--- Page 1 ---
ZA --- Page 2 --- -
-
a
s
-
GAU A FD
Boln Carter Brotont. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HT-C.
D 00 9:
baupre P105-113 muti --- Page 5 ---
W1 Obscroations de el. Rapuend Saeis 3791
2..jideborg ne a jowv.fettec. L 1796
3.Peuue ou nouocle cley Cde cvuleur U 1791
4.8aie: : Cone mo h dcuse
finduya
6.
L
de Sew. Commu
Parir V791
5. Comepre rendu. a 1 La wattow b
-V91
M: Roume: Perilou l l'as.1 Mar. lL 1791
8. B arnave: Reprerilon-Mur.- 1791
9 Jettre den Co mmi insaures
10. Casaur arqumen er
f 1791
11. Cotonie de quagae coale, :te 1829
cles 9.10(Bmtmu? 2 si)
12. Je Cite yens françocr
J3. Obsoruations Aur Ler Colouic,
14.De la dete h ubligue
- Paus1y91
15.ullotion deC. de Repren Keundle
b.Reflesimer devl.Cockercd Paris.
T.dettrer Circulavre du Cmurres f 1795.
15.Rapport de Aoyor. - Foufrede - - 1793
sg.Celre du dmir tro de la dAamaeu 1793 --- Page 6 ---
0l0G1 --- Page 7 ---
C 5.
-
CO M P 2e TE
RENDU A LA NATION,
PAR LES REPRESENTANS DE S. DOMINGUE,
Au fujet de la démarche éclatante de cette Députation auprès de PASSEMBLÉE NATIONALE 5
Ou
ULTI M ATU M
SuR LA DÉNONCIATION DE M. DE LA LUZERNE,
ET SON ARRET.
IMPRIMÉ POUR LASSEMBLÉE NATIONALE.
Chez DEXONVIELE, l'an troifieme de la Liberté,
PARIS, 172 I. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
CO M P TE
RENDU A LA NATION,
PAR LES REPRÉSENTANS DE S. DOMINGUE,
Au fujer de la démarche éclatante de cette Députarion auprès de LASSENBLÉE NATIONALE;
O U
ULTI M A T U M
Sur la Dénonciation de M. DE LA LUZERNE,
Et fon ARRÉT.
EN matiere St GRAVE les Pieces SEULES doivent parlers
un très-court réçit doit fuffire à leur liaifon..
Page 7 de ce Mémoire.
LA plus confidérable des Antilles > la plus foriflante de nos Colonies, la plus grande & la. plus
tiche des Iles à fucre d0 , enfin la contrée la plus précieufe de la domination françoife avoit été OUBLIÉE
dans la convocation des Etats Généraux du Royaume,
& avoit d'elle-r même nommé des Députés, à l'effet
de DÉNONCER cet oubli volontaire, fon coupable auteur, & toutes les vexations miniftérielles qui délo-.
loient fes malheureux habitans.
LA juftice de l'Affemblée Nationale ne tarda pas
2t
A
fin la contrée la plus précieufe de la domination françoife avoit été OUBLIÉE
dans la convocation des Etats Généraux du Royaume,
& avoit d'elle-r même nommé des Députés, à l'effet
de DÉNONCER cet oubli volontaire, fon coupable auteur, & toutes les vexations miniftérielles qui délo-.
loient fes malheureux habitans.
LA juftice de l'Affemblée Nationale ne tarda pas
2t
A --- Page 10 ---
(s)
Sa POLITIQUE
les torts du defpotifme.
& les
a nentralifer
les BÉVUES du Miniftrc, les Pros'emprella de réparer produétive de toutes
de la plus
NATIONAL, au nomRepeéfentaus furent admis, par un DÉCRET
vinces
de la Nation.
bre des Reprfentans
par dénonauroient-ils dû commencer
PUT-ÉTAE
> qui, pour SE VENGER
le fieur de la Luzerne, Saint-Doningue aux
cerdèslots
abandomna
de leur admiffion, ,
le Général DUCHILhorreurs de la difette, & rappela
de fauver la Coqu'il 2voit eu Phumatité de FAflemblée
LEAU > parce
des travaux
imlonic. Mais Yimportance du falut du Royamme, Ils
Nationale, tout occupée zele des nouveaux Députés.
pofa d'abord filence au de le rompre, M. DE Goux,
chargerent du foin pénible
Aatté de leur confiance,
leur collegue > & ce dernier,
pas la inefure, & en
la trahir en né preflant
ne.crut pas Miniftre le temps de s'amender.
laiffant au
s'étendit jufqu'ià
CEPERDANT l'efprit d'infurredion de s'occuper des
5 il devenoit urgent intéreffoit fi viveSaint-Doningse; Colonic; fon fort
fe
affaires de cette
les Députés des Antilles la
toutes nos Iles, que
Nationale
ment
folliciter de PAlfemblée. de colons
réunirent pour
COLONIAL; compofé
création d'un COMITÉ toutes les pétitions d'outreauxqueis
à PAffem-
&c de négocians,
pour en faire rapport fur Fimmer fuflent renvoyées, Péclairer peu à peu, tant
leurs
blée Nationale, &
éloignies, que fur
de ces poffefions
portance intéréts.
véritables
étoit, fans contredite
objet de ce Comité
LE premier
blée. de colons
réunirent pour
COLONIAL; compofé
création d'un COMITÉ toutes les pétitions d'outreauxqueis
à PAffem-
&c de négocians,
pour en faire rapport fur Fimmer fuflent renvoyées, Péclairer peu à peu, tant
leurs
blée Nationale, &
éloignies, que fur
de ces poffefions
portance intéréts.
véritables
étoit, fans contredite
objet de ce Comité
LE premier --- Page 11 ---
(3)
fouftraire Penfance de la liberté coloniale aux vio-
"de
&c de faire jouit ccs
lences du defpotifme expirant 2
totale
contrécs lointaines du bienfait de la régénération
lde PEmpire. Nos intentions CIVIQUES n'échapperent
à la' pénétration des OPFRESSEURS. Charger un
pas Comité de veiller au bonheur des Colonies > c'étoit,
le trône du pouvoir arbitraife,
fuivant eux, renverfer 6 arracher à M. de la Lugerne
brifer fa couronne, >
efpéroit de fe réferver
le feepere des deux Indes, qu'il
milieu des nombreufes conquètes faites par la liau
berté fur les Miniftres fes confreres.
QuE faire dans cette occurence 2 Se former un parti
dans PAfembiée Nationale elle-mème, exciter lariftocratic, foulever le commerce, pratiquer-des menées
inconnues fouvent à ceux mêmes qui fe
fouterraines, fubjuguer, parvenir ainfi à faire rejeter cette
laiffoient motion falutaire, & ofer faire propofer par des Repréfentans de la Nation, à la Nation affemblée, de continuer d renvoyer. les Colonies etoures les afaires
coloniales à la décifion Juprême du pouvoir execurif.
tenterent les
du Miniftre. Ce
Voilà. ce que
parti(ans
fut au moment oi ce blafphème national fut proféré,
que M. DE Goux monta à la tribune.
réfuter les affertions erronées des
IL commença traitant par enfuite au fond la quefion repréopinans, & formation d'un COMITÉ COLONIAL, il en
lative à la
nombreux dont les
appuya la néceflité fur les GRIEFS
Colonies démandoient leredreffement, fur les DANGERS
qui menaçoient leur exiftence politique., fur l'infurrecA 2
blafphème national fut proféré,
que M. DE Goux monta à la tribune.
réfuter les affertions erronées des
IL commença traitant par enfuite au fond la quefion repréopinans, & formation d'un COMITÉ COLONIAL, il en
lative à la
nombreux dont les
appuya la néceflité fur les GRIEFS
Colonies démandoient leredreffement, fur les DANGERS
qui menaçoient leur exiftence politique., fur l'infurrecA 2 --- Page 12 ---
(4)
nos
,, fur cclle de la Guadeloupe,
tion de la Martinique
PRÉCURSEURS
& fur ces mouvemens
moins effayante, déjà s'étendoient pufgpasau-Dod'une révolution, quid de telles circonflances, s'écria-t-il,
minguet < Etc'eft dans
Nationale d'abandonner
propofe à T'Affemblée d'un
cxécutif
>> qu'on
colons à la merci
pouvoir
> les infortunés les mains de fubalternes prévaricaentre
d'une
> qui repofe d'un Minifre JUSTEMENT EXÉCRÉ
> teurs, > &
fait
le malheur,
dent il a
perfonellenent la ruine >*
> Colonic femble vouloir confommer
> 8 dont il
applaudics par
expreflions, vivement
CEs dernieres
furent hautement improuvées
de lAffembiéc 2
ces murmures déune partie DROIT, & ce furent
par le COTÉ
le nuage. M. de Gouy répéta
placés qui fendirent avoit avancé avec chaleur, ajouta
FROIDENENT ce qu'il
CHARGÉ par fes Commetqu'il étoit SPÉCIALEMENT Nation M. de la Luzerne &c
de DÉNONCER à la
miffion, en lifant
tans
la vérité de cette
des Afemfes agens, & proiva lettres nouvellement reçues
plufieurs traits de de la Colonie.
blées provinciales
rendit indiftumulte qui fuccéda à ce difcours, fi
du
LE
de la formation preflante
penfable Tajounement
Comité colonial.
1789, M. de la Luzerne
LE lendemain, 2 décembre Préfident une lettre IRRESPECfc permit d'adreffer atl Nationale, & attentatoire au
TUEUSE pour T'Afemblée
de la Nation.
angufte d'un repréfentant
caraétere
la leéture de ce bel ouvrage,
animé par
M. DAMBLY,
uccéda à ce difcours, fi
du
LE
de la formation preflante
penfable Tajounement
Comité colonial.
1789, M. de la Luzerne
LE lendemain, 2 décembre Préfident une lettre IRRESPECfc permit d'adreffer atl Nationale, & attentatoire au
TUEUSE pour T'Afemblée
de la Nation.
angufte d'un repréfentant
caraétere
la leéture de ce bel ouvrage,
animé par
M. DAMBLY, --- Page 13 ---
(5)
d'en (econder l'effct par la propofition INSmagina
de calomnie
CONSTITUTIONRILLE de déclarer coupables
qui n'audminifreroiznt pas A
zous les dénonciateurs
d Pappui
L'HEURE MÉME des preuves fufffanies
de leur dénonciaionM. de Mirabeau l'aîné réfuta viatorienfement cette
motion erronée. M. de Gouy y répondit en fe foumettant à l'anathème qu'elle renfermoit, fi, fous trèsFORMEL,
peu de temps, il ne rempliffoit T'engagement Pévidence tout
qu'il renouveloit, de PROUVER jufqu'à
ce qu'il avoit avancé Ia veille.
AINSI les murmures du COTÉ DROIT ouvrirent la
&. le défi de M. Dambly devint le fignal du.
catriere,
combat.
ON fé doute bien de tous Ies efforts que firent les
amis du Miniftre pour parer le coup fenfible que deà fon autorité la formation d'in Comivoit porter
lendemain. Ils V'engagerent à
té colonial, ajournée au
Nationale,
écrire une lettre d'EXCUSE à PAfemblée
féance du foir, une PETITE MAJORITÉ,, en
& dans.la
des Députés de toutes
rejetant la dèmande UNANIME
follicitoient
Ies Antilles, & refufant Ie Comité qu'iis
dans leur détrefle, porta un coup funefte à nos pro-
&. devint la CAUSE UNIQUE de
priétés américaines 2
ont défolé
tous, les défaftres qui, depuis cette époque,
C de Teffufion dun fang préces contrées malheureufes 2
aujourdhui de
cieux,. & de. la crainte qui nous agite
voir s'échapper de nos mains, en PURE PERTE pour:
A 3
, & refufant Ie Comité qu'iis
dans leur détrefle, porta un coup funefte à nos pro-
&. devint la CAUSE UNIQUE de
priétés américaines 2
ont défolé
tous, les défaftres qui, depuis cette époque,
C de Teffufion dun fang préces contrées malheureufes 2
aujourdhui de
cieux,. & de. la crainte qui nous agite
voir s'échapper de nos mains, en PURE PERTE pour:
A 3 --- Page 14 ---
(6) abondantes de nos tréentiere, ces mines
lEurope
intariffables de nos richefles.
fors , ces fources
dans Paris 2 on publioit
CEPENDANT on répandoit
que M. de Gouy
dans tous les papiers miniftéricls, de M. de la Luzerne. >
étoit le SEUL DÉRCRCINTEUR preuve, > & que perfomne
n'avoit PAS UNE SEULE
qu'il
nt le foutenoit.
fans foadement,
PouR répondre à ces imputations mème mojs de décemil monta à la tribune le 24 du
AU NOM DE
FORMELLENENT,
bre 1789, & annônça
étoit prèt, &. qu'il
que fon ouvrage
SES COILEGUES,
demandoit audience.
du COTÉ DROTT, qui non feu- fc
GRANDS murmures
fur la motion, mais en
lement empêcha de fatuer
à ce que la déclarajoignant aul costnttor,doppala DÉroSÉs fur le bureau, fût intion de M. de Gouy, verbal de la féance > comme LA
férée dans le procès
de cct avantage, on
JUSTICE. le preferivoit. A Yappui
contre M. de
des refentimens particuliers
ou
publia que
SEULS déterminer quatre de
la Lugerne avoient pu
à s'unir à il.
Deputés de Saint-Domingue
pes, 61
cing
les preuves n'exipoient
Gouy > mais que n'auroit jamais lieu.
que la dénonciation
curent T'énergie de fc
de la Colonic
LES Députés
reçut d'abord Fopinion
roidir contre Yimpulfion minitérielle; que
mais s'ils refpecpablique, de Pinfuence
de P'Affembléc Nationale,
terent les travaux importans
à s'unir à il.
Deputés de Saint-Domingue
pes, 61
cing
les preuves n'exipoient
Gouy > mais que n'auroit jamais lieu.
que la dénonciation
curent T'énergie de fc
de la Colonic
LES Députés
reçut d'abord Fopinion
roidir contre Yimpulfion minitérielle; que
mais s'ils refpecpablique, de Pinfuence
de P'Affembléc Nationale,
terent les travaux importans --- Page 15 ---
17)
od ils affuroient le falut de l'Empire's
Zans un moment
de vue un feul inftant la MISils ne perdirent jamais
dont ils étoient chargés.
SION importante
muni de' leurs pouvoirs, épioit foiM. de Gouy,
favorable; il crut l'avoir
gneu(emént une occalion
failit habilement. Des
tronvée le 24 avril 1790,&la
fur la fidélité de
bruits inquiétans s'étoient accrédités
dit-il, je viens vous apnos Colonies. C Meflieurs >
Ils font
de nos freres d'Amérique.
> porter Phommage
tous les aêtes adminiftratifs
> françois, ils (ont fideles;
font précédés de
> de la Colonie de Saint-Domingue
ET AU
mots facrés : A LA NATION, A EA Lor,
>) ces
refpcét pour T'Affemun profond
> Ror. Tousre(pirent font entendre de plaintes que
> biée Nationale, & ne
arbitraire. C'eft à leurs
y contre les agens du pouvoir
tous fes
Saint-Doikingue rapporte
> vexations que
fupporter leurs excès.
> maux. La Colonie ne peut plus
PIECES
comme EN MATIERE SI GRAVE, LES
> Mais
ET QU'UN RÉCIT TRÈS-
> SEULES DOIVENT PARLER,
écoutez., je
DOIT SUFFIRE A LEUR LIAISON; 2
>> COURT
T'Affembléc provinciale du Nord,
> vous prie, ce que
a chargé fes Redes trois Provinces,
> la plus grande
en date des mois
de mettre fous Vos yeux,
> préfentans
> de janvièr & février dernier >.
EXTRAIT D'UNE IETTRE DE I'ASSEXBIEE
PROYINCIAIE DU NORD AUX DÉPUTÉS DE.
IA COIONIE.
Au Cap, ce 29 janvier 1790.
foit de,M. de la Luzerne, foit des
& Lx conduite,
A 4
prie, ce que
a chargé fes Redes trois Provinces,
> la plus grande
en date des mois
de mettre fous Vos yeux,
> préfentans
> de janvièr & février dernier >.
EXTRAIT D'UNE IETTRE DE I'ASSEXBIEE
PROYINCIAIE DU NORD AUX DÉPUTÉS DE.
IA COIONIE.
Au Cap, ce 29 janvier 1790.
foit de,M. de la Luzerne, foit des
& Lx conduite,
A 4 --- Page 16 ---
(8)
D Adminiftrafeurs, foit du Confeil
>
juftifie
fiupérient adtuel, ne
que trop la néceffité oi nous fommes
s de nous adminiftrer nous-mémcs.
encore
> M. de la Luzeme a plus
D fiance; IL EST NOTRE
que perdu notre conENNEMI e
Il
> perfidic jufqu'a favorifer fous
pouffe la
main les
> TIONS D'UNE CASTE qui tient tout des INSURREC-
> fes anciens
bienfaits de
maîtres, & à fatter baffement, dans fa
> correfpondance avec eux, des
dont
>> compliffement
efpérances
l'acne feroit rien moins
la
> totale de la Colonie. Il étoit
que fubverfion
> FUT DÉMASQUÉ,
temps que ce tyran
confondu, ET PUNI.
D DÉNONCÉ au
Après l'avoit
public, nous LE
A
> SEMBLÉE
DÉNONÇONS L'AsNATIONALE, & comme cllc eft
> nous en fera juftice.
jufte, elle
> Nous avons tous
5)
APPLAUDI A LA DÉNOXCIATION
QUE VOUS EN AVEZ DÉJA FAITE,
2) bouche dc M. le
Mellieurs, par la
Marquis DE Goux
D arrêté pris à cette
D'ARSY, Notre
> verrons
occalion, & que nous vous eninceffamment, vient à
de
D DE COURAGES & loin
F'appui CET ACTE
que vous deviez
> vous donnons CHARGE
reculer, nous,
EXFRESSE de
> GOUREUSEMENT cette
pourfuivre VIS vous
dénonciation; les preuves ne
manqueront pas ).
CETTE leéture avoit été
par les Députés qui fe
plufieurs fois interrompue
mais le Préfident
placent à la droite du Préfident;
avoit oppofé à ce tumulte
vation fimple : c'eft
de
une obfera
que, tous les opinans, celui
> vous donnons CHARGE
reculer, nous,
EXFRESSE de
> GOUREUSEMENT cette
pourfuivre VIS vous
dénonciation; les preuves ne
manqueront pas ).
CETTE leéture avoit été
par les Députés qui fe
plufieurs fois interrompue
mais le Préfident
placent à la droite du Préfident;
avoit oppofé à ce tumulte
vation fimple : c'eft
de
une obfera
que, tous les opinans, celui --- Page 17 ---
(9)
étoit fans doute
qui devoit être Ie moins interrompu, lui-mème, & qui nc
celui qui ne parloit pas d'après de fcs Commettans.
faifoit que tranfinettre l'opinion
LA lettre fut donc écoutée & entendue.
la leéturc de PARRÉTÉ
M. DE Goux y joignit
PROFINCIALE DU
PRIS PAR L'ASSEMBLÉE Il eft conçu en ces termes :
Noxnlessjanier 1790.
eft conftant que le Comte de la
a ET attendu qu'11
de la Colonie; qu'il a
> Luzemne eft P'ENNEMI JURÉ
les moyens
cherché à lui nuire par tous
> toujours
alAffemblée NaTAffemblée le DÉNONCE
> pofibles,
d'avoir abufé de la con3) tionale, comme CCUPABLE
en opérant,
fiance
le Roi lui avoit accordée,
>
que
LAMARDELLE & DE
avec les fieurs
> conjointement
des Confeils de Saint-Do-
> MAREOIS, LA RÉUNION euffent la liberté & Pordre
> mingue, malgré qu'ils
étoit nuifible; d'avoir,
> de ne pas l'opérer 2 fi elle
foutenu cet ou=
contre fa confcience & fon devoir,
>
d'avoir, avec lc feur de Marbois,
> vrage FUNESTE 5
ceix de cette d6-
> VEXÉ les colons, & notamment l'adminiftration,
; dans toutes les parties de
> pendance,
dans cclle des finances 5
>> &c plus partichlierement été Miniftre, fecondé les
enfuite
il a
> d'avoir
5 quand
les RAPINES, & les c2-
> vexations 3 les INJUSTICES,
&
du fieur de Marbois, 2 avec une ponétualité
> prices
dont il n'y a jamais eu d'exemple;
5 une promptitude
ordres
faire arrêter
> d'avoir refufé de donner des
pour de s'être cmfieurs. Miorel & Gervais, accufés
8 les
partichlierement été Miniftre, fecondé les
enfuite
il a
> d'avoir
5 quand
les RAPINES, & les c2-
> vexations 3 les INJUSTICES,
&
du fieur de Marbois, 2 avec une ponétualité
> prices
dont il n'y a jamais eu d'exemple;
5 une promptitude
ordres
faire arrêter
> d'avoir refufé de donner des
pour de s'être cmfieurs. Miorel & Gervais, accufés
8 les --- Page 18 ---
(10)
3 barqués avec des milliers, de fufiis
> infurredion dans la
pour fenter ue
Colonie; d'avoir fait
> grands cfforts pour EMPÈCHER
les plus
> putés de
L'ADMISSION des Dé
Saint-Domingue à l'Affemblée
> d'avoir enfin affead de ne
Nationale;
> la preftatiou du ferment des pas envoyer l'ordre pour
> fait au Port-au-Prince
troupes, qui n'a été
> & guand le Général que le 15 de janvier 1790 >
> conféquence à
s'y eft vu forcé, DÉFEND en
toutes perfonnes, de
> condition, &: état qu'elies foient, de queique qualité,
> en aucune maniere avec ledit fieur CORRESPONDRE
>) Luzeme, à peine d'être
Comte de la
>) trie, & comme tels
réputés TRAITRES à la Pa-
> rigueur des Ordonnanccs.. pourfuivis &c punis fuivant la
8c.) >.
e
M. de Gouy fat encore interompu
ture; ilie fu: trés fouvent;
pendant cette lecqui parloit, C'ÉTOIT
cependant ce n'étoit pas lui
LA COLONIE: mais
ilrepritt tiout ce qu'illifoit,
chaque fois
toujours
avec ce calme qu'on devroit
oppofer au tumulte & à la violence.
) D'apais Ce que vous venez
>
d'entendre, Mefieurs,
ajouta-til, d'après des ordres R
> IMPÉRIEUX, je ferois
ÉITÉRÉS, précis, & fi
D à vos yeax mêmes, fi coupable envers la Colonie &c
> je différois
> marche quej je n'ai retardée,
d'avantage une dé-
> P2r refpeét pour l'extrème depuis quatre mois, que
> Autorifée, & même
importance de vos travaux.
> cominettans, in
preffée, par les ordres de fcs:
DÉPUTATION
>> expreffément de vous
ENTIÈRE m'a chargé
> CIATION
préfenter aujourd'hui la DÉNONFORMELLE du Miniftre de la Marine,
que,
&c
> je différois
> marche quej je n'ai retardée,
d'avantage une dé-
> P2r refpeét pour l'extrème depuis quatre mois, que
> Autorifée, & même
importance de vos travaux.
> cominettans, in
preffée, par les ordres de fcs:
DÉPUTATION
>> expreffément de vous
ENTIÈRE m'a chargé
> CIATION
préfenter aujourd'hui la DÉNONFORMELLE du Miniftre de la Marine,
que, --- Page 19 ---
(t).
Phorneur de vous annoncer lc premier décembre
p jeus
le lendemain, de vous foumettre
s dernier, de confirmer
CHEFS,
du mêmc mois, & que voici en QUATORZE
s lc 24
non fculement par moi,
> tous SIGNÉS féparément,
COLLEGUES, votans
> comme rédaéteur, mais PARNOS de la Colonic. Je
> & fuppléans > & tous interpretes le
ou il vous
inftamment de décrèter jour
> vous prie
accorder une audience entière pour
> plaira de nous
dcs
cettc dénonciation & prendre connoifance
> entendre
juftificatives qui la foutiennent 3a
> nombreufes pièces
M. de Mirabeau le jeune demanda qu'avant deredénonciation aufli grave, PAfemblée Nacevoir une
contre lcs dénonciateurs CALOMNIEUS.
tionale fit une loi
avoit repris fa place, fe leva ponr
M. de Gouy, , qui
fes Co-députés fe
APPUXER fortement cctte motion;
joignirent à lui; il fembloit qu'ils ne redoutoient point
du tout les châtimens dont on menaçoit les dénonciade pièces; mais le côté gauche de la
teurs dépourvus
INCONSTIfalle s'opposa avec force à cette propofition
le
TUTIONNELLE, déjà préfentée par M. Dambly
décembre,au fujet du même Miniftre, & rejetée alors,
aux droits des Repréfentans de
comme ATTENTATOIRE côté demandoit Fimpreffion de
la Nation. Cc même
l'ouvrage & le renvoi au Comité des Rapporis.
M. de Gouy & fes Collegues fe réunirent à cet avis,
& il fut décrété que cette affaire, la PA EMIERE de ce
genre qui ait été préfentée à PAfem'blée Nationale,
feroit renvoyée an Comité des Rapports, pour en ren-
,
aux droits des Repréfentans de
comme ATTENTATOIRE côté demandoit Fimpreffion de
la Nation. Cc même
l'ouvrage & le renvoi au Comité des Rapporis.
M. de Gouy & fes Collegues fe réunirent à cet avis,
& il fut décrété que cette affaire, la PA EMIERE de ce
genre qui ait été préfentée à PAfem'blée Nationale,
feroit renvoyée an Comité des Rapports, pour en ren- --- Page 20 ---
(r
dre compte IYCESSAMMENT, & qu'il feroit donné communication à M. de la Luzerne de toutes les
lefquelles fe fondoient fes dénonciateurs.
pièces fur
ArNsr, pour cette fois, la dénonciation
d'un Miniftre FUT REÇUE, & folemnellement formneile
dans le procés verbal de P'Affemblée nationale, confignée
-
M. de la Luzerne crit adoucir cet
fes partifans &cf faifant répandre
échec, en affurant
étoit fon SEUL
par eux, que M.de Gony
dénonciateur; que l'achamement d'un
SEUL homme ne pouvoit être un préjugé contre Iil
Minifre intègre &c au deffus du foupcon; enfin
fon
INNOCENCE ne tarderoit pasà
que
paroître au grand joar.
Es effet, aidé de l'Intendant MARBCIS, fon
& fon ami, qui, échappé furtivement à la complice fureur
des Colons de
jufte
afiic dans le fein Saint-Domingue, de fon
étoit venu chercher un
proteéteur, il fe mit à
nne apologie bien digne, en tous fens, d'un fabriquer defpotique du pouvoir arbitraire. Entouré des agent
Commis de fes bureaux, chacun d'eux
premiers
zépondre à l'article de la dénonciation reçut l'ordre de
toit fon Département. Devant
qui compromctrieux des
eux s'ouvrit le dépôt cuintrigues du cabinet, de Ces
intimes que l'on voiloit jadis du nom impofant corre/pondances dej
de lEtat, 8c qui ne renferme que les torts fecrets fecrec des
Adminifitrateurs. Bientôt de cet arfenal miniftériel fortirent TREIZE DÉNÉGATIONS, que M. de Ia Luzerne fit
enluminer par un avocat plaidant au Parlement de
& aufli-tôt les preffes, de l'Imprimetie
Paris;
royale GÉMIRENT
que l'on voiloit jadis du nom impofant corre/pondances dej
de lEtat, 8c qui ne renferme que les torts fecrets fecrec des
Adminifitrateurs. Bientôt de cet arfenal miniftériel fortirent TREIZE DÉNÉGATIONS, que M. de Ia Luzerne fit
enluminer par un avocat plaidant au Parlement de
& aufli-tôt les preffes, de l'Imprimetie
Paris;
royale GÉMIRENT --- Page 21 ---
(13)
par fes ordres, & vomirent une juftification volamineufe
qui ne prouvoit rien au public, finon que lc dénoncé
s'obftinoit A NE PAS AVOUER ses délits.
COMME on étoit bien farqu'an FACTUM de 400 pages"
ne feroit lus dans les circonftances aétuclles, de qui que
ce fit, un extrait, ADROITEMENT libcllé, des TREIZE
fut adreflé à tous les Journaliftes &c
DÉNÉGATIONS >
inféré dans prefque tous les papiers publics.
LEs Députés de Saint-Domingue ne furent pas furpris d'y trouver, à chaque page, L'ÉLOGE pompeux
de celui quiavoit ordonné la fabrication de ce mémoire;
ils fourirent même à la naiveté avec laquelle les ferviles
Coopérateurs, & de l'ouvrage & des extraits, s'efforçoient de perfuader à L'IDOLE ACCUSÉE, & au public,
que le Minifire n'avoit pas refufé des lertres de
convocation à la Colonie de Saint-Dominguc; tandis
fcs Commiflaires les ont conftamment follicitées
depuis que le premier feptembre 17S8; & que jamais la
Colonie N'EN A OBTENU.
Qu'il n'avoit pas mis d'obfacle dans l'Ife à la
nomination des Députés : tandis que plufieurs ordon-:
nances prohibitives ont été rendues à ce fujet par les
Adminiftateurs, & que les moyens fecrets les PLUS
ODIEUX ont été mis en ufage.
Qriln'avoit pas enlevé fon état à un Citoyen eftin
mable, pour couvrir de fes dépouilles fon calomniateur; tandis que Cc Citoyen n'a plus fa place, > & que
le calomniateur en eft revêtu.
ination des Députés : tandis que plufieurs ordon-:
nances prohibitives ont été rendues à ce fujet par les
Adminiftateurs, & que les moyens fecrets les PLUS
ODIEUX ont été mis en ufage.
Qriln'avoit pas enlevé fon état à un Citoyen eftin
mable, pour couvrir de fes dépouilles fon calomniateur; tandis que Cc Citoyen n'a plus fa place, > & que
le calomniateur en eft revêtu. --- Page 22 ---
(1#)
Que des Citoyens n'one
aventurier pour les
pas éte vendus d un
Puiffances
les procès verbaux
étrangères ; tandis que
d'arreftation de Ces
aucune formalité
Citoyens, fans
légalce, fans aucun
ÉCROU dans lcs prifons, & LE
de prétexte, , LEUR
à bord, malgré leurs
REÇU leursperfonnes
MAINS de ceux qui dénoncent gémiffemens , font ENTRE LE$
cet exécrable forfait.
Quun Citoyen n'a pas été juge
tandis qu'il a été embarqué de force, & arbiuratemenes
VISOIREMENT à 8 jours de prifon,
condamné PROn'a éié punie au fond
pour une faute qui
que par 3 jours d'arrêt.
Que la réunion, des Confeils
Domingue n'eft
fupérieurs de Saintpas defafareufe; tandis
qu'une voix contre elle dans la
qu'il n'y a
mier acte de la liberté a été de Colonie, & que le prefupprimé,
RÉTABLIR le Confeil
Quun menfongepublic n'apas été
du grand chemin du Cap,
proféré au fujet
taté dans le préambule quand ce menfonge cft confBEAUTÉ de ce chemin d'un édit, oi l'on cite LA
avant qu'il edt été commencé,
Que Za démifion n'a pas été arrachée à
gifrat fipuagénaire 5 tandis
un Maplace, fans retraite,
qu'il a été PRIVÉ de fa
exaltation
pendant 3 ans, & qu'il ne doit fon
qu'aux fuffrages de fcs
libres.
Concitoyens devenus
Quun père de famille n'a pas été Za vidtime d'une
cft confBEAUTÉ de ce chemin d'un édit, oi l'on cite LA
avant qu'il edt été commencé,
Que Za démifion n'a pas été arrachée à
gifrat fipuagénaire 5 tandis
un Maplace, fans retraite,
qu'il a été PRIVÉ de fa
exaltation
pendant 3 ans, & qu'il ne doit fon
qu'aux fuffrages de fcs
libres.
Concitoyens devenus
Quun père de famille n'a pas été Za vidtime d'une --- Page 23 ---
(15)
exadtion publuque ; tandis que 99 Notables ont. figné
l'atteltation la plus énergique de la
SUR SON CERCUEIL
caufe de fa mort.
des réunions tyranniques n'ont point été faites
Que Domaines du Roi, ni des conceffiors frauduaux
lorfque lcs cris unanimes des Colons
leufes accordées;
ces abus, dont
dénonçoient, 2 à la vengeance publique,
des états
de
la multiplicité par
on eflayoit déguifer
évidemment faux.
Suint-Domingue a toujours été dans PabonQue
tandis
dance des fubffances de premiere néceffiil;
plufieurs reprifes le pain s'y eft payé VINGT SOUS
qu'i
le cours de 1789.
LA LIVRE pendant
Gouverneur, cher à la Colonie, n'a pas
Qu'un tandis qu'il a été mandé en France fur
été rappelé;
Saint-Domingue LE PLEURE &
un faux expofe, & que
le: rappelle.
Intendant proferit n'a pas été maintent,
Quun eft refté dans lIfe, jufqu'à ce que la. fureur
tandis qu'il
vouloit le mettre en PIÈCES, l'ait condu peuple, qui
traint à chercher fon falut dans la fuite.
Qu'une lettre d'approbation n'a point été fuggérée
au Roi en faveur de ce coupable adminifrateur;
tandis
la lettre exifte, que le coupable s'en GLCque
n'edt pas
RIFIE, & que fi notre équitable Monarqué crime la
été trompé, jamais il n'auroit prodigué au
récompenfe honorable de la vertu.
ÈCES, l'ait condu peuple, qui
traint à chercher fon falut dans la fuite.
Qu'une lettre d'approbation n'a point été fuggérée
au Roi en faveur de ce coupable adminifrateur;
tandis
la lettre exifte, que le coupable s'en GLCque
n'edt pas
RIFIE, & que fi notre équitable Monarqué crime la
été trompé, jamais il n'auroit prodigué au
récompenfe honorable de la vertu. --- Page 24 ---
(16)
LEs Députés de Saint-Domingue ne s'étonnèrent
nou plus d'apprendre qu'une défenfe TÉNÉBREUSENENT pas
libellée à Paris par le fieur de Marbois, auxiliaire du
Miniftre, circuloit dans les Provinces, & fur-tout dans
LES PORTS DE MER, oil fes rigueurs PRC
dd lui faire quelques'amis. Ils
OHIBITIVES ont
reconnurent à chaque
page de cet ouvrage le cachet d'un homme habitué à
manier la verge de fer, & ils lui pardonnerent de
fans ceffe:
répéter
Que Za dénonciation n'étoit Pouvrage que de M. de
Gouy; comme fi le nombre des Rédacteurs
ajouter à l'influence. d'une
pouvoit
Colonie.
approbation UNANIME de la
Que cetze dénonciation n'étoit lignée que de 13 Deputés ; comme fi 13 fur 14 ne formoient
JORITÉ suffifante,
pas une MAQu'elle n'étoit faite qu'au nom d'un des trois
Comités de L'IRe, comme fi les trois Affemblées
vinciales permanentes n'avoient
propas énoncé
LE MÂME VGU, avec la même énergie, féparément
mêmc avant que l'Affembléc générale
long-temps
s'expliquat.
Que la dénonciation ni'ef appuyée d'aucune
comne fi le Rédacteur n'avoit
pidees
Chef
pas énoncé à chaque
que toutes les pièces étoient dans fes
qu'il a bien prouvé par le DÉPOT
mains, ce
en a fait au Comité des
AUTHENTIQUE qu'il
Rapports.
Que le feur de Marbois eft réduit à repoufer Jeul,
avec
embléc générale
long-temps
s'expliquat.
Que la dénonciation ni'ef appuyée d'aucune
comne fi le Rédacteur n'avoit
pidees
Chef
pas énoncé à chaque
que toutes les pièces étoient dans fes
qu'il a bien prouvé par le DÉPOT
mains, ce
en a fait au Comité des
AUTHENTIQUE qu'il
Rapports.
Que le feur de Marbois eft réduit à repoufer Jeul,
avec --- Page 25 ---
(17)
adions 8fa vie, des ennemis nombreux &
avec fes
fi des ennemis nombreux fe feroient
puifans; ; comme
Adminiftrateur
élevés , parmi les Colons, contre un
qui
auroit, fu SE FAIRE AIMER daus la Colonie.
Quil ef déja regretté de Saint- Domingue, & que
bénies comme fi les trois Aflembiées
fa mémoire y. e/t
euffent, depuis
provinciales & P'Affemblée générale
d'autres fentimens que L'ALÉGRESSE
6 mois, exprimé
de fa fuite & LA CRAINTE de son retour.
Quefe jufification eft appuyée de pièces irreffibless comme fi lon pouvoit appliquer cette épithete
à des paffages de la GAZETTE dc la Colonie, imprimée
alors dans LA RÉSIDENCE des Adminiftrateurs, SOUS
LES YEUX des Adminifrateurs, par L'IMPRIMEUR des
Adminiftrateurs, & non autrement.
triompher des inculpations fignées de 13
Que pour
d'oppofer les témoignas es favoDéputés, ils sufiroit
rables fgnés de 13 habitans, 6 quil en produira plus
de 15O; comme fi l'on pouvoit mettre en parallele 13
particuliers avec LES TREIZE REPRÉSENTANS d'une
qui, revêtus de fa confance & de
Colonic puiffante,
en fon nom 5 comme fi 150
fes pouvoirs, agiflent
fifignatures ISOLÉES pouvoient être comparéesà 4,000
réunies; comme fi tout un peuple ne parloit
gnatures fes Repréfentans parlent d'après fcs ordres,
pas, quand
UNANIME, poftérieur à leurs
& qu'un ASSENTIMENT le fceau d'une fanction irréaffertions, vienty mettre
cufable. --- Page 26 ---
(18 )
TOUTES ces allégations miférables des deux Adminiftrateurs inculpés, toutes ces dénégations
contre un mémoire dénonciatif
précoces
CORE
QUI N'AvOIT PAS ENPARU, ne pouvoient être confidérées par des
leéteurs impartiaux comme des argumens
ne devoient pas
viétorieux, &
provoquer une réponfe de la part des
Repréfentans de la Colonic'; mais il ne leur fut
pofible de garder Pareillement le filence fur
pas
graphe dé l'avant. - propos du Mémoire
un parade la Luzerne, ou l'on lifoit ces juftificatif aut de M.
môts:
LA dénonciation faite contre moi à
Nationale a étefignée par 13 perfonnes ;' mais' rAfemblée
elles,je Jais difinguer MES PRAIS
parmi
TEURS.I en eft qui, après m'avoir ACCUSA
TERONT d'avoir
M,REGRETtropfacilement cédé d des impulRons ÉTRANGEKES.. Je vais mettre
le public dporeée de prendre
rAfemblée 6
des
une JUSTE
autres.
OPINION
dénonciation faite contre moi à
Nationale a étefignée par 13 perfonnes ;' mais' rAfemblée
elles,je Jais difinguer MES PRAIS
parmi
TEURS.I en eft qui, après m'avoir ACCUSA
TERONT d'avoir
M,REGRETtropfacilement cédé d des impulRons ÉTRANGEKES.. Je vais mettre
le public dporeée de prendre
rAfemblée 6
des
une JUSTE
autres.
OPINION Ir étoit évident que cette affertion hafardée
d'autre motif que d'abufer le public, & de lui n'avoit faire
eroire, 1°, que les 13 fignataires de la dénonciation
étoient LES DÉNONCIATEURS du
dénonciation N'ÉTOIT
Miniftre; 20, que cette
POINT UNANIME de la
des
Députés de la Colonie; 3°.
part
Étoient des
que parmi cux, les uns
INTRIGANS qu'on va livrer a l'opinion :
publique, & les autres des AMES FOIBLES qui avoient
trop facilement cédé à des impulfions
étrangeres
PouR neutralifer l'effet de ces intentions
pérverfes, --- Page 27 ---
(191)
M. de Gouy propofa à fes collegues DE DÉPOSER au
Comité des Rapports CENT CINQUANTE PIRCES JUSTI*
FICATIVES à Pappui de la dénonciation. Cette mefure
fut agréée par la députation qui fe rendit en corps au
&
y RÉALISA.CE DÉPOT 2 après avoir
Comité , qui
dont il importe de
laiffé fur le bureau une déclaration
donner communication à nos leéteurs..
EXTRAIT DE IA DÉCLARATION DES DÉPUTÉS
DE SAINT- DOMINGUE.
Paris , 2 juillet 1790.
R La députation, 9 fans vouloir répondre QUANT A
D: PRÉSENT au mémoire de M. de la Luzerne, , autrele fimple expofé des pieces juftifica-
> ment que par
les inculpations de ia Cos tives qui appuient toutes
cimais
BLESSÉE du paragraphe
>> lonie $
juftement
d'inférer dans on apologie,
> deffus qu'ils'eft permis
de RÉ-
>: a arrêté: Que nous faifirons cetter occafion
w. PÉTER ce que nous avons annoncé à LA TRIBUNE,
D & ce que nous publierons PAR ÉCRIT, que perfonne
à préfent N'ACCUSE M. de la Luzeme, mais
D quant
DÉNONCE aux Repréfentans de
> que Saint-Domingue
fubalternes de
> la Nation & ce Miniftre & les agens
ce n'eft donc pas la députation de,
> fes ordres; que
p la Colonie qui fait cette dénonciation > puifqu'elle.
D n'eft que L'ORGANE de la Colonie dénonçante.
c'eft
l'effence de fcs fonétions,
> Qu'AINSI
attaquer
entre
> que de chercher à établir des DISTINCTIONS
> les membres de la députation, lorfqu'elle ne forme
B2
alternes de
> la Nation & ce Miniftre & les agens
ce n'eft donc pas la députation de,
> fes ordres; que
p la Colonie qui fait cette dénonciation > puifqu'elle.
D n'eft que L'ORGANE de la Colonie dénonçante.
c'eft
l'effence de fcs fonétions,
> Qu'AINSI
attaquer
entre
> que de chercher à établir des DISTINCTIONS
> les membres de la députation, lorfqu'elle ne forme
B2 --- Page 28 ---
(20)
s" qu'un corps INDIVISIBLE de
D non par leur propre choix, mais mandataires remplifanf,
> doivent aux ordres
par le iefped qu'ils
direéts,
> leurs
précis, & répétés de
Commettans, une miflion JUSTE en
> UTILE à la Colonic, mais
clle-meme,
> cccurs.
DOULOUREUSE pour leurs
> Que pour repouffer
>>
TION attentatoire à la oftenfiblement une INCULPAdignité du
> préfentans d'une
caraétere des Rcgrande & puiffante
>> nifefter à tous les membres
contréc, , & made
> nale, nos collegues, &
l'Affemblée Natio-
> de notre confciente,
au Public, la CONVICTION
TUNANIMITÉ de
> FINDIVISIBILITÉ de nos
nos opinions,
> nous aurions tous
démarches, & l'horreur que
>
pour l'être VIL OU FOIBLE
permettroit de céder à des
qui fe
>) la députation énoncera impulfions trangeres S
> des Rapports,
folennellement au Comité
>> la
par l'organe dc fon Préfident &
fignature DE TOUS SES MEMBRES
par
9 préfente délibération
au pied de la
qui fera
a qu'elle n'eft QU'UNE dans dépofée. fur lc Burcau,
> pour l'avantage de la
tout ce qui a, été arrêté
a des objets qui
Colonie, & qu'à.LA TÂTE
intéreffent le plus
D paix, la
effentiellement la
tranquillité, & la
> ic vent, Cc feroit
profpérité des Ifles. fous
s'aveugler
de
a demande qne fait
que ne pas placer la
Saint-Domingue de
AUCUN R LAPPORT avec le
N'AVOIR PLUS
rine, fon
Miniftre adluel de la Ma-.
Intendant, , & fon Procurcur général.
D QuE la députation tout
le
entiere, après avoir fait
récollement & LE DÉPOT d'eayiron
I5o picces
la
> ic vent, Cc feroit
profpérité des Ifles. fous
s'aveugler
de
a demande qne fait
que ne pas placer la
Saint-Domingue de
AUCUN R LAPPORT avec le
N'AVOIR PLUS
rine, fon
Miniftre adluel de la Ma-.
Intendant, , & fon Procurcur général.
D QuE la députation tout
le
entiere, après avoir fait
récollement & LE DÉPOT d'eayiron
I5o picces --- Page 29 ---
(*x)
deux de fes Commiflaires figneront,
pi originales, que
de la part de M. le Rap-
> ne varietur, follicitera,
fon zelc lui infpirera
> porteur, toutc la célérité que de cette affaire, fi
> pour la PROMPTE EXPÉDITION due à la Colonic, &
> importante à la SATISFACTION
comréclamera de Péquité des membres qui
>> qu'elle
le nombre d'audiences néceffaires
> pofent le Comité,
exigent
les inftruirc fur des faits nombreux, qui
> pour
d'attention de leur part, quc fouvent
>) d'autant plus
analogie avec les ufages
>> ils ne préfentent aucune &. familiers à ceux qui
> obfervés dans le continent,
> Thabitent.
le préfent arrèté, fait au Comité,
>> ENFIN, que
tous les Membres
D fera figné, MANU PROPRIA, par
>.
> préfens de la députation de Saint-Domingue
déposérent leur déclaration
ILs fignèrent en effet,
fur Ie bureau AVEC LES PIÈCES, & fc retirèrent, après
plulieurs fois qu'elles étoient deftinées à
avoir répété
à Faccufé; mais que, pour des
ètre communiquées
il ne devoit lui être délivré
raifons fages & politiques, 3
à
des EXTRAITS que des articles qui LE CONCERNOIENT,
charge & à décharge.
M. de la Luzernc, informéde ee dépôt, dont la réalifation lui avoit toujours femblé une chimère demanda
ces pièces lui fuffent confiées, & en prefla beauque la remife; il mettoit à cette communication un
coup intérêt, fans doute, puifqu'il ne ccfloit D'ACpuiffant
à ce fujet, le Préfident du Comité,
CABLER DE VISITES ,
B 3
articles qui LE CONCERNOIENT,
charge & à décharge.
M. de la Luzernc, informéde ee dépôt, dont la réalifation lui avoit toujours femblé une chimère demanda
ces pièces lui fuffent confiées, & en prefla beauque la remife; il mettoit à cette communication un
coup intérêt, fans doute, puifqu'il ne ccfloit D'ACpuiffant
à ce fujet, le Préfident du Comité,
CABLER DE VISITES ,
B 3 --- Page 30 ---
(2x)
L'orgueil miniftériel, qui, pendant une
traité avec tant dc hauteur les Commiffaires année, avoit
Domingue, FLÉCHISSCIT à fon tour devant la de Saintde fortir d'une polition
néceflité
PÉRILLEUSE. En
que chaque jour rendoit plus
effet, le Miniftre, en provoquant fon
délai jugement, n'avoit à combattre que le paffé ; le moindre
pouvoit le mettre aux prifes avec LE PR
Dans l'état aétuel, il n'avoit à craindre d'autres ÉSENT.
que celies que le hafard nousa avoit
armes
rant, il devoit redouter le
fournies ; en difféentier, qu'une Colonic
débarquement d'un arfenal
malheureufe
contre lui.
pouvoit expédier
LES Députés de Saint-Domingue, fans
cifément. à profiter des
chercherp prévoient leur offrir,
avantages que des délais pouINTÉGRALE des s'opposérent conftamment à la remife
pièces dont ils avoient faît lc dépôt.
IxviTésau Comité des Rapports pour fe déciderfurce
point, ils y trouvèrént M., DE
Avocat
M.de la Luzerne , qui demandoit BONNIERES,
de
Vintégralité des
MM. de Gouy & de Reynaud référérent à pilce"
claration du' 2 juillet, en
notre dénêtes &
développèrent les motifs hopatriotiques, confentirent formellement à la
communication TCTALE, SANS DÉPLACER,
à la remife d'une copic
acquiefcèrent
A
authentique des objets RELATIFS.
L'ACCUSÉ, re firent porter leurs
fur la communication ÉCRITE
RÉSERVES que
mettans, & fur celle de
DU SECRET de nos Comquelques articles qui ne font
propres qu'à, élever des queftions infiniment
dont la publicité, au milieu des troublcs dangereufes,
qui agitoient
Saint-Domingue, pouvoit devenir un prétexte pour pro-
,
à la remife d'une copic
acquiefcèrent
A
authentique des objets RELATIFS.
L'ACCUSÉ, re firent porter leurs
fur la communication ÉCRITE
RÉSERVES que
mettans, & fur celle de
DU SECRET de nos Comquelques articles qui ne font
propres qu'à, élever des queftions infiniment
dont la publicité, au milieu des troublcs dangereufes,
qui agitoient
Saint-Domingue, pouvoit devenir un prétexte pour pro- --- Page 31 ---
(23) 1
woqnerliadépendiance, 2 & nous faire perdre cette magnifique poffeffion & toutes les autres Colonies.
CES raifons politiques auroient paru de quelque
l'agent d'un Miniftre qui n'aupoids à tout autre qu'à
roit voulu que SE JUSTIFIER :. & qui n'auroit pas
à
D'INERTIE toutes les pièces
cherché 2 ou frapper
DÉCOUVRIR LES
deftinécs à le convaincre, ou à y
à même
de fes accufateurs, dont il étoit encore
NOMS
ou enfin à PUNIR une Colonie entière,
de fe venger,
lui témoigne , en la livrant 7
de T'exécration qu'clle indifcretes, à tous les malheurs
par des manifeftations
d'une guerre inteftine & cruelle.
de
MAIS le défenfeur infifta fur la libre difpofition
& le Comité des RapL'INTÉGRALITÉ DES PIÈCES;
l'intention expreffe
ports, nc pouvant les livrer contre
convint d'endes Repréfentahs de Saint-Domingue,
à la
référer le lendemain 5 aodt, en leur préfencc,
féance du foir, à PAffemblée Nationalc.
rendirent, & l'affaire n'y fut pas
LEs parties s'y
de la féance du matin,
traitée; mais le 6, àl Pouverture
de la Co-,
L'ARRIVÉE d'aucun des Députés
& AVANT
une décifion
lonic, le Comité des Rapports provoqua
PAfembléc Nationale, , NON INSTRUITE, 3
fur laquelle
DISCUSSION , le décret fuivant: :
prononça, SANS AUCUNE
avoir entenda
NATIONALE, après
D LASSEMBLÉE
ordonne que la commus fon Comité des Rapports,
les
contenucs
nication INTÉGRALE de toutes pièces
D
l'inventaire fourni par les Députés de Saint-
> dans
fera donnée à- M. de la Luzerne, ou
D Domingue,
de MM. les DéD à fon Confeil, même en l'abfence
B 4
SSION , le décret fuivant: :
prononça, SANS AUCUNE
avoir entenda
NATIONALE, après
D LASSEMBLÉE
ordonne que la commus fon Comité des Rapports,
les
contenucs
nication INTÉGRALE de toutes pièces
D
l'inventaire fourni par les Députés de Saint-
> dans
fera donnée à- M. de la Luzerne, ou
D Domingue,
de MM. les DéD à fon Confeil, même en l'abfence
B 4 --- Page 32 ---
(:4)
9 putés de Saint-Domingue, &
> lui en feront délivrées
que copies en forme
>2.
A peine ce décret étoit-il rendu,
Ie
teur s'en étoit déjà fait délivrer
que Rapporenvoyé, fur l'heure
expédition, & l'avoit
même, att Comité des
pour le mettre A EXÉCUTION.
Rapports
C'ÉTOIT enlever aux Députés de
le feul moyen qui leur reftoit, de Saint-Domingue
main contre cette
revenir le lended'en
difpofition, en les mettant à même
expofer les dangers lors de la leéture du
verbal, époque deftinée à la redtification de procés
prononcés femblables, que lAffemblée Nationale, plufieurs
jours jufte,- ne refufe jamais de changer,
toueft éclairée par des. parties qui n'ont
guand elle
dues la veille.
point été entenUx dépôt de confance fut donc ENLEVÉ
intention expreffément
contre leur
déclaration des. droits manifeftée 3 au méptis de. la.
fceau des
de TPhomme, & du refpedt da au
lettres; car ils avoient appofé LE SCEAU
LEURS RÉSERVES fur tous les articles
DE
nuite à la chofe
&
qui pouvoient
publique aux réputations
& il femble que la plus grande RIGUEUR à leur ptivécs,
& la FAVEUR la plus marquée vis-à-vis du égard
auroient da leur laiffer au moins l'option
Miniftre (t
fuivante:
Ou la communication INTÉGRALE des
l'accufé, , ou la remife ABSOLUE du
pièces a
ciateurs.
dépôt aux dénonJ
tous les articles
DE
nuite à la chofe
&
qui pouvoient
publique aux réputations
& il femble que la plus grande RIGUEUR à leur ptivécs,
& la FAVEUR la plus marquée vis-à-vis du égard
auroient da leur laiffer au moins l'option
Miniftre (t
fuivante:
Ou la communication INTÉGRALE des
l'accufé, , ou la remife ABSOLUE du
pièces a
ciateurs.
dépôt aux dénonJ --- Page 33 ---
(ss).
n'auroient pas bélité à adopter ce dernier parti,
ILs
AUSSI DÉLICATE,
& à attendre, dans une conjonéture
les ordres de leurs Commettans.
ils livrèrent a T'impreffion le récit
Dès le même jour
COMPLETTE de
dc ces faits, comme une juftification
les
conduite ils firent inférer dans tous papiers
leur
;
& déclarèrent formelpublics un extrait de ce récit, y
étoient innocens, & de tous les MALHEURS
lement qu'ils
réfulter de F'exécution d'un tel
PUBLICS qui pouvoient
auxdécret, & de toutes les infortunes particulières
il livroit ceux de leurs Compattiotes qui, ayant.
quelles
de leur dévoiler les abus adieux du Goueule courage
fans doute, être en butte à la
vernement, alloient, Miniftre inculpé & tout-puiffant, qui
VENGEANCE d'un dans fes mains la lifte dc fes ACCUSAtenoit déformais
d'un mot la changer en une lifte
TEURS, & pouvoit
DE PROSCRIPTION.
M. de la Luzerne ne perdit point de temps. Toudans l'inquiétude à chaque vaiffeau qui abordoit
jours
6 Commis prendre copie de L'INnos côtes, il envoya
dépofées. Tandis qu'on
TÉGRALITÉ des correfpondances
travailloit fans relâche, fes preffentimens fe vérifièrenta
y
M. de Gouy mionta à la tribune.
LE 20 juillet,
les ennemis de la révolution
4 MESSIEURS, dit-il, retirer le fruit des trames odieufes
> perdant l'efpoir de
fur le continent; ont
> qu'ils avoient mifes en ceuvre
des alarmes d'un
> imaginé de femer dans les efprits,
des bruits
D autre genre, & de répandre dans le public
fes preffentimens fe vérifièrenta
y
M. de Gouy mionta à la tribune.
LE 20 juillet,
les ennemis de la révolution
4 MESSIEURS, dit-il, retirer le fruit des trames odieufes
> perdant l'efpoir de
fur le continent; ont
> qu'ils avoient mifes en ceuvre
des alarmes d'un
> imaginé de femer dans les efprits,
des bruits
D autre genre, & de répandre dans le public --- Page 34 ---
(:6)
> attentatoires à la FIDÉLITÉ des Colonies
> & particulièrement. à cellc de
françoifes,
> bruits menfongers &. alarmants Saint-Domingue. Ces
> ne pourroient
pour le commerce,
>) la
manquer de porter un coup fitnefte à
tranquillité dés Antilles, en
> trées précieufes l'abondarice éloignant de ces con-
> mière nécefité
DES DENRÉES de. pre-
, qu'il. importe
>> PRIX
d'entretenir à DES
RAISCNRABLES;d dansles
> oi nous fommes.
circonftances politiques
nSl
.
> LA députation de
> voir,
Saint-Domingue vient de receMeffieirs, des lettres
> lefquelles elle eft autorifée à OFFICIELLES, d'après
>
DÉMENTIR ces bruits
d'indépendance, 5 répandus avec
> n'cht aucun fondement." Nous
profulion , & qui
devoris
> quer ces adreffes
vous communiconfolantes >.
EXTRAIT D'UNE IFTTRE DU PRÉSIDENT
I'ASSEMBIEE
DE
PERMANENTE DE IA PROYINCE
DU SUD DE SAiNT-Doxixour
AUX DÉPUTÉS
DE LA COIONIE A I'ASSEMBIÉE NATIONAIE.
Auz Cayes,le 19 mai 1790.
;> CHARGÉ parlAffemblée provinciale du Sud de
> faire paffer fon. arrêté concernant le: décret
vous
>. femblée Nationale du 8
de P'AC
> preffe de
mars dernier, je m'emm'acquitter de ce. devoir & de vous
> que tous les bons' Citoyens
affurer
regardént ce décret comme,
DE LA COIONIE A I'ASSEMBIÉE NATIONAIE.
Auz Cayes,le 19 mai 1790.
;> CHARGÉ parlAffemblée provinciale du Sud de
> faire paffer fon. arrêté concernant le: décret
vous
>. femblée Nationale du 8
de P'AC
> preffe de
mars dernier, je m'emm'acquitter de ce. devoir & de vous
> que tous les bons' Citoyens
affurer
regardént ce décret comme, --- Page 35 ---
(27)
la bafe de notre régénération.
s
de recevoir avec votre lettre du 14
> Nous venons
mémoire du fieur la Luzerne. Il
s mars la copie du
ait juré DE CALOMNIER
> femble que ce Miniftre
du Roi & de la Na-
> fans ceffe les Colonies auprès
conduite lui
mais NOTRE FIDÉLITÉ & notre
> tion;
démenti formel; & fi on n'ufe pas â
>> donneront un
la honte de fcs mens fon égard de, CONTRAINTE,
à defcendre d'une
le forcera, fans doute,
s) fonges
JAMAIS DIGNE de monter >.
$ place ou IL NE FUT
dernier article de cette lettre excita des murLE à la droite du Préfident, & des applauliffemens
mures
mais M. de Gouy les fufpendit par P'anà fa gauche ;
nonce d'une lettre plus récente.
PERMANENTE DE IA
IETTRE DE T'ASSENBIÉE
DÉPUPROYINCE DU NORD, ADRESSÉE AUX
NATIOTÉS DE IA COIONIE A T'ASSEMBIÉE
NAIE.
Au Cap, le 27 mai 1790.
L'ASSEMBLÉE PROVINCIALE de la partie françoife
>
s'empreffe à vous 'envoyer [cs
> de Saint-Domingue
mois. Elle vous invite
> deux arrêtés des 6 & 17 de ce
comme un
à TAfembiée Nationale,
4> à lés préfenter
lc bienfait inapde fa reconnoiffance pour
> hommage
fait à la Colonic' par fon décret
> préciable qu'clle a
:
. C'eft une miffion bien
D du 8 mars. e
INCIALE de la partie françoife
>
s'empreffe à vous 'envoyer [cs
> de Saint-Domingue
mois. Elle vous invite
> deux arrêtés des 6 & 17 de ce
comme un
à TAfembiée Nationale,
4> à lés préfenter
lc bienfait inapde fa reconnoiffance pour
> hommage
fait à la Colonic' par fon décret
> préciable qu'clle a
:
. C'eft une miffion bien
D du 8 mars. e --- Page 36 ---
s confolante & bien fauisfaifante (:8)
>> que d'être (pécialement
pour PAffemblée,
> au nom de toute la chargée de vous tranfincttre s
> RECONNGISSANCE. province, fa fenfibilité & fa
> MAIS, Meflieurs & chers
> n'eft point
Compatriotes, notre joie
complette; lc
> toujours dans les mains Miniftère de la Marine *
> entretint
du Comte de la Luzerne,
> mis' de croire nosinquiétudes & nos alarmes. S'il eft pér-
> vaincu, & de que peut-ètre, à la fin, il eft con-
> de fon adminiftration Finjuftice dc fes principes; & de. celle
> à réparcr fes torts
pour cette Colonic, fa lenteur
> & fa
devient alors un crime envers elle,
defitution, dès ce
> jamais L'OBJET
moment, devient plus
DE NOS
mais
que
> c'el que nous fommes veux;
difons plus,
>> cette deftitution
intimement PERSUADÉS quede
> l'ordre de toutes les dépend AESOLUMENT le retour à
partics de T'adminiftration..
M. de Gouy donna à entendre
L'OUEST étoit animée du
que la Province de
SEMBLÉE
même elprit, & quc L'Asde
GÉNÉRALE, en confacrant les mêmes
refpeét pour l'Affemblée
principes
la
Nationale, & d'amour pour
mére-patrie, étoit lc centre commun oi
aboutir tous les rayons du
venoicnt
DÉLITÉ coloniale de
PATRICTISME & dc la FISaint-Domingue,
CES deux lettres, inférécs dans tous les
firent une grande impreffion fur les
journaux,
mes juftes qui. s'étoient laiffé
efprits; les homles amis du
dire anciennement par
Minifte, que fa dénonciation étoit lauvre
'amour pour
mére-patrie, étoit lc centre commun oi
aboutir tous les rayons du
venoicnt
DÉLITÉ coloniale de
PATRICTISME & dc la FISaint-Domingue,
CES deux lettres, inférécs dans tous les
firent une grande impreffion fur les
journaux,
mes juftes qui. s'étoient laiffé
efprits; les homles amis du
dire anciennement par
Minifte, que fa dénonciation étoit lauvre --- Page 37 ---
129 )
'le M. de Gouy S E U L; plus récemment, qu'elle n'éfoit
Dépurés; & dans tous
Touvrage que de QUELQUES
appuyée D'A UCU N. E preuve s
lcs temps s qu'ellentbroit
de la Colonie entière,
parce qu'il étoit chérie refpelte
comnencdhenuifu/p-del la véritéde ces affertions, quand
ils virent clairement que la Province DU SuD s'expli- la
fans détour, Sc que la Province DU NORD,
quoit
s'énonçoit avec
plus confidérable de Saint-Domingue, doute fur les fentiune énergie qui ne laiffoit aucun Colons.
mens del la PRESQUE UNANIMITÉ des
défavorable à notre adverDÉJA cette opinion,
faire, & fi bien méritéepar fon opiniâtreté tyrannique lorl- 2
dans le fouvenir des gens impartiaux 5
germoit adrefle libre & franche de la Province du NORD
qu'une
Nationale, en date du 13 juillet 1790,
à P'Affemblée
de la Colonic, qui en apprécièrent
parvint aux Députés réfolurent d'en donner connoiffance
l'importance, & qui
M. de Reynaud
alAffemblée Nationale & au public.
infifta pour que cette pièce fut entendue;il commença
lire la lettre d'envoi, & M. de Gouy fat chargé
par
de lire P'adreffe.
d'amour, de refpect, de fidélité, dont
LES fentimens
TAffemblée Nationale, avoient
elle eft remplic pour
fes membres, lorfque P'arcaptivé l'attention de tous
occafionna un murticle des NÈGRES & des MULATRES
mure de la part du parti négrophile, qui heurcufement
n'eft pas nombreux.
Le paragraphe qui concerne les lois prolibitives,
de lire P'adreffe.
d'amour, de refpect, de fidélité, dont
LES fentimens
TAffemblée Nationale, avoient
elle eft remplic pour
fes membres, lorfque P'arcaptivé l'attention de tous
occafionna un murticle des NÈGRES & des MULATRES
mure de la part du parti négrophile, qui heurcufement
n'eft pas nombreux.
Le paragraphe qui concerne les lois prolibitives, --- Page 38 ---
(30)
excita l'improbation du
dre. Mais M. de
commerce; on devoit s'y attenGouy, qui fentoit combicn il étoit important que l'Affemblée fat convaincue
OBJETS CAPITAUX eft attachée
qu'à ces DEUX
LIAISONS qui doivent unir
T'IMMUABILITÉ DES.
djamais les Colonics à la,
Métropole, répéta ces articles avec un ton ferme &
prononcé, dont TAFFECTATION ne pouvoit
laiffer
de doute fur lINTENTION de fes
plus
Commettans.
ENFIN le côté droit du Préfident ft cntendre
fes clameurs, quand le
auffi
leéeur, élevant la voix à
& PESANT SUR'TOUS LES MOTS,
deffein,
coloniale:
prononça cette vérité
D Les mal-intentionés, pour affarer leurs
D exciterla MÉFIANCE
fuccès, &
>) EFFRAYANT d'un Miniftre CÉNÉRALE,Ont prononcé le nom
> de la Colonic,
qui a fait TOUS LES MAUX
qu'un Roi abufé
> confeils, &
n'éloigne pas de fes
qui,,réuni avec Marbois,
> COLONS, a influé
l'ENNEMI DES
peut-être fur le décret &
> tion, & doit plus
l'inftrucque jamais faire
> Colonie ).
tremblei la
CETTE phrafe faillante étoit fuivie de
moins
celle-ci, non
remarquable :
> Pardonnez,
Meffieurs, A NOTRE
A mais elle ne fut
FRANCHISE, jaD font
plus néceffaire e
ces alarmes
communes A TOUTE la Colonie >.
CETTE UNANIMITÉ que l'Affemblée'
provinciale du
cret &
> tion, & doit plus
l'inftrucque jamais faire
> Colonie ).
tremblei la
CETTE phrafe faillante étoit fuivie de
moins
celle-ci, non
remarquable :
> Pardonnez,
Meffieurs, A NOTRE
A mais elle ne fut
FRANCHISE, jaD font
plus néceffaire e
ces alarmes
communes A TOUTE la Colonie >.
CETTE UNANIMITÉ que l'Affemblée'
provinciale du --- Page 39 ---
TB:)
Nordannoncoit, ne tarda pas à être CONFIRMÉE d'uns
manière éclatante.
LE 8 août 1790, M. de Gouy regutdu PRÉSIGÉNÉRALE DE
DENT DE LASSEMBLÉE
DE S.DOMINGUE
LA PARTIE FRANEOISE
ces mots:
une lettre OFFICIELLE, commençant par
L'Affemblée
de la partie françoife de
>
générale
Monfieur, AVEC INTÉs Saint-Domingue a entendu,
RÉT la leéture de votre lettre. Elle s'occupe , en ce
P.
de VOTRE EXCELLENT OUVRAGE, ayant
>: moment, Dénonciation- de M. de la Lugerne. Je
> pour titre :
reD fuis chargé de vous affurer DE SA SATISFACTION
lative à Ia
de caraétère, au dévouement &
>
vigueur
fait
au zèle infatigable dont vous avez toujours
le bien de la partie françoife de SaintD preuve, pour
S Domingue,
La députation vit avec une fatisfaétion bien vés.
obtenir, dans la
ritable LE SUCCÈS que paroiffoit
dont M. de
Colonie, la dénonciation du Miniftre ?,
Gouy avoit envoyé une minute incorrecte à un
Membre de PAffemblée générale. Elle attendoit avec
fubir cet
impatience le réfultat DE L'EXAMEN qu'alloit
lorfque, dans une adrefle à PAffemblée Naécrit-, tionale de France, en date du 24 juillet 1790, & qui
fut lue à la tribune le II Septembre 2 les Députés de
la Colonie eurent la douceur d'entendre de leuirs propres oreilles ce qui fuit:
un
Membre de PAffemblée générale. Elle attendoit avec
fubir cet
impatience le réfultat DE L'EXAMEN qu'alloit
lorfque, dans une adrefle à PAffemblée Naécrit-, tionale de France, en date du 24 juillet 1790, & qui
fut lue à la tribune le II Septembre 2 les Députés de
la Colonie eurent la douceur d'entendre de leuirs propres oreilles ce qui fuit: --- Page 40 ---
(3)
EXTRAIT D'UNE IETTRE DE
RAIE DE IA PARTIE
r'AssEmnzte cExg
Donivorr,
FRANGOISE DE SAINTr'ASSEMSiis NATIONALE,
A.
Saint-Mare, le 24 juillet179o.
>
Nous avons
D en communication le
l'honneur de vous donner
DÉCRET
>) femblée générale de la
D'ADHÉSION de l'AC
> Domingue, à la
partie françoife de Saint-
> PAR M. DE Goux DÉNONCIATION qui vous a été faite
> zerne
D'ARSY, contre M. de
2 ci-devant Gouverneur
la Lu3) françoife de
général de la partie
a
Saint-Domingue,
de la Marine, enfemble
actuellement Miniftre
>> de cette
quelques pièces au fouticn
dénonciation, en attendant
> procurer d'autres que les Paroiffes qu'on puiffe s'en
voyer inceffamment >.
doivent nous en-
/ > AH! Mellieurs, délivrez
> NOS ENNEMIS
nous DU PLUS CRUEL DE
perfonnels, &
>, GÉREUX pour. les intérêts de peut-étre la
du plus DAN-
> puis que fa Majefté,
Nation entière. De.
> & de chérir,
que nous ne ceffons de bénir
2) en le
nous a fait un SI FUNESTE
nommant Gouverner
PRÉSENT,
>) éprouvé que
général, nous n'avons
VEXATIONS, abus
>) genre, & CRUAUTÉS
d'autorité en tout'
>> a toujours été en
inouies j enfin la Colonie
> de Iheureufe
déclinant : nos frètes jouiffent déjà
régénération que vous leur avez procurée,
&
de chérir,
que nous ne ceffons de bénir
2) en le
nous a fait un SI FUNESTE
nommant Gouverner
PRÉSENT,
>) éprouvé que
général, nous n'avons
VEXATIONS, abus
>) genre, & CRUAUTÉS
d'autorité en tout'
>> a toujours été en
inouies j enfin la Colonie
> de Iheureufe
déclinant : nos frètes jouiffent déjà
régénération que vous leur avez procurée,
& --- Page 41 ---
(33)
5 & nous , nous gémiflons encore fous ie joug" du
>> plus affreux defpotifine, Le DÉSESPOIR eft à fori
> comble, Meffieurs, & nous ne pouvons plus répon-
> dre du parti violent que peuvent prendre nos Conci-
> toyens contre nos tyrans & nos ennemis communs >
t. Signé RÉRAUIT > Prefident; VALENTIN DE CuLLION, Pice - Préfident ; LE GRAND, TREBUCIEN,
D'EAUBONNEAU & DENIX, Secrétaires.
A cette adreffe étoit annexéle DÉCRET fuivant:
EXTRAIT DES REGISTRES DE I'ASSEMDIFE GE:
NÉRAIE DE, I4 PARTIE FRANÇOISE DE SAINTDOMINGUE.
Séance dic IO juillet 1790.
$ LA motion a été faite pour qu'il fut délibéré fur
$ la DÉNONCIATION dont il a été doriné lecture dans
5 lesprécédentes féances, & qui a été faite àl'Affemblée
> Nationale par M. LE MARQUIS DE Goux D'ARSY,
S> contre lc fieur Comte de la Luzerne, ci-devant Gou-
> verneur général de la partie françoifede Saint-Domin-
>) gue, adtuellement Miniftre de la Marinc.
> La matière mife en délibération 5 L'ASSEMELÉE
5 GÉNÉRALE a décrété & décrete qu'clle AVOUE cette
s dénonciation, comme AYANT TOUJOURS ÉTÉ. LE
5 veeu de la partic françoife de Saint-Domingue 5 déD clare en prendre SUR ELLE toutes les fuites; CHARGE
D expreffément M. LE MARQUIS DE Goux D'ARSY &s
C
uellement Miniftre de la Marinc.
> La matière mife en délibération 5 L'ASSEMELÉE
5 GÉNÉRALE a décrété & décrete qu'clle AVOUE cette
s dénonciation, comme AYANT TOUJOURS ÉTÉ. LE
5 veeu de la partic françoife de Saint-Domingue 5 déD clare en prendre SUR ELLE toutes les fuites; CHARGE
D expreffément M. LE MARQUIS DE Goux D'ARSY &s
C --- Page 42 ---
(34)
cette dénonciation
de POURSUIVRE
INVITE
A fes Collegues Yadivité dont ils feront capables; pour
toute
Commifaire
> avec
Millet, déjà nommé
relatifs à la
D M. Thomas
& renfeiguemens
les preuves
travail le plus qu'il
s recueillis
de preffer ce
D dite denonciation,
> lui fera pofible;
adrefTé à FAC
le préfent décret fera
de
> ARRÉTE que
à M. le Marquis
Nationale, & envoyé
les premiers
> fembléc d'Arfy & à fes Collegues par & qu'il fera
>
Gouy
feront voile pour France;
> navires qui
de QUINZE CENTS exetmplaires.
au nombre
D imprimé
CÉNÉRALE à Saint-Mare,
> Fait en ASSEMBLÉE deffus D.
mois & an que
9 les jour,
affemblée & fes REPRÉSENTANDIS que la Colonie
auffi cathégoriqueHibrement danfogligeden adhérens, la députation
TANS, le Miniftre & fes
fe trouya
ment fur
dans chacun defquels
reçut auffi fes paquets, lettre fuivante:
de la
un exemplaire
GÉNÉRAIE.
DE rAusarit
ITTRE orviciint FRAFOISE DE SarA-DoNiNeUE
DE 1A PARTIE
1A COIONIE A LAisexanir
DÉPUTES DE
AUX
NATIONAIE:
Saint-Mare le 21 juillet
Meffeurs & chers Comvous adreflons;
quelque cjoie
s Nous
pourra porter
2 - un décret qui
LA. RLCOMPENOT
> patiotes, cceurs 2 & vous paroitra
> dans vos BATKIOISNE.
D DE VOTRE
viciint FRAFOISE DE SarA-DoNiNeUE
DE 1A PARTIE
1A COIONIE A LAisexanir
DÉPUTES DE
AUX
NATIONAIE:
Saint-Mare le 21 juillet
Meffeurs & chers Comvous adreflons;
quelque cjoie
s Nous
pourra porter
2 - un décret qui
LA. RLCOMPENOT
> patiotes, cceurs 2 & vous paroitra
> dans vos BATKIOISNE.
D DE VOTRE --- Page 43 ---
(35)
COLONIE AVOUE HAUTEMENT LA DÉNONGIA
> LA
faite du Comte de la Luzerne. Ce
> TION que vous avezf
> Miniftre fi juftement ABHORRÉ ne pouvoit.échapper le
de la juftice > : dans un temps oi
>> aux coups
fe reffaifit de fes droits & punit fcs
2 peuple françois
; nous
Vous avez donné. un grand exemple
D tyrans.
fera
& que Pimpunité
> cfpérons qu'il ne
pas perdu, feroient tentés
d'être offerte aux hommes qui
> cefTera
D d'abufer de leur puiffance paflagère.
Nous aurions voulu qu'il nous fat poflible d'ufer
>
& de jeter un voile fur tout ce qui s'eft
D d'indulgence,
été
d'étouffer les
> paffé ; mais ilne nous a pas, permis de la Ludes NOMBREUSES VICTIMES du comte
> cris
dans notre contréc comme UN FLÉAU
> zerne. Il a paffé
même
nous avons été dé-
> DESTRUCTEUR ; & lors
que été délivrés de
> livrés de fa préfence, nous n'avons pas
> fes maux.
tenté pour notre ruine ! Nous ne
> Que n'a-t-il pas
efforts
trop inftruits de fes facriléges
>) fommes que
n'eit pas
d'apDÉTRUIRE UN PAYS qu'il
digne
> pour
AVORTON de
>. précier , & qui n'a reconnu en lui qu'un
defla vicilici intrigue descours, & un aveugle agentdu
>
> potifine.
Ns
rien , Meffieurs & chers compatriotes,
> négligez
des Confeils d'àn Roi
> pour éloigner cet homme pervers
Prévenez, EN
> que nous chériffons , & QU'IL TROMPE.
Affemblée Nationale qu'elle
> NCTRE NOM, l'augufe
lui vien-
> doit fe méfier de tous les renftignemens qui dites-lui
de la
de cet ennemi de la liberté;
> dront
part
Ca
ine.
Ns
rien , Meffieurs & chers compatriotes,
> négligez
des Confeils d'àn Roi
> pour éloigner cet homme pervers
Prévenez, EN
> que nous chériffons , & QU'IL TROMPE.
Affemblée Nationale qu'elle
> NCTRE NOM, l'augufe
lui vien-
> doit fe méfier de tous les renftignemens qui dites-lui
de la
de cet ennemi de la liberté;
> dront
part
Ca --- Page 44 ---
(36)
s que nous dépofons entre fes mains le foin
>) VENGEANCE, & que nous
de notre
> fera pas les PLAINTES cfpérons qu'elle ne repouf
UNANIMES d'un
> vateurs qui fc fait gloire de
peuple de cultia
de la Nation
contribuer à la profpérité
françoife,
> Nous vous faifons paffer diverfes
D dront à l'appui de cette
pieces qui vien9) ront à combattre
dénonciation, & vous ferviceux qui n'auroient
9) montrer les
pas honte de fe
proteâeurs d'un homme
> trouver que parmi SES
qui ne peut eiz
>> du pouvoir arbitraire, COMPLICES > ou les fatellites
Nous ne tarderons
> faire paffer d'autres
pas à vous
pieces 2 qui acheveront
S auprès de la Nation entiere les
de juftifier
S GNATION que nous avons voués fentimens D'INDI-
> rine,
au Miniftre de la Ma-
> Nous rendons
graces au ZELE, à la
s L'ÉNERGIE DE M. DE Goux
conftance, à
> tons à pourfuivre fa noble D'ARSY, & nous l'invicarriere.
D N'OUBLIERA JAMAIS fes
& lui Saint-Domingue
>
IMMORTELLE
fervices,
confervera ure
RECONNOISSANCE,
D venir all milieu de nous recueillir Puifle-t-il un jour
> VIQUES qui l'attendent ! >
les COURONNES CIAINSI la province de T'OUEST
la province du NORD,
> la province du Sup,
tion de favoir
fembloient rivalifer firr la quefd'énergie, la laquelle CONFIRMEROIT, avec le plus
blée Nationale dénonciation du Miniftre, faite à l'Affempar M, de Gouy, au nom de la
tion, & l'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de la
Députafoit vouloir PRIMER
Colonic paroitoutes les Affemblécs provincia-
INSI la province de T'OUEST
la province du NORD,
> la province du Sup,
tion de favoir
fembloient rivalifer firr la quefd'énergie, la laquelle CONFIRMEROIT, avec le plus
blée Nationale dénonciation du Miniftre, faite à l'Affempar M, de Gouy, au nom de la
tion, & l'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de la
Députafoit vouloir PRIMER
Colonic paroitoutes les Affemblécs provincia- --- Page 45 ---
(37)
l'ADHÉSION folemnelle contenue dans les quatre
les, par
pieces que lon vient de lire.
Iir n'étoit donc plus permis de douter que les malheuhabitans de Saint-Domingue étoient, comme on
reux lavoit avancé, à la merci d'un Gouvernement tyran-
& à un
nique, , confié à des.fubalternes prévaricateurs, dont il avoit
exécré d'une Colonie
(
Miniftre jufement & dont il fembloit vouloir confomfait le malheur,
mer la ruine.
étoient-elles EXCLUSIVEMENT réMAIS cesinfortunes
& cette
fervées à Saint-Domingue: 2 HÉLAS! NON,
vérité doit êtrefue de la Nation entière. C'eft dans
critelle
le moment ou toutes les parties de FEmpire en fermentation s' agitent, fe preffent, fe froiffent, que, pour partiheureufe qui doit réfulter de cette
ciper à la combinaifon
fufion bienfaifante, il importe de montrer aux peuples
leurs
& brifé
du continent, - qui ont enfin fenti
maux
exiftoit au delà des mers un peuple
leurs chaines, qu'il
une nation
de FRERES, une partie dela nation françoife >
fous.
tout entiere
AGRICOLE & précieufe, 2 qui gémiffoit
les vOLONdes lois atroces, fi lon peuta appeler des lois,
TÉS ÉPHÉMERES de ces mannequins paffagers > qu'une
fur le pinacle, & qu'une Ca-.
intrigue de cour apportoit
bale oppoféc précipitoit dans Poubli,
Nos Colonies DANS LES DEUX INDES étoient donc enla France, qui l'étoit:
core PLUS MALHEUREUSES que
s'élevoit.
beaucoup ; & de toutes ces provinces éparles,
de:
vers les Légiflateurs de l'Empire un concert plaintif
e
demandoient UNANIMEMENT le:
voix. gémiffantes, qui
C.3
'une
fur le pinacle, & qu'une Ca-.
intrigue de cour apportoit
bale oppoféc précipitoit dans Poubli,
Nos Colonies DANS LES DEUX INDES étoient donc enla France, qui l'étoit:
core PLUS MALHEUREUSES que
s'élevoit.
beaucoup ; & de toutes ces provinces éparles,
de:
vers les Légiflateurs de l'Empire un concert plaintif
e
demandoient UNANIMEMENT le:
voix. gémiffantes, qui
C.3 --- Page 46 ---
(38).
tenyoi d'un Miniftre auquel elles attribuoient
maux, & dont r'dioignement devoit être
tous leurs
retour de la tranquiiité dans
répoque 5 & du
nos Iles, & du
ment de la
commenceprofpétité dans nos Calonics.
LA
MARTINIQUE, après avoir émis des
tiles, & rappelé un
plaintes inuGouverneur chéri dont elle
privée, a été forcée de
étoit
agens d'un miniftere prononcer PEXIL de tous les
odicux > &
ÉNERGIE l'Intendant & fes adhérens. d'embarquer AVEC
TABAGO, à laquelle on avoit énvoyé des
DITIEUSES, au lieu dc lettres de
troupes SÉviétime de ces BRIGANDS
convocation, a été la
ramaffés dans le
pour le maiheur d'un autre
continent,
pitale devenir la proic d'un hémilpherc;elle incendie
a vu fa Caen cendres, & elic n'aura
dévorant, & réduite
qui doit
pas appris, fans une douleur
approcher du défefpoir, que
ces criminels, ces
COSINCENDIAIKES,
les
de
ASSASSINS 3 au lieu de trouver dans
ports France la vengeance nationale &
y ont reçu UnCIMPURITÉ
l'échafaud,
& la LIBERTÉ.
MINISTÉRIELLE, delARGENT,
LES ISLES DE FRANCE ET DE
tantes à la
BOURBON, fi imporMétropole & les plus malheureufes
être, parce qu'elles font les plus
peutla
éloignées du foyer de
régénération, ont déjà fait entendre leurs
fait parvenir à PAffemblée
accens, &
vexations, des
Nationale lc tableau des
les viéimes. déprédations, des horreurs dont elles. font
ENFIN LA
GUADELOUFE, foible par clle-même,
DE FRANCE ET DE
tantes à la
BOURBON, fi imporMétropole & les plus malheureufes
être, parce qu'elles font les plus
peutla
éloignées du foyer de
régénération, ont déjà fait entendre leurs
fait parvenir à PAffemblée
accens, &
vexations, des
Nationale lc tableau des
les viéimes. déprédations, des horreurs dont elles. font
ENFIN LA
GUADELOUFE, foible par clle-même, --- Page 47 ---
(39)
fon
a,1 les 8 & 27 Février
mais forte par
patriotifme,
de
adreffé aux aflemblées ADMINISTRATIVES
1790 s.
de FÉDÉRATION entre toutesles
S.-Domingue un projet
folemnelles pour M. DE
Antilles, VOTÉ DES LOUANGES
fous les aufpices de fes commettans, avoit
Goux, qui, le Miniftre de) la Marine, & pris un arrêté
ofé DÉNONCER
lequel elle charge fes Rede Ia plus grande force, par
à
al'Affemblée Nationale de lui DÉNONCER >
préfentans leur tour, M. de la Luzerne , comme COUPABLE, entre
de CINQ DÉLITS d'adminiftration extrèmement
autres,
€
graves.
C'EsT à cette adrefTe vraiment SUBLIME que SaintDomingue a fait, le 13. Mars 1750, la réponfe dontnous
croyons devoir configner ici lextrait.
délibération du 27 Février dernier, chers.
< VOTRE
contient la jufte dénonciation que vous
S compatriotes,
des torts
nous.
> faites à PAffemblée Nationale 2
que
REPROCHÉS au Miniftre de la
>. avons auffi JUSTEMENT
fans nous être à ce fujet. concertés avec vous 5
> Marine, 2
langage eft
> mais la vérité dft UNE, & par conféquentfon
les diftances. Il n'eft malheureufe-
>. uniforme, malgré
dans toutes les Colonies fran-
> ment que TROP CONNU
PAR
lc Comte DE LA LUZERNE y a fait
>> çoifes, que
& par fes AGENS > TOUT LE MAL qu'ily
>, LUI-MÈME, faire, dans la. feule vue de les priver des fruits
> pouvoit
> de la régéuération publique.
nos vues. foient celles de tous.) les Colons,
>. QuOIQUE
> nous ne vous diffimulons pas,. chers Compatriotes, 2
à laquelle il falloit s'attendre,
> que cette UNANIMITÉ
précieufe. .
> nous a paruinfiniment
C4
& par fes AGENS > TOUT LE MAL qu'ily
>, LUI-MÈME, faire, dans la. feule vue de les priver des fruits
> pouvoit
> de la régéuération publique.
nos vues. foient celles de tous.) les Colons,
>. QuOIQUE
> nous ne vous diffimulons pas,. chers Compatriotes, 2
à laquelle il falloit s'attendre,
> que cette UNANIMITÉ
précieufe. .
> nous a paruinfiniment
C4 --- Page 48 ---
(40)
> C'EST par la fréquente
> vaux que nous
communication de nos tra-
> par-lunanimicé muiliplierons de
nos Forees c'eft far
nos arrêtés
tout
> yeux. de la
que nous paroitrons aux
Métropole ce
> des Miniftres, deBoNs que nous fommes, en dépit
> utiles à leur
FRANÇOIS bicn attachés &
patrie 2.
bien
VoILA donc un foulevement
Colonies frangoifes bien établi GÉNÉRAL de toutes les.
Marine.
contre le Miniftre de la,
.CET état contre
bientôt la crife fe fait nature ne pouvoit pas durer i
les idées
fentir, les têtes s'exaltent,
les
fenmententslar impreffions
%
agens d'un Minifre
facheufes contre,
que jour; ces agens
abhorré s'accumulent chaencore obéis; iis
aigris veulent, à leur tour, être
méconnue eft menacent, on réfifte ; leur autorité
fléau des fociétés méptifée. Ici l'anarchie commence
apporte avec lui tous
; ce
(éprouve la nécellitéd d'un
les maux. On
ent, pardeffus tout Gouvernement adtif; mais on
abus, de fubfituer la > limportance de réformer les
faire des lois nouvelles. loi à la tyrannie, en un mot, de,
Arcas tous les elprits
enfante un
travaillent, chaque
les
projet ; tous les fyftémes fe
individu
opinions fe combattent, les
choguent, toutes
tre les opinions. Perdant citoyens fe partagent. Cilvers lequel ils tendoient de vue lc but pariotique
ment ; &,
tous, ils fe
ils
par une fatalité
divifent, s'arqui tous ne vouloient
déplorable 2 des hommes
que le bien de
tregarger, Pour défendre le
tous, vont s'en
fyfême qui, felon chacun
tous les fyftémes fe
individu
opinions fe combattent, les
choguent, toutes
tre les opinions. Perdant citoyens fe partagent. Cilvers lequel ils tendoient de vue lc but pariotique
ment ; &,
tous, ils fe
ils
par une fatalité
divifent, s'arqui tous ne vouloient
déplorable 2 des hommes
que le bien de
tregarger, Pour défendre le
tous, vont s'en
fyfême qui, felon chacun --- Page 49 ---
(41)
d'eux, doit faire le bonheur de leurs frercs. Déjà Ia
GUERRE CIVILE fait briller fon glaive parricide; un
fpeétacle vient en fufpendre les coups; il fixe les
grand des combattans,& ceux de FEurope étonnée,
regards
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des Repréfentans de SaintDomingue S'EMBARQUE à Saint-Marc, traverfe l'Océan,
arrive à Breft. Des Députations de diverfes parties de la
Colonie la précedent cu la fuivent; les mers font couvertes de créoles, & Saint-Domingue eft prefque toute
Le Miniftre, CAUSE PREMIERE de ces défafen France.
tres, ODIEUX à tous les partis, ne redoute que les explications déformais fi faciles, & fa politique aftucieufe
a foin d'entretenir, par des bruits adroitcment femés
défunion
dont fon devoir ent été de préune
finéfte,
venir'les effets.
de douleur, cherche à fozLA Députation > pénétréc
der Ia profondeur de la bleffure. En vain effayeroit-elle
de rapprocher des citoyens aigris,fi elle laifle fublifter
LA CAUSE de leur aigreur. Il importe d'attaquer le mal
dans fa fource 2 & perfonne ne fait comme elle que toutes les divifions ne proviennent que des fautes d'un Gouyernement dirigé par le Miniftie des Colonies.
ELLE renouvelle donc avec plus d'ardeur que jamais
Ses yives inftances auprès du Comité des rapports. Le
Comité promet une féance préliminaire, il l'accorde;
le jour arrive , les Députés dc la Colonie fe préfentent.
Le Rapporteur (M. Anthoine, Député de Suarguemines) EST ABSENT..
LEs Députés fe plaignent de cctte inertie i elle leux
d'un Gouyernement dirigé par le Miniftie des Colonies.
ELLE renouvelle donc avec plus d'ardeur que jamais
Ses yives inftances auprès du Comité des rapports. Le
Comité promet une féance préliminaire, il l'accorde;
le jour arrive , les Députés dc la Colonie fe préfentent.
Le Rapporteur (M. Anthoine, Député de Suarguemines) EST ABSENT..
LEs Députés fe plaignent de cctte inertie i elle leux --- Page 50 ---
(4)
femble çoupable, APRÈS SIX MOIS de
ne conçoivent pas comment, dans
follicitations. Ils
ces jours de
tion, , une grande & puiffante contrée
régénéraA BESOIN DE SOLLICITER, pour obtenir JUSTICE,
M. ANTHOINE paroit fenfible à leurs
porteur impartial, chargé de tenir la plaintes. RapMinifre accufé, & les Députés
balance entre le
il Il monte à la
dénonciateurs, que faittribune 3 & DÉNONCE, de fa
bouche, les Députés de
propre
comité dont il n'avoit Saint-Doningue > au nom d'un
PAS DE POUVOIRS.
LA Députation, fans daigner
de
nonciation
s'occuper cette dévague 2 auffil legerement abandonnée
çue, n'cn preffe pas moins le
que conrapport TANT
TANT ATTENDU.
DÉSIRÉ,
LE Rapporteur, PRESSÉ, frcinvariablement
le 16 Oétobre eft
fon jour;
défigné par lui. Le 16 Oétobre
& M.le Rapporteur ne PAROîT PAS. Remife arrive,
s'y trouve, & demande un DÉLAI.
au 18,1
LEs Repréfentans de
Icur
Saint-Domingue > dévoués à
miffion, ne durent pas s'apercevoir de ce
cetté
conduite avoit d'OFFEMSANT pour leur
que
tinuerent encore
caraéere; ils conquelques jours leurs follicitations, fans
elpoir.
ENFIN Ie 22 Oétobre, jufement affigés d'avoir
depuis onze mois, avec énergic, & fans fuccès, ftivi,
nonciation réclamée
une déarrêtercnt dc
PAR TOUTES LES CCLONTES, ils'
porter leurs griefs au Tribunal du
& de prouver à la Nation que la retraite de M. Public,
de la
OFFEMSANT pour leur
que
tinuerent encore
caraéere; ils conquelques jours leurs follicitations, fans
elpoir.
ENFIN Ie 22 Oétobre, jufement affigés d'avoir
depuis onze mois, avec énergic, & fans fuccès, ftivi,
nonciation réclamée
une déarrêtercnt dc
PAR TOUTES LES CCLONTES, ils'
porter leurs griefs au Tribunal du
& de prouver à la Nation que la retraite de M. Public,
de la --- Page 51 ---
(43)
Luzerne, fi elle avoit lieu, ne fcroit de fa part que T'EF
fes
ou la FRAYEUR du CHATIMENT.
FET de REMORDS,
la publication de la DÉNONDANS ces difpofitions,
&c du SUPPLÉCIATION, des pieces JUSTIFICATIVES, de P'Affemblée
MENT, fut décidée; tous les Membres
Nationale reçurent un exémplaire de cet écrit; il fut enaux Sociétés des Amis dela
voyé aux 8; Départemens >
tous les
Confitution, aux Chambres de Commerce, 2 à
ports de mer,aux principales Municipalitésdul Royaune, dans les
à Stint-Domingue, & à toutes les Colonies
deux Indes.
LA NOUVEAUTÉ du fujet fit entreprendre la le&ture
La VARIÉTÉ des tableaux la fit achede cet Ouvrage.
le réfultat. Les
ver; 5 une conviftion GÉNÉRALE en fut
papiers publics en pàrlerent avec éloge; PAS UN défenfeur
ne fe leva en faveur de M. de la Luzerne. Eh! qui atlroit ofé fe déclarerle patro. de ce defpote cffréné > CONÉCROUS
> d'avoir LIVR É, de
VAINCU, PAR 45
originaux de chaines, fans
fes propres mains , 45 CITCYENS chargés
délit connu, fans décret lancé, fans jugement rendu,
ne les ACHETOIT chez
à une puiflance étrangerc, qui
de
les
à arracher des entrailles
nous que pour employer
hommes
la terre ces métaux qui payent tout, jufqu'aux
infortunés dont on facrilie. r'exiftence à leur extraction.
DÉJA l'accufé, preffé de toutes parts par les argumens irréfiftibies de la Députation, a reconnu l'inutilité d'une défenfe IMPCSSIBLE. Enveloppé avec les Miniftres, fcs collegues, dans une efpece de profcription genéralc, tous réfiftent queiques momens à l'opinion pu-
la terre ces métaux qui payent tout, jufqu'aux
infortunés dont on facrilie. r'exiftence à leur extraction.
DÉJA l'accufé, preffé de toutes parts par les argumens irréfiftibies de la Députation, a reconnu l'inutilité d'une défenfe IMPCSSIBLE. Enveloppé avec les Miniftres, fcs collegues, dans une efpece de profcription genéralc, tous réfiftent queiques momens à l'opinion pu- --- Page 52 ---
blique, quin n'étoitp pas fuffifamment (44)
accablé du poids de fes méfaits, motivée;Lur SEUL,
peuple; SEULil donne fa
OBÉIT au jugement du
ne l'imitent
démifion... 2 Ses confreres
quel long-temps ap:ès.
CEPENDANT un NOUVEAU DÉLIT: a
aéte exécutoire.
fouillé jufqu'àcet
faire en Juillet Ceque lc Miniftre des Indes avoit ofé
FAVORI
1789, pour CONSACRER les crimes de SON
Octobre MARDOIS, > il n'a pas craint de le R ÉPÉTER
il
1790 , pour voiler l'énotmité de fest torts.
en
avoit abufé de l'influence de fa
Alors
la religion du Souverain;
place pour TROMPER
de fon cocur,
aujourd"hui il abufc de la bonté )
pour EN IMPOSER à la Nation.
CELUI qui avoit déterminéle
tendant abhorré de
Monarque à écrire à IInsir de mon
Saint-Domingue: Yous pouver être
approbation, de mon
2és, a bien fr F'engager à lui
efime, de mes bonn'oublierai
écrire à lui-même : Je
jamais les margues conftantes de
vouement que vous m'avez données,
déquej'accepee votre démifion.
bcef avec regres
AINSI les éloges rémunérateurs de
GUÉ de la Nation, toujours
l'AUGUSTE DÉLÉont, dans le cours de
SURPRIS parle mémeagent,
couvrir les fautes
quinze mois, fervi DEUX fois à
folerlorgucil irrémifibles' d'un Intendant, ou à coninfapportable d'un Miniftre.
MAIS quel François aujourd'hui feroit la
lettres mendiées,
dupe de ces
lutions in
qui ne font tout aui plus que des abfoexeremis: Les lettres de tous les Souverains
l'Univers ne fauroient anéantir des vérités
de
ne fauroient
éternelles,,
annullerl'exiftence des faits dont l'évidence
DEUX fois à
folerlorgucil irrémifibles' d'un Intendant, ou à coninfapportable d'un Miniftre.
MAIS quel François aujourd'hui feroit la
lettres mendiées,
dupe de ces
lutions in
qui ne font tout aui plus que des abfoexeremis: Les lettres de tous les Souverains
l'Univers ne fauroient anéantir des vérités
de
ne fauroient
éternelles,,
annullerl'exiftence des faits dont l'évidence --- Page 53 ---
(45) )
elle-même n'a pas ce pouvoir,
elt démnontrée. La Divinité
ont adminiftré des
Les Députés de Saint-Domingue les chefs de dénonciation.
fans réplique de tous
eux; Sc s'ils follipreuves Tout eft donc prouvé par eux & pour
confacre l'éDÉFINITIF qui
citent encore un jugement c'eft qu'ils penfent qu'il lferoit
vidence de leurs moyens,
la
d'un
dangereux de laiffer croire que RESPONSABILITÉ & N'oSE
S'ARRÉTE furle feuil de fon cabinct,
Miniftre
&lal fuivre dans fa retraite;
s'ATTACHER à faperfonne ,
GÉNÉROSITÉ NATIOc'eft qu'ils font convaincus que la
le condamner
DOIT ce jugement à Y'accufé 2 pour
NALE
&c la juftice des Repréfentans de
ou pour labloudre, que à fes accufateurs >' en pula Nation LE DOIT également
de leurs foufnition de leurs calomnics, ou ene expiation
frances.
n'a ceflé de demander un décret,
AINSI la Députation de toutes fes forces; mais le
& le RÉCLAME ENCORE
réclamations fi juftes.
fieur ANTHOINE eft fourd à ces
dire,
qu'on en puiffe penfer,
Quoiqu'on en puiffe
quoi ne rapporte pas. Qui
TOUT LUI EST ÉGAL, pourvu qu'il de l'Affemblée NaPauroit jamais cru, qu'en préfence
vint
elle-même, & del'Affemblée BIEN AVERTIE,
tionale
révoltant que
fe confommer un DÉNI DE JUSTICE plus
àlancien régime 2
ceux qu'on a tant reprochés
amis fideles de la conftitution ! . . 2 pePESEZ ceci,
Une Colonie ORDONNE expreffez ceci, & jugez.
un Miniftre; ils
fément à fes Repréfentans de DÉNORCER confignée dans
ORÉISSENT. La dénonciation eft REÇUE, DÉCRET fotenvoyée, PAR UN
des aétes impériflables,
être rapportée
lemnel, ,à T'examen d'un COMITÉ, pour
chés
amis fideles de la conftitution ! . . 2 pePESEZ ceci,
Une Colonie ORDONNE expreffez ceci, & jugez.
un Miniftre; ils
fément à fes Repréfentans de DÉNORCER confignée dans
ORÉISSENT. La dénonciation eft REÇUE, DÉCRET fotenvoyée, PAR UN
des aétes impériflables,
être rapportée
lemnel, ,à T'examen d'un COMITÉ, pour --- Page 54 ---
(46) )
SANS DÉLAI. Certes, PAffemblée Nationale
ne pouvoit pas faire autre chofc.
ne devoits,
LE Comité, faifi de cette affaire importante,
un RANFORTEUR, fe fait remettre toutes les nomme
communique à
PIECES, les'
l'accufé, > promet toutes les audiences néceffaires. Certes, lc Comité des
Rapports ne devoit ; ne
pouvoit pas fe conduire autrement.
LE RAMORTEUR, chargé de pefer dans la balance de
la juftice les allégations & les défenfes, obligé ftrictement à une impartialité tigoureufe,
fon caraétere
MANQUE d'abord à
, en dénonçant, fans miffion 2 les
dela Colonie, & compromet enfuite SON
Députés
HONNEUR, en
ménageant, SANS PUDEUR, 2 par fes délais, le Miniftre
inculpé,
Or on ne peut, d'après les formes adoptées, obtenir
de l'Affemblée Nationale un décret DÉFINITIF
LE RAPPORT d'un Comité. Le Comité
que SUR
un vaeu que SUR LE TRAVAIL de fon ne peut énettre
Rapporteur. Le
Rapporteur fe refufe OBSTINÉNENTI manifefter fon travail. Donc le Comité ne fera pas inftruit; donc PAL
femblée ne ferapas éciairée; DONC la caufe ne fera
jugée; DONC des coupabies queiconques, accufateurs pas
accufés, échapperont à la venzeance des lois; poNcni ou la
Colonie viétiméc, niles individus plaignansne
fatisfadtion d'aucun
recevront
genre; CONC JUSTICE NE SERA PAS
RENDUE, L'ANS SECOND DE LA LIBERTÉ.
NoN, NON,iln'en fera pas ainli; l'éncrgie des' Repréfentans de Saint-Doningue NEUTRALISWRA
cette fois la défaveur &
encore
l'injultice. Un Miniitre COUPA-
lois; poNcni ou la
Colonie viétiméc, niles individus plaignansne
fatisfadtion d'aucun
recevront
genre; CONC JUSTICE NE SERA PAS
RENDUE, L'ANS SECOND DE LA LIBERTÉ.
NoN, NON,iln'en fera pas ainli; l'éncrgie des' Repréfentans de Saint-Doningue NEUTRALISWRA
cette fois la défaveur &
encore
l'injultice. Un Miniitre COUPA- --- Page 55 ---
Ca7)
de la COMPLAIBLE ne s'applaudira pas long-temps
il ne
SERVILE DE SON RAPPORTEUR;
SANCE
d'imprimer que la dénonciation eft
fe permettra plus
il ne taxera plus fes
auffi fuufe qu'inuraijiombiabies 6 des impofteurs, 2
dénonciateurs d'étre des romanciers. fideles.
ils n'ont été que des Hiforiens
quand
de nos Colonies
LES Députés de la plus puiffante
LES ORDRES
n'ont dénoncé M.de la Luzerne que PAR
Conmettans. 1 La Dénonciation , rédigée par
de leurs
à Saint-Domingue, a réçu la
M. de Gouy, & envoyée les habitans, , des Corps adSANCTION UNANIME de tous
été comblé D'ÉLOGES
miniftratifs, & fon AUTEUR a
originales & TRIOMPHANTES.
HONORABLES. 150 pieces
La Dénonciation a
ont été DÉPOSÉES & imprimées. Y'accompagnoient.
paru.- Les pieccs JUSTIFICATIVES a répondu, > en peu de
VICTORIEUX
- Un fupplément volumineufe que l'accufé s'étoit
mots, à la juftification L'opinion publique A FAIT
TROP PR1 ESSÉ de répandre. lui. Forcé de DESCENJUSTICE de fon ouvrage & de
à la bonté du Roi
DRE de fa place, une lettre SURPRISE des deux Mondes. 1 II
ne le lavera pas des reproches -Il n'arépondu à rienavoit promis de répondre à tout.
de
- Les derniers momensd
- Son Glence EST UN AVEU.- à EMPÈCHER un jugement
fa faveur ont été employés
IL EST PERDU.
qui devoit le LAVER ou le PERDRE.
dans
ATTEINT par nos juftes griefs, 1 CONVAINCU la voix pufa propre confcience > CONDAMNÉ par la fentence
blique," 1 fon jugement eft PRONONCÉ, plus févere 2
EXÉCUTÉE. Eftil un châtiment
EST
pouvoit efpéréparation PLUS SATISFAISANTE
- Quelle
triomphe PLUS ÉCLATANT pouvoit
rer la Colonic: quel
*
le LAVER ou le PERDRE.
dans
ATTEINT par nos juftes griefs, 1 CONVAINCU la voix pufa propre confcience > CONDAMNÉ par la fentence
blique," 1 fon jugement eft PRONONCÉ, plus févere 2
EXÉCUTÉE. Eftil un châtiment
EST
pouvoit efpéréparation PLUS SATISFAISANTE
- Quelle
triomphe PLUS ÉCLATANT pouvoit
rer la Colonic: quel
* --- Page 56 --- couronner la conftance de fcs
denonciateuns,8l le travail
infatigable de celui d'entre eux qui, devenu leur
par LEUR CHOIX, & par L'ASSENTIMENT de fes organc
mettans; a cu Thonieur d'être le PREMIER MEMERE Coml'Affemblée Nationale
de
conflituante, qui, AIT OSÉ faire
parcourird un Miniftre la carriere dela
pour l'exemple de fes fucceffeurs.
RESPONSARILITÉ,
TrL EST LE COMPTE SOLEMNEL que j'ai cru
rendre A LA NATION,a1 nom de mes
devoir
vement à la démarche énergique
Collegues, relaticontre M: de la Luzerne. Nous quinous a été prefcrité
comme nous aurions AFFICHÉ en PUELIONS le réfiltat,
SONARRêT.
éclatant de notfe part étoit da, &àla Cethommage
à nos
CONSTITUTION,
COMMETTANS, Sc aux VICTIMES des vexations du
Geavemen-Minsite.Er DÉJA NOUS NE SONGEONS
A LUI; & déjà nos regards fc tournent
PLUS
lateur de la régénération
versl'efpoir confoprochaine quifeprépare; ;8 déjà.
Saint-Domingue, fil long-temps affaifféc fous le
du
plus odieux defpotifine, s'eft NOBLEMENT
joug
MIERE A LA LIBERTÉ; & déjà la
LEVÉE LA PREfermentation
qu'elle a éprouvée , fymptôme néceflaire d'uner critique
tion abfolue, lui. affure une
régénéraimportance
part proportionnelle à for
politique, dans la fomme de profpérité à laquelle la France a lieu de prétendre fous
CONSTITUTION LIBRE, & fous le
F'empire d'une
Roz CITOYEN, & de Miniftres
gouvernement d'un
d'exécuter la loi, fans pouvoir RESPONSABLES chargés
impunité,
jamais l'enfreindre avec
Lours-MARTHE DE GOUY,
Député de S. Domingue à PAfemblie Nationale. --- Page 57 ---
6.
LE
SENS-CO MMU N.
OUFRAGE
ADRESSÉ AUXANERICAINS,
:.
ci
ET dans lequel on traite de Forigine et SE de
robjerdu Gouvernements de la Constitusion
Angloise 1i 2 dé la Monarchie 01
héréditaire,
et de la situation de PAmérique Septenrivob H0391t
*2
trionale.
- Sus sopi
Traduit de TAnglois: des Th. PAINE,
Auteur des Droits ide PHomme et d'une
Leure. à Gs, Th. RAYNAL
c.
A: R I S,
Chez GUEFFIER, Libraire L Imprimeur,
rue du Hurepoix, no. 17:
ob
I 79 I. --- Page 58 --- --- Page 59 ---
-
E763
L6515
E --- Page 60 --- --- Page 61 --- --- Page 62 ---