--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Azol
43. S --- Page 3 --- --- Page 4 ---
( 78 )
qai siègent comme Français dans la conrention !
des antgopnrhages qui n'entendent ni ia raison ni le
fiançais ! O France!o patrie ! quelle est donc l'audacc, quels sonl donc lcs projels des provocateurs
d'enthousiasme ?
De l'imprinterie de la Citoyenne FOTROUGI,
Jardin Egalité, No. 71. --- Page 5 ---
CONSPIRATIONS,
TRAHISONS ET CALOMNIES
DEVOILÉES ET DÉNONCÉES
PAR PLUS DE DIX MILLE FRANÇAIS
Refugies a24 Continent derAméiquer --- Page 6 --- --- Page 7 ---
I
CONSPIRATIONS,
TRAHISONS ET CALOMNIES
Déroilécs. et dénoncées par plus de dix
milte Frungais refugiés al continent
de PAmerigue.
A BEAU MENTIR QUI VIENT DE LOIN, C'est
11I vieil adage. qu'oi pent appliquer au
rapport que vient de faire à la Convention
un ci-devant marquis (r),qi a présente
(1) Ceti individu, qui se fuisait appelet marquis à
Suint-Domingue, 2 est messire Louis-Pierre Dufzy de
Latour, écuyer, ci-devant oflicier ( démissionnaire
forcé) au réginent ci-devant du Cap, fils légitime
de feu Pierre Dulay de Intotir, écuyer, ancien,
brigadier des gardes da roi 3 résident à Paris 2
roisse Saint-Eustache. Ce même Dufay est ka pa- allis
Sale du ci-devant marquis de Lacueille, émigré avec
le ci-devant d'Artois, dont il était le corifideni in*
times
A 2 --- Page 8 ---
iv
i
de faux ponvoirs, 2 au moyen desquels
se dit, conjointement avec un Anglais
et. un Africain 0, représentant de la partie
du Nord de Saint-Domingue.
Sileurs pouvoirs ne sont pasfaux, comme
l'attestent cependant des pièces officielles,
s'ils sont vraiment représentans, certes 2
ils ne le sont pas des Français qui résidaient
autrefois dars la partie du Nord de SaintDomingwe, et quin'y étaient plus lors de
leur nomination.
D'aillenrs, s'il existait des doutes à ce
consulter la, lettre de
sujet', on pourrait
Sonthonax, du 2 octobre dernier, adressée
au ministre de la marine.
On y. lit, qu'une nouvelle nation zient
de reprendre sa place dans P'espèce hiumainc; que le premier usage qu'elle a
fait de ses droits, a élé de nommer des
députés. Sonthonax ajoute, quil espère
parvenir à civiliser, celle nouvelle nation.
Ainsi donc, une nation qui n'est Ras
asrait formé des assemencore civilisée,
de
sujet', on pourrait
Sonthonax, du 2 octobre dernier, adressée
au ministre de la marine.
On y. lit, qu'une nouvelle nation zient
de reprendre sa place dans P'espèce hiumainc; que le premier usage qu'elle a
fait de ses droits, a élé de nommer des
députés. Sonthonax ajoute, quil espère
parvenir à civiliser, celle nouvelle nation.
Ainsi donc, une nation qui n'est Ras
asrait formé des assemencore civilisée, --- Page 9 ---
V
blées primaires, qui auraient nommé des.
électeurs, ceux-ci se seraient réunis en:
asscmblées électorales, et auraient nommé
des députés.
Que fera donc de plus cette nation quand
elle sera civilisée ? Les assemblées, les
nominations, 2 les suffrages, les, déprtàtions lui sont déjà mieux connus qu'a des
peuples d'Europe, qui passent pour civilisés.
Certes, ces progrès rapides de civilisation ont de quoi surpreadre tout homme
qui connaît la marche de la' nature, et 8
les effets toujours lents de la morale et
de la philosophie.
Au surplus, quels que soient ces progrès
vraiment prodigienx en civilisation 2 encore est-il vrai que cettc nation nouvelle
que Sonthonax espère civiliser, n'est pas
la nation Française, qui n'a pas besoin
qu'nn Sontlonax la civilise. Ces soi-disant
députés ne représentent donc aucune portion da penple Français, mais seulement
A3 --- Page 10 ---
vj
une nation nouvelie,
par
gère à la France.
conséquent étran:
Que. derient alors le décret de la
vention, qui n'admet
Condes députés nés
dans son sein que
sont-ils,
français ? Ces hommes le
3 au moins deux d'entre
En véNté,
eux 2
on serait élonné de
avéc laquelle on a osé
l'audace
tion, si on
tromper la Conrenne sàvait que
teis Sonthonax
dopuis longet ses
tout ef ne rougissent
comnplices osent
Mais en
plus de rien,
faut
tout, comme dit le Sage, it
considérer la fin oule
'la prétendue
bat; celai de
députation de
gue, a été éridemmen: Saint-Dominséance du 16 de ce
reconnu dans la
meis.
Les ennemis de la France ont
depuis long-tems de lui enleter projeté
nies, ou de les détrnire.
ses coloque de
Pour y paivenit,
menées, que de
de
calomoies, que
conpiratious, que de forfaits de tonte
espèce ! Mais pour obtenir le: succis
plet de cet infernal
comprojet 2 il Callait Hn
éridemmen: Saint-Dominséance du 16 de ce
reconnu dans la
meis.
Les ennemis de la France ont
depuis long-tems de lui enleter projeté
nies, ou de les détrnire.
ses coloque de
Pour y paivenit,
menées, que de
de
calomoies, que
conpiratious, que de forfaits de tonte
espèce ! Mais pour obtenir le: succis
plet de cet infernal
comprojet 2 il Callait Hn --- Page 11 ---
VIT
d'éclat. L'agent principal de Pitt *
eoup Brissot l'avait indiqué, mais il n'avait osé.
le porter ? il l'avait seulement préparé.
Il était réservé à un ci- devant marquis.
de le frapper, en invoquant les principes.
éternels sur lesquels repose la constitution,
française..
Encore si'ce. monsieur, ci-devant de.
qualité, aujourd'hui déguisé en patriote:
ilid-révolationnaire, se fit borné à réclamer les droits de Thomme ! Mais pour
en provoquer une. funeste. application, il:
s'est permis les impostures les plus révol- a
tantes ;. il a. osé accuser en général tous:
les colons blancs, et cenx, des hommes,
de couleur qui ont pensé et agi comme
eux. : il n'a fait aucune distinction entre:
les. patriotes et les contrerbvolationairek.
A. T'entendre., les. nègres qui depuis plus
de deux ans. se battent pour le roi, sous.
les étendards et les livrées de T'aristocratie, 9.
aiment et défendent la République,. qu'ils:
na.connaissent nc comprennentiotémnepi.
A At, --- Page 12 ---
Tous les, colous français
blancs, au contraire, sont indistinctement, selon
lui, ennemis de la France et de la révolution.
Ce sont leurs Jaiy écrits qui vont'répondre,
a M. le marquis Dufay de Latour
fenseur oflicieux de' Folverel,
2 dé,
Sonthonax,
Genet, et de toute la faction brissotine.
Ce sont Jeurs écrits qui vont dévoiler les
complots, lès tralisons, les forfaits
que
Dufay a cachés ou réjetés sur les colon's
0e
qni
en sont les victimes.
1:
Cette réponse à son rapport mensonger,
est sans réplique. C'cst le cri de douleur
et de vérité, qu'adressent à la
:
Copvention
et à la Nation entière, dix mille vrais citoyens Français. --- Page 13 ---
AN A: LYSE
Des Pièces adressées à la Commission do
Saint-Demingue-) par dix millefanilles
Frangaises, refugices - à la nouvélle
Angleterre.
ErcmatsinaPansel BRULEEY, onti reçu le paquet
contenant ces pièces, par la voie de Bordeaux, le
n20.de.ce: mois. Les o iginaux out ét6 préseatés aux
Comités de Salut public et.d de Stircté généralc,
LA pièce numéro premier,, est un' cahier
de6 pages manusctites.ayant pour titre.:
Extrait des minutes déposées aux archives
de P'assemblée des colons de SaintDomingue, réfugics d Philadelphie.
Première pièce de ce cahier. Letlre dalce
de Philadelplic 7 - le 15 seplembre 1793,
adressée aux maire ct rmiagistrats de la
ziille de Philadelphic.
Par cette letfre, il paraît que pls de
10,000 français, les uns réfugiés pour se
goustraire au meurtre, ct à lincendie, les
aux archives
de P'assemblée des colons de SaintDomingue, réfugics d Philadelphie.
Première pièce de ce cahier. Letlre dalce
de Philadelplic 7 - le 15 seplembre 1793,
adressée aux maire ct rmiagistrats de la
ziille de Philadelphic.
Par cette letfre, il paraît que pls de
10,000 français, les uns réfugiés pour se
goustraire au meurtre, ct à lincendie, les --- Page 14 ---
(to)
autres expafriés par des. ordres arbitraires;
ont passé de St.-Domingue aul continent
américain.
Ils ânnoncent qu'ils ont résolu- de désabuser la France
de réclamer
indignement trompée -
de
Vengeance pour la violation
leurs propriétés et de-leur streté- indi-.
viduclle. Ils. veulent ouvrir les. yeux de.
la France. sur les droits de St-Domingue,,
Privée de représentation légale.
Pourquoi ils supplient les maire et ma-.
gistrats de Philadelphie, dé leur
de s'assembler dans tel lien qu'ils permettre. jngeront
convenable, à la charge de se conformer
anx loix, réglemens et usages des Etats-.
gunis. Suivent les signatures.
N. B. Trois commissaires furent chargés de
présenter cette pièce al maire.
Denxième pièce dix cahier. Lettre des:
maire et magistrats de Philadelphie
aua commisoives-des colons de Saint-: *
Domingue, réfugies en celie ville.
Les maire et magistrats répondent qu'ils --- Page 15 ---
(I) )
n'ont poiat d'autorité pour accorder Ia pers
mission demandée, Signe, CLARKSON, à
maire.
N. E. Le maire garda la pétition 5 les commissaires Ini écrivirent pour lavoir. 2 et le prièrent
d'indiquer àquelle autorité ils devaient s'adresser,
Troisième pièce. Réponse du maire aux;
commissaires des colons,
Le maire annonce qu'il ne connait pas
d'autorité. compétente dans cet état, pour
donner la permission dont il s'agit 5 que
s'ill'avait connue ill'aurait indiquée. Signe,
GLARKSON, : maire.
N. B. L/assemblée des Colons fut convoquée
par les papiers publics, aucune autorité ne s'y
opposa. Ecsdits Colons se. réunirent en conséquence pour la première fois,. le 30 seplembre
7 dernier, à Phôtel d'Oellers.,
Quatrième pièce. Procès-verbal de l'assemblée du 30 septembre 1793.
Les colons réunis en grand nombre, 9 ont
procédé à l'élection d'un président et de
deux secrétaires.
Le citoyen Barrault de Narçay,. a, élé
publics, aucune autorité ne s'y
opposa. Ecsdits Colons se. réunirent en conséquence pour la première fois,. le 30 seplembre
7 dernier, à Phôtel d'Oellers.,
Quatrième pièce. Procès-verbal de l'assemblée du 30 septembre 1793.
Les colons réunis en grand nombre, 9 ont
procédé à l'élection d'un président et de
deux secrétaires.
Le citoyen Barrault de Narçay,. a, élé --- Page 16 ---
(a2)
élu président; les citoyens Chofard aînéret
Clausson, ont été nommés secrétaires.
On a présenté des vues sur l'objet de
T'assemblée, qui s'est ajournée au lendemain. Signé, les président et secrétaires.
Cinquième pièce. Procèsserbal de Passemblée du premier octobre 1793.
Dans celte assemblée, le président a
prononcé un discours, ayant pour objet
la, rénnion franche de tous. lés'colons de
Saint Domingue.
Un" second discours a eu pour objet le
mode et le but de T'assemblée:
Un troisième discours a fini par une
motion, tendante à la nomination de'douze
commissaires pour laredaction d'un travail
contenant dénonciations 2 ct' prolestations
coatre les actes des commissaires 'civils à
SaintDomingue:
La molion a été accueillie > les commissaires. nommés; ils ont été chargés d'ajouter à leur travail des insirnctions etponvoirs
à confier à ceux des colons que les suffrages
de la portion la plus nombreuse des colons
français de Saint - Domingue réfugiés --- Page 17 ---
(13)
au continent del'Amérique, désigneraient
dans la p:ochaine assemblée pour. être
députés vers la nation Française, pour
rendre un compte exact des désastres de
la partie française de Saint-Domingue.
Ila été.arrêté que les commissaires rédacteurs ajonteraient à leur travail la
demande précise de Inrestauration de SaintDomingue; qu'i's étaient de plus invités
à donner leur avis sur les moyens les plus
faciliefficaces et les plus prompts pour
ter aux colons français, réfugiés dans le
continent, leur retourdans leurs propriétés,
et pour procurer en attendant à ceux qui
sont dans lindigence, et que la. nation
veut implicitement soulager, tous lessecours dout.ils ont besoin.
L'arrêté finit par ces expressions qui
doivent être littéralement transcrites.
< Arrête enfin l'assemblée, que toujours
> inviolablement attachée à la mère-patrie,
> et désirant lui en donner' des preuves
>> dans la personne de ses représentans atx
> Etats E unis, expéditions des pièces et
> procès-verbaux, seront adressés, officiel-
> lement par son/ président,. au citoyen,
tous lessecours dout.ils ont besoin.
L'arrêté finit par ces expressions qui
doivent être littéralement transcrites.
< Arrête enfin l'assemblée, que toujours
> inviolablement attachée à la mère-patrie,
> et désirant lui en donner' des preuves
>> dans la personne de ses représentans atx
> Etats E unis, expéditions des pièces et
> procès-verbaux, seront adressés, officiel-
> lement par son/ président,. au citoyen, --- Page 18 ---
% - Genet,
- 14)
ministre
% Républiques,s
plénipotentiaire de la
taires.
Signcles président ét sécré:
&
N. B. En
sident
conséquence de cet
a écrit au citoyen
arrêté, le préa
voyant les expéditions
Genet, en lui endessns.
ca forme des pièces cia
Sixième pièce. Letire du citoyen
CIL citoyen Barrault de Narçay, Genet,
datéedé
New-Forck le II octobre 1793.
Le ministre accusé réception des
annonce qu'illes a fait
pièces,
éxécutif. Il asSure
passer au conseil
de bons officés
qu'il est disposé à rendre
attachés à la à ceux des colons qui sont
mnalheurenx. République, et victimes des
événemens de
Signe, GENET.
Saint-Domingner
Septième pièce
Procès-verbal de l'as:
semblée du diz octobre 1793.
Dans cette séance, il a été fait
de la constitution décrétée
lecture
pas la Conven:
tion; on a lu aussi une dénonciation
ticulière contre les commissaices
parSonthonax et Delpech,
Polverel, --- Page 19 ---
r15)
La commission, chargée dans la préce:
ténte séance de rédiger les représentationsy
pouvoirs et protestations: 2 fait son rapport;
un seul membre s'élève contre ce rapport.'
Après discussion et délibération > il ess
adopté,
On nomme commissaires porteurs de cet
acte essentiel, les citoyens Thomas Millet,
Maupin et Souchère-Rivière.
L'assemblée arrête , qu'expéditions de
ces pièces seront envoyées aux Français
réfugiés à New-York et à Baltimore, avec
invilation d'y donner leur .adhésion ; qua
pareille expédition sera envoyée au ministre
français auprès des Etats-unis avecréquisis .
tion de faire déposer cette pièce au consulat
de. Philadelphie.
* Il est encore arrêté, que le président
est chargé de demander au ministre Genet
une somme de 12000 livres tournois, pour
subvenir aux frais de la députation.
ées aux Français
réfugiés à New-York et à Baltimore, avec
invilation d'y donner leur .adhésion ; qua
pareille expédition sera envoyée au ministre
français auprès des Etats-unis avecréquisis .
tion de faire déposer cette pièce au consulat
de. Philadelphie.
* Il est encore arrêté, que le président
est chargé de demander au ministre Genet
une somme de 12000 livres tournois, pour
subvenir aux frais de la députation. --- Page 20 ---
(16)
Hniomepieee
intitulée, 5
pouvoirs et. protestations Renresentationss des
Saint -
Colons de
Domingue 2. réfugiés dans
continent américain, contre les
le
commisdans celte partie dela autentats
française > à la ligislature Republique
elà tous les frangais.
Jrangaise
Cette pièce,de la plus haute
est pen suscéptible d'analyse. importance 2
a Elie est basée sur la
mence par. le 'serment coustitution, de
et comRépnblique
rester unis à la
française.
Lesréclamations confre les décrets, sont
appurées sur ce principe :
la loi est faite,
oetiz-lapour qui
ct la consentir. peureniseuls la délivéren
Les colons observent,
les
ont été sans représentation quc
colonies
lassemblée constitnaute,
légale dans
et dans la convention. dans la législative
a Ils rappellent le décret du 8
déclarait lès colonies ron
mars, qui
la constitution
comprises dans
coloniales
francaise, et les proprictés
sous la sauve- garde
de la nation.
spéciale
Is --- Page 21 ---
(:7)
- Ils observent qu'ancuu décret n'a encore
annullé ces dispositions, ces intentions de
la nation entière. Ils citent le décret duz4.
septembre 1791, qui s'explique sur'les propriétés coloniales, et observent que la loi
du 4 avril confirme les dispositions du décret . du ' 8 mars 1790, en renvoyant les
colonies à l'exécution de ce décret.
C'est la violation de ce décret qui a entrainé tous les maux qu'a éprouvé Saint-,
Domingue, Les colons sont sous le des-.
potisme le plus intolérable; les uns sont.
massacrés, les autres dans les fers : le plus
grand nombre déportés arbitrairement ou,
forcés de s'expatrier avec.leurs familles >.
pour se soustraire à la perséeution, à la.
mort : leurs propriétés sont dévastées 072,
confisquées , sous prétexte d'émigration:.
Nombre de ces colons ont été, par une.
négligence criminelle ou une. combinaison,
perfide, livrés à l'enuemi extérieur, avec,
ce qu'ils avaient pu sauver des débris
de leurs fortunes.
Les colons en concluent que la con-.
duite des délégués à Saint-Domingue, ne
permet pas de douter de leurs iutentions,
La déclaration deguerre contrel'Angleter.a,
B --- Page 22 ---
proposée
(1 18)
par Brissot, leur paraît : avoir
lesignalde la destruction totale
été
mingue. Genet et Cambis
de Saint-Dodes motifs
rendront compte
de
quiontempéchéles forces
protéger le commerce
navafes
colons.
national et les
Polverel, Sonthonax et
tent: ils, K ces 1
Delpech, ajona manx a-la-fois, représentans de tant de
( la loi du 4 avril, sous prétexte d'exécuter
(C perdu cette loi , ont tont violé et tout
€ les points dans déjà exécutée sur tous
* Pu la connaitre lesquels les colons avaient
< que la formation 2 n'exigeait désormais
e
d'une
le commerce
navafes
colons.
national et les
Polverel, Sonthonax et
tent: ils, K ces 1
Delpech, ajona manx a-la-fois, représentans de tant de
( la loi du 4 avril, sous prétexte d'exécuter
(C perdu cette loi , ont tont violé et tout
€ les points dans déjà exécutée sur tous
* Pu la connaitre lesquels les colons avaient
< que la formation 2 n'exigeait désormais
e
d'une niale : ces délégués
gssemblée coloer opposés, etgils
s'y Sont constamment
( tion des chefs ont ordonné la
du
déportar pour s'emparer gouvernement: ce fut
R pouvoirs, au
enx-mêmes de tous les
nom de la
e coupable, plutôt
faction la plus
(
que pour
rétablissement de l'ordre aceélérer-le
< quillité >,
et de la tranLes éolons observent
masque de la
que c'est sous le
imposant des
philosophie , sous l'éalat
ponvoirs de la
qne se sont opérés tous les
république,
dévasté la' colonie.
maux qui ont
Après les avoir
expo- --- Page 23 ---
(19)
sés, ils observent que trois hommes sont
responsables, et que Saint-Domingue entier
périt; que plus de 40,000 français ont vu
leur liberté, leur sûreté et leurs propriétés
violées : des victimes sans nombre ont été
et sont encore immolées à la rage ambitieuse de trois fonctionnaires publics étrangers à la colonie, et qui loin de s'occuper
de sa conservation, ont prouvé par leur
conduite une intelligence criminelle avec
l'ennemi extérieur.
C Combien de pertes, ajoutent les COR Zons 2 pour la république française !
c combien de maux dans les Antilles au-
< raient été épargnés, ? par le régime intéK rieur des colonies ! combien de manèges
* et de perlidies enssent été déconcertés
< par ce voeu s cette volonté depuis long-
( tems exprimée des colons de Saint-DoK mingue! >
Ils observent ensuite > que 42 la France
trompée dans son sein et déchirée par des
factions, devait s'attendre à des abus de
pouvoir, à des trahisons dans ses colonies;
que le mal aujourd'hui est à son comble,
et qu'il'est incertain que la France puisse
sauver et conserver Saint - Domingue, si
B 2
déconcertés
< par ce voeu s cette volonté depuis long-
( tems exprimée des colons de Saint-DoK mingue! >
Ils observent ensuite > que 42 la France
trompée dans son sein et déchirée par des
factions, devait s'attendre à des abus de
pouvoir, à des trahisons dans ses colonies;
que le mal aujourd'hui est à son comble,
et qu'il'est incertain que la France puisse
sauver et conserver Saint - Domingue, si
B 2 --- Page 24 ---
des forces
(20) )
ne viennent point
droit de statuer sur son
protéger le
Les colons
régime intérieur.
grands
remarquent qne tous les
mouremens de la France ont été
répétés à
et Tarrestation Kain-Doniagnes que la fuite
de Louis seize, furent le
signal de Tincendie de la partie du
de la-révolte des hommes de
nord,
de l'assassinat d'une
couleur, 2 et
tachés à la
partie des colons atm
révolution. La journée
dilée da IO aoit fut
prémérépélée à SaintDomingue, par l'incendie de la
du sad, la révolte des ateliers province
de cette
parlie, 3 et un mouvement
des hommes
presque général
cien
deconleur,en faveur de l'angouvernement. La déclaration de
guerre à FAngleterre, vient d'être
par le siége que Polverel et
signalée
ont fait du
Sonthonax
fenses de réfablir Torbeu-princes par les déles fortifications de cette
ville, par l'incendie
sacres et les
du.Cap, par les mastraires;
déportations les plus arbienfin,par la même mnarche contre.
rétoltionuaire, mais sous d'antres
et avec d'antres Principes
formes
que Polverel, Sonthonax apparens, puisles colons nomment
et. Delpech, que
agens du ministre
britannique, usurpant le pouvoir législatif, --- Page 25 ---
(zr)
ont servi cette cabale, soi-disant philantropique, soudoyée par Pitt, qui tient dans
ses mains ce fil: - rincipal de la. trame
contre-révolutionnaire.
, Après avoir peint le gouvernement actuel de Saint-Domingne soas les couleurs
les plus révoltantes , après avoir assuré
qu'iln ne reste plus sur cette terre infortunée
aucuns vestiges, ni de l'ancien gotivernement: ni du régime d'an peuple libre,
les colons - déclarent qu'ils soat résolus à
faire un dernier effort pour sauver leur
malheureuse patrie, et qu'ils sont décidésà
faire entendre au penple français, le dernier cri de douleur de ses infortunées
colonies.
C'est done,, ajontentils, c'est donc de-
* vant la nation entjère, c'est du continent
raméricain où, quoiqu'expatriés., nous
< n'avons pu perdre aacuns de nos droits 3
R' que nous protestons solennellement contre
< tous les actes émanés des délégués dela
K République française, 7 Polverel, Sontho-
* nax et Delpech, depnis le 20 novembre
K 1792. Nons les présentons à la nation,
K qui les jugera comme parjures à leurs
6 sermens, comme usurpateurs du pouvoir
< législatif 2 comme criminels de lèze-
< n'avons pu perdre aacuns de nos droits 3
R' que nous protestons solennellement contre
< tous les actes émanés des délégués dela
K République française, 7 Polverel, Sontho-
* nax et Delpech, depnis le 20 novembre
K 1792. Nons les présentons à la nation,
K qui les jugera comme parjures à leurs
6 sermens, comme usurpateurs du pouvoir
< législatif 2 comme criminels de lèze- --- Page 26 ---
> nation, et
(22) -
>> classes des ayant exercé sur toutes les
actes de
> toire n'a
tyrannie dont T'his*
pas encore fourni
>> Nous les
d'exemples,
> fait publier accusons de n'avoir pas
> le décret comme ils devaient le faire,
qui constitue la
>1 république.
France en
> Nous les accusons
> proclamation du
d'avoir, par leur.
21 mars
> qué, allumé la
dernier, provo-
> mant les hommes guérre civile, en arde couleur
> torze paroisses de
des quaa du Port-a
l'ouest, contre la ville
au - prince 2 et
> aux
avoir ordonné
élats-majors des bâtimens
> Tamerica, la Fine
de l'état,
et la
> faire feu sur le
Précieuse, de
> tenu par les
pavillon national sou-
> fut canonnée citoyens de cette ville, qui
le' I2 avril dernier
>24 heures, sous prétexte
pendant
> ter quelques factienx
d'y faire arrê-
>> de dénommer,
qu'ils ont refusé
malgré les
> de la
représentations
municipalité du Port -
> celle de la
au - prince,
Croix - des-1
>> représentans du
bouquets, et des
> Nous les
commerce national.
>> les
accusons d'avoir violé tous
greffes, d'en avoir extraît une
> des pièces qui pouvaient
partie
> défense de la colonie.
servir à la --- Page 27 ---
20 -
-
maus 1es accusons Davoir composé
> le 20 juin avec les esclaves révoltés de
> la province du nord, d'en avoir employé
contreles intérêts de la France,
> unepartie
> à l'incendie et an massacre duxCap;
- > d'avoir projetté en outre l'incendie de
> tous les bâtimens de l'état, du commerce
> français et étranger, où s'était réfugiée
> la majeure parlie des eitoyens de cette
> ville, échappés au fetr et à la flamme;
> ce qni a forcé le 24 juin le géncralGal-
> band,de faire conduire le ccnvoi entier
> L dans les ports du continent américain,
>> les citoyens blancs de cette province ne
> trouvant plus de sûreté sous une pareilie
> domination.
> Nous déclarons en tant que de besoin,
* que depuis la dissolution de l'assemblée
> coloniale dur Cap, la colonie de Saint-
> Domingue est sans représentation légale;
> que les délégués de la république se sont
> constamment opposés à la nouvelle repréa > sentation de la colonie, aux termes de la
> loi du 22 août, réclamée fortement par
> la ville du Port-au-prince. C'est la vraie
> cause des derniers actes de tyrannie exer-
> cée contre cette ville.
B 4
* que depuis la dissolution de l'assemblée
> coloniale dur Cap, la colonie de Saint-
> Domingue est sans représentation légale;
> que les délégués de la république se sont
> constamment opposés à la nouvelle repréa > sentation de la colonie, aux termes de la
> loi du 22 août, réclamée fortement par
> la ville du Port-au-prince. C'est la vraie
> cause des derniers actes de tyrannie exer-
> cée contre cette ville.
B 4 --- Page 28 ---
11311 01901
>-Nons déclarons (43pk
>> jorité des
que la erode macitoyens
> et autres
blanes, propriétaires
expatriés,
>> tant par les désastres réfugiés ou chassés,
> du : Cap et autres
du Port au- prince, 9
2 portations
lienx, que par les dé-
> ont ét6 suivis, arbitraires dont ces désastres
> être liée,
que la colonie re pent
>., auxquels le engegée par. les actes forcés
regte des
a crire, se
colons a pu soussoumeltre ou être
C Nous protestons aussi
sonmis.
<, besoin, contre la
en tant que de
des députés
nomination illégale
2 voyés. à la qu'ils. pourraient avoir enconvention
> couvrir une partie de nationale, leurs
pour
>,
violations
déclarons lesdits députés
;
> la confiance
sans pouvoirs,
publique
> sivement placée.
ayant été oppres-
>actes, ne peuvent Déelarons être
enfin que ces
> la.
que le résultat de
suggestion des délégués de la
> blique, ou de loppression
Répu-
> ils tiennent
dans laquelle
encore.les. malheureux
> qui n'ont pu
colons
Les colons s'ysonstraire >.
observent ensuite..que
1799, ils sont placés entre la
depuis
volution et la perte de leurs, contre-réFidèle ala nalion
propriétés,
Française, 2 cetle mal- --- Page 29 ---
(25 )
heureuse colonie nafait que SE débattre
entre ces deux écueils imaginés par les
ennemis naturels de la France.
Il est ensuite enjoint aux commissaires
Thomas, Milet 9 Maupin et SouchèreRivière, de se réunir aux commissaires
avoués par la colonie 2 avant ses derniers
désastres.
< Ces victimes : (ajoutent les Colons)
> des ennemis de la France, 3 recevront avec
> joie ces derniers hommages d'une co-
>> lonie expirante. Nous les invitons tou-
> jours à la fermeté et à la persévérance
> dont ils nous ont déjà tant donné de
>. prenves. Notre confiance dans des cir-
) constances aussi difficiles, doit leur dé-
> convrir l'étendue de leurs devoits. Nous
> recommandons leurs personnes à tous les
> français ; ils feront connaître à lal France-
> nos voeux pourle succès des ses armes, etle
> prompt rétablissement de l'ordre. Ils re-
> nonvelleront au nom de la. colonie, les
> sermens de fidélité à la mère-patrie (1),
a
(1) Et ce sont-là les hommes qu'on voudrait faire
déclarer émigrés!
-
> convrir l'étendue de leurs devoits. Nous
> recommandons leurs personnes à tous les
> français ; ils feront connaître à lal France-
> nos voeux pourle succès des ses armes, etle
> prompt rétablissement de l'ordre. Ils re-
> nonvelleront au nom de la. colonie, les
> sermens de fidélité à la mère-patrie (1),
a
(1) Et ce sont-là les hommes qu'on voudrait faire
déclarer émigrés! --- Page 30 ---
(26)
> nous ne l'avons pas encoreaccusée
> maux ! Cependant
de nos e
> à la veile d'être Saint-Domingue est
> tieux revêtus des anéanti par des fac-
> France fat mille fois pouvoirs nationaux. La
> de nos malheurs. trompée sur la cause
> des colons lui
Cependant la majorité
est restée
elle
> pent donc plus désormais fidèle;
ne
être
> Signé, les président
abusée.
etsecrétaires, 5
Neuvième Pièce. Lettre du
Colons, , EIL citoyen
président des
datée de
Genet, ministre, *
Phitadelphie, le 15 octobre
1793,Pan deuzieme de la Republique
française:
Cetfe lettre annonce l'envoi de la pièce
ci-dessus, et la demande faite au ministre
Genet, au nom de l'assemblée des
de la somme de 12,000 liv.
colons,
les frais de voyage des
tournois, pour
commissaires.
Signe BARRAULT NARÇAY, président.
N. B. Lorsque la lettre ci-dessus fut écrite
et envoyée, la dépêche du
du
octobre, n'était pas encore
ministre, 3
II
elle avait été
parvenue soit
au présidenty
soit au consulat retardée, de cette ville. à New-Yorck, --- Page 31 ---
(27)
Dixième pièce: Letire des Colons refugiés
à New-Forck, à ceu réfugiés à Philadelphie, datée du 8 octobre 1793.
Les colons de Saint-Domingue réfugiés
à New-Yorck, apprennent à ceux de Philadelphie, que sur la nouvelle de leur assemblée, ils ont demandé aux magistrats
la permission de se réunir ; qu'ils en ont
reçu la réponse quilsleporvatent,) puisque
la loi ne le défendait pas.
Cette lettre apprend en core que sur la
présentation des procès-verbanx et piècès
ci dessus > le ministre Genet a répondu
qu'on n'aurait de lui, aucuns moyens de se
rendre en France, et qu'il s'opposerait à
tout ce qui anrait l'air de corporations.
Signé DUNY, etc.
Onzième pièce. Réponse des président et
secrétaires de Passemblée des Colons
de Philadelphie 7 à - ceux résidens d
New-Korck, dauée du 20 octobre, Pan
deuzième de la République.
Dans cette lettre, on fait au citoyer
Genet le reproche de n'avoir pas une idée
, aucuns moyens de se
rendre en France, et qu'il s'opposerait à
tout ce qui anrait l'air de corporations.
Signé DUNY, etc.
Onzième pièce. Réponse des président et
secrétaires de Passemblée des Colons
de Philadelphie 7 à - ceux résidens d
New-Korck, dauée du 20 octobre, Pan
deuzième de la République.
Dans cette lettre, on fait au citoyer
Genet le reproche de n'avoir pas une idée --- Page 32 ---
bien nelte des colons (28 )
ainsi que de la
de Saint-Domingue,
cause de'lears
et. qu'il confond les hommes malheurs', 9
principes. On espère
ainsique les
tingner les
qu'il saura enfin dispairiotes de
davec les vrais ennemis Saint-Domingue s
On observe
de la France.
tenue à
que l'assemblée des colons
de
Fhiladelphie, ne peut être traitée
du corporation ; mais que c'est une section
peuple francais, dont les
dérogent pas à la constitution principes ne
térêts de la France. On
et aux infait
ensuite qu'un discours
:: remarquer
mort de Louis XVI,
Prononcé sur la
individu,
estlopinion d'un seul
qu'il n'a point été adopté de
Tassemblée, Pour donner une idée de
Tesprit qui la dizige, on cite un fait
marquable:
re-
< Dans la séance du premier
> aprèsla Jecture des
octobre,
> testations
représentations et proque nous avons destinées à
> L.égislature française,
la
> avoir demandé la
un membre, après
>> un discours tendantà parole, a prononcé
détruire
> de Tassemblée,
l'existence
sou droit de
> tation à la Législature
représentc jeter un voile
française, et à
épais sur la cause de nos --- Page 33 ---
- 29 - )
à maux. Ce discours a été terminé parune
> invitation assez véhémente aux français,
> de n'avoir plus d'espoir que dans les
> puissances ennemies, et des'adresser aux
> Espagnols.
> Des principes anssi extraordinaires ont
> excité la surprise et l'indignation de
> l'assemblée ; les assertions fausses qui
> en étaient la base, furent débattues avec
s: chaleur. L'insurgent fut démasqué et se
s retira confus. Signe les président et se-
> crétaires. >
Douzième pièce. Lettre du président de
P'assemblée de New-Forck, aux Colons
réunis d Philadelohie , datée du 17
octobre 1793, l'an second de la République.
Cette lettre annonce que lecture a été
faite à New-Yorck, dans l'assemblée, de
la lettre du président de celle de Philadelphie : on répète encore dans cette
lettre, qu'il ne faut pas compter sur le
citoyen Genet pour les 12,000 liv. demandées. Signe LASOUCHERE RIVIERE.
'assemblée de New-Forck, aux Colons
réunis d Philadelohie , datée du 17
octobre 1793, l'an second de la République.
Cette lettre annonce que lecture a été
faite à New-Yorck, dans l'assemblée, de
la lettre du président de celle de Philadelphie : on répète encore dans cette
lettre, qu'il ne faut pas compter sur le
citoyen Genet pour les 12,000 liv. demandées. Signe LASOUCHERE RIVIERE. --- Page 34 ---
( 30
Trezième pièce. Lettre des
deviole
citoyens Fon:
3 Coure, jeune, Lebreton
la Yillandry et
de
mant Ze
Duny, aux Colons for
comité - des Colons
déportés ou expatriés,
réfugiés,
actuellement à
Phuladelphie, datée de
20 octobrc 1793, lan New-Forck, le
Republique.
deuzième de la
Cette Iettre confirme ce qui a été
par' les pièces ci-dessus,
vu
la permission
relativement à
de s'assembler qu'ont obtenue les colons,
firme
à. New-Yorck. On y conencore le refus du
pour les 12,000 liv.
citoyen Genet
se plaint qu'il y ait Onfajoute des
que Genet
l'assemblée de
aristocrates dans
à cette
Philadelphie. On observe
ait
assemblée, qu'on est étonné
envoyé un seul individu
qu'elle
toyen Genet
vers le cisoit faite
; qu'il faut que la demande
par une députation nombreuse.
Signé
COURÉ LEBRETON, > DE LAYILLANDRY,
jeune, et Duxr. --- Page 35 ---
(31)
Quatorzième pièce. Reponse des président
et secrétaires de P'assemblée des Colons
de Saint-Domingue à Philadelphie 2 2
aux Colons réfugies à New-Forck - >
datée du 23 octobre 1793.
On annonce dans cette lettre que l'assemblée de Philadelphie est pénétrée de
le nécessité de la députation en France ;
qu'elle serait bien surprise que le citoyen Genet persistât dans son refus.
Qu'au surplus clle attend de lui une réponse par écrit, afin qu'il ne puisse nier
sa conduite dans cette circonstance.
On annonce le départ du. Primata des
paquets adressés aux commissaires actuelJement auprès dela convention 2 afin qu'ils
soyent à même de parer le coup que le
retard du départ des commissaires réceiment nommés, pourrait porter à la COlonie 7 que la cause de ce retard sera,
connue de la convention,et qu'elle jugera.
On annonce limprobation donnée au
discours que le journaliste Taugui Laboissière, a fait insérer dans le numéro six
de ses feuilles; on proteste contre,etlon
veut envoyer les protestations à la conye:
uelJement auprès dela convention 2 afin qu'ils
soyent à même de parer le coup que le
retard du départ des commissaires réceiment nommés, pourrait porter à la COlonie 7 que la cause de ce retard sera,
connue de la convention,et qu'elle jugera.
On annonce limprobation donnée au
discours que le journaliste Taugui Laboissière, a fait insérer dans le numéro six
de ses feuilles; on proteste contre,etlon
veut envoyer les protestations à la conye: --- Page 36 ---
- - 32)
tion. SIg"ÉBARRAULT NARÇAY, président;
CHOTARD, secrétaire ; et MARYE, secrétaire ad-hoc.
Quinzième pièee. Lettre écrite au Rédacteur du Journal des Révolutions de
Saint-Domingue, datée de Philadelphic, le 21 octobre 1793.
Les colons réfugiés à
Philadelphie, annoncent qu'ils n'ont pas VIl sans peine les
principes. que le rédacteur des Révolutions
de Saint Domingue au Cap, et dans ses
autres écrifs publiés à la nouvelle Angleterre, et tout récemment encore dans
sa dénonciation contre Polverel, Sonthonax et Delpech. On observe
nion du journaliste est à lui, mais que Topiponrrait servir
qu'elle
de movens de nnire, Jorsqu'elle serait travestie par les ennemis de
la colonie; en conséquence, les colons
protestent contre toules lesindnctions
pourrait tirer des réflexions
qu'on
surles maux de Saint-Domingue, journalisées
qu'ils n'y
prenaent aucune part, et les regardent
comme des erreurs dangerenses
qui ne
peuvent qu'aggraver les maux de SaintDomingne. --- Page 37 ---
(a 33 )
Domingne. Signe, BARRAULT, NARÇAY,
président; CHOTARD : 1 alué, seciétaire ;
MARIE,. secrélaire ad hoc.
Seizième pièce. Lettre de Beauvarlet,
chargé des affaires du consulat - de Philadelphie, au secrétaire de Passemblce des Colons de Saint - Domingue 9
du 21 octobre 1793.
Cette lettre est la demande faite de
donner un point central d'adresse pour la
correspondance du citoyen Genet 2 avec
les Colons réunis à la nouvelle Angleterre. Signe, BEAUVARLET.
Dix-septièmne pièce. Lettre du citoyen
Clausson, secrétaire de l'assemblée de
Philadelphie, au citoyen Beauvarlet.
Cette let're est la réponse de la précé.
dente ; elle indique le président de l'as.
semblée pour correspondre avec le citoyen
Genet. Signé Claueson.
C --- Page 38 ---
34)
Dix-hnitième, Pièce. Leitre du citoven
Thomas Millet, au citoyen président
de l'assemblée des Colons à Philadelphic, datee de Baltimore, le 24
octobre 1793, P'an deuzième de la Ré.
publique.
Cette lettre annonce l'envoi de l'acte
d'adhésion des Colons rélugiés à Baltiet
more 3 aux représentations, protestations
pouvoirs donnés aux trois commissaires
nommés dans T'assemblée tenue à Philadelphie.
Cet acte est joint, à la lettre ; il confirme le choix des commissaires fait à
Philadelphie, et T'injonction de se réunir
Larcheveaux citoyens Brulley, Page,
Rabotcan, Laque - Thibault 5 Daugy,
vergne et autres commissaires avoués par
la colonie, avant ses derniers désastres.
Les colons de Baltimore adhèrent en
outre à toutes les accusations, protesta
tions ct autres actes de l'assemblée de
Philadelphie. Signié Thomas Millet.
irme le choix des commissaires fait à
Philadelphie, et T'injonction de se réunir
Larcheveaux citoyens Brulley, Page,
Rabotcan, Laque - Thibault 5 Daugy,
vergne et autres commissaires avoués par
la colonie, avant ses derniers désastres.
Les colons de Baltimore adhèrent en
outre à toutes les accusations, protesta
tions ct autres actes de l'assemblée de
Philadelphie. Signié Thomas Millet. --- Page 39 ---
(35 )
Dix-neuvième piece. Lettre des président
et seerétaires de l'assemblée des Colons
à Philadelphic, 3 aLL citoyen Genet
2 datée du 25 octobre 1793.
Par cette lettre, l'assemblée des colons
annonce qu'elle a terminé son travail sur
les instructions à. donner à ses commissaires auprès de la convention. Les colons
réitèrent la demande de l'envoi de ces com
missaires, et indiquent leur président pour
point central de correspondance.
Se réservant de convoquer extraordinairement Tassemblée, sil l'intérêt national
l'exigeait. Signé Barrault Narçai, president; Chotard ainé et Clausson, secrétaires.
Vingtième pièce. Lettre des mémes au
ciloyen Genet, datée de Philadelphie
le 28 octobre 1793, l'an deuxième de
la Republique,
Cette lettre annonce au citoyen Genet,
Tenvoi de l'acte d'adhésion des colons de
Baltimore, 1 aux travaux et nominations
de l'assemblée de Philadelphie.
: 11
C2. --- Page 40 ---
( 36 )
des
insiste toujours sur le départ
On
Barranlt Narçal,presi
cormissaires. Signé aîné et Clausson, , Sres..
dent; Chotard
pièce. Lettre au comitédes
Vingt-unième
d Philadelphic €; par les
Colons réfugiés
de Passemblée
président et secrétaires
datée du
des Colons, à New-Korck, deuzième de la
28 octobre 1793, Pan
République.
de
d'envoi des procès - verbaux
Lettre
colons tenue à New-Yorck,
Tassemblée des
franleur adresse à la Législature
et de
çaise.
également l'adhéCette lettre anuonce des commissaires
sion aux nominations de deux antres, Fonavec augmentation
ésidenl;
deviole et Ctemsignibendiente Sres,
Villandry et Fondeviole,
Lebreton
Adresse des Colons
Ving deuxième pièce. réfugiés à Newde Saint- Comingue,
fraiçaise a 7
Yorck - , à la Législature époque du dépôt
datée du 29 octobie Pussembiée de
aux. minutes de
fait
Philudelphie.
conforme et
Cette pièce est absolument mêmes termes que
toute dans les
presque
iole et Ctemsignibendiente Sres,
Villandry et Fondeviole,
Lebreton
Adresse des Colons
Ving deuxième pièce. réfugiés à Newde Saint- Comingue,
fraiçaise a 7
Yorck - , à la Législature époque du dépôt
datée du 29 octobie Pussembiée de
aux. minutes de
fait
Philudelphie.
conforme et
Cette pièce est absolument mêmes termes que
toute dans les
presque --- Page 41 ---
(37 )
l'adresse de Tassemblée des colons à Phi.
ladelphie , qu'on vient de lire plus haut.
On y a seulement ajouté la dénonciation
du citoyen Genet, conçue en ces termes:
K Nous accusons le ministre plénipo-.
L > tentiaire Genet, paitisan de ces hommes
D tigres (Polverel, Sonthonax et Delpech )
> d'avoir, an mépris de l'article XXI de
- > la déclaration des droits de Thomme,
> refusé toutes espèces de secours à plus
>> de mille familles infortunées, échappées
> aux poignards.et aux torches des délé-
> gués perfides qui, sans la générense hu-,
> manité du pcupie Américain, qui leur
> procure, par nne contribution volontaire,
2 la subsistance momentanée et le loge-
> ment, périssaient de misère, de faim
> et de froid
1 >> D'avoir refnsé - des vêtemens et des
> passages pour la France, à des Fran-
> çais arrachés de chez eux par la force
> et déportés arbitrairement.
> D'avoir fait mettre en liberté les dragons
> - du seizièmnerégiment, ci-devant Crléans,
> Leblanc,leur lieutenant-colonel, et Pol.
>) verel fils 9 pris égorgeant les citovens
> du Cap, dans la malheureuse journée
C 3' --- Page 42 ---
(38 )
> du 20 juin dernier, qui devaient éclairer
> la convention.
> Signe Deroche, président; Lebreton
> de la Villandry et Fondeviole, sscrc.
> taires. >.
Vingt - troisième pièce. Premier procèsverbal de P'assemblee des Colons à
New-Forch, daiée du 19 octobre
Pan deuzième de la Republique. 1793,
Ce procès-verbal n'est qu'un
ment de l'assemblée au 22 du ajourne- même
mois.
Vinge-quatrième pièce. Procèsserbol du
22 octobre 1795, l'an deuziëme de la
Republique.
Ce proci-verbalconstate la nomination
légale des commissaires ci-dessus dénommés.
Il annonce T'adoption par
du projet d'adresse à la
T'assemblée,
Législature française.
Par ce même procès - verbal, on voit
gu'un membre a développé avec énergie
'assemblée au 22 du ajourne- même
mois.
Vinge-quatrième pièce. Procèsserbol du
22 octobre 1795, l'an deuziëme de la
Republique.
Ce proci-verbalconstate la nomination
légale des commissaires ci-dessus dénommés.
Il annonce T'adoption par
du projet d'adresse à la
T'assemblée,
Législature française.
Par ce même procès - verbal, on voit
gu'un membre a développé avec énergie --- Page 43 ---
(39)
les vertus civiques, les principes invariables, la fermets conrageuse de ces victis
mes arrachées du sein de leurs familles 2,
par les sarellites de Sonthonax ot Folve.
rel; il a rappelé les sncrifices, le dévouement des commnissaires de la colonie à
Paris; chacun leur a donné les éloges mérités à tant de titres.
On a ensnite procédé régulièrement à
la nomination des commissaires ci-dessus
dénommés; on. les a chargés de se réunir
aux autres commissaires déjà en France,
et tous ensemble de dénoncer tous les ennemis de Saint - Domingue et tous les
auteurs de ses désastres. On les charge en
outre K de réclamer au nom de la justice,
> de l'humanité et de la nature outragée,
éclatante, d'employer tous les
> vengeance
> moyens pour obtenir de. prompts secours
> en hommes, armes, munitions de guerre
> et" de bouche, bâtimens de l'état et de
> transport , d'en accélérer le départ 9.
les obstacles all
> chaque jour angmentant
>> rétablissement de Saint-Domingue.
> De rappeler à la France les services
>> signalés, le zèle, le courage, le dévoua ment des braves citoyens militaires du
C4 --- Page 44 ---
(40)
quatrième régiment, ci-devant
> du huitième
Provence,
régiment, ci devant
> mandie, du
Nor.
> ci-devant
Sasacumoiseerdgarnt
Artois, et enfin du cent sixième
>> régiment, ci devant réginient du
> victimes comme jes colons de
Cap 2
> chement à la
leur allarévolntion, et d'en
> citer le retour dans la culonie solli-
> que celni du brave
, ainsi
> cent sixième
d'Assas, colorel du
régiment, qui, à
s9 titre,a bien mérité de la
plus d'un
> son courage et son civisme. colouie, par
ce De donner au nom de la
> tous les renseignemens
colonie, s
> tructions
: a toutes les iasqu'ils croiront capables d'éclairer tous les Français.
K Ils sont chargés
> présenter à la barre de spécialement de se
>
Tassemblée,
y prononcer au nom de Ja
pour
> en notre nom
colonie, et
particulier, le
> solemnel de fidélité à la mère serment
> et y renouv:ler nos voeux
patrie 2
> le succès de ses
sincères pour
armes et la
> tière de ses méprisables
défaite enennemis. > (1)
(1) Les commissaires et les colens
actuellemest
spécialement de se
>
Tassemblée,
y prononcer au nom de Ja
pour
> en notre nom
colonie, et
particulier, le
> solemnel de fidélité à la mère serment
> et y renouv:ler nos voeux
patrie 2
> le succès de ses
sincères pour
armes et la
> tière de ses méprisables
défaite enennemis. > (1)
(1) Les commissaires et les colens
actuellemest --- Page 45 ---
(4i)
Signé Deroches 5 présitent ; Fondeviole et Lebreton de Villandry, secretaires.
Vingt einquième pièce. Lettre à Genel,
par les Colons de Saint-Domingue- à
Philadelphie, datée du 4 novembre 1793,
l'an deuxième de la République.
Par cette lettre, les colons exposent au
citoyen Genet ce qui a cansé les désastres de Saiut. Doningse; ils représentent
qu'an tissu d'horreurs et de perfidies livie
à l'ennemi extérieur le Mole et Jéréie,
tandis qae l'ennemi intérieur continue
d'anéantir les culteres, en violant les propriétés. Qu'on a dissout les corps populaires; qu'on a sappé toutes les bases sur
lesqueiles reposen! les loix et la streté de
la République; enfin,qu'on a pour la seconde fois vouln opérer la contre-révoluà Paris, ont devancé ce voeu de leurs concitoyens,
en prétant au nom de la colonie ce mêmc serment;
ils n'attendent pour répéter ce serment si cher à
leurs cceurs, que Parrivée de leurs collègues 3 nommés
depuis ainsi qu'eux, députés à la Convention ; ils leur
sont annoncés et sont attendus chaque jour.
E --- Page 46 ---
(42.)
ceox-là mêmes qui devaient mourir
tion par
en défendant leurs
pour la constitntion,
leurs égaux.
pères, leurs bienfaiteurs,
colons font ensuite sentir que la
Les
a besoin d'être
République trahie par-tout,
belle et sa
éclairée sur le sort de sa plus
au
imporiante colonie. Ils reprochent
plus
d'arrêter le départ des
ministre Genet
française
commissaires dont ia Législature
vain
ils observent. que c'est en
a besoin;
rejeter sur
que le ministre prétendrait indécentes et
leur assemblée les ironies
insérés
les pamphlets anti - républicains ont été
dans les feuilles périodiques, quiblâmées et désavouées par
pabliquement
les colons.
Ils finissent par annoncer à Genet, que
leur répons'il-p persiste à ne vouloir pas
dre et à se refuser au départ des commisdès ce moment sa respousabilité
saires 9
entre lui et les patriotes franest ouverte
que la Législaçais de Saint-T Domingue; eux et lni.
ture française jugera entre
président ;
Signe Barrault Narçay, secrétaires.
Chotard.ainé. et Clansson,
ouées par
pabliquement
les colons.
Ils finissent par annoncer à Genet, que
leur répons'il-p persiste à ne vouloir pas
dre et à se refuser au départ des commisdès ce moment sa respousabilité
saires 9
entre lui et les patriotes franest ouverte
que la Législaçais de Saint-T Domingue; eux et lni.
ture française jugera entre
président ;
Signe Barrault Narçay, secrétaires.
Chotard.ainé. et Clansson, --- Page 47 ---
(43)
Vingl-sixième pièce. Lettre du 26 citoyen
Uenet, ail citoyen Barraull de Narçay,
datée de New-Forch, le 2 novembre
1793.
Le citoyen Genet annonce par. cette P
lettre, qu'ilrépond à-la-fois aux lettres des
13, 26 et 28 du mois, d'octobre dernier :
il commence par regretter qu'un destin
fâcheux ait porté dans sa mission des
aflaires dont il anrait voulu s'isoler; il dit
que c'est à la convention senle qu'il doit
eompre des dispositions qu'il a faites des
forces navales. Cependint il convient qu'il
lui est impossible de se séparer. des mouvemens politiques de Saint-Domingue.
Il reproche aux colons de faire T'éloge
de Jéremie et du Mole; il leur impute
tous les pamphlets contre-révdlationsires
quis'impriment et se publient, et en conclut qu'ils sont ennemis de. la révolution
française.
Ilinvite cenx qui en sont amis à s'iso-,
ler, afin gue la république connaisse ses
vrais amis. -
II charge le ciroyen Barrault de Narcay
de le déclarer en son nom aux colons. --- Page 48 ---
(44)
refuse de reconnaitre les commisIl se
députés, et par
saires comme légalement
leur déconséquent à rien fournir pour
part. Signé GENET.
pièce. Réponse à la letlie
Vingt-septième datée de Philadelphie, le I I
ci-dessus,
novembre 1793, Pan Ile. elc.
d'abord de ce
Les colons se plaignent
la nomination de leurs commissaires,
que
les ennemis de la France,
entravée- par
est éludée par son représentant.
est
Ils prouvent que leur nomination
présence nécessaire en France;
légaleetleur
de Genet, et
ils détruisent les objections
des
loin d'être les auteurs
prouvant que
ils les
contrereselatinsasines
pamphlets
improuvés, et ne doiont publiquement
avec les arisvent point être confondus
tocrates de la colonie 5 qu'ils ont toujours
défendu les intérêts de la France contre
ennemis ; qu'ils veulent encore la serses
T'éclairant sur la vraie cause des
vir, en
Ils ajoutent
malheurs de Saint-Domingne.
croire au bruit public
qu'ils ne penvent le ministre de la Réqui se répand, que
ines
pamphlets
improuvés, et ne doiont publiquement
avec les arisvent point être confondus
tocrates de la colonie 5 qu'ils ont toujours
défendu les intérêts de la France contre
ennemis ; qu'ils veulent encore la serses
T'éclairant sur la vraie cause des
vir, en
Ils ajoutent
malheurs de Saint-Domingne.
croire au bruit public
qu'ils ne penvent le ministre de la Réqui se répand, que --- Page 49 ---
(45)
publique protége des soi-disant députés
de la colonie, des Africains, des hommes
étrangers, nommés sur les débris sanglans
de la ville du Cap.
K Leurs pouvoirs 2 ajoutent-ils, sont sans
>> doute tracés du sang de nos frères ; ils
> doivent vous l:s communiquér, et vous
> sanctionneriez de pareilles infamies, vous
> qui refusez d'être justes avec Vos frères
S les Français! L'idée que ce fait nous
> présente doit nous accabler... L'opinion
> publique ne nous dirige pas toujours 2
>. parce qu'elle pent nous tromper. C'est
> donc de vous-mêine que nousattendons la
sconuaissance exacte de cette atrocité : si
>> elle est vraie, si vous ne détruisez pas vous-
>1 même une pareilleinculgation, quel senti-
> ment pourriez- vous nontinspire2comment
>> pourriez-vous reconnaître defels députés,
> vous qui avez reçu officiellement le dé-
> cret quirappelle et met en élat d'accu-
> sation les auteurs 7 les créateurs de cette
> horrible dépntation?
Les colons termipent leur lettre par déclarer que leurs prircipes révolptionnaires
sont toujours les mêmes ; que c'est en vain
que Genet çherchera à les' diviser entr'eux; --- Page 50 ---
(46)
de
resteront unis, qu'ils persisient
qu'ils
et dénonplus fort dans les protestations
: ciations adressées par eux à la Législature le
française 5 qu'ils provequent contre sa
la responsabilité à laquelle
ministre,
est sounise par la loi.
conduite publique
Signé les président et secrétaires.
Priclamation de
Virgt- huitième dalée pièce. du Gap le 16 septerSonthonaz,
bre 1793.
Sonthonax orPar cette proclamation,
et lafdonne Timpression - la pablication annonce
fiche d'une lettre de Gebet, qu'il
les
le plus grand jour sur
devoir jeter
de Galband ctdes frangaisréfagiés les
projets
avant et depuis
de Saini-Domingne,
dernier.
journées des 20 et 21 juin
lettre de Genet jointe à la proclaLa
d'abord toutes les conmation, annonce embarras qu'il dit avoir.
trariétés et les
des colons à la
éprouvés par Tarrivée
d'avoir
Angleterre. Il ies accusc
nonvelle
de plus en plus les matravaillé à égarer nulles les forces navales
rins , pour rendre Genet annonce qu'il a
de la République.
ernier.
journées des 20 et 21 juin
lettre de Genet jointe à la proclaLa
d'abord toutes les conmation, annonce embarras qu'il dit avoir.
trariétés et les
des colons à la
éprouvés par Tarrivée
d'avoir
Angleterre. Il ies accusc
nonvelle
de plus en plus les matravaillé à égarer nulles les forces navales
rins , pour rendre Genet annonce qu'il a
de la République. --- Page 51 ---
(47 )
obtenu un warent contre Tangui Laboissiere,et qu'il a découvert une correspondaace, ail moyen de laquelle plus de
2000 colons se disposaient à s'emberquer
sur-lescadre et à retourher à Saint-Domingue, CC qu'il traite d'infamie.
Ilaccuse ensnite Galband d'être l'anteur
des troubles qui ont eu lieu à bord du
vaisseau le Jupiter; il annonce qu'il a fui
dans la nuit du 29"au 30..
D'après ces faits, il s'est occupé de
l'arrestation de Galband, en vertu d'un
warert: ; il a été arrêté à 28 milles de
New-Yorck, sur. la route dn Canada.
Genet finit par annoncer qu'il croit
ntile à la République de faire servir i'escadre à détruiré le commerce anglais, et à
protéger les isles', quoique de loin 5 il assure qu'il suivra son plan agec zèle,
activité et patriotisme.
Vingt - neuvième pièce. Lettre des colons
de Saint - Domingue refugiés d Philadelphie 1 au citoyen Genet, datée du 8
novembre 1793, P'an Ile. etc.
Par cette lettre, les colons réfugiés à --- Page 52 ---
(48)
Philaliptie.amenceat qu'ilsne sont point
éloncés de la publicilé que Sonthonax a
donnée à la lettre de Geret;ils savent que
1.s horreurs de tous les genres sont mulque les victimcs
tipliées à Saint-Dowingnes
de la faction Brissot y sont innombrables,
la lettre de Genet à Sonthonax,
ct que
de cette faction et le
annonce qu'il est
commissaires.
complice de ces attroces
la
Les colons ajontent, qu'ils n'auront pas le
dans
lâch-té de gémir plus long-tems
silence, et qu'ils vont démasquer aux yeux
le
criminel des
de toute la terre,
comp'ice
qui
ci-derant, délégués à Saint-Domingne,
ont fait ct font encore tout ce qu'ils peudétacher les colons de la France,
veut pour défendu sa catise et ses intéeux qai ont
de leur sang et de leur
rêts aux dépens
la proie de trois
fortnneevenus depuis
de
intrigans qui abusent de Tinattention
et de Tintermption des sela Métropole,
au
régner à Saint- Domingue
conrs pour
mépris de tontes les loix françaises.
ensuite à Genet,
Les colous reprochent
avoir calomniés : chez un penple
de les
d'après loe
libre, gébéreux et hospitalier,
des
qu'il avoit reçus
faux renseignémens.
imposteurs.
ci-devant commissaires
de
intrigans qui abusent de Tinattention
et de Tintermption des sela Métropole,
au
régner à Saint- Domingue
conrs pour
mépris de tontes les loix françaises.
ensuite à Genet,
Les colous reprochent
avoir calomniés : chez un penple
de les
d'après loe
libre, gébéreux et hospitalier,
des
qu'il avoit reçus
faux renseignémens.
imposteurs.
ci-devant commissaires --- Page 53 ---
(49 )
Ils reprochent encore à Genet de s'être
constamment opposé, sous de faux prétextes,au départ des commissaires quiauraient
instruit la France.
Ils demandent ensuite, quels sont les
eolons que Genet prétend accuser : quels
sont ceux qui ont employé des moyens
bas et iufâmes, pour rendre nulles les
forces de la République - : ils ajoutent gu'il
faut. que Genet s'explique, ou - qu'il se
rétracte authentiquement.
Mais il leur paraît qu'un plan d'accusation contre les colons de Saint-Domingue
réfugiés dans le continent, a été dirigé
de concert par Genet, avec les ci devant
délégués à I Saint - Domingue ; peut-étre,
> ajoutent-ils, ce plan est sous les yeux de
>> la convention- 2 qui balance sur ce qu'elle
> doit prononcer. C'est après avoir fait parvenir ces impostures en France, que Genet feint de plaindre quelques colons Xde
jeter un voile sur ce qui s'est passé à
Sa aint-Domingue.
Les colons reconnaissent dans ce langage;
celui de la perfidie et de Thypocrisie de
la faction qui sollicita le décret du cinq
mars de cette année; loi quifut suspendue
D --- Page 54 ---
par le zèle des commissaires (50 )
de Saint-Domingu:
particuliers
auprès de la convention; mais que le factienx Brissot ou ses
complices osèrent expédier à leurs protégés,
pour servir de prétexte aux horreurs
dévastént cette
qui
enfn de
colonie, et l'ont forcée
réclamer une protection
à laquelle elle n'edt jamais
étrangère
C'est avec la même
songé.
les colons,
hypocrisie, ajoutent
que Genet invoque
de la postérité: il ne lui sera Jejugement
de pronopeer entre des colons pas amis difficile de la
France, iolamainement sacrifiés au
du droit des g ns et des loix les plus mépris solemnelles; et des meurtriers
loi que leur volonté
isolés, sans autre
que des perfidies, , sans autres moyens
dés
sans autrés pouvoirs que
usnrpations 2: fruits malheureux des
erreurs d'une nation indignenent abusée
sur ses colonies.
"Les colons rappellent à cette occasion,
la protestation qu'ils ont faite contre tous
les actes vexatoires de ces mandataires
infidèles.
>
Enlin,ajontent-ils , ce n'est plus la
> France, c'est cette faction seule,
> aujourd'hui représentée dans
quiest
T'Amérique
des perfidies, , sans autres moyens
dés
sans autrés pouvoirs que
usnrpations 2: fruits malheureux des
erreurs d'une nation indignenent abusée
sur ses colonies.
"Les colons rappellent à cette occasion,
la protestation qu'ils ont faite contre tous
les actes vexatoires de ces mandataires
infidèles.
>
Enlin,ajontent-ils , ce n'est plus la
> France, c'est cette faction seule,
> aujourd'hui représentée dans
quiest
T'Amérique --- Page 55 ---
(5t)
> entière; c'est cette faction qui, de sa.
> propre autorité , a osé, en annullant les
5 décrets de la France, faire à Saint-
>5 Domingue un code de loix prétenducs
> coloniales. Tant d'horreurs et des perfidies
>> seront-elles long-lems impunies ou légi-
> timées ? une pareille usurpation de pouS voirs législatifs sera-t-elle sanctionnéeen
> France? et la nation française se parju3 rerait-elleelle-méme à ce point - - ?,Nons
> ne le croyons pas. Trop d'actes authen-
> tiques, le droit des gns, celui des peuS ples policés, doivent nous garantir lim-
> possibilité d'un pareil attentat. Le droit
> des nations mêmes ne s'oppose-til pas à
> un bouleversement moral, à nne prélen-
> tion dont l'influence 3 pouvant devenir
> nniverselle, serait une insulte à la
> grande majorité dès habitans de la terre,
> une provocation pour tous les peuples
> policés de l'univers >.
Ils demandent ensuite à Genet, où sont
les contrariétés qu'ilpretend avoir épronvées, et quel est ce plan qu'il doit suivre avec zèle, activité et patriotisme : ils
lui reprochent de s'être opposé an dessein
qu'ils avaien de reiourner à St. Domingue,
D 2 --- Page 56 ---
( 52)
pour préserver cette colonie des
ultériears qu'elle a
maux
et
1e
cher .qu'elle ne tombât soulferts, pour empéennemis extériedrs.
au pouvoir des
Pour motiverce refus,
Genet a accusé indistinctement
colons d'être ennemis de la
tous les
France, il
Ta.compromise par ce défant de discernement, parce qu'en généralisant une accusation aussi évidemmnent
exposée à être
préparée, il l'a
injuste.
> Citoyen ministre, disent-ils,
> trompez, et vous le savez bien!la vous vous
> a des amis dans le
France
> rité des
continent; la majofrançais lui sera fidèle
> de vos impostures et de la
en dépit
> vous
faction que
protégez. Sic'est là la base du
> que vous devez suivre
plan
> vité, il ne réussira
avec zèle et actipas, et votre
> tisme ne nous parait autre
patrio-
> celui des Polverel et des
chose que
Ce dernier est évidemment Sonthonax.
par les colons mêmes,
reconnu
tion du 19 septembre, par sa proclamacord avec Genet. Comme parfaitement d'actous les colous, il
lui, il confond
victines d'avec
ne distingue point les
les coupables, les
d'avec. les
patriotes
coatreptrelatinusaiter, mais
votre
> tisme ne nous parait autre
patrio-
> celui des Polverel et des
chose que
Ce dernier est évidemment Sonthonax.
par les colons mêmes,
reconnu
tion du 19 septembre, par sa proclamacord avec Genet. Comme parfaitement d'actous les colous, il
lui, il confond
victines d'avec
ne distingue point les
les coupables, les
d'avec. les
patriotes
coatreptrelatinusaiter, mais --- Page 57 ---
(53 )!
les colons se reposent surla France du Soin
de les juger. Toujours des assassinats s
ajoutent-ils : K il ne' vient point un bâti-
> ment de cette malheurense colonie,
> les passagers n'ayent de nouvelles
ARC
> reurs à rapporter. La France a cru nous
> envoyer des hommes pour faire exécuter
> ses loix, et nons ne pouvons voir dahs
> Polverel-et Sonthonax, qne des bêtes -
> féroces qui ont voulu livrer à T'Angle-
> terre une colonie couverte de sang et
> de cendres. Est-il un peuple qui ait
> poussé la patience et la fidéiitéaussi
)) loin ? Et les français d'Europe ne re-
> copnaîtront ils jamais
ce que peut
> une faction.sous le masque de la liberté
> et de la philosophie? >
Les colons reprochent encore à Genet,.
de s'être consiamment opposé au départ
des commissaires qui auraient instruit la
France et démenti les rapports mensongers
qui pouvaient lui être faite sur la colonie
et les colons.
Ils représentent ensuite à Genet, que la
colonie avait besoin de secours , que' le
décret d'accusation contre Polverel et Sonthonax, lui était parvenu 5 qu'il disposait
D 3 --- Page 58 ---
des forces
54)
lerées
maritimes; qu'il avait fait des
d'hommes à la solde de la république; que les colons demandent de toutes
parts à retourner dans leurs
lieu de profiter de tous
foyers; qu'au
avait
ces moyens 3 il
employé l'escadre à une
contre
expédition
Saint-Pierre de
ment même
Miquelon, au moauquel les Anglais
raient de la seule
s'empaplace forte de SaintDomingne, et de toute la dépendance de
Jérémie.
( Vous éticz maftre des
> des forces, et c'cst
événemens et
>
nous, > ajoutent les
colons, que vous accusez ! Vous
> pu protéger le Mole et Jérémie cussiez
> l'oppression des
contre
délégnés de
> mingue et latlaque des
Saint-Do-
> nous que vous
anglais ; et c'est
accusez ! Vous
> rétablirlescolons
auriez pu
>
à
dastDontingnranrlens
foyers, T'abri des meurtres
> ont fait fuir, et c'est
qui les en
> vous accusez!s
toujours nous que
Quant au général Galband, les colons
s'abstiennent de
mais ils insistent prononcer sur sa conduite;
sur l'horreur de celle de
Sonthonax, depuis long-tems
avec toute espèce de forfaits,
identifiée
! Vous
> rétablirlescolons
auriez pu
>
à
dastDontingnranrlens
foyers, T'abri des meurtres
> ont fait fuir, et c'est
qui les en
> vous accusez!s
toujours nous que
Quant au général Galband, les colons
s'abstiennent de
mais ils insistent prononcer sur sa conduite;
sur l'horreur de celle de
Sonthonax, depuis long-tems
avec toute espèce de forfaits,
identifiée --- Page 59 ---
(55 )
Ils ajontent que Genet les a protégés en
rendant nulles pour Saint-Domingne les
forces de la République. Que par ce moyen
ils'est couvert du sang innocent, que son
inaction a 0 fait répandre depuis le momeat anquelGenet a connu, par le décret
qui rappelle et met en état d'accusation
Polverel et Sonthonax, qu'aucune loi sur
les colonies n'ordonnait ni la mort, ni
l'incendie; que les forces.dont il pouvait
disposer s devaient être cousacrées à protéger les propriéiés coloniales et à conserver les individus.
Les colons, observent ensuite à Genet, 9.
que tous les équipages dont il se plaint et
les colons qu'il accuse, ont également reconnu qu'il favorisait les manceuvres et
les usurpations des délégués de Saint-Domingue.
Les colons finissent par témoigner leurs
regrets de ce que. Genet ait tenu une coIduite aussi opposée aux principes qu'il
afliche.
Ils déplorent. le sort de leurs frères de
Saint-1 Domingue ; ils ansoncent qu'ils.
adressent à la iégislature française leurs
justes plaintes, et le détail de la conduite.
D'4 --- Page 60 ---
(56 )
injnste et criminelle de
la
F ance
Genet; que
reconpaîtra, mais trop tard peut.
être, la Eidélité constante
2 mais inutile;
des colons de
et l'infidélité
Saiat-Domingae,
cruelle et la perfidie de ses représentans ou dat-gues dans F'Amérique.
Signe les président et secrétaires.
La pièce frentième est une adresse des
colonsréfi giesaux Elats-unis de PAmc
rigue, àia Legislature française el d
tous les Français, en date du 23 noven:bre 1793: elle est conçue eil ces
termes.
Les colons de
S.int-Domingue 5 réfugiés à Philadelphie 2 à la Législature française et à tous les
Srangois; dn 23 noyembre 1793, l'an deuxième
de la.République.
Enfin, le projet des Barnave
Brissot est
2 des,
consommé; Saint -
n'est bientôt plus
Domingue
qu'un monceau de cendres, et-les monstres qui ont-achevé notre
destruction, luttent encore sur nos débris
contre la bienfaisance d'une
nemie
puissance enqui voudrait arracher au néant, des
ature française et à tous les
Srangois; dn 23 noyembre 1793, l'an deuxième
de la.République.
Enfin, le projet des Barnave
Brissot est
2 des,
consommé; Saint -
n'est bientôt plus
Domingue
qu'un monceau de cendres, et-les monstres qui ont-achevé notre
destruction, luttent encore sur nos débris
contre la bienfaisance d'une
nemie
puissance enqui voudrait arracher au néant, des --- Page 61 ---
(57)
restes de la plus florissante des colonies
Françaises,
L'aristocratie confuse voit avec horrenr
l'abime des maux dans lequel elle nous
entraîna en 1790, quand ,sonlevée conti e
l'assemblée de Saint-Marc, elle provoqua
elle-même le' coup qui devait anéantir
ses propriétés et les nôtres. Perpétuellement trahie dans l'Amérique, la France
reçoit aujourd'hui le prix de ses méfiances, le résultat des injustices qu'on lui a
fait commetire. Sous la, protection de la
France, sous la responsabilité de nos seuls
représentars, notre régime intérienr était -
le rempart que les colons eussent pu opposer à leurs ennemi, à ceux de la nation
fiançaise. (1)
(1) Le mobile principal de tous les événemens
contre-sévolatiennaires 5 Pitt, savait à point nommé
jusqu'oi devait allerla destruction de Saint-Domiogue.
Il s'était résérvé, pour ainsi dire, un pied-à-terre
dans cette colonie française, qui ne pouvait jamais
êtrc envahie par les Anglais, si elle fit restée dans
son état de force et de splendeur; ce qui prouve
évidemment ces projets de destruction, ce sont les
vues qu'il prête aui gouvernement français, relative- --- Page 62 ---
( 58
L'assemblée constituante,abusée par un
ment au commerce et aux.colonies. Nous n'y croyons
pas, parce que nous sommes 2 commc tous nos compatriotes, vraiment français et attachés à la France. Cependant on lit dans le discours prononcé par Pitt dans
la chambre des communes le3 février, ces expressiens
remarquables.
( L'on verra si une guerre navale
2 peut sullisamment affecter un ennemi qui, non-seu-
- > lement, a abandonné ses colonics et so1l commerce
> inais qui chercbe mêmc à les détruire de fond ert 3
> comble, dans la crainte que Pintérêt de leur conser-
> vation ne les oblige à proposer la paix.
Qu'on
juge maintenant si Pitt n'était pas parfaitement instruit
de cC qui derait se passer et a St.-Domingue ct à la
convention! Qu'on jugel les-provocateurs G'enthousiasme
lc I6pluviose ouL le4 février! On débiteila tribune
de la conventicni un roman dont lc résultat doit être le
houleversement, ,1 par conséquent la ruine des colonies
françaises; et c'est lc 3 février que Pitt annonce au
parlement d'Angleterre, que Ja France > va détruire
>scs colonic de fond en combles. Qu'on jige eufin lesquelssontigens de Pitt ourbrissotins, sont-celes commissaires de St.-Domingue 2 qui.ont dès le 30 janvier 1793
dénoncélesintrigues de Pittet deDrissol,alors tout-puissans, (appert les: archivesdela icon vention)oul bien sont-ce
lcs soi-disant députés de la particdu Nordde St-Domingue,qui, entrés à la convention le 15 pluviose, vérifient completicment le 16 (L'est-i-dire , le 4 février)
ce que Pitt annonce dans la chambre des communcs le
3 da même mois ?
qui.ont dès le 30 janvier 1793
dénoncélesintrigues de Pittet deDrissol,alors tout-puissans, (appert les: archivesdela icon vention)oul bien sont-ce
lcs soi-disant députés de la particdu Nordde St-Domingue,qui, entrés à la convention le 15 pluviose, vérifient completicment le 16 (L'est-i-dire , le 4 février)
ce que Pitt annonce dans la chambre des communcs le
3 da même mois ? --- Page 63 ---
(-59) )
traître, destitua surson rapport Ies légitimes représentans de Saint-Domingue, et
dès cet instant tout fut perdu. Nos malheurs n'ont fait qu'angmenter. Vos délégués, 2 vos lois des 22 juin et 17 août 1792,
votre loi du5 mars 1793, quoique suspent
due: voilà les bourreaux dont une politi-:
que étrangères'est servie pour vous anéantin
parvous-m@nes.
Citoyens représentans, les mânes de nos
malheureux frères gémissentdes erre urs
involontaires, sans doute, de la nation
française; du sein de leurs tombeanx,
ces victimes crient vengeance) contre la
faction insolente et meuririère dont Brissot
est le chef; elles nous aceusent de n'avoir
pas eu le courage de, vous dire la virité,
de n'avoir pas bsé vons dénoncer les grands
coupables qui vous trahissent dans PAmérique. Le sang dont notre malheureuse
terre est arrosée, 9 pénètre jusqu'au fond
de leurs tombes; elles frémissent du triomplede laristocratie, sousle masque de la
Liberté; leurs cendres se soulèvent d'horreur, leurs ombres enfin s'indignent de
nos derniersdésastres. Saint-Domingue avait
des droits que son climat et les localilés --- Page 64 ---
( 60 )
rendaienti
impreseriptibles; ; les représentans
delaFrance abusée par
fides sur les premiers dexinstructiors percolonie, ont
événemens de cetta
méconm ces droits. Le comité
colonial fit taire tous les
Saint-Domingue
principes 2 et
décret du
sacrifié, n'a vu dans le
d'une
I2 octobre 1790, que le prix
trahison cogibinée, d'où sont découlés: tous les maux de la colonie.
Dès-lors ceux-là pour qui la loi était
faite, n'eurent pas la liberié dela
et la
déliberer
consentir; et ce la Révolation
principe 2 base- de
colonies.
Française : > fut nul pour les
Nous vous . avons dénoncé le
octobre, Polverel et
IO
triers
Sonthonax: : ces.meuréchmpperont à votre justice, à votre
vengeance ; le pillage et les concussions
qu'ils ont exercés, vont les soustraire
courroux inntile de la nation
au
trahie, 2 à la responsabilité
qu'ils ont
ont affrontée,
terrible qu'ils
inventer
par tout ce que l'on
de crimes et de barbarie. peut
ne vous détaillerons
Nous
forfaits dont ils
pas davantage les
se sont
le
dre deleurs crimes
converts; moinest celui
est
delèze-nation,
lusurpation du pouvoir législatif. Vous
qu'ils ont exercés, vont les soustraire
courroux inntile de la nation
au
trahie, 2 à la responsabilité
qu'ils ont
ont affrontée,
terrible qu'ils
inventer
par tout ce que l'on
de crimes et de barbarie. peut
ne vous détaillerons
Nous
forfaits dont ils
pas davantage les
se sont
le
dre deleurs crimes
converts; moinest celui
est
delèze-nation,
lusurpation du pouvoir législatif. Vous --- Page 65 ---
(6r )
devez vengeance à la France, à Vos cOlonies, àlunivers entier.
Nous vous dénonçons aujourd'hnile complice des Polverel et des Sonthonax, celui
qui n'a pas craint de canoniser la conduite des délégués de Saint-Domingue;
celui qui, ayant à sa disposition des vaisseaux, des frégates : 9 des hommes et de
l'argent, a refusé de les employer contre
des fonctionnaires qui trahissaient les intérêts de la France et du commerce national; contre des fonctionnaires rappelés
et mis en état d'accusation par un décret
qu'il avait reçu officiellement; celui qui a
refusé de reconnaitre les 'commissaires que
nous vous avions nommés,et qu'il eût du
expédier. aux frais de la République, pour
vous instruire de, la véritable position de
Saint,Domingue; celui qui, accueillant au
contraire une députation, vil instrument
de la perfidie de Sonthonax, se déclare
l'apologiste des brigandages dont nous
sommes victimes , des outrages que reçoit
la Républiqué, par la violation de ses
lois et de son territoire.
Ce complice. est le ministre plénipotentiaire de lal République française, près --- Page 66 ---
(62) )
les Etats-unis d'Amérique, ce complice
est le citoyen Genet,
Nous l'accusons d'avoir, par uneinaction
réfléchie etcombinée, porté les maux de
la colonie à lenr comble, conséquemment
livré le Mole et Jérémie aux Anglais. Nous
vous adressons notre correspondance avec
ce ministre infidèle; notre indignation ne
nous permet pas d'entrer dans de plus
grands détails, tandis que. l'Amérique et
l'Europe retentissent des trabisons de ces
ennemis de la République. Nous vous demaudons justice: vengez la France 2 vengez
les colonies. Nous avons une trop hanteidée
des lumières ct de la raison nationale, de
Tattachement et du courage des français
d'Europe, pour croire que tant d'atrocités
puissent rester impunies. Signé à lorigignal, Barrault de Narçay, président;
Chotard aîné, Clausson, sccrétaires:
'Europe retentissent des trabisons de ces
ennemis de la République. Nous vous demaudons justice: vengez la France 2 vengez
les colonies. Nous avons une trop hanteidée
des lumières ct de la raison nationale, de
Tattachement et du courage des français
d'Europe, pour croire que tant d'atrocités
puissent rester impunies. Signé à lorigignal, Barrault de Narçay, président;
Chotard aîné, Clausson, sccrétaires: --- Page 67 ---
(63)
La deuzjème pièce du paquet ou le niimero 2, est une lettre des colons de
Saint-Domingue, réfugids à Philadel:
phie 7 adressée aux ciloyens Brulley,
Page, Lavergne, SarshesditeThibeaudty
Daugy et Raboteans , commissaires de
Saint-Domingue auprès de la Linigislatunefrangaise : elie' est datee de Phi-:
ladelphie, le 22 oclobrer793, Pan deuxième de Za République fraaçaise :
Voici_sa teneur.
CHERS CONFATRIOTES,
Les dangers de Saint-Domingne, les
horreurs que cette malleurense colonie
éprouve depuis si long-tems 7 nous frape
pent,. mais ne nous abattent pas.
Notre position, notre dénuement de toute
espèce de secours 2 de moyens, même de
subsistances, sous les yeux des représentans de la France dans les Etats-unis,
seraient capables de nous anéantir, si nous
n'étions pas convaincusque la-France écragera ses ennemis. 2 malgré leur nombre et
leur perfidie.
Ah, citoyens ! pourquoi nofre malheu- --- Page 68 ---
2783.
(64)
reuse patrie a t-elle été si souvent
pée sur les événemens de
trompourquoi les vrais
Saint.Domingne ?
patriotes de cette
ont-ils été si long-tems méconmus isle,
Leur fidélité, leur
?
meté
courage et leur ferne finiront qu'avec la triste existence
dans laquelle ils sont précipités
longue suite d'erreurs.
par une
Loin de leur
patrie, 2 ils ne soupirent que
pour elle; mais leurs voeux reuvent à
peine parvenir aux représentans de la République : tout est intercepté, et
savons que le comité colonial ferme nous
cesse les yeux de la France sur Saint-Do- sans
mingue, sur cette source de ses richesses.
Depuis la révolution-, la France est
trompée : nois en sommes les
comme elle, malgré tout ce victimes,
avons fait pour lni déeouvrir les que nous
les plus intéressantes.
vérités
Cependant il en est encore tems, et les
forces qu'on nous apnonce,
I
des chefs attachés
dirigées par
aux.
tout faire changer.
colonies, peuvent.
Nous vons adressons le.dernier cri de
doulenr des colons de
s'il n'est
Saint-Domingue :
pas entendu, si leur voix est
Aiasumsas
Uo
pareaa --- Page 69 ---
CONVENTION NATIONALE,
RELATIO N DETAILLÉE
Des événemens malheureiz qui se sont
passés au Cap depuis Parrivée du cidevant général Galbaud,jusgu'au moment
oit ilafait briller cette ville et a pris la
fiuite.
PAR LES DÉPUTÉS DE LA PARTIE DU NORD
DE SAINT-DOMINGUE.
A LA CONVENTION NATIONALE,
A VEC UN SUPPLENENT DES É VÉNEMENS
SUBSÉQUENS.
IMPRIMÉ PAR ORDRE DU COMITE D'INSTRUCTION PUBLIQUE,
A PARIS,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE
L'an deux de la République.
ivée du cidevant général Galbaud,jusgu'au moment
oit ilafait briller cette ville et a pris la
fiuite.
PAR LES DÉPUTÉS DE LA PARTIE DU NORD
DE SAINT-DOMINGUE.
A LA CONVENTION NATIONALE,
A VEC UN SUPPLENENT DES É VÉNEMENS
SUBSÉQUENS.
IMPRIMÉ PAR ORDRE DU COMITE D'INSTRUCTION PUBLIQUE,
A PARIS,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE
L'an deux de la République. --- Page 70 ---
16 -
rêté pitôt , coté Général Jean - François, 9
dans pays Pagnol 1e ! C'eft-là nous te doit
rêter ! Non pas vini dans la Convention
chercher la guillotine! Ah Sonthonax! Vous
trompé nous., Vous brigand paffé nousmêmes ! Pitôt nous te rête fervir le Roi
d'E/pagne, comme nous té fait dijà. --- Page 71 ---
(65 -
encoré étouffée par des factions enhemies,
la France doit renoncer à ses colonies ;
elle aura rempli alors le voeu de tous les
partis attachés à sa perte. On l'a trompée,
on la trompe et on la trompera encore.
Nous prenons le parti de vous adresser.
les pièces incluses, pour préparer la voie
à nos commissaires 2 et dans la crainte que
les obstacles ordinaires ne s'opposent à
notre députation ; car quoique nous soyons
à Philadelphie, il y a toujours un parti
acharné à notre perte qui se sert de tous
les moyens. Nous sommes, enfin à la veille
de pouvoir juger définitivement les intentions et la.conduite du représentant de
la République française auprès des Etats
unis. Salut, signé Barrault Narçay, président ; Chotard aîné et Clausson, secrétaires.
P.S. Enfin la République est complettement trahie. 9 les Anglais se sont emparés;
le 17 septembre, de Jérémie, et le 22, du'
Môle.
Voilàle résultatdelexpatriatien et déportation des citoyens par les commissaires civils, al'époqne dela déclaration del la guerre:
voilà où tendaientlattaque du Port-au-Prince
E
Ahe AH mmit Aysummd
Pllrm --- Page 72 ---
I 66)
et l'incendie du Cap par ces mêmes scélé
rats. Voilà le résultat de la refenue
dant 4 mois des forces navales
pendans le continent,
le
françaises
par
citoyen Genet.
Vcilà le résultat des ordres donnés à SaintDomingne, de la part de Polverel et Sonthonax, de faire feu sur les bâtimens de
la République qui resteraient dans les
ports français.
Voilà le résultat des vexations
les
vrais amis de la'
que
Répubiiqne ont toujours
épronvées;voila enfin le résultat des erreurs
qui ont privé Saint Demingne de son régime intérieur.
Qne le peuple Français ouvre done enfin
les yenx, et qu'il reconnaisse que c'est
le sacrifice des amis de la
par
République,
que Saint-Domingne est peut-être perdu
pour la France.
Nons l'avons dit mille fois, les colons
de Saint-Domingue furent toujours placés
entre la contre-révolntion et la perte de
leurs propriétés.
Depuis 4 ans , Saint-Domingue résiste
aux cabales, à l'intrigue 5 ses victimes
sars nombre tombent de tontes parts!.. -
knfin l'ennemi s'est présenté devant un
c'est
le sacrifice des amis de la
par
République,
que Saint-Domingne est peut-être perdu
pour la France.
Nons l'avons dit mille fois, les colons
de Saint-Domingue furent toujours placés
entre la contre-révolntion et la perte de
leurs propriétés.
Depuis 4 ans , Saint-Domingue résiste
aux cabales, à l'intrigue 5 ses victimes
sars nombre tombent de tontes parts!.. -
knfin l'ennemi s'est présenté devant un --- Page 73 ---
(-69 )
peuple foible, épuisé de fatigues et de douleur.
. a Nons tirons le rideau sur cet
événement . : Ah,h Français! dès 1790,
le gouvernement de Saint-Domingue vous
trahissait; it avait des partisans par-tout:
vous l'avez cru, vous lui votiez des remer-,
cimens ; cependant Saint-Domingne succombe malgré lui: voilà oùt VOS erreurs
vous ont conduit.
Nous apprenons à l'instant que les commissaires civils avant juré la destruction
des blancs, faisaient altaquer le Môle par
terre, avec trente mille négres révoltés;
quand l'ennemi s'est présenté. Jérémie
était épuisé et a la veille, peut-être, d'être
n onvellement attaqué. Signé Barrault
Nargay,président; ; Chotard aîné et Clausson, secrétaires.
La pièce numéro 3 est une lettre des
Colons réfugics à Philadelphie, aux
mémes commissaires, en date du IO
norembre 1793, dont suit l'extrait:
CHERS COMPATRIOTES,
On a donc enfin réussi à rendre la réE 2 --- Page 74 ---
(6 68 )
volation odieuse à
donc chassé,
Saint-Domingue ; on a.
expatrié, 3 déporté
toute la caste blanche ; on a donc presque étouffé
dans les coeurs jusqu'à
l'amour de la
patrie; et ce sont des hommes
des pouvoirs de la République revêtus
consommé
qui ont
ce qu'avait commencé l'ancien gouvernement et ses partisans!
Les patriotes 1 échappés à tant d'atrocités, anéantis par le genre de persécutions
qu'ils onté éprouvécs, la quantité de victimes
qu'ils ont vu sacrifier sous leurs
à leurs côtés; le mot de liberté, de yeux ,
les étonne; ils envisagent la
justice
y cherchent leur
France, ils
patrie, ils la retrouyent;
mais en même- tems, ils
;
que c'est de son sein que sont reconnaissent sortis les
monstres qui ont voulu effacer de leurs
coeurs jusqu'an non de la
: Ils ouvrent le recueil des patrie. loix
tutionnelles de la France, les décrets consti- de la
Nation, ccux de la République; ils n'en
royentaneuquiait ordonné les meurtres et
fincendiegtidsrorent la plus belle des colonies françaises. Ils voyent au contraire
laFranceordoune lei maintien des
que
dans le décret du 8 mars
propriétés
1790 : la liberté
acer de leurs
coeurs jusqu'an non de la
: Ils ouvrent le recueil des patrie. loix
tutionnelles de la France, les décrets consti- de la
Nation, ccux de la République; ils n'en
royentaneuquiait ordonné les meurtres et
fincendiegtidsrorent la plus belle des colonies françaises. Ils voyent au contraire
laFranceordoune lei maintien des
que
dans le décret du 8 mars
propriétés
1790 : la liberté --- Page 75 ---
(:69)
et l'égalité parmi les.hommes libres datls
la loi du 4 àvril 1792.
Ceux qui ont représenté la nafion et la
République, ont, donc outragé la France
en violant ses loix; outragé la nature et.
Thumanité, en faisant assassiner le père
par le fils, le bienfaiteur par l'obligé
violé la liberté en emprisonnant , violentant et déportant arbitrairement; violé les
propriétés et toutes les loix divines et humaines, en laissant impunis tant d'attentats. commis sous leurs yeux et par. leur
ordre.
Les habitans de Saint-Domingue 1 3 réfugiés dans le continent 2 cenx qui ont toujours été fidèles à laRépublique, ont encore
sur cette terre libre épronvé les dMiicultés
ordinaires, pour rendre compte à la France.
de la situation de cette colonie, de leur
position individuelle.
Ils se sont assemblée en dépit des ennemis de la France, qui les poursnivent partout. Le ministre plénipotentiaire et Ics
consuls, s'étayant des rapports calomnieux
descommissaires civils deSaint-Domingte
- ont négligé les intérêts de cette colonie >
que les patriotes auraient pu reconquéric.
E 3 --- Page 76 ---
(70
avec les forces navales rendues
continent : il est vrai
dans le
cher la loi à la
qu'il ent fallu marmain; et nous n'aurons
pour nous que celle. qui ordonne
plus
tance à T'oppression.
la résismémes,
Mais les troupes ellesesclaves de leur
été fort
serment, eussent
embarassées de savoir à
elles ont frémi mille
qui obéir :
ordres
fois elles-mêmes des
qu'on leur donnait.
Toutes ces forces, retennes dans le
tinent, ont été nulles
contandis qu'tine
pour la République ;
poiguée
seau de 50, canoas
d'ennemis, un vaisemparés du Môle et 2 frégates se sont
et de Jérémie.
La France devait
Hewasieausebsingnere compter sur les pasauvée; c'est bien
cenx-laleussent
ment et plasiears pourquoi le gouvernereprésentans de la
s'y, sont toujours
nation
trahi la France opposés. Ceux - là ont
et perdu
Les puissances coalisées Saint-Domingue.
publique, n'ont
contre la Ré.
pas en de plus zélés Coopérateurs, que tous ceux
ont
la tête du
qui
été à
mingue,
gouveruement de Saint - DoOn dira à la France
à la loi du
qu'on s'est opposé
4 avril; on mentira :
on hien a imposé.
toujour
ans de la
s'y, sont toujours
nation
trahi la France opposés. Ceux - là ont
et perdu
Les puissances coalisées Saint-Domingue.
publique, n'ont
contre la Ré.
pas en de plus zélés Coopérateurs, que tous ceux
ont
la tête du
qui
été à
mingue,
gouveruement de Saint - DoOn dira à la France
à la loi du
qu'on s'est opposé
4 avril; on mentira :
on hien a imposé.
toujour --- Page 77 ---
(71)
de
sur' la surface
Vouloir prématurer,
le tems seul
la terre 2 un évènement que
amener, que des progrès incroyables
peut
seuls opérer 5 "c'est
de philosophie penvent
c'est le
-
violer le droit des nations,
projet
vendus au crime
d'une bande d'assassins 2
Sonthonax et
personnilié dans Polverel,
Delpech.
Du 26 nozembre 1793.
d'occasion, notre paquet et la préFaute
enfin ce
sente sont restés jusqu'à ce jour; ;
nous craignons , ce que nous avons
que
Le ministre Gonet a
prévu, est aurivé.
trahi la France en éloignant les forces suqui étaient à sa disposition I 7 au
périeures
les anglais se sont
moment même auquel
refusé
emparés du Mole et de Jérémie:il a
colons les moyens d'instruire la France
aux
à faire
et il se dispose
parpar eux-mêmes,
Sontir pour la France la députation que
thonax envoie sous le titre de député à la
conven.ion, sans égard aux décrets qui les
rappellent. etc.
ils
L'assemblée préténdue dans laquelle
ont été nommés, n'était composée que d'esE 4 --- Page 78 ---
(72 )
claves et de deux blancs, dont un éfait Dufay, , T'un des dépntés, l'autre Sonthonax
lui-même.
Ce ministre a soulevé contre Ini, etc,
Signéa loriginal Barrault Nareay, pre.
sident; Chotard ai é et R. Marie, Sres,
Le 28 norembre.
P.S. Les états da Maryland viennent
d'accorder anx malhenreux, Frangais de
cette partie, une somme de 25 000 gourdes,
à titre de secours, que refusait le ministre
Genet sur les fonds de la Répablique
il a même osé
;
proposer aux chefs de cet
état, de verser dans ses mains cette somme 9 cela lui a été refusé. Dien sait
l'usage qu'il en ent fait ! Signé Barrault
Narcay 3 président; Chotard ainé ct R.
Marie, secrétaires.
Touites Ces pièces sont extraites" de ceiles:
reçues par les comnissgires dc
par Ja voie de Bordemux, lc Saint-Domingues 20
plavidse, et
déposéesde suite auix archives de la commission.
Eatrait des plices deposceaans archires
de la commission de Swint-bomingnes
Baltimore, IO décembre 1793,Pandie.
de la République.
Après'avoir donné quelques détails sur
otard ainé ct R.
Marie, secrétaires.
Touites Ces pièces sont extraites" de ceiles:
reçues par les comnissgires dc
par Ja voie de Bordemux, lc Saint-Domingues 20
plavidse, et
déposéesde suite auix archives de la commission.
Eatrait des plices deposceaans archires
de la commission de Swint-bomingnes
Baltimore, IO décembre 1793,Pandie.
de la République.
Après'avoir donné quelques détails sur --- Page 79 ---
(73) )
la sifuation de Saint-Domingne, qu'il ne
donne pas pour certain, l'auteur de la
lettre ajoute :
Il 'n'en est pas de même de l'abandon
absolu, que les commissaires ont fait de
la.partie du nord. Sonthonax s'est rendu I
du' Cap au Port-de-Paix, d'ohila regagné
l'ouest pour se joindre à Polverel: le motif de son dépért a été le défaut de vivres
et de munitions de-toutes sortes, l'impossibilité de s'en procurer à défaut de ressources et de moyens 5 c'est ce que je
tiens-de Monsieur waute, arrivé ici depuis
un mois avec un pctit convoi escorté par
la Fine, et qui a apporté ici le reste des
blancs du Cap. Deux bâtimens de ce convoi ont péri aux atférages; savoir., la Fine
et un bricq : on estime à. 60o le nombre
des malleureux qui étaient sur ces bâtimens, et qui ont été ensevelis dans les
flots.
Il ne rèste plus ni blanes, ni hommes:
de couleur dans la partie du Cap ; elle
est absolument à la discrétion des esclaves
alfranchis par les commissaires , et qui la
regardent commc leur, propricté. On fait
monter à 20 mille la forcer armée de ces --- Page 80 ---
(74)
nouveaux citoyens ; mais ils sont mal
arinés et n'ont point de munitions.
Il paraît que Polverel et Sonthonax
cherchent à se maintenir
ne
partie de l'ouest, à
que daus la
prendre des Gonaives
jusques et compris le grand Goave; au
surplas, 2 les déportations de i'ouest et du
sud auront bientôt mis de niveau, si fait
n'est déjà, ces parties avec celle du nord,
quand au géute de population.
Un bâtiment arrivé du Port-au-Prince
avant-hier, en 23 jours de traversée, assure la mort de Polverel aux
coalition des blancs,
Cayes; une
libres
mulâtres et négres
contre Saint Marc, où
est
Sonthonax
bloqué avec tous ses aflidés : la détermination de cette coalition pour avoir
Sonthonax mort ou vif. Serions-nous
heureux
assez
pour qu'à défaut de la métropole, la providence veillat à
et nous ent délivrés de ces nosintérêts,
et carnaciers !
tigrcs féroces
Signe à l'original G. F.
Mahi, Corniere.
Certifié conforme aux pièces originales
sentées aux comités de Sulur public et pré- de
Sureté générale, et déposées aux archives
de la conimission de Saint-Domingue. Paie
à Paris, le 26 pluviose, an deuxième dc la
'à défaut de la métropole, la providence veillat à
et nous ent délivrés de ces nosintérêts,
et carnaciers !
tigrcs féroces
Signe à l'original G. F.
Mahi, Corniere.
Certifié conforme aux pièces originales
sentées aux comités de Sulur public et pré- de
Sureté générale, et déposées aux archives
de la conimission de Saint-Domingue. Paie
à Paris, le 26 pluviose, an deuxième dc la --- Page 81 ---
(75)
République française 9 une et indivisible.
Signé les commissaires de Saint Domingue
Pages 1 Brulley 3 Legrand, secrétairegarde des archives de la comimssion.
N. B. On annonce maintenant que Saint-Marc et
Ics Gunaives 2 quartiers consiclérables de Saint-Domingue , se sont rendus aux Anglais. On crie à la
trahison, et on accuse les colons d'avoir livré leur
pays aux ennemis de la France ; mais il est essentiel
d'examiner quels colons.
Ce ne sont pas ceux qui sont en France; ils se
sont réunis aux commissaires de Saint - Domingue,
pour demander, dès le mois de janvier 1793, des
secours contre l'invasion des. Anglais et dcs Espagnols. Au mois de mars 7 ils orit de nouveau insisté
à,la barre de la convention 5 pour demander ces
mèmes secours contre les Anglais ct les Espagnols.
Ils ont prêté le serment de fidelité à la République 2.
et protesté contre tout traité, fait avec les ennemis
de la- France.
Ce ne sont pas les colons refugiés à la nouvelle
Angletcrre : lls dénoncent 1 Genet comme ayant
refusé de les faire passer. à Ssint-Domingue, pour
le conserver à la République 2. ct défendre cette CClonie contre les attaques des Anglais 5 ils accusent
Genct de s'être entendu avec Sonthonax. 2 et d'avoir
envoyé les forces maritimes de la République contre
Saint-Pierre Miquelon, pendant qu'il était averti que.
les Anglais se disposaient à aller s'emparer dc SaintDomingue ; enfin, ils ont, comme les patriotes actuellement cn France, protesté contre toute espèce dc
traité fait ou à faire à Saint-Domingus, avec les epnenis de la République.
aques des Anglais 5 ils accusent
Genct de s'être entendu avec Sonthonax. 2 et d'avoir
envoyé les forces maritimes de la République contre
Saint-Pierre Miquelon, pendant qu'il était averti que.
les Anglais se disposaient à aller s'emparer dc SaintDomingue ; enfin, ils ont, comme les patriotes actuellement cn France, protesté contre toute espèce dc
traité fait ou à faire à Saint-Domingus, avec les epnenis de la République. --- Page 82 ---
( 76)
Tous Jes patrioles propriétaircs ct
avaient été oa massacrés, ou mis en non-proppiétaties- fuite des
tièrs de Saini-Marc et des Gonaives : ilin'y restait quarque cuelques blancs, laches adulatcars et aflidés de
Sonthouax, quilni-môme forcé d'abandonnerle
s'était rendu d Saint-Marc,
Cap,
Deaueoup d'hommes de,
conleur et une très-grande portion: de cette nation
nouvelle qui, suivant Sonithonax, venait des reprendre
sa place dans l'espèce hamaine. Teile élait Ja
pulation de ces deux quartiers, quand ils SC porendus aux Anglais. Ce sont là les colons qui sont leur
ent livrécespartics interessantesde la colonic.
Qne sont devenus ces quatre cent mille répallicains, dont Monsieur Je ci-devant marquis Dallay
a fait un si. pompeux éloge à la tribune de la con-.
vention ?
De deux choscs Pane, ou CCS quatre cent mille.
républicains sontà Saint-Domingue; qu ils n'y sont
pas; s'ils y sont, comipent ont-ils livré sans
férir des possessions importantes de Ja
coupa un scul régiment Anglais, puisqu'tis République, avaient
tant de forces à Icur opposcr? Leur reddition atldonc le résuitat de la plus infâme trabison. On scrait
çoit
ne conpas trop comment leurs soi-dlisant députés
Mils et Maubelicy pourront lcs excuser. Duflay,
Si,au contraire 2 ces qaatre cent mille républieains
n'existent pas à Saint-Domingne 2 ou
commc Pattestent
siy
des pièces ofticiclles d'accord arec toutes les
Iclires récenaent arrivées 2 il est constant qu'ils se
battent pour le iétablissement de la royauté,
en
Duffay
a donc effrontément imposéi la Conrention
il a anroncé avec emphase leur
2 uand
existcece et leur.
dévoucment aux iptérêts de la Republique.
ains
n'existent pas à Saint-Domingne 2 ou
commc Pattestent
siy
des pièces ofticiclles d'accord arec toutes les
Iclires récenaent arrivées 2 il est constant qu'ils se
battent pour le iétablissement de la royauté,
en
Duffay
a donc effrontément imposéi la Conrention
il a anroncé avec emphase leur
2 uand
existcece et leur.
dévoucment aux iptérêts de la Republique. --- Page 83 ---
(77 )
Ainsi donc, ou Dilfay est un impostrur. , oir ia
été envoyé par des traitres qui ont livré Saint-Demingue aux Anglais:
Au surplis 2 il va paraitre un onvrage qui jettera
le plus grand jour sar les événemens politiques de
Sint-Doningue, sar les persolnes et caractère des
soi-disant députés du nord de cette' isle
R RATA.
Page sj,ligue première, ajoutes : 1
Voyons comment le marquis Duffay 2 emporté par
la force de la vérilé, 2 définit lui-même cette nation
nouvelle.
Folio 55 de la relation détaillée des événemens
malheureax cuu so sont passés au Cap clc. Onlit,.
> Ia grossiércté, ou plutôt la nullité de principcs de.
>) ces peuples encore bruts et dont beaucoup même
>)
viennent des hordes antropophages; et que la guerre
2) qu'ils faisaient aux blancs depuis trcis ans, avait
2)
rendus plus féroces :
Folio 57, après la naration des événemens du Cap.
C Le feu avait presque tout consumé, ils se tiraient
- > des coups de fi sils les uns aux autres poars s'arracher
> le batin. IL était presu'imposille d'arrêter ces
) horreurs'; ces négres n'entendaient le français
>) carec difficnlté, et dominés par l'esprit de pillage,
)) ipoine les créoles pouvaient-ils leàr faire enten-
> dre raison. I
E: d'est-là cette nation nouvelle quia formé des
assemblées primaires 2 des assemblées électorales ct
qui a nommé -des députés, ct ce sont CCs députés --- Page 84 ---
J
78 )
qii siègent comme Français dans la conrention !
des anlgopnphages qui n'entendent ni ia raison ni le
fionçais ! O France!o patrie ! quelle est donc l'audace; quels sont donc les projets des provocateurs
d'enthonsiasme ?
De Pimprimerie de la Citoyenne FoTROUGE,
Jardin Egalité, No. 71. --- Page 85 ---
CONSPIRATIONS.
RAHISONS ET CALOMNIES
DEVOILÉES ET DÉNONCÉES'
PAR PLUS DE DIX MILLE FRANÇAIS
Refugiés azs Continent de PAméique, --- Page 86 --- --- Page 87 ---
Enas
-0286e
v.5
- C
--- Page 88 ---