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JOHN CARTER BROWN
LIBRARY
Purchased from the
Trust Fund of
Lathrop Colgate Harper
LITT. D. --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
CODE
DES COLONS
DE
SAINT-DOMINGUE. --- Page 8 ---
Se trouve aussi chez
BAUDOUIN FRÈRES, RUE DE VAUGIRARD, No 17;
DELAUNAY, PALAIS-ROYAL;
IGONETTE, RUE DE SAVOIE, No 3;
TOUQUET, GALERIE VIVIENNE;
WARÉE ONCLE, COUR S"-CHAPELLE, ET PALAIS DE JUSTICE.
IMPRIME CHEZ PAUL RENOUARD,
3UE CARIXCIORE, H. 6,.. --- Page 9 ---
CODE
DES COLONS
DE
SAINT-DONINGUE,
PRÉSENTANT
L'HISTOIRE ET LA LÉGISLATION DE I'EX-COLONIE;
LA LOI DE L'INDEMNITÉ AVEC LES MOTIFS ET LA
LES OBDONNANCES ROYALES RELATIVES A SON EXÉCUTION: DISCUSSION; ;
L'ANALYSE DU RAPPORT FAITAUROI PAR LA COMMISSION
PRÉPAHATOIRE;
AVEC DES NOTES EXPLICATIVES,
PAR CH. VANUFEL, JURISCONSULTE,
ET A. CHAMPION DE VILLENEUVE,
AVOCAT.
PARIS.
M* VERGNE, LIBRAIRE-EDITEUR,
PLACE DE s'oDÉON,N4 4.
M. DCCC. XXVI, --- Page 10 ---
a
a --- Page 11 ---
PRÉFACE.
Les révolutions politiques des peuples, quels
soient leur principe et leur objet, ne s'accomplissent que
d'ordinaire qu'avec des désordres et des calamités.
La France acheta la réformation des abus de l'ancien
régime par des sacrifices inouis; les convulsions qui
déchiraient la mère
patrie, n'épargnèrent pas sCs
enfans dans un autre hémisphère; la colonie de SaintDomingue fut à son tour le théâtre des proscriptions et des supplices. D'imprudentes déclamations
en faveur de la liberté, trop souvent pernicieuse à
l'homme qui n'y est point préparé, excitèrent l'insnbordination d'une classe particulièrement accoutumée
à l'obéissance : on n'a point oublié l'issue de la déplorable lutte des noirs contre leurs anciens maîtres. Tandis que la France victorieuse par les armes,
tait son territoire continental
augmendequelques
sa
départemens,
colonie la plus fertile consommait une violente
ration; des milliers d'habitans passaient subitement sépa- de
T'opulence à la misère et au désespoir
Plus tard on vit le spectacle remarquable d'une
ciété sortant de l'esclavage et de
SOPignorance, marcher
lutte des noirs contre leurs anciens maîtres. Tandis que la France victorieuse par les armes,
tait son territoire continental
augmendequelques
sa
départemens,
colonie la plus fertile consommait une violente
ration; des milliers d'habitans passaient subitement sépa- de
T'opulence à la misère et au désespoir
Plus tard on vit le spectacle remarquable d'une
ciété sortant de l'esclavage et de
SOPignorance, marcher --- Page 12 ---
PRÉFACE.
vj
les lumières et les institutions qui
d'un pas rapide vers
des nations.
devaient la placer au rang
famille,
Justres s'écoulent ; une auguste
Plusicurs
civiles, nous est
décimée dans nos discordes
méconnue,
tous les bienfaits de la légitimité
rendue; la paix et
de la révolution sont
son retour : les plaies
marquent
cicatrisées.
infortune exige encore des
Cependant tne grande
des
linjustice de Texpropriation
mesures réparatrices;
lesortd'une républicolons, la dignité de la couronne,l du fondateur de la
à-la-fois la penséc
que, occupent était réservé à son bien-aimé succesCharte; mais il
si
par un acte qui
de concilier des intérêts graves,
seur
satisfait la politique et T'humanité. offrent donc à beauLes annales de Saint-Domingue, clles rappellent aux
d'égards des leçons ntiles;
furent.
coup
Haîtiens, ce qu'ils sont et ce qu'ils
colons, aux
établi des relations avec la répuPlusieurs nations ont
intérêt à connaître exacblique d'Hlaiti;leurs sujets ont enfin le savant qui retement le pays et ses habitans :
veut en pénétrer
cherche les causes des évènemens, qui matière à de proles résultats éloignés, y trouvera
fondes méditations.
est écrite en partie dans ses
Thistoire d'un penple
ses moeurs, ses rilois; nécessairement en rapport avec
elles présenchesses, son commerce et sa population,
de son
notions utiles sur toutes les périodes
tent des
existence.
des colons est devenue
de l'indemnité
La répartition
ant qui retement le pays et ses habitans :
veut en pénétrer
cherche les causes des évènemens, qui matière à de proles résultats éloignés, y trouvera
fondes méditations.
est écrite en partie dans ses
Thistoire d'un penple
ses moeurs, ses rilois; nécessairement en rapport avec
elles présenchesses, son commerce et sa population,
de son
notions utiles sur toutes les périodes
tent des
existence.
des colons est devenue
de l'indemnité
La répartition --- Page 13 ---
PRÉFACE.
en France l'objet de dispositions
vij
décider si le fonds de 150
législatives : il fallait
millions serait
tous les genres de perte ; si TÉtat
applicable à
distribution à cause des
participerait à la
avait été dépouillé; il propriétés publiques dont il
d'une transaction
y avait lieu à poser les bases
créanciers.
équitable entre les colons et leurs
En admirant la sagesse des règles
tées, on est forcé de reconnaître
qui ont été adoptoute loi
qu'elles sont isolées de
antérieure, et qu'elles
ment parler, un droit
constituent, à proprene peut aider; de là la exeeptionnel, où nulle analogie
la loi
nécessité, 7 pour bien entendre
nouvelle, et en faire une juste
étudier l'esprit.
application, d'en
Nous avons donc présumé qu'un
fermerait en mêne temps
ouvrage qui renPhistoire de
depuis sa découverte; ; la législation Saint-Domingue,
dans la partie
qui était en vigueur
de la
française de cette ile, avant sa
métropole; la loi qui statue sur la
séparation
l'indemnité des colons; les motifs
répartition de
du
exposés par l'orateur
gouvernement, lors de la
la discussion dont ila été
présentation du projet;
bres; les ordonnances
T'objet, dans les deux chamcette loi; le résumé royales relatives à l'exécution de
du travail
livrée la commmission
important anquel s'est
ct proposer le mode chargée par le Roi de rechercher
tribution de
de réclamation et les bases de disfruit ni
Tindemnité; les
que cet ouvrage ne serait sans
pour lecteurs avides
les colons et leurs conscils, d'instruction, ni pour
ni pour leurs créanciers:
ation du projet;
bres; les ordonnances
T'objet, dans les deux chamcette loi; le résumé royales relatives à l'exécution de
du travail
livrée la commmission
important anquel s'est
ct proposer le mode chargée par le Roi de rechercher
tribution de
de réclamation et les bases de disfruit ni
Tindemnité; les
que cet ouvrage ne serait sans
pour lecteurs avides
les colons et leurs conscils, d'instruction, ni pour
ni pour leurs créanciers: --- Page 14 ---
-
PRÉFACE.
viij
aussi sera-t-il de quelque secours aux hommes
pent-ètre
sur les réclamations des
d'État chargés de prononcer
colons.
histoire de M. Charles Malo, celle de
L'excellente le Résumé de M. Raban et la relation
M. Dalmas,
Lacroix, nous ont
de l'estimable général Pamphile
de Saintservi deguide dans notre précis chronologique
Domingue.
régissait les personnes et les biens dans
Le droit qui
connu en -
cette colonie, n'a jomais été généralement la couFrance. Les jurisconsultes n'ignorent pas que
de Paris, les ordonnances civile et criminelle,
tume
et de la marine y étaient observées,
celles du commerce
d'entr'eux sont
à quelques exceptions près; mais peu
et
familiers avec les innombrables édits, lettres-patentes des miordonnances émanés des rois, les instructions
les arrêts du Conseil d'Etat, ceux du parlenistres,
à la colonic; les arrêtés de
ment de Paris, applicables
tribunaux.
et les décisions de ses
scs administrateurs, n'ont été fidelement recueillis que
Ces monumens
deSaint-Méry,
laborieux, M. Moreau
par un magistrat fortvolumineuse en elle-même, estd'ailet sa collection,
leurs très rarc.
dans les actes de T'autorité royale,
Nous avons choisi
locales, ceux qui,
de Fadministration et de la justice
été d'un intérêt géneral et permanent pour
aprèsavoir
régler encore aujourdhni Jes tranla colonie, penvent
sont de nature à fixer T'attensactions des colons, on
dans cette
tion des lecteurs judicienx. C'est surtont --- Page 15 ---
PRÉFACE.
ix
partic de Touvrage, que des notes nous ont paru utiles;
quelques-unes nous ont été fournies par le recueil
ct nous les avons distinguées des nôtres.
cité,
Pour expliquer la loi qui détermine les droits des
colons et de leurs créanciers à l'indemnité de
millions de
francs, nous rappelons textuellement les
motifs qui ont présidé à la rédaction du projet; les
rapports dans lesquels les commissions spéciales des
chambres ont consigné le résultat de leur examen; la
discussion qui a suivi, laissant ainsi le législateur développer sa pensée, sans substituer à sa parole
qui commandel'obdissance, nos opinions personnelles,
sent été d'aucun poids; nous
qui n'eusdans
avons introduit de l'ordre
ces matières, et accompagné tour-à-tour le texte,
de la loi sanctionnée, T'exposé des motifs et les
ports, de chiffres correspondans qui faciliteront les rapcherches.
reLa procédure à suivre par les colons et leurs créanciers, relativement à l'indemnité, et lesi formesà observer
par les fonctionnaires appelés à statuer sur leurs droits
respectifs, ont été consignées dans une ordonnance
royale.
Un acte de la mênne nature a constitué le tribunal
auquel les colons devront
il est
trois sections, nombre s'adresser;i
composé de
calculé sur celui des provinces
qui divisaient la partie française de
ct chacune de ces sections sera saisie Saint-Domingue, exclusivement
demandcs des anciens
des
propriétaires de l'une des trois
provinces.
observer
par les fonctionnaires appelés à statuer sur leurs droits
respectifs, ont été consignées dans une ordonnance
royale.
Un acte de la mênne nature a constitué le tribunal
auquel les colons devront
il est
trois sections, nombre s'adresser;i
composé de
calculé sur celui des provinces
qui divisaient la partie française de
ct chacune de ces sections sera saisie Saint-Domingue, exclusivement
demandcs des anciens
des
propriétaires de l'une des trois
provinces. --- Page 16 ---
- a G - à L
PRÉFACE.
X
de placer ces deux orIl était dès-lors indispensable
donnances à la suite de la loi, et c'est l'ordre que nous
avons adopté.
des pertes indiLes différentes bases d'appréciation
réclameront, n'ont été et ne pouviduelles de ceux qui
devant la loi; l'artiele 6, en indivaient être précisées
a laissé à l'autorité
quant quelques règles à ce sujet,
dont elle
chargée de la liquidation toute la latitude
évaluer l'indemnité suivant la difféavait besoin pour
les élémens de ces évarence des positions. Cependant existent dans le rapluations , qui seront si variées,
qui
port fait au Roi par une commission préparatoire entourée
le
grandjour surcettei matière
a répandu plus
n'a été
de difficultés. Le travail de cette commission
chambres; mais grice à la bienveildistribué qu'aux
lance du noble pair qui l'a présidée, nous avons pu,
lecture attentive, en sentir le prix, et le repropar une
duire ici avec le secours de l'analyse.
Les parties intéressées et les personnes instruites jumaintenant si nous avons justifié notre titre de:
geront
Code des colons de Saint-Domingue. --- Page 17 ---
TABLE DES MATIÈRES.
Préface.
V
Résumé historique de Saint-Domingue.
I
Législation ancienne de la Colonie.
. 33
Exposé des motifs de la loi d'indemnité, à la chambre des Députés. -
Rapport de M. Pardessus.
Exposé des motifs à la chambre des pairs. .
Rapport de M. le baron Mounier. .
.
Discussion du projet de loi, dans les deux chambres.
Texte de la loi du 30 avril 1826.
Ordonnance relative à son exécution.
: 297
Autre qui institue la commission chargée de répartir l'indemnité. 322
Rapport fait au Roi par la commission chargée de rechercher et
proposer le mode de réclamation ; les bases et les moyens de
répartition de l'indemnité.
--- Page 18 ---
ABREVIATIONS.
M. signifie motifs.
R.
rapport.
D.
discussion.
La première colonne des chiffres placés en marge de la lgi du 30
avril,i indique la Chambre des députés; ; la deuxième désigne la Chambre des pairs.
Le mot ART. et les chiffres placés en marge des motifs et rapports
indiquent les diverses dispositions du projet deloi, discutées.
de réclamation ; les bases et les moyens de
répartition de l'indemnité.
--- Page 18 ---
ABREVIATIONS.
M. signifie motifs.
R.
rapport.
D.
discussion.
La première colonne des chiffres placés en marge de la lgi du 30
avril,i indique la Chambre des députés; ; la deuxième désigne la Chambre des pairs.
Le mot ART. et les chiffres placés en marge des motifs et rapports
indiquent les diverses dispositions du projet deloi, discutées. --- Page 19 ---
PRECIS CHRONOLOGIQUE
DE L'HISTOIRE
DE SAINT-DOMINGUE,
DEPUIS SA DÉCOUVERTE JusQu'A NOS JOURS.
(1492, 4 décembre.) - CHRISTOPHE COLOME découvre l'ile
d'Haiti, à laquelle il donne le nom d'Hispaniola *, Aidé des
insulaires, il batit un fort qui est appelé de la Nativite;i ily
laisse trente-neuf Castillans avec des provisions pour un an, et
fait voile pour l'Espague.
Cette ile est situéc entre la' Jamaique et Cuba à rO,, etPorte-Rico
àl PE. elle a 1561. de long de T'E. àl lO., ct24à60 delarge; Ses principales
rivières sont : l'Ozama 2 la Haina , la Nigua, TIana ou Juna. Ilya aussi
un lac salé de 22 lieues de circuit. Le climat y est humide et chaud, rafraichi cependantpardesbrises de meret de tefre; letenritoireesttrts fertile.
Lors de la découverte, les habitans de cette ile, dit M: Raban, Résumé
historique de Phistoire de St.-Domingue, étaient divises en
dont chacun était gouvernd par un souverain
cingpetples,
absolu, 2 que l'on appelait Cacique; ; ils étaient entitrementnus, àl T'exception des femmes qui
une
petite robe de coton. Avec peu de vices, 2 ils possédaient de portaient vertus;
ennemis du travail , ils] passaient leur vie à manger, danser peu ct dormir. Ils
n'avaient pour armes que des flèches et des massues : leur's habitations n'etaient que de misérables huttes. Les Espagnols lem parurent des étrès Stipérieurs descendus du ciel.
I
; ; ils étaient entitrementnus, àl T'exception des femmes qui
une
petite robe de coton. Avec peu de vices, 2 ils possédaient de portaient vertus;
ennemis du travail , ils] passaient leur vie à manger, danser peu ct dormir. Ils
n'avaient pour armes que des flèches et des massues : leur's habitations n'etaient que de misérables huttes. Les Espagnols lem parurent des étrès Stipérieurs descendus du ciel.
I --- Page 20 ---
a a -
dans l'ile avec dix-seplvaisseaux
(22 soveshre)-Tiserient, de missionnaires et de provisions;
chargés d'ouvriers, de soldats,
mis à mort, par
la forteresse était détruite, et ses compagnons biens des insusuite de leurs attentats contre les personnes etles
laires.
nombre de
cents, construiLes nouveaux colons, au
quinze
et
une ville qui reçoit lc nom d'Isabelle,
sent, sous sa direction,
ramasser T'or qu'ils
deux forteresses; ils parcourent le pays pour
trouvent en abondance.
les Indiens offrent leurs provisions qui
Les vivres manquent,
dlavantage ; on ne
abondantes; les Espagnols en exigent
sont peu
aux
ct après les
les satisfait point; ils font la guerre
naturels,
les assujétissent à un tribut.
avoir vaincus,
réfupour se soustraire au travail, sc
(1495.) - Ceux-ci,
Castillans leur donnent la chasse
gient dans les. montagnes, où lcs
dc la
féroces dressés à cet effet. Un tiers
popuavec des chiens
excédait un million
lation de Vile qui, à l'arrivéc des Castillans,
d'individus, cst ainsi exterminé.
frère de Christophe Colomb, fonde
(1496.) - Barthelemy,
la ville deSanto-Domingo
il fai"
Bovadillu, homme crtcl, prend le commaudement;
dcs insulaires, et les donue à titre d'esfaire le dénombrement
il s'embarque
claves aux colons. Chassé bientôt avec ignominic,
TEspague, ct périt dans la traversée.
pour
Nicolas de Ovando, choisi pour le remplacer,
(1502. ) 1
vaisseaux et deux mille cinq cents
arrive avec trente-deux
colons.
y
leurs
Après d'injustes hostilités contre les naturels,
(1505 cherchent à consolider lcur puissance; ils sont
oppresseurs de
cités dues à leurs travaux et à ceux
bientôt maitres quinze
de lours prédécessenrs.
Les insulaires sont traités avec une telle barbaric,
(1507-)-1
isi pour le remplacer,
(1502. ) 1
vaisseaux et deux mille cinq cents
arrive avec trente-deux
colons.
y
leurs
Après d'injustes hostilités contre les naturels,
(1505 cherchent à consolider lcur puissance; ils sont
oppresseurs de
cités dues à leurs travaux et à ceux
bientôt maitres quinze
de lours prédécessenrs.
Les insulaires sont traités avec une telle barbaric,
(1507-)-1 --- Page 21 ---
3 -
qu'ils desirent et recherchent la mort; leur nombre
par lA à cent mille âmes.
est réduit
Les Espaguols, pour remédier à ce décroissement de la
tion, si nuisible à leurs intérêts,
popusonge auprès des
cmploient la force ct le menmille d'entre
Lucayens, peuple voisin; ; plus de
eux, abusés par des promesses qui flattaient quarante
croyance religieusey abandonnent leurs
leur
nent parmi les européens trouver
habitations, et viencruelles
Tesclavage, suivi d'une mort
(1509-)-Disgo Colomb, fils du célebre
découvert Haiti, est appelé à
navigateur qui avait
Peu
remplacer Ovando.
après, un nouveau gouverueur est désigné,
Allinguerque. Celui-ci plus inhumain
Roderigo
traite les naturels dont le nombre
que ses devanciers, maldiminue
assemblés par troupes, il les vend à T'enchère jusqu'a quinze mille;
aux colons.
(1517.) - Un vénérable
ecclésiastique qui avait
Christophe Colomb à son deuxième
accompagné
Las Casas, est touché des
voyage à Saint-Domingue,
leur
maux des insulaires; il veut
sort; ses sollicitations généreuses
améliorer
suivies de la nomination de trois
auprès de la cour sont
avocat; plus tard, il) réclame et obtient inspecteurs des colonies ct d'un
il veut
le rappel
opérer un changement total dans le système d'Albuquerque; de
ment de la colouie, mais SCS vucs
gouvernea
accucillics.
philanthropiques ne sent point
(1586.)-I'amiral anglais, sir Francis Brake,
de la réine Elisabeth,
vient, parl'ordre
rissaute; il s'en rend altaqjuer Santo-Doningo, alors très flomaitre, la détruit presque
quclques édifices sont par lui épargnés,
entièrement;
somme d'argent,
moyennant unc grosse
Bientôt le défaut de bras fait renoncer à
soines, car le nombre des naturels allait à l'exploitation des
et les colons abandonnant Ja
peine à deux cents;
culture, se constituent
que leur gouvernement cherche à
pirates, sans
régénérer la colonie.
F,
rend altaqjuer Santo-Doningo, alors très flomaitre, la détruit presque
quclques édifices sont par lui épargnés,
entièrement;
somme d'argent,
moyennant unc grosse
Bientôt le défaut de bras fait renoncer à
soines, car le nombre des naturels allait à l'exploitation des
et les colons abandonnant Ja
peine à deux cents;
culture, se constituent
que leur gouvernement cherche à
pirates, sans
régénérer la colonie.
F, --- Page 22 ---
:
P
4 -
ct les Français sc réunissent pour
(1625.) - Les Anglais
ensuite les premiers, conla pirateric des Espagnols;
réprimer
nomné Warner, ct les seconds, par un capitaine
duits par un
ils abordent le mêmne jour, par
de corsaire, appelé. Desnambuc, fout le
de l'ile.
et
partage
deux côtés, Saint-Cliristophe,
des inquiétudes de cet
(1630-)- La cour d'Espagne conçoit de Tolede, envoyé
évènemeut, et donne des ordres à François
les Holflotte considérable pour agir contre
au Brésil avec une
établis à Saint-çhristophe.
landais, d'exterminer les aventuriers
tués ou mis cn
résister, ceux-ci sont cn cflet
Trop faibles pcur
fuite.
du vainqueur, se retirent
Ccux qui ont échappé à la poursuite
de Saintpetite ile déserte située au nord-onest
à la Tortue,
du
de Paix; un grand nombre
Domingue , à quelques lieues port
viennent aussi
poursnivis par les Espagnols,
de Hollandais,
sont connus sous lc nom de
chercher un asilc. Ces aventuriers
y
boucaniers.* *
dit Raynal, parce qu'à la manière des
( On les nommait ainsi,
dansdes lieux appelés Boucans,
esauvages,ils faisaient sécheràl la fumée,
ils étaient sans fenmes et
( les viandes dont ils se nourrissaient. de Comme s'associer deux à deux pour se renavaient prisl Pusage
( sansenfans,ils recoit dans une famille. Les biens étaient communs
( drel les services qu'on
toujours à celui qui survivait à son
a dans ces sociétis, ct demeuraient le larcin , quoique rien ne fit fernié;
a compagnon. On ne connaissait pas Pallait
chez ses voisins,
ne tronvait pas chez soi, on
prendre
4 et ce qu'on
de les en préveuir 1 s'ilsy étaient ; ou,s'ils
& sans santrenwajatiunaatques avertir à leur retonr... Les différends étaient
a n'y étaient pas, de les en
les parties y mettaient de l'opiterminés : lorsque
a rares et facilement
à coups de fusil. Si la balle avait
( niitreté, clles vidaient leurs querelles
de la perdans les flancs, on jugeait quilyavait
4 frappépar derrière > ou
P'assassinat...
4 fdie, et Pon cassait la téte a l'auteurde animaux qu'ils tuaient à la chasse, un
( Une chemiseteinte du sang des
de brasseur;1 pour ceinture un
encore plus sale, fait en tablier
un chaa calecon
un sabre fort court ct quelques couteaux;
t courroie oû pendaient
vidaient leurs querelles
de la perdans les flancs, on jugeait quilyavait
4 frappépar derrière > ou
P'assassinat...
4 fdie, et Pon cassait la téte a l'auteurde animaux qu'ils tuaient à la chasse, un
( Une chemiseteinte du sang des
de brasseur;1 pour ceinture un
encore plus sale, fait en tablier
un chaa calecon
un sabre fort court ct quelques couteaux;
t courroie oû pendaient --- Page 23 ---
(1660 - Les denx métropoles continuant
leurs sujets établis dans le
à abandonner
tement nne convention Nouveau-Monde, ceux-ci font direcsious
qui assure à chaque peuple les
que les évènemens de la guerre lui avaient
possesune ligue offensive et défensive
données, avec
à accéder. à cet
pour forcer les naturels du pays
arrangement. La France obtient la
la Marlinique, la Grenade, et
Guadsloupe,
Barbade, et
quelques autres propriétés: la
quelqutes ilcs de pen d'importance échoient à
TAngleterre; ; Saint-Clristophe reste en commun.
(1665.)- - La France porte enfin un
nouvelle colonic; clle choisit
regard d'intérét sur la
pour la gouverner un
d'Anjou, nommé Bertrand
gentilhomme
vire, et quedes
d'Ogeron, ancien capitaine de na -
revers, dans ses courses
en 1656, de se fixer durant
maritimes,avaient obligé,
niers. II avait étudié leur plusieurs annécs parmi les boucacaractère et
leur
une grande sagesse, il joignait des
acqmis
confiance; à
tion. La colonie
vues profondes en administraprend sous sa direction une forme ct une
tance nouvelles.
imporLa corspagnie des Indes ayant le
l'Amérique, était alors créée
commerce exclusif de
(28 mai 1664).
depuis peu, par un édit du roi
I (1675.)-Lc digue Bertrand
rable pauvreté, laissant
d'Ogeron meurt dans une honoaux colonies un souvenir durable de
vertus.
ses
(1676.)-M.a de Pouancey, son neveu, lui succède;
plique à affermir et
ils'apperfectionner le système
adopté par son prédécesseur.
d'administration
Les colons quittent la Péninsule de Samana,
trop exposée aux
( peau sans autrel bord qu'un bout rabattu sur le
a bas: tel était. T'habillement de
devant; ; des souliers sans
G avoir un fusil qui portit des balles ces barbares. Leur ambition se bornait à
G cing ou trente chiens. s
d'une once, et nne meute de vingt-
apperfectionner le système
adopté par son prédécesseur.
d'administration
Les colons quittent la Péninsule de Samana,
trop exposée aux
( peau sans autrel bord qu'un bout rabattu sur le
a bas: tel était. T'habillement de
devant; ; des souliers sans
G avoir un fusil qui portit des balles ces barbares. Leur ambition se bornait à
G cing ou trente chiens. s
d'une once, et nne meute de vingt- --- Page 24 ---
a à Rote
6 -
et s'établissent d'après son ordre au Cup
attaques des Espagnols,
Français, qui cst fortifié par ses soins.
la colonie dans
- Mort de M. dc Pouancey ; il laisse
(1682.).
unc situation déplorable.
par-
(1683.)- M. de Cussy est appelé au gouvemement;il
à étouffer l'esprit de révolte qui régnait parmi
vient avec peine
le désordre: :
Les flibustiers avaient répandu partout
lc penple.
étatde démoralisation, que l'on n'y
la colonie était dans un tel
respectait plus ni religion ni justice.
le ministère
commissaires sont chargés par
(1684.) - Deux
le
les moyens
français de prendre, de concert avec gouverneur,
à T'amélioration de la police intérieure.
lcs
propres établissent à cct effet des cours de justice dans toutcs
Ils
Goave, un conscil suprême destiné à
provinces, et au petit
au comdernier ressort; mais les entraves apportées
juger eu
efficaces.
merce rendent leurs mesures peu
de la possession
(1689-)- La France apprécie T'importance
les
la conquête de la partie occupéc par
de Saint-Domingue;
Espaguols, est résolue dans cCs circonstances.
d'intellichargé de T'expédition, y mct autant
M. de Cussy,
jours de marche, à la
dc bravoure, et après quelques
gence que
cents hommes, il entre sans coup-ferir dans
tête de huit ou neuf
abandonné à la nouvelle
San-Yago, quc les Espagnols avaient
de son approche.
au nombre de trois
Mais bientôt les Espagnols,
(16go.)-
à sortir dc la ville, ct marchent sur
mille, ohligent les Français
pour les arrêDe Cussy fait des efforts héroiques
le Cap-Irangais.
est vaincue ; il tombe Ini-méme sur le
ter, mais sa faible troupe
mettent tout à feu et à sang.
champ de bataille: : les assaillans
un gouLa métropole envoie à Saint-Domingue
(1691.)-
i la difliculté des circonstances; il
verneur dont le mérite répond
tous lcs ports franforce Ja flotte espaguole qui bloquait presque
sur terre
avec avantage les attaques
gais à s'éloigner, repousse
est vaincue ; il tombe Ini-méme sur le
ter, mais sa faible troupe
mettent tout à feu et à sang.
champ de bataille: : les assaillans
un gouLa métropole envoie à Saint-Domingue
(1691.)-
i la difliculté des circonstances; il
verneur dont le mérite répond
tous lcs ports franforce Ja flotte espaguole qui bloquait presque
sur terre
avec avantage les attaques
gais à s'éloigner, repousse --- Page 25 ---
- 7de la nation ennemie, et au-dedans fait rentrer dans le devoir
les flibustiers qui, profitant du péril oà se trouvait la
avaientarmé contre elle.
colonie,
(1@g4)-I'mntr@pide, Ducasse entreprend de punirles
de leurs dispositions hostiles contre
Anglais
descente à la
Saint-Domingue; il fait une
Jamaique, endommage les villes, et SC
avec trois mille nègres, une grande quantité
rembarque
marchandises
d'indigo et d'autres
précieuses qu'il a enlevés à l'ennemi.
(1695.) - Les Anglais cherchent à se
Espagnols, ils fondent
venger, ct aidés des
sur: Saint-Domingue, pillent le
çais, et assiègent
Cap-Franà rendre
Port-de-Paix, que la trahison force Ducasse
: cependant les vainquears ne profitent
habilement de leurs' succès.
point
A cette époque la colonie de Sainte-Croix
est transférée à
Saint-Domingue, de T'ordredu roi.
(1697-)-Le gouvernement autorise les particuliers à
plusieurs vaisseaux pour conquérir
armer
les plus riches de
Carthagènc, l'une des villes
FIude; les boucaniers et le gouverneur Ducasse
SC joiguent à la flotte commandée par le commodore Pointis.
place est prise.
La
Cependant la colonie française est réduite à un état de
rissement tel, que les habitans songent à abandonner dépégouverneur de San-Yago fait déjà occuper le
l'ile; le
troupes, quand la paix' de Ryswick conclue Cap-Français par ses
entre la France et
l'Espagne, vient changer la face des choses. Cette nation cède
aux Français, la partic occidentale de Saint-Domingue.
(1698.)-La partie du sud de l'ile est concédée par le
nement français, pour trente ans, à une compagnie gouverle nom de Saint-Louis, à la
qui prend
dans
charge par elle d'y
l'espace de cinq ans, quinze cents blancs et deux transporter, mille
cents noirs; de distribuer des terres à tous
cin
derout; et de leur vendre des
ceux qui en demanesclaves, payables seulement trojs
ais, la partic occidentale de Saint-Domingue.
(1698.)-La partie du sud de l'ile est concédée par le
nement français, pour trente ans, à une compagnie gouverle nom de Saint-Louis, à la
qui prend
dans
charge par elle d'y
l'espace de cinq ans, quinze cents blancs et deux transporter, mille
cents noirs; de distribuer des terres à tous
cin
derout; et de leur vendre des
ceux qui en demanesclaves, payables seulement trojs --- Page 26 ---
Cette
a lc monopole exclusif du commerce
ans après.
compaguie
daus toute la partie de lile qu'clle vient d'obtenir.
commandant de la flotte fran-
(1703.) - Ducasse, nommé
la dircction de la colonie, par Auger,
gaise, est remplacé pour
qui avait gouverné avec distinetion la Guadcloupe.
ayant Tadministration civile, est
Un commisaire-intandant rerêtu de cette fonction. La mort culève le
créé; Duslandes cst
ct lui, en octobre 1705, et février 1706.
gouverneur Les cacaotiers de T'ile, qui étaieut devenus une
(1715.)- 1 de richesses, périssent tous; les colons appausource abondante
leur misère par la déprévris par cet accident, voient angmenter
du Mississipi,
ciation des billets ou assurances de la compagnie
de leurs denrées.
qu'ils ont reçus pour prix
ruinée
compagnic de Saint-Louis est entièrement
(1-26)-La
elle fait l'abandou dc SCS privilèges,
par la cupidité de ses agens;
des Indes. Celle-ci
qui sout transmis par le roi, à la compagnic
est vue avec défaveur à Saint-Domingne.
florissant:
(1754.)- Cependant la colonie a repris un aspect
de l'ile s'elèvent à 30 millions environ, et les
les divers produits
14,000
à 42 millions 462,000 livres. On y compte
importations
de 4,000 mulatres libres, ct 172,000
halitans blancs, près
d'indigo, 98,446 de
nigres; 592 plantations de sucre, 3,379
mulets,
6,300,377 cotouniers, 63,000 chevaux et
cacuoliers,
93,000 bétes à cornes, etc. *
francaise de St.- Domingue était administrée par un gouLaj partic
nonmés par le roi; ;1 ils avaientdes pouvoirs
teineur général eti mnintendant
Aistincts et nneantorité commune;l lorsqu'ils: adetasatstenpendered les lois, nommaient à
teur puisance était sans bornes; ils promulguaient
et présidaient les cours supéricures dej sjatien-lieneis
toas) leseinplois
Tune an Cap pourla province
tait deuss SE na le nom de Conseil-Sapérietrs celles de rOnest et du Sud.
du Nuril, etTantre au Por-an-Prinre pour du roi, celies du gonverneur
ersmeaneat des décisions des juridictions
et de Tintendant,ets statuaient sur Tappel
teur puisance était sans bornes; ils promulguaient
et présidaient les cours supéricures dej sjatien-lieneis
toas) leseinplois
Tune an Cap pourla province
tait deuss SE na le nom de Conseil-Sapérietrs celles de rOnest et du Sud.
du Nuril, etTantre au Por-an-Prinre pour du roi, celies du gonverneur
ersmeaneat des décisions des juridictions
et de Tintendant,ets statuaient sur Tappel --- Page 27 ---
Jusqu'en 1789, époque de la révolution
évènement mémorable
française, aucun
ne vient enrichir l'histoire de
Domingue.
Saint-
(1789.)-Un déficit dans les finances,
l'inégale
l'impôt, ct des privilèges excessifs
répartition dc
accordés à la noblesse
clergé, araient réduit la nation à un état de
ct au
une crise générale. Le vertueux
malaise qui engendre
Louis XVI, éclairé
par une
inférieures établies dans la colonie. Onj
de ces cours, devant le
pourait aussi attaquer les arréts
Les taxes
roi, en son Conseil d'Etat,
étaient imposées par une
dug gouverneur général, de
Assemblée dite Coloniale composce
des procnraus
Pintendant, des présidensd des conseils
L.es
généraux du roie et de plusieurs chefs dela
supérieurs,
habitans étaieut divisés
milice.
purs; 2" les gens de couleur et les en trois grandes classes , I' les blancs
esclaves.
nègres de condition libre; 30 les nègres
Les gens de coulenr étaient dans un état
ils ne pouvaient
qui approchait de
occuper aucune charge
l'esclavage; 3
geaient une éducation soignée, leur Rublique; les professions qui exil'age requis, de servir trois
dtajentinterdites; ; ils étaient
chaussée.
ans dans un corps militaire nommé tenus, à
Après ce temps, on les assujétissait durant
la maréFannéc, Hux corvées instituées
la
une grande partie de
étaient, en outre, forcés de pour réparation des chemins publies; ils
district, sans) recevoir de s'engagerdans la milice de leur province ou
blies
paie, et de s'équipper à leur frais.-
contre eux en cas de délit et crime,
-Les peines étaIls avaient la capacité
étaient d'une extréme sévérité,
permettaient.
d'acquérir autant de terres que leurs moyens le
(Nos lecteurs qui voudraient avoir des notions
gonvernement intérieur de la colonie et
plus complètes sur le
les époques, les trouveront
Fétat des gens de couleur. à toutes
des décisionajudiciaires dans l'ensemble des dispositions législatives,
que nous
à Ia
à
uteesatbesnyticains
rapportons suite de cet
Saint-Domingue,
La partie Espagnole de l'ile, sans jouir abrégehistorique.)
Française, mieux
d'uneprospérité égaleà la colonic
portance
protégée par son gouvernement, avait
que] précédemment: : elle avait des
acquis plus d'imadministréey par. sixjuges respectables, mnunicipalités, la justicey étajt
d'audience des colonies, et ces
qui composaient une des onze cours
cours envoyaient lcurs décisions en Espague,
ue,
La partie Espagnole de l'ile, sans jouir abrégehistorique.)
Française, mieux
d'uneprospérité égaleà la colonic
portance
protégée par son gouvernement, avait
que] précédemment: : elle avait des
acquis plus d'imadministréey par. sixjuges respectables, mnunicipalités, la justicey étajt
d'audience des colonies, et ces
qui composaient une des onze cours
cours envoyaient lcurs décisions en Espague, --- Page 28 ---
a - RFO
IO
changemens nécessités par T'esprit
saine philosophie, veut queles
du siècle, s'opèrent sans ébranlemeut.
pour délibérer
royaume sout convoqués
Les élats générauxdu
du tiers-élat sont
objets, et les représentans
sur les plus graves
des deux autres ordres réunis.
appelés cll nombre égal à ceux
sensation dans toutes les
Cette mesure produit une grande
deSaint-Domingue,
Duchilleau, gouverneur
colonies françaises;
forment dans les paroisses
s'oppose en vain aux assemblées qui se
les colons ont droit
cCs assemblées décident que
et les provinees;
clles en choisissent
d'envoyer des députés aux états-généraux; ils arrivent en France peu
aussitôt;
dix-huit qui S 'embarquent
états-généraux sc sont déclarés Asenblienationale;
après queles
n'en admet que six.
mais cette assemblée
résidaut à Paris, se licnt avec
Un graud nombre de mulâtres
aux cvnesphilauthropiques
quelques hommes d'un esprit supérieur,
*. Ils composent
trop d'exagération
desquels on peut reprocher
demande à haute voix l'abodite amis dies noirs, qui
une société
lition de la traite des nègres et de l'esclavage.
T'Assemblée
déclaration des droits de Thomme,rédigée par
La
réclamations de cettc société,
nationale, vient préter un appuianx
à Saint-Domingue et
fortifier les espérances des gens de couleur
de la
bien fondées aux colons. - Ceux
partic
inspirer des craintes
au Cap-Frandu nord del'ile, forment une assemblée provinciale de l'Ouest et du
est suivi dans les provinces
çais; leur exemple
poiuts importans, ces
sur plusieurs
Midi. - Divisées d'opinions
cn dernier ressort, sauf quelques cas
ou le conseil des Indes prononçait
des affaires civiles, eccld'exception. Ce conseil lavait la direction générale tous les réglemens qui
siastiques, militaires ct commereiales, ct proposait Une courde comà la majorite d'un Liers des membres.
étaient adoptés
connaitre des affaires moins importantes.
merce était instituée pour
avait la colonie sous sa surreillance;
Le vice-roi de la Nouvelle-Espagnes
en vigueur.
y était étabh, ct Tinquisition
un siège archiépiscopal
Grigoireet: autres.
: MM. Brissot, La Fayette,
conseil lavait la direction générale tous les réglemens qui
siastiques, militaires ct commereiales, ct proposait Une courde comà la majorite d'un Liers des membres.
étaient adoptés
connaitre des affaires moins importantes.
merce était instituée pour
avait la colonie sous sa surreillance;
Le vice-roi de la Nouvelle-Espagnes
en vigueur.
y était étabh, ct Tinquisition
un siège archiépiscopal
Grigoireet: autres.
: MM. Brissot, La Fayette, --- Page 29 ---
II
assemblées décident néanmoins d'un commun
roi ne leur a point envoyé d'instructions
accord, que si le
gouverneront la colonie.
avant trois mois, elles
(81 mars.)-I L'Assemblée nationale, pour arréter les désordres
naissans, décrète que lcs colonics nc sont
constitution décrétée
pas comprises dans la
jetties à des lois
pourle royaume et ne doivent pas être assuparticulières; incompatibles avec leurs convenances locales et
l'Assemblée autorise les habitans à lui
naître leur veeu sur la
faire concoustitution qui leur convient.
(16 avril.)-Unes assemblée générale de
à Saint-Marc; elle est
Saint-Domingue. a lieu
composée des représentans du
du
Port-au-Prince, des Cayes et de ccux de
Cap,
roisses.
plusieurs autres paCependant les assemblécs provinciales continuent à
fonctions qu'elle s'étaient
cxercer les
les gens de couleur
attribuées; elles décident qu'à lavenir,
(28
jouiront des mémes droits que les blancs.
mai.)-La grande assemblée coloniale
constitution en 10 articles
publie un décret de
( Pourtouto ce qui a rapport fondamentaux, à la direction dontl le premier porte :
( l'assemblée de ses
intérieure de la colonie,
C tive. > On lit dans représentans . . - a seule T'autorité législatans de
l'article 6 qu'ilappartient à ces
proposer des réglemens relatifs aux
représenet autres rapports communs;
rapports commerciaux
de VAssemblée
qu'en conséçuence tous les décrets
nationale rendus en parcille
mis à exéculion dans la
matière, ne seront
coloniesquopris avoirété
par P'assemblée générale.
approuvés
Les habitans du
Cap-Français se révoltent contre
générale et en demandent la dissolution à
l'assemblée
général. Cette dissolution est lui Peynier gouverneur
ce que les membres de cette Par ordonnée et motivée sur
assemblée, se sont
rebelles. - Ceux-ci
montrés traîtres et
et un graud nombre résistent, soutenus par 400 gardes nationaux
de
de leurs commettans; ; le gouverneur aidé
Mauduit, colonel du régiment Européen, rassemble des
forces --- Page 30 ---
- -
T'exécution de son ordre de dissolution; la guerre
pour assurer
lorque l'assemblée se décide spontaintérieure allait commencer
auprès du roi
néient (8: acfit)à passer en France pour sejustifier
nationale. Cette détermination excite l'admiraet de TAssemblée
du peuple. tion ct Ja reconnaissance
loin d'approunationale,
torme-taarieates annulle leurs décrets, et lcs
ver la conduite de ccs représentans,
fait mettre en prison. France et
Ogé, mulatre, élevé cn
qui
(12 octolre)--Jacques des amis des noirs, arrive à Saintavait été admis dans la société
établitson
soulever les hommes de couleur.-I1
Domingue pour
à 15 milles environ du Cap-Francamp à la Grande-Rivière,
Marc Chavanne lui servent de
gais; SCS deux frèrcs et un nommé
attirer sous ses drapeaux que
lieutenans; mais il ne peut
hommes, la plupart iudisciplinés.
cn
qui
(12 octolre)--Jacques des amis des noirs, arrive à Saintavait été admis dans la société
établitson
soulever les hommes de couleur.-I1
Domingue pour
à 15 milles environ du Cap-Francamp à la Grande-Rivière,
Marc Chavanne lui servent de
gais; SCS deux frèrcs et un nommé
attirer sous ses drapeaux que
lieutenans; mais il ne peut
hommes, la plupart iudisciplinés. est
envoie des troupes contrc lui; son camp
Le gouverneur
; le reste fuit;
tuéc ou prise, ell grande partie;
investi; sa troupe
ct Chavanne, sc réfugient
Ogé lui-même avec un de sCs frères
obtient leur
Blanchelande
chezles Espagnols.--Le gouverneur
extradition ct les fait supplicier. et le décret de l'Assemblée naCette victoire sur les révoltés
excitent
coutreles membres de celle de Saint-Domingne,
tiouale
contre les blancs et le mécontentenent; gela haine des mulâtres
néral. un renfort
(1791)--Leg egouvernement enviciSsint-Demingner
de tronpes pour maintenirla
Lehuliyase.tae
soldats et sc commanique à ceux que commans'empare de ces
eux*. Leur crime
lc colonel est assassiné par
dait déji Mauduit;
et les gardes
: L'attaque par lui dirigée contre TowenbilkedeSL-Marce attire la haine de ceus-ci, quil'anationaux quila protégenient, lui avait
vaient fait passer dans J'esprit de ses soldats. --- Page 31 ---
inspire bientôt Thorreur, et lc régiment qui la
sarmé ct ramené
commis est déprisonnier en France. (15 mai)-L'Assemiblée, nationale
l'abbé Grégoire,
décrète, sur la proposition de
couleur, résidant appayée dans par Robespierre, * que tous les gens de
les colonies françaises et nés de
bres, aurontd droitaux
parens lientre autres à ceux de mémespriviliges voter
que les citoyens frangais, 2
pour le ehoix des
siéger dans les assemblécs
représentans ct de
A la nouvelle de
provinciale et colonialc. de couleur, les ce décret accueilli avec joie Par les hommes
à
blancs manifestent hautement leur
Saint-Domingue, et. se disposent-à
indignation
pour en arrêter T'exécntion;
employer la force au besoin
tôt à l'élection de
(9 août) les paroisses procelentaussinouveaux députés qui sc réunissent
en prenaut le titre d'assemblie
à Léogane,
Saint-Domingue. générale de la partiefrangaise de
Les mulâtres alarmés prennent les
sieurs
armes; les nègres de
habitations, se joignent à eux; ils se
pludans les environs du
répandent ensemble
mort
Cap, brôlant les habitations et
aux blancs de tout âge et de tout
donnant Ia
La consternation est
sexc. fugieut à bord des
générale : les femmes et les enfans se révaisseaux; ; les hommes se mettent
résister, commandés par le
en état de
nombreux etacharnés,
gouverneur; mais les nègres étant
continuentà, ravager le
sont. forcés d'abandonner. pays que les blancs
L'insurrection quis'était d'abord déclarée dans les
Cap, c'est-à-dire dans le Nord de la
environs du
dans les
colonie, s'étend
provinces de I'Ouest.
les enfans se révaisseaux; ; les hommes se mettent
résister, commandés par le
en état de
nombreux etacharnés,
gouverneur; mais les nègres étant
continuentà, ravager le
sont. forcés d'abandonner. pays que les blancs
L'insurrection quis'était d'abord déclarée dans les
Cap, c'est-à-dire dans le Nord de la
environs du
dans les
colonie, s'étend
provinces de I'Ouest. rapidement
(11 septembre.) Les mulâtres ct nègres
troupes qu'on envoie contre
insurgés, battent les
chent de Ja ville
eux du Port-an-Prince et s'appropour Tincendier, lorsque les mulâtres blessés
a Périsse jusqu'à la dernière de nos
& diense: mémoire, plutôt de
colonies 2 dit cet hiomme d'oque sacrifier un iota de nos principes. --- Page 32 ---
C
14 1
Vascendant qu'ils avaient
obtenir sur les nègres,
de ne pouvoir
Le traité accorde une
espéré, se prôtent à uue réconciliation. vigueurle décret national
amuistic pour le passé et met en pleine
générale approuve
I/assemblée
du 15 mai.-( 20 septenbre.)
consitdérables seront accorectacte, et déclare quc des privilèges
dés aux mulâtres nés de parens esclaves. mais un décret de V'AS-
(24.) La tranquillité semble rétablie,
aux mulâtres,
nationale annulant cclui du 15 mai, parait:
semblée
des blancs qui sont présumés, par eux. 9
une trahison de la part
- Une haine implacable les
avoir sollicité cette détermination. recommencent: Port-Saintanime contre ceux-ci; les hostilités
est brilé; les rebelles
Louis est pris; un tiers du Port-au-Prince
été renforcée;
repoussés par la garnison quiavait
sont cependant
de cruauté.
Jes nègres et les blancs rivalisent
commissaires
(dicembre-3irbecb. Roume, ct Saint-Liger, rétablir la paix et la
T'Assemblée nationale pour
civils nommis par
Cap-Frangaissils sont
Srctrecent l'arrêté du 24 septembre, et peu
reçus avec déférence, publient
pour tous ceux
une amnistic générale
de jours après, proclament déposeront les armes. ctpréteront
qui, dans un délai déterminé, constitution.
le scrment requis par la nonvelle qu'ils s'attribuent, perd les
Cette mesure et l'antorité illimitée
s'évanonit à
publique; leur pouvoir
commissaires dans T'opinion
ct ils sont obliges de redéfant de troupes pour le faire respecter,
venir en Frauce.
reconnait ct déclare(4 avril)
(vg9)-biAwealhie Jagislative libres des colonies, doivent
les hommes de coulenr et nègres
des droits politique ainsi que les colons blancs, de Tégalité
à Saintjouir,
commissaires seront envoyés
ques 3 que trois nouveanx
rétablir l'ordre, et quedies
Domingue, ayec forces suffisautes pour de Passemblée coloniale,
députés seront élus par les membres
yeeu des colonsconfaire cdnifie-astoete-dls
pour
de l'ile.
cernant la constitution
ative libres des colonies, doivent
les hommes de coulenr et nègres
des droits politique ainsi que les colons blancs, de Tégalité
à Saintjouir,
commissaires seront envoyés
ques 3 que trois nouveanx
rétablir l'ordre, et quedies
Domingue, ayec forces suffisautes pour de Passemblée coloniale,
députés seront élus par les membres
yeeu des colonsconfaire cdnifie-astoete-dls
pour
de l'ile.
cernant la constitution --- Page 33 ---
(i3 septembre.)- - Les nouveaux commissaires,
Polverel et dillaud arrivent au Cap
Santhonax,
mes de troupes d'élite. Ils
français avec 8,000 homsuppriment T'asseblée
arrêter le
coloniale, font
gouverneur et toutes les personnes
leurs mesures : bientôt ils se déclarent
qui s'opposent à
teurs des nègres libres et des
ouvertement les protecTélection d'une
mulâtres. Les blancs demandent
nouvelle assemblée
une commission
coloniale; au lien de cela,
bres de l'assembléc intermédiaire, composée de six blanes, memdissonte, ct de six
Des insurrections éclatent
mulâtres, est iustituéc,
semblée
dans diverses provinces de l'ile. L'aslégislative décrète que le commandement
est incompatible avec la qualité de
de la colonie,
duc. Galbaud,
propriétaire dans son étengouverneur estimé, est obligé de SC
par ce motif. Son
démettre
frère, 2 homme courageux ct
vite à ne pas obéir : tous deux réunissent entreprenant, l'inun corps nombreux de
douze cents marins et
Thôtel on étaient les volontaires; avec lesquels ils marchcnt vers
commissaires.
troupes régulières et les
Ceux-ci, protégés déjà par des
ils demandent
gens de couleur, ne sont pas rassurés;
des secours aux nègres révoltés,
le pardon du
ct leur offrent
passé, une entière liberté pour l'avenir,
lage de la ville. Les deux
et le pilrejettent cette proposition. giairaus,/aur-Boanpois et Biassou,
(1793, 21 juin.)- Macaya, un des principaux
gés, moins scrupuleux que lcs
nègres insurCap, à la téte de trois mille précédens, entre dans la ville du
ral; les blancs
esclaves, et fait un massacre généet le gouverneur veulent se réfugier à bord
vaisseaux, mais un corps de mulâtres les
des
mine ; un grand nombre
surprend et les exter--
périt aussi dans l'incendie
Les commissaires
de la ville.
épouvantés se mettent en sûreté et en
tion sur un vaisseau de ligne.
observaBeaucoup de colons abandonnent
dans Jes iles voisines. Pinsieurs
Saint-Domingue, et passent
et sollicitent la
familles se retirent en Angleterre,
protection du gouvernement.
ier à bord
vaisseaux, mais un corps de mulâtres les
des
mine ; un grand nombre
surprend et les exter--
périt aussi dans l'incendie
Les commissaires
de la ville.
épouvantés se mettent en sûreté et en
tion sur un vaisseau de ligne.
observaBeaucoup de colons abandonnent
dans Jes iles voisines. Pinsieurs
Saint-Domingue, et passent
et sollicitent la
familles se retirent en Angleterre,
protection du gouvernement. --- Page 34 ---
O 2
de la déclaration dc guerre faite
Lc ministère anglais profite
YVilliamson, gouverla France, et donne ordre au général
la
franpar
de faire une descente dans partic
neur de la Jamaique,
çaisc de Saint-Douingue.
arrive à Jérémie, oii ellc est
(19 septembre.) - L'expédition
reçuc sans difficulté.
la forteresse ct le Hàvre du cap
(4 octobre.)- Elle occupe
de Jean Babel, de Saintplus tard les paroisses
Saint-Nicolas;
de Boucassin et de Léogane, se soumettent
Marc, d'Arcahaye,
égalemeut aux Auglais.
etla forteresse de T'Aeul,sont
(1794.) - Lc Cap Tiburon,
emportés.
arrive avcc un renfort de
(serjuin.)- Le général Whyte
Port-an-Prince,
1,A465s0latsdeligue, ,bien disciplinés, etattaque résistance vigouavecl le commodore Ford. Après nne
de concert
d'évacuer la ville; les Anglais y
reusc, les Français sont obligés commissaires se retirent avec deux
trouvent un riche butin. Les
d'objets précieux.
ct deux cents mulets chargés
mille personnes,
la colonic, ils s'erobarquent pour
Désespérant de conserver
retourner en Frauce.
la mnortalité dans les
Tintempérie du climat produit
Cependant
qui commencent à être aguerris,
troupes anglaises, ct les nègres
sont toujours sous les armes.
conclue entre la France ct
(1795, 22 juillet.) - La paix cst
tous ses droits sur
cède à perpétuité
lEspague; cette puissance
à la république frande Saint-Domingue
la partic espagnole
çaise.
envoie à Snint-Domingue un
(1797, mai.) - L/Angleterre hommes, ét donne lc commannouveau corps d'armée de 7,000
distingné. Celui-ci fait
Siucoc, officier
dement en chefau génèral
pour défendre Ics
toutes les dispositions qui sont cn SOn pouvoir affranchis par les
conquétes des siens, contre les nègres qui, du danger, veucommnissaires civils dans les prewiers momens
çaise.
envoie à Snint-Domingue un
(1797, mai.) - L/Angleterre hommes, ét donne lc commannouveau corps d'armée de 7,000
distingné. Celui-ci fait
Siucoc, officier
dement en chefau génèral
pour défendre Ics
toutes les dispositions qui sont cn SOn pouvoir affranchis par les
conquétes des siens, contre les nègres qui, du danger, veucommnissaires civils dans les prewiers momens --- Page 35 ---
Ient assurer leur liberté cn
de leurs anciens maîtres. repoussant l'invasion des auxiliaires
Tousutut-famertume, * qui avait déjà déployé
courage et de talens militaires, à la tête des
beaucoup de
par les gouvernement:
nègres, est nommé
français, chef des armées de
Secondé par Higaud, autre général
Saiut-Domingue.
évacuer successivement
noir, il force les Anglais à
plusieurs places.
(1798.) - - Enfin le général
de T'armée
Maitland, commandant en chef
d'ocupation, après avoir demandé
d'un mois, fait un traité avec
d'abord une trève
les possessions des
Tousaint,par lequel il cède toutes
Anglais, qui reconnaissent
comme puissance indépendante et neutre.
Saint-Doningue
Toussaint, après avoir affranchi le sol de
s'occupe d'y faire fleurir les arts et
Saint-Domingue, 7
nègres au travail; mais ils
lagriculture : il oblige les
peuvent choisir leurs maîtres, ct reçoi-
* n naquit de parens
comte de Noé, non loin du esclaves, vers l'an 1745, dans la plantation du
l'affection du bailli ou directeur Cap-Français ; sa bonne conduite lui gagna
à lire et écrire, et
(M. Bayou de
lôta aux travaux de la terre Libertas), qui lui enseigna
Toussaint employa alors ses loisirs à
pour en faire sor postillon.
rent son esprit,
acquérir des connaissances
de plus hautes destinées.. adoucirent ses moeurs, , et le mirent en état de quie ornèEn
prétendreà
aux premiers mouvemens
1791 il refusa obstinément de prendre part
fait à lai reconnaissance rosolntienairee-Hast tard etaprès avoir
sonstraire à la fureurd envers son maitre, en lui donnant les
satisdes noirs et de
moyens de sc
Biassou, et fut nommé son
subsister, iljoignit le corps du général
la division lui échut. Son licutenant.. Bientôt le commandement
sobriété il suivait
regard était vif et
doué
de
ses projets avec une pergant; d'une extréme
d'une intégrité remarquable et
constanceà toute épreuve; il était
n'abusa del l'autoritéi illimitée donti respectait il toujours son serment; jamais il
doux et générenx.) 1l montra dans fut revétu. - Il était natureliement
gue, la méme sagacité, la méme ladmninistration intérieure deSt.-Dominvaient distingué sur le
prudence et] la méme
encore l'estime de
champ de bataille. Chéri des humanitéquil'atous les étrangers qui eurent
nègres, il mérita
des relations avec lui.
a
'autoritéi illimitée donti respectait il toujours son serment; jamais il
doux et générenx.) 1l montra dans fut revétu. - Il était natureliement
gue, la méme sagacité, la méme ladmninistration intérieure deSt.-Dominvaient distingué sur le
prudence et] la méme
encore l'estime de
champ de bataille. Chéri des humanitéquil'atous les étrangers qui eurent
nègres, il mérita
des relations avec lui.
a --- Page 36 ---
-
: -
Les églises sont rétablies. L'ancien
vent un salaire convenable. coloniale était détruit; Toussaint sent
système d'administration
il
donc une
nécessité de donner des lois à sa patrie; prépare
la
s'aidant des lumières de plusieurs européens
constitntion, en
d'un mérite distingué.
constitution rédigée est soumise à
(1801, juillet.) 1 La
des districts, qui V'adopte;
l'assemblée générale des représentans
et l'ile déclarée
ensuite
au nom du peuple,
elle cst
publiée
indépendante.
conclue entre la France et TAn-
(Octobre.) - La paix est
conçoit lc dessein de se
gleterre. Bonaparte, premier consul; Une flotte de vingtsix vaisrendre maître de Saint-Domingue. nombre de bâtimens de transport,
seaux de gucrre, et d'un grand
On y cmbarque 25,000
dans les ports del la France.
est appareillée
les ordres du général Leclerc, chefdel'expéhommes d'élite, sous
Taminalfillaret.
dition; la flotte est commandée par à la voile, et arrive à la
décembre.) - L'armement met
L'at-
(28
la côte orientale de Saint-Domingne.
baie dc Samana, sur
est résolue; le général Kertaque des trois principales places * le général Boudet sur
wersau est dirigé sur Santo-Domingo Rochambeau sur le fort Dauphin.
Port-an-Prince, et lc général
de la prise du Cap-Frangais.
Le généralisime sc charge,
Rochambeau entre dans le
février.)- La division
(1802, 2
dc résistance.
fort Dauphin, sans éprouver arrive devant le Cap, et SC dis-
(3.)- Le général Leclerc
Christophe, qui la comà prendre possession dc la yille.
fait mettre le
pose
de la défendre, y
mande, sentant Timposililité ordre avec ses troupes, emmenant
feu, ct se retire en bon
Les Français, entrés dans
plus de 2,000 blancs comme Tincendic; ôtages. mais ils ne parvicnnent
s'efforcent d'éteindre
place,
la partie de l'ile cddde à la
*Toussaint avait placé sous sa domination,
France, par les Espaguols.
dc la yille.
fait mettre le
pose
de la défendre, y
mande, sentant Timposililité ordre avec ses troupes, emmenant
feu, ct se retire en bon
Les Français, entrés dans
plus de 2,000 blancs comme Tincendic; ôtages. mais ils ne parvicnnent
s'efforcent d'éteindre
place,
la partie de l'ile cddde à la
*Toussaint avait placé sous sa domination,
France, par les Espaguols. --- Page 37 ---
qu'à sauver un petit nombre de maisons. La division aux ordres
du général Boudet s'empare heureusement de Port-an-Prince.
Toussaint qui, au moment de linvasion, était dans l'intérieur
del l'ile, n'en est pas plus tôt informé, qu'il se met en état de résister. Malgré ses premiers avantages, le chef de T'expédition redoutant avec raison un ennemi non moins dangereux
voure éclairée
par sa braque par son ascendant sur les nègres, cherchc
les moyens de l'amener à une soumission favorable à la France.
Les deux cnfans de Toussaint, enlevés à leurs études à
qui ont reçu des instructions
Paris, et
analogues aux vues du capitainegénéral, sont envoyés à leur père, accompagnés de leur
précepteur : celui-ci est porteur d'une lettre flatteuse et
d'artifice du premier
pleine
consul, au citoyen T'oussaint,
en chef de Parmée de
général
Saint-Domingue. En cas de rejet des
propositions du général Leclerc, les enfans doivent être ramenés
parmi les Français, et considérés comme ôtages.
Toussaint, déjà attendri à la vue de ses enfans; est ébranlé
par la lettre du premier consul; il demande néanmoins le
dc réfléchir sur les ouvertures qui lui sont faites. Ses fils lui temps sont
présentés une seconde fois; l'âme de Toussaint est
la tendresse
partagée entre
paternelle et sa sollicitude pour les nègres ses
compagnons : enfin, il fait à ceux-ci, le sacrifice de ses enfans:
l'un d'eux veut partager le sort de son père, et reste avec lui;
l'autre retourne parmi les Français.
(17.)- Alors le général Leclerc met Toussaint et
hors la loi, ordonnant, par une proclamation, à tous les Christophe
de les poursuivre et traiter comme les ennemis de la citoyens,
blique.
répuEn même temps les hostilités suspendues durant les négociations recommencent, et les Français emploient toutes sortes de
moyens pour exciter à la défection les troupes de Toussaint et
les habitans en général; ils déclarent solennellement à
que leur liberté sera respectée, quelle que soit leur couleur. ceux-ci,
2.
ors la loi, ordonnant, par une proclamation, à tous les Christophe
de les poursuivre et traiter comme les ennemis de la citoyens,
blique.
répuEn même temps les hostilités suspendues durant les négociations recommencent, et les Français emploient toutes sortes de
moyens pour exciter à la défection les troupes de Toussaint et
les habitans en général; ils déclarent solennellement à
que leur liberté sera respectée, quelle que soit leur couleur. ceux-ci,
2. --- Page 38 ---
-
a
Marmelade et Saint-
(19-). - Les villes de Plaisance,
Dessalines, évaMiguel sont prises. Les noirs, commandés par
Boudet,
à Yapproche de la division
cuent la Cioiz-de-Bouguets,i
incendier la ville de
ettraversent: rapidement les montagues pour
Lengane.
se rend maitre de Saint-Marc,
(27-)- Le même général
commandait le district, sc
ct bientôt le chef noir Maurepas > qui
de troupes réglées et
soumet aux Français avec 2,000 hommes avait aussi abandonné
pièces de canon. Le général Laplume
de Toussaint, depuis quelques jours.
/
le parti
du
les sucLes propositions, les promesses capitaine-général, lieutevenait d'obtenir, et la soumission de plusieurs
cès qu'il
dans les troupes de celui-ci, un
nans de Toussaint, produisent, désertions nombreuses; en pea
découragement qui amène des
d'hommes seule--
de temps il se trouve avec quelques centaines d'obstacles inouis, le eoument. Poursuivi sans cesse, environné
de Tonssaint n'est pourtant point abattu.
rage
arrive devant Port-au-Prince,
(Mars.)- - L'armée française
la place se trouvant en bon
sans obstacle;
ct cn prend possession
état, elle y établit son quartier-général. à 8 licues de Saint-Marc,
La forteresse dc la Créte-à-Pierrot, l'un des généraux noirs
Dessalines,
était un poste important;
s'y était retiré;
et les plus entreprenans,
Jes plus courageux
s'cn rendre maitre, et empêcher Ia
le capitaine-genéral veut
toute T'armée française est occuretraite de la garnison. Presque
résistance héroique, ct finit,
Dessalines fait une
pée à ce siège;
retirer la nuit avec une de ses
en trompant les assiégeans, par se
n'échappent qu'en
divisious; les autres troupes de la garnisou
mais ils
Enfin la forteresse cst au pouvoir des Français;
partic.
de lcurs mcilleurs généJ'achètent par la perte de quelques-uns soldats.
raux, ct d'un grand nombre d'excellens
de Saint-Domingue
Lc général Leclerc croyant la conquête
analors T'esclavage au mépris de ses promesses
assuréc 2 rétablit
égeans, par se
n'échappent qu'en
divisious; les autres troupes de la garnisou
mais ils
Enfin la forteresse cst au pouvoir des Français;
partic.
de lcurs mcilleurs généJ'achètent par la perte de quelques-uns soldats.
raux, ct d'un grand nombre d'excellens
de Saint-Domingue
Lc général Leclerc croyant la conquête
analors T'esclavage au mépris de ses promesses
assuréc 2 rétablit --- Page 39 ---
térieures. - Les colons trouvent cette conduite
noirs en sont indigués.
imprudente et les
Toussaint toujours infatigable, cherche à
il effectue une
profiter de cette faute;
jonction avec Christophe qui avait 300
quittant les montagnes où il s'était
soldats; et
tentrionale de l'ile où
réfugié, il gagne la côte sepil les
ily avait un grand nombre.de
appelle sous ses drapeaux, et bientôt lc cultivateurs;
anime suppléc à Tinsuffisance de leurs
courage qui les
il se
armes et de leur
précipitent dans la plaine du
discipline;
postes des Français
Nord, et s'emparent de tous les
qui sont obligés de se retraucher au
Toussaint en fait le siège et aurait pris la
Cap.-
division Hardy n'eussent
place, si la flotte et la
secouru le général Leclerc.
Les Français entassés dans cette
situation
ils
place, se trouvent dans une
critique;
ont à souffrir Ies maux d'un
reux ct d'une épidémie extrémement
siège rigouLeclerc reconnaît
meurtrière;-I Le général
les noirs
son imprudence et sent lc besoin de
irrités de sa perfidie : dans cette vue il
regagner
une proclamation
compose et publie
par laquelle, en palliant autant que
précédentes mesures, par l'aven
possible ses
qu'il ne connaissait
pays ni le caractère de ses
d'abord ni le
fondée
habitans, il propose une
sur la liberté et l'égalité de tous Jes habitans constitution
sans aucune distinction de couleur.
de la colonie,
Les noirs n'aperçoivent
tificieuse de
pas que, grâces à une contexture arcette déclaration, les garanties
ment illusoires, ct las de la guerre ils
promises sont pureles armes.. -
déposeut en grande partic
Christophe entre en négociation avec le
iléral et obtientla conservation de
capitaine gétière
son grade et une annistie enpour ses troupes. -(mai.) Toussaint et Dessalines
mêmes conditions et tous les habitans de
traitentaux
maissent la souveraineté de la France. Saint-Domingue reconToussaintser retireà une petite plantation appelée
situéc aux Gonaïvos près la ville de
Louverture,
Saint-Marc; ily goûtait le
en grande partic
Christophe entre en négociation avec le
iléral et obtientla conservation de
capitaine gétière
son grade et une annistie enpour ses troupes. -(mai.) Toussaint et Dessalines
mêmes conditions et tous les habitans de
traitentaux
maissent la souveraineté de la France. Saint-Domingue reconToussaintser retireà une petite plantation appelée
situéc aux Gonaïvos près la ville de
Louverture,
Saint-Marc; ily goûtait le --- Page 40 ---
- à
de jours, lorsque le général Leclerc le fait saisir
repos depnis peu
toutc sa famille à bord de la frénuitamment; et transporter. avec
le
la Créole préparée à cct effet; il cst conduit à Brest où on
gate
l'eufermer au chateau de Joux, sur les
sépare de sa famille, pour
confiuns de la Franche-Comté ct de la Suisse. - Après quelques
mois, on Ic transfère à Besançon dans uIl donjon froid et obscur;
ily meurt au printemps de l'année 1803.
capitaine général délivré d'un ennemi dont
(1802 juin Le
la puissance et le génie T'ombrageaient, se croit assez fort pour
arbitrairement le pays qui s'était soumis à lui; mais les
gouverner
véritables desseins du gouvernement frannègres, éclairés sur. les
Pattentat commis sur Toussaint et sa famille, se soulèvent
çais, par
avec Dessalines, Chrisde nouveau, résolus à vaincre ou à périr
tophe, Clerveaux et Domage, leurs chefs.
L'armée frauçaise diminue chaque jour par les désertions et
la contagion née dc la chaleur excessive;-Le général en chef
soumettre les noirs, se promet de les exterirrité de ne pouvoir
tombent entre ses maius, armés ou non,
mincr; tous ceux qui
affreux. On fait venir des
trouvent la mort dans des supplices
auxiliaires de l'ile de Cuba; ce sont dcs chiens avides du sang
on excite Jeur fureur par la faim, on les laisse alors
dcs noirs;
parconrir lile pour dévorer les nègres.
échoit
Lemapitsine-géniral Leclerc meurt ct le commandement
Rochambeau ; la position des Français était toujours
au général à la Gu de l'année ils avaient perdu 40,000 hommes;
critique;
envoyait dc France étaient pcu considérables
les renforts qu'on
les armécs
et composés dc recrues des provinces conquises par
républicaines.
hostilités recommencent entre la Grande-Bre-
(1803 mai.) Les
sur
et la France, ct cil juillet une escadre anglaise parait
tagnc
Frauçais se trouvent alors
lcs côtes de Sint-Desingkei-Lel districts environnans;
yenfermés dans la ville du Cap ct dans les
ils
tout
de secours du côté dc la mer, ct
T'escadre leur ôte
espoir
et composés dc recrues des provinces conquises par
républicaines.
hostilités recommencent entre la Grande-Bre-
(1803 mai.) Les
sur
et la France, ct cil juillet une escadre anglaise parait
tagnc
Frauçais se trouvent alors
lcs côtes de Sint-Desingkei-Lel districts environnans;
yenfermés dans la ville du Cap ct dans les
ils
tout
de secours du côté dc la mer, ct
T'escadre leur ôte
espoir --- Page 41 ---
sont vivement pressés par terre par Dessalines alors
chef des noirs.
général en
(19 novembre.) Le commandant français,
voir la ville prise d'assant,
craignant de
de
propose une capitulation, au
laquelle ses troupes et lui évacueront la ville dans dix inoyen
avec leurs munitions et artillerie,
jours,
pour se retirer sur leurs vaisseaux; les malades et blessés seront soigués dans les
jusqu'à leur guérison, et conduits ensuite
hôpitaux
vaisseaux neutres. Ccs
en France sur des
conditions sont acceptées.
(50.) - Les noirs arborent leur étendard sur les
Cap, et semblent se disposer à couler bas la flotte
murs du
l'artillerie de la place; dans cette
française avec
extrémité, elle se met sous la
protection des Anglais. Trois vaisseaux et dix-sept bâtimens
petits, sortis du port, en vertu de la
pius
mes qui les
convention, et 8,000 hommontaient, se rendent aux Anglais.
(2 décembre.)- Le général Noailles, resté en
Mole avec un petit corps de
possessiont du
tuler
troupes françaises, refuse de
avec le commandant
capianglais, et profite de la nuit
embarquer ses troupes sur six bâtimens; le brick
pour
échappe seul; ; les cing autres bâtimens
qu'il mnontait
la
sont pris,.et conduits à
Jamaique avec le reste de la flotte livrée
Les Français expulsés,
par Rochambeau.
nation de trois
Saint-Domingue se trouve sous Ia domigénéraux noirs, Dessalines,
et Clervaux. Les noirs rendent à l'ile son nom primitif Ghristophe d'Haiti.
(1804, ler janvicr. ) - Les généraux et les chefs de l'armée,
représentant le peuple d'Haiti, signent une déclaration d'indépendance del l'ile; ils nemmentdean-laeges Dessalines
neur à perpétuité, avec pouvoir de rendre des
gouverla paix et la guerre, et de choisir
décrets, de faire
son successeur.
Le chef du gouvernement,
pour accroitre la population
qui était considérablement
mâle,
diminuce, et recruter son
engage les nègres et mulâtres qui, au commencement des armée,
bles ayaient été conduits par leurs maitres,
trouou s'étaient retirés
'ile; ils nemmentdean-laeges Dessalines
neur à perpétuité, avec pouvoir de rendre des
gouverla paix et la guerre, et de choisir
décrets, de faire
son successeur.
Le chef du gouvernement,
pour accroitre la population
qui était considérablement
mâle,
diminuce, et recruter son
engage les nègres et mulâtres qui, au commencement des armée,
bles ayaient été conduits par leurs maitres,
trouou s'étaient retirés --- Page 42 ---
anx Etats-Unis d'Amérique, à revenir à Saintvolontairement
à cet effet, une prime aux capitaines de
Domingue, et promet,
noir ramené à Haiti. D'un
vaisseaux américains, pour chaque
habitans
autre côté, il propose à un agent anglais d'accorder aux
le monopole exclusif de la traite des nègres à
de la Jamaique,
mais des soldats. Haiti, pour en faire non des esclaves,
nombre d'habitans français, auxquels on avait
Un assez grand
l'armée, avaient été retenus par la
permis de quitter l'ile avec
la crainte de les voir
difficulté de transporter leurs effets, et
des Anglais; cette considération, et l'humatomber au pouvoir
dcs
leur semblait garantie par la sécurité qu'ils
nité
nègres qui
gouvernait l'ile, les avaient
avaient trouvée pendant que'Toussaint
avoir
déterminés à y rester : mais le sanguinaire Dessalines, après
de les
excite les negres à la vengeance par
aussi promis
protéger,
de perfides proclamations. (Février.) - La douceur naturelle aux noirs, les trouvant
Dessalines prend le parti de cominsensibles à ces provocations -
militaire; ses
prendre les malheureux blancs dans une exécution
sont si bien ordonnées, qu'aucune des victimes par lui
mesures
Un massacre général a lieu dans la
désignées, ne peut échapper. les
les chirurgiens et quelques
ville où sont les Français; prêtres,
sont seuls épargnés. Christophe, sans s'opposer
autres personnes,
de
les désapprouve secrèouvertement à ces actes brigandage,
tement. détachement de troupes françaises était demeuré en
Un petit
Dessalines forme le projet de le
possession de Santo-Domingo ;
détacher des Français,
détruire, et pour y parvenir, il cherche à
habitans
qui faisaient cause commuue avec eux. lcs
espaguols
il SC mct à la tête de
N'ayant point rénssi dans cette tentative,
ct les
ct vicut assieger Santo-Domingo. Les Français
son armée,
soutenus A temps
Espagnols réunis, SC défendent vaillamment; batimens fraupar de nouvelles troupes débarquées par] plusieurs
--- Page 43 ---
cais, ils forcent le général noir à lever le
échecs. siège, après plusieurs
(8 octobre.) 1 De retour de son expédition,
fait sacrer et couronner sous le
Dessalines sc
d'Haiti; le
nom de Jacques Ier, empereur
général Pétion remplit les fonctions de maitre des
cérémonies. Les habitaus, et surtout ceux qui avaient le
de
lumières, alarmés du pouvoir absolu dont Dessalines plus
songent à le
est investi,
circonscrire; une constitution est donc
par eux à l'empereur, qui laccepte.
1 De retour de son expédition,
fait sacrer et couronner sous le
Dessalines sc
d'Haiti; le
nom de Jacques Ier, empereur
général Pétion remplit les fonctions de maitre des
cérémonies. Les habitaus, et surtout ceux qui avaient le
de
lumières, alarmés du pouvoir absolu dont Dessalines plus
songent à le
est investi,
circonscrire; une constitution est donc
par eux à l'empereur, qui laccepte. Le
présentée
sous son gouvernement;
pays devient florissant
général,
mais après avoir travaillé pour le bien
Dessalincs se livre de nouveau à ses
ses crimes effraient les gens de couleur;
penchans féroces;
et Dessalines est tué d'un coup de sabre. une * conspiration éclate,
(1806, 17 octobre.). - Christophe est
chef du gouvernement. Les
provisoirement nommé
députés sont
rer une nouvelle
convoqués pour prépaconstitution et choisir un chef; les voix sont
partagées entre lui et Pétion, commandant
Cependant le nombre des
au Port-au-Prince. généraux noirs
députés ayant été augmenté par les
qui favorisaient ce dernier, il est
dent de la république. proclamé prési-
(27 décembre.) ). - Christophe résolu à lui
disputer lc
vernement, se met à la tête des
goude son côté Pétion
troupes qui lui sont dévouées;
prend les armes, et marche à la
son rival. rencontre de
(1807, 1er janvier. ) - Les deux armées se mesurent
en bai1 *Dessalines ne savait pas lire , mais il avait
avait un lecteur qui linstruisait du
appris à signer son nom ;
coutait avec attention.
(27 décembre.) ). - Christophe résolu à lui
disputer lc
vernement, se met à la tête des
goude son côté Pétion
troupes qui lui sont dévouées;
prend les armes, et marche à la
son rival. rencontre de
(1807, 1er janvier. ) - Les deux armées se mesurent
en bai1 *Dessalines ne savait pas lire , mais il avait
avait un lecteur qui linstruisait du
appris à signer son nom ;
coutait avec attention. contenu des papiers publics, il l'éet
Quoique petit, il était fortement
courageux; ses talens militaires étaient médiocres.. constitué, actif
pulation de la partie de l'ile
A cette époque, la poâmes ; la récolte de l'année gourernée par Dessalines, montait à 4,000
élevée à une valeur de 30 millions. précédente, en café principalement, s'était --- Page 44 ---
- 4
de battre en retraite, et dc se
taille rangéc; Pétion est obligé
vient le bloquer.
oh Christophe
renfermer dans Port-an-Prince,
alors Christophe
Le général Boyer fait unc résistance héroique;
décide à lever le siège, ctse retire au Cap-Frangais.
se
assemblée des généraux et des principaux
Ily convoque une
nouvelle constitution > qui est aussitôt
citoyens; elle prépare une
publice. *
Pétion continuent, durant plu-
(17 février.)- - Christophe et
les armes; ils
sieurs années, à se disputer la souveraineté par
des succès, mais qui ne sont point
obtiennent mutuellement
décisifs.
habitans
d'Haiti, un traité
Christophe conclut avec les
espagnols
armes ct
commerce; ;il leur fournit aussi quelques
d'alliance et de
possédaient encore deux
munitions pour chasser les Français qui
postes, dans cette partie de l'ile.
de la ville et du
novembre.)- Les Anglais s'emparent
(1809,
prisonnière, et livrent
port de Samana 3 font la garnison française
la place aux Espagnols.
arrive devant Santo-
(1810, juillet.) - Une flotte anglaise
français
coopérer à sa réduction ; le gouverneur
Domingo, pour
sont envoyés en France, et
capitule; les officiers de la garnison
les soldats demeurent prisonniers dc guerre.
rentrent alors en possession de cette capitale.
Les Espagnols
fait roi, sans obstacle dc la part du
(1811.) - Christophe se
qui, en
le Conseil d'Etat dresse un acte constitutionnel
peuple;
fondamentales: sont, que tous les individus: résidant sur
Sesdispositions
le
appartienti un magislc territoire d'Haiti, , sont libres; gouvernenient Ily a un Conscil d'Etat
trat supréme qui prend le titre de président.- étre généraux ; ils sont nomcomposé de neuf merubres, dont six doivent Romain est proclamércligion
mes par le président. Le culte catholique Dcs écoles doivent étre établics
de FEtat; ; les autres cultes sont tolérés.
16 ansjusqu'a 50, sont
dans chaque district, ct tous les Haitiens depuis
assujettis au service militaire.
gouvernenient Ily a un Conscil d'Etat
trat supréme qui prend le titre de président.- étre généraux ; ils sont nomcomposé de neuf merubres, dont six doivent Romain est proclamércligion
mes par le président. Le culte catholique Dcs écoles doivent étre établics
de FEtat; ; les autres cultes sont tolérés.
16 ansjusqu'a 50, sont
dans chaque district, ct tous les Haitiens depuis
assujettis au service militaire. --- Page 45 ---
lui conférant la diguité royale transmissible
à la constitution
à sa famille, apporte
existante, les modifications
ordre de choses.
dérivant du nouvel
Les deux chefs de l'ile sententla
querelle d'ambition ; ils font
nécessité de mettre fin à leur
un traité verbal
reste maître del la portion du
par lequel chacun
Tous deux
pays qui a reconnu sa domination.
s'appliquent ensuite à
les
sociales, dans leurs domaines
perfectionner institutions
respectifs.
(1814.) Cependant Tauguste famille des
replacée sur le trône de ses
Bourbons est
Domingue, sollicitent
pères ; les anciens colons de
S. M. LouisXVIII, de faire
Saintautorité dans la colonie, par la voie des
reconnaître son
jugent devoir être
et
négociations qu'ils
ellicaces, au besoin par les
posent toutefois, d'accorder aux noirs et à leurs armes; ils protages combinés avec l'intérêt de la
chefs, des avanculier.
France, et le leur, en parti-
(Jnin.)- - Plusieurs hommes d'état
ces espérances, M. Malouet, ministre partageant ces vues et
commissaires * chargés de recueillir des colonies, envoie trois
nement français, des
et de transmettre au gouveret les
renscignemens sur Tétatde
dispositions des deux chefs.
Saint-Doningue,
(Septembre, octohre.) - M.
écrit à Pétion et à Christophe,
Lavaysse arrivé à Kingston 5
France; les
pour les engager à se soumettre à la
de
menaçant, en cas de refus, des forces combinées
TEurope, dont les souverains étaient
les gouvernemens qui s'étaient
disposés à détruire tous
Une assemblée
formés durant la révolution.
Henri, à l'effet de extraordinaire délibérer
de la nation, couvoquée par
çais,
sur la lettre du com:nissaire frande manifeste son aversion pour la France, et la
défeadre Tindépendance du
résolution
sibles.
pays, par tous les sacrifices pos-
*MM,
Dausion-Lavayse, 3 Medina et Draverman.
les gouvernemens qui s'étaient
disposés à détruire tous
Une assemblée
formés durant la révolution.
Henri, à l'effet de extraordinaire délibérer
de la nation, couvoquée par
çais,
sur la lettre du com:nissaire frande manifeste son aversion pour la France, et la
défeadre Tindépendance du
résolution
sibles.
pays, par tous les sacrifices pos-
*MM,
Dausion-Lavayse, 3 Medina et Draverman. --- Page 46 ---
-
A
Le
Pétion entre en conférence
(21 novembre.)- - président
du
qui
et réunit ensuite les autorités pays,
avec M. Lavaysse,
de la Francc, tendantes à faire reconrejettent lcs propositions
témoigne néanmoins le
naitre sa souveraineté; la république
l'ancienne médesir de rétablir des relations commerciales avec
d'accorder une indemnité pécuniaire pour les pertes
tropole, et
que les colons français avaient essuyées.
dc nouveau le
(1816, juillet.) ) - - Saint-Domingue occupe commissaires
du roi Louis XVIII; il nomme deux
gouvernement
de toutes les affaires civiles et milichargés de Tadministration
aucun résultat
tairesde Saint-Domingne; ; leur mission ne produit
favorable.
une maladie de huit jours,
(1818, mars.)-I Pétion meurt après
sa fin,
il avait refusé tout remède et tout aliment;
durant laquelle
semblait avoir été causée par un
volontaire en quelque sorte,
dégoût prononcé de T'existence. *
avait
pour son sucson
Le général Boyer,
ami, qu'il
désigné
essaie de
est élu présideut à Yunanimité. Christophe
cesseur,
à son royaume, mais ses offres
réunir le pays de la république
aux habitans sont rejetées.
est dc reconquérir
Un des premiers actes du nouveau président, avait enlevé à
le district dc la Grande-Anse, que Christophe
Pétion.
incendie terrible détruit presque
(1820, 15 aoft.) - Un
la perte
Port-au-Prince, capitale de la république;
entièrement
est évaluée à plus dc
en batimens, mncubles ct marchandises,
25 millions.
T'atrocité de Christophe étaient
(octobre. ) - La tyrannic ct
sc soulève ct
une division de son arince,
devenuesi insupportables;
il avait fait ses études a T'école militaire de Pa-
(1)1 Pétion était mulâtre 1
cultivait les lettres. - I1 élait ingénieur
ris ;il était doux et prévenant, et
ct avait de grands talens militaires.
à plus dc
en batimens, mncubles ct marchandises,
25 millions.
T'atrocité de Christophe étaient
(octobre. ) - La tyrannic ct
sc soulève ct
une division de son arince,
devenuesi insupportables;
il avait fait ses études a T'école militaire de Pa-
(1)1 Pétion était mulâtre 1
cultivait les lettres. - I1 élait ingénieur
ris ;il était doux et prévenant, et
ct avait de grands talens militaires. --- Page 47 ---
marche sur le palais de Sans-Souci, où est le
liberté. A la nouvelle de
roi, aux cris de
dans le
T'approche des insurgés, le roi tombe
désespoir et se donne la mort.
(8.)- - Une députation est envoyée au
lui offrir de réunir les deux
président Boyer, pour
états, et de n'en faire
blique : il se met aussitôt à la tête de
qu'une répuau Cap rétablir la tranquillité
20,000 hommes, et vient
compromise un
partisans de Christophe, qui voulaient lai instant par quelques
(26.)- La réunion des deux états
choisir un successeur.
une proclamation.
est opérée et annoncée par
La France reconnaissant la difficulté de
mingue, surtout d'après les derniers
soumettre Saint-Domoins l'espoir d'obtenir des
évènemens, conçoit néanindemnité pour les anciens avantages commercianx, et une
(1821, 5
colons, du gouvernement haîtien.
février.)- - En conséquence,
Thouard est envoyé
NAubert-de-Pelic
que 8. I. LouisXVIII a'Saint-Domingue; ses instructions sont,
du
estdécidée d consacrer
pays, sauf'le droit de suzeraincté
P'indépendance
des indemnités pour la cession du
qu'elle réclame, avec
territoire et des
La nation haîticnne
propriétés.
la
ne veut point accepter le
France, et insiste pour une reconnaissance protectorat de 1
indépendance ; elle réitère d'ailleurs
formelle de son
français aussi
T'offre de traiter le commerce
avantageusement que celui de la nation
favorisée, et de donner une indemnité
la plus
revient en France, sans avoir rien
raisonnable. L'envoyé
du général haitien
conclu. (1823.) La mission
conseiller d'état Boyé, et. SCS conférences à Bruxelles avec le
Esmangart, préfet de la
non plus, aucun résultat définitif.
Manche, ne produisent
(1824) - Les intentions du
président d'Haiti, pour un traité gouvernement français et du
tantes, S. Ex. charge les
décisif, étant toujours subsisvoirs et de ses instructions; citoyens Larose et Rouannez de ses pou- .
; leur voyage en France est encore
conseiller d'état Boyé, et. SCS conférences à Bruxelles avec le
Esmangart, préfet de la
non plus, aucun résultat définitif.
Manche, ne produisent
(1824) - Les intentions du
président d'Haiti, pour un traité gouvernement français et du
tantes, S. Ex. charge les
décisif, étant toujours subsisvoirs et de ses instructions; citoyens Larose et Rouannez de ses pou- .
; leur voyage en France est encore --- Page 48 ---
- o - a
infructueux, et les négociations restent interrompues pendant
d'une année.
- près
que la Providence
(1825.) - Mais le Monarque généreux
venait d'appeler aul trône de France 2 a pesé les résultats éloignés
d'un traité de
et les avantages présens
d'une conquête périlleuse,
l'amour du bien public lui a dicté l'abandon de son droit de
paix;1
ancicnne colonie de son royaume 1Grâce à
souveraineté sur une
Tétat précaire des Haîtiens va cesser 2
ses résolutions magnanimes,
lc
français
I fortune des anciens colons s'améliorer, et commerce
recevoir une extension favorable!
est choisi
M. le baron de Mac Kau, capitaine de vaisseau, 7
communiquer ses intentions royales au président
par S. M., pour
est accueilli au Port-aude la république d'Haiti. - Cct officier
Prince, avec tous les égards dûs à son souverain.
T'ordonnance de S. M. CharlesX,
Après divers préalables,
avec deg grandes
en date du 27 avril, est entérinée et acceptée
du
solennités par le Sénat de la république 3 en présence
dc Mac Kau, et des amiraux et officiers d'une cscadre
baron
s'était rendue dans lc port. Cette ordonnance,
française qui
Haitienne, une existence légitime, asen donnant à la puissance
et
la France des avantages précieux pour son commerce,
sure à
des anciens colons.
de 150 millions cn faveur
une indemnité
Haîtien vit sous des lois sages et proAujourd'hui, lc peuple le bienfait dc la liberté ct de l'égalité.
tectrices;ilg goûte réellement
cst aussi
L'homme supéricur qui tient les rêncs du gouvernement,
intérieurc, que sa polijudicieux dans les actes d'administration La civilisation a fait
tique au-dehors annonce de profondes vues.
ct prépare aux habitans d'Haiti, un
sous lui des progrès sensibles,
heureux avenir.
is sages et proAujourd'hui, lc peuple le bienfait dc la liberté ct de l'égalité.
tectrices;ilg goûte réellement
cst aussi
L'homme supéricur qui tient les rêncs du gouvernement,
intérieurc, que sa polijudicieux dans les actes d'administration La civilisation a fait
tique au-dehors annonce de profondes vues.
ct prépare aux habitans d'Haiti, un
sous lui des progrès sensibles,
heureux avenir. --- Page 49 ---
RECUEIL ANALYTIQUE
DES LOIS ET CONSTITUTIONS
QUI RÉGISSAIENT LA COLONIE FRANÇAISE DE SAINT-DOMINOUE,
AVANT SA SÉPARATION DE LA MÉTROPOLF. --- Page 50 --- --- Page 51 ---
3a
RECUEIL, ANALYTIQUE
DES LOIS
ET
CONSTITUTIONS
QUI RÉGISSAIENT LA COLONIE FRANCAISE DE SAINT-DOMINGUE, AVANT SA
SÉPARATION DE LA MÉTROPOLE,
(1656, février.) ) -Épr de Henri II, portant que lcs femmes
qui auront célé leurs grossesse et enfantement, et dont, par suite,
Avant 1685, la colonie de Sairt-Domingue, n'avait point l'importance qu'elle méritait et qui plus tard fut reconnue par la France; elle
dépendait du conseil souverain de la Martinique dont elle empruntait ses
réglemens de police et sa jurisprndence. Les gouverneurs généraux des
iles de P'Amérique, ayant le siège de leur admministration à la Martinique,
soumettaient ces deux pays au même régime. - Mais en 1685 et 1 701,
des conseils souverains de justice, et des sièges inférieurs, furent créds à
St.-Domingue ; un gouverneur général et un intendanty furent établis.
Note des éditeurs.
--- Page 52 ---
Ve
les enfans seront morts sans baptme et sépulture accoutumés,
dc mort.
d'infanticide et comme telles, punies
sont coupables
souverain de Léogane, le 2 mai 1718.
Euregistré au conseil
de François II, touchant les deuxièmes
(150o,jmillet)-Eorr
noces.
du roi, qui confirme toutes
(1561, avril.)-Onnowwasce
interdit
transactions entre majeurs faites sans dol ou violence;
mêine pour lésion d'outre inoitié.
l'action en rescision
Enregistré au conseil.
DE BLois, qui prescrit la publica-
(1579, mai)-Oanoxxaxce:
de témoins,
des
la rédaction d'un actc en présence
tion mariages,
des père et mèrc ou curateurs des
et la nécessité du consentement
d'autrui, sous
enfans de famille ou de ceux étaut en la puissance
vicaires ou autres, d'étre punis comme fauteurs
peine aux curés,
du crime de rapt.
Enregistré au conscil.
COUTUME DE PARIS. Son exécution ordonnée
(1510-1580.)-
du conseil du Petit-Goave, du 16 mars 1687.
par arrêt
Son exécution ordonnée
CIVILE.
(1667, avil)-Oesoxsaser
arrêt du conseil du Petit-Guave du 6 mars 1687.
par
CRIMINELLE. Son exécution or-
(1670, août.)- - ORDONNANCE
donnée; Petit-Goave 6 mars 1687.
OnDoxKANCEDU COMMERCE. Son exécution or-
(16,3,mars)-
donnée; Petit-Goave,6uars 1687.
OnDONNANCE DE LA MARINE. *
(1681,anàt.)-
mars.) - CODE Noin ou édit de réglement pour, iole
(1685,
à Saint-Domingue. Cependant y était gardée et obNon enregistrée
contredit par les dispositions locales.
servée en tout ce qui n'est pas
Note de M. Moreau de St.-Méry.
oxKANCEDU COMMERCE. Son exécution or-
(16,3,mars)-
donnée; Petit-Goave,6uars 1687.
OnDONNANCE DE LA MARINE. *
(1681,anàt.)-
mars.) - CODE Noin ou édit de réglement pour, iole
(1685,
à Saint-Domingue. Cependant y était gardée et obNon enregistrée
contredit par les dispositions locales.
servée en tout ce qui n'est pas
Note de M. Moreau de St.-Méry. --- Page 53 ---
gouvernement et Tadministration de la justice, et de la police
des îles françaises de l'Amérique, 2°] la discipline et le commerce
des nègres ct esclaves.
Art. 8. Déclarons nos sujets qui ne sont pas de la religion catholiqueapostolique et romaine, incapables de contracter à l'avenir aucun mariage valable. Déclarons bâtards les enfans qui naitraient de telles conjonctions, que nous voulons être tenues et
réputées pour vrais concubinages.
Art. 10. Les solennités prescrites par l'ordonnance de Blois et
par la déclaration du mois de novembre 1639 pour les
seront
mariages,
observées tant. à l'égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que Ie consentement du père et de la
mère de l'esclave J soit nécessaire, mais celui du maître seulement.
L'art. 44 déclare Ics esclaves meubles et comme tels entrer
en la communauté, n'avoir point de suite
par hypothèque et sc
partager également entre les cohéritiers sans préciput ni droit
d'aînesse; n'être sujets aul douaire coutumier, au retrait féodal et
lignager, aux droits féodaux et seigueuriaux, aux formalités des
décrets, aux retranchemens des
quatre-quints, en cas de
sition à cause de mort ou testamentaire.
dispoArt, 45. N'entendons toutefois priver nos sujets de la faculté
del les stipuler propres à leurs personnes et aux leurs de leur côtd
et ligne, ainsi qu'il se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobilières.
Art. 46. Dansles saisies des esclayes, seront observées les formalités prescrites par nos ordonnances et coutumes pourles saisies
des choses mobilières.
Art. 47. Ne pourront être saisis ct vendns séparémnent le mari
et la femme impubères, s'ils sont sous la puissance du même
mnaître.
Art. 55. Lcs maîtres agés de 20 ans, pourront affianchir leurs
3.
se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobilières.
Art. 46. Dansles saisies des esclayes, seront observées les formalités prescrites par nos ordonnances et coutumes pourles saisies
des choses mobilières.
Art. 47. Ne pourront être saisis ct vendns séparémnent le mari
et la femme impubères, s'ils sont sous la puissance du même
mnaître.
Art. 55. Lcs maîtres agés de 20 ans, pourront affianchir leurs
3. --- Page 54 ---
entre-vifs ou à cause de mort, encore qu'ils
esclaves par tous actes
soient mineurs de 25 ans.
été faits légataires universels
Art. 56. Les esclaves qui auront exécuteurs de leur testament, ou
leurs maitres, ou nommés
affranchis.
par
enfans, seront tenus ct réputés
tuteurs del leurs
fait dans nos iles,
Déclarons leur affranchissement
Art. 57.
dans nos iles 2 ct les esclaves affranchis,
leur teuir lieu dc naissance
pour jouir des avantages
n'avoir besoin de nos lettres de naturalité terres et paysde notre
sujets naturels dans notre royaume,
de nos
obéissance.
du Petit-Goave, le 6 mai
Enregistré au conseil souverain
1687. *
établissement d'un conseil sou-
(1685, août.)-1 ÉpIr portant
ressortiront, à Saintde
sièges royaux qui y
Petitverain et quatre
au bourg du
; savoir : le conseil souverain à
le' - 30 au
Domingue;
méme lieu; le 2° Léogane;
Goave; le 1er siège CLL
et le 4° all Cap.
en dernier resPort-de-Pais;
conseil souverain, de juger
Avec pouroir audit
tant civils que criminels, mûs et
sort, tousles procès et différends
sur les appellations des
entre nos sujets dudit pays,
etc. **
à mouvoir
royaux, et ce sans aucuns frais,
sentences desdits juges
prinles dispositions
*Le texte entier de cet édit dont nousrappelons dc M. Moreau de St.-Méry:
trouve dans T'ouvrage estinié
de PAmérique,
cipales,se
des colonies françaises
intitulé: Lois et constitutions
Note des éditeurs.
t. 1",p.d14.
conseil souverain à Léogane, qui
Ilexistait depais 1680 environ , un il avait été formé d'après des
statuait en première et dernière instance; avaient institué le conseil sourerain
lettrespatentes semblables à celles qui 1664, parce qu'il eu fut expédiéde
à la date du 11 octobre
de ia Martiniques les iles, à différentes époques. n'a considéré ses] jugesemblables pour
souverain du Pelit-Goave:
Cependant le conscil
sujettes àl T'appel.
comme des sentences
de St.-Még.
mens que
Note de M. Moreau
statuait en première et dernière instance; avaient institué le conseil sourerain
lettrespatentes semblables à celles qui 1664, parce qu'il eu fut expédiéde
à la date du 11 octobre
de ia Martiniques les iles, à différentes époques. n'a considéré ses] jugesemblables pour
souverain du Pelit-Goave:
Cependant le conscil
sujettes àl T'appel.
comme des sentences
de St.-Még.
mens que
Note de M. Moreau --- Page 55 ---
c
octobre.) RÉGLEMENT du conseil souvcrain du Petit-
(1686, 7
concernant la taxe des salaires et vacations des juges,de
Goave,
huisleurs lieutenans, des procureurs du roi, grelfiers, notaires,
siers ou sergens.
août.)-ARRET du conseil d'Etat, portant que Tédit de
(1687,
44, réputant les csclaves
mars 1685, en ce qui concernel'article
n'a
d'effet rétroactif ct n'aura lieu dans les iles,
meubles,
pas
du jour de son enregistrement; qu'er conséquence, > les parque
contraires à la disposition de
tages faits jusqu'audit jour, quoique
ladite déclaration, seront cxécutés en leur entier, etc.
Enregistré aux deux conseils.
du conseil du Petit-Goave, qui or-
(1696, 9 janvier.)AnRET
et missionnaires desservant les égliscs,
donne aux curis, vicaires,
de tenir deux registres pour y inscrire les baptêmes, mariages et
décès.
mars.) -Éprr concernant les formalités à observer dans
(1697,
Nécessité du domicile acquis par six mois d'habiles mariages.-
tation dans la paroisse oii ils veulent contracter mariage, pour
même diocèse ; ct d'un an
ceux gssewesstmgmomeidtele :
d'habitation
ceux qui demeuraient dans un autre diocèse,
7 pour
à moins de permission du curé,archevèque ou évéque.
Enregistré aux deux conseils.
5 octobre ARNET de réglement du conseil de Leo-
(16g5,
gane, qui enjoint à tous militaires ct officiers publics, d'insérer
dans leurs actes, la mention du lieu de la naissance, de la qualité et de l'état des parties, ainsi que les nous de leurs père et
mère, à peine de nullité.
(1701, 26 juin EDir de création d'un conseil supérieur atl
Cap-Frangais, avec les mêmes attributions que celui du Petiten dernier ressort ot
Goave créé en 1685, pour juger par appel
sans frais, tous procès civils et criminels jugés en première instance par les juges des lieux, entre lcs sujets habitant lcs quartiers du Cap, du Port-de-Paix et autres quartiers qui pourront
ainsi que les nous de leurs père et
mère, à peine de nullité.
(1701, 26 juin EDir de création d'un conseil supérieur atl
Cap-Frangais, avec les mêmes attributions que celui du Petiten dernier ressort ot
Goave créé en 1685, pour juger par appel
sans frais, tous procès civils et criminels jugés en première instance par les juges des lieux, entre lcs sujets habitant lcs quartiers du Cap, du Port-de-Paix et autres quartiers qui pourront --- Page 56 ---
former dans la bande du Nord; au moyen de quoi la juridicse du conseil souverain du Petit-Goave, ne s'étendra plus que
tion
dans les quartiers de l'Ouest et du Sud de l'ile, etc.
(1705, 13 novembre.)- - ACTE DE NOTORIÉTÉ du châtelet de
les negres attachés à Ia culture de Saint-DoParis, portant que
mingue, sont meubles.
du conseil supérieur de Léogane,
(1706, 12 avil)-ARRET T'administration de la justice, ct
touchant Je tarifdes droits pour
réglant divers points d'instruction des affaires.
du même conseil, concernant la déter-
(12 mi.)-RECUNENT
mination d'une échelle de distances, pourl Jes transports ct significations.
mai)-Eorr portant retenue de 4 deniers pour livre 2
(1709,
faveur des invalides de la marine, sur toutes les pensions, 2
cn
etappointemens des corps de la marine et des gasoldes, gages
des
lères, des ouvriers employés dans les arsenaux, capitaines,
officiers, mariniers ct matelots au service des
maîtres, patrons >
des
faites
négocians et annateors; enfin sur le mnontant
prises
en mer.
Enregistré aux couseils du Petit-Goave et du Cap.
additionnel au précédent, portant créa-
(1713, mars.)-Eotr
des invalides de
tion des commissaires généraux et provinciaux
la marine,
Enregistréaux conseils de Léogane et du Cap.
au roi, portant qu'ily aura
(1717, 12 janvier)-Rionesrear
françaises, des
à l'avenir dans tous les ports des iles et colonies
connaitre des causes maritimes, sous Ic nom d'ofijuges pour
à tous autresjuges, ct pour étre
ciers d'amiraute,1 privativement
Yordonnance de 1681 et
par cux lesdites causes jugées, suivant
la marinc. Cc réautres ordonnances et réglemens concernant
détermine le siège dc ces juges d'amirauté ct la procéglement
dure qu'ils auront à instruire.
Enregistré au Cap le 6juin 1717 ctà Léogane le 21.
c nom d'ofijuges pour
à tous autresjuges, ct pour étre
ciers d'amiraute,1 privativement
Yordonnance de 1681 et
par cux lesdites causes jugées, suivant
la marinc. Cc réautres ordonnances et réglemens concernant
détermine le siège dc ces juges d'amirauté ct la procéglement
dure qu'ils auront à instruire.
Enregistré au Cap le 6juin 1717 ctà Léogane le 21. --- Page 57 ---
3g
(2a aoit)-DÉctAnATION du roi, pour la conservation des minutes des notaires dans les colonies françaises,
notaires, l'obligation de classer leurs minutes qui impose aux
former autant de collections
par annéc et d'e en
l'indication de l'année
renfermées dans des cartons 1 avec
au dos.
Et enjoint aux procureurs du roi, de se transporter dans les
études des notaires tous les trois mois, pour visiterles minutes
voir s'ils les conservent en bon et dû état.
et
Enregistré aux conseils.
(r7so,jaillt)--Eorr. en faveur des invalides de la marine,
règle en tout point leur sort et T'administration de
qui
fondé
l'établissement
pour cux.
Enregistré au conseil du Cap, le 1er juillet 1721.
(novembre)-Borr portant création de deux sénéchaussées. à
8t.-Louis et à Jacmel.
Liesquelles connaîtront, en première instance, de tous
civils et criminels, en la même forme et manière,
procès
officiers et sénéchaussées de l'ile
que les autres
Saint-Domingue et suivant les
ordonnances et réglemens de notre royaume, à la charge de
se conformer à la coutume de Paris suivant laquelle les habitans
pourront contracter, sans qu'ils puissent y en introduire d'autres,
à peine de nullité des conventions contraires à ladite
condition quel les appellations dess sentences
contume; à
les officiers desdites
etjugemens rendis par
sénéchaussées, seront portées et relevées au
conseil supérieur de Léogane.
Euregistré au conseil de Léogane, le 18 mars 1722.
(1721, 15 décenhre)-Lerrs PATENTES, portant que les mineurs ayant des biens en France et dans les colonies, auront des
tuteurs dans l'un et dans l'autre pays; et qui interdit auxdits
mineurs quoique émancipés, la disposition de leurs
nègres CSclaves,jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'age de 25 ans.
Enregistré au conseil de Léogane, le 8 juillet 1722, ct à celui
du Cap, le 5 octobre suivant,
décenhre)-Lerrs PATENTES, portant que les mineurs ayant des biens en France et dans les colonies, auront des
tuteurs dans l'un et dans l'autre pays; et qui interdit auxdits
mineurs quoique émancipés, la disposition de leurs
nègres CSclaves,jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'age de 25 ans.
Enregistré au conseil de Léogane, le 8 juillet 1722, ct à celui
du Cap, le 5 octobre suivant, --- Page 58 ---
a
(1722, 5 juillt)-Dictanaros du roi, qui remet en vigueur
celles des 31 mai 1682 et 29 avril 1687, contre les individus qui
ne gardent pas leur ban, ensemble celles des s5 septembre 700
et27 août 1701 contre les mendians et vagabonds, sans qu'il
soit permis âl'aveuir. aux cours ct juges du royaume, d'ordonner
que les contrevenans auxdites déclarations, soient transportés
dans lcs colonies, révoquant à cet égard, les déclarations des 8
janvier et 12 mars 1719, qui laissaient cette faculté aux juges.
Enregistréau parlement de Paris, le 26 août 1722.
(13 juillet.) 1 DÉCLARATION du roi, qui exempte les commis
principaux et ordinaires des classes, écrivains, garde-magasius,
maîtres d'ouvrages et autres entretenus pour le service de la marine, de tutelle, curatelle et autres charges.
Enregistré au contrôle de la marine, à Saint-Domingue le 19
février 1762.
(3 solt)-OADOxNANCE du ror, qui diminue le prix des monnaies étrangères, aux iles, et en règle le cours et la valeur.
novembre)-AnarT du conseil de Léogane en addition à
(11
fonctions et lcs émolumens des officiers de
celui de 1706, sur les
gardiens établis aux saisics, geoliers et autres perjustice,
sonnes qui scront employées par la justice.
ORDONNANCE des administrateurs de l'ile
(19 novembre. )- surseoit à l'ordonnance du roi du 3 aoît,
Saint-Domingue, qui
Madans les dispositions des articles 6, 7 et 8,j jusqu'à ce que Sa
ait été informée du préjudice qu'clle cause au commerce et
jesté
à la colonie.
Enregistrée aux conseils de Léoganc et du Capdisenlne)-Onepsascer du roi, qui défend les jeux de
(15
d'amende de
hasard daus lcs colonics de T'Amérique, sous peiue
contre chacun des contrevenaus ct de plus fortc, cn cas
5oo fr.
de récidive.
Enregistrée aux conseils.
, 7 et 8,j jusqu'à ce que Sa
ait été informée du préjudice qu'clle cause au commerce et
jesté
à la colonie.
Enregistrée aux conseils de Léoganc et du Capdisenlne)-Onepsascer du roi, qui défend les jeux de
(15
d'amende de
hasard daus lcs colonics de T'Amérique, sous peiue
contre chacun des contrevenaus ct de plus fortc, cn cas
5oo fr.
de récidive.
Enregistrée aux conseils. --- Page 59 ---
(1723, 1or mars.)-Anner du conseil de
les actes et discours
Léogane, qui défend
séditieux, sous peine de mort,
(5 juillet.)-Ammer du conseil du Cap sur un
du procureur
réquisitoire
des 1er
général, en cinqg articles, qui ordonne
et 20 articles: : 1° que les nègres suppliciés à à légard
ront payés aux
l'avenir, , sedes vaisseaux propriétaires; sur le pied de leur valeur à bord
négriers, lors de l'arrêt rendu pour leur
par le receveur des deniers pour les
exécution,
défectueux et
suppliciés, à l'exception des
prix
quisenientprivésdiun brasou d'unej jambe,
desquels sera réglé pour lors parle conseil; et 20
etc;le
prix, tous les frais relatifs à l'exécution.
quie sur cc
go article du
seront retenus; adopte le
réquisitoire ; ordonne en couséquence
Ies
guilliers seronttenus envers le receveur, du total que marfaite dans leurs paroisses
de l'imposition
pour les nègres suppliciés, à
qu'ils ne justifient des poursuites faites contre les
moins
qu'en considération de leurs
insolvables; et
desdits
peines et soins pour la
droits, ils en seront exempts pendant l'année perception
charge;-I Et pour ce qui regarde les 3e et 5°
de leur
la levée des droits suppliciés n'ait lieu
articles, pour que
lans, le conseil n'a
que sur les nègres travails'est
Pas jugé à propos de rien changer à ce qui
pratiqué jusqu'alors.
(17 août.)- - ORDONNANCE des administrateurs,
T'exécution de l'arrêt
qui suspeud
à Tancien
précédent, en ordonnant que conformément
réglement du conseil du Cap, le prix de chaque
supplicié, demeurera fixé à 50o fr.
nègre
(1724, 3 janvier.)- ARRET du conseil du Cap,
persévère à surseoir à
portant qu'il
T'enregistrement de l'ordonnance
août, et néanmoins suspend l'exécution de l'arrêt du
du 17
précédent.
5 septembre
(1723, 13 août.)- ARRET du conseil du
curés et vicaires déposeront les
Cap, portant que les
cevront, chez un notaire du testamens et codicilles qu'ils rCtateurs, à
de
lieu, huitaine après la mort des tespeine saisie de leur temporel, et leur
de
enjoint se
l'ordonnance
août, et néanmoins suspend l'exécution de l'arrêt du
du 17
précédent.
5 septembre
(1723, 13 août.)- ARRET du conseil du
curés et vicaires déposeront les
Cap, portant que les
cevront, chez un notaire du testamens et codicilles qu'ils rCtateurs, à
de
lieu, huitaine après la mort des tespeine saisie de leur temporel, et leur
de
enjoint se --- Page 60 ---
conformer exactement aux articles 8, 9, 10 et II de l'art. 20
de l'ordonnance de 1667 pour le dépôt des registres de baptêmes,
mariages et sépultures.
aoit)-OnBosANcE du roi, portant que le conseil supé-
(20
au
rieur qui tenait ses scances' . à Léogane, résidera et siégera
conformément aux lettres patentes de son établisPetit-Goave, du mois d'août 685, et ainsi qu'il s'est pratiquépendant
sement,
plusieurs années.
établissement des
(9 novembre)-Lerans PATENTES, portant dans la partie du Sud
religieux de l'ordre des frères précheurs,
pour y avoir sculs les soins spirituels
de l'ile Saint-Domingne,
et
desservir les cures,suivant leurs constitutions privilèges,
ety
réguliers,
à l'exclusion de tous autres prétres, missionnaires,
séculiers, etc.
ORDONNANCE des administrateurs portant
(II novembre. )- de vendre aucune arme à feu et mudéfenses aux habitans,
à peine
nition de guerre, aux étrangers et gens non domiciliés,
de galères.
ORDONNANCE du roi, portant que les mi-
(172h, 4 janvier.) -
des notaires destitués par autorité de justice ou autrement,
nutes celles des notaires décédés ou ayant donné leur démisainsi que
du ressort dession, seront déposées aux greffes es juridictions
dits notaires.
création de deux sénéchaussées, l'une à Saint-
(août Eoir de
dans la colonie de SaintMarc et l'autre à Saint-Jean-du-Trau,
Domingue.
conseils du Petit-Goave et du Cap.
Enregistré aux
du roi, établissant dcs
(17a6, 8 février.)- DÉCLARATION des esclaves fugitifs,
peines contre les aflranchis qui recéleront
notamment celle de la servitude. l'art. 5a de Yédit du mois de
conformément à
Et portant quc,
leurs enfans
les csclaves affranchis ou nègres libres,
mars 1724,
à lapenir, de recevoir des
et descendans, sont incapables
Cap.
Enregistré aux
du roi, établissant dcs
(17a6, 8 février.)- DÉCLARATION des esclaves fugitifs,
peines contre les aflranchis qui recéleront
notamment celle de la servitude. l'art. 5a de Yédit du mois de
conformément à
Et portant quc,
leurs enfans
les csclaves affranchis ou nègres libres,
mars 1724,
à lapenir, de recevoir des
et descendans, sont incapables --- Page 61 ---
blancs aucune donation entre
trement, nonobstant l'édit
vifs ou à cause de mort ou audu mois de mars 1685
auquel il est dérogé en cela
(Code-Noir),
dispositions
seulement, à peiue de nullité
> qui profiterontà l'hospice le plus
des
(1727, 21 janvier.)- ARRET de
voisio, etc.
Goave, qui détermine le mode
réglement du couseil du Petitdeniers curiaux, règle les droits deperception et admninistration des
mode d'élection des
des curés et des fabriques, le
(12
marguilliers, leurs fonctions, etc.
juillet.)-Anere de réglement du conseil du
qui rappelle les notaires à
Petit-Goave,
crites
la
T'observation de toutes les formes
pour rédaction des actes Par les
presroi, et leur trace diverses règles à
ordounances,a arrêts du
charges.
suivre dans l'exercice de leurs
(1728, 11 janvier.). - ARRET du
Petit-Goave, portant
réglement du conseil du
juges du
qu'il ne sera fait à l'avenir à la barre des
ressort, aucunes adjudications d'immeubles
ront pas la valeur de 6,000 fr., suivant
quin'excèdeété faite préalablement.
l'estimnation qui en aura
(13 janvier.)- - ARRET du conseil du
une levée de 45 sols
tête
Petit-Goave qui ordonne
droits suppliciés. * par
de nègres travaillans, pour les
(8 avril.)- - ARRET du conseil du
compter du Ior janvier
Cap, qui ordonne qu'a
de nègres, grands,
précédent, il sera levé IO sols par tête
pliciés.
petits, infirmes, sur-agés, pour Ies droits sup-
(1730, 12 mai.)- - ARkÉT du conseil du
défenses à tous juges, d'ordonner la
Petit-Goave, portant
vente des
mincurs, avant discussion
immeubles des
(20
préalable des meubles.
mai.). - Arnêr du conseil
du conseil supérieur du
d'état, qui, en cassant un arrét
Cap, du 4 juillet 1729, portant
les
quc
* Cettet taxe portait le nom de Capitation des
Esclaves.
Note des éditeurs.
défenses à tous juges, d'ordonner la
Petit-Goave, portant
vente des
mincurs, avant discussion
immeubles des
(20
préalable des meubles.
mai.). - Arnêr du conseil
du conseil supérieur du
d'état, qui, en cassant un arrét
Cap, du 4 juillet 1729, portant
les
quc
* Cettet taxe portait le nom de Capitation des
Esclaves.
Note des éditeurs. --- Page 62 ---
d'une vente faite par unc femmc, des conquêts
deniers provenant
seraient employés à Tacquisition
de la première communauté,
l'antorise à faire remploi
d'autres biens-fonds dans la colonie,
*
le
Ou dans la colonie à sou choix.
dans royaume
du roi, pour fixer la juris-
(1173, février.) - ORDONNANCE
et les conditions
prudence sur la nature, la forme, les charges
des donations."
de Paris,le 9 mars snivant.**
Enregistrée au parlement
du Cap, qui enjoint à
(5j juillet.) - ORDRE du roi, au conscil
du doyen et
dans la persoune
cette cour d'aller au Petit-Goave,
à M. le chevalier
d'un autre conseiller, pour y faire des excuses s'est
les
général, sur ce qui
passé
de La Rochalard, gouverneur
touchant un receveur de
2 jauvier et 15 féviier précédens,
l'octroi. ***
d'établissement des reli-
(Novembre.) - LATTRES-PATENTES
T'éduçation des
gicuses de Notre-Dame, au Cap-Français, pour
jeunes fillcs de la colonie.
Enregistrées au conseil du Cap.
*Cet arrétett une foule d'autres, sur diverses mireypinepewatirer était,
lc conseild'Etat
ver place dans ce Recucil analytique, 2 attestent que
de nos jours la
relativement: aux conseils supérieurs des colonies , ce qu'est
de Cassation , àlégard des autrest stribunaux du royaume.
cour d'ailleurs) leréglement du roi du 28j juin 1738.
Voyez
Note des éditeurs.
à St.-Domingue, 3 y était
** Cette ordonnance quoique non enregistrée de M. Moreau de St-Méry.
cependant exécutée.
Note
continué pour un an,à un
*** Le conseil avait, par arrêt du 2 janvier, 5 années. Le 27 du mémie
receveur de l'octroi, Temploi qu'il exerçait depuis
cette megénéral avait représenté au conseil, 9 que
mois, M. le gouverneur
du roij portant, , qu'à compter du x"j jansure était contraire à un réglementd
que 5 ans en fonctions ;
vier 1726, les receveurs de Foctroi ne resteraient avait vainement solajontant que Ic fonctionnaire dont il était question, -Le conseil avait pris
licité près de lui, cette continuation de son emploi.
il répondait
unc délibération, en forme d'arrét, par laquelle
le 15 janvier,
, 9 que
mois, M. le gouverneur
du roij portant, , qu'à compter du x"j jansure était contraire à un réglementd
que 5 ans en fonctions ;
vier 1726, les receveurs de Foctroi ne resteraient avait vainement solajontant que Ic fonctionnaire dont il était question, -Le conseil avait pris
licité près de lui, cette continuation de son emploi.
il répondait
unc délibération, en forme d'arrét, par laquelle
le 15 janvier, --- Page 63 ---
45 -
(1732, 4 mars. ) - ARRÉT du conscil du Cap,
le défaut d'avocats, dispense de la formalité
qui, attendu
nance, de
prescrite par l'ordonproduire une consultation pour se pourvoir requéte civile.
par
(1733, 22 septembre. ) 1 DÉCLARATION du roi,
les billets ou promnesses causés
valeur
concernant
pour
cn argent, et prescrivant, à peine de nullité,
l'approbation en toutes lettres, de la
somme portéc au billet, s'il n'est écrit de la main de celui
T'aura signé, à moins quilacsoitbanguier,
qui
négociant, marchand,
manufacturier, artisan,, fermier, Laboureur, etc., et d'autres
de pareille qualité.
Enregistré au parlement de Paris, le IO janvier 1734. *
(1735, 7 juillet. ) - ARRÉT du conseil du
les créanciersde la colonie doivent
Cap, 3 qui juge que
étre préférés à ceux de
sur les biens situés dans la colonie, même
France;
quand il
de la
veuve du débiteur dont le
s'agit
mariage a été contracté en France.
(1736, 5 juiu.) - - ARRÉT du conseil du Cap, qui admet la
concurrence entre les juges des sièges et les
inventaires et
notaires, pour les
partages, au choix des parties.
au gouverneur pour protester de son respect pour les volontés du
justifier sa décision sous le double rapport del la forme et du
roi, et
au surplus de la rétracter.,
fond; ; refusant
Un ordre du roi, du 3juillet: 1751, était intervenu pour faire biffer
deux arrêts du conseil, et on a vu que la cour de laquelle ils
les
avait été réduite à s'en xcuser humblement près du
émanaient,
vertu d'un autre ordre du roi, à la méme date le
gouverneur , en
On peutj juger par là, que la magistrature que précédent.
française ne possédait
encore, surtout dans les colonies, cette indépendance si nécessaire point
Iadistribution delajustice, quil lui appartient aujourd'hui,
pour
tutions.
Note des éditeurs.
d'après nosinsti-
* Cette déclaration était adoptéc dans les tribunaux de
quoiqu'elle n'y eut point été enregistrée.
Saint-Domingue,
Note de M. Moreau de Saint-Miry.
ouverneur , en
On peutj juger par là, que la magistrature que précédent.
française ne possédait
encore, surtout dans les colonies, cette indépendance si nécessaire point
Iadistribution delajustice, quil lui appartient aujourd'hui,
pour
tutions.
Note des éditeurs.
d'après nosinsti-
* Cette déclaration était adoptéc dans les tribunaux de
quoiqu'elle n'y eut point été enregistrée.
Saint-Domingue,
Note de M. Moreau de Saint-Miry. --- Page 64 ---
(15juin.)- ORDONNANCE du roi, concernant l'affranchisseconséquence de celle du
ment des csclaves, et portant qu'en
24 octobre 1713, qui continuera d'être exécutée, aucunes personncs, dc quelque qualité et condition qu'clles soient, ne pouraffranchir leurs esclaves, sans la permission écrite du gouront
et de l'intendant, à peinc de nullité des affranverneur général
à
chissemens, d'une amende contre les maîtres, au moins égale
la valeur des esclaves qui, cn outre, seront vendus au profit
de S. M.
ct
Cctte ordonnance contient cn outre, défenses à tous prétres
religieux desservant les cures, dc baptiser comme libres ancuns
moins
Taffranchissement des mères ne leur soit
enfans, à
que
de la permisjustifié auparavant par des actes de liberté,revêtus
sion écrit des gouverneurs ct intendans, etc., desquels actes
par tenus de faire mention sur les registres des baptêmes;
ils seront
voulant que les enfans qui seront baptisés comme libres, quoique
lcurs mères soient esclaves, soient toujours réputés esclaves, et
dc S. M.:
leurs maîtres qui en seraient
vendus aul profit
qu'enfin,
d'une amende, qui ne
ainsi privés, soient en outre passibles
être inférieure à la valeur desdits esclaves.
pourra
conseil du Petit-Goave, lc janvier 1737; et à
Enregistré aul
celui du Cap, le 11 mars suivant.
(30 juin. ) - ORDONNANCE du juge de police du Cap, qui,
cntrc autres choses, défeud de tenir les boutiques et cabarets
les dimanches pendant T'oflice , à peine de 30 fr. d'aouverts,
mende.
(1737, 12 janvier.) - Annir du conscil du Petit-Goave,
du
supéricar général des
rendu surla requéte préfetapostolique,
missions de YOrdre des Frères précheurs établis dans lilc, qui,
T'exécution d'un arrêt précédent, en forme de
cn prescrivant
enfant nouveauréglement du 7 janvier 1727, ordounc qu'aucun
dans la maison,
dans le cas d'unc nécesné, nc scra ondoyé
que
d'avertir
sité pressante, dont les pères de famille seront tenus
éricar général des
rendu surla requéte préfetapostolique,
missions de YOrdre des Frères précheurs établis dans lilc, qui,
T'exécution d'un arrêt précédent, en forme de
cn prescrivant
enfant nouveauréglement du 7 janvier 1727, ordounc qu'aucun
dans la maison,
dans le cas d'unc nécesné, nc scra ondoyé
que
d'avertir
sité pressante, dont les pères de famille seront tenus --- Page 65 ---
les curés, afin que ceux-ci écrivent sur leurs registres, lc jour de
la naissance de l'enfant, celui auquel il aura été ondoyé,
qui, et les raisons pour lesquelles il l'aura été; qu'aussitôt par
l'enfant sera en état d'être préscuté à l'église, ou au plus tard qu
dans les quarante jours de sa naissance, l'enfant
ondoyé ou non,
sera conduit à l'église pour y recevoir le baptéme ; fait défenses
à qui que ce soit, de présenter les enfans aul baptéme, dans d'autres paroisses que celles où ils seront nés, sans la permission du
curé ou préfet apostolique, etc. *
(10 juin.)- - MÉMOIRE du roi, au gouverneur général et à
l'intendant de l'ile, par lequel S. M. leur recommande de laisser
un libre cours à la justice, et cn particulier au
de
premier (le marquis Larnage), de ne s'en méler que de gré à gré, et
faire donner main-forte
pour
lorsqu'il Cil sera requis; voulant S. M.
que les officiers de justice qu'elle a établis dans la colonie, soient
maintenus dans les fonctions de leur charge, sans qu'ils
être troublés, etc.
puissenty
(Juillet.)- ORDONNANCE du roi, concernant lej faux principal et le faux incident, et la reconuaissance des écritures et
signatures 3 en matiére criminelle.
Enregistrée au parlement de Paris, le 11 décembre. **
(1738, 21 janvier. ) - ARRRÈT du conseil du Petit-Goave,
qui, conformément au voeu du gouverneur, et pour lc bien
*Cette décision et beaucoup d'autres semblables, rapprochées d'une foule
d'actes émanés du gouverneur ct de l'intendant de la colonie,
qu'ily y avait un empiétement continuel du pouvoir,
indiquent
administrative,
judiciaire sur l'autorité
(dans les attributions de celle-ci, entrait la surveillance
de Texercice du culte) ctréeiproquement. Le mémoire du roi, du
en offre une preuve éclatantc.
2ojuin,
Note des éditeurs.
** Les dispositions de cette ordonnance non enregistréc à
J étaient cependant adoptées.
St.-Domingue,
Note de M. Moreau de St.-Méry.
avait un empiétement continuel du pouvoir,
indiquent
administrative,
judiciaire sur l'autorité
(dans les attributions de celle-ci, entrait la surveillance
de Texercice du culte) ctréeiproquement. Le mémoire du roi, du
en offre une preuve éclatantc.
2ojuin,
Note des éditeurs.
** Les dispositions de cette ordonnance non enregistréc à
J étaient cependant adoptées.
St.-Domingue,
Note de M. Moreau de St.-Méry. --- Page 66 ---
les séances de la cour, seront désormais
du roi, ordonne que
et tenues au palais dc la ville de Léogane , jusqu'à
transfèrées
nouvel ordre de S. M.
du conscil du Cap, qui,
(7 février.) ) - ARRÈT en réglement
notamment de
T'exécution des anciens réglemens,
en prescrivant
fait défenses aux chirurgiens, , apothicaires
T'édit de juillet 1682,
laisser confier aux nègres leurs
et droguistes, de confier, ni
sous prétexte
esclaves, des poisons, drogues et compositions, ordre et sous leur conqu'ils travailient en chirurgie par leur
étre, à peine de
duite, ni pour tclle autre cause que ce puisse
et auxdits
des évènemens et de punition corporelle,
répondre
desdits poisons, drogues et comnègres de garder ni faire usage
même de T'ordre de
sous tel prétexte que ce soit, pas
positions, 2
de mort, etc.
leurs maîtres, sous peine
le
général,
(20 mai.) - JUGEMENT rendu par condamne gouverneur un habitant
du
d'honneur, et qui
comme juge point
enquéte et confrontation intervedu quartier de Léogane , après
des milices du même
sur la plainte du colonel du régiment
nucs,
de
et à demander préalablement
quartier, à deux ans prison,
cclui-ci
devant tel nombre de personnes que
pardon au colonel,
déclarant à
que mal-ijugera à propos de réunir, en
genoux,
et
il Pa offensé de paroles outrageantes,
propos, sans sujet,
reconnait ses paroles fausses,
méme par des menaces; qu'il *
et lui demande pardon du tout.
de T'ile, qui, sur
ORDONNANCE des administrateurs
(30 mai.)- -
M. Asselin député du conscil supérieur
la représentation, faite par
dans le ressort dudit conseil,
du Cap, que les nègres suppliciés >
étant une vaqu'à raison de 500 francs, cc qui
n'étaient payés
du gouvernenr élait fondée sur un
* Cette juridiction partieulire
résulte de l'ensemble dujugeédit du roi de 1725; du moins c'est cc qui
mentci-dessus.
Note des éditeurs. --- Page 67 ---
leur trop modique, causait souvent T'impunité des
détournait les maîtres de livrer à la justice, leurs crimes, et
nègres
bles; décide qu'à l'avenir, les nègres suppliciés scront coupale pied de 600 francs, et que l'arrêt de mort
payés sur
tesdits nègres, ordonrera aussi lc remboursement prononcé contre
du prix
aux propriétaires, par le receveur des deniers
d'iceux,
publics, etc.
modique, causait souvent T'impunité des
détournait les maîtres de livrer à la justice, leurs crimes, et
nègres
bles; décide qu'à l'avenir, les nègres suppliciés scront coupale pied de 600 francs, et que l'arrêt de mort
payés sur
tesdits nègres, ordonrera aussi lc remboursement prononcé contre
du prix
aux propriétaires, par le receveur des deniers
d'iceux,
publics, etc. Enregistré au conseil du Cap, le 7 octobre. (11 juin.)- LETTRE de M. le comte de Maurepas, ministre
ayant le département de la marine, au
l'intendant des iles
gouverneur-général ct à
françaises en Amérique, relativement à des
démélés entre la compagnie des dragons du Cap, et lc curé
lieu, qui avait refusé de donner
de ce
vier
sépulture au corps du sicur Oli-
* par laquelle le ministre, en approuvant au nom du
les observations du
roi,
gouverneur aux jésuites en cette occasion,
ajoute : ce doit être au. gouverneur général et à
connaitre des affaires
Pintendant, à
ecclésiastiques où il s'agit du délit
et lorsqu'il est question d'un cas privilégié, ils doivent commun; ;
faire
ser en France, les religieux qui y sont impliqués, de pasavec le supérieur de l'ordre. Il faut toujours éviter l'éclat concert
des affaires de cette nature, dont Ia
dans
religion ne suuffre ordinairement que trop, avec quelque prudence qu'on puisse les traiter **
(28 juin. ) - RÉGLEMENT du roi concernant les
suivre en son conseil. ***
procédures à
* Il est probable que le défunt avait fait partie de cette
compagnic,
Note des éditeurs. "*L'affaire donts s'agit, avait été portée en
mandant en chef se fita appliqué à la terminer juticeriglieysaquel le comdirectement. *** Cei réglement
Note des éditeurs. contient plusieurs dispositions
nies, et a le mémerapport avec elles
particulières anx colorelativement aux demandes
qu'avee les autres parties du royaume,
en cassation. Note de MM. Moreau de St.-Méry. --- Page 68 ---
des administrateurs, qui, en
(aajuillet.)- - ORDONNANCE de l colonie et de la multitude
considération de T'accroissement
du
crée en vertu poudes affaires qui y naissent journellement, dans les deux conseils du Cap
voir à eux donné par Sa Majeste,
uu nombre de
du
Goave, et les sièges de leurs ressorts,
et petit
de commission dcs administraprocureurs qui seront pourvns leurs vacations, anl tarif qui sera
teurs, ct se conformeront pour des couscils supérieurs, etc. dressé à cet effet, par les officiers
ct 10 décembre. Enregistré aux deux couseils, les 18 juillet
défaut
(15 juillet. ) - Annir du couseil d'Etat, portant hormis qu'à contre
de blancs, Jes esclaves seront reçus en témoiguage, 30 de T'ordonmaitres; dérogeant en CC point, à T'article
leurs
nance du mois de mars 1685. Enregistré aux deux conseils. des deux conseils, con-
(17 juillet.)- - AnRêT de réglement
administration de la
dispositions pour la bonne
tenant quelques
tarif des droits, salaires et vacations des
justice, et un nouveau élevé
celui de 1706, ct plus en rapofficiers dc justice, plus
que
port avec Tépoque préseute.
age, 30 de T'ordonmaitres; dérogeant en CC point, à T'article
leurs
nance du mois de mars 1685. Enregistré aux deux conseils. des deux conseils, con-
(17 juillet.)- - AnRêT de réglement
administration de la
dispositions pour la bonne
tenant quelques
tarif des droits, salaires et vacations des
justice, et un nouveau élevé
celui de 1706, ct plus en rapofficiers dc justice, plus
que
port avec Tépoque préseute. du conscil de Léogane, contre des au-
(18 juillet.)- - Arnèr
d'aduld'assassinat et d'empoisomuemeut,
eurs ct complices
tèrc, ctc. outre u réglement sur la vente des poiCet arrêt contient cu
apothicaires et autres
sons, qui tend à défendre aux chirurgiens, abuser pour la despersonnes munies de drogues, dont on peut
à d'autres
d'en vendre et distribuer
truction du corps humain, 3
connues, à l'eflet
domiciliées ct notoirement
qu'à des personnes
par les juges des lieux,
de quoi, ils ticudront un registre paraphé la déclaration par Ics
oà ils inscriront les ventes et feront signer
et de plus
acheteurs, le tout à peiue dc 1,000 francs d'amende
grande,ily a lieu.
de drogues, dont on peut
à d'autres
d'en vendre et distribuer
truction du corps humain, 3
connues, à l'eflet
domiciliées ct notoirement
qu'à des personnes
par les juges des lieux,
de quoi, ils ticudront un registre paraphé la déclaration par Ics
oà ils inscriront les ventes et feront signer
et de plus
acheteurs, le tout à peiue dc 1,000 francs d'amende
grande,ily a lieu. ARRET du conseil du Cap,
1739, 4 juin.) -
(3 septembre,
qu'il y a pluqui, sur la représentation du procurenr-génénl, --- Page 69 ---
sieurs édits, déclarations ct ordonnances du
ment de ce conscil, dont la
roi, arrêts de régletions
mémoire ne rappelle pas les
auxquelles on est obligé de se conformer, dans disposirentes affaires à juger, et qu'il
les difféber dans des
conviendrait, pour éviter de tomcontradictions, d'en avoir un recucil :
Ordonne qu'il sera fait un recueil des édits et
du roi, ordonnances de MM. les
déclarations
daus, et arrêts de réglemens des gouvereurn-pénéraux et intenen chef, etc. *
couseils, par les soins du greffier
(1738, 7 octobre.) - ARRET du conseil du
fenses aux nègres esclaves, de
Cap, faisant dépeines contenues aux
porter aucunes armes, sous les
ordonnances, etc.
(5 ct 1O novembre.) - ARRET des deux
Goave séant à
conseils du
Léogane et du Cap-Français,
petit
effet, celui du Cap représeuté
assemblés pour cet
nant diverses règles
Par un commissaire spécial, contel'exercice
pour les procureurs de leurs
de leurs
ressorts, dans
dans les différeutes fonctions, et un tarif des droits de ceux-ci,
procédures à suivre.
Enregistré au conseil du Cap, le premier décembre.
(15 décembre. ) - DÉCLARATION da
esclaves des colonies, amcnés
roi, rclative aux nègres
en France.
L'article 1er dispose que les habitans ctlcs
quivoudront emmener ou
officicrs des colonies,
de l'an ou de Tantre envoyeren. France, des esclaves
sexe, pour lcs fortifier
nègres,
religion, et pour leur faire
davantage daus la
métier utile
apprendre, en même
pour les colonies, seront tenus
temps, quelque
mission des gonverneurs
d'en obtenir la pergénéraux ou commandans dans
chaque
* En exécution de cet arrét, un recueil
comprenait les ordonnances,
formatin-folio fut
il
réglemens et
composc;
çaises del T'Amérique, depuis le25 octobre arréts, concernant lcs fles frans
avec une table des matières.. Il fut fait 168ijusqu'au 7 octobre
lois, pour chacun des membres de la en méme temps, un abrégé desdites 1738,
cour,
Note des éditeurs.
4.
chaque
* En exécution de cet arrét, un recueil
comprenait les ordonnances,
formatin-folio fut
il
réglemens et
composc;
çaises del T'Amérique, depuis le25 octobre arréts, concernant lcs fles frans
avec une table des matières.. Il fut fait 168ijusqu'au 7 octobre
lois, pour chacun des membres de la en méme temps, un abrégé desdites 1738,
cour,
Note des éditeurs.
4. --- Page 70 ---
'des esclaves seront fenus de
ile ; les maitres ct les conducteurs
de
cette permission au grefle dc la juridiction
faire enregistrer
avant leur départ, et en celui de
l'amirauté de leur résidence,
Y'amirauté du lieu de leur débarquement, dans la huitaine.
Les esclaves nègres, de l'un ou de l'autre
L'article 40 porte :
Teurs maitres, ou qui y
sexe, qui seront conduits en France par
leur
avoir acquis
seront par eux envoyés, ne pourront prétendre
et seront
de leur arrivée dans le royaue,
liberté, sous prétexte
leurs maîtres lei jugetenus dc retourner dans Jes colonies, quand
les forma-
:mais faute, par les maîtres, d'observer
ront à propos
articles, lesdits esclaves seront
lités prescrites par les précédens
dans les colonies
confisqués à notre profit , pour être renvoyés
travaux ordonnés par nous (1 le roi.)
et y être employés aux
vondront s'établir dans notre
Les habitans de nos colonies, qui
leurs maisons,
dit Y'art. 7 , ne pourront y garder dans
ils
royaume, esclaves de Y'un ou de T'autre sexe; 3 quand bien.même
aucuns
à peine de confiscation
n'auraient pas vendu leurs habitations,
Farticle, faire
desdits esclaves; ; ils pourront néanmoins, 7 ajoute à leurs habides nègres attachés
passer en France quelques-uns leur faire apprendre quelque
tations dans les colonies, pour
daus les colonies; et,
métier utile qu'ils retourneront exércer
est
à ce qui prescrit
dans ce cas, les maîtres se conformeront
précélemment, ctc.
esclaves emmenés ou envoyés en
Suivant T'art. 10, les nègres
de leurs
s'y marier, mêmc du consentement
France, ne pourront
de T'article 7 de lédit d'ocmaitres, nonobstant Ics dispositions
auquel il est dérogé en ce point.
tobre 1716,
dans aucun cas, ni sous quelque préL'article 11 veut que
emmené cn France des
les maitres qui auront
texte que cc soit,
ne puissent les y affranchir
csclaves de Tun ou de l'autre sexe,
ainsi
testameut; et que les affianchissemens
autrement que par
testateur décédera avant l'exits, n'aient lieu qu'autant quele esclaves emmenés en France,
des délais daus lesquels lcs
piration
tobre 1716,
dans aucun cas, ni sous quelque préL'article 11 veut que
emmené cn France des
les maitres qui auront
texte que cc soit,
ne puissent les y affranchir
csclaves de Tun ou de l'autre sexe,
ainsi
testameut; et que les affianchissemens
autrement que par
testateur décédera avant l'exits, n'aient lieu qu'autant quele esclaves emmenés en France,
des délais daus lesquels lcs
piration --- Page 71 ---
doivent être renvoyés dans les colonies. (Trois ans, à compter du
jour de leur débarquement en France, aux termes de l'article 6.)
Enregistrée aux deux conseils, Jes 2 mai et 1er août 1740.
(1739, 17 janvier et 6 août. ) - RÉGLEMENS séparés des deux
conseils, pour l'établissement d'une maréchaussée dans leurs
ressorts respectifs.
(1er août.). - PREMIÈRE COMMISSION de substitut du
procureur-général, au conseil supérieur du Cap, conférée par le gouverneur général et l'intendant de la colonie.
Enregistrée au conseil du Cap, le 3 octobre.
- (14 août.) - PREMIÈRE COMMISSION d'inspecteur de
de
la ville du Cap, conférée par les mémes administrateurs. police
Enregistrée le 9 novembre.
(1740, 6 juillet.) - ARRÉT du parlement de Paris,
que les personnes domiciliées aux iles et colonies
portant
valablement
françaises, sont
assignées au domicile de M. le
et que le délai de lassignation, est de deux mois. procureur-général,
(12 septembre , 1741, 6 mai.) - ARRÉTS en
du
couscil du Cap, pour la police et T'administration réglement des
avec tarif des droits du geôlier.
prisons,
(1er octobre.). - - DÉCLARATION du roi, qui confirme les ventes
et échanges des biens de mineurs, les partages et
de famille faits entre eux et leurs tuteurs, à
arrangemens
avant T'enregistrement de cette
Saint-Domingue,
malités
déclaration, encore que les forprescrites par la coutume de Paris et par les ordonnances
des rois, n'aient pas été observées, sans préjudicier
à l'action en rescision pour cause de lésion du chef des néanmoins
laquelle ne pourra être estimée qu'eu égard à la valeur des mineurs,
au temps de la veute, et non sur le pied de
biens,
biens de semblable
T'augmentation des
nature et qualité.
L'article 3 prescrit, pour l'avenir, l'observation des formalités
voulues par les ordonnances et usages du
royaume, cn matière
, n'aient pas été observées, sans préjudicier
à l'action en rescision pour cause de lésion du chef des néanmoins
laquelle ne pourra être estimée qu'eu égard à la valeur des mineurs,
au temps de la veute, et non sur le pied de
biens,
biens de semblable
T'augmentation des
nature et qualité.
L'article 3 prescrit, pour l'avenir, l'observation des formalités
voulues par les ordonnances et usages du
royaume, cn matière --- Page 72 ---
54 -
forcée des biens des mineurs, à
d'adjulication volontaire ou
peine de nullité.
les mineurs jouiront, dans la
La mêmc déclaration porte, que
priviliges et préde tous les droits,
colonie de Saint-Domingue, danslcs autres partics du royaume
rogatives quileur sout accordés
de France.
le 6 mars 1742; et à celui de
Enregistréc au conseil du Cap,
Léogane le 7.
en forme d'édit, portant
(1742, aofit.) - LETTRES-PATENTES
des colonies.
institution des assesseurs aux conseils supérieurs et intendans
lieutenans-géneraux
Les gouverneurs généraux,
sans
sont autorisés à nommer ces officiers,
qu'ilpnisse
des colonies,
dans chacun des deux conseils. Leur
y en avoir plus de quatre,
trois ans, mais peut
commission ne doit avoir d'effet que pour dans le jugement
: ils n'ont voix délibérative que
être renouvelée
à moins que dans les autres
des afaires dont ils sont rapporteurs, suffisant de juges, auquel
affaires,il ne se trourât pas un nombre
de
d'opiadmis à opiner, de mênie qu'en cas partage
cas ils sont
nions entre les autresjuges.
le 24 janvier 1744; et à
Enregistrées au conseil de Léogane,
celui du Cap, le 2 mars suivant. conseil de Léogane, qui cn-
(14 novemhre.) - AnRir du
leurs enfans, au plus
de famille, de faire baptiser
joint aux pères
leur
peiue de 500 fr.
tard dans les quarante jours de naisance,. de laquelle lc
charquc enfant, pour le paiement
d'amende par
mémc par corps, à la diligence
contrevenant sera contraignable,
des marguilliers cn charge : ctc.
da roi, concernant la
(1743, Ler février.) - DICLARATION mineurs qui ont des
manière d'élire des tuteurs ct curateurs aux
Jieus situés en Fiance et dans les colonics. n'anront plus ni père
Suivant Taiticle 1er, lorsque les mineurs
ct
des biens situés en Trance,
ni mère, ct qu'ils posséderont
il doit leur être nomd'autres situés dans les colonics frauçaises,
,
des marguilliers cn charge : ctc.
da roi, concernant la
(1743, Ler février.) - DICLARATION mineurs qui ont des
manière d'élire des tuteurs ct curateurs aux
Jieus situés en Fiance et dans les colonics. n'anront plus ni père
Suivant Taiticle 1er, lorsque les mineurs
ct
des biens situés en Trance,
ni mère, ct qu'ils posséderont
il doit leur être nomd'autres situés dans les colonics frauçaises, --- Page 73 ---
mé des tuteurs 01L curateurs dans l'un et l'autre
juges du royaume et de la colonie, assistés
pays, par les
des mineurs.
des parens et amis
Chaque tuteur aura une administration
biens du pupille, dans le lieu oi il aura été
séparée des
pousable de la gestion del'autre
clu, sans êtrc rescompte
tuteur, et ne sera tenu de rendre
que devant les juges quil'auront nommé,
Les père ct mère vivans pourront étre choisis
ou curateurs de leurs enfans,
comine tuteurs
tion générale de tous
auquel cas ils aurout l'administra-
(Art.
leurs biens, quelle que soit leur situation.
2.)
Si le père ou la mère à qui la tutelle
dit Tarticle 5, viennent à
générale aura été déférée,
passer à dc secondes
ront étre remplacés, si les
noces, ils pourd'avis, par le juge du
parens ou amis des mineurs en sont
domicile qui avait accordé la
rale; et dans ce cas, il sera procédé à l'élection tutelle génél'uu en France, et l'autre dans les
dc deux tuteurs,
colonies.
L'article 8 règle que l'éducation des enfans
dra au père, en quelque
mineurs appartienmoins
pays que les enfans soient élevés, à
que, pour de grandes considérations, le
cile n'en ait autrement ordonné.
juge de son domisi elle est nommée
Lorsque la mère aura survécu,
tiendra
tutrice, l'éducation de SCs enfans lui
également; elle pourra, dans le cas contraire, apparchargée par le juge, de l'avis des
en être
En cas de
parens ou amis des mineurs,
prédécès de leurs père et mère,
mineurs sera confiée aux tuteurs. ( Art.
l'éducation des
Aux termes de l'article 11, les
9-)
mineurs,
ne peuyent disposer des nègres
quoique émancipés,
habitations dans les
qui servent à exploiter leurs
colonies, jusqu'à ce qu'ils aient
ans
atteint l'age
d'être
accomplis, sans néanmoins que lesdits nègres cessent
réputés meubles, par rapportà tous antres
Les mineurs, qui, n'ayant plus de
effets.
père, voudront
mariage en France ou dans lcs colonies
contracter
nir le consentement de leurs
françaises, devront obtetateurs ou curateurs, qui ne sera
dans les
qui servent à exploiter leurs
colonies, jusqu'à ce qu'ils aient
ans
atteint l'age
d'être
accomplis, sans néanmoins que lesdits nègres cessent
réputés meubles, par rapportà tous antres
Les mineurs, qui, n'ayant plus de
effets.
père, voudront
mariage en France ou dans lcs colonies
contracter
nir le consentement de leurs
françaises, devront obtetateurs ou curateurs, qui ne sera --- Page 74 ---
A
accordé de l'avis des parens et amis assemblés devant le juge,
que
mais
de grandes considérations sculeatiquel il sera libre,
pour
famille
d'orlonner que l'autre tuteur et le conseil de
qui
ment,
scront cousultés,
être ensuite
a concouru à son élection,
pour
sur le mariage proposé par les mistatué ce qu'il appartiendra,
neurs. (Article 12.)
dérogé,
Enfin, les articles 13 et 14 portent, qu'it n'est point
déclaration, aux dispositions des lois romaines, sur la
par cette
la dation et la privation dcs tutelles, l'age
puissance paternelle, finir dans les
et lieux du royaumc,
auquel elles doivent
provinces
des biens situés
qui se régissent par le droit écrit, et ce à T'égard
des effets dont le recouvrement y doit êtrc fait;
en France, ou
de la coutume de Bretagne ou autres,
non plus qu'aux dispositious
la
de ce
sur les mêmes matières, en ce qui concerne province de
d'être suivies, de même que Tédit
nom, oit elles continueront
décembre 1732.
1744; ct à celui de
Enregistrée au conseil du Cap, le 2 juillet
Léogane, le 10 juillet.
sur le vu des deux
(31 juillet.) ) - RÉGLEMENT du roi, qui,
de janvier et août 1739, pris par les conseils supéréglemens
considéraut, d'un côté, que lesdits
ricurs du Cap et de Léogane,
des réglemens de
conseils n'ont pas un ponvoir suffisant pour
et d'un autre, qu'ils y ont insére des dispositions
cctte espèce;
sorte
est nécessaire que
qui ne peuvent être maintenucs, cn
qu'il
T'établisseclle-méme ses intentions, sur
Sa Majesté explique
ORDONNE
le traitement et le service des maréchanssées;
ment,
si fait n'a été, une maréchaussée dans chacun
qu'il sera établi,
ct du Cap, laquelle sera comdes conscils supérieurs de Léogane
distribués
de prévôts, brigadiers ct archers, qui seront
posce
desdits ressorts.
dans les différens quartiers
le
ct exempts seront commissionnés par gouverneur
Les prévôts
faire recevoir aux conseils supéricurs 0
génèral, et devront SC
faite de leurs
ils préteront serment, information préalablement
chacun
qu'il sera établi,
ct du Cap, laquelle sera comdes conscils supérieurs de Léogane
distribués
de prévôts, brigadiers ct archers, qui seront
posce
desdits ressorts.
dans les différens quartiers
le
ct exempts seront commissionnés par gouverneur
Les prévôts
faire recevoir aux conseils supéricurs 0
génèral, et devront SC
faite de leurs
ils préteront serment, information préalablement --- Page 75 ---
bonne vie et moeurs, religion
maine. (Article 3.)
catholique, apostolique et rOLes brigadiers ct archers seront nommés
jors, commandant dans les
par les officiers maleur département,
quartiers; et reçus par les juges de
l'article
après l'information ct Ic serment prescrits
précédent.
par
Enregistré au conseil de Léogane, le 24
celui du Cap, le 2 mars. *
janvier 1744, et à
(11 octobre.)- - ORDONNANCE des
nie, touchant le
administrateurs de la colobaptême des enfans, et
tions analogues à celles de T'arrêt du
contenant des disposinovembre 742,
conseil de Léogane du 14
précédemment rapporté,
Enregistrée aux deux conscils.
(20 octobre.) ). - ARRîr du couseil d'état,
du conseil supérieur du
qui annule celui
lui,
les
Cap, au sujet des examens à subir devant
par conseillers ou assesseurs de cette
des juridictions de son
cour, et officiers
ressort, nouvellement
charges de judicature; sur le motif le
pouryus de ces
pas compétent pour faire un
que conseil supérieur n'est
L'arrêt
réglement semblable.
fait, au surplus, défenses audit
dans la connaissance des
conseil, de s'immiscer
matières qui ne sont
tence, et ordonne
pas de sa compéque tous arrêts et
y être rendus, autres
réglemens qui pourront
seront
que pour le jugement des
pendans, ne seront
procès qui y
avoir été
susceptibles d'exécution
approuvés de Sa
qu'après
sera rendu.
Majesté, sur le compte qui lui en
Enfegistré au conseil du Cap, le 2 mars 1744.
(25 novembre. ) - DÉCLARATION du
roi, concernant les
*Les autres dispositions de ce réglement, la
libérations des conseils de
plupart empruntées des dérelatives aux
Léogane et du Cap dont il a été
sont
à sa
appointemens et salaires de la maréchaussée, parlé,
discipline.
, à son service et
Note des Editeurs.
esté, sur le compte qui lui en
Enfegistré au conseil du Cap, le 2 mars 1744.
(25 novembre. ) - DÉCLARATION du
roi, concernant les
*Les autres dispositions de ce réglement, la
libérations des conseils de
plupart empruntées des dérelatives aux
Léogane et du Cap dont il a été
sont
à sa
appointemens et salaires de la maréchaussée, parlé,
discipline.
, à son service et
Note des Editeurs. --- Page 76 ---
de maiu-morte établis aux colonies franordres religieux ct gens
çaises dc TAmérique.
de nous, est-il dit au
L'état actuel de nos colonies exige
des dispositions encore plus étcudues sur cette mapréambule,
d'août 1721 avaient déjà subordonné
tière;(des lettres-patentes
à la
exla faculté d'acquérir, des ordres religienx,
permission
du roi. ) Quelque faveur que puissent mériter des établispresse
des motifs de religion et de charite, il est
semens*fondés sur
des précautions efficaces pour empécher
temps que nous prenions
en former de nouveaux sans
qu'il ne puisse non-seulement s'y
sont autorinotre permission, mais encorc pour que ceux qui y
des acquisitions qui mettent hors du comsés, ne multiplicnt pas
des fonds ct domaines de nos
merce, une partie considérable
contraires au
colonies, ct ne peuvent être regardés que comme résolu de
bicn commun de la socicté; c'est à quoi nous avons
loi
en réservant néaumoins aux compourvoir par une précise,
établis dans nos colonies,
munautés et gens de main-morte, déjà
des rentes constituées d'une certaine naturc,
la faculté d'acquérir
avantageuse, et toudont la jouissance leur scra souvent plus
domaines
convenable à Tintérêt public, que ccllcs des
jours plus
à leurs possessions. A ccs causes, etc. *
qu'ils pourraient ajouter
du roi, portant que tous les im-
(1744, 6a aoht)-Dicuamamose
il faut concluredes expressions de cette déclaration,
Toutefois ne pas,
biens
que les ordres religieuxdes colonies Aematbopilnbre-Aaendes ils ne pouvaient en acquérir
autres que des rentes constituces ; senlement titre onéreux,
vertu
d'une autre espèce, soit à titre gratuit, soit à
qu'en aux
d'une permission expresse 3 portée par lettres patentes enregistrées
les biens situés aux colonies, ct aux parlemens,
conseils supérieurs, pour
pour les biens situés dans le royaume. renfermer notre ouvrage, ne nous
Les bornes dans lesquelles doit sc
de cetic déclaration repermettaient: pas de rappeler ici les diepositions
nous avous fait
marquable,maise en exposant les motifs qui l'ont dictie,
conmlitrcafisanmnents son esprit.
Note des Editeurs.
3 portée par lettres patentes enregistrées
les biens situés aux colonies, ct aux parlemens,
conseils supérieurs, pour
pour les biens situés dans le royaume. renfermer notre ouvrage, ne nous
Les bornes dans lesquelles doit sc
de cetic déclaration repermettaient: pas de rappeler ici les diepositions
nous avous fait
marquable,maise en exposant les motifs qui l'ont dictie,
conmlitrcafisanmnents son esprit.
Note des Editeurs. --- Page 77 ---
meulles situés dans les îles sous le vent et aliénés
cation ne sont
avant sa publipas sujets au retrait lignager, quoique les contrats
d'acquisition n'aient point été publiés ni insinués,
à T'article 132 de Ja coutume de Paris
conformément
ce point seulement,
1 auquel il est dérogé en
foi de la
pourvu toutefois qu'il n'y ait pas mauvaise
part des acquéreurs, et qu'ils se soient
mnis en possession des terres
publiquement
lignagers n'en aient
par eux acquises, de sorte que les
quéreurs.
pu ignorer la vente, par le fait desdits acLa même déclaration
à compter du jour de prescrit au surplus pour l'avenir, et
Ics conseils
T'enregistrement de ladite déclaration, dans
supérieurs des ilcs sous lc vent,
l'article 132 de la coutume de
l'observation de
Paris, auxdites îles.
(4 novembre.)- ORDONNANCE du roi, qui défend les
de
hasard, aux colonies.
jeux
(1746, 7 septembre.)- - AnRêr du conscil du
damne un boulanger de Ja même
Cap, qui con50 livres d'amende
ville à être admonesté, et en
des excès
envers la Providence, , pour avoir commis
et violences envers ses nègres; avec défense de récidiver, sous Peine de punition
corporelle, et injonction de traiter
humainement ses deux esclaves qui lui sont remis.
(19 novembre)--Annèr du conscil d'état,
former d'aucmus crimcs
qui défend d'inprescrits par Japs de temps.
Enregistré au conseil du Cap, le 4 novembre
1748.
(9 décembre.). - ORDRE du roi, aux conseils
et de Léogane, afin
supérieurs du Cap
qu'ils ne procèdent à
titres de noblesse qui leur seraient
T'enregistrement des
qui les réclameraient,
présentés par des personnes
dans la
pour jouir des priviléges de la noblesse
colonie, sans une permission
expresse de sa
Enregistré aux deux conseils lcs 4 et 8 novembre Majesté.
(30 décembre.)-
1748.
des crimes
DÉCLARATION du roi, concernant) la punition
qui se commettent par lcs vénéfices et poisons.
ne procèdent à
titres de noblesse qui leur seraient
T'enregistrement des
qui les réclameraient,
présentés par des personnes
dans la
pour jouir des priviléges de la noblesse
colonie, sans une permission
expresse de sa
Enregistré aux deux conseils lcs 4 et 8 novembre Majesté.
(30 décembre.)-
1748.
des crimes
DÉCLARATION du roi, concernant) la punition
qui se commettent par lcs vénéfices et poisons. --- Page 78 ---
conseils les 16
et 4 noEnregistrée aux deux
septembre
vembre 1748. *
concernant les substi-
(1747, aoft.)- - ORDONNANCE du roi,
tutions.
Parlemeut de Paris le 27 mars 1748. **
Enregistréc au
des administrateurs de la Co-
(1750, 15 mars.) 1 RÉGLEMENT
lonie, touchant les poids et mesures.
Enregistré aux deux conseils.
ARRÈT de réglement du conscil du Port-
(182,17jaarier)- les prêtres desservant les paroisses du
au-Prince, portant, que
deux
scront astreints à tenir, d'une manière régulière,
ressort,
mariages et sépultures, et devront, au
registres des baptêmes,
deux
commencement de chaque année, remettre un des
registres,
aux greffes des juridictions.
refusée taut
ne jusLa pension des desservans leur sera
qu'ils
tifieront pas de cette remise (art. 4).
le
18 mai.) - ARRET du conseil d'état, qui charge
(1753,
de la révision d'un procès criminel
conseil du Port-au-Prince,
celui du Cap, même de prononcer un nouveau jugement,
jugé par
sily a lieu.
conseil du Cap, qui ordonne que,
(1757, 14j juin.)-Annirdu
déclarations,
les soins du greffier, les édits, ordonnances,
par
le 7 octobre 1738 jusqu'au 14
arrêts et réglemens 3 depuis
de l'arrêt, seront transcrits sur uu registre parjuin 1757, jour
la bibliothèque de la Cour 1 pour
ticulier, lequel sera déposé en
son usage. ***
conseil
établit unc
(1761, 8 février.)- AnRër du
d'état, qui
sont puisées dans T'édit de juillet 1682 ct
*Plusicurs de ses dispositions
subir aucun changement.
ont étéinsérées dans cette déclaration > sans Note des éditeurs.
**
de cette ordonnance non
angateasaat-Daaite
Les dispositions
gue, y étaient cependant adoptées à certains égarels. de Saint-Méry.
Note de M. Moreau
un arrêt du méme conscil, por-
*** Nousavons ncntionépaceleunats
d'état, qui
sont puisées dans T'édit de juillet 1682 ct
*Plusicurs de ses dispositions
subir aucun changement.
ont étéinsérées dans cette déclaration > sans Note des éditeurs.
**
de cette ordonnance non
angateasaat-Daaite
Les dispositions
gue, y étaient cependant adoptées à certains égarels. de Saint-Méry.
Note de M. Moreau
un arrêt du méme conscil, por-
*** Nousavons ncntionépaceleunats --- Page 79 ---
6r
commission prise parmi SCs mémbres
cuter toutes les matières
, à l'effet d'examiner et disde nature à être
contentieuses provenant des colonies, et
et
portées au conseil, pour, sur le vu des
pièces des parties, ensemble les couclusions
requêtes
général en ladite commission, celle-ci
du procureurjesté, ,
statuera
donner son atvis à Su Maqui
ce que de droit.
(26
février.)-Annir en réglement du conseil du
établissement des huissiers du
Cap, portant
(10 avril.)- ARRT du Cap, en bourse commune.
conseil du
fenses à tous
Port-au-Prince, portant déles lettres prêtres, autres que les curés des
dont
seront
paroisses,
à Tavenir
enregistrées aux greffes des juridictions, de
recevoir aucuns testamens ou
plus
volonté,
dispositious de dernière
(9 novembre.)- - ARRÈT en réglement du conseil du
Prince, portant tarif des honoraires des médecins
Port-au-
(19 décembre)--Aunir du conseil
ct chirurgiens.
sion de
d'état, créant une commisconseillers et de maîtres des requêtes,
mémoires, pièces et projets relatifs
pour l'examen des
former les
aux réglemens propres à réabus, et à perfectionner I'ordre de la justice dans
colonies, à l'effet par le roi, sur le
lui
les
rendu, de statuer
compte qui
cn aura été
ce qu'il appartiendra.
Le même arrêt ordonne,
les
contrariété ou en révision des que requêtes en cassation, en
périeurs établis dans
jugemens émanés des conseils sude
lesdites colonies, , les instances
réglemens de juges et d'appels des
d'évocation,
les
ordonnances rendues
gouverneurs et intendans, et de toutes autres
par
tieuses qui concerneront leurs
affaires contensitués, serout distribuées
habitans ou les biens qui y sont
coutumée, à l'un des par M.le chancelier, en la manière acmaîtres des requêtes, pris dans le sein de
tant qu'un recneil semblable serait fait à partir du 25
qu'au 7 octobre 1738;- Le registre dont il est ici octobre 1684,juslc complément du premier.
question > forme dinc
Note des éditeurs.
toutes autres
par
tieuses qui concerneront leurs
affaires contensitués, serout distribuées
habitans ou les biens qui y sont
coutumée, à l'un des par M.le chancelier, en la manière acmaîtres des requêtes, pris dans le sein de
tant qu'un recneil semblable serait fait à partir du 25
qu'au 7 octobre 1738;- Le registre dont il est ici octobre 1684,juslc complément du premier.
question > forme dinc
Note des éditeurs. --- Page 80 ---
la communication aux conla commission instituce pour, 2 après commission, être fait droit
scillers-d'état composant la même
y
des
- - Et à Vigard des appels
par le roi, en son conseil parties;
concerdesdits gouverneurs ct intendans qui
des ordonnances
et réunions des terrains dans les
neraient les dons, concessious
seraient de nature à êtrc
colonies, ou autres contestations conseil qui des dépéches ; le même
portées devant Sa Majesté el son
seront également
arrêt prescrit, que les affaires de cette nature,
en donnera
remises à T'un des mêmes maîtres des requétes, qui
desconseillers d'état, en préseuce
communication aux mêmes
des déle roi statuera, en son conseil
quels et sur son rapport,
péches, ce qu'il appartiendra. du Cap , le 8 juillet 762.
Enregistré au conseil
1763.
Et à celui du Port-an-Prince , le 14 janvier ordonne qu'en
inai.)- ARRÈT du conseil d'état, qui
(1762,21
civiles ou criminelles, dausl lesquelles
toutes affaires conteutieuses, des colonics, les parties ne pourseront intéressés les habitans les juges des lieux qui cu doivent
ront se pourvoir que devant de s'adresser à autres et autrement
connaître ; leur fait défenses
lesdites affaires, à peine de
dans les formes prescrites pour
que
d'amende; Comme aussi que les gouverneurs,
2000 francs
officiers dc l'état-major, préteront maincommandans et autres
ou arY'exécution des décrets > sentences, jugemens
forte pour
qui leur en sera faite; sans néanrêts, à la première réquisition
sur les fonctions desdits
moins qu'ils puissent rien entroprendre
prétexte que ce
ordinaires ni s'entremettre, sous quclque
pardevant
juges
dans les affaires qui auront été portécs
puisse être,
dans toutes matières contentieuses.
lesdits juges, ou cn général
du Cap et du Port-an-Prince.
Enregistré aux couscils
du roi, embrassant toutes
(1-63, 24 mars.)- ORDONNANCE colonic de Saint-Doiingue:
de l'administration dc la
les parties
détermine la composition du gouvernement
Cette ordonnance
la résidence des chefs et autres
militaire,du gouveruement civil, des milices, la distribution des
officiers employés, 2 la suppression
ans toutes matières contentieuses.
lesdits juges, ou cn général
du Cap et du Port-an-Prince.
Enregistré aux couscils
du roi, embrassant toutes
(1-63, 24 mars.)- ORDONNANCE colonic de Saint-Doiingue:
de l'administration dc la
les parties
détermine la composition du gouvernement
Cette ordonnance
la résidence des chefs et autres
militaire,du gouveruement civil, des milices, la distribution des
officiers employés, 2 la suppression --- Page 81 ---
troupes, T'établissement
d'hôpitaux, les ports de
commerce, la) hiérarchie et l'exercice de la
marine et de
concerne les habitans et les
religion, pour cc qui
rendre la justice ; institue deux troupes, les tribunaux chargés de
chambres
glant leurs attributions; fixe les
d'agriculture, en réneur et de Fintendant, la
pouvoirs particuliers du gouverpartie de Tadministration
commune; ; ct indique la nature des fouctions
qui leur est
officiers employés dans les colonies.
de tous les autres
Enregistréeaux deux conseils.
(r7jsa)-0esoxsasere des
tenu une assemblée des habitans administrateurs, de
portant qu'ils sera
roisse, à l'effet de procéder à la chaque ville 1 bourg ou pal'étendac de la ville,
nomination d'un syndic
indication dc la
bourg ou paroisse on il aura été clu, pour
nature et des devoirs de cette
avec
(30j juillet.) AnRêr du couseil
charge.
à suivre provisoirement
d'état, touchant la procédure
par les habitans des
pourvoir aux corseils du roi.
colonies pour se
Enregistré au conseil du Cap , le 10 mai 1764.
(24 novembre)-Anir définitif du conseil
nonce l'extinction des jésuites
du Cap, qui procolonie.
, et leur expulsion hors de la
(1,64, 19 et 26 mars.)- ARriT de
des deux conseils, qui établit des
réglement de l'assemblée
sépare des procureurs,
avocats auxdits conseils, et les
(27 avril.)- ORDONNANCE du roi, qui règle l'exercice
profession de
de la
chirurgien , dans les colonies
de
rique.
françaises T'Amé-
(1766, janvier Eprr, portant création d'un office
conseiller et de trois offices de substituts
de second
dans chacun des deux couseils
du procureur-général,
confirmant les nominations faites supérieurs de Saint-Domingue, , en
dans, de magistrats de cette
par les gouverneurs et intendeuxième classe.
Enregistré aux deux conseils.
règle l'exercice
profession de
de la
chirurgien , dans les colonies
de
rique.
françaises T'Amé-
(1766, janvier Eprr, portant création d'un office
conseiller et de trois offices de substituts
de second
dans chacun des deux couseils
du procureur-général,
confirmant les nominations faites supérieurs de Saint-Domingue, , en
dans, de magistrats de cette
par les gouverneurs et intendeuxième classe.
Enregistré aux deux conseils. --- Page 82 ---
64 a
Épir sur la discipline des conseils supérieurs, à
(Janvier.)-
Saint-Domingue.
Euregistré aux deux conseils.
du roi, concernant) Tadministration
(ier ferrier)-Oauoxsaser
et particulière de la colonie de Saint-Doiningue , qui,
générale
nombre des
du réglement de
en rappelant ui grand
dispositions
même matière, , trace des règles nouvelles pour
mars 1 763, sur la
la distrilution de Ja justice et pour les finances.
les 26 juillet et 20 septembre
Enregistré aux deux conseils,
*
S
1766.
du
relative à la composition 3
(18 mars.) - ORDONNANCE roi,
des
du tribunal Terrier **
la compétence et l'autorité jugemens
Cette ordonnance bien plus complète que la précddente, touchant
ces deux objets importans, 2 définit assez exactement lcs pouvoirs judiciaire et administratif; on y remarque que celui-ci est beaucoup plus
favorisé que l'autre; ainsi l'article 52 accorde au gouverneur-général,
entrée ct voix délibérative avecl la première place, dans les deux conseils
supérieurs ; l'intendant en a aussi la présidence avec voix dalibérative;la
méme distinction est réservée au plus ancien oflicier en grade, en l'absence du gouverneur, ct au subdéléguét général, au défaut de l'intendant.
Les gouverneur et intendant ont la nomination, sauf l'approbation
ultérieure du roi, des assesseurs, substituts des procureuts-généaus et
des
substituts et grefliers des jusgrefliers aux conseils supérieurs; juges,
et
tices inférieures : Le choix défnitif des huissiers, notaires 3 procureurs
avocats appartient encore au gouverneur et à l'intendant.
Ccs deux officiers composent le tribunal Terrier, et connaissent à ce titre,
des clauses de concession 3 réunion au domaine, distribution d'eau pour
P'arrosage des terres, des servitudes, chemins , de la construction ct en3 bacs ct passage de rivières,
tretien des grands chemins > ponts, aqueducs
de la chasse et de la péche.
des Editeurs.
Note
conseil
dans
* Suivant cette ordonnance, trois conscillers du
supérieur
lc ressort duquel se trouvent le gouverneur ct lintendant, sont partie du
méme tribunal cty ont voix délibérative.
Note des Editeurs. --- Page 83 ---
Enregistrée aux deux conseils, les
1766. 26juillet et 20 septembre
(18 mars.) - ORDONNANCE du roi, sur
les conseils supérieurs de
Tenregistrement dans
nances de Sa Majesté,
Saint-Domingue, des lois et ordonconcernant la justice et les différens
d'administration de ladite colonie. objets
L'article 9 défend aux conseils, d'insérer dans les arrêts
registrement aucune modification,
d'enautre clause qui puisse surseoir
restriction, explication ou
exécution des lois, ordres
ou empécher la pleine et entière
jugent nécessaire de faire et commissions; ; sauf à eux, s'ils
contenu, à en faire un arrété des représentations au roi, sur leur
séparé de T'arrêt
Néanmoins, suivant
il
d'enregistrement.
objets
L'article 9 défend aux conseils, d'insérer dans les arrêts
registrement aucune modification,
d'enautre clause qui puisse surseoir
restriction, explication ou
exécution des lois, ordres
ou empécher la pleine et entière
jugent nécessaire de faire et commissions; ; sauf à eux, s'ils
contenu, à en faire un arrété des représentations au roi, sur leur
séparé de T'arrêt
Néanmoins, suivant
il
d'enregistrement. dans le cas oi
Tarticlero, est permis auxdits
en délibérant sur
conseils,
trouveraient quelques
quelque ordre ou loi, ils y
d'autres ordres
dispositions contraires, soit à la
ou lois déjà enregistrés ct
lettre
été nommément
auxquels iln'aurait
dérogé, soit à la nature des
pas
locale, ou dont l'exécution
oljets de législation
judice
causerait nécessairement ou un
publique, ou un dommage
préparticulière, de surseoir à
irréparable dans Tapplication
sur délibération, à la T'enregistrement desdits ordres Oul lois,
pluralité des voix,
non autrement, que les
pourvu cependant, et
intendans, soient, l'un et gouverneurs, lieutenans-généraux et
l'effet de
Tautre, d'avis de ladite
quoi, ces officiers assisteront à
surséance; à
quelles il sera dressé
ces délibérations, desde la surséance: : procès-verbal contenant les raisons et motifs
Enregistrée aux deux conseils, les 26
1766. juillet et 20 septembre
(1" avril.) - ORDONNANCE du roi,
l'ile Saint-Domingue, d'une
portant création pour
de 100 hommes
légion composée de 54 compagnies
chacune, non compris les officiers. *
: Supprimée en 1771. Note des Editeurs. --- Page 84 ---
ARRET du conscil du Cap, rendu en présence
(12 avril.)-
exclusif
ct intendant, accordant un privilège
des gouverneurs
de la ville du Cap pour les
pour trois ans, d'iducaleurpublic autorisation de tenir pension
belles-lettres et la géométrie, avec
et école publique. DÉCLARATION du roi, qui valide les pro-
(1767, 1er mai.)-
de Saintcédures et les arrêts émnanés des conseils sapérieurs
depuis le 1er janvier 1763, quoique des conseillers
Domingue,
les
et intendant,
munis seulement de commissions parl gouverneur
les arrêts aient été rendus par un
y aient pris part, ou que
les ordonnances et réglenombre de juges insuffisant, d'après
au surplus, que le délai pour se pourvoir par
mens; et dispose
lesdits
ordonopposition ou requête civilc, contre
procédures,
courir
du jour de la publication
nances et arrêts, ne pourra
que
de ladite déclaration. et enregistrement
les 21 juillet et 7 octobre. Enregistrée aux deux conseils,
ARRET du conseil du Cap, qui, sans égard aux
(21 juillet.). -
notamment de préter
offires d'un jesuite étranger non naturalisé,
de
de détester les maximes de Son ordre, lui enjoint
serment
intervenues contre
sortir de la colonie sans délai, sous les peines
ledit ordre. du conseil du Port-au-
(21 juillet.) - ARRET en réglement
des
le nombre des avocats à dix, et proscrit
Prince, qui porte
obligations à ceux qui vculent être reçus.
(21 juillet.). -
notamment de préter
offires d'un jesuite étranger non naturalisé,
de
de détester les maximes de Son ordre, lui enjoint
serment
intervenues contre
sortir de la colonie sans délai, sous les peines
ledit ordre. du conseil du Port-au-
(21 juillet.) - ARRET en réglement
des
le nombre des avocats à dix, et proscrit
Prince, qui porte
obligations à ceux qui vculent être reçus. portant évocation
(1768, 14 février.)- - Lermns-PATENTES,
quelde Paris, de toutes lcs affaires généralement
au parlement
et
en interdisent la conconcernant les jésuites; qui
conques
naissance à toutes les autres cours et juges. Enregistrées au conseil du Cap, le 28 juin. d'Etat,
commet M. le duc
(3 mars.)- ARRET du conseil
qui
miuistre d'état, pour traiter avcc les syndics généraux
de Praslin, --- Page 85 ---
des créanciers des jésuites, de
du roi, des biens à
lacquisition au nom et au profit
eux appartenans situés à Saint-Domingue. *
(1769, mars. ) - Epir de cassation du conseil
supérieur du
Port-au-Prince, fondé sur les entreprises continuelles de
membres, sur l'autorité du
ses
conseil
gouvernement et les excès dont le
s'était rendu coupable, à l'occasion de
Tordonnance du
roi, pour le rétablissement des milices, en datedu Ieravril
1768.**
(Septembre.) - EDir portant composition du conseil
ricur du Cap
supéEnregistré au conseil du Cap, le 14 mars
1770.
(29 novembre.). - ARRET du conseil du
fixe la valeur de chaque nègre
Port-au-Prince, qui
supplicié à 1200 fr.
(1770, 24 octobre.) ) - ARRET en réglement du conseil du
Cap, touchant les droits des procureurs et
à prendre
avocats, et' les mesures
pour assurer l'exécution d'un réglement
Fortant tarif des salaires et vacations de
précédent,
ces officiers.
(5 novembre.) 1 - ORDONNANCE des administrateurs,
approbation de ce tarif.
portant
Enregistrée au conseil du Cap, le 28.
* M. le duc de Praslin était autorisé à
clauses qu'ila aviserait bon
acquérir aux prix, charges et
étre, sans pouvoir dépasser toutefois
cent mille livres, argent de la colonie.
un million
** Le conseil supérieur fut créé et
Note des Editeurs.
mois d'avrilsuivant
érigé de nouyeau par un édit du
: il fut installéle 29 juillet.
Deslettres-patentes du mois. de mars 1773, autorisérent:
bres de ce conseil à reprendre les titres et à jouir des méme les memcharge qu'ils avaient occupée avant la
prérogatives de la
ce qu'ils s'étaient entièrement
suppression, en considération de
révocation.
justifiés des faits qui avaient motivé leur
*** Un second éditdu méme
Note des Editeurs.
et l'oflice de sccond
jour supprime la placc de premier conseilier
supérieure.
conseiller, en nommant un président dans cette cour
Note des Editeurs.
5.
à reprendre les titres et à jouir des méme les memcharge qu'ils avaient occupée avant la
prérogatives de la
ce qu'ils s'étaient entièrement
suppression, en considération de
révocation.
justifiés des faits qui avaient motivé leur
*** Un second éditdu méme
Note des Editeurs.
et l'oflice de sccond
jour supprime la placc de premier conseilier
supérieure.
conseiller, en nommant un président dans cette cour
Note des Editeurs.
5. --- Page 86 ---
du roi, relative à Ia
(1772, 28 septembre.) - ORDONNANCE
et
et
dans les colonies françaises,
nomination aux charges places
lientenans-ginéraux,
désormais les gouverneurs,
portant que
intendans et autres officiers
commandans généraux et particuliers, officiers des conseils supérieurs,
d'administration de la marine, les
de
et des juges d'amirauté seront pourvus
ceux des juridictions
brevets
à cet effet par le
ct places, sur des
expédits
ces charges
de la marine et des colosccrétaire-l'êtat, ayant le département
nies.
et du Cap, les 30
Enregistrée aux conseils du Port-au-Prince
juin et 5 juillet 1773.
du roi, touchant le gouverORDONNANCE
(1775, 22 mai.)-
et ayant pour objet,
nement de la colonie de Saint-Domingue, de celle du ier février 1 766,
soit d'expliquer plusieurs dispositions
que celles
de tracer des règles nouvelles, ou plus explicites
soit
communs ou particuexistantes, notamment quant aux ponvoirs de même qu'en ce
général et de l'intendant;
liers du gouverneur
touche Tautorité des conseils supérieurs.
*
qui
les 16 août et 22 septembre.
Enregistrée aux deux conseils,
de la colodes administrateurs
(23 octobre.)- - ORDONNANCE esclaves, gratuits, ou avec
nie, sur les affranchissemens des
taxe.
maitre qui voudra procurer la
L'article ier porte que, tout
général,
esclave, présentera requête au gouverneur
liberté à son
d'affranchir et son orqui inscrira au bas d'icelle Ja permission
lc tout, publié en
donnance de taxe, ou de dispense de taxe; pour
qu'elle n'est que
*On lit dans le préambule de cette réglement ordonnance, defnitif que leroipréjwovisoire et pour étre exécutéejuqulan fixera tous les principes, et embrassera
pare dans: sa sagesse, > réglement qui civil des jles sous le vent.
toutes lcs branches du gouvernemoat
Note des Editeurs.
au bas d'icelle Ja permission
lc tout, publié en
donnance de taxe, ou de dispense de taxe; pour
qu'elle n'est que
*On lit dans le préambule de cette réglement ordonnance, defnitif que leroipréjwovisoire et pour étre exécutéejuqulan fixera tous les principes, et embrassera
pare dans: sa sagesse, > réglement qui civil des jles sous le vent.
toutes lcs branches du gouvernemoat
Note des Editeurs. --- Page 87 ---
la formc accoutumée, et rapporté avec le certificat de
tion et de non
publicaopposition, ou de jugement de
semble la quittance du receveur
main-levée, endes taxes de liberté,
institué pour toucher le produit
comme encore l'acte
ledit acte homnologué, à
d'affranchisenent, être
méme
peine de nullité, et cnregistré sous là
peine, 2 tant au greffe de la juridiction du domicile du
tre, qu'au greffe de l'intendance.
maiSuivant l'article 10, leslibertés scront accordées
par le gouverneur général, pour services rendus gratuitement
aux maîtrés,
à la colonie ou
> lorsqu'il lui cn aura été suffisamment
Aux termes des articles
justifié.
11 ct 12, les maîtres
rer la liberté gratuite à leurs
Pourront procuservir
esclaves, en les faisant
en qualité de tambours, soit dans les
recevoir et
au-Prince ou du
régimens du PertCap, ou dans les
dant huit ans, après
compagnies d'artillerie, penfidélité ct exactitude, lesquels l'esclave, s'il a servi avec
agréer parle
obtiendra sou congé; soit en les faisant
commandant pour le roi du
vir àl la suite des compagnies des
département, pour serdix années consécutives;1
gens libres, pendant l'espace de
lité, bien habillé
l'esclave qui aura servi avec: zèle et fidéet bien armé, et qui, surtout, aura
ce laps de temps, utile au quartier, dans les
été, durant
nègres marrons, obtiendra
chasses ou prisesde
so11 allranchissement gratuit, etc.
Enregistrée aux deux conseils, les 25 octobre ct
(4 décembre. ) - RÉGLEMENT des
7 novembre.
tarif des droits curiaux, droits de
administrateurs, portant
fabrique, et frais de
Enregistré aux deux conseils, les et
justice,
7 19 décembre. *
(1776, juin. )- EDIr portant établissement à
dépôt, sous lc nom de Dépôt des
Versailles, d'un
expéditions
chartres des colonies, des
légales et authentiques, tant des
registres de l'état
Cei réglement avait été concerté avec les conseils
lonie, et basé sur leurs mémoires et
supérieurs de'la coobservations.
Note des Editeurs.
de
Enregistré aux deux conseils, les et
justice,
7 19 décembre. *
(1776, juin. )- EDIr portant établissement à
dépôt, sous lc nom de Dépôt des
Versailles, d'un
expéditions
chartres des colonies, des
légales et authentiques, tant des
registres de l'état
Cei réglement avait été concerté avec les conseils
lonie, et basé sur leurs mémoires et
supérieurs de'la coobservations.
Note des Editeurs. --- Page 88 ---
de tous actes judiciaires et extra-judiciaires, concercivil, que
le passé; et pour l'avenant. lcs personnes et les proprictés, pour
nir, des duplicata des actes qui auront lieu après l'enregistrement
lesquels expéditions et duplicata suppléeront les origide Tédit,
ou d'autres accidens,
naux laissés sur les lieux, CIl cas de perte
où
dc
qui cn seront envoyées dans les colonies
au moyen copics
il en sera besoin.
deux conseils supérieurs, les 27 et 28 noEnregistré anx
vembre. *
ÉDIT portant établissement d'une sénéchaussée
(décembre.)-
à Jérèmie, ile Saint-Domingue.
même lieu.
Épir portant création d'un siège d'amirauté au
conseil du Port-au-Prince. les 13 mars et 14
Enregistrés au
avril 1777du conseil d'état, qui, en cassant
(1777, 31 janvier.)-Amnir
du
décide 'que les
un arrété contraire du conseil supérieur Cap,
substituts, pourront être exercès dans les juridictions, 2
offices de
ct daus les conseils supérieurs par des
par de simples postulans ,
admissibles aux offices de
ccux-ci sont
avocats postulansi; que
cl être pourvus de
conseillers dans lesdits conseils 2 et pourront
plano par lc roi.
Enregistré au conseil du Cap, le 8 juillet.
DÉCLARATION du roi , concernant la police des
(9 août.)-
même aux étrangers,
noirs, et portant défenses aux regnicoles,
du roi fut fondée sur cc que Ics papiers publics des coCette mesure
T'effet du elimat,
lonies. franeaises, avaient été de tout temps exposis, par
de destruction ; de telle sorte que les actes d'une gendà plusieurs causes
la génération suià
sans étre altérés 2 pour
ration se conservaient peine,
sujets duroi, habitant ces
vante ct que) Pétat civil, comme les proprictésdess linntilité des moyeus essayés
colonies, se trouvaient compromis ; qu'enfin
si intéressans, nc
jusqu'alors sur les'l lieux, pour conserver ccs papiers d'un dépôt cn France.
laissait d'autre ressource que dans rétablissemeat Note des Editeurs.
la génération suià
sans étre altérés 2 pour
ration se conservaient peine,
sujets duroi, habitant ces
vante ct que) Pétat civil, comme les proprictésdess linntilité des moyeus essayés
colonies, se trouvaient compromis ; qu'enfin
si intéressans, nc
jusqu'alors sur les'l lieux, pour conserver ccs papiers d'un dépôt cn France.
laissait d'autre ressource que dans rétablissemeat Note des Editeurs. --- Page 89 ---
d'amenere en France aucun noir, mulâtre ou
de l'un ou de l'autre
autres gensde couleuir,
de
sexe, et de les y retenir à leur
peine 30,000 francs
service, à
d'amende, même de plus
échoit; et défenses, sous les mêines
grande, s'il y
seraient
peines s à ces derniers
point en service, d'entrer dans le
qui ne
prétexte que ce soit.
royaume, sous quelque
Les articles 4 et 5 de l'édit,
tant des colonies, qui voudra permettent néanmoinsi tout habilui un seul noir ou
passer en France, d'embarquer avec
servir
mulâtre, de lun ou de Tautre sexe
pendant la
7 pour le
traversée, 2 à la charge de consigner avant l'embarquement, 1000 livres argent de France, entrc
trésorier de la colonie, d'obtenir
,
les mains du
verneur
ensuite la permission du
général, , et de remettre l'esclave à
gouport, au dépôt qui sera à ce
son arrivée dans le
qu'il
destiné, où il demeurera
puisse être rembarqué. Les frais de
jusqu'à ce
daus le dépôt, et ceux de leur
garde desdits noirs, ,
supportés par le maître et
retour daus les colonies, sont
(art. 8) ).
prélevés sur sa consignation de 1000 liv.
L'édit (article 12) dispose que pendant leur
tel qu'il est prévu Par l'article
séjour en France, ,
les colonies
k, et jusqu'à leur retour
3 les noirs, mulâtres ou autres
dans
meureront en l'état où ils étaient lors
gens de couleur, depuisse être changé leurs
de leur départ*, sans qu'il
par
maîtres ou autremnent.
(1778, 23 février.) - ORDONNANCE du roi,
aux capitaines dc navires
portant défenses
lâtres
qui auront à leur bord des
ou autres gens de
noirs > mude l'article 4 dc l'édit d'aoft couleur, amenés en France 3 en vertu
d'avoir fait leur
1778, de les laisser débarquer avant
officiers
rapport aux greffes des
desdits
amirautés, et que les
sièges, ne SC soient
vires , etc., à peine de 500 livres transportés à bord des napendant trois mois, de leurs
d'anende, et d'être interdits
fonctions.
* Idest, dans la condition d'esclaves.
Note des Editeurs.
édit d'aoft couleur, amenés en France 3 en vertu
d'avoir fait leur
1778, de les laisser débarquer avant
officiers
rapport aux greffes des
desdits
amirautés, et que les
sièges, ne SC soient
vires , etc., à peine de 500 livres transportés à bord des napendant trois mois, de leurs
d'anende, et d'être interdits
fonctions.
* Idest, dans la condition d'esclaves.
Note des Editeurs. --- Page 90 ---
défenses à tous
avril.)-AnREr du conseil d'état, portant
(5
du roi, de Yun et de l'autre sexe, de contracter
sujets blancs
mulâtres ou autres gens dc couleur,
mariage avec les noirs,
telle loi qu'il appartiendra,
jusqu'a ce qu'il ait été pourvu; 7 par France avant la déclarasur l'état de ces derniers, qui étaient en
contrats
tion du 9 août 1777; et aux notaires > de passer aucuns
de mariage entr'cux.
des administrateurs
(1779,3 février.)- RÉGLEMENT provisoire
le luxe des gens de couleur, par
de la colonie 7 pour réprimer
dans leurs vêtemens,
lequel il est défendu à ceux-ci, d'affecter
avec la
habillemens ou parures , une assimilation répréheusible de l'autre sexe,
manière de se mettre des blancs de Tun et
de luxe
aussi d'avoir, dans leur extérieur, 2 aucun objet
comme
de leur condition ct origine, sous
incompatible avec la simplicité
les peines y spécifiées.
les 10 février et 9
Enregistré aux deux conseils supérieurs,
mars.
établissement d'une sénéchaussée aux
(Mars.)-I ÉDITS portant
*
d'amirauté en la méme ville.
Cayes, et d'un siège
les jeux de
du roi, prohibaut
(1781, 30 man)-Déc-anAner
la nullité de
des
déterminées, ct prononçant
hasard sous peines
billets, ventes, cessions,
tous contrats, obligations, promesses,
nature qu'ils puissent
transports ct tous autres actes, de quelque
aient été faits
cause une dette de jeu, soit qu'ils
être, ayant pour
par des majeurs ou des mineurs.
aux deux conscils, les 6 et 15 octobre.
Enregistrée
du roi qui abolit l'usage de la ques-
(8 avit)-Dicuanniox
tion préparatoire.
les 6 et 15 octobre.
Enregistrée aux deux conseils, 7
celui du
octobre.)- Annir du conseil d'état, qui casse
(13
Ces deux sièges furent installés leg décembre suivant. des Editeurs.
Note
soit qu'ils
être, ayant pour
par des majeurs ou des mineurs.
aux deux conscils, les 6 et 15 octobre.
Enregistrée
du roi qui abolit l'usage de la ques-
(8 avit)-Dicuanniox
tion préparatoire.
les 6 et 15 octobre.
Enregistrée aux deux conseils, 7
celui du
octobre.)- Annir du conseil d'état, qui casse
(13
Ces deux sièges furent installés leg décembre suivant. des Editeurs.
Note --- Page 91 ---
conseil du Cap, du 27 juin précédent, relatif à la
et fait défenses à ce conseil, de délibérer
maréchanssée,
aucune affaire concernant l'ordre
désormais en corps sur
blement prévenu les
public, sans en avoir préalaou leurs
gouverneur lieutenant général et intendant,
représentans 2 en les invitant d'assister à la
Euregistré au conseil du
séance, etc.
-
Cap , lc 18 avril 1782.
I 4 novembre.)- ORDONNANCE du roi,
les missions dans les colonies
portant réglement sur
L'article
françaises de
1er porte que le préfet
T'Amérique.
et discipline duquel sont les
apostolique, sous l'autorité
dont il sera revêta
missionnaires, , en vertu des pouvoirs
par le Saint-Siège, ne
de ses fonctions qu'après
pourra rempliraucune
sa nomination
l'enregistrement de la bulle ou bref
et de ses
de /
du
pouvoirs, en vertu des lettres
roi, en celui dcs conseils supérieurs dans le
d'attache
mission sera établie.
ressort duquel sa
Les gouverneur lieutenant général et
auront inspection et autorité
intendant, ditl'article 2,
sur la conduite personnelle des
missionnaires et sur celle de leur
rieur, que comme préfet
supérieur, tant comme supémnent à leurs mceurs,
apostolique, non-seulement relative3 mais encore
ou abus d'autorité
par rapport aux négligences
qu'ils pourraient se permettre, dans les actes
appartenant au for extérieur, etc.
Enregistrée aux deux conseils, les 18 avril et II mai
(24 novembre.)- Éprr qui confère
1782.
colonies franç ai es, le
aux conseils supérieurs des
pouvoir de nommer, avec le concours des
gouverneurs et intendans, des curateurs à vie aux
vacautes, dans leurs ressorts
successions
; détermine les
de
curateurs, comme celles des exécutcurs
obligations ces
taires, en
testamentairés et des
traçant aux uns et aux autres. des
légacomplètes sur l'administration
1 règles précises et
des successions.
Enregistré aux deux conseils,
, les 18 avril et Il mai 1782. *
*Cet édit se compose en effet, de 68 articles.
Note des Editeurs.
à vie aux
vacautes, dans leurs ressorts
successions
; détermine les
de
curateurs, comme celles des exécutcurs
obligations ces
taires, en
testamentairés et des
traçant aux uns et aux autres. des
légacomplètes sur l'administration
1 règles précises et
des successions.
Enregistré aux deux conseils,
, les 18 avril et Il mai 1782. *
*Cet édit se compose en effet, de 68 articles.
Note des Editeurs. --- Page 92 ---
novembre.)- ORDONNANCE du roi, ayant pour objet de
(24 les abus commis dans la gestion des biens temporels des
corriger
définit les devoirs des marguiléglises dans les colonics, , et qui
liers chargés de cette administration.
Enregistrée aux deux conseils.
daroi,quisupprime les corvées précé-
(24 noveubre Borrd Y'entretien des chemins publics dans
demment instituées pour
ordonne qu'à l'avenir, ces travaux seront répartis
les colonies,
et de suite entre les habitations
par tâches entre les paroisses,
des nègres de
qui les composent, eu égard au nombre respectif
et de tout sexe dans les paroisses; autorise les contritout age
à se réunir en asbuables de chaque ville et bourg principal,
déterminer eux-mêmes, à la pluralité
semblée de paroisse pour
soit
voix la manière d'exécuter les travaux à leur charge,
des
,
au rabais; mainpar corvée commune, soit par adjudication
les corvées pour la construction des nouveaux
tient cependant
nécessaires, en laissant aux
chemins publics qui seront jugés
la voie dc
habitans la faculté de prendre, si bon leur semble,
l'adjudication au rabais.
de
L'édit comprend tous les chemins, sous la dénomination
cherzins, chemins de communication et clemins pargrands
doivent être rangés dans l'une ou
ticuliers ; indique ceux qui
les droits
l'autre classe, détermine leur largeur, de même que
des
relativemnent à ces chemins.
et obligations particuliers
Enregistré aux deux conseils, , le 18 avril 1782.
ARRET de réglement du conseil du Cap,
(1782, 25 janvier.)-
délibération de la paroisse de la Marmelade, porquiannulle lc nne curé scrait mis à la portion congruc ; fait défenses
tant que
condamne lc
ès-nom,
d'en prendre de semblables, ct
marguillier
la pension du curé,à raison de 4000 livres par an.
à payer
ORDONNANCE des administrateurs, qui,
(15 décembre. ) -
notaire
considérant que Ic bien public exige quily: ait un
général
des trois parties dc la colonic, le nord, l'ouest et le
dans chacune
nne curé scrait mis à la portion congruc ; fait défenses
tant que
condamne lc
ès-nom,
d'en prendre de semblables, ct
marguillier
la pension du curé,à raison de 4000 livres par an.
à payer
ORDONNANCE des administrateurs, qui,
(15 décembre. ) -
notaire
considérant que Ic bien public exige quily: ait un
général
des trois parties dc la colonic, le nord, l'ouest et le
dans chacune --- Page 93 ---
sud, porte qu'an troisième notaire
cer SCS fonctions dans toute
général scra établi pour exerfet de quoi, celles du
l'étendue de la partie du sud, à l'efdu conseil
notaire général nommé pour tout le
supérieur du Port-au-Prince,
ressort
à la dépendance dela
demeureront restreintes
partie de l'ouest.
Enregistrée au conseil du Port-au-Prince.
(1784, 7 juin. ) - ARRET du couseil du
maître, civilement
de
Cap, qui juge que le
garant son esclave,
en payant I 200 liv., valeur du
s'acquitte à cet égard,
remnhoursement d'un
plicié, ou CII faisant T'abandon dudit
esclave supfertle dommage,
esclave à celui qui a soufconformément à Tart.37 de l'édit de
(3
mars I 685.
décembre.)- - ORDONNANCE du roi,
des habitations situées
concernant la
aux iles sous le vent.
gestion
Cette ordomance est divisée
aux devoirs des
en six titres : le premier relatif
les second touchant procureurs et économes gérans des
la nourriture, Phabillement
habitatious;
nègres esclaves; le troisième
etle châtiment des
le quatrième
règle les ventes et envois de
s'applique à la révocation des
denrées;
T'apurement de leurs
économes gérans, et à
comptes; le
dont ces gérans
cinquième détermine les délits
pourront se rendre
soit au préjudice des
coupables dans leur gestion,
les peines qu'ils
propriétaires, soit vis-à-vis des esclaves, et
raute des
encourront; le sixième traite de la
habitations.
police couLe titre 6 est celui qui offre le plus
ont pour objet d'améliorer
d'intérét : ses dispositious
Ainsi T'article
sensiblement le sort des
1er défend à tous
esclaves.
nomes gérans, de faire travailler propriétaires, procureurs et éconon plus que dans les
les nègres les dimanches et fétes,
autres jours de la
jusqu'à deux heures, ou le matin
semaine, depuis midi
chute, si ce n'est
les
avant le jour, ou le soir à sa
pour temps de roulaisons
sucreries et autres manufactures,
sculement dans les
sans que leur travail
pour les cas extraordinaires,
puisse alors être prolongé au-deli de huit
.
nomes gérans, de faire travailler propriétaires, procureurs et éconon plus que dans les
les nègres les dimanches et fétes,
autres jours de la
jusqu'à deux heures, ou le matin
semaine, depuis midi
chute, si ce n'est
les
avant le jour, ou le soir à sa
pour temps de roulaisons
sucreries et autres manufactures,
sculement dans les
sans que leur travail
pour les cas extraordinaires,
puisse alors être prolongé au-deli de huit --- Page 94 ---
à
les délinquans d'étre condamnés sui4
heures du soir, peine par
vant T'exigence des cas, à la diligence du procureur du roi.
sera distribué à chaque nègre et néL'article 2 porte, qu'il
être par
une petite portion de terre de Thabitation, pour
gresse, cultivée à leur
ainsi que bon leur semblera.
eux
profit,
Les articles 3 et 4 prescrivent aux propriétaires, ou à leurs
économes, des règles qui ont pour objet d'assurer en tout temps
subsistance des csclaves; ils doivent, entre autres choses, fourla
nir des états annuels de leurs récoltes au gouverneur général,
vérifiera, ou fera vérifier l'exactitude des recensemens. L'arqui
du vêtement des esclayes, et le suivant, des soins
ticle 5s'occupe
qui leur sont dis en état de maladie.
Par l'article 7, il est défendu de faire travailler les négresses
si ce n'est modérément, après le
enceintes, ou qui nourrissent,
Elles ne doiJever du soleil, et jusqu'a onze heures seulement.
travail
trois heures après midi, pour lc
vent être remises au
qu'à
demi-heure avant le soleil couchant, sans pouvoir
quitter une à faire des veillées, sous quelque prétexte que ce
être assujetties
soit.
Toute femme esclave, mère de six enfans, dispose l'article 8,
la
année, d'un jour de travail au jardin
sera exempte, première la seconde année, de trois jours la
par semaine, de deux jours
soit dispensée de
troisième, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle
Cette
lui scra acquise, en retout travail audit jardin.
exemption
de l'an; clle ne
présentant ses six enfans à chaque premier jour
de dix ans,
de ses enfans, jusqu'à T'àge
la perdra qu'autant qu'un
aurait péri faute de soins de sa part.
l'article défend sous Ies peines déterminées aut titre
Enfin,
de poséder des csclaves, l'ex5, qui sont Y'amende, Tincapacité
pulsion de la colonic, l'infamie ct lamort, aux proprictaires, proe
eureursetéconomes; gérans, de taiterinhumaincmeut leursesclaves,
donner
dc cinquante coups de fouct, cn Ics
en leur faisant
plus
péri faute de soins de sa part.
l'article défend sous Ies peines déterminées aut titre
Enfin,
de poséder des csclaves, l'ex5, qui sont Y'amende, Tincapacité
pulsion de la colonic, l'infamie ct lamort, aux proprictaires, proe
eureursetéconomes; gérans, de taiterinhumaincmeut leursesclaves,
donner
dc cinquante coups de fouct, cn Ics
en leur faisant
plus --- Page 95 ---
frappant à coups de bâton, en les mutilant, ou enfin
périr de différens
de
en les faisant
genres mort.
Enregistrée au conseil du Port-au-Prince, lc 6 avril
celui du Cap, le Il mai 1786. *
1785; et à
(1785, 16 février.)- - ACTE de notoriété du
seil supérieur du Cap,
parquet du conliquidations
portant que l'usage général adopté dans les
amiables ou en justice, est d'adjuger au
du mobilier Ies deux tiers des
propriétaire
taire de
revenus, et l'autre tiers au propriél'immeuble, ct que cette jurisprudence est fondée sur ce
que le mobilier, presque toujours plus considérable
de Pimmeuble, et composé de
que la valeur
nègres, animaux et ustensiles, est
périssable, et périt pour le compte de celui à il
tandis que le fonds reste toujours, de
qui appartient,
le
sorte que l'on
propriétaire du mobilier, du dépérissement
dédommage
capitaux, par une double portion de
journalier de ses
ces revenus.
(24 août.)- ACTE de notoriété du Châtelet de
que les esclaves nègres des colonies,
Paris, portant
leur destination n'autorise
sont réputés meubles; que
point à les regarder comme immobilisés; que l'exploitation à laquelle ils sont
méme de nature
employés, est ellede
à mobilière, ct par conséquent ne peut pas servir
principe une fiction pour les faire regarder
bles 1- qu'étant de nature
comme immeumobilière, ils suivent la
comme les autres meubles, etc.
personne
(23 décembre.)- ORDONNANCE du roi concernant
reurs et économes gérans des habitations
les procuvent, et Tadministration de
situées aux îles sous le
ces habitations.
Cette ordonnance, en rappelant la plupart des
dispositions de
* Il: appartenait au roi éminemment
torture, de prescrirel l'observation
vertueux et bon qui avait aboli la
d'hommes que la condition
des lois de Phumanité, envers une classe
d'esclaves rendait déjà si malheureux.
Note des. Editeurs,
économes gérans des habitations
les procuvent, et Tadministration de
situées aux îles sous le
ces habitations.
Cette ordonnance, en rappelant la plupart des
dispositions de
* Il: appartenait au roi éminemment
torture, de prescrirel l'observation
vertueux et bon qui avait aboli la
d'hommes que la condition
des lois de Phumanité, envers une classe
d'esclaves rendait déjà si malheureux.
Note des. Editeurs, --- Page 96 ---
78 -
de nouvelles, et forme ainsi
celle du 3 décembre 1784, en ajoute
cette matière, un code beaucoup plus complet.
sur
les 24et 26 mai 1786.
Enregistrée aux deux conseils,
depuis
régime des colonies a éprouvé
(1789 à 1801 Le
variations.
beancoup de changemens et de
1789,
avait ordonné, cll les déclarant parties
La loi du 8 mars 1790
émettraient leur veeu
intégrantes de T'empire français, qu'elles
sur leur constitution et leur législation.
détail,
avait réglé, dans le plus grand
Celle du 15 juin 1791
leur
, leurs
leur administration, 7 gouvernement,
leur organisation,
leur clergé et leurs biens ectribunaux, leurs forces publiques,
clésiastiques.
du 3 septembre 1791 avait, en conséL'acte constitutionnel
françaises dans
déc laré que ( les colonies et possessions
de
queuce,
fassent Partie
C T'Asie , TAfrique et TAmérique, quoiqu'elles dans la présente confrançais , ne sont pas comprises
C T'empire
C stitution. )
avait été déterminé par une loi
Mais leur état constitutionnel
àleurs
qui,s sur certaines matières 2 donnait
du 24 du méme mois,
nécessaire des lois à proposer
assemblées coloniales 2 Tinitiative
de France.
au corps legislatif
à cet égard,
constitution du 3 fructidor an V, introduisit,
La
Elle déclara,art. 6, que les colonies
un autre ordre de choses.
que le terrisoumnises à la même loi constitutionnelle
seraient
toire européen de la France.
d'après cette base 2 TorganiLa loi du 12 nivose an VI règle,
des colonies.
administrative ct judiciaire
la
sation politique
été abrogées par l'article 91 de
Mais ces dispositionis ont
savant. M. Merlin, oe tableau de la législation de
Nous empruntons au
colonics, à partir de 1789, parce qu'il cst
Saint-Domingue et des autres
aussi vrai que clair ct précis.
Note des éditeurs. --- Page 97 ---
constitution du 22 frimaire an VIII, qui porte : ( Le régime des
colonies françaises, est déterminé par des lois particulières. >
C'est d'après cette réserve qu'il a été créé dans chaque colonic,
tn capitaine général, , un préfet colonial et un commissaire de
justice ou grand-juge. -
Les lois et les réglemens qui
sont obligatoires en France, , le sont également dans les colonies.* *
On sait que dès 1789 > la colonie de Saint-Domingue n'obéissait plus
à la; métropole, en sorte qu'il est vrai de dire que les actes législatifs émanés
des différens gouvernemens del Ia France depuis cette époquejusqu'en 1801,
oà les habitans d'Haiti sesont douné une constitution en se séparant définitivement de la mère-patrie, > n'ont point reçu d'exécution dans ce pays.
Note des Bliteurs.
On sait que dès 1789 > la colonie de Saint-Domingue n'obéissait plus
à la; métropole, en sorte qu'il est vrai de dire que les actes législatifs émanés
des différens gouvernemens del Ia France depuis cette époquejusqu'en 1801,
oà les habitans d'Haiti sesont douné une constitution en se séparant définitivement de la mère-patrie, > n'ont point reçu d'exécution dans ce pays.
Note des Bliteurs. --- Page 98 --- --- Page 99 ---
DISCUSSION
DU PROJET DE LOI,
TOUCHANT LA RÉPARTITION DE L'IXDEMNITÉ DE 150 MILLIONS, , AUX
ANCIENS COLONS DE SAINT-DOMINGUT.
--- Page 100 --- --- Page 101 ---
CHAMBRE
DES
DEPUTÉS
EXPOSE DES MOTIFS.
M.le ministre
des
Finances.
MESSIEURS,
Le sort de Saint-Domingue a été fixé par l'ordonnance
royale du 17 avril dernier. Cette ordounance stipule des
avantages commerciaux pour la France, et le
de 150 millions
paiement
d'indemnité aux anciens colons; en même
temps, elle concède anx habitans actuels de cette ile, l'indépendance de leur gonvernement.
Le roi a usé du droit qui Ini appartient de faire les
traités et ordonnances nécessaires à la sureté de PÉtat.
L'acte souverain du 17 avril a lié la France à l'egard des
habitans de Saint-Domingue, comme dle a obligé ceux-ci
à l'exécution des conditions qui sont le prix dela
sion quileur est faite.
concesSi l'on pouvait contester l'inviolabilité de semblables
emgagemens contractés par le Gouvernement du roi,il
n'y aurait plus de traité possible, et la
- dans l'impossibilité de
France resterait
garantir ses intérêts les plus chers,
par les moyens qu'ont à leur disposition tous les autres
Etats. Mais, à côté de cette inviolabilité des
engagemens
6,
'exécution des conditions qui sont le prix dela
sion quileur est faite.
concesSi l'on pouvait contester l'inviolabilité de semblables
emgagemens contractés par le Gouvernement du roi,il
n'y aurait plus de traité possible, et la
- dans l'impossibilité de
France resterait
garantir ses intérêts les plus chers,
par les moyens qu'ont à leur disposition tous les autres
Etats. Mais, à côté de cette inviolabilité des
engagemens
6, --- Page 102 ---
minisplacée la responsabilité
du souverain, se trouve les intérêls du pays ne seront
térielle, pour garantir que
transaetions.
jamais sacrifiés dans de pareilles P'ordonnance du 17 avril qui
Nous avons contresigné Pintérêt du pays, et nous
nous a paru commandée par motifs. C'est par là que doit
vous devons compte de nos
à vous faire des discommencer Pexposé que nous avons
de vous prépositions de la loi que S. M. nous a chargés les colons de Vinrégler la répartition entre
senter, pour
réservée.
demnité qui leur est
du 50 mai 1814, fut stipulée la
Lovsque, par le traité
de la part des
restitution de plusieurs de nOS colonies, rien de semblable ne
puissances qui les possédaient alors, de lile de Saintput avoir lieu pour la partie française d'aucune de ces puisn'élait an ponvoir
Domingue, 2 qui
an roi de France, le droit
sances; mais elles reconnurent la population de cette COde ramener sous son obéissance
fut
la voie des armes 9 et Pengagement
lonie, même par
mettre obstacle, sOus la réserve
pris par clles de n'y point
continuer à faire
néanmoins que leurs sujets pourraient ne seraient ni
dans les ports de Pile, qui
le commerce
les troupes françaises.
occupés ni altaqués par
tant patentes que secrèles,
'Telles furent les conditions 2
des droits de la
mises à cette époque an rétablissement L'abolition de la traite,
France sur Saint-1 Domingue.
ensuite dès 1815,
ajournée d'abord à cinq ans, et effectuée nouvelle à l'égard de
modifier encore notre situation
vint
cetie ancienne colonie.
force, dut essayer
LeGouvernement, ,avant d'employerla à P'obéissance lcs
possibles de ramener
tous les moyens
diverses tentatives qui furent faites
habilans, de l'ile. Les
que an rétablissement L'abolition de la traite,
France sur Saint-1 Domingue.
ensuite dès 1815,
ajournée d'abord à cinq ans, et effectuée nouvelle à l'égard de
modifier encore notre situation
vint
cetie ancienne colonie.
force, dut essayer
LeGouvernement, ,avant d'employerla à P'obéissance lcs
possibles de ramener
tous les moyens
diverses tentatives qui furent faites
habilans, de l'ile. Les --- Page 103 ---
n'aboutirent à rien pendant long-temps. En 1824, elles se
terminèrent par l'envoi de commissaires chargés de faire
Poffre d'avantages commerciaux et d'une indemnité
les colons, > en échange de la concession de
pour
de leur Gouvernement, Cet
Tindépendance
ment le seul
arrangement élait non-seulequi nous fàt offert, mais encore le seul dont
l'exécution fat possible, et le Gouvernement eut à
cider enfin, , soit à en adopter les
se dédre la conquête. Il n'était
bases, soit à entreprentermination,
plus possible de différer Ja dénées
Quelques mois de plus ajoutés aux dix anqui s'élaient écoulées, 2 sans que la France fit
ses droits sur
valoir
venait
Saint-Domingue, et la voie des armes deLe succès indispensable, pour garantir Phonneur du
n'était pas douteux; mais il nécessitait des pays.
crifices d'hommes et
sad'argent sans
depuis l'abolition de la traite, la compensation aucune: :
lonie de
restauration de la COSaint-Domingue était devenue
L'intérêt de Phumanité, celui du
impraticable.
lui des anciens
commerce français, cecolons, celui des habitans actuels
tout s'accordait pour faire
de l'ile,
celle d'une transaction. préférer à la voie des armes 2
les
Elle a eu lieu dansla formeet
termes publiés aussitôt
dans
connaîtrez
après sa conclusion. Vous reFrance sans donte, Messieurs, , comme l'a reconnu la
entière, lorsqu'elle a vu l'acte du
dans la situation
17 avril, que,
donnée, il était impossible de
concilier la dignité de la couronne
mieux
du
avec les autres intérêts
pays.
Dira-t-on que l'on eût pu exiger des
merciaux supérieurs à cenx
avantages compensons
quiont été stipulés? Nous ne
pas que persomne puisse élever une pareille
tention; et quant au montant de
prélindemnité, voici les
'elle a vu l'acte du
dans la situation
17 avril, que,
donnée, il était impossible de
concilier la dignité de la couronne
mieux
du
avec les autres intérêts
pays.
Dira-t-on que l'on eût pu exiger des
merciaux supérieurs à cenx
avantages compensons
quiont été stipulés? Nous ne
pas que persomne puisse élever une pareille
tention; et quant au montant de
prélindemnité, voici les --- Page 104 ---
il nous semble juste de l'apprécier.
bases d'après lesquelles
fournissait annuellement
En 1789, Saint-Domingne
avait
environ 150 millions de produits. En 1825,elle
en France, pour. 8,500,000 fr.
fourni aux exportations
A celles en Angleterre, pour. . . . 8,400,000 fr.
A celles aux Etats-Unis, pour.
. 15,100,0001
Elleavait donc produit environ. . . 30,000,000
La moitié de ce produit a dû etreabsorbé par les frais de culture et autres
charges dela propriété: reste donc, pour
laj partdes propriétaires dus sol, un revenu
15,000,000
net de.
La valeur des biens-fonds dans les colonies se calcule
dix années du revenn : 150 millions nous onl donc
sur
être exigle, comme le monparu la somme qui pouvait
colons
la
tant de Pindemnité due aux anciens
auxquels
de
du gonvernement d'Haiti
concession
Pindépendance
suite
enlevait la chance de recouvrer leurs propriétés par
de l'autorité du roi à Saint-Dodu rélablissement possible
doutes suT
mingue. Si nous avions conservé quelques
été levésdeT'exactitude de ces appréciations, . ils eussent
le
nous avons entendu les colous, appelés par
puis que
les
de répartition que nous venons
roi à préparer moyens
de Pindemnité
déclarer que le montaut
vous soumeltre,
leurs anciennes
qu'iis vont recevoir suflirait pour payer
habitations au prix qu'elles valent aujourdbui.
Mais si lacte dont je viens d'exposer devant vous les
exclusivement au ponvoir royal, el
motifs, apportenait
ni consenti par des disposine pouvait êire ni préparé
appelés par
puis que
les
de répartition que nous venons
roi à préparer moyens
de Pindemnité
déclarer que le montaut
vous soumeltre,
leurs anciennes
qu'iis vont recevoir suflirait pour payer
habitations au prix qu'elles valent aujourdbui.
Mais si lacte dont je viens d'exposer devant vous les
exclusivement au ponvoir royal, el
motifs, apportenait
ni consenti par des disposine pouvait êire ni préparé --- Page 105 ---
tions législatives, plusieurs de ses conséquences nécessitentl'intervention de la loi, et forment la matière du
jet que nous allons sonmettre à VOs délibérations. Ainsi proque nous l'avons dit, Pordonnance royale a réservé
anciens colons une indemnité de 150,000,000 fr. aux
somme doitêtre versée,
Celte
à la caisse
Posorcenphpedepies
des dépôts et consignations.
Mais quels seront les colons qui jouiront de cette indemnité? Quelles sont les pertes qui Jeur donneront le
droit d'y participer.? Quelles preuves devront-ils
à leurs réclamations'
produire
?Par qui ces réclamations seront-elles
jugées ? Quelles seront les proportions et les bases de la
répartition ? L'Etat lui-même fera-t-il valoir
l'indemnité pour les
ses droits à
propriétés qu'il possédaità Saint-Domingue ? Usera-t-il de ceux qui lui
successions en déshérence?
appartenaient sur les
Exigera-til
des actes qui seront produits à l'appui des Penregistrement
Enfin, pour quelle portion de Jeurs titres, réclamations? les
des colons pourront-ils exercerle droit de
créanciers
l'indemnité de leurs débiteurs?
saisie-arrêt sur
Telles sont, Messieurs, les importantes
la loi qui vous est
questions que
proposée a pour objet de résoudre.
Une commission choisie par le roi parmi les anciens
colons, les administrateurs et les négocians
plus de
qui ont eu le
rapports avec
a
trois
mois à leur
Saint-Domingue, déjà consacré
dre
examen. S. M, nous a ordonné de
au projet de loi le travail de cette
joiny trouverez des documens utiles
commission. Vous
principales
et la justification des
les
dispositions qui vous sont soumises. Je vais
parcourir devant vous,
Messieurs, en mie bornant
parmi les anciens
colons, les administrateurs et les négocians
plus de
qui ont eu le
rapports avec
a
trois
mois à leur
Saint-Domingue, déjà consacré
dre
examen. S. M, nous a ordonné de
au projet de loi le travail de cette
joiny trouverez des documens utiles
commission. Vous
principales
et la justification des
les
dispositions qui vous sont soumises. Je vais
parcourir devant vous,
Messieurs, en mie bornant --- Page 106 ---
discuter celles où le projet de loi diffère de l'avis de
ART. à
sur lesquels nous nous
la commission. Qnant aux points
rien faire de
trouvons d'accord avec elle, je ne pourrai
mieux que de me référer aux motifs développés dans son
rapport.
est conforme au projet de la com1:
Par Part. 1",qui
faveur des
mission , nous vous demandons de renoncer en
droits
PEtatde participer à l'indemcolons, aux
qu'aurail
qui lui appartenité, soit pour les propriétés pabliques
les
particulières qui lui senaient, soit pour propriétés
raient échues par deshérence.
L'art. 2 admet à réclamer Tindemnité les anciens pro2.
de biens fonds situés à Saint-Domingue, ainsi
priétaires
leurs héritiers, légataires, donataires on ayans-éause.
que
avait proposé de déroger au droit comLa commission
à l'indemnité quel lesanciens colons,
mun et den'admettre:
leurs héritiers
Jeurs acquéreurs, donataires ou légataires, descendans de
directe, leurs frères ou soeurs et
en ligne
frères on soeurs.
Messieurs, les diverses considérations
Vous pèserez,
l'une ou l'autre de
qu'on peut faire valoir pour appuyer
reLa commission les a soignensement
ces propositions.
d'après son exposé
cueillies; mais ne doutons pas que convient de donner
nême, vous ne pensiez avec nous qu'il
à la disposition qui a pour but de maintenir
la préférence
Les colons sont dépossédés de fait
le droit commun.
mais leurs droits sur leurs prodepuis plus de trente ans 2
assurément
élaient demeurés intacts. Personne
prictés
le jour où la France eût
n'eût songé à les leur contester,
n'a
la colonie. L'ordonnance du 17 avril
proreconquis
que convient de donner
nême, vous ne pensiez avec nous qu'il
à la disposition qui a pour but de maintenir
la préférence
Les colons sont dépossédés de fait
le droit commun.
mais leurs droits sur leurs prodepuis plus de trente ans 2
assurément
élaient demeurés intacts. Personne
prictés
le jour où la France eût
n'eût songé à les leur contester,
n'a
la colonie. L'ordonnance du 17 avril
proreconquis --- Page 107 ---
89 -
duit sur ces droits d'autre effet que de faire
possibilité de leur exercice,
perdre à la ART,
ment de
l'éventualité du rétablissel'autorité du roi à Saint -
même temps, elle'a a
Domingue, et, en
la
stipulé un
perte de celte éventualité, A dédommagement pour
le
qui doit appartenir
dedommagement? A celui sans doute
eûl
le droit. Cette
qui
exercé
conséquence nous a paru si inconteslable, que nous avons cru
de
metire, quelque
impossible
ne pas l'adsidérations
puissantes que soient d'ailleurs les conl'avis
qui ont déterminé, dans un sens
de la commission.
contraire,
Nous sommes d'accord avec elle
participation à Pindemnité,
pour exclure de toute 3.
ront recevoir à
ceux qui ont pu ou pourposséder, le Saint-Domingue, ou ils ont le droit de
dédommogement de leurs pertes.
L'article 4 fixe les délais dans
devra être réclamée,
lesquels l'indemnité 4.
sous peine de déchéance.
L'article 5 porle qu'il ne sera
succession
perçu aucun droit de 5.
pour l'indemnité, et que les titres et
seront produits pour la
acles qui
lons, soit
réclamer, soit par les anciens COpar leurs créanciers, seront
registrement et du timbre. Nous
dispensés de l'enbalancé,
n'avons pas un instant
Messieurs, à faire de ce voeu de la
un article du projet de loi. Vous
commission,
ont dicté cet arlicle
apprécierez les motifs qui
aussi bien que l'article
semblables dispositions
premier; de
devant
n'ont pas besoin d'être
vous.
justifiées
Par les art. 6, 7, 8.et 9 la
de l'indemnité
liquidation et la répartition
sont confiées à nne
6.
en trois sections, de telle sorte
commission divisée 7.
qu'on puisse déférer les 8.
l
de loi. Vous
commission,
ont dicté cet arlicle
apprécierez les motifs qui
aussi bien que l'article
semblables dispositions
premier; de
devant
n'ont pas besoin d'être
vous.
justifiées
Par les art. 6, 7, 8.et 9 la
de l'indemnité
liquidation et la répartition
sont confiées à nne
6.
en trois sections, de telle sorte
commission divisée 7.
qu'on puisse déférer les 8.
l --- Page 108 ---
des deux aulres qui se
ART. décisions de Pune au jugement
slatuer sur les appels. Un commissaire
9 réuniront pour
et
lu Roi sera chargé des fonctions du ministère public,
à la conservation et à la défense des
veillera spécialement
intérêls de la masse.
ainsi constituée, fixera, d'après les
7.
Cette commission,
documens
devant elle et même par
actes et les
produits
voie d'enquête, s'il y a lieu, la valeur qu'avaient, en
les immeubles donnant lieu aux réclamations, lin1789,
au dixième de leur
demnité sera fixée provisoirement
le
la
Pexcédent ou
valeur, saufà ce qu'après liquidation,
des
déficit, s'ily en a, aecroisse ou diminue la répartition
au centime le franc du montant des
derniers cinquièmes,
indemnités liquidées.
lecture attentive du travail de la commission préLa
vous fera comnaitre, Messieurs, Pimpossibilité
paratoire
explicites et d'y
d'insérer dans la loi des dispositions plus
tracer des règles fixes et des bases positives d'évaluation.
efforts tentés à cet égard par les hommes les plus caLes
des diflicultés qui n'eussent pas été
pables de résoudre
élé inutiles : les bases
insolubles, n'ont d'ailleurs pas
d'évaluation qu'ils ont indiquées, fourniront presque toude liquidation, les moyens les plus
jours à la commission
à fixer la valeur des propriétes persàrs pour parvenir
fallait nécesdues; mais la multiplicité de ces bases qu'il
diversifier, afin qu'elles pussent an besoin se
sairement
autres, offrirait u11 grand danger
suppléer les unes aux
loi, et siquelsi ces ménes bases étaient consacrées parla
de faire les prodes réclamans en se contentant
ques-uns
la loi àla
ductionsles plus sfavorables pour eux, pouvaient,
-
à fixer la valeur des propriétes persàrs pour parvenir
fallait nécesdues; mais la multiplicité de ces bases qu'il
diversifier, afin qu'elles pussent an besoin se
sairement
autres, offrirait u11 grand danger
suppléer les unes aux
loi, et siquelsi ces ménes bases étaient consacrées parla
de faire les prodes réclamans en se contentant
ques-uns
la loi àla
ductionsles plus sfavorables pour eux, pouvaient,
- --- Page 109 ---
main, exiger queleurs pertes: fussent évaluces à un
la
d'après
laux que ART.
commission,
l'autres documens et son intime
leurs la
phtètred'ailEncmsord
diversité des bases fixées par la loi, à
servirait-e elle pour régler l'indemnité d'un très quoi
de réclamans
grand nombre
qui se trouveront dans
produire les documens nécessairés
Pimpossibilité de
à leur application et
pour lesqnels il faudra nécessairement
de Penquête et de la
recourir à la voie
preuve testimoniale,
Nous avons donc pensé, Messieurs,
sentées par la commission,
, gae ies bases prédevaient être indiquées
guide utile dans Pordounance
comme
ne pouvaient être
d'exéeution; mais qu'elles
imposées par la loi comme règles
muables de la
imliquidation, sans s'exposer à la rendre injuste, quelquefois mime impraticable.
Nous avons suppléé autant qu'il a été
de
faire à cetle absence de bases
possible
le
les circonstances
légales, que la matière et
ties
Ja
semblent exclure, par toutes les garanque combinaison des formes nous a
présenter. Nous regardons comme d'un
para pouvoir
ce rapport, la faculté de
grand intérêt sous
commissaire
l'appel et l'intervention d'un
du Roi, el c'est dans cetle vue
avons ajouté celte dernière
que nous
commission.
proposition à celles de la
Enfin, Messieurs, nous avons pensé comme
les créanciers des colons ne devaient être
elle, que 10.
mer saisie-arrêt
autorisés à forsur Findemnité, que pour la
partie du capital de leur créance. N'est-il
dixième
effet, qu'après un tel naufruge, les victimes pas juste, en
commun soient admises à
d'un malheur
partager, dans la proportion de --- Page 110 ---
les tristes débris échappés à la tempête?
ART. leurs pertes,
comme si rien n'eàt péri, Pautre,
Lun doit-il être traité
si rien n'eût été sauré? Lindemnité se réduit,
comme
dixième des propriétés qu'ils ont perpour les colons,u
réduire également au dixième
dues à Saint-Domingue;
exercer sur Finles droits que leurs créanciers pourront
eût
c'est, à notre avis, un acte de justice qui
demnité,
loi
alors même
suffi pour rendre une
indispensable, des colons
disposition relative à Pindemnité
qu'aucune
Fintervention législative.
n'eût nécessité
les dispositions du projet de
'Telles sont, Messieurs,
heureux
loi que nous sommes chargés de vous présenter;
une
nous avons réussi à rendre possible
si vous jugez que
des difficultés presque insuropération qui présentait
si son exécution demontables; plus heureux encore,
facile, plus
par le concours de vos lumières, plus
venue,
de
vient apporter enfin quelque soulagementà
prompte,
grandes - infortunes.
Fintervention législative.
n'eût nécessité
les dispositions du projet de
'Telles sont, Messieurs,
heureux
loi que nous sommes chargés de vous présenter;
une
nous avons réussi à rendre possible
si vous jugez que
des difficultés presque insuropération qui présentait
si son exécution demontables; plus heureux encore,
facile, plus
par le concours de vos lumières, plus
venue,
de
vient apporter enfin quelque soulagementà
prompte,
grandes - infortunes. --- Page 111 ---
RAPPORT
CHAMBRE
DES
DÉPUTÉS.
DE LA COMMISSION.
M. Pardessug
MESSIEURS, 7
La commission nommée pour examiner le projet de
loi relatifà la répartition de l'indemnité destinée
ciens colons. , m'a chargé de vous présenter le résultat aux an- de
son travail.
Les désastres de Saint-] Domingue ne sont
que trop
connus ; l'histoire en transmettra le récit à la postérité,et
la postérité épouvantée doutera de la véracité del P'histoire.
Privée de cette colonie, par les suites d'une révolution
que d'indignes Français avaient préparée avec tant de
perfidie, , et qu'ils firent éclater avec tant de fureur, la
France semblait ignorer que Saint-Domingue lui eùt jamais appartenu ; ou plutôt elle ne
s'ensouvenaitquep pour
pleurer des victimes et pour voter quelques secours en
faveur des malheureux colons.
Après avoir été à leur tour déchirés par leurs
dissensions, les habitans actuels offraient depuis propres
années le spectacle d'une association régie par des quelques formes --- Page 112 ---
mais sans existence politique;
protectrices et régulières 7
commerciales conetles Français, que leurs spéeulations appelée la reine des
duisaient dans une ile si long-lemps
étaient
belle colonie de Ja France,
Antilles, et la plus
sorte, leur qualité, et à
réduits à dissimuler, etl quelque
avec orgueil.
ils montrent
cacher nn pavillon que partout rechercher les moyens de
Il élait de la sagesse du roi de
n'élaient
élat de choses dont les dangers
metlre fin à un
politiques que le dommoins grands sous les rapports
ne
pas
des intérêts privés. S.M. pouvait
mage sous le rapport
de Saint-Domingue étaient
ni oublier que les habitans dans la situation où ils se
ni se dissimuler que
ses sujets,
depuis qu'une tentative infructrouvaient, notamment
n'était pas par de simples
tueuse availété faile en 1802,ce1
à la soumission
qu'on pouvait les ramener
Putilité
négociations
Elle devait apprécier aussi
envers la métropole.
à main armée. Après avoir
ultérieure d'une réduction importantes, elle a rendu.
balancé tant de considérations
Pordonnance du 17 avril 1825.
dans
ordonnance n'a été et n'a pu être ce que ,
Cette
on appelle un traité.
usuel de la diplomatie,
le language
d'égal à égal, e'est-à-dire, entre
Un traité n'a lieu que
Pun à l'autre, indépenétrangers
deux gouvernemens
dans lan de Pautre.
respective de ia France
Telle n'élait point la situation Y'ordonnance du 17
avant que
et de Saint-Domingue
ordre du roi, dans cette Sle.
avril 1825 cûtété portéc, par
incontestée au
de la France existait
La souveraineté
de 1791, au
les inéurrections
mnoment oû commencérent
indépendans. Demoment où les insurg(s se déclarèrent
angers
deux gouvernemens
dans lan de Pautre.
respective de ia France
Telle n'élait point la situation Y'ordonnance du 17
avant que
et de Saint-Domingue
ordre du roi, dans cette Sle.
avril 1825 cûtété portéc, par
incontestée au
de la France existait
La souveraineté
de 1791, au
les inéurrections
mnoment oû commencérent
indépendans. Demoment où les insurg(s se déclarèrent --- Page 113 ---
puis celte dernière époque, cette même
continué d'être reconnue
souveraineté a
par toutes les nations; ;les
traités par lesquels le roi a réglé nos
divers
l'attestent.
rapporls Politiques,
Or, une province, une colonie qui a élé sous la domination d'un souverain, ne peut cesser de lui
sans son consentement. Tant
appartenir
que ce consentement n'est
pas intervenu, le tilre de souverain subsiste dans
qualité de sujet reste à l'autre.
Pun, la
Lorsque par l'effet de-ces grandes catastrophes dont le
récit remplit les pages de T'histoire, une fraction
État s'en sépare
d'un
violemment, de quelque forme
revétu l'acte qui proclame cette:
que soit
force à l'égard du souverain indépendance, il est sans
le sort des
véritable; ; et lors même
armes ou la chance des
que
sont pas toujonrs favorables à la cause érénemens, la
qui ne
cident ce souverain à concéder
plus juste, déPindépendance aux insurgés, ce n'est point par un traité
cette concession doit être
proprement dit que
faite; employer cette forme
serait porter Ja plus ficheuse atleinte
ce
souvernineté
aux droits de la
et de la légitimité.
Ce n'est pas devant vous,
saire de donher à
Messienrs, qu'il est nécesces principes des
élendus.
développemens plus
Mais pourr n'avoir pas les formes extérieures d'an
P'ordonnance du 17 avril n'en est
moins
traité,
la pleine puissance royale
pas
un acte de
et de
2 conséquence du droit de paix
guerre que nos rois ont toujours exercé
tage, et que Particle 14 de la Charte
sans parcréé.
a proclamé et non
her à
Messienrs, qu'il est nécesces principes des
élendus.
développemens plus
Mais pourr n'avoir pas les formes extérieures d'an
P'ordonnance du 17 avril n'en est
moins
traité,
la pleine puissance royale
pas
un acte de
et de
2 conséquence du droit de paix
guerre que nos rois ont toujours exercé
tage, et que Particle 14 de la Charte
sans parcréé.
a proclamé et non --- Page 114 ---
96 - -
reconnaissent que le droit de céder des
Les publicistes
lorsque
portions de l'état, à l'ennemi qui les a envahies,
la nécessité de terminer la guerre commande ces sacrifices, appartient à la couronne dans un gouvernement
monarchique *; et sans examiner comment ce principe
serait applicable au territoire de la France, puisque cet
être ratlaché qu'à des souvenirs péexamen ne pourrait
nibles Oul à des hypothèses de triste présage,nous pouvons
dire qu'il ne saurait être mis en problème en ce qui condes colonies. Placées par la nature des choses et
cerne même de leur établissement, dans une situation
T'objet
les colonies forment, dans l'ordre polititoule spéciale,
ni possible de conque, une classe particulière qu'iln'est ni
de leur
fondre avec les autres corps sociaux, permis
qu'étant, en général, un résultat de la
assimiler; parce
des
militaires et
conquête el considérées comme
postes
des établissemens commerciaux, non moins que comme
bieu
des propriétés foncières, leur conservation dépend
celle des autres parties de V'Etat, du sort des
plus que
de maintenir.
armes et de la possibilité s'y
serait aisé de justifier par des exemCes principes qu'il
chez lequel la
ples puisés dans les annales d'an peuple
royale est bien plus limitée qu'en France, n'ont
puissance:
l'objet d'une controverse. Jamais
jamais été, parmi nous,
oû leurs
les parlemens, dans Je temnps même
querelles
la cour étaient les plus vives et leurs prélentions
avec
d'exagération, n'ont nis au
portées an plus haut degré
de leurs griefs et des abus d'antorité qu'ils reprorang
Wattel, Droit des Gens, HvIv.Su,infinom
uple
royale est bien plus limitée qu'en France, n'ont
puissance:
l'objet d'une controverse. Jamais
jamais été, parmi nous,
oû leurs
les parlemens, dans Je temnps même
querelles
la cour étaient les plus vives et leurs prélentions
avec
d'exagération, n'ont nis au
portées an plus haut degré
de leurs griefs et des abus d'antorité qu'ils reprorang
Wattel, Droit des Gens, HvIv.Su,infinom --- Page 115 ---
chaient aux ministres, 9 les cessions successives de
cn 1713,de la Louisiane en 1762, du Canada PAcadie,
d'un grand nombre d'iles et de colonies
en 1765,
moins de nécessité
qui, avec plus ou
ou de prudence, avaient été abandonnées à des souverains
étrangers, souvent à la suile d'une
guerre, quelquefois en pleine paix.
Ce que des rois peuvent faire par des traités,
mettre fin aux calamités d'une
pour
ils moins le droit de le faire guerreé étrangère, auraientcivile,
pour terminer une guerre
pour arrêler ou prévenir l'effusion du
trainerait la réduction d'une colonie
sang qu'enarmée contre la métropole? Dans de telles circonstances, le droit de
naître l'indépendance des
reconinsurgés, n'est-il pas une conséquence du droil de paix et de guerre? Si
pendant quinze
siècles, nos rois n'ont jamais été réduits à la nécessité de
reconnaitre l'entière et absolue indépendance de
soulevés contre leurautorité; si Pordonnance
sujets
qui nous en offire le premier
du 17 avril
exemple, n'a été que la suite
d'uneinsurrection survenue au temps même de la terrible
révolution qui, dans la métropole, a lout brisé,
sceptre lui-mème, ces cas ne sont
jusqu'au
point rares dans P'histoire de PEurope. Les souverains
d'Autriche, au
zième siècle,
quatord'Espagne au dix-septième siècle,
terre, au siècle dernier, n'ont-ils pas été forcés de d'Anglenaitre l'indépendance de Jeurs
reconvotre mémoire et votre
provinces insurgées; ; et si
formes,
attention se reportent sur les
vous croirez sans doute que celle de.
du 17 avril était préférable;
l'ordonnance
qu'il était plus convenable et
pour la dignité de la couronne et
France
pour P'honneur de Ia
que le roi parlit en souverain aux habitans de
--- Page 116 ---
de traiter avec eux d'égal à
Saint-Domingue, plutôt que
conséquent, à des
égal; vous ne vous arrêterez pas, par
n'ont pas même été faites à Saint-Dominobjections qui
des droits de la légitimité a de
gue; tant le sentiment
puissance sur les coeurs.
dela conVotre commission ne se serait pas crue digne
l'avez honorée, si, retranchée exclusifiance dont vous
des articles du projet de loi,
vement dans la discussion
franchise, sur celle
elle avait craint de s'exprimer, avec
haute question de droit public.
l'orle roi avait droit de rendre
Mais reconnaitre que 1825, n'est pas, nous nous emdonnance du 17 avril
cela même, Putilité
de le dire, reconnaitre, rr
pressons
de la mesure.
et Topportunité droit inhérent à la prérogative royale
L'exercice d'un
ou
avoir été le résultat de conseils imprudens
pourrait
et les ministres qui les aucoupables, donnés à S. M.;
trahison: car
êlre accuisés pour
raient donnés. pourraient à la conduite de ceux qui auquel autre nom donner
des mesures policonseillé et fait adopter au roi,
raient
tiques dommageables au pays?
n'est-il pas, en
Pexamen de celte question
Toutefois,
que vous avez confié à
sorte, élranger au travail
quelque
votre commission? ?
demander ce que,
Les ministres ne viennent pas vous
on est convenu d'appeler
daus le langage parlementaire,
un bill d'indemnité. bill d'indemmité suppose que los'miLa demande du
qu'il ne lui apparnistres ont conseillé au roi une mesure
exclusivement; une mesure pour
tenait pas de preudre
en
Pexamen de celte question
Toutefois,
que vous avez confié à
sorte, élranger au travail
quelque
votre commission? ?
demander ce que,
Les ministres ne viennent pas vous
on est convenu d'appeler
daus le langage parlementaire,
un bill d'indemnité. bill d'indemmité suppose que los'miLa demande du
qu'il ne lui apparnistres ont conseillé au roi une mesure
exclusivement; une mesure pour
tenait pas de preudre --- Page 117 ---
laquelle le concours des chambres serait
exigé: par exemple, une dépense
la formellement
n'aurait
que loi des
pas autorisée, un
finances
chambres n'auraient
emprunt ou un impôt que les
pas voté. II est évident
cas, ou dans tous autres
que dans ces
à l'ouverture
semblables, les ministres
de la session, venir vous
doivent,
et P'urgence des circonstances
exposer la gravité
d'attendre la
qui ne leur ont pas permis
convocation des
rautification de ce qui,
chambres, et demander la
d'après la Charte, ne
légal sans votre concours.
peut devenir
Mais lorsqu'une résolution qu'il
de prendre, et nous avons
appartient au roi seul
17 avril est de ce
prouvé que Fordonnance du
nombre, a été conseillée et
signée par des ministres,
contreun bill d'indemnité
demander, ce que l'on
ou unea
appelle
part, sacrifier la
approbation, ce serait, de leur
moins dans Pintérêt prérogative de la
royale qui n'existe pas
royaulé que dans
peuples; ce serait supposer
celui des
cessaire
que votre concours est népourdes actes dont la Charte
atl roi seul; loin de faire leur
confère le pouvoir
vous demanderaient
devoir, les ministres qui
sibles.
une ratification, seraient répréhenChacun de vous, sans doute, s'il croit
tresigné par les ministres,
qu'un. acte condu
quoique dans les
pouvoir royal, est le résultat de
attributions
a droit de les accuser.
mauvais conseils,
Mais si celte accusalion vous était
de vons aussi aurait le droit,
présentée, chacun
devoir, en s'interrogeant
disons mienx, aurait le
lui-même, en interrogeant les
7.
, seraient répréhenChacun de vous, sans doute, s'il croit
tresigné par les ministres,
qu'un. acte condu
quoique dans les
pouvoir royal, est le résultat de
attributions
a droit de les accuser.
mauvais conseils,
Mais si celte accusalion vous était
de vons aussi aurait le droit,
présentée, chacun
devoir, en s'interrogeant
disons mienx, aurait le
lui-même, en interrogeant les
7. --- Page 118 ---
IOO
d'examiner avec soin Putilité et
faits et les circonstances,
Fopportunité de la détermination.
disait que les ministres ont trahi,soit en
Si lon vous
fait céder la légitimité
conseillant au roi une mesure qui
rebellion, et met en péril le reste de nos colodevant la
arbitrairement
nies, soit en lui proposant de disposer
des anciens colons, sans leur consentement;
des propridtés
être présentées 'par des oraà ces accusations qui, pour réduiraient pas moins aux
teurs plus habiles, ne s'en
la maturité de
seuls points que nous veuons d'indiquer, conscience opporéflexions et la bonne foi de votre
yos
on les balancer
seraient sans doute tout ce qui pourrait
les réduire à Teur juste valeur.
ou
était la
Vous auriez à appréeier dans quelle position
ou
de Saint-Domingue, au moment
France, à Tégard
été rendue. Une révolution
Yordonnance du 17 avril a
ravi cette colonie; et, ce n'est ni au gouvernous avait
infortuné qui régnait encore de nom,
nement du prince
du roi depuis la restauraen 1791,ni au gouvernement
être attricette révolution et ses suites peuvent
tion, que
buées.
trois partis : laisser subaJl n'y avait à choisir qu'entre
concéder
l'état des choses; recouvrer Ia colonie;
sister
T'indépendance.
existait depnis que les habiL'élat des choses, tel qu'il
indépendans,
se sont déclarés
lans de Saint-Domingue dune fois, onl douné de lin -
avait dès dangers qui, plus
colonies; et les dangers
quictuide sur le sort de nob autres
véritable
plntôt s'aceroitre par un stalti quo,
pouraient
choisir qu'entre
concéder
l'état des choses; recouvrer Ia colonie;
sister
T'indépendance.
existait depnis que les habiL'élat des choses, tel qu'il
indépendans,
se sont déclarés
lans de Saint-Domingue dune fois, onl douné de lin -
avait dès dangers qui, plus
colonies; et les dangers
quictuide sur le sort de nob autres
véritable
plntôt s'aceroitre par un stalti quo,
pouraient --- Page 119 ---
IOI
élat d'hostilité
même par la coucession masquée, que par une guerre déclarée OU
d'indépendance.
Une aggrégation d'homes dont
n'est point reconnue
l'existence.
ennemie de
parl la métropole, est
politique
cette métropole; elle
nécessairement
des ennemis, des embarras
a intérêt à lui susciter
fer l'occasion. Si elle obtient partout ou elle peut en troupar le double sentiment de la l'indépendance, elle est liée
pect pour le droit des
recomnaissance et du resgens.
Un statu quo indéfini ne pouvait être
adopté, Le temps qui
raisonnablement
justifier, du moins malhenreusement finit, sinon par
par envelopper d'une
mystérieux, et rendre irréparables
sorte d'oubli
plus odieuses à leuro origine,
les usurpations les
mandait une décision
s'écoulait et tot ou tard comdéfinitive, Les
géres, au moins les alliés de la
puissances étrantraités, ne reconnaissaient
France, fidèles à leurs
dance de Saint-Domingue point, il est vrai, Pindépenfait, leurs sujels
comme un droit 5 mais dans le
y trafiquaient comme
verain, et le peuple de
dans un état sousidéré par elles comme Saint-Domingue hors de la loi
n'était point condes nations,
Sans parter du tort
moins favorablement qu'éprouvait notre
traité
commerge, 2
ses relations avec les
que celui des.étrangers dans
lintérêt
habitans de
qu'ily avait de saisir le Saint-Domingne, de
exiger, comme condition de
moment opportun pour
ges commerciaux
lindépendance, des avantanus par de simples quin'auraient pu être facilement obtecombien de
traités, était-il possible de
temps encore les
calculer
raient suspendu la reconnaissance puissances étrangères aud'une indépendance
prouvait notre
traité
commerge, 2
ses relations avec les
que celui des.étrangers dans
lintérêt
habitans de
qu'ily avait de saisir le Saint-Domingne, de
exiger, comme condition de
moment opportun pour
ges commerciaux
lindépendance, des avantanus par de simples quin'auraient pu être facilement obtecombien de
traités, était-il possible de
temps encore les
calculer
raient suspendu la reconnaissance puissances étrangères aud'une indépendance --- Page 120 ---
n'aurait jamais entrepris de
de fait, que la métropole
faire cesser!
altachés aux vrais principes
Les pnblicistes les plus
déclarent euxdes droits des souverains,
sur la légitimité
vient enfin, ou, lorsqu'une colonie
mêmes qu'un temps
la métropole n'est pas rentrée
apress'etre révollée contre
peuvent sans
les autres puissances
sous sa domination,
cette colonie
violer les règles de la nentralité.reconsive cabinets des souverains
état indépendant; et les
comme
moins sévères encore que
à cel égard,
sont quelquefois,
les publicistes.
de faire rentrer Saint-Domingne
Il fallait donc essayer
ou lui concéder Pindépensous la domination française,
dance.
du roi vous ont dit que les voies amiables
Les ministres
décider les haavaient été inntitement employées pour la sonreraineté
a reconnaitre
bitans de Saint-Domingue réduite à une protection qui
du roi, même modifice el
lorsqu'elle est
rien de tyrannique
n'a rien de redoutable,
La force seule était donc la
exercée par des Bourbons.
indispensable pour qne
dernière et terrible ressouree,"
la France recouvràt Saint-Domingue.
entrediflicile que soit une guerre. lointaine,
le
Quelgue
entière, eallamnée par
prise contre une popalation desir d'assurer son indépendance
double sentiment et du
l'ancien esclaet del la crainite de voir rétablir
obstapolitique,
français ponvait surmonter. .ces
vage, le conrage
contre linfluence d'un
eles: mais , que penit la valetr
des lienx qui,
meurtrier, contre la disposition
climnat
et des villes aurait changé
Poccupation des plaines
après
eallamnée par
prise contre une popalation desir d'assurer son indépendance
double sentiment et du
l'ancien esclaet del la crainite de voir rétablir
obstapolitique,
français ponvait surmonter. .ces
vage, le conrage
contre linfluence d'un
eles: mais , que penit la valetr
des lienx qui,
meurtrier, contre la disposition
climnat
et des villes aurait changé
Poccupation des plaines
après --- Page 121 ---
I03
la guerre en des combats journaliers
forcé nos soldats à suivre
d'homme à
une
hommne,
mornes
partie des habitans dans des
inaccessibles, et laissé
colonie, 2 une cause
subsister, au sein de la
lités journalières! perpétuelle d'inquiétudes et d'hostiEt quaud le succès le plus
complet aurait
l'entreprise, quels avantages les colons
couronné
tiré? Fallait-il
en eussent-ils rede
prodiguer les trésors de la
sang ses enfans pour n'acquérir
France et le
plaines incendiées ou incultes,
que des ruines, des
législation sur la traite desi lorsque Pétat actuel de la
de rétablir et d'entretenir noirs ne laissait plus F'espoir
la culture par des esclaves?
C'est un grand malheur, sans donte,
soit forcée, après avoir balancé
qu'une métropole
possibles, même dans
toutes les considérations
sentir que le parti le Phypothèse d'un succès certain,a
dance à une colonie plus sage est d'accorder Pindépenpose-l-elle
insurgée. Mais Phistoire ne se
pas 9 presque en entier,
comforce des choses domine
d'évènemens où la
contestables!
jusqu'aux principes les plus inY aurait-il plus de vérité et de fondement
proche qu'on ferait aux ministres
dans le rede disposer arbitrairement
d'avoir conseillé au roi
sujets, en se contentant des propriétés des colons,ses
concours ?
d'une indemnité fixée sans leur
S'il fallait conclure de
les ministres considèrent Pordonnance du 17 aril,que
rens à la couronne, celui comme un des pouvois inhé-
,
de disposer des
tieulières, et d'en lixer le prix à son
propriétés parici qui n'élevât la voix
gré,il n'est personne
pour condamner une prétention
conseillé au roi
sujets, en se contentant des propriétés des colons,ses
concours ?
d'une indemnité fixée sans leur
S'il fallait conclure de
les ministres considèrent Pordonnance du 17 aril,que
rens à la couronne, celui comme un des pouvois inhé-
,
de disposer des
tieulières, et d'en lixer le prix à son
propriétés parici qui n'élevât la voix
gré,il n'est personne
pour condamner une prétention --- Page 122 ---
104 -
contraire aux principes de la Charte
aussi injuste que
comstitutionnelle.
Mais si l'ordonnance du 17 avril ne peut conduire à
dans son résultat, elle
aucune de ces consiquencessi,
être considérée comme une disposition des prone peut
le
aux
particulières, à quoi se réduirait reproche,
priétés
des hommes sans prévention ?
yeux
de la volonté da
ni même
ni
un acte
roi,
1 Ce n'est par
l'effet de causes qu'on puisse imputer à son gouverpar
les anciens colons ont vu leurs propriétés
nement, , que
des habitans actuels de Saint-Dopasser entre les maius
dont les plus
mingue. Celte violente expropriation,
ardens apologistes de la révolution de Saint-Domingue
était un fait consommé
ir
sont forcés d'avouer Pinjustice,
de lile
qui ne pouvait être réparé que par la réduction
sous la domination française.
n'était ni convenable, ni utile de tenter la conS'il
inévitable 2 soit d'un statu quo 7
quête , la conséquence
les dangers, soit
dont nous croyons avoir assez expliqué
d'indépendance, était de laisser peser
d'une concession
les colons Ies résultats de celte force majeure qui
sur
être détruite que par une force supérieure.
n'aurait py
n'offrait
cette différence toutefois, que le statu que
Ilya
aux colons expas même l'espoir d'un dedommagement
contraire - une concession d'indépenpropriés, 1 qu'au et de fait a élé subordonnée àl la presdance pouvait être,
1ation d'une indemnité.
P'atteste
Phistoire
Il faut bien le reconnaître, prisque
Pétran-
: l'effet de Ja conquète, soit par
si fréquemment:
d'une des dépenger, soit par suite de Pinsurrection
ois, que le statu que
Ilya
aux colons expas même l'espoir d'un dedommagement
contraire - une concession d'indépenpropriés, 1 qu'au et de fait a élé subordonnée àl la presdance pouvait être,
1ation d'une indemnité.
P'atteste
Phistoire
Il faut bien le reconnaître, prisque
Pétran-
: l'effet de Ja conquète, soit par
si fréquemment:
d'une des dépenger, soit par suite de Pinsurrection --- Page 123 ---
a
105 -
dances de PEtat contre la
toujours à la perte de la mère-patrie, ne se borne pas
conquérant
souveraineté; quelquefois le
s'empare des propriétés de ceux
en droit, ou qu'il a intérêt de
de qu'il se croit
et c'est surtout dans les
punir leur resistance;
confiscation
guerres civiles que celte terrible
fureurs.
est employée avec le plus d'injustices et de
Cerles, le souverain qui rentre dans ses droits n'est
obligé d'approuver ces
pas
spoliations, ou si,
le
public, 2 il croit convenable de les
pour bien
indemnitéaux
maintenir, il doit une
victimes; c'est ce quele roi vous
ce que vous faisiez précisément à
proposait,
se décidait à rendre
l'époque oùt Sa Majesté
Fordonnance du 17 avril 1825.
Mais quand le souverain, seul arbitre de la
Ja guerre, croit qu'il n'est ni
paix et de
sort des armes
prudent ni utile de tenter le
pour rentrer dans le territoire enyahi
l'ennemi, ou pour soumettre une colonie
par
tempsinsurgée, la
depuis longconfiscation, dont le conqeérant ou les
insurgés ont frappé les légitimes
sans qu'on puisse, pour cela, dire propridairesyaubsiste,
à ce souverain ; et quoique,
qu'elle soit imputable
le résultat soit le même il pour ceux qu'elle a spoliés,
, est vrai cependant
ne
peuvent accuser leur souverain d'avoir aliéné qa'ils
sous prétexte qu'il n'aurait
leurs biens,
pas jugé convenable d'entreprendre ou de continuer une guerre dans la
leur faire restituer.
vue de les
A quelque étendue de protection
envers chacun de ses
que Petat scit obligé
leur doive pourleur membres, 2 quelque garantie qu'il
propriété, cette garantie, cette
tection, sont subordonnées à la grande
proloj de l'intérêt
uvent accuser leur souverain d'avoir aliéné qa'ils
sous prétexte qu'il n'aurait
leurs biens,
pas jugé convenable d'entreprendre ou de continuer une guerre dans la
leur faire restituer.
vue de les
A quelque étendue de protection
envers chacun de ses
que Petat scit obligé
leur doive pourleur membres, 2 quelque garantie qu'il
propriété, cette garantie, cette
tection, sont subordonnées à la grande
proloj de l'intérêt --- Page 124 ---
IO6 -
général * C'est un fait de guerre qui ne saurait être aples règles du droit civil,ni régi par ses prinprécié Si par le bien de la France avait nécessité de reconcipes.
de Saint-Domingue sans condition;
naitre'indépandance à
de n'exiger aucun dédomsi le roi avait jagé propos
magement pour les anciens colons, il faudrait sc soumettre à cette nécessité.
Sans doute, si les ministres avaient conseillé de reconnaitre cetle Kidépendance sans condition, et qu'il fàt
démontré qu'ils pouvaient en obtenir, ils seraient responsables ; mais puisque cette indemnité a été exigée 2 et
la
se réduirait à savoir
déjà payée en partie,
question
s'ils ont fait assez.
C'est ici que nous oserions en appeler aux témoignages
En comparant la somme de 150
des colons impartianx.
millions destinée à les indemniser 2 avec la valeur qu'avaientleurs propriétés en 1790 ou 1791, la différence est
immense, nous en convenons. Mais qui ne sait dans quel
étranétat de dépréciation les insurrections, 2 les guerres
gères et civiles avaient réduit ces propriétés ? Qui peut se
dissimuler que la conquête, en supposant même qu'elle
n'aurait rendu à la
n'eût pas augmenté ces destructions,
plupart des colons que des propriétés presque sans valeur;
des propriétés qu'ils eussent été dans limpossibilité physique de rétablir et de cultiver? Et puisque , dans aucune
circonstance, 2 PELat ne doit à personne d'indemnité pour
ott détruites, même par son fait,
les propriétés perdues
de conclure de
à Poccasion de la guerre, il cst permis
Puffendorf, Drois de la Nature et des Gens ) liv. VIII, chap. VI,
S. 14.
a
propriétés presque sans valeur;
des propriétés qu'ils eussent été dans limpossibilité physique de rétablir et de cultiver? Et puisque , dans aucune
circonstance, 2 PELat ne doit à personne d'indemnité pour
ott détruites, même par son fait,
les propriétés perdues
de conclure de
à Poccasion de la guerre, il cst permis
Puffendorf, Drois de la Nature et des Gens ) liv. VIII, chap. VI,
S. 14.
a --- Page 125 ---
-
toutes ces considérations, , que les 150 millions exigés par
leroi ne sont pas au-dessous de la valeur actuelle des
priélés dont les colons auraient
propu recouvrer la possession
parl'effet d'une conquête,
Quand on supposerait qu'il eût élé juste de demander
davantage, , était-il possible de l'obtenir? et Jes ministres
seraient-ils coupables d'avoir conseillé au roi de se borner
à ce que les circonstances rendaient possible?
Telles sont en ahregi.gueigucs-unes des considérations
que vous devriez, Messieurs, et dans l'intérêt de la justice, et daus Pintérêt du pays, apprécier et
votre sagesse, si vous examiniez la conduite des peser d'après
ministres
qui ont conseilléau roi et contresigné P'ordonnance du
avril 1825.
Votre commission a pensé qu'eile ne devait pas craindre de s'expliquer sous le rapport et de la légalité et de
Putilité de cette ordonnance; elle croit aussi
céderail les bornes de sa mission, si elle qu'elle extardait plus
long-temps à vous eptretenir des dispositions du
de loi.
projet
L'articie premier de ce projet vous propose de re- ART.
noncer, au nom de lEtat, à tous les droits qu'il
1.
rait prétendre dans la répartition des 150
pourpour les domaines et établissemens
millions, soit
qui lui
naient, soit pour les déshérences que le fisc aurait apparte- droit
des s'approprier en vertu des articles 715 et 768 du Code
civil.
Une disposition favorable aux mallenreux colons
digne de la générosité nationale,
est
Lorsqu'elle vous est pré- --- Page 126 ---
108 -
ART. senlée au nom du roi, elle n'a pas besoin d'être justifiée
à vOS yeux.
2.
L'article second contient cing parties qui doivent être
examinces successivoment, parce qu'elles ont été l'objet
discussion dans le sein de votre comd'une assez longue
mission.
1°Cet article ne limite point le droit de réclamer l'indemnité aux seuls Français;
2° Il n'accorde lindemnité que pour les biens-fonds;
5° Il admet tous les héritiers au degré successible, - sans
restriction :
4o Il veut que, si parmi les héritiers, les uns ont renoncé à la succession, et les autres l'ont acceptée, ces
derniers soient préférés sans distinguer entre ceux qui ont
accepté purement et simplement, et ceux qui ont accepté
sous bénéfice d'inventaire;
5° Il autorise les ayans-canse à réclamer Pindemnité.
limitant
le droit de réclamer aux seuls
En ne
point
le projet semble contrarier le système qui a
Français,
relativeprésidé à la loi faite dans la dernière session )
ment à Pindemnité due par l'Etat aux victimes des confiscations.
Messieurs, n'hésiterez-vons pas à reMais peut-ètre,
connaitre, avec la commission instituée parlordonnance
dont le travail vous a été distribué,
du 1e septembre,
vous déciqu'aucune des considérations politiques qui
dérent alors, ne peut être invoquée pour s'écarter, dans
du grand principe d'équité naturelle
cetle circonstance,
entre toutes les victimes de la
qui commande légalité
même catastrophe.
l'Etat aux victimes des confiscations.
Messieurs, n'hésiterez-vons pas à reMais peut-ètre,
connaitre, avec la commission instituée parlordonnance
dont le travail vous a été distribué,
du 1e septembre,
vous déciqu'aucune des considérations politiques qui
dérent alors, ne peut être invoquée pour s'écarter, dans
du grand principe d'équité naturelle
cetle circonstance,
entre toutes les victimes de la
qui commande légalité
même catastrophe. --- Page 127 ---
IO9
Nous croyons, avec la commission, dont
pruntons ici les
nous em- ART,
expressions, 4 qu'en ce
( Français devenus
qui touche les
étrangers
( poir de retour, ou
par-cdablisemens, sans es-
( de barbarie à les nataralisation, il y aurait une sorte
repousser. Obligés de clercher
( partout où Phospitalité accueillail
un asile
(" temps où la métropole
leur misère, dans un
elle-même élait
( factions, , souvent ils n'ont
déchirée par les
( les pays
pu obtenir de sécurité dans
étrangers qu'en y prenant ou
< lité de
recevant la quaciloyens; qu'en y formant des
(. leuront fait perdre la qualité de
élablissemens qui
€ faire abdiquer les
Français, sans leur en
sentimens. >
( Qu'en ce qui touche quelques
< de biens à
étrangers propriétaires
Saint-Domingue, la mesure
< concurremment
qui les admettra
avec les Français,
( de la faculté qu'ils
sera la conséquence
( séder. >
avaient d'y acquérir et d'y pos-
( Qu'enfin les uns et les antres,
< çais, ou ayant cessé de
quoique non Fran-
( qualité d'anciens
Pêtre, sont également, en leur
( recouvrer leurs biens colons, frappés de Finterdiction de
dans lile de
Ce même article 2 n'admet à Saiut-Domingue. >
priétaires de biens-fonds,
l'indemnité que les proCette restriction, qui exclut toute
valeurs
indemnité pour les
mobilières, , a étélobjet de plusieurs
adressées à votre commission.
réclamations
relatives à la
Elles sont presque toutes
propriété des esclaves.
On a dit que les esclaves élaient
leur de
presque la senle vaSainl-Domingne; que le produit, et
quent la richesse de la colonie,
par cousé
étaient dus à leur trac
biens-fonds,
l'indemnité que les proCette restriction, qui exclut toute
valeurs
indemnité pour les
mobilières, , a étélobjet de plusieurs
adressées à votre commission.
réclamations
relatives à la
Elles sont presque toutes
propriété des esclaves.
On a dit que les esclaves élaient
leur de
presque la senle vaSainl-Domingne; que le produit, et
quent la richesse de la colonie,
par cousé
étaient dus à leur trac --- Page 128 ---
IIO
uniquement à la valcurintrinART. vail; que si P'onsarêlail faite de ces accessoires indisséquedes fonds, abstraction serait illusoire; que les moyens
pensables, Tindemnité
absolument, parce
même de la déterminer manqueraient d'après les proque, soit qu'on évaluc les biens-fonds les évalue d'aduits prouvés ou présumés, soit qu'on
de ne
il était impossible
près les contrats d'acquisition, attachés à la culture.
comprendre les esclaves
pasy
de ces objections nous a paru n'ètre que
Une partie
erronée du mot biens- fonds,
l'effet d'une interprélation de loi. Il est bien vrai que, sous
employé dans le projet
législation, les esclaves,
divers rapports, dans P'ancienne
existans sur une habitation et servant à sa culture,
même
meubles, et comme tels partagés égaleétaient réputés
ni droit d'ainesse, qui ne' s'exerment, saus préciput,
qu'en un mot, suivant les
çait que sur les immeubles; Pédit du mois de mars I 685, appelé
termes de l'art. 46 de
esclaves étaient réglée en
le Code noir, la condition des
affaire comme celle des choses mobilières.
toute
article indiquait des exceptions. Les
Mais ce même
habitations étaient tellement
esclaves travaillant sur les
comme en failes articles 48 et suivans,
considérés, 7 par
des dettes contractées pour
sant partic, qu'à l'exceplion être saisis pour aucune autre,
leurachat,ils ne pouvaient
Ja même saisie réelle.
si ce n'est avec T'habitation et par
dans les termes
Ainsi dans l'esprit, et nous dirons plus, n'étaient qu'un
ancienne, les esclaves
de la législation
ils étaient attachés.
avec les biens-fonds auxquels
doit entendrelar
C'est cvidemment dans ce sens qu'on
ticle 2 du projet de loi.
les objets placés
C'est la conséquence du principe que
aucune autre,
leurachat,ils ne pouvaient
Ja même saisie réelle.
si ce n'est avec T'habitation et par
dans les termes
Ainsi dans l'esprit, et nous dirons plus, n'étaient qu'un
ancienne, les esclaves
de la législation
ils étaient attachés.
avec les biens-fonds auxquels
doit entendrelar
C'est cvidemment dans ce sens qu'on
ticle 2 du projet de loi.
les objets placés
C'est la conséquence du principe que --- Page 129 ---
III
sur un fonds, pourle service et l'exploitation de
sont immeubles
ce fonds, ART,
par destination. Elle était reconnue incontestable, quant aux esclaves des colonies
TattestePothier, le plus célèbre
, ainsi que
du dernier siècle. *
desjurisconsnites français
Si,commeilarrirait
des acles de
fréquemiment à Saint-Domingue,
partage, de donation 9 legs, vente, ou tous
autres, constatento qu'unehabitation
que les esclaves attachés à la
appartenait à l'an, et
Pautre, ils
culture appartenaient à
partageront Pindemnité dans la
sa propriété.
proportion de
Sous ce rapport, l'objection n'étant fondée
Pinterprétation erronée qu'on donnerait à
que sur
projet de loi, nous a parn pouvoirêtre
Parlicle du
Mais cetle même objection
facilenent écartée,
port. Les esclaves attachés subsiste sous un autre rapsigne l'article 48 de
à la culture, tels que les déP'édit de 1685 n'étaient pas les seuls
quiexistassent dans la colonie de
sortes d'esclaves, qu'on
Saint-Domingue. Si ces
pourrait appeler
scnt considérés comme partie des biens-fonds immobiliers,
propriélaires sont appelés à
dont les
Pindemnité, et doivent
conséquent entrer dans leur
par
de même des autres esclaves éraluation, il n'en sera pas
comprendre,
que, pourmienx nous faire
nous appellerons esclaves mobiliers.
Votre commission avait donc à examiner les
tions qui lui sont
réclamaparvenues sous ce second point de vue,
Après avoir pesé toules les raisons, elle s'est
ne vous proposer ancun amendement
décidée à
du projet de loi.
à cetle disposition
* Traiti de la communauté, n. 30,
er dans leur
par
de même des autres esclaves éraluation, il n'en sera pas
comprendre,
que, pourmienx nous faire
nous appellerons esclaves mobiliers.
Votre commission avait donc à examiner les
tions qui lui sont
réclamaparvenues sous ce second point de vue,
Après avoir pesé toules les raisons, elle s'est
ne vous proposer ancun amendement
décidée à
du projet de loi.
à cetle disposition
* Traiti de la communauté, n. 30, --- Page 130 ---
AR7,
II2
Le motif puincipal
ne
qui a réuni les
peut traiter plus favorablement opinions, 2 est qu'on
avoir perdu; 5 par Peffet de la
ceux qui prétendront
révolution
gue, , des esclaves non
de Saint-Dominaltachés à des
propriélaires qui
habitations , que les
possédaient un mobilier
considérables que les
plus ou moins
étaient remplis de
commerçans dont les magasins
bâtimens de mer, marchandises; que les propriétaires de
aux
embareations, instrumens
transports, 2 bestiaux ou bêtes de
nécessaires
raient un loyer, comme les
somme, qui en tibiliers tiraient un profit du propriétaires d'esclaves motravail de ces esclaves.
Nous avons eu Phonneur de
lieu, P'article 2 du
vous dire qu'en troisième
tous les héritiers projet admettait à réclamer Pindemnité
d'un colon décédé, sans
La commission créée
restriction.
avait pensé qu'il était parl'ordonnance du 1"rs septembre
à
convenable de limiter,
Pindemnité, s le droit de succession
relativement
aux frères ou soeurs et à leurs
en ligne collatérale,
gence de sentiment entre le descendans. Cette diverqui, d'après les ordres du ministère et des hommes
roi avaient
temps et avec tant de zèle à
travaillé si longpartition dont il s'agit,
proposer les bases de la rédevoir d'examiner
imposait à votre commission
la question avec
le
sous toutes ses faces.
soin, et de l'envisager
Nous ne vous reproduirons
les
qui peuvent être
pas raisons respectives
une égale
employées avec une égale bonne foi et
apparence d'équité. Let travail de la
préparatoire les contient ; et nous
commission
rait diflicile de les
avouons qu'il nous secision. Nous
exposer avec plus de clarté et de
nous bornerons à vous faire
précomnaitre en --- Page 131 ---
ir3
peu de mots les motifs
férence. qui nous portent à donner
au projet présenté par le ministère. la pré. ART,
Votre
commission a pensé
cession d'un même individu qu'introduire dans la sucs'arrêterait à tel
un ordre de successibilité qui
de
degré de parenté pour
ses biens, tandis que cetté même certaines portions
drait à des degrés plus éloignés
succosibilitésttende la
pour les autres portions
mémesuceession, ce serait
le
sans une nécessité
changer droit commun,
espèce de
suffisamment justifiée ; introduire uné
rétroactivité, occasionner des
gard des héritiers
injustices à l'équi déjà ont accepté les successions.
un ordre de successibilité qui
de
degré de parenté pour
ses biens, tandis que cetté même certaines portions
drait à des degrés plus éloignés
succosibilitésttende la
pour les autres portions
mémesuceession, ce serait
le
sans une nécessité
changer droit commun,
espèce de
suffisamment justifiée ; introduire uné
rétroactivité, occasionner des
gard des héritiers
injustices à l'équi déjà ont accepté les successions. Ce serait mnodifier le droil
les lois des successions
commun : cal en principe
doivent être égales
succession du même individu
pour tous, et la
deux législations différentes ne saurait être soumise à
n'en est
dans le même pays. L'utilité
venable pas suffisamment justifiée; : en effet, s'il est conque dans quelques matières
teur déroge au droit
spéciales, le législade celte
commun, c'est lorsque la nécessité
dérogation est tellement liée au
élablit, que sans cela,
système qu'il
sorte
cesystème se trouverait en
paralysé, et perdrait les
quelquo
Votre commission a
avantagesqu'on en espérait. nombre de cas, la
reconnu que dans le plus grand
la
mesure qui réduirait
successibilité au droit de
dequelques degrés
Findemnité, se
procurer un accroissement de
bornerait à
parts à des héritiers
proches, sans profiter au fonds
plus
c'élait ce motif qui
commun; ; et cependant
paraissait le plus
toriser une dérogation aux lois des plausible pour ausuccessions. Ce serait introduire une sorte de
à Pinstant du décès d'un
rétroactivité: car
individu, ceux que la loi dont il
--- Page 132 ---
114 -
investis de tous droits
ART: est sujet , déclare ses héritiers; sont
quelque
actifs et passifs, en queique chose qu'ils consistent,
qu'ils soient situés, encore que le défunt en ignorât
part
Ces héritiers sont investis de plein droit, ell
Texistence. vertu de la plus ancienne règle de la législation française:-
héritier habile
L mort SC isit le vif, son plus prochain
dans l'arà luisuccéder ; celte règle écrite littéralement même,
ticle 318 de la coutume de Paris, était par cela
conformément à Particle
la loi de Soint-Domingue,
continué d'être
de Pédit du 28 mai 1664 ; cetle règle a
civil. est répélée dans Ie Code
en vigueur. 1 puisqu'clle
admetlait anjonrd'hui, à l'égard de Pindemnité
Si Pon
excluvaient du
destinée aux colons, des principes qui la loi du décès
droit d'y succéder certains parens que
donc sur des droils qu'ils
faisait héritiers, on rétroagirait
à Pinstant même de ce décès. onl acquis
héritiers du sang et
On ferail plus, on exposerait ces
êlre
injustice qui ne pourrait
préde la loi à épronverunei
commun,
de nonvelles dérogations au droit
venge que par
droits
à des tiers.
ée aux colons, des principes qui la loi du décès
droit d'y succéder certains parens que
donc sur des droils qu'ils
faisait héritiers, on rétroagirait
à Pinstant même de ce décès. onl acquis
héritiers du sang et
On ferail plus, on exposerait ces
êlre
injustice qui ne pourrait
préde la loi à épronverunei
commun,
de nonvelles dérogations au droit
venge que par
droits
à des tiers. Ces hérides
acquis
et par l'infirmation
la succession,se sont
tiers du sang et de lal loi, eni acceptant
toutes les dettes
rendus débitenrs envers les créanciers, de
de celle charge, ils ont
du défunt; mais en compensation
connu
droit de percevoir tont V'actif présent ou espéré, loi
de ce même défunt. Si, par l'effet d'une
ou inconnu
d'une
de cetle succession,
nouvelle, ils sont exclus
partie
des
il faut donc anssi qu'ils soient décharges d'une partic
établir cette sorte de dislocation et
delles: et comment
toutes excepd'allivrement, sans unesérie de dispositions
rédaction présenterait des dilliculiés
tionnelles, dont la --- Page 133 ---
I15
pent-étre insurmontables ? Il ne suffit de
changement d'un principe général
pas proposer le ART.
tres parties de la
quise rattache à d'auprévoir toutes les légisiation, il faut en envisnger, en
gement avec les lois conséquences, , et coordonner ce chanconservées et Péquité,
Votre commission sait que les
de présenter sommairement
principes qu'elle vient
et discutés avec
avaient été étudiés avec. soin
membres de cette profondeur par un grand nombre des
loi du
chambre, 2 lors de la
27 aveifs825.
présentation de la
Quoique les
pas tont-à-fait les
circonslances ne soient
elle
mémes, les
ne croit donc
principes sont
pas qu'il soit
invariables:
de plus longs développemens nécessaire d'entrer dans
projet de loi sous ce
pour motiver Padoption du
rapport.
Mais, ce même article 2
qui mérite toute votre
présente une autre difficulté
cas où des successions de attention. Il prévoit sagement le
poir d'actif à leurs
colons qui n'offraient aucun espendant un temps si héritiers, long,
auraient été ou délaissées
commun, 2 en introduire qu'on pourrait, d'après. le droit
diées expressément
une répudiation tacite, ou
veut
par un acte de
réptpas que cette
renonciation. Il ne
répudiation soit
mans, si ce n'est par les héritiers opposée aux réclaproposition empruntée à la loi du qui ont accepté, Cette
sente avec un grand caractère 27 avril 1825, se préd'autorité,
Cependant, Messieurs, notre devoir
remarquer que ces mots : si ce n'est
est de vous faire
auraient accepti,
par les léritiers
peuvent
qui
ne sont nisans difficultés, entraîner des coniséquenices qui
ni, permettez-nous de le dire,
8.
ce n'est par les héritiers opposée aux réclaproposition empruntée à la loi du qui ont accepté, Cette
sente avec un grand caractère 27 avril 1825, se préd'autorité,
Cependant, Messieurs, notre devoir
remarquer que ces mots : si ce n'est
est de vous faire
auraient accepti,
par les léritiers
peuvent
qui
ne sont nisans difficultés, entraîner des coniséquenices qui
ni, permettez-nous de le dire,
8. --- Page 134 ---
116 - 1
dans la généralité absoluequ'on
ART. sans une sorte d'injustice,
voudrait leur attribuer.
peutêtre acceptée purement et simpleUne succession
d'inventaire. Celui qui l'accepte
ment ou sous bénéfice
d'une manière irrévoparement et simplement, contracte
Pobligation de payer toutes les charges, quelqne
cable,
soient; il en fait sa dette propre; ily
considérables qu'elles
présense set à venir. Celuiqui
affecte tous ses biens personnels
perbénéfice d'inventaire, ne s'oblige point
accepte sous
de la succession; 5 il ne
sonnellement aux deltes et charges
de tout Pactif aux créanciers,sans pous
doit qu'un compte
biens.
voirêtre tenu des delles sur ses
a été
L'article de la loi du 27 avril, dans lequel
actuellement soumis à votre
la disposition du projet
puisée
distinction entre ces deux podélibération, ne fait aucune
discussion
si différentes. Il eût été à desirer qu'une
sitions
eût donné lieu d'exprimer clairement
plus étendue vous
être opposée que
d'hérédité ne pourrait
que la répudiation
purement et simplement.
par ceux qui auraient accepté
ce que les tribunaux
Il ne nous appartient pas de préjnger s'élève à Poccasion
décideront à cet égard, si la question
après avoir
de Particle 7 de la loi du 27 avril; comment et les mod'équité qui présidait à cetle loi,
étudié l'esprit
au droit commun, en relevant
tifs qu'elle a eus de déroger
des victimes de la confisde leur renonciation les héritiers
être étendu aux acils pourront décider s'il peut
cation ,
d'inventaire; s'il n'est pas dans
ceptations sous. bénéfice
applicableaux héPintention du législateur, uniquement
et simplement , puisque
ritiers qui ont accepté purement
dc l'adition d'hehéritiers ayant couru tous les risques
ccs
au droit commun, en relevant
tifs qu'elle a eus de déroger
des victimes de la confisde leur renonciation les héritiers
être étendu aux acils pourront décider s'il peut
cation ,
d'inventaire; s'il n'est pas dans
ceptations sous. bénéfice
applicableaux héPintention du législateur, uniquement
et simplement , puisque
ritiers qui ont accepté purement
dc l'adition d'hehéritiers ayant couru tous les risques
ccs --- Page 135 ---
-
117 1
rédité, notamment celui d'être tenus
indéfiniment de toutes les
personnellement et ART
dettes, et fait un acte, en
que sorle aléatoire, Onl ne doit pas leur enlever des quelmême inespérés.
profits
Mais puisque des doutes peuvent
s'élever, et
par l'objet même qui est soumis à VOs
qu'appelés
leverdenouveaud
délibérations, 2 à recite
ou tawdefsiatdwmeregadtationt expresse
les héritiers des
tations
colons, 2 vous avez à déclarer les limidont cette faveur est susceptible, votre commission
croit qu'il est convenable de s'exprimer
de ne laisser aucune matière à
catégoriquement,
Pincertitude; ; elle vous
propose, en conséquence, un amendement rédigé dans
cetteintention.
Enfin, 2 l'article 2 admet,
tiers
indépendamment des héridonataires et légataires, les ayans-cause.
Cette expression
ayant-cause ne peut évidemment
s'appliquer qu'à des acquéreurs ou à des créanciers.
Appliquée aux acquéreurs, elle n'a rien
de
forme aux règles de la justice. Celui
que contranslatifde propriété à titre
qui, par un acte
d'un autre, n'est
onéreux, a acquis les droits
à
pas moins favorable que celui
les a
reçus titre gratuit. Il esti inutile de faire
qui
n'ayant pas plus de droits
remarquer que
des mêmes
que son cédant, il sera teru
obligations.
Appliquée aux créanciers, Pexpression
est également conforme au droit
ayant-cause
du Code civil autorise les
commun, L'article 1166
de leurs débiteurs.
créanciers à exercer les droits
Il ne peut donc y avoir de
sur ce point,
difficulté
Mais plusieurs Mémoires ont été adressés à votre
com-
i inutile de faire
qui
n'ayant pas plus de droits
remarquer que
des mêmes
que son cédant, il sera teru
obligations.
Appliquée aux créanciers, Pexpression
est également conforme au droit
ayant-cause
du Code civil autorise les
commun, L'article 1166
de leurs débiteurs.
créanciers à exercer les droits
Il ne peut donc y avoir de
sur ce point,
difficulté
Mais plusieurs Mémoires ont été adressés à votre
com- --- Page 136 ---
118 -
missiou. Le
de loi, a-t-on dit, fixe nn délai fatal
ART.
projet
réclamer. Un débiteur pourrait le laisser écouler,
pour
toujours qu'il agira,
tandis que ses créanciers, espérant
L'instant de la déne croiront pas devoir agir eux-mèmes.
à
chéance arrivé, les créanciers se trouveront exposés
leur débiteur. Il serait donc
l'exception qui repousserait
d'accorder à ces créanciers un nouveau délai après
juste
de celui dont le débiteur aurait négligé de
lexpiration
profiter.
peut répondre à celte objection
Nous croyons qu'on
de toutes les législapar les principes du droit commun
du droit civil français ancien et noutions en général,
veau, 2 en particulier.
qui n'ait reconnu que
Iln'est pas une seule législation
tous les biens dun débiteur étant le gage de ses créanciers,
le maître de négliger Pexercice d'un droit
il n'était pas
toules conutile, dont la perte diminnerait son actif:
tiennent d'une manière plus ou moins explicite, le prinParticle 1166 du Code civil ; mais aucipe consacré par
de droits que n'en
cune ne reconnait au créancier plus
débiteur, el lorsque la déchéauce ou la presaurait son
contre lui, ces déchéances ct ces
criplion sont acquises
créancier.
prescriptions peuvent êlre opposées à son
Le Code civil a des règles sur les prescriptions, et quoile droit qu'ont les créanqu'ilait si clairement proclamé) leur débiteur, il ne les reciers d'exercer les actions de
leved'aneumedese déchéances que coluieiaurditanconues
accorde ni plus ni moins qu'à celui dont ils sont
il neleur
mais du chef duquel ils ne peuvent rien
les ayans-cause,
prétendre de plus qu'il n'avait lui-mème.
peuvent êlre opposées à son
Le Code civil a des règles sur les prescriptions, et quoile droit qu'ont les créanqu'ilait si clairement proclamé) leur débiteur, il ne les reciers d'exercer les actions de
leved'aneumedese déchéances que coluieiaurditanconues
accorde ni plus ni moins qu'à celui dont ils sont
il neleur
mais du chef duquel ils ne peuvent rien
les ayans-cause,
prétendre de plus qu'il n'avait lui-mème. --- Page 137 ---
I19
Qu'auront donc à faire les
que leur débiteur ne réclame créanciers, s'ils craignent ART,
auraient intérêt à saisir ? Ils ferout pas une indemnité qu'ils
droit résultant de la
ce que les principes du
d'articles de
combinaison d'un grand nombre
nos Codes, ce que l'autorité des
anciens et modernes leur
jurisconsultes
mande en qualité
indique. Ils formeront une dedébiteur, qu'ils
d'ayans-cause comme créanciers du
cette deinande prétendront admissible à l'indemnité. Si
concourt avec celle du
ce sera une
débiteur lui-mème,
superfluité non nuisible : si le débiteur
point-agi, leur demande aura conservé le
n'a
venant la déchéance; et le montant
droit, en préde la
partagé entre eux suivant les lois.
liquidation sera
L'article 3 du projet n'a donné lieu à
de notre part. Il avait été
aucune objection 3.
créée par Fordonnance
proposé par la commission
du ar septembre; les motifs
proposition sont sous VOS
de. sa
qu'il soit nécessaire de les yeux; nous ne croyons pas
reproduire.
Votre commission vous
Farticle 4, sur la fixation des propose délais également d'adopter 4,
elle pense qu'il est
pour réclamer; mais
nécessaire de déclarer
comme l'avait proposé la commission expressémment,
nance du 1or septembre,
créée par Pordoncomme des
qu'on nc doit point considérer
réclamations régulières, dont l'effet
prévenir la déchéance, les
serait de
qu'elles soient, qui auraient déclarations en quelque forme
soire formé près du ministre été faites au bureau provitembre dernier,
des finauces au mois de sepCe bureau n'a point été créé
même par un acle
par ordonnance du Roi ni
ayant un caractère ofliciel.TI avait
1or septembre,
créée par Pordoncomme des
qu'on nc doit point considérer
réclamations régulières, dont l'effet
prévenir la déchéance, les
serait de
qu'elles soient, qui auraient déclarations en quelque forme
soire formé près du ministre été faites au bureau provitembre dernier,
des finauces au mois de sepCe bureau n'a point été créé
même par un acle
par ordonnance du Roi ni
ayant un caractère ofliciel.TI avait --- Page 138 ---
des
dont le rapobjet de recueillir
renseignemens
ART. pour
était possible,
prochement et la comparaison missent,s'il
de
à même de connaître le mode ou le plan
le ministère
liquidation le plus simple et le plus juste.
Les employés de ce bureau, n'ont eu aucun caractère
donner des certificats de présentation revêtus
légal, pour
inscrire les réclamations sur
d'une date certaine, ni pour
de faire foi.
des registres paraphés et susceptibles
d'exécution la
On aurait pu insérer dans Yordonnance
nous desirons dans la loi; mais nous pendisposition que
véritable. Il s'agit de prescrire
sons que c'est là sa place
réclamans que ce qu'ils
un délai fatal, d'apprendre aux
à ce qui
ont pu faire avant la loi, ne saurait équivaloir fait
naturellement et régulièrement être
qu'en
ne pouvait
tend à éviter des
vertu de cette loi. Une disposition qui
ne
el à éclairer les intéressés sur Ieurs obligations,
erreurs
celle qui résulte des lois
pent avoir trop de publicité: or,
de la discussion des
est plus grande encore, au moyen
même
chambres, que celle qui résulte des ordonnances,
insérées au Bulletin.
ultérieurement de l'art. 5 du
Nous vous entretiendrons
le plus convenable
dans Pordre oûi il nous parait
projet,
de le placer.
des récla6
de sonmettre le jugement
:
L'article propose
nommée par le roi. La nécesmations à une commission
vous, lors de Ia
sité de cette mesure a été reconnue par les motifs sout les
discussion de la loi du 27 avril 1825;
cetle
aurait ni possibilité de confier
liquimêmes : il n'y
de contestation
dation aux tribunaux, 3 car il ne s'agit pas
ni avantage pour les réclamans,
cntre des particuliers;
des récla6
de sonmettre le jugement
:
L'article propose
nommée par le roi. La nécesmations à une commission
vous, lors de Ia
sité de cette mesure a été reconnue par les motifs sout les
discussion de la loi du 27 avril 1825;
cetle
aurait ni possibilité de confier
liquimêmes : il n'y
de contestation
dation aux tribunaux, 3 car il ne s'agit pas
ni avantage pour les réclamans,
cntre des particuliers; --- Page 139 ---
I2I
de la confier aux conseils de préfectures,
autorité centrale
parce qu'une ART.
peut seule agir avec uniformité et célérité.
La commission
cnd@eparfordomnane du
a démontré que, s'il était convenable d'offrir 1"septembre
mans les moyens de faire
aux réclaréparer l'erreur d'une première
liquidation, il était impossible de porter les appels derant le Conseil d'Etat. Chacun de vous a
de la force de ses raisons. Nous
pu se pénétrer
n'en ajouterons
seule; elle est tirée du grand avantage d'établir qu'une
ment et d'assurer Puniformité de la
promptejurisprudence; et cet
avantage est inappréciable.
Cette commission avait, pour atteindre ce but,
que les appels de la décision d'une section
proposé
devant toutes les sections
fussent portés
rien de contraire
réunies. Ce syslème, qui n'a
aux principes administratifs, et même à
quelques-unes des règles de l'ordre
pas sans utilité sous quelques
judiciaire, ne serait
décision serait
rapports. La section dont la
attaquée fournirait aux autres sections des
renseignemens propres à abréger la
être la crainte que le peu de fondement discussion:'et peutd'un appel ne fut
promptement démontré, en préviendrait
Il y a cependant aussi des inconvéniens beaucoup.
devons vous indiquer. Les réclamans
que nous
ger sans inquiétude
ne verront pas siédont leur
parmi les juges d'appel ceux mêmes
intérêt bien ou mal éclairé, les
à critiquer Ja décision; ; ils
à
porte
fluence de la section craindront, tort sans doute, Pindont la décision serait
de ce qui peut rassurer des
attaquée. Rien
parties sur leurs intérêts et sur
l'impartialité des décisions, ne nous semble devoir être
négligé,
que nous
ger sans inquiétude
ne verront pas siédont leur
parmi les juges d'appel ceux mêmes
intérêt bien ou mal éclairé, les
à critiquer Ja décision; ; ils
à
porte
fluence de la section craindront, tort sans doute, Pindont la décision serait
de ce qui peut rassurer des
attaquée. Rien
parties sur leurs intérêts et sur
l'impartialité des décisions, ne nous semble devoir être
négligé, --- Page 140 ---
122 -
ART. Après avoir balancé les deux
que celuiqui Fous est proposé systèmes, nous pensons
loi doit être préféré.
par V'article 6 du projet de
d'y ajouter, relativement Mais nois avons cru nécessaire
tion proposée
au délai d'appel, une
parla commission
disposipeut êlre indéfini;
préparatoire, Ce délai ne
régler lexécution de l'ordonnance la loi
qui aura pour objet de
voie de recours est
ne peut le fixer. Dès qu'une
loi que doit être fixé ouvertc le
par Ia loi, c'est aussi dans la
8.
L'article
délai fatal pour en user.
8, que l'ordre des idées nous
nant à examiner,
conduit maintesion de
propose d'établir auprès de la comnmisdéfendre liquidation un commissaire du roi
les intérêts de la
chargé de
effet, diverses attributions masse, et lui donne, à cet
La commission créée importantes.
bre n'avait
par Fordonnance du
pas pris Pinitiative de cette
1"septemavait raisonné dans le
proposition ; elle
laisse le soin de défendre système suivij jusqa'à présent, qui
nistre des finances;
les intérêts de la masse au mi-
; elle avait en cela
ionà ce qui a été décidé la
conformé son opiLa
par loi du 27 avril 1825.
disposition du projet de loi est
dû examiner si elle avait
nouvelles ;nons avons
institutions, si elle était utile. quelque chose de contraire à nos
C'est un principe incontestable
France, que Je roi est tuteur né de du droit public de
tifs dont les
tous lesintérêts collecayans-droit ne peuvent se réunir
tendre, el surtout des intérêts
pour s'encompliquer
qui sont de nature à
par un grand nombre d'éventualités
se
prévoyance ou Ja direction
dont Ia
résultats.
peuvent influer sur leurs
Le Roi exerce cette tutelle
par des dépositaires de son
C'est un principe incontestable
France, que Je roi est tuteur né de du droit public de
tifs dont les
tous lesintérêts collecayans-droit ne peuvent se réunir
tendre, el surtout des intérêts
pour s'encompliquer
qui sont de nature à
par un grand nombre d'éventualités
se
prévoyance ou Ja direction
dont Ia
résultats.
peuvent influer sur leurs
Le Roi exerce cette tutelle
par des dépositaires de son --- Page 141 ---
autorité; et selon que ces intérêts collectifs
nens ou temporaires, il en confie la
sont perma- ART.
ministration
surveillance à l'adgénérale, ou à des préposés spéciaux.
Le Roi aurait incontestablement
son ministre le soin de
le droit de laisser à
des colons,
défendre les intérêts de la masse
comme il vous Pa proposé dans la loi du
27 avril, relativement à la masse des
l'indemnité votée
ayans-droit à
par cette loi.
Mais en qualité d'administrateur
mieux que nous, il a d'ailleurs seul le snprème, il peut
n'est pas plus convenable de
droit dejuger s'il
déléguer un commissaire,
L'institution de ce commissaire ne serait
elle- même un objet
donc pas en
de lui confier
législatif, tant qu'il ne s'agirait
une surveillance qui appartient à
que
nistration suprême du Roi, Néanmoins
l'admila loi devient indispensable
lintervention de
quile rende
pour lui attribuer une action
capable de défendre la masse même devant Jes
tribunanx; qui lui donne le caractère de
dicteur, à un point tel
légitime contrasera réputé
que ce qui aura étéjugé contre lui,
jugé contre celte masse.
Il reste à examiner si
silons
l'institation est utile. Nous n'hepoint sur Faffirmative.
Plus les pouvoirs de la commission de
ront étendus, plus aussi nous
liquidation seplacer auprès d'elle
croyons qu'il est bon de
nalière d'un
un contre-poids, dans l'action jourcommisaire, entendu nécessairement
qu'aucune décision soit
avant
ierjeter appel.
prise, et investi du droit d'en inPlus la commission, dénuée de bases
besoin de s'entourer de
légales, aura
renseignemens disséminés dans
Faffirmative.
Plus les pouvoirs de la commission de
ront étendus, plus aussi nous
liquidation seplacer auprès d'elle
croyons qu'il est bon de
nalière d'un
un contre-poids, dans l'action jourcommisaire, entendu nécessairement
qu'aucune décision soit
avant
ierjeter appel.
prise, et investi du droit d'en inPlus la commission, dénuée de bases
besoin de s'entourer de
légales, aura
renseignemens disséminés dans --- Page 142 ---
124 -
nombre de dépôts, de correspondre même
ART. un grand
résidant en
avec un grànd nombre de fonctionnaires
plus il est nécessaire qu'un
France ou en pays étranger, exclusivement de ce traintermédiaire officiel soit chargé
et
conséquent, tous ses
vail qui perdrait son unité, par les membres de la
avantages, s'il était partagé entre tous
commissiou.
Si Pinstitution d'un commissaire n'élait pas adoplée,
seraient dévoce serait an ministre que ces attributions
n'offrilues, et parle fait, ce serait à des employés qui
raient
la même garantie qu'un commissaire nommé
pas
par le Roi.
Ce
nous venons de dire, nous conduit à examiner
7.
que
dont P'art. 7 du projet de loi promaintenant les pouvoirs
d'investirla commission.
pose
dans une juste proIls'agit de répartir une indemnité
les
éprouvées. Ces pertes sont sianportion avec
pertes
sont situés à une distance
ciennes et les objets perdus
n'est
vérification locale et matérielle
telle, qu'aucune
n'ont été ni précédées de sépossible. Ces confiscations
serviraient à constater
questres dont les procès-verbaux suivies de ventes dont les actes
la consistance des biens, ni
la valeur.
en indiqueraient
vainement de faire déterminer par
On essayerait donc
commission de liquidation
la Joi, des bases auxquelles la
la fait dans la loi
serait tenue de se conformer, comme O11
du 27 avril 1825.
les différens systômes qui
Sans revenir maintenant sur
constant
furent discutés devant vous à cette époque,il cst
possible de trouver, pour liquider
que chacun croyait
es dont les actes
la consistance des biens, ni
la valeur.
en indiqueraient
vainement de faire déterminer par
On essayerait donc
commission de liquidation
la Joi, des bases auxquelles la
la fait dans la loi
serait tenue de se conformer, comme O11
du 27 avril 1825.
les différens systômes qui
Sans revenir maintenant sur
constant
furent discutés devant vous à cette époque,il cst
possible de trouver, pour liquider
que chacun croyait --- Page 143 ---
- 125 -
l'indemnité due aux victimes des
certaine,
confiscations, une base ART.
prise dans des actes consommés et
que chacun croyait possible de déterminer invariables; des
de preuves et des bases d'évaluation,
moyens
applicables à lous les
cas, et les mêmes pour tous,
Le travail de la commission créée
1"
par P'ordonnance du
septembre, a dû convaincre chacun de Fous qu'il
a rien de semblable à espérer Di à
n'y
touche l'indemnité destinée
prescrire, en ce qui
aux colons. Leurs
seront aussi variées que les malheurs dont ils ont positions été
victimes.
les
S'il n'est pas raisonnable de croire chacun
role, il serait injuste
de
sur sa pad'exiger tous le même genre de
preuves; il ne le serait pas moins de rejeter certaines
preuves qui, faibles peut-être et insuflisantes dans des
circonstances ordinaires, devront leur force et leur admissibilité à P'impuissance où la force
colons d'administrer
majeure a mis les
des preuves plus complètes.
Il faut chercher, sans doute, les
lité commandée
moyens que cette facipar la position oùt l'on se trouve, nedégénère pas en abus et n'ouvre pas des portes à la fraude;
mais tout
ces
lenrisperibalrnecamnshina,
ces nuances si variées et si difficiles à que situations,
être
dans
marquer, ne peuyent
prévues
une loi dont le caractère est d'être
ral et fixe; qu'on ne saurait
des
génédont le résultat serait de
poser
règles inflexibles
repousser certains
sous prétexte que leur position n'aurait
été réclamans,
ment prévue, et d'assurer des droits pas textuelled'autres dont les demandes
incontestables à
seraient évidemment exagérées.
Quoiqu'on ait dit souvent et avec raison,
l'arbique
prévues
une loi dont le caractère est d'être
ral et fixe; qu'on ne saurait
des
génédont le résultat serait de
poser
règles inflexibles
repousser certains
sous prétexte que leur position n'aurait
été réclamans,
ment prévue, et d'assurer des droits pas textuelled'autres dont les demandes
incontestables à
seraient évidemment exagérées.
Quoiqu'on ait dit souvent et avec raison,
l'arbique --- Page 144 ---
ART. traire de la loi
126 -
les lois civiles, est préférable à P'arbitraire de
faites en général,
Phomme,
régulier et paisible, décident pour un ordre de choses
grand nombre de
formellement que, dans un
plus important, leur circonstances, ce que les ciloyens ont de
bonne foi, leur
état, ce qu'ils ont de plus cher, leur
déicatesse, doivent
somptions abandonnées
etrejugés par des pré.
des magistrats qui,
aux Jumières et à la conscience
tibles d'éclairer combinant les divers élémens
leur raison et de
suscepdécident par la réunion de
guider leur justice, se
dont chacunei isolée serait doenmens, de circonstances,
bre et la coincidence insuffisante, mais dont le nomde force individuelle. suppléent à ce qui leur manque
A plus forte raison faut-il
lorsqu'il s'agit
se confier à ces principes,
d'apprécier des
se rattache à des malheurs indemnités dont la cause
qu'impréius
aussi grands en eux-mèmes
riés dans leurs pour ceux qui en ont été frappés, et
circonstances. C'est à
que vanement dela commission
Péquité, au discertion qui échappe
qu'il faut laisser une appréciaserait
nécessairement à toute
injuste el désespérant der ne
préroyance; il
coup sur la garantie
pas compler pour beaulaquelle
que donne la
seront soumis des hommes responsabiliémorale à
législateur aura investis d'un
que la confiance du
naire.
grand pouvoir discrétionCependant l'article 7, tel que l'a
nous a paru susceptible de
proposé le ministère,
torise la commission à quelques modifications. Il auquétes, sily a lieu. Ces se décider, même d'après des enrelation avec des lois mots sily a lieu, supposent une
a lieu d'admettre
ou règles qui décident
la Ipreuve testimoniale, quand il y
Ces lois et ces
lateur aura investis d'un
que la confiance du
naire.
grand pouvoir discrétionCependant l'article 7, tel que l'a
nous a paru susceptible de
proposé le ministère,
torise la commission à quelques modifications. Il auquétes, sily a lieu. Ces se décider, même d'après des enrelation avec des lois mots sily a lieu, supposent une
a lieu d'admettre
ou règles qui décident
la Ipreuve testimoniale, quand il y
Ces lois et ces --- Page 145 ---
127 -
règles sont dans les Codes; mais les
mettent pas de se
circonstances ne per- ART.
référerici au droit
missibilité de la
common, sur l'adl'idée
preuve testimoniale. Nous
qu'on a eue en vue > sera mieux
pensons que
mols: (( même par voie
exprimée par les
venable. >
d'enquête, si elle le juge COI2En second lieu, cet
la valenr des biens
article se réfère exclusivement à
offrir
en 1789, expression
un double inconvénient.
qui nous parait
n'auront élé mises en état de Lorsque des propriétés
néei 1789,les réclamans
produire qu'aprés l'ansera prouvé qu'une éprouveront une lésion ; lorsqu'il
d'autres
habitation meublée d'esclaves
moyens de culture en
et
en tout ou en partie
1789, en a élé démeublée
s'il n'est pas de bonne depuis celte époque, le
foi, 2 et
réelamant,
mauvaise foi, demandera
nème son héritier, sans
périeure à celle qui lui serait et obliendra une indemnité sutombera sur la masse.
justement due, et la lésion
Nous vous proposons une rédaction
de prévenir cette double
dont 'effet serait
injustice,
L'oljet de l'arlicle 9 du projet est de
mode et les époques du
délerminer le 9,
dées, Il ne préseute
paiement des indemnités liqui2 sons ce rapport, aucune
L'arlicle 10 est relatifaust
difliculté,
de restreindre leur droit de créanciers. La proposition 10.
lindemnité revenant à Jeurs faire des saisies-amtts sur
portion relative à ce
débiteurs, duns une proavait élé fite
la que ces derniers Peuvent
par commissionr
espérer,
reconnaissant le principe,
préparatoire. Tout en
d'un débiteur,
qu'en général, les malheurs
quelque grands qu'ils soient, ne sauraient
le 10 est relatifaust
difliculté,
de restreindre leur droit de créanciers. La proposition 10.
lindemnité revenant à Jeurs faire des saisies-amtts sur
portion relative à ce
débiteurs, duns une proavait élé fite
la que ces derniers Peuvent
par commissionr
espérer,
reconnaissant le principe,
préparatoire. Tout en
d'un débiteur,
qu'en général, les malheurs
quelque grands qu'ils soient, ne sauraient --- Page 146 ---
128 -
celte commission, , conduite et souART. éteindre ses deltes,
facile
des analogies dont il vous sera
d'apprécier
tenue par
dans la circonstance extraordiPéquité, a pensé que 9
caractère même de l'innaire qui nous occupe, d'après le le roi à l'exiger, on
demnité el les molifs qui ont porté
établir entre le droit de saisie - arrêt accordé
pouvait
les anciens
aux créanciers et les sommes qu'obliendront
exiscolons,la même proportion que celle qu'on suppose
Pindemnité et la valeur des propriétés perdues.
ter entre
le
de cetle proposiLe projet de loi adopte principe
discutetion 3 iln'en diffère que sur un point que nous
rons ultérienrement.
vous entretenir des réNous devons commencer par lui-même ou ses conséclamations dont ce principe en
ultérieures ont été l'objet.
dixièquences
dans l'intérêt des colons, que le
On a demandé,
opérât la libération totale des
me attribué aux créanciers
fàt restreint aux
débiteurs; et que le droit d'opposition
des procontractées à Saint-Domingue ou pour
dettes
priétés de Saint-Domingue.
qae leur
Vintérêt des créanciers, on a demandé
Dans
pût être exercé non'seulement pour
droit de saisie-arrèl
qu'on classât les
mais aussi pour les intérêts;
le capital,
le droit de saisie-arrêt, indéfini pour
créances, et que
les antres, dans des proquelques-unes, fût restreint pour
faveur.
diverses, en raison de leur degré de
portions
Messieurs, que yous puissiez
Nous ne croyous pas,
créancier de saisir
l'exercice du droitdu
décider qu'après
du dixième de sa créance,
et artterjusqu'a concurrence éteint. Le Jégislateur a le droit,
le surplus de la dette sera
fini pour
créances, et que
les antres, dans des proquelques-unes, fût restreint pour
faveur.
diverses, en raison de leur degré de
portions
Messieurs, que yous puissiez
Nous ne croyous pas,
créancier de saisir
l'exercice du droitdu
décider qu'après
du dixième de sa créance,
et artterjusqu'a concurrence éteint. Le Jégislateur a le droit,
le surplus de la dette sera --- Page 147 ---
sans doute, de déclarer insaisissables
l'actif d'un débiteur; de
quelques parties de ART,
saisie qu'il
déterminer les conditions de
autorise : mais son droit ne
la
qu'à Prononcer l'extinction
saurait aller jusn'aurait été payée
du capital d'une dette
qu'en parlie.
qui
Nous ne pensons pas aussi
les réclamations des
que vous deviez accueillir
créanciers
sies-arrêts soient autorisées quidemandent que les saipour le capital.
pour les intérêts, comme
a faculté de faire des
de la loi civile, Plusieurs saisies-arrêts est une concession
pas ; la notre qui
législations ne la reconnaissent
taines
l'admet en général, en a
valeurs, et l'on peut créer
affranchi cersans violer l'équité
d'autres exceptions,
toutes les lois positives, naturelle, fondement essentiel de
Nous ne pensons pas non plus
des débiteurs, soit de
que, dans Pintérêt, soit
autres, 2 vous puissiez admettre quelques créanciers à l'égard des
dettes contractées à
de distinction entre les
priétés situées dans Saint-Domingue, celte
ou pour des proTous les biens d'un débiteur colonie, et les autres dettes.
à ses engagemens. Celui présens et futurs sont affectés
gation personnelle du qui prête 7 acquiert, par l'oblisur tout ce qu'il
débiteur, le droit de le poursuivre
possède.
Il peut sans doute arriver
que limitativement à tel
qu'an débiteur ne soit obligé
par quelque cause
objet,de manière qu'en
libéré;
que ce soit, d'en être
ce-sant,
mais cètte
détenteur, il soit
lois autorisent, exception au droit
est de nalure à
commun, que les
etreappréciée par les tria
acquiert, par l'oblisur tout ce qu'il
débiteur, le droit de le poursuivre
possède.
Il peut sans doute arriver
que limitativement à tel
qu'an débiteur ne soit obligé
par quelque cause
objet,de manière qu'en
libéré;
que ce soit, d'en être
ce-sant,
mais cètte
détenteur, il soit
lois autorisent, exception au droit
est de nalure à
commun, que les
etreappréciée par les tria --- Page 148 ---
la
dans les actes
ART bunaux : le législateur ne peut suppléer
consommés qui ne la contiennent pas.
d'établir
avoir aussi aucune raison fondée
Il ne peuty
selon Pépoque à laquelle
des classes entre les créanciers,
devenus. Ces distinctions qui seraient purement
ils le sont
la nature des créanarbitraires , et pour la date et pour
donneraient lieu à des difficultés inextricables, souces,
et dérogeraient sans utilité aux
vent même à des fraudes,
règles du droit commun.
vous dire, Messieurs, que arNous devons cependant
il en est une
mi les réclamations mises sous nos yeux,
digne de considération ; elle concerne
qui nous a paru
subrogés à leurs
les vendeurs ou ceux qui sont légalement
droits.
Pordonnance dii 1er sepLa commission nommée par
de leur accorder une préférence,
tembre avait proposé semble leur refuser, ,au moins d'après
que le projet de loi
l'article 10.
les termes dans lesquels est conçu
commission avait donné pour motifque ( le venCetle
n'est censé en avoir voulu trans-
( deur d'un immeuble
la foi du
: que
sous
paiement
( férer la propriété que
réellement moins proqui D'a pas payé, est
( T'acquéreur
que celui à qui le prix en est
K priétaire de cet immeuble
rien opposer
a dà.> Nous ne croyons pas qu'on puisse
d'une évidente raison 2 et en conséà ces considérations
nouvelle rédaction de
quence, nous vons proposons une
Particle 10 du projet.
maintenant à vous par5. L'ordre des idées nous conduit
des droits
ler de l'article 5, relatif à Paffranchissement de cel art
d'enregistrement el timbre. Le déplacement
à qui le prix en est
K priétaire de cet immeuble
rien opposer
a dà.> Nous ne croyons pas qu'on puisse
d'une évidente raison 2 et en conséà ces considérations
nouvelle rédaction de
quence, nous vons proposons une
Particle 10 du projet.
maintenant à vous par5. L'ordre des idées nous conduit
des droits
ler de l'article 5, relatif à Paffranchissement de cel art
d'enregistrement el timbre. Le déplacement --- Page 149 ---
13r
se justilie parla simple lecture. Mais la
même nons a paru
rédaction en elle- ART.
susceptible d'un amendement.
Dans l'intention du projet les réclamans
créanciers doivent jouir de
ou leurs
Penregistrement,
Pexemption du timbre et de
autres documens pour Pusage qu'ils feront des actes et
relatifs à Findemnité,
devant
Hon-seulement
Fadministration, mais encore devant les
naux. Cependant des doutes ont élé élevés.
tribument que nous
L'améndeproposons a pour objet de les
On a demandé aussi, dans
dissiper.
autorisation formelle fataccordée quelgues bureaux, qu'ane
grefliers et autres
par la loi aux notaires,
papier non-timbré dépositaires publics, de délivrer sur
les actes dont la
affranchie de cette formalité.
production serait
être la couséquence
Cette faculté nous parait
si vous
immédiate et nécessaire du projet,
l'adoptez. La loi
sans doute aux
générale sur le timbre défend
fonctionnaires publics de délivrer
signer des
et de
éxpéditions sur papier non-limbré (mais
qu'une exception sera faite
dès
les cas et pour les objets par une loi,on sera , pour
dans la même
prévus par cette loi
position que si la loi
spéciale, 9
n'existait pas. Il suffit
les
générale du timbre
donnent à ses
que
circulaires de la régie
éviterdes
employés des instructions en ce sens,
contestations dans lesquelles ils
pour
évidemment devant les
succomberaient
elles
tribunaux, et sans doute
indiqueront les énonciations
aussi
P'asage de ces copies sur
nécessaires pour que
fait l'objet de la loi.
papier libre suit limité à ce qui
08 D
Le projet propose dans Particle
grand iutérêt, pour éviter des
11, une nesure d'un ]
lenteurs et des fais depro
9.
employés des instructions en ce sens,
contestations dans lesquelles ils
pour
évidemment devant les
succomberaient
elles
tribunaux, et sans doute
indiqueront les énonciations
aussi
P'asage de ces copies sur
nécessaires pour que
fait l'objet de la loi.
papier libre suit limité à ce qui
08 D
Le projet propose dans Particle
grand iutérêt, pour éviter des
11, une nesure d'un ]
lenteurs et des fais depro
9. --- Page 150 ---
considérables aux héritiers des colons morts à
ART. cédure
La commission
Saint-Domingue ou en pays étranger.
f'ordonnance du 1er septembre, en a donné,
créée par
roi les motifs suivans:
dans son rapport au ,
colons avaient leur
< Un grand nombre des anciens
d'audomicile à Saint-Domingue, et nême y ont péri;
<
de dévastations et se sont réfugiés
( tres ont fui ce théâtre
terminé leur carrière.
étrangers, ou ils ont
< en pays
entre ceux qui prétendront
( S'ils s'élève des contestations
seuls
en être
les tribunaux
peuvent
( à leurs successions,
( jnges. >
du droit civil,1 les conteslations
< D'après les principes
du lieu où
les héritiers sont attribuées au tribunald
< entre
mais dans Phypothèse
< le défunt avait son domicile; où les successions dont il
( que nous expusons 1 les pays
du
ouvertes, ne font point parlie
< s'ugit se seraient
étrangers n'ont point de
( royaume, ( et les jugemens
nécessilé d'attribuer
< force en France); de là résulte la
tribunaux
connaissance des contestalions à des
K la
< français. )
il sera nécesl'on
le silence sur ce point,
( Si
garde
s'adressent à la cour de
< saire que les parties intéressées
par
: et comme cette cour ne peut prononcer
( cassation
mais statuer seulement surchacun
( uner mesure générale,
il en résulte la possibilité
< des cas qui lui sont sonis,
de
milliers de demandes en attribution
( de plusieurs
( juges. ))
dans le projet, T'omission d'une
Nous avons remarqué
Pordonnance du
mesure que la commission créée par
doit souffrir
Padoption en
1 er septembre avail proposée;
< saire que les parties intéressées
par
: et comme cette cour ne peut prononcer
( cassation
mais statuer seulement surchacun
( uner mesure générale,
il en résulte la possibilité
< des cas qui lui sont sonis,
de
milliers de demandes en attribution
( de plusieurs
( juges. ))
dans le projet, T'omission d'une
Nous avons remarqué
Pordonnance du
mesure que la commission créée par
doit souffrir
Padoption en
1 er septembre avail proposée; --- Page 151 ---
d'autant moins de diflicultés, qu'elle était
loi du 27 avril, dans un cas
emprontée à la ART;
Il
parfaitement analogue.
peut s'élever devant la commission de
des doutes ou des contestations
liquidation,
sur la qualité d'un réclamant, et c'est aux tribunaux seulsi à
ticle 8 du projet, présenté
prononcer; 'ars
Mais les tribunaux
par le ministère le prévoit.
saisis de ces contestations
suivant les formes de la procédure
lesjugeront
n'en abrège les
ordinaire, si la loi
lenteurs, et n'en diminue les frais.
pés de cette
Frapconsidération, vous avez, dans la loi diz
27 avril, décidé que les tribunaux
comme en matière sonmaire, à moins prononceraient,
une question d'Etat. Nous
qu'il ne s'élevât
disposition semblable
vous proposons d'insérer une
dans le projet soumis à votre
cussion.
disUn dernier article nous a
objet la publicité à donner paru nécessaire; il a pour
au résultat des
Cet article a également été
opérations.
préparatoire. Flle s'est
proposé par la commission
fondée sur ce que
sure a été ordonnée par la loi du
déjà celte medire, nous ne le dissimulons
27 avril 1825. On peut
ne sont
pas, que les deux positions
pas identiques, parce que l'indemnité due
victimes des confiscations élant
aux
surl la comptabilité des
payée par PEtat, 2 les lois
deniers publics exigeaient
ploi successif des fonds allonés fat
quel'emMais si la
connu des chambres.
publicité du résultat des
rait pas commandée dans lintérêt de la liquidations ne pablique, elle l'est dans celni des colons à comptabilité pufaire connaître la situation
qui il est juste de
tient
d'un capital qui leur
en commun, dans la proportion du montant appardes --- Page 152 ---
ont éprouvées; et notre législation offre plus
ART. pertes qu'ils
des comptes, ordonnée
d'un exemple de la publicité
touchent
des objels étrangers au trésor, mais qui
pour
dont les ayans-droit sont nomdes intérêls collectifs,
breux et. dissémines.
colons réclame aussi cette
L'intérêt des créanciers des
de leurs
mesure. Ils pourront à cc moyen connaitre ceux
déont été liquidés ; et dans le cas oû, par
débiteurs qui
leurs droits sur les
faut de diligences, ils auraient pordu
dividendes, faute d'opposition, ils pourraient
premiers
eu faire sur les autres dividendes.
sera aussi dans Pintérêtde la commission
Cette publicité
doit être confiée. Il faut que ses
à qui la liquidation
demandes qui leur pamembres puissent opposer aux seulement leur proraitront iujustes ou exagérées, non
bité, mais encore Pappui de Popinion publique.
de
urs qui
leurs droits sur les
faut de diligences, ils auraient pordu
dividendes, faute d'opposition, ils pourraient
premiers
eu faire sur les autres dividendes.
sera aussi dans Pintérêtde la commission
Cette publicité
doit être confiée. Il faut que ses
à qui la liquidation
demandes qui leur pamembres puissent opposer aux seulement leur proraitront iujustes ou exagérées, non
bité, mais encore Pappui de Popinion publique.
de --- Page 153 ---
CHAMBRE
DES
EXPOSÉ DES MOTIFS.
PAIRS.
M.leministre
des
Finances,
MESSIEURS,
<Leroinous a chargés d'apporter à VOS Seigneuries le
projet de loi destiné à régler la répartition de l'indemnité
stipulée en faveur des anciens colons de
parl
Saint-Domingne,
l'ordonnance du 17 avril dernier.
( Cej projet, soumis d'abord à la chambre des
n'y a éprouvé, après une longue discussion,
députés,
difications
2 que des mopeu imporlantes. Ses dispositions principales
n'ont pas même rencontré de
contradictenrs, et les atta e
ques ont élé dirigées non contre la loi
contre l'acte du pouvoir
elle-mème, mais
elle
royal quia précédé la loi et dont
est la conséquence.
( Quelques orateurs ont refusé de reconnaître
le droit de faire seul les
au roi
traités, et particulièrement
d'aliéner sans le concours des chambres
du
aucune portion
territoire 7 et ils onl cherché, 2 dans notre ancien droit --- Page 154 ---
136 -
public, dans les termes ou dans l'esprit de la Charte,
dans les édits qui déclarent le domaine inaliénable, des
autorités à l'appui de Ieurs théories. Maisilest résulté de
l'examen de ces questions que les exemples invoqués
contre le plein cl entier exercice de la prérogative royale,
dans tout ce qui concerne les traités et les cessions de territoire, n'ont été que des exceptions; ; que la Charte n'a
abandonné à cet égard aucun des droits inhérensàl la couronne, et que les règles qui établissent l'inaliénabilité du
domaine et font partie en France du droit public, ne sont
point applicables aux cessions de territoire.
( Sans doute nos rois ont usé rarement du droit, ou,
parler d'une manière plus exacte, ont cédé rarepour ment à la triste nécessité de démembrer le territoire frande glorieux
çais. On les a vus plus firéquemment signer
traités qai, en réunissant à différentes époques de belles
provinces à la couronne, ont fait de la France le royaume
le plus compact et l'une des plus puissantes monarchies
del P'Europe.
nous les devous à la valeur des Fran-
( Ces avantages,
surtout à Puçais, à la modération de leurs souverains,
nité du pouvoir datis tout ce qui concerne la politique
extérieure. La Charte à maintenu cette unité comme Ia
meilleure sauvegarde des intérêts du pays. Si le pouvoir
royal est limité an-dedans par nos anciennes franchises
institutions nouvelles, au-dehors il ne connait point
et nos
connaitre de limites; et, comme on l'a
et ne doit point
relalions extédit à une autre tribune : Dans toules les
rieures, la France, c'est le roi.
Messieurs, il ne s'agit point ici d'une
( Au surplus,
-
arte à maintenu cette unité comme Ia
meilleure sauvegarde des intérêts du pays. Si le pouvoir
royal est limité an-dedans par nos anciennes franchises
institutions nouvelles, au-dehors il ne connait point
et nos
connaitre de limites; et, comme on l'a
et ne doit point
relalions extédit à une autre tribune : Dans toules les
rieures, la France, c'est le roi.
Messieurs, il ne s'agit point ici d'une
( Au surplus,
- --- Page 155 ---
137 -
cession du territoire
français, il s'agit de
accordéeà une colonie; et aucun des
l'indépendance
a opposés ne
exemples qu'un nous
s'applique au territoire
bien
encore pourraient-ils être
colonial;
moins
invoques
colonie depuis
lorsqu'il s'agit d'une
silong-temps séparée de la
question générale qui s'est élevée
métropole. La
est donc ici
étrangère; et cette question est sans doute tout-à-fait
quine doivent être agitées
une de celles
faire. La chambre des
que lorsqu'ily a nécessité de le
fusé de
députés l'a pensé ainsi, et elle a redélibérersur un article additionnel
but de fixer de nouvelles limites
qui,ayant pour
royal, eût été dans la
à l'exercice du pouvoir
réaliténon un
mais un article additionnel à la
amendement à la loi,
Cliarte.
( Quoi qu'il en soit, Messieurs,
nous devions le faire, la
en défendant comme
bilité des
prérogative royale et Pinviolamiers à promesses du souverain, nous avons été les
proclamer la responsabilité qui devait
prenous, si l'acte que nous avons conseillé
peser sur
avons contresigné,
au roi, que nous
pouvait être contraire aux
pays on à la dignité dela
intérêts du
couronne.
< Nous venons ici,
un nouvel
Mesieurs, provoquer à cet égard
gneuries examen, une discussion nouvelle, Vos Sein'ignorent pas dans quelle alternative; nous
placés. Elle jugeront s'il valait
étions
situation fausse et
mieux, en perpétuant une
intérêls de notre humiliante, abandonner à jamais les
commerce et ceux des
lons, ou, en recourant aux
malheureux COles trésors de la France
armes, prodiguer le sang et
déserts plutôt
pour conquérir des ruines et des
que d'accorder enfin
colonie violemment
Pindépendance à une
séparée depuis trente-trois ans, et
s'il valait
étions
situation fausse et
mieux, en perpétuant une
intérêls de notre humiliante, abandonner à jamais les
commerce et ceux des
lons, ou, en recourant aux
malheureux COles trésors de la France
armes, prodiguer le sang et
déserts plutôt
pour conquérir des ruines et des
que d'accorder enfin
colonie violemment
Pindépendance à une
séparée depuis trente-trois ans, et --- Page 156 ---
d'exercer ainsi sur elle l1Il dernier acte de sonveraineté,
enconcédant un fait accompli, constate la reconnaisqui,
enstipulelerachal, et assureenr même temps
sancedudroit,
à notre commerce,' et à d'anciens
de nouveaux avantages
malheurs des soulagemens inespérés.
votre jugement ne peut pas être douteux;
( Messieurs,
nous l'attendrons avec confiance.
en ce moment votre attena Nous ne fatiguerons pas
du projet de
tion par un examen détaillé des dispositions donné lieu, et des
loi, des objections auxquelles elles ont
Vous avez
réponses qui ont été faites à ces objections.
les
le travail de la commission préparatoire
sous yeux
des motifs soumis à l'autre
nommée par le roi, l'exposé
dans la dischambre, et tous les discours prononcés
cussion.
seulement d'observer que, pour
( Nous vous prierons
des diflicultés qui ont
trouver la solution de la plupart
il convient de se
encore être élevées,
été et qui peuvent
le caractère de Pindemnité
bien fixer sur la nature et
Cen'est pas un sede répartir entre les colons.
qu'ilsagit
l'Etat; ce n'est pas une réparation accours donné par
long-temps irréparables 5
cordée à des malheurs depuis
eu à exercer
c'est le prix des droits éventuels qu'auraient
son
sile roi eût rétabli, par la voie des,armes,
les colons,
Ce prix est fort supérieur,sans
autoritéà Saint-Domingue.
retrouvés les codoute, à la valeur des débris qu'eussent destructions noules nouveaux désastres, et les
lons après
Envisogée sous SoIl
velles qu'eitl entrainés la conquète.
donc
véritable point de vue, Pindemnité ne pouvait
porimmobilières qui seules eussent pu
ter que sur les valeurs --- Page 157 ---
139 -
être recouvrées, et elle devait être accordée à tous
et seulement à ceux qui eussent eu des droits à
ceux,
exercer.
cAppelés, 9 Messieurs, à examiner de nouvean si
une matière aussi difficile le
dans
7 projet de loi pourvoit suffisammentà tous les intérêts, vous reconnaîtrez du moins
que nous n'avons rien négligé
vous
pour atteindre ce but, et
vous empresserez de vous associer à ce nouvel acte
de la justice et de la bonté
royales, >y
accordée à tous
et seulement à ceux qui eussent eu des droits à
ceux,
exercer.
cAppelés, 9 Messieurs, à examiner de nouvean si
une matière aussi difficile le
dans
7 projet de loi pourvoit suffisammentà tous les intérêts, vous reconnaîtrez du moins
que nous n'avons rien négligé
vous
pour atteindre ce but, et
vous empresserez de vous associer à ce nouvel acte
de la justice et de la bonté
royales, >y --- Page 158 ---
140 -
CHAMBRE
DES
PAIRS.
RAPPORT DE LA COMMISSION.
M. le baron
Mounier.
k MESSIEURS,
le roil remonta au trône de ses ancètres, Saint-
( Lorsquel
de la France. Les négociations
Domingue était séparé sous les lois de la ménropole,
tentécs pour faire rentrer, furent sans succès. Un gouvercette importante colonie,
était formé. A P'abri de ce gouvernenement régulier sy
etle commerce: avaient reparus
ment,Vordre, Pagriculture
dans les ports où
Les négocians français allaient trafiquer
amical; cependant notre pavilils trouvaient un accueil
avait cessé, des
La guerre
lon ne pouvait sy déployer. souvenirs quiavaient surrelations fondées sur d'anciens
successivement rémonté de récentes inimitiés,Wétaient n'avait pas été
tablies entre les deux pays; mais la paix
de la
Un tel état de choses blessait la diguité
proclamée.
la sécurité de ses sujels, qui
couronne, et compromettait
de leur pavillon: il
la protection
ne pouvaient invoquer
devait avoir un terme. --- Page 159 ---
A
141 -
( En déclarant aux habitans de la partie
Saint - Domingue qu'il leur concédait
française de
pleine et enliere de leur
l'indipendance
à PEtat des
guvernement, le roi a assaré,
avantages commerciaux et aux anciens colons
une indemnité de 150 millions de francs.
( Cet acte solennel de la puissance
de violentes
royale a élé l'objet
attaques. On a prétendu qu'aucune partie du
royaume, 2 qu'aucune de ses possessions coloniales
vait être cédée sans la sanction de l'autorité
ne poutelle élait. la loi fondamentale,
législative. Si
de le reconnaître
nous devrions nous hâter
et de le déclarer; mais ce n'est ni
les exemples douteux des tristes
par
périodes de
ni par les maxinies contradictoires
notrehistoire,
du droit
notre ancienne mouarchie,
public de
résolue, La
9 que cette question doit être
Charte a clairement prononcé : le roi déclare
la guerre, fait les traités de paix, d'alliance
merce.
et de com-
<I Les chances incertaines des armes
des revers ; P'enchainement des
peuvent amener
circonstances peut
que, pour le bien de P'Etat, le souverain cède
exiger
de son territoire : serait-il
une partie
ratifiée
la
expédient que la cession fut
par législature ? il est au moins douteux
son autorité pût s'exercer utilement dans
que
tures où la force des évènemens
ces conjoncdécide, ou leur marche
rapide commande une promple résokition ; mais
que soient les opinions sur cette question
quelles
tombera d'accord
difficile, on
que ce ne serait point ici le cas de l'examiner , et que c'est dans l'état actuel de nos lois
devons apprécier et juger. Écartons de
que nous
venirs, et qu'il nous suffise de reconnaître donlourenx'souque les termes
où la force des évènemens
ces conjoncdécide, ou leur marche
rapide commande une promple résokition ; mais
que soient les opinions sur cette question
quelles
tombera d'accord
difficile, on
que ce ne serait point ici le cas de l'examiner , et que c'est dans l'état actuel de nos lois
devons apprécier et juger. Écartons de
que nous
venirs, et qu'il nous suffise de reconnaître donlourenx'souque les termes --- Page 160 ---
à Pincerdel'art. 14 de la Charte ne laissent point place
titude.
L'acte
la séparation de Saint-Domingue
<
qui légilime
On
souten'a
à ia vérité, la forme d'un traité.
pent
pas,
élé préférable d'adopter ce mode usité pour
nirqu'ilaurait
contractées entre les nations. On peut
fixerlesatipulations
aussi soutenir que la volonté du monarque, s'exprimant
si elle avail seule à statuer,s'est manifestée d'une
comme
et plus élevée; mais cette discussion
manière plus digne
eût donné la préserait aujourd'hui sans intérêt. Qu'on
férence à lun ou à Pautre de ces modes, on ne contestera
Pordonnance du 17 avril 1825 n'a de commun
point que
autres actes de P'aulorité royale ainsi
que le noi avec les
extérieurs de sa réintitulés. Cen'est pas parles caractères
doit
daction, c'est d'après sa nalure intrinsèque qu'elle
classée. Elle est dans le domaine du droit des gens :
être
étail et
est destinée à produire en
les effets qu'elle
qu'elle
roi
nous le
véritable traité. Or, c'est au seul,
font un
de faire les traités.
répétons, qu'il appartient
donc être appelécs à dis-
( Les chambres ne ponvaient
des
Pordonnance qui contient celui dont une stipucuter
La puissance royale a agi dans la
lations va vous occuper.
mais cenx qui ont
sphère ou elle dispose sans partage;
conseillé les actes qui se passent dans cette sphère élerée,
sont
moins soumis à la responsabilité qui pèse
n'en
les pas conseils donnés à la couronne. Les ministres
sur lous
à P'éluder; ils vous ont noblement
ne cherchent point
ont contresigné sedemandé d'examiner si l'acte qu'ils
de la
effet contraire aux intérêts et à la dignité
rait en
France?
ont
sphère ou elle dispose sans partage;
conseillé les actes qui se passent dans cette sphère élerée,
sont
moins soumis à la responsabilité qui pèse
n'en
les pas conseils donnés à la couronne. Les ministres
sur lous
à P'éluder; ils vous ont noblement
ne cherchent point
ont contresigné sedemandé d'examiner si l'acte qu'ils
de la
effet contraire aux intérêts et à la dignité
rait en
France? --- Page 161 ---
143 -
( Nous avons la confiance que telle ne sera
opinion.
point votre
< Refuser de prononcer l'indépendance d'une
qui méconnaissait les Jois du
colonie
de la forcer à rentrer
royaume, , et ne pas tenter
sous leur autorité, n'était-ce
nous exposer à nous voir en quelque sorte
pas
puissance21 Le temps
accuser d'impressait; ; chaque jour,
son ouvrage, rendait plus difficile le succès du consolidant
aurait embrassé.
parti qu'on
( Il fallait, en adoptant un fait depuis si
consommé, que la France cessât de n'en
long-temps
inconvéniens, ou se résoudre à
recueillir que les
porter, de
guerre dans une fie qui avait
nouveau, la
dable, et s'exposer,
englouti une armée formiet des
pour reconquérir des villes en cendres
campagnes désertes, à toules les chances
lumières et votre expérience sauront
que vos
vous présenter.
< Le roi, s'élevant au-dessus de la voix des
des préjugés, a préféré renoncer à
passions et
tenu une plce parmi les
ses droits. Haiti a obnations.
en retour, garanti aux navires Reconnaissante, elle a,
avanlage; elle a consacré aus
français un important.
infortunes, une
soulagement de trop cruelles
aux
somme bien faible quand on la
peries éprouvées; ; mais aussi considérable compare
ressources de son gouvernement
que les
pérer.
permettaient de l'es-
< L'humanité doit
transaction.
hautenent se féliciter d'une
Les habitans
pareille
se livreront aux soins de la d'Haii, rendus à la sécurité,
fices de la civilisation.
paix et proliteront des bénéLa sagesse
France aura ainsi ouvert les magnanime d'un roi de
sources, de la Prospérité à
on la
peries éprouvées; ; mais aussi considérable compare
ressources de son gouvernement
que les
pérer.
permettaient de l'es-
< L'humanité doit
transaction.
hautenent se féliciter d'une
Les habitans
pareille
se livreront aux soins de la d'Haii, rendus à la sécurité,
fices de la civilisation.
paix et proliteront des bénéLa sagesse
France aura ainsi ouvert les magnanime d'un roi de
sources, de la Prospérité à --- Page 162 ---
144 =
désolée.
la nouvelle population de coteteresilongtemps
de Pindemnité stipulée en faveur des
( La répartition
anciens colons exigeait des règles particulières; elle présentait des difficuliés qui ne pouvaient être résolues que
l'autorité législative. Nous allons vous soumettre le
par
des
du projet de loi
résultat de l'examen
dispositions
vous êtes
à délibérer, et quia fait naître
sur lequel
appelés
n'ala question 3 pour ainsi dire préjudicielle, 5 que nous
vons pu nous dispenser d'ex; poser à vOs Seigneuries.
< Le projet, dans son ensemble, nous a paru mériter
leurapprobation. Ila été préparéavec soin. Une commisdans
les hommes les plus instruits des intésion.
laquelle colonie avaient été réunis, sous la prérêts de l'ancienne
recherché tous les
sidence d'un de TOS nobles collègues, a
éclairer la matière, a discuté
documens qui pouvaient
après de
toutes les questions. Le travail qu'elle a rédigé,
délibérations, a servi de bas: à celui que le roi
mûres
de
aux deux chambres. Vous y
a ordonné
présenter
desirer
trouverez les renseignemens que vous pourriez
fixer votre opinion. On doit applaudir à la marche
pour été suivie : il serait à souhaiter qu'elle le fat plus
qui a
souvent.
vous l'a dit avec justesse M. le ministre des
ART. ( Comme
de bien déterminer la
1. finances, il convient, avant toul,
de Pindemnité
s'agit de répartir. Ce n'est pas
nature
qu'il
de
donné
l'Etat; ce n'est pas la réparation
un secours
par
des droits
malheur's irréparables : c'est la représentation
auraient eu à exercer,si la
que les anciens propriétaires
sous la doforce des armes avait replacé Saint-Domingue
mination de la France.
paiera le gouvernement de lile ap-
< La somme que
, avant toul,
de Pindemnité
s'agit de répartir. Ce n'est pas
nature
qu'il
de
donné
l'Etat; ce n'est pas la réparation
un secours
par
des droits
malheur's irréparables : c'est la représentation
auraient eu à exercer,si la
que les anciens propriétaires
sous la doforce des armes avait replacé Saint-Domingue
mination de la France.
paiera le gouvernement de lile ap-
< La somme que --- Page 163 ---
partient donc aux anciens colons. Aucune
en êtrc distraite: LElat ne demandera
partie ne doit ART.
priétés publiques qu'il a abandonnées rien pour les pro-.
souveraineté, Il ne réclamera
en renonçant à la
propriétés qui lui seraient pas non plus la valeur des
somme sera ainsi, dans échues par désliérence. Cette
son intégrité,
objet, et divisée entre les colons
appliquée à son,
commandait l'intérêt
qui, par suite de ce que
de faire valoir les droits général, doivent renoncerà Pespoir
raient
que la guerre et la victoire
pa leurrendre.
au-
( Les anciens
propriélaires de
admis à réclamer. On a demandé biens-fonds sont seuls
si les
fabriques ou d'établissemens d'industrie propriétaires de
participer à lindemnité, Le caractère ne devaient pas
assigné a paru décider la
que nous lui avons
établie dans des batimens question. Si la fabrique élait
ploitait, ilse présentera appartenant à celui qui l'exble; si, au
comme propriétaire d'un immeucontraire, les bâtimens ne lai
pas, qu'il n'eût qu'une propriété
appartenaient
de) la répartition.
mobiliaige, il sera exclus
Quelque déplorable
perte des propriétés de ce
que soit, en effet, la
mêmes droits. En
genre, elle ne peut coustituer les
rentrant à
n'auraient pas retrouvé les Saint-Domingue, biens
les colons
raient élé privés, et il n'est
meubles dont ils auauraient point obtenu de que trop certain qu'ils n'en
( L'article 2 du
dedommagement.
côté,
projet, en restreignant ainsi, d'un
l'application du bénéfice de
2.
d'un autre côté, aux héritiers, Pindemnité, l'étend,
nataires ou ayans-cause des
aux légataires, aux docolons. La
par P'ordonnance du 1"r septembre commission, créée
que les anciens
1825, avait pensé
propriélaires et leurs
héritiers en ligne
IO
qu'ils n'en
( L'article 2 du
dedommagement.
côté,
projet, en restreignant ainsi, d'un
l'application du bénéfice de
2.
d'un autre côté, aux héritiers, Pindemnité, l'étend,
nataires ou ayans-cause des
aux légataires, aux docolons. La
par P'ordonnance du 1"r septembre commission, créée
que les anciens
1825, avait pensé
propriélaires et leurs
héritiers en ligne
IO --- Page 164 ---
leurs frères ou soeurs, et les descendans de ces
ART. directe,
devaient seuls en profiter. Le Gouvernefrères ou soeurs
cette opinion. On a cru devoir
ment n'a point partagé
les colons auraient faites en
respecter les dispositions que
soulagés an
iaveur de ceux qui les avaient recueillis,
malheurs. On a considéré combien il serait
tempsdeleurs de priver de leur part à Pindemnité des perrigoureux
longues années, gardaient l'espérance
sonnes qui, depuis
même
de faire valoir un jour leurs droits, au moment
oû cetteindemnité vient les éteindre.
a considéré, de plus, que s'il fal-
< Votre commission
s'affranlait savoir, dans! les conjonctures extraordinaires, il imchir de l'observance littérale du droit commun,
le
toutes les fois que l'équité, qui en est
porte de respecter
Pesprit, n'ordonnait pas de s'en arrêter.
vous décideront, vraisemblable-
( Ces considérations
à adopter la disposition qui vous est présentée.
ment,
contient deux autres dont la con-
< Le même article en
venance ou plutôt la nécessité est évidente.
d'héritiers ont dû répudier des successions
< Beaucoup
les associer aux malheurs d'un
qui n'auraient fait que
leur
leur renonciation pour
colon. Leur opposera-t-on
Rien ne serait plus
refuser le bénéfice de Findemnité?
leur doncontraire à Péquité. Vous voudrez, sans doute,
de participer à un avantage qu'ils n'ont pas
ner le moyen
le prévoir;
entendu répudier, puisqu'ils ne pouvaient
fallait
oublier qu'un autre héritier a pu
mais il ne
point
doit conserver le
celte même succession ; celui-ci
accepter
les charbénéfice de sa résolution. Il n'a point repoussé s'ouvre
il serait injuste de le priver de la chance qui
ges :
en sa faveur.
oudrez, sans doute,
de participer à un avantage qu'ils n'ont pas
ner le moyen
le prévoir;
entendu répudier, puisqu'ils ne pouvaient
fallait
oublier qu'un autre héritier a pu
mais il ne
point
doit conserver le
celte même succession ; celui-ci
accepter
les charbénéfice de sa résolution. Il n'a point repoussé s'ouvre
il serait injuste de le priver de la chance qui
ges :
en sa faveur. --- Page 165 ---
*
C Ou a dû aussi
se faire des armes, appréhender que la
ne tentdt, pour écarter cupidité, habile à ART.
ligitines, de se prévaloir de la
des prétentions
des lois contre les émigrés,
mort civile qui résultait
douloureuse mémoire.
triste fruit de ces
pareils
Ces lois, s'il faut
temps de
acles de la colère et de la
appeler ainsi de
plus. Ilserait contraire à
vengeance, n'existent
que P'on fit encore autorisé Phomanité, à la morale
dire, les effets. Il était
à en renouveler, pour publique ainsi
position expresse,
prudent de linterdire par une dis-
( L'article suivant exclut de
qui aurait la faculté
l'indemnité tout individu 3.
Pile de
d'exercer le droit de propriété
du
Saint-Domingue. Cette exclusion
dans
premier principe que nous
dérive encore
qui n'étaient point
avons posé, Les
ont dà
privés de la faculté de
individus
réclamer de rentrer dans leurs posséder ont pu,
tés. Lindemnité
anciennes
d'y: renoncer à appartient à ceux qui ont été propriéjamais : ce sont tous les anciens contraints
(( On a plaidé à cette
colons.
coaleur qui ont combattu occasion, la cause des hommes de
fidèles au drapean de la avec les blancs, qui sont restés
France, et
guissent sur une terre
qui maintenant landont le courage et le étrangère. Ces hommes
bliés
dévoûment
fidèles,
sans une coupable
n'anraient pu être ouvés de Findemnité, Des ingratitude, ne seront
ment, les
actes qui les
point priont, pour punir leur
désignent expressérepoussés du sol
atlachement à la
d'Haiti, et ne leur
France,
revendiquer les propriétés qu'ils
permettent pas de
y
(. L'article 4 règle les délais possédaient.
tions devront être formées, dans lesquels les réclamasous peine de déchéance.
4.
Ces
IO.
és de Findemnité, Des ingratitude, ne seront
ment, les
actes qui les
point priont, pour punir leur
désignent expressérepoussés du sol
atlachement à la
d'Haiti, et ne leur
France,
revendiquer les propriétés qu'ils
permettent pas de
y
(. L'article 4 règle les délais possédaient.
tions devront être formées, dans lesquels les réclamasous peine de déchéance.
4.
Ces
IO. --- Page 166 ---
mêmes
ceux qui ont été fixés pour les
ART. délais sontrles
que
des émigrés.
réclamations relatives à lindemnité
de la liquida5.
< Si nous nous occupons, 7 maintenant, de Pindemnité. nous
tion nécessaire pour la répartition
ne saupromptement que cette opération
reconnaitrons
spéciale. On avait
rait être faite que par une commission
de
être confiée aux conseils préfecpensé qu'elle pourrait de réflexion suffit pour ap percevoir
ture; : mais un moment
entre la liquidation qui doit
quiln'y a aucune analcgie
la
qui doit
l'indemnité des colons, et liquidation
fixer
Pour celle-ci, il s'agit de déterfixer celle des émigrés.
situés dans le département
miner la valeur des biens
son avis, d'amême dont Ie conseil est appelé à donner
sur
passés et conservés
près des actes de Padministration
il s'agit,de déterles lieux. Pour celle-là, au contraire,
hémisphère,
miner la valeur de biens situés dans un autre Les conbase légale puisse être assignée.
sans qu'aucune
de moyens de s'éclairer;
seils de préfecture manqueraient
ils ne pourde termes de comparaison;
ils manqueraient
former aucune jurisprudence,
raient par conséquent se autant de modes de liquidation
et Pon verrait adopter II était donc nécessaire de conqu'il y aurait de conseils.
à portée de tous
dans la capitale,
centrer F'opération contiennent les archives des minisles renseignemens que
sera,à cet effet, nommée
tères. Une commission spéciale
qui proronle roi; elle sera divisée en trois sections,
par
ceront séparément. le cas oû les partics intér essées con-
( Il fallait prévoir rendue, 'et ne pas les priver du
testeraient la décision
dont nos lois, soit daiis les
second jugement, de Pappel
matières administratimatières judiciaires, soit dans les
ération contiennent les archives des minisles renseignemens que
sera,à cet effet, nommée
tères. Une commission spéciale
qui proronle roi; elle sera divisée en trois sections,
par
ceront séparément. le cas oû les partics intér essées con-
( Il fallait prévoir rendue, 'et ne pas les priver du
testeraient la décision
dont nos lois, soit daiis les
second jugement, de Pappel
matières administratimatières judiciaires, soit dans les --- Page 167 ---
ves, garantissent à tous la salutaire
n'est pas besoin de vous faire
ressource; mais il ART.
d'uue matière toute
remarquer qu'il s'agit ici
et ordonnances
particulière : ce ne sont point les lois
du royaume qu'on doit
commission
appliquer; la
prononcera en quelque sorte commne un
jury d'équité, C'est donc en eile-méme
grand
cher les moyens de rectifier
qu'on a dû cherune décision
née, Aussi, le recours an Conseil d'Etat surprise ou erroremplacé par celui qu'on formera
est-il sagement
tions qui n'auront
devant les deux secpoint concouru à la
quée: les deux sections réunies
décision attastatueront
( Un commissaire du roi sera établi, définitivement.
mission, pour requérir le
auprès de la com- 6.
des
reuvoi, devant les
questions d'état ou de propriété
tribunaux,
sera chargé de
qui
il
sur
sdeveraient;
proposer
la valeur des
sur la quotité des indemnité
immeubles, et
réclamées, les
gu'iljugera utiles aux intérêts de la
réquisitions
ter appel des décisions rendues
masse, et d'inferjevant les deux autres
par une des sections, dePexpliquer.
sections, comme nous venons de
< La création de ce commissaire était
simple mesure d'administration
peut-être une
nécessaire de faire
dont il n'aurait pas été
mais
l'objet d'un article du
cette création nous
projet de loi;
est
paraît utile, et
sounise, nous devons vous
puisqu'elle vous
Nous ferons seulement
proposer de Papprouver.
ticle qui la concerne observer à vosSeigneuries que P'arserait mieux placé
auprès de l'article qui institue la
immédiatement
magistrat sera partie
commission dont ce
ticle
intégrante, ou le
Par7 deviendrait alors Particle 6,et complément.
jet prendrait le en"z.
Particle 6 du pro-
de loi;
est
paraît utile, et
sounise, nous devons vous
puisqu'elle vous
Nous ferons seulement
proposer de Papprouver.
ticle qui la concerne observer à vosSeigneuries que P'arserait mieux placé
auprès de l'article qui institue la
immédiatement
magistrat sera partie
commission dont ce
ticle
intégrante, ou le
Par7 deviendrait alors Particle 6,et complément.
jet prendrait le en"z.
Particle 6 du pro- --- Page 168 ---
ART. ( Ce dernier article porte que la commission staluera
7. sur les réclamations, d'après les acles et documens qui
seront produits devant elle. IlI l'antorise à employer môe
la voie d'enquète.
( On aurait desiré pouvoir donner à la liquidation une
règle fixe et déterminée, ainsi que cela a eu lieu pour
lindemnité allouée aux émigrés; mais, comme nous l'an'était
possible d'établir une sivons déjà indiqué, il
pas
militude. La spoliation des émigrés a été consomnée par
des acles réguliers qui ont établi ou fourni des bases pour
Pévaluation de leurs biens. Si ces bases, appliquées à
de Findemnité, ont Pinconvénient de blesla liquidation
du moins elles ont l'immense avanser souvent Péqnité,
à chacun de
tage d'exclure P'arbitraire, et de permeltre
vérifier'lui-mtme la liquidation qui le concerne. A Saintla
des colons - conDomingue, au contraire, spoliation
et des
sommée suceessivement au milien du carnage
flammes, n'a été accompagnée d'aucun acte quiait altrià leur
II faut, après trente anbué une raleur
propriété.
avaient
nées, chercher à recounaitre celle qu'elles
quand
La commission préparatoire a
ils en furent dépossédés. d'évaluation. Ce seront d'utiles
cherché à fixer des règles
commission de
guider la marche de la
liquijalons pour
d'un acte audation; mais ces règles ne partant point
titres
comment pourrait-on les opposer anx
thentique, les réclanans auraient à présenter?Le proprimitifs que
déféré à la commission le soin de fixer
jet de loi a donc
d'oùt doit résulter la répartition
Ja valeurdes ineubles,
de lindemnité, Il statue sculement que ces immeubles
d'après la valeur
des propriéseront apprécits
cogmune
tés dans la colonic cn 1789.
partant point
titres
comment pourrait-on les opposer anx
thentique, les réclanans auraient à présenter?Le proprimitifs que
déféré à la commission le soin de fixer
jet de loi a donc
d'oùt doit résulter la répartition
Ja valeurdes ineubles,
de lindemnité, Il statue sculement que ces immeubles
d'après la valeur
des propriéseront apprécits
cogmune
tés dans la colonic cn 1789. --- Page 169 ---
a
( Quelques personnes ont cru qu'il
de la règle ainsi posée, dans bien
pourrait résulter ART.
à la justice distribntive.
descas, un effet contraire
tre
Un colon a pu
sal propriété en 1790 et 1791, et améliorer, accroinité qu'il réclamerait
cependant Pindemde cette
ne serait calculée que sur la valenr
propriété en 178g.
xSi cette interprétation étail fondée, elle
loin. On devrait en induire
irait plus
propriélaire
que celui qui n'était devenu
Pindemnité. qu'après 1789, serait exclu du partage de
Telle n'est pas Pintention du
et ses termes ne nous
projet de loi,
pour s'en
paraissent point ambigus. Il suffit,
convaincre, de lire le
( Les biens seront
paragraphe en entier:
( à lépoque de la appréciés, suivant Jeur consistance
< des
perte, et d'après la valeur commune
propriétés dans les colonies en 178g. D
( Ainsi, Pimmeuble
nité sera considéré
pour lequel on prétend à l'indemtel qu'il était au moment où le
priétaire en a
proélédépouillé: mais Sa valeur sera
sur la valeur commune des
calculée
année est l'année
propriétés en 1789. Cette
normale qui doit servir de mesure
uniforme. Si cette règle n'avait pas été établie,
réclamant aurait prétendu faire
chaque
aurait cru la plus
adopter l'année qu'il
avantageuse à ses intérêts.
( On estime à 1,500 millions
immieubles qui
environ, la valeur des
donneront droità l'indemnité.
des 150 millions afférente à
La portion
donc environ du dixième
chacun des réclamans sera
de la valeur des
lui appartenaient. Cest dans
immeubles qui
cette
demnité sera provisoirement
proportion que Pinfixée. Nous disons provisoisement, puisque la proportion exacte entre Pindemnité
êts.
( On estime à 1,500 millions
immieubles qui
environ, la valeur des
donneront droità l'indemnité.
des 150 millions afférente à
La portion
donc environ du dixième
chacun des réclamans sera
de la valeur des
lui appartenaient. Cest dans
immeubles qui
cette
demnité sera provisoirement
proportion que Pinfixée. Nous disons provisoisement, puisque la proportion exacte entre Pindemnité --- Page 170 ---
15a
ne
être connue et déterminée
ART. etlesréclamations pourra
lorsque toutes ces réclamations auront été présentées
qne
et liquidées.
doit verser les
< Le gonvernement de Saint-Domingue
8. 150 millions en cinq années : l'indemnité sera, par cond'année
séquent, délivrée aux réclamans par cinquième,
en année.
achevée,
( Lorsque la liquidation sera complètement
le montant des indenmités particulières à
o11 comparera
millions. Si la somme tolale des liquila somme des 150
du dernier cindations est inférienre, la répartition
si elle est
quième sera augmentée proportionnellements
cette répartition sera aussi proportionnellesupérieure,
ment diminuée.
réclamans, porteront
remis aux
( Les cinquièmes,
auintérêt à dater du jour où les fonds correspondans
été versés dans Ja caisse des dépôts et consignations.
ront
trois
cent, comme cela
( Cetintérêt sera régléà
pour
caisse.
fixé
tous les fonds déposés dans la même
est
pour
ayant été tracée, et le
9.
( La marche de la liquidation
il fallait sonmode de puiement se trouvant déterminé, faire valoir.
droits que les créanciers auraient à
ger aux
restée muetle à cet égard, si elle s'en
( Si la loi était
créanciers auraient
était rapportée au droit commun, les
accordée à
à la délivrance de Pindemnité
mis opposition
dire
cette indemnité
chacun des colons; et on peut
que
aurail passé tout entière dans leurs mains.
contestation, que les colons de
( Il est admis, sans
devaient au
Saint-Domingue, pris dans Ja généralité,
année du revenu de leur habitation. Si nous
moins une
gard, si elle s'en
( Si la loi était
créanciers auraient
était rapportée au droit commun, les
accordée à
à la délivrance de Pindemnité
mis opposition
dire
cette indemnité
chacun des colons; et on peut
que
aurail passé tout entière dans leurs mains.
contestation, que les colons de
( Il est admis, sans
devaient au
Saint-Domingue, pris dans Ja généralité,
année du revenu de leur habitation. Si nous
moins une --- Page 171 ---
a
évaluons ce revenu pour toutes les
150 millions, la dette serait
habitations , à ART.
trente-cinq années
égale à Pindemnités mais
s'ensuivrait
d'arrérages l'ont plus que doublée. Il
évidemment que, dans la
des
portion attribnée au colon serait
plupart cas, la
portée à son créancier,
immédiatenent transmême
que le colon n'y
d'être libéré, et que le moment, gagnerait pas
de la sollicitude
oùt ii attendait
celui où il
royale un allègement à sa misère, serait
perdrait sa dernière espérance.
< Ces considérations: ne pouvaient
mission
échapperni àla compréparatoire, ni au Gouvernement.
position
Une
spéciale a été introduite dans le
dispoL'article 9 statne
les
projet de loi.
que créanciers des colons de
Domingue, , ne pourront former saisie-arrêt
Saintnité que pour un dixième du
sur Pindemcapital Ide leur
a Il résulte de cette
créance.
nité accordée à
disposition que tant que P'indemun colon restera déposée à la caisse des
consignations, la jouissance du revenu des
lui en sera assurée
neuf dixièmes
2 mais que, du moment où il
disposer de celte somme elle
voudra
>
pourra être saisie
pourront l'être tous les autres biens
comme
dont il
(( Les colons ont fait entendre
jouit.
les
res. De nombreuses
plaintes les plus amèpétitions ont porté à vOs
l'expression de leur douleur.
Seigneuries
Quoi!
ayons emprunté surle
d'une
s'écriaient-ils, nous
gage
habitation.
a disparu dans d'horribles
L'habitation
serait traité
convulsions, et le créancier
comme si nous avions conservé
priétés, comme si nous recouvrions
nos prochesse !
notre ancienne ri-
( Votre commission devait,
d'ailleurs, donner une
pétitions ont porté à vOs
l'expression de leur douleur.
Seigneuries
Quoi!
ayons emprunté surle
d'une
s'écriaient-ils, nous
gage
habitation.
a disparu dans d'horribles
L'habitation
serait traité
convulsions, et le créancier
comme si nous avions conservé
priétés, comme si nous recouvrions
nos prochesse !
notre ancienne ri-
( Votre commission devait,
d'ailleurs, donner une --- Page 172 ---
154 -
vivement discutée
ARTI altention partieulière à une question
dans l'autre chambre.
les motifs du projet deloi, ,M.leM Ministre
( En exposant
les
des finances avait dit: ( L'indemnité se réduit pour
des
qu'ils onl perdues à
( colons au dixième
propriétés
au dixième les
Réduire également
< Saint-Domingue.
exercer sur Pindem-
( droits que les créanciers pourront eûl suffi pour rendre
( nité, c'est un acte de justice qui
) Il a semblé à votre commission
(( une lolindispensable.
n'avait pas
l'attente que faisaient naître ces paroles
que
Elles annoncent une réduction corrélative
été remplie.
et le projet de loi limite seuledes droits des créanciers,
ment la faculié de la saisie arrêt.
repousser cette réduction pro-
( On a répondu, pour
abolition de dettes : que
portionnelle. 2 que ce serait une droit de
même n'avait pas le
prononcer
le législateur
le débitenr ne pourait alléguer,
que, dans ancun cus, la diminution de sa fortune, que
pour diminuer sa dette.
dans les formes voulues par
la cession totale de ses biens ,
des désastres
seule le libérer; que souvent
la loi, ponvait
ruine dans une famille, et que ceimprévus portaient la
Pextinction de ses dettes;
pendant eile ne demandait point
un
on établirait
qu'en acceptant la mesure proposée, être touché du
dangereux exemple, et qu'enfin pour méconnaitre les
malheur des colons, on ne devait point
circréanciers; que dans une pareille
malheurs de leurs
si divers, le gouverconstance, pressé entre des intérêts
en proposant de s'en rapporter
nement avait sagement agi
dans toules les circonaux lois qui suflisent pour régler,
créanciers.
les relations des débiteurs el des
slauces,
ant la mesure proposée, être touché du
dangereux exemple, et qu'enfin pour méconnaitre les
malheur des colons, on ne devait point
circréanciers; que dans une pareille
malheurs de leurs
si divers, le gouverconstance, pressé entre des intérêts
en proposant de s'en rapporter
nement avait sagement agi
dans toules les circonaux lois qui suflisent pour régler,
créanciers.
les relations des débiteurs el des
slauces, --- Page 173 ---
( Ces argumens n'ont point fait naître Ja
dans l'opinion des membres de
couviction ART.
votre commission.
( Les lois civiles doivent être
Il convient d'éviter
soigneusement respectées.
l'occasion de prononcer des
tions qui, même équitables, ouvriraient
excepexceptions. Ce sont là les
la voie à d'autres
tous ; mais n'est-il
principes que nous professons
pas des cas, cependant, où des exceptions sont nécesaires, ou plutôt
a-t-il
cas
où le droit commun
n'y
pas des
cesse d'être applicable? N'est-il
pas des circonstances ou le
législateur doit intervenir,
parce que la loi générale n'ayant les
pu
prévoir, n'avait
pu statuer? IL s'est interposé entre
cier, y aurait-il
l'émigré et son créanmoins de motifs de cousidérer
nité des colons comme
l'indemcommune' ? Non
échappant nécessairement à la loi
cerlaînement. Une population
tont entière 2 éloignée à jamais du sol qui la expulsée
serait-ce là un cas auquel les règles du code nourrissait,
cédure dussent invineiblement
et de la pros'appliquer? Tout n'est-il
pas extraordinaire, inoui dans les évènemens
vent la loi qu'on vous
qui motipropose d'adopter?
( L'autorité de la loin'est point
au-dessus d'elle; ; elle n'est arrêtée circonscrite; rien n'est
de justice éternelle
que par les principes
gravés dans la conscience
tous les hommes: : ne disons donc
intime de
cherchons
pas qu'elle ne peut; mais
plutôt ce qu'elle doit.
( In'y a point d'analogie entre la
et celle des créanciers
position des colons
ordinaires. Le débiteur doit
porter sa dette, quel que soit le sort de sa fortune; supment, ce serait ouvrir nne
; autrelarge porte à la mnauvaise foi;
encourager Pincurie et l'oisiveté, entraver toutes les tran-
és dans la conscience
tous les hommes: : ne disons donc
intime de
cherchons
pas qu'elle ne peut; mais
plutôt ce qu'elle doit.
( In'y a point d'analogie entre la
et celle des créanciers
position des colons
ordinaires. Le débiteur doit
porter sa dette, quel que soit le sort de sa fortune; supment, ce serait ouvrir nne
; autrelarge porte à la mnauvaise foi;
encourager Pincurie et l'oisiveté, entraver toutes les tran- --- Page 174 ---
La loi n'a
admettre de composition; elle a
ART. sactions.
pu
fondent
voulu rester absolue. On a rappelé les fléaux qui
quelquefois sur nos campagnes et nos cités. On n'a point
fait remise de leurs dettes aux incendiés de Salins, a-t-on
dit à une autre tribune: mais c'est que ces accidens fuheureusement peu fréquens, sont
nestes, ces désastres,
dans le cours ordinaire des choses. Ils sont encependant
trés dans la prévoyance du législateur. Il n'a pas cru que
Jes avantages des exceptions, en faveur de ceux qui en
balancer les inconvéauraient élé les victimes, pussent
offriraieut à la société considérée dans son enniens qu'ils
semble. Remarquez, d'ailleurs, Messieurs, que, quelle que
soit l'étendue de ces désastres, il est bien rareque la ruine
du débiteur en soit le résultat. Le sol Jui reste;
complète
viennent à sO1l seses pareus, ses amis, ses concitoyens
En est-il de même des colons? La terre même a
cours.
Jeurs pieds; tous ont été frappés du même
manqué sous
et depuis lors ils n'ont vécu que des secours précoup,
cairement votés en leur fayeur.
< Il est vrai que le législateur doit contempler d'un
ocil egal tous ceux qui attendent ses décisions. Les intérêts des créanciers ont droit aussi à sa proteclion ; mais
n'est-il
certain qu'il n'est pas à présumer que celui
pas
prèle emploie tous ses fonds daus un pareil placequi
le créancier, ei perdant sa créance, ne perd,
ment; que
d'exisconséquent, presque jamais tous ses moyens
par tandis
dans la catastrophe dont nous subistence,
que,
les
le débiteur a incontestablement
sons
conséquences,
perda la totalité de sa forlune?
( Il faut d'ailleursexaniner quelle est la nature,quels
certain qu'il n'est pas à présumer que celui
pas
prèle emploie tous ses fonds daus un pareil placequi
le créancier, ei perdant sa créance, ne perd,
ment; que
d'exisconséquent, presque jamais tous ses moyens
par tandis
dans la catastrophe dont nous subistence,
que,
les
le débiteur a incontestablement
sons
conséquences,
perda la totalité de sa forlune?
( Il faut d'ailleursexaniner quelle est la nature,quels --- Page 175 ---
sont les caractères particuliers des créances
les colons de Saint-Domingue.
qui pèsent sur ART.
( La plapart ont pour objet
ries de l'ile. Des fonds
Pexploilation des sucreont été avancés, des
ont
vendus antérieurement
nègres
été
destruction
aux troubles qui ont préludé à la
de la colonie, Les négocians
avancé les fonds ou vendu les
qui avaient
Phabitation,
nègres avaient pour gage
spécialement ses revenus. C'est,
dire, à l'habitation plutôt
pour ainsi
qu'au propriétairequils avaient
prêté. Lhabitation a été anéantie; le
( Ces circonstances
gage a disparu.
ne pouvaient
la sollicitude du
manquer d'exciter
Gouvernement. Six fois, depuis 1802
jusqu'en 1818, ses actes, ou la loi
cupés des créances
elle-même, se sont OCcréances de
qu'on a spécialement qualifiées de
Saint-Domingue. L'arrêté du 6
1802 (19 fructidor an 10)
septembre
( les débiteurs
prononça ( en faveur de tous
un sursis aux poursuites relatives au
( ment des créances antérieures
paieau 1er
( causées pour vente d'habitations
janvier 1792,
et de
à
( Domingue, ainsi
nègres Saintque pour avances faites à la
c dans cette colonie. )
culture
< Ce sursis a été successivement et
nouvelé jusqu'en
régulièrement rejuin
1820: d'abord par un décret du 20
1807, et depuis la restauration, par les lois du
décembre 1814, du 21 février
1816, et du 15 avril
( Les créances, ainsi
1818.
placées,
spécifiées, n'ont - elles pas été
par ces dispositions
droit commun? et ne
extraordinaires, hors du
serions-nous pas autorisés à
der, sous ce rapport, la chose comme déjà
regar-
( Il y a plus : la loi du 2 décembre jugée ?
21 février 1816
1814 et celle du
portent que le ministre de la marine re-
1814, du 21 février
1816, et du 15 avril
( Les créances, ainsi
1818.
placées,
spécifiées, n'ont - elles pas été
par ces dispositions
droit commun? et ne
extraordinaires, hors du
serions-nous pas autorisés à
der, sous ce rapport, la chose comme déjà
regar-
( Il y a plus : la loi du 2 décembre jugée ?
21 février 1816
1814 et celle du
portent que le ministre de la marine re- --- Page 176 ---
ART. cueillera les renseignemens et avis nécessaires pour préloi
concilierait les intérêts des colons et de
parer une
qui
leurs créanciers.
la chambre des pairs, la chambre des dé-
( Le Roi,
putés, pensaient donc, en 1814 et en 1816, que la force
des choses, comme Péquité, voulaient que ces créances
devinssent l'objet de Pintervention de P'autorité législative.
commission le
avjourd'hui, et elle croit
K Votre
pense
de décider
Pindemnité à accordevoir vous proposer
que
der aux anciens colons sera répartie proportiomellement
entre eux et leurs oréanciers.
Le
recouvrera le dixième de la valeur
< propriétaire créancier recouvrerait le dixième de
de sa propriété; le
sa créance.
s'élève au-dessus du
(t Si lindemnité du propriétaire
dixième; ou, si elle reste au-dessous. Pindemnité du
créancier s'éleverait ou s'abaisserait dans la même proportion.
( Mais, dira-t-on, il était des colons qui, possesseurs
de propriétés considérables à Saint-Domingue, possédaient
aussi des terres en France. Alors, ce n'est pas seulement
le
de Saint-Domingue que le créancier avait
sur gage
scindé la fortune de son débiteur;
prèté; iln'avait point
elle lui répondait, dans son entier comme dans ses parties, du paiement de sa créance.
n'est
contestable; mais il est à croire que
(( Cela
point
créancier n'a
lorsqu'un colon se trouve dans ce cas. * son
années pour le forcer à s'acpoint attendu trente-cinq
moins
des mesures conserquitter, ou du
pour prendre
s'arvairices de ses droits. Toutefois, la loi ne doit point
prèté; iln'avait point
elle lui répondait, dans son entier comme dans ses parties, du paiement de sa créance.
n'est
contestable; mais il est à croire que
(( Cela
point
créancier n'a
lorsqu'un colon se trouve dans ce cas. * son
années pour le forcer à s'acpoint attendu trente-cinq
moins
des mesures conserquitter, ou du
pour prendre
s'arvairices de ses droits. Toutefois, la loi ne doit point --- Page 177 ---
rêter aux vraisemblances. Voudriez-vous
lant de la réduction
que, se préva- ART.
prononcée, le débiteur annulât ses
engagemens, et profitât ainsi avec scandale de
tion prise en faveur de ceux
la disposiraient d'autre
qui, ayant tout perdu, n'aumoyen d'existence que
vont recevoir? Non,
l'indemnité qu'ils
votre
assurément; telle ne saurait être
intention; inais il nous semble qu'il serail
d'éviter toute atteinte aux droits
facile
aux créanciers les sûretés
aequis, de conserver
qu'ils auraient en ce moment.
Pourremplit cel objet, votre commission
firait de déclarer
pense qu'il sufque tont acte, toute
relativement au
transaction, , passé
paiement des créances dont il
conserverait son effet, et que les créanciers
s'agit,
continuer à
pourraient
meubles exercerlintéralité de leurs droits surl les
que le débiteur
imcette année.
possédait avant le 1 er avril de
(( Nous prions vOs Seigneuries de
proposition
peser avec soin la
que nous a vons Phouneur de soumettre à
sagesse. Elle nous parait de nature à
leur
les circonstances le
ménager, autant que
colon
permettent, 2 les intérêts opposés. Le
disposerait de P'indemnité qu'il doit à la
royale; les immeubles qu'il
sollicitude
de cette indemnité
pourrait acquérir au
ne seraient point confondus moyen
qu'il aurait possédés
avec ceux
tion ont une date auparavant. Les contrats d'acquisicertaine, il n'est donc point à
qu'il y ait fraude ou difficulté dans
craindre
T'exécation.
< C'est dans ces vues que nous avons
additionnelquis serait placé
rédigé un article 7.
Celui-ci fixe l'indemnité immédiatement. après P'art. 7.
priétés. L'article
au dixième de la valeur des
proposé en est une
proou plutôt une conséquence
déduction naturelle,
évidente. Ilserait ainsi
conçu: :
'est donc point à
qu'il y ait fraude ou difficulté dans
craindre
T'exécation.
< C'est dans ces vues que nous avons
additionnelquis serait placé
rédigé un article 7.
Celui-ci fixe l'indemnité immédiatement. après P'art. 7.
priétés. L'article
au dixième de la valeur des
proposé en est une
proou plutôt une conséquence
déduction naturelle,
évidente. Ilserait ainsi
conçu: : --- Page 178 ---
ART. ( Le capital des créances dites de Saint-Dumingue, anau
et ayant pour cause des
( térieures 1"janvier 1792,
de
de nègres
( dons, legs, ventes d'habitations 7 maisons,
la
des avances faites
la culture, est réduit dans
4 ou
pour
< même proportion.-
les créanciers conserveront l'intégralité
( Néanmoins,
droits sur les immeubles possédés par les. CO-
( de leurs
année. Tout acte
( lons avant le 10r avril de la présente
transaction
relativement au paiement des
( ou
passé
et
ci-dessus mentionnées, sortira son plein
( créances
( entier effet, )
d'abord, nous borner à vous
( Nous avons voulu,
d'appliquer la réduction proportionnelle anx
proposer
dans les arrêtés et lois de sursis 9 anxcréances spécifiées
entendu la nomenquels on se serait référé; vous en avez
clature; mais nous avons observé que cette nomenelature
n'était
complète, il nous a paru qu'il était indispenpas
les créances ayant pour cause des
sable d'y comprendre
dons et des legs. Un colon a reçu en 1791 une succesIl devait acquitter des legs faits parle
sion considérable.
tetaleur,lasuccesion: a été enlevée;il n'en reparait qu'un
sur ce dixième les legs fussent
dixième : serait-il juste que
évident que la rè-
? N'est-il pas
acquittés intégralement
de la somme recougle de la division proportionuelle
s'étendre à
vrée, conseillée par Péquité, doit également
ce cas.
se présentait: vous avez vu que
( Une autre question
créanees antérieures
de réduire les
nous vous proposons
du
les intérêts
de la valeur capital;
à 1792, an dixième
ième les legs fussent
dixième : serait-il juste que
évident que la rè-
? N'est-il pas
acquittés intégralement
de la somme recougle de la division proportionuelle
s'étendre à
vrée, conseillée par Péquité, doit également
ce cas.
se présentait: vous avez vu que
( Une autre question
créanees antérieures
de réduire les
nous vous proposons
du
les intérêts
de la valeur capital;
à 1792, an dixième --- Page 179 ---
- -7
1Gr
seront-ils réduits dans la môme
servés?ou bien seront-ils
proportion ? seront-ils ré- ART.
K Le débiteur sert les considérés comme éteints?
qu'il a emprunté lui
intérêts, parce que le capital
permet de tirer de sa
revenu équiralent. Dans la
propriété un
chons à adoucir les
catastrophe dont nous chereffets, le débiteur a
priélé tout entière. Il n'a
perdu sa projuste
point touché de rerenu." *
qu'il ne partage avec ses créanciers
S'il est
portion de Pindemnité
que dans la proconforme au même
qu'il recevra 2 il nous semble
de payer les intérêts principe, que le colon soit dispensé
: il doit donc être interdit
péter.
de les ré-
( Nous avons complété l'article
sons relativement aux créances
que nous vous propoinsérant un
à
antérieures à 1792, en y
paragraphe cet effet,
( Nous vous prions de bien
nous n'entendons parler
des observer, Mesieurs, que
térieurement à
que
créances contractéesan1792. Toutes celles
centes restent
qui seraient plus ré.
assujéties au droit
sursis ont établi cette différence. commun. Les lois de
saisir: : ceux qui ont prété
La raison en est facile à
cette
aux colons
époque, n'ont sans doute
postérieurennent à
de propriétés situées dans
point compté sur le
une fle
gage
et à Pincendie. Ilsleur ont
déjà livrée aux rat vages
tres ressources,
prété sur la connaissance
2 ou d'après une confiance
d'ausorte que ces créances ne sont
persommelle,de
différente de celles qui, dans le point dans une catégorie
éprouvent l'effet des
cours ordinaire des choses,
évènemens sinistres
est frappé,
dont un débiteur
( Tout ce que pouvait faire la
se trouvent dans ce cas était
loi, pour les colons qui
,
de
9.
tempérer en leur faveur
II
,
prété sur la connaissance
2 ou d'après une confiance
d'ausorte que ces créances ne sont
persommelle,de
différente de celles qui, dans le point dans une catégorie
éprouvent l'effet des
cours ordinaire des choses,
évènemens sinistres
est frappé,
dont un débiteur
( Tout ce que pouvait faire la
se trouvent dans ce cas était
loi, pour les colons qui
,
de
9.
tempérer en leur faveur
II --- Page 180 ---
des règles de la saisie-arrèt. La saisie-arret est
ART. la rigueur
la loi accorde aux créanciers; elle peut,
une faculté que
en modifier, en restreindre
quand elle lejuge à propos, seulement convenable,
l'application. Il nous paraitrait
Particle additionnel
dans l'espoir que vous adopterez d'insérer dans le premier
que nous vous avons présenté, lieu de : créanciers des COparagraple de Particle 9, au
plus générale de:créanciers, ,quels squ'ils
lons,tindicalion colons, afin qu'on ne vinl pas à prétendreque
soient, des décrétée à légard de la saisie-arrèt, nes'apla restriction
créances antérieures à 1792, alteintes
pliquerait qn'aux
par la réduction proportionnelle.
objet
deuxième paragraphe de Particle 9 2 a pour
( Le
entre plusieurs créand'établir qu'en cas de concurrence du fonds qui donpera lieu
ciers, celui à qui est dû le prix
du dixième
sera payé, avanl tous autres,
à lindemnité,
du capital de sa créance.
avait proposé d'accor-
( La commission préparatoire
Cette disposivendeurs, des droits particuliers.
der aux
Pindemnité est fixée au dixiéme
tion n'est pas nécessaire: les créances étant prélevées
de la valeur de la propriété; les droits duvendeur sont g adans la mème proportion,
colon ait vendu son
rantis. Supposons, 9 en effet, qu'un
n'ait rien
habitation pour un million, et que Pacquéreur elle sera de
réclamera Findemnité;
payé. Cet acquéreur vendeur mettra opposition pour le
100,000 francs; le
c'est-à-dire 100,000 fir,
dixième du capital de sa créance, entière et cela sera
donc Pindemnité tout
Il recevra
Pimmeuble n'a pas été payé,le
juste, puisque, tant que réellement proprictaire quelaevendeur en est bien plus libéré; mais on pouvait crainquéreur qui ne s'est point
clamera Findemnité;
payé. Cet acquéreur vendeur mettra opposition pour le
100,000 francs; le
c'est-à-dire 100,000 fir,
dixième du capital de sa créance, entière et cela sera
donc Pindemnité tout
Il recevra
Pimmeuble n'a pas été payé,le
juste, puisque, tant que réellement proprictaire quelaevendeur en est bien plus libéré; mais on pouvait crainquéreur qui ne s'est point --- Page 181 ---
à
-
dre que plusieurs créanciers, s'empressant d'user en ART.
même temps du droit
d'opposition 1 le vendeur n'eût plus
d'action sur l'indemnité. Le projet de loi lui assure une
préférence dont vous apprécierez, d'après les motifs
nous venons d'exposer, léquitable couvenance.
que
C Un troisième paragraphe du même article détermine que les créanciers, , qui auront formé saisie-arrêt
l'indemnité, seront payés aux mêmes termes que lee colon: sur
c'est une suite naturelle du principe adopté.
( L'article 10 affranchit l'indemnité accordée
lons, des droits
aux CO- 10.
d'enregistrement et de timbre. Cette disposition, d'une généreuse prévoyance,n'al besoin ni d'être
expliquée ni d'être défendue.
( L'article suivant a pour objet d'éviter. des Jenteurs et
des frais de procédure aux héritiers des colons décédés 11.
à
Saint-Domingue ou en pays étranger.
( S'il s'élève des contestations entre ceux
dent à leur succession. les
qui préten2 tribunaux devront
D'après nos codes, la contestation devrait être pronoucer.
vant le tribunal du domicile du
portée dedéfunt; mais le lieu de
ce domicile, dans Thypothèse que nous
situé hors du royaume. II en résulte la nécessité prévoyons, est
buer la contestation à un tribunal
d'attriloi désigne celui du domicile du français. Le projet de
défendeur.
( Nous croyons devoir vous proposer d'étendre
disposition. Il est à croire que beaucoup de
cette
cédés aussi loin du sol de la
colons, déritiers
France, ont laissé des hériquin'ont fait aucun acte d'hérédité. Ils voudront
aujourd'hui profiter du bénéfice de la loi
mise; mais pourle faire,
qui vous est souils devront
sans compromettre leur fortune,
déclarer qu'ils acceptent la succession sous
II.
éfendeur.
( Nous croyons devoir vous proposer d'étendre
disposition. Il est à croire que beaucoup de
cette
cédés aussi loin du sol de la
colons, déritiers
France, ont laissé des hériquin'ont fait aucun acte d'hérédité. Ils voudront
aujourd'hui profiter du bénéfice de la loi
mise; mais pourle faire,
qui vous est souils devront
sans compromettre leur fortune,
déclarer qu'ils acceptent la succession sous
II. --- Page 182 ---
ART. bénéfice d'inventaire. Or, d'après le Code, celte déclaration devrait être faite au greffe du tribunal de l'arrondissement où la succession s'est ouverte. Il convient donc
de donner au réclamant la faculté de la faire au tribunal
de son domicile.
( Nous vous proposons en conséquence. 2 de comP'article 11 de manière à ce qu'il contienne tont ce
pléter
la désignation des tribunaux oû devront
qui concerne
être portées les questions, ou remplies les formalités redes colons morts hors du territoire
latives aux successions
du royaume.
12.
< L'article 12 décide que les contestations renvoyées
devant les tribunaux seront jugées comme matière sommaire, à moins qu'il ne s'élève une question d'État. L'inlention et Putilité de cet article, emprunté à la loi sur
Vindemnité des émigrés, sont évidentes.
Particle 15 ordonne que le résultat des opé13.
( Enfin,
et
rations de la commission de liquidation sera publié
distribné aux deux chambres. Il a été également emprunté à la loi du 27 avril 1825. Celte publicité prouvera
à tous les réclamans que des prétentions légitimes auront
seules été reconnues. Elle cst aussi dans l'intérêt des
créanciers des colons: : prévenus des liquidations, faites
de Jeurs débiteurs, ils pourront exercer les droits
au nom
gu'ils auront à faire valoir sur Tindemnité.
( Votre commission vous propose, à Tunanimité, d'adopter le projet amendé. > --- Page 183 ---
DISCUSSION.
PROJET DE LOI,
ARTICLE rer,
C La somme de 150 millions
avril 1835, aux anciens colons affectée par T'ordonnance du
entre eux
de
l'Etat, intégralement et sans aucune Sin-hesagne,en répartie
pour les propriétés
déduction au profit de
que pour les propriétés publiques qui lui appartenaient, ainsi
particulières
deshérence. >
qui lui seraient échues
Par
CHAMBRE DES DÉPUTÉS,
La discussion s'ouvre
M. DE CANBON
sur cet article,
d'amendemnent. propose la rédaction
suivante, à titre
C L'Etat renonce à tout
priétés qu'il possédait dans l'ile paiement de ou indemnité pour les profissent partie du domaine de la Saint-Domingue, soit qu'elles
échues par deshérence,
couronne, ou qu'elles lui fussent
( La sommc de 150 millions
avril 1825, aux anciens colons de affectée, par Tordonnance du 17
entre cux intégralement et
Sint-Deninga, sera
scins aucune garantie
répartie
par l'Etat. >>
à tout
priétés qu'il possédait dans l'ile paiement de ou indemnité pour les profissent partie du domaine de la Saint-Domingue, soit qu'elles
échues par deshérence,
couronne, ou qu'elles lui fussent
( La sommc de 150 millions
avril 1825, aux anciens colons de affectée, par Tordonnance du 17
entre cux intégralement et
Sint-Deninga, sera
scins aucune garantie
répartie
par l'Etat. >> --- Page 184 ---
disposition du projet
L'oraleur trouve que la première Irrégulière, en ce
est à-la-fois irrégulière et incomplète.
de même naconfond des objels qui ne sont pas
des inqu'elle
laisse à découvert
ture; incomplète, en ce qu'elle!
L'acle parlequel
térêts de Potat que la loi doit protéger.
n'émane pas
du domaine de la couronne,
le roi a disposé
lequel on a réservé nne indu même droit que celui par
le roin'a
Dans ce dernier,!
demnité aux colons dépossédés.
paternelle
de sa sollicitude
fail que suivre limpulsion
est intervenu en rien.
mais PÉtat n'y
pour ses sujets,
il a agi comme chef
Dansle premier acte, au contraire, contracté.
c'est au nom de PEtat qu'il a
de PÉtat:
paragraphe.
en rédigeant mon premier
Mon intention,
été de consacrer d'ûne macontinue M. de Cambon, a
chambres d'inaux
nière positive le droit quiappartient de la couronne; 5
tervenir dans les aliénations du domaine essentiel pour
n'a
été contesté 3 et il est assez
ce droit
pas
à
au lieu de le confondre
qu'il en soit fait un article part, chercher le principe sans
de loi où il faut
dans un article
induction.
le trouver antrement que par
voulu consacrer ce
Dans mon second paragraphe,Fai c'est à dire que la loi
que je crois nécessaire d'énoncer,
faite entre le roi
n'intervient an rien dans la transaction
de Saint-Domingue. ))
et les habitans
consiste à
de M. DE BOUVILLE,
Un sons-amendement
de M. de Cambon,
remplacer le deuxiènie paragraphe
par celui-ci:
succession, ainsi
également aux droits de
( L'Etat renonce
de timbre ou autres, auxquels
qu'a tous droits d'enregistrement, colons de Sxint-Domingue ou leurs
pourrait donuer lieu , sur les
,
faite entre le roi
n'intervient an rien dans la transaction
de Saint-Domingue. ))
et les habitans
consiste à
de M. DE BOUVILLE,
Un sons-amendement
de M. de Cambon,
remplacer le deuxiènie paragraphe
par celui-ci:
succession, ainsi
également aux droits de
( L'Etat renonce
de timbre ou autres, auxquels
qu'a tous droits d'enregistrement, colons de Sxint-Domingue ou leurs
pourrait donuer lieu , sur les --- Page 185 ---
ayans-cause, la portion de l'indemnité à laquelle ils auront
droit. >
Le but de P'auteur de la proposition est
toute la loi à un seul
7 de ramener
article, celui par lequel P'Elat renoncera à loutes les prétentions qu'il
former, soit sur
pourrait encore
Saint-Domingue, soit sur l'indemnité
qui en résulte, et de remettre à l'ordonnance
rendra en exécution de la
que le roi
150 millions. Lo
première, la répartition des
sort de Saint-Domingue,
été déterminé
dit-il,u'a pas
par un traité ; si c'était un traité, nous
pourrions accuser les ministres qui l'ont conseillé..
Mais il n'y a pas possibilité
il
non plus de traité,
d'accuser; n'y a donc pas
et il faut bien se réduire à
les choses telles qu'elles sont
envisager
attribuer l'acte du
eflectivement, c'est-à-dire à
La
17 avril, à P'article 73 de la Charte.
question élant envisagée sous ce rapport, le roi a
prononcer Pémancipation de
pu
sans
Saint-Domingue; il Pa
qu'il en résnltât aucune atleinte au pouvoir pu
latif, ni aucun antécédent
légiscar les circonstances
dangereux pour notre avenir,
dans lesquelles se trouvait SaintDomingue, ne pourront jamais se représenter,
La question ainsi posée, et le roi ayant
émancipé
Saint-Domingue en faisant usage du droit que luidonnait
l'article 73 de la Charte, les anciens colons sont
la propriété des 150 millions
investis de
partition de cette
qui ont été stipulés; la réloi,
somme n'a rien de commun avec une
parce que les 150 millions ne tiennent
térêt
pas à un ingénéral : elle rentre dans les altribntions de l'administration, et il serait contraire à la
prérogative royale
roi ayant
émancipé
Saint-Domingue en faisant usage du droit que luidonnait
l'article 73 de la Charte, les anciens colons sont
la propriété des 150 millions
investis de
partition de cette
qui ont été stipulés; la réloi,
somme n'a rien de commun avec une
parce que les 150 millions ne tiennent
térêt
pas à un ingénéral : elle rentre dans les altribntions de l'administration, et il serait contraire à la
prérogative royale --- Page 186 ---
de faire entrer dans nne loi ce qui est de l'essence de l'administration. )
M. LE MINISTRE DES FINANCES coinbat les propositions de M. de Cambon et de M. de Bouville. Si l'ordondu
dit-il, a été ntile à W'Etat, pourquoi
nance 17 avril,
du
la chambre craindrait-elle de s'associer à cet acte gouvernement? s'il a été nuisible 7 pourquoi ne le repousseztout-à-fait ? Il
a que deux manières de
vous pas
n'y
de
procéder : ou reconnaitre la légalité et les avantages
T'ordonnance, ou demander le rejet de la loi. >
considère Pordomnance du
M. HYDE DE NEUVILLE
commeincontitutisunedien dans la forme, dangeryavril
dans le fond. Le principe étant faux,
reuse pour le. pays
serailconvenable
conséquence;il
on ne peut pa adopterla
commencé d'une
délaissera acheverilligalement ce quia été
manière illégale. Cependant décider, comme le demande
M. de Cambon, que PEtat ne garantiva aucunement lincolons, ce serait les mettre hors la Charte,
demnité aux
PEtat, ils ont
hors la loi fondamentale. Expropriés par
droit à ce que l'Etat leur garantisse Tindemmitdapplicable
à cetle expropriation. >
de MM: de Bouville et de Cambon
Les propositions
ensuite Particle 1or
sont rejelées. 1 La chambre adople
dans les lermes du projet.
CHAMBRE DES PAIRS.
ARTICLE ier,
Cet article est volé sans discussion.
colons, ce serait les mettre hors la Charte,
demnité aux
PEtat, ils ont
hors la loi fondamentale. Expropriés par
droit à ce que l'Etat leur garantisse Tindemmitdapplicable
à cetle expropriation. >
de MM: de Bouville et de Cambon
Les propositions
ensuite Particle 1or
sont rejelées. 1 La chambre adople
dans les lermes du projet.
CHAMBRE DES PAIRS.
ARTICLE ier,
Cet article est volé sans discussion. --- Page 187 ---
PROJET DE LOI.
ART. 2.
C Seront admis à réclamer l'indemnité
précédent, les anciens
énoncée dans l'article
Domingue, ainsi
propriétaires de biens-fonds situds à Saintque leurs héritiers, légataires,
ayans-cause,
donataires ou
( Les répudiations d'hérédité ne
réclamans, si ce n'est par les héritiers pourront être opposées aux
La mort civile, résultant des
qui auraient accepté,
lois sur)
non plus leur être opposée. >
l'émigration, ne pourra
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
M. DU HAMEL
présente un amendement ainsi
en remplacement du premier
conçu 7
paragraphe de l'article:
C Seront admis à réclamer ladite
anciens propriétaires de
somme de 150 millions, 3 les
ainsi que leurs
biens-fonds situés à
en
héritiers
Saint-Domingue,
neveux, nièces,
ligne directe, leurs frères, sceurs,
légataires et donataires ou
ayans-cause. >
M.JossE DE BEAUVOIR fait une proposition
M. GAUTIER demande
semblable.
l'addition des mols: les
priétaires d'étalblissemens
prosoit
industriels, soit à
aux deux
l'article,
amendemens, 2 afin que ces propriétaires
participent à l'indemnité,
M. BRETON soumet à la chambre une
tant:
disposition porc Les répudiations d'hérédité
réclamans
ne pourront être opposées aux
par qui que ce soit, sauf à ceux qui auraient
précédemment, à réclamerl la liquidation
accepté
s'ils le croyaient
générale de la succession,
avantageux pour eux.
L'auteur du troisième amendement
en développeainsi
2 afin que ces propriétaires
participent à l'indemnité,
M. BRETON soumet à la chambre une
tant:
disposition porc Les répudiations d'hérédité
réclamans
ne pourront être opposées aux
par qui que ce soit, sauf à ceux qui auraient
précédemment, à réclamerl la liquidation
accepté
s'ils le croyaient
générale de la succession,
avantageux pour eux.
L'auteur du troisième amendement
en développeainsi --- Page 188 ---
les
motifs: (C L'ordonnance du
P'article 1er du projet de
17 avril, et après elle
anciens colons de
loi, attribuent Findemnité anx
ceux quiavaient, à Saint-Domingue, c'est à dire à tous
de leur nature, Suint-Domingue, des propriétés fixes
, qui n'étaient pas
placées, 2 que leur caractère de susceptibles d'être déattachait nécessairement
localité et de permanence
pour leur exploitation, au pays, qui exigeaient enfin
moins celle
sinon la présence du maître, du
tration.
d'agens auxquels il confiait leur adminisTelsétaient sans aucun doute, les
fonds. Mais tels étaient
propriétaires de biensnon moins
propriétaires d'établisemens
incontestablement, les
biliers ou quin'étaient
industriels et d'esclaves moa été universellement pas atlachés au sol. L'ordonnance
loi, au contraire, entendue dans ce sens: ; le projet de
l'esprit de T'ordonnance, s'écartant visiblement à cet égard de
seuls
limitele droità l'indemnité, aux
propriétaires de
à deviner les motifs de biens-fonds; ; nous sommes réduits
aurait été, séduit
cette exclusion. Serait-ce
par Pidée d'une prétendue
qu'on
l'indemnité de
analogie entre
Saint-Domingue et l'indemnité
grés? Mais il n'est
des émipas difficile de démontrer
analogie n'existe en aucune manière.
que cetle
des émigrés avait
La loi d'indemnité
un double but
sacrer le respect dà à la
politique: celui de confranchir de toule
propriété foncière et celui d'afprétention de la part de leurs
possesseurs, les biens-fonds
anciens
vendus par lui à de nouveaux confisqués par PEtat, et remobilières n'étaient
propriétaires. Les valeurs
l'autre de ces
sous Pinfluence ni de P'une ni de
considérations.
des émigrés avait
La loi d'indemnité
un double but
sacrer le respect dà à la
politique: celui de confranchir de toule
propriété foncière et celui d'afprétention de la part de leurs
possesseurs, les biens-fonds
anciens
vendus par lui à de nouveaux confisqués par PEtat, et remobilières n'étaient
propriétaires. Les valeurs
l'autre de ces
sous Pinfluence ni de P'une ni de
considérations. --- Page 189 ---
est tolalement en
L'indemnité de Saint-Domingue
dehors du, cercle de ce raisonnement.
être
millions qui sont à distribuer ne peurent
Les 150
débris sauvé d'un grand nauconsidérés que comme un
ont un égal droit à parfrage, débris au bénéfice duquel souffert de ce naufrage - pourva
ticiper tous ceux qui ont
aient souffert,
de colons qu'ils
que ce soit en qualité
sur laquelle reposit
quelle que fàt la nature de] propriété
ce titre.
Porateur; je crois
J'irai même plus loin 2 poursuit le colon propriéqu'en frustrant de sa part à Pindemnité feriez une chose que
taire de valeurs mobilières, vous droit de faire.
n'avez
que nul n'a le
vous
pas,
encore qu'elle soit acquise
En effet, celte indemnité 7
wappartient point à
par les soins du gonvernement, la donne : il n'a aucun droit
FEtat; ce n'est pas lui qui
la propriété de tous
sur elle : elle est, cette indemnité, la ruine de Saintont perdu leurs biens par
ceux qui
Domingue.
vous dit votre commission. .
Si lon admet à lindemnité, mobiliers, on serait obligé de
d'esclaves
les propriétaires favorablement les propriétaires qui
traiter non moins
moins considérable, les
posédaient un mobilier plus ou étaient remplis de mar.
commerçans dont les magasins bâtimens de mer, d'emnbarchandises, les propriétaires de
et de
nécessaires aux transports,
cations, d'instrumens
bestiaux et bêtes de somme.
faible réduction à la
L'inconvénient d'apporter une
foncière,
d'indemnité qui reviendra àl la propricté
Car
quotité
aux yeux de la justice.
ne peut être d'aucun poids
ient un mobilier plus ou étaient remplis de mar.
commerçans dont les magasins bâtimens de mer, d'emnbarchandises, les propriétaires de
et de
nécessaires aux transports,
cations, d'instrumens
bestiaux et bêtes de somme.
faible réduction à la
L'inconvénient d'apporter une
foncière,
d'indemnité qui reviendra àl la propricté
Car
quotité
aux yeux de la justice.
ne peut être d'aucun poids --- Page 190 ---
aucun des motifs
n1Os lois civiles qui ont déterminé les
ou politiques accordent prérogatives que
territoriale, ne saurait
à la propriélé
lorsqu'il s'agit de
trouver une juste
le sol n'a
biens-fonds silués dans Ies application, 3
la
presque aucune valeur
colonies. Là,
culture ; le fonds n'est
que celle que lui prète
tout. Le
rien, et l'industrie du colon
propriétaire
est
aussi bien que le
d'esclaves mobiliers qui concourt
ploitation de cette propriétaire des biens-fonde, à l'exlui.
industrie, n'est pas moins colon
II s'en faut
que
d'ailleurs de
que votre commission
beaucoup que
vous
linconvénient
autant d'étendue
indiqne, ait, dans ses
le
qu'elle l'a supposé, et
effets,
penser au premier aspect.
que vous pourriez
Le commergant qui
les a perdues
possédait des
par l'effet des
marchandises, et gui
nullement fondé à en réclamer désastres, n'est, je crois,
n'est pas comme colon
la valeur, parce
qu'il les possédait,
que ce
négociant; parce que la
mnais come
ture, et que le possesseur marchandise, , mobile de sa napas ce caractère de connexité pouvait déplacer à son gré, n'a
sclon moi, devoir
avec le pays, qui semble,
base du droit à faire, pour les valeurs
F'indemnité.
mobilières, la
dises Ilen.seraitd de même, si ce cas
qu'un colon aurait
existait, des marchanproviendraient même du gardées crà
par spéculation, et
de son
qui
chandises, il a pu les vendre
habitation, Ces marférant les garder, il les
on les expédier, et
a vu périr, c'est
si, préspéculateurquit les a
en qualité de
Les navires
perdues, el non en
et batimens de
qualitéde colon.
mer doivent cucore être
aitd de même, si ce cas
qu'un colon aurait
existait, des marchanproviendraient même du gardées crà
par spéculation, et
de son
qui
chandises, il a pu les vendre
habitation, Ces marférant les garder, il les
on les expédier, et
a vu périr, c'est
si, préspéculateurquit les a
en qualité de
Les navires
perdues, el non en
et batimens de
qualitéde colon.
mer doivent cucore être --- Page 191 ---
rangés dans la même
exception; ils
armateurs et non à des colous
appartenaient à des
priété des colons,
; l'indemnité étant la
colon
ceux qui avaient
proet celle d'armateur,
à-la-fois la qualité de
Findemnité des
n'ont pas droit à prétendre à
titre.
pertes qu'ils ont éprouvées à ce dernier
Mais les instrumens de
de
transport,
somme, etc., qui
embarcations, bétes
semens destinés à seconder composaient le mobilier ou établisaleliers d'esclaves ouvriers la culture, ont comme les
de destination
ou cultivateurs, ce caractère
coloniale, de stabilité dans
tion, et d'adhérence
cette destinaavis, un droiti incontostable au pays qui leur assure, à mon
Au
à participer à Pindemnité.
reste, Messieurs, une partie
priétés mobilières en faveur
cousidérable des prod'huis solliciter votre
desquelles je viens aujourpar les
justice, appartenait à des colons
dispositions de l'article 5 du
qui,
trouvent à juste titre exclus de
projet de loi, se
Findemnité,
probable, ou plutôt il est cerlain
Ainsi,il est
priétaires d'établisemens
que le nombre des proliers qui seront en droit de industriels et d'esclaves mobilis que cela est cerlain, réclamer, sera très borné, Je
jui ont déjà été
parce que dans les réclamations
hombre qui soient présentées, il n'y en a qu'an très petit
dans cette
jue je vous propose de faire catégorie. Ce changement
principales de la loi,
dans une des dispositions
ensible dans la
n'apportera donc aucune réduction
Propriétaires de quotité d'indernité qui reviendra aux
biens-fonds. Mais
le ces propriétaires de valeurs quel que soit le nombre
Ire
mobilières,
Pimportance de leurs
quelle que pit
réclamations, je crois, je le
soient présentées, il n'y en a qu'an très petit
dans cette
jue je vous propose de faire catégorie. Ce changement
principales de la loi,
dans une des dispositions
ensible dans la
n'apportera donc aucune réduction
Propriétaires de quotité d'indernité qui reviendra aux
biens-fonds. Mais
le ces propriétaires de valeurs quel que soit le nombre
Ire
mobilières,
Pimportance de leurs
quelle que pit
réclamations, je crois, je le --- Page 192 ---
la conscience et la justice vous obligent à les
répète, que
vous excèderiez YOs
admettre à Pindemnité, et même que
droits si vous les en écartiez. >
de
DES FINANCES répond que le projet
M. LE MINISTRE
à Vindemnité, les seuls
loi appelle ayec juste raison,
ceux-là senlsavaient
propoasinesdionisaitle parce chose, que si Pantorité du roi
l'éventualité de recouvrer leur
une consé
eût été rétablie à Saint-Domingue; que par du droit au
naturelle de ce principe, Fexercice
quence
appartient à tous les héritiers.
dédommagement
continue S. Exc.
Les termes mêmes de Y'amendement,
dans und
font sentir la difficulté de vous engager
vous
L'on vient de nous dire d'indemniser les proautre voie.
industriels ? Mais qu'est-ce qu
priétaires d'établissemens d'établissemens industriels
serait censé être propriétaire
l'entendre lej préopi
Seraient-ce seulement, comme parait
consisde noirs dont Tindustrie
nant, les propriétaires
car il
tait à les louer à d'autres? Non certainement, industriels; et S
avait beaucoup d'autres établissemens
à limmeu
Findemnité, non-seulement
vous appliquez
avec lesquels on le faisai
ble, mais encore aux moyens
à Pévaluation de
valoir, comment vous borneriez-vous
d'arri
élaient employés, vous seriez obligés
noirs qui y
évaluations; et lorsque déjà la difli
ver à bien d'autres
colous pourfair
culté est si grande pour les malheureux
qu
valoir leurs droits à une portion de Tindemuité, des
donniez droit à Pindemnité à
per
serait-ce si vous
aussi fugitives
sonnes qui n'avaient que des propriétés trouveriez-vous 1
aussi difliciles à trouver? Comment
et les mem
de garantir les colons de la fraude,
moyen
de
du danger d'accueil
bres de la commission répartition,
ver à bien d'autres
colous pourfair
culté est si grande pour les malheureux
qu
valoir leurs droits à une portion de Tindemuité, des
donniez droit à Pindemnité à
per
serait-ce si vous
aussi fugitives
sonnes qui n'avaient que des propriétés trouveriez-vous 1
aussi difliciles à trouver? Comment
et les mem
de garantir les colons de la fraude,
moyen
de
du danger d'accueil
bres de la commission répartition, --- Page 193 ---
lir des demandes non fondées?
donnez l'indemnité
Si, an contraire, vous ne
que pour la propriété
vous levez tous les
immobilière,
inconvéniens, et vous faites une
application de F'indemnité, , car, je le
juste
est le
répète, Pindemnité
dédommagement de l'éventualité
colons de
que donnait aux
Saint-Domingue, l'exercice
de
rité royale. Ceux quiauraient
possible l'autoretrouvé
suite de l'exercice de cette
quelque chose par
nité
autorité, ont droit à l'indemque représente cette chose ; ceux qui n'auraient rien
retrouvé, n'ont rien à réclamer dans Pindemnité,
Une chose d'ailleurs vous
que les noirs, dans le cas rassurera, Messieurs, c'est
sont qu'au nombre de
préva par P'amendement, ne
2,610.
L'amendement est rejeté par la chambre.
La discussion s'établit sur la proposition de M. Duhamel; l'auteur la justifie en ces termes:
L'article 1er du projet de loi me
tion manifeste avec l'article
parait en contradic150 millions,
2. Il porte que la somme de
affectée aux anciens colons de
mingue, sera répartie entre eux
Saint-Dotégralité doit être sacrée,
intégralement ; cette inciper des individus
pourquoi veut-on y faire partine pouvait
que Pordonnance royale ne voulait,
concerner?
Qu'a voulu secourir le roi? ses sujets de Saint-Domingue. Ceux-là même qui ont
ble des catastrophes
échappédla plus horrihaute
politigue, qui sont tombés de la
prospérité dans les horreurs de Ia
plus
tresse 5 ou bien encore le roia voulu plus affreuse déliers directs et naturels de
accorder aux hérigés par leurs esclaves
ces malheureux colons égorou morts dans la misère, sinon un
concerner?
Qu'a voulu secourir le roi? ses sujets de Saint-Domingue. Ceux-là même qui ont
ble des catastrophes
échappédla plus horrihaute
politigue, qui sont tombés de la
prospérité dans les horreurs de Ia
plus
tresse 5 ou bien encore le roia voulu plus affreuse déliers directs et naturels de
accorder aux hérigés par leurs esclaves
ces malheureux colons égorou morts dans la misère, sinon un --- Page 194 ---
dedommagement, de tant de douleurs el de désas.
plein
dans leurs infortunes.
tres, du moins un soulagement
Mais qu'ont à prélendre à ce secours les collatéraux
leurs
qu'à la destrucéloignés, qui ne doivent
prétentions
tion violenle des familles de colons?1 Paisibles spectateurs,
de la ruine de Saint-Domingue, n'ayant
en France,
n'ayant
jamais compté sur des hérédités trop éloignées,
ni dans leurs
ni
souffert aucuns dommages,
personnes,
dans leurs propriétés, ils entreraient aujourd'hui en ligne
les malheureux colons, ou Phéritier direct, qu'apavec
pelle aujourd'hui l'ordonnance du roi.
Non, Messieurs, vous ne le voudrez pas: 5 vous parlala conviction qui a décidé l'avis de la commission
gerez instituée
le roi, conviction approuvée par l'opinion
par
vainenient substipublique, et à laquelle prétendrait-on
de cet absolu droit romain, comme
tuer Papplication
ordinaires, avaitl la inoinsi ce droit, qui régit les choses
dre analogie avec Pacte important sur lequel nous sommes appelés à délibérer.
Messieurs, c'est avec des principes fausPrenez garde,
avec des phrascs sonores et bannales,
sement appliqués, dénature le véritable sens, qu'on pose
dont souvent on
règle les choses les plus irrégulières; qu'on a 9
comme
consacré souvent des désordres par une
depuis 55 ans,
apparence d'ordre.
Le droit commun règle sans doute et doit régler les
mais
être invochoses communes et ordinaires,
peut-il
dans ce qui n'aj jamais eu d'antécédens. et ne doit pas
qué
se reproduire dans Pavenir!
Le droit commun a-1-il été inis en nsage pour servir
dont souvent on
règle les choses les plus irrégulières; qu'on a 9
comme
consacré souvent des désordres par une
depuis 55 ans,
apparence d'ordre.
Le droit commun règle sans doute et doit régler les
mais
être invochoses communes et ordinaires,
peut-il
dans ce qui n'aj jamais eu d'antécédens. et ne doit pas
qué
se reproduire dans Pavenir!
Le droit commun a-1-il été inis en nsage pour servir --- Page 195 ---
de base à
du 8
F'ordounance du 17 avril? Le Code
mars 1810, la Charte,
civil, la loi
les seuls modes
qui indiquent, qui règlent
pouillé de
par lesquels on peut étre
sa propriété, ont-ils élé légalement déappliqués?
invoqués, suivis,
Non, Messieurs - les propriétaires
Domingue ont perdu
français de SaintJeurs propriétés,
l'expectation de la rentrée dans
sans
en dépouille, le droit avoirétéappelés au contrat qui les
protéger, pourrait-on commun est resté muet pour les
verait leur infortune, l'évoquer aujourd'hai qu'il aggraLes colons ne se croient bannis de
hiéréditaires
leurs
par aucune règle
propriétés
mun. Un secours, car, je le applicable du droit comindemnité qu'ils
répète, ce n'est point comme
la somme
peuvent recevoir une
stipulée; un secours leur est partqueleonque de
par la bonté royale, daus
ménagé, garanti
devoir prendre avec les nègres Tarangement de
qu'ou a cru
ce secours qui ne sera pas( lors Saint-Doningue : mais
serait loyalement et fidelement niême que Pindemnité
vivement qui puisse se réaliser payée, ce que je désire
une seule année du
dans les cinq ans
doit-il être
revenu des colons ; ce
stipulés)
divisé en
secours, dis-je,
colons seront plus parcelles, telles que beaucoup de
part, et payé leurs pauyres aprés avoir reçu leur cotechaque aunée dans créanciers, 2 que lors du million voté
vous
notrébudget Non, non,
appliquerez au malheur direct le
Messieurs,
que la bienfaisance du roi l'a
soulagement tel
que la commission nommée lextuellement exprimé, tel
qué; et modifiant en cela le par lui, l'a entendu, expliprojet de loi présenté par le
ra
colons seront plus parcelles, telles que beaucoup de
part, et payé leurs pauyres aprés avoir reçu leur cotechaque aunée dans créanciers, 2 que lors du million voté
vous
notrébudget Non, non,
appliquerez au malheur direct le
Messieurs,
que la bienfaisance du roi l'a
soulagement tel
que la commission nommée lextuellement exprimé, tel
qué; et modifiant en cela le par lui, l'a entendu, expliprojet de loi présenté par le
ra --- Page 196 ---
Gouvernement et consenti par votre commission, vous
malheurs inouis de vos frères de
n'ajouterez pas aux
dont Ja seule cause vint de la
Saint-Domingue, malheurs
déjà si faible,
France, en diminuant leur part prenante
de 150 millions, en appelant au partage
dans la somme
avjourd'hui le litre de
des individus qui réclameraient
leur
ni
seulement alors que ce titre ne
présente
colons,
mais bien quelque ardangers. ni misère à supporter,
gent à recevoir!n
Pamendement par les conM. DE MARTIGNAC repousse
sidérations suivantes :
d'appeler
2 du projet de loi vous propose
< L'article
accordée aux anciens
prendre part à l'indemnité
pour
, soit les anciens propriétaires
colons de Saint-Domingue.
soit leurs héritiers, 16de biens-fonds qui y étaient situés,
L'amendement
gataires, on donataires ou ayans-cause. fait un choix
qui vient d'être développé, au contraire, etla loi appellent à sucparmi les héritiers que la nature
vous
à leurs auteurs. En conséquence, on
propose
céder
de l'indemnité aux anciens
de restreindre la répartition
directe, leurs
à leurs héritiers, en ligne
On
propriétaires,
de frères ou de soeurs.
frères on soeurs, ou descendans
admettre les donareconnait cependant la nécessité d'y
Laquelle de ces deux dispositions
taires ct Jes légataires.
celle où vous reconnaîtrez
eceapmremtess même elle aurait le malheur
le plus de justice, quand droit commun auquelon vient
de se trouver conforme au olliciellement la guerre.
tont-à-t'heure de déclarer
Vindemnité
L'ordonnance du 17 avril dernier affecte
anciens colons de Saint-Domingue :
de 150 millions aux
admettre les donareconnait cependant la nécessité d'y
Laquelle de ces deux dispositions
taires ct Jes légataires.
celle où vous reconnaîtrez
eceapmremtess même elle aurait le malheur
le plus de justice, quand droit commun auquelon vient
de se trouver conforme au olliciellement la guerre.
tont-à-t'heure de déclarer
Vindemnité
L'ordonnance du 17 avril dernier affecte
anciens colons de Saint-Domingue :
de 150 millions aux --- Page 197 ---
c'est une obligation
inême; obligation contractée par la convention ellequ'il élait du
qui fait partie de cetle
devoir du Gouvernement convention, et
exécution est maintenant
d'exécuter. Son
el c'est pour l'exactitade ce qui doit nous
véritables
de cetle exécution occuper; ;
principes, que nous
d'après les
des deux partis proposés
avons à examiner celui
choisir. Les 150
qu'il est le plus convenable de
millions
colons; ils sont le
appartiennent aux anciens
qu'ils auraient trouvé declommagement si le
d'une parlie de ce
rentré dans la
roi, usant de la force, était
usé de la force possession de la colonie. Le roi
et ayant
n'ayant pas
doivent retrouver
employé un autre
nité
en échange de leurs
moyen, ils
stipulée en leur faveur.
propriétés l'indemCes colons, quand ils n'existent
sentés par ceux que la nature
plus, sont reprédroits et leurs
désigne pour exercer
les
actions, en un mot
lenrs
propriétés qui leur
pour rentrer dans
Ainsi, si au lieu de auraiontapparienu à cux-mêmes.
eut dà être rendue, stipuler une indemnité, la
tous les. héritiers des
propriété
quelque titre que ce fit, eussent été anciens colons, à
remise de la propriété qui
fondés à réclamer la
Comment en serait-il
aurait appartenu à leur auteur,
buer Pindemnité
autrement, quand il s'agit de
qui n'est
distri.
de ce que les colons
qu'une représentation partielle
élé reconquise ? El
auraient reçu si la colonie avait
des colons seraient-ils pourquoi une partie des
écartés?
représentans
sont pas colons ? Mais
Serail-ce parce qu'ils ne
écarter aussi les
pour être conséquent il faudrait
légataires, les
soeurs et les enfans, s'ils
domataires, les fréres, les
n'étaient pas colons, Or, Pon
12.
n'est
distri.
de ce que les colons
qu'une représentation partielle
élé reconquise ? El
auraient reçu si la colonie avait
des colons seraient-ils pourquoi une partie des
écartés?
représentans
sont pas colons ? Mais
Serail-ce parce qu'ils ne
écarter aussi les
pour être conséquent il faudrait
légataires, les
soeurs et les enfans, s'ils
domataires, les fréres, les
n'étaient pas colons, Or, Pon
12. --- Page 198 ---
pareil résultat n'est pas admissible,
reconnait qu'un
aussi à écarter tous ceux que la loi
il faut donc renoncer
succession.
et la nature ont appelés à la
étaient
dit-on, les héritiers qu'on veut écarter
Mais,
espérance d'arriver jatrop éloignés pour avoir aucune
et les donataires
mais à la succession. Mais les légataires
car
encore pent-être,
sont aussi éloignés et plus éloignés
étrangers à la
être pris parmi des individus
ils peuvent
à admettre les dona
famille; et cependant ou consent
ces derniers se
taires et les légataires. Objecte-t-on de que celui qui a stipulé
présentent en vertu de la volonté
stipulé, ,c'est que
eux ? Mais si les antres n'ont pas
eux.
pour
attendu que la loi a stipulé pour
cela était inutile,
est faite, vous rendriez illuParla proposition qui vous
la confiance qu'ils
soire et dangereuse pour eux-mêmes ne voulez ass 1
ont mise dans la Ioi 5 et c'est ce que vous
rément pas faire.
injustice on vous 0
Messieurs, à quelle
Remarquez,
nombreux que des hériconduirait. 11 y a des exemples
que les neveux
éloignés que les frères et soeurs,
tiers plus
déjà la succession de leurs auteurs
et nièces, ont acceplé
la justice et la géanciens colons, et qu'ils ont eu même
colous. Ainsi,
nérosité de payer les dettes de ces anciens loi
cette
vous déclariez par une qui,
oll demande que
droit commun, que vous
fois, serait bien contraire au
fait de
les
les héritiers ont bien
supporter
déclariez que
émolumens ils doivent être
dettes, mais que quant aux suis sûr, ce qu'on ne vous
accordés à d'autres. Cest, j'en
déterminera jamais à prononcer. >
en
de M. Duhamel,
M. BONNET appuie la proposition
payer les dettes de ces anciens loi
cette
vous déclariez par une qui,
oll demande que
droit commun, que vous
fois, serait bien contraire au
fait de
les
les héritiers ont bien
supporter
déclariez que
émolumens ils doivent être
dettes, mais que quant aux suis sûr, ce qu'on ne vous
accordés à d'autres. Cest, j'en
déterminera jamais à prononcer. >
en
de M. Duhamel,
M. BONNET appuie la proposition --- Page 199 ---
avouant toutefois qu'elle est susceptible d'une
qu'il va indiquer, relativement
rectification
des anciens colons,
aux parens collatéraux
qui ont appréhendé la
payé les dettes de ceux-ci,
succession et
Le projet de loi que vous discutez, dit M.
est une espèce de mélange de droit
Bonnet,
parties , et de
commun dans des
cela devait dérogation au droit commun dans
être dans les circonstances où
d'antres;
vons. Nul ne niera
le
nous nous trou- "
au droit
que projet ne soit
commun dans
tout
dérogatoire
les
presque
ce qui concerne
créanciers; car le droit commun veut
ciers aient reprise sur tout ce
que les créandra au débiteur.
quiappartient elappartienSans doute, Messieurs, il faut s'attacher
commun quand les circonstances
au droit
traire; mais il faut y déroger
n'exigent pas le conle demande.
quand la nature des choses
Qu'est-ce que les 150 millions deslinés
On ne peut dire que ce soit la
aux colons?
qa'ils ont perdu,
représentation absoluedece
dixième. C'est la pnisqu'on lenr en rend à peine le
secours. Or, si c'est représentation d'une partie, c'est un
ment
un secours, à qui est-il essentielledestiné? à ceux qui ont souffert,
cours soit accordé aux colons
Ainsi, que ce semais quand il est question de euxmêmes,je T'admets;
souffrent et qui sont dans
secours donné à ceux qui
donner le plus
une extrême détresse, il faut le
distraire
grand possible; il faut se
une partie pour ceux-là
garder d'en
quin'ont pas souffert.
qui n'ont rien perdu et
Maintenant, il y a une objectiou : Que ferez-vous
é? à ceux qui ont souffert,
cours soit accordé aux colons
Ainsi, que ce semais quand il est question de euxmêmes,je T'admets;
souffrent et qui sont dans
secours donné à ceux qui
donner le plus
une extrême détresse, il faut le
distraire
grand possible; il faut se
une partie pour ceux-là
garder d'en
quin'ont pas souffert.
qui n'ont rien perdu et
Maintenant, il y a une objectiou : Que ferez-vous --- Page 200 ---
rapport à de certains collatéraux qui peuvent avoir
par
autrefois une succession et en avoir payé les
accepté
est véritable, et il faut y
créanciers? Cetle objection
consistera à adrépondre par un sous-amendement, qui
des créanmettre les parens éloignés 7 pour le montant
auront
aux créanciers de la succession.
ces qu'ils
payées
Pamendement de
Ainsi on pourra dire 2 en adoptant
des
droits des créanciers et ceux
M. Duhamel, saufles
ont payé des
parens qui, ayant accepté la succession, totalité des
créanciers. Ceux-lit seront admis pour la
ils auront payées. C'est dans ce sens que je
sommes qu
l'amendement de M. Duhamel : par-là
propose d'adopter
le droit commun
vous concilierez autant que possible
anciens
et vous ne priverez pas les
avec Pexception,
qu'ils ont le droit
colous d'une partie de la réparation
d'atlendre. )
M. MESTADIER juge que l'antenr de Pamendement
conséquent avec Iui-môme; car si c'est un sen'est pas
le distribuer
cours qu'on donne aux colons, 7 pourquoi
faudrait
n'éprouvent aucun besoin. Il
même à ceux qui
del la foriune de chaque colon.
répartir d'après l'état actuel les frères et les soeurs, les nePourquoi y faire participer
la colonie. Pour
teux ct les nièces, qui n'ont jamais vu
les 16il aurait fallu les écarter comme
être conséquent,
gataires et Ies donataires.
considération plus grave doit vous frapper, ajoute
Une
donnant Pindemnité à titre de seHorateur; c'est qu'en
les droits des propriétaires de Saint-Domingue
eours,
toute leur force. Ceux à qui vous donnez
jestent dans
dépouillés de leurs droits de
des secours ne scront pas
. Pour
teux ct les nièces, qui n'ont jamais vu
les 16il aurait fallu les écarter comme
être conséquent,
gataires et Ies donataires.
considération plus grave doit vous frapper, ajoute
Une
donnant Pindemnité à titre de seHorateur; c'est qu'en
les droits des propriétaires de Saint-Domingue
eours,
toute leur force. Ceux à qui vous donnez
jestent dans
dépouillés de leurs droits de
des secours ne scront pas --- Page 201 ---
propriété par l'ordonnance royale ni par la
restent
loi; et s'ils
propriétaires, il en résulte que
la loi seront inutiles.
F'ordonnance et
le
Cependant il est bien consiant
président d'Haiti n'a entendu donner les 150
que
que comme une indemnité
millions
représentative des
appartenant aux anciens colons.
propriétés
On a cité lexemple des créanciers,
gation au droit commun.
comme une déroMais on n'a pas
que ces créanciers conservent
faitattention
de leurs
tous leurs droits à
débiteurs s'ils sont solvables
l'égard
peuvent former
; seulement ils ne
opposition sur l'indemnité
concnrrence de la portion
que jusqu'à
la
qui leur est attribuée. Ainsi
dérogation ne frappe pas les créanciers
draient pas faire opposition.
qui ne vouOn a cité la loi de 1814, M. Dudon
la connaissance de
est trop versé dans
rappeler le motif notre droit nouveau, pour ne pas se
quia empêché d'insérer dans
mot restitution. La loi de 1814
celte loi le
a été
une loi de
considérée comme
libéralité; on a dit: PEtat qui rend les
non-vendus les rend à qui il veut. De
biens
Bonaparte, en rendant des
même que sous
ciens
bois,
aux anon
propriétaires, donnait à Pun non-reindus,
appartenu à l'autre. Je
une forêt qui avait
150 millions
conviens qu'en regardant les
ter du
comme une pure libéralité, vous devez écarpartage, 9 non-seulement les
taires, mais encore les
légataires et les donafrères, les
les nièces, et en
sceurs, les neveux et
les colons
outre, ne distribuer ce secours , entre
actuellement
de leurs biens.
existans, que dans la proportion
Mais il faut reconnaître
que c'est une indemnité re-
forêt qui avait
150 millions
conviens qu'en regardant les
ter du
comme une pure libéralité, vous devez écarpartage, 9 non-seulement les
taires, mais encore les
légataires et les donafrères, les
les nièces, et en
sceurs, les neveux et
les colons
outre, ne distribuer ce secours , entre
actuellement
de leurs biens.
existans, que dans la proportion
Mais il faut reconnaître
que c'est une indemnité re- --- Page 202 ---
de la propriété; et alors il n'y a pas de motif
présentative
commun. Tous les héritiers, soit
pour s'écarter du droit
de la
la volonté de Thomme, soit par les dispositions
par doivent être admis à prendre la part qui reviendrait
loi,
à leur auteur dans celte indemnité.
PamenL'objection que M. de Martignac a preposée à
dement de M. Bonnet, a frappé tous les bons esprits.
! les héritiers auront payéles dettes des colons, et
Quoi
quelque dédommageils n'auront pas, dans T'indemnité,
ment ! M. Bonnel, pressé par Pargument, a reconnu que
à Pindemnité. Mais il n'a
ceux-là devaient participer
sculement quelques
pas fait attention que ce n'est pas
mais toutes les
deltes de Pindemnité qu'ils ont payées,
d'un
dettes de la succession. Messieurs, quand on part
faux, on arrive à des conséquencés fausses. Ne
principe
la loi, et adoptons l'article en
soyons pas plus sages que
rejetant les quatre amendemens.
L'amendement de M.Duhamel et le sons-amendement
réunis par leurs auteurs, ne sont point
de M. Bonnet,
accueillis.
de terminer le 2° paragraphe
LA COMMISSION propose
et
de Particle en discussion, par ces nots : purement
simplement. nourelle de ce deuxième paragraphe,
La rédaction Breton dans les termes déjà rapportés,
présentéc par M.
:
n'est point prise en considération. T'amendement de la comLa discussion s'établit sur
a cru
mission qui est combattu par M. DE MARTIGNAC.On:
unc lacune dans la loi du 25 avril 1825,
voir, dit l'oratear,
et.simplement,
résultant de P'omission des mots purement
en discussion, par ces nots : purement
simplement. nourelle de ce deuxième paragraphe,
La rédaction Breton dans les termes déjà rapportés,
présentéc par M.
:
n'est point prise en considération. T'amendement de la comLa discussion s'établit sur
a cru
mission qui est combattu par M. DE MARTIGNAC.On:
unc lacune dans la loi du 25 avril 1825,
voir, dit l'oratear,
et.simplement,
résultant de P'omission des mots purement --- Page 203 ---
qu'on vous propose d'ajouter aujourd'hui à une
tion semblable; c'est au contraire en
disposide cause que la loi a été faite ainsi. Ils'est parfaite econnaissance
une discussion
établi à ce sujet
assez longue, et la disposition a été
tenue dans les termes mêmes du
mainl'indemnité
projet de loi relatif à
des émigr(s, La proposition qui vous est faite
aujourd'hni fut faite également à la chambre des
On observa aussi, comme on la fait dans le
pairs.
la commission
rapport de
, qu'il ne suffisait pas de se prévaloir d'une
acceptation conditionnelle, qoi excluait toute
de
la
charge
succession, : et qu'il fallait qu'il y eût
de fayoriser des héritiers
quelques moyens
qui auraient
la
accepté Joyalement
succession, avec toutes ses charges. On
la chambre des pairs,
répondit devant
qu'on avait dû suivre les
établies par Particle 790 du Code civil
règles
revenir sur une succession
qui ne permet de
cette succession
répudiée, que dans le cas où
n'aurait pas élé acceptée
On s'est bien gardé
par d'autres.
d'ajouter dans cet article les mots
rement et simplement, qui n'auraient
pud'autres
pas concordé avec
dispositions. En effet, Messieurs, il est des indiridus dans la sociélé qui ne peuvent
rement et
pas accepter pusimplement une succession. Il n'est
aux tuteurs
permis
d'accepter pour les mineurs
sous
fice d'inventaire. Vous
que
bénésilion de la
voyez qu'en adoptant la propocommission 9 vous priveriez les mineurs des
avantages de cet article. C'est
avec connaissance de
donc, comme je lai dit,
ainsi
cause, 2 que cette disposition a été
rédigée, 9 etily a lieu de la maintenir, ainsi
a été maintenue dans la loi du 25 avril.
qu'elle
>
M. PARDESSUS répond: G Il ne s'agit
pas d'examiner
d'inventaire. Vous
que
bénésilion de la
voyez qu'en adoptant la propocommission 9 vous priveriez les mineurs des
avantages de cet article. C'est
avec connaissance de
donc, comme je lai dit,
ainsi
cause, 2 que cette disposition a été
rédigée, 9 etily a lieu de la maintenir, ainsi
a été maintenue dans la loi du 25 avril.
qu'elle
>
M. PARDESSUS répond: G Il ne s'agit
pas d'examiner --- Page 204 ---
s'ily a eu lacune dans la loi d'indemnité
Celte loi a été faite et devait être
des émnigrés.
tout différent de celui
faite sur un système
de celle dont
qui peut présider à la rédaction
nous nous
en ce
ne pouvons nous dissimuler occupons
moment, Nous
que la loi
une loi tout-à-fait
d'indemnité ne soit
ticles
d'exception. Il n'y a pas un de ses
qui ne déroge au droit
arest simple: car si ces
commun; ; et Ja raison en
saires, il n'y aurait dérogations n'étaient pas ici néceseût suffi.
pas de loi à faire, et une ordonnance
Quant aux règles à suivre relativement
commission nommée
à Phérédité, la
s'est trouvée
par l'ordonnance du 1 er
assez embarrassée. Cette
septembre,
d'avis qu'il fallait
commission avait été
sur ce point déroger au droit
pouréviter dans certains cas
commun
avons
une grandei injustice. Nous
aussiexaminé si relativement
la succession, il
aux renonciations de
n'y avait pas lieu aussi à
n ous avonsdû voir
telle
une dérogation :
et
que
était la pensée du
que celte pensée n'avait
ministère,
rédaction.
pas été bien expliquée dans sa
En effet, Messieurs,
lorsqu'on accepte une
purement et
succession
aléatoire
simplement, 2 on fait un véritable
; car quelque minimes
contrat
que l'on en
que soient les produits
de
retire, on n'est pas moins tenu au
toutes les dettes, tandis
paiement
bénéfice d'inventaire
que celui qui accepte sous
qu'il n'y avait
ne s'oblige à rien. Nous avons
pas de raison pour
pensé
que
Pindemnité au détriment
celui-ciprofitit de
d'un héritier du
On nous
sang.
présente un argument qui en
quelque force ; on nous dit
apparence a
qu'il y a des personnes qui
de
retire, on n'est pas moins tenu au
toutes les dettes, tandis
paiement
bénéfice d'inventaire
que celui qui accepte sous
qu'il n'y avait
ne s'oblige à rien. Nous avons
pas de raison pour
pensé
que
Pindemnité au détriment
celui-ciprofitit de
d'un héritier du
On nous
sang.
présente un argument qui en
quelque force ; on nous dit
apparence a
qu'il y a des personnes qui --- Page 205 ---
ne peurent accepter que sous bénéfice d'inventaire.
n'y a que les mineurs et les interdits:si
Il
la conmission a
l'amendement de
pour objet de faire tort à ces
ne l'adoptez pas, car nous n'avons pas eu personnes,
l'intention de
proposer une injustice; mais si les mineurs ne
rien , ils n'ont pas à se plaindre. II est facile de perdent
démontrer par un exemple,
vous le
Un père a été massacré à Saint-Domingue,
deux enfans, l'un
laissant
renoncé à la
majeur 2 l'autre mineur; le majeur a
succession, le tuteur l'a acceptée
le
mineur sous bénéfice d'inventaire:
pour
; eh bien, trouvez-vous
juste que le majeur ne puisse pas
l'indemnité? Nous
prendre sa part dans
proposons que l'indemnité soit
tagée entre les deux frères, , et que
parnéfice d'inventaire
Pacceptateur sous bé.
ne puisse exclure le frère
C'est d'après ces motifs gue nous
majeur,
dement. >
persistons dans PamenM. LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR s'attache
les observations du
à réfuter
rapporteur de la commission; ils'exprime ainsi: ( Je n'adopte pas l'opinion
la
d'hérédité soit un contrat
que pétition
contrat
aléatoire; elle n'est pas plus un
aléatoirequ'une vente; car si, 2 dans la vente, l'acquérear a calculé la valeur de la propriété, Phéritier
accepte a aussi calculé les
qui
cession. Le
bénéficesqu'il retirera de la sucprincipe de la loi est celui-ci:
répudié une succession on
quand on a
qu'elleait été
2 peut la reprendre jusqu'à ce
acceptée. Et pourquoi? Parce que
peut exercer un droit qu'ila refusé
Phéritier
autre droit n'est
d'exercer, tant qu'un
tion,
pas acquis. Mais quand il y a
ily a un droit acquis
il
acceptaanquel ne peut être dérogé.
cession. Le
bénéficesqu'il retirera de la sucprincipe de la loi est celui-ci:
répudié une succession on
quand on a
qu'elleait été
2 peut la reprendre jusqu'à ce
acceptée. Et pourquoi? Parce que
peut exercer un droit qu'ila refusé
Phéritier
autre droit n'est
d'exercer, tant qu'un
tion,
pas acquis. Mais quand il y a
ily a un droit acquis
il
acceptaanquel ne peut être dérogé. --- Page 206 ---
Quand une succession a été acceptée sous bénéfi e
dinveantaineya-t-1.e1 n'y a-t-il, pas un droit acquisau
profit de celui quila acceptée ? s'ily a un droit acquis,
le principe étaut le iême, les conséquences doivent être
aussi les mêmes ; Phéritier bénéficiaire doit jouir de ce
droit comme Phéritier simple. Son droit est d'avoir tout
ce qui excédera les charges de la succession.
M. de Martignac vous a fait remarquer avec raison
Pinjustice qui résulterait de Padoption de Pamendement
de la commission. Si la loi oblige Jes mineurs de n'accepter une succession que sous bénéfice d'inventaire,
c'est assurément dans leur intérêt ; et alors vous ne poufaire tourner contre eux une disposition qui a été
vez pas
faite dans leur intérêt.
cité
de deux frères dont l'un,
On vous a
T'exemple
la succession, et dont Pautre, mineur,
majeur, a répudié
la acceptée sous bénéfice d'inventaire. La répudiation
tronvant effacée, les deux frères viendront prendre
se
dans la succession. On prétend que le mineur
leur part
le droit
n'y perdra rien. Mais il est évident qu'il y perd
était acquis, à la tolalité de la succession. Je sais
qui ilui
favorable à votre système 3 mais il y
que cet exemple est
Au lieu d'un
en a une foule qui viennent le renverser.
tout autre héritier qui a répudié la sucfrère. , supposez
sur la succession le
cession; il pourrait donc reprendre
et
était acquis au mineur que la
droit qu'il a perdu qui
bénéficiaire. C'est ce
loi a condamné à n'être qu'héritier
la néqui n'est pas possible. Vous sentirez, Messieurs,
cessité de ne pas vous écarter du droit commun.
M. le rapporteur a paru croire que la loi proposée
viennent le renverser.
tout autre héritier qui a répudié la sucfrère. , supposez
sur la succession le
cession; il pourrait donc reprendre
et
était acquis au mineur que la
droit qu'il a perdu qui
bénéficiaire. C'est ce
loi a condamné à n'être qu'héritier
la néqui n'est pas possible. Vous sentirez, Messieurs,
cessité de ne pas vous écarter du droit commun.
M. le rapporteur a paru croire que la loi proposée --- Page 207 ---
offrait, dans ses dispositions, des
commun.
dérogations au droit
Iln'y en a qu'une seule, c'est
est
Jative aux créanciers. Et
cellequi releurs droits
remarquez bien qu'elle n'enlève
que sur lindemnité, et qu'ils Jes
dans leur
conservent
intégrité sur les autres biens des colons.
qu'on ne vienne pas dire que la loi est undissu de Ainsi,
dérogations au droit commun. C'est en
de
pe faux que tout, dans cette
partant ce princiloi, devait être moitié droit
commun. 1 moitié droit exceptionnel,
vous
, qu'on est arrivé à
proposer l'amendement que nous discutons.
crois injuste,
Je le
parce qu'i! enlève un droit acquis. Ce
doit suffire pour vous le faire
motif
rejeter. >
L'amendement de la commission est mis
rejeté,
aux voix, et
L'article 2 du projet est ensuite adopté.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 2.
L'article ne donne lieu à aucune une
adopté tel qu'il a élé présenté,
discussion; il est
PROJET DE LOI.
ART. 3.
< Dans aucun cas, les individus ayant la
le droit de propriété dans l'ile
faculté d'exercer
à réclamer
Saint-Domingue, ne seront admis
lindemnité, soit en leur nom propre, soit comme
ritiers, ou représentans de
hépersonnes qui auraient été
réclamer. >>
habilesà --- Page 208 ---
Igo
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
La délibération
porte sur la disposition
transcrite.
qui vient d'être
M. HYDE DE NEUVILLE demande
de la commission
à M. le
si, dans cet article, sont rapporteur
distinetement tous les hommes de
compris inturel que ceux qui ont la faculté de couleur. Il trouve napriétés à l'ile
rentrer dans leurs
d'Haiti, soient exclus de
proparmi les gens de couleur, il
Pindemnité. Mais
qui ont tout sacrifié
en est, ajoute lorateur,
servir la France,
pour suivre les colons français, et
Cette classe toule
nombreuse; elle se compose de
particulière est peu
éparpillées à
quinze à vingt familles
semble
New-York, à Porto-Rico, à Cuba. II
juste de les faire participer à
lui
M. PARDESSUS
lindemnité.
donné lieu à
répond, que P'art. 5 du projet n'a
aucune objection de la part de la
sion;qu'il a été proposé par la commision
commisdonnance royale du 1or
créée parl'orment l'a adopté
septembre et que le gouvernede la
littéralement; que les
proposition étant contenus dans le travail déreloppemens de
commission distribué à la
cette
consulter. M. le
chambre, on a pu et dà les
rapportenr ajoute :
( Larédaction avait ses
dillicultés,il faut l'avouer
chement, on trouvait quelque
frandes mots mulâtre, créole,
inconvénient à se servir
cipe que les habitans de negre; on est parti de ce prinun acte qu'ils ont
Saint-Domingue élaient régis par
appelé une constitution, et que cet
de
commission distribué à la
cette
consulter. M. le
chambre, on a pu et dà les
rapportenr ajoute :
( Larédaction avait ses
dillicultés,il faut l'avouer
chement, on trouvait quelque
frandes mots mulâtre, créole,
inconvénient à se servir
cipe que les habitans de negre; on est parti de ce prinun acte qu'ils ont
Saint-Domingue élaient régis par
appelé une constitution, et que cet --- Page 209 ---
I9I
acte déclarait qu'aucun blanc ne pouvait mettre le
sur le territoire de l'ile, ni devenir
pied
ce principe, on a cru qu'il fallait exclure propriélaire; de
d'après
ceux qui pouvaient encore devenir
Pindemnité
propriétaires à SaintDomingue. La commission ne s'est pas dissimulé
pouvaity avoir parmi les hommes de conleur
qu'il
sonnes quis s'élaient ailachées au sol de Ia France des perment de Ia guerre contre Haiti
atll moavaient été
: lesquelles personnes
comprises dans la même
blanes; d'un autre côté la
proscription que les
d'autres hommes
commission a reconnu que
avaient été proscrits de la colonie
des causes tout-à-fait
pour
étrangères aux intérêts dela France.
En effet, Messieurs, ils ont enl à
Saint-Doninguelenr
mai, comme nous dans notre révolution. Il
ne faut
pas que ces hommes qui sont devenus incapables
propriétaires à Haili, puissent venir demander d'être
dans l'indemnité que le roi de France n'a
une part
de réclamer
eu l'intention
que pour ses sujets et ceux qui ont
lemême sort. La commission avait demandé
éprouvé
niers une garantie qui
pour ces derpouvaitavoir
elle avait demandé qu'ils fussent quelgwinconvénients
résidence
obligés de prouver une
en France pendant dix ans ; mais il demeure
toujours bien reconnu que ceux qui ont été frappés d'incapacité pour des causes inhérentes à Pintérêt de la
France, ne seront pas exclus de l'indemnité, C'est
ce sens que la disposition a été
dans
viction
c'est la
rédigée, et j'ai la conque
meilleure rédaction
que l'on
adopter. )
pnisse
Après ces explications, l'article est adopté, --- Page 210 ---
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 3.
accueillie par l'autre chambre, est sancLa disposition
tionnée sans difficulté.
PROJET DE LOI. - - ART. 4réclamations seront formées, à peine de déchéance, sa-
< Les
voir :
les habitans du royaume ;
C Dans le délai d'un an par
habitent dans
C Dans le délai dé dix-huit mois, par ceux qui
les autres États dé l'Europe;
demeurent hors de
C Dans le délai de deux ans, par ceux qui
l'Europe.
du jour de la promulgation de 'la préC Ces délais courront
sente loi. >
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
de rédiger ainsi le premier paLA COMMISSION propose
ragraphe :
réclamations seront formées à peine de déchéance, sans
C Les
sonimaires déjà faites; savoir : >>
égard pour les déclarations
déclare que le GouverM. LE MINISTRE DES FINANCES
nement consent à cetle rédaction.
L'article ainsi amendé, est adopté.
'Europe.
du jour de la promulgation de 'la préC Ces délais courront
sente loi. >
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
de rédiger ainsi le premier paLA COMMISSION propose
ragraphe :
réclamations seront formées à peine de déchéance, sans
C Les
sonimaires déjà faites; savoir : >>
égard pour les déclarations
déclare que le GouverM. LE MINISTRE DES FINANCES
nement consent à cetle rédaction.
L'article ainsi amendé, est adopté. --- Page 211 ---
CHAMBRE DES PAIRS.
ART, 4.
L'adoption de cet article
sition.
n'éprouve aucune oppoPROJET
DE LOI. - 1 ART. (vr) 5.
C La répartition de l'indemnité
spéciale nommée par le roi. Gette sera faite par une commission
sections.
commission sera divisée en trois
( En cas d'appel, les deux sections
décision, se réuniront et se
qui n'auront pas rendu la
statuer. >
formeront en commission d'appel pour
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
La commission ayant
du projet
proposé de déplacer P'article
pour en fairel P'article
vernement, l'article 6 est ainsi 10, d'accord avec le gouUne disposition
devenu le cinquième.
additionnelle est
mes, par LA COMMISSION,
présentée en ces tero L'appel sera interjetté
commission, dans les trois mois par du déclaration au secrétariat de la
notifiée.p
jour que la décision aura été
M. LE MINISTRE DES FINANCES
proposée, au nom du Roi.
admet la rédaction
L'article est adopté avec cette addition.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 5.
Sanctionné sans opposition. --- Page 212 ---
194 -
PROJET DE LOI.
ART. (vi) 6.
commission fixera, d'après les actes et documens qui se-
< La
devant elle, ct même par voie d'enquête, s'il y a
ront produits
les immeubles donnant lieu
lieu, la valeur qu'avaient en 1789,
à Yindemnité.
sera du dixième de cette valeur. >
< L'indemnité
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
de rédiger ainsi le 1 S de cet
LA COMMISSION propose
article:
déterminera la valeur des immeubles donC La commission
les actes et documens qui seront
nant lieu à Yindemnité, d'après voie d'enquête, si ellc le juge
produits devant elle et même par
convenable. >
demande qu'on ajoute le S suivant:
M. DUHAMEL
à la valeur desimmeubles ruraux, une estima-
<. Il sera ajouté
immeubles en 1790. 9
existans surlesdits
tion des nègres prouvés
de M. Duhamel, le 2* S du
D'après cet amendement le 3 S de l'article.
Gouvernement deviendroit
observaPARDESSUS soumet à la chambre quelques
M.
de la commission, sur Particle
tions sur T'amendement
concertée avec plusieurs
du projet, etsur une rédaction
rédaction qu'il peut,
des membres qui la composent;
dans tous les cas, présenter en son nom personnel.
Gouvernement ct la commission, dit l'orateur,
Le
de la nécessité de fixer une époque pour
ont été frappés
des biens des colons, afin que la
la fixation de la valeur
soit
dans un vague qui
commission d'exécution ne
pas
d'arbitraire. Le
donner lieu à des accusations
pourrait
comme Pépoque de fixaGouvernenent a présentés,89
'il peut,
des membres qui la composent;
dans tous les cas, présenter en son nom personnel.
Gouvernement ct la commission, dit l'orateur,
Le
de la nécessité de fixer une époque pour
ont été frappés
des biens des colons, afin que la
la fixation de la valeur
soit
dans un vague qui
commission d'exécution ne
pas
d'arbitraire. Le
donner lieu à des accusations
pourrait
comme Pépoque de fixaGouvernenent a présentés,89 --- Page 213 ---
tion de cetle valeur.
195 -
Voici
se. sont
maintenant les
présentées et qui ont engagé la
diflicultés qui
soumeltre une rédaction qui
commission à vous
mais quiau moins est
peut-être, est un peu rague,
susceptible de
Ily a pour Je jugement de
rectification.
tions : il faut savoir en
Findemnité deux
ensuite donner à
quoi consistaient les biens opérataient
ces biens une valeur.
perdus,
ces biens perdus ? Il faudrait
En quoi consisà l'époque précise on les
pouvoir le connaitre
sans cela on est
propriétaires ont été
exposéà commettre des déposséedés;
exemplè, en prenant Tannée
injustices. Par
ration : il peut arriver
1789 comme base de Topéterrein vague , et qu'il Pait qu'un colon ait eu en 178g un
ce n'est qu'en 1791
les cultivé en 1790 et 1791; car
eu Jieu ; et ilya en des que premières insurrections ont
ont continué leurs
élablissemens ou les propriétaires
fait de nouvelles. Prendre améliorations commencées, et en ont
relative à la consistance 1789 pourdominer
des biens, était
l'opération
pouvait nuire à quelques
une époque qui
homme pouvait avoir colons, et même à la masse,
un
Un
deux cents
établisement où se
esclavesqui alors
trouvaient
la terre (je prie la Chambre faisaient à pen près partie de
autorisée par la législation d'excuser cette expresion,
attachés à la culture des d'alors ) comme les animaux
autant qu'une
biens. Cet élablissement valait
la quantité de propriété nègres plus considérable, en raison de
homme a venda les qui y élaient allachés. Mais
avant
trois quarts de ses
si'cct
Pinsurrection, il n'en a
nègres en 1791,
par conséquent il n'a
perdu que cinguante, et
pas perdu la
propriété en 178g.
valeur qu'avait sà
C'est pour éviter cet inconréaient
que la commision
x3.
élablissement valait
la quantité de propriété nègres plus considérable, en raison de
homme a venda les qui y élaient allachés. Mais
avant
trois quarts de ses
si'cct
Pinsurrection, il n'en a
nègres en 1791,
par conséquent il n'a
perdu que cinguante, et
pas perdu la
propriété en 178g.
valeur qu'avait sà
C'est pour éviter cet inconréaient
que la commision
x3. --- Page 214 ---
fallait supprimer le chiffre
de la chambre a pensé qu'il
attentif,
1789. Je dois dire qu'après un examen plus
Pamendement del la commission parait offrir uninconvénécessité d'indiquer à la commission de
nient: : car il y a
valeurdes propriétés elle devra
répartition, d'après quelle
tantôt
Autrement elle pourrait se fixer,
se détermiuer.
tantôt d'après celle de 1789 et
d'après la valeurde 1790. ,
nécessité
même de 1791, ou bien de 1,88. Il y a donc
Ja seconde partie de T'opéd'indiquer une époque pour
est
de savoir quelle époque
ration;il ne s'agit plus que
la plus convenable.
avait essayé de connaitre
La commission préparatoire
des denrées dans la
quelle avait été la valeur commune d'années. Elle avait
colonie pendant un cerlain nombre nombre d'années,
pensé qu'on pouvait prendre un certain
années
qu'en diminuant de ces quatorze
comme qualorze: faibles, et en prenant la moyenne proles deux plus
on aurait un moyen
portionnelle des douze restantes,
n'élait pas facile
terme assez exact. Mais cette opération
Saint-Domingue; car les mercuriales n'existent pas
pour
aussi
La comnission avait pensé
pour un terme
long. favorable. Je ne crois pas que
que 1789 était une époque
terme; mais il me
nous deviens nous écarter de ce moyen
faudrait que la rédaction fft faite en ce sens,
semble qu'il
d'exéculion, le droit de se
qu'elle laissât à la commission
détermiuer pari les connaissances qu'elle pourra se procules
sans avoir égard à telle ou telle année.
rer sur' biens,
de rédiger
C'est pour atteindre ce bul que je propose
ainsi l'art, 7commission statuera sur les réclamations d'après les actes
C La
deviens nous écarter de ce moyen
faudrait que la rédaction fft faite en ce sens,
semble qu'il
d'exéculion, le droit de se
qu'elle laissât à la commission
détermiuer pari les connaissances qu'elle pourra se procules
sans avoir égard à telle ou telle année.
rer sur' biens,
de rédiger
C'est pour atteindre ce bul que je propose
ainsi l'art, 7commission statuera sur les réclamations d'après les actes
C La --- Page 215 ---
et documens qui seront produits devant elle, même
quête, si elle le juge convenable.
par voie d'enElle appréciera les biens suivant leur consistance
la perte, et d'après la valeur commune des
à Tépoque de
lonie en 178g. >
propriétés dans la COCet amendement est accueilli sans opposition.
La chambre passe à la discussion de
M. Dubamel, qui, s'ilélait
l'amendement de
disposition
adopté, serait inséré après la
qui vient d'être votée.
M. Duhamel, pour cuordonner'son amendement
la rédaction de. M. Pardessus, sanctionnée
avec
bre,remplace l'année
par la cham1790, énoncée dans sa proposition,
par l'année 1789.
Celte proposition développée par son anteur, n'étant
pas appuyée, n'est point mise aux voix.
L'article 6, originairement 7", est ensuite
les diverses modilications dont
adopté avec
nous avons reudu comple.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 6.
c La Commission statuera surlesréclamations,
et documens qui seront
d'après les actes
produits devant elle, même
voie
d'eaquéte, si elle le juge convenable.
par
< Elle appréciera les biens suivant leur consistance
de la perte, et d'après la valeur
à l'époque
la
commune des
colonie, en 1789.>
propriétés dans
LA COMMISSION propose de
place du 7", qui deviendrait transporter cet arlicle à la
à la suite de
alors l'article 6, et d'insérer
celui-ci,la disposition additionnelle ci-après:
< Le capital des créances, dites de
Saint-Domingue, anté-
< Elle appréciera les biens suivant leur consistance
de la perte, et d'après la valeur
à l'époque
la
commune des
colonie, en 1789.>
propriétés dans
LA COMMISSION propose de
place du 7", qui deviendrait transporter cet arlicle à la
à la suite de
alors l'article 6, et d'insérer
celui-ci,la disposition additionnelle ci-après:
< Le capital des créances, dites de
Saint-Domingue, anté- --- Page 216 ---
rieures au Ior janvier 1792, et ayant pour cause des
ventes d'habitations,
dons, legs,
s de nègres, ou des avances faites
la
culture, est réduit dans la même proportion.
pour
( Il) ne pourra être fait aucune répétition d'intérêt.
( Néanmoins les créanciers conserveront l'intégralité de leurs
droits, sur. les immenbles possédés par les colons avant le 1eravril
de la présente annéc. Tout acte ou transaction, passé relativement au paiement des créances ci-dessus
mentionnées, sortira
son plein et entier effet. >*
M. LE VICOMTE LAINÉ pense que l'amendement
posé par la
pro-.
commission, renverse les lois générales et
les lois spéciales,
Les contrats sont des lois particulières
les
que
contractans ont le droit de se faire. Ces lois sont à Pabri de
P'atteinte des gouvernemens; elles ne sont
à rapport.Elles ne peuvent être détruites
pas sujettes
sentement des deux
que par le conparties. Elles ne sont rendues vaines
que par Pinsolvabilité, C'est sur ce principe que repose la
propriété, et par conséquent la société, Lcs chambres
ont respecté ce principe relativement aux contrats;
à
passés
Saint-Donuingue, ou qui avaient pour objet les
priétés de cette ile. Le premier
proconsul, sans consulter les
assemblées
législatives * prii sur lui d'accorder un sursis
aux débiteurs; mais l'arrêté de 1802
fruct.
(19
an x)
respecte. les contrats. Il suspend la prescription,
Jes mestires conservatoires, les
permet
poursuites judiciaires, sauf
Pexécution du jugement. Tous les sursis
postérieurs col-
* Lcs motifs de cette proposition étant développés dans lc rapport de Ia
conamnission, page 150, nous croyons inutile de lcs rappeler ici.
(Note des auteurs. )
aux débiteurs; mais l'arrêté de 1802
fruct.
(19
an x)
respecte. les contrats. Il suspend la prescription,
Jes mestires conservatoires, les
permet
poursuites judiciaires, sauf
Pexécution du jugement. Tous les sursis
postérieurs col-
* Lcs motifs de cette proposition étant développés dans lc rapport de Ia
conamnission, page 150, nous croyons inutile de lcs rappeler ici.
(Note des auteurs. ) --- Page 217 ---
199 -
servent les droits du contrat, et le dernier, accordé
loi de 1818 en contient la réserve
paria
créanciers.
expresse en faveur des
Depuis six ans que lesursis est levé, les actions
out été exercées : tout est rentré dans le droit. L'autorité
législative, en France, a jugé qu'il avait été assez
temps suspendu. La raison en est quela loi s'est
longimpuissante pour détruire les lois
reconnue
la garantie des lois antérieures. particulières faites sous
La commission et quelques
ces
orateurs, sans contester
principes, veulent les circonscrire. Les désastres de
Saint-Domingue sortent, disent-ils, de l'ordre
mun ; les esclaves ont tout fait périr, et l'ordonnance com17 avril a disposé des propriétés
du
naires
privées, Tout extraordique soient ces désastres, ils ne sont pas hors de la
condition des contrats. ily a eu chez les anciens, chez
les modernes, d'autres révoltes d'esclaves.
été ravagé,la
Surinam avait
Jamaique fumait encore, des tremblemens
de terre avaient englouti des villes à
dans les Antilles, at milieu des
Saint-Domingue;
au
esclaves, 2 Ia terre tremble
propre et au figuré, Les terres près des volcans s'achètent, et le vendeur conserve son titre
qui emporte la terre,
après l'éruption
Parler du droit politique
d'altérer les
pour se donner la faculté
contrats, c'est faire la plus dangereuse des
confusions. Cest l'amendement qui ferait
étrange droit
juger par un
politique, ce qui doit l'être par les
droit civil établi avant les
règles du
gue la loi en réduisant
contrats dont il s'agit. Dire
les propriétaires du sol au
en laissant toute l'action des
dixième,
créanciers, les dépouille
pour cause d'utilité publique des neufantres
c'est se méprendre évidemment
dixièmes;
sur les faits et sur le
l'amendement qui ferait
étrange droit
juger par un
politique, ce qui doit l'être par les
droit civil établi avant les
règles du
gue la loi en réduisant
contrats dont il s'agit. Dire
les propriétaires du sol au
en laissant toute l'action des
dixième,
créanciers, les dépouille
pour cause d'utilité publique des neufantres
c'est se méprendre évidemment
dixièmes;
sur les faits et sur le --- Page 218 ---
200 -
droit. La loi ne déponille
trouvant
pas les colons du
déjà dépouillés, elle leur
sol; mais, les
somme stipulée à cause de la
dit : Pour répartir la
aura d'abord le dixième de perte consommée, chacun
cédent, la répartition s'en sa terre; puis,silya a un exfera dans les
pour régler les intérêts des colons proportions. C'est
parle de dixième.
entre eux que la loi
s'étant
Cependant, disait la
déjà interposée entre le
commission, la loi
le droit de la législation,
débitenr et le créancier,
nu. La loi s'est
pourintervenir, est donc reconinterposée pour
une facultéq qu'elle laisse
suspendre l'action : c'est
en suspendant l'action quelquefois aux tribunaux, mais
Elle avait
elle l'a conservée
bien en 1814,desiré des
expressément.
concilier; mais
renseignemens
depuis, sans les avoir
pour
ont confirmé le
elle
eus, on parce qu'ils
que les colons droit,
a levé tout sursis alors même
n'avaient plus
ciales ont dit aux
d'espérance. Les lois spéd'altérer les
créanciers : Nous n'avons pas le droit
contrats, et, après six ans,
prononcerait : la eréance
l'amendement
treinte! Le noble
sera réduite, l'action sera resrentes à
pair passe à l'examen des raisons inhéPamendement. La commission
faire entre,les
a en le dessein de
propriétaires du sol perdu et
qui onl conservé leur titre
lesieréanciers
n'ont pas le droit de faire. une transaction que les lois
tée n'a
Eh bien ! la transaction
pas même lieu. On a fait
projedes créanciers antéricurs
deux catégories : l'une
à 1792, l'autre des
postéricurs. A ces derniers, la
créanciers
Ia plénitude du droit,
commission conserve toute
silués en France,
non-senlement sur tous les biens
sur tout Pactif du
core sur lindemnité,
débiteur, mais ensur tous les objets saisissables ache-
que les lois
tée n'a
Eh bien ! la transaction
pas même lieu. On a fait
projedes créanciers antéricurs
deux catégories : l'une
à 1792, l'autre des
postéricurs. A ces derniers, la
créanciers
Ia plénitude du droit,
commission conserve toute
silués en France,
non-senlement sur tous les biens
sur tout Pactif du
core sur lindemnité,
débiteur, mais ensur tous les objets saisissables ache- --- Page 219 ---
201 -
tés avec Findemnité, La chose est de
pas contestable. Ainsi les
toute justice et n'est
fait soit à
créanciers qui, depuis 1792, ont
des transactions Saint-Domingue, soit pour
de tout genre, et le nombre Saint-Doningue
grand, viendront en
en est fort
avec les créanciers concours et souvent par contribntion
de se plaindre, leur antérieurs. titre
Ceux-ci n'ont pas le droit
Si les
les a exposés à ce danger.
demnité, contractans postérieurs à 1792 ont
c'est à causedes règles
droità Pindu débiteur, quels
qui veulent que. toutl l'actif
soumis
qu'en soient la cause et
aux créanciers. Mais
Porigine, soit
pliqueraient-elles
pourquoi ces règles ne
tif
pas aux créanciers antérieurs
s'apacquis ou survenu au débitenr
pour l'acconvention et la loi leur ont
depuis le contrat?La
avenir; de Tancien
affecté les biens présens et
postérieur à
contrat dérive, comme du contrat
1792, l'action réelle et
entrer les postérieurs,
personnelle. On fait
biens sur
sans les réduire, en
des
lesquels on dit qu'ils n'ont
partage
refuse aux antéricurs le
pas compté, et on
sur lequel ils ont
recours à des biens, à un actif
compté,
On se trompe en disant
aussi au créancier le
que Famendement donne
oblige à reconnaitre dixième de sa créance. La justice
que le vendeurd'une habitation
privilège qui exclura souvent les
a un
alors comment ceux-ci
autres créanciers. Mais
mieux alloué
auront-ils leur dixième?
aux créanciers qui seront réduits sera-t-il
contribution au marc le franc?Le
à venir à
sol est préservé par la
colon propriétaire du
arrêt au dixième.
disposition qui réduit la saisiecolon
Mais les créanciers du
vendeur de Phabitation,
saisissant, du
saisir toule sa part en
par exemple, peuvent
conservant en outre toutes les
ors comment ceux-ci
autres créanciers. Mais
mieux alloué
auront-ils leur dixième?
aux créanciers qui seront réduits sera-t-il
contribution au marc le franc?Le
à venir à
sol est préservé par la
colon propriétaire du
arrêt au dixième.
disposition qui réduit la saisiecolon
Mais les créanciers du
vendeur de Phabitation,
saisissant, du
saisir toule sa part en
par exemple, peuvent
conservant en outre toutes les --- Page 220 ---
les autres biens meubles et immenbles. Il n'y
actions sur
n'est la
la coma pas là de transaction : ce
pas justicedel d'une tranmission qu'il faut accuser, mais Timpossibilité
saction que la loi n'a pas le droit de faire.
bien d'autres embarras : Pamendement réduit
Il y a
des créances antérieures à 1792,
au dixième le capital
cause des ventes d'habitations, de maisons, ,
ayant pour d'avances d la culture; et afin de rendre
de nègres,
des créanciers, il ajoute les
complète la nomenclature
Mais ces deux monosyllabes ne la complèdons et legs.
d'autres causes de créances telles que
tent pas. Il y a bien
les comptes de tutelle, de
les simples prèts, les partages ,
stagestion, les ventes de récolte, etc., etc.; qu'entend
pour ces créances qui ont d'autres
tuer Famendement
les transactions passées
causes ? L'amendement statue que
sortirelativement aux créances ci-dessus mentionnées
par ces mots, il exclut les tranront leur effet; mais,
: est-ce Finsactions sur les créances non mentionnées Elle réduit
tention de la commission ? cela est-il juste?
ont pu être faits en 1791;
les dons et legs parce qu'ils
et
réduction
aussi sur les legs faits en 1;81
mais sa
porte
en jouissant dix ans et plus
avant. Cependant Phéritier, d'une habitation, en persans payer, comme Pacquéreur les revenus d'une habitacevant pendant dix ans et plus
à la valeur
tion, se sont fait, en dix ans 3 un capital égal
ou de Phabitation vendue, sans que le légade T'héritage
aient rien reçu, leur créance sera
taire ou le vendenr
à toutes les
pourtant réduite, et ils seront, eux, exposés P'amendement il
actions de leurs propres eréanciers! Par
à
bien des classes de créanciers. Les postéricure
y aura
on en distinguera deux
1792; et parmi lcs antérieurs,
tion, se sont fait, en dix ans 3 un capital égal
ou de Phabitation vendue, sans que le légade T'héritage
aient rien reçu, leur créance sera
taire ou le vendenr
à toutes les
pourtant réduite, et ils seront, eux, exposés P'amendement il
actions de leurs propres eréanciers! Par
à
bien des classes de créanciers. Les postéricure
y aura
on en distinguera deux
1792; et parmi lcs antérieurs, --- Page 221 ---
selon les
203 a
causes de la delte; puis cenx
puis entre les transactions
qui ont
selon que la cause transigés
pas mentionnée dans l'amendement.
est ou n'est
sur les créanciers qui,
Que statuer ensuite
ché plus du
depuis la levée du sursis, ont toudixième de la créance.
taux 2
qu'on, réduit à ce
Les embarras où jetterait
P'admission. Les considérations l'amendement en empéchent
s'étendent aux
sur] lesquellesils se fondent
ciété à
créanciers; il y a du danger pour la SOpartager les débiteurs et les
classes ennemies, les
créanciers en deux
gales que les
propriétés mobilières sont aussi léimmobilières. Les
aussi; et quand ils n'ont
créanciers sont colons
ils sont exclus de
eu que des valeurs mobilières,
des sccours. Rien Pindemnité, comme ils l'ont été même
n'est alloné
leurs marchandises de tout pour Pimmense valeur de
magasins, pour la
genre qui ont péri dans leurs
n'étaient
multitude de leurs noirs,
pas attachés au sol. Il
parce qu'ils
créances perdus
de
y a plus de litres de
Pour la
que titres de propriété
plupart des créanciers
d'habitation.
en France,
2 pas d'archives
n'ont
pas d'enquête pour eux en cas de pabliques
pas été, ils ne sonl pas
perte; ils
leurs propres créanciers.
préservés des poursuites de
rien; ils ont subi les
C'est un malheur, la loi n'y peut
priété. Mais c'est conséquences de leur espèce de
leur
au moins une raison de ne
procréance et leur action
pas réduire
sestemrentenkerdatinée 9 pour faire passer V'indemnité
des colons. Il n'est
cause,àdesc
pas juste
scolliérauxéleignia
a été poursuivie,
que la caution du colon qui
créance
dépouillée de son
réduite quand elle
héritage, voie sa
injuste que des colons
exercera son recours, Il serait
créanciers de
négocians en eussent
leur action
pas réduire
sestemrentenkerdatinée 9 pour faire passer V'indemnité
des colons. Il n'est
cause,àdesc
pas juste
scolliérauxéleignia
a été poursuivie,
que la caution du colon qui
créance
dépouillée de son
réduite quand elle
héritage, voie sa
injuste que des colons
exercera son recours, Il serait
créanciers de
négocians en eussent --- Page 222 ---
204 1
les familles déjà accablées par les fléaux
fait exproprier
dépouillés par les
de la révolution, et que ces négocians
leur reslent
vissent réduire les titres de créance qui
uus,
contre d'autres colons.
On s'expose à mille injustices imprévues en altérant
la
des lois. Il faut ou les
les contrals faits sous garantie
statuer sur
respecter tous, on s'ériger en juges pour
la
les
C'est à ce dernier résultat que
toutes hypothèses.
duns les voies de la
chambre serait conduite si elle entrait
clle devrait examiner les ticommission ; et pour juger,
les créanciers.
tres, peser les circonstances, entendre de leurs droits, ont
Ceux-ci, après une longue suspension
commisété rendus au droit commun depuis six ans;la
le projet de loi,
sion préparaloire 2 le Gouvernement,
ils ont
ladoption de l'autre chambre les avaient rassurés,
au dernier période de
gardé le silence. Tont-à-coup,
amendement inaltendu vient les surprendre.
la loi, un
d'annuler des droits si sou1I serait au moins impossible
vent reconnus, sans de plus grands renseiguemens.
des transactions interIl est desirable sans doute que
c'était le
viennent entre les débiteurs et les créanciers,
motifdessursis. Le projet de loi en facilite les moyens. En
réduisant la saisie-arrèt du créancier , il respecte son tien même temps il donne au
tre et lui laisse ses actions;
s'en remetdébiteur la disposition de la part non saisie,
sur l'usage qu'il en fera en
tant à sa morale particulière
débitenr lni même
valeurs saisissables ou non. C'est au
laisse à fixer la quolité de sa provision in -
que le projet
fonds dont la destination nasaisissable, et l'emploi des
aller
législative ne peut
Lurelle scra detran@igee-L'antondiéh
il donne au
tre et lui laisse ses actions;
s'en remetdébiteur la disposition de la part non saisie,
sur l'usage qu'il en fera en
tant à sa morale particulière
débitenr lni même
valeurs saisissables ou non. C'est au
laisse à fixer la quolité de sa provision in -
que le projet
fonds dont la destination nasaisissable, et l'emploi des
aller
législative ne peut
Lurelle scra detran@igee-L'antondiéh --- Page 223 ---
205 -
jusqu'à détruire les contrals; si elle en a le
n'en a pas le droit. >
ponvoir, elle
M. LE MINISTRE: DES FINANCES croit
voir de combattre
qu'il est de son deune disposition que le gouvernement
n'atrouvénijuste ni dans ledomaine du
et que par ces raisons, il s'est abstenu pouvoir législatif
projet de loi.
d'insérer dans le
En repoussant une
devant élablir entre les dispositionquel'on colons
présente comme
lité
et leurs créanciers une
proportionnelle, le ministre ne désavouera égapendant des paroles que l'on a citées à
pas cenion contraire, II a ditetil
l'appui d'une opiproportion à observer entre pense encore qu'il est une juste
ressources du débiteur.
les droils du créancier et les
de loi fait à
Mais il croit anssi que le
cet égard tout ce quiétait
projet
torisant la saisie-arrètquep
possible, en n'ausoutient
pourle dixième des créances. On
cependant que le projet favorise les créanciers
préjudice des colons; qu'il
au
le droit politique
les invoque contre ces derniers
les autres à Pabri pour du droit déposséder, tandis qu'il place
ver Pintégralité de leur droit. commun, pour leur conserCe
duit à chaque instant et sous mille reproche, qui se reproformes
sur une erreur palpable. Cei n'est
diverses, repose
l'acte du 17 avril el la loi
pas, quoi qu'on en dise,
sède les colons la
quien est la suite, qui dépos-
; dépossession est consommée
long-temps, et l'ordonnance sauve
depuis
colons tout ce qu'il était
au contraire pour les
même Findemnité
possible de sauver. Peut-être
stipulée excède-t-elle les
ceux qui se sont engagés à la
ressources de
arrive-t-il que les colons
payer. Comment donc
plaintes amères
eux-mêmes fassent entendre des
contre un acte qui a tant fait pour eux?
dépos-
; dépossession est consommée
long-temps, et l'ordonnance sauve
depuis
colons tout ce qu'il était
au contraire pour les
même Findemnité
possible de sauver. Peut-être
stipulée excède-t-elle les
ceux qui se sont engagés à la
ressources de
arrive-t-il que les colons
payer. Comment donc
plaintes amères
eux-mêmes fassent entendre des
contre un acte qui a tant fait pour eux? --- Page 224 ---
206 -
A les entendre,
Toujours malheurenx Pémancipation a consommé leur ruine.
voient encore
pour la France, et par elle ils se
l'enrichit,
obligés de payer les frais d'un traité
pour les livrer à Ia miscre la
qui
assertions sont démentios
plus absolue. Ces
même s'est trouvé
parles faiis dont le
le témoin. Que les colons ministrelaiqu'ils reconnaissent
soient justes,
Fordonnance n'a que P'indemnitéest un bienfait et que
prouve-t-il pas celte dépossédé vérité? personne, Son texte même ne
pulé Pindemnité?
Pourqui en effet a-t-elle stiaccordée ? c'est pour qui cette indemnité a-t elle été
pour ceux qui
cun est donc libre d'agir
voudront la recevoir. Chaainsi que son intérêt
P'exiger, et de refuser Findemnité
lui paraitra
espoir de faire valoir ses droits
s'il conserve quelque
réserve dont a usé à cet
d'une autre manière, La
égard le
hommage solennel rendu
Gouvernement est un
qui donne le droit de au principe de la propriété, et
Patteinte qu'on voudrait repousser avec quelque avantage
concerne les créanciers. porter à ce principe en ce qui
cune
L'ordonnance ne disposant d'aupropritéparticulire, il est
ne saurait être cousidérée
évident que lindemnité
sion, mais
comme le prix de la
comme un débris du
dépossespeut se demander quelle eût été naufrage. la
Cela posé, l'on
dans le cas oûr, au lieu de
position des créanciers
la
reconnaître
colonie, on serait parvenu à la
Pindépendance de
On ne contestera
reconquérir par la force.
conservé
pas sans douteque dans ce cas ils auraient
l'intégralité de leurs
faut bien reconnaitre
créances; mais comme il
tent plus
que les 150 millions promis
que léquivalent de ce que les colons
présencouvré dans Thypothèse de la
auraient reles créanciers ne doivent
conquèle, il s'ensuit que
souffrir aucune altération de
indépendance de
On ne contestera
reconquérir par la force.
conservé
pas sans douteque dans ce cas ils auraient
l'intégralité de leurs
faut bien reconnaitre
créances; mais comme il
tent plus
que les 150 millions promis
que léquivalent de ce que les colons
présencouvré dans Thypothèse de la
auraient reles créanciers ne doivent
conquèle, il s'ensuit que
souffrir aucune altération de --- Page 225 ---
leurs droits. Dans cet élat de choses,
déjà fait
n'est-ce pas avoir
beaucoup que de restreindre la
dixième des créances? ?
saisie-arrét au
Cetterestrietion,dits son Excelleneeysuiflira
pouramener les créanciers à des
probablement
On parle beaucoup de Pintérêt des arrangemens desirables,
ciers n'en méritent-ils
colons, mais les créanest dont les titresnesont donc aucun ? Parmi ceux ci, il en
pas moins respectables
priété méme des colons. Un grand nombre que la propour des ventes d'habitations
sont créanciers
faites
années avant 1792. Les colons
déjà depuis plusieurs
des habitations
ontjoui des riches produits
pendant beaucoup
aucune part au vendeur, carile d'années, 2 sans en faire
est très difficile de se
payer aux colonies, et c'est lorsque le colon
faire
peut-être plus d'une fois la valeur de
aura touché
venu, qu'on prétend retrancher
Phabitation en retouché les 9 dixièmes
au créancier qui n'ai rien
de sa créance! On
et l'on trouve un
insistecependant,
dans
argument en faveur de la
l'assimilation des colons avec les
proposition
exemple militerait au besoin
émigrés ; mais cet
Les
en faveur du projet de
émigrés, en effet, quoiqu'ils eussent été
loi.
PÉtat lui-même qui s'était
dépouillés par
malgré les déchéances chargé de payer les dettes , et
meures soumnis à l'action prononcées, sont cependant deentière de leurs
vérité, la loi Jeur a
créanciers. A Ia
de
permis de se libérer dans les valeurs
Pindemnité, mais c'est pour le cas
créancier formerait
seulement où le
leurs. Si une
opposition à la délivrance de ces vapareille opposition n'est pas formée
créancier, il conserve tous ses droits
par le
débiteur. On a voulu
sur les autres biensdu
encore tirer
l'article additionnel, des lois
argument en faveur de
qui ont accordé aux colons
anciers. A Ia
de
permis de se libérer dans les valeurs
Pindemnité, mais c'est pour le cas
créancier formerait
seulement où le
leurs. Si une
opposition à la délivrance de ces vapareille opposition n'est pas formée
créancier, il conserve tous ses droits
par le
débiteur. On a voulu
sur les autres biensdu
encore tirer
l'article additionnel, des lois
argument en faveur de
qui ont accordé aux colons --- Page 226 ---
208 -
de nombreux sursis aux poursuites de leurs créanciers.
mallicureusement choisi.
Mais cet exemplen'est pasmoins
lieu
Les lois de sursis, en effet, ont consacré la dette au
de Panéantir, et cela dans un temps où tout semblait à
jamais perdu pour les malheureux colons.
L'article du projet était simple, parce qu'en accordant
facilité au débiteur, il demeurait cependant
une juste
L'amendement s'en
dans Jes termes du droit commun.
du
écarte, au contraire, 3 et il excède en cela les bornes
législatif. Il ouvre d'ailleurs une route où la conpouvoir
science hésite à s'engager;il enlèveàlun ce qui luiappars
le donner à T'autre; il froisse de grands intétient pour documens certains pour les apprécier ; il viole
rêls sans
des considérations que d'autres
des principes sacrés pour
considérations balancent. Le miuistre ne pense pas quela
rendre
de tous les inconchambre veuille, se
responsable entraîner. Il invéniens presque imprévus qu'il pourrait
siste douc pour qu'il soit rejelé.
résume les
M. LE RAPPORTEUR DE LA COMMISSION
considérations qui ont dicté l'amendement
principales
et s'attache à réfuter en même temps,
qu'elle a présenté,
dont il a été P'objet. Le noble
les objections nombrenses
des nobles
s'exprime en ces termes : ( Plusieurs
pair oraleurs ont dit que le droit commun élait Vapplication
de la raison universelle et des principes du
des maximes
formait le lien des familles, 1 la gadroit naturel; qu'il
la base fondarantie des proprictés. 9 et par conséquent
le droit
mentale de la société. Défini ainsi, nul doute que
être
mais, d'après cette
commun doit toujours
respecté;
renses
des nobles
s'exprime en ces termes : ( Plusieurs
pair oraleurs ont dit que le droit commun élait Vapplication
de la raison universelle et des principes du
des maximes
formait le lien des familles, 1 la gadroit naturel; qu'il
la base fondarantie des proprictés. 9 et par conséquent
le droit
mentale de la société. Défini ainsi, nul doute que
être
mais, d'après cette
commun doit toujours
respecté; --- Page 227 ---
209 1
définition, > il s'ugit de l'eusemble des lois du
non pas du droit commun.
pays; et
Le droit commun a ordinairement
tion : droit commun
une autre définisignifie droit ordinaire,
ral, en opposition à un droit
droit géné
dérée dans
spécial ; c'est la loi
son application à l'étendue de
consiou à tous les cas sans
tout le royaume,
exception. Une loi
une partie du territoire,
qui statue pour
7 pour certaines
pour certains cas prévus par le
personnes on
droit commun ; mais de cela législateur, est hors du
cette loi soit injuste.
seul il n'en résulte pas que
Et pour prendre un exemple dans
n'est pas sans
une matière
analogie avec celle qui occupe la
qui
plusieurs fois, avant la
chambre,
gouvernement
révolution, 2 plusieurs fois sous le
impérial, les créances des juifs ont
l'objet d'actes du gouvernement.
fait
appelé à prononcer entre
Lorsqu'un tribunal était
si tous les deux étaient
un créancier et son débiteur,
commun
chrétiens, il jugeail dans le
: si Pun des deux au contraire
droit
ligion israélite, l'affaire sortait de
professait la reappliquer les lois spéciales.
ce droit; il fallait y
Ainsi donc, on ne peut se couvrir du droit
comme d'une fin de non-recevoir
commun
position. Dire
pour reponsser la
qu'on ne doit pas sortir du
proc'est dire les lois sont
droit commun,
droit
suffisantes; ; proposer de sortir du
commun, 9 c'est dire qu'une extension,
tion ou une modification de
, une restric.
commission
ces luis, paraît nécessaire.
a dà, sous ce
La
relaivremataizxerencond rapport, regarder la question,
ài 1792,comme déjà atrehesngmenirent
jugée; elle devait avant
tout,e exa14
sser la
qu'on ne doit pas sortir du
proc'est dire les lois sont
droit commun,
droit
suffisantes; ; proposer de sortir du
commun, 9 c'est dire qu'une extension,
tion ou une modification de
, une restric.
commission
ces luis, paraît nécessaire.
a dà, sous ce
La
relaivremataizxerencond rapport, regarder la question,
ài 1792,comme déjà atrehesngmenirent
jugée; elle devait avant
tout,e exa14 --- Page 228 ---
et elle en a conclu
miner les actes quis'y rapportaient,
De sacréances élaient sorlies du droit commun.
que ces
ces actes n'avaient acvans adversaires ont soutenu que
tous les
cordé que des sursis; et que les sursis , conservant
n'étaient point hors du droit comdroits des créanciers,
II est vrai qu'un sursis accordé à un particulier par
mun.
vertu du
que lui en donne Particle
un tribunal, en
pouvoir
législateur
du Code, est du droit commun; mais lorsquele considélui-même est intervenu ; lorsque, prenant en
générales, ila frappé de surséance
ration des circonstances
enlevées
de créances, il les a évidemment
toute une classe
au droit commun.
d'ailleurs, ces différens actes, et voyons
Examinons,
colons. Le premier sursis fut
ce qu'ils ont promis aux
rendu
accordé en 1802 par un arrêté du gouvernement, dix
loi
Pautorisait à faire, pendant
en vertu d'une
qui
dans Pintérêt des COans, tous les réglemens nécessaires
Un délai de six
était reconquis.
lonies. Saint-Domingue accordé à tous les colons, mais
ans fut en conséquence
seulement pour celles
toutes les créances ;
non pas pour
comme se rattachant aux habiqu'on pouvait regarder retrouver. En 1807, un nouveau
lations qu'ils allaient
la conclusion
six mois après
décret le prorogea jusque
Pauteur de ce décret ne
de la paix maritime. Certes;
se trouvassent ritous ies colons's
supposait pas qu'alors leurs detles, mais il supposait
ches et en état de payer
être rendu à la France,
Saint-Doringue pourrait
que
retrouver leurs propridtés;
que les colons pourraient y l'effet des créances, n'était-ce
jusque-là
et en snspendant
corrélation entre la jonissance
établir clairement une
pas
uteur de ce décret ne
de la paix maritime. Certes;
se trouvassent ritous ies colons's
supposait pas qu'alors leurs detles, mais il supposait
ches et en état de payer
être rendu à la France,
Saint-Doringue pourrait
que
retrouver leurs propridtés;
que les colons pourraient y l'effet des créances, n'était-ce
jusque-là
et en snspendant
corrélation entre la jonissance
établir clairement une
pas --- Page 229 ---
2II
des propriétés et le paiement des créances
servaient
auxquelles elles
d'hypothèques? Ces faits répondent
qui a été fait à la commission
au reproche
la distinction
d'avoir élabli arbitrairement
entre les créances qu'elle
duire et celles qui resteraient dans
proposait de rémission n'a pas fait cette
leur intégrité, La comfaite; ; mais elle lui a
distinction ; elle l'a trouvée
paru fondée sur des motifs
justifier. Les créances
faciles à
troubles de la
qui ont élé contractées avant les
colonie, et pour l'exploitation
bitation 3 avaient cette habitation
d'une haC'était en quelque sorte
pour gage spécial.
action personnelle.
une action réelle et non pas une
Le retour du roi ramena Ia
ritime, comme toutes les autres
paix maappartenait nominalement
paix ;
à
Saint-Domingue
futaussitôt
la France, Une
tentée poar le faire rentrer sous l'autorité négociation
métropole; ellefntsanss succès;
de la
de Ja
; le
position des colons, demanda Gouveraement,frappé
un nouveau sursis d'une
qu'il leur fàt accordé
cette chambre à
année. La loi fut adoplée dans
loi contient
Punanimité, moins une
et
cette clause
voix; cette
( de la marine réunira remarquable, que (( le ministre
tous
(, senter dans la session
lesrensijgheiens pour pré-
( les intérêts des colons suivante, une loi qui concilierait
et de leurs
pèse ces lermes : est-il une
créanciers. >> Qu'or
loi
promesse plus formelle d'une
conciliatrice, et serait-ce concilier les
laisser aux créanciers la faculté
intérêts que de
dans toute sa rigueur ?
d'user du droit commun
En 1815, le roi fit
les
présenter une loi qui
dispositions de celle qui allait
renouvelait
fermait encore la même
expirer: celte loi renpromesse de prépurer une loi
14.
lermes : est-il une
créanciers. >> Qu'or
loi
promesse plus formelle d'une
conciliatrice, et serait-ce concilier les
laisser aux créanciers la faculté
intérêts que de
dans toute sa rigueur ?
d'user du droit commun
En 1815, le roi fit
les
présenter une loi qui
dispositions de celle qui allait
renouvelait
fermait encore la même
expirer: celte loi renpromesse de prépurer une loi
14. --- Page 230 ---
212 me
nouveau sursis cousacré par la lédéfinitive. En 1818,
Particle qui angislature; cette fois, on avait retranché
la rédaction de la loi qui devait régler les intérêts
nonçait) créanciers et des colons ; mais ce n'est point que le
des
eût changé de pensée à cet égard.
gouvernement
touEn 1820, le sursis expirait; ; un noble marquis,
de s'occuper de Finfortune, demanda
jours empressé
fut adoptée; il est
qu'il fût renouvelé. Sa propesition
donna
le
pour cette fois, n'y
vrai que gouvernement, délibération de la chambre est du
point de suite. La
la révolte de V'armée
mnois dejuin 1820; c'est alors que
d'autres évéles troubles de VItalie et tant
espagnole,
absorbaient toutes les pensées. Plus tard,
nemens graves,
etil fallait
de traiter avec Saint-Domingue;
on s'occupait
statuer sur les intérêts des créanciers
bien attendre, pour
le résultat de la négociation.
et des colons, de connaitre
hâte de le dire: : il n'y
Ce résultat est arrivé. L'orateur se
colons n'ont
5 les propriétés des
a pas eu d'expropriation
était comme
pas étésacrifices; ; sans eux, Saint-Domingue
les mer's ; la sagesse du roi a sauvé quelques
engloutidans
Il s'agissait de les partager: la
débris qui surnageaient.
a dû examiner les droits et les prétentions.
çommission des créances de deux natures : ces créances sont
Elle a vu
à
elles sont propres
ou antérieures 1792;
ou postérieures
Pour celles qui sont
à Saint-Domingue.
ou étraugères
n'a rien proposé:
postérieures à 1792, votre commission
elle
demandera à sortir du droit comce n'est point
qui
antérieures et particulières
mun ; mais pour les créances
les lois qui viennent
à Saint-Domingue, elle a pensé que
la
lui imposaient Pobligation de proposer
d'être citées,
à
elles sont propres
ou antérieures 1792;
ou postérieures
Pour celles qui sont
à Saint-Domingue.
ou étraugères
n'a rien proposé:
postérieures à 1792, votre commission
elle
demandera à sortir du droit comce n'est point
qui
antérieures et particulières
mun ; mais pour les créances
les lois qui viennent
à Saint-Domingue, elle a pensé que
la
lui imposaient Pobligation de proposer
d'être citées, --- Page 231 ---
213 -
décision spéciale si
formellement et si
due, La loi était ordonnée
long-temps attende chercher
: que restait-il à faire ? c'est
ce que voulait Péquité, C'est le second
que l'orateur se propose d'examiner.
point
Les créances sont sacrées, a-t-on
mais
sont pas plus sacrées
la
dit;
elles ne
que propriété, Si
avaient trausformé leurs
les créanciers
ils en auraient
créances en propriétés foncières,
perdu les neufdixièmes; voilà le
d'équité qui a frappé votre commission.
principe
bligée de
Elle a cru qu'oprononcer entre les intérêts opposés, elle
-
prendre une règle
devait
traité
commune; elle a dit:1 le créancier sera
comme le propriélaire. Passant à nne seconde
sidération, elle a pensé que, quoique Pindemnité conpas un secours, que ce fut plutot le
ne fut
sacrifice des droits éventuels
délommagement du
et la victoire, il n'en était qu'auraient donnés la guerre
ment
pas moins vrai que, relativeaux colons, celte indemnité doit être
dans ses effets, comme un sccours.
envisagée,
avril annonce Pintention de
L'ordonnance du 17
dédommager les colons,Pexposé des motifs dit qu'ils soient
Je
soulagés; et il està croire
que million qui était voté tous les ans à leur
cessera de figurer dans le budget,
secours,
doit le remplacer.
parce que Pindemnité
Les pensions alimentaires: sonti insaisissables.
permettent de constituer. des
Nos Codes
saisissables. Le Code
donations également indit : Seront insaisissables les choses
déclarées telles par la loi et par le donateur.
est le bienfaiteur;
Ici, le roi
vous êles chargés de
le bienfait, el vous pouvez déclarer
répartir
principe
qu'il sera insaisissable. Le
est, sinon d'une application
rigoureusement
ce que Pindemnité
Les pensions alimentaires: sonti insaisissables.
permettent de constituer. des
Nos Codes
saisissables. Le Code
donations également indit : Seront insaisissables les choses
déclarées telles par la loi et par le donateur.
est le bienfaiteur;
Ici, le roi
vous êles chargés de
le bienfait, el vous pouvez déclarer
répartir
principe
qu'il sera insaisissable. Le
est, sinon d'une application
rigoureusement --- Page 232 ---
214 -
moins d'une
fondée sur nne grande
juste, au
application
analogie. Le projet de loi l'a en quelque sorle reconnu;
seulement il s'est arrêté dans Papplication. La chambre
En restreignant le droit de
en a vu les conséquences.
la jouissance des
saisie-arrel, on a bien assuré aux colons
neuf dixièmes de Pindemnité; mais c'est seulement une
précaire, elle cesse dès le moment qu'ils retijouissance
D'après le
rent leurs fonds de la caisse d'amortisement.
créancier peut saisir tous les biens du colon;
projet,le
elle a
la commission a voulu empècher;
c'est ce que
exacte entre les droits
cherché à établir une proportion
dans
elle a voulu établir un droit comun
respectifs
les consiinfortune; toutefois, , après'que
une commune
leur effet, les règles des
dératious d'équité ont produit
elles font
lois ordinaires ne pouvaient être oubliées :
d'un débiteur, un engagement perde tout engagement
biens
et
sonnel qu'il doit acquitter sur tous ses
présens
à venir; mais aussi elles admelient certains tempéramens.
Il n'est point dc créances qui nesoiente éteintes parla presde trente années; et il s'agit de créances qui
cription
toutes ont une date d'au moins trente-cinq ans.
a-t-on dit, la réduction proposée aura un
Cependant, rétroactif. Elle annulera les hypothèques prises par
effet
les créanciers str' les biens que leurs débiteurs possèdent
La commission a proposé de la maintenir;
en France.
maintenir l'effet de toutes les
elle a proposé aussi de
transactions et de tous les acles passés relativement au
paiement de ces créances.
Un noble comte a dit que cette disposition détruirait 1
avait élé proposée. Si cela élait, et
l'effet dela mesure qui
, rétroactif. Elle annulera les hypothèques prises par
effet
les créanciers str' les biens que leurs débiteurs possèdent
La commission a proposé de la maintenir;
en France.
maintenir l'effet de toutes les
elle a proposé aussi de
transactions et de tous les acles passés relativement au
paiement de ces créances.
Un noble comte a dit que cette disposition détruirait 1
avait élé proposée. Si cela élait, et
l'effet dela mesure qui --- Page 233 ---
215 -
que la mesure fat bonne, , il faudrait seulement
une meilleure rédaction.
chercher
Un autre orateur a demandé
mant les transactions
pourquoi en confirrelatives à certaines
faisait pas mention de celles
créances, on ne
créances des
qui concernent les autres
colons; c'est qu'il n'était
de faire mention des créances
pas nécessaire
auxquelles
ne s'applique pas. La commission
Particle proposé
relatifs
a eu en vue les actes
au paiement et non pas les actes relatifs à la
créance, Quand un jugement a fixé une
résulte seulement
la
créance, il en
que quotité est
être réductible comme
déterminie; elle peut
biteur a
irrécouvrables mais quand le décet
reconnu qu'il pouvait payer à tel ou tel
acte doit être maintenu.
terme,
tent la même
Cerles, les créanciers mériconsidération que les
vrai de dire qu'en thèse
débiteurs; mais il est
débiteur
générale, la position du colon
est plus favorable. que celle de son
Il faut séparer les colons
créancier.
France, de la
qui possédaient des biens en
masse des habitans de
Qu'on envisage la siluation de
Saint-Domingue,
engagé qu'une
ceux-ci: le créancier n'a
partie de sa fortune; le colon a tout
revenus, 2 capital, Pespérance
perdu,
ment
celte
même; et c'est dans ce moque
dernière perte vient de se
l'espérance, les chimères mêmes
consommer; :
ce
le
sont aussi un bien. Dans
moment, voile qui leur cachait l'abime est
un gouvernement établi
déchiré;
dit aux blancs de
par une constitution qui a intermettre comme propriétaires le
le territoire de
pied sur
Saint-Domingue, au moins
est reconnu : il est donc vrai de
implicitement,
colons, que la terre
dire, en parlant des
a manqué sous leurs pieds. Que
ance, les chimères mêmes
consommer; :
ce
le
sont aussi un bien. Dans
moment, voile qui leur cachait l'abime est
un gouvernement établi
déchiré;
dit aux blancs de
par une constitution qui a intermettre comme propriétaires le
le territoire de
pied sur
Saint-Domingue, au moins
est reconnu : il est donc vrai de
implicitement,
colons, que la terre
dire, en parlant des
a manqué sous leurs pieds. Que --- Page 234 ---
la chambre jette les
la fortune était la yeux sur la position des colons dont
habitalion
plus prospère. Un colon
de 2 millions; une créance de possédait uue
hypothéquée sur cette habitation.
200,000 fr. était
et il devra
Il recevra
fr.,
payerà ses créanciers près de
200,000
pareille position
600,000 fr. Une
n'appelle-t-elle
votre équité, ou du moins de pas Pinterrention de
législature? Les lois de 1814 la commisération de la
de prononcer; elles
et de 816 ont ordonné
cera
ont entendu que la chambre
comme des arbitres choisis daus
prononM. le président du
une grande faillite.
bre discute, était
conseil a dit que la loi que la chamune loi de répartition
qu'elle devaitse borner. Cela
; que c'étaità cela
pas aller au-delà! Le
est vrai, et nous ne voulons
de fixer les droits des Gouvernementl lui-même a proposé
posé d'étendre cette créanciers. La commission a protroduire
disposition, et n'a
un principe nouveau dans la loi. pas proposé d'inOn a reproché à l'amendement
des créauciers sur les biens à
de sacrifier les droits
semblable
venir des colons. Est-il vraique, lorsqu'un emprunt a été fait
cinq ou quarante ans, le
il y a trentecessions
prêtenr ait calculé sur les sucauxquelles, à P'expiration de ce
prunteur, pourrait prétendre,
terme, l'emOn a dit que les colons dont la fortune
frustreraient leurs
était en rentes
créanciers; mais les rentes
sissables, et dans toutes les
sont insaicréancicr
hypothèses, la situation du
pourra rester la même, à cet égard.
On a dit que le colon vendrait la
sédait au 1r avril
propriété qu'il posdernier; mais les créanciers
pris ou prendront
ont déjà
hypothèque sur celte propriété; el les
'emOn a dit que les colons dont la fortune
frustreraient leurs
était en rentes
créanciers; mais les rentes
sissables, et dans toutes les
sont insaicréancicr
hypothèses, la situation du
pourra rester la même, à cet égard.
On a dit que le colon vendrait la
sédait au 1r avril
propriété qu'il posdernier; mais les créanciers
pris ou prendront
ont déjà
hypothèque sur celte propriété; el les --- Page 235 ---
hypothèques ont précisément
débiteur d'aliéuer sa
pour objet d'empécher au
cier.
propriété au délriment de son créanOn a dit encore quela nomenclature
incomplète. On répondra
des créances élait
faile; elle a été faite
que la commission ne Pa pas
sions'est
par les lois précédentes. La commisles
bornéeà y ajouter les dons et les
créances de cette calégorie lui ont
legs, parce que
tion toute. spéciale. Les autres
paru dans une posiengagement
créances proviennent d'un
personnel ou emportant cet
iln'yen a point; une. succession
engagement: : ici
à la condition de
considérable a élél leguée
était en
remeltre un faible legs. Le légataire
La
quelque sorte chargé d'une simple
succession a péri: serait-il juste
transmission.
remettre la partie d'un tout
qu'il fàt obligé de
Toutes les omissions
qui in'existe plus?
veur des
qu'on a reprocliées sont en facréanciers; elles tiennent toutes au
cipe : la commision a voulu
même prinOn a cité des cas
respecter le droit comman.
par cette considération particuliers; mais tous sont résolus
à
d'équité, que les créances
Paequisition ou à
relatives
tractées avant
l'exploitation des habilations, et con1992, éaient comme
théquées sur ces habitations
exclusivement hypoOn a parlé des difficultés mêrnes.
toutes les lois
de Papplication; mais
observer
peuvent en faire naitre. Il suffira de faire
que pendant dix-huit ans les
surséances ont été exécutés, I1
décrets et lois de
cessaire alors de
était donc également nédistinguer les créances des
catégories. >
différentes
A la suite de cette
rejeté.
discussion, l'article additionnel est
quées sur ces habitations
exclusivement hypoOn a parlé des difficultés mêrnes.
toutes les lois
de Papplication; mais
observer
peuvent en faire naitre. Il suffira de faire
que pendant dix-huit ans les
surséances ont été exécutés, I1
décrets et lois de
cessaire alors de
était donc également nédistinguer les créances des
catégories. >
différentes
A la suite de cette
rejeté.
discussion, l'article additionnel est --- Page 236 ---
218 -
de l'article 6 proposé pour raltacher
Le déplacement
T'article additionnel rédigé par la
à sa disposition finale former P'article 8 de la loi, decommission, et destiné à
sans objet au moyen de celte délibération.
6 vient
déclare que la commission relire
M. LE RAPPORTEUR
la proposition qu'elle avait faite à cel égard.
L'articledu projet ayant été précédemment adopté
sauf à statuer sur son déplacement el
suivant sa teneur,
trouve ainsi maincelui de Farticle 7,5 s'ilya avait lieu, se
tenu définitivement.
PROJET DE LOI. ART. (vIi) 7.
de la Commission un commissaire du Roi,
C Il y aura près
du
chargé de requérir lè renvoi devant les tribunaux, jugement
des questions d'Btat ou de propriété, qui seraient ou pourraient
de proposer, dans chaque affaire,
être opposées aux réclamans;
et sur la
sur la valeur attribuée aux immeubles,
et spécialement
réclamécs, toutes les réquisitions qu'il juquotité des indemnités
et de procéder, en se
gera utiles aux intérêts de la masse; d'agir lieu
la conserconformant aux lois, partout oà il y aura
pour rendues
vation de ces intérêts, et d'interjeter appel des décisions
Jui paraîtraient blesser ces intérêts."
par les sections, qui
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
L'article ne donne lieu à aucune discussion.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 7.
de modifications à ce
LA COMNISSION, sans proposer
à la place
demande seulement qu'il soit transporté
texte,
deviendrait alors le 7, ct se tronverait
de Parliele 6, qui
ues
vation de ces intérêts, et d'interjeter appel des décisions
Jui paraîtraient blesser ces intérêts."
par les sections, qui
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
L'article ne donne lieu à aucune discussion.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 7.
de modifications à ce
LA COMNISSION, sans proposer
à la place
demande seulement qu'il soit transporté
texte,
deviendrait alors le 7, ct se tronverait
de Parliele 6, qui --- Page 237 ---
-
ainsi rapproché convenablement de la
tionnelle que la commission
disposition addidans la loi.
présente pour être insérée
La chambre ayaut provisoirement
dans les termes
adopté cet article
est devenne délinitive ci-dessus, sa délibération, en ce point,
par le rejet de l'article
et Pinutilité alors reconnue, du
additionnel
déplacement proposé, >
PROJET
DELOL-AN. (tx) 8.
( L'indemnité sera délivrée aux réclamans
d'annéc en année.
par cinquième,
( Chaque cinquième portera intérêt,
de T'ordonnance dn 3 juillet 1816, confarmémneataTanide) 14
pondante des 150 millions de francs après que la partie corresaura été versée dans la caisse des affectés à T'indemnité totale,
C
dépôts et
o1l
L'excédant le déficit, s'il y en a, consignations.
aura été terminée, accroîtra
lorsque la liquidation
niers
ou diminuera la répartition des dercinquièmes,au centime le franc, des indemnités
liquidées. .)
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
M. CASIMIR PERRIER trouve
plie laisse des incertitudes
que le premier paragrasur l'époque
mencera le paiement de la
précise oùt comque ce
premiere année. Il lui semble
paiement se trouve très éloigné,
accorde un an, dix-huit mois,
puisque l'article
les réclamations;q
et même deux ans pour
dra encore le qu'indépendamment de ces délais ilfautemps d'aplanir les difficultés
s'élever.
qui pourront
( Fixera-t-on l'époque du premier
où tout le monde aura fait
paiement à Pinstant
tinne Porateur,
ses réclamations ? alors, con3 vous serez obligé d'attendre deux
ans.
ement se trouve très éloigné,
accorde un an, dix-huit mois,
puisque l'article
les réclamations;q
et même deux ans pour
dra encore le qu'indépendamment de ces délais ilfautemps d'aplanir les difficultés
s'élever.
qui pourront
( Fixera-t-on l'époque du premier
où tout le monde aura fait
paiement à Pinstant
tinne Porateur,
ses réclamations ? alors, con3 vous serez obligé d'attendre deux
ans. --- Page 238 ---
que toutes les liquidations
Attendrez-vous, , pour payer,
Si
soient faites, ou bien donnerez-vous des à-compte?
dans quelle quotité les donnerez-vous?
vous en donnez,
observation à faire. Et d'aA cet égard il y a une grave
conla bonue foi des parties
bord je ne yeux pas suspecter
millions
tractantes ;) je veux croire que la somme de 150
exactement : mais il; y a des circonstancesqui
sera payée
le soit
même vous en
penvent faire qu'elle ne
pas, déjà
sur les 50 millions du premier
avez la preuve, puisque
outre cela 2
six millions sont en relard. Mais
cinquième, ,
toutes les réclamations soient
si vous n'attendez pas que
fassiez des
ce temps-là vous
faites et examinées, qu'avant
sur les 24 millions qui sont entre vOS mains,
répartitions
seront bien nantis; majs ceux qui
ceux qui auront reçu
rien, dans le cas surviendraient ensuite ne trouveraient
n'auraient pas lieu. >
tout oû les paiemens subséquens
DES FINANCES déclare qu'il ne conM. LE MINISTRE
et fournit au besoin
çoit pas l'objection du préopinant,
de
suivantes, sur le sens et Papplication
les explications
la chambre.
la disposition qui occupe
dit
les 150 millions
L'article 1 er du projet de loi a que
appliqués à indemniser les colons;
seraient intégralement doule à cet égard. L'article que
il ne peut y avoir aucun
et dit:
discutons en ce moment va plus loin encore,
nous
qu'elles seront versées à la
que les sommes, à mesure
intérêt,
Caisse des dépôts et consignations, porteront
à Particle 14 de l'ordonnance du 3 juillet
conformément
le capital et les intérêts, tout est in1816; de sorte que
colons.
tégralement appliqué à indemniser lcs
l'on discute dit, et lorMaintenant P'article que
que
il ne peut y avoir aucun
et dit:
discutons en ce moment va plus loin encore,
nous
qu'elles seront versées à la
que les sommes, à mesure
intérêt,
Caisse des dépôts et consignations, porteront
à Particle 14 de l'ordonnance du 3 juillet
conformément
le capital et les intérêts, tout est in1816; de sorte que
colons.
tégralement appliqué à indemniser lcs
l'on discute dit, et lorMaintenant P'article que --- Page 239 ---
donnance l'avait dit
délivrée
auparavant , que Findemnité sera
par cinquiême et d'année en aunée. L'on n'a
répété ici les termes de l'ordonnance,
pas
sait de dire que les
parce qu'il suffiannée. En effet,
paiemens seraient faits d'année enl
1"janvier
ces paiemens ont été stipulés à partir du
1826, et d'ailleurs, les intérêts étant
comple des colons, il n'y a intérêt
pour le
qu'ils soient liquidés plus tôt
pour personne à ce
Mais
ou plus tard.
en s'armant de l'article 4, on
des délais accordés. Cela est
objecte qu'il y a
de
vrai; mais ce sont des délais
déchéance, et non pas des
que dans tel temps. On viendra délaisquiobligent à ne venir,
et l'on ne manquera
de aussitôt qu'on le pourra 2
dit à
pas venir, puisqu'ainsi
une précédente séance
que je Pai
mations
9 nous avons déjà des réclapour une somme plus forte que la totalité
l'indemnité. J'ai ajouté dans la même occasion
de
avions d-peu-près l'indication des
que nous
être réclamées. Ainsi les délais
sommes qui pouvaient
clure ceux
ne
n'ont pour objet que d'exqui se présenteraient pas, et
T'exécution du dernier
d'arriver à
paragraphe de Part. 9,
l'excédant ou le déficit,
qui dit que
tion aura été
s'il y en a, lorsque la
terminée, 9 accroîtra on
liquidatition des derniers
diminuera la répardemnités
cinquièmes au centime le franc desinliquidées.
L'article du projet ne dit pas que l'on
liquidations ou les paiemens; il dit
suspendra les
l'on vient nous parler
tout le contraire; et
comme sil'on n'avait
yeux l'exemple d'une opération
pas sous les
s'agit. L'indemnité des
pareilie à celle dont il
émigrés est aussi
quièmes. Les émigrés recevront
répartie par cinun
un autre cinquième l'année
cinquième celte année,
prochaine, et ainsi de suite.
du projet ne dit pas que l'on
liquidations ou les paiemens; il dit
suspendra les
l'on vient nous parler
tout le contraire; et
comme sil'on n'avait
yeux l'exemple d'une opération
pas sous les
s'agit. L'indemnité des
pareilie à celle dont il
émigrés est aussi
quièmes. Les émigrés recevront
répartie par cinun
un autre cinquième l'année
cinquième celte année,
prochaine, et ainsi de suite. --- Page 240 ---
Les colons seront dans la même position. Aussitôt qu'ils
ils auront leur premier cinquitmne; ils
seront liquidés,
s'ils sont liquidés en 1826, et ccla
l'auront en 1826,
continuera de même pour les années subséquentes.
la chambre doit sentir qu'it
D'après ces explications 9
n'existe aucune difficulté véritable, et je ne comprends
les doutes de P'orateur auquel je répas sur quoi portent
facile à saisir', et à laquelle
ponds. Mais il est uneobjection
dois répondre. Le ministre, a-t-on dit, a Pintention
je
des à-compte. Sans doute il y aura des
de ne payer que
à-compte, si par ce mot l'on entend chaque cinquième
année. La commission de liquidaqui sera payé chaque
tion dira à un colon : Votre propriété valait 100,000 fr.,
Vindemnité qui vous est due pour cette propar exemple; être du dixième de la propriété, c'est
priété devant
francs qui vous reviennent. Sur ces 10,000 fr.,
10,000
d'un cinquième en 1826;
vous ne devez être payé que
conséquent 2000 francs qu'il vous faut. Je ne
c'est par
avoirle moindre doute à cet
comprends pas qu'il puisse y
et j'hésite à croire que ce soit bien là la demande
égard,
qui m'est adressée. >
n'étant faite sur Particle en délibéAucune proposition
ralion ,il est misaux voix et adopté.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 8.
Adopté sans discussion.
PROJET DE LOI. - ART. (s)9.
dcs colons de Saint-Douningue, nc pourront
< Lcs créanciers
oirle moindre doute à cet
comprends pas qu'il puisse y
et j'hésite à croire que ce soit bien là la demande
égard,
qui m'est adressée. >
n'étant faite sur Particle en délibéAucune proposition
ralion ,il est misaux voix et adopté.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 8.
Adopté sans discussion.
PROJET DE LOI. - ART. (s)9.
dcs colons de Saint-Douningue, nc pourront
< Lcs créanciers --- Page 241 ---
Da
A
former saisie-arrêt sur Tindemnité,
pital de leur créance. >.
que pour un dixième du caCHAMBRE DES DÉPUTÉS.
LA
COMNISSION, 2 en adoplant cette
pose d'ajouter celle-ci:
disposition, proc En cas de concurrence entre
qui est dû le prix du fonds qui donnera plusieurs créanciers, celui à
payé avant tousa autres du dixième de lieu à l'indemnité, sera
( Les créanciers
sa créance.
seront payés aux mêmes termes
recevront leur indemnité, >
que les colons
Plusieurs autres amendemens sont
rens membres de la chambre.
présentés par difféM. RICARD ( du
paragraphes
Gard), propose de remplacer les deux
additionnels de la
position suivante:
Commision, par la dis-
( En cas de concurrence entre
qui est dà le prix du fonds qui donne plusieurs lieu créanciers, celui à
payé avant tous autres, de la totalité du à lindemnité, sera
rien reçujusqu'a
prix du fonds, s'il n'a
ets'il
concurrence de la somme allouée
en a reçu une partie 2 d'une quotité
au débiteur;
qui lui reste dû. >
proportiounelle à CC
L'auleur molive ainsi sa proposition
< L'atténtion
:
que vous donnez à la
de loi, annonce assez Pintérêt
discussion du projet
heurs que les colons ont
que vous prenez aux maléprouvés. Mais les
ces colons ne méritent
créanciers de
pas moins votre
créanciers sont de deux
sollicitude. Ces.
fonds;
espèces : les uns ont
: les autres ont vendu les
prété des
babitations pour lesquelles
elle à CC
L'auleur molive ainsi sa proposition
< L'atténtion
:
que vous donnez à la
de loi, annonce assez Pintérêt
discussion du projet
heurs que les colons ont
que vous prenez aux maléprouvés. Mais les
ces colons ne méritent
créanciers de
pas moins votre
créanciers sont de deux
sollicitude. Ces.
fonds;
espèces : les uns ont
: les autres ont vendu les
prété des
babitations pour lesquelles --- Page 242 ---
224 1
créée
elle est allouée. Aussi, la commission préparatoire,
Pordonnance du 1" septembre, avait-elle fait une
par distinction entre ces deux sortes de créanciers. Elle avait
tout lintérêt sur les créanciers qui réclament le
appelé habitations vendues. En effet, le colon qui a
prix des
n'est pouracheté une habitation et qui ne l'a pas payée,
tant colon, el, à ce titre, ne reçoil Findemnité que pour
Phabilation qui lui a été vendue. Le créancier qui n'a pas
été payé, a donc droit à la totalité de l'indemnité qui reThabitation vendue. Voici comment s'expliquait
présente
la commission préparatoire :
une
de créanciers qui doit être mise dans
( Il est
espèce
différente. Ce sont ceux à qui est dû le prix
une catégorie
donnent lieu à la réclamation. Le
des objets mêmes qui
voulu transfévendeurd'un immeuble, n'est censé avoir
que suus Ja foi du paiement. L'acquéreur
rer la propriété
moins
de
qui n'a point payé, est réellement
propriétaire
celui à qui le prix en est encore dà. La
cet immeubleque
entière apparcommission propose donc quelindemité
créancier du
lorsqu'il n'aura rien toutienne an
prix,
ché, etc. >
La cominission de la chambre a d'abord paru frappée
reflexions et en reconnaitre toute la justesse. Cede ces
pendant," par une disposition que je ne puis expliquer,
de réduire les droits des créanciers au
elle vous propose
semble
ccla n'est
dixième de leurs créances. Il me
que
conforme aux principes de la justice et de l'équité.
point
et
pas été
Car celui qui a vendu une habitation, quin'a
droit à Pindemnité totale, qui n'est que la reprépayé, a
sentation de la chose vendue. > --- Page 243 ---
de
a
M - -
225 -
M, PARDESSUS, regarde
missible. Il n'est
l'amendement conime inadpas possible de
ciers le droit de demander
reconnaitre aux créanleurs créances,
sur l'indemnité, la totalité de
dixième des
puisque cette indemnité ne s'élève
choses perdues. En
qu'au
ont le droit de demander la principe, les créanciers
aux débiteurs,
totalité de leurs créances,
distingue
quelque pauvres qu'ils soient. La loi
pas entre les malheurs causés
ne
nement, Il était donc nécessaire
par tel ou tel évécommun. de déroger ici au droit
La commission
du 1r septembre, préporatoire, créée par lordonnanco
une opinion
a-t-elle eu, comme on l'a
différente de celle de votre
prétendn,
l'objet dont il est question? C'est
commission,s sur
elle a présenté une autre
ce que jen nieyseulement
l'avantage d'être plus
rédaction qui, à mon
a
courte et plus claire.
nement, Il était donc nécessaire
par tel ou tel évécommun. de déroger ici au droit
La commission
du 1r septembre, préporatoire, créée par lordonnanco
une opinion
a-t-elle eu, comme on l'a
différente de celle de votre
prétendn,
l'objet dont il est question? C'est
commission,s sur
elle a présenté une autre
ce que jen nieyseulement
l'avantage d'être plus
rédaction qui, à mon
a
courte et plus claire. avis,
Il fallait envisager les droits du
son
créancier
débiteur, et, en outre, les droits des
vis-à-vis de
eux, A l'égard des premiers,
créanciers entre
sentir la nécessité de
tout le monde paraissait
créance. Dans le fait il réduire la dette au dixième de la
ment de M. n'y aurait que cela daus PamendeRicard, Car le créuncier,
toule l'indemnité
même en prenant
dixième
, ne pourra jamais
de la chose vendue,
prendre que le
Le vendeur, , par cela seul qu'il n'aurait
doit-il avoir le droit de demander
pas élé payé,
nité? Je crois, Messieurs,
la totalité de l'indemvous commetiriez
que si vous le lui
une injustice. Il sera lacile accordiez,
vaincre par l'espèce que je vais
des'en conUn
poser. homme a achelé une habitation,
moyennant deux
--- Page 244 ---
226 -
mille francs. Il peut se faire que Phabitation soit
cent
Télat où elle était au moment de la vente,
restée dans
ait amélioré le fond, qu'il
mais supposez que P'acquéreur deux cent mille francs
ait placé sur cette hobitation pour ait fait une habitation
de nègres; de telle sorte qu'il en
Le dixième est
valoir quatre cent mille francs. qui peut
eh bien 1 trouvez-vous jnste que
quarante mille francs ;
mnille francs quiepré
le vendeur prenne ces quarante
conforme
toute P'indemnité? N'est-il pas plus
senteront
le vendeur prenne senlement
aux règles de Péquité que le dixième du prix de la vente. vingt mille francs, qui est
comme dédomlaissant vingt mille francs à Pacquérear vendu. faites au fond
magement des améliorations était juste de considérer
La commission a pensé qu'il
et voilà
comme la source de Pindemnité,
le vendeur lui donne la préférence, en cas de conpourquoi elle
créanciers. Elle a modifié sur
currence entre plusieurs
tous les créanciers
le
de loi qui appelait
ce point projet à toucher leur part, dans Pindemnité,
sans distinction,
au marc le franc. Porateur, que PaJe ne crois pas, dit en terminant
Vous ne
de' M. Ricard doive être adopté. mendement
débiteur, non-seuvoudrez pas enlever à un malheureux
de Pacquisil'indemnité représentative du prix
lement
attribuéeau doublement de
tiop, mais encore P'indemnité
deniers.
créanciers
le
de loi qui appelait
ce point projet à toucher leur part, dans Pindemnité,
sans distinction,
au marc le franc. Porateur, que PaJe ne crois pas, dit en terminant
Vous ne
de' M. Ricard doive être adopté. mendement
débiteur, non-seuvoudrez pas enlever à un malheureux
de Pacquisil'indemnité représentative du prix
lement
attribuéeau doublement de
tiop, mais encore P'indemnité
deniers. )
valeur qu'il lui aurait donné par ses
de M. Ricard est rejetée. La proposition soumisà la chambre, par M. BONNET,
- Un amendement:
est conçu en ces termes :
indemnité serait dévolue à une
C Dans le cas cependant où une --- Page 245 ---
succession
lidaire collatérale, le vendeur du fonds, le
qui aura payé tout ou partie de la
co-aequéreur S0reur, lc créancier privilégié
part de son co-acquéront saisir la totalité de Tindempité subrogé au droits-dit vendeur, pourcurrence de leur créance
de leur débiteur, jusqu'a conprivilégice, relative à Y'oljet vendn.
Suivant M. Bonnet, il est
>
prit du projet de loi, le
incontestable que dans l'escolon une subsistance législatenr a voulu
au
sur son
ménager
en partie à l'action
indemnité, et la soustraire
Mais cette
légale des droits de ses créanciers.
lieu
dérogation au droit commnn ne
que dans des limites raisonuables.
doit avoir
poursuit Panteur de la
Ainsije conçois,
colons eux-mèmes, à proposition, qu'on ait
leurs
ménagéanx
ligne directe, une portion enfans, à leurs héritiers en
louée; mais] les mêmes motifs de Vindemnilé qui leur est alla même faveurà des
n'existent pas pouraccorder
droits du vendeur collatéranx. Ainsi je crois que les
meuble, doivent qui n'a pas touché le prix de
rester tout entiers à
limcollatéraux, c'est là l'objet de
l'égard des héritiers
fondé sur les principes du droit mon amendement, qui est
vez ici aucune raison de vous commun, dont vous n'aM. MESTADIER
écarter, )
nant, et lei réfute ne peut partager les vues du
ainsi: :
préopi-
(. Jegoncevais qu'on pàt admettre le
par M.Bicard, et qui avait
principe invoqué
deur créancier
pour effet de rendre le vencomment vous privilégié, mais je ne comprends
de faire M.
pourriez admettre la distinction
pas
Bonnet. Le principe
que vient
du vendeur, contre Phéritier qu'il a invoqué en faveur
de nombreuses exceptions. collatéral est repoussé par
Pour vous prouver que l'a15.
opi-
(. Jegoncevais qu'on pàt admettre le
par M.Bicard, et qui avait
principe invoqué
deur créancier
pour effet de rendre le vencomment vous privilégié, mais je ne comprends
de faire M.
pourriez admettre la distinction
pas
Bonnet. Le principe
que vient
du vendeur, contre Phéritier qu'il a invoqué en faveur
de nombreuses exceptions. collatéral est repoussé par
Pour vous prouver que l'a15. --- Page 246 ---
est inadmissible, il me suffira de faire remarmendement
offrir dans les deux hypothèquer les résultats qu'il peut succession est échue à la ligne
ses données. Lorsque la
les autres créanciers.
collatérale, le vendeur vient priner
les
la succession est dévolue en ligne directe,
Lorsque
seraient pas primés par le vendeur. Pourcréanciers ne
puisque, dans
cette différence entre les créanciers,
quoi
dans l'autre cas, il est juste qu'ils soient
lun comme
traités également?, >
P'amendement est écarté.
Après ces observations,
été
de P'article 9, a
Une disposition complémentaire
M. DE GERÈS, en ces termes :
rédigée par
seront admises à
( Les veuves des colons de Saint-Domingue d'intérêts, sur
réclamer le montant de leur dot, sans répétition
à
Tindemnité allouée aux héritiers del leurs maris, préférablement
autres que les vendeurs de fonds.
tous créanciers
les motifs. ( L'amendement que
L'autenr en expose
a
objet de
Phonneur de proposer à la chambre, pour
j'ai
existe dans le projet de loi;je
réparer une omission qui
observé relativeautrement le silence
ne peux expliquer des yeuves des colons, pour la répétition
ment aux droits
accordéeaux héritiers de leurs
de leur dot sur Pindemnité
ait voulu les assimiler aux
maris. Je ne crois pas que l'on
ordinaires parce que cela serait en contradiccréanciers
Une venve,sous toutes les
tion avec le droit et lajustice.
moins commne
jurisprudences, a toujours été considérée
de
de ka portion
créancière que comme proprictaire montant de la dot
biens de son mari équivalente au
à amélui a portée. Celte dot a servi à conserver,
qu'elle
dot sur Pindemnité
ait voulu les assimiler aux
maris. Je ne crois pas que l'on
ordinaires parce que cela serait en contradiccréanciers
Une venve,sous toutes les
tion avec le droit et lajustice.
moins commne
jurisprudences, a toujours été considérée
de
de ka portion
créancière que comme proprictaire montant de la dot
biens de son mari équivalente au
à amélui a portée. Celte dot a servi à conserver,
qu'elle --- Page 247 ---
liorer on à augmenter cette
une hypothèque
propriété: aussi acquiert-elle
légale, et ne peut-elle être
par la femme
aliénée que
indique.
elle-mème, et dans cerlains cas que la loi
Puisque Pindemnité accordée aux colons
remplacement des biens-fonds
est en
veuves ont des droits
qu'ils ont perdus, leurs
de leur dot sur le total incontestables de
à répéter le montant
être préférées à des
cette indemnité. Elles doivent
lit et inême à leurs collatéraux, aux enfans d'un premier
desquels il fant les propres enfans, contre lingratitude
garantir.
Le
Gouvernement a déjà reconnu le droit des
comme propriétaires,
veuves
puisqu'elles ont été
secours accordés aux colons
admises aux
créanciers.
seulement, et non à leurs
Elles éprouvent des dommages
reprises qu'elles
considérables dans les
matrimoniaux pourraient exercer pour leurs
et les intérêts qui leur sont
droits
la bienveillance du
dus, puisque
une indemnité
Gouvernement a assuré aux colons
pour les
des pertes énormes dédommager autant que possible
qu'ils ont éprouvées,
pas faire participer à ce secours
comment ne
à l'époque désastreuse où la
l'épouse infortunée qui,
insurgés, vit
colonie tomba au pouvoir des
massacrer son mari et ses
sa demeure, et ne dut la vie
enfans , incendier
serviteur fidèle. Arrivée
qu'au dévoûment de quelque
ches ou les
dans sa patrie, la pitié de ses
secours du Gouvernement l'ont
proFaible, souffrante, et souvent délaissée,
alimentée.
comme les colons,
2 elle n'a pas pu,
réparer par son industrie les malheurs.qu'elle a éprouvés: pendant
trouvé une existence
que ceux-ci ont repar leur travail, la veuve pleure
la vie
enfans , incendier
serviteur fidèle. Arrivée
qu'au dévoûment de quelque
ches ou les
dans sa patrie, la pitié de ses
secours du Gouvernement l'ont
proFaible, souffrante, et souvent délaissée,
alimentée.
comme les colons,
2 elle n'a pas pu,
réparer par son industrie les malheurs.qu'elle a éprouvés: pendant
trouvé une existence
que ceux-ci ont repar leur travail, la veuve pleure --- Page 248 ---
230 -
encore les désastres de son pays, en arrosant de ses larmes le pain de Ja charité.
Iéparez donc, autant que possible, d'aussi grandes
infortunes. Montrez-vous justes en rendant aux veuves
leur dot, et en cela vous serez pour elles une seconde
Providence, puisque sans les malheursimprésns quileur
ravirent à-la-fois leur fortune et leurs époux, des dispositions testamentaires leur arraient assuré cetle indemnides collatéraux sont appelés à recueillir. ))
té, que
La proposition de M. de Gerès n'est point adoptée.
I'amendement de M. PAVY est également rejeté par la
chambre; en voici les termes :
créanciers
contre les colons de Saint:DominC Tous
porteurs,
n'auront droit de
gue, de titres antérieurs au 1er janvier 1793,
concurrence du dixième du monrépétition contre eux quejusqu'à
tant de ces dits titres de créance; et au moyen de ce paiement,
lésdits titres de créance seront censés intégralement solus et acquittés. >
à la chambre, l'amendeM. DE SESMAISONS présente
ment suivant:
qui ont été désiC Les créances dites de Saint-Domingue,
de décembre
guées par les lois de sursis, des 19 fructidor an X,
d'hact
avaient pour causes des ventes
1814, et suivantes, qui
ainsi
des avances faites à
bitations, de maisons et de nègres,
que
éteintes
la culture , antéricurement au 1°r janvier 1792, seront
mentionnée au présent article.
par l'eflet de la saisie-arvêt,
Toutefois la saisie-arrêt s'étendra, daus la même proportion,
>
par le dernier paragraphe de
à Y'excédent de répartition prévu
J'article précédent. ))
ventes
1814, et suivantes, qui
ainsi
des avances faites à
bitations, de maisons et de nègres,
que
éteintes
la culture , antéricurement au 1°r janvier 1792, seront
mentionnée au présent article.
par l'eflet de la saisie-arvêt,
Toutefois la saisie-arrêt s'étendra, daus la même proportion,
>
par le dernier paragraphe de
à Y'excédent de répartition prévu
J'article précédent. )) --- Page 249 ---
à
M. FLEURIAU DE BELLEVUE
mendement, cette
propose d'ajouter à l'adisposition: :
G Ceux desdits créanciers qui n'auraient fait
dans les délais prescrits parlart,
pas de saisie-arrét,
déchus de
4, pour les réclamations, seront
leursdroits, en capitaletintérêts, pourlesdites créances
antérieures au 1er janvier 1792. )
M. DE SESMAISONS : ( L'article 1r du projet de
art. 9 de la commission
loi,
porfe: : ( Les créanciers de SaintDomingue ne pourront former saisie-arrêt
dixième du capital de' leur
que pour un
créance. >
Ici, Messieurs 2 deux
questions se
une transaction
présentent. Est-ce
et le créancier? définitive et saus retour entre le débiteur
Est-ce seulement une
commun, relativement
exception au droit
servant
à Findemnité, le créancier contoujours son droit d'actiouner son
tout le surplus qui ne lui aurait
été débiteur pour
gralité de sa créance ?
pas
payé sur l'intéLa première
elle
interprétation me parait juste, nécessaire;
est la conséquence immédiale de
motifs. Je dois donc m'attacher
Pexposé des
résulte et de la force des choses d'abord à prouver qu'elle
et en effel, l'art.
et de l'ensemble de la loi;
fixée
7 porte que l'indemnité des colons
au dixième de leurs
est
motifs, il est dit
propriétés, et dans l'exposé des
que F'ordonnance du
sur les droits des
17 avril a produit,
sibilité de
colons, l'effet de faire perdre à la
leur exercice l'éventualité du
posde l'autorité du roi d
rétablissement
évidemment
Saint-Domingue. Ce qui signifie
quelerojrenonoantà son
ne peuvent plus exercer
autorité, les colons
taires à
ancun droit, comme propriéSaint-Domingues qu'ils doivent renoncer à leur
propriété, et qu'à cet égard, tout doit demeurer
défini-
a produit,
sibilité de
colons, l'effet de faire perdre à la
leur exercice l'éventualité du
posde l'autorité du roi d
rétablissement
évidemment
Saint-Domingue. Ce qui signifie
quelerojrenonoantà son
ne peuvent plus exercer
autorité, les colons
taires à
ancun droit, comme propriéSaint-Domingues qu'ils doivent renoncer à leur
propriété, et qu'à cet égard, tout doit demeurer
défini- --- Page 250 ---
tivement terminé au moyen du paiement d'un dividende;
cet antre texte de l'exposé des
autrement, que signifierait
lesvicmotifs: ( N'est-il pasjustequ'après un tel naufrage,
malheur communsoient adinises à parlager,
< timesd'un
les tristes débris
( dans la proportion de leurs pertes,
à la tempête? L'un doil-il être traité comme
<. échappés
l'autre comme si rien n'eût été
( si rien n'eût péri,
xsauvé?
la seule manière d'entendre
Telle est, Messieurs,
Part. 10. Quelle serait en effet, dans Phypothèse contraire, la condition de malheureux colon, tranquille
jusqu'ici dans l'altente d'une loi que l'autorité elle-mème
avait promise.
décembre 1814 dit : Le miie L'art. 2 de Ia loi du 2
des
nistre de la marine et des colonies prendra, auprès
et
où besoin sera, les
chambres de commerce partout
des
nécessaires sur l'étendue et la nature
renseignemens l'objet desdits arrêts et décrets, et recréances qui sont
à coneueillera leur avis sur les moyens les plus propices
eilier les intérêts des colons et de leurs créanciers. >
Ces
et avis seront joints au
Art. 5. <
renseignemens
projet de foi qui sera proposé. >
Il avait dortc projet de transaction, transaction
y
fondateur de la
jugée indispensable par le souverain
et dont Phistoire aussi bien queles contemporains
Charte,
reconnaîtront et les lumières et l'équité.
de concilier les intéOn devait chercher ul moyen
des culous ct de lenrs créanciers. Or, Messiettrs, quels
rêts
du droit commun?
peuvent exister sans sortir
moyens
arrivez à la justice, qui perdrait
Puisqu'il faut en sortir,
transaction, transaction
y
fondateur de la
jugée indispensable par le souverain
et dont Phistoire aussi bien queles contemporains
Charte,
reconnaîtront et les lumières et l'équité.
de concilier les intéOn devait chercher ul moyen
des culous ct de lenrs créanciers. Or, Messiettrs, quels
rêts
du droit commun?
peuvent exister sans sortir
moyens
arrivez à la justice, qui perdrait
Puisqu'il faut en sortir, --- Page 251 ---
233 -
son nom si elle avait les inévitables résultats de
thèse que je combats,
PhypoOui, Messieurs, tranquille jusque ici dans l'attente
d'une loi, le colon, par l'etfet de celle qui semblerait
jourd'hui lui promettre
auquelques secours après trente
aus d'infortune, serait exposé à des poursuites ultérieures
que le créancier aurait le droit d'exercer du moment oùt
Pindemnité aurait été dénaturée. Le créancier, les
fixés toujours sur lui, le suivrait en sortant du trésor, yeux ou
il aurait touché son dixième; et si l'infortuné voulait
acheter une chaumière où poser sa tête, une chaumière
où terminer une vie commencée dans
nuée dans la
l'opulence, contimisère, et qui malgré les secours actuels.
finira dans la pauvreté, cette chaumière deviendrait
la propriété légale du créancier; on viendrait arracherau
malheureux ces tristes débris échappés de la tempéte;
sa condition deviendrait pire
qu'auparavant: : il pouvait
espérer; ; et maintenant, au moment où le roi vient de
prendre pitié du soit de cet infortuné, au moment
dans sa bonté paternelle, S. M. a fait une transaction oi,
a dà coûter à son coeur, touts'anéantira
qui
c'est alors
pour le colon, et
qu'il lira sur le titre de son créancier, celte
terribleinscription de l'Enfer du Dante:
Laissez là l'espérance.
Messieurs, 2 répétons-le encore avec la commission : ( Il
ne faut jamais perdre de vue que la position actuelle
saurait être soumise à des règles
ne
qui ne sont faites en
général que pour des temps et des circonstances ordinaires. >
à son coeur, touts'anéantira
qui
c'est alors
pour le colon, et
qu'il lira sur le titre de son créancier, celte
terribleinscription de l'Enfer du Dante:
Laissez là l'espérance.
Messieurs, 2 répétons-le encore avec la commission : ( Il
ne faut jamais perdre de vue que la position actuelle
saurait être soumise à des règles
ne
qui ne sont faites en
général que pour des temps et des circonstances ordinaires. > --- Page 252 ---
Il faut nous le rappeler 2 et en conclure que, puisque
forcément tout est exceptionnel dans cette affaire, créanciers et débiteurs sont tout-à-fait hors du droit commun.
Les conventions sont,dit-on, des lois que les parties
: oui saus doute; mais
se sont imposées véciproquement:
lorsque la cause de ces conventions a élé détruite par
le législateur lui-même (il m'en coûte, Messieurs, de
donner ce nom à cette assemblée qui souilla la France du
plus grand des crimes, et fit verser tant de sang; mais enfin elle fit des lois, ct Pune de ces lois détruisit Saint-Domingue), lors donc, dis-je, que la cause de ces convenété
le
a le droit ct le devoir
tions a
détruite, législateur
d'y apporter des modifications.
L'indemnité des colons est le résultat d'un marché,
leurs droits et ceux du Goupar lequel on a abandonné
ils devernement sur la colonie : et les créances, dont
mandent la réduction, sont celles-là même qoi ont pour
origine les biens qu'on les force d'abandonner, ou plntôt
le Gouvernement abandonne en leur nom.
que
s'il
Il est clair que cet abandon serait une injustice,
sur toules les classes d'intéresne frappait pas également
autorisés à faire des
sés, et si les colona n'étaient pas
créances de ceux qui leur ont vendu leurs biens et leurs
le Gouvernement fait de ces biens et de
esclaves, ce'que
Au
Messieurs, ce ne serait pas une
ces esclaves.
surplus,
les droits de
chose nouvelle que l'on ferait, en modifiant
La
des colonies était et devait
ces créanciers.
législation
Dans leur origine mème, ces
être tonte exceptionnelle.
à la volonté
créances étaient soumises dans leur exercice
discrétionnaire da pouvoir. La législation des colonies ne
vendu leurs biens et leurs
le Gouvernement fait de ces biens et de
esclaves, ce'que
Au
Messieurs, ce ne serait pas une
ces esclaves.
surplus,
les droits de
chose nouvelle que l'on ferait, en modifiant
La
des colonies était et devait
ces créanciers.
législation
Dans leur origine mème, ces
être tonte exceptionnelle.
à la volonté
créances étaient soumises dans leur exercice
discrétionnaire da pouvoir. La législation des colonies ne --- Page 253 --- permellait pas l'exéeation des titres contre Ies
sans Pautorisation des
colons,
gouverneurs qui l'accordaient
rarement, et jamais dans le cas où des pertes
saient les relards des
graves excupaiemens.
Récapitnlons, , et répétous-le, Messieurs,
quilliser les consciences : toutes dettes
pour trancolonie
le
contractées dans la
pour fait d'amélioration de culture
ventes d'habitations
on de
7 doivent être réduites dans les
portions quel 'on établit pour l'indemnité à
propropriétés.
accorderaux
Quant aux dettes qui ont été contractées
les
colons, soit eil France,soit ailleurs,
par
nnotif que ce soit, elles restent
pour quelque autre
commun. Le
entières dans le droit
paiement intégral ou la transaction volontaire pourront seuls les affranchir.
Nous sommes ici les syndics d'une immense
nous devons donc établir les justes bases du
faillite,
compte. Sans doute il est dû aux créanciers; réglement de
leur peul être dà
mais il ne
que proportionunellenent, La loi n'a
prévoir un tel désastre. Il est sans exemple dans
pu
des peuples. Ce n'est
l'histoire
point une grèle, un
un tremblenient de terre; c'est Pompéia
incendie,
Vésuve, Habitant
engloutie sous le
une ville où il existe de nombreux
créanciers de Saint-Domingue parmi les négocians,
doisi ici rendre le plus sincère
je
hommage à leur désintéressement. Ce sont des négocians de Nantes, des
cians créanciers qui m'ont donné les
négocessaires; et parmi eux, j'en
renseignemens néest dû plusieurs
peux désigner un à qui il
millions, et qui m'a vivement
de
suivre le mourement de mon
pressé
coeur, qui me portait à
éanciers de Saint-Domingue parmi les négocians,
doisi ici rendre le plus sincère
je
hommage à leur désintéressement. Ce sont des négocians de Nantes, des
cians créanciers qui m'ont donné les
négocessaires; et parmi eux, j'en
renseignemens néest dû plusieurs
peux désigner un à qui il
millions, et qui m'a vivement
de
suivre le mourement de mon
pressé
coeur, qui me portait à --- Page 254 ---
les colons. Honneur soit rendu au noble déparler pour
sintéressement de mes concitoyens! qu'me telle vertu
prouve la justice de la cause gue je défens!
Il me parait impossible d'adopter, , sans lamendement
que) je propose, une loi qui, tout-à-fait illusoire, montrerait seulement à des infortunés une lueur d'espérance,
les replonger dans les nouvelles tortures d'un malpour
Vous n'avez
le droit d'en
heur désormais sans remède.
pas
agir ainsi; et, pour ma part, je renonce à un droit
si affreux.Je ne consentirai jamais à consacrer la plus
elfroyable injustice, par respect pour le droit commun,
étranger à de tels débats. >
M. BONNET présente à la chambre des réflexions de
nature à lui faire écarter la proposition de M. de Sesmaisons.
deux parties
xlly a dans cet amendement important
P'amendement éteint la dette
distinctes : celle par laquelle
créanciers
auront fait opposition, de telle façon
des
qui
s'adresser à aucun des
que le créancier ne pourra plus
de
biens de son débiteur; la seconde partie a pour objet
protéger dans les mains des colons la portion d'indemuité
fait de ce qui aura
qui leur appartiendra, prélèvement
été attribué aux créanciers.
Pamendement est contraire
Dans sa première partie,
les
il est subversif de tout droit, et par
à tous principes,
n'avons
conséquent inadmissible, Non, Messieurs, nous
le droit d'éteindre des créances à propos d'une quespas
la chose serait injuste en elle'mème, et
tion d'indemnité;
il est impossible de traiter une pareille question à propos
de cclle qui nous est soumise. Je dis que la chose serait
élèvement
été attribué aux créanciers.
Pamendement est contraire
Dans sa première partie,
les
il est subversif de tout droit, et par
à tous principes,
n'avons
conséquent inadmissible, Non, Messieurs, nous
le droit d'éteindre des créances à propos d'une quespas
la chose serait injuste en elle'mème, et
tion d'indemnité;
il est impossible de traiter une pareille question à propos
de cclle qui nous est soumise. Je dis que la chose serait --- Page 255 ---
souverainement injuste; car comment
droit que le créancier a
imaginer qu'un
qu'il avait avant qu'il fut aujourd'hui, qu'il avait hier,
question de la loi, serait
au sujet d'une loi
éteint
quiaccorde aux colousune
velle de gages et de biens? Comment
portion nouest-il
vous éteigniez les actions
possible que
chose
qu'il possédait hier sur autre
que sur lindemnité? Car dans létal actuel des
choses, tous les biens des colons sont soumnis
intégralité à l'action de leurs débiteurs;
dans leur
vous ie disait M. le rapporteur,
; car, ainsi gue
et son créancier
celui qui doit, doit
a action contre lui pour le faire payer,
jusqu'à Pextinction de la dette.
payer
Vous ne pouvez changer un pareilordre de
propos de la loi qui nous
choses, à
tion d'indemnité
occupe; c'est sur une répartique vous avez à délibérer, et
autre chose, Dans le cours de cetle
non sur
pensé que l'on pouvait distraire discussion, vous avez
pour la mettre dans les
une partie de l'indemnité
mains des créanciers des
vous avez pensé que puisque vous ne donnez
colons;
que le dixième de la valeur de leur
aux colons
restreindre les créanciers
propriété, il fallait
Cela est
au dixième de leur créance.
sévère; vous avez traité les créanciers contre
droit commun; mais comme vous
le
statuyez sur
nité, vous n'êtes pas sortis du cercle de la
l'indemMais ily a loin de là à
délibération.
adopter une disposition qui aurait
pour objet l'extinction de la delte, et qui, il faut bien
dire, rappellerait un peu trop les temps de
le
chez un peuple
troubles oi,
ancien, on avait coutume de
l'abolition des dettes.
demander
Toutefois, si nous examinons
Pintention de l'auteur de
quelle peut avoir été
Pamendement, nous royons
sortis du cercle de la
l'indemMais ily a loin de là à
délibération.
adopter une disposition qui aurait
pour objet l'extinction de la delte, et qui, il faut bien
dire, rappellerait un peu trop les temps de
le
chez un peuple
troubles oi,
ancien, on avait coutume de
l'abolition des dettes.
demander
Toutefois, si nous examinons
Pintention de l'auteur de
quelle peut avoir été
Pamendement, nous royons --- Page 256 ---
qu'il s'est proposé de suivre et de protéger l'indemnité
dans les mains du colon, afin de rendre cette indemnité
inaccessible à l'action des créanciers; mais le
encore à chercher, car il n'est
dans
moyen est
pas
l'amendement
M. de: Sesmaisons.
de
Ce moyen existe-t-il? c'est ce que nous aurons à examiner à propos d'autres amendemens. Parmi
demens, il en est un présenté
M. de ces amenpar
a
déjà fait un excellent discours
Frénilly, qui
sur le fonds de la
tion, et qui pent être remplira notreintention.
quesamendement sera soumis à notre
Quand cet
délibération, nous le
discuterons; mais pour celui de M. de
est inadmissible, car il contient
Sesmaisons, il
de
une injustice au
et
plus,il est
fond;
inconstitationel, en ce qu'il présente à la
chambre une question dont elle ne peut être saisie maintenant. >
M. FLEURIAU DE BELLEVUE retire le sous-amendement qu'il avait redigé et se réunit à la proposition de
M. de Sesmaisons, qu'il appuie par ces considérations:
< du silence que garde l'article 10; relativement
droits ultérieurs des créanciers
au:
qui auront formé saisiearrêt sur l'indemnité du colon leur débiteur, il résulte
d'après nos lois, 2 dit l'orateur, que toute action leur
rait conservée poar l'excédent de leur créance, ainsi papour les intérêts; et qu'en conséquence ils
que
outre poursuivre les
pourraient en
colons, 2 pour des sommes énorines,
tant:sor ce qu'ils possèdent maintenant que sur ce qu'ils
pourront posséder un jour.
Est-ce là P'intention dela loid'indemnitclet comment
leur débiteur, il résulte
d'après nos lois, 2 dit l'orateur, que toute action leur
rait conservée poar l'excédent de leur créance, ainsi papour les intérêts; et qu'en conséquence ils
que
outre poursuivre les
pourraient en
colons, 2 pour des sommes énorines,
tant:sor ce qu'ils possèdent maintenant que sur ce qu'ils
pourront posséder un jour.
Est-ce là P'intention dela loid'indemnitclet comment --- Page 257 ---
Wv ta - -
23g
pourrions-notis concilier ces résultats avec
motifs?
l'exposé des
A la première lecture de cet
d'entre vons n'avaient-ils
exposé, la plupart
N'avaient-ils
pas cru la question résolue?
pas cru que les anciennes dettes des
seraient éteinles
colons
par Pacquittement de ce dixième ?
Pourquoi le projet de loi s'est-il arrêté
consacrer ce; grand acte de justice
au monient de
que nous
daributive7Ladition
proposons d'y faire n'est-elle
quence immédiate de ce
pas une conségéner la liberté
principe ? ne vient-elle pas, sans
du créancier, y remplir une lacune
échappée à sa rédaction, 2 une lacune
est
vention manifeste
qui
en contraavec ce principe, et dont les
raient très-funestes?
suites seOn nous a objecté quel
insaisisables
lelégislateur peut bien déclarer
quelques parties de Pactif d'un
mais que son droit ne saurait aller
débiteur,
jusqu'a
Pextinction du capital d'une delte qui n'atrait prononcer
qu'en partie; cette opinion serait
été payée
s'agisait d'un
sans doute fondée s'il
'tière
juge quiaurait à prononcer sur cetle
: mais il en est tout autrement du
mad'un pouvoir plus étendu, il
législaieur : armé
cette extinetion
pent assurément ptononcer'
, s'il la croit juste et conformé à
général. Au surplus, il ne s'agit point d'éxtinction l'intérét
dans T'amendement
forcée
qui vous est proposé.
En cffet, le roi, dans sa bonté, a sauvé,
térêt des
pour Pincolons, une somme qui ne représente
très-petite partie de leurs
qu'une
nominativement
propriétés : cette somme a été
demandée pour eux
elle est considerablement
seuls; cependant
inférieure. aux dettes de la plu-
. Au surplus, il ne s'agit point d'éxtinction l'intérét
dans T'amendement
forcée
qui vous est proposé.
En cffet, le roi, dans sa bonté, a sauvé,
térêt des
pour Pincolons, une somme qui ne représente
très-petite partie de leurs
qu'une
nominativement
propriétés : cette somme a été
demandée pour eux
elle est considerablement
seuls; cependant
inférieure. aux dettes de la plu- --- Page 258 ---
240 -
d'entre eux. Comment le roi, le législateur, ne
part
la
meltre pour condition
pourrait-il pas, en distribuant,
conlPancien créancier qui voudra la saisir jusqu'à
que
du dixième du capital de sa créance, et qui
currence
de ce dixième, sera obligé de rerecevra le paiement
ultérieure pour les
noncer parcet acte à toute prétention
neufautres dixièmes et pour les intérêts ?
Messieurs, à quoi se réduit Pamendement de
C'est là,
comte de Sesmaisons : ce n'est point
notre collègue M.le
il laisse
l'abolition forcée d'une dette qu'il vous propose; ;
ses droits actuels
Poplion au créancier ou de conserver
les biens
et à venir, en ne faisant point
sur tous
présens
renoncer à ces
de saisie-arrit sur Pindemnité, ou de
sur cette indemnité, le dixième
mêmes droits en recevant,
du capital de sa créance.
créancier reste donc libre dans son choix.
Lancien
doute moins favorable que
Cette condition lui est sans
dans la
celle du projet de loi; mais elle est certainement
du
la même catégorie : elle n'est qu'une conséquence
Ce n'est point une loi dans une loi,
même principe.
extension aux
c'est une simple
comme on la prétendu;
faveur des colons, et qui
avantages proposés par la loi en
anciennes
motivée sur Pénormité des
est légitimement
Selon moi, ce n'est pas encore
deltes qui pèsent sur eux.
mais du moins ne
devrait leurêtre accordé;
tout ce qui
avantage ne soit pas
peut-on pas dire que ce médiocre
nécessité.
commandé par la
très-licite, et ne soit pas
ici à donner un moyen de plus au déTout se réduit
ce derbiteur de traiter avec son créancier sans priver --- Page 259 ---
a a A -
nier des droits qu'il peut exercer
maintenant
présens et à venir du débiteur.,
sor les biens
Messieurs, le législateur doit évilcr
porter alteinte à la morale
tout ce qui peut
jusle équilibre entrel les
publiqne, en maintenant un
del leurs débiteurs. prétentions des eréanciers et celles
de diminuer
Nous vous proposons ici un des
le nombre des procès
moyens
bles, dernière
ruineux et interminaressource d'un malheureux réduit
sespoir par la rigueur de la loi,
an déQue de
sublerfuges, que de fraudes
ploira-t-il pas pour éluder les effets de mime, n'eméchapper à un créancier,
cette loi, pour
, qui sera d'autant
poursuivre sa proie qu'elle sera
plus apre à
yeux !
les
de diminuer
Nous vous proposons ici un des
le nombre des procès
moyens
bles, dernière
ruineux et interminaressource d'un malheureux réduit
sespoir par la rigueur de la loi,
an déQue de
sublerfuges, que de fraudes
ploira-t-il pas pour éluder les effets de mime, n'eméchapper à un créancier,
cette loi, pour
, qui sera d'autant
poursuivre sa proie qu'elle sera
plus apre à
yeux ! constommient sous ses
Au surplus, nous n'entendons
des anciens créanciers
pas borner les droits
ment
qui feront la
au dixième de
aisiearerimiquee
l'amendement
leur'capital: nous
que
je defends,
demandons, par
plus avantagenx
qu'ils suivent le sort le
dû remarguer, qu'obtiendra le propriétaire, Vous
cet
Messieurs, que le second
avez
amendement leur conserve
paragraplie de
dans l'excédant
une part
que pourront
proportionnelle
quièmes de Pindemnité,
présenter les derniers cinIl est donc
vront un peu plus que ce dixième. probable qu'ils receEnfin, si par
créances excède malheur, ce dixième du
le montant de
capital des
juste, dans tous les cas,
les Findemnité, coime il est
moins cette
qne créanciers
quotité, il est bien entendu obtiennent an
surplus qui leni manquerait, leurs
que, pour ce
mêmes sur les biens
droits resteront les
présens et à venir du débiteur. --- Page 260 ---
Messieurs, ajoute l'orateur, que deN'oubliez pas, oùt le colou a cessé de jouir de ses
puis la fatale époque
ont placé ses anciens
biens , plusieurs lois suspensives
que ce que nous
créanciers hors de la règle commune;
de ce qui a
demandons' n'est qu'une faible conséquence reculé devant
fait
présent : qu'on 'a sans' cesse
été
jusqu'à lieu de la résoudre : que par là onl a agla difficulté au
ily a urgence de
le sort du débiteur; et qu'enfin
gravé
réglerles droits respectifs. >
de mots les incondémontre en peu
M. MESTADIER
résalteraient de la provéniens graves qui,à ses yeux, si elle élait sanctionnée. position de M. de Sesmaisons,
même pas les
n'excepterait
( L'objel de Tamendement rien touché du prix de la vente,
vendeurs qui n'auraient
dixième de la valeur
P'acheteur recevrait un
en sorte que
absolument rien. du bien , et le vendeur ne récouvrerait
manifeste:
est don d'une injustice
Cette proposition
raison sur les désastres de Saintvous vous apitoyez avec
malheureux habitans de
Domingue, mais songez aux
obligés
nombre Cdexingadencmit-buents
Toulon qui,au
aux habitans de Lyon,
d'abandonner cette ville; songez
Bellecourt, et
les maisons de la place
qui ont vu démolir
de
les pourmoins été obligés supporter
qui n'en ont pas
de leurs dettes.
erait
manifeste:
est don d'une injustice
Cette proposition
raison sur les désastres de Saintvous vous apitoyez avec
malheureux habitans de
Domingue, mais songez aux
obligés
nombre Cdexingadencmit-buents
Toulon qui,au
aux habitans de Lyon,
d'abandonner cette ville; songez
Bellecourt, et
les maisons de la place
qui ont vu démolir
de
les pourmoins été obligés supporter
qui n'en ont pas
de leurs dettes. deleurs créanciers ponclintégnalice
snites
Salins sont dans le même cas; pourquoi
Les habitans de
vrai
est que celui qui
feriez-vous exception 2 Le
principe libéré
lorsque
n'en est
que
a contracté un engagement,
se trouvesoldé. >ly
cel engagement
ensuite mis aux voix et rejeté,
L'amendement est
le même article, un
M. DE FRÉNILLY présente sur --- Page 261 ---
amendement d'abord plus
en ces termes: :
étendu, et actuellement rédait
C Le montant net de l'indemnité
soit que les créanciers aient
qui reviendra aux
ouverte par le présent
ou non exercé Taction qui leur colons,
tition de leur
article, demcurera affranchi de toute est
indemnité puissent part, quelques mutations que les fonds de répénisé de
éprouver par la suite; à la
cette
justifier, lors de ces
charge par l'indemquily emploie. >
mutations, de Torigine des sommes
Lauteur soutient
chambreà
que le motif qui a
repousser.
déterminé la
ne s'applique
F'amendement de M. de
pas à celui qu'il
Sesmaisons,
dans les
propose; ; il entre ensuite
developpemens desa
que vous ne devez
proposition : ( Je
de
pas sortir du cercle
conviens
loi, et qui a pour objet la
tracé par le Projet
de Pindennité et la
répartion des 150 millions
avoir sur cette indemnité détermination des droits que
je dis aux
les créanciers des
peuvent
arrêl
créanciers: : Quand vous
colons. Ainsi,
et touché votre
aurez fait votre saisiemoyen de venir faire dixième, vous n'aurez
des saisies
plus aucuu
portion que la loi réserve aux pour vous emparer de la
de lindemnité fail
colons. La
dixième
deux parts; elle donne loiderepartion
partie de la valeur des
au colon la
le dixième de sa créance,
biens, et au créuncier
avoir touché le dixième Mais il ne faut pas
desa
qu'après
moyens de saisir ce qui est crtance, il puisse avoir les
demnité,
resté net au colon
sur linL'article que nous disculons
dans des termes
ne me parait
assez précis pour
pas conçu
remplir ce but. L'oljet
16.
oiderepartion
partie de la valeur des
au colon la
le dixième de sa créance,
biens, et au créuncier
avoir touché le dixième Mais il ne faut pas
desa
qu'après
moyens de saisir ce qui est crtance, il puisse avoir les
demnité,
resté net au colon
sur linL'article que nous disculons
dans des termes
ne me parait
assez précis pour
pas conçu
remplir ce but. L'oljet
16. --- Page 262 ---
244 -
est de meltre à l'abri de toute répé
de mon amendement restera aux colous, de P'indemnité.
tition ultérieure ce qui
mieux ressortirma) pensée:
Prenons un exemple quiferas
dix atis, possède en
Je suppose un colon qui, depuis francs; et qu'il ait un
France des biens pour 100,000 somme. Jusqu'iei le
créancier à qui il doive une pareille
droits. Aujourle créancier d'exercer ses
sursis a empèché
francs, pour son ind'hui il est dû à ce colon 100,000
doit prédemnité; comme sur celte somme le créancier francs. Or, la loi
il lui restera 90,000
lever le dixième, francs restent net à Pindemnise,et
veut que ces 90,000
touché son dixième n'ait plus
que le eréancier qui aura francs. Je suppose que le colon
aucun droit sur ces 90,000
une maison; je vous
emploie les 90,000 francs à acheter empècher le créandemande, , Messienrs, ce qui pourra
le fruit
cette maison, ,qui sera pourtant
cier de venirsaisir
débiteur aura beau lui dire, que
de l'indemnité! Le colon Pindemnité qu'il a acheté cetle
c'est avec le fonds de
avec raison, que rien
créancier lui répondva
maison , le
ne le prouve.
le texte de la loi ne réVous voyez, Messieurs, que
veut atteindre.
suffisamment au but qu'elle
pond pas
demandé,part mon amendement,
C'est pour cela que jai V'indemnité nette qui restera aux
qu'il soit stipulé que
de toute répétition de la
colons, demeure affranchie
quelque mucréancier qui a reçu son dixième >
part du
de cette indemnité puisse éprouver
tation que le fonds
emptcher que le colon
la suite. D'un autre côt, pour
aux droits
par
pour se soustraire
de cette disposition
de jusne profite
à V'indemnisé l'obligation
du créncier, j'impose
nette qui restera aux
qu'il soit stipulé que
de toute répétition de la
colons, demeure affranchie
quelque mucréancier qui a reçu son dixième >
part du
de cette indemnité puisse éprouver
tation que le fonds
emptcher que le colon
la suite. D'un autre côt, pour
aux droits
par
pour se soustraire
de cette disposition
de jusne profite
à V'indemnisé l'obligation
du créncier, j'impose --- Page 263 ---
tifier, lors de ces mutations, de
qu'il emploie. >>
l'origine des sommes
M. MESTADIER reconnait la
Tamendement;
justice et la sagesse de
cependant plusieurs
raissent présenter des inconvéniens. dispositions lui pala suppression de cette
Ainsi il demande
créanciers
phrase incidente: ( Soit
les
aient ou non exercé l'action
que
verte par le présent article.
qui leur est ousister cette
> Si la chambre laissait subdisposition : il en résulterait
les
qui ne feraient pas de
que créanciers
demnité;
saisie, ne recevraient rien de l'inpourtant il a été reconnu
le
ne veut pas faire de saisie, qui
que créancier qui
de son
préfère courir les chances
débiteur, reste avec tous ses
élé consacré dans la loi d'indemnité droits; ce principe a
celle en discussion.
des émigrés, et dans
(. La dernière partie de Pamendement
nilly, ajoute M.
de M. de Frémodiliée;
Mestadier, me parait aussi devoir être
car, s'il restait tel qu'ilest
terait que,
proposé, il en résulles fonds perpétuellement et jusqu'à la fin des
achetés avec le produit de
siècles,
des fonds
Findemnité, seraient
privilégiés en France. Iine doit pas entrer dans
votreintention d'établir un semblable
Lorateurammonce
privilège. >
qu'il va rédiger l'amendement,
gagédes deux inconvéniens
démeltre à la chambre,
qu'il a signalés, pour le souM. PARDESSUS convient, que la rédaction
projet de loi peut donner
del'article du
été indiquées par M. de matièreaux hypothèses qui ont
Frénilly el par M.
yavait-ilmoyen de faire
Humannsmais
mieux, et la rédaction
poe enedonne-t-elle, pas lieu à deplus
qu'on prograndsinconvémiens?
deux inconvéniens
démeltre à la chambre,
qu'il a signalés, pour le souM. PARDESSUS convient, que la rédaction
projet de loi peut donner
del'article du
été indiquées par M. de matièreaux hypothèses qui ont
Frénilly el par M.
yavait-ilmoyen de faire
Humannsmais
mieux, et la rédaction
poe enedonne-t-elle, pas lieu à deplus
qu'on prograndsinconvémiens? --- Page 264 ---
246 -
se trouve placé entre de pareilles difficaltés,
Lorsqu'on
de laisseràl la sagesse des tric'est le cas,snivant l'orateur,
conformément à
bunaux la faculté d'appliquer la loi,
l'équité, aux divers cas qui peuvent se présenter.
M. le rapporteur poursnit en ces termes :
Examinons l'amendement de M. dc Frénilly,tel qu'il
(
M. Mestadier. Quel sera le résultat
a été sous-amendé par
Pintention
a
de cet amendement? Je sais que dans
qui
on a voulu que le créancier qui a
présidéà sa rédaction,
exercé, sur le fonds de Pindemnité, son droit jusqu'à
saisir entre les
concurrence du dixième, ne puisse plus
mains du colon les neuf dixièmes restans de Pindemnité.
Mais a-t-on bien songé aux fraudes que le colon pourrait commeltre au détriment de son créancier, qui condroits sur les autres biens ? Qui empêchera le
serve ses
les autres
colon de soustraire aux droits de ses créanciers
avoir? Je suppose qu'il revienne au cObiens qu'il peut
avoir payé
lon 100 mille francs de son indemnité,après
le dixième de ses deltes. Il achête une propriété 200 mille
et dans le contrat de Pacquisition il ne porte que
francs;
cette propriété comme
100 mille francs; il présentera
inentièrement avec le produit de son
ayant été acquise
vaudra 100 mille francs de
demnité, et cependant elle
les
de la vente d'autres biens sur lesquels
plus, provenant
leurs droits. Vous voyez,
créanciers auraient pu exercer
vons ouvrez par là au colon un moyen
Messieurs, que
lègal de frauder ses créanciers.
emalgré
Ce n'est pas lout : ce bien restera insaisissable
qu'il aura pu subir. Autre inconvénient.
les mutations
distinetion? Ce bien ne sera-t-il
Faudra-t-il faire ici une
ité, et cependant elle
les
de la vente d'autres biens sur lesquels
plus, provenant
leurs droits. Vous voyez,
créanciers auraient pu exercer
vons ouvrez par là au colon un moyen
Messieurs, que
lègal de frauder ses créanciers.
emalgré
Ce n'est pas lout : ce bien restera insaisissable
qu'il aura pu subir. Autre inconvénient.
les mutations
distinetion? Ce bien ne sera-t-il
Faudra-t-il faire ici une --- Page 265 ---
à
insaisissable qu'à l'cgard des créanciers
de former saisie-anret
qui onl eu le droit
à l'égard des
sur Pindemnité et ne le serait-il
autres créaneiers
pas
qui va être: saisissable
futurs?Ainsi, voilà un bien
pour les uns eti
autres. Mais poursuivons les
insaisissable pour les
sur lequel repose l'amendement. conséquenices du principe
des ressources
Le colon pent avoir eu
il
qu'ila dissimulées à ses créanciers. Eh bien!
emploiera ces ressources à améliorer
insaisissables il peut donner
ce fonds qui est
améliorations. dont il
à, ce fonds, par suite des
plus considérable est susceptible, une valeur beaucoup
l'accessoire
que celle, qu'il avait d'abord, et. comme
suit la condition du
ioutes les améliorations
principal; ce bien, avec
restera
dans sa personne et dans celle de toujours insaissisable, et
II y a plus. Si vous voulez ses héritiers. :
principe que vous avez posé, il faut être conséquens avec le
sissables les fruits
aussi déclarer insaiprovenant de Ce bien.
ployer ces fruits à acheter d'autres
Pourra-l-on emsables? Messieurs,
biens, aussi insalsisinsaissisable
d'après nos lois, on ne peut.
sa propre fortune, Vous
rendre
dans la loi que nous discutons
n'introduirez pas
la source des abus
un principe qui serait
que je viens d'indiquer. Je sais
hypothèses, qui
qu'à ces
révoltent au premier
en opposer d'autres contre
coup-d'ceil, on pent
également.
lesquelles la raison réclame
Ainsi, on vous dira que le colon
en billets de banque la somme
qui a touché
qui lui revient de son
demnité, sur laquelle son créancier
inde la créance, peut être saisi
a prélevé le dixième
vera à la porte, C'est là
par un huissier qui se trouun inconvénient
ture des choses, mais les
attaché à la navalidité de cette. saisie; ils tribunaux seront juges de la
n'appliqueront pas la loi dans
Ainsi, on vous dira que le colon
en billets de banque la somme
qui a touché
qui lui revient de son
demnité, sur laquelle son créancier
inde la créance, peut être saisi
a prélevé le dixième
vera à la porte, C'est là
par un huissier qui se trouun inconvénient
ture des choses, mais les
attaché à la navalidité de cette. saisie; ils tribunaux seront juges de la
n'appliqueront pas la loi dans --- Page 266 ---
quilui donnerait une exécntion contraire
ce sens judaique
Il
a pas de
à l'esprit dans lequel elle a été coriçue. n'y
ne déclarent nulle une telle
douté que les tribunaux
faut laisser la solusaisie. C'est donc aux tribunaux qu'il
tion de toutes les difficultés.)
M. MESTADIER présente à titre de sons-amendement, 7
rédaction qu'ila conçue, de la proposition de
la nouvelle
M. del Frénilly; en voici les termes :
achetés par des colons avecdéclaration d'em-
< Lesimmeables:
seront affranchis de
ploi des fonds provenant de V'indemnité,
débidela part des créanciers saisissans sur les
toutes ponrsuites
teurs primitifs et les héritiers. >
Ma rédaction, dit l'auteur, a pour but de remplir
(
de loi, de n'attribuer au créancier
l'intention du projet
dixième de sa créance sur Pindemnité, et d'empequ'un
saisir les neuf dixièmes restans. Je ne
cher qu'il ne puisse
M. le rapporteurs a tirée
suis pas frappé de Pobjection que colon. En supposant
de la frande possible de la part du
si le
qu'un colon ait reçu 100 mille francs d'indemnilé;
il
cette somme à payer des dettes
lendemain emploie
et que,
celles
de Saint-Domingne,
autres que
provenant
d'on immenble de
dans Pannée, il fasse l'acquisition
de Pinmille francs, n'est-ce pas tonjours le montant
, ett n'est-il pas juste
demnité que cet immenble représente
insnisissable.2 J'ai restyeint ma proposition
de le rendre
les meubles peuvent être
aux immeubles, parce que
saisis partout oû ils se trouvent.>
de MM. deFrénilly etMestadier,
Les denx propositions
et
sont combattues par M. LE MINISTRE DES FINANCES,
à l'examen dela commission; de même
ensuite renvoytes amendement de M. PAVY, ainsi conçn : T
qu'un troisième
ité que cet immenble représente
insnisissable.2 J'ai restyeint ma proposition
de le rendre
les meubles peuvent être
aux immeubles, parce que
saisis partout oû ils se trouvent.>
de MM. deFrénilly etMestadier,
Les denx propositions
et
sont combattues par M. LE MINISTRE DES FINANCES,
à l'examen dela commission; de même
ensuite renvoytes amendement de M. PAVY, ainsi conçn : T
qu'un troisième --- Page 267 ---
MC
cT Tout colon qui, abandonnant le béuéfice de la
consentira au délaissement de la totalité de la présente loi,
demnité à lui
à
portion de l'inrieurs à
afferente, ses créanciers porteurs de titres anté1792, sera quitte et valablement libéré
aux créanciers à se la partager conformément envers eux, sauf
aux lois. >
LA CONMISSION soumet à la chambre,
M. son rapportenr, le résultat du
par Porgane de
travail
elle
se livrer, relativement
auquel
a dû
aux trois amendemens en
sion.
discusM. PARDESSUS. ( Messieurs, il était
s'occupant de fixer quelques
impossible, en
Pindemnité
règles sur la répartition de
destinée aux colons de
ne pas prévoir le cas oû les créanciers Saint-Domingue, de
des saisies-arrêts
voudraient exercer
sur cette indemnité.
Aussi, la commission nommée
1* septembre er a fait
par l'ordonnance du
le ministère
l'objet d'une partie de son
vous a présenté un article à ce
travail:
commission
sujet ; votre
combinant les idées de l'un et de
proposé une rédaction nouvelle de cet article. Pautre,
Trois systèmes S e ésentent :
Déclarer lindemnité tolalement
aux créanciers la faculté de la
insaisissable; laisser
le droit
saisiren totalité, ce qui est
commun; admettre la saisie-arrêt dans
portion égale entre le capital de la créance une properdu par le débiteur: c'est
et l'objet
proposé:
ce que nous vous avons
Pourriez-vous adopter le premier
tice vous
système, et la juspermettra-t-elle de n'avoir
la
tion des débiteurs,
égard qu'à posisans vous occuper de celle des
ciers? A la manière dont
créanon parle quelquefois dans le
totalité, ce qui est
commun; admettre la saisie-arrêt dans
portion égale entre le capital de la créance une properdu par le débiteur: c'est
et l'objet
proposé:
ce que nous vous avons
Pourriez-vous adopter le premier
tice vous
système, et la juspermettra-t-elle de n'avoir
la
tion des débiteurs,
égard qu'à posisans vous occuper de celle des
ciers? A la manière dont
créanon parle quelquefois dans le --- Page 268 ---
monde, car ici tous les droits sont appréciés et défendus,
Pexercice des droils des créanciers est une
on dirait que
sorte de vol fait à la misère des débiteurs; - et pour applià l'objet qui
cetle réflexion plus particulièrement
quer
les colons seuls onl été malnous occupe, on dirait que
créanciers.
n'a atleint leurs
heureux, el qu'ancune perte
cette considération si elle était vraie, ne
Encore bien que
à
respect pour la vérité nous oblige
fàt pas décisive,le
la
des créanvous faire remarquer que souvent position
que celle des débiteurs, quelciers a ééausimalheureuses
Ils n'ont pas été plus
quefois même elle l'a été davantage.
colons à l'abri des désastres de la révolution : des
que les
dans la loi du 27 avril 1825, vous n'avez
pillages, que de
ne les ont pas épargnés en
pas cru possible réparer,
France: il ne les ont pas épargnés anssi à Saint-Dominréduisant Vindemnité aux biens-fonds, vous
gue; et en
Combien n'y en a-t-il
ne leur laissez aucune espérance.
dont la faillite et la ruine entière ont été le résultat
pas, calamités survenues à leurs débiteurs, qui, du moins,
des
vont recevoir quelque chose!
Privés de la faculté de se faire payer, soit parce que
n'auraient causé que des frais en pure
les poursuites
l'exricice de
perte, soit parce que les lois ont suspendu
les créanciers n'out pas eu la conces mêmes poursuites, 2
P'Etat acsolation de toucher une partie des secours que
corde aux colons, et tel a été très souvent Pinévitable
de deux colons dout Pun avait
résultat des choses, que
vendu à Pautre une habitation de 1,000,000 fr., T'acquépayéun centime anl vendeur, éloitadreurquin'avait pas
dépouillé, tandisque
mis aux secours comme propriétaire
out pas eu la conces mêmes poursuites, 2
P'Etat acsolation de toucher une partie des secours que
corde aux colons, et tel a été très souvent Pinévitable
de deux colons dout Pun avait
résultat des choses, que
vendu à Pautre une habitation de 1,000,000 fr., T'acquépayéun centime anl vendeur, éloitadreurquin'avait pas
dépouillé, tandisque
mis aux secours comme propriétaire --- Page 269 ---
a
le vendeur, dont toute la fortune
créance, quin'était
consistait dans sa
dans la
plus et ne pouvait se dire propriétaire
colonie, était
les lois interdisaient repoussé; que ce vendeur à qui
était
les poursuites contre le
exposé à celles de ses
débiteur,
propres créanciers.
Aujourd'hui que les colons
faible sans doute si on la
réçoivent une indemnité,
évidemment
compare à leurs pertes, mais
égale à ce que la conquête
une indemnité inespérée,
leuraurait rendu,
nous ne craignons
de
noncer ce mot, ou serait la justice de rendre pas procréanciers plus dur
le sorl des
qu'il ne P'était,
cette indemnité n'existait
lorsque l'espoir de
nltérieurs,
pas; d'anéantir leurs droits
que les lois de sursis ont laissé
par cela seul qu'on accordait des
subsister? car,
que les droits existaient.
sursis, on reconnaissait
Un état de choses si
léquité nalurelte
contraire à la loi civile et à
ne pouvait subsister
lois ont cessé d'accorder des
indéfiniment. Les
sursis.
Une indemnité est offerte au
ne pas permettre au créancier débiteur; était-iljuste de
Si nous
d'y prendre quelque part?
interrogeons les
écrit que les créanciers
législations : partout il est
ont droit sur tous les biens de leur
débiteur, avant lui-mème ; un débiteur ne
considéré comme vraiment
pouvant être
reste, déduction faite de
propriétaire de ce qui lui
rence avec
ses dettes, peut venir en
son créancier.
concurLes droits du créancier sont immnables,
fortune du débiteur est
tandis que la
susceptible
diminutions suivant la chance
d'accroisemens ou de
que si j'ai prété à un homme d'évènemens; et de même
100,000 francs, lorsque sa
avant lui-mème ; un débiteur ne
considéré comme vraiment
pouvant être
reste, déduction faite de
propriétaire de ce qui lui
rence avec
ses dettes, peut venir en
son créancier.
concurLes droits du créancier sont immnables,
fortune du débiteur est
tandis que la
susceptible
diminutions suivant la chance
d'accroisemens ou de
que si j'ai prété à un homme d'évènemens; et de même
100,000 francs, lorsque sa --- Page 270 ---
fortune consistait seulement en un capital de 200,000 ,je
n'aurai
le droit de lui demander le double, si, à l'épas
souvent mème avec le secours de l'archéance, et le plus
de même
gent que je Ini ai prêté, il a doublé sa fortune;
si, à cetteéchéance, mon débiteur n'a plus que 100,000 fr.,
le droit d'absorber, par ma créance, tout ce qui lui
j'ai
reste.
aurait
La conséquence rigoureuse de ces principes
à laisser aux créanciers le
conduit, nous en convenons 7 totalité de leurs créandroit de saisir Pindemnité pourla
à côté de celte règle, la plupart des législations
ces si,
adoucir la sévérité, une conn'avaient placé, pour en
cession d'alimens en faveur du débiteur.
L'ancienne législation française qui a toujours, à cet
caractère d'humanité, voulait
égard, présenté un grand
débiteur était saisie par
que si la totalité des biens d'un
les tribunaux lui accordassent, sur les reses créanciers,
moment où la
venus, des secours alimentaires jusqu'an
distribution du prix était terminée *. Mais celte faveur
n'a
même élé conservée par nos codes, n'était
qui
pas
les enfans n'obque temporaire, elle était persounelle;
de secours alimentaires sur la succession
tenaient point
**
de leur père grevée de dettes supérieures à son actif.
Néanmoins, Messieurs, quoiqu'on puisse douter que
Phumanité commande, en faveur du débiteur, quelque
portion des fruits, avec réserve du
chose de plus qu'une
el votre comcapital entier aux créanciers 2 le ministère
le
de lui accorder une part dans
mission vous proposent
* Edit du mois d'aoit, 1669, titre XVI,art. 8.
** Frain etHevin, t. 1. P. 136 ct 1337-
à son actif.
Néanmoins, Messieurs, quoiqu'on puisse douter que
Phumanité commande, en faveur du débiteur, quelque
portion des fruits, avec réserve du
chose de plus qu'une
el votre comcapital entier aux créanciers 2 le ministère
le
de lui accorder une part dans
mission vous proposent
* Edit du mois d'aoit, 1669, titre XVI,art. 8.
** Frain etHevin, t. 1. P. 136 ct 1337- --- Page 271 ---
à
capital. Cette ressource cchappera,
à celui dont les créanciers,
nous en convenons,
chaque créance,
par l'exercice du dixième de
absorberont
dans la
lindemnités mais e'est
réalité, ce débiteur n'avait rien,
que,
plus qu'il ne possédait,
puisgu'il devait
Le projet va plus lein, et quoique rien
cuser une extension de la
ne semble exdes légataires, à des
mesure à des collaléraux, à
et c'est dans
donataires, $ il ne les en
une telle position qu'on
excepte pas!
et de barbarie!
Paccuse d'injustice
Nous serions
d'être justifié presque tentés de croire qu'il a besoin
aux yeux des
été moins surpris
créanciers; et nous eussions
leur intérêt,
d'objections et de critiques faites
que de celles
dans
débiteurs.
qu'on a laites dans celui des
Cependant il parait que les créanciers
dont un grand nombre nous a adressé
eux-mêmes, 3
que ceux d'entre vous
des observations,
à peser les intérêts qui sont plus spécialement habitués
respectifs, ont trouvé
proportion qu'on vous
raisonnable la
qu'il n'était
propose d'établir. Vous avez
pas juste d'aller au-delà de cette
jugé
commandée par les
concession
tous les amendemens circonstances, et vous avez rejeté
du
qui tendaient à éteindre, au
paiement du dixième 2 le reste des droits du moyen
Mais on demande
créancier.
après que les
que ce qui restera de
créanciers auront touché le dixième Tindemnité,
créances, ne puisse plus être saisi,
de leurs
qu'en fera le débiteur !
3 quel.gue soit l'emploi
Votre commission aurait eu des
reproches à se fairesi,
emens circonstances, et vous avez rejeté
du
qui tendaient à éteindre, au
paiement du dixième 2 le reste des droits du moyen
Mais on demande
créancier.
après que les
que ce qui restera de
créanciers auront touché le dixième Tindemnité,
créances, ne puisse plus être saisi,
de leurs
qu'en fera le débiteur !
3 quel.gue soit l'emploi
Votre commission aurait eu des
reproches à se fairesi, --- Page 272 ---
dans le cours du travail qui lui a élé
confié, elle ne s'élait
pas occupée de cette question.
Elle n'avait entrevu que des propositions
à celles de M. de Frénilly;
semblables
les difficultés dont elle etlesinconvéniens, les dangers,
a été frappée, Jui ont paru
nombreux que les avantages faibles et incertains plus
colons pourraient en retirer,
que les
Vous avez voulu qu'un nouvel examen servit à
confirmer dans notre prémière -
nous
opinion ou à nous en faire
changer; car nous ne desirons qu'atteindre le
même le mieux, si cela est possible.,
bien, et
Trois amendemens nous ont élé renvoyés : l'un est de
M.Pary; quoique présenté le dernier, P'ordre des idées
soumet le premier à P'examen,
le
dans
puisqu'il est plus
son application et ses résultats.
général
Les deux aulres sont de M. de Frénilly et de M. Mestadier. Nous ne dirons rien, pour le moment, de
de M. Hyde de Neuville, qui consiste dans
celai
tion tout-à-fait
une proposiétrangère à ces trois
il est relatif à Pintérêt d'une classe amendemens, car
ciers : les amendemens
particulière de créanau contraire étaient relatifs à l'intérêt des débiteurs. Cetamendement n'a pasélé
son anteur; toutefois la commission
rédigé par
la
a examiné et discuté
proposition tellequ'elle est présentée dans les
et si M. Hyde de Neuville la
journaux;
reproduit en forme d'amendement, j'aurai P'honneur de
m'expliquer au nom de la
commission. Je meborneà vous dire qu'elle ne la croit
susceptible d'être la matière d'une
pas
Les lois qui existent douneront disposition législative,
aux tribunaux tous les
moyens de juger les diflicultés.
la
a examiné et discuté
proposition tellequ'elle est présentée dans les
et si M. Hyde de Neuville la
journaux;
reproduit en forme d'amendement, j'aurai P'honneur de
m'expliquer au nom de la
commission. Je meborneà vous dire qu'elle ne la croit
susceptible d'être la matière d'une
pas
Les lois qui existent douneront disposition législative,
aux tribunaux tous les
moyens de juger les diflicultés. --- Page 273 ---
L'amendement de M. Pavy tend à ce que les
en abandonnant
colons,
Findonuicinugalemeat à leurs créanciers,soient libérés de leurs dettes contractées
Nous ne croyons
avant 1792.
pas, Messieurs, que vous puissiez
l'adopter.
Qu'opérerait-i1? Une cession de biens
M. Pavy ne
partielle, car
propose pas que le débiteur se,
en
abandonrant senlement
libère,
Pindemnité, niais
ce qu'il possédera, au jour de
encore tout
l'abandon."C'est
sous une autre formie, une abolition de dettes
donc,
avez repoussée, en rejetant
1 que vous
maisons.
l'amendement de M. de SesQuand M. Pavy ou quelqu'autre orateur
amenderait la proposition,e
sous.
soit admis à se
demanderait que le débiteur
libérer, en abandonnant ses
et ce qu'il espère de l'indemnité,
biens présens
la proposition ne serait
pas plus admissible. Il n'y a et il ne
deux' sortes de cessions de
peut y avoir que
est
biens; la première est celle
acceptée par les
qui
créanciers, 2 et aux
venues entre eux et les débiteurs.
conditions conles créanciers
Dans ce cas, sans doute
peuvent renoncer à exercer leurs
les biens que le débiteur
droits sur
créanciers
acquerra dans la suite; mais les
n'y peuvent être contraints.
L'autre espèce de cession est
forcée; le créancier
peut s'y refuser, mais elle lui laisse le
ne
n'y a pas renoncé
droit, tant qu'il
n'est
par une transaction ou que sa dette
pas éteinte par prescription, de
biteur sur les biens
poursuivre son déque celui-ci acquiert dans la suite.
Examinons maintenant les' amendemens
Frénilly et Mestadier. Ce
de MM. de
même son honorable
dernier, comme l'a dit luianteur, a été fait pour écarter de
forcée; le créancier
peut s'y refuser, mais elle lui laisse le
ne
n'y a pas renoncé
droit, tant qu'il
n'est
par une transaction ou que sa dette
pas éteinte par prescription, de
biteur sur les biens
poursuivre son déque celui-ci acquiert dans la suite.
Examinons maintenant les' amendemens
Frénilly et Mestadier. Ce
de MM. de
même son honorable
dernier, comme l'a dit luianteur, a été fait pour écarter de --- Page 274 ---
Pamendement de M. de Frénilly, les graves inconvéuiens
qu'ily trouvait.
L'unetlautre ont voulu trouver quelque moyen, pour
aux colons la libre et paisible jouissance de la
assurer
les créanciers n'auraient pas abportion d'indemnité que
sorbée par leurs saisies-arrets.
Un oratenr, dont vous entendez toujours avec intérêt
réflexions, vous a dit: ( La loi
les sages et judicieuses
doit
donner au
( ne doit pas être un piège; elle ne
pas
l'espoir qu'une partie de Vindemnité sera af-
< débiteur
des créanciers, et laisser à
( franchie de la saisie-arrêt
de la
d'attendre le débiteur à la porle
( ceux-ci le droit
des consignations, et de saisir sur luicetle somme,
< caisse
saisir dans la
jnstant plus tôt ils n'auraient pu
( qu'un
( caisse. )
II nous serait facile de prouver que celte hypothèse,
mieux motiver Pameningénieusement présentée pour
s'exerce
dement, n'est pas possible, parce qu'une suisie ne
dans la rue, et qu'elle est nécessairepas sur I11l homme
ment faite au domicile du débiteur.
subsiste pour le cas où le débiteur,
Mais Pobjection
rentré chez ii, aura déposé dans son secrétaire l'argent
et verra dans cet état, arriver un huissier,
qu'il a reçu,
conditions, les formalités et les
après tontefvis que les
délais prescrits par les lois auront été observés.
Messieurs, 9 le cas est possible, quoiNous en convenons,
qu'il soit facile de deviner qu'il sera très rare.
Mais où est le remede ? Comment le tribunal aura-t-il
les écus , on les billets de banque trouvés
la preuve que
Thuissier dans le secrétaire du débiteur, proviennent
par
arriver un huissier,
qu'il a reçu,
conditions, les formalités et les
après tontefvis que les
délais prescrits par les lois auront été observés.
Messieurs, 9 le cas est possible, quoiNous en convenons,
qu'il soit facile de deviner qu'il sera très rare.
Mais où est le remede ? Comment le tribunal aura-t-il
les écus , on les billets de banque trouvés
la preuve que
Thuissier dans le secrétaire du débiteur, proviennent
par --- Page 275 ---
257 -
du paiement que lui a fait la caisse des
Car, daignez le remarquer,
consignations ?
ont proposé et défendu les Messieurs, les orateurs qui
sr'admettent
amendemens dont il
pas linsaisissabilité, desautres
s'agit,
à Pindemnités ils Pont combattue,
biens étrangers
qu'à Pexception des débris de
Et puisqn'ils veulent
biens meubles ou immeubles Pindemnite, tousles autres
tibles de saisies,
du débiteur soient
qu'ils nous indiquent le
suscepduquel on pourra distinguer
moyen à Paide
trouvée chez un débiteur
qu'une sonme d'argent
provient de
pas d'une autre cause.
liudemnité, et non
Mais, dira-t-on, il s'ensnivra donc
n'aura d'autre ressource
que le débiteu
indemnité à la caisse des que de laisser les restes de son
d'intérêts, conformément consignations,d à trois pour cent
caisse,
aux lois et réglemens de cette
Nous répondons d'abord
ressource pour le débiteur, il que,s'it n'y avait pas d'autre
reux que si la loi laissant serait encore moins malleulimitait
tout dans le droit
point le droit de saisie-arrêt
commun, ne
Mais le débiteur aura des
du créancier.
limes, et qui lui
moyens de placemens légiqui lui restera permettront de mettre le
sur
capital de ce
stites.
Tindemnite, à Pabri de toutes
pourIl peut l'employer à l'achat
France,
d'actions de la
de
d'inscriptions sur le
banque
blique, d'effets au
grand-livre de la delle puporteur émis par les
dustriellesqui
compagnies inla nature de cet i-outaujourdhui si multipliées. On sait
de la
actifet les lois, le mettent à l'abri
que
part des créanciers.
de saisie
ites.
Tindemnite, à Pabri de toutes
pourIl peut l'employer à l'achat
France,
d'actions de la
de
d'inscriptions sur le
banque
blique, d'effets au
grand-livre de la delle puporteur émis par les
dustriellesqui
compagnies inla nature de cet i-outaujourdhui si multipliées. On sait
de la
actifet les lois, le mettent à l'abri
que
part des créanciers.
de saisie --- Page 276 ---
vous obligez le colon à employer un
Mais, dit-on,
illicite de déguiser son actif.
moyen
vous toucher, parce
Celte objection a dû naturellement
à l'alne doit jamais réduire le citoyen
gue le législateur
ou de commettre des
ternative, ou d'ètre sans ressource,
concerne la
fraudes. Mais elle n'est pas exacte en ce qui
d'indemnité dont il s'agit.
éviportion
la volonlé de la loi la réserve, a
Le colon à qui
d'une manière qui lui asdemment le droit de la placer
de la loi; et
nltérieure du bienfait
sure la jouissance
ainsi, il se sert de moyens avoués
lorsque, pour le placer
des effets que ces lois ellespar les lois, lorsqu'il achète
il ne blesse point
mêmes metlent à Pabri des saisies-arrèts,
le droit commun.
le colon pourfait faire
continne-l-on, , pnisque
Mais 2
en créances
des débris de son indemnité,
un placement
lui onvrir d'autres moyens
insaisissables, pourquoi ne pas
? Pourquoi lui
plus analogues à ses goûts
de placemens
d'acquérir une propriété foncière
enlever la consolation
oà il puisse vivre ?
mais est-i! bien solide?
Cel argument est spécienx; importantes. 3 la loi resdes considérations
Lorsque 1 par
quelconque Pexercice des
treint dans une proportion
de l'actif du débiteur,
droits des créanciers sur une partie
faveur de ce dern'est pas obligé de créer en
le législateur
et extraordinaires de placenier des moyens nouveaux
cette faveur. Nos lois
continuent et éternisent
mens qui
données ou léguées
déclarent aussi que les renles viagères
sont à
déclaration d'insaisissabilité,
par un tiers avec
c'est-à-dire que les
des créanciers,
Pabri des poursuiles
débiteur,
droits des créanciers sur une partie
faveur de ce dern'est pas obligé de créer en
le législateur
et extraordinaires de placenier des moyens nouveaux
cette faveur. Nos lois
continuent et éternisent
mens qui
données ou léguées
déclarent aussi que les renles viagères
sont à
déclaration d'insaisissabilité,
par un tiers avec
c'est-à-dire que les
des créanciers,
Pabri des poursuiles --- Page 277 ---
20 -
25g -
créanciers ne penvent en saisir les
mains de celui qui les doit, Mais arrérages entre les
l'argent ou les choses achetées
quand il les a payés,
sables chez celui qui l'a
avec cet argent sont saisisciviles dans le
reçu ; et depuis quily a des lois
monde, onl n'a rien
ni trouvé pour éviter cet
demandé, ni proposé,
inconvénient.
Lorsque, par des motifs d'un ordre
ne s'agit pas
supérienr, et qu'il
d'oxaminerici, le
certains droits pussent
législateur a permis que
constatent
> par la forme des titres
, être à l'abri des saisies; il
qui les
objets entourés d'un si
a dû limiter les
dans quelques intérêts grand privilège, el on ne peut,
Particulien,accroitrel la
dérogations au droit commun,
masse des
lancer dans la sociélé de
Or, est-il convenable de
Faut-il surtout
nouvelles valeurs insaisissables?
immeubles ? appliquer cette mesure d'exception à des
Mais sans entrer dans la discussion
cette matière, examinons si la
d'une théorie sur
à la position qui nous
mesure proposée, réduite
véniens et des difficultés occupe, n'aurait pas des inconsur
d'exécution
les
qui
avantages, en supposant même lemporteraient
pussent obtenir de véritables.
que les colons en
Oà serait en effet
cesse à
pour eux Pavantage d'avoir
compter avec leurs créanciers,
sans
cement ou à chaque
, qui, à chaque plaet
mutation,nuraient
de discuter si P'immeuble
droit d'examiner
nant telle somme
qu'on dit être acheté
égale à l'indemnité,
moyensupérieure formée
, n'a pas une valeur
par des
même indemnité ? Où seraient eapitaux étrangers à cette
lons d'être obligés de faire
les avautages pour les CO,
emploiy dans Pannée du paie19.
anciers,
sans
cement ou à chaque
, qui, à chaque plaet
mutation,nuraient
de discuter si P'immeuble
droit d'examiner
nant telle somme
qu'on dit être acheté
égale à l'indemnité,
moyensupérieure formée
, n'a pas une valeur
par des
même indemnité ? Où seraient eapitaux étrangers à cette
lons d'être obligés de faire
les avautages pour les CO,
emploiy dans Pannée du paie19. --- Page 278 ---
le
M. Mestament de chaque cinquième, 3 comme propose
un?
dans tout autre délai; car il faudrait en fixer
dier, ou
les colons sont déjà si proMais si les avanlages pour d'exécution nous ont paru
blématiques, les difficultés
article seul qu'il
insurmontables. Ce ne serait pas un
spéciale, préfaudrait faire, ce serait une législation
les dérogations aux Iois générales qu'exivoyant toutes
nonveau et insolite.
gerait l'adoption d'un principe
un instant , que
On déclarera, nous le supposons pour
affranPimmeuble acquis avec déclaration d'emploi créanciers sera
chi de la saisie des créanciers. Mais de quels Pindemnité, Car
Sans doute des créanciers antérieurs à
le déentrer dans la pensée de personne que
il ne peut
faire des detles nouvelles, dont
biteur puisse impunément affranchi. Mais lorsque ces créanle bien privilégié serait
du bien provenant de
ciers postérieurs à l'acquisition
exerceront des saisies 7 sera-t-il
l'emploi de lindemnité
Si
créanciers antérieurs de se présenter?
défendu aux
on est en contradiction
l'on répond qu'ils le pourront,
ne le pourveut faire; si Pon répond qu'ils
avec ce qu'on
dans Pintérêt du débiteur que
ront pas, ce n'est plus
Ce
des créanciers antérieurs sera prononcée.
l'exclusion
créanciers
et par le
dans Vintérêt des
postérieurs;
sera
on fera perdre les plus anciens,
plus bizarre des résullats,
pour donner aux plus nouveaux.
droit de vendre le bien provenant
Le colon aura-t-il racheter un autre, et alors la
de Pindemnité, pour en
au second?
faveur attachée au premier pasera-l-elle quelquefois du
S'il le vend peur un prix double, sera-t-il triple insaisissable,
d'achat primitif, ce prix entier
prix
par le
dans Vintérêt des
postérieurs;
sera
on fera perdre les plus anciens,
plus bizarre des résullats,
pour donner aux plus nouveaux.
droit de vendre le bien provenant
Le colon aura-t-il racheter un autre, et alors la
de Pindemnité, pour en
au second?
faveur attachée au premier pasera-l-elle quelquefois du
S'il le vend peur un prix double, sera-t-il triple insaisissable,
d'achat primitif, ce prix entier
prix --- Page 279 ---
-
*
ou la faculté de saisir sera-t-elle
dera le montant de
accordée sur ce qui excé
procès dont
l'emploi, et alors qui ne prévoit les
l'objet sera de reconnailre à quoi cette
mentation est due; si c'estànne
augdes
révolution dans la valeur
biens, ou à des augmentations faites
qui n'était
avec de l'argent
pas, comme Pindemnité, à l'abri des saisies ?
Le privilège d'insaisissabilité
sera-t-il prolongé
passera-t-il aux heritiers ?
de la
jusqu'à l'infini ? C'est la
proposition de M. de
consfquence
auleur a déjà fait des
Frénilly : mais sans doute son
devant les
réflexions qui l'ont fait reculer
conséquences de ces majorats d'une
nouvelle, dont les propriétaires
espèce
la fin Jes siècles,
seraient assurés
, que ni le fonds, ni les
jusqu'à
ront être saisis. Il est probable
revenus ne pouramendement de M.
qu'il adoptera le sousMestadier, tendant à ce
lège ne subsiste que pendant la vie
que le privisimplement ajourner
des colons. Alors c'est
l'action du créancier,
servant son droit aux intérêts
qui en contous les
par des
cinq ans 7 pourra, au décès du commandemens
mander sur le bien devenu
débiteur, detout ce qui lui sera dû. Dans insaisissable le paiement de
naître le droit de
ce cas s il faudra lui recons'inscrire aux
server ses droits à la date de hypothèques, , pour conjugement qui aura
son titre primitif, ou du
absorbant
liquidé Sàl créance; et
la valeur du
cetteinscription
ressource
bien, enlévera tout
au propriétaire de ce bien.
crédit, toute
Le temps nous a
voir une foule d'autres manqué, non pour discuter et prédiger l'exposé et les inconvéniens, mais pour en rém
développer par écrit. Vos lumières et
-
droits à la date de hypothèques, , pour conjugement qui aura
son titre primitif, ou du
absorbant
liquidé Sàl créance; et
la valeur du
cetteinscription
ressource
bien, enlévera tout
au propriétaire de ce bien.
crédit, toute
Le temps nous a
voir une foule d'autres manqué, non pour discuter et prédiger l'exposé et les inconvéniens, mais pour en rém
développer par écrit. Vos lumières et
- --- Page 280 ---
26a -
réfexions vous en ont déjà fait prévoir et appiécier
vos
une grande partie.
tous ces inconMais quand on voudrait se dissimuler
réels, et tels que la mesure
véniens, que nous croyons
nê
serait plus nuisible qu'utile. aux colons,
proposce
considération les abus que la
fant-il pas aussi prendre en
mauvaise foi pourrait faire de cette micsure?
que tous les
Le moraliste, peut à son gré, supposer
an bien, et incapables
hommes sont naturellement portés
leurs semblables. Une tâche plus triste et plus
de tromper
et tout en faisant des
sévère est imposée au législateur;
dans la voie de
lois qui excitent et dirigent les hommes
si les
la
il doit prendre des précautions, comme
justice, 3
s'en écarter. Je ne répéterai pas ce que
hommes devaient
dire à la dernière séance sur la
j'ai eu Phonneur de vous
possibilité des fraudes et des abus.
les amendemens proposés
C'est donc, et parce que
colons,
n'offrent point en résultat d'avantages réels aux
suffisantes pour placer les déqui auront des ressources
actuellement el légalebris de leur indemnité en valeurs
créer une
et parce qu'on ne pourrait
ment insaisissables;
sans être conduit à la
classe d'immeubles insaisissables,
nécessité de faire un code entier sur cette matière excepla mauvaise foi pourrait abuser
tionnelle; et parce que
les honorables auteurs des amendemens
d'une mesure que
débiteurs malhenreux
seulement en fareurdes
provoquent
commission est unanimement
ct de bonne foi, que votre
d'avis de les rejeter.
humaines, qu'à côté
Car tel est le sort des institutions
même
rapports, et
d'une chose bonne, sous quelques
classe d'immeubles insaisissables,
nécessité de faire un code entier sur cette matière excepla mauvaise foi pourrait abuser
tionnelle; et parce que
les honorables auteurs des amendemens
d'une mesure que
débiteurs malhenreux
seulement en fareurdes
provoquent
commission est unanimement
ct de bonne foi, que votre
d'avis de les rejeter.
humaines, qu'à côté
Car tel est le sort des institutions
même
rapports, et
d'une chose bonne, sous quelques --- Page 281 ---
a -
3 A
desirable au premier coup-d'aeil, se trouvent le
des abus, et Pimpossibilité de l'exécution.
danger
La crainte des abus ne doit
pas toujours arrêter sans
doute; autrement il ne faudrait rien faire: les difficultés
*ne doivent pas retenir; car le mérite du
précisément de les aplanir.
législateur est
Mais la sagesse lui commande de tout
de
prévoir, tout
comparer; et si la somme des abus
traînerait
qu'une mesure ennécessairement est plus forte que les
si les difficultés sont telles
avantages,
qu'elles équivalent à une impossibilité morale, le législateur doit céder devant
force supérieure à la sienne.
une
Nous craignons bien 7 Messieurs, que ces
faites certainement dans les plus droites propositions,
intentions,
et les plus loyales
n'aient un résultat facheux pour les colons.
Peut-être beaucoup de créanciers
comprenant mal et les
principes qu'on a fait valoir dans leur intérêt,
mal leur
etjugeant
situation, se refuseront à des transactions
leur seront encore plus nécessaires
qui
eux-mêmes.
qu'à leurs débiteurs
Mais lorsque les premiers momens d'irritation seront passés, la raison, l'intérêt feront
leur voix; et, ce qui n'a pas toujours
entendre
tre seront d'accord
lieu,l'une et l'aupour amener des accommodemens.
Le débiteur, connaissant la
de
précaireté sa
qui ne lui permettra de conserver les débris position,
de son indemaité,qu'en les plaçant en
nos lois actuelles, effets
eBtuiusinaubia,dopris
de
qai ne sont pas toujours du
tout le monde, desirant
goàt
recouvrer la faculté de
sans risques, , propriétaire d'immeubles,
devenir,
sacrifice d'une
achetera, par le
partie , la disponibilité du reste.
e
précaireté sa
qui ne lui permettra de conserver les débris position,
de son indemaité,qu'en les plaçant en
nos lois actuelles, effets
eBtuiusinaubia,dopris
de
qai ne sont pas toujours du
tout le monde, desirant
goàt
recouvrer la faculté de
sans risques, , propriétaire d'immeubles,
devenir,
sacrifice d'une
achetera, par le
partie , la disponibilité du reste.
e --- Page 282 ---
264 -
Le créancier, sachant qu'il n'y a rien à espérer d'un
les débris de son indemnité en
débiteur qui aurait placé
déclarées insaisissables par nos lois,
rentes sur Petat,
reconnaitra qu'uu vain titre n'est pas de Pargent, et préférera une partie de sa créance à la chance bien incertaine de voir son débiteur tôt ou tard propriétaire d'objets
saisissables.
Des rapprochemens seront la conséquence de cette position embarrassante pour Pun et pour Pautre; ils amèneront cette réduction de créances que vous n'avez pas
le droit de commander; ce sera encore. 2 nous n'hésitons
à le dire, les créanciers quiferont le plus de sacrifices,
pas
d'accommodement leur
et ils auront raison; car un refus
serait plus nuisible qu'au débiteur.
Ainsi, [e temps etles réflexions conduiront lesintéressés,
contrainte, vers le but qu'on se propose, el qu'il
sans
d'atteindre par des dispositions
nous parait impossible
législatives.
le rejet des
La commission persisle à vous. proposer
trois amendemens. >)
M. MESTADIER déclare qu'il retire son amendement.
Celui de M. PAVY, après avoir été développé par son
auteur, est mis aux voix et rejelé.
M.DE FRÉNI.LY déclare également retirer Pamnendement par lui présenté.
Un autre amendement de M. BosCAL DE RÉALS, conçu
accueilli par la chambre.
en ces termes,n'est pas
C Les créanciers d'un colon n'ayant aucune propricté foncière,
trois amendemens. >)
M. MESTADIER déclare qu'il retire son amendement.
Celui de M. PAVY, après avoir été développé par son
auteur, est mis aux voix et rejelé.
M.DE FRÉNI.LY déclare également retirer Pamnendement par lui présenté.
Un autre amendement de M. BosCAL DE RÉALS, conçu
accueilli par la chambre.
en ces termes,n'est pas
C Les créanciers d'un colon n'ayant aucune propricté foncière, --- Page 283 ---
a
-
au moment de la promulgation de la présente
pour toute créance contractée
loi, n'auront droit,
en capitaux et intérêts, qu'au antérieurementau: 1 er; janvier 1792,
présente loi à leurs débiteurs. dixième du capital accordé par la
>
LA COMMISSION déclare
tion de l'article
que pour completter la rédac9 par elle présentée, il convient
jouter à ces mots : celui d qui est di le
d'aci: ou une portion du prix du
pris; ceuxMM.
fonds.
DUHAMEL et DE FRÉNILLY
addition.
proposent la même
M. FLEURIAU: DE BELLEVUE croit voir
la rédaction de l'article. Le
une errear dans
le dixième du capital de la premier paragraphe porte:
graphe énonce seulement créance; et le second paraqui semblerait
le dixième de la créance ; ce
de faire.
indiquer que le vendeur aurait la faculté
saisie-arrêt sur la totalité de la créance.
pense qu'il vaudrait mieux
le
L'opinant
miner ainsi le second
répéter mot capital, et terde sa créance.
paragraphe: du dixième du capital
Ce changement est adopté,
M. HYDE DE NEUVILLE fait
qu'on ne s'est
remarquer à la chambre
pas expliqué relativement aux
viagers; ; il se bornera à lui
créanciers
cet (gard, sans
présenter une observation à
tinue: : ( M. Pardessus proposer d'amendement. L'orateur convaient décider
nous a dit que les tribanaux
la question. Un magistrat
pouconsulter, m'a dit le contraire.
que je viens de
bon des'entendre
Il me semble qu'il serait
ainsi
sur ce point et de ne
une classe intéressante.
point abandonner
Je sais que
commun un créancier
d'après le droit
viager a le droit de demander en
observation à
tinue: : ( M. Pardessus proposer d'amendement. L'orateur convaient décider
nous a dit que les tribanaux
la question. Un magistrat
pouconsulter, m'a dit le contraire.
que je viens de
bon des'entendre
Il me semble qu'il serait
ainsi
sur ce point et de ne
une classe intéressante.
point abandonner
Je sais que
commun un créancier
d'après le droit
viager a le droit de demander en --- Page 284 ---
dans
tout temps le paiement de sa eréance;mais aura-til,
le système du projet de loi, le droit de demander vingt
loi sont dus? Le projet
ou trente années d'arrérages qui
saisie-arrêt
de loi ne permet au créancier de former
le capital, et non pour les intérêts. D'ailleurs,
que pour
le droit commun quand la loi que nous
peut-on invoquer enlièrement hors du droit commun ? Il me
discutons est
d'avis, je n'ai
Semble qu'entre deux magistrats partagés
rien de mieux à faire que de demander une explication
à M. le rapporteur. >
extrêmement une
M. PARDESSUS : st On embarrasse
commission quand on veut qu'elle donne 2 non pas un avis
mais en
sur une rédaction ou un amendement proposés,
la
soite une consultation. Nous n'avons pas reçu
quelque
faite M. Hyde de Neuville, de la inême
proposition qu'a
qui ont été renvoyés
manière que les trois amendemens
desiré savoir ce
à la commission. Cependant nous avons
voulu M. Hyde de Neuville. Nous ne pouvions
qu'avait
de
le Moniteur; nous y avons
faire mieux que prendre
l'examen de ce
vu que M. Hyde de Neuville provoquait chambre une
sans toulefois soumettre àla
cas important,
dans la forme : il ne fait pas autre
disposition rédigée
àvis
demande.
chose aujourd'hui; c'est encore un
qu'il
dans P'état où M. Hyde de Neuvillé
Je ne pourrais,
d'amendement,
laisse la discussion, , en ne proposant point
un avis personnel sur la question qu'il préqu'exprimer
n'est-ce pas le lieu ; car la chambre
sente ; et pent-être
consultations. Elle doit
fait des lois et ne donne pas de
les
d'articles présentés par
délibérer sur des propositions
dont le juge:
ministres, et non pas sur des controverses motif
aux tribunaux. C'est par ce
que
ment appartient
Hyde de Neuvillé
Je ne pourrais,
d'amendement,
laisse la discussion, , en ne proposant point
un avis personnel sur la question qu'il préqu'exprimer
n'est-ce pas le lieu ; car la chambre
sente ; et pent-être
consultations. Elle doit
fait des lois et ne donne pas de
les
d'articles présentés par
délibérer sur des propositions
dont le juge:
ministres, et non pas sur des controverses motif
aux tribunaux. C'est par ce
que
ment appartient --- Page 285 ---
la commission m'a
n'ayant
chargé de déclarer en sonI nom
pas reçu du bureau de la chambre,
qne
rédigé par M.I Hyde de Neuville,
F'amendenient
de MM. Pary, de
comme elle a reçu ceux
Frénilly et Mestadier, elle
en délibérer. Du reste, il lui
n'a pas pu
a paru que les tribunaux
trottveraient, soit dans les principes du droit
daus les principes du droit
ancien, soit
nouveau, selon
laquelle se ratlacheront les
l'époque à
contestations, des
pour rendre justice aux parties.
moyens
En effet, M. Hyde de Neuville désire
le cas, très rare assurément,
qu'on prévoie
vendue à rente
où une habitation a été
viagère.
Demande-t-il quels droits aura le vendeur
demnité revenant à
sur l'inde sa rente ?
Pacquéreur pour le service ultérienr
dixième de D'après l'article proposé il aura droit
sa créance; c'est-à-dire
au
ger que, sur
qu'il aura droit d'exiPindemnité, il soit prélevé et
somme suffisante
placé une
la rente
pour que Pintérêt serve le dixième de
qui lui est due. Ce cas n'est
c'est ainsi qu'on opère dans les
point nouvean ; et
distributions ou
auxquels se présentent des créancier's de
ordres
Demande-t-on
rentes viagères.
échus
aussi ce qui arrivera pour les
a vant la loi dont nous nous
arrérages
nion est
occupons ? Mon opiqu'encore bien qu'en eux-mémes les
d'une rente viagère se
arrérages
pital,et des fruits de la composent et d'une partie du Cachose,
le
civil, car autrefois la
cependantd'apres Code
question était
sont que des
controversée, ils' ne
arrérages, 3 et qu'on ne fait
de
tion entre ces sortes
point distincd'arrérages et ceux d'une rente
pétuelle.
perJe ne prétends pas que mon opinion soit la
meillenre,
e
-mémes les
d'une rente viagère se
arrérages
pital,et des fruits de la composent et d'une partie du Cachose,
le
civil, car autrefois la
cependantd'apres Code
question était
sont que des
controversée, ils' ne
arrérages, 3 et qu'on ne fait
de
tion entre ces sortes
point distincd'arrérages et ceux d'une rente
pétuelle.
perJe ne prétends pas que mon opinion soit la
meillenre,
e --- Page 286 ---
268 1
avoir examiné et étudié les
et que les tribunaux, , après
Mais c'est à eux de
lois, ne puissent juger différemment.
rattala question qu'on élève ne sc
prononcer, parce que
qui nous occupe.
che pas exclusivement à l'indemnité
s'élever à l'occasion de Pindemnité des émigrés
Elle peut
Elle peut
qui avaient aussi des dettes de rentes viagères.
failli doit des rentes
s'élever dans une faillite, lorsqu'un
viageres, ce qui est fréquent.
Or, ce qu'on a jugé ou ce qu'on jugerait dans ces cas,
relativement au créancier à rente viagère
on le jugerait
d'un colon. Cest donc une question de législation générale, qui ne pentêtre résolue pour un cas spécial. Jusqu'à
les tribunaux n'ont signalé aucune difficulté,
présent
tout-à-fait
aucun embarras relativement aux questions
semblables qui ont dà naturellement se présenter dans les
cas que j'ai indiqués.
n'est donc pas nécessaire, et
Une disposition spéciale
donner suite à la
je crois que la chambre ne doit pas
proposition. >
de
M. LE GARDE DES SCEAUX ajoule aux observations
les éclaircissemens suivans: ( Messieurs,
M.lerapporteur,
il est en effet très diflicile de s'expliquer sur une propon'a précisée. Si l'on avait pris la
sition que personne
nous l'aurions
peine de nous souettre un amendement,
si
examiné et discuté devant vous; vous l'auriez adopté
l'aviez
nécessaire ; et, dans le cas contraire,
vous
jugé
Mon embarras n'est
vous auriez refusé votre assentiment.
réalité à disdonc pas médiocre, car je ne trouve rien en
vais, autant que je le pourrai, supcuter. Cependant je
s'il est vrai
pléer à ce qu'on n'a pas proposé, et examiner
peine de nous souettre un amendement,
si
examiné et discuté devant vous; vous l'auriez adopté
l'aviez
nécessaire ; et, dans le cas contraire,
vous
jugé
Mon embarras n'est
vous auriez refusé votre assentiment.
réalité à disdonc pas médiocre, car je ne trouve rien en
vais, autant que je le pourrai, supcuter. Cependant je
s'il est vrai
pléer à ce qu'on n'a pas proposé, et examiner --- Page 287 ---
26g -
qu'il puisse y avoir quelque chose à ajouter à la
tion de loi que vous discutez.
disposiLa disposition embrasse les droits des créanciers de
toute nature. D'après celte disposition, les créanciers n'auront de recours à exercer sur l'indemnité
concurrence de la dixième partie de leur que jusqu'à
cel état de
capital. Dans
choses, on vient dire : Voici une sorle de
créanciers (les créanciers de rentes viagères vivant
core ) pour le sort desquels vous n'avez rien
et enfixé, auxquels ne s'appliquera pas exactement la disposition du
projet de loi. Et moi je réponds : on se trompe. Le
de loi pourvoira à tout; le projet de loi ne s'arrête projet
capital des créances, et limite l'action des créanciers qu'au
lativement à ce capital. S'il existe dans le droit
redes dispositions
commun
qui règlent ce qui, dans la rente
doit être considéré comme
viagère 7
la
capital, il sera facile de faire
part des créanciers viagers en leur appliquant le
graphe premier de cet article.
paraOr, Messieurs, ces dispositions existent. Il y a deux
parties dans la créance d'un rentier viager
vit
core: les arrérages
qui
endéjà échus et las arrérages à venir. A
l'égard de ceux-ci, le créancier de rente viagère a le droit
d'exiger qu'on prenne les précautions autorisées
les
lois communes pour conserver cette portion de la par rente
dont le projet actuel lui assure la jouissance. Il a droit
à la conservation du dixième du capital productif de la
rente viagère, à l'effet d'obtenir jusqn'à son décès, le
paiement annuel de la dixième partie de la rente. Il sera
donc facile de luia appliquerla disposition du projet de loi.
Mais ce n'est pas là que réside la difficulté qui a
e
frappé
quelques esprits elle se frouve plutot dans la partie des
u
a - e
le projet actuel lui assure la jouissance. Il a droit
à la conservation du dixième du capital productif de la
rente viagère, à l'effet d'obtenir jusqn'à son décès, le
paiement annuel de la dixième partie de la rente. Il sera
donc facile de luia appliquerla disposition du projet de loi.
Mais ce n'est pas là que réside la difficulté qui a
e
frappé
quelques esprits elle se frouve plutot dans la partie des
u
a - e --- Page 288 ---
échus àl lépoque dela promulgation del lal loi;età
arrérages à vous soumeltre eunee explication très simple.
cet égard j'ai
ait vingt années qne le créancier de
Je suppose qu'il y
n'ait reçu d'arrérages. Dans la situation
rente viagère
années lui seraient encore dues, si
ordinaire, ces vingt
droit. I
toutefois la prescription n'avait pas éteint ce
faudra prélever une somme égale à la moitié desarrérages
à titre de capital 7 et l'autre moitié, à titre d'inéchus 2
térêts, parce qu'il est de principe, en droit civil, que,
dans les arrérages de rentes viagères, une moitié seuledes fruits civils, et l'autre moitié
ment est représentative
du
Le créancier à
représentative d'une portion
capital.
qui vingt années d'arrérages seraient dues, se présentera
à la liquidation, et dira : Vingt années d'arrérages me
sont dues; mais la moitié est perdue pour moi 1 aux termes de la loi, parce que cette moitié est représentative
de Pintérêt; mais l'autre moitié, comme représentative
du capital, est conservée. J'ai donc le droit de demander
la dixième partie de celle moitié de nles arrérages, en
vertu du premier alinéa de Particle 10 de la loi.
Ainsi, Messieurs, pour me résumer sur la position d'un
d'arrérages antérieurs à la procréancier viager: S'agit-il
mulgation de la loi?il aura le droit de demander la dixième partie de la moitié de ces arrérages, ou la vinglième
partie du tout. S'agira-t-il des arrérages à courir après
la promulgation de la loi? il se présentera à la liquidation
comme créancier de la dixième partie du capital, el il
aux principes du droit civil,
demandera 2 conformément
que cette partie du capital soit placée pour produire intérêt à son profit jusqu'à son décès, c'est-à-dire jusqu'à
Pextinction de la rente.
partie de la moitié de ces arrérages, ou la vinglième
partie du tout. S'agira-t-il des arrérages à courir après
la promulgation de la loi? il se présentera à la liquidation
comme créancier de la dixième partie du capital, el il
aux principes du droit civil,
demandera 2 conformément
que cette partie du capital soit placée pour produire intérêt à son profit jusqu'à son décès, c'est-à-dire jusqu'à
Pextinction de la rente. --- Page 289 ---
Tels sont , Messieurs, les principes du droit
Vous pensercz avec moi
commun.
qu'il n'y a rien à ajouter
dispositions de l'article
aux
ciers,
pour régler le sort de ces
puisqu'ii se trouve réglé, ainsi
créanles autres, d'une
que celui de lous
manière-équitable. >
L'article 9 est ensuite mis aux voix et
termes :
adopté en ces
a Les créanciers des colons de
mer saisie-arrêt sur l'indemnité Saint-Domingue ne Pourronti forde leur créance,
que pour un dixième du capital
( En cas de concurrence entre
ui est dû le prix ou une portion du plusieurs créanciers, celui i
lieu à
prix du fonds qui donnera
Tindemnité, sera payé avant tous autres du
créance.
dixième de sa
(. Les créanciers seront
lons recevront leur
payés aux mêmes termes que les COindemnité. >
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 9.
LA COMMISSION avait proposé d'en
modifierle
paragraphe, en substiluant à cet énoncé : les premier
des Colons de
créanciers
Saint-Domingue, cet autre énoncé : les
créanciers, d quelque titre que ce soit, des colons
Saint-Domingue.
de
Cette modification supposait
ditionnel ; la Chambre
l'adoption de l'article adrédaction
l'ayant rejeté, le changement de
indiqué parla commission, est reconnu n'avoir
plus d'intérêt.
Un amendement destiné à former à Particle
9, un
- * --- Page 290 ---
additionnel, est présenté par M. le cointe
paragraphe
DE SAINT PRIEST.
-
Les
dites de Saint-Domingue, antérieures au 1erjanC créances
ventes d'habitavier 1792, et ayant pour cause des dons, legs,
la culde maisons, de nègres, ou des avances faites pour
tions, seront éteintes, tant pour les intérêts que pour le capital,
ture,
ci-dessus mentionnée. >
par l'effet de la saisie-arrêt
Dans les vucs du noble pair, ce nouveau paragraphe
imméliatement après le premier de l'article
se placerait les deux autres seraient retranchés pour foractuel, donl
mer un article séparé,
M. le comle DE SAINT-PRIEST développe sa proposition, en ces termes: ( Deux vérités également incontesparaissent ressortir de la distables 7 quoiqu'opposées,
les droits des créanciers ne
cussion actuelle : l'une. , que
recevoir d'atteinte; P'autre que jamais circonpeuvent désastreuse ne commanda une exception en
stance plus
fayeur de ses victimes. On a pu juger trop rigoureux,
arbitraire contre les créanciers, Pamendement de
trop
mais la disposition du projet n'est-elle
la commission :
les débiteus? Ne
pas à son tour trop rigoureuse contre
de
illusoire pour les colons les bienfaits
rend-elle pas
? Le noble
V'indemnité? Comment sortir de ce labyrinthe
le moyen dans une disposition
pair croit en apercevoir
dans le
de la comqui rendrait facultatif ce qui
système
mission était obligé. On l'a dit avec raison , l'indemnité
des colons n'est autre chose qu'un déstipulée en faveur
bris sauvé du naufrage. C'est à la sollicitation paternelle
de
illusoire pour les colons les bienfaits
rend-elle pas
? Le noble
V'indemnité? Comment sortir de ce labyrinthe
le moyen dans une disposition
pair croit en apercevoir
dans le
de la comqui rendrait facultatif ce qui
système
mission était obligé. On l'a dit avec raison , l'indemnité
des colons n'est autre chose qu'un déstipulée en faveur
bris sauvé du naufrage. C'est à la sollicitation paternelle --- Page 291 ---
a *
du roi
qu'est dà tout entier le
conque d'une perte
délommagement quelC'est au prix de son long-temps droit
regardée comme absolue. de
acquis, et dans l'opinion du noble souveraineté que le roi Pa
titre, imposer à la répartition
pair, le roi peut, à ce
ditions qu'il jugera
de SoII bienfait telles conà la chambre
convenables. L'amendement
ciers à
repose sur ce principe, Il appelle les sounis
prendre part à
créanen revanche des concessions l'indemnité, mais en exigeant d'eux
dont un grand nombre d'entre que Phomanité riclame, et
douner Phonorable
eux paraissent déjà vouloir
que la loi leur
exemple. C'est da reste une
et
adresse, non un ordre
invitation
en renonçant à partager
qu'elle leur intime;
de conserver leurs droits. lindemnité, ils seront maitres
Pindemnité des émigrés L'article 18 de la loi relative d
sure, et ne permet
semble ouvrir la voie à cette
novation. pas de la cousidérer
meCest à cette assimilation
comme une inmentdonoblepit.l
que tend l'amendele sacrifice deses .Iin'impose pas forcément au créancier
à se voir privé droits, mais il n'expose pas le
par leur exercice
débiteur
de pain que le roi lui accorde. rigoureux, du morceau
de Thumanité sans blesser Jes Il satisfait ainsi au voen
droits de la propriété
principes, sans attenter. anx
viction qu'un semblable privée. L'opinant a Vintime consactions
tempérament amènera des trannombrenses, et ce n'est que
espérer de voir finir 1771 état de
par elles qu'on peut
deux
choses
parties 9 et qui jusqu'a
insupportable aux
tion raisonnable
présent n'admettait de soludernier sursis, pour aucune, Depuis
tout créancier
1820, terme du
limite de ses
a eu le temps de fixer la
prétentions et de ses
espérances, Il sera dono
--- Page 292 ---
274 1 -
décidé sur loplion, 2 et le malheureux colon
promptement du moins à quoi s'en tenir. Une observation qu'il
saura
importe de faire, c'est qne les colons aujourd'hui appelés
à Findemnité ne sont plus, du moins en
à prendre part
de Saint-Domingrande partie, les anciens propriétaires
La mort les a presque tous fait disparaitre, et ce sont
gue. les représentent. Ceux-ci se rendrontleurs héritiers qui
et simples? Ils répondent alors sur leurs
ils héritiers purs
des deltes de leurs auteurs,
biens personnels de la totalité
sous bénéfice d'inventaire ?
aura
importe de faire, c'est qne les colons aujourd'hui appelés
à Findemnité ne sont plus, du moins en
à prendre part
de Saint-Domingrande partie, les anciens propriétaires
La mort les a presque tous fait disparaitre, et ce sont
gue. les représentent. Ceux-ci se rendrontleurs héritiers qui
et simples? Ils répondent alors sur leurs
ils héritiers purs
des deltes de leurs auteurs,
biens personnels de la totalité
sous bénéfice d'inventaire ? Alors
N'accepteront-ils que
dans
forT'indemnité devient nulle pour eux 7 car
quelle
les dettes n'exoèdent-elles pas le dixième
tune coloniale du fonds ? Le noble pair, dans sou amendede la valeur
dans celui qu'elle avail
ment, comme la commission
les créances antérieures au
proposé, ne comprend que
terme
10 janvier 1792. Il a pensé comme elle que ce
de démarcation qu'on pût établir
élait la meillenre ligne
P'état fixe et primitif de Saint-Domingue et la sientre
a précédé la perte entière de cette
tuation transitoire qui
s'estimerait heureux, si la proposition
colonie. L'opinant
conciliant les difqu'il vient de développer pouvait, en
lirer enfin la chambre de cette pénible
férentes opinions,
jours la lutte engagée
anxiété où la tient depuis quelques
droit inflexible et les douces inspirations d'une
entre un
obtiendra dééquité compatissante. De Paccueil qu'elle
irévocablement le sort des colons. L'article 9 1 sur
pend
lequel on délibère, est le dernier de quelnu'importance
dansleprojet en discussion.
'il vient de développer pouvait, en
lirer enfin la chambre de cette pénible
férentes opinions,
jours la lutte engagée
anxiété où la tient depuis quelques
droit inflexible et les douces inspirations d'une
entre un
obtiendra dééquité compatissante. De Paccueil qu'elle
irévocablement le sort des colons. L'article 9 1 sur
pend
lequel on délibère, est le dernier de quelnu'importance
dansleprojet en discussion. Toule la question yest encore
renfermée. Au moment où la chambre va la résoudre,
Popinant la supplie de considérer que son amendement --- Page 293 ---
:
diffère
essentiellement, tant dans son
ses conséquences, , de celui
principe que dans
d'hier. Il
qu'elle a rejeté dans la séance
y a entre Pun et l'autre toute la
sépare un choix volontaire d'une
distance qui
M. LE DUC DECAZES
obligation mnévitable. >
qui lui
expose à la chambre les raisons
paraissent militer contre
connait toutefois
l'amendement. Il replus conforme que sa disposition est, sous un
à l'équité que celle de
rapport,
posé par la
l'amendement proécarter. commission, et que la chambre a cru devoir
Celle-ci,en effet, - s'appliquait. à toutes les
ces, même à celles dont les débiteurs
créanindemnité à prétendre, et
n'avaient aucune
loi ne semble
auxquelles, 9 par cons@guent,1a
d'ailleurs
aucunement s'appliquer. Elle ne laissait
aucune option au créancier, et
venait ainsi pour lui un présent
l'indemnité dele droit de répudier.
funeste qu'il n'avait pas
pas cet
L'amendement actuel ne
inconvénient, , mais il en a d'assez
présente
indépendamment de ce qu'il ne maintient graves encore,
thèques existantes ni les
ni les hypoêtre adopté. La
transactions, pour ne pouvoir
proposition qu'il
treinte daus son application, renferme, quoique reslition de dettes, et
n'en est pas moins une abo.
créanciers
entre qui est elle proposée ? entre
et des débiteurs dont les
des
moins de faveur que les autres.
uns ne méritent pas
en effet , sont colons
Beancoup de créanciers,
çais comme
comme les débiteurs, Ils sont
eux s et ils ont partagé leurs
fransont des veuves ou des filles de colons
infortunes, Ce
dot, leur douaire ou leur
qui réclament leur
vendeurs qui n'ont
comple de tutelle; ce sont des
point été payés du
et à qui la gloi des colonies
prix de leur chose,
accordait le droit de faire dé18,
C
méritent pas
en effet , sont colons
Beancoup de créanciers,
çais comme
comme les débiteurs, Ils sont
eux s et ils ont partagé leurs
fransont des veuves ou des filles de colons
infortunes, Ce
dot, leur douaire ou leur
qui réclament leur
vendeurs qui n'ont
comple de tutelle; ce sont des
point été payés du
et à qui la gloi des colonies
prix de leur chose,
accordait le droit de faire dé18,
C --- Page 294 ---
Ces créanciers d'ailleurs ont etixguerpir l'acquéreur.
leurs
d'autres créanciers, et si vous anéantissez
mêmes
faut aussi les décharger de leurs dettes. Dans
créances, 1 il
lon accorde en général
la morale facile de la sociélé,
doit, mais
faveur à infortune de celui qui
une grande
réclame au contraire
la sévérité de la morale publique
a
et
celui qui prèté,
tout Pintérêt du législateur pour le
de la loi, aura. 9
auquelile est dû. Le colon, dans système
il
à
plus qu'il ne recevra, c'est qu'alors
dit-on, payer
mais le créancier, dans le systè"
devait plus qu'il n'avait: ; s'évanouir une créance assise
verra
me de Vamendement,
semblait devoir la mettre à
cependant sur un gage qui
favorables
Pabri de toute atteinte. On a cité des espèces
mais il en est aussi qui plaident
à la cause des débiteurs 1
Que l'on suppose,
fortement en faveur des créanciers.
solidairement
exemple 9 deux colons ayant achelé
par
l'un des deux a été obligé de payer pour
unehabitalion ;
les neuf dixièT'autre; est-il donc juste, en supprimant
de faire
mes de la créance qui est résultée de ce paiement, fait
toute la perte sur celui qui n'avait
que
retomber
de son co-débiteur? Le setl moyen
remplir les obligations
c'est de rester dans le droit
d'éviter de pareilles injustices, et Jes créanciers et leurs
commun. C'étail lui qui régissait
alors n'étaient
débiteurs avant Pindemnité, Les colons
le
d'aucune partie de leur dette; pourquoi
déchargés
détérioré, lorsque l'actif du
sort du ciéancier serait-il
Ce n'est pas toul : la réduction prodébiteur s'augmente?
créances antérieures à 1792;
posée ne s'applique qu'anx
les propriétés de
mais c'est précisément à celles-là que
semet lindemnité qui les représente
Saint-Domingue,
avant Pindemnité, Les colons
le
d'aucune partie de leur dette; pourquoi
déchargés
détérioré, lorsque l'actif du
sort du ciéancier serait-il
Ce n'est pas toul : la réduction prodébiteur s'augmente?
créances antérieures à 1792;
posée ne s'applique qu'anx
les propriétés de
mais c'est précisément à celles-là que
semet lindemnité qui les représente
Saint-Domingue, --- Page 295 ---
-
-
277 -
blaienteschusivement affectées.
de cette classe de créanciers, Pourgssineddreladreis
intacts
tandis qu'on laisse subsister
ceux des créanciers postérieurs qui n'avaient
compter en aucune façon sur la nouvelle
pu
l'indemnité? En
garantie qu'offre
l'on
distinguant ainsi, ce n'est pas au colon
que
sacrifie les créanciers
créanciers moins
anciens, mais à d'autres
favorables qu'eux. Ici doit
place une observation
trouver sa
fait
importante. Le gouvernement
un juste et généreux sacrifice,
a
pour Pétat à la
lorsqu'il a renoncé
porlion d'indemnité à laquelle il
avoir droit, soit à raison des
pouvait
domaine public, soit à raison propriétés des
appartenant au
raient été dévolues
successions qui lui aune sont
les
par déshérence. Mais ces deux titres
pas seuls en vertu desquels lÉtat
senter à la distribution de
peut se préPindemuité. Il
mer une part comme créancier
peut en réclades colons
est dévolue, et il faut examiner
auxquels elle
sa dignité d'absorber
s'il est de sa justice el de
par ce moyen une portion
conque d'une indemnité déjà si faible. A cet
queld'abord
égard il faut
distinguer entre les diverses natures de
que le gouvernement
créances
peut avoir sur des colons.
se sout trouvées dans des
Les unes
successions tombées en
rence. Quant à celles-là, nul doute
déshécomprises dans la
qu'elles doivent étre
d'indemnité
renonciation faite par la loi à la
afférente aux successions
part
noble pair ne
en déshérence. Le
pense pas que
culté de le
P'administration fasse diffireconnaître, et si, comme il
ministre ne réclame pas, il tiendra
P'espère, le
stante et se
la chose pour condispensera de proposer, à cet
amendement
égard, un
que, sans cela, il croirait indispensable.
e
d'indemnité
renonciation faite par la loi à la
afférente aux successions
part
noble pair ne
en déshérence. Le
pense pas que
culté de le
P'administration fasse diffireconnaître, et si, comme il
ministre ne réclame pas, il tiendra
P'espère, le
stante et se
la chose pour condispensera de proposer, à cet
amendement
égard, un
que, sans cela, il croirait indispensable.
e --- Page 296 ---
rà PElat direclement
D'autres créances pouventappartenira
recouvredes
de mauvaise foi pour
contre
comptables
à ces créances, il com *
ment de deniers publics ; quant
le
le
ait cru devoir conserver
prend que gouvernement
sera-t-il juste que
droit de les réclamer. Mais au moins
ne s'exerce à cet égard qu'après
le droit du gouvernement
si le prix lui en est encelui du vendeur de Thabitation
- au
avec les autres créanciers,
core dà et en concurrence
la plupart
lieu de les primer tous, ce qui rendrait pour
P'avantage de lindemnité entièrement nul.
Quoi qu'il en soit de cette observation, pour laquelle on
à la justice et à Phumanité du gouverpeut s'en rapporter
l'examen des inconvéniens que
nement, il faut poursuivre
un dont se tronPamendement proposé. Il en est
présente
additionnelled dela commission,
vait exemplela disposition
parle créancier.
c'est Tannulation des hypothèques prises
comme l'auteur de PamenLa commission avait pensé
les débris d'un
dement qu'il fallait partager également
cetle consicommun 5 mais elle avait senti que
naufrage
point aux biens situés en France,
dération ne s'appliquait
sur ces biens ne pouvaient
et que les droits des créanciers
donc cette distinction
recevoir aucunea atteinte. Pourquoi
suite de cette
a-t-elle été méconnue? N'est-ce pas par
entre
dans laquelle o11 s'est tenu
con fusion perpétuelle civile, entre le droit et Péquité,
la loi politique el la loi
Pour étaentre les engagemens pris et les considérations.
leurs
Péquité est en faveur des colons contre
blir que
du commerce de Nantes;
eréanciers 2 on a cité Popinion
cette opinion
mais si les commerçaus qui ont manifesté à de si honocréanciers, il faut rendre hommage
sont
-ce pas par
entre
dans laquelle o11 s'est tenu
con fusion perpétuelle civile, entre le droit et Péquité,
la loi politique el la loi
Pour étaentre les engagemens pris et les considérations.
leurs
Péquité est en faveur des colons contre
blir que
du commerce de Nantes;
eréanciers 2 on a cité Popinion
cette opinion
mais si les commerçaus qui ont manifesté à de si honocréanciers, il faut rendre hommage
sont --- Page 297 ---
279 -
rables sentimens et leur Jaisser le mérite d'en faire
fiter les colons. S'ils ue sont
propas créanciers,
ne saurait être d'aucun
leur opinion
poids. Léquité,
sans doute respectable, mais
d'ailleurs, est
lorsque pour la
o1l ne veut pas Passujettir à des
reconnaître
rapproche
Principes fixes, elle se
beaucoup de P'arbitraire, et l'arbitraire
tolérable nulle part. Il faut donc
n'est
commun.
rester dans le droit
, et rejeter Pamendement. )
L'amendement est mis aux voix et rejeté,
M. le comte de SAINT PRIEST soumet à la
second amendement ainsi
chambre un
conçu :
c' Toute action pour le paiement d'intérêts
jour où a cessé l'effet des sursis accordés
échus, jusqu'au
dite aux créanciers.
par les lois, est interC Néanmoins, tous actes, ou transactions
au paiement desdits intérêts,
passés relativement
sortiront leur plein et entier effet. >
M. le comte DE TOURNON
les considérations
appuie cette proposition par
suivantes: : ( La chambre.
respect pour le principe de la
1 par n jusle
propriété, s'est refusée à
décharger en totalité les colons du poids éuorme
accable. Mais ce
qui les
bien
fardean se compose de deux parties
distinctes, l'une est le capital originairement
par le créancier.
fourni
L'obligation de rendre ce
sacrée et inviolable. Eile a été maintenue capital était
deux amendemens
parle rejet des
tie
précédemment proposés. L'autre
se forme des intérêts dont Taccumulation
parferait
que doubler, et arriverait
à
plus
A cet égard, il faut
presque tripler le capital,
soire
considérer que cette créance
est d'une nature toute différente de celle
accesdu capital;
.
.
fourni
L'obligation de rendre ce
sacrée et inviolable. Eile a été maintenue capital était
deux amendemens
parle rejet des
tie
précédemment proposés. L'autre
se forme des intérêts dont Taccumulation
parferait
que doubler, et arriverait
à
plus
A cet égard, il faut
presque tripler le capital,
soire
considérer que cette créance
est d'une nature toute différente de celle
accesdu capital;
. --- Page 298 ---
qu'à toules les époques elle a été regardée moins favorablement par le législateur; que, proscrite dans certains
cas comme usuraire, elle a été et est encore soumise dans
d'autres à des prescriptions différentes de celles qui s'appliquent au capital. On craignait, en réduisant le capital
des créances, de fonder un précédent dangereux : mais
ici le précédent existe dans la loi d'indemnité, dont l'article 18 a réduit à cinq années les intérêts qui seraient
ceux-ci
exigibles contre les émigrés, quoique cependant
reçussent une indemnité qualifiée d'intégrale,tandis qu'on
n'attribue au colon qu'une indemnité du dixième. La réduction proposée est donc admissible, puisque déjà elle
a été admise pour un autre cas. Elle est d'ailleurs équitable et juste, parce que les intérêts étaient pourles créanciers la représentation des fruits que produisaient au colon
le désastre
sa propriété, et que ces fruits ayant cessé par
de la colonie, leur représentation a dû s'évanouir en
même temps. D'un autre côté, des lois de surséance sont
intervenues: 5 elles annonçaient une loi transactionnelle
entre les créanciers et les colons, elles ont par conséquent
empèché ceux-ci de prendre des arrangemens particuliers.
d'ailleurs
la prescription qui courait à
Elles ont
suspendu
nuisibles
leur profit, elles leur deriendraient donc plus
qu'utiles si P'amendement était rejeté. >
SÉGUIER observe que l'effet des sursis
M. LE BARON
lc
n'a dû être d'empécher la prescription qu'autant que
nécessaires; mais
créancier ferait les actes conservatoires
actes il
les faire même indépendamment du
ces
pouvait
le colon n'a donc éprouvé par le sursis aucun présursis,
judice qui doive le faire relever de son obligation.
ient donc plus
qu'utiles si P'amendement était rejeté. >
SÉGUIER observe que l'effet des sursis
M. LE BARON
lc
n'a dû être d'empécher la prescription qu'autant que
nécessaires; mais
créancier ferait les actes conservatoires
actes il
les faire même indépendamment du
ces
pouvait
le colon n'a donc éprouvé par le sursis aucun présursis,
judice qui doive le faire relever de son obligation. --- Page 299 ---
M. LE COMTE LANJUINAIS ajoute
lons eux-mêmes
que c'est par les COqu'a été demandé le sursis; et si leGouvernement, tuteur né des
créanciers, a eu tort de l'accorder, ce n'est pas au moins à ceux quil'ont
s'en plaindre. Le
obtenu à
législateur a agi contreles
principes, en
s'interposant une première fois entre le créancier
débiteur: un pareil
et le
exemple ne saurait tirer à conséquence. C'est une affaire
Gouvernement
particulière qui se traite ici; le
n'a pas à s'en occuper
cupe des deltes de celni dont la
plus qu'il ne. s'ocla
maison a été incendiée ou
propriélé détruite par quelque autre fléau.
colons pourront en souffrir, ils verront
Quelques
leurs mains l'indemnité
séchapper de
qu'ils espéraient, mais
dront-ils en réalité? ce qui ne leur
que peren faut toujonrs revenir à ce
appartient pas; caril
bona
principe d'éternelle raison:
non intelliguntur nisi deducto cere alieno.
M. LE MINISTRE DES FINANCES
à
s'afflige d'avoir toujours
combattre une cause qui parait être celle de la miséricorde et de Phumanité; mais il espère du moins
sera pour la dernière fois. Tout le
que CC
loi se fonde sur le
système du projet de
respect inviolable dû au principe de la
propriété, et aux droits existans. Si la chambre eût voulu
s'écarter de ce principe, peut-être les
dà être plus
exceptions eussent
larges que celle qui est proposée en ce
moment. Ainsi l'on conçoit qu'on eût voulu
disposition de l'article
changer la
ritiers
2, qui assure l'indemnité aux héque la loi appelle à quelque degré et dans
ligne qu'ils se trouvent, lorsque de
quelque
auraient pu faire desirer, ainsi
graves considérations
sion
quele proposait la commispréparatoire, de l'affecter plus spécialement à ceux
-
être plus
exceptions eussent
larges que celle qui est proposée en ce
moment. Ainsi l'on conçoit qu'on eût voulu
disposition de l'article
changer la
ritiers
2, qui assure l'indemnité aux héque la loi appelle à quelque degré et dans
ligne qu'ils se trouvent, lorsque de
quelque
auraient pu faire desirer, ainsi
graves considérations
sion
quele proposait la commispréparatoire, de l'affecter plus spécialement à ceux
- --- Page 300 ---
des intérêts coloniaux semblaient y rattacher plus
que
La chambre n'a cependant pas hésité sur ce
directement.
demander aussi que l'indemnité
point. On aurait pu
ceux des colons ou de Jeurs héritiers auxne profitat qu'à
mais la chambre
quels appartenait la qualité de français;
comme le Gouvernement, que Pindemnité n'éa pensé
de
tant pas fournie par TEtat, c'élait une reprisentation
sacrée comme elle, et qui devait être distrila propriété,
distinction, entre les
buée entre les propriétaires sans
nationanx et ceux qni seraient devenusétrangers. Puisque
la chambre, pour ces deux cas, et déjà pour le capital
des créances, s'en est lenu au droit commun, elle jugera
de
dans cette déterminasans doute à propos persévérer
des
tion. Mais si elle croyait devoir s'en écarter à l'ygard
intérèts, elle devrait au moins peser les termes de P'exception, et peut-êtrey faire des distinctions importantes.
Doit-on assimiler en effet les créanciers anciens des COlons à ceux qui ne le sont devenus que depuis la ruine de
Ja colonie, ,et lorsque aucun gage ne leur était plus affec16?à ceux-là, par exemple, qui ont prêté de largent aux
colons au moment de lex pédition tentée pour reconquéet dans la vue de leur faciliter
rir Saint-Domingue,
et
de leur propriété
la rentrée en possession lexploitation
Devrait-on traiter le débiteur opulent
en cas de succès?
de
satisfaire à ses
comme celui qui ne possède pas quoi
de
créanciers? Ne doit-on avoir aucun égard à la misère
ceux-ci? Quand on s'écarte dela règle commune, il faut
l'examen de toutcs les circonstances
bien se jeter dans
déterminé la
particuliores. C'est ce qui sans doute a
chambre à rejeter Famendement proposé par la com-
Devrait-on traiter le débiteur opulent
en cas de succès?
de
satisfaire à ses
comme celui qui ne possède pas quoi
de
créanciers? Ne doit-on avoir aucun égard à la misère
ceux-ci? Quand on s'écarte dela règle commune, il faut
l'examen de toutcs les circonstances
bien se jeter dans
déterminé la
particuliores. C'est ce qui sans doute a
chambre à rejeter Famendement proposé par la com- --- Page 301 ---
283 -
mission. Il est à desirer que ce grand sacrifice fait
principes ne soit pas perdu. Le ministre insiste
aux
le rejet du nouvel
donc pour
amendement; mais il doit saisir cette
occasion pour déclarer
hautement, en réponse à une
interpellation précédemment faite, que Pintention du
Gouvernement est de continuer les secours accordés
les fonds de l'Etat à ceux des colons
sur
ne mettrait pas à même de s'en
que l'indemnité
cette intention résulte du
passer. La preuve de
budget méme de 1827, dans
lequel figure pour la totalité la somme
cet emploi,
affectéejusqu'ici à
M. LE RAPPORTEUR DE LA COMMISSION estime
distinction serait nécessaire entre les créances
qu'une
à 1792, et celles qui sont nées
antérieures
tention du noble
depuis cette époque. L'inauteur de Pamendement étant sans
doute de n'appliquer la réduction des intérêts
créances frappées par le sursis, il eût été convenable qu'aux de
Pexprimer d'une manière formelle,
M. LE COMTE MoLÉ remet sous les yeux de la chambre, le texte même du premier arrêté de sursis rendu
l'an 9, et dont il résulte que la
en
lement
prescription élait fornelinterrompue pendant tout le temps que devait
durer le sursis.
Après cette discussion, l'amendement
est mis aux
voix; ; une première épreuve élant
au scrutin ; l'amendement
douteuse, on procède
est rejeté.
PROJET DE LOI. ART. (v) IO.
< Il ne sera perçu aucun droit de succession
attribuéc aux anciens colons de
sur l'indemnité
Saint-Domingue. --- Page 302 ---
cLes titres et actes de tous genres qui seraicnt produits parles
leurs
pour justifier de' leurs droits,
propriétaires ou
créanciers,
del l'enregistrement et du timbre. >
seront dispensés
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
de rédiger ainsi le deuxième
LA CONMISSION propose
paragraphe de Particle:
C Les titres et actes de tous genres qui seront produits par les
leurs créanciers, soit devant la cominission, soit
réclamans ou
justifier de leurs qualités et de leurs
devant les tribunaux, pour
et du timbre. >
droits, seront dispensés de V'enregistrement
L'article est adopté sans discussion, avec les changemens indiqués par la commission.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. IO.
Aucune réclamation ne s'élevant contre cette disposila chambre l'adopte telle qu'elle lui a élé prétion,
sentée.
PROJET DE LOI.
ART. 11.
s'élevera des contestations entre divers prétendant
c Lorsqu'il
n'avait de domicile en
droit à la succession d'un colon, qui
pas
est décédé, elles seront attribuées au triFrance, et qui n'y pas
au
bunal du domicile du défendeur ; et, s'il y en a plusieurs,
tribunal du domicile de Tun d'eux, au choix du demandeur. >
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
Deux amendemens sont présentés sur cet article.
JET DE LOI.
ART. 11.
s'élevera des contestations entre divers prétendant
c Lorsqu'il
n'avait de domicile en
droit à la succession d'un colon, qui
pas
est décédé, elles seront attribuées au triFrance, et qui n'y pas
au
bunal du domicile du défendeur ; et, s'il y en a plusieurs,
tribunal du domicile de Tun d'eux, au choix du demandeur. >
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
Deux amendemens sont présentés sur cet article. --- Page 303 ---
&
M. MESTADIER demande qu'on ajoute
le
décédé, ceux-ci: ou entre eux et ses créanciers. après mnot
M. PARDESSUS appuie
l'amendement; il lui semble
qu'on peut l'adopter sans difficulté: il
cune dans la
remplit une lalégislation;ear, dans l'état actnel des
le créancier qui ne trouverait pas un domicile à choses,
teur, parce qu'il résiderait en
son débide
pays étranger, serait
s'adresser en réglement de
la
obligé
tion. Il faut, suivant M.
juges, cour de cassaPardessus, éviter le
les procès.
plus possible
La chambre adopte l'amendement,
Le 2° amendement est proposé par M.
il consiste à placer après l'article
DELHORME;
suivant:
11, le paragraphe
Si aucun des défendeurs n'a son domicile en France, la
connaissance et le jugement des contestations sont attribués
tribunal de première instance de la Seine, et par
à la att
royale de Paris. )
appel cour
M. LE RAPPORTEUR croit que quelques
suffiront pour faire sentiràl la chambre
explications
n'est pas nécessaire, atiendu que les règles quel'amendement du droit
mun et la jurispradence ont suffisamment
compourvu à cette
question, qui n'est pas spéciale à Findemnité, et
peut se présenter dans beauconp de circonslances. qui
Voici le cas qui a altiré l'attention de M.
Un étranger peut avoir droit à l'indemnité; Delhorme :
des créanciers
il peut avoir
qui soient Français, et ces créanciers
vent n'avoir pas un titre exécutoire en vertu peuil puissent faire une saisie-arrêt; donc, il faut duquel
obtiennent une condamnation contre leur débiteur. qu'ils
Findemnité, et
peut se présenter dans beauconp de circonslances. qui
Voici le cas qui a altiré l'attention de M.
Un étranger peut avoir droit à l'indemnité; Delhorme :
des créanciers
il peut avoir
qui soient Français, et ces créanciers
vent n'avoir pas un titre exécutoire en vertu peuil puissent faire une saisie-arrêt; donc, il faut duquel
obtiennent une condamnation contre leur débiteur. qu'ils --- Page 304 ---
existe une lacune dans notre
M. Dellorne, supposantqu'il
un amendement auquel la comjurispradence, 2 propose
le ferais moimission adhérerait volontiers, comme je
même, sil la question n'était pas décidée positivement par
le droit commun. Mais il n'en est pas ainsi.
L'art. 14 du Code civil porte que l'étranger peut être
assigné devant un tibunal français par les créancier's
français. Le Code, il est vrai, n'a pas dit devant quel
tribunal français; mais ce ne peut être devant le tribule défendeur est étrannal français du défendeur, puisque
obtenue à l'étranger ne serger, el qu'une condamnation
été
devirait à rien en France. La question a
présentée
vant les tribunaux, et elle a été jugée par eux, ainsi que
la cour de cassation, dans le sens que le créancier
par
devrait assigner le débiteur, s'il élait Franfrançais qui
du domicile du débiteur, ne
çnis, devant le tribunal
lui trouver un domicile en France, 2 a le droit
ponvant
débiteur
devant le tribunal de son
d'assigner son
étranger
propre domicile.
Je n'ai pas recherché tous les monumens de cetle jurisprudence; mais la question a été notamment décidée
deux fois : par la cour de Poitiers une première fois, et
la seconde fois par la cour de Colmar.
Dans le premier cas, c'était un capitaine suédois, qui
avait fait épronverdu dommage an navire d'un Français
dans le port de Lisbonne. Lel Français ne voulait pas plaider à Lisbonne; il assigna le capitaine suédois devant
le tribunal de Rochefort, qui se déclara compétent.
devant la
On attaqua le jugement pour incompétence
deux fois : par la cour de Poitiers une première fois, et
la seconde fois par la cour de Colmar.
Dans le premier cas, c'était un capitaine suédois, qui
avait fait épronverdu dommage an navire d'un Français
dans le port de Lisbonne. Lel Français ne voulait pas plaider à Lisbonne; il assigna le capitaine suédois devant
le tribunal de Rochefort, qui se déclara compétent.
devant la
On attaqua le jugement pour incompétence --- Page 305 ---
-
conr de Poitiers, qui, par un arrêt du 18
déclara quele tribunal était
prairial an XIII,
Une autre occasion
compétent.
se présenta
créancier français avait à former ultéricurement. Un
débiteur demeurant
une action contre un
en Allemagne, Il
teur devant le tribunal de
assigna son débicréancier. Le tribunal
son propre domieile, à lai
se reconnut
vant la cour de Colmar,
compétent. Appel dedu Code civil, attendu qui statua en vertu de l'art. 14
que le Français
son débiteur étranger devant
a droit d'assigner
un
puisque Pétranger ne demenre tribunalfrangais, et que
devant le tribunal du
pas en France, ce doitêtre
pélence.
créancier, juge en vertu de la comOn se pourvoit en
septembre 808, le cassation; et par un arrêt du 7
cour de Colmar s'est pourvoi est rejeté, attendu que la
Code,
conformée à l'esprit de l'art. 14 du
Puis donc que la
prété le droit
jurisprudence a sullisammcnt intercommun, et que la
d'être spéciale à l'indemnité
question actuelle, loin
cas ou des
peut rentrer dans tous les
Français ont des créances contre des
j'espère que la chambre reconnaitra
étrangers,
dement
P'inutilité de
proposé, et que Thonorable
l'amende ces
membre satisfait de
explications, retirera sa
M. Delhorme
proposition.
déclare en effet retirer son
L'article 11 est ensuite
amendement.
par la proposition de M. adopté tel qu'il a été modifié
chambre,
Mestadior, déjà accueillie parla
dans tous les
Français ont des créances contre des
j'espère que la chambre reconnaitra
étrangers,
dement
P'inutilité de
proposé, et que Thonorable
l'amende ces
membre satisfait de
explications, retirera sa
M. Delhorme
proposition.
déclare en effet retirer son
L'article 11 est ensuite
amendement.
par la proposition de M. adopté tel qu'il a été modifié
chambre,
Mestadior, déjà accueillie parla --- Page 306 ---
288 -
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. I1.
s'élevera des contestations entre divers prétendant
e Lorsqu'il
d'un colon qui n'avait pas de domicile en
droit à la succession
France, et qui n'y est pas décédé, ou entre eux et ses créanciers,
elles seront attribuées au tribunal du domicile du défendeur; et,
au tribunal du domicile de l'un d'eux,
s'il y en a plusieurs,
au choix du demandeur. >
tête de cette disLA COMMISSION propose de placer en
position, un paragraphe ainsi conçu :
<La déclaration d'acceptation sous bénéfice d'inventaire, de
la succession d'un colon, , quin'avait pas de domicile en France,
est décéde, pourra être faite au greffe du tribunal
et qui n'y pas
du domicile de l'héritier. >
M. LE VICOMTE LAINÉ estime que l'amendement prosans doute il rendit la loi plus complète,
posé, quoique
comme indispensable. Il y a sous
ne sanrait être considéré
continue le noble pair, une grande différence
ce rapport,
actuelle de l'article 11, et celle qu'on
entre la disposition
d'actions
d'y ajouter. Dans la première, il s'agit
propose
il a bien fallu désignerun tribuà exercer pour lesquelles
d'une
Dans la seconde, oû il ne s'agit que
nal compétent.
cette nécessité n'existe pas, car si
déclaration à faire,
de
la déclaration faite par Phéritier an greffe du tribunal
domicile était jamais altaquée, il en ferait aisément
son
Ja validité en vertu de la règle : d l'impossible
prononcer
nul n'est tenu. L'amendementn'eat donc pas indispensable, et comme il faudra nécessairement une ordonnance
quelles
d'une
Dans la seconde, oû il ne s'agit que
nal compétent.
cette nécessité n'existe pas, car si
déclaration à faire,
de
la déclaration faite par Phéritier an greffe du tribunal
domicile était jamais altaquée, il en ferait aisément
son
Ja validité en vertu de la règle : d l'impossible
prononcer
nul n'est tenu. L'amendementn'eat donc pas indispensable, et comme il faudra nécessairement une ordonnance --- Page 307 ---
a
a
28g -
pour l'exécution de la loi
cette ordonnance,
proposée, on pourrait, dans
Popinant
suppléer au silence de la loi,
accorde à lordonnance, même
non que
forme législative, mais elle
dans ce cas, une
et
fixerait la mnarche de
préviendrait de sa part toute incertitude.
Phéritier
M. LE RAPPORTEUR déclare
tions, la commission retire
que, d'après ces
son
explicaM. LE COMTE DE NoÉ soumet amendement.
à la chambre un
amendement, en ces termes :
autre
C Ceux qui accepterontipa
cepté. sous bénéfice
qui,avant la présente loi, ont acpriétaire à
d'inventaire, la succession d'un ancien
tachés à cette Saint-Domingue, conserveront tous les
proqualité, sans qu'on
avanlages atleurs représentans la réclamation de puisse opposer à eux, ou à
l'indemnité
déchéance, ou comme acte d'héritier
comme motif de
M. LE
pur et simple. )
MINISTRE DES FINANCES déclare
dement lui parait inutile,
que cet amendu C. civ. (802 et 806), Comment en présence des art.
proposition, élever contre invoqués parl Pauteur même de la
tion qu'il a pourbut de Phéritier bénéficiaire la prétenlui autre chose,
prévenir?. Comment jamais voir
2 que le gérant de la
en
lement d'en rendre comupte ? Mais snccession, obligé seument, à cet égard, le noble
pour rassurer pleineS. E., de rappelercequisey préopinant, il suffit, ajoute
des émigrés, Aucun héritier paserelativemental Pindemnité
mer, sans craindre de
bénéficiaire n'a hésité à réclament de ce devoir, les compromettre par FaccompliseA la suite de ces avantagesque sa qualité lui assure,
explications,
La chambre
-
l'amendement est retiré,
les termes du adopte en conséquence Particle 11, dans
projet.
--- Page 308 ---
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
ART. I2.
d'insérer dans la loi la dispoLA COMMISSION propose P'article 12.
sition suivante, qui formerait
renvoyées devant les tribunanx dans le
( Les contestations seront jugées comme matière sommaire,
cas prévu par T'art. 7,
d'État. >
à moins qu'il ne S 'élève quelque question
point à cetle addiLes ministres du Roines s'opposant dans la chambre
tion, et aucune difficulté ne s'élevant
Particle additionnel est adopté.
sur le même objet 2
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. I2.
Adopté sans discussion.
CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
ART. 13.
d'insérer dans la loi, un second
La commission propose
article additionnel, en ces termes :
opérées contenant, lc nom du réclaC L/état des liquidations
la désignation et la situation dc
mant, le montant de Vindemnité,
distribué
lequel elle est accordée sera annuellement
l'objet pour
aux chambres. >
le ministère, ne donne
Cette disposition consentie par
lieu à aucune difficulté.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 13.
Adopté sans contradiction.
'insérer dans la loi, un second
La commission propose
article additionnel, en ces termes :
opérées contenant, lc nom du réclaC L/état des liquidations
la désignation et la situation dc
mant, le montant de Vindemnité,
distribué
lequel elle est accordée sera annuellement
l'objet pour
aux chambres. >
le ministère, ne donne
Cette disposition consentie par
lieu à aucune difficulté.
CHAMBRE DES PAIRS.
ART. 13.
Adopté sans contradiction. --- Page 309 ---
a
LOI
RELATIVE A LA RÉPARTITION DE
EN FAVEUR DES ANCIENS
L'INDENNITÉ STIPULÉE
COLONS DE St.-DOxINGnE.
CHARLES, PAR LA GRACE DE DIEU, Rom
ET DE NAYARRE, à tous
DE FRANCE
Nous
présens et à
avons proposé, les
venirsALUT.
avons ordonné et ordonnons Chambres ont adopté, nous
ART, 1*La
ce quisnit :
somme de
par F'ordonnance du
150,000,000 francs, affectée, M. 88colons de
17 avril 1825 (2), aux anciens R.
Saint-Domingue, sera répartie
107-144
gralement, ets sans aucane déduction
entre eux inté- D. 165-168
pour les propriétés
au profit de PEtat,
tés particulières publiques, ainsique pour les
qui lui seraient échues
propriépar déshérence.
2. Seront admis à réclamer
Particle précédent, les anciens Findemnité énoncée dans 88situés à
prepriduiredelencfinds 108-145
Saint-Domingue, ainsi
taires,
que leurs héritiers,
donataires, ou ayans-cause.
léga- 169-189
(1) CHARLES, etc.
Vu les articles 14 et 73 de la Charte
Voulant
:
pourvoir à ce que réclament l'intérêt
français, 7 les. malheurs des anciens
du commerce
et l'état précaire des habitans
colons de
Nous
actuels de cette Ssint-Doningue,
AVONS ORDONNÉ ET
ile,
ART. 1er Les ports de la ORDONNONS ce qui suit :
seront ouverts au
partie française de
commerce de toutes les
Saint-Domingue
Les droits perçus dans ces
nations.
les
ports, soit sur les navires soit
marchandises, tant à l'entréc qu'a la
>
sur
sortie, seront égaux et
19.
-
l'état précaire des habitans
colons de
Nous
actuels de cette Ssint-Doningue,
AVONS ORDONNÉ ET
ile,
ART. 1er Les ports de la ORDONNONS ce qui suit :
seront ouverts au
partie française de
commerce de toutes les
Saint-Domingue
Les droits perçus dans ces
nations.
les
ports, soit sur les navires soit
marchandises, tant à l'entréc qu'a la
>
sur
sortie, seront égaux et
19.
- --- Page 310 ---
d'hérédité ne pourront être opposées
Les répudiations
les héritiers qui auraient
aux réclamans, si ce n'est par
accepté.
résultant des lois sur Témigration > ne
La mort civile,
pourra non plus lenrètreopposée.
excepté ie pavillon français,
uniformes pour tous lcs pavillons, réduits dc moitié.
ces droits seront
en faveur duquel
de Saint-DominLes habitans actuels de la partie française
2.
des dépôts et consignations de
verserontà la caisse générale
gue
d'année en année, le premier
France, en cinqg termes égaux, la somme de cent cinquante
échéant au 31 décembre 1825,
les anciens colons qui
millions de francs, destinée à dédommager
réclameront une) indemnité.
ordonà ces conditions, par la présenté
3. Nous concédons 7
française de l'ile de Sainthabitans actuels de la partie
nance,aux
pleine et entière de leur gouverneDomingue 7 Tindépendance
ment.
ordonnance scelléc du grand sceau.
Et sera la présente
Tuileries, lc 17 avril de l'an
Donné à Paris, au Château des
de grâcc 1825, et de notre règne le premier.
Signé CHARLES.
Par le Roi : le pair de France, etc.
Signé, comte de CHABROL.
Visa,
Vu aux sceaux,
Le président du conseil , elc.,
Le ministre, ctc.,
Signé, Jn. de VILLELE.
Signé, comte de PEYRONNET.
nance scelléc du grand sceau.
Et sera la présente
Tuileries, lc 17 avril de l'an
Donné à Paris, au Château des
de grâcc 1825, et de notre règne le premier.
Signé CHARLES.
Par le Roi : le pair de France, etc.
Signé, comte de CHABROL.
Visa,
Vu aux sceaux,
Le président du conseil , elc.,
Le ministre, ctc.,
Signé, Jn. de VILLELE.
Signé, comte de PEYRONNET. --- Page 311 ---
N a
3. Dans aucun cas, les individus
d'exercer le droit de
ayant la faculté M. 8gpropriété dans l'ile de
gue, ne seront admis à réclamer
Saint-Domin- R. 119-147
nom propre, soit comme
Pindemnité, soit en leur D. 189-192
héritiers ou
personnes qui auraient élé habiles à
représentans de
4. Les réclamations
réclamer.
seront formées à peine de déchéance, sans égard pour les déclarations
89déjà faites, savoir :
sommaires
119-147
Dans le délai d'un an parles habitans
192-193
Dans le délai de dix-huit
du royaume; ;
dans les autres Etats de
mois par cenx qui habitent
Dans le délai de deux PEurope :
d'Europe.
ans par ceux qui demeurent hors
Ces délais courront du jour de la
présente loi.
promulgation de la
5. La répartition de Pindemnité
commission spéciale nommée
sera faite par une
89sion sera divisée
par le Roi. Cette commisen trois sections.
130-148
En cas d'appel, les deux sections
193-193
rendu la décision
qui n'auront
2 se réuniront et se
pas
mission d'appel pour statuer.
formeront en comL'appel sera interjeté par
la commission dans les trois déclaration au secrétariat de
aura été notifiée.
mois du jour où la décision
6. La commission statuera
les actes ét les documens
sur les réclamations d'après
même
voie
qui seront produits devant
90par
d'enquête, si elle le
elle, 120-150
appréciera les biens suivant leur
juge convenable, et
194-197
la perte, et d'après la valeur consistance à l'époque de
en 178g.
commune des propriétés
ariat de
aura été notifiée.
mois du jour où la décision
6. La commission statuera
les actes ét les documens
sur les réclamations d'après
même
voie
qui seront produits devant
90par
d'enquête, si elle le
elle, 120-150
appréciera les biens suivant leur
juge convenable, et
194-197
la perte, et d'après la valeur consistance à l'époque de
en 178g.
commune des propriétés --- Page 312 ---
L'indenmité sera du dixième de celte valeur.
de la commission un commissaire du
M. 89- ** 7. lly aura près
devant les tribunaux,
i. 122-149 Roi, chargé de requérir le renvoi
sedes questions d'état ou de propriété qui
D. 218-218 du jugement
aux réclamans; de
raient ou pourraient être opposées
sur la vaproposer dans chaque affaire, et spécialement des indemleur attribuée aux immeubles et sur la quotité
utiles
nités réclamées, toutes les réquisitions qwiljugera
auxintérêts de la masse, d'agir et de procéder, enl se conoù il y aura lieu, pour la conformant aux lois, partout
des déciservation de ces intérêts, et d'interjeter appel blesser
sion rendues par les sections 2 qui lui paraitront
ces intérêts.
L'indemuité sera délivrée aux réclamans par cin8.
90- see
et d'année en aunée.
127-152 quième,
conformément
intérêt,
219-222 Chaque cinquième portera
1816, après quel la
à Part. 14 de Pordonnance du 5juillet afleclés à Findemcorrespondante des 150 millions
partie
été versée dans la Caisse des dépôts et
nité totale aura
consignations.
la liquiL'excédant ou le déficit, s'il y en a, lorsque
réélé terminée , accroîtra on diminuera la
dation aura
au centime le franc
partition des derniers cinquièmes,
des indemnités liquidées.
:
des colons de Saint-Domingue ne
91-.
9- Les créanciers saisie arrêt de Vindemnité que pour
former
127-152 pourront du capital de leur créance.
222-271 un dixième
créanciers, celui
En cas de concurrence entre plusieurs du fonds qui
aqui est dû le prix, ou une portion du prix
lorsque
réélé terminée , accroîtra on diminuera la
dation aura
au centime le franc
partition des derniers cinquièmes,
des indemnités liquidées.
:
des colons de Saint-Domingue ne
91-.
9- Les créanciers saisie arrêt de Vindemnité que pour
former
127-152 pourront du capital de leur créance.
222-271 un dixième
créanciers, celui
En cas de concurrence entre plusieurs du fonds qui
aqui est dû le prix, ou une portion du prix --- Page 313 ---
A
e -
donnera lieu à
du dixième Findenuité, sera payéavant tous autres
du capital de sa créance,
Les créanciers seront payés aux mênes termes
les
colons recevront leur indemaité.
que
10. Il ne sera perçu aucun droit de succession
demnité accordée
sur l'in- M. 89aux-anciens coloris de Saint-Domin- R. 130-163
gue.
Les titres et actes de tous
D. 283-284
par les
genres qui seront produits
réclamans ou leurs créanciers; soit devantla commission, soit devant les tribunaux,
leurs qualités et de leurs droits,
pour justifier de
seront dispensés de l'enregistrement et du timbre.
11. Lorsquils'dlevera des contestations
tendant-droità la succession d'un
entredivers préde domicile en France et
colou qui n'avait pas
131-163
qui n'y est pas
eux et ses créanciers, elles
décédé, ou entre
284-288
du domicile du
seront attribuées au tribunal
tribunal du
défendeur; et, s'il y. en a plusieurs, au
domicile de l'an d'eux, au choix du
deur.
deman12. Les contestations renvoyées devant les
dans le cas prévu par l'article
tribuaux,
matière
7, seront jugéés comme
sommaire, à moins qu'il ne s'élève
132-154
tion d'état.
quelque ques290-291
13. L'état des liquidations opérées
du réclamant, le montant de
contenant le nom
Findemnité, la
et la situation de P'objet
désignation
133-164
pour lequel elle est
sera annuellement distribné
accordée,
290-290:
aux chambres.
La présente loi, discutée, délibérée et
chambre des pairs et par celle des
adoptée par la
par nous
députés, el sanctionnée
cejourd'hui, sera exécutée comme loi de PEtat; --- Page 314 ---
voulons, en conséquence, qu'elle soit gardée et observée
dans tout notre royaume, terres et pays de notre obéis--
sance.
Sr DONNONS EN MANDEMENT à nos cours et tribunaux,
préfets, corps administratifs, et tous autres, que les présentes ils gardent et maintiennent, fassent garder, observer et maintenir, et, pour les rendre plus notoires. à
tous nos sujets, ils les fassent publier et enregistrer
parlout où besoin sera : car tel est notre plaisir; et, afin
que
ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait
mettre notre scel.
Donné en notre château des Tuileries, le 30° jour du
mois d'avril de l'an de grâce 1826, et de notre règne
le 2.
Signé, CHARLES.
Vu et scellé du grand sceau :
Par le Roi :
Le garde-des-sceauxe de France,
Le ministre et secrétaireministre et secrétaire-d'tat
d'état au département
au départementdel lajustice.
desfinances.
Signé, comte de PEYRONNET. Signé, JII. DE VILLÈLE.
ileries, le 30° jour du
mois d'avril de l'an de grâce 1826, et de notre règne
le 2.
Signé, CHARLES.
Vu et scellé du grand sceau :
Par le Roi :
Le garde-des-sceauxe de France,
Le ministre et secrétaireministre et secrétaire-d'tat
d'état au département
au départementdel lajustice.
desfinances.
Signé, comte de PEYRONNET. Signé, JII. DE VILLÈLE. --- Page 315 ---
à
ORDONNANCE DU ROI,
RÉGLANT LE MODE D'EXÉCUTION DE LA LOI DU
30 AVRIL 1826.
CHARLES, PAR LA GRACE DE DIEU, Rom DE FRANCE
ET DE NAYARRE,
A tous ceux qui ces présentes verront, salut: :
Vu notre ordonnance du 17 avril 1825;
Vu le rapport à nous présenté par la commission
paratoirecréée par: notre ord. du 1er sept.dela même préVu la loi du 50 avril dernier, relative
année.
à la répartition
defiadennidafieticausa anciens colonsde
Sur le rapport du prés, de notre conseil SL.-Domingue; des
Notre conseil entendu :
ministres;
Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
TITRE I°.
Des demandes en indemnité et des pièces qui doivent
étre annexées.
y
Art. 1"". Les anciens propriétaires de biens-fonds
dans la partie française de l'ile de
situés
faut des anciens
Saint-Domingue, à dépropriétaires, leurs héritiers, donataires,
légataires ou ayans-cause, devront, pour obtenir l'indemnité, se pourvoir en liquidation auprès de la
mission qui sera établie pour la
comde 150 millions affectée
répartition de la somme
aux anciens colons de Saint-Domingue.
Leur demande sera déposée au sécrétariat de la commission.
C --- Page 316 ---
6 -
contiendra :
Art. 2. Toute demande en indemnité
1" Election de domicile du réclamant à Paris;
2" Les noms et prénoms du réclamant;
5° Si le réclamant est représentant d'anciens propriétaires, les noms et prénoms des individus propriétaires
des biens-fonds pour lesquels il se pourvoit en
en 1789
des héritiers intermédiaires qui auindemnité, et ceux
raient été habiles à réclamer;
4° La dénomination des biens-fonds en 1789, avec
Pindication I. de la ville ou paroisse dans laquelle ils
élaient situés; II. de leur contenance; III. des diverses
cultures qui y étaient établies; des abornemens desdites
V. de la distance de l'embarcadère; VI. de
propriétés;
qui y étaient 'attachés;
tous les moyens d'exploitation
VII. du nombre d'esclaves qui existaient sur les habitabatimens et usines dont elles
lions; VIII. des animaux,
des denrées
étaient garnies; IX. de la nature et quantité
récoltées en 1789 ou dans l'année la plus rapprochée de
et
de tout ce qui pent conladite époque, généralement
duire à délerminer la valeur des biens-fonds.
5° La déclaration, s'il y a lieu, de la portion des atérurales qui aurait dlé: cé+
liers attachés aux propriétés
être incordéc ou vendue au gonvernement anglais pour
dans V'armée levée lors del'occupation d'une partie
porte
ou qui aurait été
de la colonie par ce gouvernement,
colonies oul
emmenée par les propriétaires dans d'autres
en pays étrangers.
des litrés et pièces
Cettedemande sera cn ontreappuyce
réclamant
les droits et qualités du
nécessaires ponrétablir
urales qui aurait dlé: cé+
liers attachés aux propriétés
être incordéc ou vendue au gonvernement anglais pour
dans V'armée levée lors del'occupation d'une partie
porte
ou qui aurait été
de la colonie par ce gouvernement,
colonies oul
emmenée par les propriétaires dans d'autres
en pays étrangers.
des litrés et pièces
Cettedemande sera cn ontreappuyce
réclamant
les droits et qualités du
nécessaires ponrétablir --- Page 317 ---
à
et la valeur à attribuer aux immeubles, le
mément à ce qui va être ci-après
tout confordemande
indiqué et au mnodèle de
annexéà à la présente ordonnance sous
Art. 5. Lorsque la demande
leno 1.
sera formée par l'ancien
propriétaire, il devra produire, pour
de
lité, de ses droits et de la valeur de justifer sa qua1o Un extrait de
ses biens-fonds :
son acte de naissance en due
20 Un acte de notoriété dressé devant
forme;
signé par cinq témoins notables et
un juge-de-paix,
attestant son identité;
5°Les actes et titres authentiques propres à établir
droits à la propriété des biens-fonds
ses
clame
pour Jesquels il réFindemnité, et à défaut d'actes et titres authentiques, tels que, ordonnances de concessions, contrats de
vente, d'échange, transactions, actes de
taires, lestamens, stipulations dotales partage, invenconstitutions de rentes
ou contractuelles,
perpétuelles ou viagères, transports ou tous autres de ce genre; 5
I. Les déclarations portant
de biens-fonds
descriptions et recensemens
qui étaient fournies à
la colonie, à l'effet de servir à la fixation Padministration de
de
mais seulement
Pimposition;
lorsqu'ellesauront date certaine et
seront revêtues de la signature et de Pattestation qu'elles
cier des milices commandant la
de l'offiexiste la propriété rurale
paroisse dans Jaquelle
ou urbaine pour Jaquelle il se
pourvoit en liquidation;
II. Les plans ou extraits de plans
ticuliers,
possédés par des parlorsque ces plans dressés par des
sermentés, se seront trouvés sous des cotes arpenteurs asou énoncés dans des actes
d'inventaires
tres
anthentiques, ou que pard'aucirconstances, ils auront acquis une date cerlainc;
commandant la
de l'offiexiste la propriété rurale
paroisse dans Jaquelle
ou urbaine pour Jaquelle il se
pourvoit en liquidation;
II. Les plans ou extraits de plans
ticuliers,
possédés par des parlorsque ces plans dressés par des
sermentés, se seront trouvés sous des cotes arpenteurs asou énoncés dans des actes
d'inventaires
tres
anthentiques, ou que pard'aucirconstances, ils auront acquis une date cerlainc; --- Page 318 ---
III. Les extraits des plans généraux qui auraient élé
et dont Pauthenticité aurait été
déposés à la commission,
reconnue par elle;
IV. Les comptes des gérans rendus à leurs propriétaires, soit en France, soit en pays étrangers , particulièreces comptes auront acquis une date certaine.
ment lorsque
aurait pu
V. Les états d'évaluation qu'un propriétaire
avoir faits avant sa mort, comme projet de parlage;
VI. Les lettres missives écrites par les propriétaires à
fémmes, à leurs enfans, à leurs héritiers, à leurs
leurs
celles des
co-sociétaires, en France ou en pays étrangers;
aux
ou ayans-droit
gérans et procurateurs
propriétaires
lorsque ces lettres auront acquis une
du propriétaire,
date certaine :
des denrées
VII. Les comptes de ventes ct produits
de la colonie dans les ports de
chargées et expédices
de commerce des difFrance et reçues par des maisons
férens ports du royaume.
ont
une date certaine, S 'ils sont
Si ces comptes
acquis
la decontenus dans des registres cotés ou inventoriés,
devra relater cette circonstance et
mande en indemnité
en rapporler la justification.
VIII. Les extraits qui auront élé délivrés parle dépositaire des archives de la marine à Versailles, et les états
d'apposition ou de levée de séquestres dont les propriétés
donnant lieu à l'indemnité ont pu être l'objet.
pourraient fournir les pièces
Lapodeadan-dnsigine)
article, produiront tous autres actes
indiquées au présent
et documens enl leur possession.
Art. 4. Si Pancien proprictaire n'est pas Français, ou
. Les extraits qui auront élé délivrés parle dépositaire des archives de la marine à Versailles, et les états
d'apposition ou de levée de séquestres dont les propriétés
donnant lieu à l'indemnité ont pu être l'objet.
pourraient fournir les pièces
Lapodeadan-dnsigine)
article, produiront tous autres actes
indiquées au présent
et documens enl leur possession.
Art. 4. Si Pancien proprictaire n'est pas Français, ou --- Page 319 ---
s'il ne réside pas en France, Pextrait de
sance, et l'acte de notoriété,
son acte de naisusitées pourles
seront revêtus des formalités
légalisés
mêmes actes dans le pays qu'il
par nos
babite, et
consuls
ambassadeurs, 2 ministres,
ou tous autres
consuls, viceagens
Art. 5. Si la demande
diplomatiques.
héritiers
en indemnité est formée par les
donalaires, 2 légataires ou ayans-cause de
propriétaire, les réclamans
Tancien
de Pextrait de naissance produiront, indépendamment
énoncées
de chacun d'eux, et des
en l'article 5
pièces
établir leurs droits à la ciedessus, tous les actes propres à
rendues sur
snecession, sans égard aux lois
des
lémigration; et lorsguilya aura lieu,
registres de P'état civil servant à
l'extrait
propriélaire dépossédé,
prouver les droits du
Les héritiers qui entendront se
ciation qui aura été faite à la
prévaloir de la renonpriétaire par les héritiers
succession de l'ancien prode son décès,
naturels ou institués à
devront en outre
lépoque
due forme de l'acte de renonciation produire une copie en
acceptation.
et la preuve de leur
Art. 6. Dans le cas oùt les réclamans
présenterles actes servant à établir ne Pourraient repriété des biens-fonds
leurs droits à la proindemnité, ils
pour lesquels ils se pourvoient en
possibilité où ils devront, en justifiant des causes de l'imPautorisation se trouvent, demander à la commission
d'y suppléer par voie
Il en sera de même
d'enquête.
lorsque le défaut
sur la fixation de la valeur. à attribuer de preuye portera
Leur demande
à la propriété.
sera accompagnée d'un
garde des archives de Ia marine à
certificat du
Versailles, constatant
-
emnité, ils
pour lesquels ils se pourvoient en
possibilité où ils devront, en justifiant des causes de l'imPautorisation se trouvent, demander à la commission
d'y suppléer par voie
Il en sera de même
d'enquête.
lorsque le défaut
sur la fixation de la valeur. à attribuer de preuye portera
Leur demande
à la propriété.
sera accompagnée d'un
garde des archives de Ia marine à
certificat du
Versailles, constatant
- --- Page 320 ---
existe aucun titre, état de recensement ou tout
quiln'y
dont
le
document relatif aux biens
ils'agit. (Voirl
autre de demande annexé à la présente ordonnance
modèle
sous le no 2.)
commission désignera
Silautorisation est accordée, la
fonctionnaires qui devront recevoir l'enquète, les per.
les
entendues et les faits sur lesquels elle
sonnes qui seront
portera.
la diligence du commissaire du Roi, 3
La décision sera,à
invitatransmise aux fonctionnaires y dénommés, avec
tion d'y satisfaire dans le plus bref délai.
Les demandes en indemnité parvennes au seArt. 7.
seront immédiatement porcrétarial de la commission,
,surle retées à leur date, et dans l'ordre deleur arrivée,
sera ouvert à cet effet. Ce registre sera coté et
gistre qui
et par dernière, par un des présiparaphé par première,
dens de la commission.
le
Elles seront en outre revêtues d'un visa sigué par
indication du numéro et de la
secrétaire en chef, avec
date de P'enregistrement.
Le même registre servira également à constater succesmanière sommaire la suite donnée à
sivement et d'une
Il énoncera le uom
chaque affaire jusqu'à sa conclusion.
celui de Pancienpropriduire, 2 le montant
du réclamant,
élé allouée, la désignation et la
de Vindemnité qui aura
situation de l'objet pour lequel elle est accordée.
certifiés de cC registre et de
Des extraits régulièrement
délivrés à toutes
Penregistrement des demandes seront
avoir intérêt à les réclamer.
personnes qui prouveront
Art. 8, Les dispositions contenues aux art. 2.5,4et5
ui de Pancienpropriduire, 2 le montant
du réclamant,
élé allouée, la désignation et la
de Vindemnité qui aura
situation de l'objet pour lequel elle est accordée.
certifiés de cC registre et de
Des extraits régulièrement
délivrés à toutes
Penregistrement des demandes seront
avoir intérêt à les réclamer.
personnes qui prouveront
Art. 8, Les dispositions contenues aux art. 2.5,4et5 --- Page 321 ---
4 a
a
a A
ci-dessus ne feront pas obstacle à
demandes qui seront produites
Tenregistrement des
sans justification à l'effet
par des prétendans-droit
d'éviter la déchéance
par. l'art. 4 de la loi.
prononcée
Art. 9. Les réclamations tendantes à obtenir
nité, devront être formées à peine de
l'indemobstant tontes déclarations
déchéance et nonment à la
sommaires faites antéricurepromulgation de la loi, dans le délai d'un
pour les habitans du
an
chaque réclamant du royaume, , lequel délai court pour
jour de la promulgation
dans le département ou est établi
de la loi
huit mois
son domicile, de dixpour ceux qui habitent dans les
de PEurope et de deux ans
autres Etats
d'Europe.
pour ceux quidemeurent hors
En conséquence à la fin du jour de
délais ci-dessus relatés, et, à
l'expiration des
de la loi dans le
partir de la promulgation
il sera
département le plus éloigné de Paris,
procédé, à la réquisition du
en présence des présidens des
commissaire du roi et
sion, à la clôture des
trois sections de la commisration
registres. Le résultat de celte
sera constaté par un procès - verbal
opéP'heure de la clôture et le nombre de
indiquant
au sommier.
demandes portées
Art. 10. Les demandes en indemnité
registrement après le délai d'un
présentées à l'enhuit mois devront être
an jusqu'à celui de dixaccompagnées dela
tique que le réclamant habitait dans les preuveauthenl'Europe, au moment de la
autres Etats de
Les demandes
promulgation de la loi.
qui seront présentées après dix - huit
mois, jusqu'au terme de deux ans, seront
appuyées de la
-
.
demandes portées
Art. 10. Les demandes en indemnité
registrement après le délai d'un
présentées à l'enhuit mois devront être
an jusqu'à celui de dixaccompagnées dela
tique que le réclamant habitait dans les preuveauthenl'Europe, au moment de la
autres Etats de
Les demandes
promulgation de la loi.
qui seront présentées après dix - huit
mois, jusqu'au terme de deux ans, seront
appuyées de la
- --- Page 322 ---
qu'au moment de la promulgation
preuve anthentique demeurait hors d'Europe.
de la loi le réclamant
TITRE II.
du Roi et de la commission de liDu commissaire
quidation.
des
Art. 11. A la réception et après Penregistrement
le secrétaire en chef, elles seront transdemandes par
mises au commissaire du Roi.
Le commissaire du Roi procédera à FinstrucArt. 12.
dans l'ordre de leur arrivée. Il est spétion des demandes
1° s'il y a lieu à demancialement chargé d'examiner, à P'article 5'de la loi,
conformément
der au réclamant,
n'ont la faculté d'exerla preuve que ni lui ni ses auteurs
il vérifiera
droit de
dans Pile d'Haiti; 2°
cer le
propriété
du réclamant, les litres
les titres justificatifs des qualités
droit à la
lui à l'effet de justifier de son
produits par
Jesquels il demande Pinpropriété des biens-fouds pour
toutes autres
demnité, et enfin les actes et documens ou
servir à
fournies à l'appui de la demande pour
pièces
de la valeur des biens-fonds et au régleFappréciation
ment de T'indemnité.
Art. 13. Si les titres produits par les parties pour jusinsuflisans ou
tifier de leurs droits et qualités paraissent s'élève entre
du Roi, ou s'il
irréguliers au commissaire
sur leurs droits
les divers réclamans des contestations
devant les
respectifs, il requerra leur renyoi préalable
des conclusions motivées qui seront transtribunaux par
de la valeur des biens-fonds et au régleFappréciation
ment de T'indemnité.
Art. 13. Si les titres produits par les parties pour jusinsuflisans ou
tifier de leurs droits et qualités paraissent s'élève entre
du Roi, ou s'il
irréguliers au commissaire
sur leurs droits
les divers réclamans des contestations
devant les
respectifs, il requerra leur renyoi préalable
des conclusions motivées qui seront transtribunaux par --- Page 323 ---
- - * a
a à
305 -
mises au sécrétariat avec toutes les
les prétendans droit.
pièces fournies par
Art. 14. A l'égard des demandes
lières, sous le rapport des droits qu'il estimera réguil les remettra
et qualités des
au secrétariat avec un avis,
parties,
également sur la quotité de Findemnité lequel portera
la valeur attribuée aux immeubles.
réclamée et sur
Le commissaire pourra aussi requérir, s'il
la décision des réclamations
y a lien, que
ample
soit ajournée jusqu'à
informé, ou jusqu'à production des
plus
qu'il indiquera.
justifications
Art. 15. Le secrétaire en chef
ties,n domicile qu'elles auront communiquera élu
aux parsions, avis, ou
à Paris, les concluréquisitoires du
afin qu'elles aient à fournir
commissaire da Roi,
vations.
leurs mémoires et obserArt. 16. Aussitôt après que le dossier
au secrétariat par les
aura été rétabli
inscrira leur demande réclamans, le secrétaire en chef
par ordre de
sur les registres spéciaux
numéros et de date
qui seront tenus
section, suivant lesattribntionso
pour chaque
conférées à chacune
par l'art. 25 ci-dessous.
d'elles
Art. 17. La commission de
Particle 6 de la loi sera divisée liquidation instituée par
posée de vingt-sept
en trois sections et commembres.
Art. 18. Les rapports seront faits dans
sections par les membres
chacune des
faires seront distribnées qui en feront partie, et les afentre eux par le
Art. 19. Chaque section de la
président.
comission se réunira
--- Page 324 ---
trois fois par semaine, el plus souvent s'il est nécessaire,
sur la convocation du président.
Art. 20. Les sections ne pourront délibérer qu'au nombre de cinqg membres au moins : en cas de partage,
tous Jes autres membres de la section seront appelés pour
le vider.
du Roi pourra assister aux
Art. 21. Le commissaire
séances de la commission pendant l'audition des rapports.
Art. 22. Le secrétaire en chef est nommé par le préside notre conseil des ministres. Il tiendra la plume
dent
de la commission ou lorsque
dans les assemblées générales
deux sections seront réunies.
outre dans chacune des trois sections et
Il y aura en
des séances,
la rédaction sommaire du procès-verbal
pour
nommé par le président de notre
un secrétaire également
conseil des ministres.
Art. 23. La première section de la commission connairelatives aux propriétés comprises
tra des réclamations
dix-huit
composanl les deuxjuridictions
dans les
paroisses
du fort Dauphin et du Cap.
relaLa deuxième section connaitra des réclamations
des paroisses et de l'ile de la Tortives aux propriétés
du Port de Paix, de
tue, formant les trois juridictions
Saint-Marc et du Port au Prince.
troisième connaitra des réclamations relatives aux
La
du Petitproprictés comprises dans les cinq juridictions
Goave, de Jérémie et de Jacmel;
au tablean annexé à notre préLe toul conformément
sente ordonnance sous le n"5.
Les
contenues au précédent arlicle
Art. 24. dispositions
'ile de la Tortives aux propriétés
du Port de Paix, de
tue, formant les trois juridictions
Saint-Marc et du Port au Prince.
troisième connaitra des réclamations relatives aux
La
du Petitproprictés comprises dans les cinq juridictions
Goave, de Jérémie et de Jacmel;
au tablean annexé à notre préLe toul conformément
sente ordonnance sous le n"5.
Les
contenues au précédent arlicle
Art. 24. dispositions --- Page 325 ---
aR
ne feront pas obstacle à ce que les
même
réelamations d'un
ayant-droit, et' dont l'examen est
verses sections, ne soient
attribué à dition si elles sont
comprises dans une seule
en état et si le réclamant le demande. liquidaDans ce cas ellcs seront soumises à celle des
qui, à raison de la situation des biens-fonds
sections
verture à lindemnité, était
donnant ouforte
appeléc à connaitre de la
réclamation.
plus
Art. 25. Les affaires dans
de la section
lesquelles un des
se trouvera
membres
ront renvoyées à une autre personnellement intéressé, seainsi
section. Le renvoi aura
qu'il suit : Si Paffaire concerne
lien
première section, elle
un membre de la
elle
sera attribnée à la
concerne un membre de la
deuxième; si
buée à la
deuxième, elle sera attritroisième : elle sera renvoyée à la
le cas où elle serait relative à
première dans
section. En
un membre de la
cas de parenté ou
troisième
par le titre XXI du Code de d'alliance, les règles tracées
servées.
procédure civile seront obArt. 26. En cas de contestation
dant droit, des
par un autre prétenqualités el droits du
mission ordonnera
réclamant, la condevant les
préalablement le renvoi des
tribunaux.
parties
Art. 27. Lorsque le renvoi devant les
été requis par le commissaire du
tribunaux aura
sance ou
Roi pour cause d'insuffid'irrégularité dans les titres
lités et droits du
justificatifs des quaréclamant, il sera statué
sur cette réquisition ainsi
avant faire droit
qu'il
Il en sera de même dans le ca appartiendra.
ragmaphe de l'art. 14 ci-dessus. S prévu au deuxième pa20.
s
parties
Art. 27. Lorsque le renvoi devant les
été requis par le commissaire du
tribunaux aura
sance ou
Roi pour cause d'insuffid'irrégularité dans les titres
lités et droits du
justificatifs des quaréclamant, il sera statué
sur cette réquisition ainsi
avant faire droit
qu'il
Il en sera de même dans le ca appartiendra.
ragmaphe de l'art. 14 ci-dessus. S prévu au deuxième pa20.
s --- Page 326 ---
308 1
la jastification des qualités et des droits
Art. 28. Quand
il aura été slatué par
n'aura pas été contestée ou quand
lui aura été
tribunanx, la conmission, après qu'il
les
du réclamant, de Pavis du
rendu compte de la demande
commnisaire.da Roi, et après avoir entendu le rapporet le commissaire du Roi s'il le
teur dans ses conclusions
et même décision,
demande, procédera par une seule
des droits et qualités; 2° à Pap1oà la reconnaissance
leur consistance à l'époque
préciation des biens suivant
la valeur commune des propriétés
de la perte et d'après
de Pindemdons la colonie en 1789, et 5° au réglement
nité au dixième de cette valeur.
a été demandée par la partie
Art. 29. Si une enquête
nécesdu roi, ou si elle est jugée
ou par le commissaire
oul qui
saire
la commission, 2 la décision quil'autorise
par
déterminera la forme comme aussi les foncPordonne. en
seront
tionnaires qui la recevront et les personnes qui y
appelées.
Lexécution en sera suivie conformément atl paragraphe 5 de V'artiele 6 ci-dessus.
seront siArt. 30. Les délibévations de la commission
Elles seront transgnées du président et du rapporteur.
le
du roi en double expédition par
mises au conmissaire
secrélaire en chef.
lui
Art. 31. Dans la huitaine de la transmission qui
le commissaire du roi la noaura été faite de la décision,
élu.
au domicile qu'clles auront
tifiera aux parties,
déclarer dans P'acte de notification, qu'il
Il pourra
de la faculté
est réservée par
n'entend pas user
quilni
le droit de
Part. 7 de la loi, et néanmoins il conservera
mises au conmissaire
secrélaire en chef.
lui
Art. 31. Dans la huitaine de la transmission qui
le commissaire du roi la noaura été faite de la décision,
élu.
au domicile qu'clles auront
tifiera aux parties,
déclarer dans P'acte de notification, qu'il
Il pourra
de la faculté
est réservée par
n'entend pas user
quilni
le droit de
Part. 7 de la loi, et néanmoins il conservera --- Page 327 ---
30g
former appel incidemment si la
Ia décision.
partie se pourvoit contre
Art. 52. Sil'acte de notification
claration mentionnée
ne contient pasla déen l'article
saire du roi aura la
précédent, le commisfculiédinterjeter
piration du délaide trois
appel jusqu'à l'extification.
mois, à partir du jour de la naArt. 55. Dans le même délai, les
croiront fondés à réclamer
ayans-droit qui se
mnission, devront
contre une décision de la cominterjeter appel ainsi
après,article 54.
qu'il sera dit ciDans ce cas, il sera sursis à
somme liquidée jusqu'à la décision F'ordonnancement de la
Art. 54. En cas d'oppel
à intervenir.
du commissaire du roi d'uue décision, soit de la
dans Vintérêt de la
part
lons, soit par les réclamans,
masse des cositions de Part. 5 de la loi, il conformnément anx disporation faite au secrélariat de sera interjeté par une déclala
Cette déclaration.
commission.
il
devra êlre appuyée des
F'appel:i en sera donné
motifs de
du roi o1l à la partie commenication au commissaire
par le secrétaire
dans les formes
en chef, le tout
sente ordonnance. indiquées aux articles 11 et 15 dela préArt. 55.1 Les dispositions
16, 28, 21,2 25, 28, 30 contennes. at nX articles 12,
et 31
15,.
bles aux
ci-dessus,
jugemens sur appel, lesquels serontapplicae
l'article 5 de la loi aux deux
sont attribnés par
rendu la décision.
sections qui n'auront pas
La présidence des deux sections
ancien des deux présidens
appartiendra au plus
dans l'ordre des nominations.
e
dela préArt. 55.1 Les dispositions
16, 28, 21,2 25, 28, 30 contennes. at nX articles 12,
et 31
15,.
bles aux
ci-dessus,
jugemens sur appel, lesquels serontapplicae
l'article 5 de la loi aux deux
sont attribnés par
rendu la décision.
sections qui n'auront pas
La présidence des deux sections
ancien des deux présidens
appartiendra au plus
dans l'ordre des nominations.
e --- Page 328 ---
310 -
Art. 56. Dans le cas prévu au deuxième paragraphe
les ayans-droit à Pindemnité
de Particle 51 ci-dessus,
immédiat à leur
Pordonnancement
pourront en requérir
pas exercer de pourprofit,end adcarmateniaweceders elTet contiendra en outre Pinvoi. Leur demande à cet
être
à dédu
oùt il veulent
payés;
dication département Tordomnancement n'aura lieu
faut de cetle déclaration, délai de trois mois, accordé pour
qu'après l'expiration du
Particle 5 de la loi.
le pourvoi par
le commissaire du roi fera
Art. 57. Tous les mois,
de la Caisse
dresser et transmettra au directeur-général
les liet consignations un tableau comprenant
des dépôts
auront fait les
quidations pour lesquelles les ayans-droit celles d'une
déclarations voulucs par Particle précédent, il n'aura
date antérieure à trois mois au snjet desquelles définitives
été formé de pourvoi , et celles devenues
pas
par un jugement sur appel. tableau mentionné à Particle
Art. 58. A la réception du
de la Caisse des dépôts
précédent, le directeur-général
des
fera expélier au nom
ayans-droit,
et consignations
les mandats de paied'année en année,
ct par cinquième
crédit spécial de cent cinment par imputation snr le
des anciens colons
millions affectés à Pindemnité
quante
de Saint-Domingue.
du dernier cinquième sera
Art. 5g. L/ordonnancment
des indemnitésliqui
accru ol diminuéau centimelefiane reconnu lorsque la
dées, de Pexeddent ou déficit qui sera
déduction
aura élé terminée et sans aucune
liquidation
pnbliqnes, ainsi que
au profit de TEtat pourles) propriétés Jui scraient échues
Ics proprictés particulières qui
pour
indemnité
quante
de Saint-Domingue.
du dernier cinquième sera
Art. 5g. L/ordonnancment
des indemnitésliqui
accru ol diminuéau centimelefiane reconnu lorsque la
dées, de Pexeddent ou déficit qui sera
déduction
aura élé terminée et sans aucune
liquidation
pnbliqnes, ainsi que
au profit de TEtat pourles) propriétés Jui scraient échues
Ics proprictés particulières qui
pour --- Page 329 ---
31r di
par déshérences, de manière
cent cinquante millions
que Pindennité totale de
soit
profit des ayans-droit.
intégralement cmployée au
Art. 40, Dans chaque maudat de
quième de la somme liquidée
paiement, le cinformément à l'article
scra, , s'il y a lieu et con14 de
1816,auguenté de Pintérêt l'ordonnance du 3 juillet
respondante des 150 millions y afférant sur la partic corqui aura élé versée dans affectés à Findemnité totale
gnations.
la Caisse des dépôts et consiArt, 41, Les opérations du
Caisse des dépôts et
directeur-géndral de la
men et à la vérification consignations seront soumises à l'exainstituée
de la commission de
près la Caisse des
surveillance
Art. 42. Les mandats dépôts el consignations.
de
Paris par le caissier de la Caisse paiement seront acqnitiés à
tions, et dans les
des dépôts et consignaraux des finances départemens par les
en leur qualité de recereurs-géncladite Caisse.
correspondans de
Art. 43, Lorsque le portour de la lettre
que la partie dénominée
d'avis sera autre
toncher le montant,
au mandat, il devra, pour en
justifier d'un
en due forme.
pouvoie spécial établi
Art. 44. Conformément
la loi, le commissaire
aux dispositions de l'art. 13 de
du roi remettra
tre ministre secrétaire d'état
annuellemnent; à nobué aux
des finances pour être districhambres, le tableau des
contenant parc ordre
liquidations opéées,
le montant de
alphabétique le nom des réclainans, 2
lindemnité, la
de l'objet pour
désignation et la situation
lequel elle aura été accordée, Ce tableau
L
formément
la loi, le commissaire
aux dispositions de l'art. 13 de
du roi remettra
tre ministre secrétaire d'état
annuellemnent; à nobué aux
des finances pour être districhambres, le tableau des
contenant parc ordre
liquidations opéées,
le montant de
alphabétique le nom des réclainans, 2
lindemnité, la
de l'objet pour
désignation et la situation
lequel elle aura été accordée, Ce tableau
L --- Page 330 ---
le secrétaire en chef de la commission 2
sera certifié par
de section et par le commissaire
visé par les présidens
du roi.
de la Caisse
A la même époque, le directenr-général
de
remettra à la commission
des dépôts et consignations
annnel,
être compris dans son rapport
surveillanee. pour
la situation des mandats
un semblable tableau indiquant
délivrés et des paiemens effectués.
TITRE IlI.
Des créanciers des colons.
45. Les créanciers des colons de Saint-Domingue
Art.
de la faculté
leur est condevront,sils veulent user
qui
Part. de la loi, de former saisie-arrêt sur Pinférée par
un dixième du cademnité due à leur débiteurs, pour
à la Caisse
pital de leur créance, signifier leur opposition
et
( bureau da contentieux.)
des dépôts consignations faites, et Teffet en sera suivi
Ces oppositions seront
dans les formes prescrites parles lois. colons de SaintArt. 46. Lorsque Jes créanciers des
présenteront, en leur qualité d'ayans-canse,
Domingue
les délais fixés
HRZITtRNE
ils seront tenus de la former dans
pourles de faire
et de fournir toutes les pièces, et
ayans-droit
imposées à la partie elle-méme.
tontes les justifications
et soumise
Néanoins,la réelamation ne sera instruite
le créancier aura élé autoà la commission qu'après que
droits
ou par justice à exereerles
risé porlayant-droit
ct actions de son débiteur. --- Page 331 ---
TITRE IV.
Dispositions générales.
Art. 47. Les anciens colons de
héritiers, créanciers,
Saint-Domingue, leurs
cause sont autorisés. à se donalaires, légataires ou ayanschives de la marine, à pourvoir auprès du garde des artitres
Versailles, en délivrance
ou documens relatifs aux biens-fonds
d'actes 2
daient à Saint-Domingue.
qu'ils posséDans la demande qu'ils formeront à cel effet, ils indiqueront autant que possible le nom de la
de la paroisse, et l'année dans
juridiction et
aura été passé, ainsi
lesquelles l'acte réclamé
que le nom du notaire
reçu.
qui l'aura
Art. 48. Les titres produits
les
commissaire du Roi, ainsi
par
parties ou par le
que les pièces et
qui auront servi à la liquidation des
documens
rapports présentés à la
indemnités, el les
commission,
entre. les mains du secrétaire
resteront déposts
en chef.
La liquidation
consommée, tous les dossiers qui
ratlacheront, seront, sur la réquisition du
s'y
du Roi, et à la diligence du secrélaire
commissaire
inis aux archives de Ia marine
en chef, transsailles,
et des colonies, à,VerArt. 49. Conformément aux
la loi, il ne sera
dispositions de l'art. 10 de
perçu aucun droit de succession sur l'indemnitéaccordée aux anciens colons de
et les titres et acles de tout
Saint-Domingue,
les
genre qui seront produits
réclamans ou leurs eréanciers, soil
par
devant Ja commis-
du secrélaire
commissaire
inis aux archives de Ia marine
en chef, transsailles,
et des colonies, à,VerArt. 49. Conformément aux
la loi, il ne sera
dispositions de l'art. 10 de
perçu aucun droit de succession sur l'indemnitéaccordée aux anciens colons de
et les titres et acles de tout
Saint-Domingue,
les
genre qui seront produits
réclamans ou leurs eréanciers, soil
par
devant Ja commis- --- Page 332 ---
sion, soit devant les tribunaux, pour justifier de leurs
qualités et de leurs droits, seront dispensés de l'enregistrement et du timbre. En conséquence, le garde des archives de la marine, à Versailles, est autorisé à délivrer
libre les extraits copiés ou tous autres docusur papier
des anciens colons de Saintmens relatifs à la liquidation
Domingue.
Art. 50. Aux termes de l'art. 11 de la loi, lorsqu'il
s'élevera des contestations entre divers prétendans droit à
la succession d'un colon qui n'avait pas de domicile cn
France, et qui n'y est pas décédé, on entre eux et ses
elles seront attribuées au tribunal du domicréanciers,
au tribunal du
cile du défendeur, et s'il y en a plusieurs,
domicile de l'an d'eux, au choix du demandeur.
La déclaration d'acceptation sous bénéfice d'inventaire
de la succession d'un colon qui n'avait pas de domicile
et
n'y est pas décédé, sera reçue au greffe
en France, qui
du tribunal de la Seinc.
Art. 51. Les réclamans qui seront en contestation sur'
ou sur la part afférente à chacun
lenrs droits respectifs
s'ils administrent
d'eux dans une liquidation, pourront,
les
la
de la réunion en leurs personnes de tous
preuve
demander que la liquidation soit faite
droits et qualités,
d'entre eux.
collectivement et sans attribution à aucun
Pindemnité restera déposéc à la Caisse des
Dans CC cas,
être toucliée par
dépôts et consignations, et ne pourra
soit à
réglement et partage,
les ayans-droit qu'après
soit parjustice, ct lorsque notification en aura
Pamiable,
de
été faite dans les formes ligales alt directeur-général
ladite Caisse. --- Page 333 ---
à
-
Art. 52. Toutes les lettres et
missaire du Roi et au secrétaire paquets adressés au comleur seront remis
en chef dela commission,
en franchise de droit.
Art. 55. Les réclamans établis hors du
péen de la France,
territoire euroindemnité,
Pourront remettre leurs demandes en
dans nos colonies, aux administrateurs coloniaux; et dans les pays étrangers, à nos
consuls, vice-consuls et résidens,
ambassadeurs,
ces pièces au secrétariat de la
lesquels transmettront
diaire de notre ministre
commission, parl'intermédes affaires
secrétaire-d'état au département
étrangères.
Les demandes qui parviendront
tariat, n'auront d'effet
par ce moyen an secrésur le registre
que du jour de leur inscription
Art. 54. mentionné en P'art. 7 ci-dessus.
Le président de notre conseil des
chargé de lexécution de la
ministres est
sera insérée au Bulletin des présente ordonnance, qui
lois.
Donné en notre château de
mois de mai de l'an
Compiègne, le 9° jour du
deuxième,
grice 1826, et de notre règne le
CHARLES.
Par le Roi,
Le président du conseil des ministres,
Jh. DE VILLÈLE,
. mentionné en P'art. 7 ci-dessus.
Le président de notre conseil des
chargé de lexécution de la
ministres est
sera insérée au Bulletin des présente ordonnance, qui
lois.
Donné en notre château de
mois de mai de l'an
Compiègne, le 9° jour du
deuxième,
grice 1826, et de notre règne le
CHARLES.
Par le Roi,
Le président du conseil des ministres,
Jh. DE VILLÈLE, --- Page 334 ---
ORDONNANCE ROYALE
Du 9 Mai 1826.
INDEMNITÉ ATTRIBUÉE AUX ANCIENS COLONS
DE SAINT-DOMINGUE,
Déclaration de propriété.
MODÈDE N.
Nota. Si la déclaration est
I. )
faite collectivement, les noms, A MM. les président et memprénoms, etc., des réclamans bres de la commission
devront être relatés.
de liquidation.
Je soussigné
natif
de
arrondissement
de
département de
habitant et domicilié dans l'arrondissement de
département de
appelé
par.la loi du 30 avril 1826 à faire
valoir mcs droits au partage de
l'indemnité attribuée aux anciens
colons de Saint-Domingue, déclare:
Indiquer ci-contre la qualité
1° Faire élection de domicile
de propriétaire en 1789; d'hé- à Paris, chez M.
ritier; de donataire; de légataire; ou d'ayant-canse, c'est- demeurant rue de
à-dire de créancier, cession- No
naire, ou acquéreur.
20 Mc présenter en qualité de
Si Ja déclaration est faite en
toute autre qualitéqu'en cellede
propriétaire en 1789, elledevra
indiquer les noms et prénoms
du propriétaire en 1789, des
biens dénommés ci-après, et
ceux des héritiers intermédiaires.
Indiquer avec le plus depré 3" réclamer Tindemnité à licision possible le nom delaj pro- quider conformément à Ja loiponr
, ou acquéreur.
20 Mc présenter en qualité de
Si Ja déclaration est faite en
toute autre qualitéqu'en cellede
propriétaire en 1789, elledevra
indiquer les noms et prénoms
du propriétaire en 1789, des
biens dénommés ci-après, et
ceux des héritiers intermédiaires.
Indiquer avec le plus depré 3" réclamer Tindemnité à licision possible le nom delaj pro- quider conformément à Ja loiponr --- Page 335 ---
priété et ceux de la partie de la
colonie, del la juridiction, de la la propriété connue Ct
paroisse et du quartier où elle Ja dénomination de
1789 sous
était située; énoncer. si l'indem- située
nité est réclamée
seulement partie de pour la tout ou
Déclarer,
propriété, consistant
Si la propriété est rurale:
de La contenance et le nombre
vers carreaux;le genres de genre culture ou les diploitation; ; la distance de et l'em- d'exbarcadère; les
les quatre points abornemens
nombre des
PMtaIE
négrillons et nègres, négresses,
dication, s'il négrittes, avec inportion des ateliers y a lieu, de la
attachés à
Fexploitation dée ouy venducau qui aurait été céanglais, olt emmenée gouvernement par les
lonies propriétaires dans d'autres COnombre ou et en la pays étrangers; ; le
mens, , des Dature des bâtides
usines, 2 des moulins,
cabronets; le nombre des
chevaux et mulets; ; le nombre
et l'espèce des bétes à
à poils, à laine attachées cornes, à la 2
propriété; la quantité en quintanx; poids de mare(ancienne
mesure de poids à Saint-Domingue), des denrées récoltées
en 1789 ou dans l'année la plus
rapprochée de ladite époque.
Sila propriété est urbaine: :
Salocalitedansl la
ouest ou sud; ;le nom partienord, des ville,
bourg ou embarcadère dans lesquels la propriété était située;
sa nature (hôtels, maisons ou
magasins):le et celui de montant du loyer
nuelle;
T'imposition andans Ajouterenfindans) l'autre
lun comme
formations cas toutes les incroiront utiles. que les réclamans
Si la valeur des propriétés
ée de ladite époque.
Sila propriété est urbaine: :
Salocalitedansl la
ouest ou sud; ;le nom partienord, des ville,
bourg ou embarcadère dans lesquels la propriété était située;
sa nature (hôtels, maisons ou
magasins):le et celui de montant du loyer
nuelle;
T'imposition andans Ajouterenfindans) l'autre
lun comme
formations cas toutes les incroiront utiles. que les réclamans
Si la valeur des propriétés --- Page 336 ---
réclamées cst établie dans des
(Suite du NODÈLE No 1.)
actesanthentiques produits avec
la déclaration 7 mention sera
faitedela valeur portée auxdits
actes.
4° A l'appui des énonciations
ci-dessus, produire et annexer à
la présente réclamation les titres
justificatifs ci-a après décrits au
nombre de
savoir:
Indiquer ci-contre,, et par
ordre de numéro,les pièces justificatives des droits à lhérédité et à la propriété: et de la
valeur à attribuer à la propriété.
Indemnité attribuée aur anciens
MODÈLE N. 2.)
colons de Saint-Doningue.
A MM. les présidens et memORDONNANCE ROVALE
bres de la commission.
du 9 mai 1826.
Je soussigné
natif
Déclaration de propriété.
de
arrondissement
Nota. Sila déclaration est faite de
département
collectivement, les noms, pré- dc
habitant et dominoms, etc., detouslesrcelamans cilié dans T'arrondissement d
devront être relatés.
département d
appclé par la loi du
30 avril 1826 à faire valoir mes
droits au partage de l'indemnité
attribuée aux anciens colous de
Saint-Domingne, déclare :
1° Faire élcction de domicile à
Paris, chez M.
demeurant rue de
No
Indiquerci-contrelaqualitéde 2° Mc Présenter en qualité de
propriétaire en 1789, d'héritier,
de donataire, de legataire o11
d'ayant cause (c'est-à-dire de
du
30 avril 1826 à faire valoir mes
droits au partage de l'indemnité
attribuée aux anciens colous de
Saint-Domingne, déclare :
1° Faire élcction de domicile à
Paris, chez M.
demeurant rue de
No
Indiquerci-contrelaqualitéde 2° Mc Présenter en qualité de
propriétaire en 1789, d'héritier,
de donataire, de legataire o11
d'ayant cause (c'est-à-dire de --- Page 337 ---
créancier, , cessionnaire ou acquéreur. )
(Suite du
Si la déclaration est faite
MODÈLE, No 2.)
de toute autre qualité qu'en celle en
devra propriétaire en 1789, elle
noms indiquer du
les noms et prédes biens dénommés propriétaire en 1789
ceux sdeltenncminmmzitite ciaprès, et
30 Réclamer
quider
Tindenmnité à lila
conforménent àla
la propriété connue'en
denomination de
RASIES
située
Indiquerlenome
et ceux de la partie delapropricté de la colonie, de la
roisse et du juridiction, , de la pasituée. Enoncer quartier où ellee était
si
est réclamée
tout Tindemnité consistant
ment partie Ietans la
ou seulepropriété.
pourra Indiquer sila autant que faire se
La
propriété est rurale.
de contenance et le nombre
vers carreaux;le genres de genre ou les diploitation; la distance culture de et d'exbarcadére; les abornemens l'em.
les quatre points cardinaux ;
nombre des
P
nègres, négresses,
négrillons et negrittes, aveci intion dication, des silys a lieu, de la
ateliers attachés à R
ou ploitation vendue qui aurait été cédée
glais, ou emmenée au gouvernement anpriétaires dans d'autres par les pronies ou en pays
colonombre et la nature étrangers; des bâti- le
des mens, des usines, des moulins,
vaux, cabronets, den lenombre ded chemulets; le nombre et
l'espèce de bétes à cornes, à
poils, à laine, , attachées à la
propriété; la quantité en
taux, poids de marc quinmesure de poidsà Saint-Domin- (ancienne
Sue), des denrées récoltées
en
aires dans d'autres par les pronies ou en pays
colonombre et la nature étrangers; des bâti- le
des mens, des usines, des moulins,
vaux, cabronets, den lenombre ded chemulets; le nombre et
l'espèce de bétes à cornes, à
poils, à laine, , attachées à la
propriété; la quantité en
taux, poids de marc quinmesure de poidsà Saint-Domin- (ancienne
Sue), des denrées récoltées
en --- Page 338 ---
1789, on dans l'année la plus
I Suite du MODILE N2.)
rapprochée deladiteépoque.
Si la propriété est urbaine: :
Sa locahté dans la partic nord,
ouest ou sud,1 le nom de la ville,
bourg ou embarcadère dans lesquels la propricté était située;
sa nature ( hôtels, maisons o11
magasins) ); le montant du loyer
et celuide l'imposition anmuelle;
Ajouter enfin dans lun comme
dans l'autre enslesinformations
que. le réclamant croirait utiles.
Si la valeur des propriétés
réclamées est établie dans des
artcrautlesiqesprodaitsave
la déclaration, mention sera
faite dela valeur portée auxdits
actes.
4° A l'appui dcs énonciations
ci-dessus, produire ct annexer à
la présente réclamation les titres
justificatifs ci-aprés décrits au
au nombre de
savoir:
Indiquer ci-contre, et parordre de numéro, les pièces produites le réclamant pour justifier Re ses droits à Phérédité,
àla propriété, et de la valeur à
attribuerà la propriété.
5° Je déclare de plus, en conformité de l'article 6 de Tordonnance royale du 9. muai 1826,
qu'il m'est impossible de représenter.
Énoncer ici les justifications
que le réclamant ne peut produire; si elles SC rapportent au
droit de propriété sur le bienfonds pour lequel on réclame;
ou si elles sont relatives à la
valeur à attribuer aux immeubles. Dans les deux eas,la déclaration doit étreaccompaguée
d'un certificat du garde des
archives de la marine à Versailles,portant qu'il n'existeau-
nance royale du 9. muai 1826,
qu'il m'est impossible de représenter.
Énoncer ici les justifications
que le réclamant ne peut produire; si elles SC rapportent au
droit de propriété sur le bienfonds pour lequel on réclame;
ou si elles sont relatives à la
valeur à attribuer aux immeubles. Dans les deux eas,la déclaration doit étreaccompaguée
d'un certificat du garde des
archives de la marine à Versailles,portant qu'il n'existeau- --- Page 339 ---
A :
cun document relatif aux biens
réclamés.
(Suite du MODÈLE No 2.)
ralesou Rapporter ici les causes géné- Attendu
sent à la particulières production quis des s'oppoque
fications ci-dessus mentionnées. justiJe demande en
qu'il me soit fait application conséquence des
dispositions de la loi du 30 avril
1826, et de F'ordonnance du
mai suivant, et qu'à cet effet A
plaise à MM. les
membres de la commission présidens et
m'autoriser à
de
desdits titres et suppléer l'absence
sant
pièces en établisSuivra l'énumération des faits
par voie d'enquéte
et circonstancess sur lesquels doit
porter./enquéte.
Me bornant à indiquer comme
dite pouvant être entendues dans Jaenquête les personnes ciLe réclamant devra donner après dénommées.
iciles noms, prénoms, domiciles
desirera et qualités des personnes qu'il
faire entendre.
--- Page 340 ---
ÉTAT No 3.
INDEMNITÉ ATTRIBUÉE AUX ANCIENS COLONS
DE SAINT-DOMINGUE.
Distribution du travail entre les trois sections de la commission, suivant
lordre de service éablipartarticle 23 de l'ordonnance du 9 mai 1826,
C N. are SECTION.
N.
2 SECTION.
N. 3e SECTION.
Quauaminthe. Fort
19 Saint- Louis,
35 Grand Goave.
Terrier Daupbin.
i 20 Port- -de- Paix.
8 36 Petit Gocve.
Letrou. Rouge.
21 Gros Morne.
37 Fond des
51 Valière.
e 22 Jean Rabel.
DE 38 Anse à Veau. Negres.
6 Limonade.
24 23 Mole Saint-Nicolas. E 3g Pelit Trou.
Qnartie: Morin. E 25 Port Bombarde. à Piment. E 40 Jérémie.
Grande Rivière.
25bis Ile de la Tortue.
41 Cap Dame Marie.
9 Dondon.
g 26 Les Gonaives.
43 42 Les Cap Cotteaux. Tiburon.
R Marmelade. Petite Anse,
27 Saint-N Marc.
3 44 Port Salut.
Cap Francais,
S 28 La Petite Rivière.
45 Torbeck.
29 Les Vereites.
46 Les
ie La plaine du Nord. 8 30 Mirebalais,
Cayes.
L'Aeul.
E 31 L'Arcahaye.
- 47 Cavaillon.
Le Limbe.
E 32 La Croix-d de.
s 48 Saint- Louis.
Port Margot.
a 33 Port: au Prince. Bouquer 49 Aquin.
liorgne.
50 Bajnel,
8 Plaisance et Pilate, A
Léogane.
I 51 Jacmel.
52 Cayes de, Jacmel.
ORDONNANCE DU ROI,
QUI INSTITUE LA COMMISSION CHARGEB DE LA KÉPARTITION DE
L'INDENNITK DE SUNT-DONINGUE.
CHARLES, PAR LA GRACE DE DIEU, ROI DE FRANCE
ET DE NAVARRE,
A tous ceux qui ces présentes verront, salul:
Vu la loi du 50 avril 1826;
Vu notre ordonnance en date de CC jour et spécialement
les articles 17 et 25;
Léogane.
I 51 Jacmel.
52 Cayes de, Jacmel.
ORDONNANCE DU ROI,
QUI INSTITUE LA COMMISSION CHARGEB DE LA KÉPARTITION DE
L'INDENNITK DE SUNT-DONINGUE.
CHARLES, PAR LA GRACE DE DIEU, ROI DE FRANCE
ET DE NAVARRE,
A tous ceux qui ces présentes verront, salul:
Vu la loi du 50 avril 1826;
Vu notre ordonnance en date de CC jour et spécialement
les articles 17 et 25; --- Page 341 ---
A
X
Sur le rapport du président de notre conseil
nistres;
des miNous avons ordonné et ordonnons ce qui suit:
Art. ier, Sont nommés membres de la commission
gée del la répartition de la somme de cent
charaffectée aux anciens colons de
cinquante millions
Saint-Domingue: :
Notre cousin le duc de Lévis,
Les Sis Vicomte Lainé,
ministre-d'élat;
ministre-d'état;
Baron Portal, ministre d'état;
Comte d'Argout, pair de France; ;
Baron de Montalembert, pair de
Comte de Pontécoulant,
France;
pair de
De Gères, membre de la chambre France;
Strafforello,
des députés;
iden;
Fadate de
Saint-Georges, , idem ;
Marquis de Nicolai, idem;
Comte de Blangy, idem;
André, idem;
Malouct, maître des requétes, ancien
De Kersaint, maître des
préfet;
Villiers du
requêtes; ;
Terrage, maître des requêtes, ancien
préfet ;
Lamardelle, maître des requétes;
De Frasans, conseiller à la cour royale de
Chrestien de Poly, idem;
Paris;
Devergès, conseiller auditeur à la cour
Paris;
royale de
Angellier, ancien préfet;
Derville Maléchard, idem;
De Flanet, ancien propriétaire à
Comte de Gallifet, colonel;
Sainl-Domingue;
21. --- Page 342 ---
Comte Alex. de Laborde, ancien propriétaire à
Saint-Domingue;
Bouteiller, conseiller de préfecture à Nantes;
Marquis Fournier de Bellevue, ancien propriétaire à Saint-Domingue;
Michel de Tharon, idem.
Art. 2. Couformément à l'article 6 de la loi du 50 avril
1826, la commission sera divisée en trois sections, composées chacune comme il suit :
Première section.
Notre cousin le due de Lévis, ministre-d'état, président;
Les Sr Baron de Montalembert, pair de France;
De Gères, membre de la chambre des députés;
Marquis de Nicolai, idem ;
Malouet, maitre des requêtes;
Lamardelle, idem;
Chrestien de Poly, conseiller à la cour royale de
Paris;
De Flanet,ancien propriétaire à Saint-Domingue;
Bouteiller, conseiller de préfecture à Nantes.
Seconde section.
Les Srs Vicomte Lainé, ministre-d'état, président.
Comte de Pontécoulant, pair de France; ;
Strafforello, membre de la chambre des députés;
Comte de Blangy, idem;
De Kersaint, maître des requêtes;
De Frasans, conseiller à la cour royale de Paris;
Dervile Maléchard, ancien préfet;
Comte de Gallifet, coloncl;
Michel de Tharon, ancien propriétaire à SaintDomingue.
Seconde section.
Les Srs Vicomte Lainé, ministre-d'état, président.
Comte de Pontécoulant, pair de France; ;
Strafforello, membre de la chambre des députés;
Comte de Blangy, idem;
De Kersaint, maître des requêtes;
De Frasans, conseiller à la cour royale de Paris;
Dervile Maléchard, ancien préfet;
Comte de Gallifet, coloncl;
Michel de Tharon, ancien propriétaire à SaintDomingue. --- Page 343 ---
a - a
a & à
Troisième section.
Les Srs Baron Portal,
ministre-d'état,
Comte
président;
d'Argont, pair dc France; ;
Fadate de
des
Saint-Georges, membre de la chambre
députés;
André, idem;
Villiers du
De
Terrage, maître des requétes;
Vergès, conseiller auditeur à la cour
Paris;
royale de
Angellier, ancien préfet;
Comte Alex. de Laborde, ancien
Saint-Domingue;
propriétaire à
Marquis Fournier de
Art. 5. Le travail
Bellevue, idem.
conformément à l'ordre sera réparti entre les trois sections
notre
de service établi par l'art. 25 de
ordonnagce en date de ce
Art. 4. Le sieur
jour.
députés, conseiller Simonneau, membre de la chambre des
notre commissaire à la cour royale de Paris, est nommé
Art. 5. Le
près la commission.
chargé de
président de notre conseil des ministres est
inséréc l'exécution de la présente
au Bulletin des lois.
ordonnance, qui sera
Donné au château de
de mai de l'an de grice Compiègne, le 9° jour du mois
1826, et de notre règue le deuxime,
CHARLES.
Par le Roi:
Le président du conseil des
ministres,
Jn. DE VILLÈLE. --- Page 344 --- --- Page 345 ---
-
ANALYSE
DU RAPPORT AU ROI,
FAIT
PAR LA COMMISSION PRÉPARATOIRE. --- Page 346 --- --- Page 347 ---
90A a
R A Eu22 -
32g
ANALYSE
DU RAPPORT AU ROI,
Fait par LA COMMISSION chargée de rechercher
le mode de réclamation, les bases
et proposer
et les moyens de
répartition de l'indemnité des colons,
$ I.
Il s'agit de fixer les bases
et par suite la portion
d'appréciation des propriétés,
d'obtenir dans le fonds de que 150 chaque réclamant aura droit
La
millions.
commission: a
de connaître dans considérécomme unp préalable nécessaire,
destinée
quelle proportion
aux colons, était ay vec la valeur probable la somme
Il faut, pour cela, rechercher le
totale des pertes.
colonie.
produit commun de la
Deux états dressés à des époques voisines
désastres ont
de l'année où les
commencé, savoir: : L'état de
178g par M,
1788, rédigé en
Barbe-Marbois, et l'état de
1790 par M. de Proissy, sont les seuls 178g 3 rédigé en
thentiquesq qu'il ait été possible des se
renseignemens aude la colonie. Ceux de
procurer sur la richesse
il est facile d'en
1790 et de 1791 n'existent point, et
connaître la cause.
Néanmoins, les états de 1788 et
paru susceptibles de quelques
178g eux-mêmes, ont
sion, après en
augmentations.(La. commisavoirexpliyué les motifs, arrive d ce résul-
- A
rédigé en
thentiquesq qu'il ait été possible des se
renseignemens aude la colonie. Ceux de
procurer sur la richesse
il est facile d'en
1790 et de 1791 n'existent point, et
connaître la cause.
Néanmoins, les états de 1788 et
paru susceptibles de quelques
178g eux-mêmes, ont
sion, après en
augmentations.(La. commisavoirexpliyué les motifs, arrive d ce résul-
- A --- Page 348 ---
la
du sucre blanc, exportée de la colotat que): 1° quantité
entre 88 et 8g,à
nie,s'éleve, en prenant le terme moyen
de
livres, à quoi il faut ajouter le produit
58,872,120
ne figure point dans les états
la conammatieniabieneges
frauduleuses possibles,
officiels, ,et de quelques exportations
total, 67.999-960 livres, 2 poids de marc.
terme
Le
en sucre brut, est, d'après le
2°
produit
livres. Par les motifs cimoyen de 88 et 89, de 95,5,5,406
livres poids de
dessus, la commission l'élève à 107,499,600
marc.
calculé
les mêmes bases,
30 Le produit en café,
d'après
livres 2 poids de marc.
est de 85,500,085
le
annuel et commun
4o La commission évalue produit
des cotons; à 7-999,920 livres, poids de marc.
annuel et commun de l'indigo, à 5,560,000
50 Le produit
livres, poids de marc.
de marc.
6o Celui du cacao, 1 à 659.750 livres, poids dans la masse
La commission porte en ligne de compte,
7°
de 20,000 boucauts
des produits de la colonie, une quantité
de sirop.
annuel de la colonie, en tafia, à 2,000 bar8 Le produit
riques.
les appréLa commission donne à ces diverses denrées,
le
le millier de sucre blanc, 440 fr.;
ciations suivantes :
le millier de café, Goo fr.;
millier de sucre brut, 250 fr. ;
6,000 fr.;
le millier de coton, 1200 fr.; le millier d'indigo,
fr.; la
millier de cacao, 440 fr.; le boucaut de sirop, 75
le
barrique de tafia, 86 fr.
denrées dont le
En appliquant ces appréciations aux
total de
vient d'être constaté, on trouve un
produit
128,077,126 fr.
des revenus de la colonie,
On doit cncore mettre au rang
de
de bois d'acajou, de gaiac. , campèche,
quelques parties
.; le millier d'indigo,
fr.; la
millier de cacao, 440 fr.; le boucaut de sirop, 75
le
barrique de tafia, 86 fr.
denrées dont le
En appliquant ces appréciations aux
total de
vient d'être constaté, on trouve un
produit
128,077,126 fr.
des revenus de la colonie,
On doit cncore mettre au rang
de
de bois d'acajou, de gaiac. , campèche,
quelques parties --- Page 349 ---
N
A
33r
de canéfice, de rocon, de caret; de Thuile de
ct autres matières ou denrées
palma-christi,
droits
qui, n'étant pas sujettesà des
d'exportation, ne figuraient point dans les états
ciels; ; on peut, d'après des données très
offile produit moyen à
probables,en élever
1,500,000 fr.
De plus, les propriétés urbaines et
villes, susceptibles d'une
emplacemens dans les
produit dont la
valeur locative, étaient un objetde
commission , d'après divers
et les rôles de l'imposition
renseignemens,
le montant à
payée en raison du loyer, porte
5,000,000 fr.
Il en résulte que le revenu de tous les
d'être
objets
appréciés par cette base, s'élève à
susceptibles
Pour former la valeur
145,077,126 fr.
capitale des
duisent ce
propriétés qui prorevenu, 7 la commission s'est livrée à
opération.
une double
En évaluant les diverses espèces de
valeur vénale commune de
propriétés d'après la
chacune, et en calculant
conséquent le prix moyen des sucreries
par
revenu, celui des caféières
par douze fois le
et des maisons par neuf
revenu, celui des cotonneries,
fois le
autres propriétés diverses, indigoteries, cacaoteries, et
a trouvé
par huit fois le
un capital de 1,444,219,856
revenu, elle
d'après l'opinion
fr.; mais en calculant
générale que l'ensemble de toutes
priétés immobilières de la colonie,
les prodifférences relatives de valeur
indépendamment des
et de produit, devait
résultant du genre de culture
commission
être formé par dix fois le
a trouvé que ce capital formait
revenu, la
Mais ces objets ne sont pas les seules 1,450,771,260fr.
il fauty ajouter celles des
propriétés perdues;
guildiveries, pour
produit en tafia ne
lesquelles le
représenterait pas la valeur
totalité, les tanneries,
capitale en
hattes consacrées à la briqueteries, fours à chaux, les
à vivres
nourriture des bestiaux, et les places
produisant des fruits ou légumes,
lorsque ces
RGrA
K
objets ne sont pas les seules 1,450,771,260fr.
il fauty ajouter celles des
propriétés perdues;
guildiveries, pour
produit en tafia ne
lesquelles le
représenterait pas la valeur
totalité, les tanneries,
capitale en
hattes consacrées à la briqueteries, fours à chaux, les
à vivres
nourriture des bestiaux, et les places
produisant des fruits ou légumes,
lorsque ces
RGrA
K --- Page 350 ---
hattes ett places à vivres étaient indépendantes d'habitations. A l'aide de calculs d'approximation, la commission
croit que la valeur capitale de ces objels peut être portée
à 25,000,000 fr.
Enfin, des esclaves non attachés aux habitations ou établissemens qui ont fait l'objet des précédentes évaluations,
appartenaient à des maîtres qui les employaient dans des
ateliers, les louaient pour travailler, voiturer, naviguer.
Ce genre de produits n'était pas aussi de nature à figurer
dans les états officiels, mais ils n'en constituent
moins
pas
une valeur maintenant perdue, dont il fautaussi apprécier
le montant.
D'après les états officiels et les renseignemens que la
commission s'est procurés, elle pense que ce nombre peut
être présumé de 58,000, dont, et égard à la nature viagère
de cette propricté, ellc a portéle pur total à 116,000,0001 fr.
Les esclaves consacrés à la culture et aux établissemens
déjà désignés, se trouvent par le fait, compris dans la
valeur de ces objets, dont ils étaient en quelque sorte partie intégrante et l'instrument principal de production.
Ces élémens conduisent à conclure qu'on est aussi près
que possible de la vérité, lorsqu'on évalue le capital de la
colonie à 2172 milliard cing cent quatre-singt-un millions
cent soizante-onze mille deux cent soirante francs. sept
La somme de 150 millions, destinée aux colons, serait
donc à peu-près un dixième de la valeur capitale des
priétés qu'ils ont perdues.
proMais ce dixième recevra un accroissement assez considérable, dont it n'est pas possible, il est vrai, d'indiquer la
quotité, quoiqu'il soit facile d'en prouver la certitude. En
effet, les calculs ci-dessus supposent que quiconque était
propriétaire à Saint-Domngne, sera admis à réclamer, ct
fera sa réclamation dans les délais fixés. Mais, si l'on consi-
la valeur capitale des
priétés qu'ils ont perdues.
proMais ce dixième recevra un accroissement assez considérable, dont it n'est pas possible, il est vrai, d'indiquer la
quotité, quoiqu'il soit facile d'en prouver la certitude. En
effet, les calculs ci-dessus supposent que quiconque était
propriétaire à Saint-Domngne, sera admis à réclamer, ct
fera sa réclamation dans les délais fixés. Mais, si l'on consi- --- Page 351 ---
1 à R a à
A - C a -
dère que le fonds destiné aux colons
droit, ni d'après l'esprit de
ne peut, ni d'après le
accordé aux Haitiens, l'ordonnance du 17 avril, être
puisque la révolution de
Domingue ne les a pas dépouillés;
Saintrontnombreuses. après
que les déshérences seque PEtat n'hésitera lesimmenses malheurs de la colonie;
tatives du fisc,
pas sans doute à Tenoncer aux
et même à sa part, pour] les
expecniales, il est évident
les
propriétés colodixième de la valeur que
colons recevront au-delà du
capitale de leurs propriétés
perdues,
S II.
Ces premières données, dont la commission
plus reconnu P'utilité. dans le
a de plus en
fois
elle
cours de son travail, étant une
convenues, a dà s'occuper des
être offerts aux réclamans
moyens qui devaient
propriétés perdues,
pour justifier de la valeur des
Le plussimple,
est la
celuiqui se présente le plus naturellement,
représentation des étatsde
officiels de 1788 et
produits, mais les tableaux
la recherche
178g, qui ont aidé la commission
du produit général, n'offrent rien
dans
appliquer aux positions
qu'on puisse
ne peuvent donc être individuelles. Les états de produits
ont été assez heureux présentés que par les particuliers qui
pour les conserver.
Ici se présentaient
plusieurs difficultés.
comptes, en indiguant les produits
Lorsque les
matières, feront connaître
annuels par quantité de
s'en tieudra-t-on
ce qu'ils ont rendu en
à ces
argent,
traire la somme qui pobawiDeemiseonstae doit être
au conquantité de denrées,
accordée en raison de telle
et pour faire cette
quel prix attribuera-t-on. à
détermination., 2
La
chaque espèce de denrées?
commision, à mesure qu'elle a discuté la
question, s'est convaincue
première
qu'on ne pouvait prendre
pour
quantité de
s'en tieudra-t-on
ce qu'ils ont rendu en
à ces
argent,
traire la somme qui pobawiDeemiseonstae doit être
au conquantité de denrées,
accordée en raison de telle
et pour faire cette
quel prix attribuera-t-on. à
détermination., 2
La
chaque espèce de denrées?
commision, à mesure qu'elle a discuté la
question, s'est convaincue
première
qu'on ne pouvait prendre
pour --- Page 352 ---
individuelles,les résultats énoncés aux
base des liquidations
comptes qui seront représentés. connaître le revenu net, de
D'abord la nécessité, pour
réclamant, d'après
spécial avec chaque
faire un réglement
exigerait un travail qui
ses états en recettes et en dépenses,
interminable.
rendrait la liquidation
les gérans à leurs
La forme des comptes envoyés par
rendrait d'ailleurs ces calculs impossibles.
commettans,
fallait fixer, pour tous
La commission en a conclu qu'il
commun
trouvent dans cette position, un prix
ceux qui se
de denrées. Il se trouve naturellement
de chaque espèce
adopté pour arriver
déterminé par celui qu'elle a déjà
totaux de
l'ensemble de la valeur des produits
à connaître
incontestable d'appliquerà chala colonie. Il a l'avantage
Pévaluation de
du tout, la règle qui a servi pour
que partic
ce même tout.
décider si la justification du revenu
Il était nécessaire de
toutes
seule année suflirait pour faire présumer que
d'une
pour donner le droit
étaient semblables, et par conséquent
des évaluations proposées.
d'obtenir Papplication
interdit toute disposition trop
La position des colons
qu'un seul état de
Celui qui n'a pu conserver
rigoureuse.
être privé de ce mode de réclamnases produits, ne doit pas
pas aussi de
tion. La justice due à la masse, ne permet
c'est de
un seul a paru admissible,
la laisser sans garantic;
de liquidation, lorsqu'il
donner le droit à la commission
les prol'année dont un réclamant justilie
de
lui paraitra que
d'abondance extraordinaire,
duits, a été une époque
toutefois être plus
une réduction qui ne pourra
prononcer
forte qu'un cinquièmne.
S III.
parvenir à
nombre de colons ne pourront
Un graud
masse, ne permet
c'est de
un seul a paru admissible,
la laisser sans garantic;
de liquidation, lorsqu'il
donner le droit à la commission
les prol'année dont un réclamant justilie
de
lui paraitra que
d'abondance extraordinaire,
duits, a été une époque
toutefois être plus
une réduction qui ne pourra
prononcer
forte qu'un cinquièmne.
S III.
parvenir à
nombre de colons ne pourront
Un graud --- Page 353 ---
-S a a C
-T -
fournird des éiats de
trouvera
produits de leurs
beaucoup qui, à l'aide de contrats proncidié.maiilsen
ventaires, de partages, des
de vente, d'intration faisait
recensemens quc
dresser, ou même des
l'adminispourront prouver le nombre
comptes de leurs gérans,
habitations.
d'esclaves existant sur leurs
Est-il possible d'arriver, par le
une habitation était
nombre d'esclaves dont
présumer
composée, 2 à reconnaître, au
quel en élait le produit,
moins à
à ce produit présumé les
afin d'appliquer ensuite
prouvés?
évaluations fixées pour les produits
La difficulté de la question
commission n'a rien négligé
égale son importance; la
Elle
pour la résoudre.
a examiné si l'on devait
sans distinction des
attribuer à tous les esclaves,
cultures
un prix de revenu égal.
auxquelles il; étaient tattachés,
Cette idée était séduisante
d'exécution; ; elle a même élé par sa simplicité et la facilité
que les esclaves avaient défendue par la considération
dans la colonie;
une valeur à-peu-près uniforme
plus
les ; qu'en général, les uns ne
que autres. (1)
travaillaient pas
On peut admettre que le nombre des
46g et 470,000.
esclaves était entre
En supposant que 58,000 étaient
d'industrie étrangers à la
appliqués à des travaux
rics, tanneries, fours à culture, et 10,000 aux guildiveà vivres,
chaux, briqueteries, hattes et
indépendantes
places
d'habitations, 2 les esclaves attachés
(1)1 La commision, après avoir démontré
par téte d'esclaves serait
dans
que la fixation d'un prix
terminer,
injuste
ses résultats,
égal
clave d'après des données communes et des estime qu'il faut déprodnisait dans chaque genre de culture, probabilités, ce qu'un esNot. des Edit.
aux guildiveà vivres,
chaux, briqueteries, hattes et
indépendantes
places
d'habitations, 2 les esclaves attachés
(1)1 La commision, après avoir démontré
par téte d'esclaves serait
dans
que la fixation d'un prix
terminer,
injuste
ses résultats,
égal
clave d'après des données communes et des estime qu'il faut déprodnisait dans chaque genre de culture, probabilités, ce qu'un esNot. des Edit. --- Page 354 ---
immeubles
auraient été
à des habitations ou
productifs,
de 402,000.
esclaves étaient-ils répartis
Mais comment ces 402,000
diverses cultures?(La commission reconnait qu'elle
entre les
et officiel à cet égard.) Dans
n'a aucun document précis
en s'éelle a dà se livrer aux conjectures,
cette position,
isolés qui n'ont. pas élé
clairant de quelques renseignemens
sans utilité.
adElle croit qu'on peut, avec assez de vraisemblance, esclaves
suivantes : 1o Que 142,825
mettre les présomptions
esclaves emélaient employés aux sucreries; 2° 154,154
dans les
50 55,555 esclaves employés
ployés aux caféières;
501,015
cotouneries; 4o 70,000 esclaves dans les indigoteries,
esclaves dans les cacaoteries.
-
.
: e
. .
tête d'esclave donnerait
L'appréciation du produit par
donc le résultat suivant:
une sucrerie en blanc, et en ayant égard
Par esclavesur valeur du sucre, mais à cclle du sirop,
non-seulement à la
415 f.
qui était uce partie des produits des sucreries,
aussi
Par esclave sur une sucrerie en brut, en ayant
égard au sirop, 400 fr.
Par esclave de caféière, 525 fr.
Par esclave de cotonnerie > 288 fr.
Par esclave d'indigoterie. 7 288 fr.
Par esclave de cacaoterie, 286 fr.
de
ou places de vivres indépendantes
Par esclave hattes,
briqueteries, fours
d'habitations, de guildiveries, tanneries,
à chanx250 fr.
S IV.
néanmoins qu'en établissant
Ta commission a reconnu --- Page 355 ---
sr d D -X CAN
a 1 -
-
une présomption de revenu par le: nombre des
chés à la culture, elle
à
esclaves attadont les habitations exposait une lésion les propriétaires
claves,
produisaient, à nombre
une plus grande quantité de denrées
égal d'esCette considération est
que d'autres. où le produit prouvé servira presque nulle, dans tous les cas
de base;
ce produit soit cr'éé par un nombre car,' qu'importe que
considérable?La position
d'esclaves plus ou moins
nombre d'esclaves
change, au contraire,
le
sert à présumer la
lorsque
duit. quantité du proLa commission a pensé qu'on pouvait remédier
convénient par une graduation de
à cetinles diverses circonstances
classes, faite d'après
indiquées; elle
accidentelles qui viennent d'être
propose en conséquence la
qu'il suit. (1)
classification ainsi
S V. Il s'agit maintenant de
présenteront ni la
s'occuper du sort de ceux qui ne
ni la
preuve du produit de leurs
justification du nombre des
propriétés,
ce produit puisse être
esclaves, à l'aide duquel
présumé.
ient par une graduation de
à cetinles diverses circonstances
classes, faite d'après
indiquées; elle
accidentelles qui viennent d'être
propose en conséquence la
qu'il suit. (1)
classification ainsi
S V. Il s'agit maintenant de
présenteront ni la
s'occuper du sort de ceux qui ne
ni la
preuve du produit de leurs
justification du nombre des
propriétés,
ce produit puisse être
esclaves, à l'aide duquel
présumé. La commission ne saurait trop le
Saint-Domingue sont si anciens, répéter, les désastres de
colons. , les héritiers
qu'un grand nombre de
surtout, ne trouveront
mens que les copies des titres de
d'autres document les minutes existent
propriété, dont heureuseIl arrivera
au dépôt de la marine. nombre
quelquefois queces titres
d'esclaves attaché à la culture de exprimeront le
est naturel de leur
la propriété, Il
appliquer les bases qui
(a) Nous ne transcrirons
ici
viennent d'être
tion inutile; il trouvera sa point ce tableau, pour éviter une
résumé du travail de la
place dans la série des articles présentant répéti- le
commision, et qui termineront notre
analyse. (Note des Editeurs.)
--- Page 356 ---
développées; et cette proposition ne paraît pas en ellemêmes susceptible d'une objection sérieuse. Cependant il faut avouer quelques inconvéniens
rattachent. Depuis l'époque à laquelle la
qui s'
ainsi a été acquise, le nombre des esclaves propriété justifiée
de
peut avoir subi
grandes variations. La commission n'a pas cru que par une disposition
ciale, on pat prévenir l'inconvénient
spéla vérité lui commandait de
que son respect pour
signaler. Exiger du réclamant
la preuve qu'il n'avait pas diminué, par des ventes, le
nombre d'esclaves originairement indiqué dans son contrat
d'acquisition, c'était exiger une preuve négative
le
colon lui-même, et à plus forte raison ses
que
dans l'impossibilité de faire. héritiers, seront
Le seul remède peut consister dans la faculté
commission de liquidation
qu'aura la
d'opposer, à une telle demande,
les preuves affirmatives qu'elle aura pu se procurer. II lui
restera le droitincontestable. d'exiger l'affirmation des réclamans; ;et cette dernière ressource, qui isouvent est
par les magistrats pour mettre fin à leurs
employée
sera peut-être pas sans utilité
incertitudes, ne
réduire des
pour trouver le moyen de
demandes exagérées et garantir la masse
des
contre
prétentions sans fondement. D'un autre côté, il serait possible qu'une
avoir
personne, après
acquis une habitation négligée depuis
ett employé un capital plus ou moins considérable long-temps,
placer des esclaves.
; ;et cette dernière ressource, qui isouvent est
par les magistrats pour mettre fin à leurs
employée
sera peut-être pas sans utilité
incertitudes, ne
réduire des
pour trouver le moyen de
demandes exagérées et garantir la masse
des
contre
prétentions sans fondement. D'un autre côté, il serait possible qu'une
avoir
personne, après
acquis une habitation négligée depuis
ett employé un capital plus ou moins considérable long-temps,
placer des esclaves. Si l'on ne fait droit à
à y
sa réclamation
que d'après le nombre indiqué au contrat, clle
une lésion évidente. éprouvera
a Sans doute, si l'augmentation du nombre des'
pour accroîtrel la culture
esclaves,
etl'exploitation de cette
est prouvée, le réclainant obtiendra
propricté,
justice : mais s'il n'a --- Page 357 ---
afanacer a AA a A 2 33g
point de documens à cet
si
paraissent
égard; ces documens sont ou
insuflisans, et ne se rattachent point à la
priété pour laquelle il
proIl est des
réclame,il n'y aura aucun remède.
positions contre lesquelles échouent
ment les efforts de la prévoyance
nécessairehumaine.
S VI.
Il serait possible que des titres
par un réclamant, n'offrissent
d'aequisition produits
pas même de
sur le nombre d'esclaves attaché à la
renseignemens
priété, Si le prix
culture de sa proest
moyennant lequel elle lui a été transmise
exprimé, soit par un capital, comme dans les
de vente, soit par la preuve de la valeur
contrats
comme dans les
corrélative,
échanges, 1 lés partages, il est
s'y arréter pour fixer la
nécessaire de
l'amettre à l'indemnité, proportion dans laquelle on doit
On ne saurait dissimuler que des réclamans
dans quelques
pourront,
circonstances,étre traités peu
qu'il en résulterait entre deux réclamans favorablement;
mode de
réduits à ce même
preuve, une inégalité relative;
lorsque le contrat de l'un sera
par exemple,
sera d'une date
ancien, que celui de l'autre
récente.
II y a une différence certaine entre deux
égales en quantité et qualité de fonds et
habitations
l'une aurait été vendue
en produit, dont
cet intervalle,
en 1770, êt l'autre en 1790. Dans
et
l'augmentation a été plus ou moins sensible
progressive; celui qui aurait acheté en
auparavant, serait donc mieux traité
1790, ou peu
acheté en
que celui qui aurait
1770 ou peu après; et
l'un
ont perdu une habitation
cependant,
et l'autre
égale en valeur.
C'est encore une de ces positions dans
-
lesquelles il faut
22.
dont
cet intervalle,
en 1770, êt l'autre en 1790. Dans
et
l'augmentation a été plus ou moins sensible
progressive; celui qui aurait acheté en
auparavant, serait donc mieux traité
1790, ou peu
acheté en
que celui qui aurait
1770 ou peu après; et
l'un
ont perdu une habitation
cependant,
et l'autre
égale en valeur.
C'est encore une de ces positions dans
-
lesquelles il faut
22. --- Page 358 ---
céderà la force des événemens, et ne pas abandonner quelchose de bon pour la vainc espérance d'atteindre un
que
mieux chimérique.
S VII.
ait rédigé les articles relatifs au
Quoique la commission
le nombre d'esmode de liquidation par les produits, par
la valeur d'acquisition 2 d'une manière assez
claves O1 par
réclamant eût la faculté de choiprécise pour que chaque
était nécessaire
disposition spéciale
sir, clle a pensé qu'one
lever toute incertitude.
pour
Cette liberté de choix semble, au premier coup-d'ail,
difficile à justifier. On peut dire que le produit connu
le moyen le plus sûr d'arriver à T'évaluaétant en général
n'étant qué subtion d'une propricté, et les autres moyens
n'a
sidiaires et fondés sur des présomptions, le réclamant
le droit de donner la préférence à ceux-ci, puisque,suipas
familières de la logique et de la juvant les règles les plus
à la vérité du fait.
risprudence, la présomption cede
e
.
est-il exact de dire que, dans la position qui nons
Mais
valeur d'une habitation sera connue
occupe, la véritable
états de produits 2 Et l'évapar un ou même par quelques
pas aussi de
luation faite d'après ces documens, ne tient-elle
la, nature des présomptions' 2
colon
avoir fait de grandes dépenses pour
Tel
pouvait
avoir encore obtenu de
mettre sa propriété en valeur, sans
Scrait-il juste de
produits proportionnés à ses avances.
le nomlui permettre de fonder sa réclamation sur
ne pas
dont il avait meublé son habitation, et
bre des esclaves
ct dans
qui, en ne les considérant qwindividuellement
faite d'après ces documens, ne tient-elle
la, nature des présomptions' 2
colon
avoir fait de grandes dépenses pour
Tel
pouvait
avoir encore obtenu de
mettre sa propriété en valeur, sans
Scrait-il juste de
produits proportionnés à ses avances.
le nomlui permettre de fonder sa réclamation sur
ne pas
dont il avait meublé son habitation, et
bre des esclaves
ct dans
qui, en ne les considérant qwindividuellement --- Page 359 ---
s5 Aeaes
A à
3 Pt
leur prix d'achat, en augmentaient la
tout au caféières
valeur? c'est surque cette observation est applicable.
Des circonstances
-
-
accidentelles, la négligence, l'infidélité
même d'un gérant, peuvent avoir atténué le
d'une
ou de quelques années; et de ce
produit
que ce produit était attenué, on par quelque accident, ou par fraude, la valeur
de la propriété n'était pas moindre.
La commission a fait tont ce qui dépendait d'elle
mettre en proportion les divers modes
pour
entre les bases qu'elle
d'appréciation; S!,
propose, il y a
cette
quelque inégalité,
inégalité est au préjudice des évaluations qui ne sont
pas faites d'après les produits, et la raison en a été
quée. Il ne peut donc y avoir aucun inconvénient à laisser explile choix aux réclamans. Si celui
qui aura dans ses mains la
preuve du produit de sa propriété, ne lui donne
la
férence, c'est que, dans la réalité,
l'effet des pas préont été
par
causes qui
indiquées, ou d'autres semblables, cette base lui
occasionnerait une véritable
et
pas de lui refuser la
lésion, l'équité ne permet
faculté du choix; c'est un nouveau
moyen de secours qui lui est da.
S VIII.
Les bases proposées
jusqu'à ce moment ne sont relatives
qu'aux biens ruraux, ou à des établissemens dont les
duits peuvent étre évalués d'après le nombre des proattachés à leur
esclaves
exploitation; il est nécessaire, pour compléter cette partie des son travail, que la commission
aussi le moyen d'apprécier les
indique
n'étaient
propriétés urbaines, qui
pas un objet de culture, et à proprement parler
d'exploitation. La connaissance de la valeur
loyer, qui peut servir à le
capitale ou du
serait
former, est indispensable. Il ne
possible d'admettre aucunc autre base. C'est donc-
ès le nombre des proattachés à leur
esclaves
exploitation; il est nécessaire, pour compléter cette partie des son travail, que la commission
aussi le moyen d'apprécier les
indique
n'étaient
propriétés urbaines, qui
pas un objet de culture, et à proprement parler
d'exploitation. La connaissance de la valeur
loyer, qui peut servir à le
capitale ou du
serait
former, est indispensable. Il ne
possible d'admettre aucunc autre base. C'est donc- --- Page 360 ---
sur l'an ou l'autre de ces élémens qu'on doit se fixer
déterminer la portion d'indemnité due
pour
pour ce genre de
propriété.
S IX.
La commission a supposé jusqu'à présent que des titres
ou des documens de nature à y être assimilés, seraient
présentés. Elle doit,
repourcompléter toutes les
prévoir cellc où des réclamans ( et peut-être le hypothèses, nombre
sera considerablo)ehaursient d'autre
ne
les produits de,leurs
resoureespourjuatifier
propriétés, que la preuve testimoniale.
Depuis long-temps, 9 les dangers de cette preuve, placée
autrefois au plus haut degré de faveur, et presque la seule
que connussent les législations anciennes, ont été signalés
et reconnus par les législateurs modernes. Cependant le
Code civil lui-même la permet en faveur de ceux qu'une
force majeure a privés de leurs titres. C'est la disposition
formeile de l'art. 1548 qui n'a fait que répéter celles de
l'ordonnance de 1667 et des lois plus anciennes.
II n'est done pas possible d'interdire la preuve testimoniale; mais elle ne doit être permise qu'avec des
que la commission indique d'après des
précautions
dispositions d'analogie puisces dans le droit commun.
S X.
II resté à indiquer une position plus embarrassante
corc que celles qui nous ont occupés jusqu'à ce moment; en- il
peutarriverque des documens assez clairs, assez précis
convaincre un homme raisonnable, soicnt
pour"
commission de
produits à la
liquidation; ; que, justifiés en quelque sorte
par les indications des plans ofliciels de la colonie, ils démontrent que le réclamant élait proprictaire d'une habita-
puisces dans le droit commun.
S X.
II resté à indiquer une position plus embarrassante
corc que celles qui nous ont occupés jusqu'à ce moment; en- il
peutarriverque des documens assez clairs, assez précis
convaincre un homme raisonnable, soicnt
pour"
commission de
produits à la
liquidation; ; que, justifiés en quelque sorte
par les indications des plans ofliciels de la colonie, ils démontrent que le réclamant élait proprictaire d'une habita- --- Page 361 ---
- 4 a RICRE A a -
tion, et que cependant il soit dans
blir la valeur, soit
Pimpossibilité d'en étapar des états de
soit
présomptions fondées sur le nombre produits,
par les
l'indication d'un prix
des esclaves, soit par
d'acquisition.
. -
.
- -
Il ne faut jamais perdre de vue
ne saurait être soumise à des
que la position actuelle
général,
règles qui ne sont
en
que pour des temps et des
faites,
naires.
circonstances ordiUne force majeure que les réclamans
puter, doit-elle servirà les
n'ont point à s'imqu'ily: a quelque chose de repousser irrévocablement?. dès
juste à faire, et
possibilité de le faire, doit-on
qu'ily y a quelque
C'est à
s'y refuser?
l'équité de la commission de
doit s'en remettre; il
liquidation qu'on
bornes au droit
importe cependant de donner des
que nous nous
un prix uniforme
proposons de lui attribuer;
propriété serait par chaque carreau de terre, dont la
la différence prouvée, ne saurait être admis,
est immense entre des
parce que
ture aurait été abandonnée
propriétés dont la culque de faibles
ou qui n'étaient susceptibles
à la commission produits, et des propriétés qui
avoir été
paraîtraient
duit certain, au moment réellement en culture et en pron'est
des désastres de la
qu'à cette classe de
colonie. Ce
posé de 50 francs
propriétés que le mazimum proles autres
par carreau de terre devra être
seront l'objet de plus faibles
accordé;
appréciations.
S XI.
La
suivans commission a résumé son travail dans
:
les articles
- A
N --- Page 362 ---
344 -
ART. I A 8.
ART. 8.
seront admis à établir leurs droits par des
Les réclamans
attribudes inventaires et actes authentiques
recensemens, translatifs de propriété; par des actes sous signature
tifs ou
des comptes de procureurs
privée de même nature, ou par
date cerlorsque ces actes ou comptes auront une
gérans,
1824.
taine antérieure au 1er janvier
admettre, pour y suppléer, des
La commission pourra
dressés
de
ou cartes
parordre
plans,cartes ou extraits plans
tels qu'états
et autres renseignemens,
du gouvernement,
existant dans les dépôts
de sequestres, rôles d'impositions extraits de comptes de
publics, ainsi que les comptes ou
commerçans.
admettre
Elle pourra même 2 suivant les circonstances, mains
et des plans existant entre les
des lettres missives,
été dressés pardesarpenteurs
des particuliers, quiauraient
assermentés et reconmuspourtels,
ou autres officiers publies,
date certaine antélorsque ces lettres et plans auront une
rieure au 1er janvier 1824.
paraissent à la commission, susSi des pièces produites
elle les transmettra au procureurpectes de dol ou de faux,
général, après que le président les aura paraphées.
fonderont leur réclamation sur l'état des proCeux qui
duits de leurs propriétés rurales,recevront:
440 fr.
Par millier de sucre en blanc. o
de sucre brut. .
ou autres officiers publies,
date certaine antélorsque ces lettres et plans auront une
rieure au 1er janvier 1824.
paraissent à la commission, susSi des pièces produites
elle les transmettra au procureurpectes de dol ou de faux,
général, après que le président les aura paraphées.
fonderont leur réclamation sur l'état des proCeux qui
duits de leurs propriétés rurales,recevront:
440 fr.
Par millier de sucre en blanc. o
de sucre brut. . --- Page 363 ---
- RRAACN - 1
A 3
d
ART. P 9-
- de café, .
d'indigo. .
fr.
- de coton.
6,000
par millier de cacao .
1,200
- par boucaut de
sirop. .
par barrique de tafia. -
Lorsque la preuve du produit
deux ou plusieurs
sera faite par les états de
lieu
années, la fixation de ce
d'après le terme moyen des états
produit aura
représentés,
Lorsque la preuved du produit ne sera faite
d'une seule année, la
que par l'état
commission, s'il lai parait
indiquée a été d'une abondance
que l'année
sée, d'après les
extraordinaire, est autoriune réduction renseignemens qu'elle se
à faire
qui ne pourra être plus procurera, forte
quième.
qu'un cinART. IO.
Ceux qui fonderont leur réclamation
esclaves attachés à la culture
sur le nombre des
de leurs
recevront: :
propriétés rurales,
Par chaque esclave de sucrerie de
Ire classe, 450 fr.
2° classe, 415
5e classe, 580
Par chaque esclave d'une caféière de Ire classe, 555
2° classe, 295
Par chaque esclave d'une cotonnerie de ire classe, 508
29 classe, 267
Par chaque odaveduneialigoterte de 1re classe, 510
20 classe, 266 --- Page 364 ---
Par chaque esclave d'une cacaoteric de
toute espèce. . - - e
Par chaque esclave de hattes ou places
à vivre indépendantes d'habitations,
de guildiveries 9 briqueteries, fours
à chaux, tanneries.
ART. II.
Les conditions nécessaires, pour être admis dans la première et la deuxième classe des sucreries, sont :
1o Qualité supérieure du sol;
2° Rouler en blanc; ;
50 Avoir des prises d'eau, des eaux d'arrosage 9 ou moulins à eau;
40 Etreà une distance très rapprochée de l'embarcadère;
5° Avoir un grand nombre d'animaux servant à l'exploitation.
Les conditions, pour être admis dans la première classe
des caféières, cotonneries 9 indigoteries et cacaoteries,
sont: :
1° La qualité supérieure du sol; ;
2° L'étendue de terres Oll de bois debout, propres à
étendre et renouveler les cullures dépendantes de Phabitation;
5° La distance très rapprochée de l'embarcadère;
49 Un grand nombre d'animaux servant à l'exploitation.
On ne pourra être admis dans la première classc des
sucreries, si l'on ne réunit all moins deux des trois premières conditions ci-dessus; et dans la deuxième, si l'on ne
réunit une des trois premières conditions et les deux dernières.
ue de terres Oll de bois debout, propres à
étendre et renouveler les cullures dépendantes de Phabitation;
5° La distance très rapprochée de l'embarcadère;
49 Un grand nombre d'animaux servant à l'exploitation.
On ne pourra être admis dans la première classc des
sucreries, si l'on ne réunit all moins deux des trois premières conditions ci-dessus; et dans la deuxième, si l'on ne
réunit une des trois premières conditions et les deux dernières. --- Page 365 ---
25 - ORA AC Ca
da
ART. 12.
Les réclamans qui établiront leurs
translatifs ou attributifs de
droits par des titres
de ventes ou partages, seront propriété, tels que contrats
liquidés ainsi
Lorsque le titre
qu'il suit:
exprimera le prix
valuation, le réclamant
d'acquisition ou d'érecevra le dixième de ce
Lorsque l'acte exprimera le nombre
prix.
exploitaient la propriété, il
des esclaves qui
conformément à l'article sera procédé à la liguidation,
10.
Lorsque, dans un partage, l'estimation
point été exprimée, le
des lots n'aura
prix de l'objet
d'après celui qui pourra être
réclamé, sera fixé
être la valeur
reconnu par la commission en
de
corrélative, et
ce prix.
P'indemnité sera du dixième
ART. 13.
Dans les cas prévus par les articles
mans auront droit à être
précédens, les réclapreuve des
liquidés, à leur choix, par la
la valeur revenus, ou par le nombre des
stipulée dans les actes.
esclaves, ou par
ART. 14.
Les
propriétaires de maisons ou
reconnus susceptibles d'une
d'emplacemens urbains
valeur
moyens indiqués dans l'article
locative, qui, par les
annuel du
8, prouvéront le
loyer, en recevront
montant
du dixième pour
une année, déduction faite
- S'ils
Timpôt et les
ne justifient que du contrat réparations.
vront les neufcentièmes du
d'aequisition, ils receprix stipulé au contrat,
ART. 15 ET 16.
Les réclamans
ART. 17.
qui,après avoir établi qu'ils
élaient pro3 --- Page 366 ---
OP-21
affirmeront qu'il ne leur a
priétaires à Saint-Domingue, de recouvrer les pièces népas été possible de conserver ou
ou le
le produit de leur propriété,
cessaires pour prouver
ou les faits
nombre de leurs noirs, ou le prix d'acquisition,
faire
être admis à en
énoncés en P'article 11, pourront
testimoniale, aux conditions ci-après:
la preuve
offrira cette preuve, devra joindre aux divers
Celui qui
il se fonde pour y être admis :
renseignemens sur lesquels
L'énoncé précis des faits qu'il entend prouver;
et demeures des personnes qu'il veut faire
Les noms
nécessairement avoir résidé
entendre, lesquelles devront
du lieu
dans le quartier, ou l'un des quartiers limitrophes
est
de la situation des biens pour lesquels Pindemnité
réclamée.
ART. 18.
ART. 19.
la commission reconnaitra, par des documens
Lorsque référeraient aux plans et autres pièces officielles
écrits quise
qu'un réclamant était proexistant dans les dépôts publies,
d'une habitation en rapport, et qu'il ne peut propriétaire
ayant les conditions exigées par les arduire des témoins
réclamant, un
ticles précédens, elle pourra allouer à ce
indemnité depuis 5 jusqu'à 50 fr. par carreau de terre en
culture.
ART. 20 A 30.
FIN.
Lorsque référeraient aux plans et autres pièces officielles
écrits quise
qu'un réclamant était proexistant dans les dépôts publies,
d'une habitation en rapport, et qu'il ne peut propriétaire
ayant les conditions exigées par les arduire des témoins
réclamant, un
ticles précédens, elle pourra allouer à ce
indemnité depuis 5 jusqu'à 50 fr. par carreau de terre en
culture.
ART. 20 A 30.
FIN. --- Page 367 --- --- Page 368 --- --- Page 369 ---
EBAL
V283c --- Page 370 --- --- Page 371 --- --- Page 372 ---