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Azob
Hubr Carter Brohn
filnuru
Bromnt Mnitrersitu --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
D É B AT S
E N T R E
LES ACCUSATEURS ET LES ACCUSÉS;
,
DANS L'AFFAIRE DES COLONIES,
IMPRIMES EN EXÉCUTION DE LA Lor DU 4 PLUVIOSE;
To: M E V.
A P ARIS,
DE L'IMPRIMERIE NATIONALE
Floréal, an III.
Quarante-uniëme liyraifon, --- Page 6 --- --- Page 7 ---
WW
NN
NATIO 111
OIDANTIRE
: - - : :
- -
D E 1 B ATS
Qui ont ez lieu entre les arcnfuteurs & les
dans Laffuire des
accufis,
Colonies, en erécution de la
loi du 4pluvidfe.
Du 2 Floreal, l'an troifieme de la République
une e indivifble.
francaife,
ON lic les débats de la veille ; la rédaétion
adoptée.
en ef
Je citoyen Page n'eft pas préfent à la
éolons anonce qu'ii eft malade.
féaice; l'un des
Senac : Le citoyen Sonthonax, , dans la féance
vous a annoncé qu'il produiroit des
d'hier s
à conduire à l'égard des déporrations. pièces Je pour juftifier
ce morif, à linflant ct il en fera à l'affaire renvoie, du
Prince, de donner connoifance des
Retser
diverfes
aites contre les auteurs des troubles de
dénonciations
Dans ce moment c'eft une infraétion directe Saint t-Domingue. à là loi
vrilque je rappelle, llexifoit un nomméDelifle
du 4
ue li commune de Jacmelle,
Debreflolles,
Oueft avoit dénoacé a Poiverel que &c toute la province de
ans les prifons du Port- au - Prince, Sonthonax; ; qui étoit
ne infruction d'un procès crimincl. Sonthonax qui fubilleit même
& Polverel,
A 2
c'eft une infraétion directe Saint t-Domingue. à là loi
vrilque je rappelle, llexifoit un nomméDelifle
du 4
ue li commune de Jacmelle,
Debreflolles,
Oueft avoit dénoacé a Poiverel que &c toute la province de
ans les prifons du Port- au - Prince, Sonthonax; ; qui étoit
ne infruction d'un procès crimincl. Sonthonax qui fubilleit même
& Polverel,
A 2 --- Page 8 ---
quil deloin d'embarquer cet homme pour France >
troubles de
un des auteurs
Earoeo
voit être confidéré l'ont comme mis en liberté, comme je lai déja
Saint-Domingue,
à la tête des hommes de couleur &
annoncés Il a été placé aller arrèter & conduire en prifon ceux
nègres libres pour aujourd'hui. Cependant Polverel & Sonque vous avoien: voyez la certitude que Delifle Debreffolles étcit
thonax
que c'étoit à lui qu'on devoit
un allallin, un incendiaire; la devaftanon de la province de rOueft;
ell grander; partie
ont mis en liberté ce Delifle
& Polverel & &l'on Senthonax ne fait ce qui a pu les déterminer à cet
Debreflolles,
égard.
C'eft un fait de Polverel. Je demande que le
Sonthonas : foir tenu de déclarer s'il n'eft pas à fa connoif
citoyen Senac Polverel feul a tiré de prifon Delifle Debrelfolles,
fance que
Cen'eft pas que je veuille inférer de laque
& Ta employé: fir compable; mais deft qu'il faur écarter
Delflancheeilles de ia difcullion tous les actcs qui font purement perfonnels
à Polverel.
pas mis en liberté Delifle Debreflolles;
Senac : Polverein'at
8c quand Delifle DeDelife Debrelfolles étoit en prifon; àl'arrivée dePolverel & Sonbreiloiless eremisenlbent,eeh c'eft après Y'entrée de Polverel
thonax au Port-au-Prince; Delifle Debreflolles eft forti de prifon, eft
&Sonthonax les que hommes de couleur : voilà la réponfe que je
parti avec
il'le favoit bien, car il a figmé T'ordre de
fais à Sonthonax;
faliberté.
Je. déclare.que je n'ai jamais participé à auSonthonax: liberté de Delille Debrelloiles.
cune mife en
Sonthonax é:cit au Porvau-Prince.
Serac : Le citoyen
j'érois fi bien au Cap,, que
Sonthonas: J'étois au Cop; mis en liberté dans le courantdned
DelilleDebreftilles a eté
Port au-Prince qu'au mois de
17933 &je ne fuis arrivé au
novembre de la même ennée.
Delifle Debreffolle
Daubonneas: Le 6 fepremnbre 1793,
étoit en prifon à coré de moi.
Debreffolles en 1
Sonchonaw:Done je n'ai pas mis Delifle
mois de novembre,
berté; je ne fuisarrivé qu'au
étoit en prifd
Senac: Cen'eft pas unc raifon, puifqu'il
au mois de
17933 &je ne fuis arrivé au
novembre de la même ennée.
Delifle Debreffolle
Daubonneas: Le 6 fepremnbre 1793,
étoit en prifon à coré de moi.
Debreffolles en 1
Sonchonaw:Done je n'ai pas mis Delifle
mois de novembre,
berté; je ne fuisarrivé qu'au
étoit en prifd
Senac: Cen'eft pas unc raifon, puifqu'il --- Page 9 ---
au mois de feptembre. Il en réfulre donc que
qui étoit peut-être alorsau Cap, eft venu au
Sonthonax,
au mois de novembre, & d'accord àvec Polverel, Port-au-Frince
Delifle Debrellolles en liberté; c'eft un fait.
a mis
eft Sonthonax : L'ordre qui met Delifle Debreffollese sen liberté
de imprimé, il eft dans VOS archives ; c'eft une
mon collègue feul, faite en mon ablence.
proclamation
Senac : Il exiftoit encore un nommé Jumecourt &
ficurs autres confpirateurs bien connus; Polverel en eft con- pluvenu lors des débars; Sonthonax ne l'a pas nié. Jumecourt
a obtenu fa liberté; on ne fait encore pourquoi : c'eft une
infraction à la loi du 4 avril, car aKurément Jumeccurt étoit
confidéré das
dans la colonie comme un des principaux auteurs
à troubles de la colonie; & certes , s'il y a eu quelqu'un
pendant embarquer Anus pour France,c'efl Anus Jumecourt; & ce-
&
Jumecourt a obtenu fa liberté de Polverel
Son:honax ; car c'eft encore un fait qui leur eft commun.
J'interpelle Sonthonax de déclarerfi Anas. Jumecourt a été
en liberté par lui.
mis
Sonthonax : Je déclare que je n'ai pas mis Anus
en liberté; qu'il na été mis en liberté
les Jumecourt
CIS de leur arrivée au Port-au-Prince. que par Anglais,
Senac : Jumecourt, du temps des troubles de la
lu Cul-de-Sac, a été détenu pendant I5 mnois: c'eft le plaine feul
uqual les commiffaires aient prodigué des bonrés; les autres
rifonniers té
étoient dans la plus grande gêne; ils cit mème
trois mois avec les fers aux pieds, par ordre des comaillaires, &c Jumecourt: avoit une chambre particulière & ie
lançuoit de rien; il eut plufieurs conférences
Sonthoax qui lui donna fa liberté : en un inot, ce avec
rendit auprès des Anglais qui l'ont fait
Jumecourt
i Porr-au-Prince où il commande
major de la place
onmandant au
encore. Anus'J Junecoutr,
rel & Sonthonax Port-au-Prince, favoient étoit détenu en prifon; Poler; ils en font convenus ici;, bien ils que lavoiche c'étcit à un kur confpiraion, ils ne l'ont pas envoyé eil France; c'eft une ditpoaction bien dircéte à la loi du 4 avril: car fi Jrmecourt inOit coupable, il devoit être envoyé eil France; on devoit
A3
mandant au
encore. Anus'J Junecoutr,
rel & Sonthonax Port-au-Prince, favoient étoit détenu en prifon; Poler; ils en font convenus ici;, bien ils que lavoiche c'étcit à un kur confpiraion, ils ne l'ont pas envoyé eil France; c'eft une ditpoaction bien dircéte à la loi du 4 avril: car fi Jrmecourt inOit coupable, il devoit être envoyé eil France; on devoit
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envoyer les picces qui pronvcient fa criminalité; je leur
en avois donné moi-mérce; & cependant cet Anusjumecourt
coimandant au Port-au-Prince par
fe trouve actuellement
le fait même de Senthonax.
Voilà ce que javois à dire.
Daubonneau : J'obferve que Jamecouit a été conftitiéptifonnier au mois de junvier 1793Claufon : "Vows: avez entendu Sonthonax vouloir rejeter été faites fur
Polverel feul, qui eft décédé, les déportations quion:
dans I'Ouefls, ellesl'ontétdde concert cenrent-semthonsde
mandé Firiayrordenbdendos déporearions;1cit répondu
hier
les retirer
Res
nous produirions CCS liftes. J'ai été
pour
fuplée
mains du citoyen Cerfcey 5 il eft abfent, mais CreuzbFafcala jy
par
Youvrage publié par le repréfentantdu reuple
&c Creuzé
qui rivficurs de CeS lifles ont été communiquées, le 2.5 friPaienl lcs a citéos dans fes ouvinges publiés lectuie du
maire, Yan trois. Je vais vous donrer
paragraphe.
-
t* Sonthonax : Il ne peut être quelion ici des cite ouvrages eft un
des mpréfentans du peuples cclui cu'on vous
libclle.
Le préfd.n: : Il eft certain que ceci ne paroit avoir rien
d'officiel.
Claafon: C'elt un ouvmgei imprimé.
Lepréfdent : Ton obfervation eft entendue; Y'ouvrage de
Creuzé Pafealpeur étre lu detourie monda; onne peut pas
le lire :
Claffon : Le cizoyon Cromad Pafcal, dans la citation qu'i
fair des iiftes de proferipuons & de dépormations qui lui on
été remifes par Cerfcey, commandant des forces de mer. ail
nonce, relativement a la partie delOueft, quilacudabore
unelifte de 33 ingividus.
Lepréfident : Cecieft terminé.
Ciaclion : Embarqués par ordre de Folverel & Sonthonax..
Ie prifident :Palle à un autre objet.
Chifo:Le citoyen Sonthenax vous a dit enftite, re
des iiftes de proferipuons & de dépormations qui lui on
été remifes par Cerfcey, commandant des forces de mer. ail
nonce, relativement a la partie delOueft, quilacudabore
unelifte de 33 ingividus.
Lepréfident : Cecieft terminé.
Ciaclion : Embarqués par ordre de Folverel & Sonthonax..
Ie prifident :Palle à un autre objet.
Chifo:Le citoyen Sonthenax vous a dit enftite, re --- Page 11 ---
lativement à la déportarion de Senac & de la mienne,
ne
qu'il
nous avoit pas déportés. Cependant Senac,, d'une
vous a pronvé qu'iln'avoit point été déporté, mais qu'il avoit part,
été obligé de fuir la profcription, dirigée contre lui par
Polverel & Sonthonax. Quant à ce qui me concerne,
a bicn un
ily
acte de déportation de fait, configné dans la
pièce que j'ai lue hier; mais Sonthonax vous a dit: Senac,
Clanflen & plufieurs autres étoient les auteurs du complot
tramé au Port-au-Prince contre les délégués de la République, du complot tramé pour livrer le Port-au-Prinze aux
Angisis; & c'eit pour cela que ces hommes ont été atretér.
Je ne reviendrai point, > ciroyens, > fur ce que je vous a *
dit ticr; votls vous rappelez bien que j'ai dir à Sonthonax
que, puifqu'il s'ngilloit d'accufations aufli graves, il-falloit
qul remit les pièces fur le bureau. Sonthonax a dit enfuire:
une procédure criminelle devoit être mfruite contre tous
kesatieursdu complot; mais le déparc du convoi
le temps d'inftruire cette procldure.
n'apasdonné
Je fuis bien aife de vous faire obferver que CES
rarions fe font commifes les 12,13, 14 avril' 1793 & dépor- jours
fuivans, & que le 21 juin nous érions encere dans la rade
da Cap. Ccrtes, T'intervalle étoit allez immenfe Four
tous ceux qui ont été embarqués dans le courant. d'avril que
cullent pu être mis fous le coup de juflice, fubir la
paniion que Polverel &. Sonthopax vouloien: leur faire
inlliger.
Toilà, cioyens, ce que j'avoisà voLs dize.
Sorthonax : J'ai une obfervacion à faire fir ce
dir
Chufon 5 il dit : Sonihenax veut rejeter fur fon collegue qu'a
Polverel toutes les déporrations qui fe icnt comrailes dans
TOuef. Non,favoue, pour mon fait pertonnel, toutes Ics
déportations qui cnt éte faites par Folverel & moi, de
concert. Qunnt à cclles qu'il a faites
ne
ferois P25 ei peine de los juftifier ; mais petfennel'eoment,jo elie ie feront
fon fils cu tribanal de l'opinion publique, Ce n'eft donc par
pas a moi à entretenir la commition 3 je déciare donc
je picnds pour mo1 iait perfonnel toutes cciles qui nous que
A 4
, toutes Ics
déportations qui cnt éte faites par Folverel & moi, de
concert. Qunnt à cclles qu'il a faites
ne
ferois P25 ei peine de los juftifier ; mais petfennel'eoment,jo elie ie feront
fon fils cu tribanal de l'opinion publique, Ce n'eft donc par
pas a moi à entretenir la commition 3 je déciare donc
je picnds pour mo1 iait perfonnel toutes cciles qui nous que
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ont été communes, & que je n'écarte celles qui lui font
de
me conformer à l'arrété de la comperfonnelles > que pour
miflion.
Claufon : Encore un mot pour fixer l'opinion de la commiflion fur les déportations
ont. eu lieu lors de la canonnade du Port-au-Prince. # les déportations ont éré faites
contre des hommes 2 pour cela qu'ils avoient tiré à boulets
rouges fur les vailleaux de la République, ceries, nous
étions tous confondus dans la garde nationale avec les hommes'de couleur qui étoient habitans du Port-au-Prince.
Eh bien ! citoyens, vous verrez qu'il n'y a point eu un
feul des homnses de couleur qui étoient dans tous les
l
forts du Port au - Princeavec les blancs qui aient été
déportés.
Ic préfden: : Ceci fe difcutera dans la fuite il eft
inutile d'entamer l'article de l'ade d'aceufation qui regarde
particulièrement la canonnade du Port-au-Prince.
Miller: Je me fuis porré, au commencement de la difcullion, accufateur individucl de Sonthonax & de Polverel.
Je n'avois de motifs alors
deleur demander les caufes
de ma déportation, que EAS jamais fues. Ma déportation
ne me paroit
du même genre que celles dont on vous a
entretenu uRcA préfent. Ily ena qui paroiffent motivées,
telles que celles de Verneuil, de Thibaud & de quelques
autres. Celles qui ont fuivi la canonnade dul Port-au-Princé,
parciflent, comme l'a dir Sonthonax , motivées par des événemens qui fe font pailés à cette époque: mais moi,le premier avril 1793; à quarre heures du matin, cinquante grenadiers ont foicé ma porte & mes fenêtres, m'ont enlevé,
m'ont conduit à bord du vaifleau commandé par le contreamiral Corfey, & m'ont mis au fecret, & je Ieis encore à
favoir pourquo. Je demande à Sonthonax les motifs de
Ino11 arreftation.
Sonthonax : Thomas Millet fi: auffi bien que moi les
moiss sde fon srreflasionsje lesluiepprendrai lorfque j'aurai
laparole fur Varticle des déporrations.
Milici: Cemernofadtonniasit commune avec le procureur
de la cemmune du Cap, Lavergne & Tanguy.
& m'ont mis au fecret, & je Ieis encore à
favoir pourquo. Je demande à Sonthonax les motifs de
Ino11 arreftation.
Sonthonax : Thomas Millet fi: auffi bien que moi les
moiss sde fon srreflasionsje lesluiepprendrai lorfque j'aurai
laparole fur Varticle des déporrations.
Milici: Cemernofadtonniasit commune avec le procureur
de la cemmune du Cap, Lavergne & Tanguy. --- Page 13 ---
Sonthonax: : J'ai tne fimple inrerpellation à faire à Thomas
Millet > en attendant la difcuflion de l'arricle. Je prie la
commiflion de le fommer de déclarer fi, étant à berd du
vaifleau l'Eole , il lie m'a pas écrit pour me demander la
permiffion de paffer àla Nouvclle-Angletetre.
th. Miller : Je répondrai qu'érant à bord du vaiffeau
'Eole, j'écrivis en effet aux commillaires Polverel & Sonthonax pour paffer aux Erats-Unis 5 & je vais vous dire
pourquoi : c'eft que Lavergne qui avoit échappé, par la fuite,
à l'arreftarion > étoit paffs aux Etats-Unis. Mon
comme
intenrion,
je ne l'ai pas plus cachée alors qu'aujourd'hui, étoit
d'aller joindre Lavergne aux Erats-Unis, & venir à la Convention nationale y apporier la pièce que vous avez entre
les mains, c'eft-à-dire, le précis hiftorique de ia révolution
de Saine-Doringue, & le tableau des crimes de Polverel &
Sonthonax. Je n'ai pas eu de réponfe à cette lettre. Quel:
que temps après Polverel & Sonthonax écrivirent à la commiflion intermédiaire > & lui ordonnèrent d'imprimer leur
lettre , & dans cette lettre j'érois acculé d'être Tauteur de
l'infurreation faite à Saine.Donuingne; & Polverel &c Sonthonax , en ordonnant à la commiflion intermédiaire la publicité de cette lettre, > terminoient par ces mots : aul refte
nous allons nous rendre au Cap, 6 nous Perrons s'ily a lieu
djuger Thomas Millet. J'oubliois de vous dire que, lorfqu'ils
écrivoient cette lettre à la commiffion intermédinire, avec
ordre de lui donner la publiciré, afin que j'en eufle connoiffance > ils oidonnoient au contre-amiral Cambyfe de me
mener en croifière. Or, quelle poflibilité que je fulle au
Cap, pour répondre aux juges, & que je fulle emment far
un vaifleau de guerre Cil crcifière, &c encore en quelle quaJité? J'avois droit d'être capitaine de vaiffeau, par nion ancienneté de fervice dans la marine 5 mais on ne devoit pas
m'e 'embarquer comme fimple matelot à bord; & la réponfe
à cela fut un ordre d'exil conçu en ces rermes: Permettons
a Thomas Millet de paljer "auss Etats-Unis, à la
pàr
Zi de ne revenir'à Saine-Domingue qu'npres'lafin des charge troubles
intérieurs 6 de la guerre extérieure. Or, je demande fnvec
toutes les fubrilités de Son:honar, il nous proavera qu'ue
permiflion d'aller, &: qei porte défenfe de revenir, eftaucre
fut un ordre d'exil conçu en ces rermes: Permettons
a Thomas Millet de paljer "auss Etats-Unis, à la
pàr
Zi de ne revenir'à Saine-Domingue qu'npres'lafin des charge troubles
intérieurs 6 de la guerre extérieure. Or, je demande fnvec
toutes les fubrilités de Son:honar, il nous proavera qu'ue
permiflion d'aller, &: qei porte défenfe de revenir, eftaucre --- Page 14 ---
IO
chole qu'ua ordre d'exil; & je demande adtellement j'étois pourquoi j'ai été exilé, comment on a pu imprimer cette que exprefion
aureur de l'infurredion , & que fignifioit France fur les vaifalors? Ceft que, defliné à étoient partir pour déportés,, je devois aporfeaux, avec tous CGIIX de France, qui avec cette fatale préfomption
der dans les Tauteur ports de T'infurreétion, que j'étois un
quej j'étois
fans réfexion à la
e
rateur, & expofe à étre livré de mer. Au refte,
l'audes
Frear
tique des habitans
porrs 'ils Yont configné dans quelqu'ace >
teur de l'infurrection, dans une lettre écrite à une autorité
dans un aéte public, n'onr-ils pas envoyéles preuves quejéconftituée 3 pourqeoi
tois l'auteur de cette infurrection? obfervation à faire fur
Sonthonax : Je n'ai Thomas qu'une Millet. Gimple Il a avoué qu'ilm'avoit
ce que vient de demander dre
la
d'aller à la Nouvelleéctit pour me fa letre cft dans permillion vOS archives. Je lui ai donné
Angleterrc. 8:
voilà la
d'aller à la Nouvelle-Angletere
une permillion
Miller. Thomas Miller les com- a
déportarion de Thomas acculé d'être Yauteur d'un crime, ils
millaires civils m'ont
ont avancé 5 mais fi Thomas
devoient prouver ce qu'ils pas été l'auteur d'une infurrecMillet étoit fi fir de wavoir du
du convoi, pourquoi à
tion, > pourquoi la "veilie réunir une départ maffe de preuves pour m'acl'inftant oà il alloit
France donner des preuves
cabler, oà il pouvoit venir demander en
à paffer à la Nouvellecontre moi, Ceres,il vient-il me n'ett pas fenti ia confcience cl-argée
Angleterre?
il n'auroit pas voulu cacher fa honte dans
du poids étranger, du cnme, au lieu de venir en France chercher jufun
je (uisvenu en Francc, j'ai quicté le continent
tice. aT dira:
raccufer Polverel & Sonthonax.. A quelle
américain eft-ii pourvenir venu? à lépoqte cu il fut que j'étois décrété du
SRAERE alépoque où la journée à jamais dépurés funefte de 31 la
mai avoit prépare ia pertc Millet des difoit malheureux le 21 juin, dans la rade
Gironde; car'Thonas Brillot dovoit être arrêté alépoque où il
du Capa que
de plufienrs militaires qui Rear
loir. Il difeit cela en préfence La commificn fera à même de les
aujourdmni en France. elle le voudra. Telle ei T'obfervation
faire cutendre quand iur cC
vient de dire. Je demande fi
que j'avois à faire
qu'il
oit malheureux le 21 juin, dans la rade
Gironde; car'Thonas Brillot dovoit être arrêté alépoque où il
du Capa que
de plufienrs militaires qui Rear
loir. Il difeit cela en préfence La commificn fera à même de les
aujourdmni en France. elle le voudra. Telle ei T'obfervation
faire cutendre quand iur cC
vient de dire. Je demande fi
que j'avois à faire
qu'il --- Page 15 ---
1I
les colons'n'ont plus rien à dice, que lon pafeà l'ordre du
jour, & je répondrai à la mafle d'accufations qu'ils ont
técs contre moi.
por-,
Diny : J'ai encore des crimes à révéler,
Th. Millet: Puifque Sonthonax avoit la preave que j'étois
l'auteur de linfurrection & que je demandois à aller cacher
ma honte dans les Erats-Unis, pourquoi me l'a-t-ii permis?
Sonthonax: : Parce que je n'avois pas befoin de vous.
Duny: Vous avez enrendu à la leSture du procès-verbal,
la
- propofition aquejbifaite, de donner lesnoms des déportés;
Sonthonax a dit
Leprefident: In'et pas queftion de cela.
Duy: Voilà encore une longue forie de noms de villimes;
je vais vouS en douner ledture. Le cizoyen Desbordes a été
arraché arbicrairement de chez lui par une poignée de brigancis, iniflant à leur férocité une malheureufe mère de ncuf
enfans en bas âge, dont l'époux avoit été maffacré par les
fatellites de Poiverel & de Sonthonax. Le citoyen Baftide
a été arbitrairement déporté pour avoir réclamé fes chevaux,
que des nègres n: n-libres de Tarmée de la Salle : marchant
fur le Port-au-Prince 2 lai avoient enlevés. Le ciroyen Geanicr, fecrétaire de ia municipalité duf Cap, époux o
de fix enfans, homme probe & recommandrble. a étéjeté père
dans les cachois, fans linge, fans vivres, 2 & eft mort de
misère au Cap. Le ciroyen Litré, avocat au Cap,a été arbitrairement arrété &c; jeté dans les cachots; le rojuin, arrêté
dans la faile de in commiflion intermédiaire > en préfènce
de Poivercl & de Sonthonx, parce que CC citoyen improuva
du geite, Malfe > ordonnateur, qui, aux pieds de Polverel
& de Sonthonax, leur déclaroit qu'd fe regerdeit comme
tin 'infrument pa.if entre leurs mains > & qu'il obéiroitavenglément à tous leurs ordres. Une dépuration de quare miliraires derqtarante-nenciome & quatrieme régimens ci-devane
Artois & Provence 2 fur envoyée par CCS corps aupres de
Gonthonax & de Rechambear, pour leur faire des obferyn
tions fur les mulitres encore teints de fang, quilleard donnoit
pour oficiers. Eh bien! citoyens, cotte déprtatien, munie
de pala-ports de In manicipaliré & de toutes les auorités
confitens, 8c delours chefs, fonpréfento chez Rochambenu.
Li,Senthonex réuni avec lui, avantde les'avoir curendus,
corps aupres de
Gonthonax & de Rechambear, pour leur faire des obferyn
tions fur les mulitres encore teints de fang, quilleard donnoit
pour oficiers. Eh bien! citoyens, cotte déprtatien, munie
de pala-ports de In manicipaliré & de toutes les auorités
confitens, 8c delours chefs, fonpréfento chez Rochambenu.
Li,Senthonex réuni avec lui, avantde les'avoir curendus, --- Page 16 ---
lcs fir enlever, jeter dans un batiment, &c ordonne eft à ce à
bâtiment de partir
France. Ils arrivent ici. L'un de
préfent colonel, TEOUE adjedant-général dans les armées
la République, où ils fe diftinguent. Le citoyen Parent, imprimeur; a été arrêté arbitrairement
Etienne Lavaux,
d'après les ordres de Polverel & ELIReRde Il a été jeté
dans les cachots, confondu avec 700 crimincls, > qui tous
aveient mérité léchafaud, pour avoir ofé imprimer dix numéros que vais dépofer fur votre bureau. Les fcellés ont
été mis fur E preffes, fur tous fes caractères typographiques,
fur tous les papiers blancs de fon magafin 5
qui? par
2 fénéchal de la création de.
Je vais'
EAlEr
Vergniaux
d'arreftation de cet imprimeur.
vous donner leéture delordre
(II lit
Sonthonax,
c Nous Etienne Polvetel &: Leger-Félicité
Ifles
commifaires civils de In République 2 délégués aux l'ordre
françaifes de V'Amérique, fous le Vent, pour y rétablir
&la tranquillités
du journal des
>7 Ordonnons que Parent > imprimeur
Révolutions de la partie françaife de Saint-Doningne > ail
Cap, fera conduit ès prifons de ladite ville > pour y être
détenu à nos ordres;
fur
53 Que les fcellés feront & demeureront appofés
les
preffes, papiers & effets dépendans de ladite imprimerie,
julqu'à nos ordres ulrérieurs.
du Nord de
53 Requérons le commandant de la province
faire exécuter fur-le-chample préfent ordre.
l'an
>3 Donné au For-au-Prince, le IO mai 1793,
premier
de la République.
Sonthonax.
>9 Signé, 2 Polverel &
$> Par les commiffaires civils de la République.
-RpdMesmabfenbardesr deia commiffion civile.
22 Pour copie conforme, le commandant die la province
du Nord.
Lavaux >2,
92 Signé, Etienne
le commandant de la province
faire exécuter fur-le-chample préfent ordre.
l'an
>3 Donné au For-au-Prince, le IO mai 1793,
premier
de la République.
Sonthonax.
>9 Signé, 2 Polverel &
$> Par les commiffaires civils de la République.
-RpdMesmabfenbardesr deia commiffion civile.
22 Pour copie conforme, le commandant die la province
du Nord.
Lavaux >2,
92 Signé, Etienne --- Page 17 ---
Vous aurez lieu de vous convaincre par-là que Polverel;
du Port-au-Prince, faifoit des arreftations dans le
comme du Nord
Nord,
Sonthonax en faifoir dans le Sud & l'Oueft.
Ce même Parentavoit imprimé les Annales poliriques ou le
journal de la Révolution de la partie françaife de Saint-Dominguc. Cemême Parent imprime aujourd'huià Philadelphie
le journal incitulé le Républicain 3 que Sonthonax vous a
avoué être rédigé par Leclere, accnfareur public fous l'infpeétion de Fauchet, miniftre pléniporenriaire à Philndelphie,
& auquel Chotard coopère comme Sonthonax l'a dit.
(Ilit).
Lectre écrite par Polverel & Sonthonax, à Etienne
dasde du
Lavanx,
Port-au-Prince > le 29 avril 1793, l'an deuxieme
de la Répabliqus.
€c Vous ferez arrêter. de votre ordre > & en vertu des
nôtres, l'imprimeur Parent; vous ferez mettre le fcellé fur
fes papiers, fur fes preffes, fur fes caractères, par le fénéchal, &.vons le ferez mettre à la geole.
>> Signé, Polverei & Sonthonax.
3a Pour copie conforme.
3> Signé, Etienne Lavaux >,
Sonthonax va me deman.ler de mettre les pièces fur le
bureau; elles fe trouvent encore dans les papiers du général
Galbaud & les miens, qui Ont été mis fous les fcellés. Si le
citoyen Lecointe étoit là, je les donierois.
Sonthonax : Je ne les demande pas.
Duny : Voilà, citoyens, toutes les horreurs dont j'avois
à vous entretenir. Nous ferious dix ans encore, que dix ans :
nous parlerions de fes crimes.
Th. Millet : J'ai une obfervarion fort courte à faire fur ce
qui me concerne. Les fcellés n'ont pas été mis chez moi.
Quand Cn arrête un confpirateur, on met les fcellés fur fes
papiers.
Duny: : Hier,je n'ai pâs voulu vous entretenir longuement
citoyens, toutes les horreurs dont j'avois
à vous entretenir. Nous ferious dix ans encore, que dix ans :
nous parlerions de fes crimes.
Th. Millet : J'ai une obfervarion fort courte à faire fur ce
qui me concerne. Les fcellés n'ont pas été mis chez moi.
Quand Cn arrête un confpirateur, on met les fcellés fur fes
papiers.
Duny: : Hier,je n'ai pâs voulu vous entretenir longuement --- Page 18 ---
Voicila pilce originale, dont je vais donner
de ma déportation. Jai été arrêté ians moifs > & je les ignore encore.
lecture;
Voici l'crdre.
-
AU NOM DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.
Commiffion nationale civile.
Etienne Polverel & Leger-Félicité Sonthonax,
c Nous nationaux civils aux Iiles françaites de PAmécommifiaires fousl le Vent, pour y rétablir l'ordre & la tranquillité
rique
publique 5
fera arrêté 85 cenduit à bord du
5, Ordonnons que Duny demeurer détenu julqu'à ce que
navire le 5. Honor > pour y,
nous en ayons autrement ordonné; de police de la ville du'Cep,
3> Chargeons Sager,infpecheur
de l'exécution du préfent ordre.
au
le 16 juin 1793 > Y'an deuxième de la
>> Fait
Caps
République françaife.
>> Signé, Polverel & Sonthonax.
les commiffaires civils de la Répu-
>> Et plus bas par
blique.
Signé, E. F. Polverel, fecrétzire de la commifion civilz.
de police de la ville Sc banlieue
>> Je foufligné infpedteur ordre ci-deflus fincère, véritable
du Cap, eertlie leprefent
& coniorme à l'original refté en mes mains.
> Cap, le 17 juin 1793 > l'an deuxieme de la République
fiançaife.
>> Signé, Saget.
>> Four copie conforme à T'original. refté en mes mains.
du S. Honoré".
>) Signé, Louis Tarbé, capitaine
Sonthenar: Je continue de demander à la commiflion
d'ordonner qu'il foit dépofé far le bureau toutes les pièces
jufilicatives de laccufation fur les déportations. Je vous ai
original refté en mes mains.
> Cap, le 17 juin 1793 > l'an deuxieme de la République
fiançaife.
>> Signé, Saget.
>> Four copie conforme à T'original. refté en mes mains.
du S. Honoré".
>) Signé, Louis Tarbé, capitaine
Sonthenar: Je continue de demander à la commiflion
d'ordonner qu'il foit dépofé far le bureau toutes les pièces
jufilicatives de laccufation fur les déportations. Je vous ai --- Page 19 ---
IS
dit hier les raifons pour lefquelles il étoit très nécefffire
quej'cuffe les pièces juftificatives de l'accufation des colons:
mais voici un motif, éntr'aurres, qui néceffire cette mefure;
c'eft qu'il y a une infinré de colons qui ont fui de la colonie
pour aller rejoindre les armées anglaifes. Lorfqu'ily a une
infinité de colons qui viennent de la Jamaique avec des
pallè-ports du marquis de Cadufch, qui fe difent
de Saint-Domingte, & qui ih'ont été autre chofe à déportés SrintDomingue que les inftrumens des Anglais, il eft donc bient
nécellaire de conftater que les hommes qui viennent ici
cufer
des déporations, juftifient de ces déporrarions, m'acpuigdares eft de notoriété publique qu'une
>
jorité des colons a fervi dans les armées anglaifes. très-grande J'en ma- ai
un exemple frappant; ; c'eft celui du citoyen Bentz,
d'hui capitaine adjoint à l'armée à l'état-major, de aujourBentz a fervidans Farmée anglaife, il eft venu enfuite l'Ouct,
par la Nouvell-Angleterre pour repaffer enl
Palier & fe
dire un malheureux perfécuté. Ce citoyen Bentz France, a écrit de
la Jamaique, qu'il alloit faire partie d'une armée anglaite
envoyée à Saunt-Domingue,
faire la guerre aux délégués de la République 5 fa ReRE exifte dans VOS archives.
Si donc vous avez un exemple de cette rufe des colons
après avoir fervi dans les armées
qui,
petit tour à la
anglaifes 3 vont faire un
m'accufer & fe dire Nouvelle-Angleerre opprimés, il eft bien > & néceffaire viennent enfuite
prenne mes précantions avec de pareils hommes, & que je
demande à la commiflion qu'ils remetten: toutes les que je
juftificatives de leurs déportations. Je paffe à la
pièces
de Duny...
déportation
Claufon : Sonthonax divague perpéruellement, Il demande
des pièces juftificatives 5 mais nous ne l'accufons que de déportations, elles exiftent. Il fuffit de repréfenter les
& c'eft-là,je crois, tout ce que Sonthonax peut exiger. liftes, Nous
avonsindiqué où fontces liftes; nous nous engageons
à les rapporter. Il ne reftera plus de doute, loriqu'on d'ailleurs
remifes fur le bureau', que les individus portés fur ces les.aura liftes
n'ontpas été à la Jamaique, comme l'a dit Sonthonar.
il refté un fait à éclaircir, c'eft celui du citoyen Bentz. Mais Sonthonax a dit qu'il avoit été prendre parti dans les armdes
anglaifes; moij'affirme & je prouverai que le citoyen Bentz,
engageons
à les rapporter. Il ne reftera plus de doute, loriqu'on d'ailleurs
remifes fur le bureau', que les individus portés fur ces les.aura liftes
n'ontpas été à la Jamaique, comme l'a dit Sonthonar.
il refté un fait à éclaircir, c'eft celui du citoyen Bentz. Mais Sonthonax a dit qu'il avoit été prendre parti dans les armdes
anglaifes; moij'affirme & je prouverai que le citoyen Bentz, --- Page 20 ---
fuyant la profcription lors de la canonnade du Port-àu- la
Prince, a été fait prifonnier par les Anglais, & conduit à
Jamaique.Je rapporterai, fi OR T'exige, le paile-port quilui
a été domné par les officiers.de la Jamaique, & avec fi le
leque! il eft venu à la Nouvelle-Arglereme. Certes,
citoyen Bentz.avoit éréprendre parti dans les armées Nouvelle- anglaifes
à la Jamaique, il ne feroit pas venu enfuite à la
& du
Angleterre, o dc-là en France, demander vengeance l'armée de
fervice, puifqu'il eft employé actuellement à
I'Oueft.
Sonthona: : Je demande que la commiflion orlonne Tapport de la pièce relative à Bentz. Je vais vous donner lecture de la lectre écrite de Kingiton, dans laquelle il dicquil le
a forcé, le piftoler fur la gorge > un capitaine français-à
conduire à la Jamaique.
Le ipréfident : Jufqu'à ce que la pièce foit rapportée, toute
difcuilion cefle à cet égard.
La féance eft ajournée à quartidi.
Le regiftre des préfences eft figné : J. Pa. GARRAN,
; FoucHE de Nantes). , fecrétaire ; F. LANTHENAS,
SA Motevat,Matutwo,
Da+ --- Page 21 ---
Du 4 Floréal, l'an troiftème de la République françaife
une & indivifible.
ON fait lecture des débats recueillis dans la féance de
duodi : la réduétion en eft adoptée.
Th. Millet : Sonthonax > dans la féance d'avant-hier, a
dit que javois demanté à pafler à la nouvelle
la veille del'acendie du Cap, cette manière Anglererre
laifle du louche fur mon compte; je prie le des'exprimer préfident de
demander à Sonthonax à quelle époque il eft revenu de
la partie de l'Oueft au Cap.
Sonthonax : Je crois
c'eft le IO juin 1793.
Th. Miillet : ARSOLE II juin que j'ai écrit à Polverel
& Sonthonax, frôt que j'ai fu leur arrivée au
je leur ai demandé à être jugé ou à partir
Cap, la que
velle Angleterre : ainli ce n'eft pas la veilie de pour l'incendie noudu Cap.
Sinac : Les tachygraphes ont inféré dans le procès-verbal
d'avant hier, que lordre de forie de Delilie de Brelloles, dcs
du Port- au-Prince, avait été figné par
ne
Sonthonax,
je
veux rien avancer
Etent
que de politif,Jannonce
je n'ai pas vu l'aôte de mife en liberté de Delilie de
; mais
9 Breflolles
que j'ai la certitude qu':l n'eft forti
des prifons du Port-au-Prince que du confentement de
Polverel & Sonthonax.
Brulley : Je demande quelques minutes pour réfumer les
divers tais & les pièces qui ont été cités à lappui du
premier chef d'accuiation.
Sonthonas: T'ai la parole.
a Brulley: C'eft l'affaire de quelques minutes.
Lepréident, (à Brulley : ) On reviendra fur cet objet.
Tome /. Gwoatrdnsinchrajfen
B
'eft forti
des prifons du Port-au-Prince que du confentement de
Polverel & Sonthonax.
Brulley : Je demande quelques minutes pour réfumer les
divers tais & les pièces qui ont été cités à lappui du
premier chef d'accuiation.
Sonthonas: T'ai la parole.
a Brulley: C'eft l'affaire de quelques minutes.
Lepréident, (à Brulley : ) On reviendra fur cet objet.
Tome /. Gwoatrdnsinchrajfen
B --- Page 22 ---
Soarhonar:1 Dans la féance d'avant-hier il s'eft élévé un
incident, fur les déportations que les colons prérendent
&
j'ai
PAELRUE
j'ai ordonnées dans le Sud POuelt; lorfquej les colons ont
les preuves à Yappai de' ces déportations,
repondu qu'ils n'en avoient
&c Duny : C'elt
Ent
Verneuil
étoient dans les archives
Duy:J'si dit
les preuves Galbaud, dans les mains du
avec les papiers are général
ont exécuté les
contre-amital Cercey, & les capitaines qui
déportations. Sonchonax: Si les colons ont avoué que les preuves des caétoient entre les mains du contre-amiral Cercey & cela
pirains chargés de' faite les déportations, ils ont par
mème avoué qu'ils ne les avoient pas. fous les fcellés.
Dany : Nous les ayons, elles font
Le Fiéidont : A l'ordre.
de faire déSonzhonax : J'ai demande à la commiffios
les
pofer fur. le bureau ces
pitees, font parce la que plupart
colons qui viennent me
ici,
pour
IRSSET
des armées anglaifes. Pour le prouver, je
des transfuges donnerleéture d'une lettre de Tun d'entre eux,le civais Binile, capitaine adjoint à T'état major de l'armée -
toyen
elle oft datée de Kingfton, 8c adreflée à made TOcelt;
Port-au-Prince. Le citoyen Clauffon condame Adam, au
noit cette madame Adam.
Il lit la lettre :
Kingfton, le 27 avril 1793ec MADAXE,
devez
une de mes lettres à mon départ
ec Vous
defite avoirreçu qu'elle vous foit parvenue ainfi qu'a
de Jacmel 5 je
Clauffon & M. Verfier.
Je vais vous faire
: Jerdelire que celle-ci vons'parvienne: ol nous n'avons celfé
en peu de mots le récitdemon vovage, des feélérais qui vouloient
d'ètre malheureux & de trouver dans ceux que nous avons
notre porte. Je n'entrerai pas
Jacmel; ils doiépiouvés depuis le Poreau-Prince jufqu'à
vent vous avoir été comus.
venue ainfi qu'a
de Jacmel 5 je
Clauffon & M. Verfier.
Je vais vous faire
: Jerdelire que celle-ci vons'parvienne: ol nous n'avons celfé
en peu de mots le récitdemon vovage, des feélérais qui vouloient
d'ètre malheureux & de trouver dans ceux que nous avons
notre porte. Je n'entrerai pas
Jacmel; ils doiépiouvés depuis le Poreau-Prince jufqu'à
vent vous avoir été comus. --- Page 23 ---
p7 Nous nous femmes embarqués à Jacmel pour la Jamaique: le capiraine n'a contenti à nous palier qu'afnrce
d'argent; nous croyions. cette intention pure & honnée >
mais le (célérat avoir intention de nous livrer a quelque
frégare frangaife; & fi jen'avois pas été un Fen infruit
rlacivement ai la marine, nous étiony pris par des bâtimens'
de la République. Nous lai avons prelcrit, le piltoler fous
la gorge , que fi nous etions pris, nous lui br' lerions la
cervelle, ainti que s'il ne nous menoic pas à la Jamaique.
Veilà la continuiré de toutes les perfecutions - qui' n'ont
celle de me pourfuivre depuis 3 ans. Je delire bien fincèrement que notre déparr du Pot-au-Prince air rendu le
calme à vorre ville, x fur-tout à vous 3 madame 5 mais
j'ai peine à croire que, quand on compofe avec les celérats
&c. le crime, on puiffe étre tranquille.
>, J'ole elpérer que fous ui! mcis ou Gx femaines, la
tranquillité fera au Port-au-Prince ainti que dans toute la
colonie. Les moyens queilon prend, & les forces qui y
feront, nous ramèneront le calme, 2 puniront les fcélerats,
& feront entrer les nouveaux freres dans l'érar d'ou ils n'auroient jamais dû forir. Soyez aflurée que fi je n'é:ois for
de cette nouvelle, je ne vous la donnerois pas. Le détail
ne fera pas long.
>> Mille chofes honnètes à mademoifclle Ninon &c à
monfieur Adam : je ne figne pas par plufieurs raifons. 3
Le citoyen Binfe n'a pas figné cette lettre & pour caufe;
car , comme Vous le voyez, il affure d'une manière politive
gu'il a forcé, , le pifolet fous la
un capitaine Francais
de le conduire d la Jamaique 3 Eia toutes les péurs
du monde d'être renconcrépar les frégates de la Répiblique.
Le citoyen Binffe n'a pas figné cette lettre, mais cile eft
écrite-to.ite encière de fa main, & vous en aurez la certitude par trois ou quatre autres lettres de lui qui font dans
la mème lialfe, & dont l'uné eft fignée Anne Binile. Pour
avoir une certitude de plus que c'étoit le ciroyen Binfle
qui avoic écrit cette letre > j'ai fait venir madame Adam,
elle l'a reconnue 5 & voici la déclararion qu'elle a faire,
déclaration fignée de Polverel & Sonthonax, & d'un fecrétaire de la commifion.
B-a
aurez la certitude par trois ou quatre autres lettres de lui qui font dans
la mème lialfe, & dont l'uné eft fignée Anne Binile. Pour
avoir une certitude de plus que c'étoit le ciroyen Binfle
qui avoic écrit cette letre > j'ai fait venir madame Adam,
elle l'a reconnue 5 & voici la déclararion qu'elle a faire,
déclaration fignée de Polverel & Sonthonax, & d'un fecrétaire de la commifion.
B-a --- Page 24 ---
loece
11 la lit:
Adam.
Déclaration de madame
28 mai
premier de la Républi-
(
Aujourd'hui
1753,lan
& pardevant nons
francaife, écant au Foreau-Prince,
que
Polverel & Leger-Felicivé Sonthonax, commilfaiErienne
délégués aux ifles Françaifes
res-civils de la Repnblique,
y rétablir Tordre & la
de T'Amérique fous le écrivant vent pour Jean-Bapuifte Piquenard,
tranquillité
de commillion civile, eft comparue dé- la
fecréraire adjoint
PEL
Adam, habitante au Fond-Février, avril laquelle &c
citoyenne lettre datée de Kingfton le 27
1793,
ciare qu'une
letire fe trouve entre nos mains
à elle adrellée, n'et (laquelle & n'a pu lui être adreflée
par
fans fignature )
à la, Jamaique; attendu
ne
Binfle ainé, de piéfent
autre que ledit
qui
SERT
conncit sblolument perfonne &c comme ancien voifin, n'ayant
lai a fans donte écrit relation à titfe avec lai, & que fachant que
jamais eu d'autre des rebelles qui refufoient l'entrée de
ledit Binlle eft commiffaires.,. un
& craignant qu'une pareille
la ville. aux.
auprès des déligués de la Répuléttre ne la compromit
déclaration pour fervir & vablique , elle fait la préfente laquelle nous avons cotée & paraphée
loir ce que de raifon, & qu'elle a fignée avec nous lesdits
au bas de chaque page , deffus.
jour ; inois 8c an que
SONTHONAX.
Signé, POLVIREL, ADAM,
eft important pour moi de demander les
Vous voyezw'il
Un hemme qui eft allé àla Japreuves des déportations. metrant le piftoler fur la gorge à un capitaine
maique, en
le forcer de Ty conduire > qui y eft allé
Français > pour la déciaration de guerre a été connue
un mois après que G cet homme eft revenu dans fa patrie
à samcDomningue, Polverel & Sonthonax, après avoir été lui-même
acculer fes fervices aux Anglais, sil eft prouvé que plufieurs
offrir étoient avec lui ; je vous demande fi vous devez les
colons
viennent vous dire quej'ar donné contr'eux
croire lor/quils
Je renouvelle donc ma demande,
des ordres de dépottation. de la commiflion qu'elle veuille
&c je réclame de la juflice
revenu dans fa patrie
à samcDomningue, Polverel & Sonthonax, après avoir été lui-même
acculer fes fervices aux Anglais, sil eft prouvé que plufieurs
offrir étoient avec lui ; je vous demande fi vous devez les
colons
viennent vous dire quej'ar donné contr'eux
croire lor/quils
Je renouvelle donc ma demande,
des ordres de dépottation. de la commiflion qu'elle veuille
&c je réclame de la juflice --- Page 25 ---
bien ordonner le dépôt fur le bureau des pièces qui appuyent les déportations.
Claufon : Je demande la communication de la lettre de
Binfle &c de la déclaration de madame Adam.
(Sonthonax les communique. )
Clauffon : Vous avez entendu, citoyens, des déclamations
perpétuelles de la part de Sonthonax pour demander le dépôt
des pièces qui conftatent ios déporrations. Je ne répéterai
pas ce que J'ai déjà dit ; il me fuffit de déclarer de nouveau à la commiflion que les liftes exiftent, & c'eft tout ce
que Sonthonax peur exiger.
Sonthonax vient de lire une lettre qu'il dit écrite de la
main du citoyen Binffe, lettre que j'avois
ce
d'aborddciavouce,
jufqu'a qu'on me la préfentir ; j'examine cette lettre, &
je ne reconncis pas l'écriture de Einffe, parce que je nai
eu de correfpondance avec lui; jamais je ne lui ai écrit, pas
& jamais ilne m'a répondu. Mais comment prétend-il que
cette lettre ef de Binlle 2 Elle n'eft pas fignéc 3 c'eftipar une
déclaration quelui &c fon cclligue ont arrachée à la citoyenne
Adam, & dans laquelle elle ne dit pas qu'elle reconnoit l'écnture de Binfle: elle dit' feulcment,
n'ayant jamais eu
de relations avec lui, qu'ila feulement R fon ancien voifin; ;
& croyant que Einfle eft un rebelle aux commiflaires civils,
&c craignant que cette lettre ne la compromit, elle a fait fa
déclaration. Ainfi il eft hors de doute que les hommes qui, cherchoient à fe faire des titres à quelque
que ce fit, ont fercé madame Adam à faire cette'
tion & voilà
PEtE
ce qu'on
appeler un fyflême de tertorifme parfaitement érabli S Saint-Demingue. Je vais plus
lcin, la lettre feroit-elle fignée de Binlle, que j'en
drois les exprefions, & j'en rejetterois tout l'odieux
Polverel
Frar
& Sonthonax. Que porte cette lettre : Des. plaintes
furla fcélérareffe de ceux qui ont établi le régine de tyrannie & de fang à Saint-Domingue > fur ce fyftême de terreur & de profcription qui forçoit les habitans à la -fuite
& c'eft apres de pareils actcs Gui ont forcé ces habirans 5
de fe retirer à la Nouvelle-Artieterre , ou dans d'autres
contrées, que Sonthonax vient les accufer! Mais
au
qu'importe
a
furplus 44 gueB ou"plufieurs colons ayent voulu trahir la
B 3
ine de tyrannie & de fang à Saint-Domingue > fur ce fyftême de terreur & de profcription qui forçoit les habitans à la -fuite
& c'eft apres de pareils actcs Gui ont forcé ces habirans 5
de fe retirer à la Nouvelle-Artieterre , ou dans d'autres
contrées, que Sonthonax vient les accufer! Mais
au
qu'importe
a
furplus 44 gueB ou"plufieurs colons ayent voulu trahir la
B 3 --- Page 26 ---
détruire
fe rendre chez les Anglais : Cela pent-il dénoncées?
France,
que nous vous avons
lolieux des déportarions
l'écrirure de Einfle, que je
Je répète que je ne connois & que pas quand lje l'avouerois, cela ne
n'avoue pas cette letrre, ,
dont nous nous plaignons,
dacruiroit pas les déportacions Binfle d'avoir écrit cette letSonthonax : Pour convaincre à celles fignées de lui, qui
tre il fuilic de' la comparer
darées de Kingiton 5
Vont dans la même linfe ,i également des lettres des colons, pretendus
car j'ai ane perite collection
de
patriores de Saint-D'emingue.
jai faites fur la lettre
Cn a dit que les réflexions l'odieux que des déporrations dont on
Binfe ne détruifenr pas ici les déportations; c'eft tun prémaccufe, Je ne dilcute demande pas à établir; je demande qu'on me
liminaire que je
cormunique les ordres..
la parols. Il y a long-temps
: Tu n'as plus
Lepréfdent les débats font terminés fur cet objet. des pièces certifiées
que a Dany : Je vais mettre fous de vos YAmérique, yeux
qui vous proupar les autorités confituées accufateurs de Polverel & Sonthonax
veront que les colois
ne font pas des transfuges. être queftion de cela.
Le préfdent : Ilne peur pas ce que vient de dire Sonthonax. m'a
Duny : C'eft relasivementa comité de fubfiftances de New-Yorck
Voilà ce que le
venir accufer Polverel & Sondonné, étant nommé pour
conful françnis, parce
thonax 5 parce que dHauterive refufoient ,
danefter'que je a
Genelt , miniftre français > me C'eft une pièce anglaile que
vois jamais quirté les Erats-Unis. remife & dont voici la traduction.
le citoyen Lecointe m'a
>
(IL la lit.)
DANERIQUE
ÉTATSUNIS
Cité de Newi-Yorck.
Richard Varick, maire de la ville de New-Yorck,
états ce Je, de New-Yorck, au nord de T'Amériques la
3 à tous
déclare & fais (avoir par préfente
33 Je certifie,
en,
manière que
ceux que les préfentes pourront ,
quelque Dany, habicant
>
ce foit, concerner que Cefar-Dominique
ecointe m'a
>
(IL la lit.)
DANERIQUE
ÉTATSUNIS
Cité de Newi-Yorck.
Richard Varick, maire de la ville de New-Yorck,
états ce Je, de New-Yorck, au nord de T'Amériques la
3 à tous
déclare & fais (avoir par préfente
33 Je certifie,
en,
manière que
ceux que les préfentes pourront ,
quelque Dany, habicant
>
ce foit, concerner que Cefar-Dominique --- Page 27 ---
2;
du Porede-Paix, en Pifle de Saint- Domingue > d'oi il eft
arrivé en cette ville > le mois de juiller dernier i par la liotte
françaife, n'eft point forti des Erars-Unisdepnis certe
>>
époque,
En témoignage de quoi j'ai appolé ma fignature, &
fait fceller le préfent de mon fcean, > comme maire de cette
ville, ce treizieme jour de décembre 1793.
53 Signé, RICHARD VARICK >,
Duny : Je demaade à lire d'autres pièces fur le même
objet.
Lc préfden: : Cela devient inutile.
Daubonneau : Nous avons jous de pareils certificats.
Brulley: Parie premier chef d'accufation nous avons accufé
Polverel & Sonchonax de n'avoir
exécuté Jaloi du 4 avril
1792 qui étoit l'objet de leur
&c mème de s'être
à
EUEACO
oppolé fon exécutien. A l'appui de ce premier chef, Oil
a fourni différens développemens ; 1°, celui-ci: Ils ont fubf
titué à l'ailemblée coloniale uine commitlion intermédiaire,
au-lieu d'une nouvelle aflemblée coloniale qu'ils devoient
former, aux termes de la loi du 4 avril,
La formation & l'exiftence de la commiflion intermédiaire
vous a été prouvée
la proclamation du I2 octobre
1792, Donc la pormtadon de cette commiflion eft une infraction formelle à la loi du 4 avril.
On vous a dit enfuire : Par la formation de la commiflion
incermédinire, ils ont rétabli la ligne de démarcation effacée
par la loi du 4 avril, eil donnant à chacune des deux couleurs une repréfentution diftinéte. Pour appuyer ce déveioppement ,on a encore citéla proclamation du 12 octobre. Vous
avez vu que cette commillion a , en effet, rappellé de nouveau
la ligne de démarcation, puifqu'elle étoit compofle de fix
blancs & de fix honmes de couleur. C'étoit abfolwment
contradiétoire avec l'intention de l'allemblée nationale, qui
n'avoit pas fait de diftinétion entre les deux couleurs qui
devoient entrer dans l'aflemblée coloniale, & vouloit au
contraire que les couleurs fuffent confondues. Sonthonax &
Polverel ont donc rétabli cette ligne de démarcation s &
comnis en cela une feconde infraétion à la loi du 4 avril.
On vous a dit enfaire : Ils ont ufurpé les droits du peu.
ple, en nommant eux-mêmes fix citoyens de couleur pou
B 4
'avoit pas fait de diftinétion entre les deux couleurs qui
devoient entrer dans l'aflemblée coloniale, & vouloit au
contraire que les couleurs fuffent confondues. Sonthonax &
Polverel ont donc rétabli cette ligne de démarcation s &
comnis en cela une feconde infraétion à la loi du 4 avril.
On vous a dit enfaire : Ils ont ufurpé les droits du peu.
ple, en nommant eux-mêmes fix citoyens de couleur pou
B 4 --- Page 28 ---
intermédiaire. A Tappui
compofer par moirié la commiflion cité la
du
des devcloppemens > on a encore hommes proclamation de couleur ont
12 ociobre. Vous y avez vu que ces
Orj jamais l'aliemété nommés par Polverel & Sonthonax.
comme en
blée n.tionale, qui a voulu, Saine-Domingue, repréfentarif, - 2 jar
Frince, Térabillement d'un gouvernement
quelconique
mais Taflemblée n'a enrendu qu'une corpotation adminiftratives ou léqui devoit êurs chargée des fongions
le veeu du peuple.
gid atives, rût formée autrement que intermédiaire par
étoit donc
Vorganifarion de cette commiffion
infraction à ia loi du 4 avril..
une nouvelie dit enfuire : Ils ont enfreint la loi du 4. avril
On vous a
l'affemblée coloniale de nommer fix de
1792, en forçant foriner la moitié de la commiflion infes membres
du 12 oétobre conftate encore
termédiaire. Pote proclamation
coloniale, avant qu'elle
Y'ordre impératifdonné à l'allemblée membres
concourir
fe féparat, de nommer fix de fes intermédiaire. pour Nulle part,
à la formation de'la commiflion
decret du
, nulle part,
ammeisindiredigneaone
dans le
4avil
vous n'avez vu que l'affemnées à Polverel & Sonthonax, de nommer fix de fes membres pour
blée coloniale fûc tenue
dans la loi du4
lui fuccéder. Vous avez vu, au contraire, qu'inmédiatemment
avril, qu'elle ordonnoit impérativement coloniale exiftante , il én
après la diflolution de l'affemblée conformément aux inftructions
feroit formé une nouvelle, Sonthonax ont donc abufé de leur
du 28 mars. enfreint Polverel.& la loi du 4 avril, en ordonnant à l'af-
& ponvoir femblée coloniale de nommer fix de fes membres pour forla moitié d'une commiflion intermédiaire 2 qu'ils ont
KablinuicaTafemblee mer
coloniale qui devoit être inftituée conformément à ia loi du 4avril.
donné
On vous a dit enfuite : Ils ont arbitrairemene les quefà la commiflion intermédiaire le droit de coloniale. décider Vous avez
tions qui étoient referrcesalalfenble,
à T'affembléee
vu qu'aucun corps 1le devoit être fubftitué coloniale. Polverel
coloniale, , f ce n'eft une autre allemblée commiflion intermédiaire >
& Sonthonax, en formant le droit une de lui attribuer la compétence
n'avoient donc pas
cieft donc une infraction de plus
d'une affemblée coloniale 3 infraction vous a été prouvée
a la loi du 4 avril, laquelle
par leur proclamation du 12 octobre.
'affembléee
vu qu'aucun corps 1le devoit être fubftitué coloniale. Polverel
coloniale, , f ce n'eft une autre allemblée commiflion intermédiaire >
& Sonthonax, en formant le droit une de lui attribuer la compétence
n'avoient donc pas
cieft donc une infraction de plus
d'une affemblée coloniale 3 infraction vous a été prouvée
a la loi du 4 avril, laquelle
par leur proclamation du 12 octobre. --- Page 29 ---
On vous a dit enfuite : Ils fe font attribué le droit de
Honner leur approbation aux arrêtés de la commiflion intermédiaire. Vous n'avez vu ni dans'le décret du 4 avil,
hi dâns aucun autre que les commiffaires civils futfent
autorifés à donner leur approbation aux arrètés des affemblées coloniales, & pas plus à une commiflion intermédiaire;
par il ne devoit point y en avoir. Le décret portoit, au conraire > que Iapprobarion des arrêtés qui devoient être exécutés vu l'urgence > devoit être donnée par le général, chef
Hu pouvoir exécutif dans la colonie. Polverel & Sonthonax
ont donc encore enfreint la loi du 4 avril, en fe réfervant
n. droit qui n'appartencit qu'au chef du pouvoir exécutif
lans la colonie. Cette infraction eft encore prouvée par la
proclamation du 12 octobre.
On a ajouté qu'au mépris de l'urgence décrétée par la loi
lu 4 avril, & pour organifer la guerre civile , ils ont orlonné aux communes de délibérer fur cette queftion : fi
lles accéléreroient ou différeroient la formation de l'affembiée coloniale. Cette conduite de Polverel & Sonthonax,
jui mettoient en queftion ce qui étoit littéralement exbrimé dans la loi du 4 avril, vcus a été également prouvée
par leur proclamation du 12 oétobre. On vouS a de plus
ait fentir tout ce qui pouvoir réfulter d'inconvéniens d'une
conduite aufli peu conforme au décret dont Y'exécution étoit
objet principal de leur million. Oii vous a fait voir que
étoit jeter d'avance les germes de la guerre civile qui fe
onc depuis développés. A la fuite des obfervations , on
Pous a cité les décrets des 8 &c 28 mars 1790, des 10 juilet, 13, I5 & 29 mai, & 24 feptembre 1791 > 4 avril 2
2 juin, II, 17, 25 aoit 1792. On ne s'elt pas borné à
a ciration des décrets dans lefquels on a puilé autant de
notifs de condamnation contre Polverel & Sonthonax. On
ous a'cité encore leurs proclamations des 12 & 17 odtobre,
qui ordonnent la réunion des communes pour voter une
tontribution patriotique. On vous a fait fentir, que puifu'ils ne trouvoient pas d'inconvénient à la réunion de
es communes pour établir une contribution, il ne devoit
pas y en avoir davantage pour l'exécution de la loi du 4
vril; 5 c'ef-à-dire, pour la formation d'une affemblée coloinle. On. vous a cité leur, proclamation du 13 oétobre ?
17 odtobre,
qui ordonnent la réunion des communes pour voter une
tontribution patriotique. On vous a fait fentir, que puifu'ils ne trouvoient pas d'inconvénient à la réunion de
es communes pour établir une contribution, il ne devoit
pas y en avoir davantage pour l'exécution de la loi du 4
vril; 5 c'ef-à-dire, pour la formation d'une affemblée coloinle. On. vous a cité leur, proclamation du 13 oétobre ? --- Page 30 ---
par laquelle ils s'arrogent les pouvoirs donnés aux
faires de l'affemblée nationale par la loi du II commif &
prennent des mefures pour fulpendre la réunion août,
blées
des aflem
diftribuer primaires dans 5 en annonçant qu'ils vont eux-mèmes f
chaque partie de la colonie pour veiller
l'organifation de ces mémes affemblées
a fait fentir combien cette mature renfermoit primaires. de On vous
combien elle donncit de laritede à Folverel & perfdie
pour organifer ces plans dont l'exécurion a entrainé Sonthonas la
deftrusion de Saint- Domingue. On vous a
une lettre de Sonthonax à la commilion
cité enfuite
du 5 février
inteumédiaire
1793 2 relative à la
des
on VOHS a fait voir de quelle
diipolition
finances:
aux volontés dictatoriales de manière ce corps étoir afferv
plus cité l'arrêté de la commiflion Sonthonax 3 on vous a de
vier
intermédinire du I2 janmédiaire 1993 3 qui vous a pronvé que cette commiflion interqu'elle fe rampoit G baffement aux pieds de Sonhonax
faivre tranfportoit dans le lieu ou il étoir malade,
y
le cours de fes délibérations. On vous a pcm
par ia citation de tous les décrets, de toutes fes prouvé
tions, parlabniffement de la commiffion
prochma
Ja conduite de Polverel &. Son:honax étoit, intermédiaire, dans
que
comme dans la fuite > une infradtion continuclle ce.tcips
du 4 avril, qui lui indiquoit une toute autre
à la loi
vous a donc démontré que leur, conduite, à conduite. On
étoit une infraction continuelle à la lbi du > cette époque
rentroit abfolument dans le pramier chefd'accnfation. 4 avril, ce qui
On a pafle enfunte aux déportations. A ce
a dit: Ils ont accordé protection
fujet on vous
de
ils
aux autcurs des troubles
Saint-Domingue 5
ont
des troubles, au mépris de l'article dongé V protedtion aux auteurs
preffement de s'afftrer de leurs
qui Jeur enjoignoir exvoyer en France. Pour vous perfonnes, & de les enloi du 4 avril n'avoit point été prouver que cet article de la
leur proclamation du 27 octobre exécuté, on vous a cité
fort & autres; O1l vous a mis enfuite 1792, fousles concernant Cambede
yeux la lifte
circonfancié profcription ; OIT vous a donné enfuite un détail très -
de a conduite de Polverel & de Sonthonax
l'égard de ceux qu'on leur a fait connoire pour êrre les à
ritables ennemis deri ia colonic; On vous a fait fenrir la dif- vé-
leur proclamation du 27 octobre exécuté, on vous a cité
fort & autres; O1l vous a mis enfuite 1792, fousles concernant Cambede
yeux la lifte
circonfancié profcription ; OIT vous a donné enfuite un détail très -
de a conduite de Polverel & de Sonthonax
l'égard de ceux qu'on leur a fait connoire pour êrre les à
ritables ennemis deri ia colonic; On vous a fait fenrir la dif- vé- --- Page 31 ---
érence de la conduite qu'ils ont tenue envers les auteurs celle
Hes troubles reconnus pour tels par eux-mèmes, & les cijui a été tenue par Polverel & Sonthonax envers
oyens quils ont déportés depuis. A cet égard, on vous a
lit: Ils ont perfécuté les meilleurs citoyens; ils les ont profprits, déportés malgré les réclamatiens des autorités confituées, & fans avoir au préalable fatisfait aux difpolitions
He l'article VI, fans avoir rempli aucune 1 des formalités
xigées par la loi. Pour vous prouver jufqu'à quel point
les vexations ont été exercées à Yégard de ces citoyens, pour
vous prouver avec quelle tyrannie on les a arrachés de chez
eux , comment on a violé à leur égard toutes les lois de
a jultice, & meme le. droit des gens, 2 on vous a cité une
proclamation du 39 octobre 1792 fur un faux décret. Pour
brer à Sonthonax tout prétexte fur les déportations 5 on
vous a fait le dérail des événemens, on vous a prouvé que
Sonthonax fidele, à Saint Domingue, à la marche. qu on.
uivoit en France lor/qu'on vouloit exciter des mouvemens >
brétextoit de faux décrets & des confpirations 5 on vous a
u à cet égard une proclamation du 30 octobre 1793,dont
vous avez remarqué toute la perfidie; on vous a lu enfire une proclamation du premier décembre ; par cette pro- de
clamation qui met les gardes nationales fous les ordres
Rochambeau, on vous a démontré que Sonthonax avcit 3
par une pièce inférée dans le procès-verbal de la municipalité, remis fes pouvoirs fur la troupe de ligne , & on
vous a faitce raifomnement fenfible : S'il a remis les troupes
de ligne fousles ordres de Rochambeau, illes avoit donc remifes avant aux ordres de la munieipalité. On vous a cité
une proclamation du 3 décembre qui mettoit les troupes de
ligne à la réquilition de la municipalité ; cette proclaination
elt celle qui démontroit pourquoi Sonthonax avoit abandonné
cette partie de fon autorité, & les détails du procès-verbal
vous ont prouvé pourquoi illa fait. On vous a lu enfuite
une lettre du 2 décembre à la municipalité, relativeà l'embargo ; vous avez vu que Sonthonax le refufoit, & on vous
a développé les motifs de fon refus. On vous a lu enfuite
une proclamation du 4 décembre où il ordonnoit l'embargo
qu'il avcit d'abord rejeté; on vous a encore développé ies
motifs. On vous a lu enfuite une autre prochamation du 4
bal
vous ont prouvé pourquoi illa fait. On vous a lu enfuite
une lettre du 2 décembre à la municipalité, relativeà l'embargo ; vous avez vu que Sonthonax le refufoit, & on vous
a développé les motifs de fon refus. On vous a lu enfuite
une proclamation du 4 décembre où il ordonnoit l'embargo
qu'il avcit d'abord rejeté; on vous a encore développé ies
motifs. On vous a lu enfuite une autre prochamation du 4 --- Page 32 ---
décembre relative à la réintégration des
cafeanee; à cet égard cn
mulâtres dans 1
nax s'éroir conftamcent vous a fait obferver que Sonth
hommes decouleur fàc fondu oppofé à ce que le bataillon d
narionale blariche, On vous a fait dans lesbataillons de la garc
infevction ple
formcile à la loi du remarquer que c'étoit u1
srand loin ces
+aval;
tenoit avec
vee, pour en faire hommes à
en queisue
en chartre
la angto iilité publique volonté des feides deftinés à troubl pi
malgre les réclamations ; mais lui fur-touriisont eu grand foir
vous ont été prouvées, qui onté éréfaires,
de couleur dans la
de ne pasvoulourefondre rechtnationsg lès homm
tieulement lerrre
preferic garde par natiosaleblanchene les décrets.
cequi étoir imp
de Sonrinonax, en date du On vous a préfenté u
aux déporrations; ; c'eft à Cet
6 décembre, relativene
tour ce que ces déporrations égard qu'on. vous, a fait fent
d'illégal, & combien elles étoient avoient d'inique, d'injufte
de.la loi du 4 avril qui exigeoir contraires aux
thonax a négligé de semplir à
des formalirés que
déportés.
légard de
a
ceux
Vous avez vu que, pour le
ceux qui ont 6
G qui ont été déportés, on n'a plusgrand nombre
que on en a envoyé relativementad envoyé aucune pièce
pièces font fi mal-adroitement
quelques L1 uns, C
tradickoires entre elles, que les fabriquées qu'elles font co
Harrés d'tne manière toute faits qui y font contenusfo
que ces pièces font d'une date oppofée ; &c vous awezremarqu
que par conféquent elles paroiflent poltéricure aux déportation
déportations comme le
non avoir motivé 1
au contraire avoir été faites prefcrivoit la loi du 4 avril, ma
déportation. Enfin, on vous a pour motiver après coup
fraction à la loi du 4
cité, à lappui de cette in
que toutes proviennent NATETERSSRE du fair de
dont pre
nax; on vous a cité à
du Polverel & de Sonthe
mier chef d'acculation plus Tappui de 80 développement du pre
en grande partie du fait de
pièces", toutes provena
denc par leurs propres actes Polverel & de Sonthonas; c'e
le premier chef daccufation que eft nous avons démontré qu
quables. Nousdifons
fondé fur des bafes inatta
que nous avons là font adtuellement de
à Sonthonas: oules act
fiples.a actes font émanés de vous, la , ou ils n'en font pas
commifion çivile établie
ui de 80 développement du pre
en grande partie du fait de
pièces", toutes provena
denc par leurs propres actes Polverel & de Sonthonas; c'e
le premier chef daccufation que eft nous avons démontré qu
quables. Nousdifons
fondé fur des bafes inatta
que nous avons là font adtuellement de
à Sonthonas: oules act
fiples.a actes font émanés de vous, la , ou ils n'en font pas
commifion çivile établie --- Page 33 ---
Saint-Domingue, & dont vous failiez parrie, certes votte
propre condamnation y elt écrites vous n'avez pui nier ces
actes, vous les avez avoués; c'eft dans ces actes mêmes qiie
nous avons paifs les morifs fur lefquels nous faifons
le
pefer
premier chet d'acculation ; donc. nous avons ett raifon
daccufer Polverel & Sonthonax de n'avoir pas exécuté la
loi du avril 1792, qui éfoit l'objer de leur million, &
mème d s'être oppotes à fon exécurion.
Th. Millet:Je préviens la commiffion que jem'abfente de
a fennce, parce que je (uis obligé d'aller all tribunal révolurionnaire. I
Sonthonax: : C'eft une grande & difficileépreuve que celle
laquelle j'ai été foumis par la Convention nationale lorf
qu'elle a ordonné la. difcuflion verbale & contradictoire
entre mes accufateurs & moi. Délégué fuccellivement par
es deux allemblées nationales pour taire exécur I les lois
de la France dans un
qui depnis cinq années s'efor-
;oit de les repouffer 3 EaTE un pays dont l'anglomanie. &
indépendance ont éré confamment l'elptir général, il ne
eroit
étonnant quej'euffe froiffé. bien des intérêts parELE c'eft dans cetre réaction de ceux dont nous avons
comprimé les actes & les projers contre - révolurionnaites
uil faur voir la véritable caufe de l'accufation intentée
contre nous. Les colons eux-mêmes ne s'en cachent pas 5
out en fe plaiguant des actes de notre adminiftration, ils
éclament fans celfe contre les décrets des trois affemblées
nationales. Si nous avons éré les exécuteurs exaes des lois
qu'ils abhorrent, de quel coeur penfez-vous qu'ils aient pu
nous voir dans la colonie : Auroient-ils pu être infenfibles
u choc violent, au choc révolutionnaire qui a anéantileurs
orétentionsinfenfes leurs criminelles ufurparions?. Jepcie la
commitlion des colonies d'obferver de ne pas perdre de * ue
que nous ne fommes pas les feuls-agens de la France
es colons aient accufés depuis 1789 jufqu'à ce jour; ils que fe
ont joué des répurations de ceux qui fe font mélés des
ffaires colonicles. Ouvrez leurs libelles, ouvrez ceux de
S de Brulley > vous y trouverez qu'ils y repréfenrent Page fans
cefle les agens de la République comme lés véritables aueurs des défaftres & des maux qui ont défolé la coloniede
Saint-Domingue, Tout ce qui venoit de la France dans la
aient accufés depuis 1789 jufqu'à ce jour; ils que fe
ont joué des répurations de ceux qui fe font mélés des
ffaires colonicles. Ouvrez leurs libelles, ouvrez ceux de
S de Brulley > vous y trouverez qu'ils y repréfenrent Page fans
cefle les agens de la République comme lés véritables aueurs des défaftres & des maux qui ont défolé la coloniede
Saint-Domingue, Tout ce qui venoit de la France dans la --- Page 34 ---
colonie étoit regardé par eux comme leurs
nemis; tout ce qui venoit de la France leur plus étoir cruels C
parce que le projet
odieu
ne leur permettoir pas d'indépendance de fouffrird d'èrre depuis long-temps ou
que
les factieux qu'ils avoient mis gouvernés à leur par d'aut
"Talars le cours de h difcuflion
téte.
la démonftration que les colons je avoient vous ai Prouvé jufq
leurs propres
étéles arifans
poii ion conftante mnilieurs;, aux lois je de vous la ai prouvé
leur C
fe hbérer de leurs dettes par la France, que e befoin
dance, en avoir creufé l'abime quis'éreit banqueroure & l'indépo
Vous avez vu dans le cours de
ouverriousleurs) P
civile qui a exifté à
la.difcufion.que la gue
tion de la loi du 4 avril, Saint-Dumingue avant la promulg
dans le refus conftamment fait que cette guerre avoit fa four
aux hommes de couleur Jeurs droits par les civils factieux d'accord
Vous avez vu fans doute: & vous avez
& politiqu
les faétieux de Saint-Domingue & les
bien remarquéd
coloniales & des corps
meneurs des aflembl
grelleurs dans cette
populaires ont tosjours été les
dacieux des traités les guerre 3 qu'ils ont été les vielateurs:
victimes de Jeur
plus facrés, cnfin qu'ils ont été
tice. Vous verrez propre crgueil &'de leur propre inju
quertez la certitude également, & j'eipère que vous en
lonie, les mêmes > que, depuis mon arrivée dans la
ont fuivi les mêmes trames ont été ourdies 2 que les factic
activiré meartrière l'exécution errcmens, qu'ils < ont pourfuiviavec u
dance, 5 qu'ils ont fini par confommer des mêmes leurs projets d'indépe
les principales places de
crimes en livra
Efpagnols.
Saine-Domingue aux Anglais & a
Cerres, lorfque > nous nous fommes trouvés dans de tel
circonftances, que les colons
les
les généraux du roi d'Angleterre appeloient le
Anglis, q
cutif de.ia Convention
faifoientle pouvoire ex
promulgné votre décret Bationale, daccufarion &c qu'ils ont eux-mên
16 juiller 1793, ili nous a bien falln rendu contre nous
dute beaucoup plus forte que celle que déployeralors nous avions une CG
jufqu'alors; il a bien fallu prenere des mefares, fui
hardies 5 ces. mefires font juftifices par les
fortes
elles font juftifiées par lagpreflion des colons circonftanc
contre '-s
le pouvoire ex
promulgné votre décret Bationale, daccufarion &c qu'ils ont eux-mên
16 juiller 1793, ili nous a bien falln rendu contre nous
dute beaucoup plus forte que celle que déployeralors nous avions une CG
jufqu'alors; il a bien fallu prenere des mefares, fui
hardies 5 ces. mefires font juftifices par les
fortes
elles font juftifiées par lagpreflion des colons circonftanc
contre '-s --- Page 35 ---
torirés conftituées par la France. Les colons, avant d'entrer
dans le dérail des faits fur letquels ils ont motivé leur
micr chef d'accufation, ont eflayé, fclon leur coutume > pre- de
jeter à pleine main Tignominie &ciepprobre fur nos
dues linilons politiques; ils nous ont peints comme les préten- protégés & ls correfpondans de Robefpierre s commeles correlpon-ians & les complices des membres des anciens cOmiés deg gouvernement; ouvrez leurs libelles : e
a Verneail: J'obferveque tout cela eft étranger aux débats.
Eralley : Nous n'avons pas dit un mot de cela.
Sonthonax : Brulley & Thomas Millet ont déclamé
dant deux féances entières pour dire que nous étions pen- les
comlices des ancicns comires de gouvernement; ils nous
cht' accufés d'avoir établi dans la colonie unfyfeme de terreur femblable à celui qui régnoit en France ; ils nous ont
pcints, comme-les émbiles de Fobefpierre, comme les émules
dvahommnedonrla
àla
foleilnbaipatepiheimonals
commillion elle mème; filorfquils ont dans cette enceinte
jeté la calomnie fur mes adions, jeré de la, défaveur fur
moi, il m'eft bien permis de la déverlerfur eux ?
- Brulley : Lorfqu'ilétoit queltion de l'efprit public.. 2
Sonthonax : Non. 5 c'eft lors du premier chef d'accufation, &. en entrant en marière fur ceti objet. Ouvrez les libelles des colons, vous les verrez nous repréfenter fans.celle
comme les agens des faclions terrafiées, afin de nous envelopper plus sûrement dans leur'prolcriprien. Aprèsiarfaire
du 1O aoûr, ils nous traitoient d.omntort-oletseonsies &
d'agens de Caper. Après ia journée à jamais funefte du S1
mai,P-ge & Bruiley nons appeloient des Driflains, des
Girondins. Danton & Hebert i'e eurent pas plurorporté leurs
têtrs far Fechafswfau'sutaior nous deviumes, ious in
des colons, des hebertilies 2 des parcifans de la commune plume
confpirarrice. Enlin le 9 Thermidor arrive, , & nous,, fommes des partifans de Robefpierre, dos compiices, des anciens membres du gouvernement dont la Convention nationale vient de faire juftice, I
e A1 e
Ici j'aurois, je crois, le droit de demander atx colons à
quelle faétion ils veulent enfin m'acccler. Si depuis gu'ils
ont organifé contre nous leur fyftême de calomnie, ils ont
ans de la commune plume
confpirarrice. Enlin le 9 Thermidor arrive, , & nous,, fommes des partifans de Robefpierre, dos compiices, des anciens membres du gouvernement dont la Convention nationale vient de faire juftice, I
e A1 e
Ici j'aurois, je crois, le droit de demander atx colons à
quelle faétion ils veulent enfin m'acccler. Si depuis gu'ils
ont organifé contre nous leur fyftême de calomnie, ils ont --- Page 36 ---
fans ceffe varié fur les partis 32 dont ils me
complice , j'ai le droit de leur demander de répréfentoient le
idées à cet égard. Sans doute
fixer enfin leurs
plus comne un contrerévolutionnaite qu'ils ne me repréienteront
Capet, puifqu'ils ont eux L- mêmes avoué & dans un complice le
de
débats que c'étoit contre le voeu du roi
cours des
que le miniftre Lacolte s'étoit oppofé formellement que j'étois parti
départ. Sur: mes prétendues linilons avec Danton à mon
Hebert. Je leur défie d'en apporter ici la
& avec
ils ont parlé ici de Chaumette, mais bien moindre loin preuve
l'ami. de Chaumette,
d'avoir été
le Ic préfidene : Il n'a pas été queftion de Chaumette
premier chef d'acculation.
dans
cuflion. Sonthonax : Ils en ont parlé dans le cours de la dif
Le préfident : C'eft antérieur à Taccufation.
Sonthonax : Alors je reviens au
tion. Quant à mes prétendues liaifons premier chef d'accufala Gironde, je déclare ici
avec les députés de
été leur
que je me fais honneur d'avoir
amis que je me fais gloire d'avoir
opinions & leurs principes, fur tout fur les partagé leurs
vainement que les colons ont cflayé de fouiller colonies. C'eft
moire; leur renommée fera immortelle
leur mé
Lepréfitenc : Viens au premier chefd'accufation. comme le temps.
Sonthonax : Je vous obferve
tuellement au premier chef
qu'auparavant d'artiver tex
bule , les colons n'ont fait d'accufation, autre chofe dans leur préamma prétendue complicité avec
que de développe
à déverfer fur eux l'opinion Robefpierre. défavorable Je demande dond
me prèters parce que ce font eux au qu'ils Ont voulu
les vrais complices de Robelpierre.
contraire qui font
Verneuil: Sonthonax ne fait
répéter.
Lepréfident : A l'ordre . e A Roruter
Sonthonax : C'eft bien à l'amitié qui me
tunés députés de la Gironde
dû
lioit aux inforvous allez en acquerir la preuve que dans fai le décret ma profcription :
lancé contre moi le 16 juillet 1793.
d'acculation
qu'ils Ont voulu
les vrais complices de Robelpierre.
contraire qui font
Verneuil: Sonthonax ne fait
répéter.
Lepréfident : A l'ordre . e A Roruter
Sonthonax : C'eft bien à l'amitié qui me
tunés députés de la Gironde
dû
lioit aux inforvous allez en acquerir la preuve que dans fai le décret ma profcription :
lancé contre moi le 16 juillet 1793.
d'acculation --- Page 37 ---
Il lit :
Extreit du Monicear,
Le préfident : Il ne peut pas êre queftion de difcuter ici
ce qui a été dit dans la Convention, & par
on
ne peut le citer d'après une autorité plus ou moins conféquent authentique:
Sonthonax : Les colons l'ont difcuté . e
Le présidext : Parle fur le premier chef d'accufation.
Sonthonax :Je prie la commiflion de me donner les
de me difculper des faits articulés par les colons. moyens
. Ie préfident: : Viens au premier chef d'acculation.
Sonthonax : C'eft fur le premier chefd'zecufacion .
Le préfident : Je te refuferai la parole fi til parles fur ces
objets-là. B
Sonthonax: : Thomas Millet, Brulley,
des
cours écrits; ils ont dit tout ce qu'ils ont ontapporté vculu.
difBrulley : Jamais je n'ai apporté de difcours écrits ici...
Sonchonax : Je l'ai fait remarquer . .
Le président : Viens au premier chef d'accufation.
Sonthonax : Les colons m'ont acculé d'être le
de Robelpierre. J'ai la preuve écrite de leur main complice
ont eux-mêmes été les agens des anciens comités de qu'ils
vernement.
gouLe préfident : Tun'as pas la parele fur cet objet :
tu accuferas les cclons, & tu t'es réfervé ce droit, lorfque
neras contre eux les preuves;
tu donquant à préfent . . e e
Brully : Citoyens S,e demande la parcle,
preuve . .
je demande la
Le préfident : Tu n'as pas la parole. Brulley : Je demande à Senthonax la preuve.
Lre président Citoyen Brulley, je te
ment à l'ordre. A Sonthonax) Je te dirai, rappelle itérativeauras le droit d'accufer les colons & de donner citoyen, > que tu
toutes les preuves çonvenables pour motiver contre eux
cufation ; que, dans le moment actuel, il ne ton acde répondre à f'accufation portée contre toi, & s'agit que
rement au premier chef d'accufarion articulé contre particuliee'eftà ce premier chef que je te rappelle.
toi:
Sonthonax: Conformément à l'ordre de la
Teme V.
Quarante-dauxiàme livraifon. commifion,je C
donner citoyen, > que tu
toutes les preuves çonvenables pour motiver contre eux
cufation ; que, dans le moment actuel, il ne ton acde répondre à f'accufation portée contre toi, & s'agit que
rement au premier chef d'accufarion articulé contre particuliee'eftà ce premier chef que je te rappelle.
toi:
Sonthonax: Conformément à l'ordre de la
Teme V.
Quarante-dauxiàme livraifon. commifion,je C --- Page 38 ---
vais me renferier dans la difcufion das faits articulés à
Tappui du premier chef, daons les faits allégués par les cOlons fur le premier chef daccufatien', & me réfervant
rès-expreffement la parole pour répendre dans le temps à
ce qu'ils Oilt avancé , ainfi que fur les acculations que jaià
porter moi-méme contre eux.
Clarfon : Je demande que, fiSonthonax a à porter contre
nous des accularions perlonnelles , il les mette far le bureau, comme hous Tavons fait a fon égaid.
Le préfident :A l'ordre, citoyens, cn ne peut pas mêler
plulieurs objets,
Sonthonax : Avant de difcuter lepremier
il eft
chefd'accufations
nécellaire que je diferre prowi'oirencnt fur les
voirs accordés aux commiflaires civiis relativement aux
lonies. Lcs
a
colons ont cité qmelgpes-inesde ces lois; ilsl les
ont commentées d'une menière intilcles'its én ont cublié
d'autres qui font plus précifes que cellos qu'ils ont annoncées,
La première lei,qui contien: les poitvoirs des commifiaires
civils envovés dans les colcnies pour la pacification de ces
contrées, eft du 4avril 1792. Ceite loi a éré lue à la commillion, il eft inutile d'en donner une feconde lecture; je
me cenrenterai feuiement de vous faire part des articles re=
latifs aux pouvoirs que Teafemblegnmtionaie avoit
aux
délégués
commiflaires civils.
Il ilit:
a
Décret da 28 mars 1792.
I V.
C T.es conimifaires font aurotifsà pronçncer la
fen & mémela. 1 diffolurion des aflimblées ccloniales fuipers aduellement exiftances, a prendre toutes les mefures néceffaires
pour accélerer la convecasien des afemblées parcifliales &c
y emesusitfunten.ledre & la paix, comme anfi à
noncer provifoiien.ent, fauf le recours à l'afemblée natio- pro:
nale, for toues les queftiuns qui pourront s'élever fur li
régularité des couve carione - S la tonue des alfe
la
forme des Gieciunsy & Ioligibiliré des cicoyens. mbices,
V.
23 Ils font égaloment autorifés à prendre toutes les infor-
les &c
y emesusitfunten.ledre & la paix, comme anfi à
noncer provifoiien.ent, fauf le recours à l'afemblée natio- pro:
nale, for toues les queftiuns qui pourront s'élever fur li
régularité des couve carione - S la tonue des alfe
la
forme des Gieciunsy & Ioligibiliré des cicoyens. mbices,
V.
23 Ils font égaloment autorifés à prendre toutes les infor- --- Page 39 ---
marions qu'ils pourront feprocurer fur les aureursdestroubles
de Saint- Domingue & leur continuatien f eile avcit lieu;
à s'atlurer de la perlonne des coupables, à les mettre en
étut d'arreftauon & à les traduire en Frante pour y être mis
en éat d'accularion, en vertu d'un décrer du corps légifladr,siya licu.
e
V I.
>> Les commiffaires civils feronztenus, à cet effet, d'adreffer a
àlailemblée narionale une expédition en forme des procèsverbaux qu'ils auront dreffés & des déclarations : qu'ils auront
regues concernant lefdics prévenus.
VIL
: L'allembiée nationale autorife les commiffaires civilsà
requérir la force publique ioutes les fois qu'ils le jugeronr
convenable, foit pour ieur propre streté, fcir pour lexkcurion des ordres qu'ls auront donnés en vertu des
Precédens arricles. >>
Dans los quatre articles que je viens de vous-lire, vOuS
avez dû remarquer qu'eniraures fonctions des commifiros
civils, ils ont celie de rechercher les auteurs des troubl S,
de ies arréter, de los envoyer on France avec les procisverbiex & les pibcesqui confarent lours délirs.. La loi du
4 avrii far acconipagnée d'inatucrions; les colons vous cn
ORL donneledture; je me boraprai feulemenra Varacle de cos
in-truchi iS cui en citle compié:cmens. Il coutient Tanalyfe
te.sprécsirdes, 89 porvoirs Oui nous onicté donnés parlaioi du
4avtil. Voici les arricles des inflractions qui nous ont été
dunnees part Caper & ion minifre Lacofte.
Il 2 hr:
Extrait des infruttions inf@ardanerdiati,teme 3,page 380.
wlos commiffiiros civils fo diron: fans cefle que le falur
public S l rranquillicé de Sain-Domingne fon: commis i
leurs feins : la furca annde, lygoaver r-gineral, las tribunanx, les corps ndniniftrarifs, tout eft fo.ms à
de leur réqnifition, pour quil: puillen: parvenir fans
tacle au but
la nation & le
6R2
que
roi fe font
dans
TORHIE
page 380.
wlos commiffiiros civils fo diron: fans cefle que le falur
public S l rranquillicé de Sain-Domingne fon: commis i
leurs feins : la furca annde, lygoaver r-gineral, las tribunanx, les corps ndniniftrarifs, tout eft fo.ms à
de leur réqnifition, pour quil: puillen: parvenir fans
tacle au but
la nation & le
6R2
que
roi fe font
dans
TORHIE --- Page 40 ---
lenr miffion; ils répondron: de l'emploi
d'une aufii grande autorité, 5
qu'ils auront fait
Vous voyez, citoyens, que la lei
avril
truétions qui Incompornoicne
du4
& les infdans'la ccionie les tisbuautk, ies foumetrcien: à no:re autori-é
corps fe difint populaires, ia force corps armée adminiftratifs, les
Ces inftructions cc cette loi farent
& le ténéral.
un décrer fubféquent renidu le-1s juin encore & argmentées par
le roi le 22 du mème mois.
fauctionné par
L'arricie premier de cette loi dit:
cc Les commiffaires civils, nommés
la
la colonie en vcriu du décret du pour pacification de
à fufpendre & à diffoudre, , non-feulement 24 nars, font au:orifés
coloniales, mais encore les affemblées
les ellemblées
nicipalités, ainfi que tous les
provincinies, lesmufe difent populires, fous quelque corpeedininifkeatis, dénemination ou autres
établis.
qu'ils faleat
A l'article II il eft dit:
cc Que dans les doures qui pourreient
ture & l'étendus - des pouvoirs qui Jeur lont s'élevet fur la natenu d'en déférer provifoirement à leur confiés, oni fera
recours à T'affenblée nationale. >>
récuilition, faus le
Enfin l'article V dit:
wLa défobéiffinee fera tegardée comms crime de
trahifon, & ceux qui s'cn rendron:
haute
voyés en France aveg les pièces qui conftaieront coupables feront enlits,poury être pourftuivis & jugés
leurs deVous voyez que cette loi du 22 juin, felonla rigueur deslois. : 32.
voirs qui avoient été donnés anx commiflaires explicative dans des poulonie, autorifoit précifement ces commiftires civils la copenere & à diffondre les alfembléss ccloniales,
à fuf
provinciales &c tousles corps fe difant
lesalfemblées
que, dans le doute, dang le cas de populaires. confir de Vous voyez
on étoit teru d'obéir provifoirement aux ordres des joudiftion,
Jaires civils 1 fauflerecours afaffembléc nationale, Vous ccinmif.
en mênie temps que la defobeflance ctoic
vovez
erime de lese-nasion ; que la
regardec CCmEEE
lelproougeir que CGHK guis'en
difant
lesalfemblées
que, dans le doute, dang le cas de populaires. confir de Vous voyez
on étoit teru d'obéir provifoirement aux ordres des joudiftion,
Jaires civils 1 fauflerecours afaffembléc nationale, Vous ccinmif.
en mênie temps que la defobeflance ctoic
vovez
erime de lese-nasion ; que la
regardec CCmEEE
lelproougeir que CGHK guis'en --- Page 41 ---
rendroicnt coupables feroient envayés en Fragce pour x être:
jagés.
Jufques-là, citoyens, nous avions été nommés
voir exécutif, nous érions les commiffaires du pouvoir parle po:-
cutif, & nos pouvoirs avoient. été fixés par les affemblées cxénationales. Après l'affaire du 1O août, le pouvoir exécutif
fur deftirué, le roi fait prifonnicts tous ceux qui avoient reçu
des pouvoirs da roi reftoient nécellirement fans
Ge fat alors que l'affemblée nationalejugea à
pouvoirs. de
firmer les pouvoirs des commiffaires civils envoyés piopos dans con l:s
colonics; ce fur alors que les commiflaires" civils des colonies devinrent réeliemen: les délégués de l'affemblée
tive 5 ce fut la loi du 17 août qui confirma lcs pouvoirs légiflaleur avoient été donnés par le roig pouvoirs qui étoient qui
devenus' caducs par la chite de Louis Capet. La loi du
août dit:
Ce L'affembiée nationale 2 après avoir décrété
décrète ce qui fuit:
l'urgence, 2
A R TICI E P R E M I E R.
>> L'affemblée nationale confirme les pouvoirs donnés aux
commilfàires civils envoyés dans les diverfes coloniés; enjoint aux autorités conftituées, aux corps civils & militaires
d'exécurer ponétuellement les crdres & décitions
roient en émaner; eile déclare traitres à la pairie. rout qui pourcivil &c militaire, tout citcyen qui refufera l'obéillince corps.
leur eft due,
qui
Vous voyez, ciroyens, que cette loi du
nous fubordonne toures les autorités conftiuées dans 17aott ha colonie,
fubordoane les corps adminittratifs, les cOrps judicigires nous
la force armée. D'après cela, j'ai lieu d'être étonné
les. &
colons nous aient contefté le droi: que donnoit aux que commiflaizes civils envoyés aux armées la loi du II, août
cette loi dir que les commiffaires envoyés
l'afiemblcelé- 17923
gillative près les armées auront le droit ROe falpendre tous:
les officiers civils &gnilitaires, & de fe faire rendre
des moyens d'attaqué &c de défenfe, de fe faire préfenter compre
Pérat des munitions de guerre & de bouche, La loi du It
aoit délègue CPS. pouvoirs à des commiffaires civils pris dans
C 2
, août
cette loi dir que les commiffaires envoyés
l'afiemblcelé- 17923
gillative près les armées auront le droit ROe falpendre tous:
les officiers civils &gnilitaires, & de fe faire rendre
des moyens d'attaqué &c de défenfe, de fe faire préfenter compre
Pérat des munitions de guerre & de bouche, La loi du It
aoit délègue CPS. pouvoirs à des commiffaires civils pris dans
C 2 --- Page 42 ---
;3
légifarive. Les colons ont dit: Les comlefein daTarentbtés
11 érolunt 3 as pris dans le corps
Ri Taires de Saine-Dumingue
wfer
iis ne
pas
pawoifsiEs
legélarifs donc
pouvoient les cNmA iaires civils enveyes près
la Toi di It avit po.r
lest commiffaires civils envoyés
les umecs. Ge'impurte été que ou non dans le fein de Yafpris les armées aient
Prs acail-mbiee leur a donné les
ismblée légiflarive, Les puiique droirs que nous avions > oll plutér les
inèmes nouvoirs :
éte
fur T'armée de SaintHouvoirs qui nous avoient del delagués lordu I1 aoûr; ils venoient
Toningue 2 ne vescien: de pas la loi du 22 jain, de celle du 17
de la loi du 4 avril,
f ies olliciers civils & militaires
aodt. Si la force armée, iices oficiors devoien: (crupuleunous ércient fubordonneg ordtes, fous peine d'èrre, déclarés coufemen: obéir à nos
certes, pous avions bien le
pables du crime de lefe-nation, fe rendoient coupables de
drcit de les fufpendre lorlquils nousen airns tellement le
quelques infiactions à ces lois; Pavons fait pour d'Erparbees pour
droit, que, lorfque nous dic'ers du régiment du Cap, les coCamlbefort & pourle de nous le contelter; is ont appuyé
lons fe (ont bien gardés
avions dreffe contre les officiérs
l'acte d'acctfation que nous T'affembiée narionnle, loin de
du régiment du Cap; & loin de blâmer nos opérations >
blâmer nos démarches, d'une manière politive, & a envoyé
les a approuvées
révolarirmnaire. 11 eft néceflaire,
d'Eiparbes att tribunal da loi du II août étoit commune aux compour prouver que- envovés aax fronrières &à ceux envoyés aux
millbires civils
que je iile la prochmarion quej'ai
colonies, il eft nécelfaire odtobre 1702. Je n'en lirai que la parfajreà cet égerdie 12
délégués par la loi du II
tie qui, corcerne les poevoirs
aoit.
Il lit:
Senthenas & Ailhaud, du *13
Proclamation de Palsiit,
oflobre 1792.
Cc CITOY E N S,
dent on foupcontre la liberté publique,
>> Desicomploxs
le
(ecret, viennent
depuis leng-. temps pratedeur & le courage du peuple
gee cnfi dévoilés : la farveillance les ont fait avorier; *
frungais, la fagefle de fes repréfentans,
cerne les poevoirs
aoit.
Il lit:
Senthenas & Ailhaud, du *13
Proclamation de Palsiit,
oflobre 1792.
Cc CITOY E N S,
dent on foupcontre la liberté publique,
>> Desicomploxs
le
(ecret, viennent
depuis leng-. temps pratedeur & le courage du peuple
gee cnfi dévoilés : la farveillance les ont fait avorier; *
frungais, la fagefle de fes repréfentans, --- Page 43 ---
la France eft fauvée, le peuple
l'exercice de fa fouveraincté, & bientôt une rotbaueit narionale donnera à
Peinpire frangais une confiration vraiment libre, fondée fur
des bafes à jamais immu.bles. 9> Parmi les grandes mefures que l'atfemblée narionale a
prifes
opérer fans fecouffes ce fupplément de révolution, Roara des plus impottanres éroit d'inftruire l'armée des
événemens qui le font palles à Paris le IO aotit 1792, des
caufes de ces événemens, & des remèdes que les circonftances comnandoien: impérieufement d'y
>> Ellea ordonné, par la loi du 1I aott, RFAtRA qu' feroit noimé
des commiffaires pour fe rendre dans les diférentes armées. 3) Elle lesa chargés d'mftruire les troupes de tou:es armes,
de ligne & de gardes mcionales, des délails des événémens
du IO août, de la liruation de l'allemblée nationale & de
celle du roi, de la réiolution prife par tous les membres
de maintenir de tout leur pouveir la liberté & l'égaiité de
tous les citoyens français, jufqa'à ce qu'une Conven:ion nationale vienne exprimer le voeu du peuple & leur ruppeler
quela nationscompte far eux pour repouffer les ennemis de
l'empire, avec toute l'énergie & le courage dont ils Ont
donnéjulqui-ides spreuves, & dontfont capalalesdes hommes
libres qui préfcrent la mort à l'efclavage de lcur pays. >> Elle les a aurorifés à fufpendre provifoirement tant les
généraux que tous autres officiers fonctionnaires publics ( civils
& militaires, & même à les faire mettre en érar d'arreftation f les circonftances l'exigent > & à pouriir à kar
remplacémnt erovifoire s'ilsl le jugent néceffire, la charse,
dansfun ou Paurre cas , d'en infruire Tur-le-champ TAt
femblée narionale. > Elle leur a crdonné de fe faire remeitte des érars exadts
des approvitionnemens de tout genre qui te trouveronr rant
aux armées qre dans les places, de s'informier dos befeins
qu'ciics pourroient avoir encore, de tenir des nots exactes
de roures les demandes & de toutes les plaintes quils poyrroient recevoir tant des officiers, fous-oficiers & follais,
cue de tous lcs fonationnaies publics Ou autres citevenss
de fe faire remettre des mémoires détaillés for lésat de
chaque forterefle,de même que furfengilacener: la force
de chaque corps ou détachement des troures delaimde; de
--- Page 44 ---
prendre tous. les renfeignemens & d'employer tous les
tant auprès des différens corps & généraux de Tarmée, moyens
qu'auprés des corps adminiftratifs, des municipalités & de'
tous les citoyens; pour que lâ sireré individuelle & les
priétés foient par-tout prorégées, & pour qu'il foit protoutes, les forces: néceffaires pour en impofer aux ennemis déployé
delErer, & affarer à la nation françaife fon
& fa liberté.
emens & d'employer tous les
tant auprès des différens corps & généraux de Tarmée, moyens
qu'auprés des corps adminiftratifs, des municipalités & de'
tous les citoyens; pour que lâ sireré individuelle & les
priétés foient par-tout prorégées, & pour qu'il foit protoutes, les forces: néceffaires pour en impofer aux ennemis déployé
delErer, & affarer à la nation françaife fon
& fa liberté. indépendance
33 La colonie de Sains-Domingue eft une
dè l'empire frangnis, elle eft peuplée de partie précicufe & fa
deftinée eft infeparable du fort de la mère-parte. Français,
des troupes de
& de gardes nation.les, 2 officiers-gé- Ciroyens,
néraux, officiers
fous-officiers de tout
HE
naires publics civils & militaires, tous ont un grade intérêt > fonétionaux grands événemens qui vont changer la face de'l commun
tous ont befoin d'être inftruits de la vérité, afin. T'empire, ne
puille pas les égerer & les tromper par des récits qu'on
33 Aufli l'aflemblée nationale a-t-clle cru que menfongers,
de la loi du II août
l'exécution
colonics -
n'étoit pas moins nécelfaire dans les
que dans la métropole. 99 En confirmant par ia loi du 17 août les pouvoirs
nous avoit donnés par celles du 4 avril & du 22 juin qu'elle
cédens, clle a enjoint aux autorités confituées d'exécuter prépondtuellement les ordres & les décifions qui émaneroient
de nous; elle a déclaré traitre à la patrie tout
civil
ou militaire, tout citoyen quirefuferoir l'obéiflance corps qui nous
eft due 5 elle a ordonné que toutes les lois par elle
tous les actes par elle faits, toutes les pièces par elle rendues, rendues
publiques depuis le IO aoûr, nous feroient
ordre
nous
de
y conformer, & de' les faire publier. envoyésavcc
/
33 Nous fomcs donc; par la nature des chofes,
la
diftance des lieux, & par les difpofitions de la
par
des mêmes pouvoirs, chargés des mêmes travanx loi, qui inveftis ont
confiés aux commiffaites envoyés par la loi du IT août dans été
les diférentes armées & dans les divers départemens de
France >,
la
Vous venez de voir, par les développemens
cette proclaination, que la loidu II août, rendue que pour donne lés
eommiffaires civils envoyés'aux armées, aux frontières, étoit
commune 2
aux commifleizes envoyés dans les colonies; je
chargés des mêmes travanx loi, qui inveftis ont
confiés aux commiffaites envoyés par la loi du IT août dans été
les diférentes armées & dans les divers départemens de
France >,
la
Vous venez de voir, par les développemens
cette proclaination, que la loidu II août, rendue que pour donne lés
eommiffaires civils envoyés'aux armées, aux frontières, étoit
commune 2
aux commifleizes envoyés dans les colonies; je --- Page 45 ---
vous l'ai prouvé tant par le texte de la loi, que par les
développemens dennés dans la proclamation 1,
les
actes que nous avons faits en exécution de la loi
II par août:
ces
St
actes ont été préfentés à la Convention nationale; c'eft
en vertu de cette loi du II acût que nous ayons
le gouverneur d'Efparbès, fon adjudant-général fufpendu
tous les officiers du régiment du Cap, que nous avons Dnrmenau, déportés
blée pour France, que nous avons envoyés à la barre de T'Affemnarionale pour y rendre compte de leur conduite. Si la
Convention a approuvé nos opérations, fi les colons euxmêmes, qui reconnoifloient alors notre civifme, les ont
prouvées, fi la Convention a décrété d'acculation ceux apnous avions fufpendus de leurs fonctions, elle a donc reconnu que
notre compéten-g; & pouvoit-il en être autrement,
les pouvoirs qui nous aroient été donnés par les lois puifque du
avril & 22 juin n'étoient autres que ceux qui ont été enfuite 4
expliqués par la loi du II août ?
Lorique l'aflemblée légiflative fit place à la Convention
nationale, nous etmes beioin d'une nouvelié confirmation de
pouvoirs : nous n'étions que les délégués de l'Affemblée légiflative,il falloit que nous devinflions ceux de la
& c'eft pour cela que la Convention rendit le Convention; 8 novembre
1792le décrer que je vais lire,
(Ilit:)
Décret de la Convenzion national:, du 8 noyembre 1792.
cc La Convention nationale, confidérant
excepté
fois les commiffaires civils actuellement à que, Saine-J
toutedent le pacriotifine eft reconau, > tous les commillaires, Domingus, commandans militaires, adminiftrateurs & autres fondtionnaires.
quelconques, employésjufqu'a àçe jour aux colonies de l'Amé.
nouvelles rique pour piopager le patriotifme, 2 & y faire exécuter lep
LA n'ont que trop fecondé les intentions criminelles
d'une cour perfide , en abulant des pouvoirs qui leur étoient
confiés, & des forces remifes à leur difpofition
main-.
terir la tyrannie & perfécuter les véritables amis pour 4 la liberté & de l'égalité; perfyadée de l'importance de ces
fellions françailes pour la richefle nationale; convaincue pofn'y a pas de temps à perdre pour fouftraire à la tyrannie quil
ont que trop fecondé les intentions criminelles
d'une cour perfide , en abulant des pouvoirs qui leur étoient
confiés, & des forces remifes à leur difpofition
main-.
terir la tyrannie & perfécuter les véritables amis pour 4 la liberté & de l'égalité; perfyadée de l'importance de ces
fellions françailes pour la richefle nationale; convaincue pofn'y a pas de temps à perdre pour fouftraire à la tyrannie quil --- Page 46 ---
font
les patriotes zélés dont fur tout les villes de CCS isles
peuplces, décrète ce qui fuic:
A R T A CLE E PI R E M I E R
de la marine eft aurcrifé à rappeler &
2 Le'miniftre
civils sétuellement aux Islesremy lacer ceux des commiflaires miliraires, adminitrieurs
du-Vents aipfiqueles cominandans foncionnares employés aux Islesen chef, &c rOus autres de TAmérique, dont le civifme,
du-Venr & Sous-le-Vent
être fufpeét.
pourra
- TL
trois baraillons de gardes
3) Il fera raffer aux Isles-du-Vent hommes chacun's 8: il fra.armer
nationnles,'de hnit cents bàrimens nationaux, vaifleaux, frépour leur tranfport des
gates, corvettes ou gabarres.
LI I.
Farmement en guerre d'un vailleau de 74
> Il ordonnera
de IIO canons déja
canons, qui, avec le vaiffeau Républicain les vailleaux feront
armé, fera deftiné aux Isles-du-Vents
accompagnés de quatre frégates O corvettes.
I V.
elle-mème, mnjs hors de fon
s La Convention nommera feront deltinés,, Tun pour
fcin, quatre cemmillaires qui
ics Isies du-Vent.
Cayemne, & les trois autres-pour
V.
feront revêtus de tous les pouvoirs;
- >2 Ces commiffairos
de terre & de mer, les
les commandans & oficiersmiliteires d'rdminifiration, les corps adminifotdonnateurs & officiors
toutes les aflemblées délitratifs &. judiciaires, ainli que
enfin tous les
bérantes, foit sénérales, foic particulières, fuhordonnés; ilspourront
fonctionnaites publics , leur s'il feront le faut, ceux qu'iis jugeront
deftitusr & faire arrèter,
fe feroient rendus
leurs places, qui
ne pas remplir dignement ccilspouroiront à leur remplcement
soupabiesdincwims,
officiors
toutes les aflemblées délitratifs &. judiciaires, ainli que
enfin tous les
bérantes, foit sénérales, foic particulières, fuhordonnés; ilspourront
fonctionnaites publics , leur s'il feront le faut, ceux qu'iis jugeront
deftitusr & faire arrèter,
fe feroient rendus
leurs places, qui
ne pas remplir dignement ccilspouroiront à leur remplcement
soupabiesdincwims, --- Page 47 ---
dins les formes légal S; ces-comifatrs font encore Ortecifés à dilloudre, s'ils le jugent à pecpos, les aflemblecs
& les municipalites actuellement-e exillantcs.
V I.
> Les commiffaires civils aux Isles-du-Vent pourront, s'ils
le jugent utile, après leur miflion remplie, pafer à SainDomingue pour rie réunirà ceux envoyés dans cette colonie,
&c ils pourrout y amener avec eux ie nombre de barailions
de ligne ou de gudes nationales, vaiffeaux, frégatos ou
corvet es qu'ils eftimeront, nécelfaires pour foutcnir & proteger leurs opératiens >).
Voil, citoyens, le décret de la Convenzion mtionale,
qui, en continuant JIOS pouvcirs, nous excepte cane IIInière honorabie de la' profcription juftement moritée Rt
tous les fonftionnnires publics des Isles-du-Vent & Sous-is
Venr; elle confirme les pouvoirs que nous avoit donnis
T'Alemblée lefflarives c'eft alors que nous devenions les
délégués de la Convenrion : la Convention nationale, pear
qu'il ne refte 'aucun doute, pour qu'il ne s'élève aucutio
difcuflion far les pouvoirs accordés a fes commiffaires civils
dans les colonies, dit expreffement qu'elle confirme leurs
pouvoirs, que tous ies officiers militaires, que tous les corps
adminiftrafifs & civils leur feront fuberdonnés : elle leer
confirme cn même temps le droit de diflsudte les aflembiccs
coloniales; alors elie prononce que les commilaires des Islosdu-Vent nommés par la Convengicn pourrent fe réunir à
ceux des Isles-fouxle-Vent, c'ef-à- dire, à Polverel Es
Senchonax, pour coopérer avec Cux au rétabliffement de
l'ordre dans les colonies.
Vous voyez, citoyens, que ces pouvoirs donnés aux commiffaires civils aux colonies font communs aux commiffaire:
des Iles-fous-le.Venr: 1°. parce que dans le préambule ils
font proclamés comme les fouls fondionnaires prblics
triotes qui exiftent dans ces isies; ces pouvoirs leur E
communs avec les commiliaires des Isles- du.Yent, parca
qu'en donne à ceux-ci le pouroir focultarif de fe réunir :
coux des Isles-forsls-Vemr, de fe iéunit à Polvere! 8r
taunax pour ls sider.danc leur nillion. Txa rouvois de
: 1°. parce que dans le préambule ils
font proclamés comme les fouls fondionnaires prblics
triotes qui exiftent dans ces isies; ces pouvoirs leur E
communs avec les commiliaires des Isles- du.Yent, parca
qu'en donne à ceux-ci le pouroir focultarif de fe réunir :
coux des Isles-forsls-Vemr, de fe iéunit à Polvere! 8r
taunax pour ls sider.danc leur nillion. Txa rouvois de --- Page 48 ---
hommes qui eoopèrent enfemble à la même miflion, 28
des pouvoirs égaux; car
même ouvrage, ridicule font.néceilairemente de foupçonner & de dire que nous tienil feroit
les commillaires des Islesdrons l'égalité de la des réunion pouvolisavec de ces cormiflaires civils à nous: :
du-Vent, la réunion des commifiaires civils Sous-le-Vent avec ceux
des Isles-du-Vent ne fait rien pour l'étendue fonétions des pouvoirs;
ce font les pouvoirs eux-mémes quiroglent les
travailler quils
doivent aveir entemble; & s'ils fe réuniflent c'eft pour ont des
au bonheur commun dans la coloiie, s'en eft qu'ils tenue là; le
pouvoirs égaux. Ia Convention éré fuivi ne d'un autre pas déciet rendu
décret du 8 novembre a
leéture.
le S mars 1793: je vais vous en donner
(Il liz:)
Décret gui déclare' que to:tes les colonies frangaifesfone en état
de guerre.
Du 5 Mars 1793.
nationale, fur le rapport de fon comité
e La Convention
de défenie générale, décrète :
ARTI C L E P R-E M I E R.
les colonies françaifes font déclarées, jufqu'a
s Toutes
comme étant en éta: de
ce qu'il en ait été autrement ftaré,
&
guerre, Il eft enjcint néanmoins aux poen-ineuryenents de T'adminifautres agens miliraires, ainii qu'eux oficiers
avec
tration cirile,de fe conçerter civils, pour rou-lezepérarions & d'obéir a toutes. lours
les conmiffaires- nationaux
réquilicioas.
IT.
Tous les hommes libres des colonics qui voudront des
prendie les armes pour la défenfe intéricure & extérieure compasnics.
colonies, font autorifés à fe réunir en légions ou
franches, qui feront organiflespar civils, les d'apres servenacumngenraus leslois exiltantes
&l les crmmsifaneemnadonuty:
suxquellssi il ge pourra ètre déroge
les conmiffaires- nationaux
réquilicioas.
IT.
Tous les hommes libres des colonics qui voudront des
prendie les armes pour la défenfe intéricure & extérieure compasnics.
colonies, font autorifés à fe réunir en légions ou
franches, qui feront organiflespar civils, les d'apres servenacumngenraus leslois exiltantes
&l les crmmsifaneemnadonuty:
suxquellssi il ge pourra ètre déroge --- Page 49 ---
IIL
a Lefdits commifaireresdjonaus & gouvemnear-géncraum
font autorifés à faire provifcirement, dans les réglemens de
police & de difcipline desatteliers, tous leschangesnensquwils
jugeront nécellaires au maintien de la paix intérieure des
culonies.
I V.
5 Le miniftre dela marine donnera les ordres néceffaires
pour faire tranfporterfen France le régimentdu Cap,qui preidra fon rang dans la ligne.
V.
3> Les citoyens qui ont bté déportés de Saint-Domingue
par ordre des commifatreemtienaux Ailhaud, Sonthonase
Polverel, ou qui le feroient > ne pourront y retourner qu'après-la ceMfarion des troubles dans cette colonie, & qu'après
en avcir obrenu une autorifation fpéciale du corps légitlatif. Le minifre de - la marine eft chargé de donner les
ordres néceflaires à tous les ports pour l'exécution de cette
difpofition.
VI.
> La Convention nationale approuve la formation des
eompagnies franches d'hommes libres faite à Saint - Domingue fous les ordres des commifhires-nationsux civils.
VIL
a Le miniftre de la marine eft chargé d'organifer pareil.
lement en compagnies franches tous les naturels des colonies actuellement en France, > conformémen: aux. lois
exitantes, & de les faire paffer le plis promptement pollible
à Sint-Domingue. 33
Vous voyez, citoyens..
Fernexil:. Je de.nande la parole.
Sontignax : Vous ne pouvez avoir la
faie fini.
/
parole avant que
Vous voyez
la Convention nationale, fatisfaito de
Ros opérations Sure la colonie, nous a douné de nouvelles
marques de fa confiance. Elle a voulu que tous ceux
avoiont été ou feroioor déportés par les cunmilletres aivils qui
is promptement pollible
à Sint-Domingue. 33
Vous voyez, citoyens..
Fernexil:. Je de.nande la parole.
Sontignax : Vous ne pouvez avoir la
faie fini.
/
parole avant que
Vous voyez
la Convention nationale, fatisfaito de
Ros opérations Sure la colonie, nous a douné de nouvelles
marques de fa confiance. Elle a voulu que tous ceux
avoiont été ou feroioor déportés par les cunmilletres aivils qui --- Page 50 ---
rentrer dans
Polverel, Ailhaud & Sonthenax,, ne puffent avoir cbiena la
la colonje de Saint-Demingte çu'apresen Veus voyez à quel
petinillion ipéciale du corpai legifarit. la. confiance dans
point la Convention nationale poulluir Meukment elle détendoit à
mos opérations, puilque non France de retourner dans la
ceux actucllemen: déportés cil ch mcme temps que ceux
colonie, raais qu'elie promençoir nous ne peurroion: y allor fans
qui feroient déporrés par. du corps ligillarit Cela étoit bien
fpéciale
en Trance
Anseroantianeane nécellanes puilque ceux que nous dont dipbrnons nous faifons part,
étoient déportés par des motts foit à la Convention narionale,
foit an confeil cxécutif, devoit êrre le jrge fupréme de
de forte que la Convention dlcret conarme -millérection des comnos opimuions. Ce dans la colonie. Elle appreuve aulii toutes
Masnics franches Poiverel & Sonhonax julqu'an 5 mars. >
les opérations de & de
de ce décret.
joar de la rédactinn
Tacceptation fenti
deux mille lieues, dans
a bien
qu'a
- La Conven'ion
sclindépendance étoient à la mode,
un pays oà langiomanie
énergie dans les agens
il falloit nécellairenvent une grande du
français
du gouvernement; 5 que les agens 'cette énergie gouvernement néceffaire pour
mettre €1l ufage
lorfne pouveienr
des ennemis de la France. , que
comprimer les projers eux-mémes une tcile mafe de pouyoits que
qu'ils auroient
leur réfifer.
lcs colons faétieux ne pullent pas a jugé à propos de
Voilà pourquoi la Conventon avoient été déportés julqw'au S
noncer que tous feroientà ceux qui T'avenir, ne pourroient retourer
mars : & qui le
frécicle du corps
dans la colouie qu'avec une autorifation que les colonics é'cient
légillatif. Ce décret, en proclamant
crrils la force
étet de
foametroir aux conimillaires
Cela
cn
guerre, même la direétion du, pouveir milisaire.
armée, &
dans Irs inftructions qri ont été données
ef fi vrai, que,
foit au comiandant,
aux agens du forces meveneneariepges de' terre > fit aut commendent Veus généval
génStal des de mer, on lui difoit ropjours :
comdes forces Yarmée fous les ordres des ermmilhires-ei- de ces
manderez
nous a tait POrt
- vils. Le contre - amiral Cambife dans vos archives; elles cominftructions qui fe trouvent
Cambile commandera les
ainii: Le contre-amiral
Ir encent
, que,
foit au comiandant,
aux agens du forces meveneneariepges de' terre > fit aut commendent Veus généval
génStal des de mer, on lui difoit ropjours :
comdes forces Yarmée fous les ordres des ermmilhires-ei- de ces
manderez
nous a tait POrt
- vils. Le contre - amiral Cambife dans vos archives; elles cominftructions qui fe trouvent
Cambile commandera les
ainii: Le contre-amiral
Ir encent --- Page 51 ---
47.
forces de 4a ftation de Saint-Domingne fous les ordres des
commilfaires civils, quilui feron: tranfnis par la voie de a
réquifition.
Vous voyez que les forces de terre & de mer étoient
foumifes aux réquifitions des commiffaires. civils, qu'une
grande Intitude de pouvoirs leur avoit éié donnée, tant pour,
diriger la guerre contre les ennemis extériours de Saintn
Domingue que contre les factieux de cette colonie. Les pouvoirs étoient illimirés; ils étoient les mômes que cetix,
donnés par la Cenvention à ceux de fes membres qu'elle a
envoyés en million. Je prouve ce queje dis par un décret du
61 mars de la même année.
(Inle lit. )
Décret di 6 mars 1793.
cc La Convention nationale confrme les mefures prifes
parles commiffaires-nationax civilsPolvercl 8c Senthonax;
les autorife à pourfuiyre 6e faire lever la fubvention du.
quart du revenu fur tous les habitansde la colonie de SaintDomingue, d'en aire verfer le produir dans la caifle du
receveur de la cclonie, & de prendre toutes les mefures
qui leur paroitront nécefaires pour affarer la défenfe de
la colonie contre les ennemis inrérieurs & extéricurs.p.
Vous remarquez ici que ce décret, extrêmement court,.
conrient les pouvoirs les plus illimités; que ce décrét, faio
à la fuite de celui du 8 novembre 1792, de celui du
mats, que Ce décret contient une injonchion de fairel dais
A colonie tout CC que nous croirons nécelfaire peurcemptimer les ennemis intérieurs & extérieurs. Ce décret char,
geeir les commifaires civils de prendre toûtes les mefares.
qui leur paroîtroient néceflaires pour alfiarer la défeate des
colonies contre les ennemis intérieurs & ex:érieurs. La Convention ne s'explique pas fur les mefures i elle les laitie
à a prudence d:s commiffaires civiis. Is fon: chargés de
pouvoirs illimités, car on ne leur a pas tracé les melures
qu'ii avoient à prendre pour comprimer les ennemis de la
colonie; & ceft bien parce que nous avons pris des mefures tellement répreflives, queie crritoire frangaisa échappé
aux enaemis de l'intéricur, a échappé aux invafionsdes Anglais & des Eloghols,raduis à doux places qui lour cur
iis. Is fon: chargés de
pouvoirs illimités, car on ne leur a pas tracé les melures
qu'ii avoient à prendre pour comprimer les ennemis de la
colonie; & ceft bien parce que nous avons pris des mefures tellement répreflives, queie crritoire frangaisa échappé
aux enaemis de l'intéricur, a échappé aux invafionsdes Anglais & des Eloghols,raduis à doux places qui lour cur --- Page 52 ---
1 A
a
les colons blancs; c'eft bien - ia "l raifon,
été livrées par laquelle nous fommes traduits en. jugement.
dis-je, pour des mefures tellement réprellives, qu'il n'a
Nous avuns colons pris faétieux d'autres reffources que celle d'aller
refle aux
à la, Neuvelle-Ansletene. d'émigrer au
cacher leur honte à la
3 pour fe joindre aux armées
Canada ou
Jamaique,
anglaifes.
nous fommes aujourd'hui, mis en jugeVoil pourquci
de ces mefutes. Je ne ferai aument pour rendre compte le décret de l'affemblée narionale qui a
cuine refexion fur,
ce quiconserne
ordonné cestemnife apetentereiamnae
nos Nospouvoirs pouvoits. fontil illimités sen vertududécretda 8 novembre du décret
1791, en vertu dud décrer dus mars confitmé 1793, toutes en vertu les mefures
du 6 mars, qui, après avoir alots pour merre la colonie en
que nous avions prifes la fouftraire aux ennemis extériours
état de défenfe, pour
la Convention nous aurorife ipb-
& itérieurs, déclarent toutes que les nefures que nous srnirons
cialement à prendre continuer à bien fervir la patrie, 2 mettre
néceffaires
un tel état qu'elle échappe à fes ennemis.
la colonie Ea
poyvoirs (ont illimines, que ncs
S'il elt.démontré quenos ceuxqui ont éréaccordés par
pouvoirs font les mèmes que
dupeuple envoyés
la Convention nationale aux reprétentans de favoit fi nous avons outreen miflion,il ne s'agira mais plus feulement A nous en avons abufé:
palle nos pouvoirs, fonclionnaire public invefi de pouvoirs fans
car, leriqu'un abufé des pouvoirs illimités qui lui ont été
bornes, a
doit compte à la Républiques. car plus la
donnés, il en
plus fes coiaptes doivent être feconfance a été krande,
donc à cette refponfabivèrement tendus. Je me foumets non,
fi j'ai outrelité. Ordonnez, & je, vais difcuter, abufé >
des pas
illipaffé mes pouvoirs. > mais G j'ai
la Conventiou pouveirs namités qui m'avoient été accordés par
tionale:
La féance eft ajournée à demain.
des préfanes efl figme, J.Ph. GARRAX; préfident;
Le regifre
fecrétaire : RABAVD, MERLINOS
Foucuz ( de Nanres),.
DARRAY, MOLLIYAUE.
Dus
ité. Ordonnez, & je, vais difcuter, abufé >
des pas
illipaffé mes pouvoirs. > mais G j'ai
la Conventiou pouveirs namités qui m'avoient été accordés par
tionale:
La féance eft ajournée à demain.
des préfanes efl figme, J.Ph. GARRAX; préfident;
Le regifre
fecrétaire : RABAVD, MERLINOS
Foucuz ( de Nanres),.
DARRAY, MOLLIYAUE.
Dus --- Page 53 ---
Da 3 Floréal; l'an troifème de la Répubhigue françafe
une & indivifibla.
LA rédaction des débats récucillis dahs la féance
et lue & adoptée:
du 2
Th: Millet : Vous avez remarqué Gue Sonthonat, -
s'approprier les pouvoirs donnés aux répréfentans
pour
par le décrer du Il août, leur donne pat-tout dupeupls
cation de commiffaires civils; il fait plus : il dit la qualinla leur avons donnée. Je dis,
que dans
que nous
des débats, nous n'avons dit que
commilfaires aucusie féance
le fein
S
du corps legiflatif
fe rendre aux
pris dans
dans les armées 5 aient eà Farg qualification de frontieres &
civils:
commniffaires
Daubonneax : Dans une pièce commuhinnée hier
Sonthonax, au bas de laquelle eftla fignature de la
par
Adam, le citoyen Sonthonax a dit que cette citoyenne
été écrite & foufcrite Par le fecrétaire de la
prèce avoit
vile Piquenard. Nous avors demandé communication commillion ci
éette piéce 3 la communication nous à été donnée
de
ture de Piquenard ne sy trouve pas : au moins, , la lignabien fondés à le dire, que c'elt un titte que nicusfommes
Sonthonax fe font fait à cux-mêmes fuf la lertre Polvèrel de
&
&
eft non fignée:
Binfle,
S patiet : J'aila parcle pouz contiruer Ia difcuflion:
Page : Jela réclame pour une demafide d'ordre:
thonax a dit hier & érabli en fair que fès pouvoirs Sohr
illimités; je demande Iat parole pour prouver
Eroient
très-limités: Ils le font fur-rour par une loi qails étoient
Seft bien gardé de préfenter. Je demande fi que la Sonthona
Véut m' accorder la parole.
courmililion
Tere y: Qubranite-trajfiame lsyraijfoit:
ion:
Page : Jela réclame pour une demafide d'ordre:
thonax a dit hier & érabli en fair que fès pouvoirs Sohr
illimités; je demande Iat parole pour prouver
Eroient
très-limités: Ils le font fur-rour par une loi qails étoient
Seft bien gardé de préfenter. Je demande fi que la Sonthona
Véut m' accorder la parole.
courmililion
Tere y: Qubranite-trajfiame lsyraijfoit: --- Page 54 ---
je
des
Si la
Sonthonax : Jen'ai 1 pas fini fur l'arricle la parole pouvoirs. à Page, il
commillion juge à propos coritredire. d'accorder Je réponds d'abord à
parlera enfuite pour me
l'aflemblée légillative n'a pas
Thomas Miller, qui dit que civils à ceux de fes membres
donné le titre de commiffaires le titre de"commiflaire civil eft
envoyés aux armées , que la loi du II août. La loi du II le
(pécialement confacré par douze commiffaires pris dans
2oût dit: Il fera nonmé
fein de la Convention." iont point des commiffaires civils..
Th. Mille: : Ce ne font
des commillaires militaires,
Sonthonax: : Ce ne
point
peut-être.
pas des commiffaires civils. difTh. Millet : Ce.n'étoient
palle à la
Le préfident : A l'ordre.
. Citoyeni,
euffion.
le cours de la difcuflion, les colons
Sonthonax : Dans
ont dit que nous n'étions
neas ont comparés, ou plutôr
des commiliaires civils
autre chole dans la colonie dans >. le que temps de Dumouricz, ont
femblables a ceux qui,
fous le titre de commifiaires
été envoyés dans la Belgique,
du pouvoic. exécutif.
dit cela.
Th. Millet : Nous n'avons.pas Pas un mot de cela.
Duny. & Verneuil colons :
nient tout ce qu'ils difent, & je
Sonthonas : Les
de leur effronterie à cet égard.
vais vous donner la pfeuve. m'a donné l'épreuve hier, jai trouvé
Dans le débat dont on Millet & de Brulley fur le premier
le difcours de Thomas les
qu'ils ont comDans développemens
ils ont
chef d'accufation. donner fur le premier chef d'acculation, de moi
mencé à
fourenu de moi avec Robelpierre,
Je
fait un parallele membres des comités de gouivernemment. burcau;
avec les anciens ici la pièce 3 je la dépole fur verront le
que
ne difcuterai pas
connoilfance, & ils
que les colons en prennent foit de la part de Brulley,, foit une
dans les
Th.
ils n'ont fait autre chote qu'
de la part de
à
SENE:
les commiffaires civils Saint-Domingue
comparaifon entre de l'ancien comité de gouvernement, &c pour
& les membres étoient d'accord fur les opérations, que
-
quils
étoient véritaprouver commiflaires civils de Saint- Domingue
m'ayant
es
leurs agens & leurs complices. La commifion
lement
de Brulley,, foit une
dans les
Th.
ils n'ont fait autre chote qu'
de la part de
à
SENE:
les commiffaires civils Saint-Domingue
comparaifon entre de l'ancien comité de gouvernement, &c pour
& les membres étoient d'accord fur les opérations, que
-
quils
étoient véritaprouver commiflaires civils de Saint- Domingue
m'ayant
es
leurs agens & leurs complices. La commifion
lement --- Page 55 ---
S!
interdit la parole là-deffus, m'ayant dit que je reviendrois
la-dellus, , je paffe à la difcufion. Les colons ont
le cours de la difcuflion,
les commillaires de Saint-Do- dir, dans
mingue (& c'eft Page qui S dit), ne pouvoient être
parés qu'à cette nuée d'intrigans (celt encore fes commo:s), envoyés par le pouvoir exécutif foit dans propres la
gique ou dans les départemens, Le citoyen
a dit Bel-
& les colons viennent nier ce qu'ils ont dit. Page Nous cela,
pas commiffaires du confeil exécurif, circonfcrits dans n'étions
mèmes pouvoirs
ceux qui ont été envoyés dans la Bel- les
gique ou dans Adies lieux, foit auprès des autres
chargés de millions particulières. Cette foule de armées,
faires du pouvoir exécurif que Page a appelés nuée commif- d'ind'arréter trigans, n'étoient point chargés de fnfpendre les
fubordonnoit les généraux prévaricareurs. Jamnis la loi généraux, ne leur
de
la la force armée; ; ils ont. eu à la vérité le' droit
fubalterne requérir force arméc, mais dans le fens d'un
tel que le procureur d'une commune, ou officier
huiflier,
la requiert pour T'exécution des mandats qu'un
juftice. LR ainfi que les commiffaires envoyés dans les dé- de
partemens quérir la force par le pouvoir exécutif avoient le droit de reordres, mais publique, T'exécution non pas des pour l'exécution de leurs
été donnés par Piere confeil exécutif. mandats qui leur avoient
Les commiffaires du confeil exécurif dans les
n'avoient pas le droit de faire arrêter les
départemens
avoient eu ce droic, la Convention n'eût généraux; nommé car, s'ils
conmilfaires pris dans fon fein pour les pas
des
mées, afin d'arrêter les généraux prévaricateurs. envoyer aux arconrraire, commilfaires civilsa
Nous, au
le droit de faire arrêter les généraux; Sain-Domingue, car les généraux nous avions
fubordonnés d'une manière fpéciale aux ordres
étoient
leur donnions. Jls étoient obligés d'y obéir, : fous qie nous
d'ètre regardés conme coupables de haute trahifon. peine
le cours de la dilcufion, jai oublié de vous
Dans P
lois de l'affemblée
parler de deux
accordés
conftituanre, 3 rendues fur les
La mefure aux commiffaires civils envoyés dans les pouvoirs
des pouvoirs donnés à ces commiffaires colonies.
armées,a d'abord été adoptée pour la colonie, près les
les colonies, depuis le commencement de la révolution parce que
D2
coupables de haute trahifon. peine
le cours de la dilcufion, jai oublié de vous
Dans P
lois de l'affemblée
parler de deux
accordés
conftituanre, 3 rendues fur les
La mefure aux commiffaires civils envoyés dans les pouvoirs
des pouvoirs donnés à ces commiffaires colonies.
armées,a d'abord été adoptée pour la colonie, près les
les colonies, depuis le commencement de la révolution parce que
D2 --- Page 56 ---
révolution. 52
& de révolte contre
été un Foyer de contie- c'eft au milieu des colonies que
ont
parce que de la cupidité fe (ont animés
la méropole; "LerEucil &
les décrets de Tatfemblée
les combns.de la plus forte contre les déparremens etoient
de la .manière parce qu'alors que tous avoit donne Texemple les
nationale L Colonie de Salheboningne
que
,
foumis
contre la' métropole ;
qu'alers Patlemblee confla révolte
Era
de
adoroien les leis emanées avoit donné aux
departettens la colonierde SamnsT la Domingte révole contre fes lois, &
tituante,
Texemiple de
de Saint - Mate:
autres colonies prechée par F-lktnblée jugea a propas d'or
de Tindépendance Taifemblée conflicueane civils datis les ccloriest
Voila Pourquol Tenvoi des commillaires
confiruante adopta
donner novembre
que Taffemblee des commillaites
c'eft le 29
Er melure d'envoyer elle a fixé leurs poupour les illes-du-vent Voici comme
civils dans les colonies.
e*
atril, & non pas
voirs.
de la loi dui 4
Millet : Il'eft quélion 1790.
drort de me circonf
de la loi du 29 nokembre Les colons n ont pas le
accufé pendant
Sonthonax : defenfe: Les colons mont me defendre
erire dans 'ma il eft ainpolilible que je puille
6 je ne
douze féances; ;
d'une manière victoneufe, deléguési
d'une manière Polirive ,, les pouvoirs qui m'ont été qui me
pofe la pourroais-le urlion.far répondre à des Inculpations G je ne dis
des
ufurpés,
C'eft E
PERAT
s
font faites fur
m'ont été difcullion délégués? par là, & je
font les pouvoirs
la
ne
LE
1a
jai comatienet maintenir la' patole Je
parle fur les
pour comnaillion laquelle de me
conftiramnte
i
décrets rendus par Taffenblce ma miflion de faire exécuter
que des
étoit dans
Dans le brevet que
colonies, 2. parce & AEL de ces pouvoirs. de Leuis Capet, il eft 'dit
ces décrets
exécutif,
fixés par la loi du
fai reçu du pouvoir que Y'exercerai les pouvoirs rendue par Talfemblée
fpechlement La loi du II février a été
que je vous en1i févtier. il faut donc néceflaretenr par Tallemblée
conftsoante de 3 deux lois qui ont éré les rendues mandats que j'ai reçu
trerienne Hailgail étoit dans
de ce
onhisicare, faire éxécuter ces lois. la remife fur le bureau
de & Th: Mille: Je demapde
at
Y'exercerai les pouvoirs rendue par Talfemblée
fpechlement La loi du II février a été
que je vous en1i févtier. il faut donc néceflaretenr par Tallemblée
conftsoante de 3 deux lois qui ont éré les rendues mandats que j'ai reçu
trerienne Hailgail étoit dans
de ce
onhisicare, faire éxécuter ces lois. la remife fur le bureau
de & Th: Mille: Je demapde
at --- Page 57 ---
prever donné à Sonthonax pour faire exécuter les'lois,
on l'autorife à l'exécurion de ces lois antérieures à celle ou du
4 avril, qui étoit l'objet de leur miflion : or, pour en avoir
connoilfante, il faut qu'elies (oient remifes fur le bureau.
la Sonchonax lialle
: Je réponds à Th. Millet que je ne fnis
dans laquelle fe trouve mon brever de commiflaire poine
civily il eft cependant dans les archives, il eft inventorié,
J'elpère que demain je peurrai le remettre fur le
reau.
buYerneril: Je le donnerai, moi,. e
Senthonax : Donnez, :
Verneuil : Le voilà.
Claufion : Il n'yeft pas queftion de la loi du
vrier.
II f6-
(Verneuil lit le brever)
Commilfion de, commifeire civil pour le feur Léger - Félicité
Sonchonax.
a 4 Louis,
la Srace de Dieu & par la loi coaftirutionnelle de ARE roi des Français : à notre cher & bien-aimé
fieur Léger-Félicité Sonrionax, falur. Laflemblée napar fon décret du 28 mars
LL
tionné le +. avril fuivant, a décrété dernier, par nous fancd'envoyer dans la, colonie de
que nous ferions priés
faires civils,
Saint-Domingue des commifT'ordre & la tranquillité chargés, entre autres chofes, d'y maintenir
feroit donné tous
publique, à l'effet de quoi il leur
la fufpenfion & même pouvoirs la diffolution nécellaires, des comme aliemblées de prononeer
actuellement exitantes, de requérir la force pablique, coloniales &.de
prendre en outre toutes les melurres convenabies pour afftuer
lexécution de ladite loi du 4 avril dernier, ainfi
celle da
II février 1791 & de toutes autres auxquelles ii
été
ladite
pas
ISELAE
dérogé par
loi du 4 avril dernier. A ces
S
connoiflant votre zèles votre capaciré & votte
caafes
vous avons nommé, ceimis & député, vous fagelle, nominons, nous
Polverel çommettons & députons pour, conjointement avec les fieurs.
& Ailhaud, que nous ayons pareillement nommés
D 3
II février 1791 & de toutes autres auxquelles ii
été
ladite
pas
ISELAE
dérogé par
loi du 4 avril dernier. A ces
S
connoiflant votre zèles votre capaciré & votte
caafes
vous avons nommé, ceimis & député, vous fagelle, nominons, nous
Polverel çommettons & députons pour, conjointement avec les fieurs.
& Ailhaud, que nous ayons pareillement nommés
D 3 --- Page 58 ---
rendre dans la colonie
vous
&
de nos commiflires,
les informations
en qualité
pour y prendre le déctet de laf
de Saint-Donsingneien déterminées par nous fancticnné
proceder natienale, aux opérations du 28 mars dernier, par adminalratifs. triiemblée
Mandons à tous corps à tous ofliciers militaires
le 4 avil.fuivant. de jufice, manicipalines.
de vous reconnoite
bunaux civils & autres qu'il oppardiendias civil, & de vous prèrer
&
de notre commillaite nous avons figné &
en ladite qualité nécellaire. En foi de quoi nous avons fait
toute alliftance ces préfenres, auxquelles
fait appofer contreligner le fceau de YErar.
mil fept cent quâtrele troifième jourdejain
e
>3 A Paris, & de notre règne le dis- neuvième.
&
vingr-douze,
bas par le roi, LACOSTS,
plus
3>
Louis,,
fceau de
ELN
fcellé Eie
commifion que leur auMillet Il réfulte de cette
& non pas à
Th.
à requérir la force publique,
fe
vetall
roriré des ordres.
les brevets du roi qui
donner
Comme cé ne font
nationale à
Sonthonax :
donnés par f" Convention elle , comme ces
règlent les pouvoirs des
délégués par la Convention 3
fes agens : à
magiftrars les décrets de
de Thomas
pouvoirs font expliqués de Sreatie à T'objedtion.
je: me dilpenferai
de fon brevet, &
Millet.
il argumentoit
en
- Brulley: Tonr-sfbetre, vient de le lire, il ne veut plus qu'on
acuellement qu'on
cette obfervation.
argumente. Sonthonax : Je ne releverni même eft le pas premier qui ordonne
Le décret du 29 novembre civils 1790 dans les colonies francatles: des
T'envor de commillaires 1°. cc Qu'il fera ucatineearemet leur nouce décret porte , les colonies, tendantes à pretier d'envoyer dans
infructions dans 2°. que le roi fera chargé
des:
velle organilation; 5
civils, de prendre
la colonie des comtmilaires eu lieu, leurs
à
ci
marions fur les troubles qui ont qui aura pu être de rendu
& leurs caufes 5 tout jugement demeurant fufpendn; : "E , à
raifon defdits troubles
intérieur,
à (on arprontienmenonri
voir provigirement
, les colonies, tendantes à pretier d'envoyer dans
infructions dans 2°. que le roi fera chargé
des:
velle organilation; 5
civils, de prendre
la colonie des comtmilaires eu lieu, leurs
à
ci
marions fur les troubles qui ont qui aura pu être de rendu
& leurs caufes 5 tout jugement demeurant fufpendn; : "E , à
raifon defdits troubles
intérieur,
à (on arprontienmenonri
voir provigirement --- Page 59 ---
à
de la tranquillité publique,,
police. & au rérabliffement
nécellairess & les
feffer de quoi ils recevront tous pouvoirs nationales s &. tourés les
'troupes réglées, milices, gardes feront tenus d'obéir à ces réforces de terre & de mer commiffaires :
pourront > fi les citquifitions; que lefdits, aller enfemble ou féparément dans les
conitances l'exigent, les mêmes fonétions, les mêmés
ifles, pour y exercer l'aétivité des affemblées
AG.
voirs, même fufpendre
des inftruétions ci-deffus annonjufqu'a l'arrivée prochaine. defdits commiffaires, toutes fonctions
cées; qu'à T'arrivée Térabliffement delquels les circonftances
& pouvoirs publics donner lieu, & qui ne feroient pas fondés fur
auroient pu, confirmés & délégués par lefdits commillaires,
les lois ou
à peine 3 pour ceux qui en voucefleront immédintrement l'exercice, > de les traiter comme perturbateurs
dront continuer
de l'ordre public. >
A la fuite du décret du 29. novembre dont 1790, il eft l'affemblée queltion
conftituante rendit celui du II février, d'entendre leéture. Voici le
dans le brevet dont vous vehez
décret du II févriet J'oblerve
commiflion que dans les pouvoirs
Verneuil :
ZTia
Sonthonax a demandé la lecture, il n'eft pas queftion
dont du décret du mois de novembre 1790, mais uniquement Sonthonax de
celui du II février 1791; &c que celt à tort que
réclame le premier.
à cela; voici le décret du
Sonthohax : Je ne réponds pas
II février.
(Il lit.)
Décret du II féyrier 1791.
avoir entendu fon comité
ac L'affemblée nationale réunir 5 après tous les moyens propres à afdes colonies, voulant des colonies, & prelfer Térabliffement
furer la tranquillité doivent les faire participer à la régénération de
des lois qui
Y'empire;
parvenir à ce but, elle a an-
>," Confidérant
inceflamment pour
adreffé desinftuélions s
noncé
leur
alit
qu'il faifant précéder cette mefure d'un développement
& qu'en
D 4
ée nationale réunir 5 après tous les moyens propres à afdes colonies, voulant des colonies, & prelfer Térabliffement
furer la tranquillité doivent les faire participer à la régénération de
des lois qui
Y'empire;
parvenir à ce but, elle a an-
>," Confidérant
inceflamment pour
adreffé desinftuélions s
noncé
leur
alit
qu'il faifant précéder cette mefure d'un développement
& qu'en
D 4 --- Page 60 ---
1y6
:
capable de faire ceffer les troubles & rafare dans les
de puiffinée
elle en a cônfié les, ditpolitions
lin
"les bons
narionaux , pour que
ifles-du-vent STE a
commafaures toujours accompasner T'ufage
Buence de' la perfuallon pur
-de Tautorité;
dans fes vues. de faire concourir
: s9 Qu'il entre également
&c noramment
les :. 'mèmes mefures dans les auitres oi, colonies, après avoir anéanti des
-dans" celle de Saint
moyens de lévérité pour
& employé
de
Burta
Actes illegaux lantorité des lois, il eft dans fes principes con-
'maintenir caliner lès elprirs, faire ceffer des divilions; defirent
vouloir
à un voeu commun tous ceux qui
duire paifblemnene décrète ce qui fuit:
le bien public,
A RTic L E P R 2 MI E R.
d'envoyer dans la. colonie de Saint99 Le roi fera prié
civils chargés d'y maintenir leur
Domingue trois commillaires publique ia l'effet de quoi il de fuf
Ferdre & lai tranquilliré à ce nécellaire, > même celui
fera donné tout pouvoir
le
des affaires
convenable, jugemenc
pendre 2 s'ils Teftiment auroient été intentées à raifon des troubles
:. criminelles qui lieu dans cètte colonie, ainfi que T'exécution
qui ont eu
qui auroient pu être rendus,
defdits jugemens
I I.
L'affemblée coloniale qui a dû être formée mettre en exécution à exédu % décret du 12 oétobre dernier,, fur ne pourra de la colonie 2
cution aucun de fes infiructions arrêtés qui Torganifation lui feront inceflamment
avant l'arrivée des
adreflées.
IIL
prié d'envoyer dans' la colonie
95' Le roi fera également francaile deux commilires
de Cayenne &c la, Guyanne les fonctions &c les pouvoirs délégues
civils,
y exercer novembre dernier aux comnoilfaires delpar le Sers du 29.
inés pour les ifles-diu-vent,
Voila le décret .qui 3 été sendu.
és qui Torganifation lui feront inceflamment
avant l'arrivée des
adreflées.
IIL
prié d'envoyer dans' la colonie
95' Le roi fera également francaile deux commilires
de Cayenne &c la, Guyanne les fonctions &c les pouvoirs délégues
civils,
y exercer novembre dernier aux comnoilfaires delpar le Sers du 29.
inés pour les ifles-diu-vent,
Voila le décret .qui 3 été sendu. --- Page 61 ---
$7
Les colons en demandent communication; elle leur eft
donnée.
Sorthonax : Vous voyez que ce décret du II février rend
communs aux commiffaires civils nommés pour Saint-Domingue, les pouveirs qui avoient été donnés pour les commiflaires civils des ifles-du-vent 5 car il eft dit daps le confdérant , que la Convention nationale veut faire concourir
la colonie de Sainr-Demingue aux mêmes melures qui ont
tété prifes pour les ifles-du-vent; le décret du
novembre
& celui du II février font les premiers qui 22 foient expliqués fur les pouvoirs des commiffaires à Saint-Domingue.
Tous ceux que je vous ai lus' hier font des corollaires &
des augmentatifs de décret en interprération de ces décrets.
Sils en avoient befoin, je pourrois produire les lettres
m'ont été écrites par le miniftre de la marine & des qui CDlonies; s'il pouvoit reftér des doutes fur le fens du décret
-qui nous donne les pouvoirs de fulpendre les fonclionnairès
publics, 3 les généraux prévaricareurs, je citerois la lettre
du miniftre de la marine, du 13 novembre 1792,'aux commillaires civils de Saint-Domingue,
(II lir:)
Lectre du minifre de la marine, d 13 novembre 1792,
aux commiflaires civils,
ce Si vous founçonnez quelques-uns des fonctionnaires
blics employés actuellement dans la colonie
puleur incivifime, de la confiance de la nation , , indignes, ufez de tous par
les pouvoirs qui vous font délégués; deftituez-les. de leur
emploi, & confiez-les provifoirement à ceux que vous en
jugerez dignes. Il ne faut actuellemént employer aucun ennemi de la République:la Convention nationale ne leur feroit
Point de grace. >2,
C'eft ainfi que s'exprimoit le miniftre de la marine s en
nous envoyant le décret du 8 novembre 1792.
Hl ya une autre lettre polérieure que je vais vous lire.
en entier, Oul bien je lirai fimplement ce qui çoncerne nos,
pouvoirs, fi les colons I confenzent,
en
jugerez dignes. Il ne faut actuellemént employer aucun ennemi de la République:la Convention nationale ne leur feroit
Point de grace. >2,
C'eft ainfi que s'exprimoit le miniftre de la marine s en
nous envoyant le décret du 8 novembre 1792.
Hl ya une autre lettre polérieure que je vais vous lire.
en entier, Oul bien je lirai fimplement ce qui çoncerne nos,
pouvoirs, fi les colons I confenzent, --- Page 62 ---
s3
Ie préfident : Il ne peut être queftion que des pouvoir
dans ce moment-ci.
(Sonthonax lit:)
Paris, le 15 février 1793, l'an deuxième de 1
République françaife.
Le miniftre de la marine & des colonies , aux commifaire
civils délégués à Saint-Domingue:
les inftruétions que I
ec Je vous' ai adreffe, citoyens >
5 il vous'
confeil exécutif m'a chargé de vous tranimettre de faire toute
ordonné, au nom de la patrie & de nos lois," les ennemis de notr
les di(pofitions néceflaires à cet pour.repoulles égard fur votre zèle > fur votr
liberté. Je me repofe
de ne né
courage, & je ne puis que affurer vous à recommander la République françail
gliger aucun moyen de Saint- pour Domingue. Parmi les précaution
la confervation
exige, une des plus importante
que l'état des circonftances des forts qu'a des hommes don
eft de ne confier la garde sûrs. Vous n'ignorez pas qu'il
vous foyez parfaitement exifte
encore à Sainr-Domingue. us
exifté & quil
peut-être
des émiffaires de cett
parti ennemi de la révolution 5 que fous divers prétextes
faction liberticide ont été envoyés, anglais ont été accueilli
à la-Jamaique; que des vaifleaux dans le temps que des vaif
avec des témoignages d'amitié,
fans votre
feaux français étoient traités en étranger; il éclatoit que : Saint-Do
furveillance, fans votre fermeté,
funeft
mingue > comme aux ifles-du - vent > un Tattention complot la plus
pour la patrie : vous devez donc de porter la cclonie; vous devez
active fur la fituation intérieure
ceux
chercher à conncitre les vrais Français,
où qui-pourron vous allez
vous feconder dans les conjonétures orgeufes les braves citoyens de
vous trouver. Je ne doute la pas' dernière que goutte de leur fang
couleur ne verfent jufqu'à
Texiftence politique
pour la métropole, qui leur a rendu Vous avez aflez, gagné leui
dont la tyrannie les avoit privés. allez Yerreur dans laquelle on le
confiance 2 ils connoilfent fuivre yos fages confeils, pour
avoit plongés, pour ne pas
der dans les conjonétures orgeufes les braves citoyens de
vous trouver. Je ne doute la pas' dernière que goutte de leur fang
couleur ne verfent jufqu'à
Texiftence politique
pour la métropole, qui leur a rendu Vous avez aflez, gagné leui
dont la tyrannie les avoit privés. allez Yerreur dans laquelle on le
confiance 2 ils connoilfent fuivre yos fages confeils, pour
avoit plongés, pour ne pas --- Page 63 ---
ne pas préférer la mort à un joug oppreffeur. C'eft fur eux fe
fur-tour que fe repofe le confeil; leur intérêt particulier
trouve étroitenient lié avec l'intérêt général > & ils ne
peuvent l'abandonner fans trabir leur
caufe.
> J'approuve donc, ainfi qu'on ine Fooaru affuré, que vous
leur ayez donné la garde des forts, maprès les, malheureux
événemens du 6 décembre. Bientôr, je Lelpère, ils participeront aux bienfaits de la nation comme les autres défenfeurs de la patrie. J'ai prié. : Convention nationale
de décréterla formarion de compagnies franches dans les'
colonies, à la folde de la République; je ne doute pas
que les citoyens de conleur ne s'empreflent de s'y enrôler,
moins dans Tefpérance de recevoir un dédommagement, de
leur peine > que dans l'intention de donner de nouvelles
preuves de leur zèle.
> Aullitôt que le décret relatif à la levée de ces légions
vous fera parvenu, vous fercz tous VOS efforts conjointe- Le
ment avec le géneral pour c11 accélérer la formation.
confeil exécurif Jaitle d'ailleurs à votre prudence le choix
des moyens que vous croirez propres à augmenter le nombte
des défenfeurs de Saint-Domingue, ou à lui en créer de
nouveaux. Les circonftances & le bien public vous ferviront de guides. Vos opérations n'ont eu pour but jufqu'àpréfent
l'intérêr général: elles ont reçu Tapprobation
du feondalife exécurif & de la Convention; & j'elpère que
vous faurez toujours vous en. rendredignes.
e
9> Il eft une infinité.de mefures de précautions à prendre dans les circonflances actueiles; le confeil ne peur vous
les indiquer, vous les puiferez dans votre fagelle, vous
vous concerterez. avec ceux dont vous croirez utile de
dre les confeils. Vous deftituerez les fonclionnaires
ERICS
des emplois dont vous les jugerez indignes par leur inçivifme; vous nommerez ceux que vous croirez les plus
capables de 7 remplir. Vous ferez enfin tout ce que vous
jugerez utile au bien de la colonie. Songez que vous êtes
inveftis de la confance de la nation, de la Convention nationale > du confeil exécutif; que le falut. de la colonie
de Seint-Domingte eft remis entre VOS mains, que vous
devez la défendre de l'ambition des ennemis' du dehors &c
de la rage des ennemis de l'intérieur. Ayez enfin fans celle
7 remplir. Vous ferez enfin tout ce que vous
jugerez utile au bien de la colonie. Songez que vous êtes
inveftis de la confance de la nation, de la Convention nationale > du confeil exécutif; que le falut. de la colonie
de Seint-Domingte eft remis entre VOS mains, que vous
devez la défendre de l'ambition des ennemis' du dehors &c
de la rage des ennemis de l'intérieur. Ayez enfin fans celle --- Page 64 ---
devant les yeux
fi vous y rappellez le calme, que A
vous lui rendez Bus ancienne Iplemieurs vous aurez bien
mérité de la patrie. Elt-il une plus douce récompenfe pour
des républicains?
Signé, MONGE.
Th. Millet : Je prie, a le citoyen préfiden: d'interpeller ces lettres
Sonthonax de déclarer s'il n'a pas fair imprimer
à Saint-Domingue, Sonthonax : Je ne me le rappelle pas.
ces lettres
Th Millet : Je déclare que de je l'ordre vais remettre de Sonthonax. J'y
imprimées à Stint-Domingue bien
que Sonthonax fe garde
ai vu una phrafe
importante, miniftre Monge lui difoit à T'é
bien de lire; c'eft que le
les
gard de la formation des compagnit S franches : la prévene terre qu
décrets, & je doute qu'il y ait une autoritéfur loi
pas encore
puille fe permertre de prévenir une qui n'eft
rendue. Sonth nax : La lettre ou Monge me dit : prévenez le décret le
décret, eft écrite dans te fens : prévénez même défenfeurs à la
s'il eft néceffaire de créer des nouveaux
çolonie. Duny & Brulley : Il ne dit pas dans cela, .les archives de la
Sonthonax : Ces papiers fi font les ai fait imptimers mais
commiflion. Je ne fais pas je
Th. Millet cite fort jufte. le citoyen Fouché de me remettre
Th. Millet : Je prie
je vous ferai vois
cette lettre qui eft dans mes papièrs;
fonctionnaire
ces terribles exprefions dans la bouche d'un,
public.
Le préfident : : Il Yavoue. dans le fens
je Tentenes,
Th. Millet : Je Non, dis pas Th. Millet cite cRerdi jufte là-deffus
Sonthonax : crois que
fur l'article des compagnies
effectivement le miniftre je
nous a écrit : prévenez le
franches,
ores
Je crois,
le miniftre de la marine
décret à cet égard.
que
revêrus de
avoir le droit d'enjoindre aux des fonctionnaires défenfeurs de la colonie
pouvairs illimités, de créer fe réfugioient à la Jamaique
a la place des factieux pouraller qui
à la nouvelle Angleverte
commie-la pu qui T'abandonnoient fait Th. Millèt & mes auires accufateuts,
nous a écrit : prévenez le
franches,
ores
Je crois,
le miniftre de la marine
décret à cet égard.
que
revêrus de
avoir le droit d'enjoindre aux des fonctionnaires défenfeurs de la colonie
pouvairs illimités, de créer fe réfugioient à la Jamaique
a la place des factieux pouraller qui
à la nouvelle Angleverte
commie-la pu qui T'abandonnoient fait Th. Millèt & mes auires accufateuts, --- Page 65 ---
6i
Claufon : C'eft lui qui nous a déportés:
Sonthonax : L'ailleurs il ne s'agir pas de difcuter ici
qu'a dit ou n'a pas dit Monge. Sijai agi en vertu de a
ordres, vous trouverez le moyen de m'inculper;
vous parlerez des atteintes que vous prétendez que lorfque jai
porrées à la puiflance légiflative:
Senac : Je demande à Sonthonax quels font ceux de
fes accufateurs
fe font rendus à la Jamaique.
Le préfident : " n'eft pas queftion de cela.
Senac : Pardonnez moi, cioyen; nous n'y, avons jamais
été.
Le préfident A l'ordre:
Sonthonax : Je les nommerai dans le temps;
L: préfident : A l'ordre.
Sonthonax : Les lettres que:je viens' de vous lire, ne fonr
autre chofe que la paraphrafe des décrets de l'Alfemblée
nationale: c'eft en vertu de ces décrets que le confeil exécutif nous a nouifié de prendre toutes les mefures qui nous.
paroitroient néceflaires
prévenir l'invafion des
& enchainer la rage earA ennemis de l'intérieur. Anglais, Les lois
que j'ai citées auorifent textuellement la commillion civile
à prendre toutes les mefures néceflaires pour la défenfe de
la colonie, tant contre les ennemis inrérieurs, que contre'
les ennemis exrérieurs: ces expreflions textuelles renferment
virtuellement & implicirement les pouvoirs illimités dont
je vous ai parle hier. Non,leulement la délégation de ces,
pouvoirs fe trouvent dans les lois de l'Aflemblée
mais il étoit dans la nature des chofes & des circonftances narionale;
dans lefquelles nous nous fommes trourés., que ces pouvoirs
fuffent illimirés: Dans quelles pofitions nous fommes
trouvés à Saint Domingue ? Nous nous fommes trouvés nous environnés d'ennemis, environnés des Efpagnols & des
nous
Anglais;
nous fommes trouvés dans un pays de révolrés;
les
étoient bloqués par les flottes anglaifes. .
Cpats : Ça n'eft pas vrais
Sonthonax : Privés de toute efpèce de
avec la metropole carla dernière lectre de Monge cocre/pondance cft celle
qui m'a été écrire le IS fevrier, ou du moins je puis al
fuser que les dernières que j'ai reçues du confeil
font de la fin de févtier.
exécutif,
mes trouvés dans un pays de révolrés;
les
étoient bloqués par les flottes anglaifes. .
Cpats : Ça n'eft pas vrais
Sonthonax : Privés de toute efpèce de
avec la metropole carla dernière lectre de Monge cocre/pondance cft celle
qui m'a été écrire le IS fevrier, ou du moins je puis al
fuser que les dernières que j'ai reçues du confeil
font de la fin de févtier.
exécutif, --- Page 66 ---
Th. Millet : Il y en a du février & jamais du 2 mars. le comité
: J'afirme & je
que
AeOr
Sonthonax
de
avec nous; que
de falut public n'a eu fon cotrelpondance exiftence que par la lecture
nous 'n'avons (oupconné & que nous n'en avons eu, connoiffance
des papiers anglais, du décret d'accufation, rendu contre
que par la nodfication léquel décret nous a été fignifié
nous lej16 juillet 1793, (vieux ftyle ). Nous étions parlaiteau mois de juin 1794,
, nous étions dus fentiment oubliés par le gouvernement, dans les colonies; nous
nelles perdues de la République entourés d'ennemis de tout
étions livrés à nous-mèmes,
les lois frangenre. Et certes, fi on, ne nous envoyoit de pas "Texiftence de la
gailes, fi nous n'avons eu Y'exiftence comnoillance des comités de gouverConvention nationale,de
angleis
calomnioient les
les papiers
qui
nement > que a peuple & leurs opérations, qui difoient mis hors 3
repréfentans de
& Brulley, que ncus étions
felon le veeu Page (les Anglais) parfaitemenr bien infIa loi; car ils étoient les colons failoient à la barre de la
truits des pétitions que
demander'q que nous fuflions
Convention narionale, f nous pour étions, , commé nous l'avons
mis hors de la loi;
entourés d'ennemis, n'étoit-ce
dit, livrés à nous-mêmes, génie que nous devions chercher
pas dans notre propre la colonie : Sila mère patrie ne nous
les moyens de fauver de fes lois 5 s'il eft prouvé
le primata., ;
envoyoit aucune
de toures les dépèches * confeil exéduplicata, triplicata celles du, comirté de falut public font encore de
cutif, , que chez les agens maritimes de Rochefort colonje & de ce
aujourdhui Breft; s'il n'a jancis rien tranfpiré dans la les
fe faifoit en France, autrement que par : N'étions- papiers
qui
n'étions-nous pas livrés à nous- mêmes la diftance des
anglais,
la nature des chofes, pat
nous pas, forcés par d'ufer de pouveirs illimités, quand même. ces
lieux,
les aurions pas eu? J'ai démontré que
nous ne
avoient été accordéstar T'affeniblée légillaponvoirs nous
nationalé? Si les colons ont queltive & la Convention à faire, &c quela commiflion leur accorde
ques obfervations
la parole, je demande répondrai. à faire une interpellarion à Sonthonax.
Duny: Je Sonthomax vient de nous dire aveci beaucoup d'imGiroyens, >
pudence.
irs illimités, quand même. ces
lieux,
les aurions pas eu? J'ai démontré que
nous ne
avoient été accordéstar T'affeniblée légillaponvoirs nous
nationalé? Si les colons ont queltive & la Convention à faire, &c quela commiflion leur accorde
ques obfervations
la parole, je demande répondrai. à faire une interpellarion à Sonthonax.
Duny: Je Sonthomax vient de nous dire aveci beaucoup d'imGiroyens, >
pudence. --- Page 67 ---
Le préfident : A l'ordre.
Duny: Voici les pièces écrites.
Ic préfident : Vous pouvez dire les faits, fans vous
mettre des
per-
:
expreilions injuricufes.
Duny: : Sonthonax vient de vous dire avec beaucoup de
perfidie qu'il n'a eu connoiflance du decret
lancé contre lui, que le jour on le capitaine d'accnfation
commandant la corvette l'E/pérance, homme Chambon., &
de confiance, envoyé par
le lui a noufié. probe dignie
connoifloit
Barere,
Sonthonax
l'exiftence du décret, je vous prie
Sonthonax de déclarer s'il n'a pas eu une
d'interpeller
fuivie avec Geneft.
correlpondance
Sonthonax: Je réponds à Duny que j'ai eu la
connoillance , au mois de juin 1794, dur. décret première
lancé. contre nous le 16 juillet 1793; j'entends d'aceulation la connoiffance officielle 5 car, depuis huit mois, les
ne retentilloient que de ce décret; & j'ai annoncé papiers anglais
le général anglais avoir promulgué le déeret de la hier que
tion dans la colonie de Saine-Domingue, huitmoisavant Convenme fit notifié.Si le général anglais a dicaux colons : les qu'il
miffaires civils font
compas dire, moi,
proferits, je
affaflinez-les; ; je ne pouvois
de
n'avois aucune connoiffance
conque
ce ARuede Mais je parle ici de la
quelofficielle. Un fonétionnaire public ne peut avouer: connoiliance
connoiffance d'un décret que celle oflicielle
d'autre
les autorités conftituées. Je réponds donc que je envoyée h'ai eu par
noiflance officielle de ce décret que par le
connotifié les ordres du comité de faluc public. capiraine Je quim'a
méme-temps que j'ai correfpondu avec Geneft reponds étant en à
Saint-Domingue, tructions
quillni étoit enjoint par noS infrelpectives ERS correfpondre fur les intérèts de
colonie.
la
Duny : Quel galimathias! ! Vous voyez ce
m'écrit de Philadelphie à
que Geneft
New-Yorck, au mois de janvier
1794.
Lc préfident: : Quel eft l'objet de la lettre ?
Duny: C'eft fur la connoillance qu'il a donnée du décret
d'acculation à Sonthonax. Cettepièce fignée de
écrite de fa main, conftate qu'il en avoit parfaitement Geneft, &
soillance, & qu'il me dit, a l'époque da décret rendu con- en
ce
m'écrit de Philadelphie à
que Geneft
New-Yorck, au mois de janvier
1794.
Lc préfident: : Quel eft l'objet de la lettre ?
Duny: C'eft fur la connoillance qu'il a donnée du décret
d'acculation à Sonthonax. Cettepièce fignée de
écrite de fa main, conftate qu'il en avoit parfaitement Geneft, &
soillance, & qu'il me dit, a l'époque da décret rendu con- en --- Page 68 ---
France, que je devois
janvier 1794: A cette époque, porter ines plainres contr'euz en
voulu expoler la vérité à la j'érois perfécuré pour avoir
voulu me donner un pallage Convencon, dcon n'a jamais
citoyens, Sonthon ce que favois à vous pour dire; verur en France. Voila,
s:le prie la
la leure - qu'il produit m'a commillion été écrite d'initerpeller Duny, a
Duny : Nun, ceft à inbi.
par Geuefk:
Sonthonax: Les
ne font pas des correlpondances de Geneft avec
être infruit du décret currelpondances avec moi, & je ne Duny;
baffadeur maurcis écrit: par Tmbafladeur Un cél décret
que lorfque
Vous avez
ETISS
ici ma
eft rendu contre vous.
Verez atiçune trace correfporidance de cet avertiflèment: avec Geneltyvous ne troudécrété Verneuil: Je demande Gi la Convention nationale
d'accufation
ayant
autrement que
Sonhonax, pouvoit lui faire
roit pas fui li on lorfqu'il lui avoit a été arrêté, , &c G Sonthonax norifier n'auFaravant.
donné connoiffance du décret auSonthonax: Sijavois voulu
m'ont dir: c Vous étes profcrit fuiryc'eft quand les
un afyle, foit aux Erats-Unis, en France, nous vous Anglis offrons
gleterie >; C'eft alors que je foip dans ceux du roi d'Anm'a été notifié 2 j'aurois
pouvois fuir; lorfque cet ordre
pouvois couler bas le pu fuir, jen avois le
me fuis humilié, bâtiment qui yenoir nous le pouvoir; je
comité de
comme je le devois, devant les notifier.-Je ordres du'
Français, gouvernement; en venant rendre j'ai rempli mes devoirs de bor
France; 5 je ne m'en repens
compre de ma condaite en
je n'ai pas fair.
pas, mais j'aurois pu faire ce que
Th. Millet :
le bureau une Goyen-pséfidontifuie lettre
dit queje remettrois fur
de Polverel &
imprimée à Sain-Domingae par
François Polverel, Sonthonax, > car elle eft certifiée conforme l'ordre
verrez à la marge du fecréraire de la commiftion
pr:
&
Moniteur, > 2172
OnRevee
fident fecrétaires de T'allemblée des certificat donné par les
Emnts-Unis, permife
que ce papier étoit le feul colons réfugiés ati
au Cap par les commiffaires dont Timpreflion fir
limpreflion a été ordonnée
civils à
oi
tous verrez
par Polverel & Tépoque
que dans cette lettre
Senthonar; &
imptimée, il y a: 66 Pré:
venez
2172
OnRevee
fident fecrétaires de T'allemblée des certificat donné par les
Emnts-Unis, permife
que ce papier étoit le feul colons réfugiés ati
au Cap par les commiffaires dont Timpreflion fir
limpreflion a été ordonnée
civils à
oi
tous verrez
par Polverel & Tépoque
que dans cette lettre
Senthonar; &
imptimée, il y a: 66 Pré:
venez --- Page 69 ---
'65
venes le décret à cet égard, tout ce que vous aurez fait pour
méritera la reconnoiflance dela nation 92,
Fin:érér public > vous
font relatées, extraires. des
Je vcus prie de vérifier. Les lettres
civils de
dépéches du minfre deli marine aux commiffaires & 26
Saint Domingue , fous lcs dates des 24 janvier , 15
février derniers. Dans certe lettre du 15 tévrier, il y a cette
phrafe.: c6 Il cit une infinité de mefures & de précautions
à prendre dans les cincondtunces:duiliess le confeil ne peur
vous les indiquer, vous les puiferez dans votre (ageffe 32.
Je trouve dans l'imprimé la même phrafe: voici fes propres
expreilions , & cependant je ne trouve poinr dans la lettre
originale ce qui elt daris celle imprimée à Snint-Domingue.
Prev: ex le décret à cet égurd, éc.
Sonchonax : Que conclaez-vous de-là ?
Th. Miltet : Je conclus que vous avez fubltirué cette
phrafe pour vous autoriferà exécuter des déterminations 1égillarives- qti n'éroient pas encore miries dans le fein de Ja
Convemion nationale, & qui ont été méme retirées : je veux
parler du décret du 5 mars 1793.
Th. Millet
Son: hon x : Je prie la comnifion d'interpeller
d'avoir à déclarer l'extrair dcs lertres qui eft tranfcrit ici,
cft feulement de la letae du 15 février, ou fi ce n'eft pas
au con:raire l'extiait de plufieurs dépèches.
Th. Millec : J'ai déjà dit que c'étcit l'extrait de diverfes
dépêches des 24 janvier, 15 & 26 février 1793:Jai fait remarquer que le paragraphe
précède immé iatement
c Il eft Kne infinité
mefures à prendre dans
1e
celui-ci: les circonftances actuel es. Le confeil exécutif ne peut vous
les indiquer , vous les puilerez dans votre lageffe; vous vous
concerterez avec ceux dont vous croirez utile de prendre les
conteils. Vous deftituerez, &c". Je trouve dans l'original:
< Ile eft une infinité de mefurcs à prendre dans les circonftances actuelles. Le confeil exécurif ne peut vous les indiquer; 5 vous les puiferez dans votre fagelle; vous vous concerterez avec ceux dont vous croirez utile de prendre les confeils, &c 9.. Voilà donc la même lettre," & cerendant dans
le paragraphe précédent, je vois ce qui n'eft pas dans la
lettre originale produire par Sonthonax. Cc Prévenez le decret
à cet égard, faires tout ce qui pourra être ucle Eu l'in
Tome V. Quarante-troifioms liyraifon.
5 vous les puiferez dans votre fagelle; vous vous concerterez avec ceux dont vous croirez utile de prendre les confeils, &c 9.. Voilà donc la même lettre," & cerendant dans
le paragraphe précédent, je vois ce qui n'eft pas dans la
lettre originale produire par Sonthonax. Cc Prévenez le decret
à cet égard, faires tout ce qui pourra être ucle Eu l'in
Tome V. Quarante-troifioms liyraifon. --- Page 70 ---
vous mériterez la reconnoiffance de la
térêt public 5
naton Sonthonax >.
: Afin que les colons ne chicanent
#
la-deflus.
Hea;
vais m'expliquer dune manière politive Millet, fe trouve non-leuMoniteur, que vient de citer'Th. viens de vous lire Anais
lement Festiait de la letire quer je de lia marine aux commitl'extrait des dépèches fous les dares du miniftre des 24 janvier, 15 & 26 février
faires civils, Cet extrait du Moniteur eft donc l'extrait de trois
derniers.
celui d'une feule.Je viens de vous lire une
dépèches; & non & ii n'eft pas étonnant qu'en n'y retrouve
feuie dépèche; qui fe trouvent dans trois dépèches.
pas les expreflions Communiquez donc les autres.
Yernesil: Sonthonax: : Sans com nuniquer aux débats tout eft ce dans que
j'ai, Fait intérer dans le Moniteur, ,f'avone tout ce qui
làle Moniteur, pour èrre dans les dépêches. J'efpère que
dellas les coions ne contefteront Nous plus. demandons à voir les déVerneuil: Pas du tour.
Sonthonax vient de dire eft
pèches,
que fon tout fait, ce que &c n'a pas été écrit par le mide (on A3 & de
le
nifhie Monge. En conféquence, nous demandons & 25 féviier dépôtfur le bureau des dépèches des 24janvier
1793.
commillion veut-elle que j'aiile les cherSonthonax : La
chei :
La féance eft ajournée à après demain.
des
ef figné: J.I Pa. GARRAN,PéLc regilre
préfenees
DABRAY, MERfident ; FoucHt ( de Nantes), fecrétaires
LINO, GREGOIRI,
ie Monge. En conféquence, nous demandons & 25 féviier dépôtfur le bureau des dépèches des 24janvier
1793.
commillion veut-elle que j'aiile les cherSonthonax : La
chei :
La féance eft ajournée à après demain.
des
ef figné: J.I Pa. GARRAN,PéLc regilre
préfenees
DABRAY, MERfident ; FoucHt ( de Nantes), fecrétaires
LINO, GREGOIRI, --- Page 71 ---
Du 7 Floréal, l'an troiftème de la République françaife
une & indivifble.
On fait leéture des débats recueillis dans la féance
du 55 la rédaétion en eft adoptée.
Verneuil : J'ai une demande d'ordre à faire. Dans la
féance du 16 Venrofe, qui nous a été diftribuée quintidi,
je remarque un oubli qui meu paroit majeur; il me femble
qu'on a omis une chofe tres-ellentielle dans.le troifième des
chefs d'accufation que nous avons portés contre Polverel
& Sonthonax, chofe qui pouvoit faire à elle feule un chef
d'accufation. Voici comment ce chef eft conçu dans l'imprimé:. Lavoir ufurpé le pouvoir légiflatif, 6 de s'être attribué les jonttions des. pouvoirs exécutif G adminifracif.
Nous avions ajouté : & d'avoir pris le ticre de didlatewr. Vous
avez Toriginal 'de l'adte, vous pouvez le voir,
Soathonax : Ça n'yeftpas.
Le préfident : Te ne crois pas que cela foit furToriginal; je
vais le chercher..
Th. Millet : La commiffion a f bien admis cette accufation, que dans la france faivanre elle a été difcutée.
Le prefient: : Cela n'eft pas dans l'original; la vérification
s'en fera demain.
D
Thomas Millet & Duny: Nous ne difons pas. quey cela y
foit; cela a été omis.
Sonthonax : Je demande à répordre aux colonsqui veulent
établir à préfentdes acculations qu'ils n'ont pas portées.
Le préfident aa Ils paroiffent être. d'accord
cela n'eft
pas dans Toriginal, 3 je le véuferai,s, Tandee je T'aurai
trouvé.
Verneuil. : Toitce que je.puisidire, c'eftique j'aivérifié
far notre regiftre &, que cesmois:e d'ayoir.pris le cicrede
diflateursy trouvent.
E 2
veulent
établir à préfentdes acculations qu'ils n'ont pas portées.
Le préfident aa Ils paroiffent être. d'accord
cela n'eft
pas dans Toriginal, 3 je le véuferai,s, Tandee je T'aurai
trouvé.
Verneuil. : Toitce que je.puisidire, c'eftique j'aivérifié
far notre regiftre &, que cesmois:e d'ayoir.pris le cicrede
diflateursy trouvent.
E 2 --- Page 72 ---
Lc préfident : On n'a pu imptimer que ce que vous avez
donne.
S'il falloitimprimer tout,ce que les colons ont
Sonthonas :
vous
que jen'ai pas proclamé
mis fur leur regiRre , la France trouveriez en République; Bc cepenle décret qui conftitue ofé le mettre dans leur acte d'aceudant. ils n'ont pas
fation.
Le préfdene : Al'ordre. corrigeons chaque jour les épreuves
Thomas Millet :Nous vois
imprimant celle que j'ai
qu'on nous remet, & je
qu'en aux rectifications que
cortigée hier,. on n'a point infinité eu égard de fautes
a une
ypogmphiduesqui
Javois faites. Ily
lit. Ily a même des phrafes qui ne
orentlefens de ce qu'on
font pas françailes:
Lc
: Cela échappe
egrhusttdgabilatiemveie
prefident à Baudouin des inexacticudes.
il
je me plaindrai Comme Qn parle d'une manière intelligible >
Brulley :
le foient.
les
faurqueles phrafes Vous devez les faire obferver quand Onl
Le préjidont :
relit.
Celan'eft d'accord avec ce qui a étélu.
Brulley: : Je m Te plaindrai à Timprimeur.
dit
Le préjident A la fin de la dernière féance Millet a
Souchomas : j'avois fait inférer, dans lè Moniteur du
que l'extrait que des 24 janvier, 15 & 26 février
Cap, des dépèches avoit dans cet extrait: Préveneg 22 le
étoit falifies qu'il & y que ces mots tomboient fpécialement
cret à cet dgend, des compagnies franches . >
Thomas
fur la formation
d'avoir organifées avant : décret de
Millet nous nationale. accufe Je vais vous liré en entier la lettredu
T'affemblée
extraite dans le Moniteur du Cap; &
26 février, qui a Thomas été
Millet vous en a impofe.
vous verrez que
deuxième de la
Paris, le 26 février 1793,an
République.
de la marine & des colonies 3 aux commi[aires
Le miniftre
ciyils de Saint-Domingue.
fais
T'arrêté du confeil exécutif par leee Je vous
paffer le miniftre des. affaires étrangeres n1Oquel il a décidé que
dans le Moniteur du Cap; &
26 février, qui a Thomas été
Millet vous en a impofe.
vous verrez que
deuxième de la
Paris, le 26 février 1793,an
République.
de la marine & des colonies 3 aux commi[aires
Le miniftre
ciyils de Saint-Domingue.
fais
T'arrêté du confeil exécutif par leee Je vous
paffer le miniftre des. affaires étrangeres n1Oquel il a décidé que --- Page 73 ---
tifieroit à la Convention nationale la rupture ouverte de la
cour d'Efpagne comme hofilités imminenizes, conformément
aux lois exiftantes.
>> Cerarrété doit vous fervir de guidedans les circonftances
aétuelles ; vous devez faire traiter actuellement les Efpagnols
en ennemis; yous devez déployer tous VOs moyehs pour
tàcher de leur enlever cette portion de l'ile dont la terre
languit fans culture fous leurs bras fainéans. Que ceux qui :
ne polsèdent poinc de biens à Saint - Domingue marchent
fur la partie efpagnole; ils y trouveront des terreins qu'ils
pourront rendre fer:iles; engagez les hommes de couleur à
s'armer contre ces nouveaux ennemis; bientôt, comme je
vous Pai déja marqué > on va organifer des légions-franches
dans les colonies. Prévencz le décret à cet égard; tout ce
que vous aurez fait pour l'intérêt public vous méritera la
reconnoillance de la nation.
>> Voyez s'il ne feroit pas pollible. de tirer parti des noirs
révoltés contre les Elpagnols. Concertez - vous à cet égard
avec ceux que vous croirez dans le cas de vous donner des
avis falutaires 5 confultez les circonftances & l'efprit public:
qu'ilsvous fervent de guide. Jene puisque VORS engager, aufitôt que-eette lettre vous fera parvenue, à prendre conjointement avec le général Gabaud & le contre-amiral Cambys, toutes les mefures qui feront propres à aflurer la défenfe de Saint-Domingue:
>> Signé, MONGE 93.
Voilà ce que j'avois? à répondreà Thomas Millet.
Th. Millet: Il faur rétablir ce qui a étéimprimé à SaintDomingue > & vous verrez quie cela n'eft point conforme
à l'original. Il y a dans ce que Sonthonax a fait imprimer
à Suint-Domingue: c J'ai prié la Convention de décréter
3, la formation des compagnies franches, je ne doute pas
3> que les hommes de couleur ne rempratanidesysmokt >.
Il n'eft point du tout mention de l'intention du conteil
exécatif d'aller conquérir la partie eipagnole de Saint-Domingue, ce qui eât motivé la formation de ces compagnies
franches. Enfuite il y, a cette phrafe : Prévenes le décret a
cet égard. .Suivant Sonthonax, ceit donc le minifre qui diÉ;
formation des compagnies franches, je ne doute pas
3> que les hommes de couleur ne rempratanidesysmokt >.
Il n'eft point du tout mention de l'intention du conteil
exécatif d'aller conquérir la partie eipagnole de Saint-Domingue, ce qui eât motivé la formation de ces compagnies
franches. Enfuite il y, a cette phrafe : Prévenes le décret a
cet égard. .Suivant Sonthonax, ceit donc le minifre qui diÉ; --- Page 74 ---
tige ies opérations de la. Convention, qui la prie de dédit :
enécutex
TOTE
le décret, 2 & qui d'avance
Piévens, CE que Sonthonax a
cres. Voila ce que fignific pofitivement
fait imprimer Sonthonax à Saint- a'dir Domingue. qu'il avoit été invefti dei Fotvoirs
Pogs:
les
feroient grands, plus la
illimités, 2 & que plus pefer pouvoirs fur fa tête. Si Sonthonex avoit
refpontabibie-devon
on
bien plus lui deeu des pouvoirs illimités ,
pourroit a fait de ces pouveirs. On
mander compte de l'ufage êtes qu'il arrivé à Saint - Domingue, la
lui diroit: du Quand Nord, vous à la vérité, éroit dévaftér; mais lerefe
provincé de la colonie étoit intaût : toutes les villes étoient Rorigantess
le drapeau tricolor floctoit par-tout. Aujourd'hui. à
f il'époque de
Sonthonax: Je prie de deinander partie de la Page province du Sud &
notre arrivée, une grande
de lOueft n'étoit pas incendite. les débats précédens 3 lorfqu'il
Page:ll a été prouvé public, par
qu'à répoque ou Polverel
a été quefion font de l'efprit arrivér, à Saint - Domingue, la révolte'
& Sonthonnx
depuis elle a été organifée par
touchoit ait dernier terme;
Polverel. : 1
de déclarer 6, lors du. vovage
Sonthonax : Je prie le Page (la
des Cayes & celle de
de Blanckelande dans Sud, plaine - :
Torbec-n'ont pas été incendiées.
parties furent incenPage: Il eft tres-vrai d'une qiie quelnites pibce de cannes à fucre n'eft
diées; mais lincendie d'une habitation. On fair ce que d'oftque linpas l'incendie
de cannes; au bout de. fx mois, iln'y
cendie d'une Toures pièce les villes étoient brillantes, Fopuleules;
paroit plus.
national Rottoit fur
le commerce étoit riche,le. pavilon Depuis que Pclverel
toutes les parries de Saint-Domingue. toutes ces parties ont été dé-
& Sonthonax font arrités,
invaftées & andanries. S'il, exifte encore quelques fe font quattiers
tacts, ce font ceux dont les Ar nglais
emparés.
Le préfident: : Reviens ilit: aux Par pouvoirs. la loi du 22 juin, j'érois
Page: Sonthonax faculté de a fufpendre,, môme de deftiruer les
invefti de la colonicles. Cetre'l loi n'étoit qu'une ampliation
affemblées
Elle l'avoit autorifé fuffifamment à
de la loi du 4 avril.
coloniales; mais cette lci du 4
diffoudre les aflembiées
emparés.
Le préfident: : Reviens ilit: aux Par pouvoirs. la loi du 22 juin, j'érois
Page: Sonthonax faculté de a fufpendre,, môme de deftiruer les
invefti de la colonicles. Cetre'l loi n'étoit qu'une ampliation
affemblées
Elle l'avoit autorifé fuffifamment à
de la loi du 4 avril.
coloniales; mais cette lci du 4
diffoudre les aflembiées --- Page 75 ---
7E
avril leur ordonnoit aufi de réorganifer l'affemblée coloniaie. Cela eft fi vrai que, dans les inftructions qui furent
domées à Polverel & Sonthonax par le pouroir exécutif
celui-ci a cherché à concilier ces deux lois, 8ca autorifé
Polverel & Sonthonax à fulpendre & defticuer ies afiemblées coloniales, à
diffoudre même, fid cela éroit convenable. Mais aulli € pouveir exécurif a recommandé de
ne le faire qu'avec la plus grnle prégnusion, & fur-tout
de les rempiacer par de nouvelles Memblées coloniales
c'eft ce que Polverel Bc Sonthonax n'ont pas fait.
sont
thonax vous a dit: Nous étions revêtus d'une grande fomme
de pouvoirs, car l'allemblée nous avoit appliqué les
voirs
avoit donnés aux commiffatres
dans
Pom
qu'elle
pris
fein par la loi du II août; & la preuve.
ia Convention
nous avoit applique ces pouvoirs > c'eft eocAL approuva la
déporrarion que nous avions faite da commandant Desparbez, de Campfort, Touzard &c autres. Si la loidurr août
ne nous eit pas été applicable > aurions - nous dû déporter
le gouvernestr-général Delparbez? nous euflions été cenfurés
par la Convention narionale. Sonthonax vous a dit : Non
feulement l'affemblée nationale ne nous a pas défapprouvé,
mais les cçlons eux - mêmes ont applaudi à nos opérations.
Il eft bon d'obferver que lorique Defparbez fut déporté
par Sonrhonax & Polverel, ceux-ci ne leconfidéroient plus
comme gouverneur de'" Saint-Domingne: & dans le procèsverbal qu'ils ont rédigé > ils. ont bien eu l'attention de dire
que Deiparbez avoit donné fa démiffion de gouverneurgénéral de Saint - Domingue. Defparbez n'étoit plus alors
qu'un fimple particulier; & par la loi du 4. avril, Polverel
& Sonthonax avoient le pouvoir de déporrer tous ceux qui
avoient caufé les troubles à Saint-Domingue. Sonthonax a
joint à ces pièces un procès-verbal; la Convention a jugé
ce proces-verbal & les pièces envoyées futhifantes, & clle
a décrété Delparbez d'accufation; mais il cft bon d'obferver que dans le procès-verbal de déporiation Defparbez
n'étoit ples confidéré comme gouverneur > mais comme
fimple particulier. Sonrhonax & Polverel ont également déporcé Campiort 8E Touzard; ils sen avoient ledroit en vertu
de la loi du 4 avril. Les colons ont applaudi à cette déporiation; ils ont fair pius,car ce font cux quil'ont proE. 4.
z d'accufation; mais il cft bon d'obferver que dans le procès-verbal de déporiation Defparbez
n'étoit ples confidéré comme gouverneur > mais comme
fimple particulier. Sonrhonax & Polverel ont également déporcé Campiort 8E Touzard; ils sen avoient ledroit en vertu
de la loi du 4 avril. Les colons ont applaudi à cette déporiation; ils ont fair pius,car ce font cux quil'ont proE. 4. --- Page 76 ---
colons avoient à fe
-
&cGles
plaindre
voquée, cette déportation;
a
à cette époque de Sonthonax, > ce n'eft pas parce a mis qu'il nne
déporté Campfort & Touzard, mais parce quil de.
grande différcnce dans le mode de déportation dans Campfort, la fuite;
Touzard, & celui des colons quil a déporiés avecla plus grande
car il a traité Campfort & tousles auffes cus leurs effets >
bienveillance : il leur a permis de à prendre la Convention nationale,
leur a donné, pourda préfenter du momen. où ils feroient
un déli d'un mois, à compter
quand ila déporté les
débarqués en France. Au conraire,
, les a envoyés
colons, il les a enchainés à Saint-Doninene,
les
pieds & poingts liés, & 1 les a recommandés dans tous
ports. Verneuil demande Ja parcle.
Lc prefident : Tu ne peux eft pas de l'avoir favoir à ti préfen. la loi du II aoit
Page.: : Mnis la queftion onax & Poiverel. Sonthcnax trouve
étoit applicable à Sonti dans celle du 17, qui ordonne à
la preuve de l'affirmative de faire
à Saint - Domingue
Polverel & Sonthonax les lois faires publier par T'allemblée legillatous les actes, toures mais ici il faut bien diftinguer les
tive desuis le 1O août ; l'affemblée nationale : * & colles
lois générales rendues individu, ou à tel. ou tel canton
pariculières à tel ou A'
Polverel & Sonthonax
da territcire français. Jeconviens exécuter que les lois générales, maisils
ont dû publier & faire à
les lois particulitres qui
n'ont pas été autorifés s'applique: n'éroient pas Polverel
étoient relatives à des individus qui
Cette loi du
août ne les autorifoit pas
& Sonthonax.
eile du II août; car que dit
fuffifamment à s'aprliquer dit
douze membres delallemcelle du II août ? Elle
que
délignés, fe
blée narionale, lefquels font leur nominativement font indiqués, les uns à
rendron dans les lieux les aucres qui à l'armée du Midi, desAlpes,
l'armée du Nord, là rien de relatif à Polverel & Sonthonaxs
&c. Je ne vois miffion bien direéte donnée à rels & tels indij'y, vuis une
dans F'allemblée naticnale. Je vois mème
vidus qui font pris
les circonferit à tel Ou tel
Texetcice de leurs pouvoirs
Sonthonaxar-.
Rles de la France. Il eft donc impolible à fa que milion de Saintgumente de cette loi, & Tapplique dinterprèter ainfi les lois, furDomingue. S'il étoit permis
Je ne vois miffion bien direéte donnée à rels & tels indij'y, vuis une
dans F'allemblée naticnale. Je vois mème
vidus qui font pris
les circonferit à tel Ou tel
Texetcice de leurs pouvoirs
Sonthonaxar-.
Rles de la France. Il eft donc impolible à fa que milion de Saintgumente de cette loi, & Tapplique dinterprèter ainfi les lois, furDomingue. S'il étoit permis --- Page 77 ---
tout à deux mille lieues de la métropole, à quel defpotifine alors
? Mais
les colonies ne. feroient-elle voudroit pas trouver expofées dans la loi du II
même que Sonthonax de la validité del'application qu'il
s'eft aoûit faite une rtell celle (nffifaunte du II aoûc, je lis celle du 25 août, &
vois pofitivement qu'elle leur défend de sappliquer celle
nationale, dans la loi du 25, dit
& II aoit. L'alfemblée
n'a entendu
expreffément : cc L'allemblée déclare qu'elle
ap-
>> porter dans le décret du IO de ce mois établies aucun changement dans les co3> à la nature des fonétions légalement
la faculté at9> lonies par le pouvoir exécutif, ni fufpendre de refufer
>> tribuée au gouverneur, d'accorder ou
>> bation nécellaire aux arrêtés des -aflemblées
enlaore
9>
être provifoirement exécutés >. Je ne crois
même
la loi du
août fit fufceprible
ranties
qu' Mets
que
une loi aufli
prétarion > il puiffe être vrai, d'après
la pofi- loi
tive, que Polverel & Sonthonax pulfent s'appliquer Sonthonax de
du II & je prisrai le prélident d'interpeller connue à Saintdire G la loi du 25 août ne lui a pas été
Domingue. Sonthonax : La loi du 25 aoûtm'a été connue tellement
je l'ai fait enregiftrer > & je demande aul ciroyen de Page
goee quel article de cette loi il trouve une défenfe nous
appliquer les difpolitions de celle du I,I août.
loi
Page, : Il n'y a
cela, & je trouve dans cette
T'énoncé. polirif que 115 loi du II aoûr n'eft pointapplicable la
à Saine-Domingue, 8c qu'elle n'a changé aucunement
forme du gouvernementde Saint-Domingue, c'eft-à-dire, lui ont été
conferver les
qui
agae
Sonthonax doit
pouvoirs
nés par la loi du 4 avail,celle du 22, juin & lesinftructions général
qui Ini ont été données, 3 8c que le gouverneur
doit également conferver les pouvoirs qui lui ont érédonnés du
par ces deux lois & par les infruétions qu'il a reçues
pouvoir exécutif.
s'il
Sonthonax : Je prie la commiflion d'interpeller Page
n'a
connoiffance
l'article II de la lci du 22 juin
nous pas. confère le droit dec caffer les aétes & les arrêtés des
mêmel lorfqu'ils font revêtus de la fanction
corps populaires >
du Le gouverneur. préfident : Il ne peut pas être quefion de pareilles
lois & par les infruétions qu'il a reçues
pouvoir exécutif.
s'il
Sonthonax : Je prie la commiflion d'interpeller Page
n'a
connoiffance
l'article II de la lci du 22 juin
nous pas. confère le droit dec caffer les aétes & les arrêtés des
mêmel lorfqu'ils font revêtus de la fanction
corps populaires >
du Le gouverneur. préfident : Il ne peut pas être quefion de pareilles --- Page 78 ---
interpellarions; ou la loile porte, ou elle ne. le porte. pas. Ce
n'eft pas l'objer d'une interpellation.
avoit eu raifon de
Page: : Sonthonax, , pour prouver qu'il le décret du 5 mars
s'appliquer la loi du II 2cût, a invoqué décret une
1793, & il a cru trouver d'abord dans ce
fes apologie de fa conduite, une approbation de tous d'abord ates, que
une extenfion illimirée de pouvoirs. Ilimppole
&
ce décret exifte, qu'il a érd envoyé à Sain-Domingue," Je troave
qu'il a dà ètre cxécuré par Polverel & Sonthonax. que ia
au contraire dans les dipofitions de l'article à Folverel premier, & Sonloi du II août n'cft nullement applicable lei eft
l'affemblée
thonax; car, Gia lci du 11 août
applicable,
& aux
nationale na 'auroit point ordonfé moz.iticen-zintease de T'adminiftrarion
agens militaires 2 ainfi qu'aux officiers les
avec les
civile, de fe concertcr pour toures le décret opérations du II aoltdonnoit
commilaires civils; parce que nationale la faculré de defaux commiflaires de laffemblée les
d'armée, &
tituer, fufpendre & cafler tons
généraux dans les lieux
les fonctionnaires publics qui fe trouvéroient dans cette difpode leur juridichica. Ainfi donc je trouve cette loi du II
fition du décrer du 5 mars la preuve Polverel que 8c Sonthonax.
aoft ne pouvoit être eprliqute à que le décret du 5 mars
Mais ce quilyo a de e-yrai,'def nationale le 19. Ce décret
a été fufpendu par la Convention Vexemen des comicds de marine & des
a été renvoyéle 15à
dans le décret même de la
colonies. J'en trouvé la preuive nous laifimes des dangers
Convention rendu fur Yexpolé que
décret
de
de ce décret à Scine-Donaingneyd
nE
nous LUSE avons préfenté comme comereroludemmaine) Vaffemblée nationale
nous avons prouvé qu'il léroin.Le 19, décret pouvoit faire
prelientant tous les manx qu'an pareil
d'en fufpendre
à Saint-Demingue, a ordunné au miniflre rendit à ce fujet.
P'envoi. Je vais vous lire de décret qu'elie
(II lit:)
Perécution de calui du 5 mers du préfent
Décrét qui fefpend
mois, relasif aux Antilles jrangatjes.
<Surla derande des colons de toures les Anrilles francaifes, nationale
convertie en moton par un membre, la Convention
manx qu'an pareil
d'en fufpendre
à Saint-Demingue, a ordunné au miniflre rendit à ce fujet.
P'envoi. Je vais vous lire de décret qu'elie
(II lit:)
Perécution de calui du 5 mers du préfent
Décrét qui fefpend
mois, relasif aux Antilles jrangatjes.
<Surla derande des colons de toures les Anrilles francaifes, nationale
convertie en moton par un membre, la Convention --- Page 79 ---
crèe qu'ilfera furfisà l'expédition du décret du 5 de.ce
noIS, juiqu'a ce qu'il lui ait été Fait un raprert fur cetie
fraire, par les cureids de la marine & des colonies réunis,
sontemrénitent à fen décret du I5 du préfeit mcis 31.
Aindi denc, TGUS reyez d'abordique leis du mois 'de mars,
ous nons fommes préfentés à la Convenion naricrale
bifaire fenrir tous lcs dangets des' difpofitions
CURERIENE
utionnaires du décret du 3j mars. Vurs voyez encore que le
9,l Corvention netienale,péndirée des vérités que nous
ui avions cxpoftess a fuipendu Wenvci de ce éécret. La difccfion s'eftouverre furce décret, au comité de marine, entre
Raymond d'une part, qui , le 17. mars, s'étoit déclarélanologife du décret, & entre nous colons, qui en avions au
contraire demandé la fufpenfion. Dans ja dilcuffion qui a eu'
ieu, Raymond fit plus; il s'eft déclaré le rédaéteur: ce decret fur rejeté en entier 5 le comité de marine en fentictous
ES vices, tout l'odieux, toute la perverfitd; &c cclui qui
avoitfait rendre'ce décrer, n'ofa pas paroirre dèsla deuxième
lifcufion. Ce décret fut donc rejeté en éntier, & Scnthonax
en argumente d-ns ce moment > pour juftifier fa 'conduite',,
S prouver que la Convention nationale Ta invefti de
foirs illinitds. Il arguménte de ce décret, & j'y trouve
NE
preuve que, > quand même il exiferoit, iln'y trouveroit pas
le droit de s'aypliquer la loi du II aotit , qui cft celle qui
confirue pofitivemerr les pouvoirs illimités ; puifque, par
arricle premier, , les gouverneurs- généraux font chargés de
fe concerter avec Polverel & Son:honax. Sila loidu II aodt
eût éré applicrble aux commiffarres civils,, la Convention
n'auroit pas fubordonné les gouverneurs e
généraux aux ccmmilfaires par la loi du 5. mars, , pwifqu'iis auroient
celle du II nolt,. le droi: de fufpendre & même de
SRE
tituer le gorvernenrgénéral. Je vous prie d'interpeller Sonthonax de déclarer sila reçu officiellement ou non le décret
du S mars.
Sonthonax : J'ai reçu à Saint-Domingue plufieurs feuilletons des lois de la Convenrion ntkinale, parce queje n'ai
jamais reçu aurrement lcs décrets qui m'étcient envo; és; &c
dans ces feuilletons fe tronvoit le décret du 5 mars 1793.
Poge: : Je demande sill'areçu officiellement.
Lc prepeont: Il'a répondu; reprends la difcuflion.
non le décret
du S mars.
Sonthonax : J'ai reçu à Saint-Domingue plufieurs feuilletons des lois de la Convenrion ntkinale, parce queje n'ai
jamais reçu aurrement lcs décrets qui m'étcient envo; és; &c
dans ces feuilletons fe tronvoit le décret du 5 mars 1793.
Poge: : Je demande sill'areçu officiellement.
Lc prepeont: Il'a répondu; reprends la difcuflion. --- Page 80 ---
-
Th. Millet: Il faut (c rapporter aux dates-qu'on vient rendu de
citer. C'ef dans les premiers jours de mars qu'a été
décret oui, enfuite
au comité de marine, 2 été
ce retiré, Ce décret portoit rapporré des lois réglementaires , qui ordoncivils de
telles où telles ie
noient aux commilfaires
prendre la police des ateliers de
fures qu'ils jugeroient à propos Sonthonax pour
vient de remettre
nègres; & dans la lettre eft datée que du 26 février 1793,, & lignée
fur le bureau, & qui
fije recomnois bien l'é
par le miniftre Monge , & qui eft,
cette phrafe que
criture, de la main d'Adet > je rémarque
ne
Sonthonax s'eft bien gardé de vous lire : Feyasin fercit
poffible de tirer parti des noirs révoltés contre les E/pa
pas
gnois.
Sonthonax: Je l'ai lue. à cet égard avec ceux quipourc Millet : Concertez-vous avis
confultez les circonf
> roient vous donner des
falutaires; yous fervent de guide >), C'eft
>> tances & l'efpritp public: donnoit qu'ils
des lois réglementaires
donc à Tépoque ou lon conftitationnelles par
non rapportées >
contradictoires, & des lois
le miniftre
de tels droits à Polverel & Sonthonax révoltés. > que Vous
lui écrivoit de tirer parti des nègres
de cettelettre, tirerez, &
ciroyens, telle inducticn que vous voudrez
Polverel
vous verrez que lefprit dirigeoit à Saint-Domingue
& Sonthonax. vient de vous faire voir que dans la dicVerneuil: Page
des colonies , le décret fut
euflion qui eut lieu au comité
s'en annonça le rédacreconnu inexécutable; que Raymond
ce décret
teur. Je m'en vais vous faire voir que quoique
ait été fufpendule 197 Raymond qui Teroire en correfpondanse
avec Sonthonax,, eut la perfidic..
parler de
Le préfdent : Tu ne
pas perpétuellement
qui n'eft pas
Ets
Raymond Y'erneuil: C'eft lui qui a fait le décret.
Lre préfident: Vous avez annoncé plulieurs fois que vous
Tacculeriez, & vous lie l'avez pas encore fait.
Sonihonax: Ils ne l'oferoient pas. comme nous ne l'ofef Verneuil: Non: vous le verrez >
rons pas.
voulons unité d'aétions... Sonthonax a inPage: enfuite Nous le décret rendu le 6 mars par la Convention
vequé
n'eft pas
Ets
Raymond Y'erneuil: C'eft lui qui a fait le décret.
Lre préfident: Vous avez annoncé plulieurs fois que vous
Tacculeriez, & vous lie l'avez pas encore fait.
Sonihonax: Ils ne l'oferoient pas. comme nous ne l'ofef Verneuil: Non: vous le verrez >
rons pas.
voulons unité d'aétions... Sonthonax a inPage: enfuite Nous le décret rendu le 6 mars par la Convention
vequé --- Page 81 ---
bationale. Il cft très-vrai que lelendemain que le décret du
mars fut préfencé à la Convention, le.mème rapperteur
it rendre celui du 6, qui fut rendu au commencement d'une
éance, avce une telle précipitation & un telincognito, qu'il
hous fut inconnu pendant plulieurs mois; majs ce décret eft
ne approbation de Farreté,parlequel Sonthonax avoit fait
ftablir à Saint-Iomingue un impôr du quart du revenu; mais
1 n'éroit pas une apologie de tous les actes de Sonthonax ,
ur-tout de ceux que la Convention n'avoit
prévoir; car
es plus grands reproches que nous ayons à
à Soathonax,
tiesitera
bortent fur les actes poftérieurs. Mais Sonthonax argumenté
He ceite difpolition-ci, qu'il eft autorifé 4 prendre toutes-les
mefores qui lui paroitron: néceffaires
alfurer la défente
le la colonie centre les ennemis
& extérieurs.
NtINm
Je conçois que le gouvernement leur donnoit une grande
aitude; mais je fais aufli qu'il étoit fort difficile de faire
autrement. La queftion eft de favoit s'ils ont bien ou mal ufé
ies pouvoirs qui leur ont été donnés par certe difpolition,
qui ne paralyfe pas la loi du 4 avril, Par cette difpoiition, la
Convention nationale dit à Polverel & Sonthonax : vous,
prendrez les mefures
vous paroitront convenables pour
xécuserlaloi. Quelie rel la miflien des commilfaires civils?
Leur feule miflion éroit l'exécution de la loi du 4 avril; voilà
eur million originelle &c alors même que Sonthonax voudroit
rouver des pouvoirs illimités dans cette difpofition du décret
Hu 6 mars, elle- ne pourroit jamais porter
fur-les
pefures à prendre
lexécution de la loi, ee cette loi
Étcit celle du 4 eirse Je ne vois pas que cette loidu 4 avril
eûr été rapporrée; je vois feulement que Sonthonax eft autorifé à prendre roites les mefures pour fon exécution, &
précifément nous accuions Sonthonax de ne pas l'avoir exécutée. Alors, les pouvoirs donnés à Sonthonax ne portent
que fur les mefures à prendre pour l'exécurion de la loi.
Le prefdent : Ceci doit être entendu.
Page: Entuite Sonchonax a invoqué des décrets qui pouvoient attribuer une cerraine fomme de pouvoirs aux commiffaires nationaux envoyés aux Ifles du Vent. Ces décrets
ne font nullement applicables à Sonthonax. 1°. Ils onc été
rendus dans un remos bien antérieur à fa milion de Polverel
&c Sonthonax; 2o.je ne touve nuile part que Polverei &
'exécurion de la loi.
Le prefdent : Ceci doit être entendu.
Page: Entuite Sonchonax a invoqué des décrets qui pouvoient attribuer une cerraine fomme de pouvoirs aux commiffaires nationaux envoyés aux Ifles du Vent. Ces décrets
ne font nullement applicables à Sonthonax. 1°. Ils onc été
rendus dans un remos bien antérieur à fa milion de Polverel
&c Sonthonax; 2o.je ne touve nuile part que Polverei & --- Page 82 ---
Sonthonax aient eu le droit de s'appliquer ces lois: feulement
.dans les inftruétions qui ont été données à Polverel & Son
thonax,je trouve quele. pouvoir exécusificura enjoinir d' 26
cuter la loi du II février. Sile pouvoir exécutit eût V puiu
leur donuer les mêmes pouvoirs & inftructiens qu'aux C m
miffairescivils envoyésen 1790, néceliniremencle pouve ir xé
cuifn'auroit pas manquéderelarer dans ces inftructions,
pouvoient s'appliquer les pouvoirs donnés aux commifl: ::
deltinés pour les ifies du Vent; car Sonthonax vous a dicic
que le roi n'aveit point vonlu de lui...
Le préfident : Pafle à un autre objet; on ne peut ras dif
cuter chaque moree ce qu'il.a dit, quand cela n'a as ur
rapporr direét aveclaccufatich. fans doute du coni.déran
Page : Sonthonax argunentera
de laloi du I1 lévrier, parce que dans le confidlrent
cetre loi > lafemblée nationale fait obferver qu'elie a d'
conféré aux commifaires aux Tiles' du Venr, des P nuvoir
dont Sonthonax & Polverel ont voulu fe faire application
La loi'dit:
(1).
Extrait dlu. décret du premier février 1791.
avoir
fon comit
cc L'affemblée nationale, après
entendu
à af
des colcnies, > voulant réunir tous les raoyens propres de
furerla tranquillité des colonies 8c preffer rféabhtlemane
lois qui doivent les faire participer à la régénération de l'em
pire;
à ce
elle a annonc
>> Confidérant que, pour parvenir des but, inftrucktions, &
qu'il leur feroit inceffamment adrefle
de
qu'en failant précéder cette melure d'un développement le
puiffance capable de faire ceffer les troubles & rafurer
bons citoyens, elle en a confié les difpofitions dans les Ifles
du-Venr à des commiffaires nationaux, pour que Vinfuenc de lau
de la perfuafion pûr toujours accompagner l'ufage
torité; >> Qu'il entre également dans fes vues de faire concouri
les mêmes mefures dans les autres colonies, & notammen le
dans celle de Scint-Domingue, cl, après avoir anéanti
actes illégaux & employé les moyens de févérité pour main
a
a confié les difpofitions dans les Ifles
du-Venr à des commiffaires nationaux, pour que Vinfuenc de lau
de la perfuafion pûr toujours accompagner l'ufage
torité; >> Qu'il entre également dans fes vues de faire concouri
les mêmes mefures dans les autres colonies, & notammen le
dans celle de Scint-Domingue, cl, après avoir anéanti
actes illégaux & employé les moyens de févérité pour main
a --- Page 83 ---
tenir l'autorité des lois, il elt conforme a fes principes de
vouloir calmer ies elprits, faire celler les divilions, conduire
pailiblement à un vCeu commun tous ceux qui delirent le bien
public, décrète ce qui fuit : >2
Je dis donc que Sonthenax n'a pu s'appliquer les pouvoirs
dounés aux commilaires déligués aux Ifies-du-V Vent en 1790;
carii,en 1791, l'affemblée nationale eit vonlu appliqueraux
commiffaires qu'elle deftinoir à S.-Domingue, les pouvoirs
donnés à ceux délégués aux Ifles-du-Vent, eile n'auroit pas
porté des difpolitions à-peu-près équivaleaces, Iais cependant aurres que celles données aux commiflaires envoyés aux
Mles-du-Vent au mois de novembre 1790; & fi je lis l'article Iil, j'y trouve la preuve que l'affemblée nationale, par
fon décret du II février, n'avoit pas l'intention de confèrer
aux' commiffaires envoyés à Saint - Domingue les pouvoirs
donnés à ceux envoyés aux Ifles-du-Vent.
Il lic:
III
c Le roi fêra également prié d'envoyer dans la colonie de
Cayenne & la Guyanne françaife deux commillaires civils
pour y exercer les fonétions & les pouvoirs délégués, par le
décrer du 29 novembre dernicr, aux commifhires déftinés
pour les Ifes-du-Vent 5,
Si la lo: du mois de février eût conféré à ces commiffaires
a même fomme de pouvoirs qui avoient éré attribués à ceux
envoyé'anx. Iles-du-Vent, l'affemblée nationale n'autoit
lit que les commifàires envoyés à Cayenne &à la POOREtES
rançaife auroient les mémes pouvoirs que ceux deftinés aux
commitlafres envoyés aux 1fes-du-Vent, mais bien les
voirs délégués aux commiffaires envoyés à Saine-Domingue, poupuifque la loi du II févriet ércit uniguement
aux
applicable
cominiflaires deftinés pour Saint-Domingue. Ainii donc,
dans un décret qui eft relarif aux commillires envoyés à
Saint - Domingue, l'affemblée nationale décrète qu'il fera
envoyé à Cayenne & à la Guyanne françaife des commiffaires
avec les meines pouvoirs que ceux envoyés aux Illes-duVent, loriqu'il fe trouve, dis-je, dans ce décret, une dil-
du II févriet ércit uniguement
aux
applicable
cominiflaires deftinés pour Saint-Domingue. Ainii donc,
dans un décret qui eft relarif aux commillires envoyés à
Saint - Domingue, l'affemblée nationale décrète qu'il fera
envoyé à Cayenne & à la Guyanne françaife des commiffaires
avec les meines pouvoirs que ceux envoyés aux Illes-duVent, loriqu'il fe trouve, dis-je, dans ce décret, une dil- --- Page 84 ---
envoyés à Saint-Dopofition perfonnelle aux commifaires n'avoit pas entendu appliquer aux
mingue, 2 la Convention Sain-Domingue les pouvoirs donnés -
comnillaires euvoyéss Ias-du-Vent en vertu de la loi du 29
à ceux envoyés aux Enfuite Sonthonax argumente des lettres des
novembre 1790. Monge. Dcs lettres du minittre ne font
du miniftre
Monge ne pouvoir pas donner sbr poudécrets; le miniftre
feul peut en donner. à fes revoits illimités : le pcuple
prefentans.
pas conférer à Polverel &
Le miniftre Monge ne pouvoit Sonthonax & Polverel n auSonthonax des pouvoirs dans la qu'eux 'loi. Les infruétions d'un miniftre à l
roient doivent pu puifer jamais être que les développemens donnés dit-à
ne
vous avez vu que le minittre Monge
loi: cependant de prévenir la loi; alors vous pouvéz Ces apprécier ordres
Sonthonax la valeur d'ordres parcils donnés par un niiniftre. Mais je ne trouve
être que des prévarications.
ne peuvent dans la letire du miniftre des pouvoirs illimités;
pas mème feulement une grande fomme de pouvoirs, s que
je trouve Sonthonax font, antorifés a prendre les melures
Polverel &
ramener le calme danslac colonie & repoulfer la loi
nécellaires pour
mais nulle part je ne trouve que
P'ennemi du dehors;
Cette lci étoit cependant l'objet de
du avrii fût paralyfée. & de Sonthonax; toutes les lois qu'il
la mtiern de Polverel la loi du II aot, font poftérieures avoient de bien
a citées, excepté
de Polverel & Sonthonax, Ils l'ont
long-temps atarirée d'exécuter la loi du 4 avrils. s'ils ne
reçu la miflion
argumenter des lois poflérieures
pas fait, ils ne peuvent à leur pas arrivée à Sain-Domingue
de cinq ou (ix mois de
ils auroient dû exécurer
Arrivés au mois fait; foptembre, &
excufer T'inexécution de
la loi:ils neTont pas exciper ICT lois pefbétieures de fept à
la loi, ils ne à leur peuvent arrivée à S.int-Domingne.
A
huit mois
colons on:-ils tout dit fur cet objer?
Conthonax:Les
cue le but unique des commifles entendre; il fembleroit
étoit ia convocation
faires civils envoyés à Saint-Domingue & la formation d'une affemblée
dés affemblées primaires nous aurions dà convoquier les
coloniale; faivant eux, remettre à leur place les membres le
affemblées rrimaires, coloniales, laiffer entre jeurs mains
des deux aliembiées
fort
A
huit mois
colons on:-ils tout dit fur cet objer?
Conthonax:Les
cue le but unique des commifles entendre; il fembleroit
étoit ia convocation
faires civils envoyés à Saint-Domingue & la formation d'une affemblée
dés affemblées primaires nous aurions dà convoquier les
coloniale; faivant eux, remettre à leur place les membres le
affemblées rrimaires, coloniales, laiffer entre jeurs mains
des deux aliembiées
fort --- Page 85 ---
Si
fort des hommes de couleur & des noirs, nous embarquer,
revenir en France, > dire que la colonie éroit tranquille.
Certes, la million, telle quéles colons la delircient, auroit
pu être terminée en, quinze jours de temps; mais certes ,
elle n'auroit pas opéré l'égalité parmi les hommcs libres de
Saine-Donjingue.
Elle n'auroit pàs procuré fur-tout T'affranchiffement général des noirs. Pour répondre à Page, je fuivrai Foidre
chronologique des décrets, & je ferai court. Ila dit d'abord:
tc Les cominifiaites n'avoient, pas le droit de s'antribuer les
pouvoirs délégués par le décret du 29 novembre aux comimifiaires aux Ifles- du-Vent.s' Ces pouvoirs nogs ont été
fpécialement délégués par la Joi du I L février, car cette loi
porte quel les mefures prifes pour la Martnidue doivent êrre
& feront appliquées & concourrent avec les mefures prifes
pour les Iles-fous-le-Venr. Un article de cette - loi, dit Page,
porte qu'il fera nommé pour Cayenne des commillaires revêtus des mêmes pouvoirs que ceux accordés aux commiffaires des Ifles-du-Vent; il prétend inférer de ce:te loique
les pouvoirs donnésaux commiflaires deslies-du-Venr éroient
étrangers' à ceux envoyés à Saint-Domingue: il s'eft fondé
fur ce que cette loi, en nommant des commiffairis pour
Cayenne > avcit fixé pour eux les memes petivoirs qui
avoient été délégués pour ceux dala Martinique. Qu'imporre
quie la nomination des commiffaires envoyés à Cayenne fe
trouve dans Gette loi? Comment peut-on être fonde. par-la
à révoquer en. doute les potvoirs des commiffaircs civilsdélégués aux Hiles-fous-le-Vent 2 Certes, s'il y avoit une cOlonie où de grands poivoirs fullent néceffaires aux agens
envoyés par la France, c'étoit celle oi l'on avoit manitefté
fentimens
, & oà l'on avcit
tenté
.
des.
d'indépendance
déjx
tousles moyens de fe fouftrairé à la métropole. S.-Domingue
étoit la colonie où les plus grands troubles s'étcien: mainifeftés : s'il s'y étoit manifelté des troubles plus ferieux
que ceux des Ifles-du-Vent & de Coycnne, à plus forte
raifon la loi ne pouvoit être douenfe, à plus firre raifon
les pouvoirs donnés, pour les Ifles-du-Vent écient applicables à ceux donnés pour Snint-Densingne. Jo paffe enfuire
non pas à la loi du II févricr, fur laquelle 011 n'a pas 6pondu, mais aux lois faires par l'affemblée légitlarive. Sur
Tome V. Querantecroifemé liyraifon.
F
Coycnne, à plus forte
raifon la loi ne pouvoit être douenfe, à plus firre raifon
les pouvoirs donnés, pour les Ifles-du-Vent écient applicables à ceux donnés pour Snint-Densingne. Jo paffe enfuire
non pas à la loi du II févricr, fur laquelle 011 n'a pas 6pondu, mais aux lois faires par l'affemblée légitlarive. Sur
Tome V. Querantecroifemé liyraifon.
F --- Page 86 ---
des lois taites par PAfiemblée légillative 5 du II
une
dir: les conmillairesl civils à Szine-Doaoût 1792, Page a
fiésparla lei, du II août;
minguets fontarrogé les pouvoir car ilsavoicnt été délégués
ces powveirsieuré éicicnt étrangers; pris dans le fein del Tallembtée
nommémenr aux commiffaires
avoient cil délégués exlegiflative. Certes, fi Ces pouvoits
pris dansle fein
clufivement & nomménient aux commiffaites leurs fonctionsaux
del'afimbide légiilaive pour aller remplir de nous être appliqué ces
trmées, nous, ferions loin coupables aient été donnés exclufivepeevoirs : mais, bien envoyés quils près les armées, les pouvoirs
ment aux commiffaires
de Taliembléc nationale,
au conraire donnés auix commiliaires ceux déléguésaux comthic
font abfolumen: ies mêmes du 4 avril que & du 21 juin,, &" par celle
faires civils paglosleis du avril di:
qu'il cft cnjoint
du 17 aoft. a loi civils 4 de rechercher expecemenee les auteurs des troubles a
aux commiffaires én France, de lesfaire arrêter, quels qu'ls de
& de lrs,envoyer foient l.urs fonétions & l'éminence
foient, çuelles dans AMA colonie. La loi du 22 juin dit:les comleur digniré
des ordres ainx'foncionnoires civils
miffires civils donneront
publics civiis, & mili-
& militairess tous les fonaionnaires & que, danste'eas de contit
taires leur Feronefibortionne,
aux commillaires civils de
dejurificam, onfera tenu d'obeir à T'afiemblée nationale, La loi
Saine-Dominge, aobrdéclare fauflerccours tràitres à la nation ceux qui défebéiroient du
17 ordres. Donc c'eft des lois du 41 avril, du 2zjuin,
$ leurs
de Saine-Dondngee tenoient
17 août, que les commiffaires les
de Saine-Domingue , les ofileurs pouvoirs fur généraux Je vous ai dit, dans, la dernière
ciers civils & militaies.
d'Elparbis & fuffeance, que, lorfaue nous civils avons & déporté millitaites, &. notamisent
penlu plufieurs ofliciers & officiers da régiment du Cap, alors la
jes commandanis
notre conduire, lès colons enx-miétines
Convention: a approuvé Page dit aujourd'sul: - les commiflaires ont ils
Font approuvé. cuand il avoit donné fa démiflion; mais
arrèté d'Efparbis fans doute que "Campfort & tous les cficiers
ne diront pas
arrétés
nos ordres, avoient donné
du régiment du Cap,
étcit par un officier très-éminent en
lear démiffion. Camplort ccloncl; Touzard étoit lieuienant cogtade, puifgu'il les éroit officiers du régiment du Cap étpient des
loncl, & tous
approuvé. cuand il avoit donné fa démiflion; mais
arrèté d'Efparbis fans doute que "Campfort & tous les cficiers
ne diront pas
arrétés
nos ordres, avoient donné
du régiment du Cap,
étcit par un officier très-éminent en
lear démiffion. Camplort ccloncl; Touzard étoit lieuienant cogtade, puifgu'il les éroit officiers du régiment du Cap étpient des
loncl, & tous --- Page 87 ---
8;
militaires que nous. avons fufpendus, & la Convenrion a
approuvé notre conduite. Nousaviens donc le droit inconieftable de fafpendre les fondtionnaires militaires; & certes,
nos pouvoirs çuflent été illufoires à Samz- Dumingue,,
e
loriqu'on nous avoit enjoint de rechercher les aureurs. des
tronbles, nos inveltigaricns fe fuflin: andantics aux pieds des
oficiers civils & miliraires qui nous étoicnt fubordonnés; il
feroit ridicule qu'ayant éré envoyés Four- rechercher les auteurs des troubles, nous n'etflions pas pu les filir fi c'eit
étéle gouverneur. de Saint-Domingue cu des cfliciers avancés
eng:ade. Page à fait une attre objedion fur la Ici duzs aout,
qui coufrme les gouverneurs généraus dans le dreit d'approuver les arrétés des aflemblees coloniales. Certes,lo droit
qu'avoienr ies gouveineurs généraux d'approuver Jes ar:ètcs
des anemblées colonialbs ne nous faifoi ricn, à nous qui
avions le droit de caffer lcs arrérés, lors néme qu'ils étoient
revétus des approbations des gouverneurs generaux. Vous
troiverez ces pouveirs détaillés dans Ies inftructions du pouvoir extentif; vous les trouverez dans la loi du 22 juin, qui 6
dit précifemen: que les commiflaires civils fon: autorifés a
fsfpendre provifcitement, & fauflerecours à la Convention
nationale, T'exécurion des arrètés defditcs aflemblé.s & des
corps, qu'ils jugcroit nt contraires aui bien public. Qu'importe
que lcs gouverneuri ginératx nettenrl leur sprakalionsuhos
des arrètés des affemblées coleniales, i ces arretés étoient
contraires aux dreits do li France? Sile gouverneur approuvci: un arrêré atrentatcire à la fouveraineté nationale, il devenoit le complice da corps qui l'avoit rendu; il devenoit
coupable, & en vertu même dela loi du 4avril, nous.avions
le dicit de ie faire arrêter, s'ii étoit prouvé qu'il avoit fincèrement approuyé cet arrêté dans Tintencion, dans le deffein
de trahirla France, la fouveraineté nationale. Il eft donc bien
prouvéque l'objedion tirée du décret qui conferve aux
vemeurs généraux le droit d'approuver ies arrètés des CAUONC
blées colonialcs, que cette objection, dis-je, eft aufli futiie
quelesautres. Jeme réfère, pour ce qui regarde mes pouyoirs,
àrour ce quej'ai diravant-hier.Je demande queria commifion
veuille bien renvoyer à la feance de demain,tur le commencement dela difcufionde la loi du 41 avril :j'ai encore quelques
pièces à recucillir; d'ailleurs je crois queje pourrai finir dans
F 2
blées colonialcs, que cette objection, dis-je, eft aufli futiie
quelesautres. Jeme réfère, pour ce qui regarde mes pouyoirs,
àrour ce quej'ai diravant-hier.Je demande queria commifion
veuille bien renvoyer à la feance de demain,tur le commencement dela difcufionde la loi du 41 avril :j'ai encore quelques
pièces à recucillir; d'ailleurs je crois queje pourrai finir dans
F 2 --- Page 88 ---
a beaucoup de pièces à voir & peu
deux jours, parce qu'il y
de choles i dire.
je vous obferve que nous n'aPage : Cnoyen-pràfident,)
vons pas eu bier de féance.
fur ce
vient de dire
Brilley: Je demande la avoit parole le droir qet caller les arSonthon.x. 1 a dit quil coloniale; il en a'tiré cet argunent,
rôtés de Tallemblée
illimités,& qu'il pouvoir êre comqu'l avoit despouvoirs
urés du fein de Fafpris dans la clatie des. cominiflaires le droit de caffer les arrètés des
lemblée, puifquil avoit
par le gouverneurafiaublecs coloninles, mcme apryouvés
ia loi dont il
sénéral. il vient de vous lire tour-a-Theure enrendu qu'il
argemenies
Giti bonne memere,Jal faur la décion
avoit ledroit F (ufpendee provifoiremstt, ies arrérés de T'atulérieure ide l'aflombiée feroient nationaies revétus de Tappeebasion
fenibiéé cclonisle, qui.
donc
pas le droit
4a gouverneur. Vous voyez
quilnavoic Or,. ce ne
de cufler, mais de fufpendte illimirés. proviloiteneps. La loi du 22juin dont
font pas là des pouroirs
pour dire qu'il avoit des
il argumente perpenuellement, contraire quils fon: bien
pouvoirs illimités, preuve au
même caffer les arrèrés
limités, puifqu' 'il ne pouvoir pas
que les fufpendre,
colenialess il ne ponvoi:
des allemblécs & référer aux altemblées nationzles PoRr
ptovifoirement, définitive. J'ajoue que je trouve pour objet
la dérermination
de Polverl 8 Sonthonax &c Ailhasd
unique de ln mition,
aveil. Je trouve cela dans la loi
Y'exécutien de la loi 'da 4
ait mis fur le bureau
du + avril; & quoique Sonthonax n'en mettra pas Un qui
beanconp de dAcrets, tant qu'ii mointiens mai que, ninigré
déroge a la lol du 4 aviil,je les lettres du miniftre quil vous
tour'ce qu'il a fait, malgré
pas conforme dans fa cunmontrera , Rour ce qui ne. fere fera un motif d'acenfatien, &
daite à la loi da 4 bien avril, faic de dire que Sonthonax étcit
que nous aurons
coupeble,
fa miflion.:
Tepundhelelyended Bruliey m'a raypelé des chofes
Senthonas; Se citoycn
n'antont
oublides; & par ce moyen-là. lescalens
que favois
chercho à prolonger les débars.
pas a fe plaindre que je n'avois pas le dioit de cailcr
Brulloy vienr de dire que je
a
da 4 bien avril, faic de dire que Sonthonax étcit
que nous aurons
coupeble,
fa miflion.:
Tepundhelelyended Bruliey m'a raypelé des chofes
Senthonas; Se citoycn
n'antont
oublides; & par ce moyen-là. lescalens
que favois
chercho à prolonger les débars.
pas a fe plaindre que je n'avois pas le dioit de cailcr
Brulloy vienr de dire que je
a --- Page 89 ---
S;
les arvêtés des affemblées colgniales. Certes, tots les arrêtés, tcutes les proclamations que je faifois,. étoient foumis à la difcullion de l'allemblée nationale qui pouvoit me
punir, & qui le fera encore.fij'a abufé de mes pouvoirs
& des fonclions qu'elle m'a délégués.
Les colons ont parlé du décret du 5 mars; ils ont dit
que ce décret que je vous ai annoncé comme augmentant
les pouvoirs à nous donnés par l'allemblée légiflative & par
la Convention narionale, que ce décret avoit été rapporté.
Jamais le décret du 5 mars n'a été rapporté 5 le 19. mars
o1 a arrêté que l'envoi cil feroit différé; la Convention a
fufpendu l'envoi du décret, mais elle n'a pas rapporté ce
décres. - Il en ett arrivé pour ce décret du 5 mars comme
de tous ceux. qui efleurent un peu les prétentions des COlons. Lorfque la Convention nationale porra le décret du IS
mai, VOuS vous rappelez par quelles abominables intrigues
on parvint à en empècher l'envoi dans la colonie; ilena été
de 'même du décret du 5 mars. Les colons, lorfqu'ils ont
vu que ce décret avoit été rendu, que c'étoit la volonté
fixe de la Convention nationale', qu'il avoit été rendu d'apros un rapport détaillé, orit mendié quelques fignatures
de quelques colons des Antilles, des Ifles-du-Vent, pour
en vinirdemuander le rappert-à la barre. Lerapport na pas
été accord; nais..
Page: Cetm faux. Prélident, nous n'avons pas demandé
lorapport, mais l'examen eti notre préfence au comité des colonies : ce quia eu jieu.
Senthonas : Les colons ont demandé' le rapport du
décrer.
Ies colons : Ceftfaux.
Sonthonax : E: fur leus demande Cil a renvoyé au comité
de marine & des cclonies leur pétition. Le 19 muars iis font
parvenns à faire réndre un dderet qui fufpendoit fenvoide
ceiui du 5 mars. Jamais le déctet du 5 mars n'a été rapportés iliexitte dans fon inrégrité; fes efiets doivent donc
avoir Jieu. L'envoi en. a bié fufpendu le 19; mais il eft
prouvé qu'il a été envoyé avant que Taflemblée ne Peût
fufpendu. Si les colons ont intrigué pour eil empécher l'enyoi, ceries, Cil ne pourra pas conclure de ce qu'ont fait
les culons, que les commifaires civils doivent fupporter
mars n'a été rapportés iliexitte dans fon inrégrité; fes efiets doivent donc
avoir Jieu. L'envoi en. a bié fufpendu le 19; mais il eft
prouvé qu'il a été envoyé avant que Taflemblée ne Peût
fufpendu. Si les colons ont intrigué pour eil empécher l'enyoi, ceries, Cil ne pourra pas conclure de ce qu'ont fait
les culons, que les commifaires civils doivent fupporter --- Page 90 ---
l'effet de leurintrigue, paifque ce décret exifte, &c qu'aucun
autre n'a détruit cer acte dela volonzé nationale. D'ailleurs >
s'il pouvoit y. avoir le moindre, doute fur les effe:s de cette
loiail faudroit alors s'en rapporter à celle du 6 du même
mois? qui eft le complément de toutes celles rendues à cet
égard, Ce décret dit: cc La Convention approuve toutes les
meiures priles par Polverel & Sonthanax dans la colonie;
la Convention les autorife à prendre les mefures nécellaires intepour la défenfe de la colonie, tant ccntre les ennemis
rieurs que contre les ennemis extérieurs. s Certes, ce décret
n'a jamais été fufpendu, n'a jamais été plusrapporié : ce
décret eft très - étenda ; ce décret contient des donnés pouvoirs
tres- étendus > les mêmes que ceux qui onr été
ont par été
la Convention naricnale à ceux de les membres qui
envoyés; en miflion.
pouvoirs; ceft
Ils'agirde favoir mainienant Afainbutldes
ce qui fera l'objer des féances fuivantes.
vous dire >
Vernexil: Vous venez d entendre Sonthonax été envoyé
relativement au décret du 5 mars, qu'il avoit
avant lal fiufpenfion du 193 & ily a un moment, ofliciellemhent, lotiquil
a éré interpellé de déclarer s'il Faveit recu &
ne lui
il a dit quil l'avoit lu dans des bulleths, derande qu'il
étoit
officiellement. Or, je vous
fi,
pas parvenu
auli manifefe, il n'eft pas prouvé
d'après une contradiction articule un fait, ille tronque, le
que toutes les fois qu'il
mutile, & qu'il ment avec impudsur.
Le préfident : A Y'ordre, citoyen,
Verneuil: C'eft un Fait.
Le préfdent : Je te rappelle à l'ordre. décret furle feuilSonthenax : J'ai déclaré avcir reçu'le
envoie aux
léton qu'on diftribue aux repréfentans, & qu'on
fonétionnaires publics, - parce que je crois- que, depuis quie.
la Convention nationale a remis dans fes mains lois:J'en le pouvoir ai
exécutif c'eft la feule mahière de publier les
de % cette manière à Saint - Domingue, > je les ai
reçu
fait certainement publier le décret du 5 mars
fait publier ; jai
1793. Brulley : Le fait que jai à vous expofer eft frappant; le
voici : vous avez entenda quele décret du $ a été fufpendu
le.rs farla pétition des colons de toutes les Antilles.
-
fes mains lois:J'en le pouvoir ai
exécutif c'eft la feule mahière de publier les
de % cette manière à Saint - Domingue, > je les ai
reçu
fait certainement publier le décret du 5 mars
fait publier ; jai
1793. Brulley : Le fait que jai à vous expofer eft frappant; le
voici : vous avez entenda quele décret du $ a été fufpendu
le.rs farla pétition des colons de toutes les Antilles.
- --- Page 91 ---
Sonthonas : Le 15 ?
Brulley : Sur notre pétition, la Convention awordonné le
renvoi au comité demarine &c des colonies le 15.
Spnthonax :Je demande que le décret foit dépolé fur le
bureau.
Page:Leas, fur notre pécirion, > la Convenrion a ordonné
le renvoi dece décret à l'examen du comité de marine & des
colonies; le 19 Tenvoien a bié fufpendu.
Sonthonax : Ctftle décret du 15sje demande
foit
dépofé fur le bureau.
qu'il
Bralley": Lorique le renvoi au comité fut prononcé
la Convention pour examiner ce décret, Page & moi allâmes par
trouverle miniftre Monges nOLIS lui rendimes compte de ce
qui venoit de fe palfer à la Convemionnationcls nous lui
dimes : cc Nous avons à démontrer aux comités réunis pour
l'examen dudécret contre lequel nous réclamons > nOus avons
à demontrer que CC décret étoit funefte pour notre pays ?.
La Conrcntion a décrété qu'il feroit renvoyé à Texamen
des comités de marine & des colonies. Nous vous
de nous dire Gi
hafard vous auriez fait. l'envoi prions de ce
décret. II nous BRF : non , iln'y avoit pas même de poflibilitédel Tenvoyerodicisliement Nous-luidimes alors:
vous
Nous
prions, au nom du falet de notre pays, de fufpendre
l'envei officiel de ce décret, jufqu'à ce que les comités
aienr éclairci la Convention ; nous, vous prions de fufpendre l'envoi jufqu'à ce qu'on connoifle les dangers de ce
décret, & que l'on puille juger fi ce décrèt convient à
notre pays, ou s'illui eftpréjudiciable, comme nous l'avons
dr. Nous demanderons aux comités de la marine & des
cclonies unedifcuflion contradidoire avec ceux qui font venus
foilicirer ce déciet : ainfi nous vous prions de
>>
l'epvoi ofliciel. Monge nous le promit; nous retournâmes fufpendre
chez lui quelques jours après le 195 nous demandâmes fi
ce décret étoit pari, & le miniftre Monge nous di: formellement que ce décret
été
-
n'avoit, pas
envoyé oficiellement.
Sonzhonax : Le décret du 5 mars eft arrivé à SaintDomingue par la fuite de l'envoi qui nous a été
il
exifte encore dans VOS archives, dans la malle quin'a fait; pas été
inventoriée.
Daubonneau : JonahsaSsin-Domiagne le décrer du f mars --- Page 92 ---
SS
n'a Cté publié; & cela eft fi vrai que la proclamation du
29 août éignt appuyée fur un des articles de ce décret >
tous les colons fe mirent en mouvement. On fe communiquatous les papiers qu'on avoit reçus; on fur dans tous les
bureaux, & le décret du 5 mars n'a jamais été connu dans la
colonie.
La féance eft levée.
Ley regiftre des préfences eft lgné, J.PH. GARRAN,
préfident S FouciÉ ( de Nantes), fecrétaire 5 MintiNo,
GRÉGOIRE, MOLLEVEAU, DABRAY.
Du8
colons fe mirent en mouvement. On fe communiquatous les papiers qu'on avoit reçus; on fur dans tous les
bureaux, & le décret du 5 mars n'a jamais été connu dans la
colonie.
La féance eft levée.
Ley regiftre des préfences eft lgné, J.PH. GARRAN,
préfident S FouciÉ ( de Nantes), fecrétaire 5 MintiNo,
GRÉGOIRE, MOLLEVEAU, DABRAY.
Du8 --- Page 93 ---
Du 8 Floréal, D'an troiftème de la Républigue francaife une
6 indivifible.
ON fait ledture des débats recueillis dans la féance
la rédactien en eft adoptée.
d'hier;
Leprégdent aux colons: Citovens, voici l'original de votre
acte d'acculation; le troifième chef eft ainfi conçu:
(Il le lir:)
es
-
D'avoir ufurpé le pouvoir légifatifs G de s'étre actribué
les fonêtionis des pouvoirs exicutif & adminiftratif
13 € tot
Thomas Miller : Sonthonax, dans la difcuflion
préfenté le décret du 6 mars 1793, comme atorifant dhier, & a
approuvant tous fes actes à Satne-Domingue. II a dit,
je vais me fervir de fes exprefions que j'ai
&
ce décret étoit ie complément des dicrets rendus recueillies, à fon
que
qu'il cfe très-érinds ; quiitrcontiene des poxvoirs
sgard;
les mimes donnés paria Conyencion à cetx giiont trs-étendrs, éié
en mifion, . envoyes
Dany : A ceux defes membres.
Th. Millet : A ceux qui ont été envoyés en
font fes termes. Commei iloft-extrémement elentiel milfion 3 ce
refte point de doute à tous ceux qui lirenr les
qu'il ne
que nous àvohsi annoncé oft vrai, çue lé décret dchats, du 6 que ce
ne portoit que fur l'impofition du quart du revenu éablie mars à
Saine-Domingue: > jeidemande Gue ce décret; qui eft trèscourt, foit inféré aux débarssij'en vais donner lecttire,
Sonthonax : dia déja éré inféré aux débats.
: Th. Aileerilnyapois 1ét6 inféré.
Tome F. Quarante-guatriaite liyraifon.
G
çue lé décret dchats, du 6 que ce
ne portoit que fur l'impofition du quart du revenu éablie mars à
Saine-Domingue: > jeidemande Gue ce décret; qui eft trèscourt, foit inféré aux débarssij'en vais donner lecttire,
Sonthonax : dia déja éré inféré aux débats.
: Th. Aileerilnyapois 1ét6 inféré.
Tome F. Quarante-guatriaite liyraifon.
G --- Page 94 ---
tranfcrit par les fecréSonthonax : Il l'a été, & il a été
taires-commis de la commillion.
d'ordonner à
Th. Millet : Je prie le citoyen le déctet préfident qu'il tient en (es
Sonthonax de me remettre
mains. Sonthonax : Je vais le lire.
(Th. Millet infifte : il le lit.)
d'une fubvention fur les habitans
Décret concernant la levée
du 6 mars 1793.
de la colonie de Saint-Domingue,
prifes
nationale confirme les mefures
ce La Convention nationaux civils Polverel & Sonthonax;
les commiffaires
& faire lever la fubvention du quart
E. autorife à pourfuivre les habitans de la colonie de Saint-Dodu revenu fur tous verfer le produit dans la caiffe du remingue d'en faire & de prendre toutes les mefures qui
ceveur a la colonie;
affurer la défenfe de la coleur paroitront nécellaires intérieurs pour
& extérieurs. 33
lonie contre les ennemis
Ce décret n'a pas befoin de commenTh. Millet ajoxte:
treuve
qu'il contienne les poutaire 5 & certes 3 on ne
pas envoyés en miflion" par la
voirs donnés aux commiffaires &
dans fon fein.
Convenion nationale pris
foit nécellaire de réSonthonax : Je ne crois pas qu'il que la loi parle d'ellepondre à Thomas Millet, parce
mème.
chefd'accufation: articulé par les colons contre avril
Le premier
De n'avoir
exécuté la loi du 4 de
moi elt celui-ci:
exprès E" leur mifion, & môme
1792, qui étoit P'objet exécution. Je conviendrai fans peine avec
s'etre orpofe à fon
de la miflion des commifles colons, que l'objet principal étoit l'exécution de la loi du
faires civils à Sainte-Demingue étoit une émanation de la déclaration des
avril. Cette loi
f long-temps
les habitans des
torst repoulfee depuis
le
Ser colonies l'aurore
Antilles; cette loi a été
Le péuple corps légillarif, en rendant
du bonheur & de la
REFETE
vue deux objets principaux; le premier
ce décret, a eu en l'égalité entre les hommes libres dans les
de taire régner
de faire jouir les hommes de couleur
colonies françaifes,
étoit une émanation de la déclaration des
avril. Cette loi
f long-temps
les habitans des
torst repoulfee depuis
le
Ser colonies l'aurore
Antilles; cette loi a été
Le péuple corps légillarif, en rendant
du bonheur & de la
REFETE
vue deux objets principaux; le premier
ce décret, a eu en l'égalité entre les hommes libres dans les
de taire régner
de faire jouir les hommes de couleur
colonies françaifes, --- Page 95 ---
de toute la plénitude des droits civils &
cond objet du. corps légiflarif a été de
politiques ; le fe.
des troubles qui ont agité la colonie, rechercher de s'alfiurer les de aureurs leurs
juftice. perfonnes, Sije &de n'ai faire appefanrir fur eux le bras de la
à cet égard, je talris bien rempli le miniftère qui m'a été confié
voirs pour faire exécuter coupable; ce qui m'éroit fij'ai eu de grands
femblée nationale, je.n'ai qu'un
ordonné par Tac
de ces mêmes
plus févère à rendre
confiés étoiént pouvoirs; car LCTAFIS moyens qu'on m'avoit
but
grands, plus pieaul -de facilité
que le corps legiflatif s'étoit propofé. J'ai donc d'arriver au
jouir les ci:oyens de couleur des colonies de toute la dû faire
des droits civils &
dà les élever
latitude
des blancs; fai dû faire politiques;Jai ceffer la tyrannie
à la hauteur
fitr eux depuis plus d'un fiècle; j'ai dû affreufe les arracher qui pefoit à
tyrannie tieux des que colons les colons blancs (ou plutôr les meneurs fac- la
malheureufe. Sij'ai blancs) ) vouloient perpétuer fur cette race
été confiées, ce font prévariqué fans doute dans les les fonations qui m'ont
jouir du benéfice de cette loi, qui devroient hommes m' qui devoient
font fans doute les hommes de couléut libres acculer; ce
loi avoit été faite : or, vous voyez
fe pourqui cette
nous aucun homme de couleur. Comme qu'ilne je vous préfente l'ai contre
peuple de Saine-Domingue eft étranger à cette
dit, le
peuple de Saint-Domingue, trop farisfair de la querelle; le
j'ai remplie, eft bien loin de venir m'accufer. Les mitlion hommes que
de quimaccufent fer
fonrles factieux auxquels sj'ai arraché le
qu'ils failoient pefer fur le peuple que j'ai fceptre
leurjoug, & qui ne m'accufe point,
délivré de
premier Dans chef le développement
les colons ont donné à ce
diflousTallemblée d'acculation, # m'ont inculpé. r°. d'avoir
différé & enfuire refulé coloniale tour-à-fait exiftanteàmon: arrivée; 2°. d'avoir
velle : s°.del lui avoir fubftirué une d'en commiflion convoquer une nouformée de douze membres, dont fix nommés intermédiaire
coloniale & (ix par les commiflaires
par l'affemblée
le droit d'approuver ou d'annuller fes civils; arrèrés; 4° d'avoirufurpé
conféré le pouvoir légiflatif; 6°. d'avoir
s".delii avoir
les auteyrs des troubles de la colonie, & fur-toutles refuté de M:
G 2
une d'en commiflion convoquer une nouformée de douze membres, dont fix nommés intermédiaire
coloniale & (ix par les commiflaires
par l'affemblée
le droit d'approuver ou d'annuller fes civils; arrèrés; 4° d'avoirufurpé
conféré le pouvoir légiflatif; 6°. d'avoir
s".delii avoir
les auteyrs des troubles de la colonie, & fur-toutles refuté de M:
G 2 --- Page 96 ---
d'avoir déporté les meilleurs patriores des
de couleur; 18e Nord 7o. & de' T'Oueft de la colonie.
Sonparries Kermail: Tobferve que , dans le fepticme article,
thonx ne lit pas ce qui y eft énoncé. faire. 2
Duny : 1 Tdit cequil veut; font laifiez-le
le réfimé de tout
Sonthonax: Cesian icles contre apeuprès moi dans une douzaine de
-ce ouolis coldns ont ditici je
felon la férie que
féances quils ont occupees; répondrai
-
je viensdiudiquer. ondre alacculation d'avoir dillouslaffemblée
Avincde exifanre rop à notre àrrivée, il eft néceflaire de vous
colonile lecesterd'une. partie de ia prociamation - qui a ordonné
faire'
parce qu'elie fervira de bale à mes railoncette iolution,
nemens.
(I lit:).
.
Proclamation IU de Polverel, Sonthonax 6 Ailhaud, du I21
odlobre 1792.
241 O19h
90 RGIS CLTOY E N S,
Srit
quelle fureur vous agite : dans quel
s3 Ci fommes-nous: allez-vous vous plonger? L' ennemi eft à vOS
abyme de maux
& vos habi ations font dévorés par l'enpoiress, le vOs lang, champs de vos frèrcs égorges crie vengeance 2 & vous
nemi;
ala difcorde & aux diffenrions civiles, ! Conrettez: en proie
indifférens de tant d'atrocités, ofez- vous
ment, 2A fpecuteurs d'éiernels debars d'pinions au devoir impérieux
préferer
derniers lambeaux de Saint-Demingue
pour biigands tous d'amacherlesd qui veui-n: fe les parrager?
aux
moyen de fauver la
inet qu'un
chofepublique;
2 Nm: d'abiut toute elpèce de querelle & de haine perfonc'eit de vous réunir franchement- autour des lois,. & de
netic, n'ecouer que, leurs organes. françaile
yenir
cette
bet Délégules par la nation
efrayes pacifier des diftie
curcufe conrec, nous.avons pas EONELE
m.11
mémedes reuilsd'one petcille enrrerrite Deja nous
cul résni
matsairesla *:
de lay force ar
aven renis wx.cieis
à anfpolsion celle d'exécuter les
mée; il nousrefte une tàche remplir,
n'ecouer que, leurs organes. françaile
yenir
cette
bet Délégules par la nation
efrayes pacifier des diftie
curcufe conrec, nous.avons pas EONELE
m.11
mémedes reuilsd'one petcille enrrerrite Deja nous
cul résni
matsairesla *:
de lay force ar
aven renis wx.cieis
à anfpolsion celle d'exécuter les
mée; il nousrefte une tàche remplir, --- Page 97 ---
lois des 4avnil 88012 aontiderniers; celle de donner à la colonie des affembiées vérirablemen: cohftiturionnetles : enfin,
de la faite jouit de la régénération frunçaile, par la nomination de fesd depirésa I Conven:ion nationale. ob
>> Si nous, 1 avons différé cette grande opérarion, c'étoit
uniquement peur préparer lès efprits à lFunion & à la paix
dans les, aflemblées primaires; c'éroit afin d'ufer le préjugé
avant de la mettre en préfence dela loi, Nous" lavons totilé
aux' pieds fans ménagemenc: puiffe limérer public cngager.
tous les colonsà marcher fir nos traces!
39 Le premierpasaf fuire vers le gouvernément! populaire 2
c'eft la formation des municigrliés; toutes celles qui ne font
pas confituées felen la loi du 4 avril doivent être changées. > T'urgence de la Convention narionale de France nous,
force à ordonner la nomination' des dix-huit dépurés affectés
à la" colonie de Saint-Lomingne, fans actendie la formation
de-l'ailemblée colonial.
>> Les repréfentans provifeires de la colonie avant reconnu
leur incompétence pour foire la répartition, defes dépurés,
nous ên laiflerons.le foin à da commitlion intermédinire, qui
adminifrera la colonie dans, l'intervalle de' la diffolution de
laflemblée actuelle à Tinftaliniion del la nouvelle. Mf1
>> Cette commillion ihtermcdinire, compolée de citoyens
fans difinétion de couleur, eft l'unique moyen d'accorder
la nécellité d'aypir une repréfenrarion colpniale, avec Iintérêt d'in pehple qui, en gherre'avec fes efclaves, ne fauroit avoir fe Hoifir de s'occuper de difciffions politiques.
52 Cirovens, 2 le féjour dest campe eft peu propre aux infirurions fociales : la paix foule pourra vous donner de bonnes
lois.
5 > Dans ces dinenhonems.luifartiens provifoiras doivent
faire place aux nouvelles: depuis la loi du 4 avril, elles ne
reprefentent Eiplus la colonie; elies font fans objer dans leur
travail,
réunies pour préparer la confirurion coloninle, me ne
préfenter à la métropcle-qu'un
you infufffanr, TEPNI qui N pas celui de luniverfalité des
hommes libres.
>> Ceft donc feulement à des confidérations d'intérêt
blic, aux principes de la plus fane politique &a des
REUR
G 3
depuis la loi du 4 avril, elles ne
reprefentent Eiplus la colonie; elies font fans objer dans leur
travail,
réunies pour préparer la confirurion coloninle, me ne
préfenter à la métropcle-qu'un
you infufffanr, TEPNI qui N pas celui de luniverfalité des
hommes libres.
>> Ceft donc feulement à des confidérations d'intérêt
blic, aux principes de la plus fane politique &a des
REUR
G 3 --- Page 98 ---
céder 94 Yexiftence des corps pe
de paix générale , que doit
pulaires actuels. D narionaux civils 3 après en avoir fuit: mû92 Les commillaires ordonné & ordonnent ce qui
rement délibéré, ont
ART I C L E P R E M I E R.
affemblées des paroilfes dont les.
33r La convocation des
eft défnitivement fixée au
habitans ne font pase difperfes, auquel les citoyens actifs s'afr novembre prochain, jour
des municipafembleront pour procéder au renouvellment
lités.
IL
auront été formées provifoirement
99 Celles qui
de la loi du 4
l
& felon les formes
légales.
la promalgation fauf Yeffet. des réclamations
(eront confervées,
IIL
tous les hommes libres
Seront
aétifs & éligibles
défaut d'une
citoyens
fonciers, ou, à
agés de 25 ans, > propriétaires dans la colonie depuis deux ans,
tellé propriéré, 3 domiciliés quelconque.
.
& payant une contribution
- I V.
confidérés comme aétifs & éligibles >
Seront également agés de 25 ans > auront porté les
les citoyens libres
la colonie depuis le 1or feptembre
la defenfe uT
armes pour
1791:
V.
l'inftallation des municipalités
s3 Immédiarement après acte dont elles s'occuperont
confitutionnelles, le premier de leurs communes fur la néceffera de prendre le voeu
la convocation des allemblées
fité de differer ou d'accélérer T'aflemblée coloniale, foit pour
primaires, foit
députés former. à la Convention nationnle délibé- de
la nomination fer
iur-le-champ leurs
France ; elles feront parvenir commiffaires nationaux civils.
tarions fur ce fujet aux
3 Immédiarement après acte dont elles s'occuperont
confitutionnelles, le premier de leurs communes fur la néceffera de prendre le voeu
la convocation des allemblées
fité de differer ou d'accélérer T'aflemblée coloniale, foit pour
primaires, foit
députés former. à la Convention nationnle délibé- de
la nomination fer
iur-le-champ leurs
France ; elles feront parvenir commiffaires nationaux civils.
tarions fur ce fujet aux --- Page 99 ---
95.
V 2E I.
déja formées en exécution de la loi
s Les municipalités
d'aflembler , le ier nodu 4 avril, feront tenues également adifs, pour prendre leur
vembre prochain, les énoncés citoyens dans T'article
9 & le
les
précedent.
veu fur
objets
nationaux civils.
tranfinettre de fuite aux commiffaires
VIL
du
de la notification officielle de la
>9 A compter
jour les affemblées
du Nord,
préfente proclamation s le confeil de provinciales paix & d'union de
de l'Ouelt & du Sud,
de Jérémie, font & deSaint-Marc, celui d'adminiftration
meurent fupprimés.
VIIL
officiers
des lieux où ces
93 Ordonnons aux
municipaux leurs
les
affemblées & confeils tiennent
Teances, & d'en d'appofer faire invenfcellés fur leurs papiers & regiftres, fa clôture, aux commiftaire > lequel fera envoyé > après
faires nationaux civils.
IX
la notification de la préfente proclamation,
33 Le jour coloniale de
élira, au fcrutin & à la. majorité abTalfemblée
fix de fes membres, lefquels formeront
folue des fuffrages, intermédiaire, avec fix autres citoyens de
une commiffion
dans l'affemblée coloceux qui ne font point repréfentés les coimifaires nationaux
niale, lefquels feront nommés par
civils.
X.
fix membres à élire, deux feront attribués à la
>> Des
deux à celle de TOueft deux à celle
province du Nord,
feront répartis dans 1a même produ Sud; les fx autres
pertion.
G4
ue des fuffrages, intermédiaire, avec fix autres citoyens de
une commiffion
dans l'affemblée coloceux qui ne font point repréfentés les coimifaires nationaux
niale, lefquels feront nommés par
civils.
X.
fix membres à élire, deux feront attribués à la
>> Des
deux à celle de TOueft deux à celle
province du Nord,
feront répartis dans 1a même produ Sud; les fx autres
pertion.
G4 --- Page 100 ---
XI
intermédiaires feront >,
.99 Les fonétions l'exécurion des conamiffaires des arrêtés de l'atiemblée colo1°. 'de.furveiller
des finances &i de ladminiftration 3 2°.
niale dans la des partie conteftations fut les arrèrés des municipade connoitre
leurs délibérations; 3°. de
lités, & de caller ou
auroient été de la comdécider de toutes les
qui Y
MEm
pétence de l'aflemblée colonialé.
cllonile
Nie XII
C
intermédiaites ne pourront
>> Les arrètés des commiffaites des commiffaires nationaux
ètre exécutés fans T'apptobation
66 A
civils.
XILL
après TAlection des si fixe commiffaires
>> Immédiatement l'allemblée coloniale fera tenue. deifey fo-a
inrennediaires EET >,
e
: :
parer, 16 SISI
XIV.,
5 gIht 19n0 atis
TISDA 0o xie
ivix ZUS u A eniol
de la ville du Cap, fitôt après
>> Les officiers municipaux leur fera faire de la préfente proclamnala notification qui
les fcellés fur, les papiers &
tion, feront tenus d'appoler coloniale, d'en faire an Iinvenrante 71
regiliresrds l'affemblée
nationaux civils."
&dei eladietfer aux commillaires
S -
(3
varetyi 2l
mbiat soalam Nau
ah pnopenis Cot
01 X V.
caton 3E) er
VHer le ab
coloniales 82
Les. archiviftes des affemblées
ptovinciales
corps adminiftratifs fupprimés > feront pré-
& des à autres la garde des fcellés. X
polés
la préfente proclamarion fera imprimée,
>> Ordonnons qué
roh-befoin feral VR
publiée & milichée partout
aux corps adminiftratifs 2e manicipalince-der
>2 Mandons
dans leurs: regilires lar prér
oenauss.de faire tranictire
fente,
- --- Page 101 ---
99 Requérons M. lergouverneur géndtalide tenir la mai
à fon exécution'; en" ce quile concerne.
>> Fait : au Cap,) - le2 odobrej4792.
9> Les commiflairès' nationaux civils,
-
1iovsOS
mSignés POLVEREiS SONTHONA & AITAUD. >2
: 3
a eliot a 30
a
fur
th, Millet : Je demaride à faire quelques obfervations
lailecture de la prociamation que. vient de live Sonthonax.
Sonthon : Je yous. prie de me permetre de dilcuter."
a Th. Miilet : Sile préfident me perniotice parler, jefpère
que yous ues voussyr oppoferez pas. Comme cette procia
Dation. na jamaisnété imprinédien entier dans les débats,
ibesiast Bassquer les mnembres de.la Convention puiflent
croite quiis Lonclue route' enrièrer I yra une partie trèsintéreilante du premibulequin'a pas létélue.
s. prie de me permetre de dilcuter."
a Th. Miilet : Sile préfident me perniotice parler, jefpère
que yous ues voussyr oppoferez pas. Comme cette procia
Dation. na jamaisnété imprinédien entier dans les débats,
ibesiast Bassquer les mnembres de.la Convention puiflent
croite quiis Lonclue route' enrièrer I yra une partie trèsintéreilante du premibulequin'a pas létélue. Spnchonax : iCe n'eft pas aux colons à liraponr wnoi les
pibces.qni ferventà ma défonfe. Cere proclamaticn a 6:6
imntsiméetouel enriere dans Yunides promicis noméros des
qebnis ;- Verneuil la due lai-méme. Je.dois lize; 2 moi, ce
qui eft relarif à ma défenfe. Si lesucelons tronventique j'arstindare mal,ciis litont à leur tour tout ce qu'ils vondront,
lorinue Inuraikparkéss nI nIpt s'i etir
:
ahulMillet sSonchonaxa tailon. Jenicxige tas quillife ce
qui ne ldi convient pas de lira; mais je préviens la commitlien de ce: quivient de fel faire.
yr
Snthonak :J'ai donc difious l'affembice coloniale oxifante
à mon artivée, sparcero que, roj'avois de dyoit de la diffoudre; & d'abord ;'avois le. droit dela dillondre en-vermu
dé laideindu 4 avrils end douxième liea, parce quil'éroit de
mon devoir de la difloudre en vertu de.cotre loi qui donnoit
sus.conunifaret.civis le droit derdifioudre toutes les affemblées exftantes; parce qu'il étoit de mon devoir de diffoudre uile aflemblée qui, depuis la loidu4 tavril, ne reprélentoit plusila colonie. Depuis certe'loi, cetteralfemblée,
tougrccupiolée de sblancs, ne pouvoit pas repréfenter les
hommes de coulent.devenus citoyens mar.la force de cette
lei. I! yalusgc'ci que les shommes de couleur voyoient
fiéger dans cette allemblée leurs plus cruels ennemis, leurs
mon devoir de diffoudre uile aflemblée qui, depuis la loidu4 tavril, ne reprélentoit plusila colonie. Depuis certe'loi, cetteralfemblée,
tougrccupiolée de sblancs, ne pouvoit pas repréfenter les
hommes de coulent.devenus citoyens mar.la force de cette
lei. I! yalusgc'ci que les shommes de couleur voyoient
fiéger dans cette allemblée leurs plus cruels ennemis, leurs --- Page 102 ---
plus affreux bourreaux, les hommes qui, par un arrèté Fin- du
5 novembre & l'adrelle
avoient calle préparé les concendie du Port-au-Prince, avoient
Reserdutoen
cordats qui avoient été paflés de bonne foi entre les La blaics loi
& les hommes de conleur de la partie de I'Oueft. J'ai dû la difdu 22 juin me conféroit les mêmes pouvoirs.
allemblée
foudre, parce qué, fur le fait bien avéré
cette
étoit odieufe aux citoyens de couleur dir avoit toujours
perfécutés;
loin de marcher dans le fens de la-révolunon, elle Tere étoit conftamment écartée, pour maintenir du devoir
les préjugés au mépris des lois françailes, il éroit difloudre cette
slors. des délégués de la nation françaile avoir de de doute fur
allemblée. Il ne peut donc pas plus y
,
les pouvoirs que nous aviohs de diffoudre cette allemblée
que fur les iotifsl légitimes que nous d'ordonnerà avons eus' de fes fufpendre membres
lesfonctions, ou 9 pour mieux dire,
l'aflemblée coloniale
de fe féparer. S'il étoit bien avéré que
ne repréfenioit pas la majorité des citoyens libres. . fait un.
Bruitey : J'obferve que nous n'avons jamais
ale,
crime à Sonthonax d'avoir diffous T'ailemblée ccl-
>
en avoit le droit, comme il vient de le dire i
parce qu'il
nous en fommes convaincus. la commiflion de me maintenir la'
Sonthonax : Je prie.
parole : Page lui-même m'a fait un crime d'avoir - diffous
cette alfemblée; je he ferai pas en peine de le prouver :
l'affertion de Page exilie toute enrière dans les débats. avoit le
Page: C'eft un faux : j'ai dit que Sonthonax- mais il ne le dedroit de diffoudre l'ailemblée coloniale, la
voir faire qu'antant qu'il auroit de quoi remplacer.
Th. Millet: J'ai dit. la commifion e
de me maintenir la
Sonthonax fuis : Je accufe, prie &c jamais dans aucun tribunal on
parcle. Je.
n'a permis aux accufateurs. & aux témoins d'interrompre
les accufés.
Page: dites la J'ai vérité: différé la convocation des affemblées
Senthonas: la formation d'une aflemblée coloniale, j'ai ptis
primaires, melure
d'abord j'en avois ie droit, encette
parce que étoit politique & néceffaire , & je
fuite, parce qu'eile
wais le prouver.
jamais dans aucun tribunal on
parcle. Je.
n'a permis aux accufateurs. & aux témoins d'interrompre
les accufés.
Page: dites la J'ai vérité: différé la convocation des affemblées
Senthonas: la formation d'une aflemblée coloniale, j'ai ptis
primaires, melure
d'abord j'en avois ie droit, encette
parce que étoit politique & néceffaire , & je
fuite, parce qu'eile
wais le prouver. --- Page 103 ---
Page: J'ai dit que lepouvoir exécutif lui avoit recomnandé dans les inftruétions qu'il lui avoit données, de ne
point diffèrer la convocation des allemblées primaires pour
a formation d'une aflemblée coloniale; car la loi du 22
uin ne conféroit à Sontionax &: Polverel le pouvoir de
ufpendre les affemblées. coloniales & provinciales, de & en
énéral tous lcs corps populaires de quelque natare qu'ils
ullent, >
pour les remplacer fur le champ.
ESS La loi me conférant le droit de fufpendre
l'affemblée , Finds donc la faculté indéfinie de fu'pendre
'exiftence des corps populaires dans la colonie,, en vertu
de la loi du 22 juin, Je n'ai donc pae viole la loi lorfque
ai différé la convocarion des alfemblées primaires pour la
formation d'une affemblée coloniale.- Voiciles morifs
j'ai eus de diffirer cetie convocation. A mon arrivée,
E
deux tiers de la province du nord étoient fous la puiflance
des nègres révol:és; touté la province du fud étoit en feu;
les quarticrs de Jérémic & de Jacqmel étoient en pleige révole contre l'antorité françaife ; le quartier de Jacqmel
avoit schalfe de fon fein les hommes de couleur forcés
d'errer wans les monragnes. .
-
Clazfon : C'eft faux.
Sonthonas: : Le quartier de Jérémie avoit également refulé de recevoir fur leurs propriérés les hommes de couleur
qui en avoient été challés pendant la guerre civile. Mon
colligue vous a donné à cet
les renfeignemens les
plus politifss dans les féances a il s'eft oscupé de lelprit
public de la colonie, il vous a dit que Jacqmelavoit conf
tainment refufé de recevoir les hommes de couleur. quife
préfentoient aux aflemblées primaires: ils l'onx tellement
refufé, que lorlque mon collègue s'eft préfenté à Jacqmel
pour faire exécuter la loi du 4 avril, on lui en a fermé
les
& il, ne lui a pas éré permis de faire entrer
avec Purie les hommesde couleur qui laccompagnoient. Donc
la loi du 4 avril étoit inexécurée dans la dépendance de
Jaqmel; donc la loi du 4 avril étoit inexécutée dans la dépendance de la grande Anfe, qui formoit huit des pa*
roilles les plus confidérables de la colonie. Si ces deux quar,
tiers avoient refulé l'admitlion des hommes de. couleur
dans leur fein, fi ces deux quartiers avoient xefulé de re-,
les hommesde couleur qui laccompagnoient. Donc
la loi du 4 avril étoit inexécurée dans la dépendance de
Jaqmel; donc la loi du 4 avril étoit inexécutée dans la dépendance de la grande Anfe, qui formoit huit des pa*
roilles les plus confidérables de la colonie. Si ces deux quar,
tiers avoient refulé l'admitlion des hommes de. couleur
dans leur fein, fi ces deux quartiers avoient xefulé de re-, --- Page 104 ---
eonnoitre la loi qui retabliffoit T'égalits polirique entre les
blancs &les hommes de couieur, nous devions fufpendre
la cwvecaeidihsfretier primaires, pour ia nomination
des: députés à lallemblée colomiale, e.julaace que les nom- de
mes de couleur pellent etre admis danst les alimbléss hommes
Jacqmel & Jerenes pour vorer'fur léleion des coloniale. Je
devoient prendie" plice a'crte.allemblee
aE plus:. les tormihres qu'on étoir obligé de remplir pour' obli-,
parvenir à ia formaton des affemblées praires nous
geoient à differer leur: convocarion 3 car il talloir d'abord.
fixer le nombre des' députés qui devoient féger 2laffianbléecoloniale ; ilfalloit fix:rce nombre fnriesntobulzirer
de la populaion, de-la mafle des impofitions,, & de Pireni
duet du tertitoire. C'éroit ainfi
FAtlambile natiennle. coloavoit ordenné que la Tent dins laffen.blée
niale-de Saint-Demingue feroit fixés. Il éoit dond nécef
faire que les commiffaires ctvils eullent dès' renietrhemens des
exaéts-fur la popularion, la' conziburion & Lerend. fixcr le"
territoires de chaque paroille, avanr qu'ls puillent a Tafe
nombre dés dépurés que ces paroiffes enverroien:
femblée coloniale. S'ilétoi: nécellaire dte ces prehminures
fullent rempliss il éroit donc impolible de convoquer Taflem- furle-champ les aftemblées primaires pour rerapltert etoir donc ne:
blée coloniale qui venoit d'erre d.ifboute.-II & rant
céffaire que ces préliminatres follint trmpis;
de
il biote
de
lés préliminaires ne l'étoient pas,
impollibl-. comnie o1l devoit
voener'les aflembides
aites, parce'que denrmmer des dépur es
s'oéchperdnns Irs affor ebleestrimaites elles n'auroiont Folit eu debale our
aoFa Talaibliecoloni.ley
mème fe 1e
ces Glecsons, puilqu'ell s devoient nauroienr hornmer. C Das Pes colons'
nombre dé députés qu'elles de Salnt-Mare & de" Léogane
diront: fes deux iffembsiées
chaque paroife
oht eté formées Cans tous Ces prclinnintatres loik convenu, ces
anomine tel nombre' de-dfearures Gur colmniales, 18 é'eft de
dénurés fe (ont reuns en altemoldes
colonialt- Te
reme que vous déviez "former les'aditnible-s ne Beur "tenir lieu de lo1s
répondrai aux cclons quierabuis qu'il fot, ne devoit pao'neile
que labus, quelat/'ancién nombre de'renréfenrans" de la ooloiie,
cmptcher de fixer'le nombre Fat celut prefcri par Ics 15is:
denithere les infrustions que'te" du 28 juin 1791 difent que F'affemblée
OE,
Te
reme que vous déviez "former les'aditnible-s ne Beur "tenir lieu de lo1s
répondrai aux cclons quierabuis qu'il fot, ne devoit pao'neile
que labus, quelat/'ancién nombre de'renréfenrans" de la ooloiie,
cmptcher de fixer'le nombre Fat celut prefcri par Ics 15is:
denithere les infrustions que'te" du 28 juin 1791 difent que F'affemblée
OE, --- Page 105 ---
IOI
coloniale ne fera compofée que de Go membres. Silaffemblée coloniale ne poureir èrc compofée que de 60 membres,
il falloit réparir d'une manière équitable & juflemenr
tionnelle les 60 membres qui ctoient fixés par la
de
INEENER
l'atienblée nationale.d Ilrailoit d'ailleurs fixerle nombre de repréfentansde manière que les villes 1 Yen euffins pas. un nombre trop connderubie, your écraierdes campagnes. Car-dans
les premières afleniblees coloniales on a vu les députations
di Cap & des gtundes villes s'emparer de la direction des
aftaires, & les condeire dans un iens tout-2-fait contraire
aux décrets de.l'Altembiée nationale de France. Il fllcit
donc pour éviter l'inconvénient majeur quie lesvillesnftrpalient un nonbie de dépurés trop confidérable, ttop fipérieur à celui des canipagnes de la colonie, il failoit donc
fixer, cette repréfentation d'une manière jufte, propurtionsnelle, &c conforme aux décrets de la Convention nationale.
C'étoit un preliminaire neceffaire à remplir avant: la" convocation des allimblées primaires; donc il -étoit. iinpolfible de convoquer les afiemblées primaites furle-champ,
& remplacer aufli promptement que les colons le defiroient
les aflemblées coloniales que nous venions de difloudre.
Cela eft fi vrai que la majorité E de la colonie. a reconnu
cette vérité 5 ccla eft 11 vrai que lorique nous avons ofdonné aux affemblées de communes de délibérer fur la
queltion de favoir s'il falloit difflrer ou accélérer la convocarion des affenhlées primaires pour ia formation de
l'affemblée coloniale, la majorité des communes du Nord
s'eft determinée por difféier cette convocation. Ce n'cft
qu'au mois de mars, vers le milieu du mois de mars 1783,
sque le voeu de la province du Nord 's'eft prononce d'une
manière inverle, c'eft-à-dire, que cette province du Nord
a demandé, non pas qu'il ftt différé de convoquer les affemblées coloniales, mais qu'on procédât à l'élection des
dépurés. Mais jufqu'a ce temps, ou plurée celui de mon
-départ du
le 2A-tévrier 1793 2 le- veeu univerfel de
la majorité 71 la prorince du Nord étoit contre" la' conyoicarion fabite de Taffemblée culoniale.
an Verneuil : Cela eft faux.
a Sonthonax : J'entends dire à Verneuil que cela effaux;
ije.le uprie de juftifier,
ât à l'élection des
dépurés. Mais jufqu'a ce temps, ou plurée celui de mon
-départ du
le 2A-tévrier 1793 2 le- veeu univerfel de
la majorité 71 la prorince du Nord étoit contre" la' conyoicarion fabite de Taffemblée culoniale.
an Verneuil : Cela eft faux.
a Sonthonax : J'entends dire à Verneuil que cela effaux;
ije.le uprie de juftifier, --- Page 106 ---
TO2
Verneuil: C'eft ce qué je vais faire. da Sud & de TOueft it y
Sonthonax : Dans la ch' province bien ! le II janvier 1793 sur les
avcit 30 communes; il n'y en avoit pas 15 qui fe tuflent, ex30 comunes, fur la nécellité d'accélérer ou de différerla convopliquées
cation des afiemblées primaires. s' exprimer ; c'ett été un
Clauffor : Elles ne devoienr pas
crime. Sonthonax Il n'y en avoit pas I5 qui euffent différer voulu lai sex- conpliquer fur i nécellité d'accélérer iln'y ou de en avoit pas deux
vocation des allérublées primaires ; civils les renteignemens
qui euffent envoyé demandés aux commillaires fur l'étendue de leur territoire, >
leur avoit
& de leurs impolitions. Si les
fa malfe de leur" popularion de ces ren/eignemens, files
commiffaires civils manquoient étoient dans Timpolhibilité de fixer le
commillaires civils
chaque commune devoirt ennombre de repréfenrans
3 ils étoicnt donc aurorifés à
voyer à Taffemblée
Ei
la convocation de cette affemblée, jufqua.ce qu'il com-
(ulpendre
de connoitre, par le yoeu de chaque
leur fàr pollible la colonie, le nombre à donner à la repréfen.
mune de
fixe, dérerminé & proporionnel
tation',. de répretentans à la contribution & à l'étendue du tertià la population, commune. Nous étions donc autorifés à
toire de chaque
des affemblées primaires, ainfi que
différer la convecarion annoncé dans notre proclamation du 12 ocnous l'avons
lorfque la France a été conftituée en
tobre. H y a plus : le décret qui proclamoit la République
République 5 lorfque
fut arrivé dans la colonie 2. alors
françaile une & indivilible
civils de convoquer
il ne fut plus pofible aux commillaires de former une allemblée coles aflemblées primaires > et venoit d'ètre fait en France;
loniale. Un grând changement la République étoit proclamée
la monarchie étoit renverfée;
faifoient
de la Reune & indivifible; les colonies devoient partie avoir de
ne
& dès-lors elles
plus
pré- copublique,
affemblée coloniale; car cette affemblée
tention 1'à une
du
légiflatif fur l'état
loniale devoit avoir une partie le demande pouroir : eft-ce que dans
des perfonnes. Or, je & indivifible vous
le pouvoir legianif
une Republique une
réfidant E
être divifé ? eft-ce que le pouvcir légillatif,
; les colonies devoient partie avoir de
ne
& dès-lors elles
plus
pré- copublique,
affemblée coloniale; car cette affemblée
tention 1'à une
du
légiflatif fur l'état
loniale devoit avoir une partie le demande pouroir : eft-ce que dans
des perfonnes. Or, je & indivifible vous
le pouvoir legianif
une Republique une
réfidant E
être divifé ? eft-ce que le pouvcir légillatif, --- Page 107 ---
103 être difribué à la rela Convention nationale, pouvoir
coloniale 2 Dès la
préfentation des colonies , à l'allemblée déclaré Tunité & Tindivilibimoment que le décret
a
dès-lors aulli les colons
lité de la République a 2 connu à avoir , des aflemblées coion'avoient plus de prétentious
fe former, & çauroit
niales 5 dès-lors elles ne devoien: civilsde plus permettre leur con
été un crime aux commifaires civils eullent permis la convocation. Si les commiffaires coloniales, fans doute vous euiliez
vocation des allemblées dans la colonie de Saint-Domingue
vu alors fe renouveler, (candaleufe qui a déshonoré les déux
fur-tout, cette rivalité
ont reçu les lois françaifes;
allemblées coloniales > loriqu'elles de s'élever contre ceslois,
elles euffent toujours eul la prétention Sil'affemblée coloniale
contrel les lois quela France jamais envoyoit, les décrets de la Convention
avoit été convoquée, être exécutés dans la colonie. Les colons le
n'auroient pu
follicitoient ici un décret qui permit
fentoient fi bien la colonie, qu'ils non pas une allemblée coloniale a
d'établir dans'
coloniale. Les.colons avoient la prémais une Convention dans les colonies, comme un repréfentant du
tention d'établir
démontré dans un écritquilapeblné; ils
peuple des coloniesl'a
d'introduire dans les colonies
avoient, dis-je > la coloniales. prétention Je vous demande s'il n'étoit
des Conventions
français que les. repréfentans
pas contraire aux principes & indivilible
d'érablir
de la République une
françailel permillent la formation d'un
dans une partie dela République dès quil eft formé, devient.nécellaicorps légillatif, de qui, T'aurorizé fuprème 3 s'il éft contraire à
remént le rival
la Convention nationale puiffe petrous les principes que de ce, corps légillatif, qui,
la namettre la formation feroir devenu fon rival, T éroit de
ture de fes fonctions commiffaires >
d'enchainer les prétentions
notre devoir à nous
la formation de leur prédes colons à cet égard, & d'empècher
tendue Convention coloniale. d'inrerpeller Page & Brulley d'avoir
Je prie la commiflion
de leurs légations
à déclarer a, dans les proces-verbaux le mois de janvier jufqu'au mois
en France, rédigés. n'ont depuis inferé la demande d'une Con
de mars 1795,1s
pas au comité colonial &c au comité
vention coloniale de.la > portée Convention nationale,
de gouvernement
prédes colons à cet égard, & d'empècher
tendue Convention coloniale. d'inrerpeller Page & Brulley d'avoir
Je prie la commiflion
de leurs légations
à déclarer a, dans les proces-verbaux le mois de janvier jufqu'au mois
en France, rédigés. n'ont depuis inferé la demande d'une Con
de mars 1795,1s
pas au comité colonial &c au comité
vention coloniale de.la > portée Convention nationale,
de gouvernement --- Page 108 ---
la-dlifculion :104 far'le décret du 5 mars eut
Pager: comités ALorigbe -.des marine. & cclonies , ces deux comités
lieuraex qu'il feroit écrit à Sonthonax de convoquer: une coarrésèrent
formation d'une allemblée
atientiée Solorinessdoge-l. hors du-fens du comié; mais à cette
loniale n'étoic dis-je p:s ,le cemité de marine & des colonies'nous
époque-la, de lui préfenter un mémoire fur les moyens à prendre
pourlaméloraticn pria
de lérat des colonies.Naus préfentamesun ia France demémoire, & dans. le mémoire nous avonsdit une que ferme, ainfi que
voit moins regarder Tescolonies comme
fousles
TavoirditPaul Nérac à Yaflemblée con(tituante, fentant très-bien que que
de fon commerce; nécellaire aux queiafranca colonies, mais que l'efclavage
FREREO étoit
fer lefquels étoit ailife lar conftiturépugnoit aux ptingipes
ala colonie de convoquer une
tion,, il falloit qu'elie permit Yorganilation de fon gouverConvention coloniale pour
1 aN
nemente 1A) Je fuis I interpellé 3 je demande à ajouter un d'en- mot
Brullsy: vient de dire.mon collègue Page. Je viens
à ce que Sonthonax nous interpeller fi hous avons demandé
tendre
une Convention coloniale,
quil exiftàr à Saint-Domingue mmanière fatisfaifonre; j'ajoute à cette
Page a répondu d'une lolque-nous nous fommes. préfentés aux
explication que, demandeirune allembleerecloninles nons'ne &0
çomités pour fervirqu'ine feule fois du mot Convencion,
nous fommes motivé, comme Ta dit mon collègue 3 mais
nous Favons.
des-comités de marine
de tout temps, , & les proses-verbaux foi, dei enw préfence de ces deux
& des colonies difcufionaeul en font lieu, &c caftodnousnous' fommes
cominésquela
coloniale 38c non passi Corfervi de T'exprellion Nous affemblée avons donc demandé une atlenblée
vention colonialés coloniale. & il y a plus : c'eft que la Convention nationalé une
convaincue qu'il talloità Saint-Dominguer
étoir rellement coloniale, que par fes décrets elle a prouvéique
allemblée
de convoquer
Sonthonax 8c Polveseln'aureient 8r jen pus'emmpdcher trouve la preuve dans les
les aflemblées primairess; dont Sonthonax a voulu fe prévaloir, non
décretss même
mhais dans la féance précodente. Il rilis'eft vous
paotbusa-theue; décreredu 6 mars", fur lequel
Pineosmainen-ise aditique dans'le- décret du 6-mars,
beaucoup arpusdydeda
de convoquer
Sonthonax 8c Polveseln'aureient 8r jen pus'emmpdcher trouve la preuve dans les
les aflemblées primairess; dont Sonthonax a voulu fe prévaloir, non
décretss même
mhais dans la féance précodente. Il rilis'eft vous
paotbusa-theue; décreredu 6 mars", fur lequel
Pineosmainen-ise aditique dans'le- décret du 6-mars,
beaucoup arpusdydeda --- Page 109 ---
IOS
à cette époque, la Convention nationale étoit convaincue
qu'il devoit exifter à Sainr-Doningue une aflemblée COloniale. La formation de l'affemblée coloniale n'auroit pas
été un crime de la part de Polverèl & Sontlionax; & nous
avons dit & nous avons pronvéque la non-formanon de cette
affemblee étoirfacheminemen:a tous leurs crimes.
Page : J'ai à rétablir lli fait.
Verneuil: Je demande la parcle pour répondre à l'inters
pellation de Sonthonax.
Le préfident : Tu n'as pas la parole ; tu l'auras enfuite.
: Vernezil: J'infifte.
Le préfident : Je te rappelle à l'erire.
Sonthonax : Quand on parle pour une interpellation, Oil
n'a pas la parole pour des obfervations. J'obferve d'abord,
fur ce que vient de dire le citoyen Page, qu'il en a impofe
dorlquil a dit que c'eft lors de la difcution qui a eu lieu
au comité de marine & des colonies fur le décret du 5
mars qu'illa demandé la convocarion d'une Convention COdoniale.
- Voici les procès-verbaux de la délégation des citoyens Fage
8 Brulley, du 13 février 1790.
Il lit :
Extrait du procès-verbal des fances des commifaires de
Saine-Domingue en France, dx 18 février 1793.
se Le citoyens Page préfente plufieurs moyens de fauver
Saint-Domingue :
>> Le rappel des commiffaires Polverel & Sonthona X
: >> La formacion d'une aflembéle ccloniale;
>> Autorifer cette aflemblée à faire fes lois de manière que
chaque,colonie for à la France, comme la Caroline eft aux
autres. Erars-Unis de T'Amériqne du Nor 5
>> Ou bien le rappel des commiflaires actuels;
>> La formation d'une Convention coloniale. 2>
Voilà ce que demandoit Page aux comités de gouverne-
- ment de la Convention national-,le3 fevrier : 1793. Lorfqu'il vous dicque,lors de la difcullion fur le décret das mars,
Tome F. Qurante-quasriame tiyraifon.
H
for à la France, comme la Caroline eft aux
autres. Erars-Unis de T'Amériqne du Nor 5
>> Ou bien le rappel des commiflaires actuels;
>> La formation d'une Convention coloniale. 2>
Voilà ce que demandoit Page aux comités de gouverne-
- ment de la Convention national-,le3 fevrier : 1793. Lorfqu'il vous dicque,lors de la difcullion fur le décret das mars,
Tome F. Qurante-quasriame tiyraifon.
H --- Page 110 ---
formation d'une Convention colohiale > je
A a demandé la s'eft paffe à cet égard; mais je fais que
ne fais pas brachure ce. qui quila fait imprimer fur fes conferences,
dans la
au comité de marine & des colonies,
il fe trouve une réponfe & Brulley refulent abfolument de donner
dans laquelle. Page marine & des cclonies les moyens à employer
au comicé de colonie de Saint-Domingue." Page & Brulley
fauver la
& c'étoitpar ce motif quils avoient
LOnCORNS de s'expliquer, coloniale: ils vouloient une Comr
demandé une Cenvention
que la France femevention cqloniales ils ne voulointpas fes lois dans' la colonie:
làt de jeurs affaires, cfientielle & introduisit de la doétrine de Page &. de
voile bien la partie deétrine de tous les colons nos aculaseurt.
Brulley, de la
légillatif indépendant de celui de
Il lecr faut un corps
coloniale; il leur faut
Frances il leur faut Ene Convention dans le même rapport avec la
des lois qui-les mettent Caroline du Sud avec les autres EtatsFrance, quecelai de ia
d'ett-àdire 5 qu'il faut que
Unis du continent fédérées américnin; avec la métropole >
foient
les colonies foient
foient
la mème
>
I
de la métropole qu'elles la Caroline,
les
andépendantes
leur légilation 5 que
e la
indépendance le TOun entr'eux; que cette indépendance
Erats-Unis
chacun des Erats-Unis par rapmême que côlle que poisede féderal.. Voilà les ptincipes des copert au gouvernement l'indépendahce &c. c'eft-la la raiton qui a
dons : toujours
civils d'empècher iesrafembitee
contraint les commillaires.
peuvoir legiflatif rival de
coloniales qui ne vouloient qu'un commillaires délegués à Sainila métropoie. Certes, les
fuivi en cela le devoir que
Domingue ont mon-fealement qui confticuoit la France en Répuleur impolcit le décret
ont fuivi les lumières
une &k indivinblesmaieil
deux affemblés
St
blique tirées dela conduite ténue par les
ont dit:
ont
Les commiffaires civils
niales de Ssin-Domingse- coloniales ont exifté à Saint - Domingue'; arboré
Deux affemblées
Findépendance. > la feconde a
la premiète a proclané noires, & a voulu livrer la colonie aux
la cocarde sc-lécharpe
Anglais. Le préfident : Ceci a déja été cela dit. eft néceffaire à ma déSonthonax: : Pardonnez-mnoi; allerablée : par un arraté du 2 feptembre
fenfe. La fcconde
coloniales ont exifté à Saint - Domingue'; arboré
Deux affemblées
Findépendance. > la feconde a
la premiète a proclané noires, & a voulu livrer la colonie aux
la cocarde sc-lécharpe
Anglais. Le préfident : Ceci a déja été cela dit. eft néceffaire à ma déSonthonax: : Pardonnez-mnoi; allerablée : par un arraté du 2 feptembre
fenfe. La fcconde --- Page 111 ---
10Y
1791, défend expreffement l'expertation des denrées vouloiene coloniales dans la métropole; c'eft ainfi que les colons
fervir le commerce de France.
a Page: C'eft faux.
Le préfident : A l'ordre s à l'ordre.
Sonthonax : J'entends les colons dire quec'eft un faux 5 je
réponds par leurs procès-verbaux.
il eft
de
.
Le préfident: Continue la difcuflion;
impoffible
méler perpuruellement un objet à un autre.
civils devoient
Sonthonax : J'ai dit que les coumiflaires des deux
affe conduire d'après ce qu'ils favoient
premières de ces deux
femblées coloniales. J'ai prouvé la criminalité
n'ai
affemblées dans les précédentes féances; : aujourd'hui c'eftlar- ije
ajouté qu'uin fait qui eft revenu à ma mémoire;
rêté du 2 feptembre 1791, qui ordonne cc que toutes feront les
denrées colonialeschargees à bord des navires français
retirées
avec défenfes même aux capitaines de par fc les'propriétnires, faire payer du fret. 32 D'oi jinfère cette confequence, que des hommes qui portent le délire au point
de défendre Yexpertation des denrées coloniales dans la métropole; que des hommes revêtus d'un pouvoir legilatif,
qui oublient les droits de la France à ce point 2 avoient dans tort
de réclamer des allemblées coloniales > puifque >
toutes les affemamblées coloniales > ils avoient toujours afinfulté atla métropole, puifqu'is ne demandoient cette
femblée ccloniale que pourfuivre la même marche,les mêmes
erremens. - Il effentiel de rérablir les fnits : nous n'avons
Page: comité de marine
fit établi une
ReCas
démandé au
qu'il
vention coloniale; & pour preuve, nous allons donnerloéere
des propofitions que nous avons faites à €e comiré,
Il lit:
es La France peut concilier l'intérêt de fon commerce > tes
principes & les droits des colonies: du droit de
y- I. Enlaiffant les coloniesjouir
compoferlear
gouvernement: >2 1°.Enfaifant avec elles un échange de fa protection contre de
l'exercice d'un commerce excluff ponr toate marchandife
H: 2
; & pour preuve, nous allons donnerloéere
des propofitions que nous avons faites à €e comiré,
Il lit:
es La France peut concilier l'intérêt de fon commerce > tes
principes & les droits des colonies: du droit de
y- I. Enlaiffant les coloniesjouir
compoferlear
gouvernement: >2 1°.Enfaifant avec elles un échange de fa protection contre de
l'exercice d'un commerce excluff ponr toate marchandife
H: 2 --- Page 112 ---
luxe; caril feroitodieux de fubordonnerà ce privilégécellesde
nécellité première ;
des colonies, & contradidei
>> 3 ". En établiffant au profit fur leurs échanges 2 avec les peuples
rement avec elles, unimpor
étrangers;
avec les colonics,
>3
: En déterminant, contradidoirement:
quels feront les peuples dansle admis fein à ce del commerce; l'aflemblée nationale un
>> ;°.En rappelan:
nombrefufifante de dépurésdescolonicse quidatnmnineronzavee
ellel'ordoniance de ce pacte.".
les
nous avons faites; le
Voila, ciroyens 2 propofitions
ces propofitions, &.
le
E
refte del'ouvrage eft & développement des colories à cette époque. ne les
le comité de marine
éié le réfultat des difcuflions
improuva pas. Elles dans ont fon même fein, & j'en trouve la preuve dans
qui cnt eu lieu
relarivement à la loi du
les différens arrêrés qu'il prir
j'en donne tatt
mars. Jls font aflez importans
conféroit que
aux commifQuant à la première dilpolition
Poet
le comité de marine
faires civils des pouvoirs connoilfoir tès-érendus, bien Vefprit de la Convention,
& des colonies,qui
arrèta ceci.
Extrait de diyeloppements Sc.
été
les différentes parties de.
cc Cependant il a
convenu érren mifes que fuccellivement en état de
chaque colonie pourront les circonflances Texigeront, & felon ce
guerre, ett prefcrit fuivant en que France pour les places de guerre par la lci
à l'arbitraire de YauTe . . . obfervant que, pour civiles obvier devront être avant tout'
toriré militaire, les pollible; autorités auquel effet il fera expreffément
organiféesle plutor
civils qui fe trouveront dans les coenjuint aux commiflaires de la
du décret à intervenir, de
lonies à l'épeque
réceprion loidu savril, ainfi que celle
faire exécutér relative Ponchuellemential à las nomination des députés à envoyer
du 23 les août, colonies à la Convention nationale. >
par
la commilfion d'interpeller Page det
Sonthonax : Je prieici comme Yopinion du conité
déclarer fi ce qu'il repréfente Convention nationaic.
de marine a été. décrété parla
de la
du décret à intervenir, de
lonies à l'épeque
réceprion loidu savril, ainfi que celle
faire exécutér relative Ponchuellemential à las nomination des députés à envoyer
du 23 les août, colonies à la Convention nationale. >
par
la commilfion d'interpeller Page det
Sonthonax : Je prieici comme Yopinion du conité
déclarer fi ce qu'il repréfente Convention nationaic.
de marine a été. décrété parla --- Page 113 ---
I09
Page : Ce que je préfente ici comme T'opinion du comité
des
de la ma-
-
la marine eft infcrit dans les regiltres
conités
ue & des colonies; & fi le décret n'elt pas intervenu, c'elt
hele comité de falut public, qui, comme la dic Sonthonax,
nogligé les colonies pendant fon exercice, a fair rout ce
ila pu pour empêcher ces comités de faire leur rapport. JI
t inrervenu, fur notre demande, foize décrcts qui ordonpien: aux comités de marine & colonies Sc de ialur public da
ire le rapport que nous avions demandé. Jamais nous naons pu cbrenir ce rapport ni quant au contentieux, ni quan: les
la partie politique; mais, quant à l'article qui regurce
claves, voici CE que penfoir le comité de marine.
&c
c Que cet article feroit rejeré parlnqueftion préalable, autorités
l feroit feulement décrété qwauilicoe que les
viles feront conftituées, elles S occuperont de l'amélioration
1 fort des elciaves, hommes que la loi n'admet pas àvorer."
Les comités de marine & des colonies aveient donc enndu que la loi du avril fsroit cxécurée; iis avoient enndu que, quoique 1 Répoblique file prociamée enFrance,
y auroit des elclaves à Sain-Domingae, & que les aflemées coloniales qui auroient été créées en vertu de la loidu 4
yril, ou qui auroient été organifces d'après cette loi, aipienc le droic de prononcer fur le fort des efclaves. Quan: à
Equ'a dit Sonchonax, que c'étoit extiait de nos regitres, je
i demande la dare.
Sonthonax : Du.rS fovrier 1793.
Page-J'exansinerai le regifre.
Sonchonax: Jepriel la commiicn finompslarPas-diser
u dedélavouer) l'extrait queje lui ai repréfenté. SiPagenicie
que je viens d'avancer, il feroit facile de le vérifier fur-lonamp. Page : Demain je ferai ma réponfe; je confalteroi lesreitres queje piierhi le citoyenl Fouché de me coumuniquer.
Sonthonus: Page vient de vous dire qu'il éroir dans Tinention de la Conventon nationale quilyede une aflemblée
ploniale à Sainn-Somingue, qe'il éroit dans fou inten:icn.
eil y elt des elciaves à Sain -Demingue, La Convention
rionle a allez prouvé qu'clie ne vouioit poinrqu'il y eât
as efclaves à Srint-Domingue; elle a prouvé quelle ne
puloit poin: datlemblée coloniale a Scin:-Doningue, Los
ir dans Tinention de la Conventon nationale quilyede une aflemblée
ploniale à Sainn-Somingue, qe'il éroit dans fou inten:icn.
eil y elt des elciaves à Sain -Demingue, La Convention
rionle a allez prouvé qu'clie ne vouioit poinrqu'il y eât
as efclaves à Srint-Domingue; elle a prouvé quelle ne
puloit poin: datlemblée coloniale a Scin:-Doningue, Los --- Page 114 ---
IIS
donné pour inf
eomités de gouvernement ont envoyés conftamment aux colonies & à Cayenn
truétions aux commiffaires d'empècherl la formation desallemblées co
le mandat expres
de
ont donné ce manda
loniales : les comités aflemblées gouvernemen: coloniales dans toutes les ce
exprès, parce que n'ont les éré que des agrégations d'hommes e
loniés pollibles
les lois de la metropole. A la Mart
révolte ouverre contre à
à Saine-Domingue, le
nique, à la Guadeloupe , Cayenne,, ont rivalifé à qui infu
aflemblées coloniales ont la difpure, métropole. Je ne vous lirai pas ic
teroit avec plusd'audace coloniale de la Martiniques. ils for
les arrêtés de T'aflemblée
Je reviens aux affer
parfaitement érrangers à cette affaire. dis
fi ces affemblées oi
blées de Saint-Domingue : je de révoltés que
contre les décre
toujours été des nationales; agregations. que fi ces affemblées coloniales C
des aflemblées
voulu ufurper le pouvoir légi
Saint-Domingue larif,le dreit de faire ont toujours des lois, il étoit du devoir des commi la fo
faires civils délégnés à Scinr-Domingue d'empecher la Conventio
mation-de telles affemblées, fur-tout République lorfque une & indiv
avoit proclamé folemnellensencia la République une & indivifible ne perm
fibie, parce. que
Non-feulement la-defi
pas la divifion du les pouvoir légillatif. mais j'ai l'opinion des color
j'ai en ma faveur Thomas principes, Millet vousa dit dans une d
mes accufateurs.
calle-ci,il yous a dit que lorfqu
féances qui ont précédé
une commifion intermédiaire
j'ai formé à Saint-Doringue la formation desaffemblées primair
&cloriquejai empêché
coloniales, il a voul
&c la cenvocation des réflexions affemblées contre les mefures que
faire imprimer des l'imprimeur lui a refufs de lui prèter f
prenois,, 8c cet que objet. Ehl bien! voicides réflexions de Thoma
preflfes pour
des commilfaires civils, du 120 od
Millet fur la proclamation de la véracité de Thomas Mill
tobre 179'2; vousallez juger
fes réflexions . . -
qui dicqu'on l'a empeché d'imprimer à
date ceci
Th. Mdillec:Je demande à Sonthonax quelle
étéimprimé à Ssint-Domingue. Je vais vous le dire : Moniteur de Saint-D.
Sozthonax :
mingue , du jeudi 17 Je janvier déclate 1793. que le 17 janvier j'étots a
Thomas Miller :
jner.
illet fur la proclamation de la véracité de Thomas Mill
tobre 179'2; vousallez juger
fes réflexions . . -
qui dicqu'on l'a empeché d'imprimer à
date ceci
Th. Mdillec:Je demande à Sonthonax quelle
étéimprimé à Ssint-Domingue. Je vais vous le dire : Moniteur de Saint-D.
Sozthonax :
mingue , du jeudi 17 Je janvier déclate 1793. que le 17 janvier j'étots a
Thomas Miller :
jner. --- Page 115 ---
III
Sonthonax : Cela n'empêche pas que vous ayez fait impriner à Saine-Domingue; vous avez envoyé VOS réfexions au
édacteur du journal.
Thomas Mille: : C'eft - faux.
Sonchonax : Le rédacteur du journal efl ici: il a reçu les
Shexions de Thomas Millet; & fi ces réflexions n'e 'étoient
elles que Thomas Miller avoit réellemenr faites, MEULES
auroit pas manqué de les défavouer lorfqu'il eft arrivé à
aint-Domingues il eft arrivé à Saint-Domingue dansle couant de janvier 1793. Quoiqu'il en foit, voici fon opinion.
Illit:
Réflexions Jur la proclamation des commifaires civils de Za
République frangaife, du 12 ciiobre 1792.
te Dans la pofition actuelle de la France & de Saint-Doningue, en examinant les rapports nécellaires entre la France
X cette fi importante porton de la République convient-il
le former à préfent des allemblées coloniales? Les actes de
ces dernières ne feroient-ils pas expofés à être paralyfes, à
demeurer fans effer? ds jufqu'à ce que la Convention natioaleait ftatué quel fera, dins T'organifarion de la République,
le régulateur de fcs déterminations conffirationnelies Oil légis
latives. quelles règles pourront fuivre à cet égardles affemblées coloniales pour la fanétion des actrs qui feront de leur
compétence : & cette contpétence ne feroit - elle point medifiée parla Convention nationale, quiayant'o changé les bafes
du gouvernement, ne confirmera certainement Pas la conftitution décrétée par Taliemblée conficuanre?
: 22 D'après ce principe de légiflation, que nul ne doit obéi
à la loi s'il ne Ta délibérée ou confentie par lui ou par fgc
repréfentans la Convention nationale peur-elle rien ftatuer
fur les illes A fucre avant que leurs repréfentans foient dans
fon fein? Et d'après T'impérieufe nécefité de deux claffes
d'hommes dans les colonies, leslibres & les efclaves, leurs députés peuvent-ils fep préfenterà la Convention nationale, avant
qu'clie ait folemnellement confacré le princire néceffaire à
leur organifation politique; principe qui leur eft particulieree
qui ne repofe que fur les mêmes bafes que ceux de l'orgui-
fentans foient dans
fon fein? Et d'après T'impérieufe nécefité de deux claffes
d'hommes dans les colonies, leslibres & les efclaves, leurs députés peuvent-ils fep préfenterà la Convention nationale, avant
qu'clie ait folemnellement confacré le princire néceffaire à
leur organifation politique; principe qui leur eft particulieree
qui ne repofe que fur les mêmes bafes que ceux de l'orgui- --- Page 116 ---
I12
de la
en Euroner Apre
fation des autres parties des ifles Réputlique à fucre pourront delibérer le
ceia feul, les feront dépurés communes avec ies autres parties de 1
lois qui leur
République, donc
les aflemblées
Télec
>>
Je pente
que doivent fe bornera primaines,aprts) élire leurs depucés
tion desintnicipalités,
ceux-ci, réumisenFrance a tou
la Convention des naticnaleique ifles à fucre, doivent, avant téyprendrercance
lesd demander dépurés la Convention nationale confacre conftitution
nellement que. principe nécellaire à leur organifation d'hommes,
de deux clafles
I
c'eft-à-dire S la diflination
narionale, éclairée pa
& efclaves; qu'enfutite la Convention dans fon fein les de
la réunion des lumières ifles à fucre, que porteront qui nè matqueront pas d'enbie
pardsdo diverfes
délibère & dotermine quelle fera 1
difester les intérêts, des aflemblées colonialess quis,par ce préalable &
compétence auront des bafés certaines difcutées d'après par leurs une reptefentans; loi politive à la
fe formerons & procéderent
délégués. Ce moye
quelle ellesauront concouru de divifion parleurs jetés parmi nous parle cemit
éloignera les germes confticuante, "fois le titre d'inftruc
colonial de l'affemblée de
de projets, éc.
tions, de lois provifotres, pluns, intermedieire centinuerol
22 En ansendant, conformément la commifion à la proclainaticn dit 12 oétobr
fes fonchions, T'ordre fe rétablircit par la continuation. desfervice
dernier;
rravailleroit paidi
des bons patriotes, k Tanlambli-eolonial-. linfuence des ÉvG
blement fans être expoféc? à te fonmettea
Remens d'une guerre inteltine.
a
>> Signe, Tr. Misnr."
de voir. Yopinion deTh Millet furla nécellit
Vous venez
la convocauon desaflemblées colo
Faccelérer ou de difterer
niales.-
La féance- ef levée
des préfenees eR FgnT. Ph. GARRANTPE
Lc regifre Foucns de Nannes), jeereteires F.I LANTHANAS
dent 5'
DABRAY, GRIGOIRE, MOLLEVAU.
Manuwo,
2 :
>> Signe, Tr. Misnr."
de voir. Yopinion deTh Millet furla nécellit
Vous venez
la convocauon desaflemblées colo
Faccelérer ou de difterer
niales.-
La féance- ef levée
des préfenees eR FgnT. Ph. GARRANTPE
Lc regifre Foucns de Nannes), jeereteires F.I LANTHANAS
dent 5'
DABRAY, GRIGOIRE, MOLLEVAU.
Manuwo,
2 : --- Page 117 ---
II3
Du 9 Floréal, l'an troifteme de la République françaife
une & indivifible.
( N fait lecture des débars recueillis dans la féance
la rédaétion en eft adoprée.
d'hier;
Le citoyen Brulley fe retire pour caufe d'indifpofition.
Verneuil : Sonthonax a dit hier que la majorité des communes de la province du Nord avoit demandé l'éloignement
de la convocation des affemblées primaires, > & que ce ne
fut que vers le milieu de mars 1793 que le voeu de ces
communes fut manifefté pour leur convocation. Je vais vous
prouver le contraite par l'arrèté de la municipalité du Cap,
du 26 décembre 1793. Le voici.
(II le lit:)"
Extrait des regiftres des délibérations de la municipalité du
Cap, 26 décembre 1792.
Ec Confidérant que Tégalité bien établie & reconnue doit
faire naitre une repréfentation à l'abri de toute conteflation;
la loi, obfervée fans reftriétion ni extenfion, doit étouffer
fe méfiance. & la haine, fentimens indignes de vrais Français;
>> Confidérant que, d'après Ia proclamation de MM. les
commillaires nationaux civils du I2 octobre dernier, gui:
Tome v. Quarunte-cinguième livraifon.
I
galité bien établie & reconnue doit
faire naitre une repréfentation à l'abri de toute conteflation;
la loi, obfervée fans reftriétion ni extenfion, doit étouffer
fe méfiance. & la haine, fentimens indignes de vrais Français;
>> Confidérant que, d'après Ia proclamation de MM. les
commillaires nationaux civils du I2 octobre dernier, gui:
Tome v. Quarunte-cinguième livraifon.
I --- Page 118 ---
I14
diffout l'affemblée coloniale alors exiflante, Ics ciroycns de
Saine-Doningue ont dû s'attendre qu'une nouvelle aliembiée
de la colonie remplsceroit inmédiarément celle jugéc inconfintionnelle 3 & que la commillion intermédieire ne
devoir avoir Jieu feulemen: que pendent le court délai néceffaire entre la fupprelion & la nouvelle convocation;
39 Confidérant que Samt- Domingue peut être regardé
comme n'ayant pas de icis, puifque l'aflemblée coloniale
conflitutionnelle deit fatuer fur fon régime intérieur * &
qu'il importe par centéqnent pour la profpérité de la coJonie d'érablit CCS mêmes lois promptement & d'une manière
invariable .
e e
e
e
e
-
MM. les
nationaux
53 A arrêté & Arréte que
commiffaires
civils font invités, au nont du falut public, par les citoyens
de la ville du Cap, repréfentés par le confeilgénéral de la
commune, a ordonner, dans le plus court délai, la tenue
dcs affemblées primaires,, pour former une afiemblée de
repréfentans qui ruifiont légaiement travailler à la conftituuon coioniale, fuivantles décrets nationaux;
arrêté feta remis à M. le commiflaire
53 Que le préfent
du
nasienal civil réfidant dans la province Nord, par quatre
commiffaires pris dans le fein de la municipalité, avec invitation d'en faire part à MM. les commitlaires nationaux
civils fes collègues.
& affiché, & adrellé
9>. Sera le préfent arrêté imprimé
aux diférentes municipalités de la colonie.
3> Fait & arrêté en feance, les jour > mois & an qué
dellus.
3> Signé aul regifre, CHEVALIER l'ainé, maire;
>2 GARNIER, fecrétaire-grefier. 33
Sonthonax a dit qu'à cette époque, la majeure partie de
la province du Nord étoit incendiée, par conféquent la
majeure partie des habitans de cette psovince étoit réfugiée
2u Caps & certes, à cette époque, la commune du Cap
êté en feance, les jour > mois & an qué
dellus.
3> Signé aul regifre, CHEVALIER l'ainé, maire;
>2 GARNIER, fecrétaire-grefier. 33
Sonthonax a dit qu'à cette époque, la majeure partie de
la province du Nord étoit incendiée, par conféquent la
majeure partie des habitans de cette psovince étoit réfugiée
2u Caps & certes, à cette époque, la commune du Cap --- Page 119 ---
IIS
ponvoit dire à julte titre çue c'étoit le voeu de la province
entière du Nord. Sorthonax a donc eu tort de dire que
l'émillicn du voou pour la convocaton des allemblées primaires fut différée jufqu'au mois de mars 1793.
: Sonthonax': Je, réplique à ce que vient de dire Verneuil,
que > jufqu'au mois de mats 1793, la majorité des communes de la provice du Nord, qui s'étoit expliquée farla
queition de favoir s'il étoit nécetlaire de différer ou d'accédérer les aflerabloes primnires pour ia formation de l'affembléc ccloniale, que la majorité de ces communes, dis-je,
avoit voté pour dinérer la formation de cette affemblée.
Verneuil preiend inférer d'une délibération de la commune
du Cap du 26 décembre, que la majorité des communes
de la province du Nord étoit prononcée en faveur de la
convocation tres-prochaine de l'aflemblée coloniaie. Je ne
réponds pas à Verneuil ;' car la commune du Cap n'étoit
pas lamajorité de la province du Nord.
Page : Je demande la parole pour rétablir un fair. Quant
à ce qui concerne les délibérations de la province du Nord,
nous en parlerons en répondant fur l'eniemble de Ce, que
Sonthonax aura dit. .
Le préfident : Il faudroit tâcher d'avancer 3 les accufations
font ici des plaidoieries éternelles contrel'accufé.
Page: Nous rétablirons les faits.
Sonthonax Je fuis accufé; je demande qu'on circonfcrive les cclons dans le cercle" fixé pour les tribunaux.
Page : Sila' commillion le veut, je vais détruire en une
demi-hcure tout ce- qu'a dit Sonthonax.
Sonthonax : Je prie la commiffion de fixer l'ordre des
débats.
Le préfident : La commiflion va fe retirer pour délibérer.
Tha Millet : H ne s'agit que de rérablir un fait.
Lc préfident : Alors Page a la parole.
Page : Sonthonax vous a dit hier que > par un arrêté du
Iz
Page : Sila' commillion le veut, je vais détruire en une
demi-hcure tout ce- qu'a dit Sonthonax.
Sonthonax : Je prie la commiffion de fixer l'ordre des
débats.
Le préfident : La commiflion va fe retirer pour délibérer.
Tha Millet : H ne s'agit que de rérablir un fait.
Lc préfident : Alors Page a la parole.
Page : Sonthonax vous a dit hier que > par un arrêté du
Iz --- Page 120 ---
IIG
avoit ordonsé de déT'affemblée coloniale
qui étoient a
2 fapvembires les marchandifes & l'argent
cet
barquer toutes
français. Voici ce qui a déterminé
bord des bârimens il a été motivé.
arrêté > & comment détruit pas le fait; il eft avoué.
Sonthonax: Ceci ne
e
(Page lit.)
coloniale, du 25 aoit
Palfemblée
Extrait des procesvorbauxde
1791.
remercié M. Touzard, au nom de
Cc M. le. préfident a
Tafiemblée.
(on inquiétude fur le
des membres a témoigné
bord des
>> Un
faifoient de leurs effets précieux, à
ceux
tranfport que
citoyens du Cap; ila demandé Wt bord,
bitimens, plulieurs
les armes 2 fe retireroient
en état de porter
qui, fullent déclarés infames. >>
coloniale de Saintde P'affemblée
Extrait des proes-verbaux du 26 aoit au matin s 1791.
Domingue,
beaucoup de particuliers
membre a repréfenté que
dans les bâ-
<S Un ville avoient fait embarquer leur argent tendoit à faire évade la de la rade; que cette démarche l'intérêt & le zèle
timens
le numéraire, & à diminuer
: en connouir tout citoyens propres à la défenfe publique qui auroient de
de plofieurs il a demandé
les particuliers
le
féquence, fur le fort a leur argenc effet pullént la garde du dépoler tréfor
Tinquiéunde le tréfor public, & qu'à cet
dans
fat trip'ée ou quadrupiée.
que chaque particulier
auire membre a demandé
la condition
55 Un d'embarquer fon argent, mais fous
de la
reftat libre bureau de. furveiliance une déclaration
de faire au
quotité.
motions faites à ce fujet, & après & arrête une.
>> Sur différentes l'affemblée générale a arrêté
mdre alibération,
du dépoler tréfor
Tinquiéunde le tréfor public, & qu'à cet
dans
fat trip'ée ou quadrupiée.
que chaque particulier
auire membre a demandé
la condition
55 Un d'embarquer fon argent, mais fous
de la
reftat libre bureau de. furveiliance une déclaration
de faire au
quotité.
motions faites à ce fujet, & après & arrête une.
>> Sur différentes l'affemblée générale a arrêté
mdre alibération, --- Page 121 ---
II7
les particuliers qui ont fait embarquer de l'argent dans
a bâtimens de la rade, feront tenus de le faire debarquer
dans les 24 heures;
>> Qu'à défaut de ce faire par lefdirs particuliers, les capiraines defdits bâtimens feront tenus, dans les fecondes
24 heures, de débarquer l'argent qui leur a été confié, &
de le dépofer dans le tréfor public. 13
Leprifident : En voilà affez fur cet objet.
Page: Le fait eft très-grave; il s'agit de favoir f la CUlonie étoit en rebellion ou non.
Sonthonax : Oui, elle l'étoit.
Page : C'eft ce qu'il faut voir. Voici l'arrêté du 2 feptembre.
(Illit:).
Extrait des procès-verbaux de L'alfembléc coloniale de SaineDomingue, du 2 feptembre 1791.
1 Cc Un membre a demandé que l'aflemblée s'occupât définitivement de ia motion déja faite peur autorifer les chargeurs de denrées pour la France à les retirer des bâtimens
fur lefquels elles feroient embarquées > en payant les frais
de chargement & de déchargement.
>> La difcuflion a été fort longue fur cet objet; après
différenres motions, l'affemblée a pris l'arrêté fuivant :
39 L'aflemblée générale de la partie françaife de SaintDomingue, confidérant que les circonftances malheureufes
où fe trouve la partie du Nord de Saint - Domingue par
l'incendie de la plus grande partie des habitations, occafionné par la révolte de leurs atteliers, doivent lui faire
àdoprer tous les moyens de venir au fecours de fes infortunés habitans;
>> Confidérant qu'il fe trouve, fur les bâtimens mouillés
actuellement fur la gade du Cap, des chargemens de denrées
I 3
ue, confidérant que les circonftances malheureufes
où fe trouve la partie du Nord de Saint - Domingue par
l'incendie de la plus grande partie des habitations, occafionné par la révolte de leurs atteliers, doivent lui faire
àdoprer tous les moyens de venir au fecours de fes infortunés habitans;
>> Confidérant qu'il fe trouve, fur les bâtimens mouillés
actuellement fur la gade du Cap, des chargemens de denrées
I 3 --- Page 122 ---
habitans, & dont la
& de piaftres appattenans vendues auxdits en France pour leur compte 5
deftination eft d'èire
leur devient d'autant plus
>> Confidérant que ce fecours de crife actuelle, que la plpart les
néceflaire dans le moment hors d'état de fe procurer méme
ayant tout perdu, de font fublifance;
premiers befoins
du Nord de Szin-Doenfin
la partie
les be35 Confidérant
que, fecours, menacée de touts
mingue dénuée de tout de conferver la plus grande malle
foins, il eft de fa.fagefle fe les procurer :
de reffources pour
'ou chargeurs
>> A arrêté & arrère que chargées tous propriétaices fur les barimens actuelde denrées ou de piaftres font aurorifés à retirerleldires dentées
lement dans la rade,
& piaftres.
réclamation en fera faite fera
à qui la
à leur
> Tout capiraine aux proptiétaires ou chargeurs
ou
tenu de les remectre à la charge par lefdits propmétaires & de décharpremière demande > les frais de chargement
chargeurs de payer
gement. >>
des
-
ici d'empècher d'envoyer les haIn'eft donc pas queltion
mais d'aurorifer
denrées & des pinftres En France, de prendre dans es.carealfons
bitans qui avoient tout perdu pour le temps qu'ils refteront fallu le
de France de quoi s'alimenrer le fait a été tronqué, il a
dans la colonie. Puilque j'ai fait.
rétablir, & voilà ce que
rérablir les fairs, il faut
Sonthonax : Puifque Page Je veut vais continuer de lire Tarles rétablir entièrement.
rêté.
(Il 2 le lit:)
de Saintde l'affemilée coloniale
Extrait des procès-verbaux Domingae, du 2 feptembre 1791.
coloniale a arrèté &E arrête que tous Hfar
'ee L'affembléc
de denrées ou de piafres chargécs
priétaires & chargeurs
, & voilà ce que
rérablir les fairs, il faut
Sonthonax : Puifque Page Je veut vais continuer de lire Tarles rétablir entièrement.
rêté.
(Il 2 le lit:)
de Saintde l'affemilée coloniale
Extrait des procès-verbaux Domingae, du 2 feptembre 1791.
coloniale a arrèté &E arrête que tous Hfar
'ee L'affembléc
de denrées ou de piafres chargécs
priétaires & chargeurs --- Page 123 ---
I19
les blimens aétuellement (ur la rade, font autorifés à retirer lefdires denrées oul piaftres.
3> T'out capitaine à qui la réclamation en fera faite fera
tenu de lss remeutre aux propriétaires Oll chargeurs à leur
prensitre demande, à lascharge par lefdits propriétaires ou
chargeurs de payer les frais de chatgement & de déchargement.
30 Ne pourront les capitaines prérendre aucune indemnité
raifon du fret.
> Reipe préfent arrêté aura fon exécution à la fimple notification qui en fera faite au capitaine.
>> Scra bien valablement déchargé le çapitaine > des
marchandifes contenues au connoiffement, par Ia déciaration
que mettra lc propriéraire ou chargeur au dos dudit connoiffement, que les inarchandifes lui ont été remifcs.
Cet arrêté contient, comme je vous l'ai dit, la défenfe
aux capitaines du commerce français d'exporrer les denrées
coloniales en France; car il eft-dit d'une manière très-précife, les denrées chargées à bord pour France.
G'étoit donc aux capitaines français qu'on interdifcit
l'exportation des denrécs coloniales. A la vériré, l'aflemblée
coloniale a coleré cet arrêté du prétexte que les habitans" de
la province du Nord ayant été ruinés, ils avoient befoin
de toutes leurs reffources. Jugez de la futilité de ce motif,
puilque les denrées coloniales ne font d'aucune reffource
dans la colonie, puifquil eft impollible de les vendre dans
la, colonie, puilque le fcal débouché des denrées coloniales
étoit lextérieur, c'eft-à-dire, la France o11 les Etats étrangers. Ainfi, lorique vous priviez la France des denrées coloniales, & que vous permettiez en même remps T'exportation de ces denrées à l'exréricur - , vous vouliez en priver
la France pour ell faire jouir les Anglais & les Eiats-Unis.
Vous prétendiez ainfi punir la métropole des rorts que vous
furpolicz qu'elle avoit àvorre égard, Cerarrèté a été fait
dens le mement où l'aflemblée coloniale arboroir l cocarde
noire, ot clle avoit envoyé à la Jamatque & aux ÉtarsUnis pour traiter en fon noin avec le gouvernement anglais
I+
- , vous vouliez en priver
la France pour ell faire jouir les Anglais & les Eiats-Unis.
Vous prétendiez ainfi punir la métropole des rorts que vous
furpolicz qu'elle avoit àvorre égard, Cerarrèté a été fait
dens le mement où l'aflemblée coloniale arboroir l cocarde
noire, ot clle avoit envoyé à la Jamatque & aux ÉtarsUnis pour traiter en fon noin avec le gouvernement anglais
I+ --- Page 124 ---
I20
le
fédéral, dans un temps où I'on
& avec fait attacher gouvernement les cravates noires & blanches aux draavoit des troupes créées pour la défenfe de St.-Domingue.
Das arrêté eft donc un de ceux que j'ai cités comme un
exemple de la révolte la
complète contre la métropole, fran-
& fur-tout du mépris E. colons pour le commerce
çais.
dit
l'allemblée coloniale n'avoit
Senac : Sonthonax a les que chargeurs à retirer de deffus les
eu le droit d'aurorifer
chargées; cependant
Eanens les denrées qu'ils y l'aflemblée avcient coloniale ne s'eft e
vous avez la conviétion qué mefure
forcer les capitaines
déterminée à prendre cette
pour les chargeurs n avoient
à reftituer ces denrées, que parce que enfuite déclaré
c'étoit
pas de quoi vivre. Sonthonax vous a
les bâtimens chargés pour
qu'on
eduerd
particulitremens fur
à bord; mais
avoit ordonné de retirer les denrées chargées bâtimens
Sonthonax fait bien
jamais les antres
étrangers à bord,
n'avoient eule droit der prendre des denrées coloniales
'8c
qu'il étoit défendu aux colons de leur en vendre;
parce le faire, il falloir que les habitans qui avoient chargé
pour denréesfur des bâtimens français, & qui étoient encgre
leurs
euffent la facilité de les retirer des bârimens
dans la rade,
mêmes
: &c
français pour les vendre à ces
capitaines ils avoient français, befoin
retirer des Américains des farines dont déterminant de
voilà le motif
RELSEE
vivre. Voilà le fait,
infamie ou mauvaife foi.
de Saint-Domingue; & il y a
Le préfident : A: l'ordre, citoyen. .
.
Senac:] Il y. a mauvaife foi, parce qu'il eft voulu indigne qu'on
veuille vous taire croire que les colons aient
c'eft favorifer
le commerce étranger quand il eft habitans certain de que Saint - ser
vivre & pour faire fabifter les
mingue. obfervation fur le procès - verbal. Vous avezi 1 arrêté
Une
queftion de Polverel d'une manière direête
qu'il ne feroit pas
Sonthonax a eu foin de vous rendre
ni indiredte : cependant de Polverel.
coinpte hier de la conduite
Lc Fréfident : Tun'as plus la parcle.
aient
c'eft favorifer
le commerce étranger quand il eft habitans certain de que Saint - ser
vivre & pour faire fabifter les
mingue. obfervation fur le procès - verbal. Vous avezi 1 arrêté
Une
queftion de Polverel d'une manière direête
qu'il ne feroit pas
Sonthonax a eu foin de vous rendre
ni indiredte : cependant de Polverel.
coinpte hier de la conduite
Lc Fréfident : Tun'as plus la parcle. --- Page 125 ---
I2I
enac : Vons ne voulez pas que je vous rende compte
fait rrès-intérellant aux débats?
onthonax : Il eft inutile de répondre au citoyen Senac.
offic de vous faire remarquer que les colons cnt déu lexportation en France des denrdes coloniales. .
enac : Au commerce français, pour acherer des farines
ommerce étranger.
aubonneax : C'eft ici le cas d'obferver que les chargeurs
geoient pour leur compre > & que ce n'étoit poin: une
envers le commerce français; que c'étoit politivement
chofe, & que c'étoit pour maintenir ces choles dans
colonie que l'affemblée coloniale les avoit fait décharger
rles vendrcà à d'autres négocians, & qu'elles ne pourroient
partic pour France au compte de ceux qui les ont
rgées.
archevefque-Tribaut : Je demande à dire un mot.
c préfident : Ceci doit être terminé.
onthonax: Je ne finirois pas, citoyens, Gi je voulois
lir devant vous la longue férie des crimes dont les deux
mblées coloniales fe font couvertes. Je me bornerai donc
ement à dire qu'à la même époque, l'affemblée coloniale
ta la rebellion. :
e préfident : Viens à l'ordre de la difcuffion.
onthonax : Je r'ai pas encore traité le premier chef d'acation que m'imputent les colons. .
Le préfident : Mais tu l'as divifé en plufeurs branches :
le à une autre.
Sonthonax : C'eft fur cette branche que je fuis, fur les
tifs qui m'ont déterminé à différer la convocation de l'afablée coloniale.
Le préfident : Tuavois annoncé hicr que tu avois terminé
delfus.
Sonthonax : Si je ne parlois que pour la commifion, je
ife qu'elle feroit déja ffitomment inftrnite; mais je fais
e je parle auffi pour la Convention nationale, pourle
eurs branches :
le à une autre.
Sonthonax : C'eft fur cette branche que je fuis, fur les
tifs qui m'ont déterminé à différer la convocation de l'afablée coloniale.
Le préfident : Tuavois annoncé hicr que tu avois terminé
delfus.
Sonthonax : Si je ne parlois que pour la commifion, je
ife qu'elle feroit déja ffitomment inftrnite; mais je fais
e je parle auffi pour la Convention nationale, pourle --- Page 126 ---
français & pour ma défenfe. Je demande à dire tou
peuple
à
à la Convention', au peupl
ce qui peut fervir Ta mefure prouver que jai prife pour dittérer la con de
français,. des que aflemblées coloniales, étoit dans les intérèts
vocation
la France.
Clauffon : La France eft inftruite. /
autr
Sonthonax : Eh bien ! je m'en vais paller ceft à un que, s'
objet. Je termine par une feule oblervation; le droit
javois de dit
pouvoir y avoir des doutes fur coloninle, que d'en empêche
férer la convocation de T'aflemblée feroient levés
deux décret
la convocation > ces doutes
parles les mefure
expreflement
des_s & mars, qui approuvent
T'adminitrarion de
prifes par Polverel & Sonthonax Le décret pour du 6 mars approuve le
colonie jufqu'au 6 mars.
Polverel & Sonthonax
mefures prifesàs Saint-Domingue faire un crime par des mefures approuvé
donc on ne peut pas nationale.
par la Convention
demande à rétablir le fait.
Page: C'eft un fiux; je
Le préfidert : Rétablis.
:
Sonthonax: Ce n'eft pas un fait, c'eft une quefion
droit.
le décret du 5 mars; çe décr
Page: Sonthonax invoque descomités, & Yexécution cn a é
a été renvoyé àl'examen décret du 6 mars, il eft pofitiveme
fitfpendue. Quant au
du quart du rever
dit,. c< Décret relaif à la fubvention la
dit qu'eiles a
établi à Saint-Donsingue >; & Sonchonax. Convention Cette mefure €
prouve les mefures prifes du par du revenu. Il eft étonna
relative à la fubvention quart fur ce décret.
que Sonthonax revienne encore
Thibaut : Je demande la parole.
Lepréfident : En voilà affez là-deffus.
: Thibaut : Je n'ai qu'un mot.
aux colo
Sonthonax : Puifque vous accordez la parole
de droit, accordez la moi pour répondr
fur une queltion
au.cribunal ERIREE
Aurant ut-liqtienwwenecie n'as fait que répéter çe que tu as dit hie
Te Preides-Ta
répète-le, itu veux.
ienne encore
Thibaut : Je demande la parole.
Lepréfident : En voilà affez là-deffus.
: Thibaut : Je n'ai qu'un mot.
aux colo
Sonthonax : Puifque vous accordez la parole
de droit, accordez la moi pour répondr
fur une queltion
au.cribunal ERIREE
Aurant ut-liqtienwwenecie n'as fait que répéter çe que tu as dit hie
Te Preides-Ta
répète-le, itu veux. --- Page 127 ---
123 . a
Sonthonax : Je réponds à Page que le décret du 6 mars
eft pas borné à Tapprobation d'un arrêté de la commillion
termédiaire, mais , en général, de toutes les me ures prifes
r Polvercl & Sonthonax pour le falut de la colonie.
Thibaut : C'eft là-deflus que je veux faire une obfertien.
Lc préfident : Tu n'as pas la parole; on ne peu: pas inrrompre.
Thibaut : J'infifte pour obtenir la parole.
Lc préfident : A l'ordre, citoyen. Il eft impollible qu'un
omme fuive le cours de fa défenfe, , flon inter ompt per- raiéruellement. C'eft le moyen qu'il ne puille fuivre aucun
onnement.
confirme'les
Sonchonax : Le décret dit: < La Convention Polverel & Sonmefures prifes par les commiffaires civils
à faire
thonax >. Après avoir dit cela,il dit: C6 Les autorife
les
pourfativre la fubvention du quart du revenu par tous verfer
habitans de la colonie de Saink-Domingue, d'en faire de
le produit dans la caiffe du receveur de la colonie,
prendré toutes les mefures qui leur Paroitront nécellaires intérieurs
pour la défenfe de la colonie contre les ennemis
& extérieurs >.
Ainfi il y a dans le décret trois difpofitions. cc Première Poldes mefures prifes
difpofition générale 3 approbation
fpéverel & Sonthonax. Seconde difpofition 3
SECE
intermédiaire
3 ciale des mefures prifes par la commiflion
la fubvention extraordinaire. Troifème difpofition 2, aupour
torifation des mefures néceffaires pour la défenfe intérieure
décrét n'eft donc
& extérieure de la colonie. Le
de pas la
borné, comme le dilent les colons, à Yapprobation
du
mefure prife dans la colonie pour établir la fubventien
quart du revenu. Je demande à pourfuivge : qu'on me maintienne la parole, & que je ne fois pas perpéctellenent interrompu
Verneuil : Sonthonax vient encore de lire faux.
Sonthonax : Je prie la commiflion de comparer ce que je
écrét n'eft donc
& extérieure de la colonie. Le
de pas la
borné, comme le dilent les colons, à Yapprobation
du
mefure prife dans la colonie pour établir la fubventien
quart du revenu. Je demande à pourfuivge : qu'on me maintienne la parole, & que je ne fois pas perpéctellenent interrompu
Verneuil : Sonthonax vient encore de lire faux.
Sonthonax : Je prie la commiflion de comparer ce que je --- Page 128 ---
Je fuistas d'entendre les celons qui voudroien
viens de lire.
boire & lécher mon fang.. .
Le préfident : A Yordre, citoyen ; à l'ordre.
Thibaut : Nous ne vous reffemblons pas., .
con
Le préfident : A l'ordre, à.lordre. On ne peut indécences pas d
tinuer les débats, fi lon commet de pareilles
part & d'autre.
tien
a Sonchonax: Onmaccufe de faire des faux; les difcuter. colons
nent à leur but, ils veulent m'empècher de
Les colons m'ont fait un crime d'avoir fubftitué prérender une com
miffion incermédiaire al'affemblée coloniale qu'ils ; ils difent qu
j'aurois dû former à Saine-Domingue
que
eétcit un ermprincontintion
cette comnifioninermediaied contraire à toutes, les lois. Cette inftitution de
un corps intermédiaire n'étoit pas aufi arbitraire que veu
commillion lent le faire creire les colons; car les décrets ceffer des une aflemblé affem
narionales avoient prévu le cas où devroit
par une nor
blée coloniale julqu'à ce qu'elle fût conftituante remplacée a décrété
velle. Voila pourquoi l'affeniblée allemblée coloniale à T'antre,il a
dans lintervalle d'une
formé une commillion intermédiaire.
(Sonthonax lit) ):
des infructions concerna
Décret du 15 juin 1791 , portant V,S. II.
les colonies , titre
ART. XVIL
coloniale nommera, à la fin de chaque feffio
L'affemblée membres
exercer jufqu'a la fellic
ordinaire, 21 de fes
> pour
intermédiaires 3
fuivante, fons le nom de commiffaires
fonétions indiquées ciraprès.
ARr. XX.
intermédinires feron
s5 Les fonéions des commiffaires des arrètés de laffemblée. col
1°. de furveiller T'exécution
. XVIL
coloniale nommera, à la fin de chaque feffio
L'affemblée membres
exercer jufqu'a la fellic
ordinaire, 21 de fes
> pour
intermédiaires 3
fuivante, fons le nom de commiffaires
fonétions indiquées ciraprès.
ARr. XX.
intermédinires feron
s5 Les fonéions des commiffaires des arrètés de laffemblée. col
1°. de furveiller T'exécution --- Page 129 ---
ale dans la partie des finances & de l'adminiftration ; 2°. e
prononcer provifoirement fur les objets de la compétence
T'allemblée coloniale , qui ne pourroient recevoir aucun
tard, tels que l'introduétion des fubfiftances daus des moens de difette, la décifion des conteftations foumifes àl l'afmblée coloniale, & lesdi(pofitions nouvellesnécellirespour
clairciffement ou l'exécution des arrêtés pris par l'afmblée coloniale 72.
Vous voyez, citoyens, que la création & l'organifation
une commiltonannedinte étoient puifees dans iesdécrets
ndus pat les affemblées nationales. Iln'y a eu de différence
tre l'organifation de la commitlion intermédiaire formée
r les commiflaires civils, & celle dont parlcit l'aflemblée
nftituante dans le décret en forme d'inftruétion rendu le I5
in pour les colonies, il n'y avoit de différence que pour
nombre des membres qui devoientles compoler.L.atfemblés
onftituante avoit dit que l'affemblée coloniale nommeroit
Ingt-un membres pour la formation d'une comniflion inrmédiaire. J'ai cru devoir borner ce nombre à douze memtes; j'ai cru pouvoir le faire, parce que les inftructions de
Aflemblée nationale n'étoient pas obligatoires. Il eft dit, dans
préambule, que ces inftructions ne ferviroient dans la COpnie que
mémoire fculement. Ainfi, javois donc le
roit de hetheri lè nombre des membres qui devoient former
commiflion intermédinire. J'ai ordonné, dans ma proclahation du 12 octobre, quel'affemiblée coloniale nommeroit
1 fcrutin fix de fes membres pour former cette commiflion
htermédiaire, avec fix autres membres
feroient nommés
arles commiffairescivils. L'affemblée
a dû nommer
P3S
es membres en vertu du décret du 15 juin, qui dit que
Ps commillaires intermédiaires feront pris dans le fein de
affemblée coloniale. Quant aux fix membres nommés par
hous, ils ne pouvoienr T'ètre par'l l'aflemblée coloniale, parce
jue l'aflemblée coloniale ne repréfenroit pas les hommes de
Fouleur. Les hoimes de couleur étoient fapérieurs en
hombre à la population blanche; il falloit leur donner une
epréfentation égale. C'eft la raifon pour laquelle j'ai nommé
ix membres parmi les hommes de couleur, pour former la
Kommifioninemédaire, conjointement avec les fix membres
pouvoienr T'ètre par'l l'aflemblée coloniale, parce
jue l'aflemblée coloniale ne repréfenroit pas les hommes de
Fouleur. Les hoimes de couleur étoient fapérieurs en
hombre à la population blanche; il falloit leur donner une
epréfentation égale. C'eft la raifon pour laquelle j'ai nommé
ix membres parmi les hommes de couleur, pour former la
Kommifioninemédaire, conjointement avec les fix membres --- Page 130 ---
blancs qui avoient été nommés par Taffemblée
Certes, c'eft pour avoir donné
colonial
couleur, & pour avoir trop. bien exécuté fégalité la aux loi hommes
cet égard, que les colons m' 'acculent
du 4 avril
fingulier de voir les colons dire, Sonthonax aujourd'hui. Il eft aff
pas exécuté lai loi du 4: avril, tandis
& Polverel n'o
de ce quej'ai nommé fix hommes de couléur qu'ils à fe la plaignoie
intermédiaire. Ils fe plaignent de cette
commiflic
dans leur inculpation ils me font un crime égalité > tandis 9
ces fix membres à la commiflion
d'avoir nomm
diront peut-êure : Nous ne vous faifons incermédiaire. Les colo
que fix hommes de couleur ont fait partie pas de un la crime de
invermédlinire, mais de les avoir nommés
"commilli
réponds de la que nous en avions le dreit, en vertu vous-mêmes. des.décte
& à remplacer Convention nationale, qui nous autorifoient à nomm
le droit de les tous les fonctionnaires publics. Nous avio
nommer; mais perfonne ne
que nous euflions le droit de les
pouvoit fi fe plaind
hommes de couleur de la colonic nommer, , ce n'eft
fentés. Les hommes de couleur, bien qui loin n'étoient de pas repr
cette mefiure, y ont adhéré par des pétitions & fe plaindre
revêtues de dix pages de fignatures qui fe
des adref
archives de la commiflion
trouvent dans
que faiapportés de
civile; 2 elles fonr dans les papic
couleur qui auroient Saint-Domingue. Donc, les hommes
million civile, qui fe feroit pur réclamer contre. l'aéte de la con
primaires, le droir de
arrogé, à la place desallemblé
entrer dans la commiflion nommer des homes dei couleur pd
couleur, s qui feuls avoient droit intermédiaires. de fe
ces hommes
nement adhéré à la nomination faire plaindre > ont ple
vile. Ils ont trouvé que leurs droits étoient par la commiflion C
fervés, & ils avoient raifon ; car ils
pleinement cO
leur donnant une repréfentation
favoient bien qu'
loi du 4 avril étoit parfaitement égale à celle des blancs,
je vous l'ai dit hier, la loi du 4 remplie, avril s
que, à comn
jes hommes de
faire
onEnair
couleun de la plénitude de leurs
jou
liriques, de la plénitude de tous les droits accordés droits P
biancs; &, en leur donnant légalité
a
donnois l'égalité parfaire,l'égalité des droits numérique , je le
auendre.
qu'ils pouvoie
4 avril étoit parfaitement égale à celle des blancs,
je vous l'ai dit hier, la loi du 4 remplie, avril s
que, à comn
jes hommes de
faire
onEnair
couleun de la plénitude de leurs
jou
liriques, de la plénitude de tous les droits accordés droits P
biancs; &, en leur donnant légalité
a
donnois l'égalité parfaire,l'égalité des droits numérique , je le
auendre.
qu'ils pouvoie --- Page 131 ---
Duny & Clauffon, appelés au comiré de fûreté générale
our une affaire particulière > préviennent la commillion,
a retirent.
Duny : Avant de fortir, je demande à faire une interpellaon fur un fait
Sonthonax : Je déclare que je ne répondrai plus aux inerpellations des colons, que lorfque la commillion mel'oronnera d'une manière fpéciale. Qu'ils notent eux-mêmes
purs interpellations; lorlque j'aurai fini de parler, je leur
épondrai. Je dis donc que les colons m'ont fait ui crime
l'avoir ordonné que les arrêtés de la comwiflion interméiaire de Saint-Domingue no poutroient être exécutés que
briqu'ils fercient revétus de lapprobation des commillaires
ivils. La loi du 22 juin autorifoit fpécialement les comhiflaires civils à fufpendre provifoirement, & fauf le recours
l'affemblée nationale, l'exécution des arrêtés defdites
Hées ou corps poptlaires qu'ils jugeroient contraires à la
eraineré-nationale
de
on au rérablillement de la paix. Les infructions qui nors avoient été données par le pouvoir exécutif contiennent les mêmes dilpofitions > parce que les infruétions n'éroient que le développement de la loi. Voici
'article qui y a rapport; il eft estrémement court. c
S'il
arrivoit que les allemblées colcniales fe permiflent de
prendre des arrètés qui fulfent contraires aux principes
fondamentaux de la conftitution & de ia légiflation frànçaife, ou aux lois diexsderpatiauliremen;
les
> lonies , lesfieurs commilfaires ne pourroientles pour
cO-
>>
paffer fous
filence ; ils en requerroient l'inexécution;
5,
iles'eppoleroiene
dans la même forme à la fanétion provifoire du
7, neur & à l'exécution de ces actes illégaux d'une antorité gouverb ufurpée; 5 ils iroient mème, fur leur re/ponfabiliré,
> fulpendre cette exécution par des proclamations juigu'a
>
clairement
libellées, & ils en rendroient compte
au mis
fur-le-champ
niftre de la marine & des colonies, - 3 qui prendroient les
s ordres de l'affemblée nationale & du roi >5,
Ces inftrudions fon: datées du 17 juin 1792. Vous voyez
que la loi du 22 juin & les inftructions du pouvcir exécutif
autorifoient les commillaires à fuvciller les arrêtés des af-
amations juigu'a
>
clairement
libellées, & ils en rendroient compte
au mis
fur-le-champ
niftre de la marine & des colonies, - 3 qui prendroient les
s ordres de l'affemblée nationale & du roi >5,
Ces inftrudions fon: datées du 17 juin 1792. Vous voyez
que la loi du 22 juin & les inftructions du pouvcir exécutif
autorifoient les commillaires à fuvciller les arrêtés des af- --- Page 132 ---
femblées coloniales, les arrêtés des corps popalaices la million 5 qt d
ces arrêtés & ces inftructions leur des confioient affemblées coloniales
fulpendre T'exécution des arrêtés des arrétés des corps dél
des arrétés des corps populaires, ces arrêtés leur, paroicroie
bérans dans la colonie, lorfque de la métropole & attentaroires à
contraires aux nationale. principes C'eft la raifon pour laquelle les com
fouvernineté
devoir founettre à Jeur furveilland
milfaires civils ont cru
intermédiaire. > pour pr
tous les arrêtés de la commillion la commiflion interm
venir les difpofitions Facheufes que
arrêtés oà elle it
diaire eût
prendre dans les. diférens étoient foumifes: les dék
tuoit far E queltions qui lui dû furveiller ces arrètés, &
: gués de la République ont plus direête de les furveiller qu
ny avoit pas de Texecution, manière
moins qu'ils ne fuffent revêt
d'en empécher
civils. Les colons ont d
de Tapprobation: des. commiffaires
avoit feul le dro
que le. gouverneur de Saint-Domingue les arrêtés de la commiffio
d'approuver ou d'improuver fais
les colons de Sxint-Domingue O1
intermédiaite. Je
décidé que & de préférence pour Tautorit
roujours eu un goût chefs mili.aires contre l'aurorité c
des gouverneuts. & la les France, parce que, comme les colons
vile déléguée par
avoient le projet détermin
les fnéticux de Saint Domingua, colonie, de T'enlever à la France :
de s'emparer de la
afin qu'en les op
falloit divifer enr'euxe les agens français, reftaflent feuls le
pofant les uns aux autres, colons les factieux vous ont dit: Un décret-d
maitres de la partie. Jes du 25 août, centinue au. gouver
la Convention nationale, la faculté d'approuver les arrèté
nenr de Saint-Domingue cuioniales. Il eft certain que telle eft la dil
des allemblées
mais ce décret ne nots a pas interd
de ce décret;,
a
polition faculté de les approuver. Les décrets de la Con
a nous la
fubordonné toutes les: autorité
vention nationale quiavoient civils, n'avoient pas reftreint ce
à celle des commiflaires du droit de furveillance fur l'ap
derniers dans Texercice du
Les commiffaire
prolsation & la fandtion conuoler gouverneur. les arrêtés des allemblée
civils avoient le droit même de ils étoient revêtus de Tapprobatio
coloniales , quand
le droit qu'avoit le gowverneur d'ap
du gouvernear; 5 car de Yaflemblée scolomiale & de la com
prouver Jes arrètés
millio
iflaires du droit de furveillance fur l'ap
derniers dans Texercice du
Les commiffaire
prolsation & la fandtion conuoler gouverneur. les arrêtés des allemblée
civils avoient le droit même de ils étoient revêtus de Tapprobatio
coloniales , quand
le droit qu'avoit le gowverneur d'ap
du gouvernear; 5 car de Yaflemblée scolomiale & de la com
prouver Jes arrètés
millio --- Page 133 ---
niffonintermétinte. ne faifoit rien à celuiqu'avoit les comeux-même les arrètés. Or, je
miflaires civils d'approuver
I'exercice du droit
n'ai jamais empéché à Saint-Domingue la commiflion intermédiaire. Le
d'approuver les arrêtés de
les arrètés de la
gouverneur de Saint-Domingue approuvois fuflent préfenrés aux
commiflion internédiaire avant marche quils étoit néceffaire pour
commiflaires civils ,* & cette ne fe trouvât pas en confit
que l'autorité des gouverneurs civils. J'ai donc fuffifamment
avec celle des commiflaires
arrètés de la coinprouvé que) j'avois le droit d'approuverles vertu de la loi du 22 juin, en
miflion intermédinire, dui en pouvoir exécutif : & fur-tout en
vertu des inftructions
aux commilfaires nationaux
vertu des lois qui conféroient dans la colonie de Saint-Dola plénitude des pouvoirs
mingue.
Th. Millet. Il eft permis de faire une interpellation précife :
Sonthonax aura fini,
Le préfident : Fais une note; lorfque
tu feras ton interpellation.
civils
Sonthonax : Les colons ont accufé les commillaires le pouvoir léd'avoir conféré à la commiflion intermédiaire accufé valablement d'avoir
gillarif:
que je puffe intermédiaire être
le pouvoir légiflatif,
conferé rtt commiffion droit de faire des lois fût textuellement
il faudroit que le
qui organi(e la commiflion
prononcé dans la proclansation les aêtes
ont parlé de la comintermédinire. Dans tous
qui
un feul qui dife
million intermédiaire, en trouverez-vons
défie
textuellement qu'elle avoit le pouvoir légiflauif:Or,je j'aie donné
les colons de produire un feul aéte manière lequel pofitive, le
textuellement, & rte
formellement légiflarif > à la commiflion intermédiaire.
pouvoir
femble
lorfque les colons ont
Le préfident : Il me nous avons que renveyé cet objet au
voulu traiter cet relatif objet, à Tufurpation du pouvoir légillatif.
chef d'accufation
Tuy reviendras dans la fuite.
Sonthonax Je
à autre chofe. Les colons me font
: palffe
intermédiaire à
un crime d'avoir fubltitué une commiflion liyraifon.
K
Torne V. Quarante-cinguicme
femble
lorfque les colons ont
Le préfident : Il me nous avons que renveyé cet objet au
voulu traiter cet relatif objet, à Tufurpation du pouvoir légillatif.
chef d'accufation
Tuy reviendras dans la fuite.
Sonthonax Je
à autre chofe. Les colons me font
: palffe
intermédiaire à
un crime d'avoir fubltitué une commiflion liyraifon.
K
Torne V. Quarante-cinguicme --- Page 134 ---
Les colons 130 m'ont fait un crime d'avoir
Paffemblée coloniale. nul arrêté de la commiflion intermédiaire ne
prononcé que exécuté (ans
des commiffaires
pouvcir étre"
crime Tapprobation d'avoir fait nommer par Tafcivils ; ils m'ont fait fix un des membres de cette comimiflion des fix
femblée coloniale & de m'être réfervé la nonination
intermédiaire;
aures,
que la loi m'accordoit la faculé
Je viens de vous prouver intermédinire puilque ces comde créer une commiflion étoient même 8ate les décrets delalmiffions intermédiaires la loi m'accordoit la faculté d'ap
femblée conftiruante; de commiflion intermédinite, puilque le
les arrêtés
1L
fauf
prouver le droit de les delapprouver. de les J'ai cafler,
Javois
nationale de France.
prouvé
à l'affemblée
fix
ae
recouirs
J'avois le droit de faire nommer membres
lemen: que intermédiaire porlallemibiée colonials,putique le décrer
la commiffion été atribué à l'allemblée coloniale par
ce droit avoit confituante, du- IS juin 1791. J'ai prouvé
de Taitemiblce le droit de nommer fix autres membres, parce
que j'avois devoient être nommés que par. les comillaires droit
qu'ils ne.
quela loi sccordoit à ces commiffaires le Mais
civils, parce & remplacer les fonétionnaires publics. les inculde nonimer lieu d'être plus étonné, lorfque je vois
j'ai bien cclons par rapport à la commiflion colons intermédinire, ont depetdonsdes j'ai découvert que ces mêmes
exédepuis que comités de gouvernement, aux commillions
mandé aux
"dans la colonie de Saint-Domingue, ea de
cutives, de nommer mettroit Polverel & Sonthonax hors
même temps qu'on dis-je, un directoire de douze memia loi, nommer, la colonie jufqu'à la prochaine con:
bres, a adminiftreroit coloniale. La-deffus,je prie la comvocation d'une allemblée
Page d'avoir à déclarer fi,
miflion de vouloir bien interpeller exécutives de la marina, foit dans
foit dans les commifions
> il n'a pas propolé le projet
les corités de gotvernement, la colonie de SaintDomingue par un dide faire adminiftrer de douze membres, par une commiflion la formarectoire compofé nommée direétoire, en attendant,
intermédiaite ,
coloniale à Saint-Domingue,
tion de lallemblée
exécutif & les_comuirés de gouPage: Lorfque le confeil
eller exécutives de la marina, foit dans
foit dans les commifions
> il n'a pas propolé le projet
les corités de gotvernement, la colonie de SaintDomingue par un dide faire adminiftrer de douze membres, par une commiflion la formarectoire compofé nommée direétoire, en attendant,
intermédiaite ,
coloniale à Saint-Domingue,
tion de lallemblée
exécutif & les_comuirés de gouPage: Lorfque le confeil --- Page 135 ---
vernement nous ont demandé des moyens de confervaiion
Saint-Iomingue, > nous avons préfenté plulieurs modes
Eont gouvernement provifoire. E:ectivement > parmi ces
différens modes; nous avons indiqué un directoire' ou une
commiflion de fix, neuf, douze individus qui auroient été
choilis par le gouvernement de France. Mais, certes, la propolition que nous avons faice au comité de falut public de
faire nommer par lui u11 direétoire (car à cette époque-la
même nous avons propofé des repréfentans du peuple), la
nous avons faite
directoire
propolition dis-je, que
d'un
pour Saint-Domingue 2 & de le faire nommer par le gouvernement de France, ne peut
excufer Sonthonax d'avoir
nommé, contradictoirement E loi du 4 avril & celle du
juin, une commiflion intermédiaire, d'en avoir chcili
i membres, quand ces deux lois lui commandoient impérativement d'établir une aflemblée coloniale. D'ailleurs 2 je
répondrai à cette interpellation, quand il en fera temps.
Sonthonax : Afin de vous donner. une idée véritable de
ce direétoire propofé par Page, d > je vais vous lire des notes
écrites de fa main & lignées dè lui. Je prie le citoyen
Page de'déclarer s'il reconnoût l'écriture, & fi c'eft fa fignature.
Page : Oui.
Sonthonax: Dans les notes tranfcrites dans cet écrit par
le citoyen Page, il propofe d'abord au. gouvernement un
projer de décret relatif à la reftauration de Sainr-Domingue,
& l'article V de ce projer de décret eft celui-ci:
Il lic:
Sonthonax, Polverel & Delpech sfon: mis hors la loi. Vous
voyez que les colons de Saint-Doiningue depuis long-temps
méditoient la vengeance éclatante quils devoient tirer d'un
ami de T'humanité.
(Les colons interrompent ).
Le préfdent : La défenfe eft une chofe facrée; ; il n'eft
pas permis de lempêcher ou de linterrompre.
Sonchonax : Après avoir demandé que Sonthonax & PolK 2
Polverel & Delpech sfon: mis hors la loi. Vous
voyez que les colons de Saint-Doiningue depuis long-temps
méditoient la vengeance éclatante quils devoient tirer d'un
ami de T'humanité.
(Les colons interrompent ).
Le préfdent : La défenfe eft une chofe facrée; ; il n'eft
pas permis de lempêcher ou de linterrompre.
Sonchonax : Après avoir demandé que Sonthonax & PolK 2 --- Page 136 ---
Ij
verel fuffent mis hors de la loi, il falloit qu'en indiquant
des mefures d'exécution
Il lit:
Agens d'exécution.
de douze
2 dont fix
ce
Un direStoire compofé de falut petfonnes & les fix aule comité
public,
9s féront nommés par
93 tres par les colons de Saint-Domingue.
des troupes & fon état-major.
99 Un commandant-général
Organifation du diredoire, fes fonîtions.
les fix commiffaires nommés en France par le
> Dès
falut
feront arrivés à Saint-Domingue 5
33 comité qe"
public
>> ils feront publier le décret ci-deffus.
fe trouveront la & dans les quartiers
25 Alors les colons qui
faire fe
fe réuniront
5 circonvoifins, autant que nommer pourra, les fix commillaires
>3 en aflemblée primaire pour noimés
le comité de falut
99 qui, avec les autres le direétoires E directoire gouvernera
>) public, formeront la colonie de Saint-Domingue. Toutes les
93 provifoirement les
dé la force
lui feront
tous
aurorités &
agens
publique convoquera
s foumis. Des que faire fe pourra, ce direétoire affemblée coloformer une
s> les affemblées primaires pour intérieure de la colonie.
>>
niale qui réglera T'organifarion
direétoire finiront au
>5 Les fonétions & les pouvoirs de ce fera organifée >,
coloniale
>> moment ou l'affemblée
données aux commifaires de ce diredioire.
Iaftruclions
les citoyens, fans difs Traiter avec une égalité tenir les parfaite troupes en haleine , & ne
tinétion de couleur, entretenir des efpions parini les révoltés;
jstais les fatiguer,
leurs mouvemens,
152 Connoitre les blancs qui dirigent ÉGORGER OU EMPOImettre leurs rétesà prix, CORR OMPRE,
SONNL* LES CHRFS DE LA RÉVOLTE >.
aux commifaires de ce diredioire.
Iaftruclions
les citoyens, fans difs Traiter avec une égalité tenir les parfaite troupes en haleine , & ne
tinétion de couleur, entretenir des efpions parini les révoltés;
jstais les fatiguer,
leurs mouvemens,
152 Connoitre les blancs qui dirigent ÉGORGER OU EMPOImettre leurs rétesà prix, CORR OMPRE,
SONNL* LES CHRFS DE LA RÉVOLTE >. --- Page 137 ---
Vous voyez ici la dodtrine du citoyen Page, de diredroire T'homme
d'état Page, qui érige en maxime politique pour le
quil demandoit à Saint-Dominguc, cette maxime > corrompre,
empoifonner. Voil la morale des colons mes accuegorger, fateurs; voilà la morale de-ces hommes qui m'ont repréfenté France.
comme un buveur de fang, comme un ennemi de la
Ou
voilà lesinftructions qu'ils
Corrompre, > egorger amis empoifonner;, voilà celles
vouloient faire
donnent à leurs
qu'ils la
donner aux membres qui devoient remplacer commiflion horintermédiaire. Je ne m'étendrai pas davantage fur ces
ribles maximes; elles prouveroient de refte la complicité avec
les anciens comités de gouvernement qui ont fouillé la France
de rant de forfairs. C'eft à ces comités que s'adrelloit Page
loriqu'il leur difoit : envoyez dans la colonie des égorgeurs,
des corrupteurs & des empoifonneurs. Jereviensàl la queltion:
fi les colons m'ont fait un crime d'avoir formé une comité commiflion intermédiaire, pourquoi demandoient-ils au
de falit public un directoire formé de douze membres pour
adminiftrer la colonie 2 il eft yraiqu'ils donnoientici quelques
pouvoirs de
à cette commiflion, le pouvoir
corrompre, pouvoir qui n'aft jamais
Arent
PE2
d'empoifomner manière
la colonie. Je finirai fur
dans notre
dernière d'adminiftrer obfervation; ; s'il pouvoit refter
cet article doutes par une fur le pouvoir que nous avions d'organifer
quelques
intermédiaire à Saint-Domingue; ils feroient
ue commiflion
levés encore par le décret du 6 mars déja cité, qui approuve
d'une manière pofitive, foit la formation de la commiflion fes
intermédiaire, foit le droit que nous avions de nommer
membres, & d'approuver fes arrêtés. Si la Convention a
approuvé l'arrêté qui ordonnoit la levée du quart du revenu
des propriétés. par un décret exprès, elle a donc approuvé
la nomination des membres de ce corps; car elle n'a pas
fans
le
AEe
approuver un arrêté de ce corps
approuver corps de la
mème. Voilà ce que j'avois à dire fur Torganifatien
commiflion intermedisite; & je, conclus en dilant que ma
conduite : par rapport à f'organifation de la commiflion in- &
termédiaire > eft jultifiée
ce que je viens de vous dire,
fur-tout par le décret du EEe mars dont je viens de faire ledture.
Thomas Millet: Je prie le préfident d'interpelier Sonthonax
corps
approuver corps de la
mème. Voilà ce que j'avois à dire fur Torganifatien
commiflion intermedisite; & je, conclus en dilant que ma
conduite : par rapport à f'organifation de la commiflion in- &
termédiaire > eft jultifiée
ce que je viens de vous dire,
fur-tout par le décret du EEe mars dont je viens de faire ledture.
Thomas Millet: Je prie le préfident d'interpelier Sonthonax --- Page 138 ---
déclare Ar par, une proclamation ilaa de T2 difpenfe arrètés,
Tael cemmifion intermédiaire 5 pour l'exécution & s'il ne lui a pas
de Tapprobation du gouvetneur-seneral, de.les exécuter. avec la
prefcrit par la même proclamacien civils.,
fcule approbation des commiffaires
Sonthonax : La commiflion intermédiaire rendcit, comme
rous.les-corps' délibérans', > des arrètés d'urgence & desarrètés
dont Texééution pouvoir fe' différer : lorique la commiffion dans
rendoit des arrêtés d'urgence qui devoient être exécutés
la minute, il étoit impoilible qu'ils fulfent revêtus de lappro- étoit
bation du pouveneur-géneral. lorfque ce gouverneur
à la tête d'une armée en campagne. Eh bien ! je les réponds arrêtés
qu'effedlivement j'ai dir dans une proclamation que être exéd'urgence de la commiflion intermédiaite pourroient
cutés avec ma feule approbation, lorfque le gouverneur-gé des féances
néral de Saint-Domingue feroit éloigné du lieu fes fonétions
de la commiflion intermédiaire > & lorfque
T'appelleroient à la tére des armées, 8c qu'il ne pouvoit c'eft pas
s'occuper des fonétions civiles. Ce n'eft pas tout,
que ces
le droit d'approuver
- jai réleivé au gouverneur-général revenoit dans le lieu des féances de la comarrêtés lorfquil
& alors ils lui étoient de nouveau
million intermédiaire, Ce n'eft pas tout, c'eft qu'afin de mieux conftater
préfentés. far nécellité où fe trouvoit la commilion intermédiaire de faire
exécuter fes décrets urgens fans les avoir préfentés intermé- au gouverneur-général, j'avois dit que foit la commiflion
diaire, foit le-commiffaire civil ajouteroit dans ces arrétés, être
8c. fur-tout dans Yapprobarion de ces arrêtés, arrêtépour
exécuté fur-le-champ, vi l'urgence 1 5 s'il étoit fait menrion de
légillarif de France
f'urgence, , il eft certain mefure qu'alors lepouvoir de juger les motifs du cométoit parfaitement. en
devoir difpenfer de
miffaire civil quiavoit cru
T'approbation
du gouverneur les arrêtés d'urgence, lorfque ce gouverneur 3
éloigné du lieu des (éances de la commififion intermédiaire à ré- >
fe trouvoit à la rête des ariées. Voilà ce que j'ayois
pondre à Thomas Millet.
vient de faire
Thomas Millet : Il réfulte de l'aveu que au lieu des féances
Sonthonax, que le gouverneur revenant approuvoit les arrêtés qui
de la commiflion intermédiaire,
és d'urgence, lorfque ce gouverneur 3
éloigné du lieu des (éances de la commififion intermédiaire à ré- >
fe trouvoit à la rête des ariées. Voilà ce que j'ayois
pondre à Thomas Millet.
vient de faire
Thomas Millet : Il réfulte de l'aveu que au lieu des féances
Sonthonax, que le gouverneur revenant approuvoit les arrêtés qui
de la commiflion intermédiaire, --- Page 139 ---
avoient été déja exécutés, ce qui lui étoit réellement preferit
par la loi du 29 aoûit. Je fais une interpellation; je demande
guc. la sommillion ordonne au cinoyenSonchonax qu'il déclare
quel étoit le juge de Turgence dans le cas oà il avoir or
Honné l'exécution des arrêtés avec fon approbation, vu Furgence. :
Sonthonax : L'autorité nationale, les commiffaires civils;
cela éroit bien allez, la Convention nous avoit
Hélégué je crois que d'allez grands pouvoirs pour juger l'urgence.
Thomas Miller : Il réfulte de l'aveu de Sonthonax, que
d'étoit lui quijugeoit Turgence, & enfuite approuvoit l'arrété
vu l'urgence.
Sonthonax : Oui, pofitivement.
Verneuil: : Sur la leéture qui vient de vous être faite par
Sonthonax, de l'écrit que Page a remis au pouvoir exécurif,
j'ai eu, occalion de m'appercevoir que Sonthonax a palfe des
entières, & quil a préfenté ce qu'il a dit comme un
pages dilcours fuivi; je prie le citoyen préfident de vouloir bien
faire mettre des points, afin de faire voir qu'ily a une interruption.
Sonthonax : L'écrit que j'ai lu eft du citoyen Page, &
abfolument formé de notes détachées; il n'y a aucune fuite
dans les difcours; fi le citoyen Page veut lui-même s'en
convaincre, je vais lui communiquer la pièce.
Page: : Non, je me réferve de lire en entier "la pièce,
& d'en demander l'infertion en. entier au procès-veibal.
Lepréfident : Si cela eft nécellaire, il faut la lire en entier
Page: : Je ne puis pas conncître le côntenu de cecte picce,
een'eit pas la feule que nous avons remife donc au gouvernement; life le
nous en avons fourni d'autres; 5 1l faut
que je
mémoire.
Le préfident (à Page.) : Lis-le à part.
Verneuil : Je demande que Page le life, & que l'on le
difcute après demain; cela ne fera pas perdre de temps.
Page commence a lire. --- Page 140 ---
Le préfident : Lis à part, toi; car il ne faut pas inférer
aux débats ce que tu croirois toi-même être inutile.
Page : Ce n'eft peut-être pas inurile pour les homies du
gouvernement.
Sonthonax : Je demande la remife de la féance à après
demain.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences
J. Pa. GARRAN, >
Préfident ; FoUcHE (de Secrétaire; DABRAY >
F. LANTHENAS, MSRLIN, MOLLEYAU.
Bu II
car il ne faut pas inférer
aux débats ce que tu croirois toi-même être inutile.
Page : Ce n'eft peut-être pas inurile pour les homies du
gouvernement.
Sonthonax : Je demande la remife de la féance à après
demain.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences
J. Pa. GARRAN, >
Préfident ; FoUcHE (de Secrétaire; DABRAY >
F. LANTHENAS, MSRLIN, MOLLEYAU.
Bu II --- Page 141 ---
Du 11 Floréal, l'an troifème de la Républigue francaife
uns & indivifible.
ON fait lecture des débats recueillis dans la féance du
nonidi; la rédaétion en eft adopiée.
Thomas Miliet : Dans la foance d'avant-hier, Sonthonax
s'eftappuyé de décrets nationaux quifautorifent, a-t-il dirs
à deftituer Scrà remplacer les fonstionnaites publics. Comme
ceite loi nous eft inconnue > j'en demande la dare.
Sonthon-x: J'en ai parlé déja dix fois 3 les colons ne chérchent qu'à éternifer les débats.
Vernezil: La-date?
Sorthonax : J'ai fourni à la commiflion toutes les lois fur
les pouvoirs qui m'avoient érd délégués S il te sgit plus de
revenir far des queftions de droit. Le public, lia Cotvens
tion & ia comnillion jugeront fi je me fuis appuyé fur des
pilces faufles.
Themas Miller : Je demande une réponfe polirive; quella
eft la date de la loi?
Sonthonax : Elle eft du 8 novembre 1792, elle a été
ke ici.
Thomas Millet : Il étoit bien important de connoitre la
dare de cette loi, parce qu'il eft confant que le 12 osobre
1792 Sonthonax agiffoit à Saine-Domingue en vertu d'une
lei qui fut rendue en France le 8 novembre fuivant.
Sonthonax: Belle finefle!
Page: Je demande à faire quelques oblervations fur la
picce dont Sonthonax a donné avant-hier lecture en partie;
je le prie de me la communiquer.
- Sonthonax: Je la dépofe far le bureau de la commifion,
en-la ptinnt de vouloir bien la garder dans fes archives. Je
Tom: F. Qnarante-fOxiàue chpraifon.
L
aine-Domingue en vertu d'une
lei qui fut rendue en France le 8 novembre fuivant.
Sonthonax: Belle finefle!
Page: Je demande à faire quelques oblervations fur la
picce dont Sonthonax a donné avant-hier lecture en partie;
je le prie de me la communiquer.
- Sonthonax: Je la dépofe far le bureau de la commifion,
en-la ptinnt de vouloir bien la garder dans fes archives. Je
Tom: F. Qnarante-fOxiàue chpraifon.
L --- Page 142 ---
1;8
demande que la commiflicn me donne acte de la remife du fe- de
certe" pièce, & une copie fignée du préfident &
crétaire. Le préfdent: Cela ne peut pas faire de difficulté. m'eft indiPage: Avant tout, je déclare que cette pièce Brulley 5
viduelle; elle n'appartient-en rien à mon les colons. collegue 11 y a touelle eft ég-lement étrangère & à tous de volonté entre Brulley &
jour eu identité" d'opinion remis cetteapicce, il étoit probablemoi; mais, abfent lorfquejai ou malade : car je nai pas les époques bien
ment
qaoique cependant j'aie connoilfance des circonfprévifes,"
cette
C'eft le réfultat de
tances qui ont amené
pièce,
Robert Lindet
eues
Phar
fieurs conférences
j'avois
avec de falut
les colonies, ou 3Ue lui, cu au comité l'ai donné, public. il
P.obert Lindet m'a dit: donnez un plan; je membres du
le lut: il me dit de le faire connoitre aux.
étoit
gouvernement. Je le communiquai à Barère, qui des
dans l'affaire
tte
porteur du comité de falut feuls public individus du comité de falu:
nies. Ce font les deux
été relation. Il eft poffipublic aveclefquels nous avons
en au miniftre de la
ble que j'en aie encore donné une étoient copie de fon département.
marine, parce que les colonies d'interpeller Sonthonax de
Avant tour", je prie le préfident
déclarer d'o ila tiré cetre pièce.
à cette
Sonthonax : Je n'ai point à répondre de aifcuter interpella- fur la
tion. La pièce exifte, il fuffit. Ilsagit
pièce, & non pas d'oi elle vient. mais demande d'oà elle
Page: Je difcurerai la pièce,
je
ef tirée.
Il a
c'eft à toi à tirer telle induc-.
Lep préfident :
répondu;
tion que tu voudras de la réponfe. de Sonthonax, & des
Pege: Ceci prouve la perfidie
agens, qu'il corrompt dans le gouvemement.
Sonthonax: :: Je nufe pas la de'vos locture meyens. entière de cette pièce >
Page: Je ne ferni pas inutile dans la dernière féance.
parce que vous F'avezjugée obferver que Sonthonax' a emnployé
Je vous ferai fimplement
empécher queen fille lectous les moyens polibles toutes pour les fois qu'il a ufé quelques inture. Ceft ainfi que,
ou de ceux des colonsy'ou
dutlions.d'un de mes cuvrages
emement.
Sonthonax: :: Je nufe pas la de'vos locture meyens. entière de cette pièce >
Page: Je ne ferni pas inutile dans la dernière féance.
parce que vous F'avezjugée obferver que Sonthonax' a emnployé
Je vous ferai fimplement
empécher queen fille lectous les moyens polibles toutes pour les fois qu'il a ufé quelques inture. Ceft ainfi que,
ou de ceux des colonsy'ou
dutlions.d'un de mes cuvrages --- Page 143 ---
même de quelques lettres d'eux, il a toujours fait ce qu'il
a
empècher la leéture entière de T'ouvrage, parce
qu # Eate tris-bien qu'une phrafe diftraite d'un ouvrage, &c
préfentée ifolément, peut être vue fous des rapports criminels, mais que ces rapports difparoiffent du moment que
l'ouvrage eft lu en entier.
Lep préfident : Je te fais oblerver, citoyen, qu'on t'a laillé
le juge de la néceflité de lire cette pièee en entier, ou feulement par partie,
Poge: Alors je vais la lire entière.
Le préfident : Oui, fi tulejuges néceffaire à ta défenfe.
Page : Cette lecture eft très-eflentielle,
II la lit :
Notes relatiyes aix mefures 2 prendre fiur la colonie de
Saint-Domingue.
OBSERVA ATI ONS Si P'RÉI LIMIN, AI R E S.
cc Les mefures
valent mieux que les mefures
eoactives. Un bon Soldgée vaut à lui feul une armée. >>
Apperçu d'un projet de décret conyenable.
cc 1°. Chaque colonie fera fa légiflation, &c réglera fon
adminiftration intérieure.
>, 2°. Les rapports extérieurs de chaque colonie feront
régles par la Convention nationale.
>5 : Le cominerce entre la France & Ies colonies fera
franc, libre & exempt de tous droits.
33 4". Tous décrets antérieurs font révoqués, excepté
celui du 28 mars 1792, quant aux difpolitions qui établiffent l'égalité politique entre les hommes de couleur & les
blancs.
>7 5°. Sonthonax; ; Polverel 8. Delpech font mis hors de
la loi.
>> 6°. Le comité de falut public prendra les mefures convenables pour faire exécurer le préfent décrer, & pour
porter fecours & protection à Saint-Domirgue. 33
L 2.
voqués, excepté
celui du 28 mars 1792, quant aux difpolitions qui établiffent l'égalité politique entre les hommes de couleur & les
blancs.
>7 5°. Sonthonax; ; Polverel 8. Delpech font mis hors de
la loi.
>> 6°. Le comité de falut public prendra les mefures convenables pour faire exécurer le préfent décrer, & pour
porter fecours & protection à Saint-Domirgue. 33
L 2. --- Page 144 ---
Effets préfumés d'un tel décret.
Tous les colons fe rallieront autour de ce décret, Rt &
trouveront la confervation de Jeurs exiftence propriétés,
quilsy
néceffaire à leur
politiqué.
portion de fouveraineté anglaifes & efpagnoles, furtout la Louiliane
Les colonies fécoueront le joug de leurs métropoles,
& le Mexique, autour du drapeau tricolor.
pour fe ranger
fous un régime aproptiés les
Les colonies profpéreront
n'ont contiderejulqu'i
colons s'attacheront à leur pays,quialst table de jea. La population
ce moment, que comme une des individus venus dEurope
s'accroitra. La multiplicité faciles & plus égales ; & les homrendra les fortunes fonilleront plus la terre de leurs propres mains. Les
mes libres
leur co-habitation avec T'homme
Afticains fe policeront
toutes les races feront con-
& dans un
REaL
d'Europe,
fondues.
Matériaux néceffaires à P'expédition de Saint-Domingue.
hommes de régi-] Ces régimens fouriendront.
Six mille
dans mieux que tout autre les famens qui ont fur-tour déja-pallé le neu- tigues de la guerre dans un
Ya colonie,
climar qu'ils ont déja éprouvé:
vième ce-derantNonmanitit. celui de Normandie feroit infiniment utile.
les Les colons peuvent paffer à
Mettre en réquifition en
Saint - Domingue ou par les
colons qui font France,& Saint-Do- bâtimens de YEat ou par des
faire partir pour dont le civifime navires neutres 5 on pourta
mingue ceux
donner à ceux qui choifiront
fera connu.
ce dernier moyen, trois mois
pourleurvoyase, & confiiquer
leursrevenus après ce délai.
Séqueftrer au
des défenfeurs de la Ectutt le revenu de ceux des colons fuf
peéts. Ceux-ci feront détenus
en France,
qui font France,& Saint-Do- bâtimens de YEat ou par des
faire partir pour dont le civifime navires neutres 5 on pourta
mingue ceux
donner à ceux qui choifiront
fera connu.
ce dernier moyen, trois mois
pourleurvoyase, & confiiquer
leursrevenus après ce délai.
Séqueftrer au
des défenfeurs de la Ectutt le revenu de ceux des colons fuf
peéts. Ceux-ci feront détenus
en France, --- Page 145 ---
14I
Ordonner aut miniftre de Le miniftre trouvera la me- -
France près les Erais-l Unis fure du civifme de chacun des
de faire paffer à Saint-Do- colons réfugiés dans fon plus
mingue ceux des colons réfu- ou moins de fertune : allez
giés dont le civifme ne fera communément de mauvais cipas fuipect.
toyens ont emporté avec eux
partie de leurs richeffes,
que leur émigration de EaIce
Domingue étoit combinée : le
miniftre pourra d'ailleurs s'entourer de patriotes prononcés
quilui fourniront les renfeignemens néceffaires.
Ordonner à ce même mi- La colonie de Saint - Doniftre de s'entendte avec le mingue doit être totalement
commerce de l'Amérique du dépourvue de chevaux&cautres
Nord,
faire paffer à bêtes de fomme; il luien faut
Saint - dentature deux mille deux mille, parce que la moitié
chevaux de felle & de trait
par l'influence. du
avec leurs harnois & équipe- EUSIT
mens de guerre.
Deux cents canonniers dé- Des détachemens n'ont
tachés de différens corps.
d'efprit de corps, & Soerntnt
mieux.
De l'artillerie, armes, mu- Les commiffaires de Saintmitions, vivres, &c.
Domingue en ont fournil'état
(au miniftre de la marine.
Agens d'exceution.
Un directoire compofé del La guerre de Saint - Dodouze perfonnes, 2 dont fix fe- mingue eftune guerre de poftes;
ront nommés par le comité de Gil faut moins de tacticiens, que
falut public, & les fix autres des hommes degrandfns, d'unc
parles colons de Saint-Domin- grande moralité & bien famés.
gye à Sainr-Domingue,
L 3
ont fournil'état
(au miniftre de la marine.
Agens d'exceution.
Un directoire compofé del La guerre de Saint - Dodouze perfonnes, 2 dont fix fe- mingue eftune guerre de poftes;
ront nommés par le comité de Gil faut moins de tacticiens, que
falut public, & les fix autres des hommes degrandfns, d'unc
parles colons de Saint-Domin- grande moralité & bien famés.
gye à Sainr-Domingue,
L 3 --- Page 146 ---
général de Soit quant aux. généraux: il- 2
Un commandant fon état major. foirquant: aux eommillaires,
troupes, &
faut fe défier de tout howme à
qui briguera une commillion il faut être
Saint- - Domingue; bien verrueux
bien fripon ou
dans l'étar
pour faire le voyage
lactuel des chofes.
Orgenifation du dircitoire, fes fonftions.
commiffai-! Comme ce décret doit à lui
Dès
les fix
lei feul fixer invarinblement l'opires TELOTE en France
nion & la confiance des cofalut
Recar
comité de
public
ils lons, ilf faur, indépendamment
arrivés à Ssint-Domingue, le décret ci- des commiffaires , Tenvoyer il
feront publier
avec profufion aux colonies;
avant.
feroirmème utile quilprecedit
T'expédition.
fe trou- Je dis que les colons qui fe
Alorsl les colons qui
trouveront au lieu du débar-:
veront au lieu du débarque- cir- quement & autres circonvoilins
ment, & autres quartiers faire fe réuniront en affemblées priconvoifins, autant que
nommer leurs fix
fe formeront en maires pour
la
fe pourra,
comchifiaires; fans doute que
allemblées primaires spournom juftice commandelar réunion 1
de
mer les fix commiflaires nommés qui, par toutes les affemblécs primaires
avecl les fx autres
for- fur tous les points de la co=
le coniré de falut public,
lonie,, mais cette réunion eft
meront le direétoire.
impraticable dans l'état où elle
fe trouve actuellement;1 le débarquement fe fera nécelfairement là ohles patriores fe font
réfugiés en force, & ce font
eux qui fe réuniront en aflemblées primaires pour nommer
leurs commifaires.
, par toutes les affemblécs primaires
avecl les fx autres
for- fur tous les points de la co=
le coniré de falut public,
lonie,, mais cette réunion eft
meront le direétoire.
impraticable dans l'état où elle
fe trouve actuellement;1 le débarquement fe fera nécelfairement là ohles patriores fe font
réfugiés en force, & ce font
eux qui fe réuniront en aflemblées primaires pour nommer
leurs commifaires. --- Page 147 ---
Ce direétoire gouverneral Pour bien juger de la faprovifoirement Saint-Domin- gelle de cette melure, il faut
gue. Toutes les autorités & examiner quelle eft la fituation
tous les agens de la force pu- aétuelle de Saint-Doningue.
blique lui feront foumis.
Les royaliftes, les démocratesy
les mulitres, les nigres, les
Llancs, les Anglis & les EC
pagnols déchirent également
cette beile contrée; Hes agens
dug gouvernement de Francé y
font exécrés.
.
En effet on ofe tout Ce çu'on
peut quand on eft à deux mille
lieues du légiflateur. Les cO-.
lons en ont fait une cruclle eXpérience.
La colonie de Saint-Domingue a pour le moment beloin
df'usgoavernement vigoureux:
mais ce gouvernement doit,
avant tont, repoferfurla CO.2fiance. Il doit ètre compolé
d'élémens démocratiques: ; &c
ile direétoire que je propofe,
réunit tous ces avantages. La
IFrance & la colonie concourent égaloment à fa formation.
Les citorens des deux pays y
font Emkmonrertfntés, Le
nombre des membres qui le
compofent ef tel, que les colons n'cnt pas à craindre leur
defporifme; il ci tel que la
France doir y. trouver le refifort &c l'énergie nécefaires.
(:) Les deux lignes de poiuty font écrites & cffacles dans la pièce
produite aux débats,
L 4 --- Page 148 ---
* Dès que faire fe pourra > cel Il n'eft pas effeéivement
directoire convoquera les af- polible d'indiquery précifement
fenblsespemmires, pour for- quand le directoire devra "ormner une aflembiée coloniale, ganifer l'affembiée coloniale.
qui riglra Torganifation in-]
térieure de laicolenie.
Les fonétions 8 les pouvoirs du directoire finiront au
moment od cette allembléc
coloniale. fera organifée.
Infructions données aux commiffaires.
Traiter avec ure égalité
faite les citoyens 3 fans
Raal
tindlion de couleur.
Tenir les troupes en haleine, & ne jamais les fatiguer.
Entrerenir des efpions
mi les révoltés, connoirre aE
blancs qui dirigent leurs mouvemens, & mettre leurs têtes
à prix. Corrompre 5 égorger
ou empoifonner les chefs de 2
révolec. Traiteravec les révoltés, & Rien n'eft pius facile, rien
leur propofer l'invafion de la n'ef plus polinfque l'iniuence
Jamaique,
de cette melure furles événemens politiques de l'Europe.
&
Réfexions.
Pour fe promertre quelque fuccls, il faudtoit que le convoi pour Saint-Domingue fit parti dans les Auinge premiers jours de février au plus tard, afin d'éviter l'équinoxe
de mars dans les mers d'Europe, S'il ne partoit qu'après cet
il arriveroit
tard, parce que les pluics com*
équinoxe dans >
les Anilles trop cn juin, & ne finiffent qu'en décembie. mencent Alors les hommes nouvellement arrivés d'Europe
ions.
Pour fe promertre quelque fuccls, il faudtoit que le convoi pour Saint-Domingue fit parti dans les Auinge premiers jours de février au plus tard, afin d'éviter l'équinoxe
de mars dans les mers d'Europe, S'il ne partoit qu'après cet
il arriveroit
tard, parce que les pluics com*
équinoxe dans >
les Anilles trop cn juin, & ne finiffent qu'en décembie. mencent Alors les hommes nouvellement arrivés d'Europe --- Page 149 ---
Cont expofés, pls que dans tout autre temps, à des maladies morteiles. Alors encore 011 eit-dancfimpuifance de faire
la campagne, Les nèg: es iculs la ticnnent avec fuccès, patce
qu'ils fontendurcis & façonnés à cetreinsempéric, & encote
parce qu'ils fe fervent d'armes dont la pluie ne peut empècher l'effet, comme la hache, la pique, le fabre. Il taut
que lal colonie foir lecoarue avant lemois de juin. Autrement
les émigrés vont sy réfugier 3 & dans fix mois ils y font
inexpugnabics. :
Signé, PAGE.
: Cette
eft dépofée au fecrétariat de la commifion
des Coritiene & paraphée par Page, Sonthonax & Fouché
( de Nantes ), fecrétaire.
-
Ily a deux lignes effacées, & ce n'eft pas de mon encre.
Il y a apparence qu'clles fon: relatives à Polverel & Sonthonax > qui étoienr la caule que le gouvernement de France
étoit exécré dans ce pcys-la.
Sonthonax : J'ai remis la pièce telle qu'on me fa donnée.
: Poge: Sonthonax vous a pein: les colonsà Saine-Domingue , & leurs commiffaires en'; pariculier, comme'los agens
des émigrés, comme les agens des coum-perolademm-inrt,
ou les agens de l'Angloterre. Cette pibce n'o ctpoint ofticielle;
c'eft une pièce cofidentielle. Je ne lai pas donnée ofticicllement, aux.comirés de gouvernemen;, au miniftre de la marine , parce que je ne me fuis jamais permis d'acte public,
d'acte ofliciel, fans lel confeurement de mon collugue. C'eft
une, picce confidenticile, &. c'ett dans cette pièce" que vous
trouverez moni opinion s que vous trouverez ma religion
politique. -J'avoue tout ce quiy eft contenu,, & je vais vous
demostrer.q que.la juftice & Thuinenité nront feules dicté ce
plan. 00 o5p 27 1
Ec préfidene : La commidion ordonne que cette pièce fera
paraphée à la fin de la féance par Pege, Sonthom, &c Tun
des membres de la commiffion.
Page Vous avez dû voir que, loin d'être Pennemi de
Pégalire polirique des honmes de couleur confacrée par la
loi dux 4 avil, j'ai recommandé l'exécurion parfite de
cette loi, que je favois n'avoir pas été exécurée : 2. Saint-Doaningue,:que ie favois. - n'aveir été ente les mains de Poiverel
à la fin de la féance par Pege, Sonthom, &c Tun
des membres de la commiffion.
Page Vous avez dû voir que, loin d'être Pennemi de
Pégalire polirique des honmes de couleur confacrée par la
loi dux 4 avil, j'ai recommandé l'exécurion parfite de
cette loi, que je favois n'avoir pas été exécurée : 2. Saint-Doaningue,:que ie favois. - n'aveir été ente les mains de Poiverel --- Page 150 ---
inftrument de déyaftation & de mort:
& de Sonthonax qu'un
le gonverVous avez dû remarquer encore que jai prévenu à qui je donnois
nement, ou les membres du gouverneinent faifoient pour s'emcette pièce, des efforts que les Anglais
à moi feul;
parer de ce pays-là, Ce n'eft pas mon la Convention opinion natiorale
car, dans tous nos rapports avec mon collègue Brulléy &
& les comités de gouvetnement, dénoncé les mefures hoftilesprimoi, nous avons roujours Sonthonax, hier, en généralifant Tapfes par TAngleterre.
a
à me
à
plication faite à une poignée de feélérats, cherché d'aflafinar >
préfenter comme un homme faifant Quelle profelion étoit larf fituation
de corruprion, d'emnpcilfonnemens, l'inftant. od fécrivois ? Il faut la conde Saint-Damingue à
jindiquois au goavernenoitre pour juger Jes moyens révoltés que d'abord au nom. du roi
ment. Cent mille fervant efclaves alors , le roi d'Efpagne > occppoient la
de France, &
de la province de Y'oueft. Ces
province du nord & une parrie quelques prètres, qii, dans ce
eiclaves. étoient dirigés
fe font toujours occupés à
comme dans
LtN
pays là,
de la fociété. Il y avoit encore quelques
faire le malheur différentes déclarations qui ont 6:e faites
Efpagnols; &c par
avez dû voir que la caufe première
dans la colonic, vous
du
C'éroit donc
de la révolte étcit les agens gouvernement. afferviflant cent
de fcéiérats, de brigands quisa
une poignée les dirigeoient contre les colons, brilant >
mille elclaves,
que je propofois : Je proégorgeant & dévaftant. hors Qu'eft-ce de la loi, Lorlque Robefpterre >
pofois de les mettre fe font élevés contre la fouveraineté
Saint-Juft, Couthon
les a mis hors de la loi: Sonnationale > la Convention aimé
la commune prit les armes
thonax auroit-il mieux
Saine-Juft&c que
Couthon:? ? Auroitpour, défendre Robelpierre, des milliers de ciroyehs, que de voir
il mieux aimé voir périr
vouloient tromper le peupérir trois ou quatre fcélérats qui propofée pour Saint-Dople: Quelle eft la mefure que jai
contre trois ou quamingue : Celle prife par la Convention d'envoyer des efpions dans
tre faétieux. J'ai recommandé c'étoit le feul moyen de contoitre
les camps des révolès chefs qui les dirigeoient: Cet ef
leurs meuvemens & is
& anrorifé ; de tous
pionnage a été de tous les temps permis ont fait ufage 3 fur-tout- ils
les temps les gouvernemens en
ée pour Saint-Dople: Quelle eft la mefure que jai
contre trois ou quamingue : Celle prife par la Convention d'envoyer des efpions dans
tre faétieux. J'ai recommandé c'étoit le feul moyen de contoitre
les camps des révolès chefs qui les dirigeoient: Cet ef
leurs meuvemens & is
& anrorifé ; de tous
pionnage a été de tous les temps permis ont fait ufage 3 fur-tout- ils
les temps les gouvernemens en --- Page 151 ---
n cnt fait ufage lorfque lès armées étoient en préfence >
Toit pour connoitre leurs manauvres > foit pour connoitre
les difpolitions des généraux. Eh bien ! je faifois T'application
de cette mefure à des nègres révolrés, àl des brigands armés
alu nom de Louis XVI, & combattant alors pour lc roi
l'Efpagne. Je recommndois de corrompre, d'égorger ou
d'empoifonner les chefs de la révolte. Eh bien ! fi les
vernemens ne publient pas ces maximes, ils lesp
BRtEE
Lc préfident : A Y'ordre !Al'ordre!Les mauvaifes maximes
font pires que les crimes eux-mèmes; elles font capables de
pervertir la motale publique ; il-n'eft pas permis de s'en
fervir, même pour fa juftification.
On
Page: Citoyens, je n'ai qu'à jeter lesyeax far la pièce :
détraifoit 2 ozincendioit les habieations 2 en,anéantifjoit parles
ordres des chefsdesrévoltés; & lorfquejindique eun pareiimoyen,
c'eft
empècher Teffulion du fmng'humain, Teffufion du
fang bor. efclaves, qu'on: auroit été contraint de ramenor par
la foree,
qu'ils feroient demeurés en armesjufqu'a la
mortdu aulsers de leurs chefs. Sijaipropolé cottemefure, c'eft
pour empècher que cent mille brigands armés falient encore
én butte aux armes que la République auroirdirigéese scontr'eux,
& je favois très-bien que fi une douzaine de fcélérats qui
dirigeoient leurs mouvemens > euffent été détruits, n'importe
par quel moyen, néceffairement le refte de la révolte ent été
anéanti 5 & lorique confidentiellement j'ai commmniqué
cette propolition aux comités de gouvernement, ce n'étoit
paspour ériger en maximes le meurtre > la corruption &c le
poifon ; c'étoit an contraire pour empècher leffufion du
fang humain, la perte des troupes que la France alloit envoyer contr'eux 5 c'éroit
empècher que le fang des nè
qui fervoient arfommnt une poignée de fcéiérats >
S j'indiquois la mort comme un terme à la révoltc...
Quant aux inductions gee Sonthonax a tirées de cette pièce
felativement à mes rapports avec le comité de gouvernement,
mnes rapports avec les membres de CC comité, ainfi que ceux
de mon collègue Brulley, font connus par dix mois d'incarcérarion 2 de traduction dans les différentes prifons de
Paris. Mcs rapporrs. avec les comités de gouvernement
font connus par Finesécution, des décrets d'accufarion
&. d'arreftation contre Polvercl Sc Sonthonax. Il; font
connus par le mépris des- quatre décrets que nous avons
ité de gouvernement,
mnes rapports avec les membres de CC comité, ainfi que ceux
de mon collègue Brulley, font connus par dix mois d'incarcérarion 2 de traduction dans les différentes prifons de
Paris. Mcs rapporrs. avec les comités de gouvernement
font connus par Finesécution, des décrets d'accufarion
&. d'arreftation contre Polvercl Sc Sonthonax. Il; font
connus par le mépris des- quatre décrets que nous avons --- Page 152 ---
les
obtenus de la Convention nationale ; ils font obtenus connus de la par Conmépris de feize décrets que nous avons. de faire un ropport, tant
verition nationle qui ordonnoit
Mes rapports
fur le conteirieux que fur la partie politique. notre profcnfin font connus par notre incarcérarion les derniers > par élémens de ce
cription,. jufqu'au moment où
car, tant que Barère e
ccmité font fortis du gouvernements demeurés dans le gouvernement >
Billaud, Collot > font conflamment en prifon. Voila le rapnous avons été tenus
avec le comité de gouverneport fous lequel notre coalition
mert eft connue. Comme dans ce moment je n'accufe pas Page ,
Sonthonax: n'ai préfenté cette pièce
coime un moyen,
comme je
relativement à
d'une commifde
& de,
HomSase
juflification ; je ne dirai rien des rapports de Page
fion intermédinire
membres des comités de gouverneBrulley avec les anciens fuis réfervé dè les' accufer, je prouverai
ment. Comme je me lesécrits originaux des anctens memdémonfnativenient, par
les origmaux des. écrits de Page
bres du gouvernement, par leur funette complicité avec ces,
& de Brulley fur-rour eux-mémes, fur l'affaire des colonies.
hommes,
ètre queftion de cela. Si tul con-,
Le) profident: : Il ne droit pas de répondre.
2,
tinuois; ils auroient ACal
l'obferve fur l'éSonchonax : Aufli je l'écarte lorfque : mais Page & Brulley,,
erit que je viens de lire, que fuflions mis hars de lal E
humaniré, ont demandé que nous mefure, ii dit, la Convention
lorfque, pour jultifier cette de la loi Saint-Juft , Couthon &
nationale a mis hors étoient en révolte : je réponds à
Robefpierre conmiffaires lorfquils
civils à Saint - Domingue, , loin
Page : les
contre la République, faifoient la guerre
d'eue en révole
Page & Brulley
pour la République avec ces hommes & empoifonner que
5 quils faivouloient corrompre, égorger
Page & Brulfoient la guerre aux Anglais & aux Efpagnols.
ley difent dans cet endroit..
mon nom, car
Brulley : Je VOMS prie de nc pas prononcer
vous n'yavez pas vu ma fignature. Brulley n'y a aucune part.
Sonthonax: Cela eftjulte, réclamation eft fondée; elle fera
Lepréfdent à Brulley : Ta
infcrite au proctswverbal,
Page à dit dans cette
Southonax : Brulley ny a aucune part.
guerre aux Anglais & aux Efpagnols.
ley difent dans cet endroit..
mon nom, car
Brulley : Je VOMS prie de nc pas prononcer
vous n'yavez pas vu ma fignature. Brulley n'y a aucune part.
Sonthonax: Cela eftjulte, réclamation eft fondée; elle fera
Lepréfdent à Brulley : Ta
infcrite au proctswverbal,
Page à dit dans cette
Southonax : Brulley ny a aucune part. --- Page 153 ---
pièce qu'àlépoque ol ill'a préfentée, la colonie ércit déchirée par les nègres révoltés, lesAnglais & les Eipagnols. Lorfque les Angliis ont mis le pied à Saint-Domingue, la déclaration dcs druits avoit été publiee au Cap; cicis in majoriré
des noirs étoit founife aux décrets de la République, combattoient fous les ordrcs des généraux de la
comme ils le font aujourd'iui contre les Anglais Régablique, Bcles
alors
Eagnols;
Page propofoit la melure de corrompre, d'égorger & d'empoitonner les chefs des noirs combartant pour la
Républiques il n'a misancune efpèce de diftination; ila dit:
corrompres égorger, empoifonner les chefs des révoités, &,
felon jui, les noirs étoicnt révolés, comme il vient de le
dire' . e . e
Le préfident: Ceci eft entendu; il ne peur pas y avoir de
HiltincHon:i Hes ennemis. iln'eltpermis d'empoilonner perfomne, pas môme )
Bralley : Sonthonax vicht de dire qu'ilne prétendoir pas
nous accufer; ; cependant j'ai recueilli les expreflions, & je
vois qu'il nous accule perpécuellemenr : il a dir quode cetre
pièce, it en tiroit lindaclion nécelfaire de no:re
Hont fes propres exprellions) avec les anciens comités compliciné de (ce
vernement qui ont foulléla terre de tant deforfaits. Cechomme go4quis'exprime ainti vient de dire enfuite quil ne veut pasnous
accufer. Certes, nous accoler avec des hommes qui ont couvert la France de deuii & de forfaits > je crois que c'eft l'accufation la plus grave que l'en puiffe faire contre nous. Je ne
ais pas pourquoi, lorfque Sonthonax tient tn écrit, il ne-fe
borne pas à tirer les induétions qu'il préfente ; je ne fais pas
pourquoi il s'attache à généralifer fes idées; je ne fais pas
pourquoi il cherche encore à appliquer à l'opinion générale
de tous les colons ce qui ne concerne qu'un feul d'entre nous.
Page a expliqué que les notes qu'on vient de lire ne font que
de lui; Page: a expliqué qu'il ne les avoit point communiquées,
que ce n'étoit point une pièce officielle. Pouro qu'on pit tirer
de certe pièce Tinduétion que Sonthonax en a tirée, qu'il y
avoit complicité entre l'ancien gouvernement &c nous, il
faudroit quildéposir fer le bureau une pièce fignée: les commiffaires Page & Brulleys Legrand, fecrétaire de la coma
miffion; 5 c'eit ainfi que font fignées toutes nos pièces cflicielless celles par lefquelles nous nous fommes mis eil
port avec les anciens comités de gouvernement. Çette pièce rap-
étion que Sonthonax en a tirée, qu'il y
avoit complicité entre l'ancien gouvernement &c nous, il
faudroit quildéposir fer le bureau une pièce fignée: les commiffaires Page & Brulleys Legrand, fecrétaire de la coma
miffion; 5 c'eit ainfi que font fignées toutes nos pièces cflicielless celles par lefquelles nous nous fommes mis eil
port avec les anciens comités de gouvernement. Çette pièce rap- --- Page 154 ---
I5o
n'eftpas fignée officiellement; iln'a donc pas dû en tirer la
confèquence que c'étcit la merale des colons, comme il l'a
dit dans un autre endroit; car il'nes s'eft pas boiné feulement
à dire que c'étoit ia morale de fes accufateurs; il a fait tomber cela, non feulement fur
& Brulley, mais fur tous
les cclons les accufateurs. S'il va trouvé un de nous q:i a
communiqué des notes telles que celles qu'il vient de lire, 3
s'enfuit-il, dis-je, parce que Son:honax prétend y, trouver des
prenves d'immoralité, que tous fes accufateurs font immoraux, que tous les colons font immoraux? Je vous laiffe
a spprécier cette manière de raifonner. Je pafle à un autre
raifonnement qui elt infiniment - fimple. 8c qui revient à ce qu'a
toutes les matières dont
dit mon collegue. J'aientendu agiter
chez
il s'agit dans les notessiai aflifté à plufieurs conférences fut
Robert Lindet; j'étois malade ou abfent quand cet écrit
préfenté;je l'aurois igné fans ccla, oujyanrois fait quelques
modifications, fuivant que la difcullion fe feroit prononcée
des
mais le fait oft que j'ai enpour Oli contre le texie moi-mème notes difcuré ces matières chez
tendu difcuter, quej'zi
Robert Lindet , oit nous allions ses-fiéquemment,
nous étions en
avec lai
les affaires
Pie
que
rapport
pour
Robert
portantes de la colonie. Eh bjen! citoyens, pourquoi
la
Lander a-t-il trouvé dans cet écrit des choles uciles pour
colonie? C'oft que Robert Lindet étcit parfairement infirui
à Saint-Demingue 5 il favoit quels
de ce qui s'étoit paffe
avicns à
Yous votis
étoient lcs hommes que nous
combattre.
révolrez en quelque manière de ce que mon collègue a dit
cmpécher l'effufion du fang. . . - - . Mais, fije vous
pour
alors ufé
de
difois, citoyens > que'lon g'auroir
f
vous difois
les moyens que
yoa
failles; je
que
sert
d'employer ici l'ont eté. .
.
Lc préfident : Je te rappelle à l'ordre : on ne peut pas em
poifonner, même
repréfailles.
Brulley :Jelai Eed moi-même empoifonné.
Le petlar-Jenermpile à l'ordre.
Brulley : Ce font des faits.
Lepréfdent : A l'ordre : tu peux, dire que tu as été empoi
fonné, mais tu 1€ peux pas. jufifier de pareillss repréfailles
d'ef corrempre la morale publique.
combattiom
Bruliey :Les Africains contre lefquels ncus
ifonner, même
repréfailles.
Brulley :Jelai Eed moi-même empoifonné.
Le petlar-Jenermpile à l'ordre.
Brulley : Ce font des faits.
Lepréfdent : A l'ordre : tu peux, dire que tu as été empoi
fonné, mais tu 1€ peux pas. jufifier de pareillss repréfailles
d'ef corrempre la morale publique.
combattiom
Bruliey :Les Africains contre lefquels ncus --- Page 155 ---
ISI
font un
lache: nous en avons Vus affez fouvent de
près
faveir; ils n'alloient au combat
SEt
qu'à grands
coups Paci fabre, & fans talia, il n'y auroit jamnais eu de coinbat avec ces gens-là. Nous les voyions marcher contre nous,
& nous gémiflions de leur efpèce d'apathie & de. la facilité
trop grande avec laquelle leurs chets les Jançoient contre
nous ; nous avons donc dit: fi l'on peur andantir les chefs
de la révolte, tout rentrera à l'inflant dans l'ordre; CC fout
les droits de la guerre, ce font les moyens que tous les chefs
ont employés. . . .
Ie préfident : A l'ordre, à l'ordre; citoyen, je te rappelle
mille tois â l'ordre; on ne peut pas enfeigner la théorie de
'empoifonnement.
Brulley: : Je.ne prétends juftifier ni la théorie ni la pratique
de Tempoifonnement ; je cite des faits.
Le prefidene: Je t'ôrerai, la parole fi tu continues.
Brulley veut continuer de parler.
Lc préfiderc : Je demande que la commilion délibère...
La commiflion déclare qu'il'ny a pas lieu adélibérer làdeflus > &c qu'elle ôte la parole à Brulley.
Clauf-n : Je n'ai pas allifté à la fin de la féance oi on
1 lu cet écrit qui vient d'être difcuré; & lorfque Sonthonax
a difcu:é, Sonthonax a voulu étendré à nous tous la folilarité pour le fait d'un éerit qui n'eft qu'individuel. Je dis
que c'eft une étrange erreur, pour ne pas dire une perfidie,
le la part de Sonthonex, de vouloir rejeter fur rous les coons, dont nous foutenons les principes & la caufe, au nom
lefquels nons réclamons juttice & vengeance, je dis que c'eft
mne erreur de la part de Sonthonax de faire réjaillir fur
aous-ce qui n'eft que l'opinion d'un feul; je dis que Sonhonax, comme fonctionnaire public de Saintarténuer
Domingue,
le forfait dont nousfaccufons, Gje folliens
ne peur pas étendre à nous tout cequi n'eft que le fait
feul.
E
Sonchonax : Je ne prétends point atténuer par ià les
endus forfais dont vous maccufez;fni allez diaucres moyens ptéle me defendre, pour ne pas récriminer contre vous làdelfus.
Claufon : Nous verrons.
Sonthonax : J'ublerve que la difcuflion qui vient d'avoit
fait dont nousfaccufons, Gje folliens
ne peur pas étendre à nous tout cequi n'eft que le fait
feul.
E
Sonchonax : Je ne prétends point atténuer par ià les
endus forfais dont vous maccufez;fni allez diaucres moyens ptéle me defendre, pour ne pas récriminer contre vous làdelfus.
Claufon : Nous verrons.
Sonthonax : J'ublerve que la difcuflion qui vient d'avoit --- Page 156 ---
radicalement I
que ce
lieu au fujer de lécrit de Page prouve
font les principes des colons.
des pièces remifes fur le
Cheujion : Vous prouverez par
contraires à Thumabureau. que j'ai profeié dcs principes
nité. Sonthonax .
: Quand je vous accuferai. .
Claufor : Ceft ce que nous coions verroris. n'accu : ent de n'avoir
Sonthonax : Citoyns, les
la colonie, de les eu
déporté les auiteurs des troublesde & fur-tout de n'avoir pas compris
au contraire protlgés, ancun citoyen de couleur; fur ce qui
dans cOS déportations de couleur, je déclare qu'aueun citoven
regarde les citoyens éré dénencé comme l'auteur des tromblts lifte
de couleur ne m'a Ce nieft pas tout, ceft que dans la
de Sains-Domingue, drelléc par la fociésé populaire du Capa..
de Le profcription prefident : Ceci ctmn incident. citoyen, deft fur la dépor
Sonthonax : Pardonnee-moi, pour la premicre fois. Dans
tation; j'en parle avjond'hui qui m'a été prélentée par la il fociété
la lifte de profcription le citoyen Verneuil à fa tête, n'ya que
populite du
homme de couleurs d'oi je conclus
le nom d'un
urs
Crta
pas hommes de couleur ne' font devenusles saute desrouble en France
les
que depuis que les colonsfont & fons leur plume
desmar-Deaneue, cefe-à-dire que ceft dans leurs ouvrages des isoables de Scint-Do
quils font devenus les auteurs d'interpeller Verneuil de dé
mingte. Je priela commitlion
imprimée chez Baillenu
clarer A for la lifte de profetiption des auteurs des tronbles de la colonic
& contenant les feul noms hemme de couleur
il fe trouve un
quil eft vrai que fur la life qui de
Vereail: Je repondrzi Gl n'y avoit le nom d'ancun homme à Son
lui a été Mais préfentée moi je prie le préfident de demander que ja troupe
conletr. thonax G, dès 1791, il n'a pas eu connoillance aux blancs qui tomboien
de Caudy faifoit arracher lès yeux de fon fabre ou avec de
fes mnins; avec la pointe
entre
teebouchons.
connoillince de areillesatresinér.
Sonthonex: Jon'aipes Coudy, il faur bien qu'il ne foit pa
Manrelanune, tàce coluns Yont.dit,
que , de T'aveu
f counable, cue coloniale, les
il a 6t6 fait mostnte d'une de
de l'affemblée
paroiffe
de Caudy faifoit arracher lès yeux de fon fabre ou avec de
fes mnins; avec la pointe
entre
teebouchons.
connoillince de areillesatresinér.
Sonthonex: Jon'aipes Coudy, il faur bien qu'il ne foit pa
Manrelanune, tàce coluns Yont.dit,
que , de T'aveu
f counable, cue coloniale, les
il a 6t6 fait mostnte d'une de
de l'affemblée
paroiffe --- Page 157 ---
paroiffes de la province du Nord de Ssint-Domingue, qu'il
a' commanidé les blancs de cette conimune, & quil a conftamment foutenu la guerre, même avant mon arrivée, conire
les elclaves en révolre.
Verneuil: : Sonthonax fe trompe, & il ne fe trompe que
voloncirement, car il n'ignore
que ce méme Caudy n'a
pas bré nommé par l'affemblée rcat. mais par Flnchelande; & c'eft avec Toutard, avec kquel il a fervi & avec
lequel il a combattu, qu'il a dévafté une partie des habitations
du Fort-Dauphin,
Sonchonax : Je ne fais pas ce qu'ont fait Toufard & Blanchelande à l'égard de Caudy; mais quant à moi, je déclare
que je ne lui ai donné aucune elpèce de commandement,
que je Tai trouvé invefti du commandemen: dela garde nationale du Trou, paroiife de la province du Nord de SaintDomingue.
Thibaud : Je demande que la commiflion incerpelle Sonthonax de déclarer s'il n'a pas eu connoillànce d'une déclaration faite àia municipalité du Cap, le 31 décembre 1792,
contre Pinchinat.
Sonthonax: Je n'ai jamais'eu connoiffance d'une dénonciation conare Pinchinat, car j'aurois rechercné tres-fcrupuleufement, très-atcentivement, les auteurs de la dénonciation >
ne pouvoient être que des auteurs tres-directs des troubles
9" Saint-Domingue.
Thibaud: Eh bien! citoyens, je vais vous donner leéture de
cette déclaration, &c j'affrme qu'il m'a été dit à moi par. le
procureur de la commune Lavergne, qu'il en avoit donné
connoitfance à Sonthonax.
Sonchonax : Cette déclaration a-t-elle. été faite devant
moi 1?
Thibaud: Elle a été faite devant la municipalité,
Page:. Je demande à Sonthonax fi Chanlatte ne lui a pas
été denoncé.
Son-hoxax:II y a plufieurs Chanlatte : eft-çe le commandant de la garde nationale de Saint-Marc?
Page & los colons : Cui.
Sonthonax : Chanlatte a été en effet dénoncé à la commilion incermédiaure comme auteur d'une révolte arrivée dans
les hauteurs de Sain-Marc. Il a été vérifié
e
que Chanlatte,,
Tome V. Qurantr-faxièmelbvraifon.
M
te ne lui a pas
été denoncé.
Son-hoxax:II y a plufieurs Chanlatte : eft-çe le commandant de la garde nationale de Saint-Marc?
Page & los colons : Cui.
Sonthonax : Chanlatte a été en effet dénoncé à la commilion incermédiaure comme auteur d'une révolte arrivée dans
les hauteurs de Sain-Marc. Il a été vérifié
e
que Chanlatte,,
Tome V. Qurantr-faxièmelbvraifon.
M --- Page 158 ---
de cette révolte, l'avoit au contraire
loin d'avoir été Yauteur avec un nègre libre appelé Gabriël
appaiiée de concert
Lafonr.
refte
les dénonciations contre Chanlatte
Jer réponds au
que
parce
Chanlatte demeune pouvoient pas ie Saint-Marc regarder, étant L212 lieu du prétendu
rant à Saine-Marc,
c'étoit à mon collègue Polverel
délit qu'on lur reprochoit, les melures qu'il jugeroit convenables;
à prendre à cet égard conduite de Chanlatte m'étoit parfaitement
quant à moi, la
étrangère. demande à Sonchonax s'il n'a pas été dit
Miliet :Je
que
ALEs
Polverel, dans les débats précidens,
lui &
& Laballonnière.. -
d'une
de Saie Lapointe
être l'objet
interpelLe prefident : Ceci ne peut pas
lation.
jamais un homme de couleur ne lui
Millec : Il affure que
a été dénoncé. : Ne procédons pas par des longueurs inuLe préfident
m'avoit
tiles.
fini
long-temps, G Yon ne
Millet: J'aurois
n'ont
déclaré eux-mâmes
Je demande
PR
pas artèré.
edienc des contre-révolu-
& Liboiflonnière
Lapoinre &
il ne les a pas déportés.
contre
Srmtatese > pourquoi que les dénonciations portécs
Sonchonas: Je déclare
pas, puilqu'ils
& Chanlarte ne me concernoient Polverel. Je
Lapointe éroient fous la juridiction de mon dénoncé collègue Lapointe comme
déclareauilt que jamais on ne m'a n'a été & n'eft devenu
dense-drolitinsmate : Labalfonnitre mois de novembre 17932 au
contre rerolationnaice -
qu'au la population blanche, ila livré
moment oà, entrainé par
Ce- Labaflennière a bté
la ville de Léogane aux frères Anglais, eux-mnèmes comme conire-révotellementnoné par fes
commandant de la province du
lutionnaire, que Rigaud, mois d'ostobre dernier, après ia prife
Sud, Tafaicfuller au
de Léogane. demande i les hommesde couleur fe pardonnoiene
Je vous
entre eux, Sc fjai protégé
les crimes de conme-revolution
Laballonnisre devenu commererolationmsir à vous dire fur ce Chanlatte : en
Duny: J'ai un mot Sonthonax dit que, tnon-feulenent ai
lant de ce Chanlatte,
commandant de la province du
lutionnaire, que Rigaud, mois d'ostobre dernier, après ia prife
Sud, Tafaicfuller au
de Léogane. demande i les hommesde couleur fe pardonnoiene
Je vous
entre eux, Sc fjai protégé
les crimes de conme-revolution
Laballonnisre devenu commererolationmsir à vous dire fur ce Chanlatte : en
Duny: J'ai un mot Sonthonax dit que, tnon-feulenent ai
lant de ce Chanlatte, --- Page 159 ---
été accufé fauffement, mais encore reconnu ianccent &
ayant rérablil'ordre.
Sonthonax : Chanlatte ne me regarde pas, encore une fois.
Duny : C'eft les 8 & janvier 1793, que Sonthonax a
déporté les membres de 2 commiflion
le IO, au même moment oi cette commiflion intermédinire; fe trouve c'eft
minorité de
que les mulâtres & lègres
en
que Sonthonax LITAS fe
voter des remerciemens; % dominent,
II, que la commillion étoit encore C11 minorité, lendemain il fait
porter l'arrêté contre Chanlatte.
rapSonthonax : Ccla n'eft pas relarif.
Duny : Pardonnez-moi : Sonthenax fait
nègres & les mulitres qui éroient en majoriré, rapporrer par les
la commifion, relatifà Chanlatte, qui le
l'arrété de
de crimes ; & le 12, Sonthonax ordonne déclaroit couvert
des blancs pour compléter la commiflion :
le nommera Ii
fait
M
rapporter T'arrêté de la commiflion qui déclare
latte coupable, & le 12
CIMRd
des blancs
il ordonne qu'il fera nommé
Sila comniflion pourla compléter: : voilà ce
Sonthonax a fair.
veut enrendre la Eecdtre des
elles
font officielies; elles font dansle Moniteur, ,je pièces,
Sonthonax : Je déclare que je ferai à même lesaimarquées. de
ce qui regarde les déportations des membres de la commillion revenir fur
intermédiaire rêté
3 je déclare que ce n'eit pas en vertu d'un
de-la commifion intermédiaire que Chanlarte a été arfous du crime dont on f'avoit accufe, d'avoir cauf
abvolte, mais en vertu d'une décifion particulière de une rélègue Polverel alors au Poreau-Prince.
mon colClauffon : Un feul mot fur Labaffonnière : vous avez
tendu dire à Sonthonax que Labafonnière ne Zui avoit enfignalé comme un contreréncthationnaire qu'au mois de novembre été
1793. Confultez les précédens débats; vous verrez que Sonthonax a dit
Labaffonnière étoit en iebellion
contre les auterdte conftituées, contre la délégation ouverte
au mois daveil179:, au moment où Polverel & nationale,
avoient mis en réquifition les quarorze paroiffes de Sonthonax
donc Labaffonnière étoit en rebellion contre la délégation I'Cnef. Si
tionale,ilencouroit la peine de déportation;
nan'eût pas été affaffiné par Rigaudau moisdenotembre alorsl-baiffonnière
Sonthonax : Labaffonnière n'a point été aflailiné; fuivanr, il a été
M 2
179:, au moment où Polverel & nationale,
avoient mis en réquifition les quarorze paroiffes de Sonthonax
donc Labaffonnière étoit en rebellion contre la délégation I'Cnef. Si
tionale,ilencouroit la peine de déportation;
nan'eût pas été affaffiné par Rigaudau moisdenotembre alorsl-baiffonnière
Sonthonax : Labaffonnière n'a point été aflailiné; fuivanr, il a été
M 2 --- Page 160 ---
militaire 156
établie par les décrets
jugé par une commiffion nationale, Rigaud & les hommes les de
de la Convention
le
d'afalinat dont
couleur ne - connoiflent pas de faire genre Tapologie. Relativement
colons feuls font capables
d'une manière trèsje dois vous préfenter
Thiftoire
aux déportations, ne point abufer de vos momens, dans la colonie,
abrégée, pour ont eu lieu depuis mon arrivée
mon arride celles qui
dans la partie de T'oueft. A
jufquà mon voyage je trouvai deux partis bien prononcés.
véc dans la colonie, du nord, les royalifles & les indépendans. du
Dans la partie avoient pour chefs les agens fupérieurs chefs les
Les roysliftes : les indépendans avoient lej pour
de la
gouvernenent
de Saint-Marc & procureur
inembres de T'aflemblée
Je crus que Taucommune du Cap, Terdhercique-tabasse commencer par s'emparer des royatorité nationale devcit France, parce que les royaliftes étoient
liftes &les envoyer en
qu'ils avoient, entre leurs mains,
les plus puillans, de parce force du gouvernement, d'eft-à-dire, toujours
tous les moyens les armes, & Tinuence qui entoure outre cela
les munitions,. de France dans la colonie. Iis avoient des noirs s
les agens le refpest des hommes de couletir-8
eu
pour eux hommes de couleur & les noirs ont toujours
parce que les de France le refpeôt qu'ils noirs leur avoient devoient; cru
pour les agens les hommes de couleur & les
de leurcaufe,
parce dans que les agens de la France > des foutiens
aveient
voir
avoient
réclamarion quils Nous
des hommes qui les blancs,
leurs droits politiques.
contre
la
TEa
faite,
l'envoi en France de Blanchelande, de
ordonnâmes
celle de
A
tation du général Delparbès, du régiment Campfort, du Cap,, & de pluzaire, de plufieurs officiers Jene me rappelle pas des noms de
fieurs officiers d'artillerie. été déporrés à cette époque,
tous ceux qui ont
étoit à la tète.
Verneuil: : Galfonville eft paiti pour France long-temps de
Sonthonas: : Gallonville il eft parti avec un palle-port
avant la dénonciation;
ainfi il n'a pas été déporté.
Polverel & de Sonthonas,
des foutiens du royaNous crâmes que la devoit déportation y amener la paix, Les, indé- fous
liime dans la colonie faction s'étoient préfentés à nous
pendans & leur
ils en avoient les couleurs, &
le mafque du patriotifinne;
comme vous la dit Page
même le langage officiel : mais,
ft parti avec un palle-port
avant la dénonciation;
ainfi il n'a pas été déporté.
Polverel & de Sonthonas,
des foutiens du royaNous crâmes que la devoit déportation y amener la paix, Les, indé- fous
liime dans la colonie faction s'étoient préfentés à nous
pendans & leur
ils en avoient les couleurs, &
le mafque du patriotifinne;
comme vous la dit Page
même le langage officiel : mais, --- Page 161 ---
dans les débats, le langage officiel des colons eft tout-àfait contraire au langage confidantiel. Les colons difent
olliciellement: : < Nous vonlens
3P obéillons à
apparrenir ala France, nous
feslois, nous fommes foumis à fes
mais comme eolons, Ce RoUs livrerens ie territoire décrets; de la République aux Anglais >, C'eft ce que Page vous a expliqué
lui-meme, loriqu'il vous a rendu compte d'une conférence
qu'ila eue ail comité dé falur public, od, en partant de Jérémie & du Mole, il dit: c Comme commiffaires de St.-
"Detiomnpepainendens contrel'acte a
3> le MCi & Jérémie; mais comme qui livréauxAnglais
>>
colons, je vous jure
que fijavois été à la place des colons à
>>
Jérémie & au
Mole, nlon feulementj'y aurois reçu les
>> les aurcis été chercher 53 Jedis les Anglais, mais je
prefque les mêmes paroles du ciroyen Page. propres Je expreflions, difois donc
que les indépendans fe prefentèrent à mhoi fous les livrées
du patriotifme 5 mais nous ne fimes. pas long-temps à foupçonner leurs vues ambitieufes. D'abord ils commencèrent
par vouloir publier le teftament de Jacques Oger, frère
d'Oger marryr, mort pour la liberté de fes
&c
mème pour la liberté des noirs. Ils voulurent extraire frères, du
greffe ce teflament pour le publier dans la colonie,
fonner le tocfn de la révolte contre les hommes de
pour les
EsaPete
préfenter comme les auteurs dles troubles de la
colonie; ce fut alors que nous primes la mefure d'ordonner T'apport de la minute de ce teflament au greffe de la
commillon civile.Cerellamente en minute
il doit être dans les papiers de la commiflion ch-arriveenFrance: des colonies.
Les indépendans rénouveleront leurs machinations pour
parvenir à leur but, qui étoit celui de fe défaire des commiffaires civils. Après avoir, felon cux, fait fervir les ccmmiffaires civils a 1: déportation des anciens agens du
vernement de Franco, ils formérent alors une lifte Eote
profcription > qu'ils appelèrent la life de ceux qu'ils difoient avoir incendié la partie du nord & du fird de SaintDomingue. Dans cettelifte, fe trouvoient plufieurs fonétionnaires publics 3 beaucoup de fimples particuliers
n'avoient d'autres torts que d'avoir écouté &c foutenu 1e
réclamations, les juftes prérentions des hommes de couleur
à jouir de l'égalite. Cette life fut préfentée à mon collèM 3
profcription > qu'ils appelèrent la life de ceux qu'ils difoient avoir incendié la partie du nord & du fird de SaintDomingue. Dans cettelifte, fe trouvoient plufieurs fonétionnaires publics 3 beaucoup de fimples particuliers
n'avoient d'autres torts que d'avoir écouté &c foutenu 1e
réclamations, les juftes prérentions des hommes de couleur
à jouir de l'égalite. Cette life fut préfentée à mon collèM 3 --- Page 162 ---
vous l'a annoneé lorfqu'il étoit
gue Polverel, 2 ainfi qu'il
encore aux débats.
Les colons : Il Ta nié,
Le préfident : A l'ordre. faire
ait nié & qu'il ne s'en
Sonthonax : Il peut fe il eft vrai qa'il qu'elle lui a été préfentée
foit pas rappelé; octobre. mais Polverel & Aillaud partirent
le 26 ou le
au
moi
rot
à Sud; ils me laifferent
Cap,
la province
avec la faction la plus dangereufe de
pius jeune, aux prifes alors
les colons redoublerent d'ef-.
la colenie. Ce fur
que dans leur fens. Si j'avois voulu
forts pour m'entrainer fens de
je ne ferois
donner alors dans ce
Tindépendance, de Tor & des ftatues 3 je:
pas accufé en France, j'aurois aux bètes, comme je vous.
ne ferois pas ici accufé, expolé féances.
l'ai dit dans les précédentes
Le préfident : A l'ordre, Sonthonax.
Ies colons : Bêtes féroces.
voulez.
Sonthonax : Bêtes fèroces fi vous
Le préfident : A T'ordre, à T'ordre.
moi-mème le
Sonchonax : Les colons ont dit que j'étois me fut préfentée.
fabricateur de la lifte de profcription Polverel qui & Aillaud, Ils ont
après le départ de mes de collègues ma main le nom de ceux que je
dit que j'avois écrit Je défie les' colons de produire un feul
voulois profcrire.
relatif à une lifte de profcription 5
trait de mon écriture les auteurs des troubles de la cobien loin de rechercher d'une lifte de
je m'y oppolai;
lonie par la voie
ptofcription, du Cap la lettre dont je vais
jécrivis à la fociété populaire Vous verrez dans cette lettre que, loin
vous' donner leéture.
je m'élévois contre elle de
d'appuyer la profeription, demandois aux, profcripteurs de me
routes mes forces; je
alors des coupables &
fournir des faits, que je m'affurerois leur difois : Précije vos chefs
les enverrois en France 5 je vais m'affurer de leurs perfonnes,
d'accufation contr'eux, je
nationale. La lettre dont je
& je les livrerai à la juftice
vous parle eft du 31 octobre 1793.
Il lit:
contre elle de
d'appuyer la profeription, demandois aux, profcripteurs de me
routes mes forces; je
alors des coupables &
fournir des faits, que je m'affurerois leur difois : Précije vos chefs
les enverrois en France 5 je vais m'affurer de leurs perfonnes,
d'accufation contr'eux, je
nationale. La lettre dont je
& je les livrerai à la juftice
vous parle eft du 31 octobre 1793.
Il lit: --- Page 163 ---
A la fociété des Amis de la Conyention nationale.
ec FRÈRES IT AMIS,
des Jacobins de Paris, c'eft en
s Membre de la fociété
la
Les liens de
cette qualité que je vous adreffe uniffent les parole. amis des lois franla fraternité univerfelle qui
çaifes par-tout oà ils fe trouvent > ne me permettent fur les
mon
abns
de vous taire plis long-temps
opinion
gers que court la chole publique. civils à Saine-Domingue s
2) A l'arrivée des commiflaires
a
le flambeau du patriouifmne, étouffé depus long-temps, s'eft forbrillé d'un nouvel éclat; une fociété populaire
mée ; bientôt elle a ranimé l'efprit public, & l'ancien ruines.
échafaudage de la tyrannie a croulé fous fes propres
Des hommes profondément pervers > depuis long-temps
flétris par
plus criminels encore que leur renom les
mée, ont pege ditparu la colonie; l'exécration publique
accompagne en France, où ils vont payer la peine dueà
leurs forfaits.
a été l'affaire
>,
Une auffi importante opération
d'une
feule journée. L'expédition terminée, on a cru que les
diflentions civiles alloient ceffer avec Yexpulfion des chefs;
on a cru qu'après tant d'orages la colonie alloit jouir du
calme & du repos. Vaine elpérance! il femble
l'ancien génie
malfaifant
à tout. Le levain impur
*7
régime fermente prélide encore 5 les habirudes du defpotifme ont
altéré toutes les ames; & dans ces malheureules conjonc- ia
tures, les haines & les querelles perfonnelles ont pris
place de l'intérêt géneral.
femblables à celles
ont
>> Des liftes de profcription,
qui
déshonoré les derniers inftans de la République romaine,
fouillent l'enceinte de la fociété. Réfléchiflez-y bien, frères
& amis, devez-vous fouffrir un pareil attentat aux libertés
du peuple de la colonie, à l'autorité nationale qui la gou- le
verne? devez-vous fouffrir qu'au milieu de vous, dans
fanétuaire où brale le feu facré de la conftitution > on d'alier propole, fans relpect pour les ordres de la commilion,,
enlever de leurs fuyers des citoyens pailibles, domiciliés,
M4
ociété. Réfléchiflez-y bien, frères
& amis, devez-vous fouffrir un pareil attentat aux libertés
du peuple de la colonie, à l'autorité nationale qui la gou- le
verne? devez-vous fouffrir qu'au milieu de vous, dans
fanétuaire où brale le feu facré de la conftitution > on d'alier propole, fans relpect pour les ordres de la commilion,,
enlever de leurs fuyers des citoyens pailibles, domiciliés,
M4 --- Page 164 ---
fous le prétexte d'un difentiment d'opinions dent fouffrir ils ne
font comptables qu'à leur confcience 2 travail, devez-vous dévorés du
qu'un petit nombre d'ambitieux, la fans haine & la vengeance >
defir des places. ou avéuglés par du
Conlidérez,
délignenrdes viétimes à légarement peuple? menacent autant
frères & amis, que ces liftes effrayantes Celui-ci intril'ami des lois que Tennemi de la révolution. Thonnètehomgue & fe fauve à l'aide d'unnouveau: mafque;l ennemi.
me fuccombe fous les coups d'un audaciéux de fe faire juftice à
>> Souvenez - vous- qu'il n'eft permis
&
n'ont
foi-méme que lorfque les lois font muettes, l'arrivée qu'elles des commifjamais eu plus d'énergie que Nous depuis avons
les tyrans
faires civils dans la colonie.
de plus? profcrit Si vous agillez
& la ryrannie 5 que demandez-vous dénoncez fans
fi vous dictez
contre la loi, fi vous
dè nation, quel paiti
des volontés injuftes aux délégués
FT
leur rete-til, que de fuir promptement une terre inhofpitalière, qui juiqu'a préfent n'a connu de la révolution Chaffès que le
ies fureurs, & qui en refufe les bienfaits.
en
combié dé bien,je pétirai
EE
même peuple les que j'ai dont la colcnie eft purgée; mais la
déchiré d'une par bonne tyrans confcience & Thonneur d'avoir fait régner
paix les lois me refteront dans ce malheur.
ma-
>> Ceft à vous, frères & amis, c'eft à la très-grande
jorité des bons citoyens qui compofent votre fociété, ,
: dans ce jour
a
j'adreffe mès fraternelles les repréfentations appelle autour de moi; je les
factions de & fe d'alarmes, réunir & je de contibuer de tout leur pouvoir
adjure
au maintien de la tranquilliré publique.
jamais aucune
>Je vous déclare en même temps que
civil
puiflince humaine ne pourra forcer un commiffaire fur le feul
à embarquer fans preuve un citoyen Que paifible, le détraëleur de la
fondemenr de la dhiftereneed'opiniohs, des places & de La faveur
révalution foit connu ; qu'ilfoie éloigné
populaire ; mais que fafareté & Ja propriété foient refpeitées. tous les
>> Je vous déclare aufi
je pourfuivrai, par
ou
moyens
la loi m'a t.des les inftigateurs les perfides Je
infenfés esa déportations arbitraires contre
ferai citoyens. fecondé
me Aatte que dans cette leture. honcrable , je: leur
beau
les amis ke la Convention nationale :
plus
par
it connu ; qu'ilfoie éloigné
populaire ; mais que fafareté & Ja propriété foient refpeitées. tous les
>> Je vous déclare aufi
je pourfuivrai, par
ou
moyens
la loi m'a t.des les inftigateurs les perfides Je
infenfés esa déportations arbitraires contre
ferai citoyens. fecondé
me Aatte que dans cette leture. honcrable , je: leur
beau
les amis ke la Convention nationale :
plus
par --- Page 165 ---
miniftère eft de concourir au triomphe des lois & des bons
principes.
92 Votre frère & ami.
3, Signé, SONTHONAX."
Au Cap, ce 12 odtobre 1792.
Voyez-vous dans cette lettre la morale d'un homme qui
dreflelui-mèmè des liftes de profcription? Mais la taclique
des colons a toujours été de me charger des crimes squils
ont cominis eux-mêmes. Voas voyez dans cette lettre que
jer rappelle les membres de la fociété populaire au refpeét
pour les lois,, que je les éloigne des déportations vouloient arbitraires arraquelques fcclerans, qui les dirigeoient,
un
de à la commiflion civile. Cette lettre eut d'abord
bon effet; on fut trois jours dans la fociété à ne ples parler de déportations 5 on arrêta qu'on donnercir-à dénonciations: la commiflion civile des preuves à laypui des
mais ce n'étoit pas le compte des facticux.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences eft figné, J. Ph.
fident; FoucHi (de Nantes )53 Jecrécaires DamAY,
eerst
LINO, MOLLEVAU, RADAUT, Gricornt.
la fociété à ne ples parler de déportations 5 on arrêta qu'on donnercir-à dénonciations: la commiflion civile des preuves à laypui des
mais ce n'étoit pas le compte des facticux.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences eft figné, J. Ph.
fident; FoucHi (de Nantes )53 Jecrécaires DamAY,
eerst
LINO, MOLLEVAU, RADAUT, Gricornt. --- Page 166 ---
Du 12 Floréal, l'an troiftème de la République françaife
une & indivifible.
ONE fait leéture des débats recueillis dans la féance d'hier;
ia rédadtion en eft adoptée.
avoit fur la
Verneuil : Sonthonax vous a dit hier qu'il des y Amis de la
lifte qui lui a été remife par la fociété d'autre tort que
Convention , des hommes hommes qui n'avoient de couleur e
e 0
celui d'avoir foutenu les
Sonthonax
Le préfident : Cela porte fur le fond. Quand
aura fini fur l'article qu'il traite , tu auras la parole. difcuté hier.
Page :Je demande la pièce fur laquelle j'ai
(On la Zui remet.)
dupeuple : Cette pièce
Fouché (de Nantes ) > repréfentant
en exécution de l'arrèté d'hier,, par Page,
a Sonthonax été paraphée, & le fecrétaire de la commiflion.
Page : Je vous ai fait obferver hier que deux lignes diffé- ont
ete enacées, & il eft évident que c'eft d'une encre ref-:
rente de celle du corps d'écriture. Cette encre paroir nom de
fembler allez à celle qui a couvert le mot ou le
l'individu dénommé dans la lettre interceptée par Raymond, li-,
& qui difoit avoir donné 6,600 liv. pour être mis les en raberré par Sonthonax à Saint-Domingue. Autant que trouve
tures qui ont été faites permettent de lire , je ils fauqu'ily a : Accordeplutôt dés repréfentans du peuple ;
ront y1 rétablir la confiance. Aufli, lorfque Sonthonax préfenta
cette pièce, & quil m'interpella fije ne l'avois pas préfentrée avoient
avant d'avoir examiné fi ces lignes
au gouvernement,
dis d'avance que j'avois demandé
été O11 non ravées s je
c'étoit notre fyfY'envoi de repréfentans du peuple , parce que
préfenté de
tême à Brulley & à mci,&c que nous n'avonsjamnis du
& nous
plan fans demanderfenvoide. repréfentans peuple;
favions cependant que,ce n'étoit pasl'intention du gouverne-
d'avoir examiné fi ces lignes
au gouvernement,
dis d'avance que j'avois demandé
été O11 non ravées s je
c'étoit notre fyfY'envoi de repréfentans du peuple , parce que
préfenté de
tême à Brulley & à mci,&c que nous n'avonsjamnis du
& nous
plan fans demanderfenvoide. repréfentans peuple;
favions cependant que,ce n'étoit pasl'intention du gouverne- --- Page 167 ---
nent:auffi nous ne le demandions pas pofitivement; maisnous
adiquions cette mefure comme la plus convenable alors. Un
omme qui demande l'envoi des repréfentans dans fon
e peut pas avoir de vues immorales dans la propolition
FACA
eut faire au gouvernement., Je demande quil foit rétabli
lans cette pièce, lors de l'impreflion > cette phrafe-ci:
4ccordex plutôt des repréfentans du peuple, ils fauronty réablir la confiance. On lit parfaitement le mot : Accordex. On
lit aufli : Des' repréfentans du peuple fauront rétcblir la
confiance. Entre accordex & les repréfentans, >
a un mot
4,
ju'on ne lit pas : mais la premicre lettre de ce mot eft un
: 3 ce qui indique le mot plutôt.
dans
Le prifident : Il n'eft pas permis de changer ce qui eft
a pièce. Ta réclamation eft inférée aux débats ; d'ailleurs tu
as 'dit cela hier.
là-deffius. Ce
dit hier eft relatif
: Cen'eft pas
que j'ai
à fdc & Sonchonax.
Sonthonax : Ily a bien de l'imprudence au citoyen Page à
revenir fur cet écrit. Je ne veux pas l'analyfer : mais j'obferve
feulement fur la rature quejy trouve, & dont on voudroit
me rendre refponfable, que fije l'avois faite, > jel'aurois faite
de manière à anéantir ce qui S'y trouve 5 ce qui d'ailleurs eft
très-indifférent. Page: Je demande
la commillion examine
Sonthoanx : Je ne m Sepule point à ce que la commillion
prenne telle mefure qu'elle jugera convenable 3 mais je ne
puis
permettre qu'on fubftitue à ce qui eft effacé,lopinion Sy Page.
Lepréfident : Tu connois la décifion de la commiflion.
Page : Je demande que la commiflion examine : Il: n'y a rien à
Fouch: ( de Nantes), repréfentant dipeuple
examiner.
avoir
la
: Je ne fuis pas
Le préfident > après
regardé pièce
allez habile pour lire ce qui efte effacé fur cette pièce.
Sonthonax : Quand cela y feroit, qu'eft-ce que ccla diroita
On connoit d'ailleurs quelle eft l'opinion des colons fur les
repréfentans du peuple, On fait quils ont fait des pétitions
pour empècher le départ des repréfentans du peuple pour
Saint-Domingue.
oir
la
: Je ne fuis pas
Le préfident > après
regardé pièce
allez habile pour lire ce qui efte effacé fur cette pièce.
Sonthonax : Quand cela y feroit, qu'eft-ce que ccla diroita
On connoit d'ailleurs quelle eft l'opinion des colons fur les
repréfentans du peuple, On fait quils ont fait des pétitions
pour empècher le départ des repréfentans du peuple pour
Saint-Domingue. --- Page 168 ---
Pege:) Non
empècher le départ des repréfentans du
peupie,mais IEPet ceux dontils font entourés.
Sonhonax : Vous avez vu hier une lettre au club
Cap ; vous y. avez Vu quelle étoit mon opinion
du
liftes de profctription; vous avez vu quej'étois loin fur de les
lérer cette manicre de fe défaire de fes ennemis. Les toardens excitareurs de cette fociété étoient, comme
dit, des ambitieux
je
#
places de ceux qu'ils fans vouloient tavail, qui vouloient s'emparer des
profcrire. Cela étoit
que deux membres de la commifion intermédiaire au point
me huit préfenter un homme pour la place de capitaine de vinrent
jours avant
la démillion du citoyen Maflor port, s cade pitaine de
Aa donnée & acceptée. Je fus
cette e.toni. Je leur repréfentai que Maffor très-étonné
point érée deftirué &n'ayant point donné fa démiflion., n'ayant il éroit
éronnant qu'ils vinflent demander fa place. Ils me
ren:, avec une efrenterie vraiment coloniale... répondiLc préfident : A l'ordre.
le Sonthonax : Ils me répondirent: : Demain nous dénoncerons
fanter copieminedepore > & nous avons pris l'avance pour vous prélefjet gui doit leremplacer. Voilà quel étoitleiprit des
foncionnaires dant des
publics, > parmi lefquels il fe trouvoit cepenroyaliftes.
ils Les agitateurs de la fociété ne s'en tinrent pas là. Comme
vonloient vouloient, ln à tout prix, en venir à leurs fins; comme ils
deflirution de tous les fonctionnaires
fans en excepter un, afin de fe fubfituer tout
publics
à leur
afin de
mdeienent
blée de place, Saine-Marc é parvenir à l'objer annoncé par l'affemils
par la feconde aflemblée coloniale
ne fe donnèrent aucin repos jufqu'à ce
>
cxécuté an Cap des fcènes d'horreur, qui.devoient qu'ils euffent
rement dérerminer le commiffaire
nécellaitranquilité publique, à
civil,. par amour pour Ia
de profcription. Ils faifrent prononcer le
enfin fur cette farale life
venoit d'emporter
moment oi Rochambeau,
Ra la frontière eipagnole glorieufement un pofte des révoltés
pour les interroger &c , m'envoyoit douze prifonners
devois tranfmettre > tirer d'eux les renfeignemens que
en France fur les duteurs de la révolie cje
nègres ils faifirent, dis-je, cetinfant
donher
des
tacle it de ces fcènes atroces
pour
le fpecque Page a juftifiées par
Rochambeau,
Ra la frontière eipagnole glorieufement un pofte des révoltés
pour les interroger &c , m'envoyoit douze prifonners
devois tranfmettre > tirer d'eux les renfeignemens que
en France fur les duteurs de la révolie cje
nègres ils faifirent, dis-je, cetinfant
donher
des
tacle it de ces fcènes atroces
pour
le fpecque Page a juftifiées par --- Page 169 ---
es maximes politiques. Les prifonniers me furent amenés
ous l'efcorte de la gendarmerie du Fort-Dauphin. Ils entrèent à la commiflion civile jje fis dreiler procès-verbal de
eur envoi à la geole pour ètre-interrogés le lendemain. Les
annibales les attendoient au fortir de la comminion civile.
1 vingt pas de la porte , ils furent hachésà coups de fabre;
ne refta pas trace d'un feul d'entr'eux, ils furent déchirés
x emportés. J'en fus averti par la municipalité du Cap.
Larchevefque-Thiband a pu être témcin de la fcène, parce
que c'eft à dix pas de fa maifon que la icène s'eft paffée.
Verneuil: Citoyen préfident..
Lepréfident: Tu n'as pas la parole. Réferve tes obfervaions.
Sonthonax: Verneuil va avoir la parcle. Je prie la commifion de l'interpeller pour qu'il déclare fi, dans un mémoire
intitulé Mémaire doxnéà la Nation > par le citoyen Verneuil,
incendié de Saint-Domingue 5 il n'a pas fait un crime au général. Rochambeau de n' avoir pas enveloppé tous les noirs
qui étoient à Ouanaminte, , afin qu'il n'en échappât pas un
leul (ce font fes
expreflions), & que cer aéte de févérité eût pu GASRORET le refte des noirs & les faire rentrer
fous la domination de leurs maîtres.
Le préfident : Si tu as là le mémoire, lis:le pallage ; cela
fera plus court.
Sonthonax: Je ne l'ai pas dans ceti inftant.
Verncuil: : Le voici.
Sonthonax : Je perdrois mon temps à le chercher.
Paubonneau : Quand o11 avance des faits : il faut les
prouver.
Sonthonax : Je trouve à la page II du mémoire, ces
lignes:
C Le général Rochambeau fe détermina à partir le furlendemain, pour enlever le pofte d'Ouanaminic. Les trou:
pes & les munitions s'cmbarquérent la nuit da même jour 3
& il promit qu'an retour de cette expédicion la fortie générale auroit lieu; 5 l'on mit à cette efcarmotiche ull appareil
impolant par le nombre d'hommes qui compofoient farmée
& Tartillerie qui les fuivoit. Elle fut partagée en deux COlonnes; & f la marche eût été bicn combinée, ce'pofte >
le pofte d'Ouanaminic. Les trou:
pes & les munitions s'cmbarquérent la nuit da même jour 3
& il promit qu'an retour de cette expédicion la fortie générale auroit lieu; 5 l'on mit à cette efcarmotiche ull appareil
impolant par le nombre d'hommes qui compofoient farmée
& Tartillerie qui les fuivoit. Elle fut partagée en deux COlonnes; & f la marche eût été bicn combinée, ce'pofte > --- Page 170 ---
od ily, avoit un grand raffemblement de nègres, eût été en &
veloppé, fans coup férir 5 aucun d'eux n'ett échappé, la
par cet aéte de fevérité, qui éroirindti(penfable > & frayeur
qu'il eût infpiré aux autres, ceux placés dans les autres & camps tout
eulfent eu recours à la clémence de leurs maîtres >
feroit rentré dans l'ordre 97,
Voilà ce qui eft renfermé dans le mémoire de Verneuil.
A préfent je le prie de répondre. Sonthonax vient de lire de
Verneuil : Je confirme ce
auroit
mon mémoire , parce
ce que Rochambeau
odet
dû faire, & ce qu'il fRaT pas fait. raifon, que les hommes
Sonthonax : D'ouje conclus,avec
qui ont égorgé les douze prifonniers venant d'Ouanaminte T'homme s
à vingt pas dela commiflion civile, Rochambeau, étoientdirigés n'auroit par dû laiffer
qui pole ces principes, des que
étoient dans ce pofte, afin
échapper aucun
noirs contenir qui
les autrés.
que cet aéte de févérité pit à Sonthonax
fuivant fa couVerneuil : Je réponds
dit. Je
Rotout ce qu'il
pas ditque
ARRA
tume, il empoifonne devoit égorger les nègres, mais sen emparer > &
chambeeu les nègres répandus dans la proviace du nord, effrayés
que aéte de
feroient rentrés dans le devoir &
de dans cet leurs ateliers. févériré, Je prie maintenant le citoyen préident
dinterpeller Sonthonaz de dire quels étoient ces nègres de
nord, & s'iis ne combaitoient pas fous le pala villon province'du blanc, & pour le roi Louis XVI:
Sonthonax : Je fuis bien aife que Verneuil ait donné une
inrerprétation favorable au pallagequejaila. de fon mémoire;
je fuis bien aile de cotteinterprétacion: il eft alors très-vrai fous le queles
noirs de la province du nord combattoient Ce n'étoit pavil- une
lon blanc, & au nom du roi Louis XVI.
celui
exercer contr'eux un aéte de fevérité,
aiier
raifon pour
fous ies fenêtres de la
a exercé au Cap, , lorfque douze prifonniers envoyés
SChAS civile, on a maffacré
par le général Rochambeau. douze prifonniers au Cap, ont
Verneuil: Jeréponds queles dans les rues du Cap. Maisil eft
été, à la vérité, Sonthonax mallacrés veuille faire entendre quej'étois
bien étrange que
tandis que je vais prouver par une
F'auteur du maflacre s
de la
a exercé au Cap, , lorfque douze prifonniers envoyés
SChAS civile, on a maffacré
par le général Rochambeau. douze prifonniers au Cap, ont
Verneuil: Jeréponds queles dans les rues du Cap. Maisil eft
été, à la vérité, Sonthonax mallacrés veuille faire entendre quej'étois
bien étrange que
tandis que je vais prouver par une
F'auteur du maflacre s --- Page 171 ---
Jettre de lui, qu'il a rendu juftice à la fociété des Amis de
la Convention, dontje faifois partie. S'il le faut, je lirai la
Hettre qu'il éctivit, parce que quelques perfonnes avoient eu
a perfidie de dire que cette fociété avoit trempé dans ce
mallacre. Citoyens , je m'en vais vous le dire, moi, quels
font ceux qui ont égorgé ces prifonniers 5 ce font les ficaires
He Sonthonax, les dragons d'Orléans : jel'ai vu de mes
vous en aurez ici dix mille rémoignagess'il en eft befoin. yeux;
Larchevcfase-Tkbaud : Sonthonax vient de dire que j'ai
prelque été témoin de ce maffacre ; c'eft une perfidie de fa
part : je nie le fait. J'étois connu au Cap
homme à
y oppofer de toutes mes forces, dès que Mar aurois été
inftruit. Je n'en ai été inftruit
lorfque le maffacre a été
Fait. Il faur rejeter ce maffacre Ruc Sonthonax lui-même 5 il
eft inoui,
Sonthonax, qui a vu un raffemblement confiHérable à 3 porte de la commiflion civile, au moment où
ces prifonniers venoient d'entrer chez lui ; qui avoit vu
arriver ces prifonniers, fous l'efcorte de quatre hommes
feulement 5 que Sonthonax, qui favoit les motifs que l'on
avoit d'en vouloir à ces brigands, n'ait pas eu la
de
un
précaution
requérir
renfort, foic de la troupe de
foit de
a
ligne,
garde nationale. Il les renvoie > fous la même
pour traverfer les grouppes qui entouroient la commillion efcorte >
Eivile, & il m'a été atteflé, dans le temps > lorfqu'il m'eft
parvenu des renfeignemens > que ce font les dragons d'Oréans qui ont commencé à frapper, qui avoient porté les
premiers coups 5 & vous fentez qu'en pareille occalion les
premiers coups portés entrainent néceffairement le
mais
maflacre;
je n'ai rien vu : c'eft une perfidie de Sonthonax
Verneuil: Voici la preuve.
Sonthonax : Je prie la commiflion. .
Le préfident : Tu n'as pas la parole; elle eft à Verneuil:
tu répondras enfuite.
(Verneuil lit.)
Lecere de Sonthonax à la fociété des amis de la Conventien
nationale.
* Le commiffaire national civil, inftruit que des gens
entrainent néceffairement le
mais
maflacre;
je n'ai rien vu : c'eft une perfidie de Sonthonax
Verneuil: Voici la preuve.
Sonthonax : Je prie la commiflion. .
Le préfident : Tu n'as pas la parole; elle eft à Verneuil:
tu répondras enfuite.
(Verneuil lit.)
Lecere de Sonthonax à la fociété des amis de la Conventien
nationale.
* Le commiffaire national civil, inftruit que des gens --- Page 172 ---
mal-intentiomés, & ennemis de toute efpèce de régime d'hier libre,
cherchoient à perfuader au peuple que les lp fociétés proclamation patriotiques,
étoit dirigée principalement celle contre des amis de la Convention
qu'elle scculoit notamment excité des fcènes foandaleules qui ont
natienale d'avoir
déshonoré la jaurnée du 14 de ce mois;
fercit injulte d'atricuer à une affociation
>3 Déclare qu'il majori.6 eft compofée d'hommes probes
dont la très-grande
un des délits dont les auteurs ne
8c pleins de patriotes des entomis >
rrès-dircôts des sociétés popeuvent être que
tendre à fauver la copulaires, & fur-tout de ce qui peut
lonie. >>
vous donner à ce fujet tous les renfeiSonthonax : Pour
pofer en fait quil avoit eu
1 gnemens, j'ai comren:é mllacrés par dans les rues du Cap % 24 nodouze prifonniers
douze
deux étoient du
vembre
& de ces
prifonniers, 8c! les autres étoient
régiment S deux érolen-mulires, deft la
blanche qui
noirs. Il eft bicn confant que
ceroient population les blancs qui
s'eft jetée fur les 11011s, p.rce à la que
noire, parce que
faifoient alors la guerre été faits population par lcs blancs, & emmenés
ces prifonniers avoient Çe n'eft pas tout. On vous a dit
par des blancs au Cap. du feizième régiment qui fe font
que ce font les dragons crime ;-les dragons du fcizième rérendus coupables de ce & fuivoient Rochambeau. Tous
giment étoient à l'armée
ce fait; & s'ils
ceux qui font ici en France vous à artefteront T'armée, ce n'étoit pas.
avoient refpecté les prilonniers du mallàcre fur des hommes dont ils
pour donner T'exemple d'injures. Quiavoit intérêt à conmertre:
n'avoient jamais Ce font reçu ceux dont les noirs avoient dévafté les
ce crime 2
fi ces dragons du fcizième
propriérés; & je vous-demande
dévaitécs à Saint-Dorégiment avoient eu des propriérés Ce n'eft pas tout. Je ne veux;
mingue par les prifonniers. Le régiment da Cap dorne à Saintinculper aucun Yexemple corps. de la foumition zla loi, l'exemple du :
Domingue
les Efpagnols & les Anglaiss mais on ma
courage contre
dit dans le temps. -
quefion de cui dire; il faut
Le préident : Il ne peut être des
des pibcos: paffe à la difcullion
déporrarions. Sonthonax:
des propriérés Ce n'eft pas tout. Je ne veux;
mingue par les prifonniers. Le régiment da Cap dorne à Saintinculper aucun Yexemple corps. de la foumition zla loi, l'exemple du :
Domingue
les Efpagnols & les Anglaiss mais on ma
courage contre
dit dans le temps. -
quefion de cui dire; il faut
Le préident : Il ne peut être des
des pibcos: paffe à la difcullion
déporrarions. Sonthonax: --- Page 173 ---
Sonthonax: J'y reviens, & je paffe à une proclamation
dont je vais vous donner leétare.
(Illit.)
Proclamation de Sonthonas, commifaire national civil, 8c.,
du - 15 novemôre 1792.
c CITOYENS,
ec Un grand attentat 3 un crime énorme vient d'être
commis; des fcélérats, intéreffes à enfevelir dans le filance
de la mort les preuves de leurs complots contre l'exiftence
de la colonie, ont fait périr ceux qui poavoient le révéler;
des hommes féroces, inftrumens à gages, ont maffacré de
fang-froid des prifonniers mis fous la fauve-garde de la loi;
ils ont donné, au milieu d'une ville policée, un fpeétacle de -
carnage qui n'avoit jufqu'ici fouillé que les camps des brigands. Citoyens, que diront I'Europe & l'Amérique étonnées,i vous fouffrez. de pareiles atrocités ? Non, 3 vous
ne les tolérerez pas plus long-temps : le glaive de la juftice
les vengera.
>> La journée d'hier a éclairé une violation de la loi,
Un autre attentat à l'autorité des pouvoirs confitués. Des
raflemblemens, excités par des motions renouvelées depuis
plufieurs jours,, fe font livrés aux derniers excès;' on a
déshonoré, par des déportations arbitraires, la fin d'une
fère patriotique à laquelle les meilleurs citoyens ont affifté.
92 Le délégué de la nation françaife ne verra jamais d'un
cil indifférent le pouvoir national avili & mécenna ; il dénoncera à fes collègues, , il dénoncera au gouvernement
français les coupables faétieux qui veulent ériger en lois Jeurs
caprices infenfés, & dont toutes les démarches infpirées &c
dirigées par les ennemis de la France, ne tendent qu'à compromettre le falot public.
>> Vous Yous plaignez, ciroyens > & les agirateurs vous
Tome - F. Quarante-fixizme livraifon,
N
mécenna ; il dénoncera à fes collègues, , il dénoncera au gouvernement
français les coupables faétieux qui veulent ériger en lois Jeurs
caprices infenfés, & dont toutes les démarches infpirées &c
dirigées par les ennemis de la France, ne tendent qu'à compromettre le falot public.
>> Vous Yous plaignez, ciroyens > & les agirateurs vous
Tome - F. Quarante-fixizme livraifon,
N --- Page 174 ---
ariftocrates, refte
parlent fans ceffe des menées de des quelques de la loia a purgé
impur de coux doni la fovécité demande: oignes :
leur rage en
la colonie. Malsje vous le
dont les quaren reloris font dirigés
aélire contre un gouvernement Un mai bien plus réel menace
par. des mains perzioces? défimnion :la dilcorde civile eft le
votre exiftence; c'et vetre force vous reflera-t-il, fi vous
poilon qui vous tue. vous Quelie : Au nom dela parrie > au nom de
vous déchirez entre réunilez-vous autour de la loi: que
vOs ptopres intétêts,
fulpeas foit légalement
T'expullion des fonctionnaites publics les hommes pailibles
prononcée 5 que les fimples citoyens, au pcuple de leurs opinions 7
qui ne doivent aucun compte d'aucune magilnature, , que
parce quils, ne font revêtus
de la foi publiques que
ceux-là vivent fous la fauve-garde
m'immolerai
leurstirecé, leurs propribès foient relpectées:je
s'il-le faut pour les protéger.
narional civil, en vertu
>, A ces caufes, le commifftite été délégués par Taffeunblée natiodes pouvoirs qui lui ont
& ordonse ce qui
nale & le pouvoiz exécucif, a ordonné
fuic. >>
Il-n'eft que/tion que des déportations : O11
Le prfdent : les
dans ta proclamation:
voir bien que tu
dliapprouvès
à Taccufation
Sonchonax: Il ef impolible que je les réponde auteurs des troubles
intencée contre moi fans d'avoir lite les proregé aétes que J'ai faits qui prouvent
de la colonie,
que je me fuis oppofe aux proferiptiops. lors de la difcuffion
Le prefident : Il en fera qucftion déportations.
fur les événemens du Cap: pa.le.aux
la commiflion
dépottations. Je prie
Sonthonax : C'eftfurles lacitude
à ma défenfe.
de me donser la
nécellaire réponds. Les' colons difent
Voici Tinculpation à laquelleje des troubies de ia colonie. Je dois
que jai proségé les zuteurs prorégé les auteurs'de ces troubles;
prouver que je n'ai pas févi coutre eux. Il faut donc que je
qu'au contraire les , j'ai ndtes quejai faits contre eux 3 je ne
yous préfenie
Pe
d'autre marche : d'ailleurs, cette proclamation
fuivre
me donser la
nécellaire réponds. Les' colons difent
Voici Tinculpation à laquelleje des troubies de ia colonie. Je dois
que jai proségé les zuteurs prorégé les auteurs'de ces troubles;
prouver que je n'ai pas févi coutre eux. Il faut donc que je
qu'au contraire les , j'ai ndtes quejai faits contre eux 3 je ne
yous préfenie
Pe
d'autre marche : d'ailleurs, cette proclamation
fuivre --- Page 175 ---
ris-courte 5 je'ne la lirai pas torte entière , mais foulenient
le difpolitif.
Par le promier article, j'ordonnai une information devant
lejuge du Cap contre les auteurs de l'alalinat commis fur
les douze prifonniers.
Far le deuxième article de In proclamation, j'ordonnai une
informanon contre les auteurs desarreftations arbitraires qui
avoient égé faires la veille dans la vilie du Cap; & voici
ce que c'éroit que ces erreftacions. Les Erdieux, voyant que
je ne donnois point dans leut fens en fanétionnant leur lifte
de profeription', allerent do leur autorité chez les hommes
infcrirs fer cette life, les faifrent, en obligerent quelquesuns à fe cacher, s'emparèrent de ceux qu'iis trouverent, &c
les conduifirent à bord des bâtimens qui étcient en.rade.
Parmi ces hommes fe trouvoit Matlot, > capiraine de
2.
le citoyen donc on vouloit donner la place à fun des POSLI
tieux du clab. Ce Malfor, capiraine de port, âgé de 72 ans,
fut conduirabord de vailceauldonéfica.
En ordotinanr l'information contre les auteurs de cette
infradion à la loi, contre les contempteurs de l'autorité nationale, ,favois pourbur d'empécher déformajs ces arreitations
arbitraires, ces déportarions. .
Par l'article trois, j'ordonnni, que le capitaine de port
Mallor feroit réinrérré dans fon domicile, fur fa fimple pétition aux ofliciers municipaux du Cap.
: Parl'article IV, je renvoycis à in commiflion intermédiaire
la litte de protcription; je Iui ordonnois de délibérer fur la
queflion de favoir a les fondionnaires publics infcrits fur
cette life avoiant réellement perda la confance publique de
la colonie. De tott ce que j'avois ordonné dans cette proclamation, une foule chcte fut exécutée; c'étoit ce qui éroit
relarifà la lifte de profeription. Quant à l'informacion faite
pardevant le juge du Cap, foit fur lesauteurs des maflacres,
foit fur les aureurs des arrefations arbitraires faitesau Cap,
il ne fut pas poilible de rrouver là - dellus des témoins, 2
quoique ces prilonniers euffent été maffacrés en plein jour,
quoique les arreltations. arbitraires euflent été faites en préfence de toute la ville du Cap. Je dis donc que le feulazN'a
Quant à l'informacion faite
pardevant le juge du Cap, foit fur lesauteurs des maflacres,
foit fur les aureurs des arrefations arbitraires faitesau Cap,
il ne fut pas poilible de rrouver là - dellus des témoins, 2
quoique ces prilonniers euffent été maffacrés en plein jour,
quoique les arreltations. arbitraires euflent été faites en préfence de toute la ville du Cap. Je dis donc que le feulazN'a --- Page 176 ---
i72
qui fut exécuté, fut celui qui
ticle de cette proclamation
La commiflion interméregardoir la lifte de proferiprion. 17925 elle déclara que les
diaire délibéra le 18 novembre inferits fur la life de profcription
fonctionnaires publics du
avoient perdu la confiance pudonnée par le club
Cap de ces fonctionnaires pulblics
blique. Elle excepta d'avoir pourtant perdu la confance publique, le citoyen
qu'onccenfeis
des finances. Elle prononça en
Pouget, direéteur génècal avoit éséi indiemen: infert fier cette
même teitips gue fon nom
dans fes fondlions.
lifes giil'devoit étre continuds encouragé de la commiflion inserméCe fen: les propres expreflions me parvint, & je rendis
diaire. L'atrété de cette commiflion la proclamation dont je
la-deffus, le 20 novembre 1792,
vais vous donner leéture.
Baillio le jeune & puc Vu, I°. une lifte imprimée par du Cap, contenant lcs
bliés fous le nom de la accufés commune d'ètre les auteurs des maux
neis de ceux qui font
de la cclonie;
du 15 de ce mois, porrant
23 1°, Nore proclamation
intermédiaire feron: tenus
que les membres de la commilion fur la queftion de favoir fi
de s'expliquer dans trois inferits jours fur lndice, lifte publiée fous
les fondionnnires publics du Cap, ont perdu la confiance du
lc nom de ia commune
penpios
intermédinire, du 18 de
>> 3°. L'arrèré do la commifion
en réponle : a Tarticle IV de nowedite proclamation,
ce duquel mois, iiréfite que ceux des fonationnaires fors publics. le nom dont da
les noros font infcrits furladite lifte publice perdu la coniance
h commune du Cap, ont véritublemen:
de la colonie;
critiques où fe
dans les circonfances
32 Confidérant que,
Sains-Pemingue,
trourenties citoyens dela partic de frangsifede laiffer plus long-teinps en
il L Y auroir dz Timpeudence publics connus & a dénoncés pour
les Fonctionnnires des princiges de la révolarion françaife;
EEE invérérée du devoir do ces mêmes fonctionnaires
ausl ef d'nilleurs T'oftracifme qu'on leur impole, puitique
pablics de fubir
forvir de prétexte à la proleur préfence ne pourroit que
longation des rroubles de la.colonics
ede laiffer plus long-teinps en
il L Y auroir dz Timpeudence publics connus & a dénoncés pour
les Fonctionnnires des princiges de la révolarion françaife;
EEE invérérée du devoir do ces mêmes fonctionnaires
ausl ef d'nilleurs T'oftracifme qu'on leur impole, puitique
pablics de fubir
forvir de prétexte à la proleur préfence ne pourroit que
longation des rroubles de la.colonics --- Page 177 ---
iafcrits fur ladite
2> Confidérant que les fimples citoyens
d'inlifte, qui vivent pailiblement & éloignés de toute efpèce
trigues contre- révolutionnaires, ceux qui, étrangers aux
complots qui fe font tramés à Saint- - Marc, aux Gonaives
& dans le cordon de l'Oueft, fe foumettent fans murmure
au joug de la loi, doivent être protégés par ceux qui en
font les organes; 5
troublés dans l'exercice des droits
>, Qu'ils ne peuvent être les autorités conftituées > que
fociaux, ou pourfuivis
d'après' des faits fondés (Ge des preuves légales;
> Avons ordonné &c ordonnons ce qui fuit:
A R T I CI I P.R E M I E R.
>> Les fonétionnaires publics en rélidence dans la province
du Nord, dont les noms fe treuvent infcrits fur la lifte imprimée par Baillo jeune & publiée fous le nom de la commune du Cap, font & demeurent deftitués de leurs emplois >
avec injonation des s'abfenter de la colonie, fous peine d'être
refpontables des troubles que leur préfence y occafienneroit.
IL
>> Le fieur Maffot ayant donné fa démifion de la place
de capitaine du port, ne fera point tenu de s'ablenter, &
ee en confidération de fon grand age.
III
a Seront confidérés comme fonctiennaires publics tous
eeux qui, revètus de quelqu'emplci, font falariés par la
nation.
1 V.
>> Prononçant fur les fimples particuliers infcrits fur la
e
lifte dont il s'agit, dénonçons à M. le commiffaire national
civil en réfidence dans lâ province de TOueft, ceux qui
forment ou favorifent les raffemblemens qui exiftent à St.-
Tome V. Quaranze-firiàms liyraifon.
N 0 3
eeux qui, revètus de quelqu'emplci, font falariés par la
nation.
1 V.
>> Prononçant fur les fimples particuliers infcrits fur la
e
lifte dont il s'agit, dénonçons à M. le commiffaire national
civil en réfidence dans lâ province de TOueft, ceux qui
forment ou favorifent les raffemblemens qui exiftent à St.-
Tome V. Quaranze-firiàms liyraifon.
N 0 3 --- Page 178 ---
& punis
Marc, aux Gonaives: 8c. pour être" pourfuivis
comme criminels de lefe-nation.
V.
réfident dans la
du petit nombre de ceux qui
du
s9, A l'égard dans les autres paroifes de la province
ville du Cap ou
fous la lauve-garde de
Nord, lés mettons par ces préfentes à (urveiller leur conduite.
la loi, invitant les municipalités ordonnance fera imprimée 3
>> Ordonnons que la préfente befoin fera.
publiée &k affichée par-tout oi
aux municià la commiflion intermédiaire,
>> Mandons tribunaux de la province du Nord, de la faire
palités & aux
& afficher.
tranfcrire dans leurs regiftres, publier
de tenir la main:
>> Requérons M. le, gouverneur général
à for exécution.
>> Donné au Cap le 20 novembre 1792.
civil,
3> Le commiffaire
5> Signé, SONTHONAX.
M. le commiffaire national civil,
3> Par
fecrétaire de la commifion. >3
9> Signés O.I F.DELPECH,
citoyens, que, dans cette proclamation s
Vous voyez, toutes les mefures qui étoient en mon pouvoir fonéje prends faire celler les troubles de la ville du Cap. Les fufpeéts,
pour
de T'ancien gouvernement étoient
tionnaires fervoit publics de leur exiflence comme fonétionnaires publics
on fe
les troubles.: c'étoit un prétexte aux faétieux
pour maintenir CES troubles dont ils efpéroient un changement
pour perpétzer à leurs projers. C'eft dans ces circonftances
avantageux
ANTA
d'apres Favis de la commi(ton inermédiaire, & leur déportation je prononce de
deftirtion des fondtionnaires publics Jes troubles, renaillant
la colonie. Je devois le faire, vile puilque du
étoient fans cefle
depuis quinze jours dans lar
Cap, de ces fonctionnaires
slimcntés par le prétexte de T'esiflence
perpétzer à leurs projers. C'eft dans ces circonftances
avantageux
ANTA
d'apres Favis de la commi(ton inermédiaire, & leur déportation je prononce de
deftirtion des fondtionnaires publics Jes troubles, renaillant
la colonie. Je devois le faire, vile puilque du
étoient fans cefle
depuis quinze jours dans lar
Cap, de ces fonctionnaires
slimcntés par le prétexte de T'esiflence --- Page 179 ---
publics dans la colonie; je devois le faire > parce que le
premier corps adminiftratif de la colonie me les avoit indiqués comme ayant perdu la confiance publique. A l'égard
des Amples particuliers, j'ai dû les maintenit dans leurs
propriérés, Jai dû les mettre fous la fauve-garde de la loi,
parce que les fimples particuliers doivent avoir la liberté des
opinions; que ceite liberté des opinions ne devient criminelle
que par la manifeflation publique contraire aux lois & aux
principes, atl bien public & à l'autorité nationale, & furtout àla conftitution : mais comme ces fimples. particuliers,
auxquels on connoit des opinions contraires à celles du gouvernement adopié par la majorité des citoyens, font néceffairement fufpecis, j'ai dû les mnettre fous la fulveillance des
municipalités. Les colons euffent bien voulu, fans doure,
que je les eu e enfermés dans des cachots, que je Jles euffe
mis, comme ils le difent, dans des baftilles Hotrantes; mais
comme je devois me conduire conformément aux principes
du gouvernement français, j'arrètai qu'ils. feroient mis fous
la furveillance de leurs municipalités, &c c'étoit tout ce qu'il
falloit
les empècher de fe rendre dangereux,
Dans ROAT proclamation que je viens de vous lire, j'avois
oublie de parler du ciroyen Pouget, diredleur des finances,
quiavoit été nommément exceptédela prolcriptoapranoncee
par la commiflion intermédiaire contre les fonétionnaires
publics. Comine quelques perfonnes prétendoient que Pouger
a devoit s'éloigner, quil devoir faire place à lin ordonnateur
général qui auroit été dans le fens de la faétion des indépendans 2 je m'expliquai par une feconde l'ailemblée proclamation, 1,
tant fur Pouget que fur les membres de
coloniale.
Voici la proclamation que j'ai rendue à cet égard; elle
eft du 21 novembre 1792.
(Illalit:)
littéral
cc
Sur ce qui nous a été repréfenté que le fens
de
l'article premier du difpofitif de notre proclamation du jour
d'hier, > pouvoit laiffer des doutes fur l'approbation que nous
avons donnée à l'arrêté de la cormiflion intermédiaire, re-
fur Pouget que fur les membres de
coloniale.
Voici la proclamation que j'ai rendue à cet égard; elle
eft du 21 novembre 1792.
(Illalit:)
littéral
cc
Sur ce qui nous a été repréfenté que le fens
de
l'article premier du difpofitif de notre proclamation du jour
d'hier, > pouvoit laiffer des doutes fur l'approbation que nous
avons donnée à l'arrêté de la cormiflion intermédiaire, re- --- Page 180 ---
lativement à la lifte des perfonnes accufées d'avoir fomenté
les troubles de la-colonie;
l'ordre de s'ab-
>> Que l'idée oà étoient les citoyens
le fieur Pouger,
fenter de la colonie enveloppoit
goa!
des finances, formellement excepté par le
direckeur-général
intermédinire, ainfi" que les fieurs
vea de la commiflion de Chaumont > qui ne peuvent quitter
Proifly & François avoir rendu des comptes; que cette idée,
la colonie qu'apirès occalionner des troubles;
difions-nous, pouvoit
donne lieu
>> Que Y'article III de notredite de favoir: proclamation fi les membres de-l la
à la queftion déjà propofée coloniale ayant été falariés par'la nation,
ci-devant allemblée
fonctionnaires publics, aflujetns à
feront, comme les autres
s'abfenter de la colonie;
coloniale
les membres de laffemblée
3, Confidérant ingiolables que
par un arrêté 5 qu'il eft d'ailleurs
ont été reconnàs d'une confticution libre que les opinions
dans les principes du peuple ne foient foumiles à aucune efdes reprétentans de re/ponfabilite; que cette doctrine, confacrée par
pèce
a été conftamment fuivie par T'atlemblée
rous les pebhieiltes, de France, & refpectée même par les
nation:le
olt agité la capitale de
OTIL:
ati milieu des mouvemens qui
pire français; ordonné & ordonnons ce qui fuit:
>> Avons
A R T I C L I r R E M I E R.
directeur-génèral des finances de la
53 Le fieur Pouget, formellement excepté du difpolitif de T'arsolonie, demeure
du jour d'hier. En conticle premier de notre maintenu ordonnance dans fa place, > & mis fous la
féquence, il fera
lauve-parde nationale.
II.
à prononcer fur les fieurs Proilfy & François
32 Ajournens
la reddition de leurs comptes >
de Chaumenr, > jmiqu'après fous la fauve-garde nationiale,
lec mettant par les prefenres
53 Le fieur Pouget, formellement excepté du difpolitif de T'arsolonie, demeure
du jour d'hier. En conticle premier de notre maintenu ordonnance dans fa place, > & mis fous la
féquence, il fera
lauve-parde nationale.
II.
à prononcer fur les fieurs Proilfy & François
32 Ajournens
la reddition de leurs comptes >
de Chaumenr, > jmiqu'après fous la fauve-garde nationiale,
lec mettant par les prefenres --- Page 181 ---
III
s Déclarons les membres de la ci-devant aflemblée coloniale inferizs fur la lifte publiée fous le nom de la commune
du Cap, inviclabies pour lours opinions. En coniéquence,
Çeux
ne fe trouvent point dans les raffemblemens des
Patt de Saint-Marc, font mis par ces préfentes fousla
fauve-gardé de la loi, avec invirarion aux municipalités de
furveiller leur conduite.
>> Ordonnons que la préfente ordonnance fera imprimée,
peblice & ailichée par-cout oà betoin fera.
>3 Mandons à la commiffion intermédiaire ?, aux municipalités & aux tribunaux dela province du Nord, de la faire
tranfcrire dans leurs regiftres, publier &c afficher.
>9 Requérons M. le gouvetneut-gnétal de tenir la main à
fon exécution.
>> Donné au Cap, le 21 novembre 1792.
>> Le commillaire national civil.
93 Signt, SONTHONAX 99.
Tolle eft la feconde décifion quej'sirendue relativement
àla Hite de proicription préfenrés par ia fociété populaire du
Cap: vous y voyez que Pouget, dirockeur-géneral des finances, eft exempré de s'ablenter de la cclonie, & ce, en
vertu d'un arrêté de la commiiion intermédiaire 3 vous
voyez aufiqu'il exifte uine exception en faveur des membres
del'affmblée coloniale , qui n'etoient coupables que d'avoir
émis des opinions coutrai.es au1 vceu général des citoyens:
j'ai cru_ que la ropréfentation coloniale devoit être, refpectée,
non-feulement parce que ces membres éroient repréfentans
d'une feétion dti peupla de la colonie; , mais encore parce que
l'opinion des ciroyens deic être refpeétée dans tous les Cas,
patce que l'opinion ne' dois jamaisleur être imputée à crime,
lans quoi il n'y a aucune efpèce de liberté dans lérar oà
lon peut faire un procès à un citoyen à caufe des opinions,
On a conciu de-la que j'avois protége les membres de laf-
roient repréfentans
d'une feétion dti peupla de la colonie; , mais encore parce que
l'opinion des ciroyens deic être refpeétée dans tous les Cas,
patce que l'opinion ne' dois jamaisleur être imputée à crime,
lans quoi il n'y a aucune efpèce de liberté dans lérar oà
lon peut faire un procès à un citoyen à caufe des opinions,
On a conciu de-la que j'avois protége les membres de laf- --- Page 182 ---
rendus coupables d'actes confemblée coloniale , quidéroienr de-la
j'avois
tre- réroluionnaires; Cll a conclu
coloniale que
en
Cadufch, qui avoit préfidé Taffemblée
Gaurin, acnoire; on a cenclu de-là que j'avois des féances protégé de T'affemblée COcufé d'avoir effacé dans lelieu la ici, le roi. Certes, fi on -
loniale, la lgende: la narion,
pour avoir porté le
m'avoit dénoncé Gauvin & Cadufch, avoit efacéla lépremnier la cocardo noire; le fecond, pour
de n'avoir
gende, la nation - la lot,Jaurois été Mais tres-coupable je défie les colons de
pas déporté Cadulch & Gauvin. de ces fairs contre Cadufch
produire une feule le dénonciation oû fai prononcé la déportation
& Gauvin, dans temps
publics de la province
d'une grande parrie des fonétionnaites toutes les dénoncindu Nord; compuifez tous leurs écrits dénonciation 5
même de la
tions faices alors par le club, la eft-il quefion de la cocarde
commillion inermédiaire, y,
la nation 2 La loi? Non,
noire, ou qu'on aic cfacéla être legende quefion dans cette dénonciafans doute, il ne pouvoir
leur étoient communs avec
rion de pareils faits, parce gerils colonisle, &c même avec quella majoriré de T'alemblée
ii une grande partie de.:.
qnes- uns de Cés dénoncinteurs, traiaé lorfqu'il a été queftion
Le prefident: Geci a déjà été
de Yérat de Saine-Domningue à ton artivée. dans le temps,
Sonthonax : Lorfque j'en ai voulu parler lorfqu'il Sagita
vous m'avez dit: tu traiteras le cette plus que quaflion je pourrai.
des adtes, mais Y'abrégerai chofes dans l'objer que tu traites;
Leprépdont : Ilya deux
faite al'aflemblee coloniale;
la premicre elt une inculpation que til fais-d'avoir reçu aucune
ia feconde, ln dinégacion 8c Gauvin: tu revenois far le
dfnoncinion contre Cadulch traité loriqu'on a taité de l'état
fait en lui-mome, iladts ron arrivée; quant à ce qui conde Saint-D'omingue avant cui t'a été faire, ou qui ne tapas été
cetne la dénonciation
objet de la quefjon,
faite, c'eft là le vérirable
je dis donc
Senthonax:Je me renferme dans cet objer-la;
&
jamais lcs colons ne m'ont fait cette dénuncintions Cadufeh étoit,
quanii que ils me T'aurcient faite pour arrivée, Cadufch, comme les cclons
je crois, a la Jamaique, noire
Saint-D'omingue avant cui t'a été faire, ou qui ne tapas été
cetne la dénonciation
objet de la quefjon,
faite, c'eft là le vérirable
je dis donc
Senthonax:Je me renferme dans cet objer-la;
&
jamais lcs colons ne m'ont fait cette dénuncintions Cadufeh étoit,
quanii que ils me T'aurcient faite pour arrivée, Cadufch, comme les cclons
je crois, a la Jamaique, noire --- Page 183 ---
l'onr annoncé ici; mais quand iln'auroit pas été à la.Jamaique, Cadateh é.oit de la provinre du Sud qui éroit
fous la jarididtion de mon collegue Polvercl. Je naveis
aucun pouveir de déporter Caduich; j'ai dénoncé à mon
collèzue Polrerol-les tonétionnaires publics qui étcient infCrits fur la lifte de la commune du Cap., qai éroienr dans
fon reflort: c'étoit à lui à agir, fa conduite m'ett étrangèrg:
Quant à Gauvin, il étoit en effer au Cap;lors de mon arrivée, > il éroit dans la province du Nord. Je dis:de deux
choies lune; ou vous m'avez dénoncé Gauvin pour avoir
eflacé la légende la natio: > la loi, ou youS ne l'avez pas
dénoncé ipécinlement pour ce fait. Siv vous l'aviez dénoncé
pouravoir cffacé ces mors, , la nation , la ioi, il elt nécellairement cempris dans la déporration générale, parce que je n'ai
excepté de cetre déportarion que les membres de l'affemblée
coloninlé, accufds d'avoir émis des opinions conrraires au
voeu général du peuple. J'ai déclaré les membres des affembles coloniales inviolables pour leurs op:nions feulement.
C'étoit feulemear ceux qui avoient émis des opinions contraires au voeu du peuple,
j'avois placés fous la furveillance des municipaités. Je S al PH placer ceux açculés de
délits coucerosiemomtsines, car j'ai prononcé la déportatien générale des fondtionnaires publics acculés de délits
comre-r@solationnires. En parlant des membres del l'affembléc coloniale, je n'ai piacé fous la ferveiliance des municipalirés, que ccux quejaveis déclarés inviolables pour leurs
opinions; car les mots pour lcurs opinions > font dans la
fcconde proclamarion ody'excepte les membres de l'aflemblée coloniale de la profcription des autres fonétionnaires
publics, oà je les mets lous la furveillance des municipalirés.
Voilà ce
favois à dire furl lesptétendues exceprions
di que Pr faites pour les atiteurs des tronbles. Elles qu'on font
bien éronnantes, les inculpations que les calons me fant à
cet égard. Quand j'ai fuivi d'une manitre vigourcule les
principes de la France; 5 quand au lieu de commertre des
déporiations arbitraires, au lieu de fiivre T'impulion que
les Frétieux vouloient mze donner, jai maintenn aut péril de
ma vie tous les principes; quandjai déclaré les membres
de l'ailemblée coloniale inviolables pour leuxs opininns; alors
les celons difent: : Son:honax a protègé les contrerévolation-
manitre vigourcule les
principes de la France; 5 quand au lieu de commertre des
déporiations arbitraires, au lieu de fiivre T'impulion que
les Frétieux vouloient mze donner, jai maintenn aut péril de
ma vie tous les principes; quandjai déclaré les membres
de l'ailemblée coloniale inviolables pour leuxs opininns; alors
les celons difent: : Son:honax a protègé les contrerévolation- --- Page 184 ---
naires; mais lorfque forcé de prendre d'autres mefures après
l'érabliflement de la République en France, j'ai déporté ces
hommes qui fe trouvoient au milieu des ttoupes en révolte
contre l'allemblée nationale, alors les colons difent : Sonthonax étoit un terrorifte. Ainfi lorfque j'agis dans le fens
des prineipes, je fuis un contmensroluiomnsite 2
contre Ics colons en
fuis un terrorifté.
AeECA
j'agis ainfi que les colons varient révolte,je leurs accufations, faivant qu'ils
yont intérêt. C'eft : ainfi qu'ils me repréfentent (nccellivement,
tantôt comme conte-rctolumignai.e, tantôt comme girondin, & enfin comme terrorifte.
La féance eft levée.
Le regifre des
ef
J.Pr. GARRAN,
préfdents FoucHE rePt ( 4e: fecrétaire 5 DABRAY,
MartINo, MOLLEYEAU, F. LANTHENAS.
Du 12 --- Page 185 ---
Du 14 Floréal, l'an troifème de la République frangaifs
une 6 indivifible.
DN fair ledlure des débats recueillis dans la féance du
2, la rédaction en eft adoptée.
Sonthonax : Dans la vingt-quarrième livraifon des débats,
le trouvent, page 149, ces mots : après avoir guillemeté zout
egui ef dans certe énonciation d: la lezire de Chotar! 6
Mary, comme devant être mis furie compte de Fhabitant à qui
ai donné un reçu de cent portugaifes pour lui permettre de forgir
Ve pryjon.
Lorique l'épreuve m'a été préfentée s j'ai ajouté $
pprès ces mots, à qui, ceux-ci,/elon lui,
donné UI2 reçu
Le cent
On n'a
fuivi
correction que
f
portugaifes.
point
avois faite : & la mème faute eft reftée. Il fembleroit
qu'on pouvoit induire de là que j'aurois donné un reçua
un colon d'une fomme quelconque pour lui permettre de
fortir de prifon, Je fuppofe que les colons ne me croyent
pas affez bête pour donner un reçu à un homme fur lequel
aurois exercé une pareille concuffion. Je déclare donc, $
en tant que de beloin, que je n'ai donné de reçu à perfonne, & que je n'ai jamais rien reçu de perfonne pour le
faire fortir de prifon. Ceci me mène à faire une autre
réflexion : . o
Le préfident : N'y a-t-il pas de réclamation fur le pres
mier fait :
Les colons : Si.
Sonthonax : Il ne peut pas avoir de réclamation fuf
Ja redtification de ce que pal & je déclare que, quand
même j'aurois exigé des fommes de quelques citoyens pouf
Tome V. Quarante-feptième liyraijor.
o
de perfonne pour le
faire fortir de prifon. Ceci me mène à faire une autre
réflexion : . o
Le préfident : N'y a-t-il pas de réclamation fur le pres
mier fait :
Les colons : Si.
Sonthonax : Il ne peut pas avoir de réclamation fuf
Ja redtification de ce que pal & je déclare que, quand
même j'aurois exigé des fommes de quelques citoyens pouf
Tome V. Quarante-feptième liyraijor.
o --- Page 186 ---
les faire fortir de Frifon, je n'aurois
éré affez bète
leur donner un reçu. Voili ce
à dite.
oei
pour Vernewil : Sonthonax a dit qu'il REda pas donné de les
& dans la fuite de la difcuflicn, nous prouverons
reçu; reçus gu'il a donnés & qui font fignés de lui.
'Sonthonas : A la bonne heure.
du jour, pour
Page : Il faut confulter le procès-verbal trouve.
favoir fi le mot dont parle Sonthonax s'y foit
il n'cft
Sonthonax : Que cela foit ou n'y
& pas, je dé
moins vrai que je hedlafe mes idées,
que
pas clare que je n'ai pas àvcué & que je fommes défavouerai d'un toujours citoyen
Tinfame calomnie que j'aie reçu & des fur-tout que jaie eu la
pour le faire fortir de prifon,
berife de lui donner en reçu.
Verneuil: : Nous le prouverons. à vos preuves. Ccla
Sonthona" : Et moi je répondrai
trèsLa commiflion paroit
me fournit une autre réflexion. les débats; mais il'eft facheux que
impatiente de terminer tombe fur l'accufé, après queles accuia
cette impatience les divagarions. Cependanss comme le fyfème
teurs ont épuife curdi contre noi eft tellement tiffu que cha
de eniomnie
mériterci: une page de réque ligne de mes accufatetrs & que je dois êtte économe des
pliques & de difcuflions, je déclare que je prorefte K1
momens de la commifion,
de la parr des colons qui
contre toute eipèce d'allégation
reconnues
far des pièces authentiques
ne repoferoit moi, ou fur pas un aveu formel fai: par moi (ponranément
par
les interpellations de la commilion des cclonies.
ou d'après
à
alin qu'on ne puiffe pas
Voila ce que f'avois déclarer, vraie une allégation à lainférer que j'aie reconnu réponéu pour dans ler cours des débats 3
quelle je n'aurois pas fournics
les colons n'ont pas été
tandis que les pièces
par
reconnues par moi.
à Sonthonax que nous
Th., Millet : Je pourrois répondre des allégations; nous avons
ne l'avons jamais combatte par
fes actes, & tonjours
taujours produit fes proclamationste féance Sonthonax a produit
fes actes. Dans la dernière novembre
Il a annoncé
une proclamation du 15
& 1792. iln'en a lu que le
quil n'en liroit que le difpolicif; cat été plus utile à la
préanbule. Je pontrois croire qu'il
à Sonthonax que nous
Th., Millet : Je pourrois répondre des allégations; nous avons
ne l'avons jamais combatte par
fes actes, & tonjours
taujours produit fes proclamationste féance Sonthonax a produit
fes actes. Dans la dernière novembre
Il a annoncé
une proclamation du 15
& 1792. iln'en a lu que le
quil n'en liroit que le difpolicif; cat été plus utile à la
préanbule. Je pontrois croire qu'il --- Page 187 ---
18;
ommiflion d'entendre le difpofitif que le préambule; mais
but de cela a été d'interverir le iens du difpoliuf, &
n voici la preave. Il vous a dir, en analyfant ce difpoirif à fa manière, que des perfonnes en effervefcence dans
a ville du Cap 'emparèrent (
de ceux qu'ils trouvèrent
lans les maifons, les conduifrent à bord des vailleaux,
nire autres le capiraine de port Maflor. Vous allez voir >
par l'article II de fap proclàmation, que le feul capitaine de
port Maflor a été conduit à bord du bâtiment, & qu'il
y en a eu aucun autre.
Voici cet article : < Il fera également informé par devant
e fenéchal du Cap, & à la requête du procureur du pouroir exécutif national, contre les auteurs & inftigateuis
le Tembarquement da' capitaine de port Mallot, &c des
liverfes violations de domicile qui ont eu lieu hier au
foir. >9
Vous voyez qu'il n'y a cu d'embarqué que le capitaire
Malior. Il étoit dénoncé à Sonthonax, avec des pièces authentiques 2 pour avoir fait tous fes cfforts en fa qualité de
capiraine de port, Far fa correfpondance avec diverfes villes
de commerce de France, & notamment avec Nuntes; il
avoit, dis-je, fait tous feseforts pour empécher qu'il arrivàt
des fecours à Saint-Domingue. Voilà ce qui l'avoit fait
mettre fur la lifte de proféription avouée & ratifiée par
la commifiion intermédiaire, & voilà le feul homme qui
ait été embarqué.
Sonthonax : Je n'ai qu'une feule chfervation à faire;
c'eft que pluficurs perfonnes ga'on dit m'avoir été dénoncées, ont été embarquées. Quant à ce que dit Thomas
Millet fur Maffor, je demande aux colons fi jamais de
pareils faits m'ont été dénoncés contre lui?
Bruliey : J'ai entenda, Ja leéture du procès -verbal;
Sonthonnx a dit que c'étoit le crime de la majorité de
1AlE
femblée coloniale , d'avoir effacé la légende, la nation, la
loi. Pour bien fixer l'opinion de la commifion & de la
Convention nationale, ii - oft effentiei de rappeler que cette
légende avoit été effacée par Gauvin avant la réunicn de
la majorité de l'allemblée coloniale.
Sonthonax : Qucl jour ?
O:
du procès -verbal;
Sonthonnx a dit que c'étoit le crime de la majorité de
1AlE
femblée coloniale , d'avoir effacé la légende, la nation, la
loi. Pour bien fixer l'opinion de la commifion & de la
Convention nationale, ii - oft effentiei de rappeler que cette
légende avoit été effacée par Gauvin avant la réunicn de
la majorité de l'allemblée coloniale.
Sonthonax : Qucl jour ?
O: --- Page 188 ---
Brulley : Au mois d'août, & ce n'eft que le 24 (eptembre Il
T'allemblée coloniale s'eft conftituée en majorité. eft
impoflible que
que ce fait qu'on a' dénoncé contre Gauvin foit
le crime de l'allemblée coloniale > qui n'exiftoir pas en majorité. Sonthonax : Je ptie le préfident d'interpeller Brulley Gauvin pour
qu'il ait à déclarer à
époque du mois coloniale d'août la léa effacé du lieu des
de l'aflemblée
Ea
gende, la nation, la loi.
Fondeviolle : Le 27 ou le 28 août,
Brulley. : Dans les derniers jours d'août.
direr
Sonzhonax : Vous venez - d'entendre Brulley vous
l'aflemblée de Léogane ne s'étoit conftituée au Cap,en
que majorité, que le 24 feptembre 1792. Elle s'eftau contraire
coaftituée en majorité le 28 août 1792, & je vais le
litl le
de Far
ver
les procès-verbaux (II
proces-verbal
IEERL coloniale du 28 août 1792.)
aUn membre a demandé que l'aflemblée, avant nominal de
s'affurat, par
ETTE
à aucune délibération, fi elle réuniffoit dans fon Tappel fein la majorité
fes membres, nominal ayant eu lieu, laffemblée a anabfolue. L'appel avoit la majorité de fes membres, & néannoncé qu'elle
continuera fes féances en comi.e
moins elle a arrèté qu'elle
général jufqu'au jour de fon inftallation publique.
D'oà id fuit évidemment que la majorité de Taffemblée
coloniale étoit réunie le 28 août, époque que les colons
viennent d'indiquer pour celle où Gauvin a effacé du lieu
féances la légende facrée la nation 3 la loi. J'ai dit dans
des
que c'étoit le crime de l'aflemblée coloniale, car
Taflemblée le temps coloniale xon feulement a fouffert que Gauvin
cette légende, mais elle I'a récompenfé en lui doneffacat des miflions particulières. Je me réfère à ce qui fe
nant dans les débats fur l'efprit public de la colonie
avant trouye notre arrivée à Saint-Domingue, de l'affaire de la
Page : Lorfqu'il a été queftion
c'etoit mci légende
& de la coçarde noire , vous avez vu coloniale; que
&
qui
avois dénoncé ce fait à l'aflembiée
que par
adrefle imptimée, diftribuée en France e P ,e o
aine
Je me réfère à ce qui fe
nant dans les débats fur l'efprit public de la colonie
avant trouye notre arrivée à Saint-Domingue, de l'affaire de la
Page : Lorfqu'il a été queftion
c'etoit mci légende
& de la coçarde noire , vous avez vu coloniale; que
&
qui
avois dénoncé ce fait à l'aflembiée
que par
adrefle imptimée, diftribuée en France e P ,e o
aine --- Page 189 ---
18,
Le préfident : Je demande à la commiflion f elle veut
qu'on revienne fur ce qu'on a déja dit. Cette affaire a
Héja été traitée.
Page: : Alors je ferai une interpellation à Sonthonax fir
Fet objet.
Lc préfident : Tu n'as pas même la parole pour une interpellation là-deilins.
Page: Il prétend ignorer . e
Le préfident : A l'ordre.
Sonthonax : Je ne demande pas mieux que de r'ouvrir la
Hifentlion là-deffius; j'ai mesp preuves toutes prêtes.
Dans la difcuflion davantiier, j'ai terminé par vous mettre fous les yeux les deux proclamations que j'aifaites les 20
Bc 21 novembre >
rapport aux liftes de profcription
qui circuloient dans f ville du Cap. Jufqu'à cette époque
les chefs de la faétion de Saint-Marc s'étoient toujours
couverts du mafque du patriotifme 3 &j'avoue que moi-mème,
pendant plus d'an mois, j'ai ôté complétement la dupe de
Heurs fermens. & fur-tout de leurs- difcours. Ce n'eft que,
Jorfque je lesai eu devinés, qu'ils ont cru néceffaire de jeter
le mafque; c'eft lorfqu'ils ont preffenti l'activité du commillire civil
déjouer leurs complots > qu'ils ont cru
nécellaire de Penre défaire. Vous avez vu
jufqu'au 21
novembre, ils s'étoient enveloppés des Satber patrioriques;
vous avez vu qu'ils avoient toujours affiché le plus grand
refpect pour les lois. Ils crurent alors que le temps étoit
arrivé de fe prononcer contre la déclararion des droits, &
fur-tout contre la loi du 4 avril. L'incident dont je vous
ai parlé dans la dernière féançe leur en fournit l'occafion.
Apresque les fonétionnaires publics de la provincedu Nord
curent été écartés des places qu'ils rempliffoient, tous les
efforts fe réunirent pour les faire remplacer par çeux que
l2 faction avoit indiqués. je ne parleraiici que des cmplois
militaires, parce que c'eft lors du remplacement des officiers de l'armée > quela factions'eft oppolée à l'avancement
miltaire propofé pour les gardes nationales
avoient le
malheur de fentir couler dans leurs veines 9 fang africain.
Le II octobre 1792 les commiffaires civils firent une
proclamation dans laquelle ils ordonnèrent
la loi du
çeux que
l2 faction avoit indiqués. je ne parleraiici que des cmplois
militaires, parce que c'eft lors du remplacement des officiers de l'armée > quela factions'eft oppolée à l'avancement
miltaire propofé pour les gardes nationales
avoient le
malheur de fentir couler dans leurs veines 9 fang africain.
Le II octobre 1792 les commiffaires civils firent une
proclamation dans laquelle ils ordonnèrent
la loi du --- Page 190 ---
décembre 1791, rendue par T'affemblée ratienale , rcla
II
militaire , feroit exécutée dans la cO
tive à l'avancement
a été rendue à ce fujet
lcnie. Voici la proclamation la difcufion qui qui va juivre.
elle fera la bafe de eft l'objet particulier que tu vas
Le préfident : Quel
traiter? Sonthonax : Des affaires du 2 décembre.
Le préfident : Sous quel rapport 2
Sonchonax: C'eft fous le rappott desdiportations fuivans.
& jours
ec
fuivi les événemens du 2 décembre de traiter, & je crois que
là l'objet que je me propole féance.
jaurai fini dans cetie
civils relativemen
Voicila proclamation des commiffaires la lire,
militaire. Je fais obligé.de
à Y'avancement
les
factieux *
que ceft contre cette font praclamadion élevés; cela a que été la caufe des évé
Saint-Domingue fe
d'armcs contre le com
nemens du 2 décembre, - de la prife
la Républiqu
miffaire-civil & les autorités déléguées par
françaife.
(Il lit.)
Sonthonax & Ailhaud, du I
Proclamation de Polverel,
oftobre 1792.
été remis à M.le poevemetr-pénéral
ec Infruits qu'ila
brevets cn blanc
avant fon départ de France, Lajard, plufieurs qui étoit alors mi
fignés Louis, & contre-fignés divers grades d'officiers de troupe
niltre de la guerre, pour
de ligne :
militaires dont la loi ré
>> Confidérant que les du emplois exécurif , ne peuven
fervoit le choix au chef chofes pouvoir être conférés en fen nom
dans létat actuel des
de fes fendtions par la loi du IG
attendu qu'il cft fufpendu
août dernier:
la loi du II décembre 1791, qui
35 Confidérant que
d'aurres lois fubtéquentes
été rencuvelée & prorogée des fous- par - -lientenances ahnellement va
a réfervé la moirié viendront à vaquer dans chaque régimen
cantes, ou qui
fous-officiers du même régiment 5
de toutcs armes, aux
es fendtions par la loi du IG
attendu qu'il cft fufpendu
août dernier:
la loi du II décembre 1791, qui
35 Confidérant que
d'aurres lois fubtéquentes
été rencuvelée & prorogée des fous- par - -lientenances ahnellement va
a réfervé la moirié viendront à vaquer dans chaque régimen
cantes, ou qui
fous-officiers du même régiment 5
de toutcs armes, aux --- Page 191 ---
'33 Que la m3me loi donnc l'autre moitié des fous- lieudu
fait un
renances aux gardes nationaux
royaume ayant
fervice perfennel & continu dans la garde nationale, depuis
& compris le premier janvier 1790;
les
1 Qu'elle difpente de cette dernière difpofition citoyens
infcrits
aller à la défenfe des frontières, pourvu qu'ils
ne fe etenr point fait remplacer, ou qu'ils n' 'aient pas retiré
leur infcription :
1e P Confidérant que les ciroyens de la colonie, > fans diftincion de clafles, qui ont fnit un fervice perfonnel & continu pour la défenfe de la colcnie, depuis
de la
révolte des efclaves jufqu'à ce jour, méritent
afliLrt
milés aux gardas nationaux français qui cni fait un fervice
fembl.ble dans la mécropole depuis ie premicr janvier
fe font con-
>> Confidérant que les gardes nationaux qui
facrés à la défenfe dcs Hics-du-Vent & de celles fous-le-.
Vent, & qui fe trouvent aujourd'hui réunis à Saint - Domingue, ont faiz des facrifices non moins imporrans ; &c
courent une carrière non moins laborieufe, non moins
périlleufe, non moins utile à la nation que ceux de leurs
frères qui ont vold à la dofenfe des frontières de la mère
patrie; s> Après avoir donné nos premiers foins aux fous-officiers
& foldars du régiment du Cap, qui avoient jufqu'à préfent
éré privés du mode d'avancement preferit par laloi pour les
troupes de ligne de Tarméefrangaile, nous avens cru devoir
adopter pour toutes les troupes, fcit de ligne, foitde gardes
nationales, qui font employées au fervice de la colonie de
la mefure
Saint - Domingue & iles dépendantes,
générele
prefcrite par la loi pour toutes les troupes de l'armée frangaifes s> En conféquence > nous avois ordonné & ordonnens
CB qui fuit:
A R TI C L E Pr I M I E R.
>7 Ancun brevet de fous-lieutenant, lieutenant & autre
grade fupérienr, figné Louis, & contre-figné Lajard, > ne
pourra êtte donné à qui que CO foit, ni avoir aucun effet
O 4
iles dépendantes,
générele
prefcrite par la loi pour toutes les troupes de l'armée frangaifes s> En conféquence > nous avois ordonné & ordonnens
CB qui fuit:
A R TI C L E Pr I M I E R.
>7 Ancun brevet de fous-lieutenant, lieutenant & autre
grade fupérienr, figné Louis, & contre-figné Lajard, > ne
pourra êtte donné à qui que CO foit, ni avoir aucun effet
O 4 --- Page 192 ---
SaHs ies troupes de ligne employées dans la colonié de Saint:
Domingue. Ceux qui fe trouveroient pourvus de iembia bies
brevets ne pourront êrre reconnus dans le grade énoncé
lefdits brevets, ni exercer les foncticns 2 nl jouir des droits par
attribués audit grade, à moins qu'ils n'aient-été récenus
8c inftallés en ladite qualiré avant notre arrivee dans la
colonie;
IL
3; En confirmant & expliquart, en tant que de befoin,
f'article IV de notre proclemation, du 4 du préfent
nous ordonnons que les lois françaifes relatives à lavance- mois,
ment militaire, & notamment Tarticle Ill de la loi du II
décembre 17913 & autres lois fubléquentes cohirmarives,
ferontexécurées felon leut forme &c teneur; en
la moiné des fous-lieurenances actueilement vacantes conféquences oli
qui vendront à vaquer > tant dans ledit régiment du > Cap
que dais chacun des autres régimens des troupes de
de
routes
ligue
armes, 2 employés au fervice de la colonie de SaintDomingue, fera donnée aux fous-officiers du régiment dans
Jequel elles viendront à vaquer. III
3s Serorit pateillement exécutées dans lefdits régimens les
lois françaifes relatives à la nomination aux piaces de fousofficiers. I V:
59 L'autte moitié des fous-lieutenances vacantés dans lef
dits régimens fera donnée ; favoir, un quart aux ciroyens
ou tils de citoyens de la colonie, fans difinétion de clailes,
qui ont fait un fervice perfonnel & continu pour la défenfe de la colonie 1 depuis le premier feptembre 1791 juf
qu'a ce jour 5 & l'auue quart, aux gardes nationaux du
royaume actuellement emplovés à Saint-Domingue 2 quand
même ils n'auroient pas rempli la condition prefcrire parla
première partie de l'article IV de la loi du II décembre
1791, concernant le fervice perfonnel & continu dans la
garde nationale depuis & compris le premier janvier
--- Page 193 ---
18s
V. j Ordonnons
la préfente proclamation feraimprimée,
publiée & ERARA par-tout où befoin fera. de tenir la main
5) Requérons M. le gouverneur-général
à l'exécurion de la prélente proclamation, d'en procurer
l'enregiftrement aux allemblées coloniale, provinciale & municipalités provifoires 2 de la faire tranfcrire dans les tribunaux, de nous cerifierde T'enregiftrement &ctranfcription,
dans quinzaine >,
C'eft d'après cette proclamation., & far les bafes qui
les
des 2
font préfeniées, que nous fimes
remplacemens des officiers
ficiers
avoi 11 bié deftitués.
ion de la prélente proclamation, d'en procurer
l'enregiftrement aux allemblées coloniale, provinciale & municipalités provifoires 2 de la faire tranfcrire dans les tribunaux, de nous cerifierde T'enregiftrement &ctranfcription,
dans quinzaine >,
C'eft d'après cette proclamation., & far les bafes qui
les
des 2
font préfeniées, que nous fimes
remplacemens des officiers
ficiers
avoi 11 bié deftitués. Le corps entier
du rae du Cap fut renouvelé; nous fuivimes exactement la loi du II décembre à cet égard, Relativementaux
fous-lieurenances, une moitié des fous - lieutenances. fut
donnée aux fous-officiers du régiment, un quart aux gardes
hationaux de la colonie de Saint - Domingue, & un quart
aux officiers des corps de volontaires arrivés de France. Il
en fut de même pour les autres régimens : mais comme il
éroit néceffaire que tous les hommes de couleur participallent
également aux emplois publics; comme ilétoirnéceflaire
#
les hommes de couleur
avoient combattu dans la
RERcNIE
qui
pour la déclaration des droits, pour le maintien des lois
françaifes, fullent récompenfés, ainfi que les gardes nationaux blancs, du zèle qu'ils avoient montré, du fervice
qu'ils avoient fait,je crus devoir,, de concert avec le gouverneurgénéral, donner trois fous-lieutenances aux hommes
de couleur. L'un d'eux 2 nommé Gérard, fut fait fous-lieur
tenant dans le 6oème régiment 3 le citoyen Bauchetfut fait
fous-lieurenant dans le 73ème régiment;, le citoyen Velton
fut fait fous-leutenant dans le 16ème régiment de dragons. Ces trois citoyens, quoiqu'illias de fang africain, étoient
très-blancs de peau > de manière qu'on ne ponvoit pas me
reprocher d'avoir forcé le préjugé en leur donnant desplaces
qu'ils avoient reçues.
le 6oème régiment 3 le citoyen Bauchetfut fait
fous-lieurenant dans le 73ème régiment;, le citoyen Velton
fut fait fous-leutenant dans le 16ème régiment de dragons. Ces trois citoyens, quoiqu'illias de fang africain, étoient
très-blancs de peau > de manière qu'on ne ponvoit pas me
reprocher d'avoir forcé le préjugé en leur donnant desplaces
qu'ils avoient reçues. A peine appercevoit-on qu'ils éioient
nés du fang africain cependant les faétieux ne furent
fachés de
M cette occafion
s'oppofer à
F:
profiter
pour --- Page 194 ---
Joi du 4 avril. Pour cela il falloit corrompre les troupes citoyens 9
indifpoler les citoyens; pour cela, onr rappelle milieu aux de TafYinftallation des commiflaires civils au
portreurs
PAIE coloniale, le prélident les avoir fuppofe: & fubit
d'inftrudtions fectètes
Taftranchiflemene genéral dont
des efclaves. On fait CAle la lettre débats; de Cognac-Mion j'ai dit dans le
vous avez eu connoiffance dans les le fecrétariat de Y'aftemps que cette lettre avoit été dans aflemblée en avoit eu confemblee coloniale, & que cette de Taffemblée coloniale
noilfance. Certes > fi le préfident le jour de leur inftallation,
interpelloit les commifaires-civils de toute T'armée 3 de déen préfence de tout le peuple , d'inftructions fecrètes
clarer s'ils n'étoient pas porteurs
général des 2
comme on le difoit >
Fafitanchillement c'étoit la lettre de Cognacclaves, jai eu droit Irtin dire que l'affemblée coloniale, qui
Mion , adreffée de Londres à
11 eft dit dans cette
avoit motivé l'opinion du préfident.
d'une inflettre que les commiffaires - civils font lettre porteurs, viennent
ruction fecrète 5 il eft dit dans cette de leurs qu'ils maitres 5 &
affranchir les noirs de la domination
copioit
c'eft la raifon pour laquolle le préfident Mion Daugy qui prétend
prefque mot à mot la lettre de Cognac- de T'aflemblée lénous fommes, nous, les délégués Taffranchillement géSraig pour prononcer fur-le-champ falloir rien mcins. que cette lettre
néral des noirs. Il ne
dans cette
indifpoter les efprits. On nous peignoit
&
pour
des cannibales, altérés du fang des blancs
lettre comme
n'embraffant dans nos affections
des hommes de coulear, fafizanchillement des noirs feuls,
que les noirs, voulant mille fufils & des munitions pour fe
Jeur apportant 20
baigner dans.le fang des Européens.
fur la fin de
Voilà la manière dont on nous le préfentoir peuple contre les comnovembre 1792, afin afin de d'indilpofer le porter à nous égorger. Qu'amiffaires civils,
les commifftires civils ?
voient faità cette Tachez époque de revenir aux déportations.
Le préfident : Il oft bien évident que l'attaire du : déa Sonthonax :
de cette lectres parce que
eembre vient de la circulation avoué lui-même que cetta
Verneuil, dans les débats, fous a
de novembre.
lectre avoit circulé dans les derniers jours
2, afin afin de d'indilpofer le porter à nous égorger. Qu'amiffaires civils,
les commifftires civils ?
voient faità cette Tachez époque de revenir aux déportations.
Le préfident : Il oft bien évident que l'attaire du : déa Sonthonax :
de cette lectres parce que
eembre vient de la circulation avoué lui-même que cetta
Verneuil, dans les débats, fous a
de novembre.
lectre avoit circulé dans les derniers jours --- Page 195 ---
Vemcuil : J'obferve que je n'ai pas dit un mot de
cela. Sontho-ax: : Alors on le retrouvera dans les débats, car
je ne veux pas fans ceffe intervertir lordre des débats. lettre Je
dis donc que,
indifpoler le peuple, on répandicla En
de C Il falioit anffi indifpofer les troapes.
pailan: aux mspad-fioenrhdfonnt, on n'auroirpas réulli,
parce que les troupes n'étoient que trop difpolées à favorifer Taffranchitlemen: général. I.es foldats d'! Europe n'étant pas propriétaires, les foldats d'Europe n'ayant que des
vues PE lanthropiques, embraflant tous les hommes l'affran- dans
leur afcction, n'auroient pas manqué de protéger
chiffement général, s'il avcit pris fantaifie aux commiflaires
civils de le pronencer alors. Mais on ies attaqua d'une manière plus directe; on vonlut les enchainer par la loi, parce
qu'on favoit que le véritable mobile du foldat français étoit
l'obéiffance à la loi: en confequencer , on fuppofoit qu'il
circuloic dans la ville di Cap un décret de l'affemblée nationale qui pronençoir q7se les hormes dc couleur ne
roient
dans les
de
CA
pas être fai:s oficiers
régimens ligne.
avec ce décret qu'on ellaya de féduire les foldats; mais o1
du régiment du
ne parvint à féduire qu'une partie
Cap.
Pour vous mettre parfairement au fait de cette affaire du
2 décembre, je vais vOuS lire l'extrait de la relation officielle que j'ai adrefls à la Convention narionale.
Relation des événemons qui fe fons
al Cap dans les
sjours 2z inois de
1792.
L
premizis
ec Six femninesaprès l'arrivée des commiffaires-civils dans
la colonie, ils fe léparerent. Mes deux collègues ailèrent
vifiter les provinces de l'Ouct & du Sud; je reftai dans
celle du Nord, en réfidence au Cap français.
>> Le vceu de la France cft de faire triompher l'égalité
entre les hommes libres. Par une faite de ce même principe, & de concert avec le ciroyen Rochambeau ' gouverneur , jevoulus faire concourir les ciroyens régénérés avec
les citoyens blancs, pouries (ous-lieurenanccs accordéesaux
gardes nationales de l'empire par la loi du II décembre
1791. Alors nous avons éprouvé des réfftances qui ont
au Cap français.
>> Le vceu de la France cft de faire triompher l'égalité
entre les hommes libres. Par une faite de ce même principe, & de concert avec le ciroyen Rochambeau ' gouverneur , jevoulus faire concourir les ciroyens régénérés avec
les citoyens blancs, pouries (ous-lieurenanccs accordéesaux
gardes nationales de l'empire par la loi du II décembre
1791. Alors nous avons éprouvé des réfftances qui ont --- Page 196 ---
vétitablement caufé tous les malheureux
egité le Cap,
événemens qui ont
$3 En faifant exécuter la loi, je n'avois
faire aimer d'abord; je favois combien il pas efpéré de la
floricer à f'orgucil, de renoncer à des
en coûre de reInais Ali moins j'avois droir de penfer préjugés que ia hérédiraires: force de
nécellité, liarérér bien fenti des
le devoir la
gêter de gtands défordres, le refpect hablranss la volonté d'armale, gerantiroient l'obéiflance
pour
natioje prendrois,
pour toutes les mefures que
33 Quelle étoit moh éfreur! Des hommes
ttioies, far la foi defquels je me repofois quejavois la cru pafaécution de la loi; machinoient fourdement. pour Ils
pleine
brade les nouveaux
avoientem33 L'occafion fe citoyens, pour mieux lés aflafliner.
ilsla faifirent
préfenta d'accomplir leurs noirs projets
avec empreffemenr. Le
avoit donné queiques places d'officiers général à de Rochambeau
Ge couleur dans divers
jeunes citoyens
fépugnance des cfhciers régimens &
3 & cela fans la moindre
vint à vaquer dans le régiment foldats. du Une fous - lieutenance
fuicht que l'on vouloit metrre
Cap $ les factieux .qui
aurtes pour la compolirion des officiers, ce régiment à l'uniflon des
Four s'oppofer à l'exécution de la volonré.nationale. choifrent.ce monient Ils
Battachèren: aux foldats, ils chercherent à les exciter à la
téfebéillance, fationale
: en leur perfundant que, quand l'affemblée
M. Raymond, avoit de peimis aux braves ciroyens préfenrés par
Evoit voulu
fc former en compagnies iranches, elle
par-là lcs exclure des troupes de ligne, On
fuppola même un décret qui prononçoit
53 M. Lavaux, commandant de la province cette excluiion.. du Nord
J'informa de cette abominable manceuvre.Je fus en même 5
temps que, fitr l'invirarion de la fociéré des Amis de la
Convention femblor
nationale, la commune du Cap devcit fe rafdécrét. pour émettre un voeu coniorme à ce prétendu
i5 Le prérexte apparent de l'affemblée étoit tout autre
mais j'étois infruit que, c'étoit la véritable queftion
devoit traiter.
qu'on y
3f Indigné de tant d'audace, je fentis que le temps de
findulgence étoit pafle, qa'il falleit aitaquer le mal danis
nationale, la commune du Cap devcit fe rafdécrét. pour émettre un voeu coniorme à ce prétendu
i5 Le prérexte apparent de l'affemblée étoit tout autre
mais j'étois infruit que, c'étoit la véritable queftion
devoit traiter.
qu'on y
3f Indigné de tant d'audace, je fentis que le temps de
findulgence étoit pafle, qa'il falleit aitaquer le mal danis --- Page 197 ---
$93
fa fource; & far-le- champ je rendis une ordonnance
défendoit provifoirement toute afleiblée, méme celle AAE
commune
dela
& de la fociété des Amis de la Converition D3=
tionale.
>2 Certes, je pris certemefure à regret; je ne fignai qu'es
gémiffant un ordre qui fembloit compromettre ks
du peuple; mais je me reppclai que les clubs des monar droirs
chiens & des feuillans avoient été profcrits par les
& que ceux des ariftocrates de la peau ne mérirojent patriotesa
mieux d'être confervés.
P3S
>> Mais les dangers étoient imminens; les défaftres orri
voient à leur combie. Les factieux, ennemis de l'égalité
s'étoient emparés de tous les efprits; ils dominoient toutes 3
les aflemblées.
>> La fociété des Amis de la Convention nationale . cette
fociéré dont j'ai fait autrefois l'éloge > parce
dès fa
naiffance elle paroiffoit vauloir le bonheur de f colonie
n'étoit plus reconnoiffable. Des homes ennemis de
lois, & fur-tont de celle du 4 avril, des fuppôrs de la rou:es
devant affemblée de Saint - Marc, s'étcient Introduits cis
fon fein. Ils avoient fubjugué par leurs intrigues, réduit dars
filence par leur effronterie les.citoyens d'un efprit
au
& leur dangereufe influénce avoit transformé l'école Fotibles du
triorilme en un rendez-vous licencioux, où une bande BA de
conjurés propofoit les metures les plus furieufes, les CA3treprifes les plus téméraires, les profcriptions les plus' Injuftes, les attentats les plus atroces contre les lois & conte
les délégués de la nation, contre les chefs
contre le dogme facré de l'égaliré.
militajres, &
3> En fafpendant toute aflemblée, je chargeai le
mandant de la provinse de faire lire aux troupes ma com- prgclamation, & de prendre leur ferment d'obéir à la loi
avril.
du $
Premier décembre,
>> Alors les féditieux redoublèrent d'activiré
les foldats à la révolte. Leurs infinuations ne pour exciter
furles 73ème & 94ème
non plus que purent fur rier
Aragons du I6ême; mais 7ae il n'en
pas de méme auprie les
ai le
mandant de la provinse de faire lire aux troupes ma com- prgclamation, & de prendre leur ferment d'obéir à la loi
avril.
du $
Premier décembre,
>> Alors les féditieux redoublèrent d'activiré
les foldats à la révolte. Leurs infinuations ne pour exciter
furles 73ème & 94ème
non plus que purent fur rier
Aragons du I6ême; mais 7ae il n'en
pas de méme auprie les --- Page 198 ---
du régiment du Cap, qui trouva des
officiers, dont
infligateurs parmi des
que criminelle, auclques-uns, 5. par une conduite aufli lache
rourné leurs foldats. prétèrent le fermenr, , après en aveir déà >> fon Une partie de ce régiment voulut mettre des
ferment; une autre rerufa de le
conditions
qu'elie ne fe laifferoit pas commander prèter, des & déclara
couleur. Les agitateurs fortiferent les rebelles par
citoyens de
fiftance, par des encouragemens &c des
dans leur ré-
>' Ces dangereutes
félicitations.
un devoir impérieux celui manceuvres d'ordonner. me prefcrivirent ccmme
régiment du Cap. Je me déterminai l'embarquement du
à cette mefare > que dans d'autres d'autant plus volontiers
avoit donné bien des preuves
circonftances ce corps
il avoit adepié & fervi tous d'incivilme; les
que tour-à-tour
33 Ma
partis.
dérermination, qued différentes
pèchèrent d'cfedluer tour de fuite, circonftances m'emmonvemens feditieux s'accrurent 2 s'étant ébruitée, les
fut publiquemene
la : la réfiftance à mes ordres
arrêtai iexplofion préchée; de révolte alloit éclater ; je n'en
que par
nombreufes patrouilles.
2 décembre.
33 Le lendemain > je mis la force armée toute
difpolition du gouverneur, foit pour lui donner entière à la
snouvement, foit parce qu'il n'étoit pas
un même
fur l'énergie du corps municipal. En même permis de compter
joindre au commandant de réunir aux
temps je fis els'affembler au
troupes qui devoient
moitié dans lcs Champ-de-Mars, bataillons des
trois cents hoimes pris ,
ceuzde couleur.
citoyens blancs, & moitic dans
33 Le fixième baraillor, (celui des citoyens de
envoya 350 hommes au-licu de
couleur )
avoit mal cémpris f'ordre, peut être 15o, auili peut-être parce qu'il
pour les manaataires de la
par excès de zèle
de la mert ou de Tembarqeement Republique, qu'on menaçoit déjà
eil foit, far le fimple ordre du commandant pour France. Quoi qu'il
ledétachemente tdeshonmesde
de la province,
aux termes de ma réquifition. coknianedanaigsitarmt
3 Un infont aptès, rarut un nègre , zpofté évidemment
peut être 15o, auili peut-être parce qu'il
pour les manaataires de la
par excès de zèle
de la mert ou de Tembarqeement Republique, qu'on menaçoit déjà
eil foit, far le fimple ordre du commandant pour France. Quoi qu'il
ledétachemente tdeshonmesde
de la province,
aux termes de ma réquifition. coknianedanaigsitarmt
3 Un infont aptès, rarut un nègre , zpofté évidemment --- Page 199 ---
par les fadtieux. Il portoit un fac & ne cherchoit point à fe
dérober. aux regards. On Tarrine, Onl l'entraîne à la municipaliré, & l'on affure que l'ouvcrure du fac ayant été faite
un y trouva des cartouches.
s
>> Je n'ai pu trouver la caufe de cet incident: mais je le
regarde comme l'cffet d'une fcélérateffe aftucieufement cachée
par les ariftocrates de l'épiderme.
>> Le bruit de la découverre de CeS cartouckes fc
de tous côrés. Les facticux ne négligérent rien pour répandit alarmer
les citoyens paitibles, & les liguérent à leur parti.Ils
blièrent que les hommes de couleur fe faifoient apporter pu- des
munitions pour mallacrer tous les blancs. ( Notez que ces
prétendus allaffins ne forment pas un douzième de la population ibre du Cap,).
3> Profitant habilement de la firtation inquiète des efprits,
devenue encore plus alarmante par les bruirs qu'ils avoient
femés, ils firene battre la générale, , s'cmparèrent de quatre
pièces de canon , de 900 futils, 15,000 cartouches ; & avec
cet appareil formidable, ils fe difposèrent à marcher contre
les citoyens de couleur.
95 Infruit de ce mouvement , je me retitai auprès de
M. Fochambeau, gouverneur : qui., détenu dans fon lit
par une fièvre opiniatre, gémifloir de ne pouvoir rétablir
l'ordre par fa préfence.
> Nous convinmes que, de neur d'augmenter le trouble,
l'ordre d'embarquerle régiment du Cap ne feroit point exécuté pour le moment. Neanmoins, , pour ne pas rendre inutile le ralfen:blement des troupes, & tirer toIIt
poffible des circonftances, nous nous déterminâmes T'avanmage à faire
un dernier effort fur l'efprit des foldats du régiment du
autant pour nous épargner la dure néceflité de punir, que Cap, pour
appaifer l'effervefcence.
> Tout fus inutile 3 ordres, prières, menaces, rien ne
fut écouté.-Les conjurés difoienc publiquement que le maffacre des hommes de couleur étcit un facrifice au bien de la
solonie', que dans la ville da Cap, iZ n'y en avoiz
Z172 déjeiné. C'étoit leur expreffion.
que pour
>> Ils échaufferent, ils éleétrisérent les têtes à un tel
que les raffemblemens allèrent jufqu'à demander le
ment des ciroyens de
ieoise
couleur; & pour donner à cette péti:
urés difoienc publiquement que le maffacre des hommes de couleur étcit un facrifice au bien de la
solonie', que dans la ville da Cap, iZ n'y en avoiz
Z172 déjeiné. C'étoit leur expreffion.
que pour
>> Ils échaufferent, ils éleétrisérent les têtes à un tel
que les raffemblemens allèrent jufqu'à demander le
ment des ciroyens de
ieoise
couleur; & pour donner à cette péti: --- Page 200 ---
a
ton Un caradère plus
€96
adreflée par la
grave, Les ils voulurent qu'elle me flr
de condelcendre municipalné. à cette
magiftrats eurent
> Moiqui connoiflois demande.
Timpudeur
j'aurois péri plutér que de les difpoliticns livrer
des
bourreauix. Je me contentai donç ces malheureux pécidionnaires, a leurs
Tetirer dans leurs domiciles
de leur enjoindre de fe
ordre aux cizuyens
refpedtifs, Je donnai le même
fous la fauve-garde attroupés, de la loi. 3 meitant les uns & les autres
3) Au moment où j'allois remettre
far mouvemens le
dalarmes, des cris de guerre ma proclamation, fe
des
Champ de Mars. Des cris
firent entendre
grand défordre, J'accourus pour le efirayans m'avertirent d'un
furprife, quelle fut ma douleur, prévenir. Quelle fut ma
menaçante & furieufe s'avancer tambour quand je vis une colonne
d'hommes Auflitôt à cheval, & traînant un canon, battant ? précédée
par toures les je me confidérations portai vers elle, je la joignis; 5 je la preffai
retirer. Je remis ma
d'ordre & de bien public de fe
en faire lecture; ; mais, proclamation au lieu de à un des cavaliers,
fance, il s'écria d'une voix forte donnerlexemple &
de t.cut
A après l'avoir lue : Vivela ration !
avec' an ton dérifoire,
Tinfant je fus
allons, mes amis,
o
fonnies que leur zèle entainé avoit avec M, Lavaux & quelques marchons.
>> En pallant devant les portées fur més pas.
pernombreux dérachement cafernes du régiment du
l'onmarcha
fe joignir à la
Cap, un -
de la
vers les cafernes du fixième cohorte féditieufe, &
générale avoit réveillé les
bataillon, de
où le bruir
Dès quen nous. fimes à
citoyens couleur.
en les preflant, au nom de portée, la loi je & me de jetai au milieu d'eux,
que, de fe féparer. Ils me
la tanquillité publirélifter à mes inftances: mais témoignèrent ils
le delir de ne pas
tilques qu'ils courroient, fi l'on me repréfentèrent aufli les
une ligue qui menacoit leurs
ne parvenoit pas à difliper
>). Je cherchai à leur infpirer jours & ceux de leurs familles,
du coup de fafil partit des environs queique de la confiance, 3 loriqu'un
Cap. A ce iignal, ia cohorte furieufe caferne du régimnent
canon, fuivi d'une vigoureufe fufillade,
tire un coup da
hommes parmi lefquels; je me trouvois. dirigée fur ces mêmes
égal de part &. d'aure. Quatre coups L'acharnement de
devint
canon à mitraille,
&
ceux de leurs familles,
du coup de fafil partit des environs queique de la confiance, 3 loriqu'un
Cap. A ce iignal, ia cohorte furieufe caferne du régimnent
canon, fuivi d'une vigoureufe fufillade,
tire un coup da
hommes parmi lefquels; je me trouvois. dirigée fur ces mêmes
égal de part &. d'aure. Quatre coups L'acharnement de
devint
canon à mitraille,
& --- Page 201 ---
& plus de deux cents coups de fnGl ont été tirés fur le délégué de la nation, occupé à remplir au milieu des alarmes
le minifttre de paix qui lui a été confié. Je ne dois d'avoir
échappé à la mort, qu'au foin
prirent les citoyens de
couleur de me faire un rempart 9ri leurs corps. Je me retirai
enfuite dans une mailon voifine , où je reftai jufqu'après
l'illue du combat.
>> C'eft un inligne bonheur que, > dans cette circonftance,
la confufien &c la rage n'ayant pas permis de bien diriger los
coups 3 cinq à fix perfonnes feulemen: furent tuees de perc
& dautre, & une douzaine furenc grièvemen: bleffees; de
ce dernier nombre fe trouve M. Dallas, colonel du réginent
du Cap, qui cherchoit à défarmer fa rroupe, Deux antres
colonnes, armées chacune d'une pièce de canon, venoicnr, par
des ru:s adjacentes, confommer le maflacre des homnes de
couleur.
>3 Heureufement j'étois parvénu à faire cefferle premier
feu, & ce renfort de conjurés refta dans l'inaétion. La trève
ne paroiffoit pas devoir être -de longue durée. Les citoyens
de coulear fe hâtèrent d'en profiter pour chercher leur falut
dans la retraite. Ils parvinrent à fe degnger, & fe relidirent
maitres d'un pcfte à la barrière de la vilie. Deux fortes pièces
de canon fe trouvoient a ce pofte.
33 Il n'en fallut pas davantage pour intimider los
lerfeul afpect de cette artillerie en diffipa plufieurs. factieux; La nuit
força les autres de fe retirer. Ainfi les hoftilités cefsèrent;
ainti les circonftances les plus heureufes fayoriserent le falur
de 5. à 6co ciroyens qu on efpéroir exterminer jufqu'au
dernier.
9> Ceux-cine lifsèrent aupofte dontils venoient des'emparer, gu'un petit nombre d'hommes; 5 tout le tefte de leur
troupe fe rendit au haur du Cap,, pour fe fntr du parc d'ars
tilletie qui sy trouvoit; ils remplirenr leur objet, fans commotion & avec tne molération admirable,
3 décenbre.
.33 Les. féditictx, infruits de ce campement, fifoient à la
Tome V. Qumance-foprizme Eyraifon,
P
lifsèrent aupofte dontils venoient des'emparer, gu'un petit nombre d'hommes; 5 tout le tefte de leur
troupe fe rendit au haur du Cap,, pour fe fntr du parc d'ars
tilletie qui sy trouvoit; ils remplirenr leur objet, fans commotion & avec tne molération admirable,
3 décenbre.
.33 Les. féditictx, infruits de ce campement, fifoient à la
Tome V. Qumance-foprizme Eyraifon,
P --- Page 202 ---
T198
municipalité les morions les plus
toient les efle:s de leur propre fureur incendinires; ils m'imputoutes les troupes de ligue tulfent 5 ils demandoient que
contre les cicoyens régenérés; ils iren: requifes pour marcher
de bord, & fuivis de CES hommes defcendre les matelots
d'une foule de ces miférables, ils indilci:hnés, ainfi que
tant la générale, fernan: l'effroi parcoururent la ville, batviolences ceux qui refuferoient de 3> s'unir menaçant des dernières
d'aller atraquer les citoyens de
à ieur complor, 6
dante mit heureufement obftacle couleur. à
Une plute abon95
Ileft aifé d'imaginer
l'exécurion de ce projet.
voienr accroitre les défiances combien des
ces menaces hoftiles degérer leurs craintes. En proie à hommes tous les de couleur, & exagnacion, de douleur & d'épouvanre, ils n'ofoicnt fentimens d'indiduiir.quils avoient de renrrer en ville,
céder au
quilssy rendifient.
lorlquejexigeai d'eux
s) Ainfi, quatre jours fe pafsèrent en
propolitions qui reftoient toujours fans népociations, en
faure des hommes de couleur, mais
effer; non pas par la
aui ne celfoient d'invoquer le meurtre par & celle la des ariftocrates
lafoi opofoiert d'affalliner leurs frères loriqu'ils trahifon , qui
publique, & qui,en divulgant ces
reviendroient
vouloient éloigner un rapprochement d'ou intentions: atroces,
cité commune,
dépendoit la feli5 décembre.
32 Inftruits des obftacles qu'ils "ne celfoient
réunion, convaincu que fimpuniré ne fercit d'oppofer les
à la
je fis dans la nuit mettre en état d'arreftation quel les enhardir,
pour les livrer à la juflice nationale.
plus connus,
6 décembre.
33 Cette mefure ayant efrayé les agirareurs &
paroiflant rérabli, j'ordonnai aux
de > Tordrs
renrrer. Le fecrétaire de la commillion citorens fir
couleur de
leurs inquiérudes, & de lcs prévenir
chargé de diliper
contre avec le gouverneur & lcs corps populaires.Je que f'irois àleur renchargeai
quel les enhardir,
pour les livrer à la juflice nationale.
plus connus,
6 décembre.
33 Cette mefure ayant efrayé les agirareurs &
paroiflant rérabli, j'ordonnai aux
de > Tordrs
renrrer. Le fecrétaire de la commillion citorens fir
couleur de
leurs inquiérudes, & de lcs prévenir
chargé de diliper
contre avec le gouverneur & lcs corps populaires.Je que f'irois àleur renchargeai --- Page 203 ---
aufi le fecrécaire de leur dire combien ils avoient acqais de
droits à mon eftine & a iha teco:noillance ; comnbien ilsr
s'éroient rendus dignes des bienfaits de la mére-parrie, en'
défendant la nii: précédente, contre les elclaves
le pofte du haur du Cap qui fait garanir la ville. révoltés,
> Mon mellage eut le fuccès le plus complet; les
de couleur fe mirent d'abord en marche : je les reçus citoyens à la
barrière, avec les autorirés réunies & un dérachement de
dragons. M. Pinchinat, 3 leur frère, qui m'a
dans cette crife ditlicile, me remit une pérition beaucoup dont ils feivi
voient chargé, & nous entrâmes en ville en2 bon ordre l'ade la trompette guerrière.
au fon
92 J'ai cru que l'éclat de cette rentrée convenoit aux
eoniances, que c'étoit un hommage à
cird'attachement aux enfans adoptifs de la l'égaliré > un tribur
noiflance de leurs droits, dont la folemnité France, une reçonment ceux qui ne cellen: de les leur difputer. frapperoit utile-
>> Dès que le fixième batailon fur rentré dans
la municipalité & quelques membres de la commiilion fon quartier >
termédiaire me demanderent le débarquement des
ins
trioifme. fous prérexte qu'ils n'avoient pèché que par excès factieux, de
pa-;
32 Quel parrioti(ime, grand Dieu ! D'implacables haines,
desvengeances cannibales, la foifdu
la haine de la France, T'horreur de Tégalitét fang, livrefle du crime,
93 Je rejerai cette propofirion 5 les officiers
fiftèrent. Je répondis à lent dépuré, le fameux municipaux inThiband, me menaçoit d'ane infurredtion Larchewvefque- &c
de la atets comme d'sne fuite néceffaire de de la perte
de ce qu'il appeloir les bons citoyens,
l'arreftation
des
que maigré les
agitateurs 3 je favois que leperple étoit
effores
voyoit avec plaifir délityré des fecléra:s qui calmes qa'u
finiroit
l'égaroieni >
par connoitre fes enneris , que ceux-la méritent
regardés comme tels,
fc
fart
qui déclerent proteileurs des
guru refes s'il falloit d mes ennemis, à ceux de fedirizux j
ceux de légolité, après to:s les
la loi 3 2
ma poierine étoit ouverte à leurs crimes, un attentat de
ctoit celle du patriocifme,
la coups ; mais que ma RETA
que France fauroit me
P 20 2 venger.
es enneris , que ceux-la méritent
regardés comme tels,
fc
fart
qui déclerent proteileurs des
guru refes s'il falloit d mes ennemis, à ceux de fedirizux j
ceux de légolité, après to:s les
la loi 3 2
ma poierine étoit ouverte à leurs crimes, un attentat de
ctoit celle du patriocifme,
la coups ; mais que ma RETA
que France fauroit me
P 20 2 venger. --- Page 204 ---
2c0.
39 Ces pareles pronencées avec l'énergie
fient ceflersl lesi insporiunstés, &il ne ie Fréienta du'femimenr? fles de
follicirenrs pour.des fcclérats, quej'envoyai a la
nationale.
C
Convention
8 décembre.
i aA
93 II me reftoit à punir le délit da régiment
A
donner par cette punition un grand exemple dCipA à cecx
feroient tenvés de fe laitler couompre pour 1affera la qui,
lonte natienale, F'ordenhai Temnbarquement de CeLX
von
fur le proees-verbaldu commiflaire auditeur des guerres, interis
s'éroient formellement rerufés à l'exécution de ia lci du qui 4
ayril. wS dnn 192 3 7!
sb
DI si,
Iss Mon ordre fut exéctiré par M. le gouverneur avec 11 une, 0
formeté bien propre à en impoler, & ces rebelles ont diéle
voyés- à la Convention nationale,
enn
>3 Depuis ce temps 3 la tranquillité règne au
1s ag
5b
Cape T
s II ne fau: pas cependant fe tomper far lesi
de, calme; il ne faur pas. fe livrer à trop de confiance apparencesl dans!
là paix qui vienr de. fe faire. Un peuple acconiumé à fe laifler
conduire par des traitres, par des honmes alrérés du. fang'
africain, pour quil'égalité eft un fupplice, 6: quien
fans ceile le fyBeme: Ce peuple a coup sûr renouvellera blament
fouvent-des fcènes ahligenntes, f pardes lois féveresla trop,
parrie ne prévient pas les attèntats de fes agitareurs,
mere9j Sansla réunion franche & loyale des blancs avec les
perfonnes decouleur anègrès libres, hulle efpèce debicn ne
peur fuecéder aux maux de la colonie. Les (cclérats
nainvent pas 45 loi du 4 avril, ceux' qui confervent
gui
ien inenr de haine comrre les nouveaux concitoyens qucique que la
France leara donres, ne font pasfaits pour relpirerlair de.
Saint Domingte:'le déferdre sy entretiendroit par
leur abirde atiftocratio priveroitla France d'une imporrante eux, &
pofleflion.
>> Cunra moi, dévoué aubonheur de ce
delir d'v conferver fordre, en arendant que de pays, pius pleindu
riefures fcien: prifespar la Républi ique, jeddurveillrai grandes oous
France leara donres, ne font pasfaits pour relpirerlair de.
Saint Domingte:'le déferdre sy entretiendroit par
leur abirde atiftocratio priveroitla France d'une imporrante eux, &
pofleflion.
>> Cunra moi, dévoué aubonheur de ce
delir d'v conferver fordre, en arendant que de pays, pius pleindu
riefures fcien: prifespar la Républi ique, jeddurveillrai grandes oous --- Page 205 ---
20r
les trakgressf'oppaferai à Jeurs crimes une bartière d'airain;
& ii ie parvions à les confarer, j'étendrai fur eux le bras de
la jullice; je demanderai vengeance à la nation des malheurs
qu'ilsautont caufés.
>> Je commiflaire civil de la République françaife 3 idélégué à Saine-Domingue,
3> Signé, Sontlonax 32,
Kerneuil: Il 1 n'ya a pas: Sur lafoipublique.
Sonshenax: Cen'eft pas à yous à lire pour moi.
Diny : Nous allons vous prouver toutes les. calomnies
qu'eil: contient.
Sonthonax : Ilyzeu deux relations de cette affaire; celleci n'eit qu'un extrai: de la grande relation.
Vernetil: Je prie d'interpeller Senthonax de déclarer à qui
eft adreiiée la pitce qu'il vient de lire.
Southonax: : La pièce que je viens de lire eft l'extrait de
la reiarion ofnicicile del la journée du 2 décembre > envovée à
la Convention nationale 5 de cet extrait ont été faites plulieurs
- copies, que j'ai envoyées aux fociérés populaires des ports
- de mer; à la commune de Paris, lorique Petion écoit miaire,
& à la lociété des anis de la liberté & de l'égalité > féante
auxjacobins,
: Je n'ai point la à la commillion des colonies la grande
relarion quie j'avois faite, parce qu'elle eft au moins double
de ce que je viens de vous lire', que cela ne feroit
longer lesdébars, &cquedans cette relation extraite ateues
tous lcs événemens qui font dans la relation officielle. Cette
relation officielle eft dans les archives de la commiflion des
colonics. l'réfulte, 1o. de l"relarion que je viens de vous
lire, que'la première caufe des événemens défaftreux des 2
décembre & jburs faivans, réfide dans le refas de régimnent
du Cap d'exécuter la loi du 1 avril. J'ai dit que, lorfque
j'ordonnai lc taffemblemcnfdies troupes de ligne pour recevoir
leur ferment à cetre ior, ii circuloir dans les cafernes un
faux décret à la fareur duqucl on faifcit crcire aux foldats
P;
'la première caufe des événemens défaftreux des 2
décembre & jburs faivans, réfide dans le refas de régimnent
du Cap d'exécuter la loi du 1 avril. J'ai dit que, lorfque
j'ordonnai lc taffemblemcnfdies troupes de ligne pour recevoir
leur ferment à cetre ior, ii circuloir dans les cafernes un
faux décret à la fareur duqucl on faifcit crcire aux foldats
P; --- Page 206 ---
gueles hommes de couleur étoient 10:
faite Je prouve cette affertion. Voici la exclus despleces d'officiers.
à ce fujet par le
déclaration qui m'a été
Lavaux.
conamandant général du Nord,
7II lit:)
Commifion nationale civile.
ee Aujourdhui trente novembie mil
douze, à une heure après midi,
fept 'cent quatre-viagenational civil, délégué aux Ifles pardevant françaifes nous commiffaire
fous-le-Vent, blique;
pour y rétablir l'ordre & la de TAmériquede notre écrivant fous nous le fieur Marc, l'un tranquillité des
pumandant fecrérariar, eft cemparu M. Erienne
employés
provifoire de la Frovince du
Lavaux, comfrançaile de
Nord de la
avoir entendu Sant-Doninese dire
> lequel nous a.dit & partie
fieurs dragons & foldats, par plufieurs ofliciers, & même par déclaré
leur publioient & leur montroient que des ciroyens de la ville du
par
&
lequel les citoyens de couleur libres qu'il exiftoit un décret, >
prétendre aux places d'officiers dans les ne pouvoient point
fous-lienrenant au feizième
régimens. M.
la même maifon
régiment de dragons, logé Préaud,
venu leur faire confidence que mondit fieur Lavaux & fon parent, dans eft
même ne prétaffent point le qu'il ferment craignoit que les dragons
avcil, par rapport au décret prétendu exigé par la loi du 4
toyens de couleur de toutes les places qui d'offciers, excluoit les ciqulhuaserendu qu'il étoit
Déclaré
un inftant de leur nidéiiré à la trop sur des dragons pour douter
avoir à déclarer, & a figné le préfent loi: quieft tour ce qu'ila dit
avec nous.
5> Signe, Etienne Lavaux, Sonthonax & Marc,
99 Et le lendemain premier du mois de
comparu denouveau pardevant nous mondit décembre 3 eft
lequel nous a déclaré
fieur
à tix heures du matin qu'après au
avoir fait préter le Lavaur, ferment
s'eft de fuite taniporté fur corps le d'arillerie des colonies, il
le feur Laroze, brigadier di feizième Champ de Mars, y a trouvé
régiment, qu'il llui a
Lavaux, Sonthonax & Marc,
99 Et le lendemain premier du mois de
comparu denouveau pardevant nous mondit décembre 3 eft
lequel nous a déclaré
fieur
à tix heures du matin qu'après au
avoir fait préter le Lavaur, ferment
s'eft de fuite taniporté fur corps le d'arillerie des colonies, il
le feur Laroze, brigadier di feizième Champ de Mars, y a trouvé
régiment, qu'il llui a --- Page 207 ---
demandé pourquci les troupes avoient l'air de balancer s'ils
préteroient ou non le feren: à la loi du 4 avril; que le
brigadier lui a répondu que pour lui il failoit vaeu de le
prérer, mais guril avoit enrend dire qu'il y avoit un décret
qui excluoit des places d'ofliciers les gens de couleur.
>> Que fur les dix heures & demie, les troupes rendues fur
la place du champ de Mars, le régiment ci-devant RoyalCom:ois, le régiment ci-devant Walich, préerent le ferment
d'êrre fideles à la loi, hors un teul foldac de Walfeh, qui
s'écria que jamais il n'obéroit, bqu'il n'en vouloit point
avoit un dicret contraire; qu'eafuire, ils'cl-préfenté
9ra2 le régiment du Cap; qu'après lui avoir fait lecture
deliproclamacion de M. Sontemas.ilainsmpelle M.Datlas,
cclonel, de préter ferment, ce qu'il a fait, i! l'a cxigé de
MM, les officiers les uns aprés les autres; que M. Ducret,
premier capitaine, a fait le fien avec la reftriction qu'il s'en,
iroit en France; qu'il lui a obferv: qu'on n'accepicit point
de ferment avéc des rettrictions, qu'on ne pouvoit le faire
que pur & fimple 5 qu'il a répondu que pour lors il le
feroit.
> Pendant tout Ce dialogue, une quan:ité confidérable de
ciroyens excitoienc les foldats du régiment à ne point prèter
le ferment, d'une voix alles hauite pour êure enendus de tout
le monde,
>> Tous.l:s cfficiers ont prèré le (erment. La troupe interpellée àle preier a réponde qu'elle n'en vouloit rien faire;
gu'ily avoit un decre. contraire; que jamais ils ne receyroient
ni obeiroient à aucun noir O: mulatre.
>2 Ou'ils fe font échappés en toute forte de mauvais
propos; que les citoyens qui les environneient fe font mis
à ( cvier bravo 3 régiment dx Cep, & ont applaudi
des claquemens de mains; que pour lors il a interpelle REC le commilfaire audireur des guerres d'envoyer chercherila loi pour
en faire lecture, & jeur prouver que les citoyens de couleur
librs iouifbient de tous les drcits poliriques. La lecture
fie. il leur a éré demandé de nouveau s'ils prètoient fermat doure filsies à cette dite loi; ils ont tous periifté dans
leur refus avex pius d'audace que la'première fois: nouyeaux
P 4
il a interpelle REC le commilfaire audireur des guerres d'envoyer chercherila loi pour
en faire lecture, & jeur prouver que les citoyens de couleur
librs iouifbient de tous les drcits poliriques. La lecture
fie. il leur a éré demandé de nouveau s'ils prètoient fermat doure filsies à cette dite loi; ils ont tous periifté dans
leur refus avex pius d'audace que la'première fois: nouyeaux
P 4 --- Page 208 ---
spplaudiftimens dans leur
de lapart des citoyens qui les encourageoient
défobéiliance.
2> Déclare : comme il fe retiroit auprès da commiffaire
national cisil, a entendu dans un grouppe de citoyens
prononcet que des officiers éroient fortis du rang pour
derrière ia troupe, 2 & l'encourager à ne point préter paller le D
ferment,
à >Qai etitout ce que ledit feur cemparant a dit avoir
déclarer, &uf figné avec nous ie préfent au bas de chaque
page &ala fin.
Signi, LAVEAUX, SONTHONAX & MARc,
. Voilàla déclararion ou procès-verbal du; 30 novembre
Ce procès- verbal confate d'abord qu'il circuloit un 1792. faux
décret dans les cafernes, en verru dequel on faifoit croire
2ux foldars que Fatlenbiée légiflative ne vouleit pas que les
hommes de couleur fodent admis aux fanus-lieurenances dans
les régimens. Ce décret étoit tellement circulant & exiftant,
cue le lendemain, iorfqu'on exigen du régiment du
le
ferment à Ial loi du 4 avril, le regiment-du Cap ne Cap voulut
pas le préter. Un foldat du régiment de Walich s'écrie
ne le prèrera jamais, parce quil exife,un décret contraire, qu'il
Il eit une pièce effentielle à vous lire; c'eft le procès-verbal
dep prefarion de fersnent rédigé parle commiflaire des guerres.
Ce procès, verbal eft ligne du gouvemeur général, du commandant de la province, de Vadjudanegeneral de l'armée 9
de Tadjudant-mnjor de. la place sui eft ici, du fecrétaire de
la place qui eft ici, & du commiffaire auditeur des guerres,
qui ef ici,
(II lit.)
ct Arjcufdhai premier du mois de décembre de lannée
mil fept cont gutre-ving-douse, à onze heures un
du matia, on dn ville du.Cap français, ille
quart
nous, Pierre-Jolaph
St-Domingue,
Leborsne > commillaire anditeur des
guerres, nous fommes tranfportés, àfheure
au ChumpdrNtas-doindte ville, d'après ci-dcfiusindiqués les ordres
que
res,
qui ef ici,
(II lit.)
ct Arjcufdhai premier du mois de décembre de lannée
mil fept cont gutre-ving-douse, à onze heures un
du matia, on dn ville du.Cap français, ille
quart
nous, Pierre-Jolaph
St-Domingue,
Leborsne > commillaire anditeur des
guerres, nous fommes tranfportés, àfheure
au ChumpdrNtas-doindte ville, d'après ci-dcfiusindiqués les ordres
que --- Page 209 ---
20f
nous en avions recus de M. Eieune Laveaux, commandant
del la province du Nord, & en chef dans cette ville, par l
malad:e de M. Donarien Rochambeau, gouverneur 'de la
carde françaife de Saung-Domingue, pour fuire aux troupes
réunies audit lieu du Champ-de-Mars, en vertu d'ordse
donné par M. Laveaux, la lecture d'une proclannation en
date du jour d'hier, de M. L.eger - Félicité Sonthonax >
commifaire national civil délégué aux ifles françaifes de
Amérique fousie-rent, & pour y prendre le ferment des
oficiers, fous-oficiers & foldats, de faire ponctuellement
exécuter les lois & notamient celle du 4 avril dernier 3
par lnquelle les ciroyens de couleur & nègres libres ont
obtenu les mêmes droits politiques que les citoyens blancs
de la colonie.
>> Rendu audir lieu du Champ-de-Mars, accempagné de
MM.1 Laveaux, Gallineau de Gafcq & Augulte de Grafle,
adjoints, adjudanegénéraux de l'armée, Charrier, adjudantmajor de la place, & Boizé, fecré:aire de la place, qui
ont aflifté les uns & les aures, tant à la leéture de la proclamation qu'à la preftacion de ferment, nous avons trouvé
les troupes réunics fous les armes, favoir, une foible partie
du fecond bataillon du foixance-rreizième régiment d'infenterie, le focond batalion du qusmesingngestorsiène régiment d'infanterie, le régiment du Cap, 2l'exception desi
grenadiers dudit régiment, dérachés dans les divers camps (
de la partic du Nord dans cette colonie, & enfin du détachement du feizième régiment de dragons.
9) Nous aurions de fuite procédé à la lecture de la proclamation de M. le commiffaire national civil & à la preftation du ferment, en le prenant individucllement de chnque
officier 5 de chaque fous- officier &. foldat des différens
corps ci- deffus énoncés, ainfi que d'une partie du détachement da troifième bataillon de T'Aifne, en garnifon en
cette ville.
>3 Nous aurions commcncé par le foixante-treizième régiment,
le quarre- ving-quatorzilme régiment,, & enfuire TE détachement dub troifieme baraillon de T'Aifnes
dont T officiers, fons-cfliciers & foldats de ces trois corps
en: prèté le ferment; fans reftrittion, de fe feumettre &
ainfi que d'une partie du détachement da troifième bataillon de T'Aifne, en garnifon en
cette ville.
>3 Nous aurions commcncé par le foixante-treizième régiment,
le quarre- ving-quatorzilme régiment,, & enfuire TE détachement dub troifieme baraillon de T'Aifnes
dont T officiers, fons-cfliciers & foldats de ces trois corps
en: prèté le ferment; fans reftrittion, de fe feumettre & --- Page 210 ---
d'exécuter la loi, & tel qu'on devoit l'attendre de foldats
citoyens français & des vrais enfans de la patrie.
du
> auquel nous
5>
Nous aurions paffs au régiment ci-dellus Cap énoncés, la
avons fait, ainfi qu'aux trois coups
les officiers
lecture de la proclamation, tant à mellieurs
du
Ayant e
fous-officiers &c foldats dudit régimen:
M.Dallas,
terpellé meflieursles officiers de prèter le
TE
colonel commandant à ia tête de fes officiers, ont dernier. juré de
fe foumettre à la loi, notamment à celle du 4 avril dudit ré-,
Interpellant enfuite les fous- officiers & foldats leurs ofgiment s'ils vouloient prèrer le même ferment que
être
ficiers, plufieurs foldats ont dit qu'ils ne vouloient n'en pas recommandés par les citoyens de couleur, & qu'ils
cevroient aucun pour officier fi on leur en donnoit,
fous-officiers & foldats
M. Laveaux ayant expofé aux
des foldats
dudit réginient du Cap quil ne penfoit pas la que loi
français puffent fe refufer à fe foumettre à
defdi:s lorfqu'elie fousavoir parie, nous aurions bien fait, les à la inftruire demande de ce que la loi
officiers d'eux, & foldats, la lecture pour de la ioi du 4 avril dernier en
exigeoic faveur des citoyens de couleur & negres libres; nous fuivant, leur
aurions fait en outre la leéture de celle du 22 juin des cOrelative aux commiffaires civils
la V pacification de ladite loi oû il
en
fur-tour à
Rets
lonies, La appayant
(aux ordres des commilfaires civils)
eft dit:. déjobélfarce comme crime de haute-trahifon é ce:x quis'on
fera regardée
feront envoyés en myeni avec les picces
rendroient coupables délit
être
e jugés fivant
confateront le
3 pour
pourfutivis
f rigueur des lois.
auffi
de ces deux lois & la harangue
9> Après la lecture
leur a faite M.J.aveaux, T'opipatriotique deldits qu'énergique fous-officiers &r foldats n'ayant pas paru changée,
nion M. Laveaux auroit ordonné que le ferment far pris individuellement de chaque fous-officier & foldat dudit régiment du Cap, pour avoir par écrit le nom de ceux refu- qui
fe foumertroient à la loi & le nom de ceux qui sy il
feroient; à quoi ayant procédd fur une lifte fous-cfliciers nominale, &
S fe roit trouvé qu'une foible parie defdits
'énergique fous-officiers &r foldats n'ayant pas paru changée,
nion M. Laveaux auroit ordonné que le ferment far pris individuellement de chaque fous-officier & foldat dudit régiment du Cap, pour avoir par écrit le nom de ceux refu- qui
fe foumertroient à la loi & le nom de ceux qui sy il
feroient; à quoi ayant procédd fur une lifte fous-cfliciers nominale, &
S fe roit trouvé qu'une foible parie defdits --- Page 211 ---
ldats dudit régiment du Cap s'eft refulée de faire le ferent, cn alléguant qu'ils vouloient voir le parti
à cet
les
dudit
oient
égard
grenadiers
réginent a: ER:
que l'autre partie a dit affirmativemen: qu'elle ne vouloit
ur officier dans ledit régiment aucun officier de conlsur;
au furplus, ils (e foumettoient tous à la loi, à I'exption de celle du 4. avril. Et enfin, après avoir fini cetie
ération > nous aurions demandé au
en mafle s'il
rfiftoit dans fa réfolution, & fic'étoit aFTIER celle qu'il a
oulu énoncer ; à quoi tous les fous-officiers & foldats dudit
giment du Cap ont tous répondu que c'étoit-là leur veu,
qu'ils ne recevroient dans ledit régiment du Cap, comme
ficier, aucun homme de couleur.
>3 Nous avons de fuite paffé aut détachement du feizième
giment de dragons,
prendre le ferment individnel
es ofliciers, nemtalene & dragons: après leur avoir fait
éture de la proclamation fufdite de M. le commiflaire naonal civil, en même temps les officiers & fous- officiers
dragons ont prêté le ferment, avec l'emprellement & la
anchite qui diftinguent leur patriorifme & celui de ceux
ui ont l'honneur de commander d'aufli braves foldats, que
élés obfervateurs & défenfeurs de la loi.
35 L'opération étant terminée à une heure & un quart de
après-midi, & les différentes troupes s'étant retirées, , nous
urions dreffé le
procès-verbal, que nous avons figné
vec meffieurs EEET Gallineau de Gafeq, Augufte de
Grafle, Charrier & Boifé, au bas de chaque page &c à la
in; après avoir été de nous paraphé par première & dernière, pour fervir & valoir ce que de raifon.
9> Signé, Er. LAVEAUX, LEBORGNE, GRASSE, GALLINEAU DE GASCQ & CHARRIER.
/
à nous remis
M.
>> Pour copie conforme à l'original
par
Leborgne, commiflaire auditeur des guerres, 2
MARC, fecrétaire ad hoc.
Lés colons m'ont demandé, dans le cours dos débats, ou
la
in; après avoir été de nous paraphé par première & dernière, pour fervir & valoir ce que de raifon.
9> Signé, Er. LAVEAUX, LEBORGNE, GRASSE, GALLINEAU DE GASCQ & CHARRIER.
/
à nous remis
M.
>> Pour copie conforme à l'original
par
Leborgne, commiflaire auditeur des guerres, 2
MARC, fecrétaire ad hoc.
Lés colons m'ont demandé, dans le cours dos débats, ou --- Page 212 ---
javcis spprisiqu'il avoic-circulé ui faux décret, qui port
gu'en ne pouvoit donner de places d'officiers aux hoiom
de couleur, Je viens de vous fournir deux pièces, dontru
prouve d'abord qu'il circulcit dans les calernes un faux C
Cret, en yertu duquel les foldars fe croyoient bolneme
autorifés à refufer Tobéillance à Ja loi du 4 avril. Cer
j'avois bicn le droit de foupconner l'exiftence de CC fa
décret: quand un officicr- géncral, chargé de la furveillar
des cafeines, de la grande police des troupes, vient me a
honcer un fair auill grave, il métite bien d'e're cru, Ii
pas feulement fur fa parole, mais aufli fur cclle de tous
autres oficiers quilei en avoient fait le rapport. Peutdouter de l'exifence de ce "faux décret, d'après ce
arrivd le lndemain, lorique f'ai voulu faire prèrer qui a
troupes le ferment'a la ici du 4 avai? Quoi!
foldats répondent: Nous préterons pas ie ferment, lorique par
qu'ii exifte un décret CELINIE > il leroir pernis de dout
del'exiflence de ce faux décret ! Favois bien le droit, je
père, d'atiembler la troape pousr lei faire renouveler
forment à l loi du 4 avril, toutes les fois que je le jugeo
néceflaire, Je n'avois pas beloin ponr cela de la
du commandanr de la province diz Nord; & la preuve déclaradic g:
les troupes étoient ébranlées, c'ef le rofas du régtment C
Cap det prêter ferment, celui du régiment de Valich, do
tin foldar s'écrie qu'ily a un décret contraire , -qu'il
bien prétera pas le ferment à tne loi qui a é:é révaqués. Il C
évident que la caufe des malheureux événemens da
décembre fe trouve dans ie refus du régiment du
prérer le ferment à la lci du 4 avril. Dans quelles. circon Cap
tances fe trouvolent les hommes de couleur : ils ferrcuvoiel
menacés dansinjouiffance de leurs droits; ils voyoient s'év
nouir les, cipérances que leur avoit donniées la France, pa
la circulation d'un faux décret quion affuroit êues vétirabl
Dans ces circonftances, n'éroit 1l pas. periis anx homme
de cogleur de felivrer à des défiances? Jortqu'on les m
macoit de leur taire perdre icurs droits. civils & poliriques
ne leur étoit-il pas periis ciors de fe niettre jous les armes
de fe réunir dans leuts caternds? faut-J il être étomné que
dans les parrouilles ordonnées parle commifiaire civil
maintenir la tranquilité publique'pil'air eu foind'y metti pou
1l pas. periis anx homme
de cogleur de felivrer à des défiances? Jortqu'on les m
macoit de leur taire perdre icurs droits. civils & poliriques
ne leur étoit-il pas periis ciors de fe niettre jous les armes
de fe réunir dans leuts caternds? faut-J il être étomné que
dans les parrouilles ordonnées parle commifiaire civil
maintenir la tranquilité publique'pil'air eu foind'y metti pou --- Page 213 ---
hchunies de conlenr, puifque c'eft la vie, > Phonneut 2
iftence civile & politique des hommesds coulenr qui eft
acuéc? En. vous faifant part de la relarion cfficielle des
éhcmens 3 j'ai du ncttre fous vos yetix les piceisa Tarpuix
feroir trop iong de vous les lire toutes. Je me bornerai
ne à vous lire, ro.le proccs-verbal du commanbaux-genéel
la province du Nord far ces journées; 29. le proccs-verbal
it par l'ofhicier commandant lartillerie, lorique Vernenil
venu fe failir des cafernes. Après ccla, je me bornerai
une fimple analyle des aurres pitces, patce que Ja comiflion a toutes ics pièces relatives alccs malheureux evémnens dans fcs arehives; elie feralaméme de lesiconfulter
de les apprécier. Je paile tout: de fuite à la déclaration
ire, par hn-eommaniaw-genéal de Ja province- du Nord,
5 les événemons qui fe ionr pallesle decembre & joursi
ivans.
u
rnd
(II lir)
: >
léclaration de M. Intaix commandar: provifoure de la
province du Nord, relatiye aux troubles gui ont e: lee au
Cap le 2 du mois de décen.bre dernier.
>) Aujowd'hui huitième jour de décembre mil fept cen:
untre-vingt-douss, vers les dix beures du' matin, pardevant
ous cominiffaire national - civil delésné aux iflas rancaifes
C l'Amérique fous-le-vent pour rétablir l'ordre & la tranwillité publique, écrivant fous nous len fieur Mate, emloyé à notre fecrétariat, eft compart M. Erienne Lavesus,
ommandant provifeire de la province'du Nord de la partie
tançaife de Saint-Domingue , lequel nots a dit & déclaré
urayant eu ordre de M. le gouvefneur el vertu d'une réinnion de M. le commifaire narional civil, il eft d'abord
oicenda for la place du Champ-de-Mars; qu'ily a trouvé
Jaciife , commmandane- général ies gardes nationales;
u'aprés slni avoir demandé fi lest cinomante hommes par
pataillon de la garde natienale ailoieng le rendre fur la
place, conme il lui avoit éte enjoint par la réquifition de
bi. le commilaireg qu'il lui a dré répondu qu'il avoit donué
lepordres, mais quil doutoit qu'ils fullen: mis 2 exécution;
la place du Champ-de-Mars; qu'ily a trouvé
Jaciife , commmandane- général ies gardes nationales;
u'aprés slni avoir demandé fi lest cinomante hommes par
pataillon de la garde natienale ailoieng le rendre fur la
place, conme il lui avoit éte enjoint par la réquifition de
bi. le commilaireg qu'il lui a dré répondu qu'il avoit donué
lepordres, mais quil doutoit qu'ils fullen: mis 2 exécution; --- Page 214 ---
qu'avfitôr le fixième baraillon arriva fur la
en
que M. Lachaile, 5 érouné du nombre, S ecri2 - place de ce enti
én avoit plus que l'ordre ne porioir 3 qu'à l'inftant qu'i
déclarant domna des ordres pour renvoyer
le fle
ordre fur tout de fuite & poncuellement exécu Texcédent, lequ
tendit les dérachemens des cinq aatres bataillons é; qu'on
de onze heures 5
juiqu'ap
1 Qu'auflicôr M. le commiffaire national
pagné du fieur déclerant & de rous les autres civil, officiers accoi
l'état-major, ie rendit fur la place, où toutes ls
éroient en bataillon & fous les armes; que M. le troup
niffaire exigea le, ferment des foldats du régiment con
Cap;
>3 Que malgré ces remontrances fur leur
béitlance à la lois ils fe font obftinés à ne point première le déf
rejeiant ieur refus fur ce que la compagnie des prère
étoit au camp Clariffe, & qu'ils deliroient la confulre grenadie
que pour lors les citoyens mal-incentionnés, qui étoient
tres-grand nombre, fe font écriés : Me le prètex pas ! N
Robequin, ci- devant capitaine du bataillon de
nommé depuis peu capiraine audit régiment du TAine, se s >
avancé, & a dit à M. le commiffaire nacional
venu de France
que
a
régiment du Cap, pour dont proréger il étoit & fourenir la lois fi,
rebelle, il prioit M. le commiflaire membre, s'obitinoit à èt
fion.
d'accepter fa démi
9> Que le régiment pour lors demenda
pour agir de concett avec les grenadiers, quelques G
momer
roient alors leur ferment. Par elprit de douceur qu'ils fans
M. le commiffaire accorda
E
toutes.les
de
ce délai; l'ordre fur donné
inflanrTon troupes entendit rentrer dans leurs quartiers. Au mêm
beaucoup de citoyens
un nègre chargé d'un fac,s'écrièrent: : tirer delfus, qui, ayant V
que beaucoup de foldats ont couru aprés, & ont cuex-le
le coucher en joues, que lui Lavaux s'eft écrié : voul
lc ene let futperiqu'onal lailfe échapper
& arrêtez
a apporté à Thétel de: ville un fac plein Thomme, de
qu'oi
que.fur la place le bruir fe répan.lit
cartouches
que c'étoit un fa
'un fac,s'écrièrent: : tirer delfus, qui, ayant V
que beaucoup de foldats ont couru aprés, & ont cuex-le
le coucher en joues, que lui Lavaux s'eft écrié : voul
lc ene let futperiqu'onal lailfe échapper
& arrêtez
a apporté à Thétel de: ville un fac plein Thomme, de
qu'oi
que.fur la place le bruir fe répan.lit
cartouches
que c'étoit un fa --- Page 215 ---
A1X
de bifcuit qu'on, a; pporroit au Gvième bataillon qui éroit fous
les armès depuis fort long-temus;
53 Que les troupes rentrées dans leurs quartiers refpoctifs, des
la genérale avoit été battue da, côté de Yarfenal; que
citoyens avec des matelots s'éroient tranfporrés audit arfe- de
nal, s'étoient empares, de plus de neuf cents fuffis &
plutieurs pièces de canon; que vers les une heure,dn Champde-Mars onl entendit batire la génerale de tous côrés; que
le fieur déclarant defcendit fur le perron du gouverneur, 2
qu'il entendit le brait des canois & les clameurs du peupic qui crioit : marchons 2 marchons !
nationale,
9, Que M.Lachaife, commandant de la garde
étoit avec lui fur le perron 5 qu'ils fe mirent en marche
pour aller au devant de cette colonne, leur repréfenter
qu'ils étoient rebelles à la loi, & qu'il falloit ablolumentrentrer les canons o ils les avoient pris ; qu'il ne foufftiroit
pas que les canons allaffent plus loin;
>> Que lui Laveaux fe mit devant la bouche du canon,
en leur criant qu'il ne quitteroit pas cette place; qu'auiitôt M. Gervais, 3 citoyen qui étoit à cheval, fur le fanc
gauche de la colonne, d'un ton furieux leur cria : F..,
march. 2 donc; poulfer-les il faudra bien qu'il aille, (Noiez
étoit dans ce moment à côté du petit pallage qui
1 dans Thotel-de-ville: ) Pour lors les canonniers. bourgeois ont toujours trainé le canon en poullant les roues
dans les janbes du fieur déclarant, qu'ils avoient entordllé
dans un des traits; ilsl'ont trainé juiqu'a Yentrée du Chaa
de-1 Mars, vis-à-vis le pavillon occupé ci- devant par M.
Cambefort; qu'au même moment M. ie commilfiaredational
civil, efcorté de deux officiers municipaux & de plofieurs
officiers de l'état-majar 9 s'eft préfenré devant cete colomne
rebelle, leur a demandé quelles étoi nt leurs inrentions &
Jeurs projets, leur a remontré leur rebellion à la loi, &
leur a dit qu'il alloit leur faire ledture d'une prociamation
qu'il venoit de faire;
>> Que le fieur Gervais prit la proclamarion, &c à haute
& intelligible voix en fit lesture, & d'un ton res-ironique,
après la lecture, il s'eft écrié: yiye la Ration ! mais marchons
zoujours ;
ne
rebelle, leur a demandé quelles étoi nt leurs inrentions &
Jeurs projets, leur a remontré leur rebellion à la loi, &
leur a dit qu'il alloit leur faire ledture d'une prociamation
qu'il venoit de faire;
>> Que le fieur Gervais prit la proclamarion, &c à haute
& intelligible voix en fit lesture, & d'un ton res-ironique,
après la lecture, il s'eft écrié: yiye la Ration ! mais marchons
zoujours ; --- Page 216 ---
civil & le ficur de
$> Que M. le commnifire-national
à
s'ef
clarant ont été entrainés par cette du. colonne, Cap,. en criant laquelle : tuons
réunic la majorifé du régiment M. le commillaire voulut leus
tous CeS gueux-la. En vain
de couleur; l
repréfenter qu'il alloit parler vis-à-vis aux ci:oyens la rue des cafernes
colonne a amené le canon M. le commillaire civil & le dé
des citoyens de couleur.
parler zuxdits ciroyens de
ciarant ont été enfemble
étoient bien tranquilles dan
couleur, qui ont répondu
PaTe
loriqu'on eft venu leur dire
arrivoi
leurs cafernes,
les faire périr tous;
n'avoien
des canons pour avec
de fortir de leurs caferntss & de reprendr
eul quele temps
leursfufils.
entendant au hant de l't rue les foldat
9> Le déclarant
& autres crier: maichois toujours
da régiment du Cap.
& s'en fut à la colonne , a od
quitta M. le commillaire 2 dont un lui mit la miin furl 1
fur infulé par plufienrs, un traitres S égorgeons - lej qu'ur
corps > en criant il : entendit. c'efe
tirer quelque coups dé fufils
moment après,
du Cap, & ies citoyens qui étoien
quaufisér le réginient
les cafernes du Cap,on
à la hauteur de la rue fur proche les citoyens de couleur 5 que lu
fait une décharge avec deux autres perfonnes pour rejoindr
Ldéclarant étant
2 entendu toutes les balles paller fur leur
M. le commiflaire,
têtes.
outre n'avoir pu kcjoindre" M. le com
> Déclarant en
les citcyens de cotleur frent à let
miflaire > parce que paffa aufli par-dellius la tête dudi
tour une decherge régimen: qui du
fit une troifième décharg
déclarant. Le
évita' par prudence d'un zélé patriot
que ledit déclarant Tentenine contre la hauteur. d'un peti
normé Freflinet, fe trouve qui dans la rue..
elcalicr qui
du Cap traina le canon dan
>> La colonne du régiment des cafernes des ciroyens de cou
la rue vis-a-vis ia trouée
déclarant avoit laifé M,
leur, endroit où le cicoyen
commifinite.
entendu riret quelques coups de canon
55- Declare avoir Vlis. Apoltavoire cherché un momen:
mais ne les avoir pas
Tentenine contre la hauteur. d'un peti
normé Freflinet, fe trouve qui dans la rue..
elcalicr qui
du Cap traina le canon dan
>> La colonne du régiment des cafernes des ciroyens de cou
la rue vis-a-vis ia trouée
déclarant avoit laifé M,
leur, endroit où le cicoyen
commifinite.
entendu riret quelques coups de canon
55- Declare avoir Vlis. Apoltavoire cherché un momen:
mais ne les avoir pas --- Page 217 ---
imaisen vain, M. le commiffaire - national, ledit déclarant
a remonté une petite rue à droite, dont ilignore le nom,
où il a rencentré une perfonne qui lui a dit qu'il h'étoit
pas en sûireré, & il s'eft réfugié avec ladite porfonrie contre
un mur à hauteur d'homme, oi il eft venu plufieurs balles;
il a filé le long de la rue, & a gagné une petite porte
qui donne fur la terrafle de la caferne du
-
& s'eft rendu au gouvernèment par l'efcalier
eft la encré, Fontaine.
APL
3> Déclare avoir demandé où étoit M. le commilfaire-national, & G on en avoit des informations; qu'au bout de
trois quarts d'heure, il a vu venir M. le commiffaire S
ceux qui l'avoient ramené avoient dit hautement qu'on oat
tiré
de
- de fulil plulieurs fur le coups canons & plufieurs décharges de coups
grouppe d'hommes où étoit M.le commiffaire-national; que c'étoit un miracle qu'il n'eût été tué
ni blelle.Jufqu'a quatre heures, 2. le fieur ne fait ce qui s'eft
pallé en ville. Il eft venu au gouvernement une députation
de la municipalité pour engager M. le commifaire-national
& M. le commandant de la province du Nord à fe tranfporter à la Foffette (lieu ou s'étoient retirés les citeyens
de couleur, après s'être emparés de deux pièces de canon),
pour ordonner auxdits citoyens de couleur de rentrer fur-lechamp dans leurs cafernes > affurant que les citoyens attroupés rentreroient fur-le-champ dans le bon ordre: M.le
comiifaire-mational civil, pour ne
compromertre une
feconde foisl'autorité nationale dont lre eft revêtu, dit
n'iroit pas. Alors les officiers municipaux demandèrent qu'il
M.Laau.commandant de la province du Nord, s'y PalNe
portât. I fe mit fur-le-champ en route, accompagné de dèux
officiers municipaux, dont M. Laforêt étoit du
de trois jeunes citoyens de couleur qui étoient venus nombre, avec
la députation de la municipalité, & de beaucoup de militaires
de la garnifon.
>> Ledit déclarant étoit muni de deux réquifitions de M.le
commiffaire national; l'une enjoignant à tous les
de rentrer chez eux',, & de reconduire à l'arfenal les ciroyens
qu'ils en avoien: enlevés ; l'autré enjoignant aux canons
Tome y. Qsarante/eptième liyraijon.
ciroyens
couleur qui étoient venus nombre, avec
la députation de la municipalité, & de beaucoup de militaires
de la garnifon.
>> Ledit déclarant étoit muni de deux réquifitions de M.le
commiffaire national; l'une enjoignant à tous les
de rentrer chez eux',, & de reconduire à l'arfenal les ciroyens
qu'ils en avoien: enlevés ; l'autré enjoignant aux canons
Tome y. Qsarante/eptième liyraijon.
ciroyens --- Page 218 ---
de couleur retirés à la-Foilerte, de rentrer fur le-champ en
ville, chacun dans fon domicile.
3> Ledit déclarant envoya au premier pofte des avoit citoyens
révoltés avertir de fon arrivée & de fa million; qui
pour
but le rérablitfement du bon ordre.
Verneuil
>> Arrivé près d'un pofte commandé par le fieur
quiavoit une pièce de canon > il fut arrèté en lui étoit. criant : Qui
yive? il envoya deux perfonnes inftruire quiil d'avancer Après ce
quelques momens de rellexion > on lui crin vint le fabre , nud
quil fit. Le fieur Vemneuil, commandant, vouloit : le > déclarant réà la main, lui demander deux ce qu'il
de M. le commifpondit quil veroit Verneuil lire
ripolta réquilitions avoit aucun befaire-national;l ledit
dudit déclarant, quiln'en plulieurs citoyens,
foin. Sur la feul repréfenattion nommé Duny fur connu de lui, s'écrièrent
dont falloit un ensendre la proclamation du commiflaire, & ce
que qu'il M.le commandant avoit à dire.
auflitôr le fieur Vemetil, appuyé de
3> La leéture faite, étoit , à cheval, s'écria qu'il vouloit que les
Fournier, qui miffent bas. lès armes à Yinftant, & rengens de conleur
& qu'il ne rentreroit lui & fa
traffent en ville defarmés, les
de couleur auroient exécuté ce
troupe que lorique
gens
quilvenoit de prononcer.
déclarant lui
tout fon tort, qu'il
>> Ledit
dans repréfenta la réquifition de M. le comn'en étoit Que point de queftion là il partit
fe rendre au pofte de la
miffaire. Foffette, ou étoient les sitter de couleur; quil arrivarà
leur premier pofte, oi on lui dit qu'il pouvoit avancer en
sdreré; que conne il étoit déja nuit, il fut obligé
zoute faire
de la lumière. Arrivé à l'avant - garde,
de
prendre de couleur vinrent au-devant de lui, & lai
quatre ciroyens le prioit de n'avancer qu'avec peu de monde,
dirent qu'on
de deux ofticiers. municipaux, &
ce qu'il fit, perfonnes accompagné qu'il avoit prifes au pofte du fieur
de Verneuil quarre
être témoins de tout ce quil pourroit dire
pour ci-devant de couleur. La réquifition de M. le
aux citoyens fut entendue dans le plus profond. filence , il
commilfaire
contormer ponstuellement; mais quinfut promis de s'y
le prioit de n'avancer qu'avec peu de monde,
dirent qu'on
de deux ofticiers. municipaux, &
ce qu'il fit, perfonnes accompagné qu'il avoit prifes au pofte du fieur
de Verneuil quarre
être témoins de tout ce quil pourroit dire
pour ci-devant de couleur. La réquifition de M. le
aux citoyens fut entendue dans le plus profond. filence , il
commilfaire
contormer ponstuellement; mais quinfut promis de s'y --- Page 219 ---
truits qu'l y avoit quatre piècrs de canon braquées contr'eux, iis demindoien: préalablement qu'on les fir reconduire à l'arfenal; qu'-asemertolen. les deux pièces de canon
qu'ils avoient à la Totlene à la garde des lidtles citoyens
drigens du feizième régiment ,' au nembre de vingi, qui
etcient de garde. Ledit déclarant fit venir cPs vingr honmes de garde, & leur fit fentir Timporrance de dépor qui
jalloit leur être faics tous jurèreut dy être fideles. Le déclarant les quita pour allor renure Jeur réponfe aux troupes
de ciroyens révol.és, &t principalement ceile de Verneuil.
Quand'il eut prononcé que les citoyens h'entendoient pas
mnettre bas les ares : & erre délarmés, & ne vocloient
rentrer que. lorfque les canons feroient remis a l'arienal,
les Vernenil, Gervais, Fourner & beaucoup d'autres s'écrièrent : <c Marchons contre ces b la fur-le champ,
exterminons - les tous ; il faut en finir une fois. 3> Frivain
ledit déclarant a voulu leur faire fentir l'inconfequence de
leur conduite; ils l'ont inveétivé de routes les manieres poffibles, en lui difant qu'il préféroit les citoyens de couleur
aux ciroyens blancs. Ledit Fournier l'apoftropha en lui
criant qu'il étoit 272 mulitre, quil falloit qu'on le pendit.
29 Ces propos ont beaucoup animé toute cetre troupe
contre ledir déclarant > qui a été entouré & même irtspreie, & pour fe débarraller de toute cette troupe > a prié
cuclqu'un de ceux qui Taccompegnoient d'ufer de la coufiance qu'on pouvoit avoir en lui pour faire entendre raifou.
Cctte perfonne a pris la parole &c n'a pas eu unplus heureux fuccès. Pour lors le déclarant leur a dit quil falloit
une autre réquifition de monlieur le commiffaire, & qu'il
alloit lui-mème lui en parler.
>5 Ledit déclarant s'eft mis en route pour allerau gouvernement, oà il s'ett trouvé incommodé, Qui eft tout
ce qu'il a dit avoir à déclarer, & a ligné ce préfent avec
nous, à la fin & au bas de chaque page que nous avons
cotée & paraphée.
Signé, Et. LAVEAUX, SONTHONAX, MARC.
Four copie conforme.
Signé, Manc,ferttaire
Q 1
aire, & qu'il
alloit lui-mème lui en parler.
>5 Ledit déclarant s'eft mis en route pour allerau gouvernement, oà il s'ett trouvé incommodé, Qui eft tout
ce qu'il a dit avoir à déclarer, & a ligné ce préfent avec
nous, à la fin & au bas de chaque page que nous avons
cotée & paraphée.
Signé, Et. LAVEAUX, SONTHONAX, MARC.
Four copie conforme.
Signé, Manc,ferttaire
Q 1 --- Page 220 ---
V'erneuil : Je demande la parole fur cette lettre.
le préfident : Fais des notes, tu l'auras enfuite.
Sonthonax : Vous trouverez, cicuyens, dans il cette- vous pièce a dit
un fait dont vous a parlé le citoyen Verneuil ; en armes
lorfque le fixième bataillon étoit aflemblé
Rur la place du Champ-de-Mars avec les autres" troupes avoit
allifter à la preflation du ferment du 4 avil, on
pour
du côté des hommes de couleur un
Iaifi un nègre portant de
& qui à la munifac qu'on difoit rempli
provifions, Le commandant
cipalité s'eft trouvé rempli fommes de cartouches. fondés à dire que ce fae.
Lavaux & moi, nous
tour de la façon de ceux
apporté par ce nègre à la loi étoit du 4 un avril. On dit que ce fac de
qui s'oppoloient s'eft transformé en cartouches à la municipalité: : mais
pain
a-t-elle dreflé procès-verbal du nom du
la municipalité
du nègre qui a appurté ce fac
nègre, & de l'interrogatoire faili le
l'a-t-on faifiau
de cartouches, : Lorfqu'on a
Ne negre, Ta-t-on pas faifi au
milieu des hommes de couleur ?
Ne Ta-t-on faifi
milieu des blancs rébelles ce jour-là?
pas à la
milieu des foldats qui refufoient de préter ferment
au
loi du 4 avril?
Verneuil: Il vient de lire précifément le contraire a , puifque le nigre s'étoit fauvé.
Sonthonax : J'ai dit effedtivement que le nègre s'étott
fauvé. Le citoyen Lavaux le dit lui-même. Cerres, fi ce
n'avoit
été évidemment apofté par vous > vous
aègre feriez
de le laiffer fauver 5 vous eufliez
vous
et gardés
dans l'interrogatrouvé en lui un moyen de conviction, dans les
toire que vous lui auriez fait fubir,
dépolitions
qu'il auroit pu faire contre vos ennemis. Je ne fuis bien pas
éronné que vous l'ayez laiflé fauver, car il auroit
vous ne vouliez
qu'il
a.
par ingénuité dire ce que
venoit
un
avouer ingénuement qu'il
Ftdnus
c'efà-dire, fac de
D'ailleurs, qu'importe cet
ou un,
cartouches. de la queftion eft, quelle a
EISE : L'objet principal d'armes du 2 décembre? La caufe
été la caufe de la prife dans la journée du 2 décembre, d'eftlede la prife d'armes, le régiment du Cap de prèter ferment à la
refus fair par
-
venoit
un
avouer ingénuement qu'il
Ftdnus
c'efà-dire, fac de
D'ailleurs, qu'importe cet
ou un,
cartouches. de la queftion eft, quelle a
EISE : L'objet principal d'armes du 2 décembre? La caufe
été la caufe de la prife dans la journée du 2 décembre, d'eftlede la prife d'armes, le régiment du Cap de prèter ferment à la
refus fair par
- --- Page 221 ---
loi du 4 avril. A l'inftigation de qui le régiment du Cap
refule-ril de
ferment à la loi du 4 avril 3 à linfligation de
ciroyens de la ville du Cap,a V'inftigavaus le
er
tion de Verneuil, Bailleux & Fournier, camme donner
yerrez dans les déclarations dont je vais vous
lecture.
Verneil: Vous voyez qu'il pe.fe fans ceffe à d'autres objets; comment voulez-vous que je m'en rappelle?
Sonthonax: : Je fuis toujonrs au même 5 d'ailleurs je vous
communiquerai lespièces.
de Tre
Verneuil : J'en ai là une partie, on m'a empèché
le refle. .
Sonthonax : Voici la déclaration de F'officier commandant
l'artillerie du Cap le 2 décembre.
Deny:Nommezle.
Sonthonax : Grosdidier-ce Grosdidier eft ami de mes
accufareurs, il a été lun des complices de Galbaud dans
Tincendie du Cap; ainfi j'elpère. que ce témoignage ne fera
pas inutile : car je m'esplique franchement fur ce Grosdidier.
Il lit.
Déclaration d: Grasdidier, r.lativement à l'enleyement des
canons a l'arfenal le 2 décembre.
c Aujourd'hui trois janvier mil fept cent quatre-vingt Theure
treize, lan premicr de la République françaife, avant civil déllde midi, pardevant nous commiflaire national
s
gué aux iles françaites de l'Amérique fous le écrivant Vent, le
l'ordre & la
E
y rétablir
manquilité publique,
le
toyen, Marc 5 employé à notre fecrétarint, eft comparu interim
citoyen Grofdidier, lieutenant d'artillerie, failant par
les fonétions de garde principal des magalins, lequel Verneuil, nous a
dit & déclaré que le 2 de décembre dernier le fieur
à la tête d'une foule de citoyens, parmik lefquels il auroit reGonnu les fieurs Robard Michel, Foucher fils, Pelletier,
Q3
publique,
le
toyen, Marc 5 employé à notre fecrétarint, eft comparu interim
citoyen Grofdidier, lieutenant d'artillerie, failant par
les fonétions de garde principal des magalins, lequel Verneuil, nous a
dit & déclaré que le 2 de décembre dernier le fieur
à la tête d'une foule de citoyens, parmik lefquels il auroit reGonnu les fieurs Robard Michel, Foucher fils, Pelletier,
Q3 --- Page 222 ---
Baillo & un grand nombre d'oficiers de la
narionale, fe rendit a F'arfenal pour s'emparer dés garde
de
canon; que e'lui déclarant demanda quon lui pitces
ordre ou Aunereqeition de montieur le' commitfaire exhibat un
tiohal civil; que ledir Verneuil Jui
naétoit porteur, &i qu'il éloit nommé commandanr repondic cu'il en
rie, & qu'au moment où lui déclarant le
d'arrilletaire. la repréfenration's, la foule qui éroit à la preffoit fuite dudic d'en
Vemeuil entra: en fe précipitant dans le parc, écaria le
déclrant & le mit dans l'impollibilité de fe iaire exhiber
lordre prétendu, & de s'oppofer à l'enlèvement
Foffeier pièses de canon qu'ils emmenérent après avoir de'quaire donné à
l'avoit conirain: commancant une décharge; avec déclararion qu'on
par la force, déclaration qui fut figneo
inftant par; Robard, la
Lemnaire, Pellecier & autres 5 qu'au même
foule,qui grotlifloit par quanuté de matelots qui
sy joiguirent , fe jeta fur les falils qui fe trouvèrent fous
Tangar, d'etre. fufils provenanr des camps, > & qui avoient befoin
déclarant répards, & qui furent tous enlevés., fans que le
pitlempécher.
wAjoute-le déelarant que lefdits Verneuil & Baillo
permirent d'éntrer dans les chambres des foldats dans fe
tention de les mettre dans leur parti contre les
lini de
couleur, & que le fieur Dumas commandant citoyens d'un des
baraillons de la. garde naticnale di
tout ce remps parut ordonner au.nom Cap, de qui pendant
réquit du - citoyen Vannier, commandant la comniune,
certain nombre d'homies pour le fervice par des interim 3 un
canon, ce qui lui fur refufé, faute de repréfenter pièces un ordre de
demonfieur le commiflaire national civil. Qui eft
qu'iFa dit avoir à déciarer 2 & a figné avec, nous tour ce
fente déclararion au bas de chague'page & à la fin, la préque nous l'avons cotée & paraphée.
après
Signés GROSDIDIER SONTHONAS, MARc.
Pour copie conformé. a
1d0130
Signé, Marc, fecréraire ad hoc,
ufé, faute de repréfenter pièces un ordre de
demonfieur le commiflaire national civil. Qui eft
qu'iFa dit avoir à déciarer 2 & a figné avec, nous tour ce
fente déclararion au bas de chague'page & à la fin, la préque nous l'avons cotée & paraphée.
après
Signés GROSDIDIER SONTHONAS, MARc.
Pour copie conformé. a
1d0130
Signé, Marc, fecréraire ad hoc, --- Page 223 ---
Perneuil: Comment fe fait-il que cette déclaration eft
fignéc par CeS individus, & non pas par moi qui étois le
chicf?-- Ciroyens, voici 4 pièces que Senthonax produit contre moi, il le fait exprès pour que je ne puiffe m'en refouvenir & y répondre.
Sonthonax : Je n'ai pas même befoin de ces déclarations.
J'ai quelque chofe de plus pofitif contre Verneuil ; car il
a avoué qu'il étoit à la tête des canons > & il a
dit : q-c c'étoit pour ne pas fc lailfer egorger COTITE une
bite, qu'il ctoit à la tête de Fartillerie.
Verneuil: Verneuil l'a dit & le dit encore.
Daubonneau : Je demande la date de la pièce.
. Sonthonax : Du 3 janvier 1793. Je n'avois donc pas befoin de la déclaration que je vous lis; rais comme Verneuil n'eft pas le feul qui ait figuré dans' cette affaire, il eft
nécellaire, non pas que je vous donne lecture des autres
pièces,, mais que je vous indique les lialles & numéros
fous lefquels elles font liaflées, afin que, fi les colons veulènt les confulter, elles leur foient remifes, & j'efpère
les colons ne verront là dedans que ma loyauté
einaindue
Clauffon : Nous ne vous connoiffons pas de loyauté.
Sonthonax lit :
Excrait dés pièces dépofées à la commiffion des colonies fous
la liafe B. C.
La
quatrième eft un interrogatoire de Garreau, frère
de Tatiers le journalifte; cet interrogatoire eft du 31 janvier 1793. Il réfulte de cet interrogatoire prêté pardevant
le juge du, Cap, que le 2 décembre, Gatreau étpit au
Champ de-Mars fans armes; que là il entendit plufieurs
citoyens exciter les autres à aller à T'arfenal prendre les
canons , qw'on sy porta fur-le-champ; que quelque temps
après, s'érant reriré chez lui, il entendit battre la générale;
que Baillo, Gervais, Galibet, le forcèrent à marcher avec
eux;
le foir, fur les 7 heures, Verneuil, à la tête d'une
pibce que canon, étoit dans larue Efpagnole près de la rue
du Cimetière.
Q 4
a
exciter les autres à aller à T'arfenal prendre les
canons , qw'on sy porta fur-le-champ; que quelque temps
après, s'érant reriré chez lui, il entendit battre la générale;
que Baillo, Gervais, Galibet, le forcèrent à marcher avec
eux;
le foir, fur les 7 heures, Verneuil, à la tête d'une
pibce que canon, étoit dans larue Efpagnole près de la rue
du Cimetière.
Q 4
a --- Page 224 ---
La.p pièce neuvième eft du citoyen Frelhuet-Frefinct
déclare colone de que le 2 décembre, Gervais étoit à la tête d'une
& conduifant blincs, marchant copcre les homines de couleur,
une pièce de canon; que le général
effaiant en vain d'arrérerles factieux,.fur
fous Lavaux,
feu, ainfi que le commiffaire civil;
fur porté lec
leur
du fcir Lavaux portant des
huit heures
autre
paroles
a
colonne defdits citoyens blancs, paix refuferent rencontra une
tendre une proclamation du' commiffaire qui
d'entoyens de - couleur la reçurent avec
civil, & que les C-,
Ge qu'on exigeoit d'eux.
refpect,
firent tour
La pièce dixitme eft une déclaration
déclare que Rabotreauj étoit un des chefs d'Alberr. Ailert
tre la loi du 4 avilique ce Raborreau difoit, qui excitoient conlâtres farent. admis aux empleis
lorfque.les mudes deux caftes périt 5 que le militairés, 2 déccmbre qu'ilfalloie Gervais que & l'ine
botteau dirent R le commil.ir.-civil veut mainenir Raberté 6
la lidéfera de Legalité, lui. - qu'on Tembarque pour France, & on fe
Ea pièce treizième eft du même Albert, qui déclare que
Larsherefgue-Trabaad nationale dans les
ameutoit le peuple contre T'aurorie
journées du 3 & du 4 décembre.
Verncuil : J'obferve que cet Albert étoit le fecrétaire de
Sonthonax, & fon homme de confiance.
Sonthonax: :Jeréponds qu'Albert n'étoir
qu'il étoit commitfaire des colonissaud départemerit poinrmon des fecrétaire, clailes,
logeoit chez Larchevelque - Thibaud. Dans l'une des
-
E
cer Alberr fecnices, Larchevelque Thibaud vous a dit
ne mangeoit pas chez lui, & n'yk logeoit pas 5 que
trouvei ici, page 19 d'un mémoire adrelle à la Convention &je narionale J'avois Eriasamyeger-Tebis la bonté de le
cesmots au fujet d'Albert:
loger dans ma maifon, Li 6
bureaux. Cet Albert n'étoit donc pas, comme le difent fes
&. les colons 3 mon fecréraire, puifqu'il étoit commiffaire Verneuil
des clafles; il éroitlogé lui & fesburecux chez
Thibaud..
Larchovefque
Deny: Nous vous le prouverons.
'avois Eriasamyeger-Tebis la bonté de le
cesmots au fujet d'Albert:
loger dans ma maifon, Li 6
bureaux. Cet Albert n'étoit donc pas, comme le difent fes
&. les colons 3 mon fecréraire, puifqu'il étoit commiffaire Verneuil
des clafles; il éroitlogé lui & fesburecux chez
Thibaud..
Larchovefque
Deny: Nous vous le prouverons. --- Page 225 ---
pernenil : Je vous prie d'interpeller Sonthonax de déclaret ila fait
Albert n'éroit pas fon fecrétaire, fi ce n'eft pas lui qui
omnmittaire des clafles à notre départ.
Sonthonax : Cela eft vrai, mais, à l'époque du 4
il
RE
cmbre & long - temps auparavant, n'étoit pas.mon
rétaire.
Perneuil : II l'étoit.
Sonthonax : La pitce quatorzième eft du citoyen Penant,
ide-de-camp de Rochanbeau 5 cette pièce eft le réfumé
Y'une autre far Rabotteau, où il rend compte des trames
Rui fe faifeient dans la maifon de Delaire & Chaudru >
telle que vous avez vu correfpondre avec Page & Brulley
bendant qu'il étoient à Paris, à l'aurore de leur miffion
n France. Cette maifon étoit le récepracle des fadtieux de
Saint-Marc 5 c'étoit là qu'éroient délibérées les machinaicns qui ont amené la journée du 2 décembre & jours
uivans.
La vinge-unième eft la déclaration de Gros-Didier; elle
vous a éiélue.
La pièce vingedeuxième eft la déclaration deLoyer Beaupuis; elle àété également lue par Verneuil. Ilréfulire de cette
Verneuil cherchoit à foulever le régiment du Cap
picce fur la que loi du 4 avril; que le lendemain ce même Verneuil
commandoi: une picce de canon contie les hommes de couleur dans la iue Elpagnole; que Baillot excitoit les foldats
contre la loi; qu'il feduifit une partie da régiment du
Cap, m.ais que les autres corps reftèsent inébranlables.
La pièce vinge-troificine eft une déclaration de Frafer,
quartier-maitre de la garde foldée à cheval. Ce Frafer incolpe égalem: nt Verneuil, Gervais, Baillot, Fournier. Ces
trois particuliers étoient à la tête de la colonne qui menoit
Vartillerie dans la rue Efpagnole.
La pièce vingt-cinquième eft une déclaration du général
Lavaux, > que je vous ai déja lue, qui dit que Verneuil étoit
la téte de T'arillerie.
La pièce vinge-fepritme eft une déclaration ce Gignior?
Ce Frafer incolpe égalem: nt Verneuil, Gervais, Baillot, Fournier. Ces
trois particuliers étoient à la tête de la colonne qui menoit
Vartillerie dans la rue Efpagnole.
La pièce vingt-cinquième eft une déclaration du général
Lavaux, > que je vous ai déja lue, qui dit que Verneuil étoit
la téte de T'arillerie.
La pièce vinge-fepritme eft une déclaration ce Gignior? --- Page 226 ---
falloit
les hommes d
qui lui a entendu' dire
égorger
couleur, hommes, fanmes enfans.
t
Vemuil : Je demande que la.pièce foitlue.
Le préfident : On la lira' derhain.
Latchevelque - THibaud parle dans-le tumulte.
Le préfident le rappelle plufieurs fois àl'ordre.
Sonthonax : Sije commets desinfidélités dans la ledture de
pièces, les colons les releveront.
La pièce vingt-huitième eft de Baller. Je crois qu'elle
déja été lue par Verneuil.m Je n'ai fait que des extraits Balle
les colons verront s'ils font infidèles. Dans. eptte pièce
déclare
le II décembre, vers les Ii heures, ik ren
contra Semeani près la caferne 5 qu'il luidit quéle citoye
Sonthonax étoit un ex-jacobin, , un fu.. philanthrope 3 un am
des noirs 2 payép par, des mulacres pour foupenir laprétendue :a
du 4avril, payépour foutenir les noirs.
Je ne lirai pas le rélumé de la déclaration faite par i
commandant de la garde nationale du Cap à cette époque
Je crois que le citoyen Verneuil fa.lue.; Toures Verneuil ces étoien pièce
s'accordent à dire que Baillor, Fournier, du 2 décembre
à la tête des faétieux dans la journée, -
marchoien
& qu'ils étoient à la tête des colonnes qui
hom
contre les hommes'de couleur , pour exierminer ces
mes dont le crime étoit d'avoir reçu trois fous - lieutenan
dans le régiment de ligne, tandis que les blancs occupoien étoit d
toures les places. Le crime des homnes de coulcur
prétendre à l'égalité, de prérendre à verfer leur des fang droits
la défenfe
:
Ja défenfé de la colonie, pour des
en Amé
Fhomme, , pour la défenfe fur- tout conrre propriétés le
d'indé
la défenfe de la France
fyftème
rique , pour Eh bien ! ces hommes de couleur reçoivent di
pendance. commillaire - sivil trois fous - lieutenans dans le régimen
de ligne ; il n'en fallur pas davantage pour animer factieux contr'eus qui n'é
uie multitude qui fuit aveuglémen: de la faclion quatre de Saint Marc
roient que les du coupe-jarrets membres. du ciub eux-mêmes.
les agitateurs
clab,
Je demnande, d'sprès cela, fi je n'ai pas eu raifon de dir
, pour Eh bien ! ces hommes de couleur reçoivent di
pendance. commillaire - sivil trois fous - lieutenans dans le régimen
de ligne ; il n'en fallur pas davantage pour animer factieux contr'eus qui n'é
uie multitude qui fuit aveuglémen: de la faclion quatre de Saint Marc
roient que les du coupe-jarrets membres. du ciub eux-mêmes.
les agitateurs
clab,
Je demnande, d'sprès cela, fi je n'ai pas eu raifon de dir --- Page 227 ---
e c'éroit dans la fociété populaire du Cap que s'étoient des
uvés les alaflins du coramliaite - civil, les allaflins
mmes de cenieur. Verneuil, en parlant de cette affaire,
: Loriqu'on a demandé au regiment du Cap sil vourecevoir u noir pour officier 3 le régiment du
a
ne pouvoit le recevoir
comme foldat. Eh
ARLE
qu'il
iexplication donnée que par Verneuil vraie; vous
ez fuppoie ienir co:abien le régiment du Cap é'oit dans fon
t de ne vouloir recevoir que comme foldat un homme Je'
du
i étoit capiraine . dans la garde nationale
Cap. orus ai lu in.proclamation par laquelle nous avions
nné Texécution. dans la colonie, de la loi du II décembre
90, relativement à Tavancement militairc. D'après cela';
moitié des foas - lieutenances appartenoit, foit aux gardes
cionales arrivées de France, loit aux gardes narionales
Hentaires dans h ville: Je vous demande 2 d'après cela,fi
régiment du Cap ponveit ètre fondé à refuler de recevoir
bur fous - lieutenant un noir > capiraine dans la garde naBnale, tel que Verneuil prétend qaion a voulu lui donner:
aurois eu lerdroit, & je crois que perfonne ne m'en-auit blâmé, de donner une fous- lieurehance à un noir,
hrce que je ne fuis pas obligé, comphilfammenc n'etois & bafles
lent, d'entrer dans les principes des colons! Je
pas
plige de hair avec. eux Taumanité, & de faire" profellion
cette maxime : que les noirs" ne font pas desit homnes:
donc j'avois nommé U soir officier dans le régimeng
Cap: le régiment-du Cap auroit étéen révelreonveite n'ai
h refulant de le recevoir; mais ie ne-lai 'pas taititje
hême nommé perfonne dns le régiment da Cap. On avoit
éligné un homme de couleur pour y entrer 3 on n'a ferment point a
fenlé ce régiment cn lui demandant de prérer
iei a Das dit: Vous rècevrez un
A loi du 4 avril.s.on nc
demartdé
el comme officier, mais Oil lai a
: Reconnoiffezous la loi du avril comne devan: èrreexécutée tliieufement par 1 ttoupes dans les colomiesLe réginent
lu Cap., ou pluré:
fadtieux, au nounbre de 36,
qui éroient dans fon Set ont dit qu'ils ne reconnoiffoient
point cette loi, Les faétieux étoient poulles, inftignés, par
quier par Verneuil, Baillot & Gervais , qui étoient lesagens éroit
Apparens de cette con/piration. Veraeuila avoué quil
devan: èrreexécutée tliieufement par 1 ttoupes dans les colomiesLe réginent
lu Cap., ou pluré:
fadtieux, au nounbre de 36,
qui éroient dans fon Set ont dit qu'ils ne reconnoiffoient
point cette loi, Les faétieux étoient poulles, inftignés, par
quier par Verneuil, Baillot & Gervais , qui étoient lesagens éroit
Apparens de cette con/piration. Veraeuila avoué quil --- Page 228 ---
à la tête d'une pièce de canon dais la rue Elpegnole ;
Yégiment du Gap aufli étoit avec des canons 3 ils ctoiet
mcls avec les citoyens : donc les citovens ont fuivi avei
glement linftigation de Verneuil, de Baillot & de Gerva
dans la révolte qu'ils ont excitée contre la loi du 4 avril
& c'eft moi, citoyens, que l'on accufe de n'avoir pas exe
çuré la loi du avril ! Il falloit, felon les colons > conv
quer une sratit coloniale. Certes, fi j'avois cenvoqu
une de ces aflemblées, les droits des hommes de coulet
ne leur euffent jamais été accordés 3 jamais ils cuflent n'eulfes ét
joui de leurs droits politiques leurs droits
vou
bornés à élire dans lcs aflemblées primaires. Or, je d
le demande : n'eft-il pas, illufoire de parler des droits
peuple, lorfqu'on les borne à voter dans les allemblé
Ftimaires, lorfqu'on leur ôte tous les avantages des charge
& des emploiss lorfqu'on veut les retenir dans lignomini
ou ils étoient plonzét ; lorfqu'on veut retarder leducatio de VEs
qui doitles élever à la hauteur des autres peuples
rope : Je vous le demande, étoit - ce la docrine que"le
allemblées narionales m'avoient enjoint de propager dan
Ja colonie a'Je vous demande, au contraire, f 'les alfembléd
nationales n'entendoient pas que je fiffe régner les lois dan
goute ieur force. & queje préparafle graduellement d'inftan
oi les frères des hommes de couleur, les Africains , par
ticiperoient enfin au bienfait de la liberté. démontré
Je reviens vers la queftion; il refte donc
qu
Verneuil, Ba.lior, Gervais & Fournier étoient les auteur
des journées des 2 décembre & fuivantes; ils étoient Rabo le
agens qui les dirigecienr; les chefs étoient Daugi,
teau & Larchevelque - Thibaud. Je dis que Larchevefque
Thibaud étoit un des inftigareurs apparens de cette ré &
vole; car d'abord Larcheveique - Thibaud, le preinier étoit au
le 2 décembre, loin de fe rendre à fon polte qui routes le
près des commilfaires - civils, ou fe réunifloient
na
autorités confliruées ,1 refta conftamment chez lui, & je. reft
pas eu de fes nouvelles pendant rout le temps quil n'a
ciicz lui, queigu'on ait prétendu l'avoir vu ailleurs : je
eu de fes nauvelles
lorique l'affaire entre les homme le
de couleur & la edlpmule blanche qui s'avançoir de
lorfque les hommes
Pur
détrire, a éré terminée,
s, ou fe réunifloient
na
autorités confliruées ,1 refta conftamment chez lui, & je. reft
pas eu de fes nouvelles pendant rout le temps quil n'a
ciicz lui, queigu'on ait prétendu l'avoir vu ailleurs : je
eu de fes nauvelles
lorique l'affaire entre les homme le
de couleur & la edlpmule blanche qui s'avançoir de
lorfque les hommes
Pur
détrire, a éré terminée, --- Page 229 ---
furent emparés du pofte de la Foffette &c enfuite du pofte
haut du Cap.
éroient
Larchevelque-. Thibaud voyant que. fes projets
taleient manqués, a voulu alors jouer le rôle de coniateur; il fut à la municipalité, > qui voulut qu'il reprit
n écharpe de procureur de la commune. Larchevefquehibaud vint m'en faire la propofition 5 je ne m'y oppolai
parce que j'étois encore dans la bonne foi. LatcheRE - Thibaud. ne fut démafqué que, loriqu'à la tête de
municipalité > il vint réclamer Verneuil, Baillor & autres.
infi, le patriotilme des colons du Cap confiftoit à refufer
xécution de la loi du avril, à empècher Tintroduétion
S homines de couleur d. les corps militaires comme of
tiers, à fuliller les hoinmes de couleur, à fuliller, à mihiller le coramiflaire - civil, & fur-tout à l'embarquer
fi on
: voilà quels étoient le civilme
RT
rance,
pouvoir
htriotitme que Larchevefque- - Thibaud me vantoit. Larheveique-Thabaud ne niera pas qu'ila réclamé avec la comillion intermédinire &cla municipalité ces quatre hommes.
vous a dit ici que c'étoit la fleur du patriotifime du Gap;
vous a dit que ces quatre hommes, qui font reconnus
lour avoir tenté d'allafliner les hommes de couleur & le
leff
pmmiflaire - civil , loriqu'il s'empreffoit d'empêcher
fion du fang, étoient les meilleurs parriotes; il vous a
it que ces hommes, & notamment Verneuil, étoient les
heilleurs patriotes de la ville du Cap;il vous a donc avancé
uil btoit le fauteur > le complice de ceux qui avoient
onlu allaliner le commillaire- ciyil & les hommes de COLIEur dans la ville du Cap le 2 décembre & jours fuivans.
Larchevelque - Thibaud, reconnu pour complice des agiateurs de la vilie du Cap, devoit nécellairement être éloigné
le la colonie. Cet homme étoit connu pour avoir été un
Hes premiers meneurs de l'allemblée de Saint-Marc 5
avoir été un des principaux machinateurs de cetté
MRERSET
orfquil vint en France fur le Léopard. Il avoit cherché a
alluer les troubles dans la colonie, loriqu'ilétoit membre
He l'affemblée conttiruante, & il n'y avoit que trop réufi.
Larchevelque- Thibaud eft le fignataire d'une lettre dont
je vous ai parlé, dans laquellle il eft dit : attacher les
Acmmes de couleur; on eliwre de liberté, mais cela ne dx3:
etté
MRERSET
orfquil vint en France fur le Léopard. Il avoit cherché a
alluer les troubles dans la colonie, loriqu'ilétoit membre
He l'affemblée conttiruante, & il n'y avoit que trop réufi.
Larchevelque- Thibaud eft le fignataire d'une lettre dont
je vous ai parlé, dans laquellle il eft dit : attacher les
Acmmes de couleur; on eliwre de liberté, mais cela ne dx3: --- Page 230 ---
dans
il eft dit : Faites arrêter tous
rera écrits M le mot laquelle mére de liberté fe trouve : défiez- vous d
hommes de couleur qui vont vous arriver de Prance. dans Le
gnataire d'une pareille lettre éroit jultemen: (ufpcct
colonie; il ne pouvoir pas.y exercer des fonclions publique A
ceft-pourquoi Jai fulpenda Larchevefque - Thibasd de
fonchious de concroleur de la marine; deft la railon pou
laquelle jai envoyé. Larcherelgue-Tribond en France. Ia
dira fans doute : c j'ai donn
chevelque - Thiband vous vous montrerai ma corefpor
des preuves de ciifme; je su civils,avec les autorités con
dance avec les conmilfaires lefeu du patriotiime. >, Larchevelqu
ntuées; tout y refpire dira
il a toujours paru u
Thibaud vous
qu'officiellement felon la leçon de Daugy et de Page
bon patriore 5 mais,
de. la' commune , il a di
officiellemenr & comme procureur décrets de l'aflémblée na
wJe fuis parriore, j'adhère aux
do
tionale, je m'y foumets; mais 3 comme colon,, de leurs je drois
empécher les hommes de couleur de jouir
dois protéger les aflaflins des hommes de couleur. >> Sivou
je doutez de cela, je vais, pour lever les doutes, vous mettt
confidentielle de Larche
fous les yeux la. correfpondance
- Thibau
vefque- Thibaud. Le 30 août 17901Archevefque
écrivoit dans la colonie..
Larchordqne.Taulku A qui?
Sonthonas: Je ne fnis
: l'adreffe ne s'y trouve pas.
Tarvhevefr-e-thiad: : EA à ma femme.
Sonthonax : J'ai eu connoiffance de ces lettres lorfqu'on
appofé les fcellés fur les.papiers. de Larcheyeique-Thbon cett
de dire s'il reconnoit
Je prie Tarcheveque-Tlaibaud
leture. Lnrcheye/gue-Thikand: : Cette lettre eft de moi.
( après avoi: confulté les membres de la com
Le prepdent La commiflion arrète que ces lettres ne feront
milion): lettres d'un mati à fa femme ne peuvent
:
lues. Lés
-
étre un morif d'acculation. m'ont été remifes par le juge di
Sonthonax : Ces lettres
Cap.
: Les lettres d'un marià une femme ne doiven
Ie préfdent
d'une accufation.
pas faire la matière (errétaite de la commilion : Cela ne fetoléreroi
Fouché,
pasà Conf nti ople.
iflion arrète que ces lettres ne feront
milion): lettres d'un mati à fa femme ne peuvent
:
lues. Lés
-
étre un morif d'acculation. m'ont été remifes par le juge di
Sonthonax : Ces lettres
Cap.
: Les lettres d'un marià une femme ne doiven
Ie préfdent
d'une accufation.
pas faire la matière (errétaite de la commilion : Cela ne fetoléreroi
Fouché,
pasà Conf nti ople. --- Page 231 ---
Sonthonax : Je n'en fais pas la matière d'une accufalon.
Senac : Cela s'eft fait aufli dans tout Saint-Domingues
eft une horreur.
Sanrdonex-Jenfavois pas befoin de la leéture de ces lettres
pour faire connoitre que Larchevefque - Thibaud étoit un
homme à déporter, à envoyer en France conme fulpendu
te fes fonctions.
(Un membre demande que la commiflion fe retire pour
Aélibérer.)
(La commiffion fe retire.)
(Elle rentre.)
Le préfident : Citoyen Sonthonax, la commiffion me charge
He te demander G, dans l'extrair des lettres de LarchevelqueThibaud que. tu te propofois de lire,, tu entends trouver
Hes preuves de fes opinions plus ou moins civiques ou inFiviques feulement, ou fi tu entends y trouver - des faits
matéricls d'accufation ou d'incuipation contre lui?
: Sonthonax : Jentends tirer de ces lettres la preuve que
Thubaut, de fon aveu, éteit le rédadteur ou lun des
vocateurs du, décret d'indépendance rendu par
"Tatertitc
de Saint-Marc le 28 mai 1790 5 j'entends y trouver la preuve
que Lardhevefqte"Thikud, pour empécher l'effet du décret
ku 15 mai à Saint-Demingue, invitcit rous les hommes qui
avoient fur les colonies des opinions ditférentes de la fienne,
Ale réunir à lui pour empècher l'effet de ce décret; j'entends
en inférer aufi que Larcherefque-Tuiband étoit l'ennemi
de ia déclaration des droits de Yhomme 3 & qu'il fe prepofoir
à fon arrivée à Saint - Domingue d'oppofer aux lois de la
France une force négative & de réfifance. Citoyens, fij'ai
produit ces lettres, c'eft qu'elles m'ont été remifes par le fénéchal du Cap; j'ai produit ces lecres comme une preave
des mauvailes intentions de Lareievfne-Tuband, de fes
difpotitions & même de ce qu'il machinoir, c'eft parce
les traces des confpirations ne fe trouveut pas dans des
EOus
publics; c'eft parce qu'on n'en trouve les traces que dans
los corre(pondances conidentiellas.Jem'es réfère à cet égard
parfaitement à la prudence de la commillion : je me foumets
2 rout ce qu'elle ordonnera.
ces lecres comme une preave
des mauvailes intentions de Lareievfne-Tuband, de fes
difpotitions & même de ce qu'il machinoir, c'eft parce
les traces des confpirations ne fe trouveut pas dans des
EOus
publics; c'eft parce qu'on n'en trouve les traces que dans
los corre(pondances conidentiellas.Jem'es réfère à cet égard
parfaitement à la prudence de la commillion : je me foumets
2 rout ce qu'elle ordonnera. --- Page 232 ---
Le préfdent : Comme les détails dans lefquels tu
d'entrer prouvent qu'en effet tu prétends trouver dans viens
lettres les preuves de faits imatériels ou d'autrés accufations, ces
la commillion ajourne à fatuer fur la leéture que tu as de
mandée au moment ohtu accuferas Lanchevefque-Thibant
La commillion t'obferve au furplus que tu n'as pas
déterminé dans la déportation de
pu être
fes lettres à fa femme
Tarchevefnue-Tnband pat
2 puifque tu l'avois fait arrêter &
déporter avant d'avoir conroillance de ces lettres.
Sonthonax : Je ne les ai pas données comme un motif
terminant de la déportation de
dé
comme une preuve de la juftelfe Larchevelqee-Thiband, dè mes
fur les mais in
téntions de farehetefqpe-Thitad
foupçons
LacherfueThitand: : Je demande la parole.
Le gréfident : Si tu as quelque chofe à dire,
Thibaud, tu auras la parcle demain à l'ouverture Larchevefque de la
féance, parce qu'il eft trop tard aujourd'hui.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences ef fipné, J. Plz. GARRAN,
(préfidenr):; FoUCHE (de Nantes),
THENAS
fecrétaire ; F. LANo DABRAY, MERLINO, MOIIEVAU.
Da 15
.
Le gréfident : Si tu as quelque chofe à dire,
Thibaud, tu auras la parcle demain à l'ouverture Larchevefque de la
féance, parce qu'il eft trop tard aujourd'hui.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences ef fipné, J. Plz. GARRAN,
(préfidenr):; FoUCHE (de Nantes),
THENAS
fecrétaire ; F. LANo DABRAY, MERLINO, MOIIEVAU.
Da 15 --- Page 233 ---
u- 15 Florcal, l'an troifème de. la République françaife
une & indivifible.
N fait leéture des débats recucillis dans la féance d'hier.
a rédadtion en elt adoprée.
Verneuil : Je rérablis un fait far lequel Sonthonax s'eft
ompé duns Ifeance d'hier. Sonthonax a dit que c'eftà
lertre de Cognac-Mion, qui a circulé fur la fin de n0mbre, que l'on doit los.troubles de laj journée du'z démbre, & que j'avois avoué moi-mème que cette lettre
oit éré publiés vers la fin du mois de novembre. Jai dit
e'je n'avois pas dit cela. D'ai, cru avoir enteniu dire à
onthonax, & illa'dit efedivenent - quecette létrre avoit
e publice par Patlombléc colonidle, Comme laliemblée
lonicle a étê détruire par Sonthonax le I2' octobre
nep:ut pas être elle qui l'ait publice.J'ai ctu deat
deffis qu: porroit la leitre de Cogiae-Mion; s30cee qui
a fait dire que je n'avois point dis un mot de, cela.
Sonchonax: Lorique j'ai hier donné lecture du procèsibai. du commillaire dès guerres 5 relativement àla prefaon de" (erment de. la loi du 4 avril, j'ai dit, par erreur
e ce procès-verbal é:oit figné du gouverner-Sinétal FRoL
ambeau. J'étcis reilement de bonne foi que j'ailu le pros-verbal entier, que j'en ai relaié, les lignatures, & il
y eft pas queftion de la fignature da général Rochambean,
ii étoit alors malade.
Lachendqs-Thiku; Je demande communication des
ttres que Sonthonax fe mettoit en devoi; de lire hier, de
ême que de tous mes, écrits dont il s'cft emparé du Cap,
qui peuvent êtrehors des (cellés.
Le président : Tu as déja fair par écrit une pareille deandes la commifion a déclaré qu'clle ne pouvoir faruer
TomeV. Qsaranec-kuitilme livraifon.
R
ature da général Rochambean,
ii étoit alors malade.
Lachendqs-Thiku; Je demande communication des
ttres que Sonthonax fe mettoit en devoi; de lire hier, de
ême que de tous mes, écrits dont il s'cft emparé du Cap,
qui peuvent êtrehors des (cellés.
Le président : Tu as déja fair par écrit une pareille deandes la commifion a déclaré qu'clle ne pouvoir faruer
TomeV. Qsaranec-kuitilme livraifon.
R --- Page 234 ---
aufli indéfinie. Quant aux lettres pré
fur une réclamation Sonthonax, la cominiflion fe fera ur
fentées hier par
plaifir dé te les communiquer. Il eit impoflible de définir quelle
Lanhovgae-Inkunl:.
pièces. je demande. Tuas enjendu les divers arrètés de la com
Le président:
aux letres que Sonthonax 2
miffion fur cet objet. Quanc
ala fin dela féance
préfentées hier, on te lescommuniquera de la fuivante.
d'aujourd'hui ou au commencement En ce cas je reftreins ma demande
Lanterchac-thkes c'eft le.t
de levée de fcellés
a une feule pitce;
procès-verbal
parce Le que président : Préfente une pétion, la commiflion
ftatuera. Toawfe-Taled Je demande feulement communi
cation du poces-verbal de levée de (cellos.
de dire.
Lc président : Tu as entendu ce que je viens
de V la commifion communique à Larchevel
Un wembre ics lettres citées dans la féance d'hier parl
que-Thalbaud Sonthonax, &c dépolees par lui iur le bureau.
citoyen
Sonthonax: J'ai annoncé: bier à la commilfion quejavoi fu
Tarcherefjte-llntsul en France pour errejugé
envoyé
qwil étoit T'aureur des malheureux événemen
le fondement le 2 décembrc. Je vais vous lire des décla
arrivés au Capl conftatent fa conapliciré 5 lorlqu'elles auront
rations qui jc les communiquerai à Larcheneque-Thaiband
éré lues, eft du 4 décembre.
La première
Elle ne doit
être datéc du 4
.
TmckedaatTlalad:
pas
elle eft du 6.+ Elle eft darée du 45 c'eft une erreur de
Sonthonax :
date. Laciriohice-Thitend : La copie que vous avez envoyée
à la Convention eft datée du 6.
Sonthonax : Ccla ie peui. -
( Il lic:).
décembre 1791, à fept heures du foir
6 Aujourd'hui 4
4 décembre.
La première
Elle ne doit
être datéc du 4
.
TmckedaatTlalad:
pas
elle eft du 6.+ Elle eft darée du 45 c'eft une erreur de
Sonthonax :
date. Laciriohice-Thitend : La copie que vous avez envoyée
à la Convention eft datée du 6.
Sonthonax : Ccla ie peui. -
( Il lic:).
décembre 1791, à fept heures du foir
6 Aujourd'hui 4 --- Page 235 ---
pardevant nous comimiflaire - national civil,
aux ifles françaifes de l'Amérique fous-le-Vent, pour delégus
tablir l'ordte & la tranquilité publique > écrivant le yré- lieur
Marc, employé à nore fecrérariat, eft comparule fieur Muller," aulli cmployé à notredit fecrérariat, lequel a déclaré
fut que vers les cinq heures de l'apres-midi de ce jour, > étant
les degrés qui conduifent à la municipaliré, il auroit vu
venir le fieur Mntehoneige-Thdess.1 procureur de la commune, auquel il auroit dit, après l'avoir falué, vous
bien preles
liedit Larchwvelque-T.mbaud lui auroit paroilfez répondu qu'on t feroit à moins, étant à la veille de perdre
quatre des meilleurs citoyens du Cap; mais qu'avec des
cautions ils ne partiroien: pas (entendant parler de préféditieux qui, dans la journée affreufe du 2 précedent, quatré
s'érojent emparés des canons, 8c avoient marshé à leur
tête pour exécuter leurs projets finiftres contre les
de couleur, lefquels fédideux avoiens été embarqués citoyens par RROS
ordres); que l'etonnement que lci a caufé ce qu'il venoit
d'en:endre l'auroit engagé à faivre le procureur de la commune julques dans la talle des feances de la municipalité 5
la, le procureur de ia commune, environné feulement
: officier municipai & d'un cominis de la municipalité,
après s'être emporté de la manière la plus indécente contre
le prétendu arbitraire qu'exerçeir le commiffaire civil, s'eft
écrié qu'il ne le fouffreroid
qu'il
la comnn: dit Cap ver/erott
dernière periroits goutte 3 fon
luôt
altt
quc de fostfprar le départ des quagre m:illeurs Jangs
tu Cap. C'eit demain, a-t-il dit, que parrent ces honnètes patriotes
ciroyens; iln'y a pas de-temps à perdre : mais ou eft donc
ceite commune qui, pour.des événemens moins férieux
montré tant d'énergie : Qui eft tout ce que le feur
somparant 2 dir avcir à déclarer, & a figné avec nous.
3> Signs, Muiten' 5 SONTKONAX;
ad hoc >),
Manc,facréaire
e Aujourd'hui 8 décambre 1792, pardevant nous comniffaire national civil, délégué 2X ifles françaifes de lAnérique" fous-l- Ven:, écrivant le fcur Marc 1 employé à
totre fecrétariat, et comparu le feur Durand, lequal nous
R 2
ant 2 dir avcir à déclarer, & a figné avec nous.
3> Signs, Muiten' 5 SONTKONAX;
ad hoc >),
Manc,facréaire
e Aujourd'hui 8 décambre 1792, pardevant nous comniffaire national civil, délégué 2X ifles françaifes de lAnérique" fous-l- Ven:, écrivant le fcur Marc 1 employé à
totre fecrétariat, et comparu le feur Durand, lequal nous
R 2 --- Page 236 ---
le de 232, ce mois, vers les cinq heures
a dit & dédlaté avec que le. ted Muller, tumploncatieceadit
du foir, étant nationale civile', il auroit vu le procurenr conduit
de la.commilion monter rapidement Fefcalier qui fur ce qué
de la commune féances de la mmunicipaliés & que;
il réau lieurdes Muller lui dit qu'ilavot Fair bien prefié, de prendré
le fieur
feroità moins , psignaisaegion de quatre de nos
pondit melures guon.ie pour empésher. la déportation M. le commifdes les meilleurs pattiores du Cep, que de faire embarfrères
venoit de fe le pertnetire lieu des feances de la mu
fune-natonal-chal galenszang enfuire dans défenfe dés quatref factieus
quer;,
il prit axec chaleurla
emnbarqués la nuit
Ricipalie, Verneuil, Baillo, Gervais 8c. Fournier, d'une, partie desiciavoir. provoqus ler fonlevement trouvés à la tête du
pour centre Yautre, & sètre
lénergie P
toyens rebelle à la lois le 2 de ce mois, braves invoquant qui-avoient
en faveur de ces
du citcyens 19 octobre dernier.,
la commtine fait
elle dans la journée
civil comme un
tout
pour cette melure. du comimillire- quant à. luis il
repeéfentant odieux quil falloit empechers que ,
de fon fang
acte
à verfer jufqw'a la dernière-gostte fibien mérité de la
étoit défendre prèt
des concitoyens qui avoient ne létoient devenus
colonie, pour Scqul,ail delevelcence, éroient coupables., & qu'il finit. par. cette
par un moinent
de, couleur - : Lu Jurplis, cetic des
Riral contre les ciroyens doir-elle oublierqu'clle tient tout
cafte de geps de couleur leurs Bionfaiteurs : Qu'enfuicel Larchevefque- odilemploya
Thnibandmonra Hlancs quilrront à la commillion intermédiaire, les membres de cette affemtous les moyens pour mèmcs difpoler individns. Qui eft tout ee quila
blée en faveur des & a figné àvec nous le préfent à & lafin padit avoir à déclarer, page, que nous: avons.cotée
& au bas de chiaque
raphée.
DURAND 3),
J
,
Signés MARC, SONTHONAZ,
je prie la commillion d'inter- pas
D'après ces déclarations, d'avoir a'déclarer siln'et inpeller ChEa membres de la commiffion
venu à la tête de quelgues
du Cap, pour réclanser
tersnbdiaite & de la mancipalié
fent à & lafin padit avoir à déclarer, page, que nous: avons.cotée
& au bas de chiaque
raphée.
DURAND 3),
J
,
Signés MARC, SONTHONAZ,
je prie la commillion d'inter- pas
D'après ces déclarations, d'avoir a'déclarer siln'et inpeller ChEa membres de la commiffion
venu à la tête de quelgues
du Cap, pour réclanser
tersnbdiaite & de la mancipalié --- Page 237 ---
*5
auprès du cemmilfaire civil contre l'embarquement de Verneuil, Baillo, Fournier & Gervais.
Laxindaur-7832h13e réponds que, le 6du mois de
décembre, li je ne me trompe 3 lamunicipalité s'érant raffemblée avec la commiAion intermédiaite, je fis la motion
queces deux corps Nsl-foatbadlgeorvenest.foumaes
Baillo & Gervais. Cette motion fut vivement appuyée
des membres dela commiflion intermédinire, fur-tontparle par
citoyen Latorrue, nègre libre, 2 membre de' cette commidion,le
feuldescitoyens decouleurmembre de cette commiffion, qui fe
trouva préfent à la (eance.lln'y enayoit que fept fur douze.
Il fut envoyé en conféquence une première dépuration au
ciroyen Sonthonas; je n'en étois pas. Au retour de. cerje
députation > & far la réponfe qu'elle fir que Sonthonax
n'avoit pas voulu accorder le débarqtemene des citoyens
embarqués la nuit précédente, je fis de nouveau la motion
que les deux. corpsfe tranfportaffent chez Sonthonax,
réclamer ces quatre citoyens. Je m'appuyai fur ce que pour la
municipalité; bon juge en cetre matière , atteftoit qu'elle nc.
les reconnoiffoit pas comme coupables contre la sureté, &
la tranquillité publique, > fur ce que la coinmillion intermédiaire,
le2 feptembre & jours fuivans , avoit fuivi:,
ainfi que - municipalité > les mouvemens qui avoient eu
lieu, atteftoit également Finnocence de ces quatre
En confegtence, comme c'éroient quatte victimes citoyens. alloit immoler au reffenciment des hommes de couleur, qu'on qu'une
première députation avoit été infufifante, je fisla motion
que'l l'on fit une déparation plus impofante, 8 que.les deuv
corps fe rendiflent chez le commiffaire
obtenir
de Ini la relaxation de ces quatie citoyens. civilspour La-dellus, il
fut obfervé que ce feroit peut-être une démarche trop marquante > quil y avoit lieu de croire que ler
civil fe rendroit à de nouvelles inftances, fans commillaite- leurrd -donner
autant d'appareil. En conléquence, il fut. dit
le
dent de la commifion inrermédiaire feulement, que comme préfi- ret
préfentant de toute la commifion, & que le mairé & le
procureur de la commune fe rendroient
faire des oblervations fur l'arreftation & chezlui, pourlui
de ces 4 citoyens; c'eft de cette feconde députation Y'emibarquement
fus, comme procureur de Ia commune. Je me rendis avec queje ls
R 3
fut. dit
le
dent de la commifion inrermédiaire feulement, que comme préfi- ret
préfentant de toute la commifion, & que le mairé & le
procureur de la commune fe rendroient
faire des oblervations fur l'arreftation & chezlui, pourlui
de ces 4 citoyens; c'eft de cette feconde députation Y'emibarquement
fus, comme procureur de Ia commune. Je me rendis avec queje ls
R 3 --- Page 238 ---
intermédiaire chez
maire & le préfident de la commifion là
je joignis mes infle citoyen Sonthonax, & ce fut fondées que furie bien de la paix,
tances, &jenfis de très-vives, fouverainement effentiel dans
fur ce quil étoit important, , le fceau à la réinion entre
une journée de qui couleur devoit mettre & les blancs, de ne pas lat marquer
les hommes
fifort le caracterede linpar un acte de rigueur qui portoit ce motif 8c par les (uites que
juftice. En confequence, par de Sonthonax à lailler ces
pouvoit ayoir la pérléverance
demandaileur
hommes S embarquer & pararpouritance
débarquement.
- je fus.
Voila de quelle dansle dépuration mème fens, Sonthonasparu ébranlé,
Lemireparla les circonftances, & ce qui faioit agir
Je dois dire toutes
Sonthonax ce jour-là. avoit avec nous des citoyens de couleur
J'ai di: qu'il n'y
in:crmédiaite que le citoyen
qui formoient la commiffion les autres : Ils étoient chez Sonthonax,
Latortue; où fe éroient trouver à leur pole, à la commidion interau lieu :
été invités d'aller. Ils éroient chez
médiaire od ils avoient
Pinchina, Boiron, Caflin &
Sonthonax IJ'y vis entre de la autres commiflion intermédinires - ainfique
deux autres membres du' baraillon des hommes de couleur.
Queroux, commandant Sonthonax les fermens qui, avoient éré faits Ja
Je rappelaia
entre les blancs &
veille au-haut du Cap, réciproquement d'oublier le paffé 5
de couleur,
Tatpintfote
lcsl shommes
la force de cette raifon.
mentla-deilus.. & Sonthonax fentit
Queroux, qui fe mit à divaguer.
da réponfe à
Le prefdent: Ceci-aufli eft une divagations
-
Tinperpellation eft entendue.
dit que les, membres
Sonthonax: Tarcherefque-Thataud étoicnt chez moi, lorfque je refufois le
de la commiffion
Fournier, Verneuil 8c Gervais,
débarquement de France. Baillot, Je n'ai
befoin de dire que je
embarqués befoin:de pour
l'inftigation SET perfonne pour fourenir
n'ai pas eu
&je lai aflez prouvé dans. la coJes droits, des hommes; à la difcuffion fur ce qui regarde Larchelonie. Te pafle atehewerpeThibal vient d'avouer qu'il
vefqeeThibaud. à la tète d'une députation pour réclamer nométoit en effet Gervais, Fournier, Baillot &. Vemeil,cech-a-dire
mément
in:de pour
l'inftigation SET perfonne pour fourenir
n'ai pas eu
&je lai aflez prouvé dans. la coJes droits, des hommes; à la difcuffion fur ce qui regarde Larchelonie. Te pafle atehewerpeThibal vient d'avouer qu'il
vefqeeThibaud. à la tète d'une députation pour réclamer nométoit en effet Gervais, Fournier, Baillot &. Vemeil,cech-a-dire
mément --- Page 239 ---
our réclamer des hommes gu'il favoit, & qu'il avoit vu
i-même à la tête de l'artillerie des blancs, pours s'oppofer
l'exécution de la loi du + avril.
Thibaud: Cela eft faux.
Le prfident : A l'ordre, citoyen 5 tu ufuurpes la parole à
aque inftant.
Sonthonax : Vousallez voir, citoyens, qu'en prenant Taré contre Larchevetque- Thibaud, arrêté par lequel, en
hvoyant en France, je l'ai fufpendu de fes fonctions, j'ai
raifon de l'inculper comme un des plus grands canemis
la loi du 4 avril & des principes de l'égalité. Je vous
ladeanisremps,àcefuje: > une lettredelui, écrite toute enre de fa main, préfentée dans le temps par la municipa6 du Cap à l'allemblée coloniale.
Voici cette piece :
Lcs colons : Elle a déja été lue.
Le préfident : Desqu'elle a été lue, il eft inutile de la
de nous eau.
Sonthonas : Eh bien 5 pour favoir quels étoient les fenens de Latelerefque'Thilaud, je renvoie la commiflion
les ledteurs à cette pièce qui fe trouve dans le fecond
lume des débats.
Dazbonneau : Je demande la parole Gar cetre
re obferver à la commiflion que cette lotre, qui a
dans
Mvrel
les précédens débats, eft encore 4 une pièce trouvée
as les papiers de Larcheveqre-Tidaud, après qu'ila été
porré.
Sonthonas: : Tout cela ne fait rien. Sij'avois déportéLarvelque-Thibaud pour un pays étranger, fi je ne l'aveis
envoyé é'en Frances on auroit le droit de me dire : Vous
vez pu vousdéterminet que par les pièces que vous tez alors; mais je mé fuis contenté de mertre en état d'artation Latchevfue-Thboud, & de T'envoyer en France,
ur
à la Convention nationale les motifs qui deient reRtA le prononcé qu'elle avoir à faire far la
nduite de Larcheveique-Thahaind. J'ai dû lui foumettre non
ilement les pièces que j'ai connues avant, mais encoreles dont jai eu counoiliance après foi emabarquement,
R. 4
les pièces que vous tez alors; mais je mé fuis contenté de mertre en état d'artation Latchevfue-Thboud, & de T'envoyer en France,
ur
à la Convention nationale les motifs qui deient reRtA le prononcé qu'elle avoir à faire far la
nduite de Larcheveique-Thahaind. J'ai dû lui foumettre non
ilement les pièces que j'ai connues avant, mais encoreles dont jai eu counoiliance après foi emabarquement,
R. 4 --- Page 240 ---
Continue la difculion far la pièce déja
Le précident : & dent tu veux tirer des: induc
inferée aux débatss
tions.
je tire de cetre
c'eft
Sonthonax : L.'induction que. soppoloit à la ici t: avril
que archereiquerlibus il eft dit que, $ Ion accordoit
puifque dans cette pièce l'égaliré poliique Gtee par la loi
aux homincs de couleur annonçoie alors telie qucile étoit connue la
dui 4. avril; qu'en mais telle qu'elle étoit counue dans
non officieliement,
menacoit de faire noyer
ville du Cap, Tandherecine-TN dans la colohiel la loi qui feroit con
dans des Hots. de fans
de T'allemiblée naricn.le de
forme à la décifion connue
France.
n'étoit pas le feul infti
Citoyens, chef Tarchene@qneTuhand des journces des 2
4 & décenbre
gateur en
8i la alons pour la
Dausy: , Rabotteau y ont participé. fu/pendus de leurs fonctions &
quelle je les ai Egalemens Daugy érant membre. du comire pro
eil Nord France, avoic fgné plufieurs ordres az direéteu
Sr du
toutesles lettres arrivan
des poftes d'apporier à Tatfeniblée des honimés de.coulear: : il avoi
de. France , al'adrefle Pordre d'arrêter toites - les letires arrivan
figné également
des officiers de Tauminiftration civil
de France, à l'adrele ordres exiftent en original dans les ar
de la matine. Ces,
des.colonies. Ils m'ont été remi
chivés de la cormilien le_dircdeur. de ia polte de la ville de
dans le temps
étoit bien connu comme un des cont de
Cap. Daugy Plaie de Saint - Marc, comme Tun
pirateurs de T'aifembiéel de Tindépendence. Je vous ai cite
coopératéurs du décret lettie au fujer de Daug, Je ne vou
dans le temps une
ne pas abufer de VCS mo
en. lirai qu'un. pallage léttre , pour du 7juin 1751j0 trouve ces mots
mens. Dans cette
-
trompés en demandant à l'affem
ce Nous nous fommes délégation du pouvoir 1égillatifpour rnotr
blée nationale'la
c'étoit lui reconnoitre le droit de-l
régine intérieur; car
nous mettre volontairement
refufer. C'étuit à falloit cet égard dire (8c je vous le répète d'après M
fa difcrétion. Il vous
de le faire favoir à M. Odelocq L
Galifet, & je
prie
il falloit dire:
fon repréfentant à 'Saine-Doningue),
pouvoir 1égillatifpour rnotr
blée nationale'la
c'étoit lui reconnoitre le droit de-l
régine intérieur; car
nous mettre volontairement
refufer. C'étuit à falloit cet égard dire (8c je vous le répète d'après M
fa difcrétion. Il vous
de le faire favoir à M. Odelocq L
Galifet, & je
prie
il falloit dire:
fon repréfentant à 'Saine-Doningue), --- Page 241 ---
pouvoir légifatif appartient à la parcie françaife de SaintDomingues e12 ce qui touche fon régime interiexr, en tout ce
qui et scranger à fès rapports commerciaux av.c la métropeles 6cporvoir legifarif, la colonic de Saint-Domingue déclare lo retenir, & n'entend cn déléguér l'exercice qu: dans
fon fein aux. affemblées coloniales, librement & legalement
Jous la Jcule fandion & acceptation da roi ,6(s'il
Formicess
-
le faxt, 6 gu'on le juge conyenable ) Papprobation provifoire
du gouverneur.
>1- Voilà quelle doit être la bafe de notre édifice. Nous
dirons enfaire, finon dais les termes dont je vais me fervir, au moins en fublance :
ART I C L E P R E M I E R.
.>> L'efclavage des, noirs achetésà la côte d'Afrique, vendus
ASmine-Domingue, & des enfansqui en proviennent, eft irrévocablement maintenu dans cette colonic.
II
7, Par faite de la fervitude des noirs, le re(pect impofé envers les blancs aux affranchis & iffus d'affranchis, de quelque couleur qu'ils foient, demeure aufli irrévocablement
maintenu. à Saint-Domingue.
III
>En conféquence; les affranchis &c iffus d'affranchis, de
quelque conleur
foient, demeurent à jamais exclus de
toute affemblée 11 Elancs, & ne pourront être ni délibérans avec eux, ni électeurs, ni éligibles : mais ils continueront, comme les blancs, & fans aucune dittérence, fous la
prorection des lois pour la streté de leurs perfonnes & de
leurs propriétés, & ils auront le droit de pétition aux aflemblées.
Signé, DAUGY.
us d'affranchis, de
quelque conleur
foient, demeurent à jamais exclus de
toute affemblée 11 Elancs, & ne pourront être ni délibérans avec eux, ni électeurs, ni éligibles : mais ils continueront, comme les blancs, & fans aucune dittérence, fous la
prorection des lois pour la streté de leurs perfonnes & de
leurs propriétés, & ils auront le droit de pétition aux aflemblées.
Signé, DAUGY. --- Page 242 ---
2;8
5) PS. Si Fon vous parle (8c l'on vous en parlera) 3
d'adtes d'adhéfion de netre part aux décrets de laffemblée
narionale touchant les colonies, demandez à nos ariftarques
ce que valent des obligations contractées entre les deux
guichets 3,
Ceft-ainfi 2u
que dans tous les rempsles factieux de SaintDomingue, qui font venus & viennent en France décrets vous de
parler de leur adhélion, de leur foumiflion aux
l'aflemblée nationale, ont eu foin de fe réferver l'exception
de dire que l'acceptation de ces décrets reffemble à desactes ai
paflés entre les deux guichets. C'eft ainf que étoit je différent vous
annoncé que le langage confidentiel des colons leurs véritables
de leur langage véritable. Celai qui peint
fentimens eft toujours direétement contraire à leur coloniale langage à
officiel. Ce Daugy étoit préfident de l'affemblée dinterpeller les
notre artivée; ce fut lui qui eur-Tinfelence milieu de l'arcommnifaires-civils au milieu du peuple, au
mée, d'avoir. à déclarer s'ils n'avoient poin: des inftructions
fecrettes qui les autorifaffent à proclamer Taftranchillement condes efclaves. Ce Daugy, depuis ee temps, a toujours de la réputinué ies manaeuvres. contre les mandataires nationales, contre.
blique > contrel les délégués desaffemblées Vous venez, devoir
tous les agens du gouvernement français. cours de la difcuflion.
fa doékrine; vous avez vu dans le
de
que cet homme étoit un des principaux conipirateurs arrivés fur le
Taflemblée de Saint-Marc; il étoit un des Ssa
vaiffeau le Léopard. J'ai.déporté Daugy 5 j'ai dû ie d6porter.
a aufi été déUn autre de ces hommes, Rabotteau 1,
Forté, Les. motifs de fa déportation fe trouvent dans une
des déclarations que je vous ai lues hier.. Il en eft d'autres:
encore que vous trouverez dans les archives de la com-:
miflion.
Th. Millet : Je demande la parele fur le matériel decette.
lettre. Il eft important dimprimer la. date 8c de finféreraux
débats, non de la lettre, mais du dépôt delaletre à Philadelphie; ce qei prouve qu'elle n'a pu parvenit à Sonthenax
. motifs de fa déportation fe trouvent dans une
des déclarations que je vous ai lues hier.. Il en eft d'autres:
encore que vous trouverez dans les archives de la com-:
miflion.
Th. Millet : Je demande la parele fur le matériel decette.
lettre. Il eft important dimprimer la. date 8c de finféreraux
débats, non de la lettre, mais du dépôt delaletre à Philadelphie; ce qei prouve qu'elle n'a pu parvenit à Sonthenax --- Page 243 ---
aue bien long-temps après le déparr de Daugy; & je vais
yous
la date du dépôt à Philadelphie; elle eft du
s vant del'an deux de la République.
Sonthonax : Je ne réponds rien à l'obfervation, parce que
lepuis long-temps cette lettre avoit été imprimée avant qu'elle
ac dépolée en original au confulat de Philadelphie. J'ai déporté Raboreau égelement, foit pour les motifs que je vous
i déduits hier', foit pour ceux contenus dans diverfes autres
pièces qui font dans les archives de la commifion des CConies. Je ne mappefantirai pas davantage fur les déporations; je me contenterai de vous rappeler à cet égard les
ntentions de la commiflion intermédiaire > préfentées dans
n de fes arrètés, enfuite par une adreffe à TAffemblée nationales & dans une autre adreffe aux quatre-ving-quatre
Répartemens. Le IO janvicr, après les déportations
avois exécutées relativement à l'affaire du 2
E
o janvier la commiflion intermédiaire arrêta qu'il feroit
roté des remerciemens au commiffaire civil, pour avoir
burgé la ville du Cap des principaux ennemis des lois franaites. Cet arrêté a été envoyé à la Convention nationale.
Voici l'adreffe.de la commiffion intermédicire à la Convention nationale.
(Jes colons demandent la dare de l'adrelle.)
Soncionar: Duy 29 janvier.
(Ilalit.)
re CITovExS:LfSRLATINAS
73 La commiffion intermédiaire vous adreffe fon arrêté du
to de ce mois. Les remerciemens qui y font confignés font du
un bien foible hommage rendu aux vertus patriotiques
titoyen Sonthonax délégué de la République françaife >
en réfidence dans h partie du Nord de Sainr-Domingne,
> Deux' faétions criminelles déchiroient depuis long-temps
cette colonie, & concouroient à l'envi à fa deftruction totale. Les premiers pas des commifaires nationaux civils pour,
êté du
to de ce mois. Les remerciemens qui y font confignés font du
un bien foible hommage rendu aux vertus patriotiques
titoyen Sonthonax délégué de la République françaife >
en réfidence dans h partie du Nord de Sainr-Domingne,
> Deux' faétions criminelles déchiroient depuis long-temps
cette colonie, & concouroient à l'envi à fa deftruction totale. Les premiers pas des commifaires nationaux civils pour, --- Page 244 ---
de T'ordre & de la tranquillité publique,
le rétabliffemnent contie les contre - révolarionnuires. Le ciroyen
fe dirigitent concert avec fes collègues, en 2 purgé la
Sorthonax,.do
colonie.
& de ferérité fembloit devoir intir
>> Cet adte de juitice & les fautles démonftrations de ceux
mider les méchans;
aux' amis de la France
qui fe difent patriotes. avril permetroient de fe livrer pailiolernent à lelpoir
& de la lo: du4 mais" il ne fufhloir pas de livrer au
d'un avenir heureux :
de la révolution; il étoit réglaive de la loi les ennemis Sonthonax , après le départ de
Jervé à la gloire du citoyen. de lOuefl &c du Sud, de terfes'collègues pour les parties
auffi centraire a la prof;
raller une autre faction coupable, aux intérêts de la mépérité de la' colonie que préjudiciable
tropole.
faction
dans la première affemblée 5é-
>5 C'étoit une
qui, s'étoit fignalée par fon mépris
nérale féante à Saint-Mare, nationale &
fon averlion pour les
pourla fouveraineté couleur. Ennemie de T France & de Tégalicé,
ciroyens elle de n'a ceffe de
le dogme de Tindépenc'eft
qui
de
le fambeau de la difcorde
dance, &
1T
civile. Ce peur-êrre font. fes partifans qui, dans la journée du-2 dé- o
cembre, ont. été le plus en évidence, dans le cette journée civil,
le feu. de l'artillerie parut dirigé contre le falut public, commilfaire fe montra
qui, bravant les dans dangers la mêlée pour poar calner les efprits.
genéreufement
fe
3, Ce font ces agirateuts, d'autant plusdangereux qui autoient rh par
convroient du malque du patiotilme de malheurs ,
incalculables.
plonger la colonie dans un gouffre n'edt pas févi contre eux,
fi le délégué de la République du tribual fuprême de la
en les foumettant au jugement
nation.
des chefs de cette fadion'; la
>> Depuis Fembarquement à renaitre dans la ville di Cap; la
sranquallire Nord commence reflent ies heureux effets du changement qui
partie du dans cette capimle; la -guerre contre les révoltés colons
seft fe fait opéré avec fuccès: & ile zèie & le patriouilme bienfaifantes des des
continue 2 feconder les efforts & les vues
uprême de la
en les foumettant au jugement
nation.
des chefs de cette fadion'; la
>> Depuis Fembarquement à renaitre dans la ville di Cap; la
sranquallire Nord commence reflent ies heureux effets du changement qui
partie du dans cette capimle; la -guerre contre les révoltés colons
seft fe fait opéré avec fuccès: & ile zèie & le patriouilme bienfaifantes des des
continue 2 feconder les efforts & les vues --- Page 245 ---
1élégnés de la République, bientôt cette colonie infortunée
touchera au terme de fes maux.
>5 Fait en féance le vinge-neuviène jour du mois de janvier 1793, Tan," de la République françaife.
>> Signé, GERETER, président ; F. RANIOND, fecrétaire
ad hoc: BoucHEn, fecrétaire ad hoc.
> Par la commiffion intermédiaire de la partie françaife
dc Saint-Domingue,
3) Signé, POITEVIN, fecrétaire. N
Verneuil: Je demande la parole furla pièce que Sonthonax
vient de lire.
Le préfident : Tu la difcuteras enfuite.
Verneuil: : C'eft une obfervation fur le matériel de la
pièce.
Le préfident: Tuas la parcle.
Verneuil : J'obferve
dans la ledture que Sonthonax
vieut de vous donner de Farrèté de la commiflion intermédinire, vOuS avez dà remarquer que les membres compofant la majorité de la commillion intermédiaire avoient
été embarqués par lui le 28. .
e
Sonthonax : Ce n'eft pas là le matériel de la pièce.
(Illit T'adreffe aux 84 départemens.)
La commilfion intermédicire de la partic
de SaintDomingue.s aux citoyens adminiftrateurs
quacre-vingtFaMA
quatre départemens de la République francaife.
Cap, le 19 janvier 1793 > l'an premier de la
République françaile.
GITOYENS,
3 La commiflion intermédiaire a voté des remerciemens
au citoyen Sonthonax, délégué delaRépublique, en réfidence
dans la partie du Nord de Saint-Domingue : mais cet honmage rendu à fon patriotifme, a fon amour pour l'exécution
de la loi du 4 - avril & le rérablitlement de l'ordre; nous
le croirions imparfait, s'il n'avoit la plus grande publicité,
République françaile.
GITOYENS,
3 La commiflion intermédiaire a voté des remerciemens
au citoyen Sonthonax, délégué delaRépublique, en réfidence
dans la partie du Nord de Saint-Domingue : mais cet honmage rendu à fon patriotifme, a fon amour pour l'exécution
de la loi du 4 - avril & le rérablitlement de l'ordre; nous
le croirions imparfait, s'il n'avoit la plus grande publicité, --- Page 246 ---
n'eft point de vertu, fans patience
3 Convainen qu'il
après avoir ufé. de tous le
le délégué de la République, ramener des citoyens lang - temps
moyens pollibles leur infraction pour aux lois nationales & le délire du
égarés par s'eft- enfin vu forcé de févir contre ces hommes
préjuge, coupables, & de les foumettre au jugement de la République,
heureux. offets de leur éloi33 Déja nous relfentons/les contre les révoltés fc fait avec.fncces;
gnemenc; la guerre
du vrai patriorifmne ont rempla é,
des homines plus pénétrés les hommes perversi qui lesavidans les différens emplois,
qui engourdilloir nos
liffoient; & à cette léthargie le.réveil profonde de l'égalié & Faurore d'un
ames, fuccèdent enfin
avenir heureux.
fois, nous envifageons un terme à
>> Pour, la première
nos maux.
un fncère ami des bommess fait pour inf-
> C'étoit à-la-fis à le civifme 8cla raifon, au citoyen Sonthonax,
pirer appartenoit de connoitre nos maux & leurs remèdes,
quil &, malgré la fuccefion rapide des contrariétés, de tracer &
d'une inain hardie l'éd fice de notre bonheur politique
la' reftauration de cette partie féconde font de le Tille. foible hom-
>5 Nos. rentercieniens, citoyens ,
plus de la
mage quie nous puillions rendreà ce doutons repréfentant pas. Lés France; liens de
8c vous applaudirez. uniffent nous n'en font inalrérables comme notre
la Emie qui nous
& feront toujours notre garant
amour pour la République, à. cette colonie & au bonheur
de l'intérêt que vous ptenéz
de vos frères:
intermédiaire,. efclaye des lois, eft libre
45. La commifion elle aime la juftice & non l'éloge, & ce
dans fon fentiment opinion; feul a diété fon langage.
premier
9> Salut.
intermédiaire.
2 Les membrés de la commiflion
; F.-RAYMOND, fecrétaire
> Signé, GERBIER, préfdent ad'hoc.
ad hoc; BoUeHeR, fecrétaire
33 Par la commiflion intermédiaire.
a.
N Signé, POITEYIN.
libre
45. La commifion elle aime la juftice & non l'éloge, & ce
dans fon fentiment opinion; feul a diété fon langage.
premier
9> Salut.
intermédiaire.
2 Les membrés de la commiflion
; F.-RAYMOND, fecrétaire
> Signé, GERBIER, préfdent ad'hoc.
ad hoc; BoUeHeR, fecrétaire
33 Par la commiflion intermédiaire.
a.
N Signé, POITEYIN. --- Page 247 ---
Vousvenez d'entendre, citoyens, I'exprellion des fentimens
dela commillion intermédiaire relativement aux deportations
exécurées par mnes ordres, relativement à laffaire du 2 décembre. La Convention nationale a approuvé ma conduite i
cet égard; elle a approuvé toutes les déporrations ordonnécs
par moi jufqu'au 5 mars 1793, époque du décret qui
prouva ma conduire dans PAmérique. Le décret du6 mars apdit polirivement: ci La Convention nationale approuve les
mefures prifes dans la colonie par Polverel & Sonthonax
pour le falat de la colonie de Saint-Domingue. >
La Convention a approuvé ma conduire. J'ai d'ailleurs
allezprouvé que cette conduite devoit être approuvée,
je n'ai déporté que les auteurs des troubles. J'ai déporté puilque des
hommes qui avcient dirigé le feu des canons & de la mouf
quéterie fur les délégués de la République, qui avoient eux-.
mèmes, dans lés cafernes, fait circuler le faux décrer
que les hommes de couleur ne pouvoient êare, officiers, portant
le droit de foupcornér & d'accufer de pareils hommes J'ai
fait circuler de faux décrets, puilqu'ils font les compliçes d'avoir de.
la prife d'armes du régiment du Cap, puilqu'als-ont euxmêmes commandé l'artillerie & ordonné le feu.
viennent fe plaindre ici
jai exercé à leur égard Ceshommes des actes.
tyranniques Si j'avois Riei les lois françaifes : , une commiffion militaire Cil etit fair juftice
& ils ne
feroient Fas venus ici pour maccufer. fur-le-champ, C'eft parce.
fuivi les principes de mon ceur, , que je les ai traités quejai avec
douceur, que je me fuis contenté de les envoyer en France
pour y prendre des leçons de liberré & d'égaliré, que ces
hommes viennent ici m'accufer; ils mne traitent fans
buveur de fang & d'égorgeur J & ce font eux qui ont ceflede
boire mon fang & égorger les hommes de couleur dans vouhi la
journée du 2 décembre.
J'ai fni far les déportations faires dans les provinces du
Nord, depuis mon arrivée julqu'à la fin de janvier
D'autres déportations ont été faires dans la province 1793. de
I'Oueft. Ces déportations oni été
notre
0a.Taramhienme
après
entrée dans cette ville, lorfque les commiffaires
civils ont été obligés d'en faire le fiége.
Th. Miller : Je demande la parole. Sonthonax faute à pieds
ournée du 2 décembre.
J'ai fni far les déportations faires dans les provinces du
Nord, depuis mon arrivée julqu'à la fin de janvier
D'autres déportations ont été faires dans la province 1793. de
I'Oueft. Ces déportations oni été
notre
0a.Taramhienme
après
entrée dans cette ville, lorfque les commiffaires
civils ont été obligés d'en faire le fiége.
Th. Miller : Je demande la parole. Sonthonax faute à pieds --- Page 248 ---
:44 n'eft ni de T'Ouef, nidu mois
joinsfarim déportation, qui
de Sonthonas décembre. : J'y reviendrai; n'ayez, Ra peur. à fixer T'ordre de
Millet : Ce n'eit pasa
fal Le derente. préfident
je vous abferve que voilà
Verneuil : Citoyen Nord - préfdénts Gnies. Vous avezidit que fi Sonles déporations du
&c le voici aux
thonax nous inculpoit, nous répondrions,
déportations de TOuef. - de votre côté traité les déportaLe préfdonti: Vous-avez - 4
a
tions dan: leur enfemble. m'en vais mettre les citoyens colons leur
Sonthomax : Je de côté des Faits queijeme réferve de traiter
aife, en laillant
de la caonnade dit Detran-Penge.
lorfauil "fera quefion de Th. Millet, je Isjoumelulauea les
Quant à la déportetion de fincendie du Cap, parce que
moment oà je.parletal Th Miller a éré déporre. font arrivés préli- le
actes pour le(quels
des malheurs da Cap
minaires & Rréparaoites n'ai
mot à dire fur les dérormations
20 juin 1793. Je
qu'un Daubonnean. Je réponds à Daude YQuef arriculées par d'avoir été déporté; illa été en vertu
bonneau. Il fe plaint feul: : cetie. déportation ne peut pas
des ordres de Polvetel d'arrellations faites au Petit Goave font
me regarder. n fe plaint
civiles ces arrelations
par les envoyés de la commillion & ne peuvent pas plus nous être at- ne
le fait de ces enveyes; arreftinions d fun comité févolutionnaite qui
ttibuées que-les attribuées au comité de sûreté générale, la
pourroient être fupérieure anx comirds révolnutiounsires font écran de
eft Répabliqne: Taurorité Je dis donc que ces fe déportations font faites à me la fuire de la
getes. A l'égard de celles gai à Yégard de celle de T.Millet, de'
canonnade dilerraatince, difcation at moment oh il fera quefion
i'ajourne cetre
de Ia canonnads du Port-au-Pinse. Rous
lincendie da Cap, HOuSavons traité les déportations, d'abord
Claugfon: Lorique dans la loi.du 4 avril. On a
les avons fait rentrer de n'avoir pas déporié les véritables
reprocht à Sonchonax de ja colonie, de les avoir'au contraire
auiteurs des uineurs
d'avoir au cortteire déserté
protigés; &c on Jui a reproché intérêt de défendre la colonie, avoir tous
rous ceux qui avoiett Vincacion & le courages doles
ceux qui en avoient
déportes
Lorique dans la loi.du 4 avril. On a
les avons fait rentrer de n'avoir pas déporié les véritables
reprocht à Sonchonax de ja colonie, de les avoir'au contraire
auiteurs des uineurs
d'avoir au cortteire déserté
protigés; &c on Jui a reproché intérêt de défendre la colonie, avoir tous
rous ceux qui avoiett Vincacion & le courages doles
ceux qui en avoient
déportes --- Page 249 ---
léportés arbitrairemen:, fans preuve ni pièces à l'appui des
Eneedennand.pufisere ces déportations font'inexécution
He la loi du avrl, je demande que Sonthonax pourluive
out de fuite 4 mos, déportations.
Le préfident : Si, pour fa défenfe, Sonthonax croit
ft nécetlaire d'éclairer d'abord l'affaite du
qu'il
u ne peux pas l'empècher de remettre à traiter Poreau-rrince, ces objets au
mnoment cu on difcutera fur la canonnado daPort-au-Frince,
moins que lu ne montres que cet objet eft tour-à-faic
Btranger à-la canonnade du Port-au-Prince.
Clufion : Dabord; il eft des déportations qui ont éré
Faites avantla canonnade du Port-au-Prince, 3 dans
par Sonthonax feul, & par Poiverel & Sonthonax T'Oueft, réunis;
e les citerci tout-à-Theure : mais lorique nous avons
les déporrations faites au Port- au-Prince & aux environs parlé
par Polverel & Sonthonax, Sonthonax y a
il nous a di: Juftifiez de ces déportations, déja répondus
Réporté, J'ai indiqué alors les liftes qui 2 font prouvez dans qu'ona les
thives de la commiflion ; j'aicité un paragraphe d'un
arpublié pir un repréfenrant du peuple, dont la commiflion otvrage
h'a paswoulu entendre la lecture, quoique d'autres
hient é:d cités & lus ici, Je dis donc, puifque Sonthonax ouvrages
pommence une réponfe à fes déportations, qu'on
couler à fond cette affaire. Je demande qu'il
peut bien
aflifie ces déportations, celles qui ont été faites réponde, par lui
Oueft, à
gcl
Saint-N Marc & dans Lartibonithe, avant la
honnade du Port-au-Prince; qu'iljuftifie des motifs
calérerminé à déporter les citoyens Dumontelier, Parent quil'ont
utres qui ont été cirés par mon collegue Duny.
&
Sonthonax : D'abord, j'obferve que ce n'eft
colons à me prefcrire le plan de défenfe que je dois point aux
Feit bien allez qu'ils foicnt dix acculateurs qui fe (nivre;
Huifen: fans ceffe pour intervertir ma défenfe, fans reprone circonfcrivent eux-mémes dans le plan convenu qu'ils
Fe déclare donc que je fuivrai le plan que je me fizis par eux.
pelui que la commifion me prelerira. Quant aux tracé,
tations de la province de TOuelt, foir qu'eiles aient déportédé,foit qu'ciles aient fuivi la canonnade du
toutes font une dépendance des violences
RTE
au-Prince;t toutesd dépendent de la canonnade commifes au Porz
Tome /. Quarente-huitiènie liyraijon. quiy a S eu lieu.
je fuivrai le plan que je me fizis par eux.
pelui que la commifion me prelerira. Quant aux tracé,
tations de la province de TOuelt, foir qu'eiles aient déportédé,foit qu'ciles aient fuivi la canonnade du
toutes font une dépendance des violences
RTE
au-Prince;t toutesd dépendent de la canonnade commifes au Porz
Tome /. Quarente-huitiènie liyraijon. quiy a S eu lieu. --- Page 250 ---
fur-tout n'a précédé que de trois ou
Celle de Dumontellier du
fiége dul Port
quatre jours la canonnade Forau-fanee,leh
au-Prince. Clauffon : Je demande la parole.
Lc prefidens : Ceci doit être terminé.
T'illégalité de ces
Claufion : Si aujourd'hui nous leur prouvons il fuffira d'avoir
déportations fans traiter de
injuftice, qu'elles doivent être
démontré leur illégalité, pour prouver
traitées aujourdhui. demande que" les colons dépofent fur le
Sonthonax : Je
de leur accufation pour les
bureau les pièces jullificatives aux interpellations relatives
déportations: Je nerépondrai n'aic pas produic les ordrcs de ces deaux déportations, qu'on
m'nceufe, il faut qu'on
portations , parce que 3 loriqu'on Faccufation.
produile les pièces quimotivent déja trois ou quaire fois j'ai dé
Clauffon: Je répète dit où elles font : je répète qu'eiles
ces
que
Ara
figné font entre las liftes; mains du con:re-amiral Cerfey.
Sonthonax : Allez les chercher.
Le préfident : A Tordre, Sonthonax. d'interpeller e
Sonthonax de
Clauljon : Je prie le préfident s'il n'a pas déporté
tentaines
déclarer catégoriquemenr
dans. ces littes, aters le courant
des citoyens qui font ordres indiqués font fignés de lui & de Polverel.
d'ayril, lefquels Dans quel lieu ont été faités ces déporLe préfident :
tations ?
Claufon: Au Port-eu-Prince. Eh bien ! tu y reviendras dans la faire.
Lc préfident :
de la loi du 4 avril que je
Sonac : Ceft fur T'inexécution femble
ceux qui ont éré emdemande la parole ; il me
Tèrre, que & ceux qui ne l'ont
barqués, qui ne devoient duflent Tètre, pas en font partie. Sonthonax
pas été, quoiquils dans le cours des débats, & Polvere! en eft
vous a déclaré avoir dans la province de TOuelt beaucoup
convenw, qu'ily
& de confpirateurs : &
à
de omumne-dvalzinoonaite, été embarqués? Je
SECInn
ces confpirateurs n'ont-ils pas bien reconnu pour confpiSonthonax pourquoi Lapointe, de couleur, n'a point été arrèté &
rateur, quoiquhomme ceux qui n'étoient point hommes de couleur
déporté, & que confpirateurs cnt brb arrètés par lui?
ai reconaus pour
é avoir dans la province de TOuelt beaucoup
convenw, qu'ily
& de confpirateurs : &
à
de omumne-dvalzinoonaite, été embarqués? Je
SECInn
ces confpirateurs n'ont-ils pas bien reconnu pour confpiSonthonax pourquoi Lapointe, de couleur, n'a point été arrèté &
rateur, quoiquhomme ceux qui n'étoient point hommes de couleur
déporté, & que confpirateurs cnt brb arrètés par lui?
ai reconaus pour --- Page 251 ---
Sonthonax : L.es colons raifonnent du parriotifine felon
leurs idées ; ils difent: Un tel eft notre ennemi ; donc il étoit
conpe-érolationnaire.
Senac. : Poinr du tout.
Sonthonas: Moi, je leur demande, lorfqu'ils accufent une
perfonne d'ètre contre - révolntionnaire 3 qu'ils prouvent
d'abord qu'elle l'étoit par fes actes; qu'ils prouvent enfuite
les ai protégés les miens. Rolarehntalanscoeit
j'avois oublé
ce
1eE
parler,
Jumécourt
P
déporté,
n'a point été
parce que, mis en jugernent par les tribunaux
comme aceulé de l'infurrection de la plaine du
il devoit refter en prifon jufqu'à ce que les tribunnux Cul-de-Sac, l'euilent
jugé. Nous ne devions pas déporter un homme qui étoit livré
aux tribunaux. Relativement à Lapcinte & aurres que Senac
déligne comme contre-resolationnaires, , je ne peux pas répondre qu'il n'ait dépofé fur le bureau les pièces à
des actes & des fentimens de Lapointe & de ceux dont Tappui ils
patlent, & enfuite les pièces par lefquelles il
je
les ai protégés.
prouve que
Senac : Je ne parle qu'avec les pièces à la main, avec l'aveu
de Sonthonax &c de Pelverel, dans le cours des débats. Ils
fe font apperçus que Lapointe étoit un contre-révolutionnaire, & il étoit avec eux. Pourquoi Lapointe n'a-t-il
été arrêté ni déporté? Ce no fonr pas ici des pièces;
un aveu
JE
tacite, formel même dans le cours des débats. Je
demande pourquoi Lapointe, qui eft aujourd'hui avec les
Anglais, n'a point été déporté
Sonthonax ?
Sonthonax : Ne mettez pas der moi compte ce qui doit
être mis fur le compte de Polverel. Polverel n'a point dit
dans les débats que Lapointe far conrerdeolaionnutre; il
a dit qu'il avoit cru pendant un teinps que Lapointe étoit
dans le fecret des conipirateurs, qu'il favoit que les.contrerévolusionnaires marchoiënt contre la sâreté du
mais il n'a point été queftion des actes de Lapointe. peuple; Si
Lapointe eft aujourd'hui avec les Anglais, c'eft que Lapoinre
a bien fervi les blancs; c'eft que Lapointe eft digne à cous
égards d'ètre le collezue,, le coopérateur de ceux qui ont
avoué, fourenu ici
s'ils eullen: éré à Saine-Domingue,
non-feulment
reçu is Angliis dans la
E
colonis,
S 2
'a point été queftion des actes de Lapointe. peuple; Si
Lapointe eft aujourd'hui avec les Anglais, c'eft que Lapoinre
a bien fervi les blancs; c'eft que Lapointe eft digne à cous
égards d'ètre le collezue,, le coopérateur de ceux qui ont
avoué, fourenu ici
s'ils eullen: éré à Saine-Domingue,
non-feulment
reçu is Angliis dans la
E
colonis,
S 2 --- Page 252 ---
été cherchés. Lapointe eft leur commais qu'ils les euffent font les complices de Lapointe; mais
plice, mes accufateurs n'a été commis que poftérieurement au
le crime de Lapointe le
de le déporter. Certes, quand
moment oû j'avois pouvoir Brulley & mes accufateurs,
Lapoinre, , de concert avec la défenfe Page, lui a été confiée, il n'étoit
a livré un pays dont de le déporter. Voilà ce que javois a
pas en mon pouvoir fur les dépottations dont il parle.
répondre à Senac
(Senac demande la parole.)
Ceci doit être terminé Vous devez vous
Le préfident :
a été traité déja dans la difcullion
rappeler
cet objet de
avant Tarrivée
qui a eu T.es fur létat Saint-Domingue,
de Polverel & Sonthonax.
fur des faits, & je ne peux
Senac:Je ne parle jamais que
avoir lâ parole. Cecia déja été traité:
les
Lc préfident :
vient de dire Sonthonax fur
Verneuil : Dans ce que des notes fur ce
me concerne.
déportations > j'ai pris lu hier la déclaration ett par Laveaux,
Sonthonax vous a
du Nord. Je vous obferverai que
commandant la province Sonthonax colonel d'infantere,
ce Laveaux a, été nommé par du Nord; que fa déclaration
commandant de la proviace avons été embarqués dans
" du 8 décembre, & que mois. nous Je vois dans la déclaration de
la nuit du 5 du même chofes : Laveaux declare qu'il s'eft mis porté tour
Laveaux plufieurs colonne avec Sonthonax; quilal
de
vers la première
de fe porter fur les hon-mes Sonen ufage pour l'empecher été entrainé, ajoure-t t -il, avec
couleur, & qu'il a
Il tombe un moment apzes en
thonax au milieu de Taction.
déclare que lorfque laction
contradicion avec lu-memes&cild Tai annoncé moi-même dans
s'eft engagée, comme je vous je vous ai faite, que toutes les
la narration très-fidèle étoient que tirés lui palloiens, pardeffus mème la
balles des coups caché qui derrière un mur : & c'et ce étoit
tête; qu'il éroit
cette époque Rochambenu
Layeaux, lui chef, puifqu'à eft venu faire une déclaration
malade,qui, le 8 décembre, Spnthonax fait dire (car c'elt
d'une aétion où il n'étoit pas.
qu'il a mendiées, que ce
dans les dépolitions
fon ouvrage),
loiens, pardeffus mème la
balles des coups caché qui derrière un mur : & c'et ce étoit
tête; qu'il éroit
cette époque Rochambenu
Layeaux, lui chef, puifqu'à eft venu faire une déclaration
malade,qui, le 8 décembre, Spnthonax fait dire (car c'elt
d'une aétion où il n'étoit pas.
qu'il a mendiées, que ce
dans les dépolitions
fon ouvrage), --- Page 253 ---
même Laveaux fc tranfporta à huit heures du foir dans la
rue Lipagnole où j'étois, pour y lire une ou plufieurs
de
&
je me refulai à la
nltoze
clamations Sonthonax,, que
de cette proclamation : eh bien! citoyens, pour vousprouver
la favlleté de ce qui efta avancé, il eft bon de vous dire quà
huit heures, à Sain-Domingue, il eft impolible de lire dans.
les rues. Pour vous prouver encore la faulleté de ce
vous
la déclaration
d
Sonthonax allégua, il faut
rappeler c'eft
dans
Freflinet. Voici ce que Freilinet déclare :
que
la rue Efpagnole, au coin de la rue Saint-Simon: ils ren- de
contrèrent une colonne de rebelles aux lois (il eft bon
vous dire que c'étoit moi qui étois à ce polte), < qui refufa
d'entendre lecture d'une proclamation du commillaire civil,
dont M. Laveaux étoit porteur 5
cependant elle fut lue;
&c qu'après la ledture > le fieur dalter qui étoit le troifième
du premier rang de la colonne > s'emporta en injures atroces
contre les autorités conftiruées. > Par la déclaration de Laveaux, je me fuis oppofé à cette leéture; & par la eft dépo- vrai.
fition de Freflinet, la proclamariona été lue. Ce fait
Laveaux fe préienta non pas à huit heures,mais bienà quatre
heures après midi, & demanda à lireune proclamation de Senthonax. Je dis à Laveaux qu'il pouvoir en donner lecture 5
& pour prouver que nous ne delirions tous moi que à fe la
étoient avec
Ramte
fengagcai quatre ciroyens qui
les hommes
porter au pofte de la Faufferte, pour engager
dit
de couleur à rentrer dans la ville. C'eft ce que Laveaux
lui-même dans fa déclaration.
Duy:J'obferve que j'étois un des quatre qui ont accom:
pagné Vernexil: Laveaux. Dans cette même déclaration, Laveaux dit
fitivement que le bataillon entier des hommes de
dtuler
étoit fous les armes : eh bien ! dans l'envoi dont Sonthonax
vous a donné leétute (qu'il dit être T'extrait de la pièce officielle envoyée à la Convention , ce: qui eft faux), ii eft
dit pofitivemen: milny avoit que cent cinquante hommes
de couleur qui étoient fous les armes; & ce même Laveaux,
qui étoit commandant de la province , qui ies a fait armer,
déciaie politivement que le bataillon des hommes de couleur
étoit tout entier ios les armes : ce qui prouve une contraS 3
donné leétute (qu'il dit être T'extrait de la pièce officielle envoyée à la Convention , ce: qui eft faux), ii eft
dit pofitivemen: milny avoit que cent cinquante hommes
de couleur qui étoient fous les armes; & ce même Laveaux,
qui étoit commandant de la province , qui ies a fait armer,
déciaie politivement que le bataillon des hommes de couleur
étoit tout entier ios les armes : ce qui prouve une contraS 3 --- Page 254 ---
e 2fo
befoin d'en dire dadidion 6 manifefte,
je n'ai point autre. Sonthonax a lu
vantage fur cet article. A paffe à un
par inenfuite la déclaration de Grofdidier, Sonthonax garde'megalin dit dans cette pièce
terim de l'artillerie du' Cap.
clef; Sonthonax
je me fuis
2 Yarfenal de canon, comme 900 fufils, 15,00a
era quej'en ai raet quarre picees faire voir
la déclaration
carrouches. Je m'en vais vous
par (8c vous remarde Grofdidier,
ett du 3, janvier le 1793 décembre 1792),
querez bien que Nu quitté le
interim, fut
Grofdidier,, garde-magafin T.me par
que mandé le 3 janvier chez Sonthonax, > parce
d'arriver Sonthonax en
cette
nous étions
-
Nr
fentant bien qu'a
époque viendroit à
Pour donner
France, tôt ou tard la vérité
avoit percer. mendiées contre
plus de poids aux dénonciations qu'il &
faire croire que
nous > il tâcha de les accumuler; l'artenal les canons, pour les fufils & les
nous avions enlevé de un mois après, une déclaration du
cartouches,i il d'artillerie, fait faire; & dit que c'étoit moi qui étois à
garde-magalin de la colonne & qui commandois Jes faétieux; il en
la tête
Robert, Michel, Fouche fils, Pelletier
nomme cinq autres, 11 fait dire dans cette* déclaration que trois
& Baillot. donné un reçu de ce qui'a été pris dans T'ard'entr'eux ont
du tout dans cette déclaration : le
fenal, & je ne vois pas fufils annoncés par Sonthonax, ni
nombre des neuf cents
car voici comment Grof
celui de quinze mille eartouches;
didier s'explique.
étoit à la fuite du fieur Verneuil,
cc La Folle squi
dans le parc, écarta le déclarant,
entra, &c fe précipitant
de fe faire exhiber l'ordre
& le mit dans Timpollibilité à Tenlevement de quatre pièces L
tendu, & de soppofer eft furchargé, &c d'une encre différente
canon (le mot quatre
avoir donné à l'officier comque. celle de la pièce), après déclaration qu'on l'avoit conmandart une décharge, déclaration avec qui fut fignée par Robard,
rraint par la Pelletier force, & autres. >> Il eft bien étrange que ces
Lemaire,
n'étoient tout au plus que des (cus-c chefs,
hommes: Senthonae qui
vous a déclaré que c'étoit moi qui étois
puifque le chef des feditieux; ; il eft bien étrange, dis-jes, que étcis ces le
hommeslà aient donné un reçu, &c que moi fur qui le reçu. Je
chef, ma fignature ne foit point appofée
letier force, & autres. >> Il eft bien étrange que ces
Lemaire,
n'étoient tout au plus que des (cus-c chefs,
hommes: Senthonae qui
vous a déclaré que c'étoit moi qui étois
puifque le chef des feditieux; ; il eft bien étrange, dis-jes, que étcis ces le
hommeslà aient donné un reçu, &c que moi fur qui le reçu. Je
chef, ma fignature ne foit point appofée --- Page 255 ---
ourfuis. ec Qu'au même moment oà la foule qui gromfifoit
ar quantité de matelots qui s'y joignirent, fc jeta fur les
atils qui fe trouvoient fous le hangar; fulils qui, provenant
es camps, avoient befoin d'èrre réparés, & qui furènt enevés fans que ledit déclarant pàt T'empècher. >, Je demande Sonn peu ot eft là le nombre des neuf cents fufits que
honax dit avoir été enlevés à l'arfenal. Ila ajouté quily
Je
& je ne vois
voit eu quinze mille cartonches.
pourfuis,
ien de cela dans la déclaration de Groldidier. cc Ajoure d'en- le
léclarant
lefdits Verneuil S: Baillo fe permitent
rer dans Rure chambres des foldats, dans l'intention (il jureoit Tintention, & ron pas le fait) de les mettre de leur
parti contre les ciroyens de couleur; & que le fieur Dumas,
tommandant d'un des bataillons de la garde nationale du Cap,
qui, pendant tout le temps, parut commander au nom de la
commune, requit leciroyen Vannier, commandant par interim
an certain nombre d'hommes pour le fervice des canons, ce
hui lui fut refalé, faute de préfenrer un ordre de M. le commillaire civils, qui eft tout ce qu'il a dit favoir, & a figné
avec nous au bas de chaque page, &c. 93
du
Citoyens 2 vous voyez quilnet nullement queftion-ni dit avoir
nombre des cartouches, nides fufils qCeSonthonax
Eré pris à l'arfenai. Quant à moi, je OOs intimément perKuadé, comme je vous l'ai déclaré, que les fulils.,. ainfi
cartouches, à avcient été enlevés
les nègres
ALSIE
les
pour
que Sonthonax avoit niis en infurrection > & qui ne de
voient le faire
l'aide des fufils & munitions.
i.Et
l'arfenal. Mais quà moi, je m'en vais demander à Sonthonax
comment fe faicil, puilque Cet enlèvement-là a été fait dans
la journée du 2 décembre, & qu'il y avoit des fignataires fe:
qui conftatoient Fenlèvement fait à Y'arfenal; comment
fair-il que vous, qui avez été inftruir, à l'inftant même 2 des
prétendus vois qui y. avoient été faits, comment, lorfque
vous avez déporté Baillo, Fournier, Gervais &: moi, n'avez- donné
vous pas accollé les quarre fignaraires ou ceux le qui ont
de
le reçu au tarde-magalin Groldidier ?. Je prie prélident
fommer Sonthonax de répondre là-deffius.
Sonthonax : Le ciroyen Verneuil enrend - il me faire un
crime de 11 avcir pas réuni allez, de preuves des allaflinats
S 4
, lorfque
vous avez déporté Baillo, Fournier, Gervais &: moi, n'avez- donné
vous pas accollé les quarre fignaraires ou ceux le qui ont
de
le reçu au tarde-magalin Groldidier ?. Je prie prélident
fommer Sonthonax de répondre là-deffius.
Sonthonax : Le ciroyen Verneuil enrend - il me faire un
crime de 11 avcir pas réuni allez, de preuves des allaflinats
S 4 --- Page 256 ---
com nis le 2 décembre 5 je ne penfe pas que parce que hommes je n'ai
Fas eu le reçu donné à Grosdidier, , des donné parles & des canons;
qui étoient venus le forcer à donner
funls infirmer la déje ne penfe pas que ce défaur de reç u puille
claration de Groldidier. Ce n'eft
cela 5 il te demànds pourquei
Le prefident: déporté ceux qui pas ont donné le reçu.
tun'as Sonthonax pas : Je ne puis en afligner la vérirable caufe,c'eft n'étoient
probablement
que les perfonnes qui ont figné
nombre de citoyens qui
plus au Cap. IC a un tres-grand décembre >
font
ont figuré danslaffaire du Cap, du 2
quile
difpertés dans les autres villes de la colonie - > loriqu'ils chefs. ont
vu le bras de la juftice Sappefansir fur les principaux de cette
liy: avoit un nommé Bentz, un des machinateurs Verneuil &
journée, & qui accompagnoit les canons vit avec Verneuil arrêté ,
qui fe trouve ici, Ce Bentz, où lorfquil il fut l'un des artifans de
fe fauva au Port-au-Prince,
de mars
La raifon
la révolte de cette ville, au mois
ces' hommes 1793. qui ont
pour laquelle je n'ai pas fait arrêter
ces hommes,
été avec Verneuil prendre les canons > c'eft dans que les autres villes
àl'exemple de Bentz, s'étoient di(perfés
de la colonie. Le cfoyen Roba:d & le citoyen Pelletier
Fondeviolle: forti du@ap jufqu'au 20 juin 1793. Le citoyen
n'ont Robart point a. été fufillé deux jours après cette journée au haut du
Cap, oà s'étoient retirés les commiffaires donnerai civils. à la commiflion.
Duny : J'en ai la note que je croira
là-deflus fur leur
Sonthonax : J'efpère qu'on ne
pas
parole des hommesauffi immoraux que mes acculateurs.
Le préfident : A l'ordre.
dois de
Sonthonax: : D'ailleurs, je ne nationale compte elle-meme pourn'aveir &à
pas déporté, qu'a la Convention
la commiflion des colonies.
a dit avoir une note fur
Le préfid-ni: Le citoyen Duny
cet objets c'eit ici le lieu de la produire.
Sonthonax dit
Duy : C'ef relativement à Robard fui, Sund que les autres,
n'avoir pas arrêté, >
qu'ilavoit la note. Vous allez en voir le récit
eft
Tanns
dont il queftion
des amis de la Convention
'dans le Moniteur. e La fociété
porté, qu'a la Convention
la commiflion des colonies.
a dit avoir une note fur
Le préfid-ni: Le citoyen Duny
cet objets c'eit ici le lieu de la produire.
Sonthonax dit
Duy : C'ef relativement à Robard fui, Sund que les autres,
n'avoir pas arrêté, >
qu'ilavoit la note. Vous allez en voir le récit
eft
Tanns
dont il queftion
des amis de la Convention
'dans le Moniteur. e La fociété --- Page 257 ---
nationale n'a pas borné fa folicirude aux malades; les veuves,
les orpielins sl'ont parrayée; piulieurs enfans ramallés par nos
troupes dans les ruines, ont tronvé dans le fein de la fociété
des Amis de la Convention, autant de pères
de citgyens.
Le trait fuivant va vous prouver la fenGibilité da7 fes membres, la
& le fort qui éroit réfervé à la majorité de ceux qui
fervcien:.I Deux cnfans blancs en bas age, jumeaux, trouvés dans
dans un camp de brigands pris d'aflaut, furent amenés
la fociéré popuiaire chacun voulut en prendre un pour
l'adopter pour fon a. Un combat de générofité s'engage ,.
lorique rour-à-coup le citoyen Robart, père de cinq enfans s
s'écrie: Je les pr.nds tois les deux ; ce fera du moins une
confolation pour ces infortuns d'être élevés en/emble. Jeprends
P'ongag ment, au milieu de cette Jociéré - de leur fervir de
pères ils fine des-ie-préfent mes enfans. Eh bien ! citoyens
frémifiez d'horreur > cet ami de l'humanité > Tinfortuné
Robar a été fulillé par les fatellites de Polverel & de Sonthonax.
Sonchonax: J'obferve que la note de Duny ne répond
avoit
La note de
eft fur un
das
à ce qu'il
annencé,
Duny Cette fociété .
du citoyen Robart, fait à la fociété populnire,
étoit difloute des le 30 novembre : cela ne prouve donc pas
la préfence de Robart au Cap, après Taffaire duz décembre,
puilque cela prouve feulenient fons exiftence avant le 30
novembre. Ce n'eft pas tout. L'on veut me faire un crime
de n'avoir pas déporté tous ceux qui ont participé à la
d'armes du Cap contre ia loi du 4 avril. Loriquil fe
FUR
desamouvemens populaires ; certes, ce n'oft pas à ceux qui
fuivent moutonnisrement les chefs des mouvemens quil faut
s'en prendre, c'eft aux hommes qui font connus pour les
inftigateurs. Verneuil a été celui qui a commandé dans ia'
journée du 2 décembre; il vous a dit qu'il avoit commandé
la gorde narionale : c'étoit donc à luique je devois m'adreffer,
pour en faire une très-jufte victime des allaflinats du 2 déde la
cembre. Je ne devois donc pas déporter la. majorité &
garde nationale blanche, qui n'avoit éré qu'égatée,
qui
avoi: été dupe des infinuatious & des machinations perfides
de Verneuil & compagnie. Voilà pourquoi je n'ai pas pu.
déporter tous ceux qui ont figuré dans cette, affaire.
toit donc à luique je devois m'adreffer,
pour en faire une très-jufte victime des allaflinats du 2 déde la
cembre. Je ne devois donc pas déporter la. majorité &
garde nationale blanche, qui n'avoit éré qu'égatée,
qui
avoi: été dupe des infinuatious & des machinations perfides
de Verneuil & compagnie. Voilà pourquoi je n'ai pas pu.
déporter tous ceux qui ont figuré dans cette, affaire. --- Page 258 ---
commandois Perneuil: Sonthonar me fait dire que j'ai avoué
bien
ce jour-là la garde nationale du
étrange
Cap. F #
volontaire. de que cette Sonthonax nature-là, puiffe commettre une erreur
quily avoit différentes
tandis qu'ila avoué lui-méme
colonne ily avoit
colonnes, & qu'a la tête de
tête de celle qui étoit un dans chef la diférent 3 que moi j'étcis chaque à la
lui qui a ofé vous dire qu'il étoit rue Efpaghole; dans l'action. & je direi plus,
Sonthonaz journécs des de me répondre
oui ou par non, J'interpelle fi dans les
Sonthonax: 2, Je 34 4 & 52 MF m'a vu en aucun endroit.
de Verneuil, n'ai pasbeloin der répondre à linterpellation
pièce de canon, parce & que pour prouver qu'il a commandé une
n'eft
qu'il a été à la tête d'une
il
n'ett pas nécellaire pour prouver ce fait que je colonnie, l'aie vu.
pas tout; Verneuil dit qu'il n'a pas commandé
Ce
nationale du Cap; je m'en,
la-delfus à
la garde
conlignée par lui dans les
a Tailégation
faits
Lorfqu'il
EC
relatif; au 2
difcuré les
l'avoient nommé décembre, 3 il vous a dit que fes conciroyens
nationale du Cap. par Voilà acclamation, commandant de la garde
Verneuil.
tout ce que j'ai à repondre à
tions Verneuil: Il eft bien étrange que j'aie à refuter des
démiffion femblables. Jl eft bien vrai que je 3
alléga- fur
de Lachaife, les
décembre,
la
nommé commandant général ciroyens de la garde m'avoient nationale à Tunanimiré du
la. & quej'ai refufé: mais c'eft tout vouloir confondre & Cap,
du commiffion dans T'errçur, que de dire que, dans la jerer
2, j'étois commandant de la garde
journée
J'ai dit & je le répète, quej'étois à la nationale tête de du Cop.
qui étoit dans la rue
la colonne
avoir éré, parce que, fans Efpagnole la fermeré s & je me fais gloire d'y.
la, au lieu de fix individus
quej'ai montrée ce jourêtre coulé des Hots de fang; qui & il ont eft éi6 bien tués, il auroir
thonax, en confondant les
étonnant que
la garde
journée
J'ai dit & je le répète, quej'étois à la nationale tête de du Cop.
qui étoit dans la rue
la colonne
avoir éré, parce que, fans Efpagnole la fermeré s & je me fais gloire d'y.
la, au lieu de fix individus
quej'ai montrée ce jourêtre coulé des Hots de fang; qui & il ont eft éi6 bien tués, il auroir
thonax, en confondant les
étonnant que ceffe la vérité. Je reviens hommes & les chofes, alere fans
Sonthonax vous a dit... aux obfervations que j'ai à faire.
Sonthonax: Je demande à répondre à une
Verneuil fur les déclarations
relevécs. allégation de
dans la chaleur du
guila
Verneuil a dit,,
révolte dans les journées dilcours, du que javois mis les negrcs en
2 décembre &.jours fuivans. --- Page 259 ---
e prie Verneuil de vouloir bien mettre fur le bureau les
rdres que j'ai donnés à cet dgard. Déjà cette accufation dit a
té produite dans le cours de la difcullien. Verneuil a
uily avoit 400 nègres armés , joints aux hommes de denandé couleur
ans les affaires du 2 décembre & jours (uivans. J'ai
lors aux colons de produire, non pas ces ordres, mais la
lus légère probabilité qu'il y ait eu des nègres armés parmi
es hommes de couleur. J'ai dit aux colons, & je le répère
ci; s'il ya eu des nègres efclaves armés, réunis aux hommes
le couleur, il a dû néceflirement exifter des déclarations
lcs maitres qui avoient été abandonnés par les efclaves arnés; il a dû exifter, foit dans le fecrétariat de la municipalité où
ou de la commiflion civile, foit dans tous les dépôts Ton
recevoit les déclarations relatives à toutes les fêtes publiques;
l a dû exifter des plaintes des maîtres 2 qui conftatent
abandonnés
aller
Rus
leurs elclaves les avoient
pour
joindre n'a
drapeaux des hommes de couleur. Pas une feule plainte
été portée; pas un fait n'a été articulé. Je demande ce 1 que
l'on peut penfer des divagacions de Verneuil à ce fujet.
Verneril: Je répondis très - carégotiquement à ce que vient
de dire Sonthonax. Il demande une preuve qui confate qu'il de
y a eu des nègres efclaves qui fe font joints aux hommes donner
couleur; il eft facile de le fatisfaire, & de lui en
une preuve officielle. Je vais prier le citoyen Millet d'en
donner leéture. Cefle procès-verbal de la municipalité qui
dit qu'ily avoit 900 nègres armés
(e rendirent au Champ être
de Mars. Ileft confant, foit par 1et états qui doivent
à la commifion civile, & par lcs dépouilleinens
ont été
fzits à la
avoit de nègres
que
1Ene
municipalité, qu'il n'y
sco au plus. Il y avoir donc au moins 400 nègres révoltés,
joints aux lommes de couleur; & en voici la preuve...
T. Millet : Voici le procès-verbal de la municipalité.
Sonthonax: Citoyens, silya eu 400 nègres efclaves armés lifte
dans la prife d'arnes du 2 décembre, on doit avoir la dans
des nègtes 2 parce que la municipalité n'a dû inférer
fon proces-verbal que 400 nègres ont été armés ,, que lifte parce des
qu'elle a eu, foit la déclaration des maîtres, foit la
negres qui ont éié armés; Ex je défie les colons de produire des
ces liftes dans une forme authentique & des déclarations
mairresà ce fujer. Les colons, dans-le cours de la difcufion,
ont bien l un article du procès-verbal de la municipalité 2
2 parce que la municipalité n'a dû inférer
fon proces-verbal que 400 nègres ont été armés ,, que lifte parce des
qu'elle a eu, foit la déclaration des maîtres, foit la
negres qui ont éié armés; Ex je défie les colons de produire des
ces liftes dans une forme authentique & des déclarations
mairresà ce fujer. Les colons, dans-le cours de la difcufion,
ont bien l un article du procès-verbal de la municipalité 2 --- Page 260 ---
quidit que 4c0 nigres étoient joints aux hommes de couleur: d'almais ce n'étoit pas ailez, de la part de ia municipaliré, nègres étoient
leguer le fait, d'alléguer vaguement que 400 donner la
joints aux honmes de couleur; il falloit à en
à des preuve, allerOn doit d'autant moins s'en
ce fujet
cetse
tions aufli vagues que cclles SFETL municipalité s deshommes que
municipaliréett démontrée par les fairs, complice civils & les hommes
ont voulu affafliner les conimiffaires d'armes du 2 décembre. Larche1 couleur, lors de la prife
toure
velque-Thbaur vous a dit que la municipalité > que
la municipalité avoit voulu réclamer, avoit réclamé-eflecti: contre
vement conrre Y'embarquement du pattiote Verneuil,
Kembarquement de Gervais - > Bailieau &c Fournier. Des
hommes qui réclament contre la déportation de ceux qu'ils
des
dirigeant le feu de ces canons
ont vus à la tête de canons, couleur & le commiflaire civil, certes,
çontre les hommes
leur
Je perlifte donc à
ne doivent pas être crus fur
parole.
fuffifante
défier les colons de produire la preuve, une sêtre preuve joints aux
de Farmement ides noirs,. qu'ils prétendent
Je dis plus:
hommes de couleur dans! laffaire du 2 eft-il décembre. c'eft une
ce proces-verbal, de quelle manière feul, préfenté? un de mes acinforme, liguée de Fondeviolle
copic
culateurs. Le préfidene : Tout cola a déja été dit dans les précédentes
(éances. Sonthonax : Alors je perfifte à demander quelles font les
preuves des colons.
dans une pièce oficielle, >
Verneuil: Quand
multres réunis au Champ
ofe écrire à la Ccnvention que
eent
Ze Mars n'éroient au nombre que dé 15o; quand le coin- menmandant de la province du Nord, dans une déclaration fe baraillon
diée par Sonthonax, attefte couleur au étoir contraite fous 12t armes: 5 quelle
entier des hommes de
Sonthonax fair dire? Quci!
croyance peut-on donner à ce été
il cherche àen
dans une affaire ou il dit cedurd Il cherche acteur, à l'induire en erreur >
impoler à la Convention !
détruire des faits qui fent
& il youdroit ici mainrenant &
fur des pilces oflicoanus de rout le monde > & appuyés la Convention
nous
ciclles! C'eft pour le public
Il vous a
il ne
jamais.
TLLAE
pasions, &
réuilira
thonax fair dire? Quci!
croyance peut-on donner à ce été
il cherche àen
dans une affaire ou il dit cedurd Il cherche acteur, à l'induire en erreur >
impoler à la Convention !
détruire des faits qui fent
& il youdroit ici mainrenant &
fur des pilces oflicoanus de rout le monde > & appuyés la Convention
nous
ciclles! C'eft pour le public
Il vous a
il ne
jamais.
TLLAE
pasions, &
réuilira --- Page 261 ---
Sonthonar : Je demande à donner une explication far ce
dernier fait. Le citoyen Verneuil dit: Le commiffaire civii a
trompé la Convention
(] Plufieurs colons récliment). Vousavez
de
Le préfident: un des colons):
parlé
part
& d'autre fur : généralité des faits. Actuellement il raut
porter les débats fur chaque fait particulier; tu auras la parole enfuite.
Sonthonax: Verneuil a dit : Le commifraire ciyil a trompé
Paferblée nationale, en difant qu'il n'y avoit fur le Champ
de Mars que I5o homm:s d- couleur da fixième bataillon. La
que lé commi[faire civil a trompé la Convention natioES c'ef gue Lavaux, commandant de la province du Nord,
dit
la majorité du bataillon fe trouvoit Fiur la place du
afr de Mars.
J'ai dirque I5o hommes de couleur feulement fe trouvoient
fur la place au moment de la preflation de ferment ; mais
jai eu le foin de direavant, que les hommes de couleur qui
étoient venus fus la place avant la predecon du fermetit,
étoient au nombre de 3503 j'ai dit quily y avoir
hommes
de couleur, lorfque les blancs fe fontr réunis' fur 2 place. Si
j'ai dit enfuite que ce nombre a été réduit à Ijo par les
ordres du général Lavaux, jen'ai
trompé la Convention,
Iai ditla vérité 5 car le général ATIAE fur la repréfentation
de L.achaife, commandant de la garde nationale, > qui s'éctia
le nombre des hommes de couleur étoit plus fort que
2n nombre ordonné > a fait retirer tout le fixième boraillm,
excepté les I so hommes commandés. 1l eft donc évident
la
totalité des hommes de couleur étoient venus
e
prefque mais
du ferment, à l'inftant oi
la place >
avantla preftation
la garde nationale arriva : mais il eft clair aufli, & j'ai dû
l'exprimer dans ma relation envoyée à la Convention; il eft
clair que le nombre fut réduit à 1yohommes par lesordres
du général Lavaux, en préfence de Lachaife, commandant
de ia garde nationale blenche, > qui a fait fa déclaration à
cet égard. Quant à la difcutlion que les colons érabliflent
fur les aétes > je ne m'oppofe pas qu'elle continue, parce
que les débats font la meilleure manière de connoitre la
vériré. Mais j'obferve que; par rapport aux prérendues
contradictions que Verneuil dit trouver dans' ces actas, dans --- Page 262 ---
2;8
les déclarations, je m'en rapporte à la prudence de la commiflion, , qui verra, lorfqu'elle examinera ces actes, quelle
foi elle doit ajouter aux actes fournis par le commiffaire
civii.
Verneuil: Je ne répondrai pas.
La féance eft levée.
Ic regiftre des préfences eft figné: J. PH. GARRAN, préfdenc; FoUcHE (de Nantes)./acrctaire; DABRAY, MERLINO,
MOLLEVAUT.
clarations, je m'en rapporte à la prudence de la commiflion, , qui verra, lorfqu'elle examinera ces actes, quelle
foi elle doit ajouter aux actes fournis par le commiffaire
civii.
Verneuil: Je ne répondrai pas.
La féance eft levée.
Ic regiftre des préfences eft figné: J. PH. GARRAN, préfdenc; FoUcHE (de Nantes)./acrctaire; DABRAY, MERLINO,
MOLLEVAUT. --- Page 263 ---
Du 17 Floréal, lan troisième de la République
frangaise une et indivisible.
O. fair leéture des débats recueillis dans la féance du 155:
la nédaétion en eft adoptée.
dit
Claufjon : Dans la dernière féance Sonthonax vous a
qu'il n'avoit pas dû déporter Jumécourt, parce
étoit
fous le coup d'une initruction. Vous allez juger la
tection fpéciale qu'il a accordée aux
cnEEE
& de la conduite coniradiétoire qu'il a tenue avec ceux qu'il
a chaflésde chezeux.Ileft: très-vrai iqueJumécourtd & plulieurs
autres avoient été envoyés devant la fénéchauffée du Portau-Prince, par une proclamation de Polverel, du 2 février
179;: je ne lirai pas la proclamation en entier, pour ne pas
abuler de VOS momens; je citerai (eulement le confidérant >
qui porte que les prévenus de delits purement coloniaux
feront renvoyés vers la fénéchauffée du Port-au-Prince pour
inftraire leurs procès.
II avoinà -
- près une douzaine d'individus détenus
pour L révolte E Cul-de-Sac arrivée au mois de janvicr
1793 : ils éroient tous détenus en vertu de la proclamation
de Polverel; mais leur procès ne put leur être fait, à caule
du contit de jurifdiction qui exifta entre le procureur de la
commune du Port-au-Prince & le commillaire du poaroir
exécurif près la fénéchauffée : les chofes reftèrent dans cet
état julqu'à la canonnade du Port-au-Prince; c'ef alors
& Sonthonax,
étoient dans cette ville,
due
Polverel
qui
blirent de nouveaux juges, leurs créarures; c'eft alors
le
s'eft inftruit contre les auteurs de la révolte
diction qui exifta entre le procureur de la
commune du Port-au-Prince & le commillaire du poaroir
exécurif près la fénéchauffée : les chofes reftèrent dans cet
état julqu'à la canonnade du Port-au-Prince; c'ef alors
& Sonthonax,
étoient dans cette ville,
due
Polverel
qui
blirent de nouveaux juges, leurs créarures; c'eft alors
le
s'eft inftruit contre les auteurs de la révolte Cul-de-Sac, procès Jumécourt & autres.. J'ignore combien de temps
ce procès a duré; mais ce que je fais, c'eft que plafieurs
prévenus ont été abfous, & ont obrenu, des commillaires --- Page 264 ---
civils, des permifions d'aller. aux Érets - Unis. Jumécourt à dire
feul étoit refté dans la colonie. Je fuis donc fondé
Sonthonax,
étoit dans la partie de lOneft al'époque
3s Jumécourt it bien connu pour être l'auteur de la révolte
du Cul-de-Sac, je fuis donc fondé à dire que Sonchonax & a
protégé Jumécourt & d'autres contre - révolutionnsircs, lieu à les
que, d'après la loi du 4 avril, il n'y avoit point contraire
devant un't tribunal; mais ii y avoit lieu au
envoyer
en France, au tribunal de la nation > pour y
à"les être jugés envoyer fur les délits dont ils étoient accufés.
Sonthonax : S'il falloit répondre à toutes les allégarions liniroit
font les colons pour entraver la difcuflion, onn'en
que
déclare que je m'en, rapporte la-deflus à la prujamais; je
lorfqu'elle jugera mes actes, &
dence de la commillion,
Je demande à rérablir un
croira devoir faire un rapport. féance. Lorfque j'eus ordonné
fait oublié dans la dernière Baillo, Gervais & Fournier,
l'embarquiement miniftre de Verneuil, de la marine & de la juftice la lettre
j'éctivis je vais au vous lire : elle eft infiniment importante, parce
que Verneuil s'eft permis de la fallifier d'un bout à lautre
que
dans un de fes ouvrages.
(Illit:)
Lettre de Sonzhonax au minifire de la marine & à celui de
lajufice.
Ce-6 décembre 1792.
ee MONSIEUR,
vous écris au milieu de la nuit, après fix journées
ce Je
La ville du Cap., peuplée d'eninemis de la
bien orageufes. avril vient de fe
à de nouveaux. excès
loi du 4
,
régénérés.
féditieux, qui ofent fe
les
Fiae
contre
citoyens
ont failil'inftant o jerecevois
décorer du nom de patriotes des >
de ligne à cette loi régéY'adhéfion folemnelle
troupes de la
& de la tranquillité
nératrice; où > par amour délai paix adhérer, au régiment
publique, j'accordois un
pour les y.
de couleur aux
du Cap qui refufoit de recevoir citoyens fous-licurenances
qui ofent fe
les
Fiae
contre
citoyens
ont failil'inftant o jerecevois
décorer du nom de patriotes des >
de ligne à cette loi régéY'adhéfion folemnelle
troupes de la
& de la tranquillité
nératrice; où > par amour délai paix adhérer, au régiment
publique, j'accordois un
pour les y.
de couleur aux
du Cap qui refufoit de recevoir citoyens fous-licurenances --- Page 265 ---
ous-lieurenances que la loi acccrde aux gardes nationales,
e rendant ainfi coupables, deux fois en mcins de fx fcnaines, de rebellion contre la volonté nationale, &c deenaat fuccelivement les laches infrumens des deux factions
jui ont caufé le malheur de Saint-Domingne, C'eft dans ce
noment qu'une horde de faéticux, fous le prétexte d'un
grand raffemblement de citoyens de couleur, fe livrant
7 inquiétudes vraies ou faulles, fe, font porrés à l'arenal, & ont enlevé cOo fufis & fix pièces de canons
: ont pourfuivi le baraillon des ciroyens, qui, toujours Toul
nis à la loi &c aux autorirés, fe retiroit paifiblemen: fur
ordre qu'il venoit d'en recevoir. Porié par mon devoir &.
par mon zèle à la tête de cette colonne fanguinaire, pour
irrêter fa fureur, je me fuis vu enveloppe & porté fous
e feu de l'aruillerie. On a ofé tirer en ma préfence: que
lis-je ron a tiré fur moi; car je ne puis douter que ces
âches n'en vouluffent à na vie > &c ne cherchafient à fe:
délivrer du défenfeur importun d'une lci qui leur eft
odieufe.
>> Je fais dreffer une. relation détailiée de ces événemens
& de ceux qui en ont été.la fuice, que jaurai l'honneur
de vous envoyer par la pius prochaine occanon. Vous verrez toute la fcélérateile des ernenis de,la France, dent cette
ville coupable cft remplie; vous Y vertez que ies cerpspopulaires qui devoient arréter le crime s'en iont rendus complices. J'ai déploys toute lautorité dont j'étois revêtu 3 j'ai
tait arrêter les plus fédirieux : j'ai fait rentrer avCC éclatles
citoyens de ceuleur au fein de ja ville, dont ils avoient été
G inhumainement chaffes; & par ces aétes de juftice & de
rigueur j'ai fait trembler tous les coupables, &jai raffurs
les honnêtes ciroyens qui, pendant le cours de ces fcèncs
affreufes, fe livroient à la rerrenr & à- la défolation, &
cherchoient leur falut dans la fuite.
33 Ceux que j'ai fait arrêter font'au nombre de quatre
ce font les fieurs Verneuil, Baillo, Gervais & ocmat
ils font à bord du navire le Pacifig:e, de Nantes, qui a
ordre de partir demain matin. Je les envoie a la municipaliré de Nantes
y. être mis en érgt d'arreftarion >
ecndsits à Paris, > TOCTI jugés Tar la Convention nationale. Je
4 Tom: P. Quarant-neuvims livraifon.
I
ux que j'ai fait arrêter font'au nombre de quatre
ce font les fieurs Verneuil, Baillo, Gervais & ocmat
ils font à bord du navire le Pacifig:e, de Nantes, qui a
ordre de partir demain matin. Je les envoie a la municipaliré de Nantes
y. être mis en érgt d'arreftarion >
ecndsits à Paris, > TOCTI jugés Tar la Convention nationale. Je
4 Tom: P. Quarant-neuvims livraifon.
I --- Page 266 ---
ferai faivre par la première occafion les pieces
des: délits dont ils fe font rendus coupables. juitificatives
75 Le commiffaire national civil,
>> Signé, SONTHONAX 5),
Cette lettre a été lte à la Convention, le 18 janvier
La Convention a décrété, à la fuite de cette ledture,
:2 fercit fait mention honorable de la conduite ducommiffaire-civil Sonthonax. Voici comment cette lettre a été
traveflie par le citoyen Vernenil dans' un écrit intirulé :
Mémoire 2 la nacion pari le cicaycn Verneiil,
Verneuil: Je demande à Sonthonax oà cet écrit a-t-il été
fait, & quelle en eft la date?
Sonthonax : Je ne fais pas ou il a été fait, ni fa date
mais voici ce queje trouveà la page 27.
Il lit:
Eopie de la lecere du commifaire- ciyil Sonthona,
à
Saint-Demungue pour rétablir Pordfe é ia peix -
du
le 6
7A
Cap
d-cembre dernier., adrefé aul minifre de la
tice, & lae à la Convertion nationale ilans la feance du18 jaf
janyier 1793.
wCITOY K N-MIN I S T R E,
>5 Je vous écris du milieu de la nuit, après fix nuits bien
erageufes; les ennomis de la France > qui font en grand
nombre dans cette ville, ont voulu encore une fois molefter
leurs frères, les hommes de couleur. Ces homines féroces
ont profi.é du jour de la fère qui étoir annoncée pour la
preftation de ferment des troupes arrivées de Fiance &
pour entendre la proclamation de la loi da 4 avril fur ta
régénéracion de cette malheureule contrée. Tous les citovers
étoient réunis pour cette cérémonie; des gens mal - intentionnés, fous prétexte que ce raffomblement pouvoit des
venir dangereux, fe font portés à l'arfenal, & ont
uils s ix pibces de canon, & fe font portés fur prisizon lessna
la
preftation de ferment des troupes arrivées de Fiance &
pour entendre la proclamation de la loi da 4 avril fur ta
régénéracion de cette malheureule contrée. Tous les citovers
étoient réunis pour cette cérémonie; des gens mal - intentionnés, fous prétexte que ce raffomblement pouvoit des
venir dangereux, fe font portés à l'arfenal, & ont
uils s ix pibces de canon, & fe font portés fur prisizon lessna --- Page 267 ---
26;
latres & gens de conleur. Les fcélérats ont 1 fait rlufieurs décharges 5 ils ont tiré fur moi : car ils ont intérêt à fe défire'd'un homme qui ne cherche que la gloire de lination
& le retour d'une profpéricé qui me font à charge. tl'ai ireles troupes & les bons citoyens; les malveillans ont
Rr mis en. fuite; quarre de Jeurs chefs ont été faitis : je
les fais pader en France fur le vailleau nantais le Pacifique.
J'ai fait rentrer dans la ville les gens de couleur, > qui en
avoient été chatles par ces brigands 5 jecentinuerai à prendre
toutes les précautions & les melares propres à remplir dignement ma miflion >.
J'ai cru de mon devoir de la rétablir telle qu'elle fe trouve
dans mes regi(tres dépofés à la commiflion des colonies.
Ferneuil: Lorique j'ai parlé de l'affaire du 2 décembre,
'ai voula parler fur cette Iotrre, parce que, dans la difcufion antérieure 3 on avoit déclaré que j'étois tnl fauffaire. Le
préfident a déclaré quej'aurois la parole, Jorfqu'tt s'agiroit
des aétes de Sonthonax : je vais lui répondre d'une manière
bien victorieufe.
Le mémoire dont Sonthonax vient de doniier
renferme
leékure,
la lettre qu'il a lue, eft daté du château de
e 17 janvier
château où
BRASt
1793,
jai été détenu, moi & mes
compagnons d'infortune, à mon arrivée en France. Certes,
près vingt-deux ans d'éloignement de France, je ne pouvois
avoir ce qui s'y palloit qu'à l'aide des papiers publics;
Sonthonax fe perluadera facilement que fa lettre originale
e me fut pas envoyée dans les prifons; je ne pus enavoir
connoiliance ( car juiqu'à cette époque icus étions infiniment
gnorars dela cauie de notre départation), je n'en ai donc
u connoillance que par les papiers publics; & fi Conthonax
veut fe donner la peine de confulter le Courrier de l'Egalité,
à cette letre a été puifée, il fe convainera'que je l'ai copiée
net à mot, & que je n'en ai pas feulement changé une
irgule. Ileft étrange que Sonthonax, qui n'ignore pas ce fait,
qui fait bien qu'a, mon arrivée de Saint Domingue je fus
eté dans les cachots du château de Nantes, me reproche
favoir fait un faux. Je l'invite à fe procurer le Courrier de
Egalité, & il verra que la lettre y a été copiée mot à
ot.
T 2
ainera'que je l'ai copiée
net à mot, & que je n'en ai pas feulement changé une
irgule. Ileft étrange que Sonthonax, qui n'ignore pas ce fait,
qui fait bien qu'a, mon arrivée de Saint Domingue je fus
eté dans les cachots du château de Nantes, me reproche
favoir fait un faux. Je l'invite à fe procurer le Courrier de
Egalité, & il verra que la lettre y a été copiée mot à
ot.
T 2 --- Page 268 ---
Duny: Voici la date, de li note : Extrait du Courrier de
PEgalités n.1943du 19 janvier 1793 folio 638,de Tim
primerie dc Caillot, TI2 Poupé:s no. S.Certe letre nous ef
arrivée dans les memes termcs à St-Demingte; le premier
avril, clie a été inférée dans tousks journaux de la colonie
comme Verneuil Ta imprimée lni-. même. Voici ce qu'or
écrivoit à cette époque au Cap, ce qui valut la profcription
des rédaéteurs & celle des imprimeurs. Après avoir trant
crit cette lettre, on dit.
Ic préfident: Qui eft-ce-qui dit cela?
Dany: Ce font l:s citoyens du Crp, qui, indignés de l
pertidie de Sonthonax, mettent dans les papiers publics ce
qie vous allez entendre.
celd
de la
Le préfdert : Ime fembie que
s'éloigne
quef
tion actuelie des déportations.
Duny : Je vous demande parion. Cela eft très-eflentiel
cela eft relatif
Sonthonax : Ileft prouvé que cette pièce eft falllle dan
le Courrier de IEgaliré; elle ef inurile."
Vernesit: Je m'en tiens à la réponfe que j'ai faite.
Lc préfident : Ceci eit entendu.
Vemeuil: Je viens, citoyens, aux preuves qui yous OD
été alléguées dans la dernière féance par Sonthonax, &
vais VOLS prouver d'ene façon victorieufe leur incoherence
Sonthonax a dit que la générale avoit étd battue par me
ccmmandant la
nationale, afirm
ordres; Lachaize, >
garde
au contraire qu'ila VLi Baillo à la tête de ceux qui la fai
foient battres & Loyer-Denupuis dit au contraire que d'e
un nomms Henri > muficien da régiment du Cap. Dan
un méme jour, fur un même fait, ala même heure, quatr
témoins, tous quatre témoins oculaires, puifque tous quatt
étcient fous les armes, peuvenc-iis faire des dépofitions auf
difemblables? conament fc fait-il que les dépolicions de ce
quatre individus, qui Ont été mendices par Sonthenax, I
foient. pas même d'accord : Iln'et pas befoin de me pe
mettre lh-dellus dea réfexions, parce due je préciferai teila
ment incs réponfes, que J'emploierai le moins de temp
pofible. Je n'ai pas befoin d'aurre ralformement pour vot
prouver que toutes les pièces préfentées par Sonthonax
queiqu'elles foient nulles de droit, & qu'elles aient étémey
par Sonthenax, I
foient. pas même d'accord : Iln'et pas befoin de me pe
mettre lh-dellus dea réfexions, parce due je préciferai teila
ment incs réponfes, que J'emploierai le moins de temp
pofible. Je n'ai pas befoin d'aurre ralformement pour vot
prouver que toutes les pièces préfentées par Sonthonax
queiqu'elles foient nulles de droit, & qu'elles aient étémey --- Page 269 ---
liées après notre départ, que les unes font datées du 7 décembre, que les autres font datées du 8, qu'il y en a
qui-font du 12 décembre, du 3 janvier, du 12 janvier, &
que toutes ces pièces ne s'accordent pas fur les mêmes.
aits, ce qui prouve évidemment leur fauffeté. Je pafle à
un autre objer.
Sonthonax vousadit quej'étoiz dirigé par LarchevefqueThibaut, Dangy &c Rabetteau: Citoyens, , ma réponfe fera.
très-courte. Je n'ai jamais parlé à Rabotteau. Je n'ai eu
aucun rapport ni direét ni indirect avec Daugy; &je n'ai
pas parlé quatre fois à Larchevelque-Thitaur ici préfent,
pendan: vingt-deux ans que jai refté à St-Domingue. Ainfi,
je n'ai eu aucun rapport ni avec Datigy ni avec Kabotteau,
ni avec Larcierefque-Thiher; & quand bien mèmej'aurois
eu des rapports avec eux, font-ce 'ià trois particuliers qui
pouvoient repréfenter T'ailemblée de Saint-Marc?
Je paffe à un autre fait.
Sonthonax vous a dit que j'étois à la tête des colonnes.
pour faire égorger les commniflaires civils &.1 les hommes de
couleur. Citoyens > il faut vous donner une explication
là-deflus pour ôrer tout prétexte à Sonthonax, qui, toutes
les fois qu'il trouve occafen, ne manque pas de fe fervir
des mêmes phrafes pour rendre fa caufe meilleure. Nous
voulions donc faire égorger les hommes de couleur, & c'eft
pour cela que nous avons pris les armes dans la journée du
2 décembre. Eh bien!o citoyens, Senthonax vousa ditlui-mème
que ncus étions dix mille homines en état de prendre les
armes dans ia ville du Cap; ila fait l'aveu que le bataillon
des hommes de couleur n étoit que de 500; il YouS a dit
que dans la journée du 2. décembre iln'y a eu que fix hommes
tués de part & d'autre, & que la plus grande partie fut de
notre côté; ce qui fuppofe au moins que le nembre fut de
quatre aul moins, & ce
prouve que le nombre des
hommes de couleur tués Rut de deux; que les hommes de
couleur ont été mis en fuire par nous 2 que nous étions les
brigands, Bc que nous pourchaflions l'ennemi. Comment,
citoyens, > étant dix mille hommes en état de prendre les
armes, nous étions donc vingt contre un; nous avions dons
T 3
notre côté; ce qui fuppofe au moins que le nembre fut de
quatre aul moins, & ce
prouve que le nombre des
hommes de couleur tués Rut de deux; que les hommes de
couleur ont été mis en fuire par nous 2 que nous étions les
brigands, Bc que nous pourchaflions l'ennemi. Comment,
citoyens, > étant dix mille hommes en état de prendre les
armes, nous étions donc vingt contre un; nous avions dons
T 3 --- Page 270 ---
tout l'avantage. Il n'ya pas un de nous qui n'ait
témoin des crimes commis par ces gens-là, cn
été le
faction de Elanchelande & de tous ceux qui vouloient fervant la
leverfer la colonie; & au moment où nous ponvions bou- les
fuite écrafer, au moment où nous les avions chaffés & mis en
> les la première démarche que nous 1 faifons eft de
pofer
armes > & de leur envoyer des
pour les engager à rentrer en ville. Certes, il eft dépurations bien ridicule, d'après une conduite femblable, d'ofer
d'ofer dire que nous avions deffein de les
avoit été notre
égorgers &
deflein, pas un n'eût
einaiet
étéexterminés: & une
échappé; tous eulfent
le faire, c'eft
preuve que nous n'avons jomais voulu
les avons laiffé que fe nous ne Tavons pas faits c'ef que nous
haut du
&c retirer tranquillement à la Foflore & au
Cap, que dans linfiant oi ils ont
les dépurations des cerps populaires & des quitél fe ville, font
réunies
leur aller porter des paroles de ciroyens paix, Ecfi ces
mêmes Fomtrdies ont merqué de la
en ville, c'eft qu'ilséroient
répugnance pour rentrer
infigués par
avoit envoyé Pinchina, horaine de couleur, Southenas, les quileur
Pourquoi : parce quil s'imaginoit
qui ce dirigeoit,
parviendroic à les contraindre à
2, par
délai, il
du
des
"REtAE
citoyens Cap, & Tembarquement du régiment l'expulfion du
qui avoit montréle plusd'énergie pour la détente de ia celonie. Cap,
Voila pourquoi nous avons éré
non
nos
embarqués,
pas
crimes 3 nous n'en avons jamais commis, mais fur poar.
que nous avions eu le malheur de déplaire à Pinchina ce
étoit un affaiin, & qui du temps d'Ogé foulevoir les > qui
de l'Oueft & du Sud; lui qui, le 2 décembre
partics
Caudy, qui commandojt 400 hommes de
> écrivoit à
(ejoindre à lui, lefquels hommes de
couleur , de venir
de
couleur > par F'inftigation
ville Scnthonax, ponvoient revenir fur le
> & mettre
en cendres. Je paffe à un aurre fait. Cap,
la
Sonthon:x: Je ferai obfervera Verneuil que je n'ai
dit qu'il fit dans le deflin de dix mille gardes narionaux point
blancs d'égorger les hommes de couleur, Ce dolfein h'ef
jamais encré dans l'efpri: de r majorité des blancs de la
colonie; mais il eft prouvé par les debais que dans tous les
temps. le deflein des faétieux a été defaire une
des hommes de couleur 2 parce que les hommes St-Bartheleny de couleur
:x: Je ferai obfervera Verneuil que je n'ai
dit qu'il fit dans le deflin de dix mille gardes narionaux point
blancs d'égorger les hommes de couleur, Ce dolfein h'ef
jamais encré dans l'efpri: de r majorité des blancs de la
colonie; mais il eft prouvé par les debais que dans tous les
temps. le deflein des faétieux a été defaire une
des hommes de couleur 2 parce que les hommes St-Bartheleny de couleur --- Page 271 ---
ont toujours été prononcés contre le fyfteme d'indépendrnee,
eontre le fchilme de la colonie avec, la mécropole. Sur
l'affaire du Cap,je n'ai pas dit enccre, moi, que dix mille
gardes nationaux du Cap vouluffent égorger les hommes de
couleur; mais j'ai dit & je perlifte à dire que les chefs,
les inftigareurs de la gardenntionnle blanche; que les hommes
que j'ai emnbarqués pour France pour. être jugés par la
Convention nationale, vouloient, eux, égorger les hommes
de couleur > puifqu'ils ont pris une attitude hoftile ccntre
ces dernicrs, pendant que les hommes de couleur ne réclamoient autre chofe que l'exécution de la loi du 4 aviil. Si
ces hommes n'ont pas effectué leurs delfeins 2 c'eft que les
hommes de couleur fe font, échappés par toutes les iffues
de la ville, fc (ont emparés des poltes qui dominoient la
ville du Cap. Lorfque les hommes de couleur ont été les
maitres des Forrs, des pofkes qui dominoient la ville, certes
il a bien fallu que les factieux capitulaffents c'eft que leurs
idles d'égorgrment cnt pu les abandonner 2 parce qu'ils
avoient vu les tentarives vaines. Il eft très- -certain que lor/que
les hommes de couleur ont été les maitres des poftes de
la Fofferre & de Bel-Air, ils éfoient les maltres de la garde
narionale bianche, de toute la population blanche de ia
ville du Caps parce qu'érant maitres de In clef de la ville
du Cap, ils pouvuient y introduire les nègres réveltés, &
que Sayavuenencrode les nègres en révolte, ils acroient
eu l'avanrage fur la population blanche. Voila la force qu'avoient les soohommes de couleur retirés au haur de la yille
du Cap. I ne fat donc
arguer d'après la foibleile de
5oo honimes de couleur, ra: In force de la garde naticnale
qui n'étcit pas de dix mille hommes 2 mais de deux ou trois
mille tour au plus, ainii qu'on peut s'en conraincre par le
recenfement de la garde nationale, qui cft dans.les papiers
de la commillion des'colonies. TI1 ne faut doncplus raifonner,
d'apres le rapport qui: exiftcit entre le nombre des biancs
& célui des honimes de couleur, parce que les hommes de
couleur, mairres du fort de: ia ville du Cap, pouvoient
abufer de leur empire poury introduire les efclaves en révolte depuis un an. Voli ce quefavois à répondre à Verneuii.
Ferneuil:Jc vais donner, de ce que ie viens d'avancers
T4
illion des'colonies. TI1 ne faut doncplus raifonner,
d'apres le rapport qui: exiftcit entre le nombre des biancs
& célui des honimes de couleur, parce que les hommes de
couleur, mairres du fort de: ia ville du Cap, pouvoient
abufer de leur empire poury introduire les efclaves en révolte depuis un an. Voli ce quefavois à répondre à Verneuii.
Ferneuil:Jc vais donner, de ce que ie viens d'avancers
T4 --- Page 272 ---
268.
une preuve que Sonthonax ne niera pas. Lorfque
fu arrété & conduit au comité de foreré générale, Leborgne en
fence de dix reprélentans du peuple & de
dé pré- colons, J'interpellai Leborgne d'avoir à déclarer
me
noilloir ainti
conhart
queles colons préfens: voici littéralement
a éré fa réponte : cc Je ne connois
quelle
>) colons qui font ici préfens, parricuhèrement, dans les
a & le citoyen Verneul; je déclare que Lancherelque-Taibant
3> reconnus pour des hommes
que je les ai toujours
>) ticulièrement de la loi du probes, avril. amis des lois & parconlignée dans le
>> Cette déclaration cft
procès-verbal de Lebargne, figné de dix
repréfentans les
du peuple, de Leborgne lui-mème & de tous
colons préfens.. Jel'ai demandé. plufieurs fois"au
de l commiffion des colenies; il m'a dit
étoit préfident au
bunal révolutionnaire, & qu'il le feroit demander. qu'il
criLe prefdent: Je n'ai pas dit cela.
Yemesl: Si ce procès-verbal eft ici,je priele
le dépofer fur le bireau, & je vais prouver ce que préfident j'avance, de
r'ai Leprésiden: : Citoyen, ILl n'as pas bien rendu ce que je
dit:je L'ai dir que j'avois cherchs panni les
ont été envoyés par le tribunal révolutionnaire papiers à la CORI- qui
million des colonies > que je n'avois pas trouvé cette
la, que je la ferois demander au tribunal révolutionnaire: pièceje dit n'ai
affuré qu'elle fit; bien au conrraire > On m'a
au fenail EcRELL qu'on avoit envoyé à la comnmiflion tout ce que ce tribunal avoit de pièces relatives aux
colons.
& Verneuil: Je l'airvue lorfque vous eil faifiez l'inventaire - >
j'érois avec deux repréfentans du peuple;j'en ai demandé
copie, on m'a dit que c'éroit vous qui en étiez
&
qui me les remettriez. Voas vous
à merveille chargé que
je vous Pai demandée plafieurs fois, rappelez &c que
dit
vous
vousjn'avez
que
écritiez pour lavoir.
Il y a plus, dans cette même
en
fence de deux reptéfanvans du peuple fénce, & de Leborgne, plulieurs
préavoua q'il éroi: Forcé de convenir que Polverel & Sonthonax colons,
étoient des fcélérais; mais qu'érant fibalrerne, il avoit été
forcé d'arir dans tout ce qu'il fut obligd de fxire. Et
thonax vient dire à préfonr que nous étions des faétieux, Son- >
gue nous en voulions a la vie des hemmes de couleur; tan-
reptéfanvans du peuple fénce, & de Leborgne, plulieurs
préavoua q'il éroi: Forcé de convenir que Polverel & Sonthonax colons,
étoient des fcélérais; mais qu'érant fibalrerne, il avoit été
forcé d'arir dans tout ce qu'il fut obligd de fxire. Et
thonax vient dire à préfonr que nous étions des faétieux, Son- >
gue nous en voulions a la vie des hemmes de couleur; tan- --- Page 273 ---
dis que moi,
ai été prefque pendant tout le temps de
la révoie rt des camps, qui étoisà même de les preudre
comme dans une ratière,Jai vinge fcis expofé ma vie pour
fauver la leur ! Et que Sonthonax dife fi, dans la journée la
da 19 oéobre, ce n'eft pas mci qui lui vouloit ai fauvé à ia vic vie; des
s'il n'étoir pas bien inftruit qu'on en
Tinterpelle,
commiffaires; quil dife ceux quil'ont fauvé : je
de VerSonth.nax : Avant de réponéte à Tinterpellation à Leneuil, j'ai une obiervation à faire fur ce quil prète
borgne. Les cclens vicnnent ici arguer d'un piocts-ve.bal
. d'interrogatoire de T eborgne; certes je ne laifferai Pas de pafler Ledans la difcuflion l'occafion de parler de l'arrefation colons
borgne, elle viendra en temps & licu : mais fi ics accufer
ont à fe fervir des allégations.de Leborgne pour nous Lebergne
ou fe juftilier, pourquei ont-ils toujours repouffe Faccuferoient, ils
de cette enceinte, loriqu'en difans qu'ils Ces hommes fe
déclarent ne Eas l'acculer quant à préfent:
font bornés à acculer Polverel & Sonthona:, parce que,
difent-ils, nous voulens d'abord Polverel 8c Sonthonsx, enfuite HOUS aurons les autres, enfuite nous aurcis ceux qui
fe font mélés dcs affaires coloniales depuis le CCI mencement
de ia révolution. Pourquoi cizent-ils aujourd'hui des aveux foit
de Lebergne, quand ils ne veulent pas que Leborgse
entendul Il eft faux d'ailleurs que Leborgne ai: dit au comiré de
mais Vemneuli Iai
sûrcté générale ce que Verneuil lui prète; de marine & des COa dit autre chofe: il a dit au coreité
lonics, en préfence du citoyen Camboalas, que files commiffaires civils n'euflent pas arrivéà temps dans les colonies,
les mefires étoient fi bien prifes, qu'en auroit égorgé tous
les hommes de couleur. Dans tous les temps Verneuil s'eft
vanté de les avoir voulu égorger; 3 il s'en eft vanté au comité
de marine & des cclonies, coft le citoyen Camboulas qui
a dit le fait.
faire intervenir des témoignages
Lc président : Il ne faut pas
de reprefentans du peurles
Sonthonax : Alors de Fart & d'autre il ne faucpasimequer cclui de
de pareils tEmoignages; G l'on veut difcuter fur
Lcborgne,
Leborgne foit appclé puilqu'l eft ici.
Fernsxil: Earir eft une preuve matérielle.
clonies, coft le citoyen Camboulas qui
a dit le fait.
faire intervenir des témoignages
Lc président : Il ne faut pas
de reprefentans du peurles
Sonthonax : Alors de Fart & d'autre il ne faucpasimequer cclui de
de pareils tEmoignages; G l'on veut difcuter fur
Lcborgne,
Leborgne foit appclé puilqu'l eft ici.
Fernsxil: Earir eft une preuve matérielle. --- Page 274 ---
Le préfident : Il eft inutile d'en parler jufqu'à ce qu'elle
foi: trouvée.
Verneil: Je vais donner, à lappui de ce que je viensde
dire, une pièce, de Sonthonax. Lorique je fus forcé de me,
rendre au Cap, quelques jours après, les routes des paroilies
voifines furent obftruécs par les brigands; aucune denrée ne
pouvoit parvenir au Cap: retiré dans cette ville avec une
famille noinbreufe, je me trouvai manquer des choles de
première néceflité. Me fouvenant que j'avois une penlion
milicaire qui m'avoit été inutile jufqu 'alors parce
j'avois
été dans Taifance, je fus trouver Sonthonax pour prier de
me
Rr
la faire payer; ce qu'il fit fur-le-champ. Il écrivir à Pouger,
directeur-général des finances, & lui donna l'ordre de me
payer toutes les années qui m' étoient dues. Fonget, malgré
fordre que je lui portois de Sonthonax, m'exhiba une lectre
du miniftre de la marine, qui lui défendoit expreflément de
payer dans la colonie aucune penfion, inilitaire, & me dit
que, malgré l'ordre du commillaire civil, ilne pouvoir obtempérerà ma demande. Je retournai chez Sonthonax, qui
m'invita à lui faire une letrre que jevais lire, ec au bas de
laquelle il mit G réponfe.
Legrifidene: Ceci eft étrunger à la queftion.
Diny : Cela prouve qu'il ne le regardoit pas comme un
factienx, puilqu'i iui faloit payer fa penfion.
Leprefeene: : Vous paroillez d'accord fur cela;. Senthonax
rC nic pas Tordre.
Sonthonax : De quelle date afil
Vemezil:Du 24 novembre 1792, as-quelques jours après
je fus embarqué comne un feélérar & un factieux. Or, je
vous le demande, un hommede monage, quieftredé vingtquntre ans dans la colonie, quia joui pendont tout ce temps
dlelime ode fos conciroyens, peutil, on fx jours de temps,
perdre fes habitudes, fon honnur, 8c devenir rour-à-coup
un fcélérat? De pareilles nbfardiués ne peuvent germer que
dans une tère co:mne celle de Sonthenax.
Sonthanex: 11 ef tres-wrnirene Fai douné ordre au directeur des finances de payer à Vemeuil la renfion de 600 liv.
qui lui étcit due; mais parce geejai faic un acte de juflice
à l'égard de Verneuil, adlc que j'aurois fait même après
le 2 décembre, parce que cette penlion étoit alinentaire,
pareilles nbfardiués ne peuvent germer que
dans une tère co:mne celle de Sonthenax.
Sonthanex: 11 ef tres-wrnirene Fai douné ordre au directeur des finances de payer à Vemeuil la renfion de 600 liv.
qui lui étcit due; mais parce geejai faic un acte de juflice
à l'égard de Verneuil, adlc que j'aurois fait même après
le 2 décembre, parce que cette penlion étoit alinentaire, --- Page 275 ---
on ne
pas en canclure quie j'aie eu tort de faire arrêtet
VLET pour des faits polterieurs. Ila dit lui-méme quil
avoir traind les canons, qu'il les avoit dirigés contre les
hommes de couleur; cela fufhfcit pour le faire conduireen
France.
Kirenil:Veici l'ordre de Sonthonax : Ce Confidérant Gue A
la penfion de Verneuil ayant pour caufe des fervices rendus
dans ln colonie, qu'elle, elt dailleurs trls-modique, cz.., .2
Loprifilent : Cet enrendu.
Vmenil: Sonthonax vous a ditqu'ilovoit requis lestroupes
de le rendre au Champ de Mars pour leur taire préier le
fermont à la loi du 4 avril; qu'i étoit bien le maitre de
les requérir teures les fois que ccinlui faifoit plaifir, & que
là-deflus perfonue ne pouvoit cenfurer ia conduite. Je vais
vous prouver > par la felation, officioile, noncelle que Sonthonax a lne, mais la vérirable relation officieile envoyée
par lai à la Convention, que fcn projet n'étoirpas de faire
prérer fermen: zu régiment du
que ce n'étoir un
prérex:e
& que la
caufe étoit
RemAL
Feneias
quemen: F régiment du Cap, du bataillon de Walch. Pourquoi ? c'eft que tous les autres corps ne préfentoient plus
quelques individus, & que, collectivement réunis, fix te
mens n'aureient pas fair deux compagnies. Le régiment feul
du Cap étoit prefqu'inmét, parce qu'il étoit acclimaté; le
baraillon de Walch étoit aufli prefque complet; & fachant
que nons devicns érre égorgés d'un infent à l'aurre par les
brigands, fachant que nous n'aviens plus de ratlources que
dans la réunion des citoyens aux foldais, Sonthonax vouloit
même nous reurer cetre reffourge. Voici ce que Sonthonax
dit.
Illit:
Extrait de la relasion enyoyée par Sonthonax.
ce Ce.régiment avoit déja donné tant de preuves d'incivifme & de corruption 2 foit dans les journées des 1; &
14 aoûit, foit dans celle du 12 odtobre dernier; nous ienrions
fi fortement la néceffité de faire un exemple, que nous Of=
conn-fues dans le meme jour fon enib.sguement. Cot orire
ffourge. Voici ce que Sonthonax
dit.
Illit:
Extrait de la relasion enyoyée par Sonthonax.
ce Ce.régiment avoit déja donné tant de preuves d'incivifme & de corruption 2 foit dans les journées des 1; &
14 aoûit, foit dans celle du 12 odtobre dernier; nous ienrions
fi fortement la néceffité de faire un exemple, que nous Of=
conn-fues dans le meme jour fon enib.sguement. Cot orire --- Page 276 ---
fut fecret & devoit être exécuté le lendemain de grand matin,
pour épargner à la ville de nguveaux troubles & aux facdieux de nouveaux crimcs.
Sonthopax: Ee n'ef pas là ma relation; elle n'eft
Gande de moi, & je ne reconnois point l'écriture de point mes
bureaux.
Verneail: La vêtreeft menfongère.
Sonthonax : Si la mienne eft menfongère, je demande
Verneuil life, & loe comparera,
que
Ferneuit:Sonthones a envoyéàla Convenion une relation
oficiclle des journéss des 2, 3, 475, 6,7 & 8 décembre,
& ila cnvoyé à la fociété des Jacobins & à d'autres fociétés
populaires un extrait de cette relation qu'il a arrangée felon
les circonftances. Ce qui vous a été lu ici eft un extrait,
caciefla copie de la pièce officielle envoyée à l'Affemblée
nacionale; cliocttici dans voS archives; & fi je lis un feul
mot qui ne foit pas dans celle-ci,je coniens à pailer
ie plus Iache des calomninreurs.
pour
Sonchopax :I1 et impoliblequela Convention puilfe
fi j'aleere ies faits, fi f'on ne contigne pas cette pièce juger en
entier dans le procès-verbal.
Duny : Cela eft trop long.
Leprefitene : Indique les altérations que tu prérendsavoir
été faites.
Verncuil : Je tire de cette relarion un paragraphe entier
peur faire voir que cen'étoit pas pour faire préterle ferment
à laloi du 4 avril, , qu'ilavoit requis les' troupes de fe rendre
au Champ de Mars, mais bieh pour embarquer le régiment
da Cap.
(Illit:)
*Le crime du régiment du Cap, &c.
Cette relasion là eft cello qui a été envoyée à la Convention nationale, fur les jouthées des I &2
X Jorfque Sonthonax vient vous dire qu'il a fait décembres réunir les
ti oupes au Champ de Mars pour leur lite la loi da 4 avril,
je vous demande ii ce prérexte peut être admis.
avoit requis les' troupes de fe rendre
au Champ de Mars, mais bieh pour embarquer le régiment
da Cap.
(Illit:)
*Le crime du régiment du Cap, &c.
Cette relasion là eft cello qui a été envoyée à la Convention nationale, fur les jouthées des I &2
X Jorfque Sonthonax vient vous dire qu'il a fait décembres réunir les
ti oupes au Champ de Mars pour leur lite la loi da 4 avril,
je vous demande ii ce prérexte peut être admis. --- Page 277 ---
Yhomas Millec: Le ferment à la loi du 4 avril a bté prété
bien Sonthonas: auparavant., : J'ai cité, dans le cours des ddbats, le témoidu commailaireacduer des guerres, qui a demandé
gnage aux troupes le ferment à la loi du * avril. Vemneuil a luun
paragraphes mais il s'eft bien gardé de lire ce qui I le précédoit; & ce qui va vous prouver que le régiment du Cap
devoit être embarqué
avoir refulé le ferment à
la ne loi du 4 avril, je lis dans que le pour cours de fa relation, premier
décembre 1792, &cc.
(II lit:)
fédiieux redoublerent
C Ce fut alors quie les
à.la révolte, d'activics, enl leur
çu'ils excitèrent r'ouverrement voulcit les troupes leur impofer comme avipréfentant l'obligarion qu'on n'étoit conforme nià laloi,
liffinte, en les affurant qu'elie
être
qui ne difoit poin: que les nouveaux ciroyens pourroient nationale,
faits officiers, ni aux inftructions de TAilemeléc
qui venoit de defendre que les ciroyens de couleur qui lui
avoient é:é préfentés par M, Raymond faffent incorporés
dans-les bataillons, qui venoit de déclarer formellement que
les hommes de cette claffe ne pourroient entrer comme ofir
ciers dans les troupes de ligne.
> Leurs efforts furent inutiles auprès du fofcante-trcizième
régiment, fur-tout auprès des
& du Qustcingrgemteaikne du
qui les repoufferent avec cctte indidragons feizième, à la vue das ennemis du bien public,
gunation de braves qu'éprouvent, défenfeurs de la lois mais ils n'eurent que irop de
fuccès aupresdu régiment du Cap, qui trouva des indigaseurs
parmi ifes officiers, dont quelques-uns, par une conduire aulli
lache que criminelle, prétérent le ferment, après en avoir
déroumné leurs foldats. >>
mit des conditions à fon.ferUne partie de ce régiment
de
ment & demanda des délaiss Yaure refufa formielicment
le prèter > & déclara qu'ello ne voulcit pas recevoir dec citoyens
de conleur pour officiers.
Ces faits font confatés par le procès - verbal de M. le
commiflaire' des guerres.
les
22 Ce régimen: tebelie, à fon retour dans
cafernes,
après en avoir
déroumné leurs foldats. >>
mit des conditions à fon.ferUne partie de ce régiment
de
ment & demanda des délaiss Yaure refufa formielicment
le prèter > & déclara qu'ello ne voulcit pas recevoir dec citoyens
de conleur pour officiers.
Ces faits font confatés par le procès - verbal de M. le
commiflaire' des guerres.
les
22 Ce régimen: tebelie, à fon retour dans
cafernes, --- Page 278 ---
fut féliciré de fa réfiftance & encouragé a
les mêmes hommes qui l'avoient porté à y perfifter, rendre par
pables.
s'en
cou-
> Cependant une troupe de féditicux s'affembla
fement devant lo lioud des tunces dela fociétés.ils tumulruei- s'exci:èrent
mucucliement à la défohénfince, 8 finirent
entrer
malgré ncrre défenfes enfin la voix
y.
fe lit entendre, &
citoyeris
min
T'attrompement fe
moitié
érainte, moitié par iln effet du défordre dilipa., qui régnoit
par
cur:maisla fermentacion continuoir & les têtcs s
parmi
dans divezs groupes répandus dans la ville, dont échaufioient la
lité nécefli:a dcs parrouilles nombreufes &
tranquil9> Le crime du régiment du Cap nous renforcées. avoit
grave. e
7)
paru fi
Ce crine eft celui d'avoir refufé le ferment à la
gu'il eft dit dans les vingt premières lignes qui loi, ainfi
Vous voyez avec quelle bonne foi mes
précèdent.
Bien lein d'avoir voulu embarquer le
adverfaires du
lifent.
des faics étrangers à la. révolte contre régiment la loi du Cap pour
eft dit, dans la relation qu'on donne pour la véritable, 4 avril, il
que table Fautre, dit-on, aft altéries, il eit dit, dans cette parce vérirelation, que l'ordre d'embarouemen: du
du
Cap n'a été donné qu'à caufe de fon refus de régiment
de ferment à la loi du A. avril.
preftation
Th. Miller:Je demande la parole fur cet objet. Je crois
qu'il eft temps de terminer certe.grande difcuiion fur les
mouf qui ont déterminé le régiment du
à une
tendue refftance à la loi du 14 avril, Ou du Cap moins
préquia rapport à la'loi du EI décombre 1791. Je demande pour ce
que Sonihicnax me remette fa.proclamarion du 14 noveibre
1792, &c je vais vous faire voir que c'eft lai
eft
de tout cela.
qui
la caufa
clamation Sonchonas:Je du
ne crois P2s avoir en CC moment la proI5 novembre, laquolio eft tout-à-fait
gère. .
*
étran
Thomas Millet : J'en demande Ia
yous feraivoir que cette proclamation cpmumenication, na point été
& je
dans le Monitetr général do SainsDomingue.
imprimés
Sonthonax : Pardonmez-moi,
éft.
Th. Mille: : Non, cilala'y ef cliey p2s.
caufa
clamation Sonchonas:Je du
ne crois P2s avoir en CC moment la proI5 novembre, laquolio eft tout-à-fait
gère. .
*
étran
Thomas Millet : J'en demande Ia
yous feraivoir que cette proclamation cpmumenication, na point été
& je
dans le Monitetr général do SainsDomingue.
imprimés
Sonthonax : Pardonmez-moi,
éft.
Th. Mille: : Non, cilala'y ef cliey p2s. --- Page 279 ---
Bonchonax : Apparemment il vous manque une feuille.
Th. M.llet : 01 ne nous manque pas de reulle.
Sonthonax : Vous avez les pièces qui conttatent le. refus
fait par le régiment du Cap de prérer le ferment, un aure
procès-verbal qui ordenne l'embarquemen: de trenre-lix foldats du régiment du Cap reconnus pour être les inftigateurs
de la défobéillance à la loi. Je répète que la proclawvarion
du 15 novembre n'ayant trait qu'aux événemens qui fe font
pallisle 141 novembre, d'oftà dire au malfacre desprifonsicrs
à la porte de la commitlion civile, il ny eft pas quielion
des événemens qui fc ient pailès cuinze jours apris.
Lepréfident : Je dema.de au citoyen Sonthonax s'il fait
fi cette pièce fe trouve à la commilion des colonies.
Sosthonax : Certaincment elle s'y trouve 3 elle eft aufli
chez moi, je l'apporterai demain.
Th. Miliet : Vous avez entendu, par l'efpèce de réfiftance que Sonthonax fait de remettre cette pièce, de quelle
importance elle doit être: : il vous parle d'une proclaunation
du 15 novembre; je ne lai demande pas celle-la, mais celle
du 14, novembre; proclamation qui; comme je vous l'ai
dit, na point été imprimée dans le Moniteur général, qui
éroit connu à Saint-Domingue > comme en France le Moniteur univerfel, pour une forte de, dépôt ou les aétes des
grandes autorités étoient confignés. D'ailleurs, je me fuis
mélé beaucoup d'affaires publiques à Saint-Domingue : la
première fois que j'ai vu la preuve de l'exiftence de cette
proclamation, eft à la difcuffion de l'autre jour; elle a été
imprimée à Saint - Domingue, & je puis conclure d'après
cela qu'elle n'a été remife qu'aux hommes de couleur dans
leurs cafernes. Mais pour en tirer les inductions que j'en
veux tirer, & pour prouver que cette preclanuation & les
autres actes de Sonthonax ont donné lieu aux événemens du
2 décembre S jours fuivans, je demande la lecture de la
proclamation; ; j'en demande la communication.
Sonthonax : Je ne connois
la proclamation dontparle
le citoyen Miliet; je le prie Ba m'eix indiquer le fojet.
Th. Millet : Jedemande, en ce cas-là, la proclamation que
Sonthonax a lnesfavsne-dernilrs féance; s'il ne fe mppelle
pas la dare, c'eft ceile lue à Tavan-dernitre féance.
Sonthonax : La procinmation que failue avant-hier eft du
JI cctobre, & non du 14 novombre.
Je ne connois
la proclamation dontparle
le citoyen Miliet; je le prie Ba m'eix indiquer le fojet.
Th. Millet : Jedemande, en ce cas-là, la proclamation que
Sonthonax a lnesfavsne-dernilrs féance; s'il ne fe mppelle
pas la dare, c'eft ceile lue à Tavan-dernitre féance.
Sonthonax : La procinmation que failue avant-hier eft du
JI cctobre, & non du 14 novombre. --- Page 280 ---
Thomas Millet : Il cf: poflible que je me trompe, ou non,
fur la date; c'eft celle-là qeeje demande.
Sonthonax : C'eft firenent l prociamation relative atix
lois fur l'avancement militire; je ne l'ai pas, mais-clleeft
copice.
Thamas Millet : Eh bien! j'en demande la copie.
(Sonthonax la remet à Millet.)
Th. Millet : C'eft là ce qa'a lu Sonthonax; mais ce n'eft
pas la proclamaticn entiere. . -
Sonthonax : Ce n'eft pas ma faute. -
Th. Millet : Elle a fept Ol1 hui: articles, & vous n'en
avez fait copier qu'un, quoique vous les ayez lus tous.
Sonthonax: Cen'ellpas ma faute filon n'apas tout copié,
Th. Miller: Je demande'la proclamation.
Sonthonax : Je ne l'ai pas dans ca moment.
Th. Mfillet : Nous attendrons à demain : je n'ai fait attention à l'article fur lequel je veux parler, que parce
j'en ai cntendu la lecture; f'affirme par ferment qu'elie Se
toit jamais venue à ma connoiffance.
Sonthonas : Elle vous a été communiquée; ; je l'ai remife
à vous-même.
Th. Millet : Cet article-là m'avoit tellement frappé, que
j'ai voulu le vérifier: : je voulois m'affurer de la contradiction manifefte entre la proclamation & la loi cirée; au reite
je demande que le préident veuille bien faire remettre cette
prociamation fur le burcau; clle eft dans les archives.
Sonthonai : Demain j'apporterai l'original.
La féance eft levée
Ie regifre des préfences ef fgné, J. Ph. GARRAN,préiidene; Foucré a de Nanres), fecrétaire; F.LANIMENAS,
MERLINO, DABRAY, GRicoins, MOLLEVAUT.
Du 18
; au reite
je demande que le préident veuille bien faire remettre cette
prociamation fur le burcau; clle eft dans les archives.
Sonthonai : Demain j'apporterai l'original.
La féance eft levée
Ie regifre des préfences ef fgné, J. Ph. GARRAN,préiidene; Foucré a de Nanres), fecrétaire; F.LANIMENAS,
MERLINO, DABRAY, GRicoins, MOLLEVAUT.
Du 18 --- Page 281 ---
-
Du 18 Florial, l'an troifieme de la République françaife une
& indivifible.
Ox fait leSture des débats recueillis dans la féance d'hier;
a rédaction,en efl adoptée.
Th. Millet:J'ai dicà la dernière flance quelaproclamaion lue par Sonthonax, qui eft efleivement du II otobre 17923 fe trouvoit. en conmadiction iormelle- avec la
oi qui lai fert de texte, & je le prouve par l'arricle IV.
< L'autre moitié des fous-lieuenances vacantes dans le
égiment fera donnés aux citoyens ou fils des citoyens qui
ont fait un fervice perfonne! & continu pour la déienfe
le In colonie depuis le premier fepiembre 1791 jutqu'à
préfent, & lautre quart aux gardes narionaux du royaume
qui fe trouvent aétucllement employés à Saint - Tomingue,
juand même ils n'auroien: pas rempli les couditions prefcrices
la première partie de l'article IV dela loi du I I
RESEE 1791, concernant le fervice perfonnel & conrinu
lans la garde nationale > depuis & corapris lepremierjanier 1790 >,
Vous voyez que cet article difpenfe tous ceux qui font
leftinés à être officiers dans les régimens de ligne de remplir les condiions' expreilement preterites par la loi, On ne
pouvoit fe diflimuler que cette proclimation faire pour les
aommes de couleur fignifioir à leurs yeux ces propres expreflions* Nous vous difpenfons des conditions exigées par
a loi. On leur donnoit des prétentions qu'ils ne I onvoient
avoir, > puifqu'als n'avoien: point encore 616 orgonifes Git
garde narionale: D'un autre côté, ceux qui fe trouvoient
Tome /. Cinquantième liyraifon.
V
On ne
pouvoit fe diflimuler que cette proclimation faire pour les
aommes de couleur fignifioir à leurs yeux ces propres expreflions* Nous vous difpenfons des conditions exigées par
a loi. On leur donnoit des prétentions qu'ils ne I onvoient
avoir, > puifqu'als n'avoien: point encore 616 orgonifes Git
garde narionale: D'un autre côté, ceux qui fe trouvoient
Tome /. Cinquantième liyraifon.
V --- Page 282 ---
dans la ville du Cap avoient porté les armes contre la loi,
combartu avec les brigands. Jugez quelle impretfion devoit
faire far l'efprit des troupes de ligne l'idée de voir aurang
de leurs officiers des hommes qui étoient convaincusdavoir
combattu fous le drapeau blanc, pour rétablir Louis XVI
fur le trône.
Enfin Sonthonax dir qu'il s'eft répandu un faux décret
dans les cafernes ; le faux décret, le voilà. Ua fonétionnaire
public qui commente une loi & lui donne une autre acception que celle qu'elle a, peut bien être regardé comme
l'auteur d'un faux décret.
Après avoir jeté dans l'efprit des hommes de couleur
cette préren ion qui étoit hors de la loi, au moment où un
faux décret avoit éré répandu dans les cafernes;
Eentie fait affembler les troupes pour prêter, dit-il,
le ferment à la loi du 4 avril, ferment prèté long - temps
auparavant, & qui n'en fut véritablement pas un ; car il
eff très-certain que rout ferment qui n'eft pas prèté devant
un magiftrat du peuple eft un ferment clandeftin, & par
conféquent invalide. Ot étoient denc les magiftrats du peuple ? Ils n'avoient point été appelés. Quel pouvoit donc
etre l'objet du raffemblement du régiment du Cap à cette
époque-la: On nous dit que c'éroit
lui faire recevoir
des officiers de couleur; 5 les foldats
ce régiment ont réRP
pondu: cc Nous recevrons dans notre régiment les hommes
de couleur, lorfque, par leurs connciffances dansles armes
& leur bonne conduite, ils fe feront rendus dignes du
grade d'oficier. En effet, l'arncle IV de la proclamation ne
donnoit-il pas à ces troupes T'expeétarive d'avoir dans leur
rang des hommes ou fans moralité ou fans expérience dans
les armes: > & de voir par-là l'armée déforganifee au mo- la
ment où l'on artaquoit les brigands? Vous avez vu par
difcuflion quelle a éré la fuite de cette mefure extraordinaire, & vous voyez par cetre proclamation de Sontionax
que fi quelqu'un eft contrevenu à la loi, c'eft lui.
Sonthonav: Je laille à Thomas Miller tout Thonneur de
fes obfervations & de fon commentaire fur la proclamation
du II oétobre 1792. Je ne crois pas qu'ili foit nécellire dy
répondre. Je m'attacherai feulement au fait.
ands? Vous avez vu par
difcuflion quelle a éré la fuite de cette mefure extraordinaire, & vous voyez par cetre proclamation de Sontionax
que fi quelqu'un eft contrevenu à la loi, c'eft lui.
Sonthonav: Je laille à Thomas Miller tout Thonneur de
fes obfervations & de fon commentaire fur la proclamation
du II oétobre 1792. Je ne crois pas qu'ili foit nécellire dy
répondre. Je m'attacherai feulement au fait. --- Page 283 ---
Jl a dit qie les hommes de couleur du Cap a qui nous
avons donné le grade d'officiers, loin de combattre pour
la loi du 4 avril, avoient perré ies armes contre ia loi >
avoient combartu ayec des révoltés, après avoir arboré la
cocarde & le panache blancs...
Th. Millet: Je n'ai point dit cela. J'ai dit que dans le
nonbre des hommes de couleur réunis au Cap, il y en
avoit quiavoient fair cela: mnisje
dit que c'étoient
ceux-là qa'onavoit choifis pour officiers.
dansi lacrainte
RCRELE
qu'on ne choisic ceux-la que les regimens de ligne avoient
fair des obiervations.
Sonthonax : Les régimens de ligne ne pouvoient faire des
obfervations que fur les individus qu'on leur préfentcir. Au
furplus les régimens de ligne n'avoient pas le droit de faire
cesobfervations:lal force armée eft eflenciellement obéiffante &
pailive, les troupes de ligne devoient être obéiffantes à la
loi. Thomas Millet dit que les hommes de couleur avoient
por:é les armes contre la loi
Thomas Millet : Je n'ai pas dit cela.
Sonthonax : Je réponds à Thomas Millet par une adreffe
de l'affemblée coloniale de la parte francaite de Saint-Domingue aux places de commerce & manufactures de la métropole. Cette adrefe eft du 27 février 1792, fignée Delaval,
préfident 5 Legrand, vice-préfident; Alain a Delair, Gerbier
& Dumas , fecrétaires.
Voici ce qu'on trouve dans cette adreffe :
Thomas Millet : La date 2
Sonthonax: Du 27 février 1792:
(Il lit:) )
Extrait de l'adrelle de l'aflemblée colonial: aux 8; départemens.
ee Au refte, les perfides inftigations des agens expédiésici
par les contrererolationnaines n'on: pas obint un furcès
général auprès des afranchis. ii en eft encore un grand
nombre dans divers cantons de la partie du Nord, tels que
Va 2
ffe :
Thomas Millet : La date 2
Sonthonax: Du 27 février 1792:
(Il lit:) )
Extrait de l'adrelle de l'aflemblée colonial: aux 8; départemens.
ee Au refte, les perfides inftigations des agens expédiésici
par les contrererolationnaines n'on: pas obint un furcès
général auprès des afranchis. ii en eft encore un grand
nombre dans divers cantons de la partie du Nord, tels que
Va 2 --- Page 284 ---
le Cap,, le port Margo: : la Mormelade, Plaifance, le
Borynes le Cros-Morne, J Porc-à-Timent, Jean-Rabel,
Srin-Lovis-du Nord, le Mole, Bombarde, le Port-dePaix & fes dépendances qui ont fir preuve de leur difcerncment > par isutimpercutbable attachement à leurs bien-.
fairours, 8c leur foumiflion aux lois. I/afla mblée coloniale
goire une confolation bien ieftie cn ieur rendanz cette
juflice 22,
Vous voyez que dans toures Jes partiesinmaéhes de la
vince da'Nord, & 110: amment au
les hommes
PEOC
Cap,
couleur, bien loin de s'ere juinrs aux révoltés. aux noirs
révol:és, Ont au conrraire combattu conrre eux; & l'affembice coloniale le faifoit un plailir de leur en témcigner fa
faxisfaétion. Vous voyez que tou es les fois qu'on vous a
dir dans la difcufiion que lés hommes de couleur s'éroient
joints aux noirs révoltés, en vOus en a impofe de la' manicre la plas infigne. Vous voyez que les hommesde couleur
à qui j'ai dA donner des places de fous- lieutenans
maintenir In loi de Yegalité éroiend vérimbiement
Poet
hommes qui avoiont fervi les biancs contre les noirs révoités. Ils méritcient donc l'exécution en enrierdela loidu
4 avril pour lavancement miliraire. On ne pouvoit leur
reprocher d'avoir commbarmuavecies noirs.révolrés, puifque,
de l'aveu de l'affemblée coloniale elle-mème, ils avoient
cembattu dansles rangs'des biancs contre les nègres révoltés.
Relativement anx cbfervations de Thomas Miliet fir
ma prociamation, > je n'y, réponds pas: 2 parce qu'elles font
trop furiles.
Th. Miilet : Citoyens, vous allez vous reporter aux dates.
La daze de l'adrefic eft du 27 février F1792, & la proclamarion que j'ai lue cft du" "Il ostobre, &r moije vous parle
de la En de novembre, 1792. Il y a donc dix mois d'intervalle, & il n'eit pas éronnant que dans cotintervalle,farzont en temps de révolution, il % ait eu queloues cliangemons dans l popularion; & fi j'ai dit que dans la ville
d Cap il v avoit queiques hommcs qui avoient combatru
eonue.la lci, cettes je n'ai rien avancé de faux; &ijai
du" "Il ostobre, &r moije vous parle
de la En de novembre, 1792. Il y a donc dix mois d'intervalle, & il n'eit pas éronnant que dans cotintervalle,farzont en temps de révolution, il % ait eu queloues cliangemons dans l popularion; & fi j'ai dit que dans la ville
d Cap il v avoit queiques hommcs qui avoient combatru
eonue.la lci, cettes je n'ai rien avancé de faux; &ijai --- Page 285 ---
28r
dir que les foldats ont craint de voir entrer dans leursrangs
pour officiers des
de couleur qui n'avoient nulie
ep périenee da fait Ame armes, des ofliciers dont l'iromoralice eroit prouvds, je vous prie de demander a Sonibiopax
quel éroit le nom de ia perionne cui a étd reçue offcier
dans le régiment d'Orleans, ou IGtne régiment de dragons.
Sonthonax : C'eft le citoyen Vilton, filsducitoyen Blain,
maire du Limbé.
Th. Miliec:Ca citoyen étoir à reine arrivé depuis trois
mois à Saint-Dominame; ce citoven Vikonnalenisi-rums
les armes pour lae dérente de la colonie; ce Vilton, domeftique de Biain, n'etoit pas libre.
Sonthonax : Il n'a jamais été le domeftique du ciroyen
Blain, car il étoit for ils; & ce qui ipronve que ceciroyen
éroit'libre, , Foll que 005E le corps ALI :6tme régimen: la
reçu à la paracle, > ci tmbrafenr. Cerres, G 11 réginent
français reçoit avec une telle 'effufion de CCCVY un A Cu me
que 'ie commiffaire civil 80 le gouverneur genéral lei préfentoient comme oiliier, Ce n'eit 1aS aux colons àver irici
chicaner fur ies quniites de cer cihiciur. ailleurs, Toise
fez prouvé : car c'eit ici ie relumé de Yoffaire du 2 Jécembre, 5 jai allez prouvé que ce L'éroit pes par des tuorifs
perfonneis que le régiment du Cap a refulé de preter ferment à la loi du - avrdsce régiment 2 relufé nertement
de recevoir dans le corps des oficiers de coujeur quels
qu'ils fuilent: je m'en rappore là delus, & ja commitlion
s'en rapportera fans donte atix procès-verbaux quefailus,
dont vous avez ies orignaux dans VOS archives; il elt inutile de revenir fi fouvent fur une affaire aufli claire; il eft
prouvé que le régiment dn Cap, àliniligation desfadltieux
de la ville du Cap,a refufé de recevoir dans le grade de
fous-lieurenant des gardes naiionales de couleur; que Jes
factieux de la ville du Cap, Verneuil & les autres, fe font
infurgés contre l'aurorié nationale, qu'ils ont enfoncd l'arfenal, qu'ils ont dirigé le fou de l'atrillerie fur le commiffaire civil &c far les hommes de couleur qui ne réclamoient que leffet de ia loi du -t avril.
Jc demande qu'on paffe à l'ordre du jour fur les autres
V 3
grade de
fous-lieurenant des gardes naiionales de couleur; que Jes
factieux de la ville du Cap, Verneuil & les autres, fe font
infurgés contre l'aurorié nationale, qu'ils ont enfoncd l'arfenal, qu'ils ont dirigé le fou de l'atrillerie fur le commiffaire civil &c far les hommes de couleur qui ne réclamoient que leffet de ia loi du -t avril.
Jc demande qu'on paffe à l'ordre du jour fur les autres
V 3 --- Page 286 ---
28:
chefs d'accufation; car je crois que l'accufation doit
un terme, s à moins qu'on ne veuille éternifer ma
avoir
à moins qu'on ne veuille me forcer à defeendre dans défenfe les dif- 3
cuilions relatives à cette affaire , qu'on efpère enfin obtenir
quelque fuccès des contradicions qu'on pourroit y mettre.
Duny, : En voilà affez.
Lc préfident : En voilà affez far les déportations; de
& d'auure O11 fe répère.
part
Dury : Je demande la parole fur la pièce
vient de
lire.
qu'on
Sonthonax, , en vous préfentant cette pièce du I2 février
1792, vous prouve que les mulâtres étoieni sonftamment
attachés inféré aux principes; & moi je vous prouve , par un acte
dans le Moniteur, que Cazamajor, conrre-révolutionnaire dénoncé par ies habitans du Port-de-Paix,
ceux
du Port-au-Prince, & envoyé en France par
par
s'eft entouré de ces mêmes mulâtres qui ont Soathonax, incendié le
quartier , & nous ont mis en fuire,
Je vous ai lu ces pièces dans les débats. Vous
fi dans le cours de juslier 1792 les mulâtres ont voyez incendié, que
profcrit, en entourant les chefs de la contre - révolution à
Saint - Domingue, il n'eft point éronnant que ces
aient écé refufés par les troupes peur y entrer comme hommes.
Voilà feulement ce
officiers.
que J'aivoulu mettre fous vOs
tout le quarrier c'étoit la même chole.
yeux: dans
Vernexil:Je n'ai qu'un mot à dire fur ce que vient de dire
Sonthonax; c'eft de lire ce qu'il vient de lire lui-méme.
(Verneuil commence à lire.)
Le préfident : Il faxt annoncer ce que tu veux lire, &
quelle induction tu veux en tirer.
Ferneuil : Sonthonax vient de vous lire un paragraphe de
l'adreffe de l'aflemblée coloniale aux
temens de France, & il en a conclu guatre-vinge-trois que tous les dépardes paroilfes dont il vous a donné les noms, avoient mulatres été imperrubablement attachés aux intérêts de la
la ledture de ce même
France; mais, par
le coniraire.
paragraphe,je vais précifément prouver
tirer.
Ferneuil : Sonthonax vient de vous lire un paragraphe de
l'adreffe de l'aflemblée coloniale aux
temens de France, & il en a conclu guatre-vinge-trois que tous les dépardes paroilfes dont il vous a donné les noms, avoient mulatres été imperrubablement attachés aux intérêts de la
la ledture de ce même
France; mais, par
le coniraire.
paragraphe,je vais précifément prouver --- Page 287 ---
28;
ci Au refte, les perfides inftigations des agens envoyés par
obtenu un fuccès
s les contre 1- revolutionnairee, n'ont pas
>, général auprès des affranchis; il en eft encore un grand
différens cantons de la partie du nord, tels
>) nombre dans
a que le Cap, &c. 3.
Certes, citoyens fi l'affemblée coloniale avoue que dans
les différentes paroiffes de la province du Nord il eft encore
d'hommes de couleur qui ne fe font pas
un grand nombre elle convient
en a beaucoup
ralliés aux brigands,
doncqwily Y
combartu
qui ont levé Tétendard de la révol:e, & qui on'
clle
pour le rO1 Louis XVI avec les mêmes brigands; car fi
weit
entendu cela, clle n'auroit pas manqué de dire que
dans Et majorité de la province du Nord aucun des hommes
de couleur ne s'étcit réuni avec les brigands; & elle dit
précifément le contraire.
n'a cefle, dans la
Je paile à un autre fair. Sonthonax
difcuflion, de préfenter les déportés comme des brigunds,
comme des coupe-jarrets, comme les fatellites de l'allemblée
de Saint-Marc; &c vous venez d'entendre tout-à-Theure, dans
le réfumé
vient de faire, qu'il a dit que s'il nous a
déportés, Sa parce que nous étions en pleine révolte contre
les autorités conftituées, contre les délégués de la nation,
c'eft parce que nous avions fait feu fur lui, parce que nous
avions voulu égorger les hommes de couleur : je fuppofe
pour un moment que nous ayons commis tous cCS crimes;
Sonthonax avoit bien le droit de nous déporter, après avoir
rempli toutefois les formalités prefcrites par la loi; mais,
citoyens, je le demande, Sonthonax avoit-il le droit,
nous avoir
arbitrairement, d'employer tous
ae
embarqués affouvir fa vengeance ? & de quelle
moyens manière pollibles vouloit-il pour l'affouvir : en nous faifant affafiner pour
que nous ne puflions pas parcitre à la barre de la Convention
nationale où Ton nous envoyoit, & la, après avoir montré
notre innocence, le convaincre des crimes dont nous l'aceufons maintenant. Je vous ai dit déja que Sonthonax, après
nous avoir Eait enlever de nos domiciles le 5 décembre
fit conduire à berd de YEole
les foldats du
nous
; que
giment d'Orléans nous y devancèrent, qu'ils nous préfenrèrent les
aux matelots comme des hommes qui empoifonnoient
V 4
ationale où Ton nous envoyoit, & la, après avoir montré
notre innocence, le convaincre des crimes dont nous l'aceufons maintenant. Je vous ai dit déja que Sonthonax, après
nous avoir Eait enlever de nos domiciles le 5 décembre
fit conduire à berd de YEole
les foldats du
nous
; que
giment d'Orléans nous y devancèrent, qu'ils nous préfenrèrent les
aux matelots comme des hommes qui empoifonnoient
V 4 --- Page 288 ---
vivres de la troupe. Certes, ils fe feroient bien denné de
garde de dire aux matelots que nous avions été les, factieux
qui: uvions mis en mouvement les troupes & les citoyens
d.n. la jcurnée du 2 décombre, parce que les marelots >
qui avoienr éé acteurs dans cette journée, ne Y'euffent pas
cru : mais par une perfidie raffinée, Senchonax nous peint
comme des empoilenneurs; & il s'en eft peu fallu que nous
ne fullicns hiffés au haut de la vergue, car la corde étcit
déja delcendue fur ie ponr. Sonchonax ne s'en dnt pas là,
ilcaleuie toutesles chances; &je fais qu'sl a écrit à la fociété
de Nantes que rous étions des brigands & des fcélétars.
Dans quel seimps écrit-il cette lecre? dans un temps cà les
ciroyens français éroient exafpérés, aigris par le maiheur 3
dans 1:1 temps oà ils étoien chaque jour plus aigris par les
nouvelles des trabifons qui fe muliplioien: dans toutes les
par ies de le République; dans un temps où tous les
Nantais
avoient enwoyé pour nous défendre leurs propres enfans,
ia wanan'en ras deuter, quela majcure par.ie n'en exiftcit
glus, 112 les uns éteien: tombés fous le fer homicide, &
Gue 1os 2E TTeS avoient peri par le poifen; & c'eft dans ce
1S a 1A que Sonthonnx nous envuie à Nan:cs, qu'il nous
per comme des brigands & des fcélirars. Quelie étoit
fon inrerriont rue préiendoit-il: il n'aveit d'aurre bur que
d-nousf Ire eguiger au moment olnousr meririons le pied fur
1 serritoire de Idi Képul blique, Cue Sonihonax ait maudé à
In ipooiipali e doNanres do nous faire condurre fous bunne
8c: sAze elcorrek Paris, je ne rouve pas ceia érrange; mais
pourecoi Sen honax éent il à une iosible popalaire : lui
cao-il des comptes? & les précaunons qu'il avoir prifes
notre égard, meoien-esles pas ffantesiJe le
1: but de Sonthonax étoit de nous taire égorger all premier répères
momeat on nous debarquetions frle terriroire de la Répibligue, ce quia a manque d'acrirei à Campfort & Touzard
qni ont Vu le fatal réverbére defcendu &-la corde prète à
lear eira pallee au cols d'oft par un miracla qugis le font
fac e510 de intureur du peuple: & Sonchonax ne nous avoit
envuyls à Nanres que parce qeil croyoit xpae nois péfi. ons. le pdies le prélidont dinterpolier Sonchonax de y declitr s'il n'a pas écrit à la fociére e populaire de Nantes une
lesre i il nous a peints comme des altailinsee des brugands,
de prète à
lear eira pallee au cols d'oft par un miracla qugis le font
fac e510 de intureur du peuple: & Sonchonax ne nous avoit
envuyls à Nanres que parce qeil croyoit xpae nois péfi. ons. le pdies le prélidont dinterpolier Sonchonax de y declitr s'il n'a pas écrit à la fociére e populaire de Nantes une
lesre i il nous a peints comme des altailinsee des brugands, --- Page 289 ---
Sonthonas : Avant de répoustre à T'interpellation de Verneuii, jerépondrai a une incili; ation qu'iln'a rane, d'avoir,
viole a fun egerd Lis soraes protedtnicce des accuiés, &c
d'avoir voulu lenvoyer a la Convention nurionale, s fous
moyen de doteule. Lortque jai enroye vern uil à la Convenuon nationale, > ju ecrit a la Convenion & au minitre
de la jorticel > gai éurit a l Conven Ion k au miniftre : les
accafes qucje vo4s enyoie doivent étrejous lafave-gurde de la.
loi. Je w2is Jaar Ju vre, parie premiers batument Ls picces qui
conferentiiars dencs.fe a wvoisdonc pas cnvie dotaire GgOrger Vernoual, C0. te lia dit;ja ecrit a la municipaliéde
Nan Je lu priée de ies T : ire invefir des formes protedles au"S aux axcuits,cefd-dise, de les taire conduite.
fous boie-& sure efcorte 5 bien luin de vouicir les faire
égurger, joi pris ioutes les précautions pour empécher le
peupke de ie jeter fui eux. Jignorois Térat d'exuipération,
oh le trouvoit le peuple trançais 3 car je n'avois pas racu
de nouvciles relatives aux déportations de Blanchelande,
Touzard & Camplorr. Verneuil me demande fi je n'ai pas
écrit à la focierd populaire de Nantes. J'ai éerità la fociété
de Nantes, par le meme vaifieau qui a pord
VT à ce que je crois : maisje me fuisbien gardé de
dire qu'il falloit s'emparer de Vernsuil & arrêter à lon égard
le cours de ia juitice. CerresfVerneuil n'avoit pas éréaufi
coupable qu'illet, on pourroitme foupconner d'avoir - vouln'
entevelir mes crimes à fon égard par lafialina: qu'il veut
me préter. Je n'avois pas befoin de me dabarratier de Verneuil, puiiquen avoir les dépofirions de ceux qui onti
vu Verneuil dans les foencs du 2 décembre; je n'avois pas
beloin de recourir à des moyens aufir bas que ceux qutl
me prète. J'ai écrir à In focioré de de Nantes, nais dans'ins,
termes dc la réferve d'un fonctionnaire public qui inftrair-les
frères. J'érois membre des Tacobins de Paris, & 122 Sur le
de commiflaire civil ne m'inrerdilbit pas de correioo rp
avec ines - trères comme Jacobin. J'ai corre: 2: :
avec le clab du Cap, celui de Nantes & celui de Peris
dans les mêmcs principes d'indulgence & de donceur. Si
Verneuil prétend que ma lattre éft crininclie, qu'illagroduife.
trair-les
frères. J'érois membre des Tacobins de Paris, & 122 Sur le
de commiflaire civil ne m'inrerdilbit pas de correioo rp
avec ines - trères comme Jacobin. J'ai corre: 2: :
avec le clab du Cap, celui de Nantes & celui de Peris
dans les mêmcs principes d'indulgence & de donceur. Si
Verneuil prétend que ma lattre éft crininclie, qu'illagroduife. --- Page 290 ---
Ferneuil: C'eft ce que je vais faire. Jedemande que le préAdent interpelle Sonthonax de déclarer s'il reconnoit cette
letire.
Sonchonax : Oui, je connoisla fignature.
Perneuil: Citoyens,je vous prie de remarquer h
ells
eft du 6 janvier 1793, l'an premier de là République date; françaife.
Il lit :
FRÈRES ET AMI3,
rc L'occalion des navires qui partent journellement
Nantes, m'a fourni celle de debarrafler la colonie de
ques malheureux
ROTE
inftrumens des
mortels ennem is de
Ja France. Ce font ceax à qui iour Ne qui porte tine teinte
brune ou noire fait horreur, qui croienr que ceux qui ont
T'honneur d'être blancs, doiven: être exclulivement maitres
de la colonie. L'égalité enire les honacs libres fait fur ces
tigres le même effer que l'eau fur les hydrophobes; tâchez,
frères & amis, de guérir > par VOS falutaires leccns, ceux
d'entr'eux' que j'ai punis par la déporraiion fimpic.
à ceux que j'envoie à la Convention nationale, ils ne fe Quant font
pas conrentés de précher publiquement la révolte & le maffacre des ciroyens de couleur, ils onr mis leurs affreux
cipes en action 5 ils fe font fouillés de crimes : vous prin- les
connoitrez, frères & amis, par une relation déraillée
je vous-ferai incellamment paiier.
que
9> Je vous falue en la patrie.
9> Le commilfaire civil de la République françaife à SaintDomingue.
e0 Signe, SONTHONAX,
Les Amis de la Convention nationale, ci-devant
de la Confitation, à Nantes 3),
Citoyens, je vaisvous faire quelques obfervations.
Th. Millez: Voilà une bonne recoinmandation,
Perneuil:Vous remarquerez que ceux que Sonthonax con-
raillée
je vous-ferai incellamment paiier.
que
9> Je vous falue en la patrie.
9> Le commilfaire civil de la République françaife à SaintDomingue.
e0 Signe, SONTHONAX,
Les Amis de la Convention nationale, ci-devant
de la Confitation, à Nantes 3),
Citoyens, je vaisvous faire quelques obfervations.
Th. Millez: Voilà une bonne recoinmandation,
Perneuil:Vous remarquerez que ceux que Sonthonax con- --- Page 291 ---
damne à une déporration limple fon: cGuX qui ont été
embarqués le 19 octobres c'eft-à-dirc, Campfort, Touzard & AilS autres, ceux qui, d'après Polverel, Sonthonax enfans ceux
haud,avoient tait égorger nos femmes & nos
; & de
qui avoient vendu à Tennemi les munitions de guerre
notre
ceux
dévoiloient
bouche envoyées pour
défenfe;
qui 8cc. &c.
le mot d'ordre, & railoient afalliner nos troupes, hommes
Senthonax fe permet d'écrire, le 6 janvier , que Ces
couverts s d'après leur aveu, de crimes aufli énormes, quil
les condamne à une déportanon fimple 5 or, je vous le 'demnde, citoyens > avez- vous vu dans la loi du4avril, Son- dans
celle du 22 jvin, dont on vous a donné ledture, que fon
thonax eût le droit de porter unjugement ? Non, toute
nutorité fe bornoit à les envoyer en France, àla Conven- fur
tion nationale > qui devoit délinitivenent prononcer
eux 5 & cependant Sonthowax, fur de Gi grands criminels, à
Sonthonax fe permet une déportation fimple : & quant
nous qui étions regrettés de la colonie entière 2 qui avions
rendu les plus grands fervices à la chofe publique > il nous
peint comme des icélérars, comme des gens qui avoient mis
les crimes en aétivité , qui étoient focillés de toutes.les atrocités; & c'eft dans un temps ol les Nantais étoient exafpérés 16par les trahifons qa'ils apprenoient chaque jour, & par
gorgement, à Saint-Doningue, de ceux de tous les enfans
nous défendre. Certes Sonthonax aura beau
envoyés interpréter pour cette lettre de mille façons différentes 5 eile ne
tendoit qu'à nous faire allafliner fitôt que nous paroitrions d'écrire à
fur la terre de la République. Quelle raifon avoit-il
décette fociété? Etoir-ce une lettre amicale ou non ? Il nous
fignoir comme des monftres, des (célérats, dontil falloit fe
défaire ; & s'ila pris le prétoxte d'écrire à la municipalitéde
Nanres de nous faire conduire à la Convention fous bonne
& sûre efcorte. , c'eft encore un rideau, dans le cas oà les
chofes n'auroient pas rourné au gré de fon attente, à l'aide
duquel il vouloit fe mertre à couvert.
lettre eft du 6
Sonthonax : Je remarque d'abord que cette
janvier s un mois après le départ de Verneuil. Si j'avois eu
des vues aufli criminelles àlegard de Vemneuil, > je l'euffe
fait accompagner d'une lettre heancoup plus précife, Lorfque j'initrisilois mes frères de Nantes des événemens du
ourné au gré de fon attente, à l'aide
duquel il vouloit fe mertre à couvert.
lettre eft du 6
Sonthonax : Je remarque d'abord que cette
janvier s un mois après le départ de Verneuil. Si j'avois eu
des vues aufli criminelles àlegard de Vemneuil, > je l'euffe
fait accompagner d'une lettre heancoup plus précife, Lorfque j'initrisilois mes frères de Nantes des événemens du --- Page 292 ---
2 décembre j'ai dit la vérité; vous l'avez cntendue ici dans
le cours de la difeustion, lorique jor dit que j'avois pin de
la déportation fimple les hommes gai ércient de la même
opinion que Verneuil, mais qui 21 arcient pas mis cCs
S
nio en aétion, je n'ai pas parlé de Camplorr 8 Tonzard, opiqui éroient depuis long-temps à Paris,s mais de quelques
autres perfonnes qui avoiont figuré également
nées
denslesjourdu 2 décembre & jours frivans, d. qui n'étoient pas
aoti coupables que ceux qui avoient été enfoncer les porres'
de l'arfenal. J'aipadé d'un citoyen.Seche, d'un citoyen Thibert, d'un ciroyen Galibett, qui effecirement ont érépunis
de la déporrarion limple, fur ma refponfabiliré; déportation
don: T'ai envoyé l'ordre al'affembléos lequel ordre a été approuvé par les décrets des 5 & 6 mars 1793.
Thibazt : Je demande la parole pour un fait.
Ie préfdent: A l'ordre, tu auras la parole enfuite.
Sonthozax : Voila les hommes dont j'ai parlé en écrivant
à la fociété populaire de Nantes, en hui difint : Frères &
amis, tachez de guérir ces hommes de leur folie, tàchez de
leur inculquer les principes do liberté & d'égalicé qu'on
felle en France. Etcit celàavoic desvues tertibles,
des vucs
RSAREL
f'alfafinat comme cciles que me. prete Vernetile
Je dis àla fociéré de Nantes: :behez de guérir ces hommes
qui ne venlent pas exécuter la loi de 4 awril,qui ne veulene pas frivre les principes ftançais. Quant à Verneuil, il
y avoit pius d'un meis qu'il étoit parti des rives de SaintDomingue, à la date de certe lettre, & deux mois depuis
fon arrivée à Nantes: fi j'avois eu des vues fi criminelles
fur ia perfonne de Verneuil,je l'euffe fhit feivre de la leture
que j'aurois écrite à la fociéré, & je ne l'aurois pas écrite
un mois après fon d(parr. D'ailleurs, je ne dois pas me
jultifirr de parsilles allégations.
Thibaut: Vous vonez d'entendre que Sonthonax ne fait
porter la déporration Smple doncil: pario dans la leutesqu'ill
ne la fut, dis-je, , portcr que fur jes citoyens Seche, Fromenteau, Galibert & autres. Eb bien ! ia pretve du men- .
funge de Sor chonnx, d'el que CCS ciroyeus n'ont été arrètés
que dans lanuit du 7janvier, &ia lectre ddu 6; de
ces
plus,
citoyens n'ont Pas 6t6 envojds au perc de Nantes, inais.
ple doncil: pario dans la leutesqu'ill
ne la fut, dis-je, , portcr que fur jes citoyens Seche, Fromenteau, Galibert & autres. Eb bien ! ia pretve du men- .
funge de Sor chonnx, d'el que CCS ciroyeus n'ont été arrètés
que dans lanuit du 7janvier, &ia lectre ddu 6; de
ces
plus,
citoyens n'ont Pas 6t6 envojds au perc de Nantes, inais. --- Page 293 ---
à Bordeaux.Tevous demandexilelprob.he que Sonthonax;
envoyant ces hommes : Bordeaux,ait écrit à la lociété de
Nanres de les corriger de leur ariftocratie de la peau.
Voilà donc Sonthonax bien convaincu de menfonge & d'impofture.
Sonthonax : Il eft bien étonnant que ies colons veuillent
me faire rendre comptearicle par article > & mémorialement,
de tous les hommes iur leiquels j'ai été obligé d'appefantir le
brasdela commiflion civiles il eltirès certain que J'ai envoyé
Nanres des hommes punis de la timple déporcation, depuis
l'arrivée de Verneuil:il eft très-certain, par exemple > que
jai envoyé le citoycn Tl hibert; je me rappelle de lui; ila
été arrèté avan: le 6 janvier,avant que Larcheselqve.Ilibnat
le fir. Barder-Fromencau a été également arrèté avant Larcheselque-Tiubeut Je ne fais fi Thibaur a été à Nantes,
mas ce que je fais, c'eft que Thibert a été à Nantes, 8c
que plufiears autres ont étéàNantes fur un bâtiment dont
je ne me rappelle pas le nom; & c'étoit de ces hommes
je parlois, lorique je dileis,
frères &
>
corige-les,
veaps
inculquez- leur les principes de liberté G d'égalité qui règnent.
en France.
Plufieurs colons demandént la parole,
Sonckonax : La commiflion avoit crdonné que la difcuffion finiroit : on ne peut pas torturer un accufé de cette
manière.
- Le préfident : On ne peut fc livrer à des détailsauffi particuliers fur chaque perfonne. Il faut que des preuves d'accufation foient claires & précifes, & qu'elles ne réfuirent
pas d'une quanticé d'inductions autli difficiles à fuivre que
celles-ci.
- Vernzuil: Quand Sonthonax a padlé, & que jai vorla
répondre, vous m'avez dit: prends des notes > quandil aura
fini, tu auras la parcle.
Le préfident : Cela eft vrai.
Verneuil: Ceft d'après CCS notes que je réponds. Sila commiflion lexige, je garderai le filence.
Le préfident : Scrre-toi extramement, & ne pasle que
de chofes appuyées de preuves.
les-ci.
- Vernzuil: Quand Sonthonax a padlé, & que jai vorla
répondre, vous m'avez dit: prends des notes > quandil aura
fini, tu auras la parcle.
Le préfident : Cela eft vrai.
Verneuil: Ceft d'après CCS notes que je réponds. Sila commiflion lexige, je garderai le filence.
Le préfident : Scrre-toi extramement, & ne pasle que
de chofes appuyées de preuves. --- Page 294 ---
Verneuil: Jen'ai pas dit un mot fans produire
à Tappui. Sonthonax a dit qu'au refle, dans les déporcacions despteuves
du qu'il s'étoit permifes, le décret du 5 mars & celui du 6
même mois avoient fanctionné fes opérations. On vous
a été prouvé, citoyens, que le décret du 5 mars 1793 n'a jamais
envoyé officicllement dans la colonie. Sonthonax en eft
noiflance convenu lui-meme, puifqu'il a avoué n'en avoir eu condé.ret
que par le feuilleton ; mais je fuppole que ce
furprisa la Convention nationale ait éié
dans
la colonie efficiellement, jamais la Convenuon envoyé nationale
n'auroit pu faire un décret qui légitimàt les atrocités de
Sonthonax; ; jamais elle n'a pu en avoir la
elle ne l'a voulu. Quant au décrer du 6 mars, volonté; jamais
la torturé. Il a pris Fénoncé du décret
un Sonthonax
du décret lui-même, & il n'eft uniquement pour relatif des articles
qui concerne la fubvention, & non point 2uX faits de qu'à Son- ce
thonax, Comme la commiflion defire que je me précife >
palle à une autre chofe. Sonthonax vous a lu aufli les je
adreffes de la commifion intermédiaire à la Convention nationale & aux quatre-vingr-trois départemens. Les adreffes
de la commiflion intermédiaire font un éloge bien
de la conduite de Sonthenax; maisà quelle
ces pompeux
ont-ils été dennés? c'eft à l'époque où époque & Raboteau éloges
ont été enlevés de la commiffion
Daugy c'eft dans
ce moment-là mème où les hommes intermediaire; de couleur placés
Sonthonax ont fair de lui les éloges qu'il leur a
par
& qu'il n'auroit pas dà lire,s'il eûit eu de la
dictés, car
ils font fi groflierement outrés, ils font fi évidemment pudeur; mendiés, que Sonthonax eût bienfait, felon moi, de les
fous filence.
palfer
Sonthonax: : D'abord j'ai une demande d'ordre à faire.Je
prie la commilion de délibérer fur la queftion de favoir s'il
eft permis à un accufateur de plaider contre la juftification
d'un accufé. Je fuis ici accufé , j'ai répondu; tout doit être
terminé Jà.
Lc préfident : La parole doit te refter défnitivement; mais
ecla n'empécle pas que les colons ne doivent avoir la parole, s'il y a des éclairciffemens à donner.
'ai une demande d'ordre à faire.Je
prie la commilion de délibérer fur la queftion de favoir s'il
eft permis à un accufateur de plaider contre la juftification
d'un accufé. Je fuis ici accufé , j'ai répondu; tout doit être
terminé Jà.
Lc préfident : La parole doit te refter défnitivement; mais
ecla n'empécle pas que les colons ne doivent avoir la parole, s'il y a des éclairciffemens à donner. --- Page 295 ---
Sonthonax : Vernenil vous dit que le décret du 6 mars
1793 n'étoit pas approbarif de ma conduite 5 qu'ilfebernoit
àa appronver un arrété de la commillion intermédiaire, celui
relauf à la fubvenrion. Si le décret du 6 mars approuve
cet arrêté, on ne peut difconvenir qu'il n'approuve l'organifation de cette commiflion, telle qu'cile a été annoncée
àla Convention par les comraiflaires civils. La Conventon
ne pouvoit
approuver !111 arrèré de la commiffion intermédiaire, dhos approuver la formarion du COrDS quil'avoir
rendu, fans reconnoitre que ce corps étcit légal. On ne peut
donc pas nier que ce décret n'appronve d'une manière
fitive l'organifation de la commilion intermédiaire. Ce ea
pas tout : il y. eft pofitivement dic que la Convention approuve les melares génerales prifis dans la colonie par les conmifaires civils Polverel & Sonthonax. Ce font les premières
lignes du décret. Quelles melures avois-je prifes : j'avois déporté Verneuil, Sèche, 2 Fromenteau & autres machinateurs
fubalternes de la journée du 2 décembre. Le décret du S
mars a approuvé d'une manière formelle lesdéportations faites
alers par Polverel & Sonthonax. Verneuil a dit: ce décret
n'eft jamais parvenu officiellement dans la colonie. Je fuppofe
qu'il n'y ait jamais été connu; il n'en eft pas moins approbatif de ma conduite; il n'en eft pas moins un monument de l'approbation de la Convention pour les aêtes de
Polverel & Sonthonax. Qu'importe que ce décret ait été
envoyé & connu dans la colome ou non :
La Convention déclare quielle approuve les déportationsfuitcs
par Polyerel 6 Sonthonax.
Elle n'a jamais rapporté ce décret. Sa volonté eft demeurée conftanre 2 parce que le décret n'a jamais été rapporté. Donc, d'abord, le décret du 6 mars approave les
melures prifes par Polverel & Son:honax. La volonté de
l'affemblée eft demeurée fixe & déterminée. Le décret du 6
marsapprouve en général ces mefares fous le nom de méfures
prifes par les commiflaires civils Polverel 6 Soshonax.
Le décret dit en effet : La Conyertion nationale approuvs
les mefures prifès par Polverel G Sonthonax dans la colonie de
Sninte-Domingue.
melures prifes par Polverel & Son:honax. La volonté de
l'affemblée eft demeurée fixe & déterminée. Le décret du 6
marsapprouve en général ces mefares fous le nom de méfures
prifes par les commiflaires civils Polverel 6 Soshonax.
Le décret dit en effet : La Conyertion nationale approuvs
les mefures prifès par Polverel G Sonthonax dans la colonie de
Sninte-Domingue. --- Page 296 ---
Mais quand cetté approha ion formolle n'arroit pas été
donnéc à ros opéraiions, cllen'aureis ele ore trop Tsiime
par Ibifoire des faits qui fo font paiiér depuis notre urrivée
jofga'au commencemen de Jonvier 1793. Vous avez CCL uis
la certirude, dany 1. courant de lidilcullon, que hin lon
que ce fuilent Polverel & Sonrlicnax qui n'uufient pas cxécuté la loida4 avril, d'elbar cuntraur pouriavoir trop bien
execntee qu'iis ont été fufillés dans is rues du CE Je
réitère ma pricre à la cominiflion pour fermer les debats
là-deffus.
Verneuil: Sonthonax a dit que la Convention a apprcuvé
les déportations par un decret..
Le prefident : Ceci dcit erre terminé.
(Les colons infiftent pour avoir la parole ).
Dany: Cef pour donner à la commiflion les noins des
fignataires des dépofitions.
Le préfident : Je prie ia commiflion de délibérer.
(La commiffion fe retire ).
La commiflion rentrée, le préfident donne lecture des
deux arrêtés fuivans :
Errêté de la commiffion des cclonies, 18 Floréal, l'an troifeme
de la Republeque franguje.
cc La commillion arrête que les débats font fermés far le
premier chef d'accularion 1>),
Second arrêté'du mime jour.
ec La commiffion confidéran: que la Convenrion ntionale
en ouvrant les débars entre les accufateurs & les accufés
dans Taffaire des colonics, & en ordonnant qu'ils-fecient
recueillis & imprimés pour lui érfe difribués, a voula que
CCS débats puffent lui donner des lumiores fur cette aftaire;
2> Quc la commiflion n'eft point infvuée pour prononcer
definisivement
arrêté'du mime jour.
ec La commiffion confidéran: que la Convenrion ntionale
en ouvrant les débars entre les accufateurs & les accufés
dans Taffaire des colonics, & en ordonnant qu'ils-fecient
recueillis & imprimés pour lui érfe difribués, a voula que
CCS débats puffent lui donner des lumiores fur cette aftaire;
2> Quc la commiflion n'eft point infvuée pour prononcer
definisivement --- Page 297 ---
définitivement entre les parries, mais pour rechercher les
caules des défaftres des colonies & leurs autcurs > afin de
netre la Convention nationale a porrée de décider s'il y a
effestivement licu à accu'ation contre quelques-unes des
pariess
>> Que
parvenir à ce but, il s'agit principalement
d'indiquer Resty pièces qu'on invoque de part & d'autre pour
l'acculation ou la juftilication;
59 Que l'expérience de plulieurs mois de débats a appris
combien les divagations auxquelles les parties fe font livrées
(ont inutiles & contraires à l'objet des debats;
2e Airête que primidi prochain les citoyens colons, avant
de paffer à la diicaflion des chefs d'accufuion qui leur
teftent à traiter, feront tenus de fe concerter pour fpécifier
lommairement dans un acte additionnel à celui de leur accufation, les faits précis par lefquels ils entendent juftificr
ces divers chefs d'aecufation, fans y joindre aucune preuve
ni développement ;
33 Qu'ils fe concerteront également enfuite pour donner
verbalement fur chacun de ces faits les preuves & les développemens qu'ils invoquent à l'appui, en écartant tout ce
qui y eft étranger.
3, La commiflion fe réferve de fixer fur chacun des chefs
es botnes dans lefquelles les accufateurs doivent renfermer
eur accnfation, & l'acculé fa juftificarion , fauf à étendre
es bornes, lorique la nature des chofes l'exigera.
> Qu'en conféquence > les accufateurs, après avoir fourni
eur acte additionnel primidi prochain, atuont tout le furplus de la féance pour établir le fecond chef d'accufacion,
ans pouvoir être interrompus.
>> Qu'après que Sonthonax aura répondu dans la féance
tivante, fans pouvoir pareillement être interrempu > la comniflion accordera pour Jes débats far ce fecond chef, une
lernitre féance on les accufareurs &: les acculés pourront -
e répliquer reipedtivemen".
Tome y. Cinquansième liyraifon.
X --- Page 298 ---
:294
Page: Ciroyen-préfdent, une fimple obfervation. Thomas
Miller &c moi avons été chargés de difeuter le premier chef
d'accufation, l'inexécution de la loi du + ayril. Sonthonax a
fait quatre allégations. .
Lepréfident: Les débats font fermés fur cet objet.
La féance eft levée &c ajournée à primidi prochain.
Leregifre despréfances df/gérd.Pe.GAnw, préfident ;
LBCOINTE (des Deus-Sevies)./eurduingFoucui (deNantes),
F.LANTHENAS, DABRAY.
difeuter le premier chef
d'accufation, l'inexécution de la loi du + ayril. Sonthonax a
fait quatre allégations. .
Lepréfident: Les débats font fermés fur cet objet.
La féance eft levée &c ajournée à primidi prochain.
Leregifre despréfances df/gérd.Pe.GAnw, préfident ;
LBCOINTE (des Deus-Sevies)./eurduingFoucui (deNantes),
F.LANTHENAS, DABRAY. --- Page 299 ---
Du 21 Florial, l'an troifème de la République françaife
une 6 indivifible.
O. fait leéture des débats recueillis dans la féance précédentes la rédaction en eft adopiéc.
Brulley : Notre collègue Millet étoit ici tout-à-Theure;
on eft venu le chercher, & il va rentrer.
Conformémnent à l'arrêté de la commitlion, nous préfentons l'aôte addirionnel d'accufation qu'elle a demandé. J'en
vais donner leéture.
Acte additionnel aux chefs d'accufation préfentés par les commif ires de Saint Dormingue contre Polverel 6 So-thonax,
conformément à l'arrôté de la commilfion des colonies > en
date du 18 Floréal, l'an III.
Second chef.
cc Nous les accufons de s'être oppofés àl'exécurion de la loi
du 22 août 1792, , relative à la nomination des dépurés à la
Convention nationale.
>3 1°. La majorité des communes de la colonie a fuit tout
ce qui dépendoit d'elle pour l'exécution de la loi du 22
acût.
59 2°. Polverel & Sonthonax en ont politivement défendu
l'exécution fous des peines fevères.
Troifieme chef.
95 Nous les accufons d'avcir efurpé le pouvoir légifatif,
de s'eure actribué les fonclous du pouvoir execuur & adguiniftradf.
X 2
ale.
>3 1°. La majorité des communes de la colonie a fuit tout
ce qui dépendoit d'elle pour l'exécution de la loi du 22
acût.
59 2°. Polverel & Sonthonax en ont politivement défendu
l'exécution fous des peines fevères.
Troifieme chef.
95 Nous les accufons d'avcir efurpé le pouvoir légifatif,
de s'eure actribué les fonclous du pouvoir execuur & adguiniftradf.
X 2 --- Page 300 ---
des
fous le titre de
5 1°. Jls fe font permis de faire
lois
proclamations & ordonnances.
> 2°, Ils cnt formé une commiffion intermédiaire. d'in-
> 1 3" Ils fe font arrogé le droit de confirmer ou
finner., les pouvoirs du peuple.
ils les ont
>2 4". Après avoir dillous Jes corps populaires,
remplacés par des corporaricns inconititutionnelles,
Ils ont établi des impofitions & des contributions
fans £L confentement des contribnables.
s
6°, Aui mépris del'article III del la loi du 22juin, Sonthonax a créé & organife, pour la province du Nord, un tribunal
compofé de cinq juges, fans aucun juré; s'eft réfervé la nomination des juges, leur a alloué des honoraires, & s'eft
attribué le droit de ftatuer far leur compétence, dérogeant
pour cela à coute'l:i préexifante.
les
de
>> 7".Polverel a créé & organifé, pour
provinces
T'Oueft & du Sud, un tribunal compofé de trois juges > fans
aucun juré, & a arbicrairement déterminé leur attribution.
2> S°.ILs ont mis hors la loi des fondiennaires publics.
23 s°.lls ont donné à T'éligibilité des' ciroyens une plus
grande extenfion
celle portée par les lois du 28 mars,
12 octobre 1790 4 avril 1792,
>> ro".Ils ont organifé des compagnies franches, compofécs des
d'hommes de couleur & nègres libres de à Y'exclufion
blancs. Ils ont organife une compagnie guides.
72 t1°, En rémettant en vigueurledit de 16853 ils en ont
fupprimé 6iquelques arcicies, k fe font permis d'en ajourer
d'aucres. >120. Pour avoirfous leur main & à leer difpofition abfolue
desinftrumens de perlécution & d'oppreflicn, ils ont, au nom
de la Convenrion nationale, appelé autour d'eux & affranchi
les nègres
prendreient les armes fous leurs ordres.
>> 13". AE province du Nord feulement, Sonthonax
a affranchi acbjtciremenr8 fixélep prix des afranchiflemens
des efclaves qui fe font mariés, ou pourroient fe marier à
des perfonnes libres.
.
les
>2 149. Polverel & Conthonax ont afranchi
nègres,
fous le prétexte & en verru d'une lci fuppolde.
33 15. Iis oit établi la ki agraire, en partageant aux
nègres les terres en culture de leurs maltres.
a affranchi acbjtciremenr8 fixélep prix des afranchiflemens
des efclaves qui fe font mariés, ou pourroient fe marier à
des perfonnes libres.
.
les
>2 149. Polverel & Conthonax ont afranchi
nègres,
fous le prétexte & en verru d'une lci fuppolde.
33 15. Iis oit établi la ki agraire, en partageant aux
nègres les terres en culture de leurs maltres. --- Page 301 ---
>> 16°.I1s ont appelé att gouvernement de Saint-Domingue
un aatre que celui que Ja loi y appeloit.
> 17°. Ils ont dilpofé arbitraireinent des forces de terre
& de mer.
s 1S°,s ont deftirué dans les différens corps les officiers
titulaires, pour y placer leurs créatures.
>> 19°.Ils fe font refervé l'approbation &c l'ordre de faire
exécuter les arrêtés de la commillion intermédiaire.
>2 20°. lls ont défendu aux corps adminiftratifs de la cOlonie de connoitre de l'adminiftration des deniers publics.
>> ar".Sonrhonax, dans une pitce officicile, s'eft annoncé
iavelti de la diétature coloniale.
Quatrième chef.
>9 Nous les accufons d'avoir paralyfé les forces de terre &
de mner envovées par la France pour rétablir l'ordre dans la
colonie, & d'avoir tout tenté pour les détruire.
>2, 1°. Ils ont défendu aux chefs militaires de faire marcher
les troupes en mafle contre les révoltés. -
35 20. Ils ont défenda aux chefs dest bâtimens de T'Etat de
faire aucuns mouvemens fans leurs ordres.
9, 3". Ils ont difléminé les troupes dans les endroits malfains, &clos y ont laifle périr.
>> *. lls ont négligé de faire droit aux plaintes qui ileur -
ont été porrées far la mauvaife qualité des vivres que Yon
difribuoit dans les camps & à bord des bâtimens de l'Etat.
>> s°. Iis n'ont provequé aucune pourfuite fur les dénonciations qui leur ont été fuires du poifon trouvé dans les
boiffons deftinées aux militaires de terre & de mer, envoyés
pour faire rentrer les révoltés dans le devoir.
>> 6°. Jls ont négligé de rétablir Fordre dans l'adminiftration des hôpitaux, malgré les réclamations nombreufes qui
leur ont éré HatRs
>> 7°. Ils ont négligé de pourvoir à l'habillement & au
paiement des troupes.
Cinquième chef.
33 Nous les acçufons d'avoir organife la gucrre civile dans
X 3
mer, envoyés
pour faire rentrer les révoltés dans le devoir.
>> 6°. Jls ont négligé de rétablir Fordre dans l'adminiftration des hôpitaux, malgré les réclamations nombreufes qui
leur ont éré HatRs
>> 7°. Ils ont négligé de pourvoir à l'habillement & au
paiement des troupes.
Cinquième chef.
33 Nous les acçufons d'avoir organife la gucrre civile dans
X 3 --- Page 302 ---
la colonie, & provoqué la rebellion contte l'affembléc nationale.
5> 1°. Ils ont fubordonné à la délibération des communes
la queflion de favoir fi elles accéléreroient ou diférervient
l'exécution de la loi du 4 avril & celle du 22 août
>> 2°. Au mépris de la loi du 4 avril 1792, ils Oit 1792. empéché les hommes de couleur de fe fondre dans la garde
nationale.
5 ;°. Pour provoquer la guerre civile, Sonthonax a
pofé la publicié d'un faux décret qu'il a attribué à ce quil fapappeloir une faction profcrite par l'aflemblée nationale.
>e 4. Son honax a rendusle premier décembre 1792, une
proclamation qui remettoit au pouvoir de Rochambeau
lard difpofition de toutes les gardes nationales du
& Cn
a dévên la municipalité : delà les journées des Cap, 2,
5 806 décembre. ila, fans linrermédinire de la mnici- 3,.4,
pelité, &c fans la parricipation du pouveir exécurif, formé
des raffemblemens d' hommes de couleur armés, & de
de ligne.
troupes
> s". Sonthonax a autorifé des corporations de volontaires
à pied, à cheval, fous les ordres direéts du coimandant
de la province du Nord; 8c par fa lettre datée de SaintMarc, du 10 mars 1793, adreflée à Erienne
il
a provoqué une prife d'armes dans Ia ville du Laveaux, Cap.
> 6°, Pour porrer la guerre civile a Jacmel &
ils ont marché contre ces deuxvilles, fous prérexte del'mexé- Térémie,
cution de la loi du 4 avril.
>> 7°. lls ont mis en réquifition la force armée des
torze paroiffes de l'Oueft, pour attaquer ia ville du Port quaau-Prince.
>> 8°, Ils ont arbitrairement deflitué le
35 °.Ils ont fulcird des rixes entre les gouverneur. hommes de COLleur & les marins de l'efcadre &c du convoi mouillé dans la
rade du Cap.
Io°. Tls ont otvert les portes des prifons aux brigands de
toutes les couleurs, & ont appelé autour d'eux les nègres
royaliftes révoltés.
3> IIo, Ils onrdéclaré qu'ils s'oppoferoient de toutes leurs
forces à tous les décrets de F'affemblée narionale qui
clameroient faffranchiflement des efclaves.
pro-
les marins de l'efcadre &c du convoi mouillé dans la
rade du Cap.
Io°. Tls ont otvert les portes des prifons aux brigands de
toutes les couleurs, & ont appelé autour d'eux les nègres
royaliftes révoltés.
3> IIo, Ils onrdéclaré qu'ils s'oppoferoient de toutes leurs
forces à tous les décrets de F'affemblée narionale qui
clameroient faffranchiflement des efclaves.
pro- --- Page 303 ---
199.
Sixième chef.
93 Nous les accufons d'avoir canonné la ville du Port-auPrincc, & incendié celle du Cap français.
3P
1°. Dans un moment cû des vaiffeaux anglais croifoient
fur les côtes, ils ont canonné la ville du Port-an-Prince, de
arrèté, déporté & mis en, fuite une grande quanuté
colons.
3> 2°. Ils ont fait incendier la ville du Cap; ils ont fait
piller les propriétés &c égorger les habitans.
Septième ch f
N Nous les accufons d'avoir délégué des pouvoirs, notamment le droit de vie &c de mort, au commandant militaire
de la ville du Cap:
>> 1°. Ils ont donné des pouvoirs à Pinchinat , qui.
s'eft permis de faire' arrêter dans les paroilles des citoyens,
même des officiers municipaux.
-
&c à:
>3 2°. Ils ont donné mèmes pouvoirs à Lavergne
Galineau de Galq, pour la dépendance du Pon-de-Paix,
& à Albert, pour la dépendance du Cul-de-Sac & celle
du Mirebalais.
>> 3". Ils ont pareillement délégué Pinchina, Létang
& Vigaud, pour la dépendance de Jérémie.
>> #. Iis ont donné le droit de vie & de mort au commandant militaire de la ville du Cap.
Huitieme chef.
dans tous les
s> Nous les accufons d'avoir ordonné,
ports
de Soint-Domingue, de reponfier à coups de canon tous
les vaiffeaux del'état fans diftinction, quels que fullent leurs
beicins.
Neuvième chef.
la
de Saint23 Nousles accufons d'avuir préparé conquête
Domingue aux ennemis de la France, & d'avoir livré aux
X 4
de mort au commandant militaire de la ville du Cap.
Huitieme chef.
dans tous les
s> Nous les accufons d'avoir ordonné,
ports
de Soint-Domingue, de reponfier à coups de canon tous
les vaiffeaux del'état fans diftinction, quels que fullent leurs
beicins.
Neuvième chef.
la
de Saint23 Nousles accufons d'avuir préparé conquête
Domingue aux ennemis de la France, & d'avoir livré aux
X 4 --- Page 304 ---
3oe
Anglais la ville du Port-an-Prince avec tous les bâtimens du
commerce français qui s'y trouvoient.
>> 1°. Iis Oitt déporré arbitrairement, contraint de fuir,
ou fait maffacrer les Français défenieurs naturels de la COlonie.
23 2°. Ils Oilt empéché que la municipalité ou les commandans milituires ne miffent les forts en état de défenfe.
>> 3°. Ils ont tenu tour-à tour en ftagnation & Cloigné
les forces maritimes de la France.
33 4".Is oirt écrit à Genefl, miniftre aux Etats-Unis,
retenir les forces navales & les colons déportés ou refugiés d'y.
de Saint-Domingue. - , quidemudoienrà venir défendre cette
colonie.
>3 s". Ils Oft fait marcher leurs fàtellites contre le Méle
& Jérémie, > précifément au moment où les Anglois fe
fentoient pour contraindre les habitans à les
leur fecours.
appeler
LE
53 6°, Ils ont fait prendre par. les Anglois tous les caboteurs de la Cête de Saint-Dominguc, ainfi que la frégate
françaife VInconfanze.
7°.IIs ont ordonné le défarmement des Français, & ont
fubftitué leurs affidés aux fonctionnaires publics ; recomman-.
dables parleur patriorifme.
33 8°. Ils.ont paralyfé les forces environnant la ville du
Fort-au-Prinee, en confiant les autorités civiles & militaires
à des hommes de couleur leurs complices.
35 9".1ls on: laiffe prendre lefort Bizoton par trois cents
hommes, & celuide la Saline par deux cents, fcules forces
anginifes qui avent été mifes à terre; deux jours après ils
ont livré la ville du Port-au-Prince, fans coup férir.
>> 1o°. Ils ont facilité aux ennemis de la révolution, en
leur vendant dos palfe-ports, les moyens de joindreles Anglais
pour grofir leurs forces.
II". Le comamandant angleis a défendu qu'on
Polverel 8c Suncionax quipartoient du Pori-au-Prince pourfuivit
fe rendre à Jacmel, aved foixante mulets chargés de pour numéraire.
12°. Ils ont préparé & effilué la livraifon de quarantefept navires du vommerce frangais, chargés depuis fx mois
, en
leur vendant dos palfe-ports, les moyens de joindreles Anglais
pour grofir leurs forces.
II". Le comamandant angleis a défendu qu'on
Polverel 8c Suncionax quipartoient du Pori-au-Prince pourfuivit
fe rendre à Jacmel, aved foixante mulets chargés de pour numéraire.
12°. Ils ont préparé & effilué la livraifon de quarantefept navires du vommerce frangais, chargés depuis fx mois --- Page 305 ---
&
de denrées coloniales, & dont ils s'étcient fait payer
Sirlas les droits congre T'ulage.
Dixicme chef.
3> Nous lcs accufons d'avoir dilapidé le tréfor public
& envahi les fortunes particulères.
>> t°. En CO qui concerne limpolition du quart du revenu
dans la parrie de Nord de Stint-Dominzue 5
>> 2°. Les impolitions veloncaires dans la partie du Sud &c
de I'Cueft;
>> 3".L'impofition forcée au Cap de 673,000 liv;
>> .Llampolion forcée au Pott-au-Prince de 450,009livs
>> s°. La receue des droits d'oétrois pendant leur féjour
às Saint-Domingue,
> 6°. Le verfement de toutes.les cailles particulicres dans
la caiffe générale de la colonie;
3> 7. La fequeftra.ionjutle de plufieurs habitations, dont
le revenu a Ar6 perçu;
>> go.La fquedtraion injufte de ylufienrs habitations, dont
le reventi eit entré dans la caille générale;
5 a". La confitcadon des biens de plulicurs citoyens;
169. L'enlovement de la caille des amis de la Convention
nacionale, qui conrencit 132,000 liv. iers do la dilblution
de cetie fociodé;
5> 1.Le produit jmmenfe de la fouille de la ville du
Caps
>> i2o. Les fommes énormes, fournies aux receveurs par
los parriculiors qui voniciont fuir une terre enfanglantée,
fans quoi iisn'cbemoienr poin: de palfe-port;
>> i. De combien hi colonie eft grevée par les dettes
qui lui ont éré crédespendan: ladminiftration de Polverek &
Sonthonax.
Cazième chusf.
e6 Nous les acccufons d'avoir cherché à avilir la repréfenration nationale, en envoyant, 1 pour fiéger dans fon foin,
>
ceux deleurs complices qui sy font préfentés avec despouvoirs illégaux,
1". Ile 12 f fon: occapés de la nomination des députés à
hi colonie eft grevée par les dettes
qui lui ont éré crédespendan: ladminiftration de Polverek &
Sonthonax.
Cazième chusf.
e6 Nous les acccufons d'avoir cherché à avilir la repréfenration nationale, en envoyant, 1 pour fiéger dans fon foin,
>
ceux deleurs complices qui sy font préfentés avec despouvoirs illégaux,
1". Ile 12 f fon: occapés de la nomination des députés à --- Page 306 ---
la Convention nationale, qu'apres la déportation, l'expulfion & le mailicre des coions Frangais.
2". Iis ont provoque la réunon des Africains pour la nomination de ces mômes dépurés.
;°. Ils ont influencé le chcix de ces mêmes députés, &
Ion: fait tomber fiar leurs complices.
4°. Ils n'onto obfervé aucune des formes
par les
lois pour la nominguon des dépurés à la
nationale.
ERANEL
Ilsn'ont pas même fuivi celies qu'i ils avoient fubftiryées
aux formcs légales.
A Paris, le 2I floréal, an troifième de la République une
& indivifible.
Signi, Clauffon, Page, Erolley, Daubonneau. Verneuil,
Duay Senns,Fendevisie, Thomas Miller, LarchevclqueThibaud.
Terrdmleng:lien fera donné copie au ciroyen Sonthonax.
Braligy: Conformément à Varveté de la coinniiion, nous
nous citcoafecrivons dans chacon des corollaires d'accufation que nous avons indiqués, &c noits produirons les pioces
à Farpuis car nous avons été extremcment févères fur le
choix des corollaires.
- La focond chef eit ainf conçu: Ce Nous les accufons de
s> sètre cppoles a Fexécurion de la loi du 22 acûr 1791, re33 larive àla nominariondes députés a Tallemblée nationale,
II faut d'abord vous mettre cotte loi fous les yeux, alin de
vous mettre à même de juger.
Loi q'i fixe le nombre des députés à noiiner par les c.lonies
la Convention nationale, di 22 aoit 1792, l'an quaTAinl de ia Libured.
Cc L'afemblée nationcle confidérant que lcs colonies font
partie intégrante de T'Einpire français; que tous les ciroyens
qui loshabitent fout, comme ceuxdela motopole, appeles
a la formation de la Convenrion nationic;
22. Confidérah: que l'invitation qui a été faite aux citoyens
fancais par fon acte du II de ce mois, de aommer, lans
di 22 aoit 1792, l'an quaTAinl de ia Libured.
Cc L'afemblée nationcle confidérant que lcs colonies font
partie intégrante de T'Einpire français; que tous les ciroyens
qui loshabitent fout, comme ceuxdela motopole, appeles
a la formation de la Convenrion nationic;
22. Confidérah: que l'invitation qui a été faite aux citoyens
fancais par fon acte du II de ce mois, de aommer, lans --- Page 307 ---
délai, des repréfentans pour former ia Convention nationale, dans la mène proportion que pour la légifiature actuclle, ne peur Sappliquer aux colonies, dont le mode de
repréfenration n'eft pas encore déterminé par la loi; décrète
qu'il ya argance.
>7 L'aflomblde narionale, après avoir déclaré T'urgence,
décrète ce qui fuit.
A R TICLE P R E M I E R.
Les colonies & poffellions extérieures de Pempire français font invitées à concourir à l formation de la Convention nationale de la manière &c dans les. proportions
nivan tes.
I I.
>>, La partie françaife de Pife de Saint-Domingue nommera fera
dixz-huit députés à la Convenrion nacional". Le nombre
reporté par latlemblée coloniale entre las treis p.ovinces
de la colohie, dans les proportions des trois bales du territoire, de la population & des contributions.
IIL
>> La colonie de la Guadeloupe nommera quatre dépurés
à la Convention nationale.
trois
>, La colonie de la Martinique nommera
dépurés colonie ;la de
colonie de Sainte-Lucie nommera un deputé 5 la
Tabago nommera un dépuré 5 la colonie de Cayenne & la
Guyanne frangaite nommera un déparé; la colonie de lifle
Bourbon nommera deux dépurés : la, colonie de l'ide de
Fyance nemmera deux déperés; les établitfemens français
dans l'Inde 3 favoir, Pondichéry 2 Chandernagor - Mahé
& autres réunis en une alleamblecéledorale, nommerontdeux
députés.
I V.
des
fera la moitié de celui des
33 Le nombre
fuppléans
la Guadedépurés dans les colonies de Stint-Domingus,
oupel M ar tinique ; et dans celles qui ne nommeront
de
Fyance nemmera deux déperés; les établitfemens français
dans l'Inde 3 favoir, Pondichéry 2 Chandernagor - Mahé
& autres réunis en une alleamblecéledorale, nommerontdeux
députés.
I V.
des
fera la moitié de celui des
33 Le nombre
fuppléans
la Guadedépurés dans les colonies de Stint-Domingus,
oupel M ar tinique ; et dans celles qui ne nommeront --- Page 308 ---
qu'un député, il fera nommé un fuppléant par chaque colonie.
V.
>> Les colonies & poffellions françaifes au-delà du Cap de
Boune-Eipérance pourront nommer un nombre de fuppléans
égal à celui de leurs députés.
VL
s, L.es affemblées primaires & électorales
&:
s'organiferont
procédercnt aux éleétions dans lès formes prelcrites par
Finthruction du rojuillet 1791, quileur fera à cer effet adreffée par le pouvoir exécurif, fauf les limitations & interprétations comprifes dans l'article fuivant.
V IL
53 Iifmnédiatement après la publication du préfent aéte >
tous les citoyens libres, de quelqu'état, condition ou couleer qu'ils foient, domiciliés depuis un an dans la
à Pexception de ceux qui font en état de domefticité, colonic, fe réunitont pour procéder à l'éledtion des députés qui doivent
former une Convention nationale e, foit quis foient convoqués Oil non par les fonétionnaires publics a déterminés
la
loi. Au nom'de la nation, le cohfeil exécutif proviloire par
mande & ordonne à tous les corps adminiftratifs & tribunaux, que les préfentes ils faffent configner dans leur's regiftrcs, lire 3 publier & afficher dans leurs départemens &
reflorrs refpectifs, & exécuter comme ioi. En foi de quci nous
avons fignéo ces,préfentes, auxquelles nous avons fait
le feeau de TEar.. A Paris, le vinge-troifieme jour du appoler mois
d'août 1792, l'an quatrième de la Liberté.
Signi, ROLAND.
>> Conero-fgné, DANTON.
>> Etf Scellées du fceati de l'Etat >.
Vous voyez quella étoit la véritable intention de l'aflem-
& exécuter comme ioi. En foi de quci nous
avons fignéo ces,préfentes, auxquelles nous avons fait
le feeau de TEar.. A Paris, le vinge-troifieme jour du appoler mois
d'août 1792, l'an quatrième de la Liberté.
Signi, ROLAND.
>> Conero-fgné, DANTON.
>> Etf Scellées du fceati de l'Etat >.
Vous voyez quella étoit la véritable intention de l'aflem- --- Page 309 ---
blée nationale en rendant cette loi. Elle favoit qu'à Tépoque où la nation françaife alloit fe réunir en Convention
mationale, à l'époque où elle alloit ftaruer fur les choles les
plus impottanses, clle devcit y. appeler toures les parries Nil
de la France 3 clie reconnoifloit ce grand principe :
nc peut être forcé a obéir à une loi qu'il n'a pas librement
conjentiepar lui-mime > cu par Jes repréfentans ticrement élus:
elle fentoir fi bicn que les colonies, malgré leur éloignement,
devoient être reprefentées dans la Convention nationale,
décréter l'urgence. Après ccla, elle
qu'elle a commenté par
êrre
a flatué fur le nombre de depurés qui devoient
cnvoyés,
& elle a prévu le cas oi T'anarchie réguant dans la colonie,
où les autorirés conftiruées étant en oppolition, il pourroit
avoir quelques obftacles à la réunion des affemblées priy maires. Larticle VII prouve
l'intention de latlemblée
nationale étoit qu'on procédàt aer fuire à la nomination des
députés à envcyer à la Convention, foit que les affemblées
primaires fulfent ou non convoquées par les fonétionnaires
publics: ; c'eft-à-dire, que les aflemblées primaires étoient
cenvoquées à Sainc-Domingue par le fait Teul de la publication de la loi du 22aoûr.
Voyons maintenant fi les colons de Ssint-Domingue >
comme réfractaires aux lois de la
qu'on a toujours peints le décret de l'affemblée nationale. Eh
France, ont exécuté
à
bien ! citoyens, maigré le fyftème de terreur qui régnoit
Saint - Domingue comme en France, J quoiaue tout Aéchit
fouslauroriré dictaroriale de Polvercl 8c Sonthonax, iln'en
eft
moins vrai que les colons, bien convaincus de l'intention pas de l'affemblée nationale, ont fait tout ce qu'ils pouvoient pour fe conformer à ce décret. J'en trouvé la preuve
dans des aétes authentiques dent je vais donner ledture; &
pour que nous ne laiffions aucun doute fur l'empreffemene
que les colons ont manifefté, par l'organe du magiftrat du.
peuple, de fe conformer à cetté loi du 2.2 août 1792,, je
vous donnerai d'abord leêture dune lettre de la municipalité
du Port-au-Frince, Cette lettre n'ef que du 1er mars 1793.
Elle avoit été précédée d'une autre lettre du :. février a toutes
lcs communes de la parie de l'Ouet, lettre dans inquelle
refpire le defir de fe conformer à la loi, & qui invitcit
nommément les communes del'Oueit de fe réunir, confer-
loi du 2.2 août 1792,, je
vous donnerai d'abord leêture dune lettre de la municipalité
du Port-au-Frince, Cette lettre n'ef que du 1er mars 1793.
Elle avoit été précédée d'une autre lettre du :. février a toutes
lcs communes de la parie de l'Ouet, lettre dans inquelle
refpire le defir de fe conformer à la loi, & qui invitcit
nommément les communes del'Oueit de fe réunir, confer- --- Page 310 ---
mémen: à la loi da22 août, pour envoyer au Port-au-Prince
leurs députés à l'aflenblée ccloniale &c leuts éledteurs,
nommer les députés. à la repréfentation nationale. Je pour vais
vous donner lectnre de cette lettre.
Sonthonax : Quelle date?
Brelley : Du 2 Ier mars1793.
(Ilie:)
M U NICI P A L I T E D. U CA r.
Séance du 6 mars 1793.
cc Cn donne leeture d'une lettre de la municipalité du
Porc-aa-Prince à la municipaliré du Cap, en date du IeF
Iers, conçue en CCS termes. .
e
23 Nous vous prévenons que les éloéteurs deniotre province
fe réuniffent ici, & que fous peu de jours nous aurons
nommé nos dépurés à la Convention nationale, que nous
deiirons voir parir Per le prochain convoi. Beauicoup de
paroifles nous annoncent que leurs députés à l'affembiée COloniale fe rendront à Léogane le IO de ce mcis, Seroit-il
poflible, frires & amis, que la province du Nord
à cencourir
à la deftruction de l'anarchie qui nous dévore? baiançàt
33 Salut.
>> Signé, BoRGELLAS, maire; AILAIN, procureur de la
commune. j MALAHARD, ferésaire-grefer.
5 Sur quoi la municipalité délibérant, convaincue de la
néceflité de la formacion d'un corps conftiationmel.qi puille
arracher Saint-Doningue à la fubverlion totale dont il eft
menacé;
>5 Confidérant que, par fon arrêté du confeil sénéral de
la commune da 26 décémbre dernier, elie a émis fon vau
àd ce fujet; que diveries fois clle a lolliuté le cin oyen Sonthonax, commiffaire de la Répubique, de rerirer fa proclanation du 10 noven.bre aufli dernier , ou de limiter la
déicnfe d'allembler la commune, qui y eit portée 5 que fa
acé;
>5 Confidérant que, par fon arrêté du confeil sénéral de
la commune da 26 décémbre dernier, elie a émis fon vau
àd ce fujet; que diveries fois clle a lolliuté le cin oyen Sonthonax, commiffaire de la Répubique, de rerirer fa proclanation du 10 noven.bre aufli dernier , ou de limiter la
déicnfe d'allembler la commune, qui y eit portée 5 que fa --- Page 311 ---
dernière lestre eft reftée fans réponfe, quoiqu'écrice quinze
jours avant le départ dudit commitlaire Sonthonaxs
3 Conlidérant que les caules qui ont nécellicé la proclamation du 30 novembre ne fubfiftent plus depuis trois mois;
par conféquent les précautions jugées alors convenables
Rpe maintenant fuperllites; 5 qu'il 1 n'y a par conlequent nul
obttacle au raflemblement de la commune ;
>> Voulant cependant fe concilier, autant qu'il fera poffble, avec la commifion intermédiaire, en la prevenant de
fon dellein, afin quiciic fafle connoitre à la municipalicé
les motifs qui pourroien: la porter as'oppoferàla nomination
des dépurés à lallemblée coloniale, ii touteicis clie en a
de valables,
32 A arrêté l'adrefle fuivante
>> Signé, CHEVALIER T'ainé, maire; FONDEVIOLLE,
fesrétaire-gregter adoint.
Il faur VOUS obferver, à l'égard de ces lettres oà vous
yoyez qu'il eft fait mention d'une nomination de dépurés à
l'allemblée coloninle, que comme vous venez de le remarquer dans la lettre du Porrau-Prince, en même temps
que les éledteurs choitiffoient des députés pour l'affemblée
nationale, ils nommcient auli leurs dépurés, leurs repréfentans à une aflembiée coloniale qui devoit être établie en
conformité de la loi du 4 avril qui le commandoit impérieufement. Vous voyez donc par ces deux actes, que la municipalité du Cap d'une parr & ceile du Porcan-Prince de
laurre, avoient Agniement linrehrion de fe conformer à la
loi du 22 aotit. Il leroit fuperfla de vous lice d'autres aôtes
d'autres municipalités. Il eft de notoriéré publique que des
éleéeurs ont été nommés pour le choix des députés à la Convention nationale par la majorité des ccminanes alors en
état de fe réunir en affombiées primaires; car, à cette époque
& par le fait de la dévaftation, plufieurs communes n'ont
pu fe réunir. Mais nous affirmons ici Gie la majoriré des
communes en état de fe réunir ont nommé leurs éledteurs:
ces électeurs fe font rounis à la majorité moins un au Portau-Prince. Il ya eu une aflombiéc électorale. Le préfidant
majorité des ccminanes alors en
état de fe réunir en affombiées primaires; car, à cette époque
& par le fait de la dévaftation, plufieurs communes n'ont
pu fe réunir. Mais nous affirmons ici Gie la majoriré des
communes en état de fe réunir ont nommé leurs éledteurs:
ces électeurs fe font rounis à la majorité moins un au Portau-Prince. Il ya eu une aflombiéc électorale. Le préfidant --- Page 312 ---
de cette affembléc a éctit aux commures çui avoien: différé
d'envoyer leurs électeurs: donc la municipalité du Port-2uPrince & celle des autres villes qui ont pu fe réunir on: fait
tous leursefforts' pour exécuter la loi du 22 août 1792. Refte
à-prélent à favoir comment la loi du 22 aoit n'a pas été
exécutee, malgré l'intenrion de l'exécurer bien mamreftée
par les communes de la colonie. Cétte inexécuuon ne pouvoit
provenir que de ceux qui avoient en main l'aurorité diotatoriale, comme ils l'ont dit eux-mêmes. Sonhonax & Polverel éroient donc les feuls auteurs de lincxécution de la'
loi, paifque les communes cnt fait tout ce qu'il dépendoit
d'elles pour l'exécurer. Sonthonax avoit d'abord rendu, le
30 novenbre, une proclamasion dont je vous donnerai lecture. Ils'eft fervi de cette proclamation pour prolonger la
défenfe d'afiembler les communes; car vous aves obiervé
qu'on n'avoit pas befoin de convocation. fes affemblées
primaires étoient convoquées de fait. Quand ils ont vu que
les allemblées primaires vouloient fe réunir, qu'on vouloit
décidément éxécurer ja loi du 22 août, ils ont rendu des
proclamations 3 ils cnt fait des défenfes, et je vais vous
donner leéture de CeS aétes, pour vous convaincre combien
ces hommes fe font rendus coupables; qu'ils le fonr rendus
coupables, comime nous les en accuions, de l'incxécurion
de la loi du 22 ncdt.
Vous avez obfervé-que la lettre de la municipalité du
Port-au-Prince eft du jer mars; vous avez remarqué de
plus que l'arrêré de in municipalité da Cap eft du 6 mars;
& en remarquant que la Froclamation eft du 15 du même
mois, vops voyez gu'elle efe la conféquence immédiate de
ce qu'avoir fait la municipalié da Port-on-Prince & celle
du Cap, pour l'exécution de la loi du 22 aolt.
(Illit:)
Commifion in:ermidiaire de la partiefrangaife de
Seint-Doningain.
Préfidence de Gerbier.
Exerait de la fcance de 23 mars.
< On donne ledure d'une lertre du fecrétaire de la commiflion
ft du 15 du même
mois, vops voyez gu'elle efe la conféquence immédiate de
ce qu'avoir fait la municipalié da Port-on-Prince & celle
du Cap, pour l'exécution de la loi du 22 aolt.
(Illit:)
Commifion in:ermidiaire de la partiefrangaife de
Seint-Doningain.
Préfidence de Gerbier.
Exerait de la fcance de 23 mars.
< On donne ledure d'une lertre du fecrétaire de la commiflion --- Page 313 ---
mniffion civile, accempagnant une ordonnance du ciroyen
Sonthonax, commitiaire civil, darée de Saini-Marc, le 15
mars, dont il preicrit de faire paller une expédirion collationnée à la municipalité du Cap. Cette oidonnance eft
conçue en ces termes:
Commiffion civile de la République.
a Nous Léger-Félicité Sonthonax, conmillaire civil de
la République, délegue aux ifles frauçaifes de l'Amériqme
fous-le-vent, pour y rétablir l'ordre & la tranquillité publique;
> Vu un extrait du procès -verbal de la féance de la
commiflion intermédiaire de la parue trançaite de SaintDomingue, du 8 du préfent mois, à nous envoyé officiellement
fon préfident;
* V dans ledit procès- verbal une délibération de la
municipalité du Cap, du 6 du courant, & une adrefle du
meme corps a la commillion intermédiaire;
> Vuala fuire Tarrèté de la commiflion intermédiaire,
intervena fur la lectare deldires déhberation & adreffe;
>> Conlideranr que ia diverlité d'opinions qui fe manifefta
à l'arrivée des cummiffaires sivils, fur la queltion de favoir
s'il étoit nécelfaire daccéiérer ou de diffurer la formation
d'une nouvelle allemblee ccleriale dansl l'état où fe trouvoit
la colonie, les detcraina 2 confaiter les
afin
d'ivoir le voeu génerai ifur un objet qui intéreficit communcs, la colonie
entière;
>> Confidérant qu'ils'en faut de beancosp que Ia majorié
des communes ait émis fori vau à ce fujer, * que farmi
celles qui Iont émis, UA très - grand nombre a voré pour
que la furmation d'sne nouvelle aflemblée coloniaie fitienvoyée à des temps pius calines;
>> Confidérant que, dans cet état des choles, rien ne fait
une obligation aux commillaires nationaux civils de hâer
cette formation, & qu'il eft au contraire de leur fagefie de
s'abftenir d'une iefure précipitée, qu'ils font fondésjuiqu'a
préfent à regarder comme contraire au veeu général;
>> Confidérant qule Jes femences de divifions que fomentent
encore dans la colonie, les mouvemens irréguliers
fe
-
qui
Tome V. Cinquantième liyraifon.
Y
commillaires nationaux civils de hâer
cette formation, & qu'il eft au contraire de leur fagefie de
s'abftenir d'une iefure précipitée, qu'ils font fondésjuiqu'a
préfent à regarder comme contraire au veeu général;
>> Confidérant qule Jes femences de divifions que fomentent
encore dans la colonie, les mouvemens irréguliers
fe
-
qui
Tome V. Cinquantième liyraifon.
Y --- Page 314 ---
-
Sre
manifafent dans plufieurs quartiers, les inquiérudes, les
agitations que perpétue une faction toujours adtive & toujours dangereufe, ne femblent pas indiquer le moment des
aflemblées populaires, qui ne devroient fe former
milieu de l'ordre & de la paix; qu'une affemblée coloni.le, qu'aw
nailfant du fein des orages, pourroir fe compofer d'elémens
très-vicieux;
>> Confidérant que lss commiffaires nationaux civils, à.qui
le falur de Sainc-Domingue eft confié, & eui font à cec
effet inveftis de la plénitude des pouvcirs, font refponfablés
de toutes les mefures générales qui pourroient compromettte
la tranquillé publique, & fur- tout les droirs & les intérêts de la France;
33 Confidérant que toute, municipalité, toute fedtion de la
colonie, > tuus ciroyens qui peuvent fe permettre de provoquer, de leur propre autoriré, des raffemblemens des
communes, des formations de corps, des éleétions & aucres
mefures tenant efendilimanràlinreree général, ne peuvent
êtte confidérés que comme des agitateurs, & fontjufement
fufpects, dans les circonftances actuelles, d'avoir des vues
ambirieufes & contraires au bien public;
>> Confidérant que la prochaine réunion des commiffaires
nationaux civilsa pour bur principal de ftaruer fur les objers
d'utilité générale 5 qu'ils s'occupercnt particulèrement des
moyens de recueillir le vau de la colonie relativement à
la double repréfensasion, ou d'y fuppléer, s'ils ne peuvent le
recueillir, &c qu'ils fe ferong un devoir de faire connoitre les
réfultats des mefirres qu'ils auront piifes'à'ce: égard;
>Confidérant que F'arréré de Îa municipalité du Cap. du 6
de ce mois eft dans un efprir abfolument contraire aux
principes énoncés ci-deffus; qu'ilelt une cenfure continuelle
de nos aêtes & de nes intentions, & par-là même contraire
au refpect dû à l'autoriré nationale dont nous iommes revétus, & tendans à alrérer la confiance qui doit inveftir les
délégués de la République; que le deflein qu'elle anncnce
de raffembler In cominune contre les difpolirions expreffes
de notre proclamation du 30 novembre dernier, dont clle
à fon gré déterminer Puuilité, circonfcrire l'effet &
Eolatrs la durée, eft une défobéilliunce formelle aux lois du
22 juia & 17 août derniers;
mes revétus, & tendans à alrérer la confiance qui doit inveftir les
délégués de la République; que le deflein qu'elle anncnce
de raffembler In cominune contre les difpolirions expreffes
de notre proclamation du 30 novembre dernier, dont clle
à fon gré déterminer Puuilité, circonfcrire l'effet &
Eolatrs la durée, eft une défobéilliunce formelle aux lois du
22 juia & 17 août derniers; --- Page 315 ---
33 Confidérant
fonadreffe à la commiflion interniédiaire,
fous presexre- : 9Et fe concerrer avec elie 2 contient des reprouaes aulli injuftes qu'inconfidérés, décèle UII deficin
formel de faire perdre la confance publique à cette commillion, qui, par fon zile, fon dévoucment pour les intérès de la France & de la colonie, a mérité nos éloges &c
la reconnoilfance de fes concitoyens; que
Tétrange refponfabilité qu'elle prétend lui impofer, SPT Ta provocuée
ouverremnent à parrager fon manque de refpect pour les icis
& pour les ordres émanés de nous,
> Avons ordonné & ordonnons ce qui fuit:
A R T I C L E P R I M I E R.
K Notre proclamation du 30 novembre dernier eft par la
préfente confirmée & maintenue de plus fort, fpécialement
en ce qui concerne les raffemblemens de citoyens:
> Faifons en confèquence très - exprefles inhibitions &
défenfes à la municipalité du Cap de convoquer la commune
ni aucune efpèce d'aflemblée, jufqu'à notre retout au Cap
ou juiqu'i nos crdres ultérieurs.
I I.
93 Enjoignons aux officiers municipaux d'être plus cireonfpedts à l'avenir, de fe tenir dans les bornes. de leurs
fonctions & dans l'obéiflance due aux lois &anos or.dres,
&c ce fous les peines portées par les lois du 32 juin & 17
- aoûr derniers.
I I I.
35 Approuvops la conduite de la commiflion intermédiaire, & (pécialement l'arrèté par. lequel elle nous avrenvoyé la delibération de la municipalité du, du préient
mois.
I V.
39 Requérons le citoven gouveineur géndral par interim
& le ciroyen commandant de la province du Nord de tenir
ftrictement la main à l'exécution de la préiente ordonmance.
Y 2
- aoûr derniers.
I I I.
35 Approuvops la conduite de la commiflion intermédiaire, & (pécialement l'arrèté par. lequel elle nous avrenvoyé la delibération de la municipalité du, du préient
mois.
I V.
39 Requérons le citoven gouveineur géndral par interim
& le ciroyen commandant de la province du Nord de tenir
ftrictement la main à l'exécution de la préiente ordonmance.
Y 2 --- Page 316 ---
3ra
V.
3 Serala préfente ordonnance enregiftrée,
publiée & aflichée par-iout ou befoin
lue, imprimée,
>> A Salar-Marc, le I5 mars 1793, fcra. l'an 2 de la
blique.
Répu93 Signé, SONTHONAX.
$ Plus bas, par le commiffaire civil de la République,
>> O. F. DELPECH, fecrétaire de la cemmiffion. s
plan quil Sonthonax a tracé dans cette proclamation le
bien fuivi: vous
Crartst
crimne aux AnoREa 1r3 peuple d'avoir voulu voyez qu'il fait un
gu'ilf rJferve (il le dir
de racueullir exécurer la loi;
la colonitJurla double
lui-mème)
le vau de
peat le recueillir. Ce regnifencation, font
ou d'y Juppléer, s'il ne
pouvoir exécutif qui fe
cependant des commiffaires du
de la Convention nationale, permertent d'interprérer les décrets
aux municipalités d'affembler qui fe permettent d'interdire
qu'elles font convoquées de fait les communes, la
lors même
des décrets nationauix.
par fimple promulgation
clairemen: Cette proclamacion eft d'une telle clarté, elle annence G
lement à la foration fintention des de Sonthonax de s'oppofer non- feula loi; mais encore à la affemblées nomination primaires, des
ordonnée par
fuite à celle des dépurés à la Convention" éledteurs & par
ne compoite,pour ainfi dare, aueun
nationale, qu'elle
feul eft la condamnation de
commentaire. Sen texte
treroit que Tinexécution de la Sonthonax; loi du 22 aoû: feul, eft de il fon démon- fait.
Cependint, je vous ebferrerai qu'il eft mentien, dans cette
proclamation, de la commiflion
lui pro.igue des éloges qu'elle inermedaire,que lui a rendus
Sonthonar
toutes les fois qu'clie en trouve
arec profufion,
s'eft fait in plaiir de vous les lire l'oscafion, ici. Mais Rous & lui-mème
parlons pas de cette commilion intermédiaire,
ne vous
queftion de connoître le vaeu des
quand il eft
cette comnailion, nous n'avons celons, parce que, dans
préfentans de la colonie, ni gu'ciie pas aic pu reconneitre les reNous vous parlons ici de lexemple des pu en émertre le vacu.
principales villas de la
municipalités des
:
solonie, qui a 6té faivi par la majes
lons pas de cette commilion intermédiaire,
ne vous
queftion de connoître le vaeu des
quand il eft
cette comnailion, nous n'avons celons, parce que, dans
préfentans de la colonie, ni gu'ciie pas aic pu reconneitre les reNous vous parlons ici de lexemple des pu en émertre le vacu.
principales villas de la
municipalités des
:
solonie, qui a 6té faivi par la majes --- Page 317 ---
rité des
ST3
maires, communes Le faic eft en état de fe réunir en affemblées
tant qu'elle
que la loi du 21 août a été exécutée, prt auréunir en allemblées pouvoit Tètre, par les communes qui ont pu fe
la preuve matérielle primaires ; le fait eft encore, , & en veila
ces réunions de communes] acquife, que Soathonax s'eft oppolt à
du 22 aodr. Il fe rejette fur contradictoirement des
avec le décrer
fe le danger qu'ilyaurcit eu à ce que circonftances les affemblées difficiles, fur
il réuniflent : mais ces affemblées
primaires
en eft réfulté la nomination de primaires fe font réunies;
loniale & la nomination des
députés à l'affemblée coa eu aucun trouble, & Sonthonax éledteurs. Vous voyéz qu'il n'y
que parce qu'il fentoit que des
n'y a vu des troubles,
nationale léclaiterojent fur la députés envoyés à Taffemblée
& en feroient fortir des lois vraie fituation de la colonie,
co pays. Veila, citoyens, ce qui qui auroient s'eft
rétabli la paix dans
ni pas dépendu des solons que la
du Vous
qu'il
pleine &
22 août
RErte
entière exécution.
fa
TAY
faits relativement à la nomination Quant aux détails de certains
à l'allemblée qui s'eft formée,
des électeuts, relativement
& de laquelle il n'eft réfulté 3 qui s'eft tenue fans defordre,
roit vous donner les détails aucun inconvénient, on pourParmi nous, nous avons des particuliers, fi vous le delitiez.
électeurs, & qui ont fiégé dans ciroyens qui ont été nommés
cette qualité. Rien de 6 politif lalemblée des éleéteurs en
fition
Polverel & Sonthonax que ces fairs, que
de la Rer du 22 août. Nous
ont apportée
accufer
avons donc
FLAI
de s'ètre eppofés à l'exécurion
eu raifon de les
à l'éledtion, à la nomination
de la loi du 22 août,
tionale. Voila ce
des dépurés à T'affemblée nashef fd'accufation, que nous avions à dire fur le deuxième
vient Claufon: de dire : Jenai que très-peu de mots à ajouter a ce
étoit entré dans Brulley la férie dlans la difcuffion du premier chef. que Il
deuxième chef,
des fairs qui devoient appartenir au
répéterai rien de T'inexécurion tout cela; de la loi du 22 aoûr. Je ne
les allemblées primaires fe formèren: je me bornerai à rappeler que
du 4 avril & 22 août, tant
la en exécution des lois
femblée coloniale, que pour pour la
formation d'une afqui devoient élire des députés à la nomination des éledteurs
Convention nationalei
deuxième chef,
des fairs qui devoient appartenir au
répéterai rien de T'inexécurion tout cela; de la loi du 22 aoûr. Je ne
les allemblées primaires fe formèren: je me bornerai à rappeler que
du 4 avril & 22 août, tant
la en exécution des lois
femblée coloniale, que pour pour la
formation d'une afqui devoient élire des députés à la nomination des éledteurs
Convention nationalei --- Page 318 ---
Mon collègue Brulley vous a parfaitement démontré
fition de Sonthonax à la réunion des affemblées l'oppodans la partie du Nord. Elles furent également primaires.
dans le Sud par Polverel, qui ne fit
pourtant comprimées de proclamation. Polverel, comme je vous fara dit, avoit fait une
proclamation à la municipaliré de
pour difloudre
toute
Léoganes
réunion de fei-difant députés à l'affemblée coloniale,
comme attroupement fédirieux : c'eft à quoi il fe borna à
cêtte époque. On avoit réuni les éleéteurs pour l'envoi des
députés à la Convention nationale; les éleéteurs s'éroient
réunis au Porrau-Paince; ils éroient en majorité moins un.
On ajourna une nouvelle affemblée à trois femaines, , une
nouvelle réunion des éledteurs pour nommer' définitivement
à la Convention narionale. C'eft dans ces intervalles qu'eft
furvenue une Froclamation du 21, mais dont vous aurez
lecture lors du chef d'accufarion de la canonade du Port-auPrince. C'eft la conduite de Sonthonax à cet égard
caufé la canonade du Port-au-Prince & les malheurs qui a
l'ont fuivie.
qui
Le préfident : La féance eft ajournée à demain, à moins
que Sonthonax ne foit prêt.
Sonthonax : Je ne fuis pas parfaitement prêt:
Je tiendrai très-peu de temps, & on pourra débattre demain, auflitôt
ma réponfe.
Le prifident : Vous entendez.
Les colons : Nous fommes prêts fur tous les chefs.
Sonthonax: Je demande feulement que les citoyens colons
juftifient de la convocation & formation d'une affemblée
électorale à laquelle ils difent que mon collègue Polverel
s'eft oppofé. Je demande qu'ils dépofent far le bureau le
procès-verbal de l'ouverture de cette affemblée, & fur-tout
les' procès - verbaux de nomination des électeurs, ainfi que
l'adte par lequelPolverclsefte oppofé à la réunion des éleéteurs
à Léogane.
Le préfident : Il ne peut pas être queftion de Polverel
ici,
Clauffon : Je n'ai pas dit qu'ily eût oppolition de le
part de Polverel ; conféquemment il n'eft pas queftion de
Polrerel. J'ai feulement parlé de T'oppofition qui s'eft manifeftée à la nomination des députés à l'aflemblée coloniale s
quelPolverclsefte oppofé à la réunion des éleéteurs
à Léogane.
Le préfident : Il ne peut pas être queftion de Polverel
ici,
Clauffon : Je n'ai pas dit qu'ily eût oppolition de le
part de Polverel ; conféquemment il n'eft pas queftion de
Polrerel. J'ai feulement parlé de T'oppofition qui s'eft manifeftée à la nomination des députés à l'aflemblée coloniale s --- Page 319 ---
915.
th vertu de la loi du 4 avril. Je ne puis pas difcuter cela
puilque Polverel eft mort, & qu'il ne peut pas répondre.
Daubonneau : Nous n'avons pas le premier procès-verbal
de l'aflemblée électorale remis au
mais
il a eu
Port-nn-Krinee,
y
3 féances à la première, la majorité n'y étoit
pas encore; à la troifieie, il minquoit un électeur
cette majorité :mais à l'afflemblée électorale du
les
outont
Prince,
paroitles du petit Goave, du grand Goave, de
Léogane, , de la Croix-des-B Bouquers, de I'Archaye > du
Micbalais, de Jacqmei & du Port-au-Prince, , les
roiffes de' T'Oueft, àT'exception de Saint-Marc, avoient 14 panomné des éledeurs pour la nomination des deputésà la
Convenrion nationale.
Il falloit trente-deux membres pour former la majorité de
Tallemblée eù nous n'avons été que trene-un :j'écais éleéteur
de ina paroiie, & je m'y 1uis trouvé ainfi que Gafton
Duvivier, dont nous vous avons parlé ici, qui étoit
lement éledteur de la paroile du pecit Gouve,. ainfi éga- que
Baftard. Nous nous fommes trouvés trente au Port-auPrince', il en manquoit donc un, 8t'la fonnce a été ajournée
pour attendre la majonite; & certainement l'affemblée éleétorale a eu lieu:on n'a poit nommé, parce que la majorité n'y étoit pas réunie. Je n'ai pas les procès verbaux à
cerégard; mais je vous produirai demain le paffeport qui
m'a été donné en.cetre qualité par ma paroilfe, pour me
rendre au Port-au-Prince. Ec ici vous allez voir dans la nominarion qui a été faire des éledteurs au
dans une
Port-au-Frince,
aflembiée primaire en date du 13 janvier
Rimbour père, Allain; Dufour, Senac, Vincendon, 1793,10 CroiGer, Goyneau, Loileau, Michel, Lecler, Lefpinane ainé,
Legonidet, Bruner > Lerebours, & Borgella ; voilà
étcient les éleéteurs de la ville du Por-au-Prince, je quels vous
ai rendu compte des autres. Latlemblée éieétorale au Portau Prince a été formée; & je fuist perfuadé que le
Sonthonax n'ea difconviendra pas; & même plufieurs citoyen citoyens que je viens de nommer, ont été profcrits du Portau-Prince par cela feul qu'ils avoient été éleéteurs au Portau-Prince.
Sonthonax : Je n'ai jamais eu connoilfance d'aucune
femblée électorale formée au Portau-Prince. Je prie af-. le
ée éieétorale au Portau Prince a été formée; & je fuist perfuadé que le
Sonthonax n'ea difconviendra pas; & même plufieurs citoyen citoyens que je viens de nommer, ont été profcrits du Portau-Prince par cela feul qu'ils avoient été éleéteurs au Portau-Prince.
Sonthonax : Je n'ai jamais eu connoilfance d'aucune
femblée électorale formée au Portau-Prince. Je prie af-. le --- Page 320 ---
Daubonneau de me communiquer la pièce qu'i
citeyen
vient de lire.
On la communique.
Brulley : Jetermine par une obfervarion colonie ailez importante. de SaintSonthonax n'a cellé de reprocher voulu exécuter à la la loi du 4 avril.
Domingue de n'avoir les aflemblées pas
primaires qui fe font tenues
Eh bien ! toutes
ont été conformes à la loi
en vertu de la loi du 21 août,
du 4 avril.
doit
de la loi du 4 avril.
Le préfident : On ne
plus à parler la loi du 22 août, ilfalBrulley : Pour fe conformer à la loi du 4 avril. On s'eft donc
loit qu'on fe conformât réunion des allemblées primaires ,a la loi
eonfermé , dans & la cela eft f vrai que dans le nombre des
du 4 avril;, ils'efttrouvé des hommesde couleur & des nègres,
soramment éleéteurs dans la commune de Mirbalais. . de la loi du
Ie) prépdent : Il ne peut plus être queftion
A avril, J'établis qu'ily a eu une affemblée éleétorale.
Lepreident Brelley: : Le premier chef eft terminé.
n'y ait pas
Ciastion : Je (uppofe pour T'intention un moment de la former qu'il aura toueu d'afiemblée électorales la lettre de la municipalité du Portjours été juftifite par celles de la colonie; & l'intention da
au-Prince à toutes
avec Y'inteation des comSonthonax , mife en oppofition effet.
munes > intention qui 2 eu ere fon dit.
Lc préfident : Cela a déja la parole fur le même objet.
Senac : Je demande
toujours réméter les mêmes
Lc préfdent : On ne peut pas
ehofes. Senac : Ceft pour un fait.
concerter entre vous, aux
Le préfident : Il falloit vous
On ne peut pas fe
termes de l'arrêté de la commifion,
à toutes celles
prèter de nouveau à des divagatiens débats. pareilles
qui ont rant allongé les précédens à demain.
La (éance eft ajournée
J. Ph, GARRAN >
Le regifre des préfences eft figné :
F. LANTHE
préfdent; FouCHf ( de. Nantes),Jecretaires
NAS, MRLINO, DABRAY.
Du 22
loit vous
On ne peut pas fe
termes de l'arrêté de la commifion,
à toutes celles
prèter de nouveau à des divagatiens débats. pareilles
qui ont rant allongé les précédens à demain.
La (éance eft ajournée
J. Ph, GARRAN >
Le regifre des préfences eft figné :
F. LANTHE
préfdent; FouCHf ( de. Nantes),Jecretaires
NAS, MRLINO, DABRAY.
Du 22 --- Page 321 ---
Du 22 Floréal, l'an troiftème de la République frangaife
une & indivifible.
ON fait ledture des débats recueillis dans la féance d'hier,
la rédaction en ef adoptée,
Daubonneau : J'avois dit, dans la féance d'hier, que je
prouverois par unepièce qu'il yavoir eu une aflemblée électorale au Port-au-Prince. Voici le paffe-port qui m'a été
donné, en qualité d'électeur, par la municipalité du petit
Goave.
(Il le lit:)
Municipalité du petit Goaye.
Paffe-port. N.
Cc Sur la demande qui nous a été faite par le citoyen
Daubonneau, dépuré dela paroiffe à l'affemblée électorale,
d'un paffe-port pour fe rendre au Porr-au-Prince par terre
avec fon domeltique, nous lui avons déiivré le préfont.
>> En confcquence prions tous couxà prier, de le lailfer
librement paffer, à la charge par lui de ne troubler en rien
l'ordre public.
>> Donné au petic Goave, en TPhôtel de la commune, le
28 février 1793, l'an premior de la République françaife.
>>
F. BEATRIX, officier mumicipal 1;J, B.
sht fecrétaire - gremier adjoint. 3
Ce Tabureau eft itn homme de coalcur; de dans le
Teme /.
Cinguansc-utiense tiyraifon.
Z
paffer, à la charge par lui de ne troubler en rien
l'ordre public.
>> Donné au petic Goave, en TPhôtel de la commune, le
28 février 1793, l'an premior de la République françaife.
>>
F. BEATRIX, officier mumicipal 1;J, B.
sht fecrétaire - gremier adjoint. 3
Ce Tabureau eft itn homme de coalcur; de dans le
Teme /.
Cinguansc-utiense tiyraifon.
Z --- Page 322 ---
nombre des éledeurs de la paroiffe du petit Coave,
avoit également deux hommes de couleur.
ily
Sonthonax: Par le fecond chef, les colcns accufent les
commiflaires civils de s'êtte oppofes à l'exécution de ia loi
du 12 août 5 ilsappuient ce chef d'accufation fur deux faits
principaux. Le premier, s c'eft que la majorité des communes de la colonie a fait tous fes efforts pour exécuter la
loi du 22 août concernant la députaticn de la cclonie à
la Conventicn naticnale. Le fecond fait articulé par les
colons, c'eft que les commiffaires civils fe font
de
toutes leurs forces à l'exécution de cette loi. 3, Celice oppofés que
je vais examiner.
E
La loi du 22 août 1792, en aecordant dix-huit
à la colonic de Saint-Demingne, dit en même temps députés
ces 18 députés feront répartis entre les trois provinces que de
la colonie, fuivant la proportion du territeire, de la
larion &c des contribmions. Que devoient faire les commu- pepunes de Saine-Domingue pour prouver leur foumiflion à la
loi? Elles devoient fournir à ceux qui éroient tenus de
former les affemblées primaires des tenfeignemens fur les
trois bales fixées par la Joi du 22 août, c'eft-à-dire fur l'étendue du territoire de chaque commune, fur fa
tion & la quotiré de fes contributions. Les colons popula- n'ont
Freduit & ne produifent encore aucun aête par lequel les
communes de Saint- Domingue aient donné aux commiffaires civils le moindre renfeignenient à'ce fujet. Ilya
mets en
je
fait qu'zucune commune de la province du Nord pius:
ne s'eft prononcée pour envoyer des dépurés à la Convention nationale; aucune ccnmune de la province du Nord
n'a demandé aux commilaires civils la convocation des
2ffembiées primaircs, pour cavoyer des députés cn France.
On vouS a lu hier in arrêté de la municipelité du Cap.,
çet arrêté eft du 6 mars. Vous avez remarqué fans dcute
çu'il In'y eft purement queftion que d'une afiemblée coloniale. Certes j'avoue bien que tous les factieux de SaintDomingue vouloien: établir une affembiée coleniale, afin
de pouvcir rivalifer avecla Convention, & conferver dans.
la colcnie une partie du-pouvoir légiflatif; mais fur l'envoi
de dépurés à la Cenventioh, il n'y a pas et une feule
délibéracion de commune dans la province du Nord. J'é-
'y eft purement queftion que d'une afiemblée coloniale. Certes j'avoue bien que tous les factieux de SaintDomingue vouloien: établir une affembiée coleniale, afin
de pouvcir rivalifer avecla Convention, & conferver dans.
la colcnie une partie du-pouvoir légiflatif; mais fur l'envoi
de dépurés à la Cenventioh, il n'y a pas et une feule
délibéracion de commune dans la province du Nord. J'é- --- Page 323 ---
carte tout ce qui concerne les parties de l'Ouef & du Sud;
quoiqu'il ne foir rien moins que prouvé que les parties de
IOueft & du Sud aienc voulu Iz formation des atlemblées
primaires pour Ienvoi de dépurés à Ja Convention natiohale. Conime je n'étois point chiargé de Tadminiftrarion
des provinces de POnet 8c du Sud, & qu'elle éroit échue
en partage à mon coliègue Polverel, je me renferme dans
ce qui seft patie dans la proyince du Nord, & j'affirmé
qu'aucune commune de certe province n'a demandé la convocation des allembiées primaires
envoyer des
tés à la Convention nationale. robonut qu'il y a eu
actes
aM
principaux des communes du Nord, non pas fur
la formation des aflemblées électorales, mais fur la convocation pure & fimple de l'affemblée coloniale.
On vous a patié de l'arrêré de la municipalité du
en a
Cap:
y.
eu deux à cet égard; l'un du 26 décembre,
tc lu dans les précédentes féances, & l'autre du 6 mars. quia
Aucun des deux ne s'explique fur la néceflité d'envoyer
des députés a la Convention nationale.
La feconde choie à faire par les communes', étoit d'exi
primer leur veu aux commillaires civils par des pétitions
ur la néceflité d'envoyer des députés à la Convention. Si
es communes avoicne fenti un beloin A prefan: d'exécuer la loi du 22 auut, elles fe feroien: aflemblées fans liervention des conmilsires civils. De toutes iés communes
lel la province du Nord, une feule étoit frappée d'interliction, c'étoit celle du Cap. J'ai juftifié, lors de la difuflion fur le premier chef d'accufation, la meftre que
avois prife de fufpeidre les allemblécs de commune duf
pap. Vous avez Vil les affemblées du Cap ne s'occuper
ue de proferaptions; que de léguirer les. maffacres &c les
ffaflinats, & fur tout de s'oppofer à l'exécution de ia loi
u 4 avril: c'étoit la raifon ponr laquelle j'avois fufpendu
s allemblées de la commune du Caj.
Le 6 mars, la muoripalité de Cap rémoigne à la comaiflion inrermédiaire qu'il faur une atiemblée de cette comune : quel temps choitit la municipalre du Cap pour de4
ander qu'on lève linrerdiction dont elle étoit trappée? c'eft
temps où j'érois abient de la province du Nord, à plus
e foixanre lieues du Cap, oà 11 m'étoit impolible d'étre
Z 2
de la commune du Caj.
Le 6 mars, la muoripalité de Cap rémoigne à la comaiflion inrermédiaire qu'il faur une atiemblée de cette comune : quel temps choitit la municipalre du Cap pour de4
ander qu'on lève linrerdiction dont elle étoit trappée? c'eft
temps où j'érois abient de la province du Nord, à plus
e foixanre lieues du Cap, oà 11 m'étoit impolible d'étre
Z 2 --- Page 324 ---
préfent à la convocation & à la tenue des affemblées primaires. Vous favez que la loi du avril remettoit aux commiffaires civils le jugement des aficunt qui furviendroient
relativement à ia tenue des aflemblées primaires & à l'éligibilité des citoyens 5 & c'étoit dans le temps ch il évoit
impolible aux commifiaires civiis de veiller à la tenue des
aflemblées primaires, ou de juger la queflion concernant
Téligibilie des citoyens, qu'on demandoit à affembler la
commune du Cap, atin que ces affemblées fullent livrées
auix brigues & a,la cabalc. D'ailleurs, comme je vous l'a
dit rou-à-Theure > on a demandé la cenvocation d'une af
femblée ccloniale, & jamais des affemblées élcétorales: : i
eft doic bien prouvé que les communes de la province de
Nord n'oncjamais étnis leur vou pour Yexécution de la lo
duzz août 17925 que les communes de la province, du Nord
libres de s'aflembler, font reftécs dans l'inertie, n'ent poin
fait connoitre leur vEu aux conmillaires civils, ne leur on
domné aucune clpèce de renfcignemons fur la réparcition de
dix-luit dépurés accordés à la cclonie de Suint-Doningue
pour venir à ia Convendon nationale.
Je viens au fccond chef, qui cit 6 de nous être oppiofe
P) direétcment a Fexécution de la loi du 22 août, d'avoi
>> défendu les aflemblées primaires pour la formation de
33 affembiécs éleétorales, fous les peines les phis févères '
Les cclons ont fondé cette accufation fur une de mes pro
clamaticns datée du 15 mars 1795.
dans le temps qu
j'étcis dans la province delOucft, pour nainrenir de plu
fort la proclamation du 30 novembre qui empicheit 1
réunion des aflemblées au Cap. Certes, pour m'inculpe
avec fondement d'avoir défendu fous les peines les plu
sévèrcs l'exécution de la lci du 22,soit, il isudroit d'aber
que la pétition de la municipalité du Cipcitéé diredtemen
faite pcur demander l'exécution de la loi du 22 soft, &
enfuie que la preciamation des commilicires civils eût de
fendu précifement la tenue de l'affembiée du Cap pour
choix des dicéteurs qui devoient nommer des députés à
Convention nationale. Or, rien de tcut ccla ne fe trouve
dans T'asle de la municipalité ni dans la prochmation-d
commithire ciil:il n'ef quefticn, duns lacte de la muni
sipalinede Copa que d'uns ailsnibite coloniale; dans Tact
des commilicires civils eût de
fendu précifement la tenue de l'affembiée du Cap pour
choix des dicéteurs qui devoient nommer des députés à
Convention nationale. Or, rien de tcut ccla ne fe trouve
dans T'asle de la municipalité ni dans la prochmation-d
commithire ciil:il n'ef quefticn, duns lacte de la muni
sipalinede Copa que d'uns ailsnibite coloniale; dans Tact --- Page 325 ---
du commiffaire civil, celui-ci, mainrient la défenfe faite à la
commune du Cap de s'aflembler fur le fondement/de ce
qu'erant abfent, il ne pouvoir pas fe trouver à la convocation
&a la tenue des allemblées primaires pour:éfondre les difficultés qui pourroient naitre, foit fur la tenue des affemblées,
foit fur l'eligibilité des citoyens.
la D'ailleurs, le commiffaire civil avoir bienle droit de différer
convocation des allemblées primaires,
même elle
auroit été demandée pour la formation d'une quand affemblée électorale pourlenvoi des députés en France. Quel objet devoient
avoir les commifaires civils dans l'exécution prompte de la
lai du 22 août? c'étoit d'opérer la plus prompte réunion
des députés de la colonie de Saint - Domingue à la Convention natienale; or , je foutiens que le délai fixé dans la
blées pièce qui vous a été lne hier pour la convocation des allemprimaires ne nuifoit point à cette réunion : la
étoit déclarée &: connue à Saine-Domingue au mement guerre où
les colons foutiennent qu'on demandoir les affemblées
maires; on ne pouvoit donc pas faire partir ces députés priun bâtiment itolé; ils devoient partir, comme I'ont dit hier fur
les colons, parle convoi qui devoit fe rendre en France fous
l'efcorre de lefcadre françaife; c'étoit donc avant le
du convoi qu'il falloit faire nommer ces députés; or, départ
portoit un délai de dix, quinze jours, & même de qu'im- lix femaines dans la colonie, fi ce délai ne faifoit rien au
du convoi ? Si la réunion des dépurés de Saint-I'omingue départ
à la Convention dépendoit uniquement de T'arrivée du convoi,
il falloit feuloment
ces députés fulfent nommés avant le
départ du convoi. Voia le but que devoient fe propofer les
commiffaires civils.
Bien loin de nous être oppofés formellemen:, comme le
difent les colons, à l'exécution de la loi du 22. août, nous
avons annoncé, dans une lettre officielle imprimée dans le
Moniteur du Cap, qu'a notre arrivée dans cette ville nous
allions nous occuper de la convocation des. aflemblées
maires pour l'élection desdépurés à la Convention
prinous difions : < Nous fommes éloignés de la nationale;
>> Nord, & nous ne pouvons pas fiurveiller la province du
9> aflemblées primaires; mais à notre arrivée. tenue des
3> chofe dont nous nous occuperons fera la cenvocation >, la première des
Zes
le
Moniteur du Cap, qu'a notre arrivée dans cette ville nous
allions nous occuper de la convocation des. aflemblées
maires pour l'élection desdépurés à la Convention
prinous difions : < Nous fommes éloignés de la nationale;
>> Nord, & nous ne pouvons pas fiurveiller la province du
9> aflemblées primaires; mais à notre arrivée. tenue des
3> chofe dont nous nous occuperons fera la cenvocation >, la première des
Zes --- Page 326 ---
auxquelles les colons-ne (ongent points
a affemblées primaires des affemblées primaires pour Té
5> ce fera la convocation de Saint-Domingue à la Convenrion
3> lection des dépurés Voici le
de cette lettre, relatif à
53 nationale >,
paragrapre
l'envoi de la députation en France.
Sonthonax commiffaires civils de la République 3
Polyerel &
>
intermédiaire.
a la commilfion
Port-au-Prince, le IO mai 17935 Tan II de
la République françaife.
les afet Sitôt notre arrivée au Cap, nous éledtoraux convoquerons la nomi-
&c les corps
pour
s fembiées primaires à la Convention : fi les commiffaires
A nation des dépurés
il faut fur-tout que la ce3 civils font des défenfeurs aétes injuftes, à la Convention; il faur fur-tout
s> lonie ait des
du tégime
es
:
qu'elle ait des repréfentans, autorifons loriqu'ensoccupers à publier noire lettre 9
a colonial. Nous vous
Signé, POLYERIL, SONTHONAX
kommes
écrivoient ainfi à la' commifion interDes
difoient qui qu'ils fuppléeroient au peu d'énergie
médiaire, qui du Nord, à l'inertie dans laquelle elle étcit
de la province la convocation des affemblées primaires
reftée pour d'une affemblée éledtorale 3 des hommes ret
la difoient, fornation A notre arrivée au Cap nous nous.occuperons. des de
la convocation des affemblées primaires pour foit envover
députés en France, caril lfaut que la colonic civils repréfentées feroient des
car il faur, danslecas oi les commiffaires de la Convention
adtes injuftes, qu'ily ait quelqu'un de auprès lai colonie; certes 5 on
mationale qui réclame en hommes faveur de s'être
à la conne doit pas taxer ces
: je défie oppofés d'ailleursl les colons
vocation des affemblées primaires dans
nous nous (oyons
de produire un acte de nous, des éledteurs lequel & à la formation des
à la nomination
mei foupçonner
éleétorales. Et comment pourroit-on
de la loi du 22 août,
SA
moi de m'être oppofé à l'exécution
dans. la
ma
E
quejai un témoignage vivant de
conduite
: je défie oppofés d'ailleursl les colons
vocation des affemblées primaires dans
nous nous (oyons
de produire un acte de nous, des éledteurs lequel & à la formation des
à la nomination
mei foupçonner
éleétorales. Et comment pourroit-on
de la loi du 22 août,
SA
moi de m'être oppofé à l'exécution
dans. la
ma
E
quejai un témoignage vivant de
conduite --- Page 327 ---
$23.
vention Nord nationale, puifque cinq dépucé; de la provinee da
font aujourd' hui dans le fein de la Convention nationale : fi les colons veulent chicaner furleurs pouvoirs
fur la manière tont ils ont.éré élus, qu'ils aillent le &
fenter au comité de vérificarion, qu'ils aillent à la
tion préfenter leurs
romie
faitement le décret.Jai réflexions à cet égard. J'ai rempli parconvoqué les aflemblées
poar da nomination des cleékeurs;jai réuni au primaires les
téurs de la province du Rord; ces cladtenrs ont Cap nommé élec- des
députés à la Convention nadionale ; CES députés font maintenant dans le fein dela Convention nationale. El-il befoin
de traiter plus lons-temps ce fecond chef d'accufation?
Bralley : Je viens d'entendre Sonthonax vous dire que
l'exécution, de la loi du 22 août n'avoit
été
Par la majorié des communes de la
demandée
thonax a
Sonagiaiter Lorique
allégué ce fait, ila eu grand foin de
la
feconde parue de la phrafe, c'eft à dire, la fupprimer majorité des
commnnes e12 érat de ft réunir Ci2 alemmblees
ce qu'a dit Sonthonax, il fembleroit primaires. Suivant
munes indifinétement écoient
que toutes les comblit une
en état de feréunir, & il étaIl dit: Je comparaifon entre celles de l'oneft & celles dunord.
mets de côté les provinces de l'ouct & du
je parle du nord, & je dis que les communes de la
fud;
du nord n'ont pas voulu, fe réunir ci affemblées primaires province
pour nommer des éleéteurs & dcs dépurés à la
nationale. Mais, citovens, vous avez va, par Convention ce
dit, fur la firuation de la colonie, que la très- petite qu'on a
des communes de la province du nerd étoir en état minorité de fe
réunir ein pffemblées primaires.. C'étoit fur-rout dans cette
partie que la dévaftation s'éroit fait fentir, & la majorité des
communes étoit hors d'état de fe réunir par J'effet de la
dévaftation. Sonthonax défic qu'on prouve
les
du nord aient nommé des éleéteurs. TVanctit va vous communes iire ces
fir
mais indépendammenr de cela 2 je peix vous mcttre
ETEL bureau deux lettres de deux municipalités de la
vince da nord, qui, comme la conmune du
ont pro- demands égalemenr la formation des affemblées primaires Cap,
la nomination des électeurs, aln d'envoyer des dépurés pour à la
Convention nationale. Ces deux paroiffes fen: celles de
quefy 8c du Terrier-Rouge, I y a pius; Sonthonax dit: Jac- Les
Z 4
épendammenr de cela 2 je peix vous mcttre
ETEL bureau deux lettres de deux municipalités de la
vince da nord, qui, comme la conmune du
ont pro- demands égalemenr la formation des affemblées primaires Cap,
la nomination des électeurs, aln d'envoyer des dépurés pour à la
Convention nationale. Ces deux paroiffes fen: celles de
quefy 8c du Terrier-Rouge, I y a pius; Sonthonax dit: Jac- Les
Z 4 --- Page 328 ---
communes du nord n'ont pas témoigné le defir de fe réunir.
Mais il a oublié que, dès le 30 novembre, il avoit rendu
une proclamation d'après laquelle il étoit défendu de fe réu-.
nir. Il dit que cela ne portoit que fur la commune du Cap,
& moi je trouve à la fin de cêtte proclamation une défenfe générale à toutes les municipalités de convoquer les
aflemblées primaires. Alors Sonthonax dit: Les communes
ne vouloient pas fe réunir. Sûrement elles le vonloient;
mais elles ne le pouvoient pas, puifqu'il faifoit regarder -
comme traitres à la patrie ceux qui voudroient fe réunir en
aflemblées primaires, & difoit qu'ils feroient dans les cas de
la loi prévus pour ceux qui défobéiroient aux ordres des
commillaires civils. Dès lors, puifquil avoit fait défenfe, &c
défenfe fous peine expreffe, de fe réunir, il ne doit pas dire:
Parce que lés communes ne fe font pas'réunies, c'eft qu'elles
ne l'ont pas voulu.
Sonthonax: Produifez la défenfe.
Bralley: La proclamation du 30 novembre.
Sonthonax : Lifez-la.
Ciaufon : Elle a déja été slue...
Sonthonas: : Lifez l'article que vous avez énoncé > l'article
frappe d'interdidtion toutes les coimunes de la province
1, nord.
Bruiley : L'interdiétion en général de tous les fonctionnaires publics qui veudroient convoquer les affemblées primaires.. Sonthonax : Lifez F'article dè la proclamation du 30 novembre, que Brulley vient d'annonçer.
foit dans celle
Brulley: Scit dans celle du 30 novembre,
du I; mars 2 je trouverai P'article dont il s'agit.
Sonthon.x: Oui, à force de chercher.
Brallzy: Je vous demande, citoyens, d'entendre cet article feulement; vous verrez ce que cela veut dire.
(Illit:)
Proclamation de Sonthoaax, du 30 noyembre 1792.
A R. T I C L E P R 2 M I E R.
de raflemblei Défendons provifoirement toute efpèce
: Scit dans celle du 30 novembre,
du I; mars 2 je trouverai P'article dont il s'agit.
Sonthon.x: Oui, à force de chercher.
Brallzy: Je vous demande, citoyens, d'entendre cet article feulement; vous verrez ce que cela veut dire.
(Illit:)
Proclamation de Sonthoaax, du 30 noyembre 1792.
A R. T I C L E P R 2 M I E R.
de raflemblei Défendons provifoirement toute efpèce --- Page 329 ---
ment, même ceux de la commune & des Amis de la Convention nationale; enjoignons à la municipalité du Cap,
fous la reiponfabilité la plus rigoureufe, de tenir la main à
l'exécurion du préfent article 22.
Je demande fi cet article ne concernoit
la commune
du :
défend toute
raflemblement
Ret
Cap , lorfqu'on
elpèce
à la
dans la province du Nord. Il y a plus: je reviens
proclamation du 15 mars qui renvoie à celle-ci...
Sonthonax : Je demande à répondre : Brulley vient de
vous dire que la proclamation du 30 novembre défendoit aux
paroiffes de la province du Nord de e'aflembler; d'abord il
n'eft pas dit un mot dans cette proclamation, que Brulley
vient de vous lire s d'une défenfe de raflemblement commune à toutes les municipalirés de la province du Nord. Il
a plus; c'eft que cetre proclamation eft tellement
la
du
feule, qu'on ne trouve que le nom de ville
Ret
ai Cap
du Cap, foit dans le préambule . > foit dans le difpolitif.
Dans le préambule, je vais le lir Il fe trouve dans
les débats précédens.
Le prékdene : Ceci eft entendu de part & d'autre.
Sonthonax : Dans le préambule il n'eft queftion que de
ce qui fe trame dans la ville du Cap. Un faux décret cireule
dans les cafernes; la commune du Cap eft coalifée; elle eft
foulevée contfe la loi du 4.avril, dont elle ne veut pas lexécution. Voilà le feul objet de la proclamation. J'ai cru devoir
interdire la commune du Cap, parce que cette commune
refufant les droits civils aux hommes de couleur, devoit être
interdite elle-même, > jufqu'à ce qu'on eût pris les mefures
néceffaires pour faire refpecter la loi par tous les citoyens :
auffij'ai di interdire la commune du Cap; & les motifs >
je vous les ai développés lors de la difcullion fur le premier
chef. Je n'ai interdit que la commune du Cap; car toutes
celles du Nori fe font raffemblées, & Ont délibéré fur la
queftion de favoir s'il falloit açcélérer ou retarder la convocation de l'affemblée colcniale. La commune du Mol
L:p préfident : I! n'eft plus queftion de ccla : il ércit queftion
de la proclamation; tu as traité cétte partie, le citoyen Brulley
a la parole.
de
Sonthonax: Ii refte prouvé," d'après ce que je viens
Nori fe font raffemblées, & Ont délibéré fur la
queftion de favoir s'il falloit açcélérer ou retarder la convocation de l'affemblée colcniale. La commune du Mol
L:p préfident : I! n'eft plus queftion de ccla : il ércit queftion
de la proclamation; tu as traité cétte partie, le citoyen Brulley
a la parole.
de
Sonthonax: Ii refte prouvé," d'après ce que je viens --- Page 330 ---
326 E
diresd'sprds ce que vient de dire Erulley, que cette
mation ne concernoit pas les communes de la
prociaNord.
province du
Brulley : Et mei, ciroyens, je maintiens que
qui dictoit des lois dans le Nord comme
Sonthonax,
toute cfpèce de
ailleurs > défend
ce contrecarrer rallenblements fon
perfonne ne fe fcroit avifé
opinion dictatoriale,
qu'elieste Sontkonax : La preuve qu'elics lont contrecarrée, c'eft
& celle du foar Pori-de-Pais, afferabides, notammaentla commune du Mole,
Prellgy: Vous vénez de voir, ciroyens, qte c'étoit alors
3 Noé Sonthonaz avoit dit que lcs cemmunes de la province
la loi desz n'avolent aodt; Eas voult fe'conformer a T'exécution ds
vous VCRCZ de yoir
ont 6:6 faites font confignées dans fa proclamation. que_les défenics A préfent qui
Sonchonex vous di: Si les communicsayoient eu
de fe réanir, > d'oxécucer la loi du 22 août, eiies auroient l'intentien dû
indiquer les modes qu'ii falloit employer; cefi-i-dire, Jui
donner des renitignemens, afin cu'il confultât l'étendue tefriroriale, la population 2 la
répartir
dépntés dansles diverfes parties connibition, de la solonic. posr Dans quel les;
epéreir, Par guellé loi voyons-nous que les 'colons fuffent
obligés de don:er des renfeigmemens aux commiffaires
Noss voyens an contraire dans le décret du 22 acit, civil:?
nombre des députés eft fixé, quel'urgence eft décrétée, guele
slifalifespaimsites de ia
font convoquécs de droit par le FET fcul
fcit. promulgation de la loi, & nous ne voyons pas
tenu.de fournit dans CCS communes des
qu'cn
fur Jarpopulation, fur l'étendue du torritcire, renfeignemens afin de
miner le nombre des députés delacclonic. Ncus voyons dérer- bien
dans le décrer du 22 aodt, que lAlemblée nationale
fuivra le.mode indique par les infructions que T'Alleniblée dirqeen
naucnale enverra à cet cder. El bicn!ce mode étoit
ce dicret a de être envoyé, & c'étoite Sonthonax, fans prefcrits
Jes conmunes euflent befoin de le folliciter, c'éroit à
tbonax & à
oas
Pclverel à faire exécurcr CC décret; c'étoit à
à donner des crdres pour qu'cn leur fournit des
eux
mens, s'ils en avoient befoins Ez c'étoit à cux, encore renfeigne- une
fois, à provcquer l'exécutien de CC décrcts & pon pas aux
communes, quin'éicient dans la polition que de lui obéir.
flent befoin de le folliciter, c'éroit à
tbonax & à
oas
Pclverel à faire exécurcr CC décret; c'étoit à
à donner des crdres pour qu'cn leur fournit des
eux
mens, s'ils en avoient befoins Ez c'étoit à cux, encore renfeigne- une
fois, à provcquer l'exécutien de CC décrcts & pon pas aux
communes, quin'éicient dans la polition que de lui obéir. --- Page 331 ---
Sonthonax a-t-i: provoqus dans un tomps oppertm l'exénationale avoit
cution de la loidu 22 eout, que YAilenibiée
trouvée tres-urgente?
Sothonaz: Oui.m.
Je
Brulley: L'a-til provoquée dans, un temps opportun?
dis que non, & je le prouve. C'cf : au mois de mai qu'il a
écrit la lettre dont i fe rargue. Le décret du 21'aoit a dû
arriver dans la colonie fur la fin de fep:embre; & Sonthenax,
dit qu'il vouloit faire exécuter la loi du 22 août, vous
S pour le
une lettre du mcis de mai de l'année
frivante. CORLESTT il avoit eu le temps Sc la réflexion pour
Fexécution de cette loi, quoique l'Afemblée nationale et
décréré F'urgence; & cetlui qui aujourd'hui vous dit que
les aflemblées de communes n'ont pas voulu exécuter ia lci,
comme fi c'étoit aux affemblées de communes à provoquer
F'exécution de cette loi, tandis que cette exécution étoit confiée
aux commiffaires civils. Il vous dit, T'ai depuis exécuté cette
loi; & c'eft deux ans après qu'il dit l'avoir exécutée. Quand
nous en viendrons à l'examen de cet objet, vous verrez qu'il
n
ne l'avoit pas plus exécutée à sette époque, qu'il ne l'a
exécutée depuis. Aduellement il dit quilne vouloit apporter
ça'un rrès-léger retard par fa proclamation du 15 nars 2
puifqu'il difoir qu'à fon arrivée il s'occuperoit de la réunion
des communes > de la nomination des éleétcurs. Sonthonax
ne votis a point dit du tout quils'occupetoie de la nomination
des éleéteurs, qu'il réuniroit les communes à cet effet. Hier,
dans fa proclamasion du I5 mats, nous avons vu qu'il s'occapcit de recucillir le vocu des communes fur la double repréfenration, & que, dans le cas ou il ne pourroit pas-le
recucillir,ily fuppléeroit lui-même. Voilà ce qu'iis vous a dit:
or 2 je crois
ccla ne reflemble pas aux termcs de la loi,
qui vouloit soay ed: dix-huit députés de nommés, 8qui
ne vouloit pas que Sonthonax, lui,recueillitl le veeudes affemblécs des communes : mais feulement que les communcs
elles - mémes nommwffent les députés à la Convention nationale.
Sonthonax vous a dit: Un retardd'auff peu dejours quc
celui que nous indiquions 3 ne pouyoit point diferer l'envoi
des députés 2 parce que Ces députés ne pouvoient partir que
le conyoi. Ors dix jours, quimge jours 2 trois Jemaires
T2f
recueillitl le veeudes affemblécs des communes : mais feulement que les communcs
elles - mémes nommwffent les députés à la Convention nationale.
Sonthonax vous a dit: Un retardd'auff peu dejours quc
celui que nous indiquions 3 ne pouyoit point diferer l'envoi
des députés 2 parce que Ces députés ne pouvoient partir que
le conyoi. Ors dix jours, quimge jours 2 trois Jemaires
T2f --- Page 332 ---
eu de moins, ne faifoient pas L72 grand cRees ; & la guerre
exifoit alors J mectoit dans la néceficé d'envoyer ces
qui
fous efiorie.
députés
la Mais, àl l'époque où la loi du 22 aoôt a été connue dans
colonie, la guerre avec TAngleterre n'étoit pas encore déciarée, & certes il n'y avoit nul danger; fi Polverel &c Sonthonax euffent voulu faire leur devoir, euffent fait exécuter
la lci du 22 actit, ccmme l'Affemblée nationale
de fuite, c'eft-à-dire, vers la fin de feptembre > le-vouloir, ou le commencement d'octobre, les députés pouvoient
&
tendre aucun convoi > aucune elcorte
partir n'atépoque la guerre n'étoit pas encore déclarée > parce à qu'à sette
& que ces députés pouvoient très-bien fe rendre TAngleterre, en France.
Vous voyez doncque, fi par lafuire ily & eu du
Jeur départ, c'eft le fait de l'inexécution de la loi, danger & pour
l'ins:écution de la loi provient de ceux qui, ayant en main que
Tautoriré, n'en ont pas provoqué l'exécution. On femble
anjourdhui faire uin crime aux communes de n'avoir
voulu exécuter la loi du 22 août. Vous avez vu le conttaire Pas
duns la partie de I'Oueft; & quand nous avons dit que la
majorité des commnunes. s'étoit réunie, vous avez vu que fur
paroiffes, il n'y aroit que la commaune de Saintqui n'avoir pas
fes
TESE
volonté bien manfeftée. nemmé D'un éloéteurs; ainfi voilà une
Cap: la plus confidérable de la autre côté, la ccmmune du
qui fût inradte, la feule qui fit nombreufe partie du Nord, la feule
étoient
; car les autres
dévaflées, ou réuries dans les cainps, > cu au
par confequent il n'y avoirperfonne dansles communes:; : Capi vous
nifelé voyez que la comnune du Nord la plus peuplée a ma*
Fintention d'exécurer la loi. Ceft donc à tort
jourd'hui Sonthenax, qui a fait des défenfes, vient dire qu'auvouloit l'exécution de la Joi. Il vous dic
étoit faux qu'il
fous les peines les plus fevères, ils ont
d'exécuter
Joi. Si
PACIe
je
aurois dit m'étois permis d'enirer dans des dérails > je vous
qu'an procureur de commune a. été
fon
écharpe liée autour du cou, trainé en prifon, arrété, & on lni a
fignite, de la part de Polverel & Sonthonax ( c'eft
qui le lui a fignifié 2, que c'étoit pour avoir provequé Albert la
ncmination des électeurs dans fa paroiffe.
Sonthonax : Je demande la preuve de €C fait:
je
aurois dit m'étois permis d'enirer dans des dérails > je vous
qu'an procureur de commune a. été
fon
écharpe liée autour du cou, trainé en prifon, arrété, & on lni a
fignite, de la part de Polverel & Sonthonax ( c'eft
qui le lui a fignifié 2, que c'étoit pour avoir provequé Albert la
ncmination des électeurs dans fa paroiffe.
Sonthonax : Je demande la preuve de €C fait: --- Page 333 ---
Brulley : La voilà.
Sonthonas: : Quel Gtoit cet oflicier-municipal? dans quelle
somune cela s'ef-il palié :
Brulley: Le citoyen Déraegis, procureur de la commune
du Mirebalais, a éré arrachéde fes fonéions par Albert &
Pinchinat, > délégués de Polverel & Sonthonax, ayant des
pouvoirs ad hoc ; nous ies préfenterons. Il a été arraché de
les fondions, en préfence dè la muricipalité. 116 étoir revéru
de fon écharpe : elle lui a fervi de licol; on a voulu le
pendre; O1l la jeté dans un cachot, il a enfuite été entrainé
à bord de PAmérica ; & là, Joriqu'il a été embarqué, en
préfence de Polverel & Scnthonex, Cil l'a haché de coups
de fabres O1l
le voir, il eft ici
Senac : Il t2a dans Iantichambre.
Bruiley : On lui a bien fpécifié que fon crime étoit d'avoir
provoqué dans la paroille la tenue des alembiées primaircs
pour la nomination' des éledteurs. Ces éleéleurs ont été
nommés; &c fur
qu'ils étoient, cinq Gnt été nommés
parmi lcs hommes FTE couleur.
Sonthonax: Rien n'égale la divagation des cclons, loriqu'il
s'agit de me charger & de m'inculper. Les colons ont annoncé
que toutes les communes de la colonie avoient fait ce qui
dépendoit d'elles pour 2ccélérer l'exécution de la lgi dut 22
aoir. lis ont annoncé que j'avois défendu T'exécution de la
loi du 22 août, fous los peines les plus févères. Lorfqu'il
s'eftagi de prouver ces faits, ils ont argumenté de prociamations & d'arrètés tout-à-fait differens de ce qu'ils avoient
annoncé. Aujourd'hui gu'il eft bien-prouvé d'abord queles
communes n'ont rien fair pour Pexécurion de la loi, queles
commillaires civils n'ont Vjamais empeché d'exésurer cotge
loi, ils viennent parlerd'tne vexation comaife furla perfonne
du nommé Dérageis, precureur de. la commine da Mircbalais. Jc ne fais ce qui s'eft palfe au Mircbalais, à Tlgart
du ciroyen Dérageis. Je ne fais fi, comme Cil le dit, ii a
été arraché avec violence du fein de la manicipali.é; car,
quand cela feroit > les commifaires civils ne peuvent être
garans du manque de relpeét à Un effcicr-smoricipal, lorfqu'ile eit commis par des porteurs d'erdres, lorique f'homme
auquel On précenid qu'on a manqué, n'a pas faic de
powr domander la répar acion du grisfdont onfcp plaint,.
TAPERA
il le dit, ii a
été arraché avec violence du fein de la manicipali.é; car,
quand cela feroit > les commifaires civils ne peuvent être
garans du manque de relpeét à Un effcicr-smoricipal, lorfqu'ile eit commis par des porteurs d'erdres, lorique f'homme
auquel On précenid qu'on a manqué, n'a pas faic de
powr domander la répar acion du grisfdont onfcp plaint,.
TAPERA --- Page 334 ---
la première fois que j'entends parler de ce ciroyen Déraggis,
que je connois feulement pour Tun desagitateurs de la comniune du Mirebalais, pour s'être oppolé aux
faires en vertu de ma proclamation du 21 mars; réquifitions
tion qui met en réquifition permaneute toutes les gardes proclama- nationales, foit pour marcher contre les révoltés de la
du Cul-de-Sac, foit pour marcher contre les factieux du Hetng
au-Prince.
Le préfident : Ceci eft inurile..
Sonthonax: Il eft néceflaire que je me juftife de ce fait,
ou bien il ne falloit pas permettre que les colons parlent de
ce Déraggis. Te déclare donc que ce Déraggis eftun factieux
qui seft oppofé à la réquifition des gardes nationales de la
province de'lOucit pour marcher contre les efclaves réums
dans la plaine du Cui-de-Sac, pour établir une garniion au
Port-au-Prince.
Le préfident: Il ne peur être queflion de cela;il s'agit de
favoir f tu CS auteur de la vexation commife envers Déraggis.
Sonthenax : Non, ciroyens, je n'en fuis pas T'auteur,
Le préfident : Alors, 3 il ne peut plus en être queflion.
Sonthonax: Je revienis au chef principal; c'eft'g que loin de /
m'être oppofé Al'exécuticn de la loi du 22 acûr,je l'ai fait
exécuter; 5 & que la preuve qu'elle a été exécurée dans la
province confiée à mon adminifiranon, c'eft qu'ilya a dans la
Convention des députés dela province du. Nord, en exécution
de la loi du 22 acit 1792. Je demande que les débats feient
fermés la-deffis, ii la commiflion le vent.
Brulley : Lorique nous en ferens au chef qui concerne
l'abus du pouveir, nous reviendrens au circyen Déraggis.
D'ailleurs, voici fa doclaraiion queje tiens.
Le préfident : On ne reçoit point de déclaration ici. Stly
avoir lieu, le citoyen feroit enrendu.
Brulley: Quant à moi, > je puis parler de cette déclaration.
Le préident: On ne peat parler d'une pièce qu'on ne peur
produire.
Brulley : Je n'en parlerai pas dans ce moment; mais
à la peine qu'on a faic fupporter à Deraggis, pour avoir Reas
exécuter la loi...
Leprifident : Prouve que cela eft du fait de Polzerel &
it point de déclaration ici. Stly
avoir lieu, le citoyen feroit enrendu.
Brulley: Quant à moi, > je puis parler de cette déclaration.
Le préident: On ne peat parler d'une pièce qu'on ne peur
produire.
Brulley : Je n'en parlerai pas dans ce moment; mais
à la peine qu'on a faic fupporter à Deraggis, pour avoir Reas
exécuter la loi...
Leprifident : Prouve que cela eft du fait de Polzerel & --- Page 335 ---
de Soltiannsi que ecla a éré faut, & fait par eux; car c'eft là
que gic la quefion,
Brulley: Demainje vous apporrerai les pourcirs donnés
a ceux qui cnt arrèré le ciroyen Dérngcis.
Le préfiden: : C'ef un fait que tu allegues, tu devois cn
apporter la preuve; demain la commifion 118 foulltira pas
qu on revienne fir cet objet.
Brulley: : J'ai annencé, quand j'ai commencé a parler des
pouvoirs, que je citerois les pouvoirs de ceux qui Out violenté
Déraggis.
Lc préEdent : Quc portent ces porvoirs eil maffe?
Brulley: Ces pouvoirs portent qu'ils font curerifés a faire
arrérer dans le fcin de la conimune Dernggis, & tous ceux
qui fe font oppofés aux ordres de Polvere! & Sonthonax;
voilà ce que poftent ces ordres.
Sonthorax:Je prieln conmnifiondinterpelr Bruileydedéclarer s'il fe trouve dans ces pouvoirs celui d'arracher DErasgis du fein de la municipalité, , & fi dans cès pouvoirs
il eit dit que c'eft pour avoir convoqué les aflemblées
maires pour la formation d'une allemblée électorale. priBrulley : Quand nous en ferons au chef d'acculation
concerne
qai
ia célégation des pouvoirs, je répondrai à certè
interpellation > parce qu'elle concerne ce chef, &je ne veux
point m'égarer.
Sonthonax : Ceci doit être traité dans ce fecond chef
parce qu'ils'agit de favoir fije me fuis oppofé à ce que i
loi fit exécutéc.
Brulley : Je reviendrai fur cet objet lorfque nous en ferons
au chefqui regarde les abus de pouvoirs.
Le préfedent: C'eft Linl fait que tu alilgues à préfent, &
dont tu dois donner la preuve à préfenr.
Brullay : Alors permetrez-moi de l'aller chercher, cen'eft
pas vis-à-vis de moi qu'on a fait ces vexations.
Le préfident : Ta ne dois pas aliéguer des faits fans GI
fournit la preuve.
Brulley : J'ai ln lcs pouroirs donnés à Albert Cc Pinchinat
Polvcrel & Sonthonax. Je promets de les dépofer de le burcau, c'eft tout CC que je peux faire,Jene
comptois pas parler de ces faits, poifquef'avois hier la
déclaration dans ma poche, & que je n'en ai pas fait
moi qu'on a fait ces vexations.
Le préfident : Ta ne dois pas aliéguer des faits fans GI
fournit la preuve.
Brulley : J'ai ln lcs pouroirs donnés à Albert Cc Pinchinat
Polvcrel & Sonthonax. Je promets de les dépofer de le burcau, c'eft tout CC que je peux faire,Jene
comptois pas parler de ces faits, poifquef'avois hier la
déclaration dans ma poche, & que je n'en ai pas fait --- Page 336 ---
-
ufage. Quand j'en parle aujourd'hui, c'eft que je vois Sonthonax vous dire avec effronterie :
Ic préfident : A l'ordre..
Bralley : Qu'il avoit voulu faire exécuter la loi du 22
août, pendent qu'au contraire il a commis toute efpèce dè
vexarions fur ceux qui cnt voulu exécuter la loi. Vous
avez vu hier que je me fuis tellement circonfcrit dans lexpofé du deuxième chef d'accufaion, que je n'ai pas même
voulu pefer fur ces faits particuliers qui méritentcependant
quelques confidérations.
Le préfident : Ce n'eft pas ce qu'on te demande; ils'agit
de favoir ce que contiennent ces pouvoirs.
Sonzhonax : Puifque Brulley vient d'annoncer qu'il a lu
ces pouvoirs tout entiers, quilles connoit, je prie la commilion de Yinterpeller fur ce fait, favoir : 1". fi dans les
pouvoirs donnés a Albert & Pinchinat il fe trouve l'ordre
d'arracher Déraggis du fein de la municipalité; 2°. fi dans
ces pouvoirs ilfe trouve le motif énoncé par Brulley, d'ar-.
rêter Déraggis parce qu'il a demandé la formation d'une
aflemblée élcétorale. Ce
affirmer, c'eft que je tiens dans
Brulley :
que je puis
les mains la déclaration de Déraggis.
déclaration.
Irc préfident : Iln'eft pas queftion de cette
Brulley: Les pouveirs ne me concernent pas.Je disqu'ils
exiftent; je mettrai les pièces furle bureau, & je ne fuis pas de
tenu de rendre ccmpte littéralement > far la demande
Sonchenax, de la teneur de pouvoirs qui ne me concernent
pas. Jeles mettrai fur le bureau, & la commiflion jugera. de
Sonthonax : Quand vous accufez, vous n'êtes pas renus
juftifer. vOs accisfatiens!
Brulley: Je mettrai ces pouvoirs furl le bureau.
Leprefident : Faires-les demander au ciroyen Déraggis,
que vous dites être dans Fantichambre. chercher. Fondeviolle vient
Plafieurs cclons : Il'eft alléles
de fortir, &: va y aller aufli.
défoit
Vernenil:S Sonihonax vous a dit, tout-à-lhoure e, qu'il
quelon mette fous les yeuxaucune preuve qui puilfe attefter
que les habirans du Nord n'ont fait aucune démarche pour à
nommer les éleéteuis Gui devoient former les fix dépurés
la Cenventicn nationale, Je vais lui en donner la preuve. Il
ieurs cclons : Il'eft alléles
de fortir, &: va y aller aufli.
défoit
Vernenil:S Sonihonax vous a dit, tout-à-lhoure e, qu'il
quelon mette fous les yeuxaucune preuve qui puilfe attefter
que les habirans du Nord n'ont fait aucune démarche pour à
nommer les éleéteuis Gui devoient former les fix dépurés
la Cenventicn nationale, Je vais lui en donner la preuve. Il --- Page 337 ---
Il lit:
Dufamedi, 29 décembre, Gc.
Le
: Il y a déja un arrêté de la
vous mfaer d'indiquer fommairement le commiffion
ducticn que vous
contenu &
Au
fi les
entendeztirer d'une pièce, avant del la lire;
induétions ne font pas conteftées, il devient inutile
d'alonger, par leur ledture, les débats.
Verneuil: Cette pièce prouve que la commiflion intermédiaire a fait tous fes efforts
convoquer les aflemblées
primaires, afin de procéder,à Romadle nomination des députés à la
Cenvenrion nationale, conformément à la loi.
Sonthoxax : Il eft très-vrai que la commiflion intermédiaire, le 26 décembre, a mis fous les yeux des
civils un arrêté par lequel elle adopte un
commiffaires de
tion des dix-huit dépuiés de la province du projet Nord, réparti- &
invitation à la commiflien civile d'accélérer le mement de une
convocation des aflemblées primaires : mais la
la
termédiaire n'eft point la déllgation de la province commiftonin- du Nord.
La commillion intermédinire, comme vous l'a très-bien dit
Brulley daus la difcuflien, & encore hier, a annoncé
les membres de cette commiflion n'étoient point les que
fentans de la colonie. Les membres de cette
repréétoient ull diredtoire chargé d'adminiftrer à la place commifion de l'affemblée coloniale. On ne peut pas conclure de ce
commiflion inrermédiaire a fourni un projet de
que la
des dix-huit députés de la province du Nord, projet répartition étoit
très-mauvais en lui-méme, projet qui étoit fort qui
comme je vous le prouverai tout-à-Theure, on ne inexac,
conclure de cet aôte de la commiflion intermédiaire, peur
communes de la
que
1Es
province du Nord aient provoqué
tion de la loi da 22 août: la commiflion intermédinire lexécun'étoit pas les communes de la province dà Nord. Ainfi le
plan adopté par la commiflion intermédiaire, ne détruit
de pas la la propolition énoncée par nous, qu'aucune commune
province du Nord n'avoit demandé la
des allemblées primaires pour la formation. des convocation
électorales. J'ai dit que leplan de répartition préfenté allemblées la
Tome y. Cinquante-anicme liyraifon.
Aa par
inire lexécun'étoit pas les communes de la province dà Nord. Ainfi le
plan adopté par la commiflion intermédiaire, ne détruit
de pas la la propolition énoncée par nous, qu'aucune commune
province du Nord n'avoit demandé la
des allemblées primaires pour la formation. des convocation
électorales. J'ai dit que leplan de répartition préfenté allemblées la
Tome y. Cinquante-anicme liyraifon.
Aa par --- Page 338 ---
lui-méme; a
eonmifion intermédisire, étoit laiffe mauvais à la fageffe en dela comfaudroit
cela le difcuter-Je l'aura fous les yeux. Cela ne
miflion à Fen juger, lorfqu'elle
de sexpliquers
fait rien au droit qu'aroient fait valoir. les communes Je reviens fur Texécudroitg qu'elles r'ont point dis
les communes n'ont fait aution de la loi, & je,
de la loi, & que les comcune démarche
exécutée.
FRE
miffaires, au lieu de la défendre, n'a l'ont pas empêché les comPage: Sonthonex vous loi. Je dit lis qu'il la
du 15 mars,,
d'exécuter la
proclamation
munes
textuellement écrit, que les communes ne peuvent
&c. j'y trouve
délibérer, fous aucun
poffibles jy
pas Je réunir pour
précife centre CT loi du 22 soit.
trouve même une difpefitien
, toute fettion de la
toute municipalité
C Confidérant que qui peuvent f permettre de provequer,
colonic, cous citoyens autorité, des rafemblemens de communes,
de leur
des éledions & autres mefures tedes ETEt de corps, l'intérêt
ne peuvent être
à
général,
nant effentiellement comme des agitateurs. >>
confidérés que
la défenfe d'exécuter la loi du 22
Je vois très-bien que dans des difpolitions très-préciles,, &
août fe rrouve abfolument ici
fur toures les caufes. qui portoient
qu'elle porte à fe raflerbler : mais s'il falloit des preuves
les communes claires, je les trouverois dans le confidérant fuiencore plus
vant:
la prochaine réunion des commiffaires
cc Confidérant que but principal de ftatuer fur les obnationaux civiles a pour 8c qu'ils s'occuperont parriculièrejets d'utilicé générale, de récueilir le vceu de la colonie, relatiment des moyens
vement à la double repréfentiation."
Sonthonax entend par cette double repréQu'eft-ce que
la
de la colanie à faffenration, f ce n'eft repnéfencadon Convention nationale. Il eft donc
femblée coloniale & à la dife, Sonthonax, par fa
bien vrai
quoi qu'il en
alexécution de la E2A
elamation T 15 mars,, s'eft oppofé il vous dit: les communes
du 22 août. Mais actuellement d'alleoir ma détermination fur
ne m'ont pas mis en mefure
devoit fe faire cette
de favoir dans quel rapport
la quellion
ffenration, f ce n'eft repnéfencadon Convention nationale. Il eft donc
femblée coloniale & à la dife, Sonthonax, par fa
bien vrai
quoi qu'il en
alexécution de la E2A
elamation T 15 mars,, s'eft oppofé il vous dit: les communes
du 22 août. Mais actuellement d'alleoir ma détermination fur
ne m'ont pas mis en mefure
devoit fe faire cette
de favoir dans quel rapport
la quellion --- Page 339 ---
mpréfentation; mais comment les communes auroient-elles
pu fournir à Sonchonax les moyens d'aileoir cette double
réunir reprélen:ation, fcus
dans un teir.ps ou il leur défendoit de fe
donc fournir aucun à Sonthonax prétexre les ? Les communes ne pouvoient
renfeignemens
demandés, que tout autant qu'elles fc
qu'il leur avoit
vous voyez par cette difpofition qu'il leur feroient défend, réunies; fous &
peines tres-févères, toute efpèce de réunien, & fous
des
prétexte que ce Puiffe être. Sonthonax vous a dit: quelque
je ne partille du Cap, quelques communes avoient Avant que
vaeu contraire ; mais il eft très-vrai
émis un
du Cap, la municipalité du
que 2 loriqu'il eft parti
Quelle inductien dois-je tirer du Cap a émis un veeu politif,
fi ce n'eft que quand il a refté dans raifonnement la province de du Sonthonax?
a comprimé tous les efprits, qu'il a exercé fur toutes Nord, il
communes, fir tous les individus dela
les
un defporilme affreux, qu'il a
province du Nord,
tés, & que du moment où il a quitté comprimé la province toutes les du voloapour aller à celle de l'oueft, à Saint-Marc les habitans Nord
repris leur énergie, & ont demandé la réunion des
ont
blées primaires. Sonthonax vous dir: Dans la
afeml'oueft, en a demandé la convosation des
province de
Ies. Des électeurs ont été nommés; mais eette affemblées primaipas de mon reffort, & ma proclamation n'étoit partie n'éroit
la province du nord. Mais Sonthonax oublie relative
il éroit dans l'ouet, il étoit à
qu'à cette
E
S de cette ville, l'une des principales Sainr-Marc, de la
&
l'oueft,
émet la
province
Dus
prouve combien qu'il Sonthonax proclamation étoit
du I5 mars. Et ce qui
loin de vouloir
dépurés à la Convention, c'eft que la ville de envoyer des
eft la feule qui n'ait
envoyé d'éleéteurs Saine-Marc
Prince, lorfqu'ils fe ront réunis
au Port-auà la Convention nationale, C'eft pour envoyer des députés
néceffaire à faire. La ville de
encore là une obfervation
fidoit
Saint-Marc, dans
ré*
Sonthonax, a été une de celles
ne fe laquelle
réunies
nommer des électeurs. Peur-on qui voir font pas
tivement Arnar non-volonté, ou plutôt les efforts fairs plus
thonax pour s'oppofer à la loi du
par
a
fion intermédiaire
22 août : Enfin la commif
le
qui, comme vous l'a dit Senthonax, éroit
corps repréfentatif de la cclonie, avoit, comme on vienr
A a1
ax, a été une de celles
ne fe laquelle
réunies
nommer des électeurs. Peur-on qui voir font pas
tivement Arnar non-volonté, ou plutôt les efforts fairs plus
thonax pour s'oppofer à la loi du
par
a
fion intermédiaire
22 août : Enfin la commif
le
qui, comme vous l'a dit Senthonax, éroit
corps repréfentatif de la cclonie, avoit, comme on vienr
A a1 --- Page 340 ---
de vous le dire, & comme Sonthonax vous la dit lui-méme,
la volonté de convoquer les alfemblées pour la nomination
des dépurés à la Convention nationale. II avoit fait plus,
car il avoit indiqué les erremens fuivant lefquels cette convocation devoit être faite; & je dis plus : lorique Sonthonax
a convequé les allemblées primaires pour nommer les électeurs, il a faivi fes erremens; car la commiffion intermédiaire a dit: il fera nommé fix députés pour le nord, fix
pour loueft, fix pour le fud, & ce font vraiment les bafes
fur lefqueiles Senthonax a allis la repréfentation qu'il dit
avoir envoyée à la Convention nationale.
Sonthonax: : Citoyens, Page dit: La preuve que le commiflaire civil s'eft oppofé à toute efpèce de raffemblement
dans la piovince du Nord,. réfide dans fa proclamation du
15 mars 1793. Avant de répondre à cette objedion , je ferai
d'abord une réfexion; c'eft que jufqu'à l'époque du
mars,
il feroit bien démontré que les commanes avoient % droit
de s'allembler, puifque ies coiens 1le font réfulter cêtte défenle que de la proclimarion du IS mars 1793.Mais cette
proclamation ne regarde pas du tont les comunes de la
province de Nord, ni celles de TOnef, ni cellesidurefte de
ia colonic, & vous allez en acquérir la preuvs. D'abord, il
leur plait d'appeler cet acte une proclamarion , tandis que
ce n'eft qu'une ordonnance relative à un Fait particulier qui
Seft paffé dansiaville du Cep, une ordonnance purement
relarive à la commme du Cap. Cela eft fi vrai que ie n'en
ai pas ordonné Fenrogifroment dans les corps admminiftratifs,
ni dans les autres communes de la colonie. P'ai ditdans Farticle V de cette erdonnence: fera cette ordonnance imprimée,
affchdes puilice O" Lejoi feral Lorique Tai fair dos proclamations cbligatoires pourla province du Nord, ou pour toute
autre pattic de la colonie, dens laquelle je mc trouvois,fai
E toujours dit: La préfonte prostemation fert enregifréc à la
commifion intermétaire, ain tribunaux Smuniaipalirés de la
province. J'ai (pécifié toujorrs lorique f'enresiftrement étoit
général; jai fpécifié toujours l'enresiftroment dans les tribunaux & minicipalités. 11 pe s'agit ici que d'un aéte particulier, rolarif à des faits arrivés dans la ville du Cap. Cet
ate particulier a été enregiftré à la commiflion intermédiaire
& à la mnicipalité du Cap feulement, ain@ que le Moniteur
irés de la
province. J'ai (pécifié toujorrs lorique f'enresiftrement étoit
général; jai fpécifié toujours l'enresiftroment dans les tribunaux & minicipalités. 11 pe s'agit ici que d'un aéte particulier, rolarif à des faits arrivés dans la ville du Cap. Cet
ate particulier a été enregiftré à la commiflion intermédiaire
& à la mnicipalité du Cap feulement, ain@ que le Moniteur --- Page 341 ---
général en fair mention. Ce n'eft pas tout; c'eft que les confidérans que vient de vous lire Page, ne font pas relatifs
aux afiemblées du.refte de la colonie. Fullent-ils relatifs à la
défenfe d'allembler les communes dans le refte de la colonie,
ils He feroienepas encore criminels, parce qu'une ordonnancé
ne frif peut être confidérée coime obligatoire que dans le difpoLe'difpofitif d'une ordonnance ou d'unaéte queiconque
elt obligaroire pour les jufliciables, eft obligaroire pour ceux
qui font placés dans l'étendue de lajurifdiction. Les confidérans ne font rien, ce font des motifs particuliers qui déterminent le rédaéteur alu réglement 5 mais le ditpolitif feul regarde les citoyens qui font founis à la jurildiction de l'autorité qui rédige le réglement. Or, > que dit le difpofitif de
l'ordonnance du 15 mars.
A n T I C L E r R E M I E R.
Notregroclamation relative aux raffemblemens s eft maintenue
de plus fort 3 Ipécialement en ce qui concerne les rafemblemens
de citoyens. Faifons en conféquence très-expreffes défenfes à
la municipalité du Cap de corvoquerla commune Ou toute e/pèce
d'affemblée, > jufqu'a notre retour EUL Cap 3 jufqu'a nos ordrss
ultérieurs.
Vous voyez que le premier article rappelle d'abord la
clamation du 30 novembre. Or, vous avez une occafion
vous convaincre
arge
que cette proclamation du 30 novembre ne /
concernoit que la municipalité du Cap. Il €n eft de même de
celle du.15 mars; csr elle dit d'une manière pofitive à l'article premier: La proclamation idu 30 novembre eft maintenue
de plus fort. Elle porte défenfe à la feule municipalicé du
Cap de s'aflembler; iln'ef donc pas queftion des autres communes. L'article II dit:
Enjoignons aux ofciers-msniopuus decre'plos cir on/p-Els
d l'avenir, de fe cenir dans les bornes de leurs fonttions cdans
l'obéifance due aix lois G à nos ordres, 6 ce fous les pein S
portées
les lois des 22 juin 6 17 avit. Cette injonchon
fere plus circonfpeét à lavenir; iln'ef pas quefion
Pam défenfe générale de s'aflembler pour les communes
Aas
niopuus decre'plos cir on/p-Els
d l'avenir, de fe cenir dans les bornes de leurs fonttions cdans
l'obéifance due aix lois G à nos ordres, 6 ce fous les pein S
portées
les lois des 22 juin 6 17 avit. Cette injonchon
fere plus circonfpeét à lavenir; iln'ef pas quefion
Pam défenfe générale de s'aflembler pour les communes
Aas --- Page 342 ---
de la province du Nord. Cette défenfe étoit & fe trouvoit
particulicrement réduite à la ville du
L'article III dit:
C
Cap.
approuvons la conduite de la commifiion intermédisire,
fpécialement l'arrêté par lequei elle nous envoie les délibérations de la municipalité, du 6 de ce mois 50,
Larticle IV porte réquifition au gouverneur 3 de tenir
frictement la main à l'exécution de la prélente ordonnance.
Vous voyez que dans tout le difpolitif de cette ordonnance
iln'etqueftion que de la ville du Cap, que de la
du Crp; que toutes les défenfes qui y font relatées, municipalité font
puremenr relatives à la feule ville du Cap. Le difpofitif devoit
êtie, ainfi; car dans le conlidérant, iln'eft parlé que de ce
quis'eft paileau Cap. L'ordonnance dont ilsagit commence
par ie vila du procès-verbal de la féance de la commiflion
intermédiaire de la parrie françaife de Saint-Domingue, d'un
arrêté de la commillien intermédiaire, des délibérations &.
adreffes de la municipalicé du Cap,
Vous voyez par le texte même de cette ordonnance 2
ce qui l'avoir caufée étoient purement des faits paffès dans que
la commune du Cap, purement relarifs à la commune du
Cap. Ony vife les arrerés de la municipaliré, &] les délibérations de'la commiflion intermédiaire 3 fur la
de
favoir s'il faut convoquer une affimbleecoloniale. Vous queftion
que dans le difpoficif il ne s'agit que dela défenfe de s'aflem- voyez
bler pour la convocation d'une affemblée coloniale. Page a
ciré deux confidérans, dans le fecond il eft dir: que les communes s'occupent à recueillir le voeu de la colonie 3 relatiyement
à la double repréfentation, 6 quc s'ils ne peuvent pas le recycillir, les commiffaires civils yfupplééroni eux-mimes a leur
arrivée au Cap. Dire que nous fuppléérons au veeu de la
colonie far la double
colonie
repréfentation 2 n'eft-ce pas dire à la
que nous convoguerenstrès-prochainemenr les affemblées électorales? Dire que nous fuppléérons au vaeu de la
colonie, qui ne fe manifelte pas, fur la néceflité d'exécuter
l loi du 22 août 1792,, n'efi-cc pas dire que nous ne nous
oppofons pas, que bienloin de nous oppofer à la loi du 22
août 2 nous f'exécuterons au contraire en convoquant les
affemblées électorales? Si dans ce confidérant il eft queftion
ee'la double repréfentation, c'eft pour annoncer à a c:lonis
ne fe manifelte pas, fur la néceflité d'exécuter
l loi du 22 août 1792,, n'efi-cc pas dire que nous ne nous
oppofons pas, que bienloin de nous oppofer à la loi du 22
août 2 nous f'exécuterons au contraire en convoquant les
affemblées électorales? Si dans ce confidérant il eft queftion
ee'la double repréfentation, c'eft pour annoncer à a c:lonis --- Page 343 ---
fommes gue nous allons convoquer les affemblées primaires, que nous
las de l'efpèce d'inertic de la plupart des communes
qui ne donnoient pas aux commillaires les renfeignemens
dont ils avoient beloin pour la convocation des aflemblées.
Le deuxième confidérant eft relatif à l'arrété de la municipalité du Cap; il prouve encore mieux quel'ordommance
eft intervenue à ce fujet, étoit pour la municipalité du
Si cette
E
ordonnance, purement relative à la municipalité du
Cap, n'a pour objet qu'une défenfe faite à la commune de
s'aflembler, On ne peut pas en tirer d'induétion,
par les confidérans eux-mêmes, on voit que ce n
que un
acte
RaG
parriculier qui regarde la ville du Cap feule, &
ne
fouffrir
aaar
d'exrénfion au refte de la province du Nord.
SC"m me réfume & je dis que je crois avoir prouvé
les
communes de la.cclonie n'ont pas exécuté, & n'ont que demandé à exécuter la loi du 22 aoft ; que les commiflaires pas
civils au contraire, ont réuni tousles moyens d'exécution de
cette loi; que le commiffaire civil dans la province du Nord,
en envoyant des députés qui font aujourd'hui dans le fein
de la Convention nationale > s'eft foumis à l'exécution de
la.loi.
Th. Miller : Je dois relever une erreur de date : la lettre de
la municipalité du Port-au-Prince pour inviter les communes
à former les affemblées deftinées à nommer les électeurs,
du Ier mars 1793. Sonthonax a dit qu'alors il étoit impotible eft
d'envoyer avec fûreté les députés de la colonie à la Convention nationale, à caufe de la guerre qui étoit déclarée à
T'Angleterre le 2 février 1793 5 Or, vous voyez qu'il étoit
impollible qu'on eût envoyé en vingt-fix jours de Paris à
Breft cu dans d'autres ports les dépêches qui
ces événemens, > & qu'elles fuflent parvenues à annonçoient Saine-Domingue & connues au Pore-an-Prince le premier mars; elle
a donc agi de bonne foi, & l'on ne peut pas-lui
d'autre intention que d'envoyer au plerôr des députés fuppofer à la
Convention nationale.
Sonchonax : Je réponds à Millet, d'abord que je n'inculpe
pas les intentions de la commune du Port-au-Prince; que
lorfque j'ai dit que le but des colons devoit être de provoquer
la réunion la plus prompte des aflemblées qui devoient nommer des députés à la Convention nationale, j'ai dit qu'aux
A a4
ui
d'autre intention que d'envoyer au plerôr des députés fuppofer à la
Convention nationale.
Sonchonax : Je réponds à Millet, d'abord que je n'inculpe
pas les intentions de la commune du Port-au-Prince; que
lorfque j'ai dit que le but des colons devoit être de provoquer
la réunion la plus prompte des aflemblées qui devoient nommer des députés à la Convention nationale, j'ai dit qu'aux
A a4 --- Page 344 ---
termes même de la lettre de la municipalité du Fort-auPrince, ces députés ne devoient partir que par"le convoi.
là Thomas nouvelle Millet, de la pour infirmer ce que j'ai dit, a répliqué:
Convention nationale guerre le avec T'Angleterre, décrétée par la
au Port-au-Prince le 2 février, ne pouvoitpas être connue
auroit
avoir
premier mars; ablolument parlant, on
pu
cette nouvelle au Port-au-Prince le premier
mars; mais je conviens qu'on ne l'avoit pas reçue officiellement. Avant qu'il fût queftion de la déclaration de guerre à
l'Angleterre, quin'a été promulguée au
fur
de mars 1793, il y avoit un embargo général Cap que dans toute la fin, la
feil colonie,
j'avois ordonné d'après les inftructions du conCRAINEI La guerre aveclAngleterre n'étoit pas
mais elle étoit preffenrie; on étoit prefque fûr qu'elle déclarée, feroir
déclarée, & le confeil exécutif avoit donné ordre aux commiffaires civils de mettre embargo, & cet
mis dans les premiers jours de
& c'eft embargo la nouvelle a été
de cet embargo qui a déterminé février; la commune du Port-auPrince à dire que les députés à la Convention nationale ne
pouvoient arriver en France que par l'eicorte du convoi;
d'ailleurs, je ne crois pas qu' on puiffe inculper les commiflairas civils pour une précaution qu'ils auroient
allirrer le voyage des repié éfentans de la colonie. prife pour
Le préfident : Quel étoit le nombre des communes dans
chacune des trois provinces, & la population
deux clafles d'hommes libres?
refpedtive des
Sonthonax : La population du Nord, en hommes
éroit de moitié plus confidérable que celle de chacune libres, des
deux autres provinces.
Daxbonneau :Je crois que Sonthonax fe trompe : la
vince de l'Oueft contient le plus grand nombre
libres; la ville du
hiectnes
Cap étoit bien celle qui renfermoit le
d'hommes libres, mais les campagnes étoient petires.
plus
vince de IOueft étoit la plus populeufe.
La proLe préfident: Quel étoit le nombre des communes?
Daubonneat : Il y avoir vingt-fix paroiffes dans le Nord:
quinze dans le Sud, treize dans IOuefts- mais il y avoit des
fubdivificns qui n'étoient pas conftatées légalement. La
pulation des homines libres à Saint-Domingue étoit de
dont
otainte
mille,
vingt-huit à trente mille noirs.
de IOueft étoit la plus populeufe.
La proLe préfident: Quel étoit le nombre des communes?
Daubonneat : Il y avoir vingt-fix paroiffes dans le Nord:
quinze dans le Sud, treize dans IOuefts- mais il y avoit des
fubdivificns qui n'étoient pas conftatées légalement. La
pulation des homines libres à Saint-Domingue étoit de
dont
otainte
mille,
vingt-huit à trente mille noirs. --- Page 345 ---
Le préfdent,s Nous parlons d'bommes libres de toutes,
Ltoare
1 Thomas Millet : Soixante-dix mille environ.
des
Sonchonax : Si la commiflion veut. avoir à cet égard
renfeignemens certoins, eile peur les srouver dans les burcaux
de Dalbarade: ic receniement des homies libres a été fait
en, 1788, par Marbois; ce recenlement eft le plus exac qui
ait été fait dans la colonie, & porre la population blanche
de Saint-Domingue à trente mille individus, & à vingt-fept
Qil vingr-hui: mille le nombre des individus de couleur.
T. Miller: Cette population fur-elle au point ou la porie
Sonthonax, , ceile des hommes de couleur devroit être beaucoup moindre, car il y avcit au moins les deux tiers dus
fenmes; &, s'il étoit néceliaire,. CIl vous expliqueroitpoquoi. Daubonneau : Je remettrai demain à la commiflion le rd
levé du travail de l'intendant Marbois. Je crois que la popularion des homnes libres étoit de foixante mille individus.
Clauffon : Surlefquels ily avoit quarante à quarante-cing
mille blanes.
Lc prefident : La commiflion arrêre que les débats font
fermés fur le fecond chef d'accufaticn , fauf à Bruiley.
à produire les pouvoirs donnés aux délégués de Sonthonax
& Polverel,, qui ont. arrèté Derasis.
Brulley fait lecture du troifiéme chef d'accufatien.
Brulley :Le premier corollaire dece chef porte : Ils
p-rmis aefaire des ois_fous le noin de procluimations &
SAEE
nances. Senchonax: : J'ai remarqué que, dansles faits à T'appui de
ced chcf, ilen eft qui onr déja été treités, tels, par exoinplo,
que la formation de la commiflion ingermédinite.1 Y a bien,
un fait qui na pas éré trairés ceft l'ufurpation du poavoir
légillatif par la commiffion intermédiaire : cclei-lk doit être
maintenu; mais je crois que, dans la férie des - fairs indiqués,
par les colons, ilen eft qui cnt deja.ens traités, & qei dèslors dcivent etre fupurinés, parce qu'il n'ef pas dans Tintention deia commiflion de perpétuer les débats fur les objets
auxquels fai déja répondu.
L: prefdont : La cormifkon vcrra, lorfque les ciroyens
ire : cclei-lk doit être
maintenu; mais je crois que, dans la férie des - fairs indiqués,
par les colons, ilen eft qui cnt deja.ens traités, & qei dèslors dcivent etre fupurinés, parce qu'il n'ef pas dans Tintention deia commiflion de perpétuer les débats fur les objets
auxquels fai déja répondu.
L: prefdont : La cormifkon vcrra, lorfque les ciroyens --- Page 346 ---
eolons ils
traiteront ces objets, s'ils s'écartent du chef
On: rapport.
auquel
Breliy: Nore intention n'a jamais été de
a déja eré dit. J'ai dit: Ils
de répéter ce qui
jous ie t.ere de proclamations . ordonnances. Jont permis faire des lois
Folverel ont donc, fous ces dénominarions, Si fait Sonthonax de
&
actes dans la
point de doure qu'ils font
pareils
d'avoir outre- RTs palle fomme de pouvoirs dont ils coupables
inveftis. L'intention de la France ne fut
étoient
dans les colonies des hommes
jamais d'envoyer
elle ne vouloit que des commillaires chargés d'y faire des lois;
& non des hommes chargés de leur chargés confectioni. de les exécurer,
Folverci & Sonthonx fe font permis de faire Cependant
ont cri leurs proclamarions & leurs ordonnances des au-delfus lois, &c
des lois. Cette monitruofté dans leur conduite vous
fans dowre; mais eile eft prouvée par leurs
étonne
je me botne à citer une feule de leurs propres actes, &,
vous en convaincre: dans une proclamarion expretions, ils difenr:Nous qui va.
Léger-Félicité ticution
Sonthonax, 6..
. elle eft relative à l'in(-
d'an tribunal extreerdinaire; elle eft du 8
1793, datée du haut du Cap. J'oblerve que cette février
mation fera lue en entier dans fon
procladu tribunzl; dans ce moment je me temps, borne quand à citer on cette parlera feule
expreflion : Art. IV. S'il s'éleyoit qselque dificulefur la compitence des juges, TOuS ordonnons qu' 'elle nous foit
pour étre vuidce
rapportée
ordonnane: contraire. friechamp, Ainfi dérogeant pour CCL efec a touze.
fe croyoi: autorife à faire donc, des lois, non-feulement mais
Sonrhonax
aux lois faites qui génoient fa volonté. encore à déroger
Il eft donc bien clair qu'il s'eft permis de faire des
fcus le titre de proclamations, & quilseft même
lois
deffus de la loi.
élevéauLe fecond corollaire eft qu'ils ont formé une
intermédiaire. La formation de cette commiflion commiffion
eft bien prouvée par les débats antérieurs; 5 d eft intermédiaire certain
dans cette formation, il y a une ufurpation du pouvoir
giflatif,
RTE
parce qu'il n'appartenoit pas à Polverel &
nax de changer les dilpolicions des
qui vouloient Sonthoimpérieufemant qu'il fit formé, non une
intermédirire, mais une
semacain
affemblée coloniale. Il ne leur appar-
commiflion commiffion
eft bien prouvée par les débats antérieurs; 5 d eft intermédiaire certain
dans cette formation, il y a une ufurpation du pouvoir
giflatif,
RTE
parce qu'il n'appartenoit pas à Polverel &
nax de changer les dilpolicions des
qui vouloient Sonthoimpérieufemant qu'il fit formé, non une
intermédirire, mais une
semacain
affemblée coloniale. Il ne leur appar- --- Page 347 ---
renoit
d'intervertir l'ordre exprès qu'ils avoient de faire
exécuter pas la loi du 4 avril; il ne leur appartenoit point la loi; de
prendre d'autres mefures que celles prefcrites Ben avéréa
donc la formatien de la cominiflion intermédiaire
eft une ufurparion réelle du pouvoirl légillatif. le droit de confir-
- Troilième corollaire. Ils fe Jone arrogé
mer Oi infirmer les posvoirs du perple.
avoient
- Nous venons de vous oblerver tout-à-l'heure qu'ils eft avéré
formé une commiflion intermédiaire, & le fair
par
les débats précédens. Dans la formation même de ce corps, le
nous trouvons que Polverel & Sonthonax fe font arrogé
droit de confirmer ou d'infirmer les pouvoirs du peuple 5
& voici comment : vous devez veus rappelet que dans de cette lafcommillion intermédiaire fe trouvoient fix mémbres Sonthonax
femblée coloniale & fix hommes de couleur, que ils vous ont
& Polverel ont eux-mêmes nommés. A ce fujet exercé les droits
dit que les hommes de couleur n'auroient pas avoit formé des
que leur donnoit la loi du- 4. avril, f on
allemblées primaires', & qu'ils ont trouvé beaucoup plus ils
fimple, eux, de former une commillion intermédiaire;
ont trouvé plus fimple de choifir fix hommes de couleur Il eft pour de
pour les placer dans la commiflion intermédiaire. ce font
fait que le choix eft de leur propre mouvement, que
leurs créatures qu'ils ont placées dans ce corps. Of, puifque
devoit êue, fuivanr eux, un
cette commiflion intermédiaire
devoit avoir
corps repréfenta if de la colonie, puifqu'elle coloniale, certes, en
les mêmes pouvcirs que l'allemblée
une affemblée COchangean: le décret qui vouloit quilyedt devoient-ils conferver
loniale, encore Polverel & Senchonax
dans la formation de la commiflion intermédiaire, ,ce que
dit la loi relativement à tout corps qui a la faculté intermédinire repréfentative 5 les membres de la commiflion dans les affemblées
devoient donc être nommés par le peuple
commifprimaires; & fot-il même legalement décidé qu'une ccloniale, ello
fion intermédiaire dût remplacer Taffemblée
ne ponvoir ètre effentiellement corps légillarif, clle ne
voit être vraiment commiflion intermédiaire dans le cas Tons
fubftituée à une allemblée coloniale, qu'aurant qu'elle auroit
été nommée par le peuple; qu'autant que tous & chacun
de fes membres feroient inveftis des pouvoirs du peuple
fot-il même legalement décidé qu'une ccloniale, ello
fion intermédiaire dût remplacer Taffemblée
ne ponvoir ètre effentiellement corps légillarif, clle ne
voit être vraiment commiflion intermédiaire dans le cas Tons
fubftituée à une allemblée coloniale, qu'aurant qu'elle auroit
été nommée par le peuple; qu'autant que tous & chacun
de fes membres feroient inveftis des pouvoirs du peuple --- Page 348 ---
N'avoir membres pas confaltéle peuple, ne lgi avoir pas fait élire les
bien s'être qui compofcient la commifficn intermédiaire, c'eft
nul
arrogé le droir d'infirmer les pouvoirs du
:
nul ne pouvoir s'arroger le droit de nommer ces fix peuple:
autre que le peuple ne pouvoir donner des membres,
ces fix momiares; & quand Polverel & Sonthonax pouvoirs fe font à
permis de le fnire, nous avons le droit de dire
fe font
arrogé le droit de cenfirmer ou d'infirmer les qu'ils pouvoirs du
Beuple, Il y a plas, il vous a été lu, dans le ccurant des
debars, une lettre concernant le procureur de la commune
Lavergne, la
relativement à fa nomination de procureur de
commune du Cap; vous avez dû y remarquer ces exprefje fiensimoijeal le
pourrois contrarier le veeu de la commune, &
feul confirme. Ea Sonthorax. Donc Sonthenax s'eft cru
en drcir de confirmer cu d'infirmer les éleétions de la
commune ; donc Sonthonax, fous ce, rapport, s'eit encore
arrogé le droiz de confirmer ou d'infirmer les pouvoirs du
peuple; donc il s'eft CrL invefti du pouvoir légiflatif, car il
n'appartien: de
qu'à ceux qui font inveltis du pouyoir
caifer ce qui eft le refulrar du veeu d'une commune, légiflarif
thonax avoir Tempire des téquifitions, la police dans les Son- affemblées primaires; le droir de décider de l'éligibilité des
ciroyens; mais il n'avoir pas le droit d'infirmer le veu d'une
commune,
que ce droit n'apparcient
latif; donc RAEe fous ces diférens qu'au-corps légifle pouvoir legillatif.
rapports, a ufurpé
Th. Milier : Le quatième corollaire du troifième
ces mors: Après avoir difous tous les
populaires, chef porte
établi des corporations Lncorfizsgiamaulles. corps
iis ont
Je n'entrerai point dans la difcuflion de T'érabliffement de
la ccmmifion intermédiaire, que nous avons bien
être une corporation inconfirationnelles, La
prouvé
des cemmiffaires civils, , du 12, oétobre
proclamation
ticle II.
1792, portoit, aret Les municipalités qui ont été
3) depuis-la promulgation &c fuivant compofées la
provifoirement
3,
forme de la loi du
4 avril, feront confervées, fauf l'effer des
>> légales. 23
réclamations"
de
la ccmmifion intermédiaire, que nous avons bien
être une corporation inconfirationnelles, La
prouvé
des cemmiffaires civils, , du 12, oétobre
proclamation
ticle II.
1792, portoit, aret Les municipalités qui ont été
3) depuis-la promulgation &c fuivant compofées la
provifoirement
3,
forme de la loi du
4 avril, feront confervées, fauf l'effer des
>> légales. 23
réclamations" --- Page 349 ---
La commune du Cap avoit forme, le premier novembre,
une municipalité conformément à la loi du 4 avril. .
Sonthenax : La commiflion a oidonné que les débats fe
feroient verbalement, & Th. Millet lit.
Thomas Miller: Je ne lis que les dates des pitces que je
cite.
La commune du Cap, conformément à la loi du 4 avril,
avoit formé une municipalité : les notables feuls ne farent
pas élus; lamunicipalité fur contervée en fondions, & cette
municipalité, élue conformément à la loi, ne fur point mife
en exercice. Le 19 décembre fuivant, la' maunicipalité provifoire du Cap, empreflée de voir exésuter la loi, fit une
adreffe à Sonthonax pour lui demander l'infallation de la
municipalité formée en vertu de la loi du 4 ayril, & l'élection des notables. Sonthonax répondit
la nouvelle municipaliré (eroit inftallée, mais que les ambRe de l'ancienne
municipalité feroient confervés. Il eft donc bien démontré
par-là que Sonthonax a iis à la place des notables qui devoient être élus, conformément à la loi du 4 avril, ceux qui
avoient été élus avant l'exéeution de cette loi.
Aprèslincendie, du Cap, la municipalité diffoute par Sonthonax, fut remplacée par un bureau municipal créé par
fa proclamation du 27 juiller. Voila donc, après ces grands
événemens > la ville du Cap; villesres-Borilfante, livrée au pillage; voilà donc l'adminiftration de cette ville dans le plus
grand défordre, livrée à une fimple corporation de l'insticuticn de Sonthonax; voilà donc dans cette ville la preuve
Sonthonax a remplacé les corps conftirutionnels par des Outs
porations inconfinutionnelles & de fa formation.
Sonthonax: De quelle date eft l'aôte dont vous parlez ?
Millet : Du 27 juillet 1793.
Lepréfident (à Sonthonax): : Tu vois bien que Millet n'a
pas lu de difcours écrit.
Daubonn:ay : Le cinquième coroilaire porte : Ils ont levé
des contributions fans le confenternent des contribuables. Et en
effet, citoyens, ilya eu plufeurs impolitions faites parPolverel &c Sonthonax; l'impofition du quart da revenu dansla
province du Nord, 80 différontes autres dans les aurres
parties de la colonic :au Port-au-Frince il y a eu une im-
que Millet n'a
pas lu de difcours écrit.
Daubonn:ay : Le cinquième coroilaire porte : Ils ont levé
des contributions fans le confenternent des contribuables. Et en
effet, citoyens, ilya eu plufeurs impolitions faites parPolverel &c Sonthonax; l'impofition du quart da revenu dansla
province du Nord, 80 différontes autres dans les aurres
parties de la colonic :au Port-au-Frince il y a eu une im- --- Page 350 ---
polition forcée de 450,900 livres; au Cap ily a eu une inspoliton forcée de 672,000 liv.s les contribuables n'ont
été appelés. Sonthonax a dit, dans le cours de ia difcutlion, pas
qu'il étoit fuffifaminent autorifé
la loi du 6 RLrs', ou
plucéc que le décret du 6 mars Fatadt jultifié relativement
à l'impolition du quart du revenu, Mais,
à cette époque, Folverel &
citoyens, quand,
Sonthonax, ou plurôt
nax
Soncho-
> car il étoit feul, a mis limpofition du
du revenu dans le Nord, il étoit certain qu'il ne devoit quart pas le
faire, & iles voulut faire fanctionner fa décifion à cet
le gouverneur-général Defparbès refufa fa fanétion, égard; & ta
de Ce fait fe trouve dans les archives de la commisEn Il a été offert à Defparbès, pour la fanétion de cet
acte, la fomme de 66,000 liv., qu'il a refufée.
Sonthonax : Par.qui cette fomme a-t-elle été offerte?
Verneuil : Par Polverel & Sonthonax. 1
Sonzhonax : La preuve.
Daubonneu : Ele eft dans les archives de la
c'eft la déclaration de Defparbès.
commiffion;
Le préfident: Quelle eft cette pièce ?
Daibonneau : Elle eft dans les archives.
de cette pièce, ce fait feroit encore prouvé par Indépendamment la déclaration
de Defparbès faite au tribunal révolutionnaire.
Le préfident : Indique d'une manière précife la
tu dis être dans les archives, de ia commiflion. pièce qus
Daubonneau : Elle a été mife fous le Icellé &
aux
archives de la commillion des colonies.
dépofée
Pagr: : Je demanderai que le citoyen Fouché veuille bien
me communiquer les pièces que j'indiquerai. Il y a trois.
déclarations de Defparbès à cet égard, qui ont été extraites
de VOS archives.
Daubonneau : Vous trouverez cette preuve -
Sonthonax : Il et néceffaire que je voie cette pièce,
Lc préfident : On va la chercher.
Daubonneau : Il y a mieux : limpofition de 450,0c0 liv.
-a été faite ail Port-an-Prince par Polverel &
qui non - feulement
Sonthonax,
n'ont pas confulté le peupie, mais ils
ont encore dit que dans le cas ot cette fomme ne feroit
pas payée dans un temps donné, ils fe refcrvoientdindiquer
uve -
Sonthonax : Il et néceffaire que je voie cette pièce,
Lc préfident : On va la chercher.
Daubonneau : Il y a mieux : limpofition de 450,0c0 liv.
-a été faite ail Port-an-Prince par Polverel &
qui non - feulement
Sonthonax,
n'ont pas confulté le peupie, mais ils
ont encore dit que dans le cas ot cette fomme ne feroit
pas payée dans un temps donné, ils fe refcrvoientdindiquer --- Page 351 ---
les citoyens qu'il faudrolt arrêter, jufqu'à ce que la perception de cette forume ait eu fon effer.
(Il lit: :)
Au N OM DE LA RÉPUBLIQUE PRANGAISS.
Proclamation du 24 avril 1793.
ec Nous Érienne Polverel & Léger-Félicité Sonthonax,
commillaires civils, &c.
>> La commune du Port -au- Prince nous a mis dans la
dure nécellité de déployer contr'clle les forces de la République : c'eft à elle de payer les frais de la guerre.
>> L'article V du décrer du 28 février 1790 fur la tranquillité publique dit : Lorfqu'il aura été caufé quelque dommage par un artroupement, la commune en répondra, fi
elle a été requife, & fi elle a pu l'empècher, fauf le recours
contre les auteurs de Tattroupement.-
>> Iln'eft Fas en notre pouveir de faire remife de la peine
pécuniaire que la commune, du Port-au-Prince a encourue
pour mettre la colonie en état de défenfe contre la ligte
des tyrans européens. Nous avons befoin de ne faire aucune
fauffe dépenie & de ne détourner aucune de nos rellources
de l'emploi auquel elles font deltinées. En confequence,
nous avons ordonné & ordonnons ce qui fuit:
AR T I C L E P R A M I E R.
3 Dans trois jours pour tout délai, à compter du jour
de la publication de la préiente proclamation : la commune
du Port-au-Prince fera verfer dans la caille du tréforier de
la ville la fomme de 450,000 liv., à quoi demeurent Axees
les dépenfes de T'expédition que nous avons été forcés de
faire pour réduire les rebelles qui s'étoient rendus maitres de
la ville,
I I.
N Jufqu'à ce que ce paiement ait été effedtué, il ne
fortir de la ville du Port-au-Prince aucune perfonne IRRTIS
commune
du Port-au-Prince fera verfer dans la caille du tréforier de
la ville la fomme de 450,000 liv., à quoi demeurent Axees
les dépenfes de T'expédition que nous avons été forcés de
faire pour réduire les rebelles qui s'étoient rendus maitres de
la ville,
I I.
N Jufqu'à ce que ce paiement ait été effedtué, il ne
fortir de la ville du Port-au-Prince aucune perfonne IRRTIS --- Page 352 ---
a
aucun efclave, aucuns efets 3 denrées ni marchandifes,
foit par terre, foit par mer, fans une permiflion expreffe di
cominandant de la place.
III:
23 Au défaut de paiement dans ledit délai de trois jours s
la commune y feri contrainte, foit Par la failie & la vente
des propriétés mobiliaires, foit par Temprifonnement.des
ciroyens les plus aifés qui feront par nous indiqués.
I V.
39, Pour opérer le rembourfemen: de ladite fomme de
450,000 liv. à ceux qui en auront fait l'avance, la municipalité di Port-au-Prince eft & demeure autorifée à l'impoler par fois additionnels, au prorata des faculés de chaque
ciroyen.
V.
35 Ne feront compris dans cette impolition ceux des citoyens du Port-au-Prince qui font venus faire leur fervicé
dans l'armée de la République contre les rebelles de ladite
ville.
VI
32 Ordonnons à la. municipalité , fous la refponfabilité
perfonnelle & colleétive des membres qui la compofent,
d'exercer & pourfaivré fans délai de recours de la commune
contre les auteurs de la révoite pour larr rentrée deldites
450,000 liv.
>> Fait au Port-au-Frince le 24 avril 1793, l'an 2 de la
République françaife.
23 Signé, POLVEREL, SONTEONAX.
>> Par les commiffairés civils de la République.
Signé, O. F. DEPICH, feprécaire de la cormifton."
Ainfi,
'exercer & pourfaivré fans délai de recours de la commune
contre les auteurs de la révoite pour larr rentrée deldites
450,000 liv.
>> Fait au Port-au-Frince le 24 avril 1793, l'an 2 de la
République françaife.
23 Signé, POLVEREL, SONTEONAX.
>> Par les commiffairés civils de la République.
Signé, O. F. DEPICH, feprécaire de la cormifton."
Ainfi, --- Page 353 ---
Ainfi, citoyens, j'ai eu raifon de dire que ces différenres
contributions ont été faires fans le confentement des contribuabl-s, & que l'acke inêmne qui ordonne cette contriburion eft une ufurpation du pouvoir légiflatif
- Th. Millet : J'ajoute que le décret du 6 mars
la conduite de Polverel & Sonthonax, relative à approuva
du quart du revenu ; mais ilyaà cet égard une T'impofition obfervation
importante à faire, c'eft que Sonthonax l'avoit ordonné
Polverel l'avoit défendu. Ainfi la Convention, qui n'étoit &
pas inftruite de cela, a, d'une part, approuvé
établie par Sonthonax, & de lautre la défenfe l'impofition faite
Polverel de la percevoir.
par
Sonthonax : je demnande la paroie . -
Le préfident : Tun'as pas la parole. Il ne peur y avoir de
débats en ce moment.
Brulley : Le fixième corollaire eft ainfi
: Au
de P'article III de la loi du 22 juin, Sonthonax conçu a créé mépris 6 organife, pour la province du Nord, 272 tribunal compefé de
cing juges fans aucuns jurés ; s'efl réfervé la nomination des
juges, leur a actribué des honoraires Bs'efhn réfervéle drcit de
prononcer far leur comp:tence, > dérogeant
cela dtouce loi
déja cxiftante. Citoyens > par fuite de
ou
des
crimes de
plutôt
ifmeur
Polverel & Sonthonax, ils fe font crus autorifés,
puifqu'ils faifoient des lois & inftiruoient des
ils
fe croyoient fupérieurs au pouvoir légiflatif; ils tribunaux; fe croyoient
dominateurs fouverains de Saint-Domingues dès-lors, ils fe
croyoient en droit d'organifer des tribunaux &c de
du pouvoir judiciaire. Voici une proclamation de difpofer
qui va vous prouver de quelle manière lui,
Sonthonax
organifé un tribunal au Cap; 5 nous rapprocherons Sonthonax, enfuite a
l'organifation de ce tribunal du décret du 22
à fes pouvoirs, & nous verrons fi Sonthonax s'eft juin, conformé relatif
à ce que le décret du 22 juin lui ordonnoit. Je commence
par bunal. laleéture de la proclamation portant organifation du triCommiffion ciyile de la République.
cc Nous Leger-Félicité Sonthonax, commiffaire national
Tome V. Cinquante-uniëme liyraifon.
B b
uite a
l'organifation de ce tribunal du décret du 22
à fes pouvoirs, & nous verrons fi Sonthonax s'eft juin, conformé relatif
à ce que le décret du 22 juin lui ordonnoit. Je commence
par bunal. laleéture de la proclamation portant organifation du triCommiffion ciyile de la République.
cc Nous Leger-Félicité Sonthonax, commiffaire national
Tome V. Cinquante-uniëme liyraifon.
B b --- Page 354 --- -
civil délégué aux Iles françaifes de l'Amérique fous-le-vént,
pour y. uétablir l'ordre & la tranquillité publique ;
>> Confidérant que le nombre des prifonniers faits par
les armées de la République augmente tous les jours 2 &
que bientôt les prifons de cette ville. ne pourront plus les
contenir, fi nous ne prenons des mefures pour abréger les
détails & la forme de la procédure criminelle qui a lieu
dans cette colonie , fuivant l'ordonnance du mois d'août
1790;
>> Confidérant qu'il eft inftant de rendre des bras à la
culture de la terre,, de faire triompher l'innocence et de punir
le crime;
33 Confidérant que les coupables auteurs de la révolte
des efclaves ne fauroient échapper au glaive des lois, que
par l'effet d'une compallion criminelle ou d'une connivence
atroce 5
>5 Confidérant que le véritable moyen d'affurer le triomphe
de la juftice humaine eft d'établir une lutte égale entre laccufateur & l'accufé, &c d'entourer le juge de toutes les
formalités capables d'empècher les triftes effets de la haine.
ou de la prévention i
s5 Avons ordonné & ordonnons ce qui fuit:
Ar T 1 C L E P R E M I E R.
>> Il fera établi un tribunal criminel extraordinaire compofé d'un accufateur public, de cinq juges & d'un greffier,
eous choilis & commilflionnés par nous.
II.
>> Tousles hommes libres ou non libres, faits prifonniers
dans la province du Nord, depuis le cominencement de
Iinfurreétion des efclaves; & pour caufe d'icelle, feront
conduits dans les' prifons duCap, dénoncés à l'accufateur public > qui donnera fur-le-champ fa remontrance en
plainte au tribunal, à peine d'interdiction & de I0OO livres
d'amends applicablos aux hôpitaux militaires.
Tousles hommes libres ou non libres, faits prifonniers
dans la province du Nord, depuis le cominencement de
Iinfurreétion des efclaves; & pour caufe d'icelle, feront
conduits dans les' prifons duCap, dénoncés à l'accufateur public > qui donnera fur-le-champ fa remontrance en
plainte au tribunal, à peine d'interdiction & de I0OO livres
d'amends applicablos aux hôpitaux militaires. --- Page 355 ---
III
>> Ordonnons aux municipalités, 3 fénéchauffées & commandans des camps de cette province, chacun en ce qui le
concerne , de nous enyoyer fous bonne & sûre garde, &
dans le plus bref délai polible, tous les hommes libres ou
non hbres faits prifonniers , comme il eft diz en l'article
précédent, depuis le commencement de linfurrection.
IV.
>> S'il s'élevoit quelques conteflations fur la compétence
des juges, nous ordonnons qu'elles nous foient rapportées
pour être vidées fur-le-champ, dérogeant pour cela à toute
ordonnanee contraire.
V.
9> Tous les jugemens rendus par le tribunal criminel extraordinaire feront en dernier reffort; ils ne pourront en
aucun cas être fujets à T'appel.
V I.
>> Le juge qui fera fubir le premier interrogatoire, dér
clarera à lacculé qu'il fera jugé par le tribunal criminel extraordinaire, & fans appel; il en fera mention fous peine
d'interdidtion.
N
VII
>> L'ordonnance de 1670 & les édits, déclarations & réglemens concernant la matière criminelle, continueront d'ètre
obfervées en tout ce qui n'eft pas contraire à la préfenre Ordonnance, & aut décret rendu par l'AMlemblée nationale le
2 octobre 1789, fansionné par, lettres patentes du même
mois, & promulgué le 3 novembre même année, Iequel
fera imprimé, publié & affiché par-tout ou befoin fera.
VIII
>> La moitié des notables qui doivent être nommés par la
Bba --- Page 356 ---
municipalité du Cap, en exécution dudir décret, fera
parmi les citoyens de couleur & nègres libres,
prife
IX.
3) Il fera dreffé deux minutes des. jugemens
elles feroar fignées par les juges;l'une demeurera criminels, &
du tribunal > & l'autre nous fera rapportée, à au greffe
terdiétion contre les juges, &c de mille livres peine d'inF'article payables IL. par chacun d'eux & applicables comme il d'amende eft dit en
X,
33 Expédition de la préfente ordonnance fera
municipalités & aux commandans des différens envoyée de aux la
province du Nord, lue, publiée & affichée
camps
iera.
par-tout ou befoin
>x Mandons à la commiflion intermédiaite
adminiftratifs &, aux tribunaux de cette
3 aux de corps
faire tranfcrire fur leurs regiftres, lure, province, publier & la
ficher,
af-
>9 Requérons le citoyen gouvetneur-général de tenir
à fon exécution,
la main
32 Donné au hautdu Cap, le 8 février
de la République,
1793 s l'an premier
e Signe, SONTHONAX.
s Parle commiffaire civil de la République.
3> Signé, O, E.DiLPreH, fecrétaire de la comzailfien 2>,
de Voilà une proclamation ou plutôt une ordonnance revêtue
toutes les anciennes formes qui inftituent un tribunal,
Avant d'entrer dans les détails de la monfruofité de ce tribunal, de fon organifation, & de prouver combien clle eft
contradictoire à tous les principes reçus en France, il faut
AX.
s Parle commiffaire civil de la République.
3> Signé, O, E.DiLPreH, fecrétaire de la comzailfien 2>,
de Voilà une proclamation ou plutôt une ordonnance revêtue
toutes les anciennes formes qui inftituent un tribunal,
Avant d'entrer dans les détails de la monfruofité de ce tribunal, de fon organifation, & de prouver combien clle eft
contradictoire à tous les principes reçus en France, il faut --- Page 357 ---
i
pir fis Sonthonax avoit effedtivement le droit d'inftituer un
libunal pour faire cet examen. Je tiens dans ma main la loi.
- 22 juin. 1792, oà fe trouvent les pouvoirs de Sonthox, donnés parle corps légiflatif. Nous allons voir SlAC
mblée nationale a eu l'intention de donner à Polverel &c
bnthonax le droit d'inftituer les tribunaux, le droit d'ornifer à Saint-Domingue le pouvoir judiciaire.Je vois dans
tte loi l'article III portant : Les commillires-civils, en
rendant l'organifation définitive des corps judiciaires dans
colonie, pourront rétablir & remettre provifoirement en
tivité les anciens tribunaux, rant de première inftance que
dernier reffort; transférer les féances defdits tribunaux
ns les lieux oû les circonftances l'exigeront. En cas d'abnce, mort ou démiffion, > les commiffaires civils
ront au gouverneur-genéral un nombre de fujets ayant préfen- les
palités requifes pour être jugées, double de celui des places
cantes; & le gouverneur fera tenu de choifir
les
jets préfentés, & leur donnera des commiffions parmni
ires. Voilà, > citoyens, > l'énoncé de l'article III de provi- la loi
22juin. Vous remarquez, par cet article de la loi,
Aflemblée nationale n'a jamais eu l'intention de donner
blverel
.
& Sonthonax le droit d'organifer le pouvoir judiaire à Saint-Domingue. Loin d'avoir eu cette intention,
us voyez qu'elle leur prefcrit impérativément > en attennt l'organilation définitive des corps judiciaires de la COnie, de rétablir provifoirementies anciens tribunaux, tant
première inflance que de dernier reffort. Sonthonax &
blverel, à leur artivée dans la colonie & depuis leur arée, ne devoient pas s'écarter de cette loi, ne devoient
S enfreindre la volonté bien exprimée du corps légiflatif;
devoient rétablir les anciens tribunaux; ils devoient
oirement les mettre en asivité : mais ils ne devoient protituer des tribunaux contraires à tous les principes ; "a:
devoient, pas fe permettre d'en nommer eux-mêmes les
embres; cependant dans I'article premier Sonthonax
s feront toas nommés é commilfionnés par nous. Les dit: difitions de la loi font diamétralement oppofées à cette
oclamation. Non feulement je lis dans la loi
n'ont s
S le droit d'infituer des tribunaux s mais qu'en qu'ils cas de
prt ou d'abfence des titulaires , ils n'ont pas même le droit
:
devoient, pas fe permettre d'en nommer eux-mêmes les
embres; cependant dans I'article premier Sonthonax
s feront toas nommés é commilfionnés par nous. Les dit: difitions de la loi font diamétralement oppofées à cette
oclamation. Non feulement je lis dans la loi
n'ont s
S le droit d'infituer des tribunaux s mais qu'en qu'ils cas de
prt ou d'abfence des titulaires , ils n'ont pas même le droit --- Page 358 ---
de les remplacer; ils Mont obligés de préfenter un nombre
double de lujets, & c'eft le gouverneur général qui choili
parmi ces fujets 2 & qui provifoirement les, commic
fionne. Sonthonax a donc doublement enfreint la loi, en d
que d'abord il fe réferve à lai feul le droit de nommer de
juges; il fe réferve enfuite le droit de les cominiflionner; ; i
eft clair, par l'article > qu'au gouverneur général feul appar &
tenoit le droit de donner des commiflions provifoires;
Sonthonax & Polverel, qui ne pouvoient que préfenter u
nombre double de : fujets au gouverneur général, - n'avoien
donc pas'le droit de les commiflionner. Enfreindre ainfi fe
pouvoirs, fe permeture de dépouiller ainfi le gouverneu
général'des droits qui dui font conférés parla loi, cleft êtr
infiniment coupable. C'elt fans doute une ufurpation du pou
voir légilatif.
Sij'entre maintenant dans l'examen de ia compofition d
ce tribunal, fi je confidère fon organifation, je n'y apperço
pas les formes qu'on a obfervées en Frances je n'y apper
çois aucune des règles quele corps légiflatif de France a con
jervées, pour
la juftice fe rendit de la manière que do
defiter HCELI de la manière que doit defirer le coupabl
Ini-mème, lorfqu'il veut qu'on lui rende juftice. Je ne voi
dans la formation de ce tribunal, qu'on y. inttoduif
El formes proteétrices des jurés;je ne vois enfin dans la fos
mation de ce tibunal, rien qui reffemble à un tribuna
français. C'eft un tribunal de l'invention de" Polverel & d
Sonthonax; c'eft un tribunal inquiliterial; c'eft un tribuna
qui devoit devenir un tribunal de fang, parce qu'il ne de
voit agir
d'apres la volonté de Sonthonax. Certes
quand TETES fe réferve le droitde nommerd des jugas,
réferve le droit de les commillionner; quand il fxe T'heure
lelieu des féances de'ce tribunal 5 quand il'fixe fa compétence
quanidil ditque touteslesqueftions indécifeslui feront cfoumif
pourd etrejugées parlui,je dinodanbemibuminef plus dan
la main de Sonthonax que l'inftrument du crime; que ce tri
btnal eft une monftuolité, & que Sonthonax, qui l'a inf
titué : eft coupable d'avoir ufurpé le pouvoir légiflatif, f C
d'aroir ainfi provoqué les maux qui ont fuivi toutes
opérations. Le préfident : Vous pafferez au huitième corollaire. J
pourd etrejugées parlui,je dinodanbemibuminef plus dan
la main de Sonthonax que l'inftrument du crime; que ce tri
btnal eft une monftuolité, & que Sonthonax, qui l'a inf
titué : eft coupable d'avoir ufurpé le pouvoir légiflatif, f C
d'aroir ainfi provoqué les maux qui ont fuivi toutes
opérations. Le préfident : Vous pafferez au huitième corollaire. J --- Page 359 ---
prie les colons de remarquer qu'il ne pourra être queftion
du feptième chef, puilquil eft purement relatif Polverel,
qui elt mort.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences eft figné : J. Pa. GARRAN,
erfidents FoUcHE ( de Nantes ), fecrétaire; DABRAY,
MERLINO, MOLLEVAUT, F. LANTHENAS.
Fin du Tome cinquièms. --- Page 360 ---
--- Page 361 ---
D E B AT S
E N T R E
LES ACCUSATEURS ET LES ACCUSÉS,
DANS L'AFFAIRE DES COLONIES,
IMPRIMÉS EN EXÉCUTION DE LA Lor DU 4 PLUVIOSI.
To de M E V I.
A P ARIS,
DE L'IMPRIMERIE N ATIONALE.
Floréal, an III.
Cinguante-deuxième liyraifon, --- Page 362 --- --- Page 363 ---
E795
D2360
Y.3
- 140 5 --- Page 364 ---