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MV5
THE
CARTER BROWN
JOHN
LIBRARY
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Bejnest of
MAURY A. BROMSEN
APRIEF 25. 1919 -00 TOBERI 11,2005 --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 ---
AR --- Page 7 ---
COLLECTIO 2 N
DE MÉMOIRES
S U R
LES COLONIES --- Page 8 --- --- Page 9 ---
Habuauon du Roi
Partie
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COLLECTIO N
DE MÉM OIRES
E T
CORRESPONDANCES OFFICIELLES
SUR FADMINISTRATION
DES COLONIES,
Er notamment sur la Guiane française
et hollandaise,
PAR V. P. MALOUET, ancien administrateur
des Colonies et de la Marine.
TOM E II
PAR I S,
BAUDOUIN 1 Imprimeur de l'Institut national des Sciences
et des Arts, rue de Grenelle, F.S. Germain,n*1131.
A N X, --- Page 14 ---
N O 1 T E
P RÉ L I M I N AIRE.
dans le second volume PindiOn trouvera
des motifs des
cation et le développement Guiane.
plans à exécuter dans la
dans le troirédigés se trouvent
Les plans
sième.
3 Pordre de
Je suis, dans cette ezposition détails d'adminis-
- Les
ma correspondance. qui se trouvent mêlés aux
tration et de police,
servent à éclairer le
wues d'établissenent ,
et les entreGouvernement qui doit prononcer,
vingtqui veulent opérer; car depuis
preneurs
est encore à faire à Cayenne.
cing ans tout
amélioration depuis
On ne peut comptercomume Padoption de la culture des
mon départ > que le quartier de Macourin >
terres basses dans
de tous ceux reconnus
quiest le moins précieux
à de grandes cultures.
propres
qui se trouvent mêlés aux
tration et de police,
servent à éclairer le
wues d'établissenent ,
et les entreGouvernement qui doit prononcer,
vingtqui veulent opérer; car depuis
preneurs
est encore à faire à Cayenne.
cing ans tout
amélioration depuis
On ne peut comptercomume Padoption de la culture des
mon départ > que le quartier de Macourin >
terres basses dans
de tous ceux reconnus
quiest le moins précieux
à de grandes cultures.
propres --- Page 15 ---
P RÉCIS
DI E L A.
CORRESFOXDAXCE
DE MESSIEURS
FIEDMOND ET MALOUET,
Réduite d'après le tableau envoyé par M. de
Sartine.
Religion. 1 État actuel de la mission.
Lxs prêtres qui la composent sont de bonnes
moeurs ; il y en a fort peu d'éclairés, 9 aucun
qui soit propre à la civilisation et conversion
des Indiens. Les ex-jésuites portugais pourroient
seuls y réussir.
Abus qui se sont introduits.
Moyens d'y
remédier.
Nous avons exposé les négligences, omissions
et incorrections relevées par le conseil sur les
2.
--- Page 16 ---
%
a
R I S U MI i
registres de baptême,
avons demandé des maringe et sépulture. Nous
les actes informes. letirespatentes pour valider
Le roi ayant accordé
nègres pour les
aux missionnaires deux
cider si ces nègres servir, il est nécessaire de dédoit être supportée venant à monrir, leur
au service
par le roi, ou par le perte
du
duquel ils sont
prêtre
marronage. L'usage mnorts, et s'il répond
l'atelier du roi.
contraire ruinera bientôt
20, Si les
fournitures de fabriques ne sont pas tenues
ou canots
meubles s
aux
3 et
ustensiles, montures
sus de la
domestiques alloués au
pension payée
curé, en
ne paroissant devoir
par le roi, sa majesté
que dans les
supporter tous ces
postes et
frais
point de
chapelles où il
fabrique.
n'y a
30, Jusqu'à quel point les
dl'observer les formalités
curés sont-ils tenus
bration des mariages
légales pour la célépublication des bans entre mineurs , pour la
Créoles P Dans
entre les
ministrateurs quel cas la
Européens et
peut-elle
permission des adformations?
abréger les délais et inOn doit considérer,
question, la sûreté , dans l'examen de
cultés résultantos des contractans et les cette
de la distance
diffid'une colonie
, Jusqu'à quel point les
dl'observer les formalités
curés sont-ils tenus
bration des mariages
légales pour la célépublication des bans entre mineurs , pour la
Créoles P Dans
entre les
ministrateurs quel cas la
Européens et
peut-elle
permission des adformations?
abréger les délais et inOn doit considérer,
question, la sûreté , dans l'examen de
cultés résultantos des contractans et les cette
de la distance
diffid'une colonie --- Page 17 ---
N.C E.
DE LA CORRESPOKDAN
à la métropole : en faisant exécuter rigourenles' formalités légales, il y auroit nécessement moins de mariages : il faut donc poursairement
voir à cet inconvénient par des précautions
locales.
4°. Le poste de Kourou peut être maintenant
ayant un nombre suffisant
érigé en paroisse, y
d'habitans pour établir une fabrique.
Collége.
Depuis la fondation faite pour Tétablissement
d'un collégeeni 1748,les administrateurs) nommés
le conseil supérieur n'ont tiré aucun parti
par des biens affectés à cet objet, quoiqu'il y ait
habitation et soixante nègres. Les frais
une
et de régie ont toujours excédé
d'exploitation
la recette, et il: n'y a eul nicollége ni professeurs.
Ces biens ont été affermés, en 1772, au che-,
valier de Boisberthelot 3 pour la somme de
alors à
les
6100 liv. On a commencé
payer
d'une mauvaise administradettes provenantes maison considérable pour
tion 3 on a bâti une
le roi en
loger les professeurs et les écoliers;
fait les avances, et il est dû à la caisse, pour
a
de dix mille francs; il sera en
cet objet, plus
dixoutre dà au fermier, à la fin de son bail, --- Page 18 ---
-
:
R E S U M È
huit à vingt mille livres
bâtimens et
pour améliorations en
du
plantations ; ainsi toute la
collége sera encore à la
dépense
dant trois ans : elle
charge du roi penla maison et gages des consiste en entretien de
du Saint-Esprit
professeurs, Le
vient d'en
supérienr
mnaître de mathématiques envoyer denx, un
sujet, et un vieillard de
qui paroît un bon
à rien ; ily a en outre 75 ans qui n'est propre
ministre se propose de un maître d'école. Le
du service du
charger les missionnaires
fondation. Mais collége, en leur abandounant la
entre les mains que deviendra Thabitation
sance, ni expérience d'ecclésiastiques de
sans connoiscomme les
culture, n'ayant point,
qui accroît jésuites , Cet esprit de
et conserve le
communauté
Il est question de
patrimoine commun P
réunir, à cette
biens, une somme d'argent
masse de
boursement d'un legs
provenant du remetle ministre
pieux fait à
espère que. le
Louisbourg;
suffira pour l'entretien fonds,1 bien employé,
lége. Nous ne le
de la mission et du coltion en est confiée pensons à des pas, si l'administralien
ecdiésiastiques
n'attache, ni à la
qu'aucun
munauté ; et
colonic, ni à leur comsulstituer, cependant nous sommes loin de
par cette
aux séculiers,
considération,les
parce que les plus mauyais religieux
moines
le
Louisbourg;
suffira pour l'entretien fonds,1 bien employé,
lége. Nous ne le
de la mission et du coltion en est confiée pensons à des pas, si l'administralien
ecdiésiastiques
n'attache, ni à la
qu'aucun
munauté ; et
colonic, ni à leur comsulstituer, cependant nous sommes loin de
par cette
aux séculiers,
considération,les
parce que les plus mauyais religieux
moines --- Page 19 ---
DE L A CORRESPONDI A N C E.
ceux quise destinent aux colonies,
sont toujours étant les seuls qui y aient vécu sans
les jésuites
scandale.
donc qu'en continuant à emNous croyons
ployer les séculiers, on ne doit les charger d'auéconomique à laquelle ils sont imcune régie Les biens du collége, accrus et empropres. selon le plan proposé, doivent être gouployés
des administrateurs qui
vernés sous l'inspection
rendront
nomineront les régisseurs 7 lesquels
joints le
leurs comptes au Gouvernement, y
préfet et le procureur-général.
Police des Eglises.
Plusieurs églises tombent en ruines ; les marles fabriques se refusent aux réparaguilliers, les ordres de l'administration sont sans
tions :
exécution.
L'assemblée nationale a demandé la proscription de l'usage des enterremens dans les églises.
Si on a cru devoir abolir cette pratique fuil est bien plus essentiel de
neste en Europe,
Yannuler dans la zone torride : c'est ce que
nous avons fait.
Justice. - Etat actuel.
Le défaut d'activité de lumières et de dignité --- Page 20 ---
R E S U MI E
est un malheur
dans lexercice de la justice ,
commun à la plupart de nos colonies.
doit être, par sa position , sa pauCayenne
que les autres en ofvreté , plus mal pourvue d'habitans ont le moyen
ficiers de justice : peu
France, ou de
de faire élever leurs enfans en éducation, et
suffire aux frais d'une bonne
homme de mérite ne quittera T'Europe
aucun
des places qui ne rendent
pour venir occuper
rien.
de perpétuer parmi
Il est donc indispensable
de judicales Créoles la succession aux places
d'aider à leur instruction en perfecture > ét
très-informe du collége
tionnant T'établissement ensuite s'en tenir au choix
de Cayenne ; il faut
de ceux
honnêtes gens, des plus aisés,
des plus
et un esprit droit,
qui annoncent un caractère
d'acquérir des
sont susceptibles
et qui, par-là,
leur
des livres
connoissances: : il fant
procurer les juges et les
les formes, puisque
et simplifier
être embarrassés. Quelparties ne peuvent qu'en s'étant accrédités dans
ques mauvais praticiens
ont introduit
cette ville depuis quinze ans , y les frais, les
l'esprit de chicane, ont multiplié alors nécesincidens, les écritures. On a cru'
d'office;
saire d'établir des procureurs en titres étant tous
mais tout considéré 2 les postulans
: : il fant
procurer les juges et les
les formes, puisque
et simplifier
être embarrassés. Quelparties ne peuvent qu'en s'étant accrédités dans
ques mauvais praticiens
ont introduit
cette ville depuis quinze ans , y les frais, les
l'esprit de chicane, ont multiplié alors nécesincidens, les écritures. On a cru'
d'office;
saire d'établir des procureurs en titres étant tous
mais tout considéré 2 les postulans --- Page 21 ---
DE LA COX*XXFOXPAXGE
interdits ou flétris par des arrêts ; cette ressource est devenue impraticable, et nous avons
cru devoir interdire tout-à-fait celle des secours
et des conseils clandestins, en provoquant) l'arrêt
de réglement du I1 janvier dernier.
Ce n'est qu'en revenant à la simplicité primitive, dans un pays absolument dépourvu de
lumières, que les questions de fait et de droit
pourront être jugées sainement. Il faut que les
juges, après avoir entendu les parties, aient la
bonne foi de consulter les ordonnances, d'examinerles titres, et de prononcer en conséquence,
sans admettre cette multitude de mémcires et
d'écritures informes qui dénaturent les faits et
retardent le jugement. Tel a été l'objet de nos
lettres communes, numéros 7, 16; et particulières, numéros 13,32,39.
Cela est d'autant plus nécessaire, qu'après
M. de Macaye, qui s'éteint tous les jours 2 il
n'y a personne en état d'éclairer comme lui et
de diriger le conseil. Mais sa supériorité même
produit aujourd'hui de mauvais effets 2 par linfluence qu'ont, sur ses opinions, celles des gens
qui l'environnent.
C'est d'après ce motif principal que nous
proposons sa retraite, avec les distinctions et
récompenses qui lui sont dues. --- Page 22 ---
R i S U M. É
les liaisons d'intérêt
C'est encore pour rompre la considération
et de famille , autant que par
M. Malouet
dont nous avons rendu compte, de MM. que N., N.,N.
insiste sur la retraite sèche
pour les
Doux des sujets que nous Mettereaud proposons et Laforest,
les sicurs
remplacer,
près, les connoissances
n'ont pas , à beaucoup mais ils ont de T'esprit
nécessaires à leur état ; d'aflinité au conseil.
et de Phonneur, et point
nous y destinons
Quant au sieur Robert terminé que son procès, 3 il est
anssi, lorsqu'il aura
des titulaires. Il Y a à
aussi instruit qu'ancun créole, nommé Galet,
homme
Paris un jeune
et dont on rend de bons
qui a fait son droit, utile de lui ouvrirl'entrée
temoignages; il seroit
au conseil.
nous référons aux comptes
Au surplus, nous lettres citées 2 et au tableau
rendus dans les
des moeurs, talens, , etc. lémulation des titulaires
Mais pour exciter
le ministre d'assurer
et aspirans 1 nous supplions
à chacun
la noblesse personnelle et graduelle vingt ans sans reauront scrvi
de ceux qui
proches.
Tues relatives 2 la législation.
l'arrêt de réglement sur linstruction
Tel est
; il seroit
au conseil.
nous référons aux comptes
Au surplus, nous lettres citées 2 et au tableau
rendus dans les
des moeurs, talens, , etc. lémulation des titulaires
Mais pour exciter
le ministre d'assurer
et aspirans 1 nous supplions
à chacun
la noblesse personnelle et graduelle vingt ans sans reauront scrvi
de ceux qui
proches.
Tues relatives 2 la législation.
l'arrêt de réglement sur linstruction
Tel est --- Page 23 ---
DE LA CORRESPONDA NC E.
des procédures; nous avons demandé des lettrespatentes confirmatives.
20, L'assemblée nationale a reconnu la nécessité d'une loi pour empêcher le démembrement
des habitations à manufacture , et nous sommes
chargés de la solliciter.
30. Nous venons d'exposer 2 au chapitre Reliles inconvéniens résultans de l'observagion, 2
tion et de l'inobservation des formalités légales
pour la célébration des mariages. Dans les colonies il faut les réduire et les rendre inviolables.
4°. La législation relative aux paroisses et
fabriques, est très-informe 3 très - incomplète;
il n'y a sur cela que des réglemens particuliers
des administrateurs 3 qui ne pourvoient pas à
tout, à beaucoup près. Nous demandons premièrement la décision des cas proposés au chapitre Religion, et ensuite l'envoi des lois faites
sur cette matière pour les colonies.
50, Le plus grand nombre des ordonnances
civiles," faites pour les colonies, n'ont jamais
été envoyées dans celle-ci; nous en demandons aussi l'envoi et enregistrement.
60. On punit de mort à Cayenne les vols faits
par les esclaves : cette disposition est celle des
ordonnances, mais elle est injuste et cruelle, --- Page 24 ---
R 1 S U M É
n'ont jamais consiNos criminalistes français rédaction des lois; ils
déré Y'esclavage dans la
étant déponillé
auroient reconm que lesclave
journelest naturellement,
de tonte propriété,
même nécessnirement
lement , et quelquefois châtiment modéré suffit
porté au vol ; qu'un
ne doit
le contenir ; que la peine capitale les cas de
pour
contre lui que dans
être prononcée
incendie, etc.
révolte, assassinat, esclave voleur est dénoncé
Ainsi, lorsqu'un
lieu à
ministère public , ce qui a rarement
au
il suffiroit de le condamner
Saint-Domingue,
publics. Nous deà la chaine et aux travaux la commutation de
mandons 2 dans ce cas 3
peine.
la Guiane que les bords de
7o. Iln'y a dans d'habités; ; les voyages ne
la mer et dcs rivières
nombre des
se font que par eau ; le plus de grand chasse, , ce qui
habitans vit de pêche et
et occasionne
une infinité de nègres,
occupe
de morts accidentelles.
parmi eux beaucoup
d'obinutile et dispendieux
11 nous a parn
pour la levée des
server la forme judiciaire
ces accidens
cadavres des nègres noyés 7 lorsque du siége de la
ont lieu à de grandes distances de juges, chirurjurisdiction. Les transports frais du roi, nous
huissiers, étant aux
giens,
, ce qui
habitans vit de pêche et
et occasionne
une infinité de nègres,
occupe
de morts accidentelles.
parmi eux beaucoup
d'obinutile et dispendieux
11 nous a parn
pour la levée des
server la forme judiciaire
ces accidens
cadavres des nègres noyés 7 lorsque du siége de la
ont lieu à de grandes distances de juges, chirurjurisdiction. Les transports frais du roi, nous
huissiers, étant aux
giens, --- Page 25 ---
DE L A CORRISTOXPANGS E.
les avons supprimés dans le cas oit il n'y a point
indice de crime par la déclaration du maitre
ou des voisins.
80, La capture et frais de géole des nègres
marrons , au premier et second chef de l'édit,
étoient aux frais du roi, ce qui mnultiplioit
fort les dénonciations ; M. Malouet, considérant que le marronage momentané d'un nègre
n'est puni, dans les autres colonies , que par
un châtiment domestique ; que la peine légale,
lorsqu'elle est prononcée 9 ne déponille point
le maître de sa propriété ; mais qu'on laissoit
quelquefois languir ces malheureux dans les
prisons; qu'ilfalloitt toujours attendre unes séance
du conseil pour les juger, a réglé, après avoir
consulté le conseil, le proctireur-général et la
jurisdiction, que les frais, dans ce cas-là seulement, seroient à Ja charge du maître.
On ne lui opposa alors aucune difficulté. Il
apprit cependant que le procurcur-général avoit
dénoncé cet ordre au ministre ; et il y a quinze
jours qu'il eut occasion d'en parler, au conseil,
à ce magistrat, qui lui remit, avec quelque
embarras s la minute del'ordre que M. Malouet
lui avoit confié, et ses raisons d'opposition fon
dées en principes et en autorités connucs de
M, Malouet, mais auxquels il avoit proposé de --- Page 26 ---
R E S U M è
locales et prédéroger par des considérations
pondérantes.
point la confirmation le
Nous ne demandons
si on y trouve
de l'ordre de M. Malouct, dirors même qu'il
moindre inconvénient : nous
eu lieu si le
moereur-eineal
n'auroit point
lorsquil a été consulté.
s'étoit ainsi expliqué
la demande déja faite
Mais nous renouvelons les frais de justice à
de'la réduction de tous
aux émolumens
la charge du roi , en substituant
proposés,
et traitement
damataupmenatiot
et significations
ainsi que pour les pullications huissiers, etc.
à faire par les grefiers,
le crime de mardemandons aussi que
Nous
les cas, soit jugé prévotaronage, dans tous les délais et le séjour des
lement pour éviter
esclaves dans les prisons.
à résoudre par une loi
Question intéressante
de laj femme
Colonies. - Affaire
propre aux
Lebrun.
et antorité
La loi donne au mari inspection il peut la conla condnite de sa femme 5
à moins
sur
où il fixe son donicile, de corps et
duire par-tout
prononcée
qu'il n'y ait séparation
de biens.
votaronage, dans tous les délais et le séjour des
lement pour éviter
esclaves dans les prisons.
à résoudre par une loi
Question intéressante
de laj femme
Colonies. - Affaire
propre aux
Lebrun.
et antorité
La loi donne au mari inspection il peut la conla condnite de sa femme 5
à moins
sur
où il fixe son donicile, de corps et
duire par-tout
prononcée
qu'il n'y ait séparation
de biens. --- Page 27 ---
DE LA CORRESPON DANCE.
Mais un mari jaloux et mécontent de sa
femme qui a intenté contre lui une action
à laquelle elle a succombé; un
en séparation,
mari, dans ce cas-là, pent-il conduire cette
femme, malgré elle 3 dans un lieu désert et
inhabité, distant de plus de quarante lieues
de toute habitation, où cette femme sera conséquemment privée de tous secours temporcl et
spirituel, et de la protection de la justice. .
e e . s'il plait à ce mari mécontent
de lui faire subir de mauvais traitemens ?
Comme il est impossible qu'une question pareille se présente en Europe,oà les habitations,
bourgs 2 villes et villages ne se trouvent jamais
à une demi-journée de chemin, M. Malouet
estime que la loi du domicile du mari, obligatoire pour la femme, n'est pas dans ce casci applicable à la Guiane, s'il plait au mari
d'aller fixer son domicile sur une plage déserte, telle que celle de Mayacaré.
M. de Fiedmond n'est pas de cet avis, et a,
appuyer le sien, ceux de MM. de Macaye
pour
la discussion à
et du juge royal. Cependant
laquelle cette affaire a donné lieu entre le
procureur-général et l'ordonnateur, présentant
au, moins des raisons de douter de part et
d'autre, leurs lettres respectives seront mises
sous'les yeux du ministre.
--- Page 28 ---
-
*
R É S U M €
GÉNÉRALE ET PARTICULIÉRE.
POLICE
les lois émanées du trône
Etat actuel d'après
ou des administrateurs.
comprend tout ce qui est
La police générale
publiques, à
relatif à la sireté et tranquillité
l'exercice de la religion, à Tapprovbsionnement de leurs esclaves,
des maîtres et
les
et subsistance
institué pour
civil et politique
des
au régime
et à lP'influence soutenue
uns et les autres, sur les mceurs publiques.
principes législatis
pourvoit aux détails,
La police particulière chemins, cabarets, rixes,
tels que les marchids,
tapages, etc.
les colonies ne distingue
Ancune! loi faite pour diverses de la police.
ces parties
et n'explique
se sont succédées depuis
Tontes celles qni
de manière cese répètent ou se contrarient, abrogées sont dépendant que les dispositions ordonnances postéclarées telles par quelques toujours subsister, et
rieures ; mais en laissant l'ancienne méthode de
selon
en rappelant,
les ordonnances antérieures
notre chancellerie, oùl elles ne sont point abrogées.
dans les points vicieuse opère nécessairement
Cette pratique
.
ces parties
et n'explique
se sont succédées depuis
Tontes celles qni
de manière cese répètent ou se contrarient, abrogées sont dépendant que les dispositions ordonnances postéclarées telles par quelques toujours subsister, et
rieures ; mais en laissant l'ancienne méthode de
selon
en rappelant,
les ordonnances antérieures
notre chancellerie, oùl elles ne sont point abrogées.
dans les points vicieuse opère nécessairement
Cette pratique --- Page 29 ---
DE IA CORRESPONDANCI E.
l'inexécution des lois, cn ce que la multitude
de celles qu'il faudroit toujours avoir sous les
yeux, reste ignorée et comme non avenue : on
en promulgue alors de nouvelles qui ont bientàt le même sort, et l'admninistration devient
alors foible, injuste , nulle ou arbitraire.
On ne peut espérer d'aucun administrateur
le redressement total d'un abus aussi grave.
L'autorité scule du souverain y suffira par des
exemples de sévérité persévérans, et en récompensant le zèle des hommes justes et fermes
qui feront respecter et exécuter Jes lois. Mais
le préalable nécessaire est d'en faire une rédaction claire et précise et de n'y plus revenir
qu'après une période indiquée de vingt-cinq
ou cinquante années pour les colonies. En
France ce ne devroit être que de siècle en siècle.
Avec quelle attention alors et quel respect ne
recevroiton pas Ces lois séculaires! Cette espèce
de jubilé seroit une époque intéressante pour
toute la nation ; les enfans apprendroient à lire
dans le livre des lois
Ce qu'ily a de pire dans cette multiplication
(*) La confusion dont je me plaignois alors s'est un
peu accrue depuis ; et s'il étoit question d'une révision,
je ne serois plus d'avis de la remettre au siècle prochain. --- Page 30 ---
X
R E S U M i
né16
c'est qu'elles sengendrent faut sans
dordonnances, les unes des autres , qu'il
cessairement
ajouter, retrancher. offrent à
cesse commenter, et la Guiane
d'un
Lile de Cayenne blancs, la popalation les
peine, en hommes d'Europe 5 et en y joignant classe.
gros village d'un bourg de la première dans
nègres, celle
1700, j'ai lu et compté ordonCependant, depuis trois cent soixante
les registres du greffe du roi, des administranances ou réglemens supérieur. Ce tribunal en
teurs et du conseil soixante et dix sur toutes
rendu
a,pour sa part,
et police générale,
de la législation
des églises, 9
les parties discipline desnègres, , police corvées
telsque
marchés, cabarets,
mnissions, chemins,
prisetédhanage ,
impostions, conterceyctilnuns etc. Toutes ces pièces,
mémoires,
même
des denrées,
et des administrateurs année,
ignorées du) pablic
collection chaque
treabasin dans la poudre des greffes
restoient ensevelies
quinze jours que j'aipu
et ce n'est que depuis extrait, quoique ice travai
les rasseinbler par dès les premniers jours de mor
eût été commencé
que tout ce qui est essen
arrivée. J'aiva par-la et ordonné, contredit
tiel avoit été dit, prévu
détruit, répété. les abus qui ont pu s'introduir
Quels sont
de ces lois ?
dans lexécution
poudre des greffes
restoient ensevelies
quinze jours que j'aipu
et ce n'est que depuis extrait, quoique ice travai
les rasseinbler par dès les premniers jours de mor
eût été commencé
que tout ce qui est essen
arrivée. J'aiva par-la et ordonné, contredit
tiel avoit été dit, prévu
détruit, répété. les abus qui ont pu s'introduir
Quels sont
de ces lois ?
dans lexécution --- Page 31 ---
AN C E.
DE LA CORRESPONDA
Un seul : Vinexécution.
Quels sont les réglemens à faire, à changer
ou à modifier ?
Un seul qui les comprenne tous > et qui s'explique avec clarté et précision.
Quelles sont les difficultés élevées ou à apd'après
et des
-oT
la manière de voir des administrateurs
tribunaux, sur ce qui tient à la police générale ou sur ce qui n'y tient pas ?
Ces difficultés ont rarement lieu à Cayenne:
Il paroit que le conseil n'en a éprouvé aucune
quand il a prononcé sur la police générale,
l'ait fait sans aucun titre ; mais les
quoiqu'il administrateurs et les tribunaux oublioient sans
chacun de leur côté s les limites posées
doute,
d'administration, la distribution.
entre Pautorité
comporte :
de la justice et les réglemens qu'elle
traces des discussions auxquelles
iln'y a aucunes
auroit
P'usurpation du conseil, en cette partie,
donner lieu ; et Pon voit par la sagesse de
pu
silestdangereux
plusieursde ces réglemens, que
l'autorité législative,
de laisser aux magistrats
il est très-utile de les consulter dans l'exercice
de cette autorité.
2. --- Page 32 ---
R $ S U M
à
Abus et inconvéniens
Police des noirs.
à changer OuL
Réglenens à faire,
prévenir.
à modifer.
1759, il Y a sur cette
Depuis 1685 jusqu'en du roi, sept des adpartie cinq ordonnances
du conseil.
mntnistrateurs, six réglemens et ordonné pour
Tout ce qui peut être prévu se trouve réuni et
des esclaves 7
; mais rien
la discipline toutes ces ordonnances;
par
répété dans
des cabarets
La fréquentation les
de préne s'exécute. leur châtiment,
moyens
de
les noirs,
le marronage, la défense
venir ou d'arrêter
Tété dans les plantations,
porter du feu pendant scelle de confier des armes
chemins et savannes sans billet du maître ;
chassenr,
sans la même
à un nègre vendre des vivres,
celle de laisser
hors deshatitations,
précaution 3 de les envoyer sans une permission
dans les bourgs et marchés,
écrit, etc.
maitres négligent de
par Tout est dit. Mais les
les officiers
à ce qui est prescrit; main : les réprise conformer tiennent pas la
lassent
de police n'y
des sadiministrateurs)
tris-convaincan
sedetatrecwened n'est pas
leur petiensetamun dans les devoirs de sa place,
l'inexactitude
que
laisser
hors deshatitations,
précaution 3 de les envoyer sans une permission
dans les bourgs et marchés,
écrit, etc.
maitres négligent de
par Tout est dit. Mais les
les officiers
à ce qui est prescrit; main : les réprise conformer tiennent pas la
lassent
de police n'y
des sadiministrateurs)
tris-convaincan
sedetatrecwened n'est pas
leur petiensetamun dans les devoirs de sa place,
l'inexactitude
que --- Page 33 ---
DE L A CORRESTOND ANCE.
st, et doit être irrémissible, chacun fait ce
ue bon lui semble, et se tient pour offensé
brsqu'on le contrarie.
Chemins. 1 Quel est leure étatactuel? il Communications à ouvrir.
Ily a fort peu de chemins à entretenir dans
ile et la terre ferme, 9 et ils sont dans le plus
hauvais état. Les habitans sont assez déraisonables pour en supporter toute l'incommodité,
lutôt que de faire, dans la saison convenable,
es réparations nécessaires. Nous adressons sur
tcla. des ordres aux commandans de quartier, ?
ui se brouillent avec leurs voisins lorsqu'ils les
hotifient. Nous condamnons à l'amende, mais
bn ne la paie pas ; il faudroit faire saisir, exé-
;uter des gens grevés d'ailleurs de beaucoup
e dettes : quand le désordre est arrivé à un
tertain terme, le rétablissement de l'ordre paFoût une tyrannie.
Les commmnications à ouvrir par canaux sont
ndispensables pour tirer parti de ce pays-ci.
Nous en traiterons ailleurs, 3 parce que cet objet
st lié au plan général. --- Page 34 ---
R É S d M É
DES ESCLAVES.
SUBSISTANCE
Passurer dans
Précantions à prendre pour réglemens anciens
toutes les circonstanees;
- Vues nouvelles.
à ezécuter ou à changer.
de 1685 règle la quantité et l'espèce à
L'édit
maitre est tenu de fournir
de vivres que le défend de se décharger de
ses esclaves, et lui donnant aux noirs la per
cette fourniture 3 en
leur compte un jour
mission de travailler pour ordonnances du roi, et
de la sémaine. Deux d'Etat
à cet
arrêt du conseil
1 postérieurs : néanun
confirmé les dispositions
édit, en ont
s'est introduit dans
moins l'usage contraire à la Martinique ; on
toutes les colonies , excepté
la permision
donne rien aux esclaves que fois en huit
ne
leur compte une
de travailler pour
et cependant vrai
jours. Il est inconcevable, subsistance du nègre est plus
de dire, que la méthode, qu'en en chargeant
assurée par cette
la cupidité et la misère
le maître; la dureté, alors à laisser leurs
de plusieurs les exposant Cependant on ne sauesclaves sans nourriture.
habi
tenir la main à ce que chaque
roit trop
pourvu de viyres
tation soit abondamment
fois en huit
ne
leur compte une
de travailler pour
et cependant vrai
jours. Il est inconcevable, subsistance du nègre est plus
de dire, que la méthode, qu'en en chargeant
assurée par cette
la cupidité et la misère
le maître; la dureté, alors à laisser leurs
de plusieurs les exposant Cependant on ne sauesclaves sans nourriture.
habi
tenir la main à ce que chaque
roit trop
pourvu de viyres
tation soit abondamment --- Page 35 ---
DE LA C0xXXXF0X*AXCE
de cette colonie est
a destination particulière veiller. Nous avons
an nouveau motif pour y
inait tout ce qu'il est possible de faire pour
ces
tulquer principes lswemhblesetstameiae d'une dihous sommes cette année-ci menacés
ette. l'état actuel des choses 2 il est: trèsDans
ce fléau. Les
lifficile de prévoir et d'empêcher
à
loin de se livrer jusqu'à présent
habitans >
Aucune exportation de vivres , ne plantent que
tequi leur est nécessaire, en sorte qu'une mausaison les réduit à l'extrémité. Pour Ies
vaise
bbliger à augmenter leurs plantations en vivres,
visiter ou faire visiter exacl faudroit pouvoir
tement les quartiers : mais comment parcourir
de cheune colonie de cent lieues , dépourvue
mins et de communications 2 autrement que
et
les rivières ? Il faut, dans plupar mer par
entier
employer un jour
pour
sieurs quartiers, habitation à la plus voisine. 1l est
aller d'une
administrateurs de répéter anEmpossible aux
même ils
uellement cette tournée ; et quand
ils sont hors d'état de vérifier
le pourroient, la quantité de vivres plantée :
sur chaque terrain
officiers de milice pour
s'ils commettent des
comme des corccla, ces opérations regardées
et sans exacvées sont toujours faites légèrement --- Page 36 ---
A :
R É s M É
résolu d'envoyer
titude, Nous avons cependant militaires et d'adannée des officiers
3 pour
chaque
dans tous les quartiers culministration, ,
de létat de la police 3
nous rendre compte
ture, etc.
dans son instiCette colonie a été manquée réforme n'est pas
tution. Le béuéfice d'une
des anciens
de la plupart
même à la portée vieilli dans leurs pratiques
habitans, qui, ayant
rien de mieux que ce
et
relativemnent à nos
est,
Nrcnpdeaisnginent
qu'ils font. La Guiane
l'Espagne il y a
autres possessions, ce qu'étoit reste de TEurope; ;
au
vingt ans relativement
sont
le commerce, , Tagricnlture,y
l'industrie,
Timpulsion etlexemaccrus en peu d'années par éclairés que la cour
plé de quelques étrangers succès : il en sera de
d'Espagne a employés avec vaincu une grande
même ici. Nous avons déja anciens habitans
c'est d'arracher aux
difficulté; 5
On verra par les actes
laveu de leurs erreurs. ils ont eu de peine à se
de T'assemblée combien Elle est enfin constatée ;
rendre à lévidence. les vices, tous les moyens
le bien et le mal, tous
et parMais la police générale
sont indiqués.
une face nouvelle que
ticulière ne prendra de la culture, l'accroislorsque Vamélioration et de V'industrie opéresement du commerce
'arracher aux
difficulté; 5
On verra par les actes
laveu de leurs erreurs. ils ont eu de peine à se
de T'assemblée combien Elle est enfin constatée ;
rendre à lévidence. les vices, tous les moyens
le bien et le mal, tous
et parMais la police générale
sont indiqués.
une face nouvelle que
ticulière ne prendra de la culture, l'accroislorsque Vamélioration et de V'industrie opéresement du commerce --- Page 37 ---
DE L A CORRESFOXBAXCE E.
ront dans les esprits une révolution nécessaire.
Sans cela, il est aussi rebutant qu'inutile de
s'occuper de lile et terre ferme de Cayenne.
Police des cabarets.
Nous voici dans le cas que nous avons exposé
en parlant de la multitude des ordonnances et
de leur inexécution; ; il faut sans cesse des précautions nouvelles.
L'ordre de police que nous venons de faire
publier étoit devenu indispensable par la gravité des accidens qu'occasionne journellement
la consommation excessive du tafia. Nous avons
jugé plus utile de renoncer au droit de cabaret,
dont le nombre se trouvera réduit par cette
opération, que d'être obligé de faire pendre
les malheureuxivrognes qui se mettent souyent
dans ce cas-là
Mais outre cette considération, en voici une
qui mérite attention. La consommation du tafia
dans une colonie attaque son institution, quand
elle nuit à la consommation des vins et boissons de la métropole. Nous voudrions donc
(*) Tout impôt immoral > quel que soit son produit,
doit être proscrit. --- Page 38 ---
R É $ U M É
droit sur le débit intérieur
fit imposé un
fat en
qu'il
de ce droit
du tafia, et que. le produit
surla vente à
totalité employé en gratification même tafia.
de ce
l'étranger et exportation
C E S.
F I N AN
Est-elle faite avec
de Pimposition.
Perception
Non, à beaucoup près.
ezactitude 2
V'année
liv. S. d.
Les droits de capitation pour
29,823
3776 ont monté à :
4,325
Les droits de cabaret à
à.
8,357 16 2
d'entrée, d'ancrage, etc.,
Ceux
16 2
des droits du domaine. 4
42,505 11
TOTAL
86,350
Il étoit dà d'arrérages anciens 2 e
128,064 17 1
a eu de recette effective que
Et iln'y
a été fait
liv, S. d.
Dont Pemploi
12 4
frais de régie . . . 9,259 8 4
pour Frais de justice. - . . . 9,427
de
En salaires, 2 journées
ou
wpmmreteamtent
comme courriers chargés
particulières du
de missions
autres
Gouvernement, et
8,154 3 8
dépenses . .
26,841 4 4
de recette effective que
Et iln'y
a été fait
liv, S. d.
Dont Pemploi
12 4
frais de régie . . . 9,259 8 4
pour Frais de justice. - . . . 9,427
de
En salaires, 2 journées
ou
wpmmreteamtent
comme courriers chargés
particulières du
de missions
autres
Gouvernement, et
8,154 3 8
dépenses . .
26,841 4 4 --- Page 39 ---
DE LA CORRESPONDI A N C E.
Les frais de régie m'ont paru énormes. Je les
ai réduits de moitié.
Le paiement de la capitation se fait en denrées, au prix du cours, malgré la déclaration
du roi de 1730, qui l'ordonne en argent; mais
la difficulté d'en trouver y a fait déroger. Jusqu'en 1775 c'étoit l'ordonnateur qui fixoit arbitrairement le prix auquel les denrées seroient
reçues au domaine. Ce prix, non calculé sur
les chances du commerce, étoit toujours abusif,
en ce qte les capitaines, qui ne vouloient pas s'y
conformerstipelcient dansleurs ventes etachats
surle prix fictif du domaine, c'est-à-dire, qu'ils
augmentoient celui de leurs marchandises proportionnelloment à l'excédant du prix effectif
des denrées du pays ; et cependant les débiteurs
non commerçans, les fermiers et rentiers donnoient pour comptant dans leurs paiemens le
rocou, 3 par exemple, à quinze sous, prix fictif
du domaine, tandis qu'on ne pourroit le placer
dans le commerce qu'à dix sous. Telle avoit
été la manière de voir des administrateurs et du
conseil jusqu'en 1775. A cette époque MM. de
Fiedmond et de Lacroix se réunirent pour
proscrire cet abus. Il fut réglé que le prix du
cours seroit le cours effectif; mais M. de Lacroix se trompa encore, en se réservant le --- Page 40 ---
a
:
R És U M É
effectif tous les trois
droit d'annoncer ce cours En effet, la plus ou
mois par une ordonnance. de PAmérique peut
moins value des denrées L'anivée d'un navire
varier d'un jourà l'autre. des lettres de France,
de plus, ou seulement
le discrédit d'une
annoncent la demande ou d'hier n'est plus celui
denrée : dès-lors le cours réglé et publié qu'il
J'ai donc
le cours
d'aujourd'hui.
etique
n'y anroit plus de réglement,
du dernier
les conditions
seroit constaté par denrée vendue n'otoireachat de telle ou telle
ment
Recettes et dépenses.
étant
résulte de l'imposition
La recette qui
à fort peu de chose 3
connue, et se réduisant
d'Europe ou les
les fonds envoyés
il n'y a que
puissent établir les recettes
lettresde-change qui
et dépenses.
de 1776 est arrêté et enLe compte général
voyé.
bref-état celui de mon
J'ai fait connoitre par
qui se mêle de taxer les mar-
€). Tont Gouvernenent
Mais les habitans quiebchandises tend à la tyrannie.
une taxe favorable,
tenoient solvent de Padministrateur ordonnance.
de mon
ont été tris-méconténs
s envoyés
il n'y a que
puissent établir les recettes
lettresde-change qui
et dépenses.
de 1776 est arrêté et enLe compte général
voyé.
bref-état celui de mon
J'ai fait connoitre par
qui se mêle de taxer les mar-
€). Tont Gouvernenent
Mais les habitans quiebchandises tend à la tyrannie.
une taxe favorable,
tenoient solvent de Padministrateur ordonnance.
de mon
ont été tris-méconténs --- Page 41 ---
DE LA CORARAPOXPAXCI E.
exercice jusqu'au 20 mai. ( Voyez mes lettres
de décembresfivrier et juin.)
Dettes des habitans au roi.
Cet article ne peut être compté en recette
faire face à un objet de déet assigné pour
penses.
Je n'ai pas craint de déplaire, et j'ai déplu
aux débiteurs de leurs enen parlant souvent
gagemens, , en écrivant, invitant, menaçant en
public et en particulier. Mais quand je les ai
vus sur leurs habitations, manquant de tout,
€
n'ayant souvent ni pain ni vin, comptant toujours sur la récolte prochaine qui ne produit
plus que la précédente, alors je n'ai pas cru
pas devoir les faire poursuivre. J'en excepte cependant une douzaine qui peuvent payer, et que
contraindrai; mais tous les autres sont dans
j'y le cas d'être attendus. Il ne faut point leur annoncer de: remise, mais des délais, les réveiller
de temps à autre, recevoir ce qu'ils pourront
donner en vivres, bois et argent, et ne compter
sur rien. Ce pays-ci est à refondre en tout et
pour tout. --- Page 42 ---
R É S U M E
(Voyez les nos de mes
Agprotiomomen lettres, 8, 15, 18, 31.)
des colonies doivent
Les approrisionnemene Depuis sept mois nous
se faire par quartier. fournitures portées par
n'avons rien reçu 3 les
et défectueuses.
l'émangard étoient incomplâtes
des farines
actuellement
Nous consommons
échauffées.
sèches, on ne nous a rien
En marchandises s'en fait ici pour les beenvoyé ; et Pachat qui
soins du service triple la dépense. les troupes sont
envoyés pour
Les habillemens
de la plus mauvaise qualité. hors de service ; il a
tout-à-fait
Les guêtres
raison de trente-huit sous par
fallu les refaire à
paire.
doublares des vestes ;, il
On avoit oublié les
a fallu.les acheter.
Les draps sont tout piqués.
n'est prévu
de dépense
Aucun de ces excédans
fait face que sur
dans l'état du roi, et on n'y
des soldats ou
du non-complet
les revenans-bon
sur d'autres
employés, ou encore en prenant telles que les
qui restent en souffrance,
parties
constructions, etc.
réparations,
paire.
doublares des vestes ;, il
On avoit oublié les
a fallu.les acheter.
Les draps sont tout piqués.
n'est prévu
de dépense
Aucun de ces excédans
fait face que sur
dans l'état du roi, et on n'y
des soldats ou
du non-complet
les revenans-bon
sur d'autres
employés, ou encore en prenant telles que les
qui restent en souffrance,
parties
constructions, etc.
réparations, --- Page 43 ---
DE L A CORRESPONDA NCE. 29
Bdtimens civils. (Voyez mes lettres nos 22, 2
40,53.)
On vient de voir par quelle raison les réparations nécessaires sont souvent négligées 2 les
fonds se trouvant employés à des objets plus
urgens. J'ai envoyé au ministre un état des bâtimens civils et des dépenses qu'ils occasionnent.
J'ai ordonné les plus instantes. On construit le
magasin du port.
On a suspendu la construction des prisons
jusqu'à la décision du ministre, sur les différences d'avis entre M. de Fiedmond et moi.
Je fais faire sur l'habitation du roi une écurie a
de cent cinquante pieds de long, pour y établir
un haras, etj'ai pourvu au fourrage nécessaire
par des plantations d'herbes de Guinée.
Tous les ouvriers, matériaux et chaloupes
dont nous pouvons disposer, vont être tout à
l'heure occupés à Pétablissement de l'Islet la
Mère, pour y recueillir les ladres dont on fait
la visite, et qui se trouvent raalhenreusement
très-nombreux. Cette dépense, non prévue par
l'état de fonds, occasionnera un excédant. Les
habitans, par notre réglement, sont tenus d'en
faire le remboursement à la caisse; mais il faut --- Page 44 ---
-
a
-
R É S U M i
termes et à des non-valeurs.
s'attendreà de longs
le plus indispenMais, de tous les bâtimens, Je n'ai rien à ajousable est un nouvel hôpital. écrit sur cela en
ter à tout ce que nous avons
commun et en particulier.
Ponts et chaussées.
exécutés en cette partie
Le peu d'onvrages
n'y ait
tous aux frais du roi, quoiqu'il de sa
le sont
et que les ordres des
point de fonds assignés, du conseil, trois
majesté, deux réglemens de cette dépense les
adininistrateurs, chargent ordonner des répartihabitans ; mais on a beau Si une crique, un tortions, personne ne paie.
traverse un
-
à
débordement
rent, un fossé sujet
hommes et anichemin, on le passe à la nage, comme cela
aux risques de se noyer,
fait
maux,
: alors le gouvernement remarrive quelquefois
et n'en est jamais
les avances d'un pont, de la rade à Sinnamari,
boursé. De la pointe
faits aux frais du roi.
il y en a six, qui ont été
sur la crique
d'en finir un nouveau
Nous venons
Mettereaud.
considérables, sont payées
Ces dlépenses, peu
sur le domaine.
emin, on le passe à la nage, comme cela
aux risques de se noyer,
fait
maux,
: alors le gouvernement remarrive quelquefois
et n'en est jamais
les avances d'un pont, de la rade à Sinnamari,
boursé. De la pointe
faits aux frais du roi.
il y en a six, qui ont été
sur la crique
d'en finir un nouveau
Nous venons
Mettereaud.
considérables, sont payées
Ces dlépenses, peu
sur le domaine. --- Page 45 ---
DE L A CORRESPONDANGI E.
Dépense des postes.
Celles d'Approuague et de Kourou sont de
sept à huit mille francs, et peuvent être réduites
à un chirurgien entretenu et une caisse de remèdes.
Le détachement de huit hommes, qui est dans
chacun de ces postes, exige un hôpital, un magasin, un boulanger, un infirmier, un gardemagasin, des nègres; et ces sept à huit hommes
ne sont bons à rien. Il vaudroit mieux payer
deux ou trois nègres libres aux ordres du commandant pour la police, et renyoyer les soldats
à leur garnison.
Comptabilité.
Elle est dans le meilleur ordre possible 3 tout
est à jour, et on ne paie que sur pièces en
forme.
Receveur des répartitions. - Curateur aux
biens vacans.
Ces deux comptables sont aux ordres du conseil; mais l'administrateur des finances ayant
inspection sur toute recette et dépense publique,
j'ai examiné celles-ci, et je ne les trouve point
en ordre. --- Page 46 ---
-
-
R É S U M i
de laisser au conseil
Il me paroit convenable mais d'obliger le
la fixation des répartitions, par la privation
receveur aux recouvremens de V'an, quand il y aura
de ses droits au bout
en lui
tiers des sommes non recouvrés,
les
un
le droit de contrainte contre assigner,
attribuant
être tenu à faire
contribuables, sans
commandement, etc.,
obtenir sentence, arrêt, frais à l'infini et les retards.
les
ce qui multiplie liste des contribuables présenIl suffiroit d'une
ensuite de laquelle
tée aux administrateurs, de contrainte.
seroit T'ordonnance de fixer une fois pour toutes
Il est nécessaire
des nègres suppliciés,
le prix du remiboursement arbitraire, favorable aux
afin que l'estimation
n'ait plus lieu
aux autres,
uns et défavorable
le prix moyen
désormais. A SaincDoningne, cents livres arconvenu et arrêté est de quatre tête de nègre. Ici
de France pour chaque
gent
à huit.
et
je le porterois article à part pour le curateur
J'ai fait un
ainsi que celles des
suivre ses opérations,
pour différentes caisses.
vérificatour des
J'ai nommé le sieur Donez,
de cette
Je demande la conlirmation
comptes.
proposé, et une angmentaplace pour le sujet livres de traitement.
tion de six cents
cents livres arconvenu et arrêté est de quatre tête de nègre. Ici
de France pour chaque
gent
à huit.
et
je le porterois article à part pour le curateur
J'ai fait un
ainsi que celles des
suivre ses opérations,
pour différentes caisses.
vérificatour des
J'ai nommé le sieur Donez,
de cette
Je demande la conlirmation
comptes.
proposé, et une angmentaplace pour le sujet livres de traitement.
tion de six cents --- Page 47 ---
DELA CORRESPOND A N C E.
Moyeus économiques,
L'envoi de France fait à temps des comestibles et autres objets de consomination en marchandises sèches, d'après lcs états de demande;
le choix des fournitures; ; un envoi réglé en
espèces, en ne laissant à tirer qu'un tiers des
fonds arrêtés; la construction d'un hôpital.
Réclamations des soldats sur les SOuS marqués,
Les soldats comptent fort bien ; ils ne peuvent
point s'accoutumer à recevoir six liards pour
deux sous. Ils ont long- temps suspecté leurs
officiers de cette retenue. Mes lettres 27 et 29,
contradictoires à celles de M. de Lacroix, expliquent nettement les mnotifs fondés de cette
réclamation.
COMMERCE ET CULTURE.
Commerce national. Quel est son éiat? Pours
voit-il aux besoins des colonies ? etc.
Commerce étranger, etc.
TOUTES Ies questions relatives aii commerce
étranger ne sont point applicables à cette colo-
:
nie, où la liberté de commerce est établie par
2,
--- Page 48 ---
-
A
R É S U M É
mais on en use fort peu, parce
lettres-patentess ;
rien à porter
les étrangers n'ont presque avons vu cepenque rien à
Nous
ici et
prendre. deux bateaix anglais porter
dant cette année
vendre à meilleur mardu riz à Cayenne, etl'y dans la Guiane, destinée
ché que celui récolté les vues du gouvernenent
par la nature et par de nos antres possessions.
égards,
à ATayprondensecoean national est, à certains nombre
Le commerce fructueux pourle petit
dans Tétat le plus livrent.
d'armateurs qui s'y
des denrées
et Yéchange
de
Dans le mnouvement
il y a très-peu
d'Europe et de la Guiane,
, presque
défavorables au commerce, de variachances
et très - peu
jamais de concnrrence, qu'un annteurimel
tion sur les prix; en sorte certitude le bénélice
calculer avec
ligent envois peut et des retours.
en dende ses
base le produit
Ce commerce a pour ce que le roi consacre
rées de la colonie; plus, civiles de l'adaninistrades charges
à Tacquit
annueltion.
de fonds, qui s'élève
il
Sur cette masse
cent mille francs,
lement de quatre à cinq
les espèces en
dans le commerce que
n'entre
ou lettresdechange
voyées d'Europe en piastres
la somme,
en estimerons)
tirées deCagenne.Nous
en dende ses
base le produit
Ce commerce a pour ce que le roi consacre
rées de la colonie; plus, civiles de l'adaninistrades charges
à Tacquit
annueltion.
de fonds, qui s'élève
il
Sur cette masse
cent mille francs,
lement de quatre à cinq
les espèces en
dans le commerce que
n'entre
ou lettresdechange
voyées d'Europe en piastres
la somme,
en estimerons)
tirées deCagenne.Nous --- Page 49 ---
DE LA CORRESPOXDANCE
année commune, à trois cent mille livres : le
reste, donné, reçu, et circulant en sous marqués, sur lesquels il y a un quart de perte , ne
sort jamais de la colonie, et sert aux échanges
intérieurs ; les piastres mêine ne sortent qu'au
défaut des lettres-de-change.
Le revenu total de la colonie monte de cinq
cent cinquante à sept cent mille francs. Ainsi
la colonie fournit annuellement en denrées et
en espèces un million au commerce de France,
dont la mise, distribuée sur douze ou quinze
vaisseaux, n'excède pas cinq cent mille francs
en comestibles ou marchandises sèches.
Il résulte de ce premier aperçu,
1°. Que le commerce de France gagne cent
pour cent dans ses échanges avec la colonie;
2°, Que le roi, par ses dépenses d'administration, fournissant un tiers de la mise, en les
diminuant ou en les augmentant, réduira ou
augmentera d'autant le commerce de la colonie;
30, Que le roi, fournissant seul des espèces et /
des lettres- de-change, en augmentant l'envoi
des unes et réduisant le tirage des antres, fera
augmenter proportionnellement le prix des denrécs coloniales, parce qu'ilys a perte surler retour
des piastres, et gain énorme sur les lettres-dechange; ; en sorte que, dans cette extrémité, la --- Page 50 ---
R É S U M É
ce
donnée aux denrécs, jusqu'à
sera
anquel il convienpréférence aient atteint) le prix
qu'elles
des piastres.
asserdroit mieux d'emporter maintenant sur la première échanRevenons
cent sur les
du bénélice de cent pour
et
tion
qui se plaint néanmoins,
ges du commerce, ces faits se concilient. vaisseaux
voyons comment dit que douze à quinze
Il se
Nous avons
annuel.
snffisent à egpmersdemmesa de trois ou quatre
trouve donc rarement plus dans le même temps.
capitaines tenant magasin
sur. les prix,
Ainsi il leur est aisé de s'entendre S'il en survient un
de vente que d'achat.
surtant
dont la vente pat occasionner
cinquième, 2
de prix, il ne trouve
abondance et dimination il voit les habitans
d'argent comptant ;
il s'effraic des
point engagés avec ses confrères; et passe aux iles
déja
d'un long crédit,
preinconvéniens sorte que les trois ou quatre du
du vent : en
toujours maîtres
miers capitaines restent Cependant les habitans ne
champ de bataille.
leurs denrées, et aux
peuvent payer qu'avec ainsi il fant les attendre :
des récoltes; retard des expaditions.
époques raison du
à faire hauspremière
cherchent tonjours
20. Ces habitans
denrées, et lcs marchends
ser le prix de leurs les uns, qui ne voudroient
à les avilir. Ainsi
ou quatre du
du vent : en
toujours maîtres
miers capitaines restent Cependant les habitans ne
champ de bataille.
leurs denrées, et aux
peuvent payer qu'avec ainsi il fant les attendre :
des récoltes; retard des expaditions.
époques raison du
à faire hauspremière
cherchent tonjours
20. Ces habitans
denrées, et lcs marchends
ser le prix de leurs les uns, qui ne voudroient
à les avilir. Ainsi --- Page 51 ---
DE L A COxXXXP0X8AX6R
vendre qu'à tel prix, et les autres acheter
qu'au-dessous de ce prix, concourent réciproà éloigner l'époque des chargemens.
quement
attendant toujours avec im3°. Les capitaines
patience les tirages sur France, ne voudroient,
s'ils le pouvoient, placer leur argent qu'en paCeux qui n'ont pu être compris dans le
pier.
attendent le second, et ensuite
premier tirage Or il résulte de ces différentes
le troisième.
des vaisseaux dans la
causes un très-long séjour
rade, leur avarie par la piqûre des vers, augmentation énorme de frais en gages d'équipage,
loyer de magasins, frais d'hôpitaux, de nourriture, etc.
résultat, pour peu qu'il y ait
Et le dernier
est la réducde non-valeurs dans les paiemens,
tion des bénéfices de cent pour cent à vingt,
dix ou rien du tout.
C'est ainsi que les fautes de calcul, les eret celles dela cupidité, égarent
reurs d'habitude,
leurs vrais intérêts. On
tous les hommes sur
donné lieu à
dira peut-être, et nous avons
cette observation, 3 par celles que nous, avons
les dettes, on dira donc que les lenfaites sur
occasionneroient seules
teurs des reconvremens navires dans les rades.
les longs séjours des
On dira mal. Les habitans sont fort endettés; --- Page 52 ---
X
R É S U M É
entr'eux, à leurs comais ils se doivent plus fonds et anciens créanhéritiers bailleurs de
actuel. Il
qu'ils ne doivent au commerce
ciers,
entendu, en supposant
n'y a pas de capitaine
quine puisse partonjours la non-concurrence, avec la moltié de ses
tir, au bout de six mois,
composer sa
quilui suffiroit alors pour
le refonds,
suivant,
cargaison de retour : au voyage remplira en moins
de l'autre moitié ainsi de suite >.
couvrement le même objet 5 et
apde temps
du Gouvernement,
moyennant les secours
dettes de cargaison.
par préférence aux fort petit théâtre
pliqués quant à présent 3 un
mais
C'est,
national;
celui-ci pour le commerce à celui du colon,
que
rien
tout y est à son avantage,
de la concurle défant et Timposilbilité où elle a lieu, le
par
qu'au moment
le
imrence, parce le mieux instruit ou plus
plus expéditif, >
lève l'ancre et passe aux
patient des capitaines ,
Antilles.
est appelé à un grand
Certainement ce pays-ci fournir Taliment ;
au moins à en
commerce 7
à remplir avant
mais quil, Y a de conditions de la namre!
exécuter ce voeu
de pouvoir
tout y est à son avantage,
de la concurle défant et Timposilbilité où elle a lieu, le
par
qu'au moment
le
imrence, parce le mieux instruit ou plus
plus expéditif, >
lève l'ancre et passe aux
patient des capitaines ,
Antilles.
est appelé à un grand
Certainement ce pays-ci fournir Taliment ;
au moins à en
commerce 7
à remplir avant
mais quil, Y a de conditions de la namre!
exécuter ce voeu
de pouvoir --- Page 53 ---
E. 39
DE L A COXRNSPOXBANCE
du commerce. Lois et réglemens, etc.
Régime
Anciennement les habitans de Cayenne se
conduisoient sur cela comme ceux du Japon :
de l'année,
on s'assembloit au commencement
des administrateurs, et on fixoit,
en présence
les prix des marchandises
pour toute l'année, Rien n'est plus insensé
de France et du pays.
ils tiennent touque cette méthode à laquelle
et celui
jours : hausser le prix des monnoies
de leurs denrées * est P'opération qui nous proici
; ils auroient grand becureroit l'apothéose:
leçons des éconosoin de recevoir quelques
sont
mistes, dontles principes, en cette partie,
aussi lumineux qw'incontestables. les denrées de France,
On a renoncé à taxer
cette inparce que le commerce ne supportoit fraude et toutes les
la
justice qu'en y opposant foi : le vin de Cahors
ressources de la mauvaise
celui de
étoit vendu pour vin de Bordeaux,
vin de Cahors, etc.. Les mesures,
Provence pour
n'étoient pas moins fraules poids et lajauge, de leur côté, entassant
duleux; ; etl les habitans,
d'en livrer
leurs denrées, ne craignoient point donc, de part
de inauvaise qualité. I1 y avoit
et il
besoin manifeste de réforme,
et d'autre > --- Page 54 ---
-
-
A SU M E
des lois et régle*
a fallu en revenir à l'esprit
mens sur le commercei
du roi, réglemens
De plusieurs ordonnancés
nous ne cidu conseil et des administrateurs, utile de laisser subterons que ceux qu'il est
réfléchis.
en a qui ne sont pas
mars
sister ; carily
altat, du premicr
L'arrêt du conscil
toutes les fraudes du
prévi et obvid a
et
1744,a
jangeage
commerce, sur la mesure 3 poids, et sur la
d'Enrope,
qualité des marchandises denrées coloniales ; il semarque et qualité des
de nouveau
d'en ordonner
roit trds-nécossaire dans les places de commerce s
la pablication
chambres d'en faire afficher
avec injonction aux
les armateurs. Si nous
chez tous
nous
un exemplaire faire exécuter anjourd'hui s
voulions le
de Cayenne,
conlisquerions toutes les cargaisons d'en faire la peur aux
et M. Malouet cst d'avis
des obligaLe même arrêt impose
moins
capitaines.
auxquelles il n'est pas
tions aux habitans, tenir la main.
nécessaire de
prescrit notamCelui du 20 décembre 1729 à sec du coton s
ment la marque et l'emballage
résultantes
éviter le faux poids et avaries
pour
rend les balles plus pesantes.
du mouillage, qui
la fabrique
du 15 août 1753,sr son exéLe réglement
d'être renouvelé; ct
du tocou, vient
moins
capitaines.
auxquelles il n'est pas
tions aux habitans, tenir la main.
nécessaire de
prescrit notamCelui du 20 décembre 1729 à sec du coton s
ment la marque et l'emballage
résultantes
éviter le faux poids et avaries
pour
rend les balles plus pesantes.
du mouillage, qui
la fabrique
du 15 août 1753,sr son exéLe réglement
d'être renouvelé; ct
du tocou, vient --- Page 55 ---
DE iA CORRESTONDI A NCE
cution rigoureuse, à laquelle nous veillerons,
doit rétablir et accroître le commerce de cette
denrée, si le ministre veut bien annoncer aux
places de commerce les précautions prises pour
sévèrement les fraudes ou défauts de
punir
fabrique.
Sur cet objet ( le rocou ) nous avons vu, 3
avec autant de plaisir que d'étomnementyqu'anciennement les administrateurs et les tribunaux
avoient pensé comme nous 7 quoique dans la
dernière assemblée on se soit élevé contre la
proposition que nous avons faite de borner
à certains quartiers la culture du rocou.
Tel a été l'objet de l'arrêt du conseil supérieur du 20 janvier 1756 : si nous en avions
eu connoissance il y a un mois , nous aurions
eu quelque avantage sur ceux qui paroissoient
effrayés, comme d'une nouveauté, de la proposition semblable.
CULTURE
Etat actuel. - Yues relatives.
Nos lettres communes et particulières s les
actes de l'assemblée , l'arrêté qui y a été fait,
les discours qui l'ont précédé, et tout ce qui
a été dit dans cet extrait, annoncent l'état de --- Page 56 ---
R É s U M 3
bonnes
Guiane. Aucune des
la culture dans la
canton de Remire, n'a
terres, excepté le petit
qu'on n'a
présent cultivéc 7 parce
été jusqu'à
livrer aux travaux nécessaires
pu ou voulu se
bon sol. Ons'est établi parpour s'emparer d'un de la mer et des rivières; et
tout sur le bord
des chemins
il eût fallu des canaux,
,ons'en
comme
avant dans les terres, borpour pénétrer plus
terres basses qui
Quant aux
seuest dispensé.
trois habitans
dent la mer et les rivières, établir : le défaut de
de s'y
lement ont essayé
ont éloigné les succès.
Jumières et d'expérience près du rivage > et
L'un a fait ses levées trop Teffort des grandes males a vu détruites par
au desséchedeux autres sont parvenus
les
rées :
lieu de laisser fondre ; par
ment ; mais au
marins dont ces terres sont
caux douces, les sels
7 et
ont
ils
planté précipitamument, ces
imprégnécs, s récoltes ont manqué. Malgré
les premières
dans un petit
fantes reconnnes 2 ils ont encore, et de revenus
de terre, plus d'espérances
en terres
espace
grands propriétaires
réels que les plus
hautes.
prodnisent, à SaintMille nègres travaillans centmille livres de rente,
Domingue, plus desix du travail de quatre
qui sont ici le produit huit mille têtes de noirs
mille esclaves 5 car > sur
récoltes ont manqué. Malgré
les premières
dans un petit
fantes reconnnes 2 ils ont encore, et de revenus
de terre, plus d'espérances
en terres
espace
grands propriétaires
réels que les plus
hautes.
prodnisent, à SaintMille nègres travaillans centmille livres de rente,
Domingue, plus desix du travail de quatre
qui sont ici le produit huit mille têtes de noirs
mille esclaves 5 car > sur --- Page 57 ---
DE L A CORRESPOND. A N C E.
déclarés dans les recensemens 2 nous n'en comptons que la moitié employée constammentau travail de la terre : il est donc évident que cette
terre rend soizante-quinze pour cent de moins
que celle de Saint-Domingue.
La culture, dans cet état, ne peut se soutenir : aussi voyons nous 3 par le tableau de
comparaison envoyé, que la masse des capitaux
et des revenus de la colonie décline sensiblement, parce que les propriétaires ayant presque
tous épuisé leur bois ou terre vierge 2 l'infériorité du sol ne peut plus se réparer qu'avec des
engrais impossibles à exécuter par des habitans
mal aisés.
La Guiane est donc une coloniemal constituée,
inutile, onéreuse à l'Etat, autant que le seroit
à un particulier une terre dont les dépenses
excèdent les revenus.
des landes de
Si cet homme ) propriétaire
Bordeaux et des coteaux de Grave et de Ségur,
s'obstinoit à cultiver des sables stériles, parce
qu'il n'auroit ni vignerons ni argent pour
établir ses vignobles ; il seroit précisément dans
le cas des habitans de la Guiane, avec la différence que les préjugés impérieux de P'habitude rendent ceux - ci plus tenaces dans leurs
pratiquese --- Page 58 ---
a
-
R É S U M i
convientilàl l'état de changer
Or,maintenant
et de féconder s par des
cet ordre de choses, incultés reconnues pour être
avances , les terres riches cultures ?
susceptibles des plus
d'abandonner cette
Ou seroit-il plus sensé de diriger sur nos
colonie à elle-même, et
ou extérieures les
intérienres
autres possessions de PEtat?
soins et les secours
conséquent que celui
Ce dernier parti sera plus
douze ans.
anquel on s'est arrêté depuis en cet espace de
Six millions de dépense ? écu de revenu :
n'ont pas produit un
têtes de bétemps ,
Yavance de six cents
emexceptons-en
les
tail , parce que les administrateurs, leur solde n'ont rien de
ployés, les soldats et
de la terre. Il n'y a
commun avec le travail dépensé en fossés 2
de productif que l'argent der nègres, d'animaux
canaux, chemins,avancesd les agens et dépenses de
et de machines * tous
si leur emploi
sont inutiles 3
Fadministration
protection et accroisn'a pour objet la police, choses.
sement de toutes ces
la Guianc,
économie on abandonne
étranMais sipar
douter qu'un peuple
nous ne devons pas ne s'en empare, ctn'augger, peut-être ennemi, et la culture dont elle
mente, par le commerce richesses et sa puissance maest susceptible, ses
ux, chemins,avancesd les agens et dépenses de
et de machines * tous
si leur emploi
sont inutiles 3
Fadministration
protection et accroisn'a pour objet la police, choses.
sement de toutes ces
la Guianc,
économie on abandonne
étranMais sipar
douter qu'un peuple
nous ne devons pas ne s'en empare, ctn'augger, peut-être ennemi, et la culture dont elle
mente, par le commerce richesses et sa puissance maest susceptible, ses --- Page 59 ---
DELA 60XXX8X9XPAX65S
ritime; ce qui équivaudroit à une diminution
de la nôtre. L'abandon n'est donc pas proposable, et il n'y a à choisir, pour être conséquent, qu'entre la conservation économique,
si on laisse la colonie in statu quo, et l'amélioration la plus active, si on adopte les espérances
qui résultent des faits constatés.
La conservation économique peut se réduire
à deux cent mille francs par an.
Une amélioration décisive exige dix millions
en dix années et un atelier de deux mille
nègres appartenans au roi, pour l'exécution des
travaux publics. La distribution de cette dépense, appliquée à la culture, doit être en ouverture de canaux d'une rivière à l'autre, en
frais de machines, entretien d'ingénieurs et piqueurs des ponts et chaussées, salaires d'ouvriers, entretien de bateaux et chaloupes, achats
nourriture de nègres,
et transports d'animanx,
etc. ; car le projet d'en avancer à chaque habitant particulièrement esti insoutenable, et n'opéreroit aucun bien général.
(5) Observez que la colonie 2 dans son état actuel de
nullité, cottant 500,000 fr., la dépense proposée pour P'élever de la misère à la richesse, > n'est que de 5 millions,
dont il ne s'agit que de flire les avances, --- Page 60 ---
-
-
Par
R ÉSU MI E
roit l'exécution de ce plan, le roi
vaste propriétaire, au bout de dix
se trouvelier terrain et en état de
années, d'un
considérable distribué vente, plus d'un ated'esclaves sur quarante
par cinquante têtes
terme à des capitalistes habitations vendues à
prix de l'estimation. d'Europe, et à moitié
Alors en dix autres
la caisse du roi la moitié années il rentreroit dans
dix
de la
millions; en sorte
première mise de
tration, réduits
que les frais
alors à cinq cent mille d'adminisseroientaoquittésy par les
francs,
d'exportation et importation sacquéreurs, et les droits
portion des cultures.
accrus dans la proIl arriveroit donc
auroit une colonie qu'en vingt années le roi
un sou de plus Horismnto,estea avoir
qu'il ne lui en
dépensé
ponr en entretenir
coûte
Tel
une languissante. aujourd'hui
estleprécis trés-succinct
ayons conçu, après avoir
du plan que nous
ne pensons pas qu'on
vu et réfléchi, Nous
simple, plus utile et puisse en trouver un
mnoins dispendieux. plus
-
Il arriveroit donc
auroit une colonie qu'en vingt années le roi
un sou de plus Horismnto,estea avoir
qu'il ne lui en
dépensé
ponr en entretenir
coûte
Tel
une languissante. aujourd'hui
estleprécis trés-succinct
ayons conçu, après avoir
du plan que nous
ne pensons pas qu'on
vu et réfléchi, Nous
simple, plus utile et puisse en trouver un
mnoins dispendieux. plus
- --- Page 61 ---
A NCE. 47
DE LA CORRESFORD
de culture et de commerce.
CoxrIGNIES
être utiles. Raisons
Comment elles peuvent
nos Lettres
qui les fait échouer. (Voyez les
nos 11,18, 28,30, et
particommunes
nos 43,46; celles
culières de M. Malouet, 9
le
de Conti, et à la Compagnie.
à M. prince
bien instituée et bien régie
UNE compagnie utile qu'à ses intéressés : on
n'est directement
sont étranne sauroit persuader à ceux qui y
s'est formée pour
gers, que cette compagnie l'envie et leffroi
eur service ; au contraire, :
réunion
à des hommes pauvres une
Hu'inspire
les
toujours à craindre
de gens riches,
portera espérer des secours.
roppression plutôt qu'à
les succès d'une
Il est certain, cependant, que
sensiblecompagnie non exclusive influeront
le
où elle s'établit. Un plus
ment sur
pays
consommateurs et
grand nombre d'hommes
d'industrie, de
producteurs, un accroissement bénéfice éviculture et de commerce, sont un
dent
une colonie quelconque; et voilà
pour doit résulter d'une ou plusieurs comce qui bien instituées et bien régies.
pagnies Mais aucune de ces conditions ne peut être
appliquée à la forme actuelle,auxs spéculations, --- Page 62 ---
R i SU M 1
aux opérations, et aux agens de la
d'Oyapock. Le choix
compagnie
en employés de toute inconcevable qu'elle a fait
quel'incurie ct la
espèce 2 annonçoit presbarrassé de. son légéreté d'un dissipateur emou la négligence argent, tandis que l'infidélité
de ses
Europe, et la
commissionnaires en
Oyapock,
petitesse de son directeur à
indiquent la
minces marchands, soit mesquinerie des plus
lité des marchandises dans la mauvaise quasoit dans la manière de et les approvisionnemens, -
cabaret pour les
vendre en tenant
tail pour les marchandises liqueurs, et boutique au déQuant à la culture, il faut sèches.
et d'autres vues
d'autres hommes
aussi mal combiné pour y réussir, et rien n'est
concédées à
que ces grandes
une
propriétés
créer et détruire,c'est compagnie; c'est tout à la fois
tement possible
contrarier le plus direcciennes et nouvelles l'esprit et la lettre des lois ancompagnic
sur les concessions. La
rain : cette concession d'Oyapock a trente lieues de terpas l'obligation
démesurée ne lui impose
impossible de
grand espace, mais elle
défiicher un aussi
ment de la part de tout empêche tout défricheéquivaut à cette
autre entrepreneur; elle
faut une lieue carrée proposition . e
- e Il vous
pour occuper trois mille
contrarier le plus direcciennes et nouvelles l'esprit et la lettre des lois ancompagnic
sur les concessions. La
rain : cette concession d'Oyapock a trente lieues de terpas l'obligation
démesurée ne lui impose
impossible de
grand espace, mais elle
défiicher un aussi
ment de la part de tout empêche tout défricheéquivaut à cette
autre entrepreneur; elle
faut une lieue carrée proposition . e
- e Il vous
pour occuper trois mille --- Page 63 ---
DELA COXXX*P0XPXX6K
nègres et vous enrichir ; je vous donne le
droit de conserver trente lieues en friche : ce
n'est sûrement pas là le moyen de peupler des
déserts.
a obVoici donc une autre compaguie qui
la
des terres situées entre la ritenu propriété
de Caux. Ainsi, devière d'Approuague et celle
Oyapock jusqu'à Cayenne, il y aura deux,
puis
défense d'en établir de nouhabitations, avec
bien, chavelles; carsi ces compagnies opèrent
cun de leurs établissemens sera unique et contigu; leurs agens choisiront les meilleures terres
de
et s'y fixeront avec la plus grande quantité
nègres possible. Nous supposons qu'ils la porteront à trois mille nègres en dix ans : ce sera
deux lieues carrées de cultivées.
Mais que peut- on encore espérer des noud'Approuague ? Le sieur
veaux entrepreneurs
Demontis
l'on dit être à leur tête, all3 que
directeurnonce son frère, le conseiller, pour
général; ct, pour lui donner le moyen de payer
la nouvelle compagnie achète Phabises dettes, ,
tation du conseiller, dont la terre est détestable.
Elle doit servir d'entrepôt et de place à vivres;
cet entrepôt sera à quinze lieues de l'établissement. Le directeur est un homme de soixantedix ans, qui s'est ruiné par son inconduite, son
2.
--- Page 64 ---
R i S U M €
une
: ce sera encore
entêtement et son ineptie
direction bien entendue.
sera éterle Gouvernenent
C'est ainsi que
l'impéritie ou Y'avidité
nellement trompé par mais nous qui n'avons
des faiseurs de projets; vérité, nous la dirons
d'antre intérêt que la
en connoissance
hautement, nous condamnerous téméraire, nous en
de cause toute entreprise succès; et nous somies
certifierons les manvais
nous avons comd'antant moins suspects, que dà aux actes du
rendre Thommage
mencé par
et en réprimant
en contenant
Gonvernement, ont osé les discréditer.
est
tous ceux qui
assez de dire ce qui
Mais ce n'est pas
a, jusquià présent,
mal, et de montrer qu'on d'étalblissements nous
inanqué tous les moyens et les garantir.
osonS plus, les indiquer
dans l'article
vient d'en lire un précis
On
consacré aux compagnies,
précédent: : celui-ci, extrait, le plan qu'on doit
présentera 3 par
utilement leurs fonds.
adopter pour emmployer
pour faire ull
Une compagnie se présente elle doit être
dans la Guiane ;
établissement
défrichemens ne peucar les grands
des Sociétés
accucillie, faire que par PEtat ou par
vent se
Mais les entrepreneurs doivent leurs
particulières.
sur leurs projets, sur
alors être interrogds
consacré aux compagnies,
précédent: : celui-ci, extrait, le plan qu'on doit
présentera 3 par
utilement leurs fonds.
adopter pour emmployer
pour faire ull
Une compagnie se présente elle doit être
dans la Guiane ;
établissement
défrichemens ne peucar les grands
des Sociétés
accucillie, faire que par PEtat ou par
vent se
Mais les entrepreneurs doivent leurs
particulières.
sur leurs projets, sur
alors être interrogds --- Page 65 ---
AN CE.
D'E LA CORRESPOND)
moyens ; s'ils n'ont aucune connoissance per- de
sounelle du climat, du sol, des pratiques
ils doivent être consiculture de P'Amérique,
lindérés comme des hommes séduits par
quiétude del l'opulence qui s'agite incessamment
sens
s'accroitre, ou par les
et en tout
pour
lon appelle
Fuggestions intéressées des gens que
Ceux-ci s'attachent comme
faiseurs insectes d'affaires. à la suite des financiers et des gens
les
une entreprise en Afrile cour, et proposent
doit toujours produire
que ou en Amérique, qui
soin
cent pour cent de bénéfice ; ils ont
d'ajouter aux projets les plus bizarres quelques prodes relations circonstanciées, , des
babilités 2
d'exécution, et le refrein de
moyens plausibles
alors son effet. Qu'imcent pour cent produit
ils
la société se ruine?
porte à ces gens-là que
les
ils
len sont les commissionnaires ou
agens;
des fournitures, et ils s'appliquent
sont chargés
le produit net.
d'éIl est donc nécessaire, dans ce cas-là,
clairer les entrepreneurs 7 de leur montrer la
chimérique qui leur est offerte, et
perspective
de leurs fonds,
Vemploi ntile et raisonnable
s'ils veulent se laisser conduire.
Voulez-vons, leur dirons-nous, opérer par
? toute la
vous-mênes un grand défrichement --- Page 66 ---
S
R L S U M 1
terre que vous pourrez
vous sera concédée : mais successivement exploiter
et ne vous avenglez
commencez par m,
inutile
pas sur l'immensité d'une
possession ; calculez d'abord votre
treprise sur les fonds
enEst-ce un million
que vous y destinez.
vez employer
en trois années ? vous
mille nègres et exploiter poutueusement deux mille
fruccomment.
carreaux de terre : voici
Concertez avec le
votre terre, de manière Gouvernement le choix de
communs
le
qu'il y ait des
pour desséchement.
travaux
Prenez en Hollande deux ou trois
de Surinam ; en
économes
piqueur des
France, un ingénieur et un
ponts et chanssées ; à Saint.
mingue ou à la Martinique,
-Domatés, et que votre
cent nègres accliune plantation de vivres première opération soit
cents,
pour en nourrir
que vous enverrez
cinq
côte
successivement de la
d'Afrique : que VOS gens
activité pendant
travaillent avec
tration
cinq ans ; que
qui a intérêt à la
l'adiinisentreprise, surveille
prospérité de cette
toutes
YOS ageris. En
ces conditions, vous
remplisant
dans cet espace de cinq
pourrez compter,
vOs fonds et entrer
annécs, avoir doublé
en revenn.
S'agit-il seulement d'un
placement de fonds
successivement de la
d'Afrique : que VOS gens
activité pendant
travaillent avec
tration
cinq ans ; que
qui a intérêt à la
l'adiinisentreprise, surveille
prospérité de cette
toutes
YOS ageris. En
ces conditions, vous
remplisant
dans cet espace de cinq
pourrez compter,
vOs fonds et entrer
annécs, avoir doublé
en revenn.
S'agit-il seulement d'un
placement de fonds --- Page 67 ---
DE LA COXXESTOXDANCE
fort intérêt que celui usité en Euà un plus
s'exposer
si les intéressés ne veulent pas
rope;
inconvéniens d'une entreaux risques et aux
de culture, voici un nouveau plan d'opéprise
à la colonie qu'aux
rations aussi avantageuses
entrepreneurs. Gouvernement leur emprunte à sept pour
Le
un million par ancent dix millions, payables
née; Thypothèque de cette somme sera égaleaffectée sur les aides et gabelles, et spément
cialement sar les nègres, et la terre exploitée
dans la Guiane pendant ces dix années et avec
ces dix millions.
Nous supposons que le roi, dans cette exploitation, ne retire pas un sou de revenu 3 il lui en
coûtera soixante-dix mille francs par an pour
dix millions pendant dix ans, en nèemployer
et en desséchemens dans la Guiane
gres
les travaux étant diMais, à cette époque,
rigés comme nous Pentendons 3 le roi aura angd'un capital de dix millions;
menté sa colonie
nonsleréduisons à neuf, en en passantle dixième
frais nonl remboursés. Alors, ou le roi céen
ces fonds entre les prêteurs, en
dera, partagera
(*) Il y a ici une erreur de caicul très-sensible, et que
jai relevé dans un compte rendu. --- Page 68 ---
REST U MI È
ou
du disième en deficit,
leur tenant compte à d'autres entrepreneure
vendra
de sept
sa majesté
de Vintérêt
chargés, de ce momentla,
pour sept
cent. Ainsi le Gouvernement, dix ans;
pour
mille livres d'intérêt pendant
cent dix
remboursable la disième année,
et un million dans cet espace, 9 la plus grande accru
aura opéré,
dans cette colonie, et l'éta
révolution possible double en partant de
du
son commerce
de
actuel.
annoncé un extrait, un précis il
Nous avons est. assez pour être entendu; ne
nos vues 3 ç'en
rien d'exagéré, ,et qui
n'ya, dans tout ceci, de touthomme connois
soit démontré aux yeux Guiane et le commerce,
Puissions
sant
de
pumentereenis P'Amérique.
ainsi que la culture Mais des opérations de cette
nous être écontés !
être discutées à quinze
importance ne peuvent de la cour.
cents lieues de distance
sur" la culture.
Ordomnances et réglemens
ré
exigeoit de nouveaux les
UN nouveau plan
les concessions et
; mais ceux sur
doi
glenmens; imposées pour leur exploitation conseil d'Stat,
conditions
du
vent subsister, 9 tels quelardr du roi de 1717
du 15 mai 1711, la déclaration
celles de 1743 et 1747.
ous être écontés !
être discutées à quinze
importance ne peuvent de la cour.
cents lieues de distance
sur" la culture.
Ordomnances et réglemens
ré
exigeoit de nouveaux les
UN nouveau plan
les concessions et
; mais ceux sur
doi
glenmens; imposées pour leur exploitation conseil d'Stat,
conditions
du
vent subsister, 9 tels quelardr du roi de 1717
du 15 mai 1711, la déclaration
celles de 1743 et 1747. --- Page 69 ---
DE L A COXXXXX0X8AR66 fait
réglement que nous avons
Le noureau
n'auroit pas eu lieu
publier sur cette nature,
des lois ansi nous avions eu connoissance dans les condiciennes : nous y avons dérogé n'avoient jamais
lesquelles
tions rigoureuses, moins fant-il tenir la main à
été exécutées; au
actuellement iml'exécution de celles qui sont
posées.
moins nécessaire de déterminer
Il n'est pas
doit être observé sur
avec précision ce qui dans les lieux qui leur
la tenuerdes ménageries
où la culturé
sont affectés et dans les quartiers l'abrogation
prédomine. Nous avons demandé qu'alors il y avoit
du réglement de 1747, parce
de pasfort peu de cultivateurs et beaucoup Kourou et de Mateurs dans les quartiers de
tout autre
c'est
couria, et qu'aujourd'lini
loblichose; il faut donc imposer aux pasteurs de culture,
de s'entourer dans un pays
gation
comme
afin de ne point nuire aux s'établir plantations, sur les bords.
les cultivateurs quiiroient abandonnées aux anides savanes naturelles
défendre
doivent être tenus de se
par
maux,
des clôtures.
CONCI U SI O N.
le plus absurde et le plus
L'STABLISSAENT --- Page 70 ---
R Ès U M 1, etc.
oi. il est, est celui de la
onéreux dans l'état
nous est confiée :
Guiane 3 dont V'administration la terre et les hommes;
Targent,
on y a prostituél leur emploi. Les compagnies
on y a méconnn
depuis cent ans, ont fait
qui s'y sont établies
par celle de
les mêmes fautes, à commencer ; tous les procelle d'Oyapock
Bretignijusqui
celui de lintroduction
jets exécutés 7 excepté même caractère de dédes bestiaux, ont eu le
nous osons
raison, et tous les administratenrs, de bonne foi et de
le dire,n'ont pas eu autant de
nos opicourage que nous. Avant proposer entière à
la colonie
nions, nous avons appelé les plus chéries , les pral'examen; les erreurs invétérécs ont été par nous distiques les plus
Sur les
sans réplique.
cutées et combattues
la culture, le comdettes, sur les emprunts, avons contrarié et
merce et la police, établis. nous Ce que nous prcpovaincu les préjugés constaté par des faits et
sons se trouve donc
unanimes.
des observations
notre tâche, Pexécution
Nous avons rempli
mais nous nous déde nous ;
ne dépend pas inntiles à PEtat que la Guiane s
clarons aussi
linertie qui lui est
si on nous rendoit commune
propre.
Signé, FsEDNOND et MALOUET.
, sur les emprunts, avons contrarié et
merce et la police, établis. nous Ce que nous prcpovaincu les préjugés constaté par des faits et
sons se trouve donc
unanimes.
des observations
notre tâche, Pexécution
Nous avons rempli
mais nous nous déde nous ;
ne dépend pas inntiles à PEtat que la Guiane s
clarons aussi
linertie qui lui est
si on nous rendoit commune
propre.
Signé, FsEDNOND et MALOUET. --- Page 71 ---
CORAESPOXDAT NCE, etc.
LETTRE PARTICULIÈRE. (N?. )
Raisons qui me rappellent en France.
Premier juillet 1777.
M.
contrôleur de la colonie, 9
M. de Préville,
cette lettre.
aura Phonneur de vous remettre
où il a
Il ya douze ans qu'il sert à Cayenne,
fait par interim les fonctions d'ordonnateur.
Je vous ai rendu compte 2 M., de sa conduite
et des droits qu'elle lui a acquis à son avancement. Ce n'est cependant pas la raison qui
la maladie qu'il a
le mène en France ; depuis
s'est
essuyée en même temps que moi, sa santé
sensiblement affoiblie. Une attaque de scorbut,
jointe à des obstructions 2 exigeoit un changed'air et d'alimens. Je lai ai permis de
ment
etlai chargé de mes paquets
passer en France,
effraiera ; mais ils méridont le volume vous
tent cependant votre attention.
Je n'ai pas fait en commun ou en particulier
lettre inutile et qui ne soit le motif raiune sonnable d'un compte à rendre ou d'un ordre
à recevoir.
Je vous ai annoncé, à peu près pour l'époque --- Page 72 ---
S P O N D. A N C E
CORRES
travail complet d'a faprès lequel
où je suis, un
un parti sur ce
juger et prendre
vous puissicz travail est sous vos yeux 5 les détails
pays-ci. Ce
dans nos lettres communes,
en sont répandus
L/ensemble est
dans les actes de V'assemblée.
chapitres 2
réuni dans le mémoire divisé par : Précis
suivant le mnodèle envoyé et intitulé trouverez, M. >
de la Correspondance- Vous y les vues nouCommerce et Culture,
à l'article
je crois qu'on doit
velles d'après lesquelles colonie. Il s'en faut
instituer et exploiter cette détaillé de chaque opéque j'aie tracé le plan
3 il reste pluration, ce n'est. pas le moment quelques obsieurs éclaircissemens à donner 7 est fait et
à résoudre : mais ce qui
le
jections
état de préjuger ou d'attendre
dit met en
à Cayenne où je peux conreste. Ce n'est pas
L'arrêté et le choix des
sommer cet ouvrage.
vous m'entendiez
moyens éxigent 7 M., que
ou d'approbateurs
de contradicteurs
en présence
la mmieux conçue peut
capables. La machine le défaut ou le déplacemanquer son jeu par
ment d'un ressort.
par raison de
Je vous ai demandé un congé langui ensnite pensanté. J'ai failli périr 3 j'ai
je me porte
dant six semaines. Maintenant, tromper : mais si
bien, et ne veux pas vous
'entendiez
moyens éxigent 7 M., que
ou d'approbateurs
de contradicteurs
en présence
la mmieux conçue peut
capables. La machine le défaut ou le déplacemanquer son jeu par
ment d'un ressort.
par raison de
Je vous ai demandé un congé langui ensnite pensanté. J'ai failli périr 3 j'ai
je me porte
dant six semaines. Maintenant, tromper : mais si
bien, et ne veux pas vous --- Page 73 ---
OFFI I 8 I E L L E.
vons voulez vous occuper de ce pays-ci, appelez-moi auprès de vous, M., le plus tôt possible;
si, au contraire, on ne veut y rien faire, je
de ne point m'y laisser, et vous
vous supplie
d'ancune autre
promets de ne vous importuner
de revenir
difficulté
demande. Je ne ferai point
les
quand vous m'en donnerez Pordre et
mais après le compte que je vous
moyens ;
à Surinam, il ne me
rendrai de mon yoyage
restera pas une lettre à vous écrire pendant
six mois : or, ce pays-ci n'est supportable pour
trouverois Valiment némoi qu'autant que j'y
cessaire à mon activité. La répugnance que je
vous montre pour un plus long séjour ne m'est
aucune raison de mécontentement.
snggérée par
satisfaisante:
Je jouis ici d'une considération
tout le monde ne m'aime pas : on exagère
; mais, à cela près,
même ma prétendue sévérité
crois qu'on me rend justice. M. de Fiedje
vis fort bien, mne laisse la
mond, avec qui je
plus grande part à l'administration. Vous verrez
cependant par nos lettres que nous ne sommes
toujours du même avis; mais je lui rends,
pas
et en bonnes raisons, ce que je lui
en égards
refuse d'ailleurs. La seule chose qui me fache
d'après
de sa part, est un principe inconcevable,
lequcl il excuse toujours les gens qui ont tort. --- Page 74 ---
-
6o
Nous Conn E S P O N D 4 N C
concertons et
E
un ordre; il est
nous donnons ensemble
Fiedmond
inexécuté. Je
certain tolère, et il fant en menace; M. de
cette que dans une
rester-là. Il est
manière de faire alministration
ne me considérant
perdroit tout; active,
et
ici que comme mais, en
ce inspecteur, j'ai toute liberté ohservateur
que je crois utile,
de faire et
ni
9 sans chicane,
dire
il prétentions de la part du
tracasseries
dexécuter, c'est tout gouverneur.
pouvons nous
autre chose : nous S'agitnous différons accorder, de
et, sans nous
ne
tout au tout.
caractère et
brouiller,
Je
d'opinions du
reviens à vous
y avoir aucun motif de dire, M., qu'il ne
ment dans le
plainte ou de
peut
que je n'insiste congé que je vous
désagréau bien de la que parce qu'il est demande, ct
vous me le colonie : j'avone
nécessaire
cependant, et
plus de
pardormeres, que si
tion
projets sur la
vous n'avez
que d'y être
Guiane, s'il n'étoit
été pendant
ordonmatenr, comme quesMoine,
quarante ans MM,
l'ont
cent mille francs
Dalbon et le
m'y feroient
Je
pas rester.
d'spointemens ne
vous supplic
de Préville avec donc, M., de
me remplacer mon congé, et un renvoyer ordre M.
pendant mon absence.
pour
Je pour-
pardormeres, que si
tion
projets sur la
vous n'avez
que d'y être
Guiane, s'il n'étoit
été pendant
ordonmatenr, comme quesMoine,
quarante ans MM,
l'ont
cent mille francs
Dalbon et le
m'y feroient
Je
pas rester.
d'spointemens ne
vous supplic
de Préville avec donc, M., de
me remplacer mon congé, et un renvoyer ordre M.
pendant mon absence.
pour
Je pour- --- Page 75 ---
FFI C I E L L E.
Fois partir alors au printemps prochain, et revenir Phiver d'après travailler avec zèle à la
gloire de votre ministère.
Je suis, etc.
Signé, MALOT UET.
LETTRE PARTICULIÈRE. (No, )
Premier aperçu sur la colonie de Surinam.
Paramaribo, le 12 août 1777.
M.
J'ai eu Phonneur de vous écrire, le 4, par
un bâtiment hollandais. Je profite anjourd'hui
du départ d'un bateau de la Martinique pour
vous parler un peu plus librement.
Je suis arrivé ici dans la circonstance la plus
intéressante pour un observateur. J'y vois
réunis tous les moyens, tous les progrès de
Pindustrie, et toutes les causes de décadence.
I'avilissement du prix des cafés 2 l'abus du
crédit, les vices de régime, les querelles publiques et particulières, les incursions des nègres-marrons: ; tel est le contraste fâcheux du
tableau Ie plus séduisant, quand on considère
ce que l'art a fait ici pour vaincre la nature. --- Page 76 ---
-
I
N D A
CORREXT
Le désordre est
N C E
richesses
au comble aujotard'hui,
Thnmenr illusoires, la confiance
les
qui résulte
anéantie 5 et
barras
onlinairement des
dounestignes a
emques, et pent, d'un changé les moeurs publiverser la colonie. instant à T'autre,
La
boulefrense ; les mesures
fermentation y est aftre les marrons,
prises pour la défense
nent : telle
2 les dépenses
conest Torigine des qu'elles occasionFourgeond, envoyé ici
troubles. Le colonel
son
par le Stathonder
le régiment, a un parti considérable avec
gnie gouvemenr. Celui-ci, soutenn
contre
qui vondroit exclure
par sa
de toute délibération
le prince compalutte seul contre
sur ce qui la dOrange
imaginent
les colons et la
regarde 2
étoient
échapper à leurs régence, qui
sous la direction
créanciers s'ils
Le Stathonder étant
immédiate du
tous les
en Hollande à la prince. tête
colléges, de toutes les
de
jamais pu s'emparer de celle régences, n'avoit
avoir la moindre
- ci,i même
citer
influence. 1l
y
par ses partisans, de
s'est fait sollitroupes réglécs aux
joindre un secours de
et du moment où troupes de la
rivé ici, ils'est
un colonel des Kzats compagnie ;
les
trouvé le chef
est atopérations militaires. suprême de toutes
gouverneur ont prétendu La compagnie et le
maintenir leur anto-
-
ences, n'avoit
avoir la moindre
- ci,i même
citer
influence. 1l
y
par ses partisans, de
s'est fait sollitroupes réglécs aux
joindre un secours de
et du moment où troupes de la
rivé ici, ils'est
un colonel des Kzats compagnie ;
les
trouvé le chef
est atopérations militaires. suprême de toutes
gouverneur ont prétendu La compagnie et le
maintenir leur anto-
- --- Page 77 ---
OF F I C I E L L E.
avoir été croisé et
rité. M. Fourgeound prétend
contrarié dans ses vues. M. Nepveu soutient
M. Fourgeoud et son régiment n'ont rien
que fait d'utile. Le premier veut être toujours en
le second se borne à défendre par
campagne; ; le territoire. Surtoutes ces différences
un cordon
d'avis, il y a eu un volume d'écritures 5 et,le
procès porté devant le souverain, qui a craint
Textension de la puissance du Stathouder, et a
approuvé les opérations du gouverneur Nepveu,
le cordon s'est exécuté : mais il faut le payer;
et c'est la colonie qui en fait les frais. Alors
réclamation universclle de
plaintes, murmures,
la
la part de tous les colons 2 qui exagèrent
dépense et lesinconvéniens de ce cordon, tandis
le gouverneur peint tout en beau 3 alors
que pris de réclamer la protection immédiate
parti
doit faire abolir tous les
du Stathouder, qui
impôts. C'est sur ces entrefaites que je suis
arrivé. Les uns et les autres, occupés de leurs
affaires et de leurs querelles, m'ont cru sans
doute envoyé par les deux cours pour en faire
le rapport : les deux partis sont venus au-devant
de moi, et font journellement les plus grands
efforts pour me séduire. La passion respective
a brisé toutes les barrières de la politique et de
la circonspection naturelle aux Hollandais. On --- Page 78 ---
COnRE S P O N D A N C 1
les mécontens me
m'a tout dit, tout montré:
m'ouvre
portent leurs plaintes 1 le gouverneur etle
les archives, le colonel SO1l porte-feuille,
On me traduit par écrit 9
conseil son greffe.
on
les principales pièces;
on me lit en français dans toutes les rivières >
m'a conduit partont,
des honneurs
dans tous les postes; on m'arendn importance
excessifs, et O11 met la plus grande
à
distingué dans ce que j'avois
à mon avis. J'ai relatif à cux sculs et à leurs
dire, ce qui est
nous est comde ce qui
affaires personnelles, sur tout ce qui nous est
mun. Je m'explique
convenable au rôle
étranger, avec la prudence
déqu'on m'a volontairement
de conciliateur à la
à la modération,
féré. Je les invite
paix,
intérêt. Je
de leur propre
par la considération moi à diner et à souper les deux
réunis chez voir les uns et les autres, et ne
partis. Je vais
confilences dont O1l m'acproveque jaunais les
affaire du cordon,
cable. Quant à la grande
et j'ai
suis déterminé à l'appronver 5
je me
par ses propres
convaincu le colonelFourgeond,
entre
je n'avois pas a balancer
paroles 2 que
chassent sur nos terres leurs
ses opérations qui celles du
qui
ennemis, et
gouverneur,
nègres
les désertions nouvelles ,
tendent à empécher Paccroissement des émigrés
et conséquemment
sur ros terres.
Quant à la grande
et j'ai
suis déterminé à l'appronver 5
je me
par ses propres
convaincu le colonelFourgeond,
entre
je n'avois pas a balancer
paroles 2 que
chassent sur nos terres leurs
ses opérations qui celles du
qui
ennemis, et
gouverneur,
nègres
les désertions nouvelles ,
tendent à empécher Paccroissement des émigrés
et conséquemment
sur ros terres. --- Page 79 ---
OFF ICI E L L. E.
d'ailleurs un. intérêt réel à emLa France a
du Statl'accroissement de la puissance
pêcher à cause de ses' 'liaisons avec les maisons
houder,
Ainsi je pense, M.,
de Prusse et d'Angletorre.
Hollande les
vous devez faire soutenir en
que
dela société, sur lesquellesje nem'exopérations
relativement à lintérêt apparent
plique ici, que
M. le colonel Fourgeoud
de notre colonie ; et confidences dans le cas
m'a mis par toutes ses
lui lors même que
d'être fort à mon aise avec
dire
le contrarie. Il a eu la bonté de me
je
avoit vu la difficulté de détruire
que lorsqu'il il s'étoit décidé à les fatiguer par
les marrons ,
et à les obliger de
des marches multipliées,
sur cet aveu, et
le Marroni. Je l'arrêtai
passer
fait-là, monsieur, une fort
lui dit : Vous avez
mais si
bonne opération pour votre compte ;
colonie sera le réceptavous continuez, 2 mnotre
donc point
cle de tous VOS brigands. Ne soyez
rendant justice à VOS talens, je
étonné que,
au cordon de M. Nepveu.
donne la préférence
exposée à tout
Cette réflexion, franchement
tire d'affaire vis-à-vis des méconvenant, me
administratens ; ils sont tous convaincus qu'un de défendre
teur de Cayenne ne peut s'empêcher C'est bien
le cordon, etils mne disent bonnement: :
On
dommage, car c'est une cruelle absurdité.
2. --- Page 80 ---
-
-
Corn
me
ES P O N D A N C E
propose un armement, à frais
pour ailer détruire sur
commurs
fugitifs. Je leur
nos terres les nègres
donner cantion réponds : Si vous voulez nous
de les enlever
seuls les frais comme de
tous, et payer
gration est de votre
raison, car cette émila cour vous
fait, alors je présume que
sur n0s terres. permettra d'entrer à main armée
calcul des frais Nous dispatons ensuite sur le
circonstanciés ; et Onl me répond par des états
et telle
de ce qu'iljen a coûté pour telle
expédition : je rassemble
ces. M. Nepveu, de
toutes ces pièchantement de
son côté, est dans l'enPrenez
me voir approuver le cordon.
garde, lui dis-je, que j'en
habitant de Cayenne et non de juge comme
sayoir à quoi m'en tenir dans Surinam. Pour
faut que je calcule avec
tous ces cas, il
mières et celles
vous les dépenses pred'entretien, le
mes que vous pouvez
nombre d'homvoie le local ; et alors y employer, et que je:
ma santé
on me mnontre tout:
ne me permet que d'en
mais
une liene, et je suis
parcourir
affirmativement
dispensé de
sur la
prononcer
mon rôle d'administrateur totalité, et je reviens à
Sur la culture,
de Cayenne.
et les mêmes
j'aien, par les mêmes causes
moyens, les
plus détaillécs. Ainsi,
connoissances les
M., je vous annonce
local ; et alors y employer, et que je:
ma santé
on me mnontre tout:
ne me permet que d'en
mais
une liene, et je suis
parcourir
affirmativement
dispensé de
sur la
prononcer
mon rôle d'administrateur totalité, et je reviens à
Sur la culture,
de Cayenne.
et les mêmes
j'aien, par les mêmes causes
moyens, les
plus détaillécs. Ainsi,
connoissances les
M., je vous annonce --- Page 81 ---
OFFICI E L L E.
intéressant : mais ne
ur le tout un mémoire
cette affaire de
otenons encore aucun parti sur
Que les spéculations des gens
ègres-marrons. sont loin de la vérité, et qu'il est
ssentiel projets de voir avec exactitude avant de prooncer!Tout ce qu'on vous a dit, tout ce que
de
est
ailu sur les nègres - marrons
Surinam,
bsolument faux. Vous venez de voir comment
d'être littéralee suis plus à portée que personne
nentinstruit; ainsij'espère que vous aurez convous manderai. Mais je ne
jance en ce que je
omptois faire qu'une lettre, et voici presque
sera recommencé avec plus
n mémoire qui
vous le
l'ordre et de détails. En attendant que
eceviez,je crois, M., que vous trouverez raionnable de faire remercier la société de l'acueil que j'ai reçu ici ; sauf à annoncer que
les comptes ultérieurs que je dois
yous attendez
mon retour
ous rendre de mon voyage après
Cayenne. Je pars le 17.
Jc suis, etc.
Signé, MAI LOUET.
P.S. J'adresse ce paquet à M. de Montdenoix,
M., de vouloir bien me mander
ie vous prie,
u'il vous est parvenu. --- Page 82 ---
- à
CORRESE P O N D A IN
LETTRE PARTICULIÈRE.
(No. 71.)
Retour de Surinam.
A Cayenne, le 1er octobre
1777.
M.,
Sr je ne profite d'un bâtiment
main pour Saint-Domingue,
qui part demois l'occasion de
je n'aurai de deux
un état si misérable vous écrire ; mais je suis dans
vous rendre même qu'il m'est impossible de
rois à vous dire. par extrait tout ce que j'auil lyal huit jours que je suis rendu à
y cn a trente que j'ai une fièvre Cayenne;
continue, qui me réduit au dernier lente et
foiblesse. Autant mon
excès de
agréable et intéressant, séjour à Surinam a été
ficheux et parsemé
autant le retour a été
Je suis tombé malade d'accicens en tous
à
genres.
été visité par un corsaire Marroni, etc., etc. J'ai
Nous
anglais royaliste.
le
débarquons tous malades à
pilote échoue la
Simnamari;
deux
goelette sur u1 banc de
hommes se noient en balisant
sable,
avoit changé. Je reste huit
la passe qui
dans F'impossibilité
jours à Sinnamart
d'aller plus loin, et je ne
Je suis tombé malade d'accicens en tous
à
genres.
été visité par un corsaire Marroni, etc., etc. J'ai
Nous
anglais royaliste.
le
débarquons tous malades à
pilote échoue la
Simnamari;
deux
goelette sur u1 banc de
hommes se noient en balisant
sable,
avoit changé. Je reste huit
la passe qui
dans F'impossibilité
jours à Sinnamart
d'aller plus loin, et je ne --- Page 83 ---
o FFICI IE L L E.
peux m'y procurer aucune espèce de secours.
des
ivres et misérables;
Je ne retrouve que
gens
ni ordre, ni police, ni espoir d'amélioration.
Le tafia abrutit tous ces gens-là : officiers, soldats, habitans, tout s'enivre. Je reçois là des
lettres de M. de Fiedmond,qni ne m'annonce
rien moins qu'apparence de guerre et certitude
de disette. Les douze cents quarts de farine, 2
arrivés la veille de mon départ,sont pourris :
je l'avois prévu. Je vous avois nettement annoncé, M., il y a un an , que la compagnie
étoit trompée par ses agens, qui vous tromperoient aussi. Quand je dis du bien dec quelqu'un,
il est sage d'en attendre la confirmation, parce
mouvement est toujours de
que mon premier
croire un homme honnête, et je suis souvent
dupe 5 mais quand je signale un fripon ou un
méchant homme, ce n'est jamais qu'en parfaite
connoissance de cause.
Chemin faisant, avec la fièvre , j'ai rencontré
à Kourou un bâtiment qui alarmoit toute la
côte. Il s'étoit réfugié aux Islets, et appeloit
du secours à coups de canon. On imaginoit
c'étoit une ruse de guerre, et on s'attenque
doit à une invasion 3 c'étoit un négrier venant
de Gorée, ayant manqué Cayenne. M. Lebrasseur Va chargé de nous remettre cinquante --- Page 84 ---
a
C
nègres, Conn E S D O N D A N C E
est
traités pour le
mort cinq pendant la compte du roi; il en
autres ont le scorbnt,
traversée :
état. J'ai fait
et sont en fort plusieurs
dresser
mauvais
barquement, onl sauvera procès-verbal de leur déM., le roi ne réussit ce qu'on pourra ; mais,
pagnies, dans les
pas mieux que les comvous voulez avoir des spéculations de commerce, Si
des instructions nègres,jaip pris à Surinam
comme sur
satisfaisantes sur cet
traiter
beaucoup d'autres :
objet s
avec une maison
vons pourrez
considérable pour le d'Amsterdam. La plus
celle d'Eshmith
commerce des noirs
de vous rendre ; ces négocians se
est
dont
à Cayenne telle
chargeront
vous aurez besoin
quantitéde noirs
neuf cents livres la
2 à raison de luit ou
pièce.
L'arangoment de M.
capitaine
Lebrassenr avec
Duhart, est
le
son frêt, en lettres- qu'il sera payé ici, de
cent vingt livres
de-change, à raison de
lui ai donné
par chaque tête de
cependant deux mille nègre. Je
piastres, et le reste sur Oblin
francs en
aux risques de
et compagnie,
mémoire contre provoquer moi.
encore un nouvean
la dépêche à
J'ai reçu le
mienx
laquelle il est
premier, et
dix accès de fièvre
joint. J'aimerois
tures, parce que
que ces sortcs d'avenje ne sais pas les
supporter.
lui ai donné
par chaque tête de
cependant deux mille nègre. Je
piastres, et le reste sur Oblin
francs en
aux risques de
et compagnie,
mémoire contre provoquer moi.
encore un nouvean
la dépêche à
J'ai reçu le
mienx
laquelle il est
premier, et
dix accès de fièvre
joint. J'aimerois
tures, parce que
que ces sortcs d'avenje ne sais pas les
supporter. --- Page 85 ---
OFF I C I EL L E.
fort bien, M., dans votre réVous prouvez
vous fait un faux
ponse au sieur Oblin, qu'il
5 mais il a
exposé sur l'emploi de ses revenus
sous
d'annuler mes traites,
Paudace, de proposer
sont simulées, > quepersomne
lep prétexte qu'elles
et
c'est
la valeur aul trésor, que
n'en a fourni
en faire repasser
un agiotage de ma part pour
assertion criles fonds à Cayenne : et sur cette
ne le reminelle vous ne lui dites rien, vous
Permettez-moi de vous représenlevez pas.
bien essentiel que le roi
ter, M., qu'il est
prévariquent, mais
punisse ses agens, lorsqu'ils
laisser huqu'il ne l'est pas moins de ne pas à son serinilier les gens d'honneur qui sont
et
que l'espèce en est précieuse,
vice, parce
que par la consiqu'elle ne peut se perpétuer d'affaires comme le sieur
dération. Un faiseur
homme
infini à un
qui
Oblin doit un respect intégrité. Je ne craignois
fait celles du roi avec
mes traites,
de voir annuler ou protester
dernier
pas
j'aurois fait vendre jusqu'au
parce que
habitation pour les acquitter;
nègre de son
de vous paroitre assez
inais je crains infiniment
ouun soupçon
sur mon compte ne méPEre
de plus ou de moins Ce M. Oblin, et M. de
ritât pas votre attention. avoient débuté vis-à-vis
Vandeuil Jui-même,
5 *
2. --- Page 86 ---
Conn R E SP O N D A N C E
abus de confiance épouvantable,
de moi par un
parlé, parce que Thamnais dont je n'ai jamais de tous les hommes,
bitude oà je suis d'être dupe J'avois écrit à M. le
m'y rend fort pen sensible. avez vue ; je lui
la lettre que vous
votre
président
à sa prière, et d'après
rendois compte, de la visite que j'avois faite
recomnandlation, Je lui disois : votre régissur son habitation.
et n'entend rien à
seur actuel est un ignorant sieur Molère comme
la culture; je pariois du
leur passion, : ils
j'en pense, mais non d'après
et ne
ma lettre à leur régisseur, lettresont envoyé
Ensuite le tirage des
m'ont pas répondu.
pensé
de-change les a rendus farienx;ilaavolenty fait des visites
doute
pour m'avoir
sans
que, je leur donnerois quittance.
et des complimens,
: leur régisseur, aidé
L/événement mnc vengera les aura bientôt ruinés.
de leur manvaise n'insiste terre, plus sur mon congé:
Ainsi, M., je à Dieu, sur dcs solliciteurs
je comptc, graces mnalgré eux. La compaguie
qui me serviront
MM. Oblin et comd'Oyapock et ses agens, insolvalbles, et tous les
pagnic, les conseillers
voili mnes protecanauvais sujets de CC pays-ci,
besoin de
a grand
teurs. Ma santé langnissante le travail que j'ai fait,
leurs secours; et après
dont le reste vous
dont vous avez une partie,
insi, M., je à Dieu, sur dcs solliciteurs
je comptc, graces mnalgré eux. La compaguie
qui me serviront
MM. Oblin et comd'Oyapock et ses agens, insolvalbles, et tous les
pagnic, les conseillers
voili mnes protecanauvais sujets de CC pays-ci,
besoin de
a grand
teurs. Ma santé langnissante le travail que j'ai fait,
leurs secours; et après
dont le reste vous
dont vous avez une partie, --- Page 87 ---
OFFICI E L L E.
anssitôt que je ponrrai le mettre en
arrivera colonie n'a nul besoin de moi.
ordre, la
d'autres aventures. PreArrivé icij'ai trouvé
de guerre qui a
mièrement, un petit appareil
des armecoûté de l'argent, des détachemens,
de chalompes; : nos deux bateaux radoubés,
mens
néanrenforcés, exhatissés, et ne pouvant pas
tenir tête à un bateau de dix canons:
moins
cette discussion d'onvrages
Je n'entame point
je n'ai point
ordonnés par M. de Fiedmond; n'en aurai
encore de querelle avec lui, je
en
nous avons d'ouvriers n'a.
jamais; mais ce que
nulle relation à la marine : il n'est point quesd'arsenal et d'ateliers du port.
tion à Cayenne
dispose des ouCependant, si le gonvernenr civils, s'il détervriers destinés aux bâtimens
de dépense,
mine à volonté une augmentation
les
Cet objet,
je ne peux plus en répondre.
le germe
postes et les Indiens, seront tonjours mais non
des querelles les plus désngréablos,
pas de ma part, je vous le promets. dans une de
M.,
Vous me recominandez, meler et de ne vous
vos dépêches, de ne me
rendre compte que des détails qui me regardent:
mais ceux qui ne me recela est très-juste; influence très-directe sur
gardent pas ont une
et en
Tadministration générale et particulière; --- Page 88 ---
ESP O N D A N C E
C ORR
ordre, je dois cependant
à votre
d'ofme conformant
mauvais choix
vous faire observer qu'un
la langueur
ficiers dans les postes, en perpétue qui s'enivre et
la misère. Un commandant
etc. ;
et
vend du vin.,
qui se bat, un autre qui n'ont d'autre serdes officiers de milice, qui des chemins qui
celui de faire faire
la mavice qué
tout cela, dissoudroit
ne se font pas :
et celle-ci ne la jamais
chine la mieux montée, ni plan, ni ordre, ni
été; il n'y a jamais eu
donner sur ccla,
de me
vues. Il est possible
la tournure d'un
vis-à-vis de M. de Fiedmond, censeur dangereux.
homme dénigrant et d'un
que je ne
c'est à lui le premier il n'a pas
Cependant
tous ces abus;
cesse de représenter
et je le lui dis enla force de les réprimer, faut pour une adcore : il n'a rien de ce qu'il
et je
vigoureuse et conséquente,
ministration
autant que Phonnêteté peut
le lui fais entendre
le permettre.
sentimens rares dansles
Honnêteté, honnenr, les vices de lopulence,
colonies : l'une a tous misère, quiavilit Pane.
celle-ci tous ceux de la
énergie contre les
Un homme qui s'élève avec
moeurs, et la
et les mauvaises
faux principes
foi, est un épouvantail
paresse et la mauvaise cache et on se tait; mais
devant lequel on se
êteté peut
le lui fais entendre
le permettre.
sentimens rares dansles
Honnêteté, honnenr, les vices de lopulence,
colonies : l'une a tous misère, quiavilit Pane.
celle-ci tous ceux de la
énergie contre les
Un homme qui s'élève avec
moeurs, et la
et les mauvaises
faux principes
foi, est un épouvantail
paresse et la mauvaise cache et on se tait; mais
devant lequel on se --- Page 89 ---
OFF I CI E L L E.
occultes vont leur train. Dieu
les manceuvres s'écrit contre moi par des gens
sait tout ce qui
face.
qui n'osent pas me regarder la en fièvre qui ne me
Je vous écris, M., avec il faut bien que je
quitte pas ; et cependant la conduite du conseil,
vous dise un mot de
messieurs sont perpendant mon absence. Ces
m'ont
suadés qu'ils ont fait un coup d'état, qu'ils
et qu'ils ont tissu leurs euvres
fort attrapé,
leur refuser
de manière que vous ne pouvez
votre approbation.
à l'avantVous avez vu, M., > ce quis'est passé
tant
dernière séance du conseil où j'ai présidé,
l'occasion de M. Demontis, que pour ce qui
à
vacantes.
regarde le curateur aux successions
Dans le mois de janvier j'écrivis au procureurVénormité des dettes et la multitude
général que
contreM. Demontis, ne poudes plaintes portées
de paroitre au conseil
voient plus lui permettre
satisfaisans
avant d'avoir pris des arrangemens
me
ses créanciers : le procureur-général
pour
cela est juste , et qu'il va décider
répond que
mais dès ce moment-là
son ami à un sacrifice;
tnkscopratlenudidicee mei regardentcomme
le fléau de la colonie. M. Demontis s'exécute
au
et à moi, qu'il
et nous mande, gouvernenr
et qu'il
abandonne ses biens à ses créanciers, --- Page 90 ---
-
:
E S P o N D A N C E
Conn
qui en absorbent
tient aux droits de sa fille,
les créans'en
N'importe, voilà
plus de la moitié. T'antorité du juge, du prociers assemblés sous
Patris; chacun
du roi ct du conseiller dans le cas de
'cureur
étant à peu près
forcée de
de ces messicurs fait une estimation
ont
de
M. Demontis,
encore fort au-dessous
trouve
de vendre, , et
ces biens,quise des dettes : on propose
un méla masse
me présente
des créanciers
des autres,
le syndic lequel il expose , del'aveu
pour
moire par
de quateningensinas à la
quily a déconfiture Demontis, aujourdhui
le frère
va faire
cent ; que
annonce qu'il de son
tête d'une compaghie,
les biens
acheter, par cette compagnie, francs comptant, et que
frère, deux cent mille
tant par ce
dettes seront payées,
toutes ses
2 en qualité
secours que par ses appointenens On prode la nouvelle compagnie. 011 me dede directeur la lettre du frère 3
duit à T'appui
de ne pas ufopposer,au
mande à mains jointes dû trente mille francs,
nom du roi à qui il est rentre sur son bien en
à ce que M. Demontis annoncéc. Tout cela me
attendant la fortune
me débarrasser des
pitoyable 5 mais pour
: on gagne
importuninés, parut
je fis lever Fopposition excepté le sieur
de mêine les autres créanciers, indigné. On donne
Picard qui part pour France
duit à T'appui
de ne pas ufopposer,au
mande à mains jointes dû trente mille francs,
nom du roi à qui il est rentre sur son bien en
à ce que M. Demontis annoncéc. Tout cela me
attendant la fortune
me débarrasser des
pitoyable 5 mais pour
: on gagne
importuninés, parut
je fis lever Fopposition excepté le sieur
de mêine les autres créanciers, indigné. On donne
Picard qui part pour France --- Page 91 ---
O'F F I C IE L L E.
à un autre qui tenoit
leux mille francs comptant réintégré sur so1L
enfin voilà M. Demontis
bon; ;
la lettre et les espérances de
habitation. D'après
convaincu que je
frère,jai été fermement
son
plus parler, 2 qu'il ne se monh'en entendrois
cependant plusieurs de ses
treroit plus. Comme
dans la séance
confrères prenoient son parti,
crus devoir m'en expliquer
Hu mois de juin je
il me
conseil, et je leur dis : Messieurs, de
au
taxe de sévérité à l'égard
semble qu'on me
bien lui fournir 7 et à
M. Demontis ; je veux de justifier sa conduite
vous, MM., les moyens et les miens. - Tout
ou de juger ses principes homme déshonoré,
particulier insolvable est un
forte raison ui magistrat; mais lorsque
à plus l'insolvabilité il y a des détails de conduite
dans
celui d'avoir reçu dix-1 huit
odieux, tels que
sieur Picard, de les avoir
mille francs pour le
rendre un sou
mangés, , et de n'en pas pouvoir
qu'on est
bout de vingt ans, alors j'estime
au
d'avilissement. Qu'en
arrivé au dernier période
ne me répond.
pensez-vous t. - . . Personne lextrait de ce dire
Je fais plus alors : j'insère
avez vu, M., et
dans un procès-verbal que vous - Je fais plus
qui est transcrit sur les registres.
d'enencore : je prie M. le procnneut-général sa déle steur Demontis à nous envoyer
gager
qu'on est
bout de vingt ans, alors j'estime
au
d'avilissement. Qu'en
arrivé au dernier période
ne me répond.
pensez-vous t. - . . Personne lextrait de ce dire
Je fais plus alors : j'insère
avez vu, M., et
dans un procès-verbal que vous - Je fais plus
qui est transcrit sur les registres.
d'enencore : je prie M. le procnneut-général sa déle steur Demontis à nous envoyer
gager --- Page 92 ---
I
CORRES P O N D A N C
mission, et il's'en
je ne vois plus charge; et, la séance
Un
ces MM. Je
finie; s
mois après M.
pars le 10 juillet,
Demontis
prendre sa place au
paroft et vient
la
conseil. On
forme, si on le recevra
délibère, pour
de
: on s'arrêtean
T'ordonnance sur l'abandon
texte
biens, qui ne note
volontaire des
que c'est
point d'infamie; et attendu
fait cession volontairement de
que M. Demontis
ont
biens a ses
a
permis de les
créanciers qui lui
lavé, et
reprendre, le voilà
T'honneur prononçant sur la fortune réintégré,
de ses
, la vie et
Les
concitoyens.
opposans à cet avis
Fiedmond, M. Boutin
ont été M. de
mille
et M. Prepaud; ; la
l'arrêt. Macaye, qui est celle de
faM.
Dem ontis, a
annoncé Groussou, 9
fait
un avis
président, après avoir
blesse ordinaire. contraire, a cédé avec sa foicopie de Cet arrêt, J'aifhonnenr de vous
m'a écrite M.
avec celle d'une lettre envoyer
pareils
Boutin à cette
que
actes pouvoient
occasion. Si de
plus rien de sacré
subsister, il n'y auroit
ne crois pas
parmi les hommes: : mais
se taire
qu'ily ait rien de plus lâche
je
tendre hontenseiment en ma
que de
que je sois hors de la présence, et d'atcette belle expéilition.
colonic pour faire
Il en est de même de
celle relative au curateur
--- Page 93 ---
ORFICIET L L E.
successions vacantes. Cet homme ne paie
es
héritages qui sont
prsonne, absorbe en fraisles
htre ses mains, et je reçois en mai dernierles l'envoie
laintes les plus graves contre lui ; je
hercher, je lui ordonne de me produire ses
du temps. Je fais part
omptes: : il me demande
sont
conseil, tant des plaintes qui me
portées,
he de la vérification que j'ai faite de plasieurs même
ticles de frais exorbitans; j'annonce en
l'ordre donné au sieur Paguenault : perpps
et ne dit mot. Pagmenault
nne n'impronve
de hnitaine en
'amuse jusqu'à mon départ, etje laisse au
hitaine : enfin, je m'embarque, vérificatenr des compeur Donez, que jai fait
l'ordre de vérifier la position de ce comp-.
5, J'avois droit à cette vérification en deux
ble.
administrateur des finances,
talités, et comme
Dans le premier
du conseil.
comme président
les successions non réclamées appartenant
s,
contester à Pordonnatenr le
1 roi, on ne peut
les
: dans le sePoit d'inspecter celui qui gère
au conseil l'est toujours
nd, un comptable les vacances du tribunal,
président qui, dans
Cependant
est T'organe et l'agent perpétuel.
une.
choisit mon absence pour provoquer lui ai
ainte de cet homme sur Pordre que je
qu'il sera passé outre, et on
onné on prononce
réclamées appartenant
s,
contester à Pordonnatenr le
1 roi, on ne peut
les
: dans le sePoit d'inspecter celui qui gère
au conseil l'est toujours
nd, un comptable les vacances du tribunal,
président qui, dans
Cependant
est T'organe et l'agent perpétuel.
une.
choisit mon absence pour provoquer lui ai
ainte de cet homme sur Pordre que je
qu'il sera passé outre, et on
onné on prononce --- Page 94 ---
-
2 &
80 -
Conn E S P O N D A N C E
arrête, on apure en deux heures la
plusienrs années, sur laquelle il
gestion de
multipliées et
y a des plainte
Cette
injurieuses à plusieurs
conduite-l, M., est telle
magistrats
exemple sévère qui
quiln'ya a qu'ur
Je peux bien,
puisse en arrêter les suites
sembler le
quand je me porterai mieux
conseil en
3 as
tater et noter des faits mercuriales, et là, cons
mais je ne peux seul faire aussi répréhensibles
je vous adresse aussi
et défaire des arrêts
celui du curateur.
Quant aux finances, le corsaire
vemens qu'il a
et les mou
M. de
occasionnés, les précautions d
Fiedmond, les farines
placer, tout cela
pourries a rem
nécessaire de
produira une augmentatio
une autre : on dépense. ne m'a Je vous en ai prédi
ture sur mes états de envoyé aucune fourn
de tout, même de demande; nous manquor
j'achète, et fort
papier pour vous écrire
Il n'y a plus de cher, ce qui est
reinèdes à
indispensable
jours plein de
l'hôpital, qui est tou
eu moins de malades; il n'y en a pas encor
moitié s'enivre quatre-vingt-dix tous les
par jour, dont]
tout ce qui tient au
jours. Toute la ville
étoit en usage
service, de près ou de loin
la pharmacie du d'envoyer prendre des remèdes
mais
roi, non-senlement
pour leurs femmes, enfans pour cux
et esclaves
a --- Page 95 ---
OFF I C I E L L E.
ai bien mis un frein à cette indiscrétion, j'ai
léfendu qu'on délivrit aucune drogue aux
nalades externes 3 j'ai, le premier , donné
'exemple de les acheter en ville : mais cette
léfense fera encore une révolution dans les esbrits : on crie à linjustice.
vous dire combien on est irJe ne peux pas
ité contre moi de ce que je ne donne rien et ne
aisse rien prendre : on m'a demandé, depuis
jue je suis ici, plus de huit cent mille francs
emprunter ; j'ai voulu faire une vente dans
es magasins, tout le monde s'est présenté; on
annoncé qu'il falloit payer comptant, on s'en
st retourné avec indignation, et il n'y a pas
tu un sOu de' vente.
Pour les débiteurs 2 je ne vous en parle plus 5
eur compte est clair, rien de payé. Les quatreingt mille francs à donner par MM. Prépaud
he sont ni dans leur caisse, ni dans celle du
oi. Leurs biens se fondent et se réduisent à
Fien. Il est arrivé avec mon frère deux raffiheurs de Saint-Doningue, que j'avois mandés
pour les placer dans les sucreries de ces messieurs. Ce sont deux fort bons sujets. A leur
arrivée on leur a tourné la tête : les habitans
les ont entourés, et leur ont persuadé qu'il n'y
avoit point de sucre à faire ici, qu'on n'avoit
2.
celle du
oi. Leurs biens se fondent et se réduisent à
Fien. Il est arrivé avec mon frère deux raffiheurs de Saint-Doningue, que j'avois mandés
pour les placer dans les sucreries de ces messieurs. Ce sont deux fort bons sujets. A leur
arrivée on leur a tourné la tête : les habitans
les ont entourés, et leur ont persuadé qu'il n'y
avoit point de sucre à faire ici, qu'on n'avoit
2. --- Page 96 ---
a
ES po N D A N C E
CORR
et ses nè
de tafia, que M. Prépaud
del
besoin que
qu'on les chasseroit
gres les désoleroient,
Ces deux homme
colonic quand j'en partirois. avéc prière de les ren
sont venus me trouver, ct offre de rembourse
voyer par le négrier,
j'ai eu toute
roi les frais de leur passage:
au
monde à les retenir. Enlin,
les peines du
sàrement sur de mau
sont placés, et ils feront dont elle est susceptible
vaise terre, tout ce
hollandais que j'a
L'ingéniour et cultivateur plein de sens et d
homme
amené de Surinam,
aspect de cett
confondu du premier
talens, est
la misèr
le délabrement,1 pas S
colonie; Tignorance,
5 il ne peut
de ces gens-ci lépouvante de Français et à cen
croire dans une peuplade le même sol, et dan
lieues de Surinam; ; sur
le même climat.
et le travail que j'a
de Surinam,
Ce voyage
unique consolation; quan
fait ici, sont mon
ma relation, vous
je pourrai vous envoyer aliment pour la politiqu
trouverez même un
les Etats-Genéraux
de la cour de France avec dans tout ce quim
écrit,
dans tout ce que j'ai
ce qui est et ce qu
reste à dire, vous tronverez sur les hommes e
Mes jugemens
l'événe
est possible.
toujours justifiés par
les choses seront
d'ici qu'avec la certitud
ment, et je ne sortirai --- Page 97 ---
OFF I C I E L L E.
à la France beauconp de fautes, et
épargner millions, si l'on prend confiance en mes
es
pservations.
d'Oyapock est en démence.
La compagnie
ce sont des fous, tanuant à ses représentans,
imbécilles, tantôt furieux, qui se battent,
Dt
bientôt de faim. Je
querellent, , et mourront
cela dure encore un an.
e pense pas que
J'ai Thonneur d'être, etc.
LETTI R E (No. 73.)
Discussion entre les administrateurs:
23 octobre 1777M.
la destruction des ridicules
Si en prononçant vous aviez pu prévoir
emparts de Cayenne, décision seroit reçue, et
vec quelle joie cette coûteroit pas un sou au
ue l'exécution n'en
habitans à mettre la
oi, par l'empressement des
sûrement point
nain à l'oenvre, vous n'auriez etM. de Fiedmond
nis d'apostille à votre lettre,
faire de nouseroit
cru fondé à vous
he se
pas
.
la destruction des ridicules
Si en prononçant vous aviez pu prévoir
emparts de Cayenne, décision seroit reçue, et
vec quelle joie cette coûteroit pas un sou au
ue l'exécution n'en
habitans à mettre la
oi, par l'empressement des
sûrement point
nain à l'oenvre, vous n'auriez etM. de Fiedmond
nis d'apostille à votre lettre,
faire de nouseroit
cru fondé à vous
he se
pas --- Page 98 ---
R. E S P O N D A N C E
COR
encore per
observations, et à prolonger
infecte
velles
Vinfluence des exhalaisons
dant cet été
du fossé.
témoigné son chagrin su
Il m'a franichement si vous lui donniez les
cette décision. Encore
oud'avoi
du fort une citadelle,
P pérance de faire
une place fermée
quelqu'antre expélient
afin de conti
par
des palissades,
ne fat-ce qu'avec
de guerre sur l'ouver
nuer le service des places
les rondes, le
ture et la clôture des vive? portes, on ne passe pas san
patrouilles et les qui
oreilles pendant tout
feu, qui résonnent à bonheur mes
d'avoir sous me
la nuit; car j'ai le de la ville, un corps-de-gard
fenêtres une porte
le fossé dan
tout le tapage qui en résulte,
et la
et
vient de jeter des chiens enragés,
lequel on
sous m2
tout cela est immédiatement
prison : concher, et à dix pas de mon cabi
chambre à
Phomme de la ville le plu
net. Ainsi je suis
et dont le repo
infecté de toutes ces exhalaisons, troublé. J'ai priél
est le plus comtinuellement mettoit en avant le chagrin
goewernenr, qui
de vouloir bien com
d'abandonner sa brèche,
Ja défendre
ce qu'il m'en coûteroit pour
el
penser
lui ai rappelé Pétat déplorable,
avec lui : je
de ces remparts
humiliant pour un militaire,
ct lul
que le compromettre,
qui ne pouvoient --- Page 99 ---
D F F I C I E L L E.
Montabo, commandant, à
iontrois du doigtle
le fort et la ville.
de canon,
L deini-portée
de la savane,
Cette nouvelle ville ou hameau
qui
T'ancienne de malheureux
ussi remplie que
de l'ennemi dans un
proient à la discrétion
moi, qai n'ai
ébarquement, je P'assurois que ville par escaà prendre une
ucune prétention
le rempart, le
ade, j'avois franchi sans danger brèche. Je lui monossé, et étois rentré par la
intéressant
un peu plus
rois Saint-Domingue,
des villes ouvertes,
ue Cayenne, n'ayant que pourles colonies
t le système des fortifications les
chez toutes
pnissances
éduit anjourd'hui,
sauf
haritimes, aux escadres et aux vaisseaux, la nature
quelques positions privilégiées que aux feux rendique à l'art, pour les opposer
le Fortloutables d'une escadre, telles Moor que à la HaRoyal à la Martinique, le fort
M.,j'ai ajouté queje ne connoisyanne : enfin,
d'ennemis assez. insensés
tois point à la France
du siége
jamais des préparatifs
pour s'occuper
de l'aveu même de M. de
e Cayenne, , qui,
durer deux jours, et
Fiedunond, ne pourroit pas honneur d'arborer
ne lui laisseroit que le triste
et d'amener son pavillon.
desMais, m'a-t-il dit, un corsaire pourra
à terre dans la savane et venir surcendre
enfin,
d'ennemis assez. insensés
tois point à la France
du siége
jamais des préparatifs
pour s'occuper
de l'aveu même de M. de
e Cayenne, , qui,
durer deux jours, et
Fiedunond, ne pourroit pas honneur d'arborer
ne lui laisseroit que le triste
et d'amener son pavillon.
desMais, m'a-t-il dit, un corsaire pourra
à terre dans la savane et venir surcendre --- Page 100 ---
-
a e
à
prendrela CORAESF N D A N C E
ville... Hébien!
corsaire peut avoir cette
monsieur, soit: un
un corsaire de dix
fantaisie; mais ce sera
tont au plus cent ou vingt canons, qui mettra
trois cents, et voilà hoimes le
à terre; vous en avez
campagne. Si ces cas d'une bataille en rase
et commencent gens - là vous surprennent
par brûler
par enlever quelques
quelques maisons,
en tout état de cause nègres dans la savane
rien: : vous ordonneriez vos remparts n'y feroient
plus facile
une sortie; elle sera
quand VOS gens
bien
en bataille, au lieu de sortir pourront se présenter
chets... - Et tous
un à un par les
ces
gui
sant
raisomuemens ne produide
trionfaifinfsjelutate abandonné le
bataille, car nous étions sur le
champ
et je suis venu réfléchir
bord du fossé,
de ces diversités
sur le résultat naturel
subordlonnés,
d'opinions de deux
par leurs
hommes
cipes, à des vues et des fonctions, à des prinsubjugués, par habitude rapports généraux, et
petites causes et de petits ou par gout, par de
Je suis, etc.
intérêts particuliers,
Signé, MALOUET.
E --- Page 101 ---
0 F F I C I E L L E.
LETTR E (No. 74-)
Fonds, monnoies.
Cayenne, le 28 octobre 1777.
portant
m'ont fort
et les monnoies,
veatettinbelrer
ordre sur les fonds
la veille de mon
première
amlarraat.Pairecalar remis, à mon retour,
départ pour Surinam, , etje
le trésorier pour
à prendre avec
les arrangemens: Il paroit simple an premier coupm'y conformer. les recettes et dépenses, , argent
d'oeil de stipuler
absurde qui
de France; ; mais la disproportion abusive des sous marse trouve entre la valeur
produire, dans
et celle des piastres, peut
qués
des erreurs graves et fréquentes
la coinptabilité,
du trésorier. Voici
à la charge ou an profit
vaut incomment. Le rouleau de sous marqués
6 1.:
41: 10 sous, et abusivement
trinséquement.
vaut effectivement
la piastre, au contraire,
pour 6 livres ;
5 liv.5 sous, et n'a cours que
ne
différence du tiers au septième,
ainsi cette
ni fraction entre les deux
comportant ni rapport: seront à la charge du rois
espèces, les paiemens
,
du trésorier. Voici
à la charge ou an profit
vaut incomment. Le rouleau de sous marqués
6 1.:
41: 10 sous, et abusivement
trinséquement.
vaut effectivement
la piastre, au contraire,
pour 6 livres ;
5 liv.5 sous, et n'a cours que
ne
différence du tiers au septième,
ainsi cette
ni fraction entre les deux
comportant ni rapport: seront à la charge du rois
espèces, les paiemens --- Page 102 ---
E
I
et au Con R E S P N D A, N
profit de la partie
E
d'un septième, à Ja volonté prenante, d'un tiers ou
prends pour exemple:
du trésorier. Je me
mens en roulenux, recevant mes appointefais payer à un autre j'y gagne un tiers;
sus qu'un
en piastres, il ne je les
septième.
reçoiten
Mais je
incapable suppose, et je crois le
que moi
trésorier aussi
maniemont
d'abuser à son profit de
constaterles d'ospèces : comment
ce
pourrons-nons
qui
satmpemanting
tôt il n'aura
de sa résulient
que des
SrReestat
n'aura
rouleaux,
caisse? Tanque des
une autre fois il
au paiement, piastres; ; et tous ceux ayant
suivant
argent de
droit
les
France, se plaindront,
leur bénélice cinconstnces, de la
: bénéfice
réduction de
en argent de France apparent, car en
que ce qui est
, O1 ie donne à payant
Iy avoit donc da,etle roi ne perd rien. chacun
du 13 avril,
à délibérer sur cette
sonne.
et je ne la
dépêchie
commniqual à perVous apercevez bien,
cause de
M., que la
Fordre T'embarras, est
première
Le ancionnement établi, Finconséqienco de
nouvel ordre du 3
en état d'y pourvoir.
mai ne mne met
des
Vous exigez
point
recettes et dépenses de
que le compte
1777 soit rendu ar- --- Page 103 ---
2 FFI C I E L L E.
gent de France; mais comment statuerons-nous entrés
de piastres et de rouleaux
a quanticé
et sortis du trésor? Si je fixe
bendant l'année
en prerbitrairement ou par approximation,
le
mesure la quantité de piastres que
hant pour
le
résorier fait changer en sousi marqués premier
le chaque mois, pour le paiement des ouvriers
le déficit, au compte du roi, sera
t des soldats, ,
; et
plus considérable que vous ne le pensez le
deviner juste,
comme je ne pourrai jamais
trésorier nécessairement gagnera ou perdra. à
20. Vous m'annoncez un parti définitif
prendre, et vous attendrez mon avis. Cependant
vous ajoutez que vous me ferez passer vraisem- écus
blablement, au mois dei janvierprochain,dese
Re six francs. a
M., avant Pordre légal
Si cet envoi m'arrive,
redouble, car vous
et définitif, mon embarras
lés administrateurs à changer,
h'autorisez pas le cours de la monnoie; ce qui
pour le public,
ordonnance du roi.
ne peut se faire que par une à avoir cours sur la
Les rouleaux continueront
avecplace pour six livres, et seront en parité
dont la valeur effective sera d'un tiers en
Vécu,
bien
seront tout de
sus : or vous pensez
qu'ils
n'ai donné
suite enlevés. Dans cette position je
aucun ordre, les paiemens se feront sur l'ancien
ateurs à changer,
h'autorisez pas le cours de la monnoie; ce qui
pour le public,
ordonnance du roi.
ne peut se faire que par une à avoir cours sur la
Les rouleaux continueront
avecplace pour six livres, et seront en parité
dont la valeur effective sera d'un tiers en
Vécu,
bien
seront tout de
sus : or vous pensez
qu'ils
n'ai donné
suite enlevés. Dans cette position je
aucun ordre, les paiemens se feront sur l'ancien --- Page 104 ---
-
-
ESPON D AN C I
CORRE
des écus de six livres, il
pied; et s'il m'arrive
pour ne point comprometire
est probable que
doiventavoir un caracles décisions du roi, qui
prendrai le parti
tère invariable d'antorité,je notables pour
plusieurs
que voici : J'appellerai caisse une somme de...
constater que j'ai en
un gage de pareille
ct je V'annoncerai comme ferai circuler en paie
somme en billets, que usuels je et inconséquens de
ment, sous les noms
quantité, des grosses
envoie, en plus grande
et
P
fraction
et
petites pièces preporionnelles
naires Pune de Pauire. momentané que je croi
Tel est, M., le parti cependant beaucoup
le plus sage : j'y réfléchirai
avant de m'y arrêter.
avis peut arriver
si mon
En attendant,
à votre jngement
temps, je vais le soumettre tres-foible santé ne
observant que ma
en vens
attention, ni les calculs
me permet ni la grande à fond la matière. Jene
nécessaires pour traiter le 20 de ce mois, et j'al
suis dobout que depuis
heures de séance
tous les jours quatre
eu presque qui m'ont de nouveau épuisé.
au
au conseil, mémoires sur Saint-Doningne,
Dans mes
vous avez vu, M., par les
chapitre Monnoie, exposés, les conséquence
faits et les principes --- Page 105 ---
OFF I C I E L I. E.
doit avoir ladmission pure et
dangereuses que
étrangère, assimilée daus
simple d'une monnoie nationale. Toute pièce
son cours à la monnoie
coin étranger et
frappée à un
d'or ou d'argent valeur déterminée, sans que
circulant sous une
le titre et la
le souverain puisse en garantir à la foi pablique:
matrice, est un piége tendu altération prison
car rien ne peut empêcher
,en
de
du poids, passant
mitive ou la soustraction
ne
main en main : il faut donc nécesairement
au poids,
la recevoir que comme marchandise, révolntions surpour n'être point exposé aux
à Saintvenues à cette occasion, en 1771, le roi a
Domingue. Je ne sais depuis ce que
et quel est lordre légal actuellement inprononcé,
colonie; mais ce. que j'avois
établi en cette
s'est effectué vodiqué comme indispensable, : les pièces étranlontairement ou légalement
marsont reçues au poids et réputécs
gères y
n'y ait point d'autre
chandises > encore qu'il
monnoie. abus contre lequel je m'étois élevé,
Le second
fictive des valeurs numéraires,
estllangmentation déraisonnable dans le change
et cette différence
j'ai montré
de la métropole avec- ses colonies; ont imacomment des administrateurs ignorans
d'attirer beaucoup d'or à Saint-Domingue
giné
airement ou légalement
marsont reçues au poids et réputécs
gères y
n'y ait point d'autre
chandises > encore qu'il
monnoie. abus contre lequel je m'étois élevé,
Le second
fictive des valeurs numéraires,
estllangmentation déraisonnable dans le change
et cette différence
j'ai montré
de la métropole avec- ses colonies; ont imacomment des administrateurs ignorans
d'attirer beaucoup d'or à Saint-Domingue
giné --- Page 106 ---
a
Conn E S P 0 N D A N C E
le
dans cette colonie: pauvre
en en haussantl prix
eu son effet, et qui ne
ressource qui n'a jamais
n'ont rien
pouvoit l'avoir; carles; gouvememens qui déterà l'opinion des hommes,
à ordonner
le prix des choses et leur
mine souverainemnent Si de deux penples éga
valeur proportionnelle. l'un disoità son voilement pourvus de grains, chez moi, je vous
sin dans la disette : Venez
un écu, tandis
donnerai deux boisseaux pour deux écus pour un
que l'autre vous prendra
l'unique et vrai
boisseau : voili certainement
du voisin,
d'attirer à soi tout l'argent
moyen
Mais qu'un prince,
du concurrent.
au préjudice
de ses colonies, imagine arou T'administrateur en disant aux étrangers :
river au mêne but, monnoies : elles valent deux
Apportez - moi vos
quatre : ce prince
chez vous, jeles recevrai pour une faute grave ;
ou son agent font gratnitement fléchit point sur cet
publique ne
car T'opinion
de deux à quatre
ordre; elle élève sur-le-champ
avec la
et s'échange
la denrée qui se compare démontré
monnoie. Ainsi, il est bien monnoies que,dans est un
le hanssement des
ce cas-là,
indiqué à la fraude, sans aucun
moyen de plus colonie qui isy cst sonmise. lln'en
profit pour la
royaume.
été de même dans l'intérieurdu
a pas
,ont
Lorsque nos rois, depuis Philippe-Angute, --- Page 107 ---
OF F I-C I E L L E.
diminué le titre des monnoies et
successivement leur valeur; en les considérant comme
haussé
soldats, serviteurs et
débiteurs à leurs officiers,
avec une
rentiers, ils ont effectivement payé
avoient empruntées : mais
pièce les deux qu'ils
n'aj jamais été que celui
cete expédient déplorable des choses s'est toujours
du moment, et le prix
élevé à la proportion établie. invariables de la légisTels sont les principes
lation en cette partie.
trouvé le même abus;
Arrivéà Cayenne, j'ai moins de détail, mais
etje me suis plaint avec
J'ai d'abord
les mêmes raisons.
en rappelant
comme injuste,
senti, et je vous ai présenté,M.,
l'officier,
par laquelle le soldat,
la disposition
réduction d'un septième ou
éprouvoient une la monnoie avec laquelle on
d'un tiers ( suivant
effectif que sa males paie) dans le traitement
cette injesté leur accorde. A Saint-Domingne,
à
justice n'a pas lieu. Si j'ai trois livres tournois
au trésor , je les reçois réellement en
prendre
appelle quatrelivres dix sous;
uner monnoiequ'on
chiet faisant abstraction de cette angmentation tiens
mérique, qui ne me produit rien, je mne
fidèle du paiement
satisfait de lacomplissement! tout autre chose : ces
qui m'est da. Ici c'est
j'ai droit, se
trois livres tournois auxquelles
-Domingne,
à
justice n'a pas lieu. Si j'ai trois livres tournois
au trésor , je les reçois réellement en
prendre
appelle quatrelivres dix sous;
uner monnoiequ'on
chiet faisant abstraction de cette angmentation tiens
mérique, qui ne me produit rien, je mne
fidèle du paiement
satisfait de lacomplissement! tout autre chose : ces
qui m'est da. Ici c'est
j'ai droit, se
trois livres tournois auxquelles --- Page 108 ---
a
C
FS P O N D A N C E
CoRA
si on me paic en sous
réduisenti à quarante sous,
et demi, si on
marqués, ou à cinquante-deux donc évidemment
en piastres : je suis
vend sa
me paie
forain qui me
lésé; car le marchand
des arrangemens
denrée, s'embarrasse fort peu du trésor : il calcule,
et des comptes arbitraires
en faire
ronleau, ce qu'il peut
mon
en recevant
et convainicu qu'ard'Europe;
dans un marché
lieu que de quatre livres
rivé la il ne lui tiendra
livres, ce marchand
dix sous, et non pas de six m'auroit donné pour
vend six francs ce qu'il
effective.
me
livres dix sous de monnoie
fois,
quatre
reconnu, M., une première la
Vous avez
de M. de Lacroix,
et sur les repeésentations aux gens à la solde
nécessité de tenir compte mais le parti produ roi, de cette moins-value; (")n'étoit pas conposé par cet ordonnateur vous mander et dire à
séquent. Je crus devoir
se trompoit,
Lacroix lui - même qu'il
une
M. de
toujours aux intéressés
qu'il restoit
parce
valeur disparate ni à la valeur
(*) Il n'eut égard ni à la rouleau, et il proposa le déeffective de la piastre et du
en sus sur Punc et
dommagement arbitraire du neuvièine s'en tenir ainsi à un parti
Tautre monnoie; tandis que pour fallu prendre le terme moyen
mitoyen, il elt au moins
entre le scptième et le tiers. --- Page 109 ---
OFF I CI E L L E.
réclamation fondée, et au public une manière
absurde, et des pièces de monnoie
de compter
disparates et inconciliables.
les paiemens
Alors vous avez prononcé que
de
seroient faits aux gens du Toi en argent
France; et cela est juste.
le bénéfice apparent
Si je ne considlérois que
cointéresrésulter pour moi et ines
qui en peut
et labus seroit
sés, cette décision me suffiroit,
perpétaé.
monnoie pouvons-nous opéMais avec quelle
ils ont
? A Saint - Domingue
rer ces décomptes?
l'escalin de
lieu sans inconvénient, parce que de cent ou
dix sous en vaut quinze ; la piastre
vaut sept livres dix sous ou huit
cent cinq sous,
francs, etlamonnoie rerdregmnstedeaclines Voilà, dans un arsoixante-six.
est reçue pour
au moins
rangement vicieux, une faciles. apparence Ici, le désordre
d'ordre et dep proportions
a plongé et
ancien d'idées et de moyens, qui
la colonie dans le néant, a porté
retient encore
les
communes de
jusque sur les notions
plus deux pièces de
Parithmétique. Ils n'ont que
l'ane de cuivre valantsix! 1 liards, l'autre
monnoie, valant cent cinq sous : ils ont augmenté
d'argent
d'un septième; et
Pune d'un tiers et l'autre
au motoute la colonie est encore convaincue,
et
ancien d'idées et de moyens, qui
la colonie dans le néant, a porté
retient encore
les
communes de
jusque sur les notions
plus deux pièces de
Parithmétique. Ils n'ont que
l'ane de cuivre valantsix! 1 liards, l'autre
monnoie, valant cent cinq sous : ils ont augmenté
d'argent
d'un septième; et
Pune d'un tiers et l'autre
au motoute la colonie est encore convaincue, --- Page 110 ---
-
-
:
ment où Cona je
ES P D N D A N C E
un
vous écris, que cette
en sorte
opération est
autre
cheptfenvrere
chose que de voir
qu'on ne desireroit
en argent del France, payer les appointemens
cien
ctsubsister
arrangement.
d'aillenrslan
Je ne peux ni ne dois
messieurs, et vous
raisonner comme ces
sidérations
induire à erreur par des convues
particulières. Ces sont
générales et les principes
toujours les
doivent être la base des
incontestables qui
poursuivons dans cet
décisions du roi: ainsi,
tion, en ne nous
esprit l'examen de la quesvous éclairera occupant que de
objet dans
sur tout ce qui iest relatifan Cayenne; elle
toutes les colonies.
même
Dans tout pays dont le sol
Thabitant ne consomme, la produit plus que
moyen d'échange
monnoie n'estqu'lun
rique ne peut intérienr, et sa masse numéToiranger, qui paie qu'accroître par les acliats de
argent T'excédant des nécessaireritent en or ou
dans un tel pays, le titre consommations: : ainsi,
doit fidelement
des pièces de monnoie
leur est assignée correspondre à la valeur qui
souverain ne
5 parce que, d'une
le
de lautre
peut en craindre la sortie, part,
qui anéantit Tangmentation de la
et que
main-d'emvre,
tric, est le résultat rapidement les progrès de l'indusdans les monnoies. naturel de toute altération
E --- Page 111 ---
OFFICIET L L E!
La France est sûrement le pays de l'Europe
le plus fort excédant à la conà les sol produit
eu qu'un seul cas
ommation, eti iln'y a jamais
à elle ait pu craindre la sortie de son argent,
d'habitans emportans
elui d'une émigration mais dans toute autre
vec eux leurs cassettes :
équitable, il
osition, et sous un gouvernement
con- .
y a d'autre précaution à prendre, pour de veiller
erver et accroitre son mobilier, de que la culture:
la prospérité du commerce et
à diverses
ependant l'un et l'autre ontéprouvé, la seule
eprises, les plus funestes échecs par instant à
Itération des monnoies, que d'un
doubloit le prix des choses 3 peut - être
autre eût-il point eu de remède, si les autres
hémen'y
n'eussent fait, comme de
rinces de PEurope faute. Nous avons vu, dans
toncert, la même le roi de Prusse suspendre
a dernière guerre,
tout comcette opération,
n un instant, par dans ses États et dans ceux
merce, tout échanige malgré tout son génie, >
r'il avoit conquis; et,
si les contributions
e mal : étoit irréparable,
ne
xcessives qui remplissoient ses coffres,
'avoient mis en état de verser et faire circuler
beaucoup plus d'or de bon aloi;
promptement
de mauvais argent : mais
qwil n'avoit répandu
5.
7.
a dernière guerre,
tout comcette opération,
n un instant, par dans ses États et dans ceux
merce, tout échanige malgré tout son génie, >
r'il avoit conquis; et,
si les contributions
e mal : étoit irréparable,
ne
xcessives qui remplissoient ses coffres,
'avoient mis en état de verser et faire circuler
beaucoup plus d'or de bon aloi;
promptement
de mauvais argent : mais
qwil n'avoit répandu
5.
7. --- Page 112 ---
X
CORRES P O N D A N C E
cela n'a t-il pas causé dans plu
quel désordre
?
sieurs cercles de PEmpire établi. La France, et
Revenons au principe
intérêt direct et
riche, a un
tout autre pays dl'une monnoie pure et fi
évident à se servir
lui échapper san
dèle qui ne peut jamais
retour.
et dépourvus d'indus
Mais les pays pauvres et le Portugal, qui in'on
trie, comme TEspagne
au reste de FEu
que de T'or, et le distribuent intérêt à en affoibli
auroient le même
toute
rope,
qu'ils ne peuvent, malgré
le titre, parce
la sortie; qu'il
en empécher
leurs prolibitions,
leurs fournis
obligés de solder en espèces
de
sont
s'élevant peu à peu au degré
seurs, et qu'en
dont ils sont susceptilbles
travail et d'industrie échangerdenréesc scontre
caussià
d'or, s'il In'y avoit
un pen
Nspardendredenta
denrées, et à conserver
leurs monnoies
autant de bénéfice à prendre pas
à leurs marchandises
par préférence
nous indique
sur TEurope
Cette digression
sur la variation
maintenant le parti à prendre dans les colonies
et le désordre des monnoies
parviennent à augmenter leurs ma
() Je suppose qu'ils
et leur culture, ainsi que PEs
aufactures 1 leur navigation le faire depuis douze ans.
pagne paroit vouloir --- Page 113 ---
J F FICI E L L E.
ançaises de l'Amérique. Arrêtons-nous: à SaintDoningue. Cette colonie produit quatre-vingt
hllions et n'en dépense pas soixante en achats
comestibles ou marchandises sèches :
e nègres,
à payer
Einsi, il y en a vingt- cinq employés
nuellement ses créanciers ou les jonissances
doiventrien;
nl Europe, desproprictairesqmine,
insi elle n'a besoin, pour attirer lor et l'argent
tranger, d'aucun autre moyen que sa culture et
L richesse intérieure. Si cet or étrangern'arrive
dans sOI territoire en piastres
as précisément
à Boru en portugaises, il arrivera en lingots
leaux; au Havre, Nantes, etc. Que siguifie
onc à la colonie de Saint-Domingue, à ses
la présence
abitans, à ses administrateurs,
les monnoies étrangères? et comment peuventest un signe de richesse ?
S se persuader qu'elle
Je mets
eur erreur sur cela est très-grossière.
n fait que Saint - Domingue a perdu, depuis
de dix millions par la seule
uarante ans, plus
des
ause de la circulation, comme monnoie,
ièces étrangères plus ou moins altérées.
Il ne lui faut donc, pour ses échanges et
esoins intérieurs. , pour ses relations domesiques,. qu'une monnoie légale : et pour quelle
aison cette monnoie n'est-e elle pas celle du
oyaume ? On Pemportera, disent les bonnes
eur erreur sur cela est très-grossière.
n fait que Saint - Domingue a perdu, depuis
de dix millions par la seule
uarante ans, plus
des
ause de la circulation, comme monnoie,
ièces étrangères plus ou moins altérées.
Il ne lui faut donc, pour ses échanges et
esoins intérieurs. , pour ses relations domesiques,. qu'une monnoie légale : et pour quelle
aison cette monnoie n'est-e elle pas celle du
oyaume ? On Pemportera, disent les bonnes --- Page 114 ---
I
s00
CORR E S P N D A N C g
gens : soit, mais on la
dans ce pays-li plus de rapportera ; dès qu'ily y
vendre, ilviendra
choses à acheter qu
Que cependant, toujours une soldeen espèce
noir et la
pour ne pas effrayer le
portion nombreuse du
peup
quin'entend et: ne voit jamais
peuple bland
dans le pays cent mille
clair, on consery
en pièce de trois,
écus de petite monno
six et douze
dixième de noins
sous, , valant u
que celles de
royaume : le gouvernement
l'intérieur d
vénient, se prêter à cette peut, sans incor
Ce que nous avons dit de fantaisie.
applicable à la
Saint-Domingue e
Reste
Martinique et à la
Cayenne qui, en tout et Guadeloupe
exception à l'ordre établi.
pour tout, fa
Cayenne est habitée
ignorans
par des gens
qui ne mettent rien
pauvres
dans la balance du
ou presque rie
à la manyaise terre commerce, et: ne demandes
qu'ils
payer ce qu'on appelle cultivent, que de qu
visions de France,
vulgairement les pro
car pour les marchandises vin,fariue, bearre et toile
sances
de luxe et les joui
recherchées, on n'y
commerce leur porte donc prétend pas. T
peuvent payer avec leurs strictement ce qu'
ses agens n'étoient
denrées; et si le roi
de village, les
pour rien dans cette foi
échanges se feroient
comme dax --- Page 115 ---
OFF I C I E'L L E.
à côté d'une barrique de
Age d'or: on mettroit
et ni l'acheteur
une barrique de rocou,
n,
n'auroient besoin de monnoie.
le vendeur
six cents hommes emMais il y a ici cinq ou
pareil
et confesser
loyés à garder 9. policer nous ne faisons pas
ombre de cultivateurs ;
d'envoyer
tention des esclaves: : le roi est obligé
solde à cette multitude d'agens, , qui ne sont
ne
stériles. Alors le comue des consommateurs:
revenir
cette solde, quidoitlui
herce spéculesur
d'autant ses envois à
entier, et il augmente
de France
ayenne. Il est certain que si l'argent
sur la place et réduit
alors circulant
B trouve
le commerce enlevera
sa valeur intrinsèque, qu'à défaut de marasqu'au dernier sou, parce
dans les ports,
handises; , il remettra: cet argent la colonie, et il
ur le pied. où il l'a reçu dans
Ainsi, penura en sus le bénéfice de sa vente.
absosix mois, chaque année on sera
lant
de grosse et petite monnoie;
ument dépourvu
embarrassant pour les
te.qui est véritablement
de bonbetits détails intérieurs de marchés,
de ventes et reventes entre les nègres, 2
iques,
paiement d'ouvriers, etc.
Pour obvier on a haussé, sans proportion
y
nationale et la piastre d'Esla petite monnoie
comme nous Pavons:
pagne; et le commerce 2
ice de sa vente.
absosix mois, chaque année on sera
lant
de grosse et petite monnoie;
ument dépourvu
embarrassant pour les
te.qui est véritablement
de bonbetits détails intérieurs de marchés,
de ventes et reventes entre les nègres, 2
iques,
paiement d'ouvriers, etc.
Pour obvier on a haussé, sans proportion
y
nationale et la piastre d'Esla petite monnoie
comme nous Pavons:
pagne; et le commerce 2 --- Page 116 ---
S
-
1O2
vu, n'étant CoaR t S P N D A N C R
nues, achète janais dupe de ces
et vend en
valeurs conve
qu'il n'éprouveroit
proportion ; en
en France ces
aucune perte réelle à sort
et à les donnerà monnoics au prix où il les porte
ou du Sc ptième. la déduction nécessaire du reçoit
et comme
Mais voici la raison
tier
prie,
c'est une vérité
quil'arrête
M., d'y faire attention. peu sentie, je vou
merce, en général, est
L'esprit du com
pour ceux qui s'y
l'avidité : ce
les
livrent, prévaut sentiment
marchand démonstrations les plus
jusque su
le
qui calcule, avec évidentes. Ainsi 1
roulean de quatre
sens et raison,
tenir lieu de six
livres dix sous ne
qu
établie,
francs, malgré la peut lu
angmente d'un tiers le
convention
chandise; et il fait bien
prix de sa
sa chiose et
: mais
mar
reçu le prix,
lorsnu'il a donnd
champ oublier son
l'avidité lui fait sur-le
quel il s'est fait premier calcul, en vertu
trés-injuste, justice, 3 et il en
du
entend
mais dont il ne imagine un autre
que ce roulean lni
démord plus. Il
tnité, et en France
représente à perpécomme cela n'arriveroit commeicd,seliones tournois:
nature, il le laisse
pas en le
et demande portant en
change ; s'il ne pent
des lettres de
chandises, et que le trouver ni papier ni mardans son port, il roulcau le suive
écrit sur son livre forcément
: Perdu --- Page 117 ---
OFFICI E I, L E.
tiers isuT" mes retours. Voilà la manière de
n
des marchands, et en général voilà
bmpter,
s hommes.
s'accommoder à leur
Ilfaut donc quelquefois
nconséquence et les tromper dans certains cas,
our les conduire à la vérité. Je pense que, dans
elui-ci, elle sec déveopperasintetant, et] présente
résultat certain des principes et des exemples
n
i-devant exposés.
les colonies riches
Vous avez vu , M., que
la sortie des
l'ont aucun intérêt à empêcher
et
contraire les
bièces d'or et d'argent,
qu'an
olonies pauvres, qui dépensent plus qu'elles ne
produisent, sont forcées de conserver par un
quelconque des monnoies pour la circulation. noyen 2°. Vous avez vu que le moyen employé à Cayenne étoit absurde et injuste, et
Aw'il faut en substituer un autre.
Voici celui que je propose.
léEn s'écartant sur un point des principes
gislatifs, il faut au moins s'en, rapprocher sur
tous les autres ; rien ne nous oblige à appeler
à notre secours les piastres et toute autre pièce
étrangère. La monnoie de France, à commnencer
le sou-marqué de deux sous jusqu'au louis
par
à
et deux tiers des
d'or, aura cours Cayenne,
fonds assignés y seront envoyés anuellement
faut en substituer un autre.
Voici celui que je propose.
léEn s'écartant sur un point des principes
gislatifs, il faut au moins s'en, rapprocher sur
tous les autres ; rien ne nous oblige à appeler
à notre secours les piastres et toute autre pièce
étrangère. La monnoie de France, à commnencer
le sou-marqué de deux sous jusqu'au louis
par
à
et deux tiers des
d'or, aura cours Cayenne,
fonds assignés y seront envoyés anuellement --- Page 118 ---
a
3 S
par portions CORREST P O N J) A N C E
égales; savoir, un
marqués, un tiers en
tiers en sous
quatre sous, > en écus de pièces de douze et vingt.
l'autre tiers sera tiré
trois et de six livres ;
Cette monnoic
en lettres de change.
yaura cours
mationale, arrivée à
savoir, le pour an tiers en sus de Cayene,
de six
sou de deux sous
sa valeur 5
livres pour neuf,
pour trois, l'écu
change sur France
etc. ; et les lettres de
le pied de la valeur seront tirées et payées sur
le royaume, c'est-àdire intrinseque de l'argent dans
comme cela
à la
se
déduction du
aux iles du
pratique à
tiers,
Les
vent.
Suat-Domingue et
sous de six liards et
répandus dans la
piastres
au
trésor
colonie, seront actuellement
sur le pied où ils
retirés et reçus
employés et aux
ont été donnés
un
fournisseurs. Il en
aux
borderenu, et la somme
sera dressé
Erance, sera remplacée totale, renvoyée en
lettres de change.
par un tirage égal de
de Les gens à la solde du roi
à France, ainsi que cela s'est seront payés argent
leur Sedat-Deningud et aux iles fait de tout temps
tenir lieu de
du vent; et pour
présente année, il dclommagement leur
pendant la
septième, au lieu du sera tenu
et
neuvième, compte d'un
appointemens. Les
sur la solde
piastres et toute autre
a : --- Page 119 ---
OFF I C I E L L E.
monnoie étrangère d'or ou d'argent qui pourroient être envoyées dans la colonie, y seront
reçues comme marchandises au poids.
Le parti que je viens d'indiquer n'est pas
pelui qui me plait le plus ; mais, outre qu'il
remédie à l'ancien abus sans difficulté nouvelie,
I est à la portée des marchands accoutumés navigateurs à
et des petits habitans de colonie,
chimériques, argent de France,
ces stipnlations
argent de colonie.
Faugmentation du
J'ai pris pour proportion lieu dans toutes les
iers, parce qu'elle a déja
à
les sous le vent, et parce qu'elle se prête
les fractions faciles.
La même raison m'a fait substituer aux pièces
le six liards celles de deux sous; 2 et je n'ai pas
pesoin de rappeler celles qui me font préférer
étrangères les monnoies du royaume.
jux pièces calculateur avide qui voudra remettre des
Le
encore des lettres
fonds en France, préférera
de
le change, parce qu'elles ne paient point
ret; et quand le trésor aura besoin d'argent, don1 n'en trouvera pas pour du papier. On le
cent de bénélice, et
nera un ou deux pour
papier se convertira en argent.
aux principes
Mais un moyen plus conséquent
est celui-ci.
angères les monnoies du royaume.
jux pièces calculateur avide qui voudra remettre des
Le
encore des lettres
fonds en France, préférera
de
le change, parce qu'elles ne paient point
ret; et quand le trésor aura besoin d'argent, don1 n'en trouvera pas pour du papier. On le
cent de bénélice, et
nera un ou deux pour
papier se convertira en argent.
aux principes
Mais un moyen plus conséquent
est celui-ci. --- Page 120 ---
S P O N D A N C E
CORE mille écus la masse d'espèce
J'estime à cent
dans la coloni
rester à perpétuité
l'
qui peut
Nous avons vu que pour
sans inconvénient. conditions nécessaires ;
fixer il y a deux
d'un titre inférieur à
soit
n'a
première, 7 qu'elle
; la seconde, qu'elle
monnoie du royaume démontrés des monnoi
aucun des inconvéniens
étrangères.
toujours les sous marqués
Ainsi, ce seront douze sous 3 écus de trois
pièces de six et
emploierons.
de six livres que nous le titre ; Yopération la pli
Pour en affoiblir
dans le milieu avec U
simple est de les percer
le dixième C
et de soustraire
emportepidees
douzième du poids.
au profit du roi,
Cette partie soustraite en tienne compte at
est juste que sa majesté en payant leurs appoi
gens à sa solde; ainsi, donnera le dixième en sus;
semens, on leur
justice sera faite.
la monnoie ainsi pero
Quant au public, numérique, telle qu'el
circulera pour sa valeur du royaume ; et on
a lieu dans l'intérieur qu'elle ne seroit d'a
l'emporteraj jamais,parce
cun usage en France. mille écus n'aura doi
Cet envoi de cent
des fonds
fois, ct Passignation
lieu qu'ane --- Page 121 ---
Or F I C I E L L E.
lettres de change au pair, écu pour
eroit en
des
anxquels
cu, excepté de la part
employés, seroit
e dixième en sus qu'ils recevroient des lettres de
éduit lorsqu'ils prendroient
hange.
conditions du retrait des sous de
Les autres
et la recette des pièces
ix liards et des piastres, marchandises au poids 7
trangères 7 comme
S'il y a quelque
Texécuteroient également.
à
faire préférer le premier parti
aison pour
le mielui-ci, ce ne pent être que parce que de P'hôtel
istre de la marine, ne disposant pas difficulté
es monnoies, peut éprouver quelque
Emntoaetieni-aetegrinset à fairesurlesmonoies percées; 20. et encore parce que ce change
cent des colonies
busif de trente - trois pour
étant considéré comme une
vec la métropole,
c'est pent-être
ncienne superstition populaire, sans tous ses
agner beaucoup que de l'adopter
et en rappelant même la monnconvéniens ,
destination.
oie nationale à sa véritable
Vous êtes maintenant, M., en état de prooncer. Ma lettre est longue, parce qu'elle est
hite à plusieurs reprises, que je.ne peux faut pas
ravailler deunx heures de suite, et qu'il
plus de travail pour abréger quc pour écrire 5
l'ailleurs mes forces ne reviennent point, et je
ncienne superstition populaire, sans tous ses
agner beaucoup que de l'adopter
et en rappelant même la monnconvéniens ,
destination.
oie nationale à sa véritable
Vous êtes maintenant, M., en état de prooncer. Ma lettre est longue, parce qu'elle est
hite à plusieurs reprises, que je.ne peux faut pas
ravailler deunx heures de suite, et qu'il
plus de travail pour abréger quc pour écrire 5
l'ailleurs mes forces ne reviennent point, et je --- Page 122 ---
P o N, DA N C E
108 CORAES
la fièvre qui va resens au contraire que c'est
venir.
réunir ici quelques autres
Je veux cependant
fonds et à plusieurs
observations relatives aux exigent réponse de
articles de vos dépèches qui
ma part.
M.,de faire cesser
10, Vous m'ordonnez, leutres de change à perte;
Pabus de tirer des
trésor le roulean
c'est-à-dire, de recevoir au
en
6 livres, payables
de 4 livres 10 sous pour
Oh ! cerFrance, s'ilel licu conmeci-devantioud vingt ans que cela
tainement il a lieu, et il y a scandalisé, puisque
dure 5 j'en ai été le premier et qui ai provoqué
c'est moi qui vous ai averti, cette partic. C'est
de nouveaux arrangemens en celui des lettres de
sûr que
ici un commerce
intelligens ne manchange ; et plusieurs gens de France des sous, de
quent point d'envoyer rendent deux sous à Paris.
six liards qui leur
de me faire sur cela
eu la hardiesse
On a même
écrit, et pent-être le prodes propositions par Y'occasion de se plaindre
posant trouvera-til
s-là me sont famide moi, car ces aventures vous me donnez aulières : mais Tordre que facile à exécnter,
n'en est pas plus
ce que
jourd'hui actuel des choses 3 jusqu'à
dans Pétat
délinitif. Si V'argent
vous ayez pris un parti --- Page 123 ---
I F F I CI E L L E.
il faut que je tire sur France; et
he manque,
voulez-vous que j'accoulors, M., camment les
de ce pays- ci à
me en un instant
gens
pour cent sur T'argent qu'ils
erdre vingt-cinq
Avant de leur persnader
Emettent au trésor?
donner
ue cela est juste, il faut premièrement
un
un caractère de justice par
Gette opération
Sans cela,
général et conséquent.
rrangement feroit un bénéfice illicite ; car
> roi lui-même
qu'à ses employés de
nfin ne tenant compte
et le donvaleur illusoire du sou marqué,
a
fournisseurs pour deux sous, il paroît
ant aux de le recevoir au même prix : mais
aisonnable
de-là un agiotage abusif, je
tomme il résulte
ainsi que vous, qu'il est très-nécessaire
bense,
et c'est à quoi nous arrivele le faire cesser;
l'un ou l'autre des moyens proposés.
cons par
d'argent et que je
En attendant, si je manque
annoncer
ois obligé de tirer, je ne dois point
condition absolue; je dois négocier avec
He
du papier,
pelui qui me porte son argent pour de besoin qu'il
et lui montrer d'autant moins d'avoir des lettres
n'ânnoncera plus de desir
il perdra
le change. Si ce desir est extrême, qu'alors
forcémentles ving-cinq pour cent, parce
S'il
mon papier qu'à ce prix.
je ne donnerai chance actuelle du commerce
dispute, et quela
ois obligé de tirer, je ne dois point
condition absolue; je dois négocier avec
He
du papier,
pelui qui me porte son argent pour de besoin qu'il
et lui montrer d'autant moins d'avoir des lettres
n'ânnoncera plus de desir
il perdra
le change. Si ce desir est extrême, qu'alors
forcémentles ving-cinq pour cent, parce
S'il
mon papier qu'à ce prix.
je ne donnerai chance actuelle du commerce
dispute, et quela --- Page 124 ---
-
CORRES SP O N D A N C E
denrées à remettre en France à
lui offre des
consentir, ayant besoin
meilleur prix, je dois
pour cent
d'argent, à perdre dix et quinze je dois subin
si enfin mon besoin est extrème,
la loi du plus fort.
le rôle du
ici, je prends
En me personnifiant
réellement dans
trésorier ; mais je n'interviens annoncer dans ce
cette opération que pour
en caisse ; que
moment-ci que j'ai de Pargent
et ne seraz
recevrai au mois de janvier,
j'en
de tirer des lettres de change > mais
plus. forcé
à personne à court terme
que je n'en refuserai
aml pair, et à zre
lorsqu'on en donne Pargent
pour cent 2
moindre bénéfice que vingt-cing
long terme.
concerne les monnoies et
Voilà tout ce qui
discuté et répondu.
lettres de change,
les
la recette et la
20. J'ai toujours sous yeux troisièmne fois cette
dépense , et c'est pour la rendre compte.
année que je vais vous en
point avec
Vos calculs, M., ne s'accordent vous serez
les miens 5 et cependant, au état résultat, de fonds n'est
satisfait , parce que votre
pas même
point cexcédé, et queje ne dépenserai
la totalité de ceux qui me sont assignés.
ici, No, 1, un état de comparaison
Je joins de fonds avec ceux que j'ai reçus
de cet état --- Page 125 ---
0 F F I CIE L L E,
Vous verrez spécilié chaque objet
employés.
recette et de dépense. dans trois dépêches,
Mais vous avez persisté,
des fonds que je
me donner pour comptant M. de Lacroix vous avoit
ai pas reçus, et que
or en barre : il
noncés, comme à moi, pour
est trompé.
faire observer que ce qui
Il faut même vous
des débiteurs au roi,
C porté dans létat reçu
au moins n'y en
a point été payé en argent ;
Pour le
t-il pas eu la cinquième partie. bien voulu me
ste j'ai reçu tout ce qu'on a
a
bon ou mauvais, et au prix qu'on
bnner, bois de toute espèce 7 boeufs, sucre 9
bulu,
journées d'ouvriers, etc.
u-de-vie, pirogues, M., un article pomous verrez cependant, c'est-à-dire de quittances
Pux d'argent reçu ,
le même effet à beaubnnées, qui ne font pas
bup près.
F'aventure des farines et
Cependant, malgré de Phôpital, où je n'ai pas
excessive dépense
de cent malades par jour;
ncore eu moins
j'ai fait de
Aalgré l'achat extraordinaire que
la
et la dépense occasionnée par
p nègres >
il me restera,
letite guerre du corsaire anglais,
argent en caisse,
ce que j'espère 2 quelque
forte soime ;
la fin de lP'année : ce ne sera pas
pas
bup près.
F'aventure des farines et
Cependant, malgré de Phôpital, où je n'ai pas
excessive dépense
de cent malades par jour;
ncore eu moins
j'ai fait de
Aalgré l'achat extraordinaire que
la
et la dépense occasionnée par
p nègres >
il me restera,
letite guerre du corsaire anglais,
argent en caisse,
ce que j'espère 2 quelque
forte soime ;
la fin de lP'année : ce ne sera pas --- Page 126 ---
ConR ES D O N D A N C E
mieux fait que joindre le
mais enfin j'aurai
deux bouts.
no II, servira à vous
La pièce ci - jointe,
ont tous été
prouver que mes prédéceseurs quant à leur compta
mieux traités que moi,
circonscrit dans
bilité. Vous m'avez strictement moi, tout ce qu'on
létat de fonds, et, jusqu'à débiteurs n'entroit en
pouvoit arracher aux
que pour en justifier l'emploi
ligne de compte
avoient de plus que
Les autres adimninistratemns fonds assignés , ce supplément
moi, outre leurs mettoit fort à l'aise sur les
de recette qui les
dépenses courantes.
bordereau du compte
3.Lapidce no III est un
an sieur de
que j'ai fait rendre
afin
des invalides,
je mets sous vOS yeux
Larivière 7 et que
sitnation.
que vous connoissiez IV sa contient en marge les
4°. La pice no d'observations que vous
réponses au mémoire
m'avez adressé.
M. , des éclaircisse
5°. Vous me demandez, dû être fait par M. de
mens sur l'emploi qui a
pour la réparation
Lacroix, des fonds assignés
n'ont point été
des bâtimens du roi, lesquels bureanx tous les
: vous avez dans vos
tronvera les
réparés de son exercice ; Oll y clair
cette
comptes
desirez. Il cst
que
dérails que vous --- Page 127 ---
OFFI C I E L L E.
estination de fonds a changé d'objet ; mais le
btal de la dépense est expliqué et justilié dans
haque compte.
Vous n'approuvez point le parti que j'avois
tris de vendre ou faire briler plusieurs maisons
roi
tombent en ruine , plutôt que de les
u qui
ebâtir à neuf. Voici mes raisons : ce pays-ci
à aucun autre > et ne peut être
e ressemble
maison
coûte
ngé par comparaison : une
qui
quarante mille francs lle Gouvernement,
ingt,
consistent en un
ar exemple, et l'intendance
L'intervalle
orps de charpente à deux étages.
l'édifice est rempli
es poteaux qui supportent treillage de menu
eb boue, contenue par un petit
ois, et le tout est enduit de chaux. La pluie,
vent, les rats écaillent et percent bientôt en
extérieurs 3 les poux de
ligrane ces panneaux
attention,
ois, si on n'y fait la plus grande
ongent les grosses pièces ; la couverture. 2 en
ssentes mal faites et mal posées, expose à la
la
les chevrons, les saluie et à
pourriture
lières, et finalement la maison n'est pas plutôt
chevée qu'il faut la réparer, ou,si on n'y a,
bas Yoil, elle tombe en ruine.
D'après une forme aussi barbare de bâtimens,
et la disette où nous sommes d'ouvriers même
médiocres,j'ai pensé qu'il étoit plus économique
2.
verture. 2 en
ssentes mal faites et mal posées, expose à la
la
les chevrons, les saluie et à
pourriture
lières, et finalement la maison n'est pas plutôt
chevée qu'il faut la réparer, ou,si on n'y a,
bas Yoil, elle tombe en ruine.
D'après une forme aussi barbare de bâtimens,
et la disette où nous sommes d'ouvriers même
médiocres,j'ai pensé qu'il étoit plus économique
2. --- Page 128 ---
R ES P 0 N D A N C E
114 COR locataire que propriéaire. 7
pour le roi d'être
qu'il est indispensanfles bâtimens principaunx donc cherché à vendre,
sabie de conserver : j'ai
mais point d'artrouvé des achetenrs,
brâler les
et j'ai
vendu. Quant à
gent 5 je n'ai point il n'y avoit rien de pressé,je
anasures, comme
laisse finir tout naturel
n'ai point bralé, et je
celles dont je n'ai pas
lement, sans réparation 2
besoin.
dépêche du 12 avril derniei
Go. Par votre
d'or
décidé que mes appointemens
vous avez
payés que du jou
donnateur ne me seroient je me sois fait em
de ma réception 7 quoique dans le compte de 1776
ployer de bonne foi
comine le son
du jour de mon embarquement 7 Jc ne me piqu
les missionmaires.
les officiers,
simulé, parce que
point d'un désintéressement est très - sincère
celui dont je fais profession ici le 12 novembr
J'observerai donc, qu'arrivé
qu'il m'a pan
je n'ai été reçu que le 25 , parce M. de Lacroix
honnête d'en user ainsi avec arrivée j'ai véci
mais dès le lendemnain de mon roi
la dépenso
comme un homme dont le
paie un sou de C
Je ne desire pas emporter rien devoir à 1
mais seulement ne
pays-ci,
je n'ai aucune prétentio
caisse 3 et assurément trouvé établis de grand
a la magnilicenoecjai je m'y suis sonmis.
repas, fort ennuyeux, à --- Page 129 ---
0 F F I C I E L I. E.
go. J'ai réglé, selon VOS ordres, le traitement
sieur Desenne, professeurden mathématiques;
st un excellent sujet dont nous sommes trèstens. Fai employé, à raison de cent pistoles $ dans
bureaux le sieur Lecauvre 2 ne pouvant lui
pner la place déja occupée de receveur du,
maine 3 ce n'est pas le seul homme inutile
s mais il étoit sans ressource.
Bo. La dépense des postes diminuera quand
as le jugerez à propos. 2 en les supprimant;
st toujours mnon avis. J'aurai cependant Phonar de vous proposer quelque modification
bessaire dans le mémoire : qui sera la suite
mes vues générales sur la colonie.
o. Vous exigez, M., que j'attende vOS ordres
nt de faire aucun. achat ou dépenge noule, hors les cas très-pressés : ainsi je prévois
vous n'approuverez pas l'achat de nègres
du terrain de M. de Préville.
le est effectivement nécessaire qu'un adenitrateur ne puisse pas arbitrairement dépenser
prt et à travers ; et comme celui qui a acheté
rl le roi Phabitation de M. Lemoine, a fait
très-mauvaise affaire en la présentant sûlhent comme utile 7 je peux être taxé de la
me faute : mais s'il n'y en avoit aucune d'in-
: ainsi je prévois
vous n'approuverez pas l'achat de nègres
du terrain de M. de Préville.
le est effectivement nécessaire qu'un adenitrateur ne puisse pas arbitrairement dépenser
prt et à travers ; et comme celui qui a acheté
rl le roi Phabitation de M. Lemoine, a fait
très-mauvaise affaire en la présentant sûlhent comme utile 7 je peux être taxé de la
me faute : mais s'il n'y en avoit aucune d'in- --- Page 130 ---
116 CORR E S P O N D A N C E
punie, il y auroit moins de
un peu plus de liberté
danger à laisse
d'autant
aux administrateurs
que lorsqu'ils se trompent ou veulen
tromper, 2 ils ne manquent pas de raisons
comine après pour enl
avan
Ainsi, M.
imposer au ministre.
1 si je vous avois mandé
terrain et les douze nègres de M. de que
achetésparlui vingt-un
Préville
au roi le même prix, aulle-fhones.etrevend
écus et plus de cassave épargneroient pour mil
que les
chaque annéc 2
-
registres du magasin font foi par
a vendu pour cette somme si
qu'il
que le sieur Mouache,
;
j'avois ajou
présentoit
2 capitaine de port,
poura acquérir, et que M. de Prévil
partant, terminoit avec lui s'il ne
avec moi; que d'ailleurs ce
termind
bitation du roi, dans
qu'on.appelle lh
terrain, ne produit
laquelle est enclavé
pas une racine et
herbe, et qu'il n'y avoit d'autre
pas u
faire des vivres, , qu'en travaillant moyen
terrain : à toutes ces
ce nouve
auriez applaudi ; mais cousidérations le sieur
, M., vO
conclu son
Mouache aure
marché, et vous êtes
temps d'annuller celui
toujours
Je crois
que j'ai signé.
que je n'ai plus rien à dire
ce qui est relatifaux
sur to
qu'au mois de
fonds,et je n'y reviend
janyier prochain.
Je suis, etc.
Signé, MALOUET --- Page 131 ---
OFF I C I E L L E.
P. S. Depuis ma lettre écrite, , et pendant
l'écrivois, M. de Fiedinond, instruit des
heje
France,
dresarrivéspour! faire payer,argentade
clame la solde de l'année, sur ce pied-là,pour Vous
s troupes ; les officiers insistent aussi. déférer à
rez vu mes raisons pour ne point
;lles du gonverneur ; j'avois pris un tempél'ordre ci-joint, no V,
mment en remettant M. de Fiedmond n'en a pas encore
1 trésorier;
l'ai retiré et je ne sais trop
té satisfait : je
>
en
je ne serai pas obligé de me relâcher, lieu du
isant tenir compte du septièmé au
euvième ; car pour le paiement absolu, argent
n'en ferai rien jusqu'à nouvel
e France > je
rdre.
(No. 76.)
LETTRE PARTICULIÈRE.
Conseil supérieur.
A Cayenne, le 21 novembre 1777M.,
LEs marques de satisfaction que je reçois de
ma
douce récompense > et je
ous sont
plus
: je
>
en
je ne serai pas obligé de me relâcher, lieu du
isant tenir compte du septièmé au
euvième ; car pour le paiement absolu, argent
n'en ferai rien jusqu'à nouvel
e France > je
rdre.
(No. 76.)
LETTRE PARTICULIÈRE.
Conseil supérieur.
A Cayenne, le 21 novembre 1777M.,
LEs marques de satisfaction que je reçois de
ma
douce récompense > et je
ous sont
plus --- Page 132 ---
CoRRES SP C N D A N E
ne suis pas moins touché de la bonté
quelle vous ine
avec lareprenez sur les choses oi je
parois m'être trompé,
Cela m'est arrivé
vent, et je veux vous domner un jour la soude mes fautes ; mais anjourd'lmi
liste
défendre de
je songe à me
cette opinion de dureté et de vi
vacité qu'on a plus d'ane fois tâché de
sur mon caractère. Il est aussi agréable répandre
que vous n'y croyiez
pour moi
craindre
pas, > que de vous voir
qu'elle s'établisse.
Avant toutes choses 2 M., je vous prie de
le récit de ce
lire
gni vient de se passer au conseil
et de tous les administrateurs
trouvés dans la même
qui se seroient
méléc, permnettez-mnoi de
vous demander-s s'il y en auroit un dont
pàt'e exiger plus de sang-froid, et
on
le feu dont
qui eût éteint
on vonloit le brûler avec moins de
brnit et de seconrs.
La famille de M. de N.
est
lui d'abord, de MM. N
composée de
-
N N... N...
J'en avois éloigné un et mis deux en
1l falloit
danger
donc, pour se
le
maintenir, renforcer
parti 7 et MM. Groussou et Vian ont été
recrutés.. Il ne restoit an conscil, de non séduit,
que MM. Boutin, Artur ct Prépand.
J'ai commencé par être dupe de cette cabale
pendant cinq mois > et yous l'avez vu
par mc --- Page 133 ---
OF F I C I E L L E.
sollicitations en leur faveur. Je
ttres et mes
le registre de la corresponayois qu'à ouvrir j'aurois été éclairé; mais
ance de M. Maillard,
le
de M. de
s'étoit mis sous joug
L. deLacroix
beaucoup trop de
incaye, et m'avoit inspiré je m'a aperçus que les
pufiance en lui. Lorsque
les mêmes
rrêts étoient toujours formés par
m'en
bix et les mêies opinions 1 je ne pus fus insj'en fus scandalisé. Lorsque je
ire,
des affaires de ces
uit plus particalièrement détails de leurs intérêts, de
hessienrs, et des confiance cessa, et véritaeurs passions, le ma ton de censeur : il étoit né.
lement je pris
tessaire. alors
furent mis en ceuvre les moyens
C'est
que
alarmér la colonie sur
ue vous avez vus; 7 pour
les csprits.
nes opérations et m'aliéner M., comment je me
Vous avez vu aussi,
l'asscmblée ; ceronduisis au conseil et dans
ainement j'ai lieu de croire que vous en serez
à moi je n'ai pu qu'être trèscontent : quant
soit de la
atisfait, soit de la voix publique,
contenance même des mécontens.
deux mois, a donné
Mon absence > pendant
lieu à d'autres aventures beancoup plus graves;
échoué d'un côté, ilétoit juste de se
bn avoit
retourner de l'autre.
Vous avez vu aussi,
l'asscmblée ; ceronduisis au conseil et dans
ainement j'ai lieu de croire que vous en serez
à moi je n'ai pu qu'être trèscontent : quant
soit de la
atisfait, soit de la voix publique,
contenance même des mécontens.
deux mois, a donné
Mon absence > pendant
lieu à d'autres aventures beancoup plus graves;
échoué d'un côté, ilétoit juste de se
bn avoit
retourner de l'autre. --- Page 134 ---
CoRRESP C N D A N C B
Premièrement, M. Demontis de moins dans
le'conseil, étoit un sujet d'affliction
parens, et illeur étoit doux de
pour ses
triomphe et
l'y rappeler en
duite ne
d'annoncer au public que sa conpouvoit être suspecte qu'à des
prévenus comme les miens, L'arrêt du 18 yeux
remplit cet objet; et je n'avois plus, dans août
nion de ces messieurs, d'autre
l'opià mon retour,
parti à prendre
n'en n'ai rien > que de respecter cet arrêt. Je
fait; mais c'est sans éclat,
vielence, et par leurs propres mains
sans
détruit leur ouvrage.
que j'ai
L'arrêt en faveur du curateur
lien, par la bêtise avec
ayant donné
instructions
laquelle il a suivi ses
secrètes, à un délit de la
classe, à une scène nnique
première
son
par sa noirceur et
extravagance,- j'aj éprouvé pendant
semaines, de la part de toute la
trois
etbasse, la plus forte résistance justice hante
le délit et la peine.
pour constatcr
Le premier juge et le conseil osent
que c'est à moi à juger et à
me dire
fait commnises dans
punir les voies de
faisant pas, la justice ma maison, et que ne le
lui étant défendu
ne doit pas s'en méler,
regarde
de s'immiscer dans ce qui
dis-je, le ladmltistration. Ainsi, MM., leur
gouverneur et moi pouvons être as-
-
- --- Page 135 ---
OFFIC I E L L E.
assinés dans nos maisons, , et par respect pour
administration il ne sera fait aucune poursuite
ontre les assassins. à la fin à la raison ct à
Il fallut se rendre
Une alarme
Les démonstrations persévérantes. de mej jouer
ondée succéda à l'espoir chimérique
les
lus long-temps, et vous verrez, M., 3 par
le
la juridiction et
ièces originales , conseil, Vous verrez avec
accusé me demander grace. l'occasion de paruel empressement je saisis funestes de cette
lonner et d'étouffer les suites
arrèt et me
niquité. Le conseil rétracte son
la juridiction avoue ses
lonne satisfaction >
les
léorts d'avoir écarté et méconnu
preuves familie
Fales du délit principal, l'accusé et sa
J'exige encore que le conombent à mes pieds.
teil nous invite c violer les formes en suspenlinstruction d'une procédure criminelle; 5
Hant fait tout est oublié : les aveux > le reet cela
répétés dans une assemblée
pentir du coupable,
et
de notables, lui assurent ma bienveillance
bons offices 5 mais dans linstant même je
mes
d'une protestation se.
reçois l'avis et la preuve
crète contre cet acte de charité. Le malheureux,
dans Pabime 5 il
encore séduit, s'est précipité
m'avoue son nouveau crime et va en nommer
le renvoie deyant son jages la
les auteurs : je
> le reet cela
répétés dans une assemblée
pentir du coupable,
et
de notables, lui assurent ma bienveillance
bons offices 5 mais dans linstant même je
mes
d'une protestation se.
reçois l'avis et la preuve
crète contre cet acte de charité. Le malheureux,
dans Pabime 5 il
encore séduit, s'est précipité
m'avoue son nouveau crime et va en nommer
le renvoie deyant son jages la
les auteurs : je --- Page 136 ---
-
I
122 Conn E S P 0 N D A N C L.
procédure suspendne
mais la pitié
reprend sa forme légale
coeur, et je conserve aussi ses droits sur mnon
m'engage à solliciter
ment des lettres de rémission. après le juge
Tel est,M., le précis des faits
sont sous vos yeux, , et j'ose
constatés qui
comne un moyen irrécusable vous le donner
l'avenir.
Vous
de me juger à
de l'activité et des me reconnoissez penc- être
vous m'accorderez lumières; mais j'espère que
un esprit
maintenant un coeur droit et
sage > parce que ces deitx choses
mécesnires, outre la fermeté,
sont
pour prendre un
ils ne m'ont
Sescrmaromtret
pase
artificienx:
l'état de foiblesse sealaraafuninetmnt;e oùt
et malgré
force de parler, les j'étois, ayant à peine la
et réduits
je ai contenus,
aul silence.
démasqués
Dans cetie position,
de réclamer et
M., 2 il me seroit inutile
torité:
d'obtenir de vous extension d'aucelleqmis'établit dans
est sarement plus efficace T'opinion publique
chemin, et il me reste qu'un titre en parce que j'ai à faire ici assez de ponvoir pour
Mais votre dépêche jasqu'à ce que j'en sorte.
sur l'affaire du sieur particulière du 2 août
le faitle caractère Berthier, anmulleroit dans
ndministrateur, public, civil et politiqne d'un
montrer,
Permettez-moi de vous le dé- --- Page 137 ---
OFFI C I E L L E.
de justice et police, ct telle
Un intendant
je remplis, mes ponvoirs
est la fonction que à ceux des intendans; un
Énoncés étant éganx
et une juridiction
tol homme a un tribunal et à faire exécuter
propre, des ordres à donner
faire sans une
en son nom ; ce qui ne peut se Sa juridiction est
antorité active et reconnue.
concerne les
immédiate, et directe en ce qui
les habifinances et droits royaux : ainsi tous
ses
étant en cette partie
tans de sa généralité être mis en question s'il
justiciables, il ne peut
chez
traiter avec eux, se transporter
doit, pour faire venir chez lui. La magistraeux ou les
exerce ne pent Vassujétir >
ture supérieure qu'il
et aux procéles
aux affaires, aux usages
quant
celui
veille nuit et jour pour
de société ; et
qui la
est ouverte
la chose publique, dont porte
présumé
à tout venant, et qui est toujours
du souverain, peut et doit apparler au nom
les hommes de tous les
peler avec confiance à
sans quoi sa place
ordres amsignelsil a parler;
ett
seroit
tenable > et il n'y a jamais
ne
pas
ni dans ancune autre 3 d'ofdans cette colonic,
qui ait refusé de
ficier militaire ou magistrat
Pintendant ou ordonnatenr 7 quand
venir chez
le sieur Berthier est le preil l'en fait prier :
s'en dispenser.
mier qui ait imaginé pouvoir
apparler au nom
les hommes de tous les
peler avec confiance à
sans quoi sa place
ordres amsignelsil a parler;
ett
seroit
tenable > et il n'y a jamais
ne
pas
ni dans ancune autre 3 d'ofdans cette colonic,
qui ait refusé de
ficier militaire ou magistrat
Pintendant ou ordonnatenr 7 quand
venir chez
le sieur Berthier est le preil l'en fait prier :
s'en dispenser.
mier qui ait imaginé pouvoir --- Page 138 ---
-
a
-
124CORAESF O N D A N C E
Consinenenrilnemee
son rendez-vons chez evesitpeiandicepe le
j'avois intérêt de le gouverneur; et comme
dans une explication convaincre de ses torts
venoit d'avoir
plus précise que celle qu'il
suis
avec M. de
Cru fondé, sur son
Fiedmond , je me
ordre par écrit de
refus, à lui donner un
fonction d'intendant se rendre chez moi ; car la
de justice et
pose au moins l'inspection
police supnelle de l'une et de l'autre. supérieure et personComment pouvois-je
sieur
signifier cet ordre au
Berthier, et constater son
n'est par le ministère des
refus, si ce
qui ont serment et
gardes de la prévôté
l'exécution de
service près de moi
mes ordres P Sij'avois
pour
gardes d'aller chercher un
chargé ces
mener de force,
conseiller et de l'avoirs ; mais en les j'anrois alors excédé mes poumandement motivé employant à lui porter un
et
sa
enregistré, et à certifier
réponse, je n'ai fait une fausse
que dans le cas où il ne m'est
démarche
inspection
attribné aucune
tice
sopérieure et
et la police.
personnelle sur la jusAlors, Mi,je suis induità
de pouvoirs dgaux d
erreur parl'énoncé
celai de nOS
ceur des intendans et par.
instructions.
Alors noS places
d'udministrateurs doivent --- Page 139 ---
0 F F ICI B L L, E.
car si
définies et dénommées ; exisêtre antrement
j'ai une
suis ordonnateur ou intendant,
come
même dans les fonctions
kence propre,
mon avis s'y expriment par
munes : ma voix,
celui du gonverneur; ;
mon organe et non par finale, 2e et l'acte léce n'est que dans l'action nous devenôns une
ou exécutoire, que mais dans la délibégislatif scule et même personne : devons avoir un caration et l'examen nous
Si je ne pouvois
ractère distinct et chambre respecté. et à côté du goulêtre que dans la
moi. Je serois une
verneur, je ne serois dont plus il se déferoit à voportion de sa place
d'être toujours lui et
ayant le privillége
devrois donc plus
lonté,
lui-même: Je ne
d'exister par
que sous la dénomiêtre désigné et reconnu
; et comme
nation de conseiller du gouverneur; les affaires ci2 toutes
toute la correspondance,
2 justice, police
viles, celles de Vadiministration. elfectivement sur moi, que
et finances- roulent la charge 1 je ne serois pas
j'en ai seul toute
mais son secrétaire, rémême son conseiller., de 2 ses fautes.
pondant néanmoins ce n'est pas Jà ce que
Je pense 7 M., que
n'auriez alors pour
entendez 5 car vous
vous
des gens? à smpeineemumenel
intendansque
qu'on les paie ; et cepentout est égal pourvu
les de Vadiministration. elfectivement sur moi, que
et finances- roulent la charge 1 je ne serois pas
j'en ai seul toute
mais son secrétaire, rémême son conseiller., de 2 ses fautes.
pondant néanmoins ce n'est pas Jà ce que
Je pense 7 M., que
n'auriez alors pour
entendez 5 car vous
vous
des gens? à smpeineemumenel
intendansque
qu'on les paie ; et cepentout est égal pourvu --- Page 140 ---
dant, tant CORXEs S O N I) 1 N C E
gera
que le système
pas en
d'édncation ne chan
aussi inhabiles Franco, que les militaires
anjonrd'lni
que le plus grand
seron
aux
nombre l'esi
ton de
principes 3 aux formes et
les agens Iodalinistration, > les intendans
au
et
uniques et nécessaires.
en seront
moyenne noblesse
Maissila
des lois et des
veit allier jamais haute
dela cour, ils sciences à cclles de la l'étude
nous
guerre et
que les gens de écenduiront alors tous
robe, ils
ainsi
places, et. feront bien, s'il occuperont toutes les
France de les laisser faire. convient à un roi de
Pour ce qui me
et mcs observations regarde je ne me plains
ma position personnelle suralondantes , quant pas, à
réponse aux vôtres
ne sont, M.,
une bonté
qui, qmoiqe exprimées qu'une
supposer sorti singulière, ne Jaissent
avec
cela
du cercle
pas de me
ne m'arrivera
qui m'est tracé. Or,
bien ce que lon jamais tant que Y'entendrai
faire. J'ai donc exige de moi et ce
comme
voulu vous
que j'ai à
je
détailler
drez bien Fentendsys si je me trompe nettement
nous: nous m'éclairer. M. de Fiedunond vous vouet moi
et
sur
saecordonsfartitens
taux;
ces
soicnt fort gnoique nos opinions, nos pointscapiquerelle, dillérens, voici l'année principes
sans altération dans révolne sans
nos zelations, --- Page 141 ---
OYFIOIEI L L E.
de l'autre la liberté et le
yant lun vis-à-vis
quelquefois de l'état
Faetaueuntonuetd en commun ou
es choses qui nous regardent
sans
mais nous en expliquant
n particnlier > arrêtant à tour de rôle lorsque
umenr, , et nous
prendre une tourps explications pourroient arrivé une fois de lui
ure un peu vive. Il m'est
plus
au milieu d'une conversation
ire en riant,
vousenflammer,
ue sérieuse . . . < Vousallez Hier encore vous
et ce n'est pas votre tour. déclare que je me favous ftchiez,je vous
de suite pour
cherai demain et deux jours tonrnure m'a
être à votre niveau >>. Cette aussi bien que
oujours réussi, et nous sommes
hous pouvons lêtre.
fort d'accord sur
Par exemple nous sommes de voir tout ce qui
Jes faits et sur la manière
mais nous ne le
au conseil,
vient de se passer
et le parti à
sommes pas sur les conséquences
prendre ; c'est assez notre usage. toutes les pièces
Je joins ici cetterelation avec
justificatives numérotées.
Je suis, etc.
MALOUET.
Signé,
'a
être à votre niveau >>. Cette aussi bien que
oujours réussi, et nous sommes
hous pouvons lêtre.
fort d'accord sur
Par exemple nous sommes de voir tout ce qui
Jes faits et sur la manière
mais nous ne le
au conseil,
vient de se passer
et le parti à
sommes pas sur les conséquences
prendre ; c'est assez notre usage. toutes les pièces
Je joins ici cetterelation avec
justificatives numérotées.
Je suis, etc.
MALOUET.
Signé, --- Page 142 ---
COAREST 0 N D A
LETTRE COMMUN NE.
(No.46.)
Justice. Administration
genérale.
Cayenne, le 22 octobre 1777.
M.
Nous ne pouvons trop vous
l'intérêt et de l'attention
remercier de
montrer pour cette
que vous voulez bien
confiance dont vous colonie, ainsi que de la
Jement.
nous honorez
Lorsque le travail et le zèle personnelnistrateurs sont
des admiverain' et son ministre, aperçus et appréciés par le souéchange de leurs
lorsqu'ils reçoivent en
tions
comptes rendus des instructouchantes, des
des ordres tendant décisions lunineuses, et
de la
directement à
police et de la
T'amélioration
la majesté du
législation : c'est alors
prince et l'activité
que
ministreq qui le seconde,
bienfaisante du
sur toutes les parties
se déploicnt réellement
pandent dans les lieux d'un les vaste empire, et réla confiance et la
plus isolés le respect,
sentimens que nous recomnoisance. Tels sont les
public, la lecture de inspirent, M., ainsi qu'au
cation des différens vos dépêches et la publiordres du roi que vous nous --- Page 143 ---
0 a F FI CI E L L E.
nous les avons fait enregistrer,
avez adressés,
le détail de ce qui
comme vous le verrez par du conseil. Nous
Fest passé en cette séauce
légalement des
avons été obligés d'y constater
membres
commises par quelques
fautes graves
et relevées par la pluralité,
ke la compagnie,
: c'est une suite
qui n'entend
point y participer
qui s'est
de l'esprit de parti et de séduction,
et qui
de la famille de M. de Macaye,
emparé
foible et bon vieillard. Telleest, M.,
entraine ce
les hommes et de tous les
VPhistoire de tous
la justice et les pas-
: la raison,
dans
gouvernemens:
sont toujours
sions, les intérêts particuliers tâchons d'imiter
un état de guerre. Mais nous dans la manière
et votre caractère
vos principes
le mal ; et vous
de réprimer et d'empêcher ci-jointes, qu'une
verrez parl les pièces originales conduite modérée sont
fermeté raisonnée et une
éclats de
substituées aux actes et aux
par nous
l'autorité.
ordinaires ne nous font
Ces incidens trop le grand objet de la respoint perdre de vue de la création de cette
tauration, ou plutôt
des observations et
colonie. Indépendamment
ci-devant predes faits que nous vous avons vous pouvez
sentés, et sur la vérité desquels journellement à
compter, nous nous occhpons
2.
conduite modérée sont
fermeté raisonnée et une
éclats de
substituées aux actes et aux
par nous
l'autorité.
ordinaires ne nous font
Ces incidens trop le grand objet de la respoint perdre de vue de la création de cette
tauration, ou plutôt
des observations et
colonie. Indépendamment
ci-devant predes faits que nous vous avons vous pouvez
sentés, et sur la vérité desquels journellement à
compter, nous nous occhpons
2. --- Page 144 ---
-
ConRz E S P N D A N I
si simplifier la
les vues, à.combiner les
santé de M. Malouet
moyens; ct,
tre échec, vous recevrez n'éprouve point d'aude son travail. : mais, incessamment les suites
maladie, il lui est difficile après cinquante jours de
les différens
de traiter à fond
objets dont il veut vous
compte, et qui concourent tous à
réndre
résultats certains sur l'état et
présenter des
colonie. Vous
l'ensemble de la
de Surinam pensez bien;M., que son
et les recherches
voyage
répandent un nonveau
qu'il y a faites
travail est encore à jour sur la matière : ce
craint de ne
rédiger en entier, et il
extrait. Les pouvoir vous en envoyer qu'nn
les
fonds, les monnoies, les
postes, les nouvelles vues
hôpitaux,
de la compagnie de la Guiane tres-intéressantes
lement, et chacun de ces objets l'occupent égavail à part et de la santé.
exige un tral'an etl'antre distraits
Or, nous sommes
et fatigués par les séances
journalières du conseil, auxquelles il est
dant indispensable d'assister.
cepenNous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET,
P. 8. Ce que vous avez la bonté de
et de nous fàire
nous dire
appointemens, espérer surla modicité de nos
nous rappelle l'observation qui --- Page 145 ---
FFI CI E L L E.
a donné lieu. Nous avons eu effectivement
y
circonstances onéreuses, mais nous
quelques fort loin l'un et l'autre de penser qu'il
sommes nécessaire de s'occuper de nous avant d'asoit
les vues et les moyens
voir parfaitement jugé rendre utiles : des distincqui peuvent nous
donner un
tions anticipées ne pourroient que
éclat désagréable à des vues sages, mais que
des circonstances imprévues ne permettroient
d'effectuer. Nous croyons devoir cette répas
bontés singulières que. vous nous
flexion aux
témoir iez; et M. Malouet est personnellement
convaincu qu'elle ne sauroit nuire aux espél'ancienneté et la continuité des
rances que
lui donnent aux
services de M. de Fiedmond
graces militaires de sa majesté.
LETTRE COMMUNE E. (No. 47-)
Cayenne, le 22 octobre 1777.
M., 2
Vous nous annoncez 7 par votre lettre du
soit dérogé
2 août, que sa majesté permet qu'il
à la nouvelle ordonnance de la marine, quant
convaincu qu'elle ne sauroit nuire aux espél'ancienneté et la continuité des
rances que
lui donnent aux
services de M. de Fiedmond
graces militaires de sa majesté.
LETTRE COMMUNE E. (No. 47-)
Cayenne, le 22 octobre 1777.
M., 2
Vous nous annoncez 7 par votre lettre du
soit dérogé
2 août, que sa majesté permet qu'il
à la nouvelle ordonnance de la marine, quant --- Page 146 ---
-
S X
132 Con R E S P U N D A N C E
à l'application qu'on
vemens et aux
pourroit en faire aux moupetits détails du port de
nous nous conformerons donc à l'ancien Cayenne:
Mais depuis que M. de Fiedmond s'étoit usage.
diatement chargé de la direction
immédu port, il en avoit usé
des travaux
M. Malouet,
avec tant d'égards
que cet ordonnateur croit lui pour
voir à son tour de ne donner
decité à la nouvelle décision
aucune publitinuer à
du roi, et de conconcerter en commnun avec le
neur tout ce qui est relatif aux
gouverport. M. Malouet reconnoît
travaux du
riorité
d'ailleurs la supéqu'a sur lui M. de Fiedmond
aroissances
en conle
mécaniques et maritimes : ainsi, avec
pouvoir de modérer les
mieux faire
dépenses, 3 il ne pent
que d'imiter son collègue en
cédés, et de déférer à ses
procette partie. Si toutes les affaires connoissances en
à celle-ci, nous n'aurions besoin ressembloient
ni dl'instructions; la bonne
ni d'ordres s
foi et
nous
l'honnêteté
suffiroient,: : elles ne nous
sèrement pas dans d'autres
abandonnent
lorsque l'opinion des
circonstances; mais
ventions
Iunièresp propresoules prérespectives pèsent
l'autre
également surlun et
administrateur, ou
les
et les principesd diffèrent: lorsque habitndes
c'est alors
se montre et qu'on reconnoit que l'homme
la nécessité de --- Page 147 ---
OFFIC I E L L E.
barrières. Nous aimons à croire
poser des
vous ne vous êtes pas
cependant, M., que
d'avis,
souvent de ces différences
aperçu trop
de nos fonctions 7 de nos
presque inséparables
qui y sont inhéétats divers, et des principes
rens.
Nous sommes, etc,
FIEDMOND et MALOUET.
Signé,
CO M M U N E. (No.49-)
LETTRE
Mission.
Cayenne, 2 le 27 octobre 1777M.
Phonneur de vous remercier
Nous avons
déférer à nos sollicitations'
d'avoir bien voulu
Soret. Mais la fixation
en faveur du sieur abbé
a: fait craindre
à cent pistoles nous
de sa pension
bienfaisance, et de vous
d'avoir surpris votre
de vous attirer des
engager pour l'avenir ou
importunes. Si tout missionnaire,
sollicitations
la
de cent
au bout de dix ans, a perspective
de pension 3 cette grace indéfinie pourpistoles
méritée. Il Y en a qui.
roit n'être pas tonjours
lu
Soret. Mais la fixation
en faveur du sieur abbé
a: fait craindre
à cent pistoles nous
de sa pension
bienfaisance, et de vous
d'avoir surpris votre
de vous attirer des
engager pour l'avenir ou
importunes. Si tout missionnaire,
sollicitations
la
de cent
au bout de dix ans, a perspective
de pension 3 cette grace indéfinie pourpistoles
méritée. Il Y en a qui.
roit n'être pas tonjours --- Page 148 ---
-
-
ConnEsr O N D A N C Z
sur leur traitement et leur industric
rent dans cet espace de
se proeuet peuvent, avec
temps un petit capital >
sion, se fixer dans avantage la
pour eux et la. iniscolonie.
sans mériter
Quelques autres,
par une conduite
des témoignages
repréhensible
administrateurs, désavantageux de la part des
qu'on a droit d'attendre peuventêtrei impropres au bien
fin, M., il
de leurs services. Ennous a paru qu'une
et affectée aux missionnaires
pension fixe
doit avoir aussi
qui se retirent,
pour objet la
ditionnelle de leurs travaux récompenise conde leur santé.
et du
Par toutes ces dérangement
nous avons cru devoir ne
considérations
préfet ni à l'abbé Soret pas annoncer ni au
sion de cent
l'obtention d'une penpistoles, mais seulement
que vous avez fait à nos
l'accueil
faveur de cet
représentations en
de déterminer la ecclésiastique > et la promesse
quotité de sa
vous auroit justifié l'état de pension lorsqu'il
rieurs à la Martinique,
ses services antéNous sommes, > etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET, --- Page 149 ---
OFFI C I E L L Ee
235.
COMMUT N E. (N51.)-
LETTRE
Classes. - Désertewrs.
Cayenne, 1 le 2 novembre 1777:
M. 9:
Surinam dansde
M. Malouet, en revenant
rencontra un
du roi la Mutine,
de mouilla goclette
royaliste qui le força
corsaire anglais visiter. Lorsque la chaloupe
ler et de se laisser
rejoindre son bâtidu corsaire déborda poar
se jeta dedans-.
matelot de la goelette
ment, un
services au corsaire, 7 qui le
et alla offrir ses
avec toutes les démonsrepvoya sur-le-champ de respect pour le pavillon
trations. posibles. eût débuté par Jui manquer
du roi, quoiqu'il
mortifiante.
de la manière la plus aux fers le désertenr 5
M. Malouet fit mettre
semblable aventure
et comme il avoit éprouvé de lui faire faire son proà Surinam, il résolut
cès à Cayenne.
examinél larticle des délits
Mais, après avoir
ordonnance de la:
et des peines de la nouvelle trouvés hors d'état
marine, nous nous sommes a. dans une colonie:
qu'il n'y
de juger, parce
quer
du roi, quoiqu'il
mortifiante.
de la manière la plus aux fers le désertenr 5
M. Malouet fit mettre
semblable aventure
et comme il avoit éprouvé de lui faire faire son proà Surinam, il résolut
cès à Cayenne.
examinél larticle des délits
Mais, après avoir
ordonnance de la:
et des peines de la nouvelle trouvés hors d'état
marine, nous nous sommes a. dans une colonie:
qu'il n'y
de juger, parce --- Page 150 ---
-
ConR E S P O N D A IV C E
que le commandant et Pintendant
caractère de juges, et que les
qui aient
saires du conseil de
membres nécesports, ne peuvent, guerre 7 indiqués dans les
remplacés ici
sans un ordre du roi, être
d'antres
par des capitaincs d'infanterie ou
officiers.
D'après cette difficulté nous
jugé, nous nous sommes bornés à n'avons pas
le procès de
faire instruire
les pièces. l'accusé, et à vous l'envoyer avec
Nous
sommes, s etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET,
LETTRE COM MT UNE.
(No.52.)
Paroisses et missions.
Cayenne, 2 novembre 1777.
M.
Arnis beanconp d'ordres
vons trouvé d'antres
inutiles, nous n'alabitansl les frais de moyens de faire payer aux
fabrique et de
que celui indiqué par l'ordonnance communanté,
Le supérieur du
ci-jointe.
i-propos. M.
Saint-Esprit s'est plaint malMalouct a précisément suiyi
O1t --- Page 151 ---
O F F I C I E L L E.
en retirant
voulu suivre l'esprit de vos dépêches, les fabricurés, et faisant remplacer. , par
aux
du roi ; mais cet ordre n'a pu
ues, les nègres
encore s'effectuer.
desservans les chapelles
Quant aux prêtres
ci-devant, pourvus
des postes, ils sont, comme aux frais du roi.
d'nstensiles et de domestiques
les trois
Nous avons reçu, il y a un mois, du commisune lettre
missionnaires portugais,
M. Malouet s'est
saire de Marseille ; et ce que
tient lieu
rappelé sur leur destination, nous précise :
d'instruction plus
dans ce moment-ci
dans la partie du sud
nous allons les envoyer
d'eux de
établir une mission, en exigeant
et y
les soins spirituels, 2 du rappros'occuper, outre
et de la culture du tabac
chement des Indiens
à cette nouvelle dédu Brésil. Nous suffirons faites surd'antreso objets.
pense parleséconomiest
Nous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET.
Du 11 novembre.
annoncée du 2 de
P.S. Notre ordonnance,
le'1o, et n'est
n'a été enregistrée que
ce mois,
mais un réglement du
plus une ordonnance, nécessaire de vous rendre compte
conseil. Il est
M. Malouet avoit nomde cette métamorphose.
nouvelle dédu Brésil. Nous suffirons faites surd'antreso objets.
pense parleséconomiest
Nous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET.
Du 11 novembre.
annoncée du 2 de
P.S. Notre ordonnance,
le'1o, et n'est
n'a été enregistrée que
ce mois,
mais un réglement du
plus une ordonnance, nécessaire de vous rendre compte
conseil. Il est
M. Malouet avoit nomde cette métamorphose. --- Page 152 ---
a
ConR ES P O N D A N C I
mé pour rapporteur M. Grousson ; il
le 5 son
commençs
rapport par ces mots : MM., s'il
étoit periis de parler
nous
choses à dire
> nous aurions bien des
li-dessus. M. Malouet répondit
surle-champ : Vous avez tort, M., de
en question cette permission de
mettre
de droit et
parler : elle est
vous y êtes obligé. Les fautes même
que vous avez
commisesjasqu'iei ne
que de ce que vous vous êtes tu devant proviennent
de ce que vous avez
nous et
agien notre absence. Mais,
M., répliqua le
rapporteur, ne
pas forcés
P
sommes-nous
d'enregistrer CC Oui,
> nous
M., quand
l'oxigeons ; et alors même
>
> s'il y a in
convénient, vous devez avoir le
> nous le démontrer
courage de
et de faire
> représentations motivées
parvenir vos
au
> lorsque nous
ministre : mais
vous demandons
5> comme nous l'avons
votre avis
tonjours
S nous déclarons
fait; lorsque
expressément
S tendons user de l'antorité
que nous n'en-
> buée
qui nous est attriqu'autant que vous en reconnoîtrez
D> mêmes l'exercice juste et
vous-
> que nous serons absolument nécessaire, ou lors-
> vOS objections sont inadmissibles convaincus que
> devez parier, détailler
: alors vous
tous les
> de nos
inconvéniens
ordres, , avec d'autant
de
>> fiance et
plus
cond'énergic, que si vous ne le faites --- Page 153 ---
OFrI I C I E L L E.
manderons au ministre, ainsi que
pas, nous fait dans les affaires des sieurs
nous l'avons
que nous vous
Patris et Demontis,
Berthier,
: nos moyens, nos
avons expliqué nos vues 2
vous avez
demandé votre avis, et que
griels,
M., parlez,
acquiescé en silence.. . Ainsi,
ne vaut
montrez-nous que notre ordonnance nous défaites-erf une meilleure, et
rien,
>. Sur cela, M. le rapchirons la minute
jours que nous
brteur nous demande quatre même que les
1 avons accordés, permettant
enfin hier
onseillers s'assemblent en comité ;
et comnie il seroit trop
lest fait le rapport: M., tout ce que nous
bng de vous détailler,
dans ces
obligés de dire et d'entendre
bmmes
celle-ci a fini par adopssemblées du conseil, ordonnance. Mais ce
er unanimement notre les voix ont étéprises,
l'est pas tout 5 après que
ne croira, MM.,
M. Malouet a dit: CC Personne
adopté cette
que vous avez. volontairement vous avez commencé
ordonnance, , parce que
vous.
vous en plaindre ; ainsi, puisque.
par
est utile,
êtes actuellement comaincusqu'olle > et nous
les honneurs
nous vous en faisons
sous la forme
promulguée
> desirons qu'ellésoit conseil >. L'ordonnatenr,
d'un réglement du
et dicté au greflier le
a rédigé
en conséquence,
: CC Personne
adopté cette
que vous avez. volontairement vous avez commencé
ordonnance, , parce que
vous.
vous en plaindre ; ainsi, puisque.
par
est utile,
êtes actuellement comaincusqu'olle > et nous
les honneurs
nous vous en faisons
sous la forme
promulguée
> desirons qu'ellésoit conseil >. L'ordonnatenr,
d'un réglement du
et dicté au greflier le
a rédigé
en conséquence, --- Page 154 ---
140 Conr R E S P U N D A N C E
préambule,
lequel a été
sera publié tel que nous approuvé, registré,
vous l'envoyons.
LETTRE CO MM U N E. (No, 55.
Instruction publique.
Cayenne, le 1o novembre
1777M.,
Nous voyons avec satisfaction
du collége préparer
l'établisseme
à la jeunesse de cette une ressource précien
sont instruits
colonie: : vingt enfans
fesseur
par un maître d'école,
d'humanités, et celui de
, un pro
etil se présente douze
mathématique
La maison étant en pensionnaires. état
grand nombre,
d'en recevoirun pli
prix des
nous avons réglé à 5o0 liyres
pensions, du
Il est indispensable consentement des parens
au moins un
dans ce moment-ci d'avo
l'abbé Noirot, professeur de plus. Le père d
qui
est allé mnourir à remplissoit cette fonction
son fils.
Oyapock où il a voulu suivr
Nous vous adressons un
le régime intérieur,
plan provisoire pour
que: nous a présenté l'abbe --- Page 155 ---
-
OF F I C I E L L E.
missionnaire attaché au collége; nous
maire,
d'ordonner
vonsapprouvé, et nous vous prions demande.
nvoi des livres élémentaires qu'il
de mathématiques est un excelLe professeur
parfaitement sa destinaht sujet qui remplit
bn.
demandez des renseignemens, des
Vous nous
du collége et ieur emploi
tails sur les reyenus
puis trente ans.
faire M. MaToutes les recherches qu'a pu
Les aduet n'ont rien produit de sntisfaisant.
inistrateurs de ces revenus ont toujours proait, à la fin de chaque année, une recette
n'a jamais consisté 2
tale à la dépense 7 qui Péducation des enfans,
hant au collége et à maître d'école à 600 liv.
e dans les gages d'un
ar an.
habitation et soixante
Il y a cependant une
six
cinq ans senlement,
egres affermés 7 depuis
Bois-Berthelot.
ille francs à M. le chevalier
de ferme seront en partie absorbés
Les prix
dus au fermier pour
ar les dédommagemens
en bâtiment et
convenues
PS améliorations mais la terre, à Yexpiration du
lantations :
douze
ail, sera en valeur, et peut produire En
mille francs si elle est bien régie.
quinze
Il y a cependant une
six
cinq ans senlement,
egres affermés 7 depuis
Bois-Berthelot.
ille francs à M. le chevalier
de ferme seront en partie absorbés
Les prix
dus au fermier pour
ar les dédommagemens
en bâtiment et
convenues
PS améliorations mais la terre, à Yexpiration du
lantations :
douze
ail, sera en valeur, et peut produire En
mille francs si elle est bien régie.
quinze --- Page 156 ---
S
CORAISPO O N D A N C E
attendant,"la caisse du roi a
avances de la construction
fait tontes
ment et de toutes les
du nouveau b
lége : cette somme autres dépenses du
douze mille francs. monte jusqu'a présen
Pour rétablir l'ordre dans
convient de nommer
cette partie
trateurs
commissaires et admir
le
généraux du collége et de ses
reven
quels Sonereerpfenbsaten et le
recevront tous les
préfet, s
ront de l'emploi des comptes, et ordon
procureur
revenus en présence
tendu les général ou de son substitut
grandes
; et
de la colonie, il occupations des deux ch
droit de se faire est nécessaire qu'ils aient
propos, dans cette représenter, s'ils le jugen
chacun en leurg commision, en déléguar
L'affaire qualité, un commissaire ad /id
de la donation de
est un hydre épouvantable. la Motte-Aige
encore y rien
M. Malonet n'a
de cent mille entendre, si ce n'est
di
écus s'est
qu'an
le détenteur actuel de réduit à rien, et q
présente cette somme TPhabitation , qui repr
ment d'une
léguée pour, l'établiss
écus les droits commmmauté, a acheté pour mi
autres
qu'il exerce au
intéressds.
préjudice a --- Page 157 ---
OFFI C IE) L L E.
nécessaire d'établir une coinil scroit encore
chaos.
ission pour débrouiller ce
Nous sommes 7 etc.
et MALOUET.
Signé, FrEDMOND
CO M M U N E. ( No, 56.) )
LETTRE
Justice. - Conseilsupérieur.
Cayenne, le 11 novembre 1777.
M.,
Phonneur de' vous adresser deux
Nous avons
lun concerne 9
rrêts du conseil supérieur,
tc.
relatif au sieur Lafitte a été
Le second arrêt
Depuis la célèbre
par M. Malouet.
rovoqué
par ce particulier
quête à nous présentéc débiteurs, et notre orontre tous ses juges avoir consulté le proonnance rendue après sieur Lafitte et ses juges
ireur-général, le
tres-singulièro. Le
toient dans une position
ne comremier, cité à toutes les andiences,
sa
plus : condamné à la juridiction,
aroissoit
étoit devant le tribrenal qu'il
ormule d'appel
Lessigntilications
laira à sa majesté d'iadiquer.
quête à nous présentéc débiteurs, et notre orontre tous ses juges avoir consulté le proonnance rendue après sieur Lafitte et ses juges
ireur-général, le
tres-singulièro. Le
toient dans une position
ne comremier, cité à toutes les andiences,
sa
plus : condamné à la juridiction,
aroissoit
étoit devant le tribrenal qu'il
ormule d'appel
Lessigntilications
laira à sa majesté d'iadiquer. --- Page 158 ---
a
S
Coxn I ES C N D A N C L
qui étoient faites paraucun des
se trouvoient répondues
juges débiteurs
fiante
d'une manière morti
dame pour eux; 3 et cependant son
Lecomte, ne déclinant
associée, e la
la juridiction du
pas comme lu
conseil, et
nom social et collectif, ledit Lafitte comparoissant en
comme ci-devant jugé et condamné se trouvoi
de ses juges se récusant
: plnsieur
à volonté,et
ou ne se récusant pas
cela les yeux de consultant M.
assez ordinairement su
Cette
Malouet quand il présidoit
de la inconséquence si étrangère à la
justice et d'un tribunal
dignité
révoltés ;. et, àla dernière
souverain nous a
Lafitte non
cause appelée contre
retirer l'audience comparant, M. Malouet ayant fait
dont
, a proposé de rendre
est question, attendu
l'arrê
sa majesté ait évoqué à un que,j jusqu'à ce que
ya. lieu,les affaires delamaison autre tribunal, s'il
celui de Cayenne
Bagot-Lecomte,
peut bien être
certains membres récusables
composé de
mais sa
et incompétens ;
juridiction ne doit être
les juges récusés penvent être méconnue, et
par des notables, aux termes de alors l'édit remplacés
tion des conseils
de créaNous
supérieurs dans les colonies.
sommes, etc.
Signe, FIEDMOND et MAIOUET. --- Page 159 ---
OFF I C I E L L E.
COMMUNES. (No,, 42.)
LETTRES
FortificationsCayenne, le 17 novembre 1777.
M.,
répondons à la lettre dont vous nous
Nous
laquelle vous
avez honorés le 25 juillet, par
les
CC que le roi est informé que
hous marquez
dont les ouvrages
fortifications de Cayenne,
de
exigeroient enont coûté plus soo,o0oft.,
dépense si
une semblable
> core aujourd'hui les mettre au mêie état ; que sa
p on vounloit
entretien aussi consiP majesté a jugé qu'an
onéreux, que les
étoit d'autant plus
> dérable
lui ont
inuelles - mêmes
paru
fortifications
d'ailleurs, parles
>> tiles, et elle avoit reconnu
sépaont été rendus, qu'en
P comptes quilui ville de l'ancienne, elles
>> rant la nouvelle
l'une de l'autre par
> muisoient à la salubrité
del'air; ;que ces
delacirculation
P Tinterception
sa majesté à
ont déterminé
considérations
démo-
>> ordonner que ces fortilficationsseroients
du côté de terre. >>
A lies
d'avis diamétralement
Comme nous sommes
M. de Fiedmond
opposés sur cette opération que
et M. Malouet exécuier, 2
voudroit suspendre,
2.
re par
> muisoient à la salubrité
del'air; ;que ces
delacirculation
P Tinterception
sa majesté à
ont déterminé
considérations
démo-
>> ordonner que ces fortilficationsseroients
du côté de terre. >>
A lies
d'avis diamétralement
Comme nous sommes
M. de Fiedmond
opposés sur cette opération que
et M. Malouet exécuier, 2
voudroit suspendre,
2. --- Page 160 ---
I
Coxa E S 1 O N D A N C E
nousallons vous
pour notre
chacun
dcrireendeuxcolonns,
compte. OBSE Rv A T ON S
de l'ordonxateur. REPRESEXTAT T O N
du gouverneur. NE.Ntabeen,éerasidetne
Il s'en faut de
vail,eta'syantplasqes vingt- que les
beaucoup
quatre heures pour clore ses faites dépenses quiont été
paquets et écrire
en 1770 et 1771 par
plusieurs ordre de la cour,
les
letrezinteressantes,e est pris
lorsque
ici un peu au
apparences de la
de
dépourvu ; et la
rupture
ne pouvant opposer que des
paixl'exigeoient, se soient
raisons civiles à des obser- montées à plus de 200,000fr. vations
L'état détaillé de ces
militaires, il a un ses,
dépengrand désavantage vis-à-vis
ci-jointno., 9 le prouve
de M. de Fiedmond
ne se montant réellement
; cepen- qu'à
dant il persiste à dire qu'une
72,679 liv. 11 S. 10 d. pour toutes les
fortification doit avoir un des
constructions
objetutile, celui de défen- des batteries > réparations
dre une ville, un
ouvrages dépendans des
pays que fortifications; ; sur lesquelles
Rewersinuarfsmgen
or, ces deux conditions man- dépenses encore il auroit été
possible
quent à Cayenne dans son
d'épargnerau moins
état actuel. un quart dans une circonsSiquelque enne- tance où l'on
mi a la fantaisie de s'en emeût eu plus de
parer, M. Malonet est d'a- temps, et de facilité de se
vis de le laisser faire, sauf à procurer des matériaux: : par
employer la dépense des for- conséquént la dépense n'autifications
roit monté qu'à 54,510
projetés et de et sil'on elt
fr.,
toute P'administration
aussienvoyé de
ac- France des sous marqués de
--- Page 161 ---
OFFI C I E L L E. du
Observations de P'orReprésentations
gouverneur. donnateur. la co- 18 deniers qui ont coursici
tuelle 7 à reprendre
24,1
lonie lorsque cet ennemi, pour pouraoquitereete de
(n'y ayant pas
plusi intelligent ou plus heu- dépense nécessité de tirer des lettresreux que nous, 1 en aura fait
tous ces ouutile à sa de - change ),
une possession. n'auroient coûté au
métropole. vrages 40,883 fr. La dé2°, M. Malouet n'a pas plus que Partillerie s'est
avancé comme un fait vé- pense pour
les répa- montée à 14,50l.azaid. rifié par lui, que
de ainsi qu'il est constaté par
rations des remparts coûté l'état no.2, sur laquelle il
Cayenne avoient
avoir la même
200,000 fr. en 17715 c'est pouvoit y
qu'à
épargne,ets ne monteroit
sur un état d'appréciation 8,15gliv.
ie s'est
avancé comme un fait vé- pense pour
les répa- montée à 14,50l.azaid. rifié par lui, que
de ainsi qu'il est constaté par
rations des remparts coûté l'état no.2, sur laquelle il
Cayenne avoient
avoir la même
200,000 fr. en 17715 c'est pouvoit y
qu'à
épargne,ets ne monteroit
sur un état d'appréciation 8,15gliv. Ces deux différens
de M. Lauweryns, ordonna d'après objets de dépense qui palequel le ministre
roissent avoir été confondus,
de cesser: 5 et M. Malouet
se montent ensemble à
n'en regrettep pas moins l'em- qui
pu être
des
11S. 10 d. 8z,aboliv.,auroient)
ploi 72,6791. et réduits, parl les précautions
qui y ont été dépensés ,
possibles, à
dont on ne voit plus de et Péconomie liv.; ; et avec une pa49,040
trace. fortifications reille somme envoyée de
3°. Toutes
France en sous marqués *
dans les colonies paroissent
mettre les forinutiles à M. Malouet, si on pourroit P'artillerie dans
lon n'avoit pas de vaisseaux tifications et elles étoient en
défendrel P'approche, l'état où
pour en
et il supplie, M. de
ou si nous en avions un 1771; --- Page 162 ---
-
:
CORAISP O N D A N E
Observations de l'ordomnateur.
Représentations du
gouverneur.
nombre suffisant. Il n'ex- donner des
cepte de sa proposition
ordres en consécertain point
que quence.
la nature privilégié que
Ces deux états ont du
indique pour, ar- être
senauz et dépôt de force,
envoyés à la cour en
etguidoivent étre alors mis 1771, accompagnés d'une
en état de soutenir un long lettre commune des gouversiege, attendu P'intérétqu'a neur et ordonnateur. Néanl'ennemi de les
moins l'envoi de ces pièces,
attaguer qui font connoitre
puissammente et de s'en emque ceux
parer.
qui en ont rendu de
mais Cayenne ne sera ja- rens se sont
diffédans ce cas-là, étant
beaucoup tromdominée par le Montabo, pés, ont pu être oublié, et
à la demi-portée de canon.
paroissent nécessaires ici ;
les
4°.S'iln'est question
dépensesexagérées ayant
de mettre la ville à l'abri que pu contribuer à déterminer
d'un coup de main
le roi à ordonner de démolir
7 une une partie des
fortification est inutile ; Car
Cette
fortifications.
un corsaire qui ne peut faire roit démolition, quifede debarquement
une ouverture à la
que dans de
de
place
sa chaloupe, ne viendra
plus trois cents toises,
dans une ville ouverte pas rendroit l'intention du roi
atodenneiemnlonad ouily presque impraticable dans
au moins sous les armes.
l'exécution , pour mettre les
5°, Les
autres ouvrages du côté dela
pas moins remnparts ne sont mer à l'abri d'un
inutiles contre les
coup de
révoltes des nègres,
main, lorsqu'ils pourroient
plusim- être tournés, et qu'ils ne
€
-
endra
plus trois cents toises,
dans une ville ouverte pas rendroit l'intention du roi
atodenneiemnlonad ouily presque impraticable dans
au moins sous les armes.
l'exécution , pour mettre les
5°, Les
autres ouvrages du côté dela
pas moins remnparts ne sont mer à l'abri d'un
inutiles contre les
coup de
révoltes des nègres,
main, lorsqu'ils pourroient
plusim- être tournés, et qu'ils ne
€
- --- Page 163 ---
- FFI C I E L L E.
Représentations du
Observations de Porgouverneur.
doanateur.
seroient pas à l'abri de tous
praticables ici qu'ailleurs les côtés où l'eunemi pourdes établisparla dispersion lieues de roit pénétrer 5 et ce n'est
semens. Sur cent
qu'en mettant à P'abri d'incôtes, nous n'avons jamais sulte- toutes les parties de
eu, comme à Surinam 2 une Penceinte qui existent 2 que
armée de nègres en campa- celles du côté de la mer et
gne; cependant leur ville de
l'être 2
du port pourront
Fisaunbaeteentenre Il est comme l'on en peut juger
jamais été attaquée.
plans ci-joinisIetIl,
improbable que des escla- parles
de
désarmés aient le temps que M. est supplié
ves
de faire examiner par un inde sej pourvoirdarmes et
génieur expérimenté, pour
munitions, de se rassemlui en soit rendu 1IJt
bler à de grindes distances, qu'il fidèle compte,avec ces obsans qu'on puisse y mettre servations et celles déja enordre. Cela n'est jamais ar- voyées en réponsc au mérivé. Enfin les blancs sont ici moire de M. Malouet condans les mêmes proportions cernant ce même sujet,sur
qnec dansles autres colonies, lequel nous pensons difféun sur dix; et c'est assez.
reminent. Cet ingénieurfera
6°. Si nous supposons mieux connoitre que tout CC
donc Finsulte d'un corsaire,
je puis dire , les diffipour en revenir aux proba- que
auroit à exéles chaloupes ct ba- cultés qu'il y
bilités,
cuter les intentions du roi $
teaux armés ne valent-ils pas
démolissant les parties de
mieux que des remparts ? en
ABCD de l'anMais si Pennemi vients'em- Tenceinte
. Cet ingénieurfera
6°. Si nous supposons mieux connoitre que tout CC
donc Finsulte d'un corsaire,
je puis dire , les diffipour en revenir aux proba- que
auroit à exéles chaloupes ct ba- cultés qu'il y
bilités,
cuter les intentions du roi $
teaux armés ne valent-ils pas
démolissant les parties de
mieux que des remparts ? en
ABCD de l'anMais si Pennemi vients'em- Tenceinte --- Page 164 ---
CORRES P O N D A N C E
Observations de l'ordonnateur.
Représentations du
gouverneur.
parer de Ia colonie, et peut cienne
y venir avec une arnee ou
ville du côté de la
un gros corps de troupe, il nouvelle, qui ne devroitêtre
nous reste à savoir si le roi considérée que comme faua intention d'y soutenir des bourg.
siéges et une guerre de camPour donner à cet ingépagne. Signé, MALOUET.
nieur une idée plus rapprochée de la situation de l'enqui forme l'entrée du
ceinte dela ville surla pointe
tion, dimension
port, de la construction, 2
2 et de la nature de tous
disposiABCD qu'il est question de
les ouvrages
dans ce petit détail, etc. raser, je crois devoir entrer
etc,
Jesupprime vinge pages des
MM. de Fiednond
raisonnemens de
pour défendre ses
termine sa lettre
remparts.11
par ce
:
M.
post-scriptum
Vos tràs-lnumbles,
etc.
Signé,
FIEPMOND et MALOUET.
P. S. M. de Fiedmond
suspendre votre
vous supplie, M., de
écrit
jugement sur tout ce
ici, afin que M. Malouet,
qu'il a
faire, 1 pris au dépourvu
surchargéd'af
temps d'étendre, dans aujourd'hui, 3 aie le
le
tions, auxquellesM.
duplicata , Ses observadel Fiedmondr
tout celle qui fait voir
Irépondra,surque cet ordonnateur
- - --- Page 165 ---
FF I C I E L L E.
M. del Fiedmond croit
rouve improbable ce que démontré, que ce
11 a été déja
rès - possible.
regardoit inutile, pent, en
ue cet ordonnateur être essentiel à la sareté
liverses circonstances, de la colonie.
tà la tranquillité
qui a eu le temps de faire ses
M. Malouet,
rien à. dire sur les
éflexions, ne trouve plus nécessité de leur
de Cayenne et la
emparts
les mieux démontrées
Restruction. Les vérités quand on les met en
Beviennent problématiques ennemis de Cayenne
lissertation : lesplnsgrands
et la misère,
sont en dedans; c'est l'ignorance tous les ennemis du
bien plus redoutables que
Hehors.
Nous sommes; 2 etc.
COMMUNE. (N8. 57.)
LETTRE
de déterminer Pinfluence
Justice. - - Nécessité
de la
Gouvernement sur Padministration
du
justice.
Cayenne 2 le 12 décembre 1777.
M.
attribuée aux
L'autorité d'administration des 2 colonies est on
gonverneurs et intendans Dans les cas extraoréquivoque.
ne peut] pasplus
orance tous les ennemis du
bien plus redoutables que
Hehors.
Nous sommes; 2 etc.
COMMUNE. (N8. 57.)
LETTRE
de déterminer Pinfluence
Justice. - - Nécessité
de la
Gouvernement sur Padministration
du
justice.
Cayenne 2 le 12 décembre 1777.
M.
attribuée aux
L'autorité d'administration des 2 colonies est on
gonverneurs et intendans Dans les cas extraoréquivoque.
ne peut] pasplus --- Page 166 ---
-
-
CORRES P N D A I C I
dinaires, ils ont par
le la puissance
représentation une portion
cution, ce qui législative et toute celle d'exél'antorité souveraine. suppose l'exercice subordonnd de
tions, ainsi que les Cependant leurs instmc
des colonies, leurinterdisent ordounances sur le régime
noissance des affaires
absolument la concelles qui
contentienses et toutes
tribunaux appartiennent à la juridiction des
côté, ils ont supérieurs et inférienrs ; d'un autre
naux et des membres Finspection de ces mêmes tribuest enjoint de leur faire qui les composent, Il leur
lois et réglemens,
garder et observer les
d'accélérer
affaires, et de veiller à ce lexpédition des
renduc avec intégrité à
que la justice soit
Il est aisé, dans les cas tous les sujets du roi.
ces dilférentes
ordinaires, de concilier
obligations. Nous
sansintervenir
concevons que,
directement et donner
positifs aux juges et aux
des ordres
vons empêcher certaines tribunaux, nous pouinfractions
gligences, en avertissant les
ou néglimandant, s'il y a lieu
juges,,en les répricompte de leur
; et enfin en rendant
conduite, et en Plovoquant les
ESEE desabus :
oii il
Ema
la
thronsascestegremese
tolérance du désordre le falloit opter entre
plus scandaleux ou --- Page 167 ---
OF FI C I E L L E.
des formes établies. Nous
a violation apparente
et inférieurs,
avons vu tous les juges supérieurs
comme
parties du sieur Lafitte qui les assigne
la
débiteurs de fortes sommes, 3 contestant
scs
la validité de ses titres,
justice de ses demandes,
etprétendre avoir
Hansleurs propres tribunanx,
dans celle
e droit de juger leur propre cause
avons
le leurconfrère assigné comme eux.Nous
injures et passions
yu les haines, reproches,
récirespectives résultant de ces prétentions
et le sieur Lafitte s'adressant à nous
proques, demander des juges. Nous avons fort
pour nous
c'étoit nous ériger en tribunal
bien senti que
sorte la pléde révision, et usurper en quelque de réduire
nitude de l'autorité souveraine, que
les tribunaux en corps à la condition de parties,
et leur défendre de prononcer dans leur propre
devoient se défendre à euxcause : ce' qu'ils
autre
mêmes; mais ne le faisant pas, quelle celle de
barrière ponvoit leur être opposée que
Pautorité d'adninistration, - 2 et comment pouvoit-elle s'expliquer en cas pareil P
du sieur
Nous rendâmes donc, sur la requête
ordonnance du 15 mai dernier,
Lafitte, notre
teneur le
après avoir consulté sur sa
procureur- Si
général; qui ne put y trouver d'objection.
danslaquelle: nous évitionsde
cette ordonmance,
faisant pas, quelle celle de
barrière ponvoit leur être opposée que
Pautorité d'adninistration, - 2 et comment pouvoit-elle s'expliquer en cas pareil P
du sieur
Nous rendâmes donc, sur la requête
ordonnance du 15 mai dernier,
Lafitte, notre
teneur le
après avoir consulté sur sa
procureur- Si
général; qui ne put y trouver d'objection.
danslaquelle: nous évitionsde
cette ordonmance, --- Page 168 ---
CORRES S P 0 N D A N S
prononcer comme juges des tribunaux,
seuleinent comme
mais
desj
inspecteurs ct modérateurs
hopmpsicantcontontanos avoit été
si les juges parties s'étoient retirés exécutée;
et son conseil
devers le roi
ils
poury y porter leurs contestations,
auroient pu à toute rigucur rester
du
sieur Lafitte dans ses autres affaires. juges
MM. du conseil et de la
Mais,
de méconnoître
juridiction ont affecté
avoir
notre ordonnance et de n'y
aucun égard. L'expression sans
a même été employée dans les
égard
conseillers
prononcés ; les
lont
assignés et plaidant contre Lafitte
maltraité dans leurs écrits : nous avons
ignoré et daignorer tous ces détails,
qu'ils aient été de nouveau mis
jusqu'à ce
par une requête du sieur Lafitte. sous nos yeux
tervalle, on a continué à
Dans cet inau conseil : et dans la dernière appeler ces causes
Patris s'étant
de
séance, le sieur
plaint ce que ledit Lafitte
posoit à une taxe de dépens faite
s'opPodestequinepoyait
par lui, sous
en sa qualité de
connoître de ses affaires
partie; M. Malonet,
manifesta au conseil notre
président,
rixes et éclats
improbation sur ces
multipliés entre un
ses juges.. Avez-vous
plaidenr et
demandes formées
satifait, leur dit-il, aux
contre vous P
core débiteurs à Lalitte
Étes-vons en-
e Chacun répondit
a --- Page 169 ---
OFFI C I E L L E.
rien à déméler avec
voir soldé et n'avoir plus
procéder en
i... Eh bien, messieurs 3 pour avant de faire
Agle, il me parolt nécessaire, d'exposer, dans les
roit, d'ordonner à Lafitte
contre
de récusation
bries légales, ses moyens du conseil : et l'arrêt fut
ucuns des membres
dernier. Sur la siinsi rédigé le 7 novembre le sieur Lafitte s'est
nification de cet arrêt,
nous, , et nous
pardevant
e nouveau pourvn voluminense, dans laprésenté une requête le sort qu'a eu notre
uelle il nous détaille dernier, , les sentences
rdonnance du 15 mai
royal et à l'arononcées contre lui au siége fait
en a
pardevant
hirauté, et l'appel qu'il
de nommer.
tribunal qu'il plairoit àsa majesté
e
de récusation
Passant ensuite à ses moyens conseil sans extontre tous les membres du
récuser
il nous expose qu'il ne peut
teption,
ni chacun de ses membres
e tribunal séant,
etc. Cette requête
Hevant le tribunal vacant,
de
nous nous dispensons
Hevant vous parvenir >
avoirexaminéle
Pextraire plus aulong. Aprèsena
les mêmes raisons qui ont
par
E
sommes décidés,
du 15 mai, à rendre
motivé notre ordonnance à la faire exécuter 7 parce
celle-ci jointe et
certains ças, une autorité
qu'enfin il faut, dans
teption,
ni chacun de ses membres
e tribunal séant,
etc. Cette requête
Hevant le tribunal vacant,
de
nous nous dispensons
Hevant vous parvenir >
avoirexaminéle
Pextraire plus aulong. Aprèsena
les mêmes raisons qui ont
par
E
sommes décidés,
du 15 mai, à rendre
motivé notre ordonnance à la faire exécuter 7 parce
celle-ci jointe et
certains ças, une autorité
qu'enfin il faut, dans --- Page 170 ---
Conn E S. P O N D) A N C E
réprimante, et qu'ilne peut
à une anssi grande
y en avoir d'autre
celle de ses
distance du souverain, que
dangereux représentans. Mais c'est un moyen
celui
pour arrêter des abus graves
d'omployer le nom et le pouvoir du que
gislateur sans une antorisation
léroit la présumer
directe : on pourde faire des
d'après celle que nous avons
réglemens
par cette
obligatoires, etc'est bien
interprétation de nos
nous Cn avons aiusi étendu
pouvoirs que
dans une mnatière aussi
l'exercice ; mais
prétations peuvent
importante, les intersont au moins une aisémentdevenir. occasion
abusives ou
résistance : c'est après
de discussion et de
de snite dans cette
nous être vus deux fois
jugeons convenable, position critique, que nous
remarquer. Dans Monsieur, de vous la faire
même conduite de un autre pays que celui-ci la
suites plas
notre part pourroitavoire des
fichenses; mais on voit souvent
Cayenne les actes les plus hardis
à
Pinstant par la foiblesse la
démentis dans
alternative fréquente
plus inepte. Cette
qui est le signe de la d'audace et de timidité,
est bien moins
petitesse et de T'infirmité,
que
embarrassante pour les cheis
l'énergie ct la fermentation des hommes
la rolustes, qu'ilfant contenir par la raison et
force; au lieu que la séduction
par
ou la menace
- --- Page 171 ---
0 F F I C I E L L E.
fit le plus souvent aux autres. Cependant CCS
extraordinaires, ces cas imprévus
rconstances
doiles événemens qui peuvent en résulter, à
Ent-ils être ainsi abandonnés au hasard et
vacillante des administrateurs ? Nous
ppinion
Leur sûrcté, si l'on met à
e le pensons pas.
et la peine qu'ils méurs écarts l'importance
la dignité même
tent; celles des particuliers,
uneforme
Ps corps den magistrature, exigeroient d'autorité
gale quifit connoitre à quelierme
s doivent s'arrêter 7 et jusqu'oit ils peuvent
Yler dans certains cas eztraordinaires, pour
maintien de Pordre public.
des chefs ne sont
Earsacentee
neles abusd'autoritédclny part
qu'ils sont souventimpanis,
Emngerouxqueparcer consistent ordinairement. en paz
parce qu'ils actions violentes nOnL constatées ;
ples ou en
bien
chaque
ue pour y remédier il seroit
que de faire
articnlier eût le droit et les moyens
de la
reuve des violences qu'il peut éprouver
des chefs d'une colonie: mais nous regarart
nécessaire de les autoons comme également
,pourioir,
iser, dans les cas eztraordinairos, aviseront, Cill
ar toutes les précautions qu'ils
haintien de Pordre public, en les obligeant
rotiverleurs omipmnimnatumrgoe
bien
chaque
ue pour y remédier il seroit
que de faire
articnlier eût le droit et les moyens
de la
reuve des violences qu'il peut éprouver
des chefs d'une colonie: mais nous regarart
nécessaire de les autoons comme également
,pourioir,
iser, dans les cas eztraordinairos, aviseront, Cill
ar toutes les précautions qu'ils
haintien de Pordre public, en les obligeant
rotiverleurs omipmnimnatumrgoe --- Page 172 ---
a
Conn E S P O N D A N E
dans Zn dépôt public - et à répondre personne
lement de la justice ou de la nécessité de leur
ordres
Nous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET.
LETTRE COMMU NE.(N. 58.)
Conseil supérieur.
Cayenne, le 15 décembre 1777M.,
L'absence prochaine de M. de Fiedmond
va faire l'inspection des postes, laisse M. Ma qu
louet dans le cas d'assister seul aux
du conseil supérieur, et mallieurensemment délibération
avons presque toujours été forcés d'arrêter nou
de redresser les délibérans. Cette
fonction dé
sagréable l'est encore plus pour un adminis
trateur seul que pour les deux
qu'ils ont plus de force alors et réunis, 3 parc
sont plus dis
pensés de les employer; au lieu que celui 9
(*) Cette précaution est simple, mais bien importante
j'estime qu'elle équivaudroit à une bonne loi. --- Page 173 ---
OFF I C I B L L E.
dans le cas conset trouve isolé est précisément
semblent
et son opinion
traire : sa résistance
au Gouvermement.
ui être personnelles, et point maintenant les voix,
D'ailleurs, en comptant les arrèts; et comme
il est facile de préjuger
messieurs supporhous avons éprouvé que admirable ces
les démonstent avec une patience
mais qu'il n'en
trations les plus mortifiantes,
celnid'avoir
résulte pour: nous d'autre effet que
d'avoir tort : nouspenraison sans les empêcher avoir assez fait pour vous
sons, Monsieur , en dans le cas de prendre un
éclairere et vous mettre
regarde. M. de Fiedparti, quant à ce qui Malouet nous n'ira plus au connond partant, M.
autant qu'il
cependant,
seil; et pour empêcher irréfléchi de la part de ce
est en nous, tout acte d'adresser au procureur
tribunal, il projetoit mais M. de Fiedmond
générall la lettre ci-jointe;
notre oppositionaua
Fopatatemainsenleceee
nous aurions promoned,ct
effaires sur lesquelles
point
pointauxa
en vous proraregnlknaear
lieu;etnous xotionssrtlenens,M, connoltre, par votre déposantnoss avis différens,
deux
eu raison
est celui de nous
quia
cision, , quel
cettelettre. M. Ma.
en écrivant ou n'écrivant pas
actuelle
lonetfonde son avis, 1°. .surlalégislation
oblachanbrmuepenwet
duparlemnentdeParis,e
effaires sur lesquelles
point
pointauxa
en vous proraregnlknaear
lieu;etnous xotionssrtlenens,M, connoltre, par votre déposantnoss avis différens,
deux
eu raison
est celui de nous
quia
cision, , quel
cettelettre. M. Ma.
en écrivant ou n'écrivant pas
actuelle
lonetfonde son avis, 1°. .surlalégislation
oblachanbrmuepenwet
duparlemnentdeParis,e --- Page 174 ---
-
260 : ConRE I S PO N D A N C E
s'ascembler sans la permission du premier
sident et sans lui exposer les objets de délibé- prération' ; 20, sur la distance immense
du parlement de Paris au conseil de qu'ily a
dont les membres auroient besoin Cayenne,
et
de
d'instituteur
recteur, et qui sont d'autant plus
à
disposés
abuser, qu'ils ignorent absolument l'usage
légitime de leurs droits et de leurs petites facultés ; 3°. sur l'indiscrétion et l'indicible inconséquence de leurs dernières opérations
qu'il est toujours moins embarrassant de
nirque de réprimer : et néanmoins, prévedans les circonstances
comme,
actuelles, M. Malouet
n'attache aucune importance à tout ce que
pourroit faire ou ne pas faire le conseil
rieur, il n'insiste point pour faire
supéavis à M. de
adopter son
Fiedmond, et n'en rend
au ministre que comme d'une question de compte droit
qu'il est strernent utile de décider,
des conseillers plus adroits
parce que
que ceux-ci pourront
toujours procurer beancoup d'embarras et d'entraves au Gouvernement, si les administrateurs
n'ont le droit d'arrêter les délibérations
oljet T2OT relatif aux affaires
sur tout
contentieuses
au cours ordinaire de la justice. Il eût été et
d'ailleurs intéressant de nous voir contester ce
droit de veto 7 par le même conseil qui nous a
a --- Page 175 ---
0 F F I C I E L L E.
l'instruction d'un
reconnu celui de suspendre
convenir que
procès criminel. Il faut cependant d'autres, il n'y a
sur cet article et beaucoup
des
dans nos constitutions
rien de prononcé
Sil'on'
et incomplètes.
colonies, toutesinformes
cas; 9 on
à la léttre en plusieurs
ne suppléoit
feroit rien ; mais ces supferoit mal ou on ne
alors la teinte du
plémens arbitraires prennent
caractère de leurs auteurs. (*) avis sur nos insM: de Fiedmond fonde son
du Gouvertructions qui règlent la conduite
nous ne
le conseil; il croit que
neur envers
dans des cas impouvons nous en écarter que nécessité extrême,
d'une
Aerasetraondineaure célérité la plus prompte, qui ne
qui exigeroit la
la décision du mipermettroit pas d'attendre sommes pas en ce cas.
nistre, et que nous ne
Nous sommes, etc.
FIEDMOND et MALOUBTSigné,
tort de laisser indécis
(*) Le gouvernement a être toujours statué invariablement.
et rariable ce qui peut
2.
que
neur envers
dans des cas impouvons nous en écarter que nécessité extrême,
d'une
Aerasetraondineaure célérité la plus prompte, qui ne
qui exigeroit la
la décision du mipermettroit pas d'attendre sommes pas en ce cas.
nistre, et que nous ne
Nous sommes, etc.
FIEDMOND et MALOUBTSigné,
tort de laisser indécis
(*) Le gouvernement a être toujours statué invariablement.
et rariable ce qui peut
2. --- Page 176 ---
-
CORKESE P U N D A N C E
LETTRES COMMUNES. (No. 59.)
Impôts.
Faits particuliers.
Vues gendrales.
Cayenne, 16 décembre 1777M.
Vous avez pu remarquer, 3 dans nos lettres
comnunes et particulières , que nous nous
sommnes plaints fréqueminent de
de l'abus des liqueurs fortes, l'ivrogneric,
dans
qui est porté
cette colonie à un excès dangereux. Les
soldats, les petits habitans, tous les
libres et esclaves, et les
nègres
Indiens, sont
ment livrés à l'usage du tafia il passionné-
; en résulte
toute sorte de désordres, et notamment l'abrutissement de ces différentes espèces d'hommes
qui, lorsqu'ils échappent aux maladies et à la
mort, sont promptement réduits à une
dation sensible de forces et, d'idées. Les dégrad'une classe plus élevée ne sont point
gens
de ce goût dépravé pour le tafia, et, dans exempts
maisons
nos
même, on en boit au mnilieu du
et par préférence aux vins d'entremêts. La repas malheureuse célébrité de Cayenne dans la distil- --- Page 177 ---
OFFI C I E L L E.
est ce qui en a accréation de cette liqueur,
très-absurde Pa
lité l'usage, et une opinion ivrognes ou ignoonsacré. Quelques médecins
fortes étoient
tans ont prétendu que les liqueurs des forces, , qui
hécessaires pour la réparation
la grande
lépuisent dans les pays chauds par
cette
Si nous avions à discuter
ranspiration.
elle seroit bientôt
juestion comme physiciens,
plus nérésolue à l'avantage de la tempérance,
Mais ladministration
pessaire ici qu'ailleurs. vices
9 et
que des
politiques
he s'occupe
le frêle
pelui-ci ronge et ruine sensiblement
Ktablissement de cette pauvre colonie. La,fin
toutes les colonies de l'Amérique
pour Jaquelle
la culture
instituées, est nécessairement
sont
étrangères à PEurope 9 pour être
des denrées
de la métropole ;
échangées avec le superflu
colonie qui consommeroit ses produits
ainsi une
utilité, pnisqu'il ne lui resne seroit d'aucune d'échange : il est doncnécesteroit plus d'objet
des denrées du cro
saire que la consommation intérieur la moindre
del la colonie soit dans son
celle des denrées
possible, et qu'au contraire bornes
la proporde la métropole n'ait de
que
des richesses et de la' population
tion naturelle
de l'établissement se
coloniales. La condition la culture ainsi que
trouve alors remplie, et
nisqu'il ne lui resne seroit d'aucune d'échange : il est doncnécesteroit plus d'objet
des denrées du cro
saire que la consommation intérieur la moindre
del la colonie soit dans son
celle des denrées
possible, et qu'au contraire bornes
la proporde la métropole n'ait de
que
des richesses et de la' population
tion naturelle
de l'établissement se
coloniales. La condition la culture ainsi que
trouve alors remplie, et --- Page 178 ---
I
164 Gon R E S P O N D A N C E
le commerce sont, en raison réciproque, dans la
plus grande splendeur.
Maintenant considérons ce qui se passe à
Cayenne : nous verrons que le bonheur du
plus grand nombre des habitans consiste
consommer beancoup de tafia, etla richesse de
quelques individus à fournir à cette consom
mation. Pour y trouver plus d'avantage en per
pétuant un goût aussi noble, les sucriers ou
soi-disant tels renoncent à faire du sucre e
distillent le vin de cannes cn tafia. Les ama
teurs applaudissent avec enthousiasme à cette
supériorité de fabrique sur toutes les autres iles
et le prix de cette excellente
liqueur est qua
druple par cette considération de celui du tafia
de la Martinique et de Saint-Domingue.
dant il n'en sort pas une
Cepen
dans la colonie
bouteille, tout est bt
; et en estimant à
mille écus seulement l'objet de cette cinquante
mation, 9 il est clair qu'elle tient lieu de consom
pareill
somme de vins ou d'eaux-de-vie de France
pourroient être bus au lieu de tafia, et qui for qu
meroient la cargaison de trois vaisseaux : il es
pareillement
pour
LLetecumimpoa
cinquante mille écus de sucre de
on se bornoit à la distillation des
plus 3 Si
dans les autres
sirops comme
colonies.Frappés de toutes ces --- Page 179 ---
CIEI L L E.
D FFI
les ivronous avons poursuivi
onséquences,
poursuivent
nes comine les fermiers soldats généraux ont été punis 3
Les
es contrebandiers.
habitans répries nègres arrêtés, 2 les petits
et
mis à Yamnende;
handés 3 les cabaretiers avons fait les plus
juant aux sucriers 3 nous
à renoncer a
trands efforts pour les engager
du vin de cannes. M. Malouetleur
a distillation,
des magasins, qui est un
ôté la fourniture
talia de la
bbjet de 30,000 fr. : il a fait venirdu il en a
de Surinam 5 et quand
Martinique,
lcs rationnaires en argent
mnanqué, il a payé du tafia du pays. Toutes
blutôt que d'acheter devenues inutiles; nous
ces précautions sont
de recourir à celle du
hous sommes vus obligés les cabarets ; l'intérêt puHernier réglement sur sncrifierles 4ou5 5,osofr.
blic nous a déterminésà
a la caisse du doe recette que produisoient de débit. Nous avons
maine nos permissions à
et à pinte aux solinterdit toute vente pot
esclaves qui
dats, matelots, ouvriers, et nègres d'officier oudu
d'un billet
ne seroient porteurs Le conseil n'a enregistré
maître de l'esclave.
Notre indirépugnance ce réglement.
qu'avec
contre l'abus du tafia prognation annoncée
tandis que nous
duisit presque un deuil public, bonne ceuvre.-
eielicitions d'avoir faitune
nou
pinte aux solinterdit toute vente pot
esclaves qui
dats, matelots, ouvriers, et nègres d'officier oudu
d'un billet
ne seroient porteurs Le conseil n'a enregistré
maître de l'esclave.
Notre indirépugnance ce réglement.
qu'avec
contre l'abus du tafia prognation annoncée
tandis que nous
duisit presque un deuil public, bonne ceuvre.-
eielicitions d'avoir faitune
nou --- Page 180 ---
- CORRES, P O N D A N C E
Mais nous ne savons parquel
trouvons aujourd"hui
prodige nous ncu
forcés dans nos dernier
retranchemens; ; il faut qu'il y ait eu une cons
piration unanime et secrète en faveur du tafia
Malgré nos recherches, nos
vigilance
patrouilles, et l
apparente des officiers de
consommation
police >
Nous
augmente au lieu de diminuer
de
Tencontrons par-tout le mnêrne
gens ivres; et le tafia qui étoit à nombr
le pot avant notre
24 sou
maintient à
réglement, est monté et S
40, ce qui équivaut au
pneilleur vin de Saint-Emilion.
prix di
Nous ne vonlons cependant
vaincus; car il nous reste
point nous avoue
quable
une ressource imman
pour détruire le vice dans sa
au moins le modifier. Cette
racine O1
qui est celle d'un
ressource, M.
moindre
impôt fort sur le débit e
sur la distillation, ne
proposée par nous : c'est à sa peut qu'êtr
donner, si
majesté à l'or
ellelapprouve; voici comnent nou
jugerions utile de l'établir.
Nous distinguons la consommation
saire et modérée de celle
néces
réduisons la
qui est abusive. Nou
première au quart de la
mation actuelle ; le surplus devroit consom
être
d'exportation en sucre, , en ne
obje
les sirops. Dans cet état,
distillant qu
nous pensons que l'or --- Page 181 ---
OFF I C I I I. L E.
pour 120,20 liv.
de France à Cayenne
porteroit
en supplément
t plus de vin ou d'cau-de-vic réduction de celle-ci.-
ke boisson, d'après la
seroit bien
, nous disons qu'il
Pour y parvenir, distillateurs de tafia un impôt
d'établir sur les
tête de nègre > qui
personnel de 50 sous par
une exportation
seroient. restitués en justifiant chaque tête de
déterminée de dix pots pour tout autre moyen
car
nègre de la manufacture; seroitintrectneux
d'appréciation et d'inspection
point. Quant
Voilà notre premier
dans les
ou vexatoire. relatif à la vente et revente
au second,
un impôt de 12 sous
cabarets, nous proposons
et dont on
par pot qui entrera à sortie; Cayenne, et comme iln'y
justifier la
ne pourra
procurer le paiement
a d'autre expédient pour
il n'y a
de la part des cabaretiers,
du
de Timpôt
à autoriser les commis
pas. d'inconvénient
les cabarets seulement,
domaine à vérifier,dans
aux quittanles quantités del ligueurscomparées confication, et
et à ponrsnivrelad
ces produites, cas de contravention.
une amende en le résumé de nos observations
Tels est, Mi.,
sur le talia et ses abus.
naturellement à
Cette matière nous ramène nous n'avons
celle des impôts en général, 2 que
se détraitée. M. Malouet ne peut,
pas encore
'inconvénient
les cabarets seulement,
domaine à vérifier,dans
aux quittanles quantités del ligueurscomparées confication, et
et à ponrsnivrelad
ces produites, cas de contravention.
une amende en le résumé de nos observations
Tels est, Mi.,
sur le talia et ses abus.
naturellement à
Cette matière nous ramène nous n'avons
celle des impôts en général, 2 que
se détraitée. M. Malouet ne peut,
pas encore --- Page 182 ---
Con R E S P O N D A N d E
fendre de placer ici une de ses
il est attaché. On
idées à laquelle
nie
a dit avant lui
la
ne devoit point être le
que colocar s'il est réparti
siege de Pimpôt
il est inégal,
en capitation sur les esclaves,
bitant, avec de inconséquent, en ce que tel hamanvais nègres et demauvaises
terres, peut payer dix fois plus
dont le sol et le mobilier
que son voisin
ce sont les denrées
vaudront mienx. Si
destination
qu'on impose, comme leur
nécessaire est d'être
en Europe, il nle semble
consommées
soit
pas juste que le droit
acquis au souverain pendant
la
session du propriétaire est
que poscar il a à essuyer les
encore incertaine;
la mer : enfin,
dangers et les avaries de
comme les hiommes
ront éternellement
sont et sedupes des
a pensé avec raison
apparences, on
tout impôt dans la que l'affianchisement de
sur les denrées colonie, pour, n'être perçu
qu'i leur arrivée dans
ports de la métropole,
les
le privilége le plus
paroîtroit aux colons
produits
précieux, quoique leurs
des lieux supportassent, sous des noms et dans
tribution. différens 3 la même somme de conMais cet arrangement,
peut paroître hasardeux malgré sa simplicité,
lonie telle
pour une grande coque
Saint-Domingue, qui paie les --- Page 183 ---
OFFI C I E L L. E.
Il est possible que
rais de son administration.
et se
des commerçans se persuade
e peuple
de
des droits,
plaigne d'être seul chargé l'acquit les fruits de
andis que tous ceux, perçus sur
la
a terre sont véritablement supportés par
enfin lorsqu'il est question du mouvement
erre;e
conçois que le Gouverle plusieurs millions 7 je déficits et ne se hâte pas
hement craigne des
peut être
de prononcer. Mais si l'expérience sur. un
faite en petit et sans inconvénient dont les
simulacre de colonie et de commerce,
le
produits sont à peine aperçus et auxquels être
intérêt; Cayenne paroit
fsc a le plus léger
et on aura au
prédestine pour cette opération,
qu'il est
noins une fois en cent ans reconnu encore
bon à quelque chose. Cet essai présente
un motif non inoins important. de capitation et
En supprimant toute espèce
les tafias, on
d'impôt à Cayenne, sauf celuisur
établir dix pour cent sur les produits
pourroit
et affranchir
à leur entrée dans le royaume >
des
de ce droit toutes les denrées provenantes des chefs.
terres basses d'après le certificat
les
L'avantage immense qui en résulteroit pour
cultivateurs de ces terres > par la préférence et
le bénéfice d'achat de leurs denrées seroit
pour s'y livrer. Car
l'attrait le plus puissant
à Cayenne, sauf celuisur
établir dix pour cent sur les produits
pourroit
et affranchir
à leur entrée dans le royaume >
des
de ce droit toutes les denrées provenantes des chefs.
terres basses d'après le certificat
les
L'avantage immense qui en résulteroit pour
cultivateurs de ces terres > par la préférence et
le bénéfice d'achat de leurs denrées seroit
pour s'y livrer. Car
l'attrait le plus puissant --- Page 184 ---
I
170 ConRES S P O N D A N C E
Teacourngementguilaure lieu dès
cst déja accordé donne
difficultés ce moment-ci à des fraudes ou à de
: un homme qui a
en. emploie
cinquante nègre
des fossés quatre on cing à faire bien ou ma
à
dans un inarais, et il croit avoir droi
l'exemption de la capitation. M.
est refusé avec raison il
Malouet s'y
; a annoncé aux ha
bitamsquelesemptions ine seroit acquisequ'à ceux
qui travailleroient un carreau par tête de
en terres basses. Mais en attribuant
nègr
l'exemption aux produits, il n'y auroit uniquemen
difficulté; et l'impôt très-sérieux
plus de
dont les denrées des
de dix pourcen
terres hautes resteroien
grévées, en dégolteroit à la longue. La
et la mauvaise foi n'ont plus de
paresse
ressources depuis l'arrivée de prétexte et de
landais, Nous
l'ingénieur hol
terrain
avons actuellement, dans le peti
acquis de M. Préville, un
et parfait de desséchement
modèle exact
les
et de culture selon
principes de Surinam : le même
être exécuté en
travail va
On travaille
grand aux environs de la ville
les
déja à l'ouverture d'un canal
terrcs doivent former
dont
digue. Ainsi les
un des côtés de la
habitans auront sous les
J'exemple et la 'leçon : en y ajontant le poids yeux
d'unimpôt pour les éloigner de leurs
terres, et
mauvaises
laffranchisscmont de tout droit pour --- Page 185 ---
OFFI C I E L L E.
bon sol, il est probable que l'on
les fixer sur un
arriveroit au but.
desdroits
Maisl'objet primitif du déplacement
colonie à la métropole se trouveroit
de la
un essai fait sur un
toujours rempli comme révolutions en bien
théâtre, dont les petites
colonies, et dont
feront preuve pour les autres seroit facile à sécontraire le mauvais effet
au
parer sans éclat.
7 nous ne
En supposant cet arrangement ministre dela marine
doutons pas, M., que le droit comme fonds
du produit du
ne disposât
étranger à la ferme
de colonies absolument
générale.
Nous sommes, etc. FIEDMOND et MALOUET
Signé,
cette lettre, j'y ai retrouvé avec satis-
(5) En relisant le mode raisonnables de Pimpôt pour
faction les motifs et
à réclamer d'influence sur ce
les Colonies, qui n'ont point d'imposer en droits d'importaqu'il plait à la métropole
s'agira de contributions
tion dans ses ports; mais lorsqu'il
des propsiétaires
locales dans les Colonies, le consentement
toujours indispensable.
me paroitra
FIEDMOND et MALOUET
Signé,
cette lettre, j'y ai retrouvé avec satis-
(5) En relisant le mode raisonnables de Pimpôt pour
faction les motifs et
à réclamer d'influence sur ce
les Colonies, qui n'ont point d'imposer en droits d'importaqu'il plait à la métropole
s'agira de contributions
tion dans ses ports; mais lorsqu'il
des propsiétaires
locales dans les Colonies, le consentement
toujours indispensable.
me paroitra --- Page 186 ---
-
à
COXRES P O N D A N C E
LETTRE PARTICULIÈRE.
(No, 86.)
Administration. Erablissement des postes.
Dépense inutile.
Cayenne, le 22 décembre 1777.
M.,
J'AI
lu
beaucoup écrit, et vous paroissez avoir
avec intérêt mes observations. Celles
tenues dans les procès-verbaux,
condépêches du mois de juillet
mémoires et
aussi votre attention.
auront pu mériter
Cependant vous aurez
chercheinetilenent, dans tout ce
ce que l'on appelle un
quej'ai fait,
tablissement,
plan ou un projet d'énable et sûr parce qu'il n'y a de plan raisonnoissance
que celui qui résulte de la condes faits, de
des obstacles et des
l'appréciation exacte
précède cet examen des moyens. Lorsque le projet
détails,
a ainsi pris son
l'auteur, > qui
il dénature
parti, ne veut plus
les faits, les circonstances rétrograder;
que d'avoner qu'il s'est
plutôt
a pris la peine de
trompé : mnais lorsqu'on
et sous tous les présenter, , dans tous les sens
lequel il faut aspects possibles, le sujet sur
opérer; lorsqu'on a constaté son
exposé en présence de témoins
les
les difficultés, les
; que vices,
ressources , sont démontrés, 3 --- Page 187 ---
OFF I C I E L L E.
question de projets, mais
hlors il n'est plus prasinseleconstene
aulementderedaireeng établis. Voilà, M.,
Hes faits et des principes c'est
et
principalement
quel a été mon objet, le résumé que je crois
pour vous aider dans nécessaire. Ainsi, dans
mon voyage en France
nationale, mon
ce qui a été fait à l'Assemblée faire connoitre
intention unique a été de vous
compte
des habitans.-Le'
la terre, et l'esprit
dans V'intérieur de la
rendu de mes voyages
situation
à
colonie est un exposé de sa
lettres quant ou disla culture et à la police. Mes
vous
sertations sur la justice et T'administration influence sur
les vices et leur
en ont développé
de cette machine. -
le monvement irrégulier
de l'emploi des
Quand je vous ai entretenu
vous faire
fonds j'ai voulu essentiellement
stériles et celles qui
connoitre les dépenses utile etc. C'est de
peuvent avoir un objet
1 verrez sortir
toutes ces vérités éparses que vous
mais
ne sera plus mon ouvrage,
un plan qui
démontrée.
celui de la raison
est un des articles
L'établissement des postes étendu; comme
je me suis le moins
sur lequel
du
une des parties principales
c'est cependant
yous en dire mon
tout, je veux anjourd'hui
avis.
et celles qui
connoitre les dépenses utile etc. C'est de
peuvent avoir un objet
1 verrez sortir
toutes ces vérités éparses que vous
mais
ne sera plus mon ouvrage,
un plan qui
démontrée.
celui de la raison
est un des articles
L'établissement des postes étendu; comme
je me suis le moins
sur lequel
du
une des parties principales
c'est cependant
yous en dire mon
tout, je veux anjourd'hui
avis. --- Page 188 ---
-
-
CORREST P 0 N D A N C E
Le directeur de la
actuellement
compagnie à Oyapock n'a
que vingt-cing nègres
et avec ce bel atelier il a fait
travaillins,
trois et quatre lieues de
quatre abattis à
autres : telle est, M.,
distance les uns des
l'institution de
Ce qui a été fait en grand parle
Cayenne.
est répété annuellement
gonvernement,
il en est
par chaque habitant :
peu qui ne travaillent à la fois trois
quatre parties différentes de leur terrain. ou
avez vu, dans l'assemble
Vous
désordre leur est cher; nationale, combien ce
à leur
combien il est inhérent
éducation; ils n'ont rien oublié
défendre, pour y trouver des raisons
pour le
c'est le vice de la terre,
plausibles :
inégale, et dont il faut saisir disent-ils, par - tout
mieux
les veines. Il faut
faire, leur répondois-je; il faut
domner ces terresi inégales et vous
abanreconnu bon. Et l'on revenoit attacher au sol
nation, aux difficultés des
alors, avec obstiplanissent
terres basses 3 qui saaujourd'lui. Nous avons donc eu des
postes dans toutes les rivières
même
par une suite du
principe. La terre est inégale,
dans la rivière de
mauvaise
Cayenne : voyons celle
pronague. Et sur cela une demi-donzaine dodprans, sans vues, sans
d'ignodu bois à
moyens, alloient abattre
Approuague ; c'en étoit assez
y faire un fort : un
pour
commandant, un garde-
-
3 qui saaujourd'lui. Nous avons donc eu des
postes dans toutes les rivières
même
par une suite du
principe. La terre est inégale,
dans la rivière de
mauvaise
Cayenne : voyons celle
pronague. Et sur cela une demi-donzaine dodprans, sans vues, sans
d'ignodu bois à
moyens, alloient abattre
Approuague ; c'en étoit assez
y faire un fort : un
pour
commandant, un garde-
- --- Page 189 ---
OFI F I C I EIL L E.
voilà ILIL poste. D'autres
nagasin, un hôpital, fait autant à Oyapock.
venturiers en avoient
de prounsuite M. de Préfontaine a entrepris
falloit
c'étoit à la partie du nord qu'il
er que
au sol, ne vaattacher; et ses raisons, quant des autres : mais son
bient pas mienx que celles aux déta Is, n'étoit
rojet, quant aux moyens et
ce qui a été
i absurde ni dangereux comme
il nous est
ait sur le texte qu'ila fourni : bref, et un autre
esté de tout cela un poste à Kourou, le prétexte
Sinnamari. M. de Fiedmond, sous
la frontière, qui ne nous est point
e marquer
a crée et établi celui
isputée parl les Hollandais, M., que tous ces
le Maroni. Or je soutiens, institués, sont parfaitebostes, tels qu'ils sont
soixante
nent inutiles : ils coûtent, tout calculé; année en
nille francs, lesqueis, employés chaque depuis
auroient produit,
hègres ou animaux, de neuf cent mille livres.
quinze ans, un capital de dire.Il faut prouver.
Mais ce n'est pas assez
AOyapock, ily a quinze soldats; ; AApprouague, vingt; à
ept; à Kourou, huit; à Sinnamari, de cette disMaroni, ving.cinq : quel est P'objet Un combersion d'hommes ? est-ce la police?
dans
nandant de milice et deux archers, nègres donner et
chaque rivière suffiroient alors pour soldats sont en
porter les ordres nécessaires. Les --- Page 190 ---
176 Con R E S P O N D A N C E
trop petit nombre pour en imposer, et leur
nistère n'est jamais employé. Tant
mi
dans le chef-lieu une
qu'il y aur
garde suflisante
tribuer des détacliemens de
pour dis
soin,1 les esclaves,
police en cas de be
plus
seront toujours contenus, wangailleisiqeatileur et les soldats,
dans le
postes, 3 feront plus de mal que de bien
débanches, leur
par leur
ivrognerie, et
s'établit toujours par-tout où il lindisciplineqe
service
Il
n'y a point d
réglé.
en est de même des officier
Privés, dans cesdéserts, de toute société,
de culture,
d'étude
d'émulation, ils s'abrutissent sou
vent, et deviennent incapables de donner
ordres raisonnables.
de
Mais l'effet le plus
de
pernicieux ces établi
semens, est P'hôpital : il est très-sage, dans
début, d'avoir un dépôt et des secours
pourles malades; que le roi en fasse les assure frais
qu'on avance, jusqu'aux premières récoltes, de
vivres aux colons: tout cela est juste et
saire.
néce
Mais si la colonie qu'on établit
bout de quinze ans, subsister
ne peut, a
et le magasin du roi ; si les que par T'hôpit
gabonds se représentent
paresseux, les va
les mêmes lieux
perpétuellement et dan
pour être nourris, traités ai
dépens de la caisse, il est certain
qu'on a manqu
jusqu'aux premières récoltes, de
vivres aux colons: tout cela est juste et
saire.
néce
Mais si la colonie qu'on établit
bout de quinze ans, subsister
ne peut, a
et le magasin du roi ; si les que par T'hôpit
gabonds se représentent
paresseux, les va
les mêmes lieux
perpétuellement et dan
pour être nourris, traités ai
dépens de la caisse, il est certain
qu'on a manqu --- Page 191 ---
a
OFFI C I E L L S.
fait une colonie, mais un
but; on n'a point mendians. A mon dernier
épôt d'infirmes et de retrouvai à T'hôpital les
assage à Sinnamari, je
toujours misétoujours ivres,
omesindividus, utilité sont ces gens-là pour
ables : de quelle
d'une colonie ? Ne
amélioration et la culture
et de ne
temps d'en faire le triage,
eroit-il pas
colons, après quatorze ans
onsidérer comme
sont en état de s'acheter
révolus, que ceux qui
du
médecine et bouillon dansleursmaladies? à
ane
aux vraiment misérables,
Quant aux autres, rende leur condition pire,
Dieu: ne plaise que je secours ! Je les réclame,
en leur refusant tout bonté du roi, mais ce n'est
de la
au contraire,
où le spectacledel eleur misère
pas dansla colonie,
un obset de leur inutilité est un épouvantail, On a voulu essayer
tacle de plus à tout succès.
habitans; on a
les soldats
des
ce que produiroient de la terre, des ustensiles,
avancé à tous
ont réussi et
vivres, des animaux : quelques-uns
nombre
eux-mêmes; ; le plus grand
subsistent par
languit : c'est pour ce déploest mort, le reste
des
Ne
nous avons
hopitaux.
rable reste que sensé de les bien équiper, de
seroit-il pas plus
louis, et de les
leur donner à chacun quatre
malheureux
Aucun de ces
renvoyer en France?
acheteroit ce qui leur
on leur
ne se plaindroit;
2. --- Page 192 ---
a
a
CORRESI P N D A N C E
reste d'animaux, d'astensiles; ils s'en
contens avec un petit
iroien
débarrassés.
fonds, et nous en serion
Sous le manteau des misérables
ceux qui ne le sont pas, et les
se cachen
autres usent de
uns comme le
l'hôpital et des remèdes fourni
par le roi; ce qui est fort
fois on se
dispendieux. Si und
décidoit au triage que je
suffiroit d'entretenir
propose, i
un chirurgien dans
rivière; il ne seroit plus question de bâtir chaqu
réparer les maisons,
ou d
corps-de-garde,
etc.; il n'y auroit plus à payer de
pirogues
sin, infirmiers,
garde-maga
journaliers, etc.
On paieroit, au commandant des
deux archers; et tout seroit dit. On milices"
deux ou trois fois par an, dans
enverroit
un officier militaire ou
chaque rivière
visiter les habitans. On d'administration, pou
batteau de visite un
embarqueroit dans le
détachement
montre de forces et d'autorité, s'il pour faire
soin ; et, au
en étoit be
surplus, ces postes, ces
aussi mal établies qu'elles le sont,
rivières
ce qu'il plairoit à Dieu; car ce n'est deviendroient
qui peut faire une colonie.
point-là ce
de Cayenne de
Ily a dans lile seule
trois fois
quoi occuper, en terres basses
plus d'habitans et de nègres
Guiane entière n'en contient;
que la
mais comme ces
'il pour faire
soin ; et, au
en étoit be
surplus, ces postes, ces
aussi mal établies qu'elles le sont,
rivières
ce qu'il plairoit à Dieu; car ce n'est deviendroient
qui peut faire une colonie.
point-là ce
de Cayenne de
Ily a dans lile seule
trois fois
quoi occuper, en terres basses
plus d'habitans et de nègres
Guiane entière n'en contient;
que la
mais comme ces --- Page 193 ---
-
0 F F I C I E L L E.
à dcs particuliersqui n'en
trainsappartiennent3 usage, ili n'y a que le temps
nt encore aucun
Telest
l'exemple quipaissent) les y déterminer: fais faire actuelbbjet des desséchemens que je
et
Mais pour travailler en grand prément.
de culture intéressant, j'ai
arer un ensemble
libre et contigu, quin n'apparherché un espace
convenoit de
nt à personne, et j'ai cru qu'il voisines du
les terres les plus
ommencer par considération me décide donc
hef-lien. Cette
dans Apour les plaines de Kaw, quoique de
vastes
et lOyapock il y ait
plus
rouague
terrains. Ainsi, si Yabandon des
t d'aussi bons
en dégoûtoit les
postes, tel que je le propose, terres hautes,
habitans actuellement établis en
chef-lieu
du
lest clair qu'ils se rapprocheroient il n'y auroit
s'en iroient tont-à-fait;
bu qu'ils
propres à rien, faute
que ceux qui ne seroient
qui prendroient
He moyens ou d'intelligence, m'en féliciterois : quant
ce dernier parti, et je
malgreons,alexe
aux autres, ils concourroient,
des
cution de la proposition du ropprochement oeuvre
habitans, et ce seroit encore une bonne
ko- ;
s'obstineroient à rester sans
miais ceux qui
seroient sans doute dans le
pital ni magasin,
leur laisseroit faire leur
cas de s'en passer, et on
à charge:
volonté, dès-lors qu'ils: ne seroient plus --- Page 194 ---
E
180 Conn E S P O N D A N C E
ils feroient souche d'établisemens
canton, lorsquel'extension
dans chaqy
troit de les
des cultures perme
occuper tous.
Maroni est un poste militaire moins
dieux qJue les postes
disper
d'habitans; mais
je ne conseillerai
néanmoir
pas de
un simulacre de fort et conserver sans obj
frontière où nous n'avons une garnison sur ur
nos limites ne sont
pas d'ennemis, et 0
Je ne répète
pas contestées.
les
plus ce que j'ai dit ailleurs Su
nègres-marrons. Je crois avoir
nous n'avons point à les
démontré qu
fort peu
craindre, et qu'ily
d'espérance de rendre utiles
se sont réfugiés sur nos terres;
ceux q
même, ce n'est
mais, dans ce Ca
dats et des point en leur montrant des sol
canons qu'on leur
fiance; il ne leur faut que des inspirera con
La nouvelle mission
missionnaires.
voyer dans la partie du que nous venons d'en
un objet de
sud, sera sans dout
dépenise; mais, outre
point d'hôpital
qu'il n'y aur
d'habitans, cet
peut devenir utile, si les
établissemen
la réunion et le
missionnaires opèren
s'ils peuyent
rapprochement des Indiens
relations
entretenir, par leurs moyens, de
avec ceux du Para, ouvrir des
munications
com
dans cette intérieures; enfin notre frontière
partie, n'ayant jamais été reconnue
sera sans dout
dépenise; mais, outre
point d'hôpital
qu'il n'y aur
d'habitans, cet
peut devenir utile, si les
établissemen
la réunion et le
missionnaires opèren
s'ils peuyent
rapprochement des Indiens
relations
entretenir, par leurs moyens, de
avec ceux du Para, ouvrir des
munications
com
dans cette intérieures; enfin notre frontière
partie, n'ayant jamais été reconnue --- Page 195 ---
18x
OFF IC IE L I. E.
déraisonnable de la constater
ne seroit point
et en les reculani touhbord par des missions, ensuite par un poste"
Cap de Nort; abondante qu'on
hmsjusquan si la pêche est aussi
Hitaire, cette côte.
les
dit, sur
postes intérieurs, je
Pour tous les autres
Lescomme inutiles et inconséquens. prétexte ;
Énonce
sont un mauvais
voltes des nègres dans les quartiers dépourvus
rilr n'y en a pas
la Comté et la rivière
tels que Roura,
des quare soldats, J'ai vu, à Saint-Domingie,
e Kaw.
à cinquante mille nègres,
lers entiers de trente
lieues des garnisons.
oignés de douze et quinze nécessaires de Phôpital
es secours prétendus chaque poste, , sont au con- les
du magasin dans l'ai dit, une raison pour les
comme je
les
aire,
les mendians, s
vagabonds,
étruire; car
être considérés comme
ne penvent
s et les bons
ens ineptes,
d'une colonie
rivières
arties constituantes
dans leurs
inabitans se mnaintiendront ce qui est sans
par leurs propres moyens,
pour se"
ou les
mhandlonéroient
convénient,
ce qui sera mieux. sabiupprocher du chef-lieu, doit pas être faite
Mais cette réforme ne
il faut Vannoncer
$
tement et sans préparations ; il faut reconnoltre
moins six mois d'avance tous ceux.qai ne
hu
tous les misérables, 3:
et appeler --- Page 196 ---
-
.
38s
ConRESPO U I
A. N C E
peuvent subsister par cux-mêmes, et les rer
voyer en France avec le petit secours que j'
proposé. Lhumanitémeme exigequel'on prenn
avec eux des précautions consolantes; qu'on le
vêtisse bien, qu'on les nourrisse jusqu'au m
mnent du départ, et que leur gratification, qu
j'appelle une dépense économique, leur SO
comptée nette et quitte en entrant dans le vai
seau.
Après cet arrangement, tous ceux qui reste
ront, bien avertis qu'ils auront encore six mo
pour se précautionner des remèdes et des antre
objets qu'ils prennent dans les magasins du roi
tous ceux -là, dis -je, n'auront point à
plaindre : on leur entretiendra un
dont les visites ne seront
chirurgien
réduites au tarifle
pas gratuites, mai
plus modéré ; on leur laisser
un comnandant habitant, qui aura deux archer
à ses ordres; on les visitera avecplus
deux ou trois fois l'année ; on pourra même d'apparei len
envoyer plus souvent les batteaux du roi,
charger leurs denrées, quand ils en auront: pou mai
labus des consommations, des
n'aura plus lien; les soldats seront appointemens
dans le chef-lieu, ainsi
tous réuni
que les ofliciers; la dis
cipline ys seraplusexacte, etquatre cents. hommes
toujours présens à la garnison suffiront à la
police de toute la colonic.
ou trois fois l'année ; on pourra même d'apparei len
envoyer plus souvent les batteaux du roi,
charger leurs denrées, quand ils en auront: pou mai
labus des consommations, des
n'aura plus lien; les soldats seront appointemens
dans le chef-lieu, ainsi
tous réuni
que les ofliciers; la dis
cipline ys seraplusexacte, etquatre cents. hommes
toujours présens à la garnison suffiront à la
police de toute la colonic. --- Page 197 ---
OFF I C I E L L E.
183.
anjourdhui, M., que dans
Je me rappelle
à celle dans
en réponse
ine de vos dépêches rendois compte de ma visite
aquelle je vous
convaineu que la parles postes, vous celle paroissez de la colonie queje regarde
ie du nord est
la
Je
la plus utile et plus importante. Macouria à
tomme donc mal expliqué. De
mne suis
sont plus rapproSinnamari, les établissemens plus libres, que dans
chés, les communications
mais le sol acaucun autre lieu de la colonie; mal travaillé;
tuellement cultivé est mauvais, cependant, sont
les ménageries, qui réussissent soins d'ancune espèce :
instituées sans ordre ni d'habitans misérables;
jilya un nombre suffisant ce pays-ci; quatre ou
quelques-uns d'aisés pour
du nombre
cinq de laborieux et d'intelligens, aucun de riche;
desquels est M. de Préfontaine;a raisonné de calture, qui
aucun qui-ait un plan
du sol médiocredistingue la terre productive, un banc de sable
Les anses de Konrou sont où lon peut faire d'aimprégné de sel marin,
rocou et
hondantes récoltes en coton, 2- indigo, ce sel n'est
de toutes espèces, tant que
vivres
dissous par les pluies ou épuisé
pas entièrement Mais au bout de dix ou douzepar la végétation. rien de productif; ilne reste
ans, iln'y a plus
; et les pauyres gens qui
que le caput mortuun; --- Page 198 ---
-
-
Corn E 5 P
X D A N C E
essaient de fumer ce sable, ne sentent
le funier animal échauffe et
pas que
humides,
engraisse les terres
mais brûle celles qui sont sablon
neuses. Dans cette partie du nord, ilya a, comme
ailleurs, des bas-fonds qui seroient la ressource
des colons; maisils y sont plas épars, plus entre
coupés de terres hautes : au lieu que dans la
rivière de Kaw, dans celle
dans toute la partie du sud, il d'Approuague y a des
et
entières, contiguës en
plages
Surinam. Je
pinautières, 9 comme à
ne peux donc donner quelque
férence à la partie du nord,
pré.
rencontre un plus grand nombre qu'en ce qu'on y
d'êtres
hommes ou quadrupèdes; mais
vivans,
Kourou n'en étoit
l'expédition de
fond et dansla
pas moins absurde dans le
forme. J'excepte toujours le petit
projet de M. de Préfontaine, qui seroit
à établir solidement, mais non
parvenu
soixante
pas richement,
familles, cn avançant à chacune dix
nègres, comme il le proposoit; ce qui eût
six cent mille livres, et non pas trente
coûté
qui ont été la solde du commentaire millions, s
mémoire. (*)
de son
Je suis, etc.
Signé, MALOUET.
(*) Cette lettre est un plan, sion en veut de
nable.
raison-
Préfontaine, qui seroit
à établir solidement, mais non
parvenu
soixante
pas richement,
familles, cn avançant à chacune dix
nègres, comme il le proposoit; ce qui eût
six cent mille livres, et non pas trente
coûté
qui ont été la solde du commentaire millions, s
mémoire. (*)
de son
Je suis, etc.
Signé, MALOUET.
(*) Cette lettre est un plan, sion en veut de
nable.
raison- --- Page 199 ---
O - FF I C I E I. 1. E.
PARTICULIERE (No. 87.)
LETTRE
Assemblée nationale.
29 décembre 3777.
M.,
de vous adresser vingt exemJ'AI Phonneur
de l'assemblée, imprimé
laires du procès-verbal
je n'y ai inséré que
Surinam; vous verrez que est utile de rendre
c'est-à-dire, ce qu'il
extrait,
désormais les commerublic, afin d'éclairer tous les
à projets,
ans, les compagnies, et la Guiane. gens Je pense
ui pourroient en avoir sur il seroit bien de
ue, par cette considération, dans les villes et chambres
épandre cet extrait
nombre
mais j'ai eu un trop petit
à
e commerce; on m'en a gardé beaucoup
exemplaires : faut ici à tous les habitans : si
urinam; il en
d'en faire tirer à Paris
ous jugez à propos
n'en sera pas chère;
autres copies, la dépense autant du
et
réglear cinq cents exemplaires ne m'ont coûté, à
hent sur les concessions,
aramaribo, que 700 livres. depuis huit jours
M. de Fiedmond est parti
Sinnamari. Un des trois missionnaires
pour
Matos, yient de mourir à
ortugais, nommé --- Page 200 ---
-
à
CORRE S P O N D A N C K
Oyapock. Le sieur
a
Brehi,ligieisneglogaghe,
terminé aussi sa carrière, après avoir fait une
grande fauteklaquellej je me suis associé. Ilétoit
bon géographe et mauvais mécanicien : je ne
suis ni l'un ni l'antre, et j'ai cru, sur sa parole
qu'il étoit en état del faire un moulin à planche
Je l'en ai chargé : il a passé six mois à gaspille
du bois et del'argent, n'a rien fait qui vaille, et
estmort. Je lui survis pour payer sa sottise; car;
pour me dispenser, M., d'attendre votre agré
ment, je m'étois soumis à faire les avances de la
main-d'oeuvre.
Je suis, avec respect, etc.
Signé, MALOUET.
LETTRE PARTICULIÈRE. (No: 74-)
Fonds, monnoies.
C-genne, le 22 Décembre 1777M.,
MA longue dissertation sur l'objet
reviens aujourd'hui, n'avoit
anquel I
pas tout préyu. J
payer sa sottise; car;
pour me dispenser, M., d'attendre votre agré
ment, je m'étois soumis à faire les avances de la
main-d'oeuvre.
Je suis, avec respect, etc.
Signé, MALOUET.
LETTRE PARTICULIÈRE. (No: 74-)
Fonds, monnoies.
C-genne, le 22 Décembre 1777M.,
MA longue dissertation sur l'objet
reviens aujourd'hui, n'avoit
anquel I
pas tout préyu. J --- Page 201 ---
OF F I CI E L L E.
n'ai rien à changer aux principes que j'ai étaincontestables, ni aux
blis, parce qu'ils sont
qu'il n'y en a pas
moyens pronosés, 3 parce
y ait dans toutes
d'antres : mais jusqu'à ce qu'il
uniforme, les exceptions,
les colonies un régime
de monnoie dans
Ia valeur différente des pièces
une colonie ou dans une autre, occasionneront c'estdes spéculations de la part du commerce dans 5 le lieu
à-dire que l'on fera passer l'argent
oà il sera reçu à un plus haut prix, et qu'en sup- il
deux colonies, dans l'une desquelles
posant
etdans l'autre
soit réduit à sa valeurintrinsbque,
sera
élevé à une valeur fictive, la première l'autre
dépourvue d'espèces, et
promptement deviendra le dépêt : voilà ce qui arriveroit
en
à Cayenne, si je n'y mettois ordre:
anjourd'hui j'ai annoncé.que je ne donnerois
Depuis que
à vingt-cinq pour cent
plus de.l lettres-de-change
qui sont toujours
de bénéfice, les marchands,
en denpropridtaires de l'argent, lont employé
considérablementrées,, et leur prix a augmenté
à 15 sous; le
Le rocou a été porté de 10 sous
celui
coton de 34 à 42. Ce terme est aujourd'hui
la
sur les retours est assurée, si on
oà perte
on ne peut se résoudre
passe outre. Cependant
des
à perdre encore plus shrement, en prenant de l'arlettres-de-change : ainsi les gens qui ont --- Page 202 ---
P
-
ConnE K S I
N D A N C E
gent à rcinettre en France, se décident àl'envoyer à la Martinique, où le change leur
plus
est
avantageux; car la piastre qui a cours ici
pour 6 livres, et n'est payée en traites
5 livres 8 sous, perd à Cayenne dix
qu'à
A la Martinique où elle vaut 8 livres pour 5
cent.
est reçue et payée en traites à 5 livres sous, elle
Ce quir réduit la
à huit
1o sous;
perte
un tiers pour cent.
: Mais la différence est encore plus sensible
le rouleau. Son cours est de 6 livres à
sur
sur la place, et de 4 livres 1O sous en traites. Cayenne, ,
les autres colonies ce même rouleau
Dans
et est reçu au change sur France à vaut7l.10s.
un tiers de déduction,
trente-trois
ainsi la
c'est-à-dire, à 5 livres :
perte se réduit à un sixième au
d'un quart par rouleau.
lieu
Vous concevez, M., que ce calcal
est à la portée de tout le monde,
très-simple
fet seroit de faire sortir
et que son eftout le numéraire de la
colonie.
Dans un aussi petit pays, où lemoindre
de plus ou de moins dans la balance poids
révolution,
fait une
l'administrateur des finances
par ses opérations de fonds, l'arbitre de cellcs est,
du commerce; et O11 ne l'avoit jamnais scnti. En
tirant cent mille écus de
lettres-de-cliange aux
-
la portée de tout le monde,
très-simple
fet seroit de faire sortir
et que son eftout le numéraire de la
colonie.
Dans un aussi petit pays, où lemoindre
de plus ou de moins dans la balance poids
révolution,
fait une
l'administrateur des finances
par ses opérations de fonds, l'arbitre de cellcs est,
du commerce; et O11 ne l'avoit jamnais scnti. En
tirant cent mille écus de
lettres-de-cliange aux
- --- Page 203 ---
OFFICI I E L L E.
par le passé, les habitans
mêmes conditions que leurs denrées invendues ou
étoient misérables,
cependant tous des
à vil prix, et ils desiroient les diminuant comme je
letres-de-clange En
d'employer
sont obligés
l'ai fait, les capitaines leurs fonds, et de payerl la
la majeure partie convenable. de
En les supprimant
denrée à un taux
le commerce; j'occatout-à-fait, je ruinerois excessive, ou un déplacesionnerois une cherté
Pour bien apercevoir
ment général d'espèces. il ne faut pas perdre de vue
ces différens effets,
de la colonie, 2
la recette et la dépense générale consiste en
réduite à ses propres moyens,
balancé
qui,
mille livres de denrées,
six à sept cent
d'importation, y
par autant de marchandises Mais la dépense da
joints les bénéfices de vente. à quatre ou cinq cent
goavernement, quimonte répond à la même somme
mille livres d'espèces,
consommées par ses
d'Europe
de marchandises
M., que lhabitant peut
agens : or vous sentez, de rocou en payer une
bien avec une barrique l'oflicierd retle soldat tne peuvent
de vin; mais que
: ainsi toutes les
la payer qu'avec de l'argent dans les magasins
denrées d'habitans arrivent leur dépense; et endu commerce, pour payer du roi suit la même
suite tout l'argent des gens objet. Il faut donc
remplir lc même
route, pour --- Page 204 ---
CORRES: P C N D A N C E
donner issue à cet argent que le
veut pas remettre en France
capitaine nè
le reçoit.
au prix fictif où il
Qu'est-ce que doit faire alors l'adininistrateur? Le voici. Il doit répartir
ment cette
équitablele
somme en bénéfices sur l'habitant et
commerce 3 il opère le bénéfice de l'habitant
en diminuant les traites, et occasionnant
par-là
l'augmentation du prix des denrées. Il fait
ensuite la part du commerce en lui rendant la
Tessource des traites, lorsque la
cherté des denrées
trop grande
l'obligeroit ou de
son argent à perte ou del'envoyer dans remporter les
colonies.
autres
Tel est le terme oànons sommes
cours actuel des denrées. Ainsi rehdus parle
d'amoncer
j'ai pris le
aux capitaines
parti
traites sur France
que je donnerois des'
en en, réglant le
même prix et dans les mêmes
change aIL
ont lieu aur iles du vent et SOLLS proportions le
qui
quez bien, M.,
vent. Remarque cette conduite de mna
ne me fera prôner par
part
parce que je rends justice personne, à tout le précisément
donnois des
monde. Sije
slettrcs-de-changed comme
je serois l'homme du
ci-devant,
contraire
commerce: : si je laissois au
monter les denrécs, come
le maître, à vingt
j'en serois
actuel, les habitans pour cent au-dessus du prix
mne béniroient. En tenant 121
que cette conduite de mna
ne me fera prôner par
part
parce que je rends justice personne, à tout le précisément
donnois des
monde. Sije
slettrcs-de-changed comme
je serois l'homme du
ci-devant,
contraire
commerce: : si je laissois au
monter les denrécs, come
le maître, à vingt
j'en serois
actuel, les habitans pour cent au-dessus du prix
mne béniroient. En tenant 121 --- Page 205 ---
OFFI I C I E L. L E.
le bien pour le bien, je
uste milieu, en faisant
des hommes
he peux plaire qu'au petit nombre
justes et éclairés : c'est assez pour moi
Je suis, etc.
Signé, M. A LO U ET.
COMMUNE. (No. 60.).
LETTRE
Dépôt des ladres.
A Cayenne, le 16 décembre 1777.
M.,
fait transporter et installer à
Nous avons
Vilet,, la mère avec beaucoup de peine, quasontapplicables à de plus grands intérêts,
() Ces principes
administraà de plus grands résultats; ; mais dans une petite il est facile de
ion, 2 oùl l'on peut toujours tout calculer, échappent sur un
démontrer. les effets et les causes, qui
plus grand théâtre. subsister cette lettre commune 2 consta-
Je laisse
établissement très-nécessaire qui peuttantà cette époque un
est une
être n'existe plus. La ladrerie ou éléphantiasis
résulte de Vinfluence
maladie horrible et contagieuse, qui
affectées
del la chaleur et de l'humidité sur les personnes
d'un vice scorbutique oll vénérien. --- Page 206 ---
-
192 ConR I S P O N D A N C E
rante-deux nègres ladres et quatre blancs. - Il
ya actuellement, dans cet établissement,
carreaux de terre plantés en
vingt
maisons
les
vivres, quinze
pour
malades, une servant de
corps-de-garde, de logement à un sergent et
cinq hommes > auxquels nous avons donné une
consigne détaillée et exacte pour empêcher
toute communication. -Il reste à examiner et
prononcer surle sort de soixante autres nègres
suspects de ladrerie : chaque individu nous
occasionne une lettre 3 un ordre à donner
et il faut y revenir quatre fois pour être obéi
Nous sommes, 3 etc.
Signe, FIEDMOND et MALOUET.
LETTRE COMMUNE. (No, 62.)
Conseil supérieur.
A Cayenne, le 16 mars 1778.
M.,
Au retour de M. de Fiedmond, nous
fait
avon
enregistrer au conseil T'ordonnance sur
police des noirs qui passent des colonies ci
France, ainsi que les deux arrêts du consei
lettre 3 un ordre à donner
et il faut y revenir quatre fois pour être obéi
Nous sommes, 3 etc.
Signe, FIEDMOND et MALOUET.
LETTRE COMMUNE. (No, 62.)
Conseil supérieur.
A Cayenne, le 16 mars 1778.
M.,
Au retour de M. de Fiedmond, nous
fait
avon
enregistrer au conseil T'ordonnance sur
police des noirs qui passent des colonies ci
France, ainsi que les deux arrêts du consei --- Page 207 ---
FIC I E L L E.
OF
adressés, et un réPétat que vous nous avez lequel nous proserivons
lement particulier dans par les églises, conformésage d'enterrer
qui en avoit été faite par
hent à la demande Le conseil supérieur a
hssemblée nationale. sur Tarrêt en cassarêté des remontrancos lequel le curateur des
on du réglement , par is'emparer des sucjiens vacans étoit antorisé créanciers. Nous ne
essions abandonnées aux ohservations de ce triouvons adopter, ni les
il se fonde ;
inal, ni les motifs sur lesquels
et l'imdésordre de la régie des curateurs, joni, ne perunité dont ils ont tonjours
à celle
d'assimiler leur gestior
hettent point
établi, révoqué,
Fun syndic de créanciers,
Mais, en
lairé; dirigé par ses co-intéressés. conseil supérieur,
issant toute liberté au remontrer > nous lui
observer, improuver et
sur Puvons déclaré notre mécontentement, de soustraire aux
Age où est cette compagnie
lettres et
mninistratears ses Testontrances,
scit
soit en plainte,
hémoires au ministre,
nous lui donnons
tandis que
inn justifications, connoissance de nos reproches,
dèlement
contre aucuns des
hulpations, dénonciations,
hembres ou contre la pluralité, le ministre 2 en
Nous avons annoncé que
2. --- Page 208 ---
ConRESI P J N D N U a
recevant, d'une part, des détails
et constatés sur les registres, de circonstanciés la
conduite de plusieurs membres du mauvaise
pouvoit en être dissuadé
des conseil, ne
par
mémoires
qu'autant que ces écrits,
communiqués aux administrateurs, les convaincroient
la nullité de leurs imputations. eux-mêmesde
pas aussi indécent que ridicule de Mais'n'est-il faire
tement des remontrances,
secrè
après avoir entendu
publiquement et en silence le reproche
motivé faussément un arrêt en faveur du d'avoir
Demontis, et la déclaration faite
sieu
constater les liaisons d'intérêt par écrit de
celui en faveur du sieur
qui ont dict
répété la même
Paguenaut? Nous avons
observation à l'occasion de
remontrancescontre nos dernières ordonnances
dans l'affaire du sieur Lafitte 3 en
au conseil que les motifs qui nous avoient annonçan
terminés, étoientla
y
dé
partialitédep
leur état de débiteurs constaté eplusieursjuges
cours du procès, les dénominations pendant tout 1
par lesquelles ils
injurieuse
qualifioient en notre
sence ledit Lafitte.
pré
Ne devions-nons pas attendre, , au lieu d
remnontrances secrètes, une réponse cathégo
rique à UJI semblable exposé ?
prenons qu'il a été
Enfin, nous ap
encore question de remon
y
dé
partialitédep
leur état de débiteurs constaté eplusieursjuges
cours du procès, les dénominations pendant tout 1
par lesquelles ils
injurieuse
qualifioient en notre
sence ledit Lafitte.
pré
Ne devions-nons pas attendre, , au lieu d
remnontrances secrètes, une réponse cathégo
rique à UJI semblable exposé ?
prenons qu'il a été
Enfin, nous ap
encore question de remon --- Page 209 ---
OFFIC I E L L E.
de la réception du sieur
rances, à P'occasion
de ces
en
qualité sd'asesenr.-totjere
Delaforest
attendu leur posinessieurs est de prouver, , être remplacés par
ion, qu'ils ne peuvent ils nous frent sabersonne : en conséquence
avoit des bruits
oir, il y a six mois, qu'il du y sieur Delaforest ;
ojurienx a la réputation étoit juste et nécessaire
qu'il
hous répondimes
le procule les vérifier, et nous chargedmes écrire dans tous
eur-général d'écrire et faire
avoir des
de la colonie, pour
es quartiers
la conduite de ce particuclaircissemens sur laissé un libre cours à toutes
ier ; nous avons
nous sommes abstenus de
tes recherches, et nous
Le sieur Debaroître à la séance de janvier. requête pour
aforest, de son côté, a présenté mais lorsestraordinaire;
bbtenir une enquête
qui réside deu'on a vu que cet habitant, colonie, n'étoit attaqué
buis douze ans dans la
les
2 on a recherché
hi suspecté par personne et on y a trouvé des
ninutes de son notariat, 2 de formes qui, à ce
ullités, des omissions
vous ont été
jue nous venons d'apprendre, exigé alors, dans
Hlénoncécs, , M. Nous avons
fautes fussent
a dernière assemblée, que ces
le conseil
et appréciées, et que
caractérisées
du sieur Delaforest
léclarêt si la réputation
ze ans dans la
les
2 on a recherché
hi suspecté par personne et on y a trouvé des
ninutes de son notariat, 2 de formes qui, à ce
ullités, des omissions
vous ont été
jue nous venons d'apprendre, exigé alors, dans
Hlénoncécs, , M. Nous avons
fautes fussent
a dernière assemblée, que ces
le conseil
et appréciées, et que
caractérisées
du sieur Delaforest
léclarêt si la réputation --- Page 210 ---
196 Conn ESPO N D A N C E
étoit intacte ou non : ce qui a été fait par
l'arrêt dont nous avons Phonneur de vous
adresser une expédition. Nous vous prions en
conséquence, M., de vouloir bien faire valider les actes informes dont il est
question 9 en
observant que le sieur Delaforest, qui étoit le
seul habitant éclairé de Sinnamari, n'avoit
accepté que par obéissance pour le gouvernement la qualité de notaire, dont il ne retiroit
aucun bénéfice.
Nous avons remis à M. de Macaye ses lettres
de noblesse. Il y a encore, dans l'énoncé de
ses noms de baptême, ceux de Jean-Antoine
ayant été substitués à celui de Claude, qui est
son véritable nom : mais comme il annonce
avoir recouvré d'anciens titres de noblesse de sa
famille, originaire d'Italie, 2 cette nouvelle expédition lui devient moins importante ; il nous
a cependant remerciés en commun et en parti
culier. M. Malouet avoue avoir été moins sensible à l'expression de sa recomnoissance, qu'é
tonné d'une nouvelle demande de ce magistrat
ne présumant plus y être exposé , après avoir
été obligé, en plus d'une occasion, d'improu
ver sa foiblesse 7 sa conduite, et de mortifie
ses parens. Il y a un an que M. de Macaye
avengle, desirant de passer en France, pou
--- Page 211 ---
C I EI L L E.
OFFI
sollide la cataracte, dans sa
faire faire Topération retirer en Italie
iter une pension, et se lui avoit promis de lui
M. de Lacroix
à acumille, mille écus: il laissa cette promesse mais ce vieilvancer
Malouet, qhila ratifia ;
omplirà M.
climat, et neparla
changenentded
nous
ricraignitun
Dans cet intervalle,
lus de son départ.
de
eu à déplorer
M.
teeatntet
vons
moral du
général.
hysique et
connoit procureur depuis long-temps,
iedmond, qui le
à lui, et
cependant de sintéresser
trèscontinné
renoncé. Les inquiétndes MaI. Malouet y a
cousins de M. de
bndées des neveux ou
de départ, et
le projet
oncle;
aye ont renouvelé d'accompagner son
I. Patris se propose
pas plus extraordinous a parn on ne peut eadrecentax. Malouet.
aire, que elunetl'antre ils ont besoin', pour aller
our les secours dont la nouveauté du cas a
e plaindre de lui; et à les leur accorder:
éterminé Fordonnateur démarche comme un
cette
ou
hais nous regardons à la noblesse ancienne
cte de dérogeance
touvelle de M. de Macaye.
Nous sommes, etc. FIEDXOND et MALOUET.
Signé,
propose
pas plus extraordinous a parn on ne peut eadrecentax. Malouet.
aire, que elunetl'antre ils ont besoin', pour aller
our les secours dont la nouveauté du cas a
e plaindre de lui; et à les leur accorder:
éterminé Fordonnateur démarche comme un
cette
ou
hais nous regardons à la noblesse ancienne
cte de dérogeance
touvelle de M. de Macaye.
Nous sommes, etc. FIEDXOND et MALOUET.
Signé, --- Page 212 ---
198 CORRES S P 3 N D A N C E
LETTRE PARTICULIÈRE
(No.91.)
Avances de nègres demandtespar les habitans
impossibilité de leur en procurer.
Cayenne,l le premier février 1778.
M.,
C'est toujours en examinant les faits et
lés constatant que je me propose de vous éclaire er
sur tout ce qui est relatifà cette colonie.
avance de" nègres aux habitans de
Une
est sollicitée depuis
Cayenne
les
long-temps par eux 7 pa
administrateurs, et par différentes
gnies ou commerçans qui espéroient compa
avantage. Lorsque j'ai connu la colonie y trouve
jugé cette avance impraticable,
, j'a
habitans qui la demandent
parce que le
la recevoir
sont hors d'état de
qui la feroient aux conditions exigibles par ceu
; mais cette opinion de ma
ue suffisant pas pour convaincre le
par
ment et le
Gouverne
blie
commerce, j'ai voulu qu'elle fût éta
par le dire et l'aveu de chaque
Tel fut l'objet du petit mémoire
habitant
envoyédans tous lcs
que nous avon
commandans de
quartiers, avec ordre au
faire expliquer
culier sur ses besoins et
chaque parti
ses demandes.
- --- Page 213 ---
OF F I C I E L L E.
199 réM., , l'extrait des
Vous trouverez ci-joint,
au
1 sont consignés
ponses dont les originaux mais, outre cet extrait,
ereffe de T'intendance; ; raisonnés à la manière
voici quatre mémoires les avances de nègres.
de ce pays-ci, sur habitans en demande trois
La totalité des francs, cents pistoles, Oit
cents, ànenf cents
le choix des nations
onze. cents livres , ayant
quatre et cinq
- - Ils veulent
veuet des cargaisons. intérêt 5 ou ceux qui
ans de terme, sans à un intérêt n'entendent
lent bien se soumettre
de cinq pour cent 7
pas qu'il soit au -dessus
et de Pétat prosles lois de Péglise
parce que
crivent Pusure.
le
pour
être motifdéterminantr
Mais quel peut
à crédit aux habitans
fournisseur de nègres
la certitude
un
? ce ne sera jamais que forti tintérêt;
de Cayenne
plus
etlappatd'an
de
du recouvrement
sensé à un capitaliste
car il ne seroit pas fonds dans un commerce
France d'aventurer ses retirer cinc pour cent,
d'ontre-mer 2 pour en dans le lieu même qu'il
qu'il peut se procurer et sans frais.
habite, sans risques
retire de son argent
Pour que ce fournisseur il faut que le bésix ou sept pour cent net 2
vente soit au
de sa première
d'asmenéfice apparent
cent ; car les frais
moins de cent pour
du recouvrement
sensé à un capitaliste
car il ne seroit pas fonds dans un commerce
France d'aventurer ses retirer cinc pour cent,
d'ontre-mer 2 pour en dans le lieu même qu'il
qu'il peut se procurer et sans frais.
habite, sans risques
retire de son argent
Pour que ce fournisseur il faut que le bésix ou sept pour cent net 2
vente soit au
de sa première
d'asmenéfice apparent
cent ; car les frais
moins de cent pour --- Page 214 ---
ConR E S P O N D A N C C
ment et les pertes éventuclles sur un capita
converti on. esclaves
périssables, 3 le réduisen
ordinairement, au moment de la vente, à moin
de vingt, pour cent.
Cc fournisseur calculant donc encore les ris
ques dela guerre, le retard et la non-valeur de
recouvremens s se voit soumis à une nouvell
réduction de bénélice.
En la résumant au dernier terme, à dix
cent, il cst obligé de payer les frais
pou
et de coumission pour la rentréedes d'agence
ct le résultat final
ses fonds
dessus de
1ie peut être pour lui au
six ou sept pour cent de
net
de sa preinière mise. Je suis
produit
malgré les fortunes
tres-persuadé que,
faites dans le
accidenteiles qui se sont
commerce des nègres, la masse
totale des fonds qui ya été cmployée en France
depuis vingt ans, n'a pas produit un pias fort
intérêt.
Comment donc les habitans de
roient-ils se flatter d'obtenir des Cayenne pouret cinq ans de terme à un
nègres à quatre
à colui
prix égal et inférieur
que l'on paie comptant dans les autres
colonies 3 sans consentir à 1111 intérêt pour le
crédit , O1l en n'adoptant que celui de
pour cent P
cinq
Cette injustice de leur part n'est autre qu'an
a --- Page 215 ---
I E L' L E.
OFTIC caleul qui les éloigne en
défaut de sens et de L'allégation des canons
tout point de la vérité.
cet objet. La loi de
l'église est dérisoire sur
maintenir
de
et celle de PEtat ne peuvent taux dans une
l'église rintérêt de T'argent à un même Oà il y a plus
colonic et dans la métropole. à gagner, on doit
de peine et plus de risques
gagner plus.
donc à mon avis Pextrême pe- est
Ce qui décèle
de ce pays - ci,
titesse des raisonneurs des lois et des canons pour
Pemploi qu'ils font
Jeur avance de Targent
prouver que celui qui doit avoir d'autre intérêt
des nègres, ne
bonne-foi leur eût
ou celui de les obliger. La
dà dire :
que
langage. Ils auroient
ne
fait tenir un autre de nègres, mais nous à
Nous avons besoin comptant en les recevant
pouvons les payer
cent est au-dessus
lintérêt de huit pour
nos besoins s
terme;
; ainsi, malgré
nous
de nos produits
que ce qu'on voudra
nous ne demandons
dis pour eux 9
Voilà, M., ce que-je
donner.
au soutien.
pièces
ct par
en rapportant par Jétat d'exportation et le
Vous verrez,
que les revenus
l'extrait du retensement, sensibleent 3 le premier, 9
mobilier décroissent cultivées sont épuisées ; le
parce que les terres
les remplace point, et
second, parce qu'on ne
ous
de nos produits
que ce qu'on voudra
nous ne demandons
dis pour eux 9
Voilà, M., ce que-je
donner.
au soutien.
pièces
ct par
en rapportant par Jétat d'exportation et le
Vous verrez,
que les revenus
l'extrait du retensement, sensibleent 3 le premier, 9
mobilier décroissent cultivées sont épuisées ; le
parce que les terres
les remplace point, et
second, parce qu'on ne --- Page 216 ---
COR R I S 1 N D A N C E
vous conclurez aujourd'hui
moyen de les remplacer.
qu'il n'y a pa
Cependant, pour sauyer le petit nombre di
succès à Sinnamari et
T
SESER
Kourou, je demande à :
compagnie une centaine de
le
verneinent cantionneroit: nègres, que Gou
on
leshabitans
en feroit l'avance en
auxquel
majeure
payeroient toujours
partie 3 et il en coûteroit peut - êtr
vingt mille francs au roi pour
tiplier les
maintenir et mu
ménageries > ainsi que les famille
privilégiées qui ont échappé à Ja
et qui subsistent par leur travail. destructio
C'est la seule exception
sonnable de faire à
qu'il me paroît rai
et l'extinction
moi pronostic sur la ruin
de
prochaine de l'ancienne colon
Cayenne, à moins que le
terres basses ne soit
défrichement di
ment.
entrepris et exécuté sag
Des quatre mémoires ci-joints, celni intitul
Olservations
mais il a été patriotiques, 3 est d'un anonyme
présenté à l'assemblée par M. N..
cominandant, qui la garanti bon et
l'a fait adopter.
sage, 3
mnation
Quoique ce genre de décl
ne soit pas dangereux, si
étois
le maître, je punirois M. N.
j'en
se
chargé d'un mémoire
:
pour s'êt
anonyme > ct continn
:
a --- Page 217 ---
OFFI C I E L L E.
contre la compagnie,
à ameuter ses concitoyens mieux à faire ici que de ne pas
qui n'a rien de
habitans. Vous jugerez
se mêler des affaires des
les
nés et à
M., de tous
projets
maintenant,
de Cayenne, par comnaître sur le commerce privilége exclusif qui
pagnie. Il n'y a qu'un
rien de plus
les soutenir, et je ne connois
pât
injuste que l'exclusif.
Je suis, etc.
MALOUET.
Signé,
COMMUI N E. (No, 66.)
LETTRE
des terres
-
Culture. Vérification authentique
desséchables.
Cayenne, le 12 mai 1778.
M.,
qu'on ne cherche
Comme nous ne doutons pas diverses observales
à rendre problématiques
2 nous ne
tions que nous vous avons présentées
que
rendons compte de nos opérations
vous
la
grande authenlorsqu'elles ont acquis plus
ticité.
l'arrêté de l'assemblée, nous ne
Ainsi, depuis
de ce qui a
vous avons rien dit en commun
Culture. Vérification authentique
desséchables.
Cayenne, le 12 mai 1778.
M.,
qu'on ne cherche
Comme nous ne doutons pas diverses observales
à rendre problématiques
2 nous ne
tions que nous vous avons présentées
que
rendons compte de nos opérations
vous
la
grande authenlorsqu'elles ont acquis plus
ticité.
l'arrêté de l'assemblée, nous ne
Ainsi, depuis
de ce qui a
vous avons rien dit en commun --- Page 218 ---
-
CORRES S r O N D A N C E
été fait de relatif. Nous
en point l'ordre
avons suivi de point
que nous nous étions
Nous sommes
prescrit
de
arrivésaujourd'hui. au complémen
preuves nécessaires pour déterminer et
avec sûreté de grands
régler
si on veut en
établissemens en culture
entreprendre.
Après avoir jugé par les produits de cent
années, et par l'aveu même des plus entêté
colons qu'ily ait dans cet
la
lité des terres hautes, hémisphère, qua
de concert
l'assemblée a déclaré
avec nous, que le scul espoir d'amé
lioration et de richesse qui restât à la Guiane
étoit dans ses terres basses, si elles SOnt des
séchables. Il étoit donc question de vérifier la
possibilité de.ces
à la découverte desséchemens, et d'aller même
de ces terres ignorées.
ce jour aucun homme n'avoit
Jusqu'à
verser des plaines
encore osé trad'eau, de
marécageuses s couvertes
joncs et de bois épineux ; elles
étoient réputées inaccessibles dans la saison des
pluies, et c'est à cette époque seulement
Jeur surface etleurl hauteur
que
ouleurabaisement
relatifs aux marées > pouvoient être calculés.
Nous concevions fort bien les opérations
métriques et hydranliques à
geo
exécuter ; maisles
agens nous manquoient. M. Malouet, dans son
voyage de Surinam, fit
l'acquisition très - pro- --- Page 219 ---
OFE ICI E L L E.
nos
pour remplir
ieuse d'un homme uniqne dont nous avons eu
c'est le sieur Guisan, et dout nous ne
ues: "honneur de vons parler faire ,
le plus grand
traignons pas de vous
loge.
qui a été fait de ses taLe premier emploi
et la culture régulière
ens, est le desséchement
du roi. Nous
Hes terres basses de Phabitation sous les yeux et
somies pltis à mettre
un modèle inhous
de tous les habitans
et à proà la portée travaux bien entendus,
éressant de
des avenues et des prome- l'ascurer au chef-lieu compensent un peu
ades agréables de qui la ville et du territoire. à ces
pect misérable
d'autre mérite
Mais nous n'attachons
utile et d'un
que celui d'un exemple du roi qui,
travanx, mieux ordonné de T'atelier même des
emploi
ne cultivoit pas
avant cette époque 2
vivres pour se nourrir. Guisan à des choses plus
Nous destinions M.
des terres
et la vérification
de la
ensatentoamen que la compagnie
basses. Les instances Malouet, Pounfengager
Guiane avoitfaites a MI.
et à l'aider
de ses affaires,
à se méler un pen
Tordeunateura les
déterminarent
sur
de ses conseils, l'ingénieur hollandais
d'abord
des instructions.
envoyer de la compagnie, 3 avec
terres
ivres pour se nourrir. Guisan à des choses plus
Nous destinions M.
des terres
et la vérification
de la
ensatentoamen que la compagnie
basses. Les instances Malouet, Pounfengager
Guiane avoitfaites a MI.
et à l'aider
de ses affaires,
à se méler un pen
Tordeunateura les
déterminarent
sur
de ses conseils, l'ingénieur hollandais
d'abord
des instructions.
envoyer de la compagnie, 3 avec
terres --- Page 220 ---
CORAIST O N D A N C E
dont il eut P'honneur de
vous adressaa aussi,
vous faire part. Il
Fiedmond
pendant l'absence de M. de
, le résultat des
M. Guisan
opérations de
3 auquel s'étoit réuni le
de Boisberthelot
chevalier
, habitant actif et:
Ce travail, fait et très-bien fait intelligent.
vière
dans le ri
d'Ouanari, a di plaire infiniment à la
compagnie, quin'avoit pas même prévu la né
cessité de ces préliminaires
prise; et nous
pour son entre
aussi
pensons, M., que vous en serez
satisfait; car il, semble que la Nation
tière soit intéressée à ne pas voir
en
répéter les mêmes fautes et dans le éternellement même
et avec le même caractère de
genre,
tour
légéreté. Au re
d'Ouanari, et après quelques semaines
repos 2 nous avons envoyé les mêmes
de
les rivières de Kaw et de
agens dans
de l'une à l'autre l'étendue Mahuri, pour visiter
de terres
sépare. Ce voyage a été
qui les
et dangereux : le sieur Couturier, extrêmement pénible
tant tres-honnête
, jeune habi
de
2 et ayant des connoissances
géométrie 3 nous avoit
à ces travaux
demandéà participer
utiles, et M. Guisan avoit
tivement besoin de deux hommes
effectirer, à des distances
entendus, pour
culaires,
données, des perpendimesurer des angles,et
des points dilférens,
déterminer 3 en
par dess signaux conyenus,
--- Page 221 ---
OFFI CI E L L E.
des terres et des caux. Cette opé- ils
e nivellement à deux reprises, 49 jours 5
ation a. duré,
fois, après dix neuf
ont revenus, la première fait encore que quatre
ours de travail, n'ayant
de vivres.
dans le marais, et manquant
ieues
à la seconde reprise, a redonblé leur
M. Malouet,
pour diminuer
le soins et de précautions subsistance ; on leur a
atigue et assurer leur
traînés par des
Ronné des canots très-légers les 9
5 mais ils
sur la vase et sur
joncs d'arbustes et
hègres rencontré souvent des forêts
de
bnt
falloit abattre à coups
de bois durs qu'il
d'abandonner les cahache; ils ont été obligés leurs vivres : ce qui ne
hots et une partie de terminer Popération en
lesa pas empêché de et à l'eau-de-vie. Enfin,
se réduisant au biscuit
mne carte exacte
M., nous avons aujourd'lmi qui pent seule faire
de cette plaine de Kaw, contient vingt lienes
riche colonie 5 elle
une
de la terre,sondée journelcarrées. La qualité de vase de mer plus ou
lement, , est un fond
Cette plaine, termoins recouvert de terreau. et de l'autre par
minée d'un côté par la mer, de le. Gabrielle, est
de Kaw et
le
les montagnes
par
deux rivières qui communiqueront
entre
Nous avons fait déposer les plans
canal projeté.
et de celui d'Onanari,
et journaux de ce voyage
ie 5 elle
une
de la terre,sondée journelcarrées. La qualité de vase de mer plus ou
lement, , est un fond
Cette plaine, termoins recouvert de terreau. et de l'autre par
minée d'un côté par la mer, de le. Gabrielle, est
de Kaw et
le
les montagnes
par
deux rivières qui communiqueront
entre
Nous avons fait déposer les plans
canal projeté.
et de celui d'Onanari,
et journaux de ce voyage --- Page 222 ---
208 CORRES S P 0 N D A N C E
et ordonné, par la publication ci-jointe
soient communiqués à tous les habitans , qu'ils
présenteront. M. Malouet
qui S6
aura. Phonneur de
vous en remettre des copies sur les concessions
à expédier. Nous réserverons, M., les deux
tiers à VOS ordres , y ayant ici peu ou poin
d'habitans en état d'en profiter, faute
et c'est
demoyens
une attention nécessaire que l'on n'à
jamais cue ci-devant, de n'accorder de la terre
qu'aux gens suffisamment aisés pour l'exploiter
Il: nous a paru juste de
récompenser par une
marque d'estime publique le sieur Guisan et
ses deux adjoints : c'est ce que nous avons fait
en déclarant publiquement qu'ils ont bien mé
rité de la colonie. Nous avons de plus accorde
au sieurGuisan une commision
être chargé en chef de la direction d'ingénieurpon des
hydrauliques nécessaires au desséchement travaux des
terres 3 et une autre de sous-ingénieuir,
le même objet, au sieur Couturier. Nous pour
prions, M., de confirmer notre choix
vous
brevets du roi. -] Le chevalier de
par des
ne peut être employé dans le
Boisberthelos
son zèle, son activité
mêmegenre; mais
de
infatigable, et le grade
capitaine dont il est pouryu , le rendent
susceptible des graces du roi. La mauvaise
lonté, , l'esprit de résistance et d'entêtement vo
que
a --- Page 223 ---
OFF I C I E L L E.
de la part de plusieurs hajous avons éprouvés
dont
itans ; les mécontentemens plus graves
avons fait partàl l'égard de quelques
hous vous
tres-nécessaire, M., la confirutres, rendent
nous accordons aux
nation des distinctions que
des châtimens
rens honnêtes et utiles, et celle
le sont
nous faisons craindre à ceux qui ne
que'n
Nous n'avons ici ni intérêts, ni propas.
Si dans cette poégés,ni ennemis personnels.
le souition le public avoit lieu de croire que
verain tolère les abus que nous improuvons >
méconnoit le bien général qui
et ignore ou
hous occupe 3 les agens que nous y employons; seroit
le mal qui résulteroit de cette opinion
prréparable.
Nous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET.
et extension
Ordonnance sur Pamélioration
de la culture des terres.
et ordonnateur, etc., etc.
Nous gouverneur
Après avoir constaté par les procès-verbaux
de l'assemblée nationale, et autres observations
la culture
multipliées, par nous vérifiées, que accroisde cette coloniè ne pouvoit recevoir un
sement utile au commerce de la métropole,que
2.
rréparable.
Nous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MALOUET.
et extension
Ordonnance sur Pamélioration
de la culture des terres.
et ordonnateur, etc., etc.
Nous gouverneur
Après avoir constaté par les procès-verbaux
de l'assemblée nationale, et autres observations
la culture
multipliées, par nous vérifiées, que accroisde cette coloniè ne pouvoit recevoir un
sement utile au commerce de la métropole,que
2. --- Page 224 ---
CORRES S P O N D 4 N C E
par l'exploitation et desséchement des terres
basses , seules reconnues susceptibles d'établissemens permanens > et des dépenses qu'ils
exigent, nous aurions préalablement arrêté,
de concert avec les députés de la colonie,
étoit nécessaire de faire vérifier
qu'il
tions
par des opéragéométriques et hydrauliques, le
de certaines parties desdites
gisement
terres basses, leur
qualité végétaie et leur position relative à la
hauteur des marées. En
nous être assurés de la conséquence > après
capacité et
en cette partie du sieur Guisan, expérience
nous l'avons chargéde visiter et , ingénieur
la partie du sud les plus grands reconnoitredan
tigus de terres basses
espaces con
desséchables, et: nous avons
vu, avec la plus grande satisfaction, les sieurs
chevalier du Boisberthelot, capitaine d'infanterie, habitant, et
Conturier, 3 habitant, s'offri
volontairement pour se réunir au sieur Guisan,
et participer avec le plus grand zèle à des
rations aussi fatigantes que
opé
nécessité de les exécuter dans dangereuses la
par la
saison des
pluies, en marchant jour et nuit pendant
mnois entiers dans des terrains inondés,
de
ou
ignoré
négligés jusqu'à ce jour 2 pour y vérifier
la sonde et la. toise à la main
3 la qualité et le
gisement des terres, le nivellement des eaux
o --- Page 225 ---
ICIEI L L E.
OFF
des rivières et eriques,
relever les aires de vent
aux heures du
leur hauteur et leur abaissement l'action des
calculer et vérifier
flot et du jusan,
des terres hautes
débordemeus, l'éloignement auroit été néanmoins
et leur direction ; ce qui
les rivières d'Ouaexécuté avec précision dans
dans .
nari, de Kaw, Mahuri , et commencé il auroit été
celle de Kouronai ; de tout quoi
Condressé différens plans et prooes-verbanx. desdites opérations s
sidérant que T'authenticité importe à la colonie
plans et procts-verhanx, étrangers qui voudroient y
et aux capitalistes de culture; que celles qui
faire des entreprises
présent n'ont échoué
ont été tentées jusqu'à comnoissances, de recherches
que parle défautde
et qu'il n'est
ainsi constatées;
et d'opérations
faire connoître au public
pas moins juste de
par nos ordres, et qui
ceux qui les ont exécutées participé en abandonnant
ont volontairement
leur santé
y
affaires 1 et sacrifiant à la colonie :
leurs propres louable de se rendre utiles
audesir
Par toutes ces considérations, et ordonnons que les
Nous avons ordonné
des opérajournaux et proois-verbaux
Kouplans,
dans les rivières d'Ouanari,
tions faites
seront déposés au dépôt
rouai, Kaw et Mahuri de la colonie 2 et au
des cartes et journaux
participé en abandonnant
ont volontairement
leur santé
y
affaires 1 et sacrifiant à la colonie :
leurs propres louable de se rendre utiles
audesir
Par toutes ces considérations, et ordonnons que les
Nous avons ordonné
des opérajournaux et proois-verbaux
Kouplans,
dans les rivières d'Ouanari,
tions faites
seront déposés au dépôt
rouai, Kaw et Mahuri de la colonie 2 et au
des cartes et journaux --- Page 226 ---
a
212 CORAISPOXDANCE OFFICIELLE,
greffe de l'assemblée nationale pour être communiqués à tous les cultivateurs habitans de
cette colonie, ou étrangers, qui voudront en
prendre connoissance, et que les sieurs Guisan,
ingénieur > le chevalier du Boisberthelot,
taine d'infanterie, et Couturier habitant, capiront inscrits sur les registres de l'assemblée setionale, pour avoir bicn mérité de la colonie. naSera notre présente ordonnance
original dans les minutes de
déposée en
l'assemblée nationale, registrée au greffe du
et au contrôle de la colonie, Gonvernement
publiée et affichée
imprimée > lue,
par-tout où besoin sera.
Donné, etc: A Cayenne, le 8 mai 1778.
Signé, FIEDMOND et MALOUET.
-
> --- Page 227 ---
JOURNAL
dans les savanes noyées 2
D'un voyage fait
rive droite de la rivière
comprises depuis la
de celle de
de Mahuri, à la rive gauche
MM. le chevalier de Boisberthelot,
Kaw,par.
d'après les ordres et
et Guisan ingénieur,
et Mainstructions de MM. de Fiedmond
de la coet ordonnateur
louet, gouverneur
lonie, etc. etc. etc. (1)-
habitant, ayant desiré partiM. Couturier,
utiles dont nous étions
ciper aux recherches
tous les trois de
chargés, nous sommes partis
à notres esuite.
Cayennel le 2 mars, ayant dix nègres
précieux en ce qu'il constate la
(*) Ce procès-verbal, et la certitude Jes moyens de
bonne qualité des terres 2
intéresser que des endesséchemens, ne peut cependant vérification de ce genre
trepreneurs de culture; aucune
de fatigues et d'exacn'a été faite avec autant de risques, tels
ceux-ci, roil falloit réunir des hommes
que
titude;
le desir passionné de se rendre
bustes 1 intelligens, et ayant été
trois fois dans les
utiles. Cette opération a répélée
rivières de Kaw et de Ouanari.
est étranM. Guisan , rédacteur du procès - verbal, être reainsi les négligonces de style ne doivent pas
ger;
marquécs.
ues et d'exacn'a été faite avec autant de risques, tels
ceux-ci, roil falloit réunir des hommes
que
titude;
le desir passionné de se rendre
bustes 1 intelligens, et ayant été
trois fois dans les
utiles. Cette opération a répélée
rivières de Kaw et de Ouanari.
est étranM. Guisan , rédacteur du procès - verbal, être reainsi les négligonces de style ne doivent pas
ger;
marquécs. --- Page 228 ---
V ÉRIFI C A T I O N
Le 3, nous nous sommes
Dégras-des
embarqués au
Cannes, à six heures du matin
avons remonté la rivière de
7 et
sa rive
Mahuri, en suivant
droite, pour voir si nous ne trouverions
pas une crique (*) qui nous conduiroit
dansles savanes; maisnoust n'avons
jusque
cricot qui étoit si embarrassé
trouyé qu'un
et d'autres bois,
d'arbres tombés
dans les
que nous n'avons pu pénétrer
savanes aujourd'hui, quoique nous
ayons travaillé jusqu'à dix heures du soir
sortir de ces nuages de
pour
et moustiques
maringouins, 2 de maks
qu'on trouye toujours dans les
paletuviers.
Le 4, nous avons continné à débarrasser
cricot, qui a sa source tout près des
notre
et à midi nous avions enlevé
savanes,
dessus la terre
nos caitots parjusque dans les pripris ; nous
sommes surpris de n'y trouver
huit ponces
que quinze à dixd'eau, cela n'est pas suffisant
porter nos canots : ce qui augmente
pour
difficultés, c'est les
encore les
joncs dont ces
sont couvertes, qui sont
savanes
et hauts de sept à huit gros comme le pouce
pieds. Cette espèce de
(*) On appelle criques des ravins ou ruisseaux
quelquefois à sec une partie de Pannée
qui sont
terres marécageuses plus inondées
; les pripris sont des
que lcs autres. --- Page 229 ---
DESSICRABLIS 215
DES TERRES à son sommet, assez
jonc porte un panache feuille du bâche. Nous avons
ressemblant à la
chacun quatre
deux canots qui peuvent porter et de plus un petit
personnes et leurs vivres, peut en porter six,
acon ou bateau plat qui
de vivres. Nous
et nous avons pour onze jours ici postillon, dans
avons un autre canot, appelé nous l'avons emmené
lequel nous étions venus; bord des savanes,
notre cricot jusqu'au
retour. Comme
par
jusqu'à notre
ouvrir
et le laissons-là
nègres pour
il nous faut trois ou quatre reste pas assez d'homle chemin, il ne nous
du nombre, pour
mes, même nous mettant le
d'eau que nous
traîner nos canots, vu laissons peu notre acon et
rencontrons 5 ainsi nous
que nous venons
une partie de nos provisions et comme en dépôt
de faire mettre à couvert
ainsi à
et commençons
et
dans notre postillon, marchant dans l'eau,
nous mettre en route,
pour aider à pousser
nous mêlant avec les nègres Nous ouvrons une ligne
ou traîner nos canots.
six heures, nous
et ce soir,à
droite au sud-est; de lieue des paletuviers. les
sommes à un quart
une terrible nuit :
Nous venons de passer
les autres,
nègres étoient tous, les uns par-dessus à chaque insdans un canot qui se remplissoit sorte qu'il Y en avoit
tant par la pluie ; de
mettre en route,
pour aider à pousser
nous mêlant avec les nègres Nous ouvrons une ligne
ou traîner nos canots.
six heures, nous
et ce soir,à
droite au sud-est; de lieue des paletuviers. les
sommes à un quart
une terrible nuit :
Nous venons de passer
les autres,
nègres étoient tous, les uns par-dessus à chaque insdans un canot qui se remplissoit sorte qu'il Y en avoit
tant par la pluie ; de --- Page 230 ---
-
-
V É R I I C A T I O/N
toujours une partie occupée à
dant que les autres cherchoient viderl'eau, penNous n'avions
à se reposer.
tous rien pour nous couvrir:
cependant ies blancs étoient un
Ce que nos hamacs étoient
peu micux, en
perches, qu'on
suspendus à des
appelle dans ce
ce qui nous a mis au moins hors pays takaris ;
que vers le jour,
de l'eau juscés dans la
que nos takaris s'étant enfonvase par notre poids, nous
mencions à avoir les reins dans l'eau.
comquand on a passé la nuit dans
Au reste,
un
pluie, on est peu affecté de
hamac, à la
par-dessous. Cette cruelle
se voir mouillé
qu'il nous faut absolument nuit nous fait juger
pour traîner notre
faire tous nos efforts
hier, afin d'avoir acon, que nous avons laissé
au moins de la
coucher nos nègres, sans
place pour
couler bas ; nous l'avons donc toujours remplir et
de grand matin,
envoyé chercher
les
avec ordre de ne prendre
provisions qui ne sont pas de
que
auirement nous ne
grand poids,
ost actuellement de pourrions le traîner, et il
retour.
Nous avons sondé la terre; c'est un
bonne vase marine,
fond de
pieds de terrean. Il recouverte d'un à deux
y a en entrant dans
savanes un banc de sable
les
des
qui court le Jong
paletuviers, et ne s'étend pas loin; il est
- --- Page 231 ---
TERRES DESSICHABIES 217
DES
de vase. Nous
ecouvert de quatre à cinq pieds
visiterons encore à notre retour.
dans
avons marché tout le jour
Le 5, nous
de parler : nous
es joncs dont nous venons elle est la même que civons sondé la terre ;
de
de la même quantité
levant, et recouverte
trouvé un endroit
erreau; ; mais nous avons
de la brique ;
lont la terre est cuite comme les faire voir
ous en avons pris des pièces pour Voilà l'effet, de
MM. les administrateurs. s'il ne cuit pas
incendie des savanes 2 qui, moins tout le teroujours la terre , brûle au
et la déeau et fumier qui est à sa surface,
nature ; et chacun sait que les arbres prennent la terre
eu tout verts sur pied, et bràlent dans racines.
ussi profondément que s'étendentleurs: intérêt de
combien chacun a
Ce qui prouve
et de les émpêcher de
veiller sur ses nègres, désordres affreux : on fréblus commettre ces
tison peut dévaster
nit quand on pense qu'un
tout un pays.
sortis de ces grands joncs,
Le 6, nous sommes
suit les
forment une lisière assez large qui
Aui
de Mahuri; après quoi nous sommes
paletuviers
d'herbes coupantes, qui
entrés dans une plaine
cannes à
ressemblent assez à la feuille desjeunes
des deux bords, comme
sucre : elles coupent
ègres, désordres affreux : on fréblus commettre ces
tison peut dévaster
nit quand on pense qu'un
tout un pays.
sortis de ces grands joncs,
Le 6, nous sommes
suit les
forment une lisière assez large qui
Aui
de Mahuri; après quoi nous sommes
paletuviers
d'herbes coupantes, qui
entrés dans une plaine
cannes à
ressemblent assez à la feuille desjeunes
des deux bords, comme
sucre : elles coupent --- Page 232 ---
V E R I F I C A T I O N
un rasoir ; ce qui fait que nous avons
de chemin,
fait per
de
parce qu'elles coupent les
nos nègres. A
jambes
dans
midi, nous sommes
une autre plaine de
entré
le même
moucous : le sol es
que nous l'avons indiqué
mais il y a deux
plus haut
pouces d'eau de
terres que dans les
plus sur le
toujours la
grands joncs. Nous avon
route au sud-est. Il fait une
continuelle. Nos vivres, ainsi
pluie
tout est mouillé, Nous
que notre bagage
même manière, à six heures campons toujours de la
Le 7, la
du soir.
pluie a été si continnelle,
pas été possible de rien observer
qu'il n'a
gauche. Nous
à droite ni
avons passé la plaine de moucou
moucous, s où nous étions
ensuite une autre d'herbes entréshier au soir; e
nous avons retrouvé des compantes, et ce soi
oùt nous campons dans moucou-moncons
un buisson
mettre à l'abri, et
pour nous
est le même
assujétir nos canots. Le sol
que tout le reste. Nos vivres
mencent à se gâter.
com
Le 8, nous avons traversé les
cous d'hier au soir, et sommes entrés moucou-mou
partie boisée de
dans une
fourrés qu'un homme pruniers - coton, qui sont si
n'y sauroit pénétrer qu'a-
(*) J'ai oublié la signification de tous ces mots indicns
désignent des espèces de plantes ou d'arbustes.
qui --- Page 233 ---
TERRES DESSICHABLES 219
DES
avec
ès avoir fait fort péniblement un chemin de faire
sabre 5 nous sommes par-là obligés haches et de
d'abattis, à coups de
he espèce
canots. Ces bois
bres, pour faire passer nos
être
nt très-durs ; et comme ils ne peuvent
fond de l'eau, nos canots se prenupés au
et nous donnent une peine
ent sur les chicots,
et les faire sauter d'un
croyable à lcs traîner,
tous
onc à l'autre. Nous sommes quelquefois nègres et
que quatre
T un canot, pendant à faire le chemin ; ce qui peut
a de nous sont
:
nous rencontrons
irei juger de l'embarras que
cent
pendant nous avons fait aujourd'hai
cents toises de chemin,
natre-vingts ou deux
par la
sont angmentées
toutes ces peines-là
sommes forcés
auvaise nourriture dont nous
de terfaire usage. Nous trouvons ici plus
la
environ trois pieds ; mnais
au : il y en a
a aussi la même
ase du fond est la même. lly
deux
antité d'eau. Nous n'avons eu que
leures de beau temps.
sortir
Le 9, nous espérions toujours pouvoir
a
avant la nuit; mais cet espoir
es pruniers
s'est blessé : il ne
é vain. Un de nos nègres
mais nous
ous devient pas seulement inutile, dans un
de
obligés de le mettre
ommes
plus
aiderà le traîner. Nous
es canots, et de nous
ase du fond est la même. lly
deux
antité d'eau. Nous n'avons eu que
leures de beau temps.
sortir
Le 9, nous espérions toujours pouvoir
a
avant la nuit; mais cet espoir
es pruniers
s'est blessé : il ne
é vain. Un de nos nègres
mais nous
ous devient pas seulement inutile, dans un
de
obligés de le mettre
ommes
plus
aiderà le traîner. Nous
es canots, et de nous --- Page 234 ---
V E R I F I C A T I O N
avons trouvé le sol aujourd'hui
même que celui que nous avons exactement 1
Les vivres nous
parcouru hier
à nous les retrancher. manquant, nous commençon
Le 10, nous avons envoyé ce matin le
petit de nos canots chercher les
plu
avions laissés en dépôt dans les vivres que nou
Mahuri. Un de nos nègres s'est paletuviers d
d'un coup de
fendu la jamb
sabre, et nous somics encon
obligés de l'embarquer. Voilà deux
moins à
nègres d
T'ouvrage, et deux bouches
par conséquent. Nous
inutile
niers ce soir, et n'en sommes sortis des pru
ques buissons. Nous trouvons plus que quel
de bean
avons eu quelques heure
temps. Le. sol est le
même quantitéde
môme, c'est-à-din
Nous
terreau, d'eau, et même vase
avons examiné ce terreau
tous les jours. Il paroit
plusieurs foi
temps
qu'il n'y a pas long
qu'il se forme,
et
quoiqu'il y en ait beau
coup ;
nous le trouvons plus fait à
que nous avançons.
mesur
Le 11, nous avons traversé des
moucous, où il y a beaucoup de
moucou
mant des buissons
pruniers for
canot qui est allé répandus çà et là. Notr
de
chercher les vivres n'est
retour, et nous inquiette. Nous
pa
six heures par une pluie continuelle, campons
manquan
a --- Page 235 ---
TERRES DESSÉCHABIES, 221
DES
rien de sec. Le sol est le
tout, et n'ayant
ême que ci-devant. est de rétour, mais il ne
Le 12, notre canot
la moruee est
des vivres pourris;
bus apporte que ainsi
le reste. Nous avons
eine de vers 9
que
qui
aversé tout le jour des moucou-moucons notre
nt très - gros, et retardent beaucoup de
arche. Il y a ici quelques trous
poissons, du
tombent jasqu'au milieu corps;
ales nègres
de terreau et d'eau,
ailleurs, même quantité Nous ne trouvons
la vase ne change pas.
sonde de fer de
mais de résistance avec une
même avec un takaris
ix pieds et demi, pas
qu'on avance 2 on
pieds. A mesure
e quinze
le sol est remué de plus en plus
econnoit que
ar les caymans et les poissons. alternativement
Le 13, nous avons trouvé
herbes coupantes et des moucon-moucous
es
été arrivés au pied
isqu'à ce que nous ayons avions remarqué, deun grand bâche que nous être dans notre route :
uis l'entrée des savanes,
arrivésici, parce
ela nous faisoit plaisir d'être
avions envie de monter à son sommet
ue nous
de choisir une
our voir s'il y auroit moyen à frayer mais
nous coûteroit moins
;
oute qui
n'ont pu obliger
i promesses, , ni menaces 3
corde
à aller attacher une
pour
es nègres Y
'à ce que nous ayons avions remarqué, deun grand bâche que nous être dans notre route :
uis l'entrée des savanes,
arrivésici, parce
ela nous faisoit plaisir d'être
avions envie de monter à son sommet
ue nous
de choisir une
our voir s'il y auroit moyen à frayer mais
nous coûteroit moins
;
oute qui
n'ont pu obliger
i promesses, , ni menaces 3
corde
à aller attacher une
pour
es nègres Y --- Page 236 ---
V E RIF I C A T I O N
nous aider à monter. Ainsi
atteindre
nous n'avons P
qu'à vingt pieds de
nous avons
hanteur, d'o
remarqué que le chemin que
avons à faire seroit tout aussi
nou
déja
pénible que. celu
parcouru, et que nousn'avons pas à choisi
Comine nous n'avons plus de vivres
un jour, nous sommes
que pou
obligés de retourner
Cayenne pour laisser reposer les nègres, et fair
d'autres provisions.
Dans l'espace que nous avons
jourd'hui, nous avons
parcouru au
core
de
remarqué qu'il y a em
plus
ces trous de caymans dont
avons déja parlé ; cela
nou
tance les
prouve qu'à cette dis
eaux y sont stagnantes, même
l'été, au moins dans bien des
pendan
endroits, prin
cipalement dans ces trous-là où le
retire, et où le
poisson S
cayman va labourer la terre
pour le fouiller par-dessous le terreau.
le sol est le même que celui
Aureste
ci-devant.
que nous avons VI
Le 14, nous sommes donc
repartis pou
Cayenne, s Jaissant notre acon, afin
plus tôt et éviter la faim
d'arrive
qui commence à non
presser ; mais nos nègres sont si exténuds d
fatigue, que nous sommes obligés de faire sou
vent des pauses, quoique le chemin soit tou
frayé. Nous sommes venus coucher près de
à
--- Page 237 ---
DESSÉCHAFLES. 223
DES TERRES
avons
La nuit a été
runiers dont nous
parlé.
uelle
la pluie, et l'orage qui nous a aspour
illis jusqu'au matin.
de bon matin,
Le 15, nous sommes partis
à six
de Mahuri
arrivés aux paletuviers
eures et demie du soir. La mer perdoit pour
c'étoit une difficulté de plus pour ramebrs:
à travers les paletuviers,
ler notre postillon
mais la pluie étoit si
ar un si mauvais cricot;
et l'obscurité si complète,
prte et continuelle,
de pouvoir
ue nous étions dans l'impossibilité
ni chemin ni crique. Tantôt nos
emarquer
trainions le canot à terre
ègres et nous-mêmes
lieu de le mettre en
ntre les paletuviers, au
le mettions entre
bngdel la crique,out tantôt nous
l'en ressortir;
es arbres, et ne ponvions plus
les bois
falloit sans cesse reculer, chercher
les mains comme font les aveugles, les
vec à la hache, au risque de se couper les
ambes. touper La faim et les maringouins ne nous'
de coucher. Enfin, après un
bermettoient inoui pas de trois heures de temps > nous
ravail été dans la rivière, et sommes venus
vons
avoir
Vabord au Dégras - des - Cannes. Après
prdonné à nos nègres de se rendre à Cayenne
la crique fouillée, nous avons été obligés
par de marcher toute la nuit pour venir à l'habi-
, au risque de se couper les
ambes. touper La faim et les maringouins ne nous'
de coucher. Enfin, après un
bermettoient inoui pas de trois heures de temps > nous
ravail été dans la rivière, et sommes venus
vons
avoir
Vabord au Dégras - des - Cannes. Après
prdonné à nos nègres de se rendre à Cayenne
la crique fouillée, nous avons été obligés
par de marcher toute la nuit pour venir à l'habi- --- Page 238 ---
V L R L F I C A T I O N
tation du roi, oùt nous sommes arrivés,
de fatigue, à
étourdis
quatre heures du matin, après
avoir marché vingt heures sans nous arrêter
et la pluie sur le corps sans cesser un instant.
Le lendemain nous avons eu l'honneur de
rendre compte de notre retour à MM. de Fied
mond et Malouet, gouverneur et ordonnateur
de la colonie.
Après avoir fait de nouvelles
fait
provisions, et
réparer et changer nos canots, nous som
mes repartis de Cayenne avec trois canots, dix
nègres, et pour onze jours de vivres, le 6
avril 1778, à dix heures du soir, et
venus coucher dans la rivière de Mahuri sommes
l'embouchure de la crique fouillée, oùt nous
avons attendu la marée.
Le 7, nous avons été rendus dans les
par notre crique, à midi, et sommes allés savane
cher à une demi-lieue des
cou
fois, nos nègres sont mieux paletuviers. Cette
les canots
couchés, en ce que
sont tentés d'un prélart pendant la
nuit, et on les a habillés d'une casaque de
drap, chaussés de guêtres, de souliers, et
dessus une grande
par
culotte > afin qu'ils puissen
marcher dans les herbes
blessés.
coupantes sans en êtro
Quant à nous, nous somies toujour
suspendus à nos takaris; mais nous avons auss
a - --- Page 239 ---
DESSÉCHABIES. 225
DES TERRES
moins du
au
plus
ne tenture qui nous garantit
de la pluie. Le temps est toujours pluvienx.
ros
cainpé à une demilieue de
Le 8, nous avons
terminé le précédent
endroit où nous avons
byage. dix heures du matin, nous sommes
Le 9, à
est au bout du percé
trivés vers le bâche.qui
été obligés de
fait. Nous avons
récédemment ici à nous faire un chemin, et
commencer
à une bonne demi-licue
mmes venus camper
alternatiet avons passé
u bâche ci-dessus,
et des herbes
ment dans des moucou-moucons
d'envibupantes. Les terres sont recouvertes On voit
trois pieds et demi de terreau.
bn
plus à mesure que
'on en trouve toujours l'attention que nous
bus avançons; ; et d'après aussi plus fait et
donnons, il nous paroit
et il y a
vieux. La vase est la même 7
us
d'cau sur le terrain.
pux pieds
arrivés à une crique
Le 10, nous sommes
Nous la visitehi a un courant vers la mer.
àvons renons à notre retour. Ensuite nous
l'espace
intré un petit lac qui occupe environ nous en
un carré : il est rempli de caymans 5 mais
de
à lnitpieds de long;
yons tué un
sept
de nos canots,
en avoit un de la longueur
y
sommes approchés à la disuquel nous nous
2.
pux pieds
arrivés à une crique
Le 10, nous sommes
Nous la visitehi a un courant vers la mer.
àvons renons à notre retour. Ensuite nous
l'espace
intré un petit lac qui occupe environ nous en
un carré : il est rempli de caymans 5 mais
de
à lnitpieds de long;
yons tué un
sept
de nos canots,
en avoit un de la longueur
y
sommes approchés à la disuquel nous nous
2. --- Page 240 ---
V E R I I C A T I O N
tance de deux toises, et lui avons
cinq coups de fusil sur la tête avant décharg
soit remué. Après le
qu'il S6
cinquième coup il a branl
sa quene énorme, et est sorti tranquillement du
lac pour entrer:dans les halliers.
Tout lespace que nous avons parcouru au
jourd'hui est recouvert d'environ cinq pied
de terreau ; il y en a même plus dans des en
droits. Le sol paroît un peu mouvant sous le
pieds; cela arrive toujours
lorsqu'il y a beau
coup de terreau dans des parties noyées,
qu'étant léger de sa nature, et l'eau lui faisan parc
perdre une partie de sa pesanteur
ne
spécifique,
peut pas assez s'affermir surla vase pour résis
ter à l'ébranlement que lui imprime le pied er
marchant. Dès que les terres sont desséchées
elles ne sont plus mouyantes. Au reste,
avons rencontré
nou
quelques trous oùt les nègre
enfoncent.
Le11, nous avons passé parle pied d'un
bâche, et sommes venus coucher
gran
endroit bien boisé de
au bord d'u
être monté sur une échelle pruniers-cotons. de seize
Aprè
nousavions établie
pieds (qu
sur un de nos canots, expré
pour voir devant nous au dessus des hallier
et des buissons, de même
à la vue les endroits où que pour reconnoitr
nous ne pouyions pa
- --- Page 241 ---
"DISSECHABLES. 227
DES TERRES
c'est boisé de
aller), nous avons remarqué que nous n'avons pas
droite et de gauche, et que
voir
à choisir, et nous ne pouvons
de route
boisé s'étend fort loin.
Bictuellement si ce
l'étendue que nous avons traverséejusDans
marché directement au
qu'ici, nous n'avons pas changé la route, de
sud-est; mais nous avons degrés au sud ou à
fois à autre, de quelques boisées ou embar-
'est, afin d'éviter les parties voir devant nous au
rassécs que nous pouvions mais on a relevé exacde notre échelle ;
moyen aires de vent, et tout ce qui pouvoit
tementles
carte. Le sol est le même, mais
laider à faire une
moins mouvant.
entrés dans les pruniers:
Le 12, nous sommes fourrés que ceux que
ils sont plus gros et plus On ne peut s'ouvrir un
nous avions rencontrés. nous avons fait environ
chemin qu'à la hache;
est fort pluvieux.
deux cents toises. Le temps de vivres : nous comNous n'avons plus guère
Nous faisons
mençons à nous les retrancher. est-sud-est. Nous
route au sud-est quinze degrés mais il paroit
trouvons ici le même terreau, d'eau, la même
plus vieux ; la même quantité
vase, mais le sol n'est pas mouvant. dans les pru
Le 13, nous sommes toujours échelle qu'ils s'étenniers, et voyons de notre
fort pluvieux.
deux cents toises. Le temps de vivres : nous comNous n'avons plus guère
Nous faisons
mençons à nous les retrancher. est-sud-est. Nous
route au sud-est quinze degrés mais il paroit
trouvons ici le même terreau, d'eau, la même
plus vieux ; la même quantité
vase, mais le sol n'est pas mouvant. dans les pru
Le 13, nous sommes toujours échelle qu'ils s'étenniers, et voyons de notre --- Page 242 ---
a
- à
v i R I F I C AT I-O N
dent jusqu'à Kaw. Nos nègres commencent à
perdre leurs forces. Nous avons laissé ce, matin
un de nos canots que nous ne pouvions plus
traîner. Le temps est fort pluvieux. Le sol est
recouvert de quatre à cinq pieds de terreau.
Toujours de la vase marine, et noyée de deux
pieds.
Le 14, le temps est fort pluvieux; les vivres
nous manquent, et nos nègres sont découragés.
Toujours le même sol.
Le15, toujours dans les pruniers. La pluie est
continuelle. Le sol est le même. Même
même vase et même terreau. Nous avons mis eau, la
routeàl'est-sud-est.
Le 16, toujours dans les pruniers. Nous n'avons plus de vivres qu'un peu de biscuit et quelqates tablettes de chocolat. Le sol est le même
et d'une grande uniformité. Il a fait quelques
heures de beau temps.
Le 17, toujours dans les pruniers. Il pleut sans
cesse. La faim nous presse. Nos nègres sont
excédés de fatigue et découragés. Le sol est
recouvert de quatre pieds de terreau noyé de
deux picds d'eau, au fond de la vase marine.
Depuis midi nous faisons route à l'est.
Le 18, toujours dans les pruniers, avec une
pluie continuclle. Les nuits sont cruclles porir --- Page 243 ---
PESSÉCHABLES. 229
DES TERRES
changer, et
n'ayant rien de sec pour
de l'eau,
nons, forcés de nous coucheren sortant
Nos
létanti
comme nous le sommes.
tout mouillés
plus ; trois ont la fèvre,
nègres n'en peuvent travailler. Le sol est touet doivent également uniformité : même vase, même
jours de la même
d'eau qu'lier.
terreau, et même quantité
souffrant
toujours dans les pruniers,
VinLe 19,
la faim, la fatigue,
beaucomp de maux,
nos nègres qui
somnie, et Tinquiétude Ciel pour toute la mit, au
font des invocations au
piedsde terreau, 7
lien de dormir. Environ même quatre vase. Les pruniers
deux pieds d'eau et la
sont ici plus fourrés et plus dans gros. les pruniers jusLe 20, nous avons été
entrés dans les
qu'à midi, que nous sommes
et sompinautières ; nous les avons traversées, bordent
derrière les paletuviers qui triste
mes campés Kaw. Nous allons passer une
la rivière de
ôter les
nuit: nos mains ne suffisent pas seulement. pour Il y a
maringouins de notre visage
Ily en a
de terreau dans les pinautières.
et
peu
à deux
dans des endroits,
au plus un
six pieds pouces, et il y a six pouces
dans d'antres que
d'eau de plus.
nous avons
si affoiblis, que
Le en,nousétionss
à traverser les palercsté cin heures de temps
la rivière de
ôter les
nuit: nos mains ne suffisent pas seulement. pour Il y a
maringouins de notre visage
Ily en a
de terreau dans les pinautières.
et
peu
à deux
dans des endroits,
au plus un
six pieds pouces, et il y a six pouces
dans d'antres que
d'eau de plus.
nous avons
si affoiblis, que
Le en,nousétionss
à traverser les palercsté cin heures de temps --- Page 244 ---
V E R I F I C A T I O N
tuviers et venir à la rivière. Enfin les
nègres se
voyant rendus, ont repris vigueur, et ont
cependant pagayé pour nous mener chez
M. Boutin, oùt nous sommes arrivés à trois
heures etdemie du soir.
Nous avons reçu tous les secours possibles
chez M. Boutin : cela étoit d'autant plus agréable, qu'ils nous étoient offerts avec la meilleure
grace possible et tout l'empressement imaginable. M. Artur nous a aussi offert tous les
secours dont nous avions besoin, avec un grand
empressement, et auroit souhaité jouir de la
préférence de nous avoir chez lui, où nous
avons reçu bien des politesses.
Nous nous sommes reposés jusqu'an 23,
nous sommes repartis après avoir fait de nou- que
velles provisions. Comme nous laissions deux
nègres malades, M. Boutin, à notre
nousen a prêté quatre pour nous aider à prière, traîner s
nos canots jusqu'au de-là des pruniers,
le plus mauvais chemin.
qui est
Nous sommes venus coucher dans la
de M. Boutin, qui étoit à l'ancre, à goeletté
chure de sa crique. Nous
l'embonavons mesuré l'abaissement des marécs dans un temps de grands
doucins, la mnit du 23 an 24 avril, qui cst le
premicr jonr du rapport des
marées; ; et cet
abaissementse trouve être de cing-pieds. --- Page 245 ---
-
DESSECHABLES
DES TERRES rentrés dans notre ligne
Le 24, nous sommes
et avons couché à
huit heures du matin; derrière les pinaintières.
'entrée des pruniers, marché tout le jour dans
Le 25, nous avons campé près le canot que
es pruniers, et avons Nous le reprenonshous avions laissé.
sortis des pruniers à
Le 26, nous sommes en venant, l'espace
nidi. Nous avons chainé, midi, nous avons rene la rivière ici. Après M. Boutin, et sommes venus
royé les nègres de
de-là dans Ies savanes.
coucherà quelquedisanced faitici quelques opérations
Le 27, après avoir
somies venus coucher
rigonométriques, nous
et la crique, dont
entre le petit lac Cayman
nous avons parlé ci-devant. arrivés à dix heures à la
Le 28, nous sommes Yappelons ainsi, parce
prique angélique (nous cours à la crique connue
ju'elle répond par son dela mer), nous l'avons
Bous ce nom, au bord
de la Garemontée jusque près la montagne elle
sa source
briclle, du côté de l'est, où
prend viennent des
différens filets d'eau qui
Hans
les savanes. Cette crique
montagnes à travers
très-bien établi
et a un courant
est considérable,
Nous avons eu quelque
à sa source même. en CC que nous avons dà
peine à la remonter, les endroits oùt le terrain
ouvrirle passage dans
Bous ce nom, au bord
de la Garemontée jusque près la montagne elle
sa source
briclle, du côté de l'est, où
prend viennent des
différens filets d'eau qui
Hans
les savanes. Cette crique
montagnes à travers
très-bien établi
et a un courant
est considérable,
Nous avons eu quelque
à sa source même. en CC que nous avons dà
peine à la remonter, les endroits oùt le terrain
ouvrirle passage dans --- Page 246 ---
V ÉRI F I C A T I 0 N
deses bords est boisé. Après
la boussole,
quelques relevés
relévant,
nous sommes redescendus en la
ferme dont etavons conché dans un islet de
le fond est
terr
islet
sablonneux: : c'est le seu
que-1 nous ayons rencontré dans ces
vanes. Quant au sol des
sa
peu mouvant et recouvert savanes, il est ur
de terreau,
de huit à neufpied
plus ou moins.
sonde de fer de dix
Quelquefois un
peine un peu de vase pieds et demi prenoit
cependant
avec le bout de sa cuillère
ce sol n'est pas plus
des savanes
noyé que le reste
que nous avons parcourues,
qu'à plus de trois lienes de la
quoi
digue absolunent,
mer; ce qui in
en différens endroits, d'après d'autres remarque
que cette plaine
présente un plan incliné vers
iminens
la position locale des
l'Océan. Quant
dans tout ce
parties qui sont boiséc
voyons à la que nons avons visité, nous ren
carte qui sera dressée
du présent voyage. Au
incessammen
remplie de caynans
rcste, cette crique est
énormes.
Le29, nous sommes des cendus en
crique, et a vons étérendus à
relevant la
heurea après mnidi, Nos
notre percée à une
qne nous avons dà negres étoient si fatignés
de nos canots
laisser ici le plus
la
: pendant qu'un canot manvais
route par notre percée,
continnoi
nous nous somues --- Page 247 ---
DESSÉCHAEKES 233
DES TERRES
l'autre, pour reconéparés et détachés avec de la crique qui va
hoître le local et la partie trouvé qu'elle est
Vici à la mer, et nous avons divers filets et sur la
bouchée, et se répand en
cents toises
turface des terres à environ quatre moins noyé, et
Ici lc sol est
les paletuviersparoît aller en
et de buisnainmentt
de ioncoie-moncous
yal beaucoup
et on voit une espèce
sons, de proniers-cotons, derrière les paletuviers où
He large marécage
les pruniers en font partie.
tiré une base,
Le 30, on a ouvert une ligne, auprès du grand
et fait quelques opérations ci-devant.
bâche dont nous avons parlé sommes rejoints
Le premier mai, nous nous avons continué
et nous
près les praniers-cotons, paletnviers de Mahuri.
notre marche jusqu'aux du chemin anjourl'huis
Nous avons bien fait
tout le reste de notre
pmais aussi nous avons jeté
alléger nos
et de nos provisions pour
bagage
canots.
visité le banc de sable que
Le 2, nous avons
de ce
annoncé au commencement
nous avons
qu'il ne s'étend pas loin,
journal : nous voyons plusieurs points par derqu'il se divise etforme Dans Tétat oit nous
rière les paletuviers.
nous restions
sommes, iln'est pas possible que
aux du chemin anjourl'huis
Nous avons bien fait
tout le reste de notre
pmais aussi nous avons jeté
alléger nos
et de nos provisions pour
bagage
canots.
visité le banc de sable que
Le 2, nous avons
de ce
annoncé au commencement
nous avons
qu'il ne s'étend pas loin,
journal : nous voyons plusieurs points par derqu'il se divise etforme Dans Tétat oit nous
rière les paletuviers.
nous restions
sommes, iln'est pas possible que --- Page 248 ---
V E R I I L C A T I O N
ici pour relever sa figure et la chercher
cinq pieds de vase ; inais comme il n'est sous
contigu, on trouvera
pas
enaffranchirle canal. peut-être une passe pour
Au reste, s'il doit
par-dessus, il n'en coltera
passer
en bois de peu de hauteur qu'un revêtement
ce banc.
sur la longueur de
Nous sommes arrivés le même jour A
à nonfheures du soir.
Cayenne,
Il résulte donc de la visite
faite de cette
que nous avons
plan incliné plainenoyée, qu'elle présente un
vers la mer ; que cependant le
grand pourtour de paletuviers qui Ia
est plus élevé, et forme tontàl'entour bordent
naturelle qui ne laisse
une digue
qui
échapper que les eaux
surpassent son élévation ou les têtes des
criqnes; que l'endroit le plus noyé est
route que nous avons tenue
vers la
qu'elle est recouverte
pour aller à Kaw;
de beaucoup de
qui a été dégradé et brûlé plus
terreau
des
récemment dans
endroitsque dans d'autres, et que la nature
commence à réparer
ces incendies;
grandement le ravage de
qu'elle est desséchable
nant un large canal de Mahuri à
moyenautre de cclui-ci
Kaw, et un
qui ira dégorger droit à la
mer; que ces canaux, par cette
nous avons parlé,
crique dont
auront communication
qu'au pied des montagnes.
jus- --- Page 249 ---
-
DESSÉCRABENE
DES TERRES
de rendre
nous avons eu Phonneur
gouLe 3 mai,
et Malouet, du
ompte à MM. de Fiedmond de la Guiane, etc.
erneur et ordonnateur
ésultat de notre voyage. 1778. Signé, GUISAN,
le 3mai
A Cayenne,
hgénieur agricole
(N.74-)
CONNUNES
LETTRES,
Commerce et Culture.
A Cayenne 2 le 10 Juin 1778.
M.
Victoire est entré, il
LE senau Paimable
avec une carjours, dans ce port,
a quatre
noirs venant de Mozambique, de
gaison de 240
Pile de France et au cap
relâché à
d'eau et de viHonne-Espérance et ayant
; il manquoit étoit cassée :
chaudière
vres, et sa grande
le capitaine à passer
Maillart avoit engagé
M.
chirurgienet le sieur Deschamps, la même
à Cayenne 2
qui a servi ici en
de
major de Bourbon, déterminé dansl'espérance
malite,Ty avoit
opérations 5
trois proois-verbux de semblables donner unc idée de
() Il ya
le moins long pour
je fais imprimer
qu'ont excité ces vérifications.
l'exacitude et de la peine
vres, et sa grande
le capitaine à passer
Maillart avoit engagé
M.
chirurgienet le sieur Deschamps, la même
à Cayenne 2
qui a servi ici en
de
major de Bourbon, déterminé dansl'espérance
malite,Ty avoit
opérations 5
trois proois-verbux de semblables donner unc idée de
() Il ya
le moins long pour
je fais imprimer
qu'ont excité ces vérifications.
l'exacitude et de la peine --- Page 250 ---
-
-
CORRESTO N D A N C E
se défaire de sa cargaison.
Lorsqu'il a été à
terre et pris des renscignemens sur l'état de la
colonie, la solvabilité de ses habitans, la difficulté du recouvrement, et sur le discrédit
énorme qui cn résulte, il a renoncé à ouvrir
sa vente, et s'est disposé à se réparer, à acheter des viyres et à se rendre à
mais il
Saint-Domingue;
ne s'est point trouvé de vivres à vendre
convenables pour un négrier : car tant que ce
pays-ci ne changera pas de régime, on y sera
dépotrvn de tout. Le capitaine a alors avoué à
M. Malouet son embarras: il ne lui restoit
que
pour quinze jours de provisions; son doublage
est mangé de vers, il ne peut se dispenser de
caréner. Vendre aux labitans Ini paroît une
extrémité affreuse et impossible ; il est déja au
courant des affaires de Lalitte, reponssantes
pour le comnerce ; il se trouve ici dans 11
moment de disette qui ajoute à la misère habithelle : il n'y a ni argent, ni marchandlises ;
la culture des terres hautes expire de toutes
parts. Dans toutes les sucreries de la colonie il
n'y a pas quatre barriques de sucre, s nous Cnl
manquons dans nos: maisons : les habitans n'ont
ni pain, ni vin, etiln'yena plus chez les marchands. Ce capitaine étoit interdit : point de
moyens pour continuer Sa route. Il nous a pro- --- Page 251 ---
-
OFFI CIET L I E.
d'acheter sa cargaison pour
losé avec instance
a montré les lettres
compte du roi; il nous les places de comue. vous avez écrites dans la traite à la côte orienherce pour encouragerl vous avez même écrite,
le d'Afrique; celle que à la maison Millet de
brs de sonl expélition, associé, Nous avons été
hint-Malo, dont il est
l'avons trouvée
et nous
de
isiter cette cargaison, nous a pas paru sage
aperbe 5 mais il ne l'embarras imnprévu d'un
ous donner, M.,
généraux: il nous
brt tirage sur les trésoriers de terme, cela ne
six mois et un an
nous nous
proposé
D'un autre côté 7
à
ous suffisoit pas. humiliés de ne point concourir
rouvions fort
d'une nouvelle
os vues dans Vencouragement à nos armateurs 5 nous
raite ouverte depuis n'avoir aucune ressource
étions encore plus de
de le voir partir d'ici
offrir à ce capitaine, et colonie les impressions
sur cette
our répandre
que sa position jusinistres et désespérantes M., nous ont occupés
ifioit. Ces réflexions,
nous avons
Dendant deux jours, et le troisième sensément
nous a paru le plus
silbris le parti qui
obtiendra
notivé, et qui en conséquence
tement votre approbation.
nous vous avons
Les projets de travaux que exécutés et préprésentés, ceux que nous avons
offrir à ce capitaine, et colonie les impressions
sur cette
our répandre
que sa position jusinistres et désespérantes M., nous ont occupés
ifioit. Ces réflexions,
nous avons
Dendant deux jours, et le troisième sensément
nous a paru le plus
silbris le parti qui
obtiendra
notivé, et qui en conséquence
tement votre approbation.
nous vous avons
Les projets de travaux que exécutés et préprésentés, ceux que nous avons --- Page 252 ---
CORRES S P 0 N D A N C E
parés exigent nécessairement une grande
mentation de nègres; car il en faut mille augvaillant pour faire en deux années le canal traKaw. En achetant tont-i-la-fois
de
d'esclaves nouveaux,
cette quantité
barras des
indépendamment de l'emlogemens et de la
doit jamnais en compter les deux nourriture, on ne
qu'au bout de neuf mois,
tiers au travail
matés et qu'ils entendent lorsqu'ils sont accliAinsi, en tout état de
ce qu'on exige d'eux
cause, qu'on veuille
peu ou beaucoup pour ce
faire
senl peut
pays-ci, comme le roi
qu'avec des entreprendre s ce ne sera jamais
nègres qu'on pourra faire, et la
progression des moyens sera toujours celle
travaux : d'ailleuirs, de tout
des
dépense içi, le seul
l'argentque le roi
celui
qui ne soit pas perdu est
qui se place en négres et en
dont la valeur existante
culture
représente et
quand on veut, les capitanx
remplace
Cette réflexion étoit
qu'on y emploie
de la cargaison
déterminante pour l'acha
entière, à longs termes
comme toutes nos
; mais
pas encore en
plantations de vivres ne sont
nourriture de rapport, l'achat à faire pour la
autre
ces nouveaux venus étoit une
dépense qui nous a arrêtés.
Alors nous avons considéré les besoins
petit nombre d'habitans
du
en état de payer à cré --- Page 253 ---
OFF IC I E L L E.
dont
de Sinnamari,
dit, sur-tout les pasteurs
Bientôt, faute
se détruiroient
d'hales ménageries avons vu que cette portion
de bras. Nous
de toute ressourbitans utiles étoit dépourvue d'en obtenir; soit de
ce, de toute espérance rebutéeparlac conduite
la part de la compagnie, colons à son égard, soit de
de la pluralité des particuliers, 3 dont aucun
la part des armateurs
de noirs à
jamais une cargaison débiteurs au
ne risquera
la multitude de
Cayenne. Enfin,
lesquels sont toujours af
roi et au commerce,
et toujours prêts à
famés de nouvelles avances, entrée dans nos calculs
en abuser, est encore
et réaliser l'anathème.
pour en faire un exemple
contre linfidélité
nous avions prononcé
que pratiquéc dans les engagemens. importans 2 le
Restoit à concilier deux objets : car nous n'enprix et le terme du paiement dispenser de Tobligation
tendons point nous de ne point dépasser les
qui nous est imposée le service de chaque année.
fonds assignés pour traité avec le capitaine néNous avons donc snivantes:
grier aux conditions la cargaison entière, et
M. Malouet achete habitans solvables qui
en cède la moitié aux ils payeront aux mêmes
ne doivent rien au roi;
le marché, hypotermes et crédit stipulés par
deux objets : car nous n'enprix et le terme du paiement dispenser de Tobligation
tendons point nous de ne point dépasser les
qui nous est imposée le service de chaque année.
fonds assignés pour traité avec le capitaine néNous avons donc snivantes:
grier aux conditions la cargaison entière, et
M. Malouet achete habitans solvables qui
en cède la moitié aux ils payeront aux mêmes
ne doivent rien au roi;
le marché, hypotermes et crédit stipulés par --- Page 254 ---
240 ConnEs S P O N D A N C E
théquant les nègres anciens au
nouveaux, et s'engngeant
paiement des
clamation au terme
par corps sans répréfixe.
Le prix d'achat pour le roi sera
celui qui sera certifié
réglé d'après
trois plus fortes maisons authentiquement du
par les
moyen des nègres
Cap, être le prix
vendus à
pendant les six premiers mois Saint-Domingue de
Nous avons
cette année.
adopté cette formule
aux inconvéniens de
pour obvier
pays où il n'y a point de l'appréciation cours
dans un
de
réglé, 2 le terine
comparaison ne pouvant être
lieu oules ventes
pris quedans le
En attendant multipliées le
établissent un cours.
Cap, d'après
retour des certificats du
lesquels le prix total de la cargaison sera établi, il sera délivré au180,00oliv. en
capitaine
égaux de deux lettres-de-change, à quatre termes
années, dix-huit
et six, prélevant toutefois
mois, douze
sur ladite
12000 livres comptant pour servir à somme
désarmement du navire à Saint-Malo. payer le
Le prix de vente pour les habitans
i1o5o livres au
est établi
Telle
comptant, et 1200 livresà terme.
est, M., notre opération
rien aux fonds
qui n'ajoute
ploi les 50,000 assignés, en affectant a cet emdluction des
livres accordés pour l'introbestiaux. Mais elle ajoute infi- --- Page 255 ---
OFrIcs E L L E.
et à nos moyens
himent à nos espérauces nombre de pasteurs
- Le petit
douzaine
préparatoires.
ainsi qu'nne
Entéressanss sera secouru, de bonnes terres et qui
rhabitans qui cultivent les inutiles seront pour
besoin de force :
leurs
à
ont
fois déchus de
prétentions etlateJa première dont ils ont tonjours abusé, des vivres
un crédit roi sera en état de préparer
sur le
Jier du
nègres, et de terniner, doit
pour douze cents ville, la révolation qui
tercitoire de cette
entiere, si on veut qu'elle
s'opérer sur la colonie
sorte du néant.
Nous sommes 3 FIEDMOND etc.
et MALOUST.
Signé,
COMMUNE. (No.79-) )
LETTRE
Grande police.
le 29 juillet 1779.
A Cayenne,
M.,
obtenu, depuis
Le sieur L. e
. a. différentes, qu'il
dix ans 1 trois concessions ou abandonnées. Il a
vendues
terre et
a succesivement
2 une mauvaise
il
huit nègres en propre tête. Il nous demanda,
une plus mauyaise
néant.
Nous sommes 3 FIEDMOND etc.
et MALOUST.
Signé,
COMMUNE. (No.79-) )
LETTRE
Grande police.
le 29 juillet 1779.
A Cayenne,
M.,
obtenu, depuis
Le sieur L. e
. a. différentes, qu'il
dix ans 1 trois concessions ou abandonnées. Il a
vendues
terre et
a succesivement
2 une mauvaise
il
huit nègres en propre tête. Il nous demanda,
une plus mauyaise --- Page 256 ---
ConRES S P O N D A N C E
ya un an, un permis de défricher des
basses, que nous lui accordâmes
terres
sans
car il n'en a pas les moyens. Il réllexions,
que le sieur Duval, habitant ya trois mois
plus aisé, nous
présenta requête pour obtenir le même terrain; nous lui periimes de s'y
nous rappeler si le sieur L'.
établir, sans
nous avoit
ou un.autre
surpris une permission
mais comme il cst
antérieure;
d'usage et de règle
titre de
que le
propriété ne s'acquière que par une
concession en forme et le défrichement
subséquent, ces simples permis ne
chose qu'une autorisation
signifient autre
d'abattre du bois au
prémier qui se présente dans ZL7Z terrain
Le sieur Duval arrive
libre.
terrain, où le sieur
avec des nègres sur ce
L. . . n'avoit fait
abattis ni aucun acte de
aucun
propriété; ; le
travaille et s'établit; ; l'autre arrive premier
huissier et une sommation de vider avec un
le sieur Duval se
les lieux; ;
pourvoit par-devant nous et
s'adresse, premièrement au gouverneur
écrit avec bonté au sieur L.
> qui
sition malaisée ne lni
2 que sa popermettant pas de
une entreprise en terres
il
faire
basses, ne doit
troublerle sieur Duval, qui est en état de mettre point
en valeur celles qu'on luia concédées.
L. : fait siguifier, à son
compétiteur, --- Page 257 ---
FFICII E L L E.
contre cette lettre du gouverune protestation
souveraine du roi,
neur, et réclame la justice droits de cituyen et de
SOIL juge légal, les
propriété, etc.
cette proLe sieur Duval nous communique requête. M. de
testation, et nous présente
dans sa posFiedmond.et moi le confirmons
session.
imaginer, M., qu'une semblable
Comment
M. le comte de Périgord,
affaire intéressera ménioire à la reine pour
qui présentera un'
? voilà cependant ce
vous être recommnands
Ce sieur L. - e
que nous venons d'apprendre. de M. de Périgord.
est le frère du régisseur
etc.
11 la ramassé ses sommations s protestations, marchands
des certificats de plusieurs
y a joint
de quelques
de la ville, et vraisemilablement honnête homme,
conseillers, qni le déclarent
lui a fait un
bon habitant. Il a fait OuL on déponillé qui se
mémoire, et voilà le citoyen
assure
du trône. On nous
que
jette aux pieds
de l'occasion pour faire
M. Patris a profité de Périgord, un autre
passer, à M. le comte
dont le texte est
mémoire de M. de Macaye, le fait de notre
la misère de la colonie par M., qu'il n'ya
administration. Il est certain,
ici, qu'une
à administrer
eu jusqu'à présent,
déponillé qui se
mémoire, et voilà le citoyen
assure
du trône. On nous
que
jette aux pieds
de l'occasion pour faire
M. Patris a profité de Périgord, un autre
passer, à M. le comte
dont le texte est
mémoire de M. de Macaye, le fait de notre
la misère de la colonie par M., qu'il n'ya
administration. Il est certain,
ici, qu'une
à administrer
eu jusqu'à présent, --- Page 258 ---
Conn E S P 0 N A N C E
terre ct des hommes ruinés ; mais nous vous
avons indiqué les moyens de faire de ce rienlà quelque chose, pourvu que tous les Patris
qui sont ici Y soient à leur véritable place.
Le sieur L. : qui n'est pas le plus méchant de ceux que nous comoissons , a cependant par- devers lui quelques traits d'étourderie qui vous feront juger son caractère.
Le conseil ayant ordonné la répartition d'une
somme dans les paroisses, pour fournir des
chevaux aux curés, le sieur L. -
mit au bas
de la signification qui lui fut faite de payer
CC Notre seigneur montoit szr une ane, ses
>> apôtres alloient à piedss le curépeut les imi-
>> ter , je ne payerai rien >>. Tout-à-lheure il
vient de faire une réponse dans le même genre
pour une autre cottisation de frais de paroisse.
<C Iln'y a que le souverain, a-t-il écrit, qui ait
> le droit d'imposer,je ne payerai que quand
on me montrera un édit du roi; >> et dans
le fait, il ne paie point. M. Malouet, à qui
le marguillier avoit rendu compte de ces bravades, étoit d'avis de punir l'auteur; M. de
Fiedmond ne l'a pas jugé nécessaire : il mé
prise ces actes d'extravagance ; mais le mépris
ne réprine point les écarts dangerenx. Par
excmple, outre les injures et les menaces ano- --- Page 259 ---
OFFI CIE I 1. E.
M. Malouet est perzonnelnymes auxquelles vient d'essayer, pendant
lement exposé, on
d'assommer le public
trois nuits consécutives;, avons inutilement emà coupsde pierre. Nous
qui ont couri
lcs garles, les patronilles,
rien d6ployé
blessées, sans pouvoir
le risque d'être
n'avoit commenoé pen- il
couvrir. Si cet assaut étoit à la canpagne,
dant que M. Malouet sans diffichlté ; inais
croiroit seul l'objet
à tous
s'en
que les pierres s'adressent à lui en
il est probable ne sont pas disposés
les passans qni
jeter à lui-même.
Nous sommes, FIEDNOXD etc.
et MALOUBT.
Signe,
COMMUT N E. (No. 80.)
LETTRE
Plants d'épicerie.
Du' 14 août 1778.
M.,
nombre de ceux transdu
Trois girolliors, colonie, sont aujourd'hui
plantés dans cette
une récolte
rapport, et annoncent les semis.
en plein abondante pour en multiplier
assez
Phonneur de vous présenter
M. Malouet aura
ans qni
jeter à lui-même.
Nous sommes, FIEDNOXD etc.
et MALOUBT.
Signe,
COMMUT N E. (No. 80.)
LETTRE
Plants d'épicerie.
Du' 14 août 1778.
M.,
nombre de ceux transdu
Trois girolliors, colonie, sont aujourd'hui
plantés dans cette
une récolte
rapport, et annoncent les semis.
en plein abondante pour en multiplier
assez
Phonneur de vous présenter
M. Malouet aura --- Page 260 ---
Conn E S I O N D A N C E
Tn bouquet chargé de clous. Le plus beau de CCS
arbres cst sur Phabitation du sieur
Courant, ,
couseiller. Nous lui avons proposé d'y établir
une, garde militaire; il s'y est constamment
refusé, et nous a fait craindre qu'en le contrariant sur cela, il n'arrivât quelque accident
à cet arbre précieux. Nous avons déterminé
deux emplacemens différens pour la plantation
des clous qui proviendront de cette récolte.
Il nous paroît instant, Monsieur, dé prendre
des mesures efficaces pour la sûreté et le régime d'une culture anssiintéressante ; les caneliers produisent aussi, et le muscadier est en
fleur.
On assure que le sieur Bagol a rapporté eil
France des noix et du bois qu'il prétend être
vrai muscadier, et qu'il a trouvé, dit - on
dans l'intérienr des terres, en faisant la visite >
de bois dont nous l'avions chargé : s'il étoit
possible qu'il nous eût dissimulé cette découverte, nous serions fondés à nous en plaindre.
Nous sommes avec respect, etc.
Signd,FIxesoxn et MALOUET. --- Page 261 ---
OYTICI E L L E.
E
Si.)
d
(No.
CO MMUN
LETTRE
Affaires de Lefute.
Du 11 août 1775.
M.,
février sur la récuVotre dépêche du 28
le sienr Lafitte,
sation de juges, présentée mois par les détails insde quelques
sur cette
a précélé qui ont dà vous parvenir toute surprise.
tructifs
de
affaire, et vOuS préserver si des pièces supprimées à
Si de faux exposés,
ont chiangé
altérées par les intéressés, nous la rétaou
Yétat de la question, nous nous renvos yeux dans tout son jour, et
blissons
de nos assertions. d'avoir eu
dons responsables saurez gré, Monsieur, de conVous nous
ce chaos,
de débrouiller
des juges,
le courage
et la passion
même
fondre le mensonge dans cet instant leur
et de les faire pâlir ce qui les regarde
où votre silence sur
fait espérer l'impunité.
tout ce quiraéNous ignorons cependant dans le secret,
tout ce qui se concerte
en
crit,
les intrigues qw'onmet nos
et les sollicitations, surprendre e tandis que
usage pour vous
urez gré, Monsieur, de conVous nous
ce chaos,
de débrouiller
des juges,
le courage
et la passion
même
fondre le mensonge dans cet instant leur
et de les faire pâlir ce qui les regarde
où votre silence sur
fait espérer l'impunité.
tout ce quiraéNous ignorons cependant dans le secret,
tout ce qui se concerte
en
crit,
les intrigues qw'onmet nos
et les sollicitations, surprendre e tandis que
usage pour vous --- Page 262 ---
248 CORRES P 0 N D A N C E
suspicions 3 nos reproches, notre
nos motifs sont
opinion et
ont intérêt de les communiqués à tous ceux qui
craindre et de les
Vons n'oublierez
détruire.
pas sans doute,
que ce n'est qu'après dix-huit mois Monsieur,
que nous vous avons présenté
d'examnen
vexatoire ce qui nous a
comme injuste et
nous
paru tel, et que loin de
prévenir en faveur du sieur Lafitte
très- mauvaise opinion
par la
que nous avons de ses
juges, nous n'avons cessé que depuis trois
de le regarder lui - même
mois
mauvaise foi,
comme un homie de
quoique nous l'eussions reconnu
depuis long-temps victime de ses parties. A ces
observations préliminaires, nous
sans intérêt dans cette affaire, ajouterons que
de la
autre que. l'amour
justice, 3 il est très-potoire qu'aucune
sidération
n'a
conétrangère pu nous faire prendre le
parti d'un malheurenxr ruiné, emprisonné,
donné de tout le
abantribunaux.
monde, et persécuté par les
Si nous avions pu composer avec notre
cience, nous avions la certitude,
consqu'en sacrifiant Lafitte,
Monsieur, ,
pays-ci honorés,
3 nous étions dans ce
chéris, comblés d'éloges et de
bémélictions, et sans contradicteurs
autres opérations. Ila donc fallu des pour nos
fortes pour décider deux
raisons bien
administrateurs, deux --- Page 263 ---
OFF I C I E L L E.
deux 249
Boutin et Artur, et
conseillers 5 les sieurs
MM. de la Vallière
utres membres du conseil, aux cinq antres
et Vallée, à dire et à pronver et passioniés
hu'ils ont été partials, , injustes à votre dépèche
Nous répondons maintenant
qui porte en substance: : du sieur Lafitte en ré1°. C Que la requête nous être présentée;
cusation ne devoit point point: récusables,
des juges ne sont
maison
20. >> Que
débiteurs ; que la
la
qu'ils sont
toute
b parce
faisant des affaires avec les mab> Lecomte il n'est point étonnant que et
de
p colonie,
avec clle, que
soient en compte
il n'en ré-
> gistrats doivent à cette maison, associé que
>> ce qu'ils
favorisent plus un
P sulte pas qu'ils
des
> l'autre. >
Monsieur, sont celles
Ces propositions, 2 elles sont vraies : nous ne
juges plaignans, et
vous les ayez adopsommes point étonnés que là l'affaire dont est
mais ce n'est pas
tées question ;
: la voici.
le 10 mai 1777par
La requête à Anonsiprésentéel) en récusation de
sieur Lafitte, n'est point
le
n'avons pas entendu prononcer les
juges, et nous
sur requête que tous
par une orlonnance
Il nous expose qu'ils
étoient récusables.
donc tenir
jnges
qu'ils ne peuyent
sont tous assignés,
que là l'affaire dont est
mais ce n'est pas
tées question ;
: la voici.
le 10 mai 1777par
La requête à Anonsiprésentéel) en récusation de
sieur Lafitte, n'est point
le
n'avons pas entendu prononcer les
juges, et nous
sur requête que tous
par une orlonnance
Il nous expose qu'ils
étoient récusables.
donc tenir
jnges
qu'ils ne peuyent
sont tous assignés, --- Page 264 ---
Conn ESPO N D A N C E
le tribunal, et il nous demande d'en
pour l'audience. Or nous n'en
commettre
mettre,
pouvions comde
puisqu'iln'y en avoit aucun , pas même
praticien, qui ne fit assigné pour cette même
séance ; il falloit donc ordonner à lun
de commencer
d'eux
par payer, afin de
les autres. C'est ce
pouvoir juger
Pascand
que nous avons fait ; le sienr
a été le premier, il a envoyé mille
à Lafitte, et il est monté sur le
écus
culté. Nous n'avions
siége sans diffisation du sicur
donc pas prononcé la récuFascaud, ni d'ancun antre;
voilà le premier degrédejuridliction:
ainsi
libre comme
ci-devant, et voilà tous. les conseillers qui
traduits devant
y sont
aussi
leurjuge naturel. Lafitte y vient
présenter ses titres de créance 5 il
à l'un SOIL billet, à l'autre
présente
Chacun d'eux
ses mandats, etc.
répond : J'ai payé, voilà Ina
quittance;colle-ci est du siourGermain, celle-ci
de madamne Lecomte.
Lafitte plaide alors, et dit : cc Je ne
> point ces
reconnois
quittances, et vons avez mal
>> j'ai déclaré ma maison en faillite
payé ;
ans. Il n'a pu être fait
depuis trois
> aucun paiement
dépuis cette époque
particulier qui n'ait dà
A porté sur les livres de la maison et
être
a la masse des créanciers
au profit de
: voilà ces livres
3 prouvent que vous devez, et sur
qui
lesquels CCS
- --- Page 265 ---
M
III E.
Or F I CI
portés.
frandulenx ne sont point quel
paiemiens
du sieur Germain,
Quant aux quitiances en donner , quel emtitre avoit-ilp pour vous fonds qu'il a reçus de
ploi a-t-il fait de ces
par votre
vos mains ? Vous l'avez vous-mêmes, >
arrêt, dispensé d'en rendre compte. défense ces
Lés conseillers allèguent pourleur qui autorisent
nêmes arrêts qu'ils ont rendus, qui leur a donné
du sieur Germain
a
a gestion
celle de la dame Lecomte qui
uittance, et
tandis que sa maieçu en secret des débiteurs,
on est en faillite et ses Screancitersdépoills conformément
déboute Lafitte,
Lel premierjuge
rendus par ses parties.
ux arrêts de la Cour , devant
appelleraMais Lafitte appelle ; et
qui dont les arrêts
il ? Sera-ce devant ses débiteurs
des quittances ?
de
ont pourlai Monsieur, que Pordonnance
C'est ici,
prononce net1667, au titre des récusations, a dénaturée à
tement sur cette question qu'on foi. <c Le jnge 2
avec tant de manvaise
a
yos yeux
être récusé, s'il
dit Vordonnance, 2 pourra à celui dont est quessemblable
o un différent
en ait preuve par titre. >
P
tion, pourvi qu'ilye
semblable?
différent fut jamais plus
Or, quel
demande compte à son arrivée
Le sieur Lafitte
de la gestion qui lui a été
hu sieur Germain,
dénaturée à
tement sur cette question qu'on foi. <c Le jnge 2
avec tant de manvaise
a
yos yeux
être récusé, s'il
dit Vordonnance, 2 pourra à celui dont est quessemblable
o un différent
en ait preuve par titre. >
P
tion, pourvi qu'ilye
semblable?
différent fut jamais plus
Or, quel
demande compte à son arrivée
Le sieur Lafitte
de la gestion qui lui a été
hu sieur Germain, --- Page 266 ---
-
-
CORR E S P O N D A N C E
confiée en son absence par la dame Lecomte,
et refuse de reconnoitre les quittances
par lui
données, à moins qu'il ne prouve l'emploi des
fonds. Sur cette question le conseil
prononce
que Germain est dispensé de rendre aucun
compte, et que ses opérations seront et demeureront avouées par la maison sociale, et
ce même conseil paie ensuite Lafitte avec des
quittances de Germain. Ce n'est pas là, Monsieur, ce qu'ils vous ont exposé dans leur
mémoire, mais c'est ce que nous leur avons
reproché; c'est ce que nous avons vu constaté
par pièces, et ce qu'enfin nous vous affirmons.
A cette époque du 15 mai 1777 nous n'avions
pas toutes ces certitudes ; nous n'avions sur cela
que les réclamations et les cris douloureux de
Lafitte, 2 dont il ne nous étoit pas possible alors
de vérifier toutes les pièces.
donc
Que faisons - nous
alors, et que pouvions-nous faire de plus
sage que ce que nous avons fait ? Nous di
sons :
C Cet homme attaque sesjuges comme
> ses débiteurs : ceux qui le sont purement et
S simplement, qui reconnoissent la dette,
>> n'ont rien à
, qui
contester, 3 ceux-là nous leur or-
> donnons de payer dans un terme préfix, afin
>> qu'ils puissent reprendre leur qualité de
> qui ne pent être détruite par cclle de juge, dé- --- Page 267 ---
OFE I C I E L L E.
Lafitte
; mais ce même mêmes
biteur pur et simple plusieurs de ces
nous annonce que valoir à leur décharge
jnges veulent faire
faits à eux-mémes
titres qu'ils se sont
la gestion de
des leurs arrêts, en légitimant Si cela est,
par Germain sans rendre compte. sur ce entre
disons-nous, s'il y a contestation défendeurs 2 qui ont
demandeur et les
dans ce cas
le
en leur propre cause, different
alors jugé
celui de
s
Mondomancaides
qui est
dont est question
au différent
nous sommes
semblable
disons. - nous 9
conseil'
dans ce cas 7
les parties au
obligés de renvoyer
l'appel ne pourroit de
du roi : car, outre que supérieur, faute
être relevé au conseil qui pouroient y être
que les notables
différens s indéjuges, ont un serblable le tribunal qui
appelés
de cette raison
donPendamment fois que les quittances
une
pourroit
a promoncé Germain Rdeetelilesen car il ne pent
nées par
la même chose 7
que prononcer
arrêts ; et cependant
réformer ses propres rendu cet arrêt. 3
pas
ont
Ils
lorsque les conseillers
différent.
avoient alors un semblable débiteurs 2
P ils
point assignés comme le scellé;
P n'étoient
livres étoient sous
de
> parce que les porteurs de quittances
ils étoient
> mais
oncé Germain Rdeetelilesen car il ne pent
nées par
la même chose 7
que prononcer
arrêts ; et cependant
réformer ses propres rendu cet arrêt. 3
pas
ont
Ils
lorsque les conseillers
différent.
avoient alors un semblable débiteurs 2
P ils
point assignés comme le scellé;
P n'étoient
livres étoient sous
de
> parce que les porteurs de quittances
ils étoient
> mais --- Page 268 ---
Conn E S P
V D A N CE
> Germain ; ils étoient notoirement,
>
publiquementliés d'affaireset d'amité avec cet homme,
> partie adverse de Lafitte, et avec la dame
> Lecomte, autre partie adverse du même
>> Lafitte. Ainsi nous ne pouvons
à
S
répondre
ce malleureux négociant. Vous demandez
3 des juges.
Celui de la juridiction vient
>> de vous payer, et vous a condamné à rece-
>> voir pour comptant les quittances de Ger-
> main et celles données secrètement
la
par
> veuve Lecomte au préjudice de VOS créan-
> ciers. Portez maintenant votre
appel au con-
> seil; VOS parties n'y siégeront pas 3 mais nous
>> appellerons des notables qui sontdans) le même
S> cas, qui doivent à votre maison, et qui ont
> traité secrètement avec le sieur Germain et
>> la veuve Lecomte : ces nouveaux juges
> nonceront conformément à l'arrêt rendu pro-
> VOS
par
parties, et nous - mêmes qui ne vous
>> devons rien, liés par cet arrêt que nous ne
> pouyons réformner, nous vous condamnerons
>> aussi. >
Ces réflexions, Monsieur, ont dicté notre
ordonnance du 15 mai 3 mais comme nous
étions de bonne foi, et que dans ce dédale
affreux d'intrigues et d'artifice nous n'apercevions pas encore les vrais coupables, nous --- Page 269 ---
OFFI C I E L L E.
Vous savez
onsnltâmes le procmetr-ginérh obligeoient, et
nous Y
ue nos instructions conforme au nôtre, légitime
ue son avis, matière contentiense 5 pouros décisions en
nous auroit-il induits
uoi donc M. de Macaye
expresse et moerreur par son approbation auroit-il mandé : Votre
ivée ? pourquoi nous
celui qui doit
est précisément la force de la vérité
ppoistenent mis à la requete , si
tre
mettre dans un plus grand
t la crainte de se
ne lui avoient arrambarras vis-à-vis de nous: >
thé cet aveu P
précise qu'il
Et c'est après cette réponse vous adresser ses
bse, ainsi que ses confrères,. et P'ordonnance 7
contre la requête
et les
Haintes
absolument les paroles
n dénatarant
ce qu'on ne leur
aits! Ils posent en principe
comme
afin de nous présenter devoit
conteste pas >
des formes. On ne
tolateurs des lois et
à nous admidisentils, nous présenter,
dejuges.
pas,
en récusation
yistrateurs, une requête mais on ne l'a pas fait.
Non, sans doute ;
Monsieur, celle
Daignez lire cette requête, de votre dépèche;
lu 10 mai (1), qui est l'objet et nous ne prononLafitte ne récuse personne,
pas ici ce que nous avons déja
(*) Nous ne répéterons
/
it
conteste pas >
des formes. On ne
tolateurs des lois et
à nous admidisentils, nous présenter,
dejuges.
pas,
en récusation
yistrateurs, une requête mais on ne l'a pas fait.
Non, sans doute ;
Monsieur, celle
Daignez lire cette requête, de votre dépèche;
lu 10 mai (1), qui est l'objet et nous ne prononLafitte ne récuse personne,
pas ici ce que nous avons déja
(*) Nous ne répéterons
/ --- Page 270 ---
CORRES SP O N D A N C E
çons la récusation d'aucun juge. Lafitte
nous
expose qu'ils sont tous assignés, et il nous prie
d'en commettre pour tenir le siége : nous leur
ordonnons de payer, ; le sieur Pascaud obéit le
premier, et juge les autres. Qu'y a-t-il
là de contraire aux formes P Ils vous jusquedonc imposé.
en ont
20, cc Lesjuges ne sontpoint sont
récusables,parce
qu'ils
débiteurs. >> Cette proposition
Monsieur, ne peut être que conditionnelle, car 2
les débiteurs juges qui se font un titre à euxmêmes pour valider leurs
seront
quittances, , sont et
toujours récusés et récusables dans les
quatre partics du monde ; or, c'est ce
est
arrivé.
qui
30, c La maison Lecomte faisant des
>>
affaires
avec toute la colonie, il n'est point
>>
étonnant
que les magistrats soient en compte avec elle,
>,et de ce qu'ils doivent à cette
> n'en résulte
maison, 2
pas qu'ils favorisent un
>> plutôt que l'autre. >>
associé
Jamais le mensonge n'est plus dangereux
que
dit dans mes précédentes lettres sur la suite
notre ordonnance du 15 mai,
nécessaire de
le procureur général
approuvée, conseillée pa
décembre.
; laquelle a produit celle du 10 --- Page 271 ---
-
OFF I CI E L L E.
ainsi les couleurs de la vérité.
prsqu'il prend
cette observation qu'il est
Dui ne croiroit sur
raison
bsurde de supposer aux juges quelque le sieur
'intérêt qui les porte à favoriser plutôt le sieur
termain- et la veuve Lecomte 2 que laissent
Lafitte ? Mais, Monsieur 7 ils vous les détails
le fond, la forme et tous
sur
gnorer
ils vous présentent
e leurs contestations; infidèles. De quoi s'agit-il
but cela des extraits
? De déponiller
onc dans ce fameux procès avoués par Lafitte, s
de la société,
a
es créanciers fils de la veuve Lecomte ? Quelle
n faveur du
et l'objet de vingt-huit
éla marche des juges
ces créantrêts qu'ils ont rendus ? D'évincer
et de
tous leurs titres privilégiés, de SOIL
jers malgré Lecomte, sous le nom
Aisir la veuye
sociaux ? Il est donc clair
s, de tous les fonds débiteurs à la société s
ue si ces mêmes juges, résultat porteurs de quittrouvent en dernier
et de Germain , son.
inces de la veuve Lecomte Lafitte, sans qu'il en
ête-nom, à Pinsu de livres sociaux, sans
pit fait mention sur les à la masse des créand'il en soit tenu compte disons-nous, , qu'il
ers saisissans; il est clair, entre les juges et les
kiste un concert avéré commun adversaire.
arties contre Lafitte, leur
nous direz - vous, pourquoi
Pans ce cas - là,
2.
at porteurs de quittrouvent en dernier
et de Germain , son.
inces de la veuve Lecomte Lafitte, sans qu'il en
ête-nom, à Pinsu de livres sociaux, sans
pit fait mention sur les à la masse des créand'il en soit tenu compte disons-nous, , qu'il
ers saisissans; il est clair, entre les juges et les
kiste un concert avéré commun adversaire.
arties contre Lafitte, leur
nous direz - vous, pourquoi
Pans ce cas - là,
2. --- Page 272 ---
C OR R E P O N D A N C E
- n'avez-vous pas jugé la récusation légalement
Nous avons répondu une première fois à cette
question ; inais voici, Monsieur, , une autre ré
ponse qui sera sans doute de quelque poids
VOS yetix.
Vous avez déja vu pardes actesjuridiques qu
étant composé de onz
ce conseil supérieur
membres, nous sommes six qui avons constam
ment et unanimement improuvé la conduit
des cind autres.
Nous étions six quand nous leur avonsprouy
qu'ils avoient fait cinq faux dans l'arrêt rend
en faveur du sieur Demontis.
Nous étions six quand nous leur avor
reproché après le jugement de Paguenaut
partialité et liaison d'intérêt avec l'accusé, 2
proposé d'en établir les preuves.
Nous étions six quand nous leuravons prou
que leurs dernières remontrances contienne
quatre faux majeurs, quant aux faits, et
exposé complétement faux, quant aux raiso
nemens et aux inductions
Enfin, Monsieur, , maîtrés comme nous
sommes d'appeler et de choisir des notab
() Si tous ces détails constatés comme ils l'ont été
roissent encore problématiques, nous sommes C11 état
les convertir cll vérités mathématiques, ct M. Malo
s'cn charge à son retour. --- Page 273 ---
a
OFFICI E L L E.
vous ne pouvez pas douter les
our les juger,
voulu non seulement
ue si nous avions
faire faire leur
éclarer récusés, mais leur
nous I
raison 'de tous ces faux,
rocès pour
procéder à la puleussions pu tris-légalement Qu'est-.ce qui nous a
ition de ces messieurs.
une raison, un
onc arrétés? ? Cest,Monsiour, pas mais qui
Entiment qu'ils ne connoissent
Nous,
ous parle
les dénonçons
EECE
Ininistrateurs 1 les accusons, leur reprochons s
ministre du roi ; nous
Nous
u à face, leur mnanvaise conduite. des
hce
d'êtreleursj ajuges?l En appolant
buvenoitil
choisir leurs parens,
otables nous nepouvions donc taxés d'être
eurs amis ; ils les auroient aurions propagé les
Purs ennemis, et nous sont déja trop mulivisions de familles qui nous aurions, par
pliées dans cette colonie; produitun grand
ne teostsmatenedeneatee déduisant nos griels, en
pandale, et en vous
comme nous l'avons
Ps leur commoniquant avons imaginé. vous mettre
bujours fait, nous à tous ces désordres sans
n état de remélier des sieurs Patris, Bertier,
clat. La réforme de M. de Macaye () obDemontis; la retraite
infirmités de M: de Macaye que nous
(*) C'est aux foiblesse.
mputons toute sa
produitun grand
ne teostsmatenedeneatee déduisant nos griels, en
pandale, et en vous
comme nous l'avons
Ps leur commoniquant avons imaginé. vous mettre
bujours fait, nous à tous ces désordres sans
n état de remélier des sieurs Patris, Bertier,
clat. La réforme de M. de Macaye () obDemontis; la retraite
infirmités de M: de Macaye que nous
(*) C'est aux foiblesse.
mputons toute sa --- Page 274 ---
CORR E S P N D A N
vioient à tout, et l'évocation des affaires de
Lafitte étoit l'uniq ue moyen de les terminer
Nous avons eu l'honneur de vous le dire
Monsieur, et nous le répétons 5 on ne peu
régir ce pays-ci et les individus qui l'habiten
par induction, , par analogie. Le royaume d'Y
vetot n'est pas plus inférieur au royaume de
France que cette colonie ne l'est aux autres
il faut donc réduire infiniment les idées
présentent les mots de cour souveraine, que d
magistrature, de province , de population
quand ils'agitd'en faire l'application: à
oùt tout est petit. Si cinq de ces messieurs, Cayenne dan
les remontrances au roi qui vous sont parve
nues, 3 présentent le renversement des lois dan
leur dignité avilie et leur vertu
six honnêtes gens du
soupçonnée
nombre desquels nou
sommes, vous ont assuré et pronvé, avec moin
d'emphase, qu'ils mentent, qu'ils se conduisen
mal, que les uns par passions, et les autre
parintérêt, -ai-iatorinseda
s'ils en avoient les moyens. Nous avons sur cel
multiplié les démonstrations,. et nous devon
croire qu'elles auront leur effet. Nous devon
le croire, Monsieur, parce qne deux admi
nistratenrs luttant à visage découvert contre
l'injustice et l'intrigue; réprimaadant, huni --- Page 275 ---
a
OF F I C I E L L E.
hommes audacieux; braAnt, contenant des continus pour agiter et
nt leurs efforts théâtre de nos opérations, 2
hbraser le petit
avec ordre
néanmoins à préparer
le
parvenant révolution dans les idées, ,
sûreté une
d'un pays nul et onégime et la culture
tel
Monprésent : un
spectacle, de
ux jusqu'à
de vous intéresser,
pur, est tres-capable celle du public; et quant
ker votre opinion, ,
les auteurs ,. il nous
nous 7 qui en sommes honore à nos propres yeux.
Insole et nous
ordonnez de faire
En attendant, vous nous
sieur Lafitte ;
gerla récusation proposée parle fait dire de
obéirons : nous lui avons
bus
et elle aura le sort qu'il
ésenter sa requête,
admettre
aira à Dieu, car nous ne pouvons ceux que nous
jugement comme moyens dénoncés, mais
vérifiés,
telle
rons nous-mêmes
par Lafitte,
être exposés
hi ne peuvent
ses juges se sont permise
ne la calomnie que remontrances au roi, en
Antre lui dans leurs
fogitif du
présentant comme banqueroutier
yaume.
non plus permettre qu'il
Nous ne pouvons
d'intérêt des juges
it informé des liaisons Lecomte et le sieur
tousables avec la veuve données par eux,
ermain, des consultations
, mais
vérifiés,
telle
rons nous-mêmes
par Lafitte,
être exposés
hi ne peuvent
ses juges se sont permise
ne la calomnie que remontrances au roi, en
Antre lui dans leurs
fogitif du
présentant comme banqueroutier
yaume.
non plus permettre qu'il
Nous ne pouvons
d'intérêt des juges
it informé des liaisons Lecomte et le sieur
tousables avec la veuve données par eux,
ermain, des consultations --- Page 276 ---
CO R R E S D O N T A N E
de leurs' habitudes respectives , des conférences
tenues pour lenrs affaires comnunes chez M. de
Macaye depuis trois ans, et notamment à l'ar
rivée des derniers paquets envoyés par le sieu
N. - ) qui leur annonce les plus grands succè
dans seS sollicitations.
Toutes CCS particularités 2 objets de no
reproches en mercuriales, et dans notre cor
respondance 7 disparoissent aux yeux d'u
tribunal ; nousne pouvons y rappeleren preuve
les injures que ces mêmes juges SC sont permiso
en notre présence contre le sieur Lafitte; enfi
nous ne devons et ne pouvons suppléer au
titres qu'il présentera lui-mnême, et nous igne
rons encore qui les jugera : cette affaire r
aucune autre ne pouvant empêcher M. Maloud
de partir décidément le 30 de ce mois.
Nous avons l'honneur d'être, etc.
Signe, FIEDMONDet MALOUET. --- Page 277 ---
263.
OFF I CI I L L S.
CONNUNE (82.)
LETTRE
de la cour
et conseillers
MM. les gouternass à Surinam. (*)
de police
Du 14 août 1778.
MM., 9
vous nous avez
avons reçu la lettre que
de la
Nous
de nous écrire à Poccasion d'un
Fait Thonneur
au sieur Balé, les
vente faite à Paramaribo,
avec
soupconné de correspondance esclave soit enhègre
Vous desirez que cet prévenir son
marrons. dans une autre colonie pour nuisible, ainsi
voyé
pourroit vous être
MM.,
évasion qui
pas douter,
nous. Vous ne pouvez même elle. ne sequ'à
quand
que votre réquisition,
n'edt été accueillie
roit pas aussi bien motivée, Balé a, en conséquence, 9
nous. Le sieur
de faire passer ce
par reçu Tordre de notre part il en a une première
nègre à Ssint-Doningues sous prétexte qu'il étoit
fois éludé l'exécution, Pavons rendu personnellemalade; mais nous
n'entendions ni favoCette lettre prouve que des nous esclaves sur notre terri-
()
de la retraite
riser ni profiter
toire.
roit pas aussi bien motivée, Balé a, en conséquence, 9
nous. Le sieur
de faire passer ce
par reçu Tordre de notre part il en a une première
nègre à Ssint-Doningues sous prétexte qu'il étoit
fois éludé l'exécution, Pavons rendu personnellemalade; mais nous
n'entendions ni favoCette lettre prouve que des nous esclaves sur notre terri-
()
de la retraite
riser ni profiter
toire. --- Page 278 ---
COn R E S I 0 IN D A N C E
ment responsable du délai, et
cet esclave
obligé d'enfermer
jusqu'à ce qu'il parte un
pour l'une desi iles sous le vent.
bâtiment
Nous profitons de cette occasion
prévenir qu'on a pris dans nos bois, pour il vous
d'un an, deuxr nègres
y a près
qui affectoient de n'en nouveaux, nation Congo,
et de ne
pas parler la langue
pouvoir se faire entendre dans
autre. Nous les avons
aucune
colonic, sansj pouvoir
soupçonnés de votre
reconnoltres'ils en étoient
clfectivement; l'un d'eux est
d'un
effacé. Nous avons
étampé
W
leur
long - temps espéré
apprenant la langue on
qu'en
des
pourroit en tirer
renseignemens sur l'émigration de VOS
rons, et nous projetions,
marquand ils
s'expliquer et être sensibles à
pourroient
récompense,
l'espoir d'une
suite; mnais d'envoyer un détachement à leur
M. Guisan nous n'en pouvons rien tirer, et
ni en
Ini-même n'a pu se faire entendre
à
anglais ni en hollandais : ils s'obstinent
tairelenom de leur maitre; ils ne
chose, si ce n'est qu'ils viennent disentautre de
montrant le soleil
li, en
d'un vaisseau. Ils couchant, et qu'ils sortoient
à l'atelier du
sont actuellement incorporés
de croire
roi; mais comme nous avons lieu
qu'ils ont un maître dans votre
nie, nous nous croyons obligés de
colovous proposer --- Page 279 ---
0 F F I CI F L L E.
de
d'achat, aucun
du prix
je remboursement français ne les ayant réclamés. sentihos colons Phonneur d'être, avec les
Nous avons
nens les plus distinguds,
MM.,
etc.,
Vos très-lhumbles et très,
FIEDNOND et MALOUFT.
Signé,
COMMUNE ( 83.)
LETTRE
de juges
Conseils supérieur. - Récusation
Du 24 aoita778.
M.,
ayant été reçu au conseil
M. DE PRÉVILLE
repris séance le même
e17, et, M. Molère ayant
du sieur Lafitte
la requête en récusation
our,
des juges d'us. tribunal
(*) La récusation de la pluralité et un événement rare dont
ouverain, est une affaire grave sans intérêt. Quoique le
es circonstances ne sont pas
2 nous n'avions pour
eu de la scène n'ait rien d'imposant aucun exemple antérieur:
ous guider aucune loi précise 2 les principes généraux
ous n'avons donc pu consulter que publique dans le parti que
et de Thonnéteté
e la justice
ous avons pris.
our,
des juges d'us. tribunal
(*) La récusation de la pluralité et un événement rare dont
ouverain, est une affaire grave sans intérêt. Quoique le
es circonstances ne sont pas
2 nous n'avions pour
eu de la scène n'ait rien d'imposant aucun exemple antérieur:
ous guider aucune loi précise 2 les principes généraux
ous n'avons donc pu consulter que publique dans le parti que
et de Thonnéteté
e la justice
ous avons pris. --- Page 280 ---
COR R E S P 0 N D A N C E
a été mise sur le bureat. Il n'y a de moyens
présentés que contre quatre juges, nommément
MM. de Macaye, Patris, Berthier, Courant :
Lafitte s'en rapportant à l'aveu ou désaveu de
MM. Groussou et Vian, et à la conscience de
SeS juges, sur les inculpations et injures. dont
ces deux dernicrs auroient pu le charger verbalement ou par écrit, publiquement ou secrètement.
Nous avons annoncé au conseil que
votre intention étoit que cette requête en récusationy fitjugée d'après l'arrêtdu 7 novembre.
M. de. Macaye a parlé commne procureurgénéral pour s'y. opposer, sous le prétexte qu'il
n'y avoit plus de procès entre Lafitte et sesjuges
récusés.
La requête annonçant les prenves par titres,
on n'a pu avoir égard au dire de M. de Macaye;
il s'est retiré, ainsi que les autres.
Alors MM. Groussou et Vian ont repris la
parole pour empêcher que cette requête ne fnt
admise et lue en la chambre, en insistant sur
la même allégation qu'il n'y avoit plus de con
testation entre lcs parties ; mais comme c'étoit
là précisémentla question à examiner, et que
Lafitte annonçoit des contostations graves, du
genre de celles qui compromettent Phonneur
des parties,qu'il offroit d'en justifier par titres, --- Page 281 ---
F'F I C I E L I E.
267.
burean. Le conseil, comlesquels étoient sur le
outre à la lecture
de neuf juges, a passé
posé
notre
de la requête.
avons annoncé
Nous administrateurs, volontaire, attendu que 9
déport et récusation
nous
et olservations,
par nos réprimandes
aux parties une opidonnions lieu de craindre défense, encore que le
défavorable a leur
adminion
comme
droit de censure nous appartenant comme président,
nistrateurs, et à M. Malouet des chefs de la
préliminaires
cour un
ces improbations fussent dans aucune
compagnie ne
contre eux, lorsque l'objet
moyen de récusation
étoit mis en
de la mercuriale ou remontrance ce que nous
délibération dans la chambre,
des cours
des exemples reçus
avons prouvé. par Paris et de Bordeaux. Néande parlement de dans notre avis' et déclaration,
mnoins, persistant
donner notre voix, et
avons refusé de
que les
nous
retirés en même temps
y
nous sommes
que la compagaie
sieurs Groussou et Vian,
ce prononcé
contraints par arrêt. Le motifde à leur aveu
a
Lafitte s'en rapportant
a été que
qu'ils pourroient
désaveu sur la partialité
ou
contre lui par des inculpations voulu
avoir montrée
ils n'ont
verbales ou écrites,
et injures
affirmation ni par dénégas'expliquer ni par
nous
retirés en même temps
y
nous sommes
que la compagaie
sieurs Groussou et Vian,
ce prononcé
contraints par arrêt. Le motifde à leur aveu
a
Lafitte s'en rapportant
a été que
qu'ils pourroient
désaveu sur la partialité
ou
contre lui par des inculpations voulu
avoir montrée
ils n'ont
verbales ou écrites,
et injures
affirmation ni par dénégas'expliquer ni par --- Page 282 ---
C - ORI R E S P N D A N C E
tion, déclarant seulement
resterjuges. La
qu'ils entendoient
senter
compagnie s'est alors fait
l'écrit en forme de
repréen secret, et à l'insçu de remontrances: la
rédigées
nouveau qualifié de mémoire pluralité, l'a 2 de
sonnel à ses auteurs, et contenant particulier, perles inculpations
contre Lafitte
graves de
tif,
banquerontier fugicalomniateur, ennemi
ses juges, leur demandant irréconciliable de
sées dues, ayant le projet de des sommes suppodu mineur
dévorer Phérédité
lesdits
Lecomte, etc.
Et attendu
sieurs Groussou et Vian ne
que
avoir participé audit
nioient point
l'universalité du
écrit, et l'avoir imputé à
s'abstenir du
conseil, ils ont eu ordre de
voulu
jugement, ce à quoi nous n'avons
opiner. Mais alors consultant en
présence la compagnie sur l'embarras
leur
come assesseurs, s'il en étoit besoin, d'appeler des
tables qui ne fussent alliés ou
nociers ou débiteurs des
ennemis, créannous être
parties, ou suspects de
à l'avis personnellement des
attachés, et déférant
juges le choix desdits notables,
l'impossibilité fait
d'en trouver parmi les
voter unanimement
laics, a
en étoit besoin, l'abbé qu'on appelleroit, s'il
l'abbé Lemaire,
Radel, vice-préfet, et
très - réguliers, missionnaire, tous les deux
très- pieux et directeurs des --- Page 283 ---
-
OFF I C I EL L E.
dévotes des juges rénièces, soeurs et cousines universellement apcusés : ce choix a paru les six juges restant
plaudi; ; et, nous retirés,
Voilà donc,
ont rendu arrêt pour les appeler. bien justifiée
M., notre conduite antérieure
Les
jusqu'à présent par ce qui viennent se passe. de faire pour
efforts que ces messienrs délai affecté qu'ils mettent
n'être pas jugés, le
déja huit jours d'édans leurs réponses, y ayant de la requête ;
coulés depuis la communication de M. de Macaye
le discours trisestrordinaired
comme proenreur-génerat
parlant au parquet l'adinission d'une requête en
pour empêcher
qu'il n'y a
récusation contre lui; préjugeant
tandis
entre lui et Lafitté,
pas de contestation discussion sont annoncés être
que les titres de
subséquent de
sur le bureau; 5 le plaidoyer à la compagnie que
M. Groussou qui assure
à l'admission
s'opposent
toutes les ordonnances Lafitte, condamné par
de cette requête, et que quittance à ses juges, ne
Forclusion à donner contre eux ; que l'arrêt
peut plus rien répéter lui ordonne de proposer ses
du 7 novembre qui
ne peut plus être
moyens de récusation, même arrêt n'assigne point
exécuté, quoique ce
ait été rendu dans
de terme fatal, quoiqu'il de jngement parfor
les mêmes circonstances
'opposent
toutes les ordonnances Lafitte, condamné par
de cette requête, et que quittance à ses juges, ne
Forclusion à donner contre eux ; que l'arrêt
peut plus rien répéter lui ordonne de proposer ses
du 7 novembre qui
ne peut plus être
moyens de récusation, même arrêt n'assigne point
exécuté, quoique ce
ait été rendu dans
de terme fatal, quoiqu'il de jngement parfor
les mêmes circonstances --- Page 284 ---
C O B R E S D
V D A N C E
clusion qui existent
sujourd'hui, et contre lesquels on est tuujours à temps de se
dansles délais de l'ordonnance.
pourvoir
Cette
M., vous paroît-elle
conduite,
asez.concluantefet.
vous la comparerez aux plaintes des quand
trances contre nous, quand vous vous rappel- remonlerez qu'ils ont Crié à la tyrannie de ce
nous n'avionsp pas voulu lesjuger dans
que
nous
legales,
qui, disent-ils, aurions lasformes
juger seuls assistés d'un troisième
pu les
conseiller..
vous serez donc convaincu que le sentiment
honnête qui nous fait retirer
contre leur attente, devoit
aujourd'hui,
éloigner
encore mieux nous
lorsque nos deux voix, réunies à celles
des officiers majors, auroient formé l'arrêt.
Cependant vous avez été dans le cas de croire,
d'après ces remontrances, que nous avons
M., un acte illégal. Le sentiment de
fait,
de délicatesse
justice et
qui nous a dirigés a été travesti
par les' remontrans en une violation scandaleuse des formes et des lois. La
avec laquelle nous nous expliquons circonspection dans
lettre du 13 novembre (1), ignorée
notre
aura contribué à donner
par eux,
encore plus de poids
(*) Celle à laquelle M.
février dernier.
répond par sa dépèche du 28 --- Page 285 ---
E
OFF I CIEI L L E.
après
faux exposé : car, à cette époque, après les mdaleur
dans la colonie,
de
un an de séjour
de la conduite
contentemens les plus graves différant encore
plusieurs juges, M. Malouet, sur cette affaire
d'avis avec M. de Fiedmond examiner à fond,
de Lafitte qu'il n'avoit pu donner
de cause
étoit fort éloigné de lui
lettre gain du mois
sur tous les points. Dans notre
comme un
nous vous le peignons celle du
de juin , dont il faut se défier; dans avec simhomine
nous vous annonçons, du conseil
11 novembre,
à l'égard
plicité, que sa conduite M. Malouetqui propose,
nous indigne; et c'est arrêt foudroyant contre
rédige et prononce un
prénlalbilement les
lui, parce qu'il interroge l'avoir payé, n'avoir
conseillers quilui assurent lni. Mais, après cet
plus rien à démèler avec à la nouvelle requête
arrêt, cet homme joint les billets, les mandats,
qu'il nous présente,
qu'ils entendent
de ses juges,
tpar
les obligations
donnés furtivement)
balancer avec des reçus
ou parlassocié
homme étranger a la société, les créanciers
un
et dont
d'une maison en faillite, donc alors juger la
Falloit-il
cela,
sont dépouillés: nous étions seuls pour
récusation? mais
Varrêt à prononcer
nous et les officiers majors; Malouet senl, comme preeût étéimputé à M.
endent
de ses juges,
tpar
les obligations
donnés furtivement)
balancer avec des reçus
ou parlassocié
homme étranger a la société, les créanciers
un
et dont
d'une maison en faillite, donc alors juger la
Falloit-il
cela,
sont dépouillés: nous étions seuls pour
récusation? mais
Varrêt à prononcer
nous et les officiers majors; Malouet senl, comme preeût étéimputé à M. --- Page 286 ---
- RR E S P
D A N C E
mier conseiller, comnme homme de loi;
à son avis le gouverneur et deux
attirant
autres militaires, par la présomption de ses
et par le préjugé de nos opinions réunies connoissances
cessairement manifestées
et néentre nous,
cette conduite inique nous a été connue. lorsque Si
nous avions pris ce parti-la, M., jugez de ce
qu'auroient fait ces messieurs par, ce qu'ils font
aujourd'hui: ils n'ont commencé à se fâcher
de n'être pas jugés légalement que
été surs que notre délicatesse lorsqu'ils ont
choit;
nous en empêpourrez-vous croire qu'ils
seroient
soumis sans réclamation,
s'y
lorsque vous les voyez
aujourd'hui, que ce jugement est
VOS ordres, et que nous nous en provoqué par
néanmoins
abstenons,
que nous déférons au cloix de la
compagnie la nomination des notables qui
vent nous
doiremplacer ; lorsque vous les voyez,
disons-nous, empêcher,
refuser de
s'opposer, éluder 3
répondre en aveu ou désaveu
dix jours écoulés depuis la
pendant
présentation de la
requête 3 lorsqu'enfin il est encore incertain
le
si
jugement aura lien, malgré leurs ruses et
leurs chicanes, et tous les incidens qu'ils
parent? Que falloit-il donc faire leio décembre prépour plaire à ces messieurs? Leur renveyer à
eux-mêmes la requête de Lafitte à juger, ou --- Page 287 ---
-
FF ICIE L L E.
faire pendre prévotalement ce
mienx encore
d'antorité ne nous eft
cet abus
malheurenx:
L - Daignez donc,
peut-être pas été reproché. considérez que dès
M., peser ces observations; écrit sécrètement
M. de Macaye
e 10 février
dès-lors la compacontre M. Malouet, et que
du roi pour les
Pordonnance.
gnie d'Oyapock,
en fermentation ;
dettés, inettent ces gens-ci
par des
néanmoins nous vous importunons avril éclatent
que sollicitations en leur faveur. Le 10
Patris
des sieurs
les intrigues et les manceuvres et dans le mois
et Berthier dans Passemblée ; de Lafitte, leur
de mai nous ne vous parlons homine suspect.
grand ennemi, que commed'un les aventures
les mercuriales,
Le 11 novembre,
étoient encore
de Demontis et de Paguenault
et M. Malouet ne songe qu'à
sur la scène,
du conseil
maintenir la dignité et la juridiction même Lafitte :
de ce
contre les réclamations
multitude de faits
mais, le 10 décembre, une nous dessillent les
et de pièces à nous produités les maîtres, aux termes
yeux 5 nous sommes de faire justice en observant
des ordonnances,
avec horreur
les formes, et nous repoussons nous avons
l'idée qui peut s'accréditer, que à perdre des
employé ces formes à humilier, mécontens. - Nous
gens dont nous sommes
2.
Lafitte :
de ce
contre les réclamations
multitude de faits
mais, le 10 décembre, une nous dessillent les
et de pièces à nous produités les maîtres, aux termes
yeux 5 nous sommes de faire justice en observant
des ordonnances,
avec horreur
les formes, et nous repoussons nous avons
l'idée qui peut s'accréditer, que à perdre des
employé ces formes à humilier, mécontens. - Nous
gens dont nous sommes
2. --- Page 288 ---
COR R E S P 0 N D A N C E
avons la certitude, qui se répète
et qui vous paroîtra très-évidente aujourd'hui
pas dans cette
, qu'il n'y a
colonie un seul homme
sur cette affaire, que la passion, la neutre
partialité
aglemetdivisentioules esprits.
donc le parti de
-Nousprenons
suspendre et de vous
Ja décision : et les intéressés
renvoyer
empruntent alors
fartivementlorgmne
ils rédigent des remontrances -dapdonspdegsmemblens à
l'insçu de la
pluralité, ce qu'aucun parlement n'elt Osé
même à l'insçu du premier
faire,
présentent au roi et à son ministre président; ils se
corps de magistrature
comme un
étranger à l'affaire
ticulière dont il est question, humilié
parcalomnies, dépouillé de ses droits
par des
de pouvoir, mais sacrifiant
par un abus
à celui de la
ses intérêts mn ême
justice et à l'observation des lois.
-Le procès dont s'agit est présenté
avec un artifice odienx. Tout
par extrait
séduire,
ce qui peut vous
surprendre votre religion et
mettre les décisions du roi est mis comproet l'objet de tout cela est de vous en usage;
croire
empêcher de
que quatre conseillers aient vécu
tout le cours d'un procès, qui dure
pendant
mangé, conféré et négocié leurs encore, bu,
lets avec les Lecomte et les
propres bilGermain, parties
principales dans ce procès. Enfin, M., la --- Page 289 ---
OFPIO I E L L E.
est aujourd'hui sans
umière éclate et la vérité
que ces remontrances
muage. Il est très-possible séduit, et qu'il en réArtilicieuses vous aient roi
des éclaircisulte quelque décision du
que rétracter. Nous
emens postérieurs vous feroient
de nouen attendant
Éviterons ce compromis
et en suspendant la
reaux ordres de votre part, arriveroient dans
promulgation de ceux qui
intervalle.
récusés ont comparu
Anjourd'hui les juges
par écrit
conseil et ont lu des déclarations le sieur
hu
voulu laisser sur le bureau;
u'ils n'ont
au nom des trois autres s
Patris s'est chargé,
de MM. Delavalière,
Valarmer la délicatesse se sont retirés sur-leBoutin et Arthur (), qui
Il ne restoit
thamp et ont déclaré se déporter. M. de Préblus que M. Molère 7 rapporteur, Tous les quatre ont
ille et les deux prêtres. n'y avoit lieu au
léclaré, par arrêt, qu'il autres et leur ont
les trois
léport, ont rappelé leurs places. On a donc
brdonné de reprendre à Pexamen de toutes les
procédé au rapport et Lafitte, ce qui a duré six
bièces produites par de T'examen a été que les
heures. Le résultat
déclaré les moyens
eptjuges ont unanimement
€) Sans les récuser nommément.
ille et les deux prêtres. n'y avoit lieu au
léclaré, par arrêt, qu'il autres et leur ont
les trois
léport, ont rappelé leurs places. On a donc
brdonné de reprendre à Pexamen de toutes les
procédé au rapport et Lafitte, ce qui a duré six
bièces produites par de T'examen a été que les
heures. Le résultat
déclaré les moyens
eptjuges ont unanimement
€) Sans les récuser nommément. --- Page 290 ---
O RRESI 1
P O N D A N C E
admissibles, et
de Lafitte vrais, pertinens,
sans autre
la récusation a été prononcée
que
quoiqu'il y ait, à ce qu'ils nous
qualification,
dans
dit, des détails fort extraordinaires
ont
lues rapidement par les récusés
les déclarations
refusé de laisser sur
et qu'ils ont obstinément
lé bureau.
le conseil, frappé comme
Après ce jugement,
ré
de tous les compromis qui pourroient
nous
vous avez ignoré trop long
suiter de ce que
a
que
le véritable état des choses arreté
temps
invités de venir prendre séance
nous serions
Sur cette invitation nous nou
pour en délibérer. à la chambre, et après avoi
sommes transportés de l'arrêté, nous avons fai
pris communication
à deinain , en y appe
renvoyer la délibération absens et récusés at
lant.tous les conseillers
convient pas de
nombre de six; car il ne nous
la
à mettre plu
les imiter, et nous persistons
no
authenticité dans nos démarches,
grande
motifs. Nous sommes donc dé
opinions et nos
dans l'assemblée plé
cidés à exposer demain
notre conduite dan
nière de la compagnie toute
de notr
les extraits
cette affaire, et notamment Lafitte, depuis 1
correspondance qui concerne
mois de fé
mois de novembre 1776 jusqu'au
vrier 1778. --- Page 291 ---
E
OFFI C I ELLE
nous
exécuté ce mnatin ce que au
Nous avons hier. M. Malouet a prononcé ciprojetions
assemblé le discours
conseil plénidrement
sont rapportés tous
joint, no. 1, dans lequel
jusqu'à
extraits de notre correspondance les
es
; tous conseillers,
époque des remontrances; fort étonnés de ce qu'ils
sans exception, ont été donc été arrêté que sa
ont vu et entendu. Il a
ignoré le véritable
najesté ayant long - temps
être surétat des choses, et ses ordres il pouvant étoit sage et néde faux exposés,
et lenpris par
la promulgation fissiez
cessaire d'en suspendre
vous nous
registrement jusqu'à ce définitivedu que
sonverain.
,lavolonté
la séance, a pris
en
conmohte,NL,
terminant
son
M. Malouet,
en lui.demandant
congé de la compagnie, auroit à vous rèndre
avis sur le compte qu'il n'avons pu réprimer, 2
des désordres que nous ont été suscités, de l'esdes obstacles qui nous mauvaise volonté de quelprit de parti, de la V'intérêt de tous, et des
ques-uns qui nuit à
de maintenirl'ordre,
de hreparerlesabas,
Il s'est
moyens
des tribunaux.
la justice et la dignité Groussou a présidé a la
retiré ensuite, et M.
cet ordonnateurs sera
déibération, qui porte que de Pattachement de
assuré, par deux députés, 7
à son zèle
laquelle s'en rapporte
la compagnie,
quelprit de parti, de la V'intérêt de tous, et des
ques-uns qui nuit à
de maintenirl'ordre,
de hreparerlesabas,
Il s'est
moyens
des tribunaux.
la justice et la dignité Groussou a présidé a la
retiré ensuite, et M.
cet ordonnateurs sera
déibération, qui porte que de Pattachement de
assuré, par deux députés, 7
à son zèle
laquelle s'en rapporte
la compagnie, --- Page 292 ---
278, CORR E S 0 P O N'D A N C E
et à la droiture de ses intentions
intéresser au maintien de la
pour vous
dignité des
justice et de la
tribunaux.
Cet arrêté qui lui a été
deux conseillers
communiqué par les
de l'extrait
députés, se trouve à la suite
des registres ci-joint, no. 2.
Ainsi, M., quand nous vous avons
la modération,
annoncé
l'impartialité et le zèle pur avec
lesquels nous luttions constamment
justice et la passion de
contre l'inêtrene
quelques hommes, pentcomptiez-vousp pas en être aussi
ment convaincu. Tout est sous
promptejourd'hui : voici encore
VOS yeux auhonte
une fois le silence et la
qui succèdent à la plus grande fermentation, et M. Malonet ne se présentera à
qu'avec des preuves bien
vous
administration
authentiques d'une
laboriense, ferme et
mais le bien qui
applaudie ;
peut en résulter en plus d'un
genre est entre VOS mains, et ne se conciliera
jamais avec l'impunité des désordres
Nous sommes, etc.
Signé, FIEDMOND et MAIOUET.
(*) Lorsque les fautes d'un
se trouvent consignécs dans des administrateur OL d'unjuge
bon qu'elles en ressortent
registres officiels, il CSE
leçon a leurs
par inzervalle, pour servir de
successeurs. Je n'avois aucune espéce de --- Page 293 ---
M
:
E L L E.
0 F F ICI
hommes que je cencontre les
toute cette
prévention ni d'ininitié
ans. Et conme
urois ainsi il y a vingl-siz éclat que comporte un aussi 1
ffaire a eu le plus grand rien de révélé asjourdkui quine
petit thédtre 1 il n'y a
si les colons de ce remps-ci
alors ; mais
leur assurer qu'il
Fit publique encore trop sévère, j'ose espèce de succès
mc trouvoient arriver aucun bien 7 aucune
recommanhe peut leur maximes et les procédés que je
gu'e
que par les
etje me rappelle avec satisfaction m'ert
Hois à leurs pères,
la majorité des habitans mon
départ de Cayenne
donc
mon
persuadée. Qu'ils me pardonxent d leur prospéparoissoit contre les vices qui nuisent par le tendre
ndignation
sontplus que compensées honnétes harité: mes censures
toujours pour les voulu leur
gritérêt et Pestime quej'ai le bien que j'ai
Cette
bitans ide la Guiane, par
pour y parvenir
de
mes efforts persévérans
avoit pour but
faire 51 par volonté et d'action qui
est suscep:
inergie de
dont elle
à la Guiane Pinportance desfausses wues ?.
procurer
avec la tolérance conduite, et il
vible, est inconciliable et d'une mauvaise passions et
des mauvais prineipes
de petites
craindre d'offenser
et les moyena
ne faut pas
On a Pobligation
de petits intérêts 1 quand
de servir la chose publigue.
avoit pour but
faire 51 par volonté et d'action qui
est suscep:
inergie de
dont elle
à la Guiane Pinportance desfausses wues ?.
procurer
avec la tolérance conduite, et il
vible, est inconciliable et d'une mauvaise passions et
des mauvais prineipes
de petites
craindre d'offenser
et les moyena
ne faut pas
On a Pobligation
de petits intérêts 1 quand
de servir la chose publigue. --- Page 294 ---
COMPTE RENDU
De mon administration pendant l'année
1777Arrivé ici au mois de novembre 1776,1 le premier aspect de cette colonie m'a épouvanté;
l'air misérable de la ville m'annonçoit celuii de
la campagne 3 et la tournure des habitans me
donnoit la plus fâcheuse idée de l'espèce et du
produit de leurs travaux. Le commerce réduit
aux choses de première inécessité, l'indust.ie
dépourvue des ustensiles et des bras qui lui sont
nécessaires 2 l'émulation éteinte par le défaut
d'exemples et de succès, les préjugés de l'ignorance et de l'amour. - propre qui se complaît
dans les habitudes les
plus perverses : tel est le
spectacle qu'offre cette société de malades aux
yeux d'un homme sain qui vient les visiter. Le
premier effet de la contagion est de s'y accoutuner, d'adopter les pratiques consacrées, de
dire et faire corme les autres > et enfin de
contribuer soi-mème, par cêtte adoption, 3 à la
perpétuité des abus.
Ce n'est cependant pas un noyen sûr de réforme, que de munifester subitement
l'impro- --- Page 295 ---
C 0 M P T E R E ND U.
redoublés des gens
bation et d'éveiller à coups
en léthargie.
peut-être avec
C'est ce qu'on me reprochera fautes du même
exagération ; mais je dirai mes fait de bien, et
dont
ce que j'ai
ton
Jexposerai d'être démenti 3 parce que j'ai
je ne crains pas
anthenticité dans mes acmis la plus grande
que j'ai annoncées.
tions et dans les opinions M. de Lacroix, je
J'ai vécu deux mois avec
de l'atdevois des égards, ,'et il m'a inspiré
me
Ini
que j'en aireçues
tachement; ; les instructions
points;
exactes et l'étoient sur plusieurs instant une
parurent
dès le premier
mais je remarquai fis
et qui a influé sur
erreur dont je lui part,
vivement
Il s'intéressoit
son administration.
et vouloit établir
manufactures 2
aux
aux grandes d'exportation de Cayenne
un commerce de-là les avances par lui faites
Sles du Vent;
envois qu'il a faits à perte
aux sucriers et les
du roi.
à la Martinique au compte devois point faire d'aJe pensai que je ne
les iles 2 parce
vances ni d'expéditions pour ni sucriers ni terre
qu'il n'y a dan's ce pays-ci
ni
sufvaleur, ni artistes, , moyens
à sucre en
établissemens ; que ce
fisans pour les grands
et que les avances
qui est fait est à refaire, doivent être combinées
(sy ons'y détermine )
e
aux sucriers et les
du roi.
à la Martinique au compte devois point faire d'aJe pensai que je ne
les iles 2 parce
vances ni d'expéditions pour ni sucriers ni terre
qu'il n'y a dan's ce pays-ci
ni
sufvaleur, ni artistes, , moyens
à sucre en
établissemens ; que ce
fisans pour les grands
et que les avances
qui est fait est à refaire, doivent être combinées
(sy ons'y détermine )
e --- Page 296 ---
C O M P T E R E N D U.
dei manière qu'elles soient
et à l'emprunteur.
fractueuses au prêtenr
que la matière
Quant au commerce s je vis
n'existoit pas encore
- pouvoit s'établir
; qu'il ne
que sur le superflu, et
nous n'avions pas le nécessaire ; qu'ainsi il étoit que
illusoire de s'annoncer comme fournisseur
qu'on n'étoit encore
lorsgent. Je
que consommateur indijugeai donc que ce pays - ci étoit à
reprendre sous oeuvre, et que la
n'en valoit rien.
charpente même
Conséquemment à ma première
me dépêchai de demander à
réflexion je
au
ceux qui devoient
roi, pour leur faire entendre au moins
je ne prêterois plus, et quoique je n'aie que
suivi personne, c'étoit mal débuter, pourconvenu.
s j'en suis
Pour dédommager en
Lacroix de cet
quelque sorte M. de
éloignement marqué de SCS
principes aux miens > j'adoptai avec
ses affections s ses amis , et
légéreté
dont il a été la. dupe.
parmi eux ceux
Facile et
pour tous , chacun d'eux
prévenant
droit de disposer de moi paroissoit avoir le
amplement
, et jusqu'au plus
informé ils ont eu cette espérance.
Lorsque j'ai reconnu ensuite que M. de Lacroix,
trompé lui-même 3 m'avoit induit à
passé, sans
erreur, j'ai
ménagement et trop subitement, de --- Page 297 ---
M P T E R E N D U.
co
sévérité : Tune et
tette facilité à une grande
sont, si jrosole
Pautre, malgré les apparences, de mon caractère.
ire, Vendroit et Penvers ai deux et deux
Dn pourroit croire que j'en
du même oeil
considérer
isages. Je ne peux
honnête homme et un fripon.
pour un
an
véritablement un grand défaut tous les
C'est
d'afficher ainsi
homme public 7 que
Ceux qui ont affaire
nouvemens de son ame. avec avantage > parce
Vattaquer
est obligé
A lui peuvent
tandis qu'il
u'ils lisent ses pensées, Il faut alors du coule deviner les leurs.
pour marcher
rage et un plan imperturbable des passions, des
hinsi à découvert au milien divers; c'est ce que j'ai
bréjugés, des intérêts
nature, pentétois entrainé parlaz
fait : si je n'y
réflexion cette manière.
être je choisirois par
provoque et multi-
- Il est bien vrai qu'elle met en évidence les
plie les obstacles > qu'elle les erreurs de toute esfausses démarches et
obtient en
inais aussi les succès qu'on difficultés
bèce ;
sont bien constatés,les
rase campagne
plus, , les mensonges,
vaincues ne se reprodnisent sans retour 7 et la maules illusions se dissipent
lorsqu'on l'expose
vaise foin'aplus de ressource
toute nue sur la place publique.
point de
de conduite ne suppose
Ce genre
met en évidence les
plie les obstacles > qu'elle les erreurs de toute esfausses démarches et
obtient en
inais aussi les succès qu'on difficultés
bèce ;
sont bien constatés,les
rase campagne
plus, , les mensonges,
vaincues ne se reprodnisent sans retour 7 et la maules illusions se dissipent
lorsqu'on l'expose
vaise foin'aplus de ressource
toute nue sur la place publique.
point de
de conduite ne suppose
Ce genre --- Page 298 ---
C O MPT E R E N D U.
calcul , et c'est en quoi l'on se trompe. En
comptant aujourd'hui avec moi-même,je trouve
j'ai pris autant de peine à régler ma marche
que
droite,
homme artificieux pouren ligne
qu'un
roit en prendre à suivre les sinuosités.
les
Voici donc quels ont été mes calculs dans
mois de mon arrivée. Il est aisé de
premiers
et la suite de
juger > par ma correspondance faits
coup et si
s'ils sont
après
mes opérations, Je demande encore une fois
je m'en suis écarté.
dirai de mnoi
qu'on me pardonne le bien que je
en faveur de la vérité avec laquelle j'exposerai
dissimuler; il n'y
le mal même que je pourreis
n'ait la consd'homme de bonne foi qui
a pas
forces et de ses erreurs. Je concience de ses
à faire pour me rendre
sidérai ce que j'avois
j'avois à traiter :
utile et les gens avec lesquels
me vis coadminissur le premier point 2 je établie et dont
trateur d'une colonie mal
,
les usages sont anciens : en m'y
le régime 3
j'étois sûr de mal
soumettant sans innovation, Vinstitution étoit maufaire, car je savois que
mais l'éloivaise et tous ses détails vicieux ;
j'ai pour les projets et les nougnement dont que le bon effet n'est pas démontré,
veautés
d'autre plan que celui d'atne me permettoit
et à inctaquer chaque abus dans sa source, > --- Page 299 ---
M P T E R E N D U.
C 0
à moi. Ainsi je
ture qu'ils se peésenteroiont
de nouvean
de ne rien annoncer mauvais :
ne proposai
dancicnemeat
et de ne rien souffrir
changer brusqueà ne pas
te qui se réduisoit
antant que je le pournent ; mais à épurer 2
Ceci
de Tadninistration.
rois, toutes les parties
la police du hameau
relatif qu'à
du terrine paroisoit
à
et
Tagrandisement
existant, point
de la colonie ; cependant le
toire, àl lamélioration
de ma mission et
c'étoit là l'objet principal activité, qui pat intéseul qui convint à mon
Je n'avois pas
resser mon amour - propre. colonie, mais bien de dépromis de créer une arrêté Paccroissement, de
montrer, ce qui avoit
s'il en existoient, qui
celle-ci, et les moyens, T'être. 3
. : : C'est donc par
pouvoient lui donner m'étoit nécessaire de
cette considération qu'il d'institution et d'adminissaisir tous les vices là les causes de mort de
tration 3 car ce sont
Par la même raison je
tout corps politique. colons dans leurs erreurs, 2
devois attaquer les
leurs pratiques, ou les
dans leurs préjugés, dans
afin que le voile
mettre en état de les justifier, vit avec évidence ce
fut déchiré et que Pon mauivais 3 les fautes
qui est bon, ce qui est présens et tous les
les obstacles
de
anciennes 2
Plus je prévoyois
moyens de réparation.
3 car ce sont
Par la même raison je
tout corps politique. colons dans leurs erreurs, 2
devois attaquer les
leurs pratiques, ou les
dans leurs préjugés, dans
afin que le voile
mettre en état de les justifier, vit avec évidence ce
fut déchiré et que Pon mauivais 3 les fautes
qui est bon, ce qui est présens et tous les
les obstacles
de
anciennes 2
Plus je prévoyois
moyens de réparation. --- Page 300 ---
co M P T E R E N D U.
difficultés, plus j'avois besoin de téinoins pour
constater les faits ; et comme je ne devois point
sur tout cela procéder par autorité, mais par
démonstration 1, il étoit néraisonnement 3 par
fussent
cessaire que mes actions et mes paroles classe
publiques : car je serois rentré dans la
des faiseurs de mémoires et des gens à système,
observé, écrit et suggéré un plan sans
si j'avois
d'escontradicteurs; ; j'aurois eu une tournure
pionnageet de délation,que fabhorre,sijavois
noté les mauvais sujets avant, de les avertir et
de leur faire connoitre publiquement que je les
tels: ainsi,par nécessité autant que par
réputois
censuré 9 récaractère, j'ai impitoyablement contre tous.
formé et, argumenté envers et
J'observai auparavant les gens auxquels j'avois affaire, et quoique je sois naturellement
que je combinai avec
simple et franc, j'avoue selon l'ordre et la
artifice toutes mes relations
qualité des personnes. : e J'avois à traiter avec
le
et les militaires 9 avec les magisgouverneur
J'arrêtai que je ne me
trats et les habitans.
brouillerois jamais avec M. de Fiedmond,préciavoit annoncé le contraire,
sément parce qu'on
difce
est véritablement
parce que gouverneur convenoit à mes proficile, et enfin parce qu'il
d'être uni ayec mon collègue. 1 Je vonlois
jets --- Page 301 ---
C 0 M P T E R E N D U.
avoir intluence sur Valministration; moi la
Pependant fis deux parts : je pris pour
Ainsi j'en
me disputer ,la
blus difficile, qu'il ne pouvoit
et la culégislation, , les négociations, s la justice d'écrire et de
ure, toutes choses qui obligent cette raison 2 ne
barler en" public, qui , par
mon
bouvoient lui convenir et remplisoient détails de
bbjet.
Je lui laissai, outre ses tous les honCommandement, , milice et police ,
ajoutai
V'antorité d'exécution si'y
heurs, toute
et la
sacrifice absolu des petites prétentions fantaisies
e
pour les
blus grande complaisance
2 mais dont
ui ne tirent pas à conséquence M. de Fiedmond, l'aua contrariété, désolant moi qu'il a été avec mes
toit rendu tel avec
brédécesseurs.
ici sans prétention; il n'y
Les militaires sont
d'accrédité ; ils
n a aucun de riche, aucun
à T'ordonnaendent plus qu'ils ne disputent mille occasions.
leur être utile en
de
eur, qui peut
avec eux, je résolus
N'ayant rien à démêler crois y être parvenu 5
ne les attacher 7 et je la leur,et je" les ai
na maison est devenue
bligés autant que jelai pu. sont de pauvres
de Cayenne
Les magistrats
intéressé : leur médiogens qui m'ont d'abord
Séduit par M. de
prité mie parut bonhomie.
ent mille occasions.
leur être utile en
de
eur, qui peut
avec eux, je résolus
N'ayant rien à démêler crois y être parvenu 5
ne les attacher 7 et je la leur,et je" les ai
na maison est devenue
bligés autant que jelai pu. sont de pauvres
de Cayenne
Les magistrats
intéressé : leur médiogens qui m'ont d'abord
Séduit par M. de
prité mie parut bonhomie. --- Page 302 ---
CO M P T E R E N D U.
Lacroix, qui de bonne foi m'avoit mis en arrivant sousl la protection du
je m'attendois aux plus grands procureur-général,
la part des membres du conseil secours de
tion de mes vues
pour l'exécu7 qui n'étoient autres
l'ordre et le bien général. Je leur
que
d'abord très-pen
reconnus
d'énergie $ et j'en
une grande docilité, ne connoissant augurois
qu'ils
pas l'intérêt
pourroient avoir à me contrarier et les
vices particuliersqui devoient m'éloigner
aussitôt que je les connoîtrois. Ainsi d'eux,
m'arrête
je ne
pas au projet que j'avois fait de leur
témoigner la plus grande confiance : ma
mière combinaison fut en défaut; je
pretrès - promptement de ton
chàngeai
qu'il y avoit abus et désordre 3 lorsque dans j'aperçus
tration de la justice.
l'adminisdu
J'attache à cette partie
Gouvernement une si grande importance
je ne balançai point sur le parti à
que
Plus les membres du conseil avoient prendre.
sur le reste de la colonie
d'influence
leur
3 plus je résolus de
en imposer et de les contenir 5 mais alors
je me décidai à ne rien faire ni écrire
leur fit relatif,
qui
en
smbsomiromselinngs
conseil, et je me promis de plus de les
convaincre eux-mêmes de chaqne faite par eux
faite, et de la nécessité du remède. Pour
sou --- Page 303 ---
co M P T E R E N D U.
compromis,
tenir ce rôle difficile sans éclat,sans messieurs un ascenla fallu prendre sur ces ; il a fallu encore
Hant absolu, et je Pai pris
ou-parole vive;
de toute démarche où commence
ne préserver la
cessent
ari'antonité et dignité
serois froid et
Pétourderie: ainsi je décidaiqueje de justice, et je
tous les officiers
bévère 1 avec
Pai été.
tous débiteurs au
Les habitans sont presque accoutumés à recevoir
toi ou au commerce 7
qui ont toujours
des secours
n'ayant
Hlu. Gouvernement
en ont fait,
été stériles par l'abus qu'ils
plan d'établisà aucun
amais été subordonnés réduits par l'ignorance
tement et de culture 2
indiennes qu'ils
et entêtement aux pratiques Vinutilité des tenpar
ont adoptées, 1 persuadés a d'antre bien à faire
tatives déja faites qu'iln'y dettes et de nouvelles
ci que l'abolition des
enfin ni lois ni réavances , ne connoissant les lier, parce que la disElemens qui pussent
le défaut de commubersion des établissemens, , d'imprimerie, les met
hications , de couriers, de la vue et de la voix :
tous hors de la portée dansle plus grand nombré
Foilà cC quefapergus visiter à mon arrivée.
le ceux qui vinrent me
gens, 1 et leur
Comment plaire à de pareilles
persuneler
utilef Il falloitleurp
être véritablements
2.
issant les lier, parce que la disElemens qui pussent
le défaut de commubersion des établissemens, , d'imprimerie, les met
hications , de couriers, de la vue et de la voix :
tous hors de la portée dansle plus grand nombré
Foilà cC quefapergus visiter à mon arrivée.
le ceux qui vinrent me
gens, 1 et leur
Comment plaire à de pareilles
persuneler
utilef Il falloitleurp
être véritablements
2. --- Page 304 ---
co M P T E R E N D U.
de payer leurs dettes et de ne plus emprunter
lorsqu'ils seroient en état de rendre ; déque
truire ou au moins discréditer lcurs pratiques
de culture ; leur donner des idées justes de
l'objet des travaux, des produits d'une colonie;
les accoutuner à une police exacte, combattre
enfin leurs plus chères habitudes : je vis que
tout cela étoit nécessaire, et je résolus de le
tenter ; mais j'espérai qu'en les réunissant souvent chez moi, 7 en tempérant la sévérité de
ma morale par les agrémens d'une société facile et gaie, je pourrois inculquer mes sermons :
peine perdue, j'ai eu des convives et point de
prosélytes 5 mais j'ai, à d'autres égards, rempli
mon objet ; j'ai établi sur les points capitaux
des vérités qui ne seront plus contestécs et
qui germeront avec le' temps.
En me préparant ainsi à une attaque universelle, je nc dédaignai point la petite ruse
de mn'attacher certaines gens. J'ai d'abord pour
principe qu'un hommc en place, petite ou
grande, ne doit jamais se brouiller avec les gens
de mérite, , lors même qu'ils ont tort 3 car, s'ils
sont entreprenans 2 ils SC vengent tôt ou tard :
si au contraire ils sont modestes,c'cst un préjugé facheux de les avoir pour ennemis. Je
cherchai donc autour de moi ceux de cette --- Page 305 ---
-
co M P T E R E N D U.
n'en trouvai pas beaucoup, mais
classe, et je
faute. Je ine proposai ensuite
ce n'est pas ma
traiter les pauvres gens :
de ménager et bien
moi de les rudoyer,
outre qu'il n'est pas en nécessaire et dont
c'est encore une attention manqué. Il me restoit
le bon effet n'a jamais
en action quelque
à déterminer et à convertir j'aurois eu lair
sans quoi
projetdtandliondtion, apostolique. et point d'un
d'un missionnaire Je conclus à faire peu, 7 mais à
administrateur.
et qui pussent
faire des choses permamentes, je
donc
Pexemple à la leçon ; projetai
ajouter
de pêche, un moulin à planun établissement
de terres
un desséchement
ches, un haras,
de ceS quatre objets je
basses. On verra que
le dernier,
complétement que
ne remplirai
les
m'ont manqué;
les pêcheurs et
jumens fait une énorme sottise,
quant au monlin, j'ai
bien averti cepenj'en ai chargé un iguorant,
que
j'en serois dupe : plus ignorant
dant que
je l'ai mis en
lui, je l'ai cru sur sa parole, au bout desquels
ila travaillé six mois ,
ceuvre $
d'abandonner l'enil est mort : j'ai été obligé les frais, afin que mon
treprise ; et jen paierai
à gaspiller l'argent
exemple n'autorise personne
du roi.
fait mnes dispositions , j'enAprès avoirainsi
verti cepenj'en ai chargé un iguorant,
que
j'en serois dupe : plus ignorant
dant que
je l'ai mis en
lui, je l'ai cru sur sa parole, au bout desquels
ila travaillé six mois ,
ceuvre $
d'abandonner l'enil est mort : j'ai été obligé les frais, afin que mon
treprise ; et jen paierai
à gaspiller l'argent
exemple n'autorise personne
du roi.
fait mnes dispositions , j'enAprès avoirainsi --- Page 306 ---
Co M P T E R E N D U.
trai en campagne, et je débutai par faire des
fautes.
La première fut mon ordonnance contre les
débiteurs au roi, la seconde de ne pas jeter les
yeux sur. la multitude de réglemens rendus
avant moi; il est vrai que personne ne les connoissoit. Je soupçonnai qu'ily en avoit, ctj j'en
fis faire Ja recherche au greffe; mais ce travail
ne m'a été produit qu'an bout de six mois; il
m'auroitfort éclairé sijem'en: fusse aviséplustôt,
j'en aurois tiré un grand parti dans l'Assemblée
nationale où l'on me contestoit, comme nouveautés, certaincs propositions établies, adoptées, ordonnées vingt ans avant moi.
J'ai fait plusieurs autres fautes relatives à
celle-là, et qai se développeront à mesure que
je rendrai compte de mes opérations.
Finances.
Je m'occupai premièrement de l'examen des
reccttes et dépenses, , je trouvai la comptabilité
en ordre 3 l'empreinte des formes établies par
M. Maillard ne s'est point effacée; mais si
j'avois lu, commeje devois le faire, sa correspondance, 7 je n'aurois point prostitué ma confiance ct mes éloges, ainsi que cela m'est arrivé; --- Page 307 ---
a
ca N P T E R E N D U.
2ç3
comptes rendns par
et si Javois été jusqu'anx de lui à connoitre
appris
M. Dalbon, 2 j'aurois
Cayenne,i étoient
shabitansde
C Je
parfaitementlesl
sont anjourd'ini.
de son temps ce qu'ils mandoitil.a M. le comte
> n'ai jamais vu (
des gens d'aussi mau-
>. de Maurepas en 1726) croient que leroi leur en
> vaise volonté 1 ils toît de leur église est prêt
> doit de reste; le
parvenir à le
les écraser 1 je ne peux pas
>> à
etc. . . e
>> leur faire réparer,
sur plusieurs points >
J'aperçus cepemdant, dansles dépenses, etla néfaire
des réluctiousà avecplus de soin aux consomcessité de veiller
plusieurs pays
mnations 5 j'ai vu, en parcourant administration française
étrangers, que notre moins de malversations et
est celle oiil y ale
opère à peu près
de
ce qui
avoir
le plus gaspillage, Je ne me flatte pas d'y
le même effet.
mais j'ai fait Ce quej'ai
parfaitement remédié,
à la charge du roi
En général la dépense
j'en consipu.
me révolte quand
dans ce pays-ci domaine de la Guiane produit
dère l'objet. Le
à six cent mille livres,
à la métropole cinq
cette somme pour sa
et le souverain dépense
depuis quinze
conservation sans accroissemens de calenl. Cet
ans. C'est une grande erreur s'il en résulseroit sensément omployé,
argent
parfaitement remédié,
à la charge du roi
En général la dépense
j'en consipu.
me révolte quand
dans ce pays-ci domaine de la Guiane produit
dère l'objet. Le
à six cent mille livres,
à la métropole cinq
cette somme pour sa
et le souverain dépense
depuis quinze
conservation sans accroissemens de calenl. Cet
ans. C'est une grande erreur s'il en résulseroit sensément omployé,
argent --- Page 308 ---
C O M P T E R E N D U.
toit chaqne année une auginentation proportionnelle de capitaux ou de revenus ; mais on
doit regarder comme dépense stérile et abusive
celle dont l'objet utile n'existe point. D'après
ce principe. 3 j'ai réduit, tant que je l'ai pu,
Jes employés 3 les rationnaires, les achats du
magasin, lesdépenses de l'hôpital et des postes,
et néanmoins chacun de ces articles est encore
immodéré. Parmi les employés, je n'ai voulu
ôter à personne son état, parce que cela est
dur; mais il cnl est mort un et parti trois. J'en
ai congédié un cinquième par de justes motifs,
etje n'en aurois remplacé aucun, si le ministre
ne m'avoit recommandé d'employer dans les
bureaux les sieurs Halgrain et Lecauvre.
J'ai diminuélesi frais de régiedud domaine, qui
étoient illimités, et borné le plus qu'il m'a été
possible la dépense des postes, dont j'ai proposé et motivé la suppression ; à Phôpital,jai
fermé la pharmacie ci l'on puisoit ci-devant
avec indiscrétion, j'ai grondé quelquefois les
honnes socurs sur les consoinnations 3 mais
la mltitede cffroyable de malades est ue
cause constante de dépenses. On a menti sur
tout ce qui concerne Cayenne, et notamment
sTur sa prétenduc salubrité. Je n'ai jamais vu
moins de quaire-vingt-dix malades à l'hôpi- --- Page 309 ---
T E R E N D'U.
co M P
mois la fièvrequatre
tal. J'ai eu moi-mâme elle circule toujours Euro- -
qu'elle n'a quité,
ici quatre
Depuis
J'ai emmené
presqne
dans ma maison. deux ont péri; ; et enfin, officiers,
péens, , dont connois d'habitans,
tout ce que je Oyapock jusqu'à Sinnamnari, aigmès et,
employés, depuis année de fièvres
a été attaqué cette
sont trds-cousidangereuses.
du port
J'y ai fait
Les consommations relativement à leur objet.
ne
dérables,
mettre ordre : maidje les
voulu y mêler des détails ;
sttention.J'ai
et mc
beaupuis être travaillent par-tout peu et mal; on' gâte les baouvriers bois ; on ne soigne pas asses d'hancoup de
pirogues 3 iln'y a point embarteaux, canots,
à labri ces petites
gard pour mettre sans cesse renouveler: Quelquations, qu'il faut
m'ont obligé
considérations pertteuliàes cependant réques
abusives; ; j'ai du
3 il y
à des tolérances de la brigade
port Le
formé la moitié hommes, j'en ai gardé quinze. la naviavoit trente
des soldats pour et
me prête
besoin, j'ai
gonvereur quand nous en avons
de
gation
jeunes nègres à Tapprentisnge tseroit
affecté six service du port 5 mon projet
la mer et du
à cet objet, et de ne conser- timod'en destiner vingt
mariniers et trcis
officiers
ver que quatre
niers.
la brigade
port Le
formé la moitié hommes, j'en ai gardé quinze. la naviavoit trente
des soldats pour et
me prête
besoin, j'ai
gonvereur quand nous en avons
de
gation
jeunes nègres à Tapprentisnge tseroit
affecté six service du port 5 mon projet
la mer et du
à cet objet, et de ne conser- timod'en destiner vingt
mariniers et trcis
officiers
ver que quatre
niers. --- Page 310 ---
O MI P T X R E N D U.
J'avois amené avec moi un jardinier de Paris
à cent pistoles de gages et ration et demie >
pour être employé aux pépinières projetées :
lorsque je me suis convaincu, par des essais infrcinenx," de l'impossibité de fixer dans un
même sol les différentes espèces de bois que
produit la Guiane, j'ai congédié le jardinier 3
et j'ai fait du terrein destiné aux pépinières un
jardin public, abondamment pourvu d'arbres
fruitiers et de légumes. De toutes les graines de
bois dur que j'avois rassemblées et semées, 2 une
seule espèce a levé, le carapa 5 toutes les autres
ont manqué, et j'en connois la raison. Le balata, le grignon 2 le coupi, le bagasse, 3 etc.,
se reproduisent dans le grand bois, sur un lit
de feuilles pourries , toujours hunide, toujours couvert par l'ombre des grands arbres ;
ces mêmes graines ne peuvent réussir sur ILI
terrein sec et découvert, qui manque à la fois
de toutes les conditionsquela nature a rendues
nécessaires à leur germinaison et à leuraccroissemnent. Ainsi le projet des pépinières que
j'avois adopté, et qui a été depuis consacré
par Tn article de notre réglement sur les concessiens, est une chimère à laquelle il fant
renoncer. Si iPon ponvoity réussir, il y auroit
encore de la folie à espérer que lcs habitans --- Page 311 ---
le
S 0 M P T E R E N D U.
Ciyenne s'y livreroient. Des
Hont la culture est mal
gens mal aisés,
luits sont médiocres entendac, dont les projuent presque tous de et la incertains, qui manpessaire pour entretenir quantité de nègres né.
leurs
Poccuperont jamais à
plantations, ne
fonstruction ; il faut donc planter des arbres de
pinières que la nature
s'en tenir aux péhaque espèce de
prépare toute seule sur
hidement les arbres tormain, en reproduisant raExpliqné sur cela dans qu'on y détruit. Je me suis
Ve leur ezploitation. ma lettre des bois et
Je n'ai pas fait plus
h'avoient été assignés d'usnge des fonds qui
es petites expéditions pour les nègres marrons;
n cette partie n'ont que nous avons tentées
C'est par la
pas cotté mille écus.
réduction de ces
omplet des troupes,
dépenses, le nonutres articles,
etl'économie de
uels il
que j'ai suffi à
quelques
ne m'étoit point
ceux pour lesue les achats de
assigné de fonds, tels
ue j'ai faits, la terre, de nègres et de jumens
habitation du roi, réparation la
des bâtimens de
ie, de deux
constraction d'une écuxécnter à ponts, et les tra vaux que j'ai fait
T'entreprise par des
oldats, soit en
Indiens et des
J'ai
fossés, 2 soit en abatis d'arbres.
pouryu, 2 par les iêmes
moyens, à l'éta-
assigné de fonds, tels
ue j'ai faits, la terre, de nègres et de jumens
habitation du roi, réparation la
des bâtimens de
ie, de deux
constraction d'une écuxécnter à ponts, et les tra vaux que j'ai fait
T'entreprise par des
oldats, soit en
Indiens et des
J'ai
fossés, 2 soit en abatis d'arbres.
pouryu, 2 par les iêmes
moyens, à l'éta- --- Page 312 ---
CO M P TE R E N D U.
blissement et aux appointemens de l'ingénieur
hollandais, aux frais de mnon voyage de Suri
nam, à celui dasienr Bagot pour la visite des
bois, à une autre course quej'ai ordonnée inutilement pour la recherche des plants de salsepareille et de vanille, l'armement d'un bateau
pourtransperter M. delacroix l la Martinique,
aux frais extrnordinaires occasionnés parl'inva
sion prétendue du corsaire anglais, à l'entrepô
des ladres, à l'établissement d'une mission au
Mayacaré; enfin à l'achat des farines, du vin
des remèdes, et deitous les autres approvisionne
mens dont on m'a laissé manquer cettc anée
Ces différens objets se trouverort résuinés dan
l'état ci-joint qui comprend la recette et la dé
pense demon exercice. Ainsi jepeux me direbor
économe, et suis néanmoins persuadé qu'il n
seroit pas difficile de mieux faire ; mais j'a
gagné beaucoup d'argent en n'cn prêtant point
quoique j'eusse la permission du ministre d'em
ployer en nonvelles avances le rembourse
meut des anciennes dettes. Pendantles huitpre
miers mois de mon administration, il in'ed
été impossible d'abuser de cette permission
car personne 11C payoit. Deputs non retou
de Sarinam, CC qui s'est passé au conseil --- Page 313 ---
COMM P T r R E N D U.
et
Demontis, de Pagnenanlt,
Egard du sieur m'attyibue la conoisance
brdre du roi qui
qu'aux
dettes, ont fait une telle impression,
les
à comparoitre par-devant
remières assignations3 débiteurs se sont emnpressés
hoi, nombre de
les autres se sont prédonner des à-comptes ; On avoit encore réentés avec inquiétude. de terme à personne,
anduc ique je n'accorderois j'ai accepté ceux qui
en ai donné à tous 3 défendu d'assigner les
'ont été proposés : j'ai fait remise aux insolvaens malheurenx 5 j'ai
combien la vales : mais j'ai encore épronvé gens. J'avois
ité tourmente les plus pauvres hors d'état de payer
nnoncé que ceux qui sont
en se faidléchargés de toute poursuite
auProient
dans la liste des insolvables; été
ant inscrire
cette qualité, et j'ai
un n'a voulu prendre
des plus misérables
bligé d'aller au-devant
autre condition.
sans
our les tranquilliser affaire des dettes au roi,
Enfin voila la grande
à présent j'ai fait
Quant
églée et torminée.
Oblin 3 les biens
ayer en entier la compagnie j'ai reçu des autres
el MM. Prépaud sort t saisis 5 reste j'ai donné
liv., et pour tout ce qui
de termies.
4198 mal-aisés six et sept ans
trois
1IX plus
autres en une, deux et
ai divisé les
moins ne paiera jamais,
nnées; un tiers au
des dettes au roi,
Enfin voila la grande
à présent j'ai fait
Quant
églée et torminée.
Oblin 3 les biens
ayer en entier la compagnie j'ai reçu des autres
el MM. Prépaud sort t saisis 5 reste j'ai donné
liv., et pour tout ce qui
de termies.
4198 mal-aisés six et sept ans
trois
1IX plus
autres en une, deux et
ai divisé les
moins ne paiera jamais,
nnées; un tiers au --- Page 314 ---
30o
C 0 M P T E R E N D tJ.
et les deux tiers en ont encorc pour cing O
six ans 5 car il fant les traiter avec indulgence
en leur faisant craindre le contraire : je remar
que aujourd'Imiqw'on est bien plus content d
moi que si j'avois toujours été facile.
Assemblée nationale.
Les détails de finance sont toujours circons
crits; l'ordre est la qualité essentielle de celu
gni ilcs administre ; il n'est jamais question Su
un aussi petit théâtre que celui ci, d'opération
importantes et qui exigent de grands talen
Mais une affaire intéressante par son objet
les incidens qui s'y sont joints, cst celle
l'assemblée nationale. En résumant ici tout
qui s'est passé dans le cours de l'année, je 1
rappellerai point les détails dontj'ai déja rend
compte. Je ne penx présenter de nouveau le
mêmes objets qu'autant que j'y retrouverai de
circonstances ignorées ou oubliées.
Lorsque j'ai envoyé les expéditions et dépé
ches relatives à cette assemblée, j'étois tro
occupé pour dire tout, et j'ai une sorte d
plaisir aujourd'hui i revenir sur CC que je n'a
pas dit.
Le Crand Condé prétendoit que toute assem --- Page 315 ---
R B N D U.
3o1
CO'M P T'E
est
Il a raison. Si sa réflexion
Ve est pouple.
les plus distinguées,
plicable aux compagnies dit des États de Cayenne?
e n'auroitil pas
observation qui doit
ais j'ai fait une autre Condé, parce qu'il
oir échappé au Grand
pour prendre
an-dessus du vulgaire
toute
pit trop détailler les traits : c'est que dépeine d'en
minces que soient les
emblée, quelque
la plus grande atérans, mérite cependant la dirigent; car
tion de la part de ceux homme qui d'esprit d'être
arrive une fois à un
la multitudé, elle
concerté en public par
le croit hude ce qu'elle
Hève en proportion
de reprendre sa place.
flié Sernelnipernoty plus activité puissante dans
envie déploie alors une contre ceux qui leur
hommes médiocres,
nt supérieurs.
je n'aie joué le plus
Peu s'en est fallu que assemblée, pour m'être
Este rôle dans cette état de la conduire à mon
u légérement en
et chaque individu
6. A considérer ce pays-ci mouvement de
rticulièrement, le premier croire fort à Paise.
mour-propre est de se
sera déElui du bon sens et de Texpérience une assemblée
moi de traiter avec
étoit
rmais pour
si chaque membre
telconque , comme
inoi.
us fort et plus capable que
Peu s'en est fallu que assemblée, pour m'être
Este rôle dans cette état de la conduire à mon
u légérement en
et chaque individu
6. A considérer ce pays-ci mouvement de
rticulièrement, le premier croire fort à Paise.
mour-propre est de se
sera déElui du bon sens et de Texpérience une assemblée
moi de traiter avec
étoit
rmais pour
si chaque membre
telconque , comme
inoi.
us fort et plus capable que --- Page 316 ---
C O MI P T E R E N D U.
Dans la première séance j'exposai si fran
chement mcs opinions et le but auquel je vi
sois, qu'il auroit fallu, pour y atteindre san
difliculté, que chacun des opinans fût de l
meillenre foi du monde, ou eût un intérê
direct à penser et à parler comme moi : ce qu
n'étoit pas à beaucoup près.
Le discours que je leur adressai pourroit S
résumer ainsi. e : C Convenez , mnessieurs
> que vous êtes des ignorans 5 que vous ne con
>> noissez ni la terre que vous habitez, ni l
>> culture quilui est propre; qu'il faut change
> d'établissement et de régime; que vous vou
>> êtes mal à propos dispersés; qu'il est essen
>> tiel de vous réunir; que vous ne payez poin
D VOS dettes, qu'il fant vous y contraindre ; qu
D) vous avez besoin d'avances, mais qu'il seroi
>> fou de vous en faire. >
Telle est, en substance, ma première ha
rangue et l'esprit des objets de délibération : j
ne crois pas qu'un orateur puisse s'y prendr
plus mal- adroitement pour se concilier le
suffrages; ct lorsque j'ai eu le temps d'y réflé
chir, j'ai maudit mon caractère, qui, malgr
les ressources qu'il me fournit pour vaincre le
obstacles, a presque toujours à se reprocher d
les multiplier. Certainement, si j'avois eu dan --- Page 317 ---
P T E R E N D U.
C O
ces gens-ci me supla finesse que tous
et j'auesprit les aurois pris au trébuchet
bosent, je
obtenu les mêmes résultats,
ois, sans effort, faits, les mêmes principes,
constaté les mêmes
et en débuà leur gloriole
illustre
n u'secommodant colonie, messieurs,
ant ainsi. Cette
vos efforts persévét chère à la France par utile, etc.
ans pour la rendre plus
dès le premier
Je les aurois fait convenir, hautes ne valoient rien,
nstant, que leurs terres
des hommes aussi
ijavois donné en preuve que
s'y enrine ponvoient
taborieuz qu'éclairés, ainsi du reste.
hir. s
et contraire ne manqua pas son
La tournure
et d'indisposer tous
ffet, qui étoit de déplaire
à leurs haqui tiennent à leurs préjugés, sans ménaceux
les voient attaqués
pitudes, et qui
rien ; j'ai été, dans
tement. Je n'en soupçonnai d'une simplicité et d'une
Eette circonstance 2
pour comptant des
ponfiance ridicule. Je reçus rien, et je n'aLomplimens qui ne prouvoient réelles du parti pris
point les preuves
perçus
dans tout ce que je proposois.
le me traverser
la première et la seconde
L/intervalle entre
ma maladie; j'avois
séance fut prolongé par
toute la colonie.
Hans cet entr'acte parconru en observations,
m'étois renforcé en raisons, ,
Jer
constance 2
pour comptant des
ponfiance ridicule. Je reçus rien, et je n'aLomplimens qui ne prouvoient réelles du parti pris
point les preuves
perçus
dans tout ce que je proposois.
le me traverser
la première et la seconde
L/intervalle entre
ma maladie; j'avois
séance fut prolongé par
toute la colonie.
Hans cet entr'acte parconru en observations,
m'étois renforcé en raisons, ,
Jer --- Page 318 ---
C 0 M P T I R E N D U.
et je me croyois encore plus sûr de mettre la
vérité dans tout son jour; on m'ayoit averti,
cependant , des dispositions générales, des
bruits semés méchamment pour alarmer les
esprits sur l'établissement de la compagnie et
le paiement des dettes. L'absurdité de ces insinuations ne me permettoit pas de m'y arrêter;
mais c'est une mauvaise maxime de dédaigner
les sottises en fait de bruits populaires, parce
qu'elles nc sont pas toujours l'oeuvre d'un sot,
et que la multitude s'en repaît souvent avec
avidité; je l'ai éprouvé. Les plus plattes conjectures, les assertions les plus improbables 9
ont été accueillies, et j'ai dissimulé dans nos
comptes rendus la moitié de Ja fermentation.
qu'elles ont excitée. Lorsque je tombai malade,
le conseil et le plus grand nombre des députés
avoient leur partic liée pour trouver des difficultés à tout, pour renverser la compagnie, établir l'impossibilité de cultiver les terres basses >
d'exploiter les bois, les vivres, et la nécessité
dc suspendre le recouvrement des dettes 3 tous
les mémoires étoient calqués sur ce plan-la :
on attaraa avec la mêmne vivacité les établissemens des Indiens, des petits habitans blancs, 9
de la chambre économique, toutes choses que
l'on croyoit m'être propres : en sorte que --- Page 319 ---
CO M P T I R E N D U.
j'en fis lors de ma discussion,
l'abandon que
à faire ressortir les
me servit merveilleusement
vérités que je n'abandonnois pas. les
Je devois donc, selon toutes apparences, n'avois rien
être le jouct de Passemblée, car je
montra
La belle tendresse qu'on mne
prévu.
servit encore à me
Horsque je fus en danger,
qu'on
tromper, et je suis persuadé cependant mort,
de bonne foi, me croyant
me regrettoit
vivant.
eût résolu de me contrarier
démoiqu'on
dans ces
n y eut encore un mouvement peint assez bien
nonstrations d'affection , qui
Toute la COJa mobilité de la faveur populaire. le bruit de
onie étoit alors à Cayenne 5 et sur chez moi;
tout le monde accourut
non agonie,
résulta ne pouvoit que m'inle tapage qui en
les
: O11
beaucoup
pria plushonnotes
commnoder
les autres, , et on,
Eensde se retirer, , on congédia très-natirelle
erma les portes. Cette démarche
de gens, et ne contribua pas
pffensa beaucoup mauvaise volonté que ma
beu à réveiller la
Rien de plus nécessaire
paladie avoit assoupie. alors à l'égard des sieurs
ue le parti pris
rien de plus pitoyable
Patris et Berthier, et
de leurs confrères
ue leur conduite et cclle
luiM. de Fiedmond
lans cette circonstance. il craignoit de se comnême étoit vacillant;
2.
démarche
de gens, et ne contribua pas
pffensa beaucoup mauvaise volonté que ma
beu à réveiller la
Rien de plus nécessaire
paladie avoit assoupie. alors à l'égard des sieurs
ue le parti pris
rien de plus pitoyable
Patris et Berthier, et
de leurs confrères
ue leur conduite et cclle
luiM. de Fiedmond
lans cette circonstance. il craignoit de se comnême étoit vacillant;
2. --- Page 320 ---
C 0 MI P T I R EN D U.
promettre, et il a consigné cette crainte dans
une apostille à la lettre commune par laquelle
nous rendions compte au ministre. Je le faisois
parler comme moi, il voulut parler comme lui,
et mit en marge : CC M. de Fiedmond apprit que
lon murmuroit et qu'on l'accusoit de n'avoir
> rien fait que par complaisance pour les sen-
>> timens de M. Malouet (*) >>. Je le tins quitte
de cette complaisance 5 je lui proposai la conduite en chef de cette affaire, ou de ne point
s'en mêler, ou d'en prendre sa part. Alors, il
ne voulut pas paroitre plus embarrassé que
moi, et dans tout ce qui a suivi au conseil il
m'a témoigné la plus grande confiance; mais
en consacrant par son avis et par sa signature
tout ce que nous avons fait en commun, il a
été touché des malheurs qui menaçoient mnessieurs du conseil, ct s'cst cru obligé d'intercéder pour eux.
La réprimande de MM. Patris et Berthier
que j'avois cru si efficace , ne fit cesser que
les propos, ct ne dérangea rien au plan convent
pour l'assemblée. Ces méssieurs n'y paruren
Notez que toute la fermentation portant sur la com
pagnic ct surles dettes, iln'étoit pas question des sentinen
de M.Malouct, mais bien des ordres du roi --- Page 321 ---
E
Co M PT E R a N D U:
officier du conseil ne présenta
point, et aucun
bornèrent à appuyer ceux
de mémoire; ils se
de chaletr.
qui étoient écrits avec le plus
la lecture
Mes yeux ne se dessillèrent Robert, qu'à etj je pris
de celui présenté phrle sieur qu'il n'y avoit
sur-le-champ, parce
mon parti délibérer. Je parlai bas au gouvernetr,
point à
d'arrêter ces écarts dangepour lui proposer être renouvelés par chaque
reux qui alloient la voix pour annoncer notre
Héputé, et j'élevai
la distance,
nécontentement; je fis remarquer
avoit de la liberté à la licence ; je pris
u'il y
mémoire du sieur Robert des
nême dans le
dont je fis l'éloge
xemples d'un zèle éclairé, suites de la séduction,
en l'intimidant sur Ies
fait d'un homme sage un déclamateur
uiavoit
laissai l'assembléc dans PinquiéEmporté, etje
après la
ude du parti que nous prendrions
s
éance.
imprévues qu'il
C'est dans ces circonstances
et
de parler avec sagesse
st utile et imposant
songe alors à soi,
utorité. Chaque particulier forces, il les voit au5, réduit à ses propres
Il s'humilie et
essous de la force pablique. tort c'est ce qui
sur-tout quand il a
;
e tait,
changérent leurs mérriva. Tous les députés
les déclamations;
hoires, ils en retranchèrent
imprévues qu'il
C'est dans ces circonstances
et
de parler avec sagesse
st utile et imposant
songe alors à soi,
utorité. Chaque particulier forces, il les voit au5, réduit à ses propres
Il s'humilie et
essous de la force pablique. tort c'est ce qui
sur-tout quand il a
;
e tait,
changérent leurs mérriva. Tous les députés
les déclamations;
hoires, ils en retranchèrent --- Page 322 ---
C O M P T E R EN D U.
plusieurs vinrent me faire des excuses et m'avouèrent qu'ils avoient été dupes des suggestions. Le sieur Robert me déclara que son incursion appartenoit au sieur Patris, qui s'en
étoit vanté. C'est alors que nous eûmes le
complément des preuves des manceuvres de
ces messieurs, et le ministre a vu combien ils
en furent cmbarrassés, eux et leurs confrères,
lors de leur plainte au conseil, et de la réponse
accablante que je leur fis.
Les indiscrétions supprimées, il restoit toujours danslesmémoires et dansl'esprit de chaque
membrede l'assemblée, ,une disposition. négative
pour tout ce qu'ils appeloient vues nouvelles.
Nous avions annoncé la proscription des terres
hautes, on s'attachoit à en relever le mérite,
et sur chacun des articles qu'on préjugeoit être
arrêté par nous, on préparoitun arrêté différent.
Je peux affiriner et prouver qu'il ne tenoit
qu'à moi, en profitant de toutes ces inconséquences, de faire déclarer solennellement la
Guiane impropre à toute entreprise fructueuse.
Si je n'avois considéré que la mauvaise volonté
des habitans actuels, 3 le peu d'intérêt qu'ils
doiventinspirer et l'avantage person:el de rendre un service apparent à PEtat, enl faisant
ccsscr toute dépense et projet sur ce pays-ci, --- Page 323 ---
-
CO M P T E R E N D U.
certainement décidé. Je pouvois,
e m'y serois
me faire une sorte de
en prenant ce parti,
on répète,
éputation ; car depuis long-temps inutilement,
on projète, et tonjoursi
bn propose,
les
: or, en les prosles essais en tous
genres même des habitans,
rivant tous par l'organe
de
sur les ruines des enthonsiastes
e m'élevois devenois l'auteur du système néa Guiane, je
point de dépenses, cût
atif, lequel n'exigeant accueilli; et à mon retour
té favorablement à dire à tout venant : Mesn France j'avois
la Guiane
j'ai découvert le premier que
ieurs, bonne à rien, et je vous apporte en
étoit
déclaration de ses habitans.
preuves la
de dire ici qu'un sentiQu'il me soit permis au-dessus des ressources
hent intérieur m'élève
et de Vintérêt
raudulenses de l'amour-propre que je me sens
J'aime la vérité, parce
ersonnel.
la dire et la défendre. Je me surssez fort pour
raisonnant
ris donc dans cette assemblée a 3 fait dans ce
insi avec moi-même . e
Cc On
: ces
beaucoup de folies et d'iniquités
pays-ci maintenant ne savent ce qu'ils veulent
gens-ci
font, mais la Guiane peut être
ni ce qu'ils
Tel fut l'esprit avec lequel
ntile à FÉtat >.
mémoires en les ontondantlire
examinaileurs
saisis facilede cette impartialitéjes
t au moyen
. Je me surssez fort pour
raisonnant
ris donc dans cette assemblée a 3 fait dans ce
insi avec moi-même . e
Cc On
: ces
beaucoup de folies et d'iniquités
pays-ci maintenant ne savent ce qu'ils veulent
gens-ci
font, mais la Guiane peut être
ni ce qu'ils
Tel fut l'esprit avec lequel
ntile à FÉtat >.
mémoires en les ontondantlire
examinaileurs
saisis facilede cette impartialitéjes
t au moyen --- Page 324 ---
CO AI P T J R E N D U.
ment ce qu'ils avoient de bon et CC qu'il me seroit aisé de détruire par les assertions contradictoires que je remarquois, et par les fausses
conséquences qu'ils tiroient de quelques principes justes et de certains faits avérés . . . Si
les mnémoires ct leurs anteurs n'avoient eu d'autre objet que celni de la contrariété, ils n'auroient pas mérité que je prisse la peine de les
discuter; mais comnme chacun aime à mettre en
évidence son travail et ses lumières, le plus
grand nombre des députés s'accordoient, malgré eux, sur les détails d'observations qui convenoient à mes vues ; ainsi il n'étoit question s
de ma part, que de me servir de leurs propres
allégations. Par exemple, CC en soutenant que
> leurs terres hautes étoient propres à toute
> sorte de culture, ils avouoient qu'après deux
>> Onl trois récoltes il falloit les abandonner; ; il
>> m'étoit donc facile de leur démontrer qu'elles
5 ne valoient rien, ainsi du reste. >
Jen'ens qu'une soirée pour travailler à l'anaJyse de tous ces mémoires; je rapprochai tous
les faits principaux, toutes lcs propositions contradictoires; j'adoptai ce qui étoit raisonnable
et fist main basse sur ce qui ne l'étoit pas, annonçant, d'ailleurs, toute liberté pourl'examen
et In réplique; mais on n'en trouva pas les --- Page 325 ---
C O M P T E R E N D U.
supprima sa
moyens, et le proaveatiginéal plus aux circonsharangue, qui ne s'ajustoit
tances.
lieu de douter que mon résumé
Je n'eus pas
ilinflua sensiblement sur
n'edt fait impression ;
qui s'éloignoit cele rapport des commisaires, vérités atiles qu'ilimportoit
pendant encore des
d'établir.
unanimement reçu
Lorsque je vis ce rapport
je me
le voeu et l'arrêté de V'assemblée, dans
comme
la dixièune fois,
trouvai trompé 7 pour feignis alors de l'adopter
cette affaire > et je
n'ayant pas la
aussi 3 mais je représentai le que rédiger antrement.
forme d'arrêté, il falloit
séance que j'eus à
C'est donc dans la dernière
article, la
disputer, mot à mot, et article pendant par
quatre
rédaction de larrêté. J'essuyai, objections, et je ne
heures, 2 les plus misérables qu'après en avoir
à dicter une phrase, il falloit sans
parvenois
vérité ;
fait dix pour en pronverla
que tel fait
cesse montrer aux interlocuteurs, ce qu'ils vouétoit établi par leur aveu, que avoient dit; enfin,
loient dire démentoit ce qu'ils fus si content, que je
j'en vins à bout, et j'en
n'étoit pas mérité
finis par un compliment Le qui détail eût été déplacé
par tous les assistans.
oùt nous avons rendu
dans le premier moment
parvenois
vérité ;
fait dix pour en pronverla
que tel fait
cesse montrer aux interlocuteurs, ce qu'ils vouétoit établi par leur aveu, que avoient dit; enfin,
loient dire démentoit ce qu'ils fus si content, que je
j'en vins à bout, et j'en
n'étoit pas mérité
finis par un compliment Le qui détail eût été déplacé
par tous les assistans.
oùt nous avons rendu
dans le premier moment --- Page 326 ---
C 0 M P T E R E N D U.
compte du résultat de l'assemblée ; il ne nois
convenoit pas de répandre alors aucun nuage
sur une opération satisfaisante pourle Gouvernement, le public, et nous-mêries : mais aujourd'hui, il est utile de faire conmoltrecomment
les délibérations lcs plus solennelles peuvent
n'être qu'un monument de préjugés ou de passion de la part de ceux quiles dirigent, ou des
inembres qui les composent.
Suite de PAssemblée nationale. Ce qu'on doit
en espérer. Ce que j'ai fait de relatif. Ce
qui reste à faire.
Si jamais la Guiane devient une colonie
utile, c'est de l'époque de cette assemblée qu'on
datera la révolution, et j'ai lien de croire qu'alors on se ressouviendra de moi. Cependant je
ne veux point attacher à cette opération plus
d'importance qu'elle ne mérite, ct j'annonce
même qu'elle sera parfaitement nulle quant
aux résultats actifs, si 011 ne suit avec fidélité
les vues et les moyens indiqués; ct c'est ce qu'il
ne faut pas attendre des habitans , mais des
administratenrs senlement.
Ce seroit donc une erreur grave que de considérer l'arrêté de l'assemblée comme une ex- --- Page 327 ---
co M P T E R E N D U.
des vues et des
pression raisonnée et obligatoire de la Guiane
lesquels leshabitans
principesselon)
conduire : il n'est que trop
vont désormais se
de résister en morale à
ordinaire aux hommes
cette inconséTimpulsion de leur conscience; dans les déest encore plus fréquente
quence
de la vie civile et domestique.
tails journaliers réunis conviennent que ce
Plnsieurs hommes
qu'on leur arrache
qu'ils font est mal, parce
mais ils reviendémonstration;
cet aven parla
à Phabitude et aux prénent l'instant d'après
jugés de Véducation.
cette assemblée,
Dans tout ce qui composoit de huit ou dix perplus
je ne compte pas de raisonner conséquemment
sonnes en état
d'une colonie;
sur la culture etladministration voulàt sérien
mais je n'en connois pas une qui T'exemple à
s'occuper de concourir par
sement des vues et des principes établis.
l'adoption
sera donc condevenu public,
Leur résumé,
idée juste, comine
enl avoir une
sidéré, , pour de la vérité, et une barrière opune enseigne
fous aux tentatives équivoposée aux projets
son unique avanVoilà, quant à présent,
ques.
tage.
il servira de base au plan d'étaPour Vavenir,
absolublissement de la Guiane, en oubliant
par
sement des vues et des principes établis.
l'adoption
sera donc condevenu public,
Leur résumé,
idée juste, comine
enl avoir une
sidéré, , pour de la vérité, et une barrière opune enseigne
fous aux tentatives équivoposée aux projets
son unique avanVoilà, quant à présent,
ques.
tage.
il servira de base au plan d'étaPour Vavenir,
absolublissement de la Guiane, en oubliant --- Page 328 ---
CO NI P T E R E N D U.
ment la génération actuelle qui est trop vieille
et trop mal élevée pour se réforiner ; mais en
ne songeant plus à ces gens-ci, les mêines causes
qui les ont réduits à l'inertie, 2 à l'entêtement
et à la pauyreté, Phabitude et l'exemple les
en retireront insensiblement, et leurs enfans
seront d'autres hommes.
Je me suis donc occupé à leur préparer
d'autres spectacles, d'autres leçons que celles
qu'ils ont eues jusqu'ici.
Les travaux qui s'exécutent par l'ingénieur
hollandais remplissent le premier objet 3 la menace de réunir toutes les terres basses dont les
propriétaires ne font aucun usage, les inquiette
et les occupe malgré eux. On crie très - fort
contre ce projet deréunion; lorsqu'on commencera à le réaliser, on criera encore plus. Alors
les petites parties de dessèchement, exécutées
par Phollandais, seront en plein rapport., et
présenteront non-seulement un spectacle agréable, mais des produits inconnus jusqu'à présent.
Si l'on emploic constamment des fonds en
entreprises du même genre 1 exécutées aux frais
du roi, et remboursables par ceux qui acquerront la propriété des terres desséchées, alors la
commnnication avec les ingénieurs et économes --- Page 329 ---
P'T E R E N D U.
cOa
répété des
seront destinés , le spectacle
qui y
de leur succès, les terresaiban- les
mêmes travanx,
colons qui sanront
données à de nouveaux
enfin les plins
mettre en valeur, accréditeront
indiqués.
et la méthode
mêine
Tettractiondesbois,
Il en sera de
pour les moyens consi T'administration y emploic
le dire, c'est
venables ; carje ne saurois établir trop cette coloseule à
intelà Padministration voies qu'un régisseur
nie par les mnêmes
mettre en valeur un
ligent emploieroit pour
aussi pauvre,
domaine dégradé. Dans un pays
seul pent
aussi mal habité, le gouvernement des machines et des
des artistes,
se procurer" choses nécessaires pour exploiter
nègres, toutes
une terre en friche. état actuel, éloigme néLa Guiane, dans son
sensé 2 par son
cessirement tout entrepreneur succès des tentatives
discrédit et le mauvais
qui y ont été faites. considération le gouverneVoilà par quelle
mêler directement de
anent doit intervénir et se lutilité sera démonl'exécution d'un plan dont
trée.
directe doit se borner à une
Mais cette action
suffisans pour eIL
mise de travaus ou de fonds
d'autres en mouvement.
mettre beaucoup
, éloigme néLa Guiane, dans son
sensé 2 par son
cessirement tout entrepreneur succès des tentatives
discrédit et le mauvais
qui y ont été faites. considération le gouverneVoilà par quelle
mêler directement de
anent doit intervénir et se lutilité sera démonl'exécution d'un plan dont
trée.
directe doit se borner à une
Mais cette action
suffisans pour eIL
mise de travaus ou de fonds
d'autres en mouvement.
mettre beaucoup --- Page 330 ---
C 0 M P T E R E N D U.
Lorsque dans six lieues carrées de terres 3
telles que celles de Kaw, le roi aura fait exécuter un canal qui les réndra cultivables, tout
capitaliste, tenté de placer des fonds en Amérique 7 sera fort aise d'avoir une concession
dans cette partie, et de profiter des moyens
qu'on lui fournira de la mettre en valeur. Ces
moyens seront les nègres et les artistes qui auront été employés au premier desséchement.
Le roi sera donc alors remboursé de la majeure
partie de sa mise 7 et la culture et ses produits
s'accroitront alors dans la même progression
qui a lieu, pour tous les établissemens du même
genre.
Ce sont les modèles, les agens, les machines
qu'il est intéressant de fixer une fois dans un
pays' qui en a toujours été dépourvu. Le premier germe de toutes ces choses bien développé
les engendre et les multiplie.
Or, telle est ici la fonction nécessaire du Gouvernement; si on veut accélérer le développement, il faudra une plus forte mise. Si au
contraire on veut y mettre peu d'argent, on y
emploiera plus de temps.
J'ai fait une erreur tres-grossière dans le mémnoire intitulé: Résuméde la correspondance,
article culture. En prenant pour exemple une --- Page 331 ---
a
COM P T E R E N D U.
à placer 7 un million par
mise de dix millions
que les intérêts
année, je ne porte en compte pendant les dix andu premier million répété à 7 pour cent , ce
dureroit l'emprunt
années que
francs : mnais la seconde deux
qui seroit 770,000
les intérêts de
née, il y auroit à payer suite. Mon calcul sur tous
millions, , et ainsi de mais mon opération seroit
les points est erroné,
ainsi.
juste et utile en l'expliquant établi, que le roi, pour
Je pars du principe colonie, doit y faire une
tirer parti de cette fonds et en travaux, dirigés
première mise en
les fonds et les trade manière à Y multiplier. remboursé de la mavaux, et à être sûrement
partie de ses avances.
la
jeure
donc un million en nègres d'es- preJ'emploie
mille têtes
mière année qui mne produit
des terres
je les destine à dessécher de leur
claves,
n'estime le produit
cultivables, et je
qui est Pintérêt que
travail que sept pour cent,
le million.
à celui qui m'a prêté
rej'accorde la fin de cette année mon capital
J'ai à
et lintérêt de ladite
présenté parmmilles nègres, travail équivalent,
par un
somme 1 représenté dix pour cent de mortalité,
sur quoi je déduis sur-tout en ne compensant
ce qui est excessif,
pas les naissances.
leur
claves,
n'estime le produit
cultivables, et je
qui est Pintérêt que
travail que sept pour cent,
le million.
à celui qui m'a prêté
rej'accorde la fin de cette année mon capital
J'ai à
et lintérêt de ladite
présenté parmmilles nègres, travail équivalent,
par un
somme 1 représenté dix pour cent de mortalité,
sur quoi je déduis sur-tout en ne compensant
ce qui est excessif,
pas les naissances. --- Page 332 ---
COM P T E R E N D U.
La secondeannée j'acquiers etj'emploie, par
la même voie, mille negres de plus; j'ai donc
le même résultat en capital ct intérêt.
Enfin, les dix années révolues , je me trouve
propriétaire ( dedixi mille nègres, et d'une somme
de terre qui aura acquis par le travail cette
valeur progressive. Première année 70,000 fr.;
deuxième 140,000 fr.; ct, pour abréger, à la
dixième annéc, j'aurai donné à la terre travaillée une valeur de 3,750,000 fr., qui, joints
aux dix millions denègres, formentune somme
totale de 13,750,000 fr. J'en distrais le dixième
perdu eli mortalité ou non-valeur. Je déduis
encore six ou sept cent miile francs employés
en frais de régie, relatifs aux trayaux. Enfin,
pour compenser tous les accidens possibles, je
compte sur cette somme trois millions sept cent
millefrancs non-remboursabics, mais les dix millions restans le seront sûrement en nègres et ell
terres cultivables; ainsi la terre à exploiter >
étant reconnue de bonne qnalité, il cst démontré que le roi, en sacrifiant trois ou quatre
millions en dix années, établira dans la Guiane
une culture florissante : mais si l'argent qu'on
Y emploie est tiré du trésor royal et ne paye
point d'intérêt, alors il y aura tout au plus LLII
dixiène de perdu. --- Page 333 ---
U OAPT E I E N D U.
C'est donc avec des
3i9.
de labourage
nègres et des ustensiles
dans la zone qu'on peut établir une colonie
ou les vagabonds torride, et point avec des soldats
qu'on y envoie
pler; une population de blancs pour la peuques est une chimère
entre les tropipossible, si elle s'effectuoit absurde, ou, si clle étoit
ordinaire, il faudroit
dans la proportion
quantité de nègres
alors une plus grande
Je me suis
pour les nourrir.
écrit, dit et fait, appliqué, à bien dans tout ce que j'ai
et je répéterai sans
inculquer cette vérité,
dont il ne résulte cesse que toute
et de
pas augmentation de dépense, >
labourage, est
nègres
ment d'une colonie étrangère à l'accroissenistration doivent 5 que les frais d'aduiêtre
et que ceux
réduits au mécesaire,
doivent kd'amdlioration, bien
pas être épargnés,
distribués, ne
suit la semence. Ce,
parce que la récolte
plus de plaisir ici, que j'ai donc fait avec le
plantations, n'ayant ce sont des fossés et des
foible ct mauvais
à ma disposition
terre de Phabitation atelier 5 et la très-manvaise qu'un
d'arbres, de grains du roi, je l'ai couverte
faire six mille toises et de de fourragess i'y ai fait
teaux pour aller chercher fossé. J'alarmé des babannanes et de
au loin des plants de
patates, n'ayant pu m'en pro-
de plaisir ici, que j'ai donc fait avec le
plantations, n'ayant ce sont des fossés et des
foible ct mauvais
à ma disposition
terre de Phabitation atelier 5 et la très-manvaise qu'un
d'arbres, de grains du roi, je l'ai couverte
faire six mille toises et de de fourragess i'y ai fait
teaux pour aller chercher fossé. J'alarmé des babannanes et de
au loin des plants de
patates, n'ayant pu m'en pro- --- Page 334 ---
C 0 M P T E RE N D) U.
curer à dix lieucs à la ronde, tant on cst accoutumé ici à manquer de tout. J'ai vu déja quelques habitans s'aviser de planter aussi des arbres
fruitiers et des bananiers.
Lorsque le travail des paletuviers sera exécuté, ce sera un modèle de culture en grand,
et ce modèle aura une valeur; ; les journées de
nègres du roi quiy auront étéemployés seroient
certainement payées par un acquéreur, si le roi
vouloit vendre ; car cette terre inculte est sans
prix aujourd'hui, et lorsqu'elie sera desséchéc
et plantée, jel'estime à cent pistoles le carreau.
Ainsi ce n'est point à des avances incertaines
que je voudrois inviter le Gouvernement; c'est
UIL travail productif et remboursable que je
desire : toute autre dépense cst malle, inconséquente ou pernicieuse.
On a introduit dans la colonie et prêté des
souches de bête à corne à un grand nombre
d'habitans ; leur multiplication est de dix fois
au-dessous de ce qu'elle devroit être depuis la
première époque de lintroduction, parce que
ces aninanx ont été jetés saus soins et sans
secours dans les savanes naturelles, livrés à
de malheureux blancs épars çà ct là, qui ne
pouvoient sculs les garder , ct qui n'avoient
point de nègres pour les aider; ils n'ont donc --- Page 335 ---
C 3 M P T E R E N D U.
pu se procurer ni parc, ni
32x
rages dans les temps de supplément de fouren ont détruit
sécheresse. Les tigres
devenn
beancoup ; un grand nombre est
de
sanvage dans les bois, ou a péri
le nourriture; et ce qui reste
faute
succès
néanmoins
avoit été faite qu'auroit eu cetté spéculation, prouve si elle
selon les
rurale. J'ai eu le
principes de l'économie
projet de les
vigueur, en établissant
remettre en
un haras bien
une seule ménagerie et
de
à
ordonné ; mais j'ai
nègres ma disposition
trop peu
maintenant; je n'ai
pour en détourner
qui je puisse confier la point trouvé de blancs à
je n'ai pu acheter
direction du haras, et
Mais avec des
que cinq ou six jamens.
donnerois à moyens, voici la forme que
haras.
l'institntion des ménageries je
et
Outre les bâtimens
un blanc et dix
nécessaires, fattachorois
jumens
nègres à un haras de cent
sonhaneménageried de trois
Ily auroit vingt carreaux de
cents vaches.
entretenus pour rappeler
terre en fourrages,
tous les
journellement au
de
animaux, et quatre
parc
même force seroient ménageries ou haras
élève de l'école
sous Tinspection d'un
Cent mille écus vétérinaire.
pour six établiseinens en quatre années suffiroient
de cette
2.
espèce ; j'en cé21
cent
sonhaneménageried de trois
Ily auroit vingt carreaux de
cents vaches.
entretenus pour rappeler
terre en fourrages,
tous les
journellement au
de
animaux, et quatre
parc
même force seroient ménageries ou haras
élève de l'école
sous Tinspection d'un
Cent mille écus vétérinaire.
pour six établiseinens en quatre années suffiroient
de cette
2.
espèce ; j'en cé21 --- Page 336 ---
C C M P T B R E N D U.
derois quatre au prix coûtant et à crédit,
intérêts, à des homnes
sans
sages et intelligens
y feroient de gros bénéfices,
qui
et, remboursant
successivenent le roi, me mettroient en état de
multiplier pendant dix années les
et haras dans la inême forme
ménageries
mière mise. Je ferois
et avec la preles bestiaux
rassembler et vendre tous
épars qui appartiennent à des
priétaires
proindigens, , pour en former des
et des troupeaux gardés et
parcs
je viens de le dire.
entretenus, s comme
douze
Quand il y auroit dix ou
établissemens de ce genre bien
le Gouvernement n'auroit
ordonnés,
plus à s'en
et seroit totalement
méler, ,
remboursé; il suffiroit d'assujétir rigoureusement chaque
faire garder et
propriétaire à
parquer ses animaux.
Lexemplellesemplel ! etla
un même plan, dont la
persévérancedans
sagesse et l'utilité sont
reconnues s voilà la condition essentielle
toutes les institutions.
de
Comment est-on parvenu à faire ici des
atroces P Par un mauvais
fautes
emploi de
un aussi mauvais choix
fonds et
d'hommes. C'est
par une conduite inverse
donc
qu'on fera de bonnes
opérations.
Je n'ai maintenant ni fonds ni
ma disposition. La
hommes à.
dépense quej'ordonne jour- --- Page 337 ---
C
nellement COXPTE E R s N D U.
n'a aucun trait à
hopitanx, les troupes, les lamélioration: : les
misaires, et l'argent qu'ils commis, les comduisent pas un grain de consomment ne proloubler les appointemens mil, on pourroit
tenas sans qu'il en résultat de tous les entrearpent de terre dans la
la plns-value d'un
pas par le peu de choses colonie : ainsi ce n'est
qu'il faut me
atiles que j'aurai
juger, c'est par
faites
de préciation de mes vues. Cer n'est l'examen et l'apl'argent que
pas même avec
ger de face à ce f'entreprendrois de faire chansur le choix des pays-ci, si j'étois contrarié
hommes à
ple, j'eni donnerois
employer. Par exemmandans,
cent, pris au hasard,
ordonnateurs et
comsage et éclairé
autres, pour
ou dix
que j'ai amené de Surinam. l'homme
ingénicurs de cette
Huit
nomes
trempe, de bons écoagens expérimentés, et des
nécessaires de la culture. nègres, 2 voilà les
piqueurs de haras,
Deux ou trois
dans les provinces etcing ou six bergers choisis
fondateurs des
méridionales, seroient les
scieurs de long de ménageries. Une brigade de
engagés
vingt ou
pour trois ans, avec vingtcing hommes,
traitement
une solde et un
un atelier raisonnables, de
nègres dix Hereldeatidearformtt fois
pour T'exploitation des bois. plus nombreux
Tel a été l'objet
2 voilà les
piqueurs de haras,
Deux ou trois
dans les provinces etcing ou six bergers choisis
fondateurs des
méridionales, seroient les
scieurs de long de ménageries. Une brigade de
engagés
vingt ou
pour trois ans, avec vingtcing hommes,
traitement
une solde et un
un atelier raisonnables, de
nègres dix Hereldeatidearformtt fois
pour T'exploitation des bois. plus nombreux
Tel a été l'objet --- Page 338 ---
Co M P T E R E N D U.
faire au sieur Bagot 3 et
des courses que Jaifait
l'aurois
si j'avois eu des nègres à lui donner,je
chargé de cette entreprise, en limitant cepenUn moulin à planches est
dant ses prétentions.
aussi
encore dans cette partie une entreprise
n'y ai échoué, ainsi que
utile que praticable sje
la disette d'arceux qui m'ont précédé, que par autres le détistes; mnais j'ai cu de plus que les
avoit déja
mérite d'employer un homme qui
en mécanique.
fait ses preuves d'ignorance
ce
En résumant donc l'objet de l'assemblée,
ce
j'ai fait de requ'on pent en espérer s que
l'état
latif, et ce qui reste à faire > je dirai que
de la Guiane et sa destination sont aujourd'hui
les conditions des enconstatés ; que le genre, 3
sont
treprises utiles et les moyens praticables, avédéterminés; que des principes et des faits
dans l'esprit apathique des anrés il résulte,
salutaire dont
ciens habitans, une comnotion
de
àla longue; que,
les effets se développeront
en état de
mis le Gouvernement
ma part, j'ai
7 ct de se
s'abstenir de tout projet équivoque le succès
livrer avec discernement à ceux dont
Tel est le précis de ma corresponest apparent.
relatiyement à la
dance ct de mes opérations
culture et à SOIL amélioration. --- Page 339 ---
I
C O M P T E R E N D U.
Justice et police.
Une colonie
mal administrée. pauvre et languissante doit être
Les mêmes causes
influent sur la police
d'inertie
ya désordre Ou
comme sur la cultnre. Il
qui régit mal
ignorance de la part de
de
son domaine, et dans
celui
propriétaires
unesociété
est impossible de désordonnés ou ignorans, il
car le même
trouver de bons
esprit qui Tes rendroit magistrats;
mnaintien de l'ordre
propres au
colons et des citoyens public en auroit fait des
gendre le bien, le mal intéressans. Le bien entiplie. Les habitudes produit. le mal et le mulqui résultent de'la perverses, les' idées fausses
dent aussi
mauvaise éducation, s'étenque sur l'économie rapidement sur les moeurs publiques
grité, la dignité, les domestique. Alors l'intépareils
lumières sont,
de
liommes, un point de
pour
mérique qui est rarement à leur perfection cliihesoin de l'estime et de Ia
portée. Le
rient lieu de vertu dans les considération, s qui
agite foiblement; le
ames. sensibles, lcs
sont leur état
rellchement, Tinsouciance
touchent
habituel, ct les
pas plus que les distinctions ne les
Tel est l'état oi j'ai reproches.
trouvé une partie des
'intépareils
lumières sont,
de
liommes, un point de
pour
mérique qui est rarement à leur perfection cliihesoin de l'estime et de Ia
portée. Le
rient lieu de vertu dans les considération, s qui
agite foiblement; le
ames. sensibles, lcs
sont leur état
rellchement, Tinsouciance
touchent
habituel, ct les
pas plus que les distinctions ne les
Tel est l'état oi j'ai reproches.
trouvé une partie des --- Page 340 ---
0 M'r T E R E N D U.
officiers de justice et de police à Cayenne; ; j'ai
jugé nécessaire de m'en occuper serieusement,
et, malgré mes voyages, les maladies que j'ai
essuyées et le travail auquel je mne suis liyré,je
ne les ai pas perdus de vue un instant; j'ai réprimandé tous ceux qui le méritoient, en conseil ou dans mon cabinet ; j'y suis revenu à
chaque occasion qui is'en est présentée. Les frais
de jastice, le retard
desjugemens > la manière
d'yprocéder, la conduite personnelle des
juges 9
l'inexécution des ordonnances de police : tel a
été le texte de mes sermons, tantôt au conseil,
tantôt à la juridiction. J'ai mandé souvent
le juge et le procureur du roi, et je ne
me suis point lassé de leur dire : Messicurs,
>
vous êtes en retard sur tcl objet, tel autre est
en désordre; si vous n'y pourvoyez, je me plaindrai au ministre : au conseil ( cela est incroyable, mais constaté sur les registres ), je
leur ai dit: CC Vos confrères, N..
et N..
5 sont des bonte-feux, auteurs de manceuvres
> odicuses. Votre confrère N.
est un
>> dépositaire infidèle; vous avez fait sept faux
> dans l'arrêt qui le blanchit; votre
>
.
protégé
N.
vous a prêté de l'argent ct en
> cst conyenu; 3 vous l'avez lancé dans le
>
précipice oùt il est tombé. Envoyons chez lni, --- Page 341 ---
$
COM PT E R E N. D U.
> vous en verrez la
reçu en silence
preuve >, Tout cela a été
celui du
et sans autre embarras
moment. Ces
que
sence, , ont toujonrs messieurs, en mon ab-.
repris leur
mière, et si jen'étois
sérénité pretrée du conseil à M. parvenu à interdire l'endéja oublié tout
N. - s ils auroient
chose qui les ce quis'est passé : c'est la seule
afilige 9 et le seul
produit un bon effet
exemple qui ait
a peu à
sur le public. Mais il
espérer des hommes
y
pas faire rongir. Dans
que Pon ne, peut
n'avons pu ajouter
l'affaire de Lafitte nous
deux ordonnances aux motifs énoncés de nos
dernier,
des 15 mai et 10
ceux quinous
décembre
for
anroient décidé
intérieur à renvoyer dans
dansle
parties par-devant le
tous les. Cas les
viens de les.
conseil du roi : mais je
du conseil expliquer et cousigner au
attention. sans qu'on ait paru-y faire Ta greffe
C Vous vous
moindre
S de ce que nous n'avons plaignez (lear ai-je dit)
> ordinaire la récusation pas jugédans la forme
> mais chacun de
de Lafitte contre
vous
vous;
S ministrateurs et officiers étantrécnsé, les denx adS du conseil
supérieurs, membres.
restoient
> quête. Or comment seuls. juges de la re-
> dispenser de l'admettre- aurions-nons. pu nous
53. tous
et de vous déclarer
necmables.aprieatoire été
témoins, dans.
(lear ai-je dit)
> ordinaire la récusation pas jugédans la forme
> mais chacun de
de Lafitte contre
vous
vous;
S ministrateurs et officiers étantrécnsé, les denx adS du conseil
supérieurs, membres.
restoient
> quête. Or comment seuls. juges de la re-
> dispenser de l'admettre- aurions-nons. pu nous
53. tous
et de vous déclarer
necmables.aprieatoire été
témoins, dans. --- Page 342 ---
CO M P T E R E N D U.
>> VOS délibérations, de la prévention et des
>> termes injurieux dans lesqaels vous vous ex-
>> primiez sur le compte de ce particulier? Le
>> gouverneur et moi vous en avons souvent fait
> des reproches : vous n'avezpu vous contenir en
>> notre présence; comment donc pourriez-vous
>> ne pas craindre notre jugement Jorsque le
> tribunal souverain auroit été réduit aux seuls
>> membres qui connoissoient et improuvoient
> votre partialité P c'est donc un acte de mo-
> dération de notre part de nous être désistés
S et de vous avoir renvoyés comme parties au
> conseil du roi. >
Ilest sans exemple qu'une compagnie appeiée
cour souveraine ait supporté sans réplique, et
mérité conséqueminent de pareilles explications;
mais. ce n'est pas encore ce qu'il y a de plus
révoltant dans cette affaire. Lorsqu'au mois de
mai dernier, le sieur Lafitte nous déclara dans
sa requête tous les juges ses débiteurs et les
plus notables labitans de la colonie, nous consultâmes le procureur - général sur le parti à
prendre. Ce magistrat nous répondit c que
> l'ordonnance que nous projetions étoit pré-
> cisément celle que comportoit la circonstance
>> et la requête. Elle fut donc rendue d'après
> son avis. Trois mnois après il la dénonce à --- Page 343 ---
R
Co M P T E R E N D
sa compagnie
U.
> lois, et
comme contraire à toutes les
> présente surprise alors aux ndministrateurs. Je
>
ct lui reproche son
me
quence. Je lui
inconsé.
5 nie le contenn. Je rappelle sa lettre ; il m'en
> retrouve plus. Deux vais la chercher, et ne la
S lettre me retombe jours après, cette même
> au conseil avec sous la main ; je l'envoie
S et de la
ordre au greffier de la lire
>
déposer. Les conseillers, le
reur-général en
procu-
> sent mot, et entendent la lecture, ne di-
> au roi contre poursnivent leurs
notre
remontrances
que l'on peut s'écrier ordonnance >>, C'est alors
Phonneur.
: Tout est perdu, même
Voilà les faits sur
et moi sommes d'accord lesquels M. de Fiedmond
clus qu'il faut
: mais lorsqite j'e 'en conintercède.
punir et réformer, il
Lorsque je distingue
excuse, il
différent les gens sans
par un accucil
en ont mérité, tous reproches de ceux qui
gouverneur les mêmes éprouvent de la part du
Je n'en sais
signes de
hommes
pas assez sur l'art de bienveillance. condaire
pour assurer que j'ai pris le
les
maisje crois que c'est le plus
bon parti;
dans la spécalation
juste. Je suis
et la
loin,
perfection romanesque, pratique, > de toute
propre et lintérêt
lorsque je vois l'amourpersonnel mettre tous Ics
, tous reproches de ceux qui
gouverneur les mêmes éprouvent de la part du
Je n'en sais
signes de
hommes
pas assez sur l'art de bienveillance. condaire
pour assurer que j'ai pris le
les
maisje crois que c'est le plus
bon parti;
dans la spécalation
juste. Je suis
et la
loin,
perfection romanesque, pratique, > de toute
propre et lintérêt
lorsque je vois l'amourpersonnel mettre tous Ics --- Page 344 ---
co M P T E R E N D U.
Je me reconnois InE
hommes en monvenent.
aux autres
la même impulsion, et j'accorde
par
dont j'ai besoin pour moi-mème :
l'indulgence raison
a armé la société
mais la même
qui
doit faire
contre les voleurs et les assassins conduisévir contre les officiers publics qui se
dépourvu d'honneur
sent mal. Un particalier
et peut
et de lumières n'intéresse personne,
impunément; mais un administrateur
végéter
dans le même cas devroient
ou un magistrat classe des malfaiteurs : car
être mis dans la
l'inertie des gens
c'est par la corruption ou les crimes et les
en place que se multiplient
sémalheurs de la société. Ainsi ma prétendue
à ne rien exiger des particuvérité se réduit
directement Porliers, que de ne pas troubler
rémission les
dre public, mais à punir sans
les font
du Gouvernement qusi en sapent
agens
leur mauvaise conduite.
demens par
répète qu'il est nécessaire
D'après cela, je
comme je
de réformer le conseil de Cayenne
vandroit mieux Ic supTai proposé 1 et qu'il
des
primer tout à fait, et revenir aux jugemens
le sort, que de donner le caractère
procès par
vicieux.
de juges à deshommes
de judicature, 7
L'inamovibilité des charges
établie dans. le royaumne, ne pent
sagement --- Page 345 ---
I
avoir lieu CO P T' E R E N D U,
peu
dans les colonies, oà des
nombreux sontiendront
tribunaux
mnembres
toujours leurs
personnalité, reprehenseiles, haine de à moins qu'il n'y ait
Danst stous les antres plusieurs conire un senl,
cas, ils Se
défensive : et comme la
tiendront sur la
dité, le
corruption, 9 la cupidu despotisme libertinnge, sont le produit nécessaire
mies, il est dosnestique établi dans les coloindispensable de tendre et
de Fréquemment les ressorts du
remonter
répandre avec
Gonvernement,
Pcompenses. Mais impartialité les peines et les
keurs, les
quels seront les modéramante? Il dépositaires de cette
ne peut y en avoir autorité répriAdministrateurs; ; et à Dieu d'autres que les
Follicite pour eux
ne plaise que je
faut, au contraire, l'indulgence et F'impunité!
possibles de réclamations ouvrir toutes les voies
et punir sévèrement
contre leurs injustices,
lu'elles ont des suites leurs erreurs mêmes, lorsCe pays-ci n'est rien graves.
sérable quant à
: tout y est nul ou minutile de régler présent. L'on pourroit croire
sur les grands
Tadiministration de Cayenne
je considère ici principesdu Gouvernements mais
ront bien
toutes les colonies : elles: ne
Foumises administrées que
seà. un mêne
lorsqu'on les aura
régime, sans exception,
punir sévèrement
contre leurs injustices,
lu'elles ont des suites leurs erreurs mêmes, lorsCe pays-ci n'est rien graves.
sérable quant à
: tout y est nul ou minutile de régler présent. L'on pourroit croire
sur les grands
Tadiministration de Cayenne
je considère ici principesdu Gouvernements mais
ront bien
toutes les colonies : elles: ne
Foumises administrées que
seà. un mêne
lorsqu'on les aura
régime, sans exception, --- Page 346 ---
C O M PT E R E N D U.
sans différence, quant aux principes législatifs.
Nous avons provoqué plusieurs réglemens
et la
et le ministre nous
sur la justice
police, rien à
de
les a adressés. Je ie vois
proposer
de la rédacnouveau jusqu'à ce qu'on s'occupe
tion d'un Code colonial, ouyrage indispensable
été
dans tous les essais qu'on
et qui a
manqué
et
voulu faire. Le Code de la Martinique
en a
ne sont que des colcelui de Saint-Domingue
la
lections informes de lois inconciliables, par
multitude et la diversité de leurs dispositions.
Les rédacteurs n'ont pas même observé les
omissions, les articles abrogés ou contradictoires
aux réglemens postérieurs.
C'est précisément à l'époque où nous sommes
ce travail peut être entrepris utilement,
que
les mutations survenues dans l'adparce que la culture, le commerce, présenministration,
tent tous les accidens, tous Ies événemens posle conseil
du. 1ésibles, et que
prépondérant
son
gislateur doit être l'expérience. C'est par
tronvera la différence à établir
secours qu'on
du royaume, ses Jois
entre la police générale
civiles, les
agraires, les actions pour dettes
peines ct délits, et les mêmes objets relatifs aux
colonies. Jnsqu'a CC que cette grande opérafaite
illnstrer le ministre qui Fentretion,
pour --- Page 347 ---
co M. P T' E R E N D U.
prendra, soit exécutée,
cesse autour des
nous tournerons sans
les décisions
principes et des
fera
seront variables et conséquencess
réglemens sur
arbitraires ; on.
sera toute en
réglemens ; T'administration
tures; et l'on excoptions, fera
en paroles, en écride mémoires
plus de lettres, d'ordres
n'en fait
pour régir l'ile de
et
peut-être à Pekin Cayenne, qu'on
ment de l'empire chinois. pour le gouyerneMissions et Collége.
Le cardinal de Richelieu
Pédit qui permet tla traite a fait insérer dans
daftique, le prétexte de des nègres sur. la côte
dèles. La
la conversion des
les
conquête des Indes
infidela Espagnols avoit le même occidentales par
cause par les effets,
objet. En jugeant
inconciliables les
on est fondé à croire
ceux de la
préceptes de la
titution politique, en ce qui
religion et
des colonies,
concerne l'insparité révoltante entre parce la qu'il y a une dismoyens. Motiver les lois fin annoncée et les
soires ou
sur des prétextes illuà leur franduleux est une offense
la confiance dignité : on détruit par-là le irréparable
Si
qui leur sont dus.
respect et
j'avois à faire
rinstitation d'une expliquer le législateur sur
colonie, je ne disimulerois
, en ce qui
religion et
des colonies,
concerne l'insparité révoltante entre parce la qu'il y a une dismoyens. Motiver les lois fin annoncée et les
soires ou
sur des prétextes illuà leur franduleux est une offense
la confiance dignité : on détruit par-là le irréparable
Si
qui leur sont dus.
respect et
j'avois à faire
rinstitation d'une expliquer le législateur sur
colonie, je ne disimulerois --- Page 348 ---
C O M PTE R E N D U.
les intérêts de la nation en sont la) fin;
pas que
la religion comme moyen ,
mnais Tindiquerois vérité sensible. Alors les
et je rendrois cette
sont disposés à la
hommes anxquels on parle
mêine de leur
persuasion par la considération
des
intérêt, qui est et doit être l'objet unique déc'est dans la vérité scntie et
lois humaines ;
mnontrée que réside leur puissance.
considérée comme supplément
La religion,
des mceurs, est d'audes lois et conservatrice
les
essentielle dans les colonies, que
tant plus
lois et les moeurs s'y altèrent plus rapidement ailleurs les
dans le corps national. J'ai dit
que
et combien l'esclacauses de cette révolution,
ces abus et
contribue. J'ai observéque
vage y
croissent en raison de l'affoiblisces désordres
et du culte religieux. Les
sement des principes
absolument
colonies où les esclaves en sont
celles où la férocité des
privés, sont précisément
des noirs
mnaitres, et le désespoir, le brigandage
haut
Celles, au consont portés au plus
point.
réunissent
traire, où les blancs et les nègres se
même culte, aux
dans les temples, participentant
mêmes cérémonies , ont été préservées jusqu'à
Mais plus
présent des grandes catastrophes.
l'efficacité de ce seT'expérience nous indique
moins nous paroissons y croire. La plu:
cours, --- Page 349 ---
C o M P T E R E N D U
désur-tout à St-Domingue,
part des maîtres,
compte les pratiques
Haignent pourleur propre
à en affranchir
e là religion, et sont disposés ne s'en OCJeurs esclaves. Le Gouvernement de nos missions
cupe pas davantage, et aucune comme elle devroit
h'est instituée et régie
être.
autre ouvrage (1) cette
J'ai traité dans un
avoir démontré le
natière à fond, et je crois
séminaire ou
parti le plus utile à prendre : un
de bons
ne fournira jamais
une communanté
lorsqu'on lui donsujets en nombre suflisant, Ils en font alors une
hera le privilége exclusif.
se conserver
de commerce ; et, pour
néculation
ils recrutent pare bénéfice de la fourniture,
soient, ceux
quels qu'ils
tout, et engagent,
Hui se présentent.
est chargé de
Le supérieur du Saint-Esprit et son sémide Cayenne;
approrisiomement
deux misstonnaires.
haire n'a pas encore produit ici sortent de tous lès
Ceux qu'il a envoyés
on auroit voulu doncoins du royaume. Quand idiots, on n'auroit
her la préférence aux plus
mieux réussi. J'en connois particalilrement :
pas
l'ombre du sens commun:
quatre qui n'ont pas
chap. Religion.
") Mémoire sur St-Domingue,
Le supérieur du Saint-Esprit et son sémide Cayenne;
approrisiomement
deux misstonnaires.
haire n'a pas encore produit ici sortent de tous lès
Ceux qu'il a envoyés
on auroit voulu doncoins du royaume. Quand idiots, on n'auroit
her la préférence aux plus
mieux réussi. J'en connois particalilrement :
pas
l'ombre du sens commun:
quatre qui n'ont pas
chap. Religion.
") Mémoire sur St-Domingue, --- Page 350 ---
0 M r T E R E N D U.
hommes sont hors d'état de précher,
de pareils
les esclaves, et de se
de confesser, , d'instruire
faire respecter des maîtres.
paroisses :
l'état des différentes
J'ai examiné
au
est la mieux réglée quant
celle de Cayenne
leur compspirituel; ; le temporel des fabriques, les contributabilité, les réparations à faire,
désorces choses étoient fort en
tions : toutes
de notre mieux par
dre. Nous y avons pourvu
des rédes ordres réitérés, des réprimandes, été mis
dont les détails essentiels ont
glemens
les
du ministre.
à chaque occasion sous yeux
un maître
Le collége, qui ne consistoit qu'en
habitation qui n'avoit jamais
d'école, et une
une autre
rien produit, est prêt à prendre à nous enforme. J'avois engagé M. Béquet
heude
qui
voyer un maître mathématiques, nous lui
reusement se trouve un bon sujet ;
associé le plus sensé des missionnaires,
avons
d'écriture. J'ai mis la maison du
et un maître
des
:
collége en état de recevoir
pensionnaires
ily ena douze et dix externes.
imest de la plus grande
Cet établissement
féliciterois
dans une colonie. Je me
portance le consolider; i'y verrois unl moyen
de ponvoir
pays : c'est
de restauration pour ce malheureux
à Phydrauà la géonétric, aux mécaniqnes,
,
avons
d'écriture. J'ai mis la maison du
et un maître
des
:
collége en état de recevoir
pensionnaires
ily ena douze et dix externes.
imest de la plus grande
Cet établissement
féliciterois
dans une colonie. Je me
portance le consolider; i'y verrois unl moyen
de ponvoir
pays : c'est
de restauration pour ce malheureux
à Phydrauà la géonétric, aux mécaniqnes, --- Page 351 ---
Co M P T E R E N D U.
lique gu'il convient de donner
pour linstraction d'une
la préférence
Les
société
professeurs de latin sont inutiles decultivateurs.
mathématiciens laics ou
ici. Deux
tres régens pour la
prêtres, et deux auphysique, la
grammaire, T'histoire, > la
noissances la religion : voilà la somme de conplus essentielle à
mes, mais sur-tout dans les
tous les hompour les élèves de celle-ci colonies. Je projette
téchisme moral et
une espèce de Cabonne heare
physique où ils puissent de
ctle régime d'une puiser des idées justes sur l'objet
esclaves et le travail colonic, sur la conduite des
devroit être le
de la terre. Cet ouvrage
nos colonies premier code de l'éducation
; et si je parviens à
dans
plir l'objet, c'est, de tout
en bien remce qui me plaira le plus. ce que j'aurai écrit,
Le préfet part pour France
d'arrungement
avec des
Il me
pour la mission et le projets
témoigne sur cela la
collége.
rence, et ne voudroit rien plus grande défédictoire à mes vues. Je proposer de contrataillées 5 elles se
ne les lui ai point déà affecter un diocèse réduiroient, si j'étois écouté,
sions de
de France pour les miscommissaire l'àmérique, à en nommer
du roi et du
l'évèque,
choix et la
snint-siége, pour le
délégation des
2.
missionnaines, etc.
--- Page 352 ---
CO M P T E R E N D U.
Ce plan est exposé, comme je l'ai dit, dans
mes méinoircs sur Saint-Domingue, et seroit
applicable à cette colonie comme à toutes les
autres.
Objets particuliers. - Dettes des hiabitans.
La commnotion que nous avons excitée dans
les esprits, relativement aux dettes, a produit
le meilleur effet pourles créanciers. On a beaucoup payé cette annéé. La détresse commune
à tous lcs débiteurs ne leur permet pas de faire
plus. Si la disposition où ils sont aujourd'hui
est entretenne, la colonie se liquidera en cinq
ou six années ; j'en exceptc toutefois quelques
propriétaires écrasés, , comme MM. Prépaud,
ou insolvables comme M. Desmontis.
Batimens civils.
J'ai entretenu aussi mal que mes prédécesseurs les bâtiinens du roi. J'ai fait couvrir 2
étayer, récrépir. La maison des Jésuites et les
casernes menacent ruine ; Phôpital est hors de
service. Nous n'avons ni ouyriers ni matériaux.
Celui qui dirige lcs travaux, le sieur Rochin,
n'est ingénieur que par hasard, et parce qu'il
n'y enl a point d'autres : il est plein de bonne
civils.
J'ai entretenu aussi mal que mes prédécesseurs les bâtiinens du roi. J'ai fait couvrir 2
étayer, récrépir. La maison des Jésuites et les
casernes menacent ruine ; Phôpital est hors de
service. Nous n'avons ni ouyriers ni matériaux.
Celui qui dirige lcs travaux, le sieur Rochin,
n'est ingénieur que par hasard, et parce qu'il
n'y enl a point d'autres : il est plein de bonne --- Page 353 ---
E R E N D U.
C 2 M PT
J'ai dépensé
rolonté ; mais sa santé est épuisée. et on n'a
beaucoup d'argent,
n réparations
ien fait d'utile.
architecte ou ingénieur
N'ayant ici aucun adressé pour le plan da
n titre, je me suis
ci-devant ingéouvel hôpital au sieur Tugny, étudié et pratiqué
ieur géographe, et qui a
ignoré et
P'architecture. Cet artiste,
n France
m'a satisfait au-delà de mes
inguisssant ici, ministre jugera son ouvrage qui
spérances. Le
st suisceptible de réduction: magasin du port,
J'ai fait construire le grand
en 1776, par
Pexécution avoit été arrêtée,
Lacroix
ont
de MI. de Fiedmond. M. de
opposition
cette dépense 2 la solde
yant eu des fonds pour
exercice doit être
ui en sera faite sur mon
nputée sur le sien.
est toujours susLa construction des prisons
qui sera
endue relativement à leur position, détruit ou si
moins resserrée si l'on
lus ou
Ce procès tout réon conserve les remparts. Fiedinond et moi, a été sufent, entre M. de
plus.
samment discuté ; je n'en parlerai
Ezportation et importation.
L'une et l'autre diLe tableau est ci-joint.
réduiroient
annuellement et se
hinueroient --- Page 354 ---
co M D T E R E N D U.
les terres hautes non perenfin à rien, lorsque
ainsi cette colonie,
manentes seroient épuisées ;
forcée, dans
ambalatoirejusqu'a présent, seroit très-avant dans
un terme donné, des'enfoncer
France, si
les terres, ou de s'embarquer d'établissement pour
et de
lon ne changeoit le plan
avoir prouvé par
culture. C'est ce que je pense
différentes lettres, mémoires et opérations
les
l'extrait : je l'ai
dont je viens de présenter
abrégé beaucoup plus que je me le proposois
n'ai écrit avec détail que des faits et
parce je
à l'a
des inductions qui ne se prêtent point
nalyse.
Dernier compte rendu de mon administration
pendant les six premiers mois 1778.
C'EST par les faits plus que par ses écrits qu'ur
administrateur doit être jugé, ses opération
se réduire à des mémoires
utiles ne pouvant
dan
à des dissertations: ; mais l'on peut ranger
Ja classe des actions louables la démonstration
l'exposition des abus, des idée
dcs vérités, habitudes vicieuses ou insensées
fausses, des
l'exposant manque de pou
sur-tout lorsque
substituer la pratique
voirs ou de moyens pour
i la (hdorte,
plus que par ses écrits qu'ur
administrateur doit être jugé, ses opération
se réduire à des mémoires
utiles ne pouvant
dan
à des dissertations: ; mais l'on peut ranger
Ja classe des actions louables la démonstration
l'exposition des abus, des idée
dcs vérités, habitudes vicieuses ou insensées
fausses, des
l'exposant manque de pou
sur-tout lorsque
substituer la pratique
voirs ou de moyens pour
i la (hdorte, --- Page 355 ---
CO M P T E R E N D U.
Cependant dans ces six
de mon travail. Les
derniers moisj'ai joui
présentent
enyirons de la ville
plus un aspect
ne
ceux qui en étoient absens sauvage et misérable;
Feconnoissent plus. Je laisse depuis un an ne s'y
chemins et des promenades des jardins, des
maux navigables, des
publiques, des caHans des lieux ci-devant plantations en rapport
plus d'eaux
inaccesibles; ; il n'est
Un atelier stagnantes et d'exhalaisons infèctes.
nombreux et bien
aux grands
discipliné se forme
vateur distingué travaux ; un ingénieur, un cultiformé des commis élèvent des substituts. J'ai
chaque
et employé des
réjour, chaque mois,
géomètres;
mentation de culture, de présentent une angconstruction. Deux habitans desscchement, de
leur compte sur le même
travaillent pour
soient ci-devant
plan ; ceux qui pasqui, faute de pour des démonstratenrs, et
avoient échoué connoissances et de
dans leurs
principes,
Tengui, Kerkove
entreprises, les sieurs
ment la supériorité 3 Folio, avonent franchedu sieur
obstination n'est
Guisan; mais leur
les points, et les sieurs pas encore vaincue sur tous
sont loin de se rendre Grousou,Patris, Berthier
persoinmages de la sur aucun : ce sont lesseuls
voulu visiter les colonie qui n'aient jamais
travaux faits, afin de pouvoir --- Page 356 ---
C O M P T E R E N D U.
au besoin l'utilité ou le succès.
en contester
la révoluTelle est, dans l'ordre physique,
Au moral, la commotion est
tion préparée.
été
déencore plus forte ; mais ce n'a
qu'aux
j'ai pu faire quelque
pens de ma tranquillité que
montré de franchise et d'authenbien : plus j'ai
cité dans mes opinions et mes censures, plus
secrètes et de machion m'a opposé d'intrigues
a tounations de toute espèce. Ma contenance
été la même, celle des insurgens a varié
jours à l'infini; tantôt ils ont eu l'air humilié, confondu, tantôt ils se relevoient avec audace et
cherchoient à se faire un parti : semblables à
habiles plongent et reparoissent
ces nageurs
qui
redressent à VOsur les eaux, se conchent et se
lonté, ils ont essayé tous les moyens, 2 toutes
lesressources analogues à leurcause, mémoires,
lettres, placards anonymes > chansons > épienfin on a fait mon épitaphe. J'ai été
grammes;
homme méchant, atrabilaire,
peint comme un
m'a servi.
auquel il faut des victimes. Cet excès
On a voulu me rendre odieux et on n'a pas
réussi. La dernière tentative a été d'aposter,
pendant la nuit, des gens quijetoient des pierres
afin d'exciter sans doute un souaux passans,
s'est manilèvement. L'indignation publique
festée; et la fermentation seroit devenue funeste
épitaphe. J'ai été
grammes;
homme méchant, atrabilaire,
peint comme un
m'a servi.
auquel il faut des victimes. Cet excès
On a voulu me rendre odieux et on n'a pas
réussi. La dernière tentative a été d'aposter,
pendant la nuit, des gens quijetoient des pierres
afin d'exciter sans doute un souaux passans,
s'est manilèvement. L'indignation publique
festée; et la fermentation seroit devenue funeste --- Page 357 ---
à
COMP T E R E N D U.
ses auteurs si nous n'avions
eflicaces
pris des mesures
J'ai pour en empêcher les suites.
déja développé
cette agitation,
l'origine et les causes de 1
les ténèbres
qui n'a jamais existé que dans
pas été
et entre cinq ou six têtes. Il n'eit
grand
étonnant que j'eusse fait un
nombre de mécontens
plus
avances ou des prêts à deux : j'ai refusé des
biteurs du roi; je les ai réduits cents habitans déà
obligations à terme préfixe
souscrire des
la ressource
; je les ai privés de
précieuse des
pharmacie du roi; j'ai
magasins et de la
entière le défant de
reproché à la colonie
d'ordre et de
police dans les quartiers,
d'exactitude principes dans sa culture
dans ses engagemens.
3 et
n'ont murmuré qu'un instant Cependantils
justice bientôt après.
et m'ont rendu
seiller insolvable
Mais j'ai dit à un con-
: CC vous êtes
> avezabusé de la bonne foi de insolvable, vous
J'ai dit à plusieurs
vos créanciers. >>
< vous avez des
autres de ses confrères :
>>. liensibles
liaisons, des relations
comme
répré-
> et
juges, vous êtes
injustes. Je l'ai dit, je l'ai passionnés
voilà ce qui ne se pardonne
prouvé, et
là le reproche, la
pas. Dans ces casvroient se suivre conviction et la punition deposition
sans intervalle; car c'est une
très-critique pour u,administrateur --- Page 358 ---
C O MP T E R E N D U.
que celle de censeur des abus lorsqu'il ne peut
en Otreleréformateur : ses réprimandes deviennent alors un signal de combat; c'est'un avertissement aux délinquans de s'armer de toutes
pièces pour l'attaquer lui-mêmeetle detruire; il
est nécossairement l'ennemi commun de tous
cenx qui redoutent son inspection et ses reproches ; et quelle activité ne doit pas avoir cet
intérêt personnel lorsqu'il se trouve concentré
dans un corps 2 dans un tribunal ? Cependant
quand ils seroient parvenus à aliérer les faits,
quand les sollicitations les plus vives s'élèveroient contre moi, la voix publique, mon portefeuille, ma conduite et la leur fourniront toujours des pièces victorieuses. Ona bien yu quelquefois) lcs administrateursabnserdeleurantorité
pour soustraire leurs protégés aux poursuites de
leurs créanciers , pour établir avec rigueur
l'exercice d'un droit fiscal, d'une prérogative
des gouvernement,d'umne prétention personnelle,
d'un ordre arbitraire ; mais dénoncer et constater les préyarications les plus répréhensibles,
dire aux magistrats : Payez vOS dettes, ne jugez
pas VOs ennemis, 2 n'empruntez point d'argent
à VOS cliens; ; crier enfin coinme Isaie : conyertissez-vous et) fites pénitence : certes cC n'est
pas le rôle des vexateurs et des méchans. Huit
'umne prétention personnelle,
d'un ordre arbitraire ; mais dénoncer et constater les préyarications les plus répréhensibles,
dire aux magistrats : Payez vOS dettes, ne jugez
pas VOs ennemis, 2 n'empruntez point d'argent
à VOS cliens; ; crier enfin coinme Isaie : conyertissez-vous et) fites pénitence : certes cC n'est
pas le rôle des vexateurs et des méchans. Huit --- Page 359 ---
M P T E R E N D U
co
ont rendu ce rôlemois de silence du ministre long délai dans les
et un plus
remède la
là trés-pénible,
sans
décisions du roi prolongeroit
alors?
de la
;
justice; N'anriveroicil
dégradation
compromis,
n'est
moi qui me trouverois tout ce
ce
pas
dit est écrit,
que les
car tout ce que j'ai : il Y a plus, malgré
j'ai écrit est prouvé multipliés, 9 malgré ce
efforts et les obstacles
mes discours en
silence continu, ma présence, été obligé de
: le sieur N. . . a ; les autres
ont imposé conseil et de son habitation leurs créansortirdu
faire taire
cotisent entr'enx pour
les liaise
mettent plus de mystère dans
les
ciers ; ils
les menaces,
leur sont reprochées;
les avoit
sons qui
rentrés dans l'ombre qui
placards sont
on se tait; on craint
produits ; on se cache monséjonr, 3
et la colonie
autant mon départ que soins, mes bons offices
entière sollicite mes
: PimpuMais l'impunité!
auprès du ministre.
impressions
nité détruit à jamais ces premières le chaos oùl je l'ai
dans
ce pays-ci
dernier
et replonge
donc été ici jasqu'au craint
trouvé ! J'aurai
les honnêtes gens,
moment aimé de tous ci devenoient les plus
des autres 5 et si cauxêtre contre moi,
jamais
forts , ce ne pourroit
car je n'y serai plus.
préparées T'année
Pendant que les opérations celle-ci; qu'on fais'exécutoient dans
dernière
De --- Page 360 ---
CO M PT E R E N D U.
soit au nord et au sud la reconnoissance des
terres desséchables, 7 de leur qualité, de leur
position ; que le dépôt géographique établi à
mon arrivée s'enrichissoit de quarante cartes
nouvelles; qu'on formoità l'extrémité de la COlonie la mission des prêtres portugais, et qu'on
travailloit soUS nos yeux à donner une face
nouyelle aux environs du chef-lieu, dans cet
intervalle, n'ayant plus à faire ni voyages ni
mémoires 2 j'ai travaillé pendant cinq mois à
l'examen du grand procès Lafitte, etc., etc.
e
Détails supprimés.
Voilà donc quelle a été mon occupation principale pendant ces six derniers mois, le caractère de M. de Fiedmond neluipermettant; guères
d'y participer autrement qu'en avouant et constatant en commun ce qui lui paroît notoire et
constaté, sans en paroître personnellement
occupé ; en sorte que sur moi seul retombe tout
l'odieux des actes réprimans , et que l'opinion
où l'on est de pouvoir séduire aisémentle gouverneur, dirige contre moi seul la résistance et
l'audace, et les rend beaucoup plus entreprenantes.
Mission.
Pendant toutes ces contestations et le travail
assidu qu'elles m'ont occasionné, aucun antre
objet d'administration n'cst resté en souffrance.
até, sans en paroître personnellement
occupé ; en sorte que sur moi seul retombe tout
l'odieux des actes réprimans , et que l'opinion
où l'on est de pouvoir séduire aisémentle gouverneur, dirige contre moi seul la résistance et
l'audace, et les rend beaucoup plus entreprenantes.
Mission.
Pendant toutes ces contestations et le travail
assidu qu'elles m'ont occasionné, aucun antre
objet d'administration n'cst resté en souffrance. --- Page 361 ---
d
La
C OM P T E R E N I) U.
mission de Conanis'est
s'y sont rassemblés
établie ; les Indiens
avec beaucoup de
gmance, parce qu'ils ont pris les
réputugaispour des envoyés dur
prêtres porils détestent la
troidePortugal, dont
deles détromper, domination. Il a été très-diflicile
Deux de ces
mais nous y sommes parvenus.
prêtres
troisième est en mauvais étrangers sont morts , le
donné pour second
état : nous lui avons
Lanoue.
un excellent sujet, l'abbé
Finances.
La
exactitude comptabilité a été suivie avec la
: les dépenses utiles
même
plusieurs genres et la.
ont augmenté en
minué. Je le prouve dépense anmuelle a dij'ai fait et par l'argent sommairement par ce que
soriers généraux,
que j'ai reçu des trépuis le 12 novembre ou que j'ai tiré sur eux decolonie. J'ai
1776 que je suis dans la
pèces, dans porté ou on m'a envoyé en
cet intervalle,
esEn 1777 j'ai tiré sur les 194,2301. 5s. 4d.
trésoriers généraux.
.
148,991 14
même
daécipmendauibiot
année,
J'ai tiré
Ce
pour . .
e 136,906
qui fait en
d'argent cficctif total. a e 480,128 8 4
reçu en cspèces ou en traites. --- Page 362 ---
CO M P TE R E N D U.
Le surplus de ma dépense est donc pris sur
les débiteurs ou les ventes de magasin dans la
colonie; mais pendant ces vingt mois je n'ai
tout compris, 110,000 liv. en argent
pas reçu,
des
s'e est fait en vivres,
effectif; le reste
paiemens
denrées
en terrains cédés au roi, en
en bois,
et aux
de toute espèce, bonnes ou mauvaises,
les
prix qu'on a voulu ; car pour accoutumer
débiteurs à payer sans les persécuter, j'ai reçu
ont offert,"et chacun de ces artout ce qu'ils
une recette
ticles présentera dans mon compte
balancée par une dépense : cependant
en argent
Tuneetl'autre; ne sont] pas effeaives.Parexemple
le chevalier de Bertancourt devoit 10,000 livres
à la caisse, il m'a cédé pour cela une mauhabitation attenante à celle du roi ; je lui
vaise
et ne lui aurois pas donné
ai donné quittance,
louis, s'il
de sa terreet de sa maison cinquante
avoit fallu les sortir de la caisse. Le plus grand
avoir payé,
nombre des ddutsmn.qupaoiwents
sont dans le mêne cas. Mon administration en
donc
être jugée sur les
finances ne peut
pas
chapitres de recette et de dépense 5 mais sur
effectif en l'un et l'autre
ce qui sera prouvé
d'argent
genre : or, on trouvera qu'avec peu
fait,j'osele dire, plus de travail ct de choses
j'ai
n'en a été fait depuis l'origine de
utilcs qu'il
avoir payé,
nombre des ddutsmn.qupaoiwents
sont dans le mêne cas. Mon administration en
donc
être jugée sur les
finances ne peut
pas
chapitres de recette et de dépense 5 mais sur
effectif en l'un et l'autre
ce qui sera prouvé
d'argent
genre : or, on trouvera qu'avec peu
fait,j'osele dire, plus de travail ct de choses
j'ai
n'en a été fait depuis l'origine de
utilcs qu'il --- Page 363 ---
a
:
Ja
co M P T E R E N D U,
colonie, et qu'en ontre les
biliers du roi sont
capitaux et moJe ne comprends considérablement augmentés.
l'achat de la
pas dans cette amgmentation
linée,
cargaison des noirs du sieur
parce que je n'ai pas
Lagadépense les 185,000 livres de compris dans ma
tirées pour en payer le
letreadechange
tout simple : ces traites montant, et cela est
gu'en 1779 et
ne seront acquittées
viser la somme 1785, ainsi il faut donc en di
cices. Ensuite sur la dépense de ces deux
solvables la le roi ayant cédé à des
exermoitié de la
habitans
retrancher moitié du cargaison, il fant encore
est remboursable dans tout, 2 puisque cette moitié
comptée sur la remise la colonie et sera
ces deux années.
des fonds à faire
pré-.
Restera donca
pendant
ou
alors 100,000 Jiy.
à
remvirondedépeneaned
compte des fonds qui doivent epoquesdiendéchéances
mêmes termes : le roi alors
être faits aux
duit des travaux faits
aura gagné le proAinsi cette opération par ces mêmes nègres,
dépense courante 5 mais n'ajouts pas un sol à ma
elle fait,
compte, 3 angmentation de
selon mon
frichement nouveau,
recette : car tout déprécède le
tout travail productifqui
néfice antécédent remboursement des frais, est un béà la
peut être assimilé
première mnise, et ne
aux dépenses ordinaires de. --- Page 364 ---
C U M P T E R E N D U.
l'administration, qui tout au plus conservent,
mais ne produisent rien.
Fortifications.
Les apparences de guerre occasionnent actucllement des dépeuses imprévues et relatives
à la défense très-difficile du chef-lieu. Le gouverneur a voulu mettre ses Datteries en état; il.
m'a promis que ccla n'iroit pas au-delà de 15
à 16,000 livres : le retard des dépenses, 3 des
décisions, et les instances de M. de Fiedmond,
sur un objet qui le regarde persomnellement,
m'y ont fait consentir.
Je ne répère pas tout ce que je trouve d'inutile, de mal VE:, > mal employé dans l'administration civile et militaire de cette colonie : j'y
ferois , d'après mes principes, beancoup de
réductions et d'additions ; ma correspondance
commune et particulière en présente tous les
objets, qui se réduisent à dire qu'en toute chose
il n'y a rien de bon que ce quiest conséquent
à une bonne fin et qui y concourt directement.
Epiceries.
Cette année nous fournit un grand événement
pour ce pays-ci; le succès des arbres à épiceries
estconstaté,lescamnelliersproduisentdesécorces,
, d'après mes principes, beancoup de
réductions et d'additions ; ma correspondance
commune et particulière en présente tous les
objets, qui se réduisent à dire qu'en toute chose
il n'y a rien de bon que ce quiest conséquent
à une bonne fin et qui y concourt directement.
Epiceries.
Cette année nous fournit un grand événement
pour ce pays-ci; le succès des arbres à épiceries
estconstaté,lescamnelliersproduisentdesécorces, --- Page 365 ---
les
C O M P T E R E N D U.
girofliers des clous, le
des fleurs.
muscadier unique
ces plants J'apporte en France les prémices de
précieux; ; sa
avec satisfaction ce tribut majestérecevra sans doute
pauvre de ses colonies intéressant de la plus
source, pourroit
qui, par cette seule resprésente beaucoup changer de face, mais qui en
Quel sera
d'autres au gouvernement.
ture, les maintenant le régime de cette culprécautions à
et le local qui peut lui prendre pour sa streté
avec assez de réflexions être assigné P J'ai vu
pour
et de détail ce
indiquer, sur un
pays-ci
ce qui paroît être le objet aussi important,
mais ce sera la matière plus utile et le plus str;
ticulièrement
d'un compte rendu
au ministre à mon
parattendant, j'ai concerté
retour. En
ce qu'il y a à faire
avec M. de Fiedmond
Les instructions pour le moment,
M. de Préville, que je laisse en partant à
M.
comme
Guisan, chargé des ordonnateur, et à
travaux du roi,
prenantleonsemhled de mes
comqui doivent être
opérations et de celles
articles que je terminerai exécutées, c'est par ces deux
tout ce qui
cet extrait, parce
ce
peut me rester d'essentiel à
que
pays-ci s'y trouve réuni.
dire sur --- Page 366 ---
IN STRUCTIONS
Porn M.de Préville, commissaire des colonies
fuisant lesfonctions d'ordonnateur pendant
IOnL absence.
Nos instructions communes doivent être, en
ce qui est relatif à l'ordonnateur, la base de la
conduite de M. Préville pendant mon absence :
je n'ai à y ajouter que ce qui concerne mes opérations, les comptes que j'en ai déja rendus au
ministre, les plans que j'ai proposés, et ce qui
peut en préparerl l'exécution.
Quant à la police générale de la colonie, sur
laquelle le gonverneur: a encore plus d'influence
pendant l'absence de l'ordonnatenr titulaire, les
réglemens que nous avons fait enregistrer ct ma
correspondance dirigeront M. de Préville.
Ce qui s'est passé au conseil, les sujets graves
de mécontentement que nous avons eus et marqués au ministre, de la conduite de quelques
particuliers, obligentM. dePrévilleà unegrande
circonspection dans SCS liaisons, et la distribution de sa confiance. Jc n'ai ici ni intérêts ni
protégés; j'ai réprimé, autant que je l'ai pu, les
abus et les actions malhonnêtes ; mais j'ai lieu
igeront M. de Préville.
Ce qui s'est passé au conseil, les sujets graves
de mécontentement que nous avons eus et marqués au ministre, de la conduite de quelques
particuliers, obligentM. dePrévilleà unegrande
circonspection dans SCS liaisons, et la distribution de sa confiance. Jc n'ai ici ni intérêts ni
protégés; j'ai réprimé, autant que je l'ai pu, les
abus et les actions malhonnêtes ; mais j'ai lieu --- Page 367 ---
:
POUR M. D E Pa
de croire que tous les
EVIL L E. 353
amis : ainsi M. de Préville honnêtes gens sont mes
sans
ne peut se
inconvénient, d'adopter
dispenser, 3
principes, d'autant qu'il
mes vues et mes
occasions que moi d'en faire n'aura pas les mêmes
l'embarrasse.
une application qui
Je lni recommande la même
des habitans qui ont
réserve à l'égard
tion, une prévention manifesté, avec indiscrédernières ordonnances déraisonnable du
contre les
concessions et contre
roi sur les dettes, les
pagnie de la Guiane. l'établisement de la comT'enbitement,
La mauvaise volonté,
moeurs ne
Tinconséquence et les
peuvent être punis ni
mauvaises
arbitrairement; ; mais
légalement ni
Hleur exemple, l'accucil Himsprobation des chefs,
aux
distingué qu'ils
genshonnêtes et sensés, et.
doivent
qu'ils témoignent à Ceux qui Pinconsilération
sont les moyens dont
ne le sont pas: tels
fait
l'emploi, bien
toujours un bon effet.
entendu,
J'ai supprimé toute
l'avances aux
espèce de prêt d'argent et
pnarchandises du habitans, > même en vivres ou
être convaincu magasin: : M. de
de la légitimité Préville doit
m'yont déterminé. Cette
des motifs qui
recourir à l'adininistration habitude indiscrète de
He puiser dans la caisse du dans tous les cas, et
2.
roi ou dans ses maga23 --- Page 368 ---
I N S T R U C T I O N S
sins, a eu les plus fâcheuses conséquences pour
les habitans et les administrateurs. Les premiers
sont devenus exigeans, importuns, et se sont
accoutumés à croire que le roi devoit pourvoir
à tous leurs besoins. Les remboursemens ont été
de plus en plus difficiles; non-seulement on a
refusé de payer aux termes échus, mais on a
criéàl'injustice quand j'ai montré la nécessitéde
s'acquitter au moins à plus longs termes. Quant
aux administrateurs, comme ils ne peuvent ni
donner ni prêter à toute la colonie en général,
ceux qui n'ont point eu de part à ces avances, les
ont taxés de partialité et de faveur pour leurs
protégés; il en est résulté aussi une violation de
formes dans la' comptabilité, dont les trésoriers
seroient responsables, si on les recherchoit : car
se dessaisir des fonds de leur
ils ne penvent
forme de
caisse que sur une ordonnance en
l'administrateur; et la multitude de prêts qui
ont été faits parles ordonnateurs, sur de simples
mnandats dont la plupart n'existent plus, a irrégulièrement transformé le trésorier comptable
dont les
envers le roi en un banquier public,
livres à partie donbles créditent et débitent
les emprunteurs comme chez un négociant. Ce
d'assez fortes
désordre a rendu reliquataires
sommes les anciens trésoriers, et M. de Préville
la multitude de prêts qui
ont été faits parles ordonnateurs, sur de simples
mnandats dont la plupart n'existent plus, a irrégulièrement transformé le trésorier comptable
dont les
envers le roi en un banquier public,
livres à partie donbles créditent et débitent
les emprunteurs comme chez un négociant. Ce
d'assez fortes
désordre a rendu reliquataires
sommes les anciens trésoriers, et M. de Préville --- Page 369 ---
M. D E P 1e R É V I L L E. 355
po U R
de faire payer aujoursait combien il est difficile
d'hui leurs ayans-cause.
les officiers et emenvers
Je me suis permis,
d'appointemens,
seulement, des avances
ni
ployés
retenue n'exige ni assignation,
parce que la
délais. J'ai aussi mis le sieur
contestation, ni
de la boucherie, en état
Brulé, entrepreneur
par des achats de
de former son établissement
des
le reinboursement
bestiaux, parce que faites s'effectue par ses
avances qui lui ont été sàl'hôpital et à la troupe;
femitnresjaurmalinea
secours, 9 parce
mais je lui ai refusé de nouveaux lui étoit que je ne lui en
ma condition avec
d'ailleurs on ne
que
qu'une fois, et que
donnerois
aujourd'hui de boucheries,
peut plus manquer arrive.
quelque chose qui des débiteurs sont aujourTous les comptes
J'ai acd'hui réglés et arrêtés judicistirement. m'a demandés depuis
cordé tous les termes qu'on
eu l'attention de
six mois jusqu'à six ans, etj'ai manière qu'ily ait une
distribuer ces termes de consenti à ce qu'on donrecette annuelle. J'ai espèces de denrées ou
toutes
nât en paiement
même le roi n'en auroit
marchandises, quand cela est arrivé : il est
aucun besoin, comme
les débiteurs à
d'assujétir
nécessaire, au moins,
Je recommande à
l'exactitude. des échéances." --- Page 370 ---
INS S T R U C T I 0 N S
M. de Préville d'y tenir la main sévèrement, et
faveur des gens réellede ne se relâcher qu'en
tourmenter.
ment malaisés, qu'ilne faut jamais
J'ai
J'ai réduit le nombre des rationnaires.
en France tous les gens sans propriété
renvoyé métier qui ont voulu y passer; M. de
ou sans suivra la mêine mnarche.
Préville
pendant un an, de toute espèce
J'ai manqué, sèches, et j'ai été obligé d'achedemarchandises: fort cher chez les marchands. Aujourter ici
huit mnois,
d'hui les magasins sont pourvus pour
dernier envoi qui vient de in'être fait;
par le
n'achetera rien, et en supainsi M. de Préville
besoin des
qu'on lui présentât comme
posant
nous n'avons pas en magasin, si ce
objets que
démontré indispensable, il fera
besoin n'est pas
il s'en passera.
comme j'ai fait dans cC cas-là; réduire ici à un taux
Je mne suis attaché à
du
et du
marchand le prix des vivres
pays
Je me suis approvisionné
tafia : j'y suisparvenu.
à moitié
de ce
à Surinam d'eau-de - vie,
prix
la vend ici; et j'ai nourri les nègres au
qu'on
a voulu m'y vendre le couac
biscuit, lorsqu'on livre: le
en est donc tombé à
trois sous la
prix
des
deux sous, qui cst la mesure proportionnelle les cabofaire en cette partie
achats que peuvent
Les habitans se croient
teurs des Iles du vent.
visionné
tafia : j'y suisparvenu.
à moitié
de ce
à Surinam d'eau-de - vie,
prix
la vend ici; et j'ai nourri les nègres au
qu'on
a voulu m'y vendre le couac
biscuit, lorsqu'on livre: le
en est donc tombé à
trois sous la
prix
des
deux sous, qui cst la mesure proportionnelle les cabofaire en cette partie
achats que peuvent
Les habitans se croient
teurs des Iles du vent. --- Page 371 ---
POU R M, D B
lésés, parce
PREY: I L E. 357
disette
qu'ils ne savent pas
se suivent, et
que cherté et
le bon
que l'abondance
prix par les débouchiés. Ils
produit
désormais, une plus grande
feront donc,
et ils en vendront plus
quantité de vivres,
d'en vendre au roi. Je aux n'ai étrangers, en cessant
arrivant, de quoi nourrir dix pas trouvé ici, en
qu'on appelle Phabitation nègres sur la terre
partant assez de
du roi. Je laisse en
cens, et avant la plantations fin de pour en nourrir cinq
seront accrues d'un tiers. l'année ces plantations
Ces travauxd de cultures,
érablissemens relatifs,
mes opérations, mes
coeur; et je recommande, sont ce que j'ai de plus à
instance, à M. de Préville avec la plus grande
les sottises passent, ainsi d'y conçourir. Toutes
disent ou les font,
que les hommes qui iles
mettent, quelque faveur quelgu.lhaportance qu'ils y
les vérités restent, si l'on qu'ils éprouvent; mais
la trace. Ainsi la
ne s'obstineàe en eflacer
la mauvaise foi malveillance, l'entêtement et
battre,
que j'ai eus à réprimer ou à coml'impanité m'occuperoient leurseroita fort pen, quand même
parcaractère,
assurée; mais je tiens fort,
par conviction,
aux preuves établies des faux par ramour-propre,
rations iniques ou absurdes systèmies, des opécrédité ce
qui ont avili et dispays-ci, et je tiens encore plus
aux --- Page 372 ---
I N S T R U CT I O N S.
établies des moyens d'amélioration et
preuves
de succès.
constatée des
Ces moyens sont la connoissance motivée d'un sol
terres cultivables, la préférence économique des
sur un autre, l'emploi le plus des pratiques
forces d'exploitation, T'adoption l'expérience : toutes
de culture consacrées par
dans la colonie et
chossignoréesjusqee présent
constatées aujourd'hui.
de vues, de faits et
C'est ce développement de Préville trouvera dans
de preuves, que M.
laisse ici
au ministre, quejel
ma correspondance entière, ainsi que celle avec la
registrée toute
connoissance de l'ordre que
compagnie. Il a déja
m'éclairer et
j'ai suivi jusqu'à son départ pour des résultats
obtenir de mes recherches
pour etincontestables. Il étoitdémontré alors
certains
subsister en cultivant
que la colonie ne pouvoit mais la qualité des
seulement les terrcs hautes;
de
terres basses, leur position, et la possibilité
n'ont été reconnues que deleur desséchement, de Surinam, par les opérations
pnis mon retour
les rivières d'Ouanari, de
de M. Guisan dans
le succès de ses
Kourouai et de Kaw, et par
enà Phabitation du roi. Les grandes
travaux
commencées
treprises en ce genrene peuventétre de la Guiane,
que par le roi, par la' compagnie
terrcs hautes;
de
terres basses, leur position, et la possibilité
n'ont été reconnues que deleur desséchement, de Surinam, par les opérations
pnis mon retour
les rivières d'Ouanari, de
de M. Guisan dans
le succès de ses
Kourouai et de Kaw, et par
enà Phabitation du roi. Les grandes
travaux
commencées
treprises en ce genrene peuventétre de la Guiane,
que par le roi, par la' compagnie --- Page 373 ---
- POUR M. D E P R ÉVIVI E. 859
et continuées par les concessionnaires
listes qui se sont déja présentés. Dans capitapothèse il faut à sa
cette hymajesté un très-fort atelier
pour ouvrir un canal de Mahuri à Kaw :
il est nécessaire
ainsi
tion, les
d'augmenter, sans discontinuaplantations sde vivres : prémier objet des
travaux qui m'occupent autour de la
second n'est pas moins intéressant.
ville; le
Siles grandes
entreprises en terres basses ne doivent être dirigées que sur zen grand espace libre de
terres desséchables, les anciens colons bonnes
vent y avoir part, à raison de leur défant ne peuforces et de moyens en tout
de
par la
genre, ainsi que
répugnance qu'ils ont à abandonnerleurs
établissemens; mais un très-grand nombre d'habitans, possèdent autour des mauvaises
qu'ils cultivent
terres
infructuensement, des bas-fonds
desséchables, et dont l'exploitation les
dans l'aisance : c'est à quoi j'ai voulu les mettroit
en leur présentant auprès de la ville inviter,
exact et satisfaisant, soit
un modèle
pour la distribution
pour la culture, soût
des travaux, des
chemins, canaux, fossés,
bâtimens,
haies, fourrages,
plantations d'arbres,
etc.; ainsi M. de
sera continuer à M,
Préville laisP'exécution du
Guisan, sans interruption,
plan commencé. Il: consiste
comme il le verra, à dessécher et
planter cent --- Page 374 ---
N S T R U C T I O N S
cinquante carreaux de paletuviers, à renouveler
toutes les cascs à nègres de l'habitation du roi ;
à y bâtir un hôpital, im moulin à bestiaux; à
planter en arbres toutes les avenues, comme
l'est aujourd'hui le grand chemin que j'ai fait;
et à établir le terrain que j'ai acheté de M. de
Bertancourt, en ménageries de vaches; c'est-àdire, à y faire des écuries et plantations de fourrages comme celles que j'ai fait faire pour un
haras sur l'habitation du roi.Je viens de demander au ministre un envoi de jumens, et je me
repens de n'avoir pas fait cette demande six
mois plus tôt; maisle desir de ne rien hasarder,
l'ordre que je me suis prescrit de n'annoncer
que Ics closes faites, m'a toujours éloigné des
demandes anticipées: d'ailleurs, je compte, on
ne pent pas moins, sur les travaux que j'ai fait
faire dans ces mauvaises terrcs hautcs.
L'exécution de ces différens bâtimens ne sera
pas un grand objet de dépense : tous les bois sont
achetés et payés; j'ai aussi acheté deux excelJensouvriersàs Surinam, l'un charpentier,l'autre
maçon; et le terrain acquis de M. de Bertancourt,fournira, en casdebesoin, un supplément
de bois de construction. Le canal de navigation
et d'écoulement, ouvert dans la sayanc, sera
fini avant mon départ,
terrcs hautcs.
L'exécution de ces différens bâtimens ne sera
pas un grand objet de dépense : tous les bois sont
achetés et payés; j'ai aussi acheté deux excelJensouvriersàs Surinam, l'un charpentier,l'autre
maçon; et le terrain acquis de M. de Bertancourt,fournira, en casdebesoin, un supplément
de bois de construction. Le canal de navigation
et d'écoulement, ouvert dans la sayanc, sera
fini avant mon départ, --- Page 375 ---
POU R M. DE PR:
Le défrichement
EvI L L E. 361
viers finira cet été; commencé le
dans les paletduira sous les ordres sieur Couturier le conM. Guisan,
et d'après les
de
que M. de
plans
en rien, parce
Préville ne contrariera
que cet
coup d'autres talens celui ingénieur joint à beande
économique du temps, des
T'emploi le plus
rianx.
nègres et des matéIl fant donc éviter
l'atelier du roi
avec soin de détourner
pour les prétendus
magasin et du port. J'ai été
besoins du
journées de nègres, dont
très-avare de ces
ment, et je recommande on abusoit indiscrètemême ordre.
fort T'observation du
J'ai fait commencer
àl
une salaison de
TIletla.-Nere, Jean Ayouba,
poisson
chargé de la garde de CC
que nous avons
intelligent, auquel j'ai poste, est un sujet trèspenses s'il me tient
promis de fortes récomtout l'été, deux parole ; il m'assure, pendant
pour la fourniture milliers de de poisson par semaine
pler ses
l'atelier du roi : il faut trications, appointemens, si sa
et y ajouter des
le
pêche a un succès
gratifipourvoir largement de
soutenu ; il faut
dont il aura besoin.
tous les nstensiles
ne doit rien
Dans les dépenses utiles
ne prodnisent épargner : ce sont les déponges on
rien, qu'il fant
qui
restreindre aiz --- Page 376 ---
I NS T R U C TIONS S
nécessaire. Je mets dans cette classe
plus strict
les contous les frais d'adiministration,
presque
du
de P'hôpital,
sommations du magasin, frais port, de
et de
des Indiens, des postes, des
police faut acjustice : sur chacun de ces objets, il ne de recorder que ce qu'il seroit déraisonnable
fuser.
que j'ai fait
A l'exception du grand magasin fait à Phabitation
construire, et de ce qui a été
autres bâtidu roi, je me suis peu occupé des
urn'ai fait faire que les réparations
mens; ; je
de son mieux,
gentes: : M. de Préville y pourvoira sur-tontselon
mais sans rebâtir aucune maison, Je
la méthode barbare de ce pays-ci.
prendrai
les ordres du ministre, et lui proposerai
sur cela
la construction d'un
mes vues, ainsi que pour
à forcer les
grand hôpital. Elles se réduisent
et
habitans de la ville à bâtir régulièrement sur
sainement, et à n'accorder des concessions canal,
les nouvelles rues qui bordent le grand
aux modèles asqu'à ceux qui se conformeront
signés.
Colléges.
Il n'y a encore rien de réglé que provisoire- du colladministration temporelle
ment pour
M. de Prélége, de la mission et des paroisses.
mes vues, ainsi que pour
à forcer les
grand hôpital. Elles se réduisent
et
habitans de la ville à bâtir régulièrement sur
sainement, et à n'accorder des concessions canal,
les nouvelles rues qui bordent le grand
aux modèles asqu'à ceux qui se conformeront
signés.
Colléges.
Il n'y a encore rien de réglé que provisoire- du colladministration temporelle
ment pour
M. de Prélége, de la mission et des paroisses. --- Page 377 ---
P O U R M. D E
ville laissera les
PRAYIII L E. 363
choses dans l'état où
sans addition ni soustraction
elles sont,
des vues à
: j'ai sur tout cela
lej principal présenter au ministre ; mais comme
m'occupe
voir ce que deviendra avantl'acoessoire,j la
je veux
cuter les détails de
colonie, avant de dissa régie. Je
ment M, de Préville
préviens seulele plus grand
que les fabriques sont dans
ordres
désordre. On s'est
de
et de nos
moqué
nos
cessaire de
recommandations, suite nél'impunité et de la
caractère entre les chefs,
dissonnance de
carj'ai vécu'en bonne
intelligence avec M. de Fiedmond,
adopter ses vues, ni
mais sans
les miennes.
pouvoir lui faire adopter
Je me suis prêté à faire
avances de plusieurs
aux habitans les
ils n'ont rien
ponts sur leurs chemins ;
point oublier remboursé : M. de Préville ne doit
de faire payer les
mais si on lui demande
comannantés;
refusera.
encore des ponts, il les
Le recouvrement de ce
a excité tant de
qui est di au trésor
que je n'ai point murmures et produit si peu,
parlé des avances dè
surlesquelles la majeure
bestiaux
est en retard : il convient partie des emprunteurs
occuper.
cependant de s'en
J'ai traité avecle sienr Delaforest
pour faire --- Page 378 ---
1 NST R U C T I 0 N S
de son habitation une ménagerie et un haras à
Sinnamari: : il cédera au roi ses établissemens;
fera des parcs, des écuries en bois incorruptible
et couvertes en bardeaux; plantera des vivres et
des fourrages, ct je paierai, pour le tout, y
compris lcs bâtimens, deux cens livres par carreau de vivres et fourrages en rapport.
Le défaut de soins et de précaution pour l'entretien des bestiaux a retardé infiniment leur
multiplication, et sile désordre continuoit, on
cn perdroit bientôt la race. C'est par cette considération quej j'aijugé nécessaire d'instituer des
ménageries et haras, comme ils doivent l'être
pour prospérer : je prie instamment M. de Préville d'y donner ses soins.
J'ai proposé, par une affiche, à tous les habitans qui auroient des nègres à affermer, d'en
donner la préférence au roi; mon objet a été
d'accélérer les travaux des paletuviers : M. de
Préville peut y consacrerjusqu'à dix millefrancs.
C'est à peu près le gain que j'ai fait sur. le tafia,
en le prenant à Surinam pour Thôpital, Jes
postes, le magasin, les ateliers : M. de Préville
fera de même.
Il achelera tous les nègres ouvriers qui se présenteront. Je suis convenu avec M. de Fiedmond
d'envoyer le mois prochain une douzaine de
letuviers : M. de
Préville peut y consacrerjusqu'à dix millefrancs.
C'est à peu près le gain que j'ai fait sur. le tafia,
en le prenant à Surinam pour Thôpital, Jes
postes, le magasin, les ateliers : M. de Préville
fera de même.
Il achelera tous les nègres ouvriers qui se présenteront. Je suis convenu avec M. de Fiedmond
d'envoyer le mois prochain une douzaine de --- Page 379 ---
-
P . OUR M. D B
vaches aux missionnaires PREYIL L E. 365
des montons et cabris, de Couani, ainsi que
pèce dans les savanes de pour en mualtiplier l'esdit
cette rivière,
excellentes : il
que l'on
duit par un blanc fautque ce petit essaisoitconPour ce qui regarde intelligent et deux nègres.
sulter nosinstructions cette mission, il faut conparticnlières.
aux prêtres, et mes lettres
Le pécheur
trieux et actif, Limbourg est un homme indusle le
qu'il faut aider : je lui ai
prendre à la solde du
promis
fier un batean pour la
roi, et de lui conréussit
pêche du lamentin ; s'il
en
complétement, il convient de lui
gratification le tiers de la
donner
prélevés.
pèche, les frais
J'ai supprimé tout
Hlu roi avec les Iles commerce du
pour le compte
tous les habitans du débit vent; mais j'ai assuré
Ve cas oit ils seroient
de leurs vivres, dans
he peut jamais être à invendus. Cet engagement
ai déterminé à
charge au roi,
un bas prix ces achats parce que
Hionnels, qui ne peuvent avoir lieu
condiFas d'abondance, sans
que dans un
ort rare.
débouchés: or cela est
Il convient
ible les relations d'entretenir le plus qu'il sera posPt celle de Surinam, établies entre cette colonie
depuis le voyage que j'y ai --- Page 380 ---
I N S T R U C T I O N S
besoin souvent de farines et de vin,
fait. Ils ont
de tafia, de ciet nous de nègres ouvriers,
La farine
ment, de bons ferremens, etc.
que
leur ai vendue, m'a procuré de tout cela.
je
du ministre et de la
J'ai insisté aussi auprès
faire l'avance d'une cinquancompagnie pour
des habitans de Sinnamari
taine d'esclavesà ceux
être les plus laboque nous avons reconnus pour
rieux, et pour avoir en bestiaux et plantations
de cet engagement : car'il
de quoi répondre
des charités
ne faut faire aux misérables que
d'avances. Cet objet a été rempli par
et jamais
fait de la cargaison du sieur
l'achat que j'ai
Galinée.
des détails de service entre
La distribution
le nombre et les
les officiers d'administration,
seront
des commis employés
appointemens
fixés d'après l'état ci-joint.
suivi
L'état de fonds pour les dépenses sera
dans aucun genre et avec
sans angmentation
;
réduction en tout ce qui en sera susceptible
point de décision sur les monn'y ayant
j'ai pris sera suiyi jusqu'à
noies, 3 le parti que
manquera, si
nouvel ordre. Lorsque l'argent
l'on ne veut pas prendre de lettres-de-change, et ne
il faut n'en point paroitre embarrassé alors 7
de
l'être effectivement. Il convient
pas
.
suivi
L'état de fonds pour les dépenses sera
dans aucun genre et avec
sans angmentation
;
réduction en tout ce qui en sera susceptible
point de décision sur les monn'y ayant
j'ai pris sera suiyi jusqu'à
noies, 3 le parti que
manquera, si
nouvel ordre. Lorsque l'argent
l'on ne veut pas prendre de lettres-de-change, et ne
il faut n'en point paroitre embarrassé alors 7
de
l'être effectivement. Il convient
pas --- Page 381 ---
E
POUR M. D E PR É VI L L E,
faire du papier-monnoie de
quatre livres, avec
trois, six et vingt
promesse annoncée
changer au bout d'un an
de; l'6France au pair. Cet
pour des traites sur
à tout
arrangement est
autre, et est plus utile au roi préférable
fait gagner à sa majesté les
en ce qu'il
dont les financiers
intérêts des fonds
font
avances.
ordinairement les
Je prie M. de Préville de
trois mois un extrait de
m'envoyer tous les
sa
ministre, et le borderean des correspondance au
penses, ainsi que celui du recettes et déanciennes dettes qui doit être recouvrement des
du contrôlenr.
fait à la diligence
Tels sont les objets
recommander à M. Préville. principaux que. j'ai à
convaincu que les
Il sera sans doute
tions quej'ai opérés changemens et amélioranègres trayaillans, autour de la ville avec cent
la colonie,
peuvent s'étendre sur toute
nelles
moyennant des forces
pour l'exécution du même proportionCe que deviendra ce
plan. Jignore
prise
plan , et la peine
pour en démontrer la vérité;
que j'ai
nant congé de la Guiane
mais en preje leur
et de ses
déclare qu'ils ne feront habitans, 2
d'utile et de sensé s'ils
jamais rien
aujourd'hui
s'écartent de la route
tracée; .et j'ajoute qu'en restant --- Page 382 ---
INS T R U C T I O N:S
dans l'état où je les ai trouvés, ils deviendront
misérables jusqu'à extinction
de plus ell plus
l'affaire de
totale ; ce qui seroit tout au plus
cinquante ans.
instructions enregistrées
Seront les présentes
au contrôle.
Fait à Cayenne le 15 août 1778.
Signé, MALOUET.
Instructions pour M. Guisan.
M. Guisan au service du roi,
En attachant zèle et à ses talens la persj'ai présenté à son
de
pective la plus flatteuse pour un homme
la satisfaction de l'en voir trop
mnérite, et j'ai
de lui en rapoccupé pour qu'il soit nécessaire
peller les détails.
être
Une instruction de ma part ne peut
pour
acte d'association au plan que j'ai
lui qu'un
ministre
créer dans
conçu et présenté au
pour choses. Nous
un nouvel ordre de
ce pays-ci trouvé l'un et l'autre la Guiane inculte,
avons
ses habitans sans prinsauvage et misérable;
leurscipes ni méthode dans leurs entreprises 9
leurs constructions; ne connoissant
travaux,
ni les moyens qui
ni la terre, , ni ses produits,
contre toute
peuventla féconder, etse révoltant
'association au plan que j'ai
lui qu'un
ministre
créer dans
conçu et présenté au
pour choses. Nous
un nouvel ordre de
ce pays-ci trouvé l'un et l'autre la Guiane inculte,
avons
ses habitans sans prinsauvage et misérable;
leurscipes ni méthode dans leurs entreprises 9
leurs constructions; ne connoissant
travaux,
ni les moyens qui
ni la terre, , ni ses produits,
contre toute
peuventla féconder, etse révoltant --- Page 383 ---
-
POU R M.
règle et modèle qui
GUISA N.
Ma
centrarie leurs
fonction a été de bien
habitudes.
barbarie, d'en
constater cet état de
de
indiquer rles causes, les
démontrer ce qu'il y auroit à
progrès,
sensé, de plus utile, et de
faire de plus
capable de convertir
chercher un homme
de faire succéder
mes paroles en actions,
néant. J'ai rempli l'ordre l'un au chaos, l'être au
trouvé cet homme
et l'autre oljet ; j'ai
lui donne des instructions, capable et modeste 2 et si je
diriger que pour l'autoriser 3 c'est moins pour le
bablement les travaux
à suivre
dont
imperturvenus.
nous sommes conM. Guisan doit
la confiance entière premièrement des
être assuré de
Fiedmond ayant sur son administrateurs, M. de
nion que moi.
compte la même opiPendant mon
conservera
absence, et tant que le roi me
tous les plans I'administration de cette
arrêtés, dont
colonie,
confiée, ne pourront être l'exécution lui est
que par un ordre exprès du contrariés ou altérés
Ces plans, subdivisés
ministre.
en deux parties, embrasutile à la
d'une
Eascen
ciation des métropole. Ainsi le choix et colonie
terres
l'appré
des moyens
cultivables, 2 la
quant à la
détermination
2,
dépensé et au genre
--- Page 384 ---
I N S T R U C T I O N S.
de travaux, > la fixation des pratiques de culture
ont été le principal objet de mes recherches
et des opérations de M. Guisan. Celles déja
faites selon ces vues générales suffisent quant
à présent pour éclairer et motiver les ordres
de la cour sur le sort de la Guiane ; je dois
me borner en attendant à justifier 2 par des
exemples, le parti que l'on peut tirer d'un bon
sol travaillé avec art et méthode : tcl est le
but des défrichemens ct plantations faites ct à
faire autour de la ville sur le terrain du roi.
Comme un établissement de culture exige
diverses sortes de bâtimens pourla manufacture,
le logement etl la commoditédu maître, de l'économe, des esclaves, j'ai voulu que l'habitation
du roi présentât sur tout cela des modèles intéressans : ainsi toutceq qui est commencé sera continué,et toutce qui est arrêté dans lep plan figuré,
signé de moi > sera ponctuellement exécuté.
On suspendra jusqu'à Phiver prochain la
construction des cases à nègres. 3 le nivellement
des terrasses, la plantation des vèrgers et bosquets; mais on travaillera sans interruption à
P'hôpital , à la manufacture à manioc, et à la
maison principale, celle achetée de M. Artur
(*) Celle à acheter du sicur Sigoignc servira de manufac-
toutce qui est arrêté dans lep plan figuré,
signé de moi > sera ponctuellement exécuté.
On suspendra jusqu'à Phiver prochain la
construction des cases à nègres. 3 le nivellement
des terrasses, la plantation des vèrgers et bosquets; mais on travaillera sans interruption à
P'hôpital , à la manufacture à manioc, et à la
maison principale, celle achetée de M. Artur
(*) Celle à acheter du sicur Sigoignc servira de manufac- --- Page 385 ---
POU R M.
Pendant
GUIS A N.
que les ouvriers
ces différens
seront occnpés de
ouvrages, le
paletuviers, la fouille des
desséchement des
suivis avec la plus
cananx et fossés seront
Aussitôr qu'il grande assiduité
l'abri des marées y aura une partie de
et des
terre à
y fera une plantation inondations, M. Guisan
m'en adresser la
de tabac, et tâchera de
présentée
récolte en
au ministre 3 il France, pour être
ture et la fabrique, le
suivra, pour la culde l'Assemblée
mémoire déposéau
Il
nationale.
greffe
multipliera les
nos conventions, plantations de
,
vivres, selon
cinquante carreaux jusqu'à de
ce qu'il y ait cent
La nécessité de
bonne terre en rapport,
tout genre dans multiplier les
Ton est
un pays où rien subeistances en
souvent erabarrassé
n'abonde, où
pour Phôpital militure à tabac, et sera
ainsi que le bâtiment placée sur Pun des islets
tiné à loger l'économe proposé par Poirier. Il doit Malouins, ètre 2
sement des
chargé
despaletuviers, M. particuliterement de
près les plans arrêtés,
Guisan n'oubliera Pétablis.
distinct de
ce nouvel
pas que d'al'ancien, qui restera établissoment doit être
animaux 5 il faut donc bâtir consacré aux vivres et aux
negres, et y distribuer
sur les islets des
cela, se trouveroit
une portion de Tatelier, cases à
(5) C'est avec la trop éloigné des trayaux actuels. qui, sans
avant mon
plus grande satisfaction
fant que lc départ, , achever le bean canal que je vois,
prélude de nos projets,
guin'est cepen.
pas que d'al'ancien, qui restera établissoment doit être
animaux 5 il faut donc bâtir consacré aux vivres et aux
negres, et y distribuer
sur les islets des
cela, se trouveroit
une portion de Tatelier, cases à
(5) C'est avec la trop éloigné des trayaux actuels. qui, sans
avant mon
plus grande satisfaction
fant que lc départ, , achever le bean canal que je vois,
prélude de nos projets,
guin'est cepen. --- Page 386 ---
I N S T R U C T I O N S
taire, pour des embarquemens, détachemens ou
voyages imprévus, me fait également desirer
d'avoir, surPhabitation du roi, plusicurs troupeaux de moutons, cochons, cabris, plusieurs
colombiers ct poulaillers, et un vaste champ
de légumes potagers ; ce que M. Guisan exécutera à mesure que le temps ct les moyens le lui
peraettront. Il établira en ménagerie le terrain
de M. de Bertancourt, et si l'on peut faire
l'acquisition de celui de madame de Villers, il
en disposera comme il jugera à propos. Je lui
laisse la même liberté pour l'emploi du terrain
et des nègres de Phôpital, si mal régis jusqu'à
présent : puisque le roi est obligé d'en faire les
frais, au moins fant-il qu'ils ne soient pas en
pure perte. Toutes ces plantations 2 tous les
bâtimens qu'il construira, jusqu'aux étables et
parcs à volailles, ne ressembleront en rien aux
formes bizarres et grossières, adoptées dans ce
pays-ci. Il faut que tous ses ouvrages soient
dignes de lui,et portent l'empreinte du goût
et de la régularité dont il a le premier donné
l'exemple à Cayenne.
Pour tous ces travaux, M. Guisan disposera
seul et supéricurement de l'atclier du roi, des
économes et commandeurs, qu'il aura la liberté
de congédier quand il cn sera mécontent, ainsi --- Page 387 ---
POU R M.
que de
GUIS A N.
de
proposer pour eux une
gages ; ne rendant compte de augmentation
qu'à
ses opérations
aux
quine
rien
Tonlounateur,
présentes instructions pourra
changer
arrêtés.
et aux travaux
Les billets de demandes
riaux et ustensiles
pour tous les matéseront motivés pour nécessaires tel
aux travaux s
difficulté au magasin du ouvrage, et reçus sans
La régie
roi.
le regardera écononique de Phôpital des nègres
malades soient uniquement: bien
il aura soin que les
lement les
traités , et empêchera seuconsommations
ne pourra lui refuser ni superflues ; mais on
pour les nègres
pain, ni vin, ni viande
Il
qui en auront besoin.
maintiendra une
les
discipline exacte
esclaves, en défendant toutefois les
parmi
excesifs, et en n'exigeant des
châtimens
infirmes que ce qu'ils feront vieillards et des
sans diminuer les soins et les volontairement,
ils ont droit.
secours auxquels
L'atelier restera divisé
je l'ai
par brigades
ordonné, et je l'invite à
comme
cette institution, qui en
perfectionner
Il sera le maître
simplifiera la police.
semblera, des
d'accorder, quand bon lui
gratifications aux esclaves
se
distingneront, et l'état de ses
qui
déboursés, cer-
ont vieillards et des
sans diminuer les soins et les volontairement,
ils ont droit.
secours auxquels
L'atelier restera divisé
je l'ai
par brigades
ordonné, et je l'invite à
comme
cette institution, qui en
perfectionner
Il sera le maître
simplifiera la police.
semblera, des
d'accorder, quand bon lui
gratifications aux esclaves
se
distingneront, et l'état de ses
qui
déboursés, cer- --- Page 388 ---
I N S T R U C T I O N S
tifié de lui, présenté à l'ordonnateur, lui sera
passé en déperise. il ne permettra à aucun soldat
ni aux nègres libres de fréquenter les cases à
nègres, et les fera arrêter quand il en surprendra la nuit ou le jour.
Il ne permettra à aucun particulier de chasscr
dans le terrain clos appartenant au roi, dénoncera à M. le gouverneur ceux qui contreviendroient à cet ordre, et fera désarmer les
gens du peuple qai seroient dans le même cas.
Il chargera M. Couturier des détails auxquels
il le trouvera propre 2 et l'accoutumera à les
diriger tons, afin qu'il puisse le remplacer lorsqu'il feroit des absences.
Si le directeur de la compagnie le demande
à Oyapock, il pourra y passer un mois seulement, ct dans lc cas où il auroit assuré pendant so1l voyage l'exécution de ses plans; je
lui recomunande particulièrement de faire tout
ce qui sera en lui pour engager un excellent économe de Surinam à passer au service
du roi dans cette colonie. Il peut lui assurer
ses frais de voyage et cent louis de traitement
annuel. M. de Préville, instruit de cette disposition, comme de toutes celles énoncées dans la
présente instruction , s'y conformera sans difficulté, et ratifiera les engagemens pris par M. --- Page 389 ---
POUR M.
Guisan
GUISA N.
plus: pour nous procurer un bon sujet de
Il aidera de ses conseils et de
MM. de
Ses lumières
les autres Bertancourt, 3 la Gotellerie, et tous
basses selon travaillans au desséchement des terres
ses principes ; mais il évitera toute
explication avec les ignorans
feroient
entétés, qui lui
perdre son temps en
consultations ridicules.
disputes ou en
Tel est le précis de mes
auxquelles son zèle et ses
ocommandations,
tout Ce qui n'est
talens suppléeront en
pas prévu. Je le prie de
voyer tous les mois une note de
m'ende ses
ses
progrès > et de
travaux,
l'amitié que je lui ai compter sur l'estime et
vouées.
Signé, MALOUET.
Fin du second volume. --- Page 390 ---
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS IE SECOND VOLUME.
RELICION. Etat actuel de la mission. Abus
qui se sont introduits 3
page 1
Justice. Etat actuel.
Yues relatives c la législation.
Question intéressante à résoudre.
Police générale. Etat actuel.
Police des noirs.
18.
Chemins 9 communications à ouvrir.
Subsistance des esclaves.
Police des cabarets.
Finances , impositions.
Dettes des habitans aIL roi.
Ayprovisionmemens.
Batimens civils.
Ponts et chaussées.
Dépense des postes.
Commerce national. Qucl cst SOIZ dtat. Commerce étranger.
Culture. Btat actuel. Yucs relatives. Moyens
at actuel.
Yues relatives c la législation.
Question intéressante à résoudre.
Police générale. Etat actuel.
Police des noirs.
18.
Chemins 9 communications à ouvrir.
Subsistance des esclaves.
Police des cabarets.
Finances , impositions.
Dettes des habitans aIL roi.
Ayprovisionmemens.
Batimens civils.
Ponts et chaussées.
Dépense des postes.
Commerce national. Qucl cst SOIZ dtat. Commerce étranger.
Culture. Btat actuel. Yucs relatives. Moyens --- Page 391 ---
TABLE DES MATI Ènr ES.
d'améliorations. Plans
Raisons
d'dablisemens. 41
quirappelleue en France M. Malouet.
Premieraperçu sur la colonie de Surinam. 57
Retourde
louet. MATAEANETA
Discussion entre les
sion des remparts administrateurs, de
, à l'occaFonds, monnoies,
Cayenne.
monétaire.
inconséquence du système
Consailaupériaur. Détails surla
compagnie.
police de cette
Adninistration générale.
Mission. Retraite des missionnaires.
Classes.. Mateiots déserteurs.
Frais de Fabriques et de
Instruction publique.
paroisses.
Récusation de juges.
Fortifications. Motifs pour et contre la 143
truction des remparts.
desNécessitéde déterminer
Pinfuence du GowverPricautions contre les
AECRARAR
En
abus d'autorité.
quel cas les administrateurs
suspendre les
penvent-ils
Impôis.--Faits délibérations du conseil, 158
générales.
particuliers. Principes. Fues
--- Page 392 ---
3,8
T A B L E
Etablissemens des postes.. Dépenses inutiles.
Monnoies.
Dépôt des ladres. Précautions contre cette
maladie.
Avances de nègres demandées par les habitans.
Culture. Vérification authentique des terres
desséchables.
Ordonnance surlamélioration et ertension de
la culture des terres.
Journal des opérations erécutées pour la vérification des terres desséchables.
Achat de nègres pour. le compte du roi.
Grande police. Fait particulier.
Plants d'épiceries en rapport.
Détails sur les plaintes de Lafite contre le
conseil, et SuT lc parti pris en celte occasion par les administrateurs.
Remplacement des conseillers récusés pardes
notables. Détails de ce qui s'est passé à
cette occasion.
Compte rendu de auninistration de 17. Nalouet; pendant P'année 1777.
Finances.
Assemblée nationale.
Suite de l'assemblde nationale. Ce qu'on dois --- Page 393 ---
D E S M A T I à R E S.
en espérer. Ce
que jaifait de
qui reste àt Jaire.
relatif. Ce
Justice et police.
Missions et College.
Oljeapartieudiens. Dettes des habitans. 333
Bdtimens civils.
Exportation et importation.
Ibid.
Dernier compte rendu de mon
pendant les sia: premiers
adninistration
Mission,
mois 1778.
Finances.
Eortifications.
Epiceries.
Instructions pour M. de
Ibid.
des
Préville, commissaire
Coloniss,faisant les
nateur pendantmon
fonctions d'ordonColleges.
absence.
Instructions pour 11. Guisan.
Missions et College.
Oljeapartieudiens. Dettes des habitans. 333
Bdtimens civils.
Exportation et importation.
Ibid.
Dernier compte rendu de mon
pendant les sia: premiers
adninistration
Mission,
mois 1778.
Finances.
Eortifications.
Epiceries.
Instructions pour M. de
Ibid.
des
Préville, commissaire
Coloniss,faisant les
nateur pendantmon
fonctions d'ordonColleges.
absence.
Instructions pour 11. Guisan. Fin de la Table. --- Page 394 ---
: 67-5 --- Page 395 ---
memmescetée ttra tracdro DEFG aftiendinem. Quia propof, 3o. libri
hatuor partium, felquiter- Demonftratio.
ITEIT cubi ABC, ad
lateris F trium partiium, huius, eff bafis prifnatis
latus
poftremo propolitum, ac balim prifmatis feu Teastr,DEEN duétam cx
Tetraedri ad perendisaulasen bafis DEF ad latus illi
angulo qpocaigte
praced.
LARIVM I.
oppolfitum; ; Tetraedria & etp per coroll.a.prop.P iad diétam perpendieu
potentia ef dupla felquic
3ivtlatus laremi,itad eft taltitudo cubi, cubi,ac ideoque
alaxis Tetraedri.
tis DEFGHI, cubifeu ad latus
crit! batitudinem
DEF
E
AB
fisprifmatis ABC, Uea bafim prifimatis
adratodaters diametri REUE GHI,vthuius altitudo ad iilliusaltitudinem,
dratum
elem; Igitur percoroll
9,per rogottailantis solendinus Sopmfanibate nofrum fecundum
partium
icaneat
cro pos DE. Ergo propol. qualia crunt bafes prifmata & altitudines ARC,DEFGHLAua reciprocantur.
FESCRLE clarum RreA ipforum DEFGHI triplum eftp pyramidis
n duplicatam,
axis Sed prifma per
e clle fefquialteram
DEEG,
erit ciufdem
nictiraematale
fofquialterz proportionis Cubus ergo Tetraedri ABC tripluse DEFG,pert nOE
portio dupla tefquiquarta, midisfeu quod erat concludendum.
umeris4-6.9.
5.elein.
LARIVM I I.
COROLLARIYM M.
Cubi, eieandem babens é bafim é alritudinem
do neratdriallins latus
per- Prifma
eft cubo in eadem CHT
pris vI bafis Tenandrial EiNS ad latus
CNT Teatirovequale Tetraedro phara inf@ripto.
Pho angulo
e
Ttz
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NOV 311 1944
E862
Masse
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