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DE LA MUNICIPALITE
DU PORT-AU-PRINCE,
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M. LE LIEUTENANT GÉNÉRAL
AU GOUVERNE MENT.
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AU PORT-AU-P RINCE,
Chez MOZARD, Imprimeur du Roi &c du Confeil fupérieur 1792. --- Page 6 ---
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CORRESPONDANCE
ODe la unicipalieé
DUPORT-AU-PRINCE,
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M. LE LIEUTENANT GÉNÉRAL
AU GOU VERNE M E N T.
Extrait des Regifires de la Municipalité du Port-au-Prince.
EJOURDHUI feize Mars 1791,, de relevée, la Municipalité du Portau-Prince aflemblée, après avoir pris la leélure de la lettre à elle adreffée
bération par M. de Blanchelande, le 13 de ce mois, & datée du Cap; après déli-
: la Municipalité arrête que la lettre par elle écrite à M. le Lieutenant général, 2 le 7 de ce mois , fa réponfe du 13, &la lettre écrite ce
jour par la Municipalité feront imprimées & envoyées à toutes les
paroifles.
Fait en Confeil général de commune, 2 les jour & an que deffus.
Signé, Leremboure père, Maire.
-
-
C
Monfieur le Lieutenant général, 2
Nous voyons avec une peine infinie, que lorfque tous les citoyens du
Port-an-Prince font réunis de corps & d'eiprit, le repréfentant du Roi s'eft
abfenté; votre préfence, Monfieur le Lieutenant général, nous parait abfo-
les
paroifles.
Fait en Confeil général de commune, 2 les jour & an que deffus.
Signé, Leremboure père, Maire.
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C
Monfieur le Lieutenant général, 2
Nous voyons avec une peine infinie, que lorfque tous les citoyens du
Port-an-Prince font réunis de corps & d'eiprit, le repréfentant du Roi s'eft
abfenté; votre préfence, Monfieur le Lieutenant général, nous parait abfo- --- Page 8 ---
lument néceffaire ici, pour affurer la tranquillité qui vient de fuccoder
orageux,
vous ont fans doute engagé à quitter cette
aux momens
inftans; qui nous voits invitons à y revenir. Tous les
ville pour toutes quelques les troupes attendent votre retour avéc impatience; i's
citoyens, vous prient de bannir de votre efprit toute efpèce de défiance. Denx
membres de la municipalité ont été députés hier vers le lieu où l'on fe
Alattait de vous rencontrer, pour vous faire part de l'heuretfe réunion de
tous les efprits 3 & vous
à revenir parmi nous. Ils faire nous ont du appris delir
votre départ pour le Cap. AESEL nous emprellons de vous part
de
ardent que les citoyens ont de vous revoir dans leur fein. Le rétabliffement
l'ordre femblera n'être qu'une oeuvre imparfaite tant que nous ne jouirons
pas de la préfence du repréfentant du Roi.
Nous avons Thonneur de vous adreffer une lettre circulaire que faifons nous
avons envoyée hier à toutes les paroifles de la colonie, nous vous lors de
paffer aufli un exemplaire d'une adreffe faite par acclamation, à fe
l'affemblée de la paroifle, ic 5. de ce mois,
inviter nos frères
à nous. lis n'ont pas douté de la
de cette invitation ,
Ltamne
réunir
nombre fe font préfentés à
plufieurs d'entr'eux ou même le plus grand
n'eufiez
l'aflemblée, ils y ont été reçus les larmes aux yeux; vous vous-même pu,
Monfieur le Lieutenant général, vons empêcher d'en verfer fcène auffi
fi vous y. euffiez été, ainft que nous le defirions, témoin d'une n'en ont eu
attendriffante : n'ayez pas moins de confiance en nous que eft abfolument
vOS concitoyens, nous vous le répétons, votre préfence
&c
néceffaire ici, votre autorité y a été & y fera toujours refpeôlée,
nous vous jurons au nom de la commune 2 qu'un père ne ferait pas plus en
fureté au milieu de fes enfans 2 que vous ne ferez parmi nous.
Nous avons Phonneur d'être avec refpce,
n
Monfieur le Lieutenant général,
le
Vos très-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Signe, Leremboure père, maire, Perruffel, faifant
fondious de. fecrétaire- greffier.
Port-au-Prince,, le 7 Mars 1791..
du
M. Blanchelande, licutenant général au Gouvernement de S, Domingue.
ans 2 que vous ne ferez parmi nous.
Nous avons Phonneur d'être avec refpce,
n
Monfieur le Lieutenant général,
le
Vos très-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Signe, Leremboure père, maire, Perruffel, faifant
fondious de. fecrétaire- greffier.
Port-au-Prince,, le 7 Mars 1791..
du
M. Blanchelande, licutenant général au Gouvernement de S, Domingue. --- Page 9 ---
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Ait Cap, le 13 Mars 1791.
Vous trouverez ci joints, Meffieurs , des exemplaires de ma circulaire à
tous les coips de police de la colonie.
J'ai di m'éloigner du foyer d'un défordre, tel la volonté du repréfentant" du Roi, dans l'exercice des pouvoirs, qui fr font confiés, eut été
maitrifée par Jes paffions & la licence de troupes infiubordonnées. La colonie doit me favoir' quelque gré du facrifice que j'ai fait au bien public des
mouvemens d'une ame que 45 ans d'expérience militaire, ont trop accoutumée aux périls > pour qu'elle puiffe être acceffible à nulle cipèce de Pyfillanimité.
Mes devoirs m'impofent la loi de veillerà la fiureté de toute 4z colonis;
ce principe m'a conduit, dans les circonftances étranges dans lefquelles
elle fe trouve placée, à fixer ma réfidencé au Cap julqu'à nouvel ordre.
C'eft d'ici, Mefficurs 2 que je ferai paffer à mon repréfentant au Port-auPrince ceux qui feront nécéffaires pour feconder autant qu'il fera en lui
lc zèle que vous me manifeftez pour le maintien de l'ordrc. Puiffent -ils
n'être pas altérés dans votre ville, & puiffe T'affembléecoloniale fe former
promptement pour que mes. efferts tendans tous au bonheur public ne
foient pas nuls.
J'ai Thonneur d'être avec des fentimens diftingués 2 Meffieurs, votre
très-humble & très-obéiffant ferviteur, 5
Signié ; Blanchelande.
A MM. der la municipalité provifoire du Port-au-Prince.
Port-au-Prince, le 17.Mars 1791,
Monfieur le Général,
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait T'honneur de nous
adreffer le 13 de ce mois, avec les exemplaires de votre circulaire à tous
les corps de police de la colonie,
Nous fommes vivement affedés, Monfieur le général du peit de confiance que vous, paraiffez accorder att corps reprefefsatif que la paroiffe
aflemblée a choif pour rétablir Tordre& la tranquillité dans des circonf-
.Mars 1791,
Monfieur le Général,
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait T'honneur de nous
adreffer le 13 de ce mois, avec les exemplaires de votre circulaire à tous
les corps de police de la colonie,
Nous fommes vivement affedés, Monfieur le général du peit de confiance que vous, paraiffez accorder att corps reprefefsatif que la paroiffe
aflemblée a choif pour rétablir Tordre& la tranquillité dans des circonf- --- Page 10 ---
l'abandon que vous avez fait de la chofe pubyique
tances fichcufes,oi: votre autorité & nous expofer aux plus grands
pouvait compromettre devait s'attendre à plus d'égards, elle avait droit
maux : la-municipaliré
de votre part: après avoir fait tout ce qui
à des fouvenirs plus affurer marqués last
publique & y être heureufement
était en elle pour
tranquilliré une
de deux de. fes membres
parvemne, après vous avoir fait extraordinaire, députation
vous engager à
& vous avoir envoyé un courrier
du pour vous n'auriez
venir reprendre" les foneions de repréfentant Roi,que
peut-être pas di abandonner.
:
Nous nous emprefforis, Monffeu", 2 de vous réitérer les mêmes tous inftances, les poul'ordre & la tranquillité regnent ici,
en vous' annonçant que le confeil fupérieur continue fes fonêtions, la
Voirs x font en éxercice,
même des cfliciers d'adminiftration, l'offijuridicion les fiennes, il en eft de la plénitude de vOS pouvoirs,, & la municer gui. vous repréjente ftriétement y. exerce dans les cbjets de police qui lui font attricipalité fe renfermc
voilà rétat"acuel des chofes.
bués par les décrets nationaux; :.
Nous avons la fatisfaétion de voir que nos: foins n'ont pas été d'être inutiles, étadepuis le 5 de ce mois, jour oit la municipalité Nous fommes a commencé à réunir
blie,, aucun' défordre ne trouble la ville.
des parvenus différences d'opi-
& rallier tous les citoyens divifés précédemment par de frères; ce fpedlacie
nion, il-n'exifte maintenant ici du qu'une compagnie du Roi, d'y trouver fa félia fon prix, &il ferait digne repréfentant faut-il que ce fouvenir foit. quelcité, & de venir en jouir; pourquoi malheureux arrivé le 4 de ce moisà M. de
quefois troublé événement par l'événement auquel nous donnons des regrets, & quipeuit-être
Mandutit,
eût exifté alors.
n'eût pas eu lieu, , fla municipalité
Monfieur le- général, ce font les
Une chofe qui nous afflige encore, la
que VCNS adrefalarmes que vous venez de répandre par prodamation tant de défiance contre
fez à tous les colons 9 & dans laquelle vous infpirez arrivés par la fation.
les foldats des bataillons de Normandie & d'Artois,
& nous
Vous avez été trompé dans le compte- qui le vous en a honneur été rendu, pour la vérinous empreffons de vous défabufer. Nous devons, deux par de troupes, qui ont
té, nous le devons à la gloire de & ces n'ont corps aucune part à Pévénement
bien mérité de tous. les citoyens, qui
vous-même.
de M. de Mauduit, ainfi que vous en convenez
Loin d'avoir à fe plain Ire de Tinfuberdination de ces deux bataillons de
Normandie & d'Artois, les citoyens fe louent tous de leur bonne la conduite, manière
leur
leur amour
le bon ordre, & de
de modération, 2 de
de citoyens pour militaires, ceft enfin à eux que
dont ils rempliffent leurs.devoirs
nous devons la tranquillité dont nous jouiffons.
de M. de Mauduit, ainfi que vous en convenez
Loin d'avoir à fe plain Ire de Tinfuberdination de ces deux bataillons de
Normandie & d'Artois, les citoyens fe louent tous de leur bonne la conduite, manière
leur
leur amour
le bon ordre, & de
de modération, 2 de
de citoyens pour militaires, ceft enfin à eux que
dont ils rempliffent leurs.devoirs
nous devons la tranquillité dont nous jouiffons. --- Page 11 ---
On vous a indignement trompé dans tous les rapports qu'on vous a
fait à leur égard, ils ne fe font point tranfportés au greffe du confeil fupérieur, ils n'ont point déchiré le décret du 12 Oacbre. Ce décret exifte
intaet dans ce dépôt, ils ne donnent point l'accolade aux Nègres & aux
Mulâtres dans les rues, vous pouvez à cet égard vous en rapporter aux
citoyens chez qui les officiers d'adminiftration les ont tous logés, en attendant qu'ils ayent les caferner : les habitans de la ville font plus intéreffés que perfonne P ne point applaudir à des aétions qui porteraient de
pareilles atteintes à leurs droits & à leurs propriétés.
Nous voyons avec peine que vous accordiez autant de confiance aux
ennemis du bon ordre qui vous donnent de telles infpirations 2, & les
colons de Saint-Domingue qui liront votre proclamation foient difpofés que aux
alarmes & aux défiances, lorfque nous n'avons au contraire que des fujets
d'efpérance à concevoir; ; que vous annonciez la ville du Port-au-Prince toute en feu, lorfqu'au contraire el'e jouit d'une tranquillité parfaite
ne
fe fût jamais procuré fi ceux qui étaient choifis pour la produire euffent qu'elle été
agités des mêmes inquiétudes que tous ceux qui s'en font éloignés. Pour vous
mettre à lieu d'en mieux juger, nous vOuS engageons, Monfieur le
de venir y reprendre le pofte qui vous
qui eft dû au général,
tant
appartient,
repréfendu Roi, qui vous eft enfin fixé par la loi; vous y éprouverez de tous
les citoyens le refpedt dûi à votre caraétère.
Comme vous, 9 Monfieur nous mettrons tout notre efpoir &c toute notre
confiance dans l'affemblée coloniale qui va être formée, d'après le décret du
12 O8tobre 2 elle feule peut faire ceffer le refte de divifion exifte encore dans quelques parties de la colonie; nous n'avons pas befoin qui de vous
répéter ici que nous nous ferons toujours un devoir fcrupuleux de nous
conformer en tous points aux décrets de la Nation, & de ne reconnaître
jamais d'autre loi.
Nous avons l'honneur d'être avec refpect,
Monfieur le général,
Vos très-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux.
Signé, Leremboure père, maire.
P.S La Municipalité vient de prendre ttn arrêté relativement à votre
Proclamation, & elle a l'honnenr de vous l'enyoyer.
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