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John Carter Sromn
Alibraru
Eiromn Aninersity
lequired moitb tbe assistance aftbe
hoe Spulk Mrases
Fund
JonN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 ---
OL-S --- Page 5 ---
CONFESSION & Pénitence
de LAlfemblée générale.
Lassuscsr générale, éveillée
meurs qu'occaliontic de toute
les cladu 28 mai dernicr; avertic
Er Arrèté
hommcs réunis peuvent par Enc que pluficurs
fenl, gue leur crreur fortinéc s'égarer aufi le bien qu'un
ininiment plus
par nombre cft
docile, & c'eft dangercufe qu'une errcur indivi- 1
vériréanii
pour rendre hommage à une
en
1Etoht
a fenti la néceffité d'actacher politique, à fes
la Nation
tion du
CaSoer la fanctère de loi. Monarque, pour leur imprimer le caracReconnaifant qucles
ar manifeftés dans ledit arrèté, principes en différents fe
qu'elle
fanction du Gouverneur
& refufant à la
la Nation lc pouvoir général, cn déniant à
ticulière de la Colonie da@pederfongnaifinioet
fuggérés que par des Membrcs > ne peuvent lui avoir Pas
traire aux regards dela
intéreflés à fe foufunc pour Y dominer & Mére-Patric, às'en créer
à leurs projets perfonnels, s'affranchirdet tout obftacle
fougueux, impatient du commeun jeune homme
lc fécouer pour donner RLEMBET paternel, à fes cherche à
L'Afembléc, revenue à
paffions.
bonne foi,& confeffe en toute clle-méme, humilité, avoue de
Quc dès lc début dc fon arrêté cequifirit:
s'eft improprement exprimée ci-deffus, elle
que la partic Françaife dc quand clle a dit
longt-temps méconnu & Sane-Domningue oublié fes
avait
dans l'état focial qui n'eft pas celui dc droits; ; car
Naturc, lcs
A
éc, revenue à
paffions.
bonne foi,& confeffe en toute clle-méme, humilité, avoue de
Quc dès lc début dc fon arrêté cequifirit:
s'eft improprement exprimée ci-deffus, elle
que la partic Françaife dc quand clle a dit
longt-temps méconnu & Sane-Domningue oublié fes
avait
dans l'état focial qui n'eft pas celui dc droits; ; car
Naturc, lcs
A --- Page 6 ---
EPJCE
(2)
droits d'un Peuple n'étant que CC que la loi les a
faits, c'eft la loi qu'il tallait acculer, & non la
la partic Françuife de Saint-Domingue qui, loin
éc la méconnaitre, ne l'a au contraire que trop
bicn connuc dans Thypothèfe de l'Aflemblée.
Qu'il eft très-vrai que Tépoque de la
tion de l'Empire Français, cit la fcule régénéra- ou l'on
puiffe déterminer CCS droits d'unc manière juftc &
inviolablc; c'elt donc à l'Empirc à les établir,
& non à un RETENT Départements, , puifque fl'Empire n'ett pas changé lc Département ferait
reftéle même:
la diftinaion de droits,
culiers & de dinlter relatifs, diftinétion de Bareau, partiimaginé par l'elprit dc chicanc dont Quelques
Membres ont imprégné T'Afembléc; quc cette
diftinétion dedrottsn'enchanger pointl'etlence, qui
eit d'émaner delastoniélegiiane du Souverain.
Que les Repréfentants de Saint-1 Domingue ne
font point à Saint- Domingue 2 qu'ils font en
France Membres de T'AMemblée légiflative fouveraine 5 quc les Députés de Saint-Marc nc font
qu'unc collection de députés de Paroiffes, chargés chacane d'cllcs de fe concerter, & detàcher Pdc s'entendre fur le bien général, d'en minuter les projets & de procurer en ce fens à la
Colonie des lois, fages & bienfaifantes, mais noit
de les fatucr, ce qui eft incontellablement l'attribut de la fouveraineré; laquelle réfide pleinement dans la Nation, & qu'une dc fes portions ne
peut s'arroger, fans fe rendre coupable envers elle.
Quic Targument tiré de léloignement de la
France, pouir la priver du droit d'infpection fur fes
Colonies, eft un argument miférable, quine fert
qu'à manifefter linconféquence de r'Aifemblée,
puifqu'elle réclame la fanétion immédiate du Roi,
squi en eft tout auffi éloigné,
< Quc faris doutc ceux-là feulemcnt qui ont inté-
'arroger, fans fe rendre coupable envers elle.
Quic Targument tiré de léloignement de la
France, pouir la priver du droit d'infpection fur fes
Colonies, eft un argument miférable, quine fert
qu'à manifefter linconféquence de r'Aifemblée,
puifqu'elle réclame la fanétion immédiate du Roi,
squi en eft tout auffi éloigné,
< Quc faris doutc ceux-là feulemcnt qui ont inté- --- Page 7 ---
rêt àla loi,
la (31
mais qu'il eit ATOLI que la délibérer & y confentics
rèt la au régime intéricur de Nation fes n'ait aucun intéfagele de ce régime Colonics; que c'elt
prolpérité defexcrictr intérieur, &
, qui prépare la
Métropoled tif & doit êtrc admife que fous Cc rapport, la
fités explorateur, Four cn ayp redrefler porter un ceil attenQue qui c'elt pourraiene influcr fur elle. les défectuomettre en oppolition une indignité la décharation puniffable que de
Thomme, cc moyen & l'immortel décret du 8 des droits de
Colonic & infame de TAlfemblée méritc Tanimadverfion mars; de' que la
étre bien dépourva de bonnes Nationale. Qu'il faut
fans:q puifer contr'elle jufques dans fes raifons, Pour en
la pature qued des d'ailleurs unc cxception proprés bienpoint une chules & Far lc falut commandée de T'Etat,
&
contradidien,
ARE
permis fois cetté quily eut du mal en ce que monde, Dieu même a
Que Thabitude exception cn eft un.
fitoute
laplaidoric, paraît de étreune l'abus des mots acquife dans
deTAfembie
des
tc que la fanclion générale, da Roi puifque, grandestetfouros
ellc" en induit
cft inhérente itiomphantede au
mot incefftle excluait qu'elle le eft incelhble, comme Trône, fi le
voir Jait emplayer, & commc mot fi tranfmifible, qu'il falétair s'ca dépouiller. tranfinettré un pouQue c'elt bien
dire que la fanction bitoyablement du
raifonner, que de
nie, peut avoir lieu, . parce qu'il Gouvernenr cft
général ne
comme fi un Frangais érait étranger à la Colocontnéckrangaitn ner devait
comme fi le droit étranger dela à une
mandat du dépendre Prince, & d'une propriété, & non
caire &
comme fi fon
fargr
qu'il convienr fabordonné n'était pas pouvoir préquc doit être aufi pour n'être pas précifémene tel
celui dc FAdembléc deiporigue, &cret
lieu, . parce qu'il Gouvernenr cft
général ne
comme fi un Frangais érait étranger à la Colocontnéckrangaitn ner devait
comme fi le droit étranger dela à une
mandat du dépendre Prince, & d'une propriété, & non
caire &
comme fi fon
fargr
qu'il convienr fabordonné n'était pas pouvoir préquc doit être aufi pour n'être pas précifémene tel
celui dc FAdembléc deiporigue, &cret --- Page 8 ---
(4)
Qu'il eft fouverainement inconféquent d'avancer quc la Nation ne peut donner desl lois a SaintDomingue, qui n'a pas été confulté, au moment
mêmc qu'elle le confulte, & qu'clle détruit cctte
affertion m enfongére en lui demandant fon avis.
Enfin, confidérant que les droits d'une portion
de l'Empire nc font que CC que l'Empire les fait;
que des droits légaux anrérieurs à la loi font une
chimère; que cctte portion de l'Empire ne
en argumenter,que quandl'Empirc lcs aura
Cpeatt
En conféquence, T'Aflemblée généralc confelle
fon arrété du 28 mai, eft un monument d'illuecife d'erreur, de prétentions ridicules & de mauvais raifonnements; & pour en effaccr l'imprettion
fur les cfprits légers & parcfeux, quiaiment mieux
croire qu'approfondir 3 elle déclare & arrêtc à
T'unanimité ce qui fuit :
A R T I C L E P R E M I E R,
Le pouvoir légidatif ne peut réfider dins TAL
femblée générale dc Saint- Dominguc, pas plus en
cC qui concernele régimc intérieur quelexrérienr.
S'il cn était ainfi, cC pouvoir, qui conttitue la fouveraineté, la rendrait fouveraine, du moins quant
à cette partic. Saint Dominguc ferait un Etar à
part, mêmc avec la fanétion du Roi : le Roi feulement aurait dcux Royaumes, un grand & un pctit.
I I.
L'article II de l'arrêté du 28 mai, vient parfai.
tement à T'appuide celui ci-deffis. Déclarer qu'and
cun acc légillatif, cn CC quiconcerne le régime
intérieur - nc fera confidéré commc loi definitive,
s'il n'cft fait par l'Affemblée & fandtionné par le
Roi, c'eft viliblement fe déclarer Légiflateur, &
fe mcttre aux droits de la Nation. Que fcra-ce donc
lorfqu'à l'article VI clle déclarcra que, mêmc à
ai.
tement à T'appuide celui ci-deffis. Déclarer qu'and
cun acc légillatif, cn CC quiconcerne le régime
intérieur - nc fera confidéré commc loi definitive,
s'il n'cft fait par l'Affemblée & fandtionné par le
Roi, c'eft viliblement fe déclarer Légiflateur, &
fe mcttre aux droits de la Nation. Que fcra-ce donc
lorfqu'à l'article VI clle déclarcra que, mêmc à --- Page 9 ---
légard du régime extérieur, (5) aucun décret
femblée nationale n'aura
de PAL
mingue, qu'avec le confentement d'exécution de à Saint-Dogenérale, de manicre que des deux côtés l'Aemblée voilà fon
indépendance c'eft la calomnier établic. Cependant elle prétend que
invite an'ajouter J dc lui prérer ces vues': elle
cc font fcs
AlTgu qu'à fes procés-verbaunx, &c
pas évident procès-verbanx que c'eft à elle dfeméficr quilaccufent ! N'eft-il
& qu'elle fcule femc la divifion dans d'elle-méme, les elprits:
II II.
Be L'Affembléc fon Arrêté n'cft marche à pas de Géant. L'art. III
Findépendance; c'en pas elt feulement une énonciation
ifme. En cffet,
une du plus pur de/pou
que fignifie une fimple notification
grerdans Goutenwant-sencral:" dix jours, & la avec feule ordre faculté de promulCs obfervations > Oul'Affembléc. a-t-clic de donner
lesobfervations fifent uncbalance de pris que
ien en demeurera-t-il moins abfolu? La pouvoir:Lc
n voulant fe régénérer. ne fera-t-elle Colonie,
pérer cil prenant deux cent douze que dégéfieu d'un? Et encorc faudra-t-il les De/potes au
penr ! L'Affembléc générale confeffe payer chéreort de comprer fur une pareille
qu'elle a eu
n demande humblement démence, & elle
pardon au Public.
I V.
arif L'article da IV de l'Arrété n'eft qu'un mauvais palprécédent,
V.
la Il en eft de méme de l'article V, il ne fuffit
hifeunc furetépoblique feconde fois qu'une délibération foit fou- pas
eft moralement certain al'examen des Délibérants.
mémc. La morgue d'unc. que le réfultat fera le
Affembléc nc fe rend
demande humblement démence, & elle
pardon au Public.
I V.
arif L'article da IV de l'Arrété n'eft qu'un mauvais palprécédent,
V.
la Il en eft de méme de l'article V, il ne fuffit
hifeunc furetépoblique feconde fois qu'une délibération foit fou- pas
eft moralement certain al'examen des Délibérants.
mémc. La morgue d'unc. que le réfultat fera le
Affembléc nc fe rend --- Page 10 ---
(6)
point ainfi aux obfervations d'un feul homme
d'un homme fur-tour uniquement chargé, dans
fon fyftémc > d'une cxécution purement
five. 1l faut au contraire au Gouverneurgénéraf pat
à une volonté active qui puiffe, non pas remontrer
fe l'Afemblée fes errcurs ( car fans doute clle ne
chér prétend l'effet. point infaillible ) mais même en cmpè
C'eft fur cC conflit de puiffance que
repofe la tranquillité généralc; c'eft cctte balance
qui eft le palladium de la liberté, & l'Affemblée
ayoue que l'une fans l'autre ne peut exifter.
V I.
L'article VI eft celui dont il eft parléàl'article II,
ou T'Afemblée générale 3 par un renverfement
étrange, foumer les Décrets de l'Affembléc na
tionale à fes arrêtés, quant à fon gouvernement
extéricur. Eller creconnait aujourd'hui que cet artick
caraéterifc Tinfubordination la plus fotmelle, &
que > joint au refus de la faction provifoirc du
Gouverneur , il forme lc code le moins équivoque
du defpotifine le plus tranchant. Idéc étonnante &
défaftreufe qu'elle abjure aux pieds de fes Concitoyens par la rétractation la plus authentique.
V I L
L'article VII rentre dans la claffe des précédents.
V I II
Quant à l'article VIII, l'Affemblée avoue qu'il
eft fi complétement abfurde, qu'clle craint d'en
mourir de honte. Il établit que tout aéte légiflarif
urgent fera d'abord exécuté provifoirement , - &
que, tout en s'exécutant, il n'en fera pas moins
envoyé à la fancion royale pour être cxécuté, dc
manière que cet aête fera à la fois exécuté &
pofc à I'exécution ; CC qui cft fort bifarre; P2
eft fi complétement abfurde, qu'clle craint d'en
mourir de honte. Il établit que tout aéte légiflarif
urgent fera d'abord exécuté provifoirement , - &
que, tout en s'exécutant, il n'en fera pas moins
envoyé à la fancion royale pour être cxécuté, dc
manière que cet aête fera à la fois exécuté &
pofc à I'exécution ; CC qui cft fort bifarre; P2 --- Page 11 ---
qu'après avoir été (7)
erc; CC qui. eft impollible: exécuré, il : car pourra le Roi bien ne plus
tréter mpècher la qu'il l'ait été 5 il pourra tout n'aura au
il n'eft plus continuation acs
f
C'eft ainfi temps ! confequences. Et
aifonnements quel'Aflemblée incohérents, s'enchevétre dans des
pmmun, lutaire dela : pour nc Pas vouloir défavoués adopter par le fens
énéral, bouclicr fanation provifoire du Gouverneur cettc loi
bufler les traits même néceffaire involotaires aux Colons Pour reéearitoeratinne, ps mal-jntentionnés, defpotique, ou la voixt d'unc tonnante Afemganc des hommes éclairés couvre & fi fouvent lc faible
raifonnables.
I X.
L'article XIeft un petic article anodin
-nuellement la Colonic
qui
ux milltions cing cents mille d'une fomme denviton purge
accelloires, & cela pour livres, fans compter
puze Citoyens 12000liv. der affurer à deux cent
buverner arbtratrement, rente, à condition de
rrivéc du moins dcl la funs oppeftion, jufqu'à
klle venait à fairc fanction royale laquelle,
la merci de ces Mellicurs. naufrage, > laifferait la Colonic
Et c'eft-li ce que TAffembléc
ration ! Et c'eft-li ce qu'à l'article appelle uné régé
ppres principes, elle a projeté de X contre fes
ceeptation temps ! O moeurs de TAlimblee !
nationale préfenter G du Roi, à
LAfembléc s'en repent
Te coulpe à la face dc la Colonie, amérement; clle cn dit
liberté d'avoir mal préfumé, en dont elle s'acAffembléc, fous lc prétexte de la elpérant lui rendre. d'envahic
Pour donner des
puc Hpifcence mériter, 3 fans attendre la corredtion preuves de fa
a dernicr décret, elintigera clic-mème, & qu'elle cc fera
du Roi, à
LAfembléc s'en repent
Te coulpe à la face dc la Colonie, amérement; clle cn dit
liberté d'avoir mal préfumé, en dont elle s'acAffembléc, fous lc prétexte de la elpérant lui rendre. d'envahic
Pour donner des
puc Hpifcence mériter, 3 fans attendre la corredtion preuves de fa
a dernicr décret, elintigera clic-mème, & qu'elle cc fera --- Page 12 ---
06-S
(8)
Pénitence de PAflfemblée.
L'Afemblée confidérant que s'étant prété inconf
dérément aux fuggeltions intéreffées dc ceuxquic or
égaré ics premiers pas dans la carrière quelie
propolait de parcourir : confiderant la fupénorit
de lumières avec laquclle TAlemblée provincia
du Cap l'a avertic de les fautcs, , en lui indiquar
fes devoirs : confidérant qu'elle nc lui a répond
que des injures, enl'appelant Ariflucrate, no
qui per était dà à clle-méme à plus joftc Ltre
confidérant quc la plus durc punition d'une Alicn
bléc cft d'avouer fes torts, &de s'bumilicr deva
ceile les lui a remontrés, a décréré & décréte
EaL reconnait le Décret national du 8 nar
comme un bienfait inapréciable de la France àf
Colonies, , & linfruction qui s'en eft cnftivic
comme la règle de foi-de tOus lcs bons Patriote
Qu'elle partira de Saint-Marc en corps pour
rendre à la barre de l'Affemblée provinciale
Cap; & la, lui demander pardon de fes injurc
& la fupplier dc l'aider de fes confeils, fi fes cor
tituants jugent à propos dc lui rendre lcur co
fiance; ; & en, CC cas, pour tâcher d'cn être défo
inais plus digne. inviter tous lcs Ciroyens au v
Creator qu'elle fera chanter folenncliement da
TÉglife paroilliale dela fufditc Ville, pour coniur
Ics infpirations fallacieufes de l'intérêt perfo
nel, dc l'orgueil & dc la vengcance, & attircri
cllc lcs lamières du Saint-Elprit.
Imprimé lc 17 juin 1790. --- Page 13 ---
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