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O
E
-
S
- 117 F 0
Joln Carhr Groin. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
CORPS LEGISLAT I-F.
CONSEIL DES
CINQ - CENTS.
-
COMPTE RENDU
PAR LEBORGNE,
Sur la ftuarion actuelle de la colonie de SaintDomingue.
Séance du 27 vendémiaire, an 6. 1798
Whto
Restontir DU PEUPLE,
Je viens fatisfaire votre jufte
rendre un compte fidèle de la ficnation imparience de
; je viens vous
de cette intéreffante poffeltion ati premicr Sunt-Desningées meflidor
pier, époquc à laquelle font; partis les
derpour fe rendre en France,
c
députés de lan'5
A --- Page 6 ---
farisfadion bien
ce devoir Jéprouve tine
que vous
En templiliant les alarmes & les inquiétudes à Saint - Dodouce de difliper fur le fort de la liberté ; vous verrez
avez pu concevoir verrez qu'elle y eft in périffable celui dont on
mingue 5 vous autre ordre de choles que
vous verquily exifte un fouvent de fi effrayans tableaux malheureux 5
vous a fait G. hommes n'y font
auffi font foumis
rez que tous les
vous le faire RE.te, qu'ils
eft fans
comme on a voulu leur dérouement à la République rout
aux loix, - & que
furpris Sapprendne
bornes. Vous fctez d'urile agreablement malgré les entraves Rwoppafagent , lince' qui sy eft fait
de la liberté : la malyeillance vous
fans celle les ennemis fe font long- temps agités
2 vous
trigue & le royalifme
la vérité.
fur les
TAREE
vous déguifer
tous fes détails ,
tromper connoitre * pour enfin, dans
& le menfonge
ailez la & 1 fur les chofes : la calomnie des lois. Certes,
hommes challés avec les traitres du fanétuaire , & de leur tranquilont été fait de la liberté des peuples & arrêté les coupables au
c'en étoit Si vous n'aviez faifi la Répoblique.
lité future,, où ils alloient renverfer hommes pofondémene
moment
du trône,
le monde pour
Les traitres 3 partifans s'étoient
& féroces J
contertrclutin
la direction
rE
Les uns avoient celle qui devoit l'opérer en Amérique: de
les autres
Bourdon
HECEL
en Europe -Joyeufs, ;
Vanblanc & le fousle fanguinsire titre de commifion
Villaret éroient de cette dernières
& le plan de ces confTOife )
Je fuivrai la marche
des colonies.
difficultés & même Timpolli- des
pirateurs., fe diffimaloient pas les
idées qu'ils avoient
Ils ne réullit; mais avec les fauffes donner de nouvelles
lité de auxquels ils pectendoient continuel de guerre intéhommes
état
à Saintchaines, ils penfoient devoit qu'un tellement les alloiblir & la liberté
rieure & extérieure c'étoit le moyen d'y faire loin. périr Ils fuivoient
Domingue, que qai doit, fe propager zu. qui,n'en doutez
& Venthonialne & les vues de Tangleterse
jci le fyftème
; mais avec les fauffes donner de nouvelles
lité de auxquels ils pectendoient continuel de guerre intéhommes
état
à Saintchaines, ils penfoient devoit qu'un tellement les alloiblir & la liberté
rieure & extérieure c'étoit le moyen d'y faire loin. périr Ils fuivoient
Domingue, que qai doit, fe propager zu. qui,n'en doutez
& Venthonialne & les vues de Tangleterse
jci le fyftème --- Page 7 ---
pas, payoit très-cher les fervices que lui
pirarcurs,
rendoient les confNous recevions à
les opinions & les Saint.Domingae, calomnics de
par lesip papiers anglais,
leur impreflion & leur
Vaublanc & autres, avant
far l'organifation
publication en France. Son
rance y décèle la intérieare de
o projet
nous
Sat-Domingne,
avant la lecture inalveillance,
eft parvenu
lignodance de cet homme qu'ilen a faite à la tribune. La long-temps
Unis, &qui y étoit aftucieux tranfmife avec les émigiés correfpon- aux ErafsFemneeanie, jetoit des femences avec facilite caufoit des
fiance qui onc beaucoup nui aux de trouble & de déSuine-Domingue
affaires.
la France, avant le éprouvoit les thêmes
:
La
18 fruétidor, fur fes deilinées. inquiétudes que
quand République elle
étoit feule & déchirée
Cétoit
a entrenris la guerre de la
dans fon fein
alors qu'elle devenoit
liberré contre tous.
armées, par les peuples dont ellea puiflante uni & terrible par fes
devoit être attaquée dans fon
le fort au fien,
ceux mêmes que les rois
fein. par tous les parris qu'elle &
à côté de vous
appelérent -à Phonneur de par
la République. pour vous trahir, pour trahir le
fieger &
grande furveillance. Long-temps Vous encore vous devez ufer peuple
avez ébranlé les
d'une
cavironnent, tenir
&, les rois doivent en
trônes qui nous
en perdant la République,
defcendre ou s'y mainavec Relativement foin
aux colonies, les
tout ce qui
confpirateurs
en dérifion les dépéches pouvoit leur nuire ; ils repouffoiene tournoient
faifoit parvenir dans fes officielles que le Direékoire vous
fimples, fufcités par des meffages. factieux, Les événemens, les plus
ambitieux, étoient attribués au ridicule par des intrigans ou des
berté; on en faifoit un aété
fyftême de la lifeurs. Les nouvelles,
d'accufation contre fes défendu comité colonial à Londres, fabriquées par les conjurés, ou
les feules auxquelles il falloit prélidé par Mallouer 3 éroient reçues
ajouter foi : s'ils ne paryenoient
Ai
ités par des meffages. factieux, Les événemens, les plus
ambitieux, étoient attribués au ridicule par des intrigans ou des
berté; on en faifoit un aété
fyftême de la lifeurs. Les nouvelles,
d'accufation contre fes défendu comité colonial à Londres, fabriquées par les conjurés, ou
les feules auxquelles il falloit prélidé par Mallouer 3 éroient reçues
ajouter foi : s'ils ne paryenoient
Ai --- Page 8 ---
-
ils laiffoient au moins
le Corps légillarif 3
à convainere parmi les. citoyens.
les
E linquiétude
rendu maître de toutes
Le triumvirat colonial s'étoit à fon but ; il éroit parvenu faifoit
difpofitions. Il-alloit rapidement hors de la confitation 5 il leur en eft reà mettre les colonies leur enlevant le droit qui
de
un état (éparé, 2 en
de concouric à la lien formation poiffant qui
connu pat la conftinution, nationale; il rompoit ce du mème tercila séprcfentation
8x toutes les parties
retaranit tous les citoyens remettoient à la paix, colonies qu'ils françaifes
toire. Les confpiatenrs de la queftion, files cas & l'on Penfoit
doient, la folution àla France, & dans ce
( cette époque)
appstensiet
à TAngletetre les avant mêmes lois 5 fi une
qu'clles amnundtendesiset être régies par le bonheur ne convient
f elles poivoient affure la Wberté &
de la conftitution.
conftitution hommes qui
qui tiennent tout
bornes: ils
pas à des
ne connoifloir plus de de l'efclavage.
Landace des conjurés alfurance l'ancien fyftéme
reproduitfoients avec
fur leurs biens à Saint-Doétoient reportés
Les émigrés même aux frais du gouvernement les alfallins des
mingue,
les traitres, les rebelles s bienveillance
Les faétieux étoient 2.
traités avec : une d'adoptets égale
Un grand
répablicains qu'on vous propofoir enrôlé dans Texpédition
par le. fyftème de ces hommes étoit expédition qu'on pouvoit amis
nombre
Saine-Doningschy croifade contre les
projercée pour titre, une nouvelle
oit l'on alloit
apeler, à jufte dans ces contrées lointaines, des fcènes d'horde la République délolation, & renouveler encore
porter la
reur. & de fang.
Saint t Domingue, ni l'infuence leurs
Nous n'ignorions à
ni leur pailfance & de
des royalifter,
de la députation
& les difpofitions contre nous. Leluignement n'en avons pas été incalomnies nous étoit connu ; mais nous du falut de notre patrie.
l'an timidés 4 : 'nous ne défefpérions pas
des fcènes d'horde la République délolation, & renouveler encore
porter la
reur. & de fang.
Saint t Domingue, ni l'infuence leurs
Nous n'ignorions à
ni leur pailfance & de
des royalifter,
de la députation
& les difpofitions contre nous. Leluignement n'en avons pas été incalomnies nous étoit connu ; mais nous du falut de notre patrie.
l'an timidés 4 : 'nous ne défefpérions pas --- Page 9 ---
Si des confpiratents s'étoient introduits
toir, ainfi que dans le
au fénat, ily exif
la République, des députés gouvernement, fidèles
des fondateurs de
l'objer de nos vOEux & de nos
du peuple. Ils étoient
Certes, file 18 fruétidor eft efpérances.
a fauvé la France, fes alliés une époque mémorable
a fixé les deflinées de
& les peuples libres, ce qui
ble de la liberté fans T'Amérique, & la jouiffance jour
vous doivent
les anarchie : que de
paifivos
pas
colonies! Vous avez reconnoiffances ne
&, premicrs regards; vous avez
porté vers elles
par cet acte de juflice, de
accueilli leurs
avez
uni les deux
politique & de fagelle, députés, vous
rière que l'on avoit Remilfphcres, établie
vous avez renverfé la bardAfrique & d'Amérique. Vous entre leur vous & vos poffeflions
prouve votre volonté ptononcée
avez encore une fois
. En divifant le
en faveur de Ja libérté.
titution, vous lui rerricoire avez donné des la colonies d'après la conf
avez effacé de ce fol toute
forme républicaine
on
les empreintes de
; vous
Vous n'avez pas regardé
T'efelavage.
au titre de
comme un titre de
donnée à P'une citoyen des deux français, 1 2 la couleur que la profcription nature
main. Et lorfqu'un
pliis grandes familles du genre hu- a
mis dans yotre fein député de couleur africaine a été
triomphe de Thumanité, : ce jour a marqué votre gloire & ad- le
grandeur traita-t-elle Rome,
vous avez
avec dcs
furpaflée en
toyens
Spedi
t-elle d'Aftique, & les citoyens de Rome différens, & les cipas eu aufli fes
fes ? L'Afrique n'aquérans :
légiliateurs,
héros &
deur dont L'Efpagne elle eft ne dut-elle pas l'aurore de fes la contrérent ?
tant déchue, aux Africains
grandes
L'Aftique ne fut-elle pas le
qui y pénéfciences ? N'eft-ce pas là
berceau des arts &
Caton ?
que repofent les cendres de
Domingue Repréfentans étoit da peuple,je dois vous le dire
cette
en mefure de
ici, Saintterre" forcunde.
repouffer le royalifine de
A3
eft ne dut-elle pas l'aurore de fes la contrérent ?
tant déchue, aux Africains
grandes
L'Aftique ne fut-elle pas le
qui y pénéfciences ? N'eft-ce pas là
berceau des arts &
Caton ?
que repofent les cendres de
Domingue Repréfentans étoit da peuple,je dois vous le dire
cette
en mefure de
ici, Saintterre" forcunde.
repouffer le royalifine de
A3 --- Page 10 ---
ceux en qui l'on a unoenhommes-l les plns fages,
de partir : Annoncez
Les
nous dirent , avant
famille,
tière. confiance 7
ont admis dans cette grande nous attenaux Français qui nous renverlée en France , ici
Ils
6 la iberté étoit
des rois y conduita. les terres
que dons les amis que la perfécution & nous cultiverons
pour
ont donne la liberté, un devoir de travailler
nous eux. Nous nouis f.rons
jamais ne fera notre parpour blenfaiteurs: maisTcfcatage
nos
eft dans tous les
tage.
du peuple, ce fentiment comme des monftres,
Repnéfentans. noirs que l'on vous a peints liberté. Ce peuple a fait
cccurs des
& fi indignes de la
vous avez brifé
des barbares, vers la civilifation depuis des hommes. Il
en a
talra
un grand pas chaines. La liberté
Les noits font
fes pefanres
au deffus de tout.
avec
Moss
aime les Français de Ja République 3 ils fe parent auffi les faire refdes récompenfes
militairer; ils favent
d'exécration
neur des dillindtions à fes devoirs eft un objet d'un gradé
un traitre
a-t-il point qui, honoré
pecket; eux : aufli n'y en
les ennemis. C'eft fans exemple,
parmi militaire ait tranfigé avec
lieu à Saint - Domingne :
mouvemens ont eu fe paffoient en France,
De grands inféparables de ceux qui ainfi que les autres, 7 comme
ils étoient confidérer cette colonie, vaifleau dans une tempête.
On peut
àla remorque d'un
& de Timpoldes chaloupes
de tôus fes mouvemens moins rélifter
Enekattndoats à loquelle elles peuvent moins pefante.
fion de la mXer agitée,
une malle
raifon de ce qu'elles préfentent
les colonies
en
déclaration des droits de Thomme, crainte qu'on
Dès la
dans la feule
contre la Fravee,
L.es proptiéaires
s'armètent incroduire les mèmes principes, rient céder de leurs
tentàr d'y
pas difpofes à
A
ESE
d'efclaves n'étoient
& de leur cupidité. de privitentions, de leurs préiuges de Saine-Marc, compofée
Taffembléc
mais une révolation
Domingue, vouloit bien une révolution, du peuple S c'eltlégiés,
garantit Tafervilleent
pour elle, & qui
ptiéaires
s'armètent incroduire les mèmes principes, rient céder de leurs
tentàr d'y
pas difpofes à
A
ESE
d'efclaves n'étoient
& de leur cupidité. de privitentions, de leurs préiuges de Saine-Marc, compofée
Taffembléc
mais une révolation
Domingue, vouloit bien une révolution, du peuple S c'eltlégiés,
garantit Tafervilleent
pour elle, & qui --- Page 11 ---
a-dire, elle vouloit renverfer le
tre à fa place ; elle vouloit rendre gouvernement les
pour fe metde leurs créanciers du commerce de colons indépendans
femblées nationales. La force des chofes France, & des aftances en a décidé autrement.
& des circonfAuflitôt que la guerre fur déclarfe, les
avoient un intérêt majeur à défendre
Anglais qui
lons propriétaites d'efclaves, faifirent dans la caufc des COIls parurent leur offrir des fecours
le moment favorable.
priétés & Tefclavage ; les colonies pour les conferver leurs procités, Les' Anglais fe
avoient déja follitout. on leur tendit les préfentèrent bras
avec leurs vaifleaux. Parmis : cette trahifon décida : la élles farent livrées aux enne-
'humanité, & punit les tratres. caufe de la liberté & de
réfifta ; il s'y trouva de véritables Saint - Domingue feule
qui offtirent la liberté à
amis de la
ritoire. Laffranchilemene ceux qui défendroient République fon teracte honorable qui donne général à
fur prononcé, C'eft cet
tant d'ennemis , & qui lui Sonthonax, mérite
potre- colleguie",
lomnies, ainfi qu'à ceux qui
tant d'honorables capour le faluc de la patrie : il agirent dans le même fens
erreurs ; elles font communes peut avoir aufli commis des
avéc zèle la liberté en France. aux hommes qui ont fervi
: Les places fortes de
autres colonies. On ne Saint-Domingue fur
fubirent le fort des
l'exécution du traité palfé a pas Londres affez fort pour s'oppofer à
on né pouvoir croire des
le 13 février 1793;
criminels pour implorer Francais laffiftance aufli extravagans & affez
turels, quelque opinion qu'ils
de leurs ennerais 11aprofeffaffent.
La liberté arrêra les progrès des
obligés de céder a la force Anglais; ils furent deECh la trahifon. C'elt
la
ce qu'ils avoient obtena
quis la
par
liberté
lai
Guadelatipe, - quoiqu'il n'en
Hugues a recona-été
pas
1deT
infidèle; i ne l'a employée
Pami. Hugues
que comme moyen:
A 4
leurs ennerais 11aprofeffaffent.
La liberté arrêra les progrès des
obligés de céder a la force Anglais; ils furent deECh la trahifon. C'elt
la
ce qu'ils avoient obtena
quis la
par
liberté
lai
Guadelatipe, - quoiqu'il n'en
Hugues a recona-été
pas
1deT
infidèle; i ne l'a employée
Pami. Hugues
que comme moyen:
A 4 --- Page 12 ---
à la liberté tout fon
à la gloire de rendre
il a renoncé
de fes droits.
luftre & la plenitide
dans une pofition
diffiSaint-Domingue fe trouva
la
ae & à
cile. Cette" colonie eut à foutenir réunis rt aux Epagmols
réfiter à la fois aux Anglais 9 le motif de la guerre fufnombreux que
& aux parcifans
citoit.
à garantir fon indépenLa France avoit à cette époque &c à repouller les armées de
dance, fa, fareté intérieure envoyer, au dehors fes troupes
la coalition.s: elle ne pouvoit fe conferva par fes
Hlottes. Saine-Domingue
Si
EI
& fes
fcs propres moyens & par la devoient liberté. renoncer
forces, par eit été vaincue, les Frangats Les Efpagnols
Domingue long temps à pénétrer en défaftres Amérique. , & TAngletetre sy
pour auroient éprouvé les mêmes d'aurant plus redoutable, qu'elle
feroit formé une puilffance exclufif; c'eft aufli lui quidone ni le
auroit enyahi le.commerce les empires' : ce n'étoit pas le temps imprimé à
& quil gouverne d'arrete-le mouvement révolutionnaire de la patrie & des évémoment,
les dangers prelfans
appelés à une
des hommes.que
trahifon avoient
neméns provoqués par.la Leurs fers brifés firent en. tombant.un
nouvelle exiftence. : les ennemis en furent frappés.
bruit épouvantable
Polverel &, Sonthonax
Cefur dans cette circonftance que en.. organifant la liberté,
à érablir l'équilibre & mis en état d'accuparvenoient furent appelés en France 2
les mêmes
qu'ils fation.Je dois obferver queoetadstug & provoquépar dirigeant fes projets,
hommes qui,, fous le royalifme; > avant le 18 frudidor,
obrinrent encore le même fuccès ,
contre Sonthonax.
lui, nous T'avons devancé;
Accufés & calomniés comme d'honneur. que nous demandeil avoit exigé notre parole fe feroit rendu, même mis hors la loi
rions fon rappel 5 il
il l'a fait une première fois:
pour fubir fon jugement égalemént 5
citigte
c'étoit dans un momenit
,
hommes qui,, fous le royalifme; > avant le 18 frudidor,
obrinrent encore le même fuccès ,
contre Sonthonax.
lui, nous T'avons devancé;
Accufés & calomniés comme d'honneur. que nous demandeil avoit exigé notre parole fe feroit rendu, même mis hors la loi
rions fon rappel 5 il
il l'a fait une première fois:
pour fubir fon jugement égalemént 5
citigte
c'étoit dans un momenit --- Page 13 ---
On tiroit la
à Saint -
conféquence de l'état primitif de la liberté
noirs fous Domingue le règne des > qu'il feroit impollible d'amener les
On a fait beauicoup de lois, & de les rattacher au travail.
fujet. Il y a eu des individus comptes allez abfurdes & ridicules à ce
aux noirs, dans des écrits publics, les infenfés pour refufer
Jesmèmes fentimensqu'aux
mêmes fenfations &
fin Vaublanc prétendoit hoimes delacouleur blanche, Enrel,il falloit dans les colonies que l'efelavage étant leur état natuberté, & les ramener
des lois
limiter la lipar gradation à Bndilie fyfème,
raifonnemens Repréfentans du peuple, je ne vous préfenterai
manité, mais des pour anéantir l'opinion des ennemis de pas Thu- des
vous offriront. T'heureufe faitssperfonne ne peut les contredire : ils
que vos lois ont procuré à trois jouiffance millions de partager le bonheur
Vous avez vu la liberté créer des d'hommes.
blique, oppofer un rempart
défenfeurs à la
pour s'établir les maîtres de que n'ont pu franchir les Répufi
Anglais
prendra ce h'eft pas cet FAmétique. Le temps nous
les gouvernemens, qui
ennemi des hommes & de aps'avance à grands
doit en être chaffé, Cet
tous
les mêmes
pas : l'Anglererre doit
événement
paffé.
chances que celles par lefquelles éprouver au moins
nous avons
fante. Mais Les on répère par-tout les maximes
la
noirs ne travailleront
que cupidité enn'ayant aucun befoin fous un
pas; vivant de peil, &
ront aucune émulation
auffi les heuteux climat, ils n'auintéreffés à T'efclavage ajoutent pour
aflujettir au travail, Les
hommes qui étoient leurs
qu'il faudra qu'on paie des
tager les mèmes droits.
propriérés, & les admettre à
fions qui ont bouleverfé L'orgueil & l'intérét; voilà les parreufement, les hommes Sain-Domingue, &
des chofes & des
facrifient
que,
EMRE
circonftances.
rarement même à la force
Mais l'étar aétuel de
Compte rendu par Leborgne. Saint-Domingue va peut-êrre, & je
A 5
qu'il faudra qu'on paie des
tager les mèmes droits.
propriérés, & les admettre à
fions qui ont bouleverfé L'orgueil & l'intérét; voilà les parreufement, les hommes Sain-Domingue, &
des chofes & des
facrifient
que,
EMRE
circonftances.
rarement même à la force
Mais l'étar aétuel de
Compte rendu par Leborgne. Saint-Domingue va peut-êrre, & je
A 5 --- Page 14 ---
incrédules
faite ouvrir les yeux & ramener les plus
le defire, véritables intérêts.
à leurs
plus de dix mille blancs, les pro- naI Y a à Saine-Domingue. marchands: il y en a de toutus
psiétaies, ouvriers, tranquiles & heureux, & nocamment
tions; touS y vivent le nord. Ilsy eft fait des fortunes plus
dans l'oueft & dans
arrive tous les jours. On a retabli,
qwautefis : il en
farla lfte du mirapides
ceux qui étoient portés
ni les
fur leurs propriérés
fervi ni lesAnglis,
nidre de la marine; ceux quinkoar accepté deplaces des ennemis; le
émigrés; ceux qui n'ontpoint traité avec eux. En bien! je
ceux qui n'ont ligné aucun qut ont
être elfrayés euxdéclare tous ces ciroyens des E.t auroient defiré femêmes lors de la déclaration
à SaintDomailigues
n'eft jamais été proclamés efforts, les mêmes faerilices
qu'elle
les mèmes
fait aurefois
roient maintenirl awjourcthus la libetté, qu'ils en auroient leurs foreunes en :RE
Reaseir à fa milfance; leur fort & dontla plilofophie avoit
pendent. Il eft des colons J'inrerpelle néanmoins ici mes collegues, dire parmi s'ils
devancé les événemens.
de
lefquels il fe tronve de grands un proptistinesy aucre état de chofes que
voudroient. à Saine-Doniligue diront files noirs ne travaillent
çelui de la liberté : ils vous oeinrdeignse f avecla propriéé, moipas. Notre eollegnePetinad, miliers de café & jai eut
a fait cette année qpatre-vings
Je crois,
tié moins de culrivateurs qvantrebolie d'ordonnateur général , que
lieu d'obferver en ma qualité
plus loin, & rendre plas
la culure peut encore être pouffee
qu'en 1783.
fes regards fur les circonftances.
Mais il faut auffi porter
de l'Europe fe font >
Les trois nations les plus pailfances menrtrière à Sainte-Dumingne,
depuis cinq ans, une guerre fol. Les Anglois ont bien renoncé défavoir â
rellerale mais ils s'y maintiennent par une
folie d'y
&
1ban
Fwe
mitlions fterlings par an, parfentretienr cette
de douze vaiffeaux f la côle. Ils ne fupporteut
Erca vingr-deux
ftances.
Mais il faut auffi porter
de l'Europe fe font >
Les trois nations les plus pailfances menrtrière à Sainte-Dumingne,
depuis cinq ans, une guerre fol. Les Anglois ont bien renoncé défavoir â
rellerale mais ils s'y maintiennent par une
folie d'y
&
1ban
Fwe
mitlions fterlings par an, parfentretienr cette
de douze vaiffeaux f la côle. Ils ne fupporteut
Erca vingr-deux --- Page 15 ---
énorme dépenfe
it
l'arbre de la que liberté pour troubler
f leurs colonies.
qui doit étendre Tinsisenrs fes porir y faire
raifons voilà les motifs Voili dès ce qu'ils redoutent racines avec julque
en, hommes ; Car s'ils
armemens firuineux en tant de
temps, cette guerre fuffiroit s'oblinoient à y tenir encore argent &
guoiqu'ils emploient
pour dépeupler
longméme-de noirs qu'ils beaucoup d'Allemands, laodiasnes /
de ceux ci vient chaque contraignent par la force. d'emigtés Une
&
liberte,less autrés fe
jour tejoindre les
partie
& lesé égarenr.
vengeront des oppreffeurs quilés drapeaux de la
tromperit
9 Malgré la néceffité de faire la
coup de bras à
guerre, &
de bonnes
Tagricultare, le genéral
d'ehlever beailcoup
difpolitions à cer égard, Il avoit Layaux avoir pris
vail & dhaltasener à T'enchoufiofine il exhortoit a-la-fois à l'amour récabli beauIl,fur entravé par la tévolte militaire pour commbartreless du trafrbordonné. Le
centre loi du
cnnemis.
fon, meurtri de gonvelneur coups-ds Lavaux fur arraché générslVillre de' fa fon
gescal Touffaint arriva affez biton, à
& conduit, en
maiizuver Lavaux, &
temps avec dés prifon. Le
repréfentant du
punir un actentar aufli graui forces pour
Les
gouvernement fraincais.
contie le
agens du
cet événement, Ils Directoire ordonnérent arrivéren: quelque
&caumescompalie
le renvoi et
temps après
tenusd Rechefonevitineas poary érrejugéstiis font dansce France de Villate
dirigée par des
aneptiperamsren moment déhomme exceflivement conse-rerciandiemsres Villate perfonnella
cetté occalion. Havoit emporté, ne ft pas couler le -quoique
lors de Tattaque de la ville jufguesslors du
bien ferviavec fing daris
La révolte de
Cap parles
diswaion
Villate a eu des fuites daurant Efpagnols en 1794:
Rienzansingetes &
ena
plus dangereules,
longue noramment celle da géndral occafionné Rigaud beaucoup, perautres,
décention
dans le Sud, Si
comme une punitions qu'éprouve le Corps Vilars pear être sonfilerée la
légidlatir & l govetnement
A 6
du
bien ferviavec fing daris
La révolte de
Cap parles
diswaion
Villate a eu des fuites daurant Efpagnols en 1794:
Rienzansingetes &
ena
plus dangereules,
longue noramment celle da géndral occafionné Rigaud beaucoup, perautres,
décention
dans le Sud, Si
comme une punitions qu'éprouve le Corps Vilars pear être sonfilerée la
légidlatir & l govetnement
A 6 --- Page 16 ---
mometanéement
s'il ne convient pas d'éloigner dont la préfence pourroit l'auexamineront
les hommes Les révoltés contre févèrede Suinc-Deningse beaucoup de troubles. les colonies doivent être
on,
occalionner du
dans
fi l'on abfout, comme
torité porvenuenent & réprimées 5 cat
il faut défefpérer
ment punics celles qui ont eu lieu, dans les colonies, &
l'a fait, toutes voir régner la paix. Ily a claffe d'hommes dont les
d'y jamais à Sstr-Dormingaen une tis-élevées 5 ils font Ils ont
notamenr ont des pretentions
qui ont lieu.
les meneurs de toutes les inforrections tous les vices de leurs anciens Je
provoraseurs de tout lorgueil & de ils ont voulu fe mettre.
hérité
à la place defquels de couleur, qui ont profité
epprelicurs > de quelques citoyens Gilence de la Répoblique pour
veux parler kirconflances & du
Souchonax lni-mèine, leurs
des
& les ticheffes & la puillinee qui a fait reconnoitre de
ufurper
de bienfaits,
a été obligé
qui les a comblés
quil recontroit, d'arrèrer leurs complots
droits malgré fouvent Toppofition leur audace, &
Cependant il
comptiner
& celle des excès Européens. sd'un tres-petit nombre
contre fa perfonne dimputerit rous,les font élevés aux premières
feroit injufte
que ceux qui fe
la majorité eft bien inqui ne compend dois à la vérité de dire que les autres, & que dans
places. Je
blâme en filence amis de la France & des
Eenionnée; qu'elle conflammenr des défendre les droits de
elle on trouvera hommes qui ont fu vérité fur le compre de
lois. C'eft aux
de dire la eft d'affurer à Sainttous 2 à qui il appartienr Notre intention d'éroufer tous les rellenceux quirs yégarent. la liberté & l'égalité 2 les habitans des colonies; & à
Domingue perfonnels, & de ramener à Punion, à la concprde, dà sétimens dfindlion decouleurs 5,
ils n'auroient jamais avec
fans fentimens dejuftice ausquels
avec nos devoirs,
des
nous ne Somanipctoantamtie & de la liberté.
carter. Mais prononcés & de la République
factieux
les ennenis
de Villare & des la autres culture fans
Leriquapnes le sétabli, départ on s'eft occupé de
le calme a été
de ramener à Punion, à la concprde, dà sétimens dfindlion decouleurs 5,
ils n'auroient jamais avec
fans fentimens dejuftice ausquels
avec nos devoirs,
des
nous ne Somanipctoantamtie & de la liberté.
carter. Mais prononcés & de la République
factieux
les ennenis
de Villare & des la autres culture fans
Leriquapnes le sétabli, départ on s'eft occupé de
le calme a été --- Page 17 ---
le mégliger la partie de la guerre. Les
départemen du Nord où réfident affajres lés ont repris, dans
tranquille, On a vu le même
agens . une affiette
travail des rerres,
empreflement à reprendre le
de l'opirion & de 1 confiance pour courir aux armes. Tout dépend
qqui gouvernent. Enfin la culture que l'on a dans les hommes
que quarante habitations de
eft parvenue à ce point,
ont été affermées
fucreries dans la plaine du
millions
en l'an 5,: à différens
Cap
pefant de fucre par an. C'étoient particuliers, les dernières quatre
propolitions au Confeil la qui ont été faites avant notre départ.Je
gazerte
Rectets
à trois
publique qui les
à
-
millions cing cents milliers.
portoit cette époque
puilfe On a affermé en nature: ; c'eft le meilleur
fonds des fuivre pour fimuler l'activité & la mife mode dehors qu'on des
frais d'exploitation, capitaliftes. La République ne fupporte plus les
que les officiers
qui étoient à
tres-cofiteux en raifon de ce
probes.
prépofés cet objet n'étoient pas toujouts
du Quarante-huit autres habitations à fucreries
Cap ont été affermées en
dans la plaine
Mais il faut dire qu'ily y a eu à argent cèt égard 545,050 liv. par an.
épouvantable pour favorifer
une dilapidation
au moins n'auroit pas dû cerrains individus, & dont un
de la place qu'il occupe. Cet y prendre part, en confidération
thonax , fur mes
abus a fait prendre à Sonen nature > & celui repréfentations, d'enlever à 9 le parti de les affermer
marine la difpofition d'intérêts l'adminiftration civile de la
fondions,6 qu'elle s'étoit attribués qui ne peuvent concerner fes
chir. La raretédes fujets fait
avec l'intention des'enriSaint-Domingue, & des
eft obligé d'employer à
veillent
à
RRde
plus Jeurs intérêts
incapables, & ceux qui
de les choilir parmi les hommes qu'à ceux de la République
talens adminiftratifs, & dont les de commerce, & Paa
mercantiles ont fait dans tous les principes d'agiotage &
torts aux intérêts publics.
temps les plus grands
A 7
La raretédes fujets fait
avec l'intention des'enriSaint-Domingue, & des
eft obligé d'employer à
veillent
à
RRde
plus Jeurs intérêts
incapables, & ceux qui
de les choilir parmi les hommes qu'à ceux de la République
talens adminiftratifs, & dont les de commerce, & Paa
mercantiles ont fait dans tous les principes d'agiotage &
torts aux intérêts publics.
temps les plus grands
A 7 --- Page 18 ---
des meà cet égard
Votre commiffion vous propofera elle remettra l'adminiftra- loi les
fures fages & contitutionnalls: les mains de ceux à qui la
tion des biens dans
confie,
ont été également
en café & féqueftrées
l'an
deux
*
Les habirations
Elles produitont, pour
5,
affermées en nature. de café.
comillions p-fant
habitations cultivées en
I en elt de même pour les
une quantité fuppntée
ellés produiront
en
d'indigo
ton &
indigo; de coton,, & deux milliers
de fix cents milfiers culrute eft négligée.
Cete dernière
n'ont pu m'êrre
Les états qui conftatent ces mais opéearions, les notes que jai
mon départ;
ces réfultats.
te
fournis fervi avant de règle pour vous préfenter ans,
m'ont baux à ferme ont été pallés pour trois
habitadonc, repréfentans, que de f fucre quarante de ferme à
Vous donnent voyez quatre millions pefant
tions
les revenus doivent être du proportionnés, revenu aux m
la République, le fermier paie le quart
les frais de
qu'il fant
net, après avoir prélevé
raifonvateurs 5 1 le pro.init
trouve anlii un bénéfice profaifance valoir, & qu'il y
habitations doivent
les quarante fucre,
nable : par conféquent millions pefant de
duire au moins fept
autres
; certes,
sapplique anx de opérations: telles Trécnlaions,
Cenifonnemeirs foriiers. ne fe livreroient
à des noirs. Il en eft de
les n'éroient affurés du NRt
les proptiérsires
s'ils
les habitations fug lefquelles tous n'ont pas été enmême pour & ily en a beaucoup; contre la liberté,
font prefaw: leur aveugle haine
de leur
tinés par
un quart net
eti par
Ces mni@airesipsiest de fubyenrion patriotique. apptouvée cft
totés
fous le titre narionalé. Mais certe comntribation mon trop départ
Convention arrêté de.la fmpprimet avanlt
le projet éroit
iérsires
s'ils
les habitations fug lefquelles tous n'ont pas été enmême pour & ily en a beaucoup; contre la liberté,
font prefaw: leur aveugle haine
de leur
tinés par
un quart net
eti par
Ces mni@airesipsiest de fubyenrion patriotique. apptouvée cft
totés
fous le titre narionalé. Mais certe comntribation mon trop départ
Convention arrêté de.la fmpprimet avanlt
le projet éroit --- Page 19 ---
Les maifons des villes,
out été également affermées: féqueftrées pour la République;
fixe d'un million.
elles produifent une
I
fomme
Les Enfin le Cap eft forti de fes ruines
deux tiers de cette ville font
& de fes cendres.
ment les quartiers où fe
rebâtis, & particulièreportent le commerce.
été Elle repréfenre une cité neuve. Les murs n'avoient
endommagés; ; il a fufli de les couvrir,
point
On Peur encore mieux juger le
par Fangmentation des maifons rérabliffement de l'ordre
l'an 5.
à ferme, > entre l'an 4 &
Toures ces chofes fe font faites à
remarquez > citoyens
peu près dans un an. Mais
vaincre, quels moyens reprefentrans, il a falla
quels obftacles il a falla
quelles reffources
employer, & par
Demineue
préfence cette étonnante colonie conféquent de
abandonnée à elle-méme.
Saintnotre départ, qu'une efcadre de
Il y avoit neuf mois a
de plufieurs frégates anglaifes fept vaiffeaux de ligne &
Nous n'v avons
bloquoit la rade du
pac un feul
Cap,
avons créé une marine : cent bâciment &
dé lEtar. Nous y
par des fibufticrs y
quelques corfaires montés
anelaifes. Ils en dérraifent tiennent en échec les forces navales
les Américains qui trafiquent le commerce; ils n'éparguene
t & de l'alliance dè la
de leurpavillon & de Famimis. Ceci donne lieu à une République pour favorifer les enne traiterai pas ici,
queftion diplomatique que je
Nos corfaires ont pronvé à
rage des Français eft au deffus Sine-Domingne.que des forces
le coucorfaires de dix canons de deux
des Anglais. Des
des corvettes de 18 canons de ont fix. enlevé, à labordage,
chacune d'un pierrier, ont
Sept barges 9 armées
de douze,
également énlevé deux corvettes.
Larculture, la courfe & la. guerre
concaurent à donner
A &
que je
Nos corfaires ont pronvé à
rage des Français eft au deffus Sine-Domingne.que des forces
le coucorfaires de dix canons de deux
des Anglais. Des
des corvettes de 18 canons de ont fix. enlevé, à labordage,
chacune d'un pierrier, ont
Sept barges 9 armées
de douze,
également énlevé deux corvettes.
Larculture, la courfe & la. guerre
concaurent à donner
A & --- Page 20 ---
J'en donne la
une adtivité que rien n'égale. & d'exportation
au commerce l'érat du cômmerce d'impotation nne balance de
preuve : ville du Cap, fculement a donné nois & vinge
de la
liv. pendant les deux derniers Aoréal & les vingt
9.700,000
au Cap : germinal, >
du direéteur
jours de monfgjour de pririal. Cet état nombre eft ligné des bâtimens
premiers douanes, jouts & vifé pzr moi. Le étrangers pendant la
des
& des divers ports
les hommes qui
artivés au Cap eft de deax cent dix. couleurs Si
fi diffétrentes,
même époque la colonie fous des
des raifonvous ont peint Someréponarient pardes négationson reprefenans de
étoientici, Moi, je ne me permnetrois n'en pas, étois le gatant, & f
nemens. donner ces réfulrats fi je
vous n'étois appuyé des pièces nécellaites. de divers objets 3
je
recette faite au Cap, provenante, Tan 5, 13,73,000 fr.,
La
le fecond trime Atre de
s'élève pour à 4,006,937 francs.
la
anla dépenfe
trimeftre Gxe à peu près dépenfe en déL'état de ce
&
les coinmune qui aucune
nuelle à faire au Cap eft plus Eonbiensie que c'eft dans li où tout
pendent. Elle de y, la colonie, parce que érart lc chof-lieu par
autre partijp & où tout fe regle, comme
aboutit réfidence des agens.
la demila
dans la dépenfe
on ne compte
autres
Rroremms
Cépendant
ainfi qu'aux
Mais les
folde payée aux troupes, la dépenfe feroit plus forte. entier , &
poblics. Sans cela
aujourdhui de payer en Avec une
reffources permettent qu'on avancesvenla ttanquillicé. deffus des dépenfos.
fur-tout à mefure
recette s'élèvera au fur cet objet que
fagea ssanimthenonalt à quoi s'en tenir
des
On ne faura patiaitement une loi fixe relarive aux émigrés entre ceux
quand il y aura tracegla ligne de démarcation
colonies, & qui
ne le font pas. Indépendhmmene de
le font & ceux qui rendre à beaucoup
proptis- de
qui de la jaftice qu'an pourra la République une mafle
capitaires, il y aura pour
ette s'élèvera au fur cet objet que
fagea ssanimthenonalt à quoi s'en tenir
des
On ne faura patiaitement une loi fixe relarive aux émigrés entre ceux
quand il y aura tracegla ligne de démarcation
colonies, & qui
ne le font pas. Indépendhmmene de
le font & ceux qui rendre à beaucoup
proptis- de
qui de la jaftice qu'an pourra la République une mafle
capitaires, il y aura pour --- Page 21 ---
taux trésconfidérable dans les biens nationaux
Domingue. Je tiens une lifte aflez
a Saintémigrés employés au fervice des
nombreufe de ceux des
Je penfe qu'a légard de ceux-ci il Anglais dans les colonies.
doute.
ne peut pas y avoir de
La culcure de toutes les grandes
naives, Port-de Paix, Leborgne
communes des Gontièrement rétablie. Ces
Jean-Rabel & autres,eft
revenu de 4 à 5 millions communes font en nature un
La
par an.
partie de Oueft dont
Goave, le Petit- Goave, dépendent Léogane, le Granddans l'état le plus Aoriflant. Cayes On 3 Jacmel & Bainet, eft
revenus.
y fajr de très- grands
Les dépenfes y font confidérables
de Léogane, qui eft frontière du par
à la ville
laquelle il y a une
dans
RLCPRIL
Prince,
Cette ville a été au pouvoir garnifon de quatre mille hommes.
toutes les campagnes.
des Anglais. Ils ont ravagé
événemens de la
Depuis qu'elle a été reprife, les
guerre ont empéché Jeur
Jacmel a été incendiée
rétablillement.
lution; elle eft entièrement aul commencement de Ja révointaétes. On doit attribuer rétablie. Les autres villes font
tie, au zèle du général l'ordre qui règue dans cette
bon , adminiftratours. Ils Beauvais, font
de Bonnard & de E
bien intentionnés. Lebon
hommes de couleur & trèsunis à la probité &
a de grands talens
au républicanifme.
adminiftratifs
Jacmel On peur avoir une idée de la fituation de
par les états de
la culture à
ont été chargés pour les commerce. Quarante-hait bârimens
dant le fecond trimeftre différens de
ports étrangers,
cent vingt un mille cent
l'an 5, d'un million Eiz
mille deux cent cinquanre foixante livres livres de café, > de dounzé
huit livres d'indigo. Les
de coton, & de fix cent
colte étoit abondante. Les magafins éroient pleins : la rérevenus de lal République
peuvens
pour les commerce. Quarante-hait bârimens
dant le fecond trimeftre différens de
ports étrangers,
cent vingt un mille cent
l'an 5, d'un million Eiz
mille deux cent cinquanre foixante livres livres de café, > de dounzé
huit livres d'indigo. Les
de coton, & de fix cent
colte étoit abondante. Les magafins éroient pleins : la rérevenus de lal République
peuvens --- Page 22 ---
anmiellement a
être de 12 millions par an. Il fe charge
Jacmel deux à trois cents bâtimens.
11 feroit trèsJe ne rends pas un compte financier. joftes : 1 mais l'apdifficile de donner des approximations du commerce que je mets
général de la culture & dois démontrer que loin
perçu fous les yeux du Confeil, Je
de Saint - Dominigue
de defefpérer du, rérabliffement c'eft par elle au contraire le
maintepant la liberté >
c'eft par
en y
Je dois déinontrer que
de la
que tout s'organife.
foutient les dépenfes
travail qui fe fait : qu'on la paix, par de bonnes mefures
guerre. : que deux ans après
touchera à. fa pre-
& par de fages lois, Saintc-Domingte les dernières guerres 2 le gouvetne- 60 à
mière fplensteur. Wans
des colonies
la protedtion
depuis
ment dépenfoit On
fait paller Ssint-Doningne la
à
millions.
R
acheté
poudire
liv.
y a
quatre ans que 50,000 f. la livré.
çanon à16 liv. 10
le moins fouffert. Les
du Sud eft celle qui a
La parrie
féqueltrés font très-confidérevenus des biens nationaux inillions par an. Quelquesrables : ils font de IO à (ont 12 depuis un an fous Topreiion la réunes de ces communes
Ilalevé l'étendard de
& le joug du général Kigaud. Ila fait ézorger cent quatre- ont eu
volte contre le gouvemnement
événemens qui
dans lesaffreux
jour où a été provingts républicains
an 43
le
licu aux Cayus le 10 fructidor cette ville, Il a répandu
clamée la conffitution dans les lois; ila foulé aux pieds
enropéen : il a méprifé
devoit à la Répufang
de reconnoillance qu'il
de certe naJes fentimens
ou fix autres compables
d'un fol
blique. Il exifte cinq defirent les voir éloigner elt le
tute: : tous les Français leurs forfaits. De ce nombre
à
gu'ils ont fonillé par
d'Angletarre, maiutenant
nommé Pinchinai 2. venant le tient configné.
à
Cherbourg ci lc Direckoire.
les coupables
du
ont fignalé
an 5. Le
Les agens gonvemement du 23 frimaire
la Frauce par une proclamation
d'un fol
blique. Il exifte cinq defirent les voir éloigner elt le
tute: : tous les Français leurs forfaits. De ce nombre
à
gu'ils ont fonillé par
d'Angletarre, maiutenant
nommé Pinchinai 2. venant le tient configné.
à
Cherbourg ci lc Direckoire.
les coupables
du
ont fignalé
an 5. Le
Les agens gonvemement du 23 frimaire
la Frauce par une proclamation --- Page 23 ---
Diredtoire
cutlon, a confirmé ces difpofitions. En les mertant à
dun j'implore la clémence du Corps légiflatif
exégrand nombre d'hommes
en faveur
ctainte, & qui doivent platôt qui ont été entrainés par la
en France de Rigand & des étréplaints que punis, Le rappel
tout appaifer. il fera difficile principaux alors
coupables foffit
tion. Ii y a dans ce moment à Paris d'y exciter me atrinast
voyés par les communes
des commiffaires ennemens, J'étois membre pour de la rendre compte de CES évégouvernement 5 contre
délégation des agens du
ainfi que contre les militaires laquelle a été dirigée la révole,
a teconnu le dévosement des curopéens. Legauvemement
difficile & périlleuft.
nélegués dans Cctte miffion
nion, Vaublanc n'en Quelquhonomble a
que foit cette opiagens & fur les
pas moins juté le biâme fur
-
ment. II
délégués, & ils les a accufés
les
l'adrelle n'y a rien quin prouve comme cette perfonnelle-
& de des royaliftes à Maifir les occafions de accufation
perdre les patriotes.
calomnier
noillent Tous ceux qui ont fuivila révolution des colonies,
l'acharnement
mis
conaux lois relatives aux qa'a
Vaublanc pour s'oppofer
aufli le zèle
homines de coaleur. ils
écrits de Vaublane qui nous a animés pour les faire exécuter. connoiffent Les
crimes, Leurs défenfeurs acculoient ces hommes de tous les
légirime qui les avoit armés. lesjuflifioient Et
en raifon du motif
guelques-uns d'eux fe fonz armés dans- cette circonfiance cu
ont foulé aux pieds la conftirucion contre le gouvernement,
Franglia, des milicaires couverts de 2 pillé ou égorgé des
de la liberté, Vaublanc
blellares pour la caufe
la défenfe de ces
prend publiguement à cette tribune
fance de le
rebeiles, dant le crime feulacu lapuif
rapprocher,
Mais les confpirateurs
finars des républicains en naplaudifoient-ils France
pas aux affaf
pas? Ils en ont ufé de même ? ne les provoquoient-ila
ont-ils p2s envayé desagens pour Saint Demingue, N'y
qu:,. - en annonçant leurs favo-
blellares pour la caufe
la défenfe de ces
prend publiguement à cette tribune
fance de le
rebeiles, dant le crime feulacu lapuif
rapprocher,
Mais les confpirateurs
finars des républicains en naplaudifoient-ils France
pas aux affaf
pas? Ils en ont ufé de même ? ne les provoquoient-ila
ont-ils p2s envayé desagens pour Saint Demingue, N'y
qu:,. - en annonçant leurs favo- --- Page 24 ---
les rebelles - ? le rappel ignomis
rables difpofitions pour la loi qui rejetoit du Corps legplatif
nieux 'de Sonthonax >
pour l'an 4. &la prompte
de Sumn-Doniague
étoient employes
les députés d'une expédition. dans laquelle à la
arrivée
vous avez condamnés
déportation que leur
des hommes que
aux citoyens des colonies
devoient faire étoit preffentir menacé & devoit être changé? de la N'étoient- marine &
état politique
à éloigner du miniftère leurs
,
ils pas colonies parvenus les patriotes qui contrarioient la faétion
des
contre
raEe
de
qui ont lutté avec courage déja renverfé toutes les colonnes
dont les efforts avoient dans les' colonies ? La contre-révol'édifice républicain
que de T'exécution.
lution y étoit faite ; il ne s'agifoit de maux 2 que de malRepréfentans du peuple 9 que épargnés à Saint- Domingue atheurs fans nombre vous des avez confparateurs) Les Anglais
les projets
Ils doivent aujouren arrètant
avec impatience:
pour
tendcient ce moment
de vos nouveaux bienfaits aux
d'hui redourer les réfultats de joie qui vont fuccéder à
les colonics, Sc les tramfports la faétion Vaublanc étoit parvenue
julftes inquiétudes que
fuccès miliinfpirer.
de la force armée, & des
Je palfe à l'état
taires obtenus à Saing-Domingue. l'abfence de T'antorité civile
Lavaux, pendanr
poftes cédés
Le génétal
avoit teconquis plufieurs
de conà Swnr-Doningue 2 Anglais : c'eft leuf feul moyen de TEt
par la trahifon V'arrivés aux
des agens > toute la partie C'étoit une
quète. Depuis fous la bannière de la République: Elle étoit formée des
eft rentréc fubfifoit depuis fept ans. coloniale du Cap,
vendée des qui noirs infurgés paf T'affemblée
des emdébris brulèrent les campagnes avant qu'aucun
Du-
& qui
fûc arrivé à Saint-Domingue avoient rallié
ployés du gouvernement avec les Eipasnols., ceux-ci décoré de tous.
rant la guerre fous le adrlicetienaias aujourd'hui
ces brigands d'Elpagnc, & vivant honorablement
kes ordres
tréc fubfifoit depuis fept ans. coloniale du Cap,
vendée des qui noirs infurgés paf T'affemblée
des emdébris brulèrent les campagnes avant qu'aucun
Du-
& qui
fûc arrivé à Saint-Domingue avoient rallié
ployés du gouvernement avec les Eipasnols., ceux-ci décoré de tous.
rant la guerre fous le adrlicetienaias aujourd'hui
ces brigands d'Elpagnc, & vivant honorablement
kes ordres --- Page 25 ---
a Madrid.
des
Après la paix avec
infurgés paffa au fervice T'Elpagne des
>, un grand nombre
foient la guerre pour eux. Ces
Anghisy les auttes faide terreinz tres-confidérable, leur infurgés occupoient un efpace
Grande-Rivière, diftanc de
pofte principal étoir à la
les commandoient, ils
fepe lieues du Cap; lcs
Une
étoient payés par les Anglais émigtés
proclamation des
a faic tout rentrer dans l'ordre agens & une force confidérable
liomme. Les influrgés ont repris la > on n'a pas tué un feul
font revenus far leurs anciennes
houe & le travail, ils
tenté de reprendre la vie errante habirations, &
& aucun n'eft
Ce fuccès nous a conduits à miférable qu'il menoir.
Les Anglais ont cédé au général en avoir de plus grands,
Bannica, place fortifiée,
Touffaint, par la force s
qu'aujourdhui depuis le Saint.Juan, Mirebalais Heriche, ,de manièce
en Parcourant cent & quelques jufqu'a Santo - Yago,
plus grande tranquillité, Les
lieues, tout eft dans la
ritent à cet égard'les plus grands commandans éloges, militaires ménicipalités & les
ils
ainfi que les mutour ce qui peut jugesde-piis; affurer la
y farveillent avec zèle
les culivatéurs, > & les
tranquillité publique. Is vilitent
une feule plainte. Il eft encouragent à delirer aui travail ; ilny a
Domingue ces autorités
qu'on multiplic à
rale
St
eft plus grande fur bienfifantes, les
dont l'influence modes baionnettes.
hommes du pays que la force
gardé Lequartier du Mirebalais, fortifié de douze Block.
par des troupes allemandes,
a,
Houfes,
été le prix de la valeur des
anglaifes, &
yerture
émigrés,
a pénétré. jufques fous républicains. les forts de Touflaint la
LouBouquers, à deux lieues du
Croix desrenfermé dans les murs de cette Por-an-Prince; ville. La
l'ennemi eft
fes du Mirebalais & du Grand-Bois
prife des paro:f
nicarion entre le nord & l'oueft les a ouvert une commufur les Aancs, & fur les
Anglais font cernés
ne les laiflent
derrières
fix mille noirs
pas un inftant dor.ter Ces alarmes qui
conti-
ouquers, à deux lieues du
Croix desrenfermé dans les murs de cette Por-an-Prince; ville. La
l'ennemi eft
fes du Mirebalais & du Grand-Bois
prife des paro:f
nicarion entre le nord & l'oueft les a ouvert une commufur les Aancs, & fur les
Anglais font cernés
ne les laiflent
derrières
fix mille noirs
pas un inftant dor.ter Ces alarmes qui
conti- --- Page 26 ---
que lès
auffi defkrudives pour les ennemis
nuelles font
aitaques réguliètes.
Saint - Marc. Le génétal
A notre départ, on attaquoit ville avec vinge - deux mille
éroit devant cette
mais il a repris
Touffaint Ila d'abord éprauvé un échec, le
trico:i
hommes.
& nous olons penfer que Cette pavillon nous
fes pofitions,
à Samt-Marc.
conquate - Nicolas 5
lor Horte anjourd'hui Prince. Le mole Saint
alfure celle du Poit-au foit du coté de la mer, peut être atquelgae fortifié qu'il du cô:é de la tetre, parce qu'il préfente,
raqué avec fuccès
un côté fo.ble.
fe bornent au
Ainfi les polfaflions à Sainr-Damingue & à Jérêmie; ces
Male, à Saint-Marc, au Po-an-Prinie par leurs forces nafont protégécs doute, puincipalenent d'après la tournure qu'ont prife
poilifion vales; il n'y a pas de
d'y être delcene
affaires, que les Anglais regrettent nous, ies traitres qui
les
maudiffent, autant que
dus, & qu'ils
villes.
leur ont livré ces
eft compofée de
de Saint Domingue du
: elles ne
Rm
Latmée mille hommes de troupes
pays fuccès dépend des E
huit éga'ement difciplinées; leur
da Nord
toutes
Il y, a dans le déparement avec les
qui les commandent. font les exercices inilitaires
dans
régimens qui
trouvent
des
d'Earope; ceilés - ci avouent qu'elies Mais ce qui ajoute
troupes des dilpofitions à les égaler.
europés- S, 9
les autrés
le font acquife les troupes tous vivent enà la gloire que forment les foldats nouveaux; armés pour la même
c'eft qu'elks comme des amis & des frères C'eft de leur pofemble ils font dans-les mêmes déférence cafernes. refpedtueufe 9 qu'aui
caufe; mouvement & par une cèdent le
aux bitaillons
pre
les régimenis du pays
pas
combat
ati niomd'Europc. euronéchne qui eft A Sain-Domingue, fur toute la colonie,
Larmée trois mille hommes difléminés
Dans beaucoup
bre de
fa conduite lesplusgeands égards.
mérite Par
'eft de leur pofemble ils font dans-les mêmes déférence cafernes. refpedtueufe 9 qu'aui
caufe; mouvement & par une cèdent le
aux bitaillons
pre
les régimenis du pays
pas
combat
ati niomd'Europc. euronéchne qui eft A Sain-Domingue, fur toute la colonie,
Larmée trois mille hommes difléminés
Dans beaucoup
bre de
fa conduite lesplusgeands égards.
mérite Par --- Page 27 ---
de corps, le nombre des 23
il en eft d'autres où il officiers furpaffe celui des
autres ont fupporté depais n'y a que des oficiers: les uns follats; & les
toutes les fatigues de la quatre ans toutes les
plupart defirent revenir gurre fous" uin climat privations,
C'eft un fentiment bien en France rejoindre leuirs bridlant ; la
naturel,
familles:
n'ont Dans les temps de mifète & de
ileft pu êrre pyécs; Of leur doit diferte 1 ces troupcs
lui juifte d'y faufaire; un
prefque toute leur
d'aficéter le montant de moyen a été propofé : c'eft folde,
biens nationaux à Saint-I leur décompre en paieinent des cebeaucoup qai refteront Domingne dans
ou en France IL en
& pour la France une
la colonie ; ce_ fera
eft
blic fe libérera
acquifition précicafe. Le pour elle
s'artachera à
par un adte de juitice, & la trefor purépublicains & Snc-Domingue français,
une maffe de Republique
II
propriétaires
le pourroit en être ufé de même
gouvernement feroit palfer à Saint envets les troupes que
Le Dircaoire exécutif
Domingue.
des mefures infiniment Evient,d'un autre côré, de
res à Saint -
fages & falutaires pour les prendre
toutes armes Domingne > en réformant tous
militaia la
pour en former des
les corps dé
gucrre ceax. des officiers
en
en
France. Peur-être
de ces régimens., corps qui fe artachant
ces régimens trop forts jegera-t-il en
néceffaire de ne pas tronvent
voir avec plus de
hommes, afin de 1s faire rendre
garnifon.
facilicé, & de les changer
mouplus fouvent de
Jai mis fous vos yeux,
intérelfant des fuccès & des citayens repréfsntans, le tablean
françaife de
troupes qui font dans la
Par le traité Ssint-Teminrnto de paix à la
La partie
partie
votre
elpagno'e, cédée
attention.
Republique, ne mérite pas moins
La France devoit
toire, un an après la prendre ratification la poffefion de ce précieux terride la paix, L.es circonflances
mis fous vos yeux,
intérelfant des fuccès & des citayens repréfsntans, le tablean
françaife de
troupes qui font dans la
Par le traité Ssint-Teminrnto de paix à la
La partie
partie
votre
elpagno'e, cédée
attention.
Republique, ne mérite pas moins
La France devoit
toire, un an après la prendre ratification la poffefion de ce précieux terride la paix, L.es circonflances --- Page 28 ---
24 s'eft avancé autant que les
font oppofées : néanmoins on
Et depuis Laxavon
sy forces difponibles ont pu le permettre. lièues dans les terres', &
Santo-Yago.d quarants
long des côtes,
jufqu'a
Porto-Plato,le
noudepuis Monte-C Chritonuqua la
y. flotte. Les Elpasnols, de cette
le pavillon de République paroillent très - fatisfaits
veaux citoyens, français,
profitant de quelques préréunion, quoique les Anglais, s'y oppofer. On a laifléaux
euffent tout employé
Aatter leurs opinions
jugés,
citoyens tout ce Taiee poavoitr leuts municipalites.
nouveaux Ils ont dû former eux-mèmes les gamifons de
religieufes. Par un accord entre les deux gouvernemens, dans les lieux qu'elles les
troupes efpagnoles reftent ainfi employées que les troupes qui ont été
ocipoients elles font,
des généraux français. Les agens
renforcer, commandées par choifi entre ceux des Efpagnols qui
ont nommé un l'eftime délégué & dela confiance de leurs concitoyens. de notre
jorillent de di(pofitions s'exécutoient à l'époque la farce ia baie
Ces henreufes Nous avons également reptis par s'étoient emparés.
départ. d'Affua & de Neybbe, dont les Anglais dans le nord-eft, où les
C'étoit là, ainfi qu'à Forto-Plato, en beftiaux pour leurs efennemis venoient sapprovilionner
cadres.
d'une plus grande étenIl nous refte à prendre poffcllion & Santo-Domingo: ainfi,
due de rertein, entre Santo-Yago Potto- Plato, Samana, del Eugano,
fuivant la côte depuis
revenir à Santo-Dominga
avec un intérêt
pour Direckoire exécutif, qui s'eft occupé, pas de, donner
Le
de Saint-Domingne, > ne manquera rendre françaife
paternel, les inftraétions nécelfaires pour de confervaà fes agens colonie, & pour pourvoir aux moyens
toute la
traverfé
tion.
miflion dans le Sud, jai
En revenant de ma Santo- Domingo au Cap. C'eft,en
la partie cédés depuis incuite; mais la nature y eft parquelque forte, un pays beauté. Ce font des plaines immenfes
tout dc la plas grande
Le
de Saint-Domingne, > ne manquera rendre françaife
paternel, les inftraétions nécelfaires pour de confervaà fes agens colonie, & pour pourvoir aux moyens
toute la
traverfé
tion.
miflion dans le Sud, jai
En revenant de ma Santo- Domingo au Cap. C'eft,en
la partie cédés depuis incuite; mais la nature y eft parquelque forte, un pays beauté. Ce font des plaines immenfes
tout dc la plas grande --- Page 29 ---
traverfées
bois de différentes par des rivières. Les montagnes font
abondance ceux dont elpèccs les 3 Parmi lelquelles fe couvertes trouvent de
plus efliméesen Europe, qualités & les couleurs font en le
conftrucion pourles
&cnotamment Tacajou & les
une grande
vailfeanx.
boisde
& en or; le quantité de mines Tenpenepmetrentanmea en fer, en
caufli
y a découvert citoyen Giroud, membre de cuivre, en argent
un filon
l'inftitut national,
croyoient feuls polléder. deplatine, La
métal que les
court
rivière
Efpagnols
roule foixante - dix licues-de
de de Santo-Yago, fa
qui parrenrfe égalementdes livrer à
paillettés & les fource à la mer 2
terre riche & fécondé ramaffer quelquies grains d'or, Efpagnols tandis préfeces en cultivant la leur promer de plus
que la
tonnier. Tout
canne & le
grandes reilournommée
ce terrein, de cafier; limndigorier & le Colets &' de de la Vega, eft rempli même de'bètes que à la plaine tant reprineipax chévaux : c'eft en quoi confifte cornes, la , de mudans
proptiétaires.
richelfe des
fa cinq à fix arpens de L'Efpaznol, rehfèrié par des
cafeyy trouve tout ce qui terre, fufit au à milieu delquels eft élevée haics
confomsmation le
le
la vie. Il
la parate , le riz & coton, le
café &Ja canne, plante le
fa
il eft fir que tout mais; il n'a befoin
RLECLS
plus beau climat. C'eft profpère fans dans cette terre que.d'enfamencer, féconde fous le
Combien de familles
doute là que gir le vrai
Il n'y a pas à deflécher peuvent. des être placées far ce fol bonheur.
du climat. L'air y eft fain marais, nii craindre fortuné!
& pur.
T'infalubrivé
L'édifice Santo-Domingo des monafteres eft une ville affez grande & bien
beauté tous les autres."
& de la cathédrale
bâtic.
fe font déja retirés. Beaucoup de religieux des furpalle deux en
Cayes, deux mille Depais lz révolte du.général
fexes
du rebelle, ont apporté fanilles à : pour, échapper aux Rigaudaue
& ont embelli- cetté
Sanro
leur poignards
les agrémenis de-la" cité: : elle eft -Domingo devenue françaife, induftric,
Frangais font
viesy tronvent. Les
Tous
parfairement unis,
Efpagrtols & les
furpalle deux en
Cayes, deux mille Depais lz révolte du.général
fexes
du rebelle, ont apporté fanilles à : pour, échapper aux Rigaudaue
& ont embelli- cetté
Sanro
leur poignards
les agrémenis de-la" cité: : elle eft -Domingo devenue françaife, induftric,
Frangais font
viesy tronvent. Les
Tous
parfairement unis,
Efpagrtols & les --- Page 30 ---
au patrionifme
accord à la fagelfe, du Direcloire
On doit cet heureux
Rowne agent
du citoyen
confiance pat-
& à la, prévoyance
iljouir aude égale
fes fages
exécutit dans cette parie. les Français. Il a arréré par
vers
&
retiroient
mi les E/pagnols deceux des Eapagnols le quife bonheur que leur
avis Témigeation fair la liberté &
afhranchira ce
lile de Cuba pour
Sans doute qu'elle énormes quil
garantir la République.
& des droits
par ce
réuni des comnibutions efpagnol. Elle Yanachera
à
pays.
Y'on fait monter
payoir 211 gouvetienenr nombieufe que dans cetté partic y
moyen une popularion Les Français érablis de laétivité, & les
190 mille ames.
de Tinduftrie & de
le génie
un
sepshficmifios
piopagiung ciroyens rivalifetont béniront jour les conquètes (1)- de
nouveaux frères ainés dont ils
& phylique
avec leurs Vétat exact de la fituarion politique a fait tant de rapports
Tel éft
far laquelle on vous & celle de toute la
Saint Domingue, égarer votre opinion
menfongers pour
cette colonie
accréditer,
République.
Pon 2 voulu
que
Malgré l'erreur
mêmes des reffources negyandei la Répuoffte dans les cicconttances revenus tant aux faits pour
milévaluer les
à cinquante
On peut
les proprietaires
continenblique , que ceux pour
aux departetens moyens? ?
lions par an. Comeratestham qui donnent les mêmes
raux, quels font ceux
m'ompicher de
cette pollefion 5 je he puis : cift de rendre
(:) En pariant de fera fans douie accueillie du plus hardi marin, en
une idée qui
de Colomb
du tertipréfenter hommage a la mémnoire de
a capitale
un
fon nom à la ville Sunto-Doningo
donnant
les armées iiomphintes
toire cédé.
francaife, dont raconte lhiftoire japlus ven-
- Ceft à la Répoblione tout Ce que nous
desrois, & 'de
en exploits
les injuftices
r'oubli ou l'on
ont furpaflé appartient de réparer homme
a furvécu à
encoic a
reculee > qu'il d'un grand
de 1a palais. exiftent
ger la mémoire l'enfevelit. Les ruines
a vou'u
Sms-Domingo.
toire cédé.
francaife, dont raconte lhiftoire japlus ven-
- Ceft à la Répoblione tout Ce que nous
desrois, & 'de
en exploits
les injuftices
r'oubli ou l'on
ont furpaflé appartient de réparer homme
a furvécu à
encoic a
reculee > qu'il d'un grand
de 1a palais. exiftent
ger la mémoire l'enfevelit. Les ruines
a vou'u
Sms-Domingo. --- Page 31 ---
Depuis cinq. ans, il n'eft pas arrivé à
gue un feul Eatiment du commerce de Saint- Dominmerce , qui a de fi grands intérêts a fe France. Ce comlonies, craint de renouer des affaires
ménager aux CoIl croit ne trouver ni fireté, ni bénéfices avec Sainc-Doningae
youlu feconder en rien le
allez grands, ln'a
ces" entreprifes hardies gouvernement. Au lieu de faire de
eft
qui honorent cette utile
defcendu au rôle hontenx d'agioter fur les effets profellion, il
fes pouvoir récupérer fes pertes,& favorifer le tetour publtes;il
rapports direéts avecles
defordre.par
a laillé cueilliz aux marchaids colonies.Le commerce aut contraire
qui lui étoient réfervés, &
éttangers tous les
d'eux les
nous fommes obligés avaneages
produirs du fol de nos colonies
d'acheter
nous pouvions en alimenter les marchés fi recherchés, &c
plus grande quantité des fucres & des de l'Europs, La
fomment / en France & même
cafés qui fe conautres pays, viennent de
en Angleterre, & dans les
nies étrangères ou ennemies Saint-Domingue. Les autres colotiers des revenus qui fe font à ne produifent pas, réunies, un
Américains qui les achètent fur Stint-Pomingne. les lieux
Ce font les
France ; c'eft ce qui faic élever les
& les apportent en
un prix
denrées
tandis exceflif; c'eft ce a qui enlève tout notre celoniales à
gue le commerce français devroit attirer numéraire,
étrangers, en leur vendant Ces mêmes
celui des
en plus grande quantité que les
denrécs, qu'il poffede
véritables moyens d'établir r'ia
autres nations.. Voilà les
en notre
balance du commerce
tégeant ponvoir, > & qu'il importe de
qui étoit
& en aidant les armemens reconquérir, en prochandifes pour les eoloniès.
en courfe & en marLe commerce s'eft trompé fur fes véritables
périence doir le ramener à des
intérêts. L'exutiles pour lui& pour lalépubliqe. vues plus fages & plus
En 1756, notre marine fe trouva réduite
pire que celui où elle dft
dans un état
une nouvelle vie en remertant aujourd'hui; on peut lui donner
fa direction enre les mains
les armemens reconquérir, en prochandifes pour les eoloniès.
en courfe & en marLe commerce s'eft trompé fur fes véritables
périence doir le ramener à des
intérêts. L'exutiles pour lui& pour lalépubliqe. vues plus fages & plus
En 1756, notre marine fe trouva réduite
pire que celui où elle dft
dans un état
une nouvelle vie en remertant aujourd'hui; on peut lui donner
fa direction enre les mains --- Page 32 ---
: car les colonies
d'hommes de mérite, adtifs & entreptenans enfemble. Jl faut y attachet
& la marine doivent marcher dans l'une & l'antre partie ont
ceux dont les connoiffances leur dévouement, notamment pour
donné des garans de
les colonies.
avoit-il abandonné les. colonies?
En 1756, le commerce de
avantages. Craint-il
C'eft alors qu'il en retira les grands hommes aujourd'hui font
vendre 2 mais tous
- petit
ne pas
vendeurs. Autrefois il n'y avoit que fait un
acheteurs &
à crédit. Aujourdhui il fe
nombre qui acheroit le Yeul unile.Le cultivateur, le fermier, Il la
commerce d'échange, fa denrée chez le négociant. Le noir
le propriéaire porte des objets dont il a befoin. fa femme &
donne en échange
defir eft de pater
toiles &
n'entalle pas. Son premier
il achétcroit les
fes enfans. Ah! avec quel plaifir en France ITout fe paie comples marchandifes fabriquées convient au commerce.
tant:c'eft bien ce qui
Saint- Dominguie douze
Les Anéricains expédient pour an, bateaux ou goélettes,
cents bârimens par
un débouché
à quinze
iroient pas, s'ils ne trouvoient les
s'ils
Mais ils n'y
& $ dans retours,
avantagenx de leurs matchandifes, bénéfices. Ileft des Américains
n'étoient affurés de grands des, avances treeconfidémables n'ont
qui ont fait en fubiftances mais ceux de ces négocians qui font furs
au gouvernenents
l'ont été ou
être payés. à Saine-Domingne, ce font des créances ptiBc l'ètre en France, parce que
vilégiées.
& fur-tout que les propriétaires leur des
Que le commeree, > funeftes erreurs
leur fuggère c'eft
colonies abjurent les liberté; elle y 3 impentiable:
éloignement pour la
faire fmétiher leurs pollef- d'avoit
elle feule qui peut aujourd'hui d'avantages pour eux. Au ils lieu auront des
fions, & avec dont plus ils fe méfioient fans celfe, Le
des efclaves
compter.
propriétaire
amis fur lefquels ils pourront heureux. Les députés de Saintcomme le cultivateuf feront
erreurs
leur fuggère c'eft
colonies abjurent les liberté; elle y 3 impentiable:
éloignement pour la
faire fmétiher leurs pollef- d'avoit
elle feule qui peut aujourd'hui d'avantages pour eux. Au ils lieu auront des
fions, & avec dont plus ils fe méfioient fans celfe, Le
des efclaves
compter.
propriétaire
amis fur lefquels ils pourront heureux. Les députés de Saintcomme le cultivateuf feront --- Page 33 ---
Domingue & maintenir feront tout ce qui dépendra
cette union.
d'eux pour afermir
le Les colonies font deftinées à
fyltème commercial &
jouer un grand tôle dans
publique une prépondérance politique. Elles affiurenr à la Rédifputer.
qu'aucune nation ne peut lui
Mais
verne que Saint-Doningne, par les lois & cette polfellion vafte, ne fe
Pour confolider ce lien, l'opinion qui régit la
être décernées & les
c'eft de fon fein
NEAEE
vernement feroir récompenfes & les punitions. que Le doivent
puiffant à fes agens. impolitique Le Direchoire s'il abandomnott ce moyen gouIeslaity jouifent de la
exécurif & le
ou l'ordre da Direchoire confiance la plus étendue. La Corps loi
pectés. C'eft d'ici qu'on impofe alfeoir filence à rous. Ils font refC'eft à ce point que le peut
la tranquillité
poar récompenfer les
Diredoire envoyant des publique. armures
plufieurs noirs., lorfque généraux, parmi lefquels il fe
de la letire du miniftre Sonthonax fir en public la trouvoit ledture
que la reconnoillance Truguet, faifoir
tous répandirent des
roient contre
couler. Des factieux pleurs
dirent & fe turent Tembarquement de Villare, Tous y murmuavoit confirmé ces mefures. quand on apprit que le
applauE:
Direchoire
G Sonchonax
pour les chofes les plus lui-mème a éu befoin de cette fanction
utilité elle fera
des fimples, ci1 doiten conclurede
plus difficile HAPtE le choix agens des moins connus: car Ia on quelle éft
mais cn obferve: : la
hommes gu'ici, Onpatle y
pas; mais elle ne fe confiance, doune une fois acquife, ne fe peu; perd
C'eft
qu'avec réflexion.
pourquoi il. faur à
de ment la liberté compofé d'hommes dont Saintc-Domingus la
un gouvernefoien: bien connus & réputation & Pamour
diftingués dans cette caufe, On n'oubliera J
qui fe foient même
Domingue mité
que la Conveation nationale jamais à SaintTalifranciifemene général, &
a voré à Punaniqu'elle regarda ce jour
une fois acquife, ne fe peu; perd
C'eft
qu'avec réflexion.
pourquoi il. faur à
de ment la liberté compofé d'hommes dont Saintc-Domingus la
un gouvernefoien: bien connus & réputation & Pamour
diftingués dans cette caufe, On n'oubliera J
qui fe foient même
Domingue mité
que la Conveation nationale jamais à SaintTalifranciifemene général, &
a voré à Punaniqu'elle regarda ce jour --- Page 34 ---
-
Les opiaions
de triomphe & de gloire recherchés, &
comme un jout liberté font les feuls livres
des amis de la hommes y font en vénération.
les noms de ces
militaire ne convient point feal: à il Saint- rapUn gotetemene même être confié à un lui devenit
Domingue; il ne peur régime. Le pouvoir pourroir Il faut à
pelleroit Fancien
à la République.
funefte, & pent être dangereux & une autoriré fupérieure, été
Saint-Domningue la conflicition comme elle Fa roujours depuis des
compofee de plufieurs, faut, de France à Ssiat-Doringue, la
la revolurion 5 il C'eft un des moyens d'y érablir les E
fréqusns. des colonics , jaloufe de réparer ce jout, & fugr
VOEL commiflion
été préfenrés jufqu'a
des confpifyftèmes qui les vous,ont foins des contre- revolationnaires, & notre collegue
gérés par occupée de: lois organiques; au Confeil un
Eaeun.Jel doit foumettre inceffamment fixer la profpérité & la
Efchaferiaux
propre à
enfemble de légiflation
colonies
tranquillité.
dire que les
vous pourrez.
y règnent. Vous
Alors, 5 ropréfanans, la paix & le bonheur des
franfont fanvées, que les Anglais fe joneront
principes s'écrouier leur
verrez alors f liberté. Ceft par elle que doit vous autez Thonçais & de la
du monde,8
puiflance dans cette d'ayoir partie vengé Thuunanité.
neur & la gloire
NATIONALE
DE LIMPRIMERIE
A PARIS,
Brumaire an 6. --- Page 35 --- --- Page 36 ---
--- Page 37 ---
7 CORPS
LAGISLATIE
CONSEIL DES
CINQ-CENTS.
DISCOU e RS
PRONONCE
P A R SONTHONAX,
Sur la fuation actuelle de
fir les principause événemens
dans
Saim-Demisos,
cette ile depuis la fir de qui fone pallés :A
gu'er melfidor de l'an
an 4,
E
5 de lz
jufF
Republigie, /
Séance da 16 plaviôfe an 6,
ph:tle:
Ororess
RepRisNTANs;
Ewvovi au Corps légillarif
la colonie
Domingue, bonheut dont je rangerai au eemntar des courts de Saints
Jai
joui, celui où je vienis, au milieu inflans de
A
des --- Page 38 --- --- Page 39 ---
E763
L6515
va --- Page 40 --- --- Page 41 --- --- Page 42 ---