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Jubir Carter Bronn
Lilmry
Bruunt Huersity --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
DEFRANG CE,
REPRÉSENTANT DU PEUPLE,
DÉPUTÉ PAR LE DÉPARTEME: N I
DE - SEINE-ET. M A R NE,
AU CITOYEN CREUSÈ PASCAL,
sO N COLL È G U E,
Sur sa dénonciation à la Convention nationale, d'une CONSFIRATION dans les
Colonies
françaises > e sur-tout à SainiDomingue.
A d P A R I S
DE L'IMPRIMERIE DE DECQUART,
An III*, de la Républiqne française Une et
Iudivisible. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
DEFRAN CE,
REPRESENTANT DU PEUPLE,
DÉPUTÉ PARLE DÉPARTENE3 NT
D E SEINE-ET-M ARNE,
A U CITOYEN CREUSE.FASCAL,
S O N COLL E G U E,
Sursa dénonciation à la Convention nationale, d'une
CONSPIRATION dans les Colonies fiançaises,
et sur-1oul à Saint-Domingue.
LEs principes du gonvernement ont changé avec
les agens employés à diriger ses operations; et la
Convention nationale 9 toujours occupée du bonheur
du peuple s cherche à réparer les calamités dont
il a été frappé. Elle a porté ses regards sur le
commerce que la faction anglaise 9 sous les auspices
de Robespierre, avoit anéanti; et Lyon, Nantes 9
Bordeaux, etc. pourront pent-être reprendre bientôt Ja
place que leur avoient donnée la nature et Pindustrie
La même main qui dirigea les noyades de Nantes,
les canonnades de Lyon', etc. ; la méme main qui
assassina en France P'agriculture, le génie des arts,
de Ja navigation 9 des mannfactures et du commerce,
celte méme main égorgea les Français dans les Colonies, et bouleversa les Antilles.
Tu as parfaitement prouvé que Polverel et Sonthonax étoieut, A Saint-Domingue, les agens, les
ministres de ce systéme de dissolution et de mort,
mais tu n'as pas signalé la puissance quiles dirigeoit; le
tu n'as pas fait connoitre Jeurs rapports avec
gouvernement conspirateur. Je me serois peut-être
imposé celte lichehonorable, sije n'étois persuade
A
ais dans les Colonies, et bouleversa les Antilles.
Tu as parfaitement prouvé que Polverel et Sonthonax étoieut, A Saint-Domingue, les agens, les
ministres de ce systéme de dissolution et de mort,
mais tu n'as pas signalé la puissance quiles dirigeoit; le
tu n'as pas fait connoitre Jeurs rapports avec
gouvernement conspirateur. Je me serois peut-être
imposé celte lichehonorable, sije n'étois persuade
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que la Convention nationale va'se mettre enfin en
mesure de dévolopper cette grande inrrigne. Jamais
elle ne l'a pu mienx qw'aujourd'hui 9 puisqu'elle
tient souS sa main tons ceux qui, depuis cinq ans,
ont occupé le théâtre politique de ces malhenreuses
contrées. Je ne me permettrai pas de blâmer les
motifs qui ont pu déterminer les mesnres adoptées
jusqu'a ce jour, pour nous éclairer sur ces grands
intérêts ; mais je ue crois pas qu'elies puissent
présenter des réeultats utiles. Cependant l'Angleterre
conguiert ou, dévaste BOS Colonies 9 et chaque jour
ajonte à lenr raine ou à leur asservissemnent ; cependant
Re gonvernement, ne pouvant connoitre la nature,
la situation des choses, la mporalité, Ja religien
litique des personnes , ne. popt prendre ancune Topterc
mination 2 sans crainte d'être trompé dans le choix
des élémens dont il coraposeroit ses expéditions.
Quelques seauces d'une discussion contradicioire, que
lon promit à la Convention nationale, en lui demnandant la suspension du décret d'accusation contre
Polverel et Sonthonax, anroient, depnis six mois, 9
expliqué ce problème politique, dont la solution doit
rendre à la France SOM, infnence dans le monde commerçaut. La Convention nationale cominandera sans
donte cette mesure salutaire; pent-être les notes 9
que l'amour de mon pays me commarde d'ajouter à
celles que (tl as données sur cette grande question,
feront sentir le hesoin d'en accelérer Pépoque.
Ta as parfaitement Frouvé que, pendant l'exercice
de leurs fouctions à Saint-Dominghe, Polverel et
Sonthonax n'ont cessé de subordomnerla loi à lenrs
passions 9 à Jeur intérêt ; qu'ils ont constamment
empéché l'exécution de celle du 4 avril 1792, cqui
établit l'égalité politique entre les Colons blancs et
ceux de coulenr ( et qui étoit l'objet exprès de leur
inission ); qu'ils ont déchiré cette Colonie ; qu'ils
ont proveqné, nonrri, , alimenté la guerre entre
RAP honmes libres et les esclaves, et encore entre
: les blaucs et les hommes de conleur; qu'ils out détruit
les villes ct ravagé les campagnes.
celle du 4 avril 1792, cqui
établit l'égalité politique entre les Colons blancs et
ceux de coulenr ( et qui étoit l'objet exprès de leur
inission ); qu'ils ont déchiré cette Colonie ; qu'ils
ont proveqné, nonrri, , alimenté la guerre entre
RAP honmes libres et les esclaves, et encore entre
: les blaucs et les hommes de conleur; qu'ils out détruit
les villes ct ravagé les campagnes. --- Page 9 ---
(3)
avoir provoqué la guerre
Tu as prouvé matelots qu'aprés et les hommes de conieur,
civile entre les l'ordre de mnettre le feu à l'escadre
ils onit donné
dit qu'ils avoient en méme-tems
et au convoi; tu as exécuter l'incendie da Cap et
commandé, et fait Colons blancs qni Thabitoient.
le iassacre des collègne, que jen'ai pn tecroires
J'avoue. , citoyen
une entière confiance. L'ordre
et cependant je te porte le
existe en nature.
d'incendier. P'escadre et à côté convoi, de hi, la déclaration
Tu as fait marcher,
quia refusé de l'exédu commandant de Partillerie, par moi-méme $ sur
cuter : mais j'ai voulu voir, asseoir Pinculpation que
quelles preuves tu Polverel as pu et Sonthonax, sur le fait
tu. diriges contre de la ville du Cap et du massacre de
de Tincendie Alors, comme toi, j'ai étudié l'affaire
ses habitaus.
demeure coavaincu que , s'il étoit
des Colonies; et je
ce seroit de ne
possibte de te faire un reproche, Je
cependant,
avoir dit tonte la vérité. présnune
pas
d'étre arrêté par aucune considération t'ont
qu'incapable de grands motifs d'intérêt public
personnelle, arrèré. Tuas craint d'éire accuséd d'exagération 5
seuls
de remuer des passions puissantes; ; tu
tu as craint
un homme qui siège parmi
n'as pas youlu présenter les brigands royalistes, aux cris
nous, dirigeant vivent les commissaires' ! Tn n'as pas
de vive le roi! disant à ces brigands : ( Courage,
voulu le présenter,
tels sont les ordres des
nègres, brilleg, incendiet, les blancs, qu'ils soient
commissaires ! égorges tous
tous grillés comme des cockons >>.
désesPolverel et Sonthonax,
Tu as prouvé que et le couvoi échapper à l'inpérés de voir l'escadre à tous les commandans des ports
cendie, ont donné, l'ordre de re pousser 9 à coups de
de la Colonie , détruire tous les vaisseaux dela Répucanonis, et de
pour quelque cause que
bliqne,qui se présenteroient. assez développé les
ce piit être; mais tu n'as pas 1
vues, les résultats de cet andacienx d'or et systéme. de' sang,
"Tu as prouvé que, gorgés les Colons entre
Polverel et Sonthonax out placé
A 2
l'ordre de re pousser 9 à coups de
de la Colonie , détruire tous les vaisseaux dela Répucanonis, et de
pour quelque cause que
bliqne,qui se présenteroient. assez développé les
ce piit être; mais tu n'as pas 1
vues, les résultats de cet andacienx d'or et systéme. de' sang,
"Tu as prouvé que, gorgés les Colons entre
Polverel et Sonthonax out placé
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la torche et le peignard de leurs assassius, et la.
protection de P'Augleferre et de P'Espag ue ; qu'ils ont
livré à une poignée d'Anglais la vilie du Port-anPrince; qu'ils ont lachement abandomné cette ville,
après avoir mis eu opposition les différentes corporations d'hommes de couleur et de uegres, pour
faciliter aux Anglais la conquête de cette
devant laquelle ils n'out perdu qu'uu seul
1ea
Mais tu n'as pas dit que, pour empécher le gouvermement d'envoyer à Saini-Domingne des troupes qui
auroient paralisé ce système natienicide, ce. méme
homme n'a cessé de dire et d'écrire au sein néme
de la Convention nationale, qu'ellen'avoit pas besoin
de s'oceuper de ces couirérs, depuis que Polverel
et Sonthonax avoient ariné quatre cent mille negres,
qui tous avoient juré de perir 3 pour se conserver
à la République et à la liberté. Tn n'as pas dit
que, pour aliéner les Colons, échappés jusqu'alors
aux poignards des satellites de Polverel el Sunthonax,
et pour ajouter au' systéme de dissolution de SaintDomningue, cC méme home ne demandoit que des
armes , des tribunanx révolutionneires ccerbes et des
guiliotines.
Tuas dit quePolverelet: Sonthonax avoleut pariagé
avec les brigunds de pillage de ia ville da Caps
gwiladgteiegicaperis des. marchandises, des métaux
échappés. à Pinesndie, et enfouis dans les décombres
de la ville. J'enaivu la preureécrite de leur propre
inaiu, et jeie suis couvamen,qu'ila ont condanmneles
citoyens, qui seroient pris faisant des fonilles dans
leurs propres maisons, à eire livrés au congnandant
militaire, ponr être fusillés sur-le-champ. Jai vu, et
tu l'as iguoré sans doule, que Polverel et Sonthonax
ont vendu, pour nue soinme decing centrnille livres,
les nègres, esclaves de T'etal, Pavant-veille du jour
qu'ils ont proclame la liherté générale de Ces médes
esclaves. J'ai vu, ga'iis ont chargé des deurées
coloniales, des matières dor et d'argent, mere des
canons de fonte, destinés à la défense de Saini-Domingue, sur plusicurs vaissuaux, qui, pris par des
thonax
ont vendu, pour nue soinme decing centrnille livres,
les nègres, esclaves de T'etal, Pavant-veille du jour
qu'ils ont proclame la liherté générale de Ces médes
esclaves. J'ai vu, ga'iis ont chargé des deurées
coloniales, des matières dor et d'argent, mere des
canons de fonte, destinés à la défense de Saini-Domingue, sur plusicurs vaissuaux, qui, pris par des --- Page 11 ---
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corfaires auglais, out été restitués dès qu'ils ont été
counus pour etre la propricté de ces denx dictateurs.
J'ai vu pareillement que Dufay a partagé avec eux ies
déponilies, les richesses des citoyenségorgés parlenrs
ordres, ou fugitifs.
Sans donte, tu as fixé sur Polverel et Sonthonax
l'attention des' représentans et du peuple; sans donte,
tu les as signalés comme des tigres : dost tous les
pas out été marqués par le sang et les cadavres de
1OS frères, les Colous français. C'est beancoup pour
Thumanité; ce n'est pas assez poar le peuple et la
liberté. Sans doute tu nous prépares le développement
des mnesures qu'ils ont prises pour asseeir leur tyrannie 3 et les actes isolés, dont iu nous as démoutré
toute la scéléralesse, prendront nne teinte eucore plus
forte. Tu nous diras quelle étoit, à Jenr arrivé à
Santfieobm-.larsint. cette Colonie; quelle
étoit l'attitnde des Colons blancs, des hommes de
couleur et des nèyres. Tu n0uS, diras quels étoient le
but, la finque resdeux grands soupables se proposoient
- dans la desorganisntion, le déchirement, la dévastation de Saint-Domingue et le.massacre des Colons
Trançais.
-
Alors nous saurons qu'à P'époqne de lenr arrivéc à
Saint-Doiningne, les neufdixientes des campagnes de
cette colonie etoient cultivées ; que ceut trente navires
français, et une prodigiense quantité de navires américains s'y sont chargés de denrées coloniales.
Alors, O1l satra que les villes étoient intactes,
riches , populenses et commerçautes.
Aujourd'hni ces campagnes sont inculres; toutes leshabitations sont détrnites.l.es villes ont disparn devant
Polverel et Sonthonax : leurs ruines seules attesieut
Jenrexistence. Siqulques quartiers conservent encore
quelques vestiges de lenr richesse passée; s'ils ost
échappé à la torche et anx poiguards de Polverelet
Sonthonax, ce n'est qu'en arborant l'étendart britannique.
Ce n'est pas là le langage de Polverel,de Sonthonax
et de Dafay; mais c'est celui dela vérité. Je pourrois
A 3
Polverel et Sonthonax : leurs ruines seules attesieut
Jenrexistence. Siqulques quartiers conservent encore
quelques vestiges de lenr richesse passée; s'ils ost
échappé à la torche et anx poiguards de Polverelet
Sonthonax, ce n'est qu'en arborant l'étendart britannique.
Ce n'est pas là le langage de Polverel,de Sonthonax
et de Dafay; mais c'est celui dela vérité. Je pourrois
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me tromper, pent-être : le gouvernement peuta mienx
qne nous 9 abattre le rideau qui nous dérobe ces
contrécs. Une discussion contradicioire , enire les div
versagens des évéremens de St.-Domingue, produira
nécessaireinent cet eflet, et la Convention nationale a
bien mnérité de la patrie s quand elle a décrété cette
mnesure,
Mais tu pourras dire qu'à leur arrivée à SaintDoningue, Polverel et Sonthonax ont trouvé la loi
da 4 avril 1792, acceplée par les Colons blancs, et
Joyalement exéeutée. Entre mille prenves, tu citeras
la lettre de l'es-commissaire civil Roume, adressée
à Polverel et Southonax, le II.jnillet 1792 5 trois
Rettres de divers homunes de couleur 9 adressées à
l'homme de coulenr Raymond, €nl date des 6,9 et 12
juillet 1792 ; la lettre de Polverel et Sonthonax à la
Convention nationale, du 25 octobre 1792, et la proclamation de ces mêmes ex-comunissaires, du 12 du
même mois.
Pour caractériser les hoinmes de couleur et les
nègres, il suffira de répéter le portrait qu'en ont fait
Polverei et Sonthonax daus leur lettre du 25 OCtobre 1792 à la Convention natiouale.
> Lan majorité des citoyens de couleur, disent-ils,
est pen instruite; ils épousoient avenglément, et saus
ie suveir, les intérêts des eunemis de Ja France. Partout oi lenr canse triomphoit, le royalisme étoit restauré, le gonvernemnent populaire détruit. . e
La connivence étoit évidente entre le gouvernement et
les révoltés. Cenx-ci décorés des ordres du roi, parés
de la cocarde blanche, ne parlent de la liberté, que
comme d'un objet, trés-accesspire aux causes de leur
prise d'armes 2).
>> Ils veulent venger 9 disent - ils, notre borz roi
Louis XVI; ils venlent le remettre sur le trène.
Malleur à celui qui tombe entre leurs mains avec le
signe de la liberié : il est haché sans miséricorde.
Iin'y a de sitreté que pour la cocarde blanche et
l'écharpe blauche. Les oficier-gentraus,lescolomels,
et antrcs officiers de l'ancien régime, peuvent aller
dansles canps des révoltés : ils en sont idolairés *.
- ils, notre borz roi
Louis XVI; ils venlent le remettre sur le trène.
Malleur à celui qui tombe entre leurs mains avec le
signe de la liberié : il est haché sans miséricorde.
Iin'y a de sitreté que pour la cocarde blanche et
l'écharpe blauche. Les oficier-gentraus,lescolomels,
et antrcs officiers de l'ancien régime, peuvent aller
dansles canps des révoltés : ils en sont idolairés *. --- Page 13 ---
(7)
Polvercl et Sonthonax font du
A ce portrait que
celui
a
et du mwlatre, on peut ajouter
qu'en
EfD Dufay daus 5011 compte rendu à la Convention
nationale, imprimé par ordre du comité d'instruction
publique, folio 55.
et divine,sgni a
2) C'est une providence protecirice
veillé pendant ces jours d'anarchie et de désordre, de
sang et de feu, à la conseryation du reste de la population blanche, et même de celle appellée de couleur;
car, il se trouvoit quinze nègres esciaves armés, la pour
un homme libre. Mais nons direns, nialgré grossiereté, onplutôt la nullité des principes de ces peuples de
encore brutes, et dont beancenp même viennent faisoieut
lerdafontspedngese que la guerre qu'ils
aux blancs, depuis trois ans, avoient rendus plus
féroces ; nous dirons que les délégués de la France
furent toujours respectés par ce mélange de nations,
qui n'ont aucune idés de nos coutumes, de noslois et de
nos usages... Ces nègres n'entendoient le Français
qu'avec difficulté; et dominés par l'esprit de pillage,
à peine les créoles pouveient-ils leur faire entendre
raison 27.
hommes de couleur et les
Après avoir prouvé été queles les instrumens des contrenègres n'ont jamais que
révolutionnaires 3
Après avoir prouvé que les corps populaives et les
Colons blancs dans leur Seus out fait tout ce qui éloit
en eux 9 pour exéenterJa loi dr4avril;
Après avoir pronvé que ces Colons blancs. étoieut
pénétrés de respect pour la loi, et de dévouement pour
la France, tu diras comment Polverel et Sonthonax ont
organiseloppression et la tyrannie :
Tu diras comment ilsont,s sur-iout par leurs discours
à l'asseinblée coloniale du 19 septembre 1792, cherchié et par à
leurs proclamations du 4 décembre des Colous suivant, contre la Conaliénerl'esprit et la confiance
vention nationale; comment ils ont cherchehdisemiser Enparmi eux Pesprit de désobéiasance et de révoltc.,
tr'antres preuves 3 lu liras celle-çi;
ax ont
organiseloppression et la tyrannie :
Tu diras comment ilsont,s sur-iout par leurs discours
à l'asseinblée coloniale du 19 septembre 1792, cherchié et par à
leurs proclamations du 4 décembre des Colous suivant, contre la Conaliénerl'esprit et la confiance
vention nationale; comment ils ont cherchehdisemiser Enparmi eux Pesprit de désobéiasance et de révoltc.,
tr'antres preuves 3 lu liras celle-çi; --- Page 14 ---
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5> Incariablement allachés aux lois Cu3: nous veunns
faireexécnter, nous déclarons, au nom dela' métropole
et de l'assemblée sationale, que nons De recounoitrons
désormais que deux classes d'hommes dans la colonie
de Saint-Demingue:1 les libres, sans ancune distinction
de conleur * et les reselaves >.
Nous déclarons qu'aux asseiblécs coloniolesseules
comstitautienrellement formées, appartient le drcit de
prononcer: surde sort des esclaves 7),
> Nousdéclarons que l'eiclavage'est nécessaire à la
culture et à la prospérité des Colonies, et qu'il n'estni
dans les principes, ni dans la volonte de l'assemblée
nationale de toncher, a cet égard, aux prérogatives
des Coleus >>.
>> Nons déclarons que nons ne reconnoitrens pour
anis de'la France, que cenx quile seront de sa constitution, saufles modifications que commandent l'esclavage et les localités : tels sont mes principes; telle est
na profession de fois que lejour oi j'en changerai, soit
le dernier de ma vie >>.
>) Ets'il étoit possible, citoyens, que l'assemblée
nationnleégarée pit se porierà oublier les prérogatives
des habitans de Saint-Domingne, et àdétruire, dans
le régime cclonial, le germe de sa prospérité, je déclare que je ne nie rendrai jamais Pexéentenr d'une
pareille injustice 3 je déclare que je m'y opposeraide
toutes ines forces : j'en fais le serment solemnel >.
Tel éioit le langage; telle est la proalamation du
4 décembre 1792; tels dloient les principes souveut
répétés de Poiverel et Sonthonax. cc Sts'il éroit possible, citoyens,, que l'assemblée nationale égarée pit
se porter à oublicr les prérogatives des habitans de
Saiut-Domingue 2 et à détrnire davs le régime
colonial, le germe de sa prospérité, je déclaye que
je. De me rendrai jamais l'exécnteur d'une pareille
injustice; je déclare que je m'y opposerai de toutes
mes forces: jen fais le serment solemnel )).
: Qui provoqua jamais avec. plus d'andace, Ja méfance et la révolte des Colons ? Avec quelle perfidlie
Sonthonax, après'les avoir alarmés, se présente à
2 et à détrnire davs le régime
colonial, le germe de sa prospérité, je déclaye que
je. De me rendrai jamais l'exécnteur d'une pareille
injustice; je déclare que je m'y opposerai de toutes
mes forces: jen fais le serment solemnel )).
: Qui provoqua jamais avec. plus d'andace, Ja méfance et la révolte des Colons ? Avec quelle perfidlie
Sonthonax, après'les avoir alarmés, se présente à --- Page 15 ---
(9).
enx, comme une égide protectrice ! Avec uationale! quelle insolenceil se placoenir'enx, et la Convention
Qni croiroit que, hnit mois après, le 29 aoit 1793,
même Sonthonax proclama dontl'esclavage Tatlranchisenent lui
si
de ces mêmes nègres,
Ef
escentiellnnent lié à la prospérité des Colonies? Qui
croiroit que, le 4 septembre 1793, Polverel et Son- de
thoaax ont distribné à cesmémes négres, les terres ils
ces Colons blancs égorgés et fugitits, auxquels
disoient, le 19 siptemhre et, le 4 décembre 1792, qu'i sort
eux senls apparrenoit le droit de prononcer surle
des esclaves? Cependant Ces mestres contradictoires Polverel ne
sont qu'une suite de leurs co:nbinaisons. Que
ou
et Sonthonax aient agi pour leur propre compte,
pour les intérêts de PAngleterre, leurs provocations
contre la Convention nationale n'ayant pas produit
surPesprit des Coloms,Poffcimuils s'enctcient promnis, 9
ils révoltèrent ceux des nègres qui n'étoient pas encore
Cu insurrection, et cherchèreut dans cette révolte Ies
résultats qu'ilsaitendoient de leurs premier es mesures.
Après avoir développèle but, le plan de Polverel'et
de Sonthonax, dans cette double mannvre, tu uous
diras pourquoi ces conspirateurs, ont créé nne corporation aristocratique" et inconstitutionnelle de douze
individus, qu'ils ont investis, comme la Pas dit avec
vérité, delafaenlédel faire des loisspourçuui, dis-je,
ils ont substitué cette corporation 2 sons le nom de
commission intermédiaire, à l'asseinblée colonialr,
dont Ja formation étoit cominandée par la loidu 4avrit.
Ce n'est pas assez d'avoir démontré la criminalitéde
cel ecie, Tt faut quein diveloppesle plan, Pintention,
le bnt.qu'ils s'étoient proposés.
Tn diras qu'aprisavoir organisé cette corporation
législative, dont les actes étoient soumisà leur apy.robation, comme lesi individus qui la composoieot, éloicnt
sonmis à leur domination : qu'après aveir. 2 par cetie
même proelamation du 12 octohre 1792, pris les
mnesures nécessaires, pour empécher la réuion dis
assemblées primaires, la formation de P'assemblée
coloniale, commandée par la loi du 4 avril, et la
oir organisé cette corporation
législative, dont les actes étoient soumisà leur apy.robation, comme lesi individus qui la composoieot, éloicnt
sonmis à leur domination : qu'après aveir. 2 par cetie
même proelamation du 12 octohre 1792, pris les
mnesures nécessaires, pour empécher la réuion dis
assemblées primaires, la formation de P'assemblée
coloniale, commandée par la loi du 4 avril, et la --- Page 16 ---
IO )
nomination des députés de cette colonie. à la Convention
nationale, ils ont, par leurs proclamations des 30
Hovenhes7g2e115 les
mars 1793,defendi, sous les peiues
plus séveres, tonte rénnion 2 méme des coinmunes
ct sociélés populaires.
Tu diras counment et
ils ont
pourquoi, 9 le 12 avril 1793;
canomné, bombardé la ville du Port-au-Prince,
elle parce que conformément a la loi du 22 aont
avoit nominé des électeurs
élire
1792,
à a la Convention watienale?Tu pour
ses députés
le
ne Jaisseras pas eublier
que, 22 novembre 1793 2 Polverel écrivoit à cette
même commune :
>7 La, cominnne qne vous représentez 7
a donné un grand exemple de patriotisme. Aprèsa messieurs, avoir
épronvé, de
peudant NIt aD, tous les féanx de la guerre 2
Pincendie et des brigandages de toute
la malheurense ville du Port-au-Prince espèce 9
trouvé, daus les débris de son aucienne a pourtant
de quoi sacrifier un million au salnt de la opulence colonie 9
et plusicurs de ses habitans ont offert à P'envi leur ;
tems et leurs soins pour la perception de cette CONtribution , en renonçant d'avance à toute espèce
d'émolumens et d'indémuités >7.
> Il faut que toute la Colenie cunoisse ce beau
dévorement à la chose publiqne, pour électriser les
ames 'les plus froides et les plus
il faut
que la France en soit instruite, Pour égoistes; apprendre à
connoitre les vrais amis de la patrie. Elle sanra
nous que nulle part la loi n'a de plus rigonrenx par
observateurs 7 Jii la métropole d'enfans
soumis
ni la révolution française etla Convention plos nationale 2
de plus chauds défenseurs 2 etc. >
(1) L.a loi du 22 août déclaroit qu'il y dyoit urgence
la nomination des députés des colonies. Elle autorisoit les à
coumumes à s'assembler pour cette nomination, lors même
qu'elles n'y seroient pas provoqnées par les autorités constituées.
n'a de plus rigonrenx par
observateurs 7 Jii la métropole d'enfans
soumis
ni la révolution française etla Convention plos nationale 2
de plus chauds défenseurs 2 etc. >
(1) L.a loi du 22 août déclaroit qu'il y dyoit urgence
la nomination des députés des colonies. Elle autorisoit les à
coumumes à s'assembler pour cette nomination, lors même
qu'elles n'y seroient pas provoqnées par les autorités constituées. --- Page 17 ---
(11).
D'après un pareil acte, on ne pourra croire 9
sans-doute, que Polverel et Sonthonax ayent PI canonner, bombarder la ville du Port-an-Prince, Mais
pour convaincre les. plus iucrédnles, tu relateras
Jeur proclamation du 24 avril 1793, afin qu'on puisse
bien se convaincre > qu'ils ont imposé cettecilled'mne
somine de quatre cent cinquante mille livres 2 en
échange de trois mille six cents boulets, qu'ils lui
avoieut envoyès par les batteries du vaisseau América
et de la frégate la Firzc.
Tu feras sur-tout hien observer que tontes ces
mnancepvres n'avoient pour but: , que d'empécher la
nomination des députés à nne asseinblée coloniale et
à la Convention nationale; et cela 2 sais-tu pourquoi?
parce qu'une assemblée coloniale, composée de colons
éclairés et dévoués à la France, auroit paralisé leur
malveillance ; parce que des députés à la Convention
nationale auroient déchiré le soile, qui a toujours
enveloppé et qui couvre encore la faction anglaise.
Polverel et Sonthonax ont envoyé des dépntés, il cst
vrai; mais ces députés sont ceux de Polverel et de
Sonthonax : ils ne penvent étre ceux de In colonie.
Tu diras pourquoi et comment ils oit été nomnés :
je me réserve d'en dire aussi quelqne chose.
Après avoir prouvé que les colons blancs étoient
fideles à la France et à ses principes 5 que Polverel
et Southonax ont fait tout ce qu'ils ont pu, pour
porter parmi eux l'esprit de méfiance et de révolte ;
Après avoir prouvé qu'an mépris des lois du 4
avril et 22 aout 1792, ils ont fait tout ce qu'ils
ont Pu pour substitner à une assembiée coleniale
consiitutionmelle, une corporation.sommée par enx 2
et placée sous leur main, pour faire , sous Jeur
approbation, des réglemens et, des lois pour SaintDomingue;
fu diras comment ils' ont empéché que Jes hommes
de couleur fussent mélés à la garde nationale, 9.
parce que Polverel et Sonthonax connoissant parjaitement la moralité, l'intelligence de cette espèce
d'hommes, craiguoient avec: raisoi que leur mélange,
itutionmelle, une corporation.sommée par enx 2
et placée sous leur main, pour faire , sous Jeur
approbation, des réglemens et, des lois pour SaintDomingue;
fu diras comment ils' ont empéché que Jes hommes
de couleur fussent mélés à la garde nationale, 9.
parce que Polverel et Sonthonax connoissant parjaitement la moralité, l'intelligence de cette espèce
d'hommes, craiguoient avec: raisoi que leur mélange, --- Page 18 ---
(12.)
Jeurfusion dans la garde nationale blanche, modifant
lenr caractère' et leur moralité, les arrachôt à lenr
infinence. En effet, disoient-ils à Adet: C Mon ami,
ces gens-li nous ont donné bien du mal pour les mettre
dans notreparti >. Et par leur Jettre du 25 octobre
1792, adressée a la Convention nationale, et relatée
folio 6, tu prouveras que ces deux ex-Commisaires
avoient la juste mesure de l'intelligence des nègres
et des hotnmes de couleur.
Par leur proclamation du 27 octobre mnême année $
tu prouveras qu'ils connaissoient la somme d'inilnence
que les ageus de l'ancien gouvernemnent exerçoient
sur enx.
> Vos plus grands ennemis éloient anl milieu de
rnws.dusieucilaux colons, ( lorsqu'ils eurent deporté Blancheiande, et quelques nUS deses complices;)
ils n'y sont pius; vons en voilà délivrés à jamais.
Ceux gni avoient excilé onl provoqné la révolie de
vos esclaves ; ceux qui avoient fait égorger vos
VOS frères, FOS éponses 7 vos enfans, briler et peres, déVasier VOS propriétés ; ceux qui, chargés de diriger
la force pabliqne contre les brigands, , la tournoient
contre vons-miemes: : ceux qui revèloient aux brigands
le secret de vos forces et de votre foiblesse s le
le jour, le moment des marches et des altaques lieu,
projettées..
; ceux qui faisoient distribucr aux
brigands les armes, les munilions de guerre et de
bouche, que la métropole vons envoyoit pour votre
défense i ceux qai ont fait périrles trois-qnarts
de vos troupes;
ceux qui onts si long-teins fousenté
les haines, SI long-tems souffié le fen de la guerre
civile entre les dillérentes elasses d'liomines) libres',
'ilas'igorgeasacat entr'enx,pour les empécher
Remrs rallier à ladéfense commune
ne soni plus 9).
Tu pronverase que Polverelet Sonthonax ontmarché,
d'après les mnêmes erremens; qu'ils ont suivi le même
systême de désorganisation,' de dissolution et de
inort.
Lab-tiregselourécrisis Parmée,lesjectohre 179*,
et cent auires preaves que ta peux ajouter à cellis
omines) libres',
'ilas'igorgeasacat entr'enx,pour les empécher
Remrs rallier à ladéfense commune
ne soni plus 9).
Tu pronverase que Polverelet Sonthonax ontmarché,
d'après les mnêmes erremens; qu'ils ont suivi le même
systême de désorganisation,' de dissolution et de
inort.
Lab-tiregselourécrisis Parmée,lesjectohre 179*,
et cent auires preaves que ta peux ajouter à cellis --- Page 19 ---
(13 )
que tu as déja données, démontreront cette sérité.
Ce n'étoit pas assez pour Polverel et Sonthonax,
d'avoir tenn les hommes de coulear isolés de la garde
naiionale blanche, lu feras observer que pour les
placer plus immnédiatement sous leur inain; et pourse
donner nne force coërcitive contre les hoinines de
couleur meme, ils ont,le 16 décembre 1792, organisé des coupagnies-fyanches d'hoinmes de couleur
et nègres,pris, dlisont-ils,parmails citoyens de couleur
ct negres libres.
Tu feras observer que pour faire,. à leur profit,
équilibre à cette garde pretorienne, ils ont, le29
avril 1793., ordonté que tous les officiers et commis
des Einances,, de l'adainistration ,de Partillerie et
de la marine, seront mis hors de la garde nationale,
et seront exempts de tout service personnel et
de tout remplacement.
>> Défendons, disent-ils, tous commandans et officiers de la garde nationala,de commauder) les citoyens
ci-dessus desigués pourles serviee dela garde nationale.
>> Défendons auxdiis citoyens de faire ledit service
de gardes nationales, les antorisant, à cet effet, à
désobeir aux ordres, si aucuns lear étoient donnés
par lesdits chefs de gardes nationales 37. Cest ainsi
que Polverel et Sonthonax placoient, sous leur main,
nne force artée immense 9 parce que lesagens de ces
diférenies admninistrations composoient, au moins, le
tiers de la forcearinéedes villes de Saint-Domingue.
Après avoir pronvé que Polverel et Sonthonax out
ajonié à leurs premiers moyens de tyrannie 1 une
donble arinée prétorientie. , absolument subordonnée
à leur action et a leur influence, tu feras cerinoître
l'organisation des tribuvaux qu'ils ont érigés pour
placer les formes de laj jurisprudence entr'eux et leurs
victimes 3 tu en tronveras la preuve dans leurs proclamations des 8et13 février , 20 et 21 aout 1793.
> Il Sera établi, dit Sonthonax, dans sa proclamation du 8 février 1793, un tribunal criminel
extraordinaire, composé d'un accusateur pablic, de
et a leur influence, tu feras cerinoître
l'organisation des tribuvaux qu'ils ont érigés pour
placer les formes de laj jurisprudence entr'eux et leurs
victimes 3 tu en tronveras la preuve dans leurs proclamations des 8et13 février , 20 et 21 aout 1793.
> Il Sera établi, dit Sonthonax, dans sa proclamation du 8 février 1793, un tribunal criminel
extraordinaire, composé d'un accusateur pablic, de --- Page 20 ---
(14)
cing juges et d'un greflier, tous choisis et commissionnés par zous..
>) S'ils'élevoit quelques contestations sur la compétence des jnges 2 nous ordonnons qu'elles nous soient
rapportées,, pour être vidées sur-le-champ, dérogeant
pour cela 2 touse ordonnance contraire >).
>> Les appointemens du président, ajoute-t-il, dans
sa proclamation du 13 du même mois 9 seront de douze
cents livres par mois; ceux de l'accusatenr public
et de chaque jnge, seront de mille livres 3).
Tu feras observer que si Sonthonax a organisé
Uu tribunal placé entiérement sous sa main, créc,
nommé 9 salarié par lni; que si, pour ne manquer
aucunede ses victimes, ils'csl altribaé la connoissance
de tontes les questions d'incompétence, dérogeant
pour cela à to:te ordonnance contraire, Polverel a fait
plus encore.
>> Il sera établi, dans la province de l'Ouest 2
dit-il dans sa proclamation du 20 aorit 1793, une cour
martiale, chargée de prononcer sur les crimes et
délits, dont P'émumération sera faite ci-après..
>> Il faut l'unanimité des voix des trois juges 7
pour condamner à la mort; la loi ne la prononce
gue dans cette présupposition >.
>>. Dans tous les cas , oût l'effet dun jugement de
la cour martiale n'est pas suspendu par la disposition précise de quelque loi, son exécntion ne pourra
être empéchée ni retardée, sous ancun prétexte, et
aura lien le jour . méme, s'il y a peine de mort >>.
>> Lorsqn'un accusé n'aura pu être arrêté et CODStitué prisonnier, l'acensaleur public requerra le CONmisale-inatracicur 2 pour quil nomme un curateur à
l'accusé absent. Le curateur ainsi nommé, sera tenu
de prendre un conseil
> La cour martiale counoftra de tous délits militaires
de tous les faits de révolte contre Ja
Répnblique française et contre les antorités pour elle
constituées dans la Colonie 9:
de LUILS discours'tenus,
de tous conseils donnés 2).
Trois hmunes choisis, salariés par Polverel,
le CONmisale-inatracicur 2 pour quil nomme un curateur à
l'accusé absent. Le curateur ainsi nommé, sera tenu
de prendre un conseil
> La cour martiale counoftra de tous délits militaires
de tous les faits de révolte contre Ja
Répnblique française et contre les antorités pour elle
constituées dans la Colonie 9:
de LUILS discours'tenus,
de tous conseils donnés 2).
Trois hmunes choisis, salariés par Polverel, --- Page 21 ---
(15)
désigné par les deux
peuveut égorger considération tout citoyen ne peut suspendre son
tyrans. Ancune
arrêt de mort.
déroher la victime;"n
La fuite même ne peut
Polverel , par
curateur Ini est douné, parce que
ordonne
d'autres dispositions de sa proclamation, dans tous les 9 cas posla confiscation des discours propriétés, tenus, pour tous conseils
sibles, pour tous" elfroyable jurisprudence !
donnés. Ouelle
insuffisantes à
Cependont ces mesures paroissoient entr'autres
Polverel; et le lendemain 5 21 odieuses, aoit,, il a ordonné
dispositions, tontes également établi des représentans inque $, ceux qui auront Colonie, seront responsables des
dividuels dans la militaires desdits représentans: ; en
faits civiques et
desdits
se rend
conséquence, si ancun
faits représentans P'article
coupable de quelques-uns déchéance des de anxquels la propriété, le.
XLVIII a attaché la
eomme s'il s'étoit luicommettant perdra la sienne 9
desdits faits.
rendu coupable
mêmne personuellement: doute
nécessaire 9. citoyen
Il ne sera sans
pas telles
ont
collègue, de développer ce quedlet
dispositions chacun verra
d'atroce : chacun, saura les apprécier, n'ont voulu que la mort.
Polverel et Sonthonax de la Colonie, et avant
3 colons, la dissolution
les fortunes.
tout, T'envahissement de toutes
celles réA toutes ces preuves., tu peux ajouter et Sonthonax
snltant des proclariations de Polverel décembre
des 27, octobre 1 22 novembre, celle. 9 22 du juillet 1793,
a4aeril, 3 mai, suriont de
15 la Colonie 1793.;
avoir imposé
alors tu prouveras qu'après
avoir imposé, dans
au quart de ses revénus; après
des contributions particules différens quartiers, 7
de tontes les richesses,
lières, ils se sont emparés avoient échappé à l'incendie
de tous' Jes métaux quia
ne rien perdre
du Cap; alors tu proaveras que ils pour out défendu 5 sous
de ces immenses richesses 7 de foniller dans leurs
peine de mort. , aux citoyens
propres maisons. comme tu l'as fait, les acies isolés
En discutant,
; après
des contributions particules différens quartiers, 7
de tontes les richesses,
lières, ils se sont emparés avoient échappé à l'incendie
de tous' Jes métaux quia
ne rien perdre
du Cap; alors tu proaveras que ils pour out défendu 5 sous
de ces immenses richesses 7 de foniller dans leurs
peine de mort. , aux citoyens
propres maisons. comme tu l'as fait, les acies isolés
En discutant, --- Page 22 ---
I 16)
de Polverel ct Southonax, tu démhontreras 9 sans
doute, qp'ils se sont coustamment tenus hors de la
loi : mais en développant le système de leur tyrannie,
tu penx donner Te 61 dela conspiration tramée depuis
cinq ans coutre la prospérité et, le commerce de la
France; tu leveras ul pan du voile qui couvre à
HOS yeux cette faction anglaise, qui, depnis Lameth
jusqu'à nos jours, a bonleversé la France et les
colonies, en prenant tour-à-tour Jes costumes les plus
contraires. Nousavons tonjours considéré Jes colonies
comme Uin accessbire à notre systéme. Les colonies
sont, au coutraire 2 le but', la fin des agitations
que nous éprouvons depuis cing ans", parce que c'est
sur elles que veposentle commerce, les manufactures
et la marine de la France. Anssi, depuis cing aus;
il n'est pas un senl des traitres que la jnstice nationale a frappés, qui n'ait écarté toule discussion
sur les colonies 9 et qui n'ait par tous les woyens
possibles, cherché à égarer , à corromipre l'opinion
publique, quand à la question relative à Ces contrées.
L'Augleterre, dont Pinfiuence comprimoit ou dirigeoit sonvent notre gonvernement, alors que nous
nous en doutions le moins , a cru. plus convenable
àsesintérêts de détruire que de conquérir nOS colonies',
parce qu'elle a craint 9 avec raison, de voir tonte
'Enrope s'élever contr'elle 1 si à ses pessessions
extérienres, elle ajontoit ces possessions françaises.
Maisvonlat-elle chaumuérirou.deirive nos colonies, elle
a calculé qu'il liii importoit plus de parvenir à ses
fins par les moyens de Pintrigue, que par cenx de
la force; elle a sur-tout pensé qwil lui importoit
de placer les instrumens de dissolution dans les mains
mêines des agens de la République,ufo de la rendre
odieuse anx colons , et encore, afin de conserver sur
enx touté son infinence, de manière qu'elle put à
son gré asservir ou détruire nos colenies.
Ti nous apprendras ce que nous devons croire de
tous les romans, dont O11 remplit les fenilles périodiques ; et peut-être parviendrons-mous à connoître,
non-seulement les causes, , les accidens des agitations
des --- Page 23 ---
(17)
des colonies, mais les élémens qui coustituent la
population de ces contrées $ leur état. actuel et les
moyens de les rattacher à Ja Répnblique. Dès que Polverel et Sonthonax furent arrivés à
Paris 9 on nous proposa de suspendre le décret d'accusation purté contr'eux. La Convention adopta cette
muesure, et fit en cela un acie de sagesse. Premier
jait. Les commissaires des colons de Saini-Domingue,
l'age, Brulley, Thomas Millet, Duny,
demandérent à être mis en même état Clausson,
et Sonthonax ; les colons se présentèrent que Polverel
fois à la barre 2 demandérent.
furent arrivés à
Paris 9 on nous proposa de suspendre le décret d'accusation purté contr'eux. La Convention adopta cette
muesure, et fit en cela un acie de sagesse. Premier
jait. Les commissaires des colons de Saini-Domingue,
l'age, Brulley, Thomas Millet, Duny,
demandérent à être mis en même état Clausson,
et Sonthonax ; les colons se présentèrent que Polverel
fois à la barre 2 demandérent. à se constituer plusienrs
sonniers pour leurs commissaires ; et je creis m'étre priapperçu que rien, 7 pas méme les plus absurdes Calomnies n'ont eté épargnées pour les retenir au fonds
des prisons. Deuzième fait. En demandant la suspension du décrerd'sccusation,
et la mise en liberté de Polverel et
promit à la Convention nationale, Sonthonax bientôt on
verel et Sonthonax seroient entendus que contradictoi- Polrement avec Page, Brulley, Millet, Duny, Clausson. Troisième fai. Page, Brulley, Millet, Clausson, Duny, et
néralement tous. les colons ont, sans cesse, demandé gécette discussion contradictoire. Quatrième fait. Comment se fait-il que Polverel et
contre lesquels s'élévent de toutes 'parts Sonthonos, les
de mille crimes,. ayent été mis eb liberté 7: preuves
Comment se fait-il que ccux-là méme
ont
mettre en liberté Polverel et
qui
fait
péché, autant qu'il leur a été Somhonax, la ayent emliberté de
possible, mise en
Page, Brulley, Millet,
sans que qui que ce soit ait articulé Dany, contr'eux Clausson;
fait positif? aucun
Comment se fait-il que ceux-ci ayent été si
tems à obtenir une discussion contradictoire
avoit promise et
que
MRSE
Tu
qu'on n'accordoit jamais ? des pourras, mon cher collègue., faire à ce sujet
rapprochemens utiles ; in pourras en lirer la
--- Page 24 ---
(18)
conséquence, qu'il existe une faction puissante qui
redoule le jour que cette mesure jetteroit sur ses
agens. Je te. laisse le soin de traiter-cette grande
question, pendaut que j'exposerai ce qui m'est connu
de queiques hommes, qui paroissent avoir usurpé la
repirésentation nationale. Comine je ne cherche qn'à
n'eclairer et à éclairer la Convention, j'écris sans
passion 1 je lui sounets moa travail: puisse-t-il être
aileà mon pays! Le discours prononcé par Dufay, à la tribune de
la Copvention nationale 9 le 16 plaviose, de l'an
denxieme, 2. est une lougne apologie de Polverel et
Sonthonax; son compte rendu, imprimé par ordre
cn comité d'insiruction publique 2 présente les mêmes
résultats. Cependant Dufav étoit le témoin de tous
les grands événemens de- Saint-Domingues auenne
circonstance n'avoit pu lui échapper : Dnfay 'etoit
donc sciemment l'apologiste de Polverel et Sonthonax? ila sciemment trompéla Convention nationale; peut-il
ne pas étre leur complice ? :
je veux cependant écarter toutes les inductions que
je pourrois. tirer des divers discours, des divers
rapports faits par Dufay, sur le compte de Polverel
et.
tous
les grands événemens de- Saint-Domingues auenne
circonstance n'avoit pu lui échapper : Dnfay 'etoit
donc sciemment l'apologiste de Polverel et Sonthonax? ila sciemment trompéla Convention nationale; peut-il
ne pas étre leur complice ? :
je veux cependant écarter toutes les inductions que
je pourrois. tirer des divers discours, des divers
rapports faits par Dufay, sur le compte de Polverel
et. Sonthionax. Je n'examinerai que: les pièces que
j'ai sous
main : celle que tu vas lire, citoyen
collègue," :. donrera la mesure de la moralité de
Dufay. >> Pendant huit ans que j'ai.resté au
français,
isle
j'affirme
de notoS
Saint-Demingne,
qu'il
riété publique dans cette ville, que Dufay avoit
été chassé du régiment du Cap, ou il étoit souslieutenant ; qu'ayant épuisé dans l'ancien régime tous
les rapports de l'intrigue 9 pour faire des
en se qualifiant de marquis", se disant de la
t:
mille : de Latour-Maubeurg, et se fanfilant auprès
des gouverneurs et des intendans 9 qui étoient dans
ces tems-là les vice-rois du pays.
riété publique dans cette ville, que Dufay avoit
été chassé du régiment du Cap, ou il étoit souslieutenant ; qu'ayant épuisé dans l'ancien régime tous
les rapports de l'intrigue 9 pour faire des
en se qualifiant de marquis", se disant de la
t:
mille : de Latour-Maubeurg, et se fanfilant auprès
des gouverneurs et des intendans 9 qui étoient dans
ces tems-là les vice-rois du pays. Ilétoit alors généralement méprisé. 2)
>> Accablé de mépris croyant faire oublier ses. turpitndles, il passa en France, loû sa femme, qui --- Page 25 ---
avoit beauc coup à se plaindre (19) de
faisoit six mille livres de
sa conduite, lui
99 La révolution
le pension. >
fut culbuté. Dix-huit arrive;1 mois gouvernement oppressif
aprés cet heurenx
c'est-à-dire au mois
chanFi révolte des nègres éclata. Cette
hientôt- en
CnBComustn
France; ; et Dufay
nonvelle à
mingue vers la fn de l'année repassa
2)
SET
A sou arrivéc, Roume, Mirbeck 1791. 7>
envoyés eu qualite de
et Sain-Liper
étoient au Cap. Dufay commissaires fut chez civils par Capet,
cneilli ainicalement: Mirbeck eux ou il fut acterent alternativement
et Saint-Léger quitfait beaucoup de mal. Saint-Iomingue, Roume
après y avoir
l'nn des secrétaires de cette resta avec
monde disoit que Dufay avec commission. Toni
espions de
RaT
Roume : ce soupçon, Leborgne étoient les
qu'on leur réprochoit, les
joint aur frédeines
des hommes
faisoit considérer
c Dufay vendus, et des mouchards.
comme
fréquentoit dans ce tems-là,
Estansan, négoeians au
9 les frères
affaires qu'avec des Anglais.,, Cap, qui ne faisoient des
3) Comme, : chargé de la partie des
Testart, Lalane et
achats cliez
j'allois sonvent
compagnie , o j'étois commis
farinessg des achieter, chez lesdits Estansan, des 9
rencontré salaisons, etc.: j'yrai
Dufay. >>
plus d'une fois
parla s Déjetinast un jour avec lui chez
avoir beaucoup à la
d'une habitation-sucrerie Estansan, il
étoit
Grande- Rivière 2 dont le
qu'il disoit
procureur, et le
citoycp Souton
22 Le grand nombre citoyen de
Larroy gérant. >>
denx eiloyens d'ahandonner brigands ayaur forcé ces
s'étoit retiré sur Thabitation cette propriété, Larroy
Petite-Ans, on il avoit soI Saint-Michel, à la
22 Vers.la fin de janvier frère gérant.>
matabois, 9 Doudet, avec 1792, je fus avec Lamerce des bois ; et
lesquels je faisoix le comJadite habitation
quelques autres amis, , dîner sur
avoient été. préservés Saint-M.icher de la
dont les bdtimens
rage des bandits, vi
Ba
'étoit retiré sur Thabitation cette propriété, Larroy
Petite-Ans, on il avoit soI Saint-Michel, à la
22 Vers.la fin de janvier frère gérant.>
matabois, 9 Doudet, avec 1792, je fus avec Lamerce des bois ; et
lesquels je faisoix le comJadite habitation
quelques autres amis, , dîner sur
avoient été. préservés Saint-M.icher de la
dont les bdtimens
rage des bandits, vi
Ba --- Page 26 ---
(20)
leur proximité du Cap. Nous nous prom-nions après
diué, Jorsque Dufay etles frères Estarigau arrivérent.
Apres avoir fait de grandes salutations et plusieurs
complimens à Larroy, Dufay lui demauda dans guel
état il avoil laisse son habitation. En très mnauvais
état, répanilitbarroyivoyts, ajouta-t-il, les brigands
brulent de ce coté.thacund déploraut takt de inalheurs,
moije dis: c'est l'ouvrege de l'aristocratie 17.
27 De l'arisiocratie 1 répoudit vivement Dufay !
>> dites plutat de vos sans-culottes et de vauriens 9
>> qui ont introduit à Saint-Domingne la manie des
13 mnnicipalités et des assemblées ).
s. Ce n'est pas, contibua-t-il avec ironie, vos au-
>> torités constituées, qui uous feront rentrer sur
>> nos habitations :il n'y a qu'un gouveruernent di21 rigé par la terreur, et qui inspire la crainte du
39 chatimeut aux negres, qui puisse les faire rentrer
25 dans l'ordre. J'arrive de France, et, je scais à
> quoi ml'en tenir là-dessus 2).
>> Je lui observal que n'étant pas au Cap, lorsque
la révolte arriva ; que 4 nous 1 au contraire, ayant
été témeins des progrès que les brigauris faisoient,
et les circonstances qui les accompagnoiest, nons
étions fondés à imputer aux aristocrates et aux
royalistes, les déserdres qui nous désoloient; et qu'il
ne tomboit pas sous les sens que ce fut lesgouvernement populaire qui fit l'auteur on Pinstrumient de
tant d'horreurs, 2 puisque ceux qni le composoient 9
€ oieut ou habitans ou marchands, négocians. etc.,
qii avoient intérêt à la paix., et non all bunleversement général"; qu'il éteit, au contraire, certain
c'éloit P'aristocratie qui dirigeoit les bandits
pnisqu'on que
les voyoit marcher sous le rapeau tiRUcr
etleurs chapeaux garnis de cocardes blanches; enfin,
que le générai negre, Jeun-Frangois, étoit décoré
de la croix de Saiut-Lonis, avoit sur son habit un
erarhat, etc. Je parlois avec chaleur : Dufay m'interrompit asec humeur 9 en traitant ce qu je disois
de sornet:es. Je lui rappelai que c'étoit à l'aristocratie que nous élions redevables des maux alfreux
etleurs chapeaux garnis de cocardes blanches; enfin,
que le générai negre, Jeun-Frangois, étoit décoré
de la croix de Saiut-Lonis, avoit sur son habit un
erarhat, etc. Je parlois avec chaleur : Dufay m'interrompit asec humeur 9 en traitant ce qu je disois
de sornet:es. Je lui rappelai que c'étoit à l'aristocratie que nous élions redevables des maux alfreux --- Page 27 ---
d 21 )
la culonie éprenvoit depuis dix mois; qne la
que Dation nous en vengeroit. cc. [! haussa les epanles,
sans mon hote,
72 en me disaut, que je. comiptois
des Co72 et que la nation ne se' méleroit jamais
les bouleverser et
les perdre ;
3) lonies que pour
pour et en aucnn
>> aiusi qu'il ne convenoit nullement,
le
31 tems, aux propriétaires de l'invoquer ; que total
éloit dans un discrédit
>7 gouverneineni français
n'étant d'ail-
>> chez les puissances étrangères ; que
de
S leurs assis qne sur le. barbouillage des avocats
titnante, et les_fourberies de la
s l'assemblée Con
échafaudage
2) majorité de la législative,, tout cet
27 patriotique ne larderoit pas à écrouler; que l'ancieu
>) ordre des choses reviendroit et que nous nous eIt
2) trouverions mieux 5). Ces principes conirastant avec
ceux que j'ai constamment professés, 1 je dédégnai beile
de répondre à Dufay, C qui continua de plus
des imprécations contre laarévolution française >).
c Au mois d'octobre 1792 1 Polverel, Sonthonax'el
Ailhaud arrivèrent au Cap, Ils furent reçus comine
des anges tutelaires, qui viennent rétablir la paix:
enfin comme les délégnés de P'Empire Français, dont
Saint-Domingue fait partie intégrante. Ils promirent beaucoup; on scait ce qu'ils ont fair! Dufay
fut les veir. Récommiandé par Roume, qui étoit alors
à Saint-Marc , et présenté par-Leborgne. Il fut bien
reçu. Il devint Tami de Polverel ct Sonthonax; surtout de ce dernier, ils mirent tout en nsage pour
donner de lextension à l'arrété de la commission intermédiaire, portant création d'une subvention du
quart dn revenu. Le financier Mahy-Corineré rédigéa
Jeur plan. Pour récompense de tant de services. Sonthonax donna à Dufay la place d'inspectenr des froptières de la Colonie, avec viugl-quatre mille livres
d'appointetnens par an, de laquelle avoit joui le Cidevant comte de Choiseni 37.
e Ena agissant ainsi Sonthonax méprisoit les démarches qu'ayoient faites les patriotes pour faire avoir
B3
quart dn revenu. Le financier Mahy-Corineré rédigéa
Jeur plan. Pour récompense de tant de services. Sonthonax donna à Dufay la place d'inspectenr des froptières de la Colonie, avec viugl-quatre mille livres
d'appointetnens par an, de laquelle avoit joui le Cidevant comte de Choiseni 37.
e Ena agissant ainsi Sonthonax méprisoit les démarches qu'ayoient faites les patriotes pour faire avoir
B3 --- Page 28 ---
(22)
cette place au brayo
des services importans Santo-Domingo, à la
quiavoitrendu
66 Pour mieux servir le dictateur Colouie 9).
se fit recevoir membre de la société Sonthonax; ; Dufay
an Cap, sous le titre des Amis de Ja populaire établie
tionale; ; ce fut Casteing homme de couleur Couvention nàmembre de la commission internédiaire , nowimé
thonax, qui le présenta. Dufay
par Sontriotisme : il exhiba pour le
protesta de son
jacobins de Paris au bas prouver, un diplome 82
signatnres celles 9 de
duquel étoient entr'antres
Sonthonax et Rochambeau
comme secrélaires de cette société. J'insistai alors fils,
pour veillance qu'on envoyat sa demande au comité de surde la sociéié, on je me proposois de faire
part de' tont ce qu'il avoit dit conire la révolution
sur l'habitation Saint-Michel. Je ne fus pas écouté :
on in'observa ga'il étoit jacobin, et qu'il devoir être
recu - d'erablée >).
c Dufay n'a jamais parlé dans cette seciété à laquelle il ne venoit qu'avec Delpech Albert, Piquenard secrétaire de Sonthonax, Leborsne et Verguiaud. Connoissant ses principes je le
lorsque le bruitse répandit que les places se swrveillois vendoient 9
par ces messieurs. cc On assnroit
avoient
> quatre cens portngaises ( dix-sept qu'ils mille six reçu
91 livres, monnoye de France ) pour celle de
cens
3> de Port, à la quelle avoit été promn Sautet capitaine
>9 gociaut, ci-devant capitaine
nc-
& Ceite vénalité fut dénoncée négrier à la société 27.
Flanet Pun de ses membres. Il ne désignoit nomiua- par
tivement personne : mais Leborgne et Delpech se
recounurent au portrait qu'il avoit fait des traficans
des places. L'un et l'autre s'en
amèrement
à la société. On annoncoit qu'ils plaigairent alloient
Flanet devant les tribunaux, pour avoir poursuivre osé dire à
la tribune : 4 sonlirirez-vous que des
s des secrétaires fassent un trafic hontenx subaliernes, des réD compenses que le mérite seul doit obtenirs ? Leborgne Poussa plus loin P'impudence : il esa dire
B 4
qu'il avoit fait des traficans
des places. L'un et l'autre s'en
amèrement
à la société. On annoncoit qu'ils plaigairent alloient
Flanet devant les tribunaux, pour avoir poursuivre osé dire à
la tribune : 4 sonlirirez-vous que des
s des secrétaires fassent un trafic hontenx subaliernes, des réD compenses que le mérite seul doit obtenirs ? Leborgne Poussa plus loin P'impudence : il esa dire
B 4 --- Page 29 ---
(23)
>> à la tribune que, si la justice ne lui faiscit pas
>> raison de Flanet, son bras seul Ini en donneroit
>2, vengeance 9). La société fit justice de ce plat spadassin, en le chassant de son seins.
faché
à Sonthonax:
(e Ce parti vigoureux deplit d'une société oû il
de voir. un de ses amis exclu
pouvoitlui être utile par ses intrigues, il mit tout en
ceuvre pour le faire réhahiliter : le commandant Laveauxfit son avocat ; Dufay, Pinchinat, et. Castcing
firent des démarches auprès de plusieurs membres s
pour les décider à faire rapporter l'arrêté. <6 Dufay
> frit celui chargé de me circoavenir. Avant la
>> séance du 29 novemhre 1792 au matin, dans la-
>> quelle Leborgne devoit présenter sa justification, fait des
.> Dnfay. vint chez moi. Après m'avoir il
dit
>> compliniens sur l'énergieque Je montrois, ine
2) du ton le plus affectueux : ( mou cher Gervais, vous
> êtes un de cenx de la société, que Sonthonax es-
>) time le plus ; il n'oubliera jamais que vous êtes
22 nn des patriotes, qui l'ont préservé des fureurs
23 des aristocrates ,. dans la mémorable journée du
2) 19 novembre 77. Je lui répondis que je n'avois fait
que mon devoir en préservant les délégués de la nation
des coups des traîtres ; que pour l'énergie, j'en, aurois toujours, lorsqu'il sagiruit de démasquer les
fripons. Il est cependant des occasious me dit-il,
onl la franchise n'est pasde astse-Tenis.laigplinesr
je, que les vendeurs des places ne l'aiment point, n'importe, je continurai 3). Allons 9 me répliqua-t-il,
vons allez encore prendre de l'humeur contre ce pauvre Leborgue. e Ecoutez, mon cher Gervais, il est
2) un moyen d'arranger tout cela 5 suivez le couseil
> que je vais vous donner , vous ne vous en repen-
> tirez pas : parlez à vos amis, demandez la parole
5) à la société, proposez-lui de rapporter son arrêté,
3) qui ordonne la radiation de Leborgue : voici votre
>> récompense,, Alors il tira de sa poche un brévet
>> portant nomination à la, place de gréffier de PAmi-
>> rauté du Cap, qui rapporté annwellement soixante-
cela 5 suivez le couseil
> que je vais vous donner , vous ne vous en repen-
> tirez pas : parlez à vos amis, demandez la parole
5) à la société, proposez-lui de rapporter son arrêté,
3) qui ordonne la radiation de Leborgue : voici votre
>> récompense,, Alors il tira de sa poche un brévet
>> portant nomination à la, place de gréffier de PAmi-
>> rauté du Cap, qui rapporté annwellement soixante- --- Page 30 ---
(24')
3 dix à quatre-vingt mille livres de
a le nom etoit en. blanc 27.
revenu, dont
sollicité de
N'ayant jamais vonlu ni
place d'aucune autorité à * Saint-Domingue , je rejetai son offre avec
9 en lui disant qne je dénoncerois ses mancenvres indignation, et les
contr-révelitionaires que je lui avois entendu propes
sur l'habitation Saint-michel. Il
de tenir
me répendit avec
changea ton, et
>? pas ; qu'ils avoient morgue des : 44 qu'il ne me craignoit
>> faire marcher la société gens dans qui leur sauroient bien
raison : car soit par foiblesse ou sens >. Il avoit
majorité vola pour le rapport de par Parrété. crainte, C'étoit la
comne je l'ai dit plus haut le 29 novembre. Le
ail matin Sosthonax fit afficher une proclamation, 30
qui ordonnoit Ja dissolution de la société. Des
tronilles d'hommes de couleur armés, furent dissémi- pamés ce, jour là; le Ier, décembre et le2, les blancs
furent attaqués par les mulâtres ; ils ripostèrent. Le6
Sonthonax me fit embarquer avec Verneuil, Fouruier
et Baillio >).
cc Dans telles circonstances que ce soit, je répéterai
toujours ce que je viens de rétracer contre Dufay et les
autres bourreanx, qui par leurs mancenvres
ont perdu, la plns belle Colonie de Punivers.C'est infames, devant
la justice nationale que. je scellerai de mon
s'ille faut, la vérité de Ce que j'avance ; c'est là sang, 9
faee à face avec ces grands
que
que ce sont des vantours, qui compables, n'ont jamais je eu prouverai de
triotisine que le masqne >).
paParis 20 germinal IIe. année de la République,
Signé, G E R V A I S.
LL paroit, citoven collegue, que Dufay, n'a
été Pami de la révolution ; qu'il est le' complice jamaia
de Polverel et Sonthonax; qu'il a, partous les moyens
d'intrigue et de corruption, cherché à fixer les patriotes daus les intérêts de Polverel et Senthonax;
de
triotisine que le masqne >).
paParis 20 germinal IIe. année de la République,
Signé, G E R V A I S.
LL paroit, citoven collegue, que Dufay, n'a
été Pami de la révolution ; qu'il est le' complice jamaia
de Polverel et Sonthonax; qu'il a, partous les moyens
d'intrigue et de corruption, cherché à fixer les patriotes daus les intérêts de Polverel et Senthonax; --- Page 31 ---
Sa ta
(-es: )
gu'il a voulu corrompre ceux qui vonloient
regard attentif sur la perfidie et la vépalité porter de ta
thonax et de ses agens.
SonCette déclaration nous apprene
a fait défendre la réunion de la peurqnoi société Sonthonax
Elle nous apprend que Dufay, qui avoit populaire. reçu des
commissaires uue place très
son
cherchoit Jucrative, 2 pour prix de
a donner asserviasement, des
par les mêmes moyens
L'autenr. de partisans à ces deux conspiratéurs.
puisqu'il
cette déclaration ne pent-étre
.
demande à être confronté avec les suspect,
qu'il accuse. Les inculpations dont il
hommes
sent de telle
charge Dufay,
bature, qu'il a fallu cette dernière
circonstance, confance. pour que je me sois permis de lui porter
viennent des Cependant à Pappui de cette déclaration
Nous allons extraire déclarations encore plus concluantes.
nationale
le
celle faite à la Convention
par citoyen Censcience.
trahison c Législateurs, de
pouvez-vons encore douter de la
de
Polverel et Sonthonax. Trois
74, neuf. - à dix frégates ou
vaisseaux
soient dans. les ports; et UM bâtiment corvettes pourrisinpunément établir sa croisière à l'entrée anglais venoit
du Cap, détruisoit le.
de la rade
vivres destinés pour les camps. cabotage, Les interceptoit les
Jamaïque sont venus
corsaires de la
des bâtimens
jusqne dans Dos ports, , enlever
préconiser Polverel chargés ; et on n'a pas rougi
et
gle
e Pourquoi au moment Sonthonax. oà Brissot - 2).
contre T'angleterre, et que les
vota la guerre
avec. la
émigrés par un traité
vrer Grande-Bretagne, conviprent de Ini liSaini-Domingue, Polverel et Sonthonax
lisoient tous les moyens de se défendre
parapuissance, en négligeant les
contre celle
Cotes; en retenant dans. les
fortifications les
des
vales de la république,
ports
forces naauroient pu ruiner le commerce qui par de leur supériorité
en faisant désarmer les
la Jamalique;
violeutant, magsacrant ceux corsaires, en exportant,
qui aveient intérêt à
rent de Ini liSaini-Domingue, Polverel et Sonthonax
lisoient tous les moyens de se défendre
parapuissance, en négligeant les
contre celle
Cotes; en retenant dans. les
fortifications les
des
vales de la république,
ports
forces naauroient pu ruiner le commerce qui par de leur supériorité
en faisant désarmer les
la Jamalique;
violeutant, magsacrant ceux corsaires, en exportant,
qui aveient intérêt à --- Page 32 ---
(a6)
défendre Saint-Domingue, ceux qui en avoient le
courage et l'intention; en casonnant le Port-au-Prince,
en incendiant, en pillant les habitations; enfn en
ordonnant par-tout de repousser les vaisseaux de
Ja république. .
.7)
C Déjà tous les nègres et mulâires avoient été
obligés de se retirer an gouvernement, lorsque les
commnissaires (Poiverel et Sonthonax ) voyant qu'ils
alloient étre enveloppés 9 prirent la fuite et emmenérent avec eux Padjudant général ( Galband
roté comme un forçat, au milien d'une double
de nègres et
an nombre
1E5e
mulàtres,
de plus de trois
cens. Comme ils sorioient du gouvernement ( le
> nommé Dafay donna lP'ordre de mettre le fen..
37 mettez le feu par tout, crioit-il de tontes ses
3> forces; brilez tout; qu'ils soient tous grillés
> comme des cochens!le pillage est à vous,. braves
> républieains.. Ce sont ses propres expressions.
Après Ces monsirneux ordres dictés par les cotmissaires, ils continnéront à fuir à grande hâte
vers le haut du Cap ( bourgade à une demie lieue de
la ville du Cap).
72.
cc Dès le matio du 21, Vergniand et Garnier
commissaires du. ponvoir éxécutif, crioient aux
negres dans toutes les rues: c6 amis, vous êtes
.3) libres, si vous vous réunissez aux cemmissaires
>> civils, pour anéantir Ia race blanche: courez
> auprès d'enx, ils vous armeront. 7)
Jai vu, citoyen collègue, plus de cent déclarations qui, semblables à eelle du citoyen Consience,
prouvent, jusqa'au dernier dégré d'évidence,
Polverel et Southonax sont les agens de la faction que
anglaise qu'ils ont. tout fait pour anéantir le commerce, i marine de la république à Saint-Domingue, pendant que cette meme faction assassinoit dans Lyon,à Nantes,ete. le génie du coininerce
et eles manufactures, pendant qu'elle livroit à l'anglererre le seul port militaire que nous eussiens
sur Ja Miditérannéc.
eelle du citoyen Consience,
prouvent, jusqa'au dernier dégré d'évidence,
Polverel et Southonax sont les agens de la faction que
anglaise qu'ils ont. tout fait pour anéantir le commerce, i marine de la république à Saint-Domingue, pendant que cette meme faction assassinoit dans Lyon,à Nantes,ete. le génie du coininerce
et eles manufactures, pendant qu'elle livroit à l'anglererre le seul port militaire que nous eussiens
sur Ja Miditérannéc. --- Page 33 ---
(27)
n'ont Rien n'est plus sensible, que les'
cessé d'éxister jusqu'à ce moment rapports qui
événemens des Colonies et ceux du
entre les
il me snffit d'éxaminer s'il
continent. Mais
Dufay, Polverel et Sonthonax. y a La complicité" entre
citoyen Consience
déclaration du
prouve que Dufay a remplit' provequé cette les indication; elle
dier la ville du Cap. et à
nègres à incenqui Phabitoient. Le citoyen Dreux massacrer les blancs
témoignage. On lit daus sa
Porte un pareil
signé déclare, en mnon âme déclaration: et
(6 je sousentendu le 21 juin 1793 ( v.s. conscienee, , avoir
beures de Paprès-inidi,
) vers les deux
toyens nigres. Il étoit Dufay alors, criant: aux armes, cinier 7 commissaire du.
accompagné de GarLe citoyen Lassale ancien pouvoir éxécutif. >
Saint-Domingue,
gonverneur géréral de
positive encore ; et s'exprime son
d'une manière bien plus
tant plus
témoignage me paroit d'auverel et Hiaposant, qu'il a été Pinstramnent de Polde
Sonthowax et Créé par eux gouverneur général
tesse Saint-Domingue. de ces" denx
Mais repoussé par la scélérala Convention nationale conspirateurs 2 il les dénonce à
c L'affaire de la
et dit :
de grandes difficultés. Colonie de Saint-Domingue offre
des gens de coulenr accrédités Beaucoup de grands plantenrs 9
livrer à PAnglais et à
ont conspiré pour la
enfuis à la nouvelle P'Espagnol. D'autres se sont
plusieurs sont
angleterre. Dans ce nombre
dent dans
revenus en France ; beaucoup. attenl'impatience les
et eenx qui ont des reproches moyens à de s'y rendre;
nuent leurs cabales contre la
se faire, y contisur leurs anciennes
patrie, ou se rendent
ou leur consentement possessions, que leur trahison
doit examiner avant ont livrées à léiranger. On
Jes celons à se
tout 9 les motifs qui ont décidé
terreur
sauver' à la nouvelle angleterre: La
qui, soutenws qu'imspiroit la fureur des brigands insurgés,
tations et assassineient par les royalistes, briloient les habiles procureurs 7 gérans ou
se faire, y contisur leurs anciennes
patrie, ou se rendent
ou leur consentement possessions, que leur trahison
doit examiner avant ont livrées à léiranger. On
Jes celons à se
tout 9 les motifs qui ont décidé
terreur
sauver' à la nouvelle angleterre: La
qui, soutenws qu'imspiroit la fureur des brigands insurgés,
tations et assassineient par les royalistes, briloient les habiles procureurs 7 gérans ou --- Page 34 ---
(28) )
éconemes 1 en a fait fuir tin grand nombre ; les
délations des gensde couleur, accueillies même et recherchées par les commissaires civils Polverel et
sur-toût Sonthonax, ont fait pronoucer l'ostracisme
contre un très grand nombre. Le: dissentiment de ces
commissaires, dans la mauière d'adininistrer les trois
provinces de la Colonie 9 ont encore occasionné un
grand nombre de ces fuites. En effet Sonthonax
dans le Nord, éxigoit le qnart brut des deurées
coloniales ; et Polverel dans le Sud et dans l'Ouest
oà il étoit allé remplacer son collègue Ailhaud
qui ayant été ci-devant employé à l'administration 9
des colonies, s'étoit retiré plutht que d'adopter le
systéme destrncteur de ses coopérateurs, demandoit
senlement des contributions volontaires aux dillérentes paroisses. Sonthopax poursuivoit son
avec tant d'ardeur 1 que Polverel fut contraint plan de
proclamer dans l'Ouest et le Sud, deffense d'obeiraux
proclamations de Sonthonax, guand elles ie serojent
pas revêtus de sa siguature ; et Cenx qui réunissoient des possessions dans les differentes
ne savoient auquel obéir, s'épuissient en réclamations provinces s
et en desirs pour la formation. d'une assemblée Coloniale aux tcrmes de la loi,du 4 avril. Mais
comme l'exécution de cette mesure décrétée, auroit
à restreint l'autorité des commissaires, et mis un frein
leur despotisme, ils parvinrent à en éluder l'effet.
Ou avoit cependant perdu un tems considérable
faire agir contre les brigands les troupes qui arri- pour
voient de France ; et le, climat et la manvaise
nonrriture, le poison méme et les trames des royalistes, qui avoient la plus grande influence sir les
opérations du cordon de l'Onest, avoient détruit
plus des trois quarts de Ces forces, quand le royaJiste Jumécourt souleva les environs de
et commença par son émissaire Hyacinthe, TEtang-Salé, Pinsurrection, qui'lui a corté la liberté, puis lui a été renduepar Polverel et Sonthonax, j'ignore par quél
motif. < On assure qn'il est à prcsent adjudant
néral danc l'armée des Anglais >.
gé-
l'Onest, avoient détruit
plus des trois quarts de Ces forces, quand le royaJiste Jumécourt souleva les environs de
et commença par son émissaire Hyacinthe, TEtang-Salé, Pinsurrection, qui'lui a corté la liberté, puis lui a été renduepar Polverel et Sonthonax, j'ignore par quél
motif. < On assure qn'il est à prcsent adjudant
néral danc l'armée des Anglais >.
gé- --- Page 35 ---
(29)
Sur ces entrefaites Sonthonax irrité
protégé Piquenard, Pun des commis au bureau par son
la commission, dont une feuille incendiaire
de
catisé all Port-an-Prince des troubles dont il avoit avoit
pensé être victime; et peut-être craignant le desespoir des blancs du Cap, que son despotisme avoit
éxcirés, vint à Saint-Marc d'ou il adressa au Portla au-Prince la proclamation la plus inenacante et
d'annoncer plus despotique,. dans laquelle il eut l'impudenr
le désir de pour un des tnotifs de son
venger le journaliste soi-disant ressentiment,
qui préchoit aux esclaves la rébellion contre patriote,
mafires. Il forma un rassemblement
leurs
contre le
pour marcher
se seroicnt Port-au-Prinee; trouvées
et comme les habitations
gerans, pendant le temps sans de procurenr, économes ou
servation que Polverel qui venoit Pexpédition. 9 sur l'obMarc lui fit, qu'on ne pouvoit faisser d'arriver les à Saintsemens à l'abandon, il fit de cette
établisobjet de spéculation,
expédition ZTE
du général et crois d'éxnction, et établit, à l'isncu
teriu par Chaolatte, je où de som collègne, un bureau
cens soixante livres
pour dix portugaises ( six
dans l'armée. On ), un éfoit dispensé de marcher
assure que Jes nomnmés
père. et fils, Jacques et Louis Robinet,
Grand,
les fréres.d'Aquin, les Tremolée, oncle Rossiguol, et
des bas dey PArtibonite ,ont payé cetté somme neveu,
argent; et les fréres Peyrone et Lefèvre du mérne eu
district balle de n'ayant pas d'argent. , ont chacun dopné une
coton; et tous cenx qui D'ont
marcher 5 ont élé exemptés en payant pas la même voulu
somme. Les incarcérations arbitraires
commissaires se permairent, sur les delations que des les
mulaires, éffrayerent une quantité de bon colons,
qui ponr sauver leurs fetmes et leurs enfans des
dangers qu'ils prévoyoient pour l'avenir 2 enfamilles voyerent, i sons prétexte d'affaire ou de santé, leurs
la nouvelle
c6 et
2 encore qu'avec de angleterre;
l'on assure
l'argent Gn applanissoit les
lu
somme. Les incarcérations arbitraires
commissaires se permairent, sur les delations que des les
mulaires, éffrayerent une quantité de bon colons,
qui ponr sauver leurs fetmes et leurs enfans des
dangers qu'ils prévoyoient pour l'avenir 2 enfamilles voyerent, i sons prétexte d'affaire ou de santé, leurs
la nouvelle
c6 et
2 encore qu'avec de angleterre;
l'on assure
l'argent Gn applanissoit les --- Page 36 ---
(30 )
> difficultés pour P'obtention des passe-ports aux bu22 reaux de la commission. On prétend qu'on y don27 noit à cette extorsion, le nom de contribusion pa3, triotique 3). Quelque tems aprés, - Galband étant
arrivé au Cap avec des provisions de gouverneur
général, dont il fit impriner la teneur 9 ou il
n'étoit pas question de ses insiructions particutièreg
concernant l'amorité des comissaires civils, les colons
crurent voir en lui nu libéraieur, qui venoit rompre les chaînes, dont leur despotisme les chargoit
et se, jettérent dans ses bras. Les cuinmissaires à
leur retour, déclarérent. nulle ' sa reception qu'il
avoit fait faire à la commission intermédiaire et
à la municipalité du Cap; qu'ilavoit fait faire assisté.
de Laveaux, commandant de la province du Nord,
qui l'avoit ensuite reçu gouverneur à la tête des
troupes assemblées. Les commissaires prétendirent que
c'étoit à, eux seuls d'ordonner sa réception 9 et ensuite ils contestèrent sa nomination, sur ce que lors
de celle de Desparbès, un décret de l'assemblée nationale avoit pronencé qu'on De pourroit.nommner
verneur, commandant de province, ai administra- gouteur, personpe ayant des propriétés dans la Colonie
et ils turent le inot pour cette fois seulement ;
qui se trouve dans la méme phrase et qui renversoit 9
l'exclusion que les commissaires vouloient donner à
Galbaud. Il eut la foiblesse de consentir à remonter
à bord et à retourner en France. Les regrets suivirent de près cette démarche, et le
ment des colons 9 des déportés alors à mécontente- bord, 6rent fermenter son ressentimnent 9 qui fut secondé
l'ancienne haine des matelots contre les
Be" couleur qui fiers de l'appni que leur donnoient gens
les commissaires, insaltèrent et maltraitéreut
ques marins à terre ; ce qui motiva la descente queldes matelots à terre, le 20 juin, ayant à leur têle
Galbaut, qui vouloit marcher au
en enlever les commissaires et les gouvernement,
vepir rendre compte de leur conduite embarquer à la Conven- pour
nent 9 qui fut secondé
l'ancienne haine des matelots contre les
Be" couleur qui fiers de l'appni que leur donnoient gens
les commissaires, insaltèrent et maltraitéreut
ques marins à terre ; ce qui motiva la descente queldes matelots à terre, le 20 juin, ayant à leur têle
Galbaut, qui vouloit marcher au
en enlever les commissaires et les gouvernement,
vepir rendre compte de leur conduite embarquer à la Conven- pour --- Page 37 ---
tion nationale. Peu de (31)
maladies retenoient dans troupes les étoient au Cap ; les
quarts de ceux que les fatigues, hôpitaux la plus des trois
mauvaise nourriture et le poison
chaleur, la
sonnés.
n'avoient pas moisLes commissaires se croyant
fuirent au bourg appellé Le haut trop du foibles, s'encréature Chanlatte courut à la
Cap, et leur
sept ceus bandits qui y étoient prison, détenus en délivrer
meurtres, les incendies et les assassinats pour les
avoient commis contre les
qu'ils
jeure partie, jngée à
blancs, et dont la maque Sonthonax se
mort, n'existoit que parce
avoit ordonné
croyant au dessus de la loi,
qu'on sursît à leur exécution.
nombre et à la tête de ces.
Du
frères Godard et Pierre Leveillé brigands, étoient les
thonax a mis à la tête des
que depuis 9 Sonavec le titre de colonel,
trouipes Altricaines,
tenrs généranx de
lientenant-colonel, inspecent eu ordre de mnettre cavalerie, le feu etc. On prétend qu'ils
cunstant. est qu'ils l'ont
et de piller : le fait
n'ont point contribné à fait, et que les maselots
n'a point fait feu sur la l'incendie ; et que la rade
d'intacte,
ville, et qu'il n'est resté
baud s'étoit que l'arsenal et le petii carénage ou Galreplié, Le général Lassale
sur
réquisition des
parti
la
Pour venir commissaires, en datle du: 12 Juin,
Par interim, prendre au Cap le gonvernement. général
cinquante rassembla sur sa reute environ cent
soir au haut volontaires, du
et arriva avee eux le 22au
qui s'y étoient Cap, au secours des commissaires
mille négres des, réfngiés. deux Ilrencontra trois ou quatre
des balots qu'ils
sexes, courbés-sous le faix
il n'étoit
emportoient du Cap. Il étoit
pas en force pour arrêter et
nuit;
brigandage. Ne connoissant pas le
punir leur
suivit sa route, en
local, il
henres du soir chez gémissant; les
et arriva sur Lfsr
raconta sa rencontre, et chercha coimissaires, à
auxquels il
voir pas Pnoi les
s'excnser de n'abrigands. C Vous avez bien fait,
bés-sous le faix
il n'étoit
emportoient du Cap. Il étoit
pas en force pour arrêter et
nuit;
brigandage. Ne connoissant pas le
punir leur
suivit sa route, en
local, il
henres du soir chez gémissant; les
et arriva sur Lfsr
raconta sa rencontre, et chercha coimissaires, à
auxquels il
voir pas Pnoi les
s'excnser de n'abrigands. C Vous avez bien fait, --- Page 38 ---
(32).
s lui repondirent-ils, ilsnous ont défendus contreles
aristocrates du Cap et coutre Galbaud. Il faut bien
3 qu'ils reçoivent le prix de leur zle. Cette manière
de payer ses satellites, lui parat plus singulière que
juste,; il vouloit aller dès le lendemain, à la pointe
du jour, éteindre l'inceudie et arrêter le pillage. Il
commanda un fort détachement: personne n'obeit, et
al se trouva seul, quand il voulut mnonter à cheval;
reet trois jonrs de suite on rendit vaine sa volonté
de remplir le devoir sacré de la justice et de Phumanité. >) Le quatrième ,il s'y rendit avec un détachement de dix-hait horames 9 au lieu de cent-cinquante qu'il avoit commandés. Il partit cependant
plusieurs cavaliers de toutes couleurs, qui se
guirent à lui sur la ronte; et il arriva avec joi- une
trentaine d'homines avec lesqnels il éteiguit le feu
sur la place de Clugny et dans d'autres endroits,
fit proclamer défense sous peine de la vie, de mettre le feu dans aucune maison et de continuer le
pillage, 4 mais des ordres différens éloient apparemment donnés par d'autres autorités; car les iucendies
et les vols se contimuèrent. >)
< Pour être à méme de rétablir l'ordras il voul: se loger aux casernes, où il donna ordre
lui dressât un lit dans la" chapelle. 46 Les cominis- qu'on
saires craignant que le général, habitant avec la
> troupe, se conciliât leur amitié, firent leur ef3) forts, pour len détourner, sous
97 âge ne lui permettoit, pas
prétexte
SOM
d'habiter une
9)
inAate
fectée par le méphitisme des cadavres et de
0) l'incendie >). Ils s'opposérent pareillement à ce
qu'il allat commander Pexpédition coutre les brigands ? qui avoient asurpris le camp du
morne-pélé, sous prétexte qu'il étoit plus nécessaire
pour douner les ordres généraux, que
faire
une opération particulière ce quoiqu'ils ne pour le con-
> sultassent. en rien, et fissent faire à son
3) tous les monvemnens des
inscu
27 les forces de la
troupes, qui ont détruit
République ; et qu'ils eusseut
allat commander Pexpédition coutre les brigands ? qui avoient asurpris le camp du
morne-pélé, sous prétexte qu'il étoit plus nécessaire
pour douner les ordres généraux, que
faire
une opération particulière ce quoiqu'ils ne pour le con-
> sultassent. en rien, et fissent faire à son
3) tous les monvemnens des
inscu
27 les forces de la
troupes, qui ont détruit
République ; et qu'ils eusseut --- Page 39 ---
(33) 5
a refusé un plan de légions,
>> toyens de toutes coulenrs, auroient qui rémnissant Tes ci9, tion de la loi sainte de
opéré l'exéen-
>) la discipline à la bravoure PEgalité, €t à la em jaignant
3) mais on vouluit la perte de tous surveillance: :
>> cette organisation operoit le salut les blancs, et
s tion de la Colonie.
et la pacifica3) esclave
Cependant le général
brigand, dont les
Pierrot,
> avoir acheté les services par coimissaires le
croyoient
>> qu'ils lui avoient permnis et anx dix pillage du Cap.,
91 qu'il commandoit, se livroit à tous les milie brigands
7) le Cap jusqu'au
excès depnis
3) sarmant tous les Limbé, blancs; au port Margot etc. 9 dé-
>> gne ; et les gépéranx méme les troupes de li-
>> mandant la province du Lassale et Laveaux, com-
> commissaires de le Nord, ne purent obtenir des
31 blis à Phabitation Bailly, réprimer ; s'étant enfin, éta-
> rénage, ils donnérent ledroit au-dessus de fusiller du Petit-Ca-
>) ceux qu'il croiroit troubler
à l'instant
> de dents
l'ordre $ à l'arracheur.
Giniouz, qu'ils avoient
21 dant militaire du
et mis à noimé comman7> lerie,
Cap,
la tête de l'artilquoiqu'il ne sut ce que c'étoit
>7 une gargousse >>.
qu'un affut ou
c Ils Cassérent la municipalité du
s restée à sen postele2ojuin,
Cap, qui étoit
2) au haut du Cap; la
pendant qu'ils fiyoient
9) municipal formé de remplacérent par nD conseil
3) sans talens 9 qui étoient ST leur perdus de répatation,
2> cèrent l'ostracisme à la nouvelle dévotion ; pronon-
>> tous les malhenrenx que le désespoir angleterre contre
>> murmure ; et à laide de Dufay et de portoit au
>> intrigans de sa trempe, ils
quelgues
2> prétendue assemblée de commune convoguerent une
2) nouveaur citoyens du 20
composée des
>) les députés de la province juin du 3 Nord qui nommèrent
3) la Convention nationale. Pour avoir auprès de
>) guelgu'un qui siit lire, ils nommèrent parmi eux
22 ragent de Sonthonaz et Gamaua ancien Dufay s
gérant
ufay et de portoit au
>> intrigans de sa trempe, ils
quelgues
2> prétendue assemblée de commune convoguerent une
2) nouveaur citoyens du 20
composée des
>) les députés de la province juin du 3 Nord qui nommèrent
3) la Convention nationale. Pour avoir auprès de
>) guelgu'un qui siit lire, ils nommèrent parmi eux
22 ragent de Sonthonaz et Gamaua ancien Dufay s
gérant --- Page 40 ---
(34)
2) de Rouvray Tagent de Pilt à Nerryoik,oi il
ne81 émigré 27.
ise lis forcèrent Masse administrateur général de
donner sa démission, ainsi que Bizcuard tresorier,
qui passe pour honnèie-homie. Wante qu'ils avoieut
placé à la tête de l'administrtion de POuest, ou il
paroissoit avoir réussi, fut appellé pour remplacer
Masse. Ce fut alors que Sonthonax fit défense, par
tne proclamation, à tout propriétaire de maisou du
Cap, de chercher daus les cendrcs, les débris de sa
fortone, et saus le délit prouvé, saus ia condamnation prononcée, saus cenfiscaiion légale, ordonna
qn'ou fouilleroit dans les décembres, et que tous les
elfets, tous les métaux qu'on y trouveroit, seroient
vendns au proft de Ia République. c Cetle mesni e
5 tyrannique otoit anx malhenrenx incendiés les
> moyens d'employer à la réconsiruction de leurs
7) matsous, les matérianx qui avoient échapé aux
22 fiames, eten poria; grandrombre à se réfugier à la
2> nonvelle Asgllene,cruyant leur perie assurée dans
92 L Colonie >>. Sonthonax donna avec joie un grand
nombre de passe-ports, eti'on prélend qne Piquenard
dépositaire de la grife des commissaires 3 en veudit
anssi quclques uns. Enfin la commission interinédiaire
du Cnp, docile aux volentés des comtmissaires, qui
Pavoient arbitrairement nommée, demauda, d'après
la lecon qu'ils lui avoient faite, la liberté générale
que Sonthonax prononça, peurla province du Nord,
dahs sa proclamation du 29 aoit. 7 dans le preatobule
de laquelle il avoue son parjure aux serinens qu'il
avoit faits dans les assembiées paroissiales, à son
arrivée dans-la Colonie.
6 Co fut alors que l'insurection des atteliers fut
completie; les viellards, les infirmes fareut abandonnés; les travanx cessérent; les brigandages augmepierent et presque lous les blancs s' enfuirent vers
les'hieux oit il y, avoit quelques troupes de ligne
eu garnison. Ce fut vers ce. tems. que. Sonthonax,
eubliant quil avoit fait défense à lous ies CONi-
arrivée dans-la Colonie.
6 Co fut alors que l'insurection des atteliers fut
completie; les viellards, les infirmes fareut abandonnés; les travanx cessérent; les brigandages augmepierent et presque lous les blancs s' enfuirent vers
les'hieux oit il y, avoit quelques troupes de ligne
eu garnison. Ce fut vers ce. tems. que. Sonthonax,
eubliant quil avoit fait défense à lous ies CONi- --- Page 41 ---
(35).
mendans militaires de Ia colonie, de
CuHS vaisseanx de Ja
rècevoir atimole St. Nicolas le haiiment Républiqne, etc. envoya au
-corvertes, peur y prendre des Las-Cusas et deux
doot il commençait à
poudres et bouleta
peut-être dejà
manquer au Cap. Les chefs
les traitres qui vendns les avoient anx Anglois, O1 portés pax
les
eppellés, refasérent de.
recevoir, sons prétexte de la défense du
et pour ne pas se desaisir des
22 Juin,
roient employérs" à ellectner la munitions, liberté
qui seà détruire ce qui restoit de Blancs. Le générale et
sale voyant Pitpossibilité de garder le Général'lasminitions, denandoit depus
Cap, sans
geat la garuison n mole, qui lingteins lui, étoit qu'on chanas s'y élabliravec ceile qu'on
snspecte, et
der juson'a la
y établiroit, pour gari
lonie. Mais Sonthonax mort, ceite précieuse clefde la Com
le
et son calligue, craignant
Gonverneurs dans un poste aussi
8te, ne fot pas aussi soumis à lenr
redontanefit passer la rérité d Lcz Convention despotisme, nationale et.
en dérobant ses paguets à leur
S
avoient constamment éludé cette demande. inguisition >
bax cependant, feignant de se rendre à cette Sonthosure sage, lui avoit écrit le..
meseroit incessamment à ses ordres, que le Las-Casas
môle avec, la nouvelle
pour porier an
ponse du refus des
garvison. : et aprés la ré
Lassale
munitions, il pria le Général
mole, vonloit qui, craignant de ne pouvoir sanver le
avoit laissé plus se de rendre au Pori-au-prince, Oû il
pour le déffendre jusqu'à cent-vingt l'exirémité, milliers de poudre,
à sop passage au Port-de-paix, des dispositions de-s'informer
mole et des environs. II partit le.. .
du
rendu au Port-de-paix, il trouva les bandits septembre; toutpuissans, les restes du 44°. régimeht et cent-cinquante hommes dn bataillon de
oppesition avec les dragons. de couleur, PAisne, toujonrs en
par Dulacq, et avec Joseph, chef de banditsr commnandés
depuis deux ans désoleient les habitations depuis qui ls
Ca
-de-paix, des dispositions de-s'informer
mole et des environs. II partit le.. .
du
rendu au Port-de-paix, il trouva les bandits septembre; toutpuissans, les restes du 44°. régimeht et cent-cinquante hommes dn bataillon de
oppesition avec les dragons. de couleur, PAisne, toujonrs en
par Dulacq, et avec Joseph, chef de banditsr commnandés
depuis deux ans désoleient les habitations depuis qui ls
Ca --- Page 42 ---
(36)
Port-de-paix jusqu'à Jean-Rabel, et que Sonthonax
depuis sa liaison avec le Général Pierrot, avoit pris
aussi au service de la République : ce qui le mettoit à portée d'exercer plus facilement ses hrigan- le
dages, étant avoué par le DICTATEUR. (C'étoit
titre que Sonthonax se donnoit.) Il arriva peu de
l'assassimat de Laveaux, habitant à la
jours pointe après de Paliisle, par 1211 nomraé Simon-Goclard,
4t à Pinstant oût Laveaux menoit chez lui nn capi3> taine américain pour lui payer 600 barils de farine
venoit d'acheter
la céder à crédit et à
>> qu'il
à la commune pour du Port-de-Paix ; et le
$, prix coutant
des
franches
s bandit nommé capitaine
compaguies
table
>) par Sonthonax, 9 vint effrontément se metireà fait
chez le général avec Josepl qui la veille avoit
tuer par ses soldats un gérant d'nne habitation de
Jean-Rabel. Ces crimes restoient impunis, parce
qu'ils étoient l'ouvrage des bandits et que les blance
seuls étoient les victimes 3).
46 Jen'ai pas eu le tems d'achever ces observations
étje différe jusqu'à la levée des scellés mis sur mes
papiers, pour y joindre les pièces jusfificatives 5)e
Signé, L ASSA I E.
PARMI le nombre immense de dépositions, qui
s'élèvent contre Polverel et Sonthonax, 9 Dufay et see
collégues, j'ai choisi celle de ex-goriverneif-général de Saint-Domingue, Lassale 1 parcequ'elle présente
le résumé de toutés les autres ; à quelques détaile
près, tous plus 011 moins atroces, tous plus ou meins
caractéristiques. Je Pai choisie parceque le caractère
de Pex-gouverner et les circonstances dans lesquelles
il s'est tronvé, lui dounent cette authenticité à l'appui
de laquelle vienneut les picces justificatives et la demande d'une discussion contradictoire. Tu réfléchiras
profondément, citoyen collègue, sur cette déclaration queje crois inntile de développer. Tuy treuveras
ès, tous plus 011 moins atroces, tous plus ou meins
caractéristiques. Je Pai choisie parceque le caractère
de Pex-gouverner et les circonstances dans lesquelles
il s'est tronvé, lui dounent cette authenticité à l'appui
de laquelle vienneut les picces justificatives et la demande d'une discussion contradictoire. Tu réfléchiras
profondément, citoyen collègue, sur cette déclaration queje crois inntile de développer. Tuy treuveras --- Page 43 ---
peut-être, la complicité (37) de
piratenrs. La
Dufay avec cCs denx consdéposition du
nne nouvelle prenve. Comme citoyen Littré eu fonrnit
il a été temoinde tous les Pex-gouvernenr Lassale;
vu de prés les commissaires événemens : comme Ini ila
il étoit attaché à la commission Polverel et Sonthonax:
c Les
intermédiaire.
les commissaires.a commissaires,, dit-il dans sa
rade rendirent après le départ des bâtimens declaratien, de la
les camps étoient tne proclamationg qui annoucoitque tous
et qu'on ponvoit levés, qu'il n'y avoit plus de brigauds
Ionie avec des voyager libreinent dans toute la Cocc Sonthonaa passe-ports d'enx. e
27.
nomma ensuite dabord trois
pour France, les cilayens
députés
Dufay , blanc; MarsBelley, négre ; et Boisronz,
le bâtiment le Citayen de Marseille mulâtre. Il arréta
pour les emporter.
, comme aviso, 3
pas cette nemination Quelque tems après, 3 il ne irouza
et la
légale et sufisante sans doute;
provoqua par la Commission
gui n'avoit jamais agi et n'agissoit intermédiaire, s
Les mêmes furent nonmés.
que par eur.
par eux de la place de Dufay avoit élé gratifié
encore très-lucrative greffier de la Jurisdaetion,
; il étoit très-fort dans
faveur. La Commission
lenr
instructions
intermédiaire dressa des
Teaur.
que j'ai wues, étant alors dans ses bun
nation Enfin ne trouvant pas encore cette nomisufisante, ilfit ee gu'il appelloit
vocalion de
une. Con -
Commune, au mois
autant qu'il m'en rappelle. Mais dejpoptembre 1793,
convocalion de
quelle éloit cctle
caril
commane P dans le
ne paroit pas que les Parroisses Cap seulement:
du Tort-Dauphin, du
du Borgne,
du
Trou, de la Marmelade,
Port-Maigot, de
vince du Nord, ainsi pluisance, etc. de la Proet du môle
que celle dus Port-de-paix
moins n'y 3: ayent en rien contribué, , ou du
ayant pas eR .de
egard :el Rài point entendu convocation à leur
dire jusgu'au 4 no-
commane P dans le
ne paroit pas que les Parroisses Cap seulement:
du Tort-Dauphin, du
du Borgne,
du
Trou, de la Marmelade,
Port-Maigot, de
vince du Nord, ainsi pluisance, etc. de la Proet du môle
que celle dus Port-de-paix
moins n'y 3: ayent en rien contribué, , ou du
ayant pas eR .de
egard :el Rài point entendu convocation à leur
dire jusgu'au 4 no- --- Page 44 ---
(38)
pembre 1793, gue jai quitté le Cap, qu'elles
es ent participé d aucune nomination. >).
2) Cetle assembléc à laquelle je ne poulus
moi et quelques blancs, assisier, , de peurdes PO2A
sultes et des menaces > éloit corsposée de quelgues
mulâtres 9 de très-peu de blancs, dont il n'y acoit
pas méme de propriélaires reconnus 2 et d'une fouie
de négres, cy-derant esclaves. J'ai oui dire que
le ciloyen Galinau de Gasc sur-1oul,y avoit beuucoup cabalé et péroré, pour y. faire nommer ceux
yue le connissaire Sonthonax avoil déja désignés.
Ce quil J Et de prai 3 c'est que la Romination
se fit par scrulin, ainsi que je lai oui rapporter
d plusieurs des assistans. Les négres ne sapent
point écrire : Galinau-we-Gase et quelques autres
blancs et muldtres faisoient seuls le scrutin, ely,
mettoient les nois qu'ils vouloient: aussi Dufay,
et Mars-Belley Furent- nommés. Quant de boisrond,
il étoit alors parti poar les Cayes ; on nomma d
sa place, un ciloyen appellé Mils, si je me Tappelle bien, et quc je Re connois nullement: : mais
il éloit connu dans la wille gae celle nomination
se faisoit par Pintrigue el ate gré du commissaire Sonthonaz. 2)
>) J'observerai qu'il est élonnant qu'on trouve
cette nomination sufisante, elle ne peut paroitre
que lintrigue des Commissuires: : d'abord, parcequeja les suis perrlicultérement, moi qui poyois tout
se tramer à leer Commission intermediaive oit je'trawaillois, et qui connois que cette- Commission étoit
lagente des Connissaires : ensuite, parce giil
n'éloit plus tems de procéder à cette nomination,
lorsque rous les propriétaires étoient partis, ct qu'il
ne restoit pas aze Cap, six blancs ayant propriélé immobiliaire ; surtout enfin, lorsqu'on ayoit
abord, parcequeja les suis perrlicultérement, moi qui poyois tout
se tramer à leer Commission intermediaive oit je'trawaillois, et qui connois que cette- Commission étoit
lagente des Connissaires : ensuite, parce giil
n'éloit plus tems de procéder à cette nomination,
lorsque rous les propriétaires étoient partis, ct qu'il
ne restoit pas aze Cap, six blancs ayant propriélé immobiliaire ; surtout enfin, lorsqu'on ayoit --- Page 45 ---
(39) )
empéché cette nomination provoquée par les colons,
zorsque tout éloit encore tranquille.
>7
c Ils sout an moins conpables (Polverel et Son:hoDax) d'avoir chassé. de la colonie, des blancs qui
l'anrojent déflendue, et qu'ils ont forcé de fuir
Lur milliers. Je les soupcopnerois, sans m'abuser de
hypocrisie, d'avoir conçH et exécuté le dessein
de livrer la colonie anx ennemis de la Frânce; et
lenr marche semble le prouver.. .
. 32
Il résulte de ceite déclaration, que Polverel et
Sontlionax, après avoir fait incendier la ville da
Cap et massacrer les blancs qui Phabitoient, aunoncèrent par une proclamation, que n'y ayant
de brigauds dans la colonie, chacun pouvoit voya- plus
ger avec des passeports signés d'eux.
Les rapports de Polverel et Sonthonaxavec les brigauds-royalistes sont démontrés par un nombre immuense de témnoins, qui les ont vu s'empresser autour
de ces cominissaires, aur cris de vive le roi, virent
les commissaires, et parlager avec eux les
de la ville du Cap. Ces rapports sont encore dépouriles démontrés
par Dufay lui-même dans son comple rendu à la Con
vention nationale et rélaté fol. 7. Mais cette proclamation prouve jusqn'an, dernier degré d'évidence
que leur influence s'étendoit sur tous les nègres et Dnlâtres royalistes de la Colonie : les patriotes seuls
étoient suivant eux des brigands.
Je ne me permetrai pas de pronbncer sur les inductious que le citoyen Litiré tire de la conduite de Polverel et Sonthonax à Saint-iouaingue : peut-être
qu'une discussion contralictoireen démontrera anjonr
Jasngesseget si quelque chose u'étonne, c'estque cette
meaure,laseuleqgai, Paissedécelopperla
étéplutôt pratiqnée. Inntilement
vérits,n'aitpas
breux s'élevent contre Dufay et Jestémmoignages ses collegues ; la nom- discussion senle peut amener la conviction des ceupables;etsi quelque chose me surprend, c'est de ne pas
voir Dufay et ses collègues la demander enx-mdmes.
r
Jasngesseget si quelque chose u'étonne, c'estque cette
meaure,laseuleqgai, Paissedécelopperla
étéplutôt pratiqnée. Inntilement
vérits,n'aitpas
breux s'élevent contre Dufay et Jestémmoignages ses collegues ; la nom- discussion senle peut amener la conviction des ceupables;etsi quelque chose me surprend, c'est de ne pas
voir Dufay et ses collègues la demander enx-mdmes. --- Page 46 ---
(40)
Jene puis te déguiser, mon cher collégue, que je suis
d'autant plus porté à croire à Jeur criminalité, que
jamais ils n'ont répondu à leurs accusateurs que par
des déclamations. , des injures et des maximes vagues
de morale et de philosophie. Intercepter les adresses
faites par les colons à Ja Convention natiouale, ; faire
supprimer la distribution des ouvrages de ces mêmes
colons 2, ce n'est pas répondre à des accusations directes., Entr'autres ouvrages supprimés par ordre de
Dufay au bureau des distributions, on. peut compter
celui dont j'ai extrait ce quisuit :
Eatrait d'une lettre des colons réfugiés 2
Philadelphie, adressée au ministre Génêt
le 22 Novembre 2793-
. 0
4e Nous ne pouvons croire que vous protégiez des
soi-disans dépnités de la Colonie, des alricains, des
homines étrangers, nommés sur les débris sanglans
de la ville du Cap 97.
4 Leurs- pouvoirs sont sans-doute tracés du sang de
nes frères ; ils doivent vousles communiquer : et vous
sanctionneriez de pareilles infamies, vons qui refusez
d'être juste avec vos frères les français ?. e
Commnent pouriez-vous reconnoûtre de tels dépntés,
vous qui avez reçu officiellement le décret qui rappelle
et met en état d'accusation les auteurs, les créateurs
de cette horrible députation >7 ?
Eatrait d'une autre lettre des Colons
réfugiés à Philadelphie, adressée à la
Convenzion nationale, le 24 novembre 17935 Le Ministre Génêta trahi la France, en éloignant les forces supérieures qui étoient à sa disposition, au moment même auquel les Anglais se
reconnoûtre de tels dépntés,
vous qui avez reçu officiellement le décret qui rappelle
et met en état d'accusation les auteurs, les créateurs
de cette horrible députation >7 ?
Eatrait d'une autre lettre des Colons
réfugiés à Philadelphie, adressée à la
Convenzion nationale, le 24 novembre 17935 Le Ministre Génêta trahi la France, en éloignant les forces supérieures qui étoient à sa disposition, au moment même auquel les Anglais se --- Page 47 ---
a R -
(4: )
sont emparés du môle et de Jérémie. Il
aux Colons les moyens d'instruire la
a refusé
enx-mémes ; et il se dispose à faire France par
France, la députation que
partir pour
le titre de Députés à la Convention Sonthonax envoye sous
égard au décrèt qui les
nationale, sans
27 L'Assemblée
rappelle 99.
été nomnés, n'éloit prétendue dans laquelle ils ont
de deux blancs, dont composée que d'esclaves et
un étoit
Députés., -
Dufay l'un des
Ectrait d'une délilération des colons réfugiés dans le Continent Américain.
4c Nous déclarons en tant que de
depuis la dissolution de l'Assemblée besoin, que
Cap, la Colonie de
coloniale du
présentation légale; Saint-Domingue, que les
est sans reblique, se sont constamment Délégués de la Répureprésentation de la Colonie, opposés à la nouvelle
du 22 aont, reclamée
aux termes de la loi
Port-au-prince. C'est la fortement vraie
par la ville du
actes de tyrainie, exercés
cause des derniers
4 Nons déclarons que la contre cette ville. 93
toyens blancs propriétaires grande majorité des cigiés ou chassés tant par les sont expatriés 9 réfuPrince et autres lieux
désastres du Port-autraires dont ces désastres ,que par les déportations arbilonie ne peut être liée ont été suivis ; que la Coforcés auxquels le reste des 9 engagée colons par les actes
soumetre ou être sonmis D.
a pu sonscrire, se
la 66 nomination Nous protestons aussi en tant que de besoin contre
avoir envoyés à illégale la Convention des députés qu'ils pourroient
vrir une partie de leurs violations nationale, pour cou-
; déclarons lesdits
ésastres du Port-autraires dont ces désastres ,que par les déportations arbilonie ne peut être liée ont été suivis ; que la Coforcés auxquels le reste des 9 engagée colons par les actes
soumetre ou être sonmis D.
a pu sonscrire, se
la 66 nomination Nous protestons aussi en tant que de besoin contre
avoir envoyés à illégale la Convention des députés qu'ils pourroient
vrir une partie de leurs violations nationale, pour cou-
; déclarons lesdits --- Page 48 ---
(42)
députés sans pouvoirs : la confiauce publique ayant été
oppressivoméut placée. Deciarons enfin, que ces acres
ne penvent étre que le resuitat de la suggestion des
délegués de Ja Répabliqne Ou de Poppression dans laqueile ils tiennent cucore les mallieureux colous qui
n'ont pu s'y soustraire 2).
Ces letires, CES adresses, ne sont pas les seujes,
citoyen collegue, que Dufay, Mils, BeNey. ayent
interceptées. Les ciioyens Page et Brulley? comtnissaires des colons de S.nu-boningue, avoient, le 17
thermidor, récommande aux ci:oyens Legraud et
Derragis, de distribuer un onvrage qui demontroit
la criminalitéde Polvere! et Sonthonax, la complicité
de Dafay et de ses coliegues avec eux. Dufay intercepta cet ouvrage. Il Gt plus : il obtint un mandat
d'arrêt Coutre Derragis et Legrahd.
Cés deux citoyens ont gémi pendant trois mois
dans les prisous du Luxenzbourg. Cele manière de
répondre semble annoncer tont a-la-fois que Dufay
est criminel, et qu'il tient à une faction puissante.
Polverel, Sonthonax, Dafay paroisent étre à l'entrée de la caverne. 5 Ceux qui les ont fait mouvoir, les
envirobnent de toute leur intluence, pour ne pas etre
inis a découvert.
Je n'examinerai cependant pas si, comme l'out
écrit Page et Brulley, dans leurs notes addressées
ayt comité de salut public, et auxquelles Dafay
n'a réponda qu'en snpprimant Ia distribution qui
devoit en etre faite à la Convention nationale, je
n'exaininerai pas si Difay a ou n'a pas été chassé
du régimnent du Cop, ni poor quelle canse il l'a
été; si pour épouser une femme très-riche et propriétairede cinq ou six-cens esclaves,.i! s'est donué
dans la sociélé, 2 pour le marquis de la Tour-inaubourg; si daus son acte de mariage, il s'est dit'
fils de MESSIRE Pierre DUFAY DE LA ToUR,
ECUYER, ancien brigadier des Gardes-du-corps du
Itoi, pendant qu'anjourd'hui il se dorne, if déclare mnéme à la Convention nationale, qu'il est'
été; si pour épouser une femme très-riche et propriétairede cinq ou six-cens esclaves,.i! s'est donué
dans la sociélé, 2 pour le marquis de la Tour-inaubourg; si daus son acte de mariage, il s'est dit'
fils de MESSIRE Pierre DUFAY DE LA ToUR,
ECUYER, ancien brigadier des Gardes-du-corps du
Itoi, pendant qu'anjourd'hui il se dorne, if déclare mnéme à la Convention nationale, qu'il est' --- Page 49 ---
(43 )
bé de race plébéienne. Je n'examinerai pas si,
comme l'ont écrit Page et Brulley, Dufay a dévoré dans les deux ou trois premières années de
son mariage, et dans nn luxe insolent, la fortune
de sa femme; s'il professoit ou ne professoit pas
les principes de philantropie, qu'il dit avoir toujours portés daus son coenr. Je n'examiuerai pas si,
étonffant tons les sentimens de la nature, plus
atroce que le tygre, ila; comme Page et Brulley
lont écrit, cautérisé avec un flacon d'eau-forte,'
une femme, de maniére à ne pas laisser à soi
époux de doute sur SOD infidélité.
Je n'examninerai pas si, comme l'ont écrit Page
et Brulley, il a Ou n'a pas fréquenté le club de
Massiac; s'il a ou n'a pas eu des rapports intimes
avec Hebert, Ronsin; s'il n'a pas été fété par eux
aux Cordéliers et à la Comgnune, dans le temsméme oit Hebert: et Ronsin gonspiroient. Je n'exarinerai pas si des traitres, si Hebert et Ronsin
ponvoient douner à cette fête, antant de solemnité,
antant d'appareil, sans de grandes considérations.
Jen'examinerai pas ponrquoi Hebert, Pache, Chaumette, Robespierre, Barrere, Couthon l'ont arraché, lui et ses collégues à la prison , dans laquelle
le Comité de sureté générale, lavoit mis. Je n'examinerai pas. coinment ils furent subitement jettés
dans la Convention nationale.
Je n'examinerai enfiu pas s'il ont, en des rapports
avec Robespierre.
Mais il zne paroft que Dnfay a provoqué les brigands à Pincendie de la ville du Cap, au massacre
de ses habitans.
Il me paroît que ni lui ni ses collègues ne sont
pas Représentaus, légalement élus de Saint-Domingne
mais, bien les agens, les émissaires de Polverel et
Southonax, En effet il paroft que Sonthonax a Inimémne choisi et nommé Dnfay, Mils, Belley ef Boisrond pour députés à Ja Convention nationale 5 que
poar plus de sureté, il a convoqué la commnne du'
massacre
de ses habitans.
Il me paroît que ni lui ni ses collègues ne sont
pas Représentaus, légalement élus de Saint-Domingne
mais, bien les agens, les émissaires de Polverel et
Southonax, En effet il paroft que Sonthonax a Inimémne choisi et nommé Dnfay, Mils, Belley ef Boisrond pour députés à Ja Convention nationale 5 que
poar plus de sureté, il a convoqué la commnne du' --- Page 50 ---
(44)
Cap, pour faire élire les mêmes députés déja choisis
et nommés par lui, à l'excéption de Boisrond qu'à
remplacé le mulâtre Mils.
Dufay, Mils, Belley, Boisson, Garnot se disent
députés de la province du Nord. Cette province est
composée de vingt-sept paroisses. Celle du Cap seuJement a été convoquée ; donc il me paroit que Dufay,
Mils, Belley, Boisson, Garnot ne sont pas les Représentans dela province 9 ils seroient tout au plus ceux
de la commune du Cap.
La loi veut que les Représentans du peuple soient
choisis par un corps d'électeurs nommés par les assemblées primaires. Il ie paroit que Dufay , Mils,
Belley, Boisson, Garnot ont été nommés directement
par la commune du Cap.
Il me semble que la nomination de Dufay, Mils,
Belley, Boisson, Garnot est le fruit de l'intrigue et
du despotisme de Polverel et Sonthonax qui, pour
composer cette députation 2 ont atlendu le moment
oû tous les bons citoyens égorgés ou fugitifs, les
laisseroient en mesure de la composer de leurs
agens et de leurs complices.
Il me paroit que cette députation n'a pas le voeu
des vingt-sept Communes de la Province, mais seuJement celui de la Commune du Cap.
Il me paroît qu'elle n'a pas été choisie par un
corps d'électeurs de la Colonie, mais seulement par
la Commune du Cap.
II nous reste à examiner dans quelles circonstances, comment et par qui Dufay, Mils, Belley,
Boisson, Garnot ont été nommés.
La presque totalité de la province étoit dévastée;
les négres instrumens des royalistes, en avoient
fait un vaste cimetière. Cesn négres ruyalistes coalisés
avec Polverel et Sonthonax, s'étoient joints à ceux
révoltés par ces commissaires, pour bruler la ville
du Cap- C'est alors que sur les ruines de cette
ville, auj milieu des cadavres de ses habitans 1
Polverel et Sonthonax choisirent ceux de leurs com-
La presque totalité de la province étoit dévastée;
les négres instrumens des royalistes, en avoient
fait un vaste cimetière. Cesn négres ruyalistes coalisés
avec Polverel et Sonthonax, s'étoient joints à ceux
révoltés par ces commissaires, pour bruler la ville
du Cap- C'est alors que sur les ruines de cette
ville, auj milieu des cadavres de ses habitans 1
Polverel et Sonthonax choisirent ceux de leurs com- --- Page 51 ---
(45)
plices qu'il leur convenoit d'envoyer à la Coavention nationale.
l'assemblée daus laquelle
Cenx qui composoient
étoient des
Sonthonax a fait nommer ses, envoyés, et qui aux terAffriquains étrangers à la France,
ni élire
mes même de la constitution, ne pouvoient été
franni être élus. Si ces négres avoient n'auroit citoyens le. 16
çois, la Convention nationale leur
pas, elle ne
pluviose de l'an IIe. décrété
liberté; la
leur auroit pas par le même décret, conféré être qua- né
lité de citoyens Français. Enfo Mils paroit être nés afanglais, Belley et Boisson paroissent les ont élus, ils. me
fricains. Ainsi que ceux qui
roissent étrangers à la France ; ils me semblent R
voir rempli aucune des indications commendées par
la Jene loi. parle
de la moralité de chacun de ces individus en pariiculier; pas
je me borne à la simple exposition de ce que j'ai vu, de plus saillant dans les
pièces dont j'ai eu connoissance. Je dois sur-tout te
faire signaler celui qui cumnle contre lui le plus de
faits, le plus de charges. Il me semble qu'à sa complicité avec Polverel et Sonthonax ; aux vices de sa
nommination à la Cenvention nationale, Dufay ajoute
une donble incapacité. J'en tronve la preuve dans
les trois sentences, dont suit la copie.
Eatrait des minutes du Parc-civil du cidevant Chatelet de Paris.
€ Du mardi deux aot mil sept-cent quatre-vingt
cinq, sur la requête faite en jugement devant nous
à l'audience du parc-civil du chatelet de Paris 2
par de Sainte-marthe, procureur de Joseph Archier,
lientenant de la compagnie du Lientenant-criminel
de robbe-courte, poursuivant l'ordre et la distribation de la somme de quinze mille livres., consignée, prix de P'adjndication faite le 20 juillet dersier a Pierre-Jacques Pichard, marchand épicier,
cinq, sur la requête faite en jugement devant nous
à l'audience du parc-civil du chatelet de Paris 2
par de Sainte-marthe, procureur de Joseph Archier,
lientenant de la compagnie du Lientenant-criminel
de robbe-courte, poursuivant l'ordre et la distribation de la somme de quinze mille livres., consignée, prix de P'adjndication faite le 20 juillet dersier a Pierre-Jacques Pichard, marchand épicier, --- Page 52 ---
(45)
d'une maison à Paris, rue inondétonr, saisie réellea
ment, vendue et adingre à sa reqnête, sur PierreLouis Dufay, et du réliquat du compte du bail
jndiciaire, et oppusant andit décret, demandeur à
fin de comipte et ordre, anx fins de sa requête verbale du vingt et un, de la requéte répondue
de notre ordonnance dadic jour, et de l'assignation
d'Habert dudit jour, coutrollée et présentée cejourd'hui par François, défendenranx défenses des vingtcing et vingt-six snivant, les reponses du vingthut, assisté de Davivier, avocal, contre Ozamne, s
procureur de Thyery Guillaume Dufay, avocat, et
de Suzanne-Sophie Dufay, son épouse; Creton,
procurcur en son nom, et encore du nommé-Navaille maitre-taillenr d'habits, et plus ancien des
procureurs opposans; ; Bourgeois, procureurde JeanBaptiste Delchigaray Dechard, négociant; Gaillard,
piocirenr d'Elisabeth Rainville, veuve de PierreMartin Petit-jean, msitre-Chiapellier; Noel, procureur de Philippe-Marcel Crevent, maitre-tailienr
d'habits; Saadrin, precoreur de Jean-Lonis Roger,
maitre-lapissier, tous opposans audit décret; LeFebvre jeune, procurenr de François-Nicolas Lehouteille, médecin, opposant en hipothéques ; Prenvet
procpreur de Nicolas-Coulon, commis de l'exercice
de l'office de commissairesaux saisies réelles, deffendenrs. Et- contre Pierre-Lonis Dufay, bonrgeois de
Paris. partie saisie défendenr et défaillant.
Partie oules entre lesdits Duvivier, Sandrin, Créton, Noël et Peuvret, et par vertu du défaut de nous
donné contre lesdits d'Ozanne, Bourgeon, Gayard
et Lefebvre et ledit Dufay non comparant, ni autres
bi procurenrs pour enx dument appellés.
Lecture faite des pièces et de l'avenir pour plaider
à ce jowrd'hny. Nous condamnons ia partie de
Penvret à reudre compte devant Reauder-Dalarry;
cominisaire,.qu'i ce commetions, de la gestion qu'il
a eue du produit des beaux judiciaires de la maison
dont il s'agit : comme aussi pous disons qu'à la
et Lefebvre et ledit Dufay non comparant, ni autres
bi procurenrs pour enx dument appellés.
Lecture faite des pièces et de l'avenir pour plaider
à ce jowrd'hny. Nous condamnons ia partie de
Penvret à reudre compte devant Reauder-Dalarry;
cominisaire,.qu'i ce commetions, de la gestion qu'il
a eue du produit des beaux judiciaires de la maison
dont il s'agit : comme aussi pous disons qu'à la --- Page 53 ---
(47)
requête, poursuite et diligeuce de la partie de
Davivier, il sera Procédé à Pordre, tami du rem
liquat du compte des baux jndicaires que de la
somme de quinze mille livres, consignée par Piérre.
Jaeques Pichard adjudicataire, és inains du gel
comimissaire les epposans an décret et aux hypotheques seront tenus de produire dans huitaine leurs
tilres de créance, peur,. sur icenx être precédé au
dit ordre et distribation. 7)
Disans qne dans le dit délai le dit Dufay partie
saisie, avec lequel nous déclarons notre présent jugement commn, sera tenu de prendre communication des tities des dits créawciers et dn dit
compte 9 les accorder ou contester, appurter quitance
et piéces de délibération, si non quil sera procédé
aux dittes opérations, taut en absence que présence, et le condawpons aux dépens envers toutes
les parties, que celle de Peuvret retiendra par ses
mains, dont ceile d'Ozanne sera remboursée par
vilège coinme de son du, traitons, anssi par
commne procureur plus ancien des
de
EERRE
opposans, celle
Duvivier aussi par privilège et fraix extraordinaires
de criées et de poursuite d'ordre, et les antres opposaus, comme de leur di, desquels faisons distractions
aux procureurs des parties 2 auxquels nuandemens seront délivrés eu leurs noms à acqhitter iceux, le réceveur des cousignations contrain 3 qpioi faisant, déchargé et les antres opposans comme de leur du, excuté et soit signifié 37.
Ertrait des minuses du Parc-civil du cidevant Chatelet de Paris
< Du mardi trente aout mil sept. . cent quatrevingt cinq, sur la requête faite en jugement
devant nous à l'andience du parc-civil du châtelet
de Paris par de Sainte-Marthe procurenre de Joseph Arcliier, lieutenant de la compnguie du lienteuant crimincl de Robe-courte, poursuivant ordre
antres opposans comme de leur du, excuté et soit signifié 37.
Ertrait des minuses du Parc-civil du cidevant Chatelet de Paris
< Du mardi trente aout mil sept. . cent quatrevingt cinq, sur la requête faite en jugement
devant nous à l'andience du parc-civil du châtelet
de Paris par de Sainte-Marthe procurenre de Joseph Arcliier, lieutenant de la compnguie du lienteuant crimincl de Robe-courte, poursuivant ordre --- Page 54 ---
(48)
sur Louis-Pierre Dufay, demandeur au principal
et en éxécution de la sentence du deux du présent
mois et aux Ans de la requête verbale du 26, assisté
de Duvivier, avocat. 2)
(E Contre Delassale procureur d'Henry-François
Dubois, maitre peintre à Paris , opposant aux 'hipothèques sur le dit Dufay 9 par acte registré le deux
de ce mois, défendeur et deffaillant; oui le ditDuvivier en son plaidoyer par vertu da défaut de
nous donné coutre le dit Delassale audit nom 2 non
comparant ni autre pour lui dument appellé. Lecture faite des pièces et de l'avenir pour plaider à
ce jonrd'huy. Nous déclarons comnune avec la partie
Delassale, noire sentence du deux du présent mois
qui ordonne l'ordre du prix en question devant le
commissaire Dularry, laquelle sera éxécutée selon
sa forme et teneur, dépens compensés dont la partie
de Duvivier sera remboursée par privilège en frais
de poursuite d'ordre, desquelles faisons distraction
à Sainte-Marthe procureur, au quel mandement
en sera délivré en son nom et celui Delassale:
comme de son du.
A ces deux sentences. qui semblent constater la
faillite de Dufay, nons pouvons ajouter celle qui le
déclare coupable de stellionat. L'état de faillite le
rend d'aulant plus indigne de siéger au sein de la
Convention nationale,qu'il se trouve encore vis-àvis de ses créanciers, dans le même état qu'il
étoit alors: il n'a pas même acquité Jes sommes 2
pour lesquelles il a été condamné comme stellionataire.
Ertrait des minutes du cidevant Chdtelet
de Paris.
K Du vingt-un aotit mil sept cens quatre-vingt
sept. Va le defaut faute de comparoir 2 obtenu au
grelle le deux de ce mois par de sainte-Marthe procureur
Convention nationale,qu'il se trouve encore vis-àvis de ses créanciers, dans le même état qu'il
étoit alors: il n'a pas même acquité Jes sommes 2
pour lesquelles il a été condamné comme stellionataire.
Ertrait des minutes du cidevant Chdtelet
de Paris.
K Du vingt-un aotit mil sept cens quatre-vingt
sept. Va le defaut faute de comparoir 2 obtenu au
grelle le deux de ce mois par de sainte-Marthe procureur --- Page 55 ---
-
( 49 )
du
cureur de Joseph Archier, a en son nom qui et caution a cédé ses
nominé Dufay envers Pierre'Perrein, dudit châtelet demendreits à Jean Galand, greffier d'Habert du 14 jnillet
deur, suivant P'assignation
contre Lonis-Pierre
dernier, controllée et présentée défendeur et défaillant.
Dufay, bonrgeois de Paris,
énoncées, tout
Va aussi ledit exploit et piéces y
vu et considéré: ledit défaut déclaré bien. obtenu et
Nous avons
le défaillant même pat
pour le profit STELLIONATAIRE, condamnons
a payer ali demancorps, coime mille
cens livres, dont deux mille
deur six livres, quatre mentant de Pobligation par lui
quatre cens
devant Trudon de Hoissy,
sonscrite à son proffit, mil sept cent soixante et dix sept,
notaire, le 3 mars, déclaration, sous peine de
portant une Fausse c'éloit la première qu'il avoit cortstellionnal, que
et quaire mille lipres, montractée en majorité,
par lui souscrite au
tant d'une autre obligation devant Lachaize, notaire, le
prolit. ile Parrein,. contenant pareille fausse décla3 juillet suivail,
du demandear, qus
ration sous le. cautionnement e Gallaud, cessione remboursé laditte somme deur mille sept cent
naire dudis Panein : plus, sels dia deniers >
soixante livres > douze des dittes , deur semmes 7
pour les intérêts
écliues le 14 juillet
déduction faite des impositions payement actuel 5
dernier et celles à échoir jusqu'au
livres treize
plus et enfin quatorze cens quarante sept d'exéention * et
sols huit deniers pour fraix exécutoire et mises du parlement du
autres rélatifs taxés les par intérêts du jour de là demande.
14juin 1780 avec
dernière somme il sera
En payément de laquelle les quatre mois de rétard,
contraint par corps, après et aux dépens,.ce qui sera exésuivant Tordonnance, 2
de
3 et sera
cuté nonobstant et sans préjudice daus l'appel la forme de
notre présente sentence signifiée
qu'à ce faire
Pédit,par Marion, huissier audiencier,
D
res rélatifs taxés les par intérêts du jour de là demande.
14juin 1780 avec
dernière somme il sera
En payément de laquelle les quatre mois de rétard,
contraint par corps, après et aux dépens,.ce qui sera exésuivant Tordonnance, 2
de
3 et sera
cuté nonobstant et sans préjudice daus l'appel la forme de
notre présente sentence signifiée
qu'à ce faire
Pédit,par Marion, huissier audiencier,
D --- Page 56 ---
(50 )
coimettons. Jugé le vingt aout mil sept cent quatrevingt sept. 27
Cette sentence, citoyen collègue, a demeuré sans
appel, elle a aussis demeuré sans payement. Et cependant Dufay siège dans la Conveution nationale !!
Dufay banqueroutier, Dufay convajucu d'avoir
fait à justice trois fausses déclarations, 3 Dufay coupable de stellionat, siège parmi les Representans du
penple !: !
Dufay ne seroit pas l'agent, le
complice de Sonthonax et Polverel ; Dufay ne seroit
pas Phomme qui le 2I juin, au uom des commissaires
commandoit aux nègres lincendie et l'assassinat ;
Dufay seroit. le vrai représeutant du peuple, nommé
par les colons réunis paisiblement et librement en
asseinblées primaires, aulieu d'être l'émissaire de
Polverel et Sonthonax, choisi et nommé par eux,
qu'il ne pourroit aux termes de la loi siéger plus
Iongtems au sein de la Convention nationale, d'après
les actes que je vieus d'exposer.
Dira-t-il qu'il étoit en minorité, quand il a coutracté les obligations qui ont douné lieu à ces diverses sentences ? Dira-t-il que ces engagemnens sont
le fruit d'une jeunesse fougueuse ?. 9 : mais, Ci1oyen collégue, quelle opinion dois-je porter de Dufoy, lorsqu'à trois fausses déclarations condamnces
ar justice, se réuvit UD concours de circonstances
Pui semblent indiquer ine immoralité soutenue !
Courquoi par exemple, a-t-il été IIS aux prisons de
La-force, le 26 février 1788, dans uu tems où
cette prison n'étoit consacrée qu'à mettre en sureté
les escrocs et les perturbateurs de l'ordre social?.
Eatrait des registres du greffe de Photel
de la Force, du vingt-six Jévrier, mil
sept cent quatre-vingt huit, huit heures du soir.
C Le sieur Dufay négociant arrêté par nous Pierre
de Lebruu officier-garde du commerce, demeuraut
La-force, le 26 février 1788, dans uu tems où
cette prison n'étoit consacrée qu'à mettre en sureté
les escrocs et les perturbateurs de l'ordre social?.
Eatrait des registres du greffe de Photel
de la Force, du vingt-six Jévrier, mil
sept cent quatre-vingt huit, huit heures du soir.
C Le sieur Dufay négociant arrêté par nous Pierre
de Lebruu officier-garde du commerce, demeuraut --- Page 57 ---
à
(5:)
Paris, rue Saint Denis 7
ques et des SS.
paroisse Saint Taeet écroué ès prisons Innocens, soussignéa été emmené
l'ordonnance de Monsieur dénommnées, le
conformément à
du vertu d'une sentence rendue en L.ieutenant-cieil, la chamnbre
en
Chatelet de Paris, le dix-kuit
foraine
sept cent seixante dix-huit, à la février, mil
venve Pierre-Martin Petit-Jean, requête de la
pelière, demenrant à Paris,
marchande
Michel, pour laquelle domicile place et pont N
meure de Mtre. Gayarl,
est élu en la deParis, y sise rue de la procureur au chatelet de
vertu d'nne ordonnance Tneranderies de son-dit et encore en
tewant-civil, rendne anjowrd'hui
sieur le Liensieur Dufay écroué fante de
sur référé. Ledit
de deux mille quatre cent payement de la Somme
de principal, et de celle de mmaire-vingt-huit onze
livres
dix avons sols consigné au greffe dénommé, cens douze
alimens dudit pour sieur le premier mois et. par avance livres des
lant à sa personse Dufay, entre les auquel IGIS avons, parprison, comme lieu de
gnichets de laditre
tre procès-verbal contenant liberté, le laissé copie de n0présent écrou. >)
Signé, LEURUN.
Il est sans- donte assez
se dire marquis,
hizarre de voir
comte, baron de la
Dufay,
bourg, Jui lorsqu'il croit que les
Tour-Meauaider à tromper une femme qualifications peuvent
et qu'il a, effectivement
qu'il vonloit prendre
bizarre de le voir se dire prise en mariage. H est
faire à la citoyenne
négociant 2 lorsqu'il veut
dont les détails et les Petit-Jean. circonstances une eseroquerie,
criminalité de l'acie lui même. Mais ajoutent à la
veroit de caraciériser la
ce gni acheaudacienx, c'est la part qu'il perversité dc cet. homiae
Jes vols et le pillage de la ville paroit du avoir prise dans
tronvons la preuve dans la
Cap. Nous en,
Vante.
déclaration sui-
faire à la citoyenne
négociant 2 lorsqu'il veut
dont les détails et les Petit-Jean. circonstances une eseroquerie,
criminalité de l'acie lui même. Mais ajoutent à la
veroit de caraciériser la
ce gni acheaudacienx, c'est la part qu'il perversité dc cet. homiae
Jes vols et le pillage de la ville paroit du avoir prise dans
tronvons la preuve dans la
Cap. Nous en,
Vante.
déclaration sui- --- Page 58 ---
(5 52) )
x Je sonssigné déciare que pendant mon se;our
à Philadelphie et à l'époque du mois de novembre
1793, jappris l'arrivée de denx bâtimens sur lua
dlesquels étoit Galinan-de-Gasg et sur l'autre Dufay
ct plusienrs passagers; que divers frauçais réfugiés
depnis l'incendie du Cap,se transportérent aux deux
Calles oi étoient monillés ces hâtimens. Qne GaliDau-de-Gascq fut tronvé dans celni oi il étoit venu
avec des caisses et malles reinplies de bijoux, d'ors
d'argent et autres ellets. Qu'à cette vue les colons
péneirds d'indignation', laccahlèrent de reproches;
mais que pour éviter les voyes de fait, qui alleient
devenir la snite de ces découvertes et de cette rencoutre, les américains firent retirer les français
pour soustraire Gaiinau-de-Gasq à leur juste fureur. 9>
(C Que. dans Pautre béliment oie étoit penu Dufay, les colons n'y trouvèrent qu'une partie des
nombreuses caisses et malies qu'il avoit apportés ;
qu'elles fiurent défoncées sur le pont, et que chacun y reconnut Sa propriélé; que néanmoins Cautorité arériguaire, qui s'étoil transportée d bord,
pour empécher Lefervescence naturelle. à des hommes qui recennoissent leurs bourreauz et taurs
spoliateurs, empécha toutes voies de fail, tOuS
enlévemens des effets, et en fit Faire la remise
chez le Consul français. >
Je déclare que sur la nonvelle repandue, que
ddnslune de CCS caissevétoientrenfermés des tableaux
précieux, qu'on annoncoit appartenir au citoyen
Gérault, ancien trésorier au Cap, le citoyen Roberjot son fondé de pouvoir, se transporta au COnsuiat de Philadephie où avoient été déposées lesdites
caisses,. et qu'en ma présence et celle de plnsieurs
autres colons, C il reconnut lesdits tableaux pour
27 appartenir efiectivement au' citoyen Gérault ; 93.
j'ignore cependant si l'identité en a été légalement
constatée. a. >3.,
4 Je déclare qu'aucun des effets n'a été distrait
et que tous out été déposés atll cousulat de Philadel-
adephie où avoient été déposées lesdites
caisses,. et qu'en ma présence et celle de plnsieurs
autres colons, C il reconnut lesdits tableaux pour
27 appartenir efiectivement au' citoyen Gérault ; 93.
j'ignore cependant si l'identité en a été légalement
constatée. a. >3.,
4 Je déclare qu'aucun des effets n'a été distrait
et que tous out été déposés atll cousulat de Philadel- --- Page 59 ---
(53)
phie;et dans lun et Pautre cas Dufay et ses colde leurs efets, de Jeur arlegues ne penvent parler qu'ils avoient été du parti et
gent, sans convenir avoient
dans l'ineendie
du pombre de ceux qui
pillé avoient été
;
du Cap et non pas de ceux qui
dans apeliés toutes
pnisru'il est vraiqu'à Philadelphie conime
franles autres villes du contineut, i! n'éloit pas. un été vétu,
cais réfngié dé Saini-Domninghe. qui n'ait
et nourri par la charité Americaine ; et que si avoient cenx :
qui visitérept le bord ou Dufay éieit passe, ils n'aneffectivement pris des effets et de l'argent,
roient fait que reprendre ce qui lenr appartenoit volé lors :
cc ce que Dufay et' ses collègues avoient
> de l'incendie du Cap 2). les
ttT viens
Ciloyen collègue, ou toutes
pièces que
Onl
de lire sent fausses, calomnieuses 9 et supposées, 9 les
Dufay tue semble, être le plus criminel de lons de
homnes ; la Convention nationale doit se hâter
le rejerter'de son sein. - - .
de
Que Dufay ait usurpé les titres et qualifications
la Hoblesse 2 lorsqme cette usurpation servoit ses passions et son intérêt:
mauvais
Que Dufay ait été mauvais époux,
citoyen (Jue.1 : Dufay ait été Pagent, le complice de Polverel et Sonthonax ; qu'il ait provoqué lincendie et
lassassinat Qutil ait éténn :
escroc, un banqueroutier, ua stellionataire, Dufay seroit bien coupable sans-doute! la
Mais que gorgé de sang et d'or il ait usurpé
Représentation nationale ; qu'à l'aide de faux pouvoirs il soit venu, ainsi que ses collègues, égarer sein
la Convention nationale ; et chercher dans son
Pimpunité de ses forfaits et de ceux de Polverel et
Sonthonax : ce seroit-là le comble de l'impudence
et de l'audace:
Si Dufay, si ses collègues ne sont pas coupables
des crimes dont on les accuse, ils demauderont
à la Conveatien nationale justice de leurs accusateurs. Ils demanderont cette discussion contradictoire que leurs adversaires ne cessent de provoquer;
collègues, égarer sein
la Convention nationale ; et chercher dans son
Pimpunité de ses forfaits et de ceux de Polverel et
Sonthonax : ce seroit-là le comble de l'impudence
et de l'audace:
Si Dufay, si ses collègues ne sont pas coupables
des crimes dont on les accuse, ils demauderont
à la Conveatien nationale justice de leurs accusateurs. Ils demanderont cette discussion contradictoire que leurs adversaires ne cessent de provoquer; --- Page 60 ---
(54)
cette discussion contradicioire, qui seule
un grand jour sur l'aliaire des Colonies. peut jetter
FIN
N. B. Après cet ouvrage fiui, ou me
deux pièces dont ii est essentiel que je donne remet connoissance.
L'une prouve, 10 que Dufay a été membre du clab
Massiac ; 20 qu'il a eu à Saini-Dooringne deux
dont) l'une de 80,000 liv. et l'autre de 24,000
gu'il devoit aux soins
Biarea
de Polverel et Sonthonax.
L'autre est une proclamation" de Polverel et Sonthonax du 5 mai 1793 (r. s.); elle portoit
Jes
nègres en armes éloient des révoltés et des que
Je vais en transcrire le texte traduit en brigands.
car cette proclamation, faite pour des homaes français:
n'entendent pas la laugne frauçaise, a été publiée qui en
langage Créole.
ARTICLE XXXIV. Tout esclave qui sera resté
maron ( fugitif) pendant un inois à compler du jour
que son maître Paura déclaré en justice,
il
sera pris, aura les oreilles coupées, et sera quand
sur lépaule gauche de la lettre M.
marqué
ART. XXXV. 'Tont esclave qui aura quitté les
caiaps mois des révoluis, pour rentrer chez SOn maitre un
après la pubiication de la présente
il nelui sera rien fait, mais s'il retourue proclamation, marou
gitif) il aura les oreilles coupécs et sera
(fuPépaule ganche de la lettre M.
marqué sur
ART. XXXVI. Tont esclave maronnier( coutumier
d'être fagitif) qui aura déja ett les oreilles
qui aura été marqué Str Pépaule
de la
M. s'il retourne
ganche
ERR
un
encore maron ( fugitif)
mois, aura le jaret compé et sera marqné pendant sur
Pépaule droite de la lettre M.
Le surpins de cette proclamation est dans le même
genre.
Qu'on juge maintenant des metifs qui out déterminé ces liommes à donuer la liberté aux
Est-ce par philantropie qu'7is ordonuoient de nègres. leur
couperles oreilles et ies jarets ! --- Page 61 ---
A
R APPO R.T
SUR
JULIEN RAIM O N D,
FAIT au nom de la Commission des Colonies
et des Comités de Salut public, de Legislation : et de la Marine réunis, le 24
floréal de l'an 3 de la République,
PAR J. PH. GARRAN,
Député par le département du Loiret.
IxPRINÉ PAR ORDRE DE LA CONVENTION
Remaismrass DU PEUPLE,
Chargés par vous de rechercher les caufes & les auteurs
des défaltres des Colonies, & fpécialement de celie
I
de
St-Domingue, nous avions d'aberd réfolu de ne point
A --- Page 62 --- --- Page 63 ---
E7A5
D286e
V.2 --- Page 64 ---