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Azot
3 roasl --- Page 3 --- --- Page 4 ---
2716.
( 200 )
Jet fouffigné, commiffaire de Saint-Domingue 2 abfent
lors des difcuffions qui ont eu lieu aux comités de marine & des colonies, les 14,15 & 17 mai, relativement
au décret du 6 mars ; après avoir pris connoiflance
de tout ce qu'a dit & fait le citoyén Page , mon collègue 3 déclare y adhérer en tout point 5 attendu que
ceft parfaitement conformc à mon opinion. Fait à Paris,
&c. Signt BRULLEY.
Pour copie conforme au regiftre,
Signé LEGRAND, Secrétaire, Garde des archives.
E R R ATA.
Page 92, à la dernière ligne de la note, on lit (le4
janvier 1793) ) lifeg: ( lc 17janvier 1793 ).
Page 93, à la fixième ligne de la note, on lit : le
confeil exécutif n'avoit-il pas lu le traité d'amitié
& de commerce fait le 6 janvier 1782, lifig: 1778. --- Page 5 ---
COMIT
COPIE
DE
SAL.-PUB)
D'UNE NOTE
REMISE AU COMITE DE SALUT-PUBLIC,
PAR LA DEPUTATION DE SAINT-DONINGUE.
Lés Représentans dic Peuple composant la Députation de Saint- Domingue, à la Comvention
Nationale.
Au COMITÉ DE SALUT-PUBLIC,
LA députation de Saint-Domingue a été
fois dénoncée
dans
artis
plusienrs
vaguement
libelles, alors elle n'y a fait aucune attention.
Aujourd'hui on a présenté à la Conventiont
une dénonciation publique quis porte, (suivant
l'observation du président) suf l'illégalité de ses
pouvoirs.
La députation de Saint-Domingue ne qualifiera
point, ne signalera point, dans ce moment, les
hommes qui en sont les anteurs. (Ce sont sans
doute des patriotes par eacellence qui ont toujours
témoigné le plus grand attachement la France.
Page, Bruley, etc. etc.
Elle se borne à exposer au Comnité, que cette
affaire est une affaire d'étal, peut-être une des
plus imporiantes qui puisse occuper le Comité.
Qn'elle est la base de la prospérité fature de la
république, de la splendeur de notre commerca,
ou de sa ruine totale, et de son annéantissement
pour Cette jamais. attaque faite à la dépatation de SaintDomingue, est un piége tendu d'imne main habile
et très-puissante, (le Comité de gouverDement
que cette
affaire est une affaire d'étal, peut-être une des
plus imporiantes qui puisse occuper le Comité.
Qn'elle est la base de la prospérité fature de la
république, de la splendeur de notre commerca,
ou de sa ruine totale, et de son annéantissement
pour Cette jamais. attaque faite à la dépatation de SaintDomingue, est un piége tendu d'imne main habile
et très-puissante, (le Comité de gouverDement --- Page 6 ---
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doit la reconnottre) pour rompre el dissoudre lous
les liens avec. les Colonies, et faire manquer l'expédition que la France vient dé faire pour SaintDomingne, ou au moins en annuller les effets.
Ona lancé cette dénonciation à la Convention,
Ce qui est très-facile, afin de la faire crier dans
Je Journal du Soir, et d'envoyer aux Colonies
le décret qui accueille cette dénonciation, pour y
porter de nouyeaux troubles.
On a ett pour but, dans cette démarche, de
stimuler, de ranimer. le courage des Anglais et
des Espagnols ' qui désespérent de s'emparer
de Colonies, êt venlent abandohner à leur malheureux sort les traitres françois qui les avoieut
appellés. Ona eu, de plus, lel dessein de paraliser Jes
efforts des naturels du pays,qui combattent pour
la république, d'inquiéter les gens de couleur sur
leurs droits, el Tes noirs sur leur élat et SLLT leur
liberté, afin de les détacher de la France.
Cast 1172 brandon jeité sur u7 magasin à poudre.
La. France veut-elle des Colonies, sur tout de
Saint-Domingue, ou n'en veut-elle pas?
Si elle n'en veut pas, la députation de SaintDomingue convient qu'il n'est pas nécessaire d'attacher ane, très-grande importance à cet affaire.
Si la France, au contraire, en veut, c'est ici
une des questious politiques la plus importante
à traiter.
Cest la députation de Saint-Domingne qni a
formé, quia cimenté le lien qui a uni indissolublement les Colonies à la France.
Ses pouvoirs. s_sont fort en regle ; ils sont fondés
sur une ponriaation bien ligale, faite par une
assemblée électorale, résultat d'assemblées prianaires, et etl vertu de la loi du 22 août, 1792.
--Iln'y a sûrement pas dans la Convention une
seule nomination plus en règle.
est la députation de Saint-Domingne qni a
formé, quia cimenté le lien qui a uni indissolublement les Colonies à la France.
Ses pouvoirs. s_sont fort en regle ; ils sont fondés
sur une ponriaation bien ligale, faite par une
assemblée électorale, résultat d'assemblées prianaires, et etl vertu de la loi du 22 août, 1792.
--Iln'y a sûrement pas dans la Convention une
seule nomination plus en règle. --- Page 7 ---
(3)
a soumis;
La députation de Saint-Domingue
d'abord au comité
dans le tems, ses ponvoirs; trouvés fort en
de salut publice, qui les a
règle,
parce quila l'étoient. comité des décrets qui les a trouEnsuite au
l'orvés deménie, et qui a fait le rapport, par
gane de Monnel; pour l'admission des dépntés. -
Lajd députation a été admise en deux parties 9
à deux époques différentes, sur deux rapports n'a
différens, et par deux décrets; jamais on diftrouvé, jamais onna pu trouver la moindre
ficulté. Voilà le lien des Colonies avec la France, toujours cimenté, toujours subsistant.
s'est touSaint-Domingue, depuis ce tems,
les
jours maintena à la France. Depuis Ce. tems,
naturels du pays se sont toujours défendus France contre
les ennerris de la France, ont conservéà la
le pays.et la souveraineté; et sans recevoir aucun
secours, ont repris an moins trente quartiers qui
avoient été livrés aux Anglais, et ils ont même
fait la conquête de plnsieurs villes et' quartiers
espagnols entre autres San-haphacl, San-Miguel
et Hincha.
dix-huit mois d'admisEt anjourd'hni, après
on vient
sion, de séjour dans la Convention, de Saintprésenter des doules sur la dépatation
Dominigue! ét au moment du départ de Texpédition ! faut
salut des Colonies , que
Ilne
pas - pourle.
de lien
l'opinion soit Hlottanie, sans quoi plus
pour
nos Colonies ; elles sont perdaes pour la France.
Puisqu'on a insinué perlider en: uue espèce
d'ancertitude sur la légalitéde la d'patation, de
Saint-Demingue. il faul que la Convention.s s'explique d'une manière positive,
Le salut des Colonies pour la France dépend
sur-tout de la célérité,
salut des Colonies , que
Ilne
pas - pourle.
de lien
l'opinion soit Hlottanie, sans quoi plus
pour
nos Colonies ; elles sont perdaes pour la France.
Puisqu'on a insinué perlider en: uue espèce
d'ancertitude sur la légalitéde la d'patation, de
Saint-Demingue. il faul que la Convention.s s'explique d'une manière positive,
Le salut des Colonies pour la France dépend
sur-tout de la célérité, --- Page 8 ---
( - 4)
Pour le salut de Saint-Domingne, rienn'est pire
que lincertitude.
Les députés ne parlent pas
pour eux.
Les- deputés de Saint-Domingue ne venlent pas
qu'on puisse penser qu'ils négligent leurs devoirs;
voilà pourquoi ils rendent cette note publique.
Au lien d'éluder le rapport - bien Join de le
recnler d'an jour, ils le pressent : ils ne rédoutent point un nouvel examhen de leurs pouvoirs ;
anl contraire., ils le provoquent.
Il faut que la Convention soit instruite
lement de Ia. situation politique de Saint-Do- prompmingue.
En conséquence, la députation de Saint-Domingue se retire pardevant le comité de gouvernement, et lui dernande acte de sa présentation.
Elle linvite, jo. à se faire remettre les pièces
à l'appui de la dénonciation,et à ne pas enterrer
cette dénonciation dansles cartons du comité.
29. A convoquer à jour fixe, et dans le plus
bref délai, les cornités qui sont adjoints à celui
de salut public.
30. A fixer aûx députés de Saint-Domingue un
jour et une heare ou ils: pourront être enrendus
en- présence des comités réunis, à qui la dénonciation a été renvoyée.
4 Comme-il s-agit ici du salut des Colonies,
et dela prospérité nationale, ils demandent que
le rapport soit fait à la Convention d'ici à cing
jours, au plus tard, tems plus que suffisant
pour examiner cette affaire.
Les circonstances impérienses les forcent pour
garantir leur responsabilité envers leurs commettand, et envers la France, à demander à leurs
collègues un reçu de leur réclanation.
29 Prairaal, Pan 30. de la Répablique Française.
Signe, DUFAY, BELLEY, MiLLs, BOISSON 2
GARNOT. --- Page 9 ---
AU
CO M I T 1e E
DESALUTPUBLIC
OBSERYATIONS
Sur une noze remise par Dufay, Garnot, Milss
Belley et Boisson,
Cronstateisnezasc
Il vous a été remis le 29 prairial dernjez
note signée par les individus que Sonthonax une
fait nommer et Robespierre admettre
a
députés de la partie di nord de St.
comme
Domingue,
Cette note captieuse tend à vous induire erx
erreur. C'est à nous d'en prévenir F'effet. C'est à
nous de vous mettre sous les yeux la vérité,
parce que les intérêts des vrais français de St.
Demingue nous sont confiés.
Les signataires de la note prétendent
n'ont été que vaguement dénoncés
qu'ils
jusqu'au. 29
prairial ; ils eherchent à faire oublier qu'avant
même leur arrivée en France on a dit, écrit ct
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LC
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