--- Page 1 ---
-
a
S
@
A
6A
C --- Page 2 ---
3abit Carter Srolun
Gibrary
Bromn Hniwersity
Brown Library fox 2
The John Carter
-
Brown University
Purchased from the
O
MetcalfFund
o
Louisa D. Sharpe
t0 a
A --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 --- --- Page 8 ---
niluaryuoment le > L, Flolle. Framgasr d Sitint-lamuufta
:
a
disunintinsalhe Frangair tanves uat-Dominyu
Swhessurdlaliwin Cratre hoerike.inenlivs
curreinurtaire --- Page 9 ---
DEBARQUENENT
DE LA FLOTTE FRANCAISE
'A
SAINT-DOMINGUES
SUITE AUX RÉVOLUTIONS DE CETTE ILE;
FAISANT
RÈVOLTE DES NÈCRES:
de la Guerre deÉvéaemens déplorables
suivit le Debarquement ;
sastreuse Incendie qui
du Cap par les Noirs ;
second
Massacre et Destruction presquagénérate
delArmde et des Colons; avec un précis
de l'erection de cette lle en
historique
Royaume d'Haiti.
A 1e PARIS,
CaEz TIGER, lerenxeoa-Lassais,
rue du Petit-Pont, no 10. --- Page 10 ---
On trouvera chez le ménie Imprimeur-Lilvaire/
ci-après, concernant les guerres 1 bales ouvrages combats, victoires, etc., des Français,
tailles,
des Français cn
Batailles, combats et victoires volume.
Espagne et en Portugal, 1
volumes.
En Allemagne et en Belgique, 2
En Autriche et en Pologne, 2 volumes.
En Egypte, en Syrie et en Palestine, I vol. vol.
En) Hollande, en) Italie et enAllemagne,t
En Russic, 1 volume.
En Saxe, I volume.
Invasions et siéges de Paris, etc. I vol. vol.
Révolutions de Saint-Domingue, 1
Débarquement dans cette ile, I vol.
Guerres de la Vendée, 2 V.
militaires, etc.; I vol.
Moreau; sa vie, ses exploits talens militaires, etc. ; 1
Pichegru; sa vie, ses contenant des détails Aee
Vie du maréchal Son Ney, : 2 vol.
ressans.
procès
vendéen; I vol.
Vie d'Athanase Charette 1 général général en chefdel T'arHenri de Larochejaquelein, suite de la
de lVendée; I v.
mée d'Anjou: :
des chouans : suite
Tuffin de la Rouarie,
Rnrt
dela guerre de la Vendée; 1 vol.
Le Siege de Barcclonne, I volume.
ou histoire
dr Nonvean-Monde,
Les Conquérans Colomb et dc Fernand Cortez,
de Christophe
2 vol.
traduit de 'Anglais, 8 volumes, qui se vendent ea
Les Flibustiers 7 en
semble ou séparément.
Les douze Césars, I vol.
TIGER.
PARIS, DS.JAMPRINENIEOE
ans : suite
Tuffin de la Rouarie,
Rnrt
dela guerre de la Vendée; 1 vol.
Le Siege de Barcclonne, I volume.
ou histoire
dr Nonvean-Monde,
Les Conquérans Colomb et dc Fernand Cortez,
de Christophe
2 vol.
traduit de 'Anglais, 8 volumes, qui se vendent ea
Les Flibustiers 7 en
semble ou séparément.
Les douze Césars, I vol.
TIGER.
PARIS, DS.JAMPRINENIEOE --- Page 11 ---
-
SOMMAIRE.
sont chassés de l'ile Ssint-Domingue.
LEs Anglais
Lonverture cst nommé par le Gou-
-Toussaint
en chef des armées
vernement français, général
la France et
de St.-Dominguc. - Paix entre
Gouvernement français forme
TAnglterre.-Le
de reconquérir Saint-Domingue. -
le projet
RoL'armement met a la voile. - Le général
s'empare du fort Dauphin. - Leclerc
chambeau
avec le principal corps
arrive au Cap-Français
Proclamation de Bonaparte.
d'armée.
des Français. 1 La ville du CapDéborquement
les Noirs.
Français est brulée et évacuée par
Toussaint se retire dans l'intérieur du pays.
dc Coisnon auprès de Toussaint.-
Députation
avec ses
Buonaparte lui écrit. - Son entrevue
à cxciter les Nègres à la
Cls. - Leclerc cherche
defection.
Commencement de la campagne.
livrent hataille à Toussaint.
I es Français
Défection des Nigres.- Toussaint est repoussé
Succès des Français dans
dans Ics montagnes.
de
le midi. - Leclerc ordonne le rétablissement
l'esclavage.- Les Noirs recommencent la guerre
wnc nouvelle vigueur. 1 Les Français
avcc
A 2 --- Page 12 ---
Or
(4)
le
Paix conclue avec les
éprouvent des revers.
Toussaint. 1 - Il
Négres. 1 Leclerc fait arrêter
Les Noirs
en France.-- Sa mort. 1
est envoyé
ls armes. - Les Français
prennent de nouveau
extrèmité par les masont réduits à la dernière
Leclerc.
-Mort du général
ladies et la désertion.-
chef est dévolu au
Le commandement en
Rochnbrs-Deaaued des Français,
général d'Acul. 1 La guerre recommence entre
Bataille
Une escadre
la France et la Grande-Dretagne.-
sont
parait sur la côte. 1 Les Français
anglaise
mer dans la ville du
bloqués par terre et par
détresse;
Cap. - Ils sont réduits à la plus grande
finissent
abandonner enils capitulent, et
par
de l'ile
tièrenent W'ile. - - L'indépendance
prosous Christophe
clamée. - Son gouvernement
ct Pétion.
swww
ataille
Une escadre
la France et la Grande-Dretagne.-
sont
parait sur la côte. 1 Les Français
anglaise
mer dans la ville du
bloqués par terre et par
détresse;
Cap. - Ils sont réduits à la plus grande
finissent
abandonner enils capitulent, et
par
de l'ile
tièrenent W'ile. - - L'indépendance
prosous Christophe
clamée. - Son gouvernement
ct Pétion.
swww --- Page 13 ---
-
DEBARQUEMENT
DES FRANÇAIS
A
SAINT-DONINGUE.
wwww
partic de cet ouA la fin de la première laisséles Anglais maitres
vrage, nous avons
Cependant le
de Jérémie (24 juin continua 1793). de résister;
cap Saint-Nicolas des habitans joignirent l'armée
la plupart
républicaine.
au général anglais que la
On représenta de Tiburon élait essentielle
conquête
de la
la
omeAcet
assurer possession l'armée anglaise se dirigea
en conséquence Tiburon où elle arriva le 4
sur la baie de elle échoua complettement.
oclobre, mais
de décembre, les
Au commencement
de Saint-Marc - 1
paroisses de Jean-Rabel,
se rendirent
d'Arcahaye et de Boucassin conditions que
aux Anglais,, habitans aux mêmes de Léogane en firent
Jérémie; ; les
de même.
qu'ils avaient
Les Anglais, malgrél'échee
moins
éprouvé à Tiburon, n'en étaientpas
A 5 --- Page 14 ---
(6)
déterminés à suivre leur
février 1794; arriva au entreprise, et le 2
escadre anglaise
cap Tibaron une
emparer.Le
qui ne tarda pas à s'en
du
Port-de-Paix, ville située àl'cst
mais Saint-Nicolas, 9 était
ne
à
srartea
important
facilement qu'on pouvant l'eàt fen emparer aussi
anglais chercha al'obtenir désiré, le général
à cet effet il écrivit à M. à prix d'argent:
général, plein de bravoure Laveaux, et de
vieux
qui était au service.de la
probité,
çaise. Ce général, après république franen silence,
avoir lu la lettre
demanda à
avait remise, s'il en connaissait l'officier, qui lalui
L'oflicier lui
le contenu.,
taitinstruit de jura rien. sur l'honnenr qu'il n'éçais lut, à haute
Alors le général Franvoix, la lettre à ceux
l'entouraient, et dit à Pofficier
que s'il luiavait apporté
telle
Amahlre
proposition, il l'aurait sciemment fait
une
sur-le-champ. Voicile texte desa pendre
qui est pleine de
réponse,
(f cherché à me noblesse : a Vous avez
K mes
déshonorer aux yeux de
a
troupes, 1 en me supposant
vil, assez lâche
assez
a nièreinfame, pourabuser, d'une ma4 enmoi; 2
Sancaetumerdrerintr
fensé; vous me
Cghaamnr
devez
4 reille injure; ; si vous raison avez d'une paa T'honneur vous
du coeur,
A il estinutile d'attendre prescrit votre devoir;
qu'on envienne a
K mes
déshonorer aux yeux de
a
troupes, 1 en me supposant
vil, assez lâche
assez
a nièreinfame, pourabuser, d'une ma4 enmoi; 2
Sancaetumerdrerintr
fensé; vous me
Cghaamnr
devez
4 reille injure; ; si vous raison avez d'une paa T'honneur vous
du coeur,
A il estinutile d'attendre prescrit votre devoir;
qu'on envienne a --- Page 15 ---
(7) c'est tête-à-tète
*. une action devons générale; nous battre; je vous
( que nous le choix des armes; il faut
laisse
succombe. Comme Rhc
a lun de nous aviez des droits à ma haine,
( glais, non vous à mon mépris. >
( mais
les Anglais ayant reçu
Quoiquil en soit,
Portrenforts, attaqubrentlel
de nouveaux dont ils s'emparérent; la place
au-Prince
fut évacuée le 5juin. français se relirèrent
Les commissaires chargés, pour ainsi dire,
ayec 200 mulets richesses de rile, et ils furent
de toutes les
Voyant
suivis de près de 2000 personnes. étaient
que lespositionsl leaplusimportanter de coulcur, 1 comau pouvoir des mulâtre gens Rigaud, et par un
mandés parle Toussaint Louverture; ils
nègre nommé
la colonie et s'embaruiuerentbicatot ensemble pour la France.
querent tous
avec les gens de
Les Anglais, aux prises
beaucouleur et les nègres, éprouvèrent fut attaqué et
coup d'échecs. Léogane Rigand s'ememporté par ces derniers.
envoya
para du fort Tiburon; ; renforts,, PAngleterre qui furent
encore de nouveaux les fers des nègres et des
moissonnés par
épidémies. Dansle cours de T'année 1795; suivant entre
le traité de paix conclu le 22 juillet
la
française et l'Espagne,
la République
A4 --- Page 16 ---
(8)
partie Espagnole de
cédée à la France. Saint-Domingue fut
Molgré les efforts continuels
gleterre faisait pour se soutenir que l'AnDomingue,et les renforts
a'Sainty envoyait, ses succès ctaient successifs qu'elle
des pertes énorines, et bientôt balancés par
entrevoir qu'elle ne
elle dat
tenir.
pourrait plus s'y souAu mois de mai 1797; le
français conféra au nègre Sonvernement
verture la dignité de
Toussaint Louarmées de
général en chefdes
confirma sa
7 ou
Soat-Doningue
nomination,
plutôt
plissait depujs
2 car il en remcontinua
long-temus les fonctions: il
dedéployer cette
rage et ce talent quil'avaient activité, ce coutingué; et força entin, en
toujours disà évacuer l'ile. Au
1758, les Anglais
révolution, le
commencement de la
était Jean-Francois, principal chef des noirs
raux se joiguirent à lui; plusieurs les autres généd'entre eux furent
plus distingnes
et Rigaud. Ces chefs, Diassou, Bouckmant
firent preuve de
tous trois negres,
et d'habileté; mais beaticoup dès
de bravoure
verlure parut, il oblint que la ToussaintLoue
tous.
préminence sur
Toussaint Lonverture: avait
brassé le parti de la
d'abord demtourna ensuite du côté royauté, de la mais il se
républiqué,
; plusieurs les autres généd'entre eux furent
plus distingnes
et Rigaud. Ces chefs, Diassou, Bouckmant
firent preuve de
tous trois negres,
et d'habileté; mais beaticoup dès
de bravoure
verlure parut, il oblint que la ToussaintLoue
tous.
préminence sur
Toussaint Lonverture: avait
brassé le parti de la
d'abord demtourna ensuite du côté royauté, de la mais il se
républiqué, --- Page 17 ---
(9)
constamDepuis cct instant, intérêts il se montra de la France 1
ment dévoué aux
chaugemens que
malgré les nombreux
subit sa constitution. des Anglais del'ile, les
l'expulsion
francaise y. enattra de la république
commissaires,
dstomeentmerns tous cet esprit de rapine
portèrent
leur avaient
4ex Santhonax et Polverel
Louvermais Toussaint
donné T'exemple; réduisit à un état d'impuissance
ture les
offenser le goupolitique, sans toutefois
vernement des français. soins de la guerre, il s'appli- .
Délivré
les arts, et à déployer
qua à encourager
la même sagacité,
dans son gouvernement etl la même humanité
- la même prudence, distingué tant de fois sur le
qui l'avaient
champ de bataille.
il n'était presque
Commeà cetteépoque,
avec la
plus possible de communiquer alors nécessaire de
France, Toussaint crut régulière à Saintdonner une constitution on en eut arrètéla base,
Domingue. Quand
érale des repréilla Ranhetalawembiceet l'adopta. On la
sentans des districts, 1 qui du
ct l'ile
publia ensuite au nom
peuple,
le
fut déclarée et proclamée indépendante
xerjuillet 1801.
consnl, ne
Lonaparte 1 alors premier long-tems
crut pas devoir souffrir plus A 5 --- Page 18 ---
€ 1o')
Tindépendance d'une ile tranquille et heureuse sous un chef aussi sollicitations sage qu'éclairé. imExcité d'ailleurs parles
portunes des cultivateurs exilés, quisoupiraient après leurs anciennes possesions,
et
la cupidité des spéculateurs qui
st.tent des vues interessées sur SaintDomingue,ilfit despréparatifs formidables
pour le reconquérir. Une flotte composée
de 26 vaisseaux de guerre et, d'un grand fut
nombre de bâtimens de transport, de
rassemblée dans les ports de Brest,
YOrient, et de Rochefort; on y, eibarqua
une armée de 25,000 hommes. Le consul général -
Leclerc, bcau-frère du premier
le 7
obtint le commandement en chef, sous adtitre de capitaine-genéeal. ayant pour l'amiral
joints le général Rochambeau, contreVillaret qui commandait! la flotte,le
amiral Latouche et le capitaine Magon.
Les deux fils de Toussaint, que leur
France
leur
Rate
avait envoyés en
l'instruction pour
nécesdonner l'éducation et
saires dansle rangouils semblaientappelé; à bord
furent embarqués comme mit ôtages à la voile le
de la flotte. L'armement après une heu14 décembre 1801,etarriva à la baie de Samana, le
rense traversée,
28 janvier 1802.
aussitôt
. Le capitaine-genérat détacha
trois divisions de son armée pour altoquer
France
leur
Rate
avait envoyés en
l'instruction pour
nécesdonner l'éducation et
saires dansle rangouils semblaientappelé; à bord
furent embarqués comme mit ôtages à la voile le
de la flotte. L'armement après une heu14 décembre 1801,etarriva à la baie de Samana, le
rense traversée,
28 janvier 1802.
aussitôt
. Le capitaine-genérat détacha
trois divisions de son armée pour altoquer --- Page 19 ---
(1)
ven-r mêmc tems les trois principales ordres du places
de Vile. L'une, sous les
général
S Kersevan, fut dirigée sur San-Domingo; Latouche d'en
on Chargealecontuc-amtinal autre, commandée par le
conduire une
à Port-au-Prince; et le
général Boudet, eut ordre de débarquer
capitaine Magon du
Rochambeau dans
les troupes
général près de Fort-Daula baie de Mancenillo, lui-même au Capphin. Leclerc se rendit de son armée, et
Français, avec le reste février.
entra dans le port le 2
prétendent que
Quelques futtrompésurla personnes nature et l'objet
Toussaint
croyant que les Français
de T'expédition,
en amis ;
venaient visiter Saint-Domingue était instruit des
d'autres assurent qu'il consul, et qu'il avait
projets du de premier fortifier les points les plus
pris soin
Tennemi
exposés de Pile, pour empècher
de pénétrer dans T'intérieur.
Quoiqu'ilen soit, le gineralRochambeat division à Fortarriva le 2 février avec sa après avoir fait
Dauphin, dontils'empara,
à la bayonnette un grandnombre
charger de nègressans défense. /
Le lendemain 5, la plus grande devant partie 1 le
de la flotte et de l'armée arriva
Cap-Français, disposée a prendre noir posses- Chrission del la ville., Mais le général
à bord
sophe quiy commandait, envoya
A 6 --- Page 20 ---
(12)
unmulâtrepour: annoncer: au commandant
français, que le général en chef étant de dé- en
tournée, on nc pouvait militaire permettre avant le
barquer à aucune force
retour du courier qu'on lui avait dépéché
recevoir ses ordres. Le mulâtre ajouta
pour
cherchait à débarquer de force,
que si on
blancs seraient considérés
Jes habitans de leur conduite, et que si
comme garans
aussitôt
on attaquait la ville; on y mettrait
Te feu.
Leclerc, crut deLe capitaine-général il mit à l'ancre, et envoya
voir temporiser;
officiers à
ensuite par un de ses
Christophe
la lettre suivante :
larmée de SaintLegénéral en chefde
de la
Doningue, captains-gendial Christophe, comColonie, au général
mandant au Cap.
avec indignation, citoyen
e J'apprends
refusez de recevoir
général, que vous etl'armée queje comPescadre française
vous n'en avez
mande, sous prétexte que
reçu l'ordre du gonverneur général.
pas
France a fait la
avec T'Angle-
( La
paix envcie à Saintterre, et son gonvernement
de souDoniingue des forces capables il s'en
meltre les rebelles, 7 si toutefois
tronve dans l'ile. Cependant, genéral,j'a.
usez de recevoir
général, que vous etl'armée queje comPescadre française
vous n'en avez
mande, sous prétexte que
reçu l'ordre du gonverneur général.
pas
France a fait la
avec T'Angle-
( La
paix envcie à Saintterre, et son gonvernement
de souDoniingue des forces capables il s'en
meltre les rebelles, 7 si toutefois
tronve dans l'ile. Cependant, genéral,j'a. --- Page 21 ---
(15 )
dela peine à vous compter
voue que j'aurai
parmi eux.
si, dans le
4 Je vous préviens que,
courant de la journéc, vous ne rendezles les
forts Picolet et Belair, avec toutes hommes
batteries de la
quinze mille
ydebarqueront SNCAS au point du jour.
mille hommes débarquent
( Quatre
et huit
dans ce moment au Fort-Liberté,
mille au Port-Republicain.,
ma procla-
( Vous tronverez ci-jointe les intenmation, qui vous fera'connaitre
mais
tions du gouveruement français ;
souvenez-vous que, quelque intérêt que
votre conduite antérieure ait pu m'inspi- les
rer, je vous rends responsable de tous
événemens.
K Je vous salue,
Signe'Leeuenc.
Voicila réponse de Christophe:
Henri Christophe, général de brigade,
commandant de Farrondissement du
Cap, au géneralen chef Leclerc.
e Général,
R Votre dcmpMereshkin
vous m'avez écrite ce matin. J'ailhonque meur de vous faire savoir que je) nc puis li- --- Page 22 ---
(14)
les forts et les postes, dont on m'a
vrer
avant d'cn avoir
confié le commandement,
Tousreça l'ordre du gouvernebr-généal tiens toute
saint Lonverture, de qui
monautorhe-desuts
et
vous
REREE
à des Français, que
que êtes Taiallaire le chef de P'armement auquel on
mais j'attends
donnele nom d'expédition; Jelui ai dépèché
des ordres du gouverneur.
Vinformer
un de mes andes-de-camp.Rour, et de celle de l'armée
de votre arrivée
de
française, et je ne. puis vous permettre
débarquer, avant d'avoir reçu sa résisterai réponse.
Si vous réalisez vos menaces,je
.comme doit le faire un officier-général; sachez que
et, sile sort vous dans est propice, la ville du Cap,
vous n'entrerez l'avoir vu réduire en cendres.
qu'après
renouvellerai le combat.sur
Bien plus,je
ses ruines.
fran-
( Vous dites quele gouvernement des
çais a envoyé, à Saint-Domingue, les rebelles,
forces capables de soumettre arrivée, ce sont
s'ils'en trouve. C'est votre
manifestez,
les intentions hostiles que vous naitre chez
qui, seules, 2 peuvent en-faire
souune nation paisible et parfaitement fournissez,
mise à la France. Vous nous
notre
vous-même, un argument quijastifie
eonduite.
dédont vous
-
parlez,qui
4 Les troupes
( Vous dites quele gouvernement des
çais a envoyé, à Saint-Domingue, les rebelles,
forces capables de soumettre arrivée, ce sont
s'ils'en trouve. C'est votre
manifestez,
les intentions hostiles que vous naitre chez
qui, seules, 2 peuvent en-faire
souune nation paisible et parfaitement fournissez,
mise à la France. Vous nous
notre
vous-même, un argument quijastifie
eonduite.
dédont vous
-
parlez,qui
4 Les troupes --- Page 23 ---
(M)
barquent dans ce moment, sont à mes
yeux autant d'atômes que le moindrevent
dispersera:
me rendre
a Comment pouvez-vous Vous n'êtes
responsable des événemens?
pas mon chef;je ne vous connais pas; et,
par conséquent, je ne puis avoir aucun
égard pour vous, tant que vous ne sercz
Toussaint.
pas reconnu parle gouverneur"
( Pour ce qui est de votre estime, général, je vous assure. que je ne désire l'acheter point
la gagner, puisqu'il me faudrait
en manquant à mon devoir.
a J'ai Phonneur de vous salier,
a. Signé H. CHRISTOPHE. >
L'officier français revint trouver Lele lendemain
clerc, avec gette lettre,
:
février, ct Tes habitans 9 consternés,
envoyèrent unedéputation pourlesupplier les noirs
d'avoir pitié d'eux, parce
la
araient résolu de mettre le Rura à
ville,
mouvement
l'armée ferait
au premier
et de que passer tous les
pour débarquer ,
Le
les
blancs au Gl de l'épéc.
général
congédia sans leur promettre de renoncer
à ses projets hostiles, et leur remit en
même tems une proclamation du premier
consul, conçue en ses termes : --- Page 24 ---
(16),
de Saint-Domingue,
R Habitans
soit votre origine ou votre
G Quelle que êtes tous Français, vous
couleur, vous
devant Dieu
êtes tous libres, et tous égaux
et devantla République.
Saint-Do-
( La France, de même que aux factions 7
mingue 2 s'est vue discordes en proie civiles et les
déchirée par les
Mais les tems sont
guerres étrangeres. Toutes les nations ont embrassé
changés.
paix et amitié;
les Français, en leurjurant
et ont
les Français se sont aussi embrassés, frères. Venez
promis d'être tous amis et
et rédonc embrasser aussi les Français, amis et vos
jouissez-vous de revoir vos
-frères d'Europe.
vous envoie le
( Le gouvernement Leclerc. Il amène avec
capitaine-général forces nombreuses pour vous prolui des
vos ennemis 1 et contre ceux
téger contre
Si on vous dit: Ces
de la République.
vous ravir votre
hommes viennent pour
ne soufliberté, répondez: La République
nous l'arrache.
frira pas qu'on autour du capitaine-génd-
( Ralliez-vous
la paix et Tabondance.
ral; il vous apports autour de lui. Celui qui
Ralliez-vous tous
trabira sa patrie ; et
osera Pabandonner,
ui des
vos ennemis 1 et contre ceux
téger contre
Si on vous dit: Ces
de la République.
vous ravir votre
hommes viennent pour
ne soufliberté, répondez: La République
nous l'arrache.
frira pas qu'on autour du capitaine-génd-
( Ralliez-vous
la paix et Tabondance.
ral; il vous apports autour de lui. Celui qui
Ralliez-vous tous
trabira sa patrie ; et
osera Pabandonner, --- Page 25 ---
(17 )
de la République le dévorera,
l'indignation
dévore vOs bambous
comme la flamme
desséchés.
a Donné à Paris, etc.
consul,
( Signéle premier
( BONAPARTE.
( Le secrétaire d'État,
H. B. MARET. >
n'était pas disposé à attendre
Leclerc qui
le5,
le retour de Toussaint, ayantappris, fait une descente
que Rochambeau avait
était prêt à le
et qu'il
à Fort-Dauplin,
à commencer, dès
seconder, se prépara
le lendemain, ses opérations. fut
noir ne
plutôt
Le commandant
dc EeuNler et
informé des mouvemens fit mettre le feu à la ville
de l'armée, qu'il endroits à le fois. Quand
en plusieurs arriva sur le soir, illa vit toute en
Leclerc L'escadre mit aussitôt à l'ancre près
feu.
débharquerent; et,
du môle; les épuipages
de douze cents
s'élant joints à un corps le général Hunhommes, commandé par toute leur activité
bert, ils employèrent le feu;, mais ils ne purent
pour éteindre
nombre de maisons dans
sauver, qu'un basse petit de la ville.
la partic --- Page 26 ---
(u8 )
après avoir mis ses ordre, menaces avec
Christophe se retira en bon de monde,
à exécution, etperdit fort peu de deux
ses troupes, comme ôtages plus
emmenant
mille blancs.
ce qui s'était passé,
Dès queToveatatigt de tems, les mesures
il prit, sans perdre lui parurent exiger. réussir
quc les circolistanees tous les moyens de
Comme
Bonaparte, ses agens
étaient bons
horribles calomnies
repandaient EOTNe plus regardaient comme
Pour rébmetmmentinet obstacle à Vinvasion.
le principal
nous rapporterons
ces calomnies,
pondrea
de ce emarsieezent lettre qui
la letresuivante ces mèmes agens,
de
et publiée par rien qui ne soit digne
ne contient
humain.
Thomme le plus
pindraldebrigeds district de
Au citoreiipomase, en chef du
commandant
Jérémie.
( Mon cher général,
1 envoie mon aide-de-ca mja Je yous
remettra la dépèche Cn
Chaney, qui vous expliquera la commissio
jointe, dontje et l'ai vous charge.
blancs de la colonie
( Les Français ravir etles notre liberté: Plusieurs
veulent nous
ont mis à Y'ancre près
vaisseaux de guerre
Thomme le plus
pindraldebrigeds district de
Au citoreiipomase, en chef du
commandant
Jérémie.
( Mon cher général,
1 envoie mon aide-de-ca mja Je yous
remettra la dépèche Cn
Chaney, qui vous expliquera la commissio
jointe, dontje et l'ai vous charge.
blancs de la colonie
( Les Français ravir etles notre liberté: Plusieurs
veulent nous
ont mis à Y'ancre près
vaisseaux de guerre --- Page 27 ---
(1 19 )
de nos côtes, et des troupes nombreuses du Portviennent dc s'emparer du Cap,
au-Prince et du Fort-Liberté. Le Cap,
.
résistance, a été
après une vigoureuse
a guère
obligé de céder ; mais l'ennemin'y sauter
trouvé que des cendres. On a fait Portles forts,et tout estbràlé. La ville du
au-Prince a été livrée à l'ennemi par la
trahison du général de brigade Age; et le
fort Bizotton s'est rendu sans tirer un coup de
de fusil, à cause de la perfidie du chef
bataillon Bardet, ancien officier de l'armée
du midi. Le général de division Dessalines de
maintient, en ce moment, un cordon
à Croix-des-Bouquete, et toutes
troupes les autres places sont surla défensive.
( Comme Jérémie esttres-avàntageusement située, vous pourrez vous y. maintenir, et vous défendrez la place avec votre
Cecenoetre: desblancs;
ils vous trahiront, s'ils le peuvent. Tous
leurs voeux, n'en doutez pas, tendent au
rélablissement de l'esclavage. Cependant
je vous donne carte blanche. Tout CC que
vous ferez sera bien fait. Levez en masse
les cultivateurs, et faites-leur bien comprendre. qu'ils ne doivent mettre aucune
confiance dans ces hommes artificieux qui
ont reçu secrètement des proclamations clandesde France; et quiles distribuent amis de la litinement pour séduire les
berté, --- Page 28 ---
(20)
au général Laplume
e Jaidonnélerdre: la ville de Cayes, les autres
de bràler
sles
s'il ne peut
places et toutes
plantations, et, dans ce cas, toutes
résister al'ennemi; différentes
ct
des
garnisons.
les troupes
préler main
tousles MEstiontearn-trotvetns
Vous vous maintiendrez
forte à Jérémie.
avec le général
en bonne intelligence service s'exécute bien
Laplume,a afin quele Faites votre possible pour
et facilement. de la situation où vous vous
m'informer
entièrenient sur vous,
trouvez. Je compte libre de faire tout ce que
et vous laisse
briser le joug
vous jugerez à propos, menace. pour >
affreux dont on nous
Salut et amitié,
TOUSSAINT LOUVERTURE
Signé
divisions de l'armée déToutes les
Leclerc crut devoir,
barquées, le général dans Tintérieur de V'ile,
avant de pénétrer
Louverture àse
tonma-.hesinne trahir son parti, en lui mésoumettre et à
avec ses enfans et
nageant une entrevuc Cette entrevue eut lieu,
leur précepteur: résultats qu'on s'en était
et n'eut
les
noir sut sacrifier la
promis. E" général à l'amour de ia liberté
tendresse paternelle
lui avait
et de la patrie: Le précepteur de T'entretien
remis, au commencement
V'ile,
avant de pénétrer
Louverture àse
tonma-.hesinne trahir son parti, en lui mésoumettre et à
avec ses enfans et
nageant une entrevuc Cette entrevue eut lieu,
leur précepteur: résultats qu'on s'en était
et n'eut
les
noir sut sacrifier la
promis. E" général à l'amour de ia liberté
tendresse paternelle
lui avait
et de la patrie: Le précepteur de T'entretien
remis, au commencement --- Page 29 ---
(21)
qui ieut lieu entre lui et ses enfans, Ia lettre
suivante de Bonaparte :
Toussaint Louverture, gene
Au citeyen
l'armée de Saint-Doral en chefde
mingue;
a Citoyen Général,
vient de conclure avec
e La paix qu'on
les
de
PAngleterre et toutes
puissances faite de
TEurope, place la république de au diriger son
Ja grandeur, et lui permet
Nous
attention sur Saint-Domingue. notre
quY
envoyons le citoyen Leclerc
et de
frère, en qualité de capitaine-général Il est acpremier magistrat de la colonie. de faire
compagné d'une armée capable
Franrespecter la souveraineté du peuple
çais. Nous espérons que vous nous toute prou- la
ainsi qu'à
verez aujourd'hui, la sincérité des sentimens que
Francé,
dans vos diffévous nous avez exprimés
rentes lettres. Nous avons conçu pourvous et
nous désirons reconnaitre
de l'estime;
vous
proclamer lcs services importans stlte le draavez rendus aul peuple Français.
national flotte à Saint-Domingue,
peau c'est à vous, ct à vos braves noirs, que
nous en sommes redevables. des Appelé
et
la force
PEarechat
vos talens,
par --- Page 30 ---
(22) )
tancesy au
avez étoufféles comimandement en chef,
les
discordes civiles,
vous d
brigandages de
réprimé
le roces, culte et remis en honneur quelques hommes féchoses. du vrai Dieu, créateur la religion et
de toutes
La position où vous
lorsque environné
vous êtes trouvé,
pouviez recevoir aucun d'enemis, vous ne -
iropole, a rendu
secours dela mé
tution, qui ne le serait légitime votre constiaujourd'hui que les
pas sans cela. Mais
hetreusencot"
circonstances sont si
premier à rendre changées, vous serez le
raineté de la nation homanage à la
Fn1 ses plus illustres qui vous compte souveservices que vous Iniavez citoyens, à cause par- des
talens, et de la force de rendus, de vos
nature traire vous a doué. Une caractère dont la
détruirait
conduite
nous avons conçue entièrement de
l'idée converait de tous les droits vous. Elle vous que
reconnaissance et aux que vous avez pri- à la
publique, et
bienfaits de la
un précipice creuserait, sous vos
récontribuerait qui, en vous
pieds,
nègres dont nous au malheur de engloutisant ces braves
J nous. serions chérissonsle fâchés de courage, et
rebelles.
punir
C Nous vous
comme
Nous leur avons fait renvoyons vos enfans.
connaitre, ainsiqa'a
tous les droits vous. Elle vous que
reconnaissance et aux que vous avez pri- à la
publique, et
bienfaits de la
un précipice creuserait, sous vos
récontribuerait qui, en vous
pieds,
nègres dont nous au malheur de engloutisant ces braves
J nous. serions chérissonsle fâchés de courage, et
rebelles.
punir
C Nous vous
comme
Nous leur avons fait renvoyons vos enfans.
connaitre, ainsiqa'a --- Page 31 ---
(25)
les sentimens qui nous
letr précepteur,
assistez de vos conaniment. Maintenant, crédit ct-de vos talens le
seils, de votre
Que pouvez-vous décaptiaine-getnéral.
des honneurs,
sirer ? de la considlération,
les serdes richesses. Ce n'est pas après et ceux
vices que vous avez rendus, avec Fasthe
rendre encore,
vous pouvez
nous avons pour vous,
personnelle que douter de la considér
que vous de pouvez la fortune, et des honneurs qui
ration,
vous attendent. savoir aux habitans de Sainta Faites
les circonstances impéDomingue,, que
ont souvent rendu
rieuses de tendre la guerre sollicitude que la France
inutile la
désormais, la paix
avait pour eux; que,
assureront
et la force du gouvernement leur indépendance.
leur prospérité si et la liberté est pour eux le
Dites-leur des que besoins, ils ne peuvent la
premier
le titre de citoyens
RarENE
séder qu'avec les actes contraires. aux intéet rêts que de tous la patrie et à l'obéssance qu'ils
et au capitainedoivent au gouvernement d'attentais comgénéral, seraient autant
nationale e,qui
mis contre la souveraineté de leurs services
effaceraient le souvenir
le
passés d 9 et rendraient affreuse, Saint-Domingue danslaquelle
théâtre d'une guerre
Ea --- Page 32 ---
(24 )
on verrait les pères et les enfans
les uns les autres.
s'égorger
C Eivous. général,
sivous êtes le premier sonvenez-vous de.votre
que,
ayez atteint un aussi haut
couleur de
sance, et qui vous soyez
degré
de
Tat
bravoure et de
distingué partant
devant Dieu et devant talens, vous êtes aussi,
personne
nous, la première
responsable de leurc
( Si quelques mécontens conduite.
qui ont figuré dans les troubles disent à ceix
Dorningue,
de Saintchercher ce que nous venons pour red'anarchie, qu'ils ont fait dans les tems
drons seulement assurez-les que nous prenduitequ'ils auront conbaissance de la conaffaires; et
tenue dans ces dernières
que, si nous remontions
passé, ce ne serait
vers-le
rendre compte de que Jeurs pour nous faire
contre les
actions d'éclat
Espagnols et les
nos ennemis.
Anglais, alors
e
et
conduisez-vous Cputrleusemremberaele estime,
des premiers
comme doit le faire un
nation da monde. citoyens de ia plus grande
< Le premier consul, A
a
>
/
BONAPARTE.
/ Toussaint fit une réponse à cette lettre,
qui
, si nous remontions
passé, ce ne serait
vers-le
rendre compte de que Jeurs pour nous faire
contre les
actions d'éclat
Espagnols et les
nos ennemis.
Anglais, alors
e
et
conduisez-vous Cputrleusemremberaele estime,
des premiers
comme doit le faire un
nation da monde. citoyens de ia plus grande
< Le premier consul, A
a
>
/
BONAPARTE.
/ Toussaint fit une réponse à cette lettre,
qui --- Page 33 ---
(25 )
an
Leclerc, pour
qui fut envoyée
général consul.
étre-remise au premier
Elle est ainsi conçue:
( Citoyen Consul,
lettre m'a cté transmise par le
d Votre
votre beau-frère,
citoyen Leclerc,
:
vous avez nommé capilaine-général reconnu par
cette ile, titre qui n'est point
Le
de Saint-Domingue.
la constitution
deux enfans innomème messager a rendu et à la tendresse
cens aux embrassemens Mais quelque chers que me
de leur père. fils, je ne veux point avoir
soient mes à mes ennemis 1 et je les
d'obligation
renvoie à leurs destinées geoliers. à faire respecter -
< Les forces du peuple français, ont
la sonveraineté
ellesr
aussieffectué une descente;
répandent De
partout le carnage et la dévastation. le fer
quel droit veut-on exterminer, par main
et par le feu, un peuple osé grossier, former une
innocent? Nous avons
constitution adaptée aux circonstances.
Elle contient de bonnes choses, comme
vous-même; mais il s'y -
vous en convenez dites-vous, des articles controuve aussi,
du peuple frantraires à la souveraineté donc cette souçais. En quoi consiste
Doit-elle
veraineté? quelle est son étendue? ?
être sans mesures et sans limites
B
Débarquement. --- Page 34 ---
(26 )
colonie. qui
cette
( Saint-Domntinetey intégrante de la republique
fait partie
dit-ou, à Tindépen- Etats-Unis
françaises Pourquoi aspire, non? Les nous ; et avec
dance.
ont fait comme français; ils
d'Amérique Vasistatice du Eouvernement leur liberté. Mais
réussi à consolider défauts dans votre.
ont
Je le sais.
Ageneiatisties
Néanmoins. je
SEEEWE
rohalitation. humaine en est exempte? que vous avez
que le système
ne peut
suis persuadé votre république, certaine; la,
adopté pour d'une maniere plus
la liberté
Barantir.
ou pelitiques
Le
liberté individuelle ni les droits de Thomme. de mon
de la presse
faccupe n'est pas
élevé que
top-tenciau n'ai
TRaa : des circonsiances mon gré. Je
Pie
contre
j'avais juré
ont placé la constithtion que
en
détruit
Jevis cette dinkirexeie factieux: Ma répumaintenir: à la fureur des
donnérent quelproie nia couleur, me qui Thabite ; et
iation, influence sur le peuple voix: unanime, appelé
que
d'une élouffé la sédition, apaisé fait
je tesspesnic
jai
à toalenasa rétabli la tranquilliee
la révolte; le bon ordre à Ponaronicicnins paix et une consauccéder donné au peuple la
vos pretentions 1éj'ai
Citoyen consul. des titres plus
titution. fondées sur
pas ici de
sont-elles Si le pepple. ne jouit
gitimes ?
le peuple voix: unanime, appelé
que
d'une élouffé la sédition, apaisé fait
je tesspesnic
jai
à toalenasa rétabli la tranquilliee
la révolte; le bon ordre à Ponaronicicnins paix et une consauccéder donné au peuple la
vos pretentions 1éj'ai
Citoyen consul. des titres plus
titution. fondées sur
pas ici de
sont-elles Si le pepple. ne jouit
gitimes ? --- Page 35 ---
toute la liberté (27 )
gouvernemens, gu'on il
trouve sous
cause dans sa
en faut chercher d'antres
manière de
la
ignorance de
et dans la barbarie vivre, dans son
établi Meselavage. Le
inséparables
pouvait seul gouvernement convenir
que j'ai
heureux, à peine affranchis à des maloppresseur; prise
il laisse, en
d'un
au despotismc, plusienrs
joug
nous n'en endroits,
piconvenele France,
mais la
saurions
TEurope, cette partie la constitution plus
de la
ces
est-elle tout-à-fait éclairée de
Français inconéniens, Si trente exempte de
dire, leur trouvent, bonheur comme je millions de
révolution du 18 et leursécurite l'entends dans la
pas m'envier l'amour brumaire, on ne devrait
pauvres noirs,
et la
térité
mes
confiance des
décidera si nous compatriotes. La
alfection, par
avons été obeis posC Vous offrez apathie la
ou par crainte, par
disant
liberté aux noirs
lavez
partout à
où vous avez
en
Je
élé,
Et
n'ai qu'une ceux qui ne l'avaient vous
evénemens conmaissance
pas.
Europe, qui oit eu lieu imparfaite des
venus
mais les
récemnmnent en
ne s'aceordent rapports qui
sertion. La liberté
pas avec mesontpar- cette
France, en
dont on peut
asles
Belgique, en
jouir en
républiques Batave, Suisse, ou dans
Cisalpine, ne satfratjpimanfer Ligurienne et *
peuple de
B2 --- Page 36 ---
(28 )
loin d'amSaint-Doningue, Nons indépendance. sommes
er
bitionner
si je désire de la
( Vous me
des richesses.
ei
considération, des mais honneurs, je ne veux pointles
Oui, sans doute, Ma considération dépend
tenir de vous. de mes compatriotes fortune mes
du respect deienratachemet ma de mon
honneurs fidélité. Me parle-t-on
de
de leur
personnel, dansl'espoir j'ai emsgoandinement à trahir la cause que à juger
T'engager brassée? Vous devriez appreudre Sile monarque
vons-intiue.
des autres
des droits sau trône sur lequel d'en
qui sait Er assis, vous commmandait La
vous êtes
que
est aussi légitiNeimemterue
déscendre, que je possede
et la voix
puissance acquise que la votre;
mement
de Saint-Douingte
du
Élle
unanime
peuple forcer à Tabandonder
peut seulc cimentée me
par le sang. Les homn'est point dont j'ai arrèlé les persémes cruels,. reconnu ma clénence: Sijai
cutions; ont
ile certains esprits turbu- feu
éloigné de cette
à catretenir d'abord le
lens qui cherchaient civile, leur crime a
de la guerre devant un tribunal compétent, Est-il
été constaté avoué par ets-mémes. dire avoir
et enfin d'entre cux'qui entendu puisse 2 Cepenquelqw'en
sans étre
vont revenir
été condainé mêmes hommes
dant, ces
clénence: Sijai
cutions; ont
ile certains esprits turbu- feu
éloigné de cette
à catretenir d'abord le
lens qui cherchaient civile, leur crime a
de la guerre devant un tribunal compétent, Est-il
été constaté avoué par ets-mémes. dire avoir
et enfin d'entre cux'qui entendu puisse 2 Cepenquelqw'en
sans étre
vont revenir
été condainé mêmes hommes
dant, ces --- Page 37 ---
encore une
(29)
nouveau les fois; ils vont
dévorer, et ils assassins de Cuba déchainer de
chrétiens!"
osent
pour nons
ce que j'ai Pourquol vous prendre le nom de
Dieu créteur protégé de la religion lohnes-teus et
de
j'ai toujours
toutes choses! le calte du
plein de
honoré et glorifié Heas!
n'a, que douceur, dont la
cet Étre
de vous, depuis C'est
trouvé parole sacrée
cherche
Retz
grâce
rils,
ma consolation son appui auprès
etjamais je n'ai été au milieu 3es j'ai
epernncer sable
Je suis,
trompé dans pésacres devant lui ct devant siteesoir.
mes
quise commetent vous des respon- masforentr jy
dans cette ile
mnoi dépende de sa consens. Que
inet mes justice!
notre sort
violé ses ennemis; ; entre qu'il-decide éntre
nom, et Thomme préceptes et abjuré ceux qui ont
V'adorer,
qui n'a jamais son saint
cessé de
SgweTacune
écrivit Quoi qu'il en soit, le LOUVERTURE D
deux ginéraux ue-autre lettre à général Leclere
furent en
ayant conclu Toussint: : ces
sieurs jours. corependae une trève,
La trève
pendant pluplus dispose expirée, 3
e général Leclere anparnat Toussaint n'étant pas
fit, le 17 sacsoumetifes février,
B 3
une --- Page 38 ---
(50 )
il mit hors la
proclamation. par Toussaint laquelle et Christophe.
loil les généraux hostilités Rtecommencirent
Aussitôt les
deTile. Toussaint le
dans toutes les parties se ferait dans
croyant que la guerre un corps de troupes
nord, partit avec camp à Breda, ou il
d'élite et établit son
attendre l'aptems pour
demeura quelque du général Leclerc.
proche des troupes les divisions françaises du
D'un autre côté,
La division le
se mirent Desfourne en mouvement. aeaux se dirigea sur sur le
général Limbée; cclle du général Mornes; Hardy, et celle
Grand-Hioucame et les gagnala Taunerie
Rochambesn
d'ardu général forêl de l'Anse. Un petit du corps et de
et la
Cap
a mée, composé des marcha garnisons sur Sainte-SuCes troupes
Fon.Daophtnha le Trou et Vallière. des désavantages
sanne,
non sans
des
s'emparerent, assez consdérableng ordrc Ate
et des pertes
avaient reçu
sitions qu'elles
allèrent camper
cuper. Le.8,1 les 2
trois divisions
dans les enà Dondon et à Saint-Raphael, et, le 19, le general
virons de Plaisance; rendit maitre de cette
Desfournaux se ne Graucune résistance en
dernière ville, qui
Hardy
la division du général
PPETAS
même tens, de Marnelade, qui se décida
parle gécral Christophe,
-
pertes
avaient reçu
sitions qu'elles
allèrent camper
cuper. Le.8,1 les 2
trois divisions
dans les enà Dondon et à Saint-Raphael, et, le 19, le general
virons de Plaisance; rendit maitre de cette
Desfournaux se ne Graucune résistance en
dernière ville, qui
Hardy
la division du général
PPETAS
même tens, de Marnelade, qui se décida
parle gécral Christophe,
- --- Page 39 ---
(51 ) Morne de Borsaprès la perte du ordre, avec douze
Tévacuer Il se retira en bon
de ligne, et une
pen. cents hommes de troupes de troupes non réRconsiderable
Rochamquantité Le mème jour, le général
où il
glées.
position à Sait-Michel,
beau prit fort peu de résistance. obtenait des succès,
éprouva L'arméc française
cher: le général
un peuc
le général
achetés squelqseloi avait été battu par dés retranHumbert Maurepas, qui occupait Le 20 février
noir, chemens preslel Polt-dePats. mais on échoua
essaya de l'en déloger,
avoir perda
on
cette tentative, après
fut
dans
la Croix- des-1 Bouqueis Dessadu monde; par les nègres; le général à la ville de
incendiée fit subir le mème sort
lines
le parti
Léogane. affaiblit à cette époque du
LaCe
futla défection
géneral aux troupes
des
ses troupes
ca.
plume, qui réunit
entre les
françaises. il y, eut un combat
et le -
Le 22, Desfourneaux - s Hardi, environs de
généraux général noir Christophe. obligé aux de céder 9 se
Plaisance; celui-ci,
retira aux Gonaives. Rochambeau attaqua Ce
Le 24, dans le général le revin,a Couleuvres. les
Toussoint
d'abord Tattaque; de cou
dernier repoussa battirent ayec autant
noirs s'y --- Page 40 ---
at que
(52 )
huit obligé d'opinilirene de se
Tobsssint
cents
retirer,
se retrancha morts sur le après avoir cepen- laissé
rivière.
sur les bords champ de
Le
de la bataille,
maitre 27, le petite
de
général Boudet
Le général Satat-Marel
se rendit
2000 hommes noir
soumit avec
et 7 Manrepas pièces
1 qui avait
lui et ses officiers sa troupe, à condition de canon, se
grades.
que
Les succès
conserversient leurs
Tarmée
qu'obtenait
framcaisel ne
:
Toussaint
chaque jour
face à ses quoique hors Mecnarngender d'état
point
vaincu, ennemis, il n'était
de faire
de la atderdanria cause des
point du pas encore
climat, les
noirs,
triomphe
qui avait retenti maladies le persuadé cri de la que le
nègres, et la
dans le coeur de liberté:
raux français, mauvaise
tous les
armée qui
finiraient politique des
cours tardifs ne pouvait obtenir parc détruire géné- une
Le générai dela mdtropole. que des scBoudet s'était
au w
emparé à
du
son cmmencemnente quartier
de
syrendit
SSSRES
forteresse située général. La mars, et y établit
ville de
entre
les
cierahsmnts
noirs, Sunt-Hinue qui
Potanpmee était
et la
en avaient fait occupée
un de TEA
ient politique des
cours tardifs ne pouvait obtenir parc détruire géné- une
Le générai dela mdtropole. que des scBoudet s'était
au w
emparé à
du
son cmmencemnente quartier
de
syrendit
SSSRES
forteresse située général. La mars, et y établit
ville de
entre
les
cierahsmnts
noirs, Sunt-Hinue qui
Potanpmee était
et la
en avaient fait occupée
un de TEA --- Page 41 ---
( 56 )
de
sentit la nécessilé frandépbts. Lc général Presque toute Y'armée de cette
s'en emparer.
à faire le siége voisines
çaise fut employée les positions
place, et à occuper la retraite de la garnison, Tun
pour empécher
Dessalines,
était Kcomnmandée noirs Re plus courageux fut
1 géneraux
Le siége
et les plus entreprenans ce qui n'empechia emporter pas
pressé vivement; noir, après avoir fait de faire
le général les objets precieux, une de ses
de a place dans la nuit avec
fut enfin
une sortie et de se retirer; ; la et place le reste de la
divisions de vive
fil l'épée.
emportée
au
TRa
garnison fut passé Leclerc, qui n'était pas un
Le gendral
ni en politique,
aigle ni dans Tartmillisire, rien à craindre, noirs,
était fini de la
des
tout
sERSEnEE
et que
était tems de
du
RESDCEONE
milieu
crut qu'il
il publia versle la
cmmatrequenet une ordonnance par où à eE
mois demars
rendait aux propranairetu
qu'ils
il
Fautorité
chargés de pouvoirs, sur les nègres.
doit le
avaient eue ordonnance, jadis
comme on
Celte
faite pour rassurerles Franpenser, n'était pas
réunis aux
negrespe ceux mqpuiyélaienr ainsi dire, terrifiés 5
çais, en furent, pour mème les colons, qui
elle ne satisfit d'impredente) pas
la usdustedagsne
taxèrent --- Page 42 ---
ral, persuadés (54) )
retourner dans qu'ils leurs ne pouvaient
risquer d'être
guères
raison que Fordonnante égorgés, et plantations pretendant sans
Toussaint profita
était prématurée. avec
Ja ronséquence positien da général habilement de linvateurs. Ayant critique des Leclere, et. de
:en concentrant remarqué que pauvres les
cultienvirons de la leurs forces Frangais,
laissé sans
dans les
ile effectua défense Cofei.ierret la province avaient
avait 300 soldats, unejonction avec
du nord,
côte
et se hâta Cheistophe de
qui
un grand sepientrionale de l'ile, ou gagner la
mal armés, nombre de
ily avait
suivirent
ou plutôt celivateund,
il battit le ses élendarts. presque Près de sans armes, qui
après le Dondon général
Plntance,
et
Derfotmeausll
précipitant daris la la Marmelade, traversa et
para de vive force de plaine du nord, il
se
qui vinrent alors tous les postes s'em-
# Tousaint
se
franqu'il eût
bloqua aussitôt retrancher -au
sans une awailiblenette division de
fini par la ville
sud,sous vint
les ordres l'armée
prendre,
à son secours. du général frangaise Hardi, du
Leclerc assiégé
qui
voir place, et présumant vivement dans
à
s'y
avec raison ne cette
se retirer maintenir, songea à
pougnole de l'ile. par mer, dans la Tévacner Partie
et
espa-
bloqua aussitôt retrancher -au
sans une awailiblenette division de
fini par la ville
sud,sous vint
les ordres l'armée
prendre,
à son secours. du général frangaise Hardi, du
Leclerc assiégé
qui
voir place, et présumant vivement dans
à
s'y
avec raison ne cette
se retirer maintenir, songea à
pougnole de l'ile. par mer, dans la Tévacner Partie
et
espa- --- Page 43 ---
(35 )
mais un
Le général s'étant aperçu, dans ses HupRE" 7.
trompé
avait fait; en
dasileeait sur ce qu'il
la déoulet.reveuir cherchant à arrêter
onséquences lection des nègres qui tunsonsensnts crut devoirpujue instant ses drapeaus.ile suivante: :
plier la proclamation
ÉGALITÉ.
LIBERTÉ.
AU NOM DU PEUPLE FRANGAIS.
PROCLANATION.
aux Habitans de
Le général Satut-Domingue. en chef,
( Citoyens, 1
est venu où la tranquillité
4 Le temps
quiest naturelleva succéder au désordre,
mise par les
ment résulté de Topposition de l'armée de
rebelles au debarquement
SaintcDominguer
et la
La
des opérations.
de
C
rapidité
à la subsistance
nécesstté de pourvoir
de m'ocl'arméc, m'ont empêché PRARAE de la
cuper de D'ailleurs, Torganisation je ne pouvais avoir
colonic.
d'un pays que
qu'une idée tresimparfate etil
vu,
Htenntigsaue
jen'avais jamais
cxamen, d'un peuplc
dejuger, sans un mûr --- Page 44 ---
qui, pendant dix (56) )
aux revolutions. ans, 3 avait été en
( La constitation
proie
donneraia la colonie, provisoire que je
DÉMINITIVE QUE
MAIS QuI NE SERA
APPROUVÉE PAR LE LOASQU'ELEE AURA ÉTE
GAIS, aura
de 2e tous les pour base COUVERRESENT la
Fmaxsans aucune habitans de cmigiteatie
constitution distinction sparoenibelue de couleur.
C
comprendra :
Cette
a 1badmmofentdrs 20] Ladmninistration de la justice:
colonie, et les
intérieure de
sa défense intérieure mesures nécessaires
la
( 50 Les impôts, etexterieure; pour
mode
leur
(C deprrception à
emploi, et le
40 Les
adopter;
relatives au reglemens et
et
commerce
à ordolnances
deLiadnitumratrent des Tagrienlture;
naux, etle moyen deles domaines natiotageux à TEtat,
rendre plus
moins à
et, en même avancharge a
merce.
T'agriculture et au temps, com-
( Comme il est de
citoyens, que toutes les votre intérêt,
tegent également
institutions promerce, je n'ai T'agriculture et le comportante, qu'après entrepris cette tâche im.
mes les plus
avoir consulté les homtruits de la colonie. distingués et les plus insK J'ai, en
#
conséquence, donné ordre
aux
à TEtat,
rendre plus
moins à
et, en même avancharge a
merce.
T'agriculture et au temps, com-
( Comme il est de
citoyens, que toutes les votre intérêt,
tegent également
institutions promerce, je n'ai T'agriculture et le comportante, qu'après entrepris cette tâche im.
mes les plus
avoir consulté les homtruits de la colonie. distingués et les plus insK J'ai, en
#
conséquence, donné ordre
aux --- Page 45 ---
( 57 )
aux généraux des divisions
l'Ouest, de choisir,
du Snd et de
deperiemens, et
sept
pour chacun de ces
qui, négocians avèc huit - sans eiloyens, égard. à leur proprictaires couleur
snoi-meme,
autres, que je
',
Nord, devroni pour le.
choisirai
le
département du
courantde cemois, s'assenbler /.
au Cap,
leurs observations 1 dme communiquer dans
soumettrai à leur supdles plans que
a Ce n'est
examen.
je
rante
une assemblée
manx 9ec peabit Je sais trep bien délibéattirés sur la réunions colonic. de cette nature quels
citoyens
On fera
ont
connaitre probes et éclairés;
choix de
mues
ils je leur ferai
niqueront leurs desseins; me commuinspirer à leurs obeervationus, et Pourront
libéraux dont le compatrioles les
a
sentimens
Que ceux Gouvernement l'on
est animé.
sorle > considérent que
convoquera de la'
comme une marque leur nomination
que j'ai
eux.
flatteuse de
sans leur
Qu'ils
l'estime
adopter Eesiea des
et leurs avis, songent que,
la colonie, mesures
7 je pourrais
mèmes
dont ils désastreuses
ils
tôt ou tard. S'ils souffriraient pour
se décideront
font ces
euxquelque
volontiers à
rellesions,
temps, leurs
quitter,
G Donné au
occupalions. pour
A
Débarjenent quartier-général du Cap,
C --- Page 46 ---
(38 5
Franle 5 floréal an 1O de ia répullique
çaise.
en chef,
Le général
LECLERC.
Signé
envoyée sur le
Cette proclamation noirs, et dans les difchomp au camp des de l'ile, produisit larmée une
férentes provinces genérale dans des chefs
défection etdisposa presque ueigoenutae
dedes noirs,
: Christophe
à entrer en neépochations de son compromis, amnistic
manda, accordat parengaune à ses troupes conservat une
leurs
qu'on générale : qu'on accorda leur
tout ce que
Leclerc
Peu de temps
Rradess Christophe lui demandait. frère de TousPaul Louverture. Français, avec
apris,
aussiaux
sous son
saint, se joignit nègres qu'il avait
deux mille
senserenipasenies
Commendemstie
Leclerc ; forcés
minhenabenaleen avec
'décidés
ment en négotijations de conclure. les Français
par les circostances traité, tant que
Ils ne demandaient
a oberverle violeraient pas.
qu'on avait
ne le les mêmes conditions : et une retraite
que
à Christophe consentit: La paix de
secordées Leclerc y
jours
hionorable. conclue, dans les premiers armée; et tous
fut
Toussaint etson
niai, avec
és
minhenabenaleen avec
'décidés
ment en négotijations de conclure. les Français
par les circostances traité, tant que
Ils ne demandaient
a oberverle violeraient pas.
qu'on avait
ne le les mêmes conditions : et une retraite
que
à Christophe consentit: La paix de
secordées Leclerc y
jours
hionorable. conclue, dans les premiers armée; et tous
fut
Toussaint etson
niai, avec --- Page 47 ---
les habitans de (59 )
nurent la souveraineté Snt-Dominge de la
reconToussaint qui
France.
avec un Eeneralfrangals, croyait
traité fait
têtre
Rcth
inviolablement, plantation
se retira à une gardé
ture, situe qui portait le nom de
petite
tance de la ville aux de Gonaives, à peu L.olver- de disLe général Leclere, Saint-Mard.
dire, le chefdes
voyant, pour
la tranquillité rétablic nègres en son pouvoir, ainsi et e
dita une nouvelle
dans la colonie, médes traités, résolut perfidie, de
et contre la foi
saint. En
s'assurer de Tousdes troupes, constiquenee, lai maison
il fit cerner par
il avec sa famille; et sans où reposait ce
fat transporté
autre
chef
la Créole. On avec elle sur explication, la frégate
Heros, vaisseau l'embarqua de
ensuite sur le
aussitôi pour la France. 74canons, qui fit voile
Cette conduite
chefs de nègres atroce révolta
ils furent
qui
quelques
winsurgérents mais
En
promptement réduits et
Tindignation Enrope, une telle perfidie fusillés.
allégua
générale. Le
excita
a élait pour entre se justifier, ( général Leclerc
e sirant
dans une
que Toussaint
4 dans les reconvrer son ancienne conspiratinn, déOn ne colonies. >
influence
général
crut point aux
Leelerc, ct tout calomnies. du
prouva que sa
C 2 --- Page 48 ---
(4o ) avait été dirigée
conduite machiavdiqte Bonaparte, conspi- l'art
par son beau-frère essence, et expert dans
rateur par des conspirationts
ne vit
de fabriquer dans la traversée., il fut consToussaint, seule fois sa famille;
dont
pas une renfermé dans sa des chambre, soldats.
tamment était gardée par
on
la porle
on 1 le fit débarquer,
Arrivé à Brest,, dans une voiture fermée, sur
le
de suite au château de Joux
fut conduit
Trasche-Comte
de la ci-duvant
MERS
Jes etdela confins Suisse;
où il fut renfermé
eanacen
transféra à Besançon obscur, froid et humide;
dans un donjon avril 1815. On présume
ily périt le 27 le fit étrangler ou empoi- natuque Bonaparte sa mort ne fut point
sonner, et que
relle.
Leclerc, après élablit la déportation un gouLe Toussaint général Louveriure, il serait superde
colonial, dont
attendur
vernement
les ressorts,
flu de développer s'exercer, setaier ayant "re
qu'il ne put jours; les Français d'évacuer Saintquelquet bientôt après
forcés
Leclerc
Domingue,
perfide du général fait à sa
La conduite Tousaint, et Poutrage des nègres.
envers desillerent les yeux que le gouverfamille, illeur parut évident
Alors,
A
ssaint général Louveriure, il serait superde
colonial, dont
attendur
vernement
les ressorts,
flu de développer s'exercer, setaier ayant "re
qu'il ne put jours; les Français d'évacuer Saintquelquet bientôt après
forcés
Leclerc
Domingue,
perfide du général fait à sa
La conduite Tousaint, et Poutrage des nègres.
envers desillerent les yeux que le gouverfamille, illeur parut évident
Alors,
A --- Page 49 ---
nement Français (4r) )
blement tromper, et qu'ils n'avait avaient cherché été
gu'à les
les victimes, par ses agens.
trabis horrilitique infernale comme Toussaint, Craignant d'être
salines,
du premier consul, dela
des noirs, Christophe et
iec
à la tête d'un reprirent les armes, Clerveanx, et
chefs
décidés à
corps d'armée
parurent
la main. Pendant vainere, ou à périr conuiderabier les
saient leurs
que ces
armes a
les hostilites, préparatifs pour généraux faide nouveaux on vit paraitre recommencer
sions dans
chefs, qui firent Tout-s-coup des
se virentalors lintérieur del'ile. Les excurcôtés. La
pressés etl barcelés de Français
jotenirentaus conlagion et les
tousles
ainsi dire
désasfres d'une épidémies se
sitnation Vendéenne. On peut guerre, pour
Français, déplorable où se
juger de la
depéchies pendantrée de trouvérent les
gotvernenent que le général Boyer 1802, d'après les
( La chaleur, quelques mois après. envoya au
table, qu'on ne dit-il, pouvait devint Si
&
mouvenent; les plus
faire le insuppor- moindre
Eur nous, des obstacles petits mornes élaient,
gnait ainsi Outre les cela, les
présque invincien jour,
nègres J I brigands (on désiélaient encombrés plus nombreux. devenaient, Nos dejour
mie faisait, sans de malades, et hopitaux
cesse, de nouveaux l'épidéravaC5 --- Page 50 ---
(42)
avec une joie
ges. Les noirs voyaient, de la contagion. Des
secrete, les progres éclaterent dans le midi; Doinsurrections et incendia plusieurs planmage se révolta
fut arrêté,
tations; ; mais ce malheureux De désordre le plus
et mis à inaintenantdans mort.
les provinHE. règne
de
ces du nord. > Leclerc avait été atteint de
Le général santé s'alfaiblissait jour
la coniagion;s sa
officiers de son
en jour; les principaux et ceux qu'on
1 état-major avaient péri,
furent à
envoyés
les remplacer, ou du
avait
victimes pour de la contagion
-
leur tour
Le
fer des nègres.
de jour en jour.
géLe mal empirait persuadé qu'il ne
néral, intimement
les noirs, pot
viendrait jamais à soumettre tous. On ne
del les exterminer et à chaque
la résolution accorda
de quartier,
au Cap
leur
on exécutait
instant de la
fait prisonniers;
Friant
les nègres qu'on "avait continoelle, et pour
c'était uncl boucherie
du supplice, on
économiser les apprèts de la ville une fosse d'en- bord
avait creusé près
le
viron 30 pieds de profendeursatin condamnnés se
de laquelle les malheureux on les fusiliait dans
mettaient à genoux; et ils lombaient péle-méle
cette fond positions du fosse. D'autres furenisuffoques tout vivans,
au
des cachots ou jetés,
dans
ait continoelle, et pour
c'était uncl boucherie
du supplice, on
économiser les apprèts de la ville une fosse d'en- bord
avait creusé près
le
viron 30 pieds de profendeursatin condamnnés se
de laquelle les malheureux on les fusiliait dans
mettaient à genoux; et ils lombaient péle-méle
cette fond positions du fosse. D'autres furenisuffoques tout vivans,
au
des cachots ou jetés,
dans --- Page 51 ---
(45)
dans lav mer, après avoir élé
milliers de nègres périrentdela garrotés. Des
exécutions se faisaient si pràs sorte; de la et ces
que la marée jetait, tout
côte,
tivage, une multitude de lesjours, cadavres. surle
partis de nègres étaient cernds et massacrés Des
impitoyableinent. teindréles
Coinme on voulut atpar la fuite nègres alap qui pouvaient sc dérober
de leurs
pourguite ct à la cruauté
sassins, c'est ennemis, on eut recours aux asde chiens
ainsiqu'on. appelait unes sorte
Ces animaux qui se tiraient de P'ile de Cuba.
ment
avaient conçu de l'attachesatiables pour tous les blanes, et dtaient
du sang des noirs,
indonnaient la chasse comme auxquels ils
roces. Il arrivait
aux bètes fécarnassiers, à défaut souvent de que ces chiens
trouvaient
nègres qu'ils ne
fans et sur point, les
se jettaient Sier les ennaient endormis. cultivateurs qu'ils surpreIlestfacile de concevoir
carnage etd'effusion de. sang, qu'après la
tantde
enveloppa la ville du
contagion
grands ravages.
Cap, et fitles plus
Tous ces désastres ne
augmenter l'ardeur et la' servirent qu'à
negres, et le désespoir futle vengeance des
fit entendre. Les Français furent seuleriqurse
battus et massacrés
harcelds,
trouvèrent plus en forcc. partout où ils ne se
Au mois d'ocC4 --- Page 52 ---
(44)
obre le fort Dauphin, le Port-de-Paix, furent et
jplusieurs. positions inportantes leur
enlevés de vive force.
Leclerc
Surces entrefaites le général
dans la nuit du 1r novembre.
J mourut
- Le commandement échul au général
était alors à Port-auRochambeau qui
de suite au
Prince, et qui se transporta ne répondit
Cap Français. Mais ce général
qu'on
en aucune manière aux espérances
avait conçues de loi.
s'affaiblisCependant l'armée française manière efstit de jour en jour d'une
à
frayante, tandis que les noirs rdesevenger puisaient, et
dansl'ardeur
chaqueinslanl,
leurs,ennemis, un noudans la ernantéde
forces pour
veau courage et de nouvelles
les détruire impitoyablement. point dans les détails
Nous n'entrerons successits qui eurent lieu endes combats
et les nègres, et qui furent
tre les Français
de ces derniers,
presque tous à lavantage
on évalua la
puisqr'a la Min de Vannée,
de40,000
perle de l'armée frangaiseipres
lui
Comme les renforts qu'on
hommes. alors éiaient faibles, et n'étaient
envoyait ainsi dire composés que de recrues,
trouvèrent dans une posiEE Français se
tion tresscritique. lcs forces de l'armée franTandis que
sensiblement, celles des
çaise diminuaient
,
presque tous à lavantage
on évalua la
puisqr'a la Min de Vannée,
de40,000
perle de l'armée frangaiseipres
lui
Comme les renforts qu'on
hommes. alors éiaient faibles, et n'étaient
envoyait ainsi dire composés que de recrues,
trouvèrent dans une posiEE Français se
tion tresscritique. lcs forces de l'armée franTandis que
sensiblement, celles des
çaise diminuaient --- Page 53 ---
(45)
nègres s'aceroissaient de
les qui détermina ces derniers jour à
en jour; ce
dans hostilités avec tne nouvelle recommencer
l'espoir de terminer
vigueur,
guerre. En
promplement la
chef, rassembla conséquence, des
Dessalines, leur
contrele Cap,etle . troupes considérables
obligé de retirer les Rencraltochambeaur fut
tous les autres points troupes françaises de
pitale.Onse
défendre la Çaa une bataille disposa aibreite de part etd'autre
voisinage d'Acul. générale qui eut lieu dans le
Fattaque avec
Rochambeau
un
inslantles impétuosité, et commença fit
niers
noirs ; mais bientôt ces reculer derpoussérent attaquèrent vivement à les leur tour 2 et reils firent
Français
et à la nuit, éprouver ils une perte
auxquela
de bataille. Les furent maitres considerable, du
cette
journée 500 Français avaient fait champ dans
néral Rochambeaul prisonsiers, condamna que le gén
demort, sans penser qu'il
à la peine
justes
s'exposait'a
tivemeni; représailles; car
ce qui eut lieu effec- de
de ceta acte de Dessalines ayant éléinstruit
une vengeance rigueur, éclatante. il voulut en tirer
50o gibets furent élevés En constéquence
auxqnels furent pendus tous par ses ordres,
français qui
les ofliciers
ainsi
quelques étaienttombes soldats. en son pouvoir,
tintis. fut faite,
Cette terrible
au point du jour,
C 5 --- Page 54 ---
(46 ) francaise. Les
sous les yeux de ensuite l'armée avec la plus grande
noirs fondirent
qu'ils contraiimpctuosité ésur les Français dans les retrande se retirer
a
goirent chemens de la ville du Cap. les Français ne
Tout présageit tenir que un
1 oà les ils
pouvaient plus
d'ennemis P tous
étaient environnés
qui leurétaient
côtés, malgré les renforts d'avril. Ce qui
arrivés dans le courant
de se mainacheva de leur ôter hostilités tout espoir ayant recomtenir, fut que les
et la France, de
mencé entre FAngleterre parut, au mois
une escadre anglaise côtes de Sahit-Domingues
juillet, sur lcs
les Français, bloqués
Acelte époque, dans la ville du Cap, mille
deprès par Dessalines à plus de deux crut
ne étendaient pas Le genéral noir
autour de la place. de Tarrivée de l'escadre
devoir profiter
il envoya un
anglaise. En conséquence
anglais,
au commandant et pour
parlendeniaire solliciter des munitions,, contre
pour enmême tems à le seconder
pas
linviter
Ce dernier ne se croyant
les Français.
toutes les propositions
autorisé à accepter
cependants tà entredes noirs, 1 n'hésita pas
amitenir avec eux une corriapoadance ou suict même à leur instigation havre
cale,
ordres secrets, il Bloquale de
vant des
ce qui le mit à nème
du Cap-Frangais;
pour
parlendeniaire solliciter des munitions,, contre
pour enmême tems à le seconder
pas
linviter
Ce dernier ne se croyant
les Français.
toutes les propositions
autorisé à accepter
cependants tà entredes noirs, 1 n'hésita pas
amitenir avec eux une corriapoadance ou suict même à leur instigation havre
cale,
ordres secrets, il Bloquale de
vant des
ce qui le mit à nème
du Cap-Frangais; --- Page 55 ---
(47 )
s'emparér d'un grand nombre de
qui apportaient des provisions de bâtimens la
espagnole de l'ile.
partie
Les Français, ne pouvant recevoir, ni
renforts, ni secours du côté de la
deur pressés vivement par les negres
mer;
et le courage auginentaient dontl'ardes obstacles que leurs
en raison
à surmonter, continuèrent adversaires avaient
se défendre avec une
cependant de
on sait tous les fléaux vigueur héroique;
une ville assiégée et quidoivent accabler
aucuns secours ; les qui ne
reçevoir
à tuer des cheyaux, des assiegés
IoE
même des chiens,
mu'ets, des ânes ct
qui iles dévorait.
pour appaiser la faim
Les noirs n'ayant pas tardé à
quelques uns des ouvrages
forcer
préparérentà prendre la ville avancés, d'assaut, se
général Rochambean sentit
Le
sité de céder à la
alors la néces-
/
les noirs réussissaient force, dans persuadé que si
ils massacreroient
leur atlaque,
ceux qui auraient impitoyablement porté les
tous
même une grande
armes, et
la ville. C'est
partie des habitans de
capitulation à
il Proposa une
Cette
EEE
vembre. capitulation fut
le laccepta.
19 nome.t"
Voici les principanx articles
stipulés, savoir :
qui furent
CG --- Page 56 ---
(48 )
évacueraient la ville
10 Queles Français
du Cap., etles forts qui en.dépendaient,
dans T'espace de dix
avec toute
lartilleric et les
sjui s'y trouFRNTEE
vaient; 20 qu'ils se retireraient sur leurs
vaisseaux avec les hommes de guerre et
leurs bagages; 50 que leurs malades et
lcurs blessés demeureraient dans les hôpitaux, oû ils seraient soignés par les noirs
leur guérison, et qu'ensuite onles
RmRaAe en Frànce sur des vaisseaux
neutres. Les noirs arborèrent anssitôt leurs étendarts surles murs du Cap, etle 30 novembreil élait déployé sur tous les forts.
Le commandant anglais ne voyant pas.
sortir la flotte francaise, dépécha un de ses
capitaines au général Rochambean qui
montait la Surveillante. Gelui-cicraignant fond
les noirs ne coulassent la flotte à
que avec des boulets rouges, comme ils se disposaient à le faire, crut devoir conclure
avecles Anglais, quila mit
une capitulation
un
traité fut
sous leur protection; fit petit dire ensuite à
signé sur le champ,n les bâtimens du
Dessalines que tous
et la flotte port
s'étaient rendus aux Anglais;
composée de 5 frégates et de 17 autres
du
de vent
bâtimens, profita
premier ensuite coup elle mit
favorable pour sortir:
rendit. Les
TAiteant
villon bas et se
Anglais
avecles Anglais, quila mit
une capitulation
un
traité fut
sous leur protection; fit petit dire ensuite à
signé sur le champ,n les bâtimens du
Dessalines que tous
et la flotte port
s'étaient rendus aux Anglais;
composée de 5 frégates et de 17 autres
du
de vent
bâtimens, profita
premier ensuite coup elle mit
favorable pour sortir:
rendit. Les
TAiteant
villon bas et se
Anglais --- Page 57 ---
(49 )
environ 7 à 800 prisonniers de
Le 2 décemnbre, le géneral
guerre.
occupait encore le
Noaillesqui
corps de
môle, 9 avec un petit
et fit embarquer troupes,Tévacua pendant lai nuit,
bâtimens. Un brick ses troupes 1 sur six
eut scul le bonheur que montait le général
autres bâtimens furent d'échapper; les cinq
et conduits à la
pris par les Anglais
Rochambeau.
Jamaique, avec ceux de
Telie fut la fin déplorable de
de Saint-Domingue, dont
l'expédition
vait pas douté un seul
Bonaparte n'asuccès de laquelle les anciens instant, et sur le
commerçans et les
colons, les
fondé de grandes
spéculateurs avaient
espérances.
Après le départde la flotte et des
qui la suivirent, le
Français
noirs adressa
général en chef des
tans du
une proclamation anx habicraintes quece Cap-Français, ( pour dissiper les
vait leur faire changement de régime pou.
4 que la dernière concevoir. > Il leur dit
guerre n'avait
rapport avec les habitans de la
aucun
qu'il avait accordé
colonie;
tous les
protection et sûreté a
colons, sans aucune
couleurs, D Il déclara (
distinction de
toujours d'agir de la mênie qu'il contiuuerait
ajoutant ( que la conduite
maniere; >)
envers les' habitans de
qu'il avait tenue
el de
Jéremie, de Cayes
Port-au-Prince, était une preuve de --- Page 58 ---
a
(50)
bonne foiet de son honneur.. .> Ilinvita
sa
auraient de la répugnance à
( ceux qui
demenrer,, > etleur
quitter leur pays, ày
il termina
promit < sa protectiun. )) Enfin, désiraient
en disant, 1 que tous ceux étaient qui libres de
suivre l'armée française,
le faire. >
pour TévacuaLa veille du jour désigné Christophe et .
tion de l'ile, Dessalines,
la proclaination
Clerveaux, pablierent
suivante:
AU NOM DES NOIRS ET DES HOMMES DE
COULEUR.
de Saint-Domingue
a L'indépendance Rendus à notre première
est prociamée.
recouvré nos droits,
dignité, nous avons
nous les laiset nous jurons de ne jamais dela terre.
ser ravir par aucune puissance est maintenant
Le voile affreux du préjugé
oseraient
déchiré ! malheur à ceux qui
réunir ses iombeans-sanglansl
qui
de Saint-Domningue,
( Propriétaires des contrées étrangeres, en
crrez dans
nous ne
proclamant notre indépendance, de rentrer dans vos
vous défendons pas cette
injuste.
biens; loin de ncus
pensée vous des
Nous savons qu'il est parmi
erhommes qui ont abpanciensancicnnce
renoncé à leurs folles prétentions,
reurs,
la justice de la cause pour laet reconnu
ombeans-sanglansl
qui
de Saint-Domningue,
( Propriétaires des contrées étrangeres, en
crrez dans
nous ne
proclamant notre indépendance, de rentrer dans vos
vous défendons pas cette
injuste.
biens; loin de ncus
pensée vous des
Nous savons qu'il est parmi
erhommes qui ont abpanciensancicnnce
renoncé à leurs folles prétentions,
reurs,
la justice de la cause pour laet reconnu --- Page 59 ---
(51 )
nous versons notre sang
années.
Teele
depuis
ceux quinous aiment: Nous traiterons en frères
ils
sur notre estime et notre peuvent compter
nir habiter parmi nous. Le amitié, Dieu et reveprotège, le Dieu des hommes, qui nous
donne de leur tendre nos bras
nous oryictorieux.
Mais,*pour ceux qui, enivrés d'un fol
orgueil, esclaves intéressés d'une
tention
prétencrininelle : sont, assez
se croire des êtres
aveugles
Soar que le ciel les a privilégiés, destinés à être et pour
maitres et nos tyrans, qu'ils
nos
jamais du rivage de
n'approchent
n'y trouveraient que Saint.-Doningne;s des chaines ou la déporlation. Qu'ils demeurent où ils
qu'ils souffrent les maux qu'ils ont si sont; bien
mérités; lité
que les gens de bien, de la crédudesquels ils ont trop
les accablent du poids long-tems de
abusé,
tion.
leur indignaa Nous avons juré de punir
oserait nous parler
quiconque
rons inexorsbles, d'eselavage. Nous seenvers tous les militaires peut-être même cruels,
nous apporter la mort et la qui viendraient
'ne coûte, et tout estp permis servitude. à des
Rien
à qui l'on veut ravir le
hommes
les biens. Qu'ils fassent
premicr de tous
sang; qu'ils incendient couler des flots de
> pour défendre --- Page 60 ---
(52) )
leur liberté, les sept huitièmes du globe, n'a
ils sont innocens devant Dieu, qui
créé les hommes pour les voir gémir
pas
sous un joug honteux.
qui ont
a Si, dans les divers soulèvemens
eu lieu, des blancs, dont nous n'avions de
pas à nous plaindre, ont péri, victimes
la cruauté de quelques soldats ou cultiva- de
teurs, trop aveuglés par le souvenir
les
leurs maux passés pour distinguer
humains de ceux
ne
ralene
priétaires
sincèrement qui
leur
pas. nous déplorons
à la face
mnalhenreux sort, et déclarons, ont été
de P'univers, que ces meurtres
commis malgre nous. Ilétait impossible 1
dans une crise semblable à celle où se
trouvait alors la colonie : 1 de prévenir ou la
d'arrêter ces désordres. Ceux qui ont
moindre connaissance de l'histoire, savent
peuple, fat-il le plus policé de la
terre, qu'un se porle à tous les excès, lersqu'il
les discordes civiles, ct que
est agité par
les chefs, n'étant pas puisamementsecin- -
dés, ne peuventpunir tous les coupables 9
sans rencontrer sans cesse de nouveaux
l'aurore
obstacles. Niis aujourd'hui que
de la paix nous présage un tems moins oraet quele calme de la victoire a sucgeux,
désordres d'une
affreuse,
cédé aux
guerre
Saint-Domingue doit prendre un nouvel 4
tous les excès, lersqu'il
les discordes civiles, ct que
est agité par
les chefs, n'étant pas puisamementsecin- -
dés, ne peuventpunir tous les coupables 9
sans rencontrer sans cesse de nouveaux
l'aurore
obstacles. Niis aujourd'hui que
de la paix nous présage un tems moins oraet quele calme de la victoire a sucgeux,
désordres d'une
affreuse,
cédé aux
guerre
Saint-Domingue doit prendre un nouvel 4 --- Page 61 ---
(55 )
aspect, et son gouvernemént doit
sormais celui de la
être déjustice, >
C Signe DESSALINES,
CLERYEAUX. >
CHAISTOPRE,
Les noirs, après
les Français,
Févacuation de l'ile
ayant recouvré leur
par
s'occmpérent à supprimer les lberté,
noms que P'ile
des
différens /
et lui rendirent availrecus celui
Européens,
naient les naturels, d'Haiti, que lui donpour la première fois, lorsqu'elle fut visitée
Colomb.
2 par Christophe
blée Le des rer janvier 1804, il se fit une assemgénéraux et des chefs de
représentant le peuple d'Haiti, l'armée,
gnérent une déclaration
qui siet jurèrent solennellement d'indépendance,
pour jamais à la
de renoncer
les armes à la main France, et de mourir
mettre à son empire plutôt que de se souDans cette même despotique.
Dessalines fut nommé spaile-jeandsoques
de l'ile à vie, avec le gouverneur général
des décrets, de faire la pouvoir de rendre
et enfin de choisir
paix et la
son
guerre,
Sans entrer dans le successeur. détail
actes de son
des premiers
vons point passer gouvernement, sous silence nous ne detion qui suit, proclamation la proclamapar laquelle il voulut exciter incendiaire
les noirs i --- Page 62 ---
( : 54)
contre les Français qui se
la vengeance
trouvaient dans l'ile:
d'avoir chassé
K Ce n'est point assez
e de notre
les barbares qui, pendes
l'ont inondé de sang,
( dant
aala
d'avoir
successivement les
( ni
réprimé se laissaient éblouir par un
( factions qui de liberté
France plaçait
( fantôme
quela
; it faut assurer, par
K devantleurs yeux, d'autorité nationale, la
( un dernier acte
de la liberté dans le
4 durée de l'empire
il faut
a pays qui nous a donné naissance;
qui
( ôter au gouvernement inhumain,
dans T'abrutis-
( nous a tenus jusqu'ici
de nous
C sement le plus honteux, l'espoir
de nouveau. Les généraux,
( enchainer
vos efforts contre la ty-
( qui ont dirigé
leur ouvrage.
4 rannie, n'ont pointachevé encore la tris-
( Le nom Français répand
et - tout
( tesse dans nos campagnes, de ce
les cruautés
peuple
( nous rappelle Nos lois, nos coutumes, nos.
( barbare.
de la
K villes, tout porte l'empreinte demeure encore
dis-je 2il
K France. Que
nous ! Victimes,
( des Français. parmi de notre crédulité
< depuis quatorze ans,
vaincus, non
4 et de notre clémence;
mais 2 par
a par les armdes artificiense françaises, de leurs agens,
( Peloquence serons-nous enfin las de respirer
a quand
Qu'avons-nous de
( le mème air qu'eux2
de la
K villes, tout porte l'empreinte demeure encore
dis-je 2il
K France. Que
nous ! Victimes,
( des Français. parmi de notre crédulité
< depuis quatorze ans,
vaincus, non
4 et de notre clémence;
mais 2 par
a par les armdes artificiense françaises, de leurs agens,
( Peloquence serons-nous enfin las de respirer
a quand
Qu'avons-nous de
( le mème air qu'eux2 --- Page 63 ---
( 55 1 )
(r communa avec ces hommes
R leur cruauté
sanguinaires?
a ration, leur couleur comparée à la à notre modé
( duc des mers
nôtre, l'étenR climat qui leur qui nous donne séparent, notre
a nous dit clairement
la mort, tout
a noS frères, qu'ils
qJu'ils ne sont pas
a jamais; et
s'ils ne le deviendront
(r parmi
que, ils
trouvent un asile
e
nous,
se rendront encore les
instigateurs de nouveaux
e de nouvelles
troubles et
a hommes,
divisions.
* Citoyens,
1 jetez lesyeux femmes, enfans et vieillards,
autourde
a toute l'étendue de cette vous : parcourez
a y vOs
ile; cherchezfemmes, vOs
a vos sceurs. Que
époux, 2
vos frères,
( enfans, vos cnfans dis-je à la cherchez-y vos
a sont-ils devenus? Au mamelle, que
a ressantes victimes,
de ces intéa voit
Tatirt
que leurs
épouvanté ne
a sence vous
assassins, dont la pré-
( et la lenteur reproche de
votre insensibilité
< tardez-vous à
votre vengeance. Que
( Croyez-vous apaiser leurs mânes 2
( reposer
que vos cendres pourront
a de vos paisiblement dans le tombeau
e tyrannie pères, 21 Irez-vous si vous n'exterminez la
( avoir vengés 2
les joindre sans les
( repousseraient les Non, leurs ossemens
er néraux intrépides, vôtres. Et vous, gée la liberté en
qui avez ressuscité
prodiguant votre sang; --- Page 64 ---
( 56 )
sachez quer vous n'avez rien fait, si vous
ne donnez aux nations un exemple ter-
(
mais
de la vengeance que
( rible,
juste,
vaillant
un
qui
a doit exercer liberté. peuple Intimidons. ceux
a recouvre sa
de nous la ravir encore 7
& quitenteraient
les Français. Qu'ils
a et commençons par
de nos cètes -
a tremblent en approchant
et dévouons à la mort tout Français qui
souiller de sa présence cette terre
K osera
G de liberté.
l'odieuse épithète
a Laissezaux Français
n'être
d'esclaves. Ils ont vaincu pour
libres. Pour nous, suivons 'une
a plus route. Imitons ces nations qui
6 autre
dans l'avenir, et
( portant leurs regards à la
un
de laisser
postérité
k craignant de lâcheté, ont mieux aimé
a exemple sacrifier leur vie,
d'être rayées de
des nations Tbres Paix avec nos
a la liste -mais maudit soit le nom Fran-
( voisins;
donc de
4 çais! Voilà nos principes.Jurez mort à
dep préférerla
e vivre indépendans, à vous replacer sous
a tout ce qui tendrait
sans relâche
& lejoug; jurez de poursuivre
a les ennemis de votre - indépendance.
Au mois de février, Dessalines publia
contraire aux
une autre proclamation, avait faites.
promesses d'amnistie qu'il de tous les
Elle ordonnait la poursuite
commis
auteurs et complices des assassinats
! Voilà nos principes.Jurez mort à
dep préférerla
e vivre indépendans, à vous replacer sous
a tout ce qui tendrait
sans relâche
& lejoug; jurez de poursuivre
a les ennemis de votre - indépendance.
Au mois de février, Dessalines publia
contraire aux
une autre proclamation, avait faites.
promesses d'amnistie qu'il de tous les
Elle ordonnait la poursuite
commis
auteurs et complices des assassinats --- Page 65 ---
I 57 )
sous les gouvernemens de Leclerc et de
Rochambeau. * Nous adoptons cette mesure, ajoutait-il, pour
nations du monde
apprendre aux
tection
que, malgré la
que nous accordons à ceux proagissent loyalement envers
qui
saurait nous empécher de nous, rien ne
triers qui ont pris plaisir à punir se
les meurle sang des enfans d'Haiti, baigner dans,
Dessalines,
>
ne produisaient voyantqueses l'effet proclamations
promis, et que fc: nègres qu'il s'en était
tremper de nouveau leurs répugnaient à
sang, prit la résolution de faire nuains dans le
cution militaire. En
une exéd'une troupe dc soldats conséquence, quilui
suivi
voues, il parcourut toutes les étaient villes délesquelles il restait des
dans
massacrer
Français, et les fit
Cemassacre impbhovablenentious fut exéculé
ses yeux.
sang froid et le plus grand avecle ordre, plus grand
que d'autres
pour
CRt avecles
étrangers ne fussent
Au Cap, le massacre Français. eut lieu le
Cependant, au milieu de cette boucherie 20 avril.
infernale, Dessalines crut
les prêtres, les
devoir épargner
autres personnes chirargiens et quelques
avaient traité les qui, pendant la guerre 7
c'est-à-dire environ nègres un
avec humanité,
Tout le reste fat massacré dixième desblancs.
poar l'age ni pour le sexe. sans égard ni --- Page 66 ---
(58 )
Dessalines, aussi
Après ce massacre,
atroce que perfide, publia une lcs pyoclama- noirs s'étion dans laquelle il disait que
vengés des Français,
tant suffisamment avaient
échapper au
tous ceux qui
montrer pu
à la
massacre, pouvaient donnerait se
des cartes Pa
rade; qu'on leur
leur sécurité
sûàreté, qui assureraient
parfaite. Plusieurs centaines de blancs, qui
avaient échappé au inassacre, comme par du
miracle, ajouiant foi à la proclamation de leurs regénéral, sortirent
gouverneur traites etse rendirent à la parade. Mais au
tà recevoirleurs
moment toh.ilsattendstents les conduisit au liea
cartes de sûreté, oû on il furent fusillés.
del'exécution, des chefs noirs désappron=
La plupart
terribles, mais sans s'y
verent ces mesures
loin de désavouer
opposer. Dessalines,
commaudée, ditTatrocité de sa conduite,
qu'en suivant
il,par la nécessité, différente prétendit de celle de Tousune marche
de l'ile, et
saint, il assurait Tindépendance bors d'état
mettait à jamais les Français conjurations, et pour
dourdirdenouvalles,
il fitla
justifier enfin ces massacres,
pro:
clamation suivante: commis des crimes
R Les Français ont ct qui font frémir la
jusqu'alors inouis, comblé la mesure de lininature. Ils ont
dela vengeance est enlia
quité; mais Pheure
à
de celle de Tousune marche
de l'ile, et
saint, il assurait Tindépendance bors d'état
mettait à jamais les Français conjurations, et pour
dourdirdenouvalles,
il fitla
justifier enfin ces massacres,
pro:
clamation suivante: commis des crimes
R Les Français ont ct qui font frémir la
jusqu'alors inouis, comblé la mesure de lininature. Ils ont
dela vengeance est enlia
quité; mais Pheure
à --- Page 67 ---
(59)
venue, ct ces ennemis implacables dcs
droits del'homme ont souffertle châtiment
qu'ils avaient mérité par leurs forfaits.
( Mon bras, levé sur leurs têtes, avait
tardé trop long-tems à frapper. Mais Dieu
lui-méme a donné le signal, et vous avez
porté la hache sur l'arbre de
En vain le tems, ct surtout la P'esclavage. infernale des Européens, Tavaientenvironné politique
d'un trfpte airain. Vous l'avez
son armure,
dépouillé de
yotre
que vous avez placée sur
coeur, pour être ( comme Vos enneinis ) cruels elimpitoyables. Semblables au
torrent impétucux qui entraine tout ce
s'oppose à son passage, vous avcz
qui
votre fureur, détruit tous les obstacles. dans
Ainsi périssent tous les tyrans de l'innocence, tousles oppresseurs de l'humanité!
( Eh quoi! courbés depuis des siècles
sous un joug de fer, jouets des passions ou
de P'injustice des hommes et des
de la fortune; victimes de la
caprices des
Français, de ces vampires insatiables cupidité
nous avons engraissés de nos sueurs avec que
une] patience et une résignation sans exemple, nous aurions vu, encorc une
cette hordc sacrilége entreprendre denous fois,
détruire sans distinction de sexe ni
et nous, qui sommes,selon cux,
d'age;
vus d'énergie, de vertu ct de
dépour--
nous n'aurions
sentiment,
pas plonge dans leur ceeur --- Page 68 ---
( 60 )
du désespoir? Est-il un Haitien
lepoignard
de sa régénération,
assez vil, 1 assez indigne n'a
accompli les dépour croire qu'il
pas
ces ticrets de PEternel, en exterminant
altérés de saug? S'il en est un, le qu'il regres prenne la fuite: la nature indiguée aille cacher son
pousse de loin notresein; de cette qu'il ile: l'air que nous
infamie
convient
à ses organes
respirons ne c'est l'air de pas la liberté pure 1
grossiers; ;
auguste et triomphante. rendu aux Français
A Oui, nous avons crime pour crime,
guerre pour guerre, 1 Oui,j'ai sanvé ma
ontrage
outrage. PAmérique, Je l'avone
patric; E vengé la facedu ciel et dela terre...
avecorgueilà àl l'opinion de mes contemQue m'importe
futures! J'ai
porains et des générations du témoignage de
fait mon devoir; je jouis suffit.
cela me
ma conscience,
le, salut de mes mal-
( Mais
dis-je?
de mon
heureux inticdie et Tapprobatiou
coeur, ne sont pas ma séule récompense. nés pour
J'ai vu deux classes d'hommes, mutuelchérir, s'assister et se secourir
lement,crier se
à la vengeance, eisc dispuPhonncur de porter le premier coup.
ter
la perfidie des EuNoirs et mulâtres, que voulu diviser; ; vous,
ropéens a long -tems réunis, qui ne formez
qui êtes inaintenant il faliait, n'en doutez pas,
qu'une famille;
que
eur, ne sont pas ma séule récompense. nés pour
J'ai vu deux classes d'hommes, mutuelchérir, s'assister et se secourir
lement,crier se
à la vengeance, eisc dispuPhonncur de porter le premier coup.
ter
la perfidie des EuNoirs et mulâtres, que voulu diviser; ; vous,
ropéens a long -tems réunis, qui ne formez
qui êtes inaintenant il faliait, n'en doutez pas,
qu'une famille;
que --- Page 69 ---
( 6s)
uevotre réconciliation fut
levosb bourreaux.I Les mêmes scellée dusang
ous ont
proseriptions
hême ardeur menacés; vous avez déployé la
emême sort vous pour est frapper vos ennemis,
ntérêts doivent vous réservé; les mémes
éparables. Conservez, rendre désormais inrecieuseharmone,
parmi vous, cette
lle est le gage de votre cetle leureuse union;
alut et de vos
bonheur. de votre
re invincibles. succes; c'est le secret d'é-
( Pour consolider ces
eler à votré Souvenir liens, il fant
hises contre
les atrocités com- rapvous, de
etle massacre de toute
Foid population dans le
cette 1 ile, médité de
bominable
silence du cabinet. sang-
*
dont des
Projet
bugi de me proposer Français n'ont
ous représenter la
l'exécution! Il Aut
étruite; ses ruines encore Guadeloupe piliée et
les enfans, des femmes teintes.dus sang
gorgés; Pélage,
et des vieillards
erfidic des blanes, lui-mème, victime de la
ahi sa patrie etses après avoir lâchement
resse,se faisant
frères; le brave Deléfendait, plutot santer de avec lc fort qn'il
Hagnanime
que
subir Tesclavage.
Din d'affaiblir guerrierlcette mort
notre
gloricuse,
lous inspirer la résolution courage, ne sert qu'à
e te suivre. Vous
de te venger ou
omplots tramés dernièrement parlerai-je encore des
Debarquement.
à Jérémie ?
D --- Page 70 ---
(62) )
devait avoir
de Texplosion terrible qui de ceux de nos
lieu ? du sorl déplorable en Europe ? del lhorfrères qui ont passé qu'on exerce à la Martirible despolisme Malheureux noirs de la Martinique, et brinique?
voler à votre secours
que ne puis-je fers!
ser vos
! une barrière insurmontable
(
Hélas
une étincelle
mais peut-être
s'allunous même sépare; feu qui nous entlamme,,
au
du
daps vos coeurs: : Sortirez-vous peut-être,
mera-t-elle bruit de cette commotion, réclamer,les armes
devotre léthargie
sacrés et éternels!
vos
PREATS
à la' main 2 de
un exemple tôt
( Je viens prouveris aet envoie;
terrible, que la justice des hommes d'une
ou tard, sur la terre, la destruction et
pour
donc,
nature supérieure, des méchans. Tremblez
la terreur
fléaux du Nouveau- votre
tyrans, usurpateurs, sont aiguisés,
Monde! nos poignards J'ai, sous mes ordres,
chatiment est prèt.
quibrtlent, d'offrir
soixante mille guerriers aux mânes de leurs
nouveau sacrifice
nation assez
un
S'il est une
m'attafrères égorgés. assez téméraire pour
insensée, ou
montre. A son approche 7
quer, qu'elle d'Haiti se isortira du sein delOctan. les flots
le génie
menagant bouleverse bras
Son regard
son
puissant
et excite les flottes tempêtes; ou les inct en pièces;
disperse les
offrir
soixante mille guerriers aux mânes de leurs
nouveau sacrifice
nation assez
un
S'il est une
m'attafrères égorgés. assez téméraire pour
insensée, ou
montre. A son approche 7
quer, qu'elle d'Haiti se isortira du sein delOctan. les flots
le génie
menagant bouleverse bras
Son regard
son
puissant
et excite les flottes tempêtes; ou les inct en pièces;
disperse les --- Page 71 ---
-
(65 )
la nature elle-mène obéit à sa voix
dable; les maladies, la
formiles incendies, le
peste, la famine,
partout. Mais
poison, Pacompognent
sistance du pourquoi compter sur l'asoublié
climat et des élémens?
que je commande à des
ai-je
nourris dans l'adversité, dont le hommes
s'accroit à la vue des obstacles el courage
gers 2 Qu'elles viennent
des danmicides! Je les attends ces cohortes holeur abandonne le
avec fermeté, Je
adis existaient des rivage et les lieux oi
Aux téméraires
villes; mais malheur
agnes! Il vandrait surapprochierontdes monngloutis dans les mieux, pour eux, être
ner, que d'éprouvér profonds la colère abimes de la
Haiti.
des enfans
a Guerre à mort aur tyrans! voilà
Bevise; liberté!
ma
re cri de ralliement. independance! voilà no-
( Généraux, officiers et
as tout-à-fait imité
soldats, je n'ai
mon prédécesseur,
hesse que je vous ai faite,
Erhrrsin
rmes contre la
en prenant Pres
ne restera un souffle lyrannie; et, tant qu'ill
mon serment. Jamais devie, je serai fidele
ucun Européen ne
aucun colon, ni
ette ile, avec le titre remettra de
lepied dans
ropriétaire. Cetle résolution maitre ou de
formera deD 2 --- Page 72 ---
(64)
sormais la base fondamentale
constitution.
de notre
( S'il vientaprès moi
en tenant une conduite d'autres chefs qui,
opposée à la mienne,
diamétralement
beau et celui de leurs creusent leur tomne pourrez accuser que compatriotes, la loi du
vous
qui ne m'aura
destin,
long-tems
pas permis de vivre assez
pour votre bonheur. Fasse
ciel-que mes successeurs suivent
le
quej je leur aurai tracé!
le sentier
moyen de consolider
ce sera le plus sûr
pluis bel
leur puissance, et le
a
ma mémoire. hommage qu'ils pourront rendre
( Comme ce serait
à
ractère et à ma dignité, déroger fnon cainnocens du crime des que de punir les
de clémence envers
coupables. -j'ai usé
commandables
quelques blancs, retoujours
par la religion qu'ils ont
juré de vivre professée, et qui,
ont
avec
d'ailleurs,
veux qu'on
nous dans les bois. Je
quillité,
respecte leur vic et leur tran-
( Je recommande de
donne à tous les
nouveau, et j'orgénéraux des
mens, et autres, d'accorder
départecouragemens et protection secours, à
ennations neutres et alliées,
toutes les
établir des relations
qui désireront
cette ilc. D
commerciales dans
de vivre professée, et qui,
ont
avec
d'ailleurs,
veux qu'on
nous dans les bois. Je
quillité,
respecte leur vic et leur tran-
( Je recommande de
donne à tous les
nouveau, et j'orgénéraux des
mens, et autres, d'accorder
départecouragemens et protection secours, à
ennations neutres et alliées,
toutes les
établir des relations
qui désireront
cette ilc. D
commerciales dans --- Page 73 ---
(65 - )
jours Cependant soif du Dessalines, qui avait tououblié qu'un détachement sang français, n'avait pas
çaises était demeuré
det troupes franville
en possession de la
les chasser deSan-Demingo; il forma lep
de lenr dernière forteresse. projetde En
conséquence ville, dont il mit le siége devant cette
il se serait infailliblement eme malgré sa résistance, sans l'arrivée
nouvellés escadre française, qui debarqua de
bilité
forces. Voyant alors
deréussir dans son
P'impossile sage parti de lever le entreprise,i1 et
prit
en retraite.
siége
de baitre
Ala suite de cette expédition,
quitta le titre de gouverneur
Dessalines
celui d'empereur, etle 8octobre pour prendre
futcouronné avec tout le cérémonial 1804,1 il
par les autorités constituées du
établi
Pordre des cérémonies qui fut pays. Voici
scn couronnement, le 8
donné pour
cédent.
septembre préOrdre des cérémonies du
deJeun-Jacques,
couronnement
mier empercurd'Hlati. ENNALINES.Pre
Port-au-Prince, 8 septembre.
Le 8 nctobre, à deux heures
toutes les troupes de la
précises,
dront aui Champ-de-Mars, garnison se rendansle meilleur
/ -
D 5 --- Page 74 ---
(66 )
en batailerdre possible, et se formeront
lons carrés.
de grenadiers formera
Un détachement
la maison du
aussitôt une haie jusqu'a de la division.
commandant général toutes les autorités civiles
A trois heures, s'assembleront chez le.gouveret militaires
au Champneur, et ellesse rendrontensuites Tordre suivant:
de-Mars, dans
- Les instiUn peloton de grenadiers, nombre deleurs élèves.
tuteurs ct un grand du corps des artisans,
La députation
membres.
précédée d'un de ses principaux
étrande commerçans
- Une députation d'un de ses membres. -
précddée
d'Haiti,
ERa députation des commerçans, juges
précédée d'un deses membres.-Les Les officiers
et les officiers ministériels..I à la division.
Les
de T'armée attachés militaire. - L'étatoffreiers de la marine celui ides environs. 1
major de la place et et leurs employés. - -
Les adminisirateurs
les divisions, ac-
- -
Le général commandant
Un pelocompagné de son état-major.
ton de grenadiers.
tous
En arrivant au Champ-de-Mars, une marche, et le
les tambours battront d'un amphithéatre
cortége approchera
construit à cet effet.
voix,
On lira, à haute et intelligible de F'emla nomination
l'acte annonçant
pereur. 6
major de la place et et leurs employés. - -
Les adminisirateurs
les divisions, ac-
- -
Le général commandant
Un pelocompagné de son état-major.
ton de grenadiers.
tous
En arrivant au Champ-de-Mars, une marche, et le
les tambours battront d'un amphithéatre
cortége approchera
construit à cet effet.
voix,
On lira, à haute et intelligible de F'emla nomination
l'acte annonçant
pereur. 6 --- Page 75 ---
( 67 )
Une salve d'artillerie, qui sera répétée
par tous les forts de la ville et
les bâtimens du port, suivra la lecture par de l'acte.
Alors,la cérémonie du couronnement se
fera sur un trône élevé au milien de l'amphithéâtre, et environné de tous les grands
de l'empire.
La cérémonie sera annoncée par une
triple décharge d'artilleric et de
terie.
mousqueEnsuite les troupes défileront du côté de
l'église, et se rangeront en bataille.
Le cortége, dans l'ordre indiqué ci-dessus, se rendra à l'église, ou l'on chantera
un Te Deum en actions de grâces de cette
journde mémorable.
Pendant le Te Deum, ily aura une autre
décharge d'artillerie et de mousqueterie.
Après le Te Deum, le cortége retournera, dans le même ordre, à la maison du
géncral de division.
La fête sera terminée par une grande illumination dans les quartiers de la ville.
Donné à Porl-au-Prince, le6
:
1804, la première année de
septembre
d'Haiti,
T'indépèndance
Le général de division,
Signé A. PÉTION.
L'élévation de Dessalines à
fut
ensuite confirmée
l'empire
par une nouveile consti- --- Page 76 ---
(68 )
fut promulguée le 8 mai de
lution, suivante. qui
Cette constitution, avait
Pannée
représentans du peuple,
étd rédigéc paras
était l'expression
qui déclarérent qu'elle et le voeu
de
Jibre de leurs coeurs,
général
leurs constituans.
on ériPar la déclaration préliminaire, état libre,
geait l'empire d'Haiti en un
était
souverain et mndapeadomareciay
entièrement aboli; Onl reconnaissait devaient l'égalité des rangs; tous les citoyens
être égaux devant la loi; les propriétés devait 1
étaient déclarées inviolables; on
perdre sCS droits de citoyen par lémigra- en
et en être privé momentanément des
V'acquisition
proara. cas
banqueroute; interdite aux blancs de toutes
priétés élait
sculement à ceux qui,
les. nations ( excepté
et à leurs enfans,
ayaient été naturalisés
etauxAllemands ou Polonais naturalisés);
tous les habitans d'Haiti devaient, quelle
fut lcur couleur, prendre le nom géque
de noirs. On déclarait, en outre;
nérique celui qui n'était pas bon père, bon
que
soldat, était indigne
époux, et surtoutbon d'Haitien; on ne
de porter le nom
de déshériter jLots
mettait pas aux pères devait professer un
enfans ; chaque citoyen
art mécanique. d'Haiti, un et indivisible, fut
L'empire cn six divisions militaires, compartage
, quelle
fut lcur couleur, prendre le nom géque
de noirs. On déclarait, en outre;
nérique celui qui n'était pas bon père, bon
que
soldat, était indigne
époux, et surtoutbon d'Haitien; on ne
de porter le nom
de déshériter jLots
mettait pas aux pères devait professer un
enfans ; chaque citoyen
art mécanique. d'Haiti, un et indivisible, fut
L'empire cn six divisions militaires, compartage --- Page 77 ---
(69 )
mandées chacune par un général qui était
indépendant des autres, et
dait directement avec le chefdel qui corresponconfia le gouvernement à un
l'état. On
gistrat qui devait prendre le premier mareur et de commandant
titre d'empe.
ct On nomma à cette dignité en chefdelarmee;
Dessalines, le
Jean-Jacques
de ses compatriotes. rengeur et le liberiteur
le titre de majeste, On lui conféra aussi
son épouse; ; et leurs imsiqualimpomtree personnes
clarées inviolables. La
furent détive; mais
couronne était élecl'empercuir avait le
nommer son successeur.
pouvoir de
les enfans, reconnus
L'immpératrice et
vaient jouir, leur vie durant, par sa majesté, ded'une
annuclle, et ses fils devaient
rente
sivement par tous les grades passer de succesNul empereur ne pouvait s'attacher l'armée.
corps Privilégie, à titre de
un
neur, ou sous toute autre garde d'honsans s'exposerà être considéré dénomination,
guerre avec la nation, et déchu comme de
en
gnité; on en devait alors choisir sa diparmiles membres du conseil
un autre
pereor devait faire les
d'état. L'emsceau, les
lois,y apposer son
tuer à volonté promulguer. tous les 7 nommer et destiblics;
fonctionnaires
ces de ietlectodeianreiater létat, et faire
des RnSH:
faire la paix et la
battre monnaie e;
guerre; conclure Les
a --- Page 78 ---
traités,
(70)
et avoir enfin repartir le droit à son gré les
nels, ou de commuerleor d'absoudre les
Le
AaRDE
néraux conseil d'état élait peine.
y. avoir de division et de composé des géun
brigade, Il devait
nistres: lun enetaire-ddatse pour les
et deux mitement de
finances et le
et la marine. lintérieur, l'autre pour la dépar-
.
guerre
Tous les citoyens
leurs différens à F'amiable, pouvaient terminer
avec Chaque commune avait une par arbitres.
les une juridiction
justice de paix,
procès dont les
s'élendait à tous
cent
AU
un tribunal dollars, avec le droit n'excédaient pas
élaient
de district. Les délits d'en appeler à
soumis à
militaires
On n'admettait desconseils particuliers.
nante. La liberté dés pas de religion domiLe
cultes était
maintien gouvernement ne devait
tolérée.
pourvoir au
Les
usecneimtinman
crimes d'état
religieuse.
un conseil, nommé devaient être jugés
maisons de tous les par l'empereur.
rés
Eer
inviolables. Le citoyens étaient déclaquait toutes les
gouvernement confisconsidérait le mai propridtésdes ariage
Français. On
rement civil, et le divorce comme un acte pucertains cas.
était permis en
Cetle constitution
futaceeptéepar l'em-
cneimtinman
crimes d'état
religieuse.
un conseil, nommé devaient être jugés
maisons de tous les par l'empereur.
rés
Eer
inviolables. Le citoyens étaient déclaquait toutes les
gouvernement confisconsidérait le mai propridtésdes ariage
Français. On
rement civil, et le divorce comme un acte pucertains cas.
était permis en
Cetle constitution
futaceeptéepar l'em- --- Page 79 ---
(71) )
pereur Dessalines, qui la fit mettre aussitôt
en vigueur.
Cet empereur de nouvelle
savait pas lire; mais il
fabrique à
ne
son
avaitappris signer
nom. Il avait un lecteur qui lui lisaie
les papiers publics, et il l'écoutait avec la
plus grande attention.
Quoique petit, il était fortement constitué et d'un courage à toute épreuve. Le
respect qu'on avaitpour lui, provenait de
laterreur qu'il inspirait. Son naturelf Iféroce
s'adoucissait difficilement. Les blancs ne
souffrirent pas seuls de sa cruauté.
çonneux et
Soupjaloux, > il se livrait à tous ses
emportemens, et un grand nombre de ses
sujets et même de ses officiers furent sacrifiés impitoyablement à sa cruauté: son
despotisme atroce révolta tous les
ct donna lieu à plusieurs
esprits
soldats
complots. Les
assassiné conspirèrent le
contre lui, et il fut
satisfaction 17 octobre 1806, à la grande
des noirs et des blancs.
Après la mort de Dessalines,
dont nous avons déjà parlé dans Christophe le
cet ouvrage, s'empara aussitôt du coursde
suprême. Ced chefdes noirs, néàla pouvoir
était esclave à
Grenade,
volution de SL-Domingue,lors de la ré1791. Il avait été l'ami et le
compaguon de Toussaint Louverture, à
ractère. quiil ressemblait beaucoup du côté du ca- --- Page 80 ---
( (72)
Asonavénemental la puissance suprème, d'EmChristophe refusa le titre pompeux de
et se contenta de celui
chefdu
pereur 1
d'Haiti (ancien nom de
gouvernement > Le premier objet dont - il
SL.-Domingue fut celui d'cncourager le coms'occupa, merce et de régler les affaires intérieures
del'ile. octobre 1806,i1 adressa aux puisLe 24
dans lasances neutres une proclamation, de conduite
quelle il développa le plan voici
qu'ilse proposail de suivre; en
quelques passages : attention est maintenant
( Toute notre culture des
de
tournée vers la
productions
Notre industrie nous a amplement
prix. récompensés de DOS travaux; nos magasins
remplis de toutes les productions des Ann'attendent que l'arrivée de vOS
tilles,
échanger les marchandises que
flottes pour
contre celles dont nous
vous recherchez,
défavorable
avons besoin. Si un système Ta, jusqu'à ce
aux progrès du commerce réussir parmi nous, cette
jour, enpéchéde désastreuse cessera bientôt. Le
influence
est si éloignéde vouEovernementactuete loir mettre des entraves au commerce,
qu'il vous offre des avantages accorder. qu'ancun
ne saurait
autre gonvernement
que vous vous
N'importe sous quelpavilion s'engage à
montriez, le gouvernement.
veiller
éfavorable
avons besoin. Si un système Ta, jusqu'à ce
aux progrès du commerce réussir parmi nous, cette
jour, enpéchéde désastreuse cessera bientôt. Le
influence
est si éloignéde vouEovernementactuete loir mettre des entraves au commerce,
qu'il vous offre des avantages accorder. qu'ancun
ne saurait
autre gonvernement
que vous vous
N'importe sous quelpavilion s'engage à
montriez, le gouvernement.
veiller --- Page 81 ---
(75 )
veiller attentivementa votre sàreté
nelle et à vosi intérêts. Lcs t xes seront personportionnéesaux difficuliés quevous;
proéprouver diera vos en gagnant nos ports : on pourrez expebatimens avec la plus
promptiude. Le gourerhementa grande
déjà la suppression des
ordonné
clusi-es,dela taxe sarleprix consiguations des
exdises, des priviléges accordés
marchanducafe,etdela
pourla venle
sons desucre, etc.
Meretnreiednaes
Chacun sera libre . devenplus
PRaTareman
avantageuses. Les anciens
enfantés
règlemens,
d'obstacles parlignorance, à
ne mettront plus
serez plus forcés vos spéculations : vous ne
a des individus qui ntenrimsuncaufiancs vous étaient
de et qui leur n'entendaient pas même les étrangers, intérêts
pays. Vos marchandises
ront entre les mains de vos amis, demeure- de
-
facteurs particulicrs, et le gouvernement VOS
s'engage Alenranoardertonelsy
qu'ils pourront désirer. Les
protection
n'ont que trop signalele
horreurs qui
d'un règne
commencement
ront plus à Pavenir. tyrannique, ne se renouvelletière confiance, commercer Venez, avec une envenez échangér les fruits de dans nos ports: e
trie contre nos
votre indusdés que vous n'aurez richesses; et soyez persuarepentir de'vous étré jamais lieu de vous
fics à nos promésses.
Debarquement.
E --- Page 82 ---
7 74)
fait tous ses
a Mais sile gouvemnement les avantages
efforts pour vous brillant; procurer il exige de vos
d'un commerce loyauté et la même bonne
la même
la conduite infâme
ET Il espère aussi que
ne trouvera,
de la Louisiane
des pirates
d'imitateurs.
pas
sont a lc Cap, Fort-Dauphin,
( Les ports Gonaives, Saint-Marc *
Port-de-Paix. Prince, les Cayes, Jérémie et
Port- auy envoyer vOs carJacmel : vous pouvez,
gaisons.
avec laquelle le gouver-
( L'exactitude
rempli ses ennement d'Haiti a toujours assuré de Texécugagemens ,enst un gage pourra conclure avec
tion des. traités les qu'il maux qui ont précédé
vous. Malgré
et les guerres désasnotre indépendasce
occasiontreuses qu'elle a nécessairement n'a jamais cessé
nées 1 le gouverhement subveniras ses besoins. Telle est
de pouvoir de nos ressources 2. que les n'ont vices
Tétendue
précédente
même de F'adminiatration
d'avoir lieu.
empéché les liquidations
pas
esagedconomis
qu'une juste
à la
b.chenteimhee
succédera
prodigalitce.n déterminera les
répartition des revenus et des particudroits du gouvernement
liers 2s
chef, Pétion, vint disputer 1 était à
Christophe : Unnouveau le. souverain pouvoir. 1
2. que les n'ont vices
Tétendue
précédente
même de F'adminiatration
d'avoir lieu.
empéché les liquidations
pas
esagedconomis
qu'une juste
à la
b.chenteimhee
succédera
prodigalitce.n déterminera les
répartition des revenus et des particudroits du gouvernement
liers 2s
chef, Pétion, vint disputer 1 était à
Christophe : Unnouveau le. souverain pouvoir. 1 --- Page 83 ---
(75 )
commandant en chefà
chefde noirs avait fait ses Port-an-Prince. études à
Ce.
militaire de Paris; il était doux et l'école
manières
avait des
homme de engageantes lettres.
; de plus il élait
Les deux
prème, après prétendans plusieurs au pouvoir sudécidérent de
combats qui ne
dansunebataille, rien, en vinrent aux mains,
Pétion fut défait rangée, et
le r"janvier 1807.
salut dans la fuite; obligé de chercher son
s'emparer du
Christophe n'ayant pu
refugié
Port-au-Prince où s'était
où il Pétion, se retira au Cap-Français, à
des convoqua une assemblée
généraux et des
composée
on fit une nouvelle pricipaux constitution citoyens, et
publiée le 17 fevrier 1807 (1),
qui fut
Le jour même où cette constitution
publiée, Christophe adressa
fut
la proclamation
aux Haitiens
suivante :
HENRI CHRISTOPRE,
ralissime des forces présietent et genevales du gouvernement militaires et nalarmee et au peuple.
d'Haiti, à
G Nous avons enfin vu la
constitution libérale vient de lumière. Une
complots, dont vous étiez sur déjouer les
devenir les victimes. Un code le point de
-
plein de sa-
(1)Voyez à la fn del'ouyrage,
eieconstitation.
E 2 --- Page 84 ---
(76) W
adapté à nos moeurs, à notre cligesse,, mat, à nos coutumes, a fixé, encore une
fois, les destinées d'Haiti.
vain
assemblé les districts
( En
j'avais à envoyer des députés à
Port-au-Prince. pour les engager et à vous donner une
constitution ; tous mes soins ne faisaient
l'ardeur des factieux, qui
qu'accroitre s'efforçaient de corrompre l'opinion pu- fablique, et d'établir une constitution de leurs
vorable à leurs intérêts, et à ceux à la liberté
mais aussi contraire
partisans,
qu'aux principes de la saine -
des peuples,
raison.
vons avez tous ku des
( Citoyens,
Ras
ves de la pureté de mes intehtions. ont allumé
savez combien les impies, qui
abusé.
le feu de la guerre civile, en intimidé ont
un
Leurs efforts ne m'ent pas
de
seul instant, et n'ont n'ai pu m'empécher cessé, nuit et
servir ma patrje. Je
à la sûreté
jour, de m'occuper a pourvoir
Que n'ai-je pas fait pour y parpublique. venir? Qugnai-je pas souffert en m'opdes factieux.
posant aux complots demeuré éau milieu de
( Je suis toujours dire si P'ambition a
vous; vous pouvez
ou flétri
jamais influé sur ma conduite, du
honneur. Revêtu aujourd'hui
ponmon
le veeu de mes concivoir suprème, par
d'armes,Yai
-toyens, de TS compagnons
d
a pourvoir
Que n'ai-je pas fait pour y parpublique. venir? Qugnai-je pas souffert en m'opdes factieux.
posant aux complots demeuré éau milieu de
( Je suis toujours dire si P'ambition a
vous; vous pouvez
ou flétri
jamais influé sur ma conduite, du
honneur. Revêtu aujourd'hui
ponmon
le veeu de mes concivoir suprème, par
d'armes,Yai
-toyens, de TS compagnons
d --- Page 85 ---
(77 )
eonsentià me charger de ce
mais honorable,
fardeaup pesant,
encore utile à mon parce que je veux être
efforts sont couronnés pays. de Heureux si mes
contribuent au bonheur de succès, et s'ils
triotes!
J
mes compa-
( Mais je ne puis atteindre
mes seuls efforts. Il faut
à ce but par
la constitution
observer les lois et
ter. Elle
qu'on vient devous
pourvoit au maintien présen- de
droils; elle garantit à
vos
liberte personnelle, ses droits chaque citoyen sa
ceux de sa famille.
de propriété,
C Les suites funestes des
lesquelles nous avons été
guerres dans
presque détruit chez nous engagés, tout
avaient
religion. La morale étail
principe dé
quement en dérision, et unej tournée publirompue s'abandounait sans jeunesse corles excès de la débauche. remords à-tous
blique était
L'instruction
anercenaires. avilie, Il fallait el laissée aux mains ":
ligion,
qu'elle fut faire relleurir la reiltallait feearints morale respectée et chérie;
enseiguer aux jeunes gens toute les sa dignité, 9
Thonbeur: enfin, persuader, principes de
que sans religion et sans
au peuple,
exister de société.
morale, il ne peut
( Les tribunaux
et les jugemens defendrontvosi intérêts;
ministres, scront que dictés prononceront leurs
parla justice: et
E 3 --- Page 86 ---
(,8)
Il ne restc au
d'Haiti qu'à
T'équité.
et sa bonne
se
par sa
ESTE
distinguer
comfoi. Notre pays est cisentiellemnent situation,
merçant, tant par sa
F faut
des denrées qu'il
de
SAN
nature
attirions les négocians
donc que nous du globe, par notre équité
toutes les parties
de notre sol.
autant que par les produtis est la source de
Comme le commerce il importe beaucoup
toutes nos richesses, étrangers, qui fréque les marchands
de la même
quentent nos ports 9 jouissent
protection que nos concitoyens.
et lui
Pour alimenter le commerce,
K
ressort, il faut nous
donner un nouveau
à Yagriculture.
livrer, avec perséverance; beau ciel du monde, et
Placé sous le plus
qui lui prodigue ses
favorisé parla nature,
le cultivateur
dons les plus précieux contre les rigueurs
Haitien n'a pas à lutter défendre de Tind'un climat glacé, nià se Le moindre travail
clémence des saisons.
vos
"ianprewezveudones
sumtipoartenrietin cultivateurs, de remplir
industrieux
de votre sol fertile.
magasins du produit
de l'EuEtalez, aux yeux des négocians exciter leurs désirs,
rope, tout ce qui bientôt peut votre commerce
et vous verrez florissant que vous n'aviez
beaucoup plus
osé l'espérer. avoir rétabli la religion, détruit
G Après
glacé, nià se Le moindre travail
clémence des saisons.
vos
"ianprewezveudones
sumtipoartenrietin cultivateurs, de remplir
industrieux
de votre sol fertile.
magasins du produit
de l'EuEtalez, aux yeux des négocians exciter leurs désirs,
rope, tout ce qui bientôt peut votre commerce
et vous verrez florissant que vous n'aviez
beaucoup plus
osé l'espérer. avoir rétabli la religion, détruit
G Après --- Page 87 ---
(79)
P'immoralité, réformé les moeurs, eneouragé l'agriculture et le
ne devrons pas négliger commerce, nous
L'ennemi
l'usage des armes.
épie nos
notre conduite. Nous mouvemens, et observe
cune garantie de l'affection n'avons encore aul1l faut nous attacher
de nos alliés.
traités, et nous tenir ces derniers par des
autres sur le champ' prêts de à résister aux
bataille. Nous
sommesabandonnés à
nos ressources sont donc nous-mêmes; toutes
sonien vous, braves
en nous. Elles
à verser votre
soldats, qui êtes prêts
soumettre à l'ennemi, sang; plutôt que de vous
liberté
qui vous ravirait la
que vous avez
en vous, citoyens
acquise! Elles sont
la richesse de l'état! etcultivateurs, quifaites
votre soumission
C'est votre union,
menter votre
aux lois, qui doit ci-
( Nous ignorons indépendance.
duite les puissances encore quelle conenvers nous. Faisons étrangères de telles
tiendront
que, sans leur témoigner
dispositions
nous puissions n'avoir rien aucune à défiance,
ceux qui formeraient des
redouter de
contre nous.
projets hostiles'
d'un peuple Noublionsjamats libre
quele salut
force de ses armes. dépend, La
surtout, de la:
emploie un grand nombre culture'des de nos
terres
triotes : songeons que nous sommes compasoldats; qu'il n'y a que les nations beln tons
E. 4 --- Page 88 ---
(80-)
liqueuses qui aient conservé lenr liberté,
Rappelons-nous qu'une poignée de Grecs, -
dévoués pour leur patrie, ont confondu la
d'un million de barbares, qui, vourage laient leur ravir la liberté. Jurons d'observer notre sainte constitution, de lai
fai-e respecter, et de périr plutôt que de
laisser violer le moindre de ses articles. >.
Au milieu de ces diverses organisations,
la guerre subsistait toujours entre Chris-:
sophe ctPétion; ; elle dura plusieurs années I
ur
et fit répandre beancoup de sang. Les 2
avantages furent partagés.
Quelques provinces - 1 et plusieurs
villes, furent successivement occupées et
évacuées, prises et reprises par - les armécs
ennemies. Les villesi de Saint-Marc, d'Arcahaye, de Gonaives, de Port-de-Paix,
offrirent le spectacle d'unc lutte opiniatre.
théàtre élait le MoleSaint-Nicolas, Mais le principal oit les.deux partis se signalérent par de nombreux explois. Enfin,
Christophe investit lui-mème celte
une partie de
itrenee
étaitccenpée par
d'un sicge -
4: Pétion; ct, après vingtjours
régulicr, dons lequel deux des comman- rendit -
dans perdirent la vie, la garnison se
à discrétion, et fut réunie à Varmée. Après
catdrdheent.dtbetilien en octobre rozo,
la majeure partic de l'armée dcs assiégeans'
fut licenciée, etle cheflui-mème relourna:
au Cap-Français.
par
d'un sicge -
4: Pétion; ct, après vingtjours
régulicr, dons lequel deux des comman- rendit -
dans perdirent la vie, la garnison se
à discrétion, et fut réunie à Varmée. Après
catdrdheent.dtbetilien en octobre rozo,
la majeure partic de l'armée dcs assiégeans'
fut licenciée, etle cheflui-mème relourna:
au Cap-Français. --- Page 89 ---
(Sr )
Aup printems del'annéer811, Christophe
échangea son titre de président contre
celui de roi, Ily fut autorisé
bres - du conseil ( d'état, qui étaient parles assemblés memau Cap-Français, ( pour revoir la constilution de 1807. >
Le conseil d'état établit un acte constitutionnel, par lequel il conféra la
royale à Christophe et à sa famille, nomma dignité
les divers officiers de PEtat, et fit, à la
constitution de 1807, les additions
paraissait exiger le changementopéré dans que
la forme du gouveruement, Cet acte fut
publié bientôt après, et le peuple le
avec une satisfaction générale.
reçut
Les hostilités cessèrent enfin; et la tranquillité la plus parfaite exista dans touté
la colonie entre les deux chefs du
vernement.
gouAprès le décret rendu par le conseil
d'éiat en mars 1811, Christophe
le
titre de roi,
prit
de la
els'entoura de tout a l'appar el.
royauté. Le dimanche 2 juin, il fu
couronné au Cap-Français, ( aujourd'hu.
Cap-Henri. )
Ainsi se termina la révolution de SaintDomingue, quine laissait plus aux Français
aucunesspérance de pouvoir s'y rétablir,
Au'mois dejuin 1814, M. Malouet,
S. M. Louis XVHI avait nommd ministre que
des colonies, enyoya aux Indes-OccidenE 5 --- Page 90 ---
(8x)
trois commissaires chargés de transtales
français des renmettre au gouvernement
seignemens sur l'état de Saint.Domingue, chefs. Ces
et les dispositions des deux
commissaires étaient Dauxion-Lavaysse,
de Médina et Draverman, qui se rendirent
à la Jamaique.
arrivé
1 Le 6 septembre, M. Lavaysse,
écrivit à Pétion, pour l'engaà Kingston,
l'autorité de S. M. Louis
ger à reconnaitre
remettre à Chris-"
XVIII. Il fit pareillement lettre dans latophe - 9 le 1e octobre, de une toutes les forces
quelle il le menaçait
s'il refusait de se
combinées de PEurope,
soumettre à la France.
cette lettre, 1 à
Dès que Henri eut reçu une copie de
laquelle Lavaysse avait joint une assemsa lettre à Pétion, il convoqua
lui soude la nation,
blée extraordinaire la
d'en examiner
mit ces pièces 2 en priant et de prendre
atténtivement le contenu,
les mesures mdtengandenan de Reur
le salut de la patrie. Les membres
lablée répondirent par une adresse, 2 suivans. dans
quelle on remarquait les passages ont voulu cour-
( Les tyrans, lorsqu'ils
sous leur joug oppresseur,
( berle peuple la ruse, et couvert leurs
4 ont employé criminelles de prétextes spé-
( intentions
français n'a pris
K cieux, mais l'envoyé
à un peudétour. Il ose proposer
( aucun
an de Reur
le salut de la patrie. Les membres
lablée répondirent par une adresse, 2 suivans. dans
quelle on remarquait les passages ont voulu cour-
( Les tyrans, lorsqu'ils
sous leur joug oppresseur,
( berle peuple la ruse, et couvert leurs
4 ont employé criminelles de prétextes spé-
( intentions
français n'a pris
K cieux, mais l'envoyé
à un peudétour. Il ose proposer
( aucun --- Page 91 ---
(85 )
a Mlelibrelaliernatived €
( la mort, Età qui ose-t-on del'esclavage on de
* sorte 2 Est-ce à un
parler de la
( à des héros couverts peuple de blessures indépendant,
4 au champ d'honneur, à des
reçues
( ont déraciné et les anciens hommes qui
( l'esclavage! La conduite
prejugés et
A
des Français
prouve qu'ils nous placent hors
( sphère
de la
R ple du commune; monde
car, à quelautre peuconditions
oseraient-ils proposerdes
aussi
Ils
a
tellement
humifjantes?
sont
persuadés denotre
& qu'ils nous croyent
stupidité,
< cet instinct
dépourvus même de
naturel, qui porte les animaux à chercher leur conservation,
Est-ce en retour des bienfaits
& avons reçus des
5, -
que nous
A
Français qu'il nous faut
reprendre nos chaînes 2 Est-ce
C de nouvean livrés aux
pour être
étre dévorés parles chiens, tortures, ou pour
R vonsi
que nous derenoncer au fruit dev
( nées de combats?
vingt-cinq anA de commun avec la Qn'avons-nous France! Nous encore
( rompu tous les liens
avons
a à clle. Nous n'avons quinous attachaient
( réunisse aux Français, plus rien qui nous
cesséde nous
qui n'ont jamais
persécuter.
< serions-nous condamnés Pourquoi à
donc
a leur
gémir sous
suite joug? etc., etc. )) Ils disaient enque, s'il leur fallait choisir entre l'eschvage etl la mort, ils se déclareraient una.
E6
a
A --- Page 92 ---
( 86)
nimement pour. cette dernière alternative. inHaiti sera
aMais non, ajoutaientails,
vincible. >
écrivit à
Nous avons dit que Lavaysse président
Pétion, le 6 septembre. Le24,le et l'invita à se
lui répondit avec politesse, Lavaysse, à son
rendre à Port-au-Prince.
arrivée, écrivit à Pétion une secondeletire, de
tous les maux
dans laquelle ilattribnait afflige les Haitiens,
la guerre qui avaient
le non w
R à des hommes qui déshonoraient de la Maison des
K Français, aux onnemis de Robespierre,
( Bourbon, aux disciples satellites de leurn
e de Marat, aux dignes
> Il proposaits
e successeur, Bonaparte.
a :
ensuite :
reconnàt et procla1° Que le président du roi de France;
a
mât la sonveraineté
et les autres chefs
.2"Que le président
tenue les
imitassent 1e la conduite qu'avaient de Bona--
Français, lors de la déchéance
parte;
arborassent le drapeau blanc. a
30 Qu'ils
et à ses collèIl promettait an honorables président el des récimgues des dignités
ces propositions.
penses, s'ils acceplaient et lui annonçay en
Pétion lui répondit
les
avait convoqué prinmême tems, autorités qu'il de la république, ct qu'il
leursoumettrait cipales
ses propositions. 2? A
Le 21 novembre, toutes les autorités
ais, lors de la déchéance
parte;
arborassent le drapeau blanc. a
30 Qu'ils
et à ses collèIl promettait an honorables président el des récimgues des dignités
ces propositions.
penses, s'ils acceplaient et lui annonçay en
Pétion lui répondit
les
avait convoqué prinmême tems, autorités qu'il de la république, ct qu'il
leursoumettrait cipales
ses propositions. 2? A
Le 21 novembre, toutes les autorités --- Page 93 ---
(85 )
dHaiti, assemblées à Port-an - Prince
résolurent, à P'unanimité, de rejeter les *
propositions des Français. Le
communiqua le résultal.des délibérations président. à
Lavaysse, et lui fit part des raisons
avaient daerminetaurmblce.
ta que la république d'Haiti,
SCT
tablir des relations
désirant reFrance, et prouver le commerciales avec las
toujours eu
Sa Majesté respect Louis qu'elle avait
elle voulait Rotrh la base d'une
XVIH,
pécuniaire, pour les pertes que indemnité les colons:
français avaient essuyées. Lavaysse n'était
pas autorisé à répondre à cet offre; c'est
Donurgpoiildemanda ses passe-ports,le
novenbre; ct
sur un bâtiment ils'embarqua bientôt après
On
qu'itavait loue d'avance.
documens'o publia 9 a Port-au-Prince, tous les.
et on mit ofliciels, relatifs à cette
en tôle' cette Proclamation aflaire; du
président:
Au PEUPLE ET A L'ARMÉE.
R Lesa
nulie part, une
matabbfetgeriere
tr sante que celle dont époque vous plus intéresa nant les témoins :
êtes le
maint ateK national n'a eu plus jamais besoin
caractère
* loute sa grandeur.
de déployer
C Haiticns! 1 nous
dant vingt-quatre avonscombattu,
ans, pour nos Ponu --- Page 94 ---
( 56 )
etnotre liberté. Notre indépendance est
sans elle, rien
a le fruit de nos travaux; la durée de notre
( ne peut nous garantir célebres par nos exK constitution. fixons Dep les
de toute
ploits, nous
le regards résultat de notre
K l'Europe qui attend devons un exemple à la
K conduite. Nous citerai
les hauts
postérité. Je nc
point
se sont immortalisés, 7
K faits des héros qui
la liles
pour
( en combattant
premiers
oubliés.
e berté. L'histoire ne les a e souvenir.
K C'est elle qui en
animés dat
K Je m'adresse à des
a
RRAmTT
le
à un
a patriotisme fait et plus de
et qui
Paie
( libre, de
1ra
de
au monde qu'il est :
e pressera
prouver La
et la
K digne de sa liberté.
générosité le caractère
K grandeur d'âme constituent remarqué
J'ai toujours
e du vrai patriote.
et j'en ai
R. en vous ces nobles qualités; nouvelle
une
preuve,
( reçu dernièrement dois vous témoigner mna
a pour laquelleje
a vive reconnaissance. vient de' conclure un
* ( La France, qai
de rEuavecles puissances
e traitédepaix:
sur
ses prétentions
K. rope, renouvelle
ait
e
Saint-Domingue. Qoiqu'elle
ses droits
la
MIE
e mais perdu
nous, par elle ne iaisse
* qu'elleatenuee envers des
de cone-1 pas deformer encore fois,
a préféri la
moais cette
IG
( quêtes;
(SA
quelleje
a vive reconnaissance. vient de' conclure un
* ( La France, qai
de rEuavecles puissances
e traitédepaix:
sur
ses prétentions
K. rope, renouvelle
ait
e
Saint-Domingue. Qoiqu'elle
ses droits
la
MIE
e mais perdu
nous, par elle ne iaisse
* qu'elleatenuee envers des
de cone-1 pas deformer encore fois,
a préféri la
moais cette
IG
( quêtes;
(SA --- Page 95 ---
(87 )
* douceur à la
violence, quisera
impuissante. Elle a
toujours
a français
envoydici le général
tisfait aux Dapsion-Lavayae devoirs
Vousavez saer et vous l'avez admis sacrés de Thospitalité,
e confiance.I
parmi nous avec
K, à sa
Ilvons a parlé conformément
a pays, mission; il - n'a
et, à mille lieues de son
a force les
pas craint de soutenir avec
( ment. Vos prétentions chefs
de SOR gouverneA assemblés; ils ont et vos magistrats se sont
a les propositions de écouté la tranquillement
a gouvernement fondé France : car un
a justice, peut,
sur la raison et la
4 tout sans
non-seulement entendre
< avec
s'émouvoir, mais juger tout
a gouvernement discernement. Les propositions du
* tibles avec vos français lois
élaient incompa-
* les a donc rejetéès et vos institutions; on
a on fera de toutes al'unanimité, celles
comme
vous faire reculer
qui tendront à
C vous avez si
dans la carrière que
d Vous ne
glorieusement parcourue.
( vous vouliez craigniez pas la guerre, mais
( enfans des calamités garantirvos familles et vos
C snite; et pour
qu'elleentraine àsa
A lap paix, vous avez prouver que vous désiriez
1 ques.sacrifices
proposé de faire quelG vos persécuteurs. pécuniaires, Ils
pour apaiser
A de France en
importunent le roi
& la restitution demandant de
à grands cris
lears biens; mais ils --- Page 96 ---
(88) )
de les attaquer 9 s'ils sae craindraient leur
on doit les
vaient qu'à
approche,
réduire en cendres. Vos chefs, déposi-
*.
des intentions que vous avez ma-
( taires
la
contie nifestées, surtout depuis de paix faire, en
( nentale, ont été chargés
( votre nom, cette proposition généreusez na-
( Cette conduite donnera aux autres,
une haute idée de votre sagesse 5
a tions
G et fera redouter votre colères devoir.
( Haitiens! vous avez fait votre maitres
( Le droit des armes vousarendus inalié-
( de ce pays. C'est votre libres propriété de
à
a nable, et vous êtes
disposer
a votre gré de ce qui vous appartient: conles nations du monde sont
(. Toutes
le droit des gens?
( venues de respecter
est toujours
d'un envoyé
& Le caractère
lors même
ses in
G considéré sacré,
que
sont hostiles. Le
a tentions
gingral-frana
est paftirapres
( çais, Dausion-Lavayses
Vous n'ae-s'ètre acquilté de sa mission.
d'avoir
R
à vous
négligé
vez pas
reprocher vous êtes rendus estiA vos intérêts, vous
età ceux des
e mables à Yos propres yeux
La victoire accompagne
a autres peuples.
Elle est donc pour
a toujours la justice. osentvous attaquer.
K vous, siles Français me verrez à votre
4 S'ils viennent, vous
à la victoire,
< tête, ficr de vous conduire
soit le
& ou de périr aycc yous. Quel que
à vous
négligé
vez pas
reprocher vous êtes rendus estiA vos intérêts, vous
età ceux des
e mables à Yos propres yeux
La victoire accompagne
a autres peuples.
Elle est donc pour
a toujours la justice. osentvous attaquer.
K vous, siles Français me verrez à votre
4 S'ils viennent, vous
à la victoire,
< tête, ficr de vous conduire
soit le
& ou de périr aycc yous. Quel que --- Page 97 ---
(89)
a sort que le ciel nous ait réservé,il est
R notre devoir de nous y préparer. de
( les chefs de districts,
exercent Que
* vous une autorité paternelle, qui
sur
e sent donc d'établir des retraites s'empres- sûres
a dans
( ployent Tnpenturningmovale à ce travail les ouvriers em4 ont sous leurs ordres, Qu'ils
qu'ils
( les plantations. Le devoir des multiplient.
( et des juges de paix est d'entreténir magistrats l'u-,
( nion, Ja concorde, l'amour du travail-
( etlaconfagcemutielite parmileurs
G patriotes. La république aime à croire com-
( que tous les citoyens feront leur
( etj j'espère vous montrer
devoir,
C donne ordre
l'exemple. J'ai
d'imprimer tous les docu-
(. menso quiont rapport à vos relations avec,
(, le gouvernement français. On les sou-
( mettra à rotree examen, àla suite de cette
( adresse. Vous verrez ce qu'on vous
( Poseetce que vous devez répondré. proc" Donnéà Port-au-Prince, le 3 décem-
( bre 1814, ieannée de l'indépendance.
( Signe PÉTION. >
Ainsise termina cette négociation.
mumw
- --- Page 98 ---
(9o)
M
PIÈCES OFFICIELLES.
Acte conutirutionel.dHialtgr.
LEs mandataires soussignés, chargés des
pouvoirs du
d'Haili, et légalement
Excellence le général
par
tra
convoqués
de la nécesen chef de l'armée, pénétrés
sitéde eprocurer à leurs constituansla jouissance des droits sacrés, illimités etinaliénables de l'homme, preclamentenprdence les
et sous les auspices du Tout-Pnissant
articles contenus dans le présentacte constitutionnel.
TITRE Ier, De la Condition des Citoyens.
résidant sur le terri1O Toutindividu
toire d'Haiti, est libre.
abolia
20 L'esclavage est pour jamais
Haiti. 3° Personne n'a le droit de violer l'asile
ni d'entrer de force dans sa
d'un citoyen, sans un ordre émané d'une automaison,
rité supérieure et compétente. sont sous la
4o Toutes les proprictés
protection du gouvernement. Celuiqui attaque
les propriétés d'un citoyen, est puni par
la loi.
de mort l'assassin.
50 La loi punit
libre.
abolia
20 L'esclavage est pour jamais
Haiti. 3° Personne n'a le droit de violer l'asile
ni d'entrer de force dans sa
d'un citoyen, sans un ordre émané d'une automaison,
rité supérieure et compétente. sont sous la
4o Toutes les proprictés
protection du gouvernement. Celuiqui attaque
les propriétés d'un citoyen, est puni par
la loi.
de mort l'assassin.
50 La loi punit --- Page 99 ---
(9r) )
TITAE II. Du
gouvernement.
60 Le gouvernement
d'un premier
d'Haiti est comEmnent etla qualité de magistrat, qui prend
ralissime des forces président et de genéd'Haiti, toute autre militaires et navales
pour jamais
dénamination étant
d'Etat.
proscrite; 20 d'un conseil
Le gouvernement
sous la dénomination d'Etat d'Haiti sera connu
La constitution
d'Haiti.
ai Henri
nomme le général en
géndralissimedes Christophe, forces de président et
80 La dignité de
terre et de mer.
lissime est inamovible. président et de généra9° Le président a le droit de choisir
successeur, mais seulement
son
néraux et de la manière
parmi les
.
geCe choix doit être secret prescrite ci-apres:
un billet cacheté,
etcontenu dans
par le conseil-d'Etat qui ne sera ouvert que
semblé à cet effet. Le solennellement astoutes les précautions président prendra
former le conseild'Etat nécessaires du
pour insera déposé.
lieu où ce billet
IOO La force armée
tion dup
sera sous la direcdes finances. Etr-ehesabits
I10 Le président a le
ayec les nations
pouvoir de traiter
étrangères, tant pour éta-
/ --- Page 100 ---
(92)
blir des relations commerciales, que pour
de FEtat.
assureri Tindépendance
ct déclarera
120 Il conclura : la paix les droits du
la guerre "Tabeur maintenir
peuple 150llaaussile droit d'aviser aux moyens
de favoriser et d'acroitre la population du
pays. 1491lproposeral les lois au conseild'Etaty
qui, après lesavoiradoptées et rédigees,les
lui reuverra pour recevoir sa sanction, être exésans laquelle elles ne pourraient
cutées.
traitement du
fixé à
150 Le
présidentest
40,000 dollars par an.
TITRE III. Du conseil d'Etat.
160 Le conseil d'État est composé de
neuf membres nommés par le doivent président, être
dontles deux tiers au moins
généraux."
abatendalipeurene
179 Leconseil de lois du
etles
voir les prejets
président, convenable;
rédiger de'la manièrela plus le mode de
pour fixer le taux des taxes, traités conclus
f perception : pourratilierles et pourvoir au recruteparl le président On lui
tous
ment de l'armée.
présentera, des déles ans, un tableau des recettes,
penses-et des ressources du pays.
deux tiers au moins
généraux."
abatendalipeurene
179 Leconseil de lois du
etles
voir les prejets
président, convenable;
rédiger de'la manièrela plus le mode de
pour fixer le taux des taxes, traités conclus
f perception : pourratilierles et pourvoir au recruteparl le président On lui
tous
ment de l'armée.
présentera, des déles ans, un tableau des recettes,
penses-et des ressources du pays. --- Page 101 ---
-
(95)
(Les titres IV, Vet VI ont
à la
nomination du-snrintendant rapport
finauces, de la marine et de général des
à celles du secrélaire
l'intérienr, et
bres des tribunaux.) d'Etat, et des mem-
. TITRE VII. De la Religion.
La religion catholique,
romaine, estla seule reconnue apostolique et
vernement.
parle gouL'exercice des autres cultes est
mais non publiquement.
toléré,
TITRE VIII. De PEducation
publigue.
Ondalingnefolrontalke dans
division et des écoles particulières chaque
chaques S sous-division.
dans
TITRE IX. De la garantie des Colonies
voisines.
-
Le gouvernement d'Haiti déclare aux
puissances qui ont des colonies dans le
voisinage de l'ile, qu'ila fermement résolu
de ne jamais tronbler le gouvernement
ces colonies.
de
Le peuple d'Haiti ne fait point de conquêtes, hors de son ile; il'se borne àla
conservation de son territoire.
(On trouve, à la suite de ces neuftitres,
quelques réglemens généraux; les princie --- Page 102 ---
(94 )
tous les Haitiens, depuis
paux portent -
cinquante, sont susceptiseize ans REnSre dansl'armée, tonteslesfois
bled'étreenrolés salut de PÉtat l'exige ; que le gouquele
aux névernement tpesicendlertet de veiller à la sûreté de
gocians étrangers et de leurs proprietés; que
leurs personnes
défendu;
le, divorce est rigoureusement le plus ancien 9
enfin, que l'agriculture, etle plus utile de tous les arts,
le
noble
ssiar être encouragée et protégée.)
du conseil d'Etat ;
Lorconsginunionaelle de la Royauté à
pour r'établissement
Haiti.
ACTE Ier.
Delautorité souveraine.
Henri Christophe;
Ar.rw.Leprendents Roi d'Haiti, sous le nom de
est déclaré
Henri. Ce titre, ainsi que ses prérogativesst
passera à ses descendans de
ses priviléegess
directe, par ordre
légitimes en ligae
des femmes.
à l'exclusion
seront
primogenttnee Art. 2. Tous les actes du royaume nom du roi, et
publiés et promulgués au
sccllés du sceau royal. point d'enfans mâles
Art. 5. S'iln'existe succession passera dans
cn ligne directe,! la
Henri. Ce titre, ainsi que ses prérogativesst
passera à ses descendans de
ses priviléegess
directe, par ordre
légitimes en ligae
des femmes.
à l'exclusion
seront
primogenttnee Art. 2. Tous les actes du royaume nom du roi, et
publiés et promulgués au
sccllés du sceau royal. point d'enfans mâles
Art. 5. S'iln'existe succession passera dans
cn ligne directe,! la --- Page 103 ---
la famille du
(95 )
prince, le plus proche
dusouverain, ou le plus
parent
Art. 4. A - défaut d'héritier ancien en dignité.
roi pourra adopter les enfans présomptif, de
le
princes du royaume.
l'un des
Art. 5. Sil survient des enfans
après cette adoption, leur droit
mâles
cession prévaudra sur celui
à la sucadoptés.
des enfans
Art. 6. A la mort du Roi, et
que. son successeur
jusqu'à ce
nement du
soitreconnu,le gouverdu roi et aux royaume sera confié au conseil
ministres, qui formeront
décisions conjoittement Seront un conseil général : leurs
voix; le secrétaire prises à la pluralité des
verbal des déliberations. d'Etat tiendra procésACTE II.
De la famille royale:
d'Haiti. Art.z.L'épouse du roi est déclaréereine
Art. 8. Les membres de la famille
porterontles titres
royale :
on les qualifiera deprince: d'Altesses et princesses:
Phéritier présomptif de la
royales; et
Hrale nom de prince royal. couronne prenArt-g. Les princes
PÉtat, lorsqu'ils auront siégeront au conseil
crit par la loi.
atteint l'àge pres- --- Page 104 ---
(95)
Art.10.Lest princes etprincesses du sang
se marier sans l'approroyal ne pourront
bation du roi.
lui-mème sa
Art. II. Le roi organisera conforme à la dimaison, d'une manière
gnité du trône. élablira, 1
Pordre du roi,
Art. 1%. On
par dans les parties
des palais et des châteaux convenables à cet
du royaume quiljugera
effet.
ACTE 1II.
De la Régence.
Art. 13. Le roi est mineur jusqu'à ce
qu'ilait atteint sa seiziène titre année-pendant de Régent du
sa mitnonite,liporteraler
royaume. Son régentaura au moins vingt
Art. 14. Onle choisira parmi les
cinq ans.
du roi, les les plus exclues proches ) et, parens à leur défaut, parmi iles
étant dignitaires du royaume.
grands Art. 15. Dans le cas oà le feu roi n'aunommé de régent, le conseil gé
rait pas choisira un de la manière pres
néral en
crite dans l'art. précédent.
la ma
Art. 16. Le régent toutes joutra.jusqu'a les
jorité du roi, de
prerogative
attachées à ladignité royale. conclure aucui
Art. 17. Il ne pourra
trait
, parmi iles
étant dignitaires du royaume.
grands Art. 15. Dans le cas oà le feu roi n'aunommé de régent, le conseil gé
rait pas choisira un de la manière pres
néral en
crite dans l'art. précédent.
la ma
Art. 16. Le régent toutes joutra.jusqu'a les
jorité du roi, de
prerogative
attachées à ladignité royale. conclure aucui
Art. 17. Il ne pourra
trait --- Page 105 ---
(97 )
traité de paix, d'allianee ou de
ni faire aucune déclaration commeree; de
qu'après une mûre délibération et de guerre,
du conseil général. Chaque membre l'aveu
tra son vote; et, si les
se cmetvent également
opinions
troucorderontavec le partagées, sentiment celles qui s'acvaudront.
du régent préArt. 18. Le régent ne peut nommerles
grands dignitaires du royaume, niles
ciers généraux des forces de terre offimer.
et de
Art.
Tous les âctes de lar
au nom roi mineur.
régence sont
Art. 20. Le soin du roi, pendant sa
minorité, est confiéà sa mère;
s'il
point de mère, au prince
et,
n'a
feu roi.
désigné par le
Nile Régent ni ses
ront être élus à la place descendans'ne du roi, mareur. pourACTE IV.
Du grand conseil et du conseil
prives
Art. 21. Le grand conseil
des princes du sang, des
se compose
comtes 9 nommés et choisis princes, ducset
quidoit aussi fixerleur
par S, M.,
Art. 22. Le roi
nombre,
quand il ne le présidera présidera le conseil; et,
Debarquement.
pas en personne,
E --- Page 106 ---
(98 )
il se Tera remplacér par un des dignitaires
du royaume.
les membres du
Ar. 23. d Le roi choisira
dignitaires
conseil privé parmi les grands
du royaume.
ACTE V.
Des grands officiers du royaume.
Art. 24.Les grands ofliciers du'royaume maréchaux
portent le titre de choisir grands
les généd'Haiti; on doit lcs
parmi
raux les plus Leur distingués. nombre n'est pas limité;
Art. eroi 25. le déterminera à chaque promais'le
motion. 26. Les charges de grands ofliciers
Art.
du reyaume sont inanovibies. Pordre du Roi,
Art.r 27. Quand, d'infirmité, par quelqu'un des
ou pour oniciers cause ::
du royaume cessera d'être tougramds activement, il conservera
employé ses titres, son rang et la moitiédeson
jours
trajtement.
ACTE VI.
Du Ministère.
Art. 28. Il y aura quatre roi:. ministres,
et nommés parle
choisis
de d la guerre et de la marine;
: Le minitre des finances etdelintérieur;
ministre
€ Le
Art.r 27. Quand, d'infirmité, par quelqu'un des
ou pour oniciers cause ::
du royaume cessera d'être tougramds activement, il conservera
employé ses titres, son rang et la moitiédeson
jours
trajtement.
ACTE VI.
Du Ministère.
Art. 28. Il y aura quatre roi:. ministres,
et nommés parle
choisis
de d la guerre et de la marine;
: Le minitre des finances etdelintérieur;
ministre
€ Le --- Page 107 ---
(99)
Le ministre des affaires dtrahgères;
Le ministre de la justice.
€
Art. 29. Les ministres seront membres
du conseil, et auront voix délibérative
Art. 30. Les ministres seront en relation
directe avec sa majesté, et recevront ses
ordres.
ACTE VIL
Des. Sermens.
Art. 31. Le roi, à son avénement au
trône, ou à sa majorité, prètera serment
sur l'évangile, en présence des grandes autorités du royaume.
Art. 52. Le régent, avant d'entrer en
forrctions, prétera aussi serment, avec les
mêmes formalités,
Art. 55. Le haut clergé, les grands officiers, les ministres et le secrétaire d'itat,
préteront aussi serment de fidélité entre
les mains du roi.
ACTE VIIL
De la promulgation des lois.
Art. 54. Tous les actes du
commenceront ainsi:
royaume
(( Nous, par la grâce de Dieu et la-loi
constitutionnelle de PEtat, roi
à tous présens et à venir, salut. n d'Haiti,
Et tous les actes publics finiront
mots :
par ces,
F 2 --- Page 108 ---
(100)
et commandons que
& Nous ordonnons scellées de notre sceau,
les présentes, adressées à toutes les cours, tribusoient
autorités administratives, pour
naux et
et exécutées par tout le
être enregistrées et le ministre de la justice est
royaume; chargé de leur promulgation. ) de
Art. 55. Les sentences des cours
jus- :
tice et des tribunaux seront de ainsi Dicu conçues et la loi
4 Nous par la de gràce TEtat, Roi d'Haiti,
constitutionnelle et à venir,, salut. >
à tous présens viendra la copie du jugement ou
Ensuite
du décret: ordonnons et commandons à
( Nous
et autres officiers, ainsi
tous commissaires
des tribunaux, de
qu'à nos procureurs dudit jugement: et
poprvoir à l'exécation
d'incommandans et officiers publics
aux
autorité, toutesles fois qu'ils
terposer leur
requis. En foi de
en seront legalement a été signé par le
quoi le présent jugement et le
>
President de la cour, d'Etat greffier. d'Haiti; au
Donné par le conseil 1811, la huitième
Cap-Henri, le 20 mars
année de Tindépendance. André VerSigné Paul Romain BravesJean ainé;
Philippe;
net; Toussaint Martial Besse; Jean-Pierre
Dauz;
Fleury; J.-Baptiste,
Richard;Jean Étienne Magny, secrétaire. juge;
--- Page 109 ---
La
(101)
*. pièce la plus
nouveau celle de royaume de curieuse, relative an
1814, dont Talmanach d'Hlaiti; in-Dommgrte est
Il
voici un extrait.
année de Tindépendance. André VerSigné Paul Romain BravesJean ainé;
Philippe;
net; Toussaint Martial Besse; Jean-Pierre
Dauz;
Fleury; J.-Baptiste,
Richard;Jean Étienne Magny, secrétaire. juge;
--- Page 109 ---
La
(101)
*. pièce la plus
nouveau celle de royaume de curieuse, relative an
1814, dont Talmanach d'Hlaiti; in-Dommgrte est
Il
voici un extrait. pourlannée
contient commence tous
par un
naires,
les
calendrier,
9 et indique les renseignesnene ordi- qui
l'église toutes romaine, ainsi noms des saints de
les
que des patrons
états de
paroisses
de
au nombre Christophe, de
et Rer fètes composent les
dependances celle sépt, savoir: la fête nationales de
monarchie
de la fondation l'inment du roi ; Taniversaire du
de la
royal, et la fête et de la reine et couronne- du
On y trouve del Pagriculture,
prince
de la constitation ensuite un extrait suecinet
substance: ( Les d'Haiti, dont voici
sont
principes de
la
etlordre inconmus, mais les titres de féodalité
servent à royal et militaire de:
noblesse
vouent au
récompenser ceux Saint-Henri
leur
service public, ou qui se dégrand sang conseil pour leur Roi et leur qui versent
composé de d'état et un conseil Patrie. Un
tres ofliciers grands du
dignitaires et des privé, >
affaires qui leur sont ovaumer discutent auHela Hy a quatre ministres, soumises par le roi, les
les guerre et de la sayoir:] le ministre
fnances, le
marine, le
geres et le ministre ministre desa affaires ministre étrande la
justice; il y a
F 3
--- Page 110 ---
( . 102 )
royale
d'État. La garde toute
aussi un secrétaire d'hommes choisis dans
se compose
avec le plus grand
Parmée et équipés
et bien discisoin. L'armée est aguerrie sont toujours au
plinée; ses bataillons des officiers d'une valeur
complet; elle a éreconnues, et l'état miliet d'une habileté reçoil les plus
taire est celui qui
les
sat
honnéurs à Haiti : aussi
parens
d'eninspiter le thennsaes
cent-ils
de lois simples,
Le code est compost et adaptées aux mocurs, Un
elaires, précises. 2
du peuple. usages et au caractère
chez les
aux
sans exemple le roi luicode d'agriculture, et formé par
autres nations, les devoirs Vaprequesae des cultimême, règle des ferniers et
; la culpropridtaires la police des antations divers produits
vateurs;
des
ture et la préparation toute l'économie rurale
du sol ; enfin
est basé sur la justice 1 2
d'Haiti. Ce code
Les ouvriers ont
Téquité et Phnumanité. les hommes libres. repris leur rang parmi l'industrie - 2 comme
Les lois encouragent toutes les vertus, et panissent vices. la mère dc qui est la source des de l'anla paresse. les traces odieuses
du
En un mot, ont disparu pour encourage jamais
cien systême Le souveraennur d'ou désol d'ilaity. Tagrieallare
ila
de tout son pouvoir
natiouzle.
Les ouvriers ont
Téquité et Phnumanité. les hommes libres. repris leur rang parmi l'industrie - 2 comme
Les lois encouragent toutes les vertus, et panissent vices. la mère dc qui est la source des de l'anla paresse. les traces odieuses
du
En un mot, ont disparu pour encourage jamais
cien systême Le souveraennur d'ou désol d'ilaity. Tagrieallare
ila
de tout son pouvoir
natiouzle. surtout la' proapétité
pend --- Page 111 ---
( a 105 )
établi, en outre, plusienrs
donneut les plus belles manufacturese qui
s'occupe sérieusement de espérances. faire
Or
mnorale et les bonnes
fleirir la
est honoré
moeurs. Le
Haitien
9 protégé et encouragé. mariage Un
célibataire ne peut
place importante dans l'état. rempliraucune Le
n'est point permis. La
divorce
a recouvré son éclat: le religion catholique
d'un archevèque, de clergése trois
compose
d'un curé pour chaque
évèques, et
on accorde de grands
paroisse. Enfin
négocians étrangers encouragemens qui
anx
Haiti: le roi est même
s'établissent à
nir un capital, et
disposé à leur fours
lui des avances beancoup ont reçu de
vient le calendrier considérables. de la
Ensuite
( Le
cour d'Haiti:
- mille royale. premier chapitre est intitulé Farelatifs a Sa Majesté Ony trouve tous les détails
et à Sa Majesté Louise, Henri, roi d'Haiti,
leurs enfans, qui sontau reine d'Haiti; à
tre, savoir: : deux fils et deux nombre de quaprinces du sang.
files, et aux
( Le second chapitre
et titres des granis officiers contient les noms'
sont: le colonel
de FEtat, qui
tiennes, le grand général.des maréchal gardes Hainistre des affaires
d'Haiti, lemid'état,
étrangères et secrétaire
du roi, Farcheveque, le grand
le grand aunônier
niaitre ces cérémonies. --- Page 112 ---
(104)
le troisieme chapitre on trouve
e Dans
composée des
la liste de la noblesse 1
du
princes du sang, des princes
royaume,
de huit ducs, vingt comtes, trente-sept
barons, et onze chevaliers. renferme l'état
a Lequatrième maison du roi, chapitre de la reine, du prince
dela
des
du sang; et celui
royal et
princesses de la maison du roi. On
des troupes
et d
fait mention de neuf palais royaux
le
huit châteaux. Un des palais se nomme
palais Sans-Souci, et un des châteaux, On
Ze chdteau des Délices de la reine.
nombrede chambellans,
ytrouvespécificie
de CSaAsaar
1 de gouverneurs du palais, de médecins, milide chirurgiens, etc., etc. La maison
taire du roi est composée de l'état-major légère, de
zénéral, d'un corps d'artillerie
de
deux compagnies de gardes-du-corps, et d'un
trois escadrons de chevau-légers,
régiment de grenadiers à pied, composéde
cinq bataillons.
chapitre offre une liste
( Lp cinquième du
conseil d'état et du
des membres
grand
conseil d'état
conseil privé. Le grand
devant
forme aussi ishams-coardejmtine: les nobles et les 1
laquelle comparaissent accusés de malfonctionnaires publics
encore les
versation. C'est elle qui ijuge outre dc cour
conspirations, elle seri en
S
égiment de grenadiers à pied, composéde
cinq bataillons.
chapitre offre une liste
( Lp cinquième du
conseil d'état et du
des membres
grand
conseil d'état
conseil privé. Le grand
devant
forme aussi ishams-coardejmtine: les nobles et les 1
laquelle comparaissent accusés de malfonctionnaires publics
encore les
versation. C'est elle qui ijuge outre dc cour
conspirations, elle seri en
S --- Page 113 ---
d'appel
(105 )
a L.e sixième pour les tribunaux secondaires.
Fordre royal et militaire chapitre est consacré à
possède un revenu anuuel de Saint-Henri,
Rutge
de 500,000
( Leseptième
tails relatifs aux chapitre contient des déaux burease du secrétaire diverses odiminiatrations,
cellerie, aux
d'élat, à la chande la marine, départemens de la
rieur, de la justice 9 des fnances et de guerre l'inté- et
( Le huitieme et de lamirauté,
Clorgé. La
chapitre est intitulé le
est la seule religion catholique Romaine
professée à Haiti. reconnné et publiquement
par celui de
Larcheveque, consacré
coliége attachés Palerme,a: à son un séminaire et un
et tous ces
siége
On lui
métropolitain,
a
aussi établisemene assigné
sont bien dotés.
piscopaux.
trois palais archiéet un séminaire Chaque évèque a un chapitre
royale et paroissiale richement de
dotés, l'église
ehitecture étébatie par le roi, est, Sons-Souci, dit-on
-6 quia
ficence
majestueuse,
d'une aret la Piété du etatteste lamunitions supplié le pape de confirmer souverain. > On a
les
C,
Le ecclésiastiques.
nominaneuvième
nisation militaire chapitre, du
intitulé Orgacinquiante-sept
royaume,
des troupes de pages. terre Il contient occupe un état
et de mer; on y voit --- Page 114 ---
(106 )
l'armée est composée de cinquante
que
la marine, de deux contrebataillons; de deux chefs de division, de
amiraux,
de vaisseau, de quatre
deux capitaines de frégate, etc. etc.
capitaines
chapitre, on trouve
( Dans le disième intendans et des officiers des
une liste.des des octrois, etc.; des inspecteurs
finances, publics,, des eaux et forêts 1 et
desjardins
des directeurs de la mondes bâtimens;
des poids et me=
naie; des vérificateurs
sures, etc.
chanitre contient l'organi-
( Le onzième
et la liste des mem>
sation des tribunaux;
des avocats et
bres de la ccur suprème,
des
des solliciteurs des cours supérieures, d'amirauté
juges et des officiers des cours desnotaires,
paroissiale;
et delajuridiction,
des vo) ers et des huisiers-priseuure. comprend tout
( Le douzième chapitre
ce qui est relatif à la poste. intitulé, Ins-
( Le treizième chapitre, offre des détails sur les
truction publique, le roi, quiy entretient
écolesélablies par et des maitres, etdistribue,
desprofesseurs des prix aux éceliers qui se
tous les ans,
sontle plus distingués. chapitre estconsacré
a Le quatorzième Il contient une liste des
aux beaux-arts.
royale de musiques,
membres de el'académie
et des peinires royaux.
itulé, Ins-
( Le treizième chapitre, offre des détails sur les
truction publique, le roi, quiy entretient
écolesélablies par et des maitres, etdistribue,
desprofesseurs des prix aux éceliers qui se
tous les ans,
sontle plus distingués. chapitre estconsacré
a Le quatorzième Il contient une liste des
aux beaux-arts.
royale de musiques,
membres de el'académie
et des peinires royaux. --- Page 115 ---
(107 )
* Dans le
Ta liste des quinziemechapitre, acteurs du
on trouve
dans le seizième, celle théâtre royal, et,
chargées de la direction des des personnes
et des troupeaux.
haras royaux
( Le livre se termine
sur l'étiquette de la
par des détails
des présentations
cour, le cérémonial
levers
et des
se font, tous les audiences, des
heures 3es matin, et des
jeudis, à dix
lieu,le méejour, à
assemblées qui ont
midi. ))
cingheures del l'aprèsFIN. --- Page 116 ---
76-63
Chamanal
VDec 75 --- Page 117 --- --- Page 118 --- --- Page 119 ---
E820
D2864 --- Page 120 --- --- Page 121 --- --- Page 122 ---
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&
V