--- Page 1 --- --- Page 2 ---
- A
A20c
apldar
Jobur Carter Birotmn
Lihrarg
Airomn Ininersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
i2
le Commerce, eft illufoire, conime nous
ptopofe
l'avons déja démontré.
ne fréquenteront pas plus
Les Anglo-Américzins
Amide la Colonie où il y a
les autres ports
d'entrepôts, tant qu'ils
rauté, que les trois ports
la liberté de fe charger en denrées
n'auront pas
la valeur de leurs farines.
de la Colonie, pour
dont M. de la LuL'Ordonnance du 29 Mai,
la Colonie doit jouir jufqu'au
zerne prétend que
été caffée, & PArrêt ayant
premier Oatobre, ayant
été mis, le 23 Juillet, dans les papiers publics,
certainement cclfé leurs
les Américains auront
été inftruits de
Armemens auflitôr qu'ils auront
cette caffation (1)-
Les DÉPUTÉS de Saint-Domingue.
Gouverneur général prévaudra, & que POrcelui du
fera rendue &c signée par les
donnance réfultante
deux Adminiftrateurs. modération si M. le Marquis
C'eft donc par pure
Tintendant fe confordu Chilleau n'a pas exigé que
auroit été signée
màt à la Loi 2 POrdonnance alors &c les formes parfaitepar les deux Adminiftrateurs, 2
ment remplies.
le Miniftre aux Etats-Unis,
(1) L'avifo expédié par effet, puifque la dépèche
n'aura pu produire d'autre
aux Américains de
confirme qu'il ne fera pas permis
de leursfarines,
prendre des denrées coloniales en échange --- Page 5 ---
CORRESPONDANCE
DE M. le
Marquis DU CHIELEAU,
avec M. le Comte
NTCANASALE
DE LA LUZERNE,
Miniftre de la Marine, & M.
DE
MARBOIS, Intendant de Saint-Domingue, relativementa Tintroduction
des farines étrangères dans
cette
Colonie;
REMISE à MM. les DÉPUTÉS
de
Saint-Dominguc, d'après la demande
de M. le PRÉSIDENT de
PADemblée
Nazionale, en date du 16 Septembre
1789. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
H AK
M :
Vani
DAyLE Dk
ate
COPIE de la Lettre de M.
DU CHILLEAU
d M. DE LA
LUZERNE, du 28 Mars 1789.
No, 35.
Massreesea
LES nouvelles affligeantes
celles qui nous arrivent
que nous avons reçues 3,
Thiver
journellement sur la rigueur de
qui a regné en France, sur la
récoltes > sur les besoins de la
perte totale des
que nous serions dans le
Métropole, sur ceux
Colonie,
Cas d'éprouver dans cette
m'ont fait chercher les
moyens de les
venir, et d'assurer ici la subsistance
préprochaine
jusqu'à la récolte
> d'une manière qui augmente le moins
sible la situation déja fâcheuse
Poseffets de
des Habitans par les
l'ouragan dernier.
EN m'entretenant avec M. DE MARBOIS
objet important je lui fis connaitre
sur cet
étoit de
que mon intention
permettre pour un tems, >
la Colonie, de la farine
l'introduction dans
étrangère ainsi
du
tant par les Nationaux
que biscuit,
que par les Américains 5
qui me paraissait le plus convenable
moyen
pàt le mieux
et le seul qui
remplir mes Yues; M. DE MARBOIS
A
ouragan dernier.
EN m'entretenant avec M. DE MARBOIS
objet important je lui fis connaitre
sur cet
étoit de
que mon intention
permettre pour un tems, >
la Colonie, de la farine
l'introduction dans
étrangère ainsi
du
tant par les Nationaux
que biscuit,
que par les Américains 5
qui me paraissait le plus convenable
moyen
pàt le mieux
et le seul qui
remplir mes Yues; M. DE MARBOIS
A --- Page 8 ---
E
(2)
moi, à certains égards; il pensait titer
voyait ainsi que
mais les moyens
des secoursdel la NouvelleAngleterre,
les
les faire venir n'étaient pas
qu'il propesait pour
miens.
d'abord expédier trois Frégates pour! PAIL voulait
l'effet d'y aller faire un chargemérique du Nord, à
à leur retour, , les
ment de farine et de biscuit, pour,
vendus
de la Colonie 5 et être
verser dans les Magasins
aux particuliers.
distraire de la Station ces trois Bâtimens, c'était
MAIS
et assurer au Commerce
découvrir nos Ports,
presque le succès de ses spéculations 5 auxquelles
interlope
d'activité. Nous
de donner plus
il n'aurait pas manqué
à Terredans le mois prochain
allons même envoyer
et
conformément à vos ordres > une Frégate
Neuve,
un Aviso.
iln'aurait résulté des chargemens
OUTRE ces motifs,
de cinq
les Frégates qu'une importation
apportés par
très-foible
six mille barils de farine au pluis 3 secours
oll
besoins, d'ailleurs il ne m'a pas paru
en raison de nos
RFE la yente. Que le
convenable que Fadministration
très-louable,
vienne au secours de ses Sujets c'est
Roi
ici et qu'il avait
leur fasse part de ce qu'ila
qu'il
c'est digne de Sa
destiné pour S2 consommation, --- Page 9 ---
(3)
Majesté, Mais qu'elle fasse acheter
les revendre; cette démarche
des farines Pour
être, 3 le public la couvrirait toute pure qu'elle peur
éviter. Il
d'un soupçon
peut se cômmettre
qu'on doit
les préposés
une infinité d'abus
, on
convertir de
par
de bon biscuit P.peur
bonnes farines et
pour de très-mauvais
jours au prix fixé pour les
qu'on payera toubonnes
lesquelles on n'oserait
qualités, et sur
peut-être
sortes de ventes faites
point réclamer. Ces
de pareils effets
pour le Roi, ont souvent
dans différentes
produit
Colonies.
Tous ces motifs
m'a
ayant prévalu, M. DE
proposé de donner des
MARBOIS
gocians, pour
permissions à divers Néremplir cet objer. Mais ennemi
privilége qui tend à l'exclusion
de tout
décider à
3 je n'ai pu encore me
prendre ce parti,
CES priviléges exclusifs
les maux
sont des remèdes
qu'ont veut guérir. Ceux
pires que
ceux qui les font
qui les obtiennene,
à
obtenir, sont les seules
Tavantage de qui ils
personnes
tournent. Il
que ces priviléges vont
semble d'abord
tarde pas à
adoucir le mal 3 mais onne
s'appercevoir qu'ils
qu'ils entrainent.
Iaggravent par les abus
CES observations
MARBOIS m'a enfin ayant encore été senties, M. DE
proposé d'attendre hait
jours
A 2
ceux qui les font
qui les obtiennene,
à
obtenir, sont les seules
Tavantage de qui ils
personnes
tournent. Il
que ces priviléges vont
semble d'abord
tarde pas à
adoucir le mal 3 mais onne
s'appercevoir qu'ils
qu'ils entrainent.
Iaggravent par les abus
CES observations
MARBOIS m'a enfin ayant encore été senties, M. DE
proposé d'attendre hait
jours
A 2 --- Page 10 ---
(4)
avant d'exécuter mcn projet, dans l'idée de recevoir.
des nouvelles plus satisfaisantes. Je me suis rendu â
ses desirs en lui remettant cependant sous les yeux
que les malheurs de la Métropole n'étaient que trop
certains 5 que ceux dont nous étions menacés se réaliseraient sans doute, si nous ne prenions pas un
parti décisif pour les prévenir, que la farine se vendait
le premier Mars > 70 livres et qu'on la vendait aujourd'hui 140 livres, que le biscuit se vendair aussi le premier Mars 60 livres et aujourd'hui 80 livres, que
les Habitans des Quartiers qui ont soufferts de l'ouragan du mois d'Aoiit, manquent de vivres pour leurs
Nègres, ct que s'ils ne : peuvent pas avoir de biscuit
pour les nourrir ils courrent risque de les perdre.
M. DE MARIOIS agité d'un côté, par mes observations, et d'un autre par son opinion sur l'enyoi des
Frégates > ou les permissions à accorder,s'est rendu,
mais dificilement, à seconder mes vues , et nous permettrons le 3 d'Avril, époque de l'expiration du délai de huit jours, tant aux Français qu'aux Américains, d'introduire dans la Colonie de la farine et
dul biscuit jusqu'au premier Juillet exclusivement, sans
aucune condition ni réserve; et en attendant, comme
les magasins de la Colonie et de la Marine contiennent maintenant des vivres pour cinq mcis, qu'on --- Page 11 ---
(5)
courrait le risque d'en
le défaut de
perdre une grande partie par
consommation, il ne peut résulter aucun
inconvénient d'en distribuer - ail
moitié
public au moins la
3 qu'il payera en argentà raison de
de baril de
cent livres
farine, et dont la liyraison
le 2 d'Avril. De cette manière
commencera
des Négociants
nous éviterons que
ou des
comestibles
Accaparcurs en s'emparant des
qui sont dans la
d'une circonstance
Colonie, ne profitent
prix exorbitans malheurcuse pour les porter à des
5 et au moyen de la
rale d'en
permission généimporter, , nous introduirons
bientôt ici l'abondance.
nécessairement
CETTE introduction, cette
point nuire au Commerce abondaice, ne Pourront
tion des
national, ni à la conservaproductions de cette nature de la
puisqu'elle en manque
Métropole 3
procurer elle accorde elle-méme, et que pour s'en
les
une prime, afin
Négociants à
d'encourager
l'alimenter; ; le Commerce
donc point prétendre de fournir
ne peut
MAIS
à la Colonie.
on Pourra observer peut-étre,
mission a trop
que la perpoint
d'extension, et qu'on aurait da n'y
comprendre les Américains. Tout
J'ai mArement réféchi
au contraire,
de donner des
cette admission. Mon but est
étant
secours à la Colonie, et ses besoins
urgents, les moyens les plus
prompts Ct les
A 3
l'alimenter; ; le Commerce
donc point prétendre de fournir
ne peut
MAIS
à la Colonie.
on Pourra observer peut-étre,
mission a trop
que la perpoint
d'extension, et qu'on aurait da n'y
comprendre les Américains. Tout
J'ai mArement réféchi
au contraire,
de donner des
cette admission. Mon but est
étant
secours à la Colonie, et ses besoins
urgents, les moyens les plus
prompts Ct les
A 3 --- Page 12 ---
(6)
efficaces m'ont paru ceux que je devais saisirs
plus
ou accorder linsans quoi , accorder des permissions >
Né
troduction de la farine et du biscuit par les seuls
cetr@digoupt.laméme
gociants de Saint-Domingue,
Négociants dans chaque pàrtie
chose. Trois ou quatres
Colonie, auraient pu se mettre à même de remde la
Mais il leur aurait
plir les vues du Gouvernement.
effets de leur
été très-aisé de se concilier, et les
A
n'auraient tourné qu'à leur avantage. En
opération
Américains de concourir à cette
permettant donc aux
l'abonintroduire
introduction, c'est en méme-tems
dance sans nuire au Négociant ni au Consommatetit.
vous écrira, sans doute, particulièM. DE MARBOIS
des
*Peut-être qu'il vous expofera
ment sur cet objet.
oubien ceux
motifs, qu'il aura voulu me laisserignorer,
Mais dans tous les cas,
qui n'ont pu me persuader.
sauraient
MONSEIGNEUR > je pense que les vivres ne
des hommes qui doivent les consomêtre trop près
attendre
mer; que les Colons ne doivent pas toujours
des Négocians dela Méleur subsistance uniquement
maintropole. Et que dans les malheurs qui affligent
devait résulter le plus
tenant la Françe, j'ai cru qu'il
giand bicn du parti que j'ai pris et que j'ose me flatter
que vous voudrez approuver.
à tOriginal, DU CHILLEAU.
Pour Copie conforme --- Page 13 ---
(7)
COPIE de la Lettre de MM. le
Marquis DU
CHILLEAU, d M, le Comte DE LA
LUZERNE, en2 date du 2 Avrili 1789.2.36.
Mowsnewses,
J'AI eu l'honneur de vous rendre
dépêcheen date du 28 du mois
compte par ma
velles
dernier 3 n".35, des noufacheuses que nous avions reçues sur les malheurs qui affligeaient la France; de mes craintes
les effets qu'ils Pourraient
sur
produire ici; de mon intention de periettre l'introduction de la
farine
étrangère, et des moyens queje devais mettre
en
pour cet effet: des observations de M.
usage
de mes
DE MARBOIS,
réponses, et enfin de la permission qui devait
être donnée pour cette intioduction, à
3 de ce mois.
commencer du
Vous aurez vu 3
Monseigneur, 3 par cette lettre -
que nos opinions différaient
>
Ia situation
3 ilon pas précisément sur
de la Métropole, sur la disette dont
étions menacés ici
nous
3 sur la nécessité d'introduire
farine
dela
étrangère 3 mais seulement sur les moyens d'opérer cette introduction,
A 4
enfin de la permission qui devait
être donnée pour cette intioduction, à
3 de ce mois.
commencer du
Vous aurez vu 3
Monseigneur, 3 par cette lettre -
que nos opinions différaient
>
Ia situation
3 ilon pas précisément sur
de la Métropole, sur la disette dont
étions menacés ici
nous
3 sur la nécessité d'introduire
farine
dela
étrangère 3 mais seulement sur les moyens d'opérer cette introduction,
A 4 --- Page 14 ---
(8)
nouvelles du Courier du 29 Mars, et un BàLES
confirtiment arrivé de Bordeaux au Cap, nous ayant
nous avions déja reçues, j'écrivis à M.
mé celles que
la lettre ci-jointe cottée A.
DE MARBOIS,
MARBOIS me répondit la lettre B.
M. DE
JE lui récrivis la lettre C.
ILy fit la réponse D.
commune cottée E termina notre Core
ET la lettre
respondance.
de la farine étrangère va donc
L'INTRODUCTION
les Nationaux dans les lieux des Siéges
avoir lieu par
dans les trois
d'Amirauté, et par les Américains,
seuls Ports d'Entrepôt.
générale cst une des grandes solCETTE permission
Ilaurait voulu lui donlicitudes de M. DE MARBOIS.
la
d'extension : envoyer des Frégates à
ner moins
chercher des farines et
Nouvelle Angleterre, pour y
les
ot elles auraient été venles verser dans magasins
M. DE
dues. Ce moyen n'étant pas admissible,
dans les mains de
MARBOIS, a proposé de renfermer
nécessaire à cette
quelques Négociants la subsistance
Colonie, --- Page 15 ---
(9)
Ir auroit aussi désiré ouvrir les trois
d'entrepôts; mais
seuls Ports
c'était encore jetter
dans ces lieux
labondance
principaux ou elle règne plus qu'ailleurs, et laisser dans la
des
misère et l'abandon le reste
Habitans de la Colonie.
PEUT-ON se dissimuler que les
Négocians des Villes
d'Entrepôts ne se fussent pas emparés des farines
y seraient
qui
débarquées : peut-on croire de bonne-foi
qu'ils les auraient fait
du
passer ensuite > par la voie
cabotage,u Fort
Dauphin, au Port de Paix, à
Saint-Marc, au Petit Goave, à Jérémie,
Louis, afin de les
, Jacmel, Sty vendre à un prix un
haut seulement que dans les Villes
peu plus
au-Prince
du Cap, du Portet des Cayes. Il ne faut point
cet égaid.IIs auraien:
s'abuser à
allégué les frais de
qui en effet sont
cabotage,
très-codteux,ceux de
de déchargement, les
chargement, >
risques, etc., et ils
porté la farine à un prix
auraient
considérable. Dans
pays du monde l'intérêt
aucun
n'est plus actif qu'à SaintDomingue 3 tout y est soumis à
outré.
légoisme le plus
PoURQUOI ne pas traiter les Sujets de
tous
SiMajesté
également : pourquoi ne p2s
bitans d'un
procurer aux haquartier la même facilité de subsister
qu'a
chargement, >
risques, etc., et ils
porté la farine à un prix
auraient
considérable. Dans
pays du monde l'intérêt
aucun
n'est plus actif qu'à SaintDomingue 3 tout y est soumis à
outré.
légoisme le plus
PoURQUOI ne pas traiter les Sujets de
tous
SiMajesté
également : pourquoi ne p2s
bitans d'un
procurer aux haquartier la même facilité de subsister
qu'a --- Page 16 ---
(10)
Cette manière de voir a bien ses
ceux d'un autre.
je veuille
inconvénienss et à Dieu ne plaise que
soupçon sur qui que ce soit >
jetter le plus léger
excluparticulières , les priviléges
mais les permissions
motifs
:
base des
dangereux
sifs, ont toujours pour
qui
par des agens payés pour cela,
ils sont proposés
disent-ils, de l'asous de frivoles prétextes, et animés,
leur
du bien, n'ont réellement pour objet que
mour
intérêt.
de la
CRAINDRA-T-ON de nuire aul Commerce
n'a point de farines
Métropole ? Cette Métropole
Colonies, puisqu'elle en manque
pour pourvoir ses
accorde une prime aux
pour elle-même, puisqu'elle
aurait donc tort de
farines étrangères. Le Commerce
se plaindre.
de verser dans la Colonie une
CRAINDRA-T-ON surabondante : Dans l'état de
quantité de farines
pour les
misère en vivres > tant pour les Nègres que
incessamment la Colonie 3
Blancs, où va se trouver
avoir lieu ; nous
cette surabondance ne pourra pas
de recevoir
au moins huit mois à courrir avant
avons
des farines de France.
dans la Colonie des
MAIS, dira-t-on, en versant
aussi
on aura la liberté d'y jetter
farines étrangères, --- Page 17 ---
(11)
d'autres objets non permis, La liberté,
pourrais point répondre
non, Je ne
qu'il nese glisse
ce qu'il y a de bien certain, c'est
quelqu'abus 2
les ordres les plus
que je vais donner
prècis aux Commandans
Roi, afin qu'il ne s'en
pour le
serais inflexible si
commette pas, et que je
duisair.
par leur négligence il s'en introJ'AI recommandé au Chef de la
de la manièrela plus
Marine Royale s -
tion la
expresse de faire veiller avecl'attenplus scrupuleuse al'observation des
établis; d'arréter et de dénoncer
règlemens
Amirautés, 3 les bâtimens
rigoureusement aux
qui s'en
et je veillerai
seraicnt écartés, ,
fassent leur devoir, très-seigneusement à ce que ces Siéges
UNE lettre de M. le Maréchal
date du 13 Novembre
DE CASTRIES, en
étrangère
1784, autorise lintroduction
d'objets de première
permissions
nécessité, par des
générales et jamais de
en avoir constaté le besoin
particulières, après
sitions
: Elle prescrit des
auxquelles je me suis conformé,
dispoLe besoin
Port-au-Prince, 3 est prouvé par le
du
visite cotté F
Procès-verbal de
(r) : Le Cap, les
mieux pourvus que le
Cayes ne sont pas
Port-au-Prince :J'en ai la cer-
(:) Envoyée à M, lc Comte
DE-IA LUZERNE.
générales et jamais de
en avoir constaté le besoin
particulières, après
sitions
: Elle prescrit des
auxquelles je me suis conformé,
dispoLe besoin
Port-au-Prince, 3 est prouvé par le
du
visite cotté F
Procès-verbal de
(r) : Le Cap, les
mieux pourvus que le
Cayes ne sont pas
Port-au-Prince :J'en ai la cer-
(:) Envoyée à M, lc Comte
DE-IA LUZERNE. --- Page 18 ---
(12)
J'aurai P'honneur de vous en adresser les Prctitude.
cès-verbaux par le premier Navire.
défaut de Chambre de Commerce s j'ai assemblé
A
le Conseil,
chez moi tous les Négociants; j'aiconsulté
La farine a monté en
les Officiers de FEtat-Major.
à I5o livres le baril : Le bruit général
quinze jours
j'ai
F'annonçait à 200 livres. Le public se plaignait;
allarmes : je lui avais annoncé des
voulu calmer ses
devoir lui tenir parole.
farines étrangères, j'ai cru
suivi
du mois d'Août et la sécheresse qui a
L'ouragan
règne encore, ont détruit la
ce premier Aéau et qui
J'airegardé
grande.partie des vivres de la Colonie.
plus
d'y suppléer
la
de mes obligations
comme première
l'intérêt
en moi, etj'ai cru concilier
autant qu'ilserait
et celui du Comdu Roi avec celui de la Colonie
viens
les mesures dont je
merce national , en prenant
et moi
rendre compte. M. DE MARBOIS
de vous
rendu une Ordonnance en conséquence.
avons
à restreindre Fintroduction des
JE me suis opposé
Ports d'Entrepôt >
dans les trois
farines étrangères
n'accaparassent
parce quej'ai craint que leursNégociants exorbitans au
la farine 8 la vendissent à des prix
d'Ade la Colonie : Je Pai étendue aux Ports
reste
les visites qu'elle fera des bâtimirauté 2 parce que --- Page 19 ---
(13)
limens, seront au moins aussi sévères
Commis employés dans les
que celles des
Ports
si je croyais en avoir besoin, d'Entrepôt. .D'ailleurs,
tage du paragraphe 8 de Ia je pourrais tirer avanlettre du
en parlant de T'introdudtion
Ministre, qui
d'objets
les introduétions doivent
prohibés dit>> Que
il
avoir lieu par les Ports
y a des Amirautés cc, Il femblerait
ot
seuls Ports
donc que les
d'Entrepôt, ne sont pas ceux
on peut seulement
par lesquels
permettre T'introduction.
TELS sont, Monseigneur, les motifs
terminé. M. DE MARBOIS
quim'ont déd'opinions
a été à plusieurs égards
contraires. S'il a signé la lettre
écrite à nos
que j'ai
Représentans; s'il a rédigé
qui était nécessaire, c'est
l'Ordonnance
cette vérité, J'ai
contre son gré; je lui dois
cru que les moyens qu'il
n'étaient pas admissibles &
le
'proposait
était le seul convenable
que
Parti que j'ai pris
à la circonstance. Je
vous l'approuviez et
désire que
les yeux du Roi
que vous daigniez mettre sous
ma détermination.
de ses Sujets. Je dois avoir l'honneur Eicisuténeseéooco
qu'en pareille
de vous observer
circonstance MM: DARGOUT &
VAIVRES, prirent le 20 Juillet
DE
1778 le même parti,
JE suis avec
respect, &c.
P. S. Je dois avoir l'honneur
de vous observer
Monseigneur, quel'Ordonnance rendue
par MM, DAR-
désire que
les yeux du Roi
que vous daigniez mettre sous
ma détermination.
de ses Sujets. Je dois avoir l'honneur Eicisuténeseéooco
qu'en pareille
de vous observer
circonstance MM: DARGOUT &
VAIVRES, prirent le 20 Juillet
DE
1778 le même parti,
JE suis avec
respect, &c.
P. S. Je dois avoir l'honneur
de vous observer
Monseigneur, quel'Ordonnance rendue
par MM, DAR- --- Page 20 ---
(14)
GOUT & DE VAIVRES, permettaient Texportation
Coloniales pour payer celles étrangères
des denrées
désir de suivre leur
à importer. J'avais le plus grand
s'est élevé contre mon
exemple; M. DE MARBOIS
craintif, je
quoique né peu
opinion aul point que,
n'ai pas osé le faire.
la présente copie conforme à P'original envoyé
JE certifie
Ministre de la Marine. A Paris le 19 Septembre
au
1789. DU, CHILLEAU.
Lettre de M. le Marquis DU
COPIE de la
à M. DE MARBOIS S, en date
CHILLEAU
du 29 Mars 1789. Cotte A.
Monsieur > & nul espoir
LES besoins sont urgens,
à attendre de France 5 nous n'avons pas
de ressource
à la subsistance
un instant à perdre pour pourvoir beaucoup trop
de la Colonie. Elle me parait déja
AdLa Lettre Ministérielle adressée alix
compromise.
Colonies avec P'Arrêt du 30 Août
ministrateurs des
d'une permisdans mon opinion
1784, me confirment
étrangères. Jamais
d'introduire des farines
sion générale
D &x je
circonstance ne l'exigea plus impéricusement
Monsieur > que toute autre
vous demande en grace, --- Page 21 ---
(1)
affaire cessante, il parte par le Courier
une Lettre commune
de" ce jour
pour nos
Dauphin, au
Représentans au Fort
Cap, au Port de
à
au Petit
Paix,
aux
Goave,
Saint-Marc,
Cayes > à Jéremie & à
qui leur enjoignent de
Jacmel,
que les farines
prévenir tous les Négociants
différens lieux étrangères seront admises dans ces
J et de donner les mêmes
mens aux Américains
avertisse-
, pour les trois Ports
pôts 3 je vous demande aussi
d'Entreouvrir les
> Monsieur, de faire
magasins du Roi le plutôt
sommes convenus
possible. Nous
raison de
que la farine y serait vendue à
ICO liv. le baril, à
Il est bien nécessaire
commencer du 2 Avril,
que cela ne soit
rétablir
pas retardé pour
l'équilibre et les prix chez les
Négocians,
P. S. Nous aurons à traiter,
don: les farines
Monsieur, la manière
étrangères seront payées,
RÉPONSE de M. DE
MARBOIS du mâme
jour. Cotte B.
JE viens 3 Monsicur le
que vous m'avez
Marquis, 3 de recevoir la Lettre
fait Thonneur de
J'ai mis les affaires du
m'écrire ce matin.
papier
Courierde côté et j'aijetté sur le
quelques idées sur la
faites de donner dès
proposition que vous me
ce matin des ordres
pour ouvrir les
manière
étrangères seront payées,
RÉPONSE de M. DE
MARBOIS du mâme
jour. Cotte B.
JE viens 3 Monsicur le
que vous m'avez
Marquis, 3 de recevoir la Lettre
fait Thonneur de
J'ai mis les affaires du
m'écrire ce matin.
papier
Courierde côté et j'aijetté sur le
quelques idées sur la
faites de donner dès
proposition que vous me
ce matin des ordres
pour ouvrir les --- Page 22 ---
(16)
étranger. Je vous
de la Colonie au Commerce
12 Ports
de nouveau. Le parti que vous
conjure de Fexaminer
avantageux à la Cone me parait pas le plus
proposez
d'y concourir
elle-mme, et il m'est imposible
lonie
des farines et biscuit de
en ce qui regarde Y'admission
ceux d'Entrepôt.
d'autres Ports que par
V'étranger par
dans la Lettre de son Ministre
Les ordres du Roi contenus
aussi inftamment de
sont,précis à cet égard. Je vous prie
quant
réunir à mon avis pour limiterles permissions
vous
n'adoptez pas cependant ce que
Si vous
aux quantités.
je me réunirai au vôtre.
sur ce dernier point,)
je propose
pour rédigerun
Mais donnez-moi du moinsjusqw'acesoirt
aussià T'enregistrement
Règlement que, nous portéerons nullement dans deux
tôt qu'il sera signé. Je ne pourrais
les loix qu'il
trois heures de temps consulter toutes
ou
modifier, et encore moins
nous faut suspendre ou
le régime de la Colochanger par une simple Lettre, de Sa Majesté. Au
fondé sur tant de loix émanées
nie
évènement.er toute affaire cessante,
reste je vais à tout
dont je puis dispodonner à cet objet tout le temps
pour
Phonneur de vous voir anjourd'hui
ser, , erj'aurai
travail aussi-tôr qu'il sera en
mon
vous communiquer
état.
si l'exportation des
JE suis fermement persuadé que
était défendu
farines du Royaume pour nos Colonies
nous --- Page 23 ---
(17)
nous en serions instruits par le
nos
Ministre, et que
Commergans eux - mêmes iraient des Ports du
Royaume en chercher aux Etats-Unis
pour nous les
apporter. Je suis assuré que le
Département n'aura
pas abandonné l'existence des Colonies
avertir d'une
> sans nous
mesure aussi importante.
SECONDE Lettre de M. DU CHILLEAU
MM. DE MAREOIS, 29 Mars 1789. Cotte
C.
JE ne peux me réunir, Monsieur, à votré
de limiter les permissions
opinion
d'importation des farines
étrangères dans cette Colonie > et d'en fixer les
tités. C'est se refuser à l'évidence
quanflatter
que de paraitre se
qu'ilen viendra de France avant la fin de l'année.
Donnez-vous la peine de lire la Lettre Ministérielle
dont j'ai eu l'honneur de vous
parler ce matin. Vous
renoncerez sûrement à particulariser les
quant à moi je tiendrai
permissions 5
toujours pendant mon Administration à les
généraliser 3 et si les Lettres communes
que je vous ai demandé d'écrire à nos
ne partent par le Courier de ce
Représentans
jour, je vous
de ne pas trouver mauvais
prie
que je vous rende
sable vis-à-vis du Roi et vis-à-vis de la
respondisette
Colonie, de la
qui doit résulter de ce délai-la.
B
à particulariser les
quant à moi je tiendrai
permissions 5
toujours pendant mon Administration à les
généraliser 3 et si les Lettres communes
que je vous ai demandé d'écrire à nos
ne partent par le Courier de ce
Représentans
jour, je vous
de ne pas trouver mauvais
prie
que je vous rende
sable vis-à-vis du Roi et vis-à-vis de la
respondisette
Colonie, de la
qui doit résulter de ce délai-la.
B --- Page 24 ---
(18)
de me faire fournir
JE vous renouvelle ma prière
Roi.
existe dans les magasins du
T'état de ce qui
du
Mars, à la Lettre précédente.
RÉPONSE
Cotte D.
Monsieur le Marquis, la deuxième Lettre
JE reçois,
P'honneur de m'écrire ce matin.
que vous m'avez fait
point la CoLe parti que je vous ai proposé n'expose
je
au contraire tous les maux que
lonie, et prévient
sur la Lettre du 9 Noprévois, Le Ministre a prescrit
Commerce seles Chambres de
vembre 1784, que
Ordonnance
consultées; qu'il serait rendu une
raient
Y'introduction de farines, ect. Enfn
pour permettre
introduction ne pourrait
dans tous les cas cette
que
les Ports d'Entrepôt. Nous n'exéavoir lieu que par
suivant le parti que
cuterons aucun de ces ordres en
l'avis
mais sans vouloir adopter
vous me proposez,
à tout, vous
j'ai ouvert et qui me parait pourvoir
que
vous me rendez responsable vis-à-vis
me mandez que
doit résulter
du Roi et de la Colonie, de la disette qui
refus
force dans la cirde ce délai-là. Votre
positif la bonté de faire
constance ma propre opinion > ayez
Je
chez vous les Lettres à nos Représentans.
expédier
d'un ordre aussi contraire à mon
ferai mal le projet
m'enverrez.
sentinent. Je signerai tout ce que vous --- Page 25 ---
(19)
JE donne ordre qu'ori diffère
jusqu'à deux heures
l'expédition du Courier,
JE joins ici, Monsieur le
mouvemens des
Marquis, > l'extrait des
magasins du Cap et du
Je pense toujours que nous ferons bien Port-au-Prince.
dre tout ce que nous
de faire venavons au-delà de deux mois et
demi, mais il faut en
remplacemens.
méme-temps nous assurer des
P.S. J'AVAIS commencé un
projet
pour donner une forme à cette
d'Ordonnance
Elle sera inutile si vous
importante opération.
suffit; au
pensez qu'une simple Lettre
reste, Monsieur le
en vous
Marquis , j'ai Thonneur,
conjurant de faire un nouvel
prévenir que je signerai
examen, 3 de vous
tout ce que vous
sur cette matière
m'enverrez
3 mais je le signerai avec
vive peine.
la plus
COPIE de la Lettre des
Adminifrateurs d leurs
Repréfentans dans la Colonie,
Mars
3 en date du 29
1789. Cotte E.
LE peu de bled qu'il y a eu en France l'année
nière,
derMesieurs, et la prime qui est offerte aux farines
étrangères, nous persuadent
que nous ne pouvons nous
B 2
que vous
sur cette matière
m'enverrez
3 mais je le signerai avec
vive peine.
la plus
COPIE de la Lettre des
Adminifrateurs d leurs
Repréfentans dans la Colonie,
Mars
3 en date du 29
1789. Cotte E.
LE peu de bled qu'il y a eu en France l'année
nière,
derMesieurs, et la prime qui est offerte aux farines
étrangères, nous persuadent
que nous ne pouvons nous
B 2 --- Page 26 ---
(20)
la disette dont cette Colonie
occuper trop-tôt deprévenir
yous voudrez
être menacée; en conséquence
pourrait
lettre -inviter tous les Négobien, au reçu de cette
les mesures les plus
cians de votre Ville à prendre
vous
importer des farines étrangères,
efficaces pour y
liberté d'importation subsisles préviendrez que cette
exclusivement, et que
premier de Juillet
tera jusqu'au
liberté, mais qu'ils
Américains jouiront de la même
les
leurs farines dans les trois
seront restraints à verser
intention est
Ports d'Entrepôts. Au surplus notre
seuls
soient générales et non particuque les permissions
lières.
Signé DU CHILLEAU,
Lettre de M. le Marquis DU
COPIE de la
le Comte DE LA
CHILLEAU à Monfigneur
No.79.
LUZERNE, en date du 29 Ma1789.
MoxsziexzUR,
s'est borné à contrarier
TANT que M. DE MARBOIS
porté contre
d'utilité, je ne yous ai point
mes vues
mais je vous le dénonce aujourlui de plaintes graves,
formé le projet le plus
d'hui comme paraissant avoir
J'ai eu Thond'une insubordination publique.
formel
N.36,
de yous rendre compte > par ma Dépèche,
neur --- Page 27 ---
(21)
des motifs qui m'avaient déterminé à
Ordonnance
promulguer une
pour l'introduction des farines
étrangèros $
l'expérience en a démontré Futilité 5 sans cette
la Colonie et manqué totalement
mesure
de farine
dix ou douze jours, et il est notoire
pendant
que la petite
quantité qui en a été importée jusqu'à
les
présent par
étrangers, , le peu que lon doit en espérer de France
avant le mois de Décembre, nécessitent
la
de cette même Ordonnance du
prorogation
31 Mars. Il n'est
moins certain
pas
qu'ily a très-peu de numéraire à SaintDomingue 3 et que si on continuair à
la farine nécessaire des
payer en argent
étrangers, ce peu de puméraire
existant serait enlevé. Cette alternative de
de vivres ou d'argent m'a
manquer
paru trop fâcheuse pour ne
pas employer le seul moyen qui puisse
En
y remédier.
conséquence j'ai permis le paiement de la farine
étrangère, > en denrées Coloniales
> avec-les précautions
convenables pour qu'il ne puisse pas en être exporté
par les étrangers au-delà de la valeur de Jeur
farine
importée. M. DE
Nasson.confomémeni, son
a été d'un avis contraire au
usage,
mien; et sans égard, à ce
que ses Ordonnances, nos instructions
communes, lui
prescrivent de déférer à mon opinion
sons
lorsque nous pendiféremment, il s'est absolument refusé à
l'Ordonnance dont j'ai
signer
Phonneur de vous addresser
quatre exemplaires. Je ne doute pas,
Monseigneur,
B 3
importée. M. DE
Nasson.confomémeni, son
a été d'un avis contraire au
usage,
mien; et sans égard, à ce
que ses Ordonnances, nos instructions
communes, lui
prescrivent de déférer à mon opinion
sons
lorsque nous pendiféremment, il s'est absolument refusé à
l'Ordonnance dont j'ai
signer
Phonneur de vous addresser
quatre exemplaires. Je ne doute pas,
Monseigneur,
B 3 --- Page 28 ---
(22)
que cette répétition d'insurrection de la part de
M. FIntendant ne vous paraisse très.condamnable, et
je vous demande avec instance de prononcer le plutôt
3 possible son rappel 3 ou le mien. J'insiste avec force
sur le mien, si j'éprouve le malheur qu'une seule de
mes opérations soit désapprouvée parleRoi et par vous, 5
parce que je ne pourrais plus servir à Saint-Domingue
avec utilité.
JE joins ici, Monseigneur, copie de ma première
Lettre à M. DE MARBOIS sur la question dont il
s'agit; elle est cottée A.
CELLE de ses observations avec la Lettre qui les
accompagnait, cottée B.
Jz lui fis la réponse 3 cottée C,
J'EN reçus celle D.
Er enfn je lui écrivis celle E.
EN vous les transmettant mon intention est de vous
mettre à même de nous juger, M. FIntendant et
moi.
JE suis 3 etc. --- Page 29 ---
(23:)
COPIE de la Lettre de M. le
Marquis DU
CHILLEAU à M, DE
MARBOIS, en date
du 26 Mai 1789. Cotte A.
LORSQUE j'eus T'honneur de vous
sieur, de prolonger la
proposer, Monpermission de l'introduction des
farines étrangères, vous me fites celui de me demander
un délai de quinze jours, je vous en offris un de
le voici à la veille d'expirer;
huit,
je crois que nous
mettrions la subsistance de la Colonie fi
compronous différions
plus long-temps cette prolongation, elle est devenue
indispensable par la certitude acquise que le Commerce
National ne pourra expédier des farines.
récolte
qu'après Ia
prochaine , et par la petite quantité
été introduite
les
qui en.a
par
Etrangers depuis qu'ils y Sont
autorisés : Je crois donc, Monsieur,
devoir de leur
qu'il est de notre
en prolonger la permission jusqu'au
mier Octobre
preprochain : en conséquence s.j'ai l'honneur
de vous le proposer, ainsi que de
permettre qu'ils reçoivent, en denrées coloniales, le montant du
farines qu'ils
prix des
importeront, 3. les assujettissant toutefois
B 4 --- Page 30 ---
(24)
d'Occident, et en leur
à payer les droits de Domaine
Colod'exporter plus de valeur en denrées
défendant
Cette mesure
niales que celles des farines importées.
totale du
nécessaire pour éviter Y'exportation
me parait
exifte à Saint-Domingue 5 elle
peu de numéraire qui
momentanément,
contrariera le Commerce de France
de la circonstance devra nous
mais le besoin urgent
justifier à ses yeux.
J'AI Thonneur d'être, etc.
d'une Leutre de M. fIntendant 3 en
EXTRAIT
à la Lettre
date du 26 Mai1789, en Réponse
ci-defus. Cotte B.
Phonneur de vous adresser, M. le Marquis,
JAI
d'une prolongation de
observations sur le projet
mes
des farines étrangères
trois mois pour Timportation
qu'elles vous
dans cette Colonie 5 je desire beaucoup
fondées, sur-tout en ce qui regarde la préparaiffent
Nationale.
férence à donner à la navigation
JE suis, etc.
3 en
EXTRAIT
à la Lettre
date du 26 Mai1789, en Réponse
ci-defus. Cotte B.
Phonneur de vous adresser, M. le Marquis,
JAI
d'une prolongation de
observations sur le projet
mes
des farines étrangères
trois mois pour Timportation
qu'elles vous
dans cette Colonie 5 je desire beaucoup
fondées, sur-tout en ce qui regarde la préparaiffent
Nationale.
férence à donner à la navigation
JE suis, etc. --- Page 31 ---
((25))
AUTRE Lettre de M. le
Marquis DU CHILLEAU à i. DE
MARBOIS, eiz date du
26 Mai 1789. Cotte C.
Si M. DE MARBOIS m'edtifait
de consulter
part de son desir
les Commerçans du Cap et du Portau-Prince, lorsque j'eus T'honneur de lui
prolongation de
proposer la
l'Ordonnance du 31 Mars, j'y aurais
consenti avec empressement; j mais le délai
consultation
que cette
entrainerait, peut exposer la Colonie à
manquer, ainsi que cela lui fit arrivé si cette Ordonnance du 31 Mars avait été retardée de
Ce motif ne me
quelques jours.
M.
permet pas d'acquiescer au voeu de
DE MARBOIS. M. BONHOMME
lui
aura l'honneur de
présenter une Ordonnance qui me paraît convenable
à la circonstance, Je desiré
qu'il veuille Se réunir à moi
pour la rendre commune, et s'il s'y
de ne
refuse, je le prie
pas trouver mauvais que j'aie recours aux mêmes
moyens dont j'ai fait usage pour celle
de ce mois.
enregistrée le II
JE suis, etc. --- Page 32 ---
(26)
dé M. DE MARBOIS, ex
AUTRE Réponse
Mai
à la Lettre cidate du 26
1789,
deffies. Cotte D.
Phonneur, M. le Marquis," de vous renvoyer
JAI
vous m'avez proposé. Son
le projet d'Ordonnance que
dans les différens
effet serait d'introduire les Etrangers
Fextraction
de la Colonie, et de leur permettre
ports
Coloniales. Les Loix de, Sa Made toutes les denrées
m'a donnés,
les instructions, les ordres qu'elle
jesté, de lettres de ses Ministres ne me permettent
et nombre
5 j'aurais pu me
de concourir à cette opération
pas
P'introduction des farines
joindre à vous pour permettre Ordonnance du ;1 Mars
au-delà du terme fixé par notre
mais il m'est interdit d'annexer à cette perdernier,
dispositions que vous me prcmission les différentes
posés.
JE suis, etc. --- Page 33 ---
(27)
TROISIÈME Lettre de M. le
Marquis DU
CHILLEAU àM. DE
MARBOIS, en date
du 27 Mai 1789. Cotte E.
LES Ordonnances > nos instructions communes -
Monsieur, vous prescrivent de déférer à mon
et
opinion,
vous ne cessez de donner l'exemple le plus scandaléux d'insubordination. Je ne dois pas vous taire
je vais en porter les plaintes les
fortes
que
plus
au Miniftre,
et que je ne me bornerais pas à cette
j'étais moins certain de
précaution si
l'obéissance des troupes, et
de la fidélité des Habitans.
JE suis, etc.
Pour copies conformes aux
Originaux, 3 DU CHILLEAU.
érer à mon
et
opinion,
vous ne cessez de donner l'exemple le plus scandaléux d'insubordination. Je ne dois pas vous taire
je vais en porter les plaintes les
fortes
que
plus
au Miniftre,
et que je ne me bornerais pas à cette
j'étais moins certain de
précaution si
l'obéissance des troupes, et
de la fidélité des Habitans.
JE suis, etc.
Pour copies conformes aux
Originaux, 3 DU CHILLEAU. --- Page 34 ---
(28)
de M. le Gouverneur
R ÉFLEXIONS
les Obfervations de M. D E
Ginéral fur
MA RBOIS.
de T'inexaétitude de l'assertior:
Poun se convaincre
nécessité de V'introducde M. DE MARBOIS, sur la
il faut lire sa Correspontion des Farines étrangères, elle est jointe à ma Dédace avec moi sur cet objet,
à la fin de
au Ministre N". 36; son intention
pêche était de donner des permissions particulières S ou,
Mars,
des Priviléges exclusifs
pour parler plus correctment, barils de farines. I1 propose
pour introduire 6000
lintroduction qu'à des
aujourd'hui de ne permettre
de la Colonie 2
Négocians des trois Villes principales
insufignorer que ce serait un moyen
il ne peut pas
des Commissionnaires
fisant, ces Négocians ne sont que les Navires d'Europe , ils
à l'adreffe de qui yiennent
ils n'oseraient prendre
n'en ont pas la disposition, et
qui leur sont
sur eux d'abandonner les opérations
entreprendre une nouvelle spéculation
prescrites pour
vis-à-vis de leurs
dont ils deviendraient responsables
a-t-il
Commettans et des Assureurs, M. DE MARBOIS --- Page 35 ---
(29) )
OHSZAYATIONS relatives à une prolongation propafée par M. le Gouvereur-Genéral
de l'Importation des Farines
étrangères pendant trois mois 3 en y ajoutant la
permiftion
aux Etrangers d'exporter des Denrées
Coloniales 3 jufqu'a concurrence du prix de leurs
Farines.
Loxseu'n a été question à la fin de Mars dernier d'admettre les farines étrangères,
j'en ai aussi-tôr
reconnu la nécessité ; mais je demandais
que cette
opération fit confiée à l'univerfalité de
tous les Négocians Français au Cap, au
Cayes
Port-au-Prince, et aux
(1). Je voyois avec peine que notre Commerce
(1) St nous adoptions le parti de limiter
jours qu'il faur laisser
> je penserais tollaux Chambres & Assemblées de Commerce, le soin de distribuer les
permissions dans les trois Villes
d'Entrepôt de la Colonie, et dans le Cas oi 6000 barils
traicnt insufisans, ce dont je ne suis"
parainous pourrions aller successivement
pas encore persuadé,
ou
ou 12 mille.
das-à-présent jusqu'à IO
EXTRAIT des Observatious remises le 29 Mars
1789.
de limiter
jours qu'il faur laisser
> je penserais tollaux Chambres & Assemblées de Commerce, le soin de distribuer les
permissions dans les trois Villes
d'Entrepôt de la Colonie, et dans le Cas oi 6000 barils
traicnt insufisans, ce dont je ne suis"
parainous pourrions aller successivement
pas encore persuadé,
ou
ou 12 mille.
das-à-présent jusqu'à IO
EXTRAIT des Observatious remises le 29 Mars
1789. --- Page 36 ---
(50)
RÉFIEXIO N S.
permission pour trois mois détermiput croire qu'une
domicilié de faire l'achat d'un
nerait aucun Négociant
P'armement pour un ou
bâtiment , d'en entreprendre
serait donc
deux voyages de farines. Cette permission la subsisnécessairement illusoire 8x infructueuse pour
de
tance des Habitans 5 M. DE MARBOIS proposerait cette
P'étendre jusqu'à IO,C00 barils, qu'est-ce que
quantité pour un pays qui en consomme 150,000
petite
ne
en envoyer qu'après
par an ? la France
pouvant
la récolte prochaine. cargaison de 32,000 livres eût
EN supposant qu'une
Américain interrogé
produit 67,000 livres au Capitaine n'edt pas été le même
M. V'Intendant, ce bénéfice
d'une
par
Français, l'Américain a joui
pour un Négociant de la farine dont le Français aurait
faveur sur lachat
été moins
son
a
dispendieux,
été privé, son armement
de
livres explus prompt, et ce gain 35,c00 de
voyage
démontre la nécessité permettre
porté en argent, de la farine en denrées Coloniales.
le paiement
de la farine Américaine aul Portau-Prince
LE prix
et celui de la Française
est aujourd'hui de 75 livres ,
aussi forts
de IIO à 120 livres, les prix ne sont pas interméau Caps mais les Bourgs, les Campagnes livres le baril; tous
diaires la paient I5o, 160, 180
qu'ilen vienarrivant del France, annoncent
les bâtimens
et ceux venant de TAméridra fort peu du Royaume,
le paiement
de la farine Américaine aul Portau-Prince
LE prix
et celui de la Française
est aujourd'hui de 75 livres ,
aussi forts
de IIO à 120 livres, les prix ne sont pas interméau Caps mais les Bourgs, les Campagnes livres le baril; tous
diaires la paient I5o, 160, 180
qu'ilen vienarrivant del France, annoncent
les bâtimens
et ceux venant de TAméridra fort peu du Royaume, --- Page 37 ---
(31)
OBSERFATIO N S.
déjà accablé par le malheur des
temps serait
tous les bénéfices de
privé de
cette opération, si elle était
abandonnée aux Etrangers, et qu'il en résulterait
double exportation de notre
une
l'évènement
numéraire 5 c'est ce que
n'a que trop prouvé, et un Capitaine
Américain que j'ai
interrogé 3 il y a peu de
dit que les farines
jours, m'a
qu'il avait apportées, d0 lui avaient
cotité 32,000 livres, et qu'il en
livres. Il est constant
emportait 67,000
que si un Négociant
eût été chargé de cette
Français
opération, il aurait bénéficié
35,000 livres qui ne seraient
pas sorties de la Colonie, ou qui si elles en fussent
auraient été
sorties, > en partie 5
envoyées dans le
la
Royaume au profit de
Navigation et du Commerce National.
tain de toute
J'étais ceropération, Soit que les Etrangers
cipent pour deux
y partimillions, soît que la somme soit
plus ou moins forte.
LE prix auquel sont en cet instant les
Port-au-Prince,
farines au
est de 70 livres
des
comptant pour celles
Américains, et de 90 livres pour celles de France
pour lesquelles on accorde du crédit. Les
Sont au Cap de 66 livres,
mêmes prix
diquent
de 8; livres. Les prix n'inpointl le besoin, et
indépendamment de celles --- Page 38 ---
(32)
RÉFLE XIO NS.
que, bien loin d'annoncer des expéditions nombreuses,
fort
se plaignent unanimement de
en promettent
peu,
limitée au
Juin, et
la brièveté de la permission
de ne pouvoir, à leur retour 3 se charger de denrées
Coloniales.
Pavis des Chambres de Commerce, on
EN prénant
soit
leur intérêt
doit craindre qu'il ne
dirigé par
par-,
ticulier, plus que par des vies bienfaisantes. Sa Made les consulter,
jefté a prescrit aux Adminiftrateurs
sufisamment
mais c'est quand ils ne se croiraient pas
pris cette précaution avant de rendre
éclairés 5 j'ai
les
du
Y'Ordonnance du 31 Mars, et tous
Négocians
Port-au-Prince reconnurent alors l'indispensabilité de
Vintroduction des farines étrangères 5 la circonftance
actuelle, la nécessite encore davantage : on pouvait
croire alors qu'il y avait eu des accapareurs, qu'il existait plus de farine qu'on le supposait, et c'était vrai;
connait
toute celle qui exifte, et
mais on
aujourd'hui
sait
n'y en a pas pour un mois:
M. DE MARBOIS
qu'il Administrateur de sacrifier
serait-il de la sagesse d'un
à l'intérêt
la subsistance, la vie des sujets du Roi,
momentané du Commerce de France?
IL y a si peu de numéraire dans la Colonie, que
eu des accapareurs, qu'il existait plus de farine qu'on le supposait, et c'était vrai;
connait
toute celle qui exifte, et
mais on
aujourd'hui
sait
n'y en a pas pour un mois:
M. DE MARBOIS
qu'il Administrateur de sacrifier
serait-il de la sagesse d'un
à l'intérêt
la subsistance, la vie des sujets du Roi,
momentané du Commerce de France?
IL y a si peu de numéraire dans la Colonie, que --- Page 39 ---
(33)
O33ERFATIOL NS.
qui sont déjà artivées, tous les
conviennent
Capitaines Etrangers
qu'il se fait des expéditions
de leurs Ports
nombreuses
pour ceux de
cessité de l'admission
Saint-Domingue; 5 la nédes farines
donc moins certaine,
étrangères me parait
para à la fin du
quant à présent, qu'elle ne me l'a
mois de Mars dernier. L'évidence du
besoin rendait alors
superfue une mesure dont je crois
que nous ne devons point nous abstenir
C'est conformément à la lettre de M. le aujourd'hui.
CASTRIES du mois de Novembre
Maréchal DE
l'avis de la Chambre du
1784, de prendre
des
Commerce du Cap et même
Négocians du. Port-au-Prince. Je ne suis
éloigné d'une
poine
prolongation de la
avis pourra achever de
permission, et leur
me déterminer. C'eft
nos propres doutes,
Sa
pour lever
d'ordonner
que Majesté a jugé à propos
que nous prissions leurs avis. J'observe
attendant, que si le Commerce National
en
de cette opération
est chargé
5, il'exclusion des Etrangers,
diminuerons ses pertes de
nous
rons
moitié, et que nous réduià-peu-près d'autant
l'exportation des
et même des denrées qui doivent
capitaux $
payer les farines.
A L'ÉGARD de
F'exportation des denrées Coloniales
J
C --- Page 40 ---
(34)
RÉFLEXIO NS.
son exportation entrainerait des inconvéniens qui se
prolongeraient fort au-delà du terme de l'exportation
même S et le mal qui résultera de celles des denrées
Coloniales ne sera au contraire que momentané,
LES difficultés de l'estimation des farines importées
et des denrées exportées ne peuvent être proposées
par le desir d'en faire naitre : les déclarations des que
taines, les vérifications de ces déclarations, les visites Capisont prescrites par l'Ordonnance: ; le prix des farines
vendues, celui des denrées achetées séront facilement
constatées, et si on découvre de la fraude sur les droits
attribués au Roi, les bâtimens coupables seront confisqués au profit de Sa Majesté. Au surplus, personne
n'a plus de ressource que M. DE MARBOIS pour la
fiscalité, qu'il fasse usage de ses talens, de ses
toutes les difficultés s'applaniront bientôt.
moyens, >
SANS contredit le pavillon Français mérite toute préférence, mais lorsqu'il est insuffisant aux besoins les
plus urgents > on est forcé d'accueillir les Etrangers 5
c'est le seul moyen de calmer les craintes, les clameurs,
et d'éviter la disette : un Adminiftrateur pourrait-il compromettre la subsistance d'une Colonie entière sans se
rendre criminel aux yeux de Sa Majefté?
IL n'est pas vraisemblable que la privation des profits
SANS contredit le pavillon Français mérite toute préférence, mais lorsqu'il est insuffisant aux besoins les
plus urgents > on est forcé d'accueillir les Etrangers 5
c'est le seul moyen de calmer les craintes, les clameurs,
et d'éviter la disette : un Adminiftrateur pourrait-il compromettre la subsistance d'une Colonie entière sans se
rendre criminel aux yeux de Sa Majefté?
IL n'est pas vraisemblable que la privation des profits --- Page 41 ---
(35)
OBSERFATIO3 N S.
la praaussi contraire à mes principes, qu'a
elle est
de paix, et
constante de la Colonie en temps
tique
L'avis' de la Chambre du
aux ordres de Sa Majesté.
du Cap, et des Négocians du Port-auCommerce
donner des nouvelles
Prince, pourra encore nous
mais si cette exportation
lumières sur cette question;
dois observer qu'il sera impossible
doit avoir lieu, je
on n'y
de la réduire à la valeur des farines importées,
d'une évaluation uniforme
parviendrait qu'au moyen moins de mois en mois 3
pour les trois mois, ou du
évaluation
le maintien d'un régime fondé sur cette
et
laquelle les Bureaux du
exigera une surveillance pour
Cette
Roi dans les trois Entrepôts ne sont pas suffisans.
s'exercera cependant, avec beaucoup plus
surveillance
les
que sur les Etrangers 9
de facilité sur
Nationaux,
de celle de
& cette considération > indépendamment
serait
mérite le Commerce National
la préférence que
notre Pavillon
un motif de plus pour n'admettre que
Tout
et à lexportation dont il s'agit.
à Pimportation
exclusive d'une
sollicite pour les Français; la jouissance
faveur , et un dernier motif me semble devoir
pareille
le
à prendre; c'eft que dans
influer beaucoup sur parti
le Comlétat désastreux oti se trouye en ce moment
et la
Nationale, les profits que cette
merce
Navigation --- Page 42 ---
(36)
RÉFLEXIO N 8.
que le Commerce National perdra, pendant trois mois,
sur la petite portion de denrées Coloniales qui seront
exportées par les Etrangers, puisse occasionner des banqueroutes ; mais encore doit-on préférer le dérangement des affaires de quelques Négocians, à faire mourir
de faim une Colonie entière.
Au Port-au-Prince, ce 29 Mai 1789.
DU CHILLEAU. --- Page 43 ---
(37)
OBSERVATIO N S.
opération procurera à quelques Négocians 9 balancezont leurs pertes, et les sauveront peut-être des horzeurs d'une banqueroute.
Au Port - au - Prince, le 26 Mai 1789:
Signé DE MARBOIS:
Pour copie DU CHILLEAV. --- Page 44 ---
--- Page 45 ---
LE PORT-AUPRINCE
SAINT-DOMINGUE
IMPORTATION.
ETAT fommaire, contenant l quantité des Farines
Navires d'Europe, pendant les fix
importées par les diférens Capitaines de
premiers mois 1788, pendant les fix piemicis de 1789.
S A
) R
AXNEE 1788.
ANNEE
Janvier. Févnier.
11511 Bariis, Jar vict
1; Par.'s.
Mars.
Mars. lévricr
Avril..
LE PORT-AUPRINCE
SAINT-DOMINGUE
IMPORTATION.
ETAT fommaire, contenant l quantité des Farines
Navires d'Europe, pendant les fix
importées par les diférens Capitaines de
premiers mois 1788, pendant les fix piemicis de 1789.
S A
) R
AXNEE 1788.
ANNEE
Janvier. Févnier.
11511 Bariis, Jar vict
1; Par.'s.
Mars.
Mars. lévricr
Avril.. Mai.
3:50
Avril.. Mai,
Jun..
6IS1
Juin.. TOTAL.
Dariis,
TOTAL.
Pari's,
JE frulligné, Receveur de Oitrot at Pon-m-Prince, cereifie leprijent Eut véricable
des dequits à Cauiron,e 8 Juillet 1-89. Signi, LA Bicnz DE Girotiot.
conforme 42 Regifre
TABLEAU des Farines Frangaifes & Errangères, importées i Saine-Domingue, depuis le premier
Avril 1789, & de celles qui y exiftaient aux époques des Procès-verbaux qui Je conflatenr, fournis à
M. le Marquis DU CHILLEAU, i fon départ pour France.
INPORTATION DE
TARINES
exitantes
FARINTS
a
départde Tepoque da M.
0 BS I: RI d ON
Franganles. FARINES le Marquis
Ttrangères. du Chilleau,
Au CAP.
1400 Barils. 12152 Bads. 688 Barils.
ille du Cop &
les dle
de
Av PORT-AU-PRINCE. 3395 Aux CAYES.
ncS
de
SAINT MARC.
to
PITIT GOAVL.. FORT DAUTHIN.
;8r JEREMIE.
4:5
JACMEL. SAINT Louis.
TOTALX.. 7332 Jecenefeleprfen Entt véritable Sconforme aux Procès-verbaux quej'aie en main. donsorsoigmnkcitts
Signi, DU CHILLEAC. --- Page 46 --- PJCB --- Page 47 ---
N
REPLIQUE
De M. DE COCHEREL, Député de St-Domingue, aux inculpations du Commerce contre
M. le Marquis DU CHILLEAU.
MESSIEURS,
ON ne peut répandre du jour sur la question de
Fimportation des farines Américaines, demandée par
les Députés de Saint-Domingue : 2 et combattue par
les Négocians des Ports de mer, 3 que par des faits
exposés avec vérité. On s'est apperçu au contraire que
plusieurs Membres du Commerce avoient embrouillé
la question au lieu de la présenter comme elle devoit
l'être. Pour y parvenir, on va faire P'historique des
faits 5 les Députés de Saint-Domingue les attestent &
en garantissent l'exactitude.
M. le Marquis DU CHILLEAU, Gouverneur-général de Saint-Domingue, alarmé par des nouvelles qu'il
avoit reçues de France en Mars dernier, qui faisoient
craindre la destruction presque totale des productions
A --- Page 48 --- --- Page 49 ---
mat --- Page 50 ---