--- Page 1 --- --- Page 2 ---
%
cAequired with tbe assigance oftbe
Ahie Napulk Bhne
Fund
JOHN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 ---
: --- Page 4 --- --- Page 5 ---
DE
KT
DE LA SIMBIATILITÉ.
I. --- Page 6 ---
Imprimerie de POUSSIN, rue de la Tabletteric. --- Page 7 ---
DE
L'IMPUISSANCE
ET
DE LA ST
OU
RECHERCHES SUR L'ANAPHRODISIE
DISTINGUÉE DE L'AGÉNÉSIE;
Ouvrage bestiné aut Bersonnes mariées
QUI NE PEUVENT AVOIR D'ENFANS;
Pao ollb.-C. Ooscouctile,
Saint-Domingue, et fondateur du Lycée
Ancien médecin du gouvernement à
colonial;
DOCTEUR EN MÉDECINE DE LA FACULTÉ DE PARIS, MEMBEE CORRESPOXDANT DE LA SOCIÉTÉ PRATIQTE; DES SCIENCES
PBYSIQUES ET NÉDICALES D'ORLÉANS; DU CERCLE MÉDICAL: DELAS socréTE DE NÉDECINE
DE LA SOCIÉTE LINNÉENNE, ET DE LA SOCIETS ROYALE D'HORTICELIVRU DE PARIS, ETC.
Corpore cim valido verum natura quiesrit.
Rien de plus capricieux que nos organes
Phomme n'est jamais moins maitre des soi que
lorsqu'il veut trop T'ètre.
(PARISET. Mot. Aiguillette du Dictivanairs
des Sciences medicales.)
TOME PREMIER.
PARIS,
MASSON ET YONET, LIBRAIRES,
Ruc Hautefeuille, no4o.
mtuiism
1851. --- Page 8 ---
e
a --- Page 9 ---
DE
chodb h. Ainel ef Aalo,
DOMMIAGE
POUR LES SERVICES ÉMINENS QU'ILS ONT RENDUS A
L'ART MÉDICAL PAR LA PROFONDEUR ET L'ÉTENDUE
DE LEURS LUMIERES, ET FAIBLE TÉMOIGNAGE DE
GRATITUDE POUR LES BONTES PARTICULIÉRES DONT
ILS ONT HONORÉ
Leur ancien et respectueux élève
Oascouctile,
D. M. P, --- Page 10 --- --- Page 11 ---
AVIS.
LoRSQUE je soutins, à Paris, ma thèse pour
obtenir le doctorat, j'avais choisi pour sujet
l'histoire de la fièvre jaune dontje venais tout récemment d'observer les ravages aux Antilles;
mais comme on avait traité bien des fois la question de la non-contagion, et que mon suffrage,
ou plutôt mon opinion, ne pouvait être d'un
grand poids, je me décidai à offrir pour sujet
une névrose des organes de la généralion, dont
j'avais observé plusieurs exemples dans mes
voyages. J'écrivis donc, d'après les conseils de
MM. les docteurs Pinel et Hallé, alors professeurs à la Faculté de médecine de Paris, et mes
juges, l'histoire, ou sil'on veut le parallèle de
PAnaplrodisie distinguée de LAgénésie.
Après avoir soumis, pendant plus de six mois,
mon ouvrage à la censure de ces hommes célèbres, ils me firent l'honneur d'ajouter l'apostille
suivante :
a Nous avons lu tres-attentivement les propo-
( sitions sur l'anaphrodisie. Ce sujet nous a paC ru traité très-médicalement et avec la décence
a convenable; nous serions fâchés qu'on ychanG geât rien, et nous en faisons notre compliment
C à l'auteur. D
Signé LEROUX, doyen.
Vu, signéPINEL, HALLE.
hommes célèbres, ils me firent l'honneur d'ajouter l'apostille
suivante :
a Nous avons lu tres-attentivement les propo-
( sitions sur l'anaphrodisie. Ce sujet nous a paC ru traité très-médicalement et avec la décence
a convenable; nous serions fâchés qu'on ychanG geât rien, et nous en faisons notre compliment
C à l'auteur. D
Signé LEROUX, doyen.
Vu, signéPINEL, HALLE. --- Page 12 ---
VIII
Encouragé par cette bienveillante approba- faire
tion, je leur demandai la permission'de ils
leurs auspices;
aetire
raitre mon livre sous
dèrent cette faveur. l'impression de l'ouvrage en
J'avais projeté
etla mise au
1816, mais des raisons particulières, sanitaire des Voyageurs
jour, 1"de mon Guide
Flore
et
Colonies 2° de ma
pittoresque
aux
des Antilles, 6 volumes et 600
médicale
mon Traité des
PARaC
ches coloriées (2);3 3de
et vénéneux (5),
pignons comestibles, T'exécution, suspects
j'ai consacré
en ayant veillées suspendu à la révision de mon ouvrage
quelques
que j'offre particulièrement
sur l'anaphrodisie, infortunés qui se trouvent, par cause
aux époux
sous la pénible influençe
morale ou physique,
des fonctious génidc cette humiliante syncope
tales.
vol. in-8°, La seconde édition vient de paraitre de avec la Peste les
Théories (r) I nouvelles sur les Traitemens proplylactiques rue des Francset de la Fièvre jaune. A Paris, no 8. chez,Rignonx,
francs
Rersesscusfnucies Chez MM. Crosnier et Dréan, rue du Mail, n. II.4f
la (2) livraison. recommandé par S. E. le ministre de Pintérieur; d'un
(3) Ouvrage fr., un volume in-8. sur beau papier, accompagné de 200
prix atlas S dix grandes planches chez doubles M. Maze, représentant libraire, rue tla Seine.
espéces.Cetoutrages sc trouve --- Page 13 ---
AVANT-PROFOS.
C Qui contestera désormais la
K monographies pour le; nécessité des
( de nos connaissances perfectionnement
( dit le docteur Alibert (1).> thérapeutiques?
L'OUVRAGE que nous présentons au
les auspices d'un des plus
public sous
célèbres médecins de
l'Europe, de l'Hippocrate
français, du réformateur de la médecine
ancienne, a été
dans l'intention d'établir
conçu
ble
une distinction sensientre L'ANAPHRODISIE (syncope
l'AGÉNÉSIE (stérilité
génitale) et
absolue); heureux si nous
pouvons satisfaire nos lecteurs
par l'analyse des
propositions didactiques que nous avons entrepris de dérelopper.
N'osant pas nous confier à nos
nous avons souvent
propres ailes,
puisé dans des sources
res, afin d'étayer nos
puassertions, et Nicolas
nette
Ve-
(quoique souvent hors de la vérité), lim-
(:) Mot dartre du nouveau Dictionnaire
Médicales, tom. VIII,
des Sciences
pag. 66.
Toms I.
nous
pouvons satisfaire nos lecteurs
par l'analyse des
propositions didactiques que nous avons entrepris de dérelopper.
N'osant pas nous confier à nos
nous avons souvent
propres ailes,
puisé dans des sources
res, afin d'étayer nos
puassertions, et Nicolas
nette
Ve-
(quoique souvent hors de la vérité), lim-
(:) Mot dartre du nouveau Dictionnaire
Médicales, tom. VIII,
des Sciences
pag. 66.
Toms I. --- Page 14 ---
(2)
Valmont-Bomare, les infatigamortel Buffon,
observateurs Bonnet, Spallanzani-Leuvebles
les médecins modernes,
noëk, etc., et parmi
Pinel,
de la Faculté,
MM. les professeurs
etc., MM. les
Hallé, Richerand, Dupuytren, Dictionnaire des
collaborateurs du nouveau
Latour,
Médicales, MM. de L
Sciences
Mestivier, etc., 9 nous
Hlie-balcalre-Debveuser d'un édifice que nous
ont fourni les matériaux
de la science,
consacrer à l'avancement
osons
d'un de ses plus célèbres archiet à la gloire
tectes.
tous les ages, c'est
Nous avons écrit pour
viril et la vieill'adolescence, l'âge
pourquoi
des avis salutaires, qui, s'ils
lesse, trouveront
point de leur intésont déjà avérés, ne perdent
rêt à être répétés.
que
Recherches sur T'anaphrodisie,
Le mot
indiquant le soin
porte le titre de cet ouvrage,
ici tout ce qui
nous avons pris de rassembler
dû
que
à cette matière, nous avons
avait rapport
auteurs, et citer leurs
compulser les différens
dénaturer leurs expropres écrits pour ne pas
pressions
dit
Découverte et
Qui dit Recherches, ne
pas
des
tous les jours
innovation. Ne parait-il pas --- Page 15 ---
(3) )
traités sur les fièvres, et surles autres maladies
connues, qui ne servent qu'à grossir les milliers
de ces ourrages? On n'en connait point encore
tel est le motif qui nous a
sur l'anaphrodisie;
décidé à rassembler dans un seul cadre ce qu'on
pouvait réunir sur cette matière. Nous avons été
encouragé dans nos efforts par la bienveillance
deM. Pinel, qui a daignéa approuver cette monoen nous permettant de la publier sous
graphie,
ses auspices.
Nous renouvelons plusieurs fois nos conseils.
efféminés, et nous les engaaux jeunes gens
avant qu'ils contractent le plus saint des
geons,
noeuds, à remédier aux abus de leur jeunesse,
et à ne pas fournir à la postérité des enfans valétudinaires, tristes fruits des derniers efforts
de leur tempérament épuisé (1), qui peut à
réfléchir pendant quelques instans les derpeine
nières étincelles de leur vigueur passée. Nous
(1) Il faudrait, en amour, être économe de ses plaisirs.
Des enfans d'un père usé par la débauche doivent-ils
partager la faute de leur père? Nous devons, comme
médecin, prévenir ces accidens par des conscils au
on pourra se maintenir en bonne santé,
moyen desquels
et payer à Thymen le doux tribut qui lui est dà.
quelques instans les derpeine
nières étincelles de leur vigueur passée. Nous
(1) Il faudrait, en amour, être économe de ses plaisirs.
Des enfans d'un père usé par la débauche doivent-ils
partager la faute de leur père? Nous devons, comme
médecin, prévenir ces accidens par des conscils au
on pourra se maintenir en bonne santé,
moyen desquels
et payer à Thymen le doux tribut qui lui est dà. --- Page 16 ---
(4)
disons avec M. de H... (de VHomme et de
leur
la Femme, t. 1", pag. 7):
hommes, qui voulez remplir
K C'est à vous,
voulez lui être utiles N
les devoirs de la société, qui
de nouveaux individus, c'est à
en y ajoutant examiner si vous en êtes dignes,
vous, dis-je, à
un ardent
et vous le serez dès que vous en aurez
arrêtez pas à ces éclairs de temdésir. Ne vous
feux
qui s'élancent avec les premiers
pérament
la nature pré-
.
Jeune homme,
de la puberté..
la postérité, mais
pare en vous des germes pour
Imitez-la,
hâtez
de les faire éclore.
ne vous
pas
à
de nouveaux plaisirs
cette nature qui prépare
les boutons tendres et délicats, qui
VOS sens :
l'écorce d'un arbrisseau, se montrent
percent
ils s'épanouissent,
peu à peu ; insensiblement
flétrissent si
les fleurs paraissent.. ; elles se
touche, et les fruits qui
une main sacrilége y
devaient leur succéder..
n'y pensez plus,
homme, tout est perdu. >
jeune
de jouir a rendu le
d Vous. en quilhabitude
nécessaire, vous, à quile libertinage et la
plaisir
lieu de
vieillard imdébauche ont tenu
volupté,
voulez encore jouir, ne faites plus
puissant, qui
vive circule dans vOS
accroire qu'une chaleur.
de la
veines; n'épuisezpas les faibles ressources --- Page 17 ---
(5)
pharinacie, , pour réveiller des sens
des jouissances excessives
assoupis par
consultez
et prématurées : ne
pas vOS désirs, mais la nature et vOs
forces; si vous pouvez être utiles à la
cen'est point en lui donnant des
société,
dès le
hommes qui,
printemps de leur age,
vieillesse et la
annonceront la
décrépitude. n
Ce Traité
d'Anaphrodisie est donc
rement écrit en faveur de ces
particuliéépoux vertueux,
qui sont privés de la faculté de se
et de payer leur tribut à la
reproduire,
de vices
postérité, par cause
passagers ou d'affections morales, contre lesquels nous avons
indiqué un traitement
qui nous a toujours réussi dans l'un et l'autre
cas.
La route peu frayée dans
hasardons d'unp
laquelle nous nous
pas tremblant,auraitiiens
alarmer sur l'insuffisance de
denous
l'espoir
nos moyens, sans
que nous avons d'être approuvés
notre marche difficile;
dans
lecteurs. Ces
par l'indulgence de nos
juges voudront bien reconnaître
que souvent la bouté de l'intention et la
du motif doivent faire
pureté
excuser l'insuffisance des
moyens, et qu'ainsi :
Cum desunt vires tamen est
Sape laudanda voluntus.
ens
alarmer sur l'insuffisance de
denous
l'espoir
nos moyens, sans
que nous avons d'être approuvés
notre marche difficile;
dans
lecteurs. Ces
par l'indulgence de nos
juges voudront bien reconnaître
que souvent la bouté de l'intention et la
du motif doivent faire
pureté
excuser l'insuffisance des
moyens, et qu'ainsi :
Cum desunt vires tamen est
Sape laudanda voluntus. --- Page 18 ---
( 6 )
avec ordre à notre travail, et
Pour procéder
nous avons suivie,
faire connaitre la marche que
sections.
diviserons en huit classes ou
nous le
SECTION PREMIÈRE.
NOSOLOGIE.
considérée sous le rapport de
L'Anaphrodisie, la nature de cette affcction, est
la nosologie, ou
des
de la
ou
parties
une névrose aphroditique,
Pinel,
et classée par M. le professeur
générition,
phiIII, Genre LVI de sa Nosographie
Ordre
losophique, t. II, p. 111.
considérations
Ce chapitre offrira, quelques définition de l'anadonnera la
préliminaires,
ensuite son parallèle avec
phrodisie, et exposera
des causes qui prol'agénésie, et le sommaire
en amour.,
duisent limpuissance
SECTION SECONDE.
ETIOLOGIE.
derant désigner les causes de
L'Etiologie
successivement : 1.1
l'anaphrodisie, on trouvera
anatomiChapitre premier. La description
dans les deux sexes.
que des parties génitales --- Page 19 ---
(7):
La structure de ses organes; ses modifications,
soit que la nature en ait altéré les formes extérieures, en plus ou en moins; soit que, par caprice, elle les ait frappées d'irrégularités, de
maladies extraordinaires, de phénomènes, enfin, qui semblent en opposition avec les lois de
l'économie animale.
Chap. II. La connexion des parties génitales
avec les autres organes.
Chap. III. Le développement des causes générales, constitutionnelles ou individuelles de
l'Anaphrodisié et de l'Agénésie, 9 données en
aperçu à la fin de la section précédente.
SECTION TROISIÈME.
:
a:
SÉMEIOTIQUE.
LA séméiotique ayant pour but de démontrer
les signes et indications propres à l'anaphrodisie, on les exposera dans un précis sous forme
d'introduction; on décrira ensuite succinctement tout ce qui concourt à la copulation,
savoir :
Chapitre Ie." De l'influence du pouvoir, et
des préludes de l'amour pour parvenir à l'anion
des deux sexes. --- Page 20 ---
-
(8)
Chap. II. Du coit parfait; du coit imparfait,
ou Anaphrodisie. la
de la stérilité,
Chap. III. De fécondation,
ou Agénésie.
Chap. IV. Des effets de l'imaginaton capables
de produire l'Anaphrodisie.
des
Chap. V. De l'Anaphrodisie produite par
passions exaltées.
ayant pour cause
Chap. VI. Del'Anaphrodisie
les excès de tout genre.
SECTION QUATRIEME.
a
SYMPTOXATOLOGIE.
Cette section contiendra plusieurs observadans les deux sexes, et rappeltions recueillies
à l'Anaphrodisie.
lera les symptômes propres
SECTION CINQUIÈME.
D
HYGIÈNE.
considérée sous le point de
L'Anaphrodisie,
fera le sujet de cette cinquième
vue hygiénique,
lesystème ingésection. C'est pourquoi, d'après
nieux du célèbre professeur Hallé :
E.
a
SYMPTOXATOLOGIE.
Cette section contiendra plusieurs observadans les deux sexes, et rappeltions recueillies
à l'Anaphrodisie.
lera les symptômes propres
SECTION CINQUIÈME.
D
HYGIÈNE.
considérée sous le point de
L'Anaphrodisie,
fera le sujet de cette cinquième
vue hygiénique,
lesystème ingésection. C'est pourquoi, d'après
nieux du célèbre professeur Hallé : --- Page 21 ---
(9)
comprendront le climat,
1° Les circumfusa
la lumière, les sail'air, le froid, la chaleur,
la pluie, les brouillards, la neige, etc.
sons,
l'influence
2° Dans les applicata, on réunira
des bains, des frictions, des oncdes vêtemens,
tions, des lotions, etc.
3° Parmi les ingesta, on trouvera les substanles boissons, etc.
ces alimentaires,
alvines,
4 Dans les ercreta, les excrétions
les menstrues, les lochies, le sperme,
urinaires,
de nez, le
ou saignement
les larmes, l'épistaxis
des plaies.
flux hémorroidal, 9 la suppuration
5° Dans les gesta, l'action volontaire des mus
les veilles, le sommeil, le
cles et des organes,
mouvement, le repos.
6° Dans les percepta, les fonctionsdépendantes des nerfs de la vie animale, les sensations,
les affections de l'âme, et les fonctions intellectuelles.
SECTION SIXIEME.
ALKOLOGIE ou THÉRAPEUTIQUE.
Les deux chapitres suivans offriront :
1° Le traitement curatif ou radical de T'Anaphrodisie.
2° Le traitement prophylactique. --- Page 22 ---
10 - J
SECTION SEPTIÈME.
MÉDEDINE LÉGALE.
considèrera l'Anaphrodisie sous le point
On y.
de vue de médecine légale.
SECTION I
HUITIÈME ET DERNIÈRE.
:
APHORISMES SUR L'ANAPHRODISTE.
:
E TaIT
its
section sera divisée en trois parties,
Cetteail : nf
savoir : 49 :
1°. Conclusion sur Anaphrodisie. Prl
et aphorismes: sur le même
29 Propositions
sujet.
3° Aphorismes d'Hippocrate:
Combien de fois, dans notre pénible travail,
lai plume brillante des
n'avons-nous pas-eintié.
des Alibert, des
Chaumeton, des Pariset,
Virey, etc, etc..sdizia ROITSSS
hucette électricité du coeur
L'éloquence,
donnée à tous, nous serons
main, n'étant pas
la rendre
rapide dans : notre -course, ety pour
moins. ennuyeuse ,i nous ne nous appesentirons
sur tout ce que les sciences ont de sérieux.
pas
avec M. deMontégre
Nous devons prévenir;
ous pas-eintié.
des Alibert, des
Chaumeton, des Pariset,
Virey, etc, etc..sdizia ROITSSS
hucette électricité du coeur
L'éloquence,
donnée à tous, nous serons
main, n'étant pas
la rendre
rapide dans : notre -course, ety pour
moins. ennuyeuse ,i nous ne nous appesentirons
sur tout ce que les sciences ont de sérieux.
pas
avec M. deMontégre
Nous devons prévenir; --- Page 23 ---
(11 )
continence du nouveau Dict. des Sciences
(mot
jetteront les yeux
Méd.) : a Les personnes qui
toute la gravité et la dignité
sur cet écrit, que
même du caractère médical ne saurait en faire
entièrement disparaitre le danger. Que le comdes lecteurs s'arrète donc! cet ouvrage ne
mun
veulent; voir
saurait convenir qu'à ceux qui
l'homme dans toute sa nudité (1).>
En effet, ces recherches sur PAnaphrodisie
sont forcément un peu licencicuses : nous
donc nos lecteurs de nous pardonner les
prions
nous serons foreés
expressions techniques que
croire aux scrupules de certains mé-
(1) Qui pourra
Jes
de Venette ct
decins et des curieux qui ont ouvrages
de Meibomius entre les mains, et au prétendu scandale
peut offrir ce Traité, sil'on consulte les mots acque
congrès,
couplement, aiguillette, coit, conception,
copulation, etc., du nouveau Dictionnaire des Sciences
Médicales, offert comme modèle d'instruction à tous les
aisément alors que dans le
médecins? On se persuadera
n'ai rien dit de plus graveleux
cours de mon ouvrage, je
ce
je cite du dictionnaire, et que sous ce rapque que]
doit
craindre la
port mon Traité d'anaphrodisie ne
point
sévérité de la censure, puisqu'on n'y trouvera aucune
obscène, aucun terme, qui ne soient usités
expression
daus lc langage médical. --- Page 24 ---
(12 )
d'employer. Alors, comptant sur leur indugence, nous nous écrierons avec Montaigne :
e Qu'a fait aux hommes l'action génitale si
naturelle, si nécessaire et si juste, pourn'oseren
parler sans vergogne, 3 et pour l'exclure des propos sérieux et réglés? Nous prononçons hardiment tuer, dérober, trahir, et cela, nous n'oserions qu'entre les dentsP
(MONTAIGNE, Essais, liv. III, chap. 5. ) --- Page 25 ---
DE
7:
ET
DE LA STÉRILITÉ.
SECTION PRENIÈRE.
NOSOLOGIE.
S1 I.
LANAPHODISE, anaphrodisia,
cupiscentire
defectus convenerere, désignée
mot impuissance,
également parl le
impotentia, défaut de
voir, incapacité d'exercer l'acte
pouphrodisie est, selon
vénérien; ; l'ananous, une syncope
ou suspension des sensations
génitale,
nécessaires
une parfaite
pour
copulation ; du verbe Zuyscimra,
coupe , je retranche.
je
Le D. Fercoq, dans sa. synonimie,
point distinguer
ne paraît
limpuissance de la
ces mots sont ainsi confondus
stérilité, car
:
de
voir, incapacité d'exercer l'acte
pouphrodisie est, selon
vénérien; ; l'ananous, une syncope
ou suspension des sensations
génitale,
nécessaires
une parfaite
pour
copulation ; du verbe Zuyscimra,
coupe , je retranche.
je
Le D. Fercoq, dans sa. synonimie,
point distinguer
ne paraît
limpuissance de la
ces mots sont ainsi confondus
stérilité, car
: --- Page 26 ---
L
(14) )
DÉNONINATION NOUVELLE..
DÉNONINATION ANCIENNE.
Anaphrodisis de Cullen..
Djapermatisme.
de Sagar.
de Sauvages..
Agénésia de Vogel.
Anaphrodisie, cl. 45, ord. V,
Anaphrodisie de Sauvages..
sous-ordre I", genre I". NéAnaphrodisia de Cullen..
vrose aphroditique ou des parAtechnia, Pathol. method..
ties de la génération.
de Sagar.
PINEL., Nos. phil., t. II.)'
Impuissance.
Stérilité.
S II. NOSOLOGIE. DÉFINITION.
ce mot à double sens qu'on a
L'impuissance,
cclui de stérilité, désitoujours confondu avec
selon nous, l'incapacité ou
gne spéialement,
l'acte vénérien. L'état
limpossibilité d'exercer
indid'impuissance nous semble parfaitement
composé de A priqué parle mot Anaphrodisie.
de
et
Agpadisis,
vatif, sans; av pour l'euphonie,
C'est par
voluptas venerea, amor, coitus.
déduite de ce raisonnement,
une conséquence
mieux
le motsyncope génitale nous parait
que
vénérienne, puisconvenir que celui de frigidité
le plus souvent, cette suspension passagère
que,
est le résultat d'une pédes fonctions génitales
violens dénible affection de l'âme, ou de trop
et causent une
sirs qui ne sont que passagers, --- Page 27 ---
(15 )
émission de liqueur séminale trop prématurée.
Le double sens que l'on a donné jusqu'à ce
jour à l'impuissance, sous la fausse dénomination de stérilité, offrant une idée incomplète
de la névrose des organes générateurs dont il est
ici question, nous distinguerons, dans le cours
de cet ouvrage, l'anaphrodisie, ou impuissance,
de l'Ag génésie, ou stérilité, afin de ne causer ni
erreur, ni méprise.
L'anaphrodisie, impuissance, ou syncope génitale, est donc une névrose des organes de la
génération, classée, parle professeur Pinel, ordre III, genre LVI de sa Nosographie philosophique, tome II, page 5.
Le siége de l'anaphrodisie constatée par la
syncope génitale, qui cause l'impuissance, est,
chez l'homme, dans les corps caverneux privés
momentanément de l'affluence du sang nécessaire à déterminer l'action, ce que prouve, en
ce cas , le dyspermatisme, qui annonce que le
désir est ardent, mais que les facultés motrices
sont nulles.
Chez la femme, dans un vagin trop abreuvé
ou devenu insensible au prurit vénérien, etc.
ie constatée par la
syncope génitale, qui cause l'impuissance, est,
chez l'homme, dans les corps caverneux privés
momentanément de l'affluence du sang nécessaire à déterminer l'action, ce que prouve, en
ce cas , le dyspermatisme, qui annonce que le
désir est ardent, mais que les facultés motrices
sont nulles.
Chez la femme, dans un vagin trop abreuvé
ou devenu insensible au prurit vénérien, etc. --- Page 28 ---
-
(16)
S1 III
peut être absolue ou reCette impuissance
indirecte,
lative, ou accidentelle ; directe ou
constitutionnelle ou locale, permanente ou pasdue, enfin, soit à une affection orsagère, ou
trouble dans les foncganique, soit à un simple
tions.
SI IV.
absolue lorsqu'elle dépend de l'abElle est
sence des organes génitaux.
S V.
être absolue lorsque les organes géElle peut
vicieusement conformés,
nitaux existent, mais
altérés.
ou pathologiquement
S VI.
Elle est relative lorsqu'elle dépend d'un dédans les parties qui, dans le
faut de proportion
doivent concourir à l'acte générateur.
congrès,
ont été soutenues par l'auteur à
(1) Ces propositions le 31 décembre 1814, et inla Faculté de Médecine,
Médicales, au
sérées dans le Dictionnaire des Sciences
mot Impuissance. --- Page 29 ---
17)
6 VII.
Elle est constilitionnelle, lorsqu'elle dépend
d'un tempérament apathique et très-froid, ou
qu'elle est une conséquence de la débilité générale qui frappe tous les systèmes.
S VIII.
Elle est locale, lorsqu'un individu, doué de
certaine vigueur, et d'un tempéramentd'sillurs
bien constitué 2 éprouve une faiblesse et une
inertie marquées des organes génitaux exclusivement.
S IX.
a Elle est directe, lorsqu'elle résulte de la frigidité du tempérament, de la faiblesse générale
de l'économic, ou de l'inertie particulière des
organes génitaux.
sx.
Elle est indirecte ou éventuelle lorsqu'elle
existe nonobstant la vigueur du tempérament
et la bonne conformation des parties génitales 9
et qu'elle est due à la concentration des forces
vitales sur un point quelconque.
S XI.
Elle est permanente, lorsque la cause qui la
--- Page 30 ---
18 )
elle-mëme, et tient sans cesse
produit persiste
sous son influence les organes génitaux.
S XII.
au contraire, toutes les fois
Elle est passagère,
n'a dû affaiblir
qu'elle dépend d'une cause qui
momentanément les organes générateurs,
que
affection morale qui a pu suspendre
ou d'une
mais dont la cessation
l'activité de ces organes,
libres ensuite de remplir les fonctions
les laisse
auxquelles la nature les a destinés. 7
S XIII.
résulte, comme
Elle est organiguelorsqu'elle
de
l'avons dit plus haut, del la perte quelnous
conformation,
quesparties, ou de leur mauvaise
ou de leur altération organique.
S XIV.
il est évident que cette
D'après ce qui précède,
être produite par des causes phyaffection peut
siques et par des causes morales.
SxV.
susceptibles de la proLes causes physiques
duire sont :
1° La perte des parties génitales ;
.
résulte, comme
Elle est organiguelorsqu'elle
de
l'avons dit plus haut, del la perte quelnous
conformation,
quesparties, ou de leur mauvaise
ou de leur altération organique.
S XIV.
il est évident que cette
D'après ce qui précède,
être produite par des causes phyaffection peut
siques et par des causes morales.
SxV.
susceptibles de la proLes causes physiques
duire sont :
1° La perte des parties génitales ; --- Page 31 ---
(19 )
2" Le défaut de conformation de ces parties ;
5° Leur position vicieuse ;
4 Les maladies organiques dont elles peuvent
être atteintes, telles que le cancer de la verge,
de l'utérus, etc. (Voy. sect. II, chap. 5.)
5° Leur désorganisation;
6 Leur affaiblissement ou leur inertie;
7Le trouble ou l'altération de leurs fonctions;
8°La faiblesse oul l'épuisement général, quelle
qu'en soit la cause;
9' La faiblesse ou la débilité plus particulière
des organes génitaux, due à des jouissances vénériennes anticipées, à l'abus de ces mêmes
jouissances, ou à celui plus dangereux encore
des plaisirs solitaires, ou dela masturbation;
10° La précocité ou l'avancement de l'age.
S XVI.
Les causes morales susceptibles de la déterminer sont :
1° Toutes les affections de l'âme;
2° Les méditations profondes et soutenues ;
5° L'exaltation de l'imagination ;
4*L'éxcessive vivacité des désirs, , ou l'excès
de l'amour même. --- Page 32 ---
20 )
S XVII.
fortement débilitante peut proToute passion
en jetant dans le collapduire Yanaphrodisie,
en général, et les organes génisus l'économie
taux en particulier.
$ XVIII.
peutla proToute passion fortementexcitante
l'activité nerduire également, en concentrant
tel que la tête ou
veuse sur un point particulier,
ainsi
et en la détournant
le centre épigastrique,
des organes génitaux.
5 XIX.
débilitante ou excitante. 2 quoiUne passion
faible pour exercer subitement son inque trop
cefluence sur l'ensemble de l'économie, 2 peut
pendant, à raison de sa cause et de son origine,
concentrer ses effets sur l'organe de la virilité,
et être assez] puissante pour paralyser momentanément cet organe, et suspendre ses fonctions.
S XX.
affections de l'âme ont une) influence
Quelques
plus directe et plus immédiate sur la production
de l'anaphodisie, telles sont : --- Page 33 ---
(21 )
1° L'antipathic de deux individus l'un
l'autre;
pour
2°Le dégout inspiré par la laideur, la malpropreté, la mauvaise odeur de la sueur ou de
l'haleine, Ja mauvaise santé, des affections hideuses de la peau ; l'écoulement abondant des
fleurs blanches. l'existence de certaines maladies, la erainte d'en contracter de contagieuses.
3° La honte qui naît d'une pudeur excessive;
4 La timidité qui accompagne un amour respectueux;
5° Le défaut de confiance en ses forces;
6° La crainte d'une surprise
dangereuse et
présumée possible.
S XXI.
Malgré l'ardeur du tempérament, la violence
des désirs, la parfaite organisation et la puissante activité des parties génitales, l'action de
celles-ci peut se trouver momentanément suspendue ou intervertie par une excitation cérébrale très-vive, une contentiond'esprit très-forte,
ou une méditation très-profonde.
S XXII.
La crédulité des gens de la campagne les expose beaucoup plus que les habitans de la ville
surprise
dangereuse et
présumée possible.
S XXI.
Malgré l'ardeur du tempérament, la violence
des désirs, la parfaite organisation et la puissante activité des parties génitales, l'action de
celles-ci peut se trouver momentanément suspendue ou intervertie par une excitation cérébrale très-vive, une contentiond'esprit très-forte,
ou une méditation très-profonde.
S XXII.
La crédulité des gens de la campagne les expose beaucoup plus que les habitans de la ville --- Page 34 ---
( 22 )
résultant des imà une; espèce d'anaphrodisie leur faible imagination
pressions qu'exercent sur comptant sur leur
sorciers qui,
de prétendus
tout-à-fait, en lesmeimbéellité, les paralysent:
de leur nouer l'aiguillette,
naçant
S> XXIII. 3
-
mais cependant il est
Iln'est pas impossible,
reconnaisse pour
eux cettenérrosez
raresquechez
l'exaltation de l'imagicauses l'excès d'amour, morales, etc.
nation, les préocupations
Si7ol
S XXIV."
des villes, au contraire, sont
Les habitans
vénérienne,
beaucoup plus stjetsallimpuissaneer
des causes physiques
dela multiplicité
en raison
ils' se trouvent exposés, 3
et morales auxquelles la
de la puraison surtout de
précocité
et en
due a des plaisirs
berté, de l'inertie des organes
d'une imagiabusifs, et du travail
anticipés ou
nation ardente.
1:
SxXV.
veilles excessives, les études seutenues,
Les
et en concenles forces en général,
en épuisant
nerveuse,P privent
trant dans le cerveaul'activinés
de vitalité
de la somme
les organes génitaux --- Page 35 ---
(25) )
dontils ontl besoin pour exécuter leurs fonctions,
et produisent ainsi l'anaphrodisie.
S XXVI.
Le développement précoce de la puberté,
soit naturel, soit qu'il ait été hâté par des
lectures licencieuses, des spectacles obscènes,
des peintures voluptueuses, ou toute autre cause
propre à exciter l'imagination, 2 et à porter les
jeunes gens au dangereux abus desjouissances,
ou à celui plus grand encore des plaisirs. solitaires ou de la masturbation, amène le même
résultat.
S XXVII.
La continence rigoureuse et long-temps prolongée jette les organes génitaux dans une espèce de sommeil ou d'engourdissement qui la
produisent également.
S XXVIII.
Parmi les causes de débilité générale susceptibles de produire cette affection, on doit
regarder commetres-puisante le défautde nourriture, ou lemauvais choix des alimens; ; le mauvais régime, l'abus habituel et. long-temps prolongé des liqueurs spiritueuses directement ex-
La continence rigoureuse et long-temps prolongée jette les organes génitaux dans une espèce de sommeil ou d'engourdissement qui la
produisent également.
S XXVIII.
Parmi les causes de débilité générale susceptibles de produire cette affection, on doit
regarder commetres-puisante le défautde nourriture, ou lemauvais choix des alimens; ; le mauvais régime, l'abus habituel et. long-temps prolongé des liqueurs spiritueuses directement ex- --- Page 36 ---
24) )
ensuite l'individu dans
excitantes, et jetant
générole, absolue et souvent
une prostration
irremédiable.
S XXIX.
L'abus accidentel des liqueurs spiritueuses et
enivrantes ou l'état d'ivresse 2 l'abus des plaisirs
de la table, ou la surcharge de l'estomac,
aussi momentanément causer l'anapeuvent
phrodisie.
S XXX.
Cette névrose peut être aussi déterminée par
de certaines substances, telles
l'action spéciale
le nile nénuphar, les semences froides, 2
que
cantharides,etc.,
tratede potase.leeamphre.jes
sur la sensibilité propre des organes génitaux.
S XXXI.
des muscles des cuisses et des
La paralysie
celle des muscles érecteurs
lombes, et surtout
la constituent nécessairement.
et éjaculateurs,
S XXXII.
Elle est aussi la suite du dyspermatisme, et
violent désigné sous les noms de
de l'éréthisme
priapisme et de salyriasis. --- Page 37 ---
( 25 )
$ XXXIII.
Elle peut être le résultat d'une indisposition
passagère, ou de jouissances récentes et multipliées.
S XXXIV.
Elle estaussi la suite du trouble causé par les
maladies graves et générales, et de l'épuisement
qu'elles déterminent, lorsque ces maladies ont
ont été
produit un grand désordre, lorsqu'elles
longues ou chroniques, ou enfin lorsque les
convalescences ont été lentes et difficiles.
S XXXV.
Des saignées fréquentes, des hémorragies
habituelles,des ménorrhées excessives, d'autres
évacuations abondantes, lcs maladies, graves
et longues dont nous venons de parler, ou toute
autre cause tres-debilitante, peuvent non-seulement produire l'anaphrodisie, mais encore faire
cesser tout-à-coup une passion tendre préexistante 3 quelque vive et forte que puisse être
passion dans son principe.
S XXXVI.
Elle peut encore être produite par l'influence --- Page 38 ---
a 26 de )
extrêmement chaude, ou
d'une température
excessivement froide.
$2 XXXVII.
chaleur constante et élevée,
Néanmoins. 2 la
généralement affaiblit le ressort des solides
qui
très-sensiblement les facultés moet diminue
étendre cette influence àl la
trices, semble ne pas
contractilité particulière des organes génitaux;
contraire, dans les pays méridionaux et au
au
la chaleur augmente la puiscolonies surtout,
et diminue d'ausance des facultés vénériennes,
tant celle des facultés motrices.
S2 XXXVIIL.
C'est à cette influence de la température que
les peuples du nord doivent d'être ordinairement très-forts et athlétiques, et que, chez eux,
l'amour n'est point une passion, mais le plus
souvent le simple sentiment du besoin, tandis
dans les pays chauds cette passion s'exque toujours de la manière la plus impéprime
sous l'aspect
tueuse, et se présente partout
d'une fièvre brûlante.
$7 XXXIX.
II ne faut pas confondre T'ANAPHRODISIE avec
cette influence de la température que
les peuples du nord doivent d'être ordinairement très-forts et athlétiques, et que, chez eux,
l'amour n'est point une passion, mais le plus
souvent le simple sentiment du besoin, tandis
dans les pays chauds cette passion s'exque toujours de la manière la plus impéprime
sous l'aspect
tueuse, et se présente partout
d'une fièvre brûlante.
$7 XXXIX.
II ne faut pas confondre T'ANAPHRODISIE avec --- Page 39 ---
(27) )
l'ACÉNÉSIE. La première, 2 ainsi que nous l'avons
consiste dans
définie, et que son nom l'indique,
d'exécuter l'action vénérienne ou
limpuissance
le coit.
La seconde, dont le nom dérive de A privatif,
génératio, indique Ja stérilité ou
et de YerESiS
conséquent, elle
T'impuissance de procréer; par
et chez des inpeut exister sans anaphrodisie,
dividus très-aptes et même très-enclins à l'action
vénérienne.
SX XL.
s'cette proposition, un individu peut
D'après
être
mais il ne peut
être stérile sans
impuissant,
impuissant sans par cela
être perpétuellement
même devenir stérile.
S XLI.
Quoique le pénis ne doive point aux poils
dont il est recouvert à son orrigine la faculté
comme le déved'entrer en érection, cependant,
loppement et la richesse du système pileux en
des caractères de la force et de la
général est un
l'absence
vigueur, il est juste de convenir que
de la barbe au menton, et celle des poils aux
génitales, doivent être de fortes preuves
parties
de la faiblesse de ces parties, et de leur inapti- --- Page 40 ---
28 )
tude à remplir les fonctions
les avait déstinées.
auxquelles la nature
S2 XLII.
Aussila figure imberbe, le teint
loré, la. voix claire,
pâle et décotristes et
aigue et perçante, les
les
mornes, la paresse et la lenteur yeux
mouvemens, les testicules
dans
comme
peu
flétris, 9 pendans, et sans volumineux,
cordons spermatiques
fermeté, les
le gland ridé et
gréles,le scrotum flasque,
tème pileux
peu sensible, l'absence du
aux parties
sysrale, la pusillanimité, génitales, - l'apathie momouvement,
la crainte au moindre
sont autant de
phrodisie et
symptômes d'anatous, ou en d'agénésie, et quand on les trouve
sonnablement majeure partie réunis, on peut raiprésente est inhabile conclure à que l'individu qui les
nération.
la copulation et à la g6S XLII,
Deux individus, d'un sexe différent,
organes génitaux, bien
dont les
tre eux des
conformés, auraient endoués d'une proportions favorables, et seraient
énergic suffisante
pour exécuter l'acte
non-seulement
procréer, pourmient vénérien, mais aussi pour
qu'ane union
encore néanmoins n'offrir
tout-à-fait stérile, à raison, ou d'un
ration.
la copulation et à la g6S XLII,
Deux individus, d'un sexe différent,
organes génitaux, bien
dont les
tre eux des
conformés, auraient endoués d'une proportions favorables, et seraient
énergic suffisante
pour exécuter l'acte
non-seulement
procréer, pourmient vénérien, mais aussi pour
qu'ane union
encore néanmoins n'offrir
tout-à-fait stérile, à raison, ou d'un --- Page 41 ---
29 )
défautde corrélation entre le germe et la
fécondante, ou du défaut de coincidence liqueur
le
dans
développement et le partage du sentiment de
volupté indicible qui semble
tout
précéder et suraccompagner le moment de la fécondation.
S XLIV.
Lorsque les diverses parties qui
l'exécution du coit ne sont
concourent à
tables chez le même
pas également exciindividu, le défaut de
port qui existe entre elles
rappeut donner lieu à
l'anaphrodisie.
S2 XLV.
Aussi, l'influence rapide de
les testicules et les vésicules l'imagination sur
donner lieu à
séminales, pouvant
l'excrétion de la liqueur
tique, ou à l'éjaculation
spermal'érection du
proprement dite, avant
pénis, il en peut résulter que cette
érection soit
empéchée, et s'évanouisse
d'être
avant
complète; car ; le plus souvent, les
sirs et les facultés
dés'affaiblissent, et
méme, aussitôt après l'émission du s'éteignent
sperme.
52 XLVI.
De là, il résulte qu 'il faut, pour le libre
exer- --- Page 42 ---
30 )
et pour entretenir le jeu des
cice des fonctions,
y ait tougénitaux en particulier, qu'il
organes
parfait, une harmonie conjours un équilibre
entre l'énerstante, une corrélation réciproque,
du
musculaire etl la susceptibilité
gie du système
système sensitif.
SXLVI.
I faut encore, pour le libre et parfait accomplissement du coit, réunir certaine tranquillité
de l'âme à la validité du corps et à la force des
générateurs. Nous disons certaine tranorganes
l'amour moral s'unissant
quillité, 2 parce que 2
dans l'homme,
toujours, ou presque toujours,
l'exà l'amour physique, il est impossible que
citation nerveuse de l'organe génital, que lon
considérer commele sens de l'imagination,
peut
ou moins vivement cette dern'allume pas plus
nière; bien plus, il est même juste de convenir
le plus souvent, l'activité des organes géque,
seule
nérateurs est éveillée et mise en jeu parla
influence de T'imagination.
Nous ne voulons donc parler que de cette tranquillité del l'âme qui résulte de sa confiance dans
lcs facultés du corps. 3 et de l'éloignement de
vives ou
toutes les autres affections étrangères,
la distraire.
profondes, - qui pourraient
plus
nière; bien plus, il est même juste de convenir
le plus souvent, l'activité des organes géque,
seule
nérateurs est éveillée et mise en jeu parla
influence de T'imagination.
Nous ne voulons donc parler que de cette tranquillité del l'âme qui résulte de sa confiance dans
lcs facultés du corps. 3 et de l'éloignement de
vives ou
toutes les autres affections étrangères,
la distraire.
profondes, - qui pourraient --- Page 43 ---
(51 )
SX XLVIII.
Par la conformation particulière de ses organes, la femme peut toujours se prêter aux transports amoureux del'homme, sans y être appelée
ni par ses goûts 2 ni par ses désirs ; mais alors
elle n'y joue qu'un rôle purement passif; et, au
milieu de cet abandon. de cette complaisance,
ou, si l'on veut même, de ce sacrifice 2 ses
peuvent être absolument endormis et
organes
inactif.
S2 XLIX.
Il suit de cette proposition que, si l'on considère l'anaphrodisie comme résultant de l'impossibilité physique d'exécuter le coit, les femmes
ne pourront en être affectées que par l'altération
organique des parties essentielles à la génération, et que les causes, physiques ou morales,
propres à affaiblir ces parties ou à troublerleurs
fonctions, ne pourront mettrela femmedansl'impossibilité de se prêter aux désirs de l'homme.
Mais, si le coit parfait, ou la véritable copulation, dépend du concours égal et réciproque
des deux sexes, la femme peut rencontrer, de
même que l'homme, des circonstances qui, chez
elle, éteignent le feu de ses désirs (1), paraly-
(1) Voyez section IV. --- Page 44 ---
32 )
et la rendent ainsi, soit mosent ses organes,
anamentanément, soit coustitutionnellenent,
phrodite.
S L.
des parties qui, chez la
Si la conformation
même
servent à la copulation, la met à
femme,
toujours, au moins d'une
de recevoir presque
embrassemens del l'homme,
manière passive,lcs
d'un
et l'expose moins que lui à l'anaphrodisie,
à raison de la complication de son
autre côté,
à raison de son extrême
système générateur,
susceptibilité, et de l'influence plus prolongée
exerce sur le produit de la fécondation,
qu'elle
frappée d'agénésie ou
elle est plus fréquemment
de stérilité. Ainsi,
La frigidité de son tempérament ;
Un embonpoint excessif (1);
état des ovaires et des trompes ;
Le mauvais
L'altération ou la faiblesse des germes ;
favorable de l'utérus ;
La disposition peu
extérieurs susTous les vices de conformation
de nuire à la conception ou au déveceptibles
loppement du produit de la conception 5
abondante et irrégulière 5
Une ménorrhagie
abreuuneleuchorrée constante, âcre et putride,
(1) Voyez chap. 3, sect. III.
(1);
état des ovaires et des trompes ;
Le mauvais
L'altération ou la faiblesse des germes ;
favorable de l'utérus ;
La disposition peu
extérieurs susTous les vices de conformation
de nuire à la conception ou au déveceptibles
loppement du produit de la conception 5
abondante et irrégulière 5
Une ménorrhagie
abreuuneleuchorrée constante, âcre et putride,
(1) Voyez chap. 3, sect. III. --- Page 45 ---
(33 )
vant et irritant l'orifice sexuel, et
ou
directement ou
détruisant,
sibilité
sympathiquement, la senpropre de cesp parties, sont autant de causes ou de circonstances
la
susceptibles de nuire à
procréation (1).
S LI.
Par
conséquent, , la chlorose 2 la torpeur' de
l'utérus, qui la détermine ou
défaut,
qui en résulte, le
l'abondance ou l'irrégularité des menstrues, et toutes les causes relatées
sont autant de
plus haut,
chez les femmes symptômes propres à signaler
l'agénésic ou la stérilité (2).
5 LII.
Nonobstant la parfaite conformation des
ties internes de la génération, et
parfonctions secrétoires
l'activité des
des testicules, le
vant se trouver incapable
pénis pouralysie de ses
d'érection par la pamuscles, ou par quelque vice contraire, l'anaphrodisie peut, dans ce cas, exister
conjointement aveci les désirs les plus vifs et
pétit vénérien le plus prononcé.
l'ap-
() Voyez, pour le développement de ces causes, le
chap. III de la section If.
(2) Idem.
Tomg I.
--- Page 46 ---
54 )
Or, il est constant que la définition donnée
de Yanaphrodisie 2 n'est pas
jusqu'à ce jour ,
exacte, et que cette maladie ne consiste point
del'appétit vénérien, mais dans la
dans la perte
l'abolition des
la subversion ou
suspension ,
à satisfaire cet appétit. (Foy.
facultés propres du
III, sect. II.
l'Observation 1Te
chap.
SI LIV.
Par suite de cette loi, que plus un organe agit,
et s'accroit au préjudice des
plus il se développe
chez les gens de
autres parties, il résulte que,
l'eneéphale absorbe toute l'activité aux
lettres,
qui sont souvent
dépens des parties génitales,
émaciées et flétries; que les athlètes, portefaix
de travail, qui d'ailleurs ont le système
et gens
aussi très-mal
musculaire très-développe. - sont
que
partagés du côtédes parties génitales:tandis
de
les idiots et les
chez les libertins profession,
état de
imbécilles, dont l'encéphale est dans un
les parties génistupeur et d'engourdissement.
tales offrent souvent des proportions monstrueuune activité surprenante 9
ses, 2 et quelquefois
quand ces individus ne sont pas épuisés (1)-
consulter les sections suivantes pour le
(1) On peut
ci-desdéveloppement et T'application des propositions
sus.
ales:tandis
de
les idiots et les
chez les libertins profession,
état de
imbécilles, dont l'encéphale est dans un
les parties génistupeur et d'engourdissement.
tales offrent souvent des proportions monstrueuune activité surprenante 9
ses, 2 et quelquefois
quand ces individus ne sont pas épuisés (1)-
consulter les sections suivantes pour le
(1) On peut
ci-desdéveloppement et T'application des propositions
sus. --- Page 47 ---
55 )
SECTION SECONDE,
ÉTIOLOGIE.
CHAPITRE PREMIER.
Descriptions anatomiques des Parties Génitales dans les
denx Sexes.
L'ACTE de la génération est une fonction
destinée à renouvelerlesindividus età serviràla
propagation de l'espèce. Elle nécessite le concour des deux sexes, qui, toutefois, n'y sontaptes
qu'après être parvenus à l'âge de puberté.
Les sexes different entre eux non-seulement
par les organes génitaux, mais par des caractères tirés des différentes parties du corps.
L'homme (planche 1") présente outre la force
et la vigueur, un teint plus coloré que celui de
la femme, des formes plus rudes; il est le seul
animal qui, en tout temps, puisse se.joindre à sa
femelle: car, comme les oiseaux et les animaux, --- Page 48 ---
56 )
satisfaire à ses besoins sans oublier les
il peut
plaisirs de l'amour.
taille moins élevée,
La, femme (pl. 2.) ),d'une
plus délicate, et où prédod'une organisation
les
cellulaire et lymphatique
minent
systèmes
des musquieffacent les saillies trop prononcées
arrondissent les membres et leur donnent
cles,
l'on chercherait en
cette forme gracieuse que
chez l'homme robuste; la femme a reçu
vain
douceur et les grâces.
2 la
en partage la,faiblesse.
maîtresse dans
L'homme trouve en elle une
chérie dans la jeuT'adolescence, une épouse
une amie dans l'àge mûr, et un soutien
nesse,
dans la vicillesse.
caractères extérieurs qui peuLes principaux
sont les aspérités des
vent distinguer la femme,
la poitrine moins longue,
OS moins prononcées,
bassin
évasée, le sternum court ctlarge,lel
plus
les hanches plus
ample, les formes obliques,
étendues. Le corps de la femme, placé dans une
renfermées dans le cercle,
élipse, présenterait,
débordernient;
les épaules, mais les hanches
aurait ces dernières parl'homme, au contraire,
dehors.
ties renfermées, et les premières la femme est
L'objet le plus important pour
devoir
de l'espèce, c'est le seul
la reproduction
dans la société humaine.
qu'elle ait à remplir
ample, les formes obliques,
étendues. Le corps de la femme, placé dans une
renfermées dans le cercle,
élipse, présenterait,
débordernient;
les épaules, mais les hanches
aurait ces dernières parl'homme, au contraire,
dehors.
ties renfermées, et les premières la femme est
L'objet le plus important pour
devoir
de l'espèce, c'est le seul
la reproduction
dans la société humaine.
qu'elle ait à remplir --- Page 49 ---
(57 )
sont vives, l'amour estla principale,
Ses passions dire, l'unique; toutes les autres,
ou, pour ainsi
ou seml'ambition, en proviennent
la jalousie,
des
blent à peine s'en distinguer, ct n'être que
modifications de la première.
dit madame de Staël, n'est qu'un
( L'amour,
c'est l'histoire
épisode dans la vie de l'homme;
entière de la vie del la femme. )
Les sexes diffèrent entre eux, principalement
génital.
parl'appareil
de l'homme, suivant le
Les parties génitales
classes.
Boyer, se divisent en trois
professeur
la semence; ce sont les
Les unes préparent
Les autres la
testicules et leurs dépendances.
etlui forment une espèce de réservoir,
conservente
séminales; d'autres, enfin,la
ce sontles vésicules
transmettent au dehors, c'est la verge ou pénis,
constituent. Ces orgaet toutes les parties quila
à sécréter.
nes sont donc propres à rassembler,
deset à élaborer le sperme ou liqueur séminale
tinée à maintenir la propagation de l'espèce (1).
m'avaient engagé à ne point
(1) Quelques personnes
des organes de la gdrépéter ici les détails anatomiques décrits dans tous les aunération, qu'on trouve mieux
m'invita à
teurs classiques, mais un plus grand nombre
très-connue; aulrenouveler cette descripiton, quoique --- Page 50 ---
38 )
Chez Thomme l'appareil génital se compose
destinés à sécréter et élaborer le
des organes
et de la verge, qui est le principal agent
sperme, 5
de la copulation.
sont les testicules (1), qui préLes premiers
la liqueur séminale. Ce sont des corps
parent
ovalaires, formés de plusieurs enveglanduleux
contient tous
loppes, dont une commune quiles
lesdeux,et quipeut se resserrer parle froid,se dichaleurselleporte le nom de scrotum;
laterparla cloison interne sépare les testicules.
une simple
de chacun portent le
Les tuniques propres
nom,savoir : la première, ou la plus extérieure,
de dartos, elle est celluleuse; la seconde, ou tuvaginale,lesr recouvre, mais ne les contient
nique enfin, la troisième, fibreuse, blanche,
point;
les revêt; elle porte le nom
épaisse et consistante,
de tunique albuginée. De son intérieur partent
tant pour compléter cette monographie que pour éviter des recherches à ceux de mes lecteurs qui n'ont
aucune connaissance de l'anatomie humaine, et pour
lesquels beaucoup de passages de ce Traité pourraient
paraitre abstraits ou inintelligibles.
() Les vaisseaux qui composent le testicule forment,
leurs contours et leur entrelacement, une ligne si
par longue, que M. D. H. T'évalue à cent lieues.
tunique albuginée. De son intérieur partent
tant pour compléter cette monographie que pour éviter des recherches à ceux de mes lecteurs qui n'ont
aucune connaissance de l'anatomie humaine, et pour
lesquels beaucoup de passages de ce Traité pourraient
paraitre abstraits ou inintelligibles.
() Les vaisseaux qui composent le testicule forment,
leurs contours et leur entrelacement, une ligne si
par longue, que M. D. H. T'évalue à cent lieues. --- Page 51 ---
2e 59 )
des cloisons qui contiennent de petits filamens
copiliresijaunatres,e repliés, entortillés sur euxmêmes, connus sous le nom de tuyaur séminifères. On présume qu'ils terminentles artères
spermatiques. Ils se dirigent tous vers le bord
supérieur des testicules; ils s'y réunissent au
nombre de dix à douze tuyaux, et forment un
cordon placé dans l'intérieur de cette dernière
(lunique albuginée) nommée corps dhygmore.
Ils percent ensuite la membrane qui les contenait, se réunissent en un seul canal qui se contourne sur lui-même, et forme une éminence
nommée tête de Pépydidime. Ce canal, devenant
de moins en moins flexueux, et enfin droit, se
recourbe sur lui-même près de l'extrémité inférieure du testicule, remonte, sous le nom de canal déférent, le long du cordon des vaisseaur
jusqu'à l'anneau inguinal, par où
spermatiques
il pénètre dans le bas ventre. Les vaisseaux sanguins qui se rendent aux testicules ont deux artères nommées spermatiques, et deux vcines
dites émulgentes, dont les rameaux s'anastomosent plusieurs fois entre eux.
Le vaisseau déférent prend avec la veine spermatique le même chemin, pour remonter dans
le bas-ventre, que l'artère spermatique avait pris
pourdescendre; ces trois sortes de vaisseaux for- --- Page 52 ---
(40) )
ment ensemble un cordon nommé cordon.sperLa senenceapwéparieparlest testicules,
matique.
les canaux séminifères, le corps
remonte 2 par
déférens, lesquels entrés
d'hygmore, les. canaux
viennent aboutir aux vésicules
dans l'abdomen,
séminales, où ils déposent la liqueur spermatique. Le canal déférent se sépare bientôt du cordonspermatique pour se porter derrière la vessie, en
du côtéopposédu canal déférent;
se rapprochant
il s'ouvre d'une part dans la vésicule séminale,
de l'autre dans le canal de l'urètre, sous le
et
nom de conduit éjaculateur.
Les vésicules séminales sont deux réservoirs
membraneux de différente grandeur adossés l'un
à l'autre, situés derrière le bas fond de la vessie,
et dirigés de manière que leur base est tournée
en haut et en dehors, et leur sommet en dedans et en bas,prèsla glande prostate. Elles renferment dans leur intérieur des cellules ou alvéoles qui communiquent entre elles, tapissées
d'une membrane muqueuse qui sécrète une humeûr glaireuse se mélant au sperme et lui servant de véhicule. Elles sont situées près du col
de la vessie urinaire, et sont, dans le moment de
Péjaculation, pressées par les releveurs delanus.
C'est dans ces vésicules que se conserve la li-
met en dedans et en bas,prèsla glande prostate. Elles renferment dans leur intérieur des cellules ou alvéoles qui communiquent entre elles, tapissées
d'une membrane muqueuse qui sécrète une humeûr glaireuse se mélant au sperme et lui servant de véhicule. Elles sont situées près du col
de la vessie urinaire, et sont, dans le moment de
Péjaculation, pressées par les releveurs delanus.
C'est dans ces vésicules que se conserve la li- --- Page 53 ---
(41)
jusqu'au moment de l'action
queurs spermatique
qui doit en déterminer la sortie.
résultant de la réuLes conduits éjaculateurs
des vésicules et des canaux déférens s'ounion
dans l'urètre au fond d'une
vrent séparément
et après avoir
lacune nommée veru montanum,
traversé la prostate.
sécrète une liLa prostate est une glande qui
blanche, muqueuse, que douze conduits
queur
dans l'urètre. Cette matière est
transportent la
de liqueur séminale
fort utile, car quantité
sécrétée à la fois serait trop minime pour pouavec force jusque dans l'utévoir être éjaculée
et même ne lubrirus,si celle-ci ne s'y mélait,
fiait le passage tout en augmentant la quantité.
L'urètre est le canal suspendu à la symphyse
triangulaire et cellupubienne par le ligament
est de servir
Jaire qui porte son nom ; son usage
et à l'évacuation du liquide urinaire,
également
de la liqueur
et à l'éjaculation et au transport
séminale. Cette liqueur s'y dépose par deux pedu canal déférent, à côté
tits trous à l'insertion
Plus
de l'éminence nommée tête de bécasse.
l'urètre prend à cet endilaté à son origine,
différence
assez sa
droit un nom qui explique
Purètre.
bulbe de
de volume, on l'appelle
de beauCette partie est garnie intérieurement --- Page 54 ---
(42) )
Comme cette partie seule eût
coup de glandes. accomplir le coit, elle a été
été trop faible pour
intérieurenforcée de corps caverneuz remplis
rement de cellules qui communiquent entre
lesquelles se remplissent de sang lorsque
elles,
roidit et devient propre à être introla verge se
terminée
duite dans le wagin. La verge est
par
renflement applati garni de papilles nerveuun
de
Celui-ci est habises portant le nom gland.
tuellement recouvert par une peau plus ou
un
moins longue mweiapwrisiutesmerpes
appendice nomméfrein. Cette peau, appepetit
de s'abaisser, et de
lée prépuce, est susceptible
estde le
laisserle gland à découvert; son usage
protéger et de lui conserver la sensibilité.
sécrété par les vaisseaux du testiLe sperme, successivement par le corps d'hygcule, passe
et le canal déférent, qui le
more, l'épididyme,
des vésicules sémidépose dans les petites loges
l'absorption de ses
nales, où il est modifié par
principes.
lui trouve constamLa couleur jaune qu'on
lorsqu'on le recueille dans les vésicules
ment,
semble
dit le
séminales d'un cadavre,
prouver,
qu'en petite quandocteur Legouas, qu'iln'entre
tité dans l'humeur dont la copulation provoque
l'effusion.
more, l'épididyme,
des vésicules sémidépose dans les petites loges
l'absorption de ses
nales, où il est modifié par
principes.
lui trouve constamLa couleur jaune qu'on
lorsqu'on le recueille dans les vésicules
ment,
semble
dit le
séminales d'un cadavre,
prouver,
qu'en petite quandocteur Legouas, qu'iln'entre
tité dans l'humeur dont la copulation provoque
l'effusion. --- Page 55 ---
(45) )
de la semence sont apportés
Les matériaux
moelle
les artères spermatiques, et non parla
par
comme on l'a cru long-temps.
épinière,
les prostates, il en sort une
En comprimant
blanche et épaisse, tandis qu'un liquide
liqueur
suinte des vésicules séminales ;
clair et pâle
ensemble, filmais tous deux se combinent
travers d'une membrane, et se rendent
trentau
d'oà ils prennent la direcau weru montanum,
tion du canal de l'urètre (1)-
l'urètrel lui-même, irrité par la pré-
>. Bientôt
de cette liqueur, entre en contraction >
sence le muscle accélérateur, qui comprime
aidé par
bulbe et toutes les parties voiavec force son
certaines circonstances l'humeur. prosta-
() ( Dans
c'est-à-dire sans la
tique peut être expulsée isolément,
de
séminale, ce qui a lieu au premier degré
liqueur
T'orgasme vénérien, ou, comme chez quelquesindividus,
la pression que la prostate éprouve pendant T'expulpar
Dans tous les cas, la sortic de cette
sion des excrémens.
de suintement, et
humeur ne se fait que par une espèce
par jets. Chez les eunuques, 2
jamais, ou très-rarement,
d'un sentiment dc plaicette émission est accompagnée
T'éjasir dont ils jouissent à défaut de celui que procure
culation de la semence. ) (VILLENEUVE, mot Ejaculation du Dictionnaire des Sciences Méd.) --- Page 56 ---
-
(44 )
sines. L'action de ce muscle acquiert une nouvelle vigueur par la contraction du sphincter de
la vessie et du sphincter de l'anus, qui concouà cette fonction importante. Cc
rent également
muscle, l'accélérateur, est aussi le principal
de l'érection, en comprimant les veines
agent caverneux de l'urètre. Dans ce même
du corps
les muscles érecteurs du pénis, tenant
temps,
entre la
cet organe dans une ligne moyenne
perpendiculaire et la transversale, et la volupté
la liqueur séminale est
étant à son comble,
lancée avec force dans le vagin, vers l'orifice de.
l'utérus.
exémple, les muscles élévateurs de
Si, par
l'anus ne pressent pas les vésicules, le sperme
n'en sort pas; si le muscle accélérateur cesse de
comprimer les veines de l'urètre, le gland se
flétrit, et l'éjaculation ne peut avoir lieu, quoile reste de la verge soit en érection. Si un
que antagoniste est attaqué de spasme, ou sC trouve
paralysé,Turêtre ne peut se dilater; les forces
presser l'éjaculation, ou manquent, ou
pour sont contrariées; de là un grand nombre d'obstacles possibles à l'exécution parfaite de cette
fonction. )
élérateur cesse de
comprimer les veines de l'urètre, le gland se
flétrit, et l'éjaculation ne peut avoir lieu, quoile reste de la verge soit en érection. Si un
que antagoniste est attaqué de spasme, ou sC trouve
paralysé,Turêtre ne peut se dilater; les forces
presser l'éjaculation, ou manquent, ou
pour sont contrariées; de là un grand nombre d'obstacles possibles à l'exécution parfaite de cette
fonction. ) --- Page 57 ---
(45)
DE L'APPAREIL GÉNITAL FÉMININ.
Parties dures intérieures.
Le bassin, espèce de charpente, est formé
parl'assemblage des OS innomés, de l'os sacrum
et du coccix.
Les osinnomésou coxaux forment, de chaque
côté du bassin, trois pièces qui ont. chacune un
nom particulier, savoir :
19 L'ileum,
2° L'ischion,
5° Le pubis.
L'ileum , qui est le plus grand, occupe latéralement la partie la plus haute du bassin; ;
L'ischion. , la partie la plus basse;
Et le pubis, la partie antérieure.
. Si les épines, ou bords antérieurs des OS des
isles ou des hanches sont trop portés latéralement et en arrière , le bassin est ovale.
€ Si.l'épine des ischions est considérable, elle
nuit dans l'accouchement, surtout si la tête de
l'enfant descend latéralement.
Enfin, lorsque les OS pubis sont trop aplatis,
l'entrée supérieure du bassin est rétrécie à proportion de cet aplatissement. --- Page 58 ---
(46 )
L'os sacrum forme la partie supérieure du
bassin; il est d'une forme triangulaire à deux
grandes surfaces : la postérieure est inégale et
et l'antérieure unie et concave; il est
convexe,
des différens
percé de huit trous pour le passage
nerfs et vaisseaux.
L'os sacrum est aplati et bien situé; il contribue beaucoup à rendre le vide du bassin trèsspacieux, et ceux qui sont trop concaves en
rétrécissent l'entrée et la sortie. Ainsi, plus la
del'os sacrum s'approche de l'axe du baspartie
s'en
de même
sin, et plus le pubis
rapproche;
plus il s'en éloigne, plus le pubis s'en éloique aussi. Enfin, si la partie supérieure de l'os
gne
le bassin est rétréci
sacrum se jette en arrière,
en bas; et, si elle se porte beaucoup en depar dans, ill'est beaucoup par en haut.
Le coccix estl'os placé à Textrémitéinferieure
de l'os sacrum ; il est triangulaire et à deux falégèrement convexe, et
ces, une postérieure,
concave : il est
l'autre antérieure, légèrement
ordinairement composé de trois pièces ou
segmens.
Division du bassin.
Le bassin se divise en grand et en petit.
rum se jette en arrière,
en bas; et, si elle se porte beaucoup en depar dans, ill'est beaucoup par en haut.
Le coccix estl'os placé à Textrémitéinferieure
de l'os sacrum ; il est triangulaire et à deux falégèrement convexe, et
ces, une postérieure,
concave : il est
l'autre antérieure, légèrement
ordinairement composé de trois pièces ou
segmens.
Division du bassin.
Le bassin se divise en grand et en petit. --- Page 59 ---
(47 )
est la partie supérieure la plus
Le grand
latéralement, et entièrement
évasée ou élargie
ouverte dans le squelette.
Le petit est la partie inférieure plus étroite,
circulairement terminée par des Os, et ouverte
inférieurement pour le passage du rectum, des
de la génération et de l'enfant.
organes
compris entre les OS des
Le grand estl'espace
isles; etle petit, tout ce qui est au-dessous.
Les OS du bassin sont unis entre eux par syc'est-à-dire par le
névrose et synchondrose,
de plusieurs ligamens et cartilages.
moyen
lebassin soitbien conformé:
Il faut, pour que
de l'entrée du bassin
1° Que la circonférence
beaucoupdela forme cireulaire,ayant
approche
celle d'un coeur de carte; et
cependant un peu
le quart ou
elle doit avoir de développement
environ de la hauteur du sujet.
dans une femme de nature médiocre,
2° Que,
OS ischions entre
Neonemenadentubimnieieded
distance de la jonction de l'os saelles et leur
de
crum avec le coccix, soit de quatre pouces
toutes parts. cavité du bassin soit beaucoup plus
5° Que la
tous sens
son entrée et sa sortie,
spacieuse en
que entre les deux épines
excepté l'espace compris
des ischions. --- Page 60 ---
(48 )
avec la derLe bassin est joint supérieurement:
vertèbre lombaire, et inférieurement avec
nière
les têtes des OS fémur.
lombaire
La jonction de la dernière vertèbre
l'os sacrum fait toujours une saillie plus ou
avec considérable à l'entrée supérieure du basmoins Ainsi donc,
ces deux OS réunis avancent
sin.
plus
la tête de l'enfant
vers l'axe du bassin, plus
trouve de difficulté à se présenter et à descendre
direction naturelle. Mais le contraire
dans une
Pour
arrive dans les circonstances opposées.
lors, dansle premier cas 2 le bassin est trop large
et dans le second il est trop étroit;
par en bas,
Taccouchement, que la pred'ou il résulte, pour
rend le commencemière de ces conformations
du travail très-lent, et en prément et le progrès
contraire,
cipite la fin; et que la dernière, au
d'abord des progrès assez prompts, mais
permet
qui se rallentissent bientôt.
Le bassin peut être rétréci de derrière en dede devant en arrière, de bas en haut et
vant,
ou même er tous sens, et c'est
du haut en bas,
de ces difmême du degré plus ou moins grand
férentes difformités que dépend l'accouchement
absolue
pénible ou laborieux, ou l'impossilbilité
de l'enfantement.
absolue de
On reconnait donc l'impossibilité
assez prompts, mais
permet
qui se rallentissent bientôt.
Le bassin peut être rétréci de derrière en dede devant en arrière, de bas en haut et
vant,
ou même er tous sens, et c'est
du haut en bas,
de ces difmême du degré plus ou moins grand
férentes difformités que dépend l'accouchement
absolue
pénible ou laborieux, ou l'impossilbilité
de l'enfantement.
absolue de
On reconnait donc l'impossibilité --- Page 61 ---
a 49 )
d'une femme à terme au vide
l'accouchement
qui est alors tellement retréci, que
du bassin,
peuty pénétrer.
la main del'accoucheurne
Lerachitis cause ce rétrécissement,) parce que,
maladie, le bassin devient plus ou
dans cette
uide
souvent de ses
moins difforme, etson
perd
indimensions. Outre cela, plus les extrémités
férieures du sujet rachitique sont t difformes,plus
du bassin sont ordinaireaussi les difformités
toutes les femment considérables. Cependant,
sn'accouchent pas difficilement:
mes rachitiques
dans leur jeunesse
celles, par exemple, qui
dans les OS,
n'ont pas subi ce ramollissement
très-heureusement,
acoachentpeurbedinsie)
telles que les bossues et les boiteuses.
Le bassin est revétu intérieurement de membranes de tissu cellulaire ou graisseux, de ligade muscles, de tendons, de nerfs, d'armens,
Les parois latérales
tères et de veines sanguines.
intérieures du bassin sont postérieurement garnies de chaque côté par le corps du muscle
antérieures et un peu latépiriforme, 2 les parois
le muscle obturales sont en partie formées par
rateur interne, et elles sont tapissées par le péles branches du pubis et des
rioste, quirecouvre
OS ischion.
fermé
le coccix,
Le fonds du bassin est
par
TOME I. --- Page 62 ---
50 )
deux muscles coccigiens, le ligament sacroles
inférieure du rectum, les
ischiatique, la partic
et les
muscles releveurs de l'anus, son sphincter
ligamens du périnée.
du bassin reçoit les musLa partie supérieure
est
cles iliaques et psoas; la partie postérieure
de beaucoup de nerfs, dontquelques-uns
garnie
sont considérables.
GÉNITAL DE LA FEMME.
DE L'APPAREIL
Parties molles extérieures.
constituantes de l'appareil génital
Les parties
féminin étant infiniment plus nombreuses que
rendent leur connexion plus
celles de l'homme,
eztérieures
compliquée. On le divise en parties
et parties intérieures (1).
molles externes de l'appareil géLes parties
nital de la femme comprennent :
aussi pénil, motte
Le mont de Vénus, appelé
éminence
R9RE
du plaisir; c'est une petite
ou siége
située au bas de
graisseuse. couverte de poils,
en parties dures et
(:) Ces dernières se subdivisent
du bassin.
parties molles. Voyez ci-dessus la description
S
le divise en parties
et parties intérieures (1).
molles externes de l'appareil géLes parties
nital de la femme comprennent :
aussi pénil, motte
Le mont de Vénus, appelé
éminence
R9RE
du plaisir; c'est une petite
ou siége
située au bas de
graisseuse. couverte de poils,
en parties dures et
(:) Ces dernières se subdivisent
du bassin.
parties molles. Voyez ci-dessus la description
S --- Page 63 ---
(51)
l'hypogastre, au-dessus de la vulve, et au-devant du pubis (1).
(r) C On n'a pas moins rendu
d'honneurs, chez les
anciens, aux parties naturelles de la femme, dit. M. de L.
(de l'Homme et de la Femme, t. II,
parties qui caractérisent T'homme. P. 186), qu'aux
Les Syracusains les
portaient en cérémonie aux célèbres
Tout le temps que durait cette
Thesmophories.
fête, on
toute la Sicile, des gâteaux faits avec le miel s'envoyait, par
de sésame, qui avaient
et la graine
exactement la figure de la
qu'ils voulaient honorer. Les Romains,
partic
moeurs furent dépravées, firent
lorsque leurs
ils se servaient dans leurs
construire des vases dont
naient la
repas, et auxquels ils donfigure de la partie pour laquelle ils avaient
de passion.
tant
Vitreo bibit ille Priapo.
( JUvÉAL, Sat. 2 ).
Léon, surnommé l'Africain, assure que si une femme
rencontre un lion lorsqu'il est en amour, et
furieux que dans tout autre temps, il baisse la plus
prend une autre route en rugissant, si elle Jui tête, et
qui la distingue de l'homme. Ce
montre ce
de croire
fait, dont on est libre
ce que l'on voudra, fit imaginer aux
que leur dieu même prenait plaisir à
Egyptiens
à découvert;
regarder les femmes
aussi, durant quarante jours, les
tiennes se présentaient devant leur dieu
EgypApis les jupes
amour, et
furieux que dans tout autre temps, il baisse la plus
prend une autre route en rugissant, si elle Jui tête, et
qui la distingue de l'homme. Ce
montre ce
de croire
fait, dont on est libre
ce que l'on voudra, fit imaginer aux
que leur dieu même prenait plaisir à
Egyptiens
à découvert;
regarder les femmes
aussi, durant quarante jours, les
tiennes se présentaient devant leur dieu
EgypApis les jupes --- Page 64 ---
(52 )
Capuron et Nysten) de
La vulve (suivant
ouverture
pudendum. muliebre,
walva, porte;
s'étend, chez la femme, delongitudinale qui
levées. On croyait encore, parmi ce peuple, que T'esprit
entrait chez les sybilles, lorsqu'elles rendApollon
ces mêmes parties. Dans tous les
daient des oracles, par
trouvait
lieux
Sésostris avait subjugués, on
repréque
les partics de la génération :
sentées, sur des colonnes,
les avait vaincues sans trop
celles de la femme, lorsqu'il
lui avait fait
de difficulté; celles de T'homme, lorsqu'on
de résistance. Le révérend père François Albeaucoup
chezlesdlyssins," les filles porvarès nous apprendque,
secrètes, de petites
à leurs parties
tent par galanterie,
et battent en licampanes' ou clochettes, qui pendent
les femmes
berté. Dans plusieurs royaumes de T'Afrique,
de la cour, ont ces partics perdu roi, ct les principales
anneaux
cées comme les oreilles; on y passe plusieurs d'ôter
autres
que ces femmes sont obligées
d'or et
bijoux,
rustilorsque leurs époux les approchent (Hémaxéron
Ce luxe, que l'on étend jusque sur
que, IIIe journée).
avoir besoin, n'est pas
des partics quin'en paraissent pas
M. de Saintechez les étrangers exclusivement.
en usage
sur Paris, t. V) nous parle
Foix (Essais historiques introduite parmi les femmes du
d'une mode qui s'était
leurs cheveux
grand monde; ce n'était pas seulement de différentes
qu'elles tressaient avec de la nonpareille
couleurs, dit cet agréable écrivain. ) --- Page 65 ---
53 )
puis le pénil jusqu'auprès de
bordée par les grandes lèvres, l'anus; elle est
dont
laisse entrevoir le clitoris, les
l'écartement
urinaire et l'orifice du
nymphes, le méat
vagin. La vulve est donc
l'espace que les grandes lèvres Jaissent
elles.
entre
On distingue dans la vulve :
Les grandes lèvres, ou
cellulaire, qui forment prolongemens du tissu
les bords de la vulve.
Cesdeuxreplis, figurés par la peau, contiennent
beaucoup de graisse assez ferme,
les vierges. a Les constricteurs 2 surtout dans
tits muscles, dit M.
de la vulve ou peplexus rétiforme; Marjolin, sont placés sur le
ils naissent au-dessous du
toris, descendent
clisur les parties latérales du
vagin, et se terminent en se confondant
transverse du
avec le
l'anus.
périnée et le sphincter cutané de
Leur usage est de rétrécir l'entrée du
vagin; ; ils sont plus apparens chez les
jeunes que chez celles qui sontavancées femmes
ils perdent aussi de leur volume
en age;
qui ont eu plusieurs
chezles femmes
enfans. Le
neux est, chez l'homme,
bulbo-caverstricteur de la wulve. Les l'analogue du cons'unissant par le bas,
grandes lèvres, en
La
forment la fourchette.
fourchette est l'union des grandes
par la partie inférieure.
lèvres
du
vagin; ; ils sont plus apparens chez les
jeunes que chez celles qui sontavancées femmes
ils perdent aussi de leur volume
en age;
qui ont eu plusieurs
chezles femmes
enfans. Le
neux est, chez l'homme,
bulbo-caverstricteur de la wulve. Les l'analogue du cons'unissant par le bas,
grandes lèvres, en
La
forment la fourchette.
fourchette est l'union des grandes
par la partie inférieure.
lèvres --- Page 66 ---
( (54) )
ou rides internes, que lurine
Les nymphes,
sont deux corps molécarte avec bruissement, écartant les grandes
apercoit en
lasses qu'on
et leur
leur substance est spongieuse,
lèvres :
elles s'unissent par en haut,
forme triangulaire;
de prépuce au gland du
et forment une espèce
membraneuses
clitoris. Ces deux productions disent MM. Cadela femme,
des parties génitales descendent du clitoris sur les
puron et Nysten, l'orifice de l'urètre, servent
parties latérales de
comme
le cours de l'urine , à peu près
à diriger
fable présidaient aux eaux
de la
les nymphes
fleuves.
des fontaines et des
s'amasse entre
blanc et fétide qui
Le senegme
à celui qui se forme sous
ressemble
les nymphes
le prépuce des hommes. rond et long (:) situé
Le clitoris, petit corps
femme avait le clitoris aussi
(1) ( Platerus dit qu'une
assure que cette
le col d'une oie; et Bartholin
en avait
gros que
courtisanc italienne qui
partic s'ossifia à une
femme dont le clitoris était
abusé. Tulpius parle d'unc publiquement et bannie à
très-gros, et qui fut fouettée
On sait
abusé de sa conformation.
perpétuité, pouravoir
la passion pour des perquel point Sapho poussa
à
oùt
jusqu'à
: les femmes de Rome 2 l'époque
sonnes de son sexe
méritèrent les épigramtoutes les moeurs SC perdirent, --- Page 67 ---
55 )
antérieure et supérieure de la vulve,
à la partie
le membre viril,
susceptible d'érection comme
ressemble par sa structure, est douéde
auquelil
sensibilité, et regardé, par quella plus grande
comme le siége principal
ques physiologistes,
fait nommer aussi
du plaisir vénérien : ce quil'a
weneris, astre vénérien. La longueur
cestrum
certaines femmes, a fait croire
du clitoris, chez
aux hermaphrodites.
située au-dessus
Le méat urinaire, ouverture
l'orifice du vagin et au-dessous du clitoris,
de
la femme rend ses urines.
par laquelle
satires des poètes. On peut voir ce que Jumes et les
sixième satyre, à Laufella et à
vénal reproche, dans sa
Madullina. Lucien, dansses, Dialogues des Courtisanes,
le même vice aux femmes de son siècle. Coelius
reproche nommé tribades les femmes qui abusaient
Aurelianus a Plaute les désigne sous le nom de subi
de leur clitoris.
quelques
gatrices; ; elles ont été nommées, frictrices par
autres, et ribaudes ou frotteuses par les Français.
sensibilitéduchtoris, continneM.deL..
L'extrêmes
miki. Les Latins T'appellent enT'a fait nommer gaude
amorem etdulcolumbus,
core albatara, tentiginem,
cedinem, mentulam muliebrem et panenfaenincun.
la
et la rage de
Venette nomme cette partic fougue
etde la Femme, t. II,p.197
lamour. > (De PHomme
et suivantes).
ou frotteuses par les Français.
sensibilitéduchtoris, continneM.deL..
L'extrêmes
miki. Les Latins T'appellent enT'a fait nommer gaude
amorem etdulcolumbus,
core albatara, tentiginem,
cedinem, mentulam muliebrem et panenfaenincun.
la
et la rage de
Venette nomme cette partic fougue
etde la Femme, t. II,p.197
lamour. > (De PHomme
et suivantes). --- Page 68 ---
56 I J
Le périnée, ou l'espace compris entre la fourchette et l'anus.
enfoncement qui se
La fosse naviculaire,"ou
à l'entrée de la vulve, derrière la bride
trouve membraneuse qui unit les grandes lèvres à leur
partie inférieure.
Lorifice du wagin, ouverture du conduit qui
à la matrice, est situé au-dessous du
répond méat urinaire. On y remarque un cercle membraneux qu'on appelle hymen. Quand ce cercle
a été divisé, on y trouve quatre à cinq boutons
qu'on appelle caroncules myrtiformes.
L'hymen (zona virginea. Nysten et Capuron),
mariage, est le nom du cercle
du mot grec ipnu,
membraneux qui borde l'orifice externe du vagin dansles vierges : surtout pendant la jeunesse
et avant les règles. Cette membrane se rompt,
pourlordinaire, par la consommation du mal'accouchement; il n'en
riage, et s'efface par
reste plus alors que des lambeaux, irréguliers
auxquels on donne le nom de caroncules myttiformes, à cause deleur ressemblance avec une
feuille de myrte. Outre cela, des règles abondantes, des accidens particuliers, une imprudence, ou quelque blessure 2 peuvent aussi déou altérer la membrane de Thymen.
ranger
souvent effacée chez les filles
Enfin. * onl la trouve --- Page 69 ---
( 57 )
d'un mois ou qui viennent de naitre, d'oû il résulte que l'hymen n'est qu'une faible preuve de
la virginité, que les soupçons d'incontinence
dans les filles oà cette membrane n'existe pas
sont bien frivoles et bien injustes. *
Les caroncules myrtiformes, ou petites éminences charnues, remplacent la membrane de
Phymen.
Parties molles internes.
Les parties molles internes de l'appareil génital de la femme sont :
Le vagin,
L'utérus ou matrice,
Les trompes utérines,
Les ovaires.
Le vagin, du mot vagina, gaine, fourreau,
est un canal spongieux cylindroide, oblique,
membraneux, de cinq à six pouces de long
et d'un bon pouce de large, plus étroit chezles
vierges que chez les femmes mariées, ou qui
ont eues des enfans ; situé un peu obliquement
de bas en haut, entre la vessie (1) etle rectum ;
communiquant par une de ses extrémités avec la
(1) V. Nouveau Dictionnaire de Médecine, par
MM. Capuron et Nysten.
un canal spongieux cylindroide, oblique,
membraneux, de cinq à six pouces de long
et d'un bon pouce de large, plus étroit chezles
vierges que chez les femmes mariées, ou qui
ont eues des enfans ; situé un peu obliquement
de bas en haut, entre la vessie (1) etle rectum ;
communiquant par une de ses extrémités avec la
(1) V. Nouveau Dictionnaire de Médecine, par
MM. Capuron et Nysten. --- Page 70 ---
5 58) )
et
l'autre avec la matrice, dont il emvulve, par
membrasse le col; topacinkdemeneatdue
blanche et nerveuse, dilatable
brane muqueuse
dans la grossesse,1 lubréfiée par un fluide plus ou
selon l'âge etl le degré des pasmoins abondant,
des
très-ridé transversasions ou
tempéramens;
lement dansle jeune âge, lisse dans la vieillesse,
dont l'orifice est quelquefois bouché par l'hydisparait chez les femmes mariées, et
men, qui
les caroncules myrtiformes.
est remplacé par
reçoit
4 Le vagin, dit M. le professeur Boyer,
artères de
Ses veines se renses
Thypogastrique.
dent dans un plexus qui est couché sur ses paret dans lequel vont se rendre . aussi
ties latérales,
les veines du clitoris. Les vaisseaux lymphatidu vagin sont peu connus. Ses nerfs vienques des dernières paires sacrées. >.
nent
La matrice, ou utérus, source de nos chagrins
est un viscère creux, COet de nos plaisirs (1),
triangulaire,
noide, ou plutôt cucurbitiforme
(:) ( C'està ce conduit qu'il faut rapporter particulièrement tous lcs noms que la licence des moeurs a fait
le sexe chez les femdonner aux parties qui distinguent
mes. Dans un Traité des Hermaphrodites, imprimé en
et
ouvrage fort rare
1612 avec privilége approbation,
aujourd'hui, l'auteur (M. Duval, médecin à Rouen), --- Page 71 ---
59 )
étroit en bas, aplati d'avant en
large en haut,
situé dans Thypogastre , entre la vessie
arrière s
l'intestin rectum, divisé ordinairement en
et
fond, sa partie supérieure; corps, sa partie
moyenne ; et col, sa partie inférieure. 2 faisant
saillie dans le vagin; revétu sur ses deux faces
le péritoine, tapissé intérieurement par une
par membrane muqueuse mince et nerveuse. 2 lisse
dans le fond, ridée au col, et parsemée de petites glandes qui, dans sla compression, fournisrecevant beaucoup de
sent un suc visqueux,
vaisseaux et de nerfs ; communiquant avec le
son orifice inférieur, et avec la cavité
vagin par
avoir rapporté tous les noms donnés au conduit de
après la pudeur, ajoute : ( Je l'ai ioui nommer sépulcre et monument au père Anne de Joyeuse, en un sermon qu'il
fit dans l'églisc de Sant-Gemsin-Famsmnoh, au temps
du Carême, parce, disait ce prédicateur, que les membres sy ramollissaient, et y encouraient souvent carie et
corruption. LesieurLe Veneur, vivant évêque d'Evreux,
continue Duval, l'appelait vallée de Josaphat, où se
fait le viril combat, etc., etc. (Chap. VIII, du Sein de
la pudicité de la ferme et des oreilles y encloses).
On chercherait peut-être inutilement un livre de médecine écrit aussi librement et aussi singulièrement que ce
Traité des Hermaphrodites. > (M. de L tome Il,
pag. 200 et 201, note).
ieurLe Veneur, vivant évêque d'Evreux,
continue Duval, l'appelait vallée de Josaphat, où se
fait le viril combat, etc., etc. (Chap. VIII, du Sein de
la pudicité de la ferme et des oreilles y encloses).
On chercherait peut-être inutilement un livre de médecine écrit aussi librement et aussi singulièrement que ce
Traité des Hermaphrodites. > (M. de L tome Il,
pag. 200 et 201, note). --- Page 72 ---
60 )
abdominale par ses deux orifices
latéraux; ayant son col attaché supérieurs et
vessie, et par derrière au
par-devant à la
trompes
rectum; son fond aux
defallope 2 aux ovaires, et aux
iliaques par les ligamens
régions
du pubis
larges, et à la
par deux autres
région
ronds; l'organe enfin
appelés ligamens
conception, et où
qui reçoit le produit de la
nétrable de la
s'accomplit le mystère impéanimaux,
génération chez les femelles des
susceptible de grands
surtout pendant la gestation.
changemens,
Sa cavité, dit Legouas
(page 146), offre
ouvertures : une inférieure,
trois
fice du col; deux
qui répond à l'ori-,
supérieures,
aux angles de son fond, et
qui répondent
les trompes.
communiquent avec
Deux productions du
le nom de ligamens péritoine, connues sous
parties latérales de la larges, sont fixées sur les
matrice. Elles
l'ovaire, 3 la trompe et le ligament contiennent
Les ovaires sont des
rond.
la grosseur d'une
corps ovoides aplatis, de
ligament
aveline, situés sous le repli du
large, de chaque côté,
de la trompe,
près le pavillon
fibreux à
qui lui répond, et d'un aspect
l'extérieur. Ils sont
tites vésicules
composés de peet jaunatre. quirenferment un fluide visqueux
Chaque ovaire a son
ticulier qui l'attache à la matrice. ligament par- --- Page 73 ---
61 )
de fallope sont des canaux de
Les trompes
s'évasant
de longueur,
trois ou quatre pouces
destinés à faire communiquer
graduellement, l'utérus avec les ovaires. Elles
momentanément supérieurs de l'utérus, et se
naissent des angles
rougeâtre et frangée,
terminent par une portion
un de
pavillon, qui tient à l'ovaire par
appelée
ses filamens.
sont des replis ou allonLes ligamens larges
qui les rend adhérens 9
gemens du péritoine, à la matrice et à la partie
chacun de leur côté,
d'une
du vagin; ils sont composés
supérieure membrane qui, dans sa duplicature, en
double
troisième remplie de cellules; ils
contient une matrice aux OS des isles, et en se
attachent la
non-seulement le
développant ils embrassent
les trompes et les ovaires,
corps de ce viscère,
mais encore les ligamens ronds.
ronds sont deux cordons celluLes ligamens
des parties latéleux et vasculaires qui partent
et vienrales de la matrice 2 traversent T'anneau,
de l'aine. Ils sont
nent se perdre au voisinage
attasitués entre les lames du ligament large,
aux côtés du fond de la
chés supérieurement
etils ont dans cet
matrice, auprès des trompes,
descende largeur, après quoi ils
endroit plus
côté dans la duplident obliquement de chaque
à peu
cature du péritoine, en diminuant peu
et vasculaires qui partent
et vienrales de la matrice 2 traversent T'anneau,
de l'aine. Ils sont
nent se perdre au voisinage
attasitués entre les lames du ligament large,
aux côtés du fond de la
chés supérieurement
etils ont dans cet
matrice, auprès des trompes,
descende largeur, après quoi ils
endroit plus
côté dans la duplident obliquement de chaque
à peu
cature du péritoine, en diminuant peu --- Page 74 ---
62 )
aines. Ils passent ainsi, hors la cavité
jusqu'aux abdominale, au travers, des anneaux des muscles
Ces ligamens, après leur sortie,
du bas-ventre.
jusqu'à l'os pubis, et confondus dans
parvenus
dont
la graisse, se divisent en plusieurs portions
s'attachent au clitoris, les autres aux
les unes lèvres, et les autres aux cuisses; de là
grandes
les femmes enceintes
viennent les douleurs que
ressentent dans cette dernière partie, et qu'elles
à mesure que la matrice
sentent augmenter
augmente de volume.
La cavité du vagin, de la matrice et des trompes,. est tapissée par la membrane muqueuse
génito-urinaire. A l'extérieur, ces parties sont
recouvertes par le péritoine: ; un tissu particudifférent pour chacune d'elles, et dont la
lier,
ces deux memtexture est inconnue, sépare
branes.
Le sang est porté dans les organes génitaux
par les artères ionkcumethyogsanipes
des nerfs sacrés et du
Les nerfs proviennent
grand sympathique.
La copulation est le premier acte de la génération ; elle résulte du. concours des deux sexes :
chez l'homme, elle nécessite l'érection du pénis. L'érection est occasionée par l'exaltation
vitale, qui détermine une turgescence sanguine
dans le tissu spongieux de l'urètre et des corps --- Page 75 ---
63 1
cet excès de vitalité est partagé par
caverneux :
de la sécrétion séminale.
les organes
sexuelles entrent
Chez lafemme, les parties
leur température est plus
dans un état analogue;
plus abonélevée, et la sécrétion muqueuse
le tableau ci-dessous).
dante (Foy.
est fécondante, le paLorsque la copulation
en
s'applique sur l'ovaire, 9 il
villon de la trompe
de l'utérusàl'orésulte un canal non interrompu
c'est alors que la conception ou l'imprévaire :
gnation s'effectue.
TABLEAU
dans Pintention d'apprécier
Des Expériences Physislagiquerfatere de Puterus, avant, pendant et après le coit.
Pétat de caloricité
Degrés de calorique. SÉJOUR
NOMS
LEUR LEUR
moment au heure une CALORI- du
COULEUR. AGE. le avant coit delimpré le après coit MÈTRE.
DES FEMMES.
gnatiou.
ans.
minutes. 15
René-Rose B t. mulâtress. 18 30 32 3 29 30 15
UrsuleR. D. négresse. 17 19 31 34 30 15
Uranie B..
gritfe.
Ces observations ne me paraissent pas exactes, attendu
l'état de caloricité du vagin, avant le coit, ne peut
que
trente-deux degrés, chaleur reconnue
être au-dessousde
au sang.
gnatiou.
ans.
minutes. 15
René-Rose B t. mulâtress. 18 30 32 3 29 30 15
UrsuleR. D. négresse. 17 19 31 34 30 15
Uranie B..
gritfe.
Ces observations ne me paraissent pas exactes, attendu
l'état de caloricité du vagin, avant le coit, ne peut
que
trente-deux degrés, chaleur reconnue
être au-dessousde
au sang. --- Page 76 ---
(64) )
a
CHAPITRE II.
Connexion des Parties Génitales avec les autres Systemes.
fonctions intellectuelles confiées au
( LES
cerveau (1) sont dirigées par le principe intellidont le mode d'exercice etles opérations
gent, au-dessus de toutes les spéculations de la
sont
physiologic et de la psychologie.
ou
est le viscère le
C Le cerveau,
encéphale,
plusvolumineux, et celui dontle. parenchymeest
délicat. Il comprend, 1le cerveau, 2°la
leplus
moelle allongée ou mésocéphale; ; et 3° le cervelet. Ces trois parties, continues entre elles, sont
renfermées dans la cavité du crâne. La moelle
rachidien, est une
épinière, ou prolongement
continuation du mésocéphale; elle est logée
dans le canal formée par les vertèbres.
externe du cerveau est parseméc
K La surface
Legouas, Nouveaux Principes de Chirurgie,
(1)
Zoonomie, Physiologie, P. 120. --- Page 77 ---
( 65 )
et de circonvolutions onduleud'anfractuosités, intérieur, on trouve des cavités
ses; dans son
ventricules, dont les parois contigués
appelées
éminences et des enfoncemens de
offrent des
diverses formes.
commolles et pulpeuses
K Deuxsubstances cérébral : l'une extérieure,
posentle parenchyme corticale; l'autre, intégrisâtre, est nommée
médullaire. Dans
rieure , blanche, est nommée
substances
points de l'organe, ces
quelques
blent se mélanger et se confondre.
artères volumineuses apportent le sang
< Des
divisent à l'infini avant de
au cerveau; elles se
veines qui
pénétrer dans son tissu. Les petites
de valvules; elles
en sortent sont dépourvues
sinus.
dégorgentle sang dans des canaux appelés
membranes enveloppent cet organe :
€ Trois
dite la dure-mère ou méJa première 2 fibreuse,
seconde, séreuse,
ninge, de phwrys membrane ; la
; la troisième, cellulaire et vasest Yarachnoides
culaire, est la pie-mère ou méningine.
du
de la moelle allongée et
( C'est cerveau,
naissent tous les
de la moelle de l'épine, que
différens
nerfs sensitifs et moteurs, destinés aux
organes de la vie animale (1).
() Legouas, ouv. cité, P- 26.
TOME I.
seconde, séreuse,
ninge, de phwrys membrane ; la
; la troisième, cellulaire et vasest Yarachnoides
culaire, est la pie-mère ou méningine.
du
de la moelle allongée et
( C'est cerveau,
naissent tous les
de la moelle de l'épine, que
différens
nerfs sensitifs et moteurs, destinés aux
organes de la vie animale (1).
() Legouas, ouv. cité, P- 26.
TOME I. --- Page 78 ---
I ( 66 )
les
de l'esprit, 2 les passions,
G Les opérations toutes les fonctions de
volitions, composent
Vintelligence. sensations transmises au sensorium
( Les
déterminent
commusparlintemaédes des nerfs,
. sorte de réaction cérébrale qui constitue la
une
alors la sensation est complète, et
perception :
il en résulte une idée.
réaction ne
avoir lieu sans que
( Cette
peut
à le principe pensant ne se dirige en quelque
où s'est faite l'impression :
sorte vers l'organe
condide là naitl'attention, qui est la première
tion de la perception, et sans laquelle les sensase transformer en idées.
tions ne pourrient
Ia faculté de conser-
( On appelle mémoire
les sensations passées et
ver et de se rappeler
intellectuels qu'elles
les différens plénomènes
ont produits (1)-
D'oà vient la mémoire? dit M. Dufieu. Le cours
(1)"
les idées accompagnées de la condes esprits rappelle
c'est la mémoire.
naissance du retour des mêmes idées,
n'avait
le vouloir, et les noms de tous
( Cyrus
qu'à
d'eux-mêmesses soldats se présentaient à lui comme
langues différentes. Jules
Mithridate parlait vingt-deux
éerivait, dictait à la fois jusCésar, en lisant, écoutait,
lettres (Pline, VII, C. XXIV et XXV).
qu'à sept --- Page 79 ---
(67 )
4 Le jugement est la faculté
d'apprécier les
rapports qui existént entre toutes les
d'une chose isolée, ou entre plusieurs parties
choses
rapprochées. Son premier degré est la
compaL'empereur Adrien répétait un livré entier après l'avoir
lu (Spartianus). Saint Augustin (liv. IV, de Anima,
chap. VII) parle d'un de ses amis qui savait
récifer à rebours. Muret
Virgile à le
(liv. III, Farier,
dit qu'un homme de sa connaissance
chap. I)
savait trente-trois
mille mots par coeur à les répéter de méme. Les
sions successives des objets divers font dans la impresmolle du cerveau des traces
substance
plus ou moins liées, qui
communiquent plus ou moins, selon la tissure du
veau même. Les esprits qui retrouvent
cerces traces, plus de
plus d'accès dans
passages libres pour couler des
dan's les autres, y reproduisent
unes
lent
plus l'agitation, réveilsuccessivement plus d'idées : de là ces mémoires
surprenantes.
C La mémoire la plus henrense, continuc M.
se perd. Lucrèce fait une peinture
Dufieu,
ladie
touchante d'une macontagieuse ou plusieurs personnes perdirent la mémoire jusqu'à se méconnaître (Luc., 1. VI, V.
Pline, (Nussala Corvinus,
1211).
s 1. VII, cap.
parle d'un Romain qui la perdit tellement dans XXIV)
ladic, qu'il ne se souvenait
une maUn enfant de huit
pas même de son propre nom.
ans, qui apprenait Ic làtin fort bien,
èce fait une peinture
Dufieu,
ladie
touchante d'une macontagieuse ou plusieurs personnes perdirent la mémoire jusqu'à se méconnaître (Luc., 1. VI, V.
Pline, (Nussala Corvinus,
1211).
s 1. VII, cap.
parle d'un Romain qui la perdit tellement dans XXIV)
ladic, qu'il ne se souvenait
une maUn enfant de huit
pas même de son propre nom.
ans, qui apprenait Ic làtin fort bien, --- Page 80 ---
(68 )
celle-ci est soutenue et trèsraison; lorsque donne le nom de réflerion. Une
active, on lui
les uns aux
série de jugemens conséquens
le nom de raisonnement.
autres porte
tout d'un coup presque tout ce qu'il avait appris
oublia
de 1705 commencèrent : quelques
quand les chaleurs
la mémoire; le retour de
jours de fraicheur lui rendirent
de
chaleur la lui fit perdre une seconde fois (Hist.
la
58). Un jeune homme de condition
PAcad., 17053p.
fièvre : les mots
entièrement dans une grosse
la perdit
il fallut recommencer à lui
lui manquaient absolument; 5
27).
de PAcad., 1711, p.
apprendre sa langue(Hist. destinée
une vioeut la même
après
Un gentilhomme
lente maladie. ))
( Si le retour des idées,
Conclusion de M. Duyficu.
du
dépendent des traces
la mémoire,
et par conséquent
la perde? La violence de
-cerveau, est-il étonnant qu'on
naturellement causer
la chaleur ou de la maladie peut
faire des
dans la substance du eerveau,
du dérangement
dans les fibres, emobstructions dans les petits tuyaux,
altérer
couler. Elle peut
pécher par là les esprits d'y
figure, les effacer,
les traces, leur donner une nouvelle
attachées sont
et dès lors les idées quiy étaient comme fluide mêlé
l'âme. Si l'action de quelque
perdues pour
obstructions du cerveau,
dans le sang vient à disiperles
réparer et
reprendre leur cours,
les esprits pourront --- Page 81 ---
( 69 )
des
morales
( La raison, ce principe
qualités
et de la perfectibilité de l'esprit, n'est autre
chose que le jugement, puisqu'elle consiste dans
la faculté d'apprécier le bien et le mal de nos
actions.
( L'imagination est cette faculté qui nous
rend aptes à créer des idées nouvelles, età trouver des rapports inconnus entre les idées ou les
faits déjà connus.
1 ( Tempérée par la réflexion et réglée par le
jugement, Vimagination devient génie. On appelle ainsi cette faculté qui fait découvrir le
beau dans les arts agréables et le vrai dans les
sciences exactes. Lediscernement,letalent,ete.,
agiter les anciennes craces, et les idées perducs se retrouveront comme d'elles-mêmes dans l'esprit. ))
M. le baron Larrey a cité, à la séance de T'Académie
royale des sciences de Paris (26 octobre 1829), T'histoire d'un brigadier de dragons qui, atteint d'une balle
qui s'était logée dans l'épaisseur des OS dont on n'avait
pu la retirer, mourut, long-temps après sa guérison,
d'une phthisie. Depuis le coup de feu guéri par M. Larrey, situé à l'angle droit du coronal, le malheureux
dragon avait perdu la mémoire des substantifs et des
noms propres.
'Académie
royale des sciences de Paris (26 octobre 1829), T'histoire d'un brigadier de dragons qui, atteint d'une balle
qui s'était logée dans l'épaisseur des OS dont on n'avait
pu la retirer, mourut, long-temps après sa guérison,
d'une phthisie. Depuis le coup de feu guéri par M. Larrey, situé à l'angle droit du coronal, le malheureux
dragon avait perdu la mémoire des substantifs et des
noms propres. --- Page 82 ---
(70)
des degrés de perfection dans les
ne sont que
opérations mentales.
cérébrales résultent
toutes les actions
4 De
pénibles ou agréables.
des sentimens
sont portés à un
ées sentimens
K Lorsque
le nom de passions.
certain degré, ils prennent
dans les sensaLes passions ont leurs principes
les inclinations. Elles s'accroissent
tions et dans
l'habitude de
avec le temps et se fortifient par
à leurs
livrer. On les distingue, eu égard
s'y
excitantes, comme la
effets sur l'économie, en
débilitantes,
Yamour, la colère, etc.; et en
joies
la tristesse et la crainte, etc. (1).
telles que
exerce une action sympae Chaque passion
dont tles changemens
thique sur quelque l'âme. partie, Ainsi, la face etles yeux
décèlent l'état de
dans la colère, le front se
rougissent ou palissent
larmes coulent dans
colore dans la pudeur, les
les muscles volontaires se contracle chagrin,
dans la colère ; ils sont, au
tent convulsivement dans la crainte et lafrayeur :
contraire, inertes
intérieurs, tels que le
tandis que les muscles
des
la vessie, éprouvent
coeur, les, intestins,
de leurs degrés, les unes sont
(1) Sous le rapport
les autres sont douces,
la joie;
fortes, commei'amouretl
comme la pudeur, Tamitié et T'espérance. --- Page 83 ---
(7)
idonnentnaisance: à divers accidens.
spasmes quid
leurs atteinxLes passions excitantes portent
les
de la poitrine, où elles cautes sur
organes
sent des mouvemens désordonnés.
débilitantes ou tristes affectent,
Les passions
les viscères de l'abdomen, qui en
au contraire,
éprouvent à la longue des lésions profondes.
mettent souventla raison
a Les passionsfortes
leurs excès rabaissent l'homme auen défaut,
lui sont soumises.
:
dessous des espèces qui
< L'instinct n'est point étranger à l'homme;
mais les progrès de sa raison en affaiblissent les
conseils. Cette faculté guide les animaux dans
la plupart de leurs actions, et leur donne, ab
d'instruction
tendre
000, une plénitude
pour
constamment vers tout ce qui leur est utile.
C'est l'éducation qui perfectionne la raison;
c'est la nature qui développe les facultés de
l'instinct. Si les connaissances acquises par la
raison n'ont point de bornes, celles qui sont
données par l'instinct ne comptent point d'erreurs.
les actions de la pensée et
( Les sensations,
les passions, donnent, en définitif, naissance
à la volonté, qui est l'intention prononcée, ou
tout simplement le désir de faire ou de ne pas
faire telle chose.
l'éducation qui perfectionne la raison;
c'est la nature qui développe les facultés de
l'instinct. Si les connaissances acquises par la
raison n'ont point de bornes, celles qui sont
données par l'instinct ne comptent point d'erreurs.
les actions de la pensée et
( Les sensations,
les passions, donnent, en définitif, naissance
à la volonté, qui est l'intention prononcée, ou
tout simplement le désir de faire ou de ne pas
faire telle chose. --- Page 84 ---
(7) )
volitions ou les actes de la volonté se
K Les
manifestent à l'extérieur par la locomotion, les
gestes, la voix. et la parole (1). D
MM. Gall et Spurzheim donnent le nom de
cerveat K à la masse nerveuse qui est surajoutée
nerveux affectés aux mouvemens
aux systèmes
volontaires, et aux cinq sens extérieurs. >
Selon leur système, développé dans le nouDictionnaire des Sciences médicales, ( les
veau la moelle
sont aussi peu des
nerfs et
épinière
du cerveau, que celle-ci est une
prolongemens
Toutes les
continuation de la moelle épinière.
les
parties naissent et existent indépendamment)
unes des autres. >
Selon ces savans anatomistes, ( le cerveau est
d'autant d'organes qu'ily a de facultés
composé
fondamentales. >
évidemment ( que toutes les
Ils reconnaissent
(:) On peut consulter ces mots pour leur définition,
lira avec intérêt dans T'ouvrage cité de M. Lequ'on
les
avec élégance
gouas, où ce professeur a développé
fondemens d'une sage et parfaite érudition. Je copierais
toutes les parties de son ouvrage qui ont rapport à CC
reproches, et si je
Traité, si je ne eraignais quelques
consultais uniquement le désir de rendre hommage au
talent distingué de l'auteur. --- Page 85 ---
(75)
cérébrales sont doubles, et que les parparties
des deux côtés sont rapprochées
ties congénères
de réunion ou les
entre elles par des appareils
cominissures.
n'y a pas de
il est certain qu'il
d Qu'enfin
nerveux.
central des symptômes
point
est exclusivement l'organe
( Que le cerveau
et que
facultés morales et intellectuelles,
des
du cerveau est affectée à une
chaque partie
faculté particulière.
MM. Gall etSpurajoutent
e Pour confirmer, sensations et tout mouvezheim, que toutes dérivent du cerveau, on a encore
ment volontaire
tous les nerfs ne
allégué jusqu'à présent que
des prolongemens
sont que des continuations,
et leur
du cerveau, et qu'ils y ont leur origine
central; mais cette preuve ne peut plus
point
nous avons démontré que
subsister depuis que
dans les nerfs des
le cerveau ne se prolonge pas
de la colonne
sens, ni dans la masse nerveuse
est un
vertébrale; que chaque système nerveux
et particulier, et que l'enchaisymptôme propre
des branches comnement de ces systèmes, , par
expliquerlaurinlluence
munigaotes,sifitpore
réciproque.
le décollement d'un coq qui
4 Par exemple 2
seulement
continue à battre des ailes, prouve
depuis que
dans les nerfs des
le cerveau ne se prolonge pas
de la colonne
sens, ni dans la masse nerveuse
est un
vertébrale; que chaque système nerveux
et particulier, et que l'enchaisymptôme propre
des branches comnement de ces systèmes, , par
expliquerlaurinlluence
munigaotes,sifitpore
réciproque.
le décollement d'un coq qui
4 Par exemple 2
seulement
continue à battre des ailes, prouve --- Page 86 ---
(74) )
le cerveau n'est pas nécessaire pour les
que
mouvemens automatiques. n
Choisissons un autre exemple dans un travail
trop prolongé.
disent MM. Gall etSpurzheim,
( Une étude,
long-tempecontinuéer sur le même objet,fatigue;
mais, en variant l'objet du travail, l'esprit renouvelles forces. Or, si le cerveau n'est
prendde
exécutant tous les actes de
qu'un seul organe
l'âme et de l'esprit, comment un nouveau sujet
de méditation n'augmente-t-il pas la fatigue,
au lieu de procurer un délassement?
serait
de concevoir les
a Il ne
pas possible
du somnambulisme, si le cerveau
phépomènes seul organe, et non une réunion
n'était qu'un
de plusieurs, affectés chacun à une faculté particulière.
démontré
le cerveau n'est
( Il est donc
que
d'aupas un tout unique, mais un assemblage
a de facultés particulières..
tant d'organesquilya
ainsi plus
MM. Gall et Spurzheim présentent
de leurs
bas les preuves les plus importantes
le cervequ est ezclusivement
assertions, 9 que
Porgane des facultés morales et intellectuelles,
en disant :
se
( 1° Les facultés morales et intellectuelles
et diminuent suivant
manifestent, augmentent --- Page 87 ---
(75) )
cérébrales qui leur sont propres
que les parties
fortifient et s'affaiblissent.
se
se développent,
(Les ages de la vie ).
du cerveau en
développement
K 2° Lorsqueled
ne suit
général, ou d'un organe en particulier, manifestation
l'ordre graduel ordinaire, la
point
aussidel'ordre ordinaire. D
des fonctions s'écarte
)
volumineux des rachitiques.
( Le cerveau
des organes
.3Le denehagpsmmntddetuend
de
rend défectueuse la manifestation
de l'âme
par la petitesse
( Assertion prouvée
ses qualités. imbécilles de naissance. ) D
du cerveau des
le cerAinsi, dans l'une et l'autre acception,
de tout le système nerveux,
veau est l'origine
force, du plaisir et de la
source de la vie, de la
laboratoire
douleur. C'est, en un mot, le grand
et, ce qui le prouve, c'est que
des sensations;
est comprimée par
lorsque la moelle du cerveau
le sang,
quelque cause que ce puisse être, par
l'enfoncement des OS du crâne, par la conpar
on tombe en apotusion ou la commotion,
plexie.
attribuent, dit Valmont Bomare,
e Plusieurs conformation des organes du cerà la différente
des sensi intérieurs;
veau, les diverses opérations
le loup et
que les lions, les ours,
on remarque
et cruelles, ont
les autres bêtes courageuses
ée par
lorsque la moelle du cerveau
le sang,
quelque cause que ce puisse être, par
l'enfoncement des OS du crâne, par la conpar
on tombe en apotusion ou la commotion,
plexie.
attribuent, dit Valmont Bomare,
e Plusieurs conformation des organes du cerà la différente
des sensi intérieurs;
veau, les diverses opérations
le loup et
que les lions, les ours,
on remarque
et cruelles, ont
les autres bêtes courageuses --- Page 88 ---
76) )
cette partie si petite, qu'elle est presque imperceptible; au lieu qu'elle est fort grande ( la
glande pinéale ) chez les animaux qui, comme
l'élan, sont fort timides. >
Voyons maintenant comment les névroses des
fonctions cérébrales ont quelques rapports avec
les névroses de la génération.
des
cérébrales (1)
( Les névroses
fonctions
consistent dans l'augmentation , la diminution,
même la suppression etl'irrégularité des fonetions du cerveau. De là les comata, qui sont
l'apoplexie, la catalepsie et l'épilepsie.
sont
la
( Les vésanies, qui
Thypochondrie,
mélancolie, la démence, l'idiotisme, le somnambulisme et l'hydrophobie. )
Dans les névroses des organes de la génération, l'appétit vénérien est plus ou moins augmenté, plus ou moins diminué, plus ou moins
irrégulier. On les sous-divise en névroses génitales de l'homme, qui sont : Yanaphrodisie, le
dyspermatisme, la satyriase, le priapisme; et
de la femme, qui sont : la
en névroses génitales
nymphomanie et Phystérie. >
La connexion des différens systèmes est sensible: ( La machine animale, dit Valmont Bo-
(1) Pinel, Nosographie philosophique. --- Page 89 ---
(77)
comme le cercle, quin'a ni commare (1), est
son action
mencement ni fin; un ressort prête
leur
l'autre; qui lui doit son mouvement;
à
à former d'autres machines qui
union conspire
enfin, tous les ressorts
deviennent leur mobile;
mouvement dans chaque ressort,
réunissentleur:
aux autres son action
et chaque ressort partage
cerveau n'agit
et l'effet qui en résulte. Ainsi,le
immoT'impulsion du coeur > qui serait
que par
les deux organes réunisbile sans le cerveau;
leur mécanisme pour formerla respiration,
sent
les fluides
soutient leur action ou la détruit;
qui
nos vaisseaux sont préparés par
qui traversent mouvantes, et les parties de ces
les trois forces
donnent
animent le cerveau,
fluides préparés
et font agir la
au coeur tous ses mouvemens. s
respiration.
dit Cabanis (2), ont
( Tous les mouvemens, 2
cérédans le sein du système
leur point d'appui
bral, comme toutes les impressions quelconvont chercher leurpointde réunion.
ques y
Article HOMME du Dict. rais. d' Histoire natu-
(1)
relle.
(2) Rapports du Mpdgeadoliealarifiemn
t. II, P- 558.
es préparés
et font agir la
au coeur tous ses mouvemens. s
respiration.
dit Cabanis (2), ont
( Tous les mouvemens, 2
cérédans le sein du système
leur point d'appui
bral, comme toutes les impressions quelconvont chercher leurpointde réunion.
ques y
Article HOMME du Dict. rais. d' Histoire natu-
(1)
relle.
(2) Rapports du Mpdgeadoliealarifiemn
t. II, P- 558. --- Page 90 ---
(78) 1
reflux du liquide nerveux (1) vers le
€ Par le
cerveau, l'âme est avertie qu'il se fait telle impression sur un tel membre. Lorsque l'on pique
la main, cC n'est pas la main qui souffre, c'est
le sensoriun, et le sensorium n'est averti de
cette piqure que parce qu'il se fait un reflux du
cerveau, par le moyen du
suc nerveux jusqu'au
C'est donc la
nerf qui se répand à la main.
piexcite l'ébranlement de cerqàre de ce nerf qui
taines fibres du cerveau, ébranlement qui occasionne un sentiment dans le sensorium. >
On voit, d'après cet exposé, que le cerveau,
des sensations,
considéré comme siége unique
suivant M. Gall, comme assemblage des
ou,
essentiels à la vie, est un centre de
organes
réaction où des scènes à l'infini se développent
confusément en un moment ; qu'il est l'organe
le réservoir où se filtre, pour
de nos pensées,
ainsi dire, la matière qui porte le mouvement
dans tous nos membres; que, sans avoir égard
il n'en est pas moins le foyer
à sa contexture;
destinés
des sensations, et que les sens ne sont
dehors;enfin,
meilaimpeenetanesended
le cerveau est aux nerfs ce que le coeur est
que
(1) Manuel de Physique et de Physiologie, par
Dufien, P. 502. --- Page 91 ---
(79 )
et voilà les deux principes de la vie.
au sang :
le cerveau agit directement
Danslumnaphrodisie,) de la génération, tandis que les
sur les organes :
connexion indirecte.
sens n'agissent que par
les mouveAlors a on' est fondé à dire (1) que
qu'impriment le travail dela
mens oscillatoires
celui résulpensée, de la méditation, et surtout
tant de la lutte des passions 7 se communiquent
(2) et
aux branches nerveuses correspondantes
ces nerfs lient avec le système
aux organes que
soit
symcérébral; ; que ceux-ci, à leur tour,
par
pathie, soit par la dépendance deleurs fonctions,
leur altération aux autres organes,
font partager
de
ou plutôt de
en raison du degré
proximité,
connexion relative où ils sont avec eux. >
L'anaphrodisic n'est donc, dans ce, cas 2
altération des fonctions nerveuses par les
qu'une
elles-mêmés du trouble et de
passions, nées
ou plutôt une anol'anomalie des mouvemens,
malie locale des fonctions nerveuses.
de
(5) à fournir de nou-
( Quoi plus propre
unitle
velles preuves de la relation étroite qui
(1) Debreuze, de PInfluence des Passions, etc.
(2) Celles de T'appareil génital.
(3) Debreuze, ouvrage cité, P: 109.
fonctions nerveuses par les
qu'une
elles-mêmés du trouble et de
passions, nées
ou plutôt une anol'anomalie des mouvemens,
malie locale des fonctions nerveuses.
de
(5) à fournir de nou-
( Quoi plus propre
unitle
velles preuves de la relation étroite qui
(1) Debreuze, de PInfluence des Passions, etc.
(2) Celles de T'appareil génital.
(3) Debreuze, ouvrage cité, P: 109. --- Page 92 ---
80 )
quel'influence des passions
moral etlephysique,
les
de la reproduction? Qui ne consur organes
dans l'ananait tout le pouvoir de l'imagination
Qui ne connaît aussi tous les contes
phrodisie? auxquels a donné lieu cette affection,
vulgaires souvent est due à la faiblesse morale
quile plus
même
des individus, et quelquefois
et physique
de leur
à leur crédulité, ou au dérangement
imagination?
médecins instruits ont souvent. guéri
G Les
locale, à l'aide de
cette espèce de paralysie
moraux propres à imprimer une semoyens salutaire, ou à causer une distraction
cousse
Montaigne (1), comme il le raavantageuse.
conte lui-même dans ses Essais, parvint, par
adroite supercherie, à rendre tous les droits
une
de la virilité à un nouveau marié que l'imagination avait ainsi dégradé. )
On voit pareille histoire, section cinquième
dois cette observation à un offide ce Traité: je
vint
cier de marine qui, à Saint-Domingue,
réclamer mes conseils.
mswinem-tornde
nouvelle preuve de la connexité
Veut-on une
(1) Tomc I, p- 94.
dans ses Essais, parvint, par
adroite supercherie, à rendre tous les droits
une
de la virilité à un nouveau marié que l'imagination avait ainsi dégradé. )
On voit pareille histoire, section cinquième
dois cette observation à un offide ce Traité: je
vint
cier de marine qui, à Saint-Domingue,
réclamer mes conseils.
mswinem-tornde
nouvelle preuve de la connexité
Veut-on une
(1) Tomc I, p- 94. --- Page 93 ---
81 )
du cerveau avec les organes de la génération?
Écoutons Venette : xSi
: touchée par la présence l'imagination, d'une
dit-il, est
et que les petites fibres du
bellequ'on adore.
lées par les pensées de cerveau soient ébranl'amour, il se fait aussitôtunesueur internedans nos parties
et les esprits, qui s'y
naturelles,
portent avec tumulte et
précipitation, font sortir des prostates une
tière liquide, qui prépare le conduit
masage de la semence, qui devient pour le pasplaisirs
l'effet de nos
amoureux. D
Cette émission prématurée,
de la
sans être celle
semence, 9 énerve cependant. Combien de
jeunes gens, trop passionnés dans ces doux
mens, ontparu épuisés etfrappés
mopar l'excès de la volupté dont ils d'anaphirodisic éfaient
entre les bras de leurs belles
enivrés
trop d'ardeur!
qu'ils aimaient avec
Le pouvoir de
est prouvé
limagination sur les systèmes
par l'orgasme voluptueux des parties
génitales. Lorsque les fluides
s'y portent, et qu'ils
nerveux et sanguin
corps
parviennent à gonfler les
caverneux, il y a bientôt érection
plète. Lorsqu'au contraire
comsensiblement
l'imagination est trop
affectée, la scène se
veau.
passe au cerSonges, Dans la
veille, 9 l'image d'une
ToxE I.
jolie
--- Page 94 ---
82 )
agace l'imagifemme, de tableaux voluptueux
bientôt, dans le sommeil (1), ces scènes
nation;
Mécanisme du Sommeil d'après Dufieu, ou-
(*) cité. ( Si le sang ne fournit au cerveau qu'une livrage
se filtrer dans les nerfs; si les
queur trop grossière pour
quantité, trop déliés,
animaux sont en trop petite
esprits
causer de fortes agitations dans le certrop faibles pour
ils ne sont pas
même, les organes se relâchent;
veau
à faire passer de vives impressions
dans une disposition où l'auteur de la nature a voulu qu'clles
jusqu'à T'endroit
dans Tâme. L'âme
produire des sensations
passassent pour
extérieurs; et c'est le sommeil.
n'apergoitplasl les objets
abondance. d'esaussi la trop grande
( Quelquefois
trouble dans le cerprits animaux peut causer quelque
le sommeil. S'il arrive, pendant
veau et nous procurer
animaux qui sont dans le
le sommeil, que les esprits
de la même macerveau en ébranlent quelques parties
agissait sur les organes des sens,
nière que si un objet
sensation
appelle
lors l'âme éprouve une
qu'on
pour
jamais en dormant qu'aux
songe. On ne songe presque.
les parties
chosesqu'on a senties étant éveillé, parce que
de
ont déjà été ébranlées par l'action
du cerveau, qui
bien
aisées à être
quelque objet extérieur,. sont
plus
celles qui sont toujours demeurées en
ébranlées que
repos. sommeil vient souvent après le repas, parce que.
( Le
lors l'âme éprouve une
qu'on
pour
jamais en dormant qu'aux
songe. On ne songe presque.
les parties
chosesqu'on a senties étant éveillé, parce que
de
ont déjà été ébranlées par l'action
du cerveau, qui
bien
aisées à être
quelque objet extérieur,. sont
plus
celles qui sont toujours demeurées en
ébranlées que
repos. sommeil vient souvent après le repas, parce que.
( Le --- Page 95 ---
83 )
retracées, le pénis, au secours de cettc
étant
et
l'attitude
se gonfle, prend
même imagination,
bouilconvenable au congrès; et ( la jeunesse
s'échauffe si avant
lante, dit Montaigne (1),
quoique tout endormie, qu'elle
danssonharois,
ses amoureur désirs. >
assouvit en songe
et du cerveau. Le memConnezion du pénis
direct avec le cerveau ;
bre viril a un rapport
la céphalalgie
car, s'il reçoit une percussion,
concomitant; avec le coeur,
en devient le signe
le nouveau chyle qui n'est pas enle sang, épaissi par
anidigéré, ne fournit plus au cerveau d'esprits
core
ceux
fournit sont trop grossiers pour
maux, ou
qu'il
D'ailleurs, gonflant
couler dans les organes des sens.
des
sanguins; il comprime et ferme le filtre
les vaisseaux
vives, 2 de là le
esprits; il ne se fait plus d'impressions
sommeil. sommeil cesse de deux manières : 1O par une im-
( Lc
des organes, si forte qu'elle parpression sur quelqu'un
les
animaux
20 quand
esprits
vient jusqu'au cerveau;
sont assez abonpendant le sommeil
qui se produisent
d'ouvrir les entrées des nerfs, et
dans pour avoir la force
transmettre
les, remplir de façon qu'ils puissent
pour
les ébranlemens produits par les objets
jusqu'au cerveau
qui touchent le corps. )
() Essais, , liv. I, chap. XX, P- 45. --- Page 96 ---
(84)
éprouve des syncopes plus ou moins
puisqu'on avec les yeux, puisqu'ils sont frapprononcées;
pés de vertiges et d'éblonissemens.
L'affluence du sang etdes nerfs gonfle et roidit
ce qui a fait dire à Aristote que le coeur
la verge,
dans l'homme deux sortes
et la verge étaient
d'euxd'animaux Eao àrEwo qui se remuaient
mêmes (1)-
PHistoire de France, que VilOn voit, dans
commit un crime de lèse majesté pour
landré
les
sexuelles de
avoir touché de la main
parties
Charles IX.
Testament commande de
La loi de PAncien
main à une femme qui aura manié ces.
couperla
mêmes parties ou par mépris, ou par injure.
Un
de mes amis, dit M. Sage, qui
(1) (
physicien
en France du
est un des premiers qui se sont occupés
toutes
T'ayant déféré à plusieurs reprises sur
galvanisme,
le
à la fin sur son membre
les parties de son corps, porta
les
vives
viril en érection : il éprouva les douleurs plus
Depuis cet essai fatal, sa tête s'aliéna
dans le cerveau.
Cet homme de mérite ne survécut
et resta douloureuse.
Son cerveau ayant été
très-peu à cette expérience.
que
blanche, qui
ouvert, on trouva une matière fongueuse,
être due à la décomposition d'une partie de ce
parait
de remédier au Poisons, etc.,
viscère. ) (Moyens
par B. G. Sage, etc., P. 75.)
leurs plus
Depuis cet essai fatal, sa tête s'aliéna
dans le cerveau.
Cet homme de mérite ne survécut
et resta douloureuse.
Son cerveau ayant été
très-peu à cette expérience.
que
blanche, qui
ouvert, on trouva une matière fongueuse,
être due à la décomposition d'une partie de ce
parait
de remédier au Poisons, etc.,
viscère. ) (Moyens
par B. G. Sage, etc., P. 75.) --- Page 97 ---
2 85 )
de la Matrice et du Cerveau. :
Connezion
de ces deux organes existe dans
Le rapport
affections de malhystérie, et dans les autres
de passions débilitantes.
trice provenant
aux mânes d'unejeune
Je dois quelqueslarmes:
sensible amie,
et belle parente, bonne épouse et
dont les
mais douée d'une irritabilité nerveuse
au tombeau. Les observasuites la conduisirent
étant relatives
tions que j'ai faites à son égard
dois les consigner ici,
au sujet que je traite, 9 je
entre le
démontrer le rapport qui existe
pour
les
de la génération. Je vais
cerveau et
organes
d'après M. Calanéanmoins tracer auparavant,
Jre-Debreuze, (1), l'esquisse des symptômes de
toujours accompagnée de nombreuses
l'hystérie
de la myotilité et de
anomalies de la, sensibilité,
à l'age de puberté,
la caloricité, principalement
orageuse de la vie qui enflamme
cette époque
souvent le trouble dans
nos passions, et porte
nos systèmes.
délicate, un tempérament
6 Une complexion
ardent et lascif, une irritabilité nerveuse innée,
() Ouvrage cité, sur VInfluence des passions dans
les maladies, p. 97- --- Page 98 ---
86 )
une vie sédentaire, sont les cauou acquise par
'
à l'hystérie, dontl les femmes
ses prédisposantes
atteintes aux deux éposont particulièrement vie, la
et l'age du
de la
puberté
ques critiques
: ,
retour.
causes subséquentes qui en déterminent
a Les
: la
ou le
le déveleppement sont
suppression
du flux menstruel; ;une continence
dérangement
dans
rigoureuse, le veuvage, ou l'éloignement
temps du mariage; l'amour, Tés
les premiers
la jalousie ou toute autre pasdésirs impérieux,
sion forte contrariée, et susceptible de suspendre les fonctions de l'utérus; les lectures éroticontemplation de peintures voluptueuses
ques,la
le trouble des sens et de' l'imaginaaugmentent
les désirs at foyer de la sention, et appellent
v.T t
sibilité de la femme; Ia matrice.
à Phystérie sont :
a Les symptômes propres
de strangulation que piroduit le mouune espèce
de
vement d'une boule qui semble se détacher
la matrice et monter vérs le cou, accompagnéc
des muscles de l'abd'une tension spasmodique
de
domen, avec une constriction épasmodique
idéal des fausses
la poitrine et le rapprochement
les
l'accès est violent,
côtes. Souvent, lorsque
vertigesy Ja pâleur du visage, lengourdissement
les
et une anxiété
des membres,
pandiculations
roduit le mouune espèce
de
vement d'une boule qui semble se détacher
la matrice et monter vérs le cou, accompagnéc
des muscles de l'abd'une tension spasmodique
de
domen, avec une constriction épasmodique
idéal des fausses
la poitrine et le rapprochement
les
l'accès est violent,
côtes. Souvent, lorsque
vertigesy Ja pâleur du visage, lengourdissement
les
et une anxiété
des membres,
pandiculations --- Page 99 ---
(87) )
plus ou moins sensible, annoncent
précordiale Bientôt le mourement angiostaces désordres.
et annoncé par une dyspnée
tique est troublé,
et les pulsations
incommode, des palpitations. 2
Ces
des carotides et des temporales.
déréglées
des convulsions renaisaccès se terminent par sommeil léthargique.
santes, entremélées d'un
et rient alterles malades pleurent
( Souvent
bientôt après ils soupirent, en
nativement (1); d'étouffemens: ; enfin, ils perdent
se plaignant
s'efface et devient irréconnaissance : le pouls
sont
les extrémités
gulier, petit et vermiculaire;
froides et l'utérus entre en contraction.
se
terminentaussi siparlexerition
e Les accès
à travers le vagin, ou
d'une humeur muqueuse
setabondantes.
pardes urines limpides, incolores d'une odeur fétide
la fin à l'aide
On en' provoque
mais le système
ou du charme de la musique;
est doué
ébranlé par cette attaque,
nerveux,
irritable, que la
d'une sensibilité si facilement
contraaffection morale , Ja moindre
plus légère
de joie ou de peine, et surriété, un sentiment
aimé, suffisent pour
tout l'absence * de l'objet
attribue la facilité qu'ont les femmes de
() Roussel
à T'extrème myotilité
pleurer ct de rire alternativement,
:
et aul peu de consistance de leurs organcs. --- Page 100 ---
88 )
rechute; si la cause de l'hysoccasioner une
du flux menstérie provient du dérangement
On peut
truel ou d'une continence rigoureuse. les remèremédier, dans le premier cas, par
y
à rétablir les évacuations mensdes propres dans le second cas 3 parle mariagetruelles, ct,
estle résultat du désordre
Mais si cette affection
traiter la malade
du système sensitif, on ne peut
il serait ridiles règles de Thygiène, et
que par
des
médià cet égard
moyens
cule d'employer.
les effets
caménteux, si ce n'est pour réprimer
des
C'est pourquoi on fera usage
du.n moment.
intérieurement, et on présenantispasmodiquesi olfactif des odeurs vireuses ou
tera à l'organe
vivecomme propres à impressionner
fétides,
sensoriaux l'odorat étant celui,
ment les organes
le plus particulièredes sens qui correspond
pénètre et
avec le: sensorium (1), qu'il
ment
on SI a
et Nysten, est cette
(1)Le sensorium, selon Capuron
être
ou du cerveau qui passe pour
partie de T'encéphale
des sensations. C'est la cause
le siége de T'àmc, le centre
Willis place dans le
immédiate de la perception, ; que
la
Descartes dans glande
corps cannelé du cerveau,
dans le corps. calleux,
pinéale, et M. de la Peyronnie
détaché de
blanc et oblong, qui est comme
petit corps
uncre
la masse du cerveau.
être
ou du cerveau qui passe pour
partie de T'encéphale
des sensations. C'est la cause
le siége de T'àmc, le centre
Willis place dans le
immédiate de la perception, ; que
la
Descartes dans glande
corps cannelé du cerveau,
dans le corps. calleux,
pinéale, et M. de la Peyronnie
détaché de
blanc et oblong, qui est comme
petit corps
uncre
la masse du cerveau. --- Page 101 ---
(8g )
avertit promptement de ce qui se passe au-dehors. Ces irritations utiles réveillent
rendent son
l'âme,lui
énergie, et rétablissent les fonctions vitales, auxquelles elles
Il me reste à tracer l'histoire président. n
et les derniers
momens de Mme M. D., victime d'une sensibilité
extrême.
Mme M. D., âgée de trente-cinq:
toutes les grâces
Lans, douée de
naturelles, et d'une fortune
honnête, mais que l'oubli de
la cour rendit
parens puissans à
stationnaire, en conçut un tel
-chagrin, qu'elle y trouva la source de tous ses
maux. Dévorée par une ambition que des indiscrets attisait, et dont ils lui faisaient
ment entrevoir le bon droit,
méchamsérent
ces faux amis creuun tombeau à sa trop fatale confiance.
Bientôt se déclarèrent tous les
l'hystéric, avec des
symptômes de
modifications qui la menacèrent, dès l'invasion, de phlogose de la
trice. En vain l'époux qu'elle
maadorait, et
gémissait de ne pas voir revêtu des
qu'elle
dignités auxquelles son alliance lui donnait le droit de
tendre, lui faisait de
prédouceurs
sages observations sur les
de la médiocrité;
maîtresse
l'ambition, cette
despotique, araitparlé, et jour et nuit
luicriait : demande et on t'accordera. Elle obsédait donc son parent de placets, qui le
plus --- Page 102 ---
902)
restaient sans réponse : de là humiliasouvent
et tous les ravages des passions
tion, chagrins,
utérine
débilitantes. Peu après, une hémorragie
les symptômes de la
se déclara, et confirma
lès efforts de la
maladie affreuse contre laquelle
médecine sont vains : Mme M. D. fut attaquée
d'un ulcère à la matrice. Les progrès destrucde cette horrible affection futeurs et rongeans
vivementalarrent en raison de sonimagination
mée sur l'avenir de son époux.
M"e M. D., tranquille sous la foudre qui allait
douée, d'ailleurs, depuis l'époque
la frapper,
inouies, d'une patience exemde ses souffrances
espérait encore revoir ses beaux jours,
plaire,
habituels. Elle
et se livrait déjà à ses exercices
dont
aimait à peindre d'après nature les plantes
lui avais appris les noms, elle les répétait, ne
je
et se plaisait à me les rappeler
les oubliait point,
dès qu'elle me revoyait.
trois,
Un matin que je lui en avais apporté
elle n'eut la force d'en dessiner que deux! Fatale époque! Depuis ce jour son pinceau n'a plus
été exercé. Ses forces diminuant sensiblement,
elle fut contrainte de garder sa chambre et biensous mille modifitôt son lit. Des souffrances,
hémorracations, se succédèrent; elle eut une
de vomissemens congie affreuse accompagnée
it point,
dès qu'elle me revoyait.
trois,
Un matin que je lui en avais apporté
elle n'eut la force d'en dessiner que deux! Fatale époque! Depuis ce jour son pinceau n'a plus
été exercé. Ses forces diminuant sensiblement,
elle fut contrainte de garder sa chambre et biensous mille modifitôt son lit. Des souffrances,
hémorracations, se succédèrent; elle eut une
de vomissemens congie affreuse accompagnée --- Page 103 ---
(9u)
quinze jours et autant de nuits,
tinuels pendant
anodins combinés ne
vomissemens : qu'aucuns
calmer. Ces symptômes d'une mort propurent furent suivis d'un agacement nerveux,
chaine.
convulsifsquilui ôtèrent le repos
de mouvemens
et
résistèrent
jusqu'à sa mort, qui
et le sommeil
opiacés les plus actifs.
aux antispasmodiques sanieux et fétide, des
Bientôt . un-écoulement.
des convulsions
lambeaux de chair putréfiée,
de la
l'absence de la raison,1 la perte
réitérées;
le:
la face hipparolé, un coma vigil, -hocquet,
donnèrent le dernier signal, et nous
pocratique,
nous : aurions: bientôt à pleurer
avertirent: que
sensible, qu'un spasme
l'être bon, mais tropi
dernier
universel enleva. L'infortunée renditle
vers nous des yeux
soupir en a tournant.encore
le
noyés de larmes, dont nous interprétâmes
six jours elles avait perdu la
langage, car depuis
dans cet état horparole, Mme M. D. mourut
rible, regrettée de tous ceux qui la connurent,
dont elle était la
et pleurée des malheureux,
étaient demère. Ses yeux, naguère si doux,
si jolie, s'était convenus hagards; sa bouche,
avait
la fraicheur de son coloris.
tractée et
perdu
instans dans cet
Elle resta: pendant quelques
la mort
état affreux à considérer; mais bientôt
laissa
le calme qui acompagne
nous
apercevoir --- Page 104 ---
(9-)
une âme bienheureuse en pénétrant
sée. : ses traits se reformèrent
dans l'Elyet ses
rurent.
grâces repaL'hypocondrie est pour les hommes
l'hystérie est pour les
ce que
maladies
femmes, etl'une et lautre
s'opposent au succès de la
l'une et. . l'autre sont
copulation;
des passions
produites par l'influence
pénibles.
thénie, est le
de L'abdomenye en état d'asl'abdomen siége
leur invasion, et c'est de
que le trouble se porte à la
puis au cerveau. Nous ne
poitrine ;
tous les signes
rappellerons point ici
risent cette affreuse pathognomoniques qui caractémaladie: nous nous
terons d'exposer ceux: qui ont du
contenl'anaphrodisie,
rapport avec
comme capables de la
ou de la maintenir. Nous
provoquer
amant timide
saurons alors qu'un 1
auprès de sa maitresse,
homme de lettres
qu'un
trop studieux, qu'un rival attristé, envieux ou jaloux; soit
par ambition ou
par amour, soit a
par
les
amour-propre, etc., offrent
symptômés suivans; qui manifestent la
sence. de
préThypocondrie; savoir: :
a
a Trouble des fonctions
d'appétit, malaise
digestives (1),perte
éructations,
sans cause connue 5 hocquet,
borborygmes ou flatuosités
Pa1l I 1::
intesti-
(1)Debreuze, ouvrage citél
ieux ou jaloux; soit
par ambition ou
par amour, soit a
par
les
amour-propre, etc., offrent
symptômés suivans; qui manifestent la
sence. de
préThypocondrie; savoir: :
a
a Trouble des fonctions
d'appétit, malaise
digestives (1),perte
éructations,
sans cause connue 5 hocquet,
borborygmes ou flatuosités
Pa1l I 1::
intesti-
(1)Debreuze, ouvrage citél --- Page 105 ---
(93 )
bizarres, voracité, ou plus souvent
nales, goûts
après le repas; contricanorexie; plénitude
vers les hypocondres, grations spasmodiques
muvers l'estomac, aigreurs,
vité douleureuse
de sérosités, de bile noire
cosités; vomissemens
irrégude mucosités très-acides ; pulsations
ou
l'abdomen, coliques errantes, diarlières dans
alternatives, débilité des
rhées ou constipations
marche vacillante et
extrémités abdominales,
assurée, chute sur les genoux ; anxiété prépeu
fréquentes à la moindre
cordiale, palpitations
émotion, frissons 2 etc.. >
On voit, d'après ce qui précède, , que les paset débilitantes sont les causes les
sions pénibles
plus directes de T'hypocondrie.
dans les
nerveux (1) qui cona C'est
plexus
courent à la formation du système glandulaire,
c'est de là que les ganglions de l'épigastre irrales
de la circonférence un
dient vers tous
points
moins
de vibralité, qui, plus ou
parrhythme
suivant la nature des
tagé par tous les organes,
bientôt boulcauses et l'idiosincrasie du sujet, a
l'enchainement de toutes les
versé l'ordre et
fonctions. D
de la table, l'excès de
L'abus des plaisirs
(1) Debreuze, même ouvrage. --- Page 106 ---
(94)
les travaux littéraires, les vives affecl'amour,
et en général ( toutes les circontions de l'âme,
le cerveau la
stances propres à concentrer vers
des
à l'entretien
somme A d'activité nécessaire
fonctions organiques..
cThouteiaiypiruneriasisa sympathique,l'on
souvent la mélancolie suivre et. compliquer
voit
facilement ce
T'hypocondrie, et l'on conçoit
lorsqu'on connaitlinlluence que
phénomène,
abdominaux, et tout
les ganglions, les plexus
l'association des
l'appareil digestif, exercent sur
la nature des sensations etl les déterminaidées,
tions de la volonté. >
Par suite de combinaisons des différens sysles extases, les visions
tèmes, K les vertiges,
produisent les narcotiques pris
fantastiques que
haute dose, dit M. Pinel (1), ne prouventà trop
de l'entendement peuils pas que les désordres
étranger au cervent avoir un siége entièrement
affecté
et que ce dernier n'est alors
que
veau,
d'une sorte de réaction sympacomme centre
thique? >
-
philosophiqué; première édition,
(1) Nosographic
tome II, page 4.
, les visions
tèmes, K les vertiges,
produisent les narcotiques pris
fantastiques que
haute dose, dit M. Pinel (1), ne prouventà trop
de l'entendement peuils pas que les désordres
étranger au cervent avoir un siége entièrement
affecté
et que ce dernier n'est alors
que
veau,
d'une sorte de réaction sympacomme centre
thique? >
-
philosophiqué; première édition,
(1) Nosographic
tome II, page 4. --- Page 107 ---
(95 )
entre les Organes de la génération et
Rapport CAppareil de la voir.
(1) ont un extérieur efféminé;
Les eunuques
et leur voix aigué ne
ils n'ont point de barbe,
Souplus parvenir à filer des sons graves.
peut
les maladies que la pudeur et la honte
vent aussi
tant de soin de cacher se manifestent
prennent
à la gorge.
dit M. de Buffon,
a Il y a dans les femmes,
les
entre la matrice,
une grande correspondance
trouverait-on
mamelles et la tête. Combien n'en
d'autres, si de grands médecins tournaient
pas
leurs vues de ce côté-là?
sexuel
Cette analogie de la voix et de T'organe
seulement chez les eunune se remarque pas
de
dans ce
L'homme, à l'âge
puberté,
ques. beau moment où la nature déploie ses moyens
de voix, et les femet agace les désirs, change
acquièrent une
mes qui, à cette époque critique,
lasvoix plus forte, sontjugées avec raison plus
cives que les autres.
donc
Le chant, dit Valmont Bomare, parait
subordonné à la sympathie ou à
physiquement
Valmont Bomare, Dictionnaire d'Histoire na-
(1)
turelle, art. HOMMES. --- Page 108 ---
(96) )
qui existe, dans tous les anila correspondance les
de la voix et ceux de la
maux, entre
organes
génération. Ces derniers, plus particulièrement
dansles oiseaux, sont pleins de vigueur au printemps, et ceux de la voix s'en ressentent par
sympathie; après la ponte, en automne. , les orde la génération sont dans un épuisement
ganes dont la réaction agit sur ceux de la voix : aussi
les oiseaux, ceux même non accouplés, chantent-ils au printemps et en été, et la plupart
se taisent en automne et au commencément de
l'hiver.
contraste de voix entre un coq et un
Quel
chapon (1)!
Connezion de LAppareilgénital et des Organes
de la respiration.
dit Daubenton, qui sépare
e Le diaphragme,
l'abdomen, est un des
la cavité du thorax d'avec
principaux organes de la respiration, puisqu'en
(1)1 Le bégaiement, suaporsh se dissipe lorsqu'il survient une varice à l'un ou à l'autre testicule : sans cela,
Traité
la voix reste grèle et embarrasséc. (Hippocrate,
des Airs et des Eaux, trad. de Coray, no 33, SV.)
L'excès dans les plaisirs dc l'amour cause aussi T'aphonie.
en, est un des
la cavité du thorax d'avec
principaux organes de la respiration, puisqu'en
(1)1 Le bégaiement, suaporsh se dissipe lorsqu'il survient une varice à l'un ou à l'autre testicule : sans cela,
Traité
la voix reste grèle et embarrasséc. (Hippocrate,
des Airs et des Eaux, trad. de Coray, no 33, SV.)
L'excès dans les plaisirs dc l'amour cause aussi T'aphonie. --- Page 109 ---
(97 )
s'abaissant il dilate, et qu'en relevant il rétrécit
la cavité de la poitrine.
a Lesr mouvemens du diaphragme sont soumis
à notre volonté dans les grandes
n'en est pas de même du
inspirations; il
hocquet, qui estl'effet
d'une convulsion du diaphragme.
C Le diaphragme reçoit deux nerfs
de la moelle de
provenans 0
l'épine, et qui appartiennent
conséquent à ceux qui dépendent de notre par
VOlonté; mais, comme il est nécessaire
la:
piration continue
que respendant le sommeil, il se rend
au diaphragme des nerfs qui naissent du nerf
intercostal et viennent du
continuent le
cervelet, et qui en
mouvement
de
notre
indépendamment
volonté : ce qui supposerait que la
ration est plutôt une action
respilontaire.
mécanique que VOCependant on a vu des criminels se
donner la mort à l'approche de leur
en retenant long-temps l'air dans leur supplice,
etle privant de son
poumon,
oxigène. )
On voit par-là que la crainte, qui
respiration,
suspend la
peut causer l'anaphrodisie par le
spasme des capillaires, et en concentrant dans
l'intérieur la circulation et la vie. Les
tions
palpitaqu'éprouve un amant passionné
de
sa maîtresse proviennent d'une
près
circulation.
névrose de la
TOME I.
--- Page 110 ---
(98.)
sezuel et les Organes
Rapport entre Lappareil
des sensations.
dit Valmont Bomare ; sont autant
( Les sens,
e
nous avcrtissent de nos bede sentinelles qui
soins. A
les produisensations et les organés qui
Les
aussi leur influence sur l'appareil
sent exercent
génital.
entre dans P'esprit par la porte des sens :
Tout écoute les sons, distingue les accens;
L'un
des fleurs, des arbres et des plantes,
L'autre, des fruits,
jusqu'a nous les vapeurs odorantes;
Apporte
L'autre goite des mets les sucs délicieux;
embrasse, et la terre et les cieux :
L'cil, plus puissant,
instruit la vue,
tant le toucher n'a pas
Mais, , que
ignorans errent dans Pétendue;
Ses regards
distances, les lieux, lesformes, les grandeurs,
Les
douteux pour Toeil, , excepté les couleurs.
Tout est
Dieux!j j'en atteste Lucrèce;
Mais le toucher, grands
richesse :
Le toucher, roi des sens, les surpasse en
C'est Parbitre des arts, le guide du désir,
Le
de la raison et celui du plaisir.
sens d
à ce maitre suprême,
Tous sont assujétis
lui-méme.
Ou plutôt tous les sens sont le toucher!
a
de UImaginations chant I", P. 4.
DELILLE, poëme
les couleurs.
Tout est
Dieux!j j'en atteste Lucrèce;
Mais le toucher, grands
richesse :
Le toucher, roi des sens, les surpasse en
C'est Parbitre des arts, le guide du désir,
Le
de la raison et celui du plaisir.
sens d
à ce maitre suprême,
Tous sont assujétis
lui-méme.
Ou plutôt tous les sens sont le toucher!
a
de UImaginations chant I", P. 4.
DELILLE, poëme --- Page 111 ---
99 )
Audition. Le docteurLegouas, dans ses Nouveaur Principes de Chirurgie, explique ainsi le
mécanisme de l'audition. K Les rayons sonores
quitombent sur l'auricule, dit-il, se rassemblent
dans la conque, d'ou ils passent dans le conduit
auriculaire, qui leur conserve le degré d'intensité déjà acquis par leur réunion. Concentrés
dans ce conduit, ils se propagent jusqu'à la
membrane du tympan, dont ils déterminent
l'ébranlement. Celle-ci se tend ou se relâche,
suivant que le son est aigu ou grave. D D'après
cela, on voit que les douceurs de la
qu'un air fredonné,
musique,
rappellent des circonstances
et des lieux qu'on a souvent à regretter,
dont on aime à se retracer
mais
l'image. ( Ce fut en
charmant le sens del'ouie de Saël, dit M. le docteur Fournier (1), que la harpe de David
le roi des Hébreux : les accords
guérit
blaient
mélodieux semdilater ses nerfs, et dissipaient l'affreuse
mélancolie de son âme. >
La voix émue d'une amante
adorée, ses soupirs voluptueux, en caressant l'ouie et exaltant
Timagination, ne font-ils pas également une
vive impression sur les organes génitaux... a
(1). Article CAS RARES du nouveau Dictionnaire des
Sciences médicales, --- Page 112 ---
100 )
heureux quelquefois par le
Ne devient-on pas
souvenir?
après de longs et péDans le sens inverse,
n'énibles ébats amoureux poussés à l'excès,
point un tintement d'oreilles qui
prouve-t-on
Tévanouissement causé par déprécède souvent
faillance?
Olfaction. C L'airchargé de parties odorantes,
dit le docteur Legouas, et attiré parl'inspiration,
dans les fosses nasales 2 pour se précipiter
passe
Dans ce trajet, la chaleur
dans les poumons.
raréfie et sublime en quelque sorte les corpusculés odorans vers la voûte nasale, où les mucosités les enchaînent et les fixent sur les extrédans la pituitaire. >
mités nerveuses, 2 épanouies
s'exerC'est sur la membrane pituitaire que
del'odorat. Chez les animaux,
cent les fonctions
les cornets du nez sont grands et la memplus étendue, et plus leur odorat est parfait.
brane, Lhabitude de flairer des odeurs peut détruire
finesse du sens de lodorat, eomme l'a dit
la
: Non benè olet qui semMartial par ces mots
per olet.
l'influence des odeurs sur les sysOn connait
chez les femmes.
tèmes neryeux, principalement
Chez d'autres, les parfums servent de puissans
les animaux,
cent les fonctions
les cornets du nez sont grands et la memplus étendue, et plus leur odorat est parfait.
brane, Lhabitude de flairer des odeurs peut détruire
finesse du sens de lodorat, eomme l'a dit
la
: Non benè olet qui semMartial par ces mots
per olet.
l'influence des odeurs sur les sysOn connait
chez les femmes.
tèmes neryeux, principalement
Chez d'autres, les parfums servent de puissans --- Page 113 ---
101 )
aphrodisiaques: : ceux-ci en sonténervés, ceux-là
éprouvent jusqu'à des défaillances en respirant
long-temps , ou en couchant dans une chambre
où ont séjourné des fleurs. Avec combien de
soins on doit éviter leur influence dans la chambre des accouchées!
( Cardan (1) (1. XIII, de Subtilitate) croit
qu'un odorat excellent est une marque d'esprit,
parce que la qualité chaude et sèche du
est propre à rendre l'odorat
cerveau
plus subtil, et
ces mêmes qualités rendent
que
l'imagination
vive et plus féconde. ) Ce sentiment
plus
faux, car nous
me parait
voyons qu'iln n'y a pas de
qui ait si bon nez que les habitans de peuple
les
Nicagara,
Abaquis, 2 les Iroquois, et l'on sait que ce ne.
sont pas les plus spirituels de ces contrées.
qu'il en soit, Mamurra, selon Martial, Quoi
sultait que son nez; pour savoir si le cuivre ne conlui présentait était de Corinthe; des
qu'on
indiens ne font que sentir
marchands
naie
une pièce de monpour connaitre son titre.
Marcomarci dit qu'un religieux de
à quil'on donnait une choseà
Prague,
sentir,
au nez, avec autant de certitude
distinguait
chien,
que le meilleur
par quel sexe elle avait été maniée.
(1) Encyclopediana. --- Page 114 ---
102 )
l'on prend sur la route de
Les guides que
annoncent avec
Smyrne, ou d'Alep à Babylone,
certitude le chemin qui reste à faire pour arriver
dans cette dernière ville, en flairant seulement
Peut-Brejugent-1ls de cet éloignement
le sable.
où des racines
l'odeur de petites, plantes
par
ce sable. J'ai été témoin d'une
mélées parmi
al'époque
partieularité non moins remarquable,
voyage aux États-Unis. Les made mon premier
habitués des côtes de la Nouvelle-Anglerins
une nouvelle atmosphère qu'ils
terre, en aspirant
émanations
jamais à ses
ne méconnaissaient
la couleur de la
particulières, et en examinant
flottaient certains fucus propres à ces
mer oû
aveclaplus intime conparages, nousavertirent: n'étions qu'à deux jours et
viction que nous
trouvé pardemi de Charles-Town; ce quis'est
faitement conforme à leur présage.
de serpens crotales,
( Les différentes espèces
le Boiquira, dit Cabanis, répanet notamment
et les oident une odeur que Jles quadrupèdes
saventreconnattre
seaux, dontils fontleurproie,
d'assez loin, et qui les frappe d'une profonde
terreur. Il en est de même de plusieurs espèces
du Devin, ce monde Boa, particulièrement étouffent les chèstrueux reptile, dont les replis
l'aux tauvres, les gazelles, les génisscs, et jusqu
Les différentes espèces
le Boiquira, dit Cabanis, répanet notamment
et les oident une odeur que Jles quadrupèdes
saventreconnattre
seaux, dontils fontleurproie,
d'assez loin, et qui les frappe d'une profonde
terreur. Il en est de même de plusieurs espèces
du Devin, ce monde Boa, particulièrement étouffent les chèstrueux reptile, dont les replis
l'aux tauvres, les gazelles, les génisscs, et jusqu --- Page 115 ---
(103 )
les
vigoureux; il en est de même,
*paux
plus
enfin, de presque toutes les races dévastatrices
n'existent que par la guerre, le sang et la
qui
à
destruction. Ce sont les émanations. propres
chacune d'elles qui, laissées sur leurs traces,
ou même les devançant partout, deviennent
la
de leurs tristes victimes
souvent sauve-garde
les écartant au loin, mais qui souvent aussi
en
sorement à leur rage, en les metles livrent plus
de stutant hors d'état de fuir, en les glaçant
peur. )
m'avertisUne odeur de musc insupportable
de la présence d'un
sait, à Saint-Domingue,
crocodile souvent vautré dans le pré épais et madu bord des rivières. Quel est le chasrécageux n'a
remarqué que tous les lapins se
seur qui
pas
terrent lorsqu'un renard est sous bois, ou que
les bassets et autres chiens courans, à l'odeur
du loup dont ils rencontrent les, traces, chassent avec crainte, lorsque les effluences propres
à ces bêtes fauves avertissent les victimes dont
de la
de leur enelles se repaissent
présence
nemi
Le lion superbe, du fond de ses âpres déserts,
évente une proie.. : il s'avance en silence, et,
rugissant bientôt d'une manière terrible, il glace
d'effroi l'être animé qui va succomber à sa --- Page 116 ---
(.104)
Il
mais son odorat l'a
force...
approche..es
tromp ; il aperçoit un cadavre récemment
abattu et à peine entamé : n'importe, il ne convient plus à sa valeur, il le flaire..
recule, le
retourne de sa patte acérée... 3 s'en éloigne avec
dédain, méprisant une victime qu'iln'ap pas immolée.
G Les sueurs terreuses et cadavéreuses (1) qui
vers la fin, et quelquefois dès le
nous infectent
commencement d'une fièvre maligne et pestilentielle, inspirent des craintes trop fondées au
tandis qu'ailleurs il est rassuré pardes
praticien,
surviennentà
sueurs critiques et abondantes qui
maladie inflammatoire de la poitrine.
une
du vomissement, dans les maC Les matières
ladies tant aigués que chroniques, présentent
à l'odorat des signes qui peuvent nous servir.
a Dans les maladies quiintéresentla matrice,
l'odeur de l'écoulement qui s'en échappe indimédecin, bien mieux que toutes les auque au
doit en
tres circonstances, le diagnostic qu'il
Les praticiens exercés distinguent trèsporter.
des ulcères compliqués
bien l'odeur qui émane
de gangrène; chaque odeur, particulière aux
(s)Kirwan, delOdoratetde tlefhuencedesOdeus
sur LEconomie animale. Dissert. inaug-, P. 32.
matrice,
l'odeur de l'écoulement qui s'en échappe indimédecin, bien mieux que toutes les auque au
doit en
tres circonstances, le diagnostic qu'il
Les praticiens exercés distinguent trèsporter.
des ulcères compliqués
bien l'odeur qui émane
de gangrène; chaque odeur, particulière aux
(s)Kirwan, delOdoratetde tlefhuencedesOdeus
sur LEconomie animale. Dissert. inaug-, P. 32. --- Page 117 ---
1e 105 )
phthisiques, aux personnes attaquées de
senterie, de fièvre putride,
dysodeur de souris
maligne, et cette
qui appartient aux fièvres d'hôpitaux et de prisons. Quel est le médecin
rimenté, continue M. Kirwan,
expédans la chambre
qui, en entrant
d'une accouchée, ne devine
point, à l'odeur aigre qui : le
coule dans l'ordre
frappe, que son lait
naturelp Il peut même
dire que la fièvre laiteuse va
prétère de
prendre un caracmalignité, si cette odeur change et devient fétide. )
On 8s me pardonnera la digression
n'est point
suivante; qui
étrangère au sujet que je traite : c'est
un extrait de la Dissertation inaugurale
docteur Kirwan,
(1) du
ayant pour titre : de rOdorat
atdellnfluencedes
male.
Otnumrtlomoniemt
a] Les Arabes, du temps de Pline, brûlaient
le bois odorant d'un arbre de Germanic
nommé
Strobus; : ils en parfumaient des salles
et se servaient du même
entières, 2
du sommeil à leurs
parfum pour procurer
malades. Les Sabéens faisaient cuire leurs alimens avec du bois d'encens,
d'autres avec du bois de
myrrhe, en sorte
comme l'observe le célèbre
que,
naturaliste, la fumée
(1) Kirwan, P. 32. --- Page 118 ---
(106 0 )
faisait sentir dans les villes ct
odorante qui se
différait
dans les villages de ces contrées, ne
pas
de celle qui s'élève des autels.
n'emles
de l'Arabie
( En général,
peuples
même pour les usages les plus comployaient, le bois de senteur. Cet abus était tel,
muns, que
le dégoût et les effets fuque, pour prévenir
ils
ten résulter, parfumaient
nestes qui pouvaient
faisouvent leurs maisons avec le styrax, qu'ils
saient venir de Syrie. Ils neutralisaient ainsi ou
affaiblissaient l'action de l'odeur qu'exhalaient
bois. On brûlait aussi du styrax dans
les autres
serles forêts odoriférantes, pour en chasserles
pens qui y abondaient (1)-
et des
l'invention des parfums
( Il parait que
cherodeurs composées est due aux Perses, quiy
de corriger leur mauvaise hachèrent un moyen excès de table. Le goût des
leine, effet de leurs
chez les Grecs et s'y répandit avec
parfums passa
de Lacédé-"
une telle fureur, que le législateur
mone fut forcé d'en prohiber séverementl'usage
Les Athéniens se parfumaient
et l'importation.
jusqu'aux plantes des pieds.
superflu de tous, s'introa Ce luxe, le plus
bien à
duisit chez les Romains, on ne sait pas
(1) Pline, Hist. nat., liv. XII.
recs et s'y répandit avec
parfums passa
de Lacédé-"
une telle fureur, que le législateur
mone fut forcé d'en prohiber séverementl'usage
Les Athéniens se parfumaient
et l'importation.
jusqu'aux plantes des pieds.
superflu de tous, s'introa Ce luxe, le plus
bien à
duisit chez les Romains, on ne sait pas
(1) Pline, Hist. nat., liv. XII. --- Page 119 ---
(107) )
cependantee futimmédiatement
quelle époque; du roi Antiochus et la conquête
après la défaite
P. Licinius, Crassus
de l'Asie, que les censeurs
vente
L.-J. César, défendirent d'exposer en
et
On prétend que Marcus
des parfums exotiques. des aromates à Néron,
Othon enseigna l'usage
les bonnes grâces de cet empeet qu'il gagna
Ce
s
en ce genre.
prince
reur par sa prodigalité faisait charger les murs
d'odieuse mémoire, en
baignoires
de ses étuves, et Caligula jusqu'aux
même
même. Enfin, cet usage, que des esclaves
s'était glissé jusque dans les arse permettaient,
étaient parfumées
mées : les aigles romaines
aux jours de réjouissances.
certain Lucius
> Pline rapporte encore qu'un
découproscrit sous le triumvirat, fut
Protius,
de Salerne, trahi par
vert dans sa retraite près
les odeurs qu'il portait.
de
des parfums sur sa pera L'art
répandre
avoir sursonne et surles meubles ne parait pas
la
de ces nations, et. sil'on en
vécu à grandeur
de l'Inde et les Muexcepte quelques habitans
sulmans, les temps modernes nous offrent peu
d'exemples de cette fureur.
habituelleles femmes
M On a remarqué que
à la,
et
éprouvaient
ment musquées parfumées --- Page 120 ---
(108 )
relâchement et un affaiblissement nolongue un
et les nerfs.
tables dans les organes
est
saison des fleurs, a dit Cabanis (1),
( La
celle des plaisirs de l'amour. Lés
en même temps
lient à celle desjardins et
idées voluptueuses se
attribuent
odorans, et les poètes
des ombrages
la propriété de porter
avec raison aux parfums
dansl'âme une douce ivresse. Quel est lhomme,
à moins qu'il ne soit mal
même le plus sage 5
dont les émanations d'un bouquet
organisé,
limagination, à qui elles
fleuri n'émeuvent pas
quelques souvenirs. ?
ne rappellent
J.-J. Rousseau, qui
a Malheur à celui, pense
senti vivement ému en respirant
ne s'est jamais
!,
des fleurssurles sein de sa maîtresse
le parfum
de l'olfaction, on
En appréciant le pouvoir
croira facilement que certains luxurieux ne peuvent entrer en jouissance, et s'acquitter converespirant les émanablement du congrès, qu'en
nations de la bouche, des aisselles et autres
du corps dé la femie qu'ils caressent.
parties
émanations sont agréaC'est pourquoi, si ces
trouble :
bles, il en résulte un plaisir pur et sans
Rapports du Physique et du Moralde Phomme,
(1)
vol. I, P. 221.
éciant le pouvoir
croira facilement que certains luxurieux ne peuvent entrer en jouissance, et s'acquitter converespirant les émanablement du congrès, qu'en
nations de la bouche, des aisselles et autres
du corps dé la femie qu'ils caressent.
parties
émanations sont agréaC'est pourquoi, si ces
trouble :
bles, il en résulte un plaisir pur et sans
Rapports du Physique et du Moralde Phomme,
(1)
vol. I, P. 221. --- Page 121 ---
109" )
d'éxemples qu'une femme
mais on a beaucoup
tous les charmes
adorée, en quil l'on a reconnu
l'amour et les grâces de la beauté, a frappé
de
d'anaphrodisie l'amant qui lui
soudainement
reconnut une mauvaise odeur.
dit
Les femelles et les mâles des animaux,
s'attirent et s'excitent mutuellement par
Virey,
exhalent au temps du rut,
des odeurs. qu'ils
odeurs sont
des
sécrètent : ces
et que
glandes
sexuels, comme on le
placées près des organes
les civoit dans les castors, les rats musqués,
vettes, etc.
la théoGustation. Je croisinutile derapporter)
rie de la gustation, ce sens n'ayant qu'un rapindirect avec les organes de la génération.
port
Vision. Cette sensation, , qui, par l'intermède
nous fait apprécier les formes exde lalumière,
son emtérieures des corps, exeroepuisamment: d'elle
moyen
sa
mmsnNLereraiore
l'amant adore les charmes de maîtresse,
que
d'une femme disgraciée de la naque l'aspect
d'anaphrodisie l'athlète
ture frappe incontinent
le mieux disposé à entrer en scène.
desy syeux,
Van nimmtaheomenbirmere
pouvoir qu'ils exercent quelquefois si énergiquecite l'expérienee répément sur l'imagination, --- Page 122 ---
(110 )
l'abbé Rousseau sur le crapaud effrayé à
tée par
et qui périt si on le fixe penla vue de l'homme,
circonscrit dans un
dant quelque temps 5 étant'
canard est
petit espace. On sait que lorsqu'un
d'une couleuvre qui le magnétise,
en présence
et
ne peut se
il pousse des cris affreux,
qu'il
immobile, ni se
défendre contre son vainqueur
dérober à la mort qui l'attend.
la Faculté de Médecine de Paris,
Si, d'après
puissance de magnéle regard a éminemmentlay
tiser quand on le jette sur un sujet dont on veut
de là l'ivresse qu'éprouvait, à la vue
s'emparer, femme, M. R., dont je cite plus
d'une belle
ivresse toujours accompagnée
bas l'observation,
d'émission de liqueur séminale.
J'ai connu un vieux libertin dont les organes
rebelles à l'usage des pastilles vénisexuels,
conséquent à la vue
tiennes, et insensibles par
contact des
des charmes du sexe féminin et au
devenaient aptes au
appas les plus enchanteurs,
le
congrès en voyant la même personne couper
L'effusion du sang de l'animal
cou à un poulet.
du
immédiatement suivie de l'émission
était
Une
infécond de cet homme dépravé.
sperme
il faisait prendre à son mannequin
autre fois,
ces attitudes
des positions surnaturelles. e Que
dit M. de L... (t. 1,p. 294), qui
trompeuses,
ient aptes au
appas les plus enchanteurs,
le
congrès en voyant la même personne couper
L'effusion du sang de l'animal
cou à un poulet.
du
immédiatement suivie de l'émission
était
Une
infécond de cet homme dépravé.
sperme
il faisait prendre à son mannequin
autre fois,
ces attitudes
des positions surnaturelles. e Que
dit M. de L... (t. 1,p. 294), qui
trompeuses, --- Page 123 ---
(111 )
offrir - l'image de la volupté aux coeurs
semblent
flétris restent dans les lieux oùr
corrompus. et
:
l'amour n'a jamais pénétré sans horreur!,
cxcésavecles femmes etl'écouOn sait queles
ont souvent
lement immodéré de la semence,
et même la cécité.
causé des éblouissemens la base de toutes sensaLe toucher est comme
dit Valmont
tions. La peau, qui en est l'organe,
de fibres, de nerfset de vaisBomare, est un tissu
forme
dont lentrelacement en tous sens
seaux
de la nature de ceile d'un
une étoffe à peu près
de machapeau. La surface dela peau est garnie
nerveux rangés sur la même ligne, et qui
melons
forment les sillons quel'on aperçoit à la surpeau.
J'ai connu, à Orléans, un joueur d'académie
obligeait de se servir de gants : son tact
qu'on
reconnaissait distinctement en
était si fin, qu'il
filant une carte, ou son point numérique, ou
bien si elle marquait une figure.
Le toucher et'la vue ont entre eux les rapports
car on touche ce que l'on ne
les plus intimes 2
le
voir, et l'on examine des yeux ce que
peut
toucher ne peut définir.
La puissance du tact est partout répandue; ;
L'ouie, et Podorat, et le goit et la vue, 2
Sont encorle toucher 2 le plus noble des sens :
Présens, ) illes dirige, et les remplace absens. chant I".)
(DELILLE, poëme de PImagination,, --- Page 124 ---
(112) )
à la vue dans ces nuits
Le toucher supplée
et où la
oàl'amour seul est écouté,
délicieuses
tous les larcins qui
pudeur la plus sévère permet
éloignent Vanaphrodigie.
Voyez l'amour heureux par un double larcin!
La main invite T'eil, l'oeil invite la main,
Et d'une bouche fraiche oule baiserrepose,
Le parfum est plus doux sur des lèvres de rose.
Ainsi tout se répond, et, doublant leurs plaisirs,
Tous les sens Pun de l'autre éveillentles désirs. cité.
DELILLE, Ouvrage
des sens 9 dit M. le professeur
( Les organes
considérés comme conRicherand (1), des neris
et
la moelle de l'épine,
ducteurs du sentiment,
vont se rendre,
le cerveau, où ces conducteurs
les
destiné à entretenir
composent cet appareil
en l'avertissant de la prérapports de l'homme,
l'environnent et qu'il alinsence des objets qui
térêt de connaître. >
dit
comme cas rare 2
( On doit considérer
dont on
docteur Fournier (2), la faculté
M. le
entraient en érection
des hommes qui
a vu jouir
d'autres
et la faisaient cesser à commandements
chirurgicale, t. II, P. I.
() Nosographie
médicales,
Nouveau Dictionnaire des Sciences
(2).
art. CAS RARES.
ent et qu'il alinsence des objets qui
térêt de connaître. >
dit
comme cas rare 2
( On doit considérer
dont on
docteur Fournier (2), la faculté
M. le
entraient en érection
des hommes qui
a vu jouir
d'autres
et la faisaient cesser à commandements
chirurgicale, t. II, P. I.
() Nosographie
médicales,
Nouveau Dictionnaire des Sciences
(2).
art. CAS RARES. --- Page 125 ---
(115 I
l'éjaculation spermatique sans
qui éprouvaient
même dans le coit. >
plaisir,
avec les Organes de la
Rapport des Tégumens
génération.
dit M. Richerand. . entre les téguIl existe,
de la génération, une corres- -
mens et les organes
long-temps utipondance sympathique depuis
débauche. On connaît l'art d'appeler
lisée parla
de la douleur, de réveille plaisir sur les traces
et de provoquer de nouler des sens engourdis,
l'urtication
velles jouissances par! la flagellation,
de cette espèce. Le Traité de
et autres moyens
d'un fait curieux en
Meibomius renferme plus
ce genre. * (Et plus bas.)
cutanées, les
e Dans toutes les affections
de la génération se trouvent sympathiorganes
etles malades, toujours remarquementirrités,
tourquables parl leur salacité, sont quelquefois
mentés d'un satyriasis symptomatique.
> Les conduits excrétoires paeumato-cutanés,
c'est-à-dire les pores de la transpiration, sont. :
si multipliés et si petits 9
selon Lenvenhoeck,
cent
mille sur l'espace
quily en a
vingt-cinq L'existence de
qu'occupérait un grain de sable.
les pores de la peau
l'insensible transpiration par
TOME I. --- Page 126 ---
(14)
est donc une de ces vérités
et par les poumons
de mettre en doute,
qu'il 1 n'est pas- même permis
puisqueé :
contre un miroir, on ra-
> 1° Si l'on respire
des gouttes d'eau sur la glace;
massera
un doigt sur de l'étain, sur
> s*Sil'on passe
on y laissera une
des glaces, sur des pierreries,
trace d'humidité;
sortent
> 3° On voit en hiver les vapeurs qui
de la plupart des animaux se condes poumons
D
denser au moment de l'expiration.
la
qui n'est pas toujours
Cette évaporation,
varie suivant les climats, les tempéramême,
affections de l'âme. La crainte et
mens et les
mouvemensdu coeur,
la tristesse, suspendantles:
la
et
diminuent la transpiration 9 comme
joie
l'action de la circulation,
l'exercice augmentent
la transpiration. Dans le premier
et favorisent
frappé d'anacas, on est plus partieulièrement
phrodisie.
ont aussileur connexion
Les systèmesseineuze
leur corles
de la génération par
avec
organes
source de la vie, avec le
respondance du coeur,
cerveau ;
naissant du cerveau,
Les systèmes nerveur,
de
de la moelle spinale ou grandes
du cervelet,
les ganglions 2 procavités, où se développent
,
l'exercice augmentent
la transpiration. Dans le premier
et favorisent
frappé d'anacas, on est plus partieulièrement
phrodisie.
ont aussileur connexion
Les systèmesseineuze
leur corles
de la génération par
avec
organes
source de la vie, avec le
respondance du coeur,
cerveau ;
naissant du cerveau,
Les systèmes nerveur,
de
de la moelle spinale ou grandes
du cervelet,
les ganglions 2 procavités, où se développent --- Page 127 ---
(115 )
tégés, ainsi que les nerfs, par une
commune ou névrilême, et formant enveloppe
entrelacement des
par leur
plexus.
Les systèmes musculaires,
volonté ou d'un
dépendans de la
mouvement organique.
Les systèmes
la
muqueuz, 3 par prolongement de
peau dans l'intérieur du corps ;
1°La membrane
exemple :
la surface
gastro-pulmonaire, quirevét
oculaire, les voies lacrymales, nasales,
pulmonaires et digestives ;
2"Lamembrane génito-urinaire, qui
les organes urinaires et génitaux.
parcourt
39 Cette dernière, très-courte,
les conduits excréteurs des
pénètre dans
mamelles.
Les. systèmes glanduleuz, pour les reins, les
testicules etlesmamelles. Quine connaitl'étroite
connexion et la voluptueuse sympathie
tent entre les mamelons et
qui exisl'utérus?
Le système dermoide, composé,
1° Du chorion, tissu épais et
sent les vaisseaux, les
poreux, où pasnerfs et les poils;
2° Du corps réticulaire, autre réseau
laire très-délicat, qui s'associe
vascuveuses (1);
aux papilles ner-
(1). Legouas, ouvrage cité. --- Page 128 ---
(16)
ou glandes servant à
5 Du corps capillaire,
l'organe du toucher.
sont fournis
Les poils
par
Le système pileuz. dans le tissu cellulaire
de petites bulbes logées
elles traversent le derme et l'épisous-cutané;
des ouvertures obliques qui
derme, au moyen
y sont pratiquées.
tous ces orOn voit, d'après cet exposé, que
décrits concourent d'une manière plus ou
ganes directe à la célébration des mystères de
moins
Vénus, et que leur altération peut en interrompre les effets et porter à l'anaphrodisie. --- Page 129 ---
I 117 )
CHAPITRE III.
Développement des causes générales, constitutionnelles et idiosynerasiques de l'Anaphrodisie et de PAgénésie, données
aperçu dans la section precédente.
en
PROPOSITION XXXIV.
Il ne faut pas confondre l'impuissance
appelons ANAPHRODISIE
3 que nous
ou SYNCOPE GÉNITALE, avec
rAgénésie, que nous qualifions de STÉRILITÉ RÉELLE
ET ABSOLUE. La première, ainsi
que nous l'avons
définie, et que son nom Pindique, consiste dans l'impuissance d'exécuter Vaction
La
vénérienne ou le coit.
seconde, dont le nom dérive de A
de 2SVESIS generatio,
privatif, et
indique la stérilité ou
sance
de procréer;
Pimpuispar conséquent, elle peut exister
sans anaplrodisie, et chez des individus
et: méme très-enclins à l'action
très-aptes
vénérienne.
9 Selon Stahl, les vices des
sion de la
organes qui servent à l'émistandis
rssrerra-ionae
que l'altération sensible des organes destinés à
l'élaborer produit la stérilité,
ration de la
puisque ce défaut d'élabosemence ôte jusqu'au désir des plaisirs de
, elle peut exister
sans anaplrodisie, et chez des individus
et: méme très-enclins à l'action
très-aptes
vénérienne.
9 Selon Stahl, les vices des
sion de la
organes qui servent à l'émistandis
rssrerra-ionae
que l'altération sensible des organes destinés à
l'élaborer produit la stérilité,
ration de la
puisque ce défaut d'élabosemence ôte jusqu'au désir des plaisirs de --- Page 130 ---
(118 )
l'amour, comme il arrive dans la continence parfaitc.
Un individu peut étre-stérile sans étre impuissant,
mais il ne peut étre perpétuellement impuissant sans
cela devenir stérile. (1 PROP. XL).
pour
de PAgénésie, comparées a
Causes plysiques
celles de PAnaphrodisie.
Le docteur Mestivier, dans une thèse sur la
soutenue à la Faculté de Médecine de
stérilité,
an XI (1803), divise la stéParis , le 26 pluviose
rilité en sept classes.
SI.
naturelle a lieu, selon lui, par le
La stérilité
le
pratiqué avant la puberté ou après
congrès
terme de fécondité.
à
(Nota. Ce théorème convient également
Yanaphrodisie.)
S II.
La stérilité innée est celle qui s'identifie au
soit que cette affecfoetus lors de sa formation,
de
d'une cause organique ou
tion provienne
toute autre.
par carac-
(Nota. On a yu des anaphrodites
tère.) --- Page 131 ---
(119 )
S1 III.
La stérilité acquise est due à un état maladif
ou à telle manière de vivre.
(Nota. On en voit des exemples dans l'anaphrodisie.)
SIV.
La stérilité relative a lieu par défaut d'harmonie dans le plysique et le moral. Elle
en rencontrant l'objet de ses
cesse
affections, et se
propage par l'antipathie.
(Nota. C'estle caractère propre de l'anaphrodisie).
SY..
A
La stérilité absolue provient de l'abus des
plaisirs de l'amour et d'un excès de
qui ont énervé le sujet. On en voit des jouissances
dans les courtisanes blasées.
exemples
(Nota. Ce cas convient à l'anaphrodisie.)
5 VIII.
La stérilité temporaire (1) est celle
temps déterminé
qui a un
après lequel la fécondation
(:) ( On doit supposer, dit M. de L... t. I,
un homme
P. 266,
quisannonce dans la carrière de l'amour avec
l'amour et d'un excès de
qui ont énervé le sujet. On en voit des jouissances
dans les courtisanes blasées.
exemples
(Nota. Ce cas convient à l'anaphrodisie.)
5 VIII.
La stérilité temporaire (1) est celle
temps déterminé
qui a un
après lequel la fécondation
(:) ( On doit supposer, dit M. de L... t. I,
un homme
P. 266,
quisannonce dans la carrière de l'amour avec --- Page 132 ---
00 120 )
a lieu, ou celle produite par une maladie aigue,
ou cessant au moyen d'une opération chirurgicale.
les
(Nota. Cette proposition est juste pour
dans l'anaphrodisie, mais
deux premiers points
le troisième, car on peut avoir subi
non pas pour
chirurgicale qui s'oppose à un
une opération
les talens dont la nature a doué tous les hommes pour savourer les délices attachées à la reproduction de son semblable. On doit encore supposer cet homme uni par le
coeur à la femme qui lui est destinée, jouissant des droits
lui donne le mariage, s'enivrant dans les bras de la
que
des
infructueuses dont
volupté, pleurer sur
jouissances
lui
le souvenir. Une situation aussi
rien ne
rappellera
c'est être
triste mérite les attentions de la médecine :
à
que d'indiquer àux
utile à son siècle, la postérité,
hommes les moyens de se régénérer; et jamais la France
Henri II scrait mort sans laisser de lui un
n'oubliera que
célèbre Fernel. Ce
successeur, s'il n'elt eu recours au
médecinrendit la reine féconde après dix ans de stérilité,
à Henri des conseils qu'il suivit avec tant
en donnant
de dix enfans. La reine,
d'exactitude, qu'il devint père
d'un si grand bien, donnait dix mille
en reconnaissance
sf
à la naissance de chacun de ses enécus à son médecin
(Dufans, outre plusieurs autres grandes récompenses,
pleix, Histoire de France, t. III). --- Page 133 ---
- I 121 )
et n'être point pour cela exempt
congresparfait, irrésistibles qui excitent au coit.
des titillations
d'un chancre à la verge, un
J'ai connu et opéré
éprouvait sans
militaire de petite stature, qui
cesse des désirs sans effets.)
S VII.
stérilité
a lieu par ablation
La
perpétuelle
génital, soit innée, soit accidendans lappareil
ou résistant au
telle, ou par suite d'opération,
temps et aux moyens curatifs.
doitsubirégalement
(Nota. Cette proposition
à l'anaune modification pour être applicable
du
phrodisie; car, en adoptant mes conclusions
que les vices orS VI, on ne peut comprendre douleurs
absoraccompagnés de
qui
ganiques
neutralisent même le prurit
bent, émoussent,
agacées.)
dont ces parties sont inutilement
de PAgénésie, sont donc :
Les scausesimmédiatese
1° Défaut d'organes sexuels, universellement
ou partiellement (1);
(1) La perte des testicules, l'amputation du pénis,
d'un testicule unique, et l'absence ou
Timperfection
des vésicules séminales, sont des
l'état pathologique
d'impuissance absolue et de stérilité.
causes physiques
agacées.)
dont ces parties sont inutilement
de PAgénésie, sont donc :
Les scausesimmédiatese
1° Défaut d'organes sexuels, universellement
ou partiellement (1);
(1) La perte des testicules, l'amputation du pénis,
d'un testicule unique, et l'absence ou
Timperfection
des vésicules séminales, sont des
l'état pathologique
d'impuissance absolue et de stérilité.
causes physiques --- Page 134 ---
122 ) )
2° Vices de conformation de ces organes;
contre nature avec excès op3° Proportion
posés;
4 Excès ou défaut d'action.
Nous allons examiner parallelementles causes
de ces deux affections, et établir les nuances qui
forment autant de caractères distinctifs.
en
ORDRE PREMIER.
Vices organiques sexuels, universels ou partiels.
PROPOSITION III.
étre absolue, relative ou acL'impuissance peut
cidentelle, directe ou indirecte, constitutionnelle ou
ou passagère, ou due enfin, soit
locale, permanente
trouble
soit à un simple
à une affection organique,
dans les fonctions.
PROPOSITION IV.
est absolue lorsqu'elle dépend de
L'impuissance
l'absence des organes génitauz. --- Page 135 ---
123 )
SI.
Chez PHomme.
Absence de la verge, innée, ou par suite
d'opération (1).
aux
(Nota. Cette proposition est applicable
deux névroses.
PROPOSITION V.
peut étre absolue, lorsque les orL'impuissance
mais vicieusement conforganes génitaux existent,
altérés.
més, ou pathologiquement
SI II.
1°. Retraite des testicules dans l'abdomen,
signes de lubricité (2).
(1) Fodéré, t. I, P. 564 de sa Médecine légale,
IMPUISSANCE absolue, incurable, dit avoir traité
article
incontinence d'urine un jeune soldat plein
et guéri d'une
avec des testicules bien
de courage et de vigueur, qui,
bouton
conformés, n'avait à la place. de la verge qu'un
lequel se terminait l'urètre.
comme un mamelon, par
en la présence de jeuCe bouton se renflait quelquefois
du sexe, et il en sortait par le frottement
nes personnes
une humeur blanche.
testicule
(2) Les Hottentots, qui se retranchent un
d'urine un jeune soldat plein
et guéri d'une
avec des testicules bien
de courage et de vigueur, qui,
bouton
conformés, n'avait à la place. de la verge qu'un
lequel se terminait l'urètre.
comme un mamelon, par
en la présence de jeuCe bouton se renflait quelquefois
du sexe, et il en sortait par le frottement
nes personnes
une humeur blanche.
testicule
(2) Les Hottentots, qui se retranchent un --- Page 136 ---
(A 124) )
2° Dilatation incomplète de l'anneau inguinal.
la stérilité :
(Nota. Ces vices ne causent pas
ilr n'en est pas de même de la castration com -
plète, qui rend infécond et non pas anaphrocertains eunuques goutent et font
dite, puisque
quelques-unes des faveurs de Vénus.
goûter
ou le mauvais état des
3° La privation (1)
sans s'opposer à la sécrétion du
testicules, qui,
des
sperme, ne permet pas son éjaculation, par
obstacles intérieurs.
L'absence d'un testicule retenu dans
(Nota.
causer nil'agénésie, ni l'anal'abdomen ne peut
phrodisie, si celui qui reste n'est pas flétri,
et bien conformé, surtout si les
mais vigoureux extérieurs existent, et si le tescaractères mâles
ticule est resté à l'anneau (2).
être plus légers à la course; les Sylles' et les Cotes,
pour.
qu'un, n'en sont pas moins
qui n'en ont naturellement
propres à la génération.
() Le pape Clément VIII a proscrit la mutilation,
comme le forfait le plus affreux et le plus avilissant.
Andramasis, roi des Libyens, fit couper toutes ses
femmes pour s'en servir au lieu d'eunuques (Venette,
de la Génération, t. II, P. 405).
me VOtU
(2)1 Il ne faut pas croire que l'absence des testicules --- Page 137 ---
(125.)
4° Multiplication des testicules, soutenus
de faibles cordons, état
par
qui, selon Zacchias,
accompagne la frigidité (1). On appelle
monorsoit un obstacle aux jouissances de l'amour. Les
ques sont stériles, il est vrai,
eunuparce qu'ils ne peuvent
éjaculer, mais non pas impuissans en
d'une petite maîtresse de la
amour; car plus
virtuoses
capitale se contente de nos
italiens. J'en connais un très-célèbre
les délices du beau
qui fait
sexe, et, comme un autre
cherche en vain à se fixer en folâtrant autour papillon,
des belles
qui se le disputent, parce qu'elles
crainte et
peuvent se livrer sans
plus long-temps avec lui à l'ardeur de leur
passion.
( On peut bien retrancher les
mais non déraciner les désirs
organes extérieurs,
sectateurs
intérieurs. Origène et ses
(Léonce d'Antioche, les Valéziens,
etc.), sC
trompèrent en se rendant eunuques;1 leur chasteté n'était
qu'involontaire, et ils s'ôtaient la gloire de résister
leurs propres efforts; ils se créèrent des
par
donner une vertu. )
regrets sans se
(Virey, mot EUNUQUE du nouveau
Dictionnaire des Sciences médicales.)
(1) ( Ceux qui ont des testicules flétris,
suspendus à un cordon
exténués, et
très-délicat, dit Devaux, Art de
faire des rapports en
chirurgie, 3 P. 461, ou quiles ont
multipliés jusqu'à trois ou quatre, mais d'une condition
res efforts; ils se créèrent des
par
donner une vertu. )
regrets sans se
(Virey, mot EUNUQUE du nouveau
Dictionnaire des Sciences médicales.)
(1) ( Ceux qui ont des testicules flétris,
suspendus à un cordon
exténués, et
très-délicat, dit Devaux, Art de
faire des rapports en
chirurgie, 3 P. 461, ou quiles ont
multipliés jusqu'à trois ou quatre, mais d'une condition --- Page 138 ---
(126 )
chide l'homme qui n'est pourvu que d'un seul
testicule, et triorchide celui qui en a trois (1).
Grosseur démesurée des testicules, tout
5°
suivant Devaux, étant viexcès en ce genre,
cieux, surtout par suite de phlogose, de sarcocèle, d'hydrocèle (1)-
sont à bon droit taxés d'impuissance
toute pareille,
les
(selon nous, de stérilité); ce qui est confirmé par
de refroidissement et de maléfice, qui
autres marques
lenteur dans toutes les
sont : beaucoup de paresse et de
de la làcheté et beaucoup
actions, de ne marquer que
de crainte dans toutes les occasions où il y a le moindre
péril à essuyer; d'être tristes, mornes, pensifs, efféminés dans toutes leurs manières; d'avoir un teint pâle et
décoloré, la voix grèle, et point de poils sur toute la
surfface du corps, à T'exception de la tête : quand tout
cela se trouve dans un homme, on peut, avec assurance,
le déclarer impuissant. )
(1) (( Rien n'est plus rare qu'un troisième testicule,
assure le célèbre auteur de la Nosographie chirurgicale, t. III, P. 369 : il n'en existe pas même d'obserbien
et l'on peut croire, avec Halvation
authentique,
rencontré plus de
ler, que les auteurs qui disent en avoir
deux, ont été trompé par les apparences. )
vrai de dire avec Devaux,
(2) Il n'est pas toujours
n'est
démesurée du testicule
P- 462, que ( la grosseur --- Page 139 ---
127 )
6° Induration de l'épididyme après les maladies vénériennes (1).
7" Compression des testicules dans les hernies , les varicocèles et les diverses infiltrations,
soit de la tunique propre du
cordon, soit de
celle du testicule.
S II.
1° Absence des vésicules
séminales, et des
canaux déférens ou éjaculateurs.
pas d'un bon présage pour la virilité; )) car je connais à
Gaubertin, 2 département du Loiret, un nommé Poulain,
vigneron, vigoureux athlète, dont le pénis est monstrueux, n'ayantq qu'un seul testicule, mais d'une
prodigieuse. Il est père de plusieurs enfans, dont grosseur
a été victime de
de
l'un
Timagination sa mère Pendant sa
grossesse : on peut voir son histoire dans le cours de cet
ouvrage.
(1)Laposition vicieuse et la disproportion
générateurs ne sont pas les seuls défauts essentiels desorganes
presà à causer Timpuissance;
pro-
; les pénis mal conformés, soit
par une directon courbe, soit
suite d'une
par un étranglement,
gonorrhée virulente, par ulcères ou
de Turèthre, par un prépuce
poireaux
mal perforé,
trop long, par un gland
etc., ne peuvent satisfaire convenablement
aux fonctions du coît.
ieuse et la disproportion
générateurs ne sont pas les seuls défauts essentiels desorganes
presà à causer Timpuissance;
pro-
; les pénis mal conformés, soit
par une directon courbe, soit
suite d'une
par un étranglement,
gonorrhée virulente, par ulcères ou
de Turèthre, par un prépuce
poireaux
mal perforé,
trop long, par un gland
etc., ne peuvent satisfaire convenablement
aux fonctions du coît. --- Page 140 ---
(128 )
Etat convulsif ou paralytique: de ces mus2°.
cles.
S VI.
Absence de la matrice. (Colomb., Anatom.)
seul
d'une ab-
(Nota. Il n'est qu'un
exemple
de matrice. cité par Lieutaud. Iln'y avait
sence
aucuns annexes de la
chez le sujet nul vestige,
était le seul qui existât. Il se
matrice : le vagin
Cette
en cul-de-sac.
terminait supérieurement
faisait que la femme ne pouvait remdisposition le devoir du mariage sans éprouver une
plir
lui rendaitle commerce de son mari
douleur qui
du Nouv. Dict. des
insupportable. (CAS RARES
Sciences médicales.)
Sv.
Absence des artères spermatiques. (Riolan, :
Antéropophagia, lib. II, cap. xxxI).
ORDRE II.
Vices de conformation de Tappareil génital.
Parmi les vices de conformation de l'appareil
contrarient la copulation, on remargénital qui
que.
éprouver une
plir
lui rendaitle commerce de son mari
douleur qui
du Nouv. Dict. des
insupportable. (CAS RARES
Sciences médicales.)
Sv.
Absence des artères spermatiques. (Riolan, :
Antéropophagia, lib. II, cap. xxxI).
ORDRE II.
Vices de conformation de Tappareil génital.
Parmi les vices de conformation de l'appareil
contrarient la copulation, on remargénital qui
que. --- Page 141 ---
129 )
S I.
Chez Phomme.
1° Phimosis naturel ou accidentel.
2" Imperforation du gland, et par suite
pospadias.
l'hy5o Longueur excessive du prépuce.
(Nota. Les Turcs, les Arabes, et les autres
peuples de l'Asie, auraient le prépuce
et par cela même seraient
trop long,
inhabiles à la génération, sans l'opération de la circoncision,
est une coutume nécessaire
qui
parmieux. On opère
fréquemment cette section du prépuce)
(1).
(1) On pratique chez ces mêmes
peuples une autre
opération, qu'on appelle infbulation, et qui est entièrement opposéc à la circoncision. (( Pour opérer le bouclement des enfans mâles, on tire, dit Celse, le
en dehors, etl'on marque des deux côtés,
prépuce
les endroits
avec de l'encre,
que l'on veut percer; on traverse la
d'une aiguille enfilée, ct, attachant ensuite
peau
bouts du fil
les deux
ensemble, on a soin de le remuer de
en temps, jusqu'àce que les cicatriccs des
temps
affermics : on retire le fil et on le
trous soient
boucle ou un
remplace par une
anneau, qui est d'autant meilleur,
est plus léger. > (Dictionnaire de
qu'il
Médecine, article
IXFIDULATION.)
TOME I.
--- Page 142 ---
130 )
Adhérence du prépuce au gland,q qui, selon
l'érection douloureuse.
Valentin, rend
S1 II.
Courbure de la verge, accident qui contrarie
sàreté etla direction de l'éjaculation (1).
la
dite, qui est conservée
(s) C La semence, proprement l'humeur des
les vésicules séminales, et
prostates
dans
véhicule, sont tellement contenues dans
quilui sert de
en état
qu'elles ne peuvent 'échapper, -
leurs conduits,
des membranes qui
de santé, sans une forte compression muscles érecteurs et
lui sont propres, et sans. celle des
acoélérateurs; ce qui en produit Téjaculation.
irritation, en resserrant trop
( Une trop grande
de sphincters aux convivement lesfibres quifontlollice
leur
excrétoires dc ces deux liqueurs, empêche
duits
comme cela arrive
sortie ou la rend tres-douloureuse, inflammatoires ou
dans les gonorrhées éminemment
cordées.
antiphlogistiques et
> Moyens curatifs : Emolliens,
anti-spasmodiques. reldchement dilate ces canaux au
K Un trop grand
retenir Tune et l'autre liqueur,
point de ne pouvoir plus
des mêmes chaudeet cet événement a lieu à la suité
excrétoires dc ces deux liqueurs, empêche
duits
comme cela arrive
sortie ou la rend tres-douloureuse, inflammatoires ou
dans les gonorrhées éminemment
cordées.
antiphlogistiques et
> Moyens curatifs : Emolliens,
anti-spasmodiques. reldchement dilate ces canaux au
K Un trop grand
retenir Tune et l'autre liqueur,
point de ne pouvoir plus
des mêmes chaudeet cet événement a lieu à la suité --- Page 143 ---
( 131 )
d'autres vices d'éjaculation causés par :
lly a
des vaisseaux déférens ou
1° L'obstruction
des vésicules séminales;
qui
du veru-montanums
2° L'endureissement
dans l'urètre;
ferme l'orifice de ces vaisseaux à la suite des
de l'urètre
3° Le resserrement
maladies de
virulentes, ou autres
gonorrhées
lappareil génital;
excessif de la
4 L'engorgement squirrheux
prostate;
de l'urètre, qui a quelquefois
5° Le spasme
Sauvages a donné
lieu pendant le coit, auquel
spasmodicum;
le nom de dispermatismum
de corps étrangers, ou con6° La présence
crétions dans les vaisseaux éjaculatoires ;
L'imperforation du gland, àl laquelle pour7
remédier par une seconde incision;
tant on peut
con8° L'excessive longueur du prépuce, qui
l'émission et la direction de la semence,
trarie
et oblige à la circoncision.
on a abusé de. saignées, de bains
pisses, et surtout quand
et tisannes émollientes.
: Les martiaux. >
( Moyens curatif:
ÉJACULATION (médecine) del TEncyclopédic
(Mahon,
par ordre des matières). --- Page 144 ---
1e 132 )
S III.
Excroissance fongueuse le long des corps
1°
caverneux. Ces nodus ou ganglions proviennent
d'excès de frottement, et opérent sur les nerfs
constriction spasmodique douloureuse, inune commodité qui, comme les dilations spongieucède à l'eau saturée de sulfate d'alumine.
ses, Présence d'un corps étranger (tel que
2°
extraits de la fosse naviculaire à un
les calculs
Duhomme de Pithiviers 9 par M. le professeur
d'une érection comméril) : de là impossibilité
retardée de la semence (1):
plète, et l'émission
D'après des détails sur cette opération, qui m'ont
(1)
médecin à Piété communiqués par le docteur Ganard,
les calculs n'existaient pas dans la
thiviers, il parait que
d'abord
ils s'éfosse naviculaire, comme on l'avait
dit;
taient formés entre le gland etle prépuce, et cette partie
avait été divisée sur la face dorsale de la verge par M. le
l'extraction. Le
professeur Duméril, pour en opérer
sorte atrophié et refoulé sur les
gland était en quelque
Quelques mois après il a repris son vocorps caverneux.
avait été singulielume naturel; mais le prépuce, qui
distendu
la
quantité de calculs, forrement
par grande
mait au-dessus de la verge une espèce de tablicr spongieux très-épais qui nuisait pcu, il est vrai, à F'érection,
traction. Le
professeur Duméril, pour en opérer
sorte atrophié et refoulé sur les
gland était en quelque
Quelques mois après il a repris son vocorps caverneux.
avait été singulielume naturel; mais le prépuce, qui
distendu
la
quantité de calculs, forrement
par grande
mait au-dessus de la verge une espèce de tablicr spongieux très-épais qui nuisait pcu, il est vrai, à F'érection, --- Page 145 ---
(133 )
3° Gonflement du veru-montanum.
(Nota. Un homme déjà agé s'étant
ne pouvait éjaculer, quoiqu'il entrât remarié,
Étant mort d'une maladie
en érection.
seru-montanum
aigué, on trouva le
noix. La
durci et gros comme une petite
semence était dans un état de
tion : les vaisseaux éjaculatoires
putréfacde pierres fort dures,
étaient remplis
grosses comme des
(Zodiac. Gallic., ann. 2. CAs
pois.)
Dict. des Sciences
RARES du Nouv
médicales.)
S IV.
1° L'états squirrheux des testicules
2° Leur désorganisation
;
sion.
par une forte contu3° La suppuration.
4° L'atrophie des vésicules séminales.
5 L'oblitération des conduits
culateurs.
déférens et éjamais génait
Un an environ singulièrement son introduction lors du coit,
après la première
M. Duméril, le docteur Ganard opération, faite par
complète de cette
a pratiqué l'ablation
portion exubérante du
depuis ce particulier s'est marié
prépuce, et
et a eu des enfans. --- Page 146 ---
S V.
Vices de conformnation chez la Femme.
de la vulve.
1° Lagglutination du vagin, un calcul, un
2° Limperforation dans l'intérieur de sa
polype à son orifice ou
cavité.
ezcessive du vagin, qui em5° La dilatation
regarde
la femme de retenir le sperme,
rêche
On supplée à cette inconseulement l'agénésie. bains de siége où les tiges, feuiliénient par des
de
consoude
de myrte et grande
Jes et racines
doivent être employées. membrane de Thymen.
Induration de la
membrane de Phymen, qui dé-
(Nota. Sila
les avenues du palais de
fend avec résistance
il est plus
l'amour, est dure ou cartilagineuse,
de la rompre d'un coup de bistouri.)
prudent
dernièrement (mai 1825), et
J'ai été consulté
ans 5 à Gauj'ai exploré une fille de vingt-huit n'ayant aucun
du Loiret,
bertin, département Elle est devenue rachiticaractère de nubilité.
de son
que par défaat de menstruation.l.'odiced membrane si dure et si
vagin était fermé par une
tsensiblemaments améasantés'ests
EER
tiondu doigt.Sas
pre d'un coup de bistouri.)
prudent
dernièrement (mai 1825), et
J'ai été consulté
ans 5 à Gauj'ai exploré une fille de vingt-huit n'ayant aucun
du Loiret,
bertin, département Elle est devenue rachiticaractère de nubilité.
de son
que par défaat de menstruation.l.'odiced membrane si dure et si
vagin était fermé par une
tsensiblemaments améasantés'ests
EER
tiondu doigt.Sas --- Page 147 ---
(135 )
liorée depuis' que j'ai pratiqué l'incision de la
membrane, qui a donné jour à des flots d'un
mucus infect.
S VI.
1° Déviation de la matrice, quine s'embouche
pas dans le vagin (1).
(Cas de l'agénésie, et non de l'anaphrodisie-)
2° Orifice de la matrice imperforé.
(Nota. La présence del'hymen, dit M. Mard
(page 59 de son Manuel d'autopsie cadavérimédico-legale), n'est pas un signe certain
que qu'une femme n'a pas conçu. Il y a des exemples de ces femmes si étroites qu'elles ne peuvent recevoir l'homme. Sans citer l'exemple de
Cornélia mère des Gracques, à qui il fallait inciser la membrane de l'hymen avant d'accou-
(1) ( La mauvaise situation' de l'orifice interne de la
matrice, dit Devaux (p. 57), qui in'est pas quclquefois
placé directement, mais en dessous, vers le rectum ou
met un obstacle à la généravers les parties latérales,
tion; car il est aisé de concevoir que Ihomme n'y pouvant pas lancer sa semence directement, elle s'écoule au
dehros, ou que, si quelque légère portion y est admise,
elle est déjà refroidie, n'y étant pas reçué assez promptement. ) --- Page 148 ---
136 )
à soumettre au lecteur une observation
cher, j'ai
qui m'est personnelle.
une
Je fus appelé à Saint-Domingue pour
négresse de M. Dodart, administrateur
jeune
laquelle était en
des domaines aux Gonaives,
d'enfantement, elle avait conçu sans la
travail
de la membrane de l'hymen.
rupture complète
de l'émisSurprise en flagrant délit au moment
du nègre, cet homme n'était pars'on'séminale T'extérieur de la vulve. Il ne la toucha
renu qu'à
où elle fut surveillée,
pas depuis cette époque,
on
qu'en raison de sa stature distinguée,
parce
Européen pour en faire sa,
a destinaità quelque
maitresse.Un simple débridement au moyen
incision, une saignée et un bain de
d'une légère
l'accouchement, qui fut trèssiége, facilitèrent
infructueux avant
heureux, quoique le travail,
l'opération, ait été très-long et très-douloureux.
Tubercules eristans au museau de tanche
utérin.
Cette tumeur herniaire 9 cau4 Hystérocèle.
met dans
sée
le déplacement de la matrice,
par l'autre affection un obstacle aux eml'une et
brassemens amoureux.
Le déchire5° Déchirement de lafourchette.
de la fourchette et du périnée, et la régément
obstruent éganération excessive de ces parties,
opération, ait été très-long et très-douloureux.
Tubercules eristans au museau de tanche
utérin.
Cette tumeur herniaire 9 cau4 Hystérocèle.
met dans
sée
le déplacement de la matrice,
par l'autre affection un obstacle aux eml'une et
brassemens amoureux.
Le déchire5° Déchirement de lafourchette.
de la fourchette et du périnée, et la régément
obstruent éganération excessive de ces parties, --- Page 149 ---
(1 137 )
de manière à s'opposer à la
lement le vagin
douloureux. Les
copulation et à rendre le coit
le même vice de
ulcères vénériens produisent
conformation au conduit de la pudeur.
6° Matrice bilobée.
Dupuytren (art. CAS RARES
( M. Le professeur
médicales) a rendu Nouv. Dict. des Sciences
dans des recherches anatomiques, une
contré,
le phéfemme de trente-huit ans, qui présentait
d'une matrice bilobée. Le museau de
nomène
lieu d'être divisé en deux lèvres, et
tanche, au
était formé de quatre
fendu transversalement,
tubercules sensibles au toucher et séparés par
transversale et l'autre perpendeux fentes,l'une
insinué dans leur
diculaire à celui-ci. Le doigt,
écartait facilement; mais il renintervalle, 9 les
bientôt sur la ligne médiane un obscontreit
sur les côtés, où
tacle qui le forçait à se porter
ouverture à droite comme à gauil trouvait une
inférieureche. Le col de la matrice, simple
en deux parment, se séparait supérieurement
deux corps arrondis et du VOties divergentes;
surmontaient chalume d'une matrice ordinaire,
de ces cols, et tenaient lieu d'une matrice
cun
à chacun d'eux étaient liés un
bien conformée: ;
large et un
ovaire, une trompe, un ligament
rond seulement. Chacun d'eux receligament --- Page 150 ---
0e 1 138 )
la moitié des vaisseaux et des nerfs que
vait
ordinairement la matrice. > On croit que
reçoit
donner lieu à la superce phénomène ne peut
fétation (1).
une
fille morte
(1) ( M. Littre, en disséquant
petite
de deux mois, trouva qu'elle avait le vagin parà Tâge
en deux
tagé par une cloison charnue, perpendiculaire, aboutissait à une
cloisons égales : chacune de ces cavités
fille
M. Littre présume que si cette
matrice, particulière. eût été mariée, clle aurait pu conavait vécu et qu'elle
Tune des
différentes
tantôt par
cevoir en
approches, T'autre, selon que la
parties de la matrice et tantôt par
l'autre
de Thomme aurait été portée à l'une ou
semence
de PAcadémic royale des
de ces parties. ) (Mémoires
Sciences, ann. 1705.)
de Médecine (mois
( On trouve aussi dans le Journal
observation qui constate encore la
d'avril 1757) une
même sujet. Une
possibilité de deux matrices dans un
mourut à Paris, àgée de trente-deux ans 2
femme, qui
de façon que la première,
avait deux matrices placées
même
méritait le nom de matrice,
et celle qui en
temps
de plusieurs enfans, qui
avait servi à la conception
mais
étaient tous nés à terme et parfaitement conformés;
avoir mis ces enfans au monde, conçut
la mère, après
se
foetus dans la seconde matrice, qui ne put prêter
un
deux matrices dans un
mourut à Paris, àgée de trente-deux ans 2
femme, qui
de façon que la première,
avait deux matrices placées
même
méritait le nom de matrice,
et celle qui en
temps
de plusieurs enfans, qui
avait servi à la conception
mais
étaient tous nés à terme et parfaitement conformés;
avoir mis ces enfans au monde, conçut
la mère, après
se
foetus dans la seconde matrice, qui ne put prêter
un --- Page 151 ---
159 )
SV VII.
1° Oblitération des trompes de Fallope.
(Astruc, Maladies des femmes, t. IV,p. 45
et 46.)
1° État squirrheux, . sarcomateuz des ovaires (1).
3° Oblitération des vaisseaux sanguins qui
les arrosent.
aux mouvemens et à laccroissement du petit être qu'elle
contenait. Elle se rompit, ct causa la mort de la mère et
de l'enfant. > (Transact. philos., ann. 1669. - De
PHomme et de la Femme, t. II, P. 217.)
(1) L'ovaire sécrète-t-il une liqueur dont le mélange
avec la semence du mâle produit lc nouvel être? ou bien
s'en détache-t-il, au moment de la conception, un ceuf
que le sperme vivifie? Quelque parti que l'on prenne
dans cette discussion, on sera forcé de convenir que lovaire prépare une matière essentielle à la génération,
puisque son ablation rend Ics femelles infécondes. (Richerand, Nouv. Éléméns de Plysiologie, t. II,
pag. 356.), --- Page 152 ---
140 )
ORDRE III.
Proportions contre nature, avec des excès opposésPROPOSITION VI.
L'impuissance est relative lorsqu'elle dépend d'un.
défaut de proportion dans les parties qui, dans le
congrès, doivent concourir à l'acte générateur; tels:
sont : la grosseur excessive du pénis, l'étroitesse
relative du vagin, etc.
S-I.
Dans PHomme.
1° Par grosseur démesurée du pénis.
Fabrice de Hilden parle d'un homme dont le
pénis avait la grosseur d'un enfant.
Les verges trop longues et trop grosses paraissent également inhabiles à la génération: : parce
qu'elles pénètrent trop avant dans le vagin. J'ai
vu et visité à Saint-Domingue, un nègre, grand
de stature, nommé Pierre Hattier, de l'habitation Rossignol des dunes, où je résidais, conformé si monstrueusement, qu'il ne putjamais,
malgré les ressources de l'art ou les ruses d'un
pénis avait la grosseur d'un enfant.
Les verges trop longues et trop grosses paraissent également inhabiles à la génération: : parce
qu'elles pénètrent trop avant dans le vagin. J'ai
vu et visité à Saint-Domingue, un nègre, grand
de stature, nommé Pierre Hattier, de l'habitation Rossignol des dunes, où je résidais, conformé si monstrueusement, qu'il ne putjamais,
malgré les ressources de l'art ou les ruses d'un --- Page 153 ---
141 )
ardent désir, , parvenir à une érection
Son pénis avait onze
complète.
pouces et demi de longueur sur deux et demi de
ticules
largeur, garni de tesmoyens. Il eût fallu pour mettre en mouvement un levier si prodigieusement
des muscles d'une ampleur telle,
énorme,
les lui avait refusés
que la nature
(1).
Les hommes de grande stature
toujours les mieux
ne sont pas e
favorisés à cet
trouve quelquefois de
égard; on
petits individus envers
quila nature a été prodigue de ces
J'ai vu à Saint-Marc, ville de
dimensions.
un jeune blanc à cheveux d'un Saint-Domingue,
la taille de
biond roux et de
quatre pieds neuf
pénis de treize
pouces > avoir un
pouces de longueur.
Claudius (Venette, p. 58) qui viola
femme de César, dans le
Pompéia,
Bona, avait
temple de la déesse
un membre d'une taille
et plusegros que deux ensemble.
démesurée
() Avec les proportious démesurées
Pierre Hattier ne fut
de son pénis,
jamais favorisé de
l'avoir trop été de la nature. En vain il l'amour, pour
tous les efforts de sa
voulait réunir
plaisir,
vigueur pour frayer la route du
ses tentatives étaient vaines, et son
strueux
pénis monincapable de se roidir. On en a vu de
dans le cabinet de M. Bertrand
ce' genre
Rival. --- Page 154 ---
(142 1 )
2° Par petitesse ertrême du pénis.
Ce n'est pas un cas de stérilité ni d'anaphrosi la femme est étroite ; car, dans le predisie,
selon Valentini, peut
mier cas 2 la conception,
soit déposée
se faire, pourvu que la semence
Méd. lég.)
dans le vagin. (Mahon,
une obserJe citerai plus bas, à cet égard,
(Tom. 1,
vation quim'est penonndile-Veneted
l'imrapporte que Platerus a reconnu
P-. 36)
d'un homme qui, au lieu d'un mempuissance
n'avait que le gland couvert
bre viril complet,
un géJ'ai connu, en Espagne,
de son prépuce.
et dans le cas
néral français ainsi disgracié,
fût trèsd'agénésie et d'anaphrodisie, quoiqu'il
ses conquêtes en amour.
ardent à poursuivre
Saint-Martin un autre
Sulpice a trouvé dans
d'austérités et
d'impuissance par suite
exemple
avait tellement diminué chez
de chasteté, qui
était
génital, qu'à sa mortla verge
lui l'appareil
à peine apparente.
pénis ne sont pas
Les trop gros ou trop petits
s'opposent au
les seuls défauts essentiels qui
mal
succès du coit et de la copulation 2 ceux
direction courbe, par
conformés, tels que par
virulente
étranglement, suite d'une gonorrhée
de l'urètre ; par un prépar ulcères ou porreaux
mal perforé, etc.,
puce trop long; par un gland
mortla verge
lui l'appareil
à peine apparente.
pénis ne sont pas
Les trop gros ou trop petits
s'opposent au
les seuls défauts essentiels qui
mal
succès du coit et de la copulation 2 ceux
direction courbe, par
conformés, tels que par
virulente
étranglement, suite d'une gonorrhée
de l'urètre ; par un prépar ulcères ou porreaux
mal perforé, etc.,
puce trop long; par un gland --- Page 155 ---
0 143 )
comme nous l'avons dit plus haut, mettent aux
embrassemens amoureux un obstacle insurmontable.
SII.
Dans la Femme.
1° La trop grande dimension du vagin.
On devine les inconvéniens de cette
tion contre nature, pour les hommes mal proportagés.
parIl est cependant de ces femmes qui
vent et accouchent sanss'en
conçoiapercevoir.
2° La longueur excessive du clitoris,
ossification.
ou son
On a vu à Venise une fille
clitoris était
publique dont le
osseux. Elle était répudiée par les
hommes, à cause des douleurs qu'elle leur faisait éprouver. (CAS RARES du Nouv. Dict. des
Sciences médicales.)
La longueur excessive du clitoris, soit
vice
de conformation,
par
2 comme les lacives négresses
d'Arada, etc., soit par abus de la masturbation, proportions démesurées qui ont fait croire
pendant un temps à l'existence fréquente des
hermaphrodites humains, rencontres bizarres
qu'on ne doit cependant
pas révoquer absolu- --- Page 156 ---
144 )
doute.
CAS RARES du Nouv.
ment en
(Poyez
Dict. des Sciences médicales.)
Venette dit à tort (tom. II, p- 251) C qu'il est
impossible qu'un homme puisse caresser sa
femme, si son clitoris est trop long, et que cette
maladie étant incurable, on doit croire qu'un a
est bien fondé, quand, sur le rapport de
juge
savantes dans ces sortes de
quelques personnes
matières, il ordonne la dissolution du mariage.
Je ne suis pas decetavis, et pour prouver que
du clitoris, s'il n'est] pas calleux, ne
la grandeur
je citerail l'exems'oppose point à la génération,
d'Arada, qui toutes en sont
ple des négresses
de très-longs ; elles sont très-lascives,
pourvues
les hommes, et elles enaiment passionnément!
fécondité. J'en ai visité une dont
gendrent avec
et demi de longueur
le clitoris avait six pouces
d'une érection masculine.
et était susceptible
avait le clitoris si long,
Sapho, Lesbienne,
le
passait pour tribade. Je conçois que
qu'elle
quelquefois trop rude, qu'y éproufrottement,
occasionant de
vent les femmes de ce genre,
le.
instans,
la douleur, leur ôte, pour quelques
les
leurs, ébats amoureux, et
désir de continuer
à
qui n'est que
livre $ en ce cas, l'anaphrodisie,
ont
passagere et cesse avec la souffrance qu'clles
endurée. Le clitoris de dimension ordinaire est
passait pour tribade. Je conçois que
qu'elle
quelquefois trop rude, qu'y éproufrottement,
occasionant de
vent les femmes de ce genre,
le.
instans,
la douleur, leur ôte, pour quelques
les
leurs, ébats amoureux, et
désir de continuer
à
qui n'est que
livre $ en ce cas, l'anaphrodisie,
ont
passagere et cesse avec la souffrance qu'clles
endurée. Le clitoris de dimension ordinaire est --- Page 157 ---
145 I
souvent à peine apparent après la
contracte, par le froid, d'une
mort, et se
3° La longueur
manière évidente.
ercessive des
. Ce vice de conformation
rymples.
vénérien, leur résection pouvant géner l'acte
est
rétablir la sensibilité
indispensable pour
exquise des parties
reuses. A cet effet, on pratique la
amoumie en Arabie, en Perse et en
nymphotodifformité est
Afrique, où cette
commune.
Par étroitesse du vagin.
Une femme trop étroite ou
difficilement concevoir
trop large peut
avec un homme
membru; car, outre que la conjonction peu
imparfaite, elle n'est
est
femme,
pas agréable pour la
aiguillonnée et tourmentée
vain d'un plaisir qu'elle
parl'espoir
recevoir.
ne peut faire goûter ni
Jeanne d'Arc (Venette, t. Il,
lée la Pucelle
p. 43), apped'Orléans, était du
ces filles si
nombre de
Guillaume étroites, 9 que, d'après le rapport de
de Cauda et de Guillaume des Jardins, docteurs en médecine,
de la visiter
qui furent chargés
par ordre du cardinal
et du comte de
d'Angleterre
ToME I.
Warvick, elle fut trouvée si
--- Page 158 ---
(1 146 )
n'aurait pu supporterles embrasétroite, qu'elle
semens d'un homme.
de ces sujets chez lesquels on ne peut
Il est
même introduire une plume.
pas
ORDRE IV.
Anaphrodisie par excès ou défaut d'action.
SI.
affection aigué des tissus érecLe PRIAPISME,
singulièrement de
tiles de la verge participitant
inflammatoire, peut conduire à l'ansphrol'état
érection violente et indisie, en ce que cette
a
commode du pénis ayant lieu sans volupté,
des suites funestes, et cause toujours l'impuisdéfaut d'émission séminale, qui est
sance par
l'effet de la réaction de l'imagile plus souvent
un sympest ordinairement
nation. Cepriapisme
d'une maladie
tôme d'un calcul dans la vessie,
de l'usage interne des cantharides
siphilitique,
comme aphrodisiaques. violent etl'état de flaccidité
L'éréthisme trop
àl'ceuvre de la
des organes copulateurs nuisent
du pleysique
( Cabanis (Rapports
génération. de Phomme, t. II, p. 563) cite un
et du moral
dans un violent acétudiant en médecine qui,
d'une maladie
tôme d'un calcul dans la vessie,
de l'usage interne des cantharides
siphilitique,
comme aphrodisiaques. violent etl'état de flaccidité
L'éréthisme trop
àl'ceuvre de la
des organes copulateurs nuisent
du pleysique
( Cabanis (Rapports
génération. de Phomme, t. II, p. 563) cite un
et du moral
dans un violent acétudiant en médecine qui, --- Page 159 ---
( 147 )
cès dejalousie, épouva pendant plusieurs heures
le priapisme le plus invincible et le plus douloureux, accempagné tour à tour de l'émission de
la semence et d'un sang presque
pur (1).
L'anaphrodisie a lieu parle trouble de l'ordre
dans les fonctions successives
qui précèdent
l'éjaculation : par exemple :
1° Dansle priapisme, l'action des parties
cessoires a lieu sans celle des parties
acoù l'âme n'est pas disposée à
essentielles,
les testicules
concourir, et où
ne sont pas destinés à agir;
2° Dans l'écoulement
vaisseaux
séminal, en ce que les
spermatiques versent la semence dans
l'urètre trop tôt pour la verge, 9 qui n'est
trée en érection.
pas enLe SATYRIASIS, névrose génitale avec exces
daction, (LXXIX, 5'. Pinel) a est un désirinsatiable de jouir des plaisirs de l'amour.
tômes : Rougeur de la face avec
Sympsition à se tenir
sueur, dispocourbé, à se serrer le ventretristesse, abattement, quand le mal estextrême;
propos obscènes, agitations,
ardente, écume à la bouche inquiétudes, soif
sont
comme les cerfs
en rut.
qui
(1) Debreuze, ouvr. cité. --- Page 160 ---
( 148 )
2 Ily a aussi le satyriase, où tombent quelquefois les hommes usés et affaiblis.
excès contraire. Exem-
( 3° Le satyriase par
ple d'un cénobite d'un tempérament fougueux,
cherchant à combattre ses passions par les macérations, le jeûne, la prière, avec écoulement
Remède : guéri par
de la liqueur spermatique.
un exercice soutenu du jardinage. D
Le satyriasis diffère seulement du priapisme
des désirs immodérés de la jouissance, qui
par
l'éjaculation quelquefois avant l'inprovoquent troduction du pénis (1)- De plus, souvent la
est si irritée qu'elle se courbe et devient
verge
à l'émission. Le priapisme diffère du
contraire
satyriase, en ce que, dans le priapisme, il y a
érection avec douleur, et que dâns le satyriase
l'érection est accompagnée de sensations voluptueuses..
cite un jeune homme qui,
a Cockburn (2)
amoureux de sa femme, se touréperdament
mentait inutilement auprès d'elle sans pouvoir
cependant il éprouvait des pollutions
éjaculer;
donna lieu au médecin de
nocturnes, ce qui
(1) Aliquia, antequam ad opus perveniant, polluuntur. Zacchias, P. 135.
(2) Mestivier, Thèses sur la stérilité.
ée de sensations voluptueuses..
cite un jeune homme qui,
a Cockburn (2)
amoureux de sa femme, se touréperdament
mentait inutilement auprès d'elle sans pouvoir
cependant il éprouvait des pollutions
éjaculer;
donna lieu au médecin de
nocturnes, ce qui
(1) Aliquia, antequam ad opus perveniant, polluuntur. Zacchias, P. 135.
(2) Mestivier, Thèses sur la stérilité. --- Page 161 ---
( I 149 )
penser que. l'érection trop forte et la
ardeur du jeune homme
trop grande
étaient la cause
stérilité. )
de sa
c Il vaut mieux, dit Montaigne,
cemment à étrenner la
faillir indécouche nuptiale
d'agitation et de fièvre, en attendant
pleine
modité moins alarmée
une com-.
(1). )
PROPOSITION VIII.
Liimpuissance est
dité, lorsqu'elle
constitutionnelle, ou par frigidépenddun tempérament
et très-froid, ou qu'elle est une
apathique
débilité générale qui
conséquence de la
frappe tous les systèmes.
Limpuisance
constitutionnelle, ou innée, est
rable, et cause la stérilité, Ces
incudésormais privés des
malheureux individus,
tribut à la
plaisirs de l'amour, et de payer leur
nature, ne seront jamais inscrits sur
des pères! I . traînant leur
le registre
languissante
tons ont été cngendrés
existence, ces avorou par des vieillards
cacochymes, ou par des
décrépits et
parens trop jeunes.
(1)Dans le satyriasis, l'érection est
courbe la verge et ferme le conduit siviolente, qu'elle
que la semence ne
de Turêtre; en sorte
rection. Dans
peut être dardée qu'au déclin de l'éce cas, de légers évacuans, la
boissons rafraichissantes
saignée, des
et le régime, guérissent, --- Page 162 ---
( 150 )
Souvent ces adolescens efféminés, qu'on voit errer
les villes, naissent victimes de rapprochemens
dans
infectés, et doivent le jour aux derniers ébats d'un père
la luxure et la débauche. Leur constitution
épuisé par
le
souvent lymphatique. Ils sont gros et venest plus
les castras; ; ils acquièrent le tempérament
trus comme
abonde dans lcs cellules de leur
de la femme; la graisse
la synovie est augmentée, le bassin
tissu muqueux;
et les dimensions du larynx sont excessivement
s'élargit,
diminuées. Ils ont des formes arrondies et non carrées
cclles
la vigueur màle. Leurs traits
comme
quiindiquent
virils sont ébauchés, délicats, et non prononcés comme
ceux du fier athlète.
On a vu des anaphrodites par tempérament (Voy: ce
chapitre), car les constitutions lymphatiques et mélanne sont point aussi disposées à l'amour que les
coliques
sanguins; bilienx, nerveux et atblétiques.
tempéramens
de santé, frappant de débilité tous
Le défaut habituel
les systèmes, cause aussi l'impuissance.
51 II.
Le cas d'impuissance a, lieu :
Par défaut d'action ayant pour cause :
1° L'abus des plaisirs solitaires;
2° Les excès avec les femmes ;
Voy: ce
chapitre), car les constitutions lymphatiques et mélanne sont point aussi disposées à l'amour que les
coliques
sanguins; bilienx, nerveux et atblétiques.
tempéramens
de santé, frappant de débilité tous
Le défaut habituel
les systèmes, cause aussi l'impuissance.
51 II.
Le cas d'impuissance a, lieu :
Par défaut d'action ayant pour cause :
1° L'abus des plaisirs solitaires;
2° Les excès avec les femmes ; --- Page 163 ---
(151 )
3° Certaines évacuations
périodiques excessives (1).
(1) Les hommes, ainsi que les femmes, sont sujets à
certaines évacuations périodiques. M. de la Poterie a
consigné, en 1764, à l'Ecole de Médecine de Paris,
qu'un marchand de Leyde avait, tous les mois, une évacuation par les hémorroides; un Irlandais, par le bout
du petit doigt; différens sujets, par les pores, ou par le
vomissement, ou par différens couloirs.
Boërhaave a
observé que certains maux de tête périodiques ne reconnaissaient pas d'autre cause.
On a vu quelques hommes avoir le flux menstruel
d'une manière bien marquée. Zacutus Lusitanns
nous en
a laissé une observation très-singulière. C'est celle d'un
homme privé de barbe, et qui, tous les mois,
éprouvait, durant quatre ou cinq jours, une hémorragie assez
considérable par une partic point du tout faite
donner passage au sang; et s'il arrivait que cet écoule- pour
ment se fit avec difficulté, des ressentimens de
colique,
un mal de reins, une pesanteur extraordinaire, l'avertissaient de recourir à une saignée du pied, qui, rappelant
ce cours étrange, dissipait tous les accidens. (Anecdotes de médecine, t. II,A. CXXXIIL) Un berger était
positivement dans le même cas, à cela près qu'il
chait davantage de la nature du sexe
appropar un sein aussi
beau, aussi bien formé que celui d'une fille de vingt
ans. Ili n'était pas lc seul de sa famille qui offrit un écou- --- Page 164 ---
152 )
L'état de langueur propre à ces affections
s'appelle Anaphrodisie.
Iement aussi singulier; son père et quinze frèrcs participaientà ce merveilleux phénomène. (Journal de Médecine, t. II, P.,280. M. de L .,1 t. II, P: 414.)
Les hémorroides proviennent d'une surabondance de
sang et d'une aflluence qui gonfle, distend la veine hémorroidalc interne,,et forme cctte tumeur par laquelle
des hommes perdent chaque mois un sang épais et Superflu.
La suppression des évacuations habituelles cst cxtrémement dangercuse. On voit à CC, sujct, dans les Trananctiomspidtorgpliger, gu'un jeunc, homme de vingtquatre ans avait, depuis son enfance, une hémorragie
au pouce de la main gauche, d'où le sang sortait régulièrement tous les mois jusqu'à la quantité de quatre
onces. 10 A, seize. ans, il en perdait jusqu'à une demi-livre;
ct, maigré cette perte, il se portait bien ct ne se sentait nullement affaibli. Enfin, à Tâge de vingt-quatre
ans, il s'avisa
.
d'appliquer un fer claud sur son pouce,
ct 1 par ce moyen arrêta le cours du sang; mais il Jui. en
coûta cher. Depuis ce temps-là, il ne s'est jamais bien
porté, et il cst, au contraire, devenu sujet à des crachemens de sang qui ont épuisé ses forces, à de violentescoliques, à de grandes faiblesscs, et à plusieurs autres
maladies. (Phemewphil-gdererimn 1685
et 1701.)
isa
.
d'appliquer un fer claud sur son pouce,
ct 1 par ce moyen arrêta le cours du sang; mais il Jui. en
coûta cher. Depuis ce temps-là, il ne s'est jamais bien
porté, et il cst, au contraire, devenu sujet à des crachemens de sang qui ont épuisé ses forces, à de violentescoliques, à de grandes faiblesscs, et à plusieurs autres
maladies. (Phemewphil-gdererimn 1685
et 1701.) --- Page 165 ---
( 153 )
4o La paralysie de l'une ou l'autre
des muscles de la colonne
cuisse et
spinale, de ceux
veurs de T'anus, etc. (Pay.
releprop. XXXIet LII.)
PROPOSITION LII.
Nonobstant la parfaite
internes de la
conformation des parties
génération, et l'activité des
sécrétoires des testicules, lepénis
fonctions
incapable d'érection
la
pouvant.se trouver
par paralysiede. ses
ou par quelque vice contraire,
muscles,
dans ce cas , exister
Fanaphrodizie peut,
et l'appétit le plus conjointement avec les désirs
prouvé déjiey
prononcé, ce que nous avons
par plusieurs ezemples.
Or, il est constant que la définition
qu'à cejour de tAnaphrodisie
donnée jusque cette maladie ne consiste n'csty pas excacte, et
L'APPETIT VÉNÉRIEN,
pas dans la PERTE DE
mais dans la
la subversion,
suspension, dans
OuL, dans Tabolition des
propres à satisfaire cct appétit; état
facultés
gnons par le mot SYNCOPE
que nous désiGÉNITALE.
PROPOSITION XXXII,
Cette syncope génitale cst aussi la suite du
permatisme avec.
dysviolent,
Mypospadias, et de Léréthisme
désignés sous les noms de
Salyriusis.
Priapisme et de --- Page 166 ---
154 )
SIII.
Le dyspermatisme (LXXVIII 2° de Pinel) (1).
(1)4Le mot dyspermatisme, selon le docteur Chaumeton, nouveau Dictionnaire des Tciences médicales,
tire son étimologie de bls 2 dificilement, péniblement,
écouetde areplia, sperme, semence, liqueurséminale;
difficile, d'une liqueur séminale
lement faible, lent,
incapable de servir au grand ceuvre de la génération.
Cullen reconnait les espèces suivantes :
urétral, provenant des maladies
(IO Dyspermatismet
de l'urètre.
des cal-
( 20 Dyspermatisme noueux, 2 produit par
losités dans les corps caverneux.
de
dû à T'étroitesse
( 30 Dyspermatisme préputial,
l'orifice du prépuce.
causé par des mu-
( 40 Dyspermatisme muqueux,
cosités qui obstruent le canal de l'urètre.
déterminé par
(( 50 Dyspermatisme hypertonique,
la trop violente érection du pénis.
produit par un
(( 60 Dyspermatisme épileptique,
accès épileptique survenu pendant le coit.
apractode, causé par la lan-
( 7° Dyspermatisme
gueur et l'atonie de T'appareil génital.
puce.
causé par des mu-
( 40 Dyspermatisme muqueux,
cosités qui obstruent le canal de l'urètre.
déterminé par
(( 50 Dyspermatisme hypertonique,
la trop violente érection du pénis.
produit par un
(( 60 Dyspermatisme épileptique,
accès épileptique survenu pendant le coit.
apractode, causé par la lan-
( 7° Dyspermatisme
gueur et l'atonie de T'appareil génital. --- Page 167 ---
155 )
( Emission lente, difficile ou nulle de la
liqueur spermatique, produite :
1° Par vice organique (1);
) 80 Dyspermatisme refuant, ainsi nommé,
que le sperme, au lieu d'être lancé dans la matrice parce
dant le coît, refluc de l'urètre dans la vessie. pen-
> Mot
DYSPERMATISME du nouveau Dictionnaire des Sciences
médicales.)
(1) Le déchirement du gland chcz lcs bêtes cavalines
en estune preuve. ( Dans les hattes de la plaine de l'Artibonite, à Saint-Domingue, on a pour lcs haras un
cheval entier' rendu
impuissant par ce moyen, et qu'on
nomme bout-en-train. Il est destiné à exciter le véritable
étalon. Le premier a eu le gland fendu, d'ou il résulte
une fausse émission de liqueur séminale
qui s'épanche
sans être projetée : de là l'impuissance. (Voyez
d'un naturaliste, t. II,
Voyages
P. 346.)
L'intégrité du gland du pénis n'est
condition
cependant pas une
essentielle pour que T'accouplement des sexes
produise la fécondation. Ces altérations
centes ou anciennes,
physiques, rén'influent en rien sur la qualité du
spermc; car cette liqueur est toute formée, et
toutes ses propriétés;
jouit de
lorsqu'elle est cependant convenablement émise dans le coït. On a des
condations
exemples de féopérées sans l'introduction du pénis dans le --- Page 168 ---
(156 )
2° Par excès de vigueur et de tension dans
membre viril;
le
3° Par la débilité des parties.
d Dans le troisième cas, il faut, ditM.
recourir aux
Pinel,
restaurans, aux fomentations aromatiques, à l'exercice du corps et aux autres
moyens propres à fortifier. On sent,
célèbre
ajoute ce
professeur, qu'il faut joindre à cela des
moeurs: plus régulières et l'éloignement du libertinage.
( Le,d dyspermatisme, qui tient à une débilité
des parois membraneuses des vésicules
nales et à un état asthénique des
sémimuscles releveurs de l'anus, est encore une. cause d'infécondité. Ici, la liqueur spermatique,
s'écoulant
difficilement et sans. jet, ne peut arriver: à l'orifice. de l'utérus comme il
conviendrait, et se
répand inutilement dans l'intérieur du
vagin. D
(Métivier, ouv. cité.)
L'émission, quoique lente,
nale
delaliqueursémiprouve au moins l'appétit vénérien et une
sorte de faculté physique; elle ne convient donç
vagin (J'en cite plus bas des exemples). Il suffit
la
liqueur prolifique, ou, si lon veut, l'influence vitale que: du
sperme, se porte parlevagin sur l'oeuf, pour que la fécondation ait lieu.
agin. D
(Métivier, ouv. cité.)
L'émission, quoique lente,
nale
delaliqueursémiprouve au moins l'appétit vénérien et une
sorte de faculté physique; elle ne convient donç
vagin (J'en cite plus bas des exemples). Il suffit
la
liqueur prolifique, ou, si lon veut, l'influence vitale que: du
sperme, se porte parlevagin sur l'oeuf, pour que la fécondation ait lieu. --- Page 169 ---
157 )
pas directement à l'état absolument
appelle Anaphrodisie
passif qu'on
l'abolition de cet
constitutionnelle, qui est
appétit par excès de
de tempérament, et subsidiairement froideur
génitales. Mais ce
des parties.
d'Anaphrodisie dyspermatisme tient à l'état
accidentelle, qui est,
nous l'avons dit (proposition
comme
sion, la subversion
LII), la suspenou l'abolition
des facultés propres à satisfaire momentanée
rien.
l'appétit vénéS IV.
On reconnaît aussi pour cause de
disie accidentelle :
T'AnaphroC Le vice de la liqueur séminale
de
concomitant
l'affaiblissement des organes
semence privée d'animalcules, génitaux; la
aqueuse parce qu'elle provient c'est-à-dire, trop
lades, ou qu'elle n'a
d'organes madans les
pas séjourné suffisamment
vésicules séminales pour atteindre la
perfection de son élaboration. > (Mestivier,
vrage cité.)
ouZacchias estime impropre à la génération
dontla semence est trop âcre ou brûlante, c'cst- ceux
à-dire, 2 laissant sur le linge des taches
trop froide ou sans vigueur,
noiritres;
trop humide ou --- Page 170 ---
(1 158 )
trop sèche (lib. III, p. 201) La
être fécondante, doit être
liqueur, pour
tomber au fond de l'eau. blanche, pesante et
Quant à ses propriétés
chimiques; la liqueur séminale, dit
(Philosophie chimique,
Fourcroy
singulier
p, 114), a présenté le
phénomène dé la cristallisation,
qu'iciinconnu, du phosphate de chaux. jus-
( Un gentilhomme
(Venette, t. I, P. 60)
devintimpuisant,
anaphroditeaprès de
frictions
longues
mercurielles, et recouvra sa
par l'application d'huile de
vigueur
devint l'antidote et
lavande, qui en
guérit son dyspermatisme,.
Sv.
Anaphrodisie des Femmes.
PROPOSITION L.
Si la conformation des
Jemme, servent à la
parties qui, chez la
recevoir
copulation, la met à même de
presque toujours, au moins d'une manière
passive, les embrassemens de
moins que lui à
Thomme, et l'ezpose
PANAPHRODISIE; d'un autre
raison de la
côté, à
d
complication de son. système
raison de son extréme
générateur;
Auence
susceptibilité, et de linplus prolongée qu'elle exerce sur le produit
des
Jemme, servent à la
parties qui, chez la
recevoir
copulation, la met à même de
presque toujours, au moins d'une manière
passive, les embrassemens de
moins que lui à
Thomme, et l'ezpose
PANAPHRODISIE; d'un autre
raison de la
côté, à
d
complication de son. système
raison de son extréme
générateur;
Auence
susceptibilité, et de linplus prolongée qu'elle exerce sur le produit --- Page 171 ---
(159 )
de la fécondation, elle est plus
pée d'ACÉNESIE, ou de STÉRILITÉ. nigumnmcat/opAinsi, la frigidité de son
point excessif; le mauvais tempérament; un embonétat des ovaires;
et la faiblesse des germes; la
l'altération
de
disposition peu favorable
lutérus; tous les vices de conformation
susceptibles de nuire à la
intéricure,
ment de
conception ou au
son produit; une ménorrhagie développeabondante et
irrégulière; une leucorrhée constante, âcre et
abreuvant et irritant l'orifice
putride,
directement
sexuel, et détruisant ou
ou sympathiquement la sensibilité
de ces parties, sont antant de causes
propre
nuire à la procréation.
susceptibles de
PROPOSITION II.
Par conséquent la chlorose; la torpeur de
rus qui la détermine Ou
Vutéqui en résulte; le
d'abondance ou
défiut,
les causes relatées Fimsabrididumemunon et toutes
plus haut, sont autant de
tômes propres à signaler, chez
sympou la STÉRILITÉ.
lesfemmes, L'AGÉNÉSIE
Déreloppons ces propositions :
( Les femmes, comme les hommes,
Fodéré, peuvent étre
selon
riles, et étre stériles impuissantes sans être slesans étre impuissantes. > --- Page 172 ---
- 160 ) /
a. Par ménorrhagie constante
b. Par leucorrhée
(1).
acre, putride et
lente, abreuvant trop les
sanguinosexuel, détruisant la
trompes et l'orifice
sensibilité
de
parties, et la soif ardente dela exquise ces
tique.
liqueur spermaC. Par trop d'embonpoint.
d: Par
tempérament froid (2).
e. En recevant un homme
membru.
trop ou trop peu
/ Par les vices de conformation
haut dans ce chapitre.
décrits plus
(1) L'excès du flux menstruel est
fécondation
plus contraire à la
que son défaut, ou plutôt son
( Rondclet et Jleuben(Fphénérider
absence.
et 1766), donnent T'histoire de d'Allemagne 1675
l'une douze et l'autre dix-huit
femmes qui ont eu,
été
enfans, sans avoir
réglées. ))
jamais
(( Roesler cite Texemple d'une
n'était réglée
jeune meunière qui
était
que pendant ses grossesses, de sorte
assurée d'être enceinte
qu'elle
saient. ) (M. de L
quand ses règles paraist. II, P. 408.)
(2) Beaucoup de femmes sont difficiles à
sans excès; d'autres, disent-elles,
émouvoir
plaisir dans l'acte délicieux
n'éprouvent aucun
cause à certaines le
qui, au moindre contact,
bonheur suprême.
'était réglée
jeune meunière qui
était
que pendant ses grossesses, de sorte
assurée d'être enceinte
qu'elle
saient. ) (M. de L
quand ses règles paraist. II, P. 408.)
(2) Beaucoup de femmes sont difficiles à
sans excès; d'autres, disent-elles,
émouvoir
plaisir dans l'acte délicieux
n'éprouvent aucun
cause à certaines le
qui, au moindre contact,
bonheur suprême. --- Page 173 ---
(161 )
g. Parobésité : les femmes, selon
ne pouvant concevoir en cet état Hippocrate,
énorme de lépiploon,
par le poids
comprimant
ment la matrice.
trop forte-
(Cetinconvénient, regarde aussi
l'anaphrodisie accidentelle) (1).
h. La dépression des OS du bassin
formité de cuisses
et la difarquées en dedans, sont
core des obstacles à la
enlation.
génération et à la copui. Faiblesse de complexion.
k. Trop grande sécheresse
humidité de l'utérus.
ou trop grande
Excès d'action.
1° Chez le sexe, l'irritation
matrice, qui produit la
excessive de la
passion affreuse cause nymphomanie; cette
l'anaphrodisie
également l'agénésie et
accidentelles,
jours convulsive de l'utérus, parlagitation toula semence.
qui ne peut retenir
(1) Quelques saignées, des purgations
Tusage des eaux
réitérées, et
mandés
ferruginenses, sont des
en pareils cas 3 surtout si l'on moyens recomet la dissipation.
J joint l'exercice
TOME I.
--- Page 174 ---
(162) )
e La nymphomanie (LXXX.,
5,
nonce une irritation des
Pinel) angénération,
parties nerveuses de la
qui est pour les femmes ce
le
satyriase est pour les hommes. Elle
que
riodes :
a trois pé-
€ Dans la première,
obsédée par des objets lascifs imagination sans cesse
tesse, inquiétude,
et obseènes; trissolitude,
taciturnité, recherche de la
perte du sommeil et de
bat intérieur entre des
l'appétit, comsentimens de pudeur et
l'impulsion des désirs effrénés, etc.
e Dans la deuxième, sorte d'abandon
penchans
à ses
volupteux ; plus de combat pour les
réprimer; oubli de toutes les règles de la
et de la bienséance; regards,
pudeur
sollicitations, instances à
propos agaçans ;
l'approche du
venu; ; gestes pleins d'indécence,
premier
jeter dans ses bras
efforts pour se
l'homme
; menaces, emportement, si
résiste ou s'il veut se défendre.
( Dans la troisième, aliénation
plète, obscénité
d'esprit comdégontante, espèce de fureur
aveugle, désir de frapper et de déchirer, chaleur brôlante sans fiévre ; enfin, tous les
tômes divers d'un état maniaque violent symp-
(1). >
(:) Voyez le Traité de la
docteur Bienvile.
Nymphomanie, par le
Dans le premier et le troisième degré
'il veut se défendre.
( Dans la troisième, aliénation
plète, obscénité
d'esprit comdégontante, espèce de fureur
aveugle, désir de frapper et de déchirer, chaleur brôlante sans fiévre ; enfin, tous les
tômes divers d'un état maniaque violent symp-
(1). >
(:) Voyez le Traité de la
docteur Bienvile.
Nymphomanie, par le
Dans le premier et le troisième degré --- Page 175 ---
(163 )
Une nymphomane, ayant épousé un homme
blond, dei moyennestature, de faible
et presque anaphrodite,
complexion
appelait sa couche
tiale un lit de repos.
nupAnaphrodisie par défaut d'action.
2° Le défaut d'action de la matrice
à la conception, mais souvent
s'oppose
n'éteint pas les
désirs; ; par conséquent cet état n'est
de l'anaphrodisie
pas celui
l'accidentelle. constitutionellsmais) bien de
Que l'obésité, en engourdissant le
nerveux 9 empêche sa réaction, le
système
tie, comme dans la
frappe d'inerpolysarcie
disposition devient
adipeuse, 2 cette
contraire au mécanisme
la fécondation, et ne
de
peut causer aucunement
de cette affreuse maladie, il y a lieu à
IO par l'influence des passions
Timpuisance :
tristesse,
débilitantes, telles que la
Tinquiétude, la taciturnité, la
la solitude, le combat d'une
recherche de
portent le sang vers le
pudeur alarmée, qui transcerveau et en privent les
sexuels; 20 parce que les malades qui
organes
sième degré de la
éprouvent le troitale
nymphomanic ont une aliénation mencomplète, deviennent
symptômes d'un
furieux, et ont tous les
état maniaque violent. --- Page 176 ---
164) )
l'anaphrodisie, mais frappe l'individu d'agénésie.
Des routes de l'amour Tembonpeint inutile
Aux germes créateurs offre un champ moins fertile.
(DELILLE, Géorgiques, liv. III. )
3° La paralysie de Putérus, suite de pertes
laiteuses, qui rend les individus insensibles au
plaisir etinhabiles à la génération.
On voit aussi, par l'exemple des filles prostituées, que l'abus du coit rend infécond en
neutralisant, pour ainsi dire, la sensibilité exquise dela matrice.
4 Torpeur de Tutérus desjeunes: filles en état
de chlorose.
difficileLes femmes mal réglées conçoivent
l'utérus remplissant mal ses fonctions
ment,
lorsqu'il est continuellement en spasme.
que l'absence des
5° Riglestnmodérdesdinie
utérègles,leur flux immodéré, les hémorragies
rines rendent les femmes stériles (1), et doivent
Etsi mulier multos menses demittit, sterilis
(:)
le
fit. (Hip-, de Sterilitate, sect. IV.) Cependant,
rendre habiles à concevoir des
vomissement dc sang peut
stériles. (Extrait des Prénotions,
femmes auparavant
liv. III, Maladics des, femmes.
Riglestnmodérdesdinie
utérègles,leur flux immodéré, les hémorragies
rines rendent les femmes stériles (1), et doivent
Etsi mulier multos menses demittit, sterilis
(:)
le
fit. (Hip-, de Sterilitate, sect. IV.) Cependant,
rendre habiles à concevoir des
vomissement dc sang peut
stériles. (Extrait des Prénotions,
femmes auparavant
liv. III, Maladics des, femmes. --- Page 177 ---
(165 )
même les faire considérer comme
accidentellement.
anaphrodites
Toute évacuation excessive, les
les leucorrhées, les
ménorrhagies,
abreuvant les
ulcères, en relâchant et
parois spongieuses et avides de la
matrice, entrainent T'embryon,
même elles n'auraient
quand bien
pas détruitla vertu
fique de la matrice.
proli6° Le défaut de
développement de la
et l'absence du poil, à un age
matrice
raissent être aussi une cause de compétent, pastérilité (1).
(r) Proposition XLIe, Quoique le
point
pénis ne doive
auxpoils dont il est recouvert à son
faculté
urigine la
d'entrer en érection, cependant,
comme le
développement et la richesse du système
général, est un des caractères de la pileux, en
vigueur, il est juste de
force et de la
barbe
convenir que l'absence de la
au menton, et celle des poils aux parties
tales, doivent étre de fortes
gonide ces
preuves de la Faiblesse
parties, et de leur inaptitude à remplir les
fonctions auzquelles la nature les avait destinées.
Morgagni, et d'autres auteurs, ont assuré
hommes privés du système
que les
en érection.
pileux ne pouvaient entrer
(Morgagni, de Morb., Epist. anat. med.,
XLVI; art. III, p. 732.) --- Page 178 ---
(166 )
mulieris attestantur... pili in
Sterilitatem
locis consuetis nulli, aut rari
pube cceterisque
et pauci. (Hipp- de Stéril.)
J'ai donné des soins, à Gaubertin, département du Loiret, à une fille âgée de vingt-huit
chez laquelle les organes générateurs n'éans,
et qui n'était pas encore
taient pas développés,
Son pénil était imberbe, et la membrane
réglée.
Elle était dans un
de l'hymen non perforée.
mésenétat de chlorose rachitique et d'atrophie
accompagné d'engorgemens articutérique,
laires.
influences de Ia castration chez les
Une des
hommes, e'est que & ceux qui sont faits eunudans l'enfance sont privés de barbe et de
ques
génitales et n'ont point la voix
poils aux parties
de lhomme;
sonore et mâle; , qui est l'apanage
sémais quand il y a ablation des organes qui
et
crètent la semence à une époque postérieure
moins éloignée de l'âge de la puberté,
plus ou
du
n'en souffrent
la barbe et les poils
pubis
Dict.
d'altération. D (ALOPÉCIE du Nouv.
point
des Scienc. médicales.)
point la voix
poils aux parties
de lhomme;
sonore et mâle; , qui est l'apanage
sémais quand il y a ablation des organes qui
et
crètent la semence à une époque postérieure
moins éloignée de l'âge de la puberté,
plus ou
du
n'en souffrent
la barbe et les poils
pubis
Dict.
d'altération. D (ALOPÉCIE du Nouv.
point
des Scienc. médicales.) --- Page 179 ---
- 2e 167 )
S VI.
PROPOSITION XI.
lorsque la cause
L'impuissance est PERMANENTE,
elle-mème, et tient sans cesse
qui la produit persiste
sous sou influence.
les organes génitaux
T'extrême
comprendre dans ce cas
jeunesse,
On peut
débilitantes, la plupart des aliéla caducité, les passions infirmités et les lésions des organations, mentales, les
nes sexuels.
précoce (1). Le développement trop
Age trop
doivent redouter les premières ar- .
(i)Les adolescens
n'est pas formé,
deurs de Vénus, si leur tempérament
de
d'éclore, qu'un rayon
ou semblable à un bouton près
de la
celui qui a abusé de Tapparence
soleil dessèche;
de retour, lcs facultés procréavirilité perd, sans espoir
239),
dit M. de L.. (t.II,ptrices. ( Jeunehomme,
attendez que votre temqui voulez l'être long-temps,
livrer à l'amour :
soit décidé avant de vous
pérament
selon vos forces. A dixalors le plaisir
vous mesurerez
d'esprits vivifians
huit ans, si vos veines sont gonflées
si
Tempreinte dcs désirs sur votre visage;
qui portent
allume dans vOs yeux lc flamla vue d'une belle femme --- Page 180 ---
( 168 )
précoce de la puberté, soit
naturellement; soit
artificiellement, ou par suite de
énerve les parties
masturbation,
génitales et dispose à l'anabeau de Tamour; si les images folâtres
quise jouent de votre
et voluptu euses
imagination pendant le
frappent vos sens
sommeil,
assoupis, en donnant le
plaisir aux parties qui en sont les
signal du
homme, cherchez une
organes... jeune
compagne qui augmente et
tage avec vous la.volupté. )
par-
( Quelques médecins ont observé les
filles, depuis leur naissance
règles, dans les'
vues paraitre à six mois, à deux sans interruption. On les a
dans les filles
ans, à trois, à cinq, etc.,
santé.
qui jouissaient également d'une bonne
(Voyez lcs Observations
rares de
danatomie, etc., par Vander Wiel,
mélecine,
des
t. I; le Journal
Savans, février 1683; la Collection
t. I, P- 296; t. III, P. 132 et 263,
acadlémique,
a vu, aux Indes, une fille
etc.) Mandelshof
à deux
qui avait les mamelles formées
ans; elle fut réglée à trois et accoucha à
(Voyez le Dictionaire raisonné
cinq. )
GLES; ; M. de
d' anatomie, art. RèL t. II, P. 242.)
A Porto-Réal et Ardée, le flux menstruel
miné, chez les
est déterpessaire de bois petites négresscs, en introduisant un
tendre, creux, et rempli de fourmis, à
plusieursreprises, dans leur vagin; ct le purit occasioné
ans; elle fut réglée à trois et accoucha à
(Voyez le Dictionaire raisonné
cinq. )
GLES; ; M. de
d' anatomie, art. RèL t. II, P. 242.)
A Porto-Réal et Ardée, le flux menstruel
miné, chez les
est déterpessaire de bois petites négresscs, en introduisant un
tendre, creux, et rempli de fourmis, à
plusieursreprises, dans leur vagin; ct le purit occasioné --- Page 181 ---
( 169 )
phrodisie. L'imperfection des organes
teurs chez les enfans, et leur caducité généravieillards,
chez les
consignent l'état
la
d'impuissance avant
puberté, et après le terme de la fécondité,
Ainsi, les enfans sont impuissans
n'ont pas les forces
parce qu'ils
nécessaires, 9: les vieillards,
parce qu'ils les perdent.
Dans les villes où ces scènes scandaleuses
perpétuent chaque jour, où des Messalines se
prisables travaillent dans l'ombre de la nuit à mé- séduirel la faible ou trop confiante
alimens
jeunesse, où les
échauffans, les
tableaux et spectacles lectureslicencieuses, les
obscènes, réveillent les
sens et exaltent
l'imagination, les jeunes
s'y exténuent avant d'y avoir pris leur
gens
ment, et préparent une
accroissepostérité infirme ou
par cesi sinecterddeminefaflhis du sang dans les
sexuelles. ( Coutumes et Cérémonies
parties
Picart, t. VII,
religieuses de
P. 229 ; mot FEMME du nouveau Dictionnaire des Sciences médicales.)
les femmes
Mais, en général,
partout sont plus tôt pubères que les hommes,
parce que leur constitution plus faible demande moins
de temps pour parvenir à son parfait accroissement
latif : elles ont aussi quatre onces de cervelle
reque l'homme.
de moins --- Page 182 ---
(170)
devient le résultat fâcheux du' dérèdébile, qui
des moeurs et de l'usage de ces plaisirs
glement
anticipés.
dans la vigueur de l'âge qu'ily
( Ce n'est que
l'enfance, où
a une véritable éjaculation. Dans
spermatique n'est point encore forla liqueur
laissent
mée, les muscles, à peine développés,
à l'urètre seul l'office de conduire au-dehors
gouttes d'humeur prostatique, solliquelques citées le plus souvent par des manceuvres indiscrètes. Dans la vieillesse, outre que l'éjaculation
estpresqu'imposible, à cause del'afliblisement
des muscles destinés à cet acte, la verge, incad'une érection complète, n'offrant plus
pable
sans ressort, le peu d'huqu'un canal presque
qui y parvient, loin d'être exmeur prolifique
n'en sort que lentement, et
pulsé avec vélocité,
sorte par son propre poids. D (mot
en quelque
Dict des Sc. médic.)
Ejaculation du nouv.
Les Gaulois, appréciant les avantages pour
humaine de ne pas sacrifier à l'amour
l'espèce
infligeaient une peine
dans un âge trop précoce,
d'avoir
infamante à ceux qui étaient convaincus
d'une femme avantl'âge
reçu les embrassemens
de vingt ans
chez qui la nature
En général, les individus
trop précoce cessent, avant trente
est beaucoup
Dict des Sc. médic.)
Ejaculation du nouv.
Les Gaulois, appréciant les avantages pour
humaine de ne pas sacrifier à l'amour
l'espèce
infligeaient une peine
dans un âge trop précoce,
d'avoir
infamante à ceux qui étaient convaincus
d'une femme avantl'âge
reçu les embrassemens
de vingt ans
chez qui la nature
En général, les individus
trop précoce cessent, avant trente
est beaucoup --- Page 183 ---
171 )
ans, d'engendrer (1) : l'effort prématuré de leur
constitution les conduit bientôt à la vieillesse.
C Hermogène, qui possédait la
rhétorique à
quinze ans, avec beaucoup de
M. de L oublia à
réputation, dit
vingt-quatre tout ce
savait. L'histoire du premier
de
qu'il
surnaturels
âge
ces êtres
est l'époque la plus intéressante de
leur vie, dont les derniers
temps sont marqués
par les infirmités.
Les jeunes demoiselles elles-mémes,
par les femmes de chambre
égarées
auxquelles on a
l'imprudence de les confier, se livrent à ces
sirs solitaires qui dégradent
plaireut
T'humanité et altèpuissamment la santé.
(1) Dans la jeunesse,1
faiblissement
Tanaphrodisie a lieu par l'afou l'inertie des organes sexuels, reconnus
par l'écoulement précoce d'humeur prostatique,
coupables enfans
que de
Dans la
provoquent par des moyens désavoués.
vicillesse, par la paralysie de ces
ou bien encore à la suite d'excès ou de maladics. organes,
Nous pensons aussi qu'une femme est dans le cas d'impuissànce par torpeur de l'utérus, si elle n'est pas réglée à vingt-cinq ans, étant d'ailleurs bien
Nous observerons
portante.
cependant que l'extrême
n'est pas une cause permanente
jeunesse
que tous les jours les progrès de T'àge d'impuissance, la font
attendu
disparaitre, --- Page 184 ---
(172) )
Quod licet ingratum est, quod non licet acrius urit.
( OvIDE, lib. II. Eleg. XIX, v.3.)
( Les jeunes poules, dit M. Marc
LATION du nouv. Diction. des
(art. COPUSciences
quelle que soit d'ailleurs la force du médic.),
dent des ceufs de moitié
cog, ponprovenant de
plus petits que ceux
poules formées. Et comment
serait-il autrement,
en
de la femelle
puisque c'est dans le seinque le foetus se
ee
déreloppe, et que
développement doit éprouver des obstacles
lorsque l'utérus n'offre ni assez
de résistance? Aussi les
d'espace ni assez
femmes
formées
imparfaitement
produisent-elles presque
fruit débile, et sont-elles
toujours un
sujettes aux
mens. >
avorteOn voit tous les jours des enfans
est de fréle
dont le père
complexion. - devoir leur
etl la forme athlétique de leur
embonpoint
fortement
stature à une mère
constituée.
et que, du moment
qu'on cesse d'être
devient apte à
impuissant, on
puberté,
reproduire son semblable. Cependant la
qui quelquefois est tardive et
offrir une cause d'impuissance
incomplète, peut
qu'elle est toujours la
permanente, par la raison
tutionnelle.
compagne d'une faiblesse consti-
ion. - devoir leur
etl la forme athlétique de leur
embonpoint
fortement
stature à une mère
constituée.
et que, du moment
qu'on cesse d'être
devient apte à
impuissant, on
puberté,
reproduire son semblable. Cependant la
qui quelquefois est tardive et
offrir une cause d'impuissance
incomplète, peut
qu'elle est toujours la
permanente, par la raison
tutionnelle.
compagne d'une faiblesse consti- --- Page 185 ---
(1 1 175) )
K Dans l'enfance (1), les sensations
bord vives eti multipliées;
sont d'amais commele
est peu habile à les saisir, il en résulte cerveau
impressions sont légères et
que les
fugaces.
Dans l'enfance, le tissu cellulaire
abondant et chargé de
est trèsgraisse ; il y a
nance marquée des
prédomiveux. >
systemeslymplatique eti nerL'age de puberté (2) s'annonce
nomènes que les sexes
par des phéde la voix
caractérisent. L'organe
change, son timbre devient plus
nore, l'appareil
SOgénital se
le
est sécrété en abondance développe, sperme
et acquiert sa vertu
(1) Legouas, ouvr. cité.
(2) C L'éruption des menstrucs,
sein pour les femmes; la barbe l'accroissement du
liqueur séminale
et l'émission de la
pour les hommes, sont
berté
dessignes de
propres aux deux sexes. Il est vrai
pune sont pas aussi constans les
que ces signes
barbe,
uns que les autres. La
par exemple, ne parait pas
au temps de la
toujours précisément
où les
puberté: : il y a même des nations entières
hommes n'ont presque point de
au contraire aucun
barbe, et ilr n'y a
peuple chez quilaj
des
ne soit marquée
puberté femmes
(Histoire
par l'accroissement des mamelles. )
naturelle, Buffon, t. IV.) --- Page 186 ---
(174 )
prolifique (1), les passions éclosent,
devient a plaindre s'il est trop sensible. l'homme
perturbation des fonctions
De là la
lectuelles,
organiques et intelqui conduit à l'anaphrodisie.
cLaj jeunesse (1): ne voitr rien
il semble qu'elle embrase
avecindifférence;
du feu qui la
tout ce qui l'entoure
dévore. > De là les
les excès conduisent à
passions, dont
de cette
l'anaphrodisie. Il résulte.
conséquence, que la lecture des
est perfide dans l'anaphrodisie,
romans
dans l'érotomanie, puisqu'elle ne sert qu'à exalter
tion, dont, au contraire, l'ardeur
l'imaginamodérée. Une fille
a besoin d'être
qui, à douze ans, lit des romans, dit Tissot (2), sera une femme à
à vingt.
vapeurs
SVII.
Vieillesse caduque. Ainsi que laj jeunesse a les
(1) ( La liqueur séminale arrive et remplit les
voirs qui lui sont préparés, et
réserlorsque la plénitude est
trop grande, elle force, même sans aucune
et pendant le sommcil, la résistance des provocation
la
vaisséaux qui
contiennent, pour se répandre au dehors. ))
t. IV.)
(Buffon,
(2) Perreau, Etude de Thomme
plysiqué et moral,
pag. 121.
(3) Maladie des gens de lettres.
1) ( La liqueur séminale arrive et remplit les
voirs qui lui sont préparés, et
réserlorsque la plénitude est
trop grande, elle force, même sans aucune
et pendant le sommcil, la résistance des provocation
la
vaisséaux qui
contiennent, pour se répandre au dehors. ))
t. IV.)
(Buffon,
(2) Perreau, Etude de Thomme
plysiqué et moral,
pag. 121.
(3) Maladie des gens de lettres. --- Page 187 ---
(1 175 )
jeux et les ris, la vieillesse a pour triste cortége
les plaintes et les infirmités.
Voyez ce vieillard
courbé sous le poids des ans, au teint basané et
poudreux, au visage décoloré et ridé (1), à marche tremblante, aux yeux éteins et
il croit pouyoir
enfoncés :
encore, parce qu'il a pu; il voudrait, parce qu'il désire : mais la nature refuse
un rapprochement qui offre un si vilain contraste, celui des grâces, de la fraicheur, de
la beauté, del'enjouement, avec la caducité, les
rides et la décrépitude; c'est un bouton de
que voudrait enlacer une tige desséchée. Hélas! rose
pourquois'abuser. sur l'emploi des courtsinstans
de notre existence? Ne sait-on
saccroitre,
pas que naitre(2),
décroitre et mourir, tel est le cercle
dans lequel est circonscritela destinée
de tout ce qui respire (5).
passagère
(1) Dans la vieillesse, la diminution de la graisse est
la cause desrides qui commencent à paraitre sur le
et sur d'autres parties du corps. La
visage
peau n'étant plus
soutenue par la même quantité de cette substance adipeuse, et n'ayant plus d'élasticité pour se resserrer, elle
s'affaisse, se relâche et se plisse.
(2) Perreau; ouvrage cité.
(3) ( Quoique la vieillesse caduque offre les
tômes du dépérissement
sympphysique ct de T'hiver de la vie, --- Page 188 ---
176)
Causes morales auziliaires de
Lanaphrodisie.
Parmi les causes morales auxiliaires
phrodisie, on peut citer :
de l'ana1°Lac crainte de procréer, venant de
d'indigence ou de
mollesse,
coquetterie de la
de
certaines
plupart
femmes, qui redoutent
leurs charmes et les soins
l'altération de
qu'exige la
4 Selon
maternité.
Valére-Maxime, dit M. Marc (au mot
COPULATION du nouveau Diction. des
médic.), les Romains,
Sciences
marier, étaient
lorsqu'ils voulaient se
obligés d'affirmer par
devant les censeurs
serment,
2 que leur intention était de
procréer. Toute femme convaineue
le but du coit, était notée
d'avoir éludé
d'infamic, et n'osait
on pourrait cependant citer
rare et prodigieux du
pour exception l'exemple
de Shroposhire,
célabreanglais Thomas Parr, paysan
qui mourut à l'âge de cent
deux ans et neuf mois, , et qui, à cent
cinquanteépousé une veuve, lui fit
vingt ans , ayant
savourer la
vait dans Ic coit
volupté qu'il éprouauquel il sel livraitavec elle.
t. II, pag.
Le
(M. de L.
380.) même auteur cite l'histoire
femme qui épousa un homme de
d'une
quatre-ringtoquatorze
reanglais Thomas Parr, paysan
qui mourut à l'âge de cent
deux ans et neuf mois, , et qui, à cent
cinquanteépousé une veuve, lui fit
vingt ans , ayant
savourer la
vait dans Ic coit
volupté qu'il éprouauquel il sel livraitavec elle.
t. II, pag.
Le
(M. de L.
380.) même auteur cite l'histoire
femme qui épousa un homme de
d'une
quatre-ringtoquatorze --- Page 189 ---
(177 )
plus, selon une ancienne loi attribuée à Numa
Pompilius, se présenter à l'autel de Junon avant
d'avoir expié son crime par le sacrifice d'un
agneau femelle, sacrifice auquel elle était tenue
d'assister les cheveux
épars. )
Avec la crainte de procréer, on
suspension des fonctions
éprouve une
crainte de
génitales. Cette même
procréer fut fatale à un
quej'aic connu, et qui,
ccclésiastique
pendantl'exercice de son
ministère, a débauché quantité de
sonnes qu'il ne voulait
jeunes perpas cependant
rer publiquement. Il était
déshonocrainte, , souvent
parvenu, par cette
répétée 2 à se procurer un.
spasme qui suspendait
mission de la
jusqu'à sa retraite, l'éliqueur séminale, Il se maria depuis, et les fonctions
organiques de l'appareil
générateur restèrent
grand
perverties, ce qui, à son
regret, le priva du bonheur d'être
père.
ans, et qui accoucha à terme, d'un
garçon, à l'age de
quatre-vingt-trois ans. )
Il est question, dans le Journal de médecine
1757),d'un vieillard âgé de
(avril
à une femme de
quatre-vingt-seize: ans, marié
remplit trois fois quatre-vinge-treize, avec laquelle il
par nuit le devoir conjugal
trois
ans, sans qu'il en ait éprouvé le moindre depuis
dans sa santé.
dérangement
TOnE I.
--- Page 190 ---
( 0 178 )
2° Un désirtrop vifde procréer devient, selon
Teden (même article du Dictionnaire), chezles
doués d'ailleurs de toutes les facultés reépoux,
une cause fréquente de stérilité, K je
quises,
> Une ardeur moins
dis aussi d'anaphrodisie.
vive dans l'acte vénérien, et surtout une intromoins
dans l'instant décisif,
duction
profonde
rempliraient plus smeatbilest-tettiget
dont la stérilité altère la paix et la
estimables,
félicité intérieures.
l'amour illicite entre les
3° La pédérastie, ou
vice honteux, dont l'idée seule fait
hommes: ce
horreur et avilit celui qui s'en rend coupable
les sensations délicates, porte à
en détruisant
l'anaphrodisie.
PROPOSITION XLIII.
Deux individus d'un sexe différent, dont les orgénilaux bien conformés auraient entre eux
ganes
et seraient doués d'une
des proportions, favorables,
énergic suffisante, non-seulement pour exécuter
Pacte vénérien, mais aussi pourprocréer, pourraient
néanmoins n'offrir qu'une union stérile, à
encore
de corrélation entre le germe
raison ou d'un défaut
et la ligucur-/condante,ou. du défaut de coincidence
dans le développement et le partage du sentiment de
nilaux bien conformés auraient entre eux
ganes
et seraient doués d'une
des proportions, favorables,
énergic suffisante, non-seulement pour exécuter
Pacte vénérien, mais aussi pourprocréer, pourraient
néanmoins n'offrir qu'une union stérile, à
encore
de corrélation entre le germe
raison ou d'un défaut
et la ligucur-/condante,ou. du défaut de coincidence
dans le développement et le partage du sentiment de --- Page 191 ---
(179 )
indicible, qui semble précéder et surtout
volupté
V'acte de la fécondation.
accompagner
Alliances mal assorties.
Dans les alliances mal assorties, on n'é4
mélancoliques et
prouve que des transports
sombres ou
mélés de regrets; que des extascs
obligés; et de l'indifférence à l'imdes plaisirs
N'a-t-on pas vu de
puissance iln'y a qu'un pas.
favorisés de la nature, perdre
jeunes amans, 7
sur la couche de
antipathie, leur réputation
par
consommer l'acte le
T'hyménée, et ne pouvoir
plus délicat de la volupté?
Quel bonheur honteux, cruel, empoisonné, donné; ;
D'assujétir un coeur qui ne s'est point
De ne voir en des yeux dont on sent les atteintes,
Qu'un nuage de pleurs, et d'éternelles craintes 2
Et de ne posséder, dans sa funeste ardeur fait 7 horreur !
Qu'une esclave tremblante à qui lon
(VorTamE, Orphelin de la Chine.)
allianccs mal assorties ne produisent ceLes
l'anaphrodisie et l'agénépendant pas toujours
femmes avantageusie, car on a vu des jeunes
cacochymes
sement fécondées par des vicillards
D'ailleurs, il est des femmes qui
et dégottans.
n'aient été que
deviennent mères, , bien qu'elies
dans l'acte du coit, où elles ne sont
passives --- Page 192 ---
(180 )
le réceptacle du germe de la fécondation:
que Il est vrai qu'on n'en peut pas dire autant de
maris unis à des femmes agées; mais
jeunes
de
chez ces dernières, la nature alimitél'époque
et joignons à cela des causes d'imla fécondité,
puissance ou d'anaphrodisie qui se conçoivent
n'avoir pas besoin d'être répétées.
assez pour
d'un
Les mariages entre des personnes
âge
disproportionné;les) mariages tardifs sont également des causes de l'anaphrodisie. Un jeune
homme peut-il soupirer pour une femme ridée
aussi, dit M. Marc (COPULATION, du
et infirme?
des Sciences médicales) :
Nouv. Dictionnaire
dans
la femme avait apporté
K Lorsque,
Sparte,
homme
et
la fortune de ses parens à un
agé
impuissant, il était forcé de permettre qu'clle
dans sa famille, afin de se
choisît un adjoint
dédommager de la nullité de son époux. )
dhumeurs par antipa5° L'incompatibilité
malheuthie damans ou d' 'épouz. a Que je suis
reuse! s'écrie l'amante d'Emile, j'ai besoin d'aimer, et ne vois rien qui me plaise. Mon coeur
tous ceux qu'attirent mes sens; je n'en
repousse
n'excite mes désirs, et pas un
vois pas un qui
qui ne les réprime : un goût sans estime ne peut
là l'homme qu'il faut à
durer. Ah! ce n'est pas
modèle est emvotre Sophie! son charmant
'épouz. a Que je suis
reuse! s'écrie l'amante d'Emile, j'ai besoin d'aimer, et ne vois rien qui me plaise. Mon coeur
tous ceux qu'attirent mes sens; je n'en
repousse
n'excite mes désirs, et pas un
vois pas un qui
qui ne les réprime : un goût sans estime ne peut
là l'homme qu'il faut à
durer. Ah! ce n'est pas
modèle est emvotre Sophie! son charmant --- Page 193 ---
(181 )
preint trop avant dans son âme. Je ne
aimer que lui; je ne puis rendre heureux puis
lui; je ne puis être heureuse
que
J'aime mieux mourir
qu'avec lui seul.
malheureuse et libre,
désespérée auprès d'un homme
que
rais pas, et
que je n'aimeque je rendrais malheureux
même. Il vaut mieux n'ètre
luique pour
plus, que de n'ètre
souffrir. )
Par défaut de santé.
6° Par défaut de santé. La
geant une émission
cohabitation exiliqueur
plus ou moins fréquente de
essentielle à la conservation de la
et de la vie, le défaut de santé,
force
de masturbation ou d'excès
surtout par suite
même dans
avec les femmes,et
l'usage des liqueurs
produit l'anaphrodisie. Les
spiritueuses
tes disposent à
liqueurs énervand'ivresse,
l'impuissance; ; car, dans l'état
ou plutôt à la suite d'excès, on
mal le coit; la tension
exécute
assez forte
nerveuse n'étant pas
pour éveiller les sensations de la
femmejusqu'a la volupté.
On reconnait assez
d'une once de
généralement que la perte
liqueur séminale affaiblit
que celle de quarante onces de
autant
a désigné sous le nom de
sang. Hippocrate
consomption dorsale, --- Page 194 ---
182 )
infirmité qui devient le résultat des abus du
une
maladie, dit-il, nait de la moelle
plaisir. C Cette
du dos. Elle attaque.les jeunes mae de l'épine libidineux. Ils n'ont pas de fièvre ;
4 riés ou les
et
bien, ils maigrissent
( et quoiqu'ils mangent
Ils croient sentir des fourmis
R se consument. de la tête le long de l'épine.
4 qui descendent
les fois
vont à la selle, ou qu'ils
( Toutes
qu'ils
ils
abondamment une liqueur
( urinent, perdent
Ils sont inhabiles à la
( séminale très-limpide.
de
et ils sont souvent occupés
a génération,
Les
vénérien dans leurs songes.
prome-
( l'acte
dans les routes pénibles, les -
( nades, 7 surtout
essoufflent, les affaiblissent, leur procurent
de tête et des bruits d'oreilles;
4 des pesanteurs
termine leurs jours. D
( enfin, une fièvre aigué
(M. deL p- 114, t. II.)
aJe vois, continue cet auteur, une personne
à
perd son embonpoint: ; sa tête
C qui, peu peu,
cheveux comme auparade
d n'est plus garnie
tristes, enfonsont ternis, livides,
K vant;sesyeuxs
une petite
& cés; ils ne discernent) les objets qu'à
sont décolorées, pendantes;
C distance; lesjoues
le front aride et calC les narines desséchées, difficile, tout le corps
est
( leux; ; la respiration
douleur
etc. Je vois avec
* perd sa rectitude,
son mal; ; qu'ellé
( que cette personne ne sent pas
ade
d n'est plus garnie
tristes, enfonsont ternis, livides,
K vant;sesyeuxs
une petite
& cés; ils ne discernent) les objets qu'à
sont décolorées, pendantes;
C distance; lesjoues
le front aride et calC les narines desséchées, difficile, tout le corps
est
( leux; ; la respiration
douleur
etc. Je vois avec
* perd sa rectitude,
son mal; ; qu'ellé
( que cette personne ne sent pas --- Page 195 ---
183 )
.continue à se livrer avec effort aux plaisirs, et
du danger que lorsque
A qu'elle ne s'apercevra la poitrine, tous les
l'estomac,
& le cerveau,
refuseront de se préter aux
d viscères, enfin,
ils sont destinés. Ah!
X
fonctions pour lesquels l'amour, , dit Venette,
( quel le mal que produit moment même où il
*
est trompeur, jusqu'au
de
t. I1,
redoutable. > (M. L
d estle plus
pag. 118 et 119-)
PROPOSITION XXX.
L'impuissance peut être aussi déterminée parlacde certaines substances, telles que le
tion spéciale
froides, le nitrate de potasse,
nénuphar, les semences
des organes
le camplure, etc., sur la sensibilité propre
génitauz. (Voy. SLXXL.)
mirtes secondaires et indirectes.
Causes
des narcotiques (1), et
1° Action assoupissante
Saint Jérôme, dans une de ses épitres, rapporte
()
se réduisaient à Timpuisque les prêtres égyptiens
un
de cigue, ou une
sance, en buvant tous les jours peu
dé cette
dans laquelle T'action vénéneuse
préparation
des anciens semblent
plante était mitigée. Ces opinions
de la cigue
confirmées par l'emploi qu'on a fait depuis --- Page 196 ---
(184)
des gaz pernicieux, tels
nique, etc.
que l'azote carboFodéré cite l'exemple d'un homme
une attaque d'apoplexie causée
qui, après
charbon, fut insensible
par la vapeur du
pendant six
caresses de sa femme qu'il adorait. mois aux
2° L'usage prolongé du
campbre, du nitrate de
nénuphar (1), du
potasse.
dans les névroses avec excitation des
ration, comme dans le
organes de la gén6priapisme, la
pendant, Stoerch a observé
nymphomanie. Cequ'elle produisait
un effet contraire,
quelquefois
lorsqu'elle était donnée à
et Bergrus parle d'une
forte dose,
(Nouveau Diction. des impuissance guérie par la cigué.
Scienc. médic.,
(*) Les applications indiscrètes
Cigut.)
que l'opium, les plantes solanées de. stupéfians, tels
ganes sexuels,
ou vireuses sur les orapportent bientôt une inertie
complète, produisent l'éviration et une sorte presque
chisme. M. Larrey (Mémoires de
d'eunuchirurgie et
gnes 2 Paris, 1812, in-80, 2e vol.) cite des campahabitués à des boissons
soldats
enivrantes, et à l'abus de ces stupéfians, chez lesquels les testicules se sont
oblitérés avec le cordon
peu à peu.
blit, ainsi
le
spermatique; l'estomac s'affaique corps, et la barbe tombe;
tion devient bientôt universelle..
l'efféminaPenem
et les malheureux :
adrigentem aliorum virorum exsugunt ità ut
2e vol.) cite des campahabitués à des boissons
soldats
enivrantes, et à l'abus de ces stupéfians, chez lesquels les testicules se sont
oblitérés avec le cordon
peu à peu.
blit, ainsi
le
spermatique; l'estomac s'affaique corps, et la barbe tombe;
tion devient bientôt universelle..
l'efféminaPenem
et les malheureux :
adrigentem aliorum virorum exsugunt ità ut --- Page 197 ---
(185 )
30 L/abus-du vin et des liqueurs enivrantes.
(Kay. chap. des Excès.)
du nouL'ivresse (dit Virey, mot Fécondité
Diction. des Sciences médic.), qui détend
veau
musculaire et engourdit le système
l'appareil
ainsi le coit imposnerveux, rend quelquefois
d'eau
sible, ou du moinsi imparfait, etl lesbuveursd
vaillans en amour que
sont, en général, plus
les suppôts de Bacchus.
chaude.
4 Une température extrémement
(Koy. le chap. de YHygiène, Cireumfusa.)
Si la puberté est très-précoce aux royaumes
dans les états du Mogol, dans l'Inde Decan,
y marie les
doustan, dit M. de L puisqu'on
filles dès l'âge de huit ans, et les garçons à dix
des fruits de ces
ans, et qu'il naît fréquemment
dès la première année, ils sont bientôt
mariages
frappés de cette anaaussi, pour la plupart,
des plaisirs
phrodisie produite par l'anticipation
de l'amour à un âge trop précoce.
froid excessif. (Foy. S des Proposi1 5° Le
sitions.
semen avide deglutiant. Putant
in cjaculatione 2
roburvirile,
enim, perhanc spermatis absorptionem,
vigorem quesezts quo privati stnt, reciperc. (Virey,
mot Pécondité du nouveau Diction. des Scienc. méd.) --- Page 198 ---
( 186 )
Le même
phénomène a lieu dans un
l'influence glaciale du climat
pays où
des effets
devrait
opposés. ( Les
produiré
M. de L
Samoyèdes, continue
occupent la partie
de l'empire russe ; on imagine septentrionale
doit être ce pays;
aisément quel
partout ce n'est que marais
glacés; déserts affreux,
de neiges et de
montagnes couvertes
habités
glaces; c'est de tous les
de notre continent, celui
pays
froid etle plus horrible. La
qui est le plus
n'y avoir
nature semble même
qu'ébauché les êtres animés,
d'après les relations des
puisque,
des, hommes et
voyageurs, les Samoyèfemmes, sont très. -laids, et
qu'on n'observe aucune différence de
mie entre les sexes.
physionoest précoce
Quoiqu'il en soit, la puberté
parmi ces individus ; les filles y
pour la plupart, mères à onze
sont,
ou pour mieux
ou douze ans,
dire, une fille cesse de l'être dès
qu'elle commence à marcher (1).
(1) Les végétaux ont aussi leur
maux etles plantes,
stérilité. (( Les aniqui suivent mieux les lois de la
ture que l'espèce humaine, dit
naVirey, sont aussi
rarement stériles. Cependant le grand froid, l'absence plus
de la lumière,
T'étiolement, rendent les végétaux stériles.
( Dans les animaux, le froid violent, la grande humidité, la faiblesse du corps, l'extrême jeunesse, la cadu-
ux ont aussi leur
maux etles plantes,
stérilité. (( Les aniqui suivent mieux les lois de la
ture que l'espèce humaine, dit
naVirey, sont aussi
rarement stériles. Cependant le grand froid, l'absence plus
de la lumière,
T'étiolement, rendent les végétaux stériles.
( Dans les animaux, le froid violent, la grande humidité, la faiblesse du corps, l'extrême jeunesse, la cadu- --- Page 199 ---
287 )
6° Une nourriture végétale.
Que de cénobites scraient frappés d'anaphrodisie, s'ils tentaient d'obtenir quelques faveurs
d'une belle!
cité de l'âge, sont des causes de stérilité. Une femme
trop grasse, une vache dans le même cas; des poules et
autres animaux engraissés, sont stériles. Il semble que la
graisse se forme aux dépens du sperme. Ainsi, les eunuques sont très gras, non-seulement dans T'espèce humaine, mais parmi les boeufs, les chapons, qui prennent
facilement trop d'embonpoint. --- Page 200 ---
188 )
SECTION TROISIÈHE,
SÉSÉIOTIQUE.
INTRODUCTION.
e LA seméilogie, qui traite des
indications, diffère, suivant
signes et des
le docteur
3 de la
Legouas,
symptomatologie, en ce que, dans
mière, les signes existent dans
la prequi observe, et qui
l'esprit de celui
tômes; dans la
prononce d'après les sympçoit par les sens. seconde, au contraire, on per-
( On appelle ainsi, dit M.
tout
Landré-Beaurais,
connaissance pliénomène, tout symptôme, qui donne la
d'effets cachés, dérobés au témoignage des sens, )
( On base le jugement,
Legouas, sur ce
continue le docteur
sera; c'est
quia été, ce qui est et ce qui
mémoratifs, pourquoi on divise les signes en comen diagnostics et en
a Les
pronostics. )
commémoratifs ou
tirés de l'examen de
anamnestiques, sont
l'age, du sexe, du tempé- --- Page 201 ---
(189 )
rament, de la profession, du régime de vie, des
causes accidentelles, du début de la
Les diagnostics
maladie. D
exposent le caractère de la
maladie, et l'état actuel du malade. Les
non équivoques sont appelés
signes
pathognomoniques. Exemple : le point de côté, dans la
pneumonie, le défaut d'érection,
périetc., dans l'anaphrodisie. D
a Les pronostics font connaître la durée de
la maladie. Ils sont fondés sur la considération
des signes commémoratifs ou
l'examen de la
diagnostics; 2° sur
constitution du sujet; 3° sur la
connaissance de la nature et de l'intensité de Ja
maladie; 4' sur l'observation des
et des crises. D
phénomènes
Signes dAnaphrodivie tirés de
Lappareil digestifet de la digestion.
Le grincement de dents, signe
de l'ataxie nerveuse.
concomitant
La faim galle suivie de défaillance.
La
boulimie, 2 faim vive et
La faim canine,
fréquente.
accompagnée de vomissemens.
La polydipsie ou soif
résultat de séerétions inextinguible comme
immodérées qui Otent au
ènes
Signes dAnaphrodivie tirés de
Lappareil digestifet de la digestion.
Le grincement de dents, signe
de l'ataxie nerveuse.
concomitant
La faim galle suivie de défaillance.
La
boulimie, 2 faim vive et
La faim canine,
fréquente.
accompagnée de vomissemens.
La polydipsie ou soif
résultat de séerétions inextinguible comme
immodérées qui Otent au --- Page 202 ---
( 190 )
etc., le diabétès, lhydropisie.
sang sa fluidité,
L'anorexie ou défaut d'appétit.
L'adypsie ou abolition de la soif.
Les vomissemens fréquens.
Ces diverses affections de l'estomac font connaître l'atonie de cet organe, et deviennent la
conséquence de l'anaphrodisie.
tirés de Lappareil cirSignes d Anaphrodisie
culatoire et de la circulation.
causées par le trouble des
Les palpitations
systèmes nerveux et vasculaire.
des fonctions du
La syncope ou suspension
faiaccident fréquent chez les personnes
coeur,
bles et nerveuses.
dAnaphrodisie tirés de la respiration.
Signes
La dyspnée.
L'éternuement répété.
Le hocquet.
La toux convulsive.
dAnaphrodisie fournis par les sécréSignes
tions.
L'incontinence d'urine. --- Page 203 ---
( 191 )
Le diabétès, ou son flux excessif.
L'écoulement involontaire du sperme.
Signes ddnaphrodisie tirés des
males et de leurs
fonctions anorganes.
Les lésions du cerveau.
Les affections tristes de l'âme
suite.
qui en sont une
La stupeur.
Le délire et les vertiges.
La douleur physique.
La douleur morale troublant les
organiques.
fonctions
Signes dAnaphrodisie tirés de la face.
Lorsqu'elle est d'un rouge vif, dans la frénésie, par exemple, oi toutes les fonctions
passent au cerveau.
se
Ou verdâtre, comme dans les affections chroniques du foie.
Ou pâle, comme dans
Ou enfin
l'hydropisic.
plombée et terreuse,
dans les maladies
présage funeste
aigués et chroniques. --- Page 204 ---
192 )
CHAPITRE PREMIER.
De PInfluencedu Pouvoir, et des préludes de P'Amour pour parvenir à l'union des denx sexes.
G L'AMOUR est le règne de la femme. C'est
lui qu'elle devient souveraine arbitre de son
par
en se réservant le droit de succomvainqueur;
ber, elle l'asservit par sa faiblesse, autant qu'elle
le révolterait par sa force ; et lorsqu'elle parait
commander bientôt
céder, ce n'est que pour
Sa douceur, voilà sa puisavec plus d'empire.
sance; ses charmes, voilà sa gloire ; précieux
dont la nature voulut l'orner dans toute
joyaux
Femme du Nouv. Dict.
sa magnificence. (mot
des Sciences Médicales.)
La nature, dit le galant Anacréon (1), ayant
donné les cornes aux taureaux; aux chevaux
(1) Traduction de madame Dacier.
er bientôt
céder, ce n'est que pour
Sa douceur, voilà sa puisavec plus d'empire.
sance; ses charmes, voilà sa gloire ; précieux
dont la nature voulut l'orner dans toute
joyaux
Femme du Nouv. Dict.
sa magnificence. (mot
des Sciences Médicales.)
La nature, dit le galant Anacréon (1), ayant
donné les cornes aux taureaux; aux chevaux
(1) Traduction de madame Dacier. --- Page 205 ---
195 )
les pieds infatigables; ; aux lièvres, la
aux lions, le
vitesse ;
courage; aux poissons, les nageoires ; les ailes aux oiseaux;
prudence ; elle n'eut
aux hommes la
plus rien dont elle put faire
présent aux femmes : que leur donna-t-elle
donc La beauté, quileur tient lieu de
et de boucliers; car il
dards
n'y a rien qui
sister à une belle. D
puisse réAimerest un destin charmant,
C'est un bonheur qui nous enivre
Et qui produit l'enchantement.
Avoir aimé, ce n'est plus vivre;,
Hélas ! c'est avoir acheté
Cette accablante vérité,
Que. les sermens sont un
Que l'amour trompe tôt ou mensonge, tard, 1
Que Finnocence n'est qu'un art,
Et que le bonheur n'est qu'un songe
Dans une entrevue
dire,
d'amans, ce qu'on a à se
on le sent mieux qu'il n'est
possible de
l'exprimer. Un auteur moderne, M.
bien dépeint la situation d'un
Vigée, a
maîtresse
amant près de sa
par ces vers :
Dis-mvi Dis-moi ce quej'éprouve en approchant de toi ?
quel est Ce trouble où ton aspect me jette?
() Parny.
Tour I.
--- Page 206 ---
( 194 )
Je tremble, je pâlis, je sens un doux effroi;
Je voudrais te parleret ma bouche est muette. O -
Assis à tes côtés, je n'ai plus de maintien,
Je cherche ton regard, le rencontre et lévite;
hasard, se place auprès du tien,
Si mon pied, par
Un feu secret me brile, et tout mon coeur palpite.
cette contrainte qui fait les déliCependant,
est un grand obces de deux coeurs sensibles,
Elle
stacle aux succès des derniers plaisirs.
Pour bien combattre,
menace d'anaphrodisie.
comme à la guerre, il faut ne pas
en amour
Cette timidité excessive est
douter de la victoire.
nuisible, et une femme adroite a le
toujours
soin de la faire disparaitre par une résistance
qui excite et stimule les désirs.
graduée,
. La nymaphe s'embarrasse,
Sel livre par degré à ce trouble enchanteur,
Tombe, se laisse vaincre, et pardonne au vainqueur.
Préludes de PAmour; effets de PImagination.
Le baiser d'amour est la plus douce des cad'abord à la
resses, et celle qui se présente
immédiatement après le toucher; c'est
pensée,
le présage d'un bonheur prochain.
du ciel
Diane, suivant la fable, descendait
graduée,
. La nymaphe s'embarrasse,
Sel livre par degré à ce trouble enchanteur,
Tombe, se laisse vaincre, et pardonne au vainqueur.
Préludes de PAmour; effets de PImagination.
Le baiser d'amour est la plus douce des cad'abord à la
resses, et celle qui se présente
immédiatement après le toucher; c'est
pensée,
le présage d'un bonheur prochain.
du ciel
Diane, suivant la fable, descendait --- Page 207 ---
I 195 )
pour prodiguer ses baisers au
au milieu de la nuit.
jeune Endymion
Premier baiser que vous avez de
Mais quelque fois vous coûtez bien charmes des !
Vous dérober, c'est vouloir vous
larmes!
Pour vous gouter, il faut vous obtenir. ternir;
(Pasx.)
d Partout la nature, dit M.
dressé à l'homme son lit
Perreau (1) a
crire, comme
nuptial, sans lui presl'heure
aux animaux, ni la
du plaisir (2).
saison, ni
Epicure ne caressait pas les
qu'il les regardait
femmes, parce
bonne santé.
comme contraires à notre
De LAnthropogenie.
La génération (du verbe
est une merveilleuse
grec Tervàa, genero),
par laquelle elle
opération de la nature ;
des
accomplit la
espèces. Cette admirable
reproduction
fonction confiée à
(1) Etudes de thomme
(2).
physique et moral, P.
Sur ces heureux
177.
Laissez tomber quelques
mystéres
Etr ne montrant jamais gazes légères; ;
Laissez-nous soulever le qu'un seul coin du tableau,
reste du rideau. --- Page 208 ---
( 196 )
comprend la' conceptous les êtres organisés, l'accouchement. k C'est
tion, la gestation et
dont la nadit Valmont-Bomare,
un mystère,
ce chefture s'est réservé le secret. > L'homme,
en
d'ceuvre de la création, passe de merveilles
arriver à la perfection de son
merveilles pour
constituent sa première
être. Les principes qui
mécaniessence sont les résultats d'opérations
disposent et opèrent sa reproduction.
ques qui
deux modifications dans l'orLa nature a établi
auxquelles elle a
ganisation des deux puissances l'existence et de
imposé la loi de transmettre
de deux
propager les espèces. Sans le concours
de la
différens qui, à une certaine époque
sexes
l'impérieux besoin du rapprovie, éprouvent
des
coopérer à la multiplication
chement pour
cessé d'exister dès nos preêtres, le monde eût
l'univers entier serait
miers pères, que dis-je,
un chaos.
seule génération
lln'y a, dit Virey, qu'une la création de la
primitive dans l'univers, c'est
del'Etreparla main
matière vivante etorganisée)
génération
Suprême. Ce que nous appelons de cette source.
éternelle
n'est qu'uneémanation
de chaque
continuation de l'arrangement
une
de la force viespèce organisée, une perpétuité génération autale : il n'y a point de véritable
, que dis-je,
un chaos.
seule génération
lln'y a, dit Virey, qu'une la création de la
primitive dans l'univers, c'est
del'Etreparla main
matière vivante etorganisée)
génération
Suprême. Ce que nous appelons de cette source.
éternelle
n'est qu'uneémanation
de chaque
continuation de l'arrangement
une
de la force viespèce organisée, une perpétuité génération autale : il n'y a point de véritable --- Page 209 ---
197 )
jourd'hui, ce n'est qu'une suite de ce qui a été
prescrità l'origine des âges. D
Cependant, tout être organisé tire son
de son semblable. C'est une vérité
origine
ble, et qu'il serait absurde de
incontestarévoqueren doute.
Rien, au contraire, ne saurait choquer davantage la raison, que lhypothèse de la
génération
équivoque, par laquelle on supposait
tains animaux,
que cerprincipalement les petits,
sent de la pourriture
naisvertu
; que, par une certaine
imaginaire appeléeforce plastique ou
matrice, les parties volatiles, détachées ford'un
corps par la putréfaction, se rajustaient l'une à
l'antre, et formaient un nouveau
du premier. C'est ainsi
corps différent
qu'on
du
mon
des eaux il naissait
croyait que
lides
la vase desséchée
poissons! que de
rives du
par un soleil ardent sur les
Nil, il naissait des souris! que les
des mouches prorenaient des viandes
vers
avancées!
qu'ilétaitfacile de faire des puces avec de l'urine
répandue sur la poussière des vieux
et. cent autres contes de cette
meubles;
nature soutenus
gravement par les anciens, et même de
jours par les journalistes de Trévoux,
nos
battus par M. de Réaumur,
mais comdu raisonnement.
avec les armes sûres
Ce qui a pu contribuer, en
quelque sorte, , à --- Page 210 ---
198 )
accréditer ces fables, c'est que les animaux
auxquels on attribue une pareille origine, aiment les endroits où on les rencontre. Mais on
n'a pas réfléchi que les petits insectes doivent
avoir été infiniment plus petits qu'ils ne sont
eux-mémes; ce qu'à la vérité on ne pouvait
croire avantl'invention du microscope.
Omne vivum ex ovo.
Tout être vivant provient d'un ceuf. On ignorait que les ceufs et les germes de certains animalcules peuvent rester fort long-temps sans se
développer, qu'ils retiennent cette faculté dans
la plus grande sécheresse , et qu'un peu d'humidité et de chaleur suffisent pour les faire
éclore.
Pardonnons ces erreurs aux crédules siècles
où l'on ajoutait foi à tout ce qu'il
de l'antiquité,
plaisait à de prétendus observateurs d'avancer;
où l'on croyait fermement que le vent suffisait
féconder une jument; et qu'une femme
pour devenir enceinte par la seule imagina I
pouvait
F
tion.
le voile qui couvre les mystères dont
Quoique
soit
nous allons essayer de donner un aperçu' ;
distinguer clairement, et que le
trop épais pour
l'exapouvoir de le déehirer nous soit refusé,
ait à de prétendus observateurs d'avancer;
où l'on croyait fermement que le vent suffisait
féconder une jument; et qu'une femme
pour devenir enceinte par la seule imagina I
pouvait
F
tion.
le voile qui couvre les mystères dont
Quoique
soit
nous allons essayer de donner un aperçu' ;
distinguer clairement, et que le
trop épais pour
l'exapouvoir de le déehirer nous soit refusé, --- Page 211 ---
( 199 )
différens genres de générations prémen des
motifs d'intérêt pour être observé
sente assez de
la suite, un hasard faavec soin. Peut-être, par
observations
vorable découvrira-t-il ce que des
multipliées n'ont pu encore éclaircir.
écarter de notre sujet, que
Ce serait trop/nous
aux règles
de rappeler ici plusieurs exceptions
des êtres organigénérales de la reproduction
telles que celles de certains amphibies, gresés,
salamandres, chez lesquels
nouilles, crapauds,
dehors (1); nous renla fécondation a lieu par
écrits des
voyons, à cet égard, aux immortels
célèBonnet, Lacépède et autres
Spallanzani,
Nous devons nous circonsbres observateurs.
nous nous sommes
crire dans le cercle que
tracé.
d'un dessein qui excite
(. Instrumens aveugles
désirs les
ardens, dit Valmont-Bomare,
nos
plus
les loups, lcs renards demeurent
() Les chiens,
le gland des mâles
collés dans l'acte vénérien, parce que
beaucoup, et le vagin de la femelle se resserre,
se gonfle
le temps
der manièreq que la verge demenreaétéependant nécessaire
de la semence, ce qui était
de Téjaculation
sont privés de vésicules
dans ces animaux, puisqu'ils
dardé dans T'uséminales, et que leur sperme n'est pas
térus de la femelle, mais distillé goutte à goutte. --- Page 212 ---
200 )
et qui nous a fait éprouver le sentiment le plus
vif dont nous soyons affectés, il semble qu'il ne
nous est pas donné de savoir comment nous
contribuons à son exécution. Il parait que procurer l'existence à son semblable, est le premier
etle plus beau des dons faits aux animaux et à
l'homme physique; mais que connaitre les lois
de la génération, est une science que le Créateur s'est réservée. La pudeur, ce sentiment si
cher aux âmes vertueuses et sensibles, s'effraie
des efforts que nous faisons pour en pénétrer le
et nous défend de lever le voile dont
mystère, les
servent à l'acte le plus
elle couvre
parties qui
important. D --- Page 213 ---
201 )
CHAPITRE II.
Du Coit.
Mécanisme du Coit, observations
préliminaires
sur les deuz seres.
M. FOURNIER donne une peinture si fidèle des
besoins des deux sexes, au mot coit du Nouv.
Dict. des Scienc. Médic.
faire
, que je ne puis mieux
qu'en empruntant ici son élégante description.
a Le coit, dit-il, du latin coitus,
formé de
coea, aller ensemble, est une union
de deux individus de la même
amoureuse
sexe
espèce, et de
différent, en vertu de
la plupart des
laquellel'homme, et
animaux qui jouissent du sentiment de la
locomotion, se
(
Le coit est un acte naturel reproduisent..
un certain
que provoque
orgasme de nos sens, une sorte d'ivresse de notre
imagination : c'est un besoin
impérieux, irrésistible, que la nature impose à
aller ensemble, est une union
de deux individus de la même
amoureuse
sexe
espèce, et de
différent, en vertu de
la plupart des
laquellel'homme, et
animaux qui jouissent du sentiment de la
locomotion, se
(
Le coit est un acte naturel reproduisent..
un certain
que provoque
orgasme de nos sens, une sorte d'ivresse de notre
imagination : c'est un besoin
impérieux, irrésistible, que la nature impose à --- Page 214 ---
202 )
chaque individu, afin d'assurer la propagation
.de son espèce. >
du coit donne aux animaux,
e L'appétit
lorsqu'ils éprouvent la nécessité de le satisfaire,
nouvelle intelligence bien supérieure à celle
une
dans d'autres temps; il
qui leur est départie
développe, agrandit la sphère de leur instinct;
et le plus stupide s'élève alors, par son ascendant, à la dignité du plus parfait. C'est ce pouvoir, c'est ce mode universel d'action sur tous
firent concevoir à l'immortel Bufles êtres, qui
fon l'ingénieuse idée de placer le coit au nombre des sens (1);.et si l'usage antique prévaut
de ce grand homme, cette
encore surl'opinion
l'asopinion n'en est pas moins consacrée par
sentiment universel.. Le coit n'est plus une modification du toucher; c'est un sens indépendant de'tous les autres, et c'est peut-être le plus
Lorsque ce besoin vient embraser les
parfait.
animaux, l'ardeur qui les consume change,
ennoblit leurs moeurs et leurs actions. Les peils chantent
tits oiseaux ne gazouillent plus,
silencieux,
l'amour! Le rossignol, jusqu'alors
fait éclater les plus mélodieux concerts : l'écho
(1) Hippocrate appelle la matrice Eas éy Ewo.
animal dans un autre. --- Page 215 ---
203 )
convulsifs du taureau
répète les mugissemens bondit dans la plaine,
superbe; e;le noble coursier
autour de lui ses
rallient
et ses hennissemens
forêts retentissent du
cavales amoureuses. Les
effrayant des animaux féroces; et,
rugissement
silencieuse des nuits, le chat
dans l'obscurité
plaintifs et douloulascif gémit; ses miaulemens#
et
fond de nos coeurs,
reux pénètrent jusqu'au
insifont oublier la perfidie de cet hôte
nous Les mâles, dans beaucoup d'espèces 2
dieux!
, intrépides, jaloux
deviennent entreprenans,
la férocité. Plusieurs, dans l'impossibijusqu'à
refusent la nourriture 2 lanlité de se satisfaire,
recherchent,
guissent et meurent. Les femelles
elles-mêmes les mâles (1), et dociles à
invitent
les deux sexes désirent également le
(1) ( Quand
le plaisir s'offre
moment heureux qui doit les couronner,
les couleurs lcs plus belles; c'est une rose qui se
sous
et
s'épanouit à la volupté. ))
colore peu à peu, qui
etc. t. I,
(M. de L de Phomme et de la femme,
pag. 200.)
Dans ces momens délicieux
Cupidon lui-méme balance
Pour décider lequel vaut mieux
Ou du parler ou du silence. Lettres à Emilie.)
On prétend, dit le Docteur Virey, que les mâles ont
couronner,
les couleurs lcs plus belles; c'est une rose qui se
sous
et
s'épanouit à la volupté. ))
colore peu à peu, qui
etc. t. I,
(M. de L de Phomme et de la femme,
pag. 200.)
Dans ces momens délicieux
Cupidon lui-méme balance
Pour décider lequel vaut mieux
Ou du parler ou du silence. Lettres à Emilie.)
On prétend, dit le Docteur Virey, que les mâles ont --- Page 216 ---
(204 )
moindres désirs, elles favorisent des plaileurs
sont avides de partager. Chez
sirs qu'elles
l'homme civilisé, les choses ne se passent point
tout-à-fait de la même manière, quant aux fortendent et arrivent à la même
mes, bien qu'elles
l'amant est
fin. Plus il éprouve de désirs, plus
timide : il sollicite, en tremblant. des faveurs
d'autant plus chères, qu'elles sont plus attendues, plus désirées (1). D
de la génération destinées à
a Les parties
douées d'une
servir d'instrument au coit sont
sensibilité exquise 9 et d'une extrême contractilité. Cette sensibilité est la source inépuil'usable des voluptés qui se goûtent péndant
nion des deux sexes. Chez le mâle, la sensibid'autant
exaltée, qu'une plus
lité sera
plus
les femelles. Le malc ordinairement
plus de volupté que
femelle attend et cède. Cette
cherche et sollicite; la
combinaison était nécessaire, parce que le màle ne peut
mais si la
agir que par momens, et en certain temps;
eût
femelle, qui est presque toujours en état d'agir,
sollicité le male, celui-ci eût bientôt été ruiné, accablé.
(1) Cet état d'attente est quelquefois préjudiciable
succès du
chez les individus doués d'une imaau
coit,
gination ardente. --- Page 217 ---
(:205 )
(1)
grande quantité de liqueur spermatique dans les
long-temps élaborée
aura été pendant
stimulant quiprovésicules séminales ; c'est un
vénérien, c'est un mal, une plévoque à l'acte
infailiblement. La
thore que cet acte guérit
favorise leur
contractilité des parties génitales
à exercer le coit et à opérer la généraaptitude
nécessité, les plus puistion. Ainsi, l'impérieuse
pour
les plus doux attraits se réunissent
sans,
coit les animaux qui se reproduisent
porter au
parl'accnoplement D
du coït est terminé parléjaculation
e L'acte
Aristote appelle la liqueur séminale Tezcrément
(1)
quialafacalté de produire des corps
dudernicr aliment,
Pythagore dit que c'est la
semblables à qui T'a produit.
une effufleurdu sanglep plus pur; Platon, un écoulement de Tàme et
une portion
sion delamoëlle spinale,Epieure,
et M. Le
Alemceon, une portion du cerveau 2
du corps;
d'une infinité de petits cerveaux.
Camus, Tassemblage de L t. II, P. 367) use inté-
( Si un homme (M.
ricurement d'un peu de térébenthine, sa postérité pre
le spectacle d'une destruction génésente est anéantie;
considère le
rale s'offreà celui qui, armé du microscope,
fluide séminal. Il y a plus; une goutte d'eau de pluie.,
le même effet. > (Foy.
jetée sur ce fluide, a produit
no 142.
Transactions philosophiques, ann. 1678,
de L t. II, P. 367) use inté-
( Si un homme (M.
ricurement d'un peu de térébenthine, sa postérité pre
le spectacle d'une destruction génésente est anéantie;
considère le
rale s'offreà celui qui, armé du microscope,
fluide séminal. Il y a plus; une goutte d'eau de pluie.,
le même effet. > (Foy.
jetée sur ce fluide, a produit
no 142.
Transactions philosophiques, ann. 1678, --- Page 218 ---
206 )
de la liqueur
celle d'un fluide spermatique chez le mâle, et par
des et les vaisseaux muqueux que recèlent les glaninternes de la génération lymphatiques des parties
Les artères
des femelles. D
spermatiques,
aux organes qui la
qui fournissent
séminale, conduisent, perfectionnent, la liqueur
doit
chez la femme, lesang
protéger la fonction des ovaires.
qui
Le tissu cellulaire, le tissu
verge et du mamelon,
caverneux de la
active et passagère, éprouvent une expansion
nérien, lhystérie les provoquée par l'appétit vélitéorganique
s frictions, etc, ; la sensibiannonce, et la contractilité
nique fait absorber par la vessie
orgales liqueurs qui
et Ia matrice,
y sont portées ou lancées.
Mécanisme de l'érection du Pénis.
e Lorsqu'une irritation
que ou mentale, dit M.
chimique, mécanisur les organes
Richerand, s'est établie
fluences
génitaux de l'homme, les intème (1),1e nerveuses se dirigent alors vers ce syssang y afflue de toutes
parts, et
(1) Page 21 de la Thèse du docteur
Stérilité,
Mestivier sur la --- Page 219 ---
(207-)
dans les corps cadétermine par son abondance
du tissu
dela verge, et dans les mailles
verneux de l'urètre, une tension spasmodique
spongieux
érection, action indispensable
qu'on nomme d'un coût parfait. D
pour l'exécution
clitoris devient l'instruChez la femme, le
ment de la volupté,
Ardens rigida tintigine vulve.
I Juvisat, Sat. VI, V. 128.)
la suite de frottemens répétés sur les
lorsqu'à
les sensations y arrilèvres et les caroncules,
et le font roidir. Alors l'orifice del l'utérus
vent,
et s'avance pour recevoir
échauffé se contracte,
la femme doit rela semence de l'homme que
tenir.
Mécanisme de PEjaculation.
de la
dit Fodéré,
a L'éjaculation
semence,
et qui exige
est une action très-compliquée,
beaucoupplus d'agens que l'érection.
Cette action est prête à se faire quandles corps
du pénis, et le tissu cellulaire de
caverneux
lui est continu, se
l'urètre et du gland, qui
trouvant gorgés et distendus par une abondante
doit rela semence de l'homme que
tenir.
Mécanisme de PEjaculation.
de la
dit Fodéré,
a L'éjaculation
semence,
et qui exige
est une action très-compliquée,
beaucoupplus d'agens que l'érection.
Cette action est prête à se faire quandles corps
du pénis, et le tissu cellulaire de
caverneux
lui est continu, se
l'urètre et du gland, qui
trouvant gorgés et distendus par une abondante --- Page 220 ---
(:208 )
d'un sang bien pourvu de chaleur, , les
quantité
dévelophouppes nerveuses sont parfaitement
et reçoivent dans le coit naturel une excipées,
tation d'un genre particulier qu'on a nommé
Cette excitation allant toujours en croisvolupté.
aux vésicules séminales,. et .
sant, se propage
muscles élévateurs de l'anus, qui presaux
réservoirs contre la vessie urinaire,
sent ces
oblitérée, ce qui
qui se trouve par conséquent
fait qu'on ne rend jamais l'urine avec la semence; et, que dans les fortes érections vénériennes, il est impossible d'uriner si l'érection
En même temps les muscles transne cesse pas.
chacun de leur
verses de l'urètre le dilatent,
le disposer à recevoir le sperme excôté, pour
l'urètre lui-même,
primé des vésicules. ( Bientôt
irrité par la présence de cette liqueur, entre en
contraction. aidé par le muscle accélérateur,
comprime avec force son bulbe et toutes les
qui
voisines. L'action avec ce muscle acparties
par la contraction
quiert une nouvelle vigueur
de
du sphincter de la vessic, ct du sphincter
concourent également à cette foncl'anus, qui
l'accélérateur, est
tion importante. Ce muscle,
aussi le principal agent de l'érection, en comprimant les veines du corps caverneux de lurètre. Dans ce même temps les muscles érecteurs --- Page 221 ---
209 )
tenant cet organe dans une ligne
du pénis
et la transmoyenne, entre la perpendiculaire
la Jietla volupté étant à son comble,
versale,
est lancée avec force dans le
queur séminale
vagin, vers l'orifice de l'utérus.
de
muscles élévateurs
Si, par exemple, 9 les
les vésicules, le sperme
l'anus ne pressent pas
accélérateur cesse
n'en sort pas ; si le muscle
se
les veines dcl'urètre, le gland
de comprimer
ne peut avoir lieu, quoiflétrit, et léjaculation
Si un
le reste de la verge soit en érection.
que.
de spasme, ou se trouve
antagoniste est attaqué
dilater; les forces
paralysé, l'urètre ne peut se
l'éjaculation, ou manquent ou
pour presser
nombre d'obde là un grand
sont contrariées;
parfaite de cette
stacles possibles à l'exécution
fonction.
circonstances, T'humeur
( Dans certaines
isolément, c'estprostatique peut-étre expulsée
la liqueur séminale 9 ce qui a lieu au
à-dire sans
vénérien, ou comme
premier degré de l'orgasme
la
individus, parla pression que
chez quelques
l'expulsion des excréprostate éprouve pendant la sortie de cette humens. Dans tous les cas,
suintemeur né se fait que par une espèce de
ment, et. jamais, ou très-rarement, par jets.
Chez les eunuques, cette émission est accom14
TOME I.
la liqueur séminale 9 ce qui a lieu au
à-dire sans
vénérien, ou comme
premier degré de l'orgasme
la
individus, parla pression que
chez quelques
l'expulsion des excréprostate éprouve pendant la sortie de cette humens. Dans tous les cas,
suintemeur né se fait que par une espèce de
ment, et. jamais, ou très-rarement, par jets.
Chez les eunuques, cette émission est accom14
TOME I. --- Page 222 ---
210 )
d'un sentiment de plaisir, dont ils jouispagnée
sent à défaut de celui que procure l'éjaculation
de la semence. > (Villeneuve, mot éjaculation
du Nouv. Dict. des Scienc. médic.)
cette semence? Une
Maintenant, qu'est-elle
d'humeur blanchâtre d'une odeur viespèce
M. Mestivier compare
reuse particulière, que
raison à cclle des chatons de Châtaignier
avec
avec celle
qui a beaucoup de rapport également
des baies de sureau, de la colle de farine, des
fleurs de l'épine vinette; à Saint-Domingue,
appelée Gombo;
avec la plante mucilagineuse dans les testicules et
cette humeur est préparée
lanséminales, d'oû elle est
dans les vésicules
la féconcée par l'homme dans la matrice pour
d'individus de toute
dation et la procréation
la
desystèmes sur
espèce. On a établibeaucoup
L'infatiganature de cette liqueur procréatrice.
obcomme je l'ai déjà dit, a
ble Leuwenoek,
des milliers
sérvé dans une goutte de sperme
l'immortel Buffon, des molécules.
d'animalcules; d'autres observateurs ont cru reorganiques;
connaitre le germe fécondateur dans une vapeur
et à laquelle on donne le nom
qui s'en dégage,
I
d'aura seminalis.
découvrit, dans la seKartsoiker, physicien;
terdes animalcules de forme sphéroide,
mence, --- Page 223 ---
211 )
fit dire à Bonminés par de petites queues, , ce qui
à froid,après la copulation,
net que lesinjections
donnant la mort aux
détruisent la fécondité en
dequi
animaleules de la liqueur spermatique,
véhicule chaud, ainsi que le proumandent un
aussi'les femmes prosvent ses expériences (1):
le
usent-elles toujours de ce moyen après
tituées
emploient les onctions et
coit, de même qu'elles
le coit', etlesablulesinjections huileuses avant
tions à l'eau de chaux après, comme moyens beaudans
préservatifs du virus syphilitique doit attribuer
de circonstances, vertu qu'on
coup
calcaire qui résulte de la
à cette espèce de savon lotions. Mais de noucombinaison des deux
découvertes doivent faire donnerla préfévelles
de Labaraque, qui,dit-on,
rence aux chlorures
les virus syphiliont la propriété de neutraliser
rabieique, et le venin des serpens.
tique,
des chimistes modernes (2) prouve
L'analyse
d'une humeur sui
dans la semence la présence
d'un principe muqueux et promptegeneris,
du muriate de soude,du phosment putrescible,
et du
phate de soude, de la soude caustique, donne
de chaux qui, à l'air libre,
phosphate
Voyez chap.1 .IX, pag. 23, note, 5e vol., OEuvres
(1)
de Bonnet, Ire partic, Corps organisés.
(2) Mestivier, Thèse.
'une humeur sui
dans la semence la présence
d'un principe muqueux et promptegeneris,
du muriate de soude,du phosment putrescible,
et du
phate de soude, de la soude caustique, donne
de chaux qui, à l'air libre,
phosphate
Voyez chap.1 .IX, pag. 23, note, 5e vol., OEuvres
(1)
de Bonnet, Ire partic, Corps organisés.
(2) Mestivier, Thèse. --- Page 224 ---
(: 212 )
cristallisation, tandis que la soude y passe à
une
l'état.de carbonate.
Le sperme n'est donc jamais pur, il est visiblement composé de deux parties, l'une plus
visqueuse, plus tenue, l'autre plus dense.
Le sperme contient donc un peu de soude
qui lui donne. un caractère alkalin. Sa pesanl'entraine, à l'exception des parteur spécifique
de l'eau et de Purine.
ties filamenteuses, au fond
Exposé à l'air libre, il tombe en déliquium, et
devient soluble en l'eau froide ou chaude. L'alcooletl'acide muriatique oxigéné, selon M. Mestivier, versés ensuite, le précipitent en flocons
blanchâtres. Soumis à d'autres réactifs, il offre
les mêmes résultats que le mucus; c'est pourquoi le feu le dessèche et Fe noircit : le charbon
qui en résulte, dégagé de ses vapeurs rutilantes
devient combustible. Au
et empyreumatiques,
reste, on ne peut rien ajouter à l'analyse chimique offerte par feu M. le professeur Vauquelin,
qui y trouva par cent parties :
Eau. . Mucilage animal. :
Phosphate calcaire. -
Soude..
--- Page 225 ---
( 213 )
établis sur la génération ne sont
Les systèmes
l'ouvrage de l'imagination, à l'aide d'hypoque
le défaut de vérités démonthèses que suggére
l'idée la plus claire
trées ; mais je crois que
qu'on puisse s'en former, c'est que l'homme
destiné à donner, et la femme à recevoir.
est
l'opinion de certains
Nous ne répéterons plus
dont les uns, Hippocrate, Galien et
physiciens admettent le mélange de la liqueur séBuffon,
minale des deux sexes dans l'acte de la copulation; celle d'autres, tel qu'Aristote, pensant
le principe de la génération était transmis
que
la liqueur du mâle, qui en
exclusivement par
celle de la femme ne serétait le dépositaire,
du foetus et
vant, selon lui, qu'à la nourriture
ce qui lui fait dire, que
à son développement, la forme, et le dernier la
la première fournissait
matière.
Aristote conclut que les femmes n'ont point
de semence pareeo qu'elles sconcoiventquelquebis
Venette combat cette idée par
sans volupté.
de certains enThypothèse de la ressemblance
lcurs inères, et de la production
fans avec ducheval et de l'ânesse. Il cite enmonstrueuse
les filles
core les incommodités qu'éprouvent
femmes
suite d'une semence trop longou
par
cadavérique,
temps retenue, et dont l'autopsie
ote conclut que les femmes n'ont point
de semence pareeo qu'elles sconcoiventquelquebis
Venette combat cette idée par
sans volupté.
de certains enThypothèse de la ressemblance
lcurs inères, et de la production
fans avec ducheval et de l'ânesse. Il cite enmonstrueuse
les filles
core les incommodités qu'éprouvent
femmes
suite d'une semence trop longou
par
cadavérique,
temps retenue, et dont l'autopsie --- Page 226 ---
214)
notablement les ravages, le remède A
démontre
du moment se trouvant dans les
à ces ymaux
Gen. anim., lib. IV,
plaisirs de l'amour. (
cap. II).
relaLes femmesn'ont-elles pas en apparence,
même appareil génital
tivement aux fonctions,le vésicules séminales,
nous, des testicules, des
que
P
des vaisseaux spermatiques
des prostates,
douter, d'après les fécondaOn ne peut plus
de la préexistions artificielles de Spallanzani,
dans les organes maternels,
tence des embryons
le mâle est borné, dans la reproduction,
et que
essentielles que la feà des fonctions moins
melle.
quela fécondation
e
Onp pense communément si les deux indivis'opère avec plus de facilité
un trouble et une aliénation pasdus éprouvent
où ils se livrent à cet
sagère dans le moment
attribuée dans la conception
acte. L'influence
alors
ou moins vif qu'éprouvent
au plaisir plus
spécialement de
les époux, doit s'entendre plus
est bien
l'homme qui fournit la semence; car on
aujourd'hui qu'une constitution peu
convaineu
des sens calmes, ou
sensible, peu irritable,
certaine froideur de tempérament.
même une
des circonstances
doivent être regardés commne
chez la femme.
favorables à la conception --- Page 227 ---
(215 )
d'accord que les femmes les
On est à peu près
les plus fécondes.
plus voluptueuses ne sont pas
observé que la multiplication de l'espèce
On a
les jouissances sont
est d'autant moindre que
fécondation
plus, faciles et plus répétées. (Mot
du Nouv. Dict. des Sc. méd. )
des ceufs, adopté plus récemment
Le système
Haller, Bonnet, Spallanzanietautres
parHiarvey,
satisfait, l'imagination.
célèbres observateurs
lancé dans
Selon eux, le sperme de lhomme,
des
l'intérieur de la matrice 2 pénètre au long
arrive à l'ovaire,. détache et
trompes de fallope ,
Celui-ei
féconde un des ceufs de la grappe.
dans le pavillon de la trompe qui, par
tombe
péristaltique et anti-péristaltiun mouvement
dansl'insaisit avec avidité et transporte
que,
térieurdela matrice ce dépôt précieux quiluiest
Cette molécule se fixe alors en un point
confié.
à l'aide de ses appendices et de
de la matrice,
ses vaisseaux.
mais le moyen d'en
Voilà bien des systèmes,
dire des anareconnaitre un concluant2On peut
Louis Racine, auteur du poène
tomistes avec
de la Religion.
Ils en verrontles jeux, et jamais les ressorts !
dont s'autorise Antoine
Suivant Hippocrate,
,
térieurdela matrice ce dépôt précieux quiluiest
Cette molécule se fixe alors en un point
confié.
à l'aide de ses appendices et de
de la matrice,
ses vaisseaux.
mais le moyen d'en
Voilà bien des systèmes,
dire des anareconnaitre un concluant2On peut
Louis Racine, auteur du poène
tomistes avec
de la Religion.
Ils en verrontles jeux, et jamais les ressorts !
dont s'autorise Antoine
Suivant Hippocrate, --- Page 228 ---
(216 )
Petit (1), 4 le mâle ainsi que la femelle répandent dans l'acte vénérien une semence prolifi-
(2); c'est du mélange des liqueurs de ces
que
deux sexes que sort l'homme. ) Cette opinion
est opposée à celle del'observateur Spallanzani,
n'admet pas le concours des deux semenqui
reces, mais elle est aujourd'hui généralement
Ainsi, d'après ce qu'on vient de lire, de
çue.
on n'en admet plus
tous les systèmes présentés,
deux; celui des animalcules, et.celui des
que
Selon
ceufs. et ce dernier est le plus explicable.
la probabilité, , la femme, à l'exemple des oifournit l'oeuf, et Phomme coopère seuseaux,
lement pour les principes de la fécondité.
Cependant 4 dans ce système, dit M. Mula formation
rat (5), on ne peut pas expliquer
des
ni les ressemblances
des animaux mi-partis,
enfant hérite
enfans avec les pères. Pour qu'un
qu'il résulte un
des infirmités de son père, pour
Maladies des femmnes enceintes, t. Ier, P: 67.
(1)
auteurs
que la liqueur sémi-
(2) Plusieurs
pensent
rendent
nale n'existe pas dans les femmes; celle qu'elles
dans Ie coit, disent-ils, est de même qualité que celle
des prostates.
Diction. des
(1) Article Conception du nouveau
Sciences médic. --- Page 229 ---
217"
d'un cheval avec une
mulet de l'accouplement de l'union d'un blanc avec
ânesse; un mulâtre,
le mâle devrait
il semble que
une négresse;
de l'animal d'une macontribuerà la formation
intime, que par une simple impulnière plus
à l'embryon,
sion que le sperme communique
tout formé chez la femme
que l'on suppose
Felix qui potuit rerum cognoscere causas.
des ovaristes. a Tous les animaux
Système
disent les inventeurs de ce syssont ovipares,
tème, et toutes les plantes aussi; pourquoi
l'homme et tous les animaux ne viendraient-ils
n'ont bedes ceufs? Les ccufs, ajoutent-ils,
pas
vivifiés d'être mis en mouvesoin que d'être
fécondés, et c'est ce
ment, en un mot, d'ètre l'homme, dont la
produit la semence de
que
subtile pénètre la matrice, et les
partie la plus
s'insinue dans l'oeuf,
ovaires,
trompesjusqu'aux
rompt la
et le vivifie; l'oeuf fécondé se tuméfie,
l'enveloppe : alors le pavillon
membrane qui
reçoit cet oeuf
à l'ovaire,
de la trompe, appliqué
et le dépose dans la trompe. qui
ainsi fécondé,
le conduit dans la matrice. D
des Animalcules conSystème en faveur
dans la semence. Cette supposition
tenus
'insinue dans l'oeuf,
ovaires,
trompesjusqu'aux
rompt la
et le vivifie; l'oeuf fécondé se tuméfie,
l'enveloppe : alors le pavillon
membrane qui
reçoit cet oeuf
à l'ovaire,
de la trompe, appliqué
et le dépose dans la trompe. qui
ainsi fécondé,
le conduit dans la matrice. D
des Animalcules conSystème en faveur
dans la semence. Cette supposition
tenus --- Page 230 ---
218 )
que dément l'existence du mulet,
l'ânesse et du cheval, la
qui tient de
ressemblance des
çons aux mères, et des filles aux.
gardification du mulâtre
pères; ; la moet des autres
doit faire rejeter cette théorie
sang mélés,
Leuvenoek et
mise au jour par
Artharola. Selon ces
teurs (1), c'est l'homme
novanit l'homme
au contraire qui fouren entier; le foetus est tout
formé dans la
à fait
semence : on y voit
tement de
très-distinepetits vers semblables à des
très-vifs, qui se meuvent avec
tétards
lité, Leuvenoek dit
une grande agimillions.
en avoir compté dix à douze
De cette quantité
introduit
étonnante il ne s'en
qu'une partie dans les trompes de fallope, qui vont aux ovaires, où étant
pénétrent dans l'ceuf,
arrivés ils
bat, et s'entre
non sans s'y livrer comtuer; enfin le plus fort de cette
grande multitude de vers, le plus
ses camarades, et se fourre dans méchant, tue
tient tranquille;
T'euf, où il se
alors l'oeuf se
la capsule quil le contient
gonfle, distend
la crève, tombe
et l'attache à l'ovaire,
dans la trompe de
descend dans la matrice,
fallope, et
où le foetus se
veloppe. n
dé-
(1) Antoine Petit, Maladics des
t. Ier, P- 71.
femmes enceintes, --- Page 231 ---
219 )
préférable et
système me parait
Le premier
analogues que
basé au moins sur des principes
la
contester. Il reste à prouver que
l'on ne peut
seulement le réceptacle de la
femme n'est pas
participe à
de l'homme, mais qu'elle
semence
la sienne, qui,
la fécondation en fournissant défaut de staquoique moins coagulée par son
à celle
gnation, n'en est pas moins comparable
de
elle a beaucoup
de l'homme, avec laquelle
son usage,
rapport pour sa valeur intrinsèque, l'abus de son
et les maladies auxquelles entraîne
écoulement.
68, tome I ( pense
Antoine Petit (page
est dardée du fond
la semence de la femme
elle est
que
dans la cavité de laquelle
de la matrice,
ellesles trompes de fallope, qui,
apportée par
des ovaires, qui la leur
mêmes, la charrient
frangé.
transmettent par le moyen du morceau
ressent la femme quand
L'excessive volupté que
cette sevient du long trajet que
elle éjacule
filtrée dans T'ovaire,
elle est
mence parcourt;
le testicule de la
Petit regarde comme
que
dit-il, puisquel'ovaire reçoit
femme. D'ailleurs,
comme le testicule,
une artère spermatique filtrerait-elle pas une
pourquoi cette partie ne
Il ne
analogue à celle de l'homme?
semence
cette substancep prolifique avec
fautp pas confondre
volupté que
cette sevient du long trajet que
elle éjacule
filtrée dans T'ovaire,
elle est
mence parcourt;
le testicule de la
Petit regarde comme
que
dit-il, puisquel'ovaire reçoit
femme. D'ailleurs,
comme le testicule,
une artère spermatique filtrerait-elle pas une
pourquoi cette partie ne
Il ne
analogue à celle de l'homme?
semence
cette substancep prolifique avec
fautp pas confondre --- Page 232 ---
220 )
humeur qui se filtre dansl les glanune certaine
dans celle de Morgagni. Cette
des de Cowper, et
dans les femmes;
dernière tient lieu de prostate
le vasert à lubrifier
l'humeur qui en découle,
à la femme. D
gin, et ne cause aucun plaisir
Des Tempéramens (1).
parfait de corps, a la force et la
L'homme,
les grâces et la beauté sont l'apanage
majesté;
l'espèce hudes dames. On reconnait parmi
sortes de tempéramens, samaine, plusieurs
voir :
caractérisé par
Le tempéramentl lymphatique etles poils d'un
blanche, les cheveux
une peau
formes extérieures molles et
blond cendré, les
faible, la digestion
arrondies, le pouls petit et
paresseux, les sensations
lente, les mouvemens
l'esprit inactif, et, inaccessible
très-modérées,
C'est celui des enfans des
fortes.
aux passions
pays froids et humides.
s'annonce par une
Le tempérament sanguin
Comme dans l'amour physique, le tempérament
(1)
il était nécessaire d'en décrire les
joue le premier rôle;
les
afin de pouvoir établir comparstivement
espèces,
nuances qui caractérisent les anaphrodites. --- Page 233 ---
(221) )
couleur vermeille de la peau, la teinte
des cheveux et des poils, la douceur
foncée
unie à la solidité de la
des formes
fibre, à
fait entre les solides et les
l'équilibre parfluides, à la
minence des systèmes artériel
prédoet
annoncée par la force et le
capillaire 9.
pouls, à l'amabilité et à la déreloppement du
gaité de
est vif et saillant, enfin au
l'esprit qui
les plaisirs.
penchant pour tous
L'homme sanguin est sensible en
M. de L... (de LHomme
amour, dit
et de la
tome I", page 24), mais
Femme,
la
étourdi; il n'aime pas
résistance, il s'emporte aisément et se
de même. Semblable
calme
la
au papillon, il voltige sur
première fleur qui s'offre à sa vue, mais il
arrête peu. Leviféclat delar rose
s'y
instantle
peut bien fixerun
papillon au milieu de sa course : mais
si, jalouse des autres fleurs, elle veutle
il faut qu'elle ouvre son sein
retenir, 3
petit inconstant;
aux caresses de ce
elle jouit du bonheur
voir palpiter
de le
par l'excès du plaisir; elle le
tage... L'agitation et les
paramant paraissent lui
transports de son
vive, la
jurer la tendresse la plus
plus durable... fleur charmante!
ployez tout pour captiver celui
ems'échapper. Une douce
qui cherche à
due sur ses
langueur est déjà répansens, bientôt l'ennui y succédera...
3
petit inconstant;
aux caresses de ce
elle jouit du bonheur
voir palpiter
de le
par l'excès du plaisir; elle le
tage... L'agitation et les
paramant paraissent lui
transports de son
vive, la
jurer la tendresse la plus
plus durable... fleur charmante!
ployez tout pour captiver celui
ems'échapper. Une douce
qui cherche à
due sur ses
langueur est déjà répansens, bientôt l'ennui y succédera... --- Page 234 ---
222 )
Vous voulez le retenir? il n'est plus temps! plus
n'a jamais été, il agite doucement
beau qu'il
Il n'a point
ses ailes, et cherche à se dégager.
tout son amour, il vole avec empresseépuisé vers une autre fleur pour lui faire partager
ment
d'être méprises plaisirs. Mais ne craignez pas
mais il est bon. Peut-ètre
sée, il est inconstant,
va-t-il venir renouer ses engagemens ; ne vous
à de nouvelles caresses ; il est aussi
refusez pas
est inconstant. D
facile à rebuter qu'il
nerveux se distingue par
Le tempérament
et une séblafarde, par une maigreur
une peau
vifs et fréquent;
cheresse générale; un pouls
sensations rapides et fugaces; des mouvedes
et peu durables, un jugement
mens prompts
facile et brillante, et
peu sûr; une imagination
mémoire ingrate. Des fluides en petite
une
de
quantité, des nerfs ayant une prédominanee
volume et d'action sur toutes les autres parties.
est commun aux femmes et
Ce tempérament
aux enfans! a
musculaire ou athlétique
Le tempérament
du tronc et
se reconnait au volume considérable
dont les formes sont durement
des membres
du
petitesse de la tête, grosseur
exprimées 5
abondance despoils.
cou, résistance des chairs,
tranpouls fort et plein, ictions corporelles --- Page 235 ---
1 1 223 )
mais puissantes ; esprit peu développé,
quilles,
et lent à se déterminer; muslent à concevoir,
apophyses sàilcles et OS fortement constitués,
lantes.
bilieux est remarquable par
Le tempérament
brune, des cheveux noirs, 2 un embonune peau
dureté de formes, et une
point médiocre, une
caractère
grande vivacité de mouvemens, un
d'une
ardent et opiniatre, un esprit susceptible
des passions violentes, etc.
forte application,
parmi
On,trouve cette espèce principalement
les hommes de cabinet.
les
de ce
sont
& Les hommes
tempérament
toutes leurs passions sont fortes
plus amoureux;
n'ont
la gaité et l'enet vives, parce qu'ils
pas
colère,
jouement des personnes sanguines. Leur
dit M. Clerc, est celle d'Achille, leur haine
celle de Coriolan ; leur amour tient de la manie, et cette passion, à laquelle un tempérales porte sans cesse,
ment presqu'inépuisable
L'homme
devient pour eux une affaire capitale.
bilieux veut être aimé seul, parce que, différent de Phomme sanguin, il aime, sinon avec
constance, du moins avec une passion extraordinaire, et qu'il est le plus vigoureux des homcette force supémes. Il conserve long-temps
rieure ; il n'attend même pas qu'elle soit épui-
Coriolan ; leur amour tient de la manie, et cette passion, à laquelle un tempérales porte sans cesse,
ment presqu'inépuisable
L'homme
devient pour eux une affaire capitale.
bilieux veut être aimé seul, parce que, différent de Phomme sanguin, il aime, sinon avec
constance, du moins avec une passion extraordinaire, et qu'il est le plus vigoureux des homcette force supémes. Il conserve long-temps
rieure ; il n'attend même pas qu'elle soit épui- --- Page 236 ---
(224 )
devenir jaloux, injuste et cruel. *
sée pour
de YHomme et de la Femme,
(tome I", p. 29
P. M. de L
e Les hommes d'un tempérament bilieux ne
constitués de manière à pouvoir garder
sont pas
au contraire. , leur devenir
le célibat qui peut,
funeste.
mélancolique est l'exagéraLe tempérament
maladie;
tion du précédent. Il dégénère en
le
devient maigre et pâle, , la physioalors corps
caves, le teint
nomie sombre et triste, 9 les yeux
les digestions difficiles, le caracpâle et jaune;
tère soupçonneux. 2 etc.
On pourrait admettre d'autres tempéramens
de l'influence du cerveau, du coeur,
dépendans
sexuelles, mais cette
du poumon, des parties
nomenclature n'est pas reçue.
femmes
d'un tempérament
Les
5 quoique
celui des homgénéralement plus ardent que
aux névroses de la génémes (1), sont sujettes
Les individus qui souffrent de la dartre furfu-
(1) (
dévorant,
racée, dit le docteur Alibert, ont un appétit
très -puissantes; ils sont roet des forces digestives
le coit, etc. )
bustes, et exercent énergiquement
Dartre du nouveau Diction. des Sciences méd.,
(mot
Nous avons rencontré plusieurs fois de ces exemples --- Page 237 ---
- 225 )
la faiblesse de leur constitution qui
ration. par
influences des intempéries, et
les assujétit aux
leur appareil est plus compliqué.
parce que
donnent dans l'acte vénéElles reçoivent et
rien.
tempérament peut produire l'anaChaque
froideur; le mélanphrodisie; le pituiteux par
excès
préoccupation 3 le bilieux par
colique par
la résistance.
de désirs ; le sanguin par
lascifemmes, dit Devaux, sont plus
4 Les
chez les derves que les hommes, parce la que raison vient au
niers l'esprit étant plus fort,
sontdes passions. Aussi les femmes
secours
demanderesses en divorce,
elles presque toujours
mais le plus souvent par libertinage. D
conclure de ces preuves, continue
A Il faut
étant
Devaux (1), que la passion amoureuse
véhémente chez les femmes que
beaucoup plus
quand elles ont une fois sechez les hommes,
humain, toutes les
coué la honte et le respect
parmi des femmes ou filles afligées du vice scrophuleux,
dartres
du front, signe d'un tempéraou de
pustuleuses
sévère, et plument lascif, par suite d'une çontinence
d'hommes
sieurs d'elles éprouver des syncopes à la vue
fuyant leur constitution dégoûtante.
(1) Ouvrage cité, page 454.
TOME I.
I 15
une fois sechez les hommes,
humain, toutes les
coué la honte et le respect
parmi des femmes ou filles afligées du vice scrophuleux,
dartres
du front, signe d'un tempéraou de
pustuleuses
sévère, et plument lascif, par suite d'une çontinence
d'hommes
sieurs d'elles éprouver des syncopes à la vue
fuyant leur constitution dégoûtante.
(1) Ouvrage cité, page 454.
TOME I.
I 15 --- Page 238 ---
(226) )
passions dont elles sont susceptibles deautres chez elles les ministres des terribles
viennent excès où l'amour les porte, ; ensorte que la
haine, l'envie, la vengeance se trouvent alors
de concert à servir une passion qui, étant sans
règle et sans mesure: 2 les engage à tout mettre
assouvir leur insatiable lasciveté;
en eeuvre pour
déchainant
et c'est alors que toute leur rage se
contre les malheureux, époux, qui ne sont pas
en état de satisfaire leurs appétits détoujours elles intentent contre eux ces sortes
sordonnés,
d'actions tendantes à obtenir le divorce sur une
prétendue, qui est souvent, après
impnissance
beaucoup moins palpade longues procédures,
de
ble que leur libertinage et le dérèglement
leur convoitise effrénée. D
PROPOSITION XLII.
étres disgraciés, ont en généLes anaphrodites,ces
la
ral les cheveux blonds, blanchatres et peu épais;
le teint pdleet décoloré; une chair mofigureimberbe;
ou
la transpiration. aigre
lasseet sanspoils,f'odeurdel
fade; la voix claire, aigué et perçante; les yeux trisla
la lenteur dans les moutes et mornes: paresse'et
les
arrondies, les épaules étroites ;
vemens; formes
les testicules peu volumineuz, comme. flétris, pendans et sans fermeté; les cordons spermatiques --- Page 239 ---
227 )
le scrotum Rasque 2 le gland ridé et peu sengréles ;
du système pileux aux parties génisible. L'absence
la
tales. Ainsi Papathie morale, la pusillanimité,
sont autant de
crainte au moindre mouvement,
d'anaphrodisie et d'agénésie; et quand
symptômes
réunis, on
on les trouve tous, ou en majeure partic
raisonnablement conclure que Pindividu qui les
peut
inhabile à la copulation et à la géndprésente est
ration.
La, femme, froide et impuissante manifeste égaleles caractères débiles que voici : voix gréle;
ment
lente; clitoris insenstale et à peine apparent;
parole d'un blond blafard; règles rares; pénil
cheveux
développé; auréole détrès-peu garni; sein apeine
colorée; bouton ou mamelon reniré et ladre.
hommes efféminés (1), et dont la
Les jeunes
ont des forconstitution est toute lymphatique,
mes arrondies et non carrées comme celles qui
indiquent la vigueur mâle; des traits délicats,
comme ceux du fier athlète.
et non prononcés
De là la méprise, sur son sexe, des compagnons
(*) Dans les villes, que d'enfans, victimes de rapinfectés, doivent le jour aux derniers ébats
prochemens
d'un père épuisél...
.
hommes efféminés (1), et dont la
Les jeunes
ont des forconstitution est toute lymphatique,
mes arrondies et non carrées comme celles qui
indiquent la vigueur mâle; des traits délicats,
comme ceux du fier athlète.
et non prononcés
De là la méprise, sur son sexe, des compagnons
(*) Dans les villes, que d'enfans, victimes de rapinfectés, doivent le jour aux derniers ébats
prochemens
d'un père épuisél... --- Page 240 ---
(228 )
lorsqu'il se cacha à la cour de Scyros
d'Achille,
sous le nom de Pyrra.
éveille
de la vie où la nature
A cette époque
les forces vitales n'étant pas
les sensations,
les besoins du
exclusivement réservées pour
digestif, ne conservent qu'une portion
système
assimilatrices, et se portent
de leurs fonctions
sensibilisent
vers les organes génitaux, qu'elles
à l'oeuvre merveilleuse de la généet disposent
ration.
Genitrix hominum, divum que voluptas
Alma Venus.. Lucret., de Rerum naturd. Liber I, v. I et 2 -.
(I
se sent entrainé, tel est le
L'un vers l'autre
voeu de la nature; mais, hélas! ces lois, quoiuniversellement reconnues 2 souvent sont
que
involontairement dans leur exécution
éludées
des êtres passifs et malheureux, qu'une
par
morale
à
idiosyncrasie physique ou
parvient
soustraire à une si douce obligation. Plusieurs
cette résistance aux tendres
causes produisent
émotions du plaisir; on peut les diviser en cauet en causes morales, sur lesses physiques
dans
quelles nous avons statué en retraçant --- Page 241 ---
( - 229 )
précédens, la structure. de
plusieurs chapitres
chez lhomme et la femme,
l'appareil génital
établi ensuite le rapport de ces orgaaprès avoir.
avec les auà notre reproduction
nes essentiels
mais il faut toujours se rappeler
tres systèmes;
Qu'aimer est un besoin, que tout nous y convie (4).
Un auteur célèbre, dans son poême didactila danse, adresse ces conseils aux nymque sur
phes qu'il enseigne :
K Que vos bras jusqu'à nous; , toujours prêts à s'étendre,
Soient autant de filets où lon cherche à se prendre.
Marquez tous les degrés de Pamoureux débat;
Linstant de la victoire et celui du combat,
Le calme du bonheur, le feu d'ane caresse.
Comme Guimard, enfin, appelez les désirs,
Et que vos pas brillans soient le voldes plaisirs.
dit
En quelque lieu que vive un homme lascif,
(1)
Venette, il est toujours embarrassé de son tempérament
La vertu ne peut rien où l'amour agit natuamonreux.
rellement, et la religion même a trop peu de pouvoir sur
âme
retenir ses premiers mouvemens, et pour
son
pour
lui fournit à toute heure des
vaincre sa complexion, qui
est échauffée. )
objets dont son imagination
désirs,
Et que vos pas brillans soient le voldes plaisirs.
dit
En quelque lieu que vive un homme lascif,
(1)
Venette, il est toujours embarrassé de son tempérament
La vertu ne peut rien où l'amour agit natuamonreux.
rellement, et la religion même a trop peu de pouvoir sur
âme
retenir ses premiers mouvemens, et pour
son
pour
lui fournit à toute heure des
vaincre sa complexion, qui
est échauffée. )
objets dont son imagination --- Page 242 ---
230 )
De la Copulation.
La copulations est Je premier acte de la
nération; il exige le
gerapprochement des deux
sexes, et nécessite, chez T'homme,
a La procréation, dit M. Marc
l'érection.
essentiel du
(1), est le but
mariage. Pour procréer, il faut être
doué des facultés nécessaires à la
Or, il ne suffit pas que les
procréation.
rent à cet acte aient les organes qui concouformes, les
et les forces requises, il faut,
proportions
existe entre les deux
en outre, qu'il
époux une certaine corré.
lation de ces organes, corrélation dont la nature
nous cache les lois sous un voile impénétrable..
PROPOSITION XLVL
Pour que la copulation suit parfaite, il Jaut,
pour le libre exercice des fonctions et
nir le jeu des organes
pour entretegénitaux en particulier, qu'il
y ait toujours un équilibre parfuit, une harmonie
constante, une corrélation réciproque entre Pénergie
(1) Mot Copulation du nouveau Dictionnaire des
Sciences médicales. --- Page 243 ---
(a51 )
musculaire et la susceptibilité du sysdu système
tème sensitif.
le libre et parfait accomplisIl faut encore, pour
dame à
sement du coit, réunir certaine tranquillité
du corps et à la validité des organes géla validité
parce
nérateurs. Nous disons certaine tranquillité,
Pamour moral, s'unissant toujours ou presque
que
Phommne à Pamour physique, il
toujours dans
nerveuse de Porest impossible que Texcitation
comme le sens
gane génital, que lon peut comparer moins viver'allume pas plus ou
de rimagination,
il estjuste de convement cette dernière. Bien plus,
le
souvent Lactivité des organes géndnir que plus
la seule inrateurs est. éveillée et mise en jeu par
Ruence de Timagination.
de cette tranNous ne voulons donc parler que
de Pame qui résulte de sa confiance dans les
quillité
de toutes les
facultés du corps, et de réloignement
étrangères, vives ou profondes qui
autres affections
pourraient la distraire.
Le désir de la copulation, acte purement
physique, est provoqué par le principe sentant;
cette cause prend le nom d'appétit ou d'instinct:
c'est le besoin de satisfaire un désir. Elle n'est
l'effet de la volonté, puisqu'elle ne peut
pas constamment ni exciter; ni gouverner l'action.
les
facultés du corps, et de réloignement
étrangères, vives ou profondes qui
autres affections
pourraient la distraire.
Le désir de la copulation, acte purement
physique, est provoqué par le principe sentant;
cette cause prend le nom d'appétit ou d'instinct:
c'est le besoin de satisfaire un désir. Elle n'est
l'effet de la volonté, puisqu'elle ne peut
pas constamment ni exciter; ni gouverner l'action. --- Page 244 ---
232 )
Pour que la copulation s'achève
voeu de la nature, il faut,
suivant le
nous le
le corps soit en bon état, et
répétons, que
faitement
que l'àme soit partranquille sur les facultés du
quiy sont nécessaires, et
corps
blée
qu'elle ne soit troupar aucune autre idée; qu'elle n'ait
crainte, ni inquiétude;
ni
pas même celle d'éprouver quelque difficulté ou quelque dérangement dans ce dont elle va étre
n'est peut-être aucune fonction
occupée. Il
animale
de l'économie
qui soit dans une dépendance
étroite que celle-ci de l'état du
aussi
lectuel.
principe intelLa raison et la volonté nuisent à la
mation de cet acte
consompurement physique. Le coût
peut être imparfait, et ce cas a lieu par défaut
d'érection. Un marchand vénitien,
de Claudius, entrait,
au rapport
au contraire, en érection,
et il éjaculait une liqueur
et
spermatique épaisse
abondante, sans éprouver ni
plaisir.
titillation, , ni
Il ne suffit pas d'avoir les signes extérieurs
la puberté,
de
pour qu'il soit prudent de se
aux plaisirs de l'amour, il faut
livrer
dus arrivent à la nubilité,
que les indivia La puberté, continue M. Marc,
l'homme comme chez la
chez
femme, est ce déve- --- Page 245 ---
- 233 )
matériel des organes de la génération
loppement
intéressées,
et autres parties sympathiquement la
de
lorsqu'il a lieu, admet
possibilité
qui,
procréer. D donnaient le nom d'éphèbes aux
Les anciens
à quinze ans. < Ce mo.
jeunes gens de quatorze
éphèbe du
ment de la vie, dit M. Virey, (mot
des Sciences médicales), offre une
Nouv. Dict.
dans les pensées , les actions
nuance singulière
qui ne s'observe à
et le mode de sensibilité,
existence. L'énulle autre époque de notre
l'enest tout à la fois pétulant comme
phèbe
comme la jeune
fant, puis timide et pudibond
et la tenvierge; il a la hardiesse d'un page tantôt un
dresse d'une fervente novice. C'est
un folâtre chérubin, tancharmant polisson,
distrait et sauvage. Il
tôt un Hyppolite rèveur, etil n'est plus enfant.
n'est pas encore homme,
s'élèvent dans ce
Je ne sais quels vagues désirs indélinissable du bonjeune cceur; un besoin
présage des
heur, une sourde fermentation,
des pleurs sans motif,
tempêtes des passions;
sans suite,
involontaires; mille projets
des joies
but encore : tout décèle ce tudes soupirs sans
interne d'ormulte secret, ce développement délicieuses et des plus
ganes 2 source des plus
funestes émotions de la vie.
encore homme,
s'élèvent dans ce
Je ne sais quels vagues désirs indélinissable du bonjeune cceur; un besoin
présage des
heur, une sourde fermentation,
des pleurs sans motif,
tempêtes des passions;
sans suite,
involontaires; mille projets
des joies
but encore : tout décèle ce tudes soupirs sans
interne d'ormulte secret, ce développement délicieuses et des plus
ganes 2 source des plus
funestes émotions de la vie. --- Page 246 ---
254 )
x Lorsque cette période ne
parfaitement,
s'accomplit qu'imlorsqu'une organisation
molle retarde l'élan de la
lente et
tombe alors dans la chlorose puberté, léphèbe
végête péndant
et la langueur; il
quelque temps dans une
apathie.
même
( La nubilité est
à laquelle
l'époque de la vie humaine
l'organisation
tés morales se
physique et les facultrouvent en harmonie avec
puberté, de manière à ce
la
pour leur
que, sans danger
propre santé, l'homme et la
puissent produire et élever
femme
saine,
une espèce à la foi
vigoureuse et
La puberté chez les nombreuse, )
la différence du
hommes, sans considérer
climat, des lieux, des
a: lieu en Europe de seize à
peuples,
nubilité de vingt à
dix-sept ans, et la
accroissement.
vingt-un, état de parfait
Les femmes, au
sont pubères de treize à
contraire, 3 y
biles de dix-sept à
quatorze ans, et nudix-huit (1).
(1) Veut-on comparer les organes sexucls
et de la femme à ceux
de T'homme
la végétation? On desindividusmâles et femelles dans
trouvera que le tilleul femelle se développe bien plutôt, et dès que le réveil de la
été annoncé par le chant de l'alouette
nature a
les feuilles du tilleul
ou du merle, que
femelle ont déjà acquis leur gran- --- Page 247 ---
( 235 )
s'opposaient à la prélois de Lycurgue
- e Les
intérêt pour la poscocité des mariages, par
hommes, selon
térité; elles défendent aux
de trenteM. Marc, de se marier avant l'âge
ont atet le permettent aux filles qui
sept ans,
teint celui de dix-sept.
procèdent trop
les animaux qui
D En effet,
résulcoit nous offrent de semblables
tôt au
savent très-bien ap-,
tats, et que les vétérinaires irrévocablement ses
précier. Un étalon perd
lui
de sauter une jument
forces, si on
permet
son acavant l'âge de quatre ans. : terme auquel
les
toujours complet;
croissement est presque
celles du mâle sont à peine sorties de leurs
deur, et que
bourgeons.
Marc, la fonction génitale
En général, dit le docteur
de chaleur parmi
ne s'opère point sans développement
T'ardeur du
les animaux, et surtout elle est sollicitée par
les
climat chez les races à sang-froid, les crocodiles, les
il semble qu'il en soit de même chez
tortues, etc.;
cordatum.ct VArum italivégétaux, puisque YArum
dévelopetc., au moment de la fécondation,
cum,
mâles et femelles réunis sur le
pent dans leurs organes
à 300 au-dessus de
même spadix, une chaleur de 20
zéro de Réaumur.
aux, et surtout elle est sollicitée par
les
climat chez les races à sang-froid, les crocodiles, les
il semble qu'il en soit de même chez
tortues, etc.;
cordatum.ct VArum italivégétaux, puisque YArum
dévelopetc., au moment de la fécondation,
cum,
mâles et femelles réunis sur le
pent dans leurs organes
à 300 au-dessus de
même spadix, une chaleur de 20
zéro de Réaumur. --- Page 248 ---
236 )
végétaux même ne sont pas exempts de
règle, et les cultivateurs
cette
expérience, qu'un
sont convaineus, par
jeune arbre
donne des fruits avant
replanté, qui
tion soient
que les voies de sa nutrisuffisamment établies,
moins que celui dont la fertilité
prospérera
Supposons deux
est plus tardive.
les bras l'un de trop jeunes amans jetés dans
les
l'autre; la fougue de la
entrainera à des excès que rien
passion
rêter, et la facilité qu'ils
ne pourra arger, les conduira
auront de les prolonbientôt à la satiété,
et à l'épuisement.
au dégoat
causes de
Saint Augustin, dans la Cité de l'anaphrodisie. Dieu
cap. 5), fait une longue énumération (liv. 6,
qui présidaient, chez les
des dieux
l'homme et de la femme. anciens, à l'union de
Priapus Tetinus
que dicebatur, quippe cui tendendi
quoesset, mulieresque ei in veliis
nervi cura
latae togis, preetertis solebant sacrificabant vequoque Dii culti plurimi
sacrificare. Hinc
Subigus,
ipsius coitus praesides:
Prema, Pertunda, Persica.
nus ut. semen
Saturconferret; liber et libera ut semen
emitterent, hic viris, illa. feminis;
semini in. matricem
Janus, ut
riret, etc
commeanti januam ape-
(Meursius, 9 de Puerperio suntagma, cap. 1. (Mot continence du Nouv.
des Sciences
Dict.
médicales.) --- Page 249 ---
(2 237 )
nord est la
des hommes, offiLe
pépinière
dit le Goth Jornandez, parce
cina gentium,
ménent pas une vie licenque les habitans n'y
à la populacieuse qui nuit prodigieusement
est aussi plus grande,
tion, laquelle en Europe
la même raison, dans les campagnes que
par
villes. Aussi, les gens de la campagne
dans les
que ceux
sont-ils moins sujets à l'anaphrodisie
de
de la ville, qui sont, la plupart, énervés
listes des morts font voir
bonne heure. Les
de filles : c'est le
qu'il nait plus de garçons que
femmes
contraire à la ville, où le nombre des
plus grand, par suite de la
est ordinairement
A la ville, les femmes :
proposition ci-dessus.
citius senescunt.
citis pubescunt, du Calicut sont olivâtres, et
G Les habitans
femme, tandis que
ne peuvent prendre qu'une
dit
la reine, et les dames nobles de sa suite,
peuvent prendre autant de
Valmont-Bomare,
leur plait, et ces arrangemens ne
maris qu'il
entre les
produisent aucune mésintelligence filles le
époux. Les mères prostituent leurs
peurent. C'est ainsi qu'à
plus jeunes qu'elles dans les
royaum es
Patane, à Bantar, et
petits
dit M. Smith, quand les femmes y
de Guinée,
elles le snisissent, et
rencontrent un homme,
mari, s'il les
menacent de le dénoncer à leur
ant de
Valmont-Bomare,
leur plait, et ces arrangemens ne
maris qu'il
entre les
produisent aucune mésintelligence filles le
époux. Les mères prostituent leurs
peurent. C'est ainsi qu'à
plus jeunes qu'elles dans les
royaum es
Patane, à Bantar, et
petits
dit M. Smith, quand les femmes y
de Guinée,
elles le snisissent, et
rencontrent un homme,
mari, s'il les
menacent de le dénoncer à leur --- Page 250 ---
238 )
méprise. Dans ce pays, le physique de
a presque une force invincible,
l'amour
sûre, et la résistance nulle.
l'attaque y est
Les Maldivoises, olivâtres
ou blanches,
cohabitation avec les
par
Européens, sont
ment débauchées. Jouir
extrêmetoujours, changer d'amours, voilà leur devise chérie. Les talens
vertus de ces femmes
et les
jouir à chaque
lubriques consistent à
mieux
instant; et, pour s'y exeiter et
seconder la nature, elles mangent à tous
momens du bétel et beaucoup
d'épices à leurs
repas (1).
( Les Egyptiens, quoique voisins des
et soumis comme eux à la
Arabes, 4
domination des
Turcs, ont cependant des coutumes fort différentes des Arabes. Par exemple, dans
les villes et villages, le Jong du Nil,
toutes
des filles destinées
on trouve
aux plaisirs des
sans qu'ils soientobligés de les
voyageurs 2
riches de ces contrées
payer : les gens
se font, en
un devoir de piété de fonder des maisons mourant.
d'hos-
(1) Certains individus éprouvent, après le
besoin irrésistible du
repas, un
coît, annoncé par un prurit aux
parties sexuelles, parce que ces organes sont pressés
les viscères
par
les
abdominaux, et qu'il y a engorgement dans
vaisscaux spermatiques. ) --- Page 251 ---
259 )
et de les peupler de jeunes et belles
pitalité,
font acheter dans ces vues charitafilles, qu'ils
conduisent
bles; des messagers de galanterie
au temple, où les jeunes prétresles voyageurs volontairement leurs stations, conses font si
admet
formément taux vues du testateur : on n'y
celles qui paraissent être
que les plus enjouées,
les mieux vouées au mystère, celles qui respila volupté la plus séduisante, celles
respirent
les
dont la taille est dégagée et terminée par
belles hanches et les plus belles chutes de
plus
de voir... N'en disons
reins qu'il soit possible
être alardavantage, la pudeur pourrait en
pas
Jalouses les unes des autres sur la prémée...
d'union entre elles : elles
férence, il y a peu
n'en veulent point à la bourse du voyageur;
intention est de l'attendrir, de le rendre
leur
à leurs charmes, en un mot, de lui
sensible
et de partager les avantages de la jouisprocurer Tel'est le double intérêt d'un service imsance.
mais il faut s'en méfier à
portant et public;
bien des égards : filles d'Ève, plus curieuses que
faibles d'esprit, elles veulent se perdre 2 comme
elle, pour tout savoir (1).
Valmont-Bomare, au mot Homme de son Dict.
()
raison. d'hist. nat.
rendre
leur
à leurs charmes, en un mot, de lui
sensible
et de partager les avantages de la jouisprocurer Tel'est le double intérêt d'un service imsance.
mais il faut s'en méfier à
portant et public;
bien des égards : filles d'Ève, plus curieuses que
faibles d'esprit, elles veulent se perdre 2 comme
elle, pour tout savoir (1).
Valmont-Bomare, au mot Homme de son Dict.
()
raison. d'hist. nat. --- Page 252 ---
240 )
La danse, le jour des noces, , a été imaginée
disposerles nouveaux mariés à la conceppour
dit Venette, cet exercice dition. a En effet,
dessèche
late, excite les parties amoureuses,
et les enflamme au point de
les superfluités 2 désirs nécessaires. pour la copuleur fournir des
lation. >
dans ce cas,
On croit communément que,
se retire à sec après avoir joui
si un homme
absorbé le
d'une femme, elle a conçu, ayant
liquide fécondant.
On croit aussi généralementque, dans l'espoir
l'homme, au moment de l'éjaculade procréer,
lancer ensuite
tion, doitseretenir uninstant pour
Ilreste à prouver
avec force lal aliqueurféeondante.
maintenant le rapport qui existe entre les pères
dit
et mères et leurs enfans. ( Peu nous importe,
du nouv. Dict. des
M. Marc, ( mot Copulation,
de quelle manière le sperme
scienc. médic.),
les
et les
viril féconde,il est constant que parens
surtout la mère et la fille, le père
enfans, que
OU moins. Cette
et le fils, se ressemblent plus
ressemblance, qui ressort davantage avec l'âge,
aux traits de la facc
ne se borne pas seulement
les différens
et aux manières dont ils expriment
mouvemens de l'âme, elle se retrouve souvent
dans les
dans les diffédans la marche,
gestes, --- Page 253 ---
- 241 )
attitudes du corps, sans qu'on puisse l'atrentes
's'obtribuer toujours à l'imitation 7 puisqu'elle
aussi sur des individus qui n'ont pas été
serve
élevés sous le toit paternel (1).
soit difficile de déterminer lequel
Quoiqu'il
influence le plus dans la prodes deux époux
il est
création de l'un et l'autre sexe, cependant
homme bien constitué, associé à
notoire qu'un
aura le
une femme de moyenne complexion,
des
qui tiendront de lui
plus souvent
garçons
Je
leur stature et leurs proportions physiques.
de famille de ce genre, à figure
connais un père
expressive, quia eu six enfans mâles, et n'ayant
ressemblance avec leur mère, mais qui
aucune
(1) On voit cependant souvent, par un croisement,
les filles ressembler à leur père, et les fils à leur mère.
En remontant à l'influence de la sympathic, et au pouvoirde T'imagination, cet effet ne serait-il pas une suite
d'une affection plus prononeée, dans le premier cas, de
la mère qui idolâtre son époux, et a ses traits présens
le moment décisif, où tout est amour, et vice
pendant
versd On a même de ces exemples d'une génération
autre
éloignée. Je vois tous les jours un jeune
à une
plus
homme qui n'a aucun trait des parens qui lui ont
donné le jour, mais dont la figure est le portrait vivant
de son aieule.
TOME I.
-il pas une suite
d'une affection plus prononeée, dans le premier cas, de
la mère qui idolâtre son époux, et a ses traits présens
le moment décisif, où tout est amour, et vice
pendant
versd On a même de ces exemples d'une génération
autre
éloignée. Je vois tous les jours un jeune
à une
plus
homme qui n'a aucun trait des parens qui lui ont
donné le jour, mais dont la figure est le portrait vivant
de son aieule.
TOME I. --- Page 254 ---
242 )
ont le type parfait de la
père générateur. Je vois physionomie de leur
ici, à la
paysanne également caractériséc campagne, une
prononcés, et une figure
par des traits
forme, c'est-à-dire
monstrueuse et difsaillantes,
avec des joues énormes et
laissant à peine
très-court; cette femme hideuse distinguer un nez
enfans, et tous du sexe
a déjà eu cinq
blent
féminin, qui lui ressemparfaitement. Enfin, parmi les maladies
héréditaires, la goutte dont était
et qui ne se communique
afligé le père,
ne prouve-t-elle
qu'aux enfans mâles,
pas l'influence
recte de l'homme dans la
positive et diception P
cohabitation etla conL'existence des conformations
peut être contestée. Je puis fournir héréditaires De
exemples celui de M.
entre autres
Boines en
Leturcq, propriétaire de
Gâtinais, et père de l'illustre
dant-général de ce nom, tué en
adjubataille d'Aboukir. Ce
Egypte, à la
de
père respectable, affecté
strabisme, a donné naissance à un autre
nommé Félix, affligé de la même
fils,
dité.
incommoM. D., se servant de
gauche, eut trois
préférence de la main
sontg
enfans mâles ; tous les trois
gauchers, , et ont hérité de son aptitude
sciences naturelles.
aux --- Page 255 ---
245 )
J'ai vu à Saint-Domingue deux générations
de nègres dontl les enfans mâles naquirent sans
de la main droite, leur père étant dans
pouce
et
de la même difformité.
le même cas, frappé
où je
Nous avons à Boësse, près Pithiviers,
résidais, l'exemple d'une claudication quis'est
transmise d'une mère à ses deux filles, et non
point à ses enfans mâles.
On voit encore, dans le même pays, un jeune
homme exempté du service militaire par une
dansle mouvement des yeux. Elle est
anomalie
des
annoncée par les convulsions permanentes
affectent de se porter d'un angle à
globes qui
successives etinvol'autre par les contractions
lontaires de leurs muscles adducteurs et abducteurs. Cette maladie se lie à la faiblesse du nerf
et est incurable ; mais elle ne cause 2
optique,
d'autre incommodité que celle de
dans la vision,
les laisser
fixer les objets, et de ne
ne pouvoir
confusément. Le nommé Naudin
apercevoir que
du jeune homme
Pinceux, vigneron, et père
que je cite, fut affligé de la même névrose.
par les contractions
lontaires de leurs muscles adducteurs et abducteurs. Cette maladie se lie à la faiblesse du nerf
et est incurable ; mais elle ne cause 2
optique,
d'autre incommodité que celle de
dans la vision,
les laisser
fixer les objets, et de ne
ne pouvoir
confusément. Le nommé Naudin
apercevoir que
du jeune homme
Pinceux, vigneron, et père
que je cite, fut affligé de la même névrose. --- Page 256 ---
244 )
SECTION QUATRIÈNE.
CHAPITRE III.
De la Fécondation.
PoUR que la fécondation ait lieu, il faut
le couple soit doué des formes
que
pas des proportions
voulues, n'offre
insolites, ni d'autres aberrations des organes génitaux. Les animaux s'imprègnent par un seul acte.
4 Quant à la disposition mentale, dit M. Murat (1), il faut que les deux individus,
nullement influencés
n'étant
par aucune affection morale, soient entraînés l'un. vers l'autre
l'attrait puissant du plaisir. On connaît par
pire qu'exerce
tout l'eml'imagination dans le coït. >
(1) Au mot Conception, du nouveau Diction. des
Sciences médic. --- Page 257 ---
245 )
d'après le sumOn reconnait généralement,
éprouvent après une
mum de la volupté qu'elles
certaine action, que lès femmes, indépendamde l'humeur glaireuse des prostates qui
ment
en fournissent
s'écoule au moindre contact,
essentielle dans le coit. Je citeune plus
d'une
dame fort airai entre autres l'aveu
jeune
mable, qui avait le plus grand désir de devenir
devant moi à son mari de
mère, et reprochait
libation.
n'être point assez prompt à fournir sa
sentait arriver de son côté le vériLorsqu'elle moment de l'effusion, elle pressait, contable
de lui prouver tout son amour
jurait son époux
cas; alors tous
par un commun accord en pareil
connaissance, et elle concevait.
deux perdaient
Une preuve que la volupté naît de l'éjaculation,
c'estquel l'eunuque n'éprouve, par le frottement,
des plaisircimparfaits et impuissans comme
que
cet exposé, il est donc à croire,
Jui. D'après
les femmes dans
1° quela liqueur querépandent nécessaire à la
le coit au moment du plaisir. est
formation de l'embryon ; 2° que les femmes qui
semblent n'éprouver aucune volupté pendant
l'action sont générolement les plus susceptibles
d'être fécondées; 5° que les femmes lascives ne
conçoivent que lorsqu'elles ne sont pas trop agacées par le désir; 4 qu'il est nécessaire, pour la
est donc à croire,
Jui. D'après
les femmes dans
1° quela liqueur querépandent nécessaire à la
le coit au moment du plaisir. est
formation de l'embryon ; 2° que les femmes qui
semblent n'éprouver aucune volupté pendant
l'action sont générolement les plus susceptibles
d'être fécondées; 5° que les femmes lascives ne
conçoivent que lorsqu'elles ne sont pas trop agacées par le désir; 4 qu'il est nécessaire, pour la --- Page 258 ---
I 246 )
fécondation, que l'émission séminale se fasse
part et d'autre au même moment.
de
Pourtant il n'est pas démontré,
observateurs,
pour tous les
que ce soit la rétention du
dans le vagin, après le coit, qui détermine sperme
condation. Il J a encore
la féqui
beaueoup d'incrédules
à la aduetenufesmremnioaitys fécondation
et qui ne' croient
sont assez
que- par son expansion, et ils
heureux pour appuyer leur
de l'expérience
système
dés femmes journalière; car on voit souvenit
devenir grosses, bien que la
prolifique sei soit' écoulée en grande
liqueur
médiatement après le coit.
partie imI Je conçois cependant
TP
que le concours del'orgasme de tous'"les tissus érectiles des
sexuelles de la femmer influe
parties
dans l'acte' dé la reproduetion avantageusement
concours' de'sensibilité
; mais ici il y a
qui- est
organique, et la femme
prolifiquement imbue s'en
moient où la:
aperçoit au
de frissonnemeit fecondationralien, par une espèce
fui est tout particulier,
quel elle ne: peut se rendre
étduque cette
compte. Il est vrai
espèce impression' ressentie suppose déjà une
d'expérience de la part de la
car il est indubitable
femme,
fera attention,
qu'une jeune novice ne
dans cette
jouissance qu'elle
circonstanee, qu'à la
éprouve. --- Page 259 ---
( 1e 247 )
Une femme peut concevoir sansl'introduction
comme je l'ai observé à Saint-Domindu pénis,
négresse qui avait tcongue, à l'égard d'une jeune
Ilsuffitque la seservéla membranedel lhymen.
soit
dans le vagin, et qu'clle y
mence pénètre
absorbée avec avidité par
lancée par le pénis, ou
On ne croit plus
la contraction de la matrice.
semigénéralement à la conception pàrl'aura
l'influence de la vapeur
nalis, c'est-à-dire par
subtile de la semence. Des expériences
la plus
et quoique
fidèles ont démenti ces assertions; racontent
Amatus Lusitanus et Delrio
Averroës,
femme devint grosse pour s'être
qu'une jeune
l'eau où des hommes, en se
baignée dans de
de la liqueur sémipolluant, , avaient répandu certifieanoirrépété cette
nale, et queSpallanzani
dit avoir fécondé
expérience surdes tétards qu'il
d'aest-il raisonable
avec de l'eau spermatisée;
Cepenjouter foi à de semblables expériences? les féconreconnaitre
dant on sait aujourd'hui
dations artificielles (1).
qu'un bilicux uni à une femme
() On a remarqué
Siles
peuvent avoir une nombreuse postérité.
sanguine
les deux bilieux, ils n'auront pas beauépoux sont-tous:
tous les deux sont trop ardens
coup d'enfans, parce que
qu'il
d'aest-il raisonable
avec de l'eau spermatisée;
Cepenjouter foi à de semblables expériences? les féconreconnaitre
dant on sait aujourd'hui
dations artificielles (1).
qu'un bilicux uni à une femme
() On a remarqué
Siles
peuvent avoir une nombreuse postérité.
sanguine
les deux bilieux, ils n'auront pas beauépoux sont-tous:
tous les deux sont trop ardens
coup d'enfans, parce que --- Page 260 ---
( 248 )
C En général, dit
pas les
c'est Venette, les années ne font
ages,
la force et le
qui les distinguent. Il
tempérament
été
y a des hommes
pères à dix ans, et des femmes
qui ont
ces phénomènes
à huit, mais
n'arrivent qu'au détriment du
tempérament de l'individu, la
la mère n'étant point
conformation de
assez
C'est à tort
déreloppée. D
que certains auteurs
que la femme est plus
prétendent
parce
amoureuse que lhomme,
qu'elle est moins sensible
rien de plus frilenx
au froid, car
qu'un nègre,
lonies, où la chaleur est
puisqu'aux COtoujours
constante, on les voit
accroupis sur les tisons, et
cependant
en amour. Deux époux de tempérament
féconds, tandis que deux
sanguin seront
stériles; mais
époux phlegmatiques seront
un sanguin fécondera une
Les bilienx et les sanguins éviteront
phlegmatique.
nation et les alimens
le travail d'imagiéchauffans qui
au
deviennent utiles,
contraire, aux tempéramens phlegmatiques.
Ily a des superfétations : on a vu une jeune
mettre au monde un enfant blanc et
femme
du fameux
un nègre. L'épouse
nègre Toussaint Louverture accoucha le
même jour, à son désespoir, d'un
Parmi les
nègre et d'un mulâtre.
animaux, les chiens offrent tous les
exemples,
jours ces --- Page 261 ---
( 249 )
animal est plus lascif que le négre (1)?
quel
cette hypoVenette (page 122, t. I) approuve suivante.
thèse, et la désapprouve dans la page
En fixant (page 127) l'age propre au mariage
anatomistes démontrent que par la structure
(1) Les
les hommes
des parties nécessaires pour la génération,
En
favorisés dans T'acte dont elle est lc résultat.
sont
repliés tant de fois sur euxeffet, ces Jongs vaisseaux,
de parmêmes, et que la liqueur séminale est obligée
des avancourir pour chercher à s'échapper, présentent
dans les femmes. La qualité
tages qui ne se trouvent pas
spiritueuse,
de cette humeur séminale, beaucoup plus
ces mêmes vaisseaux
doit affecter plus voluptueusement structure délicate de
qu'elle est obligée de suivre ; la
nécessaire à la transmission de cette liqueur
Yorgane
la sensibilité dans ces momens
doit encore augmenter
Les femmes, comme on
d'ivresse ; voilà nos avantages.
la délicatesse de
le voit, en ont moins que nous; mais
leurfaiblesse même, leur en procurent
leur constitution, les hommes sont privés. Les parties
quelques-uns dont
sont
nomconcourent à émouvoir la volupté
plus
qui
chez les hommes, et l'agitation de celles-ci
breuses que
Une
surtout d'une
suffit pour exciter les autres.
partie
sensibilité exquise est le siége du plaisir dans les femmes,
leur genre nerveux est d'une susceptibilité
parce que
extrême. > (M. de L.. t. II, P. 140.)
A
constitution, les hommes sont privés. Les parties
quelques-uns dont
sont
nomconcourent à émouvoir la volupté
plus
qui
chez les hommes, et l'agitation de celles-ci
breuses que
Une
surtout d'une
suffit pour exciter les autres.
partie
sensibilité exquise est le siége du plaisir dans les femmes,
leur genre nerveux est d'une susceptibilité
parce que
extrême. > (M. de L.. t. II, P. 140.)
A --- Page 262 ---
- de 250 )
à vingt-cinq ans, Venette dit:
homme doit
a Enfin, cet
plutôt se marier, qu'il est d'un
tempérament chaud et humide, d'un
bouillant, bilieux et. mélancolique,
sang
taille médioere, la tête
qu'il a la
lans, le nez
grosse, les yeux étincegros, la. bouche bien
joues teintes de
fendue,les
Lé même
sang 9 etle menton arrondi. D
docteur se. contredit encore en
tendant (vol. II, p. 216) que les femmes préçoivent rarement, et tous les mois
qui reaprès leurs règles leur mari,
seulement
des enfans infiniment
mettent au monde
plus sains
tuels i que ceux habitués à
et plus spirijournalier, etmoins
un commerce plus
souvent
Les paysans fournissent interroinpn.
traire dans l'un et l'autre l'exemple du conralleur génie n'annonce cas, puisqu'en génépas de
surnaturel, et qu'ils sont infectés développement de
chroniques, d'affections
maladies
cutanées et de
phe, infiniment plus communes. dans lailympagnes que dans les villes,
le
les camvie et de leurs
par genre de leur
travaux, le peu de soins
prennent d'eux, etla mauvaise
qu'ils
alimens.
qualité ide leurs
Sing w-L'incompétenee de l'ages dit
Toide Devauxi(s),
Y 49
() Onvrage cité, p. 459. --- Page 263 ---
(251 )
cause de la dissolution du
n'estjamais une justc
la femme
mariages car, si le sujet est tropjeune,l
convenable;
attendre qu'il ait acquis l'age
peut
vieux, il lui a été libre de ne pas
et, s'il est trop
ridicule des sentenl'épouser; ce qui fait voir le
de différens juges officieux, par lesquelles
ces
des hommes septuails ont soumis au congrès
génaires.
Millot et Morel
Les anciens, dit Virey (MM.
croyaient à l'art
de Rubempré à leur exemple),
les sexes à volonté, et prétendaient
de procréér
d'un belier, il ne
qu'en liant le testicule gauche
des mâles. Mais depuis,
produisait plus que
d'autres médecins
Ambroise Paré, et beaucoup
des
expérience, que
célèbres , ont prouvé, par
avait été emporté
hommes auxquels un testicule
Ils ont
des enfans des deux sexes.
procréaient des foetus mâles dans le côtég gauche
aussi trouvé
femelles à droite; enfin,
de la matrice, et des
une
la trompe de fallope ayant été détruite,
que femme engendra un garçon et une fille.
d'autres médecins
Ambroise Paré, et beaucoup
des
expérience, que
célèbres , ont prouvé, par
avait été emporté
hommes auxquels un testicule
Ils ont
des enfans des deux sexes.
procréaient des foetus mâles dans le côtég gauche
aussi trouvé
femelles à droite; enfin,
de la matrice, et des
une
la trompe de fallope ayant été détruite,
que femme engendra un garçon et une fille. --- Page 264 ---
252 )
CHAPITRE IV.
De l'Anaphrodisie comme effet de fImagination..
Toujours veillant et toujours agissante,
L'imagination peint, exagére, enfante;
Et méme au sein des nuits, au milieu du
Quand tout dort, et les vents, et les bois, repos, et les flots,
Qui ne saitson pouvoir (r
AVANT de considérer l'imagination
comme
cause immédiate de l'anaphrodisie,
nous allons
examiner. suceessivement les modifications de sa
puissance, son influence plus ou moins directe
sur nos organes et sur nos sensations, en invoquant souvent le secours et les lumières du célèbre auteur du poême de IImagination.
Nous conviendrons aussi avec M. Dulard (2).
que :
Facile à s'émouvoir, l'imagination
Est asservie aux lois de la sensation.
(1) Delille, poëme de VImagination, chant Ier.
(2) Dulard, poëme des Merveilles de la nature. --- Page 265 ---
. 253 )
ennoblit les arts, et les fait prospérer;
Elle
découvertes agréables
c'est d'elle que naissentles
et utiles.
que les tenC'est au secours de l'imagination
alimentent leurs feux de tendres
dres amans
viens me rapsouvenirs. C Douce imagination,
a Souvent
ma bien-aimée 9 ) disait l'un;
peler
le parfur m du sien... Quelle
mon souflle a acquis
volupdélicieuse ivresse! quel tressaillement
tueux! > chantait un autre.
néUn blanc voit, pour la première fois, une
et il ne cède ensuite
gresse avec répugnance,
et le dôn
qu'au plaisir des sens, qui est l'apanage
naturel de ces esclaves du Nouveau-Monde.
par exemple, pour
Comment se passionner, bariolé de blanc et
une Groënlandaise, au teint
front et au
de jaune; ; pour une Zemblienne, au
tatoués de raies bleues ; pour une. Japomenton
sourcils et lèvres bleues; pour une
naise, aux
dont la peau est brodée
négresse sénégalaise, d'animaux et de fleurs de
de différentes figures
Caraibe, toute bartoutes couleurs ; pour une
bouillée de roucou;pourt une femmedu royaume
s'est fait découper la chair en
de Décan, qui
des têtes en
nuances de diverses teintes ; pour
des faces applaties, 2 des visages plâtrés
pointes, 2
de blanc, de rouge; d'autres
de verd, de jaune,
peau est brodée
négresse sénégalaise, d'animaux et de fleurs de
de différentes figures
Caraibe, toute bartoutes couleurs ; pour une
bouillée de roucou;pourt une femmedu royaume
s'est fait découper la chair en
de Décan, qui
des têtes en
nuances de diverses teintes ; pour
des faces applaties, 2 des visages plâtrés
pointes, 2
de blanc, de rouge; d'autres
de verd, de jaune, --- Page 266 ---
254 )
piquetés à ramage avec une aiguille, et peints,
dit Valmont - Bomare, d'un vermillon ineffaçable; des paupières, des sourcils teints avec de
la mine de plomb; des yeux noircis par le
de la tutie injectée; des nezécrasés; des
moyen devenus petits à force de tortures ; des
pieds des lèvres
de bleu; des chebras et
piquetés
des pieds, des mains teints en couleur
veux, et rouge ; des oreilles et des narines perjaune
des coquilles, des perles, des
cées pour porter
précicuses;d d'autres sans sourcils, comme
pierres
les femmes de
les négresses de la Sierra-Leona ;
l'ile de Nicobas, celles de plusieurs pays de PAsie, les Brésiliennes 9 les anciennes Moscovites,
les Japonaises de la province de Eisen, etc.?,
On sait que, par suite d'une imagination qui
enfante des chimères, les ténèbres agacent les
désirs vénériens. Dans cette circonstance, l'action des muscles, soumiseà notre volonté, n'estelle pas une preuve évidente du pouvoir de
l'imagination? Mais cette même imagination
alarmée peut renverser aussitôt l'idole qu'elle
s'est créée. Par exemple, un sensible et langoureux amant européen pourra-t-il se passionner
moralement pour l'une de ces beautés du Nouveau-Monde, soit Africaine, soit Hottentote?
Dans un moment de délire, il invoquera la nuit --- Page 267 ---
255 )
charmes inconnus, et jouir de
pour palper des
lui promet d'avance
la voluptueuse illusion que
femmes qui, le
tant vantée de ces
la lubricité
et ne peuvent offrir
plus souvent, ne connaissent
une lutte
le plaisir des sens. Engage-t-il
que
P si des émanations nauséabondes
amoureuse?
de cette beauté africaine; si
s'élèvent du corps
grossier à ses proteselle répond par un jargon
d'impuistations maniérées, le voilà frappé
de
moins retardé dans l'exécution
sance, ou au
ses projets. l'imagination que la musique prend
C'est par
trace des tableaux
le ton des passions, et nous
touchans! ! Elle fournit au peintre des sujets 2
si
on rapellera que le
et pour en citer un relatif,
des passechar de Sapho est peint trainé par
comfaire voir par cette allégorie
reaux, pour
bien cette nymphe était voluptueuse.
)
Pirginité. 1 Claustrum virginale.
On a cru dans tous les temps, dit ValmontHomme, p. 33 de son Diction.
Bomare (article
l'effusion du sang,
univers. dHist nal. ), que
union, était une preuve
lors de la première
il est évident
réelle de la virginité ; cependant
toutes les
est nul dans
que ce prétendu signe
reaux, pour
bien cette nymphe était voluptueuse.
)
Pirginité. 1 Claustrum virginale.
On a cru dans tous les temps, dit ValmontHomme, p. 33 de son Diction.
Bomare (article
l'effusion du sang,
univers. dHist nal. ), que
union, était une preuve
lors de la première
il est évident
réelle de la virginité ; cependant
toutes les
est nul dans
que ce prétendu signe --- Page 268 ---
256 )
circonstances où l'entrée du vagin a pu être relâchée ou dilatée naturellement; ainsi, toutesles
filles, quoique non déflorées, ne répandent pas
qui le sont en effet, ne laisdu sang; d'autres,
même dont la
sent pas d'en répandre : il y en a
prétendue virginité s'est renouveléejusqu'à quafois dans l'espace de' deux ou trois
tre et cinq
ans, et même tous les mois:
Rien donc de plus chimérique que les préjudes hommes à cet égard, et rien de plus
gés
de la virgiincertain que ces prétendus signes
Les hommes devraient donc bien
nité du corps.
surtout cela, au lieu de se livrer,
se tranquilliser
injustes,
comme ils font souvent, à des soupçons
à de fausses joies, selon qu'ils s'imaginent avoir
rencontré.
Suivant M. de Haller, tout ceci est entièrement opposé au vrai. Tout foetus femelle, toute
fille nouvellement née, toute jeune personne de
dix ans, a, dit-il, l'hymen bien uniforme, et géen forme de croissant, à la
néralement placé,
inférieure de l'origine du vagin. Cette
partie
la vieillesse, à moins
partie se conserve jusqu'à
la dél'usage réitéré de l'acte vénérien ne
que truise, car une seule faute ne suffirait pas pour
l'anéantir.
On lit dans le Traité complet dAnatomie,
née, toute jeune personne de
dix ans, a, dit-il, l'hymen bien uniforme, et géen forme de croissant, à la
néralement placé,
inférieure de l'origine du vagin. Cette
partie
la vieillesse, à moins
partie se conserve jusqu'à
la dél'usage réitéré de l'acte vénérien ne
que truise, car une seule faute ne suffirait pas pour
l'anéantir.
On lit dans le Traité complet dAnatomie, --- Page 269 ---
( 257 )
Sabatier, tome II, pag. 592, qu'il s'en
par M.
de l'hymen soit
faut beaucoup que la présence
tout conassurée de la virginité qui,
une preuve
un être moral, une vertu qui
sidéré, est plutôt
être phyconsiste dans la pureté du coeur, qu'un
nombre d'indispositions peusique. Un grand
les personnes
vent détruire cette: menbranedans'
pendant que des circonstances
les plus sages,
laissée intacte dans les
favorables peuvent lavoir
déflorées; de sorte que les unes paraitront
filles
vierges, et les autres pacorrompues quoique
raîtront vierges quoique corrompues.
Pide Séverin
(Voyez le Traité circonstancié
chirurgien de Paris, de notis virginitaneau,
consulter Petit, Maladiesdes
tis; on peut aussi
etc.)
Femmes ; Fodéré, Mahon,
VIRGINITÉ.
Qu'ilme soit permis de citer quelques exembizarrerie de l'imagination chez les
ples de la
choisirai d'adifférens peuples de la terre, et je
virginité, que certaines nations
bord pours sujetla
est honorée
barbares méprisent autant qu'elle
parmi nous.
dit Salomon, de con-
( S'il est impossible,
naître dans la mer le chemin d'un vaisseau,
ToME I.
--- Page 270 ---
( 258 )
dans l'air, celui d'un aigle; sur un rocher, cclui
d'un serpent ; il sera aussi impossible de découvrir le chemin que fait un homme quand il
amoureusement une jeune fille (1).
presse
cet oracle, et à l'expéLe sage qui a prononcé
rience duquel on peut bien s'en rapporter, connaissait la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité qu'il y avait d'être certain de l'intégrité
d'une fille. On ne doit cependant pas toujours
s'enrapporter à la présence de T'hymen, puisque
de M. Dodard, que j'ai accouchée à
la négresse
dont relate Phistoire au
Saint-Domingue, et
je
chapiire des causes de l'anaphrodisie, en était
pourvue.
C'est néanmoins à cet état d'imperforation
la plupart des hommes attachent beaucoup
que
dit à ce sujet
d'importance. ( Les hommes,
M. de Buffon, ont youlu trouver dans la nature
n'était que dans l'imagination (2). )
ce qui
(1) Pour ne pas se trouver en défaut, les filles ont
de
toujours vierges : c'est
inventé un moyen paraitre
crève
vessie,
de sang, qui, dit-on, se
une petite
pleine
Dictionnaire des
à propos. (Mot Femme du nouveau
Sciences médicale.
dit
(2) Pour s'assurer de la virginité d'une fille,
Venette, il faut la mettre pendant une heure dans u
la nature
n'était que dans l'imagination (2). )
ce qui
(1) Pour ne pas se trouver en défaut, les filles ont
de
toujours vierges : c'est
inventé un moyen paraitre
crève
vessie,
de sang, qui, dit-on, se
une petite
pleine
Dictionnaire des
à propos. (Mot Femme du nouveau
Sciences médicale.
dit
(2) Pour s'assurer de la virginité d'une fille,
Venette, il faut la mettre pendant une heure dans u --- Page 271 ---
259 )
dans les goûts et dans les
& Quel contraste
D'après le
des différentes nations (1)!
moeurs
décoction de feuilles de mauves, sénebain fait avec la
si elle est pucelle,
arroche, brancursine, etc.;
çon,
seront pressées et jointes
toutes ses partiés amourenses
Test
elles scront
autres mais si elle ne
pas,
les unes aux
;
au lieu de ridées et de
làches, molettes et pendantes,
voulait
étaient auparavant, lorsqu'elle
resserrées qu'elles
nous en imposer. ))
car on
Je ne crois pas ces moyens péremptoires,
les mêmes résultats, sans les mêmes précautions,
éprouve
amoureuse, ou qui, à
avec une femme qui n'est point
n'est pas encore disposée au coit.
son réveil,
condamne les recherches
Au reste, saint Ambroise
s'assurer de
employées dc son temps pour
des matrones,
leur art, dit-il, cette
la virginité d'une fille; car malgré
cclle
la
sous la main de
qui
fleur facile à se flétir périt
cherche sans Tapercevoir.
de
et plusieurs autres peuples
() Les Ethiopiens,
les habitans du Pégu et de T'Arabie-Pétrée,
TAfrique,
leurs filles sont nées, de rapont la barbarie, dès que
la naune sorte de couture, lcs parties que
procher, par
libre que l'espace qui est
ture a séparées, en ne laissant
ces chairs
les écoulemens naturels :
nécessaire pour
T'enfant prend son acadhèrent peu à peu à mesure que
de les séparer
croissement, de sorte que Pon est obligé --- Page 272 ---
260 )
font de la virginité
cas que nous voyons que
la plupart des hommes, imaginerait-on que
certains peuples la méprisent , et regardent
comme un ouvrage servile la peine qu'il faut
moissonner cette fleur? Que la suprendre pour
certains peuples à céder les
perstition ait porté
prémices des vierges aux prêtres de leursidoles,
ou à en faire une espèce de sacrifice à l'idole
même; que les prêtres des royaumes de Cochin
de Calicut
de ce droit; que chez les
et
jouissent
Canarins de Goa, les vierges soient prostituées
de gré ou de force par leurs plus proches à une
idole de fer, on peut, on doit même gémir sur
mais enfin les vues de
l'erreur de ces peuples;
religion qui les portent à ces excès semblent les
excuser. > I
d'Aracan et aux îles
( Mais qu'au royaume
Philippines, un homme se croic déshonoré s'il
épousait une fille qui n'eût pas été dépucelée par
le
du mariage est arrivé:
par une incision, lorsque temps
Iy a certains peuples qui passent seulcment un anneau.
Lcs femmes sont soumiscs comme les filles à cet usage
outrageant pour la vertu; la seule différence,est que
cclui des filles ne pents'ôter, ct que celui dcs femmes a
de serrure dont le mari scul a Ia clé. >
une espèce
(M. de L - t. I,p. 300.)
qui n'eût pas été dépucelée par
le
du mariage est arrivé:
par une incision, lorsque temps
Iy a certains peuples qui passent seulcment un anneau.
Lcs femmes sont soumiscs comme les filles à cet usage
outrageant pour la vertu; la seule différence,est que
cclui des filles ne pents'ôter, ct que celui dcs femmes a
de serrure dont le mari scul a Ia clé. >
une espèce
(M. de L - t. I,p. 300.) --- Page 273 ---
(261 )
dans la province du Thibet les
un autre; que
prient
mères. cherchent des étrangers qu'elles
de mettre leurs filles en état de
instamment
Madagascar, les filles
trouver des maris; qu'à
débauchées soient le plutôt mariées, ce
les plus
contrariétés avec lessont-là de ces grossières.
ni nos moeurs, ni nos idées ne peuvent
quelles
manière se lier. Que les usages des
en aucune
différens! Ils àvaient tant
anciens étaient bien
les vierges, que lorsqu'elles
de respect pour
2 on ne
étaient condamnées au dernier supplice
mourir
que les bourreaux les
41 les faisait
qu'après
avaient déflorées. ).
dit Venette (pag. 85, t. I), quelle
( On sait,
vénération les Romains ont eu pour les vierges
vestales, ct le fameux édit que l'empereur Tifit
La'file de Séjan, qui n'avait
bère
publier.
fut déflorée
encore atteint l'age de puberté,
pas bourreau avant d'être étranglée, pour ne
par. le
faire déshonneur à la virginité. D.
pas
suis
de l'avis du docteur Venette,
Je ne
pas
la couqui, dans un autre passage, approuve
les
tume de certains peuples qui font déflorer
filles avant de les marier, en les compajeunes
a besoin d'ètre
rant à une serrure neuve qui
exercée. On apprend avec horreur et réputant d'autres peuples, ales
gnance, que : parmi --- Page 274 ---
(2 262 )
suivant Athanase, obligeaient leurs
Phiéniciens,
filles (Venette, t. L, p: 42), par des lois sévède souffrir, avant d'être mariées , que des
res,
Arméniens, selon
valets les déflorassent; queles
de
Strabon, sacrifiaient les leurs dans le temple
la déesse Anaitis pour y subir le même sort, afin
de trouver ensuite des partis avantageux à leur
condition. >
souvent bizarres, sont
Que de coutumes,
certains péuples dans les cérémousitées parmi
Chez les Gaulois, les fillès
nies du mariage.
choisissaient parmi les jeunes gens du canton,
rassemblait dans un festin, ccluiqui
quele père
annoncer que son
lui plaisait le plus, et pour
choix étaitf fait, elle s'adressait d'abord àlui pour
lui laver les mains. Chez les Kamtschadales, les
n'obtiennentlalfille qu'ils: recherchent
amoureux:
sanglant, qu'ils
qu'après un combat, quelquefois chargées de
ont à soutenir contre des matrones
à l'enlèvement qui doit se. faire par
s'opposer
victorieux, et s'il ne
ruse. Si l'amant n'est pas
des
la surveillance
sait pas à propos tromper meurtri de coups,
argusfemelles, il est renvoyé
ensanglanté. Les Groenlandais
et quelquefois
Les amans
sont plus doux dans leurs préludes.
des talens qui
de part et d'autre, s'inquiétent
obconviennent à lun ou l'autre sexe, et s'ils
qui doit se. faire par
s'opposer
victorieux, et s'il ne
ruse. Si l'amant n'est pas
des
la surveillance
sait pas à propos tromper meurtri de coups,
argusfemelles, il est renvoyé
ensanglanté. Les Groenlandais
et quelquefois
Les amans
sont plus doux dans leurs préludes.
des talens qui
de part et d'autre, s'inquiétent
obconviennent à lun ou l'autre sexe, et s'ils --- Page 275 ---
- 263 )
favorables - des vieilles
tiennent des rapports
la
servent d'entremetteuses; 2 jeune
femmes qui échevelée chez le jeune homme,
épouse court
à ses côtés, cn pleurant
et va se placer au lit,
sait biendes cris, que le prétendu
et poussant
les époux ont à peine
tôt apaiser. En Islande,
font circuler
la bénédiction nuptiale, qu'ils
reçu
d'eau-de-vie dont les parens,
des coupes pleines autour d'eux et du prêtre,
rangés circulairement l'ivresse. Dans la petite Buckaboivent jusqu'à
les Tartares Kalmoucks sont
rie,pays d'Asie dont
achètent les plus belles
seigneurs, les hommes
d'argent; ils couchent pendant
femmes à prix
ont choisie pour
trois jours avec celle qu'ils
soit
habillés, et sans qu'il leur
permis
épouse,
leur ardeur; on nc les laisse aude lui prouver
quelques minutes, et
près d'elles que pendant
qu'ils deviennent
ce n'est que le troisième jour
leur femme
heureux. Les Kalmoucks répudient
l'esans, et la malheureuse devient
à quarante
Les Macassars, haclave de la nouvelle épouse.
leurs noubitans del'ile de Célèbe, enferment obscure, où ils
veaux mariés dans une chambre trois nuits sans
trois jours et
restent pendant
à tous leurs bepouvoir sortir. On a pourvu
dans
un valet pénètre
soins; etle quatrièmejour,
la faible
éclairée seulement par
cette retraite, --- Page 276 ---
(264 )
lueur d'une lampe ; il oblige les nouveaux mariés à marcher sur une barre de fer garnie de
caractères hyérogliphiques, et les asperge, pour
de l'eau d'un vase qu'il tient de
les rafraichir,
l'autre. main. A Maroc, le roi unit tous les ans
cents nègres ou mulâtres de sa
quatre ou cing
maison à de jeunes filles de dix jusqu'à quinze
Les
n'ont pas le droit de choisir, et
ans.
époux
peine de mort, d'accepterla
ils sont obligés,sous
Le roi de Calicut
fille que le roi leur a désignée.
offre sa fiancée à son grand aumonier pour la déflorer avant de l'admettre dans sa couche nuptiale. Dans les Indes, on fiance.l lesenfans à l'age
de cinq ans, et ils se marient à dix. Quelle fuQue d'abus dans ces choix,
neste anticipation!
souvent mal assortis, où les coeurs ne sont pas
faits lun pour l'autre! On trouve dans plusieurs
les moyens de prévenir les an-.
de ces coutumes
l'attente
tipathies, de faire naître les désirs par
mais dans d'autres, Maroc, par
du plaisir;
emploie à l'égard
exemple, la contrainte qu'on
des époux n'est-elle pas souvent la cause d'anaphrodisie?
Mariage des Chinois et des Lacédémoniens.
moins
l'imagination
( Les sens agissent
que
à la
dans les mariages que l'on contracte
! On trouve dans plusieurs
les moyens de prévenir les an-.
de ces coutumes
l'attente
tipathies, de faire naître les désirs par
mais dans d'autres, Maroc, par
du plaisir;
emploie à l'égard
exemple, la contrainte qu'on
des époux n'est-elle pas souvent la cause d'anaphrodisie?
Mariage des Chinois et des Lacédémoniens.
moins
l'imagination
( Les sens agissent
que
à la
dans les mariages que l'on contracte --- Page 277 ---
( 265 )
ne reconnaisse pas
Chine (1), où, quoiqu'on on se marie sans
d'obligation plus importante. 2
noce,
vu. Le jour marqué pourla
s'ètre jamais
dans une chaise fort ornéc,
la jeune fille se met
dot. Un domeset suivie de ceux qui portent sa de la chaise,et
la clef
tique de confiance gorde mari, qui attend son
ne doit la remettre qu'au
Aussitôt qu'elle
épouse surla porte de la maison.
et
arrivéc, il reçoit la clef du domestique,
est
la chaise, il juge alors de sa
se hâtant d'ouvrir
fortune. Il arrive quelbonne ou de sa mauvaise
il remécontent de son partage,
quefois que,
ctrenvoiela fille
ferme la chaise sur-le-champ,
avec tout son cortége.
une maison fort
( Ily avait à Lacédénione
filles et les
obscure oà l'on enfermait les jeunes
chacun
hommes qui étaient à marier, et
jeunes
femme celle qui lui
emmenait et prenait poursa
était tombée en partage. X
souvent
Ces méthodes ridicules conduisent
inantipathie. En effet, un
à l'anaphrodisie para
aimer, peut-il être
dividu délicat et fait pour
n'a point enému en caressant des appas qu'il
Voilà l'histoire de nosmariages
çore appréciés.. fortune ou par inclination,
de conrenanee par
() Eneyclopediana. --- Page 278 ---
- 266 )
trop souvent fixés. ou contrariés
commun des
pour le bonheur
époux, qui semblent nés avec
sympathie ou antipathie l'un
pour l'autre.
DE L'ANTIPATHIE.
J'userai d'une digression qui in'est
à-fait étrangère à mon
point tout-.
ainsi
Ja
sujet, en la considérant,
que sympathie, comme une
lité organique. La sympathie
susceptibil'impression
détruit, en amnour,
désavantageuse que
naître.
l'antipathie fait
On lit, dans
ne
TEngyelopediana,
III
pouvait demeurer seul dans une qu'lenri
il y avait un chat.
chambre où.
Que le duc d'pernon s'évanouissait
d'un levraut.
à la vue.
Que le maréchal
d'Alben se trouvait mal
un repas où l'on servait un
dans
cochon de lait.
marcassin ou un
Qu'Uladislas, roi de Pologne, se troublait et
prenait la fuite quand il voyait des
Qu'Erasme ne pouvait sentir le pommes.
avoir la fièvre.
poisson sans
Que Scaliger frémissait de tout son
voyant du cresson.
corps en
d'un levraut.
à la vue.
Que le maréchal
d'Alben se trouvait mal
un repas où l'on servait un
dans
cochon de lait.
marcassin ou un
Qu'Uladislas, roi de Pologne, se troublait et
prenait la fuite quand il voyait des
Qu'Erasme ne pouvait sentir le pommes.
avoir la fièvre.
poisson sans
Que Scaliger frémissait de tout son
voyant du cresson.
corps en --- Page 279 ---
267 )
sentait ses jambes défaillir
Que Tychobrahe d'un.lièvre ou d'un renard.
à la rencontre
lorsquil en-.
Que Bayle avait des convulsions sortant d'un
tendait le bruit quie fait l'eau cn
robinet.
souffrir le
Lamothe-Levayer ne pourait
Que
instrument, ct goûtait un plaisit
son d'aucun
vif au bruit du tonnerre.
la
Marie de Médicis ne pourait supporter
Que
en peinture, et qu'elle
vue d'une rose, pasmême de fleurs.
aimait toute autre sorte
s'évanouissait égaQue le chevalier de Guise
leméntà la vue d'une rose.
Rondelet, fut
Qu'une jeune femme, suivant les fois qu'elle reattaquée de catalepsie toutes
et
forcée d'épouser,
voyait le mari qu'onfavait n'eurent plus de
qu'elie n'aimait pas, accès qui
des deux
de suites à la séparation convenue
époux.
citer, à l'appui de ces preuves conJe puis
une obcluantes de l'influece de l'imagination,
personnelle. Un fin chasseur,
servation quim'est
avait célébré la Saintgourmand de profession 1
Impatient de
Hubert avec plusieurs de ses.amis. revient des
voir servir le diner, il va.
ne-pas
le cuisinier dont
fourneaux, y retourne, presse
lenteur, et le harcèle si injustement,
il acecusela --- Page 280 ---
268 )
qu'un de nous, pour égayer la fête,
faire plumer une chouette
s'avise de
à l'insu de notre
gastronome, de la mettre sur le
provoquant son appétit
le
gril, et, en
par récit des
essuyées à la chassey del
fatigues
visoirement le
l'engager à manger proappréter. Le jeune perdreau qu'on lui a fait
brer
saisir sans réflexion, le
et l'avaler, ce fut l'affaire d'un démemmais un plaisant lui ayant montré
moment;
scau de nuit, notre
la tête de l'oil'instant tout ce. qu'il gourmand convive vomit à
de l'estomac fut
avait mangé. Le spasma
moire
excité au secours de la
qui lui rappela le
mé-.
lots.
destructeur des mu-.
Une dame, madame D..
antipathie pour les
avait une telle.
les maisons où elle épinards, que dans toutes
de n'en
était invitée, on avait soin.
pas faire servir sur la table. Elle
unjour, d'un fdcandespal'oseilleg
mange,
parfait. Une heure
qu'elle trouve.
des anxiétés,
après le diner, elle éprouve
des soulèvemens
enfin des vomissemens
d'estomac, et
de la maison se:
excessifs. La maîtresse,
où elle
rend,s sans mot dire, à la
trouve quelques feuilles
cuisine,
lées aux
d'épinards méépluchures de l'oseille. Madame D..
éprouva un emphysème
La Srmpathie
après ces vomissemens.
produit des effets diamétrale-
des anxiétés,
après le diner, elle éprouve
des soulèvemens
enfin des vomissemens
d'estomac, et
de la maison se:
excessifs. La maîtresse,
où elle
rend,s sans mot dire, à la
trouve quelques feuilles
cuisine,
lées aux
d'épinards méépluchures de l'oseille. Madame D..
éprouva un emphysème
La Srmpathie
après ces vomissemens.
produit des effets diamétrale- --- Page 281 ---
269 )
à ceux de l'antipathie. La prement opposés
l'autre cherche
mière tend à rapprocher ce que
à éloigner.
La douce sympathie, en dépit de l'absence,
Nous fait de ceux qu'on aime éprouverl Poême de la souffrance. PImagination.)
(DELILLE.
femme de Pompée, voyant la robe de
Julie, teinte du sang d'une victime qu'il
son. époux
voirle sang de Pompée,
avaitimmolée, croyant
mournt dans
sentit une douleur si vive qu'elle
moment. Ce touchantexemple de piété
le même
conjugale serait bien rare de nos jours.
l'amour conjugal d'aG C'est en envisageant
dit M. Marc (mot Copulation
près ce principe,
qu'on
Diction. des Scienc. médic.),
du nouveau
l'attachement à
s'explique, en grande partie,
la haine
toute épreuve, ou bien l'indifférence,
des
et tant d'autres suites phymême
époux, serait trop long de signasiques et morales qu'il
ler (1). D
même parmi les animaux, une sorte de
(1) Ily a,
l'étalon ne saildiscernement en amour. ( Le taureau,
felent pas avec la même ardeur indistinetement les
melles qu'on leur présente; il en est même qu'ils refuils s'emploient
sent tout à fait, et d'autrcsp pourlesquelles --- Page 282 ---
: 250)
des hommes être- tourmentés de
On a vu
l'acconchement de
coliques cruelles pendant
leurs femmes.
un de
Par un semblable effet de sympathic,
éprouvait une fonte d'humeurs toutes
mesparens
un purgatif. Il
les fois que son épouse prenait
mais
très-fortement constitué,
était cependant
ardente; et totijours
doué d'une imagination
à recevoir les moindres impressions.
disposée
au mot SymOn lit dans YEngyelopediand.,
ami de M. l'abbé de Laugeac,
pathie, ( qu'un
comte de
de la maison de La Rochefoueault,
de Brioude, et doyen de Saint-Gal
Saint-Julien
lui demander à diner.
de Laugeac, fut un jour
ami était absent depuis plus de quinze ans.
Cet
la
vint deAprès qu'on eut servi, getvernante chose.
manderà M. le doyen s'il souhaitait autre
était der=
L'étranger ne la vit pas, parce qu'elle
mais le coeur lui manqua, et en
rière sa chaise,
Elle sortit pour
même temps à la gouvernante.
inutilemient. Une chienne choisit entre
ct se fatiguent
celui qui doit
dix mâles de son espèce qaiTenvironnent,
lui convenir.
considérés en état
(De Phomme et de la femme
tome Ier,
de mariage, par M. de L.. : chirurgien;
page 202.)
ne la vit pas, parce qu'elle
mais le coeur lui manqua, et en
rière sa chaise,
Elle sortit pour
même temps à la gouvernante.
inutilemient. Une chienne choisit entre
ct se fatiguent
celui qui doit
dix mâles de son espèce qaiTenvironnent,
lui convenir.
considérés en état
(De Phomme et de la femme
tome Ier,
de mariage, par M. de L.. : chirurgien;
page 202.) --- Page 283 ---
271 )
et dès le momentl l'étranger revint à
prendrel'air,
à manger. Desqu'onebtservi
lui, et recommença
et
le dessert, M. le doyen appela la gouvernante,
la clé de son cabinct pour aller
lui demande
Le coeur palpite à
chercher quelques liqueurs.
change de couleur,
l'étranger, et la gouvernante
découvrir la
l'un et l'autre pussent en
sans que
accourut vers son ami, et un
cause. Le doyen
prit soin de faire revenir la gouvernante,
laquais
de demander le nom
qui, ayant eu la curiosité
fut
n'avait point envisagé,
de l'étranger qu'elle
tendrement.
se jeter à son cou, ct l'embrassa
de l'ami du doyen, et il y
C'était la nourrice
avait trente ans qu'ils ne s'étaient rencontrés..
J'ai été témoin de deux faits aussi extraordinaires; le premier se passa au château de
chez M. de Jarente de la Bruyère, alors
Meung, d'Orléans. Une dame s'évanouit au miérèque
dans
lieu du repas'; on l'enlève, et, transportée
elle reprend ses sens et
un autre appartement, d'ètre tué! Un des
s'écrie : ( Mon frère vient
de
fataliste, prend note du jour et
convives,
plus tard, qu'un
T'heure, et fait remarquer,
joursaprès, est venu ancourrier, dépéchétrois
tué dans
noncer au prôlatla mort de son parent,
à
heure, et le même jour.
une bataille, pareille
Saint-DoL'autre anecdote a été recueillie à --- Page 284 ---
: 272 )
mingue, et m'aété racontée par madame Rossignol des Dunes, veuve de M. Robuste, quiy joue
le rôle principal. Cette dame, ma parente, douée
de toutes les vertus sociales, avait depuis queltemps de sinistres pressentimens surlasanté
que
alors en France. Au midu comte son époux,
lieu d'une nuit, elle se réveille en sursaut, et
croit voir entrer dans sa chambre son mari, qui
semble lui faire signe de ne pas se déplacer.
Cette muette extase dure pendant quelques inslesquels M. le comte de Robuste
tans, après
semble dire adieu pour toujours à son épouse,
etl'engage à se retirer chez M. le chevalier Réet habitant du même
moussin, son beau-frère,
quartier de la plaine l'Artibonite. Ce mystique
entretien, effet de l'imagination, et d'un pouvoir sympathique cesse, alors le prestige disparaît. La vertueuse épouse inquiète, attendrie,
de son imagination les
veut en vain éloigner
Viennentfrobscurcir, et quoinoirs présages qui
le rideau de l'illusion soit tiré, elle n'en
que
douloureuse
conserve pas moins l'empreinte
pendant trente-cinq jours, époque de l'arrivée
d'un bâtiment venant d'Europe, qui confirme la
avec tous
fatale réalité de son pressentiment,
et les volontés
les détails que nous annonçons,
dernières du défunt.
les
veut en vain éloigner
Viennentfrobscurcir, et quoinoirs présages qui
le rideau de l'illusion soit tiré, elle n'en
que
douloureuse
conserve pas moins l'empreinte
pendant trente-cinq jours, époque de l'arrivée
d'un bâtiment venant d'Europe, qui confirme la
avec tous
fatale réalité de son pressentiment,
et les volontés
les détails que nous annonçons,
dernières du défunt. --- Page 285 ---
(: 275 )
On mande de Mole (Brabant septentrional),
août 1829, un vieillard s'est rendu à
que le 9
octogénaire ; ils y ont
l'église avec son épouse
ensemble au
entendu la messe et sont retournés
ils se sont mis au lit; le 12, ils ont
logis ; le 10,
sacremens;
en même temps. , les derniers
reçu, ils sont décédés tous deux à onze heures
le 15,
intervalle de moins de deux midu soir, à un
ont été
nutes l'un de l'autre; le 17 leurs corps
ensemble à l'église, puis au cimetière.
portés
rentrer dans
On conçoit aisément que, pour
notre thèse. , il y avait, dans les deux cas cités,
lieu à anaphrodisie.
aussi du baillement qu'on éprouve
Que penser
à la vue d'un bâilleur.
Les songes étant du domaine de l'imagination,
crois, les faire coîncider avec l'état
on peut, je
nocturnes
du somnambulisme, et les pollutions
énervent si visiblement les organes géniqui
taux.
Ainsi la nuit du jour retrace le tableau;
Ainsi de nos pensers nos rêves sont l'écho.
(DELILLE. Poëme de PImagin., chant. I.)
€ Les rêves, dans les affections pathologiun témoignage de l'inques (1), ne sont-ils pas
(1) Debreuze, ouvrage cité, P. 6.
Tove I.
A --- Page 286 ---
(274 )
fluence du physique sur le moral? Ne voit-on pas
de Thydropique errer au bord des
l'imagination et des ruisseaux, et se perdre dans les
fontaines
toutes les couleurs sont de
ondes, tandis que
et que tous les corps sont de feu pour
pourpre,
qu'une fièvre inflammal'homme pléthorique
toire a frappé?,
ait attaché quelIl n'est pas étonnant qu'on
chose de mystérieux aux songes, puisqu'ils
que
des mystères si incompréhensont eux-mêmes
frappé de quelsibles. Je me couche l'esprit
m'intéresse vivement, mes yeux se
qu'objet qui
s'assoupissent, tous mes
ferment, mes orcilles
tombent dans l'inertie et s'engourdissent;
sens
au milieu de la nuit, mon âme
et, néanmoins,
idées
l'ont frappée le
se retrace toutes les
qui
sans oreilles;
jour. Je vois sans yeux, j'entends
des sentimens de peine et de plaisir
j'éprouve l'intervention de mes sens, sans le consans
volonté. Je suis mort, et je vis;
cours de ma
les proj'ai des idées, et point d'organes pour
imaraisonne, je compose; et si mon
duire; je
marche, je combine
gination est exaltée, je
sans
des mouvemens; j'exécute
des actions,
tout ce que
dessein, sans volonté préalable,
le sentiment distinct de mon
j'exéeuterais avec
secrète et merexistence. Quelle puissance
'intervention de mes sens, sans le consans
volonté. Je suis mort, et je vis;
cours de ma
les proj'ai des idées, et point d'organes pour
imaraisonne, je compose; et si mon
duire; je
marche, je combine
gination est exaltée, je
sans
des mouvemens; j'exécute
des actions,
tout ce que
dessein, sans volonté préalable,
le sentiment distinct de mon
j'exéeuterais avec
secrète et merexistence. Quelle puissance --- Page 287 ---
( 275 )
un reste d'imveilleuse produit ces effets?Est-ce
de mes
vibrations dans les organes
presions,de
mécanique et
sens? est-ce une action purement
de mon âme, dit M. Salgues,
indépendante
50 de l'ouvrage cité. D
t. I",P,
Un homme était telleImagination ezallée. atteint du virus syphiment persuadé qu'il était
du beurre, oû il
litique, qu'en le frottant avec
il saliva,
n'entrait aucun atôme de mercure,
lui eût administré des frictions
comme si on
mercurielles (1).
d'une femme
cite l'observation
G Alexandre
l'herbe, croyait qu'un serqui, ayant dormi sur
bouche, et de là dans
pent était entré dans sa
fortement frappée
son estomac. Son imagination: accidens les plus
avait donné naissance aux
du fait,
n feignit de croire à l'existence
graves.
et fit mettre en secret un
ordonna un émétique,
devait vomir.
dans le vase où la malade
serpent
avoir rendu le serpent dans le voCelle-ci crut
fallut
davantage pour
missement, et il n'en
pas
l'erreur de l'imagination et les symptodétruire
déterminés par elle (2). D
mes fâcheux
Dissertation sur le pouvoir de FImagination
(1)
enceintes, page 108.
dans les femmes
82.
(2) Debreuze, ouvrage cité, page --- Page 288 ---
276 )
a Montaigne rapporte qu'une femnme
avoir avalé une
croyant
épingle , criaitet se
comme siréellement cette
tourmentait
au gosier, où elle
épingle se fût arrêtée
douleuriospportable. ressentait, disait-elle, une
Onla fit
eu soin de jeter adroîtement vomir, et ayant
dans ce qu'elle avait rendu, une épingle tortue
ainsi
son inagination fut
tranquillisée, et elle fut subitement
rassée de sa douleur
débar-
(1). > 3 mano
Lephysique, même dans les
modifie le moral. Le
animaux, règle et
pèce de crocodile
caiman- par exémple, esdontje vais faire
toire au 1 janv:
paraitre l'his3851.ayantlalibre nerveuse
irritable, est tellement insensible
peu
j'en ai conservé
à la douleur,
pendant trente
et
sans deur donner de
jours plus,
cés de vingt
nourriture; d'autres , perballes, d'autres ouverts
pour l'examen de la circulation
vivans,
qu'ils aientfsitentendre
du sang, sans
s'être même
aucune plainte, ets sans
regimbés contre le fatal scalpel.
Comparez avec ce caractère
sation timide et sensible du apathique l'organiL'imagination
daim ou du chien!
dans ces rèves joue souvent un grand rôle
enchanteurs où l'amant
né.s'enirre de délices énervans.
passion-
(1) Essais de
Montaigne, t. Ier, P.400.
ans,
qu'ils aientfsitentendre
du sang, sans
s'être même
aucune plainte, ets sans
regimbés contre le fatal scalpel.
Comparez avec ce caractère
sation timide et sensible du apathique l'organiL'imagination
daim ou du chien!
dans ces rèves joue souvent un grand rôle
enchanteurs où l'amant
né.s'enirre de délices énervans.
passion-
(1) Essais de
Montaigne, t. Ier, P.400. --- Page 289 ---
277 )
Peindrai- je d'un amant le délire et les songes?
C'est pour lni que Morphée est riche en doux mensonges;
D'espérance , d'amour, de désir palpitant,
Il voit Pobjet qu'il aime, il Pécoute, illentend;
Il croit voir sur sa bouche, oùt le refus expire,
Mollement se répandre un languissant sourire;
Il croit voir, P'entourant des plus aimables noeuds,
S'étendre et s'arrondir ses bras voluptueux; ;
Il reçoit ses baisers, ses caresses bralantes:
Tout son corps a frémi sous ses mains caressantes.
La nuit fait envier ses prestiges au jour,
Et trempe ses pavots du nectar de lamour.
(DELLLE. Poëme de PImagination, chant. I.)
Somnambulisme. Je ne sais si Valmont-Bodéfinit bien l'état du somnambulisme.
mare
dormeur
rève, mais dont
un
qui
e C'est, dit-il,
exécuactions sont de réminiscences, et
d les
visilui machinalement,
A tées, exprimées par
En
à la manière des pantomimes.
€ blement
leur état
les somnambules, tant que
d général,
de leurs
ou point l'usage
u dure, n'ont que peu
ils
sans s'en apercevoir. )
K sens, agissent
est contrecette proposition
Il me semble que
l'anecdote de l'écolier dont parle
prouvée par
levait dans le sommeil, faiClauderus, qui C se
au lit, et trouvait
K sait ses devoirs, se remettait
cette besogne faite, sans se sou4 le lendemain --- Page 290 ---
278 )
le thème de cet écoK venir de rien. > Certes,
lier n'était point une réminiscence!
dispose à l'anaphrodisie,
Le somnambulisme
des fibres
continuelle et enervante
par la tension
n'ont aucun repos.
motrices du cerveau, qui
Fautrel,
comme l'observe M. le docteur
Mais, des Notes au Traité de Médecine légale
auteur
ne se remarque
de Mahon, le somnambulisme
et il se
ordinairement que chez les jeunes gens,
guérit par l'âge (1)-
maladie nerou incube est une
Le Cauchemar
une mauvaise
par
veuse
produite) prineipalement
énerve
digestion, qui, en fatigant les systèmes,
la crainte, la frayeur, et
la sensibilité, produit
disposent nédébilitantes qui
autres passions
dit M. Salgues (P. 321, t. Ier des
() ( J'ai connu,
croyait sérieuseErreurs , etc.), un jeune hommc qui
il trouvait tous les
ment avoir un lutin à ses ordres;
ses papiers mis en ordre, ses
matins sa chambre rangée,
dans leurs tablettes: il ne pouvait s'explilivres replacés
On coucha dans la chambre, on
quer cette merveille.
tenait
découvrit que tout CC merveilleux
Tépia, et T'on
était lui-même le vrai lutin.
et qu'il
au sonnambulisme,
XVIe siècle, il sera démontré
Reportez cette histoire au
qu'il était servi par un follet. ))
;
ses papiers mis en ordre, ses
matins sa chambre rangée,
dans leurs tablettes: il ne pouvait s'explilivres replacés
On coucha dans la chambre, on
quer cette merveille.
tenait
découvrit que tout CC merveilleux
Tépia, et T'on
était lui-même le vrai lutin.
et qu'il
au sonnambulisme,
XVIe siècle, il sera démontré
Reportez cette histoire au
qu'il était servi par un follet. )) --- Page 291 ---
279 )
Onavu, à Rome,
cessairementa à l'anaphrodisie.
être tout
le cauchemar épidémique
dit Buchan,
aussi meurtrier que la peste.
La mémoire tient de si près
De la Mémoire.
la
ne serait rien sans preà limagination , qui
rendre
mière,
quenousallons emprunterspourent
brillans de Delille (1): :
compte, les pinceaux
La mémoire, à ce nom se troublent tous nos sages.
Quelle main a creusé ces secrets réservoirs; nombreux tiroirs ;
Quel Dieu range avec art tous ces
ouvre?
Les vide ou les remplit, les referme ou les
Les nerfs sont ses sujets, etl la téte est son Louvre.
auteur décrit ainsi une mémoire
Le même
tardive.
Au plus ancien dépôt quelquefois si fidèle,
récent
me trahit-elle?
Sur un dépôt
pourquoi
Pourquoi cette mémoire, agent si merveilleux,
Dépend-elle des temps, du hasard et des lieux?
de me citer pour exemple,
S'il m'est permis
j'ai
depuis les malheurs que
j'observerai que,
au milieu desquels
éprouvés à Saint-Domingue,
chant Ier,
(1) Poëme de VImagination, --- Page 292 ---
( 280 )
j'ai été plusieurs fois ballotté, par les'assassins,
entre la mort et la vie, ma distraction est telle,
lorsqu'il fait beaucoup de vent, que je ne puis
peine fixer une idée et la rédiger, ou que
qu'avec
fois un passage avant de l'avoir
je relis vingt
compris.
de Milton, dit M. Esménard,
( L'imagination
activité depuis le mois
était dans sa plus grande
de septembre jusqu'à T'équinoxe du printemps;
etl'on assure que ses trois filles avaient coutume
de chanter et de jouer de plusieurs instrumens
exciter en lui cette inspiration presque dipour vine dont il paraît souvent animé. *
de ce vaste génie, si un cerSi un homme
organisé que celui de Milveau aussi largement
des modifications dans'les sensaton, éprouve
tions, il n'est plus étonnant que moi, pauvre
fois interdit, et que ma
hère, je reste quelque
vain
mémoire me refuse absolument ce qu'en
réclame d'elle. Même pouvoir de la musique
je
cerveau :ellc me fait éprouver une
sur mon
j'entends exécuter
émotion si grande, lorsque
analogue au sujet que je traite, que
un morceau
mon corps électrisé en frémit.
m'a
Je dois aussi exposer une partieularitéqui
étonné. Je travaillais, il y a quelque
toujours
et que ma
hère, je reste quelque
vain
mémoire me refuse absolument ce qu'en
réclame d'elle. Même pouvoir de la musique
je
cerveau :ellc me fait éprouver une
sur mon
j'entends exécuter
émotion si grande, lorsque
analogue au sujet que je traite, que
un morceau
mon corps électrisé en frémit.
m'a
Je dois aussi exposer une partieularitéqui
étonné. Je travaillais, il y a quelque
toujours --- Page 293 ---
(281 )
à la partition d'un opéra-comique que
temps
etla nature de mes occupations
les circonstances
de continuer, et lorsque
ne me permettent pas
dans la mârche
soit de la difliculté
j'éprouvais,
de la monotonie dans les
de Tharmonie, ou
dans un
2 je me renfermais
acompagnemens, à l'heure, et, qui le dirait?
fiacre, que je prenais criard de la voiture > je me
à la faveur du bruit
mentalement mon
recueillais, en repassant
entendre
il me semblait
chant, et toujours
clairement
l'harmonie complète, et distinguer
à chaqueinsce
et sans autre forme,
-etreatreraent
trument; ; alors je rentrais
une facilité
currente calamo,. avec
jéerivais,
ordinaire. Plusieurs célèbres
qui ne m'était pas
mêmes morceaux
auteurs sont convenus que ces
dont
supérieurs à ceux
étaient de beaucoup calculé les effets; ( car la
j'avais gravement
n'est que l'attention
dit Condillac,
( mémoire,
à la sensation. D
( donnée
rien ne parle aux sens ;
Ainsi Pâme se tait quand
Ainsi Pobjet émeut ses fils obéissans; est passéc,
Et même quand des nerfs la secousse
Lécho des souvenirs prolongela pensée. chant. III.)
(DELILuE, Poëme de PImagin-,
diffère del la mémoire, en ce que
L'imagination
€ --- Page 294 ---
(: 282 )
la première retrace le passé,
au lieu que la mémoire
et pénètre l'avenir,
que Delille
ne peint que le
trace par ces mots
passé;ce
aussi bien rassembler:
que je ne pourrais
L'imagination, féconde enchanteresse,
Qui sait micux que garder, et que se
Retrace le passé, devance l'avenir, souvenir,
Refait tout ce qui fut, fait tout ce qui doit
Dit à Fun d'exister, à l'autre de renaître. étre,
a Quant à ces vaines
disputes sur le
e la mémoire,
siége de
3 que les uns, dit M:
a placent dans le
Esménard,
cerveau, qu'une femme
a ble a mis dans le
sensicceur, et que certains
K sophes répandent dans toutes les
philoparties du
corps humain, en regardant la mémoire
comme le résultat des impressions
sent en nous les sensations du
que laisK
de l'odeur, de la
gout, du son, 9
couleur et de la
au lieu de chercher à résoudre
lumière;
( aussi profondément
ces questions
obscures
a ment inutiles, il faut s'écrier que parfaiteavec M. Delille :
Là finit ton pouvoir, mortel audacienx !
4 C'est la meilleur réponse qu'on
4 en poésie, et même
puisse faire
en métaphysique, à ces
en nous les sensations du
que laisK
de l'odeur, de la
gout, du son, 9
couleur et de la
au lieu de chercher à résoudre
lumière;
( aussi profondément
ces questions
obscures
a ment inutiles, il faut s'écrier que parfaiteavec M. Delille :
Là finit ton pouvoir, mortel audacienx !
4 C'est la meilleur réponse qu'on
4 en poésie, et même
puisse faire
en métaphysique, à ces --- Page 295 ---
283 )
dont les systèmes et
M
modernes,
Lycophrons
inintelligibles ont presque
4 les raisonnemens
au matérialisme
toujours pour but d'entrainer
et qui
faibles et les coeurs gâtés,
t les esprits
naturels dans cette entreprise
ont pour alliés vicieux de lhomme, et tous
tous les penchans ressémblent aux remords.
qui
e les souvenirs
des plysiologistes, les
observations
a Les
lit des malades (1), prourecueillis au
K faits
est le siége de l'imaginale cerveau
1 vent que
l'ivresse, par les
elle est troublée par
K tion; ;
de la dure et de la pie-mere, et
e phlegmasies
toutes les maladies qui
genérolenent par altèrent la masse céréla tête, et
U affectent
des nerfs.
4 brale ou le premier LAcadémie royale des
Les Mémoires de
offrent l'hisde l'année 1811, nous
€ Sciences,
de neuf ans, qui, à la suite
K toire d'un enfant
Bulletin de la Société des Sciences
(1) Extrait du
a'Orléanis ( septembre 1812),
physiques et médicales Recherches sur les infuences
d'un Mémoire intitulé :
dans le développede PImagination et des passions, diverses maladies rement, la durée et la guérison de ci-devant premier
M. Latour,
belles aux remèdes 5 par Hollande, etc.; pages 119
médecin de S. M. le roi de
et suivantes. --- Page 296 ---
I 284 )
a d'une céphalalgie intolérable, perdit toutes les
( facultés de la mémoire, au point de ne plus
connaître ses amis, ni la maison qu'il habitait
ordinairement, ni le langage familier de ceux
qui vivaicnt avec. lui, ni rien de sa propre
personne. Le célèbre Haller parle d'un homme
u qui, sans cause connue, perdait dans
K
desparoxismes de mal de tête tres-irréguliers, la
K mémoire qui revenait bientôt après.
>
Pareille chose m'arrive depuis mes malheurs,
lorsqu'une sensation imprévue m'étonne ou
m'inquiète; il semble alors que mes facultés
intellectuelles sont nulles. ou. comme couvertes
d'un voile épais qui se dissipe bientôt, étantseul,
et après l'émotion ressentie.
J'ai vu, poursuit M. Latour, pour la même
cause, M. Massuau de Laborde, ancien maire
d'Orléans, n'avoir, pendant des journées entières, aucune mémoire. Il sortait pour faire des
visites, et ne, pouvait dire à son cocher, ni le nom
de ses amis,. ni leur, domicile; il était obligé de
rentrer chez lui. >
Imagination exaltée.
Tout ce qui échauffe le sang, accélère la circulation et le fait refluer vers la tête ; tout ce qui
. Latour, pour la même
cause, M. Massuau de Laborde, ancien maire
d'Orléans, n'avoir, pendant des journées entières, aucune mémoire. Il sortait pour faire des
visites, et ne, pouvait dire à son cocher, ni le nom
de ses amis,. ni leur, domicile; il était obligé de
rentrer chez lui. >
Imagination exaltée.
Tout ce qui échauffe le sang, accélère la circulation et le fait refluer vers la tête ; tout ce qui --- Page 297 ---
(285 )
produit une vive irritation aux systèmes nerveux
et artériel, et par conséquent au cerveau, exalte
l'imagination, et, parsuite, frappe d'anaphrodisie
rétrocession des facultés nécessaires à l'apparla
exercer librement ses foncpareil génital pour
tions.
des facultés intellectuelles est
L'exaltation
accompagnée d'influence maniaque, et
toujours
rien n'approche tant de la folie, dit M. Debreuze,
quel'essor fougueux d'unei imagination ardente;
car suivant Sénèque :
Non est magnum ingenium sine mixtura dementice.
Imagination pervertie.
l'observation d'un
Tourtelle (1) rapporte
jeune homme assis à table auprès d'une veuve
jeune et aimable; il éprouva une telle impresveine de son front
sion par sa présence, qu'une
se rompit, et que le sang en jaillit avec force.
On lit dans les Mémoires sde M. leduc de Richelieu, que M. le Prince, par suite d'une affection maniaque, 9 tantôt se croyait changé en lièvre, et se retirait au fond de son parc au moindre
bruit; tantôt se croyait changé en plante, et se
() Latour, page 127 du Mémoire cité.
- --- Page 298 ---
(: 286 )
arroser. Une autre fois il se crut mort, et
faisait
toute espèce de nourrirefusait constamment
on
pour tromper sa monomanie,
ture, quand, souterrain
le mettre en prél'attira dans un
pour
d'anciens
représentés par ses
sence
personnages l'invitèrent au diner
gens revêtus delinceuls, qui
devenir
qu'il accepta. Il s'imaginait fort souvent
chauve-souris,et il avait fait lambrisser et plafonoù il alner de grosse toile un cabinetà Chantilly,
retirer quand il avait cette idée, craignant,
lait se
chambre, de se donner des
s'il restait dans sa
murailles.
coups de tête contre le plancheretles
(Voleur, 31 août 1830. )
du 23
On lit dans la Gazelle de France
vacher de Rugiswalde,
février 1 809, qu'unjeune
Neustadt, fut mordu à lajambe par
village près
voulu battre. Il ne, réssentait
un chat qu'il avait
douleur, lorsle lendemain qu'une très-légère
il
étant à garder les vaches dans un pré,
que,
L'impression
entend des cris de chat très-aigus.
tomba malade ;
qu'il éprouva fut si forte, qu'il
une fièvre ardente se déclare 1
on le mit au lit,
à miauler, à juet le jeune homme commence
mains sur sa
rer comme les chats, à passer ses
'enfin, à imiter au naturel
tête et ses oreilles,
de ces anitous les cris et toutes les manières
cette
Ce
de plus surprenant dans
maux. quilya
pré,
que,
L'impression
entend des cris de chat très-aigus.
tomba malade ;
qu'il éprouva fut si forte, qu'il
une fièvre ardente se déclare 1
on le mit au lit,
à miauler, à juet le jeune homme commence
mains sur sa
rer comme les chats, à passer ses
'enfin, à imiter au naturel
tête et ses oreilles,
de ces anitous les cris et toutes les manières
cette
Ce
de plus surprenant dans
maux. quilya --- Page 299 ---
287 )
c'est que le chat qui avait mordu ce
aventure,
devenu enragé, nil le
jeune homme n'est point
cette
malade. Les médecins ont annoncé que
folie ne durerait que très-peu.
il me
En citant un fait qui m'est personnel,
pendant mes études au collége
souvient que,
dans un théâtre de
d'Orléans, on me confia,
de
société, le rôle d'Antoine dans la Mort
de l'éducation oùt l'on
César. A cette époque
m'avait
exerce sans cesse la mémoire, elle
dans les répétitions de la
mérité les suffrages
Le moment de la faire briller en public
tragédie.
Jusqu'à midi ma
arriva; c'était un dimanche.
timidité n'avait éprouvé aucun obstacle; et au
de la
il survint une pluie
moment
représentation
embarexcessive qui vint encore diminuer mon
l'espoir que le concours de spectateurs
ras, par
très-nombreux. J'allais entrer en
ne serait pas
le lever de la toile, je m'ascène; mais avant
un auditoire
vise de l'entr'ouvrir, ctj'aperçois
Soudain, le frisson
innombrable et impatient.
s'empare de moi, mnes jambes chancèlent, mes
s'éblouissent;
oreilles tintent, mes yeux égarés
conçoit des fantômes; alors,
mon imagination
revêtu de mon costume
oubliant que j'étais
m'enfuis
théâtral, je profite d'une issue, et je
tles rues
affublé de la toge romaine, parcourant] --- Page 300 ---
288 )
qu'on se mettait aux portes
sans m'aperçevoir
Je ne sortis de mon rève
pour me considérer.
où toute la société
qu'en entrant chez mon père
me plaisanta sur cet événement.
d'une mémoire fugace me sont
Les exemples
familiers et personnels. J'avais conégalemént
les désastrés
servé si peu de mémoire pendant
que, privé de bibliothèque,
de Saint-Domingue,
lorsque je travaillais à mon anatomie comparée
j'étais forcé de laisser en blanc
du crocodile,
les mots techniques, que je me rappellais quelaprès, et à force de relire les chaque temps
pitres.
Pouvoir de EImagination des Femmes
Du
enceintes.
morale, dit
< Une vive et subite impression
M. Fournier (1), reçue par la mère, transmet
dans le foetus la figure de l'objet dont
souvent
son imagination fut frappée. D
Cependant, je lis avec surprise le doute, à cet
le Médecin du
égard, inséré dans un journal (
mars 1828 ), et que voici :
Peuple, 9
Article CAS RARES du Nouv. Dict. des Sciences
(1)
médicales.
es.
morale, dit
< Une vive et subite impression
M. Fournier (1), reçue par la mère, transmet
dans le foetus la figure de l'objet dont
souvent
son imagination fut frappée. D
Cependant, je lis avec surprise le doute, à cet
le Médecin du
égard, inséré dans un journal (
mars 1828 ), et que voici :
Peuple, 9
Article CAS RARES du Nouv. Dict. des Sciences
(1)
médicales. --- Page 301 ---
289 )
en venant au monde, offrent
K Les enfans,
de leur corps,
différentes parties
quelquefois,sur le peuple et les gens peu insdes taches que
le résultat d'une envie
truits regardent comme satisfaire, ou d'une
de la mère, qu'elle n'a pu
aflection vive de son imagination. >
del l'objetqu'elle
C Si une femme tres-occupée
inrolontairement et au hasard,
désire, porte,
de son corps,
sa main sur une partie quelconque
s'exprime
la tache ou marque
on prétend que
qu'elle vient
dans la même région
sur l'enfant,
erreur, que les
de toucher. Une semblable
extraorpopulaires, et quelques faits
préjugés
et 'entretiennent encore
dinaires ont entretenue
de la société,
dans la classe la plus nombreuse
la
besoin d'être refutée, en faisant connaitre
a
la formation de ces prétendues ennature et
vies (1)- >
expliquer alors le fait suivant. Ma-
(1) Comment
la
à Fontainebleau
dame R enceintes voyait passer
tués à -
contenait des sangliers
voiture de la véneric, qui
désin d'en manune chasse royale. Ayant le plus grand
à l'un
elle pria son mari d'en demander un morceau
ger,
Sur le refus de son mari, elle se pressa,
des: piqueurs:
de la main droite; M. R...
avec colère, le bras gauche
de son
à cette partie
son fils, naquit, ayant précisément,
TOME I. --- Page 302 ---
290 )
Ici l'observateur anonyme attribue leur couleur tantôt rouge, livide, bleue, violette, d'autre
fois brune, mais jamais verte; et leur forme,
àyec les cerises, les mûpar leur ressemblance
les framboises, les groseilles, forme plus
res,
moment de la. maturité de ces
prononcée au
fruits; leur figure d'une huître, d'un poisson,
d'un chat, d'un rat, d'une araid'un jambon, chenille, etc., à des tumeurs varignée, d'une
queuses ou fongucuses 9 sanguines, produites
la dilatation des vaisseaux artériels ou, veipar
dès leur origine, on pourrait
neux , et que.,
au
faire disparaitre sans retour, en excerçant,
d'un bandage, une compression sout
moyen surla
où la tache est développée: C
tenue
partie
êt. je m'enCe procédé curatif est ratiohael;"
d'y souscrire. Mais lemmême observateur
presse
les femmes enceintes se rascontinue : G Que
les
surent donc; V'imagination, -la surprise ol
envies, de quelqué nature qu'elles puissent être,
n'influent en rien sur l'enfant qu'elles portent;
venant au monde; il a quelques taches
et si,en
envies
sur son corps, loin deles prendre pourdes
at
.ADE
énorme composée d'une peau trèsbras droit une saillie
garnie de couenne et de longs poils
épaisse, spongieuse semblables à ceux du sanglier. 2 IC2
roides parfaitement
V'imagination, -la surprise ol
envies, de quelqué nature qu'elles puissent être,
n'influent en rien sur l'enfant qu'elles portent;
venant au monde; il a quelques taches
et si,en
envies
sur son corps, loin deles prendre pourdes
at
.ADE
énorme composée d'une peau trèsbras droit une saillie
garnie de couenne et de longs poils
épaisse, spongieuse semblables à ceux du sanglier. 2 IC2
roides parfaitement --- Page 303 ---
291 )
toute sa vie, qu'elles le fassent
qu'il doit garder
et, soit par la compresvoir à un chirurgieu,
l'enfant
sion, soit par lextirpation, on guérira exister
d'une infirmité qu'on a peut-étre laissée
présent, par l'idée que l'on avait qu'elle
jusqu'à
était incurable. ))
puis ici qu'applaudir à l'intention pruJene
sans condescendre à sa
dente de T'observateur,
théorie.
l'imagination chez
Doutera-t-on du pouvoirde
enceintes dans les premiers jours de
les femmes
n'est encore
la conception, époque otr l'embryon
récomment alors
que molécule organique?
pondre aux propositions suivantes?
tout disloqué, parce que sa
Un enfant naquit
d'un criminel
mère avait assisté à l'exécution
condamné à la roue.
Cornelius Gemma nous apprend qu'une
mariavait
à la
femme, que son
poursuiviel'épée
main, à l'époque de sa conception, accoucha
d'un enfant qui avait le crâne ouvert à l'endroit
où ce furieux avait voulu frapper (1).
Madame Grimaud de la Reynière, épouse de
fermier-général et administrateur- des
l'ancien
(1) Dissertation sur le pouvoir de Timagination
Los_femmes enceintes. --- Page 304 ---
292 )
se rendant chez M. le duc de Noailles,
postes,
descendant de voiture àla porte de
aperçut, en
dont le jeune enfant était
l'hôtel, unemendiante
manchot. Madame de la Reynière; peu avancée
fut tellement frappée dé
dans sa grossesse (1),
rencontre qu'elle s'évanouit. Son fils,
cette
fameux gastronome que toutle
qu'elle portait,
manchot. Madame de la
monde connait, naquit
raconta centf fois cette anecdote à mon
Reynière
père. Qui n'a vu des sex-digitaires?
Rivière donne à l'imagination une si grande
qu'il suffit, dit-il, qu'une femme, au
énergie,
moment de concevoir, fixe toute son attention
objet,
que l'enfant qu'elle mettra
sur un
pour
sorte, une copie
au - monde soit, en quelque
fidèle de l'objet auquel elle se sera arrêtée.
selon Sinibaldus, auteur de la
L'imagination,
un grand rôle dans la jouisGénéanthropie,joue
sance amoureuse :
In Veneris agone imaginatio maximo proepollet.
Je pense avec M. Salgues (p. 20, vol. Ier), que
(1)
avoir lieu que dans le càs où le foetus
cet effct ne peut
la chose scrait
est encore molécule organique ; car
était complète. Cc savant
impossible si T'organisation
censeur cite un fait analogue; mais il se prononce pour
la négative à l'égard de Tinfluence de T'imagination.
amoureuse :
In Veneris agone imaginatio maximo proepollet.
Je pense avec M. Salgues (p. 20, vol. Ier), que
(1)
avoir lieu que dans le càs où le foetus
cet effct ne peut
la chose scrait
est encore molécule organique ; car
était complète. Cc savant
impossible si T'organisation
censeur cite un fait analogue; mais il se prononce pour
la négative à l'égard de Tinfluence de T'imagination. --- Page 305 ---
( 10 293 )
qu'une femme, qui faisait ses
Il nous apprend
monde une fille qui
délices d'un singe, mit au
naturel les gestes comiques de cetaniimitait au
mal (1)-
frappée de la vue
Une mère, dit Boërhave,
enfant
innoculer en son
d'un épileptique, , peut
maladie. J'en ai vu
le germe de cette affrease
Une
exemples pendant ma pratique.
plusieurs
de Bromeilles 4 près Puifemme de la commune
avec
eut, en 1796, une dispute
seaux (Loiret), milieu d'une nuit d'hiver, la
son mari qui, au
enceinte en conçut
mit à la porte. Cette femme
dejours
telle frayeur, qu'elle fut, très-peu
une
d'épilepsie ; l'enfant qu'elle poraprès, attaquée
sort. La mère avait cinq
tait éprouva le même
J'ai eu le
six attaques par jour.
et quelquefois
Dissertation sur le pouvoir de Pimagination
(:)
des femmes enceintes , page 50.
Virey,a pensé que Tâme avaitle -
Stahl,dit le docteur
de créer et d'organiser le foetus; et Vanhelmont
pouvoir
formateur, une idée séminale dans
admettait un esprit
les taches de naissance par
la matrice ; ils expliquaient
le sperme
les émotions de l'âme. Selon ces auteurs,
sorte, une liqueur vivante transmetserait, en quelque
du père
tant l'âme et les qualités morales et physiques
au fcetus. --- Page 306 ---
294 )
l'application de quatre
bonheur de la guérir par
moxas sur le crâne.
d'histoire
J'ai vu, en 1800, dans le cabinet
surmonté
naturelle de Madrid, un crânehumain
de deux petites cornes ou protubérances, qu'on
de l'imagination de la mère
attribuait à un effet
avec son amant, fut surqui, livrée au plaisir
son mari. On lit plusieurs de ces exemprise par
Cas rares du nouveau Dictionples à l'article
naire des Sciences médicales.
à ma connaissance qu'une
Il est également
femme, soeur du cocher de mon père,
jeune
d'Orléans, pour se rendre en
partant d'Ay, près
une sainte
pélerinage, > contempla avec plaisir
deshommages qu'elle allaitrendre.
Vierge,objet
la Vierge était d'une
L'enfant Jésus que portait)
mais
le fixa avec attention;
figure si jolie qu'elle
la blancheur inanielle se récria beaucoup sur
et sur la petitesse de sa taille,
mée de Ja figure,
Cette pèlerine
relativement à celle de sa mère.
d'un enfant de couleur de cire, et
est accouchée
lequel a vécu pend'une petitesse remarquable,
dant sept ans sans prendre aucun accroissement,
été en maillot, nourri à la bouillie,
ayanttoujours
unc seule dent, quoique
sans qu'ill lui ait poussé
bien constitué et nullement rachitique.
les
couleurs, dit Virey,
De même que
pâles
Ja figure,
Cette pèlerine
relativement à celle de sa mère.
d'un enfant de couleur de cire, et
est accouchée
lequel a vécu pend'une petitesse remarquable,
dant sept ans sans prendre aucun accroissement,
été en maillot, nourri à la bouillie,
ayanttoujours
unc seule dent, quoique
sans qu'ill lui ait poussé
bien constitué et nullement rachitique.
les
couleurs, dit Virey,
De même que
pâles --- Page 307 ---
(2 295 )
filles des appétits extravainspirent aux jeunes
de la cire à
leur fait avaler des cheveux,
ainsi
gans,
du charbon, etc. ;
cacheter, du plâtre,
surtoutl'hysaffections de la matrice,
certaines
des sensations extraordinaires
térie, développent
a conçu à cette
dans cet organe; et lorsqu'il
bizarres et
époque, il peut former des figures ardentes et
monstrueuses. En effet, ces femmes
sombres, qui,
superstitieuses, ces vaporeuses la nuit, s'idu cauchemar pendant
oppressées
d'un dérecevoir les embrassemens
maginent
possédées, ces sormon incube; ces prétendues
cières, troublant sans cesse, parleurimagination
le travail de la grossesse, agitant par
blessée, 9
secousses et des spasmes nerveux
de fréquentes
concentrées dans la matrice,
les forces vitales
régulière du foetus et
empéchent la formation
engendrent souvent des monstres. colère, la
vives, comme la
Des passions
d'une
l'amour trompé, le désespoir
frayeur,
aussi contribuer à la difformité
mère, peuvent
de son fruit.
officier de santé à RamM. de Montagnon,
femme d'un enfant
bouillet, a accouché une
énorme resmonstre, dont la masse cérébrale
semblait à un fongus, et n'était pas recouverte extéde la boîte osseuse ; les organes génitaux
A --- Page 308 ---
296 )
rieurs, c'est-à-dire la verge et ses
jours en rapport inverse
annexes touavec le cervéau, étaient
impereeptibles; ses yeux sortaient de leur
Le centre
orbite.
d'setiviépantuentete à
toutes les autres parties étaient
l'encéphale,
encore par un effet de
inactives. Ce fut
(
limagination.
Wans-Wieten a vu et examiné sur
d'une demoiselle une chenille
le cou
de sa mère y avait
que l'imagination
variété de couleurs empreinte avec cette belle
secte (1).
qui caractérisent cet inSans chercher à
effets
approfondir les causes des
que produit F'imagination des femmes
ceintes, dont mon journal
end'observations
mille, nous citerons,
fourd'après MM. Delille et Esménard, que Marie Stuart
(2), , enceinte de cinq
(1) Dissert. SUT le pouv. de l'im. des femmes
ceintes, P. 87, 123, 144 et 196. Problèmes
enteur médecin propose à résoudre à
que l'aueffets du pouvoir de
ceux qui ne nient les
peuvent pas les
l'imagination, que parce qu'ils ne
expliquer. (p. 88 et 89.)
(2) Notes du poëme de
M. Salgues (des
UImagination, chant Ier,
avoir
Erreurs, etc., P. 21, t. Ier), après
expliqué anatomiquement le pouvoir
des
organes de la mère sur le foetus
physique
pendant la conception,
propose à résoudre à
que l'aueffets du pouvoir de
ceux qui ne nient les
peuvent pas les
l'imagination, que parce qu'ils ne
expliquer. (p. 88 et 89.)
(2) Notes du poëme de
M. Salgues (des
UImagination, chant Ier,
avoir
Erreurs, etc., P. 21, t. Ier), après
expliqué anatomiquement le pouvoir
des
organes de la mère sur le foetus
physique
pendant la conception, --- Page 309 ---
297 )
( le comte Darnlay,
mois, ayant vu assassiner par
)
et quelques complices)
Henri Stuart son époux,
qui avait
amant Rizzo, musicien piémontais
son
à la suite de l'ambassadeur de
passé en Ecosse
fit aimer de la réine par la
son pays, et qui se
sa voix, en
douceur de'sa figure etle charmede
le
effrayée, que Jacques I", qui
fut tellement titre de roi de la Grande-Brepremier porta le
d'Ecosse à celui
réunissant le trône
tagne, en
au point que la
d'Angleterre, fut pusillanime
lui caud'une
nue, dit M. Esménard,
vue
epée
quelques efforts
de convulsion,
sait une espèce
triompher de cette
qu'il fit sur lui-même pour
doute les effets exclusifs de T'imagination par
révoque en
est de même des figures
le passage suivant : ( Iln'en pas
l'on
empreintes sur le corps, 2 des formes étrangères que On
individus monstrueux.
a remarquées dans quelques
les attribuer aux mouvemens
ne peut raisonnablement
les formes physiproduits par Timnagination, parce que
matériel, qui
appartiennent à un ordre purement
ques
avoir rien de commun avec les facultés
ne peut jamais
expliquer les resmorales et intellectuelies? > Comment
clandessemblances des enfans adultérins avec leur père
tin? Ne voit-on pas, dans ce Traité, que Timagination
Tordre
comme dans l'ordre
commande dans
physique
moral, au moment de la conception?
- --- Page 310 ---
I 298 )
faiblesse, qui tenait uniquement à la disposition
de ses organes.
à Gaubertin,
Je fus appelé, le 27 juin 1829,
du département du Loiret, par un
commune
nouveau-né,
nommé Poulain, dont l'enfant,
téter. Après avoir examiné la langue
ne pouvait
dont le frein avait la disposition ordinaire, 9 j'adans l'anière-bouche, ou plancher inperçus des fosses nasales, au milieu de la voûte
cliné
deux sarcômes saillans et contractiles,
palatine,
c'est-à-dire arqués intérieurement, et susceptibles de contraction et de dilatation, 2 bouchant,
de
l'orifice de l'cesophage et
lors
l'aspiration,
de la trachée artère. Après quelques questions
monstruosité, la mère me fit l'aveu -
sur cette
le danger
devenant enceinte, et ayant appris
que
dans un accouchement
que. courait sa soeur
et
laborieux, elle s'y était transportée,
que
la dilation du vagin, et le
l'ayant vue retroussée,
prodigieux des grandes et pctites
gonflement
qu'elle s'élèvres lui firent une telle impression
vanouit.
cette
J'ai remarqué plusieurs fois que lorsque
doit avoirlieu, elle est.
influence de l'imagination
L'enfant
comme annoncée par une défaillance.
fait le sujet de cette observation est mort à
qui
dans un état
l'âge de deux mois, rachitique,
la dilation du vagin, et le
l'ayant vue retroussée,
prodigieux des grandes et pctites
gonflement
qu'elle s'élèvres lui firent une telle impression
vanouit.
cette
J'ai remarqué plusieurs fois que lorsque
doit avoirlieu, elle est.
influence de l'imagination
L'enfant
comme annoncée par une défaillance.
fait le sujet de cette observation est mort à
qui
dans un état
l'âge de deux mois, rachitique, --- Page 311 ---
299 )
et d'émaciation, 2 ayant le vihideux d'atrophie
couvert d'écailles
et sénile,
sage hyppocratique tous les traits d'un vieillard défurfuracées, et
crépit. Je pense que les muscles aryténoidiens, formaient
étaient très-fortement développés,
qui
et fermaient ainsi l'oucette double épiglotte, l'enfant devenait violet
verture de la glotte ; car
avec
de prendre le sein, et respirait
en essayant
pourluietpour ceux qui
un bruissement; pénible
On me permit.
étaient à portée de l'entendre.
les préjugés
non sans les difficultés qu'enfantent d'enlever cette
des habitans de la campagne,
queje
omingpreciramentdm
monstruosité
l'alchool.
apporté de RenneOn m'avait précédemment
en tourPithiviers, à Boines, ,olj'étais
ville, près
nouveau-né, privé de sa
née 2 un autre enfant
au fond de l'armâchoire inférieure, et n'ayant, circulaire dont
rière-bouche, qu'un petit trou
faisant
l'entrée était protégée par une caroncule d'achever
office de langue. Jc me promettais
de cette rare aberration des organes
l'esquisse
mais l'enfant mourut le lende la déglutition, vint m'en avertir que lorsdemain, et l'on ne
m'a-t-on dit, ce qui
qu'il était en terre. Voici,
de
Les parens
a donné lieu à ce phénomène. --- Page 312 ---
500 )
l'enfant avaient acheté, pour la fête du
une tête de veau trop
village,
vait la contenir : la grosse pour le pot qui demaitresse de la
vellement enceinte, fut
maison, nouobligée d'abattre avec
couperet la mâchoire inférieure;
le
limpression était faite
; mais, hélas!
sur le fruito
car elle ne put achever son
qu'elle portait,
dans les bras de
travail, et s'évanouit
de
son mari, en laissant
ses mains le fatal instrument.
échapper
Il ne nous est pas donné
manière satisfaisante
d'expliquer d'une
ces merveilles des effets de
limagination des femmes enceintes. Nous
viendrons] bien avec M. Salgues
conErreurs, etc., t.
(ouvrage cité des
1, p.
( occasioné
de
20) que : ( Un spasme
par violentes
4 la colère, la crainte,
passions, telles que
croissement du
pourra contrarier l'acfoetus $ l'impression subite
qu'éprouvera l'utérus
a de ses
empéchera la rectitude
blera le mouvemens, réagira sur l'enfant, troutravail de la nature : rien n'est
conforme aux lois de la
plus
( contraction
physique. Une forte
musculaire
a déformer des OS
peut altérer, rompre, 2
posés à céder à encore mous, flexibles et distoute
a qui s'oppose à leur puissance extraordinaire
a moins un des
développement; 2 c'est au
moyens probables d'expliquer
chera la rectitude
blera le mouvemens, réagira sur l'enfant, troutravail de la nature : rien n'est
conforme aux lois de la
plus
( contraction
physique. Une forte
musculaire
a déformer des OS
peut altérer, rompre, 2
posés à céder à encore mous, flexibles et distoute
a qui s'oppose à leur puissance extraordinaire
a moins un des
développement; 2 c'est au
moyens probables d'expliquer --- Page 313 ---
301 )
organiques.. Mais ces
a toutes les imperfections
quoique physiraisonnemens, ces conjectures,
péremptoires, ne suffisent pas néanquement
V'absence absolue de toute
moins pour expliquer dans le jeune enfant qui
la mâchoire inférieure
exaa fait le sujet de mon observation, dontj'ai
prodigieuse
miné ct esquissé serupuleusementla;
la
et toute préaberration: avec toutel'exnetitude
dont suis susceptible. C'est bien le cas
cision
je
nature.
de répéter : Multa latent in majestate
lorsque cette influence de
J'ai renarqué que
devait avoir lieu, elle était comme
limagination
Dernièrement
annoncée part un évanouissement.
une jeune femme, que je ne savais pas
encore, se trouva mal dans mon cabinet d'hisenceinte,
en heurtant un gros crocodile
toire naturelle,
qu'elle n'apercevait pas, et qui s'était
empaillé
jours auparavant.
détaché du plancher quelquesj
sais si cette circonstance lui a été préjuJe ne
diciable. lit dans le Nouveau Journal de Paris
On
1828) l'article suivant, qui confirme
(14j janv.
des femmes enl'influence de l'imagination
ceintes sur l'embryon.
dans le
a On rencontre assez fréquemment
porte I l'em:
monde des permpedonthegidermer
preinte de fruits, de fleurs, d'instrumens ou d'ob- --- Page 314 ---
302 )
fantastiques; mais aucun de ces
jets purement
attribués à des enphénomènes physiologiques,
wvies de femmes enceintes, ne présente le caracde celui qu'on observe en ce motère singulier
ment dans un village des environs de Longwi.
Il existe dans ce village, nommé Picmont, une
fille âgée de trente-deux mois, dans les
petite de laquelle on lit ces mots, marqués ciryeux
: NAPOLÉON, EMculairement en petites capitales
Les lettres sont à peu près de la même
PEREUR.
celles de la légende d'une pièce
grandeur que
blancs
d'un franc : elles se détachent en traits
est bleue; elles deviennent
sur la prunelle, qui
l'enfant avance en
plus distinctes à mesure que
lit à
age. Dans l'oeil droit, le mot Napoléon se
de la prunelle, et le mot
la partie supérieure
dans l'oeil gauempereur à la partie inférieure ;
che, les deux mots sont disposés dans l'ordre
Telle est du moins, à ce qu'on écrit, la
inverse.
donne le médecin de l'hôpital
description que
à l'aide
de Longwi, qui a observé ce phénomène
Le
de l'enfant est un employé
d'une loupe.
père
avait reçu
des douanes. La mère raconte qu'elle
de son frère, qui partait
autrefois en présent
d'un franc,
pour l'armée, une pièce toute neuve
la conserva longà l'efligie de Napoléon; qu'elle
sa
temps comme un trésor; mais que, pendant
de l'hôpital
description que
à l'aide
de Longwi, qui a observé ce phénomène
Le
de l'enfant est un employé
d'une loupe.
père
avait reçu
des douanes. La mère raconte qu'elle
de son frère, qui partait
autrefois en présent
d'un franc,
pour l'armée, une pièce toute neuve
la conserva longà l'efligie de Napoléon; qu'elle
sa
temps comme un trésor; mais que, pendant --- Page 315 ---
: 303 )
été obligée de s'en défaire pour
grossesse, ayant
un violent chaune dette, elle en éprouva
payer
plusieurs jours. Elle ajoute que
grin, et pleura
de vingt sous est dans
sans doute sa chère pièce
fille. Trois ou quatre indiles yeux de sa petite
l'objet
vidus, voulant faire de cette singularité
ont traité à cet effet avec le
d'une spéculation,
devant le notaire
père et la mère, par acte passé
du lieu. D
celle du nommé FoJ'ajouterai à ces preuves
de M. le
ligny.jardinier en chef des belles serres
de Saint-Didier, qui porte surl d poitrine
comte
et sur la cuisse la figure
une tige de giroflée,
etle relief (non variqueuz) d'une graine
exacte
de café fendue longitudinalement.
Veut-on des exemples du pouvoir, de l'imagil'incubation?
nation des oiseaux pendant
- Un récit dira mieux que - de froids argumens.
(DELILLE. )
dit Avicènes, médea Unc poule qui couvait,
un milan : elle est effrayée
cin Arabe, aperçoit
de ses
de son aspect, et les poulets qui'éclosent
de
ceufs naissent tous avec la tête de cet oiseau
proie (1).
(1) Lib. V. de Animd. --- Page 316 ---
( 504 )
dum ovis suis incuFernel écrit : a Si pavo,
linteis albis circumtegatur albos omnino
bat,
admodum etiam gallina
pullos edet ; quem
si varie picta ova focolore varios emittet,
veat (1)- t
récens, écouSi l'on veut des exemples plus
rédacteur du Journal de Paris en date
tons le
du 15 février 1812.
des salines à Gran-
( M. Schmidt, inspecteur
amateur de pigeons, est parvénu,
denz, et grand
des piplusieurs tentatives, à se procurer
après
extraordinaire. Il en fit
geons d'un plumage éclatantes couleurs : le
peindre un des plus
coquelicot; la poicorps était d'un beau rouge
bleues! Il fit
trine, les ailes et la queue, étaient
tableau dans le colombier y près
suspendre ce
OGAD
lib. VII,
(1) Fernel, de Hominis procreatione,
cap. XII, pag. 172, édit. in-folio.
ce que
à retracer
Si la pudeur ne répugnait pas facile de rendre
j'ai vu à Saint-Domaingues ild serait Treufonvert à Avicompte de ce qu'offre de merveilleux
t.1),
dont
M. Salgnes (pag- 29,
gnon, en 1681,
parle
sans scorps. Mais
dans lequel set trouva une figurelumaine être faite qu'en
T'explication de ce phénomène ne pourrait influence à l'état de
suposânt que T'oeuf aurait subi cette
)
(Preuvé en faveur des ovaristes.
molécule organique.
ues ild serait Treufonvert à Avicompte de ce qu'offre de merveilleux
t.1),
dont
M. Salgnes (pag- 29,
gnon, en 1681,
parle
sans scorps. Mais
dans lequel set trouva une figurelumaine être faite qu'en
T'explication de ce phénomène ne pourrait influence à l'état de
suposânt que T'oeuf aurait subi cette
)
(Preuvé en faveur des ovaristes.
molécule organique. --- Page 317 ---
305 )
pigeonneaux n'eurent
d'un nid : les prèmiers ordinaire; ; mais les coud'abord qu'un plumage
varièrent ensuite graduelleleurs du plumage
couvée il résulta des
ment, et de la cinquième
modèle. Une
absolument semblables au
pigeons
de Grandenz ont été voir
quantité de personnes
du succès de cette
ces oiseaux, et se convaincre
SF
expérience. D
fitcoanatmetiatucserde
Moisea,lepremier,
dans les animaux (1)-
pouvoir de l'imagination
ne
corivenant avec son beau-père 2 qui
Jacob,"
ses services, que tous les pe23 reconnaissait-pas diverses couleurs qui naitraient
tits tachetés dé
lui était confiée lui
du troupeau dont la garde
où
joncha de fleurs les eaux
appartiendraient, boire ses troupeaux 5 et obtint, par
il menait
des
suite de l'influence de Timagination
une
tachetés de diverses
brebis, plusieurs agneaux
couleurs.
contribué à
Pline et Plutarque ont beaucoup
accréditer le système du pouvoir de l'imaginafemmes enceintes; Lieutaud élude de
tion des
meut
se prononcer : selon Platon, l'imagination
et forme le corps.;
raison, le
Ambroise Paré, qui n'admet, avec
fe
54 () Genèse, chap. XXX, V. 37 ct suiv.
ToME I.
--- Page 318 ---
306 )
de l'imagination de la mère sur le fcetus
pouvoir
qu'au moment dela conception, rapporte qu'une
femme, qui tenait dans sa main une grenouille
pendant que son marilui rendait le devoir conmit au monde un enfant qui avait la fijugal,
gure de cet animal.
Il y a de véritables monstres de plusieurs
sortes, , dit Virey, ou par excès, comme des enfans à deux' têtes, à quatre bras, etc. ; ou par
défaut, comme des foetus sans jambes, sans parties sexuelles, etc. ; ou par transposition des paraltération des formes. Lorsque deux
ties, ou par
ensemble dans la même
germes se développant
matrice, s'y trouvent trop resserrés, ils peuvent
l'un à l'autre; et, s'ils génent mutuelse souder
lement le développement de leurs parties accolées, ils seront plus ou moins imparfaits; c'est
ainsi que des ceufs, contenant deux jaunes, 9
produisent des poulets à quatre pattes et quatre
ailes. On voit de même des fruits se coller l'un
à l'autre lorsqu'ils naissent trop voisins; et les
plusieurs petits à chaanimaux qui engendrent
portée sont plus souvent exposés à produire
que monstruosité
les animaux qui ne metcette
que
petit. Les monstent bas ordinairement qu'un
surabondance des parties 2 comme les
tres, par
naissent avec six doigts à chaque
hommes qui
produisent des poulets à quatre pattes et quatre
ailes. On voit de même des fruits se coller l'un
à l'autre lorsqu'ils naissent trop voisins; et les
plusieurs petits à chaanimaux qui engendrent
portée sont plus souvent exposés à produire
que monstruosité
les animaux qui ne metcette
que
petit. Les monstent bas ordinairement qu'un
surabondance des parties 2 comme les
tres, par
naissent avec six doigts à chaque
hommes qui --- Page 319 ---
307 )
cette difformité
main, et.qui peuventreproduire la doivent
un surdans leurs enfans, ne
qu'à
de matière qui a servi à leur formation ;
croit
même des individus qui naissent
il en est de
trois et même quatre testiavec deux rates, ou
des fleurs de
cules; des boucs à quatre cornes; ;
etc.
six ou huit,
quatre pétales qui en prennent L'érotomanie
Mais revenons à l'anaphrodisie.
amour l'influence de l'imagiprouve encore en
Marcile Ficin nous dit, 4 quel'imaginanation.
amoureux est
tion dans les embrassemens d'affections :
accompagnée de quatre sortes
la doul'amour ; 2° la joie; 5° la crainte; 4
1°
à l'excès en plus ou
leur. Ces passions 2 portées
moins, disposent à l'anaphrodisie.
en
Excès dAmour et de Désirs.
/
de
que nos organes 2
K Rien plus capricieux
l'homme n'est
dit le docteur Pariset: jamais
l'être.
moins maître de lui que Jorsqu' 'il veut trop
Lesbie : au souvenir de sa
Catulle soupire pour
mille images
maîtresse son esprit, échauffé par
connait
félicité quedans
voluptueuses, ne
plusde
de tant de charmes. Catulle plait;
la possession
de la victoire est
Lesbie cède; mais le moment
Rendu
celui de la faiblesse et de Thumiliation.
A --- Page 320 ---
308 )
de combattre, Catulle se cherche et ne se
avant
il s'étonne d : de s'échapper à luitrouve plus; d'avoir tant promis, confus de
même. Affligé
si
et de n'accorder à l'amour que le
tenir peu,
àl la haine, il gémit d'un triomprix qu'on garde
consumé désorphe qui le couvre de honte; et,
mais de l'ardeur et des vains efforts de sa
flamme, adorateur sans culte et sans offrandes,
avec désespoir d'une beauté que ses
il s'éloigue
froideur ont doublement ousermens et sa
tragée. D
Pour éviter Phumiliation de cette syncope
l'amant le plus tendre
génitale, il faudrait que
pût un instant modérer son
et le plus passionné
ardeur, et se dire avec Parny-:
Sachons pourtant, prés dé celle que j'aime, ,
Donner un frein aux transports du désir;
Sa folle ardeur abrégel le plaisir,
Et trop d'amour peut nuire à l'amour même.
étourdi, très-enNous avons connu un jeune
assuré
auprès des belles, qui nous a
treprenant
victorieusement à
lorsqu'il voulait répondre
que
il était obligé de tempérer,
une bonne fortune, habituelle, le feu de son
auprès de sa maîtresse
funeste en
désir, trop d'ardeur lui étant toujours
pareil cas.
ardeur abrégel le plaisir,
Et trop d'amour peut nuire à l'amour même.
étourdi, très-enNous avons connu un jeune
assuré
auprès des belles, qui nous a
treprenant
victorieusement à
lorsqu'il voulait répondre
que
il était obligé de tempérer,
une bonne fortune, habituelle, le feu de son
auprès de sa maîtresse
funeste en
désir, trop d'ardeur lui étant toujours
pareil cas. --- Page 321 ---
5og )
Excès de Sensibilité.
point d'une amante chérie
On n'approche frémissement involontaire,
un
sans éprouver
l'admiration
douce anxiété, qui précèdent
une
l'enthousiasme. La voix d'une
à
et disposent et dérobée à notre vue, ne portefemme adorée,
fond de notre
t-elle pas l'émotion jusqu'au
coeur?
aussi des amans à imagination exalOn a vu
honte d'avoir échoué une pretée, pensant à la
d'une telle crainte,
mière fois, être saisis soudain
et
le même inconvénient leur arrivait, que
que
détruite : téleur vitalité était momentanément
dont je
de corsaire,
moin M. R capitaine
donne plus bas l'histoire.
la
dit Fodéré, pour que
a Il est nécessaire,
l'état de
copulation soit entière et parfaite, que
l'âme soit calme. En général, lorsqu'un amant
a échoué dans une première entrop passionné
sur lui de ne pas
treprisé, il faut qu'il prenne
une nouvelle attaque ; qu'il se méinsister sur
occasion, ayant soin surnage une seconde
Il
tout de ne pas en occuper son imagination. modérant
ne doit rien heurterde front;ilfaut, ,en chercher à
limpétuosité de ses ardens désirs, --- Page 322 ---
I 310 )
l'équilibre, le calme et l'harmonie entre
rétablir
du système musculaire et
le degré d'énergie
celui du sensitif. >
dit Cabanis(1), s'engourdissent,
(. Les forces,
son ins'éteignent, quand la sensibilité, par
fluence vivifiante, par son action continuelle
ne les renouvelle pas. Mais elles se
et régulière,
leur stabilité,
dégradent également, et perdent
sont trop vives et trop
quand les impressions
multipliées. Dsection IV,
En questionnant M. R (voyez
je vis bien qu'avec sa consSympldmatologie)
avoir imtitution d'Hercule, il ne pouvait y
physique réelle; mais que dès pas
puissance
la crainte, allumant tour a
sions vives 2 l'espoir,
de l'appareil
éloignaient
tour son imagination,
devenait nécesgénital toute la vitalité qui y
convenablement la lutte
saire pour soutenir
bien de lui oramoureuse. Aussi, me gardai-je
des
; mais je lui prescridonner
apbrodisiaques
quelques amanvis, pour la formule seulement,
etjel'engageai
des unies aux anti-spasmodiques.
la fougue
et à calmer
surtout à se tranquilliser,
de
à sourire au souvenir
de son imagination,
du physique et du moral, t. Ier,
(4) Rapport
pag. 194.
la lutte
saire pour soutenir
bien de lui oramoureuse. Aussi, me gardai-je
des
; mais je lui prescridonner
apbrodisiaques
quelques amanvis, pour la formule seulement,
etjel'engageai
des unies aux anti-spasmodiques.
la fougue
et à calmer
surtout à se tranquilliser,
de
à sourire au souvenir
de son imagination,
du physique et du moral, t. Ier,
(4) Rapport
pag. 194. --- Page 323 ---
(511) )
succès à la courde Vénus. Ce moyen
sesa anciens
et dès que M. R ne douta
simple me réussit,
glorieusement
plus de sa vigueur, il remporta doublement chère.
une victoire qui lui devint
comme
1l fallait, en ce cas, éviter les remèdes,
de l'individu,
inutiles, par la forte constitution rassurer sur son.
était bon seulement de
qu'il
le traitement moral
entreprise. C'est pourquoi
eut un plein succès.
doit produire l'exalOn conçoitle trouble que
génital,
dans l'appareil
tation de limagination dans les fonctions sucpar le trouble de l'ordre
l'éjaculacessives, dit Fodéré, qui précèdent l'action des
danslepriapisme,
tion. Parexemple, lieu sans celle des parties
parties accessoires a
à conessentielles , où l'âme n'est pas disposée stimucourir, et où les testicules ne sont pas
en second lieu, dans T'anaphrodisie
lés à agir:
émission trop précoce, , parce
produite par une
les vaisseaux
que, dans cet écoulementséminal, dans l'urètre
versent la semenee
spermatiques
n'est pas entrée en
trop tôt pour la verge, 2 qui
érection.
PROPOSITION XLIV.
qui concourent à
Lorsque les diverses partics
ezcitables
Pezécution du coit, ne sont pas également --- Page 324 ---
(512) )
chez le méme individu, le défaut de rapport qui
existe entre elles peut donner lieu à limpuissance.
PROPOSITION XLV.
Ainsi, Pinfluence rapide de l'imagination sur les
testicules et les vésicules séminales pouvant donner
lieu à Pezcrdtion de la liqueur spermiatique, ou à
proprement dite, avant Pérection du
Péjaculation
résulter
cette érection soit empénis,il en peut
que
et s'évanouisse avant d'étre complète; car,
péchée,
leplus souvent, les désirs et les facultés s'affaiblisméme aussitôt après Vémission
sent ets'éteignent
du sperme.
est donc
Le peaeiaginsitenedeuime
l'orgasme voluptueux des parties géprouvé par
autant
nitales, puisque nos sensations dépendent
de la
que de l'irritabilité de nos organes.
pensée
de *
des attraits
L'espoir de posséder,
palper
qu'on aime, fait naitre un désir qui.se perpétue,
et retrace sans cesse si vivement à l'imagination
lascive les tableaux d'un plaisir qu'on peut goule goute souvent en pensée sans le
ter, qu'on
d'aucun moteur, nil l'approche de lap persecours
Les
s'habituent à ce
sonne idolâtrée.
organes
plaisir; les liqueurs des prostates s'échauffent,
émoussent par leur suintement prématuré l'ac-
'on aime, fait naitre un désir qui.se perpétue,
et retrace sans cesse si vivement à l'imagination
lascive les tableaux d'un plaisir qu'on peut goule goute souvent en pensée sans le
ter, qu'on
d'aucun moteur, nil l'approche de lap persecours
Les
s'habituent à ce
sonne idolâtrée.
organes
plaisir; les liqueurs des prostates s'échauffent,
émoussent par leur suintement prématuré l'ac- --- Page 325 ---
: 515 )
quidevient nulle après une jouistion priapique,
On doit alors,
sance si longuement préparée.
à cetinconvénient ou
selon M. Alibert,remédier
retour
les toniques joints, aux
prévenir son
par
anti-spasmodiques.
PROPOSITION IX.
résulte de la
L'impuissance est directe, lorsqu'elle
de la faiblesse générale
frigidité du tempérament,
des orde Péconomic, Otl de linertie particulière
ganes génilauz.
dans les courtisanes de proOn en voit des exemples
à
féssion, blasées sur un plaisir qu'clles ne parviennent
goûter que très-rarement.
même résultat. Nous
L'indifférence peut produire le
avons connu une dame d'un caractère phlegmatique
frigidité, c'est-àporté à T'excès, et impuissante par
constidire par absence des sensations. Très-fortement
de
trois fois sans donner des preuves
tuée, et mariée
enlever les corps des
fécondité, elle voyait d'un ceil sec
ellela mort lui avait ravis, ct disposait
époux que
ordre
sans la
même le cortége, avec un
symétrique,
moindre émotion, etavec le sang-froid lc plus imperturbable. On lui annonça T'incendie d'une de ses fermes;
de dire gravement : ( C'est fort singuelle se contenta
arriver à tout le
lier: mais c'est un malheur qui peut --- Page 326 ---
314 )
manifeste un défaut d'énergie
monde. > Cet optimisme
l'individu de toute
au physique et au moral, qui prive
sensation, et le rend, par conséquent, inapte aux plaisirs de l'amour.
Nouveau Journal de Paris, du ier novembre
Le
Phistoire d'une fille déhontée et crimi1829, donne
Marie
nelle, d'une constitution tout-à-fait opposée.
Gombert de Tourvas (Var), accusée 'd'avoir fait périr
dans la cendre cinq des onze enfans dont elle était acdisait avec effronterie à une de ses voisines :
couchée, étiez aussi fertile que moi, la vue seule des
C Si vous
enceinte! >
vêtemens d'un homme vous rendrait
AFFECTION MORALE.
Excès d'Indiférence.
Iln'en est plus de même après quelque temps
intimité, où des
de mariage, où une plus grande
durasentimens moins impétueux, mais plus
la réserve etla contrainte d'un
bles, ont remplacé
craintif et
où les titillations
amour
respectueux;
irrésistibles d'une violente passion sont souvent
la froideur, où les effets de l'iremplacées par
cérébral moins
magination sont nuls, l'appareil
la
de l'objet désiré
tendu, où, enfin 9 possession
de mariage, où une plus grande
durasentimens moins impétueux, mais plus
la réserve etla contrainte d'un
bles, ont remplacé
craintif et
où les titillations
amour
respectueux;
irrésistibles d'une violente passion sont souvent
la froideur, où les effets de l'iremplacées par
cérébral moins
magination sont nuls, l'appareil
la
de l'objet désiré
tendu, où, enfin 9 possession --- Page 327 ---
- 315 )
éteint le désir. Les facultés du corps, agissant
a
l'âme y est rarement pour
alors uniquement,
seul préside,
quelque chose ; le tempérament effervescence
tranquillement et sans une
évoque
qui doivent satisfaire ses
nuisible, les puissances leur irritabilité. Aussi,
besoins, en tempérant
la jouissance des
trop souvent l'époux, après enivre l'amant,
de cette illusion qui
sens, privé
sort-il comme d'un rêve qui se
est-il confus, et
produire en
renouvelle trop fréquemment pour l'amant aime
lui une vive sensation, tandis que
après Je baiser; : il rêve au bonheur trop
encore
de
se le retrace dans de
court qu'il vient goûter,
toute
nouvelles caresses, qui bientôt rapellent
son énergie.
suite de l'imaLes femmes elles-mêmes, par
éprouvent les effets de l'impuissance,
gination, froidement à la palestre conjugale,
et coopérent
l'homme qui les caquand elles n'aiment pas
de volupté
resse, de même qu'elles l'abreuvent
sont
sont passionnées, ou qu'elles
lorsqu'elles
guidées par la salacité.
l'influence de la
Les femmes sont aussi sous
réveil
au moment d'un
névrose de limpuissance
une
quiles contrarie, ou parle mépris qu'inspire
jalousie raisonnée. donc lieu dans l'un et l'autre
L'impuissance a --- Page 328 ---
(516 )
mais le défaut d'énergie nerveuse n'est
sexe;
chez la femme, tandis qu'on le repas apparent chez I'homme quand le pénis ne peut
connait
entrer en érection.
de l'aSouvent après les délicieux préludes
les désirs sont impérieusement
mour, lorsque
l'imagination ardente ne peint que:
excités, que
l'écoulement
bonheur, que volupté, alors que
des prostates a donné le premier signal du plai-.
les avant-goûts de la jouissance et desir, par l'âme
charme tout à coup cesse,
l'ivresse de
, le
enchanteur est surpris parla froidesi ce prestige
d'un
défiance en ses forces, et l'incertitude
triomphe complet. Tout a disparu en perdant
confiance en ses facultés ; l'âme est troublée en
moment ménagé
l'amour, et l'appareil
ce
par
génital, ne pouvantplus supporter cette impres-.
sion désagréable, cette commotion désorganisatrice, il est momentanément paralysé.
Une autrefois, c'est le regret de tromper un
ami (1), d'abuser d'une vierge innocente que
Toutes ces possibilités ont
l'on va déshonorer.
leur application.
Souvent c'est une femme en qui l'on recon-
(1) Un homme sentimental m'a avoué n'avoir jamais
consommer l'acte avec Tépouse de son ami.
pu
ital, ne pouvantplus supporter cette impres-.
sion désagréable, cette commotion désorganisatrice, il est momentanément paralysé.
Une autrefois, c'est le regret de tromper un
ami (1), d'abuser d'une vierge innocente que
Toutes ces possibilités ont
l'on va déshonorer.
leur application.
Souvent c'est une femme en qui l'on recon-
(1) Un homme sentimental m'a avoué n'avoir jamais
consommer l'acte avec Tépouse de son ami.
pu --- Page 329 ---
( 10 317) )
soudainement un défaut physique, tel
nait
haleine, dela malpropreté, de
qu'une mauvaise
insatiables ;
l'indifférence (1), ou des passions
acquis de preuves quelquefois
les soupçons
équivoques, ou la crainte d'un dangerimprévu.
vient aussi troubler les momens
La jalousie
prochain. On touchait au plaisir,
d'unbonheur
un souvenir, un
qu'un soupir, mal interprété,
l'illusion,
suffisent pour détruire
mot équivoque, froideur la passion violente qui
et changer en
nous consumait.
marié frappé d'anaphroOn a vu un nouveau
qu'il
avoir rencontré, dans l'épouse
disie pour
de la membrane de
croyait vierge, la rupture
D'autres devenir impuissans par un
Phymen.
doutant de leur valeur et de
effet contraire, en
dans la lice amouentrer
leur disposition pour
reuse qui allait s'ouvrir pour eux.
de vaisseau, intrépide
M. R.. 2 capitaine
tremdevant l'ennemi qu'il avait, à combattre,
de sa maîtresse adorée ! Il ne
blait aux pieds
par suite de T'imagination, 2 les
(1) On,sait que;
quand
femmes éprouvent les effets de T'anaphrodisie
n'aiment
Thomme qui les caresse, de même
elles
pas
elles sont passionqu'elles Tinondent de volupté quand
nées, et que le coit est guidé par la salacité." --- Page 330 ---
rendre compte de cette timidité conpouvait se
de cet anéantissement
trariante et inexeusable;
qui le mettaient hors d'état de s'élanimportun
dans l'arène de Vénus, en-
"cer victorieusement
tant
core moins de pénétrer dans son temple;
les nerfs sont irrités et
il est vrai que, lorsque
l'imafrappés d'une contraction spasmodique,
gination est exaltée, 9 la raison veut en vain,comdu système sensitif. G Les
mander à l'aberration
brisent anécommotions rapides renversent,
ordonnés, les accéantissent les mouvemens
graduées; les changemens amenés par
lérations
sont
del longues séries de variations insensibles,
développent, perfecles seuls qui produisent,
tionnent et fécondent (1). )
de
où j'ai
A mon retour
Saint-Domingtie,
témoin forcé des massacres auxquels j'ai
été
à la
un évanouissement
échappé, j'éprouvais
souvenir des flots de
vue d'une saignée, parle
et dont les brigands
sang que j'ai vu répandre, 9
fois la barbarie de m'înonder.
eurent plusieurs
ne me faisait aucun
La vue de cel liquide en repos.
seul me troublait, et provoquait
mal; son jet
un tintement
aussitôt une sueur abondante,
Lacépède, Hist. nat. des Poissons, Discours
(1)
préliminaire.
vais
souvenir des flots de
vue d'une saignée, parle
et dont les brigands
sang que j'ai vu répandre, 9
fois la barbarie de m'înonder.
eurent plusieurs
ne me faisait aucun
La vue de cel liquide en repos.
seul me troublait, et provoquait
mal; son jet
un tintement
aussitôt une sueur abondante,
Lacépède, Hist. nat. des Poissons, Discours
(1)
préliminaire. --- Page 331 ---
319 )
d'oreilles, et enfin une syncope. Certes, en ces
momens pénibles on est frappé d'anaphrodisie!
connait l'influence de l'imagination
Qui ne maladies? On sait apprécier les suites
dans les
frappée de la crainte
funestes d'une imagination
dans les maladies aigués, et on a vu
de la mort
se réatoujours les sinistres présages
presque
liser.
exemple celui d'une
Je citerai pour premier Pommier, de Puijeune demoiselle, Annette
àgée de douze ans, qui, peu
seaux en Gâtinais,
s'écriait soude jours avant sa mortinattendue,
milieu de son sommeil : a Adieu, mavent au
bientôt te quitter. ) Il mourut en
man ; je vais
doué de toutes les
effet, cet ange de donceur,
emportant le regret de tous
grâces naturelles,
s'y étaient intéceux qui, la connaissant,
ressés.
femme
Ilya a peu de mois aussi qu'une jeune
à passions exaltées, à vapeurs
de la campagne,
irrascible, et d'un
hystériques, extrêmement
suivant l'uintérêt sordide, éprouva en veillant,
dans un local éloigné de chez elle,
sage du pays,
suivie d'une toux
une transpiration interceptée,
du côté
violente. Bientôt la douleur pungitive
pour laquelle
caractérisa une péripneumonie,
la dernière extrémité,
elle ne me fita appeler qu'à --- Page 332 ---
(520)
elle fut accablée par une métastase
lorsqu'enfin
avait déclaré une fièvre ataxo-adynamique
qui
de matrice. On vint me réveiller
avec phlogose
que la malade, atau milieu de la nuit, parce
de
etde spasme, 2 ne pouvait
teinte strangulation
efforts. Elle
plus respirer qu'avee de pénibles
était enceinte de six mois, et tous les symptômes
me firent reconnaitre une
qui se manifestèrent
qui eut lieu le lendefausse-couche prochaine
main.
mort au bout d'une héure, la mère
L'enfant,
paraissant avoir échappé au
trois jours après,
inséparable d'une pareille complication,
danger
était sans fèvré, le pouls bien : développc; la:
ayant
langue et les levrés," naguere fuligineuses,a :
leur couleur" "et' leur humidités le* cours:
repris
tout rassurait sur"lêtat
des lochies subsistant?
La 4. malade Ha
avait Dassé la'. meilleure des
présent. et le lendenuits dans un sommeil réparateur,
elle demandait" un peu de" nourriture, 5
main
vit entrer une matrone du pays qui a
lorsqu'elle
les morts! A cette vue, la
coutume d'yensevelirl
jette un cri, se
malade, frappée de terreur,
elle
deviennent hagards, et
trouble, ses yeux
En vain on
lui reproche sa visite prématurée.
veut lui persuader que cette visite n'est point
intéressée ; le curé du lieu entre sur ces entre-
elle demandait" un peu de" nourriture, 5
main
vit entrer une matrone du pays qui a
lorsqu'elle
les morts! A cette vue, la
coutume d'yensevelirl
jette un cri, se
malade, frappée de terreur,
elle
deviennent hagards, et
trouble, ses yeux
En vain on
lui reproche sa visite prématurée.
veut lui persuader que cette visite n'est point
intéressée ; le curé du lieu entre sur ces entre- --- Page 333 ---
521 )
nouveau combat, nouvelle révolution.
faites,
suis
il
La femme s'écrie : G Ab! je
perduc
faut donc mourir et quitter mes pauvres
enfans... D Les parens, au lieu de la consoler,
administrer. Les lochies
la firent sur-le-champ
j'employai vainement
bientôt se supprimérent;
les secours de l'art pour les rétablir. A deux
tous
on vint m'annoncer des
heures de l'après-midi,
de
phlogose
envies de vomirqui présageaientune
dont l'infortunée mourut au milicu,d de
matrice
convulsions et de grincemens de dents.
Autre eilet du pouvoir de l'imagination. On
soit,danaleJourmaldel Parisdu mercredi i4 mars
1812,1 l'article suivant : ( Madame Garnier-Deschènes est morte il y a quatre jours, à Paris.
M.Nardot, père de madame Deschènes, et beaude S. E. le ministre secrétaire d'état, est
père
heures après, du chagrin d'avoir
mort quelques
perdu sa fille.,
maladies
toutes les
(( Dans l'antiquité (1),
étaient attribuées aux génies ou esprits. Pythagore, qui croyait que l'air était rempli d'esprits,
disait, suivant Diogène Laërce,que c'étaient eux
envoyaient les maladies aux hommes. Hoà qui dans T'Odyssée, attribue à un génie l'état
mère,
(1) Encyclopédiand.
TOME I.
--- Page 334 ---
-
I 522 )
d'un homme qui est accablé d'une grande ma- .
Celse observe qu'on attribuait les malaladie. la colère des dieux immortels, et qu'on
dies-à
avait coutume d'implorer leur assistance pour
L'opinion d'attribuer la
en obtenir la guérison.
s'est répandue parmaladie aux mauvais génies
encore aujourd'hui, presque tous
tout depuis;
croient qu'il n'y a que
les peuples de l'Amérique
malades, et
Dieu ou le diable qui les rendent
qui puissent les guérir. >
dans le troisième
J'ai parlé de ces préjugés
été tévolumé de mes Foyages, comme ayant
des nègres relativement
moin de la superstition
le
Ils affrontaient avec plus
à la prédestination.
le plus étonnant,
grand calme', etle sang-froid
crocodiles qu'ils allaient harponner
la fureurdes selon le besoin que j' 'en avais pour
ou enmuseler,
fermement qu'ils ne
mes dissections, croyant
n'était
courraient aucun risque si leur heure
pas
la guerre
venue. On a vu des nègres, pendant
endoctrinés par Jeurs makendals (1),
du Cap,
une
de
se croire invulnérables en portant
queue
vache à la main, et aller au-devant des bouches
dc magiciens auxquels les nègres, très-
(1) Espèces
la faiblesse d'ajouter la plus grande
superstitieux, ont
foi.
, croyant
n'était
courraient aucun risque si leur heure
pas
la guerre
venue. On a vu des nègres, pendant
endoctrinés par Jeurs makendals (1),
du Cap,
une
de
se croire invulnérables en portant
queue
vache à la main, et aller au-devant des bouches
dc magiciens auxquels les nègres, très-
(1) Espèces
la faiblesse d'ajouter la plus grande
superstitieux, ont
foi. --- Page 335 ---
323 )
d'autres contracter,
à feu en manceuvrement;
en
des maladies contagieuses
sans inquiétude,
dans tous
bravant leur pestilence; etc cependant,
divers, ils étaient témoins de fréquens
ces cas
makendals attribuaient à
accidens, que leurs
n'étaient pas
leur défaut de foi, et parce qu'ils
en état de grâce.
seuls
de
Les nègres ne sont pas les
partisans
il est des esprits faibles,
ces erreurs grossières;
ont attribué de
parmi les peuples civilisés, qui
Samvertus aux amulettes. G Serenus
grandes
dit M. Chaumeton, prétendit que
monicus (1),
écrit d'une certaine male mot Abracadabra, avec un fil de lin, posnière, et pendu au cou
hémitritée.
sédait la vertu de dissiper la fièvre
lade crâne humain,
Boyle a cru que poudre
fût
sur la peau jusqu'à ce qu'elle
appliquée
d'un saignement de nez
échauffée, l'avait guéri
résisté à
il était fort sujet, : et qui avait
auquel
d'autres remèdes. Van - Helmont 3
beaucoup
lumières de son siècle en
homme supérieur aux
points, dit Fourcroy; faisait appliquer
quelques
de crapaud, et.Zwelsur la peau des trochisques
avaient préfer a soutenu que ces trochisques
domesservé de la peste, lui, ses amis et ses
Nouveau Dictionnaire des Sciences médicales.
(1) --- Page 336 ---
3 524) )
avaient soulagé et même guéri
tiques, et qu'ils
sachet de cire
des pestiférés. Tel affirme qu'un
de la dyssenterie; 5 tel autre
à cacheter préserve
qu'une tranche de racine d'angélique
prétend
de colchique, mise sur la poitrine, garantit
ou
maladies contagieusès (1)- J'ai vu des
contre les
conseilmédecins, , je me trompe, des docteurs,
ler de porter des marrons dans la poche, pour
faire attacher au cou des
éviter les hémorroides;
chasser le
morceaux de liége ou de persil, pour
suspendre à l'épigastre des racines de verlait;
des scrofules ; partager, en
veine 2 pour guérir
sula
ignorance et l'aveugle
un mot, profonde
perstition du vulgaire. D
M. Chaumeton,
a d Si les amulettes, continue
aux charlatans qui les débitent,
sont profitables
elles sont absolument inutiles aux personnes
les emploient. Encore si ces sortes
crédules qui
superflus, on se borde talismans n'étaient que
nerait à vouer. au mépris ceux qui les ordonnent
les
5 mais leur usage inconet ceux qui
portent
sidéré peut avoir des suites funestes : le malade,
pénétré d'une confiance stupide pour son amu-
(1) On: peut, pour de plus amples détails, consulter
de M. Salgues sur les Erreurs
l'intéressant ouvrage
dans la société.
et les Préjugés répandus
us, on se borde talismans n'étaient que
nerait à vouer. au mépris ceux qui les ordonnent
les
5 mais leur usage inconet ceux qui
portent
sidéré peut avoir des suites funestes : le malade,
pénétré d'une confiance stupide pour son amu-
(1) On: peut, pour de plus amples détails, consulter
de M. Salgues sur les Erreurs
l'intéressant ouvrage
dans la société.
et les Préjugés répandus --- Page 337 ---
3a5.) )
lette, néglige un traitement méltlodique,etreste
sécurité trompeuse ; les symptômes
dans une
reconnait son erreur
s'aggravent, et l'infortuné
les vrais secours de l'art sont devenus
lorsque
Quelquefois mêmei ilexpire sans que
impuissans. détruite. Sous ce rapport, les amuP'illusion soit dans le domaine de la police mélettes rentrent
réunissent. le savoir
dicale, et les magistrats qui
doivent sérèrement les interà la philantropie,
dire. D.
que la
Il serait à souhaiter, pourthumanité,
de
médicale fàt mieux observée. Il est
police
du corps de la médecine de punir ces
l'honneur
nous recevons de crédules
abus. Tous les jours,.
réclamer des
habitans de la campagne, venant
tardifs pour des maladies que ces sortes
secours
de parole ! Les
de charlatans n'ont pu guérir
cette coupable négligence, ont empiré
uns, par
connais qui, d'une ophleur situation : et j'en
talmie que les moyens les plus simples eussent
résoudre, ont eu des taies à la cornée.
pu Un. autre individu, en se confiantà un charron
le simulacre d'un coup de hache, après
qui, par
par.terre le
avoir fait étendre mystériensement
doitlui faire disparaitre l'abcès axillaire
patient,
dans le Gâtinais, Venappelé vulgairement,
- --- Page 338 ---
- : 526 )
a trouvé la mort dans une métastase
charpe,
occasionée par la frayeur.
victime de l'ignorance 2 au
Celui-ci a péri,
ouverte
milieu d'une hémorragie de la crurale,
de rasoir par un rustre de mes void'un coup
avoir qu'un abcès à percer..
sins, qui ne croyait femmes qui déshonorent
Plus loin, ce sontdes
hérité du talent
l'art de guérir en croyant avoir
de leurs maris, et qui ont l'impudence de pormain téméraire sur des fractures dont
ter une
elles aggravent les accidens.
non
Dans un autre pays, c'est un empyrique
qui, étant consulté sur le
moins barbaresque
annoncer
d'une
ose gravement
nom
parotide,
la maladie dont il
aux consultans ébahis, que
est une esbinancie, cousine. gerest question
maine de Testropilèsiell!
Au milieu de chirurgiens reçus et expérimenaudacieux, et très-contés, un charlatan plus
trouvé un
sulté, sabotier il y a six ans, ayant
découconsulte les urines, ety
vieux bouquin,
la quantité d'évre, à la première inspection, tombé!! V
chelons d'où un homme est
Le célèbre Tissot déclare nettementque quimédicament sur la seule
conque prescrit un
et
quides urines, est un fripon; que
inspection
reçus et expérimenaudacieux, et très-contés, un charlatan plus
trouvé un
sulté, sabotier il y a six ans, ayant
découconsulte les urines, ety
vieux bouquin,
la quantité d'évre, à la première inspection, tombé!! V
chelons d'où un homme est
Le célèbre Tissot déclare nettementque quimédicament sur la seule
conque prescrit un
et
quides urines, est un fripon; que
inspection --- Page 339 ---
527 )
fait usage est un sot. Zimmermann
conque en
et éclairé doit négliger
dit qu'un médecin sage il peut faire usage des
l'étude des urines, quand
faut être
signes. Boerhave prétend qu'il
autres
juger d'une maladie sur les
dans le délire, 9 pour
regarde l'usage de
urines; et Frédéric Hoffmann
fortifié
consulter les urines comme un préjugé
de
Thabitude et la routine, mais indigne
par
D
tout homme judicieux.
prophête en
années qu'un
( Il y a quelques
vogue à Paris; ;
urines avait acquis une grande
deux fioles sur lesquelles
un malin lui présenta
lui donner son avis:
il le pria de vouloir bien
ânon, l'autre celle
l'une contenait l'urine d'un
Le
homme fort, robuste et bien portant.
d'un
était celle d'une
docteur jugea que la première
l'autre celle d'une pulmonique.
femme grosse, été témoin d'une expérience
J'ai moi-même
dans un chàsemblable. On vantait beaucoup,
médecin
teau, le savoir et la perspicaeité d'un science à
des urines. On proposa de mettre sa fiole, de
dans la même
l'épreuve. On renferma, cheval et d'une géFurined'une brebis, d'un
du docteur,
nisse : on soumit le tout àl'examen
la jeune dame dont on lui préqui déclara que
affections nerveuses, des
sentaitl'urine avait des
à
de
et des dispositions prochaines
maux tête, --- Page 340 ---
328 )
la fièvre. On a répété mille fois ces
épreuves, et
mille fois on s'est convaincu que tous les savans
en urines n'étaient que des charlatans qui vivaient de l'ignorance et des bontés du public.,
(Salgues, des Erreurs et des Préjugés répandus dans la société, tome II, pag. 547 et suiv.)
Enfin, un dernier, puisse-t-il l'être! quidonne
ses consultations paraboliques le verre à la main,
et qui, possédant un de ces onguens de famille
trop vantés pour le bonheur de l'humanité, croit
voir partout des pustules malignes,ou charbons,
qu'il caractérise effrontément de charbon, charboniauz, charbon jaune, selon le degré d'é-.
briété où il se trouve, et l'état du
prisme oculaire qui lui cause sûrement des aberrations de
lumière. Nous voyons tous ces abus, et nous ne
pouvons les réprimer!! Pauvre humanité!!!
Il est des cas, cependant, où ces sortes de talismans peuvent être employés, quoique d'une
vertu imaginaire , lorsqu'il y va. de la vie du ma-.
ladequi 1a en eux la confiance la plus absolue (1),
(1) ( Un comte de très-bon lieu, dit M. Nacquart,
n'était pas en état de jouir, le premier jour de son mariage, de' la plénitude de ses droits : il l'avait craint, et
s'en était ouvert à Montaigne. Celui-ci lui remct, avec
mystère, une simple médaille d'argent sur laquelle il
vertu imaginaire , lorsqu'il y va. de la vie du ma-.
ladequi 1a en eux la confiance la plus absolue (1),
(1) ( Un comte de très-bon lieu, dit M. Nacquart,
n'était pas en état de jouir, le premier jour de son mariage, de' la plénitude de ses droits : il l'avait craint, et
s'en était ouvert à Montaigne. Celui-ci lui remct, avec
mystère, une simple médaille d'argent sur laquelle il --- Page 341 ---
I 529 )
esse
Amuleta contra pestem prastantissima
sed invulgus notum est.
remedia ron novum,
quod
Non vero alio modo operantur quam
praediti non timeant pestem,
magne.fiducii immunes degunt. (Hoffmann; de
undè ub ipsa
Origine el naturd pestis.)
absorbe les
Tant il est vrai que la crainte
miasmes de la peste. Aussi est-il prudent de
s'opposer à la
tranquilliser les malades, pour
M. le
des maladics pestilentielles.
propagation
dans P'histoire médicale qu'il
baron Desgenettes,
donne de l'armée de l'Orient,a judicieusement
nécessité. 4 Sachant, dit
senti cette importante
des dénomicombien le prestige
ce médecin, vicieusement sur les têtes hunations influe
mot
maines, je me refusai à jamais prononcerle
Je crus devoir, dans cette circonstance,
peste. l'armée entière comme un malade, qu'il
traiter
inutile, et souvent dangeest presque toujours
quand elle est
reux, d'éclairer sur sa maladie,
eritique. .
l'imagination etle courage
Ce fut pour rassurer
milieu de Thopital je
ébranlé de l'armée. 5 qu'au
et l'ami du philosophe est relevé de
bâtit une histoire,
des
son enchantement. > (Mot Charme du Dictionnaire
Sciences médicales.)
- --- Page 342 ---
350 )
une lancette dans le pus d'un bubon
trempai
et
je me fis
appartenant à un convalescent, que
piqûre dans l'aine, et au voisinage
une légère
de l'aisselle, sans prendre d'autre précaution
celle de me laver avec de l'eau et du savon
que
offerts. J'eus, pendant plus de
qui me furent
d'inflammatrois semaines, deux petits points
ils
correspondant aux deux piqàres, et
tion
très-sensibles, lorsqu'au retour
étaient encore
d'une partie
d'Acre,je me baignai, en présence
dans la baie de Césarée. >
de l'armée,
éclairé de la ville de Puiseaux,
Un magistrat
l'exemple de
en Gâtinais, me cita dernièrement
deux de ses vignerons guéris d'épilepsic pour
avoir porté en amulette sur la région gastrique
noisette trouée contenant du mercure, et
une
Certes, l'espoir
renfermée dans du drap rouge.
seul de la guérison par cette application sympacette merveille, en détruithique a pu opérer
du cerveau, et en
sant les spasmes convulsifs
rétablissant le jeu de ses fonctions interrompues.
serpent, mis sous le
On ne croit plus qu'un
stérile une
seuil d'une porte, puisse rendre
femme quiy passe : que la rue et le millepertuis,
disant
paroles, coucueillis la nuit en
quelques
qui a
sus ensuite dans du linge avec une aiguille
ison par cette application sympacette merveille, en détruithique a pu opérer
du cerveau, et en
sant les spasmes convulsifs
rétablissant le jeu de ses fonctions interrompues.
serpent, mis sous le
On ne croit plus qu'un
stérile une
seuil d'une porte, puisse rendre
femme quiy passe : que la rue et le millepertuis,
disant
paroles, coucueillis la nuit en
quelques
qui a
sus ensuite dans du linge avec une aiguille --- Page 343 ---
331 )
ensevelir les morts, et puis pendus au
servi à
de nerf de
coud'une fille avec une aiguillette
l'empéchent d'être déflorée; ;
loup,
éphésiens, tracés avec du
Que les caractères
de chat, de
de chauve-souris (1),1a) peau
sang
les rubans noués de différentes
chien enragé, crachant trois fois sur la poussière
manières, en
que de graisser
pendant le Ego vos conjungo; mariée avec de
la porte de la chambre de la
lit des
d'attacher à son
l'axonge de loup; que
dans la chambre
testicules de cog, que de jeter
moitié, et autres symades fèves coupées par
de nouer l'aiabsurdes, aient le pouvoir
grées
guillette.
PROPOSITION XXII.
La crédulité des gens de la campagne les expose,
les habitans de la ville, à une
beaucoup plus que
résultant des impressions
espèce d'anaphrodisic imagination de prétendus
qu'exereent sur leurfaible
les pasorciers, qui, comptant sur leur imbécillité,
tout-à-fait, en les menaçant de leur nouer
ralysent
Laiguillette.
Venette, Tablean de LAmour conjugal.
(1)
- --- Page 344 ---
532 )
croit
plus, ainsi que les
On ne
cependant
anciens (1), ( que l'oiseau appelé picvert,usoit
remède contre le sortilége de l'aiun souverain
et
guillette nouée, si on le mange rôti, àjeun,
avec du sel béni! Que, si l'on respire la fumée
de la dent brûlée d'un homme mort depuis peu,
délivré du charme I
on sera pareillement arrive si l'on introduit du.
Que le même effet
vif-argent dans un chalumeau d'avoine ou de
froment, et qu'on le mette sous le chevet du lit
où couche celui qui est atteint de ce maléfice...
Que, si l'homme et la femme sont affligés de ce
charme,il faut, pour en être guéri, que l'homme
rende ses urines à travers l'anneau nuptial que.
la femme doit tenir pendant l'émission !:
il faut avoir la
Que, pour nouer l'aiguillette,
d'un loup nouvellement tué, et qu'étant
verge de la porte de celui que l'on veut lier, il
proche
faut l'appeler par son propre nom, et qu'aussitôt qu'il a répondu on lie ladite verge avec un
lacet de fil blanc, et dès ce moment il demeure
impuissant; qu'enfin de nombreuses expériences
remédier à cet inont fait connaître que, pour
d'enchanconvénient, et empécher cette espèce
Alberti parvi Lucii Libellus de mirabilibus
(1)
nature arcanis.
de la porte de celui que l'on veut lier, il
proche
faut l'appeler par son propre nom, et qu'aussitôt qu'il a répondu on lie ladite verge avec un
lacet de fil blanc, et dès ce moment il demeure
impuissant; qu'enfin de nombreuses expériences
remédier à cet inont fait connaître que, pour
d'enchanconvénient, et empécher cette espèce
Alberti parvi Lucii Libellus de mirabilibus
(1)
nature arcanis. --- Page 345 ---
333 )
un anneau duns lequel soit
tement, il faut porter
enchâssé l'oeil droit d'une belette D
reconnu l'absurdité de ces contes,
Nous avons
l'anaphrodisie, quand il n'y a
en prouvant que
altération de forces
vice de conformation ou
pas
n'étant le plus soupar un état valétudinaire,
avait pour
vent qu'un effct de l'imagination,
telles
causel l'influence des passions débilitantes,
la pudeur, etc., l'excès de senque la crainte,
sibilité., etc.
de
que nos organes (4).
e Rien plus capricieux
n'est moins
Jamais Thomme, dit M. Pariset,
maître de soi que lorsqu'il veut trop l'être... Je
discourir sur la chose du monde queje
veux sais le mieux : mes auditeurs sont prèts, on
commence ; je balbutie, et je
m'attend : je
m'arrête faute de paroles et d'idées. Je manque
à mes auditeurs, parce que je me manque à
moi-même. J'ai senti que mon savoir s'évanouissait tout à coup.
le
, poursuit
( Tel homme que danger presse,
écrivain, veut trop bien courir : il
notre élégant
tend tous ses muscles, et demeurei immobile (2).
Mot Aiguillette du nouveau Dictionnaire des
(1)
Sciences médicales.
(2) J'ai éprouvé semblable effet à Saint-Domingue, --- Page 346 ---
534 )
prouvent qu'un homme,
d Mille exemples
la vivacité de
trop fortement épris, perd, par
la faculté d'en posséder l'objet; : qu'asa passion,
toutes ses forces dans
près avoir épuisé presque
le feu de ses désirs et'lcs illusions d'un bonheur
le trouble qui l'émeut à la seule vue
anticipé,
achère d'en dissiper le
du bonheur présent;
la réalité; et
reste, et n'en laisse plus pour
contraire à lui-même, l'amour éperdu
qu'ainsi, à force de transports et s'anéantit par
s'éteint
son propre excès. >
n'est donc autre
Le noeud de l'aiguillette (1)
me dérober à la poursuite des assassins qui
oû, pouvant
restai immoégorgeaient à mes yeux de toutes parts, je
bile sans pouvoir fuir, et je me laissai prendre:
dit M: Salgues, frémit
(1) ( La saine philosophie,
condamdes juges superstitieux ont pu
au souvenir que
accusés de sortilége, et d'aner au feu des malheureux
mariés: 5
voir osé nouer l'aiguillette de nouveaux
de
( On brala également, par ordre du parlement
Bordeaux, en 1718, un fameux noueur d'aiguillette,
convaincu d'avoir lié, non-sculement un seiatteint et
de fort bonne maison, et la dame son épouse,
gneur
femmes de chambre et servantés, ce
mais leurs valets,
Erreurs
une désolation complète: > (Des
qui produisit
dans la société, t. LP: 159-)
et Préjugés répandus
de
( On brala également, par ordre du parlement
Bordeaux, en 1718, un fameux noueur d'aiguillette,
convaincu d'avoir lié, non-sculement un seiatteint et
de fort bonne maison, et la dame son épouse,
gneur
femmes de chambre et servantés, ce
mais leurs valets,
Erreurs
une désolation complète: > (Des
qui produisit
dans la société, t. LP: 159-)
et Préjugés répandus --- Page 347 ---
(355 )
suspension momentanée des foncchose qu'une
tions génitales. 2 causée par une imagination
le seul remède contre cet état conalarmée ; et
souvent du secours de la
trariant dépend le plus
raison. Nous n'eussions pas traité un sujet qui
2 sortir du cercle del'émparait, en apparence. médecine, si les suites de l'anaphropire de la
n'eussent souvent
disie, qu'on peut réprimer,
altéré le boncausé le trouble d'un ménage, et
les
heur qu'on peut y goûter. Ainsi, quoique
moraux soient, le plus généralement,
moyens
il est bon d'y joindre les seceux à préférer,
et
que les circonstances
cours médicamenteux
des individus rendent indispenl'idiosynerasie
à cet égard,
sables. Voici comment s'explique,
DicM. Pariset, au mot Aiguillette du nouveau
tionnaire des Sciences médicales.
fait d'incLa médecine, dit-il,n'a donc rien
descendant dans les secrets du
digne d'elle; en
d'en prélit nuptial, et en cherchantles moyens
et d'en redresser les torts
venir les amertumes
involontaires. Mais, parmi ces moyens, quel
Le
avait les siens,
choix fera-t-elle? paganisme
qui ne sont plus de saison. Un père de l'Bglise
prescrivait des prières, des jeûnes, des oraisons,
à donner les
des pénitences, et n'hésitait pas
sacremens. La médecine osera-t-elle invoquer --- Page 348 ---
536 )
aussi respectables, et conseiller des
des secours
bien, imitant l'ignoble rusprofanations? ou
de
ticité de nos ancètres, voudra-t-elle proposer
n'oserait nommer le cynisme de
faire ce que
de bassesse avec les plus
Rabelais, et rivaliser
(Cardan, de Rerum vamisérables imposteurs.
riet.)9Les seuls conseils qu'clle puisse avouer,
donne Montaigne, dans le chasont ceux que
pitre 20 de son livre Icr. Ce philosophe engage
comme Fabius, à composer avec
à temporiser
dont la volonté se
lindocile liberté d'un organe
à contester avec la nôtre, qui se révolte
plait
et résiste même à la flatterie.
contre la violence,
et aux caresses. Il veut que, par des essais gradués etl bien ménagés, on le tire insensiblement
et de sa paresse : qu'on
de son engourdissement
l'invite avec douceur au combat, et quel'attrait
de la victoire, plus que des sollicitations indisà lui-même, et'le rende à sa
crètes, le rappelle
véritable destinée. Pourquoi gourmander trop
vivement une inertie qui peut n'être qu'appaSouvent c'est le sommeil du lion. Tels
rente?
conseils de Montaigne : conseils
sont les sages
d'avilissant pour la raiqui du moins n'ont rien
de forson, mais que l'art ne dédaignerait pas
tifier d'ailleurs par d'innocentes supercheries;
Montaigne lui-même
genre de supplément que
e à sa
crètes, le rappelle
véritable destinée. Pourquoi gourmander trop
vivement une inertie qui peut n'être qu'appaSouvent c'est le sommeil du lion. Tels
rente?
conseils de Montaigne : conseils
sont les sages
d'avilissant pour la raiqui du moins n'ont rien
de forson, mais que l'art ne dédaignerait pas
tifier d'ailleurs par d'innocentes supercheries;
Montaigne lui-même
genre de supplément que --- Page 349 ---
55; )
a mis en pratique, et que l'on peut
son exemple, en y mettant la même pratiquer à
la même délicatesse. Rien
réserve et
de combattre
n'empéche, en effet,
limagination par ses propres armes, , puisque, comme la lance d'Achille,
a l'heureux privilége de
elle
blessures
guérir elle-même les
qu'elle a faites. D
Tel homme énervé, sent, en
femme nue, renaitre ses désirs tel voyant une
que, et consumé d'un
; autre, pudibesoin de
amour pur qui n'a pas
stimulant, en serait frappé
disie.
d'anaphroCent jeunes beautés, plus belles sans
Pour voile à la pudeur donnent leur chevelure. parure,
Tant le voile et l'obstacie ont un charme
Par qui tout s'embellit, jusqu'a la beauté même. suprêmc,
DELILLE, poëme de UInngination, chant IV.)
Qui peut demeurer insensible à la
expression des regards d'une femme touchante
et consumée de désirs P Ces
passionnée
sans, et voilés
les
yeux éteints, ravispar pleurs, cette
cette voix douce, étoufféc,
palelangueur,
lés par les
ces deux seins mougrâces, tout ce corps d'albâtre enfin,
qui peut servir de
modèle, ne sont-ils pas faits
TOxE I.
a --- Page 350 ---
338 )
embrâser l'imagination, et disposer à la
pour
volupté (1)?
charmes
à ces
Peut-on résister à ces
puissans,
magiques, et ne pas partager l'émotion
philtres
de la beauté que décrit si éléet les sentimens
cité?
M. Delille, dans le poême
gamment
Son port, son air, ses traits semblaient faits pour l'amour,
Ses yeux tantôt lançaient les feux ardens du jour,
Et tantôt, se voilant d'une longue paupière,
Du doux astre des nuits imitaient la lumière.
sait
les caresses faites, sans excès, à
On
que
maintiennent la santé, ou
une jolie femme
celles forplutôt ne l'altèrent pas, tandis que
très-réservées, que l'on regrette
cées, quoique
femme laide et indifférente,
de prodiguer à une
9 qui n'est pas
épuisent, parce quel'imagination,
flattée, n'y concourt en aucune
agréablement
gémanière, et que c'est elle qui règle l'appareil
nital.
tort de caresser une
C'est done un plus grand
dit Saintfemme laide qu'une belle; ecar, les lois de la
Chrysostôme, en s'excitant contre
(s),
. . De sa, taille élégante. ondoyante.
Le jonc n'égale pas la souplesse
chant L.) .
(DELLLLE, Poëme de PImagination,
ée, n'y concourt en aucune
agréablement
gémanière, et que c'est elle qui règle l'appareil
nital.
tort de caresser une
C'est done un plus grand
dit Saintfemme laide qu'une belle; ecar, les lois de la
Chrysostôme, en s'excitant contre
(s),
. . De sa, taille élégante. ondoyante.
Le jonc n'égale pas la souplesse
chant L.) .
(DELLLLE, Poëme de PImagination, --- Page 351 ---
339 )
nature, le crime est beaucoup plus
côté-là que de l'autre
grand de ce
(1). D
Il peut y avoir anaphrodisie
laide, sans
pour une femme
amabilité, privée de cet
enchanteur et agaçant que la nature enjouement
qu'à ses favoris,
n'accorde
2 et dont le pouvoir est si
sant sur nos coeurs.
puisUn homme au tempérament lascif, à l'imagination ardente, aux démonstrations
passionnées, au caractère
vives et
fougueux et
consumé d'amour devant
brôlant,
une amante
et parée de tous les attraits de la
agaçante
combe à son excès d'amour. Et beauté, sucmentanément
qui le rend moimpuissant? P L'ivresse
sante de la volupté : tandis
assoupiss'adresse à
qu'il est dispos, s'il
une autre femme
esti indifférente,
laide, ou qui lui
le
parce que cette dernière devient
palliatif de ses feux trop ardens, de cet
die
incendel'imagination, et qu'elle le conduit,
émotion, en calmant même
sans
parvis du temple de
ses transports, au
Vénus, où il n'est introduit
que par. les forces physiques
n'est plus la
; mais la jouissance
même; il goûte le plaisir
lement et sans ivresse,
tranquilla suprême
5 mais il n'expire pas de
volupté.
(1) Venette, t. I, p. 274.
a --- Page 352 ---
- 2 540 )
des animaux, dit M. de L...
a Bien différent
(p- 500, t. I"), l'homme savoure son bonheur
tous les sens; les pulsations de son coeur
par donnent le signal du plaisir à toutes les parties
ses baisers pleins de feu appellent
de son corps ;
colorer de
la volupté; il la voit dans ses yeux
roses les lys de l'épouse qui palpité dans ses
il
avant la jouissance... Il se
bras...
jouit
livre enfin à toute l'étendue de ses transports,
l'amour, en fermant la paupière de celle
lorsque
annonce qu 'il va leur ouvrir les
qui les excite,
être
sources du plaisir. Quelle situation peut
préférable à celle qui réunit tous les acccssoires
de la volupté? Je ne vois dans toutes celles
la débauche, qu'une jouissance bruqu'invente
dont la stérilité est peut-être le
tale, fatigante,
moindre inconvénient. * --- Page 353 ---
(341 )
CINQUIÈME.
SECTION
CHAPITRE V.
DeT'Aunphrodisie résultant de passions exaltées.
Sa vie
homme n'est sans passions (1).
x NuLl
le résultat de l'action des oranimale n'est que
recedes sens, et ces organes ne peuvent
ganes
sans transmettre au sensovoir d'impression,
moins vives, source
rium, des sensations plus ou
intarissable des passions.
être douces et
Mais ces passions peuvent
modérées; alors, semblables aux zéphyrs qui
les voiles, et sur la foi desquelles le
enflent
elles sont plus sapilote se repose et s'endort,
(1) Debreuze, P. 1O, ouvr. cité.
ale n'est que
recedes sens, et ces organes ne peuvent
ganes
sans transmettre au sensovoir d'impression,
moins vives, source
rium, des sensations plus ou
intarissable des passions.
être douces et
Mais ces passions peuvent
modérées; alors, semblables aux zéphyrs qui
les voiles, et sur la foi desquelles le
enflent
elles sont plus sapilote se repose et s'endort,
(1) Debreuze, P. 1O, ouvr. cité. --- Page 354 ---
542 )
nuisibles, malgré la faiblesse et le
lutaires que
sommeil 'de la raison; tandis que quelquefois,
contraire, elles imitent les aquilons fougueux
au triomphent des efforts du pilote, bouleverqui les flots, brisent la mâture, et entrainent
sent
calmes,
dans l'abime le vaisseau, que, plus
elles eussent favorablement servi. D
douces, dit Roussel (1), sont
e Les passions
les plus familières à la femme, parce qu'elles
sont les plus analogues à sa constitution phyL'attendrissement, la compassion, la
sique.
sontles sentimens qu'elle
bienveillance,T'amour.
et qu'elle inspire le plus souvent. Chaéprouve
bouche faite pour sourire, que
cuh sait qu'une
la
que des
des yeux tendres ou animés par gaité,
redoutables, et un son de voix
bras plus jolis que
touqui ne porte à l'âme que des impressions
faits pour s'allier ravec les
chantes, ne sont pas
haineuses ou violentes (1), qui sont
passions de
prêts à nous dévorer.
autant tigres
physique et moral de la Femme.
(1) Système
élégamment tracé par un
(2) Certes, ce tableau,
adorateur de la beanté, et vrai à beaucoup d'égards,
exceptions. J'ai connu des
souffre néanmoins plusieurs
favorisées
femmes douées de tous les dons de la nature,
charmer en
particulièrement sous le rapport physique, --- Page 355 ---
545 )
PROPOSITION XXIII.
mais cependant il est rare
Il'est pas impossible,
reconnaisse pour
chezles paysans tanaphrodisie
que
Tezaltation de Pimaginacauses Pexcès d'e amour,
ctc. Ceci n'exclut
morales,
tion, les préoécupations
XXII, et quia
le principe posé dans la proposition
pas
morales : car lcs différentes causes
trait aux influences
doivent être consiqui agissent sur notre esprit, ne mettent en jeu un
dérées que comme des irritations qui
est
d'un autre qui en plus
système d'organes aux dépens
que
dans cette
il importe peu
éloigné, et
hypothèsc, excès d'amour, des
cette excitation soit produite par un
préaccupations morales, etc.
des haines imleur douceur, et concentrer
public par
violens.
placables et des ressentimens
le sexe, au miLes négresses, je le dis à regret pour
ont été beaucoup
lieu des massacres de Saint-Domingue,
plus rafles hommes, et plus cruellcs,
plus féroces que
que leur haine
finées dans la modification des supplices
blancs.
aux
du guet) préparaient
et vengeance (mots
volume de mes
(On en voit des exemplcs au troisième
Voyages.)
douceur, et concentrer
public par
violens.
placables et des ressentimens
le sexe, au miLes négresses, je le dis à regret pour
ont été beaucoup
lieu des massacres de Saint-Domingue,
plus rafles hommes, et plus cruellcs,
plus féroces que
que leur haine
finées dans la modification des supplices
blancs.
aux
du guet) préparaient
et vengeance (mots
volume de mes
(On en voit des exemplcs au troisième
Voyages.) --- Page 356 ---
544 )
PROPOSITION XXIV.
Les habitans des villes, au contraire, sont beaucoup plus sujets à l'impuissance vénérienne, en raisonde la multiplicité des causes physiques et morales,
auxquelles ils se trouvent exposés, et en raison,
surtout, de la précocité de la puberté (éphebe), de
Pinertie des organes, due à desplaisirs anticipés ou
abusifs, et du travail d'une imagination ardente.
(Voy. Propos. XV.)
L'enfance etla vieillesse sont exempts de passions violentes (1). Dans le premier age, les
traces ou anfractuosités du cerveau sont à peine
apparentes, ou légèrement développées, et dans
l'âge du repos, 2 ces mêmes sillons, susceptibles,
à la moindre compression, d'agacer le sensorium, sont alors effacés. Mais c'est dans l'age
viril que les passions se déchaînent avec toutes
leurs modifications; elles exercent un empire, 9.
(1) En général, l'exaltation, plus fréquente dans la
jeunesse que dans la vieillesse, cst le produit d'un transport prompt d'un sang artériel au cervean. --- Page 357 ---
/ 345 )
le plus souvent rebelle à la voix de la saine
son. Alors on voit éclater les
Faide la
orages del'envie,
jalousie, et des autres passions qui leur
ressemblent. L'homme est dévoré
tion, altéré de la soif insatiable par l'ambide la fortune,
rongéparl'envie, 9 son orgueil sans cesse
il est presque toujours malheureux allumé,
ne veut pas commander à ses
parce qu'il
sens.
M. Pinel (1) nous observe, dans sa
phie, C que les chagrins
Nosogracabinet
profonds, les travaux de
portés à l'excès, l'abus des facultés intellectuelles, 9 la frayeur, les terreurs
l'amour contrarié et malheureux, religieuses,
sive et imprévue,
la joie excesl'exaltation de limagination,
lesregrets d'une perte irréparable, causentl'idiotisme. D'oà il est aisé de conclure,
M. Pinel, que les délires
continue
tenir à des vices
non fébriles, loin de
d'organisation du cerveau, dépendent presque toujours de
forte et véhémente,
quelque passion
autant par la nature de
l'objet de cette passion, que par la sensibilité
trop vive de celui qui
l'éprouve. >
Les passions, en irradiant de
jour de leurs désordres,
l'épigastre, sedes altérations
produisent sur la face
quiannoncentletonble des fonc-
() Nosographie
phitosophigue, tome X, P. 10.
, loin de
d'organisation du cerveau, dépendent presque toujours de
forte et véhémente,
quelque passion
autant par la nature de
l'objet de cette passion, que par la sensibilité
trop vive de celui qui
l'éprouve. >
Les passions, en irradiant de
jour de leurs désordres,
l'épigastre, sedes altérations
produisent sur la face
quiannoncentletonble des fonc-
() Nosographie
phitosophigue, tome X, P. 10. --- Page 358 ---
346 )
et la constriction de ces ortions épigastriques,
ganes.
des passions sur les traits du
Influence
visage.
La tête en entier, dit Yalmont-Bomare. 2
des positions et des
prend, dans les passions,
différens : elle est abaissée en avant
mouvemens T'humilité, la honte, la tristesse; penchée
dans
la pitié; élevée dans
de côté dans la langueur,
:
droite et fixe dans l'opiniatreté
l'arrogance; ;
arrière dans l'étonelle fait un mouvement en
réitérés de
nement, et plusieurs mouvemens
la
d'autre dans le mépris, la moquerie,
côté et
colère ctlindignation.
l'amour, la honte,
la joie,
( Dans l'afliction,
Toutà coup
la compassion, les yeux se gonflent. etles obshumeur surabondante les couvre
une
coule des larmes dont l'effusion
curcit; il en
d'une tension des
est toujours accompagnée fait ouvrir la bouche.
muscles du visage, qui
tristesse, les deux coins de la bouche
e Dansla
inférieure remonte ; la paus'abaissent; la lèvre
de l'oeil
est abaissée à demi, la prunelle
pière
élevée et à moitié cachée parl la pauest à moitié --- Page 359 ---
547 )
les autres muscles de la face sont relâpière;
l'intervalle qui est entre la
chés, de sorte que
l'ordibouche et les yeux est plus grand qu'à
conséquent le visage parait alnaire, et, par
longé.
la
la terreur, l'effroi, l'horreur,
u Dans peur,
s'élèvent, la paule front se ride, les sourcils
s'ouvre autant qu'il est possible, elle surpière
monte la prunelle, et laisse paraitre une partie
du blanc de l'oeil au-dessus de la prunelle qui
est abaissée et un peu cachée par la paupière
inférieure ; la bouche est en même temps fort
les bords se retirent, et laissent paraitre
ouverte,
les dents en haut et en bas.
Danslemépris et la dérision: la lèvre supérieure se relève, d'un côté, et laisse paraitre les
dents, tandis que de l'autre côté elle a un petit
mouvement comme pour sourire ; le nez se fronce
du même côté que la lèvre s'est élevée, et le coin
de la bouche recule; l'oeil du même côté est
fermé, tandis que l'autre est ouvert à.
presque
mais les deux prunelles sont abaisl'ordinaire;
lorsqu'on regarde du haut en bas.
sées, comme
l'envie, la malice, les sourDans la jalousie,
s'écils descendent et se froncent, les paupières
lèvent, et les prunelles S abaissent; la lèvre supérieure s'élève de chaque côté; tandis que les
- - a
; l'oeil du même côté est
fermé, tandis que l'autre est ouvert à.
presque
mais les deux prunelles sont abaisl'ordinaire;
lorsqu'on regarde du haut en bas.
sées, comme
l'envie, la malice, les sourDans la jalousie,
s'écils descendent et se froncent, les paupières
lèvent, et les prunelles S abaissent; la lèvre supérieure s'élève de chaque côté; tandis que les
- - a --- Page 360 ---
I 54S )
coins de la bouche s'abaissent un peu, et que le
milieu de la lèvre inférieure se relève pour joindre le milieu de lalèvre supérieure.
les deux coins de la bouche reK Danslesris,
culent et s'élèvent un peu; la partie supérieure
des joues se relève; les yeux se ferment plus ou
moins ; la lèvre supérieure s'élève 7 l'inférieure
s'abaisse ; la bouche s'ouvre, et la peau du nez
dans les ris immodérés. Ce ris, plus
se fronce
qu'on appelle le sourire,
doux et plus gracieux,
dans les parties de la
a son siége uniquement s'élève, les coins de
bouche. La lèvre inférieure
la bouche se retirent, les joues se renflent, les
eton observe un léger
paupières se rapprochent,
clignement dans les yeux. Le ris a cela d'extraordinaire, qu'il peut être également excité par
une cause morale, etc. B
Plusieurs auteurs ont écrit surl'effet des passions, et ont appuyé leurs systènies d'observations propres à les caractériser et à justifier
leurs classifications. Les uns, par exemple, embrassant les deux extrêmes, ont choisi pour anviolentes, celles douces;
tagonistes aux passions
aux fortes, celles modérées ; aux vives et promptes, celles lentes; aux contraintes, celles satislibres, celles retenues. D'autres, 7 ne. 1
faites; aux
considérant que l'influence qu'elles produisent --- Page 361 ---
349 )
l'économie, les ont seulement divisées en
sur
savoir : les Passions excitantes,
deux classes,
débilitantes,
qui agissent en plus; ; et les Passions
qui agissent en moins.
devons considérer que leur
Pour nous, quine
directe dans l'anaphrodisie, nous coninfluence
cette dernière division (1)-
serverons
Les Passions ercitantes seront celles capables
de stimuler, de provoquer l'appéde réveiller,
titvénérien, en nous attirant vers nossemblables,
Yamour, l'amitié, l'espetelles que : le plaisir,
colère,
la hardiesse 3 la
rance, 2 la gaité, lajoie,
Yactivité de
V'ambition, la satisfuction morale,
romagination.paionse quiacompagoentleplus
heureux ou l'amant écouté.
souventl'amour
Leur exaltation cause l'impuissance.
Les Passions débilitantes, au contraire, comcelles qui favorisent cette frigidité;
prendront
dit Bichat, une importance
(1) ( N'attachons pas,
il est de T'esexagérée à telle on telle classification;
surtout dans T'éconosence de toutes d'être imparfaites,
mie animale; ; il ne faut jamais les considérer que comme
notre faible conception, et non comme
un guide pour de la marche de la nature. >
un tableau précis
ation cause l'impuissance.
Les Passions débilitantes, au contraire, comcelles qui favorisent cette frigidité;
prendront
dit Bichat, une importance
(1) ( N'attachons pas,
il est de T'esexagérée à telle on telle classification;
surtout dans T'éconosence de toutes d'être imparfaites,
mie animale; ; il ne faut jamais les considérer que comme
notre faible conception, et non comme
un guide pour de la marche de la nature. >
un tableau précis --- Page 362 ---
( 350 )
extinction totale des facultés génitales et
cette désirs du congrès, en nous éloignant de nos
des
semblables; telles sont : la douleur, V'inquiétude,
le dégoiit, le découragement, la
la crainte,
la honie, la haine, l'envie, la jalousie,
terreur,
de limagination portés à Dexcès,
les travaur
les
les sensations répétées, les passions tristes,
la sensibilité; la
études sérieuses, en épuisant
caractérisent Vamour
plupart de ces passions
bas la démalheureuz, dont nous donnons plus
finition au mot Amour du même chapitre.
DÉFINITION ANATONIQUE DE LA CAUSE DES PASSIONS.
Passions excitantes.
aisément que les passions vives
4 On conçoit
fortement excitantes doivent, en accélérant
et
le trouble dans
le mouvement du sang, porter
dont la circulation est déjà, pour
la poitrine,
dans le
dont
ainsi dire, trop vive; ou
cerveau,
faible pour: résister, soit au choc
la pulpe est trop
lui arrivent.
impétueux des colonnes de sang qui
y exercer.,
soitàla compression qu'ellespeuventy
autre effet des
vives ou proC
Un
passions
au système nerveux un
fondes, est d'imprimer
triomrithme de vibrabilité qui, une fois établi, --- Page 363 ---
( 551)
de tous les moyens employés pour le faire
phe
cesser. >
Passions débilitantes.
dans les passions débilitantes,
d Au contraire,
le mouvement du
dans celles qui affaiblissent
c'est
diminuent la tonicité des fibres,
coeur, et
ordinairement dans le ventre que s'opère
le plus
les suit, surtoutl lorsque ces pasle désordre qui
leurs effets se dévesions persévérent, , et que
loppent avec lenteur (1).>
les
Ainsi les passions ezcitantes agissent sur
de la poitrine, où elles causent les plus
organes troubles; tandis que les passions débiligrands
affectent les viscères abdotantes, au contraire,
minaux, dont elles altèrent.les fonctions. )
la sensibilité ne peut être mise en
G Comme
douleur (2), der même
jeu que par le plaisir ou la
l'âme n'est soumise qu'à deux espèces de mouvemens, l'un qui la porte à se rapprocher du
bien, l'autre à s'éloigner du mal.
Dans le premier cas, le système nerveux s'épanouit, l'âme se dilate, et par un mouvement
(1) Debreuse, P. 41.
(2) Le même, p. 15.
sensibilité ne peut être mise en
G Comme
douleur (2), der même
jeu que par le plaisir ou la
l'âme n'est soumise qu'à deux espèces de mouvemens, l'un qui la porte à se rapprocher du
bien, l'autre à s'éloigner du mal.
Dans le premier cas, le système nerveux s'épanouit, l'âme se dilate, et par un mouvement
(1) Debreuse, P. 41.
(2) Le même, p. 15. --- Page 364 ---
(352)
semble vouloir s'élancer au-devant
excentrique
de la sensation.
Dans le second, le système nerveux se resl'âme se concentre et scmble vouloir s'y
serre, Or, l'action du système nerveux ne
dérober.
ni diminuée sans que les
peut être augmentée
auxquelles il préside ne le soient dans
fonctions
le même rapport ; de là la division des passions
excitantes et débilitantes, ou en agréables et
en
pénibles. La douleur et autres sentimens pénibles sont
des passions destructrices; je
donc, en général,
moudis en général, car on a vu des personnes
agréables étant
rir parexcès de joie. Lespassions
suivant
modérées, sont réputées conservatrices,
le même système de M. Debreuze.
soit la passion d'un homme, la
Quelle que
science, la renommée ou les richesses,personne
contre son voisin. Les savans
ne veut changer
les secrets de
s'estiment heureux de développer
est heureux de ce qu'il
la nature ; lignorant
de
n'en sait pas davantage; le riche s'applaudit soin
abondance; le pauvre se contente du
son
l'aveugle danse, et le boiteux
de la Providence;
chante; l'ivrogne se croit un héros, etlelunatique
chimiste, qui meurt de faim, est souun roi.Le
dorées,
verainement heureux avec ses espérances
'estiment heureux de développer
est heureux de ce qu'il
la nature ; lignorant
de
n'en sait pas davantage; le riche s'applaudit soin
abondance; le pauvre se contente du
son
l'aveugle danse, et le boiteux
de la Providence;
chante; l'ivrogne se croit un héros, etlelunatique
chimiste, qui meurt de faim, est souun roi.Le
dorées,
verainement heureux avec ses espérances --- Page 365 ---
353 )
et le poète l'est avec sa muse. Quelle
leuse consolation
merveilaccompagnechaquer état! L'orgueil est donné à tous, comme un ami
Des passions sortables aident à
commun.
pérance.
chaque âge; ; l'esvoyage avec nous, et ne nous
point, même à l'heure du
quitte
terme fatal,
trépas. Jusqu'à ce
l'opinion, avec ses rayons changeans, dore les nuages qui embellissent
jours. >
nos
4 Deux principes (1) règnent dans
l'homme,
l'amour-propre et la raison; l'un
l'autre pour retenir.
pour exciter,
N'appelons point
un bien, celui-là un mal; chacun
celui-ci
fin : Tun meut, l'autre
produit sa
leur attribuer le
gouverne ; et il ne faut
bien ou le mal, que suivant
qu'ils agissent d'une manière
non convenable à leur
convenable ou
nature. p
Nous naviguons
de la vie : la raison diversementsurle vaste océan
en est la boussole, mais Ja
passion en est le vent. La raison
le port, et la
nous montre
passion nous en
4 Comme d'un
éloigne.
les fruits,
sauvageon greffé, dit Pope,
nier,
auparavant ingrats au soin du jardinaissent avec abondance, de même les
plus solides vertus naissent des
passions : la vi-
(1) Pope, Essaisur LHomme.
ToME I.
--- Page 366 ---
354 )
d'une nature sauvage en fortifie la racine.
gueur
et de vertu découle du
Quelle source d'esprit
la
et de l'obstination, de la haine ou de
chagrin La colère donne du zèle et de la force,
crainte!
la prudence, et la pal'avarice même augmente
entretient la philosophie; le plaisir raffiné
resse
dans certaines bornes, devient un
et resserré
honnête qui, par ses doux transports,
amour
du sexe; l'envie, qui tycharme la délicatesse
émulation dans les
rannise une âme basse, est
ou dans les guerriers: : on ne trouve, enfin,
savans l'homme ni dans la femme, aucune
ni dans
venir ou de l'orgueil, ou de
vertu qui ne puisse
la honte. p.
étant refoulées à
Les passions contraintes 2
occasionent les plus grands troul'intérieur, y
feu difficile à éteindre
bles, et y allument un
Tout
vers Jaquelle il tendait.
sans l'expansion
cerveau et au coeur, lorssemble se porter au
d'une jeune
qu'on est éperduement amoureux d'elle. Les
beauté, et qu'on se trouve auprès
la
, ou se font mal;
fonctions sont suspendues,
la gorge
bouche se dessèche; la salive s'épaissit;
strangulation; la téte est brolante,iet
éprouve
de l'énergie vitale qui
génital est privé
l'appareil
et
a reflué vers le coeur ou
devrait y affluer, qui
céphalalgie,
vers le cerveau; de là palpitations,
d'elle. Les
beauté, et qu'on se trouve auprès
la
, ou se font mal;
fonctions sont suspendues,
la gorge
bouche se dessèche; la salive s'épaissit;
strangulation; la téte est brolante,iet
éprouve
de l'énergie vitale qui
génital est privé
l'appareil
et
a reflué vers le coeur ou
devrait y affluer, qui
céphalalgie,
vers le cerveau; de là palpitations, --- Page 367 ---
355 )
prostration de forces; de là
sueurs copieuses, l'anaphrodisie, quand on sait
souvent, enfin,
aime
sentiment. On retrop sentir et qu'on
par dans le chien, cet
trouve cet excès de sensibilité
ami fidèle de l'homme, qui, après une longue
absence de son maitre 2 le revoit, va quêter ses'
caresses, et cacher sa tête et son corps,
premières frémissans de plaisir, sous la main qu'il sait reconnaitre et apprécier. Les nerfs et le cerveau
sont donc les organes de la sensibilité.
PASSIONS EXCITANTES POUVANT. CAUSER L'ANAPHRODISIE.
PROPOSITION XVIII.
excitante peut proToute passion fortement
en concentrant Pactivité nerduire limpuissance
tel que la téte ou
veuse sur un point particulier,
lecentre épigastrique, et en le détournant des organes
génitaux.
SI.
De ce nombre sont : l'amour, l'amitié, l'espérance, la gaité, la joie,la hardiesse, la colère,
le plus soul'ambition, etc., qui accompagnent --- Page 368 ---
356 )
vent l'amour heureux. Leur exaltation cause
l'impuissance.
L'amour, ce beau mouvement de l'âme qui
tend à rapprocher deux objets de sexe différent,
est une passion violente dont nul n'est exempt.
Amour! tout sent tes feux 2 tout se livre à ta rage,
Tcut, et l'homme qui pense et la brute sauvage, 3
Et le peuple des eaux et T'habitant des airs.
DELILLE, Géorgiques. )
L'amour est un éclair; chez nous c'cst un orage.
(DELILLE, Poëme de PImaginazion, chant II. )
Le grand Corneille a dit:
L'amour, par tyrannie obtient ce qu'il demande,
S'il parle, il faut céder; obéirs'il commande,
Et ce dieu, tout aveugle et tout enfant qu'il est,
Dispose de nos coeurs quand, et comme illui plait.
Sentimens sublimes, désirs grossiers * force
et faiblesse, voilà l'amour, ce que Rousseau développe ainsi :
Humble, captif, il rampe, 3 ils s'insinue. :
Puis tout à coup, impérieux vainqueur,
Porte le trouble et l'effroi dans le coeur.
Les trahisons, la noire tyrannie,
Le Désespoir, la peur, l'ignominie
Et le tumulte au regard effaré,
Suivent son char de soupçons entouré,
imens sublimes, désirs grossiers * force
et faiblesse, voilà l'amour, ce que Rousseau développe ainsi :
Humble, captif, il rampe, 3 ils s'insinue. :
Puis tout à coup, impérieux vainqueur,
Porte le trouble et l'effroi dans le coeur.
Les trahisons, la noire tyrannie,
Le Désespoir, la peur, l'ignominie
Et le tumulte au regard effaré,
Suivent son char de soupçons entouré, --- Page 369 ---
I 357 )
L'amour est le résultat d'un besoin
etd'un sentiment
physique
moral; cette affection est
une combinaison de diverses
donc
passions. L'estime
etl'amour, dit Pope, ne
à
e
Amor
furentjamais vendre.
non simplex est affectus, sed
omnium animi. Pathematum
quasi
bulenta coacervatio.
confusa atque lur-
(Lorry, de
L'homme livré à une froide Melancholid.)
est sans passions) est
continence (s'il
dès
paresseux. Ilne l'est
qu'il a éprouvé le besoin
plus
plus
d'aimer; il ne vit
que pour l'amour. Aussi, l'espoir de la
légère faveur le retient-il
plus
tières sous la fenêtre de pendant des nuits ensa maîtresse.
De sa molle langueur on voit le sensible
gnol passer rapidement à l'intrépidité. Espaplaire à sa dame, il devient avide de
Pour
l'on est étonné de lui
gloire; a et
voirquitter la
s'armer d'une épée, et combattre guitare pour
furieux.
des animaux
Dans l'espoir de plaire à celle qu'il
timide berger devient
aime, le
les arts,
industrieux. Adroit dans
qu'il n'a pourtant point exercés
principes, on le voit ciseler adroitement
par
élégance la houlette
et avec
le secret de
mystérieuse qui renferme
son coeur, et qu'il destine à sa bergère; tresser un chapeau de paille
sait
ner de fleurs allégoriques,
qu'il
orpour lui exprimer ce
- --- Page 370 ---
358 )
qu'il ressent. Quel est le mobile de ses actions?
I'amour!
Un amant qui avait une maîtresse à qui il
manquait un ceil, se fit borgne pour lui ressembler!
L'amour heureux jouit dans le présent, et
rien ne le trouble, s'il n'est porté à l'excès. L'amour sans succès, ou timide, indépendamment
qu'il conduit à l'anaphrodisie, peut dégénérer,
chez la femme, en nymphomanie, si la personne
obtenir le prix de ses désirs.
ne peut
L'amant écouté, ou l'amour heureux, est accompagné des jeux et des ris, avec lesquels il
folâtre ; l'amour malheureux 2 au contraire,
traîne à sa suite le lugubre cortége de la douleur, de linquiétude, de l'humiliation et de la
jalousie. Des tentatives dans ces passions exaltées ont pour résultat l'anaphrodisie.
ditM. Debreuze
C
Dans Y'amourheureux,
(1),
l'énergie vitale est en général augmentée, les
facultés de l'esprit se développent; et si l'on sent
exprimer tout ce que l'on
trop pour pouvoir
sent, cependant on n'a, dans nulle autre circonstance, ni la même richesse dans les pensées, ni autant de cette éloquence persuasive
(1) Ouvrage cité. P. 25.
passions exaltées ont pour résultat l'anaphrodisie.
ditM. Debreuze
C
Dans Y'amourheureux,
(1),
l'énergie vitale est en général augmentée, les
facultés de l'esprit se développent; et si l'on sent
exprimer tout ce que l'on
trop pour pouvoir
sent, cependant on n'a, dans nulle autre circonstance, ni la même richesse dans les pensées, ni autant de cette éloquence persuasive
(1) Ouvrage cité. P. 25. --- Page 371 ---
559 )
si bien nommée le langage du coeur. Le
qu'on a
la vivacité brille sur
visage est riant et animé,
d'une hutous les traits; les yeux sont couverts
doux,
midité éclatante; les regards, 9 toujours
detantôt vifs, tantôt languissans; la voix
sont
les distractions sont
vient faible et touchante;
à tous les obnombreuses, l'âme est inattentive
autres que l'objet aimé. Cet objet
jets extérieurs
souvenir vient-il caresser
s'approche-til, son
parait-il enfin : le coeur palpite,
l'imagination,
l'âme se
le pouls s'élève et devient irrégulier,
un soupir pour
dilate, et semble s'échapperdans les désirs et
voler vers lui; les yeux peignent
pensers nombreux se confondent,
Vagitation;lesy
de sentir, n'a plus le
et l'amant, tout occupé
hcesit; enfin,
pouvoir de parler : vOx faucibus
cons'il rompt le silence, ses réponses sont peu informes aux demandes, et encore sont-elles
de longs et de fréquens souterrompues par
pirs. n
dort
si parfois il
d L'amour heureux
peu;
les
sommeille, il est toujours couché sur
roses,
l'enivrant de parfums, semble
et l'imagination
ne veillent
saisir l'instant où Jes sens externes
des
faire entrer dans l'âme, sur l'aile
plus, pour élémens du feu dont il se nourrit. p
songes, les
tableau, que l'amour
On voit, par cet élégant --- Page 372 ---
- 360 )
heureux ne trouble point les fonctions de l'appareil génital, et qu'il peut rarement causerl'anaphrodisie, si ce n'est en .cas d'un excès de
sensibilité.
contraire, continue M. Debreuze 7
a Si, au
de
l'amour malheureux succombe sous le poids
il ne trouve dans les bras de Morses ennuis,
phée que des songes enfantés par l'inquiétude,
le désespoir etla jalousie. Le désir le rapproche
aussi des roses, mais c'est pour augmenter son
supplice ; il ne peut les atteindre, et sans cesse
il est froissé parleursépines. D Voilà un sommeil
point réparateur, dont les suites énerquin'est
vantes, occasionant une asthénie musculaire,
conduisent à l'anaphrodisie.
est-il dit encore.
G Dans l'amour malheureux,
une tristesse habituelle est empreinte sur sa
physionomie; celui qui en est la victime semble
doué d'un excès de sensibilité qui le dispose à
partager les maux d'autrui, son esprit est rêveur,
sont
fréquens ; il aime la solises soupirs
plus
les
tude ; ses yeux expriment la langueur;.
femmes sutout ont du plaisir à pleurer; : l'appétit diminue, le sommeil est interrompu, 2 le son
de la voix a quelque chose d'attendrissant qui
semble vouloir aller chercher l'âme de l'objet
aimé, pour l'émouvoir et le rendre sensible; le
ux d'autrui, son esprit est rêveur,
sont
fréquens ; il aime la solises soupirs
plus
les
tude ; ses yeux expriment la langueur;.
femmes sutout ont du plaisir à pleurer; : l'appétit diminue, le sommeil est interrompu, 2 le son
de la voix a quelque chose d'attendrissant qui
semble vouloir aller chercher l'âme de l'objet
aimé, pour l'émouvoir et le rendre sensible; le --- Page 373 ---
361 )
ordinairement faible et languissant, se.
pouls,
à la moindre lueur d'espéchange et s'anime
voir l'objet aimé, entendre prononcer
rance :
réveillerl'àme et toutes les
son nom, suffit pour
: dès lors le
elle préside
fonctions auxquelles
la voix, la
devient fréquent et développé;
pouls
la poitrine s'élève et
respiration se précipitent;
forts et rapides ;
s'abaisse par des mouvemens la face les roses
enfin, l'on voit tout à coup sur
de
et de la volupté succéder aux lys
du plaisir
si, au contraire,
l'abattement et de la langueur;
les obstacles ne sont pas vaincus, que l'inquiébientôt les yeux
tude et le chagrin persistent, tout-à-fait, la
s'enfoncent, l'appétit se perd
du
s'empare
transpiration diminue 9 la maigreur
les
le sommeil est troublé par les rêves
corps,
le
la mélansinistres, et enfin désespoir,
plus
affections succèdent à ce
colie, et mille autres
solum in animum impetum
pénible état. D Non
Amor, a dit Platon, verum et in corpus
facit
curis macie, dotyrannidem ezercet vigiliis,
lethalem noram infelore, et mille affectibus
rentibus corpus werat.
L'Amour n'est pas sensible à nos vives alarmes,
C'est un enfant cruel, il se plait dans nos larmes.
Nos malheurs sont ses jeux i nos peines ses loisirs,
L'abeiile vit de fleurs, PAmour vit de soupirs.
(Gaesser. ) --- Page 374 ---
(362 )
L'amour malheureux, selon Tourtel (1), remplit Oeoteionorngetuetenerninmame
à des affections nerveuses cruelles, telles que la
mélancolie, l'hystérie, la catalepsie, la nymphomanie. > On peut ajouter l'anaphrodisie,
névrose de l'appareil générateur.
a L'amour (2), dit le célèbre Huet, érêque,
n'est pas une passion de l'ameseulement, comme
la haine, l'envie, mais c'est aussi une maladie
du corps, comme la fièvre. Elle est dans Je sang
et dans les esprits qui s'allument, s'agitent extraordinairement, et on pourrait la traiter méthodiquement par les règles de la médecine
pour la guérir. Je crois que l'on en pourrait venir à bout par de grandes sueurs, et de copieusaignées qui, emportant avec l'humeur les esprits enflammés, purgeraient le sang, calmeraient son émotion, et le rétabliraient dans son
état naturel. Ce n'est pas une simple conjecture, ajoute le prélat, c'est une opinion fondée
sur l'expérience. D
a Un grand prince 9 atteint d'un amour violent pour une demoiselle de mérite, ,fut contraint
de partir pour l'armée. Tant que son absence
(1)Hygiène, 2e volume, P. 364.
(2) Encyclopediana.
és, purgeraient le sang, calmeraient son émotion, et le rétabliraient dans son
état naturel. Ce n'est pas une simple conjecture, ajoute le prélat, c'est une opinion fondée
sur l'expérience. D
a Un grand prince 9 atteint d'un amour violent pour une demoiselle de mérite, ,fut contraint
de partir pour l'armée. Tant que son absence
(1)Hygiène, 2e volume, P. 364.
(2) Encyclopediana. --- Page 375 ---
363 )
s'entretint par le souvenir, et
dura, sa passion
fort
commerce de lettres
fréquentjusqu'a
par un
qu'une maladie dangela fin de la campagne,
Il reprit sa santé,
reuse le réduisit à l'extrémité.
de grandes
mais sans reprendre son amour, que insu car, se
avaient emporté à son
;
évacuations
amoureux, et ne l'épersuadant d'être toujours
trouva froid et
de mémoire, il se
tant plus que
aimer.s
auprès de celle qu'il croyait
sans passion
d'anaphrodisie est dû prinCet exemple débilité produite par les évacuaeipalement à la
excessives que ce prince avait essuyées.
tions
avec une
Lucrèce (1), dit M. Esmenard,peint
d'un
contagieuse la fureur et l'ivresse
chaleur
etle délire tumulage impatient de jouissances, M. Delille commence
tueux de ses jeunes sens.
sociétés brilobserver combien, 2 dans nos
par
les lois, les moeurs ctles
lantes et corrompues,
ils'attache
à l'énergie de l'amour;
arts ajoutent
l'amour-propre, la vanité,
à montrer combien
lui donnent
l'ambition, la crainte, la jalousic, Carl'âme
d'activité, de charmes et de tourmens.
selon Yalmont-Bomare,
des femmes françaises,
sentir; elles
semble n'avoir été faite que pour
Notesdu chant second du pemedet/magisation.
(r) --- Page 376 ---
564 )
prétendent n'avoir été formées que pour le doux
emploi d'aimer et d'ètre aimées. Aussi faut-il
éloigner de la danse, et surtout de la valse, la
jeune épouse dont on veut seul posséder le coeur.
Ce n'est pas de la valse comme danse nationale
que j'entends décricr l'usage, elle est innocente
dans ses motifs et, je crois, dans ses résultats;
je veux parler de cette danse introduite en France
par la coquetterie et la luxure, de cette danse
voluptueuse où l'innocence a tant de risques à
courir.
Connaissez tous ces pas, tous ces enlacemens;
Ces gestes naturels qui sont des sentimens;
Cet abandon facile, , et fait pour la tendresse,
Qui rapproche l'amant du sein de sa maitresse.
Ce dédale amoureux, ce mobile cerceau, ,
Oà les bras réunis sc croisent en berccau
Et ce piége si doux où l'amante enchainée
A permettre un larçin est toujours condamnée.
Voilà pour le moral; quant au physique: a La
valse, selon le doctcur Villeneuve, est certainementdangereuse aux personnes d'une constitution très-irritable, et surtout aux femmes d'un
tempérament nerveux. Le tournoiement plusou
moins rapide qui constitue ce genre de danse, *
(1) Poëme de la Déclamation.
sc croisent en berccau
Et ce piége si doux où l'amante enchainée
A permettre un larçin est toujours condamnée.
Voilà pour le moral; quant au physique: a La
valse, selon le doctcur Villeneuve, est certainementdangereuse aux personnes d'une constitution très-irritable, et surtout aux femmes d'un
tempérament nerveux. Le tournoiement plusou
moins rapide qui constitue ce genre de danse, *
(1) Poëme de la Déclamation. --- Page 377 ---
365 )
des spasmes, des nausées, des syncopes
produit accidens nerveux. Il est bien vrai de
et autres
des sens est une fleur dont le
dire que le plaisir
l'éclat s'éteint sous la
parfum s'évapore, et dont
main qui la cueille. >
n'a véritablement qu'une
< La jeunesse (1)
passion, à laquelle se rapportent constamment,
tous les individus, ses autres
et dans presque
résultat nécessaire de l'acaffections. Elle est le
tion du principe de la vie, entièrement dirigée
alors vers une seule fin. Cette action dévorante
dans la région de la
a physiquement son foyer
le
sensibilité; c'est de là qu'elle s'élève et porte
trouble à la tête, qui, ainsi, n'en est que secondairement agitée. Elle peut bien égarer pour
temps.ce qu'elle y trouve de raison ;
quelque
rien Du moment où le
mais elle n'y déprave
coeur se calme, et dans le sens le plus physique,
le désordre de la tête cesse, et il n'en reste, au
lieu de vices, que d'heureux souvenirs. >
violente
Ah! l'amour, C l'amour (2), la plus
à la fois toutes les puissances
des passions 2 agite
réaphysiques et morales. L'âme et le corps y
(1) Perreau, de PHomme plysigsetmorabp.ail
(2) Perreau, Etude de VHomme moraletphysique,
page 354. --- Page 378 ---
d0 566 )
sans cesse l'un contre l'autre, dans un
gissent
la raison ne peut guère trouver
tel tumulte, que
seul instantde calme pour se faire entendre.
un
réunit en elle seule presque
4 Cette passion
accès
toutes les autres. On reconnait dans ses
les tourmens de la jalousie, les emportemens de
les fureurs de la vengeance, et les
la colère,
du désespoir. Il n'est pas une
sombres projets
vive affection del'âme qu'elle ne manque d'associer... Aussi les filtres furent-ils inventés pour
ou adoucir leurs
guérir les amans malheureux,
peines (1). )
de l'amour, dans l'organisation,
C Les effets
sont d'en troubler presque immédiatement touTibulle,
ils
() K Lisez Ovide, Virgile, 2
Properce,
se
chez les maparlent tous de philtres qu'on procurait
giciennes de leurs temps, pour se faire aimer.Mais Ovide
n'en parle que pour s'en moquer. Si les magiciennes,
dit-il, avaient le secret d'enflammer les coeurs, et d'enchainer les amans, Circé eût-elle laissé partir Ulysse,
) Salgues, t. II, P. 158,
et.Médée son infidleJason?
dans la société.)
des Erreurs et Préjugés répandus
Le meilleur talisman auprès des belles, est de savoir
leur plaire, et les charmer par une extrême complaisance, une soumission sans bornes, et beaucoup d'amabilité.
magiciennes,
dit-il, avaient le secret d'enflammer les coeurs, et d'enchainer les amans, Circé eût-elle laissé partir Ulysse,
) Salgues, t. II, P. 158,
et.Médée son infidleJason?
dans la société.)
des Erreurs et Préjugés répandus
Le meilleur talisman auprès des belles, est de savoir
leur plaire, et les charmer par une extrême complaisance, une soumission sans bornes, et beaucoup d'amabilité. --- Page 379 ---
567 )
tes les facultés, en y excitant, par secousses,
impétueux et ardent qui a tous
un mouvement
fièvre.
se perd, le
les caractères de la
L'appétit
sommeil fuit; lorsque, rappclé par l'excessive
agitation, il parait
fatigue de cette continuelle
rèves brûlans
revenir pour quelques instans, des
et ne lui permettent pas de rien
le tourmentent,
naturelles
Ce désordre dans les fonctions
réparer.
sentir dans les fonctions vitales :
se fait bientôt
la tête s'échauffe de plus en
la poitrine s'affecte,
intervalles, et finit
plus, le délire survient par
absolu de
quelquefois par se fixer dans un état
la prostration des forces,
la folie. La maigreur,
d'annoncer un profond épuisene tardent pas
toutes les humeurs
ment, impossible à réparer;
enfin la consomption,
s'altérent et se dépravent;
termine
si un accès de fureur ne l'a prévenue,
cet état de souffrance. )
manifeste
Puisquel'amour exerce une action
circulation et la respiration, on voit, par
sur la
l'anaphrodisie est la suite inéces détails, que
vitable d'une passion exaltée.
SI II.
L'amitié est un sentiment plus durable que
l'amour. Il n'est ni le produit du tumulte des --- Page 380 ---
: 368 )
ni celui des rêves de l'imagination: ; c'est
sens,
un amour de bienveillance réciproque, basé sur
des rapports d'estime et de sympathie (1).
dit Moreri, considéraient l'a-
( Les anciens,
mitié comme une déesse. On la représentaitsous
la figure d'une jeune femme simplement vêtue
d'une robe blanche, dont le côté gauche était
(1) Je lis avec intérêt, dans un ouvrage intitulé:
Du Hasard, ou, fragmens sans suite d'un ouvrage
le
suivant entre l'amour et l'amitié:
sans fin, parallèle
est comme ces déserts brâlans de T'Afrique,
( L'amour
e oà les mirages viennent montrer tour-à-tour des palais,
ou des fleuves, là où il n'y a qu'un sable
des forêts,
mouvant... là tout est illusion. >
a-L'amitié ressemble à ces petits champs que T'on
s'enrichissent de tous
cultive avec succès, parce qu'ils
les soins qu'on leur donne, et qui centuplent le grain
de blé qu'on y sème.. ici tout est produit. >
est commne la fleur, il n'a qu'une saison;
( L'amour
hivers. L'al'amitié est comme la tige, elle résiste aux
le
dont il faut jouir de suite;
mour est comme plaisir,
de loin.
l'amitié, comme le bonheur, qu'il faut préparer
L'amour repose sur l'égoisme et sur T'illusion; l'amitié
et Ia vérité. En
n'existe que par le désintéressement
celui
oblige est celui qui donne; en amitié,
amour,
qui
c'est celui qui reçoit.>
'amour
hivers. L'al'amitié est comme la tige, elle résiste aux
le
dont il faut jouir de suite;
mour est comme plaisir,
de loin.
l'amitié, comme le bonheur, qu'il faut préparer
L'amour repose sur l'égoisme et sur T'illusion; l'amitié
et Ia vérité. En
n'existe que par le désintéressement
celui
oblige est celui qui donne; en amitié,
amour,
qui
c'est celui qui reçoit.> --- Page 381 ---
569 )
et où elle montrait de la main droite
découvert, avec ces mots en lettres d'or : Loin
son cceur,
toute nue, était
et près. Sa tête, qui paraissait
d'une couronne de fleurs de grenades,
entourée
sortir quatre de ses fruits, avec
d'oà l'on voyait
Eté. Le bas de la robe
ces paroles : Hiver et
La Vie
était entouré de ces deux autres mots :
la Mort. La déesse, ainsi représentée, emet
de la main gauche un ormeau sec enbrassait
touré d'un cep de vigne.
de la déesse annonce qu'elle ne
La jeunesse
être la même
doit jamais vieillir, et toujours
Son vêtement
dans ses doux empressemens.
exprime sa franchise ingénue. Son côté
simple
découvert, parce que son coeur doit
gauche est
La devise loin et
être toujours ouvert à ses amis.
fait assez
sa tête est nue,
près se
comprendre; doit révéler sans répour faire connaitre qu'elle
toutes ses
à ses amis. La couleur
serve
pensées
des grenades annonce l'ardeur et l'immortalité
tendresse mutuelle. La devise Hiver et
d'une
soit dans
Eté rappelle qu'on la trouve toujours,
soit dans l'adversité. Enfin, les
la prospérité,
deux mots gravés au bas de sa robe, etl'ormeau
entrelacé d'un pampre de vigne. annoncent que
l'amitié est toujours la même, pendant la vie et
après la mort.
TOME I.
--- Page 382 ---
370 )
l'amitié soit plus paisible dans ses
Quoique
moins
affections que l'amour, elle ne produitpas
des ravages dans l'économie; et
quelquefois
d'élever le couquoiqu'elle soit susceptible (:)
d'exciter sans secousse l'énergie vitale, et
rage,
de favoriser les sécrétions, on rapporte cependant qu'au siége de La Chapelle, un Espagnol
embrassé le corps de son ami;
mourut en tenant
neuf jours à la
et qu'Horace ne survécut que
perte de Mécène.
l'amitié
sous le
En ne considérant ici
que
de l'anaphrodisic qu'elle peut produire,
rapport
l'exemple de plusieurs vrais amis
nous citerons
enchanteresses des épouséduits par les grâces
défense dans
ses de leurs amis, et tombés sans.
soudain leur méprise crimileurs filets, abjurer
remords, et
nelle, être atteints d'un heureux
tout à coup frappés d'une complète anaphrodil'une d'elles ne put jamais pardonner.
sie, que
n'aurait pas
C'est le cas de dire : ( Quel empire
les hommes, si elle se trouvait
la beauté sur
toujours unie à la vertu!s
S III.
et le Désir. Ces atteintes d'un
L'Espérance
la combibonheur que l'on envie compliquent
(:) Debreuze, page 33.
être atteints d'un heureux
tout à coup frappés d'une complète anaphrodil'une d'elles ne put jamais pardonner.
sie, que
n'aurait pas
C'est le cas de dire : ( Quel empire
les hommes, si elle se trouvait
la beauté sur
toujours unie à la vertu!s
S III.
et le Désir. Ces atteintes d'un
L'Espérance
la combibonheur que l'on envie compliquent
(:) Debreuze, page 33. --- Page 383 ---
371 )
qui constituent l'amour; et
naison des passions dans cette affection simple
quoique en général, 2
les foncet non perturbatrice,
en apparence,
au premier
tions vitales ne soient pas perverties
abord, elles le deviennent bientôt, parexemple,
attendant au renlorsqu'un amant passionné,
l'objet de ses amours, sa maîtresse
dez-vous
qu'elle est dans les bras d'un
adorée, apprend
universelle et reflux
autre Alors, commotion
ct vers les
du sang vers le cervau
pouprécipité
: tintement d'oreilles, 2
mons ; alors dyspnée 9
tranquilles,
bouche pâteuse; ; les yeux, naguère
n'est
s'allument, son pouls s'élève, sa parole
douce succède la
plus libre. et à une passion
est defureur. De là,. mépris pour la parjure qui
de son culte; de là abolition de
venue indigne
générateur. En
l'énergie vitale dans l'appareil
à célébrer les doux mystères
vain il s'apprèterait
donner à cette infide Thyménée, il ne pourrait
s'il l'aimait de coeur, la moindre marque
dèle,
ni accomplir ses voeux les plus
de sa tendresse,
ardens.
Le Désir. Affection de l'âme qu'accompaTinquiétude, et que suit souvent le dégne
spontané vers un objet
goût; ce mouvement
facilement limqu'on n'a pas, provoque plus
interl'irrésolution et la distraction,
patience, --- Page 384 ---
572 )
rompt même l'oeuvre. de la digestion; alors
anophrodisie. Cependant si les désirs ne font
que naître, s'ils sont bientôt satisfaits, les organes sexuels n'ont pas le temps d'être énervés
par le travail de limagination, en ce cas il ne
peut y avoir anaphrodisie.
L'espérance, au contraire, plus calme en ses
mouvemens: , produit le plus ordinairement à
l'économie une douce impulsion. Alors le
pouls est réglé, la respiration libre, la voix
douce et égale, l'imagination empreinte de tableaux rians, et l'âme tranquille ets soumise. L'espérance, dansce cas, est une passion plutôt salutaire que désorganisatrice, puisque, loin de
troubler les fonctions vitales, elle en conserve
l'équilibre.
S1 IV.
La Gaité, la Satisfaction moraleetle Plaisir.
Ces sensations n'étant qu'une modification de
la joie, ne peuvent être considérées comme
passions nuisibles, et elles facilitent plutôt le
congrès qu'elles ne s'y opposent.
Lesindividus susceptibles
-
d'anaphrodisie sont
plus souvent bilieux et mélaneoliques,
que gais
et sanguins. Dans la gaité, toutes les fonctions
se font régulièrement, l'appareil circulatoire
ilibre.
S1 IV.
La Gaité, la Satisfaction moraleetle Plaisir.
Ces sensations n'étant qu'une modification de
la joie, ne peuvent être considérées comme
passions nuisibles, et elles facilitent plutôt le
congrès qu'elles ne s'y opposent.
Lesindividus susceptibles
-
d'anaphrodisie sont
plus souvent bilieux et mélaneoliques,
que gais
et sanguins. Dans la gaité, toutes les fonctions
se font régulièrement, l'appareil circulatoire --- Page 385 ---
3,3 )
aucune altération; de là respiration
n'éprouve
facile et non interromégale, et transpiration
La tristesse conduit à l'anaphrodisie, tanpue.
dis que la gaité en dégage.
de
dit Salomon (Proverbes
C Lajoie l'esprit,
de vichap. XVII. V. 22 ), rend le corps plein
mais la tristesse dessèche les OS.
gueur,
S V.
Joie
être un mouvement de
d La
(1) parait
elle s'épanouit, diverge, pour
l'âme par lequel
sentantes
ainsi dire, vers toutes les extrémités
livrer exclusivement à la sensation du
pour se
offert. Tous les traits del'homme
bien quilniest
certaine vivacité brille
joyeux sont rayonnans: :
dans ses yeux, le sourire est sur ses lèvres, son
visage est épanoui, une couleur rosée l'anime,
surtout ce que son coeur
ses yeux expriment
éprouve, et annoncent d'avance ce que sa boucar, n'omettons pas de
che va bientôt publier;
le dire, de tous les caractères de la joie, la loquacité est le plus remarquable etle plus constant.l.homnejoyeux croit que tout doitprendre
à son bonheur; il le raconte, il le publie,
part
(1) Debreuze, page 35.
: --- Page 386 ---
( I 574 )
l'émotion qui le transil veut que tout partage
s'écrie-t-il
aussi Y'amoureux Orosmane
porte; conduisant Zaire à l'autel:
en
tous les coeurs soient heureux de ma joie.
Je veux que
mourir d'un excès de
On a vu des personnes
et de goutte
d'autres guéries de paralysie
joie;
inattendue d'une nouvelle ou
par la secousse
comblait dejoic. Denis,
d'un événement qui les
périt de l'excès de sa joie,
tyran de Syracuse,
àAthènes. Auluen recevant le prix de laj poésie
et Van-Swieten citentplusieurs
Gèle, Sophocle
de ces exemples.
la douce excitation que
Dans la joie vive,
tumulproduit] la gaité fait place à une agitation
cause des palpitations, des sanglots,
tueuse qui
l'insomnie, la
l'hémoptysie,
des anévrismes,
le spasme, le
fèvre, le délire, les syncopes,
le troutremblement des membres,1 l'apoplexie,
ble de l'esprit, la folie, et enfin quelquefois
une mort subite (1).
souCependant une joie vive, une frayeur
accès de colère, et toute passion vive
daine, un
du système
capable de déterminer le collapsus
() Debreuze, page 37.
nie, la
l'hémoptysie,
des anévrismes,
le spasme, le
fèvre, le délire, les syncopes,
le troutremblement des membres,1 l'apoplexie,
ble de l'esprit, la folie, et enfin quelquefois
une mort subite (1).
souCependant une joie vive, une frayeur
accès de colère, et toute passion vive
daine, un
du système
capable de déterminer le collapsus
() Debreuze, page 37. --- Page 387 ---
( 3,5 )
produire l'anaprhodisie. Comnerveux, peuvent milieu des ébats d'une gaité fobien de fois, au
des femmes jalouses, 9
lâtre, n'a-t-on pas vu
les accainjustement leur amant,
soupçonnant
adresserdes reproches si peu
bler d'injures, 9 leur
d'itombaient dans une espèce
mérités qu'ils
est subite en ce
diotisme? La syncope génitale l'affection mocas, et elle suit immédiatement
Sans être amant transis,
rale qui l'a provoquée.
être
aux
saurait plus, dans ce cas,
disposé
on ne
on serait, au
jeux de Cythère et d'Amathonte;
avant
assuré de faire naufrage
contraire, presque
d'entrer au port.
commotion
La violente secousse, la profonde
vive fait éprouver à l'ensemble
qu'une passion
suffit pour changer l'ordre
du système nerveux réveiller des organes deactuel des fonctions,
lever des obstacles
puis long-temps endornis, circulation des fluides,
quis'opposaient: à la libre
les foncremettre en activité toutes
en un mot,
les catalepsies, les
tions. Alors disparaissent
névroses
la mélancolie, et autres
paralysies, essentiels à la vie. On peut citer à
des organes
l'exemple d'un jeune Marl'appui de ce principe
sur
seillais qui me consulta, à Saint-Domingue,
qu'il éprouvait depuis qu'il croyait
l'anaphrodisie
état humiliant duquel il
sa maîtresse infidèle, --- Page 388 ---
376)
triompha lorsqu'il se fut convaincu de l'innocence de sa belle par des preuves incontestables.
Alors sa vigueur et sa puissance durent leur
énergie à lexcès de joie qu'il éprouva de n'avoir
point été trompé.
SVI
La Hardiesse est une assurance dans les ende succès. Autant la contreprises avec espoir
fiance dans les puissances motrices de l'appareil
relève l'énergie vitale, autantla dégénérateur
fiance en ses propres forces, les plaisanteries
sur le peu de valeur d'un fier et
d'une coquette
débilicourtois chevalier, nuisent comme propos
d'un congrès parfait, en
tans, et éloignent
la réles organes de leur puissance par
privant
le centre, du sang et des forces
trocession vers
du
vitales qui y affluent pour la consommation
coit.
done'le résultat de la conLa hardiesse est
forces. On
fiance que nous avons en nos propres
craindre; alors l'équilibre de l'appareil
ose sans
et il n'y a plus à craindre
générateur persiste,
vitales vers les organes
la retraite des fonctions
du coeur et du cerveau.
S VII. ce
accélère la circulation; et pousse
La Colère
trocession vers
du
vitales qui y affluent pour la consommation
coit.
done'le résultat de la conLa hardiesse est
forces. On
fiance que nous avons en nos propres
craindre; alors l'équilibre de l'appareil
ose sans
et il n'y a plus à craindre
générateur persiste,
vitales vers les organes
la retraite des fonctions
du coeur et du cerveau.
S VII. ce
accélère la circulation; et pousse
La Colère --- Page 389 ---
577 )
vers la tête; cette passion violente et
le sang
semblable à un orage impédésorganisatrice, avec fracas et s'apaise incontueux qui gronde
dans l'économie les
tinent, produit cependant
suivie imméplus grands désordres, quoique
d'un relâchement en raison du degré
diatement
comme
l'excitation. La colère est sans conseil
de
est sans raison ; elle s'apaise par soul'amour C'est un désir destiné à venger un oumission.
trage ou un mécontentement.
sont dé6 Dans la colère (1) les mouvemens
involontaires, la force
sordonnés, et presque
physique est augmentée. )
essuie un refus
Qu'un homme entreprenant
d'une belle à laquelle il a adressé ses
de la part
il s'irrite, et la colère, 2
voeux et son hommage,
ses forces physiques, le système
augmentant distendu annonce le spasme des troncs
veineux
de vitesse, bientôt
artériels, le pouls augmente
vibrations deviennent irrégulières, sa peau
les
étincelans,
brûlante, sa face colorée, ses yeux
haletante et remplie d'écume annonsa bouche
C'est. en. cet état que
cent l'effort excentrique.
colère acquiert la force du satyre ; et,
l'homme
de ce
s'il m'est permis de citer un exemple
(1) Debreuze, page 37. --- Page 390 ---
I ( 378 )
parmi les animaux, je rappellerai celui
genre
crocodile que je pris vivant,
d'un monstrueux
dans les filets tendus par
à Saint-Domingue,
entouré de
mes nègres à ces reptiles, et qui,
entra tellement en fureur, qu'il broyait
feu,
de mâchoire des morceaux de
d'un seul coup
à huit
bois de la grosseur du bras ; quile'élerait
de hauteur, , en s'entortillant d'une corde
pieds
très-élevée, et qu'il faisait
attachée à une poutre
émission
d'une érection fréquente avec
preuve
émission accompagnée du
de liqueur séminale,
de voix tremblotant qui lui est propre.
son
Semper.fortis Ajax, fortissinus tamen in firore.
à la force, l'aSi la colère ajoute quelquefois
dans l'abattement qui lui succède fait tomber
car alors le spasme est si violent
naphrodisie,
le visage pâlit, les lèvres sont tremblantes,
que
la voix s'éteint, le pouls se concentre, quoique
irrégulier, la respiration est pénible, 9
toujours
termine bientôt ce hideux
enfin, la suffocation
milieu de
tableau. Il est aisé de concevoir qu'au
à
sens on ne peut être disposé
ce tumulte.des
l'amour.
S VIII.
Dambition, prise dans notre acception pour
disie,
le visage pâlit, les lèvres sont tremblantes,
que
la voix s'éteint, le pouls se concentre, quoique
irrégulier, la respiration est pénible, 9
toujours
termine bientôt ce hideux
enfin, la suffocation
milieu de
tableau. Il est aisé de concevoir qu'au
à
sens on ne peut être disposé
ce tumulte.des
l'amour.
S VIII.
Dambition, prise dans notre acception pour --- Page 391 ---
( 379 )
de séduire et de posséder seul l'objet
le désir
une passion inde sa tendresse, est cependant
A-t-on obtenu? on désire encore quelsatiable.
que autre faveur.
de l'amour,
L'ambition diftressentiollements
cette dernière passion s'éteint par
en ce que
le musicien Thimotée
la jouissance. Lorsque
devantAlexan-.
jouait un certain air de bravoure
s'enflammait de fureur,
dre, ce conquérant
et courait de suite aux armées.
l'histoire d'un magistrat
Tissot (1) rapporte
de son heusuisse qui tomba mort aux pieds
concurrent, au moment où il s'approchait
reux
de l'avoir emporté sur lui dans
pour le féliciter
une élection populaire.
modification qu'on
L'ambition, sous quelque
l'envisager, est au rang de ces passions
puisse
qui produisent à
brusques et tumultueuses
l'économie de fortes secousses, provotoute
métastases, soit en privant de leur
quent les
affectés, soit en établissant
énergie les organes
d'irritation.
sur d'autres points le même degré
les
Alors la vie, pour ainsi dire, se concentre, le
capillaires éprouvent un spasme universel,
les palpitations
cerveau est comme comprimé,
() Traité des nerfs, tome III, p. 421. --- Page 392 ---
380 )
jettent dans'le plus grand trouble, , et l'appareil
génital surtout est frappé d'une asthénie museulaire complète et involontaire.
Des Passions débilitantes.
S I.
PROPOSITION XVII.
Toute passion fortement débilitante peut produire
limpuissance, en jetant dans le collapsus l'économie en général, et les organes génitaux en particulier.
-
4 La douleur, ou afliction, précéde ordinairement la tristesse (1); elle est le résultat
d'une révolution qu'amène une idée pénible,
ou une nouvelle fàcheuse (2). Dans cette affec-
(:) Debreuze, ouvrage cité.
(2) Un des chirurgiens attachés à mes ambulances,
comblé de joie d'avoir retrouvé, au milieu des troubles
de Saint-Domingue, une charmante mulâtresse pour laquelle il soupirait depuis long-temps, et qui avait reçu
d'elle les sermens du plus pur amour, et la promesse de
le lui prouver à la première occasion, allait voir couronner SCS feux, lorsqu'un de ses amis est cerné ct mas-
affec-
(:) Debreuze, ouvrage cité.
(2) Un des chirurgiens attachés à mes ambulances,
comblé de joie d'avoir retrouvé, au milieu des troubles
de Saint-Domingue, une charmante mulâtresse pour laquelle il soupirait depuis long-temps, et qui avait reçu
d'elle les sermens du plus pur amour, et la promesse de
le lui prouver à la première occasion, allait voir couronner SCS feux, lorsqu'un de ses amis est cerné ct mas- --- Page 393 ---
381 )
tion, les forces se cencentrent versl l'épigastre et
établissent cette constriction précordiale qu'on
nommée le serrement de coeur; et, comme l'a
a
Hallé, tout annonce al'eatérieur
ditleprofesseur
interne, et confirme l'exactitude
ce sentiment
de l'expression dont on se sert ; la circulation
est ralentie, le pouls est quelquefois lent,
fréquent, mais toujours inégal et
quelquefois diminue, la digestion se fait mal,
petit; l'appétit dans les
le visage est
la langueur est
yeux,
retrouve
l'éclat vermeil de la
pâle, on n'y
plus
santé; la respiration est languissante et rare,'
la voix est trainante, la parole embarrassée, de
soupirs sortent lentement de la poiprofonds les forces sont abattues 2 le corps se
trine,
dit Sanctorius, il devient sec; les
contracte,
leur énergie, la
facultés de l'âme perdent
mémoire vacille, le jugement devient confus,
et celle
enfin toutes les fonctions languissent;
sacré
une horde de nègres révoltés. La douleur qu'il
par
fut si profonde, que
ressentit de cette perte irréparable
son âme anéantie refusa toute relation avec les organes
des sens; 3 il éteignit le flambeau de T'Amour à la porte
au milieu de ses
même de son temple. Quelle prétresse,
soupirs et de sa douleur, aurait pu le rallumer --- Page 394 ---
382 )
est surtout considérablede la transpiration
ment diminuée (1).
Le cri de douleur, dit Valmont - Bomare,
qui porte dans l'âme de ceux
ces signeintéressant
fait voler au sel'entendent cette pitié qui
qui
souffre, le cri de douleur est
cours de celui qui
notre
effort de la nature qui émeut le plus
un
sensibilité. D
subite d'une douleur profonde
La transition
au déexcessive, et de l'espérance
à une joie
M. Massespoir, peut faire périr sur-le-champ.
chirurgien du bourg de la Petite-Rivière
sicot,
île de Saint-Domin-
(canton de l'Artibonite,
où les blancs, gardés comme ôtage par
gue),
Toussaint Louverture, fule politique et féroce
de l'exmassacrés à l'arrivée des Français
rent
; M. Massicot, ayant
pédition du généralLeclerc;
et balloté pluété attaché à nos ambulances,
à
sieurs fois entre la vie et la mort, suecomba
parvint à se sauver avec
l'excèsde saj joielorsqu'il
du
des révoltés pour gagner le poste
nous
camp
des Français.
Dominique de
Le seigneur d'Ermenonville,
Morborum putridorum et malignorum causa
(1)
est mieror. (Baglivi, Prax. med.)
pédition du généralLeclerc;
et balloté pluété attaché à nos ambulances,
à
sieurs fois entre la vie et la mort, suecomba
parvint à se sauver avec
l'excèsde saj joielorsqu'il
du
des révoltés pour gagner le poste
nous
camp
des Français.
Dominique de
Le seigneur d'Ermenonville,
Morborum putridorum et malignorum causa
(1)
est mieror. (Baglivi, Prax. med.) --- Page 395 ---
383 )
des
fidèles amis de Henri IV (),
Vic, un
plus
après l'assassinat de ce prince
passantdeuxjours:
fut tellement saisi
dans la rue de la Ferronerie,
douleur
tomba mort à l'endroit même
de
qu'il
où le crime avait été commis.
S II.
est une modification de la douLe Chagrin
l'est de la tristesse.
leur, comme la mélancolie
Et quis non causas mille doloris habet?
effets du chagrin, dit le docteur VillerC Les
(2), nous offrent un tissu de phénomènes
may
conduisent plus spécialement à
physiques qui
diminution de
Thypocondrie; torpeur générale,
l'irritabilité musculaire, pesanteur et lassitudes
pâleur du visage, refroidissement
spontanées,
sentiment d'un refiux du sang
des extrémités,
diminution de la transpiration,
vers le cceur,
froides, lenteur marquée du pouls, perte
sueurs
trouble des digestions, irrégulade l'appétit,
de
rité dans toutes les sécrétions, suppression
() Debreuze, des Passions, etc.
(2) Villermay, Recherehes sur Hypocondrie- --- Page 396 ---
584 )
certaine évacuation, maladies diverses, faiblesse générale, instabilité dujugement, pusillanimité. Si l'affection morale persévére, les
symptômes del'hypocondrie se renforcent, ctl la
maladie se confirme. >
Le chagrin me dévore, et mon âme abattue, >
Sans force et sans secours, cède au coup qui la tue.
LA SuZE, Poésies ).
Le chagrin agit si puissamment sur nos affections qu'on ne peut nombrer les millicrs de ses
victimes. Le spleen ne conduit-il pas à l'anaphrodisie?,
FIN DU PREMIER VOLUME. --- Page 397 ---
TABLE
DES MATTERES
CONTEFUES
DANS LE PREMIER VOLUME. Pages. V
ÉPITRE DÉDICATOIRE. VII
Avis. :
I
Avant-propos. . SECTION F. Nosologie. -
ib. II. Etiologie. e
III. Sémèotique. . IV. Symptômatologie. . ib. V. Hygiène. . . VI. Alkologie ou Thérapeutique . ib. 9
VII. Médecine légale. . IO
VHI. Aphorismes surl'anaphrodisie. SECTION Ir". Nosologie. . Exposé des propositions. . SECTION II. Etiologie. :
. Chap. I". Description anatomique des parties gé- ib. nitales dans les deux sexes. . Chez Phomme. . - 45
Chez la femme. . ib. Des parties dures intérieures. Division du bassin. . Des parties molles extérieures . Des parties molles internes . --- Page 398 ---
386 )
Tableau physiologique. Chap. II. Connexion des parties génitales avec
les autres systèmes .
rodisie. SECTION Ir". Nosologie. . Exposé des propositions. . SECTION II. Etiologie. :
. Chap. I". Description anatomique des parties gé- ib. nitales dans les deux sexes. . Chez Phomme. . - 45
Chez la femme. . ib. Des parties dures intérieures. Division du bassin. . Des parties molles extérieures . Des parties molles internes . --- Page 398 ---
386 )
Tableau physiologique. Chap. II. Connexion des parties génitales avec
les autres systèmes . . Des fonctions intellectuelles. ib. De la mémoire. . Du jugement. . De la raison. De limagination. . ib. Des passions. . . Des fonctions du cerveau. e
Des Névroses cérébrales. . Des névroses de la génération. ib. Du pouvoir de l'imagination sur l'appareil génital. . . Des songes. e 81
Mécanisine du sommeil. . -
* 82
Connexion du pénis et du cerveau. e
Connexion del la matrice et du cerveau. . . 85
Dc Thystérie. e
De Thypocondrie. . e 92
Rapport entre les organes de la génération et
l'appareil de la voix. . e 95
Connexion de l'appareil génital et des organes
de la respiration. . . Rapport entre l'appareil sexuel et les organes
des sensations. . De l'olfaction. -
De la Gustation. IO0
De la vision. ib. Du toucher. II1
Rapport des tégumens avec les organes de la
génération. . - 113
Chap. III. Développement des causes générales de
l'agénésie et de T'anaphrodisie. . --- Page 399 ---
( 1 1 387 )
del T'agénésie, comparées avec 118
Causes physiques
. celles de Tanaphrodisie. de Tagénésie. . . . 121
Des causes immédiates
sexuels, universels
Ordre I". - Vices organiques
ou partiels. . absence de la verge, retraite
Ches Phomme,
. . . 123
des testicules. e
privation ou
Dilatation incomplète inguinale,
. 124
mauvais état des testicules. des testicules. . Maltiplication
des testicules. - . 126
Grosseur démesurée
compression des
Induration de lépididyme, absence des vésitesticules dans les hernies,
déférens. . cules séminales et des canaux
:3
Etat convulsif de ces muscles. ib. Absence de la matrice. -
- ib. Absence des artères spermatiques. 0
de conformation de Tappareil
Ordre II. - Vices
. -
ib. génital. . . -
naturel et accidentel,
Chez Phomme, phimosis longueur excessive
imperforatiou du gland;
du prépuce. e
ib. Adhérence du prépuce au gland. Courbure de la verge. . . . . 130
S- II. Obstruction desvaisseauxdéViced'éjacuilation- des vésicules seminales; endurcisférens ou
resserrement de
sement du werumontanum; 5 de la prostate; 2
l'urètre; engorgement présence squirreux de corps étrangers;
spasme de Turètre;
excessive longueur du
du gland;
imperforation
e .
e
ib. Adhérence du prépuce au gland. Courbure de la verge. . . . . 130
S- II. Obstruction desvaisseauxdéViced'éjacuilation- des vésicules seminales; endurcisférens ou
resserrement de
sement du werumontanum; 5 de la prostate; 2
l'urètre; engorgement présence squirreux de corps étrangers;
spasme de Turètre;
excessive longueur du
du gland;
imperforation
e . prépuce. . le long des corps
S. III. Excroissance fongueuse
. 132
caverneuz. . . €
. désorgaS. IV. État squirreux des testicules;leur --- Page 400 ---
I 388 )
nisation;la suppuration, l'atrophie des vésicules
séminales, Toblitération des conduits déférens
et éjaculateurs. - e
- - 133
S- V. Vices de conformation chez la.femme : agglutination de la vuive, imperforation du vagin;
dilatation excessive du vagin, induration de la
membrane de Thymen. 4
. 134
VI. Déviation de la mnatrice; orifice de la maS-
e
. 135
trice imperforé. *
Tubercules au museau de tanche; hystérocelle, 136
déchirement dela fourchette (ou périnéc)..
Matrice bilobée.
- o .
. . 137
VII. Oblitération des trompes de Fallope; état
S.
des ovaires; oblitération des vaisseaux
squirreux
e
- . 139
sanguins. a
contre nature, avec excès
Ordre II. Propositions
opposés. Phomme. Par grosseur démesurée du
Dans
- 140
pénis. . extrême du pénis. .
- 142
Par petitesse
La
grande dimension
S- I. Dans la femme. excessive trop du clitoris, ou
du vagin ; la longueur
. 143
son ossification. - .
.
. 145
Longueur excessive des nymphes..
du vagin. .
e . ib.
Par étroitesse
excès ou défaut d'acOrdre IV. Anaphrodisie par
tion.
S. I. Le Priapisme. -
: 147
Le Satyriase. . .
constitutionnelle ou par frigidité.
Impuissance Par défaut d'action ayant pour cause : l'abus
S. II.
solitaires, les excès avec les femmes. 150
desplaisirs évacuations périodiques excessives. . 151
Certaines de l'une ou l'autre cuisse et des
La paralysie
ib.
Par étroitesse
excès ou défaut d'acOrdre IV. Anaphrodisie par
tion.
S. I. Le Priapisme. -
: 147
Le Satyriase. . .
constitutionnelle ou par frigidité.
Impuissance Par défaut d'action ayant pour cause : l'abus
S. II.
solitaires, les excès avec les femmes. 150
desplaisirs évacuations périodiques excessives. . 151
Certaines de l'une ou l'autre cuisse et des
La paralysie --- Page 401 ---
( 589 )
muscles de la colonne spinale, et de ceux rea . e 153
leveurs de Y'anus. e émission lente de la
S- III. Le dispermatisme ou
- 154
liqueur séminale.. e
. 155
Par vice organique. - . tension dans le
Par excès de vigueur et de
membre viril; par la débilité des parties. .
IV. Vice de liqueur séminale. .
. 157
Sdes femmes. e
. . 158
S. V. Anaphrodisie
constante;
Par la chlorose ; par une ménorragie
temleuchorrée àcre, par obésité; par
par
froid, en recevant un homme
pérament
membra. . .
e 160
trop ou trop peu du bassin,
faiblesse
Par dépression des OS
par sécheresse
de complexion 2 par trop grande
humidité de Y'utérus. . - 161
ou trop grande
. ib.
Par excès d'action (nymphomanie)-.
. 163
Par défaut d'action. -
de
Paralysie de Yutérus, chlorose ou torpeur
règles immodérées. .
- 164
Y'utérus,
de la matrice, abDéfaut de développement
sence de poils. . .
.
. . 165
permanente, parage trop préS- VI. Impuissance
coce.
. .
: 174
S- VII. Par vieillesse caduque.
Causes morales auxiliaires de T'anaprodisie.
e 176
La crainte de procréer. .
Un désir trop vif de procréer.
ib.
La pédérastie. .
Alliances mal assorties.
d'humeurs.
Par incompatibilité
. 181
Par défaut de santé. . e
d'anaCauses mixtes secondaires et indirectes
phrodisie.
préS- VI. Impuissance
coce.
. .
: 174
S- VII. Par vieillesse caduque.
Causes morales auxiliaires de T'anaprodisie.
e 176
La crainte de procréer. .
Un désir trop vif de procréer.
ib.
La pédérastie. .
Alliances mal assorties.
d'humeurs.
Par incompatibilité
. 181
Par défaut de santé. . e
d'anaCauses mixtes secondaires et indirectes
phrodisie. --- Page 402 ---
5g0 )
Action assoupissante des narcotiques. .
. 183
Usage prolongé du nénuphar. -
- 184
L'abus du vin et des liqueurs enivrantes, une
température extrêmement chaude, un froid
excessif. . - e
- 185
Une nourriture végétale. .
- 187
SECTION III. Séméiotique. .
. 188
Signes d'anaphrodisie tirés de l'appareil digestif. 189
Tirés de l'appareil circulatoire.
Tirés de la respiration.
ib.
Fournis par les sécrétions. e
ib.
Tirés des fonctions organiques.
- 191
Tirés de la face.
ib.
Chapitre I"r De l'influence, du pouvoir, et des
préludes de l'amour.
Pour parvenirà l'union des deux sexes.
Préludes de l'amour, effet de l'imagination. . 194
De l'anthropogénie.. .
. .
.
. 195
Chapitre II. du coit, mécanisme du coit, observations préliminaires sur les deux sexes. 201
Mécanisme del'érection du pénis..
Mécanisme de l'éjaculation. -
ib.
Analyse chimique de la semence.
Système des ovaristes.
- 217
Système en faveur des animalcules :
ib.
Des tempérammenslymphatiques
Sanguin. :
ib.
Nerveux..
Musculaire et athlétique..
ib.
Bilieux. .
-Mélancolique..
a24
Caractères physiques des anaphrodites.
De la copulation.
De la puberté,
--- Page 403 ---
591.)
II. De la fécondation. . e 244
SECTION IV. Chapitre
comme effet deliChapitre IV. De Tanaphrodisie
magination. :
De la virginité. .
peuples.
De la virginité chez les différens
De l'antipathie.
De la sympathie.
Des rêves.
Imagination exaltée.
.
Du somnanbulisme.
Du cauchemar ou incube.
De la mémoire.
Imagination pervertie.
des femmes enDu pouvoir de Timagination
. 288
ceintes.
.
Excès d'amour et de désirs :
Excès de sensibilité. -
-
. 309
défaut de corrélation. . .- 311
Anaphrodisie par
sur les organes. . 312
Influence de Vimagination
Anaphrodisie par frigidité de tempéramment.
Affection morale, excès d'indifférence, de répu-
. 314
gnance.
. .
résultant
SECTION V. chapitre V. De TAnaprodisie
de passions exaltées.. les traits du visage. 346
Influence des passions sur
Définition anatomique de la cause des Passions. ib.
Passions excitantes. :
Passions débilitantes.
a 0
Passions excitantes pouvant causer Yanaphro- 355
disie. .
SI. Des Passions débilitantes. -
Défaut de confiance en ses facultés.
. ib.
Regret de tromper un ami. .
fétide, etc. 317
Dégoût provoqué par une haleine
disie
de passions exaltées.. les traits du visage. 346
Influence des passions sur
Définition anatomique de la cause des Passions. ib.
Passions excitantes. :
Passions débilitantes.
a 0
Passions excitantes pouvant causer Yanaphro- 355
disie. .
SI. Des Passions débilitantes. -
Défaut de confiance en ses facultés.
. ib.
Regret de tromper un ami. .
fétide, etc. 317
Dégoût provoqué par une haleine --- Page 404 ---
07-141
392 )
Jalousie. .
ib.
Effet sympathique de l'imagiation.
Opinion de Pytliagore. .
ib.
Superstition des nègres. .
- 322
Des amulettes. .
- 323
Des charlatans. e .
Bcau dévouement du docteur Desgenettes. . e 329
Erreurs répandues dans la société.
e 330
De l'aiguillette. . .
Caprice de nos organes. . . -
e 333
Diverses impressions à la vue d'une femme. . - 337
SECTION V. Chapitre V. De l'anaphrodisie résultant
des passions exaltées. .
. 341
Des passions douces de la femme.
. 342
Excès d'amour chez les paysans. .
Cruauté des femmes noires. .
ib.
Anaphrodisie des citadins. . -
- . 344
Influence des passions sur les traits du visage. : 346
Parallèle des passions excitantes et des passions
débilitantes.
. e
e . 349
Définition anatomique de la cause des passions. . 350
Passions excitantes. .
ib.
Passions débilitantes. .
e
e 351
Passions excitantes pouvant causer T'anaphrodisie. 355
S- I". Des passions débilitantes.
FIN DE LA TABLE DU PREMIER VOLUME.
a --- Page 405 ---
E831
0443L
V.l --- Page 406 ---
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