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6156.) --- Page 5 ---
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Quattième Mois. lampm
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No,
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41. - at
COURRIER FOLITIQUE
DE LA FRANCU ET DESES COLONIES
PHILAD E L'F HIE, le Samedi 21 Decembre 1793-1
The liberty ofthe prefi is the palladium ofall civil, political, andreligious rights offrcemen. JUNIUS. -
Lettre (1) de M. Seferfom, freretaire d'Etd, an. ces deux pniffances, fe trouvèrent dans une
Morris, minifite Herpitentidie desEtats Unis,pres tout.i.fait nouvelleet dont
encorefait fituation
la Repubigue Erunguije. l'experience. Les
ilsn'avaient pas
Iluladelphie, 16 Août 1793ni les nouveaux devoirs citoyens que ne cette connaifaient fituation leur d'abord
Monfieur,
fait,ila géne où elle metrait les difpelitions néme impoJwsanr à ma lettre du 13 juin, copie de Ja corOi ils pourraient être envers les puillances belligerefpendance quia eu lieu eutre M. ernant, M. rantes. Genet ct noi fur les évenemens que la guerre
Quelqu'uns d'entr'eux, et principalemnent lcs maactuelle a fait naitre dans 1105 ports. 1 'objet de cctte
rins, fitions, inaginaieut d'emibrafler ctre Libres de fel livrer a ces difpocomnunication etair de vous mettieen etat d'explid. un parti, de s'enrichir par des
quer les principes d'après lefquels notre gouvernetnient predations des fur le commnerce de l'autre , ct médi. ment fe conduilait envers les pufiances belligerantes;
avait lieu de entrepriles ie
de cette nature, comme il y
principes qui, dans tous les cas, pourraient ne pas
croire. Dans cet etat de l'efprit puétre fatisiantants pour toutes ies Harties , mais qui cile blic, à et avant quilprit une direétion crronée, diffitendaient a la jufliceer à l'impartislite pour tcutes. fideut changer et dangercufe pour la patrie, le préIIy yavait alors tiès peu de tens que M. Genet etait
jugea convenable de rendre une proclamation
parminous, ctj il ne faliut quelquesjours de plus
pour rappeller à nos citoyens gu'ils etaient en paix
pour deve'opper en luiun mArd une conduire
avcc il toutes les puiffan.ces belligerantes, et qu'ainfi
1i
etait, deunotre devoir de
inattendue, , G extraordina.re, qu'ellc nous a placé
ou de leur
n'aider aucune d'elles,
entre notre refpeét conftant et fincère; pour fa nat on
tenir
faire du tort ; pour les exhorter, > pourl les
et celui que nous avons pour nos lois dontlautorite
en garde contre des aétes d'hoftilite pofitive
doit etre maintenue; pour la paix de notre pays, que
qui leraient punis par la loi; pour les avertir aufli
le magifrat executf eft charge de co.
leur
n'aider aucune d'elles,
entre notre refpeét conftant et fincère; pour fa nat on
tenir
faire du tort ; pour les exhorter, > pourl les
et celui que nous avons pour nos lois dontlautorite
en garde contre des aétes d'hoftilite pofitive
doit etre maintenue; pour la paix de notre pays, que
qui leraient punis par la loi; pour les avertir aufli
le magifrat executf eft charge de co. fers F;rour desrifques qu'ils coureraient s'ils ten taient de portcr
fon honneur olfenfe dansla perfonnede cc magitirat,
àquelqu'une des puiffances sen guerre, des articles de
ét pour fon carecteren indignement attaqu dans les
coutrebande. le
Cette proclamation faitele 19 et lignee
converfations €t iesletre de M. Genel. ous nous
du 22arnl, vous fut envoyée dans ma lettre du 26
fommes plusacroirec quecettecoud.ité n'etait ndans
Le menie mois. ls intentions ni dans l'attente de fes commettans. jour de fa publication, nous apprimes, par les
Ellesa avaient ct: trop recemme: ll exprimées et foas
gazettes, que M. Genet etait atrivé à Charlefund caractere bien ditierent, dans les tetires du con
tonle 8 du mois, fous le caraétère de miniftre
seilexecutif,dans la lettre et les de.retsdel l'al inbl e
pleoipotentiaire 'e fa nation près les Erats - Unis;
nationale,et en general duns la conduite de la na:ion
bientot apr. S nous fçumes qu'ilavait envoyé à Phienvers nous. Notre devoir etait donc de feparer les
ladelphie de le batiment fur leguelil etait veni, fe prointentions des proce.lés de ion minifire, et de les
pofant raire lui même ce voyage par terre. Son
mettre enluite fous fesy yeux. debarquenient dans un des ports de Punion le plus
Lors de la declaration de guerre entre la France
elvigne etait fait des points de fon depart et de fa deftination, ,
et T'Angicterre, les Etats Unis etant en paix avec
d'être pour appeller Pattention. Nous ne tardames
pas
informes squil prenait fur lui d'autorifer
(1) M. Jefferfon ayant envoyé une copie de cette
dans ce port et P'armement de corfaires, Jes enrolemens
lettre au citoyen Genet, à New-Yoik, en reçut une
d'etrangers des
d'americains croifer , et qu'il leur donnait
de S. E. que: nous donnerons aprés celle-ci. Les deux
lites commitionspour contre des nat,ons et commettre des hoftiont eté communiquées au congrès le 5 du courant >
batimensf fefaient
en paix et les avéc nous ; que ces
par le prefident Washingtouyelles ont eté iprimées
ports, que les confuls desiptifes de
amenaieut dans nos
pour Pufage des membres.
d'americains croifer , et qu'il leur donnait
de S. E. que: nous donnerons aprés celle-ci. Les deux
lites commitionspour contre des nat,ons et commettre des hoftiont eté communiquées au congrès le 5 du courant >
batimensf fefaient
en paix et les avéc nous ; que ces
par le prefident Washingtouyelles ont eté iprimées
ports, que les confuls desiptifes de
amenaieut dans nos
pour Pufage des membres. juges d'amirauté, pour les juger, France Ies s'crigeaient condamner en
et --- Page 6 ---
T
-
autorifer leur vente conme a
d les
161)
cela avant que M. Gener 'eut yTiE Frelenre fa 2e et rBi ARde s'en tenir à la dernière decifion
ou fes lettres de creance zu
perionted ferait trop ennuyeux de
du prefident. Il
fut reçu parlui, fans fon prelident ; avant qu'il ceite
fuivre dans tous fes derails,
et
conientement ou fon avis,
correfpondance et celles Pont
diredtement en contravention de l'état de
poorquoi, n'en
aux qui fuivie ; c'eft
exiftant parr la proclamation du
paix jej joins ici, je me rapportant bornerai à lettres mêmes que
paix qu'il etait de fon devoir de onferver prelident; etat de
des fujets de differend qui fe four vous do ner un apperçu
que l'autorité corflicutionelle eut fait une julquea declara- ce
fur lefquels ils font fondés. elevés et des-bafes
tion contraire. Pienibrement, M. Generaffirme
Ces procedés donnèrent lieu, comme l'on devait
d'armerdans: nos ports et d'enroler nos qu'il a le droit
s'y attendre 9 a des piaintes de la P rt du
et que nous n'avons celui de
concitoyens:"
tant de la puiflance contre laquelle ils etaient reprefenles punir. pas
Pen empecheroude
cipalement dirigés. Le miniftreb britannique prefenta priuCette queftion examinée fous la loi des
plulieurs menioires auxquels nous fines le 15 maj la
fondée fur le fens general et
nations,
reponfe que je vous envoye, qui sfaccorde
main, nous avons prouvé l'ufage du genre hutance avec une lettre ccrite le mûme jour à M. en Ter- fubfcclaires et les plus appronves, par les ecrivains les plus
nant, miniftre de France, alors retidant ici,
doit en toutes chofes
à qu'une nation neutre
copie eft ci.j jointe. Lej jour fuivant, M. Genet et dont
ane ferupuleufe relatives la guerre, obferver
ici
arriva
impartialité envers les
Charletton (environ 5 ou 61 femaines après fon arri.ée à
gerantes; que les
parties belliet
piiviléges qu'elle
s'il
l'epoque Oul il auraie pu debarquer ici- l'une.an dotriment de
acco.derait à
y fut venu diredenent).
copie eft ci.j jointe. Lej jour fuivant, M. Genet et dont
ane ferupuleufe relatives la guerre, obferver
ici
arriva
impartialité envers les
Charletton (environ 5 ou 61 femaines après fon arri.ée à
gerantes; que les
parties belliet
piiviléges qu'elle
s'il
l'epoque Oul il auraie pu debarquer ici- l'une.an dotriment de
acco.derait à
y fut venu diredenent). I fut immediatement Aburaeslanomtaoues Pauire, nation etabliraient une neu. prefenté tre de la au pretident et reçu par lui, comie minifqu aocun fccours en homines, en armes, neferait: tladupe;
republique. Si la conduite
de
objets fervant diregtenient à
ou autres
vous retracur, femblait annoncer le que je viens
donne à lune ni à
la guerre ne doit étre
entrainer malgré nous dans une
projet de nous
pulé par un traité ; l'autre, le à noins qu'il ne foit liplus propre a
guerre 2 rien n'etait
etant rn des droits que droit de lever des
tranquilifer, que fes allarances au
de la fouveraineté
troupes
préfident lors de fa reception, allurances
en confesuencs a la nation
et appartenant
depuis repete es en
qu'ii in'a
exelolivement ,
en pablic aux citoyens converfarion de
9 et qu'il a repetees
roler paiffance des hom etrangère, mics aucun individu, ne peut aucune en. àune: adrefle qu'ils
Philadelphe, eii reponfe
dansfon territoire fans fon
Jui prefentirent, 6 la
tement, et que celui le
confenvu notre fituation eloignée et d'autres quel France,
feverement
que les faitpeutétre de droit et
ne
puni;
s'attendant pas a nous voir circonilances,
de refufer la permi ifion d'armer Stats-Unis ont le droit
elle dans la guerre, nous fouhaitait prendre toute parii la pour
lever des troupes dans leurs des batimens et de
rité, tout le bonheurinfiparable de la prolpéfont forcés par les lois de la ports el territoures, ils
Peu de joursaprés, M. Genet, dans une paix >,*
droit et de deffendre ces neutralité, d'exeretrce
me dit que M. de Ternant lui avait tranfinis entrevue,
A ces principes de la loi armemens et ces levées. lettre du 15mai; il me parla
de ma
repond en les
de des natiens, M. Genet
du navire
legerement laffaire
qualifiant fubtilités
lugrange, et paffant enfuie aux
d'aphorifmes de Vattel et
diplomatiques et
mens de Charletton, il expliqua les motifs armeque chofe de plus les antres! Mais il faur quelvaient determiné a les faire, avant
qui la. qu'ils foient detruits pour détruire , ct jufqu'a ce
le
d'être reçu
7 nous tiendrons
gouvernement, et d'avoir coufulté fa volonté; par
que la loi, des nations et les règles de la pour certain
jrelpere 7 ajouta-t-il, que le prefident n'a
nous deffendert de rermettre a Pun neutralité
nonce fi décifivement contre cette
pas proparti d'armer dans nOS ports.
determiné a les faire, avant
qui la. qu'ils foient detruits pour détruire , ct jufqu'a ce
le
d'être reçu
7 nous tiendrons
gouvernement, et d'avoir coufulté fa volonté; par
que la loi, des nations et les règles de la pour certain
jrelpere 7 ajouta-t-il, que le prefident n'a
nous deffendert de rermettre a Pun neutralité
nonce fi décifivement contre cette
pas proparti d'armer dans nOS ports. ou a P'autre
refufe d'entendre ce qu'on peut dire a operation fon qu'il
Mais M. Genet
vous ecrirai, a ce fujer, une lettre la appui ; je notre traité l'autorife. pretend que Particle XXII de
par notre traité ; mais fi le prefident en qui decide jullifiera finaleports. Pourquoi n'a t-il expreffiment pas cité la a armer dans nos
ment d'une maniere diff-rente, il faudra bien
cet article qui l'autorife
lettre meme de
me foumette, car il m'eft
que je
moyen delever toute expreflement. C'etait le
tions de fure ce qui vous fera preferit agreable par mes inftrucporte a la lettre ce Ne difficulte fubfequente. L'ariicle
Il m'ecrivit en conféquence, la lettre 7,* du
ports des Etats. Unis, ni pouront dans les s'armer ni clans les
Ler prelident prit lecasen
27 mai. les corfaires
ports de France >
rien dans cette lettre quiput confideration, dét truire lcs et ne trouva
des fujets de etrangers S. M. chretienne qui n'appartiendront point a
de fa première decifion. Ma lettre du fondemiens Erats-Unis et quiauront des ou a des citoyens des
notific à M. Genet, lés fiennes des 8 et 5juin, 14, la qui le
prince cu Erat en guerre avec commiffions de quelque
du 17 et fa replique du 22,
inicnne
ces deux nations , Cet
l'une ou l'aucre de
pafle de plus à ce fujet, 2 et combien expoferont le miniftre ce qui s'eit
termes generaux dont il article, eft a le traduire des
;ais ctait loin de la difpolition
franparticulier
y fait ulage, au cas
qu'il avait manifeftee
produit par la guerre actuelle,
que tous corfaires n'appartenant ni a la France, fignifie
ni --- Page 7 ---
des anx deux Etots.Unis, et ayant des commiffions de lune (163 ) eté
les corfiires nations, Argluis, font dans I'etar prefent des chofes,
volontaires reçus. Mais quand il a fallu femettre a
fubftitue
Hollanduis ct Efragnals. Si lon
blancs n'ont pas voulu
table, tes
ces mnots aux equivalens , on
et il s'eft elevé a ce
manger avec eux,
refultat : 6 ne fera permis a aucun corfaire trouve ce
venus ont perdu 5 fujet tne rixe ou les nouveaux
hollandais ou efpagnol de sfarmer dans les anglais, 9
dangereufener bieffes. hommes, Les , dont un tué, les autres
Etats Unis, Mais o trouve-t
ports des
le
pour
3 autres font
fur
la permifliou exproffe de le faire on que la France ait
minftre. chiamp Philadelphie ou il vont fe repartis an
les enn mis de la
? La negative pour
des On attribuece meurtre a plaindre
Franceelle-mène, France, et le filence quant a la
un mafficrede mulatres, qui s'étaient vantés d'avoir linconfrqience a
faveurdela France?
ats Unis, Mais o trouve-t
ports des
le
pour
3 autres font
fur
la permifliou exproffe de le faire on que la France ait
minftre. chiamp Philadelphie ou il vont fe repartis an
les enn mis de la
? La negative pour
des On attribuece meurtre a plaindre
Franceelle-mène, France, et le filence quant a la
un mafficrede mulatres, qui s'étaient vantés d'avoir linconfrqience a
faveurdela France? impliquent-ils Non
une afirmative en
une ville ariftocrate leurs de fréres, qufon avait fait échappe (dans
laqneftion quant a la France certainemeut; ; ils laiffent
echappé) à la nouvelle France dont le nom m'eft
de la decider fuivant les ouverte , avec liberté
du Cap. del'incendie et des affallinats
ties euflent entendu circonilances: etfi les par. L'on dit
pourvu expreffement T'afirmative, 2 elles y anraient
tient
ici tout haut, que les matelots de
yn Gi
; elles n'auraient jamais laifé
Ont fait le complot de
a la MImpapoint important a infererdu filence ou de l'imputés tricolor des
jetter mer les dé. plication. Jefuppofe qu'elles euffent voulu
une certaine hauteur commillaires, lorfqueils feront a
refus pour lenrs ennemis, mais rien pour eux fipuler mêmes; un
Du même
quelle forme d'expreflions auraient elles employé ? Un batiment lieu le 19 Decembre. Certainement, ftipulation expreffe celic dont elles ont fait ufage; une
traverfée,
arrive du Cap après 27 jours de
filence quant elles-mèmes. quant à leurs ennenis et le d.ans cette ville rapporte qufa fon depart, il ne reftai
Cette intentjon
que les blancs
non feulement avec les
iatude infirmités de la
malades et ceux que lest
circonftance des
nots, mais encore avec la
vielleff empechaient de fuir
teins. II etait
n'y avait pas un feul foldat de
; gutil
parties d'empecher leurs ennemis avantageux d'armer aux deux Perréyetait) le fubdelegue de ligne ; que le citoyen
ports, et il ne pouvait en refulter
dans leurs
pagnolsy etaient attendus a Sonthonax, que les E(-
pour elles. Voila donc jufqu'on fut ancuns leur embarras guouxaetecondait] par terrea chaque inflant, 2 que. Gimutuelle. fipulation
liés par ordre du commiffaire du SE-Marepieds nord
et poings
Mais chacune pouvait fe trouver dans
lui meme par mer, n'a
qui s'y rendant
en permettant: 2 l'aatre d'armer
l'embarras
echapp: que de demiel heure a
ne
dans fes ports. : auffi desbstimensanglafs qui croilaint du côtédela
trogradons vonlarent-elles Sfur l'éta: pas des ftipuler cette permifion. Re. Grange. que ou ce traité fut fait, chofes en France, à PepoReponfe des babitans du
et nous
Gonaives
Merbulais, petite Riviere
fieurs.cas ou la France n'aurait trouverons plu. et Terre-Newve , rêunis aux
des
tre d'armer dans fes
pas pl nous permeten datte du 18 Septemibre
Verretes,
fuflent entrés en ports. Suppolons que ces Etats
Nous nous
1793 , à Polverel.
Grange. que ou ce traité fut fait, chofes en France, à PepoReponfe des babitans du
et nous
Gonaives
Merbulais, petite Riviere
fieurs.cas ou la France n'aurait trouverons plu. et Terre-Newve , rêunis aux
des
tre d'armer dans fes
pas pl nous permeten datte du 18 Septemibre
Verretes,
fuflent entrés en ports. Suppolons que ces Etats
Nous nous
1793 , à Polverel. que par les traites guerre entrel avec la France PEmpagne et ; nous favons
fommes bien furs inftituons de former en la corps, parceque nous
premiere n'aurait pu permettre.aux ennemis FEipagne, de l'au- la
partie des citoyens de ces plus faine et majeure
tre, d'armer dans fes
Elle
bonne
quartiers, reunis pour la
delicatefle de ne
ports. eut donc cette
nous caufe, etlnotre deffence
pulation. pas nous tromper par une telle ftine foyons pas tous raflemblés conimune, daus 2 le quoique
Lafuite uu no, prochain. camp. même
Vous: ne vous qualifions pas de
De New Tork, le 17 Decembre
republique frauçaife, d'un coté commifaire de la
Le briq
1793reconnaiflons pas la fouvcraineté parceque nous ne
pourla IImpatient eft parti Dimanche dernier
qui nous a opprimés eu lieu de nous. d'une republigue
et Sonthonax. France, avec. les deputes brigandsde Polverel
detruit aulicu de conferrer; et d'un protéger, autre et qui
La fregatte la Perdrix, doit fortir dans
bien, parceque, vous n'y delegue avez dans fait cette colonie pour y faire corc, le
jours pour aller en croifiére. quelques cluons que vous avez trahi que du mal ;d'ou nous conMuuvement du guartier des solontaires
et parconcéquent abdiqué vos vos devoirs et la nation, >
la republique Franguift. du mivifre de
Vous diliez autrefois, et cfetait droits de commiffaire. Aujourdthui font arrivés
proclamatious 2 que vcus eties l'intitulé de vos
de
ici, huit mulârres venant P'ordre et la
envoyé pour retablie
Philadelphie enrolés dans le
difficile tranquillité publique ; cela
Le confalachercheal les mettre corpsde fone excellence. etaient : parceque les deux clalles
n'etait
perfonne n'en a
en
deja reunies des
dehommes
"tes
pas voulu. Ces pentomynaitenvain; refus
mais bien loin de par traités et des
decidé a les envoyer aux cazernes du inciviqneslriont cherché qu'a les cimenter leur union, vous concordatss n'avez
corps, ou ils cnt
vous: avez tout divifer ; aulieu de retablin
brouille; ; vous navez
l'ordre,
agi.qu'en fena --- Page 8 ---
-
(164)
contraire a vottre miflion; vous n'êtes donc plus les
vous nous croyez aflez liches peur les abandonner ;
commiffaires de la nation.
idé a les envoyer aux cazernes du inciviqneslriont cherché qu'a les cimenter leur union, vous concordatss n'avez
corps, ou ils cnt
vous: avez tout divifer ; aulieu de retablin
brouille; ; vous navez
l'ordre,
agi.qu'en fena --- Page 8 ---
-
(164)
contraire a vottre miflion; vous n'êtes donc plus les
vous nous croyez aflez liches peur les abandonner ;
commiffaires de la nation. epprenez.qutils ne font pas plus coupables que nous. Qnoiqu'il en foit, vuus nous accufez de nons etre
Nous nou fonrmes éleves:ous enfemble pour repoufi
raffemiblés en armes et de nousetre campes fans y
fer votre montrueufe autorité ; nous ne craignons ni
avoir eté autorifes par les autora@scomitnres. votre fevérite, nivos menaces ; nous méprifons votre
Oui, nous nous fommes armes pour nons foutiraire
indulence, liolis n'abandonnerons pas nos chefs,
a' votre joug, miile fois plus intol rable que ce ni
nous nequetteronspas: nos camps, ct' nous ne rendrons
des tyrans qei ont aflige le genre hunain, et nous
lesarmes que quand vous ferez dans l'impollibilité
n'avons fait en cela qu'ufer du pius preceux des
de nons nuire. droits delhomme ) celui de rcfifter a leppreston. Nous nons garderons bien de fuivre le confeil que
Notreconduite eft donc legale, etlirous n'avons
vous neusdonnez, de nous retirerchez les brigands. pas confulte-lesautorités contituces, C eil quil n'en
car nous ne voulons pas groiir le nombre Ge vos
exifte dins la colonie qui foit ielon la co flirnamis, ct nous ne nous reudrous à PElpagnol que
tion. Er ellet, n'avez vons pas defiguré toutes les
Jorfque vous aurez confomnié la deftruéton de la
autorites, nfavez vous pas nfurpé tous Jes pouvoirs? Colonie , ou plutot lorfque vous vous ferez englouti
nfavez vous pas fubitituc votre volonté et voire (aavec cux-Nousfommee bien fursd'y'trouver un alyle;
price a la loi. les hommes honnetes et malheureux n'en manquent
Yenauacaufeeicore d'avoir.correfpor du avec
jamais. Deja plufieurs de nos frères ont trouve iureté
Jéan Pino, chef des révoltes de la mentagne des
et protedion chez ceux que vous appellez nos cnneCrochus, que yous appclez brigands; mnais pourquoi
mis. Mais vous, Moufieurle comnallaire qui etes
les qualifiez vous ainfi, après avoir fait toutes fortes
tout couvert dcs cendres de nos villes et de n1os bade demarches pour vous les attacher, avez vous ou. b:tations. tout degoutant du fang de plaficurs
blié que vous vous étes coalifé avec leurs pareils,
milliers d'hommes egorges par vOS propres orures,
que vous en avez fait vos gardes de corps, que vous
vous qui etes déjà en horreur a vOs propesfacllites,
avez' favorifé Ieur revolte, que vous meuse l'avez
aux c-mplices et aux miniftres de vus fureurs, qui
provoqué,et qu'enfin ce font des homnmes comme vous,
vous abandonnent tous les jours On trouverez.
é que vous vous étes coalifé avec leurs pareils,
milliers d'hommes egorges par vOS propres orures,
que vous en avez fait vos gardes de corps, que vous
vous qui etes déjà en horreur a vOs propesfacllites,
avez' favorifé Ieur revolte, que vous meuse l'avez
aux c-mplices et aux miniftres de vus fureurs, qui
provoqué,et qu'enfin ce font des homnmes comme vous,
vous abandonnent tous les jours On trouverez. ainfi que vous ne cefiez de le ré péter dans vOS haran
vous une retraite pour vou, mettre a abri de la
gues criminelles. vengeance de Dieu et des homnes. Nous ne nous deffendons pas d'avoir correfpondu
Vous nous ravallez au-deflous dec brigands efta-l)
avee Jean Pino, mais apprenez que nous ne l'avons
ves, en difanr qu'ils combattent pourleur liberte,
fait que pour lengager a fe tenir fur fes gardes
lorfque nous voulons coinbatire pour la nôtre. Bon
contre les vils moyens de feduétion que vous avez
Dieu ! quelie liberte que celledont vous nous parlezt
employé pour le, neitre dans votre parti; ce n'etait
Ove vous l'avez rendu odienfe par vos procedés
pas pour nous en faire desamis, mais pour empecher
arbitraires et tyrannic ties A votre arrivee vous
qurils negrolliffent le nombre de nos ennemis' en fe
nous avez, antonce Je bonheur', et cependant nous
joignant a vous. nous trovonsr.duits a la plus aflreufe mifere. Avec
Énfin, vous nous faires un crime capital d'avoir
des apotres tels quie vous , la liverté icroit bientet
envoyé des deputes pour traiter avec le gouverne. odi ufea tous les hones, ctbauniede tontelarerre. ment cipagnol > aprèsnous avoir réduits 2 la neceffité
Vous nous oppellez des traitres parce que nous
drappeller des vorins a notre fecours, pour arreter
voulons briler Irs fers dont vous Tous avez.chargés. le cours de vos brigandages (t de VOS forfaits. La loi
Et comment voulez-vous donc que lon voasarrele
qui permet de-relilter a l'opprellion ne nous laiflait. vous ieue, vous qui avez vicle la conflitut ion, en
elle pas' les maitres d'employer toutes fortes de
attentant a nos proprictescta nos libertes. Vous qui
moyens ? Faut il donc fe lailler d.p pouller et egoravez allumé par tout le feu ce ja guerre civile,, vOUs
gea pour ne pas etre rebelles ? qui avez fuit de la Tlus fioriflantc coleon.e u1l monNous ne favons ce que vous entendez par incur. ceau decendres et de cadavres... Cette idre nous
fionsfaités fur le territoire français.Nous n avons fait
fait frenir, uous n'avens pas la fercede vOuS en
de inal a perfonne; nous n'avons pas tiré un coup de
dire davantage. fulil, et quand nous aurions de larmé quelques perNous fin'fions en faifant dcs vrnx pour la curferfonnes mai intentionnées, il vous fied bien de nous
vation de ceux de TOS frires q'e vous avez leduitset
cadavres... Cette idre nous
fionsfaités fur le territoire français.Nous n avons fait
fait frenir, uous n'avens pas la fercede vOuS en
de inal a perfonne; nous n'avons pas tiré un coup de
dire davantage. fulil, et quand nous aurions de larmé quelques perNous fin'fions en faifant dcs vrnx pour la curferfonnes mai intentionnées, il vous fied bien de nous
vation de ceux de TOS frires q'e vous avez leduitset en faire un crime.. Aprés avoir defarmé vous meine
aveugles par vos premeffes trompeutes etvos bienfaits
des citoyens pailibles pour donner leurs armes à des
empoifonncs, au point qu'ils n'appers çoivcat rourle
efclaves que vous avez fait enlever a Ieurs inaitres et
précipice que vous avezcreufe fonslcurs pas, etdans
mis en revolte.
lequel vous ferez eni a.ne avec celte infortun.e
- Nous ne fommes pas dupes de la tournure aftucolonie.
cieufe par laquelle vous rejettez fur n0s chefs Ies
Salut. Signi les Habitans de Mirebulais, Fetitecrimes dont vous nous accufcz, parce que, fans doute,
Rivicre'et des Verrctes,etc. --- Page 9 ---
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