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a By --- Page 2 ---
Hob
Jabir Uarter ronun
Lilnry
Bnmm Hnersaty --- Page 3 --- --- Page 4 ---
pour maintenir Ies noirs daus l'ordre de l'article du code
civil qui les concernevoit, ct 1éprimer les tentatives
auxquelles pourroient lcs porterla, cumme ailleurs,
des hommes qui n'ont ricn à perdre 2 et qui ne peuvent vivre que dans CC désordre ; mais la prudence dictera toutes les mesures qui pourront. concilier avec la
prospérité des Colonics, la stireté des proprictés ct la
liberté de tous leurs habitaus.
Je désire * citoyens 2 que mes réflexions puissent
autant vous déliomper sur les calomnies insérées dans
VUS numéros contre le C. Burnel, qu'être utiles à mon
pays.
Salut et fraternité.
LANCEL.
rue des Fosés-St.-Germmin-Lauxerrois: no. 15.
- a K SANTTWA-TAT rengumerrrge
Dc l'imprimeric de PAIN, 2 passage Honèré. --- Page 5 ---
a -
he
COLONIB - S.
Barbarus hic ego fam, quia non inteiligor uli
Diex intérêts très- diftinéts diviferont toujours les
nions fur lcs Colonies. Le Français Colon & le
ati
Européen ne confondront jamais dans des embraffemens
fraternels lears vceux & leurs efpérances. Penfer le contraire,
ce feroit oublier les faits; agir dans cette penfée, ce feroit
une impolitique fatale à lun & à l'autre. Ente eux ies rapports ordinaires de la fociété paroillent brifés; cen'eft point
une mutualité volontaire de fervices 5 le Colon croit en
rendre & n'en poinc recevoir ; il fe croit forcé dans fon
action. La métropole a donné protedtion ; elle en 2 calculé
les frais, elle efpère de la reconnoiliance 5 mais cile a fait un
ingrat. En dédommagement elleexigelep ptvedlegede-echanges.
& elle s'eft fait un ennemi. Cette vérité efti inconteftable pour
a fuivi depuis vingt ans les nombreufes réclamations des
Een & du commerce français, & les longues déviations
de l'ancien gouvernement. Quelques fouvenirs plus
chés fuffiront, peut-être, pour apprendreau Corps
Tealie
doit penfer de certaines profefions de foi. La fureté,
RULE de la République appcllent fa ferveillance : fi elle
eft furprife, l'iudaftrie étrangère posr jamais s'empare de
nos colonies. La volonté nacicnale ne doit plus étre doutcufe
pour perfonne. Le gouvernement qui nc pofe pas des principes invariables comme règles
à tous fes fonétionnaires, écarte ceux
veulent FREN gloire du bicn faire : des
brigands feuls font 3gur de le fervir.
A
té,
RULE de la République appcllent fa ferveillance : fi elle
eft furprife, l'iudaftrie étrangère posr jamais s'empare de
nos colonies. La volonté nacicnale ne doit plus étre doutcufe
pour perfonne. Le gouvernement qui nc pofe pas des principes invariables comme règles
à tous fes fonétionnaires, écarte ceux
veulent FREN gloire du bicn faire : des
brigands feuls font 3gur de le fervir.
A --- Page 6 ---
L'étincelle de la révolution françaife avoit
fur les
plages de nos Colonies; les inquiétudes y furent pénétré auffi
on y forma les memes fouhaits : mais foit
la aétives;
étern: lle de leur climat n'y
que chaleur
permette pas cette férje d'idées
qui conduir aux convenances > foit que dès-lors elles fuffent
éblouies par une chimère que chaque Colon careffe
ou
moins indifcrerement, elles agirent conftamment contre plus ellesmêmes..
Des gouverneurs, des intendans, Ou foibles, ou
OLI impaflibles cxécureurs des lois, étoient dans nos colonies fripons, 2
des objets ou de mépris ou de haine, 2 & toujours
tunité. L'efpoir d'atténuer, même d'annihiler leurs d'impory déterina la prompie imitation de nos affemblées pouvoirs
laires. Soccupa-t-on de détruire ce préjugé
popuégards fociaux une partie des propriétaires & qu déverfoit appeloir lin- aux
famie fur Tautre? Une voix s'y éleva-t-clle en faveur de ces
hommes que l'intérèt d'un maitte, l'orgueil d'un
& quelquefois le caprice d'une petite maitreffe, fubalterne, livroient fi
impunément aux fouets d'un impitoyable commandeur ?
Propofa-t-on des moyens acceptables de conciliation entre
Thabitant du nouveau & cclui de l'ancien monde ?
pela-t-on à Pan que fa fomptuofité devenoit un crime Rap- lorfquil étoit l'obligé d'un créancier nécefliteux 3 & à l'autre
gue Pintérêt bien entendu du commerçant n'eft jamais de
calculer fur la détrefle publique, &c qu'il ne lui cit pas toujours permis de tirer de telles pofitions commcrciales tous
les avantages qui fe préfentent ? Enfin, y reconnut on la
maxime, que le bicn de la fociété fe compofe de facrifices
particuliers ? Non.
De miférables querclles pour des farines & quelques
comeftibles, mélées de quelques exécutions fanglantes (1),
(1) Au mois de Novembre 1789, all bourg de Lacul, Ferraud de
Ja Baudiere eut la tète coupée fur un billot. Il avoit
humble pétition dcs propridiaires de couleur. Le fcribe rédigé avoit une
préte f plume & Ta main, fut condamné à porter la tète qui
dc ce malhcurcux.
fanglante
querclles pour des farines & quelques
comeftibles, mélées de quelques exécutions fanglantes (1),
(1) Au mois de Novembre 1789, all bourg de Lacul, Ferraud de
Ja Baudiere eut la tète coupée fur un billot. Il avoit
humble pétition dcs propridiaires de couleur. Le fcribe rédigé avoit une
préte f plume & Ta main, fut condamné à porter la tète qui
dc ce malhcurcux.
fanglante --- Page 7 ---
fignalèrent les premières réunions des Colons. Ils prétendoient sapprovilionner dans les marchés de T'Amérique
feptentrionale, appeler leurs voilins, livrer leurs fucres en
'échange, & refter feuls juges de leurs befoins. Les négocians d'Europe vouloient y pourvoir exclufivement, Non lans
preuves ils dirent que les Colons > fous prétexte d'approvifionnement, détourneroient toutes les exportations des colonies ; qu'ils feroient ainfi paller à l'étranger les gages de
leurs créances, 2 priveroient la métropole des bénéfices des
tranfports & desventes, &c. &c. Les négocians fe plaignoient
encore de la facilité avec laquelle les débireurs aux colonies
échappoient aux contraintes, aux exécutions, & conféquemment aux paiemens. Mais le fleuve révolutionnaire
fépara les difputans : ceux des Colons qai ont échappé à fon
immerfion, out confervé le même langage, & ont ajouté un
pen plus de déraifon.
La révolntion de P'Amérique feptentrionale avoit exafpéré
les têtes. Il ne fuc pas un colon délibérant qui ne fe crèt UII
Washington. Les habirans d'un vafte territoire, tous ayant
mêmes intérêts, mêmes droits, riches par des produétions
ne tiennent pas leur. prix de la fantaifie > avoient pu
Redtr le joug d'un gouvernement opprefleur. Leur indépendance étoit légitimée 5 ceile de nos-colonies ne pouvoit
frapper que des cerveaux timbrés. La variété des couleurs
& des conditions, l'abondance d'objets de luxe, la privation d'objers utiles, une populacion bornée, la richelle,
T'égoifine des individus, mille caufes les mettoient fous
la protedt on d'une puiffance quelconque, Toutes les penfées s'inclinoient néanmoins vers le projet favori : on ne
vouleit pas l'aveuer ; mais On vouloit le faire réuffir par
Forganifation civile des colonies : ainfi il a réuffi pour les
Ifles de France & de la Réunion.
Les mots de liberté, d'égalité, de fouveraineté du peuple,
furent anfli les mots de ralliement. L'intention n'étoit pas
qu'ils circulaffent dans tous les rangs. Les colons les
lèrent avec chaleur dans leurs aflemblées, dans leurs
etioy
A 2
pas l'aveuer ; mais On vouloit le faire réuffir par
Forganifation civile des colonies : ainfi il a réuffi pour les
Ifles de France & de la Réunion.
Les mots de liberté, d'égalité, de fouveraineté du peuple,
furent anfli les mots de ralliement. L'intention n'étoit pas
qu'ils circulaffent dans tous les rangs. Les colons les
lèrent avec chaleur dans leurs aflemblées, dans leurs
etioy
A 2 --- Page 8 ---
dans leurs maifons; il furent entendus. Deli la
mière de leurs affreufes divifions. Les
fource prefontles planteurs oulesanciens
grands blanes, qui
qui font les ouvriers ou les arrivans, poffefionnés; lespetits blancs,
los réclamations des mulâtres libres. ne Le purent s'entendre fur
particulièsement le théâtre de leurs
Pert-an-Prince fut
leurs férocités. Ils furent tour-à-tour petites gucrres , de
amisou ennemis des mulâtres,
vainqueuirs leur
ou vaincus, >
commirent enfuite des actes de qui, cruauté pour
propre comptc,
que de fimples repréfailles.
qu'ils erurent nl 'être
L'affemblée coloniale, dite de
fa formation, dans fcs travaux, d'autre Saint-Marc, n'eut, dans
tiques opinions que le temps avoit ufécs. régulareur Ainfi que d'annobleffe de France, elle les appeloit des droits. que notre
pas l'art des modifications. Rejctée de tous
Elie neut
contre elle ou pour elle s'étoient fait une
les partis qui
elle paffa en Europe, fans trop, favoir
hortible guerre,
comment elie préfenteroit l'objer de fes pourquoi, follicitudes. ou plutôt
L'affemblée couflinuante, formée d'hommes
général, les moeurs étoient mode/tes, &
dont, en
Be pénétrés encore de la nécefliré du luxe qui & des ne s'étcient fortunes
colonics, fut étonnée des déclamations de
de l'affembléc coloniale, de leur répugnance à ces membres
l'égalité civile des hommes de couleur
reconnoitre
propriéraires, de leur jaclance, de quoique leurs libres >
Trren Timportance qu'ils attachoicn: à lcurs idées fur menaces, les
nies; idées fur lefquelles, dans les fociétés,
coloils ne toléroient aucune obfervation
dans les clubs,
divergence perpétuelle dans le récit : ce des fut, au refe, une
moyens offerts. L'Aflemblée
faits > dans les
rité, defiroit des bafes fur lefquelles coniticuante, elle cherchant la védemiens d'union & de bonheur
la pûr pofer des foncolonies. Elle ne confulta
pour
motropole & les
ronna de fophifmes, & clle pas segara, toujours la nature; i on l'enviDes poffetleurs colons s réunis a la maifon
s'étoient députés à Verfailles; ils avoient joint leurs Mafliac, voix à
é, defiroit des bafes fur lefquelles coniticuante, elle cherchant la védemiens d'union & de bonheur
la pûr pofer des foncolonies. Elle ne confulta
pour
motropole & les
ronna de fophifmes, & clle pas segara, toujours la nature; i on l'enviDes poffetleurs colons s réunis a la maifon
s'étoient députés à Verfailles; ils avoient joint leurs Mafliac, voix à --- Page 9 ---
celles
prononcèrent le fameux ferment atl Jeu de Paume.
La RatEm n'eftjamais fi vive, fiexpanfive, G act ucillante
dans une aflembléc, qu'at moment des dangers. Comment
auroit pu naitre la penfce de repouller des hommes quit 3
avec des drcits apparens, mais jans être appelés, venoient Ils
fe lancer dans la carrière périlleufe de la révolution?
avoient été allociés aux travaux des repréfentans de peuple;
les paroitlès des colonies avoient appronvé & confirmé cette
aflociation ; ils donnoient des lois ala métropole; ils dûrent
en recevoir d'elle. Cependant, dès-lors comme aujourd'hui,
on les entendit donter de la compétence du Corps légilletif,
lc réculer, même affirmer que la légiflation françaile droit ne
pouvoir leur convenir; réduire la métropole au fimple
de caferne chez eux. Isauroient parlé & agi confaquiemment ils étoiens
s'ils s'étoient retirés de nos affemblées ; mais
Colons & vains : ils préparèrent les mèches qui ont à
incendié leurs contrées, en forçant, par leur préfence, 9
ouvrir des débats dont ils devoient tout craindre, & à claller
fitôt leuts droits. Il fut impallible de fufpendre l'aétivité mille d'un
heurtement de
invariable amourle d'empécherle confervateur de l'autorité
intérêts, de PERETE pouvoir
outragéc, abufée
métropolitaine périodiquemenr méconnue, Luzerne, des Blanchelande,
ou forcée dans les perfonnes sdeslal Sonthonax 8c Polverel.
des Saint-Leger, Rome, Mirbeck, étoit donnée : habitans
L'impulfion habitans vers Tinfubordination de couleur, habirans noirs 2 ont exercé
blancs, jufqu'à ce jour une réaétion de vengeances & d'atrocités que
l'imagination ne peut rejeter, puifque les mêmes vengeances, dans
les mêmes atrocités , ont été commifes fous 110S yeux Phomme
cette malheureufe Vendée: mais d'un.pole à l'autre
a la foif du fang.
le terme
à tant
Enfin il feroit permis d'efpércr
prochain Ande défaftres, fi nos ennemis de tous les fiècles, les d'églais, n'avoient vomi dans' n0S colonies une horde
migrés, de bandits, pour y nourcir les ferpens de la difcorde ; G des légilateurs vouloient s'interdire ces puérites
A3
heureufe Vendée: mais d'un.pole à l'autre
a la foif du fang.
le terme
à tant
Enfin il feroit permis d'efpércr
prochain Ande défaftres, fi nos ennemis de tous les fiècles, les d'églais, n'avoient vomi dans' n0S colonies une horde
migrés, de bandits, pour y nourcir les ferpens de la difcorde ; G des légilateurs vouloient s'interdire ces puérites
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a
rivalités de pouvoirs , ces individualités comme autrefois,
ces opinions menfongères ou calomniatrices qui
le républicain pailible, & qui femblent appeler inquiètent a de nouvelles licences, à de nouvelles furcurs, en réveillant les efpérances de nouveaux révolationnaires.
Un décret avoit été rendu au mois de mars
:
fut fage 5 il accordoit les droits de ciroyen a des 1791 il
libres à qui on n'auroit jamais dû les contefler. Les hommes colons
menacèrent , féduifirent ; le décret fut modifié, 3 de ce
moment les mulâtres refterent armés contre les blancs.
e Les Angiais, difoit-on à la Convention, font maitresde nos
colonies; if fallut leur trouver des ennemis, & on
la
liberté des noirs. Siteln'avoit pas été le
enleva precipita d'enthouliaime le décret du 16 pluviôfe, motifqui décret, lhonneur de
l'humanite, décret contre lequel des tigres fculs ont droit de
réclamer,'il eût été accompagné de difpolicifs
Si des crimes ont été layftite de cette
préalables.
vention nationale,
imprévoyance, Con2 repréfentans qui la formâtes &
fiégez encore > vous qui itritez, > appelez Popinion dans qui ce
moment, & qui, lois, gardâtes le lilence, je vous livre
au tribunal de la poférité. Ces crimes font les votres tous
aul nom de la gloire nationale, n'y joignez
le ; ridicule mais,
de déclamer contre votre propre onvrage, de pas fouiller les
intentions da Diredkuire, de rendre odicux des hemmes
ont voulu réparer VOS fautes en cherchant des mefares d'une qui
fage application, des hommes dont la miffion fu:t ordonnée
par le Corps légidatif actuel pour remplir
le
voa de la Confiturion; & ne donnez expreffément
qu! vous écoutent le fcandale de vos
pas aux nations
aflillins de vos
applaudifimens aux
délégués, O1l ne parlez jamais de vertus
publiques.
Ah! ne croyons pas que le Corps légiflatif fe
du bâton de la pruddence: ii fait
deffailira
la Guadeloupe font défendus
des que Saint-Domingue &
les colonies, fans
par
noirs; que dans toutes
exception, ils ont le fentiment de leur
liberté. S'il veut jeter un coup d'ail cu
arrière. a .
illins de vos
applaudifimens aux
délégués, O1l ne parlez jamais de vertus
publiques.
Ah! ne croyons pas que le Corps légiflatif fe
du bâton de la pruddence: ii fait
deffailira
la Guadeloupe font défendus
des que Saint-Domingue &
les colonies, fans
par
noirs; que dans toutes
exception, ils ont le fentiment de leur
liberté. S'il veut jeter un coup d'ail cu
arrière. a . --- Page 11 ---
.
Ja conftitution. La co11Mais . .
mais il appercevrn à
les vengeances à
corde à rétablir, la confiance infpirer,
enchainer, des bras à ramener ou à fixer à Tagriculture,
probifer & nationalifer le commerce.- changer fes habitudes, l'honneur de la République à maintenir, générofité & févérité à exercer, des efpérances confolatrices a répandre, voir les malades pour ce qu'ils font, & agir avec
eux comme le médecin, Car ils ont la fièvre chaude, &
ils ne favent que fe plaindre, voill pour l'avenir. Làily
toutes les tètes; li eft un vafte champ;
a occupation pour
donc le
li eft la gloire réelle à acquérir. Ayons
courage
de balayer d'inutiles regrets & noS fafidieufes doléances.
Le Corps légillatif décidera donc s'il confiera nos efpérances à des adminiftrans infulaires : quelques réfexions
fur les ceuvres de ceux de TIlle-de-France peuvent aider
la détermination.
ComIls difent que nous avions demandé à nous embarquer.
ment en douter ? Mais je crois qu'ils fe trompent lorfqu':ls
ajoutent que c'eft faute de viyres qu'ils décidirent notre
voyage aux Manilles, car nous fommes revenus en France
avec ceux qui étoient à bord du Moineau, dont, avant notre
arrivée à Mille-de-France,, la croifière étoit ordonnée pour
mois. Faute de vivres! Nous ferions des hommes
quatre odieux, fi nous hafardions une penfée fur-l'immenfité des
achats auxquels ayoit donné lieu la nouvelle de Parriyée dans
ces iles d'une efcadre françaife (1).
C'eft par égard, par pure déférence, qu'ils hâtèrent LI1
voyage que nous avions demards, & qu'ils ne permirent
aux ofliciers ni aux matelots de ptendre à terre les propas vifions qui leur appartenoient. Inconceftablement c'eft
les
motifs
le
amital,
RTE
mêmes
que
marquis avions Sercey, encore à bord de
de nous envoyer cclles que nous
à Rochela Forte qu'il montoit, & que nousavionsachetées
fort.
() Voirla page 13 de la péition des Colons cn France.
A 4
qu'ils ne permirent
aux ofliciers ni aux matelots de ptendre à terre les propas vifions qui leur appartenoient. Inconceftablement c'eft
les
motifs
le
amital,
RTE
mêmes
que
marquis avions Sercey, encore à bord de
de nous envoyer cclles que nous
à Rochela Forte qu'il montoit, & que nousavionsachetées
fort.
() Voirla page 13 de la péition des Colons cn France.
A 4 --- Page 12 ---
Nous fommes de grands coupables d'ètre entrés à
de-France, 2 quoique le roi
à la rête de
ITAenous
Malartic,
cut fair norifier qu'il n'y avoit
de
fa garde,
pour nous recevoir, & d'avoir
pas
lits dans l'ile
tricolor fût refpecté.
prétendu que le pavillon
Ces meffieurs difent
nous avons menacé
tence M. Malartic, & de at guillotine
de la poindiquer le Jieu & le jour. Ah ! c'eft tous fans les Colons, fans
zier, au milieu des troupes
doute aul quarque nous lui avons dit
que commandoit M. Malartic s
gue nous le
à
que ce ne foit le lendemain au
pendrions de
5 moins
canons de la garde nationale Champ
Mars fous les
raffemblée, &
ment prété. Mais non, c'étoit lorfque, le troifième après le ferma:in, prenant amicalement du chocolat de Manille, jour rau
ayant demandé comment nous le trouvions, &
nous
voir engagé de nous expédicr vîte pour le lieu après où l'afabriquoir d'auili bon ; c'eft alors
on en
rantles mains & nous invitant de 5 l'enlever dis-je, de que, nous feraflemblée
celles de cette
coloniale, nous dûmes le menacer de le
Quant aux Colons, il n'y a pas
pendre,
févère de les guillotiner
d'équivoque: il eût été
décimer leur affemblée tous > aufli nous imaginâmes de
vitâmes à
feulement. A cet effer, nous Pinnommer au fcrutin neuf commiffaires fous
prétexte de délibérer avec nous fur les mefures à
le
pour affurer la paix &c la confervation des
prendre
neuf vidlimes évidemment dévouées
propriérés. C'étoit
tellement
&
au Dicu d'Ifraël : c'eft
vrai',
nous fommes tellement
nous le leur dimes à l'oreille -
méchans, que
3 pour qu'ils n'en doutaflent
pas.
Nous avions étéen évidence pendant
la nous importunoir
troisjours; ce fracasaffemblée
5 Bous follicitames la bienveillante
de
coloniale,lecher Scrcey, & le grand
défendre au capitaine du Jioineau de ne fanctionneur, nous
aborder d'aucun Canot dans la rade, ni d'aucun
laiffer
en mer ; nous voglions atriver incognito for la côte ou bâtiment
à la liquide demeure des requins (voirl lespièces VII, même
XIL);
troisjours; ce fracasaffemblée
5 Bous follicitames la bienveillante
de
coloniale,lecher Scrcey, & le grand
défendre au capitaine du Jioineau de ne fanctionneur, nous
aborder d'aucun Canot dans la rade, ni d'aucun
laiffer
en mer ; nous voglions atriver incognito for la côte ou bâtiment
à la liquide demeure des requins (voirl lespièces VII, même
XIL); --- Page 13 ---
&
inquiéter tant foit peu nos parens & nos amis, &
méme pour la République, 2 fur notre delinée, nous exigeâmes
qu'il fit enjoint à ce capizaine de veiller à ce que nos fede
à bord de ces canots oll
créraires ne s'avifaflent pas jeter lertres. Notre retour en
bâtimens quelques paquets ou
les
France eft une perfidie de notre part. ( voyer
pièces,
N°. VIII & X, é une adreffe à "Alfemblée Coloniale.) du cher )
J'ai lu quelque part, & ceftle dire d'une lettre
mieux être foldat > & fervir Jous fes
Sercey, quej'aimerois
dans le fait j'étois
ordres. Soldat tout comme un autre;
la conforti de la légiflature, à laquelle m'avoit appelé
fiance de mes concitoyens ; j'avois accepté un pofte
hafardeux, dans
de leur être
dircétement
der
l'efpoir
d'humanité, plus
fans effufion
& d'appliquer un grand principe
mais 2
m'étois
de fang & fans regret pour qui que ce foit; obfcure je d'artrompé moi- - mème, c'étoit dans l'intention
de M. le
river à Phoaneur de monter la garde à la porte
marquis Ces abfurdités, Sercey !!! débitécs par des Colons, ont été répétées & le feront encore avec l'emphafe de la bêtife
des de
leur laile le
-
Eain
gobes mouches pamphlécaires. No, XI, où il je eft dit que les membres
juftifier une pièce, ,
d'un
de P'afemblée coloniale avec leurs echarpes, efcortés à bord, &
piquet de cinquante hommes, nous de couler confignerent bas la corvette oi
que le marquis Sercey menaça
nous Il étions. leur refte à demander la mife en jugement de CCS
braves marins qui, dans leur ptocès-verbal, ont dit que
l'événement de iIfle de France n'a été exécuté que par
des hommes dont la méchanceté & Pincivifine étoient connus des >
6 qu'ils n'ont voulu être les miniftres des vengeances...
traitres à la patrie.
de Phonneur
Un repréfentant du peuple, un dépofitaire avoicnt bien fait; je ne
français, a ofé dire
les Colons
: C'eft
dois pas m'étonner Wa de glapiffans échos répètent
bien f!
'a été exécuté que par
des hommes dont la méchanceté & Pincivifine étoient connus des >
6 qu'ils n'ont voulu être les miniftres des vengeances...
traitres à la patrie.
de Phonneur
Un repréfentant du peuple, un dépofitaire avoicnt bien fait; je ne
français, a ofé dire
les Colons
: C'eft
dois pas m'étonner Wa de glapiffans échos répètent
bien f! --- Page 14 ---
J'ai écrit que les Iles de France & de la Réunion
notre
geoient
tréfor public de deux cent millions de charpier-monnoie, & de quatre cent millions de lettresde-change. paDupuis l'intendant, répondant à mes
Ily a deux cent millions de papier émis informations, dit :
pour l'achat des
prifes, que nous payons > un tiers en
tiers en lettres-de-c change. J'ai
papier 2 & deux
deux cent millions de papier, & pu avancer qu'il exiftoit
lerres-de-change, Je fouhaite
quatre cent millions de
Les porteurs de ces lettres crreur. ou
confiance dans l'adminiftration s
dupes de leur propre
le fait d'un tiers
coloniale $ cu dupes par
le
1 n'en doivent pas moins intéreffer
ils gouvernement, La mifère de quclques uns eft
:
ne font ni ne peuvent être refponfables de déchirante
de nos mandataires: le mode de leur
l'infidélité
ils ont dépofé aux colonies des
liquidation eft fimple;
piaftres on du
le
gouvernenient leur doit des piaftres, & encore des papier ;
dans la proportion relative du papier à
du piaftres
Pour précifer le patriotifme des T'époque
dépôt.
de France, il
de
adminiftrans de I'Ie
de dépenfes importe
mettre fous les yeux un tableau
que, cerres, des amateurs français & des révifeurs
complaifans autoient peine à admnettre. Il ne faut
perdre de vue que toutes nos dépenfes
linde font
publiques
dhet
concentrées dans les Illes de France & de
Réunion
la
3 puiiqu'un feur chevalier de
dès le commincement de la
Chermont
fans brôler une
guerre 9 a livré aux
amorce, au nom
Anglais,
de Pondichéry, de
de Louis, nos polletlions
Chandernagor, &c. (2)
Depuis quatre ans nous n'avons eu dans l'Inde
& rarement trois frégates & deux corvettes,
que deux,
Francea avec fix mois de vivres & des
toutes parties de
rechanges poar trois ans.
(a) Après la reddition de la placc, CC Chermont
croix de Saint-Louis aux coopératcurs de fa trahifon. fit diftribuer vingt
(2) C'eft audi au nom du Stathouder quc lcs
daifes dans l'Igde ont éié liyrées aux Anglais:
poffelions hollan-
& rarement trois frégates & deux corvettes,
que deux,
Francea avec fix mois de vivres & des
toutes parties de
rechanges poar trois ans.
(a) Après la reddition de la placc, CC Chermont
croix de Saint-Louis aux coopératcurs de fa trahifon. fit diftribuer vingt
(2) C'eft audi au nom du Stathouder quc lcs
daifes dans l'Igde ont éié liyrées aux Anglais:
poffelions hollan- --- Page 15 ---
Entretien & folde
1,900,000 liv.
Troupes foldées . e
1,440,000
Adminitttarion : e
1,660,000
Dépenfes imprévues.
1,030,000
Livres tournois.. .
7,009,000
Des pétitionnairescolons, réclamentvers sle Corps légiflatif
le paienent de quinze millions numéraire qu'ils ont verfés
dans le tréfor de Pile de France. Evidemment les adminiltrans de cette ifle auront à rendre compte de huit
millions d'excédent; Car je ne conviendrai point qui'ils ont
fervi à payer l'immenfité-des achats faits pour Tefcadre fran- 2
çaife astendue, paifque les adminiftrans colons difent qu'ils
n'avoiene point de vivres pour expédier le Moineau en France,
& que d'ailleurs des états de fituation que' j'ai prouveroient l'errenr.
A ces huit millions numéraire , ajoutez toutes ces lettresde-change préfentées & non acceprées 2 celles payées depuis quatre ans > celles à venir , ces deux cent millions
depapier circulant alIle de France; enfuite lifez, àlapageo
de la Péticion des colons en France 2 ces deux paragraphes.
c On a vu TIle-de-France lancer vingt-deux corfaires (:)
> a-la-fois contre le commerce anglais dans les mers des
5> Indes.
les habirans
réduire à Gx onces de
37 On a vu
fe
pain
>> noir pour faciliter l'armement & Péquipement de ces
>> vingt-deux corfaires. 32
Ah! quel eft le Français en Earope qui ne fe rappelle
combien cette réduction elt pénible? Mais voici la confolation :
() Mais oil s'approvifionnérent ces vingt-d 1X corfaircs, de
poudre, canons 2 8cc, : Dans les magafins dc la République.
duire à Gx onces de
37 On a vu
fe
pain
>> noir pour faciliter l'armement & Péquipement de ces
>> vingt-deux corfaires. 32
Ah! quel eft le Français en Earope qui ne fe rappelle
combien cette réduction elt pénible? Mais voici la confolation :
() Mais oil s'approvifionnérent ces vingt-d 1X corfaircs, de
poudre, canons 2 8cc, : Dans les magafins dc la République. --- Page 16 ---
6c Leurs prifes faites fur les
3> cent cinquante millions
Anglis ont été évaluées
çais de bonne foi
numéraire (1)>; & où eftle Franqui ne s'éctiera pas : Quoi ! Colons de
Ilflede-France, de
vous avez fait pour cent
prifes, & le tréfor de France eft
cinquante millions
vos dettes ! C'elt nous qui
chargé de l'acquir de
avons à
tous ces porteurs de
les effuyer les larmes de
à renvoyer à des
papier que
befoins publics forcent
celle des
temps plus heureux! Cette dette deviendra
Français européens ! Nos
mers de l'Alie, comme ceux du Moineau, matelots revenant des
leur patrie > nous apporteront le fpectacle de reftés attachés a
Bienheureux adminiftrans des ifles
leur nudité !
qui appartenoienr CCS matelots Hwrifintes.réponder : à
Au commerce dc France
qui ont peuplé ces corfaires?
vous le foldez avec du
qui vous les avoir envoyés; &
énormcs bénéfices
papier ! vous ne l'admsttez pas aux
a fournis ! &
que vous faites avec des moyens
un grand nombre de
gu'il vous
la mifere, fous vUs
ces mateiors , pour fair
Eers ! N'en deviez-vous yeux activens la navigation des étrancinquante millions
pas compte à la nation ? Sur cent
fomme de
à huir vous n'avez pas pu prélever la modique
fivez nos fept
millions pour VOS dépenfcs ! Vous
dans la facrifices, s nos embarras, & vous les
proportion des fuccès que vous obtenez augmentez
vuidons nos bourfes pour vous
! Nous
vorres: & c'eft vous qui êtes protéger; les ; vous rempliffez les
parjures ! Malheureux ! vous
patriotes, de nous les
aux
nous menacez de vous rendre
Anglais; vous dites gae vous
contre
fcus de votres volcan,f d'ifiultantes dirigerer
no"s les
(Puge 12 de la Pétition. )
injuftieesvous entraînent!
Oi font les injuftices ? Réfléchillez fur
fovez juftes vous-mêmes.
votre conduite,&
Mais favent-ils le deftin
neur du Cap de
réfervé aux traîtres ? Le gonverBonne-Efpérance, ce frère du direéteur
(1) On ne Parle pas ici de celles fiitcs
corveties.
par nos frigates &
igerer
no"s les
(Puge 12 de la Pétition. )
injuftieesvous entraînent!
Oi font les injuftices ? Réfléchillez fur
fovez juftes vous-mêmes.
votre conduite,&
Mais favent-ils le deftin
neur du Cap de
réfervé aux traîtres ? Le gonverBonne-Efpérance, ce frère du direéteur
(1) On ne Parle pas ici de celles fiitcs
corveties.
par nos frigates & --- Page 17 ---
Van der-Graat, dont les adminiftrans nous accufent d'avoir
fait forcer les malles, lorfque les équipages entiers ont été
témoins que notre fecrétaire ne put empêcher qu'un fieur
Mamineai, lientenant de Sercey, ne fe fût rendu coupable
d'un crime audi vil (1); ce frète, dis-je,
avoit livré ce
boulevard de l'Inde 2 eft mort des fuites 3e humiliations
les Anglais lui ont fait éprouver. Le fils du gouverneur
35 Malac travaille dans les cuifines de Madras ; une partie
des habitans de Ceylan a été enlevée. Mais, Colons aufli
injuftes quindiferets, fi vous n'étiez pas fenfibles à T'honneur s votre intérét garantit votre Aidélité. Cà, , chez quelle
nation aurez vous des vaiffeaux. , des matelots d J prefque la
puiffance abfolue 2 la facilité de fortunes énormes P celle de
lcs faire paffer chez lcs étrangérs ? Près de quelle puiflance
auriez-vous le droit de ia menace &: de l'injure ? Mais vous
n'êtes point redoutables. La République doit compter fur
ces Colons que vous avez trompés fur nos intentions 2
qui paifiblement cuitivent leurs champs & n'ont
trempé leurs mains dans les ordures de votre
tion.
vous
Somufat
Pour
plaire ils n'iront point fe jeter dans les
(1) La cargaifon du navire que montoit Van-der-Graat étoit
anglaife, &c étoit devenue poffeffion françaife, Les marchandifes prife
contenues dans lcs malles fuivoient le fort de la
nos lois , & non le droit public, elles auroicnt da être guérre. mifes-fous D'après le
fcellé jufqu'a l'arrivée. Quoi! des agens de la République
auroient armé leur fecrétaire- général d'une hache pour enfoncer françaife des
malles! ils auroient volé de l'argenterie aux yeux des
priétaires ! Adminifrateurs fi preftes à linjure, imagincz équipages des
M.
Refuts
fuppofables.
Sercey ne vous avoit donc
dit
nous avions
mandé à fon bord tous les capitaines de la divilion, Pas , pour que faire arrêter
le gafpillage honteux commis à bord des prifes. On parle encore d'un
fuhlanglais. Cefufil étoit porté à la chambre du lieutenant. Aumineau.
Mon fecrétaire dit que m'amufant à tirer des oifeaux en
conviendroit. Je donnai 12 liv. aux matclots; je déclarai, à mer, quivoulnt ilme
l'entendre, que Je le ferois ettimer, &
je ne le
comme dépôt. Mais il faut être bien dandea de moyens garderois 'que
de telles inculpations!
pour hafarder
ais. Cefufil étoit porté à la chambre du lieutenant. Aumineau.
Mon fecrétaire dit que m'amufant à tirer des oifeaux en
conviendroit. Je donnai 12 liv. aux matclots; je déclarai, à mer, quivoulnt ilme
l'entendre, que Je le ferois ettimer, &
je ne le
comme dépôt. Mais il faut être bien dandea de moyens garderois 'que
de telles inculpations!
pour hafarder --- Page 18 ---
bras d'une compagnie dont le
liatrices font trop connus. Plus defpotifme & les fureurs fpobraves marins qui
encore , elle compte fur ces
apres des chefs foupirent , ainfi
nos braves
républicains. Il a au milieu foldats >
malgré vos déportations > des amis de
de vous >
tous VOS créanciers porteurs de billets, de leur pays ; enSn >
monnoie, fans doute ne
traites, de papierifles vous livriez ainfi le permettront de pas qu'en livrant ces
qu'alors fans doute vous ne gage
leurs créncess, parce
obligée de les acquitter.
peniez pas que la métropole tât
Ce feroit bien ici le lieu
vrais intérets; mais lui auffi d'interpeller eft
le commerce fur fes
Quelques fripons, des
malade, il dort.
des Mles-ce-France & de la traitres, Réunion ont faif le gouvernement
chaîner & d'égarer la Colonic; leur : leur intérêt eft d'end'incriminer
;
taétique a étéi&c fera
depolitaires de dallafinet, oul au moral ou au phyfique; les
foient leurs Tautoritéréelle de la République,
opinions, leurs
quelles
les individus. Le Corps
intentions, & queis que 2.d
dront avec plaifir que les vrais legidatif, le Directaire, apprenJe le répérerai, comme les coupables font peu nom: reux.
mais,
Colons, cCs deux colenies font à
confervers
pour la
elles ne lui ont été qu'esceflivenient République 2 jufqu'à ce moment
De plus grands détails
onéreafes.
nos ennemis feroient
donneroient des inftruétions dont
long.
inftruits; & cet écrit n'eft que trop
BAco.
A Paris, de PImprimerie de
du Co:ps légiflatif, place du BAUDOUIN, Imprimeur
Carroufel, n". 662.
Colons, cCs deux colenies font à
confervers
pour la
elles ne lui ont été qu'esceflivenient République 2 jufqu'à ce moment
De plus grands détails
onéreafes.
nos ennemis feroient
donneroient des inftruétions dont
long.
inftruits; & cet écrit n'eft que trop
BAco.
A Paris, de PImprimerie de
du Co:ps légiflatif, place du BAUDOUIN, Imprimeur
Carroufel, n". 662. --- Page 19 ---
Wo, 2
ESS AI
SUR
LES COLONIES ORIENTALES,
Pour apprécier limportance de ces colonies,il
suffit de parcourir la. CI rte. La république a
perdu tous ses étab.issemens en Asic. Les ilés de
France. et de la Reumon
:.
(1) lui appartiennent
encore en Afrique. Elles sont pour nous la clef
de i'Inde , le seul boulevard que nous ayons à
opposer à la puissance colossale de l'Anglais, Si
cc peupic garde le Cap de Bonue-Esperapce:
l'Eur pe entière doit renoncer au commerce des
Indes Orientales, 9 u soumeitie Ses marchands à
n'être que les facteurs de Londres. La posse: sion
du Cap est telle que, dans aucun état de. choses,
elle ne doit, pour la balance
générale 7- resier à
une puissance mar,time du premier ordré, Les
Hollandois Se sont perdus à force de. richesses.
Cest ce qui arrivera a tout pays qui mettta thonneur national en concurrence avec l'esprit mercantil, et en CO fiera le dépôt sacré à des compag "ies marchandes. Puisse la révolution
iious avons operee ch Z eux, les rendre plus
voyaus ft
altie
les convar ncre que le peuple qui n'a
d'avtre but quede s'e: richir, est perdu dès que Cé
but est auteint; la patrie des Tromp et des Ruitter
(4). L'ile de la Réunion suivra nécessairement le scrt de
France i ct clle est purement agricole.
lile-dés --- Page 20 --- --- Page 21 ---
C
E797
L133 - --- Page 22 ---