--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
wAcquired with tbe assistance
oftbe
flie Sapiolk Bhan,
Fund
JouN CARTER BRoWN LIBRARY --- Page 3 ---
--- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
CONFÉRENCES
SECRÈ T E S
DE M".
PITT
ET DES ANCIENS MINISTRES, --- Page 8 ---
OUVRAGE SOUS PRESSE.
DES BASES FOXDAMENTALES
ANALYSE
Britannique, et de plusieurs projets
de la puissance
actuelle.
de Descente, applicables d la circonstance
a --- Page 9 ---
CONFÈRENCES
SECRÈTES
ENTRE LES EX-MINISTRES
M. PITT, LORDS GRENVILLE,
DUNDAS,et,
LORDS HAWKESBURY;
AvEC M. ADDINGTON,
Ministres actuels de S. M. B., et
PELHAM, etc.,
et des deux
plusieurs autres Membres du Conseil,
Chambres, AU SUJET DE LA RUPTURE DU TRAITÉ
p'AMIENS ET DE LA GUERRE ACTUELLE.
A PARIS,
à la Bibliothèque des GrandsChez PONTHIEU,
Hommes, place Sin-Grmedin-PAuverais
A B R U X E L L ES,
Libraire.
Chez LE CHARLIER,
A B ORD E A U X,
Chez M E L O N et Compagnic.
A N XII
1804: --- Page 10 --- --- Page 11 ---
CONFET RENCES
E CR E TE S
D E
MR,
PITT
MINISTRES.
ET DES "ANCIENS
CHAPITRE PREMIER.
Motifs de cet Ouvrage.
Lonsov'UxE nation a fondé tous ses intérêts
sur Pinfraction des traités, toutes
politiques
des circonstances favorables l'y
les fois qne
invitent, il n'y a plus pour elle d'autres droits
de mesures que son
que sa convenance,
pouvoir; et dès-lors il s'établit dans son goudont l'audace
vernement un machiavélisme
seule peut couvrir toute la turpitude. Le
Gouvernement Britannique en offre aujourd'hui à TEurope indignée la preuve la plus
infâme. Signe-t-il le traité d'Amiens, c'est
A --- Page 12 ---
(2)
moyens de
de nonveaux
pour se préparer La preuve. en est acquise
perfidie et de succès.
des hostilités. Elle
par le renouvellement
des ministres 2
consiste dans les assertions
dans les
dans les deux chambres;
consignées
élevés; dans les entretiens
débats qui s'y sont
avec le roi, avec plusecrets de ces ministres
haine profonde
sieurs de ces hommes soulevés qu'ane contre la paix;
contre la France avait huit ans de calamités
cette paix, qui après moins à FEurope Pespéinouies, laissait au
blessures.
rance de cicatriser ses
ces assertions, ces
Le public les connait, secrets, et tontes ces
debats, ces entretiens ont
la guerre
d'iniquités, qui
préparé
qu'on
mesures
ce court intervalle
roi
actnelle, pendant la troisième folie du
pourrait bien appeler Phistoire à les buriner
d'Angleterre. C'est à
borne à les reprétraits inelilacablessje me
divers
en
ont êté préparés dans
senter, tels qu'ils enfn le secret a transpiré,
coneilisbules, dont
le traité de
comme ceini qui avait enveloppé n'a voulu
Pilnitz. Que dis-je? LAngleterre le tems nécessaire
le garder, ce secret, que maintenant elle
pour conceiter ses moyens; motifs, avec autant
ainsi que leurs
les avoue,
rester impunis,
d'arrogance, que s'ils deraienti
ers
en
ont êté préparés dans
senter, tels qu'ils enfn le secret a transpiré,
coneilisbules, dont
le traité de
comme ceini qui avait enveloppé n'a voulu
Pilnitz. Que dis-je? LAngleterre le tems nécessaire
le garder, ce secret, que maintenant elle
pour conceiter ses moyens; motifs, avec autant
ainsi que leurs
les avoue,
rester impunis,
d'arrogance, que s'ils deraienti --- Page 13 ---
(3)
comme si elle était assurée. que l'avenir lui
garantira ses nouvelles atrocités, ainsi que le
passé senble Pavoir protégée, pendant celles
de plusieurs siècles. Lorsque Pitt vit les événemens arrivés au point où il les désirait,il se
réunit en conseil secret avec les nouveaux
ministres, et quelques-uns des personnages les
plus attachés au parti de la guerre : on peut
regarder ce conseil comme Pavant-scène de
la tragédic qui allait s'ouvrir aux yeux, de
I'Europe.
A 2 --- Page 14 ---
(4)
CHAPITRE II
Conseil tenu entre Pitt,
part, elc., et
Grenville, d'une
bury,
Adlington, lord Hawkeselc., 3 de l'autre,
renouvellement des
> pour hiter le
la retraite des
hostilités. Motifs de
anciens ministres.
Cc Mrioxos ET
chancelier de
MassigURS, dit l'exFEchiquier,
qui avait rassemblé chez lui Thonorable Pitt,
gleterre comptait d'ennemis tout ce que lAncontre la
les plus acharnés
France;) jamais les
se présentèrent sous un
circonstances ne
enfans d'Albion;
jourplus favorable aux
torieuse des
notre ennemie, à peine viccontre elle, puissances quenous avions armées
d'elles à des superbe d'avoir forcé chacune
traîner dans paix la séparées, voulut nous enhonte
offrant de se mesurer seule commune, en nous
recevoir les conditions
avec nous, ou de
crire par son traité
qu'elle osa nous pres99 Si nous
d'Amiens, 99
ajoata
n'avions écouté que
Pitt, nous eussions continné Thonneur,
une guerre --- Page 15 ---
(5)
nous avions suscitée;plus ou moinslongue
que
sortis victoet désastreuse, nous en serions
rieux:qui de nous pourrait en donter, puisque
tenions captifs dans ses ports, tout ce
nous
avait de vaisseaux? Notre
que la France
condaite fut plus sage : nous descendimes,
joie, à l'infamie du traité
pour ainsi dire,avecj
Moi- même, - je le
qu'on osait nous proposer.
M. Adconseillai : vous vous en souvenez,
heureuse prédington; vous savez par quelle
m'étais retiré du ministère où jc
voyance je
fut question de survous fis placer, lorsqu'il
ennemis dans le piège où nous
prendre nos
la vertu, ou
les avons conduits. Qu'importe
que l'on triomphe, et surla fraude, pourvu
de la patrie ? 99
tout qu'on épargne le sang
téflatté de Phonorable
M". Addington,
lui rendait M. Pitt,lui répondit:
moignage quel
déshonoré d'être
66 Qu'il ne se trouvait point
humble créature; ; que toute PEurope
son
sur les motifs de son
n'avait pu se méprendre
était
élévation au ministère ; que ce poste
de droit à la famille des Chatam ; et
acquis
quela reine l'avait
qu'elle serait toujours,ainsi
(1). 22
dit, de la paroisse, ou sur la paroisse
cette anecdote dans les Sorvcnirs du roë
(1) On trouve
éshonoré d'être
66 Qu'il ne se trouvait point
humble créature; ; que toute PEurope
son
sur les motifs de son
n'avait pu se méprendre
était
élévation au ministère ; que ce poste
de droit à la famille des Chatam ; et
acquis
quela reine l'avait
qu'elle serait toujours,ainsi
(1). 22
dit, de la paroisse, ou sur la paroisse
cette anecdote dans les Sorvcnirs du roë
(1) On trouve --- Page 16 ---
(6)
cc Et vous savez, ajouta M. Pitt,
adresse j'ai su me
avec quelle
retirer. 99
M. Addington, à qui la
aussi chère
reconnaissance est
que Pamour de la
rompit son patron, -
patrie 9: interrablesmembres , pour rappeler aux honotout ce
à une fraude
quel'Angleterre devait
ingéniense de M. Pitt. Il dit
voyant PIrlande incertaine et
que,
prête à secouer
lejong; que voulant l'y maintenir etle rendre
inflexible, il s'était rendu
couronne, des droits
garant, auprès de la
légitimes
cette malheureuse
que réclamait
événemens
contrée; et que si, par des
imprévus, Sa Majesté
ne se croyait pas engagée,
Britanniqne
père detous
comme roi, comme
ses
et
sujeta,ilquiteraitler
laisserait au hasard le vaisseau ministère,
errersans
de l'Etat
pilote et sans gonvernail au
des tempêtes
miliea
publiques. Menace imposante
qui avait la force du serment le
que cependant la
plus sacré!
prérogative royale et Putilité
commune exigeant que PIrlande continuêt
danssapremière servitude, M. Pitt, en ministre
adroit, s'était heureusement
prévalu de cette
dAngleteme, ouvrage qui a eu treize
de çetle phrase est que les Chatam
éditions. Le sens:
ne cesseront de peser
surlAngloterre et d'y exercerleur iniluence, --- Page 17 ---
(7)
royale et nécessaire, pour se retirer
perfidie
cette nouvelle John Bull (r)
des affaires : qu'à
redoublé
agitant l'air de ses deux cornes avait
le ministre immortel qui
d'admiration pour
et lui faire
avait Su le museler, le conduire,
porter les charges les plus énormes; pendant
s'attribuait T'honneur
que l'irlandais trompé
motifétait de
d'une retraite, dont le véritable
traiter avecla France d'une paix que PAngledemandait à grands cris; d'une paix interre
homme qui
solemwnent offerte par un jeune
n'avait pourlui que des victoires et peut-être
vertus;d'ane paix quelord Grenville
quelques
qu'il fallait méavait sagement rejetée, parce
à
diter les moyens de là rendre pernicieuse
de deux jours, qui s'est permis
ce Magistrat
dans le cours de leurlongue
avec nous plus que
les rois
prospérité n'avaient osé se permettre
de France.
traitant le
Lord Grenville ajouta qu'en
homme avec cette noble fierté qui doit
jeune
ministre qui 1 représente la tripie
caractériserun
n'avait pas alors
dignité des trois royaumes;
ni cette
prévu la défection de PAutriche,
Jean Taureau,sous lequel on
(1) Nom qui signifie
désigue communément lc peuple Anglais.
plus que
les rois
prospérité n'avaient osé se permettre
de France.
traitant le
Lord Grenville ajouta qu'en
homme avec cette noble fierté qui doit
jeune
ministre qui 1 représente la tripie
caractériserun
n'avait pas alors
dignité des trois royaumes;
ni cette
prévu la défection de PAutriche,
Jean Taureau,sous lequel on
(1) Nom qui signifie
désigue communément lc peuple Anglais. --- Page 18 ---
(8)
journée trop mémorable que Pineptie
général allemand
(r) d'un
avait rendue si funeste à
P'Europe; que Vil la nécessité de céder
voeux impatiens des Bretons
aux
s'était jeté dans le
pour la paix, il
chapitre des
réduit à feindre, à
contradictions,
caresseret à craindre le lion
qu'ilaurait
tems plus
trananaenerne
prospère,les ministres de
avaient da laisser à d'autres le SaMajesté
sommer une trahison
soin de cond'un penple
quiles honore aux yeux
qui en sent tout le prix,
ne s'y refuse jamais,
et qui
lorsqu'à
Sa Majesté et de ses
Pinstigation de
ministres, 2 il s'agit de
Thonneur et sur-tout de lintérêt de la
Bretagne.
Grande-
(1) Les Anglais n'ont jamais pu concevoir
Mélas eût été battu de bonne-foi.
que le général --- Page 19 ---
(9)
CHAPITRE III
Combien Plypocrisie est nécessaire à la
politique anglaise.
Moxsiun Dundas, à ce que lon prétend,
blessé de ce mot de trahison : il
parut un peu
serviteur de
observa qu'en ministre et fidèle
Sa Majesté il avait plus d'une fois ; pour le
bien de la couronne et le maintien de la prérogative, employé ce que la trahison et même
Thypocrisie peuvent permettre en politique à
des hommes qui savent gouverner; que cepern
dant il fallait. couvrir d'un voile, pour ainsi
dire sacré, des opérations que d'autres puisjalouses seraient tentées d'imiter, ou de
sances
calomnier; qu'il avait prouvé dans la guerre
de la révolution, et même dans la reprise de
combien il est prudent de savoir
PEgypte 2
tromper son enpemi. C On s'évertue quelquefois à parler mal de T'hypocrisie : il n'appartient qu'à des ames vulgaires de la condamner;
et pour en donner une preuve qui atteste, 9
en même tems, les grands talens de M. Pitt,
B
ées d'imiter, ou de
sances
calomnier; qu'il avait prouvé dans la guerre
de la révolution, et même dans la reprise de
combien il est prudent de savoir
PEgypte 2
tromper son enpemi. C On s'évertue quelquefois à parler mal de T'hypocrisie : il n'appartient qu'à des ames vulgaires de la condamner;
et pour en donner une preuve qui atteste, 9
en même tems, les grands talens de M. Pitt,
B --- Page 20 ---
1 Io)
etles services qu'il a rendus,
qu'à l'exemple d'Olivier
qu'on se rappelle
aussi ferme
Cromyel,a aussi sage,
que Ini, il engagea Sa
frapper un grand
Majesté à
coup sur le
grand corps voulait s'élever parlement. Ce
le roi en choisit un
contre son chef;
à volonté,
autre que nous
Je dois en convenir, façonnâmes
trait de génie est da à
M. Pitt, ce
émerveillé de
Vos conseils. Je fus
cette hypocrisie qui vous
tingue et vous donna des droits
disfaveur de notre
exclusifs à la
monarque.
vous lui êtes devenn aussi Depuis ce tems,
dans le moral,
cherque nécessaire:
comme dans le
rapprochen.-nt des hommes,
physique, le
toute autre substarice,
comme celui de
n'est da qu'à
qualités
certaines
donnèle sympatiques. Le grand Newton a
nom de vertu à cette
puissance occulte
force, à cette
qni fait que dans le monde
physique toutes les choses s'attirent
prochent
et se rapmutuellement. Il se serait
gardé, s'il eût écrit sur la morale
bien
politique, de donner le
et sur la
hypocrisie
nom de vice à cette
intuitive qui n'est, dans le
qu'une attraction morale
fait,
ses ministres.
entre Sa Majesté et
salutaires
Que l'on réfléchisse aux effets
quirésultent de cette cause, et
cessera de la
l'on
blâmer : rien de plus facile à --- Page 21 ---
(I1) )
L'argent n'est-il pas le nerf de la
démontrer.
? Sa Majesté aurait-elle eu de l'argent
guerre?
toujours avare et raisonneur, si
d'un peuple
l'eussions trompé sur P'objet et sur la
nons ne
nécessité des impositions? ? Pour le tromper,
fallait,il
un concert d'hypocrisie entre
ne
pas
entre les ministres et
le roi et ses ministres,
entre les ministres et les gale parlement,
zettiers? Que de rapprochemens nécessités par
une seule cause ! Si quelque atrabilaire, ou
condamne cette espèce d'hynon conformiste,
monde
pocrisie, il faudra convenir que dans ce
et dans toutes les afiaires il n'y a que de T'hyet
Phonorable Pitt, dit-il en
pocrisie, 7
que
monnaie
de cette
souriant, a plus dépensé
qu'aucun de nous ne pourrait le
courante, dàt-il vivre dix fois l'âge de Nestor.
faire,
bien, dans le grand
je me propose
Cependant -
de démontrer que mes
objet qui nous réunit,
ressources en ce genre ne sont pas encore
épuisées; car nous ne pouvons nous dissimuler
qu'il faut ici en imposer, non pas à une seule
puissance, mais à lEurope entière. 32
B 2
souriant, a plus dépensé
qu'aucun de nous ne pourrait le
courante, dàt-il vivre dix fois l'âge de Nestor.
faire,
bien, dans le grand
je me propose
Cependant -
de démontrer que mes
objet qui nous réunit,
ressources en ce genre ne sont pas encore
épuisées; car nous ne pouvons nous dissimuler
qu'il faut ici en imposer, non pas à une seule
puissance, mais à lEurope entière. 32
B 2 --- Page 22 ---
(12)
CHAPITRE I V.
Modestie de M. Pitt.
avec la
Eaposé de sa conduite
à
France, et des services
son pays.
rendus
Mossreen
fit un
Pitt, que l'éloge de son
peu rougir, prit la
collègue
services nombreux
parole et dit, que les
pays, justifiaient qu'il avait rendus à son
assez sa conduite et
principes; et pour les rendre
ses
plus familiers aux membres
plus chers et
du
rappela ce qu'il avait
conseil, illeur
fait, se
poser en tems et lieu,
réservant d'expour la cause
ce qui restait à faire
commune.
Ressouvener-vous, Ieur
tion respective des
dit-il, de la situadeux puissances rivales,
chargées d'une
étaientDREEE:
crise
dette qui les menaçait d'une
eflrayante; mais
des moyens bien
ellesy touchaient avec
Nons venions
différéns de s'y
de perdre
soustraire.
continent de
nos colonies sur le
lAmérique; nous n'avions
pas --- Page 23 ---
(13)
allié dans PEurope, et nofre. dette
un seul
énorme que celle de la
était beaucoup plus
dans T'Inde
France : à la vérité, nous avions
qui donnaient à notre comdes possessions
inappréciables, et nous
merce des avantages
beaucoup espérer de nos manufacpouvions
mienx conduites et plus floristures beaucoup siennes. Mais la Trance, avec un
santes que les
étendu que le
sol'beaucoup plus riche et plus
au nombre de ses alliés ia
nôtre 9 complait
Ses fottés
Hollande, T'Espagne et TEmpereur.
réunies à celles-des deux premières puissances
mérité une paix d'autant plus humiluiavaient
liarte pour nous, que son influence politique
s'accràt de tout ce que nous venions de perdre.
elle ajoutait encore celui
A tant d'avantages
voir estiméc, considérée et recherchée
de se
Avec tant de moyens
des autres pnissances.
aurait osé prévoir
de prospérités, qui de vous
dissolutouchait à une
que son gonvernement
notre rivale
tion prochaine? C'est pouramener
éternelle à ce terme fatal, que j'ai développé
profondeur; mais si
quelque énergie, quelque
avoués
je n'y avais employé que les moyens
eût
ordinaire, la balance
par la politique
n'aurions pu la
persisté en sa faveur, ct nous
des autres pnissances.
aurait osé prévoir
de prospérités, qui de vous
dissolutouchait à une
que son gonvernement
notre rivale
tion prochaine? C'est pouramener
éternelle à ce terme fatal, que j'ai développé
profondeur; mais si
quelque énergie, quelque
avoués
je n'y avais employé que les moyens
eût
ordinaire, la balance
par la politique
n'aurions pu la
persisté en sa faveur, ct nous --- Page 24 ---
(14)
plongerdans) l'abyme dont vainementle
Consul (r) voudrait la
Grand
retirer. 25
Pitt représenta ensuite
lande
que c'était en Holqu'il avait cherché ettrouvéles
moyens de venger T'honneur
premiers
Comme le Stathouder,
britannique. -
dans la guerre d'Amérique, s'était déjà montré plus
intérêts de son
qu'étranger aux
pays qu'il voulait asservir,
Pitt, le flatta dans ses
lui,
prétentions
fomenta des troubles
ridicules,
entre lui et les
appela dans cette
états,
querelle le roi de
qui envoya le duc de Brunswick Prusse,
d'Amsterdam. Dès-lors les
s'emparer
furent
Provinces-L Unies
perdues pour elles-mêmes, et pour la
France; elles seraient encore
de
une province
P'Angleterre, si elles n'eussent été
prises pendant la révolution,
reMais nous
su nous approprier, contre le droit
avons
la vérité, et
des gens à
sur-tout, de son alliée, sa
et ses colonies. (2) Il ne lui conta
marine
qu'un pré-
(1) Dans tous les débats du
d'affecter de donner
parlement, on n'a cessé
la terreur.
par ironie ce nom qui leur inspire de
(2) C'est sous ce prétexte que les
Jes vaisseaux hollandais,
Anglais ont retenu
come si le Stathouder eut pu --- Page 25 ---
(15)
ministériel, celui de venger le Stattexte
dans le fait, n'était que le prehouder, qui,
trahissait sans
mier magistrat d'un pays qu'il
aucune espèce de pudeur. 22
service
encore, comme un
Pitt représenta
d'entrerendu à sa patrie, qu'avant
important
du
de détacher les Provinces-Unies
prendre
le traité de commerce fait
continent français,
aux
avec la France était un ontrage
en 1787
que pour en
intérêts de la Grande-Dretagne; il eut l'art de
tirer vengeance, ou T'anéantir,
sanglante entre les Russes
susciter une guerre
recourir
les Tures. -I 2 fallut, à la vérité,
et
violation du droit des gens :
à une nouvelle
de la Prusse et du Statfort de P'assentiment
T'entreprendre
houder, il osa heureusement Ottomane à qui il
et il y réussit; car la Porte
les secours de PAngleterre
avait fait promettre
et la Pologue,
fut adroitement abandonnée,
avait ennotre ligue Anglo-Prossienne
que
abangagée dans cette querelle, 9 également
des
fut effacée du nombre
donnée et trabie,
peut-être que
On nous reprochera
pnissances.
adroit nous avons coûté
par ce machiavélisme
trahissait, et qui ne voulait
représenter la Hollande qu'il
poiat de lui.
ours de PAngleterre
avait fait promettre
et la Pologue,
fut adroitement abandonnée,
avait ennotre ligue Anglo-Prossienne
que
abangagée dans cette querelle, 9 également
des
fut effacée du nombre
donnée et trabie,
peut-être que
On nous reprochera
pnissances.
adroit nous avons coûté
par ce machiavélisme
trahissait, et qui ne voulait
représenter la Hollande qu'il
poiat de lui. --- Page 26 ---
(16)
un million d'hommes à
P'Enrope : qu'on
pelle cette opération de quel nom l'on
apqu'importe, si nous en avons recueilli voudra,
La France fut réduite à
le fruit?
de la
se déclarer en faveur
Porte, ou de la Russie : tel était notre
bat.Si elle restait neutre, elle
dération et
perdait sa consisa prépondérance dans les
du Levant; ; si elle prenait Ia
Echelles
Turquie, le traité de
défense de la
était anéanti
commerce avecla Russie
par le fait. C'est ce qui
CE Je sais fort bien,
arriva.s
ajouta M. Pitt, que
PEurope alors retentit de mille
contre PAngleterre;
inculpations
qu'on nous appliqua tout
ce que l'antiquité a dit de
la France n'avait
la/uipunigues que
Etatspris part à la guerre des
Unis, qu'après avoir vu sa médiation
indignement rejetée; qu'en se déclarant
nous, elle ne trahit point d'alliés,
contre
fortune d'aucune
n'exposa la
puissance, et secourut des
sujets qu'on voulait
opprimer; que le cabinet
Britanpique, au contraire,
lande un
protégea en Holprince reconnu pour traître aux
EntsGénéraux, à qui de droit et de fait
partenait la souveraineté;
apsadeur
que notre ambasen Turquie ralluma un ressentiment
prét à s'éteindre; que sur des
dieuses et fausses il
promesses insiexposa nne puissance
- --- Page 27 ---
(17)
Ioyale, mais faible,mais crédule, pour porfer
à la France que nous détesun compindiscret
qu'en Pologne nous trompâmes 1 nous
tons;
dévouâmes à une destruction
abusâmes, nous
malheureux à qui une
certaine un peuple
et l'ivresse de sa liberté,
erreur imprudente
avaient mis les armes à la main. Vit-on,s'éce cabinet de Saintcriaient nos ennemis,
James qui se dit si juste, ce parlement si fier
ce roi qui s'honore de
de sa constitution,
commander: à un peuple libre, tenter quelque
démarche, faire la moindre proposition, pour
prévenir ou arrêter les malheurs d'un peuple
qui voulait une'o constitution indépendante de
Tétranger, une monarchie fondée sur des lois
plus justes, et la somme de bonheur qu'elles
pouvaient lui promettre? Vainement la France
consternée se plaignit d'une conduite, disaitelle,révolante,atroce, digne d'un furieux qui,
assassiner son ennemi, frappe d'un coup
pour
de poignard celui qui l'en sépare. Nous antres
Bretons, nous ne séparons rien:tout ce qui n'est
pas pour nous, est nécessairement contre nous.
La France cria ; mais la Turquie, son alliée
fidèle, l'aliment de ses manufactures, fut
éerabesquimportent les secours que nous lui
avions promis? Mais la Pologue, que nous
C
elle,révolante,atroce, digne d'un furieux qui,
assassiner son ennemi, frappe d'un coup
pour
de poignard celui qui l'en sépare. Nous antres
Bretons, nous ne séparons rien:tout ce qui n'est
pas pour nous, est nécessairement contre nous.
La France cria ; mais la Turquie, son alliée
fidèle, l'aliment de ses manufactures, fut
éerabesquimportent les secours que nous lui
avions promis? Mais la Pologue, que nous
C --- Page 28 ---
(13)
avions suscitée contre cetfe
cette Pologne
même Russie,
de
que nous avions
concert avec la Prusse
encouragée,
donner une beile
notre alliée, à se
constitution, pourvu
appuyât la cause des Turcs, fut
qu'elle
porte son existence,
écrasée; qu'imdes droits des
ou sa perte, dans ce code
nations, où tant de droits se
perdus? On n'ignore plus
sont
diriger toutesles
aujourd'hui que pour
la révolation puissances de PEurope contre
de France, il fallait bien
encourager par quelques
les y
solides,
raisounemens
que celui de la subversion
plus
cipes : etle
des printière
démembrement de la
était, comme dit
Pologae enl'ancienne école,
argument à trois cornes,
2 272
difficile de résister,
(*) auquel il était
>2
(1) Par allusion aux trois
et à cette manière de raisonner puissances co-pariageantes,
un argument à deux
que les anciens
cornes,
appelaient --- Page 29 ---
(39)
CHAPITRE V.
de M. Pitt.
Les menus-plaisirs
Lonsous Pitt fut arrivé à cette époque de
il sourit avec comla révolution française 2
dont il
plaisance, et se félicitant des services
venait de faire mention, et qu'il représenta
faible
de ce que ses ennecomme une
esquisse
ce c'est dans
mis appellent son machiavélisme;
dit-il, que j'ai montré quelcette révolution,
étincelle de ces fureurs
que génie, quelque de la patrie : si la France
qu'inspire l'amour
s'écria-t-il
n'est pas ensevelie sous ses ruines,
de plaisir et d'orgueil, 1 j'atavec un sentiment
de tout
teste le ciel que je n'ai rien épargué
Ténergie de la politique Bretonne peut
ce que
de nos
inspirer de moyens : de nos vaisseanx,
avons vu les flammes dévorer des
côtes, nous
les
de desprovinees entières, tous
genres
truction menacer et parcourir cette terre
odieuse; et si la ruine n'a pas été complète ;
si, en un mot, le sort a trompé notre dernière
nous flatter que cette
espérance, nous pouvons
C 2
rien épargué
Ténergie de la politique Bretonne peut
ce que
de nos
inspirer de moyens : de nos vaisseanx,
avons vu les flammes dévorer des
côtes, nous
les
de desprovinees entières, tous
genres
truction menacer et parcourir cette terre
odieuse; et si la ruine n'a pas été complète ;
si, en un mot, le sort a trompé notre dernière
nous flatter que cette
espérance, nous pouvons
C 2 --- Page 30 ---
(20)
partie du pays quitouche au nôtre n'est
couche d'ossemens blanchis
qu'une
chaude,
sous une cendre
qui peut encore se rallumer. 93
On dit qu'à cet endroit de sa
M. Pitt s'arrêta avec
harangne, 9
eût vu, du lieu de complaisance, comme s'il
révolution
P'assemblée, le volcan de la
élâncer de nouveau ses laves destructives; que l'auditoire frappé de ce délicieux tableau s'écria dans un mouvement involontaire qu'il étaitle grand homme
sauvé la patrie; qu'à lui seul était quiavait
T'honnenr de
réservé
replonger dans l'abyme de la
perdition cette France qui déjà relevait
tête menaçante;on. ajoute
sa
habile
que Pitt, en homme
qui voulait reprendre les rénes du
vernement, fit un de ces mouvemens
gouqui Gt craindre aux
oratoires
nouveaux ministres la
perte de leurs places, sur-tout
avoir peint tout ce qu'il avait fait lorsqu'après
France
contre la
pendantla révolution, etles espérances
prochaines d'une nouvelle
ligue sur le continent, il termina par ces mots: 66 Il nous reste
donc encore l'espoir de
voirrenaitre les belles
journées de Créci, de Poitiers,
nous
d'Azincourt;
irons chevaucher à travers cette France
désolée et vuide de citoyens. Nous détruirons
ses ports, ses arsenaux, sa marine, ses villes; --- Page 31 ---
(2 21 )
laisserons dans les campagnes que le
nous ne
Ces
souvenir éternel de notre tonte-puissance.
fugitifs nousles armerons de nouveau
Français
la
contre des Français : nous appellerons
la famine, la peste, et tout ce qui
guerre,
car dans ia
consommer cette France;
peut
extrême oùt nous réduit la dette nasituation
succombe, ou
tionale, il faut que PAngleterre
que la France périsse. 92
profade sur
Ce discours fit une impression
Chacun sentit qu'il fallait au
tous les esprits.
homme ferme qui ne
timon des affaires un
bralez,
cessât de leur crier: 66 Détruisez, tuez,
toutle systême de la politique. Andéveloppez
nouveaux ministres consterriés
glaise. 92 Les
homme, et se souciant
de l'ascendant du grand
moins de sauver la patrie que de conbien
à Téloquence de
server leur place, opposèrent
oratoire qui, pour n'être pas
Pitt une tactique
sorte celle
nouvelle, déconcerta en quelque
Ce fut d'exposer sous un a
de l'ex-chancelier.
de
encore plus favorable les opérations
jour
c'estguerre de la révolution,
Pitt pendantla
que
à-dire les crimes les plus épouvantables
un ministre consommé dans
puisse imaginer
de Machiavel : lord Hawvkesbury
l'art profond
dans
le premier lidée ingénieuse,
en conçut
pour n'être pas
Pitt une tactique
sorte celle
nouvelle, déconcerta en quelque
Ce fut d'exposer sous un a
de l'ex-chancelier.
de
encore plus favorable les opérations
jour
c'estguerre de la révolution,
Pitt pendantla
que
à-dire les crimes les plus épouvantables
un ministre consommé dans
puisse imaginer
de Machiavel : lord Hawvkesbury
l'art profond
dans
le premier lidée ingénieuse,
en conçut --- Page 32 ---
(22)
qu'une peinture aussi fidèle qu'al'espérance
loin d'imprimer queltroce de tant de forfaits,
leur auteur, le rendrait
que vénération pour
trompa;
odieux ou méprisable. Hawkesburyse
obligea M. Addington à suivre une
ce qui
route différente. C'est un singulier personnage
Aussi Georges III
que ce lord Hawkesbury!
qu'une singularité
disait assez plaisamment
attachée à S. M. était, que les objets apparens
faveur fussent eux-mêmes des singulade sa
ministre,
rités. Et telle était celle du nouveau
le moyen le plus sûr de perdre
il pensait que
était de le charger
M. Pitt dans T'opinion 5
Selon lui, c'était un combat à oud'éloges.
trance. --- Page 33 ---
(23)
CHAPITRE V I.
Éloge de M. Pitt par lord Hawkesbury.
Lonp Hawkesbury représenta donc, que
voulant poursuivre le cours de ses vengeances,
avoir préparéle traité de Pilnitz,
M. Pitt,après
tortueuses qui n'aptint une de ces marches
dans
qu'aux hommes consommés
partiennent
hypocrisie. La France supla plus profonde
était, pour ainsi dire à ses genoux,afin
pliante
qu'il avait concertée, 9
d'éviter une rupture
dissimulait, et qu'il ne cessa de démentir.
qu'il
dérober à la nation Britannique le
Il fallait
dans le fond du
secret d'une guerre jurée
déjà
et
à éclater : d'une guerre qui
coeur prête
ministre habile il
existait par le fait, puisqu'en
violait à l'égard de la France toutes les condiAlin de rendre
tions du traité de commerce.
de
destructive, il s'agissait
cette guerre plus
rendre nationale et de persuader au peuple
la
étaient les agresseurs.
Anglais que les Français
disQnelques-uns de ces hommes qui, pour se
d'aimer aucun de leurs semblables,
penser
: d'une guerre qui
coeur prête
ministre habile il
existait par le fait, puisqu'en
violait à l'égard de la France toutes les condiAlin de rendre
tions du traité de commerce.
de
destructive, il s'agissait
cette guerre plus
rendre nationale et de persuader au peuple
la
étaient les agresseurs.
Anglais que les Français
disQnelques-uns de ces hommes qui, pour se
d'aimer aucun de leurs semblables,
penser --- Page 34 ---
(24)
Ieur philantropie embrasse le
protestent que osèrent écrire et parler. Pité
genre humain,
comme des ennemis
eut l'art de les représenter
et déde leur contrée; il les fit inçarcérer,
le grand art de se conduire en
porter; en effet,
c'est de faire taire les lois, 9
des tems orageux
le
faire respecter; aussi le garant plus
pourles liberté britannique, l'acte d'habeas
sacré de la
fut sagement suspendu, et les esprits
corpus,
entreprirent
façounés à ce nouveau joug,
contre la France une guerre d'extermination.
A la vérité un petit nombre de cerveaux
quelques membres de l'opposition 9
faibles,
d'autorité, craignirent
surpris de ces coups
atteinte à la coustiqu'il ne fat porté queique
effort de
tution, qu'on dit être le plus grand
humain; Pesprit du ministre s'est monT'esprit fort que cette fille (1) de l'immortel
tré plus
Alfred: elle connut un mahnesgsisutlarendre
inflexible. Tels furent les secrets et le .
moins
la grande politique sous un ministre
pouroirde versé dans celte science abstruse, fermée
aussi
la
du genre humain,
pour presqueuniversalité
(1) C'est à Alfied-le-Grand que les Anglais font remonter cette constitution, si yantée ct si méconnue dans
tous les tems. --- Page 35 ---
(25)
senlement à quelques adepfes, et
familière
dont lai seul
d'ane ressourçe inépuisable,
connait tous les secrets.
nous avait enlevé nos colonies
La France
les
d'Amériqne : vous avez su lui enlever
siennes : elle en a fait une république, et vous
faire de la France une superbe anaraviez su
alliés; vous
chie. Elle nous avait ôté quelques
trouvé les moyens de la dépouiller des
avez
ct dans Pintérieur,
siens. La vénalité au dehors
dit, est le moyen de corruption le
avez-vons
dans
certain. Vous aviez raison, puisque
plus
achetez
de la
notre parlement dont vous
plus
le service de Sa Majesté, il n'y
moitié pour
le sens commun sans cette sage préaurait pas
de votre génie sut rendre
caution.La puissance
élections inutiles en Angleterre s et trèsles
à Pexécution de votre grand
utiles en France
: c'était frapper deux grands coups à-laprojet:
disiez-vous, qu'il y ett en
fois. Je vondrais,
France dix fois plus d'écoles et de colléges
qu'il n'y en existe ; j'avais la simplicité de
croire
le digne fils de Chatam voulait la
que
ennemie sur la
supériorité d'une puissance
nôtre.Qu'elle est profonde lai réponse que vous
est bien
dans ma
me fites, et qu'elle
gravée
mémoire! 66 Malheur à tout pays, me ditesD
:
disiez-vous, qu'il y ett en
fois. Je vondrais,
France dix fois plus d'écoles et de colléges
qu'il n'y en existe ; j'avais la simplicité de
croire
le digne fils de Chatam voulait la
que
ennemie sur la
supériorité d'une puissance
nôtre.Qu'elle est profonde lai réponse que vous
est bien
dans ma
me fites, et qu'elle
gravée
mémoire! 66 Malheur à tout pays, me ditesD --- Page 36 ---
(26) hommes de loi, d'évous, qui surabonde en
et sur-tout
de médecins,
ont
glise, de chiturgiens,
qu'ils
de ceux qui, de peur qwonsoublie
et
se disent
homerdeionver
appris à épeler,
saviez que la superietation
$> Vous
des épidémies
plilosophes.
finirait par
les fode tous ces gens-là
et c'est à
plus ou moins dangerenses, vous ne vous êtes
menter, à les propager, soins, que S. M. ne saurait
oublié, Grace à vos
Vous n'y enpas
de son parlement.
que
se plaindre les moins clairvoyans, parce à
couragez qne
plus souples, et grace
ce sont des instrumens)
vous n'êtes embarTigmorance des électeurs, effet, si les Fox, les
rassé que du choix : en
instraits qui s'y
Sheridan, etle peu d'hommes
trouvent
de ces
camarrentie
à
Suninasomaiuies
ce donc, si côté
de mettre les
Thenrense prévoyance
raison
pas eu
vous eûtes
ombresles plus épaisctalinsi tant de garcons d'école,
de
depiterbencoape les libeités de la France.s
appelds à régénérer disiez : rous, se régénère
LS Si la France,
mieux entendu
librement, ce sera sur un plan
nous voilà
qu'en Angleterre;
et plas grand
à suivre l'esemple , après
donc condannés
rIrlande, et même
Pavoir donnél LBcosse,
et
demander - leur émancipation,
Tinde, vort --- Page 37 ---
(27) )
le roi d'Angleterre ne sera plus que le premier
Beau résultat des droits de
parmi ses (gaux!
Phomme! 92 Afin d'écarter de notre ile une
contagion si pernicieuse, vous fites passer VOS
agens et vos instructions sur le continent. II
fallait se hâter de mettre le trouble dans Ce tte
assemblée de légistes, irriter les passions, les
jalousies, les haines; semer les défiances, tous
les élémens de discorde, et même de tous les
élémens du bien, n'en retirer que des manx
épouvantables, dont le souvenir fît à jamais
frémir! Jamais projet ne fût mieux concerté;
jamais issue ne répondit plus parfaitement au
projet. 95
furent si admirables, d'one
12 Vos moyens
eflicacité si rapide, que pendant les dix dernièresannées du dix-huitième siècle, lEurope
s'est demandé si vousétiez nnange de lumière,
ou un ange de ténèbres. En effet, votre génie
anssi puissant, aussi actif que le diable de
Milton, jeterait, s'il le fallait, unl pont sur
le calos, sil'antique règne de PErèbe n'était
entièrement détruit. Vous avez rendu.au
pas
cahos une partie de ce globe, ct la Convention
de France se plaisant à vous considérer dans
infernales ou divines, vous a
vOs conceptions
déclaré l'ennemi du genre humain, le plus
D 2
. En effet, votre génie
anssi puissant, aussi actif que le diable de
Milton, jeterait, s'il le fallait, unl pont sur
le calos, sil'antique règne de PErèbe n'était
entièrement détruit. Vous avez rendu.au
pas
cahos une partie de ce globe, ct la Convention
de France se plaisant à vous considérer dans
infernales ou divines, vous a
vOs conceptions
déclaré l'ennemi du genre humain, le plus
D 2 --- Page 38 ---
(28) recevoir de l'enbel éloge que vous pussjez
nemi (1),
dont nos
des Nègres,
des
32 Lalffenchituenent retenti, est un
ont si long-tems
tendus
gazettes
heureux que vous ayez
pièges les plus
confites ce projet philanà nos voisins. Vous
espice de fanatropique au bon Willberforce, et lcs maximes
entraîné parlesprineipes
de
tique,
Price, des Payne,(a)et
des Priestley, des
faveur du sens comen
tous ces corivailleurs
de Thmmanité qu'ils
qu'ils n'ont pas, et
que penmun,
Vous prérites
connaissent fort. peu.
cette question remdant le cours des débats
parviendrait
qu'elle
plirait tous les papiers,
d'humanité;
voisins qui se piquent
chez nos
prompte à devanéerle
la furia. francese,
d'affranque
Sempresserait
phlegme Britannique,
l'on considère ce
point de vue que
sa haine
(1) Sous quelque
disconvenir que
ministre trop vanté 7 on ne pourra
millions T'hommes
la France a coûté plus de quatre sa
au bord
contre
faire? pour amener patrie
à TEurope. Pourquoi
de Pabyme prèt à la recevoir.
ces.linmmes resd'ironie
(2) On sait dans quel esprit écrivit au commencement
pectables sont nommés. Payno livre du Sens commun eut
d'Amérique. Son
de la guerre
sur la révolution de ce pays.
la plus graude iufluence --- Page 39 ---
(29) )
chirjusqu'au plus petit négrillon, qui ine grandirait que pour égorger son bienfaiteur etincendier ses propriétés. Certes, de tous les
pièges que vous avez tendus à la Nation française, il n'y en a pas eu de plus funeste, ni
dont l'issue ait été plus facile et plus assurée.
Vous pouvez vous flatter que d'un trait de
plume vous avez effacé de la terre la reine des
colonies françaises. (1)
(1) Saint-Domingue. Les Anglais se sont vantds, en
plein parlement, d'avoir fomenté les troubles de cette ile,
gfin de nous l'enlever. --- Page 40 ---
(30)
VIL
CHAFITRE
de M. Pitt.
La philosophie
votre
de lord Stanhope,
vos
66 La philosophie merveilleusenent
illustre parent, seconda
il envoya au club
intentions hostiles, quand
du club phitlantropique
français les embièmes
influence, ces
anglais : par votre henreuse ressemblèrent à un nid
deux signes d'union
nid de serpens. (1)
jeté dans un
beauxde vipères, différence entre les deux
Aussi quelle
fieres!
besoin de tout son
(Lord Hawkesbury eut sentir cette différence,
faire
art oratoire, 7 pour
M. Pitt.) Il fit entendre
sans tontes fois blesser
de philosophie,
P.tt n'a qa'une espèce
1". son bien.
que
avec raison;
dont ii sapplaudit
Tout le mal possible
a".Celui de son paysig", selon ses principes 9
aux autres, parce que,
montré partisan de la,
(1) Lord Stanhope s'est ennemi toujours de la guerre actuellesévolation frangaise, et
kesbury eut sentir cette différence,
faire
art oratoire, 7 pour
M. Pitt.) Il fit entendre
sans tontes fois blesser
de philosophie,
P.tt n'a qa'une espèce
1". son bien.
que
avec raison;
dont ii sapplaudit
Tout le mal possible
a".Celui de son paysig", selon ses principes 9
aux autres, parce que,
montré partisan de la,
(1) Lord Stanhope s'est ennemi toujours de la guerre actuellesévolation frangaise, et --- Page 41 ---
(3:)
c'est de ce mal que doit résulter
bien et celui de son
son propre
au
pays : que lord
contraire, n'aimait que la
Stanhope,
verselle ; qu'il avait l'ame philosopbie uniignorait que lami du
d'un quaker, et
l'ami de
genre humain n'était
personne, 66 En effet,
combien de ces bonnes
ajonta - t-il,
gni
gens dans le monde
prennent plaisir à se dire
qui, dans le
philosophes, et
fond, ne sont que de
esprits! La
très-petits
philosophie,eten cela Pitt
est Pennemie mortelle
a raison,
et
pouvoir. Les
irréconciliable du
Ja
princes ont un intérêt commun à
supprimer. Elle conduit au déicide,
gicide et au suicide : on
au répapiers
ne trouve dans les
que Phistoire de certaines
sortent
gens qui
brasquement de ce monde, On
attribuer ces accidens à l'absence
doit
gion; et cependant si
de la relil'on ajoutait foi à des
promesses, combien de personnes
tées peut être d'aller
scraient tenTautre
jouir des béatitades de
monde. Mais quand on a
celni-ci avec tant de
gouverné
craindre
gloire, il n'est pas à
que Pidée du ciel puisse plaire
coup; là, nulle
beaudistinction, nul
famille, rien que les
privilège de
accablante. Si la
principes d'une égalité
religion estle salut
elleestaussi celui des rois et de. leurs dupemple,
miuistres, --- Page 42 ---
(32)
d'un athées
plus dar que le coeur
Tous
Rien n'est
vaut guères mieux.
certes le déiste ne
fort mal
et
sacquittent et c'est
ces doctes personnages doivent à Dien;
qu'ils
à des sujets
des impositions mauvais exemple
tracer un fort
leur prince
le devoir est de considérer sur la terre.
dont
de la divinité
quand
comme l'organe
raisonné,
M. Pitt a donc puisamment une colonie de
sur le Continent était fertile et
il a envoyé
Le terrein y
déistes et d'athées.
a niecveilessement
la culturey
et de
bien préparés
d'anarchie
et secondé ses projets
dans les
réussi,
incoséqueice
destruction. Quelle
obtenir
ministre aussi prévoyant,
agens d'un
et n'oser pousser jus-.
comme
une
Sant-lantidleny, Cependant,
la rélorme du clergé!
point de roi!
qu'à
point d'évéques,
oublier
ditle proverbe,
occasion de faire
etc'était là une belle
de Charles I"F.! (1)
la mort
anglais s'est montré machiaréle ministère
et pour amener par
(Sijamsis) dans cette circonstance, 2
démarche
liste, c'est
Il ne fit aucune
cctte catastrophe.
foi de s'en préses agens
et il cut la mnauvaise
pour la prévenir, la guerre qu'il avait concertée.
valuir, pour amener
véques,
oublier
ditle proverbe,
occasion de faire
etc'était là une belle
de Charles I"F.! (1)
la mort
anglais s'est montré machiaréle ministère
et pour amener par
(Sijamsis) dans cette circonstance, 2
démarche
liste, c'est
Il ne fit aucune
cctte catastrophe.
foi de s'en préses agens
et il cut la mnauvaise
pour la prévenir, la guerre qu'il avait concertée.
valuir, pour amener --- Page 43 ---
(33)
CHAPITRE VIII
Continuation des services de M. Pitt.
Icr, lord Pelham crut devoir interrompre
Phonarable lord Hawkesbury et ajouter quelques traits à T'éloge qn'il venait d'ébaucher.
Cc Lorsque le tocsin des massacres eut sonné,
dit-il, et que Louis XVI eut payé de sa tête
Pindépendance de nos colonies d'Amérique,
T'honorable ministère, (Pitt, Grenville, Dundas) trop. certain que ies peuples ont des crises
plus ou moins violentes, cria à la subversion
des principes qui menacaient tous les potentats
de PEurope, et sous le prétexte de vengerla
victime qu'on avait dévouée,le gonvernement
Britannique jura cette gueredfeatemination,
qu'à regret il ne put achever. La Vendée et
plusieurs autres provinces de l'ennemi éprouvèrent toute la puissance du génie ministériel. :
Là, furent versées toutes les ressources d'une
destruction mntuelle, et pas une seule mesure
prépondérante pour assurer aux royalistes un
E --- Page 44 ---
(34)
décisif. Le parti de l'opposition, aussi
succès
borné dans ses vues que faible dans ses moyens,
reprochait à T'honorable Pitt cette
vainement
entre les royalistes et les
balance incertaine
c'étaient
républicains : il ne sentait pas que
Français immolés à PAngletoujours des
voulait qu'un équiterre; que le ministre.ne c'était le moyen le
libre de destruction; que
dans ce
plus assuré pour y parvenir, et que
de massacres, de carnages, d'incenconcours Theureuse journée de Quiberon,
dies, arriva
égarés, tout ce que
oùt périt par les Français
de
meurtrière leur envoya
notre hospitalité
domination
marins français: dès ce momentla
à
des mers nous fàt assurée; nos vaisseaux,
n'eurent plus d'ennemis
dater de ce triomphe,
les vents et les flots. 92
que
aujourd'hui lord Melville, fit
M. Dundas,
soupir, qu'à la
observer, avec un profond
de
y'étaient montrès dignes
vérité les ministres
de la Nation Britannique: ; que
la confiance
avoir
mesures ils semblaient
par leurs sages
qu'elle
bien assuré la ruine du peuple français;
méditée, calculée sur
avait été profondement
et même à beancoup
toutes les probabilités,
il
sagement exéoutée; que cependant
d'égards
de cette
le voyait à regret sorti triomphant
un profond
de
y'étaient montrès dignes
vérité les ministres
de la Nation Britannique: ; que
la confiance
avoir
mesures ils semblaient
par leurs sages
qu'elle
bien assuré la ruine du peuple français;
méditée, calculée sur
avait été profondement
et même à beancoup
toutes les probabilités,
il
sagement exéoutée; que cependant
d'égards
de cette
le voyait à regret sorti triomphant --- Page 45 ---
(35)
la victoire avait dicté les
lutte sanglante ; que
conditions de la paix à leurs allies;que cepenle
et le zèle des ministres ne s'6dant génie
aussi
taient pas oubliés dans une conjoncture
à
le Continent commençait
triste ; qu'à peine
une fois sourespirer, qu'ils avaient encore
rallumer une guerre déjà
doyé PEurope pour
de toutes
si fatale auxintérêts
si meurtrière,
inutilestla destinée de
les puissances. Efforts
de
la France l'emporta encore aux champs
étonnée de tant de
Maringo, et PEurope
Padmiration à la haine; ;
prodiges, fit succéder
ennemies étouffer les sention vit les nations
le Cabinet de St.-James
mens d'aversion que
avait
avait su leur inspirer, et PAngleterre
devenir Pobjet de ces mêmes haines,
fini par
elle avait fondé ses plus chères
sur lesquelles
espérances.
E a
issances. Efforts
de
la France l'emporta encore aux champs
étonnée de tant de
Maringo, et PEurope
Padmiration à la haine; ;
prodiges, fit succéder
ennemies étouffer les sention vit les nations
le Cabinet de St.-James
mens d'aversion que
avait
avait su leur inspirer, et PAngleterre
devenir Pobjet de ces mêmes haines,
fini par
elle avait fondé ses plus chères
sur lesquelles
espérances.
E a --- Page 46 ---
(36)
CHARITRE IX,
Systéme de lord Chatam, suivi
par sonfils.
Moseen Pitt observa
ilse préparait dansle
qu'à cette époque
Nord une alliance
culière entre la France et
partices mêmes
sances qui avaient Osé donner,
puisguerre
pendant la
d'Amérique, le scandale honteux d'une
neutralité armée; que pour
dont l'issue n'aurait
déjouer ce projet
la
pu qu'être très-funeste à
prépondérance maritime et absolue de PAngleterre, le ministère avait
violer le droit des
pris sur lui de
gens, dans la
comme il l'avait fait violer à Gênes Baltigne,
dans les
commencemens de la guerre;qu'il fit
la flotte Danoise par le
atfaquer
vainqueur
et que cette heureuse témérité d'abonkir;
le succès
ayant obtena
qu'on s'en était promis, la
la Ssède avaient
Russie et
mission forcée, sanctionné, par leur sonune vérité que vainement
France veut nous contester,
la
pire de la mer est
savoir, que l'eme
acquis de droit à la Nation
--- Page 47 ---
(37 )
Britanniqne; que la mort subite et sanglante
de Panl 1"., héritier fantastique des projets
de sa mère, a levé tous les obstacles; cqu'il ne
faut pas perdre de vne cette sonvernineté,que.
doyabaecnjplouenymis sur-tout la France,
considèrent- comme des droits illusoires, et
que lord Chatam, de glorieuse mémoire,considérait comme la pierre angulaire de PEdifice
Britannique. C Quel génie 1 ajouta-t-il, que
celui de mon illustre père, et quel amour atdent pour la patrie! On m'a vanté pour mes
connaissances politiques; il est vrai qu'en des
tems difficilesj'ai tenu le timon de PEtat d'une
main assez ferme; mais je dois avouer qu'en
comparaison je ne suis qu'un enfant. 52 Il
raconta ensuite que pendant la guerre de 1757
les Français battns, humiliés dans le Hanovre
et sur TOcéan, demandaient à grands cris une
paix qui leur était si nécessaire : que lord
Chatam, tout aveugle qu'il était,se fit transporterà la chambre des pairs;(c'étaitle Tirésias
du Gouvernement.) G6 Point de paix, leur ditil, que la France ne signe la destruction de
sa marine. C'est bien assez qu'on lui permetto
le cabotage; P'Angleterre doit se réserver la
LPoratene
souveraineté exclusiveaurf@céane
ajouta que pour parvenir à cC point de gran-
cris une
paix qui leur était si nécessaire : que lord
Chatam, tout aveugle qu'il était,se fit transporterà la chambre des pairs;(c'étaitle Tirésias
du Gouvernement.) G6 Point de paix, leur ditil, que la France ne signe la destruction de
sa marine. C'est bien assez qu'on lui permetto
le cabotage; P'Angleterre doit se réserver la
LPoratene
souveraineté exclusiveaurf@céane
ajouta que pour parvenir à cC point de gran- --- Page 48 ---
(30)
CarT'immortelle et malhenreuse
deur dont
l'Etat s'était
n'arait jamais approché,
thage
ne ponvait acquitter
obéré d'une dette qu'on
des
maître du commerce
qu'en se rendant
P'invasion sanglante
deux Mondes; qu'en Asie
les
assurait à P'Angleterre
des Etats de Tippoo TInde, la navization
deux presque iles de de la Chine et de la
exclusive dans les Mers
et dans les
dans la Méditerrance
Perse; que
on ne ponvait s'en proMers de r'Amérique, exclusive, qu'en réduimettre la navigation alliés à n'être que no3
sant la France et ses
des deux Mondes;
facteurs dans le commerce
nous soldevenus nos tributaires,
toutes
qu'ainsi
recueillant
derons la dette nationale,en moyen d'antant
des Nations ;
et disséles dépouilles
s'est contractée
plus juste, qu'elle ne
et sur toutes les
minée chez tous les peuples domination uniobtenir cette
mers, 7 que pour
où les traités de Lunéverselle; qu'au point
d'une
ont mis TAngleterre
ville et d'Amiens alliés de T'autre, la spopart, la France et ses
seule ressouree; que
liation du globe est notre
il était heureux
dans une pareille conjonctare dans un état de
PAngleterre se trouvât était certaine de
que
forcée, parce qu'elle
contiguerre
des puissances
consommer Toppression --- Page 49 ---
(39.)
nentales, et la ruine de la France, pourvu que
la gestion et la conduite des affaires fussent
confiées à des hommes d'une expérience consommée, à des hommes qui eussent donné à
la patrie des gages non équivoques de leur
dévouement, et des preuves d'un talent égal
à l'entreprise audacieuse et nécessaire, la seule
dont l'Angleterre pût espérer son salut. --- Page 50 ---
(40)
CHAPITRE X.
Tactique de M. Adlington,
M. Pitt du
pour écarter
ministère.
Moxsisun
s'appercevoir Addington n'eut pas de peine à
que M. Pitt
son
indiquait, à la fin de
discours, que l'on ne pouvait
heureuse issue de la
espérer une
remettant aux anciens guerre actuelle, qu'en
qu'ils avaient
ministres les places
céderan traité quittées, lorsqu'on vonlut prod'Amiens.
le ministère, ni
Nevoulant pas céder
il parla de manière choquer l'opinion
à montrer
dominante,
de tems qu'il avait
que dans le peu
géré, il s'était montré
presquelégal de Pitt, ensacrifices
commane, et que si M. Pitt avait poarla cause
au dessus des préjugés
su s'élerer
quelques crimes heureux, vulgaires, pour amener
politique nationale,
et conformes à la
lui, (M.
aussi quelques droits à la
Addington)arait
la première
recomnaissance. Dans
partie de son
avec emphase ce
discours, il releva
qu'on avait dit en faveur de
il s'était montré
presquelégal de Pitt, ensacrifices
commane, et que si M. Pitt avait poarla cause
au dessus des préjugés
su s'élerer
quelques crimes heureux, vulgaires, pour amener
politique nationale,
et conformes à la
lui, (M.
aussi quelques droits à la
Addington)arait
la première
recomnaissance. Dans
partie de son
avec emphase ce
discours, il releva
qu'on avait dit en faveur de --- Page 51 ---
(4t)
Pitt dans la seconde, il critiqua les opéraM.
ministere si vanté, et dans la troitions de ce
sorte
il
qu'il avait en quelque
sième, prouva
lennemi d'une
réparé leurs fautes, et trompé
manière beaucoup plus adroite, et presque
insensible.
ancienne o1 modérne - 2 dit
C L'histoire
point de plan aussi vaste
M. Addinglon,n'olire
été le témoin et la
que celui dont PEurope a
vietine,pendant cette guerre de larévolution.
Le but était 2 comme l'a dit Thonorable
de réduire la France à n'être qu'un
M. Burgh,
Ses
vuide dans PEurope.
blanc, un espace
M. Pitt ait pu
yeux se sont fermés, sans que
heureuse prophétie ! Il fallait,
remplir cette
henreuse
amener son plan à quelque
pour
toutes les esissue, comprimer en Angleteire
les lois
au besoin,
pèces de libertés,suspendre,
allarmer
quien sont les plus fermes garanties,
la Nation sur de vains prétextes, pour la faire
imposer silence au
entrer dans ses mesures ;
ou le faire parler sur unl
parti de lopposition,
d'an autre
objet, pour détourner son attention
important; épouvanter les sociétés popuplus
la perstcution contre les
laires, en dirigeant
attacher, s'il
membres les plus remarquables;
fallaiti lIrlaude à l'ile Britannique par les
le
F --- Page 52 ---
(4)
insidieuses et les perfidies
promesses les plus
faire taire les haines
les mienx concertées,y
de
avec cette profoadeur
et les consciences
réussit à Elizabeth pour TEcosse;
génie qui
caractérisent le grand
voilà de ces traits qui
confier la
homme, le ministre à qui l'on peut
destinée d'an Etat, et voilà ce que l'honorable
exécuté.Déjà il avait
Pitt a si heureusement formait dans Pintédéjoué la coalition qui se
la
royale : il ne lui en
rieur contre prérogative
coûté qu'un appel au peuple, et le peuple
avait
que son génie sut
éclairé par les papiers
dissolution du
diriger, avait applaudi à la
parlement.
homme, le ministre à qui l'on peut
destinée d'an Etat, et voilà ce que l'honorable
exécuté.Déjà il avait
Pitt a si heureusement formait dans Pintédéjoué la coalition qui se
la
royale : il ne lui en
rieur contre prérogative
coûté qu'un appel au peuple, et le peuple
avait
que son génie sut
éclairé par les papiers
dissolution du
diriger, avait applaudi à la
parlement. --- Page 53 ---
(43)
CHAFITRE XI
relève les erreurs de M. Pitt.
M. Allington
Av dehors, il sut former une coalition redevait assurer à PAngleterre la
doutable qui
parla ruine de notre
prépondérance universelle
à ce but admivieille ennemie. Pour parvenir
irriter la
rable, il ne" fallait que trois choses :
semer des troubles
jalousie des pnissances,
des viochez Pennemi commun, 2 l'amener par
manifestes à une déclaration de guerre,
lations
rendre nationale 1e 9. persuader au
et pour la
était lui-même attaqué
peuple Anglais qu'il
avantage qui
Le moindre
parles/rench-dogs. d'une coalition si bien calaurait pu résulter
des côtes Normandes
culée, c'était la reprise
de toute Ia
et Bretonnes, 9 et la destructioa
marine française. L'Empereur d'Allemagne
PAlsace et la Flandre,
aurait pu revendiquer
que les
de ces provinces, pendant
se ressaisir
également songé à
eussent
autres puissances
dans ce choc universel
leurs intérêts. Comme
F2 --- Page 54 ---
(44)
seraient ressenties des frotteles armées se
se seraient
mens, il est clair que les puissances
raison de leurs efforts; nous
allaiblies, en
leursipuisemens,
aurions pu nous prévaloirde ia fable du lon
renonveler avec elles
pour
le cerf et la brebis. La moindre
avec fâne,
écheoir était le compart quiaurait pu nous
la
exclasifdu globe,et par Ce moyen,
merce
ou nultidette nationale se serait acquittée,
il
fort pen que l'on doive,
pliée; car importe
doit
soi-même. Voilà ce qu'it
quand on ne
qu'a
heureuse issue
fallait faire, pour amener à une
Thosi sagement conçu
le vaste plan qu'avait
norahle membre.
mieux
Personne,à la vérité, ne connut
que
fils de Chatam le grand art de diviser
le digne
PEurope se
rigner;e'est une justice que
pour
à Tétendue de son esprit, à la
plait à rendre
età l'art heureux de
fécond.té de ses moyens,
mais, quoique T'Europe ne
savoir en imposer; admiration , elle se croit
puisse lui refuser son
fondée à le désapprouver, en quelcependant dans Pexécution : elle le blâme
que sorte,
ses vucs ambid'avoir laissé trop tôt pénétrer
royalistes qu'en
tieuses:il fallait persnaderaux
dans Tonlon, ceux-ci
recevant les Anglais
le fils
avaient Tintention sineère de replacer
é de ses moyens,
mais, quoique T'Europe ne
savoir en imposer; admiration , elle se croit
puisse lui refuser son
fondée à le désapprouver, en quelcependant dans Pexécution : elle le blâme
que sorte,
ses vucs ambid'avoir laissé trop tôt pénétrer
royalistes qu'en
tieuses:il fallait persnaderaux
dans Tonlon, ceux-ci
recevant les Anglais
le fils
avaient Tintention sineère de replacer --- Page 55 ---
(45)
trône de ees pères. Et que
de Louis XVI au
mauvaise foi, quand
durent-ils penser de notre
vilie, nous nous empaforcés d'évacuer'cette
du droit de la
râmes des vaisseaux,en vertu
de
En cela, nous blessâmes F'orgueil
guerre?
comme tutrice
PEspagne, qui les réclamait,
défecet nous préparâmes sa
du jeune prince,
même faute dans lile
tion. Même conduite et
qu'elle
de Corse; c'est au nom de PAngleterre
c'est au mênie nom que Dunkerque
fut prise;
rendre. Ainsi, nous monfut sommé de se
avions substitué
trâmes à la coalition que nous
des
à Pintérêt commun
notre intérêt personnel
se ft un devoir
paissances. Bientôt PEmpereurs
jusd'un ministre, qui
de suivre Pexemple
être Pame de la coaqu'alors avait passé pour
Valenciennes
lition. Ses généraux sommèrent
et
les autres villes, au nom de PEmpereur
et
Le roi de Prusse ne voyant
pour PEmpereur.
cachés sous le
pius que des intérêts séparés,
douné
voile d'une coalition, suivit Pexemple
TAngleterre, et fit une paix qui menaca
par
les autres puissances
d'une ruine prochaine
qu'il faut attriconfédérées: c'est à sa retraite
Pinvasion et la reprise de la Hollande;
buer
FEmpereur fut fondé à nous
et dès ce moment --- Page 56 ---
(46)
de
sorte, la perte
reprocher, , en quelque
oi nous
Dans la Vendée, et par-tout
Pltalie.
on se plaignit,
du sol français,
approchâmes
si souvent
raison, du manque
:
avec quelque
et jamais accordés
réitété de secours promis de cendres et de
cette terre, encore converte
de
dansle fort de son agonie,
sangan'sceas,
de notre sang, nous
qu'avare
nous reprocher
le sien, penavions pris à tâche de prodiguer
d'Ailed'autre part, TEmpereur
dant que
allié, se plaignait de ce
magne, notre fidèle
T'abanisolant ses intérêts,
que PAngleterre,
enfin la Maison
donnait à une ruine prochaine:e
à
vers sa chite, quand,
d'Autriche penchait
et signa
exemple, elle obéit à son intérêt,
Brinotre
de Léoben. Le Cabinet
les préliminaires
et rentraina cette
intervint encore,
tannique
lutte devenue trop inégale;
puissance dans une
même déde notre patt,
mêmes promesses
à retirer PEgypte
fection. Nous étions occupés
il eût été plus
mais
des mains de Pennemi;
de plus près. 99
sage de P'attaquer
PEmpereur; la Russie,
92 La paix se fitavec
la
fit
de
Pologne,
déjà riche des dépouilles
dans une
avoir perdu
également sa paix, après armée de cent mille
parade d'ostentation une
dans une
même déde notre patt,
mêmes promesses
à retirer PEgypte
fection. Nous étions occupés
il eût été plus
mais
des mains de Pennemi;
de plus près. 99
sage de P'attaquer
PEmpereur; la Russie,
92 La paix se fitavec
la
fit
de
Pologne,
déjà riche des dépouilles
dans une
avoir perdu
également sa paix, après armée de cent mille
parade d'ostentation une --- Page 57 ---
(47)
hommes. (r) Il ne restait plus que nous contre
Qui icroirait que dans cet
Pennemi commun. ministres eussent pensé
état d'isolation nos
d'irriter les
qu'il était de leur haute sagesse
de leur
du Nord, et de les punir
puissances
séparé leurs intérêts de
neutralité, ou d'avoir
restée dans la coalition?
la seule puissance
fant l'avouer,
Notre entrée dans le Sund,il
toute la supériorité de notre. marine;
prouva
mortel à Phonneur
mais elle porta un. coup
à celui du ministère.
Britannique et sur-tout
s'élevèrent de
Cependant des cris de paix
dans notre ile; après l'avoir retoutes parts
crurent qu'il était prudent
fusée, les ministres
retirer: elle se fit sous
de Paccepter, et de se
à la vérité, moins expérimenté,
un ministère,
mais enfin ils firent
doué de talens plus faibles;
devoir
honorable, et T'Europe crut
une paix
Sous ce
sapplaudir de respirer un moment.
avoir la Russie 2 dans une
(1) Quel intérêt pouvait
cette vaste contrée est
guerre avec la France? Si jamais
ce n'est pas
destinée à avoir une marine et un commerce, d'atteindre au
PAngleterre qui lui facilitera les moyens
naturellede son industrie peut
but où le développement
point d'obstacles dans
ment la conduire, si elle n'éprouve
la politique des autres puissances. --- Page 58 ---
(48)
point de vue, nous croyons mérifer quelque
puisque nous avons obéi aux voeux
confiance,
et qu'il n'a pas encore
unauimes du peuple,
trahi ni ses espérances,
pu nousacouserd'avoire alliés, pour ne nous
ni la bonne-foi de nos
intérêt. Ce maoccuper que de notre propre
le blâme,
chiavélisme, à Dieu ne plaise que je
mais il est enil est bon, et même très-bon;
mieux de savoir le cacher, et pour en
core
et prouver aux ministres
donner un exemple,
avons succédé, que nous ne sommes
à quinous
estime, ni dépourvus de
pas indignes de leur
douné tant
de talens dont ils ont
cette espèce
demanderons qu'il nous soit
de preuves,-nous
avons fait dans
permis d'exposer ce que nous
depuis qu'il a été question de paix
ce genre,
entre nous et Pennemi. 22
mieux de savoir le cacher, et pour en
core
et prouver aux ministres
donner un exemple,
avons succédé, que nous ne sommes
à quinous
estime, ni dépourvus de
pas indignes de leur
douné tant
de talens dont ils ont
cette espèce
demanderons qu'il nous soit
de preuves,-nous
avons fait dans
permis d'exposer ce que nous
depuis qu'il a été question de paix
ce genre,
entre nous et Pennemi. 22 --- Page 59 ---
(47)
CHAPITRE XII
des ministres actuels.
Aveux de laperflic
exposa qu'en fraitant de
Icr, M. Addington
Ministère ne songeait
la paix, le nouveau
les hostilités. Par
qu'anx moyens de reprendre
portées dans les prélimiune des conditions
remettre à la France
naires,TAngleterred edevait
lui
et les antres iles que nous
la Martinique
Saint-Domingne
avions prises en Amérique.
la
incendiée par les Nègres;
était ravagée,
le même danger. c6 AdGuadeloupe courait
nous
l'artifice et la bonté du piège que
mirez
Nous fimes entendre au Grand
employâmes.
avait le même intérêt
Consul que PAngleterre
qu'il
la France à contenir les Nègres;
que
secourir St.-Domingue,
fallait non-seulement forces dans les iles que
mais aussi porter des
Or, les vaisnous étions convenus d'évacuer.
étaient bloqués dans leurs ports:
seaux français
r'ennemi charmé,
nos flottes;
nous rappelâmes
les sienaes au
et sur-tout trompé, fit passer
G --- Page 60 ---
(50)
secours de ses iles, et pour surcroît
noas reçimes de la reconnaissance d'adresse;
séduite du
GaverdemeatPlnngain des
nous étions dépourvus,
subsistances, dont
Jamais peuple dévoré
parla famine trouva-t-il dans ses ministres
ressource aussi
une
flottes
ingénieuse ? Cependant les
partirent pour les différentes
Monde, les canaux da
parties da
obstraés
commerce si
se r'oavrirent;
long-tems
Bordeaux,
Hâvre et Marseille
Nantes, le
s'empressèrent
au dehors des denrées et des
d'envoyer
villes,
capitaux, que ces
graces au ciel et à nous, ne reverront
plus:les vaisseaux disséminés
seront pris à leur
retour, ou sur les lieux de leur
ainsi d'un seul
destination:
mot, avec une seule
u seul mensonge,
promesse,
puisé dans la
politique de nos prédécesseurs,. profonde
France et à ses alliés le
enlève à la
reste de leurs
les fruits de leur
flottes,
de
commerce, et d'un seul trait
plume nous avons fait périr à
une armée au moins aussi
St-Domingue
aussi
belle, aussi
considérable que celle
riche,
pelez - vous avec
d'Egypte! Et rapquelle
quelle prévoyance
promptitude, avec
des flottes
nous envoyâmes à la suite
ennemies ce que les ports de la
Grande-I Bretagne contenaient de
voiliers. Préroyance
meilleurs
admirable, digne de
,
de
commerce, et d'un seul trait
plume nous avons fait périr à
une armée au moins aussi
St-Domingue
aussi
belle, aussi
considérable que celle
riche,
pelez - vous avec
d'Egypte! Et rapquelle
quelle prévoyance
promptitude, avec
des flottes
nous envoyâmes à la suite
ennemies ce que les ports de la
Grande-I Bretagne contenaient de
voiliers. Préroyance
meilleurs
admirable, digne de --- Page 61 ---
(5:)
qui r'ouvrit les portes de
Theurense perfidie
consacrées à la
la guerre au milieu des fêtes
paix. 17
fallait motiver et rendre
92 Cependant il
à nos anciens alliés des mesures que
plausibles
d'attribuerà la pers
Pennemi ne manquera pas
et la
fidie la plus honteuse : PItalie, la Suisse
les moyens. Nous
Hollande nous en fournirent
de la grandeur
etmes Part de nous plaindre
d'ètre,
colossale de la France, qui avait cessé
à
blanc dans FEurope : nous demandâmes
un
eût à retirer ses troupes du
grands cris qu'elle
la Snisse fit libre
territoiré de ses alliés; que
qu'elle voulait se donner;
dans la constitution
de la Batavie ne fitplus
et que Tindépendance
ministériels bien
un nom illusoire. Les papiers
furent chargés de porter nos justes redirigés
dans FEurope; nos plaintes, nos
présentations
d'un poavoir toujours
allarmes sur V'ambition
d'injures et
croissant; et nos papiers chargés
furent condamnés a mourir aux
d'outrages
la France ne
lieux qui les avaient vu naître;
les
les recevoir. Dès ce moment
voulut plus
s'éconlèrent de la
totrens d'injures et de fiel
autant de rapidité que les flots de
presse avec
Par-tout le tocsin fut
la Tamise vers FOcéan.
violation des
sonné, on cria aux armes,à la
G 2 --- Page 62 ---
- - 52)
traités, et Malte, vainement
rantie à ses chevaliers,
promise et garesta notre
Nous regrettâmes l'évacuation
conquête.
de
l'évacuation du Cap, toujours
TEgypte,
jours différée;
promise et touenfin Malte est à nous, et le.
commerce, la spoliation même de la
nous est
Turquie,
assurée, avec toute la Méditerranée.
Jugez quelle adresse nous avons mise dans
notre conduite, et comme je devais sourire
des éloges que la France
m'envoyait du Continent, lorsque tous mes veux, tout :ce
que j'avais de
que
moyens, ne tendait qu'à la
tromper. 33
TEgypte,
jours différée;
promise et touenfin Malte est à nous, et le.
commerce, la spoliation même de la
nous est
Turquie,
assurée, avec toute la Méditerranée.
Jugez quelle adresse nous avons mise dans
notre conduite, et comme je devais sourire
des éloges que la France
m'envoyait du Continent, lorsque tous mes veux, tout :ce
que j'avais de
que
moyens, ne tendait qu'à la
tromper. 33 --- Page 63 ---
(53)
CHAPITRE XIIL
et blâme les
fait son éloge,
M. Addington
anciens ministres.
Addington, après avoir mis sous
Moxsimun
adroit des services
lesyeux du Conseil l'exposé
avait rendus, se résuma et dit:< Quelque
qu'il
nous
lon donne à nos transactions,
nom que
dire aux anciens ministres :
pensons pouvoir
mérité d'éloges,' en creuc Ce que vous avez
la France,
sant l'abyme où devait se perdre
de jusles méritons peut-être avec: plas
nous
s'estrefermc, et ne menaçait
tice; car cetabyme
celui que les nouveaux
plus que PAngleterre :
nous
viennent d'ouvrir aura 2 (et
ministres
,) des suites plus avantageuses
-osons Pespérer,
funestes pour Pennemi.
pour la patrie, et plus
vous yous êtes
Par vos moyens d'exéention,
même
de l'exécration de la France;et
chargés
aussi indignée,
PEorope en a-été presque
milieu
Vous êtes restés seuls,an
qu'épouvantée.1
exposès à toutes les
des débris de vOS alliés, --- Page 64 ---
(54)
un ennemi
vengeances, que pent se prometfre
fort de ses blessures, et plus
qui renaît plus
T'on dise de la
acharné à votre perte. Quoique
de
de la profondeur
sagesse de vos moyens,
de Pénergie de vOS résolutions,
vos artifices,
toute
il n'en est pas moins vrai qu'associant
contre un ennemi
T'Europe à vos desseins, 2
d'arirrésolu, dénué de subsistanc-s,
divisé,
vous l'avez laissé
gent, et même d'armées,
riche de tous
maître du champ de batailie, et
territoire
vous avez perdus. Son
les alljés que
leurs limites fixées
avaient
et son empire
grace à vos
depuis un siècle ; avjourd'bui,
encore à la Hollande,
moyens, il commande
; et le
à la Suisse, à PItalie, à PEspagne à ses
Rhin s'est vu resserrer pour ajouter
un équilibre
anciennes limites. L/Europeavait
vos
le Nord et dans le Midi: vos moyens,
dans
ni Pun, ni l'autre.
mesures n'ont su maintenir
si bien conservé cet équilibre,
Vous l'avez
que deux
n'avez laissé en Europe
que vous
France et la Russie. Froissés
la
puissances,
empressés de sej joindre,
entrecesdeuxo colosses,e
comme la.
vois les autres Etats disparaitre
je
de Venise. L'AnglePologne et la République
et le boulela sanve-garde
terre, si long-tems
elle que la
n'a plus pour
yard du Continent,
si bien conservé cet équilibre,
Vous l'avez
que deux
n'avez laissé en Europe
que vous
France et la Russie. Froissés
la
puissances,
empressés de sej joindre,
entrecesdeuxo colosses,e
comme la.
vois les autres Etats disparaitre
je
de Venise. L'AnglePologne et la République
et le boulela sanve-garde
terre, si long-tems
elle que la
n'a plus pour
yard du Continent, --- Page 65 ---
( 5 55)
haine atfachée à son faste, à son orgucil, au
souvenir d'ane puissance que les autres Etats
réclamaient pas envain. Aujourd'bui, aéne
inutile, et dangereuse dans ses
gligée comme
ses anciens alliés lui reprochent
promesses,
tant
leurs désastres et leur honneur compromis
de fois: : tels sontles titres de Pancien ministère
réclamer, je ne dirai pas des titres de
pour auprès de la postérité, mais les places
S
gloire,
dont nous avons bien voulu nous charger, pour
retirer la patrie du gouffre, où des mains si
habiles l'ont entrainée. En un mot, comme cn
cent, Messieurs et Mylords, qui quitte la
partie, la perd: nous garderons nos places,
ou point de guerre. 22 --- Page 66 ---
(56)
CHAPITRE XIV.
Reproches de M. Pitt à M. Addington.
du disconrs,que M. Addington
R
LAconclusion
fut vivement
d'un ton ferme, et qui
prononça
fit une impression
appuyée par ses collègues,
ministres et
profonde sur l'esprit des ancieus
dont les opinions étaient parsur T'assemblée,
des ministres à qui ilon
tagées quant au choix
confier la conduite
pouvait le plus sûrement
de la
la durée
guerre
des alTaires, pendant M. Pitt fut le premier
qu'on voulait rallumer. étonnement. Il savait que
qui en exprima son
le rappelait à un poste
la majorité des suffrages
dans les circonsqu'il avait Su faire respecter
: il ne l'avait quitté,
tances les plus orageuses
avec le roi;
ainsi dire, que de concert
pour
immémorial en Angleparce qu'il est d'usage
le ministre sous lequel la déclaration
terre que
n'a
de guerre s'est faite, se retire, lorsqu'elle
et qu'ils'agit de faire la paix.
pas été henreuse,
de M. Pitt avait cessé
Le motifdel ladémiission
ité des suffrages
dans les circonsqu'il avait Su faire respecter
: il ne l'avait quitté,
tances les plus orageuses
avec le roi;
ainsi dire, que de concert
pour
immémorial en Angleparce qu'il est d'usage
le ministre sous lequel la déclaration
terre que
n'a
de guerre s'est faite, se retire, lorsqu'elle
et qu'ils'agit de faire la paix.
pas été henreuse,
de M. Pitt avait cessé
Le motifdel ladémiission --- Page 67 ---
(57)
secret: il l'avait offerte au roi, un
d'etre un
homne développait à Sa
jour que Ce grand
de son
Majesté les succès qu'il se promettait
bien, très-bien et fort bien,'si
plan: C C'est
répondu. Mais si
luiavait-elle
vous réussissez,
si les Nations
la chance tourne autrement;
vous les jouez; si le peuple
s'apperçoivent que
l'avez trompé; si la coaAnglais voit que vous
comment
lition finit par retomber sur nous,
retirerez vous du bourbier, où par trop de
me
mes serai enfoncé pour vous? 12
complaisance je
avait répliqué
- G Voas me chasserez,
Pitt: En cassant votre Ministère, le peuple
M.
sappaisera; et les puissances fatiguées
Anglais
bien de s'épuiser davantage, pour
se garderont
Le pis-aller, ,avait-il
se venger de vos ministres.
c'est que la France reste encore
ajouté,
se
une occaFrance,jusqu'à ce qu'il présente
sion plus favorable. 92
le roi avait souri à cette idée,
On sait que
l'ayant dit à la reine,c'était alors qu'elle
et que
famille des Chatam sera
s'était écriée : 66 la
toujours de la paroisse; 12 expression équivafléau
est difficile d'écarter.
lente à un
qu'il
la
était donc instruite que
Toute l'Angleterre
affaire de
retraite de M. Pitt n'était qu'une
tendu à la
circopstance, un nouveau piège
H --- Page 68 ---
( 1e 58 )
France crédule, et que les places du
n'étaient qu'un dépôt
Ministère
nouveaux ministres. momentané, confié aux
vivement
Aussi M. Pitt le fit-il
sentir dans sa réplique à M. Addington, en lui appliquant le Tu
Brute ! 66 Avez-vous
quogue mi
pu oublier, lui dit-il,
pourquoije me suis retiré, et
au roi pour me
quij'ai présenté
remplacer?s. - G6 C'est
queje ne l'ai pas oublié,reprit M.
parce
queje retiens etgarde le poste. Grand Addington,
dans le Conseil!
silence
E
ivement
Aussi M. Pitt le fit-il
sentir dans sa réplique à M. Addington, en lui appliquant le Tu
Brute ! 66 Avez-vous
quogue mi
pu oublier, lui dit-il,
pourquoije me suis retiré, et
au roi pour me
quij'ai présenté
remplacer?s. - G6 C'est
queje ne l'ai pas oublié,reprit M.
parce
queje retiens etgarde le poste. Grand Addington,
dans le Conseil!
silence
E --- Page 69 ---
(59)
CHAPITRE X V.
de lord Grenville dans cette
Souplesse
conjoncture.
cette fois plus prudent
P Lon Grenville, pour
intervint dans
son collègue et son parent,
que
que le motif
cette altercation, en représentant de savoir à qui
de leur assemblée n'était pas
Pexercice d'un Ministère, pendant
resterait
avaient été chargés n'alequel ceux qui en
Consvaient eprouvé que des désagrémens.
tamment en butte auxjalousies, ,aux sarcasmes,
leurs intérêts
et même aux calomnies,oubliat perdu de vue
personnels, ils n'avaient jamais
les
le grand intérêt qui doit absorber tous
autres, le salut de la patrie:qu'on ne devait,
actuelle, s'occuper que des
dans Purgence
pourvu que la patrie
moyens d'y parvenir; que
qu'elle le
fut sauvés, il était très-indifférent
mifût par les anciens ou par les nouveaux leur
qu'il n'était pas question de
nistres ;
si Carchoix, mais de décider promptement
H 2 --- Page 70 ---
(60)
si
de Rome;
thage serait toujours aux portes simnlée, ou si
dans une paix
de
l'on persisterait
à une déclaration
lon passerait rapidement France eût pu renouveler
guerre, , avant quel la
qu'on pouvait si
et pendant
ses ressources,
loin de ses ports, ce qui
heureusement saisir, commerce, et de prolui restait de marine,de
c'était pour ce
non-continentales : que
dans
priétés
s'était rassemblé; que
grand projet qu'on
le même objet,
le fond du coeur, réunis pour invétérée contre la
des motifs d'une haine
de sauver
par
animés de la même ardeur
les
France,
de
sur
il fallait se hâter prononcer conla patrie,
tout intérêt quiy serait
mesures, écarter
commun : que les
traire, et remplir le voeu de rendre à leurs
anciens ministres, obligés le tribut de reconla justice, et
successeurs leur avait mérité une conduite
naissance que
jusqu'ici, il les ensi prudemment concertée
d'achever ce
gageait, les priait, les conjurait et de proavaient si bien commencé, l'ennemi,
qu'ils
éclatante avec
céder à une rupture
Majesté, message
un
bruqme,asa3
par message même effet qu'une bombe
qui produirait le
sur un groupe
éclaterait tout - à - coup
9>
qui
douceurs du sommeil.
d'hommes livrès aux
eut un grand pouvoir
Detonttenatelogenere
ment concertée
d'achever ce
gageait, les priait, les conjurait et de proavaient si bien commencé, l'ennemi,
qu'ils
éclatante avec
céder à une rupture
Majesté, message
un
bruqme,asa3
par message même effet qu'une bombe
qui produirait le
sur un groupe
éclaterait tout - à - coup
9>
qui
douceurs du sommeil.
d'hommes livrès aux
eut un grand pouvoir
Detonttenatelogenere --- Page 71 ---
(61)
mais de tous les moyens qui
eorlesprithunaia: de F'orateur, il n'y en est
sont à la disposition
de plus sûr que l'emploi des comparaisons;
pas
trait de lumière qui pénétre également
c'est un
du myope et du plus clairvoyant.
dans les yeux
avait-il prononcé la
A peine lord Grenville
s'écria : G6 Le
sienne 2 que toute l'assemblée
imMessage, le Message! guerre 1 guerre
mortelle à la France, à ses alliés, toute puisoserait rivaliser le pavillon Britansance qui
étaiënt échauffes,
nique! 97 Comme les esprits
aurait
le moindre serment de discorde
et que
ceuvre, on remit cette
pu nuire au grand
composition au lendemain.
sage
les ex-ministres se réuDans Pintervalle,
de leur
concerter leurs intérêts;et
nirent pour
de la nécescôté les nouveaux, bien pénétrés
de défendre les leurs, contre des hommes
sité
était indifférent, se
à qui le choix des moyens
n'être
concertèrent aussi pour tromper, oui
pas
difficile entre
trompés; chose prodigieusement
des ministres d'un talent aussi prodigienx! --- Page 72 ---
(62)
CHAPITRE XVI
Réconciliation de M. Pitt et de M. Addington.
Daxs un de ces momens de calme
conscience d'an ministre
oit la
se réveille quelquefois,M. Addington ne pouvait se dissimuler
qu'il devait son existence politique à M.
que du rideau, derrière
Pitt;
tenait
lequel celui-ci se
caché, il avait dirigé toutes les
tions
opéraimportantes, et peudant les
du traité d'Amiens et
négociations
,
dans le cours de ces
préparatifs secrets qui devaient assurer à l'Angleterre les bénéfices de la
indirectement
paix, en forçant
la France à un traité de commerce, ou, sans contredit, les moyens de
nourelerles bostilitésyde
remanière
à
qu'attaquée
Pimproviste et désarmée, elle fat obligée de
plier sous le joug Britannique. Ainsi,
la conscience de M.
lorsque
Addington se fit
sur elle-même, et
repliée
que l'intérêt, en quelque
sorte, parat se concilier avec elle, il fut dis-
paix, en forçant
la France à un traité de commerce, ou, sans contredit, les moyens de
nourelerles bostilitésyde
remanière
à
qu'attaquée
Pimproviste et désarmée, elle fat obligée de
plier sous le joug Britannique. Ainsi,
la conscience de M.
lorsque
Addington se fit
sur elle-même, et
repliée
que l'intérêt, en quelque
sorte, parat se concilier avec elle, il fut dis- --- Page 73 ---
(63 )
rentrer M. Pitt, pourvu qu'il n'y
posé à laisser
celui de ses
et d'autres déplacemens que
raiDe leur côté, ceux-ci avaient
collègues.
les mêmes principes ; en sorte
sonné d'après
entière,si chaque
qu'ily aurait eu conciliation admettre deux
office ou département avait pu
personnes en chef.
sonder M. Pitt
M. Addington crut devoir
relativement à ses colsur ses dispositions S,
tenait beaulègues. M. Pitt lui répondit qu'il
Grenville, fant par les liens de
coup au lord
qu'il
par les services importans
la parenté, que
zèle
la
avait rendus, et sur-tout par son
pour
par Pétendue de ses lumières,
chose publique,P intensité de haine si bien proet par cette
et prouvée par toutes
noncée contre la France,
transactions officielles auprès des puisses
ce mérite non contesté se joignait
sances; qu'à
celui d'avoir pour neveu un homme
encore hérité de cette haine, et qui l'avait
quiavait
dont peu de Bretons
exercée avec une énergie
c'était
seraient capables ; cet homme enfin,
cependant, pour le bien de
lord Elgin;(1) que
dans les
qu'il
représentations
(1) Lord Hawkesbury
del lord
a faitesau Gouvernement Français sur l'arrestation
la qualific d'indigne. Voici ce qu'à cet égard on
Elgin,
un homme
encore hérité de cette haine, et qui l'avait
quiavait
dont peu de Bretons
exercée avec une énergie
c'était
seraient capables ; cet homme enfin,
cependant, pour le bien de
lord Elgin;(1) que
dans les
qu'il
représentations
(1) Lord Hawkesbury
del lord
a faitesau Gouvernement Français sur l'arrestation
la qualific d'indigne. Voici ce qu'à cet égard on
Elgin, --- Page 74 ---
(64)
Ie bien de PEtat, il cesseraît
rappel de lord
d'insister sur le
Grenville, d'autant
plus qn'il
lit dans le n' 268 du Moniteur. Ce
même lord
aujourd'hui détenu en France,
le
Elgin,
par droit de
sailles, a suivi à Constantinople les
repréexemples de
que son prédécesseur, le commodore
cruautés
cées contre les
Smith, avait exerFrançais : il s'en est montré le
le plus acharné. En voici une
persécuteur
Preuve bien
fera connaitre sa seigneurie
frappante; elle
sous plus d'un
De tous les Français qui étaient
rapport.
en
de la rupture, ceux d'Athènes
Turquie,au moment
nagés.
avaient été les plus méFauvely veillaita auprès du trésor
avait recueilli et caché!
d'antiquités qu'il
Malheureusement
noble lord était venu sur les bords de la pour lui, le
la fantaisie de se faire dans le monde Propontide avec
une
savant. Il est très-riche, lord
réputation de
Emit. Il
Elgin. Carmina Paulus
envoya à Athènes quelques prétendus
Italiens qu'il avait loués à la journée
savans
classer,
2 pour déterrer,
expliquer, et ensuite publier sous son nom
moins quelques vieilles pièces de l'ancienne
au
les vit, s'entretint avec
Grèce: Fauvel
eux, et se moqua de leur
rance. Grande dénonciation à l'honorable
ignoCelui-ci,
ambassadeur!
furieux, ne pouvant supporter la spirituelle
malignité d'un Français qui dévoilait
indirectemeut, mais
très-clairement sa stupidité, son orgueil et son
ne se donne plus de repos
avarice, 2
jusqu'à ce qu'il se soit
sur tous, des outrages d'un seul. Les
vengé
au nombre de
Frangais d'Athènes,
quatre ou cin, sont accusés de
eontre la sureté de T'Empire Ottoman.
conspirer
Leur arrestation
, ne pouvant supporter la spirituelle
malignité d'un Français qui dévoilait
indirectemeut, mais
très-clairement sa stupidité, son orgueil et son
ne se donne plus de repos
avarice, 2
jusqu'à ce qu'il se soit
sur tous, des outrages d'un seul. Les
vengé
au nombre de
Frangais d'Athènes,
quatre ou cin, sont accusés de
eontre la sureté de T'Empire Ottoman.
conspirer
Leur arrestation --- Page 75 ---
(65)
services à la
rendre de très- grands
pourrait
de membre du
commune, en sa qualité
cause
On les désollicitée. On les traduit à Constantinople.
est
détention. Cette scène, d'une férocité
pose à la maison de
où l'on rassemblait les
moment
ridicule, se passait-au
les renvoyer
de l'Asie et de la Mer Noire; 2 pour
captifs
de s'éloigner, et de perdre
Fauvel qui craignait
en France.
la faveur de ne pas partir. On lui
ses collections 7 sollicita
de lord
entendre qu'il avait besoin du consentement
fit
sur une ame d'ailleurs fière et
Elgin. Que ne peut point
le fruit d'un travail
la crainte de perdre
indépendante,
années 1 Fauvel s'abaissa ! .
Je
précieux de plusieurs
de l'ambassadeur
Fauvel mit à nu le caractère
me trompe;
demandant de ne pas insister sur son
Britannique, en lui
Breton fut, qu'il devait
départ. La réponse de Porgueilleux
il trouverait
s'il demeurait à Constantinople,
partir, et que
renfermer..
où ?.. lecteurs
les moyens de le faire
!
frémissez d'indignation.. au Bagne
honnêtes )'
Beauchamp, je vous évoque
Mânes du vertueux
'ce
du tombeau, pour dire à tous vos concitoyens
du fond
dont on vous a
les amertumes
que vous avez souffert,
cette agonie de deux ans 7
abreuvé... cette mort lente 1
aimait
la France d'un savant estimable, qui
qui a privé
dévouement. Beauchamp est
son pays et le servait avec
savoir. Il était membre
assez connu dans le monde par son
Constan-*
du Caire. Bonaparte le dépêcha à
de FInstitut
trouvée dans le port
tinople 2 sur la caravelle Turque
Il allait, de la part du chef de l'armée 2
d'Alexandrie.
au sort des captifs tombés au
pégocier un adoucissement
I
qui a privé
dévouement. Beauchamp est
son pays et le servait avec
savoir. Il était membre
assez connu dans le monde par son
Constan-*
du Caire. Bonaparte le dépêcha à
de FInstitut
trouvée dans le port
tinople 2 sur la caravelle Turque
Il allait, de la part du chef de l'armée 2
d'Alexandrie.
au sort des captifs tombés au
pégocier un adoucissement
I --- Page 76 ---
(66)
parlement: : que Dundas à quile Ministère
finances avait été
des
confié,n'avait songé qu'à ses
pouvoir des Turcs. Il était donc
diplomatique. Il avait
chargé d'une mission
ce caractère dont on
jourd'hui la sainteté, Arrêté
invoque aupar le vaisseau le
pris depuis par l'amiral
Swifsfare,
cale. Vingt fois le
Gantheaume, il est jeté à fond de
le sabre levé
pistolet fut appuyé sur sa
et
sur sa tète, pour le forcer à poitrine,
papiers, et à révéler des secrets
remettre des
dépositaire. Traduit
dont on le soupçonnait
enfin à
aux Musulmans. Les
Gonstantinople, il est remis
Anglais demandent
sa tête ; ils forcent le Divan à
impérieusement
Beauchamp ne sera
s'assembler pour savoir si
fut
pas étranglé. Cette horrible
pourtant rejetée. L'Ange de paix
proposition
mort ; mais on l'enferma dans
ne subit point la
un cachot de huit
pieds en carré au Fanal
à dix
placé à la pointe du
d'Earope, sur la Mer Noire, 7
lui était
Bosphore. Irrité de ce que sa victime
échappée, P'ambassadeur Anglais
la véracité du
qui doutait de
même
Divan, voulut s'assurer si on ne l'avait
relichée; ; il eut l'indécence
pas
des commissaires,
d'envoyer au Fanal
chargés sous
voir si
prétexte de visite, de
Beauchamp était en effet détenu. C'était
savoir que si les circonstances
au moins
ils auraient
devenaient plus
un Français de plus à dévorer. favorables,
entiers,
Deux ans
Béauchamp a langui daus les fers, la
l'abandon. Sa santé cn fut
solitude et
fant bien
altérée; et lord Elgin, (car il
répéter ce nom,) s'est opposé
ce qu'on le ramenit à
constamment à
Constantinople, pour y recevoir les
senwepeaigstauisatiad
Deauchamp était mourant,
ient
devenaient plus
un Français de plus à dévorer. favorables,
entiers,
Deux ans
Béauchamp a langui daus les fers, la
l'abandon. Sa santé cn fut
solitude et
fant bien
altérée; et lord Elgin, (car il
répéter ce nom,) s'est opposé
ce qu'on le ramenit à
constamment à
Constantinople, pour y recevoir les
senwepeaigstauisatiad
Deauchamp était mourant, --- Page 77 ---
(67)
méritait d'anfant moins le
intérêts, et qu'il
services il venait
sien, qu'après de très-faibles
à la Chambre des Pairs, pendant que
de passer
chargé du poids le
lui-même, si long-tems
onéreux des aliaires, se voyait comme replus
chambre basse: qu'il était cerlégué dans une
quelque ind'avoir encore
tain cependant
de manière
fluence sur $011 ancien collègug,
agirait puizsammeng
qu'à sa recommandationila
pour appuyer le Message;
dans sa chambre,
sur-tout était la plus urgente,
que cette pièce
le suppliait de n'y
la pièce fondamentale,quill et de maintenir
apporter aucune opposition,
dans les mêmes sentimens.
ses collègues
retourner dans leur
les Français allaient s'embarquer pour disait encore : C Il ne
patrie, et P'ambassadeur Anglais être jeté à bord du parlesortira de son cachot, que pour
point le sol de Consmentaire : ses pieds ne toucheront courait fit cependant
tantinople. >> Le danger éminent qu'il
le mal
les
mais il était trop tard;
impression sur Turcs;
5 mais il, ne
était sans remède. Il s'embarqua pourtant;
êtres
devait revoir le rivage de sa patrie, que pour y
mêie Beauchamp qui a en le courage
enseveli. C'est ce
de la carte de la Mer-Nord,
de corriger lesimperfections
fit obligé d'apporter à
contre le voeu des Turcs, et qui
à
autant de secret, que s'il avait eu un crime
cet ouvreg ge
sacher.
I 2 --- Page 78 ---
(68)
cc Si vous saviez, mon cher
dit-il, ce que c'est
Addingfon, lui
qu'un
quand il tombe à
Message, sur- tout
quelles espérances, ilimproristesquellea allarmes, a
résulte ! quelle
quelle fermentation il en
en
sagesse dans la rédaction
imposer aux puissances!
pour
moyens pour échauffer la
quel choix de
sur-tout pour les
masse des sujets, et
aux impôts ! Un disposer à ne pas se refuser
sive qui
Message est une arme offenfrappe au loin et
de
ainsi nul délai,
protège tout
9 nulle
près:
sous le même
opposition : marchons
d'un
bouclier, et
seul et méme
frappons T'ennemi
Cette
conp. 92
peinture adroite des
devant résulter d'un
heureux effets
d'acquérir
message, et la
une grande
certitude
tence
répntation, une exispolitique, et presque d'un seul
plume, inspirèrent à M.
trait de
veau zèle pour son ancien Addington un nouquittèrent charmés l'un de protecteur. Ils se
se proposant de faire
T'auire, M. Pitt, en
jours, cet homme expulser, sous quelques
qu'à bon droit il
créature, et celui ci
appelait sa
tement des
pour s'occuper. immédiadispositions
et sur-tout de tenir principales du Message,
périr la France
ferme à son poste, dat
ou
dans l'entretien TAngleterre! D'autre part,
que M. Pitt eut avec ses col-
charmés l'un de protecteur. Ils se
se proposant de faire
T'auire, M. Pitt, en
jours, cet homme expulser, sous quelques
qu'à bon droit il
créature, et celui ci
appelait sa
tement des
pour s'occuper. immédiadispositions
et sur-tout de tenir principales du Message,
périr la France
ferme à son poste, dat
ou
dans l'entretien TAngleterre! D'autre part,
que M. Pitt eut avec ses col- --- Page 79 ---
(69)
il fut arrêté, que pour le moment
tègues,
à reprendre leur
aucun d'eux ne demanderait
de laisser les
office; qu'il était plus prudent
la nation
ministres actuels sentrainerens-mimesl
dont le succès 2 quoique
dans une guerre 9
ponvait celes probabilités,
fondé sur toutes
avantageux qu'on
pendant n'être pas aussi
toute la responoserait se le promettre; ; que
auteurs du
tombant à plomb sur les
sabilité
ministres devaient prumessage, les anciens
Paffaire
demment se tenir à l'écart, vu que difficile
leur serait pas
une fois engagée,ilnel les deux Chambres,
de faire redemander par
puisrétablisement dans leurs dignités,
leur
donné tant de prenves de talens
qu'ils avaient
qu'il fallait,
et de zèle à la cause commune; le roi, de
se hâter d'environner
sur - tout,
Phonnenr de sa
prouver à Sa Majesté, que
de la Grandecouronne, que Vindépendance
étaient
Bretagne et l'intérêt du peuple Anglais
da
menacés ; que P'esprit
soperéminemment affaibli par l'âge et par deux
Monarque, déjà
les
recevrait toutes
impressions
maladies, (1)
fut attaqué d'une maladie
(1) Georges III, en 1788, il fut question de nommer
frénétique, pendant laquelle M. Pitt qui n'a jamais
Phéritier du trône à la régence.
ance
étaient
Bretagne et l'intérêt du peuple Anglais
da
menacés ; que P'esprit
soperéminemment affaibli par l'âge et par deux
Monarque, déjà
les
recevrait toutes
impressions
maladies, (1)
fut attaqué d'une maladie
(1) Georges III, en 1788, il fut question de nommer
frénétique, pendant laquelle M. Pitt qui n'a jamais
Phéritier du trône à la régence. --- Page 80 ---
(70)
qu'on vondrait lui
Thonorable
domner; que d'ane part
lorl
fclvilleavattacquise des droits
aimé ce priuce, ou qui l'a toujours
même souverain fut assailli
craint, s'y refusa. Le
deux
de la même
ans, et l'on pourrait croire
maladie, il y a
cette iufirmité
que c'est par suite de
qu'il a si manifestement
et sa foi, en rompant le traité
violé sa promesse
Et qui
d'Amiens.
pourrait se
: bon père, bon
persuader qu'un prince constamment
mari, bon
et
est la réputation dont il citoyen, bon roi, (car telle
déshonorer aux
de a constammentj joui,) eût pu se
yeux P'Europe, au point de
évideminent sa loyauté
fausser si
personnelle, et sa
consignées dans un traité aussi
parole royale,
garanti par les trois
solemnel, dans un traité
n'était vrai
grandes puissances de
que l'ige et les maladies,
PEurope, , s'il
Anglais, avaient affecté
ainsi que disent les
son cadre, sa
caractère ? Mais,
constitution 3 son
qu'importe à I'Europe, et
France, ce, cadre oir Pitt a versé
sur-tout à la
caractère propre? Le
tous les poisons de son
célèbre
connait-on bien cet indigne fils
Clatam ? Sait-on d'oi lui vient
du
grand ministre, si
cette réputation de
modèle
indignement usurpée ? La Reine, le
peut-être des femnes
la-fois sauver et
vertueuses, 2 voulant tout-àl'Etat, et sa famille, et
mari, pour la première fois
l'honneur de son
se déroba à la
sexe, ou plutôt la fit briller
modestie de SOIL
qu'alors elle n'avait
dans tout son éclat. Jusparu dans aucune
T'élucation de ses
intrigue; ; bornée à
son
enfuns, heureuse de faire le
mari, elle s'était dérobé à
bonheur de
la cour, 4 pcine lc roi
tous les empressemens de
et l'Etat furent-ils menacés d'une
ur de son
se déroba à la
sexe, ou plutôt la fit briller
modestie de SOIL
qu'alors elle n'avait
dans tout son éclat. Jusparu dans aucune
T'élucation de ses
intrigue; ; bornée à
son
enfuns, heureuse de faire le
mari, elle s'était dérobé à
bonheur de
la cour, 4 pcine lc roi
tous les empressemens de
et l'Etat furent-ils menacés d'une --- Page 81 ---
(7)
depuis qu'à son instipuiesans à sa confiance,
conseils, on
gation et par suite de ses sages
en
une armée en Egypte, pour
avait envoyé
Grenville avait
l'ennemi; que lord
expulser
à cette confiance
aussi des droits bien légitimes
puisqu'il avait su, pendant
du Monarque,
faire une
la
de Ja révolution,
toute
guerre
à la tête d'une administration aussi
régence, qu'elle se mit
difficile que celle de ces trois royaumes,
vaste 2 aussi
de Galles fut écarté;
étonnés de leur réunion. Le prince
vertueuse, elle ne permit point que
mère tendre, épouse
le trône. Tout fut fait,
fils s'élevàt entre son père et
son
du
et jamais elle ne souffrit que son
dirigé, signé au nom roi;
la postérité n'y
dans les actes publics;
propre nom parit
III. Pour effectuer un tel
retrouvera que celui de Georges
les
autour d'elle, et crut s'apperprojet, elle jeta
yeux
de Pitt
la
et dans le jeune âge
cevoir dans souplesse
En effet, il sut
Thomme qui convenait à ses desseins.
Paridité de son coeur n'osa se révolter.
obéir, ou plutôt
fut écartée;
Ainsi la régence, cette' peste des monarchies,
furent
le fils resta dans le devoir; les esprits remuans de la
retrouva la santé daus les soins
contenus. Le père
médecins; et
dans la science de ses trois
reine, plus que
seraient
cette cure, que peu de femmes en Europe
depuis
de la Reine,
Pitt acquit auprès
en état d'entreprendre,
qu'il a rendu, si
prix de sa flexibilité, cet empire
pour
à la France, à sa patrie, pour ne pas dire
fatal à l'Europe,
à lui-mème. --- Page 82 ---
(72)
gnerre de cabinet, dont toute
embrassé la
PEarope avaie
canse; et que M. Pitt avait
conservé un tel ascendant
pris et
sur ce
pourrait à juste titre
prince,qu'on
lier du roi
l'appeler le démon famide
Georges, soit qu'il fat dans un état
démence, ou de pleine raison. Ces
convenus, les
objets
ex-ministres se séparèrent,
méditer sur Timportance du
pour
tion, pendant
Mesage en quesque de leur côté les ministres
réguans, ,] jaloux d'étaler au Conseilleurs
talens
politiques, se mirent à rédiger de
Message attendu
concert ce
avec tant
qui devait
d'impatience, et
remplir le monde du bruit de leur
renommée.
at
démence, ou de pleine raison. Ces
convenus, les
objets
ex-ministres se séparèrent,
méditer sur Timportance du
pour
tion, pendant
Mesage en quesque de leur côté les ministres
réguans, ,] jaloux d'étaler au Conseilleurs
talens
politiques, se mirent à rédiger de
Message attendu
concert ce
avec tant
qui devait
d'impatience, et
remplir le monde du bruit de leur
renommée. --- Page 83 ---
(73)
CHAPITRE XVII
de lord Grenville.
Traits caractéristiques
Lr jour indiqué pour le Message arriva.
Outre les ministres actuels et leurs prédécespersonnages distingués avaient
seurs,plusieurs
au Conseil ; de ce
été invités à se trouver
nombre étaient lord Moira, lord Windham,
comptait aussi plusieurs princes de la
etl'on y
P'assemblée fut comfamille royale. Lorsque
lord Grenville prit la parole, et comme
plète, sincèrement déploré les maux qu'une
s'il eût
allait occasionner - : 66 Pourguerre nonvelle
paix si récemquoi, s'écria-t-il;, fant-il qu'une
mentjurée soit violée, puisse être rompue par
qui naguères la reçut avec tant
un peuple
huit ans d'une lutte sand'acclamation' ! Après
repousser des opinions dangeglante, pour du sein de la France volcanisée,
reuses, qui
et menadans toute PEurope,
se répandaient la religion et les trônes, nous
çaient les lois,
mais nous resfimes la paix, j'en conviens;
K --- Page 84 ---
(74)
exposés à
tions seuls sur le champ de bataille,
alliés
d'un ennemi quiarait forcé nos
la fareur
séparées; mais il ne nous
à des traités de paix
simulant
restait de moyens de le perdre.qu'en
donnait tous les avantages
une paix qui nous facilités de la renouveler
de la guerre. et les
que-n'ont pas fait les
à volonte! Cependant, toute ouverture de
ministres pour repous.er endroit de son discours,
conciliation ? 79 A cet
de conduite qu'il
lord Grenville exposale plan
suivi de concert avec ses collègues,
avait
révolution aussi rapide que
depuis qu'une
avait élevé
funeste aux intérêts de TAngieterre
à la
de T'Italie et de rEgypte
le conquérant
de la République Franpremière magistrature
çaise.
cette journée trop méIl rappela qu'après Français, Bonaparte
morable du 18 bramaire
comme si
avait écrit au roi d'Angleterre 2
traité d'égal à égal. 66 La guerre,
déjà il eut
lettre, ravage les quatre
était-il dit dans sa
être éternelle ?
parties du Monde : doit-elle
l'Europe
les plus éclairéesde
Les denx:Nations
à des idées de vaine
peuvent- elles sacrifier
la prosle bien de leur commerce, lamilles ?
grandeur
le bonheur des
pérté intérienre,
civilisées est attaché
Le bonheur des Nations
traité d'égal à égal. 66 La guerre,
déjà il eut
lettre, ravage les quatre
était-il dit dans sa
être éternelle ?
parties du Monde : doit-elle
l'Europe
les plus éclairéesde
Les denx:Nations
à des idées de vaine
peuvent- elles sacrifier
la prosle bien de leur commerce, lamilles ?
grandeur
le bonheur des
pérté intérienre,
civilisées est attaché
Le bonheur des Nations --- Page 85 ---
(75)
embrâse tout le
à la fin d'une guerre qui
monde entier. 92
point à ce pléonasme,
92 Je ne m'attachai
ajouta lord Grenville,car, soit dit en passant,
si c'est le monde, il est tout, il est entier;
relevai Pinconvenance d'un jeune
mais je
des
homme qui s'écartait si singalièrement
je m'attachai à morformes diplomatiques;
tilier l'orgueil du jeune citoyen, en luiapplile simple mot de Monsieur. Je lui
quant
répondis que Sa Majesté Britannique ne voyait
point de raisons pour se départir des formes
long-tems établies en Europe; qu'on ne
depuis
révolution
pouvait négocier avec ceux qu'ûne
si nouvelle avait si récemment investis du
causes de la guerre
pouvoir en France; queles
de révosubsistaient toujours; qu'à cet esprit
on avait sacrifié les
lution, de destruction,
les Cantons-Suisses et la Hlandre;
Pays-Bas,
été
ainsi que les
que PItalie avait
ravagée,
même
parties du Monde les plus éloignéesique
s'était vue menacée; qu'elle ne
PAngleterre
à des ouvertures de paix que
pouvait se prêter
de meildans ies tems où la France adopterait
leurs principes, en un mot, un autre systême;
serait de rétablir les
que le meilleur moyen
absoBourb ons; qu'à la vérité cela n'était pas
K 2 --- Page 86 ---
(76)
nécessaire; mais qu'il fallait préalablelament
alliés tout ce qui leur avait
ment rendre à nos
appartenu. 59
difficile de prévoir Ia réponse
92 Iln'était pas
le renard de la
du Gouvernement Français;
Bourbons.
Diplomatie opposa les Stuarts aux
l'aggression avait été de notre
Il m'objecta que
nous avious prodigué nos ressources,
parti;que
et la ruine de
pour opérer le démembrement
leur donle droit des Nations
la France; que
la forme de leur gounait celui de se choisir
S. M. B.
vernement; que c'était à ce droit que
serait aussi ridicule
devait sa couronne ; qu'il
dans les
Consul de faire entrer
au premier
de paix le rappel des Stuarts, qu'à
propositions
celui des Bourbons.
nous de lui prescrire
mais il
Tout cela était parfaitement sensible;
de
continuer la guerre et la convrir
Fallait
il fallait aussi
prétextes au moins spécieux;
qu'en des tems et des circonstances
prévoir
serait inévitable, et pour le tout
donnés la paix
à ce qui avait été dit, 2 au
je m'en rapportai
faits. Ainsi, grace
tems, à Texpérience et aux
contiBritannique, la guerre
à Pinflexibilité
du premier
nua, et les ouvertures pacifiques
furent heureusement éludées. 99
Consul
Fallait
il fallait aussi
prétextes au moins spécieux;
qu'en des tems et des circonstances
prévoir
serait inévitable, et pour le tout
donnés la paix
à ce qui avait été dit, 2 au
je m'en rapportai
faits. Ainsi, grace
tems, à Texpérience et aux
contiBritannique, la guerre
à Pinflexibilité
du premier
nua, et les ouvertures pacifiques
furent heureusement éludées. 99
Consul --- Page 87 ---
(77)
XVIIL
CHAPITRE
Quels en furent les motifs.
Paix forcée.
s'étaient à peine éconlés; que
€c
Sixmois
entière se vit
TAutriche menacée de sa ruine
nécessité de chercher son salut
réduite à la
armistice entre ses
dans la paix. Ils'établit un
et celles de France; lés préliminaires
armées
défection d'un de nos alliés
furent signés. Cette
retomber sur nous tout
faisait
les plus puissans
d'inde la guerre. Il nous importait
le poids
se préparait 9 soit
tervenir dans la paix qui
avauménager des conditions plus
pour nous y
si quelque
tageuses, ou pour la traverser, elmes cette
Nons
occasion s'en présentait.
battu en Amérique,
adresse, et Cornwallis
Il fallait gagner
alla se faire battre à Lunéville.
trouvait ell
PAutriche qui se
du tems pour
demanda un armistice pour
danger; on nous
les mêmes bases
les forces navales, fondé sur
avait accordé à PAutriche;
que celui qu'on
devaient recomen cas de refus les hostilités --- Page 88 ---
(78)
mencer, et même notre alliée
serait forcée de
traiterséparément avec l'ennemi
nous était dur de laisser
commun. Il
baisser
l'aigle
sous les conditions
impérial s'anemi, Mais eût-il été
insultantes de P'enraisonnable d'établir
comparaison entre les villes
une
tadt, qne l'Autriche
d'Ulm, d'Ingolsdonnait
son armistice, et cette île
pour garans de
Egypte,en
de Malte et cette
partie
et dont la France reconquise par nos armes,
nous demandait
éventuelle? Notre ami
l'évacuation
core cette bataille,
Cornwallis perdit enCongrès
Vainement il fit sentir au
que nous ne
un armistice
pouvions point accepter
pour les forces
la France aurait
navales, En effet,
ses
pu par le
ports changer la situation débloquement de
de ses
et la distribation
forees,reculer la reddition de
et par conséquent éluder
PEgypte,
pour nous qu'an
cette paix qui n'était
piègef
ou Malte,
efasenesaramsnEmyple
pouvait-elle avoir
pour nous? Et dans le
quelque intérêt
sieurs,
fait, Mylords et Mesdescendezau fond de vos
et dites-moi si nous devions
consciences,
PAutriche?
nous sacrifier pour
Quel intérêt si
nous prendre à ces villes pressant pouvionset pour tout ce qui
d'Ulm, d'Ingolstadt,
nous ne
appartenait à un allié que
pouvions plus secourir, qui nous
enesaramsnEmyple
pouvait-elle avoir
pour nous? Et dans le
quelque intérêt
sieurs,
fait, Mylords et Mesdescendezau fond de vos
et dites-moi si nous devions
consciences,
PAutriche?
nous sacrifier pour
Quel intérêt si
nous prendre à ces villes pressant pouvionset pour tout ce qui
d'Ulm, d'Ingolstadt,
nous ne
appartenait à un allié que
pouvions plus secourir, qui nous --- Page 89 ---
(79)
coûté
qui était sous
arait déjà
beaucoup,et
les serres de Pennemi ? 12
le refus d'accéder au voeu du
92 Cependant
Gonvernement Français n'était pas un léger
le Gouvernement Autichien, si
service pour
l'armistice de terre eut
par notre art dilatoire
long-tems. Il devenait onéreux
continné plus
à la France; il la privait de ses avantages;1
donnait à notre allié l'occasion de renouveler
en Italie, à Naples,
ses forces en Allemagne,
et de fortilier des villes que la
en Toscane,
Françaises allait luienrapidité des conquêtes
fit
lever. Le premier Consul prévit le piège, et
répondre, qu'il acceptait Tarmistice que nous
proposions; mais qu'il ne pouvait y voir que
les préliminaires d'une paix particulière entre
et
n'aurait rien de
les deux Nations,
qu'elle
commun avec PAutriche : après cette réponse
péremptoire il ponrsuivit ses avantages avec
tant de rapidité, que la paix se. conclut à
Lunéville. Ici, PAngleterre exceptée, se
rompent tous les anneaux d'une chaîne forgée
2, démembrée et dépour retenir assujettie
chirée, cette France odieuse : et pour comble
clameurs s'élevèrent de toutes
d'infortune,des
ramener la paix
les parties de notre ile, pour y
rendueau Continent. Les ministres ne pouvant --- Page 90 ---
(80)
plus continuer leur plan de dévastation
même pied, ni sous les
sur le
mêmes
n'eurent rien de plus
prétextes,
sage que de
moyens de le continuer,
songeraux
sures, Dans
en changeant de mecetteintention, M.Pitt,M
et moi, nous donnâmes
M.Dundas
par notre influence
notre démission, et
nous fimes nommer
nos successeurs des hommes
pour
notre confiance, des
qui méritaient
ministres qui dociles
nos conseils, et comme nous
à
partielles, ont SuI Taviver détestant les paix
les
lumer les étincelles
animosités, ralbientôt
de guerre, et reporter
lincendie sur le Continent.
au ciel, la victoire est
Graces
patrie va recueillir
entre nos mains, et la
les fruits heureux
mûrir la sagesse
qu'a faits
profonde de VOS
adoptée et suivie
conseils,
par VOs ministres! 32
, et comme nous
à
partielles, ont SuI Taviver détestant les paix
les
lumer les étincelles
animosités, ralbientôt
de guerre, et reporter
lincendie sur le Continent.
au ciel, la victoire est
Graces
patrie va recueillir
entre nos mains, et la
les fruits heureux
mûrir la sagesse
qu'a faits
profonde de VOS
adoptée et suivie
conseils,
par VOs ministres! 32 --- Page 91 ---
(8r)
CHAPITRE XIX.
Nouveau droit public, relatif aux pécheurs:
Lonp Hawkesbury se leva, pour témoigner
noble lord et à M. Pitt sa reconnaissance
au
avaient rendus à la patrie 2
des services qu'ils
leur long Ministère, et pour prouver
pendant
n'était pas indigne,
que lui personnellement
avaient
ainsi que ses collègues, du choix qu'ils
fait tomber sur eux. Il rappela comment dans
une des premières
epinatiom,inniiatemeat
la conclusion de la paix, les ministres
après
conformés aux conseils que leurs
s'itaient
Pexpérience des
prédécesseurs, mûris par
affaires, avaient bien voulu leur donner.
trouvaità Londres,
G N.ONo,sjoutatil.set
relativement aux prisonniers
dans ce tems,
de
Français, chargé par son gonvernement
les ouvertures de paix qui avaient
poursuivre
été faites:il nous avait signifié qu'il ne pouvait
demeurer chez une Nation qui capturait
plus
c'était violer les
les bât ens pécheurs; que
L --- Page 92 ---
(82)
des nations les plus civilisées; que le
usages
voulant adoucir les manx
Cansul lui-mème,
-
au droit de représailles.
de la guerre, renonçait
renoncer à ce droit vraiment
- Plutôt que de
ministresauraicnt laissé partir
Dritannique,les
de la modération du
M. Otto, et profité
capturer, de saite, tout ce qui
Consal, poar
le
serait
de pécheurs; est ce que
se
présenté
droit exclusifde PAngleterre
droit mmaritime,le
s'étend pas à détruire tout ce qui peut y
ne
Les pêcheurs ne forapporter des obstacles?
la riche pépinière des matelots?
ment-ils pas
de ruiner dans
et n'est-il pas de la prudence
tout ce qui ne croît et se déson principe,
la ruine de PAngleterre?: >
veloppe que pour
Grenville,
droit des
nous ditlord
CC Le
gens,
livre,
est bon, ,mais très bon, sur-tout dans un
dans les transactions que font entre
sur-tont
du Continent. Mais que
elles les paissances
hors du
peut-il être pour nous qai sommes
Continent ? Paisqu'à Pégard d'elles, nous
extra, pourquoi ne le serions-nous
somnes
droit? Notre conduite la
pas à régard de ce
mais il est utile quelquefois de repronvé:
droit, ou d'en suspendre au
noncer à son
tant de fois nons
moius Pexercice, ainsi que
celui des citoyens. Lorsque
avons suspendu
du Continent. Mais que
elles les paissances
hors du
peut-il être pour nous qai sommes
Continent ? Paisqu'à Pégard d'elles, nous
extra, pourquoi ne le serions-nous
somnes
droit? Notre conduite la
pas à régard de ce
mais il est utile quelquefois de repronvé:
droit, ou d'en suspendre au
noncer à son
tant de fois nons
moius Pexercice, ainsi que
celui des citoyens. Lorsque
avons suspendu --- Page 93 ---
( 83) )
la guerre se fait sur le Continent, n'est-il pas
permis de ravager le pays, d'incendier les
moissons du cultivateur? eh bien, la mern'est
autre chose que le champ du pécheur;eto qu'on
dise
celui-là serait barbare, qui,
ne
pas que
à la tête d'une armée, dévasterait tout ce qui
fournir des ressources à son ennemi! Ce
peut
droit
celui qui restreinserait un plaisant
que
à
drait sur l'Océan les flCaux qu'on se plaît
accumuler sur la terre. Qu'avions-nous ende dévastation. Nous en
trepris? une guerre
ôté
avions le droit; mais la fortune nons en a
les moyens : il fallait donc dissimuler, pour
les reprendre, en tems et lien.Que voulait on
dans cette conjoncture ? la paix. Pour Pavoir,
préliminaires semblait-on demander?
quels
pécheurs. Oà cela nous
la neutralité pourles
eut-il conduit? à les repécher, dans un tems
favorable. Qu'y avait-il donc de plus
plus
de plus ntile, de plus conforme à nos
urgent,
de prouver au Consul que
vues postérieures?
nous avions pour lui les égards personnels
demandait. Oir cela devait-il nous
qu'il nous
nous étions de
conduire? à lui persuader que
bonne foi dans la paix qu'il nous proposait,
nos Rottes volaient en
et dans lintervalle,
Amérique et dans le Sund; nous attaquions
L 2 --- Page 94 ---
(84)
qui voulaient se dire neutres;
des puissances
neutralité armée. Que
à une
et se préparaient
encore à se renouveler,
vienne
cette indignité
dans
du Nord sera enseveli
et le triple pavillon
J'ai vu dans le porteles flots de la Baltique!
tableau délifeuille de Pitt le croquis d'un
vaisseaux
cette mer chargée de mille
cieux,
deses villes
etses ondes éclairées parlincendie honteux
orgueilleuses. En effet, n'est-il pas
des Mers de payer un tribut
pour le souverain
avilissant à ce passage du Sundlo
veler,
vienne
cette indignité
dans
du Nord sera enseveli
et le triple pavillon
J'ai vu dans le porteles flots de la Baltique!
tableau délifeuille de Pitt le croquis d'un
vaisseaux
cette mer chargée de mille
cieux,
deses villes
etses ondes éclairées parlincendie honteux
orgueilleuses. En effet, n'est-il pas
des Mers de payer un tribut
pour le souverain
avilissant à ce passage du Sundlo --- Page 95 ---
(85)
XX.
CHAPITHE
Britannigue.
Condescendance du Ministère
continua, lord Hawkesbury 9
cE Arxsr,
nous
d'après ce plan et ces vues subséquentes, de renouannonçâmes à M. Otto lintention
jours
de paix; et quatre
veler les propositions
suspension
grace encore à Pheurense
le
après,
pendant qu'on menaçait
du droit des gens,
M. Otto apprit avec
Portugal et le Hanovre, flotte avait passé le
toute PEurope, que notre
marine Danoise,
détroit du Sund, foudroyé la
comble de
celle de la Suède, et pour
paralysé
la mort moins qu'imprévue
bonheur que
violation de droit
couronnait notre
de Paull".
otait à la
dans la Mer Baltique : 2 et qu'elle
Consul
toutes les avances que son
France
Phabillement de ces mêmes
avait faites, pour
accueillis sur le
Russes qu'elle avait si mal
Ainsi nous
Suisses.
revers. des Montagnes
et une heureuse
avions eu de bonnes raisons,.
d'échanger
quand nous refusâmes
prévoyance, --- Page 96 ---
(66)
contre ceux de France, 9 Ou
ces prisonniers,
de ses Alliés ! 92
oté à T'ennemi les
nous eûmes
99 Lorsque
s'était Datté vers le Nord,
dont il
espérances
fat assurée d'une préet que notre marine se
abordanes avec
pondérance universelle, nous
En cela
la question de la paix.
moins de regretl
de la Nation,
desirimpérienx
noust remplimesle
de la rompre
des moyens
en nous ménageant
avec de nouet de recommencer la gnerre
nous
Dans cette intention
veaux avantages.
dont
établimes à notre tour des préliminaires,
amener des circonstances
la discussion pouvait
manqué de nous prédont nous n'eussions pas
livré le Portugal
valoir, si la fortune n'eit pas
offiimes de
à P'ennemi. C'est alors que nous
à la
une
apparente
rendre avec
générosité
PonFrance et à ses Alliés, DANS L'INDE,
Chandernagor, Mahé, Négapatam,
dicheri,
Banda; EN AFRIQUE,
Malaca, Amboine,
sous la condition
le Cap de Bonne-Esperance, plutôt sous la
qu'on en ferait un port franc,(ou chercherions à le
condition tacite que nous,
outre l'ile de Gorée et ses dépengarder,) en
Surinam, Curadances; EN AMÉRIQUE,
Saint-Pierre,
Sainte-Lucie, les Saintes,
çao,
dans LA MEDITERRANEE,
et Miquelonget
, Négapatam,
dicheri,
Banda; EN AFRIQUE,
Malaca, Amboine,
sous la condition
le Cap de Bonne-Esperance, plutôt sous la
qu'on en ferait un port franc,(ou chercherions à le
condition tacite que nous,
outre l'ile de Gorée et ses dépengarder,) en
Surinam, Curadances; EN AMÉRIQUE,
Saint-Pierre,
Sainte-Lucie, les Saintes,
çao,
dans LA MEDITERRANEE,
et Miquelonget --- Page 97 ---
(87 )
à l'amiral Bing,
Minorque, autrefois -
si faneste
demandions que la France évacuât
Nous
la rendit à la Porte, si toutes-fois
PEgypte et
avant la
elle ne tombait pas en notre pouvoir
de la paix; et dans ce cas, nous
conclusion
restreint nne partie des conditions
aurions
venions de faire le riche étàlage.
dont nous
modestement
Nos prétentions se dérobaient Malte dans la
sous un petit nonbre d'objets,
Ceylan etles Etats de TippooMediterranée,
dans T'Iade: la Trinité et la Martinique
Saib
autres
phère, et quelques
dans le nouvelHémi
obijets, surlesquels nous nous proposions
petits
bien de ne pas insister. 22
ministres
9> Dans ce traité captieux 2 les
lord Hawkesbury, en souriant,
actueis,sjouta
montrés dignes
osent se flatter qu'ils se sont
et des conseils
de leurs nobles prèdécesseurs,
ont bien voulu leur accorder, pendant
qu'ils
transaction aussi difficile. Malte
le cours d'nne
de la Médinous assurait toute la navigation celui de la
terranée, le commerce du Levant,
d'Afrique qui est baignée par les eaux de
côte
quand il nous prendrait
cette Mer; TEgypte,
et de
fantaisie d'en soulever les Mamelucks,
fermeraux Français toute espérance d'invasion
PArchipel et ja Gièce eussent ét6
daus T'Inde; --- Page 98 ---
(8 88)
De ces points , comme
à notre disposition.
et bouleautant de leviers, nous sonlevions turbulens de
versions à volonté les Pachalicks
eussions régué en despotes
la Turquie; nous
conformément aux
adroits, ou impérieux 2
étendue de
circonstances, sur toute la vaste
Ottoman, soit en Europe, soit en
PEmpire
eût compté au nombre
Asie, et PAngleterre
valent à
deux contrées qui
de ses provinces
TInde et
elles seules presque toute PEurope,
Malte eût été notre boulevard
la Turquie.
et Ceylan
inexpugnable dans la Méditerranée;
certaine de deux
la possession
nous garantissait de P'Inde : la Trinité, S située tout
presque iles
introduisait
nous
près du Continent Espagnol,
nous a
dans cette contrée dont la jalousie
fermé la porte. La Trinité acheconstamment
domination sur trois
vait d'établir notre triple
du Giobe. Quant à la quatrième,
des parties
disputée avec les tigres
nous nous la serions
les lions, les senls ennemis que nous euset
Ces prélimisions en à dompter en Afrique.
bien établis, bien consolidés par une
naires
soutenus et cimentés par le sang
bonne paix,
Pindustrie et la politique
des Natons, par
Brtannique, par la marine la plns imposante
la
étendue qui ait jamais paru dans le
et plus
Quant à la quatrième,
des parties
disputée avec les tigres
nous nous la serions
les lions, les senls ennemis que nous euset
Ces prélimisions en à dompter en Afrique.
bien établis, bien consolidés par une
naires
soutenus et cimentés par le sang
bonne paix,
Pindustrie et la politique
des Natons, par
Brtannique, par la marine la plns imposante
la
étendue qui ait jamais paru dans le
et plus --- Page 99 ---
(83)
disons mieux, par la seule et unique
monde,
existe anjourd'hui, il
puissance maritine qui
:
deux mers intérieures 9
n'y avait plus que
nommés, dont nous
dignes à peine d'être
le commerce avec quelques
anrions partagé
et. la Merdu Nord, la Baltique
puissances
Noire. 29
qui
était la brillante perspective
22 Telle
s'offrait aux ministres de la Grande-Bretagne,
du Portugal nous exclut de
quand Pinvasion
et en Améde ses rades, en Europe
ses ports,
à notre égard du Porrique. Il n'en est pas
Nous nous étions
tugal, comme de PAutriche.
cette
refusés à toute espèce de sacrifice pour
le roi de Sardaigne, lorsdernière, et pour
la France. La raison
qu'elle fit sa paix avec
nous est étrangère;
en est simplestAntriche
nous, demain
d'intérêt avec
liée avjourd'hui
même contre
elle peut s'en détacher, se liguer
déjà cela lui est arrivé plosieurs
nous, comme
de ses Pays-Bas, 9
fois; d'ailleurs dépouillée
elle
enrichie des dépouilles de Venise,
mais
maritime, et sous ce
devient une puissance
notre ennemie.
point de vue, notre rivale et
est nne de nos proLe Portugal, au contraire,
de
vinces ; il n'a d'industrie que pour nons,
de richesses et d'existence
sol que pour nous,
M --- Page 100 ---
(90)
Il fallut donc l'arracher à
que pour nous.
pour
Pennemi, et chercher une compensation
dans le fait c'était pour nous. 1>
lui, puisque
discussions 2
de longues
99 Enfin, après
d'un côté par les murmures d'un peuple
pressés
la paix, de l'autre par la
qui soupirait après Malte, et de rendre le
nécessité de retenir
fimes cette
Portugal à son indépendance,nous:
comme vous le savez, sous la condition
paix,
serait ni à T'Angleterre , ni à la
que Malte ne
qu'elle serait rendue à ses chevaliers,
France;
et sous la garantie du roi de
sous la protection
de Russie et d'AllePrusse, et des empereurs
mais sous la condition tacite et bien
magne,
nous dessaisir d'une ile
formelle de ne jamais
la domination absolue de la
qui nous garantit
Méditerranée. N'est-il pas juste après tout que
Britannique retienne sur ses propres
Sa Majesté
une compensation pour les acquiconquêtes
que la France a faites sur
sitions importantes
le Continent. C'est ce que lord Whitworth a
Français. Nous
dà signifier au Gouvernement
la
n'attendons que son refus pour déclarer
et ce refus nous parait si positif, que
guerre,
de saisir les vaisseaux
déjà l'ordre est donné
ennemis dans les parages lointains. 97
finit son discours, en
Lord Hawkesbury
Majesté
une compensation pour les acquiconquêtes
que la France a faites sur
sitions importantes
le Continent. C'est ce que lord Whitworth a
Français. Nous
dà signifier au Gouvernement
la
n'attendons que son refus pour déclarer
et ce refus nous parait si positif, que
guerre,
de saisir les vaisseaux
déjà l'ordre est donné
ennemis dans les parages lointains. 97
finit son discours, en
Lord Hawkesbury --- Page 101 ---
(91)
qu'il ne fallait plus, pour comreprésentant
sous d'heureux
mencer et conduire cette guerre
bon message aux deux Chamauspices, qu'un
de bonnes armées, de
bres, de bonnes flottes,
bons et de nombreux. 2 subsides. (r)
ministres et leur parti étaient si déterminés à
(1) Les
donnèrent que trente-six heures
rompre le traité, > qu'ils ne
se décider. à
à la première puissance de T'Europespour était sous la
céder ce qui ne lui appartenait pas , ce qui du cercle
des autres puissances, et lon a parlé
garantie
de Popilius!
M 2 --- Page 102 ---
(92)
CHAPITRE XXI
Les Convenances.
Dundas fit observer que si
Mowsiaun
n'était pas un objet assez
Malte, parluimème,"
se
légitimer la guerre qu'on
important pour
proposit,les causes ou prétextes ne ponvaient
dans cette circonstance; qu'au fond
manquer
de convemoins de justice que
il s'agissait
avait presque tounances, et que ce principe
servi de base aux Nations les plus polijours
Nation était en droit de faire la
cées. Qu'une
toutes les fois que son indépendance,
guerre,
son commerce, ou
son honneur, ses intérêts,
était éviétaient menacés; qu'il
sa puissance
Consul avait
dent que Pambition du premier
but la ruine de T'Angleterre, et que pour
pour
Tfallait: absolumentretenir) Malte,
se préserver,il
à la main que la force et
et prouver les armes
rarement réunis, se confondaient
le dioit,si
cause. ce Quel but
heureuzement dans cette
proposé dans le traité d'Amiens?
s'était-on
êts,
était éviétaient menacés; qu'il
sa puissance
Consul avait
dent que Pambition du premier
but la ruine de T'Angleterre, et que pour
pour
Tfallait: absolumentretenir) Malte,
se préserver,il
à la main que la force et
et prouver les armes
rarement réunis, se confondaient
le dioit,si
cause. ce Quel but
heureuzement dans cette
proposé dans le traité d'Amiens?
s'était-on --- Page 103 ---
(93)
de Malte. Or,cette indépenTindépendance
:: la Russie
dance n'était rien moins qu'assurée:
étaient les seules puissances à
et TAngleterre
l'on aurait di confier cette indépendance.
qui
satisfaction de la Russie, parce
Il parlait avec
des réalliance avec elle promeltait
qu'une
Mais il était plus
sultats durables et solides.(1)
la Russie même que Malte
avantageux pour
à raison de sa grande
restât à PAngleterre,
eflicacela protéger plus
force qui pouvait
variété dans le langage des ministres Bre-
(1) Quelle
aucune
Sous Catherine II, la Russie n'inspirait
tons !
Ministère Anglais, lorsque
estime,aucune satisfaction au
avec la France,
fit un traité de commerce
cette Impératrice
comme les puisqu'elle la traitait, dans ce traité,
parce
amies; et c'est pour se venger des Russes,
sances les plus
engagea la
P'ambassadeur Anglais à Constantinople
que
la
Lorsqu'il fut question
Porte à leur déclarer guerre. faire la
avec les
cette même Impératrice à
paix
d'engager
contre la France 2 les ministres
Turcs, pour se coaliser
certes la Russie ne leur
Anglais osèrent la menacer, et
elle les menaça, 2 à
donna pas une grande satisfaction ; car
dans PInde,
d'envoyer une armée de Tartares
son tour,
Lorsque Paul Ier
pour y détruire leurs établissemens.
à fermer la
rendit justice à la France, et se préparait
la mort
Baltique aux Anglais, on sait quelle satisfaction
donaa à tout le Cabinet Britannique.
de ce prince
coaliser
certes la Russie ne leur
Anglais osèrent la menacer, et
elle les menaça, 2 à
donna pas une grande satisfaction ; car
dans PInde,
d'envoyer une armée de Tartares
son tour,
Lorsque Paul Ier
pour y détruire leurs établissemens.
à fermer la
rendit justice à la France, et se préparait
la mort
Baltique aux Anglais, on sait quelle satisfaction
donaa à tout le Cabinet Britannique.
de ce prince --- Page 104 ---
(94)
nous importe, vu nos posment. (r) CS Malte
relations dans la
sessions dans flode, vu nos
dans le Levant et dans la Mer
Méditérranée,
Malte nous
Adriatique, pour notre commerce.
les
du Levant et
importe, vn que
puissances
seront protégées, et jouide la Méditerranée
efficacement de leurs droits (2) tant
ront plus
que Malte nous restera. 92
mettant tous autres objets de côté,
Ainsi,
c'était
M. Dundas déclara formellement que
Malte qu'il fallait recommencer la guerre.
pour
comme il le prétendait, ne pouvait
Cette ile,
Si M. Dundas n'est pas le plus grand politique de
(1)
est de la plus grande absurW'Europe, ce raisonnement
qu'elle
dité : Malte ne convient pas aux Russes, parce
davantage à la cupidité Anglaise! et c'est préciconvient
faut garder ct retenir ce qui n'apsôment pour cela, qu'il
partient ni aux Russes, ni aux Anglais!
Comment les colcnies Anglaises ont- elles joui de
(2)
sont restées sous le joug Britanleurs droits, tant qu'elle
Comment PIndostan a-t-il joui des siens, quand
mique? faisait
les habitans qui avaient survécu
Iord Clive
égorger
fidèle à la cruauté de
à la famine; et que lord Hastings,
dont il
faisait étrangler les princes Indiens,
cC monstre,
événement atroce
s'appropriait les dépouilles sanglantes,
famille
qui vient de sec renouveler dans la malheureuse
de Pinfortuné Tippoo-Saib!. --- Page 105 ---
(95)
être remise à TOrdre de Saint-Jean-deplus
les Anglais deJérusalem. En conséquence,
eux- mêmes, pour leur
vaient la garder pour
celui des autres
intérêt particulier, et pour
Ils devaient la garder, non-seulepuissances.
la
mais à perpétuité.
ment pendant
guerre, dans l'Ordre ne lui
Les changemens survenus
à la souvelaissaient plus les moyens d'aspirer
raineté de cette ile. D'ailleurs, ne serait-ce
aux bons
pas imposer un joug insupportable
habitans de Malte, (et M. Dundas ne craignait
aimeraient mieux appartenir
pas de le dire,)ils
de voir le rétablisà la France elle-même, que
sement de rOrdre. 22 Qu'on ne parle donc plus
de fait a cessé d'exister. La
de cet Ordre, qui
pour Malte, et Malte,
guerre est entreprise
dans la Chambre
ainsi que je le pronverai
haute, doit désormais nous appartenir en toute
propriété! (1) 99
(1) Si ce discours de Dundas n'était pas de toute notoriété publique, on croirait qu'il est imaginé exprès pour
mais ici la satyre ne peut aller
le tourner en ridicule;
aussi loin que la vérité.
de fait a cessé d'exister. La
de cet Ordre, qui
pour Malte, et Malte,
guerre est entreprise
dans la Chambre
ainsi que je le pronverai
haute, doit désormais nous appartenir en toute
propriété! (1) 99
(1) Si ce discours de Dundas n'était pas de toute notoriété publique, on croirait qu'il est imaginé exprès pour
mais ici la satyre ne peut aller
le tourner en ridicule;
aussi loin que la vérité. --- Page 106 ---
(96)
CHAPITRE XXIL
Dibut oratoire du duc de Clarence, échantillon de son éloquence.
Lse disconrs de lord Melville, ou M. Dundas,
vive
sur les esprits : cepenfit une
impression
se monpendant il y en eut plusieurs qui
des inconvéniens de la
trèrent plos frappes
le
ils desiraient
guerre que de ses avantages;
maintien de la paix, lorsque le duc de Clarence
véhémente, dans laquelle il
fit une harangue
de justifier la nécessité de rompre
entreprit
Remontant à une époque antéavec la France.
il
rieure à la signature des préliminaires, rapConseil les trois expéditions contre
pela au
la manvaise
Belle Isle,le Férol et Cadix,dont
fit desirer la paix. C'était dans cette situaissue
ministres de S. M. B. avaient cri
tion qne les
Mais depuis
de voir ens signer! les préliminaires.
choses
il s'était passé des
cette -ignatare,
en
On n'avait rien stipulé
étunges enItalie. --- Page 107 ---
(97)
faveur du roi de Sardaigne, (r)etune faute encoreplusgrave,on: avait RcomentiarendieBialte.
réparer cette dernière faute 2
Peut-être, pour
se borner à ne pas évacuer cette
pourrait-on
le parti violent de déclarer
ile, sans prendre
formellement la guerre. Quelque sage que
à
des honorables
parit ce parti
plusieurs
membres, le noble duc en fit sentir Pinutilité,
que le premier Consul lui-même
eu prouvant
exivoulait la guerre. Il la voulait, puisqu'il
l'évacuation de Malte : il la voulait,
geait
du colonel Sébaspuisque d'après le rapport
tiani,lesprojetsdur premier ConsulsurlEgypte
étaient de toute évidence;il la voulait,puisque
avec lord Withworth, il
dans son entretien
de bagatelles des objets de la plus haute
traitait
importance. N'avait-il pas dit que P'Angleterre
entraver sa marche?
ne pourrait pas
le duc de
Dans cet endroit de son discours,
et mesurant des
Clarence fit une légère pause,
Les ministres anglais se refusèrent aux compensa-
(1)
rendre le Piémont à ce prince. Dès
tions qui auraient pu
conditions ils rendissent
qu'on leur demanda qu'à ces
rien rendre et tout
Ceylan aux Bataves, ils voulurent ne
le roi de
garder. Ce sont eux qui ont réellement dépouillé
Sardaigne, leur allié.
N
le duc de
Dans cet endroit de son discours,
et mesurant des
Clarence fit une légère pause,
Les ministres anglais se refusèrent aux compensa-
(1)
rendre le Piémont à ce prince. Dès
tions qui auraient pu
conditions ils rendissent
qu'on leur demanda qu'à ces
rien rendre et tout
Ceylan aux Bataves, ils voulurent ne
le roi de
garder. Ce sont eux qui ont réellement dépouillé
Sardaigne, leur allié.
N --- Page 108 ---
(98)
avec la dignité qui
yeux toute Tassemblée, royal, je soutiens,
sied à un prince du sang
le traité,
l'Angleterre n'a pas rompu
dit-il, que
de face,et que
les choses ont changé
puisque
de Malte est nécessaire et plus
Tindépendance
Je prouverai dans la
que jamais nécessaire.
entre nos mains
Chambre des Pairs qu'elle sera
du salut et de la liberté de P'Europe :
le gage
devons envisager avec
je prouverai que nous la situation où nous
satisfaction
une grande
. guerre. Onattribue
sommes, en commençantla
fautes du
de Saint-Domingue aux
la perte
prouverai qu'elle est due
premier Consul:je
Je prouaux efforts de la Grande-Bretagne.
sommes en mesure de lni dire,
verai que nous
66 Vous
rien
dans les expressions.
sans
gazer
vous n'aurez pas
n'aurez pas Saint-Domingue;
n'aurez
aux Espagnols, vous
pas
la Lonisiane;
et à tous ceux qui sont protègés
les Florides;
n'aurez rien que
par ce puissant Consul,vous voudra bien vous
ce que la Grande-Bretagne
Je desire, et je le prouverai,
laisser prendre.
voir cette Nation employer les vastes ressources
qu'elle a dans son sein, pour convaincre ce
puissant Consul , que nous sommes capables
mesurer seuls contre la France, et
de nous
à
contre tous ceux qui desireront se joindre --- Page 109 ---
(99)
desire de voir la
elle ; je le prouverai : je
ce
châtier cette France ;
Grande - Bretagne
l'avons fait,
n'est pas la première fois que nous
et
est conduite avec vigueur
et si la guerre
durer
qu'elle ne peut pas
sagesse, je prouverai
long-tems. 99 (*)
discours n'était pas connu; 1 on croirait qu'il a
(1) Si ce
de ce prince l'idée d'un
été imaginé exprès pour.donner ne préfère de dire que
homme extravagant, à moins qu'on
marqué au coir
dans cette rupture tout est véritablement
de l'extravagance et de la folie.
N a
est conduite avec vigueur
et si la guerre
durer
qu'elle ne peut pas
sagesse, je prouverai
long-tems. 99 (*)
discours n'était pas connu; 1 on croirait qu'il a
(1) Si ce
de ce prince l'idée d'un
été imaginé exprès pour.donner ne préfère de dire que
homme extravagant, à moins qu'on
marqué au coir
dans cette rupture tout est véritablement
de l'extravagance et de la folie.
N a --- Page 110 ---
(100) I
XXIIL
CHAPITRE
sublime du duc de Cumberland.
Courage
d'apC discours fut accueilli par beaucoup ,stiet le duc de Cumberland,
plandissemens,
fière venait de si
mulé par les éloges que son le même sens, pour
bien mériter, parla dans
dit-il
à la même gloire. G De quoi,
participer
aujourd'hui? - L'Anbrusquement, s'agit-il heureuse, indépengleterre sera-t-elle libre,
insolens de la
dante, ou soumise aux ordres
pour
telle est la question. 92 Ensuite,
France?
prince considéra le prela resoudre,le jeune
de sa place oflimier Consul sous le rapport
Il fit sentir
l'ennemidesa patrie.
cielle, commel
ce premier
sans le secours de TAngleterre, du
que
donnerait des fers au reste Monde.
Consul
Hollande et la Suisse asservies,
Il montra la
situation. Iln'y avait pas
TItalie dans la même
oi la France n'etit
une seule partie du Globe, de SOil ambition
cherché à exécuter les projets
n'avaitil pas
dévastatrice. Le premier Consul --- Page 111 ---
(101 )
tôt ou tard rEgypte tomberait
déclaré que
suite les possessions
entre ses mains, et par
déTelle était sa double
Anglaises de FInde?
n'étaitdirigte
termination, parce quela France
d'étendre sa domique par un seul motif,celoi
nation. 99
la France et son
Après avoir représenté couleurs si odieuses,
Consul sous des
premier
PAngleterre entièreT'orateur royal représenta
C6 Ne
à défendre sa constitation.
ment occupée
dit le prince dans sa
perdons jamais de vue,
la nosi elle était anéantic,
pérorsison, que Ord: es de PEtat tomberaient
blesse et tous les
de PAngleelle, et que le soleil glorieux
avec
jainais. 92 Il finissait par
terre s'éteindrait pour
qu'il répondait
trait d'autant plus saillant,
un
qui se présentait
à-la-f fois à une objection
n'avait
d'elle-mème, savoir, que PAngleterre
surle Contient, 66 pas un seul,
point d'Alliés
à la Chambre
il est vrai; mais je pronverai
le laurier
même seuls, nous arracherons
que
l'inzolence et de Pinjustice. 92
du frontde
de lui méCe disconrs ne pouvait manquer frère avait
riter les mêmes éloges que son
Royale
de marière que Son Altesse
et
requs,
encore plus digne
voulant s'en montrer
dit son frère,
renchérir sur tout ce qu'avait
d'Alliés
à la Chambre
il est vrai; mais je pronverai
le laurier
même seuls, nous arracherons
que
l'inzolence et de Pinjustice. 92
du frontde
de lui méCe disconrs ne pouvait manquer frère avait
riter les mêmes éloges que son
Royale
de marière que Son Altesse
et
requs,
encore plus digne
voulant s'en montrer
dit son frère,
renchérir sur tout ce qu'avait --- Page 112 ---
- I I02) )
s'écria : c Je voudrais les voir, ces soldats du
Consul, tous descendus et prendre pied dans
notre île : jejure que nul d'entr'eux ne retournerait sur le Continent. 92 (1)
(1)1 Le courage sied bien, sur-tout dans un jeune prince;
mais rien de plus ignomineux que cette affectation d'une
qualité qui parâit aujourd'hui si étrangère à cette famille !
Le duc d'Yorck et le duc de Cambridge ont dû, l'un et
l'autre, leur salut à la vitesse de leurs chevaux ! et cependant quelle insolence, quelle rodomontade dans cette race
dégénérée!
V --- Page 113 ---
(103)
CHAPITRE XXIV
Le Point essentiel.
Quer impression que fissent ces discelui du comte de Moira produisit
cours ,
d'effet:on peut I même assurer qu'il
encore plus
si toutes-fois il
dissipa toutes les incertitndes,
avait dans une assemblée qui ne respirait
y en
et la domination abque haine, vengeance, M. Dundas avait dit
solue sur toutes les Mers.
c'était pour Malte, et rien
positivement que
Malte que la guerre était entreprise;
que pour alla
loin. Il représenta que
lord Moira
plus
cette ile n'était pas une sécurité suflisante,
d'après les dispositions incorrigibles qu'avait
manifestées la France. C Qu'est-ce que Malte,
dit-il? le boulevard de PInde? Mais
en effet,
Hollande et la Suisse,
T'indépendance de la
sont-ce
là des objets plus importans?
ne
pas
faut le déLe grand objet de la guerre, (il
clarer,) c'est la prépondérance de la France,
dont elle n'a cessé d'abuser. Honsccote et tant --- Page 114 ---
(1 104) )
sont-ils sortis de vofre méd'antres journées,
cette indépenmoire? Sera-t.elle diminuée,
de Malte, quand
dance, par Pacquisition
Consul à y
forceriez le Grand
même vous
Je le nie. Lampedonse
ajouter Lampedouse?
les Français de
et Malte empicheront-elles
nous voulons
Rhin? Disons donc que
passerle
continentale. 92
diminuer sa puissance
comte: elle
Telle fut la conclusion du noble
effet
juste à l'assemblée, Puisqu'en
dut paraître
démemJa coalition ne s'était formée que pour
et la réduire en blanc (r)
brer cetle France,
évident
daus la carte de FEurope, il est
que
avait été manqué, et qu'il fallait y rece but
cette France incorrivenir et corriger enfin
Lord Moira
gible. Et comnent y parvenir?
leur
la situation des Anglais ne
convenait que
;
pas de faire une longue guerre
permettait
ses colonies,
la France, même en perdant
que
PAngleterre dans la même
laissait toujours
de Burk, digne plutor d'être né en Gas-
()Espression
Hnreatonematone
cogseypu'entdlande.)
exterminant tout ce quele sol
le salut de PEnrope,qu'cn
de substance, etc.
français pouval t contenirde population,
il imagina
Et pour rendre son idée dans un seul mot,
qu'on u'en ferait qu'un blanc.
tait
ses colonies,
la France, même en perdant
que
PAngleterre dans la même
laissait toujours
de Burk, digne plutor d'être né en Gas-
()Espression
Hnreatonematone
cogseypu'entdlande.)
exterminant tout ce quele sol
le salut de PEnrope,qu'cn
de substance, etc.
français pouval t contenirde population,
il imagina
Et pour rendre son idée dans un seul mot,
qu'on u'en ferait qu'un blanc. --- Page 115 ---
(105.)
siftiation : mais les grands orateurs n'accordent
dans la discussion que pour presser leurs enLord Moira employa bien
nemis de plus près.
de Péloavantageusement ce grand ressort
Athénienne. 6 Vee-victis, s'écria-til:
quence malheur aux vaincus ! faites la guerre
oni,
elle en sera plus courte. Rien
avec vigueur;
Et
de plus ruineux qu'une longue guerre.s
.
il dit à l'assemblée que sur
pour le prouver,
avait déjà un déficit
Tétablissement de paix ily
millions dans le revenu (96,000,000
de quatre
serait encore obligé d'augfrancs), et qu'on
Malte nous reste,
menter les dépenses. C Que
la dépense en sera-t-elle moindre?
ajonta-t-il,
avec célérité, avec
Employons nos moyens
suffiront pour resvigueur, et nos ressources
de la France.
treindre la puissance gigantesque
les
coloniales sur - tout !
Point d'expéditions
suivront le destin de la métropole : je
colonies
Point, Unl seul Point,
ne recommande qu'un
Point seul, si l'on s'y dirige prompteet ce
terminera promptement, et avec dextérité,
ment la guerre. 92
sa
Ici lord Moira termina brusquement
et laissa Passemblée frappée de ce
harangue,
Les memseul Point qu'il n'avait pasindiqué.
de quel point mystérieux
bres se demandaient --- Page 116 ---
(106)
donc parler? Ce seul point,
lord Moira veut-il
Pimagination à la
à force d'y penwer,metait quelques instans
torture, et le silence règna nobles membres
des
aerastsarmbite.doenteusl Mylord, si ce seul Point
s'écria : 6 Pour Dieu, dites-nous-le, fàt-ce
peut sauver la patrie,
! 37
même nne chose infernale calme dans les esLord Grenville remit le
sur
que ce seul point
dit en souriant
n'était
prits,il noble comte s'était appayé
lequel le
le seul anquel on eût songé;
cependant pas
trompé, lorsqu'il avait
qu'il s'Était encore serait courte : 66 Elle
avancé que la guerre
et il faut engagerla
sera longae,au contraire,
à beaucoup
de sacrifices,
Nation à beaucoup
actuel est de terminer
d'énergie. Le seul point
le Message que
nos discussions et préparer deux Chambres. 32
S. M. devra adresser aux
lord Hawachevaitil ces mots,que
A peine
rouleau de
tira,de sa poche un petit
kesbury
comme une esquisse,
papier, qu'il présenta honorables membres
il priait les
sur laquelle observations ; et il lut ce qui
de faire leurs
suit :
ire,
à beaucoup
de sacrifices,
Nation à beaucoup
actuel est de terminer
d'énergie. Le seul point
le Message que
nos discussions et préparer deux Chambres. 32
S. M. devra adresser aux
lord Hawachevaitil ces mots,que
A peine
rouleau de
tira,de sa poche un petit
kesbury
comme une esquisse,
papier, qu'il présenta honorables membres
il priait les
sur laquelle observations ; et il lut ce qui
de faire leurs
suit : --- Page 117 ---
(107)
CHAPITRE XXV.
Exorde du Message de S. M. B. au
Parlement d'Angleterre. (r)
CresT S. M. qui parle, dit-il, en toussant
trois fois.
de
desir a été, non - seulement
G Mon
hostilités entre les
22 mettre un terme aux
mais encore d'adopter des me72 deux pays,
d'une manière
99, sures qui pussent contribuer,
de P'Eu
à consoliderla tranquillité
92 efficace,
92 rope. 99
comment trouvezMylords et Messieurs,
s'écrièrent
vous ce prélude? - Fort bien,
de S. M. mise
quelques membres : la justice
c'est là se connaître en contrastes 9
en avant,
consolider la tranquillité,
etles mesures pour
juste
à la surveillance d'un prince
cela répond
qui prend de justes mesures.
Tout ce qui est guillemetté est tiré; 7 mot pour mot,
(1)
de la déclaration du roi.
Oz --- Page 118 ---
(108 I
)
Nous
s'écrièrent quelques autres.
Fort mal,
une guerre vigouadoptons les mesures pour
met toujours
reuse, quant à la justice qu'on
nous la
foule aux pieds,
en téte, et qu'on
de rédaction
c'est un vieux moyen
rejetons;
dont même on a cessé
dans tous les Cabinets, ridicule est usé! 72
tant ce
de se moquer,
dit lord Windham,
66 Il importe très-peu,
de Pennemi,
qu'une déclaration soitapprouvée
en vient
qui elle se dirige : dès qu'on
contre
ou les bonnes raisons
les injures,
aux mains,
de ceux qui- se
indifférentes à légard
sont
c'est de persuader
battent. Ce qu'il importe,
et le prélude,
qu'on a raison,
aux spectateurs
le but. Y a-t-il
ne remplit pas
sous ce rapport,
sera obligé
(et lord Hawkesbury
en Europe,
a-t-il une seule puissance
d'en convenir,) y détestons la France; que
qui ignore que nous
employé,de concert
pour la perdre nousavons et le nefas? Or,
le fas
avec quelques-unes,
lui-même,
je le demande au lord Hawkesbury
et les
Europe et les peuples
qu'en
pense-t-il connaissent pas assez nos principes,
princes ne
pour ne pas leur
nos intérêts, nos passions,
à
attribue si imprademment
attribner ce qu'il
? Votre roi, lui
la justice du roi d'Angleterre
les rois et les empereurs,
diront les princes,
é,de concert
pour la perdre nousavons et le nefas? Or,
le fas
avec quelques-unes,
lui-même,
je le demande au lord Hawkesbury
et les
Europe et les peuples
qu'en
pense-t-il connaissent pas assez nos principes,
princes ne
pour ne pas leur
nos intérêts, nos passions,
à
attribue si imprademment
attribner ce qu'il
? Votre roi, lui
la justice du roi d'Angleterre
les rois et les empereurs,
diront les princes, --- Page 119 ---
(1o9 )
qu'en vertu de la supériorit6
n'a fait la paix,
la paix, que
de T'ennemi. Votre roi ne rompt
et
qu'il se croit supérieur à P'ennemi,
parce
lui sont favorables: mais
que les circonstances' cela, il n'est question ni
ils vous diront qu'en
ni de ses efforts
de la justice, de votre roi,
Ainsi
troubler la paix de PEurope.
pour ne pas
de la jusle rédacteur du Message en parlant
tout-à-la-fois, aux
tice de S. M., compromet
et le bon
et la justice
yeux des puissances, même à craindre qu'on ne
sens de S. M. Il est
dans une
demande si elle n'est pas retombée
se
démence, puisque sous le prétexte
troisième
il rallume
la paix de PEurope,
de consolider incendie à peine éteint. 22 4
les torches d'un
à ce que
23 Le Manifeste ne répond point
les pnissances, il péche
lon s'est proposé pour
situation dans
également à Pégard de notre
imPintérieur. Est-ce par des mots qu'on en
qui n'a cessé
posera au parti de T'opposition
la paix?
d'écrire et de voter pour
de parler,
levée de boucliers, que
Dans cette nouvelle
du
s'avise de citer la justice
lord Hawkesbury
d'un
tribunal d'un lord Stanhope,
roi au
Fox, d'un Grey, d'un
Landsdowne, d'un
votre
Shéridan, ils diront à lord Hawkesbury,
et vous, serez bernés,
Message, vos mesures, --- Page 120 ---
(no)
battus, nous vous le prédisons *
conspués et
l'ont été, ,avec leur
comme vos predécesseurs leurjastice, ainsi que
message, leurs mesures,
nous l'avions prédit. 9>
comme il avait
Lord Windham conclut,
désapprouvait ce prélude,
commencé 1 qu'il dans le sens de M. Dundas;
qu'il fallait le faire
Français : C'est
aux
et dire tout simplement voulons la guerre, et
Malte que nous
s'écria
pour
- Malte ou la guerre,
vous T'aurez.
- - La guerre
Tun des membres en ricanant?
lord
et Malte pour nous 2 reprit
pour vous,
dans le sens encore plus
Windham. Il fallait,
voulons la
de lord Moira, dire : Nous
étendu
voulons borner la puisguerre, , parce que nous France: et dans un
continentale de la
sance
dire avec leurs
sens encore plus énergique, voulons 9
la guerre;
Altesses Royales, oui, nous
Alliés que
et tous les puissans
et la France,
Consul, n'auront que ce
protège son grand
bien leur laisser.
que l'Angleterre voudra
aux vues du
M. Pitt, tout en applaudissant
fondé
prit la défense de T'exorde,
préopinant,
préluder à des prosur ce qu'il fallait toujours
à des guerres
jets,à des scènes de mnassacres;
qu'il
des idées de justice;
de dévastation, par
lorsqu'il avait
en avait agi de cette manière,
,
Consul, n'auront que ce
protège son grand
bien leur laisser.
que l'Angleterre voudra
aux vues du
M. Pitt, tout en applaudissant
fondé
prit la défense de T'exorde,
préopinant,
préluder à des prosur ce qu'il fallait toujours
à des guerres
jets,à des scènes de mnassacres;
qu'il
des idées de justice;
de dévastation, par
lorsqu'il avait
en avait agi de cette manière, --- Page 121 ---
(III )
de coaliser T'Europe
conçn le vaste projet
cette crise imporcontre la France ; que dans
de
il n'avait parlé que de la nécessité
tante
la morale et les prinmaintenir la religion,
Phonneur at la
sont fondés
cipes sur lesquels
PEurope, par
conservation des Empires; que
avait donné sa sanction à ces
ses manifestes,
dans les meidées de justice, à cette sagesse
à cette énergie dâns Texécution, qu'on
sures,
dans un roi d'Angleterre. L'opidoit supposer
adoptée, et
nion de M. Pitt fut généralement
de
triompha
le prélude de M. Hawkesbury
de lord Windham.
toute Péloquence --- Page 122 ---
(112)
CHAPITRE XXVL
à PEzorde de la déclaration
Supplément
du roi.
Mossreun Dundas observa que ce n'était
de mettre dans l'exorde la justice du
pas assez
rendre la paix à PEuroi d'Angleterre, pour
rope; qu'il fallait ajouter,
M. B. n'a cessé de persister, depuis
C S.
motifs
le traité d'Amiens, dans les mêmes
elle s'était conduite dans
>2 d'après lesquels
et
ces
les
pour la paix, 9
que
négociations
depuis dirigé inva-
>2 motifs avaient toujours
sa conduite. 92
2> riablement
cet axiôme vulLord Pelbam répliqua par
dit
ne dit rien. On vous
gaire : 66 Qui
trop
secrets de
d'avoir eu des motifs
sonpçonnera
Malte,même en vous
ne point vous désaisirde
et si cela
obligeant par le traité de la rendre,
on aura eu tort de parler de lajustice de
est,
l'on dira que si vous étiez de bonne
S. M.; ou
yous
la reddition de Malte,
foi, eil stipulant
et axiôme vulLord Pelbam répliqua par
dit
ne dit rien. On vous
gaire : 66 Qui
trop
secrets de
d'avoir eu des motifs
sonpçonnera
Malte,même en vous
ne point vous désaisirde
et si cela
obligeant par le traité de la rendre,
on aura eu tort de parler de lajustice de
est,
l'on dira que si vous étiez de bonne
S. M.; ou
yous
la reddition de Malte,
foi, eil stipulant --- Page 123 ---
(13)
avez varié depuis ; et qu'en
n'est pas vrai que les motifs, conséquence il
S. M.
qui ont couduit
pendant les négociations pour la
ont toujours depuis dirigé
paix,
conduite. Si dans
invariablemeat sa
un préambule vous
cet avantage à VOS ennemis, il
donnez
et peut - être PEurope le
vous accusera,
n'avez évacué
croira, que vous
la
l'Egypte même, que parce
peste vous y a forcés. Il eut été, selon que
plus sage de
moi,
supprimer cette
d'avoir gardé l'Egypte.
adlition, et
Tinvariabilité
Lajustice de S. M. et
des motifs qui l'ont
un hors-d'ceuvre
dirigée sont
entre le rocher de Malte
la peste de
et
PEgypte. 22
M. Addington soutint gu'un caractère
fois établi, il fallaity
une
persister: que l'assemblée
ayant reconnu que la justice de S. M.
bien placée, ainsi
était
que ses mesures
de PEurope,
aurait
pour la paix
ily
de
pas la faire
Fincohérence à ne
persister dans cette invariabilité!
L'addition fut adoptée, et lord
enconragé
ce
Hawkesbury,
par double succès, dit à
blée que peut-être elle écouterait
l'assemfaveurle reste de la
avec plus de
déclaration de S. M. B.,
parce que M. Addiagton et lui avaient
précaution de la diviser
pris la
et subdiviser en
Gric/s. Ce mot trouva faveur dans les
esprits -
P --- Page 124 ---
(14)
l'exposé des Griefs
on se hâta de demander
envers
dont la France s'était rendue coupable
comme les talens des ministres
PAngleterre; ;et
Pinvention des
principalement dans
percent
Gridfs, on en demanda le prompt exposé.
Windham observa que cette recherche
M.
d'efforts aux
n'avait pas dà coûter beaucoup
réduire
ministres; qu'à son sens on pouvait
c'est
la France,
tous ces griefs à un seul;
que
: s'était montrée
monarchique ou républicaine
de PAnconstamment la rivale et P'ennemie
qu'elle se plaisait à la désigner sous
gleterre;
dénomination de la nouvelle Carthage 2
la
qu'elle en avait juré la destruction 9
parce
n'avions plus d'Annibal, et
comme si nous
qu'elle pit se flatter d'avoir des Scipion. --- Page 125 ---
(n5)
CHAPITRE XXVIL
du Gouvernement Anglais contre le
Griefs
Gouvernement Frangais.
Ex politique, on appelle Grief Pinfraction
volontaire à quelques-uns des articles conveou
action et projet
nus dans un traité,
quelque
pourraient avoir lieu, , sans exposer
qui.ne
d'une
Phonneur, Pintérêt ou Tindépendance
on serait en paix. Les
nation, avec laquelle
notions qui leur
Anglais ont sur les Griefs des
sur-tout quand il s'agit du
sont particulières,
firent-ils la
commerce. Aussi les ministres en
fondamentale de tous les Griefs contenus
base
dans la déclaration.
P 2
nus dans un traité,
quelque
pourraient avoir lieu, , sans exposer
qui.ne
d'une
Phonneur, Pintérêt ou Tindépendance
on serait en paix. Les
nation, avec laquelle
notions qui leur
Anglais ont sur les Griefs des
sur-tout quand il s'agit du
sont particulières,
firent-ils la
commerce. Aussi les ministres en
fondamentale de tous les Griefs contenus
base
dans la déclaration.
P 2 --- Page 126 ---
(116)
CHAPITRE XXVIIL
P R E M I E R GRIEF.
du Gonvernement Français,
c Les procédés
le
au commerce 9 frappent
99 relativement
avec la conduite
contraste
97 plus frappant
S. M., franche, libérale et amicale.
22 de
Un membre fit une observation frappante
début: Ces procédés, dit-il, qui frappent
sur ce
méritent toute l'atle plus frappant contraste,
depuis cent ans, OII ne
tention de l'assemblée;
bat
en Europe que pour le comse
guères
est le lien des nations :
merce. On dit qu'il
qu'il est cimenté par le sang de
serait-ce parce
toutes ? Au reste, M. Addington, 9 en quoi
consiste ce contraste frappant ?
le Chancelier, et la chose
Le voici, reprit
est très-grave.
AnLa
des marchandises
C6
prohibition
avait lieu pendant la guerre 3 a
99 glaises, qui
avec
22 été maintenne, et même augmentée
99 rigueur et sévérité. 95 --- Page 127 ---
(17)
contenirie sentiment
Lord Grenville ne put
donnait à Pexposé de ce
d'approbation qu'il
dit-il à M. Adpremier Grief. <6 Vous avez,
son
touché un penple marchand par
dington, ,
drapiers,
endroit sensible. Nos manufacturiers,
vendenrs et revendeurs, sont tous
négocians,
marchandises aient
intéressés à ce que leurs
Si tous les
un débit prompt et avantageux. la consomrefusaient nos denrées,
penples
seraient restreints à notre
mation et le débit
sont
dont les magasins
île. Le mannfacturier,
Ponvrier
remplis, cesserait de manufactarer;
et
Janguirait, ne pourrait plus payer d'impôt,
nationale retomberait sur tous, avec
la dette
la guerre civile
une confusion épouvantable;
tant de
serait une suite, etil en résulterait
en
à juste titre considérer
maux, qu'on pent
qui frappe
comme ennemi tont gouvernement
l'entrée de nos marchandises
de prolibition
de la Nation qu'il gouverne.
dans les ports
rendre inutiles nos
D'ailleurs n'est-ce pas nous
d'Afrique, et nos poscolonies d'Amérique,
la France
sessions dans TInde? Sous ce rapport,!
ennemie, et les cris d'indignation et
est notre
de retentir
de guerre ne penvent manquer
dans le moindre comptoir de nos plus
jusques
mais
villes. Fort bien, M. Addington!
petites
andises
de prolibition
de la Nation qu'il gouverne.
dans les ports
rendre inutiles nos
D'ailleurs n'est-ce pas nous
d'Afrique, et nos poscolonies d'Amérique,
la France
sessions dans TInde? Sous ce rapport,!
ennemie, et les cris d'indignation et
est notre
de retentir
de guerre ne penvent manquer
dans le moindre comptoir de nos plus
jusques
mais
villes. Fort bien, M. Addington!
petites --- Page 128 ---
(n8)
de S. M. est-elle franche;
en quoi la conduite
libérale et amicale?, 39
frappera le
cJe vais le dire; et c'est ce qui
contraste, ,reprit M. Addington."
plus frappant
les
contre
toutes
prohibitions
ce Cependant
qui avaient été im2> le commerce français,
n'avaient plus
la guerre,
5> posées pendant
92 d'effet. 2> conduite de plus franche, plus
Or, y a-t-il
celle de S. M.,qui
libérale, plus amicale, que
avaient eu lieu
supprime les prohibitions qui le Gouvernependant la guerre, tandis que
Français maintient les siennes?,
ment
horreur! s'écrièrent quelques
Fi, fi, quelle bien la peine d'avoir une si
membres : ce serait
si remplis, quand
belle marine, et des magasins les tribntaires
venlent cesser d'être
les peuples
griefest fondamental,et
de notre industrie!Ce
crie vengeance. dissimulerai pas, ajouta
c Je ne vous
frappant nos marchandises
M. Pitt, qu'en aussi violente, il n'y ait
d'une prohibition
Cependant je
de guerre.
raison très-plansible France, tout en cédant au
craindrais que la
vaisseaux, ne nous
nombre et au poids de nos Chaqne peuple,
fit quelque bonne rétorsion.
comme
pourrait-elle dire, a ses prohibitions, --- Page 129 ---
(119) )
et d'exportation. La
ses droits d'importation
du Nord en
Prusse et toutes les puissances
la France serait-elle une
usent ainsi. Pourquoi
de toutes les
exception à ce droit, à cet usage
ne trouve pas que les raisons de
puilrances?.Je
quoiqu'au fond
ce Griefsoient assez motivées,
Grief soit excellent, et très-bien conçu. 12
le
observa, à l'appui des
Ua autre membre
déduites par M. Pitt, qu'il n'était pas
raisons
la paix les prohiexactement vrai que depuis
sévérité
bitions eussent frappé avec plus de
Anglais. H dit que pendant
sur le commerce
n'abordait en'
la guerre aucun navire anglais
la paix tous les ports en étaient
France, et qu'à
folicita les ministres
remplis ; et là-dessus il
à une paix, une trève du mod'avoir songé
avait été fort utile au
ment , parce qu'elle
n'y avait pas juscommerce Anglais ; qu'il
charbonniers qui n'y eusseut très-bien
qu'aux affaires, pendant qu'il était notoire
fait leurs
françaises s'éque très-peu de marchandises
droits
taientvendues en Angleterre, soit queles
d'entrée fussent trop haut, ou que le véritable
esprit public fat de ne consommer de Pétranger
le moins possible; que c'était dans le sens
que
avait refusé P'entrée
de ce bon esprit, qu'on
aux soieries de France. 92
qui n'y eusseut très-bien
qu'aux affaires, pendant qu'il était notoire
fait leurs
françaises s'éque très-peu de marchandises
droits
taientvendues en Angleterre, soit queles
d'entrée fussent trop haut, ou que le véritable
esprit public fat de ne consommer de Pétranger
le moins possible; que c'était dans le sens
que
avait refusé P'entrée
de ce bon esprit, qu'on
aux soieries de France. 92 --- Page 130 ---
(120)
le principe , reprit
C En reconnaissant Nation a le droit d'orM. Pitt, que chaque
et ses peohibitions,selon
ganisers rses donanes,
eût peutil eût été à desirerqu'on
la
ses intérêts,
de commerce à
substitné un bon traité
être
tel était celui qui eut lieu
guerre projettée :
Mais il est rare
après la guerre d'âmérique. les hommes, soient
que les peuples, ainsi que
piège. Peut être
pris deux fois dans le même
le traité
peine
se sonviennentqu'a
les Francais
conclu, qu'en habiles polifut
de commerce
dévaster par la populace
tiques nous fimes
franremplies de marchandises
deux maisons
personne ne fut assez
çaises. Dès ce moment,
avanie; le
s'exposer à une pareille
hardi pour
Français cria ; nous ordonGoavernement
inutiles, et le but
recherches
nâies quelques
Addington aurait-il
Peut-être M.
fut rempli.
du premier
le sien, si dans Pexposé
xempli
Griefil avait ajouté :
lieu contre
de violation ont en
G Desactes
et leurs propriètés :
>2 des vaisseaux Anglais, circonstance, , il
dans aucune
22 et jamais,
accordée
cu ni justice, ni satisfaction
2> uyas
demandes réitérées des
22 à cet égard aux
de S. M. et de son ambassadeur
22 ministres
>2 à Puris. 22 --- Page 131 ---
(12r) )
Voilà, voila, s'écria-t-on, le cachet du grand
homme ! moyennant ce correctif, le premier
Griefest basé de main de maître.
la vérité on devait artiM. Pitt ajouta qu'à
de tels faits de violence, surculer, prouver
de fonder des hostilités natout quand il s'agit
convenable de ne
tionales : mais il croyait plus
et
les préciser, pour laisser plus de vague
pas
avec d'antant plus de
d'étendue au Grief;
était fort difficile de croire qu'il
raison, qu'il
Mais le mieux
y ait eu entier deni de justice.
de crier vaguement à Poppression,
est toujours
de courir sus, et de
d'armer sur-le-champ,
fermer Poreille à toutes raisons quelconques.
comme de
Il en est des peuples, 9 à-peu-près
qu'il
certaines gens. Je veux le battre, parce
et s'il ne veut pas, je lui
me dit des injures;
le battre. 9>
dis des injures, parce que je veux
comparaison 1, qui peignait assez
Cette petite
Gonvernement
naïvement l'esprit actuel du
un moment le Conseil, qui
Anglais, égaya
de M. Pitt.
admit le premier supplément
Q
me de
Il en est des peuples, 9 à-peu-près
qu'il
certaines gens. Je veux le battre, parce
et s'il ne veut pas, je lui
me dit des injures;
le battre. 9>
dis des injures, parce que je veux
comparaison 1, qui peignait assez
Cette petite
Gonvernement
naïvement l'esprit actuel du
un moment le Conseil, qui
Anglais, égaya
de M. Pitt.
admit le premier supplément
Q --- Page 132 ---
(122)
XXIX.
CHAPITRE
DEUXIEN ME GRIEF
Erangais.
Emissaires du Gowernement
Grenville prit la parole,avant que
Lonn
second Grief, et il
ne lôt le
la
M. Addington
avec plus
l'assemblée à T'entendre
prépara
et Messieurs,
sérieuse attention. 66 Mylords
le plus indit-il, ce Grief est peut-être
leur
Griefs
Cour paisse
de tous les
qu'une
de
portant
c'est une espèce
reprocher à une autre;
face de toute
sonné contre elle, en
ni
tocsin
Il n'a rien qui le recommande, a
I'Europe.
ni par les efforts qu'il
par la nouveauté,
et cependant
de son inventeur,
coûtés au génie
que vous
Mylords et Messieurs,
c'est
je vous jure,
plaisir :
Tentendrez avec un singulier
homme,
d'un principe du grand
Tapplication
aux circonstances ac-
(en montrant M. Pitt)
à M. Adetje n'ai fait que le rappeler trouvé
tuelles,
heureux et facile a
dinglon: son génie --- Page 133 ---
(123)
le moyen et l'occasion d'en faire
sur-le-champ
ainsi que vous allez l'enun usage excellent,
Oh !
tendre : lisez, M. et cher Addington.
intrare in nostro docto cordignus, dignus
pore. 92
et Messieurs, il
M. Addington. C6 Mylords
d'un
dans l'occasion présente, que
ne s'agit,
homme
décette calomnie que notre grand
grain
scrupules, mais qu'il
ne mesure jamais par
quand le
à grandes doses,
savait employer
Lord Grenville
salut de la patrie le requérait.
dans la
venait de me raconter avec quel art,
M. Pitt
déclaration de la guerre précédente,
- uns de ses principaux
avait puisé quelques
mr'invitait de marGriefs dans la calomnie, et
l'occher sur les traces du grand homme dans
ne sais quel trait de lumière
casion présente.Je
: mais
se présenta à mes esprits
tont-à-coup
d'homme,et vous allez en
jamais, de mémoire
la calomnie ne
juger, Mylords et Messieurs,
trait plus acéré, plus ingénieux que
fournit un
celui-ci. 99
et les yeux tournès
L'assemblée impatiente,
fait:
homme, s'écria, au fait, au
sur le grand
les
lisez, lisez, M. Addington, en reportant
Pheureux élève de M. Pitt.
regards sur
le voici,
et Messienre,
6 Le fait, Mylords
Q 2
mémoire
la calomnie ne
juger, Mylords et Messieurs,
trait plus acéré, plus ingénieux que
fournit un
celui-ci. 99
et les yeux tournès
L'assemblée impatiente,
fait:
homme, s'écria, au fait, au
sur le grand
les
lisez, lisez, M. Addington, en reportant
Pheureux élève de M. Pitt.
regards sur
le voici,
et Messienre,
6 Le fait, Mylords
Q 2 --- Page 134 ---
(124) 1
qni envoye des
Supposez un gouvernement
etinolffensif,
des agens, sous un titre spécieux
au lieu de s'occuper des objets
des agens qui,
moins ostensibles,.
leur état rend plus ou
que
à sonder vos rades, vos ports,
s'amuseraient
et sur-tont ceux
de construction,
vos moyens
d'autant plus dangereuse, que
d'une attaque,
de faire voile la sonde à la
n'ayant plus besoin
les lieux de débarque#
main, ils connaîtraient
ainsi dire,
ment, les lieux où la côte, pour
our les
devant Pennemi, les lienx
s'abaisse
n'auraient à
dans les eaux
flottes plongées
ni les sables;
craindre, ni les bas, ni les récifls,
à ces agens? 97
quel nom donneriez-vous
eut qu'une voix : celui d'espions,
Il n'y
le
de
d'hommes qui préparent, sous prétexte
de Punion entre des voisins, les
Thospitalité,
d'une invasion mandite - 2 infernale,
moyens
droit de toutes les Nations. Jamais
contraire au
d'une déclaplus beau Grief n'orna la page
ration. M. Addington continua.
diriez-vous, Mylords etMessieurs,
c Et que
tout-àdes agens de commerce qui
si c'étaient
2>
se fessent travestis en ingénieurs?
coup
s'écria M. Pitt. Est-ce tout,
Admirable!
M. Addington?
Grief de cette
N'est-ce donc rien, qu'un --- Page 135 ---
(125)
nature, etsil bien splcifié, reprit M.Addington,
et ce n'est
- - C'est beaucoup,
un peu piqué?
et de
rien, reprit M. Pitt; il n'y a d'ingénienx
que la calomnie, ou de
vrai dans ce moyen
fort peu lafait, ou d'intention : il importe
Mais ilen estde votre calomnie, comme
quelle.1
encore dans le
de ces vaisseaux qui reposent l'Océan, et ils
chantier ; déjà ils menacent
toutes les
encore reçu ce joint qui lie
n'ont pas
ciment
les rend
ce
qui
parties, ce goudrou,
doublure en cnivre
impenétrables, et cette
l'accès
consolide la masse, et en défend
qui
minent sourdement. Pour en
aux vers qui les
quelétat prenez
revenirà votre calomnie,dans
dit
? 92 Dans le commerce,
vous vos agens
bien ! des agens de
M. Addington 1? 1 Fort
sondent les
commerce qui se font espions, qui
et les rades; ceci n'est pas
ports, les bayes
qu'alors nous
mal, M. Addington! Ajoutez
et le
de traité de commerce s
n'avions pas
Ajoutez que parmi
grief devient plus grief.
des ingéeux il y avait plusieurs militaires, Ajoutez que
nieurs, c'est le mot technique.
par-tout oùr ils passaient,
dans les villes, que
qu'on ne
ils levaient le plan des lieux, parce
pour parvenir anx villes,
relève les côtes; que
dont il faudra bien qu'ils fassent le siège.s,
. Addington! Ajoutez
et le
de traité de commerce s
n'avions pas
Ajoutez que parmi
grief devient plus grief.
des ingéeux il y avait plusieurs militaires, Ajoutez que
nieurs, c'est le mot technique.
par-tout oùr ils passaient,
dans les villes, que
qu'on ne
ils levaient le plan des lieux, parce
pour parvenir anx villes,
relève les côtes; que
dont il faudra bien qu'ils fassent le siège.s, --- Page 136 ---
(135)
et
la', dirent les jeunes princes,
Et c'est
sécria le comte Moira,
c'est là, par la mort, de pied ferme, et sur
que nous les attendons
et par-tout aux
la côte, et dans les villes,
fermes
d'Albion, ils nous trouveront pluchamps
Oui, oui, oui, s'écrièrent
à nos postes.
sieurs membres.
reprit M. Pitt, ils
Modérez vos transports,
ilsy seront...
encore là; et quand
ne sont pas
quelques voix. 1 Et
Ils y seront? s'tcrièrent battus et corrigés. -
sans doate! ils y seront,
voix unanime.
A la bonne heure, d'une ainsi la première
M. Pitt continua, et rédigea
Grief.
partie du deuxième
de France a eu recours
c Le Gouvernement
d'envoyer en
92 à la mesure extraordinaire
pour rénombre de personnes,
9> Angleterre
de la Grande-Bretagne
99 sider dans les ports
vraisemblable,
est plus
92 et de TIrlande,(ceci déjà ils ont tenté une
ajonta M. Pitt, parce que
EM.Hoche)
descente en
ntndeymanedesrendex
caractère
d'agens de commerce,
un
52 en qualité
leur être acquis, que par
92 quine ponvait
Or il n'y avait pas de
$2 traité de commerce.
et la
-
entre rAngleterre
99 traité de commerce,
92 France. 92
Conseil s'écria : C Comme
Presque tout le --- Page 137 ---
(127)
Phonorable membre, il n'y avait pas
le dit
alors de traité de commerce entre PAngleterre
et la France. Cejoint est excellent. 22
Un bon traité de commerce, sans doute, eût
ministres la peine de rédiger un
épargné aux
qu'il en sera la suite,
Manifeste; mais espérons
à force de bombarder les côtes, il faudra
car
l'ennemi traite avec nous, etla paix
bien que
mais avec autant
le rinera plus sourdement,
d'eflicacité que la guerre. 3> - --- Page 138 ---
(128)
CHAPITRE XXX.
Discussion sur le Joint d'une afaire.
avait dit une voix, et
Cc Passie excellent!
à Thonorable membre Cétait
n'en déplaise
lord Melville, piqué au vif detous les (loges
versés sur son ami M. Pitt, sans qa'il en resurl lui. M. Pitt lui en demanda la
jaillit aucun
moi, répiiquaraison. Cc Vousla savez comme
nécessaire d'avoir un traité de
t-il.Iln'est pas
commerce avec une puissance, pour être autorisé à avoir chez elle des agens commersans doute, que la
ciaux? Vous n'ignorezpas,
Trance envoye de ces agens en Suède, en
Dannemarck, en Autiiche, en Prusse, en
Amérique, et que ces puissances en envoient
chez elle, sans qu'il existe de
réeiproquement
entre elles et la France ?
traité de commerce
votre joint
Et pour mieux vous prouver que
de plus excellent dans le
n'est pas ce qu'ilya
serez obligé
Griefactucl,c'est que vous-méme
PAngleterre aussi entretient
de convenir que
e de ces agens en Suède, en
Dannemarck, en Autiiche, en Prusse, en
Amérique, et que ces puissances en envoient
chez elle, sans qu'il existe de
réeiproquement
entre elles et la France ?
traité de commerce
votre joint
Et pour mieux vous prouver que
de plus excellent dans le
n'est pas ce qu'ilya
serez obligé
Griefactucl,c'est que vous-méme
PAngleterre aussi entretient
de convenir que --- Page 139 ---
(129)
commerciaux en Hollande, et chez
des agens
puissances, sans qu'il y ait E
plusieurs autres
entre elles
cependant de traité de commerce
avouerez même que de tous
et nous : vous
ont été admis
tems les agens commerciaux
toutes les Nations; que le comchez presque
sont antérieurs à
merce et ses agens respectifs
de
et de commerce, 9
tous les traités diplomatie
de ces mêmes
et sont sur-tout indépendans
traités. 99
la logique de son
M. Pitt, ainsi pressé par
noble ami M. Dundas, gardait cette présence
homme
d'esprit, et ce calme phlegmatiqued'on
jamais, ce courage
que le danger n'épouvante
d'un homme destiné un jour
en un mot, digne
dit-il
à être colonel de volontaires. 66 Où donc,
veulent abouter ces flots pressés
froidement,
d'argumens et de raisons syllogistiques?
lord Melville ? à prouver que
Ce Oi, reprit
commerciaux n'est pas une
l'envoi des agens
du Goude la part
mesure très-extraordinaire
Français, à démontrer en un mot
vernement
que votre joint 99
lui
M. Pitt arrêta le noble lord son ami, en
observant que son impatience ne lui avait pas
d'attendre qu'il en fat au chapitre des
permis
toutes-fois il priait le noble
conjectures; que
n --- Page 140 ---
(139)
qu'en fait de calomnies, e
lord de se rappeler
comme un élément
la vérité était considérée
n'était pas facile d'employer
etranger, qu'il
dans les crises policomme joint, ou ciment,
ami sera-t-il
Péut-être, ajonta-t-il, mon
tiques.
et il dicta ce
plus content des conjectures;
qui suit:
donc toutes. raisons de conjecC Ily avait
récl de leur mission (de
99 turer que l'objet
toute autre nature : et
était d'une
92 ces agens)
non-seulement
était confirmé,
22 ce soupcon
de ces agens étaient
92 parce que quelques-uns M. Pitt sourit.à son
99 (à ce mot
22 militaires,
s'il eût été sûr de son
noble ami, comme
la connaissance
triomphe) G mais même par
d'entre eux
a ene que plusieurs
92 qu'on
leurs instructions, (atchargés par
32 étaient
ami!) 29 de prendre des
tention mon noble
les plans
des ports, et de se procurer
92 sondes
devaient résider. 32
32 des lieux oùt ils
véritable ciment ! s'écria
Voilà, voilà le
fut obligé de rePassemblée; et M. Dundas
devant
connaître son erreur et de s'humilier
lui
homme. C Mon cher M. Dandas,
le graud
et de
dit-il avec ce sourire de bienveillance encure à ce
sachez donc qu'ilfaut
supérionité,
ports, et de se procurer
92 sondes
devaient résider. 32
32 des lieux oùt ils
véritable ciment ! s'écria
Voilà, voilà le
fut obligé de rePassemblée; et M. Dundas
devant
connaître son erreur et de s'humilier
lui
homme. C Mon cher M. Dandas,
le graud
et de
dit-il avec ce sourire de bienveillance encure à ce
sachez donc qu'ilfaut
supérionité, --- Page 141 ---
( 13T )
cette circonstance,
joint,à ce cimene,ajouter
quej je vais dicter.
66 S. M. fit reprèsenter au Gouvernement
la nécessité de les rappeler (les
99 Français
Ce
Z- vous?)
paragraphe
99 agens. 92 (Entendez
dans le Conseil,
engagea une autre discussion
et linsur le vrai, sur le faux, le probable,
dont M. Pitt se retira aveccette
vraisemblable,
met dans toutes les
supériorité d'esprit qu'il
cette fois et
grandes affaires. Il dissipa pour
Chatoujours le faneste présage que lord
pour
avait conçu de son amtam, son noble père,
qualités de mon fils,avait-il
bition. Les grandes
mais
dit, feront l'ornement de PAngleterre,
son ambition ne la perde.
je tremble que
R: 2 --- Page 142 ---
132) )
XXXL
CHAPITRE
le Ciment d'une afaire
Discussion sUr
politique.
bien vrai, M. Pitt, que S. M.
cs
EsrFrançais de rappeler
écrivit au Gonvernement) demande fut faite par lord
ces agens? 32 Cette
Pelham.
la vérité de ce rappel
M. Pitt. Qu'importe
des
S'il y a eu
agens,
à la chose en question?
il est probable, et conséquemil est possible,
ont dà lever
ment vrai, qu'ils ont pu, qu'ils
à leur
dans le fait ils ontlevé et envoyé
et que
de nos villes, des
des plans
gouvernement
Gouvernement Fransondes de nos eaux.Sile
le fait:
nie la probabilité, elle existe par
çais
le
par notre ass'il nie le fait, nous prouvons
entre
sertion, et FEurope reste incertaine
et le dementi de cette assernotre assertion,
dans le nombre de
tion. Cependant, comme
à TéFrançais qui ont passé en Angleterre,
de la paix, ily a eu des négocians; que
poque
les, des
des plans
gouvernement
Gouvernement Fransondes de nos eaux.Sile
le fait:
nie la probabilité, elle existe par
çais
le
par notre ass'il nie le fait, nous prouvons
entre
sertion, et FEurope reste incertaine
et le dementi de cette assernotre assertion,
dans le nombre de
tion. Cependant, comme
à TéFrançais qui ont passé en Angleterre,
de la paix, ily a eu des négocians; que
poque --- Page 143 ---
(133)
plusieurs ont éte miliparmi ces négocians
et les marins font
taires; que les ingénieurs
qui peut
essentielle du militaire,
une partie
nous Passurons, que
lorsque
nous contester,
n'ont pas levé les
ces ingénieurs
ces marins,
sondé les sondes de nos
plans de nos villes, C'est ici que la vérité sC
ports et de nos mers?
la France dit non;
trouve encore dans le pnits;
TEurope
dit oui: : et pendant que
PAngleterre
si le fait était seulement
estime, pèse et juge
ramené dans
les flottes ont déjà
vraisemblable,
ennemis, épars sur la
nos ports les vaisseaux
vaste étendue de Océan.
le
par le succès, poussa
M. Pitt, encouragé
période. c Vous
raisonnement à son dernier
? Je
dit-il, si le fait a existé
me demandez,
raison du probable, du
n'insiste plus sur la
moi
ni du vrai:mais j'ai pour
vraisemblable,
Oui, le fait a nécessairement
la nécessité,
avons besoin pour
existé, puisque nous en
fois cette nécesfonder notre Grief; et qu'une
sommes
d'existence étant reconnue, nous
sité
saisir de tous les vaisseaux que
autorisés à nous
et de leurs Alliés
T'imprévoyanee des Français
disséminés sur les mers. Ainsi antorisés $
a
chaque vent du
chaque prise, chaque jour,
donne des moyens de prouver
compas nous --- Page 144 ---
(134)
ou d'en démontrer au moins la
notre assertion,
vraisemblable
AAT
probabilité, parce qu'il n'est pas
Nation qui attaque, et dont la popuqu'une
dontle sol à peine est le
lation est moindre,
ose
relativement à la Nation attaquée,
tiers,
toutes les antres
lorsqu'avec
Tentreprendre,
elle'a été obligée de poser
Nations de FEurope,
flottes. On dira
les armes et de désarmer ses
Nation puispoussés à Pextrémité par une
à la
que orgueilieuse de ses succès, aspirant
sante,
nous avons trouvé des
monarchie universelle,
dans notre
ressources dans notre indignation, honorable
désespoir, et comme le disait un
si cela nous réussit, il ne sera plus
membre,
ni du vrai, ni du vraisemblable.
question
Va-victis ! 92
vaincns!
Lord Pelkam. Et si nous sonmes
de
Pitt lni observa qu'il n'était pas facile
M.
fossé de sept lieues : qu'il
franchir à pied un
rendre à Passenblée,
se
avait compté,arantdes amenaient; que lord
surles sentimens qui l'y
déterminé
lui-même, ,n'y était venu,
Pelham, il l'était, ainsi que tous les honorables
comme
guerre, que
membres, à se prononcer pourla
ne
était certain que le pa-victis
parce qu'il
et que c'était
pouvait tomber sur PAngleterre,
qu'aux
dans cette conviction qu'il demandait
rendre à Passenblée,
se
avait compté,arantdes amenaient; que lord
surles sentimens qui l'y
déterminé
lui-même, ,n'y était venu,
Pelham, il l'était, ainsi que tous les honorables
comme
guerre, que
membres, à se prononcer pourla
ne
était certain que le pa-victis
parce qu'il
et que c'était
pouvait tomber sur PAngleterre,
qu'aux
dans cette conviction qu'il demandait --- Page 145 ---
(135)
le second Grief était
raisons sur lesquelles
le Conseil voulut bien ajouter la suifondé,
vante.
était de son devoir d'emcc S. M. a cru qu'il
leur départ (celui des agens). L'on
2> pêcher
dans les-
>2 ne peut nier que les circonstances
on les a envoyés et les instructions
22 quelles
Mylords et
95 qu'ils ont reçues, (observez,
qu'il faut être conséquent) 99 ne
Messieurs,
comme des in22 doivent être regardées que
intendes dispositions, et des
92 dices positifs,
qui les employait.
32 tions da Gouvernement
la conduite du Gouvernement
22 Ainsi,
commerciales
aux relations
92 Français, quant
paraître conve22 entre les deux pays, ne peut
22 nable dans la paix. 92
Un murmurea agréable
parconntT'asembiés.
semblaient électrisés et mus
Tous les esprits
voilà,s'écriales mêmes sentimens. Voilà,
par
véritable doublure en cuivre du vaist-on, la
était sur le chantier de M. Addington.
seau qui
Ellenborongh, tout en se prononçant
Lord
la validité du Grief, parce
avec force pour
de faux, sur lesqu'il en fallait de vrais, ou
baser une déclaration, fit presquels on pût
d'introduire un nouveat
sentir la nécessité
facilitât à la
droit pablic dans FEurope, qui --- Page 146 ---
(135)
Grande-1 Bretagne les moyens d'accelérer ou
de
et l'asd'éloigner les déclarations
guerre;
semblée s'occupa de cette discussion, avant
nouveau Grief. En effet, dit
de passer à un
de
rien n'est plus diflicile que
M. Addington,
avec cet ancien
concilier certaines prétentions
droit public, et j'avoue que plus d'une foisje
d'une part
me suis trouvé au dépourva, quand
le traité d'Amiens nous enjoignait si positivement de rendre Malte, et que de l'autre nous
étions déterminés à le conserver. --- Page 147 ---
(:37)
CHAPITRE XXXIL
incidente sur quelques changeQuestion éventuels dans le droit public de
mens
P'Europe.
Lonn Ellenborough établit qu'avant la ciractuelle, il fallait, pour passer de
constance
l'état de paix à Pétat de guerre, des aggressions
des actes hostiles, des faits évidens,
réelles,
incontestables; ; que tel était cides attaques
suivi dans
devant le droit public généralement
était
cependant il n'en
toute PEurope; que
de celles
des affaires continentales, comme
pas
Nation insulaire. Sur:
qui sont relatives à une
etsemblent
le Continent,les. Etats se touchent,
les droits des peuples à cette loi de
coordonner
est convenu
contiguité. De-là vient qu'on y
qu'après des infracde ne déclarer la guerre,
les
dans nne ile,
tions réelles et préméditées;
bien
changent, et sont d'une nature
rapports Dans une ile, on est comme étrandifférente.
doiventy
et les principes
ger au Continent,
S
qui sont relatives à une
etsemblent
le Continent,les. Etats se touchent,
les droits des peuples à cette loi de
coordonner
est convenu
contiguité. De-là vient qu'on y
qu'après des infracde ne déclarer la guerre,
les
dans nne ile,
tions réelles et préméditées;
bien
changent, et sont d'une nature
rapports Dans une ile, on est comme étrandifférente.
doiventy
et les principes
ger au Continent,
S --- Page 148 ---
(133) )
relativement au dehors 9 comme les
varier,
parce que la Nature
flots qui Tenvironnent,
de la
cette loi progressive
elle-même a rompu
cette brusque
contiguité. Elle a donc, par
solution de la terre continentale, imposé aux
insulaires d'autres rapports, et conséquemment
les droits eux-mêmes
d'autres droits, puisque
existent entre les
ne sout que les rapports qui
choses, entre les peuples et les terres.
continua lord Ellenborough,
En adoptant,
la
cette différence de droit public, puisque
Nature esemble si todhemathadsenesred
de passer de T'état de paix à l'état de
ils'agira
guerre, il nous sui ffira de peserles conjectures,
continentales, les intentions
les dispositions
ind'une puissance : le systême des hostilités
tentionnelles, voilà vraiment ce qui convient
isolé ! Le systême des hostilités de
à un peuple
tel doit être le droit public
fait et préméditées,
insulaire. Il ne
de toute puissance qui n'est pas
résulter un avantage réel et bien
peut qu'en
démonsensible; que l'on suppose, (et pour
il est
de se servir
trer un principe,
permis
état de
d'une hypothèse ) supposez donc un
choses tel que celuiqui existe maintenant entre
PAngleterre et la France.
continua le noble lord, lui
22 Nous voulons, --- Page 149 ---
(139)
déclarer la guerre; parce que nous craignons
sur le Continent;
son excessive prépondérance
commerce
qu'elle se refuse à un traitéde
parce
de nos manufacqui serait tout à Pavantage
anéantirait les siennes; parce
tures, et qui
à organiser une
qu'elle cherche à relever,
rivaliserait la nôtre, ou parce que,
marine qui
nous voulons Malte et ce qui peut
dans le fait,
que
s'ensnivre. Dans toutes ces suppositions,
bien de donner
fera la France? Elle se gardera
déclaration de guerre par des aglieu à une
des actes hostiles, par
gressions réelles, par
incontesdes faits évidens, par des attaques
qui lui est comtables. Forte du droit public
du Continent,
mun avec les autres puissances
mettra de
elle suivra ses vues de restauration,
h
animera son comFordre dans ses finances s
relevera sa marine, et nous disputera
merce,
propriété, l'uTOcéan, qui est notre grande
moissonner,
nique champ où nous puissions soutenir les
alimenter notre crédit, ou
pour
énormes de notre dette nationale.
intérêts crise aussi urgente et toujours proDans une
sauvés par le droit public
gressive, serons-nous crois avoir prouvé que
de PEurope ? Non : je
d'hostilités;
France s'abstiendra de tout acte
la
suivons le même
s'élevera, si nous
et qu'elle
S2
an, qui est notre grande
moissonner,
nique champ où nous puissions soutenir les
alimenter notre crédit, ou
pour
énormes de notre dette nationale.
intérêts crise aussi urgente et toujours proDans une
sauvés par le droit public
gressive, serons-nous crois avoir prouvé que
de PEurope ? Non : je
d'hostilités;
France s'abstiendra de tout acte
la
suivons le même
s'élevera, si nous
et qu'elle
S2 --- Page 150 ---
( P 140 - )
qu'il né
à un tel état de prospérité,
ni
systême,
ni de T'abaisser,
sera plus en notre pouvoir, donc réduits à rede lui résister. Nous voilà notre scule sauveconnaître etadopter, comme
des hentlisnintentisnneller
garde,le systême
donc nous en tenir aux conjectures,anx
il faut
circonset même, en quelques
soupçons 2
des suppositions. 92
tances, nous contenter nécessaire à la politique
D'après ce systême
conclut que : C La
Anglaise,lord Ellenborough Français, quant
conduite du Gouvernement entre les deux
aux relations commerciales convenable à la
ne peut paraitre
sur
peuples,
T'adoption du systême
paix.s Il ajouta que
procurait encore
les hostilités intentionnelles
Il supposa
avantage à sa chère patrie.
un autre
nombreuses qui
représailles des prises
Haque par
vaisseaux frauçais, le
allaient se faire des
d'une invasion : que
novre se trouvât menacé
suivipar
alors? On réclamerait le systême
le
faire
du Continent 2 parce que
les puissances
et que le Hanovre ne
Hanovre en fait partie,
du droit
public, puisquile'a
s'est point écarté
hostile,ni de fait 9
provoqné aucune aggression
ce
d'intention. Ainsi, moyennant
mi même
sera en
double systême, le roi d'Angleterre qu'il la
avec la France, parce
état de guerre --- Page 151 ---
(14T )
déclarée d'après le systême des hostilui aura
et il sera en paix avec
lités intentionnelles,
le Ianovre, parce que cette partie
elle pour
de ses pères,
cher patrimoine
de TAllemngne,
d'hostilités réelles sur le
n'a point commis
la France, par esprit
Continent. Si toutes-fois
il
dans son invasion,
de vertige, veut persister
les puissances du Continent,
est probable que
peut-être
T'Empereur d'Allemagne,
et sur-tout
auront soin de mainmême celui de Russie,
de leur déclatenir le systême qui fait la base
le
de
: il est probable aussi que
ration
guerre
violer cette
roi de Prusse ne laissera point
si voisine de ses états; il est même propartie
le Nord de PEurope sera enbable que tout
de cette beutrainé dans cette guerre, et que
coalition
invasion il résultera une autre
reuse
auspices. Lord Ellenformée sous de meilleurs
de
conclut que tous les principes
borough
tous
tous les principes de modération,
justice,
esde bonne-foi, appartenaient
les principes
avec cette
sentiellement à tous les peuples,
fallait strictement lés observer,
différence qu'il
pendant
du Continent,
dansle S systêmep politique
insulaire exigeait
que le salut d'une puissance
et modifiés
fussent restreints
que ces principes
intentionnelles.
par le systême des aggressions
de
conclut que tous les principes
borough
tous
tous les principes de modération,
justice,
esde bonne-foi, appartenaient
les principes
avec cette
sentiellement à tous les peuples,
fallait strictement lés observer,
différence qu'il
pendant
du Continent,
dansle S systêmep politique
insulaire exigeait
que le salut d'une puissance
et modifiés
fussent restreints
que ces principes
intentionnelles.
par le systême des aggressions --- Page 152 ---
(142) le noble lord s'était
M. Pitt observa que
bien inutile, pour prouverla
donné une peine
dont l'expérience de
nécessité d'un systême
démontré
plusieurss siècles avait si eflicacement
dans
chercher des exemples,
Tutilité; et sans
comment dans Pinvades tems recalés,il cita
s'étaient
flottes Anglaises
sion de la Baltique,lest de ces hostilités intensi heureusentent prévalu
le Dannemarck,
tionnelles, pour surprendre et pour forcer les
quoique pnissance insulaire,
méditer de
Russe et Suédoise à ne plus
flottes
ni à se refuser aux droits de
neatralité armée,
ni aux vexations humivisiter leurs vaisseaux,
qu'il est essenliantes de leurs pavillons, parce d'humilierle faible,
tiel quelquefois de vexer,
et de la
étouffer le germe de Porgueil
pour y
obsta.
puissance. Principiis
le principe
en adoptant
Lord Ellenborough, observa à M. Pitt, que
avec tout le Conseil,
de pradence,
il aurait agi avec plus
pent-être rédaction du deuxième Griefilavait
si dans la
concernant la
cette circonstance,
supprimé
Français; que cela pourrait
détention des agens
et qu'il n'ignodonner lieu à des représailles,
d'Anglais,
avait en France plus
rait pas qu'ily
: Pitt répondit
de Français en Angleterre
réque
méritait
qu'à la vérité cette girconstance --- Page 153 ---
(143 )
cependant il n'éfait gnères resté
Nlexion; que
nombre d'hommes
dans ce pays qu'un très-petit
s'étaient touobscurs, ou de ces hommes qui
et qu'il ne
jours opposés à son administration;
fâché que les Fox et ses partisans
serait point
otages; que le mieux
3 fussent retenus comme
la déclaration
était pour le moment d'achever Grief.
de S. M.; etl l'on passa au troisième --- Page 154 ---
(144)
XXXIIL
CHAPITRE
GRIEF DU MESSAGE:
TROISIEME
MoxstEuR Addington préluda à son troiadresse directe à S. A.R.
sième Grief,par une
le duc de Clarence. Ce Me pardonnerez-vous, oùt
lui dit-il, avec un sourire
mylord-duc,
sur la familiarité; oui, myT'ironie P'emportait
demande si votre Altesse me pardonlord, je
de bonté en faveur
mouvemens
nera quelques
Française, si incorde cette pauvre Nation
ne manrigible, et que tras-centsisemeatnoss:
point de corriger? 22
querons
Clarence crut que le Chancelier
Le doc de
de Pinexvoulait se prévaloir
de PEchiquier
années. 1 De la bonté !
périence de ses] jeunes
nation révos'écria-t-il, de la bonté pour cette
à
lutionnaire! de la bonté!! 1 A l'ordre,
de tous les coins de la salle.
Tordrelstcria-t-on
!
De la bonté!! damnation ! extermination
Fort bien, fort bien! Mylords et Messieurs,
C
Extermination et
répliqua Mr. Addington.
Pinexvoulait se prévaloir
de PEchiquier
années. 1 De la bonté !
périence de ses] jeunes
nation révos'écria-t-il, de la bonté pour cette
à
lutionnaire! de la bonté!! 1 A l'ordre,
de tous les coins de la salle.
Tordrelstcria-t-on
!
De la bonté!! damnation ! extermination
Fort bien, fort bien! Mylords et Messieurs,
C
Extermination et
répliqua Mr. Addington. --- Page 155 ---
(145)
damnation, c'est aussi ce que je veux; c'est
nous voulons tous; et voici une rédacce que
je vous
tion qui prépare l'une et l'autre,et que)
d'écouter avec Pattention la plus réfléprie
chie. 92 Il Jut ce qui suit: :
M.avait conçu l'espoir qu'elle ponrrait
66 S.
Français à adopter
Gouvernement
92 amenerle
s'il n'eût pas
de politique, qui,
9> un systême
de la confance aux autres puis72 inspiré
au moins calméieurjalonsie."
92 sances,aurait
M. Pitt
Des murmures se firent entendre;
Élevant la voix, dit: ce Je ne connais rien de
adroit que cette phrase, dans un Maniplus
intérese avec un art admifeste. M. Addington
Il leur fait
rable les puissances à notre cause.
le roi d'Angleterre compte enpressentir que
qu'il doit exister
core sur leurs ressentimens;
et
entre elles un manet altà mente repostum,
voulu se concilier, S. M.
que si la Franceavait
aurait eu la bonté de ne pas rappeler les souvenirs du passé. Ah!M. Addington,pour cette
mes espéranees! de
fois, vous avez surpassé
la bonté conditionnelle
pourieçonvemenent
admirable! Ce trait-là,
Français ! admirable!
comment le trouvez-rous? 92
M. Grey,
rien, et M. Addington
M. Grey ne répondit
M.Grey
continua. sJe crois m'apercevoirque
T --- Page 156 ---
(146 )
honorables membres ne comptent
et quelques
Dans
guères sur la jalousie des puissances.
vous scriez! et je le prouve. 32
quelle erreur
d'une déviation dans
M. Pitt, qui s'apperçut
et
du Chancelier, le prévint
les raisonnemens
tout
rien; nous savons
lui dit : 66 Ne prouvez
Et vous n'ignorez point que ce
ce qui se passe.
se passera
qni ne se passe pas anjourd'hui
de
c'est l'eau de la Tamise qui sort
demain;
encore sous les arches
ses sources, et n'est pas
(r) Il faut que tout
de Black-Feiar-Tridge
mirisse. 92 1 < A la bonne heure, répliqua
et voilà précisément la bonté
M. Addington,
vous dites, elle
de notre Monarque; comme
encore sous les arches de Blackn'est pas
être.
Friars-Bridge. Mais elle pourrait y
Gouvernement Français avait mon66 Sile
essentiellement paci99 tré des dispositions
bien des choses en
32 fiques : on lui eût passé
faveur de la situation oùz devait se trouver
Gouvernement après les orages
22 un nouveau
M. Grey?
la révolution. 92 N'est-ce pas,
29 de
bonté! M. Adquelle
- - - Ab! s'écria M. Grey,
bonté! reprit
dington. 1 Comment, quelle
(1) Pont de Londres.
ouvernement Français avait mon66 Sile
essentiellement paci99 tré des dispositions
bien des choses en
32 fiques : on lui eût passé
faveur de la situation oùz devait se trouver
Gouvernement après les orages
22 un nouveau
M. Grey?
la révolution. 92 N'est-ce pas,
29 de
bonté! M. Adquelle
- - - Ab! s'écria M. Grey,
bonté! reprit
dington. 1 Comment, quelle
(1) Pont de Londres. --- Page 157 ---
(147)
celui-ci? - Et sans doute, reprit M. Grey,
bonté ! Au traité de Pilnitz, en aviezquelle
de la Vendéc, en
vous? Dans les massacres
aviez-vous ? Dans l'abandon de vos Alliés, en
aviez-vous ? Bref, avant la révolution, en
aviez-vons? Dans le cours de la révolution, en
aviez-vous? Et maintenant qu'elle est finie,
reste-t-il encore?- Ces interrogations
vous en
scandale pour le Conseil,
brusques furent un
ainsi.
et M. Grey s'expliqua
entendre un
ce Appelé au Conseil pour
votre salut vous
Manifeste de guerre, quand
dire
invite à la paix,jai la douleur d'entendre
aurait-eu des bontés pour le Gouque S. M.
vernement Français 2 si ce Gouvernement
essentiellement paciavait eu des dispositions
abusant de
fiques, pendant que nous-mêmes à la face
nos forces maritimes, nous vonlons,
le forcer d'adopter ( quel sysde PEurope >
convient. 2>
tême?) sans doute celui qui nous
s'était depuis quelque tems rapM. Grey
du parti de la Cour, ou plutôt ce parti
proché cherché à le détacher de celui de l'oppoavait
qu'il serait porté
sition, en Tui faisant espérer
de la guerre. Mais nonobstant
au département
conservé
cette perspective 9 il avait tonjours
le
et dans la crise
ses liaisons avec
parti ;
T2 --- Page 158 ---
(148 )
acfuelle il s'était rapproché de MM. Fox;
Shéridan, Stanhope, et autres membres patriotes. Dans plus d'une entrevue, ils avaient
discuté avec lui les intérêts de TAngleterre,
actuelles; et
relativement anx négociations
rupture avec la
tous étaient convenus qu'une
de sa part,
France, sans aucune provocation
déshonorante, et pouvait
était impolitique,
entraîner les suites les plus funestes. Le parti
de la Cour, ou celui de la guerre, en invitant
M. Grey au Conseil, avait eu le double objet,
et par ce moyen de s'asou de se Tattacher,
plusurer dans les discussions parlementaires
ou de connaitre plus à fond
sieurs de ses amis,
du
les opinions et les moyens
les sentimens,
Ainsi, M. Grey invité
parti de l'opposition.
à s'expliquer sur les moyens
par M. Addington
le fit avec toute la franchise qui
de Grief,
caractère, et en délivrant son opihonore son
sentimens des
nion, il exposa les véritables
des Fox, et de tous les opposans.
Stanhope,
avec la France était
Il dit qu'une rupture
dans les circonstances actuelles,
impolitique
il le
C6 Si l'on exaet voici comment
prouva.
mine la nature de cette guerre, relativement
du Continent, elle ne peut
aux puissances
idée
donner de la foi Britannique qu'une
de Grief,
caractère, et en délivrant son opihonore son
sentimens des
nion, il exposa les véritables
des Fox, et de tous les opposans.
Stanhope,
avec la France était
Il dit qu'une rupture
dans les circonstances actuelles,
impolitique
il le
C6 Si l'on exaet voici comment
prouva.
mine la nature de cette guerre, relativement
du Continent, elle ne peut
aux puissances
idée
donner de la foi Britannique qu'une --- Page 159 ---
(19)
Elles savent toutes que par le
désavantageuse.
s'est obligée à
traité d'Amiens l'Angleterre
souverains; qu'en
rendre Malte à ses anciens
du
refusant c'est enfreindre cet article
s'y
ce refus est un
traité, qu'elles ont garanti; que
elles, tout aussi direct que pour
outrage pour
de la
si elles ont à se plaindre
la France; que
le Continent,
prépondérance de celle-ci sur
et n'ignorent pas que
elles y ont consenti,
maritime est encore plus
notre prépondérance dangereuse pour leurs
absolue, 2 et même plus
l'issue
commerciaux. En supposant que
intérêts
soit favoveut entreprendre
de la guerre qu'un
maritime osera se flatter
rable, quelle pnissance librement ? Les flottes
de pouvoir naviguer
devient la
Française et Batave anéanties, que
des autres Nations ? que deviennent
marine
commerciaux? que d'affronts
tous leurs intérêts
accumulés sur leur faible pavillon! 2>
que pour un moment nous
>2 Je suppose
d'alTEspagne s'en tenir à son traité
laissions
peut-elle ignorer qu'aliance avec Pennemi,
objet sur
la paix, elle sera le premier
près
notre ambition ? Nous lui
lequel se dirigera
ou plutôt de
ferons un crime de sa neutralité,
nous
que dis-je? Lorsque
son impuissance, la ruine de la marine Franaurons consommé --- Page 160 ---
(x5o)
T'Espagne
caise et Batave, nous attaquerons et sa déle prétexte de son contingent,
sous
celle de ses Alliés. Telle
faite suivra de près
telle sera
la marche naturelle de Pambition,
est
celie de TAngleterre. 5 et nous
certainement à la perte de sa marine, par
aurons préludé
des traités les plus authentiques.
Tinfraction
succombe séparément,
Ainsi, que PEspagne
suive
avec ses Alliés, qu'elle
ou conjointement même tems, ou un peu après,
leur sort en
le même, ses riches
Peffet n'en est pas moins
a
toutes celles qu'elle
colonies d'Amérique,
colonies Anglaises;
des
dans Tinde,deviennent
dire aux autres
et c'est alors que vous pourrez
Vous n'aurez dans la nsvigation,dans
Nations: :
qu'il plaira à
du Globe qu'autant
le commerce
accorder. 99
PAngleterre de vous
objet de cette
ccC'est là précisémentle grand
Ayons
s'écria le duc de Clarence.
guerre ,
je l'ai avancé, nous pourrons
Malte, et comme
n'aurez pas Saintdire aux Français: 66 Vous
; à
n'aurez pas. la Louisiane
Domingue ; vous
vaisseau de guerre: :
vous n'aurez pas un seul
les Florides;
vous n'aurez pas
aux Espagnols,
à vous seuls les produits
vous n'aurez plus
et du Pérou; vons
commerciaux du Mexique
de guerre : aux
n'aurez plus un seul vaisseau
je l'ai avancé, nous pourrons
Malte, et comme
n'aurez pas Saintdire aux Français: 66 Vous
; à
n'aurez pas. la Louisiane
Domingue ; vous
vaisseau de guerre: :
vous n'aurez pas un seul
les Florides;
vous n'aurez pas
aux Espagnols,
à vous seuls les produits
vous n'aurez plus
et du Pérou; vons
commerciaux du Mexique
de guerre : aux
n'aurez plus un seul vaisseau --- Page 161 ---
(15r)
Bafaves, ou Hollandais, vous n'aurez plus Io
Cap;retirez-vous de Surinam, et retournez à
la péche de vOs
harengs ; vous n'aurez
un seul vaisseau de
plus
guerre : aux autres
sances..
9>
puisComme un torrent débordé,
S. A. R. allait entraîner
P'éloquence de
toutes les puissances,
lorsque M. Grey intervint comme
66 Les autres
une digue:
puissances, se hâta-t-il de dire,
pressentent fort bien quelle
destinez dans
part vous leur
l'avenir, et rien n'est plus
à démontrer combien cette
propre
guerre est impolitique. 39
< Quelle perspective,
croyez - vous, que
puisse avoir P'Autriche, dont le traité de Lunéville a fait une puissance maritime ? Lui
direz- vous, lorsque son pavillon vous disputera le commerce de la Méditerranée
la Mer Noire: : CE Autriche,
et de
selon le bon
vous n'aurez que
plaisir de T'Angleterre? 32 Doutezvous qu'elle ne prévoye toutes les
toutes les avanies
entraves,
qui l'attendent, si vous ne
trouvez pas, dans le cours de cette
obstacles à votre
guerre, des
n'a
toute-puissance? L'Autriche
pas oublié ce que lui lui a coûté la
de la révolution $ les sacrifices
guerre
donlourenx
qu'elle a faits à la paix actuelle, et combien
de --- Page 162 ---
(152 )
ont trompé ses espérances [
fois nos promesses
de contact avec la
Elle n'est plus en point
France; les sujets de défiance, de jalousie,
d'ombrage, si communs entre des puissances
voisines,si propres à fomenterdes gueres,ont
avec la révolution, avec la guerre
disparu été l'objet, on le prétexte. Quels que
qui en a
le passé,
vifs que puissent être ses regrets pour
à la
intérêt
vif s'offre pour P'avenir
un
plus
celui d'améliorer ses nouMaison d'Antriche; de relever le pavillon de
velles possessions,
le comSaint-Marc, d'attirer dans ses ports
Méditerranée, et sous ce point de
merce de la
seule puisvue, de s'intéresser à ce qu'une
l'arrêter dans ses projets
sance ne vienne point
sein
d'amélioration, et ne lui dicte des lois,du
de cette île de Malte, dont elle-même a garanti
en faveur de ses Chevalises. 2>
la propriété
les rapports de
depuis que
G L'Angleterre,
plus rien faire
PAutriche sont changés,ne peut
et le peu qu'elle a fait pour elle,
en sa faveur,
été si funeste, qu'elle serait
luia constamment
d'aveuglement, si elle osait encore s'y
frappée
PAutriche sait bien que si PAnconfier. Mais
elle pent
lui être utile,
gleterre ne peut plus
dans
lui être très-nnisible ; qu'elle Pattaquera
paralysera son
ses vues d'agrandissement,
plus rien faire
PAutriche sont changés,ne peut
et le peu qu'elle a fait pour elle,
en sa faveur,
été si funeste, qu'elle serait
luia constamment
d'aveuglement, si elle osait encore s'y
frappée
PAutriche sait bien que si PAnconfier. Mais
elle pent
lui être utile,
gleterre ne peut plus
dans
lui être très-nnisible ; qu'elle Pattaquera
paralysera son
ses vues d'agrandissement, --- Page 163 ---
(153)
commerce, et le condamnera à s'enfermer
dans les lagunes de Venise. Ainsi,
dans la
guerre qui va éclater, est-ce pour
seront
P'Angleterre
que
les voeux de la Maison
On ne pent le présumer,
d'Autriche?
nouvelle situation
puisque déjà, par sa
sur la Mer
doit être
Adriatique, elle
pour nous nn objet de haine, ou de
jalousie. Dans les nouveaux
entre elles les
rapports qui lient
puissances continentales, notre
influence leur devient désormais
périence vient de le démontrer, inutile; l'exElles
toutes à étendre leur
aspirent
commerce, leur navigation; et l'expérience leur
c'est notre
prouve encore que
prépondérance absolue
à craindre; que la Maison
qu'elles ont
danger
d'Autriche, dans ce
commun qui menace tous les
de PEurope, est une des plus intéressées pavillons
prémunir contre notre
à se
France et
ambition ; que si la
ses Alliés
s'attendre
snccombent, elle doit
au même sort : ainsi, par intérêt et
par, honnenr, vu P'ontrage fait à sa
elle est intéressée à faire des
garantie,
et à nous fermer
voeux contre nous,
ses ports. >>
A cette conclusion de M.
ment de pitié,plutôt
Grey, un mouveagiter toute
que d'iadignation , parut
l'assemblée. On se demanda
ment la Maison d'Autriche
comqui n'avait pas
V --- Page 164 ---
(1 154)
oserait se porter à cet excès
encore de marine,
seraient les suites fud'andace, et quelles en
elle ? Et d'ailieurs, comment prénestes pour
une telle démarche
voir, comment soupçonner
nécessaired'une puissance alliée, ,qui
de la part
oublier ce qu'elle
ment ne. - pouvait jamais
France, à cette
devait de ressentiment à cette
ennemie de toutes,à cette Républiquejalouse,
d'envahir tout le Contiardente, et menaçant
disait-on avec
nent. Nous fermer ses ports, se
éclats de rire, c'est tout ce que
de grands
du Nord, si notre
pourrait oser les pnissances
dé.
dans le Sund n'en avait depuis peu
entrée
montré le ridicule et Pinutilité. 32
reprit son discours, et il l'appliqua
M. Grey
du Nord dont on venait
à ces mêmes puissances
de parler.
encore oublié cette
66 Le Danois n'a pas
furent
où les eaux de la Baltique
journée
Le Russe et le Suédois, merougies de sang.
de céder et
nacés et surpris, furent obligés
le systême de notre pavillon ; mais
d'adopter
est resté, et dans la
le souvenir de cet outrage
leur
présente, peut-on douter que
question d'accord avec leur intéret, ne dirige
honneur,
du côté des puisleurs voeux et leurs moyens,
contre la
sances maritimes que vous attaquez,
eaux de la Baltique
journée
Le Russe et le Suédois, merougies de sang.
de céder et
nacés et surpris, furent obligés
le systême de notre pavillon ; mais
d'adopter
est resté, et dans la
le souvenir de cet outrage
leur
présente, peut-on douter que
question d'accord avec leur intéret, ne dirige
honneur,
du côté des puisleurs voeux et leurs moyens,
contre la
sances maritimes que vous attaquez, --- Page 165 ---
(155)
foi des fraités? La Russie n'a-t-elle
Malte à ses Chevaliers,
pas garanti
Prusse et PAutriche? conjointement avec la
Si Malte vous sert de
prétexte pour attaquer la France, qui réclame
l'observation du traité d'Amiens
cette île, n'est-ce
concernant
pas attaquer
les trois autres
indirectement
puissances garantes? ? Et leur
honneur, blessé dans ce point, sera-t-il intéressé à faire des voeux
loin,
pour une cause, qui,de
menace leur commerce et leur marine ?
Si, pour obvier l'une et l'autre à votre
ambition, ces puissances venaient à s'attacher à la
cause des Français et de leurs
Le Conseil
Alliés;si si 92
ne put maintenir sa
contre ces
gravité
suppositions. M. Addington
senta que dans la suite des Griefs
repréà ces
on avait paré
suppositions, et qu'on avait eu le plus
grand soin de prouver que la France seule
menaçait toute FEurope, et que
était la
P'Augleterre
sauve-garde, la seule protectrice de
toutes les libertés, du moment
serait assurée;
que Malte lui
qu'il n'y avait guères
rence qu'on pût la lui enlever;qu'ainsi d'appa.
tion de M. Grey n'étant
T'objec,
avait
plus fondée, il n'y
pas à craindre l'intervention des
sances du Nord dans une
puisfait, était la
cause qui, dans le
cause commune.
V 2 --- Page 166 ---
(156)
CHAPITRE XXXIV
Des Suppositions.
Moxsieun Grey demanda, pour Pintérêt,
de la cause commune, mais pour Pintérêt
non
qu'on lui permit d'apseul de PAngleterre,
les
de quelques faits et raisonnemens
puyer
auxquelles pousuppositions etles conjectures
entrevait donner lieu la guerre qu'on voulait
observa que la
prendre. Lord Hawkesbury
n'était plus un objet de supposition 2
guerre
était entreprise ;
ni de délibération ; qu'elle
avait
existait déjà par le fait, et qu'on
qu'elle
des ordres secrets pour capturer
déjà expédié vaisseaux Français et Bataves:
au loin tous les
était qu'on
la seule supposition à desirer
que
bonheur de les rencontrer, sur- tout
eût le
de
revenaient. de PInde, chargés
ceux qui
captifs dans les ports
richesses, et si long-tems
faisaient voile de
Hollandais; ceux encore qui
d'Améla rivière de Surinam, et autres ports
enfin de PEspagne, dans la supporique,ceux
dié vaisseaux Français et Bataves:
au loin tous les
était qu'on
la seule supposition à desirer
que
bonheur de les rencontrer, sur- tout
eût le
de
revenaient. de PInde, chargés
ceux qui
captifs dans les ports
richesses, et si long-tems
faisaient voile de
Hollandais; ceux encore qui
d'Améla rivière de Surinam, et autres ports
enfin de PEspagne, dans la supporique,ceux --- Page 167 ---
(157)
de force ou de gré l'on entraînat
sition que
Et la- dessus,
PEspagne dans cette guerre.
Conseil
du
lurd Hawkesbury, . avec Pagrément
et de M. Grey, établit deux suppositionsfut sopposé aspirer
G6 Lorsque Charles-Quint
du
universelle, les politiques
à la monarchie
tems
mmtrdnenetrmu
les autres; on observa égaleque les unes après
l'on
le
Louis XIV, à qui
supposa
ment que
conduisit avec la même
même dessein, se
modèles, et notre
précaution. D'après ces deux
que pour
plan de marine universelle,suposes on. lui
la ruine de la Hollande,
suspendre
toucher à
promit pour le moment de ne point
dans la supposition que de sa
ses vaisseaux,
parfaite. Qu'arrivepart il y aurait neutralité
effet merveilrait-ilde cette supposition? un
leux. La France voudra T'entraîner, inondera
bataillons, lui fera
le pays de ses nombreux
employera tous les moyens
payer des subsides,
de résisd'oppression, pour vaincre un esprit
s'attachera à la neutralité que nous
tance qui
de deux
aurons supposée. Dès ce moment,
l'une, elle restera dans Pinaction, ou
choses
ef
elle agira à regret, et sa ruine supposte.,
lui viendra de cette France, sa
préméditée 9
elle refuse la neutralité
chère et fidèle allice;si --- Page 168 ---
(158 - )
également, parce que
proposte, elle périra
s'emparer
déjà les mesures sont prises, pour
et de
les vaisseaux qu'elle a en mer,
de tous
voudra bien nous envoyer.s
tous ceux qu'elle
supposourit à ces heureuses
M. Windham
ajouta - t-il, supposez
sitions : 66 Cependant,
été si rariables
les ministres n'eussent pas
que
que M. Addington
dansleur conduitessupposere
confirmé
donné 1 et révoqué 7 puis
n'ent pas
le Cap de Bonne-Espérance,
Pordre d'évacuer.
qu'il faudra
aurions maintenant ce Cap,
nous
et notre marine aurait quatre
bien reprendre,
l'on pourrait supposer
stations principales, que cardinaux de la naviêtre les quatre points
le Cap en
gation du Globe : Malte en Europe; la TriCeylan pour IInde et T'Asie;
Afrique;
Supposez que nous
nité pour PAmérique.
nous n'aurions
d'autres ministres,
enssions-eu
ni le Cap. Et 92
à regretter ni Malte,
répliqua vivement
< Je ne puis souffrir,
aigres de
les suppositions
lord Hawkesbury,
ont faitl leur
Phonorable membre : les ministres
s'écrièrent plusieurs
devoir. 32 1 Oui, oui,
plusieurs autres.
voix. 1 Non, non, reprirent de tête. - - Les
ministres ont manqué
1 Les
ministres ont tout prévu.
qu'an
dit M. Addington,
66 Et supposez,
92
à regretter ni Malte,
répliqua vivement
< Je ne puis souffrir,
aigres de
les suppositions
lord Hawkesbury,
ont faitl leur
Phonorable membre : les ministres
s'écrièrent plusieurs
devoir. 32 1 Oui, oui,
plusieurs autres.
voix. 1 Non, non, reprirent de tête. - - Les
ministres ont manqué
1 Les
ministres ont tout prévu.
qu'an
dit M. Addington,
66 Et supposez, --- Page 169 ---
(159)
milieu des cris unanimes pour la paix, nous
eussions persisté à continuer la guerre, vous
n'auriez pas la Trinité,qui vous ouvre la porte
méridional de PAmérique et du
du Continent
Vous n'auriez pas l'occasion de capMexique.
la France, la Hollande et
turer tout ce que
ont envoyé de vaisseaux, dans la
l'Espagne
la paix qui leur ouvrait la
supposition que
sortie des ports, leur permettrait d'y rentrer.
Vous n'avez plus le Cap? Eh bien, M.Windham, ou tout autre. , pourra le reprendre. Est-ce
de le supposer? Mais
trop, lord Moira, que
devez
que Maite est
vous ne
pas supposer
pnisqu'il est en notre pouvoir, et que
perdu,
donné de renvoyer en Sicile la
Pordre est
Napolitaine. 92 - - Mais, reprit lord
garnison
Melville, il ne fallait pas, dans votre paix
d'Amiens, stipuler que vous rendriez Malte.
Mais, reprit M. Addington, stipuler que
le
trois mois, n'était-ce pas
nous
garderions
Et
stipaler que nous le garderions toujours?
supposer que le Grand Consul s'apouvail-on
viserait de nous sommer d'évacuer Alexandrie
et cette île de Malte, n'ayant pour appui de
les
débris de ses
sa sommation que
pitoyables
flottes et ses bateaux plats ? Et supposez que
Malte, aurions - nous
nous eussions gardé --- Page 170 ---
(160 )
un prétexte de guerre un peu
aujourd'hui
lui-même, aurait-il pu réserver
plausible2p Pitt,
de
des hostilités une porte
au renonvellement
facile à s'ouvrir?
derrière, plus docile et plus
ainsi interpellé, 2 rendit justice à
M. Pitt,
les miT'honorable Chancelier; il assura que
très-bien saisi le noeud de l'afnistres avaient
PEspagne
ajouta-til, que
faire; et supposer, tenir à son traité d'alliance
reste libre de s'en
fournira à
avec la France: : (supposer qu'elle
vaisseaux auxquels
son alliée les vingt-quatre
elle s'est engagée, n'est-ce pas supposer que
vaisseaux dont elle veut bien
c'est vingt-quatre
pour le prix de sa neutralité?)
hous gratifier,
il lui restera moins de
Dans cette supposition,
s'il nous plaît, s'il nous
force à nous opposer,
tout-à-fait:
convient de Ia forcer à se déclarer
alors le vaste Continent qu'elle possède en
n'existe plus que pour nous; ; la
Amérique
possède le Portugal est, depuis
portion qu'y
Jong-tems censé une de nos propriétés : mais
la France veuille et puisse nous
supposez que
de cet allié, si bon et si
exclure des ports
à notre
faible, ne pouvons - nous pas supposer
lui assurer le Paraguay et le
tour, que pour
Et
Brésil, nous avons dà nous en emparer?
très-probable qu'à
n'est-ce pas une supposition
; ; la
Amérique
possède le Portugal est, depuis
portion qu'y
Jong-tems censé une de nos propriétés : mais
la France veuille et puisse nous
supposez que
de cet allié, si bon et si
exclure des ports
à notre
faible, ne pouvons - nous pas supposer
lui assurer le Paraguay et le
tour, que pour
Et
Brésil, nous avons dà nous en emparer?
très-probable qu'à
n'est-ce pas une supposition --- Page 171 ---
I (16r)
la France et l'Espagne
la fin de cette guerre,
le
s'étendront sur
voulant se dédommager,
dans
Continent, comme nous en Amérique,
et par-tont où
PInde, dans la Méditerranée,
pourront atteindre? Cela supnos vaisseaux
disparaître du
posé, le Portugal ne peut-il pas
comme tant d'autres?
nombre des puissances,
Cette modification ne suppose-t-elle pas que
du droit de protection,
pour nous dédommagerd
colonies?
le Brésil et ses autres
nous garderons
dites - vous 2
Pour moi, je le pense ; qu'en
Mylords et Messieurs? 92 (1)
n'ont pas besoin de s'emparer du Por-
(4) Les Anglais
si longtugal ni de ses colonies : ils en jouissent depuis
de prescription à craindre pour eux.
tems, qu'il n'y a plus
le droit
Le droit de conquête leur serait moins utile, que l'arIl est facile de prouver que c'est avec
de protection.
ont étendu leur commerce et alis
gent du Brésil, , qu'ils
guenté la plupart de leurs guerres.
X --- Page 172 ---
(162) )
CHAPITRE XXXV.
Systême Colonial Anglais.
Les suppositions et léloquence de M. Pitt
obtinrent de l'assembiée un assentiment presgénéral, M. Dundas, s'écartant du systême
que
mit en avant le systême COdes suppositions,
Albion, s'écria-t-il, en sou"
loniat. G Heureuse
idées quis'agitaient dans son
riant aux grandes
esprit ! combien je me félicite d'avoir conseillé
à S. M. d'envoyer une armée en Egypte !
Iheureuse contrée pour une co'onielL/Egypte
dans PInde: : IEgypte
assurait nos possessions
étendait notre Empire sur la côte septentrionale d'Afrique, sur les Mers qui baignent
PAsie Mineure, et sur le vaste Archipel des
iles de la Grèce. Pourquoi faut-il que la peste,
soit venue se
s'écria -1 t-il douloureusement,
mélerde nos affaires et nous forcer d'évacuer
Alexandric? Nous y serions encore, malgré
les armées Ottomanes, que déjà nous avions
battues! Mais il nous reste, dans cette partic
étendait notre Empire sur la côte septentrionale d'Afrique, sur les Mers qui baignent
PAsie Mineure, et sur le vaste Archipel des
iles de la Grèce. Pourquoi faut-il que la peste,
soit venue se
s'écria -1 t-il douloureusement,
mélerde nos affaires et nous forcer d'évacuer
Alexandric? Nous y serions encore, malgré
les armées Ottomanes, que déjà nous avions
battues! Mais il nous reste, dans cette partic --- Page 173 ---
( 163)
les Mameloncks, que nous avons
du Monde,
Ottoman.
soudoyés et soulevés contre PEmpire
reste Malte, et de ce point,1 il me plaît
Il nous
stême colonial. 22
d'envisager notre sy
de
Nous n'avions dans la Méditerranée
Gibraltar et Minorque. La
stations fortes que
est remnous reste; et Minorque
première
de Malte. Du haut de son roplacée par l'ile
donnons des ordres aux puissances
cher, nous
les côtes d'Italie, de
Barbaresques d'infester
de nous dans le
leurs nombreux pirates. Qui
encore au sort de Naples,
Consilfintéressevait
par les armées
probablement, sera occupé
qui,
reprit un membre.
Françaises. 92 Personne,
cofté beauen effet, dit un autre, a
Naples,
Nous Pavons soutenu de
coup à PAngleterre. flottes ; nous avons emtout le poids de nos
des Franla Sicile de tomber au pouvoir
péché
sacrifié beaucoup d'hommes
çais; nous avons
: nous avons même compromis,
et d'argent
et pour qui? pour
ajouta Pitt, notre réputation,
et s'est livré,
un roi qui s'est détaché de nous,
et mains liés, à Pennemi commun.
pieds
faut à
un dédommagement,
cc Il
PAngleterre c'est de Malte que nous
s'écria M. Dundas; et
flotte,
P'attendre. Doatez-vons qn'ane
devons
dans les
de cette ile, et stationnant
partie
X. 2 --- Page 174 ---
(164)
et Scylla, ne nous livre la
détroits de Carybde
La
jours de navigation?
Sicile, sous quelques
côtes nous ravaSicile est à nous, et de ses
les côtes du royaume de Naples,
geons toutes
baignent TItalie. La
et des deux Mers qni
excellente, 2 pour
Sardaigne est une station
de ce projet; la Sardaigne
Yacomplissement
la
L'ile d'Elbe
nous prète.
est à nous, puisqu'on
le même sort, il ne
et celle de Corse suivront
pour
du tems. En abandonnant,
faudra que
et Minorque, nous
quelques années, Majorque
dans
des Sept-Isles,
côtoyons la Répablique
des intelil sera bon de se ménager
lesquelles
des germes de divisions;
ligences, et de semer
nous
les côtes de la Grèce, que
nous longeons
quoique le Grand
soulevons contre la Porte;et
de
de maintenir l'intégrité
Consul ait promis
bien adroit s'il nous
TEmpire Ottoman, il sera
Candie
des iles de
empêche de nous emparer
Ce sont des postes avancés pour
et de Chypre.
Comme la
assurer le retour en Egypte.
nous
seules forces, pourrait sucGrèce, livrée à ses
secours, et
quelques
comber, nous y jeterons
dans T'Archipel, nous proclanous enfonçant conditionnelle de ces iles 9
merons la liberté
soin de ne laisser
auxquelles nous aurons
Ainsi,
d'autres défenses que nos raisseaux.
che de nous emparer
Ce sont des postes avancés pour
et de Chypre.
Comme la
assurer le retour en Egypte.
nous
seules forces, pourrait sucGrèce, livrée à ses
secours, et
quelques
comber, nous y jeterons
dans T'Archipel, nous proclanous enfonçant conditionnelle de ces iles 9
merons la liberté
soin de ne laisser
auxquelles nous aurons
Ainsi,
d'autres défenses que nos raisseaux. --- Page 175 ---
1165)
dans toute la Mediterrante, ef
nous dominons
laisser libre l'ennous forçons le sultan à nous
la Mer
trée du, Canal, pour nous porter dans
oit le commerce du Levant
Noire et par-tout
peut nous appeler. 9> (1)
Dundas aurait continué de développer
M.
si M. Grey n'ent pas
colonial,
son systême
d'achever
fût permis
réclamé vivementquillui
des suppositions.
son chapitre
colonial n'est pas un rève du Ministère
(1) Ce système
attachent à la possession de
(Anglais: : à F'importance qu'ils
veulent dominer sur
Malte, 2 il est facile de prévoir qu'ils
station forte
s'emparer de quelque
cette côte d'Afrique,
de PEmet accélérer le bouleversement
dans P'Archipel,
pire Ottoman, . --- Page 176 ---
(166)
CHAPITRE XXXVI
Suite, des Suppositions.
LnOxORAnLE lord, dit M. Grey, a trèsbien décrit Pimpétuosité de nos flottes, et'n'a
rencontré nulle part d'écueils qui pussent les
arrêter, dans la Méditerranée : elles en trouvemoins danslesantres mers;ainsi, ce
ront encore
serait perdre le tems que de faire parcourir au
établir de colonies
Conseil tout ce qu'on peut
dans les autres parties du Monde. Je reviens
à mes suppositions.
M. Grey. Si les ennemis prennent le Portugai.
Brésil.
Lord Barrington. Nous prendronsle
M. Grey. Si de Pextrémité du Portugal, de
PEspagne et de TItalie, jusqu'à la Baltique,
les
sont fermés à VOs bâtimens, à
tous
ports
que deviendra le commerce
vos marchandises,
Anglais?
tous les
Lord Temple. Nous foudroyerons --- Page 177 ---
(167 )
toutes les côtes, nous
ports, nous ravagerons entière, s'il le faut, et
dévasterons PEnrope
dans les trois
notre commerce
nous porterons Monde. L'Europe a besoin
autres parties du
n'a
besoin
et PAngleterre
pas
de PAngleterre,
de l'Europe.
L'objection de M. Grey supM. Dundas.
les puissances qui ne se sont point
pose que
embrasseront la cause
déclarées contre nous
de Pennemi..
celles
ont garanti le
M. Grey. Au moins
qui
traité d'Amiens, en ce qui concerne Malte.
Phonneur soit très-cher à
M. Pitt. Quoique
dans
les
et qu'il se trouve
tontes
puissances,
et à venir,
tous les Manifestes présens 9 passés
intérêts qui leur permettent
elles ont d'autres
Elles
rarement d'armer pour la même cause.
Eatiaaren
chacune d'elles a des vues partiD'ailleurs,
Les intérêts de PAutriche ne sont pas
culières.
Pétersbourg a les siens, qui
ceux de la Prusse;
diffèrent de ceux de Vienne, et de Berlin.
PAngleterre est certaine de trouver
Ainsi,
foule d'intérêts qui se croisent des
dans cette
libres, des ports amis, des ports nentres,
ports
à notre commerce.. Et d'ailqui s'onvriront
le Hanovre, qui nous
leurs n'avons-nous pas
ailleurs,
Les intérêts de PAutriche ne sont pas
culières.
Pétersbourg a les siens, qui
ceux de la Prusse;
diffèrent de ceux de Vienne, et de Berlin.
PAngleterre est certaine de trouver
Ainsi,
foule d'intérêts qui se croisent des
dans cette
libres, des ports amis, des ports nentres,
ports
à notre commerce.. Et d'ailqui s'onvriront
le Hanovre, qui nous
leurs n'avons-nous pas --- Page 178 ---
(168)
PAllemagne, la Po4
servira d'entrepôt, pour
du Nord?
logne, et les autres puissances s'empare du HaM. Grey. Et si la France
M. Addington se leva,
novre. (1) A ces mots,
saM.Grey,dicil,
et d'un ton plein d'assurance:
d'une
sont prises pour garantir
les précautions
de S. M.: que plàt à
invasion le patrimoine
entrés dans le
les Français fussent
Dieu que
évènement bienhenreux
HanovrelCeseraite un
S. M.! C'est alors
PAngleterre et pour
pour
etle roidePrusse,
que
roi de Suède,
renpereueitAilenagiee
de Russie, et le
et l'empereur
s'armeraient pour
et le roi de Danaemarck
: et d'ailmaintenir l'intégrité de PAllemagne
le roi de Prusse le souffrirait?
Jeurs, est-ce que
serait-il assez déEt le Consul, lai-même,
qui
de sens pour tenter une entreprise
pourvu
lui tout le poids du Corps Gerattirerait sur
manique?
cette inMais enfin, supposez
M. Grey.
vasion.
Loin de la craindre,je
Le duc de Clarence.
combattrions corps
la desire; c'est-là que nous
était acheré avant la prise du
(1) Nota. Cet ouvrage
en ont fait retarder
Hanovre. Des obstacles particuliers
Fédition. --- Page 179 ---
(1 169 )
si redoufables. Sachez;
à corps ces Français
contient un million
M. Grey, que le Hanovre
d'ames, nous
dans ce million
d'ames ; que
militaire; que
avons établi une' cohscription tous les mâles
renferme
cette conscription
et soixante:
depuis seize ansjusqu'à ciriquante
formeront une armée de 333,000
que ces mâles
armée sera sous les ordres
hommes; : que cette
mon illustre
de S. A. R.le duc de. Cambridge, homme à lâcher
frère; que mon frère n'est pas
bon que
le pied. Voilà, M. Grey, ce qu'il est
vous sachiez.
Hanovriens, se refusaient
a1. Grey. Et si les
à cette conscription? ?
imposLe duc de Clarence.S'Y refuser
frère
sible! Sachez encore, M. Grey, que mon
royale qui ors'est armé d'une proclamation
sous
qu'elle l'exige
donne cette conscription;
la
Pexhérédation,
les peines les plus graves;
la peine de mort, s'il le faut
prison,
Eh bien! s'il arrivait que votre
M. Grey.
S. A. R. vint à lâcher le pied!
illstre frère, que
M. Grey,
Le duc de Clarence. Impossible!
Et tous les membres s'écrièrent:
impossible:
impossible!
M. Grey, et pour le bien
Je le desire, reprit
de la famille
de ma patrie, et pour Phonneur
Y.
la
Pexhérédation,
les peines les plus graves;
la peine de mort, s'il le faut
prison,
Eh bien! s'il arrivait que votre
M. Grey.
S. A. R. vint à lâcher le pied!
illstre frère, que
M. Grey,
Le duc de Clarence. Impossible!
Et tous les membres s'écrièrent:
impossible:
impossible!
M. Grey, et pour le bien
Je le desire, reprit
de la famille
de ma patrie, et pour Phonneur
Y. --- Page 180 ---
(170 )
royale, mais je sais aussi qu'il I n'ya rien d'impossible. D'après cette conviction, continuat-il, qu'il me soit permis de supposer que
S. A. R. a complètement battu Jes Français,
l'armée est entièrement défaite ou priet que
si le projet de descente
sonnière de guerres
dont même on nous menacait sous Louis XV
et sous Louis XVI venait..
Les éclats de rire ne permirent pas à M. Grey
d'achever sa supposition : il fut renvoyé aux
journaux qui s'étaient déjà égayés sur cette
matière;et M.Windham prouvad qu'on n'avais
rien à craindre d'une entreprise aussi téméraire; qu'il était bien plus simple d'épargnet
au Consul les frais d'un armement pour venir
une bonne armée, dont il
les trouver; qu'avec
descendrait sur le
donna la composition, on
Continent. H fut convenu que ce projet du
Consul n'érait qu'une ruse de guerre, pour
mettre la Nation Anglaise dans la nécessité
des armemens considérables et d'ade faire
jouter à la dette nationale des sommes exorbitantes.
: le
insista sur cette possibilité
-
M. Grey
menacé Jord WithConsul lui-même en avait
n'avait
worth, et le Consul jusqu'à présent
trouvé rien d'impossible, --- Page 181 ---
(175)
Témoins, lui cria M. Dundas, PEgypte
qu'it a si bien gardée!
le comte de
! ajouta
Et Saint-Domingue
Moira.
manière, reprit le duc de
Et c'est de cette
du Hanovre,
Clarence, qu'il fera la conquête
et sa descente en Angleterre.
sur un projet gigantesque,
C'est trops'arréter
Le Consulconvient
répliqua lord Hawkesbory.
chance
cent il n'y a qu'une
lui-même quedans Nous aurons toujours 99
pour la réussite.
dans cette guerre accontre I, sécria-t-il, reprit M. Grey ; mais
tuelle. Ainsi soit-il,
crains toujours les
quand il y va de tout, je de vous en parler.
chances, et permettez-moi
Y 2 --- Page 182 ---
(172)
XXXVIL
CHAPITRE
Des Chances Bretonnes.
chance bien malheureuse que
Caserait une
défection de PIrlande. (On en convint.)
la
serait encore bien plus
Celle de PEcosse
malhenreuse. (Accordé.)
anrait des
L'Angleterre, ainsi abandonnée,
perpétuels dans ces deux royaumes
ennemis
existence politique, et
qui font partie de son
on
chance, si déplorable, si destructive,
cette
de dez. (99 contre I.) Et c'est
Ja joue à coups
un beau jeu, reprit-on.
l'article des
Je vois, ajouta M. Grey, que
sur le
chances fait aussi peu d'impression il est cecelui des suppositions :
Conseil, que
le rendre sensible.
facile de vous
pendant
écoutons 2
et Messieurs,
Tous. (Mylords
Scipion est aux portes de Carthage-)
venir, et c'est assez qu'il
M. Grey. Il peuty
attention. Doutezmériter votre
le puisse, pour
mette dans le pacte social
yous que PEcosse ne
Je vois, ajouta M. Grey, que
sur le
chances fait aussi peu d'impression il est cecelui des suppositions :
Conseil, que
le rendre sensible.
facile de vous
pendant
écoutons 2
et Messieurs,
Tous. (Mylords
Scipion est aux portes de Carthage-)
venir, et c'est assez qu'il
M. Grey. Il peuty
attention. Doutezmériter votre
le puisse, pour
mette dans le pacte social
yous que PEcosse ne --- Page 183 ---
(173).
n'en retire? Le combeaticonp plus qu'elle
les richesses qu'il -
merce des trois royaumes, 2
la suite, les
les guerres qni en sont
procure,
qu'elles entraînent, tous
dettes progresives
distribution pourles
ces objets ont-ils unejuste
contractantes, pour les royaumes
trois parties
Le comd'Angieteire, d'Ecosse et d'Irlande?
:
à l'Ecosse, à PIrlande?
merce appartient-il
Les tributs de PInde
Quelle part y ont-elles?
reflux jusqu'à,
ont-ils leurs
et de PAmérique
ces deux
Edimbonrg?Quesonte
Dublin,) jusqu'à
Énomde Londres?
capitales en comparaison dernière, et combrez les richesses de cette
reine du
les deux autres cités avec cette
parez
L'opulence Ia plus démonde commerçant.
une situation
hontée d'une part, et de l'autre,
les
touche à T'indigence. Et qui sontient
qui
le commerce ne cesse
guerres onéreuscs que
en Ecosse, 9
de reproduire? C'est en Irlande,
vOs matelots 9
que se recrutent VoS soldats,
qu'en
plus grande encore
dans une proportion
riches en courage 9
Angleterre. Pauvres et
affronterles danPEcossais, TIrlandais sa vent
denx élémens ou se plaît le génie
gers sur les
de leur sang que la
de la guerre. C'est au prix
c'est encore le
victoire accorde ses faveurs, et
dettes de la
prix de leur sang qui acquitte les --- Page 184 ---
(17:)
des in*
Dans cette masse progressive
guerre.
chaque anhée
térêts énormes quisaccumalent doute, paye
sur le peuple, T'Anglais, sans
Mais
mais il recueille beaucoup.
beaucoup;
pressurés jusqu'à la
PEcossais, PIrlandais,
beaucoup
dernière goutte de leur sang, payent
rien.
anssi, et ne recneillent rien, ou presque
de charges et d'avantages,
Dans cette inigalité
deux
ne
douter que ces
peuples
pouvez-vous
à secouer leur fardeau 2
tendent secrettement
vous seuls en
et à le rejeter sur vous, puisque calamités qui
avez les avantages, les manx,les dans telles
cessent de se succéder? Que
ne
trente mille hommes débarquent
circonstances
qu'à dater du
et fassent proclamer
en Ecosse,
dans le pays, PEcossais est
jour de leur entrée
qu'il est
libre de se choisir un gonvernement; nationale;
de la dette
affranchi de sa quote-part
travaux ne sera
dorénavant le prix de ses
que
lui; que le Français son ancien
plus que pour
bienfaiteur, ne veut
allié, aujourd'hui son
prix de ses bienfaits, que son indépenpour
honneur et une alliance
dance, sa liberté,son
Vous, M.Dunéternelle avec ses libérateurs...
iomentmnitenlepainel
das,vousq quitantde
braves Ecossais, vos
les gémissemens de ces
ne vous semble-t-il pas qu'ils
compatriotes,
ant le prix de ses
que
lui; que le Français son ancien
plus que pour
bienfaiteur, ne veut
allié, aujourd'hui son
prix de ses bienfaits, que son indépenpour
honneur et une alliance
dance, sa liberté,son
Vous, M.Dunéternelle avec ses libérateurs...
iomentmnitenlepainel
das,vousq quitantde
braves Ecossais, vos
les gémissemens de ces
ne vous semble-t-il pas qu'ils
compatriotes, --- Page 185 ---
(1 175)
houza,(s) vive la Francé;
s'écrient: Houza,
Dieu damne PAngleterre ! >>
et que
contre ce blasphème
Et ne vous récriez pas
chance de
Suivez bien plutôt votre
apparent.
si long-tems opprimé,
99 contre I; TIrlandais,
votre joug est
suit le mouvement de TEcosse;
anéanabborrée; VOS lois
brisé, votre religion
PIrlande libre se donne un gouvernement
ties,
Dans cette autre chance,
ets'arme contre vous.
à zéro; les dépouilles
celle de 99 à I se réduit
tout
les colonies, les vaisseaux,
du commerce,
les libérateurs
entre les vainqueurs,
se partage
arbitre suet les vaincus; et ce même peuple, continenprême de l'Océan, et des puissances
survit à sa gloire, à son opolence, 7
tales, ne
l'avenir
chaque peuple
attester à
que
que pour
moins
et que
a sa chance plus ou
prochaine, leurs débris.
sont cachées sous
Tyr et Carthage
vous prie, je
Ainsi, Mylords et Mesieurs,je
de considérer
vous conjure
financier de
(:) M. Dàndas, à qui le département fléau du
s'est montré le
pays,
A'Ecosse avait été donné,
quoiqu'ily fàt né. --- Page 186 ---
(175)
XXXVIIL
CHAPITRE
Des Considérations.
Mowsreun Dundas. Jeconsidère que Malte
; que la guerre est entrenous est nécessaire
désormais cette ile
prise pour Malte, et que
en toute propriété.
doit nous appartenir
serait nieux de
M. Grey. Je considère qu'il
à la médiation de la Russie.
s'en rapporter
Je considère que cette
Lord Hawkesbury.
retarderait
médiation estinutile; qu'elle nous
qu'il serait
dans Pexlcution de nos mesures;
de nous en rapporter à l'arbitrage
dangereux
la balance
d'un tiers intéressé à faire pencher
du côté de Pennemi.
préJe considère que pour
M. Addington.
dans
il sera bon de smpprimer
venir ce danger,
toutes celles qui aula collection des pièces,
à cette
direct, ou indirect
raient un rapport
médiation. (r)
les ministres Anglais ont
(1) Allusion aux pièces que
'il serait
dans Pexlcution de nos mesures;
de nous en rapporter à l'arbitrage
dangereux
la balance
d'un tiers intéressé à faire pencher
du côté de Pennemi.
préJe considère que pour
M. Addington.
dans
il sera bon de smpprimer
venir ce danger,
toutes celles qui aula collection des pièces,
à cette
direct, ou indirect
raient un rapport
médiation. (r)
les ministres Anglais ont
(1) Allusion aux pièces que --- Page 187 ---
(177)
Pitt. Je considère, et pense avec mon
M.
Malte nous est
illnstre ami M. Dundas, que
la médiation de la Russie denécessaire; que
vient inutile, puisque déjà nous avons cette
ile,qu'elle est dangerense, en ce qu'elle peut
il sera
prononcer contre nous; que cependant
albon dans la suite de se ménager quelque
liance sur le Continent, et particnlièrement
dontj'estime fort le souverain
avec la Russie,
qui la gouverne.
devons
M. Grey. Je considère que nous
et sur-tout craindre de le blesser par
lestimer;
Je considère qu'il n'a pas oublié
une injustice.
flottes ont faites dans
la provocation que nos
considère qu'il peut se rappeler
la Baltique;je suscité la Porte Ottomane, la
que nous avons
même Russie.
Pologne et la Suède contre cette
Jeconsidère qulil n'ignore pas quela neutralité
Pimmortelle Catherine, € et
armée fit respecter
que par égard et par respect pour son ayeule,
dérobées à la connaissance des deux chambres et du
Infidélité rare, même dans la diplomatie,affront
public.
envers la cour de Russie; mais cet outrage
bien marqué la suite de celui que les flottes anglaises avaient
est comme
de la Baltique; et sans un prompt
déja fait aux puissances suivi de bien d'autres. 11 n'en sera
ressentiment il sera
plus tems.
Z --- Page 188 ---
(178)
il pourrait venger ce systême que la violence a
du
détruit. Je considère quindépendamment
sentiment de son honneur, il a plus à espérer
de la France que de PAngleterre.
Lord Grenville. Je considère qu'il faut être
conséquent, qu'il faut écarter cette médiation,
si l'on pense que Ja Russie ait moins à espérer
de P'Angleterre, que de la France. Toutes-fois,
M. Grey ferait plaisir au Conseil de motiver
son assertion.
M. Grey. Je considère que la Russie trouve
commerce plus d'avantage avec la
pour son
PAngleterre, parce que la
France qu'avec
des bois, dont elle a le plus
France y prend
besoin, et qu'elley laisse plus d'argent
grand n'en retire. Nous, au contraire, nous
qu'elle
beaucoup d'articles qu'on nous
fournissons
chèrement, et si nous achetons, ce sont
paye des matériaux que nous faisons manufacturer
nous lui revendons à très - haut prix.
et que
Russie augmente son nuAvec la France,la
consiméraire;avec nous, elle le perd, et je
dère en outre que nous anéantissons son comnotre indusmerce dans le principe , parce que
trie et les productions de nos manufactures
étoullent le germe de son industrie et ruinent
dans leurs principes.
ses manufactures
sons
chèrement, et si nous achetons, ce sont
paye des matériaux que nous faisons manufacturer
nous lui revendons à très - haut prix.
et que
Russie augmente son nuAvec la France,la
consiméraire;avec nous, elle le perd, et je
dère en outre que nous anéantissons son comnotre indusmerce dans le principe , parce que
trie et les productions de nos manufactures
étoullent le germe de son industrie et ruinent
dans leurs principes.
ses manufactures --- Page 189 ---
(179)
tJe considère que sa marine ne pent se
qu'antant que celle des puissances
développer,
son influence ; qu'eile
continentales reprendra
avec
est. intéressée à faire cause commune seule
la
elles, contre la marine d'Angleterre,
dont elle ait réellement à craindre. 99
considère
sous le rapport de la nace Je
que
du
vigation, la Russie porte déjà ses regards
ainsi
côté de TInde; qu'elle y. touche, 5 pour
et
terre et par les mers du Kamptdire,
par
à cet égard, la menace
chatka; je considère,
terre
nous fit Catherine II d'envoyer par
que armée dans PInde, qui y détruirait nos
une
établissemens. Et dans ce vaste projet d'agrandissement, je considère que la France devient
son alliée la plus utile. 9>
la
Lord Moira. Et moi, je considère que
vous pensez qu'elle ne peut
France, puisque
obtenir des
nous atteindre ni dans notre ile,ni
leurs ports nous fussent fermés,
puissances que
de la Russie, tenter
devrait, sans s'inquiéter
(On rit.)
cette grande entreprise.
riant aux éclats. Par terre,
M. Addington,
s'ilya de quoi
ou par mer? je considère que
trembler pour nous,1 il y a aussi de quoi nous
rassurer.
et le noble
M. Grey. Je prie M. Addington
Z 2 --- Page 190 ---
(180) 3
comte de considérer que souvent ce quinous
paraît le plus diflicile, T'est beancoup moins
dans la réalité; que la Turquie et la Peise
offrent bien mcins d'obistacles aujourd'hui,
qu'elles n'en présentèrentaus grand Alexandre;
jeonnidiregielapranes aussia son Alexandre,
le
qui itouche à la Perse est plein
et que Mogol
de vos ennem's.
M. Pitt: Et moi,ie con-idère que M. Grey
vaste qui franchit des trajets
al une imagination
immenses avec une légèreté, avec une grace
prodigieuse.
Lord Grenville. Et moi, je considère que
M. Grey aurait eu moins de peine à imaginer
transporter, à
une vaste Montgulfière, pour
vol d'oiseau, une armée de cent mille hommes
dans notre ile. 19
Tousles m-mbres du Conseil applaudirent à
la saillie de lord Grenville, et le ridiculum
acri finit le chapitre des considérations.
al une imagination
immenses avec une légèreté, avec une grace
prodigieuse.
Lord Grenville. Et moi, je considère que
M. Grey aurait eu moins de peine à imaginer
transporter, à
une vaste Montgulfière, pour
vol d'oiseau, une armée de cent mille hommes
dans notre ile. 19
Tousles m-mbres du Conseil applaudirent à
la saillie de lord Grenville, et le ridiculum
acri finit le chapitre des considérations. --- Page 191 ---
(18r)
XXXIX
CHAPITRE
Trouvaille de lord Moira.
s'écartant de sa gravité, avait
Lro Conseil, en
de la Russie, et
perdu de vue et la médiation
y
heureuse de supprimer ce qui pourrait
l'idée
même d'en falsifierles pièces,
avoir rapport, > ou
Moira dit: 6 On a beaulorsque le comte de
troisième Grief,
divagué pour fonder le
coup
avec la Russie.
et pour un rapprochement
Français , au
Disons que le Gouvernement
de
de la promesse faite à l'empereur
mépris
le roi de Sardaigne.
Russie, a dépouillé
Et oui! MyS. A. R. le duc de Clarence.
le
vous le savez; il a pris
lords et Messieurs,
le Piémont
Piémont, et vous le savez aussi,
de la Sardaigne.
était une dépendance
cette différence
M. Pitt, souriant. Avec
une dépenla Sardaigne est aujourd'hui
que
et que le Piémont
dance de PAngleterre,
dû oublier Parme,
Mais V. A. R. n'aurait pas
Plaisance et lile d'Elbe. --- Page 192 ---
(182 )
Ni la Suisse, dont il a
Lord Hlawkesbury. tems de paix, cette conenvabile territoire en
du traité de Lunétrée loyale dont, au mépris
wille, il a violé T'indépendance. opprimée par
Lord Moira. Et la Hollande,
malgré
armée française, en pleine paix,
une
au mépris
les remontrances du gouvernement,
de tous les traités.
Ily
et Messieurs.
:
Certes, Mylords
1 M. Grey.
violations de droit, de quoi
a dans toutes ces
Grief.
votre troisième
perfectionner
M. Grey! oh
Lord Grenville. Honnête 2
et
soyez-en certain,
nous le perfectionnerons,
avec
dites-le bien à vos amis, car vous voyez
avec quelle peine nous opéquelle sagacité,
pas
Par exemple, vous ne devineriez
rons.
article de cette Hollande a
combien le seul
Car, imaginez
conté à mylord Hawkesbury.
la France
le traité d'Amiens n'oblige point
que
et cependant il faut
à évacuer la Hollande; même nous en fasque nous le disions; que
article fondamental: sans quoi, que
sions un
concernant T'article
pourrions-nous répondre
oblige à évacuer Malte etAlexandric?
qui nous
naturellement
Parune tournure quise présente
nous
les mots textuels de cet article >
dans
fondés à répondre : 6 Nous gardons
sommes
le traité d'Amiens n'oblige point
que
et cependant il faut
à évacuer la Hollande; même nous en fasque nous le disions; que
article fondamental: sans quoi, que
sions un
concernant T'article
pourrions-nous répondre
oblige à évacuer Malte etAlexandric?
qui nous
naturellement
Parune tournure quise présente
nous
les mots textuels de cet article >
dans
fondés à répondre : 6 Nous gardons
sommes --- Page 193 ---
(183)
aurions, sans la peste, gardé
Malte, nous
était encore
Alexandrie, et même le Cap,sil
et cela, par la raison seule
en notre pouvoir,
armée en Hollande.
que les Français ont une
Il est bien vrai que le traité d'Amiens ne porte
de cette évacuation;
pas la condition expresse
avoir lieu, qu'aqu'elle ne doit, au contraire,
évacué le
nous-mîmes nous aurons
près que
et Malte. Je doute même
Cap, Alexandrie
l'ennemi
qu'à cette époque de notre Message,
avons rendu le Cap, et si la peste
sache si nous
mais il sait
nous a fait déserter Alexandrie;
dans
que nous sommes
très - positivement
conserver. Pour
Malte, et que nous voulons'le
susdit,
délier des' entraves de Particle
nous
cette armée française, 9
nous imaginons que
hommes, dans le
tout au plus de trois mille
le
sur toute la Hollande, et que
fond, pèse
à
nous a fait des remontrançes
gouvernement
cet égard.
Batave a-t-il
M. Grey. Le Gonvernement
au' Gousérieusement fait des représentations
vernement Britannique? Point du tont; mais il
Lord Haskesbury.
ce
anrait di en faire, et en bonne politique
est censé être fait: de
qu'une Nation se doit,
disaient les philosophes.
Pacte au pouvoir, --- Page 194 ---
(184)
sont
la Hollande ne ponrrait
Ils se
trompls;
sans imprudence, et nous avons
se plaindre,
présumé de sa faiblesse, que nous pouvions
autoriser de son silence, pour la faire
nous
traitéd'Amiens n'oblige
parler.Je diraiplos,le
la France à cette évacuation. Je dirai plus
pas
c'est que depuis la négociation, on
encore,
mais sous la condition
nous offre d'évacuer;
les
que nous en ferons autant pour
expresse
le traité d'Amiens. Que
objets spéciliés par
favoFennemi garde jusqu'en des tems plus
: nous gardons Malte, et nous
rables sa Batavie
ferions bien de renvoyer une partie de sa gardans Alexandrie. En attendant, je pronison
rédaction concernant la Hollande,
pose la
Grief, il et bon
pour faire partie du troisième
que: S. M. ne se présente aux puissance qu'armée de pied en cap. Ainsi, nous posons en fait
que..
Francais a continué
ce Le Gouvernement
une armée frauçaise en Hol92 d'entretenir
la volonté et les remontrauces
32 lande,contre
des
du Gouvernement Batave, et au mépris
32 traités. 92
Après lecture faite de cet article, adoption
unanime.
Grief, il et bon
pour faire partie du troisième
que: S. M. ne se présente aux puissance qu'armée de pied en cap. Ainsi, nous posons en fait
que..
Francais a continué
ce Le Gouvernement
une armée frauçaise en Hol92 d'entretenir
la volonté et les remontrauces
32 lande,contre
des
du Gouvernement Batave, et au mépris
32 traités. 92
Après lecture faite de cet article, adoption
unanime. --- Page 195 ---
(185)
CHAPITRE X L.
Sonde Royale.
Arris avoir, terminé l'article Hollande, 9
représenta que celui des treize
M. Addington
moins intéressant
Cantons del la Suisse,quoique
pouvait aussi servir de base
pourlAngleterse,
de
à un bon Grief, 1 et qu'il était important
rendre à PHelvétie son indépendance, son
son ancien nom, et ses
ancien gouvernement,
d'une
Holiande est
anciennes moe urs.Si
partla
en ce que sa mapour nous un point capita',
alliance nous offient une occasion
rine et son
directe de nuire à la France,un entrepôt
plus
un point commode
pour nos marchandises,
de l'autre il nous importe
pour une invasion,
la masse des
aussi que la Suisse n'accioisse pas
Etats de la République Française. La Suisse,
favorables, peut servir aux
en des tems plus
Suisse, en quelAlliés de point d'aggreision;la
couvraitdel Pombre de ses montagnes
quesorte,
Pindéle territoire de PItalie, et en protégeait
Aa --- Page 196 ---
(186) -
aujonrd'hui qu'elle n'existe plus
pendance;
la France, il faut au moins qu'elle
que pour
et voilà pourquoi
nons aide à baser un Grief,
immédiatementapriès la grande armée française
Français tient en Holque le Gouvernement
Jande,j'ai cru devoir ajouter 6 qu'il a envahi,
tems de paix, le territoire de la Suisse et
22 en
du traité
9> violé son indépendance, au mépris
2 de Lunéville. 99
Effacez de P'article le mot
Lord Grenville.
le mot Helvétie, et cela
Suisse, et substituez-y
de bonnes raisons. Le traité de Lunéville
pour
Helvétique; à cette
parle de la République
la Suisse n'existait donc plus, et vous
époque
assurer quele Gouvernement
ne pourriez plus
le terriFrançais a envahi, en tems de paix,
toire de la Suisse : car on n'envahit point ce
D'ailleurs l'ennemi ne manqui n'existe pas.
querait pas de vons dire :
moment de la conclusion du traité
Cc Au
mille hommes
92 d'Amiens, il y avait douze
dans PHelvétie. Il est
99 de troupes françaises
la
22 donc faux de dire que depuis ce traité
le territoire de la Suisse,
22 France a envahi
du traité de Lunéville, ce n'était
99 et lors
mais la Ré3> pas la Suisse qui fut reconnue,
une et telle qu'elle
35 publique Helvétique,
querait pas de vons dire :
moment de la conclusion du traité
Cc Au
mille hommes
92 d'Amiens, il y avait douze
dans PHelvétie. Il est
99 de troupes françaises
la
22 donc faux de dire que depuis ce traité
le territoire de la Suisse,
22 France a envahi
du traité de Lunéville, ce n'était
99 et lors
mais la Ré3> pas la Suisse qui fut reconnue,
une et telle qu'elle
35 publique Helvétique, --- Page 197 ---
(187)
93 exisfait au moment de la
35 traité, 39
signature de ce
II. Pitt. On dit que le nom ne fait rien à
la chose; Suisse,ou Helvétie,je
la rédaction. Il me semble
désapprouve
entendre M. de Taleyrand vous dire : 66 La France n'avait-elle
pas par sa situation territoriale et
avec la
politique
Suisse, ou I'Helvétie,
turelle de
l'obligation naconserver des troupes dans ces malheureuses contrées, pour Jes dérober à votre
influence, à celle de vos agens, de ces hommes
quiy versaient leur or et leurs
poisons, quiy
déposaient des armes, des munitions, des
chandises et des calomuies
marcontre la France?
Et vous savez, ainsi que moi,
Mylords et
Messieurs, si M. de Talleyrand serait fondé à
vous tenir ce langage!
Lord Hankesbury, La
critique est
mais l'art est difficile. Je soutiens
aisée,
rédaction il faut
que dans la
laisser le mot Suisse, et non
pas votre Helvétie. Antremient,
comment
pourriez-vous répondre à celte autre
lation que le Gouvernement
interpelFrancais serait
en droit de vous faire? G6 N'est-ce
dirait-il,le
pas, vous
Gouvernement Helvétique qni a
demandé ofliciellement
Pintervention de la
France, pour meltre un terme à d'horribles
A a 2 --- Page 198 ---
("188: )
intestines?s C'est donc surla demande
guerres
Helvétique que la France
du Gonvernement
alfaires
est intervenue dans les malhenreuses
THelvétie. Est-ce à lAngleterre qu'il s'est
de
n'est-il pas fondé
adressé? Un gouvernement
il est menacé
à recourir à ses voisins, quand
de quelque épidémie?
Dans cette perplexité sur
M. Addington,
des mots Suisse, ou Helvétie 2
l'application
serions obligés d'en revenir aux supponous
hearensement S. M. B. ne nous
sitions, si
offrait le secours d'une sonde royale, pour
éviter cet écueil. En effet, rappelez - vous,
Mylords et Messieurs, que:
mesures avaient été prises, pour s'asC Des
situation et des voeux réels des
99 surer de la
Suisses; qu'ayant sondé les sen29 Cantons
des autres Cabinets de PEurope,
99 timens
B.
avec! le plus vifregret L qu'au05 S. M. apprit
les
inétaient
plus
92 cune des puissances qui
téressées à réprimer ces actes de violence,
continuelles des traités, ne
22 ces infractions
favorables à
des dispos tions
92 montrèrent pas
s'ce sujet. 92
Voilà donc les Suisses abandonnés des poisvoilà le zèle de S. M. B. qui s'offre
sances;
comme le senl appui d'un
comme médiateur,
qu'au05 S. M. apprit
les
inétaient
plus
92 cune des puissances qui
téressées à réprimer ces actes de violence,
continuelles des traités, ne
22 ces infractions
favorables à
des dispos tions
92 montrèrent pas
s'ce sujet. 92
Voilà donc les Suisses abandonnés des poisvoilà le zèle de S. M. B. qui s'offre
sances;
comme le senl appui d'un
comme médiateur, --- Page 199 ---
(189 )
opprimé! Ne vous semble-t-il pas que
peuple
médiation, de cette protection
le refus de cette
Cantons ne
généreuse en faveur des treize
très-bien cimenter le Grief?
puisse
Vices de rédaction,
Lorl Ellenborough.
le mot
dangereux encore! si vous rejetez
plus
ferez-vous de vos treize Cantons?
Suisse, que
vicieux? Sont-ce les
N'est-ce pas là un cercle
treize
cniptmieltn
Helvétique existant dans le
ou la République
faites dire à S. M.
systême de Punité? Vous
de
qu'elle a pris des mesures pour s'assurer
réelle, et des peux des Cantons
la situation
dira dans P'EuSuisses. A vous entendre, on
ef
rope que S. M. B. a travaillé généreusement
soulever les Cantons Suisses,
en secret pour
civile,
rallumer les torches de la guerre
pour y
à détruire une
et qu'ainsi S. M. seule a cherché
du traité de Lunéville.S Songez
des stipnlations
sera
donc. que cet aveu du roi d'Angleterre
ridicule dans un Manifeste, qu'il
d'autant plus
les dissens'y plaint que la France ait appaisé
insans doute nous avions
tions civiles que
ne se font
térêt d'y exciter : mais ces avenx
le sonverain que
jamais; ; ils comprometient
et
l'on fait parler, le bon sens du rédacteur,
tout-à-la-fois Phonneur da Ministère. --- Page 200 ---
(1 190)
fut piqué de la réflexion un
M. Addington tombait à plomb sur lui et ses
peu sévère qui
le Griefreste
collègues. 66 Il faut, dit.il, que
on
Pon s'arrange, comme
ainsi basé, ou que
je cesse
voudra, pour le Manifeste, sans quoi,j
d'y prêter mon nom. 92
suscité ce moLord Ellenborough, quiavait
d'humeur, ne fit que Pirriter encore
ment
justifier ce qu'il avait avancé.
plus, ,en voulant
M. Addington,
6 Mais je vous prie de croire,
Suisse n'estdonc... Mais enfin la
mais songez
tranquille Ne dira-t-on
elle pas entièrement
les
de violer son indépendance,
pas que,loin
ont assuré son repos, et ses.
troupes françaises
en
constitutions : 3 puisqu'elle jouit
anciennes
même régime qu'elle avait,
ce moment du
farent portées parle
avant les atteintes qui lui
exécutif? Ne dira -t-on pas qu'elle
Directoire
nsages, ses anciennes
a repris ses anciens fedération? Et les puismoeurs et son antique Suisse ne diront-elles
linotrophes de la
sances
pas... 92
répliqua M. Advoudront,
c Ce qu'elles
Tarticle restera,
dington. Moi,je vous dis que
de Manifeste. 92
il
ou point
comme médiateur, et
M. Pitt intervint,
deux parties Il
réussit en donnant raison aux
pas qu'elle
Directoire
nsages, ses anciennes
a repris ses anciens fedération? Et les puismoeurs et son antique Suisse ne diront-elles
linotrophes de la
sances
pas... 92
répliqua M. Advoudront,
c Ce qu'elles
Tarticle restera,
dington. Moi,je vous dis que
de Manifeste. 92
il
ou point
comme médiateur, et
M. Pitt intervint,
deux parties Il
réussit en donnant raison aux --- Page 201 ---
{ 2 I9I 1 )
serait possible, ajouta-t-il,
que les
qui ne se sont pas montrées
puissances
positions amicales de S.
favorables aux disM. la
d'un intérêt personnel dans soupgonnassent
concevez, cher
son intervention;
elle-mème,
Addington, que si P'Autriche,
malgré Péveil et les
que luia données notre
instigations
que la France ait
Cabinet, n'a pas jugé
infractions
commis des violences et des
aux
de ne point
traités.peut-être serait-il mieux
parler de lu sonde de S.
une affaire aussi délicate?
M., dans
Mais le mieux
pas toujours le bien, et tout
n'est
prouve la rédaction dans
considéré, i'apLes aufres
tout son contenu. 32
membres mûs parles mêmes
donnèrent aussi leur
motifs,
approbation; et
aux autres Griefs.
l'on passa --- Page 202 ---
(192)
CHAPITRE XLI
GRIEF.
MASSE DU TROISIÈME
LJAr rempli ce Grief de quatre objets 1
Pensemble doit produire une sensation
dont
dit M. Addington. 9>
vive sur les puissances,
annexé à
Français a
c Le Gouvernement
Plaisance
le Piémont, Parme,
22 la France,
rien accorder au roi de
92 et l'ile d'Elbe, sans
de la
ainsi dépouillé au mépris
39 Sardaigne,
de Russie.,
faite à Tempereur
92 promesse
moment de la signature
Il est bienvrai qu'au
ne
d'Amiéns, le roi de Sardaigne
du traité
qu'il avait perdu, depuis
régnait plus à Turin;
du
le Piémont, puisqu'à répoque
long-tems,
réuni eti
à la France.
traité, il était
incorporé
était
nier
cette réunion
1 Nous ne ponvons
que
évidemment faite et connue diplomatiquepuisque aux conferences d'Amiens,
ment,
PEtrurie,
offrit de reconnaître
lord Cornwallis
le Piémont au roi
sila France vonlait rendre
du traité
qu'il avait perdu, depuis
régnait plus à Turin;
du
le Piémont, puisqu'à répoque
long-tems,
réuni eti
à la France.
traité, il était
incorporé
était
nier
cette réunion
1 Nous ne ponvons
que
évidemment faite et connue diplomatiquepuisque aux conferences d'Amiens,
ment,
PEtrurie,
offrit de reconnaître
lord Cornwallis
le Piémont au roi
sila France vonlait rendre --- Page 203 ---
(193),
Mylords et Messienrs, n'est-il
de Sardaigne.
la France ne
pas à craindre qu'aujourdhui
fait de la
nons dise : 66 Si l'Angleterre n'a pas
restitution du Piémont, en Pan IO, une des
conditions de paix, pourquoi vent-elle, en
l'an II, faire de la conservation du Piémont
la France, un motif de guerre?s Et j'ai
par
du Manifeste, il y
senti que dans cette partie
chose de faible;c'est ce qui m'a
avait quelque
à insérerdans l'article les regrets qu'on
engagé
et
devait épronverde voir ce prince dépouillé,
de la promesse faite à l'emsur-tont au mépris
pereur de Russie. 99
M. Pitt observa que cet article était bien
quels regrets, en effet, n'inspire pas
conçn;
de ses Etats! Cependant
un prince dépouillé
fut aussi déil faut songer que Tippoo-Saib
des siens; que pent-être que si nous
pouillé offert de les rendre à ses enfans, la
eussions
France aurait rendu le Piémont. Vous savez
elle nous fit proposer de laisser Ceylan
qu'alors
tout bien considéré, le roi de
aux Hollandais;
Sardaigne ne vaut pas; pour nous l'ile de Ceylan.
la
faite à l'emQuoiqu'il en soit,
promesse
à
donnerait plus de poids
pereur de Russie,
déterminés à
nous n'étions pas
Tarticle, 2 si
rejeter sa médiation.
Bb --- Page 204 ---
(19+)
Vous pressentez, ainsi que
M. Allington.
parlant de Parme et de Plaisance,
moi, qu'en
pas vrai que ces
Pennemi nous dira qu'iln'est
soient réunis à la France : et si nous inpays
l'ile d'Elbe,il nous répondra que
sistons pour
Porto-Ferraio, qui en est la place principale,
du traité d'Amiens,
Ini fat remise en exécntion
T'Europe connaissait le traité
et qu'alors toute la France et le rei d'Etrurie.
qui existait entre
M. Pitt, notre cher Adding66 Ainsi, reprit
de chacun dcs
ton, connaissant la faiblesse
le troisième Grief, les a
objets qui composent
Il a Sil
présentés en masse à notre ennemi.
englober la Hollande, la
très - adroitement
Plaisance et l'ile
Suisse, le Piémont, Parme,
certain
d'Elbe: et ces objets. réunis, vus sous
forment un motif d'agpoint de perspective,
gression, plus que très-plansible."
et
Le Conseil se rangea de cette opinion,
comte de Moira présenta un autre point
le
la formation d'un autre Grief.
trisessentiel,àl
Sil
présentés en masse à notre ennemi.
englober la Hollande, la
très - adroitement
Plaisance et l'ile
Suisse, le Piémont, Parme,
certain
d'Elbe: et ces objets. réunis, vus sous
forment un motif d'agpoint de perspective,
gression, plus que très-plansible."
et
Le Conseil se rangea de cette opinion,
comte de Moira présenta un autre point
le
la formation d'un autre Grief.
trisessentiel,àl --- Page 205 ---
(195)
CHAPITRE XLIL
T R I L M E G R I E F.
QUA
Rancunc Bretonne.
le plus grand
ET MESSIEURS,
Mrzonos
dit le noble comte, que PAngleterre
outrage,
remonte à Péait pu recevoir de la France,
des affaires de la Suisse. Le Gouvernepoque
à mettre en avant
ment Français commença devons garder le plus
dont nous
un principe
dit
S. M. B.
ressentiment. 92 Il
que
profond
mêler des affaires de
n'avait aucun droit de se
dans tous les points qui ne concerla France,
d'Amiens. Ne tronvez-vous
naient pas le traité
ridicule
c'était montrerla prétention
point que
tout droit d'intervention,
d'exclure S. M.B.de
intérêts des autres peissances?
relatif aux
d'antre obligation à la
Quand nous n'aurions
Grief, nous
Suisse que de nous avoir fourni ce
la perdre de vile.
ne devonsjamais
B b 2 --- Page 206 ---
(196)
Les deux princes assurèrent qu'ils s'en souviendraient en tems et Jieu; S. A. R. le duc
de Clarence prouva très-savamment que les
rois d'Angleterre s'étaient toujours mêlés des
allaires du Continent. Tout le corps diplomatique, ajouta-t t-il, sait très - bien, que nous
n'avons cessé d'avoir des liaisons avec PAutriche que nous avons plus d'une fois soudoyée contre la France; avec le roi de Sardaigne, dontnous protgenaffegilaidonse
son titre royal; avec Naples, où nous avons
fait punir, châtier, égorger, maints et maints
personnages qui n'étaient pas pour nous ; avec
le Pape, quoique d'ane religion que nous nous
plaisons à persécuter en Irlanderavec le Stathouder, quand il l'était, et que nous lui dictious l'ordre de se brouiller avec les EtatsGénéraux, ses maîtres, qui ne voulaient point
s'attacher à notre alliance; ; avec le roi de
Prusse, qui fit cause commune avec nous, et
du tems du Grani-Electeur, et du Grandenfin avec la
Frédéric, et postérieurement;
Russie, avec la Suède, avec le Dannemarck,
cette
affaire du Sond.
et témoin encore
grande
écrivez ce Grief, tel que le
MM. Addington,
noble comte vient de Texprimer. Il n'y a pas
un seul mot à en retrancher.
attacher à notre alliance; ; avec le roi de
Prusse, qui fit cause commune avec nous, et
du tems du Grani-Electeur, et du Grandenfin avec la
Frédéric, et postérieurement;
Russie, avec la Suède, avec le Dannemarck,
cette
affaire du Sond.
et témoin encore
grande
écrivez ce Grief, tel que le
MM. Addington,
noble comte vient de Texprimer. Il n'y a pas
un seul mot à en retrancher. --- Page 207 ---
(197)
Le Grief fut écrit, ainsi que le demandait
S.A.R. Le dac de Cumberland, digue émule
un autre Gricf,
de son illustre frère, présenta
de celle
dont la gravité lui semblait approcher
le Conseil venait de montrer son
dont tout
été sommée d'évaindignation. cS. M. B. a
sommé un soucuer Malte. 92 A-t-on jamais
qui
verain qui commande à trois royaumes,
dans PInde est le seul maître, qui étend son
sur la vaste étendue de rOcéan
empire
Malte M. Dundas
Le sommer d'évacuer
de l'évadit qu'il se ferait plutôt assomer que Castille
Les langues d'Arragon et de
cuer.
et partie de la
n'ont-elles pas été supprimées?
réud'Italie n'est-elle pas abolie, parla
langue
de Parme et de Plaisance?
nion du Piémont,
AnMalte n'a plus besoin que de la langue
pour la lui apprendre, qu'il faut
glaisesete'est
motiver ce Grief.
d'une nature
M. Pitt en présenta un autre
Conseil
délicate, auquel la sagacité du
plus
atteindre. Vous savez, dit-il,
n'aurait jamais pu
Pintéla République Française a garanti
que
Ottoman : point du tout.
grité de TEmpire
c'étaitla
est autorisée à penser que
G6 S.M.B.
Français
du Gouvernement
22 déterination articles du traité de paiz qui
32 de violer les --- Page 208 ---
(I 198)
de PEmpire Otloman et
59 stipule Tintégrité
des iles Ioniennes. 1e 22 C'està
22 Pindépendance
etc'est de
nous,u contraire, à les maintenir,
Malte que nous y veillerons ; il faut garder
Malte, en dépit de toute sommation,etaurtont
veiller avec le plus grand soin sur ce que
les îles Ioniennes, et
peavent nous promettre
cette Grècejadis si florissante, et cette Egypte,
et cet Archipel, dont la navigation, pour être
sure,n'a besoin que de la station de Malte!
les matéLe duc de Camberland présenta
riaux du sixième Grief. CG N'oubliez point, 9
Mylords et Messieurs, que le premier Consul
a déclaré que tôt on tard P'Egypte tomberait
entre ses mains: n'a-t-il pas dit au lord Withworth qu'il avait 500,000 hommes à sa disposition? Et moi,je vous dis que ses dispositions,
de
TEgypte.A-t-on
tôt ou tard,sont reprendre
hommes pour rien? 92 CC S'il ne les a
5o0,000
reprit M. Addington, il est. bon d'insérer
pas,
les
de France et
daus le Message 6 quel ports
52 de Hollande se remplissent de préparatifs
faut de nou52 militaires sans nombre; qu'il
de
pour la streté
5) velles mesures
précaution
52 de ses états. $7
n'avez
Ab! cher M. Addington,jamais vous
mieux imagine! quel domunge qu'avec vos
92 CC S'il ne les a
5o0,000
reprit M. Addington, il est. bon d'insérer
pas,
les
de France et
daus le Message 6 quel ports
52 de Hollande se remplissent de préparatifs
faut de nou52 militaires sans nombre; qu'il
de
pour la streté
5) velles mesures
précaution
52 de ses états. $7
n'avez
Ab! cher M. Addington,jamais vous
mieux imagine! quel domunge qu'avec vos --- Page 209 ---
(19))
actnelles, vous ayez fait évacuet
dispositions
utilité!
le Cap! Il nous serait d'une grande
Mais est-il bien vrai ce que dit le Consul?..
il dire de vrai, interrompit tle
Et que pourrait-il
donne sa confiance
duc de Clarence, puisqu'il
incolonel Sébastiani, 66 dont le rapport
au
les plus vils et
92 fime contient les mensonges
Thonneur
37 les libellesles plus grossiers contrel
du
de S. M.,
99 et la dignité
gouvernement
notre brave armée et ses généranx?s
92 contre
homie
préQue peut dire de vrai un
qui
ne pourrait pas entend que PAngleterre
dire
traver sa marche? 1 Ce qu'il pourrait
M. Grey, c'est que dans les
de vrai, reprit
il ne se fait
ports de France et de Hollande,
point de préparatifs.
nous savons làBon M. Grey, dit M. Pitt,
faut savoir. Le mal, c'est
dessus tout ce qu'il
veut
nous accorder de compenqa'il ne
point
nous dissation; le bien, c'est qu'il ne puisse
Malte; le mieux, c'est qu'il n'y ait point
puter
dans les ports delennemi.
Uepréparatifsactuels:
dernier Grief, que cc le
Ainsi, posons pour
n'a cessé de faire
Français
6s Gouvernement
Britannique et
22 des outrages à la couronne
des
Anglais. 92 Quant à l'affaire
>2 an peuple
Stuart, ce sont des
coloneis Sébastiani et --- Page 210 ---
(2 200 )
du métier, ils peuvent vendre leur
gens
querelle. Nous pouvons finir par un objet
plus important. 3
aussi
dégrader, pour avilir,
C6 Cest
pour
32 insulter S. M. B. et Je Gouvernemeut, que
Français a demandé dans
22 le Gouvernement
de violer les lois de
95 plusieurs occasions,
ont
,à l'égard des personnes qui
92 Phospitalité,
et contre
22 trouvé un asyle dans ses Etats,
>2 leaquels il n'y a pas d'accusation fondée.
M. Pitt observa qu'il faisait allusion à ces
malheureux réfugiés, qui ne pouvant plus se
à corps avec leur ennemi et le
battre corps
innôtre, se consolent, en écrivant quelques
à la vérité, mais fort injures fort violentes,
signifiantes au gain d'une bataille.
M.Addington. 66 Mylords et Messieurs, si
nos batteries sont toutes
je ne me trompe,
bien choidressées: les Griefs sont nombreux,
et bien digérés. Si nous finissions notre
sis,
quelque vue de justice, d'honMessage par
d'intérêt pour le peuple, nous prôterions
neur,
vous avez blâmé en
à S. M., un langage que
S.M. B.
tête du Manifeste, et par ce moyen,
serait de pied en tête, et de tête en pied,représentée d'une manière respectable. 22 (Ceia fut
applaudi.)
ne me trompe,
bien choidressées: les Griefs sont nombreux,
et bien digérés. Si nous finissions notre
sis,
quelque vue de justice, d'honMessage par
d'intérêt pour le peuple, nous prôterions
neur,
vous avez blâmé en
à S. M., un langage que
S.M. B.
tête du Manifeste, et par ce moyen,
serait de pied en tête, et de tête en pied,représentée d'une manière respectable. 22 (Ceia fut
applaudi.) --- Page 211 ---
201 )
ec Disons donc que S. M. B. n'est animée
>2 que des sentimens qu'elle doit à l'honneur
99 de son commerce, 2 anx intérêts de
>2 peuple, - et du desird'arrêter les
son
progrèsd'un
systême qui, s'il ne rencontre pas d'obs9, tacle, peut devenir fatal à toutes les
2> du monde civilisé,
parties
M. Pitt. Est-ce tout? ajoutez
Pultimatum
detrente-sixheures, pour tout concilier.Adopté.
Sur-le-champ, les ministres écrivirent à
S.M.E B., sur les armemens
la France. Le roi
extraordinaires de
accourut à l'appel de ses
fidèles ministres; ily eut grand Conseil, où le
Message fut lu en présence de S. M. Comme
cette déclaration royale fat vivement
mandée par ceux qui en avaient dressé recomticles, S. M. B.
les ary donna son approbation
cieuse, la signa, et la fit sceller du
graDe suite,elle fut
sceau royal.
envoyée aux deux
oit l'on vota de très-humbles
Chambres,
S. M. B.; ; et dès ce moment remerciemens à
les lettres de
marque et les ordres furent
donnéspour courir
sus, par - tout oùt l'ennemi se.
présenterait,
l'embargo fat mis sur tous les vaisseaux
bon loisir de S. M. fit
quele
capturer, dans
que des mesures aussi
l'espoir
rapides, aussi énergiques, garantiraient à S. M. B. son électorat
Cc --- Page 212 ---
(202 )
ses trois couronnes, et à son
de Hanovre,
les moyens de lui prouver leur soupeuple
mission et fi lèle allégement.
A peine ces mesures étaient prises. que
consternée apprit Tinvasion du
PAngleterre
très-fidèleHanovre. Le duc de Cambridge,
ment servi par la vitesse de son Bucéphale,
lui-même la nouvelle. Le roi en
en apporta
Pitt, pour le
conçut le plus triste présage,et
lui promit le bombardement de
consoler 9
de l'Italie, de
toutes les côtes de la France,
P'Espagne et de la Hollande. Cette douce persrendit le calme aux sens de S. M.
pective
FIN. --- Page 213 ---
TABLE DES
CHAPITRES
CHAPITRE PI R E MIE R.
Motifs de cet Ouvrage.
II 1
CHAPITRE
Conseil tenu entre Pitt, Grenville, d'une
et
part, etc.,
Addington, etc., de l'autre,
nouvellement des
pour hiter le redes
hostilités. - Motifs de la retraite
anciens ministres.
C H APITR E IIL
Combien
Phypocrisie est nécessaire à la
glaise.
politique AnH. A PIT R E I V.
Modestie de M. Pitt.
de
Expasé sa conduite avec la
France, et des services rendus à
son pays.
C HA PITRE V.
Les
menus-plaisirs de M. Pitt.
H. A P I T R E VI.
Eloge de M. Pitt par lord
Hawkesbury.
H A PIT RE VIL
La philosophie de M. Pitt.
C H AI PITRE
VIII,
Continuation des services de M, Pitt.
C H A P I T R E IX.
Systême de lord
Chatam, suiyi par son fils.
Cc2
Pitt.
de
Expasé sa conduite avec la
France, et des services rendus à
son pays.
C HA PITRE V.
Les
menus-plaisirs de M. Pitt.
H. A P I T R E VI.
Eloge de M. Pitt par lord
Hawkesbury.
H A PIT RE VIL
La philosophie de M. Pitt.
C H AI PITRE
VIII,
Continuation des services de M, Pitt.
C H A P I T R E IX.
Systême de lord
Chatam, suiyi par son fils.
Cc2 --- Page 214 ---
( - 204)
CI I A P I T R E X:
écarter M. Pitt du
Tactique de M. Addington,pour
ministère.
X I.
C HAPITRE
relève les erreurs de M. Pitt.
M. Addington
C H A P I T RE XII
des ministres actuels.
Aveux de la perfidie
C H A P I T R E XIII
et blàme les anciens
M. Addington fait son éloge,
ministres.
CHAPITI R E X I V.
Reproches de M. Pitt à M. Addington.
C H A P I T R E X V.
cette conjoncture.
Souplesse de lord Grenvilledans
CH A P I T RE X VI.
Réconciliation de M. Pitt et de M. Addington.
C H A P I T R E XVIL
de lord Crenville.
Traits caractéristines
C II A P I T R E XVIIL
Quels en furent les motifs.
Paix forcée.
C II A P I T R E X I X.
Nouveau droit public, relatif aux pécheurs.
CI H A P I T R E X X.
Condescenlance du Ministère Britannique.
CI A P I T R E XXL
Les Convenanccs. --- Page 215 ---
(205)
XXIL
CH A PITRE
échantillon de
Début oratoire du duc de Clarence,
-
son éloquence.
XXIIL
CI HAPITRE
sublime du duc de Cumberland.
Courage
C H A P I T R E X X I V.
Le Point essentiel.
CI H A P I T R E XX V.
d'Ande S. M. B. au parlement
Exorde du Message
107,
gleterre.
E XX V I.
C H A P ITRE
du roi.
à P'exorde de la déclaration
Supplément
R E X X V I I.
C H A PIT
Anglais contre le GouverGriefs du Gouvernement.
nement Français.
RE XXVIIL
C H. APIT
Premier Grief.
XXIX.
C H APITRE
FranGrief. Émissaires du Gouvernement
Deuxième çais.
CHAI P IT RE X X X.
Discussion sur le joint d'une affaire.
CH AI P - I T R E XXXL
le ciment d'une affaire politique.
Discussion sur
I I.
C H A PIT R E XXXI
changemens évonQuestion incidente sur quelques
137,
tuels dans le droit public de l'Europe. --- Page 216 ---
(206 )
CHAPIT R E XXXIIL
Troisième Grief du Message.
H A P I T R E XXXIV.
ro6
Des suppositions.
C HAPITRE XXXV.
Système Colonial Anglais.
CI H A P I T R E X XXVI.
Suite des suppositions.
CHAPITRE XXXVIL
Des chances Bretonnes.
H A P I T R E XXXVIIL
Des considérations.
C H A PITRE XXXIX.
Trouvaille de lord Moira.
HAPI ITRE XL.
Sonde royale.
CHAPITRE XLI
Masse du troisième Grief.
C H A PIT RE XLIL
Quatrième Grief. Rancune Bretonne.
TIN DE LA TAII LE.
.
Système Colonial Anglais.
CI H A P I T R E X XXVI.
Suite des suppositions.
CHAPITRE XXXVIL
Des chances Bretonnes.
H A P I T R E XXXVIIL
Des considérations.
C H A PITRE XXXIX.
Trouvaille de lord Moira.
HAPI ITRE XL.
Sonde royale.
CHAPITRE XLI
Masse du troisième Grief.
C H A PIT RE XLIL
Quatrième Grief. Rancune Bretonne.
TIN DE LA TAII LE. --- Page 217 ---
Fautes essentielles à corriger.
Page 61 9 ligne 12, serment, lisez : ferment.
Page 67, à la fin de la page,
lisez
Noire.
Mer-Nord,
: Mer
Page 101 1 ligne 19, Contient, lisez : Continent.
Page 129, ligne 17, abouter, lisez : aboutir.
Page 145, ligne 18, entre elles, lisez i en elles: --- Page 218 ---
07-126 --- Page 219 --- --- Page 220 --- --- Page 221 ---
E804
A555C --- Page 222 ---
à --- Page 223 ---
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