--- Page 1 --- --- Page 2 ---
FDS
Habit Carter Bromn
Lilmry
Brumit Huuersthr --- Page 3 --- --- Page 4 --- anglaifes, c'eft à la liberté générale que nous le devon
la mefure de la liberté générale a fuppleé la marine, 1 .
flottes que nous n'avons plus, & les foidats que nous
pouvons pas envoyer. J'ai terminé mna détenie fur
neuvième chef d'accufation.
La féance eft levée.
Le
des préfences ef Fgné : 3. PH.
dent; eteide (de Nantes),. feereraire;
Ses.e
DABRAY.
Fin du Tome huitiemes --- Page 5 ---
D E B AT S
E N' T R E
LES ACCUSATEURS ET LES ACCUSÉS,
DANS L'AFFAIRE DES COLONIES,
IMPRIMÉS EN EXÉCUTION DE LA Lor DU 4 PLUVIOSE
To: M E IX.
A P. ARIS,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE
Fruétidor 3 an III.
Seisente-disiaitiàne liyraifon, --- Page 6 ---
I S
- A
A
- d 08
DIA --- Page 7 ---
CONVENTION NATIONALE
D E B A TS
Qui ont.eu lieu entre les accufateurs Cc les
dans Lafaire des
accufis,
du
Colonies, en : ciécution de la loi
4 pluziofe.
Scance du 16 Thermidor, lan croifeme de la
une 6 indivifible, nepubiguefrangaife
) N fait lecture des débats recueillis dansle
rédaétion en eft adoptée.
féance d'hier ;
Les ciroyens Clauflon, Page &:
bfens.
Tesdeme@gueTiabeadionr
Sonthonax : Je prends la rarole fir la
roduite par les colons fur le nevième
cotrefporslauce
Les colons ont prétendu tirer de cette chard'uceafmripe.
reuve qu'ils avoient fait tous leurs efforts cocrefpondance ia
er Geneft à lese enveyer à Saint - Deniugue poir détermindrele setritoirefrangais.
pour y déCe n'eft pas par les gaze:tes de Tanguy & de
Gatoreas
41 2,
r
Sonthonax : Je prends la rarole fir la
roduite par les colons fur le nevième
cotrefporslauce
Les colons ont prétendu tirer de cette chard'uceafmripe.
reuve qu'ils avoient fait tous leurs efforts cocrefpondance ia
er Geneft à lese enveyer à Saint - Deniugue poir détermindrele setritoirefrangais.
pour y déCe n'eft pas par les gaze:tes de Tanguy & de
Gatoreas
41 2, --- Page 8 ---
je chercherai à les convaincre ; c'eft par leurs propres
Reedr Je rappellerai ici la correfpondance de Marie avec
Thomas Milier & mes autres accufateurs. Ce défendre Marie ne le
parle pas de venir à Saint- Domingue pour de ce
les
terriroire français; il fe plaint, au contraire,
que atAnglais ne vinrent pas au Port-a au-. Prince pour m'y
taquer.
il
dans fa lettre du 18 mars
Voici comment s'exprime
1794.
fort heuraux en
de
c6
Nous nous trouvons mais i-s'en faut de proportion beaucoup que
notre fituarion palite 3 louer:
puillance qui fe dit no:re
nous ayons. à nous
dela le Port-au-Frince feroit
proredtrice. Si elle étoit généreule eft 3 tovjours en celui de
en fon pouvoir > au lieu qu'il
tout anéantir."
Polverels de Sonthonax quifiniront par
les veeux des honorables colons de SaintVous voyez
le Port- -au-Prince tombe entre les
Dominzue, pour que afin de le fouftraire aux délégués de
mains des Anginis, inutile d'allonger la difeution par de nou
la France. Il eft
lettre elle cft déjà inférée aux
yelles réfiexions fur cete
& 3 143 : la coimifion y aura
débats, come IV, pege 143
tel égard qu'clle jugera convenable.
lettre des celous égalenment irréculable, puil
Une autre
eux dans un recueil, incitulé: Trahi
qu'elle a éréinferée. par
colous
leur infam
foz dénoncée par dix miile
3 prouve
projet.
lettre ile difen: :: Polverel & Sonthonax lutten
Dans cetre
de la nation angiaife qai veut arrach
contre la bienfaifance Saunt-Lomingue à la dévaftetion.
ia colonie de
bienfaifince des Anglais
Ainfi,nous quilutrons contrela donc
livré ia coloni
Iurs amis, nous nc leur avens Geneit pas avoit raifon de
Jugez maintenant f le miniftre s'il avoit raifon d'éloigner d
deher de pareils hommes,
fe
de
côtes de Saint - Domingue ceux qui
plaignoient délivr
les Angiais n'étoient pas allez généreux pour
cue
rince ceux qui fe plaisnoisnt de ce que no
1Poraul
des Anglais qui venoient
Jurrions contre la bientaifance
ficoutir.
amis, nous nc leur avens Geneit pas avoit raifon de
Jugez maintenant f le miniftre s'il avoit raifon d'éloigner d
deher de pareils hommes,
fe
de
côtes de Saint - Domingue ceux qui
plaignoient délivr
les Angiais n'étoient pas allez généreux pour
cue
rince ceux qui fe plaisnoisnt de ce que no
1Poraul
des Anglais qui venoient
Jurrions contre la bientaifance
ficoutir. --- Page 9 ---
Thomas Mil'et : Citoyens, c'eft par le palfage même
Sontnenax a cité que vous avez. déjà été convaincus que que ce
qu'il avance n'ef pas de fait de Marie > notre
mais bien une citation 2 c'eft-à-dire que dans correfpondant, fa lettre il
cite ce qu'cn lui a écrit de Saint - Domingue : ce n'eft
point là le vau. de Marie, ce n'et pas même le veeu de
celui à qui Marie écrit. En jetant ies yeux fur ce
Sonthonax vient de vous citer, j'ai vu qu'il y avoir de que fa
part une mauvaile foi infigne 5 : car il y a dans la lettre
Marc rapporrée à la page 142 : cc Je. viens de recevoir de Saintdans fal des lettre nouvelles : voici ce qu'on me die "; & il dit
Sonthonax vient qu'il écrit ce qu'on lui a dit. Ainfi, 3 ce que
débats.
d'avancer eft fuffifamment démenti aux
les Quant à ce que Sonthonax a répété cent mille
colons cnt dit que Polverel & Sonthonax fois, que
contre la bienfaifance d'une nation ennemie.
luttoient
êtes convaincus par la lecture de l'original qui eft 7 vous dans vous
archives, qu'il n'y a
contre la
VOs
les efforts, &
bienfaifance 3 mais contre
que
qui a été
LRUE
vient d'un copifte,
faite danslimprefion 1. >
Sonthonax : Sur la lettre de Marie la commiflion
juger de la différence que Millet prétend. a érablir entre pourra
lettre écrite par les colons, mes accufareurs, & celle la
fe trouve imptimée dans le recueil de Fage; & cette. dif- qui
férence eft filégete, qu'elie ne peut atténuer Is inductions
que j'ai tirées de cette lettre : car
lgrions contte la bienfaifance ou les qu'imporce efiors, il que iuflit nous d'établir, de l'aveu tes colons > que nous laztions contre les
Anglais. Ils fe plaignent de ce que nous luttiens contre les
Anglais, & ils rous accuient de leur avoir livré la
lonie : la commiflion faurajuger de ces concradictions.
COBrulley : La commiffion des colonies nous avoit
dans la difcuilion du neuvième chef, comme dans prefcrit tous les
autres > ufie férie d'articles que nous avons
à l'époque defquels nous avons donné des parcourus, &c
thonax a Cri devoir intervertir cet ordre, & preuves. il
Sona réduit fa délenfe fur ce chef à ce railonnement paroit : Sije qu'il
A 3
commiflion faurajuger de ces concradictions.
COBrulley : La commiffion des colonies nous avoit
dans la difcuilion du neuvième chef, comme dans prefcrit tous les
autres > ufie férie d'articles que nous avons
à l'époque defquels nous avons donné des parcourus, &c
thonax a Cri devoir intervertir cet ordre, & preuves. il
Sona réduit fa délenfe fur ce chef à ce railonnement paroit : Sije qu'il
A 3 --- Page 10 ---
peur prouver que les colons ont livré la colohie aux Anglais, jaurai prouvé que ce n'eft,ni moi, ni ceux que
j'ai prépofes, , qui Tont livrée.: voila fa défenfe analylée
danc ce feal Foifermcmemnent. Pour prouyer que nous
avons livré la colune aux Anglais, Sonthonax a dir : Je
puis fonrnir des
'ma:ériclles. Vousavez cru qu'il alloit
dépoier fur le RORete finon un traité: fighé. de nous;
car quand Ol1 livre: un pays, la preuve matérielle eft-un
traité Sgnd 3 vous avez cru, dis- je, que s'il ne vous
prétentoit pas un traicé, il produiroit du moins la ccrrefpondance paricnlire qui nous indiqueroit que nous avions
livre la colonie, car il devoir produire lune de ces pièces.
L'at-il fait : que vous produit- il pour preuves matériclies Larqu'il annonce avec tant d'emphale 2 une lette fignée
chevelque-Tk.baud. A qui eft adreffée cette lettre : aux
comités de falut public & de streté générale. Que cenr
tient cette lettre : que Thibaut a 6:6 averti par une lecre
venue de Philadelphic, que des hommes airivoien: en France
pour donner des renfeignemens fallacieux fur létat des
colonies, renfeignemens qui pouvoient êure nuifibles à la
France & à fes intérêts d'oure - ier : voilà a-peu-prcs
T'analyfe de la lettre. Thibaud ajoute qu'il fe croit obligé
de donner des renfeignemens : voilà donc cette prérendue
preuve que la colonie a été livrée aux Anglais s! Elle fe
réduit à une lettre qui donne des éclaircifiemens. Larchevefque- Thibaud qui figne feul une lettre qui vous avertit de l'arrivée en France d'hommes qui peuvent être dangereux; Sonthonax dit que ces hommes étoient Léborgne
&. Pafcal; & cette leitre eft la
matérielle que
les colons 2 &, noramment Page &
ont faitarrèrer
ER
Leborgne & Palcal. Obiervez que Pafcal w'a pas été nommé
dans ia letre, & que Leborgne a bré arréré du, fait des
colons, qui lont reconnu ici pour un des dévaftateurs de
la colonie. C'eit fous cette dénonination, avec la certitude
bien acquife des forfuits de Lcborgne, que les colons fe
font déci.lés à le faire conduire au comiré de sûreté générale,oh fon inerrogatoirga morivéfon arreltation: d'ailleurs,
cette afirea été bien examinée, car I'intetrogatoire a duré
trois jours.
Quant à Page & Brilley, ils ne connoiffoient pas Le-
ateurs de
la colonie. C'eit fous cette dénonination, avec la certitude
bien acquife des forfuits de Lcborgne, que les colons fe
font déci.lés à le faire conduire au comiré de sûreté générale,oh fon inerrogatoirga morivéfon arreltation: d'ailleurs,
cette afirea été bien examinée, car I'intetrogatoire a duré
trois jours.
Quant à Page & Brilley, ils ne connoiffoient pas Le- --- Page 11 ---
borgne ils
ni Pafcal; ils ne les connoiffent pas même
n'ont méme appris qu'il exiltoir un Pafcal que encore;
Sonchonax en a dit dans les
ion
par ce
Te aucune de nos pitces; & nous débats; n'avons enrendu nota D'eft
de Pafcal & de Leborgne, que iorfqu'ona dir qu'ils parier
dans le parti de Sonthonax c Polverel. Ainfi,la
étclent
preuve matérielle que les cclons, & notamment prétendue &
Brulley qui depuis trois ans font en
Page
colonie aux
eft
Fiance, 3 out liveé la
batid, adreflée Anglais,
une lectre de LarsheveiqueThi
Krenfeignement. au comité de gouvernenient comme fmple
Sonthonax. répond à cela : tout VOLS eft
avez coopéré a tout : il eft de principe comnun; qu'il
vous a' de
refponfable d'un écrit que celui qui l'a ligné. Si n'y
produifoir un traité revètu de nos fignatures, foir Sonthonax
indiviaus, foit comme commiflaires de Sainr
comme
cette pièce pourroit nous inculper vous; mais Domingue,
une pièce qui:d'abord ne peat pas incriminer il pruduit
&squi eft revêtue de fa feule fignarure, Cr, Tmbaud,
ne peut regarder que lui, & Fon ne
pas dire cette pièce
nous eft commune, à tous. Cette lertre peut ne
qu'elle
ce n'eft le foin que Larchevelque- Thibaud' prouve rien, fi
les comités de gouvernement des
a pris d'avertir
reçus des Erats-Unis. Cette lettre renfeignemens ne
qu'il avoir
de Sonthonax, qui étoit de
remplit pas l'objer
nous avions livré'la colonie aux prouver Anglais; matérielleuen:
de Leborgne & de Pafcal avoit
que
enta.tot
Ils vencient, dit-on, dunner des contribué à cette livraifon.
s'ils venoient donner, des
renirignemens : ehabien!
voient Jes contenir; & quand renfeignemens, ils ont été leurs papiers decependant fi.Pafeal la éré,. on a faili leurs arrêtés, j'ignore
ces papiers étant à la ditpofition des comitès papiers; de
&c
nement, leur arreftation, méme alors que nous gouverfollicitée, ce qui eft faux, n'auroit
l'aurions
les renfeignemens néceffaires. Ainf pas empéché . qu'on eût
borgne & de Palcal nauroir point été la Forreftation caufe de de Lefement de la colonie par les Anglais.
Yenvahif
2 Pour prouver encore que nous avons livré la colonie aux
Anglais, Senthonax a dit : Page & Brulley ont confam-.
A 4
ftation, méme alors que nous gouverfollicitée, ce qui eft faux, n'auroit
l'aurions
les renfeignemens néceffaires. Ainf pas empéché . qu'on eût
borgne & de Palcal nauroir point été la Forreftation caufe de de Lefement de la colonie par les Anglais.
Yenvahif
2 Pour prouver encore que nous avons livré la colonie aux
Anglais, Senthonax a dit : Page & Brulley ont confam-.
A 4 --- Page 12 ---
8.
les
I'on vouloit prendre , en
ment entravé
mefures que
avoient
pourfuivant, en affallinant ceux des députés qui avoient fait
le plus de lumières fur les colonies > & qui eft très-grave :
rendre la joi du 4 avril.. Cette acculation donnée
ce font les
voyons quel preuve Sonthonax a
que ont
&
colons, & notamment Page & Brulley > qui
pourfuivi
fait aflafliner ces dépucés.
le
nombrè d'écrits
Sonthonax a allégué à ce fujer grand
une
qui cn: été produits; mais il me femble que dans
affaire de cette nature il faudroit des preuves faudroit matétielles, Son-
&c non pas des lettres particulières; il
que
thonax mir fur le bureau , non pas les écrits publics ,
mais les dénonciations dont il parle, afin qu'on pût juger
fi elles portoient fur des crimes réels, ou G elles éroient
calomnieufes & faites feulement dans l'intention de perdre
Briffot & les dépurés de la Gironde. D'abord, j'oblerve
lorfque les colons ont artaqué Briffot, ils n'ont jamais
attaqué que
les députés de la Gironde. Il peut fe trouver que
dans quelques - uns des ouvrages fignés foient Page accufés & Brulley, enBrillor & les députés de la Gironde
&
femble : cela vient des explications que nous , Page Bruliey
avions eues avec Boyer - Fonfrède 3 cela vient de ce que ,a
Page avoit entendu dire, au comité de défenfe générale, J'étois
Gualet: c'eft dans ce comité que Page s'eft expliqué.
alors abfent; il 1 s'eft expliqué fur les caufes vouloit quil faire prétén- de
doit devoir motiver la dénonciasion qr'il lait toure l'influence
Briflor. Celui - ci étoit préfent; on
Cerres, ce
qu'il avoit fur le comité de sareté générale.
calomnieufe contre Brillor,
n'éroit pas là une dénonciacion
lui difoit : nous
pulifqu'on lui parloic en face, home puifqu'on funefte aux colonies >
vous regardons comme un
des affaires coloparce que vous vous êtes emparé
confondu les
niales, parce que vous avez conftamment vous avez égaré l'operfonnes & les chotes > parce que voilà ce
lui a été
pinion publique fur les colonies :
qui
alors
dit. Il n'y avoit pasalors de ribunil conduire révolurionnaire; à la mort; alors il
il n'étoit pas queftion de lai le a
dit en face &c en préétoit tout - pailint: cela
été
fence de tous les dépurés dela Gironde, qui compoloient
le comité de défenfe générale.
en grande partie
operfonnes & les chotes > parce que voilà ce
lui a été
pinion publique fur les colonies :
qui
alors
dit. Il n'y avoit pasalors de ribunil conduire révolurionnaire; à la mort; alors il
il n'étoit pas queftion de lai le a
dit en face &c en préétoit tout - pailint: cela
été
fence de tous les dépurés dela Gironde, qui compoloient
le comité de défenfe générale.
en grande partie --- Page 13 ---
Prillor, Jufqu'a cette époque il n'avoit été queftion
Hans les dilférens parce que fui feul, dans le Patriote que de
difcours qu'il'avoit lus à
Français 3
gillative, avort fuivi un fyfême funefte à T'Aflemblée la
16Hepuis, dans les différens ouvrages
cblone. Si
Briffor eft accolé aux députés de que la Sonthonax a ciés,
Goader, dans le comité de défenfe Gironde , c'eft que,
Hans des cermes qui ne permirent pas générale, à
s'expliqua
gu'il ne parricipât aux opérations de
Page de douter
t mal intensionné quant à l'affaire des Brilfot, & qu'il ne
Le préfident : Vous ne pouvez
Colonies..
palie au comité de défenie
point difeuter ce qui s'cit
difcuter les opérations des geiférale; il n'eft pas queftion
le ceux qui font morts.
repréfentans du peuple, même
Brulley : Sonthonax a
-
parlé de ce fair.
Ic prefident : Sonthonx n'a
u conité de défenfe générale. pas
de ce qui s'eft paffs
ifcuter ce
ne
arte
qui is'y eft fait, car
pouvez donc pas
e répondre : tout ce qui eft Sonthonax fait
les auroit alors le droit
eupic en fonctions, ne peut pas être par misen difcuflion. repréfentans du,
eft Brulley : Sans donner de plus grands dérails
ha palle dans ce comité, il me iuflit
fur Ce qui
ccolé trouvé, dans les ouvrages de
d'expliquer &
pourquoi
aux dépurés de la Gironde. Page Je
Brulley, Brillot
u'on ne doit pas en inférer
ce foutiens maintenant
ui ont dénoncé ces
que
font Page & Brulley
guré dans leur
depurés, & qui ont -
arlé dans T'affaire procis de Erillot : je mnintiens que nous principalement n'avons point
ue nous n'avcns
été & des députés de la Gironde;
lignés dans cette pas c'eft entendus. Si nous avons été
e la
athaire,
que, chargés ici
-
colonie puilqu'on avoit
des affaires
P la
nationale
fait dans l'acte d'accufation
un
Comvenice
s colonies, il étoit naturel chef d'aecufation de l'affaire
onner des renfeignemens fur d'alligner ceux qui ponvoient
hs induire de la, que Page & cette macière : mais il ne faur
Ans les difiérentes
Brulley, & les colons
arbes, fort de affaires, foit de Blanchelande, de
Barnave, les
R:
cappelés; il ne faur pas, dis-je, feules dans lefquelles ils aient
induire de ce qu'ils ont
il étoit naturel chef d'aecufation de l'affaire
onner des renfeignemens fur d'alligner ceux qui ponvoient
hs induire de la, que Page & cette macière : mais il ne faur
Ans les difiérentes
Brulley, & les colons
arbes, fort de affaires, foit de Blanchelande, de
Barnave, les
R:
cappelés; il ne faur pas, dis-je, feules dans lefquelles ils aient
induire de ce qu'ils ont --- Page 14 ---
IO
éré appelés dans ces affaires, qu'ils étoient, comme fc fon
permis de le dire Lebergne, Sonthonax & autres > qu'il
étoient les témoins habitués du tribunal révolurionnaire
Certes, toures les fois qu'il a éré, queftion de débattre le
affaires des coionies, il étcit effentiel d'y appeler, & nou
conmiffaires qui étions chargés de ces affaires depuis plu
fieurs années, &c les colons qui pouvcient rendre compte, d
ce qu'ils aveient vu & entende. Ainti, nous n'avous pa
été les premiers moteurs de l'affaire de Eriflot & des autre
dépurés de la Girende; nous n'avons point été' la caufe
comme le dit Sonthonax , qu'ils aicne été aflallinés; ain
donc, ilaura eu tort de dite que nous avons préparé la cor
quête des cclonics aux Anglais , en dénonçant & faifar
allifliner ceux qui dans la Convention naiionale avoiènt
plus de conncifiances dans l'affaire des colcnies. Au furplus
ce n'ef pas nous qui répondrons à cette inculpation : C
four ceux qui font alliés à lui plus particulièremenre ce for
dcs hommes qui ont toujours marché dans fon fens >
font fes propres créatures. Sijinvoque ici, mci, cemme
la fait, hui, des ouvrages imprimés, & fij'en préfente C
faibles extrciis, on va troaver la réponfe péremptoire à toi
ce qu'a dic Sonthonax. Te tiens dans la main des extraits
des relaricns des évènemens arrivés au Cap. : e e
Sorthonex:Cer cuvrage eft d'un repréfentant du peuple,
ne peur être ciré ici.
Ic prefident : Il fullit d'indiquer les induétions que vOr
voulez en tirer.
Brulley : Vovez les pages II, I2, IA, 16, 17 & 18
cet ouvrage : ci y iira : Que les Brifforins S les Girondi
n'avoient fHeirsmnapsirebe relatifs aux colonie
guepaarjepepudaler
Lepréfidint : TI ne peut être quefion de cela; cela ne fa
rien à voire affaire, ni à l'accufation de Sonthonax : la con
mificn vous interdicla parole là-deffus.
Praliey : Au moins la juflice réciame qu'il me foit
d'afirmer que dans cet ouvrage il elt contigné que les
Eop
qui onrpara acharnés coarre Briffor, écoient, comme roy:
liftes & scdéralites, fecrètement d'accordaveclui,
quefion de cela; cela ne fa
rien à voire affaire, ni à l'accufation de Sonthonax : la con
mificn vous interdicla parole là-deffus.
Praliey : Au moins la juflice réciame qu'il me foit
d'afirmer que dans cet ouvrage il elt contigné que les
Eop
qui onrpara acharnés coarre Briffor, écoient, comme roy:
liftes & scdéralites, fecrètement d'accordaveclui, --- Page 15 ---
II
Le préfdent : Ce qui eft nécellaire à votre jufification,
bus avez le droit dele dire.
Brulley : Ce font les propres expreflions de l'ouvrage >
cyens, comme VOUS le veyez. Lorlqu'il étoit queftion de
pus perdre; lorique Iobeipierre 8cle comité de
bus avoient fait mettre en arcefation; lorfque falutpublic nous étions
pnacés de fabir le four de tan: de victimes
ns les maifons d'arrer, Oll difcit, que nous étions agslomérées
als les amis de Brifor; on diloits que, COIme royalifes les parfrleraibles, nous ayions coujours été fcrétenene unis evec
Aujourd'hui, que Ion veut encore nous perdre dans u12
hs difseenrs nous ne fommes plus lies avec Brilor; mais,
conuraire, c'eft hous qui lavons dénoncé & aitliné fuintceque difent Sonthonax & fescomplices,
Senchonas: Suivant ce que vous avouez dans vos éctits.
Brulley: Sonthonax premiaujcurdlei l'inverse dec
it les hommes qui dérndoiont fa caule : aini, cequ'ont
r nous fommes les anis &c:les ennemis des tour-àht ona befoin de fefervir poer nous victimner tous, individus &,plus
tore, poar perdre notre pays. Remarquez cette
vez tour ce quiont dit Sonihonax & les
trahifon; 86
is trouverez quiils nous ont afliliés à ceux complices, ont vu
e chargés de lindignation pablique > & cottre.lefquels qu'ils
kerçoir une vengeance bien méritée. Sonthonex a
puver que nous avions coopéré à l'exécution
voula
Brifer &c des autres députés de la Gironde; quia eu lieu
nduir que c'étoit à travers les meftures qu'on devcit Sonthonax
pour défendre les colonies. Vous voyez
Sonthonax prenpas plus rénlli dans cetre preuve que que dans les autres
uves marériclles qu'il difcit devoir mettre far le
Page & Brulley avolenreutravél lesmefures àp
burcau,
verla colonie.
prendre poar
Bonzhonax : Les grands hommes, infortunés, trainés au
plice par les colons, n'ont pas befoin que nia foible
hille à celle detoutel laFrance quir/clamecentre
voix
ux.. Jene parcourrai pas les expreffions de Page & letrsbourtenverrai à leurs ouvrages, qu'ils onr publiés fous la Brulley;
dansle't temps Olintseit.mne-mcien fatellitesdeceue tyran-
,
verla colonie.
prendre poar
Bonzhonax : Les grands hommes, infortunés, trainés au
plice par les colons, n'ont pas befoin que nia foible
hille à celle detoutel laFrance quir/clamecentre
voix
ux.. Jene parcourrai pas les expreffions de Page & letrsbourtenverrai à leurs ouvrages, qu'ils onr publiés fous la Brulley;
dansle't temps Olintseit.mne-mcien fatellitesdeceue tyran- --- Page 16 ---
I2
tyrannie. La commiflion faura apprécier & l'acculation
labrs excules. Quant à ce qu'ils ont dit de la lettre de L
chevefque-' Thibaur, ils ont prétendu qu'elle ne leur ét
point commune. Je conviens bien qu'ils n'ont pas appo
leurs fignatures au bas de cetre lettre mais ils ont été pi
fens ou témoins à Vinterrogaroire; ils y ont fait leurs
fiexions. Page & Brulley ont figné cet intertogitoire, ou
lont pas figné; mais ils y étoient préfens. Verneuil a arre
Leborgne & l'a conduit devant Amar : d'eft-là
prononcé la fentence contre Leborgne, & c'eft
qu
T
fa envoyé à la Conciergerie. L'ataire de Leborgne;
arreftation n' ont aucun trait direét avec les trahifons de
Domingue 5 mais comme les trahifons des Ancilles font co
bon de
munes aux fles-du vent & fous-le-vent, ileft
que ces foi-difans commilfaires des colons n'ont fait arre
France d' envoyer des feco
Leborgne
pour empècherla
leurs
dans ces ec Parcourez, à cet égard, tous
écrits;
formez-vous fur-tout de leurs converfations habituelles,
cielles mêmes avec les membres de l'ancien gouvernemé
vous faurez qu'ils ont toujours dit que les colonies fr
çaifes ont été dévaftées par ceux qui les ont défendues;. q
étoit plus avantageux à la France que l'Anglettre re
maicrelle des colonies pendant la guerre, > afin que jouili
des polellions & des cultures des Antilles, ils fuflent D
à même de foutenir la guerre contre la France. Voilà
fyftéme; ilsl'ont répandu dans tous leurs écrits : en fe
faifant mettre fous les yeux, la commiffion les apprécie
je finis fur cet objet, les colons; pafferont à un autre.
Brulley : Je vais citer un de ces écrits.
Verneuil : Je demande la parole; Sonthonax dit que
moi qui ai arrêté Leborgne : oui, c'eft moi qui l'ai arr S
Que je l'aye conduit devant Amar, c'eft un faux que
thonax allégue : ce n'eft pas moi qui ai conduit Leborgne
comité de sûreté générale; c'eft la force publique qui m
conduit avec lui. Ce n'eft point à Amar
Leborgn
mais devant le comité de
généra
Sireat
été conduit 2 où l'interrogatoire a été fait publiqueme
réuni: c'eft-là c'eft-là où la confrontation a été faite avec les colons
préfence de huit repréfentans du peuple 5 & certes >
ce n'eft pas moi qui ai conduit Leborgne
comité de sûreté générale; c'eft la force publique qui m
conduit avec lui. Ce n'eft point à Amar
Leborgn
mais devant le comité de
généra
Sireat
été conduit 2 où l'interrogatoire a été fait publiqueme
réuni: c'eft-là c'eft-là où la confrontation a été faite avec les colons
préfence de huit repréfentans du peuple 5 & certes > --- Page 17 ---
I3
omme l'a peéendn.Sonshonnx,
une million relative au
Lcborgne avoit été chargé
Honie, le gouvernement gouvernement n'auroit
qui devoit fauver la
eborgne à la liberré, & de nous faire pas manqué arrêter. de rendre
Hla: nous avons été déclarés
Bien loin
aduir au tribnnal
innocens; Leborgne a été
H oil il devoit êrre révolutionnaire, & iln'eft fortidu tribuobefpierre. Les témoins jugé > que par l'ordre impératif de
s reprélenrans du peuple que je puis citer fur ce fait, fonr
rionale.
qui, fiégent dans la Convention
Sonthonax : Leborgne n'eft forti de fon
2 thermidor ; il n'eft donc
cachot qu'après
bberpierre. Verneuil
pas forti par les. ordres de
prgne devant Amar; Amar; prétend qu'il n'a pas conduit Leprélidoit.
fé Lc prefident :II ne peur pas être queftion de ce
au comité de sûreté générale; ces debats font qui s'eft
feux.
dailleurs
Sonthonax : Alors je m'en
à ce
a défenfe dans les précédéntes rapporte féances.
que j'ai dit pour
Thomas Millet : J'ai à faire. une petire
'on appelle les témoins habitués du tribunal obfervation fur ce
ire. Il'eft aflez érrangé que l'on nous
révolutions habitués du tribunal
appelle fans ceffe
revolurionate, &
moi
mnnellement, je me fuis
que
per1 le fait, pour aller fouventabfenedela féance, comme
xarions exercées dans les dépofer conrre Fouquier pour les
rannifoient la République prifons de ln part de ceux qui
françaife,
Bruliey : J'ai une dernière obfervation à
é dix mois en
fiire, c'eft
Abirués.
prifon > nous ne pouvons pas avoir qu'ayant Cré
Ic préfident : Cela eft entendu : la
oir cublié ce qui a fouvenc été commifion ne
iffion.
l'objet de la ECPE
Brallcy : Nous avons été dix mois en
Le
prifon e
prifident : La corimillion n'a pas oublia
ja dit.
que vous l'avez
'ai une dernière obfervation à
é dix mois en
fiire, c'eft
Abirués.
prifon > nous ne pouvons pas avoir qu'ayant Cré
Ic préfident : Cela eft entendu : la
oir cublié ce qui a fouvenc été commifion ne
iffion.
l'objet de la ECPE
Brallcy : Nous avons été dix mois en
Le
prifon e
prifident : La corimillion n'a pas oublia
ja dit.
que vous l'avez --- Page 18 ---
Eriley : Ceft que Sonthonax feint de l'oublier. -"
Vernbuils Sonthonax vons a produit des pièces qui, fuiva
lui, prouvoient qu'il avoit éré queftion à St-Marc de T'allaf
nor. Jc lui deman.e de me les communiquer.
Sunthonax: : Les' voici.
Ferne.il: En jetant un coup-d'ail far ces diférent
pièces, je rematque que dans la première que je tiens 2
main fousde No.4, la date eft furchargée ;que la déclar
tion efiaite par-devant Sonthenex, & Gatk fecreraire de
comniica civile, & que cette pilce eft fignée de Sonthon
feul; cclui qui dépofe & le fecréraire de la commiffion n
ont pes.oppolé leurs fignatures, ce qui demontre la faufle
de la piéce.
Sonthonex:Je prie la commiflion d'interpeller Verneu
d'avoir à déclarer fi le dépofant faypit figner.
Femevil:Ilef bien vrai qu'il eft dit dans la déclaratic
ley dépofant ne favoit pas Ggrior; mais c'étoit une raifo
e plus pour que le fecréraire de la conmiflion lignàt.
paile à là pièce cotée C.B. 2°. J'obferve que cette déclar
tion, qui éf également faite par-deven: Sonthonax & Gaus
eft aufi fignée de Sonthonax fesl; que la dare eft furchargé
Pour ne pas répéter ce que je vicns de dire, 3 j'en conci
que cette pièce ef également fauffe. Je palle à celle qui
cotée C. B. huitième. Cette pièce eft également faire deva
les perfonnes queje viens de nommer 8ci fignée de Sonthon:
feui,ce qui en démontre de même Ja faulleré.L'nurre piè
C.B. quairième, > a les mêmes vices que celles que je vier
de. préfenter; ce qui prouve que toutes ces piecesià onté
mendiées, n'étant toutes. revétues que d'une feule & mêm
fignature. Voici unelettre-qui fetrouve dans ces déclaratios
& quief un peu plus circonflanciée. Cette letire eft du
novembre 1793, l'an deuxième de la Répablique, écri
de Saint-Mare & figrée Savary. Cette letre annonce qu
trois cents hommes nègres cu mulàrres libres ont paru u
les hauteurs de Scint-Marc, & maichoient contre Sontho
nax 3 que Savary commandoit cent cihquante hommes pou
aller à leur téte au-devant de cette force compofée demègro
& de mulètres qui alloient, fuivant Sonthonax, pour T'affa
novembre 1793, l'an deuxième de la Répablique, écri
de Saint-Mare & figrée Savary. Cette letre annonce qu
trois cents hommes nègres cu mulàrres libres ont paru u
les hauteurs de Scint-Marc, & maichoient contre Sontho
nax 3 que Savary commandoit cent cihquante hommes pou
aller à leur téte au-devant de cette force compofée demègro
& de mulètres qui alloient, fuivant Sonthonax, pour T'affa --- Page 19 ---
incr. Si ce font les nègres & les mulàcres
concre Sainr-Mare, les nègres & les
qui matchoient
Hle grands griefs; & certes fi ceux malirres-avoient donc
He Sonthonas, ceux qu'il avoir
qui étoient les fatellires
hègres royaliftes, fi les nègres ouvertement amis de leur protégés ; ii les
Anglais, i tous ceux qui ont été à
patrie, à les
ur Polverel & Sonthonax le même Saine-Domingue ont tenu
onnus Iun & l'autre
des
langage , s'ils les ont rees brigands les plus féroces pour
atlidins, des incendiaires,
qui aient jamais
à
Domingue, 3 cette identiré d'opinion
paru Sainte reffembloient fi bien d'ailleurs, entre des hommcs qui
onvaincante que Sonthonaxs'eft rendu prouve d'une manière
ont il eft accufé.
coupable des crimes
Sonthonax : J'obferve d'abord,
jèces n'ont pas étép produites
citoyens, que toutes ces
e toutes celies qui font dans les , mais indiquées au nombre
ais-qui ne m'ont
archives de la commifion;
Eclarations dont parle point Verneuil encore pafié fous les yeux. Les
Pux perfonnes 5 elles ont été faites n'ont pas été faites devant
iffaire civil feul, le fecrétaire de la par-devant le comus lui. C'eft par erreur qu'eliesne font commiflion écrivant
éraires elles font toutes ensères écrites pas de fignées du feie vous pourrez vous en convaincre
les fa main, ainfi
lles qui lont fignées. Ces pièces
par fignatures, par
un complot formé à St-Marc prouvent toures quilya
iflaires civils. Ces
pour s'emparer des comouvent. Les colons pièces font bien ne font pas les feules qui lo,
arc s'eft révolée contre les d'accord que la villode.Srrer aux Anglais. Ily a plus, c'eff conmiffaires civils pour fe
en Verneuil, tous ceux qui fe foit que, révoltés corme le dic fort
mmiffaires civils ont tenu le même
contre les
ils avoient tous le meme interèr, langage: ce qui prouve
ennemis de la France ec de la
qu'iis étoient tous
paflant, par comparaifon fur ce Conventien. Je dirai
e Verneuil : Tous les royaumes de que viene de vous
hlifés contre la Convention narionale TEnrope étoient
rgé & tous les ariftocrates étoient coalifés ; les nobles, le
ntion nationale. Tous ont accaié la Convention contre la Conlemblécs nationales d'avoir des
& les
principes dévaitateurs,
emis de la France ec de la
qu'iis étoient tous
paflant, par comparaifon fur ce Conventien. Je dirai
e Verneuil : Tous les royaumes de que viene de vous
hlifés contre la Convention narionale TEnrope étoient
rgé & tous les ariftocrates étoient coalifés ; les nobles, le
ntion nationale. Tous ont accaié la Convention contre la Conlemblécs nationales d'avoir des
& les
principes dévaitateurs, --- Page 20 ---
funeftes à F'Europe : faut-il en conclure que les fondareu
de la liberté, les Affemblées nationales, la Convention
aient été un compofé de félérats, parce que les rois de
terre & tous ceux qui étoient in:éreffés aux abus ont atta
qué les Affemblées nationales ? La lettre de Savary prous
qu'il y avoit un complot formé contre les commiffair
civils; car Savary rend compre aux commiffaires civils
la rencontre d'une colonue de trois cents hommes qui
portoit fur le chemin du Port-au-Prince pour arrèter
commiffaires civils. Je vous ai fait part dans lz difcullic
des motifs par lefquels on étoit parvenu à foulever 1 1
hommes de couleur contre les commillaires civils; on
avoit repréfentés comme décrétés d'accufation. Les Angla
preclament que les commifiaires civils font abandonnés
difgraciés, frappés par la Convenrion naticnale; que la Co
vencion les livre à la julte vengeance des colons.Ily en ave
affez pour porter les colons de toutes les couleurs à brigu
Fhenneur d'immoler les commiffaires civils à la gloire
la Cenvention nationale. C'eft ainfi que ces hommes ont é
menés aux crimes par les intrigues des colons eux-même
car comment arrive-t-il que les colons viennent demander
la barre la mife hors la loi des commiffaires civils, : que
colons follicirent un décret d'accufation contr'eux, & qu'e
fuite lcs décrets foient proclamés par les commanda
anglais?Je laiffe à la commiflion à tirer de ces induétion
de ces rapprochemens de faits, les conféquences qu'elle de
en tirer.
Bruiley : II eft faux que jamais Page & Brulley aient d
mande un décret d'acculation contre Polverel & Son:hona
les proctswerbaux, au contraite, prouvent que nous n'avo
jamais demandé àla Convention que le rappel de Polver
&de Sonthonax. Le décret d'accufation eft du propre mo
vement de la Convention d'après le rapport des faits.
Sonthonax : Ces sfaits méritent d'ètre éclaircis; ils le ferc
par la difcuflion. Je me contente d'une obfervation , C
que les colons font convaincus qu'ils ont demandé n
mife bors de la loi; & j'ai, moi, produit l'adreffe origina
par laquella ils l'ont demandé.
de Polver
&de Sonthonax. Le décret d'accufation eft du propre mo
vement de la Convention d'après le rapport des faits.
Sonthonax : Ces sfaits méritent d'ètre éclaircis; ils le ferc
par la difcuflion. Je me contente d'une obfervation , C
que les colons font convaincus qu'ils ont demandé n
mife bors de la loi; & j'ai, moi, produit l'adreffe origina
par laquella ils l'ont demandé. --- Page 21 ---
a Le prejfident : Ceci a
un autre objet.
déja été dit de part &c d'autre,
Paflez
fation Ferneuil: : Ciroyens, Sonthonax
que ce porté contre lai a été
dit que le décret d'accuterre, M prouve que nous étious futpris à la Conventions &
Eh bien! voici que EebrAngletomee le fair.
qui a d'isccord fait
avec TAngledécret contre
Lorique la
fignifier ce décrer.
niftre Monge Sonthonax de le faire & Polverel, Convenion elle
rendit le
Pour prouver à la
cxécuier dans le plus enjoignit court au mifurpris à la
commiffion que le decret
délai.
même décret Comrention. d'accufation c'eft qu' au bout de trois n'a pas été
Convention. Des
fut difcuré de
mois ce
A la Barre pour rendre membres demandérenr que nouveau dans la
prendre pour T'arrellation compte des mefares Monge pardt
piniftre Monge
de Polverel & qu'il avoir da
-hemens, , il feignit parut; de ; & preffé dans fes Sonthonax. Le
qui le remplaça,
nommer des
derniers retrane rendre à Rochefort en nomma deux. commidiaites. On leur
DAlbarade
inglaile prefque
: ils
donna ordre de
au de toutes parts, pourrie. fir Le sembarqutrent navire quitta le fur une ptife
Rocheforr; 5 & par ce moyen cent lieues en mer, rivage il faifant
Albarade, n'eut point
lTespédition
rentra à
ue
d'effer.
Mfat
d'Albarade étoir
Voilà les fairs calculée par
horax.
d'accord avec Polvetel qui prouvent
& Sone Sonthonax déclarer : Je prie la commiffion
pnt embarqués quels font les noms des. d'interpeller les colons
Frel.
pour venir arrêter commiflaires Sonthonar qui fe
& PolL-préfdeont : Nomme-les
Sonthonax : C'eft
toi-mème.
Ruellement commifaire Hugues & Simon Dès. Le
é nommé par les colons de à la Guadeloupe. premier eft
erneuil pour m'accufer. Je New-Yorck Fiugues avoir
Mer-ation, 3 parce que la fuis bien aife commilaire de
avec
imparer Touvrage de cet ami comanifion des
aura faire cette
Hourd'hui les colons de ia
colons avec ce occafion de
Tomelx.
conduite de Hugues àla que difent
Soumuedarbuiain layrajfon,
GuaR
. Le
é nommé par les colons de à la Guadeloupe. premier eft
erneuil pour m'accufer. Je New-Yorck Fiugues avoir
Mer-ation, 3 parce que la fuis bien aife commilaire de
avec
imparer Touvrage de cet ami comanifion des
aura faire cette
Hourd'hui les colons de ia
colons avec ce occafion de
Tomelx.
conduite de Hugues àla que difent
Soumuedarbuiain layrajfon,
GuaR --- Page 22 ---
deloupe > & je rends hommage à fa conduite actuelle
comme étant celle d'un eftinable ami de.1 l'humanité.
Perneuil:Je ne répongs pas à cela.Voici un article bie
eflenriei. Sonthonax a dit 8c répéré que le traité fait
Londres le 25, février 1793, dementroit d'une manièr
péremproire qui font céux qui ont livré les colonies au
Anglais. On n'a cité ici que des fragiens de ce traité; ei
vain nous avons demaindé les lignacurés: jamais l'original
qui a été annoncé plufieurs fois avec emphafe à la Con
vention nationale, que l'on difoit èrre au comité de falo
public, n'a été produit. Nous difons que fi ce traité a ét
effectiveinent paile à Lendres, il ne peur l'avoir été que pa
lés colons, qui de tout temps ont été dénoncés par le
colons, amis dé leur patrie, &c dénoncés à Polverel &
Sonthonx; & nous demandons que ce traité foit produ
en criginal, parce qu'en lifant les fignatures, on fera con
vaincu de la verité quej'annonce. La perfidie de Sonthonax
en ne froduilant pas ce traité, eft de faire planer
foupçon fer tour le monde, & de nous rendre reipoufabl
du crime de quelques particuliers. Je demande donc que
traité fcit produit en original pour qu'on en voie les fign:
tures, & que nous foyons, une fois pour toutes, décharg
du foupçon qui plane fur nous...
Duny : Que Sonthonax fait planer.
Le préfident : A l'ordre.
Sonthonax : Si les colons, qai connoiffent mietix que m
le traité pafte à Londres, me demandent Y'original,
n'ont qu'asadrelfer à leurs correfpondans à Londres. Qua
a mnoi, je n'ai que des copies, & le comité de falut publ
vous en offrira d'authentiques & dofficielles, données P
fes agens. T'obferve autre chofe, c'eit que ceux-là fent ju
tement forpgonnés d'avoir provoquéle traité du 25 février.q
fe font vantés publiquement que s'ils avoient été au Môle
à Jérémie, ilsy aureient appelé les Anglais. Rappelez-vo
tout ce que difent les colons de l'avantage de la protedticd
anglaife. Rappelez-vous fur-tout ce qu'ils ont fair imprim
dans leurs ouvrages fur la nécellité de conferver à l'Angl
terre les poffellions dans l'Archipel du Mexique 2 voi
faurez quels font les hommes qui ont machiné ce traité.
que s'ils avoient été au Môle
à Jérémie, ilsy aureient appelé les Anglais. Rappelez-vo
tout ce que difent les colons de l'avantage de la protedticd
anglaife. Rappelez-vous fur-tout ce qu'ils ont fair imprim
dans leurs ouvrages fur la nécellité de conferver à l'Angl
terre les poffellions dans l'Archipel du Mexique 2 voi
faurez quels font les hommes qui ont machiné ce traité. --- Page 23 ---
L.esc colors: Nons lai
foir une copie avec des demandons lignatures. deproduire, foitl'original,
nductions Le priofdenc : Ii a répondu à cela.
de Ce qu'il a dir.
C'eft à vous à tirer des
Fairé Pomeuil: exifloient Sonrhonax a dit que des
euvenry être au comiré de falut public, copics or-les exiétes du
ppies foient produites, qa'avec les fignatutes. Je demande cepies ne
Frra quels font ceux Parce qu'en en faifent
che ces
pnthonax ne les produit qui ont figné ce prétendu leclure traié. on
mnie comme celles qual
je dirai que c'cft une ca- Si
pnire nous.
EEA
déja permnifes tant d1 tuis!
tes Sonthorax qui fonz : On ne peut pas
moi
au comiré de falur demnder que je produife les.
que les
public 5 on ne peut
nner. Je répère renf@ignemens Quil elt qu'il eft en mon pouvoir cxiger
8-remps la copie d'un trai:é inusile de me demander. plus. de
nifeftement en votre préfence. auquel les colons ont accédé,
Sénac: plez : Ciroyens, ce n'eft pas par des
ufé Sontnonax connoite la vériré, ceft par des divagarions fairs.
que vous
mingue aux
d'avoir préparé la
Nous avons'
nd 1 étoir à ennemis; il d s'agit de' favoir conquète fenlement de Saintes
repeuffer SN-Doninaie il avoir
fi,
Pas AEr
l'ennemi
ioflfamment de
faroir G
février lor/qu'il s'eft préfenté, &c
ondres; &'fi en
1793, ii y a eu un trairé
ily a
FLRT
Suar-Teninent pien: le défendre. s'oppofaient à Temue ans, de les colons
Aze mille hommes Qhand Sonthonzx y. fur, forces il
qui
arer ia loi du 4avril. envoyésà Sine-Desingue y aroit
éré emplorés à
Les quinze mille
puer faire
pssy font foumis. l'exécution de cette loi, horutses n'ent
toutes les paroiffes. volontairemen, qu'olle a été peilque exéctirée les
préfdent : Cela a été entendu &
pchonax:1 vés à
Il n'y a eu que Gx mille déja traité,
Sun-Domingue pour T'exécurion ciriq cents hommes
de la loi du 4
B 2
emplorés à
Les quinze mille
puer faire
pssy font foumis. l'exécution de cette loi, horutses n'ent
toutes les paroiffes. volontairemen, qu'olle a été peilque exéctirée les
préfdent : Cela a été entendu &
pchonax:1 vés à
Il n'y a eu que Gx mille déja traité,
Sun-Domingue pour T'exécurion ciriq cents hommes
de la loi du 4
B 2 --- Page 24 ---
Sinac: : il y avoit en effet fix mille hommes avec Polverel
& Sonthonzx ; inais ily en avoit avant fon arrivée huit mille
fix cenis." Ces quinze mille hommes étcient donc à Saine
Domingue à Tartivée de Polverel & Sonthonax. Qu'en ont
ils fait : que fone-ils devenus? Mais c'elt au Port-au
Prince qu'il s'agit d'examincr la conduite de Sonthonax
Sonthonex y, eft arrivé avec des forces de terre impofantes fc
& il a forcé, dit-il,h ville du Port-au-Prince d'ouvrir
portes aux homines de * couleur & aux noirs. Si à cett
époque la ville du Port-au-Prince qui étoit garnie C
troupes de ligne, qui étoit garnie de blancs d'une force im
polante, a ouvert fes portes à Polverel & Sonthonax s C
que Polverel & Sonthonax aient challé de fuite tous cet
f'oppofoient à leur entrée, Polverel 8c Sonthons
Ttop être évidemmient plus forts; mais qu'ont-ils fai
Quand ils'eft préfenté huit cents Anglais, non feuleme
ils avoient felon eux quarante mille hommes dans la plai
du Cul-de-fac; ils avoient encore trente mille hommes
couleur armés; ils avoient toutes les armes enlevéés a
colons déportés, & cependant huit cents Anglais fe pr
fentent au Port-au-Prince, huit cents Anglais s'en emp
rent fans que Polverel & Sonthonax tirent un feul coup
fulil. Voila le fait polirif, celui fur lequel vous devez vo
appelantir. Le refte n'eft qu'une divagation : c'eft-là q
faut en revenir,, & c'eft-là que vous avez la certitude C
Poiverel & Senthonax ont livré la colonie de St.-Doming
aux Anglais,
qu'il étoit à leur dilpolition de fe défen
& quils ne Aones pas fait.
Sonthorax : Les colons, fatigués de la difculion fur 1
traiifon à Saint-Domingue. .
Plaficurs colons: Non, non, nous ne le fommes pas.
Sonthonas : Les colons (emblentvouloir reporter fanse
la dilcutlion uniquement à l'affaire du Pore-au-Prince 5 j
cepte le défi, &je vais parler du Porr-au-Prince. Séna
établi la comparaifon entre le Port-an-Prince afliégé par
cormillaices civils au- soois d'avril 1793 : & le PortPrince atliégé par les Angiais au mois de juin 1794: : ild
e Lorlqueles commiffaires civils fe font fait ouvrir par la
lence les portes du Port-au-Prince en 1793, ils avoient a
eux une marine impofante & une forte armée.
, &je vais parler du Porr-au-Prince. Séna
établi la comparaifon entre le Port-an-Prince afliégé par
cormillaices civils au- soois d'avril 1793 : & le PortPrince atliégé par les Angiais au mois de juin 1794: : ild
e Lorlqueles commiffaires civils fe font fait ouvrir par la
lence les portes du Port-au-Prince en 1793, ils avoient a
eux une marine impofante & une forte armée. --- Page 25 ---
Sénac : Faites-moi dire ce
& Sonthonax
que j'ai dit. J'ai dit que Polverel
étoient en force lorfqu'ils fe font
Port-au-Prince; aqu'ils avoient 30,000
préfentés au
40,000 nègres, & qu'ils étoient
hommes de couleur &
repouffer les Anglais quand ils fe font par conféquent en état de
préfentés.
d'après Sonchonax: Sénac, : Vous voyez que j'ai bien entendu; carj j'aidit,
force maritime confidérable que nous avions une armée impofante, une
avions forcé les habitans du > & que c'étoic par là que nous
leurs portes malgré eux.
Port-au-Prince de nous ouvrir
Sénac : Je n'ai pas dit maigré eux.
Irc préfident : A l'ordre.
Sonthonex: : Eh bien! de bonne
Thypothèle que moins favorable à volonté > cela ne rendra
votre fyftême.
Tamnsegusidpndfene devant! le
1793 n'étoit pas forte de plus de 1200 Port-au-Princé en avril
amené du Nord. que I 5o hommes de
hommes : je n'avois
les colons de
troupes de ligne. Je défie
plus, 1200
du qu'ilyait eu un feul foldat d'Europe, de
fe
IRCUTS
rica, vaifleau de 74, &
joignirent à ces 15o. L'Ame2
Iaee
& fur les forts :
frégates, ont fait feu fur la ville
rés, Gl majorité peut-être des bons ne nous en fullions-nous pas
fer les méchans & à enchaîner citoyens les n'éroit parvenue à
tion
autres.
oRE
que nous avons faite au
Telle eft l'expédiSénac
Fortr-au-Plince en
dit : ce Commenr arrive-til
les 1793.
vils, devenus pius forts; par l'expuifion que des faétieux commilfaires ciPrince, par l'entourage d'une armée
du Port-auentrer dans fes murs 3 comment arrive-t-il nombreufe qu'ils onrfait
coup de canon, ils aient livré la ville
que, fans tirer un
à Sénac
ces 30 &
aux. Anglais? >> Je réponds
dans l raer que s'il eft 40,000 de bonne hommesh'ontj jamais exifté que
vince de rOuetn'avoir
foi, ilavouera que la
ligne. S'il eft
pas en tout 300 hommes de
pro- de.
ville da Port-au-Prince de(ponne foi, il vous dira que les arfenaux troupes de la
& il pourroit vous en fournir étoient la abfolument dénués de fufils;
tion des lettres de la
preuve du lui-méme par l'exhibià Polverel, aux Cayes, municipalit: lettres
Port-au-Prince, adrefTées
ceffe des fulils pour armer la garde parlefquelles nationale. on réclamoit fans
Il vousdira aufi
de.
ville da Port-au-Prince de(ponne foi, il vous dira que les arfenaux troupes de la
& il pourroit vous en fournir étoient la abfolument dénués de fufils;
tion des lettres de la
preuve du lui-méme par l'exhibià Polverel, aux Cayes, municipalit: lettres
Port-au-Prince, adrefTées
ceffe des fulils pour armer la garde parlefquelles nationale. on réclamoit fans
Il vousdira aufi --- Page 26 ---
à (aconnoiffance que Lafalle me preffoit, par plufieurs
Cap, de lui envoyer des
gauti
nale avoit befoin
être
fufils dont la Earde natioaufli que ia légion pour de l'Egalité armée. avoit Sénac été pourrcit vous dire
qui ont été tirés de la ville du
A armce avec 60c fufils
au-Prince, iln'y avoirpas de fufils Cap. dans mon arcivée au Port
iln'y avoit ni fabres ni pilolers: depuis T'arfenalde plus de deux cette ans ville; ce
dénuement exiftoit dans les magafins de la République. J'ai
prouvé
les garnifons étcient compofees au plus de II à
FetLamun : ainfi, cette garnifon ne pouveit
contre
3000 hommes de troupes
pastenir
hommes fe préfenzèrent devant anglo-colonialos - lorique ces TCO0
le fait
ni
une vills qui, comme Sénac
fendue bien, n'a murs ni palifiades, ce gui ne peut être déde
que par des poftes rétrancsés; or CCS poftes ont
mon aveu, mal défendus: mais cen'eft
aux
été,
faires civils qu'il faur artribuer limpéritie ou pcint la trahifon cominif d'un
chefde la force année; & les commifaires civils ont
dans tous les temps qu'ils favoienr fairea arrêter des chets prouvé
force armée quand ils avoient trahi. Ils aurcient
de la
barre de la Convenrion nationale le commandant envoyé de
à la
armé du Port-an-Prince, avec les pièces accufatives la & force
ficatives, s'illeur avoir été permis de faire à Jacmel un juitiacte de jurifdiction. Dès le moment ot le décret de la feul.
vention leur a été fignifié, ila'étois plus en leur
Conrêter un, oflicier de la force armée. Ils ont dénoncé pouvoir d'arde falut public l'homme qui, par
ou
aurcomité
a laiffé prendre le polte qui Li Ltoil négligence confié; ils par onc trabifon ,
devoir : le commandant de la corvette
fait rendu leur
compte de cette expédinon au comité de falur l'E/perance a Je
ai indiqué le rapport du commandant en fecond public. de la force vous
armée, qui inculse lui-même fon chef; je vous ai indiqué le
les rapport de commandant de la place, que vous trouverez dans
pièces. Toutes ces pieces vous feront connoitre par quelles
manceuvres le Poreati-Prince peut avoir été mal défendu ou
livré.J'ajoure que le fort Lilier, confié aux matelots, a été livré
par eux fur la follicirationdes cheis à qui on T'avoir confié.Ces
hommes , huit jours avant que les
font
ailés les chercher à Léogane; & ce fonr Anglais peur-èrre parnilent les lommes >
dont on voas préfenteral les décharations
fera
de couler à fond cette affaire. Je m'en loriquil réfère aux pièces queftion
que
ajoure que le fort Lilier, confié aux matelots, a été livré
par eux fur la follicirationdes cheis à qui on T'avoir confié.Ces
hommes , huit jours avant que les
font
ailés les chercher à Léogane; & ce fonr Anglais peur-èrre parnilent les lommes >
dont on voas préfenteral les décharations
fera
de couler à fond cette affaire. Je m'en loriquil réfère aux pièces queftion
que --- Page 27 ---
fai produites ; je'remarque 23
caipitaine Déjean qui a été fenlement, cité ici, fur la déclaration du
citoyen
qu'ila été
Latafte, > fecond de fon
accufé par le
mariniers & un matelot, d'avoir navire, par deux officiers
couper les cables pour fe fauver Fropoféa dans la fon équipage de
Hun orage, > & aller rejoindre les
nuit, à-1 la faveur
Hont on vous produira la déclaration. Anglais. C'eft cet homme
Le prfident: : As-tu la preuve de ce fait?
ruite Sonthonax: La preuve fe trouvera dans
contre Déjean au tribunal de
la procédure inf
Princes vous la ttouverez aulli dans F'amiranré au Port-auommiffaires civils, qui,
une proclamarion des
ement le commandemen: cniarrérant, de fon bâtiment. lai ont ôré provifoi-
-Le préfident : Cette proclamation &
nt-elles dans les archives?
cettè procédure exifrée Sonthonax des
: J'ai en mon pouvoir la
archives : quant à la
proclamation ; elle eft
iers de Polverel,
procédure, elle eft dans les paIllit: Pro.lamation,.sc.
Commifion civile.
e Vul les déclarations faites
ois, parl le ciroyen Larafte, par-devant nous le 5 du préfant
commerce le Bien-Aine, commandant de
en fecond du navire
Emptouffer, maitre
Bordeaux, & par les ciroyens
pord dudit
d'équipage, & Pierre
navire. .
Delrieu, inatelot
> Confidérant qu'il réfulte des
pullet & de Dsirien,
déclarations de Latafte, de
ville du
que Déje:n a manifefté le delirde voir
ppofé à Potr-Républicain fon équipage de fortir au pouvoir le
des Anglais; qu'il a
rer aux Anglais; quen
navire de la rade & dele
Ra feconder fes vues, n'ayant il a fair pas enlever trouvé fon équipage diflifférentes reprifes F'argen:
& defcendre à terre
ila voulu entr'autres faire appartenant à fes
tle
mettre à bord d'un accufateurs,
cabotnge, deux cailles de vin qui
vailleau faiinalades de fon bord. 3>
étoient deftinées pour --- Page 28 ---
Voici deux paragraphes du confidérant de la proclamation
dont yous verrez le difpolitif: je communique la pièce aux
colons. Il réfulte de cette pièce qu'une procédure commencée
conftatoit que Déjean éroit prévenu d'avoir propolé
fon équipage de profiter d'un orage pour
la rade
quitter
Port-Képublicai, & enfuite aller rejoindre les Anglais.
La féanee eft levée.
Le regifre des feances effigné, J.Ph. Ganxawyprefidone
FOUCHE (de Nantes), Jecrétaire; MERLINO, DABRAY
GRÉGOIRI, MOLLEVAUT.
Du
'une procédure commencée
conftatoit que Déjean éroit prévenu d'avoir propolé
fon équipage de profiter d'un orage pour
la rade
quitter
Port-Képublicai, & enfuite aller rejoindre les Anglais.
La féanee eft levée.
Le regifre des feances effigné, J.Ph. Ganxawyprefidone
FOUCHE (de Nantes), Jecrétaire; MERLINO, DABRAY
GRÉGOIRI, MOLLEVAUT.
Du --- Page 29 ---
2;
Du 17 Thermidor, l'an troifème de la
Régublique
une & indivifible.
Frangaife,
LA rédaction des débats recueillis
eille eft lue & adoptée.
dans la féance de la
Les citoyens
bnt point préfens Page, à > la Tarcherefqte-Thibaud féance.
& Clauffon ne
S.nthones: : Sénac m'a demandé
Fnus les 1S000 hommes
hier ce
deE
la colonie depuis le
venus d'Europe pour qu'sroient la défenfe
pondrai avec les ouvrages commencement des
de la révolution. Je
bus diront ce que font devenus colons eux l mêmes; ils
Je prends, dans le recueil des ces foldats.
Brulley, intitulées Refexiens brochures faites par
ragraphe fuivant.
fir les colonics 3 page 9, Page le
(TI lit:)
Extrait d'un puvrage de Page &
Rétlexions far les colonies. Brillty, intitulé:
Malgré les foins que les
pris du foldat francais, les citoyens deux de
nces
Saine-Domingne
du climat. Qu'ils font
tiers ont péri des incombinent des
préfomprueux, ces
S
dont ils n'ont plans même d'attaque oùt de défenfe hommes
de ces contrées
pas les premiers
pour un
er
un vafte
élémens ! ils.
aux colons le foin de fe cimerière > plurôr que de
mêmes 32.
gouverner & de fe défendre
ous voyez que Page qui écrivoit au mois de
bme IX, Seisante-dir-nénins
février
livraifon.
C
des
préfomprueux, ces
S
dont ils n'ont plans même d'attaque oùt de défenfe hommes
de ces contrées
pas les premiers
pour un
er
un vafte
élémens ! ils.
aux colons le foin de fe cimerière > plurôr que de
mêmes 32.
gouverner & de fe défendre
ous voyez que Page qui écrivoit au mois de
bme IX, Seisante-dir-nénins
février
livraifon.
C --- Page 30 ---
annonçoit
les deux tiers des trou
1793 ces réflexions, avoient péri par Pis, influences, du climat
pes malgré françaifes les foins des colons. Quant à l'autre tiers, depuis
le 25 février 1793, 3 quand il auroit difparu, cela ne feroi l'effe
pas étonnant, parce que tout le monde cennoit
terrible du climat des Antilles fur les Européens.
dois dire à la louange des chefs militaires
P Cependant plus de 2,000 je
foldats portent encore à Saint-Domingu
f armes pour la défenfe de la République, tandis
ou
les faclieux, fe font
i
d'autres, enttzinés
égarés par Ceux
fe font livrés au
aux Anglais & aux Efpagnols.
qui. foldats
à
Efpagnols étoient les quatre cents
pris Ouana les trci
minthe, les douze cents foldats pris au Dondon,
cens foldats européens pris au Fort-Dauphin, & ceux $
fe trouvoient à Saine-Marc & aux Gonaives, lorfque
Anglais sy font préfentés.
dans
Thomas Millet : Hier Sonhonax a préfenté,
la difcuflion, une proclamation, & il vous a dit que c'éto
par cette proclamation qu'il a prouvé que le capitain
Dejean & les capiraines des navires da commerce vonloier
les livrer aux Anglais..
Sonthonax: Vous me faites dire ce que je n'ai pas di
je rétablis ce que j'ai dit.. J'ai dit que la proclamation avoit
VOS
%
je mettcis fous
yeux prouvoit que Dejcan
accufé ( car c'eft le terme dont je me fuis fervi), accu
par fon fecond , par un matelot, & je: crois, par t 1
officier marinier, d'avoir invité fon équipage a
cables des navires pour aller rejoindre les Anglais ;
T
les preuves à ce fujet pouvoient fe tirer de la pt
que cédure inftruite contre lui au tribunal de l'amirauté 2
j'ai indiqué que ce:te procédure étoit dans les papiers
Polverel. Th. Millet : Sonthonax a raifon de m'arrêter dans l'an
lyfe de cette proclamation, car elle prouve le contraire
ce qu'il a avancé, Dans le confidératit qui fuit relatifs ceux à l'e qu
vous a lus, ilya: <C Confidérant que les faits
3> lèvement de deux caifles de vin, font conftatés par
9> plintes faites de Dejean, & avoués par T'ipterrogaroi
de cette
>> même 5 confidérant quil réfulteroit
voulu plointe abai
W de T'information que c'eft léquipage. qui a
avancé, Dans le confidératit qui fuit relatifs ceux à l'e qu
vous a lus, ilya: <C Confidérant que les faits
3> lèvement de deux caifles de vin, font conftatés par
9> plintes faites de Dejean, & avoués par T'ipterrogaroi
de cette
>> même 5 confidérant quil réfulteroit
voulu plointe abai
W de T'information que c'eft léquipage. qui a --- Page 31 ---
- donner la ràde du
> lieu de ces
Port-Républicain ;
>
dilimuler accufations réciproques, il confidérant eft
qu'au mi-
--fon
que le navire lc Bien - dimié, impollible de fe
équipage & les
fa cargaifon &c
vaifes mains, & qu'il dépendances, eff inflant de > font en de très-maulintérér de
pourvoir
Ainfi, Sonthonax lasmateor, &c. >3
autrement à
u'il réfulte de la avoue lni-mème, dans fa
plainte & de
proclamation,
uipage qui a vonlu
Tianliruiction, que c'eft l'éLe n'eft donc
abandonner le
la rade du
onduire fon vaifleau pas
capiraine Dejean Por-Répablicsin. qui a
uia concerté de aux Anglaiss ce n'eft donc propofé de.
vrai que fi
mener fon navire aux
pas Dejean
vrer
Dejean eût eu certe
Anglais; &c il eft
aux Anglais fa
& intention criminelle de
As pris, fuivant CC qui cargaifon eft dit fon navire, il n'auroit
précaurion de faire
par T'iuformarion
Ppartenant à fes débarquer à diférentes réprifes même,
terre les marchandifes, armateurs; il n'auroit pas fait defcendre T'argent
x. Anglais.
s'il avoir eu intention de les livrer
Sonthonax vousa dit qu'ila avoit
n:je ne vois pas cela dans la provifoiremenr defitué Dent,article onzième.
proclamation; jy vois feuleLe fubftirur faifant les
près l'amiraué rendra fonctionsde commiffaire national
éslaration ci- dellins, plainte à la des faits énoncés dans la
es complices. Il fera informé charge dudit Dejean & de
ge de
dudit fait
ar lui Famimune, fait &
autre : que Leclerc, & le par-devant procès le
dit Dejean & fes parfait julqu'à fentence définitive fera
eomplices. >)
contre
e ne vois pas là que le
Eitué 5 il ordonne que le capiraine ait été provifoirement
acculation grave; il éteit procès lui fera fair. Il y avoir
s je ne vois pas de fentence jufte que le procès fit fait:
itution du capitaine ; je vois
de Tamirauré, ni la
ne qu'il réfule de la
feulement que Sonthonax
plainte & des
Tequipage qui a voulu
informations que
ublicain; ce n'eft donc abandonner le
la rade du PortEnac : Jajoure une réfexion pas capitaine...
préfident : Laifle répondre Sonthonax."
C2
teit procès lui fera fair. Il y avoir
s je ne vois pas de fentence jufte que le procès fit fait:
itution du capitaine ; je vois
de Tamirauré, ni la
ne qu'il réfule de la
feulement que Sonthonax
plainte & des
Tequipage qui a voulu
informations que
ublicain; ce n'eft donc abandonner le
la rade du PortEnac : Jajoure une réfexion pas capitaine...
préfident : Laifle répondre Sonthonax."
C2 --- Page 32 ---
Sonthonax : Si Thomas Millet avoit lu la proclamatic
entière, il fe feroit épargné une difcullion oifeufe. I! préter
quil réfulte du confiderant 5 que c'étoit l'équipage qui
voulu abandonner la rade pour fe joindre aux Anglais.
Th. Miller : Jen'ai point, dit pou: fe joindre aux Anglais
parce que je n'accufe point légérement.
Sonzhonax : Ils ne pouvoient quitterle Port-Républica
que pour fe joindre aux Anglais, car ceux - ci étoie
fiationnés dans la grande rade, & le navire du capicai
Dejean étoit ftationné dansla rade du commerce.
Thomas Millet dit qu'il réfulte de la-plainte & de li
formation que c'eft léquipase qui a voulu abandonner
rade, & cependant T'information & la plainte n'ont pu
faire que d'après notre proclamation. Sillavoitlue, il aur
vu
le capiraine Dejean, inftruit qu'il avoit con
lui
dénonciations de- fon équipage :
trouver
e
da
commilfaire de la marine au département des clatles, Coulo
eft aujourd'hui avec les Anglais. Ce commiffaire rec
#" plainte de Lejean, & fit linformation contre le V
de l'ordonnance de la marine, qui réfervoit aux tribuna
de l'amirauté dejuger des délits des marins. La plainte fa I
par le capitaine Dejean contre fon équipage, après que
équipage l'eût dénoncé, fut callée par les commiffai
civils, & la procédure fut inftruite al'amirauté: c'efà ce
dernière procédure que je renvoie la commiflion des
lonies. Sénac : Si Dejean avoit eu le projet de fe rendre 2
Anglis avec fon bâtiment, il ne feroit pas venu en Frar
avant Polverel & Sontbonax
les dénoncer; il fer
aujourd'hoi chez jes Anglais, Ara' auroit fon navire &
argent : il na rien de tout cela, il eft dépouillé
tout. Sonthonax : Je vais donner une idée de ce qu'on C
penfer de cette preuve: Tous les colons de Jérémie, dul M
& du Porrau-Prince ont contribué à livrer ces places
Anglais. Eh bien ! les Anglais qui ont marché avec
émigtés ont confifqué dans les ides lès biens de ces mên
émigrés qui avoient marché avec eux, qui les avoient ai
à les conquérir; car ils ohr porté l'immoralité jufqu'à pu
les trahifons qui leur avoient été utiles. Il ne faur pas
uve: Tous les colons de Jérémie, dul M
& du Porrau-Prince ont contribué à livrer ces places
Anglais. Eh bien ! les Anglais qui ont marché avec
émigtés ont confifqué dans les ides lès biens de ces mên
émigrés qui avoient marché avec eux, qui les avoient ai
à les conquérir; car ils ohr porté l'immoralité jufqu'à pu
les trahifons qui leur avoient été utiles. Il ne faur pas --- Page 33 ---
onclure que les colons n'ont 29
E pillés par les Anglais. Les pas trahi, parce qu'ils ont
leur avoient livré la
Anglais ont pillé les colons
eftes fidcles à la
colonie, comme ceux qui étoient
nème plus épargnés République & : les républicains ont été
nages d'eflime des Anglnis. qu'eux, ont même reçu des témoiSenac : Je dilois que fi Déjean avoit
Angliis, il ne feroit pas en France..
voulu être' avec' les
Sonthonar: : Que Dejean m'accufe ,je
Verneuil : Sonthonnx vient de dire ly invite.
voient été envoyées à Saint -
que les troupes qui
onnées par linfalebrire du Domingue avoient éré moifun ouvrage de Page.
climat 5. il a tiré cette preuve
ue le climat de Saint Cerres; -
> perionne ne. difconviendra
our les Europeens 5 mais Domingue ne foit très-1 meurtrier
ès troupes. qui ont pallé tout Je monde- fait auffi que
es victimes de Tintemperie aSainr-f du Domingue ont été moins
pélées dans les vivres
climat que des
P
qu'écrivoit
pour les empoifonner.
drogues
afle avant l'artivée Page ne pouvoir être relatif qu'à ce D'aillears,
dequis'éroir
bnc venues avec Sonthonax Sonthonax; &
mais les troupes qui
ommes une fois, & de Polverel, au nombre de 6,000
bnt ces troupes qui ont été 1,500 facrifiées hommes une autre, ce
pandoient direétement fous
par ceux qui comFoupesqui ont été fufillées Sonrhonnx; en
ce font ces mêmes
prs de lincendie du Cap.
grande pariie pat Gagnoux,
R Sonthonax honorable : Il eft permis aux colons de
le la force de lêtre par eux : ce font les calomnier; il
Haindre. d'Enrope à Saint- Domingue commandans
parle Sijai eu à Tégard des troupes les qui doivent fe
Verneuil, il y a ici des officicrs procédés dont
pondance ouverneur général; vous aurez fous les envoyés par le
de ce gouverneur géneral,
yeux la correfConvention. S'il m'accufe de pareillés récompenfé par la
ondamnation; fonné
sily a eu des
choles, je palle
les
hommes qui aient
troupes, > ce font ceux qui ont
en empoi-
>
enapoifonnemenr. le pillage &
érigé maximes
FePage & fesadhérens.
T'aflalinat; ce font les colons,
nande., Yerneuil : Voil la preuve de ce que Sonthonax
deC;
yeux la correfConvention. S'il m'accufe de pareillés récompenfé par la
ondamnation; fonné
sily a eu des
choles, je palle
les
hommes qui aient
troupes, > ce font ceux qui ont
en empoi-
>
enapoifonnemenr. le pillage &
érigé maximes
FePage & fesadhérens.
T'aflalinat; ce font les colons,
nande., Yerneuil : Voil la preuve de ce que Sonthonax
deC; --- Page 34 ---
été Le préfdent : Tu n'as pas la parole 3 cet
a
traité dans le quatrième chef; ainfi, il eft inutile objet d'y
revenir.
Sénac : Je viens à la réplique de la défenfe de
fur le neuvième chef d'accufation, qui
Sonthonax
a préparé la livraifon de
porte que Sonthonax
ii a dit
la ville du Port-au-Prince Saint-Domingue irétoit aux Anglais. Hier
d'affez Srto forces
'pas entourée
n'avoit pour pouvoir réfifter aux Anglais, ou pluto
pas aflez de forts extérieurs pour défendre
aux ennemis. Il
RAOREL
à la pofition de-la ville du eft bon de vouis reporter encore
Por-au-Paince,6 de
que Sonchonax a pu, dans cette ville, avec les forees prouver qui
Tenvironnoient, fe défendre contre l'ennemi qui venoit
T'attaquer.
Il a dir que cette ville, loin d'avoir affez d'armes
fe défendre , avoit écrit plufieurs fois à Polverel pour aux
Cayes, pour avoir des fulils en affez grande
pour armer la garde nationale. Le fait eft
quantité
à quelle époque la municipalité demanda-celle exaét; des mais
à Polverel? C'oft dans un temps où l'infurredtion armes de la
plaine du Culde-Sac s'éroir manifeftée, où il falloit
rentrer les nègres dans l'ordre.
faire
Quand Sonthonax & Poiverel fe font préfenrés au
au-Prince, c'étoir bien. différent ; ils foit venus
Portceux qui vouloient faire rentrer dans lordre les attaquer
révoltés : mais quand Sonthonax & Polverel ont nègres
la ville, les armes des noirs qu'on vouloit leur. éré dans
ont aii contraire dû fervir à Polverel & Sonthonax drracher,
repouffer les Anglais; car, depuis la proclamation de pour
Jiberté générale il s'étoit formé une force armée fuffifante la
pour rendre la villeinataquable de tautes parts :
en eft cenvenu, & je m'en rapporte là-deffus à Sonthonax fa déclaration.
Thomas Millet : Vous en trouverez la preuve au fixième
volume des débats, folio 154. Sonthonax, dans fa
mation des premiers jours de mars, quiy eft
prociaà laquella les Anglais fe font, dit-il, préfentés relatée, époque la
deuxième fois au Pore-an-Prince, dit: Cc Les Africains pour
fe préfenter pour combattre l'ennemi, pour défendre vont les
propriérés, & oppoftr à l'opnemi une colonne impofante
la preuve au fixième
volume des débats, folio 154. Sonthonax, dans fa
mation des premiers jours de mars, quiy eft
prociaà laquella les Anglais fe font, dit-il, préfentés relatée, époque la
deuxième fois au Pore-an-Prince, dit: Cc Les Africains pour
fe préfenter pour combattre l'ennemi, pour défendre vont les
propriérés, & oppoftr à l'opnemi une colonne impofante --- Page 35 ---
& redoutable. 53 Certainemene, SI
julqu'au mois de juin > il
depuis le mois de mars
la force de cette colonne
avoit eu le temps d'zugmentoc.
mettre en érat de réfifter impofante 2ux
& formidable, de la,
P Sonchonax : Je réponds à Anglais. :
Je fuis véritablement humilié Sénac & à Thomas Millet.
accufation telle que celle
d'avoir à me défendre d'une
Saint - Domingue. Sijavois d'avoir trahi la République à
Doningue, les colons feroient trahi la République à Saint:
feroient pas;: ils fe jetteroient
mes amis 3 ils" ne m'accu-
&c moi. Iis ont prorégé dans entre la Convention nationale
il feroit bien étonnant
tous les temps les traîtres:
livrer à la vengeance des que fuffe le feul qu'ils vouluffent
Je
t
&c l'aveu pafle à ce que vient de dire Sénac.
Porr-au-Prince' eft précieux, qu'il n'y avoit Ivient de d'avouer;
du Cul-de-Sac, au moment de Tinfurrection pas de la fufils au
bien ! eft-il venn, c'efta-dire, au inois de janvier 1793. plaine Eh
tropole ? la France depuis a-t-elle cette époque, un flil de la mépoudre : n'a-relle pas laiffé la envoyé colonie une feule once de
dénuement ? dois -je être
dans le plus grand
gouvernement n'ont envoyé refponfable à
fi les comités de
ni argent, ni aucune efpèce Saint- de Domingue ni troupes
On cite de moi une
moyen de défenfe ?
ot je dis que les Africains proclamation du mois de mars s
friront une colonne formidable. vont Je fe préfenter ; qu'ils offit paffer cette proclamation comme ne m'attendois pas qu'on
force armée; ; que parce que jai
un contrôle de la
Jonne redourable, on en conckàt préfenté l'image d'une cQcapable de repouffer 3,000
qu'il eût une colonne
la ville du
Anglo-colons 24 venoient
avoit
Porrau-Prince au mois de
Le
attaquer
pas plus de 1,100 hommesde juin. faite eft quilny
que le périmêtre du
garnifon au Poreau-Princes
qu'il n'y avoit ni murs Port-au-Prince ni
eft de plus d'une
de tous côtés;
paliffades 5 que cette ville eft lieues.
retranchés qu'elle ne peur être défendue
ouverte
5 que les poftes
que par des poltes
étoit impofible d'y tenir; & rerranchés, fi les
une fois enlevés, il
livré le Por-au-Prince ils
commifaires civils
de leur trahifon,
>
auroient profité du avoient
une conduite ablurde car les colons ne leur ont pas bénéfice
dans: ce genre : là. Si les commillaires fuppofà
C4
tranchés qu'elle ne peur être défendue
ouverte
5 que les poftes
que par des poltes
étoit impofible d'y tenir; & rerranchés, fi les
une fois enlevés, il
livré le Por-au-Prince ils
commifaires civils
de leur trahifon,
>
auroient profité du avoient
une conduite ablurde car les colons ne leur ont pas bénéfice
dans: ce genre : là. Si les commillaires fuppofà
C4 --- Page 36 ---
3.:
civils avoient livré la ville du Port-au-Prince, ils auroient
eu avec les Anglais des moyens de jouir de leurs
& fur-tour au' moment où la Convention leur envoie trahifons, notifier fon décret d'accufation. Bien loin d'aller le jeter à fes
pieds, pour venir fe juftificr, ils auroient alors tiré
ils aurcient pris le parti de défefpérés, ou ils fe feroient l'épée,
jetés dans les bras des Anglais,
Quelle a été leur conduite : iis écrivirent au gouverneur
général, au commandant de. la force armée : on vient de
publier 4472 décret contre nous; nous vous
dernien
aite de juridiation, d'obéir d toutes 1s enjoignons,pour
fera contre nous. Et c'eft nous qui avons réqufitions livré qu'on la colonie vous.
aux Angiais!Si cela étoit vrai, le général Laveaux auroitil écrit la letcre Gile vous avez vue, &-qui a été
aux
tranfcrite
débats? Le fait eft que la ville du
Prince
étoit indéfendable contre 4 vaiffeaux de Port-au-
& 17 bàtimens de
ligne, 5, frégates
tranfport, contre une force de 3,000
hommes, puifqu'elle n'aveir que I,ICO hommes de -garnifon, pour garnir les poftes extérieurs. Elle éroit indéfenduble, parce que Verneuil yous a dit ici qu'avec une
frégate il prendroit la place la plus forte de la colonie,
bordées par exemple, lel Mole. Thomas Millet a dit aufli que deux
d'un vailleau,de 74: ruineroient tous les forts du
Percau-Prince; il vous l'a, dir,. B cela a été imprimé dans
les débats: &. aujourd'hui, 2 lorique quatre vaifleaux de
canons feprélentenr;! lerfque 3ocohommes marchent contre 74
tine. garnifon de 1;200 hommes, les commisfaires civils,
voyant que le, fort principal eft.p pris, on leur fait un crime
de fe retirer, & de fe mettre en stireté, de traverfer des
montagnes pour venir dans le, fud défendre le refte de la
colonie. Certes, je crois bien que les colons nous en
veulent d'avoir défendu le., refle de la colonie contre
les Anglais,.car les Anglais penfoient bien que-la prife du
Port-au-Prince entraîneroit cclle du refte de la colonie; ce
qui n'eft pas arrivé par mes foins.p par les mefures que nous
avons prifes.
Qu'ils produifent ici les ades. qni confatent la trabifon
qu'ils nous imputent; qu'ils faflenr ce que j'ai fait; qu'ils
produifent les traités paffés avec les Anglais, les proclamations publiées par les Anghis, par leiquelles les Anglais
-la prife du
Port-au-Prince entraîneroit cclle du refte de la colonie; ce
qui n'eft pas arrivé par mes foins.p par les mefures que nous
avons prifes.
Qu'ils produifent ici les ades. qni confatent la trabifon
qu'ils nous imputent; qu'ils faflenr ce que j'ai fait; qu'ils
produifent les traités paffés avec les Anglais, les proclamations publiées par les Anghis, par leiquelles les Anglais --- Page 37 ---
roclament pour les colons. Les
amé que pcur eux 5 les colons font Anglais-n'ont les amis des jamais pronous, nous étions en horreur au gouyernement Anglais,
que, au gouvernement elpagnol, à rous les
britangucrre avec la République.
gouvernemene
S hommes, qui n'auroient Comment voulez. - vous que
brope, qui n'aveient
la pas eu à repofer leur téie en
lent été aflez ablurdes que fe République
refuge,
nemis!
pour jeter dans les Feas de leurs
Duny : Vous entendez conftamment
00 hommes, lorfqu'il s'agit de défendre parler la ville Sonthonax du Port- de
ife, Prince; mais, lorfquilfalloir égorger la
vous allez voir que
population fran.
1 fuivoit Sonthonax
Chanlatte, qui eft à Paris, &
mmes afticains qu'il par-tout, avoit à fes ordres 10,000
Lafalle. Je vous renvoie prenoit à la dans la
& qu'il offroit
falle : vous y verrez
page 21",
l'ouvrage de
Hlerg
bit IG,OCO Africains préts que Chanlatte, à
dun coup de liffler,
Ique les Anglais viennent
égorger les Européens. Si
uve
ces
pour artaquer la ville on ne
Afticnins, nos accufations font fondées..
EEe : Autre abfurdité des colons. Vous
alle a dit cela je vous ai donné le
dites que
mérite des aflertions de Lafalle. Lafaile moyen a écrit d'apprécier .
ire après avoir émigré, après avoir concerté fon méglais lesi moyens de fe rehdre maitres du refte de avec les
ie: vous devez T'allocier à Galbaud,
la COmes crimes que lui. Vous avez toujours carila befoin commis des les
ignages de tels factieux pourr
téant, aux 10,000 noirs armés, je prouver vous
vOS calomnies.
à votre connoillance
la
demande s'il n'eft
ASles colonies
que Mécropole n'a rien envoyé
eft. bien à
pour armer les noirs & les honmes
votre connoiffance qu'encore
libres.
foins que vous avez pris, Saint-Domingue aujourd'hni eft
e, que c'eft par le preftige inoui de la liberté fisns BeC
tient.
qu'il fe
Benac : Il s'agit ici particulitrement du
- que c'eft un point fort important. Sonthonax Pore-at-Princes dit
fait l'aveu que la ville du
que
ndé des fusils à Polverel; mais Per-au-Prince il ne s'en fuit avoit dela ville du Port-au-Prince n'étoit
pas de là
pas armée : il falloit
ue aujourd'hni eft
e, que c'eft par le preftige inoui de la liberté fisns BeC
tient.
qu'il fe
Benac : Il s'agit ici particulitrement du
- que c'eft un point fort important. Sonthonax Pore-at-Princes dit
fait l'aveu que la ville du
que
ndé des fusils à Polverel; mais Per-au-Prince il ne s'en fuit avoit dela ville du Port-au-Prince n'étoit
pas de là
pas armée : il falloit --- Page 38 ---
réduirequarante miller Hbsolépililoisismsver plusd'arm
ny en avoit à certe époque, > & c'eft pourquoi C
à Polverel pour en avoir, & l'on
SN
sadrefier à d'autre, parce qu'il avoit l'autorité ne pouvoit fouverain P
mais la garde nationale du Port-au-Prince étoit en activit
elle étoit formée, > puifque > déjà dans la plaine du Cul-d
Sac, ilyavoit
habitans combattan: des révoltés: air
l'oblervation de nReaL tombe d'elle-mème. Il a dit
la ville du Port-au-Prince ne préfentoit aucune
défenfe; mais Sonrhonax fait bien que la ville du
Prince a
Rer
été alliégée pendant 18 mois
les hommes
couleur $ il fait'bien que tous les nègres Se1 la plaine du C
de-Sac étoient armés contre elle, & que malgré 30,0
hommes-de couleur armés, d'après l'aveu de Sonthonax, s
ville du Port-au-Prince a réfifté à toutes les attaques.
ville du Fort-au-Prince a néanmoins réfifté à la fureur C
infurgés. Si àcette époque 1200 hommes de la ville
Porr-au-Prince ontréfftéà la fureur des hommes de coulen
à la révolte des noirs de la plaine du Cul-de-Sac : quand
Anglais fe font préfentés au nombre de 8c0, la ville du Po
au-Prince pouvoit bien fe défendre, puifqu'à cette
de l'aveu même de Sonthonax & Polverel, elle fe époqu trouv
purgée des faétieux & ennemis des hommes de couleur,
Sonthonax, muni des forces que je viens de citer, a
deux jours avant l'attaque du Por-an-Prince, il en réfi
que la ville du Port-au-Prince a été livrée. Pourquoi a-t-c
été livrée ? Parce que Sonthonax & Polverel ont donné
commandemenit des poftes les plus importans aux homm
de couleur leurs créatures : mais, > de ce que Sonthonas
confié le cominindement des poftes extérieurs à des homn
de couleur,il n'en réfulte pas moins qu'il devoit comnian
la ville du Port-au-Prince qui étoit la plus importante
la colonie; & du moment qu'il eft parti, deux jours av
Izsaque, il eft clair que par fa fuite il a livré k place.
Sonthonax : On vous'a dit que la ville du Port-au-Pris
eft une des plus fortes de la
cependant eile
aticun
colonie,
moyen' de défenfe, & Raynal lui-méme, en
de cette ville, dit qu'elle eft indéfenfable : c'eft le parl ter
dont il fe ferr. Je prie la comniflion de confulter, à
égard, le chapitre ou il cft queficn de la capitale de Sai
fuite il a livré k place.
Sonthonax : On vous'a dit que la ville du Port-au-Pris
eft une des plus fortes de la
cependant eile
aticun
colonie,
moyen' de défenfe, & Raynal lui-méme, en
de cette ville, dit qu'elle eft indéfenfable : c'eft le parl ter
dont il fe ferr. Je prie la comniflion de confulter, à
égard, le chapitre ou il cft queficn de la capitale de Sai --- Page 39 ---
Domingue. de
à Cen'ef pas tout : lorfque les colons vous
ce qu'ils 30 40,000 nègres armés contre eux, ils vous parlent
ont dit fans céffe à la France
répètent
eur forr; ils vous répétent des menfonges pour & des intérefler far
n'ya jamais elt ni 40,000, ni 60,000 noirs armés abfurdités:
He ux; la car, nous, lorique nous avons admis fous les contre
République les nègres révoltés de la
drapeaux du
Nord, nous n'avons jamais pu en rafiembler province de
oco dans la ville du Cap, & la ville du plus
2 ou
e refuge de ceux de la province du Nord, Cap eft devenue le
hombre de ceuix reftés-a avec
excepté petit
plus : c'eft que dais les environs Jean-François du
Biaflous. Iy a
poirs ont tenu G long-temps les forces Port-de-Paix, de
, ou les
n'y avoit
plus de 120 hommes armés France en échec,
e Joleph & N Zephitin. Cela eft fi
fousla conduire
pir paffer fous les drapeaux de la
vrai, que lorfqu'on a
ui ont demandé à la
République ces hommes
Fux qui fe
fervir, on ne donnoir la liberté qu'a
voit pris préfenroient avec un full: c'étoit le moyen qu'on
Fux qui vouloient pour connoitre êire le nombre des hommes armés, &c
n fuil : eh bien ! il ne libres s'en avoient eft
intérêt de fe procurer
pns le quartier du Port-de-Paix. Ces préfenté que ICO à 120
nu en échec les forces d'Europe, ICO à 120 noirs avoient
pmbre de roirs fe préfenroient avec parce des qu'un très-grand
s manchettes (c'eit ainfi qu'on appelle bitons ferrés &
bre ). ils fe préfentoient à la faite de une efpèce de
Es fufils, peuflant de très-grands cris qui ceux qui avoient
pmmes libres : voilà la manière dont ils faifoient épouvanroient la
ies
Saine-Domingue, & ce petir nombre de noirs faifoit guerre fuir
Européens, 5, parce qu'ils avoient fur eux
mat, & les attaques de nuit; ils avoient fur l'avanrage eux
du
se des difcordes civiles qui divifoient fans cefle les l'avanpres. Voilà la véritable caufe des fuccès des noirs. hommes
n'a été poflible d'en réunir une plus grande Jamais
hommes armés que celle que je viens de yous quantité
F toas les gouvernemens d'Europe, qui avoient indiquer; intérêt à 5
pécher favorifer l'infurrection des noirs, qui pouvoient, à la vérité,
rais
alors, parce qu'ils en avoient
eu aflez pour parvénir à les rendre maitres befoin, de n'en ont
bmingue. Ils vouloient bien favorifer les mouvemens Saint- des
réunir une plus grande Jamais
hommes armés que celle que je viens de yous quantité
F toas les gouvernemens d'Europe, qui avoient indiquer; intérêt à 5
pécher favorifer l'infurrection des noirs, qui pouvoient, à la vérité,
rais
alors, parce qu'ils en avoient
eu aflez pour parvénir à les rendre maitres befoin, de n'en ont
bmingue. Ils vouloient bien favorifer les mouvemens Saint- des --- Page 40 ---
noirs contre la France; c'éroit-là les vues de l'Efpagne :
mais jamais 011 n'auroit donné affez d'armes aux noirs
les rendre dangereux contre les Efpagnols eux-mémes.
Fot
ce qu'on peur dire', à cet égard, eft étranger à la plaine
de la Crx-desBouquers. Au mois de mai 1793, > lorique
nous avons fait fe ntrer les noirs dans le devoir, nous avons
cru obrenir une très grande quantiré d'armes & de futils.
enl payant quatre gourdes les fufils, > & deux gourdes les là
piftoleis : eh bien 1 on n'a pu réunir que go fufils, c'eft
la totalité des armcs qu'a produkes le défarmement. Lorf
qu'avant notre proclamation fur la liberté générale au mois
de mai, nous avons faic renter les noirs dans le devoir
je le répère, & vous pourr vous en convaincre par-l
mouvement de la légion de YEualité, qniéoit la fenle force
y etranPortat.fFedmce.ecgHnYsonsaotars # 100 homme
E cette ville; que cette ville 3 duverre de toutes parts
devoit êure évacuée au moment où le pofte rerranché quil
défendoit étoit pris; que li le comman lant a éré néglgen
ou traitre, cela nepent concernerles commiffaires civils,qu
ne font point refponfables des faures de ceux qu'ils on
nommés. II eft très-vraique duférens chefs ont trahi la Ré
publique i mais, lorfqu'en France la Convention national
a eu confiance dans Dumcuriex ou dans d'autres générau
qui ont trahi , a-t-on accuié la Convention narionale de
trahifons de ces hommes : Depuis quand rendroit-on rel
ponfable l'autorité civile des choix militaires > lorfqu
d'ailleurs elle a pris; fur ces commandans militaires, tou
les renfeignemens qu'elle devoit prendre 2 On dit que nou
avons donné la garde des forts aux hommes de couleur
cela eft très-vrai, & nous en avions reçu f'ordre du conte
exécutif. Les hommes de couleurfont les feuls qui défender
aujourd'hui Saint-Domingue : parcourez tous les quartiers
iln'en eft pas unl feul commandé par des blancs, excepté
gouverneur général Laveaux. Le général Laveaux eft euro
péen, il eft à la tête d'une force européenne qui appartier
à la République 5 mais, quant aux colons, ils ont trahi pa
tout : iin'y en a pas un feul qui fourienne les intérèts d
la République à Saint-Domingne Tous les commandans 9
fe battent font des noirs ou des hommes de couleur :
preuve en eft dans les rapports de Fermond. Vainement 1
é
gouverneur général Laveaux. Le général Laveaux eft euro
péen, il eft à la tête d'une force européenne qui appartier
à la République 5 mais, quant aux colons, ils ont trahi pa
tout : iin'y en a pas un feul qui fourienne les intérèts d
la République à Saint-Domingne Tous les commandans 9
fe battent font des noirs ou des hommes de couleur :
preuve en eft dans les rapports de Fermond. Vainement 1 --- Page 41 ---
colons difent-ils T que Dalbararie a envoyé des commifaires
pour favoir ia vérité. A cet égard, je dois vous dire une
anecdoie qui couvrira les colons de confulion. Ils vous
parlé ici d un nommé Candon-Saintetaurent, envoyé, difent- ont
ils, par Dalberade pour aller prendre à Sain-Dentingue les
renieignemens falut
que Dalbarade devoit donner' au comiré de
faurez public : vouS faurez que rien n'ef plus faux : vous
de-Paix. quece Cardon-Saine-1 Laurent cA un habitait du PortDuny : C'eft faux. -
Sonchonax : Les coluns ont feinr'de le
un brigadicr de gendamerie du Port-de-Paix. méconnoitre; c'eft
Duny : C'elt encore faux - . - .
.
Sonrhonax : Je demande que ce Cardon-Ssint-Laurene
me foit confroncé. U a reçu, de mei une permiflion
venir en France : arrivé en France, il fe rallia tout narurel- pour
lement aux colons, à Page & Brulley, qui alors tenoient le
dez for les affaires des colonies. Page &
à propos de T'envoyer eux-mêmes.
Brulley jugèrent
Brillcy : Je défie Conthonax de pronver ce qu'il avance.
Lepréfident : Ceci paroir s éloigner beaucoup de la
tion.
quefSonthonax : Les colons ont dit que le rapport de Fermond
contient des faits faux.
Duny : C'eft vrai, nous l'avons dit .
Le prefident : Il ne peut être queltion de difcuter le
porr de Fermond.
rapcufe Sonchonax: Alors je m'arrète; cependant, comme on
d'avoir trahi. . . . e
m'acLe prefident : lis CC que tu croiras néceffaire à ta
fieation, on ne r'accufe pas fur le Fapport de Fermond. juftiSorthonaz : Des homnes qui ont beloin de couvrit leurs
trahifons m'accufenrs pour vous prouverlimmerclié de ces
honmes, il faur bien que je vous dife qu'ils vont
nier le rapport fait par le comité de gouvernement, julqu'à d
les relations qui arrivent cfficieliement de
apres
& de la Noutele-Anglererre.
Saint-Demingue
Poreau Je répète ici qu'on ne peut juger de la force armée du
Prince que par le mouvement de la legion de
lité, feule force compofant ia garnifon de cette ville 1Ega-
> que,
ouverlimmerclié de ces
honmes, il faur bien que je vous dife qu'ils vont
nier le rapport fait par le comité de gouvernement, julqu'à d
les relations qui arrivent cfficieliement de
apres
& de la Noutele-Anglererre.
Saint-Demingue
Poreau Je répète ici qu'on ne peut juger de la force armée du
Prince que par le mouvement de la legion de
lité, feule force compofant ia garnifon de cette ville 1Ega-
> que, --- Page 42 ---
cette légion réduite à onze ou douze cents hommes n'étoit pa
fuffifante pour garder les poftes, foit au Port-au-Prince, foi
à Bizoton, , foit dans la plaine de la Créix-des-Bouquers
que la ville du Port-au-Prince étoit ouverte de toutes parts
que fi elle s'eft défendue quelque temps contre les noirs
c'eft que les Anglais avoient de plus que les noirs, des vail
feaux ou corvettes, & cinq bâtimens de tranfport & un
infinité de goëlettes. Je dis donc qu'il eft abfurde d'accufe
les commiflaires civils pour avoir évacué le Port-au-Prince
ils ne l'ont pas fait deux jours avant le combar: ils l'on
fair le lendemain de la prife de Bizoton qui a été canonne
pendant 4 heures. A la vérité,je vous ai dit que le fort avoi
ripofé foiblement; mais les commiffaires civils n'étoient pa
dans le fort 3 mais ils ont donné les ordres nécefaires peu
la défenfe fàr faite: ils ont dû évacuer, , & jamais on
qer pu faire réfulter une accufation de trahifon de l'évacua
tion d'une vilie indéfenfable.
La féance eft levée.
Leregifre des préfences ef figne, J. Ph. GARRAN, préfident
FOUCRE ( de Nantes), fccrétaire; DADRAY, MOLLEVAUT
MERLINC. --- Page 43 ---
Pu 18 Thermidor,fan troiftème de la Répablique
frangaife,
une & indivifebie.
y N fait lecture des débats recueillis dans la
rédadtion en eft adoptée.
féance d'hier;
Les citoyens Clanflon, Page &
nr point préfens à la féance.
Tarchevefque-Tibaur ne
Sonchona: Dans la féance
it dire qu'aucun colon blanc n'a d'hier, défendu le procès - verbal me
eft
exact : je déclare
la colonie; ce faic
x lmnsee de couleur & que beaucoup de blancs réunis
ire; j'ai entendu parler des aux commandans noirs, ont défendu le terriJuleur, excepté le gouverneur-général
qui font tous de
us les commandans blancs ont trahi de Laveaux. la manière J'ai dit que
andaleufe; que lc feul qui foit reflé fidele eft le la pius
Aveaux; que tous les autres cômmandans des
général
pirs ou de couleur.
quartiers font
Thomas Millet : Je répondrai à cela :
Fnt Jérémic a été rendu, Le Mole étoit vous favez coiHarel, iclandais, du choix de
commandé
mmandé par Savary, mulârre, Sonthonax; du choix de Saint- NTatet
Arcahaye s'eft rendu aux Anglais; il éroit
Sonthonax.
pointe, mulâtre > hommne de confiance de commandé par
togane sed rendue aux
Sonthonax.
étcit
>
buitfonnière, homme Anglaisslauroriéy de couleur, homme
confiée à
Polverel & de Sonthonax. Le
de confiance
For:-Dauphin s'eft rendu
é par Savary, mulârre, Sonthonax; du choix de Saint- NTatet
Arcahaye s'eft rendu aux Anglais; il éroit
Sonthonax.
pointe, mulâtre > hommne de confiance de commandé par
togane sed rendue aux
Sonthonax.
étcit
>
buitfonnière, homme Anglaisslauroriéy de couleur, homme
confiée à
Polverel & de Sonthonax. Le
de confiance
For:-Dauphin s'eft rendu --- Page 44 ---
aux Efpagnols; il étoit commandé par Candie, homme d
couleur > du choix de Sonthonax : enfin, lorique le Por
au-Prince a été pris par les Anglais, la ville s'eft rendue parc
que le fort Bizoton ne s'eft point défendu; & ce fort éto
commandé par Monbrun, homme de couleur, du choi
de Sonthonax; & le Port-au-Prince étoit commandé pa
Beauvais > homme de couleur > aufli du choix de Son
thonax.
Sonthonax : Tout ce que vient de dire Thomas Millete
détruit par cette vérité, que les feuls reftés fidèles à Sain
Domingue 3 les feuis. qui combattent encore aujourd'ht
la République, font des noirs & des hommes de cou
pour leur. A la vérité, il y a des hommes noirs & de couleu
qui ont livré leurs poltes aux Anglais, mais Labuiffonnièr
n'a pas livré Léogane; il n'y commandoit pas. Le com
mandant de Léogane étoit Greffin, qui fe trouvoit au Pon
au-Prince au moment o Campan, ancien chevalier de S
Louis, s'eft emparé de Léogane & l'a livrée aux Anglai
Il étoit, avant la prife de Léogane, commandant pour
roi. Je peux jultifier cette affertion par une proclamation d
capiraine Smith, commandant au Port-au-Prince pour le
Anglais, au bas de laquelle fe trouve la foufcription d
nom de Campan, commandant pour le roi.
Le Fort-Dauphin n'a point été livré par Candie,' 'qui n
jamais reçu de moi aucune efpèce de commandement. C'étoi
Knape, lieurenant-colonel du quatre - vingt quatrième ré
giment, qui commandoit au Fore-Dauphin; mais je ne fui
tenu des trahifons des commandans militaires, plus qu
E Convention & fes comités pourroient en être tenus, lori
que d'ailleurs, on a pris tous les moyens néceffaires pou
connoitreleur moralité.
Savary commandoit fi peu à Saint - Marc lorfque. le
Anglais s'en font emparés, qu'ila été mis au cachot pa
le confeil de paix & d'union qui s'étoit emparé de l'au
torité.
Quant à Lapointe , il eft très-vrai qu'il a livré l'Arcahaye
mais tout cela ne déiruit pas ce que j'ai dit, que les feul
hommes qui combattent & commandent aujourd'hui à Saint
Domingue
moralité.
Savary commandoit fi peu à Saint - Marc lorfque. le
Anglais s'en font emparés, qu'ila été mis au cachot pa
le confeil de paix & d'union qui s'étoit emparé de l'au
torité.
Quant à Lapointe , il eft très-vrai qu'il a livré l'Arcahaye
mais tout cela ne déiruit pas ce que j'ai dit, que les feul
hommes qui combattent & commandent aujourd'hui à Saint
Domingue --- Page 45 ---
Domingue pour la
de couleur de des noirs. République françaife, font des hommes
livré Daubonneax par le colonel : Sonthonax a dit que le fort
maintenant chef de Knape : ce colonel eft en Dauphin a il été
mandoir
divilion à
Franees eft
en fous-ordre au fort l'armée de l'Oueft; il comce fort, que Candic, qui commandoit Dauphin; & ila fi peu livré
Sun:Doningue traité
la mis aux arrêts
la partie de l'eft de
avec les /pagnols.
pendant qu'il a fait fon
Sonthonax : Je n'ai jamais donné
Candie: : peu importe
de commandement à
divifion 3 cela
Knape foit aujourd'hui chef de
traitres &
feulement
ntommediro
noiffance de manvais commandans.
l'en emploie des
de la commiflion des
%. eft déja a la congénéral de lamée de l'Oueft eft colonies, qu'un
Jamaique, livrer
où il a été en fortant un homme arrivant adjudant- de la
la colonie aux
de
. e
e
Anglais
Saine-Domingue pour
Lepr-fident : Il ne s'agit que de Knape.
le Sonthonax : Eh bien ! je déclare
commandement du fort
que Knape a reçu de moi
deflinnés & que je n'ai Dauphins jamais donné que je ne fai jamais
commandement à Candie, Il
aucune efpèce de
Candie de cette trabifon, eftd'anrantp plus ridiculé d'a acculer
dailleurs, a été mis aux fers que Candie, que je ne foutiens
aux Mines.
après la capitulation k
pas
envayé
Th. Miller : Cela n'ef
henax a dit des
pas plus éronnant
ce
éroient emparés Anglais, >
puniffoient
Sonavec
ee
Dothingue.
eux la partie
des
françaife de Suatt
Sonchonax: Je n'ai
les émigrés & les euffent point dit que les Anglais euffent arrèté
Thomas
envoyés aux Mines.
Millet : Aulli n'aije dir que puni.
aveient Sonthonas: J'ai dit qu'ils avoient
gletterre mis leurs biens en féqueftre, pillé les Émigrés, qu'ils
Hes
faifant la guerre à la
que le roi d'An:
proptiétés des émigrés
TirAR s'étoir
Tome IX. Saisaneincaaniee qui avoient paffé entre les emparé mains
liyraifan.
D
oyés aux Mines.
Millet : Aulli n'aije dir que puni.
aveient Sonthonas: J'ai dit qu'ils avoient
gletterre mis leurs biens en féqueftre, pillé les Émigrés, qu'ils
Hes
faifant la guerre à la
que le roi d'An:
proptiétés des émigrés
TirAR s'étoir
Tome IX. Saisaneincaaniee qui avoient paffé entre les emparé mains
liyraifan.
D --- Page 46 ---
de la République; mais ils n'ont pas mis aux fers ceux qui
leur avoient livré les différentes places > comme ils y ont
mis le citoyen Gandie.
Bralley:Je demande à faire une obfervation fur le procèsverbal. L/intention de la commiflion n'eft pas de lailfèr
fublifter le faux manifefte qui fe trouve dans celui qu'on
vient de lire. Sonthonax a dit que, pour prouver notre
trahifos & notre intelligence avec les ennemis, il avoit produit un traité fait avec eux. Vous favez que nous n'avons
ceilé de le demander afin, qu'on jugeât par les fignatures s'il
y avoit quelque ràpport entre nous & ceux qui ont fait ce
trairé : jamais ce uraité n'a paru; & cependant Sonthonax
articule dans ce procès-verbal qu'il a produit ce traité; nous
le fommons de le produire.
Sonthonax : Je 1 n'ai jamais dit que Page & Brulley euffent
figné ce traité; mais j'ai dit que Page & Brulley avoient
agi & parlé dans le fens des fignataires, en faifant égorger
les députés qui étoient les plus inftruits fur laffaire des
colonies.
Lepréfident : Cela'a déja été dit; pallez au fait.
Sonthonax : Sur le fait" auquel le préfident me rappelle 9
j'ai déja répondu; car j'ai annoncé que copie de ce traité
étoit au comité de falut public ? revêtue des fignatures des
agens de ce comité : j'ai annoncé que la copie que fourniroit le comité à la commiflion feroit efficielle; mais
je n'ai pu fournir que les copies données à moi même. les colons doutent encore, ou feignent de douter de lexifzance d'un traité contre lequel ils ont protefté officiellement,
& auquel ils ontaccédé confidentiellenent,)e puis le produire
& le mettre fur le bureau, extrait du journal de Tanguyla-Boifière. Tanguy a publié ce traité à la Nouvelle-Angleterre, dans les mèmes termes que ceux que j'ai fait in1érer aux débats. Il relate des fignatures au nom de J6rémie ; le principal fignataire eft Venand de Chamilly.
Enfuite à l'acceptation du confeil-exécutif de la grande Anfe,
fe trouve le nom de Lacombe, de Bron, du maires fecrétaire. Alacceptation du Méle Sainr-Nicolas, eft le nom du
commandant de la place Defneux, qui a éié, à la vérité,
les mèmes termes que ceux que j'ai fait in1érer aux débats. Il relate des fignatures au nom de J6rémie ; le principal fignataire eft Venand de Chamilly.
Enfuite à l'acceptation du confeil-exécutif de la grande Anfe,
fe trouve le nom de Lacombe, de Bron, du maires fecrétaire. Alacceptation du Méle Sainr-Nicolas, eft le nom du
commandant de la place Defneux, qui a éié, à la vérité, --- Page 47 ---
nommé Ce Defneuxs commandant de la place 43
dais, mais bien étoit capitaine dorilileriey par les commtifaires il
civils.
ani des Anglais, Frangaiss des
qui s'eit trouvé un n'étoit pas Irlansommuniqus la
aux colons colons, la & qui a livré mauvais le
fujer,
Boillitre.
pièce extraice des territoire. Je
Varneuil:
journaux de
Cen'tipasiie ce que nous
chomax Bralley : Nous voulons faire
demandons.
padle d'un
conftater
avec ceux qui ont fair traité, gu'il affecte de que toujours Son:
toujours agi dans le méme ce traité; qu'il a dit nous que anhalgomuer
croire que nous étions
fens; en un
nous avions
ce traité.
d'accord avec ceux mor,, da voulu fire
Il dit que Nousnavons ce traité
cefle dc detander quil dit avoir fait
citoyens , nos lettres eft au comité de falut que ce trairé partt,
toates hios pi.ces étoient étoient awfli au comiré public. de Eh bien!
de comproit tirer un tres-grand aufi au comité de falnt falat publics
Thaibaud, de
pari de cès
public; il
du comité de' falur Daugy. Il a trouvé le moyen leliros, de de celles
avoir audi ce traité dont public; il il les a
les avoir
Ce trairé, il étoit poflible elpéroit produites, tirer un (i & il devroic
Felle-là puifque toutes nos pièces étoient de le produire comine grand les parti.
a
y étoit aufli; & alors On au auroit comiré de falue lerres, >
bonnefol, & ilnyen a pas.
vu qu'il y avoic Public, de
communicarion Sonchonax: : Le comité de falut
de fes picces, public ne me doit
iplomatie omiré de falut 5 ce n'eft poiar à moi fur-tour à
loriqu'il s'agit ancune de
public. Je
produire une
Brulley. -
répète que je n'accufe pièce du.
Le
pas Page
prefident : C'eft entendu.
pièce Thomas Millec : Je demande la
produite,
Parole fur le
Lc
macériel de
préfidene : Il eft
Tous les colons : Non ensendiaque c'ef une copic,
Thomas M.llet
pas celle du trairé. e
titre, & plus bas : C'eft eft la sapitulation de
écrir : C Accordé les Jérémie, Voila
treize articles
D2
'accufe pièce du.
Le
pas Page
prefident : C'eft entendu.
pièce Thomas Millec : Je demande la
produite,
Parole fur le
Lc
macériel de
préfidene : Il eft
Tous les colons : Non ensendiaque c'ef une copic,
Thomas M.llet
pas celle du trairé. e
titre, & plus bas : C'eft eft la sapitulation de
écrir : C Accordé les Jérémie, Voila
treize articles
D2 --- Page 48 ---
ci-deffus.; Et de l'autre part: s Pour fa majefté britannique,
-
à Saint Yago de la Vega, le 3 feptembre 1793. Adam
Williamfon". Celui-la eft bien le gouverneur de la
& non un miniftre d'Angleserre. Plus bas eft écrit : c
Liie
cepte les arricles de la capitulation ci-deffus, au nom des
habitans de la Grande-Anfe. Signé, Venand de Chamilly ".
Ce n'eft donc pas là un traité fait à Londres,ce n'et que
Ia.capitulation deJérémie.
Sonthonax : La capitulation de Jérémie n'eft autre chole
que l'exécution dui traité palfé à Londres. Je vous l'ai prouvé
par la proclamation du même commandant anglais, qui dit
qu'il offre aux colons les mêmes capitulations arrêtées à
Saint- Domingue le 25 février 1793., Ceft Werlock qui,
dans fa proclamation > annonce que la capitulation de Jé
rémie contient les mêmes conditions que le traité paffe
Londres au mois de février 1793 : certes, s'ilfalloit dans cette
affaire la fignature des agens des colons à Londres, & la
fignature des miniftres anglais, cn attendroit long - temps
pour finir ce procès : car les colons qui n'ont ni patrie n
amis. .
Le préfident : Al'ordre.
Sonthonax : Je parle de ceux qui ont figné le traité le 2
février 1793.
Lc préfidlent : Dis ce qui eft néceffaire à ta défenfe, & rier
de plus.
Sonthonax : Alors je répète que ces hommes ont foin d
s'arranger de manière à rentrer dans leurs propriétés, dan
le cas où la République triompheroit du roi Georges : c'el
ee qui- eft arrivé 5 ces mèmes hommes qui ont paffe 4
traité, qui en ont favorifé l'exécution, prérendront qu'il
n'avoient pas émigré parce qu'ils auronr foin de fe trouve
à la Nouelle-Anderere, & de fe faire conkdérer comm
de véritables réftigiés: voilà pourquoi il fera prefque tou
jours inpollible de découvrir les fignataires. Mais j'en a
allez dit à la commillion; je lui ai donné alfez d'éclaircille
5 ces mèmes hommes qui ont paffe 4
traité, qui en ont favorifé l'exécution, prérendront qu'il
n'avoient pas émigré parce qu'ils auronr foin de fe trouve
à la Nouelle-Anderere, & de fe faire conkdérer comm
de véritables réftigiés: voilà pourquoi il fera prefque tou
jours inpollible de découvrir les fignataires. Mais j'en a
allez dit à la commillion; je lui ai donné alfez d'éclaircille --- Page 49 ---
mens tant fur ceux qui ont figné à Londres
qui ont favorifé à Saint-Domingue l'exécution de 3 que fur ceux
ce traité.
Le préfident : Il eft temps de terminer cet
a un autre.
objet & de paffer
Brulley : Sonthonax a avancé une chofe très effentielle
peur jeter des lumières fur la prife du
& qui
na pas été difcurée. Sonthonax a dirqu'il Port-au-Prince, avoir fait
qui
la garde nàtionale du Port-au-Prince,
défarmer
poloit de livrer cette ville comme les parce qu'elle fe protranfcrit fes paroles littéralement; c'eft autres paroiffes: j'ai
que je vais répondre à Sonthonax. Il par Sonthonax mème
avoit fait défarmer la garde nationale du vous a dit ici qu'il
auroit livré la ville. Eh bien Porr-au-Prince, ! voyez cette
du 27
vous,
proER
la garde nationale février; du
allez voir ce guily a dit de
lieux &
Porr-au-Prince: alors il étoit fur les
>
alors firement il avoit fes motifs
écrire
comme il l'a fait.
pour
(II lit:).
Extrait d'ume proclamation de Sonthonax, le 27 fvrier 1794,
l'an troifème de la République françaife.
cc Le 15 novembre dernier, nous avons donné l'ordre de
défarmement de la garde nationale du
ordre contenoit une autorifation donnée For-Républicain; au commandant cet
la province, pour reftituer les armes à tous ceux
de
recomnns dignes de s'en fervir pour défendre la qui caufe feroient de
liberté & de l'égalité.
la
3> Un très-petit nombre de citoyens s'eft
les
réclayner; & ces armes ont été
préfenté foit à la pour
de FEgalité, foit aux volontaires diftribuées,
légion
la partie la plus nombreufe du nationaux, de de manière que
celle qui a le plus d'intérêt au peuple ficcès de Saint-Domingrie, la
trouve aujourd'hui fermer la force publique révolation, de Saint- fe
Domingue fous les ordres des commiffaires civils.
a Cer ordre de chofes a déplu d'abord, foit-aux EuroD;
préfenté foit à la pour
de FEgalité, foit aux volontaires diftribuées,
légion
la partie la plus nombreufe du nationaux, de de manière que
celle qui a le plus d'intérêt au peuple ficcès de Saint-Domingrie, la
trouve aujourd'hui fermer la force publique révolation, de Saint- fe
Domingue fous les ordres des commiffaires civils.
a Cer ordre de chofes a déplu d'abord, foit-aux EuroD; --- Page 50 ---
péans tranfplantés dans la colonie, > foit aux créoles
mêmes > fans diftinétion de couleur 5 mais l'arrivée eux-" des
Anglais a changé entièrement la difpofition des
: les
habitans de Port-Républicain n'ont vu dans les efprits armées du
tyran de la Grande Bretagne, > que nos ennemis naturels
tous fe fon: réunis pour les repouifer. -
>2.
Ainfi doncvoilà, au 27 février, la garde nationale du Portau-Prince qui ne voit dans les foldars de la
que les ennemis narurels de la France, qui Grande-Breragne toute entière
réunie pour les rerouffer; & Sonthonax
a fait eft
farmer cette garde nationale parce qu'elle auroi dirquil livré lePort- déau-Frince comme les autres paroifies de la colonie. De deux
chofss Tune : ou Sonthonax. en a impofé quand ila fair cette
proclamation, dit qu'il avoit ou fait il vous ena impolé hier quand il vous a
Prince
défarmer la garde nationale du Port-auparce qu'il craignoir qu'elle ne trahit. Il ne
tout à la-fois voir ies ennemis de la France dans les pouvoit
de la Grande - Bretagne, & dans ceux qui devoient foldats les
combattre 5 & aujourd'hui que Sonthonax cherche à
cette garde nationale ainfi que tous les autres
dénigrer
ne peur pas être devenue traitre ; les commiffaires colons, civils elle ne
le peuvent pas l'avoir fait défarmer pour T'empécher de livrer
Port-an-Prince aux Anglais. Vous voyez donc bien
avoir pris la précaution de faire défatmer la
nationale qu'après
du Port-au-Prince, Sonthonax étoit forcé d'en garde faire
Il avoit pris des moyens pour faire palfer les armes l'éloge. de la
garde nationale à la légion de I'Egaliré : on vous a
connoitre la compofition de cette légion; de nous maintenons fait
que cenx qui ont fait profpérer un pays, que ceux-là
jouiffent du fruit de leurs lueurs & de leur labeur, ont qui y
d'intérêt à le défendre, que des btigands qui ne cherchent plus
qu'à dévafler. Ainli, par le délarmement, Sonthonax
encore préparé la conquète de Sajn-Domingue aux
a
8c c'eft en vain qu'aujourd'hui il dit qu'il fe défioit ennemis; de la
nationale garde nationale, éroit puifqu'au 27 février ila avoné que la garde
dans les meilloures difpolitions, & qu'elle étoit
très-propre à défendre la colonie. Ceit alors
a cherché
à avilir les colons : les colons font Français, qu'il & par-tout les
Français confervent leur caraétère national. Hier il vous a
eft en vain qu'aujourd'hui il dit qu'il fe défioit ennemis; de la
nationale garde nationale, éroit puifqu'au 27 février ila avoné que la garde
dans les meilloures difpolitions, & qu'elle étoit
très-propre à défendre la colonie. Ceit alors
a cherché
à avilir les colons : les colons font Français, qu'il & par-tout les
Français confervent leur caraétère national. Hier il vous a --- Page 51 ---
dit que les Africains, en petit 47
route les colons; nous ne
nombre, avoient mis en dé:
point la nation françaife dâns fouffrirons la
point qu'il avilile à ce
Le
perfonne des colons.
tu reviendras préfident fur : Il ne faut pas traiter ces
cela. Laifle le
objets à-la-fois;
au premier objet.
citoyen Sonthonax répondre
à ce Brulky: En ce cas je me féfervela
qui a-été dit à Çe fujet.
parole pour répondre
Prince Sonthonax fe : C'eft lorfque la garde nationale du
Woilbec difpoloit à exécuter la
Port-auéroient que j'ai ordonné le
proclamarion du général
fulpecis dans cette défanmemene de tous ceux
je l'ai ordonné aufli
garde, fans difination de
qui
étoit alors fans
pour armer la légion de
couleur;
crime aux commiffaires armes; & certes on ne pourra FEgalité, pas faire qui
que la Convention
civils d'avoir ufe des mêmes
un
pour armer les troupes nationale, dé pour armer les troupes de moyens
voient aller aux frontières réquificion & les recrues qui ligne,
On a défarmé les gardes ou tenir garnilon dans les villes. deon les a forcées à donner nationales leurs fufils iedenraires en
qui
&
Prances
partoient pour les frontières :
ieurs fabres à ceux
que la Conven-ion nationale de j'ai tenu ia même condaire
nationale du
Firance,e en défarmant la
les mains de la Port-au-Prince, légion de
pour metrre fes armes garde entre
FEgalité.J'ai
Por-au-Prince, doit
3 parce qu'une garde
défarmé la' garde du
avoir des armes qu'auran
nationale (édentaire ne
encore et un autre morif.
que In garnifon en a. J'ai
térêt à défendre
Quels font ceux qui avoienr inpas les colons Saine-Domiigne à cette époquez
ont bien foin de Européens, car les colons de Saint Cen'éroient
chillement
vous apprendre tous les jours Domingue
traires' à leurs général, la liberré des noirs efclaves, que l'affranintérèts. Or,
étoient conproclamé à cette époque; T'alfiranchilfement des noirs étoir
hommes de coulcur
iln'y euffent eut alors que les noirs & les
les Anglais. Ils vous qui
intérêt à.fe battre
intérêr de défendre ont bien prouvé qu'eux feuls avoient contre
d'hui ils font les feuls samt-Doniienes à défendre la puifqu'encore aujourglais. On vous a dit que j'ai défarmé colonie les
contre les AnFrançais; mais les
D. 4
fement des noirs étoir
hommes de coulcur
iln'y euffent eut alors que les noirs & les
les Anglais. Ils vous qui
intérêt à.fe battre
intérêr de défendre ont bien prouvé qu'eux feuls avoient contre
d'hui ils font les feuls samt-Doniienes à défendre la puifqu'encore aujourglais. On vous a dit que j'ai défarmé colonie les
contre les AnFrançais; mais les
D. 4 --- Page 52 ---
Africains tranfplantés à Saint-Domingue ne font-ils pas des
Français : S'ils n'euffent pas été Franiçais, ils auroient mériré de le devenir par la conduite qu'ils tiennent; ils font
Français toutes les. fois qu'ils ont rempli les' conditions
exigées pour l'être, les conditions exigées par les lois.
les lois n'exigeoient qu'un an de domicile dans la
Or, &
il
avoit pas un Africain qui R'edt
de deux colonie, ans de
dans la colonie.
LALE
Je dis plus;
que ces
comme
R
hommes,
je vous l'ai annoncé, avoient encore feuls intérêt à
défendre la colonie contre les Anglais & les Efpagnols: ils la
défendent feuls aujourd'hui; donc j'ai fait une excellente
opérarion, en défarmant les amis des Anglais pour armer
leurs ennemis. Si ces hommes comme on l'a dit, eufent
recherché la domination
reftés
anglaife, > efpagnole, ils "feroient
au Port-au-Prince au moment où les Anglais fe font
préfentés, contens de fubir le joug de la
Au lieu de tenir cette conduite 3 ils font venus Grande-Bretagne. dans TOueft,
à Jacmel & dans le Sud, pour défendre-le territoire de la
République.
Brulley : Je demanderai à Sonthonax, puifque ces hommes
étoient li dangereux, pourquoi, dans a
du
février 1794, il dit que cette garde nationale proclamation qu'il a dé- 27
farmée, étoit difpofée à combattre les foldats de la GrandeBreragne,
Qu'il tàche de fe mettre d'accord avec lui-mème 5 fes
divagations ne le fauveront pas de là, parce qu'il ne
pas dans un temps dire une chofe, & dans un autre en
une autre
TEE
3 c'eft impollible: il faut d'abord qu'il foit d'accord
avec lui-même pour qu'on le croie, Il dit qu'il a.
Le préfident : Laiffe-le répondre.
Sonthonax : Je réponds à Brulley
ne
de
favoir quelles étoient les difpofitions de qu'il la garde s'agit nationale pas le
27 février, mais quelles étoient fes difpolitions le
novembre 1793, au moment où on a ordonné le défarmement. I5
II s'agit de favoir fi le défarmement d'une garde na:ionale
nifon. fédentaire eft légitime, 3 lorfqu'on remet fes armes àla
Voilà l'unique queftion. La garde nationale
garêtre dans de tres-mauvaifes difpolitions le
novembre auroit pu
ale pas le
27 février, mais quelles étoient fes difpolitions le
novembre 1793, au moment où on a ordonné le défarmement. I5
II s'agit de favoir fi le défarmement d'une garde na:ionale
nifon. fédentaire eft légitime, 3 lorfqu'on remet fes armes àla
Voilà l'unique queftion. La garde nationale
garêtre dans de tres-mauvaifes difpolitions le
novembre auroit pu --- Page 53 ---
barce qu'alor: cn annonçoit que j'étois
parce que la garde nationals auroit alors décrété d'accufation,
perfonne, livrer ia colonie aux
pu s'emparer de ma
vencion nationale a decrété d'accnfation Anghis, en difant : la Contivils; nous nous metrons fous la protedtion les commiffaires
ittendant qu'eile envoie de nouveaux
anglaife, El
époque, la garde nationale auroit
commiffaires. A cette
aires civils, livrer le
pu s'emparer des commif
évrier fuivant èrre revenue Pore-auPrinoe de les idées. aux Anglais, & le
Froit Polible de croire que ce décrer
Car au 27 février à
e gouverneut anglais, n'étoit qu'une daécufation, fable,
publié par
Repuis fepe mois, cn ne T'envoyoit pas
puifque, rendu
levoisse infulier les habitans du
exécuter. D'aillurs,
Aingl-is fe préfentoient? devois-je Pert-Rtépubliemin dire
quand les
fe livrer aux Anglis? Ce
je dis qu'ils ici à éroient la
difpofés
fommifhion, ce que je dis Sas les
barre de ia
lonne, je le prouve par des
renfsianemens
je
Jans le préamble des
pièces politives. Ce qui ec dit
le dilpoutif qu'il faur confidérer. proclamations J'ai ne fignifie rien, c'eft
pationale étoit bien difpolée lorfque les pu dire que la garde
en:és : je me fuis trompé à cet
Arglais fe font préarde nationale, ii bien
égard, car les gens de cette
femblés au mcis de juin, difpolés & au mois de février, fe font
es rendre maitres de la ville. Je ont ne fais éré offrir aux Anglais de
era un crime de cette
fila Convenrion leur
it été dictée par la crainte démarches &
la il eft poflible qu'elle f
fort Bizoton étoit pris. Mais par timidité, puilqu'alors
es commiffaires civils : pourquoi pourquoi ne fe
ne fuiventils pas
our d'eux pour fuir la domination réuniflent-ils pas auarle défarmement fe réduit donc à favoir anglife: G
La quelticn
ivils étoient autorifés par les lois à
les commiftires
hefure du défarmement étoit néceffaire détarmer, à favoirila
es hommes libres éroient invités à fe
dans un temps' cà
tontre eux. J'zi
porrer à des extrémirés
es lois; je n'ai plus prouvé tien que à dire. ce défarmement étcit fondé fur
un autte
J demande
objet > cat je dois avoir la parole que le fon palle
Th. Millet : Sonthonax vient de faire
dernier.
ois une objection à laquelle il eft
pour la première
Sonthonax a dit: J'étois augorifé, important je devois de répondre.
défarmer une
à
tontre eux. J'zi
porrer à des extrémirés
es lois; je n'ai plus prouvé tien que à dire. ce défarmement étcit fondé fur
un autte
J demande
objet > cat je dois avoir la parole que le fon palle
Th. Millet : Sonthonax vient de faire
dernier.
ois une objection à laquelle il eft
pour la première
Sonthonax a dit: J'étois augorifé, important je devois de répondre.
défarmer une --- Page 54 ---
3o
garde nationale fédentaire pour armer les volontaires
naux qui alloient farles frontières. En
nati
far la frontières c'étoit là qu'il falloit aller France, l'ennemi étc
mais au Port-au-Prince, c'étoit bien différent; pour) le c'eft combattre
au-Prince même que l'ennemi fe trouvoir; c'étoit là au Por
Anglais abordoient ; c'étoit le Port-au-Prince
quel
quoient; ce n'étoit donc pas le Port-au Prince qu'il qu'ils fallo acta
défarmer. Qu'en eft-il réfulté? Ceft. qu'on a défarmé un
population blanche dont la moitié avoit fervi dans les
deiligne, étoit accoutumée au fervice auquel ils
troup
depuis plus d'un an, ayant tous cette
s'exerçoier les E
ropéens ont en général fur les Africains, fupérioriré tous civilifés, que tot
dilciplinés, On a délarmé ces hommes qui avojent leu
propriétés voient
à défendre, pour armer des hommes
ne C 1a
un
qui
foient pas leur mor de français, des hommes qui ne connoi
n'éroient pas
droite d'avec leur gauche 1 des hommes q
cela, avoir pas des organifés; chefs car il auroit fallu des officiers pou
le fonr pas, c'eft
intelligens; & ce
prouve qu'ils n
que la Convention
a
leur
des
s'occupe
SLES
envoyer
inftructeurs.
étoient Sonthonax : Beaucoup d'officiers de la légion de lEgalit
Etropéens &c blancs; on avoit mis cette
un pied définitivement refpectable, & il
avoit légion fu
foldat dans cette légion qui ne fitauffi bien n'y manier les pas arme u
vaincre qre TE-.ropéen le mieux exercé : vous pouvez vous en con
légron.Le parle témoignage des inftructeurs qui ont formé cett
de divifion, colonel Desfourneaux, qui eft aujourd'hui généra
plufieurs citoyens du quaranse-huitième régiment
atrefteront ce fair; ils fe font donné toute forte de foin
rourinfruire cette légion On dit quej'ai défarmé des homme
"accoutumés au fervice; on a défarmé des hommes domiciliés
accoutumés à la molleffe, - vivants dans les délices fi
aux colonies, pour tranfmettre leurs armes à des hommes naturelle ac
climatés, à des hommes de fer, qui réfiftent à tout, &
montrent aujourd'hui qu'ils favent anfi bien
les qu
péens difinguer leur main droite de leur main que gauche. Euro
vient-on dire ici que les Africains font
ne Que
vene pas fervir à la défenfe de la colonie nuls, ? Mais qu'ils les peu
quelon fait àla Convention, le témoignage des Européens rapport
fi
aux colonies, pour tranfmettre leurs armes à des hommes naturelle ac
climatés, à des hommes de fer, qui réfiftent à tout, &
montrent aujourd'hui qu'ils favent anfi bien
les qu
péens difinguer leur main droite de leur main que gauche. Euro
vient-on dire ici que les Africains font
ne Que
vene pas fervir à la défenfe de la colonie nuls, ? Mais qu'ils les peu
quelon fait àla Convention, le témoignage des Européens rapport --- Page 55 ---
ux mêmes (car c'eft par les St
te fe paffe aux Antilles ), Européens le
que vous apprencz
Ee > ne les vengent-ils témoignage de ces officiers
olons:
pas affez des calomnies des
u'après Yerneuil: Il réfulte de ce que
avoir défarmé la
Sonthonax vient de dire,
R légion de lEgalité, Sonthonax population blanche pour armer
ette légion de
devoit être bien sir
toit çn étar de réfifter TEsaliné, aux par fa beavoure, fa difcipine, que,
e TEgalité a lichement livré Anglais; lè & cependant cette
ine
légion
amorce. Cela feul ne
Porr-au-Prince fans briler
Montbrun font les feuls prouve-cil pas que Sonrhonax &
hent livré le
qui ont trahi, & qui ont lâchePort-au-Prince à I'Angleterre :
Port-au Sonthonax : Ce font les Africains fans
Prince . -
doute qui ont livré
Verneuil : C'eft vous qui le dites.
hefure Sonchonas: de défarmer Les colons difent que
les blancs,
puifque j'ai pris la
pur haine contre les
> les blanes bien connus
Ar du cosrage & de la principes réfiftance de de légalité, je devois pour être
ofoient la légion de l'Egalité.
1200 hommes qui comde la réfiftance contre des forces Oui, j'étois fûr du courage
apérieures en nomibre; mais je qui ne lui feroient pas
ommes dans la ville du
n'étois pas fir que 1200
uatre bâtimens de 74, à Port-au-Prince puflent réfifter à
arquées par les bârimens d frégates, & aux troupes déEgion de TEgalité fe défendroit, tranfport : létois ffr que la
pu; mais I 100 hommes dans elleseft défndue tant qu'elle
eue , dont tous les poftes retranchés une ville du périmètre d'une
Hpérieures, auroient éré
font pris
des forces
emi. Sifétois firde la écharpés, de s'ils eutient
put
légion
l'en:
reatal
des blancs qui donnoient TEgalité, jene l'étois pas du
fifon. La légion de l'Egaliré a par-tout T'exemple de la traouvoit. plus ténir; mais Jes éracué blancs une place ot elle le
nglais, ils ont traité avec eux.
ont été chercher les
es blancs, produifez celles des Je produis les
e couleur. Ily a eu des
Africains & capirulatiens des hommes
prt Bizoton : je déclare foupçons fur le commandant du
que ce commandant n'eft pas a
pas du
fifon. La légion de l'Egaliré a par-tout T'exemple de la traouvoit. plus ténir; mais Jes éracué blancs une place ot elle le
nglais, ils ont traité avec eux.
ont été chercher les
es blancs, produifez celles des Je produis les
e couleur. Ily a eu des
Africains & capirulatiens des hommes
prt Bizoton : je déclare foupçons fur le commandant du
que ce commandant n'eft pas a --- Page 56 ---
l'abri du foupçon mais, fi l'on a droit de fouçonner
commandant > on N pas le droit de foupconner fa
car, ficette troupe avoit été mal-intentionnée, elle ne fefero troupe
pas retirée avec les commiffaires civils; elle feroitreftée ave
les Anglais au Port-Républicain, Cette troupe a été forcé
par uine toupe ennémie infiniment plus confidérable.
Ic préfident : C'eft entendu.
Sonthonax : Je demande à avoir la parole le dernier.
Les colons : Dites donc la vérité.
Sonthonax : Vous pariez de vérité: pourrez-vous nier C
que jai dit, qu'au Mole & à Jérémie il n'y avoit pas u
feul homme de couleur quand vous les avez livrés par de
capitulations & des praités : Ces traités & ces capitulation
paroiffenr; ils ont éré avoués par vous. Vous n'avez pa
craint de dire ici que c'étoit pour conferver léurs
à la République
les colons avoient livré ces propriété : el
bien! nila légion RE l'Egalité ni fes officiers, ni les places homme
de couleur, n'ont ofé mettre leurs biens en
entr
les mains des Anglais. La légion de l'Egalité féqueftre a été malheu
reufe une fois, > elle a évacué une ville fans défenfe; eft-c
un crime pour elle, lorfque vous vous glorifiez de vo
traités 2
Senac : Une obfervation importante,
Th. Millet : La capitulation d'une place de guerre eft tou
jours du fait du commandant de la place. Defneux étoi
commandant du'Mole, nommé par Sonthonax; c'eft lui
adû difcuter lesarticles de la capitulation ; c'eft donc lui . qu
doit être reiponfable de la livraifon du Môle.
qu
Sonthohax : Je ne vous ai jamais dit que Defneux fitl
feul qui ait livréle Méle. La commiffion trouvera les rap
ports fur l'affaire du Male, par le maire- Genton, feul dé
porré du Môle par les Anglais: il vous dira que Ja munici
palité alla au-devant des Anglais; que la municipalité, .
garde nacionale, ont rédigé l'acte en vertu duquel on a ét
chercher les Anglais. Defneux étoit commandant de la
i a été l'inftrumont de la trahifen de la municipalité; place mai
tous les habitans du Malo, repréfentés par le cenfeil de l
- Genton, feul dé
porré du Môle par les Anglais: il vous dira que Ja munici
palité alla au-devant des Anglais; que la municipalité, .
garde nacionale, ont rédigé l'acte en vertu duquel on a ét
chercher les Anglais. Defneux étoit commandant de la
i a été l'inftrumont de la trahifen de la municipalité; place mai
tous les habitans du Malo, repréfentés par le cenfeil de l --- Page 57 ---
lais. ommune, Je dis &la plus garde : c'elt mationale, ont livré le Male aux Annnemis, ils avoient tiré qu'avant fur
de livrer cette place aux
ui envoyoit au Môle
un bâtiment de la
elle qu'on avoit fait couler, chercher de la poudre pour République, remplacer
ans la rade du Cap : on força lors le des événemnons du 20juin,
ous trouverez le rapport du commandant commandant de fe retirer.
as-Caxas ; vous verrez dans ce rapport de la corvette le
ecorwoit pas l'autorité des commillaires qu'on dit qu'on ne
écrétés d'accufation; ; que la
civils, qu'ils font
ermet d'emmener fon
République va finir; qu'onlui
dre aux principes français. batiment, C'eft mnais qu'on faura mettre
ommandant, ratifiée par une
après cette démarche du
ciers municipaux, du
délibération de plufieurs ofe l'état-major,
commandant de la garde
s Anglais. Il qu'on dépure à ia
nationale, >
mis
y a ici des offieiers Jamaique du
pour appeler
des colons; je réclame leur
régiment de Dilon,
le difent pas qu'on a envoyé des témoignnge: officiers de : ices hommes
ale, des officiers municipaux pour aller
lagarde natioPr avec les Anglais, je pafle condamnation à la Jamalique traiit. J'ai cité les amis des colons.
fur ce que j'ai
vraifon Yerneuil: du Môle, Sonthonax vient de vous dire, relativement à
les
la
le la commune, qu' E étoient pièces exiftoient dans les archives
état-major & des officiers
revêtues de la fignature de
fonthonax merte fur le bureau municipaux. la
Je demande que
R je déclare d'avance qu'il n'en exifte pièce qu'il vient de cirer,
Aux que Sonthonax vient de faire. pas, & que ceit un,
Sonthonax: Je mettrai demain fur le
es pièces qui prouvent la trahifon
bureaule rapport &c
Anglais. Ona rcponfie à coups de qui a livré le Môle aix
par moi-du Cap; & le
du canon un vailleau envoyé
a garde nationale & les rapport habirans commandant du
prouve que
lonner des poudres far les ordres des Méle ont refafé de
les pièces que je dépoferai fur le bureau commiflaires civils:
tertitude que la municipalité du Mole, vous donneront la
a garde nationale, & les officiers des le commandant de
lépuré à la Jamaique pour
les troupes dei ligne, onr
a déclaration fsite
appeler Anglais.
par Genton > maire du Tiannones Mole, feul
irans commandant du
prouve que
lonner des poudres far les ordres des Méle ont refafé de
les pièces que je dépoferai fur le bureau commiflaires civils:
tertitude que la municipalité du Mole, vous donneront la
a garde nationale, & les officiers des le commandant de
lépuré à la Jamaique pour
les troupes dei ligne, onr
a déclaration fsite
appeler Anglais.
par Genton > maire du Tiannones Mole, feul --- Page 58 ---
déporté par les Anghaisifsiammoncé la déclaration d'un
me
qui is'eft facrifié à ia Répablique. Je crois bien que, hom le
colons auront des déclarations pour conrrarier celles d
inaire, mais elles feront faites par les complices de ceux
ont éré chercher les Anglais. Les colons ne vous oneils qu
dit que s'ils euffent été à la place des habitans du Mole pa &
de Térémie, ils en euffent fait autant ? Qu'eft-il befoin de
difcuter fur un fait, fur un acte qu'ils ont avoné eux-mêmes
Ils vous difent qu'ils auroient appelé les Anglais, & :1 ré
voquent en doute qu'ilsles aient appelés : toute l'Europe le
en accufe; & ils révoquent un fait que les gazertes anglaifes
que le témoignage des colons à la barre du parlement d'An
gleterre, atteitent. Le 4 mai dernier les Anglais fe font
ientés à la barze du parlement d'Angleterre. . - e
pté
Le préfident : Iln'eft queftion que de la livraifon du Môle
Sonthonax : Ce que je viens de dire prouve la livraifon du
Mole & de Jérémie: les' colons à Londres dénoncent Charles
Grey, comme d'autres colons me dénoncent ici.
Lepréfdent : Il n'eft pas queftion de cela ; en mélant ainfi
divers objets > les débats feront interminables & inintelligibles.
Sonthonax : Le fait matériel eft avoué; ; il eft inutile de
parier des pièces, puifque les celons ont avoné que les blancs
ont livré le Môle àc Jérémie.
Th. Millet: Nous n'avons point fait cet aveu dans le fens
que la dit Sonthonax; nous avons feulement reconnu une
pièce-p produite par Sonthonax, c'eft l'acte de livraifon du
Mole au commodore Faure : or, dans une capitulation >
c'eft le commandant qui décide fil la ville fera ou ne fera
rendue. Mais il denne pour preuve que ce font les
pas
du Mole quil'ont livré, que la corvette le Ies-Cartus habitans
y a envoyée, n'a
été
quil
pas
reçue, & en a été chafféc. Je'voudreis que Sonthonax fût d'accord avec lui-même : il a lu ici
fa proclamation du 24 juin 1793, par laquelle il ordonne,
dans tous les ports & rades de Saint-Domineue, de
fer à coups de canon les bâtimens qui fe préfenteront. repoufSonzhonax : Il n'y a pas d'exemple de la mauvaife foi des
habitans
y a envoyée, n'a
été
quil
pas
reçue, & en a été chafféc. Je'voudreis que Sonthonax fût d'accord avec lui-même : il a lu ici
fa proclamation du 24 juin 1793, par laquelle il ordonne,
dans tous les ports & rades de Saint-Domineue, de
fer à coups de canon les bâtimens qui fe préfenteront. repoufSonzhonax : Il n'y a pas d'exemple de la mauvaife foi des --- Page 59 ---
blons; ; ils ont fallfié cette proclamation : ils ont aufli
ue j'avois donné l'ordre général de repouffer de la
dit
us les bâtimens armés en guerre. J'ai prouvé
coloriie
fre, par la proclamation imprimée, que le fait par eft mon ree la falfification étoit du faitdes colons. La
faux,
as-Caxas, envoyée au Mole. a . 0
corvette le
Le préfident : Il n'eft queftion
du défarmement &
livraifon du Môle & de ierehlte
de
La féance eft lévée.
Le regiftre des préfences ef ligné : J. PH.GARR AN,
Rdene ; FoucHé ( de Nantes), fecrétaire; DABRAY,
ERLINO, MOLLEVAUT, GRÉGOIRE. --- Page 60 ---
Dui1 Thermidor, lan troiftème. de la République frança
une & indiviftle.
ON fait la lecture des débats recueillis dans la féance
18;1 la rédaétion en e&t adoptée.
Les citoyens Page, Clauffon, Larchevelque-Thibaud
Sénac ne font pas préfens à la féance.
Sonthonax: : Lorfque j'ai annoncé qu'avant l'introdu
tion des Anglais au Mole & à Jérémie > déja la municip
lité du Mole, la garde nationale > jointes au commanda
de la place & au commandant des troupes de ligne, avoie
préparé leur trahifon, les colons cnt revoqué mon afferti
en doute, & m'ont défié de produire les pièces ; je vais
lirc. Sur ia fin du mois d'août, la ville du Cap manque
abfolument de poudre , on l'avoit épuifée dans différe
combats, & I'on s'étoit foutenu juique là avec celle trouv
à bord de la Hyena, prife angiaile qui en avoit fourni tf
à quatre milliers. J'envoyai au Mole ordre au commanda
Defneux de faire chargera bord du Las- Cagas, trente millie
de poudre, des boulets & autres munitions de guerre. Vo
la lettre que je lui écrivis le 22 aolt.
Verneuil: Nous n'avons jamais conteité ecla; nous C
mandens feulement que Sonthonax produife les pièces q
conftarent que c'eft la municipalité & la garde nationa
qui, comme l'a dit Sontbonax, ont été à la Nouvel
Angleterre paffér un traité avec les Anglais
Le préfident : Ceci a déja été traité.
Son:hona
, des boulets & autres munitions de guerre. Vo
la lettre que je lui écrivis le 22 aolt.
Verneuil: Nous n'avons jamais conteité ecla; nous C
mandens feulement que Sonthonax produife les pièces q
conftarent que c'eft la municipalité & la garde nationa
qui, comme l'a dit Sontbonax, ont été à la Nouvel
Angleterre paffér un traité avec les Anglais
Le préfident : Ceci a déja été traité.
Son:hona --- Page 61 ---
finftant. Sonthonae: J'ai Si c'eft cela, je vais vous
mière
annoncé dans le cours des
répend:s dans
avoit preuve que je doniois que la
débars que la preéré, de concert avec le
municipaliré du Môle
parer la reddition de la ville, cominandant éfoit
de la place, préduélion des Anglais, ils s'étoient révolés que déja avant linirodéléguées des forts par la Renmbique ; ils avoienr fait contre les autorités
contre le bàtimenr
tirér le canon
cipaux de Bombarde avoient Las-Cezas. Les officiers manifort de la plate-forme fur le brick également fait tirer lé canondu
la garde nationale, la
TARF J'ai dit enfuite que
mune du Mole avoient municipalié accédé
& le confeil de'la comle 2) février 1793.Jai
au traité palfé à
renu dans les papiers de renvoyé la
à cet égard au rapport SaingJames conà Breft: : ce rapport eft du citoyen commilion des colonics érablie
rémoin oculaire, déporté par les Genton, maire du Mole,
ville trouvent jointes, Les colons ne Anglais; les pièces s'y
du Méle, celle de
nierent donc pas que la
contre les autorirés déléguées Bombarde s'éroient foulevées
Her au trairé de février 1793. parla République eavant d'accéIls ont dir que. le commandant étoit
pui, lorfqu'à la tête d'une garnifon
1, les
feal.iefiofitle:
ompofent font impuillans
réfifter à hommes" qui la
ommandant de la place.
la trahifon du
taité au
n'a pas
isdoat
nom de la commune
trairé feul; il a
Eul des intentions perfides, la du.Môle. Si Defneux avoit eu
e près de cinq cents
garde mationale', compofée
hent de Dillon, pouvoient hommes, faire deux cents hommes du
ant Delneux & fe battre
fauter la tête au
régine amorce de brûlée. On concre eft allé les Anghis, Il n'y comiman- a
eu
s a introduits avec linl bâtiment de chercher les.Ansiiss pas on
nglais feulement font entrés au cinquante cancns. Cent
porgés en une minure par la
M6le 5 ils auroient pu étre
S deux corps ne l'ont pas fait; garde nationals ils
& la samnifon :
Ppeié les Anglais. Cen'eit
ont donc réellement
nitrument de la trahifon; ; pas c'eft Delneux la
feul, qui n'a bi6 que
mmandant & à la
de municipaliné, réunie
vré le Môle.
majorité
la garde nationale, au
Verneuil : Il eft bien étrange
qui a
Tome IX. Soismnte-dis-cevitnr que Sonthonaxr fe permette
liyraifon.
E
nifon :
Ppeié les Anglais. Cen'eit
ont donc réellement
nitrument de la trahifon; ; pas c'eft Delneux la
feul, qui n'a bi6 que
mmandant & à la
de municipaliné, réunie
vré le Môle.
majorité
la garde nationale, au
Verneuil : Il eft bien étrange
qui a
Tome IX. Soismnte-dis-cevitnr que Sonthonaxr fe permette
liyraifon.
E --- Page 62 ---
s5,
chaque jour des allégations de cette nature ; qu'il dife
matérielles, &
en
réfultat %
vais produire des preuzes
qu'e
n'en produile aucune : il vient de dire que Defneux & la
municipalité étoient ceux qui avoient figné le traité avec les
Anglais, & iln'a poinr encore produit ce traité, quoique
nous le lui ayons demandé. Je demande à la commillion f,
comme je n'en doute pas, elle veut ètre éclairée fur ce qui
s'eft paie à St-Domingue, qu'elle oblige Sonthonax de le
produire, ou bien je le déclare un liche calomniateur.
Le préfident : Alordre.
Sonthonax: : Je ferois un lâche calomniateur d'accufer les
colons d'avoir livré le Môle s'ils l'avoient défendu : mais
bien loin de l'avoir défendu, ils ont dit dans leur correfpondance de la Nouvell-Angleterre que les commiffaires
civils lutioient contre la bienfailance d'une nation ennemie
voulcit les proréger. Voila les pièces matérielles que je
te Peut-on douter d'après cela qué les colons aient tendu
la main aux Anglais 2 depuis quand la trahifon du Mole
fait-elie un doute? Les colons l'on: avouée dans toutle cours
des débats, & ils demandent aujourd'hui que je produife
la capitulation. Iln'y, a que ceux qui ont eu des correfpon
dances avec les Anglais depuis la trahifon du Môle, qui
puiffent avoir une copie officielle de cette capitulation. J'a
produit celle qui eft inférée dans les journaux français de
la Nouvelle-Angleterre 5 ces journaux font faits par les
colons : des témoins oculaires qui fe font procuré des copies
des pièccs 2 les ont produires 5 elles font dans les archives. de
la commiflion à l'article. Rupport forle Môle, fait oficielle
ment par le citoyen Genton, maire de cette ville, déporté pai
les Anglais, attendu qu'il étoit le feul au Môle qui ne
voulàt pas les admettre dans cette place. Quant aux pièce
officielles, je n'ai pas autre chofe à dire que ce que les
colons vous ont dit eux-mèmes, que le Méle avoit été livre
à un vaifleau de cinquante canons. II ne peut avoir ét
livré fans bràl-r une amorce à un vaiffeau de cinquant
canons, que parce que les colons qui avoient la poudr
pour tirer for les barimens de la République,
avoien
qui ne
voulàt pas les admettre dans cette place. Quant aux pièce
officielles, je n'ai pas autre chofe à dire que ce que les
colons vous ont dit eux-mèmes, que le Méle avoit été livre
à un vaifleau de cinquante canons. II ne peut avoir ét
livré fans bràl-r une amorce à un vaiffeau de cinquant
canons, que parce que les colons qui avoient la poudr
pour tirer for les barimens de la République,
avoien pas pour tirer fur les Anglais. Les colons- ont reçu le déta
chement'envoyé au Môle, compofé de cent hommes : le
colons blancs du Môle auroient pu repouffer ce détache --- Page 63 ---
ils ment & lésorger , puifqu'ils étoient en
ont appelé le
& ils force; au contraire
miffaires civils lurtoient detschoment, contre la
ont dit que les comennemie. Ce font eux qui demandent bienfailance des
d'une nation
Yorneuil:Je Thomas
le repondrai pas-à cela. preuves
Millec: Dans les pièces que
citer, que la commillion vérifiera fans Sonthonax vient de
tant qu'elle examine la capirulation dui Méle doure', il eft imporghis, capirularicn dour je viens de
avec les Anles archives de la commillion. (Core prendre la copie dans
que. Papiers de Thomas Millet,
C, No, I; pièce unide la commiffion des
Je dépofés dans les archives
qui Nef a été copiée par moi, colonies). T'a éré fzr dirai la Gazerte que cette pièce >
Provizence: qui m'a été apportée à
de Naffau
prilonniers fronçais Cetté cepie
Ealimore par des
telle de la capitulation fignée qui, fuivan: la Gazette, , eft
A déclaré avoir nommé
par Defneux, que Sonthonax.
par cette phrafe
commandant du Méle. Je termine
B de fes dependances, rem-arquable : Nous commandant du Mole
France 6 fon rois > cercifons la
2 tous ceux qui aiment la
Grande Brécagne depais que le ville du Mole ef ail roi de ia
Voilà quelle éroit, fuivantlécric 1s_feptembre 1793.
e Defneux > Rommé par Sonthonax quejannonce, &
l'opinion
ant de la place la plus imporrante de Polverel commanSonthonax : Je vous prie de. me Sc-Damingue,
ièce.
communiquer cette
(II la reçoit.)
J'obferve fur cette pilce, fans en
certificat mis au bas Par
difcuter eft
le mérite, que
793, & que la livraifon Delneux, du Méie eft du du-as feptembre
Dint de l'opinion de Defneux, fait
22. II ne s'agit
r les Anglais après fa trahifen, il commandant du Môle
Pls. Le 22, le Mole a été livré
les s'agit de faits matétrouvoient. Detneux n'avoit par la colons blancs qui
rer le Mole, fi les colons blancs pas n'cullent puiffance phyfique de
hilon, Defneux fcal ne ponvoir
pas accédé àfa
tis, ni les introduire dans la place, pas trairer avec les Anfansque les colons
E2
lais après fa trahifen, il commandant du Môle
Pls. Le 22, le Mole a été livré
les s'agit de faits matétrouvoient. Detneux n'avoit par la colons blancs qui
rer le Mole, fi les colons blancs pas n'cullent puiffance phyfique de
hilon, Defneux fcal ne ponvoir
pas accédé àfa
tis, ni les introduire dans la place, pas trairer avec les Anfansque les colons
E2 --- Page 64 ---
blancs faffent d'accord. avec Ini. Il eft effentiel que je prouve
que les colons blancs étoient d'accord, puifque Jes colons
tentent de jeter du doute fur un fait auffi évident, fait
qu'ils ont avoué eux-mêmes dans le courant des débats. J'ai
annoncé que le 22.août le Môle & Bombarde avoient fecoué
le joug de la République. Si à cette époque ils étoient en
révolte, il n'y a pas de doute qu'ils n'aient livré le Mole
en feptembre; car ceux qui avoient fecoué le joug à la fin
du mois d'aoit, ceux qui ont repouffe les forces françaifes
au mois d'aoit, font ceux qui ont livré la' place. Je prie les
colons de fuivre fur le regiftre ce que je vais lire. Le 2;
aoft fai écrit aul commandant du Mole pour lui demander
des poudres.
(Il lit la lettre : )
Au commandant de la place ail Môle.
J'expédie Adelon, commandant le Las-Cagas pour apPprter ici les munitions de guerre dont vous trouverez l'érat
ci-joint ; veuillez les lui faire délivrer.
>Je jugerai par la promptirude que vous mettrez à l'expédicr, de votre attachement aux intérêts de la République 2>.
Voici l'état des munitions demandées à Defneux par la
lettre que je viens de vous lire. L'état étoit joint à la lettre
& a été rendu au capitaine Adelon, à qui il a été douné
ordre en même iemps de s'éloigner du port. Cet érat ef
figné de moi; je le communiquerni aux colons avec la lettre
Le commmandant du Méle, la municipalité & la garde na
tionale s'aflemblèrent & déclarèrent gu'ils ne vouloient pa
obtemperer aux ordres donnés au commandant de la corvette
le Las-Caxas, & le forcèrent de quitter ia rade du Méle; ;&
fans la faveur de la nuit, la corvette étcit prife,
Voici la réponfe donnée au capitaine Adelon, répont
faite par Defneux à la lettre qu'il avoit reçue du commif
faire civil Dans cette réponfe on ne me donne pas mêm
le titre de commiflaire civil,vous verrez ccmme on per
fiffe ma demande.
donnés au commandant de la corvette
le Las-Caxas, & le forcèrent de quitter ia rade du Méle; ;&
fans la faveur de la nuit, la corvette étcit prife,
Voici la réponfe donnée au capitaine Adelon, répont
faite par Defneux à la lettre qu'il avoit reçue du commif
faire civil Dans cette réponfe on ne me donne pas mêm
le titre de commiflaire civil,vous verrez ccmme on per
fiffe ma demande. --- Page 65 ---
(Il lit la réponfe. )
Au Môle, , le-2 25 aodt 1752, l'an deuxième de la
Lc commandant de laplaté,
République
gsurre-vinge-fipciàne
Peat-major, le comm: 17 ndant du
la gurde nationale & la regumene, mun
le commandant genéral de
Sonthonas.
cipalité du Môls, ait cieryren
*Jamais
M :
reçu une demande nous n'avons de
été plus fitrpris, citoyen,
gutte, fans autre formalité munitions de guerre fignée de qu'ayant votrè
voir des bâtimens armés dans & fans l'ordre adhoc,de recedétruire celui que vous nous notre rade pour contrarier &c
vertu duquel nous avons refufé avez envoyé le 24 juin, en
armés, de recevoir enfuite
l'entrée des fix bâtimens
He quarante-mn, hommes de par un fecond canot l'annonce
Fans lottres d'annonce
l'Egelité avec leurs
au commandant de-la
époufes,
Fecevoir, qu'un
& les moyens pour les nourrir. Ce place pour lès_
ordre furpris à VOS intentions;
ne péut être
hous fommes, fans argent, fans
; car dans la misère où
ous les objets de première nécefité provifions de bouche, fans
jue nous vous avons demandés que nous attendons &
ertres, il n'eft pas à préfumer par toutes nos dernières
Aire parvenir ici de nouveaux que vous ayez voulu nous
our leur deftination, leur fervice, confommateurs, fans ordre
Hole, où nous fommes en forces leur utilité pour le
ésendre contre tous nos ennemis; fufifantes pour nous
ant Adelon n'eft point
& comme le commanitimens armés quéls qu'ils portear d'ordre pour recevoir les
bntraire > nous nous oppofons font, dans avant les de recevoirun ordre
lique & conformément aux ordres de intérêts de la Répuoduction de tout batiment armé,
fes délégués 5 à lindonné au conmandant Adelon de faire en conféquence àvons
aira.
route pour ot illui
>3 Au Mole,les jour, mois-&c
Signe, Chaumette;
an gue deffus.
Defneux,
J
acymer officier muniepal
commandant de la place,
rgt-fptieme régimene; Dejaura, 5 Offarel, commandant lc guatrecipal; Perille procureur de la commune. Foller père, eficier MIu-
> Pour copie conforme.
s Ie commandant de la place, Defncusm.
conféquence àvons
aira.
route pour ot illui
>3 Au Mole,les jour, mois-&c
Signe, Chaumette;
an gue deffus.
Defneux,
J
acymer officier muniepal
commandant de la place,
rgt-fptieme régimene; Dejaura, 5 Offarel, commandant lc guatrecipal; Perille procureur de la commune. Foller père, eficier MIu-
> Pour copie conforme.
s Ie commandant de la place, Defncusm. --- Page 66 ---
Voila la réponfe que j'ai reçue des officiers municipaux, fur ce
du commandant de la place : ils le fondent d'abord
que j'avois ordonné le 2,4 juin de repouffer des rades les
vaifieaux partisdu CapavecGalbsud, en fecondlieu fur ce que
la place du Mole avoir allez de monde pour fc défendre
Vons voyez ici la mauvaife foi de ces hommes qui, après
avoir reçu la lettre dansl laquelle je dis :J'envoie le capitaine
Adelon, commandant leLas-Cazas pour arporter des
Vos trouvere ci-joint Pétai. veuilex bien ics faire
Em
Vous voyez la mauvaife foi de ces hommes qui fur f'ordre Mole.
que je donne à Adelon de fe préfenrer devant le
fur la lettre que j'écris au commandant du Mole pour le
prévenir qu'Adelon commande le Las-Caxas; vous far voyez
dis-je, la mauvaile foi de ceux qui ont fait tirer
cette
corvette: & vous verrez par le rapport d'Adelon qu'on noirs
dit à cet officier, de livrer des poudres poxr arier les
Nous n'avons pas befoin d'armer tes noirs ; les Anglais nou
foutiendront. La Républigue va croulér. Vous verrez cela dan
le rapport d'Adelon qui doit être dans les papiers de Pol
verel, parce" qu'il eft joint à un-autre rapport, au ciroyer d
Gabian,, commandant du brick rAaif, qyi fut repouflé
la rade de la plate-forme
les habitans de Bombarde
jugérent à-propos ES.AEI à la capitulation du Môl
2" de fe rendre aufli aux Anglais. La municipalité , 1
commandant, non contens de la réponfe 2 non conten
de refufer des poudres à Adelon, le repoufsèrent
çoups de canon: : & quinze jours après ils admirent Vou dan
la rade un vaiffeau anglais de cinquante canons.
voyez que le commandant Defneux dit que la garnifo
eft fuflifante pour fe défendre contre les ennemis 5 C
de
lorfqu'ils fe préfentènt, on. fe garde bien
les repout
fer; car ces ennemis n'étoient que ceux de la République
&bien les amis des colons. En conféquence ils font reçu
dans la ville, au Mole, qui fe met fous la protedion de
Anglais. Quel doute peut-il vaus refter fur la complicit
des habitans & de la garnifon, quand.je produis un
pièce qui eft une levée de bouclicr contre l'autotité na
tionale? Voici la proclamation que j'ai faite à ce fujet; elle vou
inflruira plus particulitrewent des mouis quim'ont détes
des colons. En conféquence ils font reçu
dans la ville, au Mole, qui fe met fous la protedion de
Anglais. Quel doute peut-il vaus refter fur la complicit
des habitans & de la garnifon, quand.je produis un
pièce qui eft une levée de bouclicr contre l'autotité na
tionale? Voici la proclamation que j'ai faite à ce fujet; elle vou
inflruira plus particulitrewent des mouis quim'ont détes --- Page 67 ---
miné & de la
du 19 décembre, complicité quelques des habitans du Môle; elle eft
Môle.
jours avant la trahifon du
(ILlali:)
Proclamation du 19 décembre
Nous Léger-Félicité
1793.
Sonchonax,
République , délégué dux ifles françaifes commiffaire civil de la
fous-le-Vent blique.
pour y rétablir l'ordre & la de T'Amérique
De grands
tranquillicé pubarde, Les chefs attentats civils & ont été commis au Mole & à
de la République. Ils
milizaires y ont méconnu Bomont été tranfmis
fes ont gefulé d'obéir aux ordres l'aurorité
ofé tirer le canon par des forts delégués; ils ont fait plus, qui ils leur ont
blique > TAdif, le Las - fur les bâtimens de la
tionale,
Caxas & la Convention Répu- - Nafe Delfieat,commandonte difant adjudant de militaire au Mole,afifitéde Jaunas,
depuis Jong-temps fupprimées; place, quoique fes fonétions foient
muceringriepaime" dant de la
régiment 5 d'O#arel, de
commandant du
ordres
garde nationale, a poulfé Chaumette, le
> commanau
jufqua refufer de livrer des
mépris pour nos
pour capiraine le
Adclon, qui alloi: de notre munitions les de guerre
Cap:
parc
Ils ent perté la mauvaife foi
convoyer
ordonnance du 24 juin dernier, jufqu'à s'autorifer de notre
dans les ports de la colonie les qui défendoit de recevoir
le partis avec Galbaud, eux qui ne batimens pouvoient armés en guerre >
16a Lar-Cmar aotit dernicr, n'en faifoit pas partie > eux qui, pas à ignorer
dant du
avoient même invité
l'époque le
Te
bitiment, à entrer au Môle Adslon, commanaitaichaimmene lorfque (e rendant pour y prendre dés
Cap, & ayant à fon
du Porr-au-Prince au
par le travers du Môle. Conlfordomateur civil, ilfe trouvoit
de La municipalité de
rebellion, avoit annoncé fenbedtiambileiner des
à ces adtés
principes aulli criminels,
E
à ignorer
dant du
avoient même invité
l'époque le
Te
bitiment, à entrer au Môle Adslon, commanaitaichaimmene lorfque (e rendant pour y prendre dés
Cap, & ayant à fon
du Porr-au-Prince au
par le travers du Môle. Conlfordomateur civil, ilfe trouvoit
de La municipalité de
rebellion, avoit annoncé fenbedtiambileiner des
à ces adtés
principes aulli criminels,
E --- Page 68 ---
affectant de fuppofer au gouverneur Galbaud des pouvoirs
Aupérieurs aux notres; elleavoit refulé, le 13juin dernier,
de remettre, fans fes.ordres , létar des munkions de
& des bouches à feu qu'elle avoit à fa dilpolition, guerre
notre ordonnance du 28 avril précédent lui ptéfcrivit quoique de le
fournir.
Par fuite de ces principes, la municipalié de Bombarde
s'eft permis, de concert.avec le commandant du. Môle >
de retenir les effeis de notre coligue Polvetel, après avoir
fait enfoncer les malles ou is étoient renfermés.
Les intérêts de la République > l'obéifance due à fes délégués, feroien: compromis, finous gardions plus
le filence fur la conduire criminelle du commandant long-temps miliraire du: Mole & de fes complices. Il.ett-de notre devoir
d'arrèrer le cours. de leurs projets, d'allurerila confervation
d'ine- -place importante, qui ne peut plus être confiée à
des traitres qui ont levé. létendard de la révoke 3 de les
envoyer en France,oà ils recevront la peine qu'ils ont juftemnent méritée.
En conféquence, exerçant les pouvoirs qui nous ont été
délégtés par la Convention nationale,
Déclarons- Defneux > commandant militaire au Méle;
Offarel, commandant du guaue-ringr-fepatue régiment
d'infanterie; Jaunas; fe difant adjudant de- la place du
Mole; & Chaumentc, command.nt de-la.sarde narionale,
traitres.? à la République & criminels de lele-hation 5
Osdonnons qu'ils feront arrèrés dans les vingt- quatre
heur S de la publication de notre proclamations: à la diligence de la municipalité du' Méle, qui les fera conduire
fur-le-champ fous bonne & sûre garde au Pere-de-Paix,
entre les mains du commandant miltaire de cette place;
Ordonnons à tous les citoyens du' Méle deiprérer mainforte pour l'exécution du préfent ordre, de les arrêter euxmémes en cas de refus de la part de la municipalité, à
peine d'être déciarés rebelles à la loi, ennemis de la République & traités comme tels:
Deflituans Belle-Ifle, maire, ainfi que les officiers municipaux de Lombarde; les déclarons incapables d'exercer
aucune fonction publique dans la colonie; ordonnons
foront mis état d'arrefation, à la diligence) de l'officier qu'ils
, de les arrêter euxmémes en cas de refus de la part de la municipalité, à
peine d'être déciarés rebelles à la loi, ennemis de la République & traités comme tels:
Deflituans Belle-Ifle, maire, ainfi que les officiers municipaux de Lombarde; les déclarons incapables d'exercer
aucune fonction publique dans la colonie; ordonnons
foront mis état d'arrefation, à la diligence) de l'officier qu'ils --- Page 69 ---
.65
peux. hommé pour conmander au Mole en place de Defemplacée 3) Ordonnons que la garnifon du môle fera
, &
par des troupes de ligne &
changée
pu par des compagnies tranches créées volontaires nationans,
uis décembré 1792,
par notre proclamation
3> Ordonnons que le plus ancien
pale da Mole remplira provifoirement capitaine les dela garde natiomandant militaire, &auta la troupe de fondtions de comulqu'al'arrivee dela gamnifon deltinée ligne fous fes ordres
5 Ordonnons qu'il fera formé
pour le Môle,
plement de force armée pour marcher au Pott-de-Paix un taffemas ou on, oppoferoit de la réliflance contre le Male, dans le
noncés..
aux ordres' ci- dellus
> Chargeons fpécialement
ince du Nord de l'exécution lecommandant de la
en chefde la proprdonnons qu'elie
préfente preclamation;
iftrée à la commiflion ieraimprimcer intermédiaire publice, ailichée, enrea province du Nord.
& aux municipalités de
>> Au Can, leltg feptembre 1793, Fan
que françaife.
II,de la Républi5, Signé, SONTHONAX.
>. Par le commillaire civilde la Bpublique.
>> Gauut.feriaire adjoint de la coumifion civile, >>
Le portecr de cette proclamation futa arrêré au
cachor par ordre du commandant:
Mélo, & mis
A exécutifau nom du icide la Grande onl forma alors ul cones preuves de ces faits parles pièces Bretagne. Vous aurez
pomité de falut public; elles contiennent envoyées par Lavaux au D
incendie du Cap., jufques &
tous les faits debais
Le générai Lavaux a été proclamé compris le 6 germinal dernier.
nandant du territoire francaisà à
par la Convention comque fon témoignage fera un poup plusrelpcctable Saine-Dotningpe, & ja crcis
hommes qui ont livré le territoire de la
que celui des
Foyc2 que, > quinze jours avant que Panglais Répubique. ontràr dans Vous la
D
incendie du Cap., jufques &
tous les faits debais
Le générai Lavaux a été proclamé compris le 6 germinal dernier.
nandant du territoire francaisà à
par la Convention comque fon témoignage fera un poup plusrelpcctable Saine-Dotningpe, & ja crcis
hommes qui ont livré le territoire de la
que celui des
Foyc2 que, > quinze jours avant que Panglais Répubique. ontràr dans Vous la --- Page 70 ---
rade du Mole, les ofliciers municipaux du Môle & de Bon
barde, > les gardes narionales de ces deux places, avoient dé
fecoué le joug de la République & refufé d'obéir à fes déle
gués. Ils croicnidoncen révalte ouverte contre fes lois, preuv
eflenticlie & irrétragable, de leur complicité avec les fignaraire
del la capitulation ; car il étoit impotlible que le commandar
du Mole pâr capituler feul, & (oumettre à fon
la ville &
les! habitans du. Male, donr la garde nationale étoit fois
nombreufe
plu
int
lettre
que les troupes. .
o Delneux dit, dans
quej je vous ai lue, que les forces au Môle font fuff
fantes pour le défendre. II vous parle du dénuement oi 1
étoient, & iis avoient alors pour fix mois de vivres; ils accu
muloient provifions fur provitions, afin d'èrre plus en étar d
réfifter à ia France. C'eft ainfi que cette ville a été livrée au
Anglais par le faxr de fes habirans: cela a été dir
foi
dans le cours de ia difcuflion; vous aurez les pièces plufieurs fous le
yeux, & vous pourrez vous convaincre de la vérité.
Th. Miller : Sonthonax vous reporte à une époque
dente, à la reddition du Méleaux Anglais; & ilalul la
qui lui a été
Te
écrire par le commandant de la place & l'état
major. Cette lettre ne confaie en efet qac ce que j'ai avancé
on ai repoullé la corvette Las- Cazas, parcequele commandan
.n'ércit pas porteur d'un ordre qui conrarioit la proclamatios
du 24juin, qui ne pouvoit pas excepter le Lasparc
que la municipalité & le commandant miliraire Caas, ne pouvoien
pasfavoir Gle Las-Cagas n'étoit pas un des bâtimens profcrit
par la proclamation du 24juin. Il eft très-important de vou
remettre fous lesyeux ce qui fe paffoit aux Etats-Unis
les événemens du
pendan
Môle. - e e
Sonthonax : Je demande la parole. Vous venez de dire
que cette lettre prouve ce que vous aviez dit,
rarl'ordre
donné le 24juin,le commandant du Male. étuit sntoents à re:
poufferle Las-Cagas, parce quiine pouvoit pasfavoir file Las
Cazas étoit dans la rade du Capau moment od le convoi eff
parti pour la Nouvelic-Angisterre. La municipalité du Môle
l'état:mjor, > le capitaine du port, favaienc parfaitement
la corvette le Las-Cayas n'étoir pas dans la rade du Cap le que 24
juin, époque de l'ordre concernant les bâtimens de guerre
partis avecle cenvoi. Jedis que la municipalité favoit parfai
favoir file Las
Cazas étoit dans la rade du Capau moment od le convoi eff
parti pour la Nouvelic-Angisterre. La municipalité du Môle
l'état:mjor, > le capitaine du port, favaienc parfaitement
la corvette le Las-Cayas n'étoir pas dans la rade du Cap le que 24
juin, époque de l'ordre concernant les bâtimens de guerre
partis avecle cenvoi. Jedis que la municipalité favoit parfai --- Page 71 ---
le tement 16 aLdurg huit ce bâtiment n'étoit pas dans la rade du Cap; car
le commandan: avoit jours avant qu on le reçtit à coups de canon,
canot, , pour inviter le envoyé le capitaine de port dans fon
Prince, à venir mouiller, Lar-Caqs à fe rafraichir venant alors au Port-auCeft qu'il ne pouvoit avoir
dans la rade du Mole.
ordres du commiffaire civil& aucune la lettre excule légitime, 3 d'apièsles
Je yousai produit cette
quiluiavoit été adreflée.
pour apporrer au Cap les lettre; munitions par laquellefenvoyois de
Adelon
beloin. Si le ccmmillaire civil avertit le guerre dont on avoit
qu'il lui envoie une corvette;
commandantdu Môle
de poudre, de quel droit le pourcharger commandant à fon bordsomilliers
soppofe à lentrée de cette
du Môle dir-ilquil
recevoir révoque nécalfair corvette , puifque l'ordre de la
les
ordre qui d'aileurs.ne enent l'ordre général contre
Coxas, qui
jamais
les concernoit pas le Lasdis
quitré
Erats
SCaE
Méle qu aucune elpèce d'exenfe ne reftoit à la de f'Oueft, Je
ni à la garde
municipalité du
faire civil l'avertit qu'il nationale envoie > puifque la lettre du commifpoudres. Commen: les colons ofent-ils une corvette pour charger des
&c la municipaliré
dire quelecommandant
vertu de la proclamation éroient en droir de repouifer la corvette en
aoôt donné parle commiffaire du
juin, pufque l'ordre du 23
charger à bord de la
diite ordonne à Defneux de faire
correncsomilierader
que cette corvette va dans la rade du Méle: poudre,& Les leprévient
ront-ils l'exiftence de cette letire? J'ai
colons niefar une
ordonné de faire partir
étoit ligné R2E221TXASA4 avec ma grifte.
que cet ordre
il eft bien expédié en forme Hleftdemas imain, &non d'une griffe;
la municipalité du Môle, très-exécuroire. niau
Il ne reftoir, ni à
major 3 aucune efpèce d'excufe : commandant, il eft
11l à l'étarrefufé d'obéir aux oidres des commiffaires démontré qu'ils ont
montrer aufli, d'après cela,
civils. Je peux dépuilqu'ils ont refulé aux commifaires queique chofe de bien plus fort,
celfaires à la défenfe de la
civils des poudres néprivé ines-loeg-temps, & gui, République fans les au foins Cap, qui en a été
France à la Nouvele-Anglterre.
du miniftre de
poudre à brâler contre les ennemis, 7 n'auroit C'eft pas une once de
du continent & ceux du Môle s'entendoient ainii que les colons
Ierfqueimunsnadimien lescolons du continent parfaitement :
répondoien:
la défenfe de la
civils des poudres néprivé ines-loeg-temps, & gui, République fans les au foins Cap, qui en a été
France à la Nouvele-Anglterre.
du miniftre de
poudre à brâler contre les ennemis, 7 n'auroit C'eft pas une once de
du continent & ceux du Môle s'entendoient ainii que les colons
Ierfqueimunsnadimien lescolons du continent parfaitement :
répondoien: --- Page 72 ---
comme Jes échos de l'opinion
thonax de Polverel luroient publique 3 en difant que Son
contre les efforts. . -
de Le pr. fdent : Il ne peut pas être qucftion ici du continen
PAmérique; 3 j'ai ôté la; parcie au
Miller
parlé ia-deffus.
citoyen
quand il
ol Verneui: ilap
: Sonthonax vient de vous lire une
les commandans: prétendu vous prouver que la municipalice proclamarion du Méle &
militaires étoient d'accord
aux. Anglais, & gu'ilsavoien: fait avant la pour livrer le Môle
le mauifeftoit d'une mapière
livraifon un acte
toient révoltés contre les autorités non mtionales. équivoque, 3 Fuifqu'ils 2
cette proclamation, & je ne vois
dans Je tiens en main
tion, qu'il (oit-quéllion ni de la pas, municipalité cette ni de proclama- la
mtionales car voici l'article qui en fait méntion : cc
garde
Defheus, commandant miliraire, Ogarl, commandant Déclarons du
Qeag-vingcitpsiene la ville du
régiment, Jaunas, fe difant adjudant de
mincls de Mole, & Charmette, traitres à la
& criquela lfe-nation. 3> Ot eft donc cette preuve parrie matérielle
nommé municipalité du Méle étoit complice? Defneux a éré
nommé par Sonthonax; il en eft convenu : Offarel a été
n'ef
par Sonchonas; il en eft aufli convenu : &
aufi
pas étornant que deax commandans nommés certes; il
thonax aient trahi les intérêts de la
par SonMéle à TAngleterre.
République & livré le
Sonthonax': : Bienitôt ce fera mci quiaurai livré le Mdie. 2
Verneuil: Oui.
tifs Sonchonax: des colons, Si vous n'avicz pas à cet égard les aveux pofiqui ont éctit dans l'aéte
tre moi, que les habitansdu Mole s'étoient d'accufarion livrés fait conparçe'queje faifois marcher 30,000 hommes contre aux Anglais
pourroit alors difcuter plus siong-temps fur cette affaire. eux, , Les on
colons, ufant de moyens de chicane,
à envelopper cette afaite d'un nuage parviendroient & peut-étre
pourricz pas aller jafqu'à la vérité : mais ténéboreux, les aveux des vous ne
fonr fairs, ils ne peuvent pius revenir là-deflis. Ils ontavoué colons
que les colons du Mole 8E deJérémie s'étoient livrés aux
glais; il n'y a donc plus de difficulté fur les auteurs de Antrahifon.
la
moyens de chicane,
à envelopper cette afaite d'un nuage parviendroient & peut-étre
pourricz pas aller jafqu'à la vérité : mais ténéboreux, les aveux des vous ne
fonr fairs, ils ne peuvent pius revenir là-deflis. Ils ontavoué colons
que les colons du Mole 8E deJérémie s'étoient livrés aux
glais; il n'y a donc plus de difficulté fur les auteurs de Antrahifon.
la --- Page 73 ---
Duny:Je demande la parole fur la proclamation.
Sonzhonax: : C'eft fur la proclamation.
Lc préfident : Thomas Millet avoit demandé la
Sonthonax : Verneuil dit que j'ai
parole.
tomme preuve matérielle contre la érabli cette
ce
Non, n'eft pasla
municinalité pcoclamation du Môle..
paliré & de Tétat-major proclamation, du Môle c'ef la lettre de la municipeuremmarcriells. Le fait de
que j'ai préfentées
na
révolte eft bien
comme
que, proclamation,jer n'ayant
n'ai pas févi contre la prouvé. Si, dans
aucune force à employer
municipalid, c'eft
falloirchercher à établir un
contrela ville du
aveur de la République
parti de divifion dans.la Môle,
Ma proclamasion offiroit à pour comprimer celui des place Anglais, en
aufrage : en lai
lamunicipalité une planche dans
e livrer à ia juftice, propofant elle auroit d'arréter elle-mème Defheux & de le
prouvoit que je n'ai jamais
par-la lavé fon crime; ; ce
fout pour la ville du Méle, employé dans la colonie, &
par, fi
des
TaNE
je fourniflois aux
mefures
enir le
de
du Môle les dinililgence:
hAtien
Defmetix, parden leur crime en
de moyens d'obprouvé je ne pouvois pas être s'emparant blâmé de cette la perfenne de
plancs d'ailleurs, & ilréfule de
tolérance. J'ai
ont livré le Môle, & que tousles aveux, queles colons
nfrument.
Defheux n'a été que leur
Doningue Th. Millet : Sonthonax vient dej dire
jugé convenable pour rétablir l'ordre & la tranquallité qu'envoyé à Saintle divifion, & vous d'érablir dans la ville da Môle pulblique, une
il
mence de
avez vu quel a été le réfulrat de femence
peler que ce divifions qui vient mais je vous ai dit qu'il falloit cette fetue dans les demicrs d'être difcuté fe palfoir à
vous rapeptembre, C'eft le jours d'aoûr & dans les premiers SaineDominvoit aux Exats-Unis premier feptembre 1793 que jours de
leftinées àla défenfe toutes de les forcesnavales dela Genet, qui
hax quilprorégeoic les Saint-Daningue, écrivoit Repubique à
erme & inebranlnble colonies de loin, quilferoit Sonchoette époque
dans l'exécution de leur
roujours
ambis & relevoit que Genet, de fa propre
plan : c'elt à
Venr. Vous
de fon pofte la fation autorité, defituplie
en treuverez la preuve dans le recueil des Ies-four-let
que voici,
dela Genet, qui
hax quilprorégeoic les Saint-Daningue, écrivoit Repubique à
erme & inebranlnble colonies de loin, quilferoit Sonchoette époque
dans l'exécution de leur
roujours
ambis & relevoit que Genet, de fa propre
plan : c'elt à
Venr. Vous
de fon pofte la fation autorité, defituplie
en treuverez la preuve dans le recueil des Ies-four-let
que voici, --- Page 74 ---
Sonthonax : Qu'eft-ce que ce recueil?
Th. Millet : Celui de la
de
miniftre Jefferfon. Ce recueil correfpondance eft bien
Genet avec 1
commiflion de le foumettre au miniftre authenriques des
je prie l
certainement ne le niera pas.
Etais-Unis, qu
Le préfident : La commiffion ne peut faire
tion au miniftre des Etats-Unis.
ancune réquifi
Th. Miller : Ce recueil d'ailleurs eft tiré des
la
publication en a été faite par acte du Congrès: archives; il en
que, le premier feptembre 1793, Genet écrivoit à
réfulte
qu'il prorégéoit les colonies de loin. C'ela cette Sonthona
preflé par los colons de les renvoyer à
époque que
défendre cette Ie contre l'invalion des Sainc-Domingite Anglais,
pou
tamment repoufd leurs follicitations : c'eft à cette ila conÉ
fin qu'il a pris furlui, ce quiétoit une mefure bien époque ennaire, de deflituer le contre-amiral Cambis & de extraordi
fon polte la flation des Iles-fous-le-Vent. Cette relever de
elle concertée avec Sonthonax dans le fens de la mefure étoit
ce qu'il y a de vrai, c'eft que c'eft à cette même lettre écrite?
expédié les vaiaffeux pour aller s'établir en
époque quila
de Miquelon, au nord du continent de fation fur les ifles
bien le meyen de proréger les ifles
l'Amérique. de
C'éroit
loin. Ce n'eft
tout : dans cette françaifes même letre, TAmérique Genet
de
Sonthonax as équipage sfr &
écrit à
patriore, > celui de
bufcade, > SEa emparé du vaiffeau le Jupiter, celui
l'Emmandoit le contre-amiral Cambis; c'étoit le commandant que comla fation. Cet équipage de la frégate
de
Bompart qui la çommandoit, étoient les l'imbufeade, hommes de ainfi
de Gener : c'étoient eux
afdie
Si Genet avoit eu envie de qui défendre l'avoient les amené aux Etats-Unis.
retiré du vaifleau le Jupiter & le contre-amiral colonies, Cambis après avoir
& l'équipage > qu'ildéclaroir être en infurredtion, fon
devotr être d'envoyer le Jupicer, afin d'empécher premier le vaiffeau foin
anglais/'Europs, de so canons, de s'emparer du Mêle &
tres poftes de Saint-Domingue. Gener, après avoir confié d'au- le
commandement du Jupiterau capiraine
France 3 de forte qu'au lieu de remplir les Bompart, intentions l'envoya du
en
exécutif & d'aller défendre la colonie contre les
confeil
l'ennemi extérieur, on a lailé le champ libre aux entreprifes Anglais, qui de
au foin
anglais/'Europs, de so canons, de s'emparer du Mêle &
tres poftes de Saint-Domingue. Gener, après avoir confié d'au- le
commandement du Jupiterau capiraine
France 3 de forte qu'au lieu de remplir les Bompart, intentions l'envoya du
en
exécutif & d'aller défendre la colonie contre les
confeil
l'ennemi extérieur, on a lailé le champ libre aux entreprifes Anglais, qui de --- Page 75 ---
bnt venus s 'emparer da Mole. Si le
prmément à la demande des
vaiffeau le Jupiter, con2
colons, avoir croifé fur les
proit Sain-Domingue, 3 il eft inconteftable
côtes
pas emparé du
que l'ennemi ne fe
ervi d'afyle: aux forces Môle, qu'ils > & que cette place n'auroit pas
éfulte donc de cette
envoyérenrà
Sine-Domingns
onthonax, qui ordonne correfpondance, de repouller de la proclamation de
uisy préfenteroient, & de la
des ports les vaiffenux
arl lequel il a relevé la fation des parc duminiftre Genet, l'acte
a fubitirué Bomparca Cambis, ,
les
arés
mttmeknt
du Môle, parce que, d'une que Anglais fe font emvaifleaux de
part, Sonthonax a repoullé
Fenet les empéchoir Sun.Dotingne d'y rerourner. 3 S'il & que > de l'autre part,
rouver qu'il y avoit une
étoit nécellaire de vous
F la part de Sonthonas, correfpondance vous la
intime avec Gener
ondance de Genet avec le miniftre trouveriez Jefferion. dans la correfSont/onas: Je demande la leéture.
Th. Millet : Je les remets à la commiflion,
Sonthonax : Comme Onl
quiles lira.
oni incelligence avec Genet annonce que ces pièces prouvent
demande
pour livrerl la colonie
qu'on en fafle lecture.
aux Anglais,
Jetferfon Th. Millet : Vous verrez qu'à cette
qu'il feroit à fouhaiter époque Genet éctivoit
uller cette race ; vous
qu'on pûc entièrement exkcitoit M. Jefferlon contre remarquerez les colons que le miniftre Genet
Eitorasmemueates à
réfugiés aux Eratsue; vous remarquerez encore
les rétournerà Saint-Dominax aux Etats-Unis
que déportations de
vée de Genet n'ont eu lieu qu'en avril,
Sonthoaux Etars-Unis. Si
époque de l'aritre preuve de Taccord, dans vous aviez
cette
betoin'd'uns
ntre Sonthouax, Polverel &
grande confpiration,
Jettre Genetm'a écrite, Genet, &
vous la trouveriez dans
quelle Pa dit que je lui fuis dénoncé que je vous ai déjalue, dans
ées comme un mauvais
& par les autorités confiettre quejaille en France.Era citoyen, à
qu'il ne peut pas perifoit-il
quelle époque,
catte.réponfe? c'eft lorfqu'il
citoyens, nie
Honsererournatent à
soppofett à ce
les
pmmiffaires ici préfens Saint-Domingus; le folliciroient celalépoque S0ai les
de leur procurer les
lui fuis dénoncé que je vous ai déjalue, dans
ées comme un mauvais
& par les autorités confiettre quejaille en France.Era citoyen, à
qu'il ne peut pas perifoit-il
quelle époque,
catte.réponfe? c'eft lorfqu'il
citoyens, nie
Honsererournatent à
soppofett à ce
les
pmmiffaires ici préfens Saint-Domingus; le folliciroient celalépoque S0ai les
de leur procurer les --- Page 76 ---
moyens de retourneren France pour faire connoîtrela fituatic
de Saint-Domingue, réclamation qu'ii a toujours repoulié
Sivousobfervez que tous ces fairs ie font palles depuis le 2
d'aoit julqu'au 14 feptembre , vous verrez les'rapports établ
entre Senchonax, Polverel & Genet;! les uns pour repouff
les vaifleaux de la République des peris de Saint-Domingue
l'autre pour empécher les colons réfugiés aux Etais-Unis C
repaffer à Saint-Deminguc,
La féance eft levée.
Le regifre des préfences ef fgnt, J. Ph. GANRAN , pré
deni; FOUCHÉ ( de Nantes)./eraaire, MERLINO, ,DABRA)
GRÉGOIRE, MOLLEVAUT.
Duz1 --- Page 77 ---
Du 22 Thermidor, l'an troifème de la
République
une & indivifible.
frangaife
LA rédaction des débats recucillis
veille eft lue & adoptée.
dans la féance de la
à Lepréfident fe refterrèr le : La commiflion engage les pariies
neuvième chef foit plus poffible, ahn que la difcultion re/pedives
dans la prochaine. terminée dans cette féance," cu au plus du
Brulley : J'ai à faire une obfervation
porte fur la difcuflion répétée
frès- courte; elle
fectation par Sonthionax
Ioà I2 foiss lue avec afpour lever le louche
> pour reétifier cette expreffion &
la conduite des colons que Senthones a cherché à jeter fur
moyen de cette même réfogies à la NouvelleAngleee Au
Çe qu'on trouve Prge 113 expreflion &c
> du je ne ferai que rappelet
débats. Lorique Sonthonax prélendit I14
troifième volume des
phrafe tirée d'en écrit des colons :
tirer avantage d'une
luztoient à Saint -
que Polverel G Sonthonax
Ia prétendu
Domingue contre la bienfafane
copie
que cetie phrafe étcit
einemie,
quiavoit été produire.
couiignée dans une
a donné à cette épogue une explication. Clauffon, porteur des originaux,
Liepréfident : Elle a ét.répétée depuis.
Brulley : Clauffon a donné la preuve matérielle
Expreflions juttoient n'étoient pas dans
&
que ces
contre les
T'original,
qu'il y avoir:
efforts, non contre la
Il
Tome IX.
bienjaijance.
Qua.re vingtième liyraifon,
F
ire.
couiignée dans une
a donné à cette épogue une explication. Clauffon, porteur des originaux,
Liepréfident : Elle a ét.répétée depuis.
Brulley : Clauffon a donné la preuve matérielle
Expreflions juttoient n'étoient pas dans
&
que ces
contre les
T'original,
qu'il y avoir:
efforts, non contre la
Il
Tome IX.
bienjaijance.
Qua.re vingtième liyraifon,
F --- Page 78 ---
eft donc éronnant & ridicule que Sonthonax affecte de fe
fervir d'une expreflion qui a été prouvée n'ère pas dans
les originaux. Nous l'invitons s quand il veut inculper les
colons, à ne pasvioler au moins les lois de la bienféance &
de la probité.
Le prifident : Alordre, citoyens; je vous cbferve que cette
réclamation avoit déja été faite par vous.
Sonthonax: Je n'ai jamais reconnu que le mot bienfaifance
eit été fublimé à ce mot efforts; car je n'ai pas eu' connoiffance de ces originaux dont ileftg quefion.
Brulley : Iis ont été mis fur le bureau.
Verneuil: Sonthonax a . dit hier que Janton étoitle feul
admerre les Anglais au Môle : je n'ai
qui ne vouloit pas
qu'un mot à dire.
Avant que je quittaffe le Cap, Janron, maire du Méle, D
étoit dans cette ville. 1l a fait, comme je lai prouvé dans
les débars antéricurs, auprès de Sonthonax, nombre &
nombre de démarches pour prier les commiffaires civils
de faire relever la garnifon; & quelle éroit alors cette
garnifon du Môle 2 c'étoit le régiment de. Dillon. Je vous
ai denné la réponle, par écrit, de Sonthonax; ils'exprimoit ainfi : Je vais relever la garnifon du Môle, y envoyer une garde nationale, , & Onl donnera aux citoyens une
telle latitude qu'ils ne pourront plus être vexés par les militaires. Eh bien ! quels font ceux qui étoient encore au
Môle quand les Anglais s'en font rendus maitres ? c'eft ce
même régiment de Dillon. Quel eft celui qui les commandoit : c'elt cet officier contre lequel on a mille fois
des
: &
eft cet officier ? c'eft Offaret,,
RiNE
plaintes
dois, celui à Sehe avoit donné le commandement
de la ville. ore cela, je demande s'il peut refter aucun doute qu'a commencer du
jufqu'à l'extrémité
de T'Oueft, tous les poftes qui ont
livrés à l'Angleterre
Cate
font
l'ouvrage de la machination de Polverel & de
Sonthonax, ne
pas puifque ce font eux qui ont nommé les chefs de
ces différens poftes. n'a donné
de latitude aux ciSonzhonax : On
que trop
toyens du Môle. Depuis les ordres que j'ai donnés à Ro
chambeau pour changer la garaifon,la garnifon n'a pas été
ft, tous les poftes qui ont
livrés à l'Angleterre
Cate
font
l'ouvrage de la machination de Polverel & de
Sonthonax, ne
pas puifque ce font eux qui ont nommé les chefs de
ces différens poftes. n'a donné
de latitude aux ciSonzhonax : On
que trop
toyens du Môle. Depuis les ordres que j'ai donnés à Ro
chambeau pour changer la garaifon,la garnifon n'a pas été --- Page 79 ---
changée; mais les foldats de Dillon 75
pallivement lesi
des
ont éré
en majorité contr impullions hubitans du obligés de fuivre
voient pas voulu eux, & qui les anroient Méle, qui écoient
c'eft une déclaration fuivre leur volonié, En égorgés voici la s'ils n'apar Louis-Pierre Poullain, fuite pardevant les commillaires preuve: :
Elle.ef Môle au moment ou les Arglais imprineur, qui s'eft trouvé civiis, au
tirée' des archives;
s'en font rendus
commiflion.
je vais en faire lecture maitres.
f. Duny : Quelle date
à la
Sonthonas :
?
Le
Elleeft du 24 odtobre
prefidene : Tu
1793.
paroir un peu longue, pourrois en donner la fubflance; elle
les Sonthonex habitans : Il réfulte de cette
me
ennemis de du Môle étoirnt déclararion, d'abord
il réfule de la Convention nationale tous 2 & ou prefque tous es
étoit dans de cette bonnes déchration, que le régiment de fes de délsgués;
fois dhférentes,
difpofitions 3 qu'il a
à Dillon
vils, afin de favoir d'envoyer des députés aux propofe, deux
les machinarions de
conduite il devoi: commiliaires tenir
ciration
efficiers;
t
que la garde nationale il réfulte de cette contre
municipalité & les
du Mele, les
déciaà ce que ces
traîtres qui y éroienr, fe ellicierss, la
cette decharation, dépurations partiffent; il réfalte font oppolés
pour tromper ce qu'on a machiné de toutes également les
de
en partie pour la malheureux Nourelle- régiment, qui a été manières
maire du Mole a été
Anglererre, au
embarqué
cette
forcé d'y aller; il moment ou" le
poriquement déclaration, que la ville du Môle étoit réfulte aufli de
habitans répondoient par le commandant Defnenx gouvernée defne vouloient pas des lois parfaitement à ces
, & que les
qu'ils fe font foumis à françsifes; que dilpofitions; c'eft en qu'ils
envoyé un avifo à la TAngleterre ; qu'ils avoient majoriré
reddition de la place. Jamaique, 2 quinze jours même
Je
avant la
réflexions. communique la pièce aux colons
Yerneuil
qui feront leurs
: Cette déclaration d'un feul
particulier, F: 2
faite
ient pas des lois parfaitement à ces
, & que les
qu'ils fe font foumis à françsifes; que dilpofitions; c'eft en qu'ils
envoyé un avifo à la TAngleterre ; qu'ils avoient majoriré
reddition de la place. Jamaique, 2 quinze jours même
Je
avant la
réflexions. communique la pièce aux colons
Yerneuil
qui feront leurs
: Cette déclaration d'un feul
particulier, F: 2
faite --- Page 80 ---
ala fin d'oétobre, eftabfolument nulle. Il - n'en eft pas moins
vrai que Scnthonax n'a pas détruit les faits que jaiallégués;
car les faits font prouvés par les écrits mêmes de Sonthonaz.
Je paffe à une autre chofe qui eft dans le procèsverbal.
Lepréfident : Cequ'a dit' Th. Milleta aufli pour objet ce qui
eft dans le procès S- verbal.
Sonthonax : Thomas Miller a accufé les commiffaires -
civils d'avoir machiné avec Geneft l'introduétion des Anglais dans Saint - Domingue, & fe plaint que Geneft a
conftamment éloigné des côtes de Saint- Domingue, foir
les bâtimens de la fation, foit les colons eux - mêmes
qui vouloient revenir à Saint-Domingue. Il eft très - vrai
que Geneft a éloigné des côtes : de Saint- Domingue les
bâtimens dont les équipages àvoient pris part à l'incendie
du Cap; il eft très-vrai que Geneft a également rejeté les
colons > qui, enregimentés au nord 8c au fud de l'Améavoient formé le projet de revenir porter le fer &
rique le feu > dans cette malheureufe colonie. Les colons qui vous
difent ici qu'ils voûloient défendre les colonies fe jugent
eux - mêmes, d'après la correfpondance de Marie, od ilfe
plaint de ce que les Anglais n' ont pas la générofité d'aller
s'e emparer des commiffaires civils au Port-au-Prince.
Les colons réfugiés à la Nouvelle - Angleterre font également jugés par cette adreffe que je vous ai lue; & où
ils nous repréfentent comme lugant contre la générofité
anglaife qui veut les protéger.
Vous avez vu dans les débats les colons faire un crime
à Geneft d'avoir envoyé de la poudre aux commillaires
civils à Saint-Domingue. Je vous ai produit dans le temps
une pièce intitulée: Le Père-Duchefne aux marins de la
République françaife. Dans cette pièce on voit clairement
les intentions des colons qui difent que les marins ne font
faits pour venir plaider devant les baillis de la Convention
Rfout 5 qu'ils doivent venir à Saint - Domingue s'emdes commi(faires civils, & égorger les hommes de COufetra qui font autour d'eux.
illaires
civils à Saint-Domingue. Je vous ai produit dans le temps
une pièce intitulée: Le Père-Duchefne aux marins de la
République françaife. Dans cette pièce on voit clairement
les intentions des colons qui difent que les marins ne font
faits pour venir plaider devant les baillis de la Convention
Rfout 5 qu'ils doivent venir à Saint - Domingue s'emdes commi(faires civils, & égorger les hommes de COufetra qui font autour d'eux. --- Page 81 ---
Le terme égorger n'y eft 77
valentes' sy trouvent.
pas 5 mais les expreflions
Je vous ai produit
équià la Nouvelle -
également les journaux
par les colons ; journaux Angleterre,, & qui n'éroient alimentés français faits
général-des colons à la qui ne pouvoient être que
que
n'y avoit que les colons Nouvelle-A Anglererre,
l'elpric
naux par leurs abonnemens. qui puffent entretenir parce les qu'al
journanx, je pourrois produire Sans des avoir recours à jour- leurs
Angletetre, guils
des lettres de ces mêmes lettres de la. Nouvelleinrérêts vouloient de la venir à Saint - Domingue colons défendre qui difent
New-Yorck, adreflèe République. En voilà une d'un
les
de Saint-Marc. Elle eft au du citoyen 8
Savary, maire de colon la de
niment courte : vous
feptembre 1793; elle eft ville
colons.
jugerez de lelprit qui anime infi- les
(Il lit.)
Lettre de Robinet au citayen
Savary.
cc Si les
New-Yorck, 8 feptembre
au - deflas de incrigans de la France jadis
1793.
vont fe trouver tout, fous faites-leur voir, mon difent cher qu'ils font"
ditent, &
peu au - deflous des
ami, qu'ils
la France leur qu'ils ne peuvent échapper aux coups gu'ils métout doit être préparc. de même Preneresempile dans
aux défaftres chatimens du que
la
abufer. portez-vous en homme
colonie en général.
Serrez
d'honneurs ne vous
a
coutez poinr les Tanguille, pendant que vous la laiflez
vos, frères; ;
fourberies; n'écoutez
tenez;
Pet
le nombre des prévenez - les, au contraire, point de fe la crédulité de
porté; 5 le Dauphin honnêtes eft gens; le coup de la ranger dans
droits feront regardés; roi. Si vous vous tenez France eft
en feptembre le joug a &, été preuve en main, de fages, vos
cher ami, ferrez le
fecoué, Encore une Bordeaux,
la gazette ma lettre ferpent à
vous tenez, & fois, mon
des preuves, & je
jour, Rus je la ferai
mettez
vous avertis en ami,
colporter; Fa
33 Signé, ROBINET >,
F 3.
êtes eft gens; le coup de la ranger dans
droits feront regardés; roi. Si vous vous tenez France eft
en feptembre le joug a &, été preuve en main, de fages, vos
cher ami, ferrez le
fecoué, Encore une Bordeaux,
la gazette ma lettre ferpent à
vous tenez, & fois, mon
des preuves, & je
jour, Rus je la ferai
mettez
vous avertis en ami,
colporter; Fa
33 Signé, ROBINET >,
F 3. --- Page 82 ---
Voilà l'aéte de dépôt de la lettre au fccrétariat de la
commiflion civile par le maire Savary : I'néle eft en règle.
Je le communique, ainfi que la leure, aux colons. Quel
étoir l'efprir des colons de New-Yorck : Si vous compariez leurs gazet: es, leurs journaux, vous y verriez lesmêmes
expreflions; toures étoient concordantes avec les gazertes
anglaifes, qui annon, oient que le Dauphin étoit fur le
trône; qu'il falloit ciafler les cemmiffaires civils; que les
commiflaires civils étoient les apètres de la Convention nationale; que cette Convention étoit difloute 5 qu'elle trembloit devant les forces qui fe préfentoient de toutes parts;
qn'elle livroir elle - même les commillaires civils à la vengeance des colons.
Vous aurez occafion, par la leéture de plufieurs lettres
des colons é.rites dela Nouvelle-Anglererre; qui fe trouvent
dans les archives de la commiflion des colonies, d'apprécier
ieur civifme, leur bonne vcionté à l'égard de la France 5 il
fuffir de VOUS en avoir donné un échantillon. J'ai aflez
traité la mari.re de l'efprir public des colons réfugiés à la
Nonvelle-An.lmens; les colons eux mêmes ont dit que Jérémie & le MAle s'éroient. mis fous la prorection du roi
d'Angleterre pour conferver leurs propriétés à la République 3 que cescalons éroient tres-excufables : en faut-il davanrage pour former vorre opinion far ces, colons, qui
prétendent que Geneft a eu tort de ne pas les renvoyer à
Saint - Domingue rour égorger les commillaires civils. Vous
aurez également occafion de vous convaincre de tous ces
faits par la lecture des papiers (aifis fur Tangui-Laboflire;
papiers
jettent le plas grand jour fur les confpirations
de la NeELAS - Angleterre comme fur celles de SaintDomingue.
Duny : Sonthonax vient de produire tine lettre du citoyen Robinet; je déclare que cC ciroyen Robinereft abfolument inconnu. Vous trouverez la preuve de ce fait dans
nos pouvoirs 5 vous ne verrez pas dans les déclarations de
tousles colons contre Geneft, contre les horreurs commifes à
Saint - Domingue par. Polvercl & Sonthonax; vous ne verrez,
pas, dis-je, 1i fignature de Robinet : voilà la première
fois que j'en entends parler; mais Thomas Miller qui le
ine lettre du citoyen Robinet; je déclare que cC ciroyen Robinereft abfolument inconnu. Vous trouverez la preuve de ce fait dans
nos pouvoirs 5 vous ne verrez pas dans les déclarations de
tousles colons contre Geneft, contre les horreurs commifes à
Saint - Domingue par. Polvercl & Sonthonax; vous ne verrez,
pas, dis-je, 1i fignature de Robinet : voilà la première
fois que j'en entends parler; mais Thomas Miller qui le --- Page 83 ---
eonnoit va vous en parler : vous 79
dira,que ce ne peur être qu'un verrez > par ce qu'il vous
avec.avary & avec tous les
brigand qui correfpondoic
la partie de lOneft,
incendiaires de Saint-Mate d de /
Fondevioll. :Je ne l'ai jamais connu
Th. Millet : Sur le marériel
non plus. -
de remarquer qu'elie eft datée de la pièce, s il eft effentiel
New - Yorck. Or,Thomme de Nou-Yorck. & non 'de
devoit conneitre le nom de qui la demeureit à New- Yorck
crois qu'avec un examen un ville qu'il habitoit; & je
furer quie ce Nou-Yorck
peu fevere, on pourroit s'afrefte.
n'elipas de la même écriture que le
d'un Cependant homme je crois reconnoitre cette
de couleur de
fignature pour celle
cc que je
vous dire Jérémie, fur le nommé Robiner; voilà
mais ce Eart faut
matériel de cette:
c'eft que le mot remarquer, , je me méprends
pièce:
écritute. Il eri #efulteroit New-Yorck ne me paroit pas de peut-êrre, la même
T'o,inion' d'un feul homme qui toujours écrit à que ce ne feroit
qu'en ne connoit pas.
Savary, d'un
-
Bentns
Je prie le préfident de la
vérifier, fur la pièce même, commiffion fi
de vouloir bien
dée..
mon obfervation eft fonLe préfidenc: Sij'avois une opinion,
paroir êrre de la même écrizure.
je déclarerois qu'elle
miflion Brulley: à lire Quant aux lettres des
à la Convention, avec attention, non pas colons, feulement j'invite les la comici en entier contre non le fervice pas feulement les proteflations adreffes lues
mais j'invite la commiflion a funebre pour Louis
des colons qui nous
lire les lettres
XVI;
Brulley, par les colons ont de la été adreffées à nous, confidentielles Page &
point écrit ces lettres
ils n'one
y.
Nameirarticeme
trouvera leur manière pour de qu'elles voir & fuflent de
oftenfibles. On
lution; on y verra G leur
pénfer fur la révoy verra que bien loin
inrention étoit de
on
-
Môle & de Jérémie, ils d'avoir applaudi à la confpirer; livraifon du
contraire aux intérèts de la s'en plaignent comme d'un acte
République; On y verra qu'ile
F 4
one
y.
Nameirarticeme
trouvera leur manière pour de qu'elles voir & fuflent de
oftenfibles. On
lution; on y verra G leur
pénfer fur la révoy verra que bien loin
inrention étoit de
on
-
Môle & de Jérémie, ils d'avoir applaudi à la confpirer; livraifon du
contraire aux intérèts de la s'en plaignent comme d'un acte
République; On y verra qu'ile
F 4 --- Page 84 ---
So
ont toujours été dans le fens de ceux qui font attachés à
la France; 3 on y verra qu'iis n'ont celle d'accufer Geneft,
& même
ont fourni des preuves matérièlles contre
Geneft qui AN toujours oppofé à les enyoyer à St-Domingue
combatre les Angl-is: voilà ce qu'on. verra dans ces lettres
confidenrielles qui, étant dans nos papiers particuliers,
n'éicient pas deftinées à être rendues publiques; ces lettres
font dans lcs archives de la commiflion des colonies; elles
y ont été appor.ées avec nos papiers: la commiflion
en prendre commuication, Au furplus, quant à ce peut
dir Sonthonax fur ce que Mary 2 l'air de fe plaindre que de
ce. que les Anglais ne viennent pas prendre le Port-auPrince, vous vous rappellerez que Mary n'écrit pas cela
de fon chef, mais qu'avec des guillemers il tranfcrit ce
lui écrit fon corre/pondant. Ainfi Mary ne donne que
pour l'opinon des colons réfugiés aux Erars-Unis, ce
écrit dans fa
abi
lette, mais bien comme l'opinion
tranicrit
quil
d'un homme qui lui écrivoit de Saint-Domingue.
Ainfi, fous quelque rapport que ce foit, i fera
à Sonthonax de détruire les preuves marérielles de impollible l'attachement des colons à la France, En vain ils les nommera
émigrés, en vain il les inculpera; il fera toujours conftant
que ce font fes victimes, qu'ils n'ont jamais/ ceffé d'être
bons Français, & que, dans ce moment comme dans tous
les remps, ils ne demandent qu'à fe rallier à la
qu'ls arrivent dans tous les ports de France, pour retourner Frances
dans lear pays donr Sonthonaux & fes agens. les ont chaffés.
Sonthonax: Je conviens que les colons, aujourd'hui, ne
demandent pas mieux que de fe rallier â la France; ils
voient bien que la protedtion de l'Angleterre ne leur a pas
été fort uile; ils voient bien que les victoires de la République
aux Antilles, ne leur laiffent de reffource que dans
de
lindulgence
la République.
I n'en eft pas moins pronvé que les colons ont livré le
territcire français à Saint-Domingue; il n'en eft pas moins
prouvé que ceux qui étoient à la Nouvelleétoient les correfpondans de ceux qui livroient le Aigleterre, territoire;
qu'ils fe plaignoien: que nous luttions contre la générefité
anglaife; que certe nation étoit crès - genereufe. Il n'en fera
de
lindulgence
la République.
I n'en eft pas moins pronvé que les colons ont livré le
territcire français à Saint-Domingue; il n'en eft pas moins
prouvé que ceux qui étoient à la Nouvelleétoient les correfpondans de ceux qui livroient le Aigleterre, territoire;
qu'ils fe plaignoien: que nous luttions contre la générefité
anglaife; que certe nation étoit crès - genereufe. Il n'en fera --- Page 85 ---
Sr
s moins prouvé qu'ils ont trahi la
retour d'égofmne, ils viennent fe jeter France, dans fes & bras. que, par
Fondeviolle: S'il falloit pour convaincre la
loyauté des colons qui font à
commifion de
elqu'autre preuve. plus forte New-Yorck, s'il falloit
bnax, j'offre de mettre fous que les celle produite par Soncorrelpondance des colons de
yeux de la commiflion
ew-Yorck; elle y verra quels Phuladelphie étoient les avec ceux de
animoient les uns & les autres; elle
fentimens qui
: toujours chargés, Duny & moi, de y verra qu'ils nous
Fneft pour lui demander abfolument nous préfenter chez
Ance, & que Geneft nous l'a
un pallage pour
tances que nous fiflions.
toujours refufé. quelques
Le préfident : Cette corre/pondance eft-elle
ves de la colonie?
dans les aiFondeviolle: Non, citoyen, je l'ai.
Duny: : Elle eft venue en France après nous..
Fondeviolle: Ce font des lettres
n pouvoir.
particulières que j'ai en
Duny : Dans la dernière féance,
vous verriez dans les papiers Sonthonax vous a dit
voyé de Geneft; dans les papiers apportés chez par Pafcal,
érens, la grande confpiration, les pris
Tanguy &c
ains des colons fes accufatéurs.. Je principes anti-répu-
, à la commillion,
répète, pour la dixième
papiers, Je me déclare que je m'en réfere à l'examen de
ts de Tanguy
même coupable,fi dans les
écutions de qui a été forcé par la misère,, par Res
locrates;
Geneft, de fe jeter dans le parti des
5 je me déclare
brigands
nos papiers ont été enlevés, .coupable fi, jufqu'a
contraire aux
ilsy trouve quelque LoTuE
apte tout ce qui principes français. Je prends fur mon
Duny, jufqu'a peut regarder Breson-Vilandny
vous verrez fi Tépocue Geneft ot nos papiers ont été enlevés; Tanguy
s démafquions Polverel a rété fidèle à les entroyer quand
confuls de fa création, & Sonthonax, Geneft & tous
anarchiquement que lui. qui travailloient.aux Etats-Unis,
onthenax: : Les colons. accufent fans ceffe le miniftre
principes français. Je prends fur mon
Duny, jufqu'a peut regarder Breson-Vilandny
vous verrez fi Tépocue Geneft ot nos papiers ont été enlevés; Tanguy
s démafquions Polverel a rété fidèle à les entroyer quand
confuls de fa création, & Sonthonax, Geneft & tous
anarchiquement que lui. qui travailloient.aux Etats-Unis,
onthenax: : Les colons. accufent fans ceffe le miniftre --- Page 86 ---
Geneft: chbien!q qu'on confulre la corre/pondance de Fauci
qui lui a fuccéde; elle apprendra quels font les col
qui envoient à la Convention nationale des adrefles
félicitation & d'adhélion; elle apprendra que ces mên
hommes font contixuellemen: le voyage de New-Yorck
Jéremie, de la Nouvelle-Angleterre à
C
tantôt ils appartiennent aux Anglais, & St-Domingue; tantôt
fêtes patriotiques à Philadelphie
couvrir célebrent la condu
de leurs correfpondans en
& fe ménager
de
Entee
moyens
rentrer dans leurs propriétés. La
même des confuls français vous notera tous correfpondar ces homn
qui ont foufcrit
équiper un corps d'armée qui dev
groflir au Môle Four troupes de fa majefté
Confultez la correfpondance des confuls, de britanniq Geneft,
Fauchet, celle même d'Adet quivient d'arriver en
& vous verrez que tous ces miniftres les accufent. Amériqu S:
doute les colons accuferont tous ces miniftres; ils
les confuls, ceux mêmes qui ont relevé la accuferd
Geneft.
légation
Duy: : Oui
Sonthonax : Sans doute lès colons fe
de
les agens de la France. Quelle eft donc plaindront cette
tc
formée contre les colons, dans laquelle fe trouvent confpirati
trois affemblées nationales, les commiflaires civils, tr
miniftres de la Nouvelle-Anpleterre, tous les agens de
France, aux Etats-Unis & aux Antilles? Voifa les homm
qu'accufent les colons.
Brulley : Depuis l'ouverture des débats vous avez
vous convaincre que tous ceux contre lefquels les
ont porté des plaintes font bien connus pour être les colo
bien prononcés de l'Angleterre; & Sonthonax, dans age
moment, a beau vouloir inculper les colons, il n'en
moins prouvé que ces mêmes hommes là font feuls les ennen fera
de la France, parce que fe font eux qui ont livré RO
feulement Saint- Domingue, mais encore les Antilles,
f'Angleterre: c'eft une vérité conftante qui a été démontr
par des pièces,
Lepréfident : Paffez à un autre objer.
cés de l'Angleterre; & Sonthonax, dans age
moment, a beau vouloir inculper les colons, il n'en
moins prouvé que ces mêmes hommes là font feuls les ennen fera
de la France, parce que fe font eux qui ont livré RO
feulement Saint- Domingue, mais encore les Antilles,
f'Angleterre: c'eft une vérité conftante qui a été démontr
par des pièces,
Lepréfident : Paffez à un autre objer. --- Page 87 ---
dre Dany: J'obferve que ce Geneft n'ef pas venu en France
comple à la République qu'il a volde..
Le préfident : A l'ordre.
Nonchonax: Il y viendra.
Fondeviolle : Il s'en gardera bien.
Le prefident : A T'ordre donc, citoyens; vous ne
ulurper la parole.
pouvez
Verneuil: lui
Sonthenax VOUS a dit qu'il avoit invité Geneft
renvoyer le vaiffeau VAmerica. D'après l'affer.ion de
hrhonax, vous vous étcs fans doute
leau LAmérica étoit aux Erays-Unis; eh bien! perfuadé le
le
mérica, , dont
i2.t
i eft parti; d'après léquipege étcit fi fidèle à la République,
commiffiires Taven de Sonthonax, fans la pernililion :
arquoi n'y a-t-il civils, n'a pas été aux Erats-Unis; d
Imérica étoit
pas été? en voici la raifon : le vaiffeauf
lage qu'il avoit chnrgé fait des tréfors de Sonthonax, & du
oyens qui étoient au Càp & au Port-au-Prince. Les
2, ont vu embarquer prifonhiers deux caiffes à bord-du vaiffeau IAmée celles qui contiennent ordinairement un peu du plus grandes
ffes étoient cerclées de fer:
les
favon. Ces
avoir
pour
monter à bord, il
monftration cinq homes au palan. Je vais vous donner une
1 étcit renfermé mathémarique dans
qui vous convaincra de ce
favon
ces caiffes. Une caiffe ordinaire
peur contenir à
1 ont été embarquées à peu-près bord de un pied cube; cclles
fer, étoient un peu plus grandes "América, &
& cerclées
pied cube & un quart. Sonthonax avoir pouvoient fait contenir
e table toutes les efpèces en or qu'il avoir fait- mettre fur
quatorze pour cent de'pertes au Cap. Ces échanger,
pèces ont été remifes dans les
différentes
clarations dans les archives de cailles; la
vous en avez trois
cs, & nous, nous avons les
commillion de
des cololilleurs les témoins fonr rici en copies
ces déclarations :
ition veuteles entendre ils font France, & fi la comroient un pied cube & un
prèts à parler. Les caiffes
eize cent quarante livres quart : le pied cube d'or
pt cents livres. Pour 5 ce qei fait a-peu-pres ag
cre, Oil met ordiuaircment palaniquer à bord. uie barrique dé
cing hommes fur un palan;
cs, & nous, nous avons les
commillion de
des cololilleurs les témoins fonr rici en copies
ces déclarations :
ition veuteles entendre ils font France, & fi la comroient un pied cube & un
prèts à parler. Les caiffes
eize cent quarante livres quart : le pied cube d'or
pt cents livres. Pour 5 ce qei fait a-peu-pres ag
cre, Oil met ordiuaircment palaniquer à bord. uie barrique dé
cing hommes fur un palan; --- Page 88 ---
on en a mis également cinq pour palanquer ces
caifles à bord : ce cui prouve mathématiquemenr
ne pouvoient être rempiies que du métal le
qu
de l'or.
plus pel
Duny : Nommez les colons qui ont déclaré.
Verneuil: Fayeux, Lepeyre & Derragis.
Sonthonax: Je fuis bien aife de connoitre ces bra
gens-là qui ont vu charger mon or à bord de lAmén
fans doute qu'ils ont vu aulli les foixante dix mulets cha
d'or, qui font venus du Port-au-Prince, qui font allé
Jacmel, comme les trois caiffes d'or qui font venues
France. De l'aveu de Verneuil, l'América eft venu
France: le
que font devenues ces caiffes? oi c11 a été
dépôr? quelles déclarations ont été faites àcet
Si l'on n'en a pas fait, il falloit néceffirement
éga
des complices à bord de dmérica: quels font que ces jer co
plices? qu'ont-ils fait de, cet or? car moi javoue
fais pas ce qu'il .eft devenu. Je prie la commiflion que je
prendre des informations, de prendre tous les renfeignem
poflibles. Si j'ai envoyé de For à bord de
officiers de TAmérica qui, à leur arrivée en VAméricas, France, m
dénoncé, n'auroient pas manqué de dénoncér aufli
que j'aurois mis à bord; car ils avoient un
intèrêt à pallier leur défertion de la colonie. Oit très-gra font
dépofitions, où font ces dénonciations? Les colons ont
j'avois envoyé de l'or à la Nouvell-Angleterte, q
f avois chargé foixante mulets; ils ont dit qu'ils avoie
des preuves écrites que javois envoyé de l'or à ma famill
eh bien! ! toute ma famille a été arrêtée pendant la h
rannie; mon père a été incarcéré; les fceilés ont été I
fur fes papiers, fur fes magafins; fes marchandifes onr é
mifes en féqueftre; on a diftrait fes livres de
tou
fa correfpondance; on a trouvé fans doute compte, des traces
ces preuves écrites, dont les colons parlent. Bruiley, da
l'ouvrage intitulé: Développemens fiurles
malheu
-
de Saint
caufes,des
Demingue, a mis en note qu'il avoit la
écrite que les commillaires civils avoient envoyé de
leur
Me
famille. Je prie Brulley de dépofer fur le bureau
fes livres de
tou
fa correfpondance; on a trouvé fans doute compte, des traces
ces preuves écrites, dont les colons parlent. Bruiley, da
l'ouvrage intitulé: Développemens fiurles
malheu
-
de Saint
caufes,des
Demingue, a mis en note qu'il avoit la
écrite que les commillaires civils avoient envoyé de
leur
Me
famille. Je prie Brulley de dépofer fur le bureau --- Page 89 ---
8;
cufé uve écrite; car on entend par-là une pièce émanée de
lui-méme, ou une pièce authentique,
Duanr aux déclarations dont on vous a
porte à la prudence de la commiflion. Si parlé, je m'en
les colons produiront fonr comme
tous les témoins
he fera bien facile de répondre à leur Lepeyre accufation & Derragis,
pidations qui font l'objet du dixième chef.
far les
Prulley : Je crois effectivemenr me rappeler
te don: parle Sonthonax, il y a une note que dans l'oukent que les commiffaires civils ont
qui parle de
Sen avez la preuve dans vOs aschives envoyé en Fmnces
nous eft écrite par une perfonne habitant : c'eft une lettre
a
dans un
kdes République, qui nous dit qu'on a Yu débarquer port des
dellinées pour la famille de Polverel.
Duant à Sonthonax, je n'ai pas de notion
er de lor à fa famille 5 mais les
qu'il ait fait
Avelle-Anglererre annoncent
papiers publics de la
pâtiment nommé Thé-Fan que Mangonry a reçu furhgoury une. cargaifon
2; que ce bâtiment a porté à
onthonax : ilsy trouvoit très-riche auffi des 3 appartenant caifles
à Polverel
Verneuil vient de vcus dépeindre, On telles que celles
ils très circonftanciés; je crois qu'on a eu là-deffis des
dans les papiers de la
pourroit encore les
archives.
Nouvelle-Angletere qui fonr dans
tondant de Niangoury Polverel & a été indiqué comme étant le corcargaifons qui lui ont Sonthonax, été envoyées, & Voilà comme ayant reçu o
hs du; &c Gi la commiflion defire connoître ce que nous
les trouvera dans les archives.
ces preuves,
onthonax : Toutes les preuves des colons
lertres écrites par d'autres colons à ceux confiftent qui font dans
juelleslettres il refulte qu'ils ont vu
des
ici,
adreffe de Polverel. A l'époque on les débarquer colons
gourdes
avoir des autorités conftituées
ont vu cela,
colons, qui déteftent Poiverel au & lieu du débarquemenr:
manqué d'aller dénoncer à ces autorités Sonthonax, les , n'atiront
rdes; car c'étbit une excellente
barils de
F perdre Polverel; & depuis trouvaille, un bon moyen
onciations-là contre lui. Oà long-temps font les on faifoit de ces
déclarations faites
débarquer colons
gourdes
avoir des autorités conftituées
ont vu cela,
colons, qui déteftent Poiverel au & lieu du débarquemenr:
manqué d'aller dénoncer à ces autorités Sonthonax, les , n'atiront
rdes; car c'étbit une excellente
barils de
F perdre Polverel; & depuis trouvaille, un bon moyen
onciations-là contre lui. Oà long-temps font les on faifoit de ces
déclarations faites --- Page 90 ---
par les colons devant les autorirés conftituées? où fon
démarches faites par les aktorités conftituéés pour
des barils? où efe l'aéte de dépôr ? oà font les preuves s'emp
les barils contencient des gourdes? Voilà les preuves G
prie les colons de mettre fous les yeux de la commiflion
colonies; car la commiflion ne peur pas regarder COI
preuve écrite ia correfpondance des colons nos
C
ennemis,
acculateurs. Les colons ont dit que j'avois amené, dans
voyage du Port-au-Prince à Jacmel, 60 mulers chargés
Sije m'écois emparé de 60 mulets chargés d'or, ii ja
des caiffes d'sr, une riche cargaifon, ii faut convenir
été bien fou, biena abfurde, de Venir en France, lorique que
vois les moyens d'aller à la Nouvelle-Anglererre jouir d
fortune immenfes il faur convenir quej'ai été bien fou,
abfurde, de venir me livrer à la hache des lois, fachant
depuis huit mois j'étois décrété d'accnfation 5 lor
Javois une retraite aufli brillante aux Etats Unis, & les
cheffs immenfes qu'on prérend que j'ai accumulées. L
"quej'aiété arrèté à Jacmei, les fcellés ont été mis fur
effets, fur mes papiers ; le commandant de la corvette l
pérance, l'état-major & les officiers narinicrs, > ont fign
procès-verbal. Nous AOUS fommes embarqués pour Frar
&, arrivés à Rochefort, ville, dominée par la tyrannie
Robefpierre, les autorités confituées nous one traités
manière à nous-faire voir que nous étions des victimes d
gnées à la guillotine. Nous avons exigé que toutes nos C
fes, toutes nos malles, fullent vifitées en préfence de la I
nicipalité, du comité révolutionnaire & de l'équipage
LEjpérance. Le procès-verbal exifte au comité de falut
blic; il eft encore chez le miniftre de la marine.
Si nous avons apporté des richeffes, le procès-verbal
le conftarer. On ne peut pas accufer de connivence ai
nous ceux qui ont'vilité nos malles & nos effets, car
nous regardoient comme des gibiers de guillotine & n
éti ns fi bien norés à Rochefor:, que Hugues, accufat 5
public près le rbunelrérolnionnaire de cette ville, , Hug
avoit éré nommé pour venirexécuter à St-Domingue le déc
dur6juiller 1793. Sinous: avions fduirlmamtontcacontits
de Rochefer:, nous n'aurions pas pu féduire en même ten
& nos effets, car
nous regardoient comme des gibiers de guillotine & n
éti ns fi bien norés à Rochefor:, que Hugues, accufat 5
public près le rbunelrérolnionnaire de cette ville, , Hug
avoit éré nommé pour venirexécuter à St-Domingue le déc
dur6juiller 1793. Sinous: avions fduirlmamtontcacontits
de Rochefer:, nous n'aurions pas pu féduire en même ten --- Page 91 ---
8,
Fat-major les officiers mariniers & les
te en préfence delquels tout a été vilité matelots de la corvions cxige, parce que nousavions
à fur le pont : nous
pnoillince des dénonciations de Page eu, SaineDomingue,
AFrance comme des hommes gorgés qui nous repréfentoit
ppriérés, détruifant les colons
d'or, envahiffant les
commiflion verra dans ce procès-verbal pour jouir de leurs richeffes.
oi charger 60 mulets de
fi nous avions de
pler des objections des numéraire; colons. Je elle verra ce qu'elle doit
mps me défendre d'une calomnie ne dois pas plus longtoures les imputations des
pareille 5 je déclare
n'oppoferai déformais
le colons, fur leurs
cuterai
que filence du
RS
que des pièces authentiques & en mépris, que je ne
Mangoury a reçu une riche cargaifon
forme probanre.
pnax, il doit y avoir, à cet
appartenante à Sonne, une infinité de renfeignemens, égard, une déclaration du capinftater ces concuflions de la
de pièces, qui puiliene.
el les colons les
part des commiffaires civils:
que j'aurai à répondre produifent à en forme authentique, &c
ns, à ieur
cet égard. Quanr à leurs déclara- jeverrai
Rucoup: ils témoignage m'auront vi > je rouler ne doure pas qu'il y en ait eu
er par les fenêtres; & fi,
furlor, ils m'auront vu le
ne falloit que demander un pour me condamner au fapplice,
a vu rôtir des enfans & les rémoignage qui conftatàr qu'on
ment, car ils l'onr fait dire à manger, la tribune ils le de diroient la
certaitionale,
Convention
ble Yeineuil: de : Sonthonax dit pour
qu'il
ce dont on l'accufe, que preuve le comité n'eft point couTavoir Rocheforalaveir confideré comme un gihier révolutionnaire de
ppelez envoyé à Paris pour fervir de vicbme. Vous guillotine,
pier de que guillotine, Sonthonax étoit fi peu confidéré comme vous un
Engue.fachnn: qu'il étoit qu'il eft refté huit mois à Saint - Do-.
ndant recevoir, de
décrété du confeil daccufation, & fans ceu pôt lui nonfer le la.part décret rendu
exécurif, aucun avifo.
a envoyé ce décret: l'ancies comité contre de Jlui. Qui eft-ce qui,
pierre & les aurres, qui ont fait partir salur public, Roingtie la corvette
pour Sainr-Doprdre de revenir. Silona TEiporance mis les pour fcellés porter à Sonrhonar,
fes effets,.ce n'étoir qu'une furmep fur fes papiers &c
pour tâcher d'en inig,
fer le la.part décret rendu
exécurif, aucun avifo.
a envoyé ce décret: l'ancies comité contre de Jlui. Qui eft-ce qui,
pierre & les aurres, qui ont fait partir salur public, Roingtie la corvette
pour Sainr-Doprdre de revenir. Silona TEiporance mis les pour fcellés porter à Sonrhonar,
fes effets,.ce n'étoir qu'une furmep fur fes papiers &c
pour tâcher d'en inig, --- Page 92 ---
pofer; car dès qu'il a eu touché le territoire
i
été prorégé. Sonthonax, qui étoit fous un décret français,
a
tion, été' rendu furle-champ à la liberté
un d'accu
de Barire; & ceux .qui l'ont accufé, qui par ont
(
preuves matérielles
TBLIOTE
rés. Mais
contre lui, ont été eux-mèmes incard
ce n'eft pas tout, citoyens: dans quel
a-tenvoyé la corvette YE/pérance à Sonthonaxi . temps
Le préfedent : Ceci s'éloigne begacoup de la
s'agit de l'or que vous l'accuiez d'avoir apporté queltion en
& envoyé en Amérique.
Franc
Verneuil : Sonthonax vient de dire tout-à-1 lheure
avoit eu une connoiffance parfaite à Saint-1 Domingue qu
Page & Brulley l'avoient accufé àla
aux q
de la nation entière, d'avoir des richefles Cenvention, qu'il avoit enlévé yei
à la colonie. Certes, il faudroit croire Sonthonax bien idio
pour fe figurer qu'après une telle connoilfance il auroit fe
paffer fur le même bâtiment que lui les richefles
avd
recueillies. Oui, Sonthonax &c Polverel fe fon: rendus qu'il coi
pables de mille dilapidations; & parce qu'elles n'étoient
chargées fur la corvette TEjpérance, Sonthonax
pi
faire croire qu'il n'a rien pris? Cette conféquence
furde,
ab
Perdra
que Sonthonax favoit fort bien
fon
vée en Prnde on obferveroit les formes, & qu'à que s'il arr
une fi grande quantité de numéraire, certes cela feroit avo
fifant pour le condamner.
fuf
Brulley : Il fuffit de fa déclaration pour prouver
pouvoit rien avoir fur fon bâtiment.
qu'iln
C Sonthonax : Si je n'ai pas apporré en
difent les colons, du numéraire à bord de Fraute, la frégate comm
rance, que font deverus les 60 mulets chargés dei
TE/pe
vènus, felon eux, du Port-au-Prince ? ou ils, font numéraire reftés
Jacmel, ou ils font paffés dans un pays
ou ils
rendus en France. Dans tous les cas, érranger, quel eft le dépôr fon
comunentardve-tilque fance
le dépôtn'enef pas venu'àla connoif
des marins qui avoient été envoyés pour arrêter
commiffaires civils ? comment axtive-t-il
du
le
de quoi charger 60 mulets, ait difparu de manière que
à numéraire ne
aucune trace ? Sice dépôta palfé dans les mains des lailler
comment fe fait-il que les Anglais nous pourfuivoient Anglis dans
leure
ft le dépôr fon
comunentardve-tilque fance
le dépôtn'enef pas venu'àla connoif
des marins qui avoient été envoyés pour arrêter
commiffaires civils ? comment axtive-t-il
du
le
de quoi charger 60 mulets, ait difparu de manière que
à numéraire ne
aucune trace ? Sice dépôta palfé dans les mains des lailler
comment fe fait-il que les Anglais nous pourfuivoient Anglis dans
leure --- Page 93 ---
leurs proclamations 2 consment arrive-r-il
les
Samn-Bemningte cherchent à
que
Anglais à
néc des commiffaires
tromper les noirs fur la defti-
& Sonthonax ont fui avec civils, leur en leur perfuadant queFolverel
Conment antive-t-il
or a la
60 mulers
que des
Neemis-ligenmel
chargés d'or, qui cemmilfaires civils qui avoient
aufli énoime puiffance, foit le pouvoient commandaunt corrompre avec une
capiraine chargé de les conduire à la
anglais, foit le
comment anive-r-il que ces
Nouvelle- Angleverre;
millions en or, qui taniôr hommes, avoient qui tantôr ont Pris
& d'aurres fois ont envcyé der riches 60 mulers charges d'or 300 >
Anglecente: comment fe faic-il
cargaifens à laNouvelleen France fubir, une procédure telle que ces honmes foient venus
Hexemple, tandis qu'ils avoient de que jamais on n'en a vu
mettre leurs accufareurs à leurs
6 Si grands moyens de
pr, nous ne ferichs pas accufés. pieds? nous avions.eu cet
Th. Millet : Tout cela
épart &c de leur anirée: ils s'explique font
par l'époque de leur
cette épeque la faétion qui
arrivés le IO thermidor;
lle eût triomphé, eût trouvé égorgecir dans
toute la France, fi
les hommes qui l'auroient
Polverel & Sonti.onax
handés, Barere luf-mcme fecondée; dir
& lorfqu'ils ont été
n marin fàr & intelligent pour qu'on les avoir envoyé vers eux
o thernidor, lors de leur
amener. A lépoque du
ret d'acculation : tout cela aurivée, explique cn fit fufpendre le.déFnus.
pourquoi ils font reSosthonax : D'abord ilef faux que nous
IO thetmidor; nous fommes arrivés à
foyons arrivés
ur & à T'hetre
guillotinoit
Roche fort le 9 , au
ée n'avcit pas aiFche aflez de chemin Robefpierre. La renompiflance de Bobelpicrre étoit écroulée. pour annoncer que la
rérer? c'eft T'ancien comité de falut Qui nous a envoyé
étendez que nous étions
public avec qui vous
Ecrérer d'accufarion? c'eft I'rhcien d'inteligence comité : Qui nous a fait
omment arrive-t-il que ces hemmes, au comble de falur de public?
nce, lorfque leur pailance étoit fans
la puif
rêter les commifleires civils que vous bernes, envoyoient
nrelligence avec eux : Si,c'éteit pour nous repréfentez comme
Tome IX. Qwatre-vingsième lirraifon.
favorifer, pour
G
vous
Ecrérer d'accufarion? c'eft I'rhcien d'inteligence comité : Qui nous a fait
omment arrive-t-il que ces hemmes, au comble de falur de public?
nce, lorfque leur pailance étoit fans
la puif
rêter les commifleires civils que vous bernes, envoyoient
nrelligence avec eux : Si,c'éteit pour nous repréfentez comme
Tome IX. Qwatre-vingsième lirraifon.
favorifer, pour
G --- Page 94 ---
fervir leur fadtion, qu'ilsnous envoyoient arrèter s fans dou
il étoit alors dans notre politique d'apporter tout ce qu
vous nous accufez d'avoir pris à St.- Domingue; car > avec Ci
or, nous foutenions les projets de ces anciens comités, de c
amis qu'il vous plaitde nous donner. Vous dites que nous n'
vons pas apporté cet or en France ; vous le dites diffemit
à la Nouvelle- Angleterre, ou dans d'autres lieux que voi
n'indiquez pas : encore une fois > je dois me difpenfer
répondre à de pareilles accufations.
La féance eft ajournée à quartidi,
Le regiftre des préfences eft figné : J. Ph. GARRA:
préfident ; MOLLEV AUT, fecrétaire ; DABRAY, F.LANTH
NAS, MERLINO, GRÉGOIRE, --- Page 95 ---
9I
Du 24 Thermidor, Pan troifième de la
République
uie G indivifible,
françaife
O.Enkdue des débats
la rédaction en eft adoptée, recucillis dans la féance du 22;
Les citoyens Page, Clauffon,
Thibaud, ne font pas préfens à la féance. Senac & Larchevefque:
Th. Millet : Sonthonax a dit qu'on tronveroir
correfpondances les
des confuls de France aux
dans la
colons, du nord au fud du continent
Ears-Unis que
enrégimenrés, tion
& qu'ils avoient levé amétican,seroient
pour former un corps de
entr'eux une contribuaux Anglais à Jérémie & au Méle troupes quiiroient fe
de la
pour
joindre
République : voilà deux accufations repouffer les troupes
concernent Convention; politivement ceux qui nous ont bien graves > qui
: il eft de notre devoir de
envoyés vers la
cecte accalation, & nous penfons recouriraux preuves de
devoir de la'commition des colonies qu'ileft de de lajulice & du
dénonciations que Sonthonax dicavoir fe faire remettre les
que nous puiflions y répondre &
entre les mains, afin
calomnies.
prouver que ce font des
de Senthonax: la commilion J'ai dit que ces pièces étoient entre
des colonies,
les mains
dance des trois miniftres de France qui doit avoir la
desconfuls Mangnury, Moiffonnier aux Erars-Unis, entrefpon- celle
placésdans lesp ptincipales villesdes & Haurerive, rous trois
dancesp prouvent ce qie j'ai
Pans-tina,oes la
correfponquand de comment eile deir avancé;c'efta les
commiflion à voir
jannonce auili que I'on trouyera communiquer dans les
aux colons :
papiers de ln-comg
G 2
qui doit avoir la
desconfuls Mangnury, Moiffonnier aux Erars-Unis, entrefpon- celle
placésdans lesp ptincipales villesdes & Haurerive, rous trois
dancesp prouvent ce qie j'ai
Pans-tina,oes la
correfponquand de comment eile deir avancé;c'efta les
commiflion à voir
jannonce auili que I'on trouyera communiquer dans les
aux colons :
papiers de ln-comg
G 2 --- Page 96 ---
miflion des colonies, établie à Breft, non pas des déclarations, non pas des interrogaroires, mais des pièces émanées
des colons prétendus réfugiés à la Nouvellr-Angleerre, &
adreflées aux colons de France, dans lefquelles les
difent: et Nous parcons
le Môle & Jérémie, premiers & cependant nous avons des Detnes qui vont en France accufer Polverel&c Sonthonax,"
Th. Miller: Ceci ne détruit pas ma demande. Je n'ai
point dit que les pièces dontjai parlé fulfent entre les mains
de Sonthonax; je les ai demandées, & . o
Le préfiden: : Continuez les débats, la commiflion délibérera fur cette réclamation.
Th. Millet: Nous fortons des Etats-Unis, nous n'avons
vu de force publique dans ce pays que celle formée par
Genef, 8c contre laquelle le gouvernement des Etats-Unis
s'eft élevé, parce que le congrès a regardé cette mefure
comme attentatoire à la fouveraineté du peurle des EtatsUnis. Je prouverai, quund on voudra, que Mangoury &
Moillonnier ont érérepr rimndés par le pouvoir exécutif des
Erats-Unis, pour avoir ufurpé l'autorité nationale.
Duny: J'ajoute à ce que dit Th. Millet que Hauterive
n'eft point revenu en France pour rendre compte de fa
conduire 5 qu'il eft émigré avec Geneft, gardant avec eux
les deniers de la République.
Le pr. fdent: Continuez la difcuflion.
Perneuil: Pour prouver que ce n'étoit pas lui
avoit
livré le Port-au-Prince & toute la côte de
qui
à I'Angleterre, Sonthonax a dit que les Anglais Saint-Domingue l'avoient
pourfaivi par leur proclamation, en s'efforçant de foulerer
contre luiles nègres & les malidres.Sonthonax a oublié
dans les débats anrérieurs, il a fair un aveu bien
c'oft que lorfqu'il fur
de
pRESE
près quitter la colonie, le
anglais luia avoit offert proteétion en Angleterre, & lui général avoit
même confeillé de ie pas venir en France, où il étoit
que cerrain que farêé tomberoit. Si les Anglais ont fait pref de
pareilles offres à Poiverel & Sonthonaz, ils éroient bien éloignés de les faire égorger, Les. Angiais ne leur ont fait de
reilles offres que parce qu'ils étoient sûrs qu'ils étoient
leur
'a
parti;& G Sonthonax & Polverel n'ont pointà cette
que accepte cette ofre, c'equ'ils étoient sûrs d'arriver épo- en
toit
que cerrain que farêé tomberoit. Si les Anglais ont fait pref de
pareilles offres à Poiverel & Sonthonaz, ils éroient bien éloignés de les faire égorger, Les. Angiais ne leur ont fait de
reilles offres que parce qu'ils étoient sûrs qu'ils étoient
leur
'a
parti;& G Sonthonax & Polverel n'ont pointà cette
que accepte cette ofre, c'equ'ils étoient sûrs d'arriver épo- en --- Page 97 ---
croient France dans un temps ol ceux 95
leurs toutes les difinculrés, & qui les fourenoient,
culburée, crimes, celle Cette faction étoit pourroient celle
les blanchir vain-, de
de Rabelpienre.
que la Convention a
ces Jontheastle offres
n'ai jamais
car c'eft au moment oi ditque les Anglais m'eullent
de Jacmel
jallois quirter
fair"
de-lje n'ai eu aucune que je fuis parti de speninese
glais, Ma
correfpondanee avec can-Doningue les
( &c
la commition eotrelpondance des
avec eux eft dans les générauxanIleft vrai qu'en colonies, quip pourra fe la
archives de
été envoyés
janvier 179+, les
faire
par
jai remis
le commodore parlemenraires repréfenrer.
une
Faute,
qui m'ont
vrai, dis-je, réponfe à Ja fommation de parlaimentsinesa ce
qui
cription en
ces parlementnires m'ont général; il eft
de fa Majefté hie : ils m'ont offert alors appris mà proc
La commifion britnnique & les colons 5 ils ont eflayé protecion de me de la part
nière généraux anglais. J'ai tenu au favent ce que jai répondu corrompre. aux
fres; elles extrémnite, ne m'ont quatre mois Heranpincuieeg qu'on m'cât
la derquirté la colonie, point été MELT au
fait ces ofJ'ai dit que les Anglais
moment oljai
chamations, offres qui je vous en ai m'avoient ciré une; elle pourfaivi ef par des proqui eft m'ont été faites par les Anglais: antérieure aux
rés de n'avoir poftérieure, & qui preuve quie lcs mais en voici une
ner. La pièceeft pu originale; me corrompres ont voulu Anglais, me faire défefpéinsermédiaire, qui en a ordonné eilea été adrellée à la
affalimiffaire elle
civil
un de fes
la conmunication commiffion aut
eft fignée Rure commandant arrérés. Voici la
comoflicier frangnis
anglais Smigh, dde proclamation;
de ces honnètes commandant colons
pour le roi. Ce dernier Campan, eft
Domingue aux Anglais, Voici qui ont la livré la colonie de Saint- un
(Ilen commence la leGure.) proclamation.
DE PAR LE ROL
Proclamation.
a Guilaume-Parice
Smith, capiraine de Tarsilletie
royale
Gs
unication commiffion aut
eft fignée Rure commandant arrérés. Voici la
comoflicier frangnis
anglais Smigh, dde proclamation;
de ces honnètes commandant colons
pour le roi. Ce dernier Campan, eft
Domingue aux Anglais, Voici qui ont la livré la colonie de Saint- un
(Ilen commence la leGure.) proclamation.
DE PAR LE ROL
Proclamation.
a Guilaume-Parice
Smith, capiraine de Tarsilletie
royale
Gs --- Page 98 ---
britannique, & commandant en chef à Léogane & fes dépendances. >> Inflruit qu'il exifte dans cette ville des perfonnes affez
mal intentionnées, & flipendiées fans doute par ies infames
commiffaires Pelverel &-Sonthonax, pour défunir les citoyens de ce quartier, en répandant des calomnies atreces
fur le compte des habitans dont la conduite eft la moins
fufpecte;
>> J'ai cru néceffaire de rendre
, par le moyen de
la préfente preclamation, ma fiçon rligee penier à cet égard, à
T'effet de garantir tousles citoyens qui fe font vclontaitement
rangés fous le drapeau de fa Majefte briranrique, & tous
les efprits foibles, des imprefficns que pourroicnt caufer de
pareils émiffaires.
>> Les ennemis du bien puklic s'appercevant que le jour
de la vengeance atrive, & que le ronnerre g: onde déja fur"
Jeurs têtes, ne voient plus de iellcurces qu'à exciter des jaloulies entre les perionnes qu'un feul mouf coit réunir, celui de travailler au, rétablifiement de l'ordre & de la tranquilliré publique.
>> Un des moyens qu'ils mettent en ufage eft parvenu jufqu'à moi. Je viens d'apprendre que ces monftres répandoient
dans le pabliequejavois reçu une fomme confidérable d'argent pour me déterminer à devenir l'inftrument du maffacre
des chtoyens de couleur.
3> J'aiadlez d'orgueil & trop bonne opinion de moi-même
pour ne pas croire qu'sucun de ces braves citoyens ne foit
perfuadé de ma loyauté, & puille s'imaginer que je fois
capable de fouffrir que l'on tienne devant moi un pareil
propos.
22 Il importe à roit le monde, à chaque individu, > de
faire tous fes efforts pour découvrir les auteurs d'un projet
infernal, & je promets une récempenfe de cinquante portugaifes à quicenque me mettraà même de connoitre celui qui
a eu la fcllératelle d'avancer une pareille atrocité; je ne peux
ae perfuader qu'elle ait pris naillance parmi nous..
Le refte contient des invectives contre la France, contre la
Convention nationale.
Les colons : Nous eil demandons la lecture.
à chaque individu, > de
faire tous fes efforts pour découvrir les auteurs d'un projet
infernal, & je promets une récempenfe de cinquante portugaifes à quicenque me mettraà même de connoitre celui qui
a eu la fcllératelle d'avancer une pareille atrocité; je ne peux
ae perfuader qu'elle ait pris naillance parmi nous..
Le refte contient des invectives contre la France, contre la
Convention nationale.
Les colons : Nous eil demandons la lecture. --- Page 99 ---
(Sonthonax continue ): e
95 Je déclare de la manière la plus
Froupes de fa majefté
folemnelle que les
colonie que pour rérablir brirannique l'ordre, la ne font venues dans certe
individuelle; que c'eftle feul morif tranquillité & la sûreté
le feul qui les anime.
qui les ait déterminées &
fans s> Et je
affurer les citoyens de toutes les
tataiter fur la foi & Thonneur du roi
claffes,
Bretagne & de fés troupes,
de la Grande-
& protégé dans tous fes droirs que chaque & individu fera maintenu
de cet érat d'oppreflion dans
priviléges, & qu'au lieuz
Hera prodigué tous les
lequel ils gémilloient, il leur
pour les mettre à même encouragemens de jouir du & moyens néceffaires
poffible.
plus grand bonheur
3> Mais
arriver à
projet, il pour confidérer laccomplifement ce
d'un femblable
peler à l'ordre une nation telle qu'il doir la en coûter pour raples factions les plus forcenées que & jetée France dans déchirée, S par
d'une révolution au-delà du fyftème de
lés convulfions
depuis fi longues années.
gouvernement établi
>> Pour démontrer la vérité de ce
feulement de faire attention aux différentes que j'avance, il fuffic
agité la France, & les aflaffinats fans nombre cabales qui ont
faccelliverment commis; & on verra
qui ont été
lamour du bien public n'a été le moteur facilement des que jamais
T'efprit d'ambition, de haine & de
factieux, a mais
dirigé toutes leurs aétions
vengeance 2 qui Yeul a
de Français ouvrant enfin les jufqu'au moment où des milliers
dans Inquelle on les avoit
yeux & reconnoiffant l'erreur
fentement unanime de fe ranger plongés, fous 3 le ont manifefté un conbritannique, comme le feul
de pavillon de fa Majefté
la profpérité inconnues depuis moyen recouvrer la paix &
trop malheureufe parrie.
plufieurs années dans une
>> C'eft pourquoi, comme nous devons
cun, quels qu'aient été l'opinion &
préfimmer que chadans la révolurion, a cru faire pour lespréjugés le mieux, quil'onedirigé
fond aujourd'hui oubli, ne plus y fonger & les jeter dans le tous plus doivent
pro
G+
illon de fa Majefté
la profpérité inconnues depuis moyen recouvrer la paix &
trop malheureufe parrie.
plufieurs années dans une
>> C'eft pourquoi, comme nous devons
cun, quels qu'aient été l'opinion &
préfimmer que chadans la révolurion, a cru faire pour lespréjugés le mieux, quil'onedirigé
fond aujourd'hui oubli, ne plus y fonger & les jeter dans le tous plus doivent
pro
G+ --- Page 100 ---
3> Une feule caufe doit nous animer tous dans cet inftant,
& de norre union dans une circonftance aufli belle doivent
naitre bientôt notre tranquillité & notre bonheur.
33 Donné à Léogane, le Ier février 1794.
>5 Signé, P. SMITH, commandant royal; CAMPAN, commandant poar ic roi>,
€ La pièce eft tirée des archives; je la communique aux
çolons. Vons voyez la manitre dont me traitcient ks Anglais,
nos prérendus amis; vous voyezles qualilicasions & les titres
que les colons nous prodiguent; vous voyez l'identiré de
langage entre la proclamation du commandant anglais & les
accufations des colons: il femble. que toutes les pièces faites
par les commandans anglais aient éré fabriquées à Paris.
Je dois également rendre compte d'un fait
à cetre proclamation. Ileft très-vrai que le projet maflacrer rapport
tous les
d
hommes de couleur avoit été repris
les Anglais
à lour arrivée dans la colonie; ilaé été exécuté par depuis; car
yous de faurez, par les nouvelles officielles arrivées au comité
falut public & envoyées par le gouverneur général Laveaux, qu'ils eny ont foit mailacrer plus de cent foixante à
Jérémie, fur le fimple fourçon d'une prétendue confpiration
pourlivrer. Jérémic ala République. Les mêmes icènes fe font
répérées à Saint-Marc & au Port-au-Prince depuis
les
deux places ont été remifes aux Anglais : le coup éteit que égale:
menr monté à Léogane; les hommes de couleur couroient
des dangersiJ'envoyai à la vérité des émillaires à Léogane
pour prévenir les hommes de couleur du danger qui les
menaçoit; O11 St arrêter les émiffaires, & voici le fujer de
la proclamation de Smith. Telles étoient les intelligences que
j'avois avec les Anglais; c'étoit de jeter parmi les ennemis
de la République les femences de la divilion; c'éroit d'avertir
les hommes de couleur des dangers qui les mexaçojent, alin
de produire dans cette ville une diverfion favorable à la République. Ce que je n'ai pas obtenu à Léogane pendant mon
fjour à Saint-Domingue, a été fait depuis; car par les foins
des hommes de couieur-Léogane eft aujourd'hui au
de la République. Tels font les éclairciliemens que pouvoir j'avois
is
de la République les femences de la divilion; c'éroit d'avertir
les hommes de couleur des dangers qui les mexaçojent, alin
de produire dans cette ville une diverfion favorable à la République. Ce que je n'ai pas obtenu à Léogane pendant mon
fjour à Saint-Domingue, a été fait depuis; car par les foins
des hommes de couieur-Léogane eft aujourd'hui au
de la République. Tels font les éclairciliemens que pouvoir j'avois --- Page 101 ---
à
avec donner: lcs d'ed il réfulte que les intelligences
Anglais font aufli
qu'on me prère
cufitions,
chimériques que le refte des acThomas Millec : Sonthonax a prérendu
proclamation que le commandant anglais prouver par cette
allatliner; je ne vcis as cela dans la
avoir voulu le faire
les voyez Anglais; rien dans cet écrit qui dénonce penclamation; fes
vous ne
iln'y eft queftion que de détruire intelligences Tefi
avec
d." Fourroit caufer le bruit du mafficre
ivelcence.
couleur.
prétendu des hommes
Sonthonax : Je ne crcis
ferieufement de ces accufations pas que je me doive défendre
glais, puifqu'on n'en produit. d'intelligence avec les Anplus legère
aucune preuve, pas même la
:
probabilité.
Verneuil : Son-honnr demande
difficile d'en donner de
des spreuvesicertes, il feroit
contre lui dans le cours plus des auchentiques que celles fournies
ou les Anglais vont déclarer la débats. Comment ! à l'inflant
lonie toute la population
guerre & chaffer de la copreuves! à l'inftant cu les blanches & ce ne fonr pas là des
Boran-Prine il réduit Anglis le nombre vont pour s'smparer du
pouvoit être immen(e, à I,I00
des combattans, qui
ration même; & ce ne font pas hommes, là
d'après fa déclapas Sonchionax qui a livré le
des preuves! & ce n'eft
deftine fans-caute tous les Port-a au - Prince! Sonthonax
accufe d'avoir lchement trahi commandans keur
de la colonie qu'il
places à fes aflidés, qui, par les devoirs pour donner ces
produites, font convaincus d'avoir picces livré qui. Jes vous ont été
commandoien: cord
aux Anglais, & Sonthonax places où jls
avec TAnglerertet fi ces preuves
n'étcit pas d'acphantes, je ne fais plus ce
là, ne font pas tricmje défie Sonhonax de rien que c'eft que des preuves; &
charges qui réfulent contre produire lui des qui puiffe arténuer les
dépofées fur le
picces que nous
: Je
à bureau.
avons
'des pafle un autre article. Lorfque Sonthonax
Sonthonar, palle-ports qu'il eft acculé d'aveir fait
a donné
à cette melure pour fe difeulper, a dit que sils'éroit payer 1,6c0 liv.,
qu'ayant formé e'éroit la crainte d'êrre trahi par les dérerminé
une légion de
Francais;
entièrement nulle, & qu'ili ne s'étoic YEgelité, cette légion étoit
déterminé à cette mefure
Lorfque Sonthonax
Sonthonar, palle-ports qu'il eft acculé d'aveir fait
a donné
à cette melure pour fe difeulper, a dit que sils'éroit payer 1,6c0 liv.,
qu'ayant formé e'éroit la crainte d'êrre trahi par les dérerminé
une légion de
Francais;
entièrement nulle, & qu'ili ne s'étoic YEgelité, cette légion étoit
déterminé à cette mefure --- Page 102 ---
2T pour fournir à cette légion de quoi l'habiller, l'armer
léquiper.
Dans les débats antérieurs, lorfqu'il a été queftion des
palle-ports donnés Par Sonthonax, noyennant de l'argent,
la commifion a dû ie rappeler que Sonthonax a dit:je
que l'on- produife contre moi une feule pièce; f f'avois defie cté
elè imbécille pour delivrer des palfe ports, je, ne l'aurois pas
fait par écrit, A l'iftant on lui a prefenté ces palle - porrs
lignés de lui; il a, pour lors cherché une autre excufe, &.
il a lu la proclamation que je vais analyfer . e
Sonthonax : Permeirez-moi de rétablir les fairs. Verneuil
prétend que j'ai mis au bas des palie - ports le recu de la
fomme payée pour le Tal mplacemenr du fervice miliraire; il
eft très-vrai
j'ai nié d'avoir mis le reçu, car jamais le
commiffaire de n'a reçu aucune eipèce de fomne pour les
palle-porrs dont vous parlez; ila fait un règlement en vertu
tous les hommes qui vouloient forir de la colonie
tenus de remettre a
arn
la caiffe milirair- 1,6,0 livres
pour être appliquées uniquement à T'habiilement &
ment de la légicn VEgalité & des au:res uroupes entelees équipepour la défenfe de la Republique : je n'ai point dit que je
n'avois pas proclamé ce règien.ent, puifque je lai lu moiméme; Jai dit que je n'ai pas donné récepilié, car les'
fommes éroient verfées chez le payeur ginérai de la colonie.
Voilà ce que j'ai dit; voilà fur quoi Verneuil a argumenté,
Verneui:: : Je ne réponds pas la-deffius, ce feroit allonger
inurilement les débats. Voici une proclamacion de Sonthonax.
Je ne parlerai pas du confidérant, puifqu'il dit qu'il ne faur
s'arrêter qu'au difpolitif, & que les confidérans font nuls.
Eh bien! l'arricle premier dirs Tour homme au-deflus de
douze ans quel que foit d'ailleurs fon àges çui voudra fe.
retirer à l Nouvell-Angletere pour caufe de maladie ou
caufe particulière 3 fournira au fecrétariat de la commiflion
civile un récepilé du tréforier de la colonie, qui confate
a verfé ou fait verfer dans la caille générale une fomme qu'il
de 1,6s0 livres, argent des colonies, & cela par forme de
remnplacement de fervice miliraire : je vous demande
eft le fervice militaire que duit un enfant de douze ans? quel Je
paffe à unsautre article : Les femmes ne font aflijéries
paiement de 1,000 livres, argent des colonies. Comment! quau
un récepilé du tréforier de la colonie, qui confate
a verfé ou fait verfer dans la caille générale une fomme qu'il
de 1,6s0 livres, argent des colonies, & cela par forme de
remnplacement de fervice miliraire : je vous demande
eft le fervice militaire que duit un enfant de douze ans? quel Je
paffe à unsautre article : Les femmes ne font aflijéries
paiement de 1,000 livres, argent des colonies. Comment! quau --- Page 103 ---
eftpour le remplacement militaire! & les femmes
prir de la colorie pour caufe de maladie, par quiveulent la
pation de Sonchenax, font aufli affujéties à une proclae 1OOO livres, &c ceci ne feroit pas une conculicn! impofition Je;
un autre article : Les déportés de la colonie feront tenus palie
C faire le même paiement; ils ne. pourront être
i élargis des prilons > s'ils ne juflifient le paiement embarqués des
omnmes fixées par la. préfente proclamation. Les
/
pu les ciroyens qui étoient dans les prifons éroient déportés
pu non; s'ils étoient coupables il étoit ridicule coupables que Sonhonax, puitqu'ils devoient, felon la loi du 4
être
Tenvoyés en France pour fubir la
avrils,
I étoit ridicule,
punirion de leurs crimes 5
dis-je, que Sonthonax exigeit d'eux, inHépendamment omme de
de ce qui les attendoit en France > une
éroient
1,650 livres que la plupart n'avoient point : s'ils
innocens, c'étoit encore une chofe bien
atroce,
puifqu'ils ne pouvoient recevoir leur liberté plus en donnant
cette fomme de 1,650 livres, & un innocent, dans qu aucun cas,
n'eft tenu de payer une amende quelle qu'elle foit.
Vous voyez que par le premier article dont je viens de
donner leckure, & par l'article II, gu'il eft faux, comme
la dit Sonthonax, quil ait mmpofé cette fomme pour le remplacement du fervice militaire, puifque cette fomme ne
que far des enfans de douze ans qui ne doivent aucun fervice, porte
& fur des femmes qui en doivent encore moins.
rendre fa proclamation moins odieufe, vous Sonthonax, a dit
Eate l'avoit érablie, c'ef que la province de l'Oueft ne que
aucun impôt; dans les débats antérieurs nous vous payoit avons
prouvé, par les pièces officielles, même delamainde Polverel,
que la province de l'Oueit a payé conftamment beaucoup
au-delà de ce qu'elle avoit été impoféee, puifque dans ce
temps elle a donné à une feule fois une contribution volonraire d'un million, fans compter le pillage lors de l'iucendie & de la canonnade faite par Polverel & Sonthonax.
Si la malgré toutes ces fommes les troupes qui étoient dans
colonie n'ont jamais été payées; f on n'en levoit
moins, & fur les particuliers & fur les paroiffes, des fommes pas
confidérables, je demande fi ces fommes-là réunies n'étoient
pas plus que fuffifantes pour remplacer le fervice &
équiper & armer la légion TEgalté. Eroit-il Réceffaire pour de
ite par Polverel & Sonthonax.
Si la malgré toutes ces fommes les troupes qui étoient dans
colonie n'ont jamais été payées; f on n'en levoit
moins, & fur les particuliers & fur les paroiffes, des fommes pas
confidérables, je demande fi ces fommes-là réunies n'étoient
pas plus que fuffifantes pour remplacer le fervice &
équiper & armer la légion TEgalté. Eroit-il Réceffaire pour de --- Page 104 ---
I0G
arbitraire rendre cette proclamation-là & de faire porter cet
fir des enfans & des femmes? cela feul impô
l'odieux de la conduite de Sonthonax; & je ne fais prouve
comment il pourra répondre à ces faits.
pa
Sonthonax : Jy répendrai facilement. Je dois
tablir la queftion, & dans quelles circonftances d'abord la
ré
mationa été faite. J'ai dit
procla
e la province de I'Ouelt; jai qu'a aucun dit la impôr vérité n'étoit payé dans
ont bien prouvé que la ville du Port-au-Prince : car avoit les colons
un impôr patriotique d'un million au mois de janvier foufcri
mais ils n ont jamais prouvé que cet impôr ait été 1793 1.
n'y a jamais eu qu'une fomme de 6o,coolivres
payé;
en trouvera la
dans le compre rendu par d'avancée: l'adminif on
tration, vrtas fera queftion de difcuter fur les comptes
desadmniniltrareurs: : jaid dit qu'aucune efpèce d'impôt
: il y. a plus, aucun impôtn'éroit établi : tout le monde n'étoit
que dans
E
elc cclui de l'octroi les colonies françaifes le feul impôr connu
ment où ils quistent payé par les navires français, au moalier en France
les plages les
de Saint- Domingue pour
le demande, dans y portet le
oi denrées colaniales. Or, je vous
le commerce de
temps
j'ai fait cette proclamation,
libre circulation Saint-Damingue étoit-il libre? reftoir-il une
entre la colonie & la métropole
que nous étions éloignés par les Anglais? Une autre pendant
à faire, c'eft que je fuppofe que T'impôr d'un million réflexion ait été
payé auflitôt quil a éré voté, c'eft-a-dire,, au.mois de décembre 1793, fuppofition abfolument graruire,
prouvé qu' il n'avoit pas été payé 5 mais
puifque jai
Fait été, qu'elt-ce
c'eft qu'un million, fuppolous qu'il
lonies, qui fe réduit ee 600 & quelques mille livres? argent qu'eft-ce des coSL la 600,000 colonie, livres tournois pour la dépenfe d'une année
dans la province de I'Oueft, foit pour le résabliffement des forts, foit pour le paicment des
frais d'adminifiration: &c., &cc., êcc.
troupes ou
Si ceri impôt a été payé, il ne pouvoi: faire face aux défoit penfes plus les d'un mois; car il vous eft &c vous fera démoutré,
feignemens par donnés comptes des adminiftratcurs, foit par les renles dépenfes de
par les commiffaires de la marine, que
au-delà de trois Saint-Domingue, millions
mois, pendant. la guerre, alloient
par
foit en letres-de-change,
., êcc.
troupes ou
Si ceri impôt a été payé, il ne pouvoi: faire face aux défoit penfes plus les d'un mois; car il vous eft &c vous fera démoutré,
feignemens par donnés comptes des adminiftratcurs, foit par les renles dépenfes de
par les commiffaires de la marine, que
au-delà de trois Saint-Domingue, millions
mois, pendant. la guerre, alloient
par
foit en letres-de-change, --- Page 105 ---
oir en numéraire. Il eft donc T0I
pà. certe
bien démontré
avoir éié proclamation érabli
a été émife, aucune qu'a T'époque
le la proclamation dans la province de I'Ouelt. elpèce dimpse
pour laquelle j'ai en elie-mème, c'eft-a-dire, de J'ai la à parier
louze ans à une fomme aflirjéi les femmes & les enfans raifon
on fexe. D'abord, javois en le remplacement; chacan depuis
faire payer à ceux qui fortoient droit, comme commiffaire fuivant civil,
uclconque; car javois le
de la colonie une forne
onnances > fitivant celles droit, qui fuivant les anciennes orempécher la fortie d'une
n'ont jamais été
e numéraire de
feule gourde, d'une abrogées,
bus ceux
Saint - Domingue : j'aurois feule pièce
bir en T alloient, foir à la Nouvelle - pu empècher
mporter que des d'emporter denrées des efpices; ils ne Angletemes
écher Texportration du
: puifque.favois le droit pouvoient
pis & des
numéraite, en vertu des
d'emlui d'obliger ordonnances de verfer , à plus forte railon anciennes
helconque
dans le tréfor
avois - je
auvais qu'on applicable à la dépenfe de public une fomme
ait
Farmée.
S femmes navoient-elles appliqué ce reglemenr aux
On trouve
ins les colonies? mais pas des intérérs, des femmes; mais
ndues par ceux
verloient puifque leur ces propriétés éroient proptiérés décommiflaires atil
fang pour la
he comtribution aux n'arojent-ils pas le droit colonie,
tance de ceux qui fe propriétaires confacroient pour fibvenir d'impofer à la fubiérés? Les déporrés, en
de à défendre leurs
pas des intérèrs & des partant la
rérèts n'étoient
propriétés? CCS
EvAAN
e les biens des pas émigrés, mis en féquefire On propriérés, ne
ces
bient pas de cerrificat de que les Reae de ceux lequelreit
ils étoient abfens de la réfidence envoyé de France, qui n'arivée; mais on ne
colonie antérieurement à parce
la confervation de fequeftroit Thabitation pas les biens des
notre
diredtion de fon époufe,
du citoyen Verneail, déportés,
biens des déportés. Si prouve qu'on ne
fous
S dans les coffres de la les revenus do ces biens fequefeoit
iétés des déportés de République, les intérêts memuefat
r les armées de la Saint - Domingue éroient & les prommilfaire civil, à faimuiatiration, Républinque : étoit - il raifonmablean défendus
délégués par la Con-
oufe,
du citoyen Verneail, déportés,
biens des déportés. Si prouve qu'on ne
fous
S dans les coffres de la les revenus do ces biens fequefeoit
iétés des déportés de République, les intérêts memuefat
r les armées de la Saint - Domingue éroient & les prommilfaire civil, à faimuiatiration, Républinque : étoit - il raifonmablean défendus
délégués par la Con- --- Page 106 ---
I02
venrion nationale, de demander un remplacement à C6
qui, en quittant ia- colonie, laiffoient une armée
P
téger leurs propriétés? Tels font mes motifs; ils Roer C
fignés dans le préambule, dans le difpolitif de la
mation. Je m'en
fur le tout à la prudence
M
rapporte
commiflion des cclonies. Je ne fuis pas étonné fi les
lons trouvent mauvais que j'aie levé un impor pour i
tenir l'arméc; car ils auroient bien voulu que cette an
fir hors d'état de fourenir Saint-Domingas.
Verneuil: Ce que vient de dire Sonthenax me paroit d
tant plus ridicule
cette armée, qu'il fait fomnerf ha
qui, fuivant lui, Neor formée que pour. défendre les
priétés, foit de ceux qui alloient, foit de ceux qui reftoi
qui fe facrifioit & verloit fon fang pour cette ddienie, de
être dédommagée de fes peines & de fes bleilures; que C
même armée qui, d'aprés Sonthonax, étoit réduiteà I,
hommes, au lieu d'êtie bien payée fuivant les impôts
tiroit à droite, à gauche, fans qu'il en eut le droit, ai
la lâcheté, comme il a bré démonué, de, rendre le P
au-Prince fans brôler une amorce.
Sonthonax: Cette armée vejlloird'autant mieux au main
des propriétés, fous la conduire des chefs que la Conven
nationale vient de récompenfer, qu'elle a conquis far les
ginis le territoire de Léogane, une partie de celui de S
Marc, & qu'enfin elle a repris lè Porr-au-Prince.
Verneuil : Ceci eft d'abord fort étranger à la difcull
& moi j'affure la commiflion qu'il n'y a pas un ino
vrai, &
ces diverfes poilellions font encore au pon
des Aredler
Sonthonax : Je n'ai qu'un mot à dire. Je ne difcutera
puifque les colons révoquent en doute des faits aufli gra
mais je prie la commiflion de vouloir bien les obligerà déi
fur le bureau les pièces de correipondance qui attefter
fauffeté du rapport du gouverneur général de Saintmingue.
Verneuil: Cen'elt pasà vous quej'en dois communica
Sonzhonax : Puifque vous avez des correlpondanc
vraies.
a.. Verneuil : Oui, malgré que vous les falliez arrêt
Bordeaux & dans tous les ports.
quent en doute des faits aufli gra
mais je prie la commiflion de vouloir bien les obligerà déi
fur le bureau les pièces de correipondance qui attefter
fauffeté du rapport du gouverneur général de Saintmingue.
Verneuil: Cen'elt pasà vous quej'en dois communica
Sonzhonax : Puifque vous avez des correlpondanc
vraies.
a.. Verneuil : Oui, malgré que vous les falliez arrêt
Bordeaux & dans tous les ports. --- Page 107 ---
Sonthonax : Je n'ai rien tos fait arrèter,
Verneuil : Par la
en date du 24 novembre proclamation
Sonthonax vient de lire,
les femmes & les enfans; 1793, il avoit mis un
fur
à vous à voir fi elles font vous a donné des raifons, impôr c'eft
donné de garde de lire fa bonnes; mais Sonthonax s'eft bien
non - feulement, par cette proclamation du 27 décembie
aux femmes d'envoyer à bord proclamation, Sonthonax défend 1793:
même il déclare que les
aucun de leurs effes, mais
& feront fufillés fans contrévenans feront
Sonthonax
autre forme de
réputés émigrés
Vern uil : C'eft un nouveau fait. procès.
lire
: Point da tour:j'ai
cette proclamation ; la
demandé dans le temps à
donnerois lecture
commillion décida que
lorfquil en feroit
j'en
Sontho-ax : Lifez-la.
temps,
Sonthonax Verneuil : Donnez-moi votre regiftre.
regiftre ?
: Eft-ce que jai befoin de vous donmer
Le
mon
Vernenil préfident : Cela a déja été dit.
: Cela ne l'a pas été.
Duy : Fuliller des femmes !
Verneuil : La proclamation
émigré & livré à la commitlion porte : à peine d'être répaté
femme qui envoyoit ies effets martiale, à
c'ef-à- Gire 9
Rn autre forme de procès.
bord étoit falillée
Sonthonax : Produifez donc cette
Verneuil : C'eft fur votre regiftre proclamation.
Sorthonax : La commiflion veut-elle que j'ai pris cette note,
regiftre ?
ordonner Tapport du
( On apporte le regiftre.)
Sonthonax : Je vais donner à la commiffion
proclamation; elle eft du 27
lecture de la
avant Tapparition des Anglais. décembre 1793, trois
la rade tranfporroien: des homies Chaque jour des canors jours de
au-Prince, , pour les émigrer dans les & des femmes du Portdoient les Anglais. Les uns & les quartiers que commaneffers, leur Or 3 & privoient la
autres emportaient leurs
yaux, foit du bénéfice qui
Républiquel, foit de leurs
pouvoir réfulter pour elle de l'in: tta-
apparition des Anglais. décembre 1793, trois
la rade tranfporroien: des homies Chaque jour des canors jours de
au-Prince, , pour les émigrer dans les & des femmes du Portdoient les Anglais. Les uns & les quartiers que commaneffers, leur Or 3 & privoient la
autres emportaient leurs
yaux, foit du bénéfice qui
Républiquel, foit de leurs
pouvoir réfulter pour elle de l'in: tta- --- Page 108 ---
I04
duftrie de ces citoyens au Port-au-Prince. Les lois fur F6migration font précifes. Voici la proclamation que j'ai faite
en confequence.
Il lit :
Proclamation da 27 décembre 1793.
*s Nous, Léger-Félicité Sonthenax, commiffaire civil de
la République, délégué aux ifles françailes de l'Amérique
fons-le-Vent, pour y rétablir l'ordre & la tranquillité publique,
>> Les entiemis de la chofe publique ont jeté de toutes
parts le malque qui les couvroit; de toutes parts ils appellen: au,fecours de leurs atfreules prérentions les puiflances
étrangeres quiont desinrérêts & des poffellions aux Antilles.
Les r-ffemblencns formés à Saint-Marc & à Léogane fe
grolliffen: chaque jour des émigrés du Pore-Républicain; ceux
mêmes qu'ane police fevère rerient encore dans nos murs >
préparent leur depart fartif par le tranfport de leurs effets
à bord.
>> De-la l'inexécution forcée de nos ordres pour la police
de la rade, malgré la vigilance des commandans de terre
&c de mer; de-la le défordre que les raffemblemens irrégulers occalionnent fur rous les bàdimens; de-là la difette. de
toute elpèce dè marchandifes en ville. Il eft temps de prévenir les inconvéniens prèrs' à naitre d'une pareille Gcuation
de choles; il eft temps d'arrêter efficacement l'émigration,
en détruifant les moyens d'émigrer, en empèchant le tranfport en rade de toute efpèce d'eftets mobiliers & de marchandifes.
>> Dans ces circonftances, nous avons ordonné & ordonnons ce qui fuit:
ARTICLE P R E MI E R.
99 Défendons à toutes perfonnes, de quelque fexe qu'elles
foiont, autres cependan que les officiers de la marine & les
maicluts, d'aller coucher en rade,d'y tenir leurs efers ou
marchandiles,
émigrer, en empèchant le tranfport en rade de toute efpèce d'eftets mobiliers & de marchandifes.
>> Dans ces circonftances, nous avons ordonné & ordonnons ce qui fuit:
ARTICLE P R E MI E R.
99 Défendons à toutes perfonnes, de quelque fexe qu'elles
foiont, autres cependan que les officiers de la marine & les
maicluts, d'aller coucher en rade,d'y tenir leurs efers ou
marchandiles, --- Page 109 ---
toS
marchandifes, & ce, à peine de
comme emigrées, & livrées en conifeation, d'être trairées
tiale, pour être pourfuivies a eenfeqtence la
à la cour mafpuolic.
requête de Tacculateur
II.
s Défendons à tout individu
fur les harime ns du port, d'aller qui ne fera point
la commithion civile. Les
en rade fans un permis employé de
n'auront aucun cgard, pour comnandans de terre & de mer
auroient été délivres avant la Tavenir feulement, à ceux qui
clamation.
publication'de la prefente pioIII
>> Les capitaines des bârimens
-
recevroient à leurl bord des
français & érrangers
fans leurs effets, & fans y érre idividus des deux fexes, avec qui Ou
feront condamnés parla voie de aurorifés par lefdits permis,
aprliczbles, un tiers au
police a 6000 liv. d'amende,
telots tiers fervant fur les bârimens denonciatenr, de la
un tiers, aux maà la caiffe militaire ; ils
& l'autre
cour
martiale comme
feront Perubliyue, en outre
fauteurs d'émigration. dénoncésà la
IV.
>> Toutes les propriérés des
Républicain, confifant en citoyens & citoyennes du Porteffers précieux & hardes, autres orgent monnoré, argenterie &
de femmes, &c gui ont été
que celies fervant au
un permis ad hoc de la commifion emburquées fisivemens & corps fans
contifnuées au profit de la
civile, feront faaties &
eontrôleur de la marine & du Republique, à la diligence du
commandant de la place.
V.
35 Les marchandifes
eapitaines & les officiers d'Europe, de navires autres que celles que les
Tome IX, Quatre-vingtième
juliferont leur apparliyraifon.
H
ont été
que celies fervant au
un permis ad hoc de la commifion emburquées fisivemens & corps fans
contifnuées au profit de la
civile, feront faaties &
eontrôleur de la marine & du Republique, à la diligence du
commandant de la place.
V.
35 Les marchandifes
eapitaines & les officiers d'Europe, de navires autres que celles que les
Tome IX, Quatre-vingtième
juliferont leur apparliyraifon.
H --- Page 110 ---
tenir, & embarquées furtivement fans un permis particulier
de la commiflion civile, feront également faifies & confifquées au profit de la République.
V I.
5> Il fera fait mention au procès-verbal de faifie du nombre
des malles, coffres & autres enveloppes defdits effets & marchandifes, de leur qualité & de leur quantité.
VII
>, La confifcation fera acquile par le feul fait de faile &
du dépô: des effets & marchandifes dans le magafin de lErat,
ou à la caifle de la marine, s'il s'agilloit d'argent monnoyé.
VIIL
>> Cependant, en cas de conteftations fur la
des
effets faifis, elles feront portées à la commifion propriété intermédiaire qui en décidera dans le plus court délai poflible.
IX:
9> Tous les individus qui feront pris à bord des
français ou étrangers, fans être munis d'un permis bârimens d'embard'un palle-port ou d'un ordre de. déportation
4T la commillion civile, > feront confidérés
émanés
d'émigrarion, & emprifonnés à la geole du comme fmfpects
Exceptons dus difpolitions du préfent article, Por-Républicain. , &
fois feulement > les vieillards au-deffus de
pour cette
& les enfans au-deflous de 14 ans.
55 ans > les femmes
X.
92 Aucun canot, aucune pirogue, chaloupe ou accon
ne fortiront de terre après le foleil couché, Le
de canon >
de retraite fera tiré au moment préfixe dela coup
cet aftre.
difpacution de
comme fmfpects
Exceptons dus difpolitions du préfent article, Por-Républicain. , &
fois feulement > les vieillards au-deffus de
pour cette
& les enfans au-deflous de 14 ans.
55 ans > les femmes
X.
92 Aucun canot, aucune pirogue, chaloupe ou accon
ne fortiront de terre après le foleil couché, Le
de canon >
de retraite fera tiré au moment préfixe dela coup
cet aftre.
difpacution de --- Page 111 ---
X I.
95 Les pirogues , canots, accons ou
&
ralement toutes les Perites embarcarions chaloupes, fervant à
géné-
& ifolées des bâtimens de caborage & de
la péche,
numérorées en grands chiffres fur le derrière long &c cours 3 feront
elles fercnt toutes réunies à la diligence du furles capitaine voiles; du
> dans la parrie du quai qui fait face à la maifon
Tetra de la réfidence du comminiaire de rade.
Peler,
XII
>5 Nul ne pourra êrre patron de canot,
toute autre embarcation
fans
pirogue , ou de
mandant de TOneft, vilé légètes la commiflion un permis du comcelles dont les patrons ne fercient par
civile 5 toutes
dans les trois jours à compter de Res munis de ce peimis, 3
proclamation, feront
publicanion de notre
à la diligence du commandant confifquées de au la profit de la République,
fiation.
XIIL
> L'embargo mis fur les bâtimens de la rade fera levé
particllement & focceflivement pour les navires
& felon la dare de leur arrivée dans la colonie, américains, à
du 4 janvier prochain, jour auquel les permis de compter
pourront être délivrés.
fortir
XIV.
>3 Défendons à tout capitaine américain de recevoir à
bord aucuin paffager ou paflagère qui ne feroit pas muni fon
pafie-port on d'un ordre de déportation émané de ia d'un.
million civile, & à peine de l'emprifomnement du
comde tout l'érat-major, & ce en outre d'ètre condamné capiraine,
de police à une amende de 12000 liv.
par voie
embarqué en contravention, lefquelles par chaque individu
12000 liv.
plicables, un tiers au dénonciateur, un tiers aux feront matelots apH2
it pas muni fon
pafie-port on d'un ordre de déportation émané de ia d'un.
million civile, & à peine de l'emprifomnement du
comde tout l'érat-major, & ce en outre d'ètre condamné capiraine,
de police à une amende de 12000 liv.
par voie
embarqué en contravention, lefquelles par chaque individu
12000 liv.
plicables, un tiers au dénonciateur, un tiers aux feront matelots apH2 --- Page 112 ---
1o8
fervant fur les bâtimens de la République, & l'autre tiers
à la légion de l'Egalité.
XV.
3> La vifite des commilfaires infpecteurs de la commificn
intermédiaire c des commillaires de rade à bord des navires,
eti partanit, fe fera fous voile & en grande rade.
XVI I.
$5 Tous les déportés qui ont obtenu leur élargiffement
& qui font aétuellement en rade, feront réunis à bord du
bâtimenr YEmmanuel, pour y refter fous bonne & fare garde
julqu'a leur embarquemenr, & à la diligence du commandant de la facion.
XVIL
23 Tous les capiraines des navires français de cabotage ou
de long cours > feront tenus de déclarer, dans le délai de
trois jours à compter de la publicarion de la préfente
clamation, 5 au bureau de l'adminifbration qui leur fera-i pro- in
diqué par l'ordonnateur civil, la qu.liré & la quanti:é des
marchandifes européennes ou du coninent américnin, qui fe
treuvent à leur bord, à peine s pour les faux déclarans, de
confifcation de la toralité de la cargaifon, & de 6aco liv
d'amende, applicabies un tiers à l'équipage du navire, 3 un
tiers au dénonciateur, & un tiers à la caille de la légion
de l'Egalité.
XVIIL
>> La police de la rade appartiendra au commandant de
Ja flation, concurtemment avec le commandant du fort l'ller;
les canots de ronde fe reconnoîttont réciproquemenr. Dé
fendons aux équipages, de quelque couleur qu'ils foient, de
fe méfaire ni de fe médire, fous peine pour les aggrelfeurs
d'ètre condamnés à un mois de prifon, &, en cas de récidive, déportés de la colonie,
.
XVIIL
>> La police de la rade appartiendra au commandant de
Ja flation, concurtemment avec le commandant du fort l'ller;
les canots de ronde fe reconnoîttont réciproquemenr. Dé
fendons aux équipages, de quelque couleur qu'ils foient, de
fe méfaire ni de fe médire, fous peine pour les aggrelfeurs
d'ètre condamnés à un mois de prifon, &, en cas de récidive, déportés de la colonie, --- Page 113 ---
*09
XIX.
> Défendons à tous individus munis
d'un ordre de déportation émané de
d'un paffe-port ou
d'aller à bord d'un bâ:iment
la commiflion
arrêté leur pallage;leur
autre
celui où ils auroient civile,
trois jours qui précéderont défendons le
ec s'embarquer avanr les
peine d'emprifomnement.
départ dudit batiment, fous
XX.
a >> Le commandant de la
faire des vifites à bord, province de l'Oueft eft autorifé
ceffaire à l'exécucion de la toutes les fois qu'il le jugera népréfente proclamation.
XXI
3, Les capitaines & officiers de navire
barquer qu'a la cale de la marine
ne pourront s'emqu'au corps-de-garde.
, depuis la fontaine
>
juf
de la Tour canot qui acoftera ailleurs, fera
République & T'equipage mis en prifon, confifqué au profit
XXIL
celui >> Chargeons de la
le commandant de la province de
de la
ftation, de tenir la main à
l'Oueft &
préfente proclamation,
l'exécution
cerne.
chacun en ce qui rigoureufe le
conp Ordonnons qu'elle fera
par-tout où befoin fera.
imptimée, publiée & affichée
s Enregiftré à la commiffion
périeur de l'Oueft & du Sud, dans intormédiaire, au confeil fu-
& tribunaux des provinces de l'Oueft toutes les municipalités
& du
33 Requérons le
Nord.
gouverneur-général &
Tome IX. Quatrevingtième
l'ordonnateur civil
liyraifon.
H 3
donnons qu'elle fera
par-tout où befoin fera.
imptimée, publiée & affichée
s Enregiftré à la commiffion
périeur de l'Oueft & du Sud, dans intormédiaire, au confeil fu-
& tribunaux des provinces de l'Oueft toutes les municipalités
& du
33 Requérons le
Nord.
gouverneur-général &
Tome IX. Quatrevingtième
l'ordonnateur civil
liyraifon.
H 3 --- Page 114 ---
IIO
Far interim, de tenir la main à fon exécution, chacun ex
ce qui le concerne.
3, Fait au Porr-RénuSlicain, le 27 décembre 1793
deuxième de la Republique.
3,Tan
22 Par le commiflaire civil de la République,
>> Signé, SONTHONAX.
23 GENET, fecrétaire-adjoint de la commiffion >,
Vous voyez d'abord dans quelles circonftances a été faite
cette proclamation ; c'eftà l'épeque où les Anglais venoient
ftationner dans la rade dui Port-an-Prince. Les barimens
anglais 8c les navires français n'étoient pas
de
de trois quarts de liene les uns des autres & féparés mouillés plus
la même rade. Il falloit prévenir
dans
l'émigration > l'enlèvement des cffets, des richelies 3 qui fe portoient
les Anglais ; c'cf ce qui m'a porré à faire ma
vers
tion purement de police far les mouvemens de proclama- la rade
pour prévenir les commtinica:ions entre les bâtimens 3
français & les batimens étrangers. Vous voyez
loin d'avoir affurjéti à cette prociamarion les femmes que, & bien
enfans qui fe feroient trouvés à bord des
les
formellement,
l'un des articles de la biuimens,Jexcepre
les
femmes, les Mo.litrdes 2 les enfans, pour cette proclarnstion, fois feulement;
quant aux énigrations qui pouvoient fuivre après, l'averriffement qui leur avoit été donné, c'étoit à leurs périls &
rifques : tottes les fois qu'une proclamation étoit connue
publiée, affichée au pied des mâts. des navires & dans les *
piaces publiques, ceux quife mettoient dans le cas de l'émigrarion devcient être punis. Je ne fuis pas furpris que cette
proclamation déplaife aux colons, parce que c'étoit un moyen
d'empécher les colons mal-intentionnés d'alier rejoindre les
Anginis, comme ilslonr fait encore après la
Au moment oû les Anglais fe font préfentés devant proclamation. le PortRépublicain, ily avoir pius de vingr navires abandonnés
les capitaines, qui étcient allés chercher. les Anglais
par
& à P'Archnic,
àLéogane
Thomas Mille: : I paroit bien étonnant que les hommes,
c'étoit un moyen
d'empécher les colons mal-intentionnés d'alier rejoindre les
Anginis, comme ilslonr fait encore après la
Au moment oû les Anglais fe font préfentés devant proclamation. le PortRépublicain, ily avoir pius de vingr navires abandonnés
les capitaines, qui étcient allés chercher. les Anglais
par
& à P'Archnic,
àLéogane
Thomas Mille: : I paroit bien étonnant que les hommes, --- Page 115 ---
XII
femmes & enfans du Port-au-Prines
richefles
aient recueilli leurs
à porter pourles leur S forrune porter aux Ainginis; qu'avoienr-ils à gagner
T'auroient pas failie aux la Anglais,
à coup far, ne
pour
rendre,
que Ce foit
ef bien
Wa
la-dellus que Sonthonax fonde fa
étomnant
que vingt capitaines fe foient rendus à
proclamntion:
chercher les Anglais, s'ils vouloient les Léogane pour aller
tendre qu'ils vinflent les chercher; il
livrer, il falloiz atde fe preffer de livrer fa propriéré. In'yavoit pas de néceflité
a dit qu'ila fait fa proclamation le Mais Senthonax vous
les Anglais alloient artaquer le
27 décembre, 3 parce que
ment fe fait-il que puifque les Anglais Port-au-Prince. Mais comla ville du Port au-Prince, il air
ailoient s'emparer de
T'embargo le 4 du mois fuivant, pu & déclarer qu'il leveroit
patie-ports? Sonthonax fait donc, dès le qu'il délivreroit des
le 4 janvier frivant les Anglais feroien: 27, décembre,
au-Prince; il faitbien
furla rade du bome
un bâtiment américain quejamais les Anglais n'ont laifle paffer
toyens avec leur biens comment emporrant fe fsic-il nos malheureux conciépoque les Anglais les laiffercient
qu'il felrqu'à cette
mertroient de Parir le 4 janvier : paffer, & qu'ils leur perdes Sonthonas: Je n'ai point dit que je fulfe dans le
Angluis;j je n'ai point annoncé
j'étois sûr fecret
Anglais n'arrèteroient pas ceux qui Som
que les
m'importoit le forr des
alloient; mais peu
pour retenir les bâtimens transfagess américains. ce n'étoit pas unc reifon
bargo fur les bâtimens neutres eft
La mefure de l'emVous favez que le congrès & le
une mefure tyrannique.
ont réclamé eux-mêmes contre pouvoir exécurif américain
fur les navites américains;
l'embargo nis à Bord-aux
gouvernement fiançais a donné vous favez qu'à cet égurd le
toutes les fatisfactions poflibles. au Jc gouvernemen: n'étois
américoin
commerce américain ; je devois leur
pas le tyron du
quand bon leur fembleroit.
permsttre de partir
jai mis pour trois ou quatre Lembargo jours de précaution cue
con@idéré' comme ine vexation. Je devois ne pouvoit pas être
bargo, 5 parce que j'étois infiruit que les mettre cet emFArchaje, Prince, àl.dogane. Si, avec une longue Anglais éroient à
on découvroit les
vue, da P ort-auHe "Aarchaye & de Léogane, bitimens il m'étoit Anglais dans les rades
bien permis de prendre
jai mis pour trois ou quatre Lembargo jours de précaution cue
con@idéré' comme ine vexation. Je devois ne pouvoit pas être
bargo, 5 parce que j'étois infiruit que les mettre cet emFArchaje, Prince, àl.dogane. Si, avec une longue Anglais éroient à
on découvroit les
vue, da P ort-auHe "Aarchaye & de Léogane, bitimens il m'étoit Anglais dans les rades
bien permis de prendre --- Page 116 ---
2 II2
des précautions pour empêcher qu'on inftruisit les Anglais
de la conftruétion des forrifications élevées fur l'habitation
Eizoton. Voilà la raifon
laquelle j'ai mis un embargo
de trois à quarre jours 4P1 les vaifleaux américains. On conftruifoit ine efpèce de fort, une redoute furlhabitation Bizcton, qui jufque - là n'en avoit point eu. On
yeleva trois cu quatre pièces de calibre de 18; c'étoit la
raifon pour laquelle je défendois de fortir de la rade du
Por-Républicains même aux bâtimens américains. Les capiraines américains fe font prétés de bonne grace à cet
embargo; ila été levé le 4janvier: les colons ne peuvent pas
me faire un crime ni de la mile ni de la levée de cet embargo 2
parce qu'il concorde parfaitement avec les intérêts des deux
nations. Quant à l'embargo mis fur les bâtimens français,
j'aid dû le maintenir, puifqu'il étoit mis en exécution des ordres
du confeil exécutif. Th. Millet: Sonthonax vient de faire un aveu bien précieux. Nous étions en guerre depuis le mois de février, &
c'eft le 27 décembre qu'il a commencé à mettre la ville
du Port- au- Prince en état de défenfe contre les entrepriles de l'Angleterre qui déja étoit maitrelle du Méle
& de Jérémie depuis le 17 &le 22 feptembre précédent. J'ajouterai quil étoit effentiellement du devoir de Sonthonax de maintenir l'embargo fur les vaiffeaux américains. Sonthonax, chef fupérieur d'une grande autorité, favoit
que, par le traité du 18 février 1792 2 la France s'éroit
engagée à protéger le commerce américain avec les colonies
françaifes; & Geneft le favoit bien aufli, lorfquil a
réfifté aux demandes du congrès qui demandoit qu'on rétablit la fation & les forces navales françaifes peur protéger le commerce américain. Qu'eft-il réfulté du refus de
Geneft de rérabliria ftation 2... Sonthonax: : C'eft étranger à la queftion aétuelle. Th. Millet : Pourquoi eil avez-vous parlé 2 Qu'eft-ilréfulé
de ce refus de Geneft, & de cette permition de partir,
donnée par Sonthonax aux Américains : c'eft que , fous le
prétexte que ces bâtimens emportcient des propriétés françaifes, tous les bâtimens américains, fans en excepter un
Havane
dixième, ont été conduits à la Jamaique, à la
--- Page 117 ---
& à Tle-dels-Prorilence II3
pagnols; & c'eft la que tous par les corfaires anglais & efaprès avoir
nos malheureux
débarqués échappé au pillage & à
concitoyens,
Je
ablolement nuds.
que ces bâtimens emportcient des propriétés françaifes, tous les bâtimens américains, fans en excepter un
Havane
dixième, ont été conduits à la Jamaique, à la
--- Page 117 ---
& à Tle-dels-Prorilence II3
pagnols; & c'eft la que tous par les corfaires anglais & efaprès avoir
nos malheureux
débarqués échappé au pillage & à
concitoyens,
Je
ablolement nuds. Tincendie, ont été
des habitans vous le du demande : quel devoit être
mains
des corfaires Por-an-Prince, d'aller fe mettre l'empreflemene entre les
pour fubiree fort? anglais avec les débris de leurs richeffes,
voient Sonthonax avoir leur a, dit-il, donné des
t-il
leur effet le 4 janvier; & palfe-ports qui deméme aujourd'hui d'aller vers les
pourquoi les accufequi leur a donné des Anglais, puifque c'eft luiprendre? car leur fort devoit palle-pors pour aller fe faire
mains des Anglais. toujours êtrede tomber entre les
Jandboneryebferve
de Palle- ports ne font d'abord que ceux qui éroient munis
ils ont rempli vis-à-vis du pas compris dans Témigration, car
exigée Ceux pour aller dans un gouvernement français la formalité
qui font munis de pays. érranger pour fes
teront, ne feront point pafle - ports & qui les repréfen- affaires. moins je crois-que c'eft regardés comme émigtrés, ou du
L'objedion de Thomas T'interion Millet du gouvernenr français. aveux, que c'eft feulement le
eft qu'il réfulte de mes
Pout-auPrince en érat de défenfe. 27 décembre que j'ai mis le
le Je réponds à Thomas Millet que j'ai ordonné
Portan-Prince en défenfe
de-mettre
cette ville, J'ai ordonné T'addition acfitoe après mon arrivée dans
ceux qui avoient déja été établis en dun pofte retranché à
colligue Polverel. vertu des ordres de mon
Je fuis arrivé au Port-auc'eft au commencemenrde Prince fur la fin de
travaux fur Thabiation-de décembre
j'ai ordonné movembre; des
cembre que les travaux ont été Bizoton; S0E fur la fin de déde J'ai quarre canons de 18 fur le couronnés morne de par T'erabliflement
défenfe donc fait tour ce qui étcir en
cette habition. du
mon pouvoir
la
c'eit moi qui Port-au-Prince ai fait élever > Puifqu'on fait rrès - bien powr
ou il n'y en avoir jamais une batrerie fur le fort
remps il
eu.
j'ai ordonné movembre; des
cembre que les travaux ont été Bizoton; S0E fur la fin de déde J'ai quarre canons de 18 fur le couronnés morne de par T'erabliflement
défenfe donc fait tour ce qui étcir en
cette habition. du
mon pouvoir
la
c'eit moi qui Port-au-Prince ai fait élever > Puifqu'on fait rrès - bien powr
ou il n'y en avoir jamais une batrerie fur le fort
remps il
eu. A la
Eedse
avoit éré confidéré comne vérité, dans tous les
portant, à caufe de fa fituation fur le un polte militaire imchemin de Léogane; --- Page 118 ---
II4
mais jamais ni fort ni batterie n'y avoient été
moi qui ai donné-les ordres au commandant de la élevés, c'eft
& c'eft alors qu'on a bâti cette redoute qui enfuite Province, a été
enlevée par les Anglais.
* Thomas Millet fait des raifonnemens fur les traités,
la conduite des Américains, du Congrès, de
fur
mêmcs des corfaires anglais & e(pagnols qui menoient Geneft, à &
Bermude & à ia Providenceles bâtimens américains
la
de colons français. Je répondrai aux colons que, chargés s'ils ne
vouloient pas tomber entre les mains des Anglais, ils ne
devoientp.s far des
courir les rifques de la'navigation, ni fe mettre
bâtimens américains pour fuir à la Nouvelle-AnSainr- glererre, randis qu'ils étoient prorégés & très - protégés à
Domingue. La preuve de la proredtion qu'on leur
accordoir, c'elt qu'il rcfte une grande quantité de
dans les quartiers occupés par les troupes de la
colons
& ces colons font fort tranquilles & jouiffent République, de la confidération du gouve ernement. Beaucoup d'entr'eux font emà l'exclulion des noirs & des hommes de couleur, dans
civile de la marine.
Rassinle
ficleur sûreré; ; il fuffifoir qu'ils fe confiaflent Peu m'importoit aux
quelle
par cela que les colons vouloient aller émigrer Américains, à la
velle-. Angleterre. Tous les rifques de la mer doivent Nouêtre impurés. Ils difent que les côres n'éioient pas
leur
par les bâtmens que Geneft devoit y envoyer. J'ai protégées écrit
miniftre Geneft pour réclamer L'Am:rica & la frégate L'EJ au
pérance; j'ai fait des vOux fincères pour l'éloignement des
autres 3 car vous favez que ce font leurs
font venus attaquer les commiffaires civils à équipages-qui main
les deux bâcimens que je demandois euflent fuffi armée:
gnor les forces anglaifes de Saint -
autres éloiavoient été
Domingues
Rosr
les auteurs de l'incendie : il eft inutile de
venir la - deffus; il ne s'agit que d'une fimple mefitre re- de
police pour empècher l'émigrarion i ma proclamation le
porte dans le confidérant & dans le di/poftif.
J'obferve à la commiflion qu'il ne ma pas encore été
feul poflible d'avoir la parole le dernier pour répondre à un
point; c'eft pourtant le droit de celui qui fe défend:
je m'en rapporte à la prudence de la commillion.
Th. Millet : Sonthonax a dit dans le courant de la difa
d'une fimple mefitre re- de
police pour empècher l'émigrarion i ma proclamation le
porte dans le confidérant & dans le di/poftif.
J'obferve à la commiflion qu'il ne ma pas encore été
feul poflible d'avoir la parole le dernier pour répondre à un
point; c'eft pourtant le droit de celui qui fe défend:
je m'en rapporte à la prudence de la commillion.
Th. Millet : Sonthonax a dit dans le courant de la difa --- Page 119 ---
euflion que j'étois deftiné à TIS commander
auroit deftitué Cambis & Cercey. J'ai la Aorte, lorfqu'on
thonax qui deftitte Cambis k
vu un acte de SonA coup sûr ce n'eft pas à cette Cercey, du 20 juin 1793Sonthonax vouloient me mertre à épeque la
que Polverel &c
Cercey. Il y a encore une occafion ou place de Cambis &c
tjrué du commendement; ; c'eft
Cambis a été def
États - Unis. Ce n'eft
Geneft gui la deftitué aux
mettre à la tête de l'efcadre pas Geneft- qui auroir, voulu me
Comment fe fait-il donc
en fation aux Etars- Unis.
l'efcadre, moi fur-tour quej'aie été deftiné à commander.
de l'Etar?
qui n'étois pas attaché à
la marine
vième Sonthonas chef : Je demande que les colons difent
tout ce qu'ils ont à alléguer.
fur le neuBrulley : Je demande la parole fur
garde très - important dans la difcullion un point que je rechef.
fur le neuvième
les Sonthonax colons. Le s'eft préfident permis une allégarion très - grave contre
pondre.
m'a réfervé la parole
loi
Sonthonax a dit : j'ai
pour
réa dit que les noirs, en plus tranfcrit fes exprellions; il
Jutté contre les Européens;
les nombre, ont toujours
ceci tient
ont
Rt
à lul (yftême de
roujours batrus;
peci tend à
contre les
TIL
neapables de prouver défendre que non - teulement les colons colons;
leurs
étoient
he pouvoient les
propriérés, mais encore
therche à accréditer reconquérir : c'eft- là le
qu'ils
tous les jours.
fyfteme qu'on
ois pour toutes l'opinion de la commiflion Afin de fixer une fois
iraiquil n'eft pas un de nous, &
à cet égard,je
êre d'une poignée de colons, qui notamment n'ait
Verneuil,dla
FAtitcaine & quand Sonthonax a ofé dire dillipé des milliers
ains, en petit nombre, avoient batru les
que les Afrine calomnie : j'ai vu fe battre les
Européens, c'eft
peine cent contre des milliers, & Européens; ils étoient
ont pu les faire reculer, ni >
jamais les Africains
e que j'ai vu pendant deux entamer voilà leurs poftes : voilà
e pourra pas nier. Jelui défie ans; de citer ce que Sonthonix
unce dans laquelle, méme en nombre une (eule circonfuadruple, les Africams aient fait reculer double, triple &
On peur, tant qu'on voudra, être
Ies Européens.
poliédé de la négro:
ens; ils étoient
ont pu les faire reculer, ni >
jamais les Africains
e que j'ai vu pendant deux entamer voilà leurs poftes : voilà
e pourra pas nier. Jelui défie ans; de citer ce que Sonthonix
unce dans laquelle, méme en nombre une (eule circonfuadruple, les Africams aient fait reculer double, triple &
On peur, tant qu'on voudra, être
Ies Européens.
poliédé de la négro: --- Page 120 ---
II6
manie, de l'amour des Africains, mais on ne doit point
avilir la nation françaife dans la perfonne, des colons. Les
Français font aufi braves à Saint-Domingue qu'en France;
fous tous les climats, les Français font également Français;
les colons n'ont jamais été vaincus par les Africains :
quelques efforts qu'il falle pour prouver qu'ils font vaillans & excellens républicains, il ne perfuadera jamais que
les Africains aient valu les colons européens.
Sonthonax : Pour abréger les débats & terminer enfin fur
le neuvième chef d'accufation. > je renonce à la parole & à
répondre à Brulley & à Thomas Millet.
Duny : Je demande à prouver un faux matériel avancé
par Sonthonax, en apportant dans la féance prochaine la
pièce que je dépoferai fur le bureau.
La féance eft levée.
Leregifre des préfences ft Figmé, J. Ph. GARRAN, préfident 5 MOLLEVAUT,. fecrétaire ; F. LANTHENAS, MERLINO,
DABRAY & GREGOIRE.
Du 25 --- Page 121 ---
I17
Du 25 Thermidor, l'an croiftème de la Répallique
une et indivifble.
frangaife, 3
O, fait lecture des débars recucillis dans la
la rédaction en eft adopiér.
féance d'hier;
Thibaud Les citoyens Page, Clauflon, Senac &
ne font Fas préfens à la féance.
Larchevefquie
bunal Le préfident : La commifion a reçu hier feulement du trirévolutionnaire les pièces de
envoyé un commiffaire en faire la Leborgne recherche > après avoir
donc trompé lorfqu'on a avancé & affuré méme : on s'eft
fieurs des féances
, dans plules archives de la précédentes, commiflion. que ces pièces étoient dans
Duny : Sonthonax, et pariant de la
des colons contre les commillaires
grande confpiration
provoqué l'aviliflement de la Convention civils, a dit qu'ils avoient
tant pour titre : Supplément au numéro premier dans du un écrit porRévolutions de la partie françaif: de
journal des
Voici cet écrit dont Sonthonax s'eft Seint-Domingse.
les colons toujours atrachés à leur parrie fervi pour incriminer
qui pleuvent fur eux. Vous allez voir
malgré les maux
que je vais lire, quels font les principes par quatre paragraphes
rédaéteurs de cette feuille, qui font
républicains &
des
nax nous a incriminés en rapportant Tanguy mei. Senthomarins, aux foldats & aux colons que nous avions dit aux
plaider vis-à-vis des baillis de la : Cc Voulez - vous allet
Oni: nous leur avons dit que leur Convention métier étoit nationale: de
>.
T'ennemi, d'empécher les incurfions des
combattre
Tome IX. Quaure-singt-anime
Anglais; qu'il étoit
liyraifon.
I
ax nous a incriminés en rapportant Tanguy mei. Senthomarins, aux foldats & aux colons que nous avions dit aux
plaider vis-à-vis des baillis de la : Cc Voulez - vous allet
Oni: nous leur avons dit que leur Convention métier étoit nationale: de
>.
T'ennemi, d'empécher les incurfions des
combattre
Tome IX. Quaure-singt-anime
Anglais; qu'il étoit
liyraifon.
I --- Page 122 ---
inutile, dans un moment de guerre, , d'aller dénoncer Sonthonax à la barre de la Convenrion; que c'étoit notre aftaire
à nous : nous leur difions d'aller cnlever CCS chiens d'Anglais qui devaftoient, qui pilloient tout fur les côtes. Vous
allez en juger par ce que nous alions lire.
(Il lit:)
Supplément au N°, premier 3 tome 2, du journal des Révolutions de la parzie frangaife de Saint-Domingue.
ec Onm'a dit que vous aviez voulu embarquer ces chenapans de Pelverel &c Sonthonax.
5 que vous avez fauvé
le convoi qu'ils vculoient griller dans la rade; que VOUS avez
charroyé, convoyé tous ces pauvres Français qui ont échappé
à la carbonnade du Cap : c'eft bien fait à vous. . . -
> Enfans du Jupit-r &c de TEole, vous avez à vcus deux
148 canons : pefte le bel orchefre! fans compter les flites
de la Surveillante, les fifres de la Fayorite & du Cerf, & les
hautbois de Embufeede, f elle a le temps de rafituler fes
bâtons de mefure rompus dans unl duo qu'elle a chanté avec
la Bofion. . - . e
>> Eh bien, enfans, eft-ce que vous ne m'entendez pas?
eft-ce qu'une petite promenade de 40G lieues, toujours
vent-arrière, qui nous conduircit à Saint- Domingue > ne
vaut pas mieux qu'une traverfée d'un mois, toujours au plus
près, qui nous meneroit en France : Les bourreaux font à
Saint-Domingue, & les vidtimes ici; lcs révoltés & les factieux font l, & les hommes de la ici font ici; des reptiles
dégoûtans rongent le tronc de Szint-Domingue, & la tête
& les bras de cette colonie font ici. Sonthonax & Polverel
danfent fur les cadavres de VOS frères, & vous êtes ici
ils écartent d'une main avare &c fanguinaire les membres
épars & palpitans de VOS frères, pour fouiller plus à l'aile
fous les débris fumans de l'incendie qu'ils ont allumé; &
dent ils ont l'hypocrite audace de vous accufer, & vous êtes
ici! Ces deux monftres, qu'aucune exprelion ne peut fignaler,
pincean ne peut peindre, bien certains qu'aucun SaRET portant la couleur et le nom français ne
roit être afiez vil fcélérat pour devenir le complice cu
CotE
& palpitans de VOS frères, pour fouiller plus à l'aile
fous les débris fumans de l'incendie qu'ils ont allumé; &
dent ils ont l'hypocrite audace de vous accufer, & vous êtes
ici! Ces deux monftres, qu'aucune exprelion ne peut fignaler,
pincean ne peut peindre, bien certains qu'aucun SaRET portant la couleur et le nom français ne
roit être afiez vil fcélérat pour devenir le complice cu
CotE --- Page 123 ---
I19
confident de tant de crimes > ont
tant de forfaits des tigres
la pris pour coopérateurs de
tion de féparer de Thumanite que X de nature avoit pris la précaureflemblance par une couleur defan. routes les meprifes de la
par'des traits difformes & effrayans. caillé de chair meurtrie,
fait le mal, & ils vous en
Is Ces lâches coquins ont
êtes ici! & vous VOus dilpolez accufene! à
iont la-bas, & vous
comme des payfans de Beaune & alter, de
le fac fur le dos,
faire devant les baillis de la Convention! Bre, plaider cette afbeau confeil que vous a donné la votre avocat Belle !
befogne!
peine d'avoir des canons, des vaifleaux &
C'eft bien la
ler à l'audience; ; c'eft au combar, mille des bras, pour alRépublicains doivent marcher, & non
bombes! que des
vention. La conquête de
au greffe de la Conà cueillir, & un laurier Scint-Lomingue elft un beau laurier
chiens d'enragés (Polverel vaut mieux qu'un procès. Ces
exécutér le décret qui les cafle & Sonthonax ) ne veulent pas
c'eft à vous à exécuter ce décret. comme Partons lin verre à bierre; 5
Saine-Domingue aux brigands qui le
donc, arrachons
belle colonie à la France, & la France dévaftent ;1 rendons cette
Le préfident : Ces déclamations n'ont nous remerciera.. 53
neuvième chef,
aucun rapport au
Duny: : Je vous demande pardon ; c'eft
nous ne demandions pas à livrer la colonie aux pour prouver que
verrez plus loin que nous difions
Anglais. Vous
1793):
(c'étoit au mois de juillet
(Illit:)
cadre cc Point d'ennemis érrangers à craindre :
efpagnole que dans ma main; encore pas plus d'efen' force lupérieure 3 ils gardent leurs
moins dAnglais
affez à faire. C'eft aux Français, feuls poffeflions > & ont
lution > qu'il appartient d'aborder fans inoculés de la révolade.
rfque le lit du ma-
>> Je
a tous pacleirourlemonde, hommes
le aux foldats,aux marins, aux
portant nom de
colons,
priétés à conquérir, des outrages Français, à
quion: des prochercher :
venger, & la gloire à
plore, Thonneur TAmérique vous regarde, la France vous
vous parle; que faifons-nous iciz... imI.
lution > qu'il appartient d'aborder fans inoculés de la révolade.
rfque le lit du ma-
>> Je
a tous pacleirourlemonde, hommes
le aux foldats,aux marins, aux
portant nom de
colons,
priétés à conquérir, des outrages Français, à
quion: des prochercher :
venger, & la gloire à
plore, Thonneur TAmérique vous regarde, la France vous
vous parle; que faifons-nous iciz... imI. --- Page 124 ---
de faire
>> Ondirqpelfslevallere croifer:belle befogne que
des zigzags fer P'onde pour courI après des marehands de
fromages! La beile, la glorieufe croitière Gui doit nous tenter, c'eft d'aller croiler à Ssinr - Domingue les projers de
dee frélérats qui ruinent notre parrie en culbutant la colonie, d'cnlever Pargent qu'ils sont volé, & de le diftribuer aux
conquérans & aux malheurcux qui ont tour perdu. . e
>> Adieu, enfins! je vous donnerci dans quelques jours
mon pian de campagne. Viyc la Nation ! viyeia Republique!
P.S. F'appronds que vous êtes decidés à tenter de prendre
un convoi fur ces
de Bre:ons : eh bien, enfans!
puifque votre départ neiu fixé, paricz, donnez-moi le tour à
ces enragés qui ne veulent pas que nous foyons libres; mais
rentrez bien vite, &: parions tous pour Saint - Deningue;
& après, nous irons inener ces ch napans, ces grippede Sonthenax &. complices, > à la Convention, où ile ragent icir national Ileur fera la barbe de pris. 2>
Voilà ce que TOLS difions aux marins; avions nous envie
de livrer la colonie?
de la
Sonthonax : Je ne demanderai pasla tranfcription
pièce entitre au procs-verbul; déja clle a été lue. Ony a
remarqué les exprefiens dont H eft queftion, quoiqu'elles
aient été adoncies par Duny, qri na pas lu comme cèla eft.
Duny: Je mets les paragtephes fous les ycux du préfident, ex Ien verra quesily y a impolure c'eit de la part de
Sonrhonax. Sonthonex : Ce journal eft cfedivement écrit dans le Ayle
dégodtant du Pire Duchene. Les colons réfugiés à la Noavelle- Anglererre Fitoient alors les terror.ftes,
qu'ils
favoient qie c'étoit la mode à l'ordre du jour cn
ils
Freeey
de tailler, de couper, de trancher,, d'enne voyer paricient à la guillorine que
: aujourd'hui ils fonr les pedis fxints,
ils'te repréienrent cemme des hommes perfdcurés,, foulés aux
pieds par les aurcridés cenflitules. Ce journal dit préciféd'alier plaimnt ce ene j'ni rapporré: Qu'aveg-vous alfaire
dr devant les haillis de la Convention nacionale ; allex piutde
à S.int-Doningue yOuS emparer des commiffuires civils, leur
faire laguarre, Je vouS demande fi c'étoient-là des confeils de
,
ils'te repréienrent cemme des hommes perfdcurés,, foulés aux
pieds par les aurcridés cenflitules. Ce journal dit préciféd'alier plaimnt ce ene j'ni rapporré: Qu'aveg-vous alfaire
dr devant les haillis de la Convention nacionale ; allex piutde
à S.int-Doningue yOuS emparer des commiffuires civils, leur
faire laguarre, Je vouS demande fi c'étoient-là des confeils de --- Page 125 ---
I2I
républicains; fi,en failant la
par la
guerreaux autorirés
Vous Réputlinte, > On ne la tuiloit pas à la
déléguées
combien verrez d'ailleurs, dans tous les
Républiques de
cet homme étoir contre 1- journaux Tnnguy,
verrez comme il défcni les colons qai révoleticnnsire; étoient
vous y
corfaires hançais & envoyés. la
arrêrés par les
ils forreient fur des birimi.ns Namall-Angleremee d'cà
& à Jérémir. Les corfaires français américamns les pour aller au Môle
Dury: : Je renonce à la parole lh-deflus, errêtoient. . e .
d'être Bralley lu, : Vous avez vu dans Je procès 7 verbal
ce
que Sonthonnax nous a
des qui vient
que nous avions avancé: fila commiflion demandé
preuves de
allons lui préfen:er les papiers
y confent nous
dans fa main; elle y verra la américains que Millet tient
avons dit, & le coniraire des confirmation de ce çue nous
cées à la Convention.
nouvelles qui cnt été angon-.
Sonthonasc: Le contraire des nouvelles
fuites. Brulley: : Qui: j'en fuis faché; ce n'ef officielles? pas moi
qui les ai N
Le préfident : Ii ne s'agit pas ici depaffez au dixièine chef,
nouvelles changés;
Dasbonnear: : Nous accufons ies
voir dilapidé le tréfor public & d'avoir commiffiiros civils d'aparriculières. Le premier article ef ainfi envahi les fortunes
concerne le quart du revenu dans la parie conçu du : En ce qui
Domingue. En effet, citoyens,
Nord de St.-
revenu a éré érablie dans la parrie limpofition du
du quart du
mingue par
il a
Nord de Saint - Doérablis; la Sonthonaxs y eu des recevcurs qui ont
le monireur perception de
En a été faire, & vous trouverez dans été
fournis tous les SaineDomingur jours à la commiflion les boederenux qui étoient
de doute à cela. En 1789 dk 90, inrermédinite. la partie da Inya a
B faifoit
Nord de
Nous convenons-bien que à-peu-près les
188 millions de revenu.
ont réduit ce revenu à un tiers malhents :
de Saias-Dommgue
elt quart du tiers de ce revenu a éré ainfi, en calculanc gue ie
pas moins vrai que cet objet de feulement
il n'en
14 millions 6oo mille liv. de
recette & cela PEH a
produire
différens bordereauy dc les recetre;
eft érabli par
pas tour.
diférentes recettes. Ce n'ef
I;
ien que à-peu-près les
188 millions de revenu.
ont réduit ce revenu à un tiers malhents :
de Saias-Dommgue
elt quart du tiers de ce revenu a éré ainfi, en calculanc gue ie
pas moins vrai que cet objet de feulement
il n'en
14 millions 6oo mille liv. de
recette & cela PEH a
produire
différens bordereauy dc les recetre;
eft érabli par
pas tour.
diférentes recettes. Ce n'ef
I; --- Page 126 ---
I22
Sonthonax : Je demande que les colons mettent fur le
bureau les bordereaux.
Daabo:neau : Alors je lirai tout le Monireur, puifqu'au
commencement de chaque féance de la commiffion intetmédiaire, je trouv e le borderean de la fubvention du quart
du revenu. Les bordereaux fe monrenr par jouràzo mille 1.,
à1s mille, à 6 mille, à milie livres; les autres à 1OO pittoles, à iss0o liv., dans 4 volumes comme celui-ci. Au
furplus, T'impofition du quart du revenu a éd'érablie
Sonthonax dans la partie du Nord de Scine-Domingues P:
perception s'er eft taite. On a réduit le produir du Nord
d'aprés les dévaftations. Cette-parrie deris millions, on l'a
réduite au tiers pour démontrer à-peu-près la quorité de,
cette perception : eh bien! en prenant le quart d'après cette
déduction, il vous fera émoniré que l'impolition du quart
du revenu, dans la parrie du: Nord, a produit 15,660,ccol.,
indépendlammen: du cuart du revenu pris fur les denrées qui
étoient fabriquées avant limpofition. Il eft démontré que
fur toutes les dentées qui fe trouvoient fabriquées à cette
époque, on a égakment prisl'impofition du quart du revenu 5
& cependant elle n'auroit pas dû ètre comprife, parce
par ce moyen 1-ci, on a donné à l'ordre de Sonthonax que, un
effet rétroactif.
Sonthonax : Produifez l'ordonnance par laquelle j'ai ordonné Timpôr du quart.
Daubonneax : Niez-vous que les commiffaires civils aient
établi l'impèr du quart de revenu?
Sozihonax : Je nie que les commiffaires civils, aient impofé le quart du revenu; 5 il a été établi par la commiflion
intermédiaire & la Convention: 5 car la Convenrion nariomale, daris fon décret rendu le 6 mars 17933 T'ap- /
prouve.
Daubonneau : Je ne nie pas que la commifion intermédiaire n'ait concouru avec Sonthonnx à Térabliffemenc du
du revenu 5 je n'accufe pas Sonthonax d'avoir érabli
du quart du revenu dans
fierotiten
la partie du nord de
St-Doningue 5 mais j'érablis ce qu'elle. a de produire, & certainement c'eftbien làle chefde dilapidation du trélor public
& des forrunes particulières. Indépendammen: des facrifices
énormes que faifoient les colons pour fournir les moyens de
nx à Térabliffemenc du
du revenu 5 je n'accufe pas Sonthonax d'avoir érabli
du quart du revenu dans
fierotiten
la partie du nord de
St-Doningue 5 mais j'érablis ce qu'elle. a de produire, & certainement c'eftbien làle chefde dilapidation du trélor public
& des forrunes particulières. Indépendammen: des facrifices
énormes que faifoient les colons pour fournir les moyens de --- Page 127 ---
dombattre les révoltés & de tenir la colcnie en défenfe
indépendamment du quart de leur revenu en
;
étoir perçi; indépendammenr de cetre fubvention, nature fous qui
laurosifarion les cclons
de Senthonax, fans doute > & fous fes
ont eu la douleur de voir que les
yeux
leur prenoir pour Earraire à cette fubvencion, denrées qu'on
fixées d'une manière qui leur faifoit perdre éroient encore
cent.
vingecing pour
Un arrêré de la commifion intermédiaire
blanc à 60 liv. le quintal, argent des
a porté lg fncre
a été Foné à 4oliv. le' quintal; lecafé colonies ; le fucre brut
la livre; le coton à 120 liv. le
le a été porté à IO C
à 6 f la livre;le fyrop à
quintal; cacao a été porré
la barique.
4 liv. la velte, > & le tafia à 200 1.
Sathonax: La preuve.
Daubonneat : Je vais adminiftrer la preuve.
Duny: J'obferve à la commifion que la livre de
Dominigue ne vaut cue les deux tiers de celle de France. SaintDastomnau : Voicilarrèré de la commifion
à cet égard.
intermédiaire
(I1 le lit):
Arrêté de la commiffion intermédiaire.
Séance du 3 mai.
A arrêté & arrête,
Que l'eftimation des denrées foumifes à la fubvention
exttaordinaite, pour la perception de ladite
pendant les mois de mai & juin, eft & demeure fubvention fixée
favoir:
>
Le fucre terré à 70 liv. le cent.
Le fucre brut à 40. liv. le cent.
Le café à IO f la livre.
L'indigo à 5 liv. la livre.
Le coton à 120 liv. le cent.
Le cacao à 6 £ la livre.
Le fropà 4 liv, la velte.
Le tafia à 200 liv. la barique.
I4
inaite, pour la perception de ladite
pendant les mois de mai & juin, eft & demeure fubvention fixée
favoir:
>
Le fucre terré à 70 liv. le cent.
Le fucre brut à 40. liv. le cent.
Le café à IO f la livre.
L'indigo à 5 liv. la livre.
Le coton à 120 liv. le cent.
Le cacao à 6 £ la livre.
Le fropà 4 liv, la velte.
Le tafia à 200 liv. la barique.
I4 --- Page 128 ---
124:
Artêté en outre que le préfent fera dans le
à Tindpecteur de la fubvention
être
jour notifié
fuite à qui de droit & veiller à pour fon exécution. par lui notifié de
Voila fans doute des preuves fans réplique:
j'zi donc eu raifon de vous dire
Ainfi, citoyens,
de revenu de la partie du nord que/l'impofition de
du quart
élevée au
Scine-Demingue s'étoiz
moinsà1s, millions 600 mille
même le taux auquél le revenu aurcit dû livres, fans à compter
du prix des denrées, taux qui étoit bien au-doffus s'élever raifon
fixé par la commifion incernédiaire.
du prix
Le fecond article porte: Les
les provinces du Sud & de TOuei. impofitions volontaires dans
parties plufieurs impolitions
llya eu dans ces deux
au Port-au-Prince de la fomme volontaires: d'un" million ily en a eu une
de quinze cent mille livres; àla
; à I'Archaye,
cent mille livres; au Mirbalais, Croitdes-Bouquets, deux
quinze
Léogane, cinq cent mille livres,au cent mille livres ; à
vingt-quatre mille livres, &c enfin Petit-Goave, trois ceut
cinquatite mille livres. Ces diférentes au Grand Goave, cent
fcos dans les communes
les fommes ont été impodit qu'il n'y avcit
par
habitans. Sonthonax a
dant..
pas el de recettes de faites & cepenSonthonax : Oi font les preuves de CCS
Daubonneau :Jem'en vais vous les denner impofitions ?
au furplus il ne m'arrivera pas de vous
par vousméme;
ponds à l'interpellation. Pelverel & Sonthonax interrompre. Je réque les communes du Sud & de l'Oucft
favent fi bien
pour les fommes que je viens de vous dérailler, étoient impofées
mêmes, par leur lettre à Laveaux en date du
qu'euxécrivoient:
16avil1793.
(Illit:)
Au Portau-Prince, le 16 avril 1793, l'an deuxième
de ia République françuife.
< Vous vous piaizgnez, citoyen , des embarras
vous
enronrent; ne vous découragez
qui
la République s'expolent ici pas, quand les délégués de
kombes pour fauver les
au fcu des canons 8 des
incérêts de la République, Nous
qu'euxécrivoient:
16avil1793.
(Illit:)
Au Portau-Prince, le 16 avril 1793, l'an deuxième
de ia République françuife.
< Vous vous piaizgnez, citoyen , des embarras
vous
enronrent; ne vous découragez
qui
la République s'expolent ici pas, quand les délégués de
kombes pour fauver les
au fcu des canons 8 des
incérêts de la République, Nous --- Page 129 ---
fentons les befoins de la troupe de ligne, & vous devez
fité bion e penfer les que nous ne nous endormons pas fur la nécefmoyens d'y pourvoir. Nous allons
toutes les communes du Sud & de 1Ouef qui ont ordonner à
pour des dons patriotiques , de les verfer dans un foufcrit elpace
très-court, & cela produira plus d'un million, en
feulement la partie des termes échus>,
prenant
Je crois que, d'après la lettre de Polverel &
j'ai bien établi que les impofitions ont été prélevécs Sonthonax, à SaintDomingue.
Ces différentes
néceffaitement une fomme de ciroyens, millions ont dû produire s
& dans les' différens comptes
geftion 65o & mille livres,
que prodaira nécellairement
adminiftration 4
ERE
'on trouvera la recette de cette Sonthonax,je fomme, fauf fuis bien à sér
miner l'emploi.
en
EeteE
n'a pas perdu de Indépen.damment vue la colonic, & de elle ces fommes,la France
ment calomniée. On a repréfenté la France a été ici indignemanquer de tout la colonie ; indapendamment comme du zale laiffant
lequci les colons fournifloient de tout la colonie, avec
eft pas moins vrai que la France a envoyé, le décembre il n'en
1792, quatte-vingsdix. mille piaftras-gourdes qui 29 font
kans la caille deleaachdintires & pour HC
vous entrées
He doure fur cet égard, je m'en vais vous lire pas l'arrêté laiffer de la :
commitlion intermédinire qui en accufe la réception.
(Il le lit:)
Arrêté de la commifion intermédiaire, du 29 janvier
1793.
Hans cc Confidérant qite l'érat actucl de la caifle de i'ordinaire a
Inquelle viennent d'èrre verfées ics
mille pinftres-gourdes envoyécs à la colonie quatre-vingt-dix par la.
blique françaite, difpenfe la commiflion
Répuprononcer fur la demande du
inrermédiaire de
mois, julqu'à ce que le bafoin direchcur-sénérai renaife de du 27 de cel
paille exttmordinnire,
s'adreffer à la
Voila une preuvel bien authentique que la France à
Fpoque avoic envoyé quatre-v ngt-dix mille
cetteV
piafkes-gourdés,
vingt-dix par la.
blique françaite, difpenfe la commiflion
Répuprononcer fur la demande du
inrermédiaire de
mois, julqu'à ce que le bafoin direchcur-sénérai renaife de du 27 de cel
paille exttmordinnire,
s'adreffer à la
Voila une preuvel bien authentique que la France à
Fpoque avoic envoyé quatre-v ngt-dix mille
cetteV
piafkes-gourdés, --- Page 130 ---
Ce n'eft pas tout: lorfque le, générel Galbaud eft arrivé à
Sant-Demingue, la frégare la Concorde qui la amené s
a apporté égaiement deux cent mille piattres-guurdes qui
ont été verfées dans le tréferpeblic. D'apres ces apperçus,
il efimpollible que la ccionie air manqué de moyens: : mais.
ce n'eft pas encore tous" ceux quilui dRt éré procurés &
auxquels Polverel & Sonthonax ent concouru.,.
Je pafeau treitleme.anicle, qui perre qu'ily a eu au
ane
Cap
impefidon de 673.000liv. A cet égard,je n'ai pas beloin
de parler longuemenr. Dans les précedens débats cerobjet
a été traité. ia proclamaticn de Polverel 8c de Scnthonax
qui P'ordunnoit, a été égaleruent imprimée; ainfi, c'cft un
objet qui ne peur pas fonffrir de difficultés. Le quarrième ar-.
ticle porte finipotition forcée au Fort-au-Prince ple 450,0001.
Cette ipolition eft égaiemenc bien connue de vous. La proclamation a été ici difcutée, 3 & cette fomme peut encore
être portée pour avoir éré verfée dans la caiffe générale de
la colonie. A cet égard, Sonthonax ne dira
qa'il n'en
a pas eu connciffance, puifque dans une lettre
il
Ns
lui dit: :
Laveauxs
De l'impoftion de +50,000
la
ville du
liyres, faiteJur
Port-as-Pracs, nous avons déja recu
en
numéraire 6
140,000 liv.,
; nous avons tien voulu condejcendre a recevoir,
le furplus en denrées coloniales. Et f le citoyen Sonthonax a
beloin queje donne ici Ja preuve de ce que j'avance, je m'en,
vais la lui fournir. La lettre a été lue & imprimée, & f
Sonthonax le défire, on la lira, C'eit à Sonthonax fans doute
qu'on doit demander compte delndminiftrarion des finances,
puifqu'il vous a été démontré que les différentes autorités
conftinuces ont voulu feméler de cette
qu'elles
ent voulu diriger & furveiller la conduite adminiftration; des différens comprables, & que Sonthonax leur a écrit à cet égard qu'eiles
s'ingéreient d'un droit qui ne leur appartenoit
lui
avoit le droit de furveiller toutes les NmU & que qu'en
conféquence elles ne devoient plus s'en occuper. Citoyens,
Sonthonax vous a dit qu'il n'y avoit dans la colonie aucune
impolition, indépendrmment de celies qu'ils cnt créées. Les
colonies s'impolent annueilement. Il y avoit d'abord l'impofition qui téfultoit de la.caifle des épargnes; il y avoit une
caiffe ésablie, ou fe faifoit la recette des
en
avoit
aubaines; ily
une autre où fe faifoit celle des batardifes, cella des
,
Sonthonax vous a dit qu'il n'y avoit dans la colonie aucune
impolition, indépendrmment de celies qu'ils cnt créées. Les
colonies s'impolent annueilement. Il y avoit d'abord l'impofition qui téfultoit de la.caifle des épargnes; il y avoit une
caiffe ésablie, ou fe faifoit la recette des
en
avoit
aubaines; ily
une autre où fe faifoit celle des batardifes, cella des --- Page 131 ---
ennuels; ceile des une autre ol fe failoit la recette de
celle de conifcations droits
maritimes, celle des droits déshérences, fupplicies,
deTodroi, Ces municipaux, cailles
celle de liberré, & cnfn celie
cclonie; c'éroit fur CES fournifioient caifies, & de grands moyens,a la
Helochrci, qu'étoient tiréus les ordonnances pariiculièrement fur celle
souverneurs, les commandans
qui payoien: les
ordonmareurs, les confeillers & militaires 3 les commiflairss
litaires employés dans la colonie. tous les oficiers civils & iiEniffes-là qu'étoient prifes les
C'eft également fur CÈS
n fimple
il eft aifé dépenfes de
desforrifications, Far
pouroienti RERBTN les droits de vous faire voir à cembien
perçue fur chaque capitaine des l'oétroi. Cette recette étoit
lors de leur départ, verfoient, navires du commerce, qui,
pofées, 30 ou 40,000 livres, pour les droits des denrées imFircs; & il y, a même des navires fuivant le jaujage de leurs napayé $5,000 liv. de droit d'oatroi. parris de la colonie qui ont
es calculs;eftime, , & tout le Mais il ne faur pas outrer
Das fe tromper à cet égard, commerce de Frarice ne peut
pui Partoit de la colonie, payoi que chaque navire de long cours
Froit d'ocroi, pendant
au moins 30,000 livres de
honax. Il eft confant Iadiminiftratien de Pelverel & Sonont arrivés, jufqu'au que depuis le 17 feptembre 1792
pnie 69 navires de long 23 juin 1793 > il étoi: parti de la qu'ils coait le verfement de leurs cours droirs > qui confaquemment ont
a colonie. Depsis le
dans la caille générale de
uis'ef rendu à la 23; juin 1793, il eft parti un convoi
folé de S7 navires. Nourellc-Anglere, Ainfi,
& qui éroit comPolverel & de Sonthonax à ily a eu > pendant le f8jour de
elong cours, > qui ontde
Saimelocinmes 156 navires
e 4,600,000 liv. Je ne nécellnirernant) parle point des prodrire une fomme
ayés par les 47 navires qui étoient dans droits In qui ont été
u-Prince. Lorique cette ville a été
rade du Portpêmes barimens fe font
prife, les droits de ces
hdépendamment de élevésa une fomme de
ne recetre
routes ces
il fe 1,410,000 liv..
pile
qui ne lailoit pas fommes, d'être
faifoit encore
que fourmiffoient les bi:imens
confidérables c'étcit
ans h colonie. Cette recette étoit américains qni arrivoient
hent à l'oftrei.,
tres-confidérable relativeJe paie au fixiime arcicle du dixième
chef, quiporte le
droits de ces
hdépendamment de élevésa une fomme de
ne recetre
routes ces
il fe 1,410,000 liv..
pile
qui ne lailoit pas fommes, d'être
faifoit encore
que fourmiffoient les bi:imens
confidérables c'étcit
ans h colonie. Cette recette étoit américains qni arrivoient
hent à l'oftrei.,
tres-confidérable relativeJe paie au fixiime arcicle du dixième
chef, quiporte le --- Page 132 ---
verfement de toutes les caiffes particulères dans la caiffe
nérale de la colonie. Ily avoir, indépendamment des receveur gé
établis, la caiffe des curateurs aux fuccellions
étoit tres-comfidérable; il y. avoit cing ans qu'ils vacantes, n'avoier
pas remis de fucceflions aux héritiers, à l'époque de l'arrivé
de Polvere! & de Sonthonax dans la colonie. Les commi
faires civils le furent, &c rendirent en conféquence, le 2 avr
1793, une proclamation dont je vais vous donner lecture
elle eft inférée à la page 646 du Moniceur,
(Illalit:)
Extrait d'une proclamation de Polverel & Sonthonax, du
ayril 1793.
€c Enjoignens sen conféquence aux curareurs aux
vacantes de toute la chauflée de
fiuccellion de
dans le délai de quinzainc, à dater Saint-Domingue, du jour de la norifica verfer
tion da préfent ordre, dans les cailfes de leurs arrondifiemen
relpectifs, toutes les fommes provenanres des fucceflions
cantes depuis cing années, non réclamées entre les va
defdits. curateurs dont ils font encore
main
>> Ordonnons que les immeubles defdites dépcfitaires. fuccellions feron
vendus par adjudication,. au plus cfrant & dernier enché
rifleur, à la diligence des procureurs des communes dan
f'arrondiffament refquels lefditsimmenibles fe trouvent fitués
qui demeurena chargés de faire faire les pablications nécef
faires à cet effet, & les produits en provenant verfés
la caifle coloniale de T'arrondifement.
dan
3> Enjoignons pareillement auxdits curateurs de nou
adreffer, dans ledit dllai de quinzaine, un état exact
dlites fuccellions.
def
95 Ordonnons au vérificateur général des comptes de k
colonie de nous adrelfer, dans le même délai, un état exad
de toutes lefditcs fucceilions non réclamées, & vacante
depuis cinq ans dans les fénéchauifees de leurs reflorts ref
pectifs, > fuivant le dernier apurement des comptes defdits
curateurs aux fuccellions vacantes.
>> Sera h préfente décifion enregiftrée aux confeils fupé
rieurs du Cap & du Port-au-Prince, & à toutes les féné
colonie de nous adrelfer, dans le même délai, un état exad
de toutes lefditcs fucceilions non réclamées, & vacante
depuis cinq ans dans les fénéchauifees de leurs reflorts ref
pectifs, > fuivant le dernier apurement des comptes defdits
curateurs aux fuccellions vacantes.
>> Sera h préfente décifion enregiftrée aux confeils fupé
rieurs du Cap & du Port-au-Prince, & à toutes les féné --- Page 133 ---
thauffees de leurs refforts refpedtifs. Requérons le
heur, &c>.
gouvere
Favoue, citoyens, s
je n'ai pas de données
pour pouvoir établir ates combien a été cette
fuffifantes
teux qui connoiflén: la colonie, ceux qui favent recette; mais
lans ces temps malheureux il eft mort de perfonnes. ab combien
auront apprécier combien de millions ont été verfés intefat,
lifférentes caifles dans celle générale de la
de ces
La connoiffance des différentes recettes étoit colonie.
Autorités conftituées de la colonie. Sonthonax vouloit déléguée aux
prdonnateurs feuls en connuffent ; il ne vouloit
que les
it rendu compre à la colonie. Vous en avez pas quilen
a proclamacion du 3 mai 1793.
la preuve dans
(Il lit.)
PROCLA MATION
Au NOMDE LA RÉPUBLIQUE
FRANGAISE,
e Nous, Etienne Polverel & Léger-Félicité
commiffaires civils de la République, délégués Sonthonax; aux
Françaife de TAmbtiger-tourie-vesn.
férablir Iflesk la tranquillité publique.
poury
l'ordre
>> Vularticle VIII de notre proclamation du 13 avril derhier, qui ordonne aux principaux
de
kion dans chaque arrondiflement, de prépofes faire vendre J'adminiftra- les
provenant des habitarions
denrées
quinzaine après l'arrivée defdires féqueftrées > dans le délai de
de la République;
denrées dans le magafin
>> Er larcicle VII de celle du 28 avril,
même chofe à l'égard des denrées
qui de preferit la
des contributions
provenant
la recette
>
patrioriques :
norre Interpréranr, en tant que, de befcin, l'article VIII de
du proclamation du 18. avril, & l'article VII de celle du
méme mois;
>) Ordonnons aux principaux prépofésde
dans le chef-lieu de chaque arrondilement, Padminifration, de ne faire
céder à la vente des denrées entrées, provenan:, foit PARE --- Page 134 ---
habitaticns féqueftrées, foir de la recette des contributions
patriotiques, que fur les ordres qui leur feront dorinés par
Tondonniateur-general.
>> Ordunnons que in préfente proclamation fera'i
envoyée à la commiflion intermédiaire, 2 à routes imprimée les municipalirés & tribunaux de ia colonie, pour y être
publice & affichée
où befoin fera.
enregiflrée >
Requérons
de tenir la main à
cution
l'exéntEat
de la préfente proclamation.
23 Fairau Port-au-Prince, le 3 mai1793, l'an deuxième
la République françaife.
de
Signe, 3 Polverel & Sonthonax.
23 Par les commiffaires civils de la République,
Signé, O. F. Delpech, fecrétaire de la commifion.
La féance eft levée.
Ie regifre des préfences efl fgné: J. P. GARRAN, préfident; MOLLEVAUT, LANTHENAS, DADRAY, GREGOIRE,
MERLINO.
le 3 mai1793, l'an deuxième
la République françaife.
de
Signe, 3 Polverel & Sonthonax.
23 Par les commiffaires civils de la République,
Signé, O. F. Delpech, fecrétaire de la commifion.
La féance eft levée.
Ie regifre des préfences efl fgné: J. P. GARRAN, préfident; MOLLEVAUT, LANTHENAS, DADRAY, GREGOIRE,
MERLINO. --- Page 135 ---
Du 26 Thermidor, l'an troifème de la Républigae françaife
une 6 indivifble.
ON fait 1 ledlure des débats recueillis dans la féance
la rédadlion en eft adoptéc.
d'hier;
Les citoyens Clauffon, Page, Senac & LarchevefqueThibaut, ne font pas préfens a la iéance.
Daubonneau: : Tndapendamment de toutes les fommes
ont été verfées dans les cailles de la colonie, il y avoir des qui
habirations qui apparrenoient aux religieux & religieules des
différens couvens de la colonie. En vertu des décrets de
l'affeniblée nationale, les biens eccléfiofliques ont été mis
entre les mains de ia Républiques cette remife a été ordonnée par la proclamation de Polverel & Sonthonax, du
mai 1793.
(II la lit: :)
Proclamation du 5 mai1793, l'an denzième de la Repabligue
frangaife.
AU NOM DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
> Nous, Eticnne Polverel & Leger-Fclicicé
commiffaires
Sonthonex,
nationaux civils, délégués aux ifes françaifes
de T'Amériqne fous-le-vent, pour y établir l'ordre 3la
tranquillité peblique 5
3) Confidéran: que les lois rendues par l'affemblée nato-
ème de la Repabligue
frangaife.
AU NOM DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
> Nous, Eticnne Polverel & Leger-Fclicicé
commiffaires
Sonthonex,
nationaux civils, délégués aux ifes françaifes
de T'Amériqne fous-le-vent, pour y établir l'ordre 3la
tranquillité peblique 5
3) Confidéran: que les lois rendues par l'affemblée nato- --- Page 136 ---
nale conllinuante, relativement à la réunion au domaine de
la République, des propriétés appartenant au ci- devant
clergé, n'ont point encore été mifes à exécution dans la
colonie de Saint-Domingue;
35 Que notamment dans les provinces de l'Oueft & du
Sud, les ci-devant religjeux de Saint-Domingue font encore
en poffeflion d'une fucrerie &c d'une caférerie fituées dans la
paroiffe de Léogane, & d'une autre fucrerie dans celle de
Cavaillon, & que les ci-devant frères de la Charité polse
dent également, dans les trois provinces des propriérés
tres-imporsantes; que les ci-devant Capucins de la partie du
Nord & les religieules du Cap jouiflent aulli de différens
immeubles;
33 Confidérant que les fruits de ces diverfes propriérés déformais nationales, ne doivent être employés qu' au fervice
public, fur-cout dans les circonftances difficiles où fe trouve
la colonie;
35 Confidérant que les ordres & les coftumes religieux
étant depuis long-temps fupprimés en France, iln'eit plus
permis à aucun individu à Saint-Domingue de le dire religieux ou d'en- garder Phabit;
> Avons ordonné &c ordonnons ce qui fuit:
A R T I C L E P R E M I E R.
>9 Tous les biens eccléfinftiques qui appartiennent dans la
colonie aux ci-devant rcligieux & religieufes, & généralement tous ccux qui font dépendans des cures, font déclarés
faire parrie du domaine de la République.
I I.
>> Déclarons également appartenir à la République, les
revenus fairs & à fnire defdites propriétés cccléliaftiques, les
créances qui en font partie, en un mot les fermages de arrérages échus &: à écheoir, &: généralement tout ce qui peur
en dépendre.
III
? Leldites propriétés mobiliaires & immobiliaires des
eccléfiaftiques
font déclarés
faire parrie du domaine de la République.
I I.
>> Déclarons également appartenir à la République, les
revenus fairs & à fnire defdites propriétés cccléliaftiques, les
créances qui en font partie, en un mot les fermages de arrérages échus &: à écheoir, &: généralement tout ce qui peur
en dépendre.
III
? Leldites propriétés mobiliaires & immobiliaires des
eccléfiaftiques --- Page 137 ---
eccléfiafiques & des ci devanticligienx &
adminilitées par le direéteur général dus religieufes, feront
ne; en coniequence, il fera fait à la diligence finrn.es de ja colo-.
Fadintnatiransnes des
le plus prochain des lieux de di prépofé de -
biens, & Cn preience du
la, tuarion
mune, vilite & deleription des procureur-fyndic de la comvenraire kk detcription noninative propriètes imolulinires, indites
des nègres
propriétés, des chevaux T >l bauis
dependans defanmaux de toure efpèce, &
> mulers, vaches &
tentles d'exploiation.
Aralement des cabrouets & uf
7) Fait au Port-nu-Prince, le
de la République franyaife,
5 Mai 1793, l'an deuxième
>9 Signé, POLVEREL & SONTHONAX:
93 Par les commiffaires civils de la
République,
>> Signé, FR.
Forvenn,fadaire de la commifion. >a
Tous les revenus" que ces biens avoient
la époque, caille & ceux. qu'ils ont produits
produirsà cette
rable. générale, &c cet article de recette depuis, a été ont paflé dans
tres-conlidé.
Je paffe au
>9 plutieurs feptième article: Cc La féqueftration jufte
caille
habitations, dont le revenu a été
de
générale. >5
perçu par la
tions Ilyaeud Saint-Domingue au moinscenr
Je fequelirées, parce que les
cinquante habiranle fais poin: unl crime aux cotamiflaires propriéraires éroient abfens.
fequettrées, puilque la loi le leur
civils de les avoir
duits de ces
ordonnoir; mais ls
été verfés dans habitations, la caifle ont été tres-confidérables, & pro- ont
générale.
Je paffe au huicième
Cc
5s plulieurs habitations dont article: La féqueftration. injufte
>2 générale. .>
le revenu eft entré dans la caiffe de
Ily a eu à Saint-Domingine
juoftement féquefirées, puifque les beaucoup d'habirarions inTome IX.
Fropriéraires ont fait paf
Qemosesghunindhnjms
K
habitations, la caifle ont été tres-confidérables, & pro- ont
générale.
Je paffe au huicième
Cc
5s plulieurs habitations dont article: La féqueftration. injufte
>2 générale. .>
le revenu eft entré dans la caiffe de
Ily a eu à Saint-Domingine
juoftement féquefirées, puifque les beaucoup d'habirarions inTome IX.
Fropriéraires ont fait paf
Qemosesghunindhnjms
K --- Page 138 ---
fer leurs certificats de réfidence en France. Je vous ai
celles de Bauraye & de Durége. Ily en avoit également d'au- cité
tres dans la paroiffe de Léogane. Les revenus ont été verfés
dans la caifle générale, & à coup sur ces recettes ont
duit beaucoup.
proLe neuvième article porte : < La confifcation des biens' de
s beaucoup de citoyens. 33
Ily,a eu dans la partie de l'Oueft beaucoup de biens f6queftrés &c vendus au profit du fisc. Les fommes qui en font
provenues étoient très-confidérables.
Le dixième article porte : c L'enlèvement de la caifle de
fociété des Amis de la Convention nationale,
la
s noit 132,000 liv. lors de la diffolution de cette fociété. qui conte- x
Je n'entrerai pas dans de grands détails;je dirai feulément
que lorfque Sonthonax a diffous cette fociété, elle avoit une
caiffe de bienfaifance qui fervoit à donner des fecours aux
malheureux & aux malades.
L'onzième article porte : s Le produit immenfedes fouilles
a de la ville du Cap.>
C'eft un des objets de recette les plus confidérables.
l'incendie de cette ville, dont tous les habitans
Après
d'une très-grande aifance, on a dà trouver dans les jouifloient décombres la fortune fondue d'une infinité de colons. Les deux
tiers étant très-riches, ils poflédoient beaucoup de meubles
précieux, de bijoux & d'argenterie. Le feu a fait fondre ces
matières, & l'on a dû les trouver en lingots. Polverel &
Sonthonax défendirent que perfonne, pas même les
taires ruinés, > vinifent chercher parmi les décombres proprié- s'ils ne
trouveroient pas quelques moyens de fubfiftance ; & à cer
égard, ils rendirent le 27 juillet 1793 une ordonnance ainfi
conçue :
( Il lit: )
Extrait de PAmi de P'Egalité,famedi 27juillet 1793.
e Artaur, infpedteur général des fouilles & recherches
&
Sonthonax défendirent que perfonne, pas même les
taires ruinés, > vinifent chercher parmi les décombres proprié- s'ils ne
trouveroient pas quelques moyens de fubfiftance ; & à cer
égard, ils rendirent le 27 juillet 1793 une ordonnance ainfi
conçue :
( Il lit: )
Extrait de PAmi de P'Egalité,famedi 27juillet 1793.
e Artaur, infpedteur général des fouilles & recherches --- Page 139 ---
-
de la ville du Cap, étant 139
dans" fes opérations
journellement
bien que les
par des perfonnes qui inquiété & traverfé
lui ont accordé commillaires civils, en
favent cependant
tière
tous les pouvoirs approuvant fon
exécurion, & afin que
nécetfaires pour fon plan, end'ignorance, rend
perfonne n'en
nance rendue par publique, les
parla voie des prétende caufe
qu'il leura
commillaires civils journaur,Tordon au
>> Nous approtvons préfenté, conçue en ces termes: bas d'un plan
tout fon contenu. En le plan ci-deffus pour être
pecteur général des confequence, autorifons exécuré en
à employer tous les fouilles & recherches de la ville Arraur, infparvenir à faire la recherche moyens qu'il croira
du Cap,
reaux, pierres de taille,
des métaux, bois convenables pour
la
qui fe tuiles, & tous autres mérains, cardu nepublique, Cap, dans les
trouvent fous les
objets utiles à
mer & dans
logemens
décombres de la ville
tous
abandonnés fur le
39 Ordonnons autres lieux de cette ville.
bord de la
provenant de fes que tous les métaux, bois
lins de la
recherches, , feront dépofés mérains, dans
8cc.,
prépofé Republique, fous inventaire
les
3> Failcns nommé à cet effer par Fordonnateur fait en préfence maga- d'un
niftration de donner très-exprelles inhibitions &
civil.
& fouilles dans la aucun ordre pour faire défenfes des à l'admiemployés par ledit ville, & à tous individus
recherches
deldits objets fous Artaut, d'enlever ni faire autres que ceux
comme tels livrés au peine d'être regardés
enlever aucun
39 Defendons à commandant de la comme pillards, &
ce foit, d'inquiéter, toutes perfonnes, fous place.
Doe fes opérations,
troubler, ni
quelque prétexte
perturbateurs du
fous peine d'être emmpécher ledit Artaur
>>
repos public,
pourfuivies commne
infpecteur Ordonnons les cent au commandant de la place de
> Lui
foixante travailleurs
fournir audit
litaire de enjoignons de faire fournir en qu'il demande.
fera
vingequatre hommes
outre une garde
occupé à
pendant
mi-
>> Lui ordonnons Topération dont il eft
tout le temps
de
chargé.
qu'il
ration.
proréger de tous fes
>5 Ordomnons à
moyens ladite opéF'ordonnateur ciyil de faire
donner au
K
au commandant de la place de
> Lui
foixante travailleurs
fournir audit
litaire de enjoignons de faire fournir en qu'il demande.
fera
vingequatre hommes
outre une garde
occupé à
pendant
mi-
>> Lui ordonnons Topération dont il eft
tout le temps
de
chargé.
qu'il
ration.
proréger de tous fes
>5 Ordomnons à
moyens ladite opéF'ordonnateur ciyil de faire
donner au
K --- Page 140 ---
citoyen Artaut tous les fecours dont il aura befoin pour
l'exécution de la préfente ordonnance.
>> Signé, POLVERIL & SONTHONAX. /
t Pour copie conforme à l'original,
>> Signé , PIQUENAD, fcrétaire-adjoint de la commiffion
civile.
>> N.B. Les individus employés par ledit Artaut à la recherche des métaux &cc., feront défignés par une bande de
toile blanche, qu'ils porteront fur eux, & fur laquelle fera
l'empreinte du timbre de la commiflion civile, & le nom des
commilfaires civils Polverel &c Sonthonax; & les individus
chargés de la direétion dudit commandement defdits travail-.
leurs, porteront la même empreinte fur une bande de drap
blanc, au lieu de-toile. >>
D'après cela, nous avons eu raifon de dire
Polverel
& Sonthonax s'étoient réfervé les dépouilies a" la ville du
du Cap qu'ils avoient fait incendier; ils fe les étoient réfervées, vous en avez la preuve. Il n'étoit pas permis aux
malneureux incendiés de la ville du Cap de venir chercher
dans les débris de leurs maifons quelques effets provenant
de leur argenterie ou des bijoux qui étoient en lingots.
Le produit des effets précieux trouvés dans les fouilles a
été
dans la maifen du Grigri qu'habitoient Polverel
& Jentunee C'eft là que le dépôt des fouilles du Cap
s'eft fait, qu'on a trouvé une grande quantité d'or & d'argent : car dans la ville du Cap il y avoit des, magalins
fuperbes qui valoient aui moins ceux du Palais-Egaliré. Il
y avoit enur'autres une place nommée la place d'armes,
donr un feul illet conrenoit plus de 40 boutiques dont la
moindre valoit au moins trois millions. L'incendie a tout
confimé; les matières d'or & d'argent ont été fondues &
enlevées par Polverel & Sonthonax. Je n'entrerai pas dans
le calcul: il fuffit de connoitre la colonie pour être intimement perluadé que les matières d'or & d'argent qui
Onr été trouvées dans les fouilles, ,ont produit ail moins I5o
millions. La ville du Cap étoit celle qui recéloit le plus
valoit au moins trois millions. L'incendie a tout
confimé; les matières d'or & d'argent ont été fondues &
enlevées par Polverel & Sonthonax. Je n'entrerai pas dans
le calcul: il fuffit de connoitre la colonie pour être intimement perluadé que les matières d'or & d'argent qui
Onr été trouvées dans les fouilles, ,ont produit ail moins I5o
millions. La ville du Cap étoit celle qui recéloit le plus --- Page 141 ---
de numéraire ; elle étoit le 137
abordoient dans
les deux tiers
fiége des grandes
la ville du
des barimens de
affaires. La
& du Sud fe Cap que les charrois des TEaropes c'étoit
les parties de l'Ouelt portoienr, parce qu'il n'y parties du Nord
fifhfante pour
& du Sud de navires avoit jamais dans
denrées de l'Oueft tenvoyer & les denrées qui fe
en quantiré
Le Cap étoit
du Sud fe portoient porroient là. Les
dont tous les Tentrepoe général; ; c'étoir une donc au Cap.
& à Tépoque propriéraires de
avoient
ville opnlenré,
millions. de 1788 & 1789,1a colonie beauicoup de numéraire;
2. tiers, Je numéraire eftectif : le
avoir a-peu-près
pu en enlever conviens qu'en fe
Cap en recéloit les
remps, foir
une partie; mais fauvant,les ceux
particuliers ont
la crainte d'ette pour éviter les progrès de qui n ont' pas eu le
picamment, fans arrérés; cEux qui ont Fincepdie, foit dans
pu rien
rentrer dans leurs pris la fuite précicombres. emporter, & ont laillé leurs maifons en feu, n'ont
Les décombres
effets dans les défommes
de la ville du Cap
confidérables.
ont dà produire des
C'eft
vous d'après ces détails,
Honie pouvez prendre des
d'après ces
> que vous faurez perfonnes
connoillent informations que
opulente de la colonie que la ville 1
éroit la coméraire; enfin, il y a dans celle qui recéloit FE
la plus
pièces qui attefteront
les archives
plus de nuY'erneuit
ces faits: d'ailleurs ils une infiniré de
prie la
: Citoyen -
font notoires,
qui lui commillion' fonr
de vouloir préfident , relativement à cela je
bien, dans les
par Magre, Founuits, confulter celie
,
jourd'hu, homme de
qui lui a déclarations été donnée
je
Sonthomx,
vous déclare crois, employé dans les
aua
chiargimmetene
férens bijoux d'er qu'il vu vendre & a acbeté arniées. Ce Magre
à In porte de la maifon qui fe vendoient, après
loi-meme difpluticuis jours
de
T'incendie du
un encan public. Sonthonax, où s'elt tenu Pendant Cap,
Sonthonax : S'il s'ef tenu
proclamé, iya eu des cet encan a été fait un avec encan, cet encan a été
ordonnances du commillaire quelques formes, ou
civil, de Tordon:
K 3
vendre & a acbeté arniées. Ce Magre
à In porte de la maifon qui fe vendoient, après
loi-meme difpluticuis jours
de
T'incendie du
un encan public. Sonthonax, où s'elt tenu Pendant Cap,
Sonthonax : S'il s'ef tenu
proclamé, iya eu des cet encan a été fait un avec encan, cet encan a été
ordonnances du commillaire quelques formes, ou
civil, de Tordon:
K 3 --- Page 142 ---
1;3
nateur, du juge ou de quelqu'autre autorité conftituée. Je
demande que la commiflion ordonne aux colons de fournir
les preuves 5 les colons ne manqueront pas de déclarations :
j'en ai prévenu la commiffion. Les idées les plus ablurdes,
les choles les plus extravagantes feront déclarées par les
témoins,, qui fe diront témoins oculaires > pourvu que ma
tête tombe après la déclaration Je demande aufli
Daubonneau dépofe fur le bureau la
quele produir c
la fouilledela vilie du Capétoit porté LEmmtise lar maifonde la commiftion civile, &
cette fouille fe failoit au profit de la
commiflion civile. S: demnande en outre qu'ildépole fur le
bureau les délibérations de la municipalité du Petit-Goave,
de F'Arcahaye, du Fonds des nègres d'Acquin, & autres municipalités de l'Oueft &c du Sud, qui conftatent la
tité des impofitions volontaires votées par ces munici- quopalirés.
Daubonneau : Je réponds à Sonthonax. Niera-t-il
la ville du Cap ait été brulée ? niera-t-il qu'elle fut
belle de plus
la coionie, la plus riche ? que fes maifons
fellent remplies, au moment de l'incendie 5 des objets les
plus précieux ? On ne peur fe former une idée jufte de
cetre ville, fi on n'y a pas été. Son alpect étoir celui de
l'opulence ; & lorfque l'incendie eut lieu, les maifons n'é
toient pas dégarnies; elles avoient, au contraire, acquis un
plus grand degré de profpérité & de richeffes, parce que tous
le: habizans du Trou, du Limbé, 8cc., &c., qui
l'infurrection des noirs, entroient au Cap avec leurs fuyoient
C'eft à cette époque où la ville du. Cap étoit la
effets.
& Sonthonax demande que je Ini prouve cela; plus il me riche, demande que je lui fournifle la preuve : je vais lui
par lui- même.
répondre
Sonzhonax : Daubonneau n'a pas répondu à l'interpellation; j'ai demandé qu'il prodeisit la quotité des contributions
volontaires..
Le préfident : II lie s'agi; que / du produit de la fouille
de la ville du Cap; il ne faur pas méler deux
différens.
objets
Sonthonax : Aloss je me réduis à ma feconde
lation.
interpel-
demande que je lui fournifle la preuve : je vais lui
par lui- même.
répondre
Sonzhonax : Daubonneau n'a pas répondu à l'interpellation; j'ai demandé qu'il prodeisit la quotité des contributions
volontaires..
Le préfident : II lie s'agi; que / du produit de la fouille
de la ville du Cap; il ne faur pas méler deux
différens.
objets
Sonthonax : Aloss je me réduis à ma feconde
lation.
interpel- --- Page 143 ---
à Daubonneau la première : Il ne me fera pas difficile
feconde.
; mais je vais répondre
de répondre
cathégotiquementa tàl la
(Il lit une proclamation de
23 avril 1793.)
Sonthonax & Polverel,du
AU NOM DE LA RÉPUBLIQUE
ee Nous Etienne Polverel
FRANÇAISE,
commillaires civils de la & Leger-Félicité
françaifes de
Républiquel, délégwés Sontionas,
& la tranquillité TAmérique fous le Vent, pour y rétablir aux iles
publique; ;
l'ordre
9> Vu notre
invitation à toutes proclamation les
du 27 octobre dernier,
la colonie, de foufcrire communes & à tous les
porrant
la guerre contre les révoltés; volontairement pour les citoyens beloins de de
>> Les arrêtés des
Gonaives, du
communes du Grand -
de
Por-au-Princes de la
Goave, des
Louis TArcahaye, de Saint - Marc, de
, du
Cuitdalongees
de
Sud, du Fonds des
Cavaillon, de Saine
Vereues, de la perite
nègres, Saint- -
grande rivière
rivière de
Michel,
d'une
d'Ennery & d'Acquin, TArtibonite, de la
contribution collecive
portant érablifcmenr
laguerre contre les révoltés; pour fubvenir aux befoins de
de 72 Ceux des communes du
Léogane de Jacmel, des Petit - Trou, du
portant
qu'il fera ouvert des Cayes-J liftes Jacmel & de Mibalais,
duelle aux fecrétariats defdites
de foufcription Dayner, indivi-
>> Celai de la
communes s;
pôr du quart continuera commune à fe de Torbeck, portant que l'imi
provenant de ladite commune, percevoir fur toutes les
Felpace d'un an; ordonne > à titre
denrées
lifte de foufcription
en outre qu'il d'emprunt, fera ouvert pendant
individuelle >2,
une
Quand je produis des
Lc
preuves comme
prefident : Ilef queftion de la fouille celles-l..m
du Cap.
K 4
communes s;
pôr du quart continuera commune à fe de Torbeck, portant que l'imi
provenant de ladite commune, percevoir fur toutes les
Felpace d'un an; ordonne > à titre
denrées
lifte de foufcription
en outre qu'il d'emprunt, fera ouvert pendant
individuelle >2,
une
Quand je produis des
Lc
preuves comme
prefident : Ilef queftion de la fouille celles-l..m
du Cap.
K 4 --- Page 144 ---
Thomas Miliet : Fh bien ! nous venons à la foville. Il eft
prouvé, d'après l'ordonnance dont on vous a donné lecture,
qu'elie ai ére faire par un nommé Artaur, homme de Sonthonax, & par ordre de Sonthonax. Nous vous avôns donné
un rapprochement fur l'immenfité de bijoux qui ont été
trouvés dans les fouilles, & l'on pourroit encore donner
mn plus grand développement à cela. Il eft indubitable que
la ville du Cap, la plus riche par fes habitans, avoit recueilli tous ceux qui, dans les communes voilines, avoient
pu échapper au maffacre, & qui avoient pu emporter
cueigne chofe des debris de leur fortune : il eft bien
érident...
Lepréfident : La queftion eft de favoir au profit de
la
fouilie a tournd.
qui
Th. Millet : C'eft cet objerqueje traite.
Le préfident : Tl faudroit ie traier d'une manière plus
rapide, curil s'ngit pasencor: de débattre, il vaudroit mieux
que le ciroyen Laubonneau continaàr.
Th. Mulle 1 : Je ne d. nie pas la pièce que je
comme une prouve, mais comme une indication produis vous
aisera à vérifier un fuir iur le regiftre de Sonthonax. qui
Je vois dans une feuille imprimée à Charles-Town, le
12 décenbre, ces mots qui font en langue anglaife - > &
je vais traduire:
que
sc Le public fe rappellera que, .dans une lettre de Son-
>> thonax & Polvercl a Geneft, ils convenoient
>2
Anglais avoient pillé plus de 40 millions de livres en que les
95 milions de gourdes qu'ils di: vient appartenir à la cinq Réss" publique 237
Sonthorax : Je n'ai jamais écrit une pareille lettre à
Geneft.
Le prefalent : Tu mettras en note le texte anglais pour
qu'on puille le comparer avéc le texte que vous venez de
traduire.
Sonthonax : Je dis que cet écrit eft la gazette de Charles-
cl a Geneft, ils convenoient
>2
Anglais avoient pillé plus de 40 millions de livres en que les
95 milions de gourdes qu'ils di: vient appartenir à la cinq Réss" publique 237
Sonthorax : Je n'ai jamais écrit une pareille lettre à
Geneft.
Le prefalent : Tu mettras en note le texte anglais pour
qu'on puille le comparer avéc le texte que vous venez de
traduire.
Sonthonax : Je dis que cet écrit eft la gazette de Charles- --- Page 145 ---
Tow, dont les réfugiés d'Amérique ont rempli la colonie
pour calomnier les commiflaires civils.
e Thomas Millet : Ii réfulte de ce
je viens de dire
que, > lorique vous aurez vérifié fur regiftres de Sonthonax, vous' verrez que 40 millions €n
gourdes ont été expédiés à Saintcinq millions de
puilque les Anglais les ont pris. D'on Domingue ces fonds-là par mer s
été tirés ? ce font les réfulrats des fouilles du
ont ils
jamais la République n'a eu à
millions Cap; car
piaftres gourdes.
Saint-Domingue. 40
en
So-thonax : Je demande l'apport du regiftre de la
relpondarice des commiflaires civils avec Geneft,
cor- les
ciroyens indiquent la date , & que le regiftre foic vifité que furle-champ par les membres de la commillion.
Th. Millee : La commiflion fera à cet égard ce
gera convenable; je lui donne l'indication.
qu'elle juIc préfident : Donne la date,
Th. Millet : Elle n'y eft pas.
Verneuil: Donnez la date de la gazette.
Th. Miller : Elle eft du 12 décembre
on la trouvera facilement; mais je revenois 17935 & certes, s
chement qu'avoit tout-à-Pheure
à un rapproenramémon colligue.
Le préfident : Il ne faut pas méler
thonax pourra vérifier fur fes regiftres plufieurs fi
objets. Sonla commillion ne manquera
de
eliey eft ou non;
de Sonthonax eft exacte,
pas s'allitrer fi la vérification
Daubonneau : Je crois avoir érabli d'une manière
doureufe quel a été l'énorme produir des fouilles
non
Je palle au douzième article: Les fommes fournies du Cap.
receveurs par les particuliers qui vouloient fuir une terre aux
enfanglantée, Ce n'eft fans quciils n'obtenoient pas de
3,
pas ici le. licu de favoir
paflfe-ports
raifon d'établir
fi Sonthonax avoit
uneimpolition dé cette
a été établie; qu'elle a preduit beancoup nature:lefait eftqu'elle
argent a éré verlé dans la caiffe de la colonie: d'argent; d'eft que cet
encore
urs par les particuliers qui vouloient fuir une terre aux
enfanglantée, Ce n'eft fans quciils n'obtenoient pas de
3,
pas ici le. licu de favoir
paflfe-ports
raifon d'établir
fi Sonthonax avoit
uneimpolition dé cette
a été établie; qu'elle a preduit beancoup nature:lefait eftqu'elle
argent a éré verlé dans la caiffe de la colonie: d'argent; d'eft que cet
encore --- Page 146 ---
un objét tres-confidérable dontSonthonax
Le treizième article porte de combien doitjuftiferfemploi. de dettes la colonie
eft grevée pendant le temps de l'adminiftration de Polverel
& Sosthonax: c'eft un article qui va bien vous étonner.
Les fommes fournies par les colons, les différentes impoftions établies dans la colonie par Polverel &Sonthonax,
le produit de la fouille, n'ont pu fuffire à la
de
la colonie; car aucune troupe n'a été payée en dépenfe totalité
c'eft depuis qu'elles font en France qu'elles ont été
;
c'cft au jour que Ion fait leur décompte; 5 le refte payées du ba- :
taillon de la Charente, le refte du bataillon du
le refte du gere-vingrquatrième
Morbihan,
garnifon à
régiment, qui étoient en
en France Salne-Domingie, fans être
tous ces militaires font arrivés
&
payés: c'eft aujourd'hui qu'on les
certes il y avoir dans la colonie des moyens fufffans payes
pour les
Mais ce n'eft pas tout : indépendamment des
fommes Tere dans la cailfe de la colonie, ce ne fera
fans indignation que vous apprendrez qu'au bureau
E7E marine lon paie
20,860,000 1. de lettres-de-change
qui ont été tirées à TRSAI Domingue fiar le tréfor national, &
cela pendant T'adminifration: dePolverel&c Sonthonax.
ia Sonthonas:Je demande quel les colons dépofent fur le bureau
preuve de ce fait.
Daubonneau : Oui, je vous promets la preuve
votre adminiftration il a été tiré fur le tréfor national que pendant des
lettres-de-change pour 201 millions 860 mille liv.
Diny: : Voici une pièce tirée des archives; c'eft le
rendu par Wante, adminifbuateur-seacral des finances, compte créé
par Sonthonax : il écrivoit au commiffaire civil, le
tembre 1793.
I3 fep-
(Il lit:)
Extrait d'une lettre de Wante, au citoyen Sonthonax, du 13
feptembre 1793.
C Vous recevez des plaintes de toutes
far la mauvaife
tenue des hôpitaux, perfonne n'en gémit parts
mnis quant aux difficulés déja bien connues plus deptis que long- moi;
temps, culé d'opérer leurs spprorifionnemens, fe joint la difiplus grande de trouver des bras poar en faire le fervice,
que doit-il réfulter? hélas! la
prelqu'entière de nos
troupes; &j'éprouve un fentiment TELI douloureux ell vous
plaintes de toutes
far la mauvaife
tenue des hôpitaux, perfonne n'en gémit parts
mnis quant aux difficulés déja bien connues plus deptis que long- moi;
temps, culé d'opérer leurs spprorifionnemens, fe joint la difiplus grande de trouver des bras poar en faire le fervice,
que doit-il réfulter? hélas! la
prelqu'entière de nos
troupes; &j'éprouve un fentiment TELI douloureux ell vous --- Page 147 ---
difant
dans le que, par le relevé
j'ai fait
courant de juillet R
faire, ilappert que
cette malheureufe ville
d'août, les trois hépitaux de
dix-fept citoyens. Jugez ont vu mourir trois cent foixante
foldats jugez s'il n'eft pas temps de quelle conferver épouvantable à la France dépopulation;
qui lui refte dans cette contrée
le peu de
d'une dis-je, avec la certitude de la misère la inforrunée; jugez s
famine peur-être prochaine, s'il plus profonde, &
renvoyer, foit en France, foit à la
n'eft pas temps de
qu'on peut encore efpérer de conferver Nouvelle-Alnglstere, ceux
climat. Je me crois difpenfe de
en les changeane de
je vous ai déja fait dans cetté rien ajourer au tableau que
en faire, une jufte idée, il faudroir partie du fervice: pour vous
muniquer, & que vous eulliez le que de je pufle vous comqueje reçois de toutes parts.
temps lire les mémoires
> Je me réfume donc, & dis
un défordre etfirayant & je que les lépiraux fontdans
aucun moyen d'y pourvoir; afligeant ; je viens(& pour c'eft Thumanité, je n'ai
d'envoyer Les
quinze porrugailes en efpèces un grand effort)
troupes font mal nourries, mal
au fort Dauphin.
marchant pieds nus
vêtues, mal
leur offrir
> plus mal payées
couchées, ne
que 5oo paires de fouliers, encore; je
puis
achetés depuis plus de deux jours, & 300 chapeaux que j'ai
jai apporrés du
environ 300
Aut mieux.
Port-au-Prince: : je n'ai aucun elpoir
>
eat
Ileftdi des fommes
geoles de cette
confidérables saux geoliers desdiverfes
tous les autres, dépendances en fouffrance, ce fervice eft, comme prefque
donnant des elpérances d'an &je ne puis le foutenir
franc pour vous dire queje ne les àvenir meilleur : je fuis es
35 Bref, il eft de aux
partage pas.
5> A tous les officiers troupes employés par apperçu de
. à. 600,cool.
de six mois
Tadminiftration, près
5s Aux entrepreneurs d'appointemens des
.
5> A une infinité
hôpitaux, de des boulangeries . : 300,c00 200,000
fommes
d'entrepreneurs tous les
des
a Au commerce confidérables français et & plas de . . : genres, - . . 1,500,000
de toutes espèces dans les américain pour fournituresde
magafins .
T O T A L
1,500,000
Ceci ef figné Wante, &c tirédesa archives
KA63 4,100,0001. sina
>,
é
hôpitaux, de des boulangeries . : 300,c00 200,000
fommes
d'entrepreneurs tous les
des
a Au commerce confidérables français et & plas de . . : genres, - . . 1,500,000
de toutes espèces dans les américain pour fournituresde
magafins .
T O T A L
1,500,000
Ceci ef figné Wante, &c tirédesa archives
KA63 4,100,0001. sina
>, --- Page 148 ---
Daubonncau : Il y. a quelque chofe de plus:
commillion de la marine on enregiftre aujourd'hui c'eft les qu'à la
de-change pour la colonie : j'ai été moi-mème faire leuresune de ces lettres dont je fuis porreur; j'ai conféré enregiftrer
T'enregiftreur; je lui ai' dir:Vous avez
de
avec
fur le tréfor national;
de beaucoup ces traites
dit, depuis
pour plus
20 millions, m'a-t-il
& dont les 1792 jufqu'en 1793. Ce font des faits notoires,
les faire
preuves font fous VOS yeux; vous pouvez vous
des fables. communiquer quand vous voudrez: ce ne, font
lly a eu également une récette
pas
a été faite au Cap; cette recette provenoit des confidérable fommes qui
fidérables que Callaronite, négociant, avoit
con-
& quiappartenoiene à divers particuliers. Caflaronire reçues en dépôr,
abandonner la colonie,
la
vouloit
tenable; il fut trouver Sonthonax parce que & Jui dir: place J'ai n'étoit plus
livres en dépôt, qui,appartiemnent à divers
400 mille
qu'en dois je faire : Sonthonax lui dit de les
particuliers:
lui fit compter pour commifion 6,6co livres. lui Je remectre, &c
que Sonthonax ait gardé cette fomthe
ne dis pas
cette fomme a été remife
pour lui; je dis
caille de la colonie : il n'en par eft Caffaronite, & verfée dans di
une augmentation de richelfes, & pas moins la
vrai que c'étoit
avoir aujourd'hui, d'après les
que République devroit
ont été faites, & les produits impolitions, de la fouilie les du recettes, qui
millions de numéraire; & certes, je n'exagère
Cap, 150
Le treizième article porte de combien de dettes pas.
eft grevée pendant T'adminiftration de Polverel & la de colonie
thonax. Je viens de vous dire que la colorie
Sondéja de plus de 20 millions des
les étoit grevée
tréfor national; & quand le dettes, par
traites fur le
affaires
temps permertra de régler les
d'intérèt, ce fera la colonie
fomme à la France: mais il y a un autre qui rembourfera objer à faire cette
mnarquer > c'eft quindependamment des reffources
recolonie avoit fous la
que la
ily; avoit aufli 32 millions main, pour pourvoir à fes dépenfes,
les Etats-Unis de
5oo,c00 livres qui éroienr dus par
de 1782; la
l'Ainérique à la France, fuivanr le traité
pa les Erats majeure Unis fur partie la de cetie fomme a éré acquitrée
tonax. Geneft,
demande de Polverel & de Sonminiftre alors; écrivit à Polverel & à Son:
ous la
que la
ily; avoit aufli 32 millions main, pour pourvoir à fes dépenfes,
les Etats-Unis de
5oo,c00 livres qui éroienr dus par
de 1782; la
l'Ainérique à la France, fuivanr le traité
pa les Erats majeure Unis fur partie la de cetie fomme a éré acquitrée
tonax. Geneft,
demande de Polverel & de Sonminiftre alors; écrivit à Polverel & à Son: --- Page 149 ---
thonax qu'il fe trouvoit 3-court 145
leur
dont ils avoient befoin.
pour
faire tous les envois
befoins encore, lui écrivit Sonthonax, le 8
qui avoit de très-gtands
no. 3. cc Je vous engage àaccepter feptembre les
1793, la lettre
feurnies aux créanciers, & que moi & délégations qui feront
vous indiqueronr, au moins pour la quanrité l'ordonnateur de Wante
piafrergoundesw.Je demande fi,le 8
250,000
les diftérenres impolitions qui avoient feprembre été faites 1793,d'après
les -fommes inmenfès dont la caille générale avoit > été d'après
plie; fi, dis-je, à l'époque du 8 leprembre,
rémbefoin de 250,000 piallres-gourdes. Eh bien Sonthonax aveit
a été faite au citoyen Geneft, & acceptée ! cette demande
exifte dans les regiftres de Sonthonax.
par lui; la preuve
Verneuil: Et dans le Moniteur.
feptembre Daubonneau : Et je vous en donne la date, elle eft du 8
1793 : il reltoit à cette époque-ia, une autre
impofition numéraire, à percevoir. Sonthonax ayant encore befoin de
lorlqu'il fit marcher contre Jérémie,
avec fon collègue Polverel, une
> il rendit,
juin"793. Par cette proclamation, proclamation il vouloit en date du IO
la comnune de Jérémie leur
abfolument que
livres; & ils ajoutent : fi cette payâr fomme une n'étoit fomme de 200,C00
nous ordonnons que les dix habitations les plus pas riches remplie,
ce
(équeftrées jufqu'à que cette fomme ait été
féront
des faits, & Sonthonax ne les niera
fournie. Voilà
pas.
Daubonneau: : Votre ordre eft du IO juin 1793: > &
que je viens de citer eft le huitième de vorre
l'article
que j'ai lue de mes' yeux, fur vos regifres proclamation
table, m'indiquant la date; la commilion fera à dépofis même de fur la
convaincre.
s'en
Sonthonax : J'obferve que le feul regiftre des
qui foit paffé fous mes yeux, &c qui ait été proclamarions
mence au 13 juin; il ne peut y avoir de
inventorié, comje prie Daubonneau de m'indiquer le tire proclamiatien du
du IO:
a vu une proclamation du rojuin.
regiftre où il
Daubonnean:Je ne connois pas le titre du
a proclamarion fur la table; j'avois vu
regiftre; j'ai vu
Domingue : je l'ai recherchée inutilement l'imprimé dans
à SaintHroits; elle ne m eft pas tombée fous la main.
différens en-
inventorié, comje prie Daubonneau de m'indiquer le tire proclamiatien du
du IO:
a vu une proclamation du rojuin.
regiftre où il
Daubonnean:Je ne connois pas le titre du
a proclamarion fur la table; j'avois vu
regiftre; j'ai vu
Domingue : je l'ai recherchée inutilement l'imprimé dans
à SaintHroits; elle ne m eft pas tombée fous la main.
différens en- --- Page 150 ---
Sonthonax : J'obferve qu'il eft fort éronnant que
bonneau prenne conroiffance de mon regiftre.
DauDarbonneau: : La commifion a varrêté que les pièces feront
communes; il s'agit de favoir fi cette proclamation.eft
les regiftres, ou fi elle n'y eft pas.
dans
Le préfident : Lorfque vous indiquez
miflion le fair rechercher; mais il
précifément, > la compas dansle regiftre : produifez la proclamation. paroit qu'elle ne fe trouve
Daub.nneau : Ce regiftre, qui peut être commence le
péut recéler des proclamations du 4 & du 53 ces
13,
font point en règle.
regiftres ne
Sonthonax : Il peut fe faire que j'aie ordonné la levée
d'une contribution de 200,000 liv. fur Jérémie,
indemnité des dépenfes des troupes de la
pour
dans cette commune pour le rétabliffement République de envoyées
eft poflible que j'aie ordonné, de concert avec mon l'ordre. Il
Polverel, une impolition de 200,000 liv.; mais collègue
que cette contribution n'a jamais été
je déclare
mais aucun délégué de la
payée 3 car jade leur part, n'ont pu pénétrer République, à Jérémie: ny les aucun envoyé
ont pu entrer, & ils ont été bien reçus. Anglais Je défie feuls
colons a nier ce fait.
les
Daubonneau : Je ne nie pas que les armées de la
blique ne font pas entrées à Jérémie après cette
Répution; mais je fuis bien certain que la proclamation exifte. proclamaLe préfident : Pour l'objet actuel cela. eft inutile, fi vous
convenez que la fomme n'a pas été payée. . . .
Daubonneau: : Pardonnéz-moi, c'eft une preuve des moyens
qu'employoient Polverel & Sonthonax pour envahir
fortunes particulières; ils ne font pas entrés à
les
vous voyez qu'ils y éroient entrés. II eft clair Jérémie, mais
troit à finftant les habitations des citoyens les qu'on féqael-
& cela pour une fomme de 200,000 liv. Ili réfulte plus riches,
ce que.j'ai dit & bien prouvé, que les fommes
de tout
verfées dans la caiffe générale de la colonie étoient qui ont très- été.
confidérables; que les différentes impofitions
la fomme trouvée dans la caifle de la fociéré forcées, que
ont été verfées dans la caiffe générales
la populaire, fomme
450 mille liv. impofée fur le
que
de
dans la caifle générale;
les Pore-au-Prince a été verfée
que
différentes contributions des
que les fommes
de tout
verfées dans la caiffe générale de la colonie étoient qui ont très- été.
confidérables; que les différentes impofitions
la fomme trouvée dans la caifle de la fociéré forcées, que
ont été verfées dans la caiffe générales
la populaire, fomme
450 mille liv. impofée fur le
que
de
dans la caifle générale;
les Pore-au-Prince a été verfée
que
différentes contributions des --- Page 151 ---
paroifes ont été verfées 147
produit des habirations
dans la caiffe générale;
générale; que les birimens féquelirées de a été verfé dans la que le
Caxas, ne faifoient d'autre
l'Erat,
caille
férens endroirs de la
métier que d'aller noramment dans le Laspar Sonthonax 5 ils colonie, adreffés aux recéveurs les difprovenoient de ces prenoient les denrées
nommés
à un centre
différentes
& Fargent qui
eenlidérables, commun, Les contributions, & les
& je
impofitions ont
portoient
tous ces calculs
crois l'avoir
donc été bien
&
que, pendant
démontré. Il réfalte de
maintenant Sonthonns, ils ont da roucher Tadminilration de Polverel
parce
Iemploi de ces
2go millions.
que, s'étant
fommes; ils doivent Je-demande
les adminifrations arrogé fous tous les pouvoirs, ils
le favoir,
de prouvé dans le cours des leur main, comme cela avoient vous toutes
dettes à la colonie, fi débats. Si on
a été
Ont pourroit aifément
les troupes avoient n'avoit pas créé
ont été nécellaires concevoir que ces différentes éré
fommes ont été
pour fatisfaire aux
RRSs
Je demande verfées par leurs ordres, dépenfes; &
mais ces
fidérables crébes quel en a été T'emploi.
fous leurs yeux.
à la commifion pour la colonie. llya des dettes conparle.
ce que font
Sonthonas doit
Après avoir clairement devenues les fommes indiquer
palle, je crois avoir
démontré od ces
dont je
pidé le tréfor public, pu & facilement juftifier fommes ont
J'obferve, en outre,
envahi les fortunes qu'ils Ont dilaj'ai parlé, ily a eu des Ruindépendimmene des parrieulitres.
venir aux dépenfes de la traites tirées par Wanre fommes dont
pour la fomme de 20 millions colonie, fur le tréfor pour fubSonchonas : J'obferve, fur 600 le & quelques mille public,
produifent les colons,
matériel de la livres.
ordonnareur-cival de la que c'eft un mémoire fait par pièce que :
timore, & qu'il eft
colonie, qu'il a été
Wauies
parti fans avoir rendu F'ouvrage d'un
imprimé à BalDuny: Je vais
fes comptes. adminifrateur fugitif &
qui ont été tirées vous fur les donner encore une preuve
dans un mémoire relatif Erats-Unis, J'en
des traites
çaife de
à Tadminifration de trouve la la preuve
sivil de la Sain-Dontngue, colonie.
publié Par Wante, partie franSonthonax : Par un
ordomnateur.
adminlrareur dont les dilapida-
u F'ouvrage d'un
imprimé à BalDuny: Je vais
fes comptes. adminifrateur fugitif &
qui ont été tirées vous fur les donner encore une preuve
dans un mémoire relatif Erats-Unis, J'en
des traites
çaife de
à Tadminifration de trouve la la preuve
sivil de la Sain-Dontngue, colonie.
publié Par Wante, partie franSonthonax : Par un
ordomnateur.
adminlrareur dont les dilapida- --- Page 152 ---
tions doivent être foupçonnées d'après fon émigration.
C'eft ce compte rendu, & imprimé à Baltimore, qu'oiz
produit contre les commiflaires civils; il rend fort aifément
fes comptesà Baltimore, Etat du Maryland.
Duny: Sonthonax appelle énigré ce Wante, auquel, deux
fois, ila ordonné de prendre les rênes deladminifration. Vous
verrez les complimens éternels de Polverel & Sonthonax à
ce Wante; vous verrez fes lettres, date par date, écrites à
Sonthonax. Il vous fera facile de vérifier la vérité des faits.
Je vais donc vous lire le mémoire, page 10, afin que Suathonax n'ait plus à tergiverfer là-deflus.
Sonthonax : Je prie la commiflion d'interpeller Daubonneau..
Duny: : Vous trouverez dans ce recueil deux ordres de
Sonthonax à Wante, de reprendre ia direction des finances;
vous verrez dans ce mémoire que Wante a fui de la cOlonie, quand, après avoir été l'infrument paflif de Sonthonax dans la colonie, il a vu qu'il alloit être brifé',
parce que les tyrans brifent les inftrumens dont ils fe fervent;
vous verrez le ftratagème dont il fe fert pour fuir de la
colonie. Il prétexte la conduite d'un ami, l'accompagne
jufqu'au-delà de la porre, du fort Pikclet, fouhaite le bon
jour à Sonthonax, & pafle aux Erats Unis.
Je demande à Daubonneau s'il n'ef pas à fa connoiffance que Wante eft fugiuf aux Erats-Unis.
Leprifident: Ainfi le mémoire eft imprimé à Baltimore.
Diny: Oui citoyen.
(II lc lit:)
Compte rendu par Wante.
A mon arrivée au Cap; jy, trouve cncore le citoyen
Malle qui n'avoit pu julque-là obtenir fon congé; il l'obtint, après avcir rendu compte de l'emploi des fonds
la durée de fon fervice. M. Bourdon, fon
pendant des
mains duquel je le pris, partit pour aller intérimaire, rempir au
Port-au-Prince les forctions d'ordonnatcur de T'Ouelt.
de jours après fon départ, je fus informé que cet officier Peu
avoir été arrêté par un corlaire, & conduit à la Jamaique;
il
it pu julque-là obtenir fon congé; il l'obtint, après avcir rendu compte de l'emploi des fonds
la durée de fon fervice. M. Bourdon, fon
pendant des
mains duquel je le pris, partit pour aller intérimaire, rempir au
Port-au-Prince les forctions d'ordonnatcur de T'Ouelt.
de jours après fon départ, je fus informé que cet officier Peu
avoir été arrêté par un corlaire, & conduit à la Jamaique;
il --- Page 153 ---
il s'étoit
nationale, quej'envoyois chargé de 450,0co de traites fur la tréforerie
jai ignoré > & j'ignore pour le fervice de fon
cet
départemenr;
envoi.
encore, quel a été le rélultat de
Les fonctions d'ordonnateur
entre les mains de M.
de l'Oueft reftèrent donc
ont affoibli
Dezelt, dont les infirmités &
difficul:é des néceflairement communications la bonne volonté & le zèle. l'age La
le Nord & l'Oaelt,
& de la cotrefpendance entre
nouvelles. Je ne reçus, m'empécha dans
d'en recevoir fouvent des
deux lettres de cet ordonnareur, l'efpace de cinq femaines, que
province du Sud. Me voyant
& pas une feule de la
au département du
denc prefqu'entiérement borné
je trouvai d'abord Nerd,Jy une infinité tournai tonte mon application :
prédéceffeurs fentbloient avoir d'affaires arriérées, dont mes
glement; je me fis un devoir pris plaifir à éloigner le réj'en terminai beaucowp
d'y confacrer tout mon
fans ménagement celles d'antérieures dont
au 20 juin; temps;
fufifammene
les réclamations
j'écartai
de commerce appuyées, Je fis délivrer à diverfes n'étoicht pas
fous les précédentes américaines, en paiement de fournitures maifons faites
mille gourdes de délégations adminiftrations, fur
pour environ cent
envers la France; il m'a
la dette des Enats-Unis
bourler ceux qui avoient parir jufte de faire fervir à
une portion de la créance contibué à alimenter la
remcet ufage. Je profitai,
que la nation avoit confacrée colonie, à 5
dation, de l'ouverture pour employer ce moyen de
mandant au général &
me fit le miniftre Genct, liqui- en
en
lettres écrite
PE moi,
d'aider la
en commun, qu'il avoit réponfe à une de nos
conftamment colonie, que le fecours des peu d'autres moyens
victime
dans mes
de délégations; il a été
de fon dévouement principes,
ne rendre
fa confiance dans les
pour la chofe publique, perfonne ou de
pouvoir donner aux adminiirateurs. J'ai cru
ne
de
Américains
d'ailleurs
la gratitude des colcns pour les une plus grande preuve
obtenus, fr
qu'en allignan: lexr
fecours qu'ils en ont
une dette qui devenoit paiement dans leur
puifqu'ils contribuoient à
tout naturellem: nt RuR pays
Domingue n'avoit
Tacquitter, &
gage,
la sûreté des
aucun autre moyen de puifqu'enfin fe libérer. SaintIome IX. créanciers, j'ai fait concourir à CCS
Pour
Quetrevinge-snianme liyraijon,
délégations
L
uve
obtenus, fr
qu'en allignan: lexr
fecours qu'ils en ont
une dette qui devenoit paiement dans leur
puifqu'ils contribuoient à
tout naturellem: nt RuR pays
Domingue n'avoit
Tacquitter, &
gage,
la sûreté des
aucun autre moyen de puifqu'enfin fe libérer. SaintIome IX. créanciers, j'ai fait concourir à CCS
Pour
Quetrevinge-snianme liyraijon,
délégations
L --- Page 154 ---
ise
le commiffaire civil, & j'ai donné à ces titres un caractère
d'authenticité, tel qu'en fappofant
impoflible que le
congrès ne voulût pas faire les olia de ces délégations,
dans quelque fituation que puffent fe trouver les finances
de la métropole, rien ne pourroit empècher les porteurs d'en
réclamerle paiement de la tréforerie nationale.
La feule maifon Coopman & Cie obtint pour cinquante
mille gourdes de délégations, &, pendant ma courte adminiftration, j'ai fait régler le tréforier en exercice, pour -
plus de 1,200,000 liv. d'ordonnances, dans lefquelles il s'en
trouva pour environ 800,000 expédiées par duplicata,
cette maifon m'affura en avoir perdu les originaux parce dans
l'incendie du Cap.Jaid'auitant; plis facilement pu en faire expédierleduplicare, gnelearegihiraguicouthargenrlenhmaifons
de cette mailon fe font trouvés au magafin général.
Si l'état de la colonie m'avoit permis de refter chargé
dufervice, fansdoutejauroise waiinumator-Huen
les délégations dont il s'agit; car je ne me diffimule pas que
j'ai laifle en arrière plulieurs réclamations faites par des
maifons américaines, quoique dans le fond elles fuflent
très-légitimes 2 2 mais parce que les pièces qui m'étoient
préfentées n'étoient point en forme. Il fera d'autant plus
jufte que le congrès & le miniftre de France viennent au
iecours des perfonnes qui fe trouveront dans ce cas,
dans l'état de, fubverfion dans lequel Saint-Domingue que, eft
aujourd'hui plongé, elles feront dans la double impollibilité
d'ètre payées &c même d'avoir des titres en forme.
La féance eft levée.
Le regifre des préfences effigmé, J.Ph. GARRAN,pref
dent; MOLLEYAUT, GREGOIKE, DABRAY,
F. LANTHENAS,
MSRLINO,
ours des perfonnes qui fe trouveront dans ce cas,
dans l'état de, fubverfion dans lequel Saint-Domingue que, eft
aujourd'hui plongé, elles feront dans la double impollibilité
d'ètre payées &c même d'avoir des titres en forme.
La féance eft levée.
Le regifre des préfences effigmé, J.Ph. GARRAN,pref
dent; MOLLEYAUT, GREGOIKE, DABRAY,
F. LANTHENAS,
MSRLINO, --- Page 155 ---
I5I
Du 27 Thermidor, l'an troifème dela
& indivifible, Reubigsefranpuje une
L. rédaéion des débats
eft lue & adoptéc.
recueillis dans la féance d'hiet
Les ciroyens
Clauflon, font ablens. Page, Larchevefque : Thibaid, Senac &
nationale Sonthonax : Si quelque chofe doir
fera
& les leckeurs de nos
étonner la Convention
fans doute l hardielfe des interminables débats > ce
parée avec la.mullité de leurs allégations des coluns, compant fur-tout fur le dixième preuves; chef
ce contrafte eft frapcomnillion a entendu accufer les d'accufation. Lorlque la
dilapidé les finances de la
commiffarescivils d'avoir
tunes particulières, elle a République, dû
& envahi les foreolons produiroient des pièces.à s'arrendre fans doute que les
elle a dû s'attendre que les- colons T'appui de cès
reaux
accufations;
en règle, des écats de recette produiroient & de
des bordedébatroientces états qui
dépenfes, qu'ils
plus forte que celle qui a prouveroient été
que la recette a été
ont été ruineufes, faulles Ou indiquée e, que les
de cela, qu'on faicles colons faites contre les lois. dépenfes Au
? Ils ont
lieu
> des allégations vagues, des donné calculs ici, commae des
ErTati réfulars
cullion fur le extravagans dixiène : voila ce qui réfulte hypothetiquess de
une marche shre, ils chef. Il me femble que pour leur difdireéte des
cuffent dû prouver.que
établir
des commiflaires finances de la colonie avoir bib entre Tadminiftracion les
donnareur ou de civils, qu'ilsavoiese fait les fonétions mains
lités ils devoient des recevêur > & qu'enlune de ces deux d'orcette première partie, compres ils de finances; après avoir quaviens de. le dire, produire auroient da de fuite, comme prouvé
des bordereaux, des états de je
Lz
te des
cuffent dû prouver.que
établir
des commiflaires finances de la colonie avoir bib entre Tadminiftracion les
donnareur ou de civils, qu'ilsavoiese fait les fonétions mains
lités ils devoient des recevêur > & qu'enlune de ces deux d'orcette première partie, compres ils de finances; après avoir quaviens de. le dire, produire auroient da de fuite, comme prouvé
des bordereaux, des états de je
Lz --- Page 156 ---
tj2
tecettes & de dépenfes, contredire & débattre les comptes
qu'ils auroient produits. Les. colons n'ont rien fait de tout
cela; je pourrois donc, à la rigueur, me difpenfer de répondre à leurs allégations, parce que, où ilny a pas d'acculationmotivée, il n'ya pas néceflité de
:
comme je dois à la commillion des colonies juftification des
mais,
mens fur les reffources dela colonie, &c la manière renfeigne- dont
furveillé les finances, je tâcherai de les lui donner en
j'ai
dan: aux colons ; & au lieu d'allégations,
réponrâcherai de produire des pièces officielles
d'hypothèfes je
nées des colons eux-mêmes : voilà comment auhentiques, me émade les combaitre.
je
propofe
J'oblerverai d'abord, fur le premier point >
ne dois
aucune efpèce de compte à la Convention que nationale je
des
finances de la colonie de
un compte en finance, il Saint-Domingue; faudroit avoir 5 adminifiré car, pour devoir
ment las finances; il faudroir avoir été ordonnateur diredteceveur de la caiffe publique; or, il a
été ou remes principes, il n'a jamais été dans ma toujours
contre
ner des dépenfes. Je favois, Jorfque je fuis conduite d'ordon- la
lonie, quellss étoient les intentions des colons parti ;
cOm'avoient précédé à
ESAr lettres
devois étre en garde Saint-Domingite contre leurs
: fignalé J'ai par eux, je
l'air peftilenriel des caiffes,
attaques.
toujours fui
pidations eft la manierela plus parce adroite que l'accufation de dilafareurs des hommes publics pourles faire qu'employent les accuun homme a fait des
fuccomber; quand
une elpèce de réputation clotssmmaedinaits, & de renomiée dans lorfqu'il" les a. eu
les accufateurs l'ont toujours inculpé de affaires
EL dations,
dilapiI'emploi des concullion deniers
d'exaction, & fur-tout d'abus dans
publics. C'elt-là la raifon
je me fuis toujours éloigné de toute
de pour laquelle
ou de geftion
efpèce manutention
niffent des
financitre; jufqu'à ce que les colons fours
donner à toutesles preuves du contraire, je n'ai pas de réponfes à
dos dilapidarions qa'ils allégations qu'ils ont faites relativement à
thédianes. Je dis plus: prétendent fonder far des caléuls hypoles finances, quand j'aurois quandf'aurois adminifré directement
n tcur,de re
rempli les fonéions d'ordonBarce que los ccercur, colons je ne ne fonc devrois pas de compreaux colons,
point les commiffaires du corps
toutesles preuves du contraire, je n'ai pas de réponfes à
dos dilapidarions qa'ils allégations qu'ils ont faites relativement à
thédianes. Je dis plus: prétendent fonder far des caléuls hypoles finances, quand j'aurois quandf'aurois adminifré directement
n tcur,de re
rempli les fonéions d'ordonBarce que los ccercur, colons je ne ne fonc devrois pas de compreaux colons,
point les commiffaires du corps --- Page 157 ---
légillarif la
poar les recevoir ; 153
commilion des
je ne devrois mes comptes qu'a
devrois point,
colcnies, qu'à la
que fur les encore urie fois, aux colons; Convention ; je n'en : je devrois n'en
financière. Comme inculparions qu'ils me feroient dans la
tivées, je déclare ces accufations ne font aucunement partis
que je n'ai point que je ne dois point yrépondre,
moqu'en fecond lieu, les adminiftré les finances de la 1".parca &
compte de ces finances, eullé-je fi adminiftrécs, je ne colonie, dois aucun
nale.
ce n'eft à la Convention natioLes colons; dans la
des revenus de la colonie difeuffion, ils ont fait un tableau
leurs calculs
;
ont pouffé
exagéré
état de
julqu'à élever les revenus del la lablurdité de
difent deuelie, qu'ils avouent
colonie, dans un
tous les
dévaftée comme
Tefpace de
jours, 3 à deux cent
ils vous le
tration,
21 mois, temps qui eft cinquante celui de millions dans
17 juin c'eft-a-dire, depuis le 17 feprembre mon adminif-.
feroit de 1794, c'eft-a-dire que le revenu
1793, jufqu'au
tiers de la plus de 125 millions par an, depuis actuel de la colonie
la ville du province du Nord ont étéi incendiés que les deux
talité de la Cap a éxeincenidice, dlepuis que la J dspuis
par. an
province du Sud a été
prelque
ds
feroienr donc le réfulrar des incendice; 125 millions"
2t.a dans le temps de la plus grande revenus coloninux, tandis
a été évalués à 30 millions !
profpérité à peine fe
couverte de*
ainfi, depuis que la colonie
ravagé fes champs, "defalires, fes finances' depuis que la guerre civile a
érablifemens dérables que dansle termps ot elle font éroir devenues plus confiDaubonneau n'avoient encore rien fouffert Bionifante de
que fes
da
a dit d'aberd que la
la révolution.
des denrées produire IS millions malgré F'infériorité fabvention de du quart 2
& voici quelle coloninles, faite Parla
l'efimarion
il attend fans a été la bafe de fon commiflion calcul. Il Linrerniédinire,
revenus de la doure qu'on le croie furfa
a altaré, &
lions : en province du Nord, en
parole, que les
1789,
I
180 millions fuppofant, J a-t-il dit enfuire étoient de rSomil
fut réduit à Un tiers
> que ce revenu de
civile, il en a conclu que lz par le réfultat de la
s'élever à 15 millions. Pour fubvenrion du
guerre
ferai aucun calcul
répondre à Daubonneau, quart , devoit je rie
hyporhetique; je citerai un homme qui
L 3
en
parole, que les
1789,
I
180 millions fuppofant, J a-t-il dit enfuire étoient de rSomil
fut réduit à Un tiers
> que ce revenu de
civile, il en a conclu que lz par le réfultat de la
s'élever à 15 millions. Pour fubvenrion du
guerre
ferai aucun calcul
répondre à Daubonneau, quart , devoit je rie
hyporhetique; je citerai un homme qui
L 3 --- Page 158 ---
a calculé non-feulement les reverus de la partie du Nord,
mais de toute la colenie: c'eft Hillant-Dauberteuil, Dans
le premier volume de ies confidérarions fur Sain-Domingue,
page 62, ilporre le revenu de la colonie à 82 millions, , en
lucre, café, cacao & autres dehrées coloniales;"je fuppofe
que depuis le temps oà Dauberteuil a écrit, & ce temps
eft tres-moderne : puifque c'eft après la guerre de l'Amérique qu'il a écrit : je fuppofe que les revenus fe fcient
accrus de cent millicns, ce qui feroit 180 millions. Il fe
trouvera, en fuppolant que la province du Nord
le tiers du revent : que fa, portion étoit de 60 produisir.
mais, les deux ticrs de cette province ayant difparu seillions; par l'incen-tie, la totalité de fon revenu fe trouve réduite à 20
millons; 3 d'oh il s'en fuivroiz que le quart de 20 millions
érant de 5 millions, ia fubvension du quart n'a dû produire
de que 5 millions; ainii, fur IS millions, en voilà déjà dix.
fupprimés, en prenant pour bafe une augmentation
grefive de cent millions fur les calculs
cn
FmEmainE
teuil, fuivant enfitite, pourf'érat adtuel de la colonie,
les calculs de Daubenneau.
Mais, fi Daubonneau, > au lieu de prélenter des calculs.
fondés far des hypothèfes, avoi: pris la peine de faire le
relevé des bordereaux de recettes & de dépenfes de la fub-;
vention du quart, imprimés dans le Moniteur, il auroit
fe convaincre que jamais le produit de la fubvention n'a Ea
au-delà de 2,505,000 liv. Daubonneau atroit dû vous
fenter ce calcul, parce qu'il éroit facile à faire : en fait pré- de
comptes de finance il ne singi: pas d'hypothèfes, il faut des*
réfultats appuyés" fur dcs chiffres: il faur des états authentiques. Quilcopie les ératsde la fubvention, il verra qu'ils
n'ont pas été au-delà, Ainfi, au lieu de
millions, c'eft
à 2,500,000 liv. que s'eft élevée la etLe & qu'ilfaut
porter en ligne de compte pour. la province du Nord. Il eft
même impollible que cette fubvention ait ru s'élever à
2,500,000 liv. 2 parce que les paroilfes de la Marmelde, de
Phifance & du canron d'Emery étant plus près des Gonaives quie des Embarcadaires de la province du Nord,
profitant d'ailleurs de la libre circuiation avec les provinces.
de Y'Oueft, faifoient écouler leurs denrées par les ports de.
l'Ouef, cefta dire.par celui.desGomaives, afin de fruftrer
que cette fubvention ait ru s'élever à
2,500,000 liv. 2 parce que les paroilfes de la Marmelde, de
Phifance & du canron d'Emery étant plus près des Gonaives quie des Embarcadaires de la province du Nord,
profitant d'ailleurs de la libre circuiation avec les provinces.
de Y'Oueft, faifoient écouler leurs denrées par les ports de.
l'Ouef, cefta dire.par celui.desGomaives, afin de fruftrer --- Page 159 ---
le fifc de ce' qu'on
ISS
foit au
prélevoit Ces foit au Cap, foit au Mole -
leurs denrées Fore-Dauphin. par le
trois paroilles faifoient écouler >
Nord s'en trouvoir fruinée. port C'éteit des Gonaives 2 la province du
faitement intactes qui auroient le ces rrois provinces parde la province du Nord. Daubonneau plus fourni à la fubvention
fefimation des denrées coloniales,
s'eft plaint de la mécommiflion
comme il d'après un arrêté de la
je vais vous intermédiaire; le lire d'après l'extrait eft extrémement court,
fonnerni enfuite d'après cet arrêté. du Moniteur, & je raiArrité de la commiffion
intermédiaire, du 3 mai,
e Un des commiffaires de
courant des
finances fait le
palité
denrées au Cap > par une lettre rapport de la du prix
font rafemblés accompagnant celle des négocians de la ville municifur lefquels la pour fixer les prix, > à l'effet d'établir qui fe
fubvention
ceux
pendant les mois de mai & extrordinaire doit être
> La commilion,
juin.
perçue
commillaires de finances, après avoir entendu le
de
3> Que l'eftimation , a arrêté & arrête : rapport fes
extraordinaire, pour la des denrées feumifes à la fubvention
dant les mois de mai & perception juin, eft & de ladite fubvention pen-
>> Le facre rerré .
. à
demeure fixée, favoir:.
>> Le fucre bruc
à 70 liv. le cent.
>> Le café . a
à 40 liv. le cent.
>> Lindigo o
IO fols la livre.
>> Le coton .
à 5 liv. la livre.
59 Le cacao .
A à 120 liv. le cent.
>> Le
.
a 6 fols la livre.
>> ttz . .
* a 4 liv, la velte.
>> Arrête
2C0 liv, la
en outre que le; préfent fera Barrique,
Tinfpectenr de ia
dansle jour notifé à
fuire à qui de droit, fubrention, & veiller à pogr fon êrte par lui notifié de
:
exécurion.
Vous voyez dans cet arrêtd
diaire, en fixant le prix des denrées que la commifion intermélinftrument pailif de la
coloniales, n'eft
municipalité & de l'aflemblée
L 4
en outre que le; préfent fera Barrique,
Tinfpectenr de ia
dansle jour notifé à
fuire à qui de droit, fubrention, & veiller à pogr fon êrte par lui notifié de
:
exécurion.
Vous voyez dans cet arrêtd
diaire, en fixant le prix des denrées que la commifion intermélinftrument pailif de la
coloniales, n'eft
municipalité & de l'aflemblée
L 4 --- Page 160 ---
négocians du Cap. Dans l'arrêté qui crée la fibvention du
quart, la commiflion avoir ftatué que la fixation des denrées
pour le payement de la fubvention en argent, ieroit établi,
d'après un prix moyen donné par les négocians du
vifép Parlaminicipalié, & enfuite fixé perla commiflion Cap, intermédiaire, Ainfi, la commiflion, en fixant le prix des denrées
peur établir la fubvention, ne fuivoit que le tarif érab-li par
les négocians du Cap & ia municipalité de cette ville. C'étoit
un COUIS de denrées établi fur le pied des tranfactions commerciales. La commiffion ne faifoit que le fixer
le
tarif de l'affemblée des négucians du Capa-la d'apres
de cette ville.
municipalité
Verneuil : Je demande que Sonthonax produife le tarif
& la délibérarion des négocians du Cap > qui fixe les denrées
au taux dont il vient de parler..
So thonax: Je peux me difpenfer de répoudre à cette interpellarion, parce que, quand même la; commiflien intermédiaire fe feroit trompée fir la fixation da prix des denrées,
tout ce qui concerne la fubvention HC me regarde pas: Mais
je n'ai à produire ni T'arrêté de la municipaliré, ni celui des
négocians. Eile eft relarée & vifée dans T'arrêré de la commiflion intermédiaire que je vous ai lue. Allez la demander
à la comillion intermédinire. Daubontieau a dit que les
congibeudionspatioigues ont produit 5,075,000 liv. 5 il s'eft
fondé, pour cette affertion, fur une lettre des commiffaires
civils, datée du 16 avzil, qui, felon lui, prouve
cette
époque les termes échus des contributions pacriotiques qu'à votées
par les communes de l'Oueft & du Sud,*alloient à
d'un million. Je vais lire la lettre: j'en tirerai enfuite pluis les
confequences; mais je crois que vous l'avez lue.
Daubonneau : Oui.
Sonthonax: Toute entière :
Daubonncau : Il réfulte de cette lettre, de l'aveu des commiflaires civils, s que les termes échus de ces
fe montcient à un million au mois d'avril 1793. contabutions,
Sonthonax : Je fuppofe la chofe aulli vraie que l'ont
calculée los commifiaires civils; je fuppole en effet que les
termes échus de ces contributions s'élevallen: à un
on ne
million,
pourroit pas en conclure que la totalité de ces contributions fe montât à 5,075,000 liv. Cat, depuis quatre
iflaires civils, s que les termes échus de ces
fe montcient à un million au mois d'avril 1793. contabutions,
Sonthonax : Je fuppofe la chofe aulli vraie que l'ont
calculée los commifiaires civils; je fuppole en effet que les
termes échus de ces contributions s'élevallen: à un
on ne
million,
pourroit pas en conclure que la totalité de ces contributions fe montât à 5,075,000 liv. Cat, depuis quatre --- Page 161 ---
mois elles étoien: érablies; 157
exigible. Si le tiers"de CCS un tiers de ces contributions éroit
totalité ne doir être que ve trois centributions eft d'un
la
au
millieon,
calcul de
millions. Ellesfoni
faires civils, Dauhonemu; & d'aprés la lettre des inferieurcs
millions
mille qu'il livres. a prife Je pour bate, elles le font commif- de daux
polant qu A7auii euffent été de vais plus loin : c'eft qu'en
Dashonnenu n'a
5 millions & au-dela, fuptions parrioriques pas rapporté la preuve que ces comme
tout le monde fait ayent été verfecs dans le tréfor, conribu-.
autre chofe de le qu'autre chofe ef de promettre comme
& non
payer, il refleroit
limpot &
votées prouvé, que les prodnirs des toujours trèr-incerrain
dans la par cailfe les paroiffes de TOueft & contriburions du
pattiotiques
de la République. 1l faudroit Sud,fulfent entrées
commencaflent tions
par prouver que le produir de que ces les colons
de difcuter ratriotiques Gi ce eft entré dans les cailles de la
contribu-
-
Sur les contributions produit a été bien ou mal émployé. colonie, avant
le produit d'use fubvenrion patrioriques établie de l'Oueft & dus Sud,far
pour le payement de ia gendarmeric. à la oh-der-Boustes
quelque chofe de plus, str que les calculs nationale, , nous avons
Daubonnenu & la letire des
hyporhériques de
des érats, provenant tant des commiflaires habirations civils, Je produis.
mier conrributions mai
patriotiques de la
lequeftrées que des
des magafins 1793 jniqu'au 3 juillet fuivant. fubvention: C'eft depuis le
le prede ln Republique pourla ville da mouvement
feulement; ; il préfente le tableaur des
Pore-anPuince
ques de Legraney dir Pétitcontributions patriotiau Port-auPinee,
Goave, & des biens
,
U réfulte par les PArchaye, Léogane & le
lequeftrés
denrées dans les récapirulations mngafins de la générales de Grand-Goure. l'entrée de ces
mois 'de
depuis le premier République, qu'en treis
juillet Temne il n'eft entré dans mai le 1793 jufqu'au 31
Fircre bariques de fucre terré, 335 bariques magalin &
que quatre
brut, 15 boucauts I 841 facs de
un tierçon. de
ballorin de coron, & 90 boucauts de café, 12 balles & ln
Faprès cet état général, certifié
les frop. Vous
tion délivrés par le
par
états dadminifra vovez,
rendu parfordonnarewr gardo-magatin, Wante,
& annexé au
mais au Port-au-Prince,
rendu non pasà compre
Teme eIX.
> lors de la premicre addition; Esinmores il
Quatrevingt-uniine liyraifon.
Ls
de coron, & 90 boucauts de café, 12 balles & ln
Faprès cet état général, certifié
les frop. Vous
tion délivrés par le
par
états dadminifra vovez,
rendu parfordonnarewr gardo-magatin, Wante,
& annexé au
mais au Port-au-Prince,
rendu non pasà compre
Teme eIX.
> lors de la premicre addition; Esinmores il
Quatrevingt-uniine liyraifon.
Ls --- Page 162 ---
réflte,dis je,que les contrburions patriotiques du GrandGoave & du Perit Goave, de PArchaye, de la Croix-desBouquers & du Porrau-Prince, ainfi que les'biens fequeftrés
de ces mômes puoifes, n'avoient produit qu'une bien petite
quandité de denrées, bien inféricure > bien au-deffous de ce
qu'a voulu vous faire croire le citoyen Daubonneau, lorfgu'il vous a parlé de l'immenfité des produits des habirations
fequettrérs. Si, comme Daubonneau la avancé,les commiffaires civils avoient fait le féqueftre injuftement des habitations; les produirs des habitations féqueftrées auroient pu
fe monter à des fommes énprmes. Si les commillaires
avo,ent ordonnél ie féqueftre des propriérés dontles poffeffeurs
avoleit envoyé & produi. des cerrificats de rélidence, certes,
nous anrions pi léquefbrer las deux tiers des revenus colonianx, & alers la quantité de denrées fournies dans les magalins.et été immenfe; mais ceia n'auroit pas accru les
produirs,car tout le monde fait que les denrées colonialesne
faproient avoir de valeur que par l'exportation, & qu'en
temps de guerre l'exportation. étant nulle, les ports ayant
éé.hlqués, le fucre & le café.n'ont aucune efpèce de
cours ni de valeur. Mais j'ai à adminiftrer'à la commiflion
des colonies une preuve matérielle que les commiffires civils
on: été très jultes, très-rigides dansTobfervatrion des lois fur
lo, féqueftre, & que jamais un fequeftre n'a été fait injuftement. Je vais vous produire à cet égard une lettre tirée
de n S regiftres.
Verneuil: Je demande à parler fur le materiel. Je dis
la
Sonthonax vient de cirer eft une pièce
&
deatr
pièce.que
al erée par lui, & je demande que communication nous en
foir faire.
Sonthonax : Je prie la commiffion d'ordonner quelay pièce
fera a l'initant vérifile, en relifantla partie du procès-verbal
qui concerne ce que jai la fur le mouvement du magalin;
afin qu'il foit certifié que les colons feuls font des pièces
faufles.
Verneril: Sohrhonax nous produit une prétendue pièce
officiellesie n'v vois aucune fignature, ni duigande-magatin,
ni du commiffaire - ordonnateur Wante. C'efl un rableau
que Sonthonax a produit 3 & je n'ai pas eu tort de dire que
ceite pièce eft fauile.
concerne ce que jai la fur le mouvement du magalin;
afin qu'il foit certifié que les colons feuls font des pièces
faufles.
Verneril: Sohrhonax nous produit une prétendue pièce
officiellesie n'v vois aucune fignature, ni duigande-magatin,
ni du commiffaire - ordonnateur Wante. C'efl un rableau
que Sonthonax a produit 3 & je n'ai pas eu tort de dire que
ceite pièce eft fauile. --- Page 163 ---
avez Sonthonur: ditquej'avois Ce n'ef pas là ce que vous avoz dit; vous
qu'on vérifie
aliérél la pitce en la lifant. Ilefe ellentiel
fi j'ai aléré la pitce, en
a éré écrit par les tachygraphes.
y comparant CO qui
Poir réporidre à ce que Vemeail vient de
que ha-Tièce eft fisnécpar le garde megafin & dire, le je dis
faire chargé du dérail" & qu'eileseft annexée
commif
rendu
Wante dans la province de
au compte
tures boet imprimées
I'Caelt. Les fignaque les
au bas de chague étar. C'ef ainfi
de
compres imprimés ont éré diftribues. Le
ce compte fe trouve dans. ls arclives de la
double
des colonies, dans les papiers nlatifs à Polverel, commifion
chargé de la province de IOvef. Hier
qui'étoit
Por:- au- Prince m'a cemmuniqséce
>. un ciroyen du
imprimé au Potrau-Penst.chcs Tonnens. compte rendu; ile eft
qui y font annexées, d'abord, létat du Voila lcs pitces
magalins & lecompre de Fadminifration de nonvement des
ce que f'ai. à répondre aux réflexions de. Verneuil. Wante. Voila
Je pafle à la lettre que jai annoncée. Le
néral près la commiflion internédiaire me demanda procuseur g6faire léqueftrer par Jes procureurs de commune les s'il devoit
tions des citoyens non réfidens, qui, après savoir
habitapremier certificat de réfidence, de le
produir un
bour de fix mois. Telle étoit la lettre renouvclioient de ln loi pas au
D'après les circonitances, je jugeai qu'il ne falloit françaife.
'cuter à la lettre; que ceux qui ne renouvelloien: pas T'exécertificars de
pas leurs
obltacles
réfidence, la
ponvoient en être empéchés. par les
que
guerre mettoit à la libre
colonie & la Métropole. Voici ma letre circultion entre la
néral.
au procureur géIilalit:
Lettre de Sonthonax au procurrur-général. di
Zz commiffion
déparremene pres
incermédiairé, 21 tiiars 1793.
Cr J'ai regu, citoyen, votre lettre de ce
le féqueftre à mettre fur les biens des jour > concernant
Jes certilicats de réfidence auront plus de nen-rélidens, Gx mois
dont
trement à la municipalité,
d'enregit-
:) Comme l'étatdé guerre oà nous nous trouvons ôte toute
currur-général. di
Zz commiffion
déparremene pres
incermédiairé, 21 tiiars 1793.
Cr J'ai regu, citoyen, votre lettre de ce
le féqueftre à mettre fur les biens des jour > concernant
Jes certilicats de réfidence auront plus de nen-rélidens, Gx mois
dont
trement à la municipalité,
d'enregit-
:) Comme l'étatdé guerre oà nous nous trouvons ôte toute --- Page 164 ---
160,
efpèce de pofibilité de renouveller
dence aux époques
les certificats de réfles
preferives, vous devez décider
circonltanccs, les biens des
qu'attendu
uil feul de ces
perionnes qui auront
filtrenicn:
cerrifieuts, ce qui fora conttaré par produit
quien aura éré fait ), ne feront
l'enrefdqueftres,
point fujes - au
Oet ainf que jo réponds à
d'aveir ordonné le fequeftre des linculpation qui m'a éré faire
pas de cersificats de rélidence. biens de ceux qui n'avoient
que je cerinerai.
Je.dépoferai cet exemplaire
Il fe troave cians le recueil de
foi pour moi, mais que les colons Wante, ont
qui ne fait pas
de la municipalité du
reccnnu, une leure
la raception de ce compte, Port-au-Prince, qui accufe à Wânte
d'eloges pour la bonié de , fon & lui paye une efpèce de tribut.
fon compte rendu,
adminiftration & la vérité de
Les-çolors Ont dit que la Frnce n'avoit pas oublié SaintDomingue; que les comités de
différerxes reprifes, 290,000 gouvernemenr Oilt envoyé, à
toute vérité, Cetre fonme piaftres gourdes; cela eft de
des colonies, ce qui fait environ monte à 2,392,500 liv. argent
fublide étoit bien léger
1,600,000 liv. tournois. Ce
Le
pour la dépenfe de la colonie.
Fort-au-Prince & le Cap, dit
impofés, le premier, à unc
Daubonneau, de
ont été
fecond, à 670,dco liv. Sur impofition 450,000liv; le
c'eft Wanre
l'impolition du
qui vous en rendra
Port-au-Prince,
trateur. Voici ce que je trouve à compte la
comme adminifrendu.
page 2 de fon compte
Il lit:
Extrait du compte rendu par
c
En attendant,
Wante.
le magafin
mon premier foin a été
Généraldece
d'approvifionner I
une tinure pour le faire.le déparrement. dirai Je n'ai donc pas perdu
bitens de la ville du
pour confolation aux haconmibution de 450,000 Port-au-Frince, liv.,
que le produit de la
civils, par. leur proclamation du impolée par les commiffaires
les pourir dans le moment ou. 24 avril demier, fervi à
une difeure, dont toure ln ville toute la colonie éprouvoit
& dont le Cap a reffenti les funefles a été entièrement préfervée,
effets.
.le déparrement. dirai Je n'ai donc pas perdu
bitens de la ville du
pour confolation aux haconmibution de 450,000 Port-au-Frince, liv.,
que le produit de la
civils, par. leur proclamation du impolée par les commiffaires
les pourir dans le moment ou. 24 avril demier, fervi à
une difeure, dont toure ln ville toute la colonie éprouvoit
& dont le Cap a reffenti les funefles a été entièrement préfervée,
effets. --- Page 165 ---
37 Je dirai, avec la certitude 161
faiplace affez heureufemenr les de n'être point démenti,
pour pouvoir, en
de fonds de cette
que
civils fur
rrespeu remps, raffirer les contriburion,
tement >, sapprovitiomnmet de cette ville &c commillaires de ce déparIc Duny : Je demande la communication
prefdent : Elle a déjà été
de la
Duny : C'eft une aurre
communiquée. pièce.
Laprefident: Ces
pièce.
ont été lues.
pièces font communes du moinent qu'elles
Sonchonasx: Vous
que la fomme de voyez, d'aptès le compte de
450,000 liv.
Wante,
anPrincens a été
impofée "fur. la ville du
achat de
employée pour les befoins de la Mond
ces prérendues comellibles de falanfons & de farines. ville &
oceafion de vous contributions de 670,000 liv. au
Quant à
prélevée par les démontrer qu'aucune contribation Cap,Jaieu n'a
tion dont il eft commillaires quefion
civils, mais que la
été
nance pour contraindre 2 les n'eft autre chofe qu'une proclamatraité avec les capitaines du habirans du Cap qui ordonleurs engagemens, lefquels commerce américain, à remplir avoient
670,000 liv. Cette fomne engagemens fe
ou quatre jours après la n'a jamnais été payée; montoient car, trois à
Cap. La plapar des négocians prociamation debireurs , arriva l'incendie du
ur-aneictete tion
& c'eft la
font allés à la Nouqui a acquirté les
Repablinue, c'eft
a
Cap, C'eft
670,000 liv. dues par Iadminiftrala
Tondonnstent qui
leshabirans du
il Republique, eff
, à en julbfier. Cer régilloit alors les finances de
fes comptestu astuellement en France; oomnarenrvismoite il à renda
Maffe,
a apurés.
Cap, à la commifion
provifeirement
par les commillaires L'apuration en a provifoirement inrerméliaite, été
qui les
comité des
civils, fauf
approuvée
finances de la
Iapprobation définitivé du
Duny : Je demande la Convention ntionale. .
produite. Vous
parole fur-le matéricl de
à Tadminitiration trouverez, de-la ciroyens, dans le mémcire la pièce
par Wanre, les raifons parrie françaife de Saintrclarif
Lc préfident : Cen'ef qui l'onr darerminé, Demingne,
pièce.
pas là parler fur le matériel de la
Duy: : C'eft fur la pièce 1
bation définitivé du
Duny : Je demande la Convention ntionale. .
produite. Vous
parole fur-le matéricl de
à Tadminitiration trouverez, de-la ciroyens, dans le mémcire la pièce
par Wanre, les raifons parrie françaife de Saintrclarif
Lc préfident : Cen'ef qui l'onr darerminé, Demingne,
pièce.
pas là parler fur le matériel de la
Duy: : C'eft fur la pièce 1 --- Page 166 ---
Le préfident: Quand on la débattra, tu feras ton obfervation: 5 mais on, ne débat pas dans ce mement-ci.
So. thonax : Les droits d'octrois, ont dit les colons, ont
diselerer, pendant mon fejour dans la colonie' > à
millions Ils ont
leurs calculs encore fur des proba- quatre
bilires. Daubonneau
produit ni les états de recette des
aT
droiis d'octrois , ni ks états de chargement des denrées eXportées, foir aux Etats-Unis, foit à la Métropole. Mais 2
roi, je vais prouver à Daubonneau que la recette des
ofrois étoit nulle, ou prefque nulle dansla colonie de SaintDomingue, non pas feulement à l'époque des défaftres qui
foncarrivés, mais même à l'époque du mois de novembre
1791, lors de notre arrivée, dans un temps où les colons
die ent que la colonic étoic foriffante. Je cire à cet égard une
pice émande des cclons eux-mémes; c'eft un arrêté 'de la
commiffion intermédiaire, 3 formée alorsd'hommes qui étoient
tOUS dans le fens des colons. L'arrêté que je vais citer a été
rédigé par Dangy, dont j'ai déjà cu occafion de vous entretenir. Ce- Daugy a éré déporié par ies commiffaires civils.
J'ai produit dans le cours des débats le préambule de l'arrêré
concernant la lubvention du quart. Jen'en extrairai que deux
paragraphes.
(Il lit, pages 588 59 du tome Gxième des débats ).
R: Confidérant que depuis long-temps les reffources des
éroits defortie furles denrées coloriales font preique nulles, s
tandis queles dépenfes les plus indiipenfables fe font accrues
dans la plus cruelle progrclion par les fecours qu'ila fallu
fournir anx malheurorfes vidlimes de la révolte Bes efclaves;
qque Pexpélient de doublerle drcit d'ofkroi, loin de produire
Teffer que laflemblée coloniale s'cn étoit promis, loin d'en
duubler la 'recerre, n'a fair gu'exciter & enhardir les chargomens fous veile, parinppes du bénéfice certain que prosuroit une contrebade néceileirement impunie dans les poris
de la Métropole; que cette mefure inditcrète d'impots toujours ilégalement érablie quand il n'eft pas décrété parle
corps légilauif national, à qui feulapparrient cet acte de fouveraineté;
>> Confidérant que cette malheureufc colonie ne s'ef foute-
gu'exciter & enhardir les chargomens fous veile, parinppes du bénéfice certain que prosuroit une contrebade néceileirement impunie dans les poris
de la Métropole; que cette mefure inditcrète d'impots toujours ilégalement érablie quand il n'eft pas décrété parle
corps légilauif national, à qui feulapparrient cet acte de fouveraineté;
>> Confidérant que cette malheureufc colonie ne s'ef foute- --- Page 167 ---
nue furl le bord de
16;
& avecla relfource l'abyme d'u que par le fecours de la
la tréforerie nationale & grand fur les nombre de traites fournics métropole;
quela continuation de ces
Ernts-Unis de
far
inlupporable à la
emprunts peut
TAmériques
s'épuite elle-mème mire-patrie, dans un devenirune temps
furcharge
francaife, & qu'il pour repouffer les ennemis de finr-tout la
où elie
fecoursquelae colouiepeut Iny a plus moven de reculer révolution
que ceite vériré, fentie anilianendreder
T'emploi des
Cap, l'avoit
par Tallembiée. recsrairedellémimes coloniale
prét, dont tous déterminée les bons à érablirune conrribution féante au
la juftice. >> .
elprits avoient réconan la nécellité 3 à titre de
&
corps Vous voyez que deux mois après notre
compofée: niminiftratirde alors
la colonic, la commiffion arrivée > le premier
colons nos acculnteurs, speiquenmsionic des partifans intsrmediaite, & des amis
droit d'ocroi, qu'elle afliroir quie les revenus
des
oniales, éroient
appelle le droit def fortie des provenant da
avoir été doubié par prelque nuls, & cependant le droit denrées cOfemblée coloniale fe permit Tallemblee de coloniale. Car,
d'ofroi
récs colonialcs pour Ja
défendre lesportarion lorfque des Y'àfEher d'une manière France, clle eut befoin,
denans que Ialfemblee tres-efieace, - nationale de doubler les dreirsd pour T'empè
He la métropele, qui feule avoit en fiir le inftrcire, contre d'ocroi, les
Hans la partie françaife de
droir
droits
roit d'oétroi fàr doablé, sin-Doningnes d'aungmenser Malgré l'oftroi
poloninles & des
maigrétous les foins des
que le
el'aven des adminitrateurs pour faire fruétifier allensblées
pul. Comment adminiftrateuts artivoie-il de la colonie,
ce droit,
hovembre
que les droirs Nleospartarenent
u'ils fe foient 1792, 2 aient été regardés comme d'odtroi, 3 au mois de
accrus
nulsen
uerre extéricure, prodigieulement
1793, &
unicarion avec la pendant que Tintarepuion pendansquinze de
moisd de
ipèce
métropole rendoit
toute combnie font dexpartauens car toutes les fois abtolament Que les
nulle toute
blogueas, les droirs'
rades de la couifquils ne peuvent fe percevoir d'octroi font
Fnt.Jail la mêie obfervarion
fur les alclumenrmlns denrées
fon. Le droir de fubvention à aRer relativennent à la qui forcs exporrées :
fe percevoit en entier far fiabven- les dens
afonnesportost rien, rien ne pouvoit ls
oute combnie font dexpartauens car toutes les fois abtolament Que les
nulle toute
blogueas, les droirs'
rades de la couifquils ne peuvent fe percevoir d'octroi font
Fnt.Jail la mêie obfervarion
fur les alclumenrmlns denrées
fon. Le droir de fubvention à aRer relativennent à la qui forcs exporrées :
fe percevoit en entier far fiabven- les dens
afonnesportost rien, rien ne pouvoit ls --- Page 168 ---
denrécs percevoir. Ona exporté les denrées chargées furle convoi; ces
chargées iur le convoi n'ont pas produit ce
aurci. nt da produire. D'ailleuts, je répète que ce
qu'elles
des caiculs
faut parlericialac n'eftpas par
à la Convention; hypothétiquesqoilf il faut icur montrer des commillion 8c
états de chargement far ies denrées forties de bordereaux, la colonie. des
étajs de recetre faits par les receveursdes oétrois.
des
à moi à produire ces états; ce font les adminifrateurs Cen'eft feuls pas
qui les peuvent produire. Piufieurs de ces adminiftrareurs
en France; j'indique le citoyen Maffe, le ciroyen
font
ordonnatcurs dela province de lOuef : lun'cità Idilinger s
à Nantes; la commiffion
les
Paris, Tautre
voir prendre des
pourra confulter, fi elle croir de+
vils
informations là delfas. Les commiffaires cin'ont eu aucune efpèce 'de manurention ni même de farveillance; carl'arrété qui crée lafubvencion du quart dans la
province les du Nord, prouvera que cet impôt a été adminiftré
de par la adminiftrateurs de la colonie exclufivement aux agens
Régublique...a fubvention du
étoit verfée
tne cailie extraordinaire dont la commiflion quart
dans
avoit uneclef, le receveur-g général une autre. Cette intermédiaire caiffe
pouvoit être ouverre aux befoins des agens de la
ne
par ul arrêté de la.
& France que
s'obrenir de verfement comailonintemnedoms. de la caiffe extraordinaire il ne pouvoir
ordinaire
dans la caiffe
> fans un arrêté préalable. fans.un bordereau de
l'ordonnateur quijuftifir des befoins.de la caiffe générale, &
qu'il n'eit précifé ce genre de befoins, le genre de
auquel le verfement de la caiffe extraordinaire devoit être dépen(e
pliqué, & jufqu'au nom des hommes à qui I'on devoit apSi la commiflion veut avoir à cet égard des
payer,
certains, je la renvoie àl'arrêté de création de la renfeignemens fubveation
7 novembre 1792,
du
Ileft vrai que les commiffaires civils n'avoient aucune ef
pèce de jurifdidion fur la cailfe de l'extraordinaire cela
ii vrai que, lorfque j'écrivis à la commiflion intermédiaire :
eft
pour lai exprimer ma follicitude fur les befoins de l'armée
françaife,au fitoriaux, lieu de me fervir des termes impératifs &c réquioublier les je foldars fapplinila de l'armée commiffion intermédiaire de ne pas
donner
françaife, & de vouloir bien ornaire Tappropriation de quelques fonds à la caiffe de l'ordipour fubvenir à leurs befoins. Cette lettre a déja été lue,
médiaire :
eft
pour lai exprimer ma follicitude fur les befoins de l'armée
françaife,au fitoriaux, lieu de me fervir des termes impératifs &c réquioublier les je foldars fapplinila de l'armée commiffion intermédiaire de ne pas
donner
françaife, & de vouloir bien ornaire Tappropriation de quelques fonds à la caiffe de l'ordipour fubvenir à leurs befoins. Cette lettre a déja été lue, --- Page 169 ---
-
& elle elt inférée
10y
Yais la relire.
au tome VI des Débats,
PP. 277 & 278;Je
(Teyer Tome VI, P. 277 des Débats.)
eivils Ainfi, auroienr quand même fur les autres
été
impôts les
avoir.aucine difficulré erdonmarcurs ou
commiffaires
d'après les arrérés fur Iarticle receveurs,il de la
ne pourroity
E la lettre
qui concernent fubvention cette
S
diction ne leur étoir que je viens de lire, aucune EAAEESS
attribuée fur cette caiffe: elpèce de juriffucllions Deatonnervon a vantéle produit
bliardifes, vacantes, des
de celle des
énorme de la cailfedes
riaux &
deshérences, des épaves, des amendes, des
très-grands fuppliciés: : cès cailles, confifcations, a-t-il dit,
des droits CIpour contredire produirs. celle Daubomeau eft parti ont de dû donner de
Hébars, qu'aucune que j'avois annoncée dans cette les allégation
mingue, fi ce' n'éroit eipecedimpor les
n'étoit érablie à précédens
ponneau a pu confidérer oérois, Je né
Saint-Do
tels que ceux que je viens comme de
impôts faispas les droits comment DauFonfidérer comme des droits citer : je le fais
domanizex
Hroits curiaux & fuppliciés appartenans à la comment il a pu
Propciétaires
les
qui étoient payés par métropole, les
les
Hefafiques.
dépenfes du cule
differens
Broits
Fati ces droits n'étoient &cles réparations ecombre gndismpemean des impôts
au filc, & auire cheleque des
uriaux & luppliciés directs ni indirects quin'ont : &
jamaiséré au
fuelefquels les
quant aux droits
Fune-Dominste aille
n'a 'avoient
agens de la
étoit particulière à un aucune elpèce République à
blonie. Tous les revenus de receveur érabli dinfpechion, pour cela > la
épenfes du culte. Je crois bien cescaiflès étoient
par la
énorme produir de la caiffe aufli qu'il
confactés aux
Elle des
de
n'inliftera pàs fur
arlé; ; carj épaves, je
> & fur-tour de batardife, celle des > par exemple, de
nt un arrêté répondrai de Taflemblée à Daubomnesu, à cet qubaines dont il a
jaubaine : cet arrêté eft du coloniale qui a égard, en préfenmblée coloniale a
mois de feprembre fupprimé le droit
91, on ne peur pas fupprimé dire le droit daubaine. 1791. .en Silaltinas fat comuindérable du que le produit de la caiffe leprembre
temps des commilfaires
des 21
civils, puif-
rai de Taflemblée à Daubomnesu, à cet qubaines dont il a
jaubaine : cet arrêté eft du coloniale qui a égard, en préfenmblée coloniale a
mois de feprembre fupprimé le droit
91, on ne peur pas fupprimé dire le droit daubaine. 1791. .en Silaltinas fat comuindérable du que le produit de la caiffe leprembre
temps des commilfaires
des 21
civils, puif- --- Page 170 ---
qu'elle n'exiftoit
Je prie Daubonneau de déclarer a la
commiflion s'il n' tArt pasàla connoiffance que c'ett) l'aflemblée
coleniale léante à L6 éogane, > & enfuite au Cap, qui a
ce
primé droit d'aubaine dans la colonie de Saint-Domingue. fupDaubonneau : Ilya a effectivement un arrêté de l'aflemblée
coloniale quia fupprimé le droit d'aubaine ; maisla caiffe des
aubaines exiftoit au momeni de la fuppreffion de ce droit, 8c
largent quis'y trouvoit alors a été verfé dans la caifle générale. Dans toutes les fucceflions, c'eft le curateur aux fucceffions vacantes qui neunalioir3-petr-pres toutes ces recettes.
Sonthonax : il eft vrai, comme le dit le citoyen Daubonneau, que le curateur aux fucceilions vacantes faifoit la recette
des épaves, des bâtardifes, des déshérences & des aubaines :
nous n' avons pas pu faire verferla caiffe des aubaines; les aubaines étoient fupprimées au mois de feptembre 1791, avant
notre arrivée. Daubonneau voudroir-il prétendre que lesadminiftrateurs de la colonie ont confervé ces caiffes intaétes juf
qu'à notre arrivée?, Alors répondrai à
les
opinions de l'aflemblée
Daubenneaupar
au mois
SESC
prononcées
d'acût
1792,0dl'on voit que toutes les caiffes étoient épuifées;
n'y avoir aucune
relfource dans les caiffes de] la colonie; qu'il le
tirage de letres-de-change fur la métropole étoit commencé quel
depuis long-temps; que le tirage fur Philadelphie étoit épuifé
(Illit le Moniteur d'aofit
1792.) :
Extrait du Moniteur, du 4 août 1792.
Séance du 3 aoit.
ce M. Chammost donne lecture du projet d'arrêté fuivant,
fervant de conclufion à fon rapport d'hier.
< L'affemblée coloniale 3 ouî le rapport de la commiffion
chargée de conférer avec M. l'ordonnateur fur les befoins &
fur les rellources de la colonie; informée de la pénurie
rale des caiffes, & de l'informe difproportion entre les géné- réfultats préfumables & la fomme des befoins publics; convaincue
de l'infuffifance abfolue des fecours décrérés pour Saint-Domingue; très-incertaine du fuccès des demandes réitérées à
l'aflemblée nationale; inftruite de la fulpenfion prochaine du
befoins &
fur les rellources de la colonie; informée de la pénurie
rale des caiffes, & de l'informe difproportion entre les géné- réfultats préfumables & la fomme des befoins publics; convaincue
de l'infuffifance abfolue des fecours décrérés pour Saint-Domingue; très-incertaine du fuccès des demandes réitérées à
l'aflemblée nationale; inftruite de la fulpenfion prochaine du --- Page 171 ---
tirage des
nullité des lemser-de-ehaner rellources
fur. la
que donnent farFistbdrikta & de la
& arrête métropoles ce
après la plus saradanitraten fes prefaties
qui fuit: :
profond
traites
difcullion, a arrêté
Duny: : La page?
Sionthonar : Dul lundi
avoir Corarrété efFarrété 4 aoft 1792,
concernan: ia
artivée. eesmknenrede Je
par
fubvecition du gtart,
féance du trouve au
Lalbhublée coloniale avan: qui
5 du même mois: Monicur :
du mardi 7 août noire
Il lit:
Opinion ds A1. Barca 1792,
métropole, * Iipente que le préc doit fe faire à la
la penutie comme fonr prétendu divers colonie, & non à la
la fomme immenfe génerale des caufes,
orareurs. Il conficere
taine & les reratd; des desioefoins epsceoacantut des
la
feceurs journaliers,
Fecettas,
reflources fulpention du tirage fur
deltinés
liniatitance cerdes traites fir la Pauladelphis, n entebioenane
Aisiatis nale;
France', & les poelque-nellitc des
&
s'eftdéja
fommes
plus
d'après ces
prévalue far la tréforerie énormes
même urgenre nécelfiré contilsationss gue la
il regarde
natioun pas vers fon
colonie falleau moins comine de la
Il
"erablilfemens >>
pour elle1792, réfulre les cailfes de ce des gue je viens de vous lire,
confcations. des birardifes octrois, des épaves, des qu'au mois d'aoôt
tièrement vuidess Ci avoit & des
aubsines, des
erde-clange
mis en dahcrencesat pratiquele éroient enHelphie; & lcs reraReLen colons
qu'on tiroit tirage des letHolonie, qu'onla vienment vôus dire déja lur PhilHes
grerée de dettes en
qu'on a épuifé la
ommilfaires, eekorcinse los colons à 20,000,000 1. faifant monter le titage
aute, les villes
prétendent
la Ayant Farrivée des
a plus riche deluliners. popaleufes; que la dird du colonie étoit forif
ons, dont les caillès étoient Dapres ce calcul, Cap fuar-tour étoit
voient-elkes populeufes, doar les finances pieines, dont comment. les villes les cole fron: de tirer étoient des G Horilfhames, comment éroient
Intmydretange fur la
ant monter le titage
aute, les villes
prétendent
la Ayant Farrivée des
a plus riche deluliners. popaleufes; que la dird du colonie étoit forif
ons, dont les caillès étoient Dapres ce calcul, Cap fuar-tour étoit
voient-elkes populeufes, doar les finances pieines, dont comment. les villes les cole fron: de tirer étoient des G Horilfhames, comment éroient
Intmydretange fur la --- Page 172 ---
France & fur Philadelphie > en difant que leurs caiffes étoient de
éptilées? Mais, fi les caiffes étoient épuifées dans le temps
Ja profpérité des colonies, comment accuferont-ils les adminil- civils,
trareurs qui ont régi les finances fous les commillaires
e d'avoir tind des lettresede-change fur la métropole, puifqueles les
adminiftrateurs créés par les commiflaires civils ont régi de
finances dans un temps oû les finances étoient épuiltes,
F'aveu des colons, ollerproduit des cailles étoit nul, ou quinze le
mois de guerre extérieure & de guerre civile annulloient felon
produit des caifles dont parle Daubonneau coloniales, ? Ainfi, les
le calcul de Daubonneau > les affemblées
adminiftrateurs mêmes nommés par elles &c protégés liv. T:
elles, auront eu raifon de tirer pour fur 60,000,000 élevé le
fait
letres-de-change; ear c'eft-là le taux oà
tirage
fur letréfor public jufqu'à notre arrivée,tandis qu'en vingt-un
mcis de temps, les adminiftrateurs nommés par les commif- fortie
faires civils, dans un temps oà la guerre empèchoit de la colonie la
des denrées coloniales & dévoroit lintérieur
ort tiré
n'auront tiré que pour 20,000,000 I. Ainfi ceux
en
1. effuieront des reproches - 5
que l'afastir
femblée pour 20,000,000 coloniale, dans un temps deprofpérité, aura eu raifon
d'en faire tirer pour 60,000,000 I. ordonne
les pièces
Le préfdent : La commiffion
que
fous le nom de
TRXA
duites par Sonthonax,
Compte perjonnel
l'adminiftrateur de la province del'Oucf, commençant
par ces mots, Toute la colonié efinferaite, &c finiffant par
ERCRRITE
evoir recours au befoin. Au Port -au- Prince, le 4 avril
pour y feront paraphées en la manière ordinaire & dépofées
1793,
aux archives.
: La féance eft levée.
Le regiftre des préfences eft Fgnd, J. Pr. GARRAN ,
préfident 5 MOLLEVAUT, feerctaires DAERAY, MaRLINO,
F. a LANTHINAS.
Du 29.
efinferaite, &c finiffant par
ERCRRITE
evoir recours au befoin. Au Port -au- Prince, le 4 avril
pour y feront paraphées en la manière ordinaire & dépofées
1793,
aux archives.
: La féance eft levée.
Le regiftre des préfences eft Fgnd, J. Pr. GARRAN ,
préfident 5 MOLLEVAUT, feerctaires DAERAY, MaRLINO,
F. a LANTHINAS.
Du 29. --- Page 173 ---
Du 29 Thermidor, l'an
troifème de la
unze 6 indivifible. Républigue frangaife
la O: fait leéture des débats
rédaction en eft adoptée. rectcillis dans la féancé du
Les citoyens Page,
27;
Thilbur, ne font point Claufon, Senac &
Sonthonax
préfens à la féance. Larchevefque-
: Daubonneau a
produire preuve > que la caifle aux avancé, fans donner
commilfaires des fommes. confidérables fuccellions vacantes avoit aucune dû
guerre civile civils, Il a fondé fon affertion pendant le féjour des
ayant occafionné une
far ce' que la
Saine-Doningte conlidérables. Il > les fitcceflions vacantes très-grande mortalité à.
civils qu'il n'a a ciré une proclamation ont des da être plus
pas lue & que je vais lire.
commiffaires
(Illa lit.)
Proclamation d:s commifaires,
Nous
? civils du 2 aoit 1793.
commiflaires Etienne Polverel &
civils de la
Léger-Félicité
françaifes de
République 7
Sonthonax,
* la
TAmérique
délégués aux
tranquillité
fous-le-vent > pour y
Ifles
> Inftruits
publique, >
rérablir l'ordre
tolonie de qu'il exifte dans plufieurs
Tome IX. Sunt-Deminmuen entre les mains jurifdicions des
de la
Oiaoesngndemtit.n livraifon, curarsurs,
M
de la
Léger-Félicité
françaifes de
République 7
Sonthonax,
* la
TAmérique
délégués aux
tranquillité
fous-le-vent > pour y
Ifles
> Inftruits
publique, >
rérablir l'ordre
tolonie de qu'il exifte dans plufieurs
Tome IX. Sunt-Deminmuen entre les mains jurifdicions des
de la
Oiaoesngndemtit.n livraifon, curarsurs,
M --- Page 174 ---
aux fucceffions vacantes, depuis plus de cinq ans & non
réclamées;
LXIII de l'édit du
novembre
93 Confidérant que l'article
24 colonies
1781, concernant les fucceflions vacantes dans les
françaifes de I'Amérique, ordonne qu'al'expitation des cinq
annees, à compter du jour du décès, les fuccellions non
réclamées entre les mains du curateur, en titre d'office ,
feront de droit tombées en déshérencé , & qu'en conféquence
les fommes d'argent provenant defdites fuccellions, & dont
les curateurs auroient été déclarés redevables par l'arrêt de
liquidation de leur dernier compte, feront verfées par eux
dans ia caille du tréforier;
>> Nous ordonnons l'exécution dadit art. LXIII de l'édit
V du 24 novembre 1781 5
>> Enjoignons en conféquence aux curateurs aux fucceffions vacantes de toute la fénéchauflée de
de verier, dans le délai de quinzaine, à dater du jour de
an
norification du préfent ordre 2 dans les cailfes de leurs-arrondiffemens re(pectifs, toutes les fommes provenant de fuccellions vacantes depuis cinq années, noi réclamées entre
les mains defdits curateurs dont ils font encore dépofitaires;
wOrdonnons que les.immeubles defdites fucceflions feront
vendus
adjudication au plus offrant &: dernier enchérilleur, " la diligence des procureurs des communes dans
Tarrondiflement defquels lefdits immeubles fe trouvent fitués,.
qui demeurent chargés de faire faire les publications néceffairesà cet effet, & les produits en provenant verfés dans la
caille coloniale de Tarronditiement;
auxdits curateurs de nous
adrefler, 3) Enjoignons dans ledit pareillement délai de quinzaine > un état exaét def-:
dites fuccelions;
>) Ordonnons au vérificareur-général des comptes de la
colonie de nous adrefler > dans le même délai, un état exact
de toutes lefdites fuccellions non réclamées &c vacântes depuis
cinq ans dans les fénéchauffees de leurs refforts relpectifs,
fuivant le dernier apurement des comptes defdits curateurs
aux fucceilions vacanres:
délai de quinzaine > un état exaét def-:
dites fuccelions;
>) Ordonnons au vérificareur-général des comptes de la
colonie de nous adrefler > dans le même délai, un état exact
de toutes lefdites fuccellions non réclamées &c vacântes depuis
cinq ans dans les fénéchauffees de leurs refforts relpectifs,
fuivant le dernier apurement des comptes defdits curateurs
aux fucceilions vacanres: --- Page 175 ---
Is7t
lieurs " Sera la préfente décifion
chaullés du Cap & du
enregiftrée aux confeils
de leurs rellorts FemPaRe, & à toutes les fuapé-
>3
relpectifs;
fénéRequerons le
françaifes préfent fous-le-vent gouverneurgénéral de tenir la par interim des ifles
ordre.
main à T'exécution
3> Fair à Saint-Marc
du
la République françaile, > le 2 avril 1793, l'an deuxième
de
>> Signé, POLVEREL &
33 Par les commiffaires
SONTHONAX.
civils de la République.
33 Signé, , O. F.
Danan, fecrétaire de la
commilfton 3,
Vous voyez
faires civils n'ont d'après ordonné cette le proclamation, que les
tionale que des fommes
verfement dans la commif
il y avoit cinq ans & provenant des
caiffe natemps. il ne sagifloit non réciamées dans fucceflions cet échues,
révolution 5 car notre pas des fuccellions échues elpace de
elle ne pouvoit concerner proclamation étant du 2 avril depuis la
époque &c non réclamées que les fuccellions échues à 1793,
julquau dans
2 avril 1793, dont pendant T'efpace de cinq
cette
l'édit la caiffe générale. Notre le produir devoit être. années,
du 20 novembre
proclamation eft fondée verlé
fuccellions ouvertes
1781; elle ne concerne
fur
ment ceiles échues depuis deux 1789 jufqu'en 1793 mais point les
réclamées depuis. Ces
ans avant la
:.
feulement réduits par
produits même ont révolution été
& non
a ordonné le verfement TAflemblée des coloniale, qui prodigienfela caiffe des fuccellions
fommes gui
plufieurs fois
deflus je vous produirai vacantes dans la caiffe fearouvoieut dans
je ne fouillerai pas fes un arrêté de T'Aflemble générale, Làtous les mois.
regittres, carj'en trouverois coloniale de
:
Le voici,
pareils
M a
lement réduits par
produits même ont révolution été
& non
a ordonné le verfement TAflemblée des coloniale, qui prodigienfela caiffe des fuccellions
fommes gui
plufieurs fois
deflus je vous produirai vacantes dans la caiffe fearouvoieut dans
je ne fouillerai pas fes un arrêté de T'Aflemble générale, Làtous les mois.
regittres, carj'en trouverois coloniale de
:
Le voici,
pareils
M a --- Page 176 ---
(Il litl le procès-verbal du 4 novembre 1791.)
Arrêté des Allemblées coloniales du 4 noyembre 1792.
es Sur la motion d'un membre, l'Affemblée arrête que le
curateur aux fuccellions vacantes dans la fénéchauflée du
Cap, verfera, par forme de prét, la fomme de cent mille
livres dags le tréfor public , donr il lui fera donné récépiflé
par le tréforier principal, vifé de M: l'officier d'admiiftration failant fondtions d'intendant, & enregiftré au conuôle
de la-colonie,
>> Autorife ledit curateur à fournir fucceflivement des
mandats fur le tréforier principal à-compte ou pour folde
des'créanciers ou propriétaires des fucceflicns par lui gérées,
en fa qualité;
>5 Arrête en outte que ledit curateur remèttra, au
tard le
du
mois de novembre, au comité
Pier
finances, 15 le bief prélent état des fuccellions vacantes dont il eft
chargé >,
Ainfi ce n'étoit plus fur les fucceflions échues au fifc
qu'opéroit l'Aflemblée coloniale; c'étoit fur le gage & les
fucceflions appartenant à des héritiers légitimes, fur des
fuccellions qui n'éroient point dans les termes de lédit du
20 novembre 1781; ainfi les Affemblées coloniales avoient
mis bon ordie à ce qu'il ne fe trouvât pas de fonds dans les
caifles de' la colonie .
Verneuil: Je demande que Sonthonax, qui a eu la perfidie de dire que rous les mois l'Affemblée coloniale prenoit
des arrêtés pareils à celui qu'il vient de lire, en cite un
fecond.
Sonthonax : Je pourrois en citer plufienrs; mais je ne
veux point allonger les débats. La commiffion des colonies
a les procès-verbaux de FAIemblée coloniale, elle pourra
s'affurer des faits.
Les colons ont dit que je m'étois emparé au mois de
décembre 1792, de la caille de la fociété des amis de ja
Convention, qui contenoit 132,600 livres. Les colons cnt
en cite un
fecond.
Sonthonax : Je pourrois en citer plufienrs; mais je ne
veux point allonger les débats. La commiffion des colonies
a les procès-verbaux de FAIemblée coloniale, elle pourra
s'affurer des faits.
Les colons ont dit que je m'étois emparé au mois de
décembre 1792, de la caille de la fociété des amis de ja
Convention, qui contenoit 132,600 livres. Les colons cnt --- Page 177 ---
allégué une
&c moi 173
je ne me fuis fmulferé;
je prouve par mes
j'ordonnai que " fociéré emparé de cette caifle. Le 30 regiftres qae
& que fa caifle feroic populaire du Cap feroit novembre, >
la tunicipalité du
adminftrée par des
fermée >
Cape
commifhires de
le Voicilestit premier décembre. de la lettre que j'écrivis à la
municipalité
bux eftciers
municipdax de la ville du
décembre.
Cap , du premi:r
du wJ'autorife la municipaliné à
cert confcil-zénéral de la
nommer parmi les
avec M. Delaire, tréforier commune dix citoyehs, qui membres de
Convention nationale,
de la fociéré des amis de conjufqu'a ce qu'il en foit adminiftreront fa caiffe des
la
par moi autrement ordonné. malades
>Le commiffaire civil,
> Signé,
Vous voyèz
Sonthonaxs.
j'auronife la que bien loin de m'emparer de
les notables municipalité à nommer dix
cette caiffe,
pour Tadminiftrer.
commiflaires parmi
aufli Thomas larrêté Millet : Je: demande
chez lui.
pris à Tépoque où il a que fait Sonthonax enlever produife
Le
Delaire de -
fenfe. préfident : Vous ne pouvez
pas interrompre fa déles Sonrhon: prednits des Les colons m'ont accufé de
jufqu'à dire qu'on fouilles de la ville du m'être ils approprié
maifon du commiffire portoit le produit de Cap; ces
ont été
qui auront vu routes civil; ils ont fans doure fouilles à la
auchentiques.
ces choles-la. Moi
des rémoins
j'oppofe des actes
Voici il'ordre pàr
Anaud,
lequel, en appronvant le plan
infpedeurgeneal des touilles &
donné
recherches de TE
M 3
jufqu'à dire qu'on fouilles de la ville du m'être ils approprié
maifon du commiffire portoit le produit de Cap; ces
ont été
qui auront vu routes civil; ils ont fans doure fouilles à la
auchentiques.
ces choles-la. Moi
des rémoins
j'oppofe des actes
Voici il'ordre pàr
Anaud,
lequel, en appronvant le plan
infpedeurgeneal des touilles &
donné
recherches de TE
M 3 --- Page 178 ---
ville du Cap, j'ordonne aufli que le produit de ces fouilles
foit remis dans les magafins de la République.
(Illit:)
Du 22 juillet 1793.
e Approuvons le plan ci-deffus pour être exécuté en fon
contenu 5
>> En conféquence autorifons Artaud, infpedkeur-général
des fouilles & recherches de la ville du Cap, à employer
tous les moyens qu'il croira convenables pour parvenir à
faire la recherche des métaux, bois merfains, carraux , pierresde-taille > tuiles & tous autres objets utiles à la République
fe trouvent fous les décombres de la ville du Cap, 3
2:. les logemens abandonnés fur le bord de la mer & dans
tous autres lieux de cette ville.
>5 Ordonnons que tous les métaux, 3 bois merrains, &c. provenant de ces recherches, feront dépofés dans les magalins
de la République, fous inventaire fait en préfence d'un
prépofé nommé par ledit Artaud, & d'un préposé nommé
à cet effet par l'ordonnateur civil >,
Ainfi, au lieu de faire conduire dans la maifon de la
commiflion civile le produit des fouilles, il étoit ordonné à
Artaud de les faire conduire dans les magafins de la République. Là, ils étoient reçus fur la foi d'un inventaire
ligné par le prépofé d'Artaud & par le prépofé de l'ordonnateur civil. Jamais le commiflaire civil ne s'eft immifcé
dans l'adminiftration direéte des revenus de la colonie;
l'ordonnateur civilétoit feul refponfable de la mantitention des
caifles, de celles des magalins de l'Etar & en général de
tout ce qui concerne l'adminiftration civile de la marine.
Vous voyez que les produits des fouilles font conduits dans
les magalins del l'Etat 5 qu'un inventaire conftate la qualiré des
métaux &c leur quantiré. Tout étoi: fort en règle 5 il ne
y avoir que les colons qui ont envie de chicanner 2
Aet
trouvent mauvaifes les dilpofitions
nous avons priles à
cet. égard. Quant au produit des ealites de la ville du Cap,
Slr m'eft impoilible de donner à cet égard des réfultats
à la commillion des colonies; mais je puis affirmer
Pet
'un inventaire conftate la qualiré des
métaux &c leur quantiré. Tout étoi: fort en règle 5 il ne
y avoir que les colons qui ont envie de chicanner 2
Aet
trouvent mauvaifes les dilpofitions
nous avons priles à
cet. égard. Quant au produit des ealites de la ville du Cap,
Slr m'eft impoilible de donner à cet égard des réfultats
à la commillion des colonies; mais je puis affirmer
Pet --- Page 179 ---
mon départ du Cap, au mois
ne fe montoit pas a300,600 liv. d'oétobre Le
1793, le pro.duit
été f peu contidérable à raifon du produit des fouilles a
avant les fouilles,
pillage qni avoit été fait
qui ont été produites que l'ordonnareur Wanthe 3 dansles pièces
dénuement de la' caille par du les colons, fe plaint de l'étar de
Cap.
Je vais vous lire la lettre déja citée,
adrelfée le 13 novembre
lettre qui m'a été
fur Térat de
1791, > par T'ordornareur Wanthe,
jugerez s'il éroit l'adminiftration aufli brillant de la province du Nord. Vous
que le difent les colons.
(II lit:)
Letere de Wanthe à Sonthonax, du
>
13 feptembre
1793.
dJe reçeis-à l'inflant la lettre
II de ce mois. Il eft trop vrai que le vous m'avez écrite le
tration éprouve par-tout des que fervice de T'adminifde ne pas regarder comme très embarras tels qu'il eft impoflible
la plus completre & la plus prochaine ia déforganifation
n'être point etfrayé de la
ablolue. Il eft impollible de
creufe devant nous, & du profondeur de l'abyme qui fe
.nous trouver.
dénuement dans lequel nons allons
3 Vous voulez des
fur
nos
renfeignemens
notre
rellources, fur nos
pofition, fir
en deux mots, Notte elpérances > je vais vons les
pofirion. eft efirayante fous. peindra
rapports; nOS moyens font nuls dans toutes les
tous les
eiperances ne portent furrien.
parties; nos
33 Je vais entrer à cet égard dans
vent vous être nouveaux,
des détails quin ne peuT'occafion de vous en
puifque jai eu plus d'une fois
développement
parler 5 mais je vais leur donner
qui me mettra à l'abri de
un.
que je ne vous aurai p-s caché la
reproches, patee
mettra à même de prendre des vérité, & qu'elle vous.
tous.
mefures pour le falut de
s> Aufli long-temps que
moyens, & gu'ils ont été Tadminiftration dans
a. eu quelques.
mes mains > jai toujours,
M. 4
puifque jai eu plus d'une fois
développement
parler 5 mais je vais leur donner
qui me mettra à l'abri de
un.
que je ne vous aurai p-s caché la
reproches, patee
mettra à même de prendre des vérité, & qu'elle vous.
tous.
mefures pour le falut de
s> Aufli long-temps que
moyens, & gu'ils ont été Tadminiftration dans
a. eu quelques.
mes mains > jai toujours,
M. 4 --- Page 180 ---
été allez heureux pour en tirer parti : j'en donnerai
preuve, & avec orgueil, les. éloges donnés à mon
niftration dans l'Oueft. Je
Reur
fait depuis près d'un mois, dirai même, j'ai
témoin ce que j'ai
délabrémenr
que
pris le fervice dans un
que vous connoiffez comme
avec le défaur de. moyens adminiftratifs ceffe moi, la aujourd'hui
bilité de ladminiftratear 3 mais ce qui ne
refponfamon amour pour le bien, mon defir ardent peut de celfer, rendre c'eft
détrelle moins fenfible; c'eft un travail & non une
la
continuelle pour tirer grand parti de très-foibles étude
fources.
tef-
#
>3 La caifle publique refte
66,c00 liv. en elpèces,
aujourd'hui avec moins de
en faut pour quinze jours c'efk-i-dire, de
beaucoup moins qu'il
comme on le fair depuis le malheureux fervice, €n1 payant comprant
de
événement du mois
juin > tous les nègres ouvriers attachés au
à la
magalin général,
dans boulangerie , à Tarfenal, au port, aux
&
tous les ateliers & chantiers qui exigent hôpitaux la maind'acuvre.
lap > Je 1 na vois abfolument aucun moyen de faire de
perception des droits d'exportation eft d'une nullité l'argent;
lue, parce qu'il n'y a pas de denrées coloniales.
ablodes objets retirés des foulles de la ville eft fort La vente de
remplir votre attente, & les efpérances
m'avoit éloigné
votre collègue lorique j'étois au Port-au-Prince, que
à données
puis-je y trouver des moyens d'échange. Le
des peine
bitations fequelirées eft nul; vous en connoiflez produit
hala caufe & les effets. Il n'exifte
de
comme moi
par conféquent rien à attendre plus de la confiance commerce au Cap,
point de fecours à efpérer d'aucun côté,
publique &
35 Je vous adreffe l'état de nosa approvifionnemens
excepté de la farine. Nous manquons de tout ; exiftans, point de
flatifonsy Je n'ai elles font chères & rares, même au Continent.
foutenu la fourniture de la viande de boucherie
faveur des hôpitaux, que par des reviremens de
en
très-ruineux. Point de rarafiar : les
fe
partie
fur les habitations par lcs nègres d'abord, fyrops & confonnent les
priétaires qui préferent le donner à titre de douceur par à
ateliers & en nourriture
Es
à leurs animaux, , plutôt que de le
'ai elles font chères & rares, même au Continent.
foutenu la fourniture de la viande de boucherie
faveur des hôpitaux, que par des reviremens de
en
très-ruineux. Point de rarafiar : les
fe
partie
fur les habitations par lcs nègres d'abord, fyrops & confonnent les
priétaires qui préferent le donner à titre de douceur par à
ateliers & en nourriture
Es
à leurs animaux, , plutôt que de le --- Page 181 ---
livrer à Tadminifiration 177
qui-paie avec un papier en qui prénd toujours fans payer, ou
difcrédit. ,
Vous voyez par le réfuliat
Wanthe . .
o
de la lettre de Tordonnateur
deffus. Duny : Continue la leéture
pour ne plus revenir left Sonthonax inutile. : Je ne veux pas
lettre.
Vous avez déja lu continuer, la dernière parce que cela
Partie de cotte
Vous voyez doue,
Rr le,p produit de la fouille ciroyens, du d'après ce que dit Wanthe,
produits des habitations Cap étoit prefque nul;
parce qu'aucunes
fsqueftrées éroient
jugez
denrées ne
prefque
des
hdte
fources à-préfenr
aflertions pouvoient des
fortir de la colonic:
Cap, ville qu'on a trouvécs dans les colons fur les grandes refavoient fair pillée le fac par les matclors, décombres ville dont de la ville du
ville pillée par les avant noirs, que de fe rendre aux les matelors
s'étoient trouvés dans
ville pillée par tous Erars-Unis, ceux
1793.
Tatreufe bagatte du 20 juia qui
Sur le tirage de
les colons ont leunes-declange été
fur la
g 20
au-deflous de la tréforerie, je crois
peur-être millions, même il doit y en avoir eu vérité; qu'au lieu de
de la colonie à davanmge; plus de 5 car je fais pour monter 30 millions la
&
temps du féjour des
4. millions par mois
dépenfe
de la guerre civile & commiffaires de la
civils, pendant pendant le
le:
première pièce
guerre extérieure.
temps
teur de
juftificative du compre rendu
T'ouvre la
l'Oueft TOusit: à 3 millions je trouve qu'il fait monter la par T'ordonnad'un million par mois 4574 S
livres, ce qui fait un dépenfe de
n'avoit pas à
où j'obferve que la province de peu plus
3 ou 400 hommes Tépoque de
Wanre rend.ce
l'Ouelt
dans wni état de paix troupes de
plus de
fon compte
prefque parfaite; lieiferfobleeve car
étoit
ARAE
vince de l'Oneft rendu, que les morties & les il vous dit, dans
la province de l'Oueft étoient dans le plus grand plaines ordre. de la prodépenfoit 1 million
: fi, disje,
par mois, il eit
plus
3 ou 400 hommes Tépoque de
Wanre rend.ce
l'Ouelt
dans wni état de paix troupes de
plus de
fon compte
prefque parfaite; lieiferfobleeve car
étoit
ARAE
vince de l'Oneft rendu, que les morties & les il vous dit, dans
la province de l'Oueft étoient dans le plus grand plaines ordre. de la prodépenfoit 1 million
: fi, disje,
par mois, il eit --- Page 182 ---
impalible de ne pas croire que chacune des deux provinces du Sud & du Nord n'en dépensit au moins autant,
parce qu'il ya avoit beaucoup de troupes de ligne qu'il falloit
entretenir; &, de plus, les dépenfes de la guerre intérienre
& de la guerre extérieure; ce qui portoit à 5 millions par
mcis Ja dépence générale de la colonie. Il eft impofible à
moi de vous donner des états exacts, puifque c'elt lur les
regiftres de l'ordonnateur qu'il faudroit les prendre 3
ou il faudroit avoir en France les regifttes ou les
Fgc
que,
dereaux de Y'adminiftra:ion, ou du moins des copies authentiques de ces regiftres. Si mes papiers reftés au Cap étoient
ici, je pourrois vous donner des tenfeignemens très-politifs
fur Tadmminittration de la province du Nord; mais malheureufement ils ont été pris par les Anglais, furle brick JeanBart dans la traverfée; ceft donc feulement en prenant pour
bale le compte rendu par T'ordonnateur de T'Oueft, que je
trouve une probabilité frappante pour établir la dépenfe totale
de la colonie : je la fais monter à 5 millions par mois, c'eftà-dire, 60 millions par an 5 ce qui a fait à-1 peu- près IOO
millions
les vingrun mois de mon adminiftration. Cette
fomme AcinE infiniment foible, fi l'on fonge aux befoins extrêmes de la colonie daris un moment de déferdre; car c'eft
dans les momens de défordre que le tréfor public dépenfe
d'avantagé : vous devez en avoir une idée par les dépenfes
énormes qu'a entrainées la révolution françaife. Sur ces IOO
millions de dépenfe à Saint-Domingue pendant les vingt-un
mois de mon féjour, ily a eu, comme je Fai dit, pour
de 30 millions de letres-de-change tirées fur la
ELE
Ces 30 millions de lettres- de-change font payés en aflignats;
il faut y. ajouter au moins pour 20 millions d'ordonnances
de Fadminiftrationnon payées dans les provinces de I'Oueft &
du Sud. Le tirage fur les Etats-Unis, confiftant en délégations
furl le Congrès,n'a pas dû monter au-ielà de 3 millions, parce
que les délégations fournies par l'adminiftrarion de SaintDomingue, étoient acquittées en efpèces. Daubonneau vous
a dit que la dette du Congrès envers la France étoit de 32
millions; je crois que Daubonneau a dit la vérité fur la
quotité de la dette, mais fur fon application il s'eft trompé;
car, la France n'a jamais mis plus de 4 millions à la difpolition de Yadminiftration de la colonie fur la dette du Congrès
ations fournies par l'adminiftrarion de SaintDomingue, étoient acquittées en efpèces. Daubonneau vous
a dit que la dette du Congrès envers la France étoit de 32
millions; je crois que Daubonneau a dit la vérité fur la
quotité de la dette, mais fur fon application il s'eft trompé;
car, la France n'a jamais mis plus de 4 millions à la difpolition de Yadminiftration de la colonie fur la dette du Congrès --- Page 183 ---
américain. Les ordonnareurs 179
environ 3. millions; ce qui fait de la colonie ont tiré
des Etars-Unis. Il feroit ablurde 7 de millions pris fur la Sede
Saint - Domingue auroit confommé la dire que la colonie de
puilque perionne n'ignore
les toralité de lai dette,
que
colons qui font à la
Nancicaneliee percoivent chez les confuls > que méme les plus riches d'entre enx
elpèces. Tout le monide fait des fommes les énormes, payées en
de SameDoningue, pendant le que
dépenfes de la ftarion
les ports des Erats-Unis
temps qu' 'elle a féjourné dans
la dette des Etats-Unis à > a la encore été prife fur le fond de
divilion du contre-amiral
France. On fait aufli que la
de cette divifion,
Vanflabel, que toutes les
du convoi, le
que celles faires pour préparer le dépenfes
avec le convoi, paffage des colons qui font venus en France voyage
ment fur la dette que des toutes ces dépenfes ont été prifes égaleordinaire de la légation, Etnts-Uniss les
ajoutez à cela la dépenfe
de guerre 5 & vous verrez dépenfes ce
extraordinaires de lérar"
affertions de Daulbonneau,
qué vous devez penfer des
colonie de
qui allegue, fans preuves, que la
des Etars-Unis Sainr-Domingue' "envers la a abforbé la totalité de la dette
plus fort; c'eft que les allemblées France. lly a quelque chofe de
de tirer, ou de faire tirer,
coloniales des
avoiént eu foin
lettres-de change fur,
par
adminifirateure, des
preuve dans les procès Philadelphie - verbaux des : vous en trouverez la
coloniale; vous en trouverez la
débats de l'affemblée
dance des commiflaires. Lialiemblée preuve dans la correfpond'envoyer des commillaires à la
coloniale s'étoit ingérée
négocier en fon nom, uine
Nouvelle - Angleterre
des Emats-Unis. Il eft avoué appropriation de fonds fur la
les
f
des affemblées coleniales,
colons, dans les débats
delphie. Ils ne pouvoient tirer qu f fur avoient déja tiré fur Philafond dè la dette du Congrès
Panladelphie, que fur le
affemblées coloniales avoient envers la Frances, donc, 3 les
cette dette. Les aflemblées coloniales déja commencé à morceler
ordonnéle tirage des
avoient également
les befoins de la colonie, lettres-de-change &
fur la France pour
au pur néceflaire:il falloit la proie ces befoins des n'étoient pas réduits. -
coloniale; ilfalloit frayer aux dépenfes membres de l'aflemblée
ordonnées; il falloir faire face aleur énormes qu'ils avoient
tirage pour la Jaaique;
. Les aflemblées coloniales déja commencé à morceler
ordonnéle tirage des
avoient également
les befoins de la colonie, lettres-de-change &
fur la France pour
au pur néceflaire:il falloit la proie ces befoins des n'étoient pas réduits. -
coloniale; ilfalloit frayer aux dépenfes membres de l'aflemblée
ordonnées; il falloir faire face aleur énormes qu'ils avoient
tirage pour la Jaaique; --- Page 184 ---
car les affemblées coloniales ont été jufqu'à tirer des lettresde-change fur la Jamaique." Vous trouverez dans les procèsverbaux des aflemblées coloniales 9 que Rabotteau > leur
commilfaire à la Jamaique, fe plaint à fes commettans de
ce que ces lettres-de-change tirées n'étoient pas payées
l'ordonnateur malgré les ordres de l'aflemblée
Au moment
PUELAES
ob les alfemblées coloniales fe font emparées de
l'adminiftration des finances; au moment ou, par leurs arrêtés
réquifitoriaux, elles forçoient la main aux agens de la République, les finances de la colonie étoient alors dans l'état le
plus brillant; & ce n'eft pas fur des calculs hypochétiques
je me fonderois, c'eft far des pièces officielles : je
get le mémoire laiffé par l'intendant Marbois à fon
feur, lors de
Entae
fon départ de Saint-Domingue. Voila le
bule de ce mémoire
n'en
préam-
> je
lirai qu'une dizaine de
lignes.
(II lit:)
ec Le roi m'a ordonné de ne pas quitter la colonie fans
laffer à mon fucceffeur un mémoire inftrudif fur l'état des
différentes parties de Tadminiftration; celle des finances me
los paroit exiger le plus de détails; vous les trouverez tous dans
états des finances de Saint-Domingue
& 1788; & je vais me borner à vous Eer connoitre 1786, 1787 la
fituation de chaque caiffe au moment de mon
: vous
verrez par les érats ci-joints, que je laiffe
départ d'un million
en efpèces > non compris les fonds des diverses plus cailfes de
il fmples dépôrs, telles que celles des invalides & des vacances;
y a d'ailleurs des recouvremens à faire avant la fin, de
l'année, > pour de grandes fommes.
>> Nous n'avons point de dettes 5 j'en ai acquitré d'anciennes pour plus de II millions; tout eft payé au
tant : nous avons un fonds confidérable en caille, & comp- beaucoup d'entrepreneurs ont reçu des avances.
>> Le mémoire dont je viens de lire un extrait, a été
dépofé au contrôle de la marine au Port-au-Prince, le 25
octobre 1789, figué Rarbé de Marbois ", W'adte de
cft ainfi conçu : Dépofé au coutrôle de la marine au Port-au- dépôt
pour plus de II millions; tout eft payé au
tant : nous avons un fonds confidérable en caille, & comp- beaucoup d'entrepreneurs ont reçu des avances.
>> Le mémoire dont je viens de lire un extrait, a été
dépofé au contrôle de la marine au Port-au-Prince, le 25
octobre 1789, figué Rarbé de Marbois ", W'adte de
cft ainfi conçu : Dépofé au coutrôle de la marine au Port-au- dépôt --- Page 185 ---
18r
Prince 3 25 ottobre 1789
Mogard au Pore-au- > ligné Defhamp,
pitobre 1789,
Prince, ile Saintimprimé par
Le
réumprimé depuis à Paris. Domingue, le 26
préfidene : Le mémoire eftiltiré
Daubonneax : Nous l'avouons.
desarchives ?
Le préfid-ne : Elil for:i des archives?
Sonthonax: Non citoyen, je le dépoferai.
(1 La commiflion ordonne
phée dans la forme ordinaire à que lillue la pièce fera dépofée,
de la féance ).
paraHe Sonthonax la fignature : Ce mémoire en forme
a commillaire de de la Marbois > fe trouve authentique, dans les revêtu de
nillion de fele faire marine & des colonies; je prie bureaux la
e Marbois, une aflertion repréfenrer. Vous voyez dans le mémoire com-
'elt qu'au moment
qui n'a jamais été
u moment où il a été qu'il a quitté les finances de contredire la
tête d'une efcouade forcé de par Bacon de la
colonie >
ne frégate pour venir jeunes gens, de Chevalerie, à
accefleur un mémoire en Frances Marbois s'embarquer fur
colonie étoient dans en régle, a affuré
les laifiant à fon.
pille, toutes les dertes un état très-floriffant, que de finances de
les avances. Les allembiées payées, les entrepreneurs T'argent en
pnt dévorées &
coloniales paroiffent; les ayant
ir France & fur dilapidées en moins
TRSACE
es fuccellions Phalndelphie; On d'une année : on tire
près guelinendane vacantes;, on viole tous emploie les tout le produit
ans l'érat le plus brillant, Marbois a laiffe les finances dépôts; de la colonie & c'eft
lapident au point qu'au mois que les allemblées
us d'argent dans les
d'aoit 1792 > coloniales il n'y les
bur s'en procurer, & cailles, l'on il n'y avoit plus de
avoir
ntion du quart. Voilà cequ'ont préfenta alors l'impôr de relfources la fabJativement à la caiffe
faitles aflemblées
dé de plus de fix mois, publique d'un dont l'érat de difette coloniales a
vilselans la colonie.
an, l'arrivée des
Hillaires civils
Mais, Ont dit les
ieiotr
venus de la n'étoient pas
colons, G les com3
colonie, au moins perfonnellement comptables des
Apècher les adminidraceurs de auroient-ils da les lurveiller,
dilapider; au moins n'avoient-
faitles aflemblées
dé de plus de fix mois, publique d'un dont l'érat de difette coloniales a
vilselans la colonie.
an, l'arrivée des
Hillaires civils
Mais, Ont dit les
ieiotr
venus de la n'étoient pas
colons, G les com3
colonie, au moins perfonnellement comptables des
Apècher les adminidraceurs de auroient-ils da les lurveiller,
dilapider; au moins n'avoient- --- Page 186 ---
ils pas, dà interdire aux corps adminiftratifs de la colonie le
droit de furVeiller les finances : telle eft l'allégation de Dau
bonneau 5 il l'a appuyée fur une proclamation des commiffaires civils, du 3 mai 1793. Voici cette proclamation,
Le préfident : Dis-en la fubftance.
Sonthonax: : C'eft ce que je vais faire. Dans cette procla
mation on trouve un ordre des commiffaires civils aux prin
cipaux prépofés de l'adminiftration dans le chef-lieu de
chiaque arrondiffement, de ne faire procéder à la vente des
denrées. provenant, foit des dons pathiotiques, foit des ha
birations féqueftrées, de ne faire procéder à cette vente que
d'après l'ordre pofitif de l'ordonnateur général; d'ou Dau
bonneau a conclu que, par cette proclamation, nous atten
tions aux droits qu'avoient, les corps adminiftratifs de la co
lonie de furveiller les revenus des biens féqueftrés. Il ef
impoffible de tirer juftement cette conféquence de la procla
mation des commillaires civils, puifqu'il n'eft pas défendu
par cette prociamation 3 aux corps adminiftratifs, de fur
veiller l'emploi des deniers provenans des biens féqueftrés
dans la colonie, A la vérité, on défend aux prépolés de
Iadminiftration de vendre fans les ordres de l'ordonnateu
général; mais cette défenfe étoit néceffaire, elle étoit con
fervatoire des deniers publics; car, fi les prépofés d'admi
niftration s'ingéroient de vendre- à' toutes les époques, de
toutes les manières, fans les ordres *de T'ordonnateur civil
il n'yavoit plus de refponfabilité pour les méventes. Alors
lorlqu'un prépolé de Tadminiftration donnoit à tel prix dand
telle partie de la colonie, tandis que fon confrère donnoi
à tel prix dans un autre, cela introduifoit dans la compta
de
bilité un dérangement
empéchoit 'la relponfabilité
l'ordonnateur général : #" étoit bien pltis fimple de rendre
Yordonnateur général feul refponfable des ventes de T'admi
niftration , parce qu'alors c'étoit"à lui à forcer les prépofés
de ladminiftration à ne vendre que dans un temps utile
dans un temps où les denrées euflent pu monter à un prix
favorable aux befoins de la colonie. Voila ce qu'ont fait les
commiffaires civils dans cette proclamation du 3 mai,
clamation qui n'interdit pas, d'ailleurs, aux corps
cLle
tracifs de Ja colonie de furveiller I'emploi des deniers pu
, parce qu'alors c'étoit"à lui à forcer les prépofés
de ladminiftration à ne vendre que dans un temps utile
dans un temps où les denrées euflent pu monter à un prix
favorable aux befoins de la colonie. Voila ce qu'ont fait les
commiffaires civils dans cette proclamation du 3 mai,
clamation qui n'interdit pas, d'ailleurs, aux corps
cLle
tracifs de Ja colonie de furveiller I'emploi des deniers pu --- Page 187 ---
18;
blics. Il ya plus : c'eft que les
jours forcé les ordonnatéurs de commiffaires la
civils ont touleurs comptes par la commiflion colonie à faire appurer
Malle, ordonnateur civil, nommé intermédiaire, Le citoyen
aétuellement en France, a lendu fon, par le confeil exécutif,
commillion intermédiaires &
compte pardevant la
'ce le compte jufqu'a ce qu'il en ait j'ai été approuvé provifoiremenr
comité, des finances de la
aucrement ordonné par
qui de fiite a fuccédé à Wanthe, Convention nationale. Rainville,
moi, a eu l'ordre de rendre fon s nommé & dellitué par
lieu million intermédiaire : je le
compre pardevant la comà fon égurd; elle eft du prouve 17 décembte par la décifion qui a eu
1793.
(Illalic:)
Du 17 décembre.
ce Nous, &c.
interim 3> Confidérant que Rainville,
de Tadminifiration de depuis qu'il eft chargé par
autant d'incapaciré que d'infouciance Sainr- Domingue, > a montré
République;
pour les intérêts de la
22 Confidérant qu'à différentes
traves fufcitées à deflein, retardé époques il a, par des endues à des capitaines français & le paiement des fommes
moigné de Iatrachiement aux américains qui avoient tévouement aux intérèrs de la principes français, & du dé-
>> Confidérant
République;
denrées coloniales, qu'il & a conflamment vendu à vil prix les
empécher la dilapidation qu'il des denrées n'a rien fait pour prévénir &
cibles;
du pays & des
-
comef
>> Confidérant
avions faite le 6 deea ce malgré*la mois, de défenfe que nous lui en
magafin livrer de FErar, il a donné le dilpofer des denrées du
à un de fes protégés;
lendemain l'ordre d'en décain >) Confidérant il a négligé que depuis fon arrivée au Portque le magalin général Lopprorilionnement eft
de la colonie Républi- au point
nécellité qu'il pouvoit facilement dépourvu fe des objets de première
procurer;
ce malgré*la mois, de défenfe que nous lui en
magafin livrer de FErar, il a donné le dilpofer des denrées du
à un de fes protégés;
lendemain l'ordre d'en décain >) Confidérant il a négligé que depuis fon arrivée au Portque le magalin général Lopprorilionnement eft
de la colonie Républi- au point
nécellité qu'il pouvoit facilement dépourvu fe des objets de première
procurer; --- Page 188 ---
1S4
éloi55 Confidérant que fa conduite prouve le plus grand
gnement pour les principes français;
civil
in5> Déclarons Rainville, ordonnateur
par interim,
digne, par fon incapacité & fon incivifme, de la confiance
de la République.
9> En conféquence, exerçant les pouvoirs qui nous ont
été délégués par la loi du 8 novembre, & en vertu de la
lettre du miniftre de la marine, du 13 du même mois;
>> Deflituons Rainville de la place d'ordonnateur- civil à
Saint-Domingue par interim - , & de celle de contrôleur de la
marine; lui défendons d'en exercer les fonétions, & le déclarons incapable de remplir toute autre fonétion publique à
Sainr-Domingue;
lui faifons dé-
>> Lui enjcignons de quitter la colonie, &
fenfe d'y reparoitre avant la ceffation de la guerre extérieure
& des tronbles intérieurs;
3> Ordonnons néanmoins qu'il rendra provifoirement fon
compte, lequel fera reçu par la commiflion intermédiaireque nous commettons à cet effet, & que 7 jufqu'à la reddition
de ce compte , il demeurera configné dans la maifon quilui
fera délignée par le commandant de la province > avec une
fentinelle à fa porte.
commiflion in-
>> Sera la préfente décifion enregiftrée àla
termédiaire & au contréle de la marine >.
Vous voyez que bien loin d'empécher les corps adminiftratifs de la colonie de furveiller l'emploi des deniers publics,
ils étoient commis fpécialement par les agens de la Réptblique pour recevoir le compte de Rainville; mais le compte
de cet ordonnateur n'a point été appuré: il a fui de SaintDomingue au moment où un arrèté de la commiflion intermédiaire alloit prendre une mefure vigoureufe pour ir'obliger
à en juflifier. Ainfi les commiffaires civils, dans tous lès
temps, ont fait tout ce qui étoit en eux pour empècher les
dilapidarions 5 ils ont puni les adminiftrateurs coupables, iis
on: loué ceux qui fe font conduits de manière à mériter la
confance de la République. Wante parit pour les EtatsUnis
moment où un arrèté de la commiflion intermédiaire alloit prendre une mefure vigoureufe pour ir'obliger
à en juflifier. Ainfi les commiffaires civils, dans tous lès
temps, ont fait tout ce qui étoit en eux pour empècher les
dilapidarions 5 ils ont puni les adminiftrateurs coupables, iis
on: loué ceux qui fe font conduits de manière à mériter la
confance de la République. Wante parit pour les EtatsUnis --- Page 189 ---
18;
dans Unis la fans congé, émigrant de la colonie; il
partie de l'Oueft, le
avoit rendu;
hier. Cecompre, appuyé depièces compte que je vous ai foumis
lacommitlion
Luhul-.ser,antiomie à
pure. Un eutre Raarnrmeaaioaisg Taaprendu fes compres TL-HSI-BJSTeR à la commifion
a également
appurés, vilés, trouvés bons; & intermédiaire; ils ont éré
une approbarion provioire,
moi-mème jai mis au bas
comiré des finances de la Convention fautlapprobation définirive du
autre preuve à donner de mes foins
national. J'ai une
République dans
pour les intérêts de la
qui u'eft purement ladminiftracion : la vo.ci. C'eit une offaire
ment à la commifion perfonnelle, Geneft avoit adrelle directecivile 2lt
charge de 00 bariis de peti: falé For-au-Princes les
un batiment
vince de l'Oueft: le miniftre Genelt pour
beioins de la prod'adresser diredtement à la commiflion avoir pris ia précaurion
changement frequent des officiers de civile, à caufe du
capiraine du bâtimen
l'adminiftration. Le
gailon, fur pris par ies > Anglus. charge de nous remertre cette carperit falé avoient l'ais d'èrre Comne les.400 barils de
negociant americain et à la chargés pour le compre d'un
confignation du
Angluene s'aphercevan: poin:
capiraine, > les
churgeurs du miniibre Geneft; dniubrertinge ils
employé par les
des talaifons, & offrirent au capiraine s'emparirent implemene
lcs lai payer, loir en denrées coloniales, anglo-américain foir
de
capiraine vint aul Port-au-Prince; c'éteir
en argent. Le
du mois de décembre 1793. 11 5 me
au commencement
quel les Anglais s'éroient emparés des produifit Taote par leteftation, faite chez un notaire- du Méle cargaifons, fa pro1 violence qui lui avoit é:é taite
les , qui confta:cit
vernement anglais. Il me demanda par
officiers du gouà tenira cet égard.
quelle conduite il avoir
Vous allez voir ma décifion; elle eft du
1793.
IO décembre
(II lit:)
Décifon du IO decembre 1793.
* Vu la déclaration faire pard vant
Tome IX, Q.atre-vinge-deasiame
nous, le
de ce
liyraifon,
N
ons, fa pro1 violence qui lui avoit é:é taite
les , qui confta:cit
vernement anglais. Il me demanda par
officiers du gouà tenira cet égard.
quelle conduite il avoir
Vous allez voir ma décifion; elle eft du
1793.
IO décembre
(II lit:)
Décifon du IO decembre 1793.
* Vu la déclaration faire pard vant
Tome IX, Q.atre-vinge-deasiame
nous, le
de ce
liyraifon,
N --- Page 190 ---
mois, par Guillaume-Marc Intègre, capiraine du navire
américain le Clvinfon 2 de laquelle il réfule que le miniftre
plénipoien iaire de la République françaife près les EtatsUnis a fait charger à fonbord,fous les noms de Laurento
& Wengard, négocians à New- Yorck, la quanri:é de
quarre cen's barils de petir falé pourfapprovioinement du
Port Républicain;
3 Ou'il a été forcé par les agens du gouvernement anglais
duMele Saint - Nicolas, d'y lailler fa cargaifon, fous l'otire
quilslui ont faite dele payer en café;
>> Autorifons Guillaume-] MarcIntègre -
dec configner, comme
pour le compte de Laurento & Wengard, la valeur en café,
pris au Mele, de 400 barils de perit falé, mnis à fon bord
par le miniftre Geneft;
9> Lui ordonnons dela remettre à fon arrivée à New-Yorck,
à la difpofition du confeil de la République qui en rendra
compte au miniftre plénipotentiaire 3
>> Requérons lo confeil de ia Pépublique à New-Yorck de
tenir la main à l'exécution des préfentes>.
Je prévins de cette décifion le miniftre Geneft & le
consul de New-YorckJe fais remarquer ici à la commillion
que tols ceux qui connoillent la Facilité funefle pour les
arrangemens fraudulenx entre les adminiftraseurs & les fournitleurs des objers nécellaires aux adminilrations, fe perluaderont facilement quel moyen j'avois de m'emparer du
produir de ces 400 barils de petit falé, de donner le
café au capiteine comme venant de moi, & d'en retirer
ce propiuit. Je n'aipas voclu, quoique l'affaire fur fecrète s
me charger d'un pareil crime 3 j'ai fait mon devoir, en
ordonnaut à ce capitaine de fe charger de café en retour
des denrées qui avoient été prises. On faura par la correfpondance du conful de New-Yorck, par eelle de Geneft
à Praladelphie, s'il a reçu les cafés qui lui Ont été envoyés. Vous voyez par - là guel étoir le ferupule des commillires civils qu'on accufe de dilapidations. Certes, fi
les commilaires civils euilent conimis des dilapidations,
ce devoit etre fur-tout dans des circonftances oû le crime
denrées qui avoient été prises. On faura par la correfpondance du conful de New-Yorck, par eelle de Geneft
à Praladelphie, s'il a reçu les cafés qui lui Ont été envoyés. Vous voyez par - là guel étoir le ferupule des commillires civils qu'on accufe de dilapidations. Certes, fi
les commilaires civils euilent conimis des dilapidations,
ce devoit etre fur-tout dans des circonftances oû le crime --- Page 191 ---
pouvoit être caché, & ol perfonne même
foupsonner. Or, perfonne n'auroir
ne pouvoit le
que j'aurois faite avec ce
pu foupçonner la fraude
roit été enveloppé d'u voile capiraine américain; le délir audevoir; j'ai de le faire, je ne fuis impéné rable. J'ai fait mon
mais je dois metire fous les
pas louable pour cela;
actes qui prouvent que bien yeux de la commiflion COLLS les
tresor
loin
public > bien loin d'avoir envahi d'avoir dilapidé lc
particnlier s, jai protégé les fortunes
les fortunes
tégé T'adminiftration des finances
parriculières,fai propubliques.
La féance eft levée.
dent Lemgifre des préfenees efl ligné, J. Ph.
5 Nontviero/Rodad 5 MERLINO, Cote préf- )
N 2 --- Page 192 ---
Du premier Frudtidor, l'an troiftème dela Régubligse-frangaifs,
une & indivifible.
La rédaction des débats recueillis dans la féance d'avanthier eft lue & adoptée.
Clauffon &
Les citoyens Page, Lanchevefque-Thibaut,
Senac font ablens.
Daubonneau : Dans les féances précédenres Sonthonax a
dit que jamais il ne s'étoit mélé de Yadminiftrarion des finances, qu'il avoit laiffé conftannent cette adn.iniftration aux céautorités conftituées, parce qu'il favoit que les hommes
lebres étoient fouveni peurfuivis pourcela feul, qu'ils avoient
refpiré l'air peftilentiei des caifles: cependant il eit bien certain que Sonthenax a écrit le 1 I janvier 1793 à la commiflion
intermédiaires cette lettre vous a éré lue. Il demande à la
somuiftioninsmnsdiaise de quel droit elle s'ingère dans cette
adminifration; cependant il faut toujours que la vérité
perce. Dans la dernière féance, Sonthonax n'a s'empècher
de convenir
les comptes rendus par les
compAIRaNITE
tables, & appurés que Far la commiflion intermédiaire, avoient
été approuvés par lui. Sonthonax a dit que très-mal à-propos
on avcit fixé les revenus de la colonie à 125 millions par
an: il vous a cité à cet égard cet ouvrage de Hilliardd'Au- D'abord
berteuil qui a été fait à Saint-Domingue en 1772. colonie fuffent
nous n'avons pas dit que les revenus de la
porrés à 160 millions: nous avons dit qu'il avoit dû enrrer .
dans le tréfor de la colonie 250 millions pendant T'adminittration de Polverel & Sonthonax à Suint-Domingue, parce
ie à 125 millions par
an: il vous a cité à cet égard cet ouvrage de Hilliardd'Au- D'abord
berteuil qui a été fait à Saint-Domingue en 1772. colonie fuffent
nous n'avons pas dit que les revenus de la
porrés à 160 millions: nous avons dit qu'il avoit dû enrrer .
dans le tréfor de la colonie 250 millions pendant T'adminittration de Polverel & Sonthonax à Suint-Domingue, parce --- Page 193 ---
que la fouille du Cap y étoit comprife; mais
donner une jufte idée des revenas de
pour VONS
vais vous donner un état des revenus Saint-Doningue,, même
je
années 1788 & 178y. Vousvertez
pendant les
par un adminiftrareur habile, il
que d'après ce travail fair
ment pour 129 millions de denrées; s'exportoit en France feulelonie de Saine-Domingue recevoit vous verrez que la coen 1788 & 1789, 678 bârimens; directement de France,
mens étrangers qui abordoient à vous verrez que les biriau nombre de763, & au toral la Saint-Domingue, colonie
2 éroient
ans 1755 navires, tant trançais
recevoit tous les
foit fans dcure un très-grand
qu'étrangers: la colonie faique je vous mets fous les revenu il 3 puifque d'après l'état
tournois en denrées,
yeux, fournifloit 129 millions
indépendamment des
France ne fournifloit pas, & qui étoient choles que la
gers en denrées.
payées aux étranSonthonax : De quieftcct état ?
Daubonneax : C'eft le relevé des
fait par Mazard, lorfqu'il étoit au comité comptes de falur de Marbois,
Sonthonax: : J'obferve far le matériel de la
public.
n'eft pas fignée & certifée
il
pièce qu'elle
tion de fignatures.
conforme; n'y a aucune relaDarbonneau : Sonthonax, pour vous dire
ne rapportoir que 8o mille livres tournois,
que la colonie
vrage de Hilliard d'Auberteuil:
vous a cité l'ou1772.
cet ouvrage a été fait en
Thomas Millet: C'eft un roman.
Sonthonax : En 1772?
Dasbonneau : Cui, en 1772. J'érois à
lorfqu'il a été fait, &j'en al Vil la première Saine-Domingue
impreiion.
Sonthonax: Je vais vous donner une
qu'il a été fait après 1772.
preuve irréfragable
Daubonneau: J'ai vu faire l'ouvrage en
Il a
primé plufieurs fois.
1772,
étéimVerneuil: Par ordre de M. de Sartine,
d'Hilliard d'Auberteuil a été imprimé
J'ouvrage de M.
en France en 1773.
N 3
a été fait, &j'en al Vil la première Saine-Domingue
impreiion.
Sonthonax: Je vais vous donner une
qu'il a été fait après 1772.
preuve irréfragable
Daubonneau: J'ai vu faire l'ouvrage en
Il a
primé plufieurs fois.
1772,
étéimVerneuil: Par ordre de M. de Sartine,
d'Hilliard d'Auberteuil a été imprimé
J'ouvrage de M.
en France en 1773.
N 3 --- Page 194 ---
Sonthonax: : Le compre qu'a produit Hilliard d'Auberteuil,
a pour bale les revenus de 1774. S'il donne le produir du
revénu de:774,Touvige doit etre fait après 1774: il eft au
moins de 1775.
Daibonnecu : Ily auroit encore une grande différence de
177+ à 1788; & certainement quand oli rappclicra que depuis la guerre d'Amériqt que, il s'eft établi plus deusco habitations, On verra que les revenus ont été coniderablement
augmenrés; mais je vous préfenre ici le travail fair par Marbois, qui fans doute étcit un très-favant adminiftrateer pour
les finances, & qui avoit mis, par fon. adminifration, la
colonie de Saint-Domingre à un très-haut degré de prolpérité fous le rapport des finances: vous verrcz, par cet état,
que la France reccvcit de la colonie de Saint-Domingue 129
millions tournois; & indépeud-nment de cette iomme, il
peffeir dans les colonies une quantité de denrées que la France
ne fourniffoir pas, en remplaeemenrdes farines que la France
ne ournifioi: pas aux colonics; car clle ne fournilloir pasles*
des farines néccllaires. Tous les bcis qui étoient néceffaires
pour les écoutes, pour, les merrains Scc., qui venoient des
Enats-Unis, étoient payés en denrées coloniales: les chevaux
qui vencient des Etats Unis, étoient payés en denrées coloniales; & rout ce que la France n'envoyoit pas aux Antilles, & quiéroit tres-comfidermble, étcir égnlement pàyé en
denrées coloniales: toures les falaifons étoient également
fournies par les Etars-Unis,& payées en denrées ccloniales.
Ainli, d'après ce calcul,vous verrez que la colonie en 1788
& 1789, taifoit de revenu 129 millions tournois; ce qui
fuppofe 184 millions argent de Saint-Domingue, indépendamient des fournitures faites aux étrangers; car par le
même compte, vous verrez quelesrevenus del la celonie,Qui
palloient chez l'écranger, s'élevoient à 77 millions. C'eft
d'apres ces bales certeines que Jes revenus de la province du
Nerd éroient fixés avanefad-fondiona 180 millions: c'étoit
après la deftruction de la parrie du Nord de Saint-Domingue
que nous avons écabli qu'au lieu de faire 180 millions de
revenus, elle étoit iéduire à 60; le quart de ce revenu eft
de :5 millions. J'ai fait à cet égard un travail très-confidéxable, car j'ai fait les relevés de Bordeaux qui font dans le
eines que Jes revenus de la province du
Nerd éroient fixés avanefad-fondiona 180 millions: c'étoit
après la deftruction de la parrie du Nord de Saint-Domingue
que nous avons écabli qu'au lieu de faire 180 millions de
revenus, elle étoit iéduire à 60; le quart de ce revenu eft
de :5 millions. J'ai fait à cet égard un travail très-confidéxable, car j'ai fait les relevés de Bordeaux qui font dans le --- Page 195 ---
-
19I
Moniteur; j'ai même trouvé au-dela de IS
qu'il y a eu des bordereaux qui fe fent
millions,
comptables n'ont
croifès.: : les
pas éréexaéts. Nous
PRaCROE
dernière féance.
l'avens prouvé dans la
Snthonas : De l'aveu de Daubonneau, &
cul fait Par Marbois, il confte qute ja colonie d'après de
le calmingue prodnifoit à la France 184 millions de Saint-Domoi, fait porter ce compte à 180
de revenus. J'ai,
a que quatre millions de difftrence mitlions; forte quiln'y
de Daubonneau. Daubonneau
entre mon calcul k celui
Domingue exportés
les
parle des produits de Saintble d'avoir à cet égard par des navires érrangers; il eft impollile produit des douanes calculsjufles, car il faudroit avoir
données jufles fur tout ce étrangéres. On ne peut avoir des
lope, parce qu'il faudroir quife la fait par le commerce interdouanes des nations
que mérropole eut le relevé des
terlope.
avec, lelquelles fe fait le commerce inThomas Millct : Ilfaur vous obferver
parle d'une faulle bale, car il parle des que Sonthonax vous
par le commerce
exportations faites
interlope; les édits interlope: des rois nous n'avons point de commerce
à porter dans les Antilles des avoient farines, autorifé les Américains
manqueroit, des (alaifons, des chevaux lorfque de
la colonie en
trait; les déclarations des retours & cargaifons labourage étoient & de.
leufement faites à Saint Domingue: il y aveit
fcrupuminiftration expreffe pour cer objet-la, & même une adyavoitun revenu confidérable 5 & quand on cerrainement il
des revenus coloniaux le paiement
porte à un tiers
pas du tour. Il eft vrai qu'à
de cet objet,onn'exagire
commerce interiope dans la partie Ssint-Demingue du Sud, il fe faifcit un
rien de France; il fe fait un échange des qui ne recevoit
à fa
chofes néceffaires
lcs droits confommation, s il fe fait un ccmmerce
étoient fruftrés; mais cct objet-là interlope dont
ou cinq millions par an, auffi nous n'en avons alloit à quatre
tion : mais ce dont nous avons parlé eft le
pas fait menrifé par l'édit de 1784.
commerce autoSourbonas:I/sditde: 1784 autorifoit
ricains à venir commercer dans les rades effedtivement du
les AméCap, du Môle,
N 4
lcs droits confommation, s il fe fait un ccmmerce
étoient fruftrés; mais cct objet-là interlope dont
ou cinq millions par an, auffi nous n'en avons alloit à quatre
tion : mais ce dont nous avons parlé eft le
pas fait menrifé par l'édit de 1784.
commerce autoSourbonas:I/sditde: 1784 autorifoit
ricains à venir commercer dans les rades effedtivement du
les AméCap, du Môle,
N 4 --- Page 196 ---
des Cayes & du Port-au-Prince. On les autorifoir à fe charger pour la colonie, ou de chevaux de trait ou mème de
bétes à cornes pour la boncherie, mais on ne les autorifoit
pas à prendre en rerour des denrées coloniales; on leur
mettoir feulement de fe charger de melafles & de fyrops. perDaubonneau: Eft-ce que les melaffes, les
ne font
pas des denrées coloniales? eft ce que la fubvention (yrops du quart
n'a pas été impofée fur les melaffes? eft-ce que des
tions n'ont pas été levées en fucre, café & melafle impofi- : eft-ce
que les melalles & les tafias ne font pas des produits coloniaux? n'eftce pas fur ces mêmes denrés que les revenus
font érablis?
Son honax : Il eft vrai que la melaffe fait partie des denrées
coloniales; mais tout le monde fait que lorlque les Américains
failoient T'exportarion de melaffes & de iyrops, ces denrées
étoienr à un prix infiniment modique, ne produifoient prefque rien, témoin l'éar que produit - Daubonneau.
Daubonneau : C'eftau détriment de la colonie que les
mens en melalle fe faifoient aux éirangers, parce que paie- les
Américains ont dans leur pays des manufactures de
ils préféroient nos melaffes pour la fabrication de leur fucrerie; rhum,
& en cela, la colonie perdoit l'avantage qu'elle avoit de
tourner en tafia les melafles qui é:oient exportées à la Nouvelle- Angleterre, & cet objet-là étoit même au détrimentde
la colonie.
Le préfident : Ce tableau eft-il tiré desarchives?
Daubonneau: Non, citoyen, je le dépoferai.
(Ja commillion or.lonne que cette pièce fera
en
la manière ordinaire.)
paraphée
Sonthonax : C'eft toujours l'opinion perfonnelle de Mazard, aujourd'hui conful à New-Yorck, & qui n'eft certifiée, approuvée par aucune autorité confituée.
Dabonnear : Le compte que Marbsis a rendu de la
colonie, eft fans contredit très- officiel; c'eft d'après ces
bafes que le travail a éré fait par Mazard au comité de
falut public, & d'après le compte de Marbois & les diffé-
Sonthonax : C'eft toujours l'opinion perfonnelle de Mazard, aujourd'hui conful à New-Yorck, & qui n'eft certifiée, approuvée par aucune autorité confituée.
Dabonnear : Le compte que Marbsis a rendu de la
colonie, eft fans contredit très- officiel; c'eft d'après ces
bafes que le travail a éré fait par Mazard au comité de
falut public, & d'après le compte de Marbois & les diffé- --- Page 197 ---
-
fentes données que vous aurez du commerce de Ffance
même, gue je vais faire parler par une adreffe,
à la Convention nationale, revêtue de trois cent trente-huit préfentée
fignarures des négocians de la ville de Nante. Vous verrez
à quoi le revenu de Saint-Demingue étoit porté.
Thomas Miller : Je fais une obfervation fur le
preduit qui ne préfente qu'un apperçu fort
compte de la
réalité du vrai. Le café s'élevoit à
éloigné
feulement. Tout le monde fait
quarante - cinq millions
produifcit le double,
que Saint-Doningue en
dix Verneuil: fols la Quatre-vinge dix millions Il n'ef porté qu'à
à Saint-1 livre, & en 1788 il valloi: 27, 28 à trente fols
Domingue. Cela triple cet objet qui ett déja de
quarante millions.
Daubonneau : Voici l'adreffe de trois cents trente-huit
négocians de Nantes à la Convention nationale.
(II lit.)
Adrefe du commerce de Nantes, à la Convention nationale.
99 Sains-Domingue
pour le feul
occupe fept cents cinquante navires
les navires commerce; enrre cette colonie & la France
& le caborage emploient dans la au mcins 'vingt-quatre mille matelors;
colonie, & celui
en Europe des denrées
néceffaire au charroi
a à Saint-Domingte huit coloniales, mille
au moins autant. Il y
les évalueroit
un million de habirations; quand on ne
c'eft un fonds 2iu huit milliards. capital l'une dans l'autre,
>9 Suivent trois cent trente-huit fignatures.
3> Nantes, le 4 novembre 1792 ".
Nota. On eflime que Saint-Domingue
rendoit avant fa deftruction, année commune, trois cents millions de fucre
& terré qu'on ne peut évaluer, quitre brut de
frais, à moins de cinquante liv. le
Ci.
quintal:
If0,000,000 liv.
ations; quand on ne
c'eft un fonds 2iu huit milliards. capital l'une dans l'autre,
>9 Suivent trois cent trente-huit fignatures.
3> Nantes, le 4 novembre 1792 ".
Nota. On eflime que Saint-Domingue
rendoit avant fa deftruction, année commune, trois cents millions de fucre
& terré qu'on ne peut évaluer, quitre brut de
frais, à moins de cinquante liv. le
Ci.
quintal:
If0,000,000 liv. --- Page 198 ---
Ci-contre . a
150,C60,000 liv.
Cent millions de café à 80 livres.. .
80,c00,coo
Deux millions d'indigoà L.la liv. . .
18,000,000
Cinq millions de coton à 21.la liv..
10,COC,OCO
Trenten millebariquesde Gropàiocl..
3,000,000
Quinze mille bariques de tafia à rool..
1,500,000
Total. . e
261,500,000 liv.
Le commerce interlope peut être kvalué à.
17,500,000 liv.
Total.
280,000,000 liv.
Ic préfident : De quel recueil eft tiréc cette adreffe?
Daubonneau. : Du Moniteur, page 331. D'après le calcul
très-exact fait parlndminifrateur Maibois; d'aprèsla pérition
des commerçans de Nanes, fignée de trois cent trente-huits
d'aprés la quantité de navires chargés à Saint- Domingué,
il ne vous eft pas difhicile d'appercevoir d'un coup à combien fe monroit le revenu de Sain: Domingue. D'après
cela nous perfittons à dire que la partie du Nord qui fournifloit cent quatre- vingt millions, qui, par les malheurs
de Saint-l'omingve, a été réduie aux deux ticis, a dà
s'éléver à 60 millicns; le quart de ces foixante millions
a été impofe comme fubvention, & cette fubventicn s'eft
nécefairement élevéc à quinze millicns, & les 2,500,000 liv.
que déclare Soath nax paroiffent certainem. n abferdes.
Sonthonax : J'obferve au citoyen Daubonnenu qu'il a
parlé d'une fomme dans le compte de Mozad, par le
produir des exploitations faites par les Améri ains. C'eft
en vain que je cherche cette fomme fur le compte de Mozard; je ne la trouve point.
Daubonneau: J'ai calculé ici, parce qu'il Y eft dit: les
Etats-Unis ont envoyé fept cent foixante-treize bâtimens
de foixante-treize tonncaux; qu'on prenne le jaugeage de
ubonnenu qu'il a
parlé d'une fomme dans le compte de Mozad, par le
produir des exploitations faites par les Améri ains. C'eft
en vain que je cherche cette fomme fur le compte de Mozard; je ne la trouve point.
Daubonneau: J'ai calculé ici, parce qu'il Y eft dit: les
Etats-Unis ont envoyé fept cent foixante-treize bâtimens
de foixante-treize tonncaux; qu'on prenne le jaugeage de --- Page 199 ---
ces bitimens, qu'on les compare avec les
autre jangenge, &, dans la
bâtimens d'un
les Etars Unis confonnoient proporton, foixante
vous verrez que
denrées coloniales.
dix-fept millions de
frif Sonthonax dans le : D'abord puifqu'il n'v a pas de réfeltat pofair par les Américains compte produir par Daubonneau fur le trafic
de pafler cela
& par las étrangers, il eft
le
en ligne de compte comme
impollible
comnte de Mozard ou fur celui de éran: eppuyé fur
donc réduit à un calcul
Marbois, cela eft
de bàrimens
hyporhérique fonds fir le nombre
fait
envoyés dans FAmérique.
tout
que ces navires font des goelettes Or, de
le monde
tonneaux s & que ces bàrimens font
30, 40 &- fo
contenue de nos bâtimens de
éloignés d'avoir la
pas dix bâtimens à trois mâs long cours. I'ny a peut-être
Nourelle-Anglerere à Saine- qui fallent commerce de la
Domingue.
Américains J'obferve en outre que les colons font convenus que les
pnarchandifes n'exportoiunt de Saint-Domingue, en retour des
fyrop. Je trouve qu'ils Y le apportoient, que de la'melaffe &c du
Meropole,
que fyrop & la melaffe exporrés dans la
qu'a quinze miller d'après le calcul de Mozard , ne fe porte
livres. Daprès Danbonnens, pefant; ce qui fait une valeur de 900,000
ne fe monte qu'à un quare de l'exportation celle faite dans des étrangers
pole. Si donc 900,000 liv. eft le terme
la Métrofaite en France, il fau: prendre le
de l'exportation
pour, calculer T'expocuarion faite
quart les de 900,000 hv.
réduit à 225,000 liv.
par
étrangers; ce qui
faite de Saint-I Domingne l'exporration de melafle & de fyrop
parlé de foixanre
pour les Erats-Unis. On vous a
éloigné de ce calcui millionss énorme, vous vbyez combien on eft
foprnies par Mozard,
pui(qu'en prenant les bales
exportée pour les E.ats-Unis. ilny a que 225,000 liv. de melafle
Daubonneau : Sonthonax ne
vient de lire eft politivemearla s'appercoit pas que CC qu'il
en Fronce, & non pas la
quancicé de de denrées exportées
11 s'enfuit de là que toutes quenticé les denzécs dentées fabriquées.
qwi pafluient au
foprnies par Mozard,
pui(qu'en prenant les bales
exportée pour les E.ats-Unis. ilny a que 225,000 liv. de melafle
Daubonneau : Sonthonax ne
vient de lire eft politivemearla s'appercoit pas que CC qu'il
en Fronce, & non pas la
quancicé de de denrées exportées
11 s'enfuit de là que toutes quenticé les denzécs dentées fabriquées.
qwi pafluient au --- Page 200 ---
eommerce interlope ne fonr pas portées dans ce compte
non plus que cclles qui étoicnt exportées aux Erats-Lnis; ;
ils'entuit que la fomme de cent vingr-cinq millions,
duic des revenus, eft abfolument indépendante des denrées proqui ont pailé aux Etats-Unis, &. dans le commerce interlope, & même de toutes les autres denrées
confommoit dans la colonie.
qu'on
Sonthonax:. J'avoue bien avec Daubonneau que la fomme
portée au compre de Mozard, pour l'exportation faite en
France, eft la fomme de denrées envoyées En France, &
non celle des denrées fabriquées; nais Daubonneau vous
a dit lui-même que la fonime des exportations raites aux
Erats-Unis étoit du quart des exportations faites en France,
& l'on ne peut calculer le revenu que d'après les deux
bafesd'expor arion faite chez l'érranger & delexportarion: faite
dans la Mérropole, puifque vous avez dit que
faite chez Téirunger devoit être du quart, de T'exportarion celle de la
Métropole.
Th. Millet : II eft extrémement dégoôtant de
a
de femblables affertions, parce qu'on n'apportoir répondre en France
que pour 900,000 liv. de melafle, où l'on n'en confommoit
pas; Sonthonax prétend démontrer qu'on n'a exporté que le
de cette fomme de denrées aux Etats-Unis : il vous a
que l'edit de
Time
1784 enjoignoit aux Américains de
n'emporter en retour que de la melaffe; on en doit conclure
nécellairement que toute ou prefque toute la melafle
aux Etats-Unis en paiement de ce que les Erats-Unis fournif- pafloit
foient à la colonie, tel que des farines, des falaifons, des
chevaux; ce qui, dans un pays de culture, s'élève à des
fommes très- confidérables. Mais je demande à Sonthonax
comment il peur érablir ce qu'il appelle un calcul hypothérique, l'orqu'il eft établi qu'il y a eu fept cents &
de bâtimens partis pour la Nouvelle-A Angleterre; ils n'ont tant
les exporré que pour 200,000 liv., il n'y avoit pas de quoi payer
pilotes.
Sonthonax : D'abord il eft faux de dire que la raifon
pour laquelle On1 imporroit en France
. de melaffe,
étoit que ces denrées étoient inutiles àlaFrance, peu parce qu'on
hypothérique, l'orqu'il eft établi qu'il y a eu fept cents &
de bâtimens partis pour la Nouvelle-A Angleterre; ils n'ont tant
les exporré que pour 200,000 liv., il n'y avoit pas de quoi payer
pilotes.
Sonthonax : D'abord il eft faux de dire que la raifon
pour laquelle On1 imporroit en France
. de melaffe,
étoit que ces denrées étoient inutiles àlaFrance, peu parce qu'on --- Page 201 ---
n'en lafles faifoit étoient aucun ufage; j'affire au contraire que les méquelque
d'un grand produit en France, car
contribué temps on en failoit de l'eau de vie qui avoit depuis
à faire diminuer en France I'eau de vie de même vin
fabriquée dans le Languedoc, La
&
j'obferve auti que les Américains Saintonge
T'Aunis;
dans la colonie de
qui importoient auffi
des chevaux, des bètes Saint-Domingue à
quelques commeftibles,
en efpèces de ce
cornes, fe chargecicnt en retour
ainfi on les foldoit qu'ils ne pouvoient emporter en denréess
de favoir fi la avec des efpèces; ainf il ne s'agit plus
3 Muzard,
quantiré dont il eft parlé dans le
bafe
fi celle
a été calculée par moi, compte fur la
hypothétique de
frais de
faristair ou non aux
RLth
Je
navigation entre les Etats-Unis &
de vie, repète que la melalie fervoit en France à St.-Domingue. faire de l'eau
les Améticains que lons'en fervoit depuis long-temps; que d'ailleurs
d'efpèces.
fe chargevient en retour de piaibres &
Ic préfdent : il faudroit terminer
n'éclaircit pas l'acculation.
là-deffis, car ceci
faire Thomas Millet : Pour venir au fait, vous pouvez vous
vention produire l'adreffe des habirans de Nantes à la Confoir de nationale; elle porte que Saint
revenu deux cent quatte-vingt- dix Domingue produiceux quil'ont rédigée eft à Paris; c'eft mon millions: un de
père.
Daubonneau : Sonthonax a dit que le verfement des
particulières dans la caille générale étoient des caifles caifles
foires; il vous a dit que l'aflemiblée coloniale
illula caiffe des fucceflions. L'arrêré de
avoir dilapidé
feulement qu'il fera fait un emprunt cette de aflemblée porte
caifle des fuecefliens. Je défie Sonthonax de 100,000 liv. à la
autre arrèré de l'atlemblée coloniale qui
produire aucun
femblée coleniale a diverti les deniers publics. démontra que l'afcoloniale n'a pas été fi loin que
L'aflemblée
ne s'eft pas conten:é de faire verfer Sonchonax; des
car Senthonax
dans la caiffe générale, mais
differentes cailles
mations, ordonné
encote il a, par fes
feroient
que lesimmeubles provenant des
procla-,
vendus dans la quinzaine pour le
fucceflions
preduit en être
a diverti les deniers publics. démontra que l'afcoloniale n'a pas été fi loin que
L'aflemblée
ne s'eft pas conten:é de faire verfer Sonchonax; des
car Senthonax
dans la caiffe générale, mais
differentes cailles
mations, ordonné
encote il a, par fes
feroient
que lesimmeubles provenant des
procla-,
vendus dans la quinzaine pour le
fucceflions
preduit en être --- Page 202 ---
verfé dans la caiffe générale de la colonie; certainement 3
P'atfemblée coloniale du Capn'a jamais diverti lcs deniers,
elle a feulement pris un arréré pour la fomme de 100,000 liv.
à titre de prét, & Sonrhonax n'en montrera pas d'autres,
malgré quil ait dit qu'il en pourroit montrer un tous les
mois. Je dis donc que d'après la proclamation de Polverel
& de Sonthonax, les deniers provenant des fucceflions vacanres cnt produit des fommes immenies dans la colonie,
& quoiqu'en dife Sonthonax il ne pourra pas prouver que
l'afféniblée coloniale en ait dilpofe; car' Jious n'établiflons
ce compte qu'a compter de l'arrivée de Polverel & Sonthonax, jufqu'au mement otils font partis; & cerrainement
quinze jours après leur arrivéclallemblee coloniale ne pouvoit
plus divertir les caifles de la colcnie puifqu'cile étoit dilfoute
& que routes les auterités étoient entre les mains de Polverel
& Sonthonax.
Verneuil : Sonthonax a dit qu'à fon arrivée dans la COlonie, le 17 feptembre 1792, le droit d'oétroi étoit nul à
Saint-Domingue. La guerre ne s'eft déciarée en France
on
qu'en
janvier;
en a reçu la nouvelle à Saintfar la fin de mars ou dans les premiers jours Domingue d'avril.
que
par l'énumération qu'on vient de vous faire des navires Certes,
arrivcient de France &c de l'étranger, vous avez dû vous qui
convaincre que julqu'à lépoque de la déclaration de guerre
le droit d'octroi a toujours été le même; il eft donc faux
de dire qu'à leur arrivé à Saint-Domingue le droit d'octroi
étoit prelque nul; à cette époque le droit éroit plus florifant
que jamais, il rendoit beaucoup plus à la colonie que dans
aucun autre temps, puifqu'il arrivoit dans la colonie
à huit cents bâtimens français, dont la majeure partie éioit fept
dans la rade du Cap.
Sonzhonax : Quendjai parlé du dénuemerit des caiffes,
de la nullité de celles des oétrois, jai prouvé mon affertion
par l'arrêté de la commiflion intermédiaire, du 7, novembre
1792, & par l'opinien de plufieurs membres de Tallemblée
coloniale extraite des débats de cette aflemblée, dumois d'août
de la même année. Les colons n'ont qu'à produire des Fitces
qui contredifent celles-là, & je verrai ce que j'aurai à ré:
pondre.
les des oétrois, jai prouvé mon affertion
par l'arrêté de la commiflion intermédiaire, du 7, novembre
1792, & par l'opinien de plufieurs membres de Tallemblée
coloniale extraite des débats de cette aflemblée, dumois d'août
de la même année. Les colons n'ont qu'à produire des Fitces
qui contredifent celles-là, & je verrai ce que j'aurai à ré:
pondre. --- Page 203 ---
Verneuil: Il eft bien vrai que quand Sonthonax eft arrivé
aSaince.Domingne dans celles de létat il n'yavoit pas d'argent dans les cailles;
le lendemain de leur il ny avoit que 36,0co livres, & dès
36,000 livres
arrivée ils ont ordonné que de ces
on leur donneroit 18,cc0 livres, &
pas refté allez dans la caille pour faire le
la iln'eft
mais qui dilapidoit les caillis publiques? prérà c'étoint troupe: des
tendans, , des genéraux; cet abys là a exifté de
inà Saine Domingue. Il n'ya perfonne cn France quine tout temps fache
que quand une famille titrée en France avoir mal fait fes
affaires Oti les envoyoit dans les colonies, afin
trois ans ils pulient amaffer des fommes immenfes que pendant
ceux là qui ont dilapidé les
: ce font
nous plaindre d'eux, & c'eftà tréfors; nous n'avons ceffé de
culper l'aflemblée coloniale
tort que-Sonthonnx veut inquin'a jamais eu le pouvoir de
prendre un fou dans les cailles de la colonie.
Sonthon. x : Je ne fuis point ici T'apologifte dles
& des inrendans qui ont adminiftré la colonie de généraux SaintDomingue; maisj'obferverai feulement
de Marbois qui n'a jamais été contredit, que il d'après relkoit le compte
cailfe un million, toutes dettes
dans la
allemblées coloniales fe font failies payées, de au moment où les
finances. Les colons difent que les finances Iadminiftration de ia
des
étoient dans l'état le plus foriflant : j'obfarve, & c'eft cclonie
neuil qui vient de vous lapprendre, que la caille
Ver.
étoit vide à l'arrivée des commiffaires civils; ila publique
avancé un fait, que les commillaires civils avoient fimplement
mille livres dans la caiffe de la colonie : je le
pris de 18
tifier ce qu'il vient d'annoncer.
prie
jufVerneuil : Sonthonax me demande la
des
mille livrcs qu'il a prifes à fon arrivée dans preuve la
dix-huit
s'il veut une preuve bien authenrique il
a colonie; certes,
tous les colons qui font ici, ilj n'y a pas n'y un qu'à confulter
que foit fon fexe, qui l'ignore,
individu, quel
Sunthonax: Il en eft de cela comme des foixante mulets
charges d'or; les colons le diront aulli : ils le favent & le
prouveront.
Vern uil: : Sonthonax vient de dire que Marbois en
la, colenie l'avoir laillée fans dettes.
quittant
ie; certes,
tous les colons qui font ici, ilj n'y a pas n'y un qu'à confulter
que foit fon fexe, qui l'ignore,
individu, quel
Sunthonax: Il en eft de cela comme des foixante mulets
charges d'or; les colons le diront aulli : ils le favent & le
prouveront.
Vern uil: : Sonthonax vient de dire que Marbois en
la, colenie l'avoir laillée fans dettes.
quittant --- Page 204 ---
Lepréfdent:) Il eft queftion des droits d'octroi, tu divagues
beaucoup. Thomas Millet : Lorique Sonthonax et Polverel font arrivés, il y avoit un an que l'infurresion régnoit dans la
partie du Nord; il yavoit un an que la caille de Saine-Domingue fuppléoit aux dépenfes de à 8 mille bommes de
troupes et à toures les dépenies Codi falloit faice pour préferver la ville du Cap des nigres révoltés; et certes, onl ne
peut pas fe difimuler qu'à cette époque les déperctes ne
duffent être tes-comtiderables: ce n'eft pas que Saint-Domingue abforbât tous les revenus, mais c'étoit la mauvaife
adminiftration qui étoit caufe de cela. Mais Sonthonax qui
veut toujours rejerer fur les affemblées coloniales ce qu'on
lui reproche, eft fommé par moi & par mes collegues de
produire 111 feui acte. de l'affemblée coloniale qui conite
qu'elle ait adminiftré les caifles nationales, & que même
elle s'en foit jamais mélée; il vous en fournira qui vous
prouveront que l'ailemblée coloniale a toujours inurilement
demandé des comptes aux adminiftrateurs convaincus de dilapidation, adminiferaseurs maintenus par Sonthonax, tels
que Pouget & Wanshe.
Son:honax : Quand on m'accufe je ne réponds point par
des récriminarions. Lorfque j'ai parlé des allembiées coloniales, de leurs dilapidations, je n'ai pas enrendu iniirmer
par cela feul les reproches qui me iont fairs; les adiemblées
coloniales peuv.nt avoir dilapidé & moi auili. Jai répondu
j'efpère d'une manière vistorieufe aux dilapidarions qu'on me
reproche. Miller demande que je preuve que les afembiées
coloniales fe font ingérees dans Fidoniitriion des cailles;
je le prouve par un arréré de Taflemblee rolonide rendu au
commencemetit de fepsembre 1791, qui ordonne la nomination de deux commiffaires pour alier negocrer à l2 Tamaique un emprunt à voter par Tafembtée coloniele de la
Jamaique en faveur de la colonie de Sune-Donungae, Si
l'aflemblée coloniale s'eft permis d'evoyer des négociaceurs
à une puiffance étrangère pour nigocier an emprent Aur elie,
je conclus de là que les allembiecs coloniaics ont pris la direction des finances; car il n'y a point de preuve plus pofrive que celle qui réfulte de la denande d'un emprunt,
Thomas
par Tafembtée coloniele de la
Jamaique en faveur de la colonie de Sune-Donungae, Si
l'aflemblée coloniale s'eft permis d'evoyer des négociaceurs
à une puiffance étrangère pour nigocier an emprent Aur elie,
je conclus de là que les allembiecs coloniaics ont pris la direction des finances; car il n'y a point de preuve plus pofrive que celle qui réfulte de la denande d'un emprunt,
Thomas --- Page 205 ---
Thomas Mille: ne niera pas qu'à la même
blée coloniale a envoyé des commiffaires époque l'affemdu congrès une appropriation de fonds fur la dette pour des fulljciter
Unis envers la France. Si T'aflemblée
Erarsde négocier directement; tavec le congrès coloniale s'eft permis
partie de la detre des Erats-Unis
pour s'emparer d'une
clus
envers la France,
qu'il n'y a pas de manière plus dircéte
je conde Tadminiftration des finances de la colonie. Je de s'emparer
point s'il falloir citer tous les arrêrés de l'affemblée e finirois
par lefquels elle requiert perfonncllemen:
coloniale
faire compter fur fa refponfabilité teile Indmmitration de
une telle fomme, à titre de
à
ou telle indenanité,
eft incendié. Si T'allemblée coloniale prét, un citoyen parce qu'il
fonétions
s'eft permis de faire les
d'ordonnateur, en ordonnant des
juftes, (car je feppofe qu'elles
dépenfes même
n'y ait rien eu do dilapidé fur Jes Taroienrs fonds de je fecours luppofe qu'il
bienfailance) fi, dis-je, clle s'eft permis d'ordonner & de
penfes de ce_g genre, elle a donc fait les foncdons d'ordon- des dénateur; je l'ai prouvé d'ailleurs par les arrêrés relatifs
emprunts faits à la Jamaique & à la
aux
Thomas Miller : Sonthonax a dit que Nouvelle-Angletere puifque
coloniale a envoyé demander à la
des l'aflemblée
contre les infurgés, démarche confacrée Jamaique
fecours
PAffemblée légiflative, parce
par un décret de
qu'elle a demandé à
une fomme, elle s'eft mélé d'adminifrer) les finances empranter
femblée coloniale favoit qu'à cette époque il falloit des : l'afcours prompts pcur arrêter le flambeau de l'incendie
feaux portes de la ville du Cap, elle a donc
qui étoit
Jamaique chercher des fecours. L'Affeniblée envoyé à la
approuvé cette mefure puifqu'elle a voté des legifiative a
au gouvernement britannique : l'affemblée coloniale remerciemens
même envoyé aux Erats-Unis pour faire des
a de
farine pour venir au fecours de
acquifitions de
certainement
Saint-Petningue
on ne peut pas indaire de là
qsibréloir;
coloniale adminiftroir. Lallemblée coloniale que Taflemblée
donné qu'il feroit fait des emprunts
, dit-al, a Ofdes fecours à telle ou telle famille; > mais qu'il feroit accordé
voit la Convention mtionale, lije
tous les jours on
comparaifen, ordonner des fecours peux & me permettre cela
cette
minifre pas.
pour
elle n'adTome IX. Qactre-vingt-deanidunz liyraifon.
O
iale adminiftroir. Lallemblée coloniale que Taflemblée
donné qu'il feroit fait des emprunts
, dit-al, a Ofdes fecours à telle ou telle famille; > mais qu'il feroit accordé
voit la Convention mtionale, lije
tous les jours on
comparaifen, ordonner des fecours peux & me permettre cela
cette
minifre pas.
pour
elle n'adTome IX. Qactre-vingt-deanidunz liyraifon.
O --- Page 206 ---
20:
Sonthonax : Jen'aipoint fait un crime aux aflemblées cod
Ionials davoir arrêté qu'il fercit fait des emprunts foit à
la Nouveil-Angleserie ioit à la Jamaique.
Le préfident : Ceci doit être terminé.
Sonthonax : Alors je m'en réftre à ce que j'ai déja dit.
Dazbouneau : De quoi eft-il queftion ici? de l'emploi des
yevenus de Saint - Domingue au mement de l'arrivée des
conmifiaires civils jufqu'au moment de leur-fonie; c'eft là
la queftion. Nous avons étbli d'sberd, d'uprès des calculs
certains 8 nonlypo.hésiques, nous avons érabli quele quart
de la fubvention du revenu pour la partie du Nord avoit
produir 15 millions; nous avons di: que la caiffe de Y'odroi
avoit été tris confidérable, que les impofitions des provinces
de l'Oueft & du Sud avoicn: été tris - contidérables. Sonthonax vous a préfenté le compte de Wanthe pendant fon
adminiftration au Porr-au-Prince, & il vous a dit on a
dépenfé 4: millions 400,000 livres pendant ces trois mois >
& cependant ce foni cinq communes feulement qui ont
fourni à cette dépenfe; non-fenlement clles y ont fourni,
mais même par le cempre de' Wanthe, il reitoit en caille,
après les trois mois, une fomme de 531,000 livres. Jugez,
citoyens des revenus provenant des impolitions particulières,
puitque, d'après le compte même de Sonthonax, les
roilles de T'Archaye , dn Grand-Goave, de
Léogane, taa
Port-au-Prince ont produit 335 bariques de fucre & 1,841
facs de café d'us feul point; les 1,841 facs de café font,
& Sonthonax ne. le niera pas, font déja18, millions pelant.
Sonthonax : A combien le fac?
Daubonneau : Cent livres net.
Sonthonax : Il ne pèfe que quatre-vingt dix livres.
Daubonnean : Sonthonax ne nous l'apprendra pas, le fac
pèfe cent livres net. Si, d'après l'avea de Sonthonax, pour.
trois mois on a fait une recette aulli confidérable, que n'ont
point da produire les sunresinpolitions dans lesautres parties
de ia colonie qui s'étoient également impofées; car la paroille de Torbek, dans la partie du Sud, qui cft une paroifle très- confidérable, indépendamment des impofitions
qu'eile a payées comme les autres communcs, clle s'eft encore
impefée du quart de la rotalité de fon rovenu pour fubvenir
aux befoins de la colonie;j'en ai la preuve par Sonthonax
Ini-meme,
les sunresinpolitions dans lesautres parties
de ia colonie qui s'étoient également impofées; car la paroille de Torbek, dans la partie du Sud, qui cft une paroifle très- confidérable, indépendamment des impofitions
qu'eile a payées comme les autres communcs, clle s'eft encore
impefée du quart de la rotalité de fon rovenu pour fubvenir
aux befoins de la colonie;j'en ai la preuve par Sonthonax
Ini-meme, --- Page 207 ---
Sonthonax : Je ne nie pas le fait.
Laubonneau : J'ai été févèrement fcrupuleux peur la récapitulation de ces impofitions dans la ville du
fenlement pour le cadaftre des m iifions. Vous ferez Cap, étonné
& quand vous faurez que cét objet feula da produre
vous en avez la preuve dans une pièce officielle 490,0col., de l'inf
pecteur général de la fubveption du Guart du revenu, adrefle
faite à Galbaud alors lienrenant-général,
(Il lir:)
Cap, le 3 Juin 1793. l'an II de la
République françaife.
L'in/pelteur général de la fubyention QI! citoyen gouverneurginéral des Mes-fous-le-Fente
CITOYEN GOUVER R N. E UR,
ec Une queftion embarraffanre m'eff faitepardivers
dans la déclaration qu'ils font pour parvenir à la citoyens,
des rôles furles valcurs lccarives de leurs maifons, confcion & ils demandent la compenfarion d'une forte de contribution levée
pour dans fubvenir ail Faiement des troupes depuis votre arrivée
la colonié.Je ne connois nile titre Ii le motif de certe
perception, & avant de foumettre ces demandes que l'on
m'annonce devoir étre prefque générales à la Ci mmtton intermédiaire, j'ai penfé qu'il étoit, de mon devoir de
de vous fi vous connoiflez cette contribution exigée favoir fans
quittances & fon emploi : dans"ce cas je prierai la ccmmiflion intermédiaire de fe concerter avec vOus, & de me
prefcrire la marche qui doit être teite vis-à à- vis des réclamans : dans tous les cas je crois jufte & néccffiire de don
mander les feuilles de perception qui ont di être tenues
ceux qui ont été chargés de cette collecte, , afin d'en con- par
noître le montant, inviter tous les ciroyens qui ont
faire leur déclaration des fommes qu'ils ont payécs, afn payé de à
s'aflurer de la véracité des déclarations qui feront
ou des feuilles de perception qui fcront
données, >
collecteurs bénévoles & dont notis n'avons repréfentées par ces
d'exemsple, Pour vous mettre en érat de prononcer, point vu encore
j'ail T'honneur de vous adrefier copie certiliée de trois ciroyen, déchara3 d.
ens qui ont
faire leur déclaration des fommes qu'ils ont payécs, afn payé de à
s'aflurer de la véracité des déclarations qui feront
ou des feuilles de perception qui fcront
données, >
collecteurs bénévoles & dont notis n'avons repréfentées par ces
d'exemsple, Pour vous mettre en érat de prononcer, point vu encore
j'ail T'honneur de vous adrefier copie certiliée de trois ciroyen, déchara3 d. --- Page 208 ---
tions reçues ce matin par un des prépofés à la confecticn
des réles de la fubvention : il paroit que la perception a
éte trs-confidérable, & que nous aurons beauicoup, de réclamans : deux feuls diftricts ont rendu, à ce qu'on m'allure,
plus de 40,000 livres; il y en a onze ou douze pour toute
la ville.
>> Salat. Signé, G. F. MECHI CORMÉRE>.
Sonthenax : Sur la lettre du percepteur de la fubvention
du quart, f'oblerve qu'il dit: : une Feude fection, àce qu 'on
172 affare, a rendu tant; c'eft toujours des hypothèfes & non
des probab bilités; tandis qu'enfnances il faut toujours marcher
Je chifre à la muin. Si Daubonneau établit fes calculs fur
de pareities hypothefes, je puis me difpenter de répondre,
& je m'en réftre à ce que j'ai déja dir.
Dastonnecz : JI3 y a même mieux, c'eft que je ne vous
donne cet apperçu que rour indicarion; car c'eft par chifires
quej'éabhs d'une manière certaine qu: le produit de l'octroi,
que le produit des paile-peris donnés à ceux qui vouloient
quirrer la colonie > que ces impolitions parrioriques & particulières, que les prêts même faits par différens particuliers
à la caiffe générale de la colonie, ont produit, en y cômprenanr la forille du Cap, unc fomme de 2jo millions; &,
a cet égard, Son.honax vous a dit la fonille du Cap a éré
nui'e, elle n'a produir qu'environ 500,000 livres, & je
n'aipoint de données qu'elleenait produir davantage : mais,
citpyens, eft ii pollible que la fouille da Cap n'ait produit
que 100,000 livres : en ce cas, étoit-il betoin de cette Ordonnance vis-à- vis de Tinfpedteur général de la fouille :
fallor-il un appareil militaire pour que les travailleurs ne
fuffent
troublés? pourquoi 160 travailleurs avoient-ils
été eEdlir par Artaud pour fouiller 2 pourquoi donc ces
bandes de draps blancs qui portoient le nom de Polverel &
Sonthenax 2 pour ne trouver dans la ville du Cap que
500,000 livres? Il eft dérifoire de dife que la fouille n'a
produir que cent mille écus: je n'érois pas là pour pefer les
marcs d'or & d'argent qui fortcient de detious les décembres;
mais, à coup sèr, il deveit y. en avoir beaucoup dans les
ruincs de cette ville la plus riche & la plus opulente de
toute la colonie. C'eft en joignant le produit confidérable de
la ville du Cap que
500,000 livres? Il eft dérifoire de dife que la fouille n'a
produir que cent mille écus: je n'érois pas là pour pefer les
marcs d'or & d'argent qui fortcient de detious les décembres;
mais, à coup sèr, il deveit y. en avoir beaucoup dans les
ruincs de cette ville la plus riche & la plus opulente de
toute la colonie. C'eft en joignant le produit confidérable de --- Page 209 ---
la fouille du Cap
nous avons établi à 250
fommes qui ont al'e être verfées dans la caiffe millions les
la colonie; c'eft tdecette fomme
générale de
Nous difons Sonthonax & Folverel que nous font demandons
arrivés à
Domingre au mcis de
SUHE
on a établi limpelition feptembre du
du 1792; aullitôr leur arrivée
la nain les reyenus des biens quart du revenu; ils ont eu fous
différontes caillos qui ont été verlées clerge, dans la le produit des
les produirs des contribueons que les communes caiffe fe générale, font
polées clles-mèmes; ils ont ordonné la vente des
imdes provenant des fuccellions vacantes; ils ont eu immeubles lej
habitations féqueftrées; les dépôts faits chez
produit
ont été également verfés dans leurs mains. Je conviens les notaires
que la colonie pouvoir exiger une dépenfe de
bien
6 millions par mcis, ce qui fait 126 millions 3, 4, 5 &
vingt-un mois de leur admnifrarion; il en eft
pour les
tréfor public plus de 250, al doit donc
entré dans le
dis autres millions excédens. J'irai plus loin, indiquer T'emploi
derai oi font. les fonds affeétés à la colonie je lui deman33 millions de lerrrcs de-change tirées de la pour parer à
tréfor de la Récublique pendant leur
colonie fur le
manderai s'ils ont payé les troupes : adminiftration; tous les
je deaux comirés des finances, de marine & militaire jours des on voit
licaires qui demandent leur décompte & qui font miperfonne à S.in-Fomingne n'a ére payé; toutes y
payés :
out été dilapidées, & quand On en demande ces fommes
dit que l'on fait des calculs hypothétiques, J'ai l'emploi, On
pronvé, non pas par des calculs
fuffitamment mais les
prèces ala main, que les revenus ont hypothériques, été
que Ics caitles éroicnt remplies, & qu'aujourd'hur très-confidérables,
vides, & qué la colonie eft perdue.
elles font
Lc préfdent : Vous n'avez plus rien à dire far le chef.
(Le préfdent lit:)
Arritéd de la commifion, du premier fruttidor.
wLa commifion confidérant que le
chef de l'acte d'accufacion préfenté onzième & dernier
par les colons a pour
revenus ont hypothériques, été
que Ics caitles éroicnt remplies, & qu'aujourd'hur très-confidérables,
vides, & qué la colonie eft perdue.
elles font
Lc préfdent : Vous n'avez plus rien à dire far le chef.
(Le préfdent lit:)
Arritéd de la commifion, du premier fruttidor.
wLa commifion confidérant que le
chef de l'acte d'accufacion préfenté onzième & dernier
par les colons a pour --- Page 210 ---
objet de contefter la validité de l'élection des députés de
Saint-Domigue & de les inculper;
>> Qu'elle n'a pas de pouvoirs pour recevoir des dénonciations coutre des repréfenons du peuple > & moins enccre
pour lailler debattre devant relle la validiré de leur élection 5
35 Que la Conrention nationale a renvové au comité de
légiflation toutes les dénonci: ions qui ont eu lieu contre les
repréfentans du neuple, particulitrement, celles que des
colons de Saint-Domingue ont faites con re les députés de
cette colonie.
2> Arrête que les débats far l'accufation portée contre
Polverel & Sonthonax font termines>.
Verneuil: J'ai une chofe à dire, citoyens, fi la commiffion veut bien m'accorder la parole, Puifque la difcuflion
eft terminée fur ce qui concerne Polverel & Sonthonax,je
prie la commiflion de vouloir bien fet rappeler que Sonthonax
s'eft porté notre accufateur. Je. le fomme d'avoir à produire
toutes les pièces qu'il a contre nous, > & je lui porte le défi
le plus formel de porter contre moi & mes compagnons d'infortune une panie d'a.
Daubonneau : Je me joins à cet égard à Verneuil.
Tous les colons : Nous aulli.
Sonthonax : Il eft très-vrai que j'ai annoncé à la commillion des colonies que je me porterois accufateur de quelques-uns des colons qui font dans cette enceinte; c'eft incidemment que je dois me livrer à cette accufaiion; c'eft
comme fondionnaire public, > comme commillaire délégué
par la Convention nationale, la loi du 4. avril m'en fait un
devoir; mais de ce que je dois accufer les colons mes accufateurs, parce que j'affure, & je crois avoir demontré
dans le cours des débats, qu'ils ont été les auteurs direéts
des troubles de la colonie; ; il ne s'enfuit pas que je doive
enrrer dans de nouveaux déba:s : car quant à mci, je déclare que je ne peux me permettre aucun efpèce de plaidoyer contre cenx que j'accuferai comme fonctionnaire puplic & comme magiftrat. Je dois préfenter à la commifion
des colonies & à la Convention, nationale le réfultat de mnes
demontré
dans le cours des débats, qu'ils ont été les auteurs direéts
des troubles de la colonie; ; il ne s'enfuit pas que je doive
enrrer dans de nouveaux déba:s : car quant à mci, je déclare que je ne peux me permettre aucun efpèce de plaidoyer contre cenx que j'accuferai comme fonctionnaire puplic & comme magiftrat. Je dois préfenter à la commifion
des colonies & à la Convention, nationale le réfultat de mnes --- Page 211 ---
à
recherches fur les auteurs des troubles de la colonie,
ferai dans un mémioire que je remettrai à la commiflion je des le
colonies.
Quant aux réponfes que pourront faire contre moi les
colons,je eft hors des n'y répliquerai jamais , parce que je crois qu'il
d'un accufé. principes Je
de répliquer contre la juftificarion
nale
crois d'ailleurs que Li Convenrion nariom'ayant allujéti à lui remetrre les mémoires accufarifs
& les pièces juftificatives, j'aurai fait mon devoir,
les intentions de la Convenrion nario al, lorfque j'aurai rempli
produir mon mémoire avec les picces juftificatives.
Verneuil : Le décret de la Convention porte.
Lc préfid.ne : La commiflion ajourne à demain à
tuer..
ftaSonthonax : Je déclare
je ne débatrrai pas là-deffus,
qu'une féance nouvelle AT je déclare que je ne veux
pas débattre > j'en ai par- detlus ies yeux.
Thomas Mill.e: Le décret en vertu duqnel nous fommes
ici, dit que les débats feront ouverts entre les
& les accufés; or, fi nous fommes accufés., Sonthonax accufateurs
difcurer avec nous, & je le requiers de le faire en mon nom dqit
perfonnel & au nom de mes collègues.
Ic préfident : La commiflion ttatuera fur cet objet.
La féance eft levée.
Le regiftre des préfences
: J. PH. GARRAN,
MOLLEYAUT,
5 DABRAY,
MMiris
Simamd
GRIGOIRE, --- Page 212 ---
21Y
IIX
Eu 2 Fraitidor, Pan troiftème de la République françaife une
6 indivifible.
La rédaétion des débats recueillis dans la féance d'hier eft
lue & adoptée.
(Les citoyens Page, Larchevefque - Thibaud, Senac &
Clauffon ne, font pas préfens à la féance.)
Le préfident (aux colons) : La commiflion a arrêté qu'il
n'y avoit lieu à délibérer farla demande que vous avezformée
hier à la fin de la féance.
La féance éft levée.
Leregiftre des prdfsaundfen1.Pi. GARRAN, préfdent ;
MOLLEVAUT, fecrétaire; GRÉGOIRE, DADRAY, MERLINO.
Fin du tome neuvième & dernier. --- Page 213 --- --- Page 214 --- --- Page 215 ---
E795
D23Le
v.4 --- Page 216 ---
-