qu'il savait donner à sa masse, des éjaculations
si fréquentes et si abondantes, qu'on a pensé que cette
habitude avait dû contribuer à sa mort. ))
Voilà bien chez le mâle des ressources pour cmpêcher
les funestes ravages d'une semence trop long-temps reles femelles?
tenue; mais quels moyens peuvent employer
N'est-ce pas cette même continence qui leur occasionne
fréquemmentceps'on: appellevulgsirementla rage mue?
J'ai remarqué cette maladie chez une chienne d'arrêt,
dont on ne voulait pas propager l'espèce, et qu'on ne
laissait pas saillir à lépoque de son but.
à bien chez le mâle des ressources pour cmpêcher
les funestes ravages d'une semence trop long-temps reles femelles?
tenue; mais quels moyens peuvent employer
N'est-ce pas cette même continence qui leur occasionne
fréquemmentceps'on: appellevulgsirementla rage mue?
J'ai remarqué cette maladie chez une chienne d'arrêt,
dont on ne voulait pas propager l'espèce, et qu'on ne
laissait pas saillir à lépoque de son but. --- Page 68 ---
60 )
pendant mélées et adoucies s'unissent,
vrage de Dieu; il ne faut que les modérer dansl'ouen faire usage sans chercher à les
et
extirper. Ce
qui compose l'homme, l'homme
truire
peut-il le déN'exigeons de la raison que de se tenir
dans la voie de la nature; docile à
sions, fidèle aux desseins de
ses impulDieu, qu'elle se
contente de calmer les passions et de se les
sujétir.
asa L'amour, l'espérance et la joie, selon
bande riante du
Pope,.
plaisir, et la haine, la crainte,
le chagrin, triste cortége de la
mêlés aux autres
douleur, les uns
avec art, etrenfermés dansleurs
justes bornes, font et maintiennent la
de l'âme,
balance
composent les lumières et les ombres
dontle contraste assorti fait la force et le coloris
de la vie.. >
a Nous ne sommes pas encore, et
ne serons-nous jamais, dit
peut-être
déterminer
Cabanis, en état de
par quelle action particulière les organes de la génération influent
sur les autres Organes ; comment ils
leurs
dirigent, en quelque sorte,
opérations 9 et modifient le caractère et
l'ordre des phénomènes qui s'y
cette influence
rapportent. Mais
est évidente, elle est incontes- --- Page 69 ---
(61) )
formes et les habitudes des hommes
table. Les
de celles de la femme. D
mutilés se rapprochent
les eunuques ne sont pas
On sait pourtant que
vénériens.
entièrement exempts de désirs
doit croire aussi que l'effusion du sperme
On
génitaux;lodeur vireuse
sécrété par! les organes
transmise au cerveau
qu'il exhale,
et pénétrante
le prurit délicieux et unipar l'organe olfactif;
l'émission, agacent
versel qui en accompagne
les houppes nerveuses, et peuvent,
sensiblement
l'orplus ou moins produire
par conséquent,
sensitif.
gasme de tout le système
du
Si la chasteté, d'après toute l'acception
contrarie les lois de la' nature, cette
mot (1),
quelquefois
bonne mère en respecte cependant
libéralement les sacriles motifs, et récompense
doux
la
fait des momens les plus
fices que piété
observe la chasteté ne connait ni
(1) L'homme qui
ni les charmes de Tamour;
les douceurs de la paternité,
il vit isolé sur la terre, souvent triste et mélancolique, à
et vieillit abandonné : pas un regret ne Taccompagne tombe.
une larme ne coule sur sa
ses obsèques, pas
attentat contre les droits
tout atteste qu'il a commis un
et de Thomme moral. (1 (Motchasde T'homme physique
teté du Nonveau Dict. des Sc. mèd.)
(1) L'homme qui
ni les charmes de Tamour;
les douceurs de la paternité,
il vit isolé sur la terre, souvent triste et mélancolique, à
et vieillit abandonné : pas un regret ne Taccompagne tombe.
une larme ne coule sur sa
ses obsèques, pas
attentat contre les droits
tout atteste qu'il a commis un
et de Thomme moral. (1 (Motchasde T'homme physique
teté du Nonveau Dict. des Sc. mèd.) --- Page 70 ---
62 )
vie. L'illustre Buffon parle d'un ecclésiasde la
fut atteint, à trentetique qui, fidèle à ses voeux,
d'une vésanie, ou délire maniaque, 9
deux ans,
et
milieu de laquelle il fut comme inspiré,
au
les arts de la poésie, de
posséda avec perfection
il
et du dessin, à l'étude desquels
la musique
livré. Cet ecclésiastique, , soit
ne s'était jamais
donnés à de si rares taque enivré par les éloges
effervescence
lens, soit que, 2 par une nouvelle
de
il n'ait pu résister aux charmes
des passions,
de la nala séduction , se rendit aux accents
ture Dès qu'il eut secoué le joug austère qui
asservi, et
eut connu les douces
le tenait
qu'il
homme orlibations de l'amour, il redevint un
souvenir des talens qui
dinaire, perdit jusqu'au
semblaient ne lui avoir été confiés que sous conmais aussi il recouvra la santé : tant il
dition ;
volatiles de la liqueur
est vrai que les émanations
réservoirs,
séminale, étant retenues dans leurs
refluentversle sensorium,e petenproroqueatoutes
les facultés prédisposantes.
nuisible à
d'être
La chasteté cesse seulement
des organes
l'économie lorsqu 'ily aimperfection
mutilation artificielle ou accidengénérateurs, 9
affections de l'âme
telle, ou lorsque de sensibles --- Page 71 ---
63 )
sur un autre point toute l'énergie
ont reporté
dans l'hiver de la vieilvitale, ou bien encore
aux
de l'amour, dit Celse,
lesse. ( Quant
plaisirs
l'homme ne doit point s'y livrer () avec trop
d'ardeur, ni s'en priver avec trop de scrupule :
modération, donnent de
ces plaisirs. 9 pris avec
l'activité et de la légéreté au corps; au lieu quc,
excès, ils affaiblissent et énervent le
pris avec
Il doit fuir avec la plus grande
tempérament.
tandis qu'il se porte bien, les excès, 2
attention,
ce soit, afin de ne pas alde quelque genre que
nétérer et ruiner cette vigueur de constitution
les maladies lorsqu'elles
cessaire pour supporter
arrivent. >>
Hoec bene siserves, tu longo tempore vives.
Sila continence prolongée flétrit le pénis chez
l'exercice modéré du coit, les excès,
l'homme,
les parties génimême précoces, développent
tales. Suivant T'àge, le sexe, la nature du teml'époque prématurée des premières
pérament,
se livre trop facilement aux dou-
(2) ( Lorsqu'on
dit
ceurs de Vénus, ces voluptés deviennent coutume,
saint Augustin, et cette coutume nécessité. )
.
Sila continence prolongée flétrit le pénis chez
l'exercice modéré du coit, les excès,
l'homme,
les parties génimême précoces, développent
tales. Suivant T'àge, le sexe, la nature du teml'époque prématurée des premières
pérament,
se livre trop facilement aux dou-
(2) ( Lorsqu'on
dit
ceurs de Vénus, ces voluptés deviennent coutume,
saint Augustin, et cette coutume nécessité. ) --- Page 72 ---
: 64 )
les alimens et la constitution, ou
jouissances,
la chasteté devient
lidiosynerasie de l'individu,
et paralyse l'homme par ses effets
perniciense,
assoupissans.
est tellement contraire aux lois
La continence
d'aimer est tellement
de la nature, et le besoin
l'érotochez certains individus, que
impérieux
désordres, d'oà
manie jette dans les plus grands
résulte la manie, les vapeurs, la mélancolie,
il
autres commotions et aberrations
lépilepsie, et
du système nerveux.
spermatis
Mulieres quedam acribus copiosis
desiderio consuescendicum
ignicalispnurientes
incidunt;hine
wiris in sceval hysterica, patheniata
salacioritantus in wirginibus, juzta acfieminis
est proventus. (Hoffman, t. 3,
bus mali hysterici
cap. V, p. 141).
les vésicules
L'autopsie cadavérique présente
séminales et le canal déférent très-engorgés
ont beaucoup joui, et dontles tudans ceux qui
tandis
chez les pieux
niques sont dilatables,
que
cénobites (1), ces mêmes canaux excréteurs
témoin ce vieillard que j'ai dissésont rétrécis,
() Saint Martin.
proventus. (Hoffman, t. 3,
bus mali hysterici
cap. V, p. 141).
les vésicules
L'autopsie cadavérique présente
séminales et le canal déférent très-engorgés
ont beaucoup joui, et dontles tudans ceux qui
tandis
chez les pieux
niques sont dilatables,
que
cénobites (1), ces mêmes canaux excréteurs
témoin ce vieillard que j'ai dissésont rétrécis,
() Saint Martin. --- Page 73 ---
65 )
à Orléans pendant mes cours d'anatomie,
qué
et dontje cite plus bas l'observation.
des vaisseaux spermatiques proLa plénitude
et irrésisduit, on le sait, un prurit provocateur
irritation ne peut
tible ; mais cette voluptueuse du fluide sémis'apaiser qu'après l'expansion
de
suivant Galien, toutes les parties
nal ; car,
le coit regorgent de
l'individu qui n'exerce pas
des
On peut attribuer la majeure partie
sperme.
afligent le sexe à la répression des
maladies qui
Heureux quand
désirs passionnés quil'animent.
entouré
le sommeil nous présente un fantôme
illusions! il devient une source de vode ses
de l'excès
lupté, dégage nos organes engorgés
de
mordicante qui, à l'ivresse
de cette liqueur
autres foncle trouble de nos
nos sens, ajoute
tions.
retenu, ne cause pas tant
Le sperme, quoique
de l'un et l'aude désordres chez les personnes
vaisà jouir, et dont les
tre sexe accoutumées
dilatés,
seaux déférens (1) sont progressivement
En parlant de Fun et l'autre sexe, je ne veux
()
là
la femme ait des canaux déférens, et
pas dire par que
condition organique ne se.
existence de sperme; cette
--- Page 74 ---
66 )
que chez les célibataires qui,
par motif de religion ou autre, n'ont jamais connu les
d'un rapprochement
douceurs
amourenx.
Je me
rappelle, 2 étant étudiant à
sous M. Ballet, démonstrateur
Orléans,
assisté à l'ouverture, et
d'anatomie,avoir
disséqué le cadavre d'un
pieux cénobite âgé de 83 ans, dont les cordons
spermatiques étaient absolument
les testicules
filiformes, et
flasques et flétris.
On a vu de jeunes veuves,
loir enfreindre les lois de la pour ne pas voubienséance et de la
pudeur, être frappées
sion de l'utérus
d'épilepsie par la distensurabondamment arrosé; par
l'engorgement des vaisseaux, par l'irritation
le prurit continuels de cet
et
sultat
organe sensible, réou de menstrues retenues, ou du
du coït (1). Je rencontre
besoin
tous les jours dans le
rencontre que dans Thomme; car on ne regarde
comme du sperme l'espèce de liqueur diffluente
pas
sécrétée par les cryptes muqueux de la
qui est
tapisse les nimphes et l'orifice du
membrane qui
lubréfier ces parties
vagin, et qui sert à
pendant le coït.
(1) L'utérus n'a pas de vaisseaux
n'est pas toujours
spermatiques, et il
distendu dans le veuvage, ni surabondamment arrosé, Il peut être engorgé, soit par l'effet de
diffluente
pas
sécrétée par les cryptes muqueux de la
qui est
tapisse les nimphes et l'orifice du
membrane qui
lubréfier ces parties
vagin, et qui sert à
pendant le coït.
(1) L'utérus n'a pas de vaisseaux
n'est pas toujours
spermatiques, et il
distendu dans le veuvage, ni surabondamment arrosé, Il peut être engorgé, soit par l'effet de --- Page 75 ---
(67)
pays que j'habite, une fille âgée de dix-neuf
ans, qui est dans ce cas de
vient demander
nymphomanie, et
l'aumôneen affectant des
indécens et des postures
gestes
livre, au milieu des
licentienses; elle se
campagnes, au premier
venu, plus méprisable qu'elle, et
assouvir la
qui ne peut
rage brutale de cette Messaline effrontée que le coit aiguillonne
deur plus dévorante
encore d'une aret plus impudique.
cas d'épilepsie, l'affection
Dans ce
le
n'est pas un vice local; cerveau n'agit que
par suite d'une
secondairement, et
expansion uerveuse irradiant de
l'utérus, siége du premier désordre. Dans
occurence, Hippocrate dit :
cette
Si concipiant sanescunt (1).
pléthore sanguine, soit par celui de la
tique. La membrane
pléthore lymphamuquense qui le
créter une plus grande abondance
tapisse peut séque celle du vagin, de là
de mucus, de même
l'écoulement
suite d'un orgasme vénérien
leucorheique à la
et qui n'a pas été satisfait. long-temps en permanence,
ment
C'est par suite du relâchequi succède à cette orgasme vénérien
que la femme est frappée
non satisfait,
d'impuissance.
() On conçoit aisément qu'une fille
état dégradant de
ou femme en cet
nymphomanie, est bien capable de --- Page 76 ---
68 )
La continence est donc un combat
des sens, par lequel la pudeur ou le devoir perpétuel résiste aux impulsions poignantes des
et de la nature. Que d'efforts
passions
pour réprimer les
mouvemens tumultueux d'organes agacés
les désirs ét la promesse du plaisir!
par
que la nature à choisis et désignés d'organes
cution de ses
pour l'exéprojets et la reproduction des
êtres! Quand les sens ont parlé, il ne faudrait
plus être homme pour être docile à la voix
persuasive de la raison. Le mortel
peu
faiblement
apathique, et
constitué, peut seul prétendre au
triomphe de cette passion fougueuse, et à l'empire de la raison sur les sens. La jeune
pressée parson amant, auxinstances beauté,
duquel lelle
s'efforce de résister pour ne pas flétrir sa
tation, combat
répueffort
péniblement, et lutte avec un
continuel contre les orages des passions
coalisées pour sa défaite. Cette
cupation des facultés
fatigante OCles fonctions
intellectuelles réagit sur
des viscères, qu'elle altère ou
qu'elle suspend. Le mouvement
angiostatique
déterminer T'anaphrodisie chez les hommes
voque à satisfaire ses désirs effrénés.
qu'elle pro-
pour ne pas flétrir sa
tation, combat
répueffort
péniblement, et lutte avec un
continuel contre les orages des passions
coalisées pour sa défaite. Cette
cupation des facultés
fatigante OCles fonctions
intellectuelles réagit sur
des viscères, qu'elle altère ou
qu'elle suspend. Le mouvement
angiostatique
déterminer T'anaphrodisie chez les hommes
voque à satisfaire ses désirs effrénés.
qu'elle pro- --- Page 77 ---
69 )
interrompu, le coeur perd l'éest péniblement
trop longnergie de sa systole; une compression
dérange la fibration de ses
temps prolongée
consmuscles, et conduit, par une contraction
du centre et à l'engorgement
tante, au spasme excrétions se vicient, le
des capillaires; les
lude fluides acrimonieux,
sang est imprégné
désordres, les irradie
térus, cause de tous ces
. etlhypogastre
de son foyer, et frappe/épigastre'r
est radésordres; : la circulation
des plus grands
et l'ictère est produite.
lentie, le foie,s s'engorge,
à leur
qu'on doit rapporter
De là ces' affections
manic, l'échez. les hommes,la
cause première:
fruits d'une retele tétanos, et autres
pilepsie,
et chez les femmes, l'hystérie
nue trop sévère ;
de suffocation,
accompagnée de strangulation,
; les
qui en sont les symptômes
de palpitations
et les ris immodérés,
convulsions, les pleurs
et des visdéréglés de l'utérus
les mouvemens
celle appelée le clou
cères; les céphalalgies,
chez les
etc., tous effets provenans,
leystérique,
de la matrice, où sont
femmes, de l'embarras
cette sévireux et effervescens,
retenusets.fluidess
dont
crétion
est satumbatee
nauséahonde annonce qu'elle
l'odeur --- Page 78 ---
(70)
volatils dont la stase contrarie
rée de principes
le voeu de la nature.
ocLe séjour de cette humeur fermentiscible
l'absorption des nombreux vaiscasionne, par
dont la matrice est arrosée,
seaux lymphatiques
sa dépravation et son acson épaississement, surles nefs de cet organe sexuel,
tion stimulante
sensibilité extrême. Elle est d'abord
doué d'une
aumarquée par une sorte d'engourdissement
succède une irritation qui communique aur
quel
sur toutes les parties susceploin sa sympathie
berveuses.
tibles de vibrations et d'irratibilité
dit M. Chambon () : que cette
( Peut-être,
subtile du fluide déjà nommé, et qui se
portion
odeur
est une des
manifeste par une
pénétrante,
la
active de l'irritation dela matrice?
causès plus
l'influence
Elle est peut-être destinée à ranimer
des nerfs dans les sensations que procurent les
del'amour, et à déterminer plus singuplaisirs
musculaires des
lièrement l'action des parties
de la génération. C'est peut-êire aussi
organes
l'odeur de ce principe est
par cette raison que
(1) Mot continence, tome médecine, de T'Encyclopédie par ordre de matières.
de l'irritation dela matrice?
causès plus
l'influence
Elle est peut-être destinée à ranimer
des nerfs dans les sensations que procurent les
del'amour, et à déterminer plus singuplaisirs
musculaires des
lièrement l'action des parties
de la génération. C'est peut-êire aussi
organes
l'odeur de ce principe est
par cette raison que
(1) Mot continence, tome médecine, de T'Encyclopédie par ordre de matières. --- Page 79 ---
(71) )
exaltée chez les personnes bien constituées,
plus
évidemment plus sensible chez
mais elle est
vénériens
celles qui ont été privées des plaisirs
long-temps : ne contribuerait-il pas
pendant
à les rendre plus vifs et plus
(ce fluide retenu), l'intensitéde son odeur est un
désirés? Au reste,
de faire
stimnlantqui ine peut manquer
nouveau
nerveux. Sa
vive sur le système
une impression continuée, lui fait sans doute
stase, long-temps
qui augmente
contracter une dégénérescence
son énergie. n
désordres affreux, les orgaAu milieu de ces
spasmodines ébranlés par des contractions irritante,
suite du séjour de cette matière
ques,
se débarrasser d'un
et cherchentàs
se resserrent,
Si l'émission a lieu, le
fluide âcre et nuisible.
le troucesse : dans le cas contraire 2
paroxisme
aux sens, la resble des nerfs se communique
intermitest suspendue, le pouls est
piration
des
tent, la bouche écume, la désorganisation
fonctions a lien, et souvent, en peu d'heures,
vient moissonner, avant
une mort prématurée
attirait tous
une fleur qui
son épanouissement, été à
échauffée par
les regards, et qui a
peine
rayons du soleil du midi.
quelques --- Page 80 ---
(72)
a Une jeune personne, dit
d'un accès d'affection
Galien, au milieu
utérine, évacua une
mence épaisse et abondante.
seD
a Thaddée Dunn, connaissait
qui,dans des accès
une femme
quide absolument d'épilepsie, rendait un lisemblable : mais
n'avait lieu qu'après
l'évacuation
que le malade avait été
violemment tourmenté par des
Cette crise devient donc le convalions(i).
neste aux jeunes filles
plus souvent favail
déjà affaiblies par le trad'accroissement, et chez lesquelles
des organes est
l'inertie
accompagnée d'une faiblesse
excessive, qui ne peut favoriser une
dont l'effet doit décider de leur
évacuation
ple,
santé. e Le peustupide en son
jugement,ajoute le docteur
Chambon, voit avec mépris celle
taquée, tandis
qui en est atque le physicien instruit ne
sidère en elle que la victime de la
conVenette
vertu. D
(2) pense aussi que c'est la semence
qui cause aux femmes tant de maux
est retenue ou
quand elle
corrompue dans ses réceptacles
(). Mot continence, Médecine
ordre de matières.
encyclopélique par
(2) Tomc. I. page 336.
Chambon, voit avec mépris celle
taquée, tandis
qui en est atque le physicien instruit ne
sidère en elle que la victime de la
conVenette
vertu. D
(2) pense aussi que c'est la semence
qui cause aux femmes tant de maux
est retenue ou
quand elle
corrompue dans ses réceptacles
(). Mot continence, Médecine
ordre de matières.
encyclopélique par
(2) Tomc. I. page 336. --- Page 81 ---
(73) )
ou quand elle en sort par
et dans ses cornes,
se réY'ouverture frangée de ses trompes, 2 pour
dans la cavité du bas-ventre. & C'est elle,
pandre
qui déprave la
dit-il, qui trouble Timagination,
qui ruine la raison, et qui, contre les
mémoire,
arrétant le mouvement du
lois de la nature,
rend les femsang, ou le faisant bouillonner,
stupides, et même extasiées ou
mes froides,
avec trememportés, hardies et maniaques,
blement et convulsions (1).
sont à craindre, tandis
Les excès en amour
modéré du coit est utile. La contiqu'un usage
de bien des malanence guérit Charlemagne
dies, et cette même méthode prolongée causa
sa mort.
rafraichit les biL'usage modéré du congrès
échauffe les pituiteux qui ont besoin d'un
lieux,
et réjouit les méstimulus 9 excite les sanguins,
Témoin un homme dont Galien
lancoliques.
la mort de sa
nous trace l'histoire, qui, après
femme, faisant mal ses digestions, et éprouvant
deux filles de la cam-
() Je traite en ce moment
t
momentanément, qui ne recouvrent
pagne, stupides
des évacuations de semence, proleur raison qu'âprès
bablement dues à des rèves lascifs ou au clitorisme. --- Page 82 ---
(74)
de la mélancolie, ne trouva de
mal que dans un second
remède à son
mariage.
Il est si vrai que ce plaisir, pris
délasse, que les athlètes ne
modérément,
de meilleur et de plus agréable connaissaient pas
leurs luttes, d'oublier leurs
moyen, : après
Les chrétiens
fatigues.
anciennement
la magistrature
n'admettaient à
que des personnes
parmi les paien, les
mariées; et
peu de cas de la continence Spartiates, faisaient si
mariage, qu'ils
qui interdisait le
instituèrent une fête dans
quelle les vieux célibataires étaient
lades femmes, tandis
fouettés par
mariés
que ceux qui avaient été
plusieurs fois recevaient
ronnes qu'ils avaient
autant de coucontracté
La loi de l'ancien
d'alliances.
testament ne
aucun homme de toucher
permettait à
jours
une femme que trente
après être accouchée d'un
soixante après avoir fait une fille.
garçon, et
Parmiles maladics causées
par une continence
sustére.Tlydropbobie, dans l'espèce
souvent un des effets terribles
canine, est
mal dans la contrariété
qu'éprouve l'anide son rut.
L'homme n'est pas le seul parmi les
ditl M. de Montègre (art.
animaux,
continence du Nouveau
jours
une femme que trente
après être accouchée d'un
soixante après avoir fait une fille.
garçon, et
Parmiles maladics causées
par une continence
sustére.Tlydropbobie, dans l'espèce
souvent un des effets terribles
canine, est
mal dans la contrariété
qu'éprouve l'anide son rut.
L'homme n'est pas le seul parmi les
ditl M. de Montègre (art.
animaux,
continence du Nouveau --- Page 83 ---
(75)
des Sciences médicales), auquel
Dictionnaire
à obcontinence soit difficile ou dangereuse
la
espèces n'en sont pas moins
server : les autres
fait naître, et la
assujéties aux besoins qu'elle
de
moins de moyens
nature ne leur inspire pas
à la conjonction des sexes, lorsqu'ils
suppléer
ordinaire. La plusont privés de cette ressource
de
des animaux, lorsqu'ils sont séparés
part
s'accouplent avec des espèces
leurs femelles, de la leur. J'ai vu de mes protrès-différentes
nombre de fois, des
pres yeux, un très-grand femelles de canards,
s'accoupler avec des
paons
etc.
dans les femelles d'espèces
( On a remarqué
continu M. de Montègre, un cffet
gallinacées, continence prolongée : c'est que
singulier de la
change au point qu'elles prenleur organisation
des mâles;
chose de l'apparence
nent quelque
leur voix change, et,
leur plumage se colore,
n'est
moins remarquable, c'est que
ce qui
pas
ceux-ci
lorsqu'on les met alors avec des mâles,
les supporter, et les battent à oune peuvent pas
Duméril
trance. Ce fait, dont M. le professeur
preuves, a surtout été
m'a rapporté plusieurs --- Page 84 ---
(76) )
remarqué dans les faisans. Il rappelle
turellement le changement
assez nafemmes
qui arrive chez les
qui cessent d'être
brunit, Jeurs traits
fécondes; ; leur teint
de la
se prononcent; il leur vient
barbe, et une sorte d'expression
fait apercevoir dans toute leur
virile se
( Zachutus parle de deux hommes personnc. D
suppression des
auxquels la
plaisirs de l'amour fut suivie
d'accidens funestes : l'un fut attaqué d'une
meur à l'ombilic, qu'aucun remède
tuminuer, et que le mariage
ne put direcours à des médecins
dissipa; l'autre eut
qui n'examinerent
son état avec assez d'attention;
pas
; il eut des vertiges, bientôt après des attaques
mourut dans
d'épilepsie, et il
un violent accès; à l'ouverture du
cadavre, on trouva la cause de la maladie
les vésicules séminales
dans
et le canal déférent.
(M. de L., t. 11,p. 108.)
e Lanzoni a laissé deux observations
prouvent l'efficacité du
qui
mariage dans certaines
maladies. Laj première concerneu unjeune homme
attaqué d'une fièvre quarte rebelle à toutes les
ressources de l'art, et qui fut guérie par la complaisance d'une femme qui s'intéressait à
sort. La seconde observation
son
a pour sujet une
minales
dans
et le canal déférent.
(M. de L., t. 11,p. 108.)
e Lanzoni a laissé deux observations
prouvent l'efficacité du
qui
mariage dans certaines
maladies. Laj première concerneu unjeune homme
attaqué d'une fièvre quarte rebelle à toutes les
ressources de l'art, et qui fut guérie par la complaisance d'une femme qui s'intéressait à
sort. La seconde observation
son
a pour sujet une --- Page 85 ---
(77)
ardent, qui, atjeune veuve d'un tempérament
dans les
d'épilepsic, trouva sa guérison
taquée
(Voyez Anecbras d'un second mari vigoureux.
oiseaux
CCXXVL.)-Les
doctes de Médecine,
seulement
de véritable verge, mais
n'ayant pas
il n'y a point d'introune sorte de tubercule, affriction. Les coqs
mission, c'est une simple
tombent en extase au temps du
de bruyères
oiseaux en cage, ne pouvant
rut, et plusicurs
meurent de désirs,
pas jouir de leurs femelles,
chantant avec une sorte de fureur; car le
et en
de leurs bechant des oiseaux est l'expression
quand ils
soins amoureux. Ils ne chantent plus
d'amour. Il en est de même des cris
n'ont plus
exemple, chez le
de certains quadrupèdes, par
lion, le loup; le chat, etc.
Le coit modéré, loin d'exténuer les forces,
les ranime au contraire.
dit Celse, corpus ercital,
( Modica Fenus,
frequens solvit. >
Une continence outrée exalte les désirs au
de les voir croitre sans cesse, pour ne s'époint
réitérées. D'auteindre qu'au sein de jouissances
à
tres, fermes dans leurs principes. , persistent
renoncer aux douceurs du congrès, et tombent --- Page 86 ---
(78)
dans une tendre mélancolie. On
qu'en Angleterre les célibataires
a remarqué
lièrement victimes du
étaient particuspleen, , qui les
l'affreux suicide.
conduit à
En général, les maladies des
frent des symptômes
edlibataires ofest souvent due à
plus graves. 9 et leur crise
l'éjaculation abandante d'un
sperme trop long-temps retenu.
fois n'a-t-on
Combien de
pas vu dans la pratique les
dres les plus alarmans dans le
désorles chloroses les fleurs
flux menstruel,
les, les
blanches les plus rebelnévralgies, les vésnaies céder à
jours d'un mariage convenable
quelques
C'est le remède
etbien assorti... 1
efficace que propose le
de Cos. Venette et Tissot sont bien
vieillard
Le célibat
de son avis.
peut causer bien des troubles
les fonctions C organiques,
dans
etproduire au moindre
accident la varico-sarcocèle,
dropisie dus scrotum
tumeur avec hyqui, comme on sait,
incurable, si cet
devient
capacité
engorgement pénètre dans la
abdominale. Enfin, le priapisme, le satyriasis, les pollutions nocturnes, le vice
de la
odieux
masturbation et ses suites déplorables,
l'épilepsie, la
manie, 9 la
la
sion hystérique et la nymphomanie, paschlorose, ne sont que trop
arcocèle,
dropisie dus scrotum
tumeur avec hyqui, comme on sait,
incurable, si cet
devient
capacité
engorgement pénètre dans la
abdominale. Enfin, le priapisme, le satyriasis, les pollutions nocturnes, le vice
de la
odieux
masturbation et ses suites déplorables,
l'épilepsie, la
manie, 9 la
la
sion hystérique et la nymphomanie, paschlorose, ne sont que trop --- Page 87 ---
" 79 )
infligées par la nature à
sonvent les punitions
une vertu trop austère. se rendent'
ceux qui,par
rebelles à ses lois.
Hippocrate. enj parlantdes maladiesauxquelles
s'exprime ainsi : Sed
les vierges sont exposées,
virgines hortor maudoque cum hoc patienego
cum wiris misceri et cohabita
tur,quam primum,
si concipiant, sanescunt. D
qu/e,
Tout nous convie à l'amour :
lui même, au fond des forets qu'il déLetigre
lèche
sole, est adouci près de sa compagne, qu'il
lui exprimer ses besoins. Pourquoi cherpour
Souvent le plaisir étant
cher à éviter ce joug?
modérément. fait, comme je.l'ai dit, cesgoûté
désolées de leur
rend aux filles,
ser lépilepsie, le coloris de la rose; anime, vivifie ce
pâleur,
marbre ambulant que l'oeil curieux regretterait
de fixer; donne un libre cours à ce sang indolent qui refusait de circuler, détruit ces palpitations, ces syncopes, ces engourdissemens,
tristes fruits de la continence. 11 provoque
sommeil refusé à l'imagiaussi un bienfaisant
nation brulante dont l'amour fomentait le trouble en attisant les sensations 2 et rend l'embonpoint aux amans heureux qu'une trop longue
- --- Page 88 ---
80 )
passion avait desséchés. En effet, leur
s'efface, et elle est remplacée
le
paleur
la
par velouté de
péche ; leurs yeux plombés et enfoncés, leurs
lèvresl lividesreprennent) leur fraicheurp
Que fût devenu Antiochus, si Seleucus, première.
ne sacrifiant son bonheur à celui de son fils, ne lui
eût cédé ses droits sur la belle et sensible Stratonice PQue de filles mortes
d'hystérie, et examinées par des anatomistes observateurs,
raient encore esclaves de l'amour, si
seune sévère
retenue, dont l'honneur leur faisait un devoir,
n'eût coagulé, pour ainsi dire, en elles les flots
impétueux d'une semence âcre et irritante (1)!
Enfin, l'oracle commanda aux Spartiates d'élever une statue à Vénus, avec ces mots :
A Vénus qui retarde la vieillesse > >
Pour faire connaître que son exercice modéré
est utile à la santé.
Ergo Yenus morbos gignit et capellit.
(MICAEL MARET, Parisiis. 1546.)
(1) Les oiséaux (en
affections
captivité) sont fort sujets aux
convalsives et au mal caduc, surtout s'ils sont
privés du coit. ) ( Journal universel des Sciences
médicales, juin 1816, p. 349).
:
A Vénus qui retarde la vieillesse > >
Pour faire connaître que son exercice modéré
est utile à la santé.
Ergo Yenus morbos gignit et capellit.
(MICAEL MARET, Parisiis. 1546.)
(1) Les oiséaux (en
affections
captivité) sont fort sujets aux
convalsives et au mal caduc, surtout s'ils sont
privés du coit. ) ( Journal universel des Sciences
médicales, juin 1816, p. 349). --- Page 89 ---
C 81) )
continence, la fermentaAprès une longue
séminale excitant trop. vivement le prurit
tion
on a un désir désordonné du coit;
vénérien,
s'en acquite moins bien, et trop prompmais on
qui préfére Un exercice
tement pour la femme,
coutume plus avantageuse, en Ce que
habituel,
n'étant pas' aussi voluptueuses, la
les sensations
tension du pénis est plus durable.
avoir fait connaitre les inconvéniens en
Après
la santé, d'une
amour, et les dangers, pour
continence trop sévère, nous devonsindiquer ses
absolue des plaisirs
avantages. 4 Si la privation
dit M. de Montègre, ou la contide l'amour,
inconvéniens
produit de graves
nence parfaite,
des
il n'en est
aussi bien que l'abus
jouissances,
de même lorsque cette privation est modépas
loin des deux
rée, et que l'on reste également
excès. La continence alors a de grands avantaet plus dispos,
ges; le compsementrdemapladante excitée, est plus vive
l'intelligence, doucement
merveil
M
cutentaveepluse sde perfectionjetefluider
leuxdestincaporterla vie au-dehors del'individu, C
de lui-même à féconder sa prosert au-dedans
ainsi restreinte,
pre intelligence. La continence,
TOME II. --- Page 90 ---
82) )
devient même un assaisonnement des
le, désir en est plus exalté, la
plaisirs,
plus complète, et l'état de bien-être jouissance en est
et d'hilarité
qui succède à ces momens de délire,
assez combien cet acte se trouve alors témoigne
aux Joix de notre organisme. En
conforme
désirs vénériens
général, les
peuvent servir d'excellent thermomètre pour la santé, et en même
continence la plus absolue
temps la
devient
ment de rigueur pendant la maladie. communéIl est cependant des cas de fièvres D
où lepriapisme se déclare
ataxiques
irritabilité
; mais en ce cas, d'une
extrême du système nerveux, il
tre
conhereispitommailends coït. On
aussi qu'une continence
sait
exacte est
ble pour la guérison des
indispensaplaies et des maladies
aigués. On a vu des amputés
pour s'être livrés à la masturbation mourirsubitement
d'être
à la veille
guéris. R Fabrice Hilden, dit M. de L...
t. 11, p. 123), nous a conservé l'histoire
heureuse d'un jeune homme à
mallan main, et qui
quion avait coupé
lorsque sa guérison
lutsatisfaire des
avançait, voupar le
désirsauxquels sa femme, avertie
chirurgien, se défendit de
jeune
répondre. Ce
homme se
procura, sans la participation
'être
à la veille
guéris. R Fabrice Hilden, dit M. de L...
t. 11, p. 123), nous a conservé l'histoire
heureuse d'un jeune homme à
mallan main, et qui
quion avait coupé
lorsque sa guérison
lutsatisfaire des
avançait, voupar le
désirsauxquels sa femme, avertie
chirurgien, se défendit de
jeune
répondre. Ce
homme se
procura, sans la participation --- Page 91 ---
83 )
une émission de semence, qui fut
de sa femme,
suivie d'accidens violens, dont
immédiatement
il mourut au bout de quatre jours. >
causée par Vabus dalimens
Anaphrodisie
échaufans, du vin et des liqueurs spirilueuses.
PROPOSITION XXIX.
L'abus accidentel des liqueurs spiritueuses et enVétat d'ivresse; Pabus des plaisirs de la
ivrantes, ou
aussi
table, ou la surcharge de P'estomac, peuvent
momentanément causer Pimpuissance.
et l'exercice, dit JeanSi la tempérance
Rousseau, sont les meilleurs médecins
Jacques
l'intempéranee
du monde, par un effet opposé,
l'homme" imprudent qui s'y livre,
appelle sur
les maladies et une mort prématurée.
selon Buchan, ne manque
4 Lintempérance,
désordres dans
jamais d'apporter! les plus grands
l'économie animale; clle nuit à la digestion;
elle relâche les nerfs 5 elle rend les sécrétions
elle vicie les humeurs, et occairrégulières;
sionne des maladies sans nombre. > --- Page 92 ---
(184)
L'usage immodéré des boissons
en ajoutant un nouveau
spiritueuses,
calorique à celui de
l'énergie vitale, fomente nécessairement
volcan dont T'éruption des matières
un
cibles est indispensable,
fermentisrépand dans les veines
une chaleur incommode et nuisible,
au cerveau des vapeurs
et porte
voit-on souvent les
assoupissantes. Aussi
trop ardens suppôts de
Vénus et de Bacchus être
frappés de
au
vieillesse
printemps de leur age, et arriver à une
prématurée accablés de douleurs et
mort
On sait également.
d'infirmités.
que lintempérance nuit à la
propagation de l'espèce
humaine, et
néral on rencontre dans les
qu'en gécampagnes des
groupes d'enfans à figure enjouée etr
tandis que dans les villes, on
rubiconde,
jeunes citadins d'une
voitisolément des
faible stature promener
nonchalament leur, corps débile dont la faiblesse est due au régime de vie de leurs
Les alimens échauffans
parens.
et les boissons
tueuses, en augmentant la
spiricirculation,
un orgasme, une fièvre dont la
déclarent
pour se débarrasser de
nature se scrt
ordinaire.
ce qui nuità sa marche
On conçoit que si de pareils excès
sont répétés, les fonctions
journalières sont né
faible stature promener
nonchalament leur, corps débile dont la faiblesse est due au régime de vie de leurs
Les alimens échauffans
parens.
et les boissons
tueuses, en augmentant la
spiricirculation,
un orgasme, une fièvre dont la
déclarent
pour se débarrasser de
nature se scrt
ordinaire.
ce qui nuità sa marche
On conçoit que si de pareils excès
sont répétés, les fonctions
journalières sont né --- Page 93 ---
85 )
troublées, les forces deviennent
cessairemet
le système nerveux se relàche,
languissantes,
et l'on arrive à l'anaphrodisie.
Les alimens échauffans et les boissons spiricausent
seulement ce qu'on
tueuses ne
pas
la péridérangement, elles produisent
appelle
l'hépatite, l'entéritis ,. la frénésie,
pneumonie,
et funestes; et si les
et autres affections graves
forcées,
buveurs, en raison de leurs évacuations
souvent des maladies aigues 2
n'éprouvent pas
d'affections chroniils sont toujours victimes
les nerfs
Les liqueurs, fortes en crispant
ques.
et détruisant son velouté, affaide l'estomac,
nuisent à la digestion , et
blissent les organes,
internes et
éteignent la sensibilité des tuniques
ralentissant le jeu des nerfs, ou
externes, en
ces deux exl'excitant, et en produisant, par
les
désorganisations, ou la paralysie, ou
trêmes
maladies convulsives.
fécondité, du Dict.
G L'ivresse, dit Virey (mot
musdes Sciences. méd.), quidétendl'appareil rend
culaire et engourdit le système nerveux,
aussi le coit impossible, ou du moins
quelquefois les buveurs d'eau sont, en généimparfait, et --- Page 94 ---
86)
ral, plus vaillans en amour que les suppôts de
Bacchus. )
a Certains individus éprouvent, après le repas, un besoin irrésistible de coit, annoncé
un prurit aux parties sexuelles,
par
parce que ces
organes sont pressés par les viscères abdominaux,1 lestéspar des alimens
réparateurs, et qu'il
y a engorgement dans les vaisseaux
spermatiques (1). Mais autant la sobriété dans un
grand
repas dispose après aux jouissances de l'amour,
autant l'intempérance y devient contraire.
Les liqueurs spiritueuses, en privant le
de son oxigène, le rendent moins
sang
subtil, l'appauvrissent, rallentissent sa circulation, et conduisent les buveurs à des maladies
guérissables chez ces individus usés, telles rarement
les obstructions, l'atrophie, l'asthme,
que
qui prédispose aux hydropisies, et. la consomption
états proscrits à la cour de Vénus.
(2),
(1) On sait que quand l'estomac renferme des alimens, il en résulte une irradiation des forces vitales,
qui de ce foyer, vont porter leur influence sur toute
l'économie.
(2) Les magistrats de Londres, dit M. Marc, ( mot
ces individus usés, telles rarement
les obstructions, l'atrophie, l'asthme,
que
qui prédispose aux hydropisies, et. la consomption
états proscrits à la cour de Vénus.
(2),
(1) On sait que quand l'estomac renferme des alimens, il en résulte une irradiation des forces vitales,
qui de ce foyer, vont porter leur influence sur toute
l'économie.
(2) Les magistrats de Londres, dit M. Marc, ( mot --- Page 95 ---
(87)
L'abus des liqueurs a souvent réduit des perdu plus grand génie à un état complet
sonnes
elles nuisent aussi à l'accroissed'imbécillité;
,accoutumé à soninfluence,
ment du corps,qui,
de bons effets dans les
n'en peut plus éprouver
nécessaires. On
cas où les cordiaux deviennent
nuiconcevoir à quel point les spiritueux
peut
d'après ce qui suit.
sent au système nerveux,
Lentudit M. Debreuze, que
4 Lecal rapporte,
était doué d'une susceptibilité nerveuse qui
lus
toute boisson. Un jour
le réduisait à l'eau pour
dans.un grand repas il céda aux instances
que convives, en prenant un peu de liqueur,
de ses
Dictionnaire des Sciences mécomestible du nouveau
d'une diminution
dicales) voulant découvrir la cause
alarmante des naissances en 1725, crurentl'avoir trouvée
alcooliques. Falcour, entre audans T'abus des-liqueurs' attribuer la stérilité des mariatres, n'hésita pas de lui
dans cette capitale, et qui,
ges, devenue plus grande
selon lui, a fait tomber le nombre des baptèmes.
l'usage des spiritueux n'est pas toujours
Cependant
Setrasch Czarten, hongrois,
aussi dangereux, puisque
d'eau-devécut 187 ans, et qu'il buvait un bon verre
le mot longévité des cas
vie après son repas. (Voyez
médic.)
rares du Nouveau Diction. des Sciences --- Page 96 ---
(-88 )
ses facultés mentales se
déclara, le
resserrérent, la fièvre se
hoequet parut, les fonctions dés
furent altérées, il fut même
sens
frappé de
lui peignaient, quoique éveillé
vertiges qui
et sans
scènes les plus brillantes et les
délire, les
Il ne voyait
plus chimériques.
que diamans, bijoux, il se
milieu de fêtes nombreuses
croyait au
où le luxe étaitàson
plus haut degré. Cependant Lentulus
point, il est sans délire; il sait
ne rêve
au contraire
ses visions sont
que
chimériques ; mais ses nerfs sont
trop irrités, son imagination trop exaltée
quesa raison puisse triompher de
pour
l'aberration de
son système sensitif. D.
SX.
Les Passions, TErotomanie, les Peines d'esprit,
TAbstraction, la
Préoecupation.
Ayant déjà traité la
de
plupart
ces sujets au
chapitre des Passions eraltées,
le lecteur, et nous
nous y renvoyons
nous contenterons de
ici une simple esquisse de
donner
duite par un excès dans
lanaphrodisie prod'autres
par des écarts dansles
affections, où
règles de lhygiène.
L'Erotomanie, cette névrose qui fait
rappor-
'esprit,
TAbstraction, la
Préoecupation.
Ayant déjà traité la
de
plupart
ces sujets au
chapitre des Passions eraltées,
le lecteur, et nous
nous y renvoyons
nous contenterons de
ici une simple esquisse de
donner
duite par un excès dans
lanaphrodisie prod'autres
par des écarts dansles
affections, où
règles de lhygiène.
L'Erotomanie, cette névrose qui fait
rappor- --- Page 97 ---
- 89 )
à un seul objet, cette
ter toutes les pensées
véritable amour,
espèce de mélancolic qu'un
aux âmes
l'excès, fait contracter
porté jusqu'à
susceptibles
sensibles, et trop promptement
au
l'érotomanie, ayant son siége
d'impression, retient au cerveau toutes les forces
sensorium, 2
est atteint. Ainsi, quoique
de l'individu qui en
confians
de tous les feux de la jeunesse,
brôlans
forces, nous ne sommes
et forts de nos propres
de diriger nomaitres de disposer,
pas toujours
semble devoir St
quoiqu'elle
tre organisation,
prêter à tous nos désirs.(1).
devint si épris
homme d'Athènes
Un jeune
l'ayant ded'une belle statue de marbre, que
sénat, à quelque prix que ce fût, et
mandée au
défense d'en approcher,
étérefuséavec
en ayant
manie scandalisait le
parce que cette étrange
peuple, il se tua de désespoir.
et
duc de Mantoue, étant à Pavie,
a Galéas,
se précipita avec
passant à cheval sur un pont,
et radans le Tessin, fleuve profond
son cheval
lat., Dial.) défend à ceux o
(s) Platon (deLegum
des femmes à
veulent avoir des enfans de prendre
qui
passions trop vives. --- Page 98 ---
(90.):
pide, parce qu'une jeune fille
qu'il-aimait le lui
avait commandé en plaisantant. D
( Dulaurent dit avoir vu un jeune
homme travaillé de lamélancolie
gentild'amour, dont
l'imagination était tellement dérangée,
croyait voir continuellement celle
qu'il
qui causait
son mal. Il parlait tout seul à son
notre auteur; il l'appelait, la
ombre, dit
caressait, la baisotait, courait toujours après, et nous demandait
si nous avions jamais rien vu de si beau?,
(OEuvres de M. André Dulaurent, médecin
Henri IV, 2" partie, Discours
de
sur les maladies
mélancoliques, ) ( M. de L.., t. II,
(
p: 264. )
L'érotomanie, dit le docteur Esquirol
veau, Dictionnaire des Sciences
(Noumédicales
consiste dans un amour excessif,
),
objet réel, tantôt
tantôt pour un
dans cette
pour un-objet imaginaire :
maladie, l'imagination seule est lésée
il y a erreur de T'entendement.
;
tion
C'est une affecmentale, dans laquelle les idées
ses sont fixes et dominantes,
amoureucomme les idées
religieuses sont fixes et
a théomanie,
dominantes dans la
ou mélancolie
d
religieuse.
L'érotomanic diffère essentiellement de la
nymphomanie ct du satyriasis. Dans celles-ci,le
pour un-objet imaginaire :
maladie, l'imagination seule est lésée
il y a erreur de T'entendement.
;
tion
C'est une affecmentale, dans laquelle les idées
ses sont fixes et dominantes,
amoureucomme les idées
religieuses sont fixes et
a théomanie,
dominantes dans la
ou mélancolie
d
religieuse.
L'érotomanic diffère essentiellement de la
nymphomanie ct du satyriasis. Dans celles-ci,le --- Page 99 ---
(9)
reproducteurs, dontl'irrimal vient desorganes
Dans l'érotomanie,
tation réagitsur le cerveau.
et le
l'amour est dans la tête. La nymphomane
victimes d'un désordre physique;
satyriaques sont
sont le jouet de leur imagiles érotomaniaques
est à la nymphomanie
nation. L'érotomanie les affections vives, mais
et au satyriasis, ce que
libertinage effréné.
honnêtes du coeur, sont au
les actions
Tandis que les propos les plus sales,
les plus humiliantes, caracles plus honteuses,
et le satyriasis, l'érototérisent la nymphomanie
même aux famaniaque ne désire, ne songe pas
cspérerdel l'objet de sa folle
veurs qu'il pourrait
même l'amour a pour
tendresse. Quelquefois sauraient le satisfaire.
objets des êtres qui ne
le docteur Esl'érotomanie, continue
d Dans
sont vifs, animés, le regard pasquirol, les yeux
les actions expansisionné, les propos tendres, affectés neu sortent
ves; mais ceux qui en sont
ils s'oublient
des bornes de la décence;
jamais
eux-mémes: ; ils vouent à leur
en quelque sorte
secret; ils exécudivinité un culte pur, souvent
fidélité soutentles ordres de leur déité avec une
obéissent même au caprice qu'ils
vent puérile;ils
ses
lui prétent ; ils sont en extase, contemplant --- Page 100 ---
(92)
perfections souvent imaginaires.
l'absence, leur regard est alors Désespérés par
pâles, les traits
abattu; ; ils sont
s'altérent, ils
le
meil et l'appétit; ils sont
perdent somlères, etc. Le retour les inquiets, réveurs, COrend ivres de
bonheur dont ils
joie ; le
leur
jouissent se montre dans toute
personne, et se répand sur tout ce
entoure ; leur activité
qui les
inoculaire
mais elle est convulsive; ils
augmente,
parlent
toujours de leur amour;
beaucoup,
font des
pendant lel sommeil, ils
rêves, ils sont sujets à des illusions
sensations qui ont enfanté les
de
incubes.
succubes et les
e Comme tous les
monomaniaques ou! mélancoliqués, les
jour poursuivis érotomaniaques sont nuit et
par les mêmes idées,
les
mêmesa saffections, quis sont
par
qu'elles s'irritent de toutes d'autantpluscruelles, les
rées : la crainte,
passions conjufureur,
l'espoir, la jalousie, la joie, la
etc., s semblent concourir, toutes
fois ou tour à tour,
à la
pour faire le tourment deces
infortunés. Ils
négligent, ils
ils fuient leurs
abandonnent, puis
sent la
parens, leurs amis ; ils méprifortune, 9 les convenances
sont capables des choses
sociales; ils
les plus extraordinaires,
ruelles, les
rées : la crainte,
passions conjufureur,
l'espoir, la jalousie, la joie, la
etc., s semblent concourir, toutes
fois ou tour à tour,
à la
pour faire le tourment deces
infortunés. Ils
négligent, ils
ils fuient leurs
abandonnent, puis
sent la
parens, leurs amis ; ils méprifortune, 9 les convenances
sont capables des choses
sociales; ils
les plus extraordinaires, --- Page 101 ---
(93.)
difliciles, les plus pénibles, les plus
les plus
bizarres. D
doit avoir soin d'observer
:Let médecin attentif
il verra que le visage prend un ton
le malade,
devient fréquent, plus fort,
animé, que le pouls
convulsif à la vue de l'objet aimé ou seulement
son nom ou parler de
en entendant prononcer
de la face,
lui. Al'état du pouls, à la rougeur
reconnut la cause de la maladie d'AnÉrasistrate:
d'amour pour Stratonice,
tiochus, se mourant
sa belle-mère (1).>
L'érotomanie ne doit pas être confondue avec
Dans la manie hystérique,
la manie hystérique.
s'étendent à tous les objets
les idées amoureuses
dans la manie
propres à les exciter, tandis que
idées
le caractère de la
érotique, ces
portent
c'est à dire qu'elles sont fixes et
monomanie,
déterminées sur un seul objet.
L'anaphrodisie causée par un excès d'amour
crois
m'être écarté de mon but, qui est
(1)Je ne
pas seul cadre tout ce qui est relatif
de rassembler dans un
Phistoire de l'érotoà l'anaphrodisie, en ayant transcrit
monie, du docteur Esquirol; je ne pouvais copierd'après
un tableau plus fidèle. --- Page 102 ---
(94
est donc une maladie nerveuse momentanée
relative,
et
2 puisqu'après le spasme, tel prolongé
qu'il puisse étre, un relâchement des fibres
trices ctirritables succède à leur tention mosive. Aussi doit-on comprendre
expandisie cette
par anaphroimpossibilité éventuelle de donner
à une femme des gages d'amour, cet état d'impuissance que fait éprouver l'excès de sensibilité, ou l'émission trop prématurée de la
semence, au secours d'une imagination enflammée, émission qui se fait souvent en serrant
dans ses bras l'objet de tant de désirs! Dans
cas, les émotions amoureuses
ce
sont plus favorables pour les hommes en
automne, où
encore
l'air,
chaud et frais, ranime la fibre languissante et lui donne du ton, tandis
les
que
femmes, selon Venette, sont beaucoup plus amoureuses pendant l'été. En cette saison, leur tempérament froid et humide est corrigé
les
ardeurs du soleil; leurs conduits
par
sont plus ouverts, leurs huteurs plus S.a agitées et leur imagination plus émue. C'est alors
que quelquesunes sollicitent plutôt les hommes
qu'elles n'en
sont sollicitées, et. qu'une nudité négligée de
leur part, nous fait connaître qu'elles meurent
que
femmes, selon Venette, sont beaucoup plus amoureuses pendant l'été. En cette saison, leur tempérament froid et humide est corrigé
les
ardeurs du soleil; leurs conduits
par
sont plus ouverts, leurs huteurs plus S.a agitées et leur imagination plus émue. C'est alors
que quelquesunes sollicitent plutôt les hommes
qu'elles n'en
sont sollicitées, et. qu'une nudité négligée de
leur part, nous fait connaître qu'elles meurent --- Page 103 ---
(95 )
d'envie d'éteindre le feu que la nature a allumé
dans leur sein.
a Les nerfs placés entre
l'esprit et le
a dit Tissot (1), portent la
corps,
des
pcine des excès et
erreurs de tous les deux, et rendent à l'un
les maux qu'ils reçoivent de l'autre
; c'est ainsi
que, parun cercle vicieux, l'espritnuitan
le corps à l'asprit, et que l'un et l'autre corps,
sent à la fois et à frais
détruicommuns le sistème des
nerfs. > La sensibilité est donc évidemment
médium ou le point de réunion du
le
moral et du
physique. Aussi, dans la fougueuse
l'action des systèmes
jeunesse, 9
nerveux et circulatoires
est-elle souvent interrompue par l'effet des
sions.
pasVoyez cet amant éperdu auprès de l'idole de
son eceur! il a été séparé de cette
maitresse
adorée, il la revoit parée' de tous ses charmes
milieu d'un cerele où la bienséance
au
concentrer sa
l'oblige à
passion : ses yeux sont fixés sur
elle, et comme
colore
immobiles; sa face pâlit et se
successivement, son coeur palpite et rend
sa respiration fréquente 5 il soupire, ses
paroles
(1) Maladie des gens de
lettres, p. 77. --- Page 104 ---
(96) )
n'ont point de suite. Les désirs
membres sont
l'énervent,, ses
comme brisés; il ne dort plus, il
mange à peine, digère mal, sue facilement; il
maigrit, et est toujours dévoré d'une soif
dente. Est-ce en cet état
arqu'il se présentera à
son amante pour faire preuvre de son amour?
Doit-il envier un tête-à-téte? qu'en résulterait-il
si sa déesse comblait ses voeuxp Le désordre
la constriction
et
del'épigastre, unerétrocession des
forces vitales vers le cerveau, et leur absence des
parties génitales, qui refuseraient d'obéir à
ardeur craintive; des vertiges où tout
son
trait à ses yeux enchantés; des
disparaitintemens d'oreilles, un tremblement universel, celui
prononcéet plus débilitant des sjambes,
plus
seraient de le soutenir
qui refu-
; une sueur excessive et
soudaine, une sécheresse de la gorge avec strangulation et happement de la
langue vers l'arrière-bouche, et par suite la syncope génitale.
Tous ces désordresm'ont été confirmés et décrits
par M. R qui iles.a éprouvés
et m'a donné
plusieurs fois 2
ces détails pendant les momens
lucides qu'il goûtait loin de sa maîtresse.
Tant il est vrai que, soit par excès d'amour,
soit par défaut de vitalité, les hommes ont des
cheresse de la gorge avec strangulation et happement de la
langue vers l'arrière-bouche, et par suite la syncope génitale.
Tous ces désordresm'ont été confirmés et décrits
par M. R qui iles.a éprouvés
et m'a donné
plusieurs fois 2
ces détails pendant les momens
lucides qu'il goûtait loin de sa maîtresse.
Tant il est vrai que, soit par excès d'amour,
soit par défaut de vitalité, les hommes ont des --- Page 105 ---
(97) )
retards et des érections imparfaites suivies de
l'émission de liqueur séminale.
accoutumé à un
L'homme, au contraire,
modéré et fortifiant, trouvant dans ses
exercice
de se distraire du désir
occupations les moyens
qui lui rappelle le moment d'un plaiimpérieux
repose ainsi son imagination qui
sir prochain,
réveil, lorsque le sile sert puissamment à son
gnal du plaisir est donné.
excessive
emnaentatemnheetr.
l'inertie de la matrice sont deux extrêmes
ou
succès de la
La nymcontraires aux
génération. del'orphomanie, qui estun excès d'imitabilité
sexuel de la femme poussé au dernier degane
e la
de l'utérus, sont des preuves
gré, et torpeur
convaincantes de ce quej'avance.
siccos majis et adustos habent
Qua cum que
inopid enim alimenti corrumpitur
uteros, pre
semen Hippocrate).
aussila seconde proposition
On pentretrouvera
chez certaines femmes qui ne conçoivent pas
certains hommes qu'clles n'aiment pas.
avec
dit
Cependant on peut assurer avec vérité,
M. Fournier, que ( telle femme qui commence
haine, finit avec amour quand le
le coit avec
ToxE II.
--- Page 106 ---
(98 )
transport du plaisir ravit sa volonté. > Ce n'est
que dans ce cas que l'imprégnation
lieu.
peut avoir
Les personnes prédisposées à
par. ercès
l'anaphrodisie
d'amour ou de sensibilité le sont
mitivementà
prilamélancolite.Anussi, en général, les
hommes au
tempéramentandent, aux cheveux et
sourcils noirs et épais, aux yeux brillans et
vés, au regard fixe etinquiet, cherchant
catude, révant,
la solisoupirant sans cesse, doués d'une
imagination féconde et ardente,
susceptibles
d'irrascibilité, livrés aux travaux
énervans de
pénibles et
l'imagination, malheureux dans
leurs amours, tous ces
ils
hommes, 9 dis-je, sontnaturellement frappés de cette anaphrodisie
éventuelle.
Corpore cum valido verum natura quiescit.
La prédominance dessolides sur les
du système veineux sur le système
liquides 2
artériel, du
système sanguin sur. le lymphatique, dispose à la
mélancolie.
Melancholia est animi angor in und cogitatione defizus atque inherens absque febre.
dans
leurs amours, tous ces
ils
hommes, 9 dis-je, sontnaturellement frappés de cette anaphrodisie
éventuelle.
Corpore cum valido verum natura quiescit.
La prédominance dessolides sur les
du système veineux sur le système
liquides 2
artériel, du
système sanguin sur. le lymphatique, dispose à la
mélancolie.
Melancholia est animi angor in und cogitatione defizus atque inherens absque febre. --- Page 107 ---
(99 )
a Cette prédominance du système
l'artériel (1)s'établisant,
veineux sur
ment de la
produit le rallentissecirculation, la stagnation du
danslesystème de la
sang
séquence
veine-porte, et par une conphysiologique
couleur noire de ce fluide l'épaisissement et la
en émane,
s et celle de la bile qui
circonstance qu'on ne doit pas laisser
échapper, et qui, rapprochée des idées des
ciens sur latrabileon bile
annoir, et bilis,
noire, du latin ater,
bile, explique la naissance
pothétique de cette humeur.
hyPour éviter tous ces
inconvéniens il
que l'amant le plus tendre et le
faudrait
pûtmodérer sa
plus emflammé
passion, et se dire d'après Parny:
Sachons pourtant, près de celle
Donner un frein aux
quej'aime,
Sa folle ardeur
transports du désir,
Et
abrège le; plaisir,
trop d'amour peut nuire à l'amour même.
On conçoit que l'abstraction
et la
oul la distraction,
sie préccupation, peuvent causer
en faisant du
l'anaphrodide l'action
cerveau le centre
vitale.
principal
(*) Debreuze, P. 78. --- Page 108 ---
100 )
attaqués
de lettrès, fréquemmént
C Les gens
souvent des preuves de
d'anaphrodisie, donnent
stérilité par suite d'une trop grande application
encéphalique la somme
qui porte versle système
laisse
totale des propriétés vitales et génératrices,
dans un état de dénuement,
les autres parties
énervent les organes
influent et
de privation qui
douées d'une force
générateurs. Siles personnes
caractère éxtraordinaire, les grands
d'âme, d'un
d'énergie
hommes entout genre, montrent peu
amour, les idiots, au contraire, sont pourvus
en
de facultés extérieures excessives (1).
Mestivier, thèse sur la stérilité.
(1)
dit
les Muses étaient vierges,
Les anciens ont
que
le
de disposition qu'ont les Sybarites
pour exprimerl peu
de P'amour
parce
au
physique,
et les savans
plaisir
organique
qu'étant doués en général d'une susceptibilité
tous lcs efforts naturels ont lieu
trts-impresionnable,
réaction du sang vers le coeur et le cerveau,
par une
déviennent le centre unique des sensations.
organes qui
Aussi le bon Lafontaine nous dit-il :
Un muletier à ce jen vaut trois rois.
disposition qu'ont les Sybarites
pour exprimerl peu
de P'amour
parce
au
physique,
et les savans
plaisir
organique
qu'étant doués en général d'une susceptibilité
tous lcs efforts naturels ont lieu
trts-impresionnable,
réaction du sang vers le coeur et le cerveau,
par une
déviennent le centre unique des sensations.
organes qui
Aussi le bon Lafontaine nous dit-il :
Un muletier à ce jen vaut trois rois. --- Page 109 ---
(101 )
PROPOSITIONYV.
Lafaiblesse ou la débilité des
plus
organes génitauz,
particulièrement. due à des
riennes anticipées, à l'abus de jouissances véndces mémes
ces, ou à celuip plus
jouissansolitaires
dangereux encore des
et de la masturbation.
plaisirs
S 1 IV.
Abus des plaisirs del'Amour, etc.
Vois ces spectres dorés s'avancer à
Traîner d'un corps usé les restes pas lents,
Et sur un front jauni, qu'aridé la chancelans,
Etaler à trente. ans leur
mollesse,
C'est lamain du plaisir précoce vieillesse: :
qui creuse
Et, bienfaiteur du monde, ildevient leurtombeau;
leur bourreau.
(M. THOMas, Epitre au peuple.)
L'abus des plaisirs
les
solitaires, les excès avec
femmes, ont afligé les imprudens
sont livrés sans réserve, dela
qui s'y
retraite humiliante
appelée anaphrodisie. ( Dans cet état de flaccidité, l'érection n'a plus lieu,
puisse être
quoique l'esprit
préoccupé de pensées lascives. Les
muscles érecteurs, pour avoir été
ont perdu leur
trop excités,
myotilité, et sont continuclle- --- Page 110 ---
102 )
état d'inertie ou de paralysie.
ment dans un
cependant un
Ces sortes de malades éprouvent lorsque le eorps
dans Ia nuit 2
état depriapisme
du repos, ou par le
ont goûté
et l'imagination voiture ou du cheval, en raimouvement de la
releveurs de l'anus,
son de l'action des muscles
de la vessie (1).
et de la plénitude
dit M. Mouton (2),
C
L'appareil générateur,
peut
ainsi dire, sur la vie générale,
enté, pour
irritatien directe de ses orêtre excité par une
du centre sensitif, qui
ganes, ou une réaction désirs et la cause du plaireprésente l'objet des
de la faim, il
l'appétit, précurseur
sir. Comme
et les hommes qui ont tari
a ses dépravations ;
lexcitent plus que par
les sources du plaisir, ne
criminels, si les
des, calculs que j'appellerais touchaient de plus
écarts de ces êtres usés nc
à la maladie qu'à l'erreur (5).
près
() Mestivier, thèse sur la stérilité. des Sc. méd. :
Article appétit, du Nouv. Dict.
(2)
dans les agitations amou-
(3). S'ils sort de la semence
claire, séreuse,
d'un débauché éncrvé, elle est
reuses
sans cette vertu proet parconséquent
sans consistance,
(V. plus bas la deuxième
lifique qui la rend fécondante.
observation.
à la maladie qu'à l'erreur (5).
près
() Mestivier, thèse sur la stérilité. des Sc. méd. :
Article appétit, du Nouv. Dict.
(2)
dans les agitations amou-
(3). S'ils sort de la semence
claire, séreuse,
d'un débauché éncrvé, elle est
reuses
sans cette vertu proet parconséquent
sans consistance,
(V. plus bas la deuxième
lifique qui la rend fécondante.
observation. --- Page 111 ---
(103.) )
Un roi d'Aragon (1) reçut la plainte d'une
femme mariée à un Catalan dont elle était exles caresses. Le roi fit venir le mari
cédée par
la vérité. Le Catalan avoua sinpour en savoir
avec elle
cèrement que chaque nuit il exerçait
le coit dix fois, sur quoi le roi lui défendit,
de vie, de la caresser plus de six
sous peine
fois. >
valeur de
Venette fait dépendre cette insigne
l'influence du climat, des alimens échauffans,
bilieux et mélancolique des
du tempérament oisiveté et de leur désir de
Espagnols, de leur
revoir des charmes, voilés pendant le jour; mais
n'était pas générale, et devait être
cette règle
de
attribuée, selon nous, à une idiosynerasie
l'individu.
Solon prévoyant les dangers des abus du plaisir vénérien, ordonna à ses concitoyens de ne
caresser leur femme que trois fois le mois.
saurais louer, dit Venette (2),le phi-
* Je ne
losophe Aéas, qui ne s'approcha de sa femme
trois fois pendant son mariage, bien qu'il
que
(1) Venette, t. I, p.2 215.
(2) T. I. p. 218. --- Page 112 ---
(104) )
chaque fois. Pour Xénocrate,
lui fit un garçon
homme auqui parut plutôt une pierre qu'un
Phryné, on doit croire que
près de la courtisane
qu'il devait à
ce fut un effet de la continence
de la philosophie, plutôt que le défaut
l'étude
naturelles
D
de ses parties
(1).
de mouvement
Cléopâtre, si l'on en
( Par un excès opposé,
de Mare-Antoine,T'un de sesamans,
croitlalettre
les efforts amoureux de
reçut, pendant une nuit,
d'en être facent six hommes, sans témoigner
tiguée (2). >
nous
nous attribuons des exploits que
e Nous
continue Venette (5), et
n'avons jamais faits,
Proculus nous en impose, lorsque,
l'empereur
ami Metianus, il veut nous perécrivant à son
pris en guerre cent filles sarmasuader qu'ayant
D
il en avait joui en moins de quinze jours.
tes,
Néron ne fut pas le seul, après
a L'empereur
entre les bras
des excès, qui resta impuissant
Péde la belle Poppée, comme le rapporte
trone. D
(1) Venette, t. I, P- 118.
(2) Id., t. I, P. 119.
(3) Id., t. I, P. 209.
pris en guerre cent filles sarmasuader qu'ayant
D
il en avait joui en moins de quinze jours.
tes,
Néron ne fut pas le seul, après
a L'empereur
entre les bras
des excès, qui resta impuissant
Péde la belle Poppée, comme le rapporte
trone. D
(1) Venette, t. I, P- 118.
(2) Id., t. I, P. 119.
(3) Id., t. I, P. 209. --- Page 113 ---
(105 )
Sémiramis était tellement impudiL'atroce
elle fit consqu'après la mort de son époux
vique,
de mausolées pour y enterrer
truire quantité
avaient le malheur d'ajouvans les hommes qui
de satisfaire son
et
ter foi à ses protestations,
insatiable amour!
la fureur de la
A quels excès ne conduit pas
sesdeux
nimphomanie! & Pantia (1)empoissonna (
de l'aconit, pour faire un adultère,
enfans avec
en donnant des
trahit sa patrie,
et Tarpeia
prendre le capitole,
moyens aux Gaulois pour Jeanne de Naples,
parce qu'elle aimait leur roi.
Andre, son
fit étrangler
cette infâme princesse,
parce
mari, , aux grilles de sa fenêtre,
premier
infortuné n'assouvissait pas
que ce jeune prince Messaline ne se contenindiscrète !
sa passion
hommes; Nectimène et
tait pas de cinquante
toutes deux les caresValeria (2) recherchèrent
père! Agrippine se prostitua
ses de leur propre
amoureux de
à son fils! Julie reçut des plaisirs
lépousa
Caracalla, son gendre, qui
l'empereur
horreurs l'idée repousensuite. D Ajoutez à ces
(1) Venette, tome I, P. 175.
(2) Le même, tome I, P- 182. --- Page 114 ---
106 )
sante du crime honteux de la
bestialité, si
mun aux iles et dans les
com-.
pays chauds.
Si,. par la continence outrée
sexuel,
(1), l'appareil
dégénère, les testicules se
jusqu'à devenir insensibles;
llétrissent,
les vaisseaux
matiques se resserrent et se
speren retraite, diminue de
dessèchent, le pénis
les excès
grosseur; de même, par
vénériens, les vaisseaux
s'énervent, les vésicules
spermatiques
et le froid de la
séminales se relâchent,
vieillesse vient frapper et
lyser l'appareil de la génération
parajusqu'a ce que
(1) Tissot, dans son Onanisme, dit
pellier, une veuve
avoirvu, à Montqui, après de
tres-robuste, agée de près de 40 ans,
à une continence longuesjouissances en amour, était réduite
forcée. Cet état
des accès hystériques
contraint lui donna
elle perdait
quila jetaientdans un état affreux :
l'usage de ses sens, et aucun
maceutique ne pouvait retarder la
moyen pharni en diminuer l'intensité.
fréquence des accès,
Les
qu'à l'usage de fortes frictions paroxismes ne cédaient
des parties
moyen était suivi d'un tremblement
génitales. Ce
accompagné de
qui lui même était
ce que la nature, soupirs fréquens et plaintifs > jusqu'à
par une salutaire
bli le calme dans
éjaculation, eut rétaces organes irrités. Un
hystérique eût pu lui procurer
pessaire antiquelque soulagement.
fréquence des accès,
Les
qu'à l'usage de fortes frictions paroxismes ne cédaient
des parties
moyen était suivi d'un tremblement
génitales. Ce
accompagné de
qui lui même était
ce que la nature, soupirs fréquens et plaintifs > jusqu'à
par une salutaire
bli le calme dans
éjaculation, eut rétaces organes irrités. Un
hystérique eût pu lui procurer
pessaire antiquelque soulagement. --- Page 115 ---
0 107 )
s'il
thérapeutiques, ou préservatifs,
des moyens
parviennent à les
existe encore des resoursses,
tirer de leur engourdissement.
à
des alimens provoque
Si la succulence
au
les alimens grossiers,
l'exercice de Vénus,
snbstanciels, en éloignent.
contraire, ceux peu
deviennent encore
Certaines passions de l'âme
La rédes sexes.
un obstacle au rapprochement
une femme
qu'on éprouve à serrer
pugnance
délicieuses que font goûlaide, et les sensations
d'une belle femme,
et le contact
ter lapproche
mais
quelquefois à l'anophrodisie,
conduisent
différens. La scène n'est cepenpar des chemins
si dans le premier cas 2
dant pas la même; car,
antipathie, par une
la nature refuse d'obéir par
morale, dans
physique et
sorte de rétrocession anéantit les facultés gél'autre c'est l'ivresse qui
au coeur, 5
nitales, tandis que lémotion se passe
le reet au cerveau engorgé par
qui palpite,
vitaux.
foulement des principes
les esprits se
Dans l'émission de la semence.
les
tumulte et précipitation vers
portent avec
dégorgent une liprostates qui, étant pressées,
est
dont l'effusion douce et agréable
queur claire
de la semence
l'avant-coureur de l'éjaculation --- Page 116 ---
(108 )
que provoquent et que décident les
mens répétés du coït. L'homme,
mouveembrassemens,
après plusieurs
femme
s'énerve, et c'est alors que la
commence à s'échauffer
est épuisé. Elle
quand l'homme
l'agace à son tour, tandis
paravant c'était l'homme
qu'auSia
qui était
après cinq éjaculations réelles l'agresseur.
sixième, c'est un liquide
ilen vient une
du sang
séreux et stérile, 3 ou
amour causent vermeil; car on sait que les excès en
l'hématurie, ou
sang. <Témoin, ditVenette
pissement de
de ma
(1), ung galanthomme
connaissance, qui vit
vit misérablement,
encore, mais qui
parla
lequel, après diner, rendit
verge, àla sixième fois, plus de
ces de sang. Il faut donc
deux ongrands efforts
croire que les plus
que l'on puisse faire auprès
femme, pendant une
d'une
qu'à
nuit, ne sauraient aller
quatre ou cinq
sion complète,
embrassemens avec émisindividus.
encore selon les climats et les
Tous ces grands excès d'amour,
fanfaronnades
ces
de fables
qu'on nous raconte, sont autant
qu'on nous débite; ; car les
ne peuvent contenir
réservoirs
que cette quantité dont la
()T.Lp. 214.
l'on puisse faire auprès
femme, pendant une
d'une
qu'à
nuit, ne sauraient aller
quatre ou cinq
sion complète,
embrassemens avec émisindividus.
encore selon les climats et les
Tous ces grands excès d'amour,
fanfaronnades
ces
de fables
qu'on nous raconte, sont autant
qu'on nous débite; ; car les
ne peuvent contenir
réservoirs
que cette quantité dont la
()T.Lp. 214. --- Page 117 ---
109 )
sans avoir besoin d'une
nature peut disposer
nouvelle élaboration. l'ainé : la débauche le
On disait d'Alexandre
suit, la volupté le fuit.
du coit affaiblit les
fréquent
e L'usage trop
vicillards, dit Campet (1);
forces et la santé des
la santé des hommodéré entretient
son usage
aux goutteux, aux
mes forts ; il est pernicieux
les femépuisées par
catarrheux, aux personnes
l'excès du vin. D
mes ou par
soutient la vieillesse, tandis
La continence
chez les adultes quijouisqu'elle porteletrouble santé, et dont la nourrisent d'une vigoureuse vieillards doivent rareLes
ture est succulente.
à Vénus; ils doivent
ment faire des sacrifices
chezeux,
avares de la liqueur séminale, qui,
être
( Ils ne doivent se
est lente à se reproduire. d'aller visiter le tempermettre, sclon Campet,
lui ofde cette maitresse des plaisirs, pour
ple
selon les facultés de leur age,
frir une libation
excités (2) p.
lorsqu'ilsy sont puissament
que
Traité des Maladies des pays chauds.
et
(1)
renommés pour leur valeur
(2) Que de débauchés
quand ils ont à
leur courtoisie, restent sans puissance --- Page 118 ---
(110 )
Les hommes bruns et velus
abondent
sperme que les autres ; ainsi les
plus en
leur ressemblent
vieillards qui
de la
peuvent user, mais non abuser,
supériorité que la nature leur a
surtout dans le
répartie,
grande
printemps, où il se fait une
sécrétion de
plus
saison de l'année. sperme que dans toute autre
une douleur de tête
sont:
Teenete-ane
sourde, une
reins, une mélancolie
pesanteur de
lation lente et des inrolontaire; une circutude
soupirs fréquens. La plénidineux. spermatique provoque aussi des rêves libilutter contre les obstacles
la' virginité! D'autres
physiques que leur oppose
bizarrerie de leur
agissent en sens contraire, par
vieillards
imagination déréglée. On sait que les
préfèrent les jeunes filles,
vent moins calculer les
parce qu'elles peuleur peu de
comparaisons, et les humilier de
efforts, ils vigueur. Mais, malgré leur ruse et leurs
libation
peuvent rarement offrir à leur déesse cette
précieuse qui fait connaître toute
la volupté.
l'étendue de
IN
que leur oppose
bizarrerie de leur
agissent en sens contraire, par
vieillards
imagination déréglée. On sait que les
préfèrent les jeunes filles,
vent moins calculer les
parce qu'elles peuleur peu de
comparaisons, et les humilier de
efforts, ils vigueur. Mais, malgré leur ruse et leurs
libation
peuvent rarement offrir à leur déesse cette
précieuse qui fait connaître toute
la volupté.
l'étendue de
IN --- Page 119 ---
(111 )
PROPOSITION LIII.
précoce de la puberté, soit qu'il
Le développementp ait été hdté par des lectures
soit naturel, soit qu'il
des
obscènes, des peintures
licencieuses,
spectacles
à exciter
voluptueuses, ou toute autre cause propre
limagination, et à porter les jeunes gens aul dangeabus des
ou à celui, plus grand
reux
jouissances,
solitaires ou de la masturbation,
encore, des plaisirs
amène aussi Fimpuissance.
souvent un grand rôle dans
I'imaginationjouer
rêves enchanteurs où Tamantpasionnisences
causées
une illusion si puisivre de délices
par
des
occasionne, comme on le sait,
sante qu'elle
dont l'excès énerve, et
pollutions nocturnes
conduit à l'anaphrodisie.
dont le prolongement
les pollutions nocturnes ont quelCependant
n'y sont nulquefois lieu chez des individus qui
lement disposés par les travers de leurimagination. Souvent ces réves quil les déterminent sont
des idées volupteuses; ; elles
loin de présenter
de la
ont quelquefois lieu sans la participation
illusion : d'ailleurs la débilité conplus légère
suit presque constractée par la masturbation --- Page 120 ---
112 )
écoulemens nocturnes qui ajoutent
tamment ces
des
à la faiblesse générale et à la dépravation
Il ne faut donc pas admettre,
forces physiques.
nocturnes
comme cause exclusive despollutions
de l'imagination, et les illusions qui
ces travers
en dépendent.
La masturbation et le clitorisme.
sont dues à ces vices honQue de maladies
hélas! après ces
teux, et combien d'hommes,
n'en ont que le nom à trente
excès dégradans,
On voit tous les
ans! Peut-il en être autrement?
des enfans chercher l'obscurité pour leurs
rassemblemens, jours
et on ne peut en ignorer le e face funeste exemtal motif! Ils doiventla plupart
à leurs parens, et surtout
ple à leurs nourrices,
auxquels
moeurs dissolues des domestiques
aux
villes, les couvens 1
on lès confie. Les grandes
les lieux où se
les pensions sont communément
dit Arede débauche. ( Là,
perpétue ce genre
cette
tée (1), les jeunes gens qui ont contracté
et l'air et les infirmihabitude funeste prennent
Caus. Diuturn. morbor., liv. II,
(1) De Signis et
cap. V.
à leurs nourrices,
auxquels
moeurs dissolues des domestiques
aux
villes, les couvens 1
on lès confie. Les grandes
les lieux où se
les pensions sont communément
dit Arede débauche. ( Là,
perpétue ce genre
cette
tée (1), les jeunes gens qui ont contracté
et l'air et les infirmihabitude funeste prennent
Caus. Diuturn. morbor., liv. II,
(1) De Signis et
cap. V. --- Page 121 ---
(115),
déviennent pâles, efféminés,
tés des vieillards;ils
stupides, et
engourdis, lâches, paresseux 2
imbéciles; leur corps se courbe, leurs
même
les porter ; * ils ont un
jambes ne peuvent. plus
général, ils sont inhabiles à tout, pludégout
sieurs tombent dans la paralysie (1). D
In wultu color est sine sanguine, lumina moestis
Stat immota genis, nikil est in imagine wivum.
Ipsa quoque interius cum duro lingua palato
Congelat, et wence desistunt posse moveri,
Necflecti cerviz, nec bracchia reddere motus.
II. Métam. Descrip. hominis moribundi.)
( OvIDE,
De même les masturbateurs ne se retrouvent
hommes devant une personne du sexe, et
plus
de même le clitosont frappés d'impuissance,
relâchant les organes utérins, les prive
risme,
contractile, ct, en empéchant
de sensibilité
la rétention du sperme, cause la stérilité.
même la masturbation n'est point por-
() ( Lorsque
dit M. de Montègre ( mot
tée jusqu'à altérer la santé,
elle
continence du nouv. Diction. des Scienc méd.),
sur Tintelligence et
agit d'un caractère très-marqué
les affections de l'àme. )
TOME II. --- Page 122 ---
( 114) )
4 Le clitorisme, dit le docteur Fournier
tonnaire des Sciences
(Dicmédicales), est cet acte
au moyen duquel les femmes
une
suppléent,
sorte d'artifice, aux plaisirs quela
par
serve aux seules approches
nature réamoureuses desdeux
sexes. C'est chez les femmes la même
quelamasturbation chez les hommes.
chose
de Lesbos les
Les dames
s
musulmanes, s'y livraient avec
excès, parce que nulle crainte ne vient
leurs ébats, tandis
troubler
que dans les
plus pures etp plus vraies qui résultent jouissances et
des sexes, les fleurs
de l'union
de
qui naissent sous les pas
l'amour, et qui couronnent ses
transforment souvent
favoris, se
en fruits
amers.
D Cette
indiscrets et
pratique, proscrite parles
e
l'est aussi par lhygiène et
mceurs s
entendu de la
par l'intérêt bien
coquetterie. Les effets
du clitorisme sont de flétrir
constans
détruire
tous les appas, de
tous les charmes de la
beauté, et de
provoquer une mort prématurée.
Les petites filles se livrent
la puberté même,
quelquefois, avant
aux fureurs du
qui couvre d'une pâleur
clitorisme,
guère frais
mortelle un teint nacomme la rose. 4 On voit dans les
grandes cités d'Europe, continue le docteur
effets
du clitorisme sont de flétrir
constans
détruire
tous les appas, de
tous les charmes de la
beauté, et de
provoquer une mort prématurée.
Les petites filles se livrent
la puberté même,
quelquefois, avant
aux fureurs du
qui couvre d'une pâleur
clitorisme,
guère frais
mortelle un teint nacomme la rose. 4 On voit dans les
grandes cités d'Europe, continue le docteur --- Page 123 ---
R 1 115)
Fournier, des femmes qui, non
se livrer au clitorisme,
contentes de
lire de leur
s'efforcent, dans le dédépravation, de faire des
en associant d'autres femmes
prosélytes,
ches. Ces
à leurs débaucyniques, à force de tirailler,
leur clitoris,
d'exciter
parviennent à lui faire atteindre
déreloppement qui simule le pénis.
un
ses de ce succès, elles deviennent Orgueilleucelles
les amans de
qu'elles ont séduites : elles ne
plus de mesures. Leur effronterie
gardent
est telle,
partout elles dédaignent les
que
coutumes et
qu'aux habits de leur sexe.
jusHonteuses de lui
appartenir, elles s'affublent de nos
prennent toute la liberté de
vétemens,
de braver tous les
nos moeurs. Fières
les
usages sociaux, les préjugés
plus respectables, elles
douces prérogatives
renoncent aux
que nous accordons aux
femmes, et se font hommes
d'offrir à leurs
pour avoir le droit
égales un culte honteux, dont
l'amour et les moeurs s'offensent
Ces sortes de femmes
également.
tous les
portent sur leur figure
stigmates de la débauche. Pour
mer leurs forces qui
ranis'éteignent
elles font un abus excessif
incessamment,
des boissons
tueuses, ce qui imetle comble
spiriàl'horreur
inspirent. D
qu'elles
- --- Page 124 ---
(116)
PROPOSITION XIX.
ou excitante, quoique trop
Une) epausiondiéibante exercer subitement son
faiblement prononcée pour de Péconomic, peut cepeninfluence sur Vensemble
conà raison de sa cause et de son origine,
dant,
de la virilité, et étre
centrer ses effets sur Porgane momentanément cet
assez puissante pour paralyser
organe, et suspendre ses, fonctions.
ajouter aux tableaux vrais
Mais que peut-on
et
trace Tissot de l'onanisme,
et effrayans que
P Cependant en
Bienville de la nimphomanie
mérite de trouver place ici. C Dans
voici un qui
des femmes, conle clitorisme, ou mastubation
la saine raitinue le docteur Fournier (1), que
etl'intérêt des belles proscrivent,
son, T'hygiène
de ce vice honteux ofles suites inévitables
de
flétris, la perte du velouté
frent des appas
teint livide,
la carnation, que remplacent un
hideux et purulens, la fétidité de
des boutons
des lèvres et des genl'haleine, la décoloration
des seins, et l'émaciacives, le ramollissement
Article clitorisme du Nouveau Dictionnaire des
(:)
Sciences médicales.
son, T'hygiène
de ce vice honteux ofles suites inévitables
de
flétris, la perte du velouté
frent des appas
teint livide,
la carnation, que remplacent un
hideux et purulens, la fétidité de
des boutons
des lèvres et des genl'haleine, la décoloration
des seins, et l'émaciacives, le ramollissement
Article clitorisme du Nouveau Dictionnaire des
(:)
Sciences médicales. --- Page 125 ---
(117 )
tion de tout le corps,
cidité
accompagnée d'une flacprématurée; bientôt la
une toux sèche
poitrine s'affecte,
annonce le
la consomption; le
commencement de
vent et si
système nerveux, si souintempestivement ébranlé,
précieuse sensibilité, la
perd sa
contractilité
en raison de
diminue
l'affaiblissement de la
un écoulement
sensibilité;
leucorrhéique abondantajoutea
l'épuisement général; la mémoire
raison même
s'éteint, la
s'altère, et trop
les tristes vésanies
communément
cent, D'autres
l'obseurcissent ou la remplafois, une mort, qui devance de
beaucoup le terme ordinaire, est le résultat
clitorisme. D
du
Toto corpore non solum
cilli que fiunt, sed eliam dissoleuntur imbee
lidi, cavisque oculis
sicci, graciles, palSanitate
cernuntur, (Gallien, de
tuendd, lib. VI, cap. XIV.)
Les émulsions de semences
dieurétiques,
froides, rendues
vralgie
apaisent ordinairement cette négénitale.
Une des suites de la masturbation,
promptement les individus
quiénerve
c'est l'écoulement
qui en sont atteints,
pendant le
involontaire de la semence
sommeil, connu sous le nom de
- --- Page 126 ---
( 1 118 )
nocturnes. Un jeune Bordelais âgé
pollutions
ans, bien constitué, et
d'environ vingt-deux
les
seulement, très - réservé pour
depuis peu
à Saint-Domingue, de
femmes, craignant,
"qu'il n'avait
contracter la fièvre endémique
éprouvait de fréquentes pollupoint essuyée,
milieu de rêves où son imations nocturnes au
lasardente lui retraçait des peintures
gination
subit dès
cives, et le jour un écoulement
qu'il
une femme, ou pour peu qu'il fit le
touchait
extraordinaire. Les remèmoindre mouvement
employés pour le délivrer de cette
des généraux,
n'avaient pas réussi, et pour
grave altération,
victorieuse les fonctions
rétablir d'une manière
de l'appareil génital, je lui prescrivis,
groublées Hunter, vingt-cinq gouttes delaudanum
d'après
et le matin. Il contià prendre en se couchant
un mois, en augnua ce traitement pendant
mentantgraduellment la dose pour obtenir son
guéri, mais il
efficacité, et il fut complétement
inapte au congrès, en
resta pendant long-temps
se repentant de ses erreurs passées.
Tout excès entraine donc à l'anaphrodisie;
c'est pourquoi les anciens, ditVenette, plaçaient
Mercure près de Vénus, quand ils peitoujours
et le matin. Il contià prendre en se couchant
un mois, en augnua ce traitement pendant
mentantgraduellment la dose pour obtenir son
guéri, mais il
efficacité, et il fut complétement
inapte au congrès, en
resta pendant long-temps
se repentant de ses erreurs passées.
Tout excès entraine donc à l'anaphrodisie;
c'est pourquoi les anciens, ditVenette, plaçaient
Mercure près de Vénus, quand ils peitoujours --- Page 127 ---
(19 )
la Déesse de la volupté, pour nous faire
gnaient
la raison ( sous la forme de Merconnaitre que
cure ) doit toujours retenir nos passions.
Maladies aigues causes de Tanaphrodisie.
PROPOSITION XXXIV.
est aussi la suite du trouble causé
L'impuissance
et générales, et de Pépuisepar les maladies graves
ont
déterminent lorsque ces maladies
ment qu'elles
ont été lonproduit un grand désordre 3 lorsqu'elles convalesou enfin lorsque les
gues ou chroniques,
cences ont été lentes et dificilesPROPOSITION XXXV.
des hémorragies habi- e
Des saignées fréquentes,
d'autres évacuatuelles, des ménorrhées excessives,
des maladies graves et longues, ou
tions abondantes,
non-seulement
toute autre cause débilitante, peuvent
limpuissance, mais encore faire cesser
produire
tendre préezistante, quelque
tout à coup une passion
.
que puisse être cette passion
vive et quelque forte
dans son principe.
On lit à ce sujet, dans YEneyelopediand,
atteint
l'anecdote suivante : ( Un grand prince,
E --- Page 128 ---
(120) )
d'un amour violent
pour une demoiselle de
mérite, fut contraint de partir
Tant que son absence
pour l'armée.
dura, sa passion
tint par le souvenir et
s'entrelettres fort
par un commerce de
fréquent jusqu'à la fin de la campagne, qu'une maladie dangereuse le
à l'extrémité, Il
réduisit
reprit sa santé, mais sans reprendre son amour, que de grandes évacuations avaient emporté à son insu,
suadant d'être toujours
car, se peramoureux, et ne l'étant
plus que de mémoire, 2 il se trouva froid et
passion auprès de celle qu'il
sans
Certainement
croyait aimer. >
cet exemple
dû principalement à la débilité d'impuissance est
évacuations
causée par les
excessives que le prince avait essuyées.
Si la prostration des forces,
les convalescens,
qui accompagne
frappe d'impuissance les valétudinaires, les maladies, même celles
ne sont pas toujours un obstacle à aigues,
du coït. On a vu (1),etjaiobservé l'exercice
à
moi-méme
Saint-Domingue, que des malades atteints
(1) Sikora, Conspec. Méd. légp. 82.
Med. lég. civile, tome Ier
-Fodéré,
, P. 209.
la prostration des forces,
les convalescens,
qui accompagne
frappe d'impuissance les valétudinaires, les maladies, même celles
ne sont pas toujours un obstacle à aigues,
du coït. On a vu (1),etjaiobservé l'exercice
à
moi-méme
Saint-Domingue, que des malades atteints
(1) Sikora, Conspec. Méd. légp. 82.
Med. lég. civile, tome Ier
-Fodéré,
, P. 209. --- Page 129 ---
(121 )
ou même de la fièvre
d'une fèvre angéioténique,
employaient
de la phthisie pulmonaire,
jaune,
efforts de la nature pour céder aux
les derniers
d'un plaisir qui leur ouvrait
amorces irrésistibles
Fu de ces inforle tombeau. En un mot, j'ai
et
enflammés par le toucher puissant
tunés,
mulâtresses,
baisers lascifs de leurs lubriques
les
instans, les restes de
rassembler, pour quelques
existence, voguer encore quelques
leur. frèle
enivrans d'une mer de
momens sur les flots
confondre avec eux les derniers prindélices, et
copieuse suivait imcipes de la vie. Une sueur
et ces
médiatement leur libation imprudente,
dans les bras de leurs
jeunes insensés expiraient
adressant encore
bourreaux, en leur
perfides
du regret et de l'amour (1)-
les derniers regards
l'appareil génital,
D'autres maladies excitent
le désir effréné et involontaire
en développant
dit M. de L e ( tome I, P. 4),
() L'observateur,
hommes la nature avait
verra dans les campagnes des
insensiblement. que
Ceux
fait robustes, mais qui dégénèrent
à ses yeux
habitent les grandes villes ne seront plus
qui
la nature jette. enque des êtres infortunés sur lesquels tendre qu'ils ne veucore de temps en temps un regard --- Page 130 ---
122 )
d'une prochaine jouissance.
reins et de la vessie, la
Les calculs dés:
ladies arthtritiques
goutte et les autres masont de ce nombre, et
naitre le satyriasis par le
font
prurit vénérien
éprouve au milieu même de
qu'on
france.
ces états de soufLes excès d'un amour
ainsi
déréglé et sans bornes,
que ceux de nos facultés
nuent sensiblement
physiques, dimiles lobes du cerveau
dessèchent; de là perte de
qu'ils
mémoire, stupidité,
imagination sans énergie; outre la
sécheresse des
stérilité, la
reins, le flux de ventre et
nes, et la'chute du siége.
d'urifonctions
L'estomac, dans ses
languissantes, n'élabpre
crudités au lieu d'un
plus que des
chyle parfait, De là les
catarrhes, les fluxions, la
goutte, les douleurs
nocturnes, l'épaississement de la
synovie des
articulations, et leur transmutation
crétacée.
en matière
Je trouve dans
Parny une application à l'analent pas apercevoir. Il verra sortir de ces villes des
hommes efféminés, déjà vieux au
àge; il les verra traîner
printemps de leur
infirmités
sous les drapeaux de Mars les
qu'ils doivent à l'Amour.
, la
goutte, les douleurs
nocturnes, l'épaississement de la
synovie des
articulations, et leur transmutation
crétacée.
en matière
Je trouve dans
Parny une application à l'analent pas apercevoir. Il verra sortir de ces villes des
hommes efféminés, déjà vieux au
àge; il les verra traîner
printemps de leur
infirmités
sous les drapeaux de Mars les
qu'ils doivent à l'Amour. --- Page 131 ---
(145)
épuisement ; voici la charphrodisie causée par
ordinaire
allégorie peinte avec la grâce
mante
de cet aimable auteur :
Du tronc qui nourrit sa vigueur,
La branche une fois détachée
Ne reprendjamais sa fraîcheur;
Etl'on arrose en vain la fleur
Quandla racine est desséchée.
de Tissot, des exemOn vaitdmnstOnanione,
avoir joui après
ples de personnes mortes pour favorable est celle qui
le repas. L'heure la plus travail de la digesimmédiatement le
précède
est achevée. Alors le chyle
tion, ou lorsqu'elle
la semence est
est bon, le sang est refait,
amour n'a
et féconde; car la fatigue en
épaisse
lorsque les besoins sont
pas de suites funestes obéit. Les caresses du
annoncés, et qu'on y
celles de la nuit,
jour énervent davantage que
sont suivies d'un sommeil réparateur.
qui
femme, ayantlestomac
Lorsqu'on caresseune!
après, d'une
vuide, on languit (1), , un moment
La qualité de la nourriture
espèce de torpeur.
Cminhebaapuree : c'est pourlaborandum non est. Hippocrate,
(1) Ubi fames
aphorisme XVI, sect. II.
4; --- Page 132 ---
(124)
quoilepaysan etl
coup, et
beautlesjsermaien,dipemanry
réparant peu avec leur
sière, ne portent, la
nourriture grosVénus que le samedi plupart, leur offrande à
soir, veille d'un
repos. Lesfemmes, dont les
jour de
moins précieuses
séracuationssontbien
guées dans
que les nôtres, ne sont fatil'exercice du plaisir,
longement des
que par. le promouvemens que la
inspire. Cependant, dans l'un
volupté leur
est bon d'éviter d'offrir
et l'autre sexe, il
des libations à
après avoir éprouvé des
Vénus
On en a vu mourir
éacuadianed@biltanter
ber en langueur subitement, et d'autres tompour avoir caressé une
pendant une convalescence
femme
gation. Une
ou un jour de
amante exigeante
purrateur de lui sacrifier. Le
pressait son adoprésomptueux,
jeune homme, vain et
depuis
n'osait refuser; mais tourmenté
cinq mois de fièvres
faiblesse de
quartes, il eut la
dans
consentir, et le courage de s'élancer
l'arène. Il n'eut pas plutôt
portique du
entr'ouvert le
temple de Vénus,
froide vint le troubler,
qu'une sueur
cope. Je fus
et qu'il tomba en synappelé pour lui donner des
etj'ordonnai des frictions
secours,
remèdes indiqués
aromatiques, et autres
en pareil cas, qui lui rendi-
se de
quartes, il eut la
dans
consentir, et le courage de s'élancer
l'arène. Il n'eut pas plutôt
portique du
entr'ouvert le
temple de Vénus,
froide vint le troubler,
qu'une sueur
cope. Je fus
et qu'il tomba en synappelé pour lui donner des
etj'ordonnai des frictions
secours,
remèdes indiqués
aromatiques, et autres
en pareil cas, qui lui rendi- --- Page 133 ---
(125 )
moins la santé. L'exerrent, sinon la vigueur, , au
funeste
est mortel ou au moins
cice de ce plaisir
pendant la convalescence.
épousa
Jean Dorat (1), qui
Eacès dage.
ans,
dans la vieillesse une fille de vingt-deux
qu'il- aimait mieux
disait fort agréablement bien nette et bien polie, 2
mourir par une épée
par un vieux fer rouillé.
que
ou l'hiver de la vie, s'annonce
La vieillesse,
La
la décadence des fonctions organiques.
par
chez la femme, dénote
cessation des menstrues,
cela
à la fécondation, mais pour
son inaptitude insensible aux douceurs du rapelle n'est point
qui vieillit plus
prochement. Chez l'homme,
les fluides
lentement, 9 les solides se dessèchent,
les cheveux blanchissent et tomdégénèrent,
les dents ; les veines deviennent
bent, ainsi que
etla mémoire s'affaivariqueuses, l'intelligence
des
blissent, de là la caducité. Il est pourtant
à la règle, etje pourrais citerl'exemexceptions
frère de ma mère, aimable GCple, de M. M
intellectuelles
togénaire, chez qui les fonctions
nullement altérées, qui, à la mémoire
n'étaient
la gaité la plus s0la plus heureusc, joignait
(1) Venette, tome II, P. 12.
: --- Page 134 ---
- 3 126 )
ciale, et dont les derniers jours de la vie
rent même pas atteints des
ne fubles de cet âge avancé.
infirmités inséparaEn général, la vieillesse
c'est pourquoile vieillard perdjusqu'aux désirs,
dite
ne peut être
par excès d'amour,
anaphrovité cérébrale,
puisque chez lui l'actiqui produit le travail de
nation, est communément
l'imagiçons del'àge ont émoussé rallentie, que les glaorgane sensitif.
la susceptibilité de son
C'est pour cette raison
voit pas de vieillards
qu'on ne
rait, hélas! dit M. mélancoliques. G Quel sedont la
Perreau, l'état du vieillard
sensibilité, trop exaltée pour ses
physiques, ne serait plus d'accord
moyens
blessep Car, semblables
avec sa faiont
aux enfans,les vieillards
toujours la manie de tenter des
au-dessus de leurs
entreprises
forces. D
L'indifférence qui est attachée à cet
donc un bienfait de la
âge est
libidineux
nature; et les vieillards
devraient assez se connaître
plus fatiguer les belles de leurs
pour ne
tueuses et ridicules, et
promesses fass'écrier avec Parny:
Al!lon devrait cesser d'aimer
Du moment qu'on cesse de plaire!
illards
toujours la manie de tenter des
au-dessus de leurs
entreprises
forces. D
L'indifférence qui est attachée à cet
donc un bienfait de la
âge est
libidineux
nature; et les vieillards
devraient assez se connaître
plus fatiguer les belles de leurs
pour ne
tueuses et ridicules, et
promesses fass'écrier avec Parny:
Al!lon devrait cesser d'aimer
Du moment qu'on cesse de plaire! --- Page 135 ---
(127)
SEPTIÈME.
SECTION
Symptomatologie.
AVANT de soumettre aulecteur les observations
j'ai recueillies dans les deux
d'anaphrodisie que
à
sexes, je vais retracer les symptômes propres
cette névrose de l'appareil génital.
à Fanaphrodisie par déIdiosynerasie propre
constilutionnel, les causes morales n'offaut
rant aucun type particulier.
de ce
ont le teint pâle, la face
LES sujets
genre
ils sont faiimberbe, la voix claire et perçante;
indolens et
bles par caractère, sans énergie,
actifs; on les voit toujours tristes, efféminés,
peu
pensifs; ils sont la plupart fourbes,
mornes, --- Page 136 ---
(128 I
cruels, insensibles et jaloux. Leurs
sont flasques, exténués; ils
testicules
ont les cordons
spermatiques grèles, le scrotum
ge assez bien
humide, 2 la verconformée, mais avec défaut d'action des corps caverneux, peu
dilater, et encore moins de susceptibles de se
flement; le
conserver leur gongland ridé sous le prépuce,
sible au prurit vénérien.
insen-
Le chatouillement, dit M. Sedillot
des Scienc,
(Nowv. DictMid.),sopire en titillant les nerfs d'une
partie par des attouchemens doux..
au chatouillement
( Cette aptitude
peut cependant être émoussée, et la
pulpe nerveuseêtre, en quelque sorte, encroûtée
circonstances
par des
particulières. Il estaisé d'enfaire la remarque chez les personnes qui ont éprouvé de violentes
maladies, chez les sourds, chez les punais, chez les
anciennes nourrices, chez les Messalines.)
Le conduit auditif, l'organe olfactif, les mamelons
l'utérus offant un appareil nerveux doué de la
et
la plus promptement
sensibilité
irritable, si le chatouillement
léger porte dans les sens l'empreinte de la
enivre l'âme et excite le
volupté, s'il
sourire, le chatouillement
fort porte aux organes irritables le
plus
et quelquefois lai
trouble, Ia douleur
mort, si l'individu est d'une constitution
irritable
factif, les mamelons
l'utérus offant un appareil nerveux doué de la
et
la plus promptement
sensibilité
irritable, si le chatouillement
léger porte dans les sens l'empreinte de la
enivre l'âme et excite le
volupté, s'il
sourire, le chatouillement
fort porte aux organes irritables le
plus
et quelquefois lai
trouble, Ia douleur
mort, si l'individu est d'une constitution
irritable --- Page 137 ---
129 )
Les sujets, au contraire, affectés d'anaphrodiinfluence du moral, n'ont aucune abersie par
des organes sexuels, et sont
ration extérieure
très-bien conformés.
même la plupart
PROPOSITION VIII.
L'impuissance est locale et éventuelle, lorsqu'un
doué d'une certaine vigueur et d'un tempeindividus
inrament d'ailleurs bien constitué, éprouve, par
morale, une) faiblesse et une inertie marquée
Auence
exclusivement.
des organes génitaux
prédisposées à l'anaphrodisie
Les personnes
le sont
excès d'amour et de sensibilité,
par constitutionelement à la mélancolie. En général, les hommes au tempérament ardent, aux
cheveux et sourcils noirs et épais, aux yeux
brillans et cernés, au regard fixe et inquiet,
cherchant la solitude, révant, soupirant sans
doués d'une imagination féconde et arcesse,
d'irrascibilité, livrés aux tradente, susceptibles
vaux pénibles et énervans de l'imagination,
malheureux dans leurs amours, tous ces homfortement constitués, sont
mes, dis-je, quoique
TOME. II.
--- Page 138 ---
11 130 )
quelquefois de cette anaphrodisie évenfrappés Une observation que nous avons recueiltuelle.
vient à l'appui de cette
lie à Saint-Domingue,
proposition.
PREMIÈRE OBSERVATION.
Histoire de M. R capitaine de Corsaire, anaphrodite
avec un tempérament robuste.
Pendant mon exercice à Saint-Domingue, je
Gonaives, où je me trouvais alors
reçus aux
naturelles de la
recueillir les productions
pour
suivante, en forme de mémoire
rade, la lettre
à consulter.
Port-au-Prince, le 5 mars.
u MONSIEUR,
de mes amis, qui ne veut point être
e Un
de confiance en vOs lu-
( nommé, mais plein
sur les
me charge de vous consulter
a mières,
C points suivans :
d'une stature
a Monsieur R**, agé de 29 ans,
à
d'une taille carrée et trapue,
K ordinaire,
lles de la
recueillir les productions
pour
suivante, en forme de mémoire
rade, la lettre
à consulter.
Port-au-Prince, le 5 mars.
u MONSIEUR,
de mes amis, qui ne veut point être
e Un
de confiance en vOs lu-
( nommé, mais plein
sur les
me charge de vous consulter
a mières,
C points suivans :
d'une stature
a Monsieur R**, agé de 29 ans,
à
d'une taille carrée et trapue,
K ordinaire, --- Page 139 ---
(131 )
K peau basanée, à cheveux noirs.,
durs
p épais, aux lombes velues, aimant
et
l'étude
4 s'y appliquant sans cesse,
et
malgré les
a de son état, d'un
fatigues
tempérament
( très-irrascible, est enthousiaste
bilieux et
dans ses
K et dans ses actions.
désirs
R Au retour d'une croisière,
2 il devait
< une jeune personne dont il est si
épouser
a amoureux, que le souvenirseul de éperduement
A soit dans les
l'objet aimé,
songes, soit éveillé, s'il fixe
K portrait, provoque chez lui
son
a liqueur séminale
une émission de
accompagnée d'un
4 et d'une violente
spasme
palpitation. )
C M. R*** est doué d'un
ardent,
tempérament trèstrès-lascif, et il est très-jaloux. Au seul
toucher de celle qu'il adore, et
fixer sans larmes de
qu'il ne peut
ravissement, il est
se trouble 9 il lui survient
ému, il 4
un tintement
un enrouement et
d'oreilles suivis
surtout s'il a reçu ou donné un d'éjaculation,
a M. R*** vient d'être
baiser. p
uni à l'objet de ses
voeux; mais, hélas! il ne peut offrir à
épouse qu'une faible
son
Vaillant
preuve de son amour.
champion loin de sa belle, anéanti
lorsqu'il s'en approche, la nature est rebelle
à --- Page 140 ---
(132)
volonté. En vain il accuse un organe caprisa
cieux qui dément ses bralantes protestations,
impuissant pour son épouse adorée,
M. R*,
devient furieux de
malgré ses vains efforts;
de la
honte et de dépit, en la voyant pleurer
crainte de ne point être aimée.
désirs de M. R*** sont toujours violens,
( Les
à cette fatale
depuis sept mois qu'il est soumis
mais veut-il, sous les lois de l'hyimpuissance; ;
dame l'ardeur de sa pasménée, prouver à sa
seule de
moindre contact, à la vue
sion? au
il frissonne,
tant d'attraits, frappé de vertiges,
frémit d'aisc; soudain de tout son
ou plutôt
abondante, mais
corps transude une sueur
est humilié, l'émission a
l'organe générateur
bien-même il réitère
lieu sans érection, quand
fois les prélimijusqu'à quarante ou einquante
naires de l'acte du coit. contrariété que, d'après
une femme
son aveu, il n'a jamais éprouvéeavec
et pour laquelle les sens
qui lui est indifférente,
de M. R
seuls ont parlé. Une des remarques
du
depuis deux heures
c'est que son sommeil,
du jour,
matin jusqu'à sept, et surtout au point
d'un priapisme si violent, qu'il
est accompagné
est réveillé à plusieurs reprises. >
en
quante
naires de l'acte du coit. contrariété que, d'après
une femme
son aveu, il n'a jamais éprouvéeavec
et pour laquelle les sens
qui lui est indifférente,
de M. R
seuls ont parlé. Une des remarques
du
depuis deux heures
c'est que son sommeil,
du jour,
matin jusqu'à sept, et surtout au point
d'un priapisme si violent, qu'il
est accompagné
est réveillé à plusieurs reprises. >
en --- Page 141 ---
133 )
M. R*** provenait d'é4 Si l'état qui inquiète
il n'éprouverait point d'érection, ce
puisement,
heureux qui prédit un plaisir prosymptôme
chain.
ami est désolé de cette position 2
( Mon
filtres, s'il
Monsieur, et il croirait presqu'aux
de Tibulle. Cette pénible situaétait du temps
mélancolie d'où
tion le jette dans une profonde
lesil ne sortira que grâce à vos conseils, après
quels il soupire avec ardeur.
( Je suis, etc
K Signé G N.,
dont il est question se présenta 4
Le particulier
chez moi, d'après ma réponse: ;et, en le voyant,
fus vraiment étonné d'un effet que Yénergie
je
et l'apparence de sa forte
de son tempérament
constitution ne semblaient pas devoir supposer.
Dolrgendonailuegement et en rapprochant
M. R
les probabilités, je me convainquis que
de
l'énergie de son caractère et la force
malgré
était susceptible d'anaphrodisie
sa constitution,
éventuelle. ( Voyez les
passagère, indirecte et
propositions suvantes. ) --- Page 142 ---
I 154 ).
PROPOSITION XII.
Par impuissance passagère.
L'impuissance est passagère toutes les
qu'elle dépend d'une cause qui n'a di affuiblir fois
momentanément les organes
que
générateurs, ou d'une
affection morale qui a pu suspendre l'activité de
organes, mais dont la cessation les laisse libres ces
ensuite de remplir rlesfonctions auxquelles la nature
les a destinés.
1° Par des désirs trop empressés, et
imagination trop ardente;
une
2° Par la crainte de n'être point aimé;
3°Par l'extase quilui survenait en considérant
à demi-nue cette
épouse adorée, 9 douée des plus
belle formes;
4 Par suite d'une continence
peu habituelle
à laquelle sa vigueur s'opposait ;
5° Par une extrême susceptibilité
6° Par une
nerveuse ;
imagination exaltée qui faisait de
son cerveau le centre de l'action pour lors éloignée de l'appareil génital.
crainte de n'être point aimé;
3°Par l'extase quilui survenait en considérant
à demi-nue cette
épouse adorée, 9 douée des plus
belle formes;
4 Par suite d'une continence
peu habituelle
à laquelle sa vigueur s'opposait ;
5° Par une extrême susceptibilité
6° Par une
nerveuse ;
imagination exaltée qui faisait de
son cerveau le centre de l'action pour lors éloignée de l'appareil génital. --- Page 143 ---
( - 155 )
PROPOSITION X.
indirecte et éventuelle.
Par impuissance
lorsest indirecte ou éventuelle,
L'impuissance
la vigueur du tempéranent
quelle eziste nonobstant
et
des parties génitales,
et la bonne conformation
des, forces vitales
qu'elle est due à la concentration
sur un point quelconque.
une femne
Tel homme énervé, en voyant
tel
renaitre ses désirs et ses facultés;
nue, sent
amour pur qui
et consuméd'un
d'aautre, pudique
en serait frappé
n'a pas besoin d'exeitation,
de cette nénaphrodisie. Un des symptômes
l'homme ardent et fortement pasvrose, chez
ou
sans intromission,
sionné, c'est léjaculation
le défaut
en plus, tandis que
syncope génitale
séminale réunies, and'érection et de liqueur frigidité, ou syncope
nonentT'snaphrodiudte) par
génitale en moins.-
les corps caverneux, 5
L'afllux du sang vers
et
l'érection, étant suspendu,
qui doit produire le coeur ou le cerveau ayant
son reflux subit vers
alarmée
l'influence d'une imagination
lieu par --- Page 144 ---
136 )
et libidineuse, la syncope
génitale est
déclarée. C Le coit, pour être bien
bientôt
déré, veut la
fait, dit Focomplaisance, la
silence et le seçret. Il est arrêté tranquillité, le
comme par enchantement, par le bruit, la frayeur, la
la publicité, la défiance en.
crainte,
jalousie, , le mépris, la
ses propres forces, la
répugnance, la
preté, un amour trop
malproqui peut
respectueux, et tout ce
alarner/imagination. D
D'après cet exposé, il nous fut facile de
noncer que M. R*** était
profrappé
momentanément
d'anaphrodisie, i° par des désirs
empressés; 2° par l'effet d'un
trop
lent, ou parlar méfiance
amour trop vioMais
en ses propres forces, etc,
reprenons la suite de cette
En effet: M. R*** était
observation.
assujéti à de
syncopes génitales par un transport fréquentes
l'énergie vitale vers le
soudain de
cerveau. Les affections
l'âme, en accélérant les
de
et de diastole,
mouvemens de systole
exaltent la tonicité des
e'estpresque
fibres, et
toujours dans l'abdomen
mencent les désordres
que comqui les suit, enirradiant
del'épigastre (séjour du désordre des
versle cerveau. Tout semble
passions)
et au coeur,
se porter au cerveau
lorsqu'on est éperduement
amou-
affections
l'âme, en accélérant les
de
et de diastole,
mouvemens de systole
exaltent la tonicité des
e'estpresque
fibres, et
toujours dans l'abdomen
mencent les désordres
que comqui les suit, enirradiant
del'épigastre (séjour du désordre des
versle cerveau. Tout semble
passions)
et au coeur,
se porter au cerveau
lorsqu'on est éperduement
amou- --- Page 145 ---
(137 )
d'une femme, et qu'on se trouve auprès
renx
fonctions sont suspendues, ou se font
d'elle. Les
la salive s'épaismal, la bouche se dessèche,
sit, etc.
ce frisson perPourquoi ces sueurs copieuses,
M. R*** en s'approchant
turbateur qu'éprouvait
excès d'amour et
un
de son smantendoree?Par homme fortement
de désirs; et 4 parce qu'un.
du Dict.
épris, dit M. Pariset (mot aiguillette
médic.), perd, par la vivacité de sa
des Scienc.
l'objet. T L'impassion, la faculté d'en posséder
momentanée, que provoque la timi-.
puissance l'excès de désirs, s'annonce par unet trandité ou
Cette excrétion
spiration soudaine et excessive.
surabandantepsovientde ce quele esang, trouvant
des obstacles dans les vaispour sa circulation
dans toute affection
qui,
seaux mésentériques
et remmorale débilitante, se trouvent gonflés
noir et épais, le sang, dis-je, se
plis d'un sang
active le cerreporte vers les parties supérieures,
sa rétrocession vers cet orveau, et prive, par
l'appareil génital de sa vigueur:
gane,
M. R*** conservait-il ses facultés
Pourquoi de certaines femmes, et deveviriles auprès
de certaines aunait-il anaphrodite auprès --- Page 146 ---
138 )
tresp Il était puissant, par
exemple, et
apte au coit, avec une' femme qui lui étaitindif- toujours
férente, et pour laquelle son
faisait aucuns frais
imagination ne
aux dépens de l'organe
génital; alors ses sens obéissaient à
sion matérielie de la
l'impulnature, et à la
de
sa constitution. C'est
vigueur
par suite de cette tranquillitémentale qu'il était également
embrassemens
disposé aux
amoureux, et puissant avec une
négresse qu'il n'aimait pas, et avec une femme
qu'il avait déjà connue.
Souvent aussi M. R*** devenait
auprès d'une maitresse chérie dont la impuissant
lui étaitassurée, ,et dont le tendre abandon conquête
sageait la victoire. Cette
préle résultat d'une
syncope génitale était
expansibilité subite de l'énergie vitale, d'une irradiation du
principe
et la dépense du fluide excrété de
génital;
débilitantes
ces sueurs
et de ces palpitations incommodes
la volupté qu'il se promettait de
faire
goûter et de
goûter, occupant exclusivement et sans
relâche son
imagination, toute la scène se
passait au cerveau, et il ne restait plus de stimulus ni d'action
pour l'appareil génital, ainsi
qu'il arrive souvent aux hommes de
lettres, aux
ation du
principe
et la dépense du fluide excrété de
génital;
débilitantes
ces sueurs
et de ces palpitations incommodes
la volupté qu'il se promettait de
faire
goûter et de
goûter, occupant exclusivement et sans
relâche son
imagination, toute la scène se
passait au cerveau, et il ne restait plus de stimulus ni d'action
pour l'appareil génital, ainsi
qu'il arrive souvent aux hommes de
lettres, aux --- Page 147 ---
2 159 )
à ceux qui occupent
orateurs, - et en général
continuellement) leur mémoire.
enfin, était-il impuissant
Pourquoi M. R
femme trop licencieuse en propos 2 :
avec une
de la belle fussent ou semles actions
désirs?
quoique
de provoquer ses
blassent capables
éperduementamonParce que M. R*,quoique
était délicat
constitué,
reux et vigoureusemeet moins d'ètre crapuleux
dans sa passion, et qu'à
on
les doux préludes de l'amour,
et blâsé sur
maitresse de la
dans une
aime à rencontrer
décentes dont on n'ait
candeur et des caresses
point à rougir.
On peut trouver la volupté
Au sein même de l'innocene ce. --- Page 148 ---
- 140 )
CHAPITRE VII,
Tour ce qui précède sert à
Yenette,quec'est à la femme de prouver, selon:
pressions de l'homme
recevoir les impour devenir
liugolfautdemachinesd
féconde; au
àl'hommep
agir, et peu de choses pour l'en
pourlefaire
imagination
empécher. Sison
de la femme, Votiatertndbmenssenme si elle est
ou dégoûtée
émue par sa beauté,
par sa laideur, ses
reuses lui refusent
parties amouvent. Si un homme l'obéissance qu'elles lui doisi la pudeur
aime avec trop de passion,
ou la timidité ne
les amorces de
peuvent souffrir
l'amour, si les courtisanes ont
épuisé ses forces, dira-t-on
Néron,
avec l'empereur
que l'aiguillette a été nouée?
Je reçus, après quelques jours de
une lettre de M. R"*, enchanté
traitement,
du miracle pré-
uses lui refusent
parties amouvent. Si un homme l'obéissance qu'elles lui doisi la pudeur
aime avec trop de passion,
ou la timidité ne
les amorces de
peuvent souffrir
l'amour, si les courtisanes ont
épuisé ses forces, dira-t-on
Néron,
avec l'empereur
que l'aiguillette a été nouée?
Je reçus, après quelques jours de
une lettre de M. R"*, enchanté
traitement,
du miracle pré- --- Page 149 ---
( 141 )
en sa faveur. Il m'annonçait,
tendu opéré
il avait rompu la
comme un prodige, qu'enfin du
Il me
dans la lice
plaisir.
barrière et pénétré
aisément cette arène
confiait qu'il parcourait
son imaginalorsqu'il n'y était pas préparé par
et qu'il y était toujours reçu en vainqueur
tion,
livrait
aux
toutes les fois qu'il se
inopinément
embrassemens amoureux.
sortes de charrompre toutes
< Voulez-vous
modérez vOS pasmes en amour? Soyez sobre 2
ardent
ni trop lent, ni trop
sions, et ne soyez
en amour (1). D
HD
SECONDE OBSERVATION.
anaphrodite à la suite d'excès
Histoire du général Q..
femmes.
commis avecles
ans,
Le général Q.. 9 agé dequarante-trois
complexion, petit de taille et fluet,
de moyenne
colorée, ayant les cheveux
d'une peau blanche,
lesdétails dut traitement médical, sect. VI.
(1) Voyez
--- Page 150 ---
142 )
blonds, fins et peu épais. d'un
sanguin, et d'une extrême
tempérament
ct physique, me consulta susceptibilité morale
disie qu'il
sur l'état d'anaphroéprouvait depuis son séjour à SaintDomingue, où cependant l'influence du
la nature des
climat,
alimens, et surtout la vue
mes nues et leur molle
des femréveiller chez lui
langueur, auraient dà
desorganes
cès qu'il avait
assoupis par les exprécédemment. commis en Europe.
Ardent en amour, voulait-il
action? s'il éprouvait
engager une
que de la part de la quelque résistance physide ses caresses
jeune nymphe qu'il obsédait
stériles, ou si le moral
blé par des désirs immodérés
était troud'échouer dans
ou par la crainte
sa tentative
incontinent
amoureuse, il était
frappé de
tion.
dyspermatisme sans érecTel époux de bonne mine,
De grand air, de taille
Pour les combats d'amour
fine,
Dont
paraissant un trésor,
lépouse, en confidence,
Dit, après
Tout ce qui reluit l'expérience, n'est
pas or.
(Labbe DE CHAULIEU.)
blé par des désirs immodérés
était troud'échouer dans
ou par la crainte
sa tentative
incontinent
amoureuse, il était
frappé de
tion.
dyspermatisme sans érecTel époux de bonne mine,
De grand air, de taille
Pour les combats d'amour
fine,
Dont
paraissant un trésor,
lépouse, en confidence,
Dit, après
Tout ce qui reluit l'expérience, n'est
pas or.
(Labbe DE CHAULIEU.) --- Page 151 ---
2 145 )
section VI, le traitement qui a
On verra,
à laquelle
tiré ce favori des belles del'opprobre
asservi par le trouble de son imagination
il était
alarmée.
TROISIÈME OBSERVATION.
Histoire del M. D. P., habitant du quartier de T'Artibonite,
ile de Saint-Domingue.
défaut de confiance en ses
Impuissance par
forces.
M. D.. P habitant de Saint-Domingue, forte
huit ans, mais d'une assez
agé de quarante
depuis Jong-temps 2
complexion, était séparé
révolutionaires, d'unie épouse
par suite descrises
qu'elle doit bientôt
tendrement aimée:ilapprend. redoutantles effets
arriver dela Jamaique. Déjà
observée
continence sévère, qu'il avait
d'une
son imagination
pendant trois annéesd'absence,
matérielle,
lui peint les suites de cette privation d'une tendevant contrarier le bonheur
comme --- Page 152 ---
1 144)
dre réunion, et il doute de la
possibilité d'un
Rotunpekesipineed ilseméfie deses
forces, et voila son malheur.
peut plus rester dans
Cependant il ne
qui
l'incertitude; le vaisseau
transporte Madame D... P
à la voile le lendemain
doit mettre
Jamaique à
pour se rendre de la
Saint-Domingue.
mour au souvenir des douces Transporté d'agoûtées auprès de son
voluptés qu'il a
point
épouse, et ne voulant
l'éloigner de son imagination, M.
fait venir une jeune mulâtresse
D.. P..
ver seulement
destinée à éprouune fois ses dispositions à la lutte
amoureuse. Cettelutte s'engagea; mais
excès d'amour
soitq qu'un
conjugal, soit qu'un besoin impéidiaustmoplong-tempe, d'exercice
retenu,ou que le défaut
des organes générateurs leur eût fait
perdrel'énergie de leurs fonctions,ou
neste défiance en
qu'une fuété fatale,
ses propres forces lui ait
jamais il ne put entrer en lice.
mon homme désolé,
Voilà
mannequin,
pleurant, qui congédie son
désespérant de pouvoir
amour, et de dignement
prouver son
célébrer le
son épouse.
retour de
C'est dans ces entrefaites
me trouver,
que M. D. P. vint
pour me faire part du projet qu'il
leurs fonctions,ou
neste défiance en
qu'une fuété fatale,
ses propres forces lui ait
jamais il ne put entrer en lice.
mon homme désolé,
Voilà
mannequin,
pleurant, qui congédie son
désespérant de pouvoir
amour, et de dignement
prouver son
célébrer le
son épouse.
retour de
C'est dans ces entrefaites
me trouver,
que M. D. P. vint
pour me faire part du projet qu'il --- Page 153 ---
( 145 )
de prendre des pastilles vénitiennes. On
a conçu
bien de les lui
doit présumer que je me gardai
conseiller. Je lui prescrivis, au contraire, quelémulsions, des bains; je rassurai principaques
craintive,; et je lui donlement son imagination
M. R
nai, enfin, les mêmes conseils qu'à
modifications seulement, en raiavec quelques
Unhomme
différence des constitutions.
son dela
sanguin et àgé de 48 ans, dont les passions
modérées, doué d'ailleurs d'un tempérasont mentchaud et humide, quoique aimant éperdudeM.R*,
des
Sa0BSESAAEt
seulenient de 28 ans, dans la vigueur
agé
douéd'ailleurs d'un tempassions tumultueuses,
mentchaud,sec, bilieux eti mélancolique, qu'on
reconnait plus lascif que le premier, ainsi;
les deux individus éprouyassent une
quoique
prématurée de semence, elle était
émission trop
due, à la vérité, dans l'un et l'autre cas, à une
affection morale et au grand travail del'imaginaa
tion; mais elle était accompagnée de modifications relatives à l'age et à la constitution.
et convaincu
4 M.D. P. ayantsuivimes conseils,
fallait attendre paisib lement l'heure de la
qu'il
conservé
nature, prouva à son épouse qu'ils'était
ToME II.
a 2R --- Page 154 ---
I 146 )
le même, et que l'absence n'avait
des feux que le retour,
pu éteindre
au contraire, avait rallumés, en ravivant ses fonctions :
puisqu'il devint père l'année
procréatices,
suivante.
e En général, dit Venette,
d'une
quand les vapeurs
semence fermentée par le désir et la
sion de
tenlimagination sont mélées parmi le
et le suc nerveux, il en résultera
sang
écoulement
toujours un
spontané.
QUATRIÈME OBSERVATION.
Exemple d'anaphrodisie chez la Femme, par effet de
limagination.
PROPOSITION XLVIIL.
Par la conformation
de
la femme peut
particulière ses organes,
toujours se préter aux
amoureur de Phomme, sans étre
transports
ses goits, ni parses
J
appelée ni par
désirs; mais alors elle
qu'un rôle purement
nyjoue
abandon, de
passif; et, au milieu de cet
cette coinplaisance, ou, si lon veut
méme, de ce sacrifice, ses organes peuvent étre
absolument endormis et inactifs.
formation
de
la femme peut
particulière ses organes,
toujours se préter aux
amoureur de Phomme, sans étre
transports
ses goits, ni parses
J
appelée ni par
désirs; mais alors elle
qu'un rôle purement
nyjoue
abandon, de
passif; et, au milieu de cet
cette coinplaisance, ou, si lon veut
méme, de ce sacrifice, ses organes peuvent étre
absolument endormis et inactifs. --- Page 155 ---
( I 1 147 )
à Cadix, pour une jeune
J'ai été consulté,
éventuelle
Espagnole affligée d'onaphrodisie
craintive. Agée de
suite d'une imagination
par
vive, enjouée, etd'une
dixneafams.ple.gsie,
robuste, elle idolâtrait un jeune
constitution
de son amour. et avec
Français, bien digne
mais elle s'eflequel elle vivait clandestinement;
vain de lui prouver tout l'excès de sa
forçait en
elle-même des ébats
passion. Elie provoquait
mais elle parvenait très-rarement au
amoureux,
s'était proposé. Son imabut du plaisir qu'elle
s'enfammantparla crainte d'être soupgination
toute la scène
çonnée infidelle ou indifférente,
et les parties sexuelles,
se passait au cerveau,
du prurit
le reflux du sang, étaient privées
par
la volupté.
qui produit et constitue
inDona T (c'est le nom de l'Espagnole)
elle multipliait. 9 sans être
ventait mille caresses;
heureuse, la forme de ses étreintes agaçanplus
mais voyant que. 2 malgré
tes et langoureuses: ;
milieu de son
soins, la volupté, au
ses tendres
l'atteintrouble et de son agitation, ne pouvait
promettant à son
dre, elle se dépitait, pleurait,
rendez-vous,
ami plus de succès au premier
eût été certain, si dona T. eût laissé
succès qui
a : --- Page 156 ---
(-148 )
agir seulement les forces
eût
physiques, et qu'elle
dawmcolcmnimsdhuntin) le
qui s'opposait à ses plaisirs.
travailinquiet
état
Certes, dans cet
d'orgasme et d'une passion ardente, le
frigidité serait déplacé, et doit être
mot
selon moi, par celui de
remplacé,
traitement
syncope génitale. Le
que j'indiquai en pareil cas, est
de la première et de la seconde
celui
observation.
On peut assurer avec vérité, dit le docteur
Fournier, que C telle femme qui commence
coit avec haine, finit avec amour
le
port du plaisir ravit sa
quandle transdans
volonté. ) Ce n'est
ce cas que l'imprégnation
que
( Plurima sunt
peut avoir lieu.
erempla (Dissert. Adam. Mol.,
p. 21) puellarum violenter deforatarum
minarum que violenter
fietamen et conceperunt compressarum, quce
citer.
invita, et peperuntfeliGINQUIÈME OESERVATION.
Ezemple danaphrodisie chez la
a
suite d'e excès dans les
femme, la
plaisirs de Lamour.
PROPOSITION XLIX.
Ilsuit de la proposition pécédente,
que si lon
peut avoir lieu.
erempla (Dissert. Adam. Mol.,
p. 21) puellarum violenter deforatarum
minarum que violenter
fietamen et conceperunt compressarum, quce
citer.
invita, et peperuntfeliGINQUIÈME OESERVATION.
Ezemple danaphrodisie chez la
a
suite d'e excès dans les
femme, la
plaisirs de Lamour.
PROPOSITION XLIX.
Ilsuit de la proposition pécédente,
que si lon --- Page 157 ---
149 )
ranaphrodisie comme résultant de Pimconsidère
d'exécuter le coit, les femmes
possibilité physique
Paltération
ne' pourront en étre ffectées que par
des parties essentielles à la génération, et
organique
à
les causes physiques ou morales propres
que
ou à troubler leurs fonctions,
affaiblir ces parties
mettre la fenme dans limpossibilité
ne pourront
aux désirs de Phomme ; mais si
absolue de se préter
le coit parfait, ou lu véritable copulation dépend
du concours égal et réciproque des deux sexes 9 la
femme peut rencontrer, de méme que Phomme, des
circonstances qui, chez elle, éteignent le feu de
désirs,
ses organes, et la rendent
ses
paralysent
ainsi, soit momentanément, soit constitutionellement; anaphrodite.
l'ai connu à Charles-Town, ville des Étatsfemme charmante, douée de
Unis, une jeune
toutes les grâces naturelles, âgée de trente ans,
c'est-à-dire embrasée du feu des passions; elle
éprouvait les langueurs de l'anaphrodisie ; mais
des délices de l'amour était due
cette suspension
a des excès auxquels elle s' 'était précédemment livrée ayec. son amant, ce qui la reportait
dans la classe des filles publiques blâsées physiquement sur le plaisir des sens, et dont les
- SR --- Page 158 ---
(150 )
organes énervés ne sont plus susceptibles
cemens et de la sensibilité
d'agaexquise qui leur est
nécessaire pour le parfait accomplissement du
coit. Dans ce cas :
Elles n'ont plus de plaisirs innocens,
La volupté fuit leur couche infidelle,
A peine, hélas! s'il leur reste des sens ! 1 1 00 94
(F! VAISSIÈRE. )
On dit aussi que..
Le Plaisir est fils de FAmour,
Mais c'est un fils ingrat qui fait mourir son père.
(PANNAED.)
J'aiexploré à Saint-Domingue une mulâtresse
très-lascive, qui, après s'être livrée à des excès
avec un capitaine de vaisseau marchand, et
confuse, malgré la friction agaçante, de ne plus
éprouver de volupté avec son amant,
rait des fonctions viriles, ,en
s'empas'élançant au-dessus
des plaisirs par une place qui ne lui était pas
destinée.
a La volupté, dit M. de L peut sourire
en voyant cette métamorphose; l'hymen n'aura
pas à s'applaudir de la complaisance de l'homme
qui laisse usurper ses fonctions (tome 1", page
298. )
gré la friction agaçante, de ne plus
éprouver de volupté avec son amant,
rait des fonctions viriles, ,en
s'empas'élançant au-dessus
des plaisirs par une place qui ne lui était pas
destinée.
a La volupté, dit M. de L peut sourire
en voyant cette métamorphose; l'hymen n'aura
pas à s'applaudir de la complaisance de l'homme
qui laisse usurper ses fonctions (tome 1", page
298. ) --- Page 159 ---
(151 )
même mulâtresse conseillait à ceux de
Cette
étaient peu disposés à entrer en
ses amans, qui
lutte amoureuse avec elle, soit par une torpeur
soit par une trop grande
des parties génitales,
activité de.leur imagination , de marcher peninstans, nu-pieds, sur un terdant quelques disait-elle, de faire refluer le
rain frais, afin,
du plaisir; mais tous ces
sang vers lappareil
est
moyens sont illusoires quand l'imagination
et c'est en vain qu'on vouvivement frappée,
si
avec leur aide, les momens
drait provoquer,
écoulés dans lesquels
doux et si promptement
forces. Il
l'amour et la volupté moissonnent nos
des femmes qu'une constitution froide
est aussi
attraits de l'amour, et inrend rebelles, aux
sensibles à ses plaisirs; d'autres qui, avec le plus
désir, n'éprouvent aucune sensation, et
grand
pourtant en procurent de bien voluptueuses!
En général, la coquette ne partage point
l'ivresse de l'amour, ou bien elle en goûte les
faveurs sans délire, en faisant consister toute
à tourmenter ses adorateurs. Une
sa félicité
femme langoureuse, au contraire, pensant plus
sait savourer lentement et à longs traits
à elle,
la coupe du plaisir.
d a --- Page 160 ---
152 )
SECTION HUITIÈME.
Hygiène.
LE savant professeur Hallé ayant ingénieusement divisé en six classes les choses
mnent appelées non naturelles,
impropredrons et nous examinerons
nous comprend'après lui :
1° Dans les circumfusa, le climat, l'air,
froid, la chaleur, la lumière, les
2 le
saisons, la
pluie et les brouillards.
2° Dans les applicata, les vêtemens, les bains,
les frictions, les onctions 9 les lotions.
3° Dans les ingesta, les substances alimentaires.
4° Dans les excreta, l'adjection alvine, l'urinaire, celle menstruelle, des lochies, du
et des larmes;
sperme
l'épistaxis ou saignement de nez, --- Page 161 ---
(153 )
hémorrhoidal et la suppuration des
le flux
plaies.
l'action involontaire des
5° Dans les gesta,
et des organes, les veilles, le sommeil,
muscles
le monvenent et le repos.
les fonctions dépen6° Dans les percepta,
Les sensadantes des nerfs de la vie animale.
affections de l'âme et les fonctions
tions, les
intellectuelles.
considérée sous
L'exposé de l'anaphrodisie,
aux
peut donc se réduire
le rapport hygiénique,
fréquemment
divisions précédentes. Ayant plus
affection pendant mon exercice
observé cette
je vais tracer des
aux Antilles qu'en Europe, l'observation et la
tableaux que m'ont fournis
pratique.
PROPOSITION XXXVI.
peut encore étre produite par PinL'impuissance
eztrémement chaude, ou
Ruence d'i une température
excenivement.foide.
M
CIRCUMFUSA.
de l'ile de Saint-Domingue;
La température
degrés
située entre les dix-huitième et vingtième
- 2R0
observé cette
je vais tracer des
aux Antilles qu'en Europe, l'observation et la
tableaux que m'ont fournis
pratique.
PROPOSITION XXXVI.
peut encore étre produite par PinL'impuissance
eztrémement chaude, ou
Ruence d'i une température
excenivement.foide.
M
CIRCUMFUSA.
de l'ile de Saint-Domingue;
La température
degrés
située entre les dix-huitième et vingtième
- 2R0 --- Page 162 ---
154 )
de latidude, température
Européens, subit,
inconvenable aux
chaque année, deux
tions. par l'influence des deux
révolument distinctes, la
saisons éminemdes
saison des pluies, et
secs. La température de la saison
celle
est chaude, humide,
des pluies
tous les organes
pourrissante, altérant
pourvus de sensibilité et
tabilité. Celle des secs est plus
d'irrilin et brûlant
apre; cet air saagit
mons des
immédiatement sur les pounouveaux débarqués; les
les flétrit comme des fleurs,
comprine,
une efferrescence
porte dans le sang
ment. de
tumultueuse, dans le traitelaquelle il faut agir avec
Cette effervescence.
prudence.
La nature
passée, on se porte bien.
s'étant débarassée des parties
phlogistiques du sang, qui ne conviennent trop
dans un pays où l'air et les alimens
pas
l'échauffent
toujours, 2 T'orgasme s'apaise.
L'air des
montagncs y est plus.salutaire
celui.des: plaines, en:o
que
et que le fluide
cenqu'elles sont boisées ,
y est nourri. d'oxigène
pur, produit par Jes émanations
presque
des riches végétaux
odoriférantes
chantement
qui embellissent avec ences contrées jadis si fortunées.
L'air de la plaine, au contraire,
desséché et --- Page 163 ---
( 155 )
plus d'azote, et est en grande
brolant contient
élasticité et de son prinpartie dépourvu de son
qui le
l'action du calorique
cipe oxigène, par
toutes les parties vitales.
pénètre, et en dépense
à l'air, dans les épiPour rendre artificiellement
l'oxigène qu'il
désolent les Antilles,
démies qui
d'une chaleur fixe et
a dépensé par l'absorption dans les hôpitaux,
continuelle, on y parvient,
de refuge aux
dans les maisons qui servent
de
ou
de la fièvre jaune, à l'aide
malades attaqués
Morveau, et
désinfectant de Guyton-N
l'appareil
le chlorure de Labarraque,
mieux encore avec
renoubranches de feuillage vert qu'on
et des
fois le jour, etpar l'usaged'acide
velle plusieurs
en boissons
oxigéné, en aspersions,
muriatique
et en lavemens:
Antilles des modificaIl existe ensuite aux
localités:on
dans l'air, d'après le site etles
tions
les villes du Cap et du Port-auapprécie, dans
sensibles que j'ai fait
Prince, ces différences
sous
dans l'ouvrage publié en 1809,
connaitre
etc.
le titre de Voyages d'i un Naturalisle, brolant,
d'un air raréfié ou trop
L'impression
de la lumière excitant une
l'action du soleil et
donc àl'adébilitante, disposent
transpiration
A
d'après le site etles
tions
les villes du Cap et du Port-auapprécie, dans
sensibles que j'ai fait
Prince, ces différences
sous
dans l'ouvrage publié en 1809,
connaitre
etc.
le titre de Voyages d'i un Naturalisle, brolant,
d'un air raréfié ou trop
L'impression
de la lumière excitant une
l'action du soleil et
donc àl'adébilitante, disposent
transpiration
A --- Page 164 ---
- 1e 156 )
naphrodisie. Les parties les plus Aluides
porent, les' sécrétions sont
s'évaculation troublée,
suspendues, la cirest ralentie; et les
nerveux et
systèmes
gnation; enfin lymphatiques sont frappés de stale calibre des vaisseaux,
dilaté, se rétrécit par éréthisme
d'abord
ment de toutes les
et racornisses
parties, de là les
gies que produisent les chaleurs
hémorrhaLa nature énervante du
excessives. 3410
torride, ouleschaleurs
climat sous la zone
les
dela canicule en Europe;
transpirations excessives qu'on
part et d'autre sous une
éprouve de
les alimens,
température brolante,
aux colonies, plus échauffans
substanciels; la chaleur
que
peine le temps de
permanente; quilaisse à
réparer; les
turels de Ia fibre
la
relachemens namême;
que saignée provoque elleTappauvrissement du
dà
salin des rivages; la
sang,
à l'air
dissolution par l'influence
scorbutique, scrophuleuse et
syphylitique, tout
condamne, aux Antilles
évacuations débilitantes prineipalement, les
ladies aigues où les
dans la plupart des mac'est
toniques sont seuls
pouquoi la moindre
indiqués;
traitement d'un
impéritie, dans le
convaleséent par exemple,le
conduitifansphredisic. Eneffet, si, en Europe, --- Page 165 ---
(157 )
tournent au profit de l'éco-,
où tous les alimens
l'asthénie dans les
nomie animale, on craint
Antilles et
fièvres ataxiques, que sera-ce aux
chauds, dont la température prodans les pays
excessive et énervante,
voque une transpiration
colonies, où la
dans certaines
prineipalement
réduit souvent aux viandes
nourriture frugale se
racines du pays et à
salés, aux
et aux poissons
nutritifs; où les
ses fruits, plutot délayans que volatilisent naboissons échauffantes raréfient,
sulfureuse et phlogistique
turellement la partic
à redouter la
du sang, et ne donnent point
ni les phlogoses qui ne sont qu'éphépléthore
acclimatés? Cette raréfacmères chez les sujcts
accélération donnant au sang un mouvement
et
les pulsations des artères,
teur, multiplie
qui
ainsi le médecin inexpérimenté,
trompe
fausse pléthore :
n'observe dans ce cas qu'une
est
des forces, si la saignée
de là la prostration
le
ordonnée. ainsi que l'a également éprouvé
docteur V. Bally, médecin de l'expédition du général Leclère.
l'inutilité de la saiPour chercher à prouver
gnée dans les Antilles, j'ajouterai que pendant
au milieu des
mon exercice à Saint-Domingue,
- - BR
decin inexpérimenté,
trompe
fausse pléthore :
n'observe dans ce cas qu'une
est
des forces, si la saignée
de là la prostration
le
ordonnée. ainsi que l'a également éprouvé
docteur V. Bally, médecin de l'expédition du général Leclère.
l'inutilité de la saiPour chercher à prouver
gnée dans les Antilles, j'ajouterai que pendant
au milieu des
mon exercice à Saint-Domingue,
- - BR --- Page 166 ---
158 )
hôpitaux,je ne l'ai ordonnée que
Malheur
très-rarement.
donc, en ces pays,aux malades
aux plébotomaniaques
confiés
victimes.
qui y font toujours des
Que ne doit-on pas, même en
à la sage clinique du
Europe,
professeur Pinel, qui ménage sévèrement ce principe vital, et se méfie
presque toujours des suites de ce
tant! Cet ami de la nature
moyen débilidirigeait toujours les
jeunes praticiens dans le vrai sentier de
qu'il a su éclairer du flambeau de
l'art,
rience.
sa docte expéLa moindre
imprudence dans la pratique, à
Saint-Domingue et aux Antilles, peut
à des résultats funestes
conduire
et à des erreurs
rables. Le régime
irrépasous-tonique, et
ment la saignée mal administrée, principalel'invasion de la maladie,
, prématurent
troublent les fonctions
vitales, et altérant les forces du malade,
sent les systèmes à la
dispodonc téméraire
désorganisation. Il serait
d'ordonner la saignée à un
veau débarqué, comme on ne la
noutrop souvent, s'il est faible de
prescrit que
s'il doit habiter des endroits complexion, ou
humides et marécageux. Cette règle cependant subit
tion, si l'indiridu offre
une excepuné large stature, un --- Page 167 ---
(159 )
dans le coloris, des évacuations périodirehaut
accompagnée d'un
ques, et une céphalalgie
trop tard
dur et serré. Mais je m'aperçois
pouls
plutôt au
que ce point de digression appartient
paragraphe des Ercreta.
PROPOSITION XXXIII.
C'est à linfuence de la température que les peudu nord doivent d'étre ordinairement très-forts
ples
et que chez eux, Pamour n'est
et très-athlétiques, mais le plus souvent le simple
point une passion, besoin; tandis que, dans les pays
sentiment du
toujours de la
chauds, cette passion s'exprime
manière la plus impémueuse, et se présente partout
d'une) fièvre brulante.
SOuS Paspect
d'un ciel brûlant l'exaltation
: Sous l'influence
et ne peut être long-temps
n'est que passagère,
moins excitant
soutenue, tandis que le froid,
les exciles facultés génératrices sans
prolonge
ter au même degré.
des climats froids,
On sait que souslinfluenee boisés où l'air est
et sur les mornes élevés et
l'évaporanourri d'oxigène par excellence, par
les maladies y
tion de l'arôme des végétaux,
le sang y
inflammatoires, 5 parce que
sont plutôt
à B2RL
moins excitant
soutenue, tandis que le froid,
les exciles facultés génératrices sans
prolonge
ter au même degré.
des climats froids,
On sait que souslinfluenee boisés où l'air est
et sur les mornes élevés et
l'évaporanourri d'oxigène par excellence, par
les maladies y
tion de l'arôme des végétaux,
le sang y
inflammatoires, 5 parce que
sont plutôt
à B2RL --- Page 168 ---
160 )
a plus d'exaltation: ; aussi la saignée
être applicable. On sait aussi
peut-elle y
mats chauds, si le
que dans les elivoyageur nouvellement débarqué -
se trouve habiter une plaine
et voisine des rivages de la
lumide
ou des lagons, les
mer s des salines, 2
maladies tendent à
mie par défaut d'énergie dans le
l'adynalaire, et les humeurs à la
système vascud'attraction de cohésion. dissolution, par défaut
sulter sur
On peut, au reste, conce point l'ouvrage immortel du
de la médecine, de Aëre Locis
père
tout ne point établir de
et Aquis, et surméthode
mais ne prononcer
exclusive,
que d'après la nature
et physique de l'individu.
morale
En effet, la chaleur excessive de
faiblit, énerve et
l'été, quiafpétit vénérien, paralyse, pour ainsi dire, l'approvoque le plus souvent l'anaphrodisie.
de dère Cependant, en raison de ce
et Lucis, on éprouve le
principe
colonies des Antilles,
contraire aux
bains de
parce que l'air salin, les
rivière, les épices, le café et autres stimulans, combattent si
véniens d'une
puissamment les inconexcessive chaleur,
tout temps
qu'on est en
disposé à la lutte
l'éréthisme
amoureuse. 2 et que
y devient habituel. --- Page 169 ---
(161 )
cet état valeureux à celui
Que l'on compare
les glaçons de l'hiver sur l'apque produisent
atténuent, en portant ses
pareil génital qu'ils
centre de la vie, et
forces de la circonférence au
à l'état du sang,
en agissant comme répercussils
et l'on saura, que dans les pays septentrionaux,
de couvrir de fourrures les paron est obligé
éviter qu'elles ne gèlent
ties sexuelles pour
est donc la
Le printemps
et ne se sphacèlent.
l'exercice amousaison la plus favorable pour
d'auLes sens n'ont point besoin alors
reux.
ceux tirés de leur protres stimulans que
testicules,
Les
pre essence en fermentation.
douloureux au toucher, annoncent plénitude
tous les fluides soret besoin d'épanchement;
et
leur énergie
tant de leur torpeur, reprennent
les devoirs
font circuler les besoins matériels et
la nature entière sort de sa léthargie,
des sens ;
caressent les fleurs del leur amoureuse
les zéphirs
bondissent dans la
haleine, les fiers taureaux
ou traversent des rivières pour rejoindre
plaine,
le ramier roucoule prèsdesa comleurs génisses,
amours.
en
pagne; uni mot, cestilahellesnisondes
On pourrait donc émettre cette proposition
aphoristique :
TOME II.
- ER
font circuler les besoins matériels et
la nature entière sort de sa léthargie,
des sens ;
caressent les fleurs del leur amoureuse
les zéphirs
bondissent dans la
haleine, les fiers taureaux
ou traversent des rivières pour rejoindre
plaine,
le ramier roucoule prèsdesa comleurs génisses,
amours.
en
pagne; uni mot, cestilahellesnisondes
On pourrait donc émettre cette proposition
aphoristique :
TOME II.
- ER --- Page 170 ---
( 162 )
Toutmoyen
Lorsque,
ntrnéreste-airedis
par excès d'amour, on
ardour sèche
éprouve cette
(1) et brûlante
trouble de
accompagnée du
l'imagination, le vent ou l'air frais
tempère cette chaleur extérieure,
fraichissant le
et, en racorps, les caresses qu'il
à la peau excitent sa sensibilité,
prodigue
raniment l'énergie surpendue ou éteinte, laquelle se
munique bientôt aux organes sexuels. Cette comculté m'a été attestée par M. R*; mais
faautant
un air frais devient excitant, autant le froid
cessif, par la constriction
exopère, anéantit les facultés spasmodique qu'il
sexuelles, en s'oppo-
(*) La chaleur sèche est l'un des
la
principaux agens de
sensibilité, en attirant la vie à la périphérie du
et au cerveau, en stimulant vivement
corps
l'appareil
en desséchant les fibres et les
biliaire,
le tissu
amincissant, en affaissant
cellulaire, et mettant à nu les extrémités
sentantes des nerfs, en donnant de la
et une bouillante activité à la circulation. Aussi turgescence les
plexions des habitans des pays chauds sont
comarides, bilieuses, extrêmement
nerveuses,
susceptibles de spasmes,
d'exaspération, d'hypocondrie, d'hystérie, de manie et
d'autres névroscs. (Mot Ezaltation, du noup. Dict. des
Sciences Médicales ). --- Page 171 ---
(165 )
du pénis. 1l agit de
sant au développement
chaleur excessive
même en sens inverse d'une
énerve les
absorbe les forces vitales, et
qui
Toutefois, les hommes du
puissances motrices.
plus robustes que
nord sont, en général,
chaleur excessive épuise,
ceux du midi, qu'une
de la
des propriétés toniques
en les privant
lumière.
réside dans tous les corps
Le fluide électrique
Il décèle sa préou négativement.
positivement
cherche à rompre son
cause
sence lorsqu'une
par la
Ce fluide aériforme, produit
équilibre.
combinaisons chimiques 2 se déchaleur et les
et forme
gage de la terre, parcourf'stmosphèse,
C'est alors, dans ces temps orageux
les orages.
d'électricité, que
où l'air est pesant et surchargé
sont irriles systèmes nerveux et symphatique
mais les forces étant
tés avec fermentation,
anéanties, ,il y a anaphrodisie.
cette
Dans les temps calmes, au contraire,
devient un stimumodification atmosphérique
c'est pourquoi le printemps en
lant puissant;
puissament
accélérantle cours du sang, dispose
aux plaisirs de l'amour.
thermale et déL'été, par sa température
à M
'air est pesant et surchargé
sont irriles systèmes nerveux et symphatique
mais les forces étant
tés avec fermentation,
anéanties, ,il y a anaphrodisie.
cette
Dans les temps calmes, au contraire,
devient un stimumodification atmosphérique
c'est pourquoi le printemps en
lant puissant;
puissament
accélérantle cours du sang, dispose
aux plaisirs de l'amour.
thermale et déL'été, par sa température
à M --- Page 172 ---
164 )
bilitante, excite, à la vérité, les
mais les énerve
organes sexuels,
par un prurit continuel.
L'automne concentre les forces vitales,
en raison de son humidité
mais,
lâche
superflue, elle reparticulièrement les organes nerveux de
l'hypogastre.
L'hiver, par un temps sec, active la circulation; il liquéfie les humeurs, mais il affaiblit
les solides, s'il est humide. La neige stimule
l'énergie vitale, et le dégel relâche les systèmes.
PROPOSITION XXXVII.
La chaleur constante et élevée,
afaiblit le ressort des solides et diminue quigénéralement
blement les facultés
très-sensicette
motrices, semble ne pas étendre
influence à la contractilité
particulière des
organes génitauz; au contraire, dans les pays méridionaux et aux colonies surtout, la chaleur
mente la puissance dles facultés vénériennes augdiminue d'autant celle des faculiés
et
motrices.
Quels concerts d'amour retantissent
verdure échauffée des
sous la
colonies, où la nature
n'estj jamais en repos, et où tout ce qui environne concourt à la ranimer!
a J'ai, dit Campet (1),spécialement
remarqué
(1) Traité des Maladies des pays chauds. --- Page 173 ---
( I 165 )
avec les Européens retenus tous
en Amérique , les lieux par leur état, que leur
comme moi, sur
humaine
influence sur le physique de l'espèce
sensiblement la puissance des faaugmente
de l'homme, et qu'elle dicultés libidineuses
d'autant celle de ses facultés motrices ;
minue
dans les
la diminution de celle-ci se dévoile
que
de
de peine, Jesquels ne peuvent y porter
gens
fardeau qu'en Europe, et l'augmensi pesant
les
de viritation de celle-là, en ce que
signes
lité s'y manifestent presque sans relâche.
observe aussi que cette disposition y
d. On
naturel qui enfortifie d'autant le penchant
traîne les deux sexes l'un vers l'autre, et leur
souvent le besoin de recourir à
fait sentir plus
cette étroite et douce union qui seule peut
calmer les feux de l'amour. )
détruit la doctrine de Celse,
Cet argument
ordonne de se priver de coit en été,
qui
de l'année où les sensations sont exalépoque
et où toute créature
tées, où tout est amour,
En général, pour
ne respire que pour,aimer.
vitales il
maintenir l'équilibre des fonctions
et entretenir les habitudes dont
faut conserver
on n'a pas à rougir.
- R M
union qui seule peut
calmer les feux de l'amour. )
détruit la doctrine de Celse,
Cet argument
ordonne de se priver de coit en été,
qui
de l'année où les sensations sont exalépoque
et où toute créature
tées, où tout est amour,
En général, pour
ne respire que pour,aimer.
vitales il
maintenir l'équilibre des fonctions
et entretenir les habitudes dont
faut conserver
on n'a pas à rougir.
- R M --- Page 174 ---
- 1 166 )
XXXVII, XXXVIII et
(Voyez les SS XXXVI,
de cet ouvrage.)
LXXXIX, au commencement
II. APPIICATA.
chauds affaiblissent; ceux
Les vêtemens trop
sur la
immédiatement
de laine 2 appliqués
,etconvien-
(1), excitent par le frottement,
peau
faibles, à ceux dont la fibre est
nent aux sujets
tandis que ceux plus légers et pluskarges
inerte,
robustes
conviennent mieux aux tempéramens
besoin de stimulans, en facilitant
qui n'ont pas
des Propositions sur PA-
(1) Ona vu, SLXXXVIT
de cet ouvrage, 7
naphrodisie, placé au commencement
de laine,
( des vêtemens irritans, tels que ceux
que
immédiatement sur la peau, en déterminant
appliqués
et un chatouil- .
sur tout le sytème cutané un agacement
les organes
stimulent en particulier
lement continuels,
sans doute, et
de la génération. C'est sous ce rapport
les désirs
remporter une victoire plus complète sur
pour
certains ordres voués à la chasdela concupiscence, que
des chemises de
teté, s'o obligeaient à porter constamment
le même effet sur lc système
laine ! Le massage produit
sensitif. --- Page 175 ---
( 167 )
des fonctions
la circulation et le dévelopement
vitales.
de laine, fortifient, permetLes lits decrins,
de
énerceux
plume
tant un repos réparateur;
vent.
des bains tiédes produiL'usage immodéré
musculaires
des systèmes
sant un relâchement
appelle aussi l'anaphrodisie.
et nerveux,
si on ne cherche
Les bains chauds énervent,
des fibres par
à rétablir le ton et le ressort
pas
frictions etautres moyens
qudlquestoniqses.des
ou esclave russe 1
excitans. ( Quand le Mougik,
dans le bain,
dit M. Clerc (1), a sué à sa volonté
de la glace ou de la neige
après y avoir mangé
alors devient
favoriser sa transpiration, qui
fupour
il sort du bain tout nu, le corps
excessive,
écrevisse cuite, et
mant, et rouge comme une
à la
dans la rivière, qui est toujours
va se jeter
proximité du bain.
il se conSiles glaces de l'hiver s'y opposent,
de la tête aux pieds à plusieurs
tente des'arroser
dans des trous
reprises avec de l'eau qu'il puise
endosse
il
faits exprès; après cette cérémonie,
de Phomme malade, ,t. II.
(1) Histoire naturelle
a
écrevisse cuite, et
mant, et rouge comme une
à la
dans la rivière, qui est toujours
va se jeter
proximité du bain.
il se conSiles glaces de l'hiver s'y opposent,
de la tête aux pieds à plusieurs
tente des'arroser
dans des trous
reprises avec de l'eau qu'il puise
endosse
il
faits exprès; après cette cérémonie,
de Phomme malade, ,t. II.
(1) Histoire naturelle
a --- Page 176 ---
168 )
un habit de peau de
mouton, et va boire un
gobelet ou deux d'esprit de
très
n'est
grain
- fort. S'il
pas en état de s'enprocurer, il boit
forte bière. Ce bain rend le
d'une
Mougik gai,
et tout prêt à s'acquitter des
alerte,
C'est ainsi
plus rudes travaux.
qu'on trempe l'acier. >
Les bains froids sont toniques; ils
la fibre, et détruisent la
fortifient
Les lotions
myotilité nerveuse.
stimulantes et astringentes
viennent ou remédient souvent à
précausée par relâchement.
l'anaphrodisie
Les frictionsr rappellentles forcesà
surtout lorsqu'on les administre
l'extérieur,
Les
après un bain.
parfums suaves flattent innocemmentl'odorat; ceux aromatiques, au contraire,
les nerfs, et provoquentles
agacent
affections spasmodiques : c'est pourquoi ils deviennent utiles
dans
l'anaphrodisie. (Voyez le chapitre du traitement curatif; et les SS LXXX,
XXXVI, XXXVII, LXXXVIII
LXXXIV,
et LXXXIX.
III. INGESTA.
Si,d'un côté, la nature peu substancielle de la
plupart des alimens de nos colonies ne
réparer suffisamment les sécrétions pouvant
abondam- --- Page 177 ---
(169 )
à l'anaphrodisie; d'un
ment établies $ disposent
Tinluencepuissanted du climat,l'usage
autrecôté,
échauffantes, s'oppodes épices et des liqueurs
asservissement
de ce honteux
sent aux progrès
de couleur et les
Les femmes
et le préviennent.
sensations assounégresses savent proroquerdess
de mets
le secours du gingembre,
pies, par
auxquels on donne le
mucilagineux aromatisés,
lesquels ont une vertu réparanom de calalou,
trice et aphrodisiaque.
de
frais
On fait aussi usage de gibier, poisson
derniers alimens ont évidemment
et salé : ces
sexuels.
la vertu d'exciter les organes chair est tendre
animaux dont la
Les jeunes
facilement, et leur
et gélatineuse se digèrent les forces, mais
usage répare promptement
celle des anid'une manière moins durable que
maux adultes.
cuits sont
Le lait et les ceufs frais et peu
on le sait. de puissans analeptiaussi, comme
ques.
acides, tels que les cerises,les pomLes fruits
: les oranges,
les groseilles, en Europe
mes,
les tamarins, les grenales citrons, les ananas,
ralentissent
désaltèrent,
des, en Amérique,
a à - 2
digèrent les forces, mais
usage répare promptement
celle des anid'une manière moins durable que
maux adultes.
cuits sont
Le lait et les ceufs frais et peu
on le sait. de puissans analeptiaussi, comme
ques.
acides, tels que les cerises,les pomLes fruits
: les oranges,
les groseilles, en Europe
mes,
les tamarins, les grenales citrons, les ananas,
ralentissent
désaltèrent,
des, en Amérique,
a à - 2 --- Page 178 ---
(170)
le cours du sang, et modèrent
Les fruits sucrés, tels
son activité,
que les
les
fraises, les
abricots,
prunes, en Europe; les mangos, les
sapotilles. 9 les cachimens, les corrosols,
en Amérique, nourrissent et étanchent etc. 3
Les fruits acerbes
la soif.
tels que les coings, 9 les
nelles, les nèfles, les
prucormes, en Europe; les
goyaves, les cirouelles 2 les anacardes, les icaques,aux colonies, doivent leursaveur
à l'acide gallique
styptique
qu'ils renferment; ils sont
astringens.
La viande rôtie pénétrée de tous ses
riciers convient mieux
sucs nouraux personnes disposées
al'anaphrodisic que celle bouillie
qui en est dépourvue. Les alimens épicés altèrentà la
les fonctions
longue
digestivesparleur vertu
mais ils deviennent,
stimulante,
par cette même propriété,
utiles contre l'anaphrodisie.
L'usage du thé, du sucre, du café, du
gembre, du chocolat, du béthel,
ginfonctions
agit sur les
nerveuses. 3 les excite, à la vérité,
mais finit par les affaiblir.
Les boissons
fermentées, le vin - la
2 le
cidre, le vin d'ananas,
bierre,
stimulent et fortifient:
l'excès qu'on en fait énerve et détruit la
suscep- --- Page 179 ---
( 171 )
digestifs et sensitifs. Prises
tibilité des organes
ardeurs de
modérement, , elles disposent aux
l'analeur abus conduit à
Vénus, tandis que
momentanément le
phrodisie 2 en paralysant
les :
nerveux, ou plutôt en suspendant
système
nécessaires pour l'exécufonctions des organes
tion du coit (1).
facilitant la
La sobriété dans les repas, en
rend le corps plus dispos et l'humeur
digestion,
l'exemple de
On peut citer à cet égard
gaie.
T'humidité et les vents sont
(1) Venette prétend que nécessaires pour la généradeux choses qui sont lcs plus
vaut mieux que lc
tion, et que T'eau, sous ce rapport,
contient plus d'air. Il est cependant
vin, en ce qu'elle
villes
aux vents
d'eau dans des
exposées
une qualité
vents
chauds (Hipp-, de Aëre etlociydats-lireee couchant d'hiver,
s'élèvent entre le levant et le
abondantes
qui
couvert des vents du nord, et sont
à qui sont
et pesantes. Des
mais ces eaux sont impures
en eaux; 5
quelque temps du
obligées de s'éloigner pour
des
personnes
et oà elles faisaient usage
lieu qu'elles habitaient,
observateur, sont deveeaux dont parle notre immortel cessé Fusage. ( M. de
fécondes dès qu'elles en ont
nues
En général, les citadins, sous
L., tom. 1, P. 331).
de force et de vigueur.
pareille exposition, ont peu
Re
à 1
aux sont impures
en eaux; 5
quelque temps du
obligées de s'éloigner pour
des
personnes
et oà elles faisaient usage
lieu qu'elles habitaient,
observateur, sont deveeaux dont parle notre immortel cessé Fusage. ( M. de
fécondes dès qu'elles en ont
nues
En général, les citadins, sous
L., tom. 1, P. 331).
de force et de vigueur.
pareille exposition, ont peu
Re
à 1 --- Page 180 ---
172 )
Cornaro, noble Yénitien qui fut affligé
quarante ans de plusieurs
jusqu'à
couvra une santé robuste infirmités, et qui reparun
et en se réduisant à douze
régimeaustère,
et à quatorze onces de
onces de nourriture
boisson par jour. Cette
Il ne faut pas confondre
moravShS
jeûne forcé,
la sobriété avec le
qui vicie les
forces. G Si par le
humeurs, et ôte les
régime, dit
atténuer ou condenser
Buchan, on peut
doux
les fluides, les.
ou âcres, les coaguler, oul les
rendre
presque tous les degrés
délayer dans
gimesurles solides
possibles, l'effet du résn'est pas moins
Les différentes
considérable.
espèces d'alimens ressèrent
relâchent les fibres,
ou
leur
augmentent ou diminuent
sensibilité, leur
Il est donc évident mouvement, etc.
que la nourriture fournie
abondamment dans la jeunesse, qu'une
ture succulente et qui rafraichit
nourrichauffer, sont des
plutôt que d'évidus, de
moyens de fortifier les indiprolonger leur
leur procurer,
accroissement, et de
quand ils sont d'ailleurs bien constitués, une tres-grande taille; une
contraire produit nécessairement
éducation
posés.
des effets op- --- Page 181 ---
1 175) )
XXVIII, XXIX, XXX, LXX,
(Voyez SS
LXXIII, LXXIV, LXXV,
LXXI, LXXII,
LXXIX, LXXXI
LXXVI, LXXVII, LXXVIII,
et LXXXIX.)
IV EXCRETA.
sous cette acception les excréOn comprend celles accidentelles et celles
tions naturelles,
artificielles.
naturelles qui conduiParmi les excrétions
les
on peut distinguer
sent à l'anaphrodisie,
et la trop fréquente
transpirations excessives,
émission du sperme.
l'incontinence d'uParmi celles accidentelles, sucrée, le flux
rine, le diabètes ou phtysurie évacuations imhémorroidal excessif, et autres
modérées.
artificielles, les saignées trop
Parmi celles
fréquemment administrées, modernes etc.
sur les sé-
( De toutes les divisions
Richerand (1),
crétions, dit M. le professeur
: elle est
la meilleure est celle de M. Fourcroy
commel'a reconnu Vieg-d'Azir,
bien préférable,
de Physologie, t. L,p. 406, 3e édit,
() Elémens
à ARN
al excessif, et autres
modérées.
artificielles, les saignées trop
Parmi celles
fréquemment administrées, modernes etc.
sur les sé-
( De toutes les divisions
Richerand (1),
crétions, dit M. le professeur
: elle est
la meilleure est celle de M. Fourcroy
commel'a reconnu Vieg-d'Azir,
bien préférable,
de Physologie, t. L,p. 406, 3e édit,
() Elémens
à ARN --- Page 182 ---
174 )
à celle que Haller a publiée dans sa physioloreconnait six classes d'hugie. M. Fourcroy
celles
tiennent des sels en dissomeurs : 1°
qui
lution, telles que la sueur, l'urine: il les nomme
salines; ; 2° les fluides huileur inflammables qui
de consistance et de
ont tous un certain degré
concressibilité: : de ce nombre sont la graisse 2
des oreilles, etc.; 3° les liqueurs
le cerumen
la bile, le lait; 4*les husavoneuses telles que
comme celles qui lubréfient
meurs muqueuses,
5° les hula surface interne du tube intestinal;
albumineuses, parmi lesquelles on doit
meurs
le sérum du sang; 6° les humeurs fibriranger telles que ce dernier fluide. D
neuses,
l'exemple
reconnu qu'à
S'il est généralement
luen rut (1), la femme soit plus
des animaux
en raison du
brique dans le temps de ses règles,
qu'excite au vagin leur écoulement, on
prurit
contracte la femme dans le coit est
(1) L'odeur que
la jeune
tellement T'effet de la résorption du sperme, que
vierge, dont la transpiration est presque inodore,
odeur sensible lorsqu'elle a plusieurs fois
acquiert une
Femme du Nouv.
subi les approches de Thomme. (Mot
Dict. des Sc. Méd). --- Page 183 ---
(:175 )
certaines aberrations du
devra en conclure. que
habidétourné de ses canaux
flux menstruel,
de sensations
tuels, Jaissant ces parties privées
du sang, les livre à l'anaphropartéleignement
disie. De ce nombre seront :
Cette femme qui, à son troisième enfant,
1°
jarret gauche.
eut un écoulement de sang parlej
de
de LAcadémie des Curieur
(Ephémérides
la nature, année 1670, Obs. 96.)
la bouche.
2° Une autre femme réglée par
de Médecine; novembre 1757-)
(Journal Une troisième réglée par les oreilles;
5°
4 Une autre paf les mamelles;
situé à
5 Enfin une dernière par un bouton
de Médecine , janvier 1795.)
la joue: (Journal
des individus, d'ailIl sera donc possible que
leurs favorisés de la nature pour leur tempéraressentir les atteintes de l'anament, puissent
effusion,
phrodisie, soit par une trop grande
retenue de liqueur sésoit par une trop grande
minale.
d'Avenzoès, qui fit
J'ai déjà cité l'exemple
au
maladie, en ayant recours
cesser une longue
désobstruer ses
commerce d'une femme, pour
vaisseaux engorgés.
- NR
des individus, d'ailIl sera donc possible que
leurs favorisés de la nature pour leur tempéraressentir les atteintes de l'anament, puissent
effusion,
phrodisie, soit par une trop grande
retenue de liqueur sésoit par une trop grande
minale.
d'Avenzoès, qui fit
J'ai déjà cité l'exemple
au
maladie, en ayant recours
cesser une longue
désobstruer ses
commerce d'une femme, pour
vaisseaux engorgés.
- NR --- Page 184 ---
(176,)
(Voyez ci- dessus les SS.des
VIII, XXVII, XXXIII, XXXIV, Propositions
XXXY, LI,
LXXXIX.)
V. GESTA.
Cette classe indiquée par l'action volontaire
des muscles et des organes, comprend les
le sommeil, le mouvement et le
veilles,
Les veilles etl le mouvement repos.
fatiguentle
le repos le délasse, et le sommeil devient corps,
le réparateur des forces épuisées.
Dans les veilles, tous les systèmes
exercice. (
sont en
L'insomnie a lieu lorsqu'on est
amoureux(1) parce quelesang porte au cerveau
des esprits animaux capables d'agiter
ses fibres, et de tenir les nerfs
fortemént
tendus et toujours
disposés à. recevoir les imprèssions des
extérieurs. De fortes impressions
objets
qu'au sensorium, l'âme
passent jusaperçoit vivement et
distinetenient les objets extérieurs: >
Lalongueur du sommeil, 9 comme
est plus nécessaire aux
réparateur,
tempéramens ardens et
dont les sensations sont
promptement excita-
(1) Dufieu, Traité de Physique. --- Page 185 ---
177 )
bles, qu'à ceux dont la sensibilité n'est pas autant susceptible.
dit RiLe coucher sur un plan horizontal,
cherand, estla seule attitude dans laquelle tous
les muscles locomoteurs réparent le principe de
épuisé par l'exercice. La staleur contractilité
tion immobile n'a que l'apparence du repos.
modéré favorise le déveAutant un exercice
des organes, active les systèmes, et
loppement
autant, lorsqu'il est porté à
fortifie le corps,
l'accroissement dans la jeul'excès, il suspend
et énerve les forces dans tous les âges:
nesse,
dont on peut éviter les atde là l'anaphrodisie
ses
et en faisant
teintes en variant
occupations,
succéder à l'étude la gymnastique: le changementsalutaire délasse etle corps etl'imagination.
Les femmes sont plus faibles que les hommes, en raison de leurs habitudes premières.
Mais dans certaines contrées, en Afrique, par
où elles sont destinées aux mêmes
exemple,
exercices, elles sont très-fortes, et les occupations les plus pénibles leur sont généralement
confiées, tandis que les hommes s'occupent de
la péche et de la chasse. Nos iles nous en fournissent des exemples dans les négresses transTOME. II.
- a
délasse etle corps etl'imagination.
Les femmes sont plus faibles que les hommes, en raison de leurs habitudes premières.
Mais dans certaines contrées, en Afrique, par
où elles sont destinées aux mêmes
exemple,
exercices, elles sont très-fortes, et les occupations les plus pénibles leur sont généralement
confiées, tandis que les hommes s'occupent de
la péche et de la chasse. Nos iles nous en fournissent des exemples dans les négresses transTOME. II.
- a --- Page 186 ---
(178 )
portées de la côte, et qu'on assujétit à la culture de la terre.
Hippocrate, dans son précieux traité de Aére
et Locis, dit qu'une stérilité
l'inaction des
qui a pour cause
époux, ou les excès dans les alimens, cédera souvent à un exercice habituel
qu'on devra leur prescrire, et dans le second
cas à une sobriété régulière.
L. Les repas de nos ancêtres, ditM.
étaient
deL 1),
simples comme eux. Iis consacraient
repos les heures que le soleil n'éclairait
au
Quels hommes était-ce! quelles femmes pas...
ils pour compagnes! Connaissait-on avaientdies
ces malamodernes, ces vapeurs, ces suppressions,
cette faiblesse d'existence?. 1e
L'ancien
lier français,
chevaaprès une campagne
était accueilli
fatigante,
par sa dame, qui, d'une main recevait ses armes pesantes, et de l'autre le
sait contre son estomac. Leurs enfans
presla lance redoutable
essayaient
avec laquelle leur père avait
combattu. Ces armes sont aujourd 'hui dans de
vieux arsenaux, et l'homme vigoureux de
jours les regarde avec étonnement.
nos
s
(1). De PHomme et de la Femme, t. II,
P. 403. --- Page 187 ---
( 1 179 )
Aujourd'hui, quelle décadence dans l'espèce
humaine! Les hommes les plus oisifs sont, siles
robustes, au moins les plus volupnon
plus
du plaisir, l'imatueux. Toujours occupée
du Sybarite porté à l'amour l'entregination
renouvelle et favorise
tient dans ses désirs, qu'il
lecconversations licencieuses et des
par des
il use ainsi ses facultés justures érotiques.
satiété
une pensée toujours portée vers
* qu'à
par Le moment de réaliser arrive : les
le même objet.
lassés d'une aussi
systèmes nerveux et sensitifs,
refusent d'obéir ; et voilà l'analongue attente,
phrodisie!
accoutuméà à un exerL'homme, au contraire,
trouvant dans ses OCcice modéré et fortifiant,
du désir
cupations les moyens de se distraire
qui lui rappelle le moment d'un plaiimpérieux
qui
sir prochain, repose ainsi son imagination,
à son réveil , lorsque le sile sert puissamment
gnal du plaisir est donné.
On doit conclure de tout ce qui précède que
les veilles excessives, le sommeil trop prolongé,
le mouvement forcé, le repos trop court, cau-
(Voy. le chapitre VI de la
sent l'anaphrodisie.
XXXI, LII, LIII,
3 section, et les SS XXY,
a s3
elle le moment d'un plaiimpérieux
qui
sir prochain, repose ainsi son imagination,
à son réveil , lorsque le sile sert puissamment
gnal du plaisir est donné.
On doit conclure de tout ce qui précède que
les veilles excessives, le sommeil trop prolongé,
le mouvement forcé, le repos trop court, cau-
(Voy. le chapitre VI de la
sent l'anaphrodisie.
XXXI, LII, LIII,
3 section, et les SS XXY,
a s3 --- Page 188 ---
- 180 )
LVIII, LIX, LX, LXI, LXII, LXXXII
LXXXIX.)
et
VI.
PERCEPTA VEL ANIM/E PATHEMATA.
< Parmi les percepta, dit le docteur
Legouas
(Hygiène, p. 208), se rangent les
les affections de l'âme et les fonctions sensations,
tuelles.
intellec-
€ Les sensations ont des relations
avec.le moral, qu'elles
directes
concourent à perfectionner, et avec le physique, qu'elles
server.
tendent à con-
( Le plaisir qui accompagne les sensations
répand ses influences expansives dans toute l'organisation : il attache à la vie.
( La douleur concentrele plaisir sensitifà
térieur, enraie, pour ainsi dire, le
l'inganes, et relâche les liens
jeu des orqui
tence.
attachentâl'exisIl est donc naturel de rechercher les
sensations agréables, et de fuir celles qui sont
pénibles et douloureuses.
K Les affections de lame sont actives
sives. Les
ou paspremières se remarquent dans la bienveillance, la pitié, l'amitié et l'amour,
attachent à nos semblables
qui nous
; et dans la colère , --- Page 189 ---
(181 )
la. haine et la jalousie, qui nous en éloignent.
secondes sont agréables dans l'espé-
(- Les
dans
rance, la satisfaction morale, et pénibles
la crainte, le dégoût, le découragement.
intellectuelles, ou les travaux
d Les, fonctions
de l'esprit, ne sont point étrangers aux influences
du plaisir et de la douleur; ainsi Ia. satisfaction
fructueuses de la pensée
qui suit les opérations
à des efdélasse T'esprit; le dégoût qui se méle
forts stériles le fatigue et le décourage.
de la mémoire, du jua L'exercice prolongé
et de la réflexion, est toujours fatigant,
gement celui de Vimagination OIL du génie
tandis que
toul Porexcite le cerveau et sympatiquement
ganisme.
répétées, les passions trisK Les sensations
la sensibites et les études sérieuses 2 épuisent
et affaiblissent les organes ; de là la néceslité,
de les varier, et de leur
sité de les interrompre,
faire succéder l'exercice physique qui rappelle à
l'extérieur les forces de la vie, concentrées sur
les sens et sur le cerveau. >
on voit donc que le
D'après ce qui précède,
délassement n'est pas moins nécesrepos ou le
saire à l'esprit qu'au corps, et que les sensationsa COR
- --- Page 190 ---
(182 )
trop répétées, les vives affections de l'âme qui
alimentent les passions débilitantes ou excitantes, que l'abus des fonctions intellectuelles, affaiblissent les systèmes, et qu'en rallantissant
la circulation elles font naître l'anaphrodisie.
(Voyez les SS XVI, XVII, XVIII, XIX, XX,
XXI, XXII, XXIII, XXIV, XXVI, XXXIII,
XLIV, XLV, XLVI, XLVII, XLVIII, XLIX,
LV, LVI, LVII, LVIII, LXIII, LXIV, LXVet
LXXXIX.)
débilitantes ou excitantes, que l'abus des fonctions intellectuelles, affaiblissent les systèmes, et qu'en rallantissant
la circulation elles font naître l'anaphrodisie.
(Voyez les SS XVI, XVII, XVIII, XIX, XX,
XXI, XXII, XXIII, XXIV, XXVI, XXXIII,
XLIV, XLV, XLVI, XLVII, XLVIII, XLIX,
LV, LVI, LVII, LVIII, LXIII, LXIV, LXVet
LXXXIX.) --- Page 191 ---
(185 )
NEUVIÈME.
SECTION
ALKOLOGIE ot THÉRAPEUTIQUE.
Traitement curatif de TAnaphrodisie.
avoir donné connaissance des princiAPRÈS
de l'anaphrodisie, et avoirindipes constituans
ses accidens, sa
qué ses causes, ses symptômes,
et la nasimplicité, son état de complication,
nous allons exposer les
ture de ses périodes,
le plus
méthodes curatives que nous croyons
adoptées, et dont l'emploi nous a
généralement
notre exercice, et
constamment réussi pendant
sur cette névrose
le cours de nos obserrations
G qu'ily a autant
génitale, en nous'rappelant
méPinel
à se passerde
d'art,dit
(Yosog.med.).3
Y en a à savoir bien les admidicamens : qu'il
nistrer. D
cat M --- Page 192 ---
2 184 )
nous fourniront l'oriLes commémoratifs
de la maladie et son intensité, et nous
gine
de comparer l'état passé avec celui
permettront
du présent. Ils nous indiqueront les symptômes
et le traitement qui a été déjà
qui ont précédé,
la profession du maadministré, le caractère,
de vivre, ses habitudes moralade, sa manière
l'état antérieur de sa santé,
les et corporelles,
troubler les
les accidens qui ont pu l'altérer ou
fonctions génitales ; enfin, ils nous feront connaitre si cette affection est héréditaire, idiosyncrasique ou accidentelle.
l'état
Les diagnostics, en nous indiquant
serviront à établir
actuel par les symptômes,
notre pronostic.
des
sur
Suite et commentaire
propositions
LAnaphrodisie.
SLIV.
doit nécesLe traitement de l'Anaphrodisie
varier, et être subordonné à la cause
sairement
qui l'entretient.
SLV.
En général le traitement consiste : --- Page 193 ---
185 )
1° A éloigner de
l'imagination ou du
tout ce qui pourrait, sans besoin, exciter régime
tion de l'appareil génital
l'ac-
(largine);
2° A fortifier les
systêmes, s'il y a atonie
giène et moyens pharmaceutijpes);
(hy3° A régulariser les fonctions, si elles
troublées
sont
;
4A combattre d'une part la faiblesse
laire, et de l'autre, la
muscususceptibilité nerveuse et
l'exaltation de la sensibilité, si elles existent,
autrement, à rétablir l'équilibre
ou
entre les
tèmes sensitif et musculaire (
sysmoyens hygiëniques et pharmaceutiques ).
5 A faire cesser ou corriger les vices de
formation (Secours
conchirurgical);
Nous diviserons donc le traitement curatif de
l'anaphrodisie,
i'enhygiénique, 2° en pharmaceutique, 3° et en mécanique.
Le traitement hygiénique
comprendra l'exercice, la dissipation, etc.: ; en cas d'affection
morale, il indiquera l'électricité
le
également,
galvanisme, les frictions, les bains, les Jotions, etc. ; le traitement
frira les
pharmaceutique ofressources de la matière médicale en cas
- a
donc le traitement curatif de
l'anaphrodisie,
i'enhygiénique, 2° en pharmaceutique, 3° et en mécanique.
Le traitement hygiénique
comprendra l'exercice, la dissipation, etc.: ; en cas d'affection
morale, il indiquera l'électricité
le
également,
galvanisme, les frictions, les bains, les Jotions, etc. ; le traitement
frira les
pharmaceutique ofressources de la matière médicale en cas
- a --- Page 194 ---
186 )
d'inappétence "par frigidité, ou
sans vice de conformation.
d'epuisement
Le traitement
mécanique, ou
pouvant trouver placedans
chirurgical, ne
sultera les auteurs
cet ouvrage, on conqui ont écrit
les opérations
ez-professo sur
chirurgicales.
PREMIÈRE DIVISION.
Traitement hygiènique de T'Anaphrodisie:
Si cette névrose n'offre pas de
cultés à vaincre, elle
grandes diffiles
pourra être détournée
moyens ci-après S LXXXIX,
par
On peut consulter ( section V) les
détaillés d'hygiène qui conviennent moyens
ment de l'anaphrodisie.
au traiterons de les
Nous nous dispenserappeler ici.
Nousinsisterons cependant, d'après notre
périence, sur les effets utiles
exobtenus du, pouvoir de la
que nous avons,
plusieurs individus
musique, à l'égard de
affectés ou de
d'un:a amour sans
chagrins, ou
cépède,
espoir. ((: On peut, dit M. Laregarder la musique comme un des
plus puissans
aphrodisiaques., Les affections --- Page 195 ---
(187 )
particulièrement le traitemorales nécessitent
ment hygiénique.
SECONDE DIVISION.
suivant les cas.
Traitement hygiénique ou pharmaceutiques
S1 LVI.
)
morale ou physique. (Percepta.
CAUSE. - Excitation
est due à une excitation
Si l'anaphrodisie la place des hynoptiques,
morale ou physique,al
très-nuisibles: aux
souvent dangereux et toujours substituer un exerdigestifs. 2 ont doit
organes
des boissons délayancice habituel et modéré,
l'eau de laitue,
nitrées, acidulées, telles que
tes,
nourriture le laile petit lait; conseiller pour
de l'imagitage, la diète végétale, le repos
et des
des images
nation, et Téloignement des désirs trop arsouvenirs propres à allumer
excitation
dens et à entretenir la trop grande
nerveuse.
délayans, tempeant-(Gats, Ingesta.)
REMÈDES. Exercice, ctc.,
doux et - diététique, tiré de I'hyUn régime
des
des alimens non
éyicis,tabalinence
giènc,
- ARE
a
, la diète végétale, le repos
et des
des images
nation, et Téloignement des désirs trop arsouvenirs propres à allumer
excitation
dens et à entretenir la trop grande
nerveuse.
délayans, tempeant-(Gats, Ingesta.)
REMÈDES. Exercice, ctc.,
doux et - diététique, tiré de I'hyUn régime
des
des alimens non
éyicis,tabalinence
giènc,
- ARE
a --- Page 196 ---
188 )
liqueurs échauffantes, et surtout
de
l'éloiguement
tout ce qui peut exciter les passions et.al-:
lumer le brasier de l'imagination; le travail
surtout, l'exercice et l'air pur de la
campagne,
sont les meilleurs secours hygiéniques
qu'on
puisse employer dans cette
circonstance, car
a les langueurs de l'amour naissent sur le lit de
la mollesse (1).-
Il n'y a rien, selon Frédéric
Hoffman, de
plus pernicieux que l'usage prolongé des
cotiques, qui, agissant sur tous les
naraffectent
systèmes,.
particulièrement les fonctions cérdbrales, et peuvent conduire à l'idiotisme. Les
narcotiques produisent l'extinction des facultés,.
et par conséquent l'épuisement des
germes.
procréateurs.
5 LVII.
CAUSE, - Atonie.
S'ily y a atonie, et qu'elle soit due à un défaut d'action, ou si l'on veut, au sommeil
longé des organes
progénitaux, on conseillera la
société des femmes, les lectures voluptueuses
(1) Debreuze, ouv. cité, P. 3r. --- Page 197 ---
( 189 )
en allumant le feu
à exciter les sens, 2
propres
de limagination.
Sociétés des femmes, lectures érotiques, musique.
REMÈDES.
Percepta. )
qu'on reC'est dans ce cas particaliérement
secours de l'influence puistirera le plus grand
des orgasante de la musique sur l'excitabilité
les
influence bien démontrée par
nes génitaux,
presque subitement
modifications qu'impementy
certains
les douces émotions que
à ces parties
nous font éprouver.
airs tendres et voluptueux
assoupis, et
Tibère, pour exciter ses organes
se
extérieur de la virilité,
recouvrer le signe
femmes nues. > La
faisait servir par de belles
dit le
d'une belle femme, les nudités,
société
sont souvent capables de
docteur Chaumeton,
les plus tendres caranimer des organes que
Dic.
n'avaient point émus., (Noureau
resses
des Sc. méd.
du
de la musique,
On sait, à l'égard
pouvoir
ardent et
le conquérant devenait
qu'Alexandre
cerde voler au combat en entendant
empressé
tain air guerrier.
L a a p
les
dit le
d'une belle femme, les nudités,
société
sont souvent capables de
docteur Chaumeton,
les plus tendres caranimer des organes que
Dic.
n'avaient point émus., (Noureau
resses
des Sc. méd.
du
de la musique,
On sait, à l'égard
pouvoir
ardent et
le conquérant devenait
qu'Alexandre
cerde voler au combat en entendant
empressé
tain air guerrier.
L a a p --- Page 198 ---
190 )
S LVIII.
CAUSE. - Atonie.
Dans le cas ci-dessus, aux
plus
agens qui doivent
particulièrement influencer le moral
éveiller limagination, il convient
et
ceux dont l'efficacité
de joindre
s'exerce et se fait
sur le physique même : ainsi lés bains
sentir
quelques minutes, et après
froids de
eux les
surtout celles faites avec des substances frictions,
tes; les alimens
odorananaleptiques rendus excitans
parl'addition de quelques condimens
sonnemens
ou assaiaromatiques, l'usage de
cardinaux choisis
quelques
des
principalement dans la classei
spiritueux et administrés
les végétaux
avecménagement,
aromatiques et résineux, les fruits
parfumés, seront employés avec
avantage.
REMÈDES. Bains, frictions , condimens
(Applicata, ingesta.) aromatiques, etc.
Le quinquina n'agit que sur le
M. de L*** (1), tandis
vivant, dit
nent du
que les bains froids donressort, mêmne aux fibres mortes.
les colonies,
Dans
par exemple, où la fibre devient
() Ouvrage cité, page 217 --- Page 199 ---
(191 )
sous la température élevée ou énerlanguissante
cette
on sait contrebalancer
vante qui y règne,
les bains de rivière que
influence asthénique par
soir et matin, et quell'on prend régulièrement
stimilieu du jour. Aussi les hommes
quefois au
dispos au
mulés par le climat se trouvent-ils
de bains toniques qui agissent de plus
moyen excitans par le frottement que produit
comme
l'eau contrariée dans son courant.
les bains froids soient plus fortifians
Quoique
au moyen de cerque les autres, cependant,
rendre les bains
taines manceuvres, on parvientà
de
Rien
plus
tièdes excitans et aphrodisiaqués.
et de plus capable de disposer au
voluptueux
les bains des Indiens.
plaisir de l'amour que
étend sur
des serviteurs du bain (1) vous
C Un
d'eau chaude; enune planche, et vous arrose
art adtout le corps avec un
suite il vous presse
de tous les
mirable : il fait craquer les jointures
Il
et même celles de tous les membres.
doigts,
étend sur le ventre : il
vous retourne et vous
les
s'agenouille sur VOS reins, vous saisit par
529, 2e vol. du Nouv. dict.
(1) Voyez cC mot, p.
MM. Hallé,
des Sciences. Méd., article traité par
Guibert et Nysten.
à a3
rose
art adtout le corps avec un
suite il vous presse
de tous les
mirable : il fait craquer les jointures
Il
et même celles de tous les membres.
doigts,
étend sur le ventre : il
vous retourne et vous
les
s'agenouille sur VOS reins, vous saisit par
529, 2e vol. du Nouv. dict.
(1) Voyez cC mot, p.
MM. Hallé,
des Sciences. Méd., article traité par
Guibert et Nysten.
à a3 --- Page 200 ---
192 )
épaules, fait craquer l'épine du dos en
toutes les vertèbres, donne de
agitant
les parties les plus charnues grands coups sur
et les plus musculeuses ; puis il revêt un gant de
frotte tout le
cuir, et il vous
corps, au point de se mettre luimême en sueur; il lime avec une pierre
la chair épaisse et dure des
ponce
de
pieds; ; il vous oint
savon et d'odeurs; enfin il vous rase et
épile. Ce manége dure bien trois
vous
Après
quarts d'heure.
cela, on ne se reconnaît plus; il semble
qu'on soit un homme nouveau
tout le
: on sent dans
corps une sorte de quiétude, et le
de se
désir
reproduire, 2 par l'irritation et l'harmonie
que les frottemens et les tiraillemens
entre toutes
ont établis
lesparties.lapean est quelque
couverte d'une sueur légère
temps.
douce
qui lui donne une
fraicheur. On se sent vivre. On
suite deux heures sur
passe enun canapé, et l'on s'endort, soit faiblesse, soit excès de chaleur,
avoir fumé un demi-hoka
après
: c'est un
ne sentiront jamais les
plaisir que
froids du nord,
corps resserrés par les
ou livrés à l'activitéinquiète des
climats tempérés. >
Les bains de marc de raisins, les immersions
dans des décoctions de plantes
aromatiques ou --- Page 201 ---
1 193 )
les fomentations spiritueuses faites
crucifères, 9
modérales douches opérées avec
au périnée,
génitales, les vapeurs aromation surles parties
d'oliban, de genièvre, le massage, etc.,
tiques
les organes de la généraexcitent pareillement
des dition, et les fortifient. < L'action tonique
crucifères, ditle docteur Chauverses plantes
est confirmée par des observations
meton (1),
des
irrécusables. Gessner et Chaptal ont guéri
atonies du membre viril qui duraient depuis
trois ou quatre ans. 9 par des immersions répédécoction de semences de moutées dans une
les
tarde. La roquette a surtout été célébrée par
à ranimer les
anciens poètes 2 comme propre
à
feux languissans : on en faisait hommage
on la semait autour de sa statue. D
Priape ;
(Voyez S LXXXV.)
S LIX.
échouent, et ne parvienSi tous ces moyens
nent point à faire sortir les organes générateurs
du sommeil dans lequel ils sont plongés, on réles frictions surles lombes, sur les cuisses,
pétera
Now.Dict.des Sc. méd.)
() Mot aphrodisiaquedn.
TOME 1l.
Mf
L Ta
languissans : on en faisait hommage
on la semait autour de sa statue. D
Priape ;
(Voyez S LXXXV.)
S LIX.
échouent, et ne parvienSi tous ces moyens
nent point à faire sortir les organes générateurs
du sommeil dans lequel ils sont plongés, on réles frictions surles lombes, sur les cuisses,
pétera
Now.Dict.des Sc. méd.)
() Mot aphrodisiaquedn.
TOME 1l.
Mf
L Ta --- Page 202 ---
2e 194 )
sur la région pubienne; on
pourra même les faire
avec des linimens musqués, volatils,
ammoniacaux, cantharidés; enfin on emploiera les vésicatoires, le galvanisme et l'électricité.
Il est d'autres tentatives
auxquelles on
avoir recours dans des cas
pourra
désespérés : nous les
indiquons à regret, puisqu'elles semblent
cer les scènes scandaleuses des
retrastitution; mais la
maisons de propruderie doit se taire lorsqu'il
s'agit de procurer à deux époux disgraciés de la
nature les moyens d'un parfait
de
accord, et ceux
payer leur tribut à la société, en laissant de
leur postérité. Je veux parler de l'urtication,
de la flagellation et du massage.
L'urtication consiste à fouetter légèrement
l'individu anaphrodite avec une poignée d'orties
destinées à agacer les houppes
transmettre la
nerveuses, à
sensation, en réveillant la sensibilité engourdie.
La fagellation (mot bain, du Nouveau
Dictionnaire des Sciences
médicales) est pratiquée dans les bains de vapeurs chez les
elle y est encore
Russes;
accompagnée de frictions violentes que l'on exerce en saisissant par les
extrémités les verges qui ont servi à la flagel- --- Page 203 ---
( 195 )
lation, et promenant le milieu de ces
toute la peau, que l'on ratisse
verges sur
mente du haut
ainsi et touren bas. Cette double
semble avoir pour effet de monter la pratique
plus haut degré d'excitation
peau au
Le
(1). D
massage (2) est également
les individus
recherché par
peu favorisés de la nature dans
l'exercice des jeux de l'amour. Ce mot
grec MaSOEIY, presser, frotter,
vient du
être a-t-il aussi
essuyer : peutune étymologie arabe : le mot
mass, en cette langue, signifie, dit-on,
doucement. Le
presser
d'accélérer
massage a pour effet principal
les circulations veineuse et
tique, d'exciter
lymphalégérement la peau, et conséquemment, en excitantles papilles
la peau, de déterminer
nerveuses de
une espèce de sentiment
voluptueux qui s'étend à tout l'organe ainsi
ti-
(1) On peut consulter à cet égard
Joan Henrici Meibomide
l'ouvrage intitulé :
red, et lumbrorum
Flagrorum usu in re FeneChristianum,
renum que oficia. (Adv. V. C.L.
cassium Lugd.
intitulé : Thoma
Batavorum); un autre
Bartholini, etc...
celui, plus recent, de M.
Francofurti; et
faculté de
Petit-Radel, professeur de la
médecine de Paris.
(2) Article bains du Nouv. Dict. des Sc.
méd.)
-
ide
l'ouvrage intitulé :
red, et lumbrorum
Flagrorum usu in re FeneChristianum,
renum que oficia. (Adv. V. C.L.
cassium Lugd.
intitulé : Thoma
Batavorum); un autre
Bartholini, etc...
celui, plus recent, de M.
Francofurti; et
faculté de
Petit-Radel, professeur de la
médecine de Paris.
(2) Article bains du Nouv. Dict. des Sc.
méd.)
- --- Page 204 ---
196 )
tillé, et sympathiquement à tous les
internes en rapport avec. lui. D (P.
organes
Les vésicatoires volans
S LXXXVII.)
et la teinture cantharidée agissent aussi comme excitans.
Le galvanisme, suivant Galvani, Valli, Fowler, Humboldt, etc., est un
phénomène dépendant essentiellement des parties animales;
et selon Volta, Pfaff, Creve,
Ackermann, un
phénomène général de la nature, non subor-.
donné à la force vitale, et se manifestant
quement par l'intermède de la fibre irritable unisensible.
et
On a donné le nom de phénomènes
ques, dit le docteur
galvaniJadelot(s), à la
observée dans les nerfs des
propriété,
tés
les
animaux, d'être irripar
substances
métalliques ou charbonneuses, et même par le simple contact d'autres
organes vivans, irritation qui excite des
tions et des mouvemens
contractrès-manifestes
les muscles ou autres
dans
organes pourvus de fibres
musculaires, qu'on soumet à ces
Le galvanisme
expériences. D
rappelle à la vie les animaux
asphyxiés, en rétablissant la susceptibilité
ner-
(:)Traduction del T'ouvrage du célèbre Humboldt. --- Page 205 ---
197 )
et émoussée. Les substances
veuse suspendue
sont : tous les
excitatrices du fluide galvanique
métaux et les corps charbonneux; ; et les contoutes les substanceshuductrices comprennent
mides. Lese effets galvaniques, quoique ayant en
du rapport avec ceux de l'électricité,
apparence
dus à ce principe ; aussiHumboldt
ne sont point
animaux
les attribue-t-il à un fluide propre aux
auxquels il suppose de l'analogic avec
vivans,
La cause du galle magnétisme et l'électricité.
done résider dans le corps des
vanisme parait
animaux vivans, et n'est qu'excitée à agir par
extérieurs. Le célèbre Hallé, dit le
les: corps
lui-même l'esdocteur Sûe ainé (1), a éprouvé
pèce de sensation que le galvanisme produit.
avec celle de la piqûre
Elle a quelque rapport
épingles qu'on enfoncerait en
de plusieurs
C'est une douleur
même temps dans la peau.
d'un sentiment de chapoignante accompagnée
leur et d'un peu de saveur métallique, lorsqu'on
l'excitateur aux environs des glandes
applique
Pfaff a traité avec sucsalivaires. Le professeur
en
de l'argent danscès une hémiplégie, plaçant
(1) Histoire du Galvanisme, t. 2, P. 393.
A A
'on enfoncerait en
de plusieurs
C'est une douleur
même temps dans la peau.
d'un sentiment de chapoignante accompagnée
leur et d'un peu de saveur métallique, lorsqu'on
l'excitateur aux environs des glandes
applique
Pfaff a traité avec sucsalivaires. Le professeur
en
de l'argent danscès une hémiplégie, plaçant
(1) Histoire du Galvanisme, t. 2, P. 393.
A A --- Page 206 ---
(1 198 )
la bouche d'un malade, et du zinc
paralysé. Au bout de
sur le bras
vingt-quatre heures d'une
communication non interrompue, le membre
Koasuergedendigmt
Pour diminuer, au contraire,
mouvemens.
dans
l'énergie irritable
plusieurs affections
draitinverser)
spasmodiques, il faul'application des métaux; s'il faudraitplacerle zinci le plus près possible de l'extrémité centrale des nerfs, et
l'argent sur leurs
terminaisons
périphériques. p
Un avantage
trés-important pour les anatomistes et les physiologistes (1),
que procure le
galvanisme, c'est celui de fournir le
de distinguer les nerfs des
moyen sûr
surtout des
autres organes , et
vaisseaux ; mais., comme je l'ai
prouvé ci-dessus, le galvanisme n'offre pas toujours des avantages.
L'électricité (P. S LXXXYII) est également
employée dans la suspension des fonctions
nitales
gépour remédier à l'anaphrodisie.
M. Mazars de Cazelles, médecin à
a appliqué avec succès
Toulouse, $
l'électricité dans un cas
d'affaiblissement, d'abolition des forces viriles
(1) Histoire du Galvanisme, t. 2, P. 406. --- Page 207 ---
199 )
involontaire de la semence..
et d'écoulement
ayant élecdit M. Mauduit (1),
a Mazars,
sujets tombés dans lépuisement'
trisé plusieurs
des forces viriles, ou par le
et T'anéantissement
livre seul, ou par des
vice honteux auquel on se
la
commis avec des femmes, ou enfin par
excès
écoulement à la suite de gonorrhées,
durée d'un
avoir arrêté le cours inassure les avoir guéris,
rétabli les forces
volontaire qui avait lieu, avoir
l'embonpoint, et rétabli en
en général, rappelé
virils. Il a emparticulier l'action des organes
tirant des étincelles du péployé l'électricité en
du sacruni,
rinée, de la moëlle épinière, le long
électriques sur ces mêmes
en faisant des frictions
à travers leur texparties, et en dirigeant encore
d'un diture le fluide électrique, par le moyen
recteur et d'une pointe. D
les
excitans, on connait
Parmi les moyens
le
employés en 1776 et en 1780, par
procédés
,médecin de Londres, qui forma
docteur Graham,
de lits électriques
en cette cité un établissement
tardives à
destinés à provoquer les jouissances
mot électricité
() Encycl. méthod. (Médecine),
a - ZERL
le fluide électrique, par le moyen
recteur et d'une pointe. D
les
excitans, on connait
Parmi les moyens
le
employés en 1776 et en 1780, par
procédés
,médecin de Londres, qui forma
docteur Graham,
de lits électriques
en cette cité un établissement
tardives à
destinés à provoquer les jouissances
mot électricité
() Encycl. méthod. (Médecine),
a - ZERL --- Page 208 ---
200 )
paraître, et à réveiller les organes
soupis (1).
génitaux asS LX.
CAUSE. - Fatigues, épuisement.
Si, au contraire, l'inertie des
taux ne vient point de leur
organes génimais de leur véritable
engourdissement,
fatigue et de
général, il faut bien se garder de suivre l'épuisement
che prescrite par le S LIX : il faut
la marce qui pourrait rappeler dans
éloigner tout
tivité
ces parties une acqui ne pourrait qu'être
neste, si elle
dangereuse et fune dérivait pas du
des forces et de toutes les
rétablissement
fonctions.
REMÈDES. Bonne nourriture, vins froids, etc.
Il faut donc se borner à bien
tifier, à
nourrir, à forrestaurer, à rétablir enfin toute la
chine; et, pour arriver plus
mabut, on ne peutlaisserles
promptement à ce
organes génitaux dans
te
() Je dois cette note à un célèbre
Faculté de Médecine de
professeur de la
tonte ma reconnaissance. Paris, auquel j'eu témoigne ici --- Page 209 ---
20,1 )
long et trop absolu : ils ne doiun sommeil trop
suite du rétablissevent en être réveillés que par
et
et qu'en recevant à lcur tour,
ment général,
dont
-
toutes les autres parties 2 la réparation
Wavec
ils avaient besoin.
:
Leur excitation doit être tout-a-faitnaturelle
vicieuse et intempestive s'il en était
elle serait
autrement.
des bons analepDans cette espèce, , l'usage
alimens substanciels et succulens,
tiques, des
tirés du règne anide ceux
et principalement
froids
abondans en
mal; l'usage des vins
peu
les
l'abstinence de tous
principes alcooliques;
exercice très-moalimens âcres et irritans ; un
en raison du retour des forces;
déré, mais pris
Téloignement tdetoute renipumaitsetenheg
réveiller des sens qui ont besoin de
gination et
doivent être les moyens les plus
repos, sont et
efficaces.
épuisement, on doit
En cas d'anaphrodisie par
et des
sévérementinterdire) l'usage du nympheea
doués
mais même à ceux
scDeaiaat
d'une imagination ardente,
de la scène du
que de pieux motifs éloignent
de la vie,
monde,auquelsi ils sacrifient les plaisirs
- AR
réveiller des sens qui ont besoin de
gination et
doivent être les moyens les plus
repos, sont et
efficaces.
épuisement, on doit
En cas d'anaphrodisie par
et des
sévérementinterdire) l'usage du nympheea
doués
mais même à ceux
scDeaiaat
d'une imagination ardente,
de la scène du
que de pieux motifs éloignent
de la vie,
monde,auquelsi ils sacrifient les plaisirs
- AR --- Page 210 ---
202 )
car leur abus entraîne l'altération des
fonctions
digestives, et conduit alors à des maladies de
langueur qu'il devient quelquefois
impossible de
réprimer.
On a éprouvé que dans le traitement
d'un
épuisement provenant d'études opiniâtres,
demi-grain de camphre introduit dans la un
che, où on le laisse dissoudre,
bouest un très-bon
aphrodisiaque.
Tissot a traité avec beaucoup de succès
sortes de maladies parles bains froids
ces
d'une poudre
et l'usage
composée de tartrite acidulé de
potasse, de limaille de fer et de très-peu de
nelle : il a remarqué
caque, par l'emploi de ces
moyens, les maladcs recouvraient
tement leurs forces.
très-prompLe lait pris au sein d'une belle femme
puissant
est un
réparateur; nous en avons eu à Orléans plusieurs exemples
le valétudinaire
frappans; mais lorsque
reprend ses forces, ce procédé
devient quelquefois nuisible et
souvent alors le vase est
dangereux, car
préféré au
les forces ne se
breurage, 2
réparent plus, et le malade retombe dans un état plus désespéré.
On pourrait néanmoins tirer parti de ces dé- --- Page 211 ---
( 203 )
dans l'anasirs, et les exciter progressivement
car
causée par une extrême faiblesse,
phrodisie
du faible s'emparent des
alors les absorbans
bien constituée
fluides sanifères d'une nourrice
et bien portante.
un puisLe sommeil prolongé est également
comme nous l'avons démontré
sant réparateur,
(sect. Vde T'hygiène).
S LXI.
CAUSE. 1 Epuisement.
assez, dans l'anaphrodisie par
Ce ne serait pas
tout ce qui
d'éviter soigneusement
épuisement,
vénérien et l'orgasme
pourrait exciter l'appétit
fonction : il faut
chargées de cette
des parties
des désirs qui ne
en core combattre et étouffer forces de la naaux
sont point proportionnés
de véritables beture, et ne pas prendre pour
souvent
doive satisfaire des signes
soins qu'on
d'une virilité incertrès-équiroques du retour
taine et vacillante.
Continence, Analeptiques, etc.
REMÈDES.
causée par
Le traitement de l'anaphrodisie
doit être doux ; il serait inconsél'épuisement
- - -
ne
en core combattre et étouffer forces de la naaux
sont point proportionnés
de véritables beture, et ne pas prendre pour
souvent
doive satisfaire des signes
soins qu'on
d'une virilité incertrès-équiroques du retour
taine et vacillante.
Continence, Analeptiques, etc.
REMÈDES.
causée par
Le traitement de l'anaphrodisie
doit être doux ; il serait inconsél'épuisement
- - - --- Page 212 ---
I 204 )
quent d'employer dans le principe des cordiaux
pour rappeler les forces ; l'art, dans ce
moins que la nature : le repos du
cas, fait
quillité de l'âme, le
corps, la tranchangement d'air,la continence, de bons alimens succulens,
n'y a pas de fièvre, ou des
quand il
rins et aloétiques,
purgatifs rhubarbas'ily a vices
ce qui convient à ce
d'estomac, voilà
genre d'affection.
Le médecin exercé doit saisir la différence
régime convenable à ceux qui sont
du
cette infirmité, et
frappés de
dans
qui ont le corps exténué et
une émaciation
doiventsuivre)
complète, avec celui que
du système Slesisdiidnsequipmlgre ce trouble
nerveux, ont conservé leur embonpoint et l'énergie virile, puisqu'ils cherchent
imposer silence à un organe qui est loin
à
d'accord avec leurs volontés,
d'ètre
phrodisie n'est
enfin, en quil'anaplus qu'un vice partiel : les
miers craignent les
preévacuations, les seconds les
soutiennent; les uns ont besoin d'une
ture succulente, les autres d'une
nourrigère et de facile digestion.
nourriture léLes fortifians échauffans ne conviennent
dans l'un, ni dans l'autre
ni
cas, si ce n'est le
quina et les
quinmartiaux, G qui produisent des ef- --- Page 213 ---
- a
205 )
salutaires, dit Tissot, si lépuisement profets
émission de la semence. >
vient d'une fréquente
conçoit aisément que la saignéc, comme
On
à moins d'hémoyen débilitant, est redoutable,
selon
morragie ou de frénésie : les purgatifs,
n'y conviennent qu'en cas d'indigesLieutaud,
tions, qui sont meurtrières.
les
Parmi les confortatifs il en est, tels que
s'agitd'exspiritueux, que l'on emploie lorsqu'il
le système sensitif, comme
citer promptement
affections
dans les évanouissemens et autres
où
spasmodiques ; mais en cas d'épuisement,
et corroborer en même temps 2
il faut exciter
cette cause, Ou
dans l'anaphrodisie suscitée par
bien à la suite de maladies aigués ou d'évacuaexcessives, il faut recourir à des alimens
tions
restaurans (porez S LXXII).
S LXII.
de lésion des fonctions
CAUSE. - Epuisement compliqué
digestives.
l'anaphrodisie est l'effet et la conLorsque inévitable de la faiblesse générale et
séquence
le mal esto quelquefois: ssi grand,
del'épuissement.)
de placer le malade
qu'il ne suffit pas toujours
R
adies aigués ou d'évacuaexcessives, il faut recourir à des alimens
tions
restaurans (porez S LXXII).
S LXII.
de lésion des fonctions
CAUSE. - Epuisement compliqué
digestives.
l'anaphrodisie est l'effet et la conLorsque inévitable de la faiblesse générale et
séquence
le mal esto quelquefois: ssi grand,
del'épuissement.)
de placer le malade
qu'il ne suffit pas toujours
R --- Page 214 ---
2065)
dans un bon air, d'assurer la
l'âme, d'indiquer la
tranquillité de
cice
somme et le genre d'exerqu'on peut permettre, de faire choix des
alimens les plus substanciels, les
tifs, et de
plus digesprescrire ce que le malade en doit
prendre; il arrive que les forces digestives
épuisées comme celles de toutes les
étant
tions, il est indispensable
autres foncd'exciter
et
l'estomac, d'en soutenir et fortifier légérement
par l'usage des toniques pris dans la l'activité
ticulière des amers, des
classe parmédicamens
stomachiques, et des
propres à exciter d'une manière
spéciale la contractilité de l'estomac et du
intestinal.
canal
REMÈDES. Toniques amers, stomachiques.
Dans l'intention de fortifier les
prévenirou de
systèmes et de
s'opposer au collapsus des
sexuelles chez les individus
parties
rament,
froids par tempédiminuer phlegmatiques ou épuisés, et afin de
l'irritabilité des individus d'un
rament nerveux, nous avons
tempécès, dans un temps
employé avec suc-:
syncrasie des malades convenable, etd'après l'idioqui nous furent présentés
principaleraent à
Saint-Domingue, le ginseng, --- Page 215 ---
- 207 )
la rhubarbe du
le quinquina, le symarouba,
et les martiaux comme toniques ;
pays (1),
comme sédatifs et antil'opium et le camphre
etle
combinés avec les premiers,
pasmodiques, dans-l'une et l'autre circonstance.
bain froid
fournit ce qu'on
L'opium joint aux aromatiques
de
remède de magnanimité
appelle en Turquie,
Komplfer.
des effets satisNous avons égalementéprousé
de l'eau
renouvelée
faisans de l'application
le scrotum et
froide, et d'oxierat mariné sur
sur le- périnée.
SI LXIII.
de l'âme ou passions ( Percepta )
CAUSE. - Affections
cette affection est due à une cause
Lorsque
J'anmorale, telle que le dégoût, la timidité,
est le résultat d'une imtipathie, ou lorsqu'elle exercée sur une imagipression vive et profonde
nous
nation crédule, on juge bien, sans que
Flore médicale des Antilles, dans
(1) Voyez notre
traitemens del'anaphrodisic
laquelle on trouve plusieurs
telles que le
les plantes usuelles de ces colonies,
par
gombo, le café, le cacao, etc.
a
Lorsque
J'anmorale, telle que le dégoût, la timidité,
est le résultat d'une imtipathie, ou lorsqu'elle exercée sur une imagipression vive et profonde
nous
nation crédule, on juge bien, sans que
Flore médicale des Antilles, dans
(1) Voyez notre
traitemens del'anaphrodisic
laquelle on trouve plusieurs
telles que le
les plantes usuelles de ces colonies,
par
gombo, le café, le cacao, etc.
a --- Page 216 ---
208 ) I
ayons besoin de le dire, que la guérison
entièrement sur les, ressources
repose
pend. de la cessation des
morales, et décauses.
REMÈDES. - Fairecesserles causes.
Ona vu dans le courant de cet
exemples
ouvrage des
d'anaphrodisie causée par
de ces affections
l'influence
débilitantes.
S LXIV.
CAUSE. - Sentimens exaltés ( Percepta ).
Lorsque le délire d'uneimagination
ou l'exaltation d'un sentiment
fougueuse
vif et
donne lieu à
profond
l'anaphrodisie, en
dans le cerveau l'activité
concentrant
nerveuse, il faut alors
tempérer cette disposition morale et cette vicieuse direction dès forces
par un exercice soutenu, et porté même jusqu'à la fatigue.
REMÈDES. Sous-toniques, exercice, etc.
Il est bon de tempérer l'imagination
lante et l'exaltation de la sensibilité
bouilindividus dont les
chez les
passions sont trop
un régime capable de détruire la vives, par
cérébrale; et de réprimer la
congestion
nique des tissus érectiles de susceptibilité orgatout le système, qui --- Page 217 ---
209 )
un écoulement
provoque trop précipitamment
imparfait par le sperme des vaisseaux spermativersant trop tôt la semence dans l'urètre,
ques
caverneux n'étant pas encore stimulés
les corps
l'affluence du sang, et la verge n'ayant pas
par
cela même, d'entrer en éreceu le temps, par
tion. Dans cet état de sur-excitation, nous avons
modéré la folle ardeur de valeureux adolescens,
non pas avec les plantes susceptibles de troubler les fonctions digestives, telles que le nyml'agnus-castus, etc., mais par des temphoea, innocens, tels que l'eau de laitue, le
pérans
l'acide muriatique oxigéné,
R petit-lait, lelaitage,
lorsqu'il existait orgasme des sucs gastriques
$
dépravés.
LXV.
CAUSK. - Contention d'esprit ( Percepta ).
Dans tous les cas, enfin, où l'anaphrodisie
être causée accidentellement par. un senpeut
un
forte
timent moral ou une contention
peu
de l'esprit, on sent que la disparition de l'affecà l'éloignetion est encore essentiellement'lice
ment de la cause.
REMÈDES. Repos de limagination.
M. de R"*, dontj'ai donné l'histoire, ayant
TOME II.
a A
.
CAUSK. - Contention d'esprit ( Percepta ).
Dans tous les cas, enfin, où l'anaphrodisie
être causée accidentellement par. un senpeut
un
forte
timent moral ou une contention
peu
de l'esprit, on sent que la disparition de l'affecà l'éloignetion est encore essentiellement'lice
ment de la cause.
REMÈDES. Repos de limagination.
M. de R"*, dontj'ai donné l'histoire, ayant
TOME II.
a A --- Page 218 ---
210 )
luttes amoureuses
échoué dans les prenières
soutenir avec sa belle épouse, ne pouqu'il eut à
de cette fatalité, et cepenvait se rendre compte
démontré, la raidant, ainsi que nous l'avons
à
était toute simple. Le temps a prouvé
son en
inconsolable. qu'en modéd'abord
cet époux.
doutant plus de ses
rant ses désirs, qu'en ne R
exclusivement sa
forces, qu'en n'occupant pas
rencontrer les
du même objet, ,il devait
pensée
et c'est ce
difficultés applanies à son approche, désirs.
et le mit au comble de ses
qui lui arriva,
S LXVI.
CAUSE. - - Précocité d'age. a
Attendre la puberté ( moyens hygiéniques: )
REMÈDES.
de l'âge, le retard, , ou
Lorsque la précocité
donne
imparfait de la puberté
le développementi
bien
l'art,
. on pense
que
lieu à l'anaphrodisie.
fonction dont
loin de chercher à provoquer une
encore perfectionnés,
les organes ne sont point
facicontraire, faire tous ses efforts pour
doit, au
des parties, et éloiliter l'entier déreloppement
y nuire ou
toutes les causes qui pourraient
gner
la troubler.
a --- Page 219 ---
211 )
SI LVVII.
CAUSE. - Vieillesse.
Rexipes. Secours inutiles.
Lorsque
de
limpuissance est due à
T'age, à la vieillesse, la
l'avancement
être
médecine ne doit
invoquée, ses efforts
plus
Le feu de la
seraient sans succès.
vie, prêt à s'éteindre,
fournir d'étincelles
ne peut plus
même (1). Le vieillard qu'au préjudice de la vie
croit pouvoir
parce qu'il
(r) On a plusieurs
moyen de
exemples de vieillards
pastilles vénitiennes,
qui, au
dernière tentative en
ayant voulu faire une
parable
amour, et réparer des ans l'irréoutrage, ont snccombé dans
obtenir aucun succès. a
l'action même sans
L'action des cantharides
aller, il cst
sur les organes sexuels
peut
consécutif, et
ou lc
Twalfmpanabamuatre
n'est
leur usage en est une
priapisme
pas prouvé que ce
preuve; mais il
avant d'arriver
mélicament les
aux organes
corrode, car
des ravages
urinaires, ils ont dà
effrayans sur Tappareil
causer
temps éprouver des modifications digestif, et en même
leur action directe sur
capables de rendre
est donc raisonnable de Tappareil génital Presque nul, Il
des, comme
croire que l'action des canthariaphrodisiaques, est purement
symphatigies
-
ce
preuve; mais il
avant d'arriver
mélicament les
aux organes
corrode, car
des ravages
urinaires, ils ont dà
effrayans sur Tappareil
causer
temps éprouver des modifications digestif, et en même
leur action directe sur
capables de rendre
est donc raisonnable de Tappareil génital Presque nul, Il
des, comme
croire que l'action des canthariaphrodisiaques, est purement
symphatigies
- --- Page 220 ---
a
de 212 )
mais c'est en vain ; la nature refuse une
désire,
infraction à ses loix, et s'oppose au rapprochede lajeunesse et de la fraicheur,
ment des grâces,
les rides et la déerépitude.
avec les infirmités,
S LXVII.
CAUSE. Ablation des organes sexuels.
REMÈDES. : Secours inutiles.
La perte des organes génitaux rendl'anaphrodisie absolue, permanente et irrémédiable.
S LXIX.
CAUSE. - Vices de conformation.
REMÈDES. - Secours chirurgicaux, s'il y a lieu.
quelquefois. corriger la vicieuse
L'art peut
mais alors
conformation de ces mêmes organes :
doivent varier selon le vice de conles procédés
formation existant.
difficilement qu'unc snsbtanceaussi
d'ailleurs on admettra
délétère puisse être absorbée par les suçoirslymphatiques
avec lequel elle ne peut, en aucune
du tube intestinal,
de sensibilité. I n'y a
manière, se mettre en rapport
être
l'estomac et le tube digestif qui puissent
donc que
corrodés par les cantharides. --- Page 221 ---
(213 )
S. LXX.
CAUSES. Irrégularité des fonctions génitales.
à détruire les excés en plus et en moins.
REMÈDES. - Ceux propres
l'énumération des causes diverses qui
D'après
produire l'anaphrodisie, etl l'exposition
peuvent
de traitement, il est fades principes généraux
desles moyens à l'aide
cile de s'apercevoir que
combattre cette affection sont
quels on peut
être différens entre
nombreux, et doivent même
une série de médicaeux. Il est, cependant,
mens dont l'action se fait plus particulièrement
sentir sur les fonctions des organes génitaux.
ont été désignés sous les noms
Ces médicamens
'ils
et d'Aphrodisiaques Jorsqu
des permatopées
excitent ces organes, ets sous celui d'hynoptiques
'ils les débilitent ou tempèrent leur actilorsqu'
vité.
SI LXXI.
REMÈDES. - Fortifians, aphrodisiaqies, aromatiques.
Il ne nous appartient point de prononcer sur
la vertu réelle ou imaginaire des uns et des
autres, et nous nous bornons à dire que parmi
les premiers on range les stomachiques, les
- - M
disiaques Jorsqu
des permatopées
excitent ces organes, ets sous celui d'hynoptiques
'ils les débilitent ou tempèrent leur actilorsqu'
vité.
SI LXXI.
REMÈDES. - Fortifians, aphrodisiaqies, aromatiques.
Il ne nous appartient point de prononcer sur
la vertu réelle ou imaginaire des uns et des
autres, et nous nous bornons à dire que parmi
les premiers on range les stomachiques, les
- - M --- Page 222 ---
(214) )
odorantes, les baumes,
aromates, les gommes
volatiles,
les huiles essentielles et
lcs résines,
musc,
sels volatils. , les parfums, 2 le
les savons, 2 les
uni aux aromates 2 les canle phosphore,T'opium
tharides, etc.
etc. Sédatifs, etc.
REMÈDES. - Débilitans, hynoptiques,
les seconds on distingue les seEt que parmi
le nitrate de pomences froides, le camphre,
tasse, le nympheea, l'agnus-castus, etc
Des Aplrodisiaques.
les subtances aliOn appelle aphrodisiaques
qui ont la promentaires ou médicamenteuses
le prurit amoureux, et de le
priété de rappeler
transmettre aux organes sexuels (1)
célèbre, Cailleu, dit le docteur
C Un médecin
de pharmacie, mai 1813,page
Virey.(Bulletin
nier l'existence des aphro194), a cru pouvoir
l'effet direct
disiaques, ou des subtances dont
: mais il est
soit d'exciter la faculté générative
les diurétiques et les
(1) Parmi les aphrodisiaques;
leur acemménagogues jouissent d'une vertu méritée par
tion sur les voies urinaires et les organes voisins.
--- Page 223 ---
(215)
même des animaux, chez
évident par l'exemple
comme dans
lesquels on ne peut pas supposer,
l'homme, l'influence de l'imagination, que cette
action a lieu par certaines substances. Ainsi à
les
chats sont spécialement excités par le marum 9
la cataire, les racines de valériane, de serpentaire
de Virginie; ; on sait aussi que les oiseaux auxdonne du chènevis, du blé sarrasin,
quels on
et
l'anus
du fenugrec, entrent en chaleur, que
des
frotté de musc ou de civette 2 les fait
carpes,
On ne niera point l'action trèsbientôt frayer.
odeurs animales sur le
énergique de plusieurs
utérin de la plupart des femmes, etc. >.
système
Toutefois continue le docteur Virey,
(page 198) un médecin observe avec sagacité,
les aphrodisiaques ne sont pas tous nécesque
des échauffans, et que si l'on,doit se
sairement
de ceux-ci dans les climats froids et huservir
mides du nord, oû l'économie animale a besoin
sous les cieux
de stimulans, il en éstautrement
ardens del'Orient, del'Asie, ou de l'Afrique,
plus
sont
puisque les tempérans, les rafraichissans,
nécessaires
humecter et détendre les
alors
pour
arides et désséchés, comme le prouve
organes
des Persanes, etc. %
l'exemple des Egyptiennes,
- -
huservir
mides du nord, oû l'économie animale a besoin
sous les cieux
de stimulans, il en éstautrement
ardens del'Orient, del'Asie, ou de l'Afrique,
plus
sont
puisque les tempérans, les rafraichissans,
nécessaires
humecter et détendre les
alors
pour
arides et désséchés, comme le prouve
organes
des Persanes, etc. %
l'exemple des Egyptiennes,
- - --- Page 224 ---
(216 )
docteur Virey passant en revue, dans son
Le
Mémoire, toutes les classes
savant et intéressant
animal
végétal, et plusieurs du règne
du règne
conclut ainsi :
peuvent se 1 ranger
& Les Aphrodisiaques
emmenagogues
les classes suivantes : 1les
sous
-tels que le musc, l'ambre,
anti-spasmodiques,
simle castor, et les emménagogues
la civette,
résines fétides, les
ples, comme les gommes,
épicés,
aristoloches, etc.; 2° les aromatiques
bétel,gingembre, cannelle, gicomme poivre,
doux,
muscade, ou des aromates plus
rofle,
les myrtes, le calamus,
tels que les lauriers, de l'avocatier; 5° les stil'huile de spic, Je fruit
la colocomme les aroides,
mulans piquans,
l'anacarde,et
casie, le dracontium, le pinang,
4 les
tels que T'ail, l'ognon;
les scitatcées,
les champiéchauffans, comme le phosphore,
durion,
morilles, fruit du
gnons, les 'truffes,
avec
opiastiques et narcotiques,
compositions
simples tels
des aromates ; 5° les diuriétiques Notre-DaT'artichaut, l'eryngium 2 le sceau
que
surtout les résines d'arbres
me, les asperges,
carminatifs, comme
conifères, etles diurétiques
le panais,
le genseng, le ninsi,
les ombellifères, --- Page 225 ---
2 217 )
6° les alimens venteur, comme
le chervi, etc ;
et les alimens sti-
,
fèves et autreslégumineuses, la roquette, les ramulans de la tétradynamie,
comme le
les nourritures analeptiques,
ves; 7
doux, les figues, le salep,
cacao, les pignons
matières animala cervelle, et autres
les ceufs,
8° les nourritures excitanles très restaurantes; telles que les poissons, 2
tes du système culané,
mollusques
les crustacés, et plusieurs
lesreptiles,
les substances toniques $
nus et testacés, 9"
martiales, le sel et les
comme les préparations
10° enfin les acres et caustiques,
salaisons;
les fourmis
comme les insectes, les cantharides,
le scinc, etc. a
la
sur
auraient
préférence
Les cantharides
si leur vertu
connus,
tous les aphrodisiaques
action n'altérait
n'était point délétère, et si leur
les voies
digestif,
pas aussi isensblementlorgane
enflanment
urinaires etl'appareil génital qu'ils bien cher
mais on paie toujours
et corrodent;
que leur
de l'illusion passagère
un moment
les diablotins
usage procure. Qui ne connait les
vénitiennes, et phyltres
d'Italie, les pastilles
les contrées vOprépare dans
amoureux qu'on
a On frisde l'Italie et de la Turquie?
Jupteuses
-t ZXXN
aussi isensblementlorgane
enflanment
urinaires etl'appareil génital qu'ils bien cher
mais on paie toujours
et corrodent;
que leur
de l'illusion passagère
un moment
les diablotins
usage procure. Qui ne connait les
vénitiennes, et phyltres
d'Italie, les pastilles
les contrées vOprépare dans
amoureux qu'on
a On frisde l'Italie et de la Turquie?
Jupteuses
-t ZXXN --- Page 226 ---
218 )
sonnes dit le docteur
I
main des Grâces Chaumeton, en voyant la
présenter la
née pour assouvir
coûpe empoisonune passion
mort prématurée de Lucrèce
brutale. D La
les
est attribuée,
biographes de ce poète
par
amoureux qu'il
célèbre, à un philtre
broise Paré
réçut de sa chère Lucia. Amraconte qu'une courtisane
soupoudré de cantharides les
ayant
à l'un de ses
mets qu'elle offrait
d'un
amans, cet infortuné fut
priapisme violent et d'une
attaqué
parl'anus, dont il mourut.
perte de sang
l'exemple d'un abbé
Le même auteur cite
chevalier de
qui, pour se montrer preux
rides
Vénus, avàla une dose de
qui lui causa une hématurie
canthaassure que l'excellent
mortelle. On
prouver qu'il conservait acteur Molé, désirant
carrière, la
encore, au déclid de sa
vigueur qui est l'attribut de la
nesse, prit un breuvage dans
jeudes cantharides, et
lequel entraient
jouissance
trouva la mort au lieu de la
qu'il cherchait. >
Unhomme, ditle docteur
du Nouv, Dict. des
Fournier(cas rares,
Scienc. méd.
une potion,
), avait pris
aphrodisiaque dans
mis, entre autres
laquelle onavait
ches cantharides ingrédiens, deux gros de mouen poudre. Cette potion
opéra --- Page 227 ---
2 219 )
prodiges. L'insensé quil'avait
de bien affligeans
approcha sa femme quatre-rings-die-sept
prise
il répandit en outre beaufois pendant la nuit;
appelé le
de sperme dans son lit. Cabrol,
coup
lui donner ses soins, vit ce nouvel
matin pour
celui dont les
Hercule, bien plus faméux que
obtenir
avaient émerveillé l'antiquité,
exploits
consécutives en se frotencore trois éjaculations lit. La mort vint bientôt
tant sur le pied de son
terminer cette crise érotique.
sur mer avec deux EspaNous avons voyagé
MM. C...0,
gnols, frères et officiers supérieurs,
des
rendaient au Mexique pour y occuper
qui se
d'une monsémplois distingués, et qui, par rcause
rebelle
rendant leur pénis
trueuse conformation, étaient obligés d'avoir reà leurs ardens désirs,
dont l'abus leur
vénitiennes
cours aux pastilles
a été également fatal.
par
d'ailleurs si pernicieuses
Les cantharides,
dans les
deviennent cependant,
leurs effets,
d'exmains de médecins prudens et éclairés,
dont le succès a souvent
cellens,a aphrodisiaques, des affections de ce genre
suivi l'emploi dans
avaient en vain été
où tous les autres remèdes
tentés.
MR
oir reà leurs ardens désirs,
dont l'abus leur
vénitiennes
cours aux pastilles
a été également fatal.
par
d'ailleurs si pernicieuses
Les cantharides,
dans les
deviennent cependant,
leurs effets,
d'exmains de médecins prudens et éclairés,
dont le succès a souvent
cellens,a aphrodisiaques, des affections de ce genre
suivi l'emploi dans
avaient en vain été
où tous les autres remèdes
tentés.
MR --- Page 228 ---
220 )
Le docteur Chaumeton
s'exprime,
mot Cantharide, du Nouveau
ainsi, au
Sciences médicales
Dictionnaire des
: a Une des plus belles attributions du système nerveux est,
dit, de présider à la
sans contrereproduction. Les
destinés à cette admirable
organes
leur texture,
fonction doivent à
presque toute nerveuse, ces élans
délicieux de la volupté qui entraînent
blement un sexe vers l'autre. Ce
irrésistivajusqu'à la fureur chez
penchant, qui
faiblit et s'éteint
certains individus, s'afchez quelques
de
nière à laisser leur
autres, macoeur fermé à la passion la
plus douce : on dirait que la plus charmante
moitié de l'espèce humaine
n'existe
eux. Cette afligeante asthénie
plus pour
n'est pas toujours
désespérée; elle cède parfois aux
peutiques
moyens théraspécialement destinés à stimuler les
organes génitaux
languissans : ces moyens, dont
l'emploi judicieux des
cantharides est
ment un des plus énergiques,
certainele nom
sont connus sous
d'aphrodisiaques. D
L'ambre gris et le musc ont une marche
lente dans leurs résultats;
plus
nistration
; mais aussi leur admibénigne n'en fait pas regretter l'emploi, puisqu'ils remplissent le but
qu'on se pro- --- Page 229 ---
C 221 )
les systèmes , et de
savoir, de fortifier
pose,
diminuer Virritabilité.
connu un homme
(cent. 2) dit avoir
4 Borelli
viril de musc avant le
qui se frotta le membre
et resta uni à sa femme,comme
coit; ill'exerça,
leurs femelles (1)- Il falles chiens le sont avec
dans un cas de ce genre
(1) Nous avons été apppelés
chose arM. de G.D, à qui pareille
pour un chirugien,
canton des Gonaives,
riva, paroisse du Gros-Morne,
dans notre Flore
Nous indiquons
ile Saint-Doningue.
le traitement qui nous a réussi.
médicale des Antilles,
d'une grosseur démeL'individu avait le gland du pénis trouvée gonflée par.
surée, et c'est la partie qai s'était
l'affluence du sang dans les corps caverneux. du chirugien
La citation de lunion plus que cynique
ses
avec la fenime qui partageait
de Saint-Domingue
la pudeur de certains
effarouchera peut-être
jouissances
même de la cause déterminante
lecteurs, et Texplication
tous. En ellet, il est difficile
ne les satisfera peut-être pas accidentel du gland, 2 par
de croire que le gonflement faites sur sa surface, puisse
suite de certaines frictions
de Thomme , lorsqu'elle
s'opposer à la sortie de la verge
prête toujours
introduite dans un vagin qui
a pu être
Mais la difficulté disparaitra en
avec assez de facilité.
dans ce moment au vasachant que la femme éprouvait
intense.
sécheresse ardente et unc inflammation
gin une
M
difficile
ne les satisfera peut-être pas accidentel du gland, 2 par
de croire que le gonflement faites sur sa surface, puisse
suite de certaines frictions
de Thomme , lorsqu'elle
s'opposer à la sortie de la verge
prête toujours
introduite dans un vagin qui
a pu être
Mais la difficulté disparaitra en
avec assez de facilité.
dans ce moment au vasachant que la femme éprouvait
intense.
sécheresse ardente et unc inflammation
gin une
M --- Page 230 ---
222 )
lut lui donner quantité de
mollir les
lavemens, afin de raparties, et d'obtenir la séparation des
deux individus. Diemerbroeck
confirme cette
singulière propriété du musc par une observation analogue à la précédente : ici, il
fallut,
Il n'en est pas de même dans l'espèce
disposition
canine, ou une
particulière des organes génitaux rende
accidens très-fréquens. D'abord la
ces
une structuré.
verge du chien offre
particulière qui doit favoriser
dont nous parlons; car chez lui, la
Texemple
une saillie qui dépasse de
courônne du gland a
de la verge. A côté de cela beaucoup la grosseur du corps
chiennes
Torganisation de la vulve des
présente une particularité que n'ont
les
femmcs ; c'est-à-dire que l'orifice externe du pas
les chienncs et les espèces du même
vagin dans
d'une espèce de ceinture.
genre, est pourvue
fibreuse, contractile,
représente une espèce de sphincter, et dont la
qui
au moment du coit, s'oppose à la sortie de la contraction,
retenant le gland dans le vagin. Chez la
verge, en
traire, cette espèce de ceinture
femme; au confibreuse est loin de se rencontrer; et, sous ce rapport, elles sont
bien
beaucoup moins
partagées, car il est probable qu'il s'en
rait
rencontrequelques-unes dans le nombre qui
de
cette disposition
profiteraient
organiqueà l'avantage de leur lubricité,
pour mieux prolonger un moment qui fuit souvent
trop de rapidité,
avec --- Page 231 ---
(223 )
qu'on leuri jetât beaupour séparerl les conjoints,
fait mention d'un
d'eau froide. Scharigius
coup
produit par la même cause. Parmi
cas analogue
opérées à l'aide de ces
les cures multipliées Weickard dit avoir réveillé
moyens énergiques,
génitaux d'un homme
par le musc les organes
desSc. méd.,
octogénaire..( (Now.Dict.
presque
cas rares.)
incendiaire et perniUn autre aphrodisiaque
n'ordonnons
cieux,c'est le phosphore, que nous
dit le docteur
tremblant. < Le phosphore,
qu'en
médecins ont jugé
Chatmeton 9 que plusieurs
le flambeau de
éminemment propre à rallumer
vioau contraire, un poison
la vie, me parait,
que faiblelent : l'éther et le sucre n'enchainent
de ce corps si combustible, 2 dont
ment l'énergie
produit une
dose a fréquemment
une très-petite
mort rapide et cruelle. >
l'éther ne
Cette dissolution du phosphore par
s'administrer qu'avec de grandes prédoit donc
d'un demi-grain
cautions, et dans la proportion
contre trente-six ou quade phosphore au plus
convenable.
d'éther danisunvéhicule
rante grains
à l'inreculée où l'on condamnait
A lépoque
accusé par sa
fâme épreuve du congrès l'époux
àd A
emment
une très-petite
mort rapide et cruelle. >
l'éther ne
Cette dissolution du phosphore par
s'administrer qu'avec de grandes prédoit donc
d'un demi-grain
cautions, et dans la proportion
contre trente-six ou quade phosphore au plus
convenable.
d'éther danisunvéhicule
rante grains
à l'inreculée où l'on condamnait
A lépoque
accusé par sa
fâme épreuve du congrès l'époux
àd A --- Page 232 ---
224) )
femme d'impuissance (1), l'infortuné
cours'à à cesviolens moyens
avait rehonte dont les
pourse soustraire à la
7 le détourner. affections de l'âme ne pouvaient
Aujourd'hui que cette
humiliante est abolie,
coutume
de ces
peu d'insensés font usage"
préparations funestes. Les femmes
Thessalie excellaient, dit-on, dans
de
parer les philtres.
l'art de préL'usage inconsidéré du borax (2)
rieurement, dit Mercurial,
pris intépisme; ; d'ou il conclut
jette dans le priasagement
que son usage modéré et
appliqué au
excellent
tempéramment, est un
aphrodisiaque.
Nous avons déjà dit que
mates,
l'opium, uni aux aroportait le nom de Remede de
mité de
magnaniKempfer, son inventeur. On sait
soldats turcs, pour s'animer
que les
chent
au combat, mâl'opium, comme les nôtres le tabac,
tant,
(1) Voyez le chapitre de
sous le rapport de la médecine Tanaphrodisie considérée
légale.
(2) Venette regarde le borax pris à deux
comme capable de rallumer
scrupules
il) n'a de vertu
une passion amortie; mais
que celles des condimens âcres avec
quels on l'associe, comme on le voit dans la
lesnagogue de Fuller, et dans celle de
poudre éméMynsicht. --- Page 233 ---
(225 )
il est vrai que la longue et fréquente
fait perdre à ce narcotique la
habitude
ses qualités délétères.
majeure partie de
Venette avait peine à donner trois
d'opium à ses malades les plus
grains
dis qu'une dame de
vigoureux, tanma connaissance, douée
d'une extrême
susceptibilité, et attaquée
stérie, en prend tous les jours
d'hygrains à la fois
cinguante-cing
de
pour provoquer quelques heures
sommeil qu'elle n'obtient
pas toujours, malgré cette dose excessive. Il est vrai
à cette quantité, deviént
que l'opium,
un irritant, et excite
en elle une espèce de chorée, des
convulsifs dont les
mouvemens
tous les
paroxismes se renouvellent
jours, vers sept heures du soir,
du retour de ses accès, dont elle
époque
nonce toujours
ressent et anl'approche par des
tions réitérées. Cette même
pandiculadame, n'ayant
chez elle de pilules
plus
préparées, et craignant d'interrompre son traitement,
cheminée,
prit un jour, sur ma
un flacon de laudanum
tenant quatre onces de ce
liquide, conl'imprudence
narcotique, qu'elle eut
d'avaler d'un trait, sans
personne, et sans qu'il en soit résulté le prévenir
accident!
moindre
ToME Il.
15.
-
ions réitérées. Cette même
pandiculadame, n'ayant
chez elle de pilules
plus
préparées, et craignant d'interrompre son traitement,
cheminée,
prit un jour, sur ma
un flacon de laudanum
tenant quatre onces de ce
liquide, conl'imprudence
narcotique, qu'elle eut
d'avaler d'un trait, sans
personne, et sans qu'il en soit résulté le prévenir
accident!
moindre
ToME Il.
15.
- --- Page 234 ---
(226 )
On sait que l'opium arrête les
celles de la salive, des
évacuations,
il
urines, des selles, etc. :
n'y a que la sueur qu'il augmente. L'effet
l'opium est celui de tous les
de
réfie le
narcotiques : il rasang en augmentant son
dilatant les vaisseaux
volume, et en
en raison de leur diamètre
et de leur élasticité; c'est
pourquoi, en trouvant
très-peu à ceux du cerveau, il en résulte
compression, une aberration dans les
une
des organes essentiels à la
fonctions
s'il est
vie, et un coma qui,
prolongé par l'excès de la dose, atteint
jusqu'aux artères du coeur, et cause bientôt la
mort par une compression désordonnée.
Avec quelle réserve ne doit-on
l'opium,
pas employer
puisqu'un morceau, mis dans la cavité
d'une dent gâtée, causa la mort à celui
cet essai (1)!
qui fit
On en introduisit dans l'oreille d'un
tourmenté d'une insomnie
Espagnol
cruelle; il dort : à
son réveil, on le trouve fou, stupide,
il meurt. Une
imbécile;
personne dormit profondément
pendant vingt-quatre heures
pour en avoir pris
(:) M. de L.., de L'homme et de la
t. 1,] P. 148.
Femme, --- Page 235 ---
227 )
un demi-grain : ne serait-elle
en eût avalé deux
pas morte, , si elle
grains?
Wedelius nous apprend que
biné avec l'ambre,
l'opium, 2 comcause aux personnes d'un
tempérament chaud des pollutions
et un priapisme continuel,
nocturnes
de la
surtout si elles ont
disposition: àl l'érétisme du système
Les courriers, en
nerveux.
Turquie, font usage
pour soutenir eti relever leurs forces
d'opium
de longues routes. e Un courrier affaiblies par
allait de Constantinople chez M. Samuel Barnadiston.
entré sur la route dans une
Etant
maison, il tomba
comme mort. Toute la maison étant
intriguée de cet
surprise et
éréuement, un des valets,
jugea que cetté défaillance venait de
qui
courrier avait consommé
ce que le
toute sa provision d'opium , lui en fit entrer, de force,
la bouche : le courrier
un peu dans
confessa
revint aussitôt à lui, et
que le valet lui avait tenu lieu de bon
médecin. (Dict. de Méd., art.
On concluera de tout
Opium.),
ce qui précède
l'opium doit produire de violens
que
mentés
désirs, ,
encore par la disposition d'un
augqui semble annoncer qu'on
appareil
mais
peut les satisfaire,
en même temps une sorte
qui sa source dans la
d'impuissance,
trop grande vigueur du
revint aussitôt à lui, et
que le valet lui avait tenu lieu de bon
médecin. (Dict. de Méd., art.
On concluera de tout
Opium.),
ce qui précède
l'opium doit produire de violens
que
mentés
désirs, ,
encore par la disposition d'un
augqui semble annoncer qu'on
appareil
mais
peut les satisfaire,
en même temps une sorte
qui sa source dans la
d'impuissance,
trop grande vigueur du --- Page 236 ---
(228)
organe de nos plaisirs. Ma conjecture
principal
des observations. On nous rapest appuyée sur
établis à Batavia
porte que les Chinois qui sont
d'un certain électuaire qu 'ils nomment
se servent s'exciter à l'amour : son effet, ditaffion, pour
est si violent, qu'il produit en eux une pason,
dure toute la nuit, et qui oblige
sion brutale qui
de leurs
souvent leurs maîtresses à s'échapper
tlaffion ne sont autre
bras. Les effets que produit
vient de dire. La passion
chose que ce qu'on
l'état dans
brutale des Chinois est causée par
et qui semble leur annonlequel ils se trouvent,
le moment del la jouissance :
cerà chaqueinstant
sous les ausl'obstacle les irrite; ils persévèrent
croient entrevoir. Mais cet
pices heureux qu'ils
état de rigidité n'est pas le seul nécessaire pour
des délices de l'amour : ils ne peuvent
s'enivrer
à leur bonheur..
suppléer à ce qui manque
victime de leurs désirs s'échappe à des caLa
semblent étrangères au plairesses brutales qui
dans la
sir : elle fuit un barbare qui s'annonce
amoureuse avec des armes redoutables qui
lice
même sentir ni
peuvent blesser, sans pouvoir
goûter le prix de la victoire ()- )
(1)M. deI L.., P. 178,t. 1 )- --- Page 237 ---
(229 )
e Le safran, dont les Irlandais et les
dit Bâcon, teignent leurs chemises
Ecossais,
server del la
pour les prémalpropreté et pouvoirles porter plus
long-temps ; le safran serait à préférer
comme
aphrodisiaque. > Je regarde avec
M. de L... (1), le safran
Venette, dit
comme un moyen, non
pas d'exciter puissamment à l'amour, mais
répandre dans toute la machine
de
sance qui, jointe à la
une sorte d'aigaité qu'il donne (2), dispose aux plaisirs,y conduit même
douce et
par une pente
accéléréc, sans faire trop
sur les organes de la volupté. Pour d'impression
bien le safran est
prouver comnpénétrant, M. de L cite
T'observation d'un jeune homme de
ans qui, après avoir fait
vingt-deux
usage d'alimens dans
lesquels on avait mélé du safran,
liqueur prolifique
rendit une
qui avait pris toute la teinte
(*) Même ouvrage, t. 1, P., 151.)
(2) On a beaucoup exagéré les vertus du safran
égard. Shulzius dit
à cet
enfant
que, si l'on approche du nez
une bouteille vuide
d'un
il,se metàrire.
d'essence de safran, aussitôt
Unautre auteur assure que,
un anneau avec le
sil'on frotte
dans l'un des
safran, et que l'on passe cet anneau
doigts de la main ganche, le coeur en sera
sur-le-champ réjoui, >
éré les vertus du safran
égard. Shulzius dit
à cet
enfant
que, si l'on approche du nez
une bouteille vuide
d'un
il,se metàrire.
d'essence de safran, aussitôt
Unautre auteur assure que,
un anneau avec le
sil'on frotte
dans l'un des
safran, et que l'on passe cet anneau
doigts de la main ganche, le coeur en sera
sur-le-champ réjoui, > --- Page 238 ---
230 )
dé cette substance (1)- On pourrait ajoujaune
constatées qui prouter à cela des observations dans le ventre de la
vent que le safran a teint,
couleur
mère, des enfans qui ont apporté cette
monde. (Poy. lesEphém., dec. 1,
en venantau
60.) Voudrait-on parler
année Ir, observ.
de l'ictère des nouveaux-nés?
boisOn sait que le vinaigre en frictions et en
détruit l'affection comateuse produite par
sons
les vapeurs du safran (2).
comme
Autrefois on employait à l'extérieur,
3 l'huile de vers,
de puissans aphrodisiaques, les fourmis, la
celle végétale du palma-christi,
en frictions sur l'os sacrum 5
racine de satyrion,
longmais on est revenu de ces erreurs trop
Nicolas Venette (t. I",
temps accréditées par
236), qui cite aussi, contre l'impuissance,
p.
miraculeuses du mabouya, espèce de
les vertus
du chervi, du
lézard d'Amérique, du sarrasin,
des Curieux de la Nature; déc. 3,
(1) Ephém.
ann. 6, obs. 273.
bulbeuse dans les
(2). Voyez Thistoire de cette plante
d'un Naturaliste, 3 vol. in-80 avec planc.;
Foyages
1809, chez Dufart.
ct le Code du Safranier, --- Page 239 ---
(231 )
l'expérience a démonborax; mais aujourd'hui
tré le ridicule de ces puérilités mensongères!
l'emLa saine philosophie a également rejeté
des seinques 9
ploi, comme aphrodisiaques,
de
sortes de lézards des montagnes de la Lybie,
dont les Arabes
l'Egypte et de T'Arabie-Pétrée,
conservé l'usage, auquel ils attribuent la
ont
d'exciter à l'amour, de ranivertu imaginaire
des feux
mer les forces épuisées, et de rallumer
éteints, malgré les glaces de
qui n'étaient pas
excès
débilitante de longs
(1).
l'age eetlinfluence
était
est de même à l'égard du torcol, ( qui
Il en
chez les anciens,
fameux, dit Valmont-Bomare,
l'usage qu'on en faisait pour les philtres,.
par
essentiel dans
et qui passait pour un ingrédient
les enchantemens. D
Androphile, roi des Indes, envoya à AntioCependant M. Virey croit que le scinque, espèce
(i).
d'insectes, comme ses congéde lézard qui se nourrit
de sorte que la
nères, en conserve dans son estomac,
séché et
en entier doit
poudre de cct animal
pulvérisé
sur
posséder des qualités âcres etstimulantes quiagissent
urinaires et sexuels. La tortue caret est dans
les organes
le même cas. (Mémoire cité.)
-
ependant M. Virey croit que le scinque, espèce
(i).
d'insectes, comme ses congéde lézard qui se nourrit
de sorte que la
nères, en conserve dans son estomac,
séché et
en entier doit
poudre de cct animal
pulvérisé
sur
posséder des qualités âcres etstimulantes quiagissent
urinaires et sexuels. La tortue caret est dans
les organes
le même cas. (Mémoire cité.)
- --- Page 240 ---
232 )
chus une plante avec le secours de
entra soixante-dix fois dans l'arène. laquelle il
On lit dans
Mathiole que le satyrion, qu'il appelle herbe de
Théophraste(1), était réputé avoir une
dissime vertu déchauffer
granapaillardise, soit intérieurement, soit appliquée extérieurement
les parties génitales : qu'on
sur
l'acte vénérien douze
accomplissait alors.
fois, et même autant de
fois qu'on voulait. Les femmes, dit-il, deviennent encore plus chaudes queles hommes.
Math. sur Dioscor., liv. III,
(voy.
M. Salgues
chap. CXXVII.
replace, avec son élégance ordinaire, au rang d'où ils n'auraient jamais dà
tir, les satyrions, les
sormabouyas, et autres
aphrodisiaques imaginaires! a On a cru
temps, dit cet aimable écrivain
long-
(2), que les deux
bulbesquiformentla;
avaient une
ameinedohsecdikdanbyrie)
vertu opposée et contraire ;
l'une était propre à exciter les feux de
que
l'amour,
M. Virey attribue ce surnomà la racine de Chaulendjdn agarbi Maranta galanga, Lin.
de Pharm., mai 1813,
(Bulletin.
P- 202.)
(2) Des Erreurs et des
Prijugésrépandus dans la
société. t. II, P. 161.) --- Page 241 ---
(233 )
éteindre. Le médecin Saint-Andrè
etl'autre à les
de ses amis
rapporte que deux gentilshommes
troubler
de cette découverte pour
profitérent
ménage. Ils firent prendre
les joies d'un jeune
la
la bulbe stimulante, et à l'époux
à l'épouse
l'on juge de la confusion
bulbe sédative. Que
Saint-André
dans le boudoir! Mais le médecin
doute, s'égayer : toutes ces préa voulu, sans
inventées
sont des chimères
tendues propriétés
Il existe,
tromper la crédulité publique.
pour
moyens naturels d'éveiller
à la vérité, quelques del'amour: les écrevisses, 2
ou d'assoupir les feux
le céleri et le cholat, les truffes et quelques
chaudes, peuvent, pourquelautres sabstances
endormis d'un
temps, réveiller les sens
que.
mais le philtre le
époux languissant et énervé;
la
ne vaudra jamais la jeunesse 2
plus puissant
d'une bonne consforce, et tous les avantages
titution. D
fournissent, à la
Les bulbes du satirion (1)
fort
salep, qui est
vérité, une fécule, appelée
ettoute
nourissante,maise c'est là sa seule vertu,
être le dudaim de la bible.
(2) que M. Virey pense
)
(Voyez bull. de pharm. mai 1813. P. 199.
d - 2
audra jamais la jeunesse 2
plus puissant
d'une bonne consforce, et tous les avantages
titution. D
fournissent, à la
Les bulbes du satirion (1)
fort
salep, qui est
vérité, une fécule, appelée
ettoute
nourissante,maise c'est là sa seule vertu,
être le dudaim de la bible.
(2) que M. Virey pense
)
(Voyez bull. de pharm. mai 1813. P. 199.
d - 2 --- Page 242 ---
2 234 )
sa propriété consiste à réparer les forces
fatiguer l'estomac,
sans
parce qu'elle est
c'est pourquoi on l'emploie
digestive :
la phthysie, dans les
avec avantage dans
dyssenteries, et dans les
convaleséences des maladies
On vend, dit
aigies.
Venette, dans les cafés de
une espèce de boisson
Perse,
mucilagineuse
tient d'un orchis
qu'on obsalyrion. On l'appelle scarebraleb, c'est-d-dire sirop de renard,
le satyrion a ses bulbes semblables
parce que
de cet animal (1).
aux testicules
(1) Les Egyptiens, selon M. Virey,
aphrodisiaque, la racine de colocasie vantent comme
Linn.); les
(arum colocasia,
Japonais, le
Linn.; les Malais recherchent durantimpolypbflhimn
pothos, suivant
avidement la fleur du
bulbes d'alliacées Labillardière; et, dans l'antiquité les
ont jouit d'une certaine célébrité
qu'on peut en juger par les vers suivans de
ainsi
Martial:
Quiprastare Manducet virum Crprie certamine nescit,
bulbos, et benè fortis erit,
BULLETIN DE PMARMACIE, mai 1813, P. 201.
La pervenche, dit-on, refroidit, tandis
mences des ombellifères
que les sepelée huile de
qui composent une liqueur apVénus, sont réputées
regarde aussi comme telles lcs
aphrodisiaques. On
panicant à cent têtes.
graines et les racines du --- Page 243 ---
( 2 235 )
le plus voluptueux des empereurs 9
Tibère, Allemands le chervi en certaine
recevait des
contribution, pour se renquantité, et comme femmes : mais le chervi
dre vigoureux avec ses
carminatifs.
plus de vertu que les autres
n'a pas
les femmes en donnent à
En Suède, cependant, réveiller en eux un désir lanleurs maris pour
guissant.
ingrédien du bangi, ou bana Le principal
du mastac des Tures, est
gué des Indiens, et
même, sil l'on
de chanvre; souvent
une espèce
se contentent de
en croit Linné, ces peuples
du chanvre
réduire la poussière des étamines
Les
au moyen de la salive.
mâle en trochisques,
la graine et les
Indiens, dit Acosta, mangent
leur vifeuilles de cette plante pour augmenter
dans l'acte vénérien, et pour exciterl'apgueur
de condition, et principapétit. Les personnes
veulent se délasser de
lement les militaires qui
en font
leurs travaux et dormir sans inquiétude,
ils ajoutent de Paréca,
une poudre, à laquelle
s'ils ont envie d'ad'opium et du sucre :
un peu
des rêves et des illusions
voir, en dormant,
du macis,
agréables, ils y mélent du camphre,
et de la muscade; si, au contraire,
des girofles
a3
de condition, et principapétit. Les personnes
veulent se délasser de
lement les militaires qui
en font
leurs travaux et dormir sans inquiétude,
ils ajoutent de Paréca,
une poudre, à laquelle
s'ils ont envie d'ad'opium et du sucre :
un peu
des rêves et des illusions
voir, en dormant,
du macis,
agréables, ils y mélent du camphre,
et de la muscade; si, au contraire,
des girofles
a3 --- Page 244 ---
( 256 )
ils veulent être animés, réveillés et plus enclins
au plaisir de l'amour, ils y joignent de l'ambre
gris et du musc, et en font un électuaire avec
du sucre. On croit avoir remarqué, même dans
nos climats, queles oiseaux nourris en cage avec
les semences du chanvre étaient plus luxurieux,
ce qui semblerait confirmer la vertu aphrodisiaque de ce végétal, malgré l'opinion contraire
de Dioscoride et de Jean Bauhin
(1). D
Ce qu'il y a de certain, c'est que la grande
fécondité des femmes de la Sologne parait dépendre. de l'usage habituel qu'elles font du sarrasin et du poisson, ces deux alimens ayant la
vertu d'exciter les organes de la génération. On
en voit des preuves également parmi leurs enfans, qui, dès l'age de huit ans, s'exercent clandestinement au coît.
Que d'erreurs rapportées par les anciens, relativement aux vertus imaginaires de la chair du
cerf! Elle est, disent-ils, le préservatif de la fiévre; ; les parties sont alexitères, ainsi
larmes
que ses
épaissies, si on les porte sur soi. Agri-
(1) Chaumeton, mot aphrodisiaque, du Nouv.
Dict. des Sc. Méd. --- Page 245 ---
(2 237 )
cole attribue cette vertu aux dents de l'animal;
de
de la contagion l'homme
à sa peau, préserver
du coeur, de guérir
qui en est recouvert; aux OS
le
les maladies de cet organe ; au pénis, poula semence ; que sa queue,
voir d'augmenter
le cerf est privé de
contenant la bile, puisque
bouillie dans du vin, et emwésicule du fiel,
d'une
merveilles
ployée en friction, produisaitles
impossible, miracle opéré par
érection regardée
les vertus de la friction (1)!
encore (p. 250, t. I") pour
Venette propose
vantécomme aphro-
(1) Des auteurs tropcrélulesont
menstruel, du
disiaques puissans les vertus du sang
humain, de celuidu cerf, duhérisson en chaleur, la
sperme
de T'utérus de la hyène, de
de la vulve de la truie,
des OS de crahaze, etc., du priape du cerf oul du loup,
de
du cordon ombilical desséché (Virey, Bull.
pand,
pas révoquer
Pharm. mai1813).0n ne peut cependant rut et des
doute Tinfluence des effluves d'animaux en
en
sexuels. .( Ilen est de même pourles chevaux, les
organes
continue M. Virey;
chiens, et les autres mammifères,
le musc,
du fameux hippomane,
car, indépendamment
les humeurs odorantes séla civette, le castor, ettoutes
voisines des organes
crétées par les follicules inguinales
et les
sexuels, agissent évidemment sur les individus,
:
des
doute Tinfluence des effluves d'animaux en
en
sexuels. .( Ilen est de même pourles chevaux, les
organes
continue M. Virey;
chiens, et les autres mammifères,
le musc,
du fameux hippomane,
car, indépendamment
les humeurs odorantes séla civette, le castor, ettoutes
voisines des organes
crétées par les follicules inguinales
et les
sexuels, agissent évidemment sur les individus,
: --- Page 246 ---
238 )
aphrodisiaques externes les linimens faits
le miel, le storax liquide, l'huile
avec
lante, le beurre fraiset la
de fourmi vograisse
mais en y ajoutant de
d'oiessaurages,
T'uphorbe, du
bre, du poivre, et surtout de
gingemla civette.
l'ambre gris et de
Certains vieillards ont recours à la
tion, dans l'espoir de
flagellaVénus. Nous
recouvrer les faveurs de
lèbre,
avons,connu un sexagénaire cé-.
libertin. dépravé, qui ne pouvait
d'une femme qué lorsqu'il lui
jouir
voyait
cou à un poulet! d'autres à
couper le
Mais notre main se refuse à Saint-Domingue..
infamies
tracer de pareilles
2 qui dégradent l'homme et le sentiment.
Il est un plus doux stimulant
rites efféminés et
pour les sybapour ceux qui aiment et
vent ressentir, c'est la
sal'émanation
puissance des parfums :
des plus suaves odeurs agit d'une
manière
roluptueuse sur les
tempéramens nerveux qu'elles excitent, et dont elles
agacent la
porte au coit, non-seulement dans leur
mais elles
propre espèce,
peuvent exciter pareillement d'autres espèces. )) --- Page 247 ---
( 259 )
fibre sensible, : c'est probablement pour provoles jeunes époux que, dans les
quer au plaisir
entoure de roses le lit
mariages samnites, on
nuptial.
médecine, indépendamment
Dans l'ancienne
aussi les
on reconnaissait
des aphrodisiaques,
: on attribuait à ces médicamens
spermatopées
d'exciter une sécrétion et une
nombreux la vertu
et de
grande de la semence (1),
excrétion plus
disent
disposer à l'amour en faisant fermenter,
Yaura seminalis, ou la parles anciens auteurs,
agissant
tie volatile de la semence. Ces remèdes,
étaient échaufmédiatement ouimmédiatement,
corroborans et stimulans : en en
fans, toniques,
facidonnant ici l'énumération, on retrouvera
lement en eux les aphrodisiaques.
du Dicselon les auteurs
Les spermatopées, universel de Matière méditionnaire raisonné
les aromatiques, les stomacale, comprennent
les résines, les cantharichiques 2 les baumes. 9
l'huile
des, les fomentations chaudes, les bains,
de
l'ail, les oignons 3 les poireaux 2 les
rue,
() Tous les hommes d'un tempérament lascif ont dà
qu'en mangeant le soirdescufsf fraisà à lac coque,
remarquer ils éprouvaient dans le sommeil des pollutions nocturnes.
A -23
, les stomacale, comprennent
les résines, les cantharichiques 2 les baumes. 9
l'huile
des, les fomentations chaudes, les bains,
de
l'ail, les oignons 3 les poireaux 2 les
rue,
() Tous les hommes d'un tempérament lascif ont dà
qu'en mangeant le soirdescufsf fraisà à lac coque,
remarquer ils éprouvaient dans le sommeil des pollutions nocturnes.
A -23 --- Page 248 ---
1 24o)
aromatiques, telles que celles d'aloès,
gommes
de bdellium, d'élemi, de galbad'ammoniaque.
demyrrhe, de sagapénum, de tacamahaca;
num,
de copahu, de la Mecque, du Pérou
les baumes
le borax, le sel marin 7
et de Tolu ; le camphre,
et animaux, les savons, les huiles
les sels volatils
le castoréum, et les huiles végédes animaux,
tales aromatiques.
malMais, malgré ces nombreuses ressources,
et aux jeunes débauheur aux épouximpuissans
et
chés qui fondent sur les vertus imaginaires
l'espoir de Ia papeu sûres des aphrodisiaques
Comment réparer, au secours d'une poternité!
tion, des forces que des années de jouissances
ont épuisées ? et le même antidote
excessives
manière sur tous les temagira-t-il de la même
Loin de nous les scinques, les ma- -
péramens?
fallacieux dont on flatte
bouyas etautres moyens
et
abuse la crédulité du peuple, qui
et.dont on
usent la santé par un usage inutile!
Garde-toi de puiser dans le philtre perfide
La vigueur que réclame un amoureux congrès:
Le myrthe qu'a piqué l'ardente cantharide
Se change en funèbre cyprès.
C. F.P.
même
Loin de nous les scinques, les ma- -
péramens?
fallacieux dont on flatte
bouyas etautres moyens
et
abuse la crédulité du peuple, qui
et.dont on
usent la santé par un usage inutile!
Garde-toi de puiser dans le philtre perfide
La vigueur que réclame un amoureux congrès:
Le myrthe qu'a piqué l'ardente cantharide
Se change en funèbre cyprès.
C. F.P. --- Page 249 ---
241 )
des aphrodisiaques adopIl existe cependant
la saine médecine, mais il s'en faut bien
tés par
leur reconnaisse les vertus exagérées par
qu'elle
les anciens.
M. de L., par exemple, propose (t. 1, p. 270)
de réparer les forces après des excès
un moyen
en amour, et que voici :
ceufs, dit-il, battez-les bien
4 Prenez quatre
d'écume de limaensemble avec un demi-verre
çon à coque, et ajoutez :
De sel.
de chaque
De gingembre pulvérisé.. (une pincée.
du tout une omelette dont on re4 On fait
nouvelle l'usage tous les jours, jusqu'à ce que
les signes de vigueur reparaissent. D
Le même auteur (t. 1, P. 509) propose encore
le moyen suivant :
Prenez :
Moëlle de Boeuf..
une once.
Jaunes d'oeufs frais..
deux onces.
Battez le tout ensemble, et ajoutez :
Ambre gris..
2 grains.
Gingembre en poudre. 1 scrupule.
TOME II.
--- Page 250 ---
( 242 )
On fait avec ce mélange une omelette
dont
on mange une semblable pendant huit
jours, à
jeun, en buvant
par-dessus un vérrè de vin
d'Epagne.
Dansle. Formulaire magistral,
par MM.
publié en 1 1814
Pariset et Cadet
seille'
Gassicourt, on con-
(p. 554), article fuiblesse des
de la génération, les
organes
nombre de
pastilles de gen seng, au
quatre à cinq à une heure de distance, et le wakaka des Indes à la dose de
tre gros à une once. Voici la formule quadeux
de ces
préparations
pharmaceutiques, I
trouve en tout temps chez M. Cadet
qu'on
Gassicourt.
Pastilles de Genseng ( espèce de Panax.
)
Genseng en poudre.
5 onces.
Vanille.
Essence d'ambre.
IO onces.
Teinture de cantharides.. 5 10 gouttes.
Huile de cannelle..
dragmes,
50 gouttes.
Sucre..
1O livres.
Mucilage.
quant. suff.
V Divisez en pastilles de 24 à 50 grains.
pharmaceutiques, I
trouve en tout temps chez M. Cadet
qu'on
Gassicourt.
Pastilles de Genseng ( espèce de Panax.
)
Genseng en poudre.
5 onces.
Vanille.
Essence d'ambre.
IO onces.
Teinture de cantharides.. 5 10 gouttes.
Huile de cannelle..
dragmes,
50 gouttes.
Sucre..
1O livres.
Mucilage.
quant. suff.
V Divisez en pastilles de 24 à 50 grains. --- Page 251 ---
243 )
Wakaka des Indes.
Cacao mondé.
1/2 once.
Sucre.
4 onces.
Sucre de vanille.
6,dragmes.
Cannelle.
I dragme.
Rocousec..
I dragme.
Faites une poudre selon l'art.
aromatique et fortifiante ranime
Cette poudre
des vieillards et des convalescens. On en
l'appétit cuillerée à bouche dans un potage au
met une
de lait. Les
riz, au vermicel, ou dans une jatte
la prennent à la dose d'un demi-gros
Espagnols
dans une tasse de chocolat.
de
dit le docteur
a Ces sortes
préparations,
réChaumeton (1), doivent être exclusivement
du. Nouv. Dict. des Sc. méd.
()motophrodisiague
Nous; pourrions citerd'aprèsM. Virey(Ball.depharm.
autres compositions aphrodisiaques
mai 1813), plusieurs
la teinture ou esusitées et réputées utiles, telles que
Traité de
aphrodisiaque) de son
sence royale (alcool
id.,
Pharmacie, t. 2,p. 90, etl'alcool de magnanimité,
- - 23 --- Page 252 ---
244 )
médecin habile qui saura varier les
servées au
modifier les doses selon la nature
ingrédiens,
del'affection'etlet tempéramentdesi individus.
Mais, hélas! en vain on frottera d'huile aropetit et trop court, en
matique un pénis trop
voudra par là rappeler à la vie un orvain on
odont les fonctions sont pour toujours
gane
ces secours précaires
éteintes, que peuvent
émouvoir
le toucher d'une belle ne peut
quand
d'anciennes plaies 2 des
altérées par
ces parties
ou même par défaut de
chutes, des opérations,
sensibilité!
dit M. Esménard (1), que
* Il est reconnu,
sûr de tous les
le tact ou le toucher est le plus
lui
rectifie tous les autres, dont
sens : c'est
qui
seraient souvent que des illusions,
les effets ne
L'homme ne voit et
s'il ne venait à leur secours.
une petite partie de son corps,
n'entend que par
des nerfs et de la
mais partout où se trouvent
du
ou moins la sensation
vie, il prouve plus
115.La recette du cachundé, pâte parfumée servant
Pdans TInde, les diablotins d'Idepastilles aphrodisiaques
talie, le samboyon 2 etc..
(:) Notes surle poëme de IImagination.
L'homme ne voit et
s'il ne venait à leur secours.
une petite partie de son corps,
n'entend que par
des nerfs et de la
mais partout où se trouvent
du
ou moins la sensation
vie, il prouve plus
115.La recette du cachundé, pâte parfumée servant
Pdans TInde, les diablotins d'Idepastilles aphrodisiaques
talie, le samboyon 2 etc..
(:) Notes surle poëme de IImagination. --- Page 253 ---
245 )
toucher. Quoique les doigts de la main
l'organe le plus naturel du
soient
fait sentir
les
tact, son action se
par
organes de tous les
sens. D
autres
Si les
aphrodisiaques ont la puissance d'exciter les ardeurs de Vénus, les
contraire, ont la vertu de les hynoptiques, au
avons
réprimer. Nous
indiqué, au mot
débilitans
continence, 2 les moyens
employés par les religieux pour
tirl l'aiguillon de la chair, de
amorce nombre sont le
nénuphar,
le
l'agnus-castus, Jes semences froides,
camphre, le nitrate de
potasse, etc.
e Le nom
d'agnus-eastus, dit le docteur
Chaumeton, indique suffisamment les
tés qu'on lui a
propriésupposées. En effet, la vertu antiaphrodisiaque de T'agnus-castus
célèbre chez les Grecs
était déjà
et les Romains : par
quel'singulier caprice a-t-on choisi
blème, et en
pour emla chasteté, quelque sorte pour palladium de
une plante qui, loin de calmer
l'eréthisme des organes génitaux, doit
traire leur donner
au conune énergic nouvelle?
bien d'usages ridiculesn'a-t-on
Combien de fablesabsurdest
pas établis?comcette
sn'a-t-on pas débitées sur
prétendue vertu anti-sphrodisinque?
Diosa3 --- Page 254 ---
246 )
Pline, Galien, nous apprennent que les
coride,
de Cérès formaient leur couche virgiprétresses
de l'agnus-castus, et
nale avec, les rameaux
les temples de la déesse,
qu'elles en jonchaient
Cn prépare
à la célébration des thesmophories.
avec les baies de cet arbrisencore de nos jours,
distillée, et un sirop
seau, une essence, une eau
delachair,
avec une violence exTamruettet
souvent se fait sentir
qui
sombres asiles où l'homme s'imtrême dans ces
combattre le plus doux
la loi barbare de
pose
de la nature. Armand
et le plus utile penchant
a bien eu la folie de prétendre
de Villeneuve
d'smontirtoatsentiment
qu'un moyen infaillible
habituellement
consiste à porter
voluptueux, dont le manche soit fait avec de
un couteau
et vinculum veneris.
Yagnus-eastus. > Ligutura
Dioscoride, couLesdames sd'Athènes, suivant de Cérès, sur) le
chaient aussi, le jour des fêtes
comme propre à les
feuillage de l'agnus-castus.
odeur,
détourner de l'impudicité, parce queleur
éloigne les pensées libidiselon elles, réprime,
des songes
neuses, et efface, ou plutôt préserve
Chomel n'exalte pas ainsi les propriétés
lascifs.
mais il lui reconchimériques de l'agnus-castus,
'Athènes, suivant de Cérès, sur) le
chaient aussi, le jour des fêtes
comme propre à les
feuillage de l'agnus-castus.
odeur,
détourner de l'impudicité, parce queleur
éloigne les pensées libidiselon elles, réprime,
des songes
neuses, et efface, ou plutôt préserve
Chomel n'exalte pas ainsi les propriétés
lascifs.
mais il lui reconchimériques de l'agnus-castus, --- Page 255 ---
A
(2 247 )
et le considère comme
nait celle des émulsions,
dans les accès hystériques. e Certains
convenable
le docteur Chaumeton (1),
auteurs, dit encore
des baies
prétendent que la saveur aromatique volatile
et la quantité d'huile
de Yagnus-castus,
les rendent plus prodont elles sont pénétrées,
à échauffer qu'à rafraichir. p
pres
opinions sur les vertus du camOn a diverses
dans le siècle passé, selon
phre; par exemple,
comme un
le camphre
Sealiger, on regardait
le donnait à mâcher
et on
anti-aphrodisiaque,
et éteindre les feux
aux moines pour apaiser
contraire, loin
: mais au
de la concupiscence
de Vénus, le camphre
de réprimer les ardeurs
l'insomaccélère la circulation, et il augmente
nie, la chaleur et la soif.
émacie les perL'usage du camphre épuise,
emetlymphatiques; il ne peut
sonnes grasses
ni T'érection. Il
pécher la sécrétion du sperme, funeste dans les
devient très-contraire et même
Il ne conaffections du cerveau et de l'estomac.
et aux
de lettres
vient pas surtout aux gens
etsionl'utidélicate,
femmes d'une complexion
Flore du Dict. des Sc. méd. (mot agnus-castus.)
()
- d - : a --- Page 256 ---
248 )
dans les affections hystériques, ce n'est
se
faveur des femmes dont la constitution
qu'en
nerveuse; car, dans le dernier
forte n'est point
cas, son odeur peut provoquer un accès.
du camphre, dit le docteur NysC L'odeur
seule, est sédative pour certaines
ten (1), qui,
loin d'avoir la faculté d'éteinconstitutions, est
dre l'action des organes générateurs, comme
cette maxime de l'école de Salerne :
l'annonce
Camphora per nares castrat odore mares.
est utile comme sédatif du sysLe camphre
tème nérveux, et comme stimulant diffusible,
c'est-à-dire comme excitant, par une action
transmet
à toutes les
prompte qui se
rapidement
ct dont l'effet est de
parties de l'organisation,
courte durée (2). -
Nouveau. Dictionnaire des Sciences médic.
(1)
tout différemment des pro-
(2) Aujourd'lui on pense
très-utipriétés de ce calmant diffusible, qu'on emploie
lement dans la plupart des affections aigués des organes
Car si le camphre semble quelquefois irriter,
génitaux.
muqueuse
c'est par sa saveur âcre quiexchelamembranes
'effet est de
parties de l'organisation,
courte durée (2). -
Nouveau. Dictionnaire des Sciences médic.
(1)
tout différemment des pro-
(2) Aujourd'lui on pense
très-utipriétés de ce calmant diffusible, qu'on emploie
lement dans la plupart des affections aigués des organes
Car si le camphre semble quelquefois irriter,
génitaux.
muqueuse
c'est par sa saveur âcre quiexchelamembranes --- Page 257 ---
-
249 )
continue le docteur Nysten, n'est-ce
Enfin,
l'état d'irritation spasmodique
pas en calmant
constitue le priades organes générateurs, qui
a
et la fureur utérine, que le camphre
pisme
M. Alibert a
été efficace dans ces affections?
dans ces derniers temps, sur une
constaté,
l'histoire dans sa Matière
femme dont il rapporte
du
médicale , cette propriété anti-aphrodisiaque
camphre. D
le nitre, regardé
Dans les temps reculés,
estimé
nature, était
comme agent principaldela et à retarder la
à prolonger les jours,
propre
chancelier Bâcon et le chevalier
vieillesse. Le
On lui
d'Igoy sont deux de: ses préconisateurs.
des vertus sans nombre ; mais les Anattribuait
refroidissement de
glaises s'apercevant, 9 par le
était anti-aphrodisinque, parleurs époux, qu'il
de la société l'usage de ce sel,
vinrent à bannir
employait journellement comme moyen
qu'on
dansles maladies.
phinodisispepmplglacites
C'est le seul bien connu, et des vertus réfrigésurtout sur les parties où réside le sens du
de la bouche,
mais cette exaltation n'est que locale et passagère,
goût;
T'ensemble des fonctions vitales est
ettefetconsécutifaur)
toujours comme agent sédatif.
L - a3 --- Page 258 ---
2 250 )
rantes duquel il n'est pas permis de douter.
Le nitre à petite dose est un
puissant antiphlogistique; ; mais à haute dose il devient
tant et purgatif. Il n'agit
de
irritous les
pas
même chez
individus; il devient irritant
personnes douées d'un
pour les
tempérament nerveux
très-faible, et il occasionne souvent des
tions en augmentant sensiblement
pollules urines,
circonstance qui, en favorisant la tension de la
vessie, détermine les pollutions.
Le nitre rappelle à la retenue et
de la nullité
au silence
l'orgueil du plus fier chevalier. En
vain cette Messaline veut-elle lui faire le sacrifice de ses charmes,
l'anaphrodite ne peut
dre ses ébats avec la beauté
prenUn remède
qui le provoque.
capable d'éteindre àjamais les feux
de l'amour, et de détruire les
teurs, serait un fléau
principes procréapour la société, puisque
l'homme déchu de son état serait réduit à l'état
de néant, ne pouvant plus aspirer à la
au bonheur de se trouver
gloire et
avec ses enfans (1).
(1) L'abus excessif des acides, surtout le sulfurique
étendu d'eau, en boisson, et en
topique; 2 l'usage beaucoup trop fréquent de l'opium des narcotiques, des ra-
urs, serait un fléau
principes procréapour la société, puisque
l'homme déchu de son état serait réduit à l'état
de néant, ne pouvant plus aspirer à la
au bonheur de se trouver
gloire et
avec ses enfans (1).
(1) L'abus excessif des acides, surtout le sulfurique
étendu d'eau, en boisson, et en
topique; 2 l'usage beaucoup trop fréquent de l'opium des narcotiques, des ra- --- Page 259 ---
(251 )
SI LXXII.
alimentaires, on en disParmi les substances
à stimuler
tingue aussi que l'on juge plus propre
et à favoriser les fonctions
les organes génitaux, nombre sont les sucs et les
vénériennes : de ce
les
les ceufs, les crustacées,
gelées de viande,
et surtout les oronécrevisses, les champignons,
farineuses
et les truffes, les substances
ges
sucrées, et contenant beaucoup
et féculacées
mais plus
d'huile essentielle, les vins généreux,
les liqueurs médioastringens qu'alcooliques,
fortes, mais parfumées et aromatisées;
crement
les artichaux, le
certains orchys et satyrions,
la vanille, le café, la cannelle,
céleri, le cacao,
Thabitude journalière de livresse par des
fraichissans,
absoluc de tout penliqueurs fortes, enfin la répression
sévère de la
chant à l'amour par la pratique longuc ct
oblitérent les organes sexuels,
chasteté, affaiblissent,
et rendent indiles mettent dans un état d'impuissance,
Dict. des Sc. méd.),
rectement eunuques ) (nouv.
puisque dans ce cas T'imipuisc'est-à-dire anaphrodites,
sans comet momentanée,
sance n'est qu'acilentelle
plication d'agénésie.
- à --- Page 260 ---
(252 )
le sucre, les fruits parfumés, tels quel'ananas,
la framboise, et en général toute la série des
épices.
Parmi les alimens destinés à fortifier les
systèmes, j'indiquerais de préférence dans ce cas. les
truffes, les champignons, les oronges, le poivre
etl les artichaux; les orchis, dont on fait des conserves que Dioscoride regarde comme de puissans aphrodisiaques; le chocola, tréunissant des
propriéts analeptiques et aphrodisiaques en raison des substances aromatiques avec lesquelles
on l'associe.
a Les plantes cryptogames (1) ont une renommée que plusieurs d'entre elles justifient à
certains égards; la truffe parfumée, l'excellente
morille, la délicieuse oronge, et diverses autres
espèces d'agaric, de bolet, de phallus, produisent réellement des titillations voluptueuses, et
rallumnent quelquefois des feux amortis. Les
Romains connaissaient parfaitement cette vertu
des champignons, et Martial l'a célébrée dans
ses épigrammes par ces mots :
Cum sit anus conjux, et sint tibi mortua membra,
Ntl aliud bulbis quam satur esse potes.
(1): Mot aphrodisiaquedu. Nouv. Dict.desSc, Méd.).
espèces d'agaric, de bolet, de phallus, produisent réellement des titillations voluptueuses, et
rallumnent quelquefois des feux amortis. Les
Romains connaissaient parfaitement cette vertu
des champignons, et Martial l'a célébrée dans
ses épigrammes par ces mots :
Cum sit anus conjux, et sint tibi mortua membra,
Ntl aliud bulbis quam satur esse potes.
(1): Mot aphrodisiaquedu. Nouv. Dict.desSc, Méd.). --- Page 261 ---
253 )
Iln'estp point d'aliment plus substanciel
les ceufs, continue le docteur
que
prodigieuse
Chaumeton ; une
quantité de matière nutritive
trouve rassemblée sous un très-petit
s'y
Un ceuf frais à la coque suffit
volume.
quelquefois
pour réparer les forces épuisées par une longue
marche ou par de fréquentes jouissances.
Un
jaune d'oeuf, délayé et parfaitement
dans une tasse de chocolat bien sucré incorporé
et aromatisé, fournit un breuvage dont
louer la
je ne puis trop
saveur agréable et analeptique. >
Les vertus aphrodisiaques du cacao
tisé et du café sont trop évidemment aromaprouvées
pour qu'il soit besoin de les répéter ici.
dant le café a trouvé des détracteurs; Cepenet, indépendamment des Duncan, Gayaut, Hilscher,
Zannichelli, Ittner, Eloy et autres, , qui, dit le
docteur Chaumeton, ont essayé de prouver
l'usage habituel de cette boisson est
que
très-nuisible, M. de L... (1) affirme, ( qu'on soutint,
en 1695, une thèse aux écoles de médecine de
Paris, dans laquelle on entreprit de
l'usage journalier du café rendait les prouver que
hommes
()T.1P. 282.)
- :3 --- Page 262 ---
254 )
femmes inhabiles àla génération'(1). S'il
etles
dans les îles, ou l'usage du café
en était ainsi,
cinq ou six fois par jour,
se renouvelle jusqu'à
et des
deviendrait la postérité des colons,
que
qui en sont si avides, et dont
Africains surtout,
est si féconde et si multipliée?
la progéniture médicale du café dansFlore des
(Voyezl'Histoire
Antilles),t. VIII, P, 190, pl. 564).
SLXXIII
CAUSE. - Organes assoupis.
Nous voyons que parmi toutes les substances
aphrodisiaques et spermatopées, on
réputées
rang celles qui sont
place toujours au premier
odopourvues d'une grande oqpantitédeprincipes
et il semblc rationnel de
rans et aromatiques;
dans l'étroite
chercher la cause de leurinfluence
qui unit entre eux les
et puissante sympathie
générateurs et le sens de l'odorat.
organes
(s)Lesorientaux trouvent dans le trop fréquent usage
capable de les refroidir;
du café un anti-aphrodisiaque
cérécar, en portant son action sur le système nerveux
bral, il dessèche et débilite les autres facultés. (J.-J. ViMédicamens
en général, Bull.
rey, des
aphrodisiaques
de pharm., no 5, ve, année, mai 1813., p. 193.),
générateurs et le sens de l'odorat.
organes
(s)Lesorientaux trouvent dans le trop fréquent usage
capable de les refroidir;
du café un anti-aphrodisiaque
cérécar, en portant son action sur le système nerveux
bral, il dessèche et débilite les autres facultés. (J.-J. ViMédicamens
en général, Bull.
rey, des
aphrodisiaques
de pharm., no 5, ve, année, mai 1813., p. 193.), --- Page 263 ---
A
(2 255 )
REMÈDES. Odeurs, etc.
fait connaitre (section II,
Nous avons déjà
existe entre les orchapitre II)la connexion qui
sexuels et ceux des sens. Nous rappelleganes seulement ici le rapport de l'organe olfactif
rons
de la génération, , par l'exemple
avecles parties
et recouvieillard énervé qui se ranimait,
de ce
sueur musviriles en flairantla
vrait ses facultés
d'autres individus
quée d'une femme brune;
moins dépravés, en respirant
avec des goûts
sentir renaitre
l'odeur d'une rose ou de l'ambre,
des désirs depuis long-temps assoupis.
S LXXIV.
soit et puisse être le fondement de
Quel que
attribue aux
la vertu réelle ou imaginaire qu'on
médicamens désignés sous les noms pompeux
ou de spermatopées, on sent
d'aphrodisiaques
agir qu'en irrique les médicamens ne peuvent
et forçant
tantspécialementl les parties génitales,
des autres sécrétions
leur sécrétion au préjudice
seuls ils ne
et de l'économie en général, et que
conséquent, propres qu'à produire
sont, par
l'épuisement.
At pae --- Page 264 ---
256 )
S LXXVI.
Les Analeptiques réparent sans exciter.
Il n'en est pas de même des véritables
leptiques, des alimens succulens,
anafruits sucrés et
de quelques
parfumés,
et
raisonnée.
etd'unehygiène sage
SLXXVIL
Alimens âcres. contraires dans PAnaphrodisie
par épuisement.
Les condimens ou assaisonnemens
aromatiques, les substances
âcres et
rantes ,' ou possédant
résineuses et odoune propriété excitante
quelconque, ne peuvent jamais convenir dans
l'anaphrodisie due à
l'épuisement des forces,
quelle que puisse être la source de cet
ment, parce que ces substances
épuiseceptibles de
ne sont pas susréparer les pertes et de fortifier véritablement, mais déterminent
tation
une simple excigénérale qui se porte et se fait plus
ticulièrement sentir aux
parorganes générateurs,
non-seulement par une propriété spéciale de
ces substances, mais en raison aussi de la sensibilité plus élevée etj plus délicate de
ces organes.
disie due à
l'épuisement des forces,
quelle que puisse être la source de cet
ment, parce que ces substances
épuiseceptibles de
ne sont pas susréparer les pertes et de fortifier véritablement, mais déterminent
tation
une simple excigénérale qui se porte et se fait plus
ticulièrement sentir aux
parorganes générateurs,
non-seulement par une propriété spéciale de
ces substances, mais en raison aussi de la sensibilité plus élevée etj plus délicate de
ces organes. --- Page 265 ---
- 257 )
SI LXXVIL.
Tlyh une grande différence à faire entre les
fortifians et les toniquès, et c'est ticis sans doute
le lieu de l'établir.
Les Fortifians réparent,
Les fortifians sont toutes les substances
susceptibles de s'assimiler promptement,ebde fournir une grande quantité et une bonne qualité
de sucs propres à réparer les forces
et à remplacer les molécules
épuisées 2
trop animalisées
dont l'économie doit Se débarrasser.
Les Toniques excitent sans réparer,
Les toniques, au contraire, ne donnent
ou donnent très-peu de chose à
rien, 2
l'économie : ils
déterminent seulement une excitation sur la
totalité des organes, ou sur
quelques-uns en
particulier; augmentent le degré de cohésion
des molécules et la fermeté des fibres, ct,
leur propriété stimulante
par
9 mettent en action
des forces qui, jusque-là, n'étaient
qu'en puissance et se trouvaient, pour ainsi dire, cachées
ou endormies. D'après cette observation, le
ToxE II.
à a --- Page 266 ---
258 )
long usage des toniques seuls épuise les forces
tandis que.I l'emploi des véritables fortifians les
entretient et les répare.
S LXXVIII,
Les toniques mettent en mouvement la faculté contractile.
Ily y a aussi une grande différence entre les
toniques et les excitans, et il est bien important
d'y faire attention dans le traitement de l'anaphrodisie.
Les Excitans irritent l'appareil sensitif.
Les premiers mettent en mouvement et en
action 9 comme nous l'avons dit plus haut, les
forces vitales, et paraissentagir principalement
sur la faculté contractile'; les seconds, au contraire, bornent, pour ainsi dire, leur influence
sur le système sensitif ou nerveux, dont ils augmentent singulièrement l'impressionabilité; et,
loin de raffermir la contractilité, ils la vicient
et la dérangent. --- Page 267 ---
259 )
SLXXIX.
Les Toniques sont préférés en remplissant les deux
c'est-à-dire en rétablissant le ton du systéme indications,
diminuant Pexcitabilité vicieuse du
musculaire, et
systéme sensitif.
De cette nouvelle
remarque, si elle est
juste, résulte un principe ou une loi
la
qui en est
conséquence inévitable; c'est que, dans tous
les cas où l'équilibre est rompu entre le
musculaire et le système sensitif, de système
manière
qu'on se trouve obligé de rétablir le ton
fermeté du
et la
premier, et de diminuer l'excitabilité vicieuse du second, les
toniques sont seuls
indiqués, et que les excitans doivent être sévèSarorhimnremad ilfautêtre
bien attentif pour ne pas confondre les
les autres, comme il n'arrive
uns et
que trop souvent.
SI LXXX.
En conséquence de ce principe,
lorsque l'anaphrodisie résultera de l'instabilité d'action
système musculaire et de l'exaltation
du
du
tème
syssensitif, ou de l'excès de
susceptibilité
nerveuse 9 elle. devra être combattue
par les
S
himnremad ilfautêtre
bien attentif pour ne pas confondre les
les autres, comme il n'arrive
uns et
que trop souvent.
SI LXXX.
En conséquence de ce principe,
lorsque l'anaphrodisie résultera de l'instabilité d'action
système musculaire et de l'exaltation
du
du
tème
syssensitif, ou de l'excès de
susceptibilité
nerveuse 9 elle. devra être combattue
par les
S --- Page 268 ---
260 )
bains froids, les martiaux, le kina, et toute la
série des moyens pharmaceutiques choisis avec
sagacité dans les espèces toniques.
S1 LXXXL
REMÈDES. Boissons mucilagineuses sédatives.
Lorsqu'il y aura à la fois exaltation du système sensitif et excès de contractilité, comme
cela arrive dans le priapisme, par exemple, et
d'autres circonstances, il faudra substituer
dans
et opposer alors les
les sédatifs aux toniques,
boissons délayantes et mucilagineuses, les
nitrées, camphirées,le petit lait, lès -
émulsions
saignées, les bains tièdes, etc.
Le priapisme est combattu par les nervins,
la valériane, le musc, le camphre
le quinquina,
les bains froids, ou par les calmans et les reet
et les bains chauds, suivant
lâchans, T'opiunr
les cas.
S LXXXII
difficile.
CAUSE. 1 Maladie longue, 7 convalescence
Je dis suivant les circonstances, car le priaétant une affection aigue déterminée
pisme --- Page 269 ---
A
( 261 )
presque toujours par une' exaltation des
priétés vitales dansles
proaffection
organes génitaux, et cette
étant presque toujours
de douleurs, je conçois difficilemeut accompagnée
les effets
avantageux, n'importe dans quelle circonstance
que ce soit, des nervins ecitans, du
de la valériane et du musc, le
kina,
bains froids
camphre et les
ou tièdes exceptés, et je conçois
très-bien, au contraire, les effets salutaires des
calmans, de l'opium et des bains chauds,
modérer et apaiser les douleurs du
pour
et pour tempérer l'ardeur vénérienne priapisme,
résulte.
qui en
Lorsque l'anaphrodisie est le résultat
d'une maladie longue, d'une
passager
ficile
convalescence difetlente, il faut bien se garder de chercher
à combattre; il faut même réprimeravec
des désirs qui porteraient à des
sévérité
seulement
mouvemens non
susceptibles de nuire à la convalescence, mais encore qui deviendraient des
puissantes de rechutes.
causes
RENÈDES. Repos absolu,
J'ai donné plus haut l'histoire d'un
homme qui mourut dans les bras de
jeune
sa maitresse
- A --- Page 270 ---
262 )
pour avoir voulu sacrifier trop tôt à Vénus, après
une longue maladie.
S LXXXII.
L'impuissance et même la stérilité ont quelquefois cessé après le développement et la guérison d'une maladie aigue, dont la dépuration,
en désobstruant les vaisseaux engorgés, a rétabli le cours des liquides.
S LXXXIV.
Outre les substances que nous avons indiquées sous le titre général de spermatopées, il
en est quelques-unes encore qui ont été signalées par quelques auteurs comme très susceptibles d'entretenir et de rallumer les feux de.
l'amour et de la concupiscence.
Gesner et M. Chaptal ont vanté la moutarde,
et ont guéri, par des bains sinapisés, des atonies
du membre viril qui duraient depuis plusieurs
années.
li le cours des liquides.
S LXXXIV.
Outre les substances que nous avons indiquées sous le titre général de spermatopées, il
en est quelques-unes encore qui ont été signalées par quelques auteurs comme très susceptibles d'entretenir et de rallumer les feux de.
l'amour et de la concupiscence.
Gesner et M. Chaptal ont vanté la moutarde,
et ont guéri, par des bains sinapisés, des atonies
du membre viril qui duraient depuis plusieurs
années. --- Page 271 ---
263 )
S LXXXV.
Les anciens ont également proclamé la puissante vertu de la roquette; les poètes ont célébré sa favorable
influence,et, pour cette raison,
on en faisait hommage à Priape, et on la semait
autour de sa statue.
- Et
gua-/frugfaropariur vicina Priapo
Excitat ut veneri tardos Eruca maritos.
S LXXXVI.
Quelques auteurs ont prodigué de grands
éloges au musc, et Weichard dit avoir éveillé,
par le moyen de cette substance, les
génitaux d'un homme
organes
presque octogénaire.
(Foy. ci-dessus, S LXXI des dphrodisiaques.) 1
SL LXXXVII.
D'autres ont employé l'électricité, et vanté
ses succès. M. de Cazelles, médecin à Toulouse,
s'en est servi avec avantage dans un cas d'épuisement et d'abolition des facultés viriles accomà - --- Page 272 ---
2 2 264 )
pagné d'écoulement involontaire de la liqueur
spermatique.
Au rapport de Mauduit, Mazard a obtenu,
comme nous l'avons déjà dit, le même résultat
dans des blénorrhagies constitutionnelles, dans
les pertes habituelles de semence, dans l'abolition des facultés viriles, enfin, dansl'épuisement
complet et alarmant, qui, trop souvent, est la
suite de l'abus des jouissances ou de la masturbation.
Mais aussi, Sage rapporte I'histoire d'un individu égalément affaibli, et chez lequel le Galvanisme, opéré sur la verge, produisit très-promptement un résultat funeste. (Foyez plus haut,
S LVII.)
S LXXXVIIT:
Les vêtemens irritans, tels que ceux de laine,
appliqués immédiatement sur la peau, en déterminant sur tout le système cutané un agacement et un chatouillement continuel, stimulent
en particulier les organes de la génération. C'est
sous ce rapport, sans doute, et pour remporter
une victoire plus complète sur les sens, et conforme à leur veux d'une constante mortifica-
un résultat funeste. (Foyez plus haut,
S LVII.)
S LXXXVIIT:
Les vêtemens irritans, tels que ceux de laine,
appliqués immédiatement sur la peau, en déterminant sur tout le système cutané un agacement et un chatouillement continuel, stimulent
en particulier les organes de la génération. C'est
sous ce rapport, sans doute, et pour remporter
une victoire plus complète sur les sens, et conforme à leur veux d'une constante mortifica- --- Page 273 ---
2 265")
tion, que certains ordres voués à la chastetés'obligeaientàj porter des chemises de laine(Foyes
plus haut, S LVIII.)
$ LXXXIX.
Enfin, l'anaphrodisie peut aussi, et d'une
manière générale, être éloignée parun
de circonstances toujours farorables concours
à l'activité
des organes génitaux etaulibre exercice de' leurs
fonctions: ; telles sont : lhabitude des frictions
sèches sur Ia peau, les promenades
régulières
en bon air et sous un ciel serein et
tempéré;
l'équitation, la danse(1), l'exercice de la chasse
et des armes, du jeu de paume et du
billard; l'air de la
jeu de
campagne, une habitation
salubre et gaie entourée de bosquets, de
dins; la saison du
jarprintemps, des occupations
agréables et variées, la musique, la
la tranquillité de l'esprit,
peinture;
l'éloignement de la
crainte, de la jalousie, de la tristesse, de toutes
les affections pénibles et de tous les souvenirs
douloureux. (Poyes ci-dessus les
giéniques.)
moyens ly-
() Parmi les toyens excitans, on
pagne, le bolero et le
connaît, en Espafandango, qui retracent des imaa --- Page 274 ---
2 266 )
TROISIÈME DIVISION.
Traitement mécanique ou chirurgical.
théorique des opérations à
La description
s'il y a lieu, pour obvier aux inconpratiquer, del'anaphrodisie, ne doit pas trouver de
véniens
traité. Nous renvoyons, pour la
place dans ce
des Causes de
connaissance des cas au chapitre
la théorie chirurgicale,
TAnaphrodisie 2 et pour
de nos célèbres professeurs.
aux ouvrages
QUATRIÈME DIVISION.
Traitement proplyrlactique de TAnaplurodisie.
a pour but de
Le traitement prophylactique
la santé et de prévenir les maladies
conserver
voluptueuses, et que les anciens Romains se plaisaient
ges
les jeunes filles de Cadix (Juvénal, saà faire danser par
wveneris
tire XI, vers 162), comme un irritamentum
du Dict. des Scienc. méd.)
languentis. ( Mot femme
du chica, où tout le
La danse, plus lascive encore
semble frémir de volupté et rececorps en mouvement
du plaisir. Alors ces a
voirà chaque gragement Timpression
haletante,
danseurs agités, aux yeux ardens, à T'haleine
de leur sein tous les feux de l'Afrique.
semblent expirer
danser par
wveneris
tire XI, vers 162), comme un irritamentum
du Dict. des Scienc. méd.)
languentis. ( Mot femme
du chica, où tout le
La danse, plus lascive encore
semble frémir de volupté et rececorps en mouvement
du plaisir. Alors ces a
voirà chaque gragement Timpression
haletante,
danseurs agités, aux yeux ardens, à T'haleine
de leur sein tous les feux de l'Afrique.
semblent expirer --- Page 275 ---
26; )
ou leur retour. C Rien n'était plus simple
la
médecine dans ses
que
commencemens. L'histoire
raconte (1) d'Esculape qu'il n'avait à sa suite,
lorsqu'il allait par le pays, qu'un chien et une
chèvre, se servant de la langue de l'un pour les
ulcères, et du lait de l'autre pour les maladies
de poitrine. )
C Les Babyloniens, dit aussi Hérodote,
ne se
servant pas de médecins, font porter les malades
dans les places publiques, afin que les
qui les voient, et qui ont eu une maladie passans
semblable à la leur, ou qui en ont vu quelqufun
malade', leur donnent conseil, et les encouragent à pratiquer ce qu'eux-mêmes ou d'autres
ont pratiqué avec succès en de semblables
cas. D
Cependant, à combien de dangers cette funeste sécurité n'entrainerait-elle pas? Abandonnez à la nature une maladie aigue, et vous verrez ce que le malade deviendra.
Quoiqu'on
doivé beaucoup attendre de la nature, il faut
néanmoins l'aider. La science de la médecine
n'est pas conjecturale, puisqu'on sait prédire les
crises, qu'on les provoque, s'il en est néces-
(1) Encyclopediana.
a 2 --- Page 276 ---
: 268 )
saire, ou qu'on les favorise si elles sont déclarées. La gaité, l'eau, l'exercice et la diète, sont
de grands médecins, a dit Molière. Il aurait dû
s'en tenir à ces conseils, au lieu de décrier obstinément un art évidemment utile, pour le seul
plaisir de faire de l'esprit.
Le traitement prophylactique de l'anaphrodisie produite par des maladies chroniques, devient inutile avant d'avoir détruit la cause occasionnelle; mais
Sublata causd tollitur effectus.
L'anaphrodisie due à la timidité, aux autres
affections de l'âme, se traite par le repos. de
l'imagination.
L'anaphrodisie contractée par les excès avec
les femmes, ou par les boissons alkooliques,
cède à l'usage des fortifians et des restaurans,
puisque tout ce qui est capable de réparer les
forces devient un secours efficace contre cette
affection.
L'anaphrodisie, au contraire, qui dépend
d'un vice de conformation dans les organes
offre peu de ressources pour la guérison, et
affections de l'âme, se traite par le repos. de
l'imagination.
L'anaphrodisie contractée par les excès avec
les femmes, ou par les boissons alkooliques,
cède à l'usage des fortifians et des restaurans,
puisque tout ce qui est capable de réparer les
forces devient un secours efficace contre cette
affection.
L'anaphrodisie, au contraire, qui dépend
d'un vice de conformation dans les organes
offre peu de ressources pour la guérison, et --- Page 277 ---
à 4
( 26g )
elle est même regardée incurable dans la
grande partie des circonstances
plus
(1).
Dans Iun et l'autre cas, soit que l'anaphrodisie soit produite par une faible constitution,
par de trop fréquens embrassemens
ou par le résultat de passions
amoureux.
trop vives et débilitantes, le repos et l'éloignement de l'objet
a causé les fatigues sont de puissans
qui
réparateurs:
on y revient plus tard avec une nouvelle vigueur,
et sans qu'il soit besoin d'avoir recours
tilles
aux pasvénitiennes et autres aphrodisinques
nicieux; on choisit l'usage de mets succulens, pertels que le lait, les ceufs frais, les gelées, les
geons, les amandes, les
pinoisettes, les faines,
les pistaches, en Europe; et parmi les fruits des
colonies, la noix d'acajou, l'arachide
édulcorée
torréfiée,
avec le sirop de gingembre, mets
friand et recherché en
Amérique, etc. Si c'est
aux colonies, on associera à sa nourriture ordinaire le mets qu'on y appelle calalou,
est composé de laplante
Jequel
mucilagineuse nommée
gombo, dont la saveur fade est relevée
les
épices du pays, tels que le piment, le ravend- par
(1) Médecine pratique de Lieutaud, P- 536.
- - 13 --- Page 278 ---
2 270 )
le girofle, etc, Les volailles, le jambon 1,
sara,"
y ajoute, font de ce mélange
les crustacées qu'on
un alimént excitant et réparateur. On a
exquis
aussi recours à un vin généreux et légérement
astringent, au chocolat, au cachou et aux arojours de ce régime on
mates. Après quelques
voit avec émotion l'objet de ses feux.
Souvent de, simples frictions sur les reins réveillent la nature engourdie ; quelquefois, pour
plus puissamment l'appétit vénérien,
provoquer à
des parties sexuelles
on a recours l'application
ou la gorge de la femme ; on s'ensurle corps
dort, et souvent, au réveil de ce sommeil réparateur, la vigueur est rappelée.
Pour éviter la confusion d'une honteuse re -
traite, il faut n'ouvrir la barrière, et n'entrer
est disposé au combat, et
en lice que lorsqu'on
celle
choisir les positions les plus convénables,
de
l'imagination ct la pudeur
surtout
laquelle
soient
alarmées. Il faut oublier que
ne
point
contre nature,
Venette attribue aux positions
illicites, la difformité des enfans
qu'il appelle
et la faiblesse de leur complexion. Aussi, tonnet-il contre la courtisane Cyrienne qui, la première, inventa toutes les postures lubriques
disposé au combat, et
en lice que lorsqu'on
celle
choisir les positions les plus convénables,
de
l'imagination ct la pudeur
surtout
laquelle
soient
alarmées. Il faut oublier que
ne
point
contre nature,
Venette attribue aux positions
illicites, la difformité des enfans
qu'il appelle
et la faiblesse de leur complexion. Aussi, tonnet-il contre la courtisane Cyrienne qui, la première, inventa toutes les postures lubriques --- Page 279 ---
(271 )
que l'empereur Tibère fit peindre autour de
salle des festins : il n'approuve
sa
ordinaire et celle de
que la position
coté,lorsqu'un homme avec
trop d'embonpoint veut caresser une femme
faible; il en tolère cependant
pour. les derniers mois de
encore une autre
M. R*** officier
grossesse.
demarine à
dont j'ai donné plus haut Saint-Domingue,
l'histoire, s'est bien
trouvé, au milieu de ses disgràces à la
Vénus, du conseil
cour de
que je lui donnai de coucher
auprès de sa belle épouse pendant
sans l'exciter.
plusieurs jours
L'espoir de goûter ce doux
sir des sens,
de
plaidejouir ce réve du bonheur
la sensation
dont
parcourt si agréablement en un instant tout notre corps, et ravit notre âme des
tendres délices ; la
plus
contemplation et
d'un aussipar fait modèle, l'ont
l'approche
mir d'aise, mais
d'abord fait fréopérent bientôt la constriction
et] la retraite des parties
il ne
génitales; et cependant
provoqua la lutte amoureuse
l'appétit des sens eut
que lorsque
timentale de l'âme sucédéal'émanation senet au trouble de limagination, aussi M. R dut-il les
cès à cette pénible
plus glorieux
retenue.
Comme je l'ai dit au chapitre de
l'imagination
- A --- Page 280 ---
272: )
exaltée, lorsqu'un amant passionné a échoué
il faut qu'ilprenne
dans une première entreprise,
sur lui de ne pas insister surune nouvelle attamais qu'il se ménage une seconde occasion,
que; soin, surtout, de ne pas préoccuper son
ayant
du moment dont il attend tant de
imagination
charmes; il faut ne rienheurter de front, et, en
cherchér à rétablir l'équimodérant ses désirs,
d'élibre, le calme etl'harmonie entre le degré
musculaire et celui du sysnergie du système
dit Cabatème sensitif: ( Les forces motrices,
s'éteignent, quand la
nis (1), s'engourdissent,
son influence vivifiante, par son
sensibilité, par
continuelle etrégulière, ne les renouvelle
action
mais elles le dégradent également, et perpas;
sont
dentdeleur wai.geadiaiapmede
trop vives et trop multipliées. >
Lorsque Tes jeunes gens, ou les nouveaux
une courbature, qu'ils peumariés éprouvent
à l'abus des plaisirs de l'amour,
vent attribuer
ct qu'ils
il faut qu'ils sachent faire un sacrifice,
absolu, une continence
se livrent à un repos
les fruits.
sévère dont ils retireront, plus tard,
action
mais elles le dégradent également, et perpas;
sont
dentdeleur wai.geadiaiapmede
trop vives et trop multipliées. >
Lorsque Tes jeunes gens, ou les nouveaux
une courbature, qu'ils peumariés éprouvent
à l'abus des plaisirs de l'amour,
vent attribuer
ct qu'ils
il faut qu'ils sachent faire un sacrifice,
absolu, une continence
se livrent à un repos
les fruits.
sévère dont ils retireront, plus tard, Physiqueetdalloral, ,t. 1-P194.
()Rapportdu --- Page 281 ---
(255)
On pourrait, en ce cas, leur adresser
vers que l'immortel Delille
ces beaux
met dans la
de la Raison
bouche
(1): 1
Sois plus sage > et modère tes voeux.
Veux-tu, dans ta fureur, d'un vain
De ses plaisirs futurs
regret suivie,.
User fait le
déshériter la vie?
bonheur, abuser le détrait.
. -
Le fou vers les plaisirs s'élance avec
Le sage en prend le
mais
ardeur,
Ceuille
si miel,
sans blesser la fleur.
encor, tu veux, cette fleur
Mais laisse le bouton à côtéde la fraiche éclose,
rose.
D'après ces sages maximes, veut-on
honte de
éviter la
lanaphrodisie? il faut ne se
sacrifier à Vénus
disposer à
qu'après avoir oublié les
gues auxquelles ses faveurs
fatidu repos, ériter la
exposent; prendre
pation, faire
solitude, chercher la dissiusage du lait, comme fluide
rateur, voilà les
répamoyens les plus assurés
gner la disgrace,
d'éloirendrait
qu'une plus longue einconduite
tinévitable.
L'hiver, a qui durcit les fibres,
tient dans un état de
qui les mainroideur, qui resserrelesys-
() Poëme de
FImagination, ch. VI.
TOxE II.
18.
--- Page 282 ---
2 274 )
et concentre la sensibilité, dit le
tème nerveux,
semble, en été, et
docteur Debreuze, D l'hiver
indiquer les bains d'eau
dans cette névrose,
et devant remplacer
froide comme toniques,
sobsidiairement l'impression de l'atmosphère.
utile aux anaphrodites d'un
Il sera également
de dormir
tempérament faible et très-nerveux,
quelques instans, surtout après le repas
pendant
chaud,
du milieu du jour, s'ils habitent un pays
même s'ils éprouvent un travail d'imaginaou
tion trop prolongé.
aussi de faire, soir
Nous leur recommandons
à l'abri du soleil.
et matin, une promenade
L'exercice, pris modérément, provoque l'énervitale, favorise le développement des orgagie
fortifie notre constitution. Les sensanes, et
tristes, et les études
tions répétées, les passions
épuisent la sensibilité
sérieuses, au contraire,
et affaiblissent les organes; 2 de là la nécessité
de les varier, et de leur faire
de les interroyppre,
succéder l'exercice physique qui rappelle à l'extérieur les forces de la vie, concentrées sur les
sens et sur le cerveau.
D'après ce qui précède, on voit que le repos
ou le délassement ne sont pas moins nécessaires
tions répétées, les passions
épuisent la sensibilité
sérieuses, au contraire,
et affaiblissent les organes; 2 de là la nécessité
de les varier, et de leur faire
de les interroyppre,
succéder l'exercice physique qui rappelle à l'extérieur les forces de la vie, concentrées sur les
sens et sur le cerveau.
D'après ce qui précède, on voit que le repos
ou le délassement ne sont pas moins nécessaires --- Page 283 ---
A a
275 )
à l'esprit qu'au corps. Ces moyens
sont
hygiéniques
généralement employés de préférence
médicamens. Nous pensons avec Boërhaave aux
qu'iln'est en effet de remédes
(1)
que ceux qui naissent de la circonstance, et sont
appliqués à
propos. D
(1) Préface de ses aphrorismes.
AS --- Page 284 ---
2 0 276) )
SECTION DIXIEME.
De Ldnaphrodisie considérée sous le rapport
de médecine légale.
L'anaplurodisie absolue, ou l'impuissance
d'exécuter l'action vénérienne (S XXXIX), et
l'agénésie, stérilité, ou l'impuissance de procréer, sont deux affections dont les résultats,
formant opposition à la propagation de l'espèce
humaine, doivent être appréciés également sous
le point de vue de médecine
légale, 9 et peuvent
souvent être regardées comme cause de cassation
de mariage.
e Le mariage, dit Fodéré (1), doit être considéré sous trois rapports : sous celui des besoins physiques personnels; sous celui des
(1) Traite de Médecine légale, t. 1, P. 328, édit.
de 1813. 6 volumes. --- Page 285 ---
277 )
enfans qui en naîtront, et enfin sous le
des droits et des devoirs que l'état social rapport
a attachés à cette institution. D'
Le but du mariage ne se trouve donc
point
rempli, soit quel'un des deux époux, étant
anaphrodite par trop ou trop peu de désirs, il ne
puisse opérer une corrélation convenable; soit
qu'y étant disposés l'un et l'autre, il y ait un obstacle par défaut de conformation. Ainsi,
sous
ce rapport de stérilité, les deux affections d'anaphrodisie et d'agénésie se confondent, attendu que de l'approche de ces deux individus
de sexe différent, il ne peut résulter aucun
effet, et par conséquent aucun fruit.
a L'objet du mariage, continue le célèbre
Fodéré (S CCXXXIX), , étant l'union des sexes
et l'attente bien naturelle
d'augmenter sa félicité, ily a erreur sur la substance même de ce
contrat, erreur sur la personne, cause principale de la convention, lorsque;
indépendamment du défautd'indemnité de
personne, l'on se
rencontre avec un époux d'un sexe autre
celui
que
auquel on s'attendait, avec un impuissant,
avec un individu portant le germe de maladies
hideuses propres à faire passer une vie pleine
- A
sexes
et l'attente bien naturelle
d'augmenter sa félicité, ily a erreur sur la substance même de ce
contrat, erreur sur la personne, cause principale de la convention, lorsque;
indépendamment du défautd'indemnité de
personne, l'on se
rencontre avec un époux d'un sexe autre
celui
que
auquel on s'attendait, avec un impuissant,
avec un individu portant le germe de maladies
hideuses propres à faire passer une vie pleine
- A --- Page 286 ---
278 )
de calamités, au lieu de ce sureroît de bonheur
l'on croyait trouver (1)- D Ces circonstances
que
indiquent souvent
conduisant à l'anaphrodisie,
la nécessité d'annuler un mariage qui n'a pas
contracté d'après l'intérêt des époux, des
été
moeurs ou de la postérité.
question de nullité de ma-
( Il n'était pas
dit Fodans les lois de Moise et de Numa,
ringe
seulement de répudiation et de didéré, mais
le divorce (2), ces
vorce. > ( En permettant
Thomme ét à la
donnaient à
deux législateurs
union dans
femme le pouvoir de rompre une
l'un ou, l'autre, ou bien tous les deux
laquelle
ensemble,auraient apenigaigselmgsisgne
qu'ils s'étaient dond'accomplir les espérances
nécs. Ils pourraient en se séparant, laisser,ignorerà la société les motifs de leur séparation, et
était couverte de
la honte de l'impuissance
du
toutes les autres causes naturelles et légales.
Mais, sous la loi des chrétiens, le madivorce.
devenait
étant indissoluble de sa nature,
ringe
ci-dessus les articles antipatkies, etc.,
() Voyez
sections II et IIIe.
Repertoire de Jurispruden.ce, mot impuissance.
(2) --- Page 287 ---
-
279 )
était accompli : l'homme et la
éternel dès qu'il
donc se séparer qu'en
femme ne pouraient
simu
qu'il n'y avait entre eux qu'un
prouvant
et que la loi etla religion n'alacre de mariage,
neuds
la nature ne
éterniser des
que
vaient pu
le
de former. Telle
leur avait pas donné pouvoir
d'impuisde toutes les accusations
est l'origine
prescrivit le premier le
sance. Justinien, qui
est aussi le premier
divorce par des lois civiles, des lois sur l'imqui ait promulgué
empereur
1a
puissance. >
du Code civil, il ne fut
Lors de la rédaction
savoir si elle
d'impuissance que pour
question
le désaveu d'un enfant né
pourrait autoriser
ou
Autrefois Yanaphrodisie,
dans, le mariage.
elle autoimpuissance en amour, étant prouvée,
mais on obtenait cette convicrisait le divorce;
dont le récit seul répugne
tion par des épreuves
moment Ives
à l'homme délicat. Écoutons un
s'exprime ainsi à cet égard.
de Chartres, qui
dans les
€ Dans l'ancienne jurisprudence, dit Ives de
premiers temps de l'empire français,
C
Chartres, une femme accusée d'impuissan
par le témoignage de sept
pouvait s'en justifier
et le serment : cette preuven'ayant
de sesproches
- a TERC
pugne
tion par des épreuves
moment Ives
à l'homme délicat. Écoutons un
s'exprime ainsi à cet égard.
de Chartres, qui
dans les
€ Dans l'ancienne jurisprudence, dit Ives de
premiers temps de l'empire français,
C
Chartres, une femme accusée d'impuissan
par le témoignage de sept
pouvait s'en justifier
et le serment : cette preuven'ayant
de sesproches
- a TERC --- Page 288 ---
280 )
suffisante,on imagina de mettre ensempas paru
billetsparmi lesquelsily en avaitun
bleplusieurs!
mharqué d'une croix; après les avoir long-temps
remués, on les distribuait aux deux époux, et
celui à qui le billet arrivait était cru sur sa parole. s
devoir
on
dans la suite, ne pas
a Quand crut,
de ces preuves où le sort avait part,
se contenter
ou leurs' amis, euson ordonna que les parties,
sent. à combattre en champ clos, , publiquedes juges qui se déclaraient
ment, en présence
pour le vainqueur. D
fut remplacé par l'épreuve du
a Cet usage
de deux
congrès, exécuté en présence d'une ou
dirigeaient l'opération 1, et qui dematrones qui
vaientensuite: raconter aux médecins, assemblés
chambre voisine, le succès qu'elle
dans une
avait eu. >
racontée dans tous ses
a Cette épreuve,
de Chauliac, était encore en
détails par Guy
vigueur au XIII siècle. Depuis lors on enchérit
la
et les juges ordonnèrent qu'elle
sur publicité,
tribunal, avec tout l'appaserait faite en plein
Ce fut talors qu'on
reil et la cérémonie possible.
vit des femmes traîner des maris septuagénaires
% --- Page 289 ---
e
(281.)
au pied des tribunaux, et les
audience;
provoquer en pleine
qu'on vit des maris
tragés, n'être
indignés et oupas en état, par cela même, de
témoignér leur puissance, quand la honte
ne les en eût pas empéchés. Cette
seule
toute en faveur dés fermes
justice était
qui, étant toujours
passives, devaient tmoinis redoutercette
aussi vit-on plusieurs hommes
épreuve;
paraitre
sans dans ce combat, qui donnèrent
impuisensuite des
preuves de virilité, et des femmes être déclarées
puissantes, qui furent encore stériles
second mari, ce qui décida enfin le avec un
de Paris à abolir cette
parlement
lennel rendu
épreuve par un arrêt SOle 18 janvier 1677, à l'oceasion
de l'affaire du marquis de Langey,
avoir été déclaré
lequel, après
impuissant sur la preuve du
congrès, se troava dans la suite père de
enfans, ayantpasséens secondes
sept
on ne s'en est
noces (1). Enfin,
rapporté qu'à la décision des
de l'art d'une
gens
réputation très connue. La chose
parait bien simple, cependantil a fallu dix siècles
()Deau,dnidefaire les Rapports en Chirurgie,
chapitre 23.
- AS
déclaré
lequel, après
impuissant sur la preuve du
congrès, se troava dans la suite père de
enfans, ayantpasséens secondes
sept
on ne s'en est
noces (1). Enfin,
rapporté qu'à la décision des
de l'art d'une
gens
réputation très connue. La chose
parait bien simple, cependantil a fallu dix siècles
()Deau,dnidefaire les Rapports en Chirurgie,
chapitre 23.
- AS --- Page 290 ---
(282 )
atteindre à cette
d'erreurs et d'expérience pour
simplicité. )
Nous ne pouvons mieux faire, pour comde transcrire ici le mot.
pléter cet article, que
du Nouveau Dictionnaire des Sciences
congrès,
médicales, qui satisfait pleinement ce qu'on
désire savoir à cet égard.
dit M. Marc,-
a Le mot congrès (congressus),
de coit,
employé souvent comme synonyne
l'épreuve à ladésigne plus particulièrement
les tribunaux avaient recours autrefois
quelle
dans les causes de divorce pour impuissance.
attribuentl'origine de cette praQuelques-uns
homme accusé
tique à l'effronterie d'un jeune
lequel offrit de prouver le cond'impuissance,
Cette demande
traire en présence d'experts.
été accueillie, elle devint en usage dans
ayant
de France, et fut même autorisée
les officialités
par des arrêts.
de LAmour
e Quoique Venette (Tableau
prétende en trouver des traces dans
conjugal),
certain
la jurisprudence romaine, il est presque
question du congrès avant le quaquiln'est pas
torzième siècle, où Guy de Chauliac en parle --- Page 291 ---
283 )
comme d'une preuve d'impuissance
justice. Toutefois, il ne
reçue en
parait pas qu'alors on
procédat à cette épreuve avec autant de formalités que vers le milieu du seizième siècle. Chauliac veut que le mari et la femme couchent
semble pendant plusieurs
enjours, en
d'une matrone savante et
présence
expérimentée, que le
médecin, autorisé par le magistrat, aura nomméd'office; qu'elle exorte les époux à se caresser
et à se chatouiller mutuellement;
fasse
qu'elle leur
prendre quelques remèdes aphrodisiaques;
qu'elle leur oigne les parties
génitales avec des
onguens convenables devant un feu de sarment,
et qu'elle rapporte fidèlement au médecin
ce
qu'elle a vu, afin que celui-ci puisse en faire
son rapport. D
Vincent Tagcreau, avocat de Paris, (
cours
Dissur lImpuissance de PHomme et de la
fèmme, édit. de Paris, 1612), nous
apprend
que, dans le procès du trésorier de Bray, les experts se composèrent de trois médecins, trois
chirurgiens et trois sages-femmes. Les
sions naives de cet auteur feront
expresconnaître de
quelle manière s'exécutait tdeson
dont il est
tempsl'épreuve
question. >
C - a -SC
(
cours
Dissur lImpuissance de PHomme et de la
fèmme, édit. de Paris, 1612), nous
apprend
que, dans le procès du trésorier de Bray, les experts se composèrent de trois médecins, trois
chirurgiens et trois sages-femmes. Les
sions naives de cet auteur feront
expresconnaître de
quelle manière s'exécutait tdeson
dont il est
tempsl'épreuve
question. >
C - a -SC --- Page 292 ---
284 ) )
les parties ont prété serment
( Après que
tascheront, de bonne foy et sans dissiqu'elles
d'accomplir l'oeuvre de mariage sans
mylation,
empeschement de part n'y d'autre, 2
y apporter
feront
après aussi que les experts ont juré qu'ils
fidèle rapport de ce qui se passera au congrez,
les uns et les autres se retirent en une chambre
où l'homme etl la femme sont
pour ce préparée,
afin de sçavoir s'il n'a
de rechef visitez;l'homme
point de mal : la femme pour. considérerl'estat de sa partie honteuse, et par ce moyen cola différence de son ouverture et dilatagnoistre
le
et si l'intromistion avant et après congrez,
sion y aura esté faicte ou non... En quelques
( coime en celui de de Bray) les parties
procès
le sommet de la teste
sont visitées nues depuis
jusques à la plante des pieds, en toutes parties
de leur corps,etiam in pociice, pour sçavoir s'il
rien sur elles qui puisse avancer ou empesya
honteuses de
cher Je congrez. Les parties
l'homme lavées à l'eau tiéde (c'est à sçavoir à
fin), et la femme mise dans un demy
quelle
temps. De là fait,
bain, où elle demeure quelque
l'homme et la femme se couchent en plein jour
lict, et les rideaux estant tirez, c'est à
en un --- Page 293 ---
285 )
I'homme à se mettre en devoir de faire
de sa puissance, habitant charnellement.a preuve
sa partie, et faisant
avec
l'intromission, où souvent
adviennent des altercations honteuses et ridicules, l'homme se plaignant que sa partie ne le
veut laisser faire, et empesche l'intromission
ellele niant, et disant qu'il y veut mettre le
:
et la dilater et ouvrir par ce
doigt
moyen : encore ne
sgaurait-il.quelque érection qu'il fasse,sis sa
tie veutl'empescher,
parsion ne lui tenaitles mains
et les genoux, ce qui ne se fait pas. Enfin, les
parties ayant esté quelquetemps au lict, comme
une heure ou deux, les experts
leur
appelez, ou de
propre mnouvement quand ils
en ayant assez subject, si sint viri, s'ennuyent,
chent, etouvrantles rideaux,
s'approqui s'est
s'informentde ce
passé entre elles, et visitent la femme
de rechef, pour sçavoir si elle est plus
et dilatée que lorsqu'elle s'est mise
ouverte
l'intromission
au lict, et si
a esté faite; aussi an facta sit
emissio, ubi, quid, et quale emissum. Ce
se fait pas sans bougies et lunettes à
qui ne
servent pour leur vieil
gensquis'en
ches fort
age, ny sans des rechersales et odieuses. Et font leur
verbal de ce qui est
procèspassé au congrez, ou (pour
A0
elle est plus
et dilatée que lorsqu'elle s'est mise
ouverte
l'intromission
au lict, et si
a esté faite; aussi an facta sit
emissio, ubi, quid, et quale emissum. Ce
se fait pas sans bougies et lunettes à
qui ne
servent pour leur vieil
gensquis'en
ches fort
age, ny sans des rechersales et odieuses. Et font leur
verbal de ce qui est
procèspassé au congrez, ou (pour
A0 --- Page 294 ---
286 )
mieux dire ) de ce qu'ils veulent qu'i 'ils baillent
juge, estant au mesme
au
chambre à
logis, en une salle ou
part avec les procureurs et
en cour d'église, attendant la fin de cet praticiens
On ne lit pas sans
acte. >
indignation le récit de ce
procédé indécent. Ecoutons maintenant les
flexion du docteur Marc,
résurcettematière. 4 Entre
pendraije.cantinue-til, de prouver l'immorale
absurdité de cette épreuye?
montrer
Cherchetai-je à déquels sentimens haineux de
dont les plaintes la
l'époux
provoquent, que l'atteinte
qu'elle porte à la pudeur, sont déjà des motifs
plus que suffisans pour anéantir momentanément l'énergie virile de l'homme le mieux
titué? Je me garderai bien
consdans les détails
d'entrer, à ce sujet,
d'hui,
qu'il comporte, et qui, aujourdeviennent superflus, puisque depuis
long-temps le congrès appartient
abolis, et que personne ne méconnaît aux. usages
des
la justesse
principes qui ont dicté cette
e Toutefois,
abolition. D
pour ne pas être
dois faire connaître la
incomplet, je
lieu à cette heureuse circonstance qui donna
réforme. a
al Dans les temps même ou l'usage du
était en vigueur, il n'a
congrés
pas manqué d'hommes --- Page 295 ---
( 287 )
éclairés qui en contestérent la validité. Un de
nos plus célèbres poètes, le législateur du Parnasse, attaqua cet abus par les armes de la satire :
Jamais la biche en rut n'a, pour fait
Traîné du fond des bois un cerf à
d'impuissance,
Et jamais
l'audience :
juge, entre eux ordonnant le congrès,
D: ce burlesque mot n'a sali ses arrêts.
On a Vu ci-dessus que l'épreuve odieuse du
congrès n'est rien moins que satisfaisante
prouver de la puissance d'un
pour
la demande de la
homme; car, sur
femme, le mari se voyant
détesté, méprisé, pourra-t-il, même machinalement, consommer l'acte le plus doux de la
nature, en présence de témoins curieux dont
la vue seule interdit et détruit la faculté des
fonetions viriles. Il est donc modestement impossible de compléter, cet acte ami des ténèbres
et du mystère, cet acte qui redoute les témoins
et le grand jour, et surtout qui veutl'accord
fait des parties, si ce n'est de la
d'un parché déhonté.
part
débauAinsi l'homme seul, trouvé anaphrodite, serait déclaré impuissant,
parce que
- - de
curieux dont
la vue seule interdit et détruit la faculté des
fonetions viriles. Il est donc modestement impossible de compléter, cet acte ami des ténèbres
et du mystère, cet acte qui redoute les témoins
et le grand jour, et surtout qui veutl'accord
fait des parties, si ce n'est de la
d'un parché déhonté.
part
débauAinsi l'homme seul, trouvé anaphrodite, serait déclaré impuissant,
parce que
- - de --- Page 296 ---
288 )
la femme parait toujours disposée, qu'elle le
soit ou non! >
z-Sur quel fondement, dit M. de Buffon,
étaient donc appuyées ces lois si peu réfléchies
dans le principe,et si déshonnétes dans l'exécution? Commentle.congres a-t-il pu être ordonné par des hommes qui doivent se connaître
eux-mémes, etsavoir que rien ne dépend moins
d'eux que l'action de ces organes; par des hommes qui ne pouvaient ignorer que toute émotion de l'âme, et surtout la honte, sont contraires à cet état, et que la publicité, et l'appareil seul de cette preuve étaient plus que suffisans pour qu'elle fût sans succès. (Histoire Naturelle, t.IV.) D
Ecoutons maintenant Devaux ( Art de faire
les Rapports en Chirurgie) K Un tempérament
froid et humide, rempli de pituite, dit cet auteur, qui rend valétudinaire, sans érection parfaite en s'approchant d'une femme, faisant
éjaculation sans intromission(1), quoique avec
toutes les parties de la génération en bon état, a
donné à la sentence définitive de dissolution de
() Symptômes d'anaphrodisie --- Page 297 ---
28g )
mariage pour cause d'impuissance,
que voici :
Sentence définitive pour cause d' Impuissance
par, frigidité.
a Tout considéré, le saint nom de Dieu invoqué, pris conseil de M. V... P..
teur en théologie, etc.,
prêtre, docnous avons déclaré, et
déclarons n'y avoir eu mariage entre ledit François Doinel et ladite Charlotte
François; lui
avons permis de se pourvoir par
trement, ainsi que bon lui
mariage ou ausemblera : fait défenses audit Doinel de contracter aucun
eu égard à son impuissance absolue mariage,
avoir,
: et pour
par icelui, contracté
mariage avec ladite
François, quoiqu'il connût soni
vons condamné
impuissance, - l'aen une amende de vingt livres,
applicableal la décoration dela
colas de cette
chapelle Saint-Nicour; et pour avoir, parladite François, tenté de se marier avec un autre
ledit
Doinel, avant que ledit mariage fût déclaré que
l'avons aussi condamnée à
nul,
une aumône de
livres, applicable comme
vingt
dessus, tous dépens
compensés. Fait et jugé au prétoire de l'officiaToME II.
- A
en une amende de vingt livres,
applicableal la décoration dela
colas de cette
chapelle Saint-Nicour; et pour avoir, parladite François, tenté de se marier avec un autre
ledit
Doinel, avant que ledit mariage fût déclaré que
l'avons aussi condamnée à
nul,
une aumône de
livres, applicable comme
vingt
dessus, tous dépens
compensés. Fait et jugé au prétoire de l'officiaToME II.
- A --- Page 298 ---
290 )
lité de Paris, le 9 février 16g0. (Devaux,p. 469
et 470.) de médecine légale, dit Fodéré (t:1,
( En fait
364), impuissance et stérilité seront pour
p.
et nous ne parlerons ici que
nous synoymes, externes et à portée de la vue et du
des causes
négligeant les causes internes comme
toucher,
et ne fournissant
encore trop problématiques
des données suffisantes pour prononcer dans
pas
des matières aussi délicates. )
Belloc (Cours' de Médecine légale, p. 54)
l'avis du médecin légiste Fodéré, en dipartage
dans bien des occasions, nous
sant : G Comme
fait d'imsommes appelés pour prononcer sur le
on doit considérer les motifs qui font
puissance,
réclamer notre ministère. C'est assez ordinairedans les vues du divorce, ce qui exige de
ment
sérieuse attention; on ne doit
notre part la plus
du
rien décider que sur ce qui peut être à portée
les autres signes indoigt et de l'oil, parce que
ainsi
nous l'avons déjà vu,
ternes et cachés,
que
sont très-obscurs, et que notre jugement pourrait porter sur une base trop peu solide. > --- Page 299 ---
291 )
SECTION XI.
Conclusions sur LAnaphrodisie.
PouR ne point répéter les documens caractéristiques des considérations préliminaires
sur
l'anaphrodisie, et rappeler les nuances différentielles qui existent entre cette affection et l'agénésie, nous. nous contenterons, en repassant
brièvement le parallèle de lagénésie et de lanaphrodisie, de conclure :
Que Lagénésie (ou stérilité), se reconnaît à
des désirs et à une faculté vénérienne
puissance prolifique, ou, si l'on veut, à sans une
aptitude à la copulation, mais inaptitude à la
génération;
Que l'agénésie estlej plus ordinairement, selon
nous, le résultat de causes purement phyrsiques,
telles que vices de conformation des
parties --- Page 300 ---
292 )
sexuelles, altération de la semence, etc. (Voy.
ci-dessus le chapitre des causes.)
Quun individu peut étre frappé d'agénésie,
dest-i-dire qu'il peut étre stérile sans étre impuissant; mais qu'il ne peut être impuissant
perpétuellement sans étre stérile;
Qu'enfin il peut y avoir complication dagenéiedanaphrodaie par des causesphysiques
ou morales;
Qu'au contraire dans l'anaphrodisie (syncope
un homme peut étre fécond, mais
génitale),
sil
toujours disposé au coil; cependant,
pas
tout temps in obstacle à la copulaéprouve en
stérile
tion, on peut le regarder comme
(1);
Qu'ily a encore deux modifications propres
être impuissant
perpétuellement sans étre stérile;
Qu'enfin il peut y avoir complication dagenéiedanaphrodaie par des causesphysiques
ou morales;
Qu'au contraire dans l'anaphrodisie (syncope
un homme peut étre fécond, mais
génitale),
sil
toujours disposé au coil; cependant,
pas
tout temps in obstacle à la copulaéprouve en
stérile
tion, on peut le regarder comme
(1);
Qu'ily a encore deux modifications propres :
à caractériser l'anaphrodisie
1° Létat de quiétude ou plutôt de frigidité
dans lequel les sens ne parlent pas, et n'éproudésirs,
appelons anaphrovent aucuns
quenous
() On a cassé plusieurs mariages parce que les époux, der
soit par antipathie, soit par dégoût ou indifférence doués
l'un pour T'autre, ne ponvaientengendrer, quoique de
C'est bien le câs
de toutes les facultés procrétrices.
Panaphrodisie accidentelle, et non d'agénèsie. --- Page 301 ---
293 )
disie constiutionnelle ou directe.
siques);
(causes phy2°L'état opposé dansl lequel un homme,
sivement passionné, éprouve
excesune ardeur dévorante, un prurit génital souvent
d'émission
accompagné
spermatique, et en qui l'érection du
pénis ne peut avoir lieu par trouble de
nation,' etc état honteux
l'imagique nous appelons
anaphrodisie indirecte ou éventuelle
plus souvent
"(causes le
morales); ;
Que l'anaphrodisie est aussi produite
des
affections de l'âme qui troublent les par
fonctions
organiques et les désirs, ou parl'abolition
de ces mêmes désirs; c'est
totale
T'on rencontre dans la
ce derifer cas que
la vieillesse
trop grandejeunesse, dans
caduque, ou chez les libertins de
profession énervés sans retour;
Qu'ily: a aussi lieu à anaphrodisie
jeune beauté, et une femme
envers une
mière
âgée. Dans la preoccurence, on éprouve excès de calorique,
palpitations, trouble des sens, et autres
tômes déjà décrits; danslas
sympil y a
seconde, au contraire,
refroidissement, stagnation, inertie des
sensations. On arrive au même point d'e
disie,n mais par des routes bien
anaphrodifférentes. L'ane --- Page 302 ---
( 294 )
tracée
le tumulte des passions, et l'autre
est
par
l'absence des sensations.
par
diffère donc essentielleQue l'anaphrodisie
ment de l'agénésic, en ce que les anaphrodites
ou érentuellement
sont conatintionnellement
de syncope génitale, sans, pour cela,
frappés
la nature
dormir, et
être stériles, car
peut
être bien constitué:
A 'homme
Corpore cum walido werum natura quiescit,
dans l'agénésie, au contraire, les
tandis que
inféconds,
individus, dans ce cas, sont toujours
et puisquoique disposés aux ébats amoureux,
mais non dans les résultats.
sans dans Laction,
Diagnostics.
Que l'anaphrodisie s'annonce :
défaut d'action et un état delan1° Par un
gueur.
Par
constanie ou momentanée
2°
l'inaptitude
à la copulation.
3-Parlimposibilité d'érection, quoiquel'imaêtre animée et stimulée par des
gination puisse
ordinairement de
idées libidineuses, suivies
l'érection insolite.
des muscles érec4 Par la perte de myotilité
résultats.
sans dans Laction,
Diagnostics.
Que l'anaphrodisie s'annonce :
défaut d'action et un état delan1° Par un
gueur.
Par
constanie ou momentanée
2°
l'inaptitude
à la copulation.
3-Parlimposibilité d'érection, quoiquel'imaêtre animée et stimulée par des
gination puisse
ordinairement de
idées libidineuses, suivies
l'érection insolite.
des muscles érec4 Par la perte de myotilité --- Page 303 ---
-
295 )
été trop excités, sont alors conteurs, qui ayant
état d'inertie ou de paratinuellement dans un
lysie.
qu'éprouvent, dans la nuit,
5°1 Parlepriapisme
lorsque leur corps
éphémères,
les anaphrodites sont reposés, ou par ce priaet leurimagipation
de la voimomentané que le mouvement
pisme
et du cheval.leur font éprouver (1)-
ture
éconlementinvolon6° Par le dispermatisme,
taire ou lent de la semence, etc...
momentané, pour ne point
(1) Je dis priapisme
tous les nosole mot érection. Il me semble que
répéter
donné le mot de priapisme à cette ércction
logistes ont
veritable affection aigue
douloureuse et permanente,
clle
d'éjaculation, et qui, quand
rarement accompagnée
qui est d'autant plus
l'est, détermine un épuisement a été émise avec une
grand, que la liqueur prolifique
abondance excessive.
érections nocLesamaphroditeipevent doncavoirdes
du
et quand T'estomac,
turnes, surtout au point
jour,
forcesdetousles: sysdébarrassé d'alimens, a renouveléles
alors elle
jamais quand il le faut;
tèmes; mais ce n'est
néanmoins un pruprouve
est intempestive, quoiqu'elle
manière au
ne ressemble en aucune
rit voluptueux qui
priapisne.
R --- Page 304 ---
296 )
Alors on déclarera que
impuissance d'exécuter
Lanaphrodisie, 2 ou
l'action
une anomalie des fonctions
vénérienne, est
selon nous, de
nerveuses différant,
nière est
lagénésie, en ce que cette derproduite, le plus souvent,
causes morales, tandis
par des
des causes
quela première reconnaît
morales, physiques, mixtes ou accidentelles.
Que l'anaphrodisie chez l'homme est cet état
honteux et mortifiant d'une
soit réelle, soit
paralysie partielle,
imaginaire, soit habiluelle, soit
accidentelle; un collapsus qui ôte au
facultés, etle rend
pénis ses
impropre au coit : c'est
sorte d'impuissance
cette
que les anciens, suivant
Fodéré, qualifiaient de
ficiés.
tempsfroids, et de malé-
(Zacchias, Quest. méd. lég., tit. III, liv.
IX, quest. III et IV). Que ce défaut d'ardeur
de disposition génitale existe
ou
aussichezla
ainsi que nous en avons fourni les
femme,
tion IV-), puisqu'elle
preuves (secnément
devient alors momentainaccessible aux jouissances des sens.
Division delAnaphrodisie.
Qu'on peut diviser
1° Absolue;
l'anaphrodisie en :
par absence des organes génitaux,
-
(Zacchias, Quest. méd. lég., tit. III, liv.
IX, quest. III et IV). Que ce défaut d'ardeur
de disposition génitale existe
ou
aussichezla
ainsi que nous en avons fourni les
femme,
tion IV-), puisqu'elle
preuves (secnément
devient alors momentainaccessible aux jouissances des sens.
Division delAnaphrodisie.
Qu'on peut diviser
1° Absolue;
l'anaphrodisie en :
par absence des organes génitaux, --- Page 305 ---
297 )
ou existant mal conformés, ou
ment altérés.
pathologique2° Relative 3 par défaut de proportions.
3°
Constitutionelles par tempérament froid,
ou débilité générale.
4 Locale; avec un tempérament
mais inertie des organes
vigoureux,
génitaux.
5° Directe; ; par frigidité du
inertie des
tempérament, et
organes.
6° Indirecte; éventuelle avec fort tempérament, organes bien constitués, mais concentration des forces vitales sur un point quelconque.
7° Permanente; si la cause persiste et tient
les organes sous son influence
exemple : peur,
découragement, timidité, antipathie, etc.)
8Passagère; par affaiblissement momentané
des organes, ou l'influence d'une affection
rale.
mo9Oganijpueparablatond de quelquesparties,
mauvaise conformation, ou altération, etc.
Symptômes de PAmaphrodisie.
Quelessymptômes; propres à reconnaître cette
nérrose de l'appareil génital chez l'individu
qui
a C
= --- Page 306 ---
298 )
en est affligé constitutionnellement, sont : la figure imberbe, le teint pâle et décoloré, les yeux
tristes et mornes, la paresse et la lenteur dans
les mouvemens, les testicules peu volumineux,
comme flétris, pendans et sans fermeté; les cordons spermatiques gréles, le scrotum flasque,
le gland ridé et peu sensible; l'absence du système pileux aux parties génitales, l'apathie morale, Ia pusillanimité, la crainte au moindre
mouvement. (Poyez S XLII des Propositions.)
Causes physiques de l'Anaphrodisie,
Que quand on trouve ces symptômes d'anaphrodisie et d'agénésie en totalité, ou en majeure partie réunis, on peut conclure avec certitude que l'individu qui les présente est inhabile à la copulation et à la génération.
Que les causes physiques susceptibles de déterminer l'anaphrodisie, sont :
1° La perte des parties génitales;
2° Le défaut de conformation ;
3° La position vicieuse des organes;
4° Les maladies organiques telles que cancers
de la verge, de l'utérus, etc;
5° Leur désorganisation;
<
en totalité, ou en majeure partie réunis, on peut conclure avec certitude que l'individu qui les présente est inhabile à la copulation et à la génération.
Que les causes physiques susceptibles de déterminer l'anaphrodisie, sont :
1° La perte des parties génitales;
2° Le défaut de conformation ;
3° La position vicieuse des organes;
4° Les maladies organiques telles que cancers
de la verge, de l'utérus, etc;
5° Leur désorganisation;
< --- Page 307 ---
I 299 )
ou l'inertie des organes ;
6° L'affaiblissement,
Le trouble ou l'altération des fonctions;
quelle qu'en soitla cause;
8° L'épuisement,
anticipées, ou
9" La débilité par jouissances
la masturbation.
Causes morales de PAnaphrodisie.
morales capables de la
Que parmi les causes
déterminer, on distingue :
1° Les affections de l'âme;
2° Les méditations profondes;
5° L'exaltation de limagination;
4. La vivacité des désirs;
5° L'influence des passions débilitantos,jetant
l'économie partiellement ou
dans le collapsus
totalement;
excitantes en con6° Le pouvoir des passions
centrant l'activité nerveuse, et la détournantdes
organes générateurs; ;
une femme
7 L'antipathie, le dégoût pour
malsaine, colère, susceptible
laide, malpropre,
de communiquer la contagion, 2 etc. ;
8° La honte par pudeur excessive;
resLa timidité qu'imprime un amour trop
9"
pectueux;
ARN --- Page 308 ---
300 )
10° La défiance en ses propres forces;
11 La crainte d'étre surpris, etc.
Alors on verra que. : pour remplir convenablement les fonctions viriles, il faut n'être ni
froid, nitrop ému auprès d'une femme
trop l'on
que
veut serrer amoureusement; que le sentiment
doit céder pour quelques instans la place à la
vigueur, qui doitseule commander à l'appareil
génital; que la trop grande jeunesse, ou l'extrême caducité, le désordre de l'appareil sexuel,
que la disproportion du pénis, ou son défaut
d'érection ; que l'imperforation du conduit de la
sémence, 3 la proéminence de
Thypogastre, ou
la flétrissure des testicules, quela mauvaise
lité du sperme, ou trop clair ou trop épais, quales pollutions nocturnes habituelles et
que
irrépressibles, la gonorrhée, etc 9. sont autant de causes de lanaphrodisie.
On saura également :
1° Qu'un individu d'un sexe masculin, privé
del'appétit vénérien, soit parl'influence des passions débilitantes, soit à la suite d'excès quiont
énervés ses organes génitaux, et les ont affaiblis,
ou altéré leur mécanisme, ou, en cas de vieillesse, détruit pour toujours leur vigueur,'etc.
et
que
irrépressibles, la gonorrhée, etc 9. sont autant de causes de lanaphrodisie.
On saura également :
1° Qu'un individu d'un sexe masculin, privé
del'appétit vénérien, soit parl'influence des passions débilitantes, soit à la suite d'excès quiont
énervés ses organes génitaux, et les ont affaiblis,
ou altéré leur mécanisme, ou, en cas de vieillesse, détruit pour toujours leur vigueur,'etc. --- Page 309 ---
- a
NCA
301 )
2° Qu'une femme, par suite du
après de longs écoulemens
clitorisme, ou
qui ont éteint la sensibilité exquise du vagin et de ses
prurit irrésistible
annexes et le
qui la dispose au coit, etc. (1);
Sont l'un et l'autre déclarés
anaphrodites.
Qu'au contraire, 1° un homme affligé de
vices
organiques et de défaut de
conformation,
quoique avec des désirs et des facultés
viriles
Est-il bien prouvé que le vagin ait
une sensibilité exquise, et que dans le particulièrement
des sexes, un prurit irrésistible le
rapprochement
sensibilité
dispose au coit? Cette
et ce prurit ne se font-ils pas plus
rement ressentir au clitoris? Mais
particulièfemmes
cependant il est des
en Asie, en Afrique, en Egypte
subir
auxquelles on fait
l'amputation du clotoris, d'autres qui l'ont d'une a
petitesse extrême, et cependant ellesn'en sont moins
voluptueuse. La vulve ne jouirait-elle
pas
pas de cette impressionabilité? Il cst certain que le vagin jouit de quelque sensibilité par le frottement de ses rides; mais cette
sensation est vague,
indéterminée, et elle influe,
dans l'acte de la reproduction.
peu
des femmes dont le
D'ailleurs, on voit
vagin est constamment abreuvé
un flux leuchorréque et qui sont aussi facilement par
dées que les autres.
fécon-
- A3C --- Page 310 ---
302 )
dont il fournit les preuves par l'accomplissement parfait du coit;
femme avec agglutination de la
2° Qu'une
du vagin, défaut d'action',
vulve, imperforation
écoulemens immodérés, etc. 9
Seront regardés l'un etl'autre non point anaphrodites, mais inféconds ou frappés dagénéste.
combien
On voit, par tout ce qui précède,
de
sont multipliées et
les causes
l'anaphrodisie
susceptibles de se modifier à l'infini, lorsqu'ily
dans lessymptômes. J'aicherché
a complication
d'observations qui me
à appuyer mes théorèmes
recueillies dans les meilleurs
sont propres, ou
ma été
auteurs, afin de compléter, autant qu'il
nouvelle; mais que
possible 2 cette monagraphie
de doutes à éclaicir, que d'argumens à objecter!
Jerédamelindulgence de mes lecteurs en faveur
d'un sujet,. encore neuf, que j'ai osé entreprenla route à de plus habiles
dre pour en indiquer
avoir
seulement
théoristes que moi, puisse-je
utiles dans la vaste carrière
fait quelques pas
que je m'étais tracée!
ter, autant qu'il
nouvelle; mais que
possible 2 cette monagraphie
de doutes à éclaicir, que d'argumens à objecter!
Jerédamelindulgence de mes lecteurs en faveur
d'un sujet,. encore neuf, que j'ai osé entreprenla route à de plus habiles
dre pour en indiquer
avoir
seulement
théoristes que moi, puisse-je
utiles dans la vaste carrière
fait quelques pas
que je m'étais tracée! --- Page 311 ---
-
NA
503 )
APHORISMES D'HIPPOCRATE
RELATIFS A L'ACÉNÉSIE ET A L'ANAPHRODISIE.
I.
Qua longo tempore eatenuantur
lentè reficere
corpara,
opportet : que vero brevi, celeriter. (aph. 7, sect. II.)
Les sujets exténués lentement ont
se refaire
besoin de :
lentement par la nourriture; et l'on
doit fortifier peu à peu ceux qui ont
peu de temps (1).
maigri en
II.
Calidum eo frequenter utentibus has
nozas : carnis etftueminationem,
affert
nervorum impotentiam, mentis torporem, sanguinis
tiones, animideliquia;
eruphaecquilusmorse
risme 16, sect. V.)
(apho-
(1) Dans cet état ils sont anaphrodites.
a08 --- Page 312 ---
304 )
Le chaud occasionne, à ceux qui en font un
fréquent, les mauxque voici:i ilénerusage trop
l'esaffaiblit les nerfs, engourdit
ve les chairs,
amène des synprit, produit des hémorragies,
peuvent être suivies de la mort.
copes, qui
III.
Etsimultos menses demittit, sterilis fit.
de violentes ménorUne femme qui éprouve
rhagies devient stérile (1)-
IV.
Sterilitatem mulieris attestantur pili in pube
locis consuetis; nulli aut rari et
cceterisque
pauci. femmes
n'ont point de poils ou qui en
Les
qui
sont fort peu garnies au pénil, et autres parties
du corps où l'on en observe, sont ordinairement
stériles (2)..
Les évactiations excessives, en relàchant les parois
()
entrainent T'embryon, quand même elles
de la matrice,
de la matrice.
n'auraient pas détruit la vertu prolifique
(2) Morgagni assure que les hommes imberbes ne peuvent entrer en érection. --- Page 313 ---
- 4
505 )
V.
Que vero mediocriter corpus habentes abor
tiunt bimestres et trimestres, sine causd
mani-
:
festa, his uteri ace tabula muco plena
sunt, et
non possunt continere fetum,
pra gravitate,
sed abrumpuntur. (aph. 45, sect. V.)
Celles dont l'embonpoint est médiocre sont
prises de fausse couche, le deuxième ou le troisième mois, 2 sans cause manifeste. Chez ces dernières les orifices des vaisseaux utérins
de
remplis
glaires, ne sont pas capables de soutenir le
poids du foetus, et il y a rupture.
VI.
Que praeter naturam crassoe eristentes non
concipiunt in utero, his omentum OS ulericomprimit, et priusquam atlenuentur, priegnantes
non fiunt. (Aph. 46, sect. V.)
Les femmes excessivement grasses ne conçoivent pas, parce que l'épiploon comprime l'orifice de l'utérus; et avant qu'elles ne soient maigries, la fecondation ne peut avoir lieu.
TOxE II.
a exe
=
et il y a rupture.
VI.
Que praeter naturam crassoe eristentes non
concipiunt in utero, his omentum OS ulericomprimit, et priusquam atlenuentur, priegnantes
non fiunt. (Aph. 46, sect. V.)
Les femmes excessivement grasses ne conçoivent pas, parce que l'épiploon comprime l'orifice de l'utérus; et avant qu'elles ne soient maigries, la fecondation ne peut avoir lieu.
TOxE II.
a exe
= --- Page 314 ---
506 )
VII.
Si mulieri in utero gerenti purgationes
prodeant,foetum sanum esse impossibile. (Aph. 60,
sect. V.)
Il est impossible que le foetus se porte bien si
la menstruation a lieu pendant la grossesse.
VIII.
Qure frigidos ac densos uteros habent, non
concipiunt; et que pre humidos habent uteros,
non coneipiautyertanguiure enimipsis genitura,
et quesiccos magis et adurentes, alimentienim
inopid semen corrumpitur. Que vero ex utrisque lemperamentum habent moderatum, hac
psce prolifèrce fiunt. (Aph. 62, sect. V.)
Les femmes qui ontl'utérus froid et épais ne
conçoivent pas, ni celles qui il'ont trop humide,
car l'esprit prolifique s'yéteint. De même la conception ne peut avoir lieu si l'utérus est trop sec
et trop ardent, car le sperme se corrompt faute
de nourriture; mais celles qui participent dans
une juste proportion de ces deux tempéramens,
sont très aptes à la fécondation. --- Page 315 ---
fa
307 )
IX.
Similiter autem etiam in masculis, Aut enim
propter corporis raritem spiritus ertra fertur,
adeo uisemen. non emittat : aul propter densitatem humidum non pervadit foras; ; aut propter
frigiditatem non incalescit, ut ad hunc locum
congregetur; aut propter caliditatem hoc idem
contingit. (Aph. 63, sect. II.)
Il en est de même des hommes,
car, ou le
corps, par trop de perméabilité, laisse
-
rer au dehors l'esprit prolifique,
transpiensorte que le
sperme ne peut lui-même en envoyer; ou bien
par la densité trop grande, l'humide
sortir, ou, à cause de la frigidité
ne peut
naturelle, il
manque de l'effervescence nécessaire
duire une éjaculation
pour procomplète, ou cela arrive
encore par trop de chaleur.
X.
Puer non laborat podagra ante veneris
usum (Aph. 30, sect. VI.)
La goutte ne vient point à l'enfant avant
l'usage des plaisirs de Vénus (1).
(1) L'usage des plaisirs de Vénus n'est pourtant
pas
Pexk --- Page 316 ---
508 )
XI.
Eunuchineque podagra laborant, nisi calvi
fiunt. (Sect. VI, aph. 28.) (1)
Les enfans ne sont point sujets à la goutte,
et ne deviennent point chauves.
la cause particulière de la goutte, car dans les colonies,
où l'on se livre sans modération à la luxure, on cesse
ordinairement de l'avoir, et les symptômes disparaissent
assez généralement, c'est ce que j'ai observé à Saint-Domingue. Le doctcur Buchan confirme aussi ce principe
en disant: ( La goutte n'épargne ni les enfans, ni les
femmes, mais les uns et les autres l'ont assez rarement.
Elle est due le plus communément à de mauvaises digestions, à des transpirations arrêtées. >
(1) Les hommes deviennent chauves le plus souvent
par dessèchement du cerveau, comme on le voit chez les
masturbateurs et les libertins effrénés.
-Domingue. Le doctcur Buchan confirme aussi ce principe
en disant: ( La goutte n'épargne ni les enfans, ni les
femmes, mais les uns et les autres l'ont assez rarement.
Elle est due le plus communément à de mauvaises digestions, à des transpirations arrêtées. >
(1) Les hommes deviennent chauves le plus souvent
par dessèchement du cerveau, comme on le voit chez les
masturbateurs et les libertins effrénés. --- Page 317 ---
309 )
PROPOSITIONS APHORISTIQUES
-
SUR L'ANAPHRODISIE
(Extraites de cet owrage).
I
dormir, et l'homme être bien
LA nature peut
de Towrage).
constitué. ( Épigraphe
la
de
L'anaphrodisie n'est donc pas
perte
vénérien, mais la suspension, la subverl'appétit
facultés prosion,ou l'abolition momentanéedes:
pres à satisfaire cet appétit.
II
s'achève suivant le
Pour que la copulation
soiten bon
voeu de la nature, il fautque le corps
état, et que l'âme soit parfaitement tranquille
sur les facultés du corps (Fodéré).
III
Laraison et la volonté nuisentà la consomma-
- AEde --- Page 318 ---
(510 )
tion du congrès, acte purement physique. (Fodéré, Médecine légale ).
IV
Eviter les remèdes, comme inutiles, sile sujet
fort et bien constitué; le raisonneest jeune,
ment est préférable.
V
Un homme trop fortement épris perd, , par
la vivacité de sa passion,la faculté d'enposséder
(Pariset, mot aiguillette, du Nouveau
l'objet.
des Sciences Médicales).
Dictionnaire
VI
les hommes qui n'ont point de
En général,
sexuelbarbe au menton, ni de poil aux parties
entrer en érection. Naturd
les, ne peuvent
Morgagni, de Morb.
glabrum infiecundum.
art. 3. 732.
anat. méd. XLVI,
P.
vent. Epis.
VII
la femme soit ou non disposée aux plaiQue
à même, par la
sirs vénériens, elle est toujours
conformation de ses organes, de se préter avan- --- Page 319 ---
-
Eacs
- -
(311 )
tageusement aux transports amoureux de
l'homme. (Mestivier, Thèse sur la Stérilité).
VIII
La femme a sur l'homme cet avantage idéal,
qui, pour cela, ne la rend pas moins insensible
au plaisir, si ses sens et ses goûts ne l'y on point
appelée.
IX
La nullité virile est subite en cas de chagrin,
de jalousie,de terreur, s de timidité et autres
sions débilitantes, et elle suit
pasinmédiatement
l'affection morale quil'a provoquéc.
X
Chez la femme, il n'y a jamais impossibilité
apparente d'exécuter l'acte vénérien, car l'action a lieu quoique ces organes n'y soient nullement disposés par le désir; il n'en est. pas de
même de I'homme.
XI.
Un amant, novice encore en amour, doué de
la vigueur de la première
jeunesse, mais extré-
- a 2e
elle suit
pasinmédiatement
l'affection morale quil'a provoquéc.
X
Chez la femme, il n'y a jamais impossibilité
apparente d'exécuter l'acte vénérien, car l'action a lieu quoique ces organes n'y soient nullement disposés par le désir; il n'en est. pas de
même de I'homme.
XI.
Un amant, novice encore en amour, doué de
la vigueur de la première
jeunesse, mais extré-
- a 2e --- Page 320 ---
(312)
mement sensible et pur dans' ses feux, s'il est
outragé ou raillé par une femme sans pudeur,
indigné de cette offense, il est, par cela même,
hors d'état de prouver sa puissance virile; tandis
que les femmes sont toujours passives en ce cas,
et qu'elles peuvent feindre.
XII.
Si une femme n'est pas réglée à 25 ans, et
qu'elle soit bien portante, on peut prononcer
qu'elle n'est pas pourvue d'organes propres à la
génération, et qu'elle est stérile. (Fodéré. )
Nous la regardons également dans le cas d'anaphrodisie par torpeur de l'utérus.
XIII.
Les passions exaltées, soit excitantes, soit débilitantes, conduisent à Tanaphrodisie par des
routes opposées; et pour exécuter les fonctions
du coit il faut, pour le moment, préférer l'amour physique à l'amour sentimental.
XIV.
Un individu peut être stérile sans être impuissant; mais il ne peut être perpétuellement impuissant sans par cela même devenir stérile. --- Page 321 ---
513 )
XV.
Les femmes qui, al'époque de l'établissement
de leur menstriation,
acquiérent une voix plus
forte, sontj jugées, avec raison, plus lascives
les autres.
que
XVI.
Ilya a une grande relation entre la voix etl les
organes de la reproduction. La voix mélodieuse
des castrati, parmi les hommes, etcelle du chapon, comparativement au coq, chez les
en
cées,
sont des preuves irrécusables. galinaOn sait
que l'excès dans les plaisirs de l'amour
une aphonie symptômatique.
cause
XVII.
Tout ce qui échauffe le sang, accélère la circulation etle transporte au cerveau,
à l'anaphrodisie,
prédispose
en privant, par cette rétrocession, les parties génitales de leurs facultés.
XVIII.
L'amant écouté est plus rarement anaphrodite
que l'amant rebuté.
- - 2odo --- Page 322 ---
514)
XIX.
Le coit, pour être bien fait, veut la complaisance, la tranquillité, le silence et le secret; il
est arrêté, comme par enchantement, par le
bruit, la frayeur, la crainte 2 la publicité, la défiance en ses propres forces, la jalousie, le mépris, la répugnance, la malpropreté, un amour
trop respectueux, etc. (Fodéré).
XX.
Pour éiterl'anaphrodisie, il faut que l'exercicc du coit ne soit pas trop long-temps interrompu. La continence prolongée flétrit le pénis
chez l'homme, tandis que l'usage modéré de ce
doux mouvement développe. les parties génitales.
XXI.
Un froid trop rigoureux et une chaleur rexcessive portent à lanaphrodisie.
XXII.
Tont moyen débilitant dispose à l'anaphrodisie.
XXIII.
Les excès en tout genre conduisent également
à cette névrose des organes de la génération.
du coit ne soit pas trop long-temps interrompu. La continence prolongée flétrit le pénis
chez l'homme, tandis que l'usage modéré de ce
doux mouvement développe. les parties génitales.
XXI.
Un froid trop rigoureux et une chaleur rexcessive portent à lanaphrodisie.
XXII.
Tont moyen débilitant dispose à l'anaphrodisie.
XXIII.
Les excès en tout genre conduisent également
à cette névrose des organes de la génération. --- Page 323 ---
N
315 )
XXIV.
Une imagination trop ardente, la crainte de
n'être pointaimé ou d'être trompé, une extrême
susceptibitité nerveuse, de violens désirs
une beauté, ou du dégoût pour une femmelaide, pour
sont autant de causes qui
disie.
produisentlanaphroXXV.
de
L'anaphrodisie due aux affections de l'âme se
traite par le repos de l'imagination.
XXVI,
Un des symptômes de
l'anaphrodisie chez
l'homme ardent et trop fortement passionné,
c'estl'éjaculation
B
sansintromission, ou syncope
génitale en plus, tandis que le défaut d'érection
et d'émission de liqueur séminale
réunis, annonentTansphrodisie par frigidité, ou syncope
génitale en moins.
XXVII.
Dans
l'anaphrodisie, un homme peut être
puissant, mais point disposé en tout temps au
coit.
- AC --- Page 324 ---
316 )
XXVIII.
L'anaphrodisie peut donc être produite par des
causes opposées, c'est-à-dire en plus par le tumulte des passions, ct en moins par l'absence
des sensations, ou s si l'on veut, dans le premier cas, par le trop d'ardeur que peut inspirer
a
une bellc femme, et dans le second envers une
autre qui n'est pas capable d'émouvoir.
(Voyez, ci-dessus, le résûmé sur les causes
de l'anaphrodisie qui peut servir d'aphorismes).
FIN --- Page 325 ---
-
-
-
317) )
NOTICE
BIBLIOGR A PHIQUE.
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d'Impuissance.
Del la Dissolution dul
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Vinther. Diss.
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turali, tiun ex fascinatione Impotentia Virili tum naStahl. Diss. de
proveniente Crosn. 1694.
Impotentia Viril. 1704.
Pesti. Diss, de Impot. Viril 1704.,
-
leber. Diss. de Sterilate. 1672.
Vinther. Diss.
Hucher. de Sterilitate
16,8.
Huve. Diss. de Vir utriusque Sexus. 1688.
imbecil, Leid. 1691.
Arnoldi. Diss. Memorabilia de
turali, tiun ex fascinatione Impotentia Virili tum naStahl. Diss. de
proveniente Crosn. 1694.
Impotentia Viril. 1704.
Pesti. Diss, de Impot. Viril 1704.,
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Beck. Diss. de Conjugalis debiti prostatione narimb.
1706.
Debilitate et Remediis cardiacis Leid.
Lanb. de Viriun
1707.
Jacobi. Diss. de Impot. Viril. 1707.
Wedel. Diss. de Impot. Viril. 1712.
Diss. de Stenlitate utriusque Sexàs. 1717.
Duggen.
Neuhusius. Diss. de Sterilitate. 1726.
animi
Corporis ob foccunditatem:
Riehter. Del Infocunditate
in foeminis; in-4P. Halae, 1743.
Laubmeyer. Diss. de Vitiis propagationem impedientibus.
1745.
Sterilitate utriusque Sexûs. Hal. 1747.
Buchner Diss. de
Impotentiae induJamper. Vitie de Partium genitalium,
centia. 1755.
Kannegjeser. Diss. de Impot. conjugali. 1756.
in
Excretionibus, 2 Debilitatis
Ludwig. De immoderatis
morbis. Lips. 1763.
Fuidoram evacuaJuncker. Diss. Debilitatem à profusa
tione eratam eorum coctioni semper esse proportionatum. Hal. 1768.
considérés phyM.de L De PHomme et de la Femme
siquement dans l'état du Mariage Lille. 1772.
Diss. de Causis Impotentize in Sexû potiori. 1774Gruner.
Hartman. Diss. de Impotentia. 1782.
Taschembuch. Sir freunde dèr. 1785. P.24.
Smith. Treatise on the. 1788.
ou TaVenette (Nicolas) ). La Génération de THomme, dans létat de mableau de Y'Amour conjugal considéré --- Page 327 ---
519 )
riage. Paris, cn III (1795), Chez MM. Masson Yonet,
rue Hautefauille,
Kallmeyer. Diss. de Debilitate Corporis humani, Remediis que roborantibus in genere. Erford. 1798.
Cor Kindale. Diss. de Vigore et Debilitate eorum que
signis in Corpore humano. Edimb. 1801.
Mestivier. De la Stérilité (Diss.) 26 pluviose an II (1803).
Bardach. Eugon oder iber Impotenz. Leipzig, 1804.
Belloc (J.-J.) Cours de Médecine légaie théorique et pratique, etc. 18r1.
Fodéré (F.-E.) Traité de Médecine légale et d'Hygiène
publique, ou de Police de Santé, etc. Paris, 1813.
Descourtilz (M-EjPropositioussurTAnaphroisie distin
guée de TAgénésie, et considérée comme Impuissance
Cn Amour; Diss. inaug. Paris, 1814.
--- Page 328 ---
J.-J.) Cours de Médecine légaie théorique et pratique, etc. 18r1.
Fodéré (F.-E.) Traité de Médecine légale et d'Hygiène
publique, ou de Police de Santé, etc. Paris, 1813.
Descourtilz (M-EjPropositioussurTAnaphroisie distin
guée de TAgénésie, et considérée comme Impuissance
Cn Amour; Diss. inaug. Paris, 1814.
--- Page 328 --- --- Page 329 ---
TABLE
DES MATrhmas
CONTENUES
DANS LE SECOND VOLUME.
S. III. Suite du Chap. V. De la mélancolie.
Pages,
S- IV. De
e
I
Tinquiétude. .
S. V. De la
crainte. -
De
IO
Tantipathie, . -
-
Du dégoût inspiré par la
De la
laideur -
- 14
malpropreté, de la mauvaise odeur de
sueur ou de
la
Thaleine. e
D'une santé
ib.
De la honte délâbrée, naît etc. .
e 15
qui
d'une pudeur
S- VI. Du dégoût; du
excessive. . ib.
différence.
découragement; de l'inS. VII. Des sensations e -
-
e 17
S. VIII. De la terreur, répétées. de la
.
.
S- IX. De la honte, et de la frayeur, de la peur. ib.
S- X. De la haine.
timidité. .
S. XI. De l'envie. .
.
S. XII. De la
SECTION VI.
jalousie. .
ib.
Chap. VI. De Tanaphrodisie
par des excès.
produite
S- I". Des études et - veilles
cice
excessives; de l'exerimmodéré; du travail
méditation
opiniâtre," et de la
profonde . . --- Page 330 ---
322 )
De l'abstinence, de la continence; de l'abus
S- II.
échauffans, du vin, de liqueurs
des alimens du changement de régime - . 47
spiritueuses,
De la continence. .
De la saignée comminutive des religieux.
Singulier effet de la continence.
De la chasteté. :
De la continence chez les veuves. continence. 69:
Observation de nymphomanie par
: 73
Du coit modéré. .
.
chez les
sexuelles produites
Des excitations
.
animaux. . . e
femelle sont atteints
Des oiseaux privés de leur
d'épilepsie . . .
-
e d'alimens .
causée par l'abus
De Tanaphrodisie
spiritueuses.
échauflans et de liqueurs
ib.
De lintempérance.
. 85
De l'iviesse. .
.
. 87
De l'abus des liqueurs spiritueuses.
Ide e
X. De l'érotomanic ; des peines d'esprit;
S- l'abstraction, et de la préoccupation. .
ib.
De T'érotomanie. : *
excès d'amour. . 93
De Tanaphrodisie causée par
défaut d'amour.
. 97
De lanaphrodisie par
veineux sur
De la prédominence du système
Y'artériel. . . . J : .
ib.
De l'abstraction et de la préoccupation.
Des jouissances anticipées.
ib.-
Des plaisirs solitaires. .
Des gens de lettres. : . -
viriles avec excès de pnissance. . 103
Des facultés
ib.
Des facultés viriles avec inertie. .
contraire aux vieillards. .
. . 109
Du coit
de la puberté. 111
Du développement trop précoce
veineux sur
De la prédominence du système
Y'artériel. . . . J : .
ib.
De l'abstraction et de la préoccupation.
Des jouissances anticipées.
ib.-
Des plaisirs solitaires. .
Des gens de lettres. : . -
viriles avec excès de pnissance. . 103
Des facultés
ib.
Des facultés viriles avec inertie. .
contraire aux vieillards. .
. . 109
Du coit
de la puberté. 111
Du développement trop précoce --- Page 331 ---
A
a
323 )
et du clitorisme. -
De la masturbation
débilitantes. .
Des passions
causes de Tanaphrodisie. 119
Des maladies aigués
et autres évacuations
Des saignées fréquentes
ib.
excessives . . -
du coit après les repas.
Du danger
. 125
De l'excès d'àge. .
Symptômes de l'anaSECTION VIL.Symptomatologie.
: . . . 127
phrodisie. . . €
- éventuelle par excès
locale et
De Timpuisance sensibilité. : e
. 129
d'amour et de
avec
observation. M. R** anaphrodite
Première
robuste. e
- - 130
un temmpérament
. : 134
De Timpuissance passagère. .
suite de
indirecte et éventuelle,
De Timpuissance M. R
. . . . 135
T'observation de
par suite
observation. De Tanaphrodisie
Seconde
. . 141
d'excès avec les femmes. .
déDc Tanaphrodisie a par
Troisième observation.
facultés. .
. 143
faut de confiance en ses
chez) la
observation. De Tanaphrodisie
Quatrième
effet de limagination. . . : . . 146
femme, par
chez la
observation. De Yanaphrodisie
de
Cinquième
suite d'excès dans les plaisirs
femme à la
- 148
l'amour. .
considérée sous les
SECTION VIII. De Yanaplrodisie
- 152
rapports de Vhigiène.
. 153
I. Circunfusa. * .
De l'influence de la température.. cause de
chaleur comme
De la trop grande
* 164
Tanaphrodisie. . .
bains, etc.
Des vétemens, ,
II. Applicata. Des alimens et boissons .
III. Ingesta.
IV. Excreta. Des règles, etc. :
4;
148
l'amour. .
considérée sous les
SECTION VIII. De Yanaplrodisie
- 152
rapports de Vhigiène.
. 153
I. Circunfusa. * .
De l'influence de la température.. cause de
chaleur comme
De la trop grande
* 164
Tanaphrodisie. . .
bains, etc.
Des vétemens, ,
II. Applicata. Des alimens et boissons .
III. Ingesta.
IV. Excreta. Des règles, etc. :
4; --- Page 332 ---
( 2 324 )
V. Gesta. Des veilles prolongées et du sommeil.
De l'exercice . - .
e
176 ib.
De l'inaction des époux.
: .
De la constitution physique de nos ancêtres.
De celle des hommes de nos
- ib.
jours. .
De l'exercice modéré, et de celui poussé jusqu'à
la fatigue. . e -
e e
ib.
VI. Percepta. Des sensations, du plaisir, de la
douleur . e e
-
e 180
SECTION IX. Alkologie ou thérapeutique.
Du traitement curatif de
l'anaphrodisie. e
ib.
Suite des propositions thérapeutiques.
Des traitemens hygiénique,
. 184
pharmaceutique et
chirurgical - .
e
. 185
Première division. Traitement hygiénique del l'anaphrodisie. . *
1 . - . 186
Seconde division. Traitement hygiénique ou pharmaceutique, suivant les circonstances. .
* 187
En cas d'excitation morale ou physique. Remèdes:
Exercice, délayans, tempérans. .
ib.
En cas d'atonie. Remèdes : société des femmes,
lectures érotiques, musique : .
. 188
Des bains secs ou humides ; des frictions; des
condimens aromatiques. .
. 190
S. LIX. De l'urtication, de la flagellation..
Du massage. .
. 195
Des vésicatoires volans. -
Du
. 196
galvanisme :
De l'électricité. .
Des lits électriques.
S. LX. Causes : fatigues. .
199 200
Remèdes : bonne nourriture, vins froids. .
ib.
Du lait pris au sein d'une belle femme. : 202
S. LXI. Cause : épuisement. -
--- Page 333 ---
: 325 )
Remèdes : continence',
S. LXII. Causcs : épuisement analeptiques . .
des fonctions
compliquédel lésion
digestives. .
Remèdes : toniques amers,
- 205
S.LXIII. Causes : affections del stomachiques. . 206
Remèdes : distractions,
l'âme, ou passions. 207
S. LXIV. Causes : sentimens promenades, etc. . e 208
Remèdes : sous-toniques, exaltés. e .
ib.
S. LXV. Causes : contention exercice, etc. .
ib.
Remedes : repos de
d'esprit. .
S. LXVI. Causes : précocité Timagination. -
ib,
Remides : attendre la
d'âge. -
S. LXVII. Causes : vieillesse puberté. .
ib.
Remèdes : secours inutiles. caduque.
S. LXIX. Causes : vices de .
ib.
Remèdes : secours
conformation. : . 212
S. LXX. Causes : chirurgicaux, s'ily a lieu. . ib.
nitales.
irrégularité des fonctions
. . .
géHemedes : ceux propres à détruire les
- 213
plus et en moins.
excès en
S. LXXI. Des remèdes fortifians
ib.
Des remées débilitans,
aromatiques. . ib.
Des aphrodisinques. hynoptiques, sédatifs. 214
De
l'opium. .
ils.
De lafion des Chinois.
Du
safran. -
Du ricin des fourmis, etc.
Des scinques, etc. -
Du
satyrion. : .
Du scareb-raleb des Persans.
ib.
De la colocasie: ; du Dracuntium
. 234
Des ombellifères.
polyphillum. ib.
Du bangi des Indiens. .
ib.
Du mastac des
Turcs. -
ib,
Ae
. hynoptiques, sédatifs. 214
De
l'opium. .
ils.
De lafion des Chinois.
Du
safran. -
Du ricin des fourmis, etc.
Des scinques, etc. -
Du
satyrion. : .
Du scareb-raleb des Persans.
ib.
De la colocasie: ; du Dracuntium
. 234
Des ombellifères.
polyphillum. ib.
Du bangi des Indiens. .
ib.
Du mastac des
Turcs. -
ib,
Ae --- Page 334 ---
326 )
Du sarrasin. *
Des produits du cerf.
ib.
Des aphrodisiaques imaginaires. e
Des spermatopées . e
Des pastilles de Gen-Seng. o
Du wakaka des Indes. *
Du cachundé
Du samboyon. .
ib.
Des hynoptiques.
De Tagrus-castus.
ib.
Du camphre. - . e
e 247
Du nitrate de potasse.
Des analeptiques. .
. 251
Causes de l'anaphrodisie ; organes assoupis. . 254
Remedes : odeurs, etc. .
-
. 255
Les analeptiques réparent sans exciter. e
. 256
Alimens âcres contraires dans l'anaphrodisie par
épuisement. :
.
ib.
S- LXXVII. Les fortifians réparent; les toniques
excitent sans réparer. .
. . .
S- LXXVIII. Les toniques mnettent en mouvement
la faculté contractile; les excitans irritent l'appareil sensitif. .
-
S- LXXIX. Les toniques doivent être préférés. * 25g
S. LXXX. Bains froids, martiaux, kina, etc. : e 260
S- LXXXI. Causes: exaltation outrée.-Remedes:
mucilagineux : -
ib.
S- LXXXIL. Causes : maladie longue, convalescence difficile. Remèdes : repos absolu. .
ib.
S- LXXXIII. Cette névrose cessc quelqucfois à la
suite d'une maladic aigue. . .
S. LXXXIV. Des spermatopées. .
ib.
S- LXXXV. De la roquette coime aplrodisiaque. 263
S- LXXXVI. Du musc. .
ib. --- Page 335 ---
( 327 )
S. LXXXVII. De l'électricité.
S- LXXXVIIL. Des vêtemens de laine des céno- 263
bites comme friction continuellement irritante.
S- LXXXIX. Des frictions sèches ;des
de la clzasse ; de léquitation; ; de promenades; la danse du
Boléro, du Fandango, et du chiea des
Troisième division. Du traitenent
nègres. 265
mécanique et
chirurgical. -
Quatrième division. Traitement
e
SECTION X. De Tanaphrodisie
prophylactique.. ib.
port de médecine
considérée sous le raplégale. .
Du congrès. - . e
Des experts dans les épreuves du
. 282
ment prété en pareil
congrès; 3 du sercas, et des usages de l'exploration des parties sexuelles chez
et chez la femme?
Thomme
.
De l'abolition du congrès.
. 284
Sentence définitive
. 286
pour cause dimpuissance
frigidité. .
.
par
Impuissance et stérilité, d'après Fodéré.
D'après le docteur Belloc. -
SECTION XI. Conclusions sur
ib.
Tanaphrodisie. .
Diagnostics .
Division de
l'anaphrodisie. -
Symptômes de Tanaphrodisie.
Causes physiques de
Causes morales de lanaphrodisie. .
Aphorismes
l'anaphrodisie. e
d'Hippocrate sur l'agénésie et l'anaphrodisie .
Propositions
aphoristiques sur
Notice
l'anaphrodisie. .
Table des bibliographique -
. .
30g
matières du second volume.
. 321
FIN DE LA TABLE DU SECOND VOLUME.
a
iagnostics .
Division de
l'anaphrodisie. -
Symptômes de Tanaphrodisie.
Causes physiques de
Causes morales de lanaphrodisie. .
Aphorismes
l'anaphrodisie. e
d'Hippocrate sur l'agénésie et l'anaphrodisie .
Propositions
aphoristiques sur
Notice
l'anaphrodisie. .
Table des bibliographique -
. .
30g
matières du second volume.
. 321
FIN DE LA TABLE DU SECOND VOLUME.
a --- Page 336 ---
07-191 --- Page 337 ---
E831
0448d
V,a --- Page 338 ---
% --- Page 339 ---
R --- Page 340 ---