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Troifième trimeftre. No, 73. COURRIER
POLITIQUE
DE LA FRANCE ET DE S ES COLONIES,
PHILAD! ELPE HIE, le Jeudi 6 Mars 1794. The liberty ofthe prefs is the palladium ofall civil, political, and religious rightzoffreemen. JUNIUS. NOUVELLES DE L'EUROPE. de juftice du peuple. Ils ajoutent que cette juftice eft
déja tombée fur la tête d'un lieutenant de vaiffeau
royalifte; que le tribunal revolutionaire a condamné
FAUCHÉ et Collot-d'Herbeis, commiffaires naune autre perfonne, et que les officiers de P'Apellon
tionnaux à Lyon, ont ordonné :
feront depéchés au premier moment. Les repréfen1". Que tous les édifices publics qu'on ne peut
tans du peuple ont fait braler fur la grande place
faire fauter ou incendier feront déuolis immédiate. les images, les tableaux d'églife, et fix mille livres
ment. de dévotion- Les Juifs même ont apporté les leurs,
20. Que tout voleur fera attaché à un poteau et ont renoncé à leur ridicule attente du meflie. avec cette infcription en grolles lettres : MUSCAAprès ce grand auto-dafé, qui a duré 22 heures,
DIN(Fat ou petit maître.)
on a donné une fête civique. 3°. Que tont homme qui excitera la moindre commotion, ou favorifera le defordre par des difcours ou
ST.-DOMINGUEpar des menaces , ferajugé comme contre-révolutionlalre par le tribunal populaire. Copie d'une lettre udreffee à SONTHONAX, Commijf4°: Que tous les infirmes et les vieillards feront
Faire civilde la Rep-bliguefrangatjfe aSaintDomingwe,
entretenus, , logés et vêtus aux dépens des riches de
par le Commodore FURD, commandant de Pefeadre
leurs cantons. unglaife, mouillie dans la rade du Port-republicain
5°, Que tout vagabond ou mendiant fera empri-
( ci-devant Port au prince ). fonné. A bord de PEuropa 9 fous le Port au
6°. Que pour procurer du travail aux gens de
prince', lc 2 janvier 1794. bonne volonté, il fera levé, par chaque commune 3
une taxe révolutionnaire fur les riches, en proporMonfieur de la 3 flotte dont S. M. Britannique
tion de leur fortune et de leur incivifme. Une partie confier le
eft en ce mo7°. Que toutes perfonnes fufpeétes feront empri. a daigné me
commandement le
les
fonnées jufqu'àla fin de la guerre 7 et qu'on ne leur ment devant votre port. Malgré mepris que la
laiffera que P'abfolu néceflaire. habitans du Port au prince ont témoigné pour dernier
8°. Que tous les boulangers feront tenus de ne
proclamation: faite à Jérémic le 23 décembre des forces
cuire q'une feule efpèce de pain qu'on appellera
par le colonel Whitelock, commandant fes
britanniques dans ce diftrict et dépendances, je
Pain d'egalité. crois devoir éviter toute effufion de fang 7 et je vous
offre par un parlementaire les mêmes conditions qu'a
Encore une con/piration ! obtenues la ville de Saint-Marc. J'excepte cependant
comventionelle du wxuembre-Lequinio et de la capitulation les marins qui font dans votre port,
Seance
n'ont eu fur eux aucun cffct, et
Laignelot, repréfentans du peuple a Rochefort, 3
puifque mes prières
la force.
is devoir éviter toute effufion de fang 7 et je vous
offre par un parlementaire les mêmes conditions qu'a
Encore une con/piration ! obtenues la ville de Saint-Marc. J'excepte cependant
comventionelle du wxuembre-Lequinio et de la capitulation les marins qui font dans votre port,
Seance
n'ont eu fur eux aucun cffct, et
Laignelot, repréfentans du peuple a Rochefort, 3
puifque mes prières
la force. envoyent copie de l'aéte d'accufation porté contre qu'ils m'ont obligé d'employer fur mon honneur, de recommanles officiers de PApollon, qui vient d'arriver dans
Je promets autli,
les intérêts
de favorifer l'entrée des Ander au miniftre d'Angleterre
politiques
ce port avec le projet
des hommes de couleur, et jele promets avec Fenglais. lc Pluvier, avait mis à la
tière conviétion qu'à la fin de la guerre il leur fera
Ils annoncent que
qui
accordé tout ce commande l'empire des circonfvoile pour Bordeaux avec le même projet, a été
tances. Vous ne que pouvez relifter aux forces navales
forcépar les vents contraires de rentrer. s'eft à Rochefort, bralé la
que vous avez fous les yeux, et auxt troupes embaret qu'un ingenicur qui était à bord bourreau le
Mais , avant d'en venir à la
cervelle. Ils ont dilent-ils, donné au
cclui
cruelle quécs pour extremité Pattaque. de tirer lepée, je cède à limpul,
nom de vengeur da peuple 7 et à la guillotine --- Page 2 ---
PJC
(3 300)
fion de Phumanité, ctje vous préviens que, dans
P. S. Les capitaines Adlon et Boyer feront acle cas ou vous refifteriez, je me verrais forcé de
compagnés par le citoyen Ogé, aide-de camp du
détruire une ville fi belle ct fi importante 7 et que
commandant de la province. le blâme n'eu retomberait que fur vous. En échange des uouvelles de PEurope, que vous
Je vous engage donc avec inftance a refléchir bicn avez chargé le capitaine Rowley de me communifericufement fur votre fituation aétuelle. Je charge quer, Fail Phonneur de vous informer que Tculon
M. Rowley, capitaine des vaifleaux de S. M. B.,
a été repris par les Français, ct que la flotte de
de vous informer quc je fufpendrai toute hoftilité
Pamiral Hood a été arrêtée dans le port. J'ai fait
jufqu'à demain à la pointe du jour : ce fera le molire à vos ofliciers les gazettes anglaifes qui nous
ment de fon retour à bord, et la réponfe qu'il
ànnoncent cês fuccès. m'apportera de votre part décidera du fort du Port
au,prince ; il vous communiquera des nouvelles que
Lettre de N. Edmond Rando'ph, minifire des afaires
j'ai reçues par l'efcadre arrivée à la Barbade. je
etrangeres, à 11. Huammond, mini/tre
defire ardemment que la préfence des forces qu'cile
tiuire de S. M. Britannique pres les Eluts plenipoten- Unis de
a portées ne devienne pas néceffaire devaut cettc
PAmerique.
prince ; il vous communiquera des nouvelles que
Lettre de N. Edmond Rando'ph, minifire des afaires
j'ai reçues par l'efcadre arrivée à la Barbade. je
etrangeres, à 11. Huammond, mini/tre
defire ardemment que la préfence des forces qu'cile
tiuire de S. M. Britannique pres les Eluts plenipoten- Unis de
a portées ne devienne pas néceffaire devaut cettc
PAmerique. infortunée colonie ; ce qui dépendra de votre conPhiladelphie, 21 Février
duite. M. Rowler vous inftruira aufli de la réduétion
Monfieur,
1794*
de plufieurs poltes importans de la France , par ies
II paraît, par la lettre que vous avez écrite à
armes de S. M. Britannique. mon prédéceffeur , le 22 novembre
vous
Je fuis, Monfieur , votre très humble et très
n'aviez pas alors- reçu des inftruétions 1793, que
obéiflant ferviteur. relativement (1) à la demnande qu'il vOus difuitives, felait dans
J- FORD, Commodore et commandant
fa lettre du 29 Mai 1792, et que Vo1s n'étiez pas
en chef des forces navales dc S. M. 9
encore autoriféà entrer en négociation à cet égard. eniployées et à employer à la Jamaique
fe préfident des Etats. Unis ine
d. ct dans les dépendances. 2 et aux fles de
répéter la mêine demande; vcuillez charge me taire l'hon- vous
Bahama. neur de m'informer, lc piutôt polible, fi vous avez
reçu ces inftructions pour terminer celte
REFONSE DU COMMISSAIRE CIVIL. tion. négociaLe commiffiire civil de la republique frargaifea Suint. J'ai l'honneur d'être &c. Domingue, 9 cli cummodore Ford, commandunt des
Signé, EDMOND RANDOLPH. forces navales de S. M. Britunique, aux Antilles. P S. Recevez mes reinercimens
:
pour la déclara. Commodere,
tion de.Sa majefté Brittannique > que vous vehez de
J'ai communiqué aux çommandans de la force arm'envoyer. mée et aux repréfentans du peuple du Port.Répu. Philadelphie, 21 Février
blicains, les dépéches et le projet de çapitulation que
1794le capitaine Rowley m'a remis, hier,de votre
J'ai Monfieur Phonneur 3 de vons informer
Tous ont unanimement rejeté vos propofirions, Eit encore reçu des inflructions definitives que iur je n'aipas
veulent vivre et mourrir Français; ils ne vieléront
anqiel vous faites allution dans la lettre l'objet vous
point leurs fermens. m'écrivez aujourd?hui ; mais
les que recevoir
Les citoyens blancs font inviolablement attachés
bientôt comme je vous Pai J'efpère dit. aux principes de la convention nationale ; ils ont vu
J'di T'honneur d'être déjà &cc. dans le quatrième article des propolitions du gouverSigne, G. HAMMOND. nement.anglais, un mépris formel dela loi du 4 avril
1792 ; ils le fouffriront jainais que leurs frères de
couleur rentrent fous le joug de barbares préjugés,
Plufieurs lettrès de Baltimore démnentent Parref.
je vous Pai J'efpère dit. aux principes de la convention nationale ; ils ont vu
J'di T'honneur d'être déjà &cc. dans le quatrième article des propolitions du gouverSigne, G. HAMMOND. nement.anglais, un mépris formel dela loi du 4 avril
1792 ; ils le fouffriront jainais que leurs frères de
couleur rentrent fous le joug de barbares préjugés,
Plufieurs lettrès de Baltimore démnentent Parref. devenus infuportables à un peuple éclairé. Lesa antation des Français allant a Saint-Domingue. Les
ciens amis de toutes les couleurs font réunis de ceur
vaifleaux de guerre français, mouillés à Hampton.,
et d'efprit pour la liberté générale. Les Africains
n'ont mis onliacle aul départ de perfonne. de leur côté, ont juré de défendre les propriétés de
leurs patrons. Nous avons reçu, veridredi dernier de la JaTelles font, Commodorc, nos difpofitions : renonmaique la confirmation et les détails du combat qui
cez, fi vous m'en croyez, votre attaque du Porta eu lieu le premier décembi e dans le debouquemens
Républicain : elle ferait fans fuccès; ies habirans
de Saint Domingue, entrelepaquebot anglais PAnten'ont jamais fçu capituler devant Pennemi!!! Les capitaines Adlon et Boyer vous remettront
(1) M. Randolph veut parler d'un traité de
cette réponfe. Les hoftilités commenceront dès leur
commerce que fa Majefté Britannique fe propofait
retour. SONTHONAX. de faire négocier avec les Etats-Unis. --- Page 3 ---
301)
lepe,capitaine Cnrtis, , et le corfaire françaisl P Athalante, commillionné à Charlefton par Pex-miniftre
S. Beflon, le 26 Feurier. Genet. le A. R. le prince Edouard eft partide cette ville
Le corfaire naviguait de conferve avec un
15 dece mois fur un paquebot. ila di
autre 2
à fa fortie une
deftinée à
rencontrer
lorfqu'il apperçut PAntelope; tous deux lui donné. du vent, oil il fregate doit fervir
le porter aux iles
rent la chaile. l'armée du général Grey. comme major général à
Les glacesayant été
L'Antelope était armé de fix canons : il avait 23
tardives que de coutume, le prince n'avait pu plus fe
hommes d'équipage. La nuit érant bientôt tfurvenue,
readre ici plutôt. Ila tenoigné la plus grande innilfir faufferoute. Les corfaires chaffèrent fur différens
patience d'alter joindre Parmée. bords 2 etle lendemain au matin, PAthalante armé
les Le prince Edouard a été reçu à Bofton avec tons
de 8 canons et de 56 hommes d'équipage, fe trouva
tentoignages de l'affeétion. 11 était vétu en (imple
à la portée du canon. particulier. Iicrur devoir acccpter un dînerde famille
chez M. Th. Reufell, Pavait
Le combats'engagea : cinq fois le corfaire fut fur
de fa voiture durant fon qui Le fupplié de difpofer
le point de fautera Tabore dage : cinq fois il fut evité
des offocies. Ily danfa avec féjour. Mde. foir, il furau. bal
par les manceavres les plos promptes et les plus pré. monde fe leva au moment oi il fut Renffell.
cpter un dînerde famille
chez M. Th. Reufell, Pavait
Le combats'engagea : cinq fois le corfaire fut fur
de fa voiture durant fon qui Le fupplié de difpofer
le point de fautera Tabore dage : cinq fois il fut evité
des offocies. Ily danfa avec féjour. Mde. foir, il furau. bal
par les manceavres les plos promptes et les plus pré. monde fe leva au moment oi il fut Renffell. annoncé Tout le
cifes, et crible de mitraille. Après deux heures de
maitres de cérémonie) l'introduifirent avec : les
combat, prelque à la portée du piftolet les deux
Le
diftinétion. batimens f trouvèrent bord à bord, et PAthalante
mages lendemain à S. A.R. 9 Les les français Boftoniens offrirent Ieurs homallait encore tenter l'abordage ; tals trois coups de
le plus flatteur. Un habitant de reçurent Saint d'ellePacceuil
canon , partisdelAnthelope 2 balayèrent le pont du
eut un entretien particulier avec le Doningue(1)
corfaire , et forcèrent ce qui reitait de l'équipage à
la protection de S. M. britannique prince, le et Tollicita
demander grace. Ilfut: amariné et conduit a la Jades habitans de Saint
fur pour tranfport
maigne.-Treut 47 hommes tués ou bleffés. Il préfenta à S. A. R. Doiningue le veu des leurs propriétés. L'Antelope eut 4 hommes tués et 7 bleffés. Le
certe colonie en forme de
bien propriétaires fur
de
capitaine et le fecond capitaine furent emportés au
rait pas defavoué de ceux qni placet, ont des interêts qu'il dans ne fe. la
coinmencment du conibat. M.le Roy de la Grange,
co'onie. S. A. R. promit de faire tous fes efforts
ce brave, cet implacable ennemi de Sonthonax , de
auprès de P'amiral Jervis pour
dans le
Polverel, et de tous les deforganifateurs de Saintplus court délai
procurer,
poflible, 7 la
Domingue fut tué à la fin du combat, après avoir
multiplia fes queftions fur protection les habitans demandée. de Saint Il
rair des prodiges. de valeur. Domingue, repandus dans le continent, et montra
M. de Lopinot qui fe rendait à Londres avec cet far la plus le touchante follicitude. S. A. R.s'eft exprimée
infortuné fut légèrement bleffé atl bras. Il fe battit
nière compte à lui de M. leb baron de Gambefort, de ma. avec le plus grand conrage, tantôt à la batterie,
dues à fon faire oublier tontes les infortunes qu'il a
tantôt fur les paffavants; il fefait le coup de fufil et
attachement au roi. ce Le plus beau de
le coup de canon , et lorfque le corfaire voulait venir
>> mes jours fera, dit-il, celui oi je verrai les
à P'abordage, il l'attendait fur la litie le fabre à la
27 planteurs desiles françoifes cheze eux, et ma plus
main. >) douce confolation dans le cours de ma vie fera
>2 d'avoir contribué à les réinveftir de leurs
Lorfqu'onannonçal'arrivée prochaine des efcadres
>) priétés.
, et lorfque le corfaire voulait venir
>> mes jours fera, dit-il, celui oi je verrai les
à P'abordage, il l'attendait fur la litie le fabre à la
27 planteurs desiles françoifes cheze eux, et ma plus
main. >) douce confolation dans le cours de ma vie fera
>2 d'avoir contribué à les réinveftir de leurs
Lorfqu'onannonçal'arrivée prochaine des efcadres
>) priétés. >>
proefpaguole et anglaife pour retablir l'ordre à Saint
Lc prince eft infruit :
Domingue, , il fut décidé que M. de Lopinot irait
et parle les
ilraifohne parfaitement bien
arborer le pavillon blanc 7 proclamer Louis XVII, doit
langues qu'il poffede avec une pureté qui
et accueillir ces généreux libérateurs. Peu de tems
eft furprendre dans un hionme de 27 ans. Sa taille
après, on apprit que l'amiral Gardner , qui devait
femble avantageufe de fa ; il eft d'une fgure agréable. L'encommanderPefeadre combinée, retournait en Eud'intéreffant perfonne à la fechereffe méle quelque du chole de doux et
rope. Certe nouvelle détermina M. de Lopinoc à qu'on doit à fon
fentiment de refpeét
partir pour Santo Domingo, 7 pour arborerle pavillon
ans. Il rang. I! eft abfent d'Angleterre
blanc fur la frontière. Un allure que le gouverne. depuis 9
en a paffé deux et demi à
ct demi
Genéve,
nient elpagnol n'entra pas dans.fés vnes. Qnoiqu'il quatre Il eft
en Hanovre , et deux en Canada. en foit, ,ilie rembarqua pour la Jamaique, , etfe renferont reduites probable à la que fin les fles françaifes du vent
dait à Londres, pour y chercher un paflage pour la
de mars, et qu'une grande
Vendée, lorfqu'il elitya ce combat. Il n'a rien
Nous
changé à fes difpofitions 2 et a da repartir fur le
(1)
fommes informés 5 par un autre corref. méme paquebot. C'elticile cas de dire :
pondant, Dubuc de que Maint cet habitant de faint. Domingue eft M. cc Des chevaliers français teleft le caradtère!,
Olympe, , que le prince avait fait
>
appeler. --- Page 4 ---
bECY
C361P
(302)
Mor.b partie de Parmée paffera de fuite à fmint-Domiegue. arrivés d'Eu. On fe demande,
le
de M. Gener,
1-SI26 Elle eft compofée de 13000 hommes
depuis rappel
Pefcadre de Pamiral Jervis ; 2000 grena. et furtout depuis l'arrivée de fon fucceffeur, 2 Gi l'exrope diers et par! chaffeurs tirés desg garnifens desiles anglaifes,
miniftre peut étre arrété et traduit en France, pour
ct à peu près 2000 foldats de la marine. y étre jugé par fes pairs. Sansétre verfé en diplo. matic, mais en fens jufte et droit, il femble que M. Genet pcut être légalement détenu. le repréfentant
LA CLEF DES COEURS. d'une nation eft, lous le fiftéme adtuel , plus que
Plaifante repartie d'un Flou pris fur- le fait. jamais fous lc coup d'une refponfabili é qu'aucune
de
allez
relidence, aucune puillance 2 aucune diftance ne peuEtant un jour au parterre P'opera 1 pas
vent neutralfer.
, il femble que M. Genet pcut être légalement détenu. le repréfentant
LA CLEF DES COEURS. d'une nation eft, lous le fiftéme adtuel , plus que
Plaifante repartie d'un Flou pris fur- le fait. jamais fous lc coup d'une refponfabili é qu'aucune
de
allez
relidence, aucune puillance 2 aucune diftance ne peuEtant un jour au parterre P'opera 1 pas
vent neutralfer. Des milliers d'individus. de fa nation
preffé pour n'être plus maître de mes inouvemens,
circulent autour de lui, fous l'égide de la liberté du
je voulus prendre ma prile de tabac. Un defir plus
fol oi ils vivent : lui feul, fa qualité eft inhérent
étoffé fans doute follicita en même tems nion voilin ;
aux libertés de ce fol par ; fa place l'en ifole
c'était celui de ma tabatière ; càr > en mettant ma
eftla nation étranger méncquilreprciente;
main à la poche 9 j'y trouvai la fienne. Nous nous
completement;il fon eflence ne
étre amoindrie, délayée chez
regardames fur le champ ; lui avec linquiétude d'un
celle ot il fe trouve peut ; fes conftituans font ceffer fes
homme fort enbarraflé , moi, avec ce fentinient eft
pouvoirs à volonté ; ils lui demandent compte de
penible qui déchire une ame honnête, quand elle
en a fait durant le tems où il a
face à face d'une ame vile. Ses yeux eurent l'air de
l'ufage ils qu'il
de
des'affurer agi;
me dire : point de bruit! ne me perdez pas! Les miens
d'un chargent un autre délégué La nation veiller, feule
avaient Pair de lui demander gracc de l'injure
prédécelfeur fufpeat. de celui
Elle par
me
il
et Pinfluence
qu'il plaît. E
me felait, en croyant méchant.-Plus
P'organe
Tk
moins
intime au fucceffeur
deligne telle ou telle
humble, ,plusil m'affligeait : infolent 2 il m'eut
telle
qu'elle
furement
embarrallé. Je lifais dans ce regard fuppliant toute
règle,
Ou telle demarche pour elle avifer le fonctionnaire
T'inquiétude d'un vilain qui ne faurait croire à la
aux moyens d'avoir pardevant
générofité. Le malheureux ne fe doutait pas que le public qu'elle a befoin d'entendre.-Ces violation précautions
larcin de ce fentiment m'était plus pénible que celai fe prennent fur territoire ani, fans
d'aud'un meuble 1 C'eut été, en bonne confcience, àlui
cune dcs lois quiy font en vigueur. Le gouvernement
à quitter la place : mais, magnetifé par la honte ,
permet alors chez lui, pour le fait d'un ambafladeur
qui eft le feul chicn d'arrêt des deni. feélérats, mon
avec fes co.ftituans, ce qu'il autorife 7 permet et
homme ne reinuait plus. Jelui laiffai le champ libre
protège en ce qui concerne ce méme amballadeur
envers certains
des réglemens
en nie retirant, etme cachai derrière le pilier d'illac
français qui, par Une
tefpar où il devait fortir : je voulais voir cet homme
traités, &c.
ul chicn d'arrêt des deni. feélérats, mon
avec fes co.ftituans, ce qu'il autorife 7 permet et
homme ne reinuait plus. Jelui laiffai le champ libre
protège en ce qui concerne ce méme amballadeur
envers certains
des réglemens
en nie retirant, etme cachai derrière le pilier d'illac
français qui, par Une
tefpar où il devait fortir : je voulais voir cet homme
traités, &c. fon: fes jufhciables. prife, un
tête à téte. tament 1 une fucceflion, une reclamation de Français
La fin de l'age occafionna quelque mouvement des à Français, un délit ; une défertion, &c. font des
fpedateurs fortans et rentrans, et non filou s'échapfaits du reffort de Pambalfadeur, qui a tribunal et
pait avec fes victimes, P'orfqu'il fe fentit faifi par une
qui juge, qui a autcrité et qui requiert main forte. main : - C'était la mienne.- -Retourde peur : II
L'ambafladeur lui.méme, lorfqu'il eft relevé, eft
croit que je veux appe'ler la garde. Non, Monun fonctionnaire public jufticiable de cclui quiarrive
fieur c'eit vous même que je rappelle àvous-méme :
avec cette dignité, ct ce dernier peut mettre le
Pourquoi me voler? pourquoi fouiller dans mes
premier aux arrêts, ct l'embarquer fans violation
poches? vous avez la tenue et le mnaintien d'un
de territoire. du bien
homme bien élevé et vous vous dégradez des
Cette opinion eft totalement feparéc
ou:
actions baffes. Le monde vous offre un affez Rer amdu mal que l'on fouhaite à M. Genet. phithéâtre ;profitez desavantages quevous a donnés
la nature, pour orner la fcène conme tanr d'autres,
Errata du numero 72. et puifque vous avez la manic de fouiller, , fouillez
Page I, lignc 12.--nai : lifez-naitre. dans lesames :c'eft mo 1 métier à inoi qui vous parle,
Page 2, colonnc 2, ligne 33-Strasbonug : li. et nous voilà prefque confrères.--JPaie débuté parla,
fez.-Strasbourg,
me repliqua le filou , et on ne m'appellait dans le
Ibid., col. 2, ligne 54-Le duc d'Uvez : lifez
monde que l'obfervateur, leferutateur; mais, mon. -le duc d'Ufez. fieur je n'y faifais pas mes frais. Puifque vous étes
Page 4, colonne 2 1 ligne 7--Phomme marhine :
de l'état, vous devez favoir ce qui en eft.- -Que d'orlifez--Phomme machine. dures àreffaffer avantque d'attraper chofe qui vaille! cependant, Monfieur je n'y renonce pas 2 car pour
On foufcrit chez le rédacteur No, 70; feconde
entrer plus aifénient dans les coeurs, ; j'en cherche la
clef dans les poches. rue Nord.