--- Page 1 --- --- Page 2 ---
cAcquired witl tbe assiftance oftbe
he -
Xpredk Mhnns
Fund
JOHN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
C A M P AG d N E - S
DES FRANCAIS
A SAINT-DOMINGUE, --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
N E S
CA M P AG,
DES FRANÇAIS
A
SAINT-DOMINGUE,
E T
faits au CapitaineRéfutation des reproches
Général ROCHAMBEAU:
ek-Liquidateur
Par Ph.-Albert de LATTRE, Propriétaire,
des dépenses de la guerre à Saint-Domingue.
faits s'altèrent et changent de face en chanLES
D'après Tévénement on juge
geant de témoins. combien de fois l'événement a
V'entreprise; mais
lhabileté 1 On
couronné Pimprudence et confondu
plus heureux que sage , quelquefois
est quelquefois
Dans l'une et dans lautre
plus sage qu'heureux. d'apprécier les hommes.
fortune, il est très-malaisé BÉLISAIRE, Ch. X.
A PARIS,
Libraire, qquai des Augustins, No. 31.
LOCARD,
même quai, No. 35.
CHEZ AsrRes-BERTEAYD.
KONtG, même quai, et à Strasbourg.
ANAND
- 5
AN XIII-1805. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
DES MATIERES.
TABLE
L.Ixaopvertox
Page I.
II. De Pulilité de Saint-Domingue pour la
5.
France.
III. L'Angleterre considérée sous le rapport
territorial et commercial; sa politique
et les crimes du cabinet Saint-James.
18.
IV. Des troubles révolutionnaires qui ont eu
lieu entre les blancs, précédemment à la
révolte des esclaves et des sang-mélés
libres.
37.
V. De la révolte des esclaves
47.
VI. De la révolte des mulâtres libres
55.
VII. De la conquête de Saint-Domingue par
le capitaine-général LECLERC.
72.
/ VIII. Avénement du général ROCHANBEAU
au commandement en chef.
85.
IX. Reproches faits au capitaine-général Rochambeau.
93, --- Page 10 ---
ij
X. Réfitation des
reproches faits au capitaine-général Rochambeau.
Pag. 96.
XI. Résumé des
campagnes des
jusqu'à frimaire an XII, Français,
161.
XII. De la
de l'ordre conquête, ou du rétablissement
à Saint-Domingue.
166.
XIII, De la restauration.
sol. Les
De la servitude du
colons sont sans qualité
exercer les droits politiques.
pour
181.
XIV. Des moyens de rendre le
national en France,
commerce
185.
XV. Du sort avenir des
couleur à
cultivateurs de toute
Saint-Domingue.
190.
XVI. Del'état
affranchis, et de
Irtrgong-sasesa
leurs descendans.
201.
XVII. Dispositions générales.
206,
XVIII, Des pertes qu'on a
éprouvées à SaintDomingue en nègres, animaux, bâtimens, etc., et des fonds nécessaires
rétablir la culture.
pour
2II.
XIX, De la dette arriérée des
le commerce
colons envers
métropolitain.
232.
XX. De la cession faite à la Frace
par l'Es-
de
Irtrgong-sasesa
leurs descendans.
201.
XVII. Dispositions générales.
206,
XVIII, Des pertes qu'on a
éprouvées à SaintDomingue en nègres, animaux, bâtimens, etc., et des fonds nécessaires
rétablir la culture.
pour
2II.
XIX, De la dette arriérée des
le commerce
colons envers
métropolitain.
232.
XX. De la cession faite à la Frace
par l'Es- --- Page 11 ---
iij
pagne de la partie de Saint-Domingue
(les cinq huitième de l'ile), dites espaPag. 238.
gnole.
XXI. De la bande homicide des amis des
noirs, organisée par le cabinet de SaintJames. Les quakers > les nigrophiles et
lesphilanthropes, formentuneseulesecte
en trois sections anti-sociales.
La culture des denrées coloniales à
Cuba, colonie espagnole, est une suite
de la politique assassine du cabinet de
Saint-James contre la France ; elle est
un obstacle au rétablissement de Saint251.
Domiugue.
Fin de la Table. --- Page 12 ---
E R
RAT A.
Page. Ligne.
7 / 6.
22 - 24. Consommatrices, , lisez
Cabartiers, ,
52 -
lisez
consommateurs.
2.
cabaretiers.
39 - 22, Prolonger Noir
3 lisez prolongeant.
1. Et de que brun , lisez noire
leur
que brune.
68 - 25. Le plus oter, lisez et auxquels il falloit
80 27.
Féroce, lisez les plus féroces. oter,
97 20, L'imposible, A la
lisez T'imporsibilité,
lisez Tortue dont cette île en est
à l'ile de la Tortue
peu éloignée >
gnée,
qui en ast
120 L 10,
peu éloi155 / 12, Concourait, lisez concourrerait.
164 - - 25. Blnsphémoient, Gens
lisez
d'armes, lisez blasphémbrent.
2.
gendarmes,
173 - 3. L'avenue , lisez la Venue,
176 26. Qu'à produites, lisez
produites
-
183 6, Debeirean, 1 lisez Desbureau. par,
Iln'y a pas un colon de
connoisse, lisez tous Saint-Doningue les
qui ne
mingue
colons de
187 21. Et
connoissent.
Saint-Do210
5. ses, , lisez et de ses.
222 19. Bompardapolis, A
lisez
plaine voile,
Bombardopolis
/ 14. Ni
lisez à plaines voiles.
251 - 25,
effionssemeut, 3 lisez ni ne les a
243 - 25. Savanack, lisez Savannat,
efficassement.
Apte, lisez
244 - 6, Que le
aptes.
caractère naturel
indolent, lisez
-
255 4. En caractère nattrellement indolent, que leur
1.
1790, lisez en 1793.
Etze fit déclorer, lisez
15,
ct se fut
234 / 25, Lnseront-elle, lisez
déclaré,
lasseront-elles,
Frangaise, liscz
frangaises,
Savannat,
efficassement.
Apte, lisez
244 - 6, Que le
aptes.
caractère naturel
indolent, lisez
-
255 4. En caractère nattrellement indolent, que leur
1.
1790, lisez en 1793.
Etze fit déclorer, lisez
15,
ct se fut
234 / 25, Lnseront-elle, lisez
déclaré,
lasseront-elles,
Frangaise, liscz
frangaises, --- Page 13 ---
INTRODUCTION.
l'opinion publique n'est
DEPUIS un an,
de la dernière
encore fixée sur les causes
pas
tant il est
catastrophe de Saint-I Domingue,
de
vrai que les rapports portent l'empreinte
considérations ou d'affections particulières.
fonctionnaire, est touAccuser un grand
tâche pénible. Plusieurs personnes
jours une
des faits
en ont eu le courage, en annonçant
se
sont
oul qui,
graves qui ne
pas prouvés,
qui les
dégagés des circonstances
trouvant
flétrissent l'âme et laissent une
ont amenés,
les rétablir avec imparidée défavorable :
est également
tialité dans cette circonstance,
nuire à
mais loin de moi de vouloir
pénible ;
personne!
l'évacuation de
Il n'y a pas de doute que
calamité
ne soit une grande
Saint-Domingue mais à bien apprécier les
pour la France;
ils se débitent,
rapports et le ton avec lequel
le monde a
est autorisé à croire que tout
on
chacun redoute l'oeil scrutateur
tort, et que
du gourernement.
le gouverneOn ne peut se dissimuler que.
Saintmnent a été trompé dans ses espérances.
a
été livrée au pillage : on y
Domingue a
A --- Page 14 ---
Introductions
1)
droits sacrés de la propriété (1):
méconnu les
été plus respecté 3
L'intérêt de Pétat n'a pas
de personnes
beaucoup
la cupidité a entrainé devoirs, ce qui a entravé
A s'écarter de leurs fait naitre la confusion,
tous les services, obligé à payer fort cher
perdre la confiance,
et amené la désorgales appronsioenenens,
nisation générale.
et écrit s'6qui ont parlé
Si les personnes
affirmativement,
taient, avant de prononcer ont amené les maléclairées des causes qui
si elles eussent
heurs de Saint-Domingue sentimens des différentes
surtout apprécié éles
des causes qui peuvent
castes; si,sc dégageant ou de leurs affections
leur être personnelles pesé avec justice lè
intimes, elles eussent pouvait avoir dans
degré de confiance qu'on les
; si elles
blancs, les noirs et
jaunes; veut Y'inles
considéré que l'Angleterre
éussent
spoliait, et qui
On disait aux habitans qu'on nous sommes
(s)
: < Croyez-vous que
s'en plaignaient changer d'air, >
> venus ici pour
Rochambeau n'a pas été plus
Le eaptaine-ginecal
Une personne qui lui
que les habitans.
en son nom
ménagé
2 fut emprunter
été
devait son avancement francs ; le général en chef ayant déjà
cinquante mille de rien prêter; mais on avait
défendit
prévenu, vingteing mille francs,
compté
(s)
: < Croyez-vous que
s'en plaignaient changer d'air, >
> venus ici pour
Rochambeau n'a pas été plus
Le eaptaine-ginecal
Une personne qui lui
que les habitans.
en son nom
ménagé
2 fut emprunter
été
devait son avancement francs ; le général en chef ayant déjà
cinquante mille de rien prêter; mais on avait
défendit
prévenu, vingteing mille francs,
compté --- Page 15 ---
Introduction.
dépendance générale de toutes les colonies,
desire surtout que les nègres et les
et qu'elle
c'est
mulâtres règnent à Saint-Domingue; que
de ces hommes et sur leurs
sur Vapathie
fonde
cruautés envers les français, qu'elle
existance
; elles eussent mis
son
politique
de vérité dans la manifestation de leur
plus
-,
opinion. de la déloyauté à prévenir le public
Il y a
Rochambeau, lorscontre le capitaine-général
dans les fers de l'implacable ennemi
qu'étant
il ne
se défendre. Les
de la France,
peut
lui
vexations inouies que le ministère anglais
font l'éloge de ce général et
fait éprouver, 2
qu'il a fait son devoir à Saint-Doprouvent
aux anglais le mépris
mingue. Il a témoigné
devait inspirer à un homme d'honneur
que
leur atroce politiqué.
Leclerc, en descenLe capitaine-général
dant au tombeau, couvert de gloire, a emporté
lui la douce eatisfaction d'avoir fait
avec
Robeaucoup d'ingrats. Le capitaine-général
lui d'en avoir fait beauchambeau aaussi pour
coup.
Les reproches qu'on fait au capitaine-général
Rochambeau, se trouvant liés aux causes des
malheurs de Saint-Domingue 2 il est indispensable, avant de prouver que ces reproches
sont controuvés, de démontrer : --- Page 16 ---
Introduction.
la
iv
qu'était cette colonie pour
1o, L'utilité
France;
ont déterminé le cabinet
2°. Les mnotifs qui
révolter les nègres
a faire
de Saint-James,
faire adopter qu'à
et les mulâtres, n'ayant villes, pu de se séparer de
qbelquerhabtucs des
la mere-patrie; sommairement ce quis'est passé
3°." Tracer
depuis le commencenient
à Ssint-Domingue françaises
de la révolution
les mulâtres sont
4°. Prouver enfin, que voulaient envahir
félon ; qu'ils
de caractère
se déclarer indépenl'autorité souveraine, révolter les nègres S, et
danss qu'ils ont fait
égorgé les colons,
qu'ils ont concurremment leurs propriétés.
incendié et dévasté
par quelques
On terminera cet ouvrage, croit qui conréflexions sur le régime qu'on considéré d'après
vient à Ssint-Doningue, colons, des cultivateurs,
l'état politique des afranchis - sangmélé dans
et des anciens
les fonds nécessaires à
cette colonie, et sur
huit années (1)-
restauration complète en
sa
année un tiers de
On obtiendra dès la seconde moitié la troi-
(1)
de la métropole, La cinquième
la consommation et la totalité la quatrième. pour 60 millions
sième,
livrer à Tétranger
année on pourra le lableau no, 5.)
de denrécs, (Voyes
- sangmélé dans
et des anciens
les fonds nécessaires à
cette colonie, et sur
huit années (1)-
restauration complète en
sa
année un tiers de
On obtiendra dès la seconde moitié la troi-
(1)
de la métropole, La cinquième
la consommation et la totalité la quatrième. pour 60 millions
sième,
livrer à Tétranger
année on pourra le lableau no, 5.)
de denrécs, (Voyes --- Page 17 ---
CAMPAGNES DES FRANÇAIS
A SAINT-DOWINGUE
pour la France.
De Putilité de St.-Domingue
Ex 1775, époque où, par la possession de
le commerce de la France
Saint-Domingue, florissant des deux mondes, les
était le plus
était de l'intérêt
économistes assuraient qu'il
exclusif
de l'état, de renoncer au commerce
colonies. Ils basaient leurs argumens
de ses
n'avaient pas de
sur ce que les nations qui
chères les
colonies, ne payaient pas plus
étaient
denrées coloniales, que celles qui en
Cette opinion était aussi parasouveraines.
dans un empire oû
doxe, que de soutenir que
d'indivila population est de trente millions
est préférable à la richesse.
dus, la pauvreté étaient aussi instruits sur les
Les économistes
ce dévéritables intérêts de leur patrie, que
nationale, qui s'écria avec
puté à l'Assemblée
<H6! messieurs,
une bonhomie peu ordinaire:
tant discuter sur ce qui se passe
> pourquoi
de
: c'est un morceau
> à Saint-Domingue
nos
entouré d'eau. Si nous perdons
> terre
A 3 --- Page 18 ---
(6) fournira du sucre. >
Orléans nous
> colonies,
ne virent point que leur
Les économistes destructif de la prospérité pusystème était suivaient celui que l'Angleblique, et qu'ils
aux nations
terre tentait de faire adopter seule
afin d'être
puiscôtières du continent, économistes ne virent
les
sance commerçante;l
de l'Angleterre
point qu'il étail de la politique
à des prix
de livrer les denrées coloniales
point,
modérés aux nations quin'en possèdent des colonies
pour les éloigner de l'idée d'avoir d'élever une
et les détourner
en souveraineté,
des économistes devait
marine. Le système
désastreuse's
amener en France une révolution. de leurs princila France devait être victime
livrée aux flammes;
pes.
Sant-Doningneatne
les colons ont été massacrés.
pouvait
Les économistes disaient qu'on Saintcompenser les avantages que la procurait culture et les
Domingue, en augmentant d'une
on
manufactures' nationales :
part,
les dépenses en matières preeût augmenté
l'assurance pour le démières, 2 sans avoir manufacturés; d'autre part,
bouché des objets
dans tous les pays
on n'ignore pas que
qu'en rapport des
les denandes ne sont jamais
ne crée pas
consommations réelles, et qu'on
des consommateurs à volonté.
ient qu'on Saintcompenser les avantages que la procurait culture et les
Domingue, en augmentant d'une
on
manufactures' nationales :
part,
les dépenses en matières preeût augmenté
l'assurance pour le démières, 2 sans avoir manufacturés; d'autre part,
bouché des objets
dans tous les pays
on n'ignore pas que
qu'en rapport des
les denandes ne sont jamais
ne crée pas
consommations réelles, et qu'on
des consommateurs à volonté. --- Page 19 ---
(7)
la
de Saint-Domingue,
Par la possession les projets de l'AngleFrance déjouait tous
des anglais
le commerce
terre, et rendait
le manque de numédifficile dans -lInde, par
les nations
raire.Lhabitude que contractaient coloniales, en'
consommatrices des denrées
recevant à des prix modérés, se constituait
les
nécessité, et lest
en un besoin de première France. Le besoin
rendaient tributaires de la
Il n'est
il sera de tous les temps.
est formés
de prouver que les colo-:
donc plus question
Il s'agit"
nies à sucre sont d'utilité première: à la conserva-"
de savoir sila France a intérêt
e,r
souveraineté sur Saint-Domingue
tion de-sa
exclusif avéc"
et au maintien du commerce
cette colonie.
située au-delà du Tro-:
Saint-Domingue est
de latitude, entre *
pique, et par les 19 degrés
et Porio-Rice.
les iles de Cuba, de Jamaica
et on la
On la découvrit en décembre 1492, Lorsqu'elle
Hispaniola, ile espagnole.
nomma
Ayty et Quisfut conquise. 9 on lappelait Cette ile a environ
queya ( Grande-Terre).
160 lieues de long, 40 dans sa plus étroits, grande et
largeur, 25 aux endroits les plus La variété
450 de tour, y compris les ances. nord et au
des climats est surprenante ; au
chasud,dansles plaines et dans les villes,la --- Page 20 ---
(8)
sans les brises de
leur serait insupportable
le cliterre. et de mer. Dans les montagnes,
et extrêmement froid en
maty est tempéré,
quoiqu'il
hiver dans les doubles montagnes, de fruits
n'y géle point. La terre est prodigue
des
délicieux, qui suffisaient à T'existance
naturels du pays, et suffisent aux nègres et aux
culture de toutes
mulâtres. Elle est ouverteàla
lhadont l'Europe a contracté
les productions
seindes mines d'or
bitude,etrenfermec dans son
abondantes. Le site en est superbe:el Desa arbres
des fleurs quinaissent à côté
> toujours verts,
air
des
> des fleurs mourantes, un parfumé, de
s'exhalent
> odeurs vives et suaves qui
d'une terre aromatique,
> tous les végétaux
dans les êtres
le feu de la volupté
> allument
la vie; enfin, des campagnes
> qui respirent où tout invite de jouir en
> chéries du ciel,
devoir s'ad'une vie qui semblait ne
> paix,
dans l'usage et
> bréger et se perdre que C'est dans cette
> l'excès des plaisirs >
que des hommes pervers onti porté
ile fortunée,
détruit la plus belle et
le fer et la flamme, et
florissante des colonies du nouveau
la plus
appelait esclavesy
monde. Des hommes qu'on
ont fait des
étaient heureux; les anglais en
bêtes féroces.
(1) Histoire Ph, des deux Indes.
> paix,
dans l'usage et
> bréger et se perdre que C'est dans cette
> l'excès des plaisirs >
que des hommes pervers onti porté
ile fortunée,
détruit la plus belle et
le fer et la flamme, et
florissante des colonies du nouveau
la plus
appelait esclavesy
monde. Des hommes qu'on
ont fait des
étaient heureux; les anglais en
bêtes féroces.
(1) Histoire Ph, des deux Indes. --- Page 21 ---
(9)
forLes productions de Saint-Domingue
anmuellement un revenu de deux cent
maient
de la colonie, ou 133 miilions
millions, argent 333 livres 6 sous 8 deniers tournois,
333 mille
de France obtenaient en
que les négocians
qu'ils
échange des nègres et des cargaisons
dans la colonic, par 500 cents
importaient
été consnavires. (Vide le tableau no.3).Ila
de l'assemblée nataté par le comité-colonial
le commerce de France a introtionale, que
pour 56
duit en 1788, à Saint -Domingue,
millions de livres tournois eil commestibles,
marchandises ceuvrées, etc., à quoi
boissons,
la valeur de 28 mille
il convient d'ajouter
dont n'a pas fait mention ce comité;
nègres,
,à raison de 500 francs
lesquels au prix d'achat,
millions pour
lun, font 14 millions--Vingt
des 500
les frais de mise-dehors et de retour
Le total de la
navires et leur dépérissement.
du commerce métropolitain, pour
dépense
faisait dans la colonie, ne'
les ventes qu'il
millions. tournois. Le
montait donc qu'à 90
la ventel de ses
bénéfice du commerce 2 sur
mille
était de 43 millions 333
cargaisons,
333 livres 6 S. 8 den. tournois.
par
Les denrées aopuamasia-Demirgie;
le commerce français, pour 200 millions
argentdela colonie, étaient vendues senFranee --- Page 22 ---
(10)
même taux, liv. tournois, qu'elles
en gros, att
argent de la colonie; 3
avaient été achetées
s'achetait à Saintc'est-à-dire que le café qui
la colonie, se -
Domingue vingt sous, argent de tournois. Le
vendait en France vingt sous
était
sur les retours,
bénéfice du commerce
mille 666 livres
donc de 66 millions 666
tolal des
den. tournois. Le bénéfice
13 S. 4
était net:
de France,
négocians - armateurs millions de livres. tourannuellement de IIO
devait la denrée,
nois (1). Les droits que millions de piastres à
s'acquittaient par deux
liv. tour51 liv. 5 S. l'une, faisant 10,550,000
trou-:
métropolitain
nois, que le commerce. sus de celui déjà.
vait dans ses bénéfices, en
d'ajouter à
désigné (2). Il convient encore
les frais de retour des-
(1) On dira peut-être que élevés; en les augmennavires ne sont pas assez
le bénéfice du:
contre toute raison 2
tant d'un quart,
toujours très-considérable.
commerce se trouvera
influencés par lesi
Il. n'y a que des économistes pourraiënt chercher à
ennemis de la Frànce, qui était pour elle son comdiminuer T'importance dont colonie. La magnificence
merce exclusif avec cette
démontre,
mamufacturières et maritimes,
des villes
cette vérité jusqu'à l'évidence. du commerce que
(2) Ce numéraire provenait voisins limitroplies,
faisoient les colons avec. leurs
les espaguols.
influencés par lesi
Il. n'y a que des économistes pourraiënt chercher à
ennemis de la Frànce, qui était pour elle son comdiminuer T'importance dont colonie. La magnificence
merce exclusif avec cette
démontre,
mamufacturières et maritimes,
des villes
cette vérité jusqu'à l'évidence. du commerce que
(2) Ce numéraire provenait voisins limitroplies,
faisoient les colons avec. leurs
les espaguols. --- Page 23 ---
(H)
énumération de bénéfices, quatre milcette
des
et pour
C5tree
solde des ventes
cargaisons,
pour
obtenaient des senlesquelles les capitaines
recevaient à
tences par corps. Les capitaines dans la colonie,
chaque retour qu'ils faisaient
un à compte sur leurs créances. faits dans les buD'après les recensemens
par
des douanes à Saint-Domingue,
reaux
intendant, et de
ordre de M. de Marbois,
les
a été chargé de Pinterim,
M.de Proisy,qui
être d'un
récoltes de 1788 et 1789 paraissent
de moins de ce qu'il vient d'être spéciquart
de ce que les
fié. Cette différence provenait
généralement
bariques de sucre pesaient déclarées que
2000 livres, et qu'elles n'étaient
les capitaines,
1500 liv. : * de ce que
pour officiers des navires , et lesr matelots, emt
les
bord, c'est-à-dire en
barquaient par-dessus
des
leurs pacotilles, et souvent partie
fraude,
même fraude s'opérait en
La
cargaisons. -
à l'artivée des navires : on chargeait
France bord à bord des navires étrangers. Quant
de
descendait à terre, on
aux denrées qu'on
douanes, au
facilement dans les
parvenait
à faire dininuer
moyen d'une gratification,
considérablement les pesées réelles.
nédes bénéfices que les
Indépendamment --- Page 24 ---
(12)
obtenaient, les cultivateurs, manugocians
d'un
etc. de France, jouissaient
facturiers,
celui de fabrique, sur les
premier bénéfice, faisaient à 9, 12, 15 et 18 mois
ventes qu'ils
Ce commerce salaarmateurs.
aux négocians
d'hommes, répartis
riait plus de six millions
formeles
de l'empire; ce qui
sur tous
points
de la populale cinquième
rait aujourd'hui
ils concouraient
tion, sans nuire à la culture;
à celle des
contraire à sa prospérité et
au
qui
leurs consommations
manufactures, par
fort salaire journaau
étaient proportionnées Sans la possession de
lier qu'ils obtenaient.
être nuisibles
ils auraient pu
Saint-Domingue,
militaire eût été nulle.
à la société; la marine
mille mateexigeait quatorze
Ce commerce
Saint-Doà la mer pour
lots constamment
occupés au cabotage
mingue; un nombre égal d'un port à un autre
des denrées coloniales, de France à l'étrande l'empire, ct des ports
a
nombre de matelots en repos
ger; 5 pareil
la consommation
terre, ou à la pêche pour
matelots, qui,
dela colonie. En total, 56 mille
de se
cri de guerre, étaient obligés
au premier
Rochefort, etc. A ce
rendre à Brest, Toulon,
20 mille
nombre de marins, qu'on y joigne cordiers, etc.,
charpentiers, calfats, voiliers,
de
que la conservation
et on sera convaincu
nombre de matelots en repos
ger; 5 pareil
la consommation
terre, ou à la pêche pour
matelots, qui,
dela colonie. En total, 56 mille
de se
cri de guerre, étaient obligés
au premier
Rochefort, etc. A ce
rendre à Brest, Toulon,
20 mille
nombre de marins, qu'on y joigne cordiers, etc.,
charpentiers, calfats, voiliers,
de
que la conservation
et on sera convaincu --- Page 25 ---
(13)
maritime est étroitement liée à
la puissance
la possession de Saint-Domingue.
d'éLes bénéfices résultant du commerce
de la France avec Saint-Domingue,
change
la métropole, à ceux
nese bornaient pas, pour
et les fabriqu'obtenaient les cultivateurs
les
quants : aux IIO millions que prélevaient
armateurs 3 à l'avantage inapprénégocians
intéciable de satisfaire à la consommation
coloniales, sans diminution
rieure en denrées
au numéraire
du numéraire en circulation :
annuellement de la colonie qui augexporté
des richesses métaliques
mentait la masse
des denrées colode la France : T'exportation trouvaient en 'sus de
niales à l'étranger, qui se
la nation de
besoins, enrichissaient encore
ses
année.
70 millions chaque
la France était
Les matières premières que
de tirer annuellement de l'étranger
obligée
; les bois de construcpour ses manufactures: la marine militaire et
tions, etc., etc., pour
laFrance
la marine marchande;les rentes que
de
devait aux diverses nations. - 7 pour l'intérêt
extérieures
ses emprunts, et ses dépenses
à cent
relatives à la diplomatie, s'Élevaient
trente millions.
annuelles
Les trois quarts des productions
excédaient la consomde Saint-Domingue, --- Page 26 ---
(14) livrées aux étranmation intérieure, ,et étaient
pour
mme prix qu'elles se vendaient
gers au
de la France, ce qui forla consomation
millions. Les denrées et
mait un fonds de 150
de France, que demanufacturés
les objets
étrangères, montaient
mandaient les nations
était
à 50 millions. Le total de T'exportation balance était de
de 200 millions tournois. La
des
millions en faveur des cultivateurs,
70 manufacturiers et des places maritimes. de
France n'eût pas eu la possession
Si la
elle eût été obligée de retirer
Ssint-Domingue,
de la circulation :
achat de denmillions pour
Io. Cinquante
la Martinique
rées coloniales à Tétranger, fournissant à la
etc., n'en
et la Gouadeloupe,
vingt millions, sur
consommation que pour nécessaires alorsàla
millions
les soizante-diz
consommation intérieure.
solder les
Quatre-vingt millions pour
2°.
les rentes dues à T'étranmatières premières, 2 extérieures de la diploger et les dépenses de France, les objets manumatie. Les vins n'entraient que pour un quart
facturés, etc:,
d'est-à-dire
d'exportation,
dans le commerce
pour cinquante millions.
que la déIl résulte de ce simple exposé, étant oblicoloniales
pense pour les denrées
ommation intérieure.
solder les
Quatre-vingt millions pour
2°.
les rentes dues à T'étranmatières premières, 2 extérieures de la diploger et les dépenses de France, les objets manumatie. Les vins n'entraient que pour un quart
facturés, etc:,
d'est-à-dire
d'exportation,
dans le commerce
pour cinquante millions.
que la déIl résulte de ce simple exposé, étant oblicoloniales
pense pour les denrées --- Page 27 ---
(15)
ainsi que celles en matières pregatoire,
le
royal ne
mières, etc., etc., gouvernement
de la
prolonger sa durée dès l'instant
pouvait
La désorgadévastation de Saint-Domingue.
nisation devait s'opérer en peu d'années,
de France du numéraire;
par l'exportation s'en serait suivi, et l'Anle démembrement
reine des deux
gleterre eût été reconnue
mondes.
un homme unique
Un génie réparateur, à rendu à la France
dans l'espèce humaine,
dont elle
gloire : la considération
sa première le bonheur de tous les peuples,
doit jouir pour
de la fière Albion. Il sera
eta déjoué les projets
sont
impossible de récupérer les pertes qui
résultées des malheurs de Saint-Domingue,
dévastation de cette colonie prive la France
La
années, de deux milliards de
depuis quinze lincendie de toutes les habinuméraire :
de les relever, présente
tations et l'obligation
aussi deux milliards de perte.
deSaint-Doningue, toutes
Parla possession tributaires de la France s
les nations étaient
2 de fait, pour
et elle se trouvait propriétaire.
plus de moitié de cent quarante millions
annuellement des mines du Perrou et
extraits
les
et les portudu Mexique, que
espagnols
des
gais offrent tous les ans à la convoitise --- Page 28 ---
(16)
et dont elles ne peunations commergantes, activer leur industrie, et
vent se passer pour de leurs armées de terre
satisfaire aux besoins
procurait,
L'ile deSaint-Doningue
et de mer.
d'avantages que I'Anseule àl la France, plus
toutes les nations commerçantes
gleterre et
réunies
retiraient de leurs possessions
(1)-
n'en
et de rAmérique
de T'Asie, de l'Afrique
eût
l'ancien régime le gouvernemenat
(1) Si dans
du Nopal ou Raquette non
encouragé la culture
d'abonépineuse, on eût obtenu à Saint-Domingue dont la France fait
dantes récoltes de cochenilles, M. Thiéry 2 bolaniste 1
consommation.
une grande
à Saint-Domingue,
transplanta cet insccte-punaise
entreprit ' cette
éleva. Un colon, en 1788,
borna l'enet l'y
Le gouvernement
culture, il réussit.
de douze cents livres,
couragemeni une gratification intérêt de ne rien mélorsquil était du plus grand récoltes de première néaugmenter des
nager pour
chèrement à l'étranger.
cessilé, qu'on paye
Oazaca, Gatimala, etc.
Les provinces de Tascala, annuellement al'Europe 2
dans le Mexique 2 livrent
2 qui se vend
million pesant de cochenilles
un
quinze millions de, Francs.
abondantes réLa cochenille produit des plus cultivé sur un
coltes sur le Nopal ou Raquette fécond. 2 Elle éprouve
terrein aride, que sur un sol
agréablement
moins d'accideus dans les expositions
Dans
é, qu'on paye
Oazaca, Gatimala, etc.
Les provinces de Tascala, annuellement al'Europe 2
dans le Mexique 2 livrent
2 qui se vend
million pesant de cochenilles
un
quinze millions de, Francs.
abondantes réLa cochenille produit des plus cultivé sur un
coltes sur le Nopal ou Raquette fécond. 2 Elle éprouve
terrein aride, que sur un sol
agréablement
moins d'accideus dans les expositions
Dans --- Page 29 ---
(17)
Dans la lutte entre la France et l'Angleterre 2
territorial et des richesses méle possesseur
sera victorieux. La guerre sur le
talliques, 2
continent révolutionnerait l'Autriche, que
Joseph II à. ouvert à la démagogie. Ses
dans celles où le froid et le chaud se
tempérées, que
feraient trop sentir.
Une nopalerie d'un quarreau ( deux arpens et
demi), peut rendre cing cents livres pesant de COchenilles par an : deux nègres suffisent pour l'entretien d'une culture de cette étendue. Il y a trois
récoltes par année. La cochenille craint les vents
-d'est; les pluies froides et la trop grande humidité.
Les mexicains cultivent le nopal aux environs de
leurs demeures : la plus grande nopalerie n'a jamais
d'étendue. On pourrait, à Saintplus:d'un quarreau
Domingue, avoir dans beaucoup d'habitations, une
petite nopalerie.
d'un très-grand intérêt pour la France, que
: Ilest
le gouvernement obtienne de celui d'Espagne, quelquintaux de cochenilles fines > pour les multiques
plier à Saint-Domingue.
à Saint-Domingue dans
LE GIROFLIER prospérait
le quartier de Jérémie: : en 1789 on y fit des cueillettes de clous de girofle. 1 A l'ile de France 2 cette
culture augmente : annuellement. La cônsommation
de la France est d'environ mille quintaux par
année.
B --- Page 30 ---
(18) )
par la paix
se rétablir que
fnances ne peuvent
générale en Europe.
sous le rupport terconsidérée
et les
L'Angleterre commercial; sa politique
ritorial,
de Saint-James.
crimes du cabinet
la stérilité de leur sol,
Les anglais, d'après
: ils sont sur le
d'obligation
sont marchands
Comme cet animal,
Thonime crocodile.
Lorequ'on les
globe
et voraces.
lui
ils sont amplibies
ils fuyent comme
poursuit sur la terre,.
une férocité
Veau,. et y acquièrent
au crovers
Il faut aux anglais comme
pédécuple.
abondante ou qu'ils
codile, une pâture
à
rissent.
n'a rien de son territoire chez
- L'Angleterre étrangeres; toutes ont
offrir aux nations
Les anglais i'ont dans
elles les mêmes objets. V'industrie, que, sous le
l'exacte vérité que
au plus haut degré;
rapport du mal, ils portent d'industrie, à qui
sont des chevaliers
assurer leur
ce
sont bons pour
tous les moyens
existance,
national est une
Chez les anglais, Vorgueil misère: : leurs hauts faits
conséquence de leur
autre cause : ils sont
maritines n'ont pas une livrer à la piraterie.
vivre, de se
obligés, pour
rie, que, sous le
l'exacte vérité que
au plus haut degré;
rapport du mal, ils portent d'industrie, à qui
sont des chevaliers
assurer leur
ce
sont bons pour
tous les moyens
existance,
national est une
Chez les anglais, Vorgueil misère: : leurs hauts faits
conséquence de leur
autre cause : ils sont
maritines n'ont pas une livrer à la piraterie.
vivre, de se
obligés, pour --- Page 31 ---
(19)
En Angleterre, voler sur les grands chemins
est un droit de F'homme. Les anglais sont
la nature, qui
enfin en opposition jusqu'avec
donné le pain à l'homme pour sa suba
sistance. de
n'offrant que peu de
Le sol T'Angleterre
choses à ses habitans, ils se livrèrent dans les
à la pêche, aux manufactures
temps primitifs
doit
etau cabotage. C'est aux anglais qu'on
l'invention des mécaniques en tout genre. Une
bornée, leurs besoins et le desir
population
les français dans les marchés
de supplanter devaient les porter à ces découde l'Europe,
de
fut aussi
vertes d'utilité. Le luxe propreté
les anglais, dans leur, pauvreté, un
pour del lucre: Ils en donnèrent le goût, et
moyen
draps, etc., la
obtinrent long-temps parleurs
chez les nations même qui mapréférence
nufacturaient plus que ne réclamait leur consommation. Malgré les avantages que les
retiraient de leur industrie, c'était une
anglais
étant de l'intérêt de toutes
ressource précaire,
manufactures à la
les nations, de porterleurs
même perfection.
La découverte de l'Amérique donna aux
une nouvelle vie. L'Amérique contianglais constituait l'Angleterre puissance ternentale
sitoriale; l'Inde leur offrait le commerce.
B 2 --- Page 32 ---
(s0)
ils ne considérèrent
L'erreur fut leur guides
et suivirent
les avantages commerciaux, (1)- Ils virent
que instinct pour la cupidité
tous
leur
le moyen d'enchainer eux.
dans le commerce d'établir la discorde entre
les peuples, et
point que leur exisIls ne se disimulerent sur des futilités, et
tance reposerait toujours
des consommadépendrait du caprice
leurs sucqu'elle
; mais ils espérèrent
teurs étrangers
leur offrait la pérfidie.
cès, des moyens que
que Jeurs objets
Pauvres en numéraire, > parce les étrangers,
qu'aceptaient T'échange le prix
menaficturis,
dans
balançaient point
avaient besoin,
ne
dont tils
des matières premières monnaie. Les puisils créèrent un papier c.emmradliersbee
scmcontnmblee
des anglais dans
Les premières opérations
de bonne
() furent dirigées avec une apparence leurs iniques
TInde,
ils manifestérent
foi. En peu de temps
en bandits, et pillèrent
ils s'orgmnisbrent
Aurengzeb 2 empeprojets; terre et sur mer les Indiens.
Child, gousur
condamna en 1689
se troureur du Mogol 2
et tous les anglais qui
à
verneur de Bombay, à faire amende honorable
vaient dans le pays 2
contre terre et les mains
la face prosternée subirent cette peine 2 et
genoux, derrière le dos. Ils
et intérêts.
liées
de dommages
payérent dix millions
orgmnisbrent
Aurengzeb 2 empeprojets; terre et sur mer les Indiens.
Child, gousur
condamna en 1689
se troureur du Mogol 2
et tous les anglais qui
à
verneur de Bombay, à faire amende honorable
vaient dans le pays 2
contre terre et les mains
la face prosternée subirent cette peine 2 et
genoux, derrière le dos. Ils
et intérêts.
liées
de dommages
payérent dix millions --- Page 33 ---
(21) )
donner du crédit à ce papier monnaie, qui
à
les trahisons de leurs
servait aussi à payer
le
par là aux anglais,
agens 2 et procurèrent leur
Le
de les tenir dans
dépendance.
moyen
monnaie s'est maintenu
crédit de ce papier
la représentation
jusqu'à ce jour, quoique
cautionnée
métallique fàt chimérique, et non
foncières; sa garantie repose
par des propriétés
du cabinet de Saintsur l'inclination naturelle
il cessera
James à commettre des crimes :
aura forcé l'Angleterre
d'avoirc ours lorsqu'on
à respecter le droit des gens.
moitié du
Iln'aj jamais existé en Angleterre
possède la France. En Anglenuméraire que
est en étain ou en métal
terre, la vaisselle
la surabonplaqué en argent. En France,
soit
dance du numéraire a commandé qu'elle
et en vermeil, et a
entièrement en argent
luxe des broderies en or et en argent
obligé au
L'homme
les parures de toutes espèces.
pour
vaisselle plate; ily a peu de
un peu aisé a une
quelques pièces
ménages en Francequin'aient Angleterre, au cond'argenterie, lorsqu'en
des fourchettes
traire, il n'y a pour tous que
que
de fer. L'Inde engloutit tout le numéraire
obtiennent par leur commerce en
les anglais
Europe.
être effrayés de leur posi:
Les anglais, sans
B 3 --- Page 34 ---
(22 )
toutes les contion, et après avoir d'audace. apprécié La bonne foi, 2
séquences, agirent autorise à la sécurité, fut
boulerard sacré qui leurs intérêts : elle fut
reconnue nuisible à
devant;
linjustice, la perfidie,
remplacée par
faits, être la première
dans leurs hauts
la force qui leur
arme à temployer contre
qu'ils imamanque. C'est par ces principes qui, par
la course 3 cette piraterie
fut
ginerent
du droit des gens,
imitation fait" partie reine Elisabeth, comme
mise en usage par la de la foiblesse. C'est
dépendant
un apanage
contre les moutons.
la guerre des loups
pour atteindre
Le cabinet de Saint-James, faire abjurer aux
à ses fins, commença deleurs par pères, parce qu'elle
anglais la religion lamour du prochain, 3 P'union
avait pour base
Lar religion anglicane
entre tous les hommes.1 cabinet des Saint-James,
a cela d'avantageux au l'aveu auiculaire des.
qu'elle dispense de
anti-sociale le
crimes !.
Sa politique les remords de la
conduit à faire étouffer doit-on pas craindre
conscience..
Que ne
d'un tel igoavernement scule en imposer à limLa France pouvant
virent en elle
périeuse Albion, les anglais fallait affaiblir
ennemie dangereuse qu'il
une
force naturelle : ils fomenen paralysant sa
Saint-James,
a cela d'avantageux au l'aveu auiculaire des.
qu'elle dispense de
anti-sociale le
crimes !.
Sa politique les remords de la
conduit à faire étouffer doit-on pas craindre
conscience..
Que ne
d'un tel igoavernement scule en imposer à limLa France pouvant
virent en elle
périeuse Albion, les anglais fallait affaiblir
ennemie dangereuse qu'il
une
force naturelle : ils fomenen paralysant sa --- Page 35 ---
(23)
la discorde sur le continent; suscitèrent
ennemis à la France; la livrèrent
tèrent des
civiles, et à celles
aux horreurs des guerres
relidérivent de l'opposition en opinions
qui
conduisirent Louis XIV à révoquer
gieuses ; Nantes, et à faire adopter l'intolés
Védit de
d'état, ce qui a obligé a
rence pour principe
les artistes,
T'émigration les manufacturiers, les marins et
les capitalistes, les négocians,
les hommes de lettres.
leur faiblesse,
Les anglais ne pouvant, par
terriavec succès la France sur son
attaquer
d'alliés puissans, 2 ils
toire, quoiqu'appuyés règne de Louis XV,
le firent deloyalement.Le
commandées
n'a été qu'une suite de calamités
du cabinet de Saint-James.Ce
parla perfidie
le trône. Le commerce de
roi s'endormit sur
tous ses matelots
la France était ruiné, et
avant qu'on
étaient prisonniers en Angleterre, déclaration
pit présumer la possibilité d'une
hosIl résultait de ces improvistes
de guerre.
vaisseaux de guerre français
tilités, que les
âme. Les sacrifices
devenaient des corps sans
étaient
danslesdeuxindes, etleshumiliations,
de Vimprévoyance du gouverla conséquence
et démentelée
nement. Pondichéry fut prise
dans VInde
fois, avant qu'on stit
une première
entre la France et T'Anque la guene existait --- Page 36 ---
(24)
les anglais prirent cette
En 1761,
Tous
gleterre.
de nouveau.
place, et la démentelèrent furent détruits (1).
les établissemens français
l'tle de France, sont pour la
(t) Pondichéry et
militaires qui se
dans YInde, deux positions
France,
Pondichéry est l'entrepôt
protègent réciproquement.
pourront faire
naturel du commerce que les Français veulent y comdans T'Inde. Si les places maritimes
entièreutilement, et y rendre les anglais le bon
mercer
ce n'est que par la probité, et mément en horreur,
au fon léger
la
et en renonçant
ordre J justice, naturels du pays 2 qu'on y parprisant envers les
forment les qualités distincviendra. Ces principes
et doivent être ceux
tives du véritable négociant, dont la loyauté sert
des agens d'un gouverneinent, Le cabinet de
de base à toutes ses transactions. d'enchainer l'indusn'a d'autre but que
est
Saint-James
: cette atroce politique
trie chez tous les peuples
de l'Inde font
comble. Les souverains
portée à son
chute de la puissance britanique 2
des veux pour la
deviennent le centre
desirent que les français y
et
contre T'Angleterre.
de la haine générale
du français, de fairele
Il n'est pas dans le caractère compagnie souveraine.
commerce dans l'Inde par
de chaque
L'industrie est en France le patrimoine
livre facilement aux entreprises
individu : il se
voir la fin de chaque
d'outre-mer ; mais il veut souveraines ne peuvent
spéculation. Ces compagnies
qui in'ont d'exisavoir de succès que chez les peuples
irent que les français y
et
contre T'Angleterre.
de la haine générale
du français, de fairele
Il n'est pas dans le caractère compagnie souveraine.
commerce dans l'Inde par
de chaque
L'industrie est en France le patrimoine
livre facilement aux entreprises
individu : il se
voir la fin de chaque
d'outre-mer ; mais il veut souveraines ne peuvent
spéculation. Ces compagnies
qui in'ont d'exisavoir de succès que chez les peuples --- Page 37 ---
(25 a )
la France réparait
La facilité avec laquelle
les anglais de terreur.
ses pertes, frappèrent
leur faiblesse,
Ils ne se méprirent pas sur
marine
formidable de leur
malgrélapparence
militaire: ils apprécièrent le peu qu'ils pouet virent ce que fa France pouvait
vaient,
faire retomber l'Andéployer de force, pour
lui est fixé par la nature,
gleterre au rang qui
et auquel le sort de
tance que par le commerce,
les
l'état est lié : l'Angleterre et la Hollande.Toutes
de ces deux gouvernemens, 2 se rapportent
vues
vers le commerce : leurs eombinaisons
d'obligation
d'autres buts, et sont consépolitiques n'ont pas
des autres
destructives du commerce
quemment
cette politique perfide, que
peuples. C'est d'après
à fait dévaster Saintle cabinet de Saint-James
C'est
Domingue, et livré cette colonie aux nègres. où
mêmes
1 qu'en 1692, époque
par ces
principes
formidable coalila France triomphait de la plus
celle contre la révolution peut
tion à laquelle 2
les hollandais fomenseule être comparée 3 que
les indiens, pour
parmis
tèrent infructueusement, de Pondichéry, que ces
les déterminer à s'emparer
de resjamais être contraints
derniers ne pouvaient
seule prévenir les
tituer. La prévoyance peut
dangers.
français
Pour que les vues du gouvernement de France
Pondichèryetfile
surlInde soientpolitiques,
et consdoivent être mises dans un élat de défense 2 --- Page 38 ---
(26)
si,alapathie de son gouveretl'y maintenir,
Ils virent
'succédait la prévoyance.
nement,
de la France augégaleinent que la prospérité culture des denannuellement par la
du
mentait
la balance générale
rées coloniales ; que était en sa faveur, et
commerce de l'Europe
calamités
lui arrivait de nouvelles
que s'il ne
avant un siècle
commandées, elle posséderait
Europe, et
qui existe en
tout le numéraire
état d'entretenir
serait la seule pnissance en
armées de terre et de mer.
avec un
des
virent, d'autre part,
Les anglais
leurs provinces
sentiment de crainte, que
de
un accroissement
d'Amérique prenaient
etles
population
lidée seule de leur
ientemadrears
amener à s'insurger; indépendantes, que
et que ce
force les rendaient
du commerce
peuple, sous le aapport
nouyeau
frauçaises 2 pour ne
tamment garnies de troupes perfide des anglais penyien craindre d' une attaque
de pouvoir
C'est en étant en mesure
dant la paix.
à leurs comptoirs
toujours donner de l'inquiétude commerciales;
entravera leurs opérations
à une paix
qu'on forcera l'Angleterre à souscrire
le droit
qu'on
l'obligera de respecter
permanente, et qu'on
en la posdes gens. Le cap de Bonne-Eapérances scrait exclue du comsession des anglais, l'Europe
merce de lInde.
aindre d' une attaque
de pouvoir
C'est en étant en mesure
dant la paix.
à leurs comptoirs
toujours donner de l'inquiétude commerciales;
entravera leurs opérations
à une paix
qu'on forcera l'Angleterre à souscrire
le droit
qu'on
l'obligera de respecter
permanente, et qu'on
en la posdes gens. Le cap de Bonne-Eapérances scrait exclue du comsession des anglais, l'Europe
merce de lInde. --- Page 39 ---
(27)
deviendrait un ennemi plus redoude VInde,
qu'il pourrait fédérer
table que les français;
leur isolement et
avec les Antilles, qui, par
naturellede l'Europe, sont
leur éloignement
et qu'en
ment placées sous sa protection,
le
à l'Angleterre, que
résultat il ne resterait
dette monsd'avoir contracté une
regret
horreur à toutes les
trueuse, et d'être en
nations.
raison,
Si les anglais eussent été mus parla
s'élevaient leurs prola prospérité à laquelle
et anntontfacemasmment
vinces d'Amérique,
eût indiqué au
rapide de leur population,
être comcabinet de Saint-James, que pour
les
nations, et
pris au rang des premières
les
tenir toutes dans leur dépendance pour fallait
ont contractés, il
besoins qu'elles
en Amétransporter le trône de l'Angleterre
lieu de faire un arsenal de Londres,
rique, au
artisans et de ses mardes soldats de ses
plus
chands. L'Inde eût reçu une protection
Antilles commandées aussi par
spéciale; les
nécessité, et par
les besoins de première
efficacement,
l'assurance d'être défendues
anglaises 3 le comfussent devenues provinces
appartenait alors aux anglais.
merce général donné la paix au monde, pour
Ils eussent
denrées,etc,
B.abaimaiktinalemt --- Page 40 ---
(28) )
humain les a
Jorsqu'au contraire, le genre Quoiqueles Etatsaujourd'hui en exécration. territoriale, les angloUnis soient puissance
principes que leur
américains ont les mêmes
ils demère-patric : avec le temps venir
ancienne
Leurs sentreprisesit
Mendrontretoutbes1 n'aura fait de grands
prouveront que PEurope trois siècles, que pour les
sacrifices pendant
le nord, du commerce
rendre maitres, avec
universel.
contre leurs provinces
Les anglais sévirent
français sortit
d'Amérique ; le gouvernement
son ReemphasementrAu
momtetintmendes fruit de cent cinquante ans
gleterre perdit le
Angleterre
la nouvelle
d'une astuce politiques
fut reconnue indépendante. de fond en comble
Cette indépendance sapa Les anglais ramasla puissance britanique. et les cimentèrent avec
sèrent les décombres,
des français,
Ennemis implacables
du sang.
de mesures; 3 ils mirent
ils ne gardérent plus
et dès-lors on vit
leur caractère à découvert,
dans les
blancs. Ils salarièrent
des cannibales
et desincendiaires:
deux mondes des assassins dans l'intérieur de
ils leur servirent de guides
ils aiguisbrent
la France et à Saint-Domingue; et le couteau parrila hache révolutionnaire moment de voir
L'Angleterre était au
cidc.
ables
du sang.
de mesures; 3 ils mirent
ils ne gardérent plus
et dès-lors on vit
leur caractère à découvert,
dans les
blancs. Ils salarièrent
des cannibales
et desincendiaires:
deux mondes des assassins dans l'intérieur de
ils leur servirent de guides
ils aiguisbrent
la France et à Saint-Domingue; et le couteau parrila hache révolutionnaire moment de voir
L'Angleterre était au
cidc. --- Page 41 ---
(29)
chères espérances; la France
réaliser ses plus
Napoléon parut !
allait être démembrée,
de la Belgique
La réunion des provinces
les
considérablement
à la France augmente
en même
territoriaux d'échanges,
moyens:
premières
concoure à rendre
EpMtletE
qui lui manquaient. Elle
force le cabiimmuable, et
sa prépondérance
la France, dont
net de Saint-James à respecter
des rochers
les côtes décrivent un arc autour
anglais.
d'Amiens, les enfans de Mars
A la paix
Trois mois sufparurent à Saint-Domingue. la culture fut
firent pour y rétablir l'ordre :
réédifiées,
les habitations et les villes
reprise;
déçut les anglais de
Cette étonnante conquête
ou
leur espoir; ils l'avaient cru impossible,
eût fallu un temps infini, et
au moins, qu'il
domestique, ils eusque pendant cette guerre
sent fait seuls le commerce.
avaient vu les français en,
Les anglais
les y voir encore 3
Egypte ; ils croyaient
le secours des
et maîtres de FInde, sans
citadelles flottantes. Ils se rappelaient que
escadres avaient été obligées de
toutes leurs celle du comte Dorvilliers; ; que
fuir devant
si ont eit vouli, faire
ce vice-amiral pouvait,
d'Ana
dans tous les ports
ancrer ses vaisseaux --- Page 42 ---
30)
avaient vu le bailli de Suffren;
gleterre. Ils VInde, el à quiil ne manqua que
maître dans
pour les punir
de débarquement,
des troupes
virent enfin que
efficacement. Les anglais
à Saint-Doningue,
la culture étant reprise Perrou et dul Mexique,
des mines du
le produit
pour plus de moitié
de nouveau
se trouvait
de la France (1). En fallait-il
én la possession déterminer un peuple comdavantage pour
exister que par le
mercant, et qui ne peut
au 'sein de
à dévaster,.
commnerce, à se porter
et à établir
de sa rivale;
la paix, les propriétés
des cannibales?
celte colonie le régime
dans
fut de nouveau, à l'instigaSaint-Domingue
en proie à
de Saint-James,
tion du cabinet
C
-
de toutes les nations com-
(1) Il est de l'intérét
et le Mexique restent
le Perrou
merçantes, 2 que
et du Portugal.
la domination de l'Espagne
l'exsous
serait nuisible à TEuropes
Leur indépendance
en échange aux
neelesae
pentationdefordeceng de choses à offrir
de
On n'a que peu
d'après la nature
péruviens et aux mexicains,
et des portugais 2
besoins. Ceux des espagnols
leurs
contraire à l'Europe une augmentation le
assurent au
métalliques. Le Perrou ou
annuelle de richesses
de FAngleterre, rivernit
Mexique, en la possession commerçanis, 1
les fers dcs peuples
à jamais
neelesae
pentationdefordeceng de choses à offrir
de
On n'a que peu
d'après la nature
péruviens et aux mexicains,
et des portugais 2
besoins. Ceux des espagnols
leurs
contraire à l'Europe une augmentation le
assurent au
métalliques. Le Perrou ou
annuelle de richesses
de FAngleterre, rivernit
Mexique, en la possession commerçanis, 1
les fers dcs peuples
à jamais --- Page 43 ---
(3r )
les horreurs d'une guerre domestique.
toutes
la première révolte
Les massacres 2 pendant
furent
et des mulâures, ne
que
des nègres
étant cette fois leurs
partiels : les anglais
sans disauxiliaires, les colons furent égorgés
tinction d'âge ni de sexe.
sont aux abois: ils fomentent
Les anglais.
mais c'est en vain qu'ils
sur le continent;
dans
conservent l'espoir dereplongerlafeanced
Panarchie. Ils ont déclaré ministériellement
que faire révolter
à tous les gouvernemens, de la
Dieu
leurs sujets est un droit
guerre.
garde T'empereur !
dans le
Le cabinet de Saint-James se noye
crime 5 aucun frein ne peutlarrêtern'aura jamais d'autres prinL'Angleterre
de la foiblesse
cipes; ils sont inséparables
elle sera
repose sa puissance :
sur laquelle
Faut-il que la France
constamment déloyale.
actuelle
soit constamment victime lLa guerre
calamité qui ait jamais
est la plus grande
règne
frappé la nation anglaise 2 quoiqu'elle
sur toutes les mers. C'est par
despotiquement dans le projet de descente >
la persévérence vaincra cette ennemie du genre
que la France
sonnera dans
humain.Lheured de la vengeance
année ou dans une autre, si la France
une
I'effectuer. L'inquiétude
reste. en mesure pour --- Page 44 ---
(32 )
voir réaliser ;
de la
les anglais
amener une
qu'éprourent
leur anxiété 2
doit en prolonger dans l'empire britanique.
révolution terrible
la paix, mais dans
L'Angleterre acceptera eflicacement: : elle
la seule vue de nuire plus
sur la foi des
donnent,
sait que les français industrie. Le commerce
à leur
tmités,Tesor ruiné et Saint t- Domingue
de France serait
d'avoir connaisflammes, avant
livrée aux
hostilité, si on n'est pas
sance de la première escadres tenant constoujours prêt, par des
son audace (1)-
tamment la mer, à réprimer
des anglais 1 parce
(1) On vante le patriotisme avec facilité ses emremplit
que le gouvernement ! il n'y en a pas en Angleprunts. Du patriotisme
égoiste;son patriotisme
affaire de calcul. ly a
creuset : c'est
EtEmetes
est passé au
colossales enporte-fauiters
des fortunes
brouillards de la
enAngleterre
repose sur les
C'est
mais la garantie
peut les détruire.
Tamnise S un coup de temps doit. Il autorise la piraterie :
le gnuvemnenent qui numéraire : il le remplace dans
mais il s'empare du billels. La fortune publique
la circulation par des
Si les anglais ne
est liée au sort du gouveneneat. les fortunes particude lui préter,
ce qu'ils possemprennient perdues. Ils prêtent
des
lières seraient
conserver la jouissance
sèdent de réel, 2 pour
ont sur l'état. C'est donc
imaginaires qu'ils
Le
créances
ie :
le gnuvemnenent qui numéraire : il le remplace dans
mais il s'empare du billels. La fortune publique
la circulation par des
Si les anglais ne
est liée au sort du gouveneneat. les fortunes particude lui préter,
ce qu'ils possemprennient perdues. Ils prêtent
des
lières seraient
conserver la jouissance
sèdent de réel, 2 pour
ont sur l'état. C'est donc
imaginaires qu'ils
Le
créances --- Page 45 ---
(53) )
convaincu qu'à
Le cabinet de Saint-James,
s'adonneront au comla paix tous les peuples
l'Angleles bénéfices de
merce, et qu'alors
trouvant bornés, le gouvernement
terre se
face aux intérêts de sa dette,
ne pourrait faire
un
cherché à démontrer aux anglais, par
il a
leur
écrit rendu public avec profusion > que
ne peut se soutenir que
existance politique
avec la France.
par une guerre perpétuelle
de la part
Cette déclaration est un appel
des anglais.
actuelleLa France doit être convaincue
de.
l'Angleterre ne cessera jamais
ment, que
hostilités seront
violer les traités, et que ses
Il est de la gloire des
toujours à l'improviste.
de répondre à cet appel, en seconfrançais
dans
dant efficacement le gouvernement
ces ennemis
toules ses vues 1 pour punir
qu'ils satisfont
par intérêt, , et non par patriotisme, D'après la
aux demandes de leur gouvernement.
est
dette monstrueuse sous laquelle T'Angleterre
le
ne peut faire face
accablée,
gouvernement
aux intérêts et aux besoins de l'état, qu'en augdette. Les ressources de cet empire
mentant sa
à faire
sont dans la piraterie 2 ne pouvant parvenir est
seul le commerce de l'Europe. Sa durée
fixée 2 ou l'Europe sera dans ses fers.
C --- Page 46 ---
(54)
TEurope de
humain, et affranchir
du genre
leurs fers.
de Louis XV, l'impérieuse
Sous le règne
à Dunkerque,
Albion a eu des commissaires la guerre d'Améquiy ordonnèrent s'attendre jusqu'à à une paix perzique. On ne doit
planera au-dessus
pétuelle, que lorsque l'aigle
de la tour de Londressous lequel
tunisien et algérien.,
Le régine
asservie, est analogue
Saint-Domingue est
2 pour y
intérêts de la Grande-Bretagne
aux.
et exiger en Europe,
faire seule le cominerce, denrées coloniales.
des
un prix exhorbitant,
de la culture ne
le produit
Sous ce régime,
d'après Y'apathie des
peut qu'être modique, travaux réguliers et pernègres, et par les culture des cannes et la
manans qu'exige la C'est à cette fin, que
fabrication du sucre.
la conYAngleterre a fait sur les hollandais, conserver
qu'elle voudra
quête de Surinam, satisfaire, par les denrées
à la paix, pour demandes de l'Inde, en nucoloniales, 2 aux balancer autant que possible
méraire, et pour retirera la France de Saintles avantages que
Domingue.
s'élevait la culture
La prospérité à laquelle
effrayait égalcdu coton à Ssint-Domingue, r'aliment qu'elle donment l'Angleterre par
ais, conserver
qu'elle voudra
quête de Surinam, satisfaire, par les denrées
à la paix, pour demandes de l'Inde, en nucoloniales, 2 aux balancer autant que possible
méraire, et pour retirera la France de Saintles avantages que
Domingue.
s'élevait la culture
La prospérité à laquelle
effrayait égalcdu coton à Ssint-Domingue, r'aliment qu'elle donment l'Angleterre par --- Page 47 ---
(55)
manufactures françaises et suisses ;
nait aux
les fabrile coton de Saint-Domingue, pour
etc.
ques de toiles 7 dites coton 2 mousselines, culà celui du levant. Cette
étant supérieur
de sept à huit milture produisait, en 1789,
d'anElle aurait doublé en peu
lions pesant.
augmenté, lorsque
nées, et prodigieusement
seraient
les montagnes de la partie françaisese
trouvées entièrement déboisées.
restait dans la dépenSi Saint-Domingue
dance des nègres, VEgypte même,silal France
faible dédomla possédait 3 n'offtirait qu'un
de
Combien ne faudrait-il pas
magement. la rendre susceptible de présenter
temps pour des richesses que peut produire
la masse
Saint-Domingue en peu d'années ; pour y
laborieuse, garantir
obtenir une population de la vue, et des
les habitans de la perte
effets de la peste? Combien ne faudrait-il pas
enfouir de millards : En admettant d'aily
contre la vérité, la possibilité d'obtenir
leurs 1
succès dans un temps
en Egypte un grand
bref, quel serait en résultat l'avantage qu'en
retirerait la France?Les Egyptiens peuvent se
de tous les peuples; il n'y existerait
passer donc de commerce d'échange que pour peu
d'objets. Ce serait un nouveau gouffre qu'on
ouvrirait pour y jeter le numéraire qui existe
Cz --- Page 48 ---
(56)
accélérer
et enrichir ce pays pour
des
en France,
Il est de l'intérêt
son indépendance:
de laisser le levant
du continent,
de leur intérêt
peuples l'abrutisement ; il est
de
dans
d'Europe ne change pas le
que la Turquie
c'est livrer tout
domination : autrement qui, par sa double
commerce à un peuple dangéreux que les
popalation, serait plus
presque exqui possède
anglais; à un peuple
matières premières
clusivement toutes les
des vaisla construction et V'armement craindre de la
pour
n'aurait-on pas à
d'Euseaux. Que
la Turquie
Russie, si elle possédait ses projets : elle
(1)1 Elle ne cache pas
rope
Catherine.L-Egyptes
suit ceux del'immortelle
être consila possédait, ne peut
si la France
position militaire, pour
dérée que comme
aux anglais, et les
donner de linquiétude
Malte, dans
une
obliger à
paix permanente.
au comserait trtspe@jadiciable
leurs mains,
dans le levant. Indépenmerce de la France
résulteraient par le
damment des effets qui ennemie, la ville
fait de la marine militaire
de ConstantiMahomet II s'empara
lItalie, si
(I) Lorsque
fussent débordés sur
nople , les Turcs se
parmi les princes de la
la division ne s'élait mise
famille régnante.
obliger à
paix permanente.
au comserait trtspe@jadiciable
leurs mains,
dans le levant. Indépenmerce de la France
résulteraient par le
damment des effets qui ennemie, la ville
fait de la marine militaire
de ConstantiMahomet II s'empara
lItalie, si
(I) Lorsque
fussent débordés sur
nople , les Turcs se
parmi les princes de la
la division ne s'élait mise
famille régnante. --- Page 49 ---
(37)
Marseille,, etc., serait exposée à des
de
frais onéreux de relâche et d'avitaillement,
etc., etc.
de l'Inde, tout onéreux qu'il
Le commerce
à celui de l'Egypte,
soit, serait préférable.
qui résulterait pour la marine
par l'avantage formant des matelots dans ces
militaire, en
de long cours, et par les échanges
voyages
d'accoutumer les inauxquels on commence
n'offre
diens. Le commerce avec l'Egypte
navigation de cabotage, et des avanqu'une
modiques, pour qu'ils puissent détages trop
le sacrifice de Saint-Do-.
terminer à faire
mingue. /
les accès de
On va tracer sommairement
des français et des habitans
délire auxquels
livrés.
de cette infortunée colonie se sont
Des troubles qui ont eu lieu à Saint-Doà la révolie des
mingue, précédemment
nègres et des mulâtres.
La population générale de Saint-Domingue
en africains, et en
consistait en européens,
sang-mélés, ce qui forme trois sections.
La Ire, section, les blancs, ve subdivisait,
ro,en propriétaires ; 2°. les facteurs domiciliés du commerce de France et les mar- --- Page 50 ---
( - 38 )
blancs (1); 4°.les joueurs
chands;5°.enp petits
dontl'existance
el les intrigans,
de profession facilité plus ou moins grande
dépendait de la
de faire des dupes. rafineurs et économes,
Quant aux gérans,
des propriétaires.
ils étaient les représentans dans la même classe.
étaient
Les chirurgiens les africains ou esclaves.
La 2me, section,
d'hommes de
Cette section était un composé une dénomitoute, couleut, qui tous avaient les nègres, et
nation particulière : d'abord
métifs, et
quarterons,
ensuite les mulâtres,
paisqu'il y avait
définitivement des blancs,
beaucoup de métives esclaves.
de
les maraboux ; etc. provenant
Les grifs,
pères de couleur.
de descenLa 3me, section, 3 les sangmélés
par
d'affranchis : ils se distinguaient
dance
génération.
Un blanc avec une néire, Génération- muldtre.
produisaient un
gresse,
Les ouvriers 2 les colportenrs 1 parcourant 2 les
(1)
les
; les aubergistes
les plaines el
montagnes donnant en mêmecabartiers, les petits marchands,
construcà boire et à manger; les pécheurs, etc.
temps de chaloupes s les cabrouetiers, 2
teurs
: ils se distinguaient
dance
génération.
Un blanc avec une néire, Génération- muldtre.
produisaient un
gresse,
Les ouvriers 2 les colportenrs 1 parcourant 2 les
(1)
les
; les aubergistes
les plaines el
montagnes donnant en mêmecabartiers, les petits marchands,
construcà boire et à manger; les pécheurs, etc.
temps de chaloupes s les cabrouetiers, 2
teurs --- Page 51 ---
(39)
Moitié blanc, moitic noir.
blanc avec une mulâ2me, Idem. - Un
In quarteron.
tresse , produistient
blanc, et un quart noir.
Trois quart
Idem. 1 Un blanc avec une quarte3me,
produisaient un métif.
ronne,
huitièmes blanc, et un huitième noir.
Sept
Idem. - Un blanc avec une métive,
4mme,
produisaient zn blanc (r).
remonLes malheurs de Saint-Domingue,
d'un demi-siècle; mais particutent à plus
française 9
lièrement depuis la révolution
humaines
époque oùt toutes les connaissances
avec autant de célérité que
se dévecloppèrent
d'énergie.
à la couleur blan-
(r) Les sang-mélés parvenus
de la cohabiladescendance
che, et provenus par
ont
d'un blanc avec une négresse,
tion primitive cercle noir à la racine des ongles 2
en naissant un
renait dans leurs
qui s'efface avec l'âge, mais qui
de la
enfans. Les sang-mélés blancs 2 provenus blancohabitation primitizé d'un nègre avec une
ont les parties de la génération de couleur plus
che,
brun, qui ne s'efface jamais, à quelque
noir que
blanche que soit parvenu l'indegré de génération
dividu. --- Page 52 ---
(40)
et fort en théorie,
Des hommes éloquens, l'essor à leur imaginadonnèrent en France
à la volonté du
tion ardente, et rapportérent n l'était que la
créateur de toute chose, ce instruetion, qui
et du
conséquence d'une fausse lutilité qui dérive
défaut de connaissance sur
lintérêt
du bien et du mal. Ils méconnurent les colons
de la nation 5 ils ne virent que sans condes esclaves à leur service,
du
ayant
étaient les hommes
sidérer que les nègres colonus ), les fermiers
Roi, et les colons (
de létat.
des novateurs outrés 1 3
Des philosophes, Phomme dans létat de
de
des panégyristes
avenglémentl - le projet
pure nature, adoptèrent le cabinet de Saintperfidement émis par de la traite des nègres 1
James, Yabolition
dans les colonies.
et leur affranchisement les affranchis fussent
Ils voulurent aussi que
égaux en droit aux colons.
destrucde ces principes
La manifestation
porta le trouble
tifs de la prospérité publique, en France tous
dans la colonie, et indigna la conviction
hommes sensés, d'après
Jes
cette liberté ne pouvait
qu'ils avaient, que
Les nique
progresivemnent
être accordée
bataillons à Saintgrophiles se rendirent par de temps y opérèrent
Domingue,ct en peu
que
égaux en droit aux colons.
destrucde ces principes
La manifestation
porta le trouble
tifs de la prospérité publique, en France tous
dans la colonie, et indigna la conviction
hommes sensés, d'après
Jes
cette liberté ne pouvait
qu'ils avaient, que
Les nique
progresivemnent
être accordée
bataillons à Saintgrophiles se rendirent par de temps y opérèrent
Domingue,ct en peu --- Page 53 ---
(41 )
totale. Les esclaves et les
une désorganisation
le 23 août 1791. Les
affranchis s'insurgerent
furent incendiées ; les colons qui
habitations
leurs mains furent mastombèrent sous
sacrés.
cette révolte,
Pendant l'année qui précéda
des blancs s'étaient pareillement insurgés.
prétendirent jouir
Les non-propriétaires
d'initiative sur tout ce. qui a rapdu droit
intérieur. Ils se constituèrent
port au régime
les
en clubs , et fraternisèrent avec
troupes.
La voix de la raison ne put se faire entendre:
d'audace et méconnurent
ils augmentèrent
qui était la
l'autorité du gonverneur-généal,
d'asauve-garde de tous. Ce commencement
être réprimé, les agens du
narchie ne put
de force à leur
pouvoir-exécutif n'ayant pas
forLes habitués des villes se
disposition. asseiblées
et y apmèrent en
provinciales,
pelèrent des députés des paroisses.
Ces hommes égarés par les perfides sugdes anglais, qui, vers la fin de 1789,
gestions
de mêine qu'aux
leur dirent : traitreusement,
français à la côte" de Coromandel, et aux
iles de France, et de la Réunion < Vos bastilles sont renversées, l'arbre de la liberté
> est mis à leur place 3 vous n'êtes plus su-
>
vous êtes vos maitres >, oublièrent
> jets, --- Page 54 ---
(43)
absoleur sûreté exigeait une soumission fût l'arbique
la métropole, quel que
lue envers
entrainerent dans
traire qui pesât sur eux,
et des propriéd'honnêtes citadins
leur parti
délirantes, se sont
taires. De leurs opinions factions connues sous
formées les différentes
des bossus, des
la dénomination des crochus,
C'est de
et des indépendans.
les
pompons-blancs
sortirent
d..
3 que
ces aréopages
en assemblée
députés qui se constituèrent d'assemblée cologénérale. La dénomination
auraient dû
députés
niale, que ces prétendus
: clle eût exmoins adopter, fut rejetée
au
de la colonie
prinié clairement la dépendance
décret de
Le premier
envers la mère-patrie.
en
lequel ils se constituérent
ces députés, par
fut un acte de félomie au
assemblée générale, du 28 mai 1790, fut un
premier chef. Celui
de
l'autorité souveraine,sous
acte usurpatoire
les droits de Saintridicule: < Que
néle prétexte
avoir été long-temips
> Domingue, pour
n'en sont pas moins
et oubliés,
>.
> connus
toute leur intégrité (1)
dans
> demeurés
Quel Ique
était extravagante.
(1) Celte prétention flibustiers. qui s'étaient emparé
fàt le nombre des
n'étant pas avoués,
d'une partie dessin-Domingse, que des brigands
ils n'étaient pour le roi d'Espagne
< Que
néle prétexte
avoir été long-temips
> Domingue, pour
n'en sont pas moins
et oubliés,
>.
> connus
toute leur intégrité (1)
dans
> demeurés
Quel Ique
était extravagante.
(1) Celte prétention flibustiers. qui s'étaient emparé
fàt le nombre des
n'étant pas avoués,
d'une partie dessin-Domingse, que des brigands
ils n'étaient pour le roi d'Espagne --- Page 55 ---
(43) )
principes de cette assemblée,
Les étranges
les blancs,et mirent
divisèrent de plus en plus
provinla discorde entre elle et Yassemblée
de
ciale de la partie du nord. Les députés disculcherchèrent à se
l'assemblée générale
la mission à
en France, et en donnèrent
per
qu'ils appelaient leurs députés,
des personnes
leur nominaquoiqu'ils eussent reconnu que
mais ils
tion avait été faite clandestinement ; natioavaient été admis à voter à l'assemblée rénale. La grande majorité des propriétaires réunion
se refusa à toute
sidant en France,
dans son opinion,
avec ces députés, et persista
que par
la colonie ne pouvait être régie
que
devant
des lois de police, Saint-Domingue dans le temps
être considérée en état de siége,
les nègres étant vingt
même de tranquillité,
blancs. La colonie
fois plus nombreux que les chef du caractère
aurait eu besoin alors d'un
été sauvée.
Hugues, 1 elle eût
du gouverneur enl'an IX, les étranges prinToussaint adopta
générale : il fit,
cipes de cetle assemblée
à la
elle voulut faire, une constitution
comme
conserver à la
léopardine, qui, en paraissant
rassemblés sur son domaine. Comme sujets franle territoire envahi appartenait à la France,
çais 1
dès qu'ils furent avoués, --- Page 56 ---
(44)
subordonnait la nation
France la souveraineté, DESSALINES charà l'autorité quil usurpait.
habitant du
gea, en l'an XII, M. Billard, Il en fitle prosud,de faire une constitution.
tumaoeiemtpmegoies
jetimsisleabasesf
à la France.
conservaient la souveraineté
suite de la
La révolte des nègres fut une
mêmes
des mulâtres, qui, eux-1
suggestion
des blancs, portés
étaient, comme une portion Lorsque les noirs
à la rébellion par les anglais. le péril parut
et les jaunes se soulevèrent, assez nombreux
réunir les blancs : ils étaient à l'obéissance 5
pour forcer ces deux castes
ni se soumais ils ne sûrent pas s'entendre,
que les circonstances
mettre à la discipline
D'autre part, ib
commandaient.
impérieuses
pas un pistolet,
n'existait pas un seulfusil,
sabre dans les arsenaux, et cependant
ni un
armés de fusils et pistoles. muldtres élaient demanda six mille fusils
let de calibre. On
e: trois frégates
de la Jamaique
au gouverneur
cents; mais pas un homme,
en apportèrent cing
avait leplus besoin le
qui était le secours dont conserver la colonie:
gveraurgénénl.t pour
à la France.
toutcs les paroisses
Un molsapeslasévolie,
des musouserivirent aux volontésimperatises la haine était à sou
]âtres. Des deux côlés,
demanda six mille fusils
let de calibre. On
e: trois frégates
de la Jamaique
au gouverneur
cents; mais pas un homme,
en apportèrent cing
avait leplus besoin le
qui était le secours dont conserver la colonie:
gveraurgénénl.t pour
à la France.
toutcs les paroisses
Un molsapeslasévolie,
des musouserivirent aux volontésimperatises la haine était à sou
]âtres. Des deux côlés, --- Page 57 ---
(45)
d'union entre F'ascomble, ct impossibilité
semblée générale et le gouverneur-g général.
provinciale du nord, mit à la disL'assemblée
la jeunesse
position du gouverneur-général, dissoudre par les
de ce département, pour
l'assemblée générale, dont les principes
armes
l'indépendabce de la colonie.
consacraient
L'assemblée générale, ne pouvant se soutenir
appuyée dansl'ouest etlesud,quatrequoique
s'embarquèrent le 8 août
vingt-neuf députés
Leurs prin1791, sur le vaisseau le Léopard.
natiocipes furent improuvés par l'assemblée
de
précédent, le comte
nale. Le
juillet
gouverneur de Saint-Domingue,
Peynier,
cassé cette assemavait, par sa proclamation, etleurs adhérens,
blée, et déclaré ces députés
la
traîtres à la patrie, et criminels envers
nation et le roi. Ils restèrent connus sous la
dénomination defaction léopardine.
Louis XVI envoya à Saint-Domingue des
commissaires pacificateurs. Le gouvernement
directorialy en envoya quelque temps après,
proclamer la constitution française de
pour
l'an III.
commissaires, trop faibles en
Les premiers le caractère dont ils étaient
politique 2 pour
sucrevetus,aggraverent le mal. Ceuxquileur:
que leur volonté.
cédèrent, ne consultèrent --- Page 58 ---
(46) la liberté des nègres : il
Sonthonax proclama le regret de n'être pas
témoigna à Toussaint
blanc, mais
il lui dit : < Jesuis
né de sa caste;i
. > Toussaint lui
d'un noir..
celle
> j'ailâme moi
suis noir, et ai
répondit : < Et
je
> d'un blanc. >
T'existance étonne, et
dont
Ce nigrophile, aux remords pour supplice,
qu'on a condamné
être en horreur à luidoit, s'il est hommc, bafoué et méprisé par
même. Il a été honni,
il avait inoculé
nègres, auxquels
de
ces mêmes
contraint deux fois
son venin : ils I'ont été accusé par les muprendre la fuite. Il a
mission,
lâtres, de les avoir, dans sa première blancs. Le général
des
provoqué au massacre dans les principes que les
noir, Pierrot, était
'Sonsupposaient au commissaire
mulâtres
thonax.
succéda à Sonthonax;
Le général. Hédowville administrateur, un
mais que pouvait un sage
entouré d'une
guerrier estimé, n'étant pas contraindre à
force armée suffisante, ennemies pour
: il repassa
T'obéissance trois castes le sort de Saint-Doen déplorant
d'a-'
en France,
Hédouville, à moins
mingue. Le général ordres, n'eût jamais pu
voir une armée à ses
le goules nègres à l'obéissance,
soumettre
snctieutleartrote,
vermeurlavesusayants
sage
entouré d'une
guerrier estimé, n'étant pas contraindre à
force armée suffisante, ennemies pour
: il repassa
T'obéissance trois castes le sort de Saint-Doen déplorant
d'a-'
en France,
Hédouville, à moins
mingue. Le général ordres, n'eût jamais pu
voir une armée à ses
le goules nègres à l'obéissance,
soumettre
snctieutleartrote,
vermeurlavesusayants --- Page 59 ---
(47)
cetle époque,
en nommant, impolitiquementic
Toussaint lieutenant-g@néral au gouverneaux desirs de l'abbé
ment,et en leproclamant, del la colonie. D'autre
Raynal, le Spartacus (r)
de
Sonthonax l'avait élevé à la dignité
part,
et de général en chef. Les anglais
gouverneur, avaient été appelés dans la colonie par les
qui
reconnurent
indépendans blancs et jaunes, 2 le
la
du
CHEF SUPRÈME, 2 mnalgré présence
pour Hédouville dans la colonie, qui était
général
le représentant du gouvernement français.
Toussaint réalisa le voeu de l'abbé Raynal,
et celui du citoyen Mercier. Cet homme-tigre
la colonie jusqu'à l'arrivée de l'argouverna
où il se déclara ouvermée francaise, époque
tement en révolte contre la France.
De la révolte des esclaves.
La révolte des esclaves a été la suite des
Spartacus était un voleur de grands chemins 2
(1) fut condamné à l'esclavage l'an 681 de Rome,
qui
l'ère chrétienne; il se fit chef des
et 73 ans avant
aux Romains. Il se
esclaves 2 qui firent la guerre
rendit maître des campagnes : il défit les troupes
étaient commandées par les préteurs Vatinios
qui
mais il fut défait par le grand
et Clodius Glaber :
Pompée, --- Page 60 ---
(48) )
de SaintLc premier Spartacus
suggestions.
de nom anglais 3
Domingue, était un nègre n'a pas été connu
nommé Bouk-man , qui
des
à la colonie. Il était un envoyé
appartenir l'un des chefs des cent vingt-cing
anglais, ou
le
que
punemaureinenal
nègres marons, avait reconnu indépendans.
de Bellecombe
Biassou, Toussaint, sucJean-François, dans le commandement
cédèrent à ce brigand
en chef.
découvrir celui qui
Toussaint ! on n'a pu
à lire età écrire, nicomprendre eu
Juiavait appris
n'en a
comment M. Bayou de Libertas, esclave a SLL
connaissance qu'après que cet
son Raynal.
des
fut fatlientenant-généeal
Jean-François
Biassou et Toussaint
armées du roi d'Espagne.
de martchal.-de-camp.
furent élevés au grade délivraient ces chefsLes passe-ports que sceaux un coeur enbrigands, avaient pour inulâtres libres avec
flammé. La réunion des
désignée par les
les nègres esclaves, y était réunies M et N, et à
lettres cataetéristiques
vaincu; la
légende, le préjugé
côté pour brisée; vipe le roi !
le 23
verge de. Jer
esclaves, se manifesta
La révolte des
qu'on ne peut
par des atrocités
août 1791,
Trois mois treizc jours
décrire sans frémir.
après,
. La réunion des
désignée par les
les nègres esclaves, y était réunies M et N, et à
lettres cataetéristiques
vaincu; la
légende, le préjugé
côté pour brisée; vipe le roi !
le 23
verge de. Jer
esclaves, se manifesta
La révolte des
qu'on ne peut
par des atrocités
août 1791,
Trois mois treizc jours
décrire sans frémir.
après, --- Page 61 ---
(49 )
ils reconnurent qu'ils avaient été inaprès,
ils adressèrent de leur quarduits en erreur :
tier-général Idela Gnamdetintemelbedbetbe
de la même année, à V'assemblée coloniale,
la lettre dont est extrait ce qui suit:
De
malheurs ont afiligé cette
K
grands
>> riche et importante colonie; nous y avons
été
il ne nous reste plus rien
>
enveloppés,et
dire
notre justification. Un jour vous
> à
pour
mérite
>> nous rendrez toute la justice que
La mère-patrie exige un ré-
> notre position.
mais
absolument distinct des colonies;
> gime
de clémence,et de bonté, qui
> les sentimens
dut
> ne sont pas des lois, mais des affections
doivent franchir les mers, et nous
> coeur,
dans l'amnistie géné-
> devons être compris
> rale quele roi a prononcée pour tous indis-
> tinctement.
Nous
la loi du 28 septembre
>
voyons par
nationale et le roi
> (1791), que l'assemblée
> vous accordent de prononcer définitivement
l'état des
non-libres, et l'état
> sur
personnes
Nous
des hommes de couleur.
> politique les décrets de l'assemblée natio-
> défendrons
revêtus de toutes les for-
> nale et les vôtres,
> malités requises, jusqu'à la dernière goutte
> de notre sang. Une nombreuse population
> qui se soumet avec confiance aux ordres du
D --- Page 62 ---
(5 50)
qu'elle
et du corps legislatif,
> monarque
mérite assurément
investit de sa puissance,
>
Il serait même intéressant
> des ménageens.1 par un arrêté sanctionné
> que vous déclariez,
votre intention est
> de M. le général, du que sort des esclaves; sa-
> de vous occuper Pobjelde votre sollicitude,
> chant qu'ils sont
de leurs chefs, à
et le sachant de la part
ils se-
>
feriez parvenir ce travail,
re-
> qui vous
et cela faciliterait pour
> raient satisfaits,
sans perte et en
> mettre l'équilibre rompu,
> peu de temps. >
BIASSOU,
général;
Sgmt3ctarsaceld
camp;
Deser.MANzEa,
maréchalde
commissaires ad
TOUSSAINT et AUBERT,
hoc (1).
chefs des révoltés, manifesQuoique les
intermélintention de se constituer
et
taient
V'assemblée coloniale
diaires armés, entre
commandait de
les nègres, la saine politique dispositions paciprofiter de leurs apparentes coloniale ne se fût engagée
fiques. L'assemblée
parmi eux des blancs 1
(1) Les nègres avaient
plusieurs curés.
conseillers intimesysolamment instruits.
pour
sang-mélés
Philemon, etc., quelques
ifesQuoique les
intermélintention de se constituer
et
taient
V'assemblée coloniale
diaires armés, entre
commandait de
les nègres, la saine politique dispositions paciprofiter de leurs apparentes coloniale ne se fût engagée
fiques. L'assemblée
parmi eux des blancs 1
(1) Les nègres avaient
plusieurs curés.
conseillers intimesysolamment instruits.
pour
sang-mélés
Philemon, etc., quelques --- Page 63 ---
(5r) )
sacrifice, en déclarant que son intenà aucun
du sort des esclaves.
tion était de s'occuper
la nécessité
Les propriétaires avaient reconnu
dede l'améliorer. Sur toutes les habitations,
de vingt-cinq ans, il y avait des
puis plus des deux sexes et de lout âge, qui
esclaves de la liberté dite de savane; c'esljouissaient
jours de la
à-dire, exempts de travailplusieurs
semaine, et même indéfiniment. La politique
commandait aussi de capter rles chefs nègres,
aux mulâtres, et les obliger
pour les opposer
de l'assemblée natioà respecter les décrets
Jean-Frannale, sanctionaés par le roi, que
de défendre jusçois et consorts promettaient de leur sang. Mais que
qu'à la dernière goutte assemblée qui était
pouvait-on espérer d'une
elle-méme en révolte contre la mère-patrie
L'assemblée coloniale n'ignorait pas, cepen--
atrocités dont sont capabies les
dant, les
Elle
lorsqu'ils sont induits en erreur.
nègres,
lépoque de Macanda,
aurait dû se rappeler devaient périr par le poien 1754: les blancs
de confiance (1).
son, ainsi que leurs nègres 1
il élait au
(1) Un jésuite, le père Duquenoi: s'il n'était
moins le complice des empoisonneurs,
le chef.
au Cap, d'avoir
Une négresse fut convaincue,
D 2
les
Elle
lorsqu'ils sont induits en erreur.
nègres,
lépoque de Macanda,
aurait dû se rappeler devaient périr par le poien 1754: les blancs
de confiance (1).
son, ainsi que leurs nègres 1
il élait au
(1) Un jésuite, le père Duquenoi: s'il n'était
moins le complice des empoisonneurs,
le chef.
au Cap, d'avoir
Une négresse fut convaincue,
D 2 --- Page 64 ---
(52) )
dans la
mulâtres ne furent pas compris
Les
proscription.
elle fut conduite à l'échaempoisonné son maître :
on lui dit que
la lecture de la sentence,
irait au
faud. Après
S elle
si elle n'avouait pas ses complices bon per di moé ,
Diable. G Caumentvéentis-talle, You di moé, së
si mo di verité, malé 0 guiab.
mo velé
>
malé 0 guiab. Zoté cordé;
y ma pa di li,
1 le bon père me dit
> out tibon Giut.s (Comment diable. Vons me dites
sije dis la vérité, j'irai au
diable. Accorque
dis pas la vérité, j'irei au
que sije ne
aller avec le bon Dieu).
dez-vous; je veux
dut produire un
Qu'on juge de la sensation reconduite que dans les pritel aveu. La criminelle fut nomma ses complices,
sons : elle avoua ses crimes, tous les poisons et contredonna connaissance de
et
dela vie et une piastreigourde
Eile eut grâce
dans la
poisons.
jour, pour sa subsistance
(5 liv. 5 s.) par
furent brôlés
prison. Macanda et ses complices plus, et les empoivifs. Le père Daquenoi ne reparut colonie.
cessèrent dans la
sonnemens
les empoisonnemens
A la Martinique 2 en 1766, colonie. A Saint-Dominravagèrent également cette esclave qui était le chef apgue, c'était un nègre
A la Martinique, ce
parent des smpoisonneurs.
chefs étaient:
furent des
libres;
4.amnkremkenthenced
Paul,et Mandoxe, tous nègres
Pain, Babo,
Boromée, métiflibre.
Nicolas, molâtre libre; de toute la plénitude du
Les jésuites ont joui
A la Martinique 2 en 1766, colonie. A Saint-Dominravagèrent également cette esclave qui était le chef apgue, c'était un nègre
A la Martinique, ce
parent des smpoisonneurs.
chefs étaient:
furent des
libres;
4.amnkremkenthenced
Paul,et Mandoxe, tous nègres
Pain, Babo,
Boromée, métiflibre.
Nicolas, molâtre libre; de toute la plénitude du
Les jésuites ont joui --- Page 65 ---
33 )
Après la mort de Louis XVI, le
ment directorial
gouverneenvoya des commissaires à
Saint-Domingue. A cette
à limitation des
époque les révoltés,
Miazin
moines du monastère Ecs-
( Trois-Eglises) en Perse
une grande conliance à
(1),avaient
minateur: ils
Suint-Grégoire l'illuC'est
portaient son image en
sous ce nom que la colonie
sautoir.
gée, et que les colons
a été ravamulâtres
ont été égorgés. Les
Toussaint n'eurent pas de peine à déterminer
à être le défenseur du trône
l'autel: il leur servit
et de
plastron. Ils disposèrent pendant un temps de
l'exécution de leur
de sonvautorité pour
projet
se rendre de
d'indépendance, et
plus en plus
et l'Angleterre.
favorables I'Espagne
1793, la letire Toussaint écrivit le 28 août
la
suivante aux commnissaires de
République:
< Nous ne pouvons nous
> volonté de la
conformer à la
nation, vu
> monde règne,
que depuis que le
nous n'avons exécutéquecelle
franc-arbitre, 2 qu'ils soutenaient
nistes s que Dieu a donné à
contre les molile mal.
l'homme pour faire
(1) Le monastère Ees-Miazin,
Perse, est situé à l'endroit
cu Trois-Eglises en
restre, à cinq lieues de
oû était le Paradis lerd'Erivan. --- Page 66 ---
(54) celuide France;
d'un roi. Nousavons perdu de celui d'Es-
>
sommes chéris
> mais nous
témoigne des récompenses,
nous
cela,
> pagne,quis
secourit. Comme
> et ne cesse de nous
reconnaitre convous
trôné
> nous ne pouvons lorsque vous aurez
que
> missaires,
> un roi. >
rendit aux Gonaives, pour
Toussaint se
chrétienne (1).
la religion
prouver sa foi.à
superstisont estracntinareneat leur
(1) Les nègres facilement tout ce qu'on n'autieux, et adoptent
prescrit de
suggère à cet égard. La politique le culte catholique, et
que
toriser à Saint-Domingue tous les nègres.
de le faire professerà anglaises 2 les nègres y proDans les possessions les différens rits en usage
simnlaere,
de
fessent, par
avec les cérémonies
et entérrent
distinctes 2
en Afrique,
en fait des pemplades
côte de
leur pays; ce qui leshaines qui existent à la
à
les maintient dans
tributs, et les tient,
Guiné enire les diverses état de fermentation danl'aide du rhum, dans un
domestiques lisent
Presque tous les nègres perfidement dongereuse. : cest une instruction
qui dévoile
les gazettes
à leurs esclaves,
née par les anglais
Tindépendance généleur projet pour
Le roi
snffisamment
et la liberté des nègres.
rale des colonies 1
époque tres-prochaine,
a fixé à une
à sa dominade Dannemarck des nègres soumis
Ja lberté générale
tion aux Antilles.
du rhum, dans un
domestiques lisent
Presque tous les nègres perfidement dongereuse. : cest une instruction
qui dévoile
les gazettes
à leurs esclaves,
née par les anglais
Tindépendance généleur projet pour
Le roi
snffisamment
et la liberté des nègres.
rale des colonies 1
époque tres-prochaine,
a fixé à une
à sa dominade Dannemarck des nègres soumis
Ja lberté générale
tion aux Antilles. --- Page 67 ---
(55 5)
avoir communié, il monta à l'autel,
Après
vers les nègres
prit un Christ, et se retournant
dans l'église; il leur dit: : < Zote
qui étaient Giu; cé li mofé zote voer. Blan
> coné bon
toute. > (Vous con-
>> touyé li; touyé blanyo
vous fais
naissez le bon Dieu; c'est.lui que je
Les blanes l'ontt tué; tué tous les blancs).
voir.
tombèrent tsous leur main,
Tousles blancs qui
Toussaint
furent massacrés ou noyés. C'est
mit les noyades en vogue à Saint-Doqui
mingue.
accorda la paix à
Lorsque la république
Toussaint se réunit avec ses troupes
l'Espagne,
de sa fidélité,
aux français. Pour témoignage
trouil fit égorger tous les espagnols qui se
sotfs ses ordres. Sa politique le convaient
duisit à s'emparer des rênes du gouvernement,
suite à l'indépendance ) sous la protecet par
tion des anglais.
De la révolte des muldtres libres.
Les différentes révoltes des mulâtres libres,
leur
ont été une
pour assurer
indépendance, de l'Anglesuite des combinaisons politiques
depuis plus d'un demi-siècle, materre, qui,
l'intention de rendre toutes
nifeste hautement
: son existance reles colonies indépendantes
sur le commerce, et sa population
posant --- Page 68 ---
(56) )
pas d'en avoir en
bornée ne lui permettant peupler les colocest-iedire;
le
souveraineté, c'est dans ces vues que
nies d'anglais ;
inspira aux jésuites 1
cabinet de Saint-James
parricides, - d'endontilprotigeait les principes
; de
dans le Paraguay
vahir la sourerineté
contre les
faire usage à Ssint-Domingue, favorites ; mais de
blancs, de leurs armes
en faire
les sang mélés libres, pour
fait
ménager
comme ils s'étaient
zn peuple nouveau,
des peuplades indes sujets au Paraguay 2
diennes.
auxquelles les muLes diverses révoltes livrés depuis quinze ans,
lâtres libres se sont
qu'ils sont de
jusqu'à l'évidence
prouvent
certitude en étaitmême
caractère séditieux.La
depuis
acquise pour ceux de la Guadeloupe, ceux de
soixante-dix ans, et pour
environ
depuis cinquante ans.
Saint-Domingue, des mulâtres libres, était,
La majeure partic
incorporée avec les
il y a cinquante ans 7
de miliccs. Par
blancs dans lcs compagaies dans les muordre de choses, il n'exislait
Cette
cet
force offensive à eraindre.
lâtres aucune
besoin qu'oni en avait,
force était fixée au
réunion aux blancs,
accessoire. Leur
la
comme
de milices, doublait
dans les compagnies
force de cCS derniers.
tres libres, était,
La majeure partic
incorporée avec les
il y a cinquante ans 7
de miliccs. Par
blancs dans lcs compagaies dans les muordre de choses, il n'exislait
Cette
cet
force offensive à eraindre.
lâtres aucune
besoin qu'oni en avait,
force était fixée au
réunion aux blancs,
accessoire. Leur
la
comme
de milices, doublait
dans les compagnies
force de cCS derniers. --- Page 69 ---
(57)
formé dans ces
On avait impoliliquement de mulâtres
temps reculés; des compagnies
des offilibres, qui étaient commandées par
dans leur caste. Ces officiers sangciers pris
présenterait de
mélés, apprécièrent ce que
armée et conmandée par
force leur caste, 1
les sangeux. Ils obligerent, en conséquence, d'abanavec les blancs,
mêlés, 7 incorporés
de s'enrôler dans les
donner ces derniers, et
compagnies de couleur.
séditieux était trop frapCe mouvement
sur la cause qui
pant, pour qu'on se méprit
coml'avait déterminé. Il fut ordonné queles
seraient commandées
pagnics de mulâtres
afin qu'elles ne puspar des officiers blancs,
en
sent être mises en totalité ou partiellement
connaissance des motifs quiy
"action, qu'avec
détermineraient. mulâtres étaient tellement
En 1770, les
etreconnus danprononcésà Saint-Domingne,
du conseil
gereux, que le procureui-génénat fut obligé, par
supérieur du Port-au-Priace,
du
les devoirs de sa place, de fixer Y'opinion sur
comte de Nolivos,
goanvemeturgtninal,
aux blanes la supréla nécessité de conserver maintenir laforce
matiesurles mulâtres, , pour
tenait les
depuis deux siècles
morale, qui
esclaves dans Fobéissance. --- Page 70 ---
(58 )
mulâtres ont constamment
Depuis 1789,les
(1) : ils ont
révolte à Saint-Domingue
été en
leurs pères. On en a
été en révolte contre
mutuellement au
entendu qui se portaient
mos, mai touyé quena
parricide. < Touyépapa je tuerai le tien).
>> toué. >> (Tue mon père,
espagnols. Les
Ils ont été réunis aux mulâtres les mains de ces
tombaient dans
colons qui
vendus aux nègres
assassins, furent par eux
Ils .ont
sous Jeurs yeux.
qui les égorgeaient Y'assemblée nationale et
été en révolte contre
au décret du
le roi, en refusant d'obtempérer
accordait aux assemblées
28 septembre, qui
surl'état des personnes
coloniales deprononcer
des hommes
non libres, et sur l'état politique fois en révolte
de couleur. Ils ont été trois
ils ont' fait
du directoire :
contre les agens
Laveaux et plusieurs
arrêter le gouverneur autorités. Sonthonax
membres des premières
de
le cri de sa conscience,
a été obligé, par
mulâtres étaient en
proclamer que ses frères
qu'ils voulaient
révolte contre la mère-patrie ;
boucher au quar-
(1) Le nommé Ogé, quarteron, ou il fut illuminé.
tier du Dondon, vint en France, fut chef de la pre11 repassa dans la colonie, et
en France, démière révolte. Il s'était fait peindre
soré de la croix de Saint-Louis.
des premières
de
le cri de sa conscience,
a été obligé, par
mulâtres étaient en
proclamer que ses frères
qu'ils voulaient
révolte contre la mère-patrie ;
boucher au quar-
(1) Le nommé Ogé, quarteron, ou il fut illuminé.
tier du Dondon, vint en France, fut chef de la pre11 repassa dans la colonie, et
en France, démière révolte. Il s'était fait peindre
soré de la croix de Saint-Louis. --- Page 71 ---
(59)
étaient des
rendre indépendans ; qu'ils
se
conduits aux crimes par des chefs
assassins
Villate, Duval,
atroces : les deux Rigaud,
et Pinchinat.
Monville, Salomon, Lefranc contre TousLes mulâtres ont été en révolte
dans le
usurper la souveraineté
saint, pour de la colonie. Ce chefnoir ayant
sud et) Vouest
les poursuivit comme
découvert leur complot,
de fuir
et les contraignit
des êtres dangereux,
près de lui
le sol de la colonie : il ne conserva lui étaient
les chefs des mulâtres qui
que
dévoués, notamment Lamartientièrement
par les mêmes prinnière. Ils se révolteront,
les
Dessalines; s'ils se voyent
cipes, contre
à leurs anciens
plus faibles, ils se réuniront
et traîtreuse-.
alliés, les mulâtres espagnols, avantageux à la
Il serait
ment aux français. de les abandonner à euxchose publique,
contre Dessalines et Christophe.
mêmes ,
succès de l'armée franAprès les premiers
à nos troupes,
çaise, les mulâtres se réunirent
heureuses
dans l'espoir de quelques chances l'armée
Le fléau qui a ravègé
à leurs projets.
et officiers
leur fut favorable; les généraux vendémiaire
mulâtres se, révoltèrent le 22
Leclerc.
contre le copitaine-général
an XI,
la caste entière ayant eu l'asSix mois après,
elle
surance de la guerre avec lAngleterre, --- Page 72 ---
( (60)
contre le capitaine-général
se mit en révolte
Rochambeau.
les esclaves à la
Les mulâtres ont porté
dans
révolte: ils en ont fait l'aveu en l'an IV,
disent-ils, eut
plusieurs écrits. < Toussaint, y
de réunir les blancs
> pitié du projetinsenséd
noirs, contre les muldtres, parce
> aux
et
> qu'ils se sont levés contre P'oppression, la
ont secondé les africains dans
>> qu'ils
de leur liberté. >
> conquéte
ceux des mulâtres qui
Lorsqu'on a appelé
à
paraissaient ne pas être réunis aux révoltés,
le serment civique, on inséra dans
prêter
aux blancs.Cette
ce sementdeporteropecd,
de dépena
clause étant une reconnaissance
les blanes, les mulâtres s'y
dance envers
refusèrent.
firent les mulâtres de porter
1 Le refus que
détruisit la force morespect à leurs pères,
comnaître le.
rale, en même temps qu'il fit
de leur orgueil et leur prétention, ) nondegré
des droits, mais à s'éleseulement aVégalité
ver à la suprématie.
de telle imporLes mulâtres s'apprécient
à la classe
tance, qu'ils se croyent supérieurs
des autres hommes. Serait-ce sous lcs rapports
Par leur imdes forfaits qu'ils ont commis?
leurs cruautés envers leurs nègres,
moralité,
comnaître le.
rale, en même temps qu'il fit
de leur orgueil et leur prétention, ) nondegré
des droits, mais à s'éleseulement aVégalité
ver à la suprématie.
de telle imporLes mulâtres s'apprécient
à la classe
tance, qu'ils se croyent supérieurs
des autres hommes. Serait-ce sous lcs rapports
Par leur imdes forfaits qu'ils ont commis?
leurs cruautés envers leurs nègres,
moralité, --- Page 73 ---
(6i)
Ieur insociabilité et leur mépris envers leurs
inféricurs ? Par leur caractère félon et leur
lâcheté, lorsqu'ilfautg tgsermgyeran-iebempeur
l'intérêt de la patrie (1)?
de tels hommes qu'on élève au
Et ce sont
des
ultri I En croyant faire l'éloge
nec plus
mulâtres, on n'a fait que les démasquer.
Un de leurs défenseurs a écrit: K Les muldtres
sans le secours des blancs,
>
peuvent,
> livrer la colonic à une puissance étrangère;
les blancs ne le peuvent pas sans le secours
>
> des mulâtres. >
à
colonie doit particuCe défenseur, quila
elle a été
lièrement les malheurs auxquels
livrée,n'a
senti qu'au lieu de faire l'apopas
il les présentait comme
logie des mulâtres,
des hommes sur la foi desquels on ne pouvait e
Les mulâtres ont prouvé au siége de Carta-
(1)
étaient lâches. Ils ont prouvé
gêne, en 1697, qu'ils
d'Améà Savannah, en 1779, lors de la guerre
rique, qu'ils n'avaient pas acquis plus de courage
pendantles quatre-vingts annéesqui se sont écoulées,
durant ces deux époques humiliantes pour eux.
Dans le même temps 2 les quarterons et les métifs
supporter les humiliations les plus dépréférèrent
de fournir un seul hoinme
gradantes. 2 plutôt que
pour T'expédition de Savannah. --- Page 74 ---
(63) )
surveiller et de
convenait de
compter 1 quil
de nuire.
leur ôter les moyens
que M. Id
C'est au nou de tels hommes, la vindicte pucrie anathème et provoque
blique.
commise, dit M. Id...
K Une faute funeste
dans lequel on a
>> a été le mécontentement tous les genres de
les mulâtres par
à
>> jeté
dans le sud plus
Ils s'élevaient
> vexations.
hommes (1), tous aguerris,
>> de huit mille
contré les nègres
nourrissant
> entreprenans, égale àl la furetraveclaquale
animosité
salut de
> une
identifiés au
avaient été traités;
> ils
(2),
n
d'immenses possessions
>> la colonie par
hommes, femmes
des mulâtres,
(:) La population
de 30 omilleindividus.
et enfans, n'était, en 1789,que
En l'an XI,
Toussaint en a fait périrles trois quarts.
M. Id . cette population
et à l'époque dont parle de 8 mille individus des deux
était réduite à moins alors, tout au plus, deux
sexes. Il existait donc
les armes dans
en état de porier
mille sang-mûlés
cette colonie.
les mulâtres, provien-
(2) Celles que possèdent pour les productions
nent des bloncs. L'immensité
se réduisait au
qu'ils livraient au commerce, des blancs, ces possesDans les mains
rendraient le
singtiène.
dans Y'ouest et le sud,
sions, qui sont
quintuple.
tout au plus, deux
sexes. Il existait donc
les armes dans
en état de porier
mille sang-mûlés
cette colonie.
les mulâtres, provien-
(2) Celles que possèdent pour les productions
nent des bloncs. L'immensité
se réduisait au
qu'ils livraient au commerce, des blancs, ces possesDans les mains
rendraient le
singtiène.
dans Y'ouest et le sud,
sions, qui sont
quintuple. --- Page 75 ---
(63 a )
était la leur (r). Eh bien! qui
S notre cause
dont l'union avec
> croirait que ces hommes,
nous rendait invincibles (2),
> nos troupes
hélas trop
> ont été placés par des mesures,
de
dans Faternativeafreuse
> rigoureuses,
L'étendard de
> la rebellion ou de la mort!
il
révolte a été levé ; dans six semaines
> la
restait dans le sud (3), que quel-
> ne nous
vérité bien doulouVoilà une
> ques bourgs.
voulu la renfermer dans
> reuse 5 en vain,j'ai
vous me
âme : intérêts de ma patrie,
> mon
> l'avez arrachéel>
ou
Eh ! quels sont ces grands coupables,
les mulâtres dans l'altercelui qui a placé
de la rebellion ow de la mort?
native afreuse
Si M. Id parle des indépendans. 1 il a
(1)
son affirmation n'est
raison. Dans le cas contraire,
pas véridique.
Les mulâtres ne se sont réunis à'nos troupes,
(2)
le succès était cerque lorsqu'ils ont reconnu que
la
tain, et que les nègres étaient subjugués par de
valeur des Français. La majeure partie était hors
la colonie.
(3) Le sud a été envahi par des nègres comsous le
mandés par des généraux mulâtres, qui,
s'étajent réfugiés à la Jarégime de Toussaint,
maique. --- Page 76 ---
(64)
de M. Id..
; ne désigner
C'est le secrel
c'est les inculper tous.
aucun des généraux, très-adroite. On pourra
Cette politique est
ce n'est
répondre à tous indiriduellement: même accuser les
pas vous ; on pourra
morts.
coupable n'est cependant point
Le prétendu
suivantes déchirent le
mort. Les deux phrases
voile qui le couvre.
dit M. Id...
à Saint-Domningue,
étran-
< Envoyer
les localités seraient
> un chef à qui
des écoles 3 y faire
c'est lui préparer
ses vio-
> gères,
aura marqué par
> passer celui quiy
>
c'est tout gâter.
2 il
> lences,
chez M. Id.
Tout est énigmatique d'esprit, pour devifaut trop de pénétration
celui; dans
le pronoin
ner à qui se rapporte tortueuse de la citation. De
la dernière phrase
nommez ce préM. Id 2
la franchise,
tendu coupable.
a-t-il pu oublier
Comment M. Id.
mulâtres ont été
dans tous les temps, les
de leurs
que
à la patrie, et assassins
traîtres
pour
lui qui,
termntsitcredaneur
pèrcs,
sous les ordres des généraux
la partie du sud,
a réclamé en
Kerverseaux et Desfournaus, au nom de
l'an IV, comme conspirateurs, des mulâtres qui, en
Sonthonaz, les chefs
fuyant
coupable.
a-t-il pu oublier
Comment M. Id.
mulâtres ont été
dans tous les temps, les
de leurs
que
à la patrie, et assassins
traîtres
pour
lui qui,
termntsitcredaneur
pèrcs,
sous les ordres des généraux
la partie du sud,
a réclamé en
Kerverseaux et Desfournaus, au nom de
l'an IV, comme conspirateurs, des mulâtres qui, en
Sonthonaz, les chefs
fuyant --- Page 77 ---
(65 )
tombés au: poufuyant de la colonie, 2 étaient
et que ces derniers ont revoir des anglais,
fusé de remettre.
Qu'à
Chesbi-uat-reeg
étant dus aux circonstances
Amanamea
miulâtres, comme
qu'on les
du temps où ils ont été commis;
de la
considérés comme étant la suite
-ait:
des droits de Phomme, qui:a
manifestation
ébranlé. toutes les nations de l'Europe 3 qu'enait bien voulu oublier-les projèts des
fin.on
soixante ans, et leurs diffémulâtres, 2 depuis
Mais pouvait-on voir
rentes révoltes, concedo. de Clerveau et de
du même ceil, la révolte
Leclerc 7
Pétion ge contre le capitaine-général
oublier qu'à l'époque de l'arrivée
Pouvait-on Lamartinière fit saisir beaucoup
del'armée, Port-au-Prince; qu'il les conde- blancs au
où s'était tenuel'assem-
-duisit aux Vérrêttes,
commencedes mulâtres (au
blée principale
dans laquelle ils VOment de la révolution),
de
resunanimement le refus
porter
tèrent
là, Lamartinière: fit
pect aux blancs ; et que
distinction d'âge
égorgeritous ces blancs sans
inix de sexe.
Clerveauiet Pétion étaient, en vendémiaire
ene
l'âme de
an XI, et sont : encore aujourd'hui, mulâtres,
leur caste: La.levée en masse des E --- Page 78 ---
(66) Rochambeau, était
contre le eapitaine-genéral
son prédécesla suite de leur révolte.contré différé durant six
seur; la caste entière n'a
sa rebellion,
mois à prononcer ouvertenient auxiliaires les anglais,
qu'afin d'avoir pour
ils
les
leurs anciens alliés, dont connaissaient
hostiles contre la France.
dispositions
c'est par suite des meDira-t-on aussi que
que ces deux
sures, hélas I trop rigoureuses, officiers, se sont réchéfs mulâtrés et leurs
Leclerc7ils
voltés contre le cspitaine-général et de richesses;
étaient comblés d'honnéurs solde et de table était
leur traitement de
Le général
acquitté de préférence.
toujours
particuliète
Leclerc avait une prédilection jours quillés
Pétion; ily avait quatré
Cleipour réunis en un bânquet splandide.
avait
Pétion recevaient ces témoignages
veau et
dédain. Ils disaient avec Desd'affections avec
> (ils
K Yogaghépeur.
salines et Christophe:
ont peur ).
eu Tintention de
Tonssaint avait également
Chrisrévolter de nouveau. Dessalines,
se
et Pétion, non moins ambitophe; Clerveau ancien chef, le dénoncèrent
tieux que leur ermemendetauanie Touspour s'émparer
France:
saint fut embarqué pour les fonctions d'insDessalines remplisait
ages
veau et
dédain. Ils disaient avec Desd'affections avec
> (ils
K Yogaghépeur.
salines et Christophe:
ont peur ).
eu Tintention de
Tonssaint avait également
Chrisrévolter de nouveau. Dessalines,
se
et Pétion, non moins ambitophe; Clerveau ancien chef, le dénoncèrent
tieux que leur ermemendetauanie Touspour s'émparer
France:
saint fut embarqué pour les fonctions d'insDessalines remplisait --- Page 79 ---
(67 )
troupes de sa caste. Elles
pecteur-général-des
consistaient en treize demi-brigades > qui
Elles formaient alors une
étaient incomplètes.
armée de sept mille hommes.
étaient réLes deux tiers de ces troupes
à une demi - lieue dela ville du Cap,
partis les ordres de Christophe et de Clerveau,
sous
etdu Hautdans les bourgs de la Petite-Ance
Le troisième tiers était taux Gonaives
du Cap.
le commandement de Pétion.
sous
nègres et mulâtres réunirent
Ces généraux
Ils renvoyèrent au capitaineleurs troupes.
canonniers blancs
général Leclerc, quelques
et lui firent
qu'ils avaient en leur disposition,
luidonnaient trois jours pour évadire qu'ils
du
la colonie. Lors de Pévacuation Caps
cuer
euClerveau ne voulaient également
Christophe
aecorder que trois jours au capitaine-général
Rochambeau.
du Cap consistait alors en cing
sLa garnison
hommes de troupes de ligne, qui porcents
le
de la cruelle maladie
taient en eux germe
mois, et en un
qui régnait depuis plusieurs
pareil nombre de gardes nationales, organisées le jour même. Le capitaine-général Lemit à la tête d'une partie de la garniclerc se
nationale; il fonça
son et de toute la garde
sur les révoltés, et en fit un tel carnage, que
E 2 --- Page 80 ---
(68) attaques ne furent
un an,leurs
pendantenviron incursions de bandits.
plus.que des
premiers mois de l'an XI,
Pendantles quatre
sourdement : l'arles mulâtres machinerent renforts leur en imposait ;
rivée de quelques
que la guerré avecAngleterre
ils craignaient D'après les avis qu'ils reçurent,
n'eût pas lieu. d'audace avec le renouvelils augmentérent
l'année précédente,
lerient de la saison qui,
avait été si. fatale à l'armée française. an XI,
connaissance en pluviose
in-On eut
del'Ouest etdu Sud, étaient
que.lés mulâtres
annonçait des résoludans une rumeur violentes, qui
que leurs. propos
tions d'autant plus
Onappritquils
mtmsmtieaheated liaisons avec Dessalines
resserraient leurs
que le capitainede Clerveaus
On
Berl'estrenise cherchait à réunir aux français. de foi à
général
quil n'y avait plus
eut la certitude
Cangé, ni sur
faire sur le général de brigade
aussi que
Ferou. On apprit
le commandant chefs mulâtres avec les génél'intimité de ces
et avec Capoiz-laraux nègres déjà désignés, et l'un des hommes
Mort , autte chef nègre
T'Afrique, tenféroce qu'ait produit
le plus
tous les blancs de la colonie.
dait à éxpulser
circuler des lettres
Ces mulâtres faisaient
ils témoiavaient reçues de létrangers
qu'ils
brigade
aussi que
Ferou. On apprit
le commandant chefs mulâtres avec les génél'intimité de ces
et avec Capoiz-laraux nègres déjà désignés, et l'un des hommes
Mort , autte chef nègre
T'Afrique, tenféroce qu'ait produit
le plus
tous les blancs de la colonie.
dait à éxpulser
circuler des lettres
Ces mulâtres faisaient
ils témoiavaient reçues de létrangers
qu'ils --- Page 81 ---
(69)
leur
indécente, de ce qu'on
gnaient une joie
était
annonçait que la guerre aveclAngleterre en eut les precertaine. C'est par eux qu'on deux mois avant
miers avis. Ils Vannoncèrent Begon, mulâtre
qu'on n'en eût la certitude.
manigrand-amiral,
pécheur, 2 actuellement
le nombre de
festait alors ses projets 2 par sur les côtes,
barges (1) qu'il faisait construire
Portdepuis la baye des Flamands jusqu'au
au-Prince et St.-Marc. avait à reprocher aux
Malgré tout ce qu'on
de Clerveau et
mulâtres depuis la révolte
considérant
Pétion, le général en chef ne
de
l'état, n'écoutant point les
que T'intérêt de
quitenaient encore
clabauderies des personnes suivit la marche poliaux anciens préjugés, et leur continua les
tique de son prédécesseur, leurs femmes aux
mêmes égards. Il assimila donna pour calblanches dans les fêtes qu'il
la
le
1 sur les craintes qu'inspirait
mer public
chaque jour l'armée. Le
maladie qui décimait d'autantplus de raison
eapitsinegenilavaitd marche politique, que plusieurs
de tenir cette
etdes personnes
fonctionnaires, des employés, avaient épousé
chargées de diverses services 2
embarquations pontées, por-
(1) Barges 5 petites et allant à voile et à rames.
tant 25 à 30 hommes, --- Page 82 ---
(70)
femmes de couleur et de couleur mitigée,
des
colonies françaises.
nées dans les différentes
les mulâtres,
Il fallait ependanteonvainerel leurs menées et e
avait connaissance de
qu'on
intentions. Le capitaine-géde leurs perfides
parRochambeau, dont le caractereétait
néral
connu des mulâtres 2 puisqu'ils
faitement
lors de son premier
avaient écrit en l'an.IV,
à SL.-Domingue > et pour
commandement
était inflexible et ne
faire son éloge : < qu'il
des circonsplier sous le joug
> savait pas
s'agissait de l'honneur > 9
> tances, lorsqu'il
les assimilant aux
voulant leur prouver qu'en
iln'agissait pas d'après le sens
blancs,
LoRE
sentait leur expression <yo gagnépeurs, trois
donna un bal dans un salon tendu aux
couleur, blanc, jaune et noir , qui présentait
l'embléme d'une réunion générale
aux yeux
mais qui dans son véritable
des trois castes 2
choisissez entre
disait à la castejaune :
sens,
les noirs. Ils fuirent voyant leur
les blancs et
On avait espéré qu'ils
trahison découverte.
de leur conduite.
témoigneraient des regrets
l'époque de ce bal emblématique ,
Jusqu'a avaient été choiés , et tout leur
les mulâtres
du
>
avait prouvé de la part
gouvernement, lcs
aurait plus de différence entre
quiln'y
mulâtres avaient été adblancs et eux. Des
une :
sens,
les noirs. Ils fuirent voyant leur
les blancs et
On avait espéré qu'ils
trahison découverte.
de leur conduite.
témoigneraient des regrets
l'époque de ce bal emblématique ,
Jusqu'a avaient été choiés , et tout leur
les mulâtres
du
>
avait prouvé de la part
gouvernement, lcs
aurait plus de différence entre
quiln'y
mulâtres avaient été adblancs et eux. Des --- Page 83 ---
(7:) dans le militaire ; d'aumis avec distinction dans les bureaux des ditres étaient employés suivant leur capacité.
verses administrations, 1
defait,
qu'on les naturalisait
C'était pendant
contre les français 5 lorsqu'ils s'acharnaient
leur reconauraient dû leur témoigner
qu'ils
naissance.
l'existence de la trahison des
La preuve de
long-temps. On
mulâtres était acquise depuis leur dissimula certitude que
avait également
L'explosion. sC manilation était à son terme. certains de la guerre
festa dès qu'ils furent
1 les cirSur ces entrefaites
avec l'Angleterre.
de repousser un
constances commandèrent armés. Le général
rassemblement de nègres
nationales
Darbois (s) commanda aux gardes Le commulâtres, de se réunir à nos troupes.
Ferou répondit : < Nous sommes
mandant
mais c'est contre les
>. prêts à combattre,
les devoirs de sa place,
(1) Ce général qui, par autre, de sévir contre les
été obligé 7 plus que tout
à la
a été victime de son déyouement
mulâtres 1
entre
Il est mort prématurément
chose publique.
Il est certain que les mulâtres
les mains des anglais.
pour
demandé aux anglais cet oflicier-général,
ont
holocauste aux mânes de leurs complices
T'offrir en
justiciés. --- Page 84 ---
(72) )
>> Le général de brigade Cangé
> français.
ouverte.
était également en rebellion
Atteindre'
Alors il n'y eut plus à délibérer.
factieux
tous les moyens possibles 2
les
par La caste entière se trouvait
était.un devoir.
vendémiaire an XII ,
hors de la loi: En
soulevé les
Ar (), fut convaincu d'avoir
mulâtres de la partie du nord, et d'embaucher
furent de nécessité,
pour eux: Les exécutions des délits, ainsi
de la nature
en proportion avaient déjà eu lieu en vendémiaire
qu'elles
et adhéan_XI, contre les agens complices
et Christophe. Si à cette
rans de Dessalines
Leclerc eût pu
époque, le capitaine-général
contre la caste jaune,
sévir rigoureusement
mulâtres
d'après la révolte des généraux
Clerveau et Pétion, , les français n'eussent
d'évacuerla colonie.
pas été obligés
On voit par tous les faits rapportés 2 qu'on
exercéderigucurs sans causes, contre
n'a pas
les mulâtres.
par le capiConquéte de Saint-Domingue
taine-général Leclerc.
Leclerc effectua sans
Le capitaine-général
Il doit la vie à la clémence du capitaine-
(1)
général Rochambean.
généraux
Clerveau et Pétion, , les français n'eussent
d'évacuerla colonie.
pas été obligés
On voit par tous les faits rapportés 2 qu'on
exercéderigucurs sans causes, contre
n'a pas
les mulâtres.
par le capiConquéte de Saint-Domingue
taine-général Leclerc.
Leclerc effectua sans
Le capitaine-général
Il doit la vie à la clémence du capitaine-
(1)
général Rochambean. --- Page 85 ---
(75 )
de SL.-Domingue: 2
auxiliaires 1 la conquête mille hommes qu'il
avec une armée de quinze
de France.
avait en partant
avoir incendié les villes
Les nègres après
dans les
les habitations, , se réfugièrent
et
Ils y furent atteints de
doubles montagnes.
bas les armes à l'artoute part. Ils mirent
rivée des premiers renforts.
éprouvées
de la mer qu'avait
E Les fatigues
malades à T'hôpital dans
V'armée, mirent des
instans du débarquement.
les premiers
du Morne-a-PierLontagastepeakusan Leclerc, et tous
rot, où le capitaine-geinétal ordres furent blessés,
les généraux sous ses
hommes sà l'armée.
enleva plus de douze cents défaut de connaisCette
fut unesnitedu
perte
- et de la manière dont se
sance des localités, L'attaque se fit avec trop
battent les nègres.
peu de troupes (1). énumération d'hommes
En ajoutant à cette
dans les hopitaux,
tués et de malades repartis
Leclerc a été
ceux que le capitaine-général
nombre des troupes eût été assez consi-
(1) Si le
le Morne-à-Pierrot,
dérable pour eernerentiàrement) alors, et avec moins de
la campagne eût éléterminée dans cette attaque. Dessaperte qu'on n'en éprouva
plus.
linés et les autres chels n'existeraient --- Page 86 ---
(74)
dans l'obligation de mettre en garnison dans
on trouvera que ce
les places quilenlevait, mille hommes de
général a fait, avec dix
troupes de ligne, une guerre offensive et
aguerris et
vaincu des ennemis sanguinaires,
habitués à la rapine, par dix années de guerre
contre révoltés. Les nègres étaient
de révoltés
et dans toute la
à cette époque organisés,
séditieux. Ils
force de leur enthousiasme
étaient fortifiésdans P'intériour;ilst possédaient
artillerie considérable, des munitions de
une
et plus de vingt
guerre de toutes espèces,
millions dans leurs caisses militaires, non
compris les richesses métalliques que possédaient leurs généraux.
réunion de
L'armée française formait une
braves. Ils devaient vaincre, quelqu'opposition
les nègres eussent présenté par leur nomque
fut victorieuses en trois mois la
bre. L'armée
colonie fut pacifiée et réorganisée.
lorsque les
Les mulâtres se mmontrèrent
françaises eurent fait plier et fuir les
troupes
des
nègres de toutes parts. Les uns arrivèrent
où Toussaintles avait forcés
diverses Antilles,
à la Jade fuire. Plusieurs de ceux réfugiés
à rentrer.De ce nombre
maique,demanderent
était Férou et Cangé. Le capitaine-genéral dans
leur envoya une frégate, qui les ramena
réorganisée.
lorsque les
Les mulâtres se mmontrèrent
françaises eurent fait plier et fuir les
troupes
des
nègres de toutes parts. Les uns arrivèrent
où Toussaintles avait forcés
diverses Antilles,
à la Jade fuire. Plusieurs de ceux réfugiés
à rentrer.De ce nombre
maique,demanderent
était Férou et Cangé. Le capitaine-genéral dans
leur envoya une frégate, qui les ramena --- Page 87 ---
(75)
Les autres élaient dans la stupeur,
la colonie.
et cachés dans le sud.
l'armée franAprès la campagne terminée, dans les villes, qui,
çaise fut mise en garnison
L'arsont des cimetières.
pour les européens, avantageusement.
mée des nègres campa leurs travaux jourLes esclaves reprirent habitations incennaliers. Les villes (1) et les
diées furent réédifiées.
rendit
apparente des nègres
La tranquillité
faciles de révolte.
aveugle sur leurs moyens
lieu de réédifier le Cap, on eitjeté les
(1) Si, au
à la Pelite-Ance 2
fondemens de la ville capitale
serait encore
ainsi que tout le commandait, nord. Les on troupes franmaitre de toutela partie du
Les vivres de
çaises sont invincibles dans la plaine. de la baye se fût
terre eussent été assurés ; l'entrée
une batinterdite à T'ennemi, en élevant
trouvée
lefort Picolet n'offrant que
terie sur LES RESSIFS, de la rivière du haut du
peu de défense. Un bras
ville. La recounaisCap, eût traversé la nouvelle Napoléon. Tout consance des colons l'eût nommée bâtir une ville du
court à la Petite-Ance pour y
formant dans
premier ordre, et la plus belle, en des troloirs
chaque rue des avenues d'arbres, avec aux maréattenant aux maisons. Quant
couverts 9
suite des traveaux
cages 2 ils eussent disparu par nécessités.
que la défense de la place eût
. Un bras
ville. La recounaisCap, eût traversé la nouvelle Napoléon. Tout consance des colons l'eût nommée bâtir une ville du
court à la Petite-Ance pour y
formant dans
premier ordre, et la plus belle, en des troloirs
chaque rue des avenues d'arbres, avec aux maréattenant aux maisons. Quant
couverts 9
suite des traveaux
cages 2 ils eussent disparu par nécessités.
que la défense de la place eût --- Page 88 ---
(76)
abandonna les français, dès que
La fortune
dans les villes.
l'armée fut mise en garnison maladies infurent atteintes de
Les troupes
arrivèrent de
Rammatoires (1). Celles qui
mortalités ont
(1) Maladies intommatd@res.-L chercher à donner
élé si multipliées 2 qu'il a fallu exislé; la dénomià la maladie. Le fléau a
un nom
restée incertaine. Maladie de
nation dela maladie est
Fièvre jaune, etc.
Siam. - Fièrre des Barbades.-
tous les
l'établissement de la colonie,
Depuis
daus les
en arrivant et en séjournant
européens 3
tribut au climat. Toutes
villes, ont payé un prompt
On n'y connaissait
les maladies sont inftammatoires.
pas la fièvre jaune.
étaient traitées
Avant la révolution, les maladies
d'après les comnahisanscepretiren
à St.-Domingue,
de malades; des bains, des
On sauvait beaucoup malades sont presque tousaignées à propos (les
qu'ils ont prises avec
jours épuisésparies jouissances la maladie se déles femmes de couleur > lorsque
lavage, avec quelques
clare), l'émétique en grand des tisanes un peu acide tartre solube :
grains
d'oranges de bois ou amères;
dulées, des limonades
que tout, des
quelques purgatifs doux; ; mais plus femmes de
soins et des attentions recherchés. (Lus Un bon
couleur excélaient en ce genre de service).
et
sur les malades
coucher, une grande propreté abondamment des
autour d'eux. ( Le pays fournit
et
émoliantes, elc. même lagalse-pareile
plantes
acide tartre solube :
grains
d'oranges de bois ou amères;
dulées, des limonades
que tout, des
quelques purgatifs doux; ; mais plus femmes de
soins et des attentions recherchés. (Lus Un bon
couleur excélaient en ce genre de service).
et
sur les malades
coucher, une grande propreté abondamment des
autour d'eux. ( Le pays fournit
et
émoliantes, elc. même lagalse-pareile
plantes --- Page 89 ---
(77) de la crainte de la
France , furent frappées
avait
toute la confiance qui
mort, et perdirent
dose d'un.quart de plus, produit
la squine ,qui, à la
la meilleure qu'on
le malade le même effet que
sur
dans la colonie ).
: 5
la
apporte
qui était appelée
La veuve Cotin, mulâtresse,
humain 5 guérissait la maladie
bienfaitrice du genre
à ses malades, dans
de Siam, en faisant prendre noix muscade et un
trois verres de.vin rouge, une cendres et; mis en
d'ceuf bien cuits sous les,
jaune
de grandes transpirations,
poudre, ce qui produisait
les malades.
ifa
et sauvait.
a: eu de nos soldats qui ont
On, a publié C qu'ily:
Il est: prouvé par
été atteints: de pustules pianiques. les blancs ne gagnent
deux siècles d'expériences, que avec les négresses:
pas le pian par la cohabitation
beaucoup de
Les mulâtres : en sont. exempts.,.et
exC'est donc.encore un événement
nègres créoles.
:
trgordinaire.
années de la révolution française,
Durant les dix
été garnies de gale
ont continuellement
nos, troupes
Italie, où ces. maladies ne
et. de vérole ,; prises en
lorsqu'on conbénigues. Est-il étonnant,
sont pas
n'ont été- que palliées en
sidère que cesmaladies
que la complila faute des malades,
Europe > par
du pays , ait
cation de ces maux réunisala-maladie Ihn'y a pas eu de maproduit autant de mortalités?
dans les
à Saint-Domingue 2
ladies épidémiques
toûtes les maladies à
années X, XI eti XII. Dans:
ises en
lorsqu'on conbénigues. Est-il étonnant,
sont pas
n'ont été- que palliées en
sidère que cesmaladies
que la complila faute des malades,
Europe > par
du pays , ait
cation de ces maux réunisala-maladie Ihn'y a pas eu de maproduit autant de mortalités?
dans les
à Saint-Domingue 2
ladies épidémiques
toûtes les maladies à
années X, XI eti XII. Dans: --- Page 90 ---
(73 )
succès de l'armée. Si
été l'âne des premiers
en activité
eussent été maintenties
les troupes
principal est de rétablir les
Saint-Domingue, l'objet
transpirations.
les hôpitaux étaient
On a également publié que encombrés de toutes
mal situés, mal distribués,
le tafia
et 'dénués de tout; que
sortes de malades
faut habillerles troupes
nouveau est un poison; qu'il incommodées dans les
en drap, et qu'elles furent
caféteries par les chiques,
de ce que les hôpiLes mortalités sont provenues il en avait de bien
taux étaient dans les villes; y
les hôpitaux
situés et de bien distribués. Comment
de
été encombrés, et manquant
n'eussent-ils pas
toute l'armée élait à
fournitures 2 lorsque presque dans les hôpitaux rend
Thopital. L'encombrement et
les malades
les maladies mortelles , prive
toutes
des soins quileur sont dus.
exception. Qui
Dénués de tout, ne présente aucune
veut trop prouvér ne prouve rien: sont les années où la
C En 1787, 1788 et 1789, qui etiquil y arrivait
colonie a été la plus florissante;
cents nade France et des Etats-Unis plostatenate demalade
dulcommerce par année,la' jotinnée
vires
était de II liv. 14' s. tournois, , écus;
pour officier, etidu marim, ,3 liv. 18 s.
celle du soldat
a existé 1 len l'an X, pendant
I est constant quil
abondance; les
Yexeroice de la yégie S la plus grande
un exmalades avaient, dans quelqees hôpiteux,
nade France et des Etats-Unis plostatenate demalade
dulcommerce par année,la' jotinnée
vires
était de II liv. 14' s. tournois, , écus;
pour officier, etidu marim, ,3 liv. 18 s.
celle du soldat
a existé 1 len l'an X, pendant
I est constant quil
abondance; les
Yexeroice de la yégie S la plus grande
un exmalades avaient, dans quelqees hôpiteux, --- Page 91 ---
( 79 )
danslesmomnesp pour lek séjour
étaient acclimatées
desquelles elles
en débarquant, elles
se
cessifapétit; tafaim canine. On ne
qu'un exemple.
citera pour preuvè
Il résulte dés états de
relevés de visites qu'il a l'écohome Gramont, et des
que sur quatre cents' maladés produits pour véridiques,
ment pendant trois mois à qu'illy a eu constamCap, ily en avait trois cents Thopital des Pères, > au
entière: Ce qui est plus journellement a portion
malades à portion
extraordinatire, trois cents
ces rèlevés
entière, lous les soirs. Ces étals
portent aussi dotible
et
légers en ris au tait et
portions d'alimens
della portion
pruneaux, malin et soir, en sus
exception; entière, et à tous les malades
mille cenfs independamment d25
encore de
sans
centimes pièce,
ssoizants-cing
consommés en trois
qui se sont trouvés
habitans ne pouvaient moîs, et à une époque ou les
Plis, six mille fràncs de souvent pas s'en procurer.
en vin, matin
confitures. Portion
f'ordré du
et'soir, à tous les malades. entière
ministre de la
D'après
quotité de la préscription guerre, le vin excédant la
delivré pàr la pharmacie. dolimiens, aurait dà être
posées au bureau de là Toutes ces pièces sont déH y a donic 'eu
marine.
-
Taaxipuiaquc abondance dans les
hôpitaux en
généranx ont ataattee fourhi à la
consoimmation,
Eouvernements sur la
1, pour le
doit dla vérité 6'de
demande dés
)
dire qu'il résulte économes, On
des cahiers de
la
delivré pàr la pharmacie. dolimiens, aurait dà être
posées au bureau de là Toutes ces pièces sont déH y a donic 'eu
marine.
-
Taaxipuiaquc abondance dans les
hôpitaux en
généranx ont ataattee fourhi à la
consoimmation,
Eouvernements sur la
1, pour le
doit dla vérité 6'de
demande dés
)
dire qu'il résulte économes, On
des cahiers de --- Page 92 ---
( 80)
eussent
conservées en santé,elles en
fussent
la réunion des forces eût
imposé aux nègres ;
que les officiers de
visites qu'on a pu se procurer,
avec; prusanté en chef ont fixé les prescriptions. les relevés ne sont
mais les états et
dence et sagesses cahiers. de visites. 01 es le
pas conformes aux
mois de l'an XI, les hôpiDans.les, dix premiers Inya pas eu de commerce
taux ontélé al'entreprise. Tout était, hors de prix.
pendant ce laps. de temps. à huit
élait
francs,celleda
La journée d'officier D'après les. consommations
soldat à trois francs.
étaient
extraordinaires,. qui, par les circonstances, acquitter
obligatoires, ( c'était trop peu pour
devenues
en traites et par
T'effectif des journées, en payant de, la journée en
à compte. La différence des prix 1788. et; 1789, était
l'an X1, avec ceux de 1787,1
d'un tiers en moins pour les entrepreneurs.
de plus
déterminé le, préfet Magnytot,
Cette considération a,
de près, de moitié, aux
d'accorder. une augmentation ont pris le service le
nouveaux entrepreneurs qui
da
de mettreAl Lla.charge
an XIl,et
Ier. vendémiaire,
bl
extraordinaires
toutes les dépenses
d'entregouvernement
avait offert
Un. économe
de circonstancos.
fraucs la. jourcée d'offiprendre ce service à quatre joarnalière, des officier et du.soldat : la nourriture, Il eût élé imprudent
:2 ciers de santé à sa, charge:
Timpossible, de
une. pareille soumission..
d'accepter service A ce, prix, élait évidentn 1"1 71 2
satisfaire au
disuille.-Ikeste en effet trèsTafa nouvellement
été
ert
Un. économe
de circonstancos.
fraucs la. jourcée d'offiprendre ce service à quatre joarnalière, des officier et du.soldat : la nourriture, Il eût élé imprudent
:2 ciers de santé à sa, charge:
Timpossible, de
une. pareille soumission..
d'accepter service A ce, prix, élait évidentn 1"1 71 2
satisfaire au
disuille.-Ikeste en effet trèsTafa nouvellement
été --- Page 93 ---
(8r) )
été facile, étant maitre de
places le long de la côte
l'intérieur et des
: elles eussent assuré
nuisible à la santé des troupes. Il exalte
nègres. Il n'a jamais existé
la tête des
aucun
police en vigueur contre la facile réglement de
s'en faisait, Le vieux tafia
distribution qui
est
devrait en être
balsamique : il ne
délivré aux nègres que ce
peuvent en boire au moment
qu'ils
demande, ou sur un bon de leurs qu'ils en font la
service des habitations. La
maitres, pour le
étreexclusivement
vente du tafia devrait
autorisés
réservée à des blancs qui
ad hoc.
seraient
Vétemens des troupes. - Habit-yeste
de drap, en campagne, Hors du
et pantalon
veste et pantalons
service, deux habitssans pieds, de coutil
obliger à la propreté.
blanc, pour
Les Chigues-Cet insecte s'attache de
aux pieds mal-propres. Ce n'est
préférence
les cafeyeres qu'il existe
pas seulement dans
des
toutes les habitations
chiques, mais dans
l'attention
et dans les villes, On avait
dans les
nellement à
habitations, 2 de faire aller jourl'hôpital les enfans des
leur visitait les pieds et les mains. nègres , où on
paresseux et les
Il n'y a que les
par les
mal-propres qui se laissent
chiques. A la première
ronger
faut avoir soin de les faire
démangenison, il
tabac dans le trou. Le
retirer, et mettre du
rocou est le' poison
ques : elles s'altachent dans la
des chinaire et de
chair ; mais d'ordipréférence, au-dessous et au-dessus des
F
visitait les pieds et les mains. nègres , où on
paresseux et les
Il n'y a que les
par les
mal-propres qui se laissent
chiques. A la première
ronger
faut avoir soin de les faire
démangenison, il
tabac dans le trou. Le
retirer, et mettre du
rocou est le' poison
ques : elles s'altachent dans la
des chinaire et de
chair ; mais d'ordipréférence, au-dessous et au-dessus des
F --- Page 94 ---
82 )
la trandes blancs; et maintenu
la sécurité
lorsque, téparties dans
quillité dans les plaines;1
il n'y a pas de
les villes ou dans les plaines,
troupes
leséjour des mornes.Les
sécurité pour
été animées du desir
gui arrivèrent. eussent
de partager la
de rejoindre leurs-devanciers, et de mériter d'être
gloire de leurs exploits 9
de la
nombre des défenseurs
A
comptées au
trouvé dans les mornes 2
cblonie. L'armée eût
salaisons y eusabondante;les
une nourriture
dans les villes c'est un
sent été utiles, lorsque culture eût été reprisé
alimént meurtrier. La
d'assurer
succès et on eût eu le temps
avec
immuablement .
lordre.
c'est
faute a été commise; la
Une grande.
manifesté affirmativement
de n'avoir pas
du départ de
souveraine: A l'époque
volonté
de France, le gouverneParniée des ports
d'aplintention bien prononcée
inent avait
à la liberté
les
nègres deSaint-Doningue:
peler
S1
s'enveloppe d'une menongles des pieds. La chique elle pond, Il faut scabrane blanche, dans laquelle de la poche > et la retirer
rifier la chair tout autour
des ceufs dans la
entière. Si on la rompt, il reste est exposé à des
chair, et l'homme mal-propre diflicile de guérir.
ulcères maling qu'il est --- Page 95 ---
(83 )
conditionnellés c'est-à-dire, les
la liberté à travailler.
obliger avec
Les nègres cultivateurs ont été dans
certitude de leur sort, d'après
l'inToussaint, à main armée. Les l'opposition de
jetés dans les
colons se sont
chant dans le espaces imaginaires, en cherToussaint
silence; des chefs, après
se fut soumis, à pénétrer
que
ce que
des
mtntmmimatirer
chefs, il est résulté un conflit Dusilence
les uns prétendaient
d'opinions :
libres, les'
que les nègres étaient
autres assuraient qu'ils
maintenus dans l'eselavage.
étaient
niers, ily y en a eu qui ont
Dans ces derle prix de leur liberté,
reçu de leurs nègres
nérale; les cliefs révoltés Lincertitude était géfaire reprendréles
en ont profité, pour
Mais
armes aux nègres.
que pouvait seul le
Leclerc? La suite i des
capitiine-générat
événemiens,
l'époque de son décès,
jusqu'à
dans sa confiance. Les prouve qu'il était trahi
nus à l'avanceyde
révoltés étaient prévetoutes les sages
qu'il était dans l'intention de
dispositions
devancé aussitôt
prendre; il était
tion. Qui
qu'il avait pris. une résoluinformait les révoltés?
leur
fournissait dès munitions de
Qui
qu'ils en
guerre, avant
euissentreçu des anglais etdes
améticains ?
anglou
F 2
,
jusqu'à
dans sa confiance. Les prouve qu'il était trahi
nus à l'avanceyde
révoltés étaient prévetoutes les sages
qu'il était dans l'intention de
dispositions
devancé aussitôt
prendre; il était
tion. Qui
qu'il avait pris. une résoluinformait les révoltés?
leur
fournissait dès munitions de
Qui
qu'ils en
guerre, avant
euissentreçu des anglais etdes
améticains ?
anglou
F 2 --- Page 96 ---
(84)
d'organiser en garde
1 paraisait naturel des villes qui isy trounationale, les habitués
mais on ne pouvaient à Varrivée de l'armée;
La
avoir confiance en personne- .
vait alors
des villes aimait le goumajorité des habitués
parce qu'il les avait
vernenient de Toussaint,
Lede richesses. Le cmpitaine-geniral étaient pour le
gorgés
les français qui
dont la
clerc distingua de Y'ordre, de ceux De là
xttablissement qu'on les surveillât.
cupidité exigeait
les blancs,et
l'obligation de désarmer
dériva
en garde nationale,
de n'avoir pu les organiser sûreté personnelle se
qu'à Tépoque où leur
et pour prééminemment en danger,
trouva
fussent victimes de Dessalines,
venirqu'ils nef
an XI, les eût également
qui, en vendémiaire n'avoir pas pris ouvertefait massacrer pour
C'était politique.
ment le parti de Toussaint. de l'arrivée des
L'incertitude sur l'époque nécessaires contre
renforts deFrance, devenus la révolte des
Vattente générale, d'après obligea le capinègres et muldtres, évacuer par nos
généraux
Leclerc à faire
de la partie
tsine-général toutes les places et forts
et de
troupes le môle Saint-Nicolas excepté,
du nord,
Voyant sa fin approau Cap.
les centraliser
de lui le général Rochamcher, ilappela près
quil élait désigné pour
beau, en lui annonçant --- Page 97 ---
(85 )
(1) plus que la
lui succéder. Le chagrin
Leconduisit le capitaine-général
maladie,
brumaire an XI;
le onze
clerc au tombeau,
après la révolte
c'est-à-dire, dix-neuf fjours
des nègres et des mulâtres.
Rochambeau au comAvénement du général
mandement en chef à Saint-Dominguede division Rochambeau comLe général
Il n'y a pas de doute que si le capitaine-géné-
(1)
avait eu à sa disposition 2 au moment
ral Leclerc
mulâtres Clerveau et Pétion 3
de l'attaque par les
rebelles eussent été en1,500 hommes de plus, les
cerdéfaits. Le succès était également
tièrement
l'arrivée
mettant beaucoup de célérité pour
tain, en
étaient au Borgne. Le capitainedes troupes qui
commandant
donna ordre à T'officier-général
général
de se rendre de suite au Cap, par
cette division,
Ce général fut obligé de
terre, avec ses troupes.
des blancs. Le
poursauver
perdre un temps précieux. d'antant plus de chagrin., que
capitaine-général prit
attaquer les
chaque heure perdue sans pouvoir leur audace. Le
leur force et
révoltés 2 augmentait
n'était qu'une suite de
moral souffrit. La fièvre qui
devint mortelle. Le général de division,
faligues >
obtenu des embarcations, fit Véaprès après avoir
mer. Il arriva au Cap quelvacuation générale par
chef.
jours après le décès du général en
ques
précieux. d'antant plus de chagrin., que
capitaine-général prit
attaquer les
chaque heure perdue sans pouvoir leur audace. Le
leur force et
révoltés 2 augmentait
n'était qu'une suite de
moral souffrit. La fièvre qui
devint mortelle. Le général de division,
faligues >
obtenu des embarcations, fit Véaprès après avoir
mer. Il arriva au Cap quelvacuation générale par
chef.
jours après le décès du général en
ques --- Page 98 ---
(86 )
il emporta les
mandait au Port-au-Prince; de cette ville, et fut reçu
regrets des habitans
Il futenfin consiau Cap avec enthousiasme.
de la
devant être le restaurateur
déré comme
Leclerc avait
colonie que le capitaine-général de temps,
sauvée àla France.ll perdit en peu
inconcevable, la conet par une bizarrerie
villes. La véritable
fiance des habitués des
envers le
d'opinion
cause de ce changement due aux circonsRochambeau, est
général
de tenirrigoureuseEonomaguicemmabsend sous les armes, et de
ment tous les français
dans le service.
sévir contre les négligences
savait que
Rochambeau
Le capitaine-général villes eussent voulu se
si les habitués des
militaire, en août
soumettre à la discipline
des nègres et
lors de la première révolte
1791,
ils étaient assez nombreux pour
des mulâtres,
forcer les révoltés à
arrêter la rebellion et
rentrer sous le joug (1).
que le
reproches que les ingrats
Quelques
la
d'avoir fait,
Rochambeau a gloire
général
contre lui, ils n'ont osé attaaient imaginés
de Blanchelande écrivit, à
(*) Le gouverneur
de la marine : < Il est
cettc époque, au ministre deux mille gardes natioplus difficile de.conduire hommes de troupes de ligne.
nales, que centl mille --- Page 99 ---
(87) )
fidélité à Sa Majesté Impériale, sa
quer sa
qui fail la base de son
bravoure ni l'honneur
caractère ; ils ne lui contestent pas non plus,
été
des généraux qui étaient
qu'il a
l'exemple
Leclerck
sous les ordres du capitaine-génétal lui les cir
Le général Rochambeau a pour
antérieures àl'exercice de son préconstances
les causes de la révolte des
décesseur, et
cet exercice.
nègres et des mulâtres pendant
à choisir
Il a pour lui la difficulté d'avoir eu
auxiliaires, entre deux castes
le mieux pour
anciens maîtres, et qui is'é- à
ennemies de leurs
les
envers ces derniers aux excès
taient portées
de.n'avoir pas pu,
plus atroces. Il a pour lui,
meitre
Leclerc,
plus que le eapitine-général
des
de confiance dans les blancs 1 la majorité
des villes regreltant, on le répète, le
habitués
de Toussaint, qui les avait-enrichis.
régime
ont manifestés
Il a pourlui les principes qu'ils révolution dode la
dans le commencement
et victime,
mingoise, dont il avait été témoin
eux. Il a enfin pour lui,
ayant été déporté par
:
la guerre avec l'Angleterre.
RoA l'avénement du capitaine-genéral
de Saint-Dochambeau au gouvernement
de forces
mingue, l'armée présentait très-peu
Les malades et les convalescens
disponibles.
unee existance
ntsincertaint.lanepre
avaient
es qu'ils révolution dode la
dans le commencement
et victime,
mingoise, dont il avait été témoin
eux. Il a enfin pour lui,
ayant été déporté par
:
la guerre avec l'Angleterre.
RoA l'avénement du capitaine-genéral
de Saint-Dochambeau au gouvernement
de forces
mingue, l'armée présentait très-peu
Les malades et les convalescens
disponibles.
unee existance
ntsincertaint.lanepre
avaient --- Page 100 ---
(88 )
armée était dans la garde nationale
sentation
dans toutes les villes,
nouvellement organisée hommes de troupes
et dans cinq à six mille
dans quinze
aclimatés, répartis
de ligne,non
situés sur cent cinquante
places ou forts,
qui arrivèrent,
lieues de côtes. Les renforts
détabataillon, détachement par
bataillon par
après la mort du capitaine-général
chement,
avec T'Angleterre 9
Leclerc, jusqu'à la guerre
dont chaque
s'élevèrent à neuf mille hommes,
Les solla maladie diminuait le nombre.
Les
jour
désertèrent par compagnies.
dats polonais arriver avec peine des g.
troupes virent
Ils furent plus nuisibles qu'utiles.
M. Id. : (t), à qui
Un fonctionnaire, caractère et les moeurs des
les localités 3 le
nègres et des mulâtres, sont partieuliberement doulouquinze années d'une bien
connus par
à la
de dire que M. Id
(r) On doit
vérité, administratives
une grande
réunit aux connaissances
d'ordre. Il peut
facilité pour le travail, et beaucoup
de travail
le mode
mieux que personne > simplifier et prévenir les
qu'il convient à Saint-Domingne,
Par son
erreurs qui naissent de sa complication. sera jamais
il ne
caractère et ses connaissances, occupera dans Ja
au-dessous de la place qu'il
del
colonie. - --- Page 101 ---
( - 8g )
luid'après ce qu'il annonce
reuse expérience, été dans les premiers emplois
iméme, et qui a
depuis 1789 à
presque sans interruption, la manière la plus affirl'an XII, s'explique de
de Saintmative dans un précis sur la situation
les
éclairer son pays sur
Domingue, pour
de cette colonie.
causes de l'évacuation ici, dit -M. Id 2
K Je m'abstiendrai
immédiates qui ont
dans les causes
> d'entrer
catastrophe de Saint-
>> forcé la dernière
assez manifestées:
elles se sont
> Domingue;
et la
il suffira de dire que Tinexpérience
>
des localités ont enfanté
> méconnaissance incohérens pour le réta-
>> les plans les plus
d'où sont résultés la
de T'ordre;
> blissement
Pouvait-on espérer
le désordre.
> dissonance,
>> autre chose? de sûrs moyens : c'est de
>> Il est encore
a été fait : une consde ce qui
> fairelopposé
bien digérée. Le concours
coloniale
> titution
anciens
de tous les épidermes
-> unanime
liés par leurs inté-
> libres, méeaniquement
> rêts respectifs.
éviterl'éva-
> On aurait pu,je le soutiens, mais la comcuation de cette colonie;
>
aurait dà être dès
> binaison des moyens
calculée et progressivement
> long-temps
>> amenée, >
été fait : une consde ce qui
> fairelopposé
bien digérée. Le concours
coloniale
> titution
anciens
de tous les épidermes
-> unanime
liés par leurs inté-
> libres, méeaniquement
> rêts respectifs.
éviterl'éva-
> On aurait pu,je le soutiens, mais la comcuation de cette colonie;
>
aurait dà être dès
> binaison des moyens
calculée et progressivement
> long-temps
>> amenée, > --- Page 102 ---
(90)
des moyens, pour
Puisque la combinaison de la colonie, aurait die
prévenir l'évacuation calculée, ces réflexions
étre dès long-temps contre les capitainesne peuvent pas porter
Si M. Id
généraux. Leclerc et Rochambeau.
à l'un
l'intention d'en faire Tapplication
a eu:
deux
son affirou à l'autre de ces
généraux avec la
mation se trouve alors en opposition
vérité.
Leclerc, en larrivant à
Le capitaine-général trouvé les nègres en révolte
Saint-Domingue,at Il fallait vaincre, et il
contre la mere-patrie. Unemaladie cruelle
a vaincu sans auxiliaires. l'armée. Les chefs
décimait journellement été comblés d'honneur
nègres et mulôtres ont
révoltés ; même
et de richesses, et ils se sont l'armée dans la
Pétion, qui était passé avec
L'intérêt public a malleurensement
colonie.
mnultipliées, de nécessité
rendu les exécutions
Leclerc était
absolue. Le capitaine-genéral peut mainconvaincu, en mourant, qu'onne
par des
tenir lordre à Saint-Domingue que
extraordinaires.
moyens
Rochambenu, comme
Le ecapitaine-genéral
les rênes
vient de le démontrer, 2 en prenant
on
se trouva dans la position
du gouvernement,
pénible: Ne pouvant
la plus difficile et'la plus
puisque
dans les mulâtres,
avoir de confiance --- Page 103 ---
(91)
chefs étaient en révolte,et que
les principaux
la caste entière avait été dix fois en rebellion
fut obligé de sévir rigoureusedepuis 178gsil
contre les
ment comme son prédécesseur,
et adhérens des révoltés. Les ancomplices
fournissaient
glais et les anglo-américains
des munitions de guerre aux rebelles,
toujours
et les anglais étaient unis avec eux.
Dans de telles circonstances, que pouvaient
Leclerc et Rochamles capitaines-genéraux
asseoir
beau? Sur quelle base cussent-ils pu
des plans de paix intérieure, en considérant
aux chefs muque les bienfaits prodigués
lâtres n'ont servi qu'à les conduire de nouveau à la révolte ?
de
donc l'application : <
A qui se rapporte
et de la MÉCONNAISSANCE
>> l'inexpérience
les plans
LOCALITÉS qui ont enfanté
> DES
incohérens pour le rétablissement
>> les plus
résultés la disso-
>> de l'ordre, d'oit sont
le désordre 7> Ce n'est pas au
> nance,
commandé à
général Rochambeau, , qui a
Saint-Domingue à deux époques différentes :
il avait évidemment autant de connaissance
des localités que M. Id ; mais d'après
ce fonctionnaire : < Que la
ce qu'annonce
aurait di étre
> combinaison des moyens
> DÈS LONG-TEMPS calculée > j contre qui
la disso-
>> de l'ordre, d'oit sont
le désordre 7> Ce n'est pas au
> nance,
commandé à
général Rochambeau, , qui a
Saint-Domingue à deux époques différentes :
il avait évidemment autant de connaissance
des localités que M. Id ; mais d'après
ce fonctionnaire : < Que la
ce qu'annonce
aurait di étre
> combinaison des moyens
> DÈS LONG-TEMPS calculée > j contre qui --- Page 104 ---
(92) )
de ses réflexions génédirige-t-il cette partie
Pour amener progressivement;
rales :. . .
la force réelle ou
il faut avoir à sa disposition
aller en
autrement on ne peut
celle d'opinion,
n'a existé dans la
avant. Ni l'une ni l'autre
la révolte de vendémiaire
colonie, depuis
an XI.
Rochambeau eût pu
Le capitaine-génétal seule expédition ,
être blâmable, si, en une
dix mille
en lui envoyant
à
le gouvernement,
réduit les révoltés
hommes, il n'eût pas
de la guerre avec
T'obéissance avant l'époque déclarée, quinze
Lorsqu'elle fut
l'Angleterre.
indispensables (r).
mille hommes étaient
blanche ayant été immolée,
(1) La population
entravaient les opérales mille considérations qui plus. Le général-comtions militaires n'existent.
à considérer que
mandant n'aura plus aujourd'hui ont à faire la guerre, 3
c'est chez eux que les français d'hommes étrancontre une race
mais uniquement d'Europe; il est certain qu'avec
gers aux peuples
de troupes françaises 2 le
six à huit mille hommes à volonté parcourir l'ile
général Férand pourrait choisir telle position qu'il
dans toute son étendue, et
si un semblable état
lei plairait. Il est à considérer les vues du gouverne:
de chose 2 pourrait remplir de la culture; on ne le
ment pour le rétablissement tentait de faire la conoroit pas. Si une telle armée --- Page 105 ---
(93)
faits au capitaine - général
Reproches
Rochambeau.
de considérer si
Il convient actuellement
mérite les
Rochambeau
le capitaine-général
et s'ila
reproches qu'on a hasardés,
différens
T'évacuation de la
prévenir réellement
pu
de l'ile le nombre des braves quila
quête entière
se soutenir, et imserait obligé, pour
composerait
d'employer à l'infini les moyens
primer la terreur,
ne tomberaient que
de destruction, qui d'ailleurs, T'obéissance 2
sera assurée
sur les cultivateurs, 2 dont nègres seront non-seulorsque les troupes de ligne
de
mais mises dans l'impuissance
lement défaites 2
donc les troupes et leurs
nuire à l'avenir. Ce sont
Le climat et la
chefs qu'il convient d'atteindre.
Comlaisser les cadres incomplets. des
guerre peuvent
Avec des nègres et
ment se rempliraient-ilst
C'est possible, mais
mulâtres français et espagnols. d'inconvéniens.
celte mesure offre beaucoup grande importance,
Il serait néanmoins de la plus Férand, dont l'acdes secours au général
de porter
doivent faire espérer des succès;
tivité et T'entreprise désunion que la présence des
et de profiter de la
naitre éntre les chefs
françaises doit faire
et
troupes
qu'ils seront subjugués.
nègres 2 en les pénétrant
que dans une obéisn'ont de pardon à espérer
qu'ils
sance absolue.
ens.
celte mesure offre beaucoup grande importance,
Il serait néanmoins de la plus Férand, dont l'acdes secours au général
de porter
doivent faire espérer des succès;
tivité et T'entreprise désunion que la présence des
et de profiter de la
naitre éntre les chefs
françaises doit faire
et
troupes
qu'ils seront subjugués.
nègres 2 en les pénétrant
que dans une obéisn'ont de pardon à espérer
qu'ils
sance absolue. --- Page 106 ---
(94)
Thonneur qui fait la bâse
colonie. D'après
sa défense devrait
du caractère de ce général,
pour
de mots : J'aifait
se borner à ce peu
dessiller les yeux aux
le mieuz. Mais pour
que ces reproplus incrédules, on va: prouver
BTr
ches sont controuvés.
on a prétendu
D'après l'opinion publique, maintenir dans la
que ce général, pour se
colonic, eût dà:
dès leur arrivée, 2
1°: Centraliser au Cap 2 adopter le plan
les renforts qu'il avait reçus ;
de défense qu'on lui a proposé.
:
Employer tous les moyens possibles,
2o.
-.
diviser les révoltés: adopter plus promppour
des snowveauzilibres:
tementfenbrigademgne mulâtres dans Laltérnative
ne pas. placer les rebellion ou de la mort , et
afreuse de la
le
des notables ,
utile projet
adopter en temps de vivres dans les habitapour une plantation
ne
tions et terreins attenant au Cap:
Tunion entre les chefs,et
3°. Maintenir
quilny eût pas eu de déportations. les vais4o. Ne pas laisser en stagnation
de l'état.
a al al
seaux
descente à la Jamaique ,
5°. Faire une
été transféré du
lorsque le quartier-général a wlorr 1 B0 Jen'o
U
Port-au-Prince au Cap:
forcé, au6°, On eût desiré que P'emprunt --- Page 107 ---
(g5)
les habitans du Cap, eût
quel ont satisfait de la ville, et quiln'eàt
empéché f'évacution
conduit M. Fedon à étre fusillé.
pas
Tor évacuût sur Santo-Domingo,
7°. Que
, et même dès
avant l'arrivée de Déssalines
l'évacuation de la partie du sud.
On s'était fait l'idée dans le public, 1
8°.
n'était pas assez fort pour
que Déssalines
surtout d'après les
obliger à évacuer le Cap,
de
-
actions de valeur des quatre cents hommes
de ligne, - qui avaient soutenu pendant I
troupes
le feu de l'ennemi 2 ét qui ont
un jour, tout
des troupes de Des:
tué neuf cents hommes bravoure du capitainesalines. D'après la
officiers de Pétat
général : qui; avec quinze
de' sa garde à
major-génétal et une partie
les deux colonnes de douze
chèval, fit replier
le
d'emqui étaient sur point
-
cents brigandss
Verdièrc. On rede vive force le poste
porter
:
d'avoir
proche aussi au J eapitaine-général, donnés
la vie des officiers qu'il avait
exposé
faisant embarquer les nègres
en 6tage, en
e 1
de la chaîne. sour
d'a9°. On reproche au capitaine-genéral trois -
voir remis la place avant d'avoir essuyé L ep
- Ene2
0 -
assauts. était du devoir du capitaine-génétal
Jx I0P. Il
quie le dernier.!
de ne s'embarquer
u0
aine-général, donnés
la vie des officiers qu'il avait
exposé
faisant embarquer les nègres
en 6tage, en
e 1
de la chaîne. sour
d'a9°. On reproche au capitaine-genéral trois -
voir remis la place avant d'avoir essuyé L ep
- Ene2
0 -
assauts. était du devoir du capitaine-génétal
Jx I0P. Il
quie le dernier.!
de ne s'embarquer
u0 --- Page 108 ---
(96)
ce capitaineIIo. On reproche égalementi Partillerie à Desd'avoir remis
général,
salines.
administrateur.
129. De n'être pas
REPROCHE
IER,
les renforts SILT les diffé
D'avoir réparti, colonie, au lieu de les
rens points de la
avoir centralisé au Cap, etc.
Rochambeau, touLEs ennemis du général eux-mémes, ont
jours en opposition avec décentralisélarmée,
accusé ce ginéraldtivoire dans Touest et le
ses troupes
en répartissant lui ont fait en même tempsle reproche
sud. Ils
Dauphin et
d'avoir repris les places dufort du nord , au lieu
dans la partie
du Port-Paiz
qui offroient
de protéger ces deux quartiers
encore des ressources.
- 2 des claces reproches
On peut appeler
baudages d'intérêts. irréfléchis ne tiraient de la
Si ces censeurs
l'indécente
contradiction de leurs opinions, Rochambeat n'a
conséquence que le général avoir occasion de
repris ces places que pour
critiquer --- Page 109 ---
(97)
critiquer les opérations militaires
décesseur, et s'en faire
de son prépremier
un mérite près du
Consul, on n'en
eût fallu être bien
parlerait point. Il
aveugle ou bien
pour oser une censure aussi
impolitique
croira jamais, d'ailleurs,
déplacée ; on ne
puisse avoir de
qu'u nbravemilitaite
pareilles
La possession
petitesses d'âme.
du fort Dauphin était
importance majeure, , surtout la
d'une
vant avec
guerre arrivaisseaux T'Angleterre , pour
- de l'état du
l'attérage des
neutres, dans le cas de 2
commerce et des
escadre anglaise. Sous blocus au Cap,par une
civile
le rapport de la
, pour assurer à cette
guerre
môle
dernière ville, au
St.-Nicolas, et à la
portait les malades,
tortue, où on transde la partie dite leurs approvisionemens,
nécessaire
espagnole. Le Port-Paix était
pour assurer les
entre le Cap et Je imôle
communications
sécours au; besoin à la SL.-Nicolas, et porter
en; est peu éloignée, Tortue, dont cette île
n'eussent
et pour que les
pas la libre
Anglais
Le général
navigation du canal.
par les
Leelere, attaqué à
nègres etl les
l'improviste
500 hommes
mulâtres, ayant au plus
cens, fut obligé disponibles et encore convalespour
d'évacuer ces deux
augmenter ses forces
places
nisons étaient
au Cap. Leurs gard'ailleurs trop foibles
pour
G
et porter
en; est peu éloignée, Tortue, dont cette île
n'eussent
et pour que les
pas la libre
Anglais
Le général
navigation du canal.
par les
Leelere, attaqué à
nègres etl les
l'improviste
500 hommes
mulâtres, ayant au plus
cens, fut obligé disponibles et encore convalespour
d'évacuer ces deux
augmenter ses forces
places
nisons étaient
au Cap. Leurs gard'ailleurs trop foibles
pour
G --- Page 110 ---
(98)
ne
-
des révoltés; encore
résister aux altaques de les évacuer que condonna-t-il l'ordre
la division du Borgne
vaincu que Parrivéede
tarderait à s'effectuer. mettre en doute que le géOn ne peut pas
vécu'; aurait repris ces
s'il eût
nérallecdere.
l'arrivée des premiers
deux places aussitôt la division du Borgne
renforts s, ou avec aurait eu chassé les ré-
: après qu'il Pierre-Michel où ils s'6voltés du morne
division du Borgne fat
taient réunis. Si la
le commananivée avéc Ta promptitude que
2. le capitaine-généeal
daient les circonstances la satisfaction d'avoir
etit emporté au tombeau révoltés devant le Cap:
entièrement défait les
considérera avec impanialisis
Quand on
fit
:
Rochambeau
démarche que le général
Consul 1,
un' officier au premier
d'envoyer
réprise de ces deux places;
pourlni annoncerlar quil devait le faire ainsi.
on sera convaincu
de ces places 3 ensuite
D'abord l'importancel la France entière sur
l'obligation de rassurer la nouvelle révolte ;
les dangers quep eprésentait de troupes, le rétablisdémontrer qu'avec peu
un
de l'ordre était facile ; présenter
sement
comimandée par
nouveau plan de campagne le gouvernement
les circonstances 5 pénétrer
n'existant
Tillusion sur la force de Tarmée
que
a --- Page 111 ---
(99) nécessaires devait
plus, Y'envoi des troupes
, si la chose
s'opérer en une seule expédition Rochambeau avait
était possible. Le général
Consul de la
chsuite à remercier le premier en l'élevant
confiance qu'il lui avait accordée
en chef.
au commaudement Rochambeat. en réLe capituine-énéral différentes places 2 les
partissant - dans les
n'attendait pour enrenforts quilavait reçus,
que le moen campagne 2
trer ofensiveent
assez forte pour marment où Tamée'serait
différens , et
cher a-la-fois' : sur dix point à la garde natiolaisser la garde des placés tel était le plan de
nale. Il est évident que
le quartieradtopté, en transféfant
campagre
général aii Port-au-Prince: ayant obligé
-1 La guerre avéc TAngleterre lenvoi des renforts; les
Ja France de cesser
en chef,
prises par le général
dispositions
leur effet. 9 44
ne' purent avoir
les' troupes de renforts
En répartissant c'était leur assurer des vivres;
sur dix points,
des positions
à Pavance
leur fairé prendre : le stccès'de l'attaque 3
avantageuses ;' assurer
les ennemis
faciliter les moyens de repousser etles forcélérité, sans fatiguer l'armée;
avec
les armes ou à se noyer dans la
cer à poser
les
des villes 2
mer. Les renforts et garnisonis G 2
es de renforts
En répartissant c'était leur assurer des vivres;
sur dix points,
des positions
à Pavance
leur fairé prendre : le stccès'de l'attaque 3
avantageuses ;' assurer
les ennemis
faciliter les moyens de repousser etles forcélérité, sans fatiguer l'armée;
avec
les armes ou à se noyer dans la
cer à poser
les
des villes 2
mer. Les renforts et garnisonis G 2 --- Page 112 ---
(1 100) a )
dehors des places, si on
eussent campé en
leur
le faire sans compromettre
avait pu
sûreté. centraliser les renforts sur 172 point,
Pour
il eût fallu avoir l'assulors de leur arrivée,
déclarée aussi
rance que la guerre serait
Le présuRien ne T'annonçail.
promptement 7 il faudrait être en délire, , pour soutenir
mer
a été déidée. Quand laguerre
une semblable
étaientimpossibles
clarée, les communications
Par terre? le général en chefne poupar mer.
Les généraux divisionnaires
vait être partout. ordres ? le pouvaient-ils?
ont-ils exécuté ses
une division de
ily aeu s214 bas de la côte, ,
qui a été obligée de se replier,
1200. hommes, réunir à d'autres troupes.
en voulant se
RochamLa situation du. capitaine-général de celle de son
bequ, était absolument inverse
predécesseur. imprévue de l'armée française 2
L'arrivée
dans la stupeur. Leur
ayait jeté les nègres
par l'affecforce physique se trouva paralysée de la force
tion morale. La non-connaissance leurs moyens
réelle de l'armée affaiblissait
même tems quelle augmentait
de défense,en
étaient persuacelle des Français. Les nègres qu'ils étaient
dés, avant Parrivée de T'armée,
Ils furent
dans lcs mornes.
inexpugnables --- Page 113 ---
(I IOI )
franchit
atiérés de voir les troupes francaises
porteraveclegereté,
précipice sur précipice;ser sommet des mornés
et le sac sur le dos, au la chasse dans les
les plus élevés ; leur faire la même facilité
doubles montagnes 7 avec
et les atteindre
qu'en plaine ; les poursuivre dont ils croyaient
enfin dans leurs repaires 1
inaxcessible à des Français.
l'accès
Rochambeau ne pouLe capitaine-général de la première campagne.
vait suivre le plan lui.le défaut de connaisIl n'avait pas pour la force réelle de T'armée
sance des nègres sur favorable au capitainea été si
française , qui
nègres avaient les yeux
général Leclerc. Les
le peu de forcé
dessillés, et connaissaient On ne pouvait
pouvait leur opposer.
qu'on
de vaincre les nègres 2 qu'en
donc espérer
mesures, dans la
par de nouvelles
les rejetant,
et le seul quiexistait alors;
stupeur. Le moyen
même instant sur dix
était de les attaquer au
et forcer
différens ; détruire les vivres,
points
de toute chose, 9
les révoltés par le manque
à subir la loi du vainqueur.
qu'on fait au capitaine-genéLe reproche
adopté le
Rochambeau de > de n'avoir pas
ral
qui lui avait été proposé,
plan de défense faveur. C'était en pluvidse
prouve en sa
il fallait réunir
XI..
Par ce plan,
an
ix
était de les attaquer au
et forcer
différens ; détruire les vivres,
points
de toute chose, 9
les révoltés par le manque
à subir la loi du vainqueur.
qu'on fait au capitaine-genéLe reproche
adopté le
Rochambeau de > de n'avoir pas
ral
qui lui avait été proposé,
plan de défense faveur. C'était en pluvidse
prouve en sa
il fallait réunir
XI..
Par ce plan,
an --- Page 114 ---
102 )
dans le sud et
les troupes qui se trouvaient
maintenir
l'ouest. 2 les centraliser au Cap,etse attendans cette place, , en
sur la défensive
Pour se déterdant des renforts de France.: désespérante 2
miner à une résolution aussi donc la certitude
les auteurs du plan avaient
mulâtres étaient déjà en rebellion
qu'alors les
cessé d'ètre les alliés
ouverte: qu'ils n'avaient
moment faqu'un
des nègres, etn'attendaient
vorable pour se déclarer.
ce plan, c'eût été marquer
Si on eût adopté
qui n'eàt servi
pusillanine,
une prudence
et leur donner
qu'à enhardir les révoltés, forces. C'eàt été
idée de leurs
une grande
dans la ville la plus
rassembler les troupes
où il n'existait
meurtrière de la colonie 3
Les eût-on
édifice pour les caserner.
aucun
la tente dans la plaine 2 Tout manmises sous
assuré la subsisquait. Comment aurait-on
lorsde troupes,
tance à cette augmentation
au Cap les plus grandes
qu'on éprouvait
aux besoins de la
difficultés pour satisfaire
dans le Sud
garnison 1 Les troupes réparties aclimatées dans
et l'Ouest , étaient presque
disleurs cantonnemens, , ct favorablement dans les
posées pour entrer en campagne lcs réunir aui
mornes. En les en retirant pour --- Page 115 ---
(105 )
c'cût été les exposer à de nouvelies
Cap,
de climat, et les voir périr jourrévolutions
nellement faute de secours.
Dans le Sud et P'Ouest, ilyavait une Poblanche de près de dix mille indivipulation
sexes. Elle en imposait sous la
dus des deux
des différentes places.
protection desgarnisons
du Sud et de
En faisant évacuer les troupes
c'eût été livrer les blancs répartis
POuest,
férocité des
dans ces deux dépendances, 2 àla
Les eût-on aussi réunis au Cap.?
rebelles.
vécu ? Aurait-on aussi
Avec quoi cussent-ils
le Port-Paixs,
évacué le môle St.-Nicolas,
et
l'ile de la Tortue 1 le fort Dauphin ) du
toutes places de la partie
Mont-Christ,
7Eût-on réparti dans
nord, et Santo-Domingo dans l'ile de la Tortue, les
ces cinq places et
eût fait évacuer
troupes et les habitans qu'on
Sud et de TOuest ? Alors le plan proposé
du
sérieusement
était sans effet. On ne pouvait
et forts de
d'évacuer toutes les places
proposer
dans le Cap?
se renfermer
la colonie s poutr
en voulant évaSous le rapport de la défense,
soutenir
cuer sur un seul point 2 pour se
était
Santo - Domingo
contre les nègres, 2
suL'intention du gouvernement
préférable.
d'ailleurs êure qu'on n'évaprême, pouvait
sérieusement
était sans effet. On ne pouvait
et forts de
d'évacuer toutes les places
proposer
dans le Cap?
se renfermer
la colonie s poutr
en voulant évaSous le rapport de la défense,
soutenir
cuer sur un seul point 2 pour se
était
Santo - Domingo
contre les nègres, 2
suL'intention du gouvernement
préférable.
d'ailleurs êure qu'on n'évaprême, pouvait --- Page 116 ---
(104)
dernière eatrémité, et place
cuerait qu'à la
par place (1).
, on eût
Si on eût adopté le plan proposé
desirs desanglais, et avancél'époque
rempliles
La culture du café et du
de leurs hostilités.
fleurissait
Tremedeniesmiaroet
coton,
s'élevaient à plus de
et offrait des récoltes qui
le
millions defrancs. Sous rapport
quarante
eussent été au comble
commercial, 3 les anglais
en l'an IV,
de leurs voeux. Ils eussent, comme
Portpossession aux Cayes 1 Léogane, môle
pris
et surtout au
au Prince et St.-Marc, évacué cette place miSt-Nicolas, si on eût
leurs
commandaient
litaire (2). D'après ce que
des munitions
ils n'eussent fourni
intérêts, 2
comment l'ile
(1) Il est difficile de comprendre deux fois par les bride la Tortue a été surprise l'exercice du capigands. La première, pendant la deuxième, durant
Leclerc; et
taine - général
Rochambeau. Chaque fois,
celui du capitine-général de cette ile, a été lavé de
M. Labatu, J propriétaire
à une amende
négligence. Condamné la première avaucé a donc
mille francs 7 sO11 âge
de cinquante
déterminé à la clémence la seconde.
l'évacuation de la colonie 7 les anglais
(2) Après
de leur livrer cette derdemandèrent à Dessalines
en l'an IV.
nière place, qu'ils ayaient occupée --- Page 117 ---
(105 )
des armes aux révoltés, qu'aude guerre 2 et
fallu pour! harceleret fatant qu'illeur en eût
Ils se fussent de
tiguer les français au Cap.
jusqu'a
maintenus à St.-Domingue
cette sorte
alors gardé la colonie ou
la paix, et eussent
De la manière dont
exigé des compensations.
2 les
l'évacuation s'est faite à SL-Doningue et la
aucune place,
anglais n'y occupent
conserve sa souveraineté.
France y
REPROCHE.
IIME,
embrigadement tardif
Diviser les révoltés;
plantation de
des nouveaux libres (1);
vipres.
celle de
et ensuite
LA révolte de Toussain Cleryeau et Pétion,
Dessalines, Christophe,
libres. On fit un appel aux anciens
(1) Nouveau
la liberté à ceux quis'ennègres esclaves; on assura
Dessalines. L'acte
rôleraient pour marcher contre
de la Petitedevant notaires, au bourg
se passait
maitre, ou son fondé de pouvoir,
Ance. L'ancien
gratuitement, la liberté.
était obligé d'accorder,
par le général en chel,
L'acte devait être sanctionné
au nouau nom àu gouvernement,
de
et promettre, lui concéder quatre quarreaux
veau libre, de
de la colonie.
terre après la pacificalion
L'acte
rôleraient pour marcher contre
de la Petitedevant notaires, au bourg
se passait
maitre, ou son fondé de pouvoir,
Ance. L'ancien
gratuitement, la liberté.
était obligé d'accorder,
par le général en chel,
L'acte devait être sanctionné
au nouau nom àu gouvernement,
de
et promettre, lui concéder quatre quarreaux
veau libre, de
de la colonie.
terre après la pacificalion --- Page 118 ---
(106 )
contre le capitaine-gé
en vendémisireanx1,
les deux derniers
néral Leclerc, et qui, pour mulâtres, et chefs
surtout , comme généraux
félonie au prede leur caste, étaient un actede le gouverpas
mier chef, n'obligesient-elles en considénement de prendre de nouveau esclaves et des
ration l'état politique des
libres. Les unsis'étaient
hommes de couleur
les autres de
rendus indignes. de la liberté :
des droits, et avaient même encouru
l'égalité
leur rebellion.
T'esclavage par
adoptées le général en
Les mesures qu'eêt
pouvaientdiviser les révoltés,ne
chef, pour
les intentions du gouelles pas outre-passer Dans cette hypothèse : 2
vernement suprême ?
traiter avec eux,
il était préférable de ne pas
une latitude
et on laissait au gouvernement d'avoir prosans encourir le reproche
entière,
> ce qui
mis et de ne pas tenir ses promesses de nouveaux
la suite occasionner
pouvait par
troubles.
les mulôtres (r)
Personne n'ignorait que
de la révolution > les
(x) Dans le commencement tourner la tête aux muidées d'égalité firent aussi de cette folie, lorsqu'elles
lâtresses : elles revinrent Les négresses de places
se virent la proie des nègres. de véritables furies : elles
furent dans tous les temps --- Page 119 ---
( 0 IO7 )
pour les blancs.
n'avaient aucun attachement
d'exercer
qu'ils bralaient
Les vengeances avaient une toute autre
contre les nègres,
M. Id.. - .
cause que celle que leur attribue
motif était , après que leur projet
Le véritable
fut déjoué
d'envahissement de souveraineté
d'exterminer tous les nègres
par Toussaint,
les leurs, d'outredes blancs ; de ménager
chef
les mesures du général en
pour
passer
des cultivateurs. 9 usurper
la conservation
absolue
l'autorité, et anenectindépendance
les
de la colonie 2 ou une fédération avec les muToussaint obligea
anglo-américains. fuir de la colonie. Ils y rentrèrent
lâtres de
quiles en avaient
avec les mêmes dispositions
fait chasser.
des mulâtres ne se rapportait
Lafélonic
l'a démontré, aux
seulement, 2 ainsi qu'on
pas
Clerveau et Pétion , et aux officiers
généraux
mais à toute la caste. Le
sous leurs ordres 2
seul fixer les moyens
gouvernement pouvait
statuer sur leur
de division, amnistier et
à venir. Le général en chef ne
état politique
et
sévir contre les coupables,
pouvait que
contre ceux
faire prononcer militairement,
les nègres en cruautés, et les menasurpasserent
çaient de les sacrifier s'ils lâchaient pieds.
et aux officiers
généraux
mais à toute la caste. Le
sous leurs ordres 2
seul fixer les moyens
gouvernement pouvait
statuer sur leur
de division, amnistier et
à venir. Le général en chef ne
état politique
et
sévir contre les coupables,
pouvait que
contre ceux
faire prononcer militairement,
les nègres en cruautés, et les menasurpasserent
çaient de les sacrifier s'ils lâchaient pieds. --- Page 120 ---
(108 )
leurs complices et
arrêtés en flagrant-dilit,
adhérans.
cette caste s'était égaleQuant aux nègres s
tous les
ment prononcée 2 en massacrant leurs mains. A
blancs qui tombaient sous
chefs nègres
l'arrivée de l'armée', quelques Ils furent mainaux Français.
se dévouèrent
Des nègres contenus en activité de service.
dans les dergos se réunirent pareillement françaises. Ils furent
niers temps, aux troupes
commandaient
armés avec les précautions que créoles ne suiLes nègres
les circonstances.
leur donnait les
virent point T'exemple que incontestable, que
Africains. Il est de vérité
ne sera réelle 2 qu'autant que
la pacification
l'appui d'ausiliaires
l'armée française , sans forcé les révoltés à
nègres ou mulâtres 2 aura
une obéissance absolue.
embrigadeLes moyens de divisions , par
nouveauz libres, ne poument de nègres
comme mesure de
vaient se considérer que
qu'àla
etadersentdueadetée
circonstance,
ainsi qu'on l'a pratiqué.
dernière extrémité,
tout favorable qu'il
Ce moyen extraordinaire, la vérilé dont sont
tendait à altérer
paraissait,
etles mulâtres, de la puispénétrés les nègres
les subjuguer
sance nationale, et qu'on peut
sans le secours d'anxiliaires. 4 --- Page 121 ---
L 109 )
extraordinaire
L'adoption de cette mesure
du
d'ailleurs de la compétence
n'était pas
émaner que
capitine-genétal. Elle ne pouvait accordant la lisouveraine. En
de Pautorité
ou moins considérable
bertéà une portion plus
la volonté
c'était déclarer que
de nègres 2W
suprême était que les
du gouvernement
lors de la
rentréraient dans l'esclavage
imnègres
Rien n'était sans doute plus
pacilication.
sans force pour compolitique, 2 se trouvant
bien loin de
l'obéissance. Ce moyen,
mander
les révoltés, devait
mettre la division parmi
la réunion de
augmenter leurs forces 2 par à jouir de la
ne seraient pas admis
ceux qui
n'a dû consenliberté. Le capitaine-geatral
la trèsmesure
extrordinaire.qui
tir à cette
sous le seul point de
grande extrémité, 2 et
de l'armée 9
de laisser après le départ
vue
entre les nègres.
une cause de guerre
a plus d'envie de
Ce qui prouve qu'il) y
qu'on,
de vérité dans les reproches
ce.
nuire, que
Rochambeau,
fait au capitaine-général dont on se sert pour
sont les pelits moyens
de n'avoir
On lui reproche
les accumuler,
le projet du
point fait mettre à exécution relatif à une
conseil des notables au Cap, C'est au chef
plantation de vivres du pays. notables ont
> que les
de Vétat-major-général
envie de
Ce qui prouve qu'il) y
qu'on,
de vérité dans les reproches
ce.
nuire, que
Rochambeau,
fait au capitaine-général dont on se sert pour
sont les pelits moyens
de n'avoir
On lui reproche
les accumuler,
le projet du
point fait mettre à exécution relatif à une
conseil des notables au Cap, C'est au chef
plantation de vivres du pays. notables ont
> que les
de Vétat-major-général --- Page 122 ---
(I IIO ) dire s'il en a fait
remis ce projet. Il peut de ses rapports
mention dans muelques-uns Il est certain
écrits au
ce
ampitaine-ginéal
la remise de
projet
que trois mois après
le capitaine-géneral
au chef de Tétat-major, lui a été présenté par
celui qui
a adopté
Perroud,et quilyavait ordre
Yordonnateur
célérité à exécution 2 quoide le mettre avec
fort avancée. D'ailleurs
que la saison fàt déjà
de ces vivres
ce n'est point de la plantation salut de la colonie.
pouvait dépendre le
que
HIME,
REPROCHE.
d'union entre les chefs. Déportations
Défaut
France.
en
difficile de fixer au juste, ce
IL est assez
désunion entre les chefs.
qu'on entend par
des causes de désuQu'il ait existé ou non autorités. on doit a
nion entre les premmières
Daure n'e
vérité de dire, que le préfet
la
dans le public le moindre
jamais manifesté
avait laissé à ses
ét qu'il
mécontentement,
ekemples de prudence
successeurs de evands
la raison et la politique presà suivre , que
Le malleur
crivaient de mettre en pratique. --- Page 123 ---
(ui )
l'imest d'avoir eu à supporter
de la colonie,
de personnes 1
fardeau de beaucoup
mense
Ils n'étaient
des phénix.
qui tous se croyaient
tels, 3 et ressemcependant rien moins que
Pang-Ki supblaient à ceux que le général Chine de ne pas lui
l'empereur de la
pliait
L'un d'eux est mort d'ambition.
envoyer (1).
décédé aussi en foncFréron,
Le sous-préfet
nouvelle carrière.
tions $ courrait une
a reimplacé le
Magnytot (2)
Lei préfet
hommes écrivait le général
(1) <Je ne suis qa'an de la Chine, êt je n'hésite
à T'empereur
> Pang-Ki
de mon insuffisance; : mais je
à Taire l'aveu
de
> pas
dé ne pas m'énvoyer
votre majesté
* sopplie difficiles et orgueilleux, 2 qui trouvent
s ces lettrés
imettent vanité à n'étré
* à redire à tout s qui
oublient T'ensemble
contens de rien', qui
la
> jamais
mince détail, qui regardent
le plus
elle-
> pour - : de la
comme la grandeur
grandeur
un
> morgue
à contredire
.
sont toujours prêts.
> méme,. qui
: les moindres opérations ; qui
> chef militaire, sur
et vondraient qu'il ne
les ailes à laigle,
> rognent : terre à terre; qui se croient pleinement
> volât que
en tout genre, parce qu'il
> doués de' conmaisances de les révélir d'une dignité,
> a plu à votre majesté
> d'un, emploi, >
à M. MagnyOn serait injuste, si on refusait
vues
(2)
Il avait de grandes
tot d'être administrateur.
ial
ations ; qui
> chef militaire, sur
et vondraient qu'il ne
les ailes à laigle,
> rognent : terre à terre; qui se croient pleinement
> volât que
en tout genre, parce qu'il
> doués de' conmaisances de les révélir d'une dignité,
> a plu à votre majesté
> d'un, emploi, >
à M. MagnyOn serait injuste, si on refusait
vues
(2)
Il avait de grandes
tot d'être administrateur.
ial --- Page 124 ---
(112 - )
trouLes circonstances se sont
préfet Daure.
bonnes vues d'ordre qu'il
vées contraires aux
ils étaient
avait des abus,
manifestait. Ily
: , à deux
mais il était imposible
connus 2
lorsqu'on était
mille lieues de la mère-patrie,
des nègres
des anglais 2
sous le glaive assassin
tous à-la-fois d 2
et des mulâtres, 2 de les saper de faire face
étant surtout dans limpuissance journalières ; les
soi-même aux dépenses
par
telles alors, qu'on ne pouvaitobchoses étaient
la confiance, et même
tenirdesccours que par
préfet Magnytot
suite desa sabus existans.Le
les conpar
surla moralité,
a cherché à s'éclairer
des fonctionnaires.
naissances et les principes
dictés par
Iln'a reçu que des renseignemens tres-légers, de
la partialité, et quelquefois avait donné cette hola part de ceux à qui il
d'où il est rémission de confiance ;
norable
générale, et des corresponsultéune méfiance d'où il est résulté.
dances irréfléchies;
d'après les insoffictellement que
Il annonça
Consul, il avait la plus
tructions du premier
également qu'il
grande latitude. Il annonça d'airain, entre son
établissait une barrière
son travail
d'intérét public. Cen'est pas un routier; remplir ses
mais il fallait la paix pour
est à lui;
AI
projets:
admninistration --- Page 125 ---
(113) )
Daure. Les
administration et celle du préfet
élaient cependant telles, d'après
circonstances
le renouvellement
la maladie régnante, > que
trimestre.
s'opérer par
des préfets pouvait
publique, ' si, à
devenait alors la confiance
s'élever
Que
d'un préfet, il devait
chaque mutation d'airain (1) 1 Le gouvernement
une barrière
La mutation de ses agens
n'est jamais qu'un.
quede consolider
n'a d'autre cause de sa part,
la sûreté ct: le crédit public. deux
1ly en a de
espèces:
Déportations.
arbitraires, et celles méCelles politiquement
ritées.
d'utilité générale, quoiLes premières sont
ceux qu'elles
que froissant personnellement tiennent aux
Plus les personnes
atteignent.
pendant qu'il fut inten-
(1) M. Barbé de Marbois, avait maintenu la condant à Saint-Domingue,
T'administration de
fiance publique, en respectant furent sacrées et
Leurs dépenses
ses prodécesseurs.
les finances de Saint-Dominacquiltées. Il améliora les recettes qu'il éleva, ,par
gue 2 sans augmenter des dépenses; il fit desirer
Yordre seul, au-dessus des abus, par T'avantage qui
l'extirpation générale
d'abus. Ille fit sans
résultait à chaque suppression la colonie lui devait de
produire de commotion ;
la reconnsissance.
H
, en respectant furent sacrées et
Leurs dépenses
ses prodécesseurs.
les finances de Saint-Dominacquiltées. Il améliora les recettes qu'il éleva, ,par
gue 2 sans augmenter des dépenses; il fit desirer
Yordre seul, au-dessus des abus, par T'avantage qui
l'extirpation générale
d'abus. Ille fit sans
résultait à chaque suppression la colonie lui devait de
produire de commotion ;
la reconnsissance.
H --- Page 126 ---
(114) l'arbitraire qu'on
autorités, plus
est, en temps
premières motifà) Jeur égard >
exerce sans
utile au gouà St.- Domingue,
de troubles
nuit pas à la confiance qui
vernement. Elle ne
frappés. C'est au
est due à ceux qui en sont distinctions particontraire les appeler à des
culières.
méritées, c'est au
Quant aux déportations dans sa sagesse 2 si les
gouvernement à peser
cette peine 2 sont
individus qui ont encouru
assez punis.
et le préfet Daure )
Le capitaine-géndral existait des abus sans
n'ignoraient point qu'il à les extirper sans
nombre. Ils cherchèrent effet, lepréfet Daure
violentes secousses.Acet
général, 3
chef de létat-major
et le général
le Sud et YOuest, comme
envoyèrent dans obtenir une connaissance
inspecteurs, pour
MM. Colbert , faiexacte des abus dénoncés,
fonctions de commiteaine-erdoasa
sant les
officier de T'état-majorteur , et Levasseur, des guerres. Léaumont
Eealtecmminasaed Colbert. Ce général
remplaça V'ordonnateur
au gouvernement
doit avoir communiqué
et lui avoir fait
les rapports des inspecteurs, avait donné. Mais
des ordres sévères qu'il
ayant
part
les communications
sur ces entrefaites, la guerreavec V'Angleété interrompucs par --- Page 127 ---
(n5)
terre, ces ordres ne purent être
tion. Rien n'était
mis à exécusacré. Des
osèrent réclamer la valeur des anglo-français,
guerre et de l'artillerie
munitions de
aux muldtres,
qu'ils avaient vendues
lorsqu'ils étaient en révolte
contrelesagens du Directoire.
maient la valeur de
D'autres réclade bêtes à
troupeaux considérables
cornes, qu'ils
ment avoir livrées à l'armée annonçaient fausseetc., 2 etc., elc. Ily avait dans française, etc.,
che et jaune, des
les castes blandiaires qui s'étaient anarchistes et des incen77227n2 (r), qui s'en prononcés au mazitroubler l'ordre. Il glorifiaient et pouvaient
voltés d'une
suffisait de chasser les réhabitation
1 pour
meubles, 2 effets,
envahir les
denrées
argent, bijoux, animaux et
2 que le propriétaire avait été
d'abandonner pour sauver sa vie.
obligé
cet égard, se remémorer
On peut à
passé dans la ville du fort tout ce qui s'est
Dauphin, etc.
Ilyavait de grands amateurs de
savaient prévoir les révolutions, cafe, qui
enmagasiner
(I) Duf.., Ils'est tué après le
Dessalines et consorts
départ de T'armée,
Des négocians du
ayant refusé de l'employer.
chef comme incendiaire. Cap'le dénoncèrent au général en
H 2
égard, se remémorer
On peut à
passé dans la ville du fort tout ce qui s'est
Dauphin, etc.
Ilyavait de grands amateurs de
savaient prévoir les révolutions, cafe, qui
enmagasiner
(I) Duf.., Ils'est tué après le
Dessalines et consorts
départ de T'armée,
Des négocians du
ayant refusé de l'employer.
chef comme incendiaire. Cap'le dénoncèrent au général en
H 2 --- Page 128 ---
(16) souvent acquis sans
expédier. Ce café était
saisi.
et bourse délier ; il fut quelquefois révollés ont
Dans plusieurs attaques, les C'était l'effet du
trouvé une retraite assurée. hasard!
hasard, mais c'était un fatal
laissôt
le général en chefse
Fallait-il que
complaisamment déporter! du chef de la
Le
de la déportation
projet
d'étonnant 0e 2 qu'il est prouvé
colonie a cela
l'auteur, d'aa existé, et que
que ce projct
accusations imprimées 2
près les réiproques
Le préfet Magnytot,
reste encore inconnu.
avait prévenu le espitine-génccal, à
d'une part,
farine avaient été soustraits
que 200 barils de
la disette, pour
pendant
la consommation circulation après sa déportation;
être remis en
aussi annoncé avoir
ils furent saisis (1).Ilavait
de la Marine , qu'on avait formé
BEES
le ministre
le capitaine-général.
le projet de déporter
qui assurent que M.
(1) Il y a des personnes déclaration de ces 200 barils de
Fedon avait fait la
les besoins dela
farine, et qu'il les avait offerts pour
la repréDans une affaire 'aussi majeure,
et
garnison.
par T'administration,
sentalion de sa soumission, qu'a dû faire M. Fedon,
T'expédition de la déclaration
de la recevoir,
qui ont été chargés
aux commissaires
de lumières.
donneroient beaucoup --- Page 129 ---
D'autre
(117 )
part, le chef de
ral, parunelettre qu'il
Tascmjor-géic
ça ( que si
Trenditpubligue, annon-
> connaître sur-le-chramp il n'avait
au général en
pas fait
> tions qui lui avaient été chef, 3 les proposi-
> à sa déportation,
faites, de coopérer
> l'intérêt de la c'est qu'il Lavait pensé que
colonie
> parfaite union entre les exigeant alors une
> il devait
premières autorités,
garder le
> que dans le cas silence, et ne le rompre
> rait à mettre seulement où on
ce projet à exécution persisteJepuis
>.
> des vérités donedire, bien avec M.Id.. 2
: < voilà
> voulu les renfermer douloureuses; ; en vain j'ai
> rêts de ma
dans mon âme : inté-
>> arrachées !s patrie, 2 vous me. les avez
IYNE.
REPROCHE
De n'avoir
pas efectué une descente à la
Jamaique.
LE
capitaine-général
borné, relativement
Rochambeau avait
opérations militaires aux circonstances, ses
dant
à la
une réunion de force défensive, en attenporter à lofensive.
suflisante pour se
; ; en vain j'ai
> rêts de ma
dans mon âme : inté-
>> arrachées !s patrie, 2 vous me. les avez
IYNE.
REPROCHE
De n'avoir
pas efectué une descente à la
Jamaique.
LE
capitaine-général
borné, relativement
Rochambeau avait
opérations militaires aux circonstances, ses
dant
à la
une réunion de force défensive, en attenporter à lofensive.
suflisante pour se --- Page 130 ---
(118 )
chef eût tenté la conquête
Si le général en
pas être fait
de la Jamaique, ne pouvait-il tué. Alors
avec Parmée 2 ou être
l'armée
prisonnier
n'existait plus , et
Punitédes pouvoirs offrait, malgré sa faiperdait la force qu'elle
chef
les ordres d'un premier
blesse, sous
Chaque général
nommé par le gouvernement. où il se troude division, par les circonstances volonté.
vait , eût voulu agir à sa
arriver des seMalgré la guerre , il pouvait les différentes
cours de France. En morcelant faire avorter le
c'était sciemment
garnisons,
adopté, prolonger la guerre
plan de campagnes
à une consommaavec les révoltés, et obliger
et sans utilité.
tion d'hoinmes outre-mesure, diminuer la garnison
Il cût fallu', d'ailleurs, était strictement nédu Port-au-Prince, qui de cette place, et
cessaire à la conservation habitans à la discrétion
c'eât été livrer les
Celte ville est à la
des nègres et des mulâtres.
mais les COvérité tombée en leur pouvoir force 7 de la garniavaient obtenu, de la
a
lons
à volonté. lly
son, la faculté de se réfugier
est dû à
mais leur assassinat
eu des victimes,
la perlidic des anglais.
, si elle eût pu
de la Jamaique.,
La conquête
par la compense faire, eût été avantnigeuse, à la paix S mais elle
sation quelle eût procuré --- Page 131 ---
n'eût
(119 )
pas empéché les anglais de fournir
mnunitions de
des
guerre aux révoltés. Cette
quête n'eût servi qu'à faire
conde l'escadre
augmnenter la force
angiaise 2 ou à faire relever la
stationpar une nouvelle escadre
rope, , qui n'eit pas été sensible envoyéedEuAngleterre.
en moins en
Les forces maritimes des
maique, étaient d'ailleurs
anglais à la Jades français. On
supérieures à celles
du Port-au-Princeau pouvait hasarder le voyage
ports s'offraient le Cap, parce que plusieurs
long de la côte
traite ; mais
pour la rec'eût été vouloir attaquer un ennemi plus fort s'
moindre
tout sacrifier > lorsque la
ressource était à ménager.
VME, REPROCHE
Stagnation de Varmée navale.
SANT-DOWINGUE est un domaine de
ronne 9 qui tient
la coument de la marine. essentiellement Les
au départemer sont rivales de armées de lerre et de
mêmes sentimens
gloire et animées des
mais les marins pour la prospérité de Tétat;
comme les troupes de ligne,
ennemi plus fort s'
moindre
tout sacrifier > lorsque la
ressource était à ménager.
VME, REPROCHE
Stagnation de Varmée navale.
SANT-DOWINGUE est un domaine de
ronne 9 qui tient
la coument de la marine. essentiellement Les
au départemer sont rivales de armées de lerre et de
mêmes sentimens
gloire et animées des
mais les marins pour la prospérité de Tétat;
comme les troupes de ligne, --- Page 132 ---
- 120 )
recevoir d'ordre que des gén6tiennent à ne
du preraux de leur arme 2 ou d'un dignitaire
Cettecolonie est d'une assez grande
mierordre.
généimportance, pour que le gouvernement éminente
ral. soit déféré à un vice-roi. Cette
lors
levrait toutes les difficultés, 2
qualité
tiendrait ni à
même que le dignitaire ne
de terre ni à la' marine. Cette dignité
l'armée
élevé le chef de la colonie 3
à laquelle serait
rétablissement
concourrait efficacement au
lordre. Les negres ont un respect religieux
de
les volontés d'un roi. ( Zote-pai-bouche;
pour
; le roi le veut).
> cè roë qui plés:(Tais-toi
du
Toussaint avait écrit aux commissaires
lcs
en leur
Directoire, qu'il ne reconnaitrait,
lorsque les français auraientironé
qualité, que
,ne voient
un roi. Les nègres de St.-Domingue, capitaine.
qu'un
dans un capitaine-général, vaisseaux de l'état, lorsLa stagnation des
par les
qu'elle a eu lieu, a été commandée
la
calamiteuses qui ont affigé
circonstances
que les vaisseaux
colonie. Aussi long-temps
leur étaient
former les équipages qui
ont pu
été en croisière. La malanécessaires 2 ils ont
violence
les marins avec la mêne
die a atteint de terre. Il y a eu une disette
que les troupes
La colonie
totale de matelots et d'artilleurs.
au contre-amiral
devait de la reconnaissance --- Page 133 ---
(12I )
Latouche-Traille nière
: il a secondé
la plus
de la maraux
particulière, 2 les
Leclerc et Rochambeau. capitaides-génsnavires du commerce
Il y a eu des
par lesi nègres; mais de pris à
ce
Taborduge
caline. Alors les
fut dans des temps de
d'aucune utilité, vaisseaux Ils
ne pouvaient êlre
être exposés,
eussent pu,
par le défaut de eux-mémes,
trainés sur les côtes.
vent, à être enau dixième
On ne pouvait les armer
d'hommes nécessaires
manceuvre et la défense,
pour la
des barges des
contre les Jlotilles
nègres.
VIME,
REPROCHE
Emprunt forcé az Cap. M. Fedon
fusillé.
I était dà
fallait
cinq mois de solde à l'armée.
assurer sa subsistance
Il
(1); les hopitaux
(I).Le 29
tait dans les vendémiaire an XII, il n'exisbarils de farine, magasins de l'état, au
> pesant
Cap, que 299
4 brumaire, il arriva 53,871 livres. Le Ier, et le
61,920 livres. En total, 544 barils, qui pesaient
115,791 livres de Jariuesqui
livres de
dosespnbsinntipiat
pain, ou 128,658
(1); les hopitaux
(I).Le 29
tait dans les vendémiaire an XII, il n'exisbarils de farine, magasins de l'état, au
> pesant
Cap, que 299
4 brumaire, il arriva 53,871 livres. Le Ier, et le
61,920 livres. En total, 544 barils, qui pesaient
115,791 livres de Jariuesqui
livres de
dosespnbsinntipiat
pain, ou 128,658 --- Page 134 ---
(122 )
rédans le besoin. Les entrepreneurs de leur
étaient
l'exécution
clamaient, avec justice,
raison de 18 onces l'une. Plus,
rations militaires, à
rations à 12
livres de biscuit, ou 74,068
59,255
onces l'une.
et biscuit, s'élevait
Le total des rations 2 en pain individus qui étaient
Le nombre des
trois mille.
à 202,726.
de l'état, montait à
nourris au compte
eux, à dater du 29 venPartant , il n'y eûteu pour
de pain. La viande
démiaire, que pour 68 jours aucunes espèces de
il n'y avait
fraiche manquait;
salaisons.
pour les habidisette existait à cette époque
La
leur accorda,
tans de la ville. Le capitaine-general des troupes,
sur Tapprorisionnemeat
le 6 brumaire,
barils de farine 2 et sticcessivede 50
éconoun secours
mois. On fit faire des soupes
ment dans le
les nègres domesà la Romfort, pour
miques ,
50 centimes l'une.
tiques, qui se payaient
2 il restait peu
Le 8 frimaire, jour de l'évacuation parlie des navires
de farine et de biscuit, puisque la Jamaique , n'acomposaient le convoi pour l'eau pour les équiqui
du riz, du beurre et de
Il ne
vait que
employés et habitans.
pages, les troupes >
jour qu'on a traité
devait rester le 28 brumaire, jours de vivres dans
avec les nègres, que pour vingt
le restant
de l'état 2 en y comprenant
les magasins
s'elevaità 43,528livres.
eseehemheadiese vendémisire, ily avait
A la méme époque, 29
les équiqui
du riz, du beurre et de
Il ne
vait que
employés et habitans.
pages, les troupes >
jour qu'on a traité
devait rester le 28 brumaire, jours de vivres dans
avec les nègres, que pour vingt
le restant
de l'état 2 en y comprenant
les magasins
s'elevaità 43,528livres.
eseehemheadiese vendémisire, ily avait
A la méme époque, 29 --- Page 135 ---
(123)
marché, pour les approvisionnemens
étaient assurés. Le salut
qui leur
mandait
des malades comimpérieusement de les
farine, la viande, les
satisfaire; ; la
vaient s'obtenir,
salaisons, etc. ne poulorsque le hasard en
curait, que partie en denrées
proargent.
et partie en
Il existait au Cap des
taient la plus
négocians qui mérigrande
existait,
considération; mais
comme dans les autres
ily
villes, des
indépendans, des anciens
qui desiraient
afidés à Toussaint,
trafiquer avec les anglais et les
anglo-américains. Des français
cessèrent leurs
anglo-man,
spéculations aux Etats-Unis,
aussi, dans les magasins de
légumes secs : 24,676 livres l'état, 9,082 livres de
(sain-doux);
de beurre et mantègre
de
32,047 pintes de vin; 107,845 pintes
vinaigre. Le commissaire
été chargé du service des
principal Hubert a
peut mieux que personne spprovisionnemens : il
plus grande
certifier s'il y avait une
de l'état. quantité de vivres dans les magasins
On avait proposé 50 milliers de
il eit été
biscnit; mais
la
nisible aux troupes et aux
mauvaise qualité où il se trouvait, habitans, par
Avec quoi eussent vécu les
de la ville, si on n'edt
troupes et les habitans
si on eût évacué
pas traité avec les nègres, ou
sur Santo-Domingo? --- Page 136 ---
(124)
-
du blocus. D'un autre côté, 9
sous prétexte
de toutes choses, ne se
Vintérét, ce mobile
de la Noufaisait plus ressentir aux négocians
Quelle en était la cause?De
velle-Angleterre.
sous le régime des
ramener Saint-Domingue
le passé,
jouir, ainsi que par
nègres 2 pour
colonie, comme de leur
du commerce decette
propre bien.
certain, qu'avec des petits
Il est néanmoins
et de la harprécautions
bâtimens 2 quelques
s'effectuer. Les nédiesse, Varrivée potivait
tentative.
gocians du Cap ne firent aucune commisen chef avait envoyé des
Le général
avoir des secours
saires aux Etats-Unis, pour
vivres. Pourquoi ces approrisionnemens
en
? Un honnête marin de
n'arrivèrent-ils pas
fran-
(il était d'origine
la Nouvelle-Orléans
fortune : il arriva an
çaise ) exposa toute sa barils de farine, etc. 1
Cap avec environ 500
l'escadre anmalgré la chasse que lui donna Vatteindre.
glaise, qui mit tout en ceuvre pour bordées sur
Tous les vaisseaux lâchèrent leurs
le bâtiment pour le couler (1).
nègres et les mulâtres furent restés
(1) Lorsqueles
de
maitres de la colonie, les approvisionnenens abondèrent au
bouche et les munitions de guerre
plus alors
ne redoutèrent
Cap. Les anglo-américains
500
l'escadre anmalgré la chasse que lui donna Vatteindre.
glaise, qui mit tout en ceuvre pour bordées sur
Tous les vaisseaux lâchèrent leurs
le bâtiment pour le couler (1).
nègres et les mulâtres furent restés
(1) Lorsqueles
de
maitres de la colonie, les approvisionnenens abondèrent au
bouche et les munitions de guerre
plus alors
ne redoutèrent
Cap. Les anglo-américains --- Page 137 ---
(ra5) eût desiré que les
Le capitaine - général
se fussent
et les enfans
à
vieillards, lesfemmes
au continent Ou
tous déterminés à passer
la crainte d'ètre
Cuba. Pour les y obliger par horreurs d'une ville
exposés ala famine et aux d'assaut, il fit publier
être enlevée
longqui pouvait
tiendrait encore plus
et afficher: < Qu'il
et qu'il accorqu'à la Martinique,
> temps
même auspoltrons.s
passe-ports,
> deraitdes
manifester ses intentions,
Il ne pouvait mieux
toutes ces bouches
et donner à connaître que
militaires. Il
ses opérations
inutiles génaient
et des vieillards qui
femmes
y eut quelques
dnombre
ses
attracawvenmsileplasgnade
remplirent
comme retenu par
resta dans la ville, femmes qui étaient partion. Les époux des
désertèrent;
ties, et de jeunes célibataires, fuite la force publique,
ils affaiblirent par leur
cents blancs
réduisit à quatre ou cinq
ce qui
Les français qui ont
les événemens de la guerre.
par la voie de la
effectué leur retour en France, s'ils veulent être véridiront,
à l'insçu de
Nauvell-Anpleterre,
américains 1
diques > que les négocians arment en guerre leurs bâtileur gouvernement,
corsaires français qui les
mens, pour résister aux à la sortie des ports de la
capturent à l'entrée et
colonie. --- Page 138 ---
(126 ) nationale qui, deux
et de couleur, > la garde de 1,500 hommes. La
était forte
mois avant,
les anglais
jouroellenenes
de
famine augmentait
devenant
étaient instruits. Les dangers
en
ddeninteremtphasieame
plus senphasimminena, deux sexes à s'embarquer pour
personnes des
les anglais eurent
Cuba. Sorties de la baye, frèles embarcations
J'atrocité de tirer sur les de leur cupidité,
les victimes
qui portaient
de rentrer. Le capitainepour les obliger
n'avaient
général, convaineu que eesbatimens la côte, fit tirer
rien à craindre, en longeant fort Picolet, pour les
au-dessus d'eux, du route. Ils arrivèrent
forcer à continuer leur
où ils furent
effet à Jeur destination,
leur
en
que reclamait
reçus
mectontethemanié
situation.
étant à la veille de manquer
La gamison
denués d'approde subsistances;1 les hopitaux éprouvant la divisionnemens 3 les habitans
de demandes
sette par cause de cessation étant cerné par les
Etats-Unis 3 le Cap
aux
et par leurs dignes
nègres et les mulâtres, pouvait le capitainealliés les anglais 2 que crise 2
général dans une pareille
rendaient dans
Les navires américains se
les révoltés
Pouest elle sud, occupés par de brigade
et mulâtres. Le général
nègres
les hopitaux éprouvant la divisionnemens 3 les habitans
de demandes
sette par cause de cessation étant cerné par les
Etats-Unis 3 le Cap
aux
et par leurs dignes
nègres et les mulâtres, pouvait le capitainealliés les anglais 2 que crise 2
général dans une pareille
rendaient dans
Les navires américains se
les révoltés
Pouest elle sud, occupés par de brigade
et mulâtres. Le général
nègres --- Page 139 ---
(127 a )
de force de
de Noailles, faisait entrer
Louis
SL-Nicolas. Cette mesure
ces navires au môle les eirconstances 2 et
était commandée par approvisionner le Cap;
pouvait suffisamment
pour payer les carmais il fallait de T'argent
ordonna un emgaisons.I Le capitaine-géninl mille francs- Pour
prunt. forcé de luit cent facile entre les harendre la répartition plus taxa huit qui passaient
bitans de la ville,il en
mille francs
millionnaires, à trente-trois de fixer la
pour
les notables
chacun. Il chargea
de
des autres. La non-exécution
contribution
entraînait, annonçala part des premiers 2 MM. Fedon, Brassier,
t-on, la peine de mort.
opposèrent
, Allard et Wantron,
Hardivilliers ils furent conduits en prison.
des difficultés;
à lémprunt.
Les autres satisfirent
taxant ces huit perLe général en chef, en
arbitrairement.
sonnes, n'entendait pas agir
été consCe qui le prouve 2 c'est qu'ayant de ceux imposés à
taté que M. Wantron,1 l'un de plus de réputa33 mille francs, jouissait
lui
le capitaine-géneral
tion que de richesses, Brassier, Hardivilliers
rendit la liberté. MM.
et Allard payèrent. contribution de guerre 7
Ce n'était pas une mais un échange de
ni même un emprunt, valeur réelle, qui sauvaleur réelle contre --- Page 140 ---
128 )
de leur forune partie
révait aux particuliers des écus contre des
tune; échanger enfin
le trésor national. Il
négociables sur
cépissés
que le capitaliste
est rare à St-Domingue,
Sa patrie est
millionnaire ne soit égoiste. les divers récoffre. Il a été prouvé par
son
la colonie a été asservie
gimes sous lesquels
commande, pourvu
lui importe qui
que peu
trésor. Le capitasine-géquil augmente son l'exportation du nunénéral avait défendu
en dépouillaient
que les anglais
de
raire , parce
et que le défaut
ceux qui Temportaient, les maux. Les riches
circulation aggravait
que leurs écus
courir le risque
besoins de
préférèrent
aux
fussent pris, à T'employer
V'armée.
intéressé à T'entreprise
M. Fedon, principal
le 3 brumilitaires 2 fut) fusillé
des transports heures du matin.
maire, vers 9
catastrophe avait sensiCette sanglante habitans et l'armée. Elle
blement affecté les
tous les hommes 5
doit être une leçon pour
les circonsmais en pesant avec impartialité exécution, il est
cette
tances qui ont précédé de cette mort, un reproche
imposeible de faire Rochambeau:
au eapiaine-ginéral intéressé dans l'entreM. Fedon, principal
réclamait, coninilitaires,
prisc des transports
jointement
9
catastrophe avait sensiCette sanglante habitans et l'armée. Elle
blement affecté les
tous les hommes 5
doit être une leçon pour
les circonsmais en pesant avec impartialité exécution, il est
cette
tances qui ont précédé de cette mort, un reproche
imposeible de faire Rochambeau:
au eapiaine-ginéral intéressé dans l'entreM. Fedon, principal
réclamait, coninilitaires,
prisc des transports
jointement --- Page 141 ---
(129 d )
associés, à la charge du
jointement avec ses solde de ce service 2
gouveremen; pour d'un million.
une somme de plus
M. Fedon et ses
Etait-il présumable que
ou par leur
associés 2 ne pussent par eux, trente-trois
crédit, prêter avec nantissement, d'une armée,
mille francs pour les besoins
leur
considérablement augmenté
qui avait
fortune 2
avait susD'autre part,! le capitaine-général outrel'exécution. Pourquoi a-t-on
pendu ordres 2 Qui les a outre-passés ?
passé ses
Perroud demanda au caL'ordonnateur
heure de répit à l'exécupitaine-général, une
les notables s'oblition 2 en annonçant que délai, pour M.Fedon.
geaient depayer dâns ce
L'ordonnateur
Le général en chef l'accorda. Néraud, de chaninvita alors le commandant de donner l'heure
ger le premier ordre, et fut délivré ainsi
accordée. Ce second ordre
conçu :
heure, les six mille gourdes
< Si dans une
trésor , le citoyen
> ne sont pas versées au
aux ordres
> Fedon sera fuil,conforméments
> du général en chef. >
Néraud,comC'est radjadant-commandat)
d'honmandant de la place et de la garde T'heure
neurdu général en chef, qui avait fixé
I --- Page 142 ---
(130 )
et la marche
celle de l'exécution,
du départ,
C'estluiqui
de gendarmeric.
de susdu détachement
lordre
avait remis à Pordonnance, l'exécution. Quia
pendant une heure,
les
pendre,
d'accompagner
prescrit à Tordonnance second ordre n'a-t-il
notables 1 Pourquoi ce
chef d'escadron
de suite au
pas été porté
de la gendarmerie, puisCollet, commandant
faire fuétait porteur du premier 2 pour marche avec
qu'il
Fedon, et qu'il était en
siller M.
au lieu du supse rendre
le patient $ pour
deux portées de fusil,
plice 2 Iln'y avait que
au lieu del'exédu palais du guvememeat M.Fedon jeune, étaient
cution.Les notables et l'ordre pour suspendre
au palais - ) lorsque une heure, a été délivré.
T'exécution pendant
à Pordonc, on le répète, a prescrit notables 7
Qui
d'accompaguer les
donnance
et Stansant ) président
MM. Renouard conseil des notables 2 s'occudu
et trésorier sortant de chez le capitaine-gené Ils
pèrent, en entr'eux les 33 mille francs. chez
ral, de faire
de temps,
sans perdre
se transporierent, Néraud avec Vondonnance,
le commandant
les fonds étaient faits.
pour lui annoncer que
M. Fedon était
apprirent-ile ? que
Qu'y
fusillé.
de M. Fedon, qui n'ignoPourquoi le, frère
il des notables 2 s'occudu
et trésorier sortant de chez le capitaine-gené Ils
pèrent, en entr'eux les 33 mille francs. chez
ral, de faire
de temps,
sans perdre
se transporierent, Néraud avec Vondonnance,
le commandant
les fonds étaient faits.
pour lui annoncer que
M. Fedon était
apprirent-ile ? que
Qu'y
fusillé.
de M. Fedon, qui n'ignoPourquoi le, frère --- Page 143 ---
rait
(131 )
pas que le
un délai à
général en chef avait accordé
T'exécution, 3 ne fut-il
l'espérance au
pas rendre
patient et le consoler,
d'accompagnaer les notables ?
au lieu
tables ne firent-ils
Pourquoi les nopas prévenir M. Collet?
Ilestpéible de s'appesantirsur
catastrophe 5 mais
cette cruelle
ne la prévint-il pourquoi M. Fedon
ler,
pas I On ne peut se jeune,
> que sa situation était
dissimuesprit devait être
horrible, 2 que son
âme dans la
frappé de terreur, et son
sauver
stupeur ; mais il
Z72
s'agissait de
être
frère, 2 et le moindre
fatal : ce qui est arrivé,
délai pouvait
La veille de
remis à son T'exécution, 2 M. Fedon avait
membres du jeune frère, une lettre
conseil des notables. pour les
mandait de lui avancer la
Il leur deétait imposé. A
somme à laquelle il
même
quatre heures du soir de
jour, M. Fedon
ce
- cette lettre à M.
jeune, communiqua
Dat,
hépitaux
ex-entreprerieur des
suite à M. militaires, qui lui dit de la porter de
Renouard,
notables
président du
2 et s'obligea
conseil des
un quart dans la
par écrit, d'entrer pour
Si on doit
somme à avancér.
la lettre de en croire le conseil des
M. Fedon n'a été
notables,
président, qu'à six beures
remise à son
trois heures
du matin,
avant T'exécution.
environ
I 2 --- Page 144 ---
(132 )
qui
dela partdeceux
Que d'inconsiquences M. Fedon.
pouvaient sauver
REPROCHE.
VIINE,
épacué du Cap sur SantoN'avoir pas
Parrivée de Dessalines.
Domingo, avant
en offrant, , par ses
LE capitaine : général
avait suffiproclamations, 3 des passe-ports habitans 2 du Cap, la
samment manifesté aux de s'ensevelir sous
résolution qu'il avait prise 2
de la livrer
les ruines de la ville, plutôt que de ceux qui
La majeure partie
aux anglais.
et capables d'en supétaient aptes au service, avait fuit à l'étranger ;
porter les fatigues défenseurs 2
dans la place 2
il ne restait pour
la compagnie admiqu'une faible garnison, blancs de la garde
nistrative , et quelques
nationale. deux mois et plus, pour se rendre
Il fallait
- 2 avec la garnison,
du Cap à Santo-Doningo.
nécessaire,
traîner l'artillerie de campagne de guerre et de
transporter les munitions
desdifféEEChEgt militaires et civiles, et
rentes administrations
anger ;
porter les fatigues défenseurs 2
dans la place 2
il ne restait pour
la compagnie admiqu'une faible garnison, blancs de la garde
nistrative , et quelques
nationale. deux mois et plus, pour se rendre
Il fallait
- 2 avec la garnison,
du Cap à Santo-Doningo.
nécessaire,
traîner l'artillerie de campagne de guerre et de
transporter les munitions
desdifféEEChEgt militaires et civiles, et
rentes administrations --- Page 145 ---
(1 133 )
deshabitans des deux sexes,
assurerla marche
la
de
à rester sous protection
qui persistaient
la garnison.
combien la marche de cette
On doit juger
Il fallait gravir des
caravane eût été diflicile.
avaient été dé-
; tous les chemins
L'obligamontagnes obstrués par les révoltés.
foncés ou
sur le qui vive, , et
tion d'être constamment
d'un
les attaques
en mesure de supporter faiblesse des valétu-
; la
ennemi sanguinaire
et des enfans qui,
dinaires ; celle du sexe
abrités des inn'eussent pu être
nuit et jour
ensuite les réflexions pénijures du temps, et
on eût été
auxquelles
bles et déchirantes des malades qu'on eût
livré, par l'abandon
1 2 sans pouvoir
de laisser au Cap
été obligé
n'existait, le 29
leur assurer de secours. ().1 observé, en
comme on l'a déjà
vendéminire,
de l'état,
dans les magasins
pain et biscuits 2
pour la garnison.
soixante-huit jours
que pour
évacué le Cap, T'ordonnateur
(I) Lorsqu'on a
écrit 2 avec les
Perroud avait fait une convention les soins à donner
commissaires de Dessalines, pour de laisser dans la
malades, qu'on était obligé
voie de
aux
leur retour en France, par la
place, et pour
r'évacuation du Cap,
Après
la NosvelleAngletere.
Dessalines les fit noyer. --- Page 146 ---
(1 134)
de
de toutes espèces
La ville était dépourvue
subsistances.
se mit en marche
A l'époque où Dessalines faisait espérer que
la
du nord, tout
Saintsur partie serait retenu au môle
ce chef noir
ldebrigade, Louis de
Nicolas, et quele général à le forcer à rétrograNoailles, parviendrait
ne fit que
der. La belle défense de ce général
Dessalines 3 d'athâter la résolution qu'avait Il abandonna le
taquer le quaber-ginéral,
hauteurs
St.-Nicolas, et se renditsurles
môle
et Clerveau cernaient
du Cap. Christophe
rivière au haut du
depuis la grande
la plaine,
Cap.
on eût évade Dessalines,
Si à l'approche
eût fallu combattre
tensaie-Donignde et de Clerveau 2
de Christophe
les divisions
et surtout les atteinse fussent réunies, ,
eussent
qui
ces chefs noir et jaune
dre 5 ce que
à harceler, et tâcher
évité, pour s'en tenir
dans la caravane.
de mettre la confusion vaincu toutes les difEn supposant qu'ou eût
fût parvenu à se
ficultés militaires > et qu'on les habitans n'en
Férand,
réunir au général
de faim durant la
eussent pas. moins péri
peu ou point
n'avaient que
et
route > ptisqu'ils
à leur disposition,
dapprovisiumenens
pendant la marqu'on n'eât pu s'en procurer
vité, pour s'en tenir
dans la caravane.
de mettre la confusion vaincu toutes les difEn supposant qu'ou eût
fût parvenu à se
ficultés militaires > et qu'on les habitans n'en
Férand,
réunir au général
de faim durant la
eussent pas. moins péri
peu ou point
n'avaient que
et
route > ptisqu'ils
à leur disposition,
dapprovisiumenens
pendant la marqu'on n'eât pu s'en procurer --- Page 147 ---
- 135 )
che, ni même de l'eau,
venu à vingt lieues de lorsqu'on serait parFallait-il abandouner Santo-Domingo. les
ville ? Dessalines
habitans dans la
y sont restés
a fait égorger tous ceux qui
après l'évacuation forcée de la
place, quoiqu'il ait écrit au conseil des
tables, qu'il-accordait
notous sans
protection spéciale à
et leurs exception, ) et que leurs personnes
propriétés seraient
a déterminé
respectées 3 ce qui
beaucoup de personnesqui étaient
embarquées 2 à reprendre leur
à faire débarquer leurs
domicile, et
effets.
Sous le rapport de Thumanité,
crivait de garantir les habitans
tout presdes. révoltés. Sous
de la férocité
celui de la politique leur
conservation était aussi
colons formaient
ptécieuse, puisque les
se remplacer
une population qui ne peut
que par de
et que le succès à venir, très-grands dans
sacrifices,
culture, était
la reprise de la
dépendant des
qu'ils avaient acquises
connaissances
pouvait donc évacuer par l'expétience. On ne
sur
qu'avec les habitans.
Santo-Domingo
Evacuer le Cap, dès l'instant de
dans le sud par les révoltés ?
l'attaque
tion de ce
après l'évacuaC'eàt été quartier ou de celui de l'ouest ?
dans l'un et l'autre cas
d'un homme pusillanime.
2 l'action
Le généralRocham- --- Page 148 ---
(136 )
d'un caractère trop prononcé sur
beau est
s'en écarter.
T'honneur, > pour
REPROCHE.
VIIIME.
du Cap. Desefficiers donnés
De lévacuation
en otage.
du Cap a paru étonnante,
L'ÉVACUATION
françaises ont
le succès que les troupes
après
de l'attaque faite par Dessaobtenus le jour
d'où on en
Christophe et Clerveau;
lines,
n'aurait pas eu
a tiré la conséquence 7 qu'elle révoltés le lendelieu, si on avait attaqué les
main.
les mulâtres eussent été
Si les nègres et
eussent été
seuls à combattre ; si les anglais
c'est-a-dire,si on eût eu l'assurance
passifs,
anti-soborneraient leurs opérations
qu'ils
et à fournir des munitions
ciales, au blocus,
noirs et jaunes 3
de guerre à leurs brigands
tenté de
la valeur française
on eût, d'après
les révaincre toutes les difficultés 2 quoique
à élever sur le morne
voltés fussent parvenus
dans le cendu Cap, une batterie qui portait
leur armée se protre de la ville, et quoique
'assurance
passifs,
anti-soborneraient leurs opérations
qu'ils
et à fournir des munitions
ciales, au blocus,
noirs et jaunes 3
de guerre à leurs brigands
tenté de
la valeur française
on eût, d'après
les révaincre toutes les difficultés 2 quoique
à élever sur le morne
voltés fussent parvenus
dans le cendu Cap, une batterie qui portait
leur armée se protre de la ville, et quoique --- Page 149 ---
(137 )
du haut du Cap, jusqu'au
longeit du bourg
avaient lintenfort Picolet. Mais les anglais
et de fouforcer l'entrée de la baye,
tion de
que-les français gradroyer la ville, pendant
révoltés;
viraientla montagne epouratisindrele le morne
d'autant plus pénible, que
ce
attaque
et presque à pic,
du Cap est très-élevé,
la force des
centuplait
qui, sous ce rapport,
d'autant celle des
et eût diminué
révoltés 2
et les habitans se
français (1). La garnison feux,et il est évifussent trouvés entre deux
eussent été impitoyablement
dent que tous
les nègres étaient démassncrés. D'autre part,
et à faire écroucidés à faire jouer la mine,
de rochers
de fortes parties
ler du morne,
ville du Cap est ouverte de toutes parts.
(1) La
elle est dominée par la monDu côté de la terre,
elle est placée ; toute la
lagne, au bas de laquelle
de deux rangs
défense consistait en un bastinguage L'escadre anglaise
de tonneaux, remplis de terre. de ligne : on n'aétait composée de onze vaisseaux d'équipages, à leur
vait que trois frégates, dégarnies dans les passes! C'eût été
Les faire couler
opposer.
très-incertaine et tres-impolitique
une opération C'eût été mettre à exécution le projet
par le succès.
de leur expédition
que les anglais avaient formé,lors
pierreuse sur Boulogne. --- Page 150 ---
(1 138 )
d'attaque de la part des
sur la ville ; espèce
défense hucontre laquelle aucune
révoltés 2
résister. Ainsi, soit que les
maine ne pouvait maintenus sur la défensive,
français se fussent
leur
fussent portés à Voffensive 2
ou qu'ils se
la
la conmort était certaine. Fuir par plaine?l
une déroute d'autant plus
fusion eût amené
serait
par la fuite même, on se
cruelle, que
trouvé sans défense.
le blocus était un
Depuis six semaines,
L'esthermomètre de sensations politiques.
l'entrée
cadreanglaise resermaitjpaurnalleneiat
de la baye, cn plus. ou moins de ce qu'elle déavait de se
apprenait de la résolutionqu'on de lui livrer
fendrejusqu'a la mort, plutôt que
la ville.Le jour de Tataguantecadesghie
de onze vaisseaux de ligne.
était composée
Leclerc a raincu lors
Le capitine-général
de la révolte de Dessalines, en vendémiaire était
l'attaque des rebelles
an XI, parce que
ne peuvent
fixée dans la plaine, où les nègres
derrésister à la valeur française. Dans cette si
on a également vu que
nière attaque,
n'eit occupé que la
l'armée des révoltés
détruite. Les
plaine, elle eût été entièrement alors il faldans la plaine?
appeler au combat
eût
abandonner la ville, qui, à l'instant,
lait
rebelles. Toutes les forces
été la proie dcs
an XI, parce que
ne peuvent
fixée dans la plaine, où les nègres
derrésister à la valeur française. Dans cette si
on a également vu que
nière attaque,
n'eit occupé que la
l'armée des révoltés
détruite. Les
plaine, elle eût été entièrement alors il faldans la plaine?
appeler au combat
eût
abandonner la ville, qui, à l'instant,
lait
rebelles. Toutes les forces
été la proie dcs --- Page 151 ---
(1 139) )
et les habiété pour eux; la garnison
eussent
victimes de l'imprévoyance
tans eussent été
de leur chef.
des révoltés et des
L'attaque combinée néanmoins une détermianglais, nécessitait fallait périr par le fer
définitive. Il
et
nation
et de leurs allics,noirs
assassin des anglais, choix entre ces cannijaunes ; ou faire un
la
Dessalines
bales pour la remise de place.
le comsaine politique
obtint la peforencella cela s'était pratiqué pour
ainsi que
mandait, 1e
la ville du Port-auJes autres places. - 2 excepté été livrée aux anglais,
Prince, qui, après avoir
à la condition
fut remise par eux aux nègres, trouvaient.
les blancs qui s'y
les
d'égorger
de Saint-Domingue. 1 par la
La possession
toujours à la France
révoltés, 2 conserve ile. A la paix avec T'Ansouveraineté de cette n'entrera pas en comgleterre, , cette colonie
pensation.
Duveyrier s'abouThodhedaat-commesbean capitaine-général racha avec les nigres.le
de la place :
pour la remise
tifia les conditions
des otages. Il traita
de part et d'autre on livra
la sortie par
ensuite avec les anglais pour habitans (1).
de la garnison et des
mer,
fixé. Une
flotte sortit de la baye au jour
(1) La --- Page 152 ---
(140 )
au général RochamOn fait un reproche
nationale,
beau, d'avoir compromis la dignité
livrant des officiers européens pour otages
en
d'avoir mis leur vie en
à des brigands, et
à
qu'il a condamné
danger, en prétendant des otages au camp de
mort, durant le séjour
de la chaîne, employés
Dessalines 2 les nègres
aux travaux publics.
Dessalines,
Par les arrangemens pris avec la place : il
on avait dix jours pour évacuer
l'évaimportance que
était de la plus grande
les habicuation se fit sans troubles,et que
sans
s'embarquer
tans et les troupes pussent
ces
La sécurité a régné pendant
précipitation.
de paix. Les
dix jours, comme dans un temps
fidélité
domestiques aidèrent avec
nègres
des effets, et parurentregretdans le transport
ter les français.
il y avait huit à dix
petite goélette, sur laquelle
par une barge
blancs des deux sexes, fut capturée surla côle.
Les victimes furent conduites
de nègres.
aborda la goôlette sur laquelle était
La même barge
2 tant
J'ordonnateur Perroud, avec vingt personnes, des
d'administration de divers grades, que
officiers élait sous le canon du fort Picolet, Queldames. On
et les nègres nous laissèrent
ques motsdits à propos, et les navires du commerce
passer.I Les trois frégates
furent ainarinés par les anglais.
urée surla côle.
Les victimes furent conduites
de nègres.
aborda la goôlette sur laquelle était
La même barge
2 tant
J'ordonnateur Perroud, avec vingt personnes, des
d'administration de divers grades, que
officiers élait sous le canon du fort Picolet, Queldames. On
et les nègres nous laissèrent
ques motsdits à propos, et les navires du commerce
passer.I Les trois frégates
furent ainarinés par les anglais. --- Page 153 ---
(141) )
le
ait avancé que
Il est étonnant qu'on
la dignité
avait compromis
empitaine-ginéral
deux ofliciers en otages
nationale, en donnant
mesure était réet que cette
aux brigands, Thonneur. Il s'agissait cependant
prouvée par retraite à dix mille français, tant
d'assurer la
des deux sexes. Ce n'était
troupes qu'habitans
fois que des officiers
pas d'ailleurs la première
: cette mesure
avaient été envoyés aux nègres
lieu dans des temps aussi dangereux.
eut
devant le Cap, le
A l'arrivée de Vescadre
en parleLeclerc envoya,
capitaine-genéral
un officier de terre
mentaire à Christophe, moment que ce chef
et un de marine, au
incendier
rebelle allumait les torches pour
la ville.
avant de débarquer
Le général Boudet,
députa son
avec sa division au Port-au-Prince, commandait dans la
aide-de-camp au chefqui conduit de cette
place. Depuis, on s'était
deux autres
manière avec les brigands, sur
points de la colonie..
Rochambeau n'est
Le capitaine-genéral
se soit
donc pas le seul, ni le premier qui avec
servi de ses officiers pour communiquer adjudantles rebelles. MM. Urbain Devaux,
lieucommandant, et Armand Levasseur,
envoyés en otages 5
tenant-side-de-camp --- Page 154 ---
(1 142 )
flattés du choix qu'on avait
durent se trouver
mission. Forts de la
fait d'eux pour cette chef, et de son exactiloyauté du général en
ils ne poutude à remplir ses engagemens, victimes dela cruauté
d'être
vaient paseraindre
auquel on les envoyait.
de Phomme
Siparl l'ordre
endidrnkuneniesgm
aux travaux publics,
de la chaîne, employés
à
de ces officiers a pu paraitre
Vexistance
avoir été un instant comquelques personnes Dessalines a réclamé ces
promise, 2 lorsque
encore au général en
noirs, ce ne serait pas
faudrait s'en prendre.
chef qu'il
de la place, Néraud,
Ce futlecommandant fit embarquer les
qui, par mesure de sûreté, qu'ils pouvaient
nègres de la chaine, parce dans le Cap. On ne
occasionner du trouble
conclure de cet embarquement,
peut pas l'évacuation, que ces noirs avaient
pendant
même de
été condamnés à mort. L'époque
prouve le contraire.
leur embarquement
élonnant quelesanglais,
Il est pareillement
aient eu
toujours atroces dans leur politique, dans leurs
T'impudence de faire un reproche, Rochamau capitaine-génétal les déserteurs,
popierapublicn,
reclamé
beau, de n'avoir pas
de guerre),
(qu'ils qualifient de prisonniers
que ces noirs avaient
pendant
même de
été condamnés à mort. L'époque
prouve le contraire.
leur embarquement
élonnant quelesanglais,
Il est pareillement
aient eu
toujours atroces dans leur politique, dans leurs
T'impudence de faire un reproche, Rochamau capitaine-génétal les déserteurs,
popierapublicn,
reclamé
beau, de n'avoir pas
de guerre),
(qu'ils qualifient de prisonniers --- Page 155 ---
(143) à la férocité de
et de les avoir abandonnés
Dessalines.
leur désertion ( et cette
Ces militaires, par
la France),
désertion était une révoltecontre Ils ont dû
avaient encouru la peine capitale. mérilé la
la vie, avec le regret d'avoir
perdre déserteurs sont des'soldats polonais,
mort. Ces
révoltés par compagnies.
quiont été joindreles
frangais ,il n'y en
Quant à des prisonniers massacraient sur le
avait point : les rebelles
qui tombaient
champ de bataille, les français leurs tétes
mains. Ils amoncelaient
en leurs
(1). d
enforme de pyramide
aussi réclamer, comme des
(1) Ne fallait-il pas
et le commissaire
hommes précieux 2 un chirurgien ont été joindre les
de marine Gom.. Bend qui les malades de l'hôbrigands. Ce dernier a exposé
pas leur
des Pères. 1 au Cap, en n'accélérant avait reçu de
pital
d'après l'ordre qu'il en
évacuation, Perroud, à être immolés par les canTordonnateur
de Drèmes, en faisant passer
nibales. Le sous-préfet
homme péti
avec lui dans la colonie, ce jeune sans doute un
d'une ambition outrée , lui croyait blancs qui se
autre caractère. Il y a d'autres
les
tout
traitres à leur patrie, en devenant
sont rendus
et en suivant cet
conseillers intimes de Dessalines,
sanguidans toutes ses expéditions
homme-tigre
naires. --- Page 156 ---
(144)
l'escadre anglaise eut amariné les
Lorsque
et les bâtimens du comfrégates de l'état,
ctles habitans
mercequi portaientles troupes rendit à Portsuivirent l'armée, on se
qui
Royal, ile de la Jamaique.
commandant
On doit, croire que l'amiral, d'après ses
à la Jamaique, n'a eu en vuc, de la capiinstructions, lors de la signature
la vie sauve des troupes pour
tulation , que voléaux troupes le peu qu'elles
un temps. On a
les habitans ont été dépouillés
possédaient: 3
sauver. La cupide tout ce qu'ils avaient pu femmes à soufdité anglaise a contraint les
fouilles les
elles, les recherches et les
frir sur
La pudeur a été outragée (
plus indécentes.
tenait de la rage qu'aavec une cruauté qui
leur
de voir que
expédition
vaient les anglais,
frais, ne leur rapmaritime, faite à grands
nombre
l'odieux d'être compté au
portait que
Les troupes furent entasdes peuples féroces.
infectes,
Jamaique, dans des pontons
sées àla
horreurs de la
où elles étaient livrées aux
calcinées
faim et de la soif, et périssaient éviter d'être
à
le soleil, en cherchant
par
marée montante, qui remnoyées à chaque
plissait d'eau les pontons.
être
livrèrent aux negres, 2 pour
Les anglais
des corsaires français
égorgés, les équipages
qu'ils
des peuples féroces.
infectes,
Jamaique, dans des pontons
sées àla
horreurs de la
où elles étaient livrées aux
calcinées
faim et de la soif, et périssaient éviter d'être
à
le soleil, en cherchant
par
marée montante, qui remnoyées à chaque
plissait d'eau les pontons.
être
livrèrent aux negres, 2 pour
Les anglais
des corsaires français
égorgés, les équipages
qu'ils --- Page 157 ---
(145)
On doit à la vérité de déqu'ils capturaient. des officiers de la marine
clarer qu'ily avait
qui rougissaient
anglaise remplis d'honneur,
tenait leur gouvernement.
de la conduite que
leur vie pour sauver
lly en a qui ont exposé il en a eu aussi qui se
des français; mais y ont autorisé 2 par
sont bien oubliés, et qui
à T'huleur silence, des actions outrageantes
manité.
REPROCHE.
IXME,
remis la ville du Cap aux révoltés,
D'avoir
essuyé trois assauts.
avant d'avoir
RochamLes ennemis du capitaine-genéral répandent dans
beau sont si exaspérés, qu'ils
la peine
ce général a encouru
le public que
livré la ville du Cap aux
capitale, pour avoir essttyé trois assauts.
nègres, avant d'avoir
tous les
C'est-a-dire que, 2 sans exception,
officiers ayant eu le commandegénéraux et
d'une ville ouverte,
ment à Saint-Domingue, un fort, un blokune bicoque,
un bourg,
), et qui les ont évahouse ( maison-fort d'avoir résisté à trois
ciés ou rendus avant
K --- Page 158 ---
(146) )
suivant leurs principes,
assauts 3 doivent,
passer par les armes.
extravagantes pour
De telles idées sont trop
être considérées sérieusement. l'article du Code miliPour faire usage de
le commandant
qui condamne à mort
à Yentaire,
l'a remise
de guerre J qui
d'une place
laplication de la loi puisse
nemi, il faut que
dontil
Dans Thypothèse
se faire avec justice. décide par la compas'agit, la question se
raison des places.
ne peut pas plus
La ville du Cup-Frangais de guerre, qu'on
à une place
de toute
être comparée
ouvert
un village,
ne peut comparer la
de Luzemà forteresse
part et dominé,
bourg.
du côté de la terre, est
La ville du Cap,
la montagne, au
entièrement dominée par
Toute sa déde laquelle elle est placée.
de deux
bas consistait en ZLI2 bastinguage Du côté
fense
remplis de terre.
rangs de tonneaux,
à l'ennemi 2
la baye est ouverte
de la mer,
basse du fort Picolet préquoique la balterie défense que celle de haut,
sente une meilleuré
par l'éboulement
où la garnison est endanger, le feu de l'endes rochers ocesionnenait contre le roc. L'esle fort étant adossé
Vilaretnemi,
ordres du vice - amiral
cadre aux
bastinguage Du côté
fense
remplis de terre.
rangs de tonneaux,
à l'ennemi 2
la baye est ouverte
de la mer,
basse du fort Picolet préquoique la balterie défense que celle de haut,
sente une meilleuré
par l'éboulement
où la garnison est endanger, le feu de l'endes rochers ocesionnenait contre le roc. L'esle fort étant adossé
Vilaretnemi,
ordres du vice - amiral
cadre aux --- Page 159 ---
(147) dans la baye du Cap en
Joyeuse, est entrée le feu de ces batteries.
pluviose an X, malgré la ville du Cap était déAlléguera-t-on que
élevés aux frais
fendue par dix blok-houses,
pièces
habitans, et garnis de cinquante
des
d'artillerie?
de ces blok-louses (leur
La majeure partie
n'offrait que de
feux ne se croisant pas), défeasivequ'on
protection
panlapairierlar
dès que les anglais
en espérait, se perdit obusiers et des canons aux
eurent fourni des
renfermées dans ces
révoltés. Les troupes
lorsque les
colombiers étaient prisonnières hâtaient de
si elles ne se
rebelles paraisaient,
se replier.
défenses des plus honorables
Ily a eu des
lorsqu'elles furent
de la part des troupes, debois; mais que
assiégées dans ces casemates la multitude des
pouvait la valeur contre régulières ? Les
assiégeans et leurs attaques circonstances,
nègres ont été, dans plusieurs de la bravoure franemportés partadmiration dans diverses de leurs
çaise : ils s'écrièrent
que les
contre ces blok-houses,
attaques
ne devaient pas
braves qui les défendaient
de ne pas persister
périr. Ils les invitèrent Ils leur ouvrirent
inutile.
dans une défense
sur la place. Mais
passage pour se replier
Ka --- Page 160 ---
(148)
pas que ces blok-luouses poucela ne prouve
s'était proposé.
vaient remplir le but qu'on
leur inuCes défenses prouvent au contraire
tilité.
par des
Toutes les troupes se sont signalées
héroiques : elles sC sont constamment
actions
couvertes de gloire.
les nègres ont
Ces blok-houses, après que d'utilité conété munis d'artillerie, n'ont eu
Sous
annoncer leur approche.
nue, que pour
; mais ils
c'était une protection
ce rapport,
fallait se disservaient plutôt à avertir qu'il
combattre, la garnison
poser à évacuer qu'à
de la ville étant trop faible.
àlaredmilitaires, relatives
Les lois pénales
ne sont donc
dition d'une place de guerre,
à celle de la ville du Cap.
pas applicables
RochamLes ennemis du capitaine-genéral
les
sûrement pas pris pour
beau, ne seront
fallait, d'après eux, deamis des colons. Il
les anglais
les massacres effectués par
vancer
faire passer au fil de T'épée les
et les nègres, femmes et les enfans.
vieillards, les
aredmilitaires, relatives
Les lois pénales
ne sont donc
dition d'une place de guerre,
à celle de la ville du Cap.
pas applicables
RochamLes ennemis du capitaine-genéral
les
sûrement pas pris pour
beau, ne seront
fallait, d'après eux, deamis des colons. Il
les anglais
les massacres effectués par
vancer
faire passer au fil de T'épée les
et les nègres, femmes et les enfans.
vieillards, les --- Page 161 ---
(149 )
REPROCHE
XME,
embarqué le dernier.
De ne s'être pas
COMMANDANT UNE PLACE 2 ne
Ux général
sortir
dernier.
doit, en Vévacuant, en
quele
fait au capitaine-général
Le reproche qu'on
perfide qui
Rochambeau ,a une apparence la lâcheté
persuade ; mais avec la réflexion, 2 fairel'apretombe sur ceux qui osent lui en Rochambeau
plication. Le capitaine-général le croira. Une cabale
un lâche I Personne ne
l'échafaud; sous
conduisit le comte de Lalyà calomnie ne troule règne DE NAPOLÉON 2 la
vera pas de sauve-garde. Rochambeau ne
Le capitaine - général
commandait pas la place du Cap, quoiqu'ily
ÉTAIT GÉNÉRAL EN CHEF, COMrésidât. IL
Son devoir lui presMANDANT LA COLONIE.
en rade.
crivait d'établir le quartier-général commandant de la
C'estle général Lapoype, cominandait au Cap;
division du nord, , qui
le lui ordonnait
ainsi que
cet ollicier-genétal, le dernier avec l'adjuPhonneur, s'embarqua d'Hennin, son chef d'édant-commandant
le traité passé entre
tat-major. Après que --- Page 162 ---
( - 150 )
Duveyrier et Dessanadjubant.commande
général , ce
lines, fut ratifié par le capitaine
à
de se mettre
deinier était dans T'obligation
emde la marine. Son prompt la
la disposition
assurer
élait nécessaire 3 pour
barquement
hors de la baye du Cap,
sortie de la flotte
par ce moyen,
le jour fatal, et obliger,
le
pour
les habitans de précipiter
les troupes et
des troupes était
leur L'embarquement
des traîneurs.
effectué. Il ne restaità terre que
eût traité
Rochambeau quoiqu'il
Le général
devait desirer trouver un
avec les anglais 2
leur échapper, et sC
moment favorable pour
les débris de
avec
rendre à Santo-Domingo
l'armée.
était d'ailL'intention du empitaine-géniral
mais
le dernier de la place 3
leurs de sortir
lui prescrivit
circonstance impérieuse
une
Fecteréolution.lily resta néand'abandonner
moins quatre jours.
suscités par
Les chefs noirs et mulâtres 7 de ce que
étaient mécontens
les anglais 2
mis à la voile pour le
(1) Si la flotte n'eit pas fait tirer du fort Picolet,
jour prescrit, Christophe ett vaisseaux de l'état et du
à boulets rouges 2 sur les montés, et les boulets
commerce. Les grils élaient
au feu.
use
une
Fecteréolution.lily resta néand'abandonner
moins quatre jours.
suscités par
Les chefs noirs et mulâtres 7 de ce que
étaient mécontens
les anglais 2
mis à la voile pour le
(1) Si la flotte n'eit pas fait tirer du fort Picolet,
jour prescrit, Christophe ett vaisseaux de l'état et du
à boulets rouges 2 sur les montés, et les boulets
commerce. Les grils élaient
au feu. --- Page 163 ---
(151 )
des conditions
Dessalines n'avait pas imposé
: j'ai
dures. Dessalines leur répondait il tendit un
plus
Pour leur complaire 1
un
promis.
0 3 afin d'avoir
piége au captuaine-giatral la foi des engagemens pris.
prétexte de violer
des notables 2 que les
Il écrivit all conseil rester dans la colonie,
colons qui voudraient
protection;
de la plus grande
jouiraient assurait streté pour Teurs personnes d'en
qu'ill leur
et chargea le conseil
et leurs proptiétés,
C'était, de la part de
prévenir les habitans.
dans
Dessalines, placer le capitsine-ginéral Les notables ne
la position la plus pénible. la lettre de Desrendre publique
pouvaient
du capitaine-général.
salines, sans T'agrément
pour la publicaEn refusant son approbation il fallait reprendre les
tion de cette lettre,
d'après les
lorsque tout commandait,
en sa
armes 9
represifs quil avait
faibles moyens
pours sauver
l'armée. Les dispositions pacide
eritn
les débris
Dessalines, pouvaientfiques que témoignait
d'autant plus
être véritables. Elles paraissaient
régnait
que la tranquillité
vraisemblables 2
et
à Jérémie , au Port-au-Prince
aux Cayes,
ce chef noir accordait
à St.-Marc, 3 et que rentrerdans la colonie,
des passe-poris pour obligés de suivre l'armée
étant
à ceux qui, --- Page 164 ---
(152 )
rendre leurs comptes en France, annonpour
revenir à SL-Domingue. Le caçaient vouloir démontra aux notables, compitaine-général méfier des
disbien on devait se
apparentes Il souscripacifiques de Dessalines.
positions
à leur voeu. Il permit de faire
vit avec peine
la lettre , et fut établir soll
afficher et publier bord de la frégate la Surquartier-général à
au commandant
veillante ) en annonçant
Parmée à la
Barré, qu'il se mettait avec
et le
de la marine. Le président
disposition
du conseil des notables 2 pénétrés
trésorier
chefleur avait
des dangers que le général en
noLes autres
démontrés, s'embarquerent.
resnotamient M. Hardivilliers, 3
tables >
furent avec les habitans de
tèrent au Cap, et
victimes
la ville et ceux qui débarquèrent t,
de leur confiance.
la publiDessalines se voyant déjoué par
avait
cation de sa lettre, dans le projet qu'il
troupes avec les habitans,
formé d'égorgerles dans les mêmes vues.
en conçut un second
DessaLes archives (1) étaient embarquées.
Par l'article 5 de la capitulation avec les
(1)
la sortie par mer de la garnison du
anglais, pour
devaient être respectées et laisCap, les archives
Boyé, chef de
sées en la disposition du général
publiDessalines se voyant déjoué par
avait
cation de sa lettre, dans le projet qu'il
troupes avec les habitans,
formé d'égorgerles dans les mêmes vues.
en conçut un second
DessaLes archives (1) étaient embarquées.
Par l'article 5 de la capitulation avec les
(1)
la sortie par mer de la garnison du
anglais, pour
devaient être respectées et laisCap, les archives
Boyé, chef de
sées en la disposition du général --- Page 165 ---
(153)
celles du greffe, < attendu,
lines réclama
de français restant
que beaucoup
> disait-il,
archives étaient leur pro-
> dans la ville, ces incident pouvait trou-
>. Ce nouvel
archives
> priété
: on les promit. Les
bler r'évacuation
et remises la surfurent débarquées
du greffe
sortirent de la baye.
veille que les vaisseaux
entrainés par la
Les anglais,
Tétat-major-général.
trouver de l'argent
cupidité 2 les saisirent 2 espérant
qui les renfercaisses et boucauts
dans les malles 2
leur attente, ils blasphémaient. Trompés dans
maient de rage.
Perroud,
Le général Boyé et Tordomnateur-général à la Jamaique D
donnèrent ordre de réclamer,
sont
me
bien des difficultés, qui
ces archives. Après
déposés au miconstatées par trois procis-verbaux les remirent après
nistère de la marine, les anglais
une partie à
bouleversé , et en avoir jeté
avoir tout
de remettre celles qui apparla mer. Ils refusèrent
Ily avait plusieurs caisses
tenaient al'arme du génie.
forts, et de diverses
contenant les plans des villes,
nombre d'insdéfensives de la. colonie ;
positions
et tout ce qui était utile,
trumensde toutes espèces, les bureaux de cette
et pour long-temps, pour également de remeltre
arme. Les anglais refusérent Leaumont, les archives
des guerres
all commisaire
avaient saisies et versées
de la ville des Cayes, qu'ils
dans les magasins de Port-Reyal. --- Page 166 ---
(154) e
XIME, REPROCHE.
Avoir lipré Partilleric à Dessalines.
l'époque où le Ca=
Ox doit se rappeler qu'à traita avec Despitaine-général Rochambeau de tenir davansalines, il était impossible
du huitième
la réfutation
tage au Cap. Voyez
reproche.
du Cap était forcée, celle du
L'évacuation devait en être la suite. Il
môle St.-Nicolas
les anglais de s'empaconvenait d'empêcher
et surtout d'arer d'une partie de la colonie 2
de cette dernière place,
voir la possession
de
avoir aucun prétexte
afin qu'il ne pât y
La saine politique
compensation à la paix.
qu'àregret,
commandait doncde placèr, quoi
résisdans la situation de pouvoir
les nègres
par-là les anglais de
ter à I'Angleterre 3 punir
et déjouer
envers la France,
leur perfidie
leurs projets.
a-t-on dit, deremettre
Il eûtété préférable,
Sans doute, s'ils
Vartilleric aux anglais.
peuples poliavaient les principes des autres les nègres.
cés; mais ils sont plus barbares celui que des tunisiens
Leur caractère est pire que
résisdans la situation de pouvoir
les nègres
par-là les anglais de
ter à I'Angleterre 3 punir
et déjouer
envers la France,
leur perfidie
leurs projets.
a-t-on dit, deremettre
Il eûtété préférable,
Sans doute, s'ils
Vartilleric aux anglais.
peuples poliavaient les principes des autres les nègres.
cés; mais ils sont plus barbares celui que des tunisiens
Leur caractère est pire que --- Page 167 ---
(155) vendu cette artildes algériens. Ils eussent
et ils les
et
fois sa valeur aux nègres,
lerie mille
qu'ils en avaient,
eussent Roanghrperlaleee
places.
de leur livrer en SILS les principales aux anglnis > c'eût
En livrant cette artillerie à leur discrétion 9
été se mettre entièrement barbarie ils se sont comet on sait avec quelle
oùl ils livrèrent au
portés au Part-an-Pince, des habitans, en ouvrant
massacre une partie
avant d'avoir
de la ville aux nègres,
voules portes
des colons qui
assuré Tembarquenent Ils eussent agi de cette
laient suivre V'armée.
mort d'un français,
même manière au Cap.La
C'est,
atroce aux anglais.
inspire une joie
de moins.
disent-ils, un.frangais indépondans des anPour rendre les nègres nécessité de leur abanglais, ily avait donc
donner V'artillerie.
c'est avoir mis les
Mais, dit-on encore 2 de pouvoir résister
dans la situation
à Saintnègres
déployera
aux français : lorsqu'om impérial.
Domingue lc drapeau
sont les instion l'a prouvé,
Les anglais, révolte des nègres. Lorsque
gateurs de la
subjugués par le capiderniers furent
les firent de
ces
Leclere, les anglais
avec la
tino-général
paix
révolter; et quoiqu'en
des
nouveau
fournirent de V'artillerie,
France, ils leur --- Page 168 ---
(1 156 )
et de la
N'est-ce pas mentir à
armes
poudre. de vouloir faire croire
sa conscience, que
lAngleterre, en guerre avec la France,
que
des armes et de la
refusera de l'artillerie,
et que ces derniers se
poudre aux nègres,
de défense,
trouveront dépourvus de moyens
l'armée française débarquera à Saintlorsque
Domingue.
qu'il fallait jeter
On va jusqu'à prétendre
à la mer les canons, 3 les armes et la poudre.
Le capitaine-général et les troupes, eussent
préféré périr jusqu'au dernier homme, avant
aux honneurs de la guerre. La
de renoncer
a été dix
remise de l'artillerie aux nègres,
francs pour évacuer; ce qui mettait
jours les habitans du Cap à même de suivre
tous
l'armée.
ils refusèrent primitiQuant aux anglais,
de la guerre
vement d'accorder les honneurs
Ils exigèrent que les faibles débris
aux troupes.1
livrassent à discrétion. Le
de l'armée se
s'ils
en chefleur fit notifier que
pergénéral
qui étaient
sistaient dans leurs prétentions,
il ferait mettre le feu aux
déshonorantes, navires français qui étaient
frégates et aux
tenterait avec
ancrés dans la baye, et qu'il
accablé
de périr,
ses troupes, quoiqu'assuré de sC rendre à
par le noibre des nègres,
es.1
livrassent à discrétion. Le
de l'armée se
s'ils
en chefleur fit notifier que
pergénéral
qui étaient
sistaient dans leurs prétentions,
il ferait mettre le feu aux
déshonorantes, navires français qui étaient
frégates et aux
tenterait avec
ancrés dans la baye, et qu'il
accablé
de périr,
ses troupes, quoiqu'assuré de sC rendre à
par le noibre des nègres, --- Page 169 ---
(167 )
Alors il eût été forcé, par
Santo-Domingo.
les habitan's du Cap
T'honneur, d'abandonner
Pouférocité des anglais et des nègres.
à la
circonstance plus cruelle
vait-il y avoir une
qui eût
Existe-il un français
et plus pénible.
à Peau V'artillerie,
été assez atroce, pourjeterà cette action qui eût
ayant la certitude, par c'élait conduire à une
été alors barbare, que
et une
inévitable de braves troupes,
mort
blanche. Des soldats qui
forte population
u'ils s'agisavaient le courage de mourir, lorsqu'
livrèrent leur artillerie pour
sait de Phonneur, vieillards, femmes et ensauver sept mille les homneurs de la guerre.
fans (r). Ils eurent
qui ont eu lieu postéricurement
Les massacres
tiennent à la barbare
à l'évacuation du Cap,
du cabinet de Saint-James.
politique
habitans du
Dessalines fit égorgerles
(1) Lorsque
étaient restés dans les hôpiCap, les militaires qui état n'avait pas permis à - ce
taux 2 parce que leur
avec ceux que,
chef barbare de les faire embarquer le môle Saintle
de les évacuer sur
sous prétexte
trainèrent sur les lieux des
Nicolas, il fit noyer, se
vie
sauver les
massacres : ils offrirent leur
pour
NOUS
s'écrièrentils tous ,C'EST
colons. < Arrêtez,
C'EST
SOMMES VENUS VOUS COMBATTRE,
> QUI
> Les soldats sont toujours
> A NOUS DE MOURIR.
ce qu'est leur général.
bare de les faire embarquer le môle Saintle
de les évacuer sur
sous prétexte
trainèrent sur les lieux des
Nicolas, il fit noyer, se
vie
sauver les
massacres : ils offrirent leur
pour
NOUS
s'écrièrentils tous ,C'EST
colons. < Arrêtez,
C'EST
SOMMES VENUS VOUS COMBATTRE,
> QUI
> Les soldats sont toujours
> A NOUS DE MOURIR.
ce qu'est leur général. --- Page 170 ---
(158 )
livra-t-on? L'artillerie de camEh! que
de pièces de 8 et de 4, au
pagne, composée environ ; quatre obusiers
nombre de quinze
à l'artillerie de
obus. Quant
et quatre-vingts
long-temps enétait depuis
siége, une partie
étaient réparties dans
clouée. Les pièces qui
lorsont été enclouées
les dix blok-houses, forcées de se replier de
que les troupes furent
la place. Partie des
l'un sur l'autre, , ou sur l'arsenal, les dix forts
canons qui étaient dans
se trouvaient
età la Petite-Ance,
en
ou batteries,
n'ont pas d'ouvriers
démontés. Les nègres
remettre
des affats, et pour
état de construite
de bronze encloués. Ils
en service les canons leurs canons en batterie
sont de force à placer de cette artillerie sera
sur terre. Une partie Il est impossible que
dans les mornes.
les
portée
puisse se faire sans que
cette opération
pertes. Il n'existe
degrandes
nègres éprouvent
dans les mornes ;
point de magasins à poudre
la poudre
qu'on prenne,
quelques précautions
y perd de sa
à canon qu'on y emitngasine ce qu'on a
Dessalines a trouvé que
force.
étaitsi peu de chose,
livré en armes et poudre,
UN MILLION
qu'il a demandé aux jamaieains fusils, 50 mille
de livres de poudre, 50 mille 5 mille pour la
T'infanterie, et
sabres pour
n'ont pu satisfaire
cavaleric. Les jamnaicains --- Page 171 ---
(159 )
Le cabinet Saint-James y
à cette demande.
pourvoira.
REPROCHE.
XIINE,
administroteur!
Iln'était pas I
Rochambeau n'était
LE capitaine - général c'est un singulier readministrateur!
pas
proche.
ennemis de ce général,
Si on demandait aux d'un général en chef
de définir les devoirs
2 et ce qu'on
commandant à Saint-Doningue,
d'adtperlaqalifecatien
entend généralement
sîrement, d'après
ministrateur, ils seraient tris-embarrasés pour
le reproche qu'ils font, déinition. Ils eussent
en donner une juste
comme
fàt courbé sur un bureau,
voulu qu'il
devoirs y tient ployé.
le commis que ses
en chef à SaintLes devoirs d'un général
une force
Domingue, qui a à sa disposition perdre de
suffisante, sont de ne pas
armée
de la cause qui a déterminé
vue Y'ensemble
énergiquement lordre insa mission; assurer
et les
térieur; sévir contre les dilapidateurs les deniers
tenir la main à ce que
anarchistes;
fàt courbé sur un bureau,
voulu qu'il
devoirs y tient ployé.
le commis que ses
en chef à SaintLes devoirs d'un général
une force
Domingue, qui a à sa disposition perdre de
suffisante, sont de ne pas
armée
de la cause qui a déterminé
vue Y'ensemble
énergiquement lordre insa mission; assurer
et les
térieur; sévir contre les dilapidateurs les deniers
tenir la main à ce que
anarchistes; --- Page 172 ---
(16o )
ne soient employés qu'aux
du trésor public
nécessités. Il n'est pas
dépenses d'urgentes
soithonune d'état;
nécessaireque ce dignitaire
à fixer les
supréme
c'est au gouvernement le mode de trayail des
bases du régime, et chef de la colonie doit
administrateurs. Le
c'est-a-dire, se
être passif sous ce rapport; volonté souveraine.
borner à faire exécuterla
L'examen
Son devoir enfin, est de surveiller.
. et l'ordre dans les comptabilités,
des détails,
proprement
appartiennentil V'administrateur,
dit, le préfet.
Rochambeau n'était
Le capitaine-général ! il était au moins un
pas zn administrateur: prévoyant. Un seul
chef eatraondivairement
fait le prouvera. chef accordait aux préfets,
Le général en
des
les besoins de divers services,
suivant
et en traites sur le payeurcrédits en argent
avait approuvées
dépenses qu'il
général , pour
D'abord, il laissait ces
sur leurs propositions. disposition 5 ensuite 2
crédits à leur entière
créavoir la certitude que les nouveaux de
pour
également pas détournés
dits ne seraient
il défendait au
leur véritable destination, ordonnances du
d'acquitter les
payeur-général
avant que lui, général,
préfel, sur ces crédits,
étaient réelleeût vérifié si ces ordonnances
ment --- Page 173 ---
(16r 1 )
le remboursement des dépenses
ment pour
arrêtées entre lui et le préfet.
reproche est donc une pure
Ce prétendu
calomnie.
R E S U M É.
résulte de l'exposé de ce qui s'est passé
IL
depuis 1790, jusqu'à al6à Ssint-Domingue, brumaire ap XII, que cette
vacuation, au 27
été en état de rebellion,
colonie a constammenté
calomnie
et que c'est par récrimination qu'on
Rochambeau.
le capiltaine-genéral
Leclerc, après avoir
Le capitaine-général n'a pu établir, pour les
subjugué les nègres,
de régime à Saint-Domingue,
trois castes 2
qu'on
celui propre à un pays conquis,
que
contenir dans l'obéissance que par
ne peut
nombre de français qui
l'appareil des armes;
s'étaient
trouvèrent à l'arrivée de l'armée,
s'y
pendant dix ans, et notamment
familiarists forcé du général Hédouville,
après le départ les lois des nègres, et à trafide pivre sous
Beaucoup de blancs
quet avec les anglais.
parce que
aimaient le régime de Toussaint,
leurs liaisons avec les anglais, en consolidant
de ce chef noir, les enrichisYusurpation
Leclerc,
saient. La mort du capitaine-général
L
trouvèrent à l'arrivée de l'armée,
s'y
pendant dix ans, et notamment
familiarists forcé du général Hédouville,
après le départ les lois des nègres, et à trafide pivre sous
Beaucoup de blancs
quet avec les anglais.
parce que
aimaient le régime de Toussaint,
leurs liaisons avec les anglais, en consolidant
de ce chef noir, les enrichisYusurpation
Leclerc,
saient. La mort du capitaine-général
L --- Page 174 ---
(162 ) amis de lordre, et
fut une calamité pour anarchistes. les
Il y avait
pour les
un triomphe
aussi des aveugles.
s'est passé aux
En considérant ce qui
à
à Jerémic, au Port-au-Prince,
Cayes,
après l'évacuation
Saint-1 Marc et au Cap,
françaises, on
de ces places par les troupés existait encore à
quil
ne peut se dissimuler
de partisans du
beaucoup
Saint-Doningue
de ces cinq
régime des nègres. Des négocians d'Amérique 1
écrivirent au continent
villes, >
des affaires
reprendre la continuation
douter
pour
le passé. Qn ne peut pas à la
comme par
demandes furent faites
que les mêmes
reste-il pas de blancs
Jamaique. Combien ne sont les conseillers
qui
de
à Saint-Doningue, et les rédacteurs
intimes de Dessalines,
!
duses proclamations
africain furent,
Les partisans du régine admirateurs outrés
temps, les
de
rant quelque Rochambeau. Ils se flattèrent
du général
par leurs adulations,
disposer de ce général connaissant sa sévère
et de réussir par-la,
dans
à enchaîner sa surveillance, tous
probité,
avaient d'augmenter, par
les vues qu'ils richesses, acquises au grand
les moyens, leurs
durantl le régime
détriment de la mère-patrie,
en lui, 2
Toussaint; mais ils trouvèrent
de --- Page 175 ---
(163)
attente, un homme dépoué comme
contreleur
à Pétal, et inaccessible à
son prédécesseur contraire à ses devoirs. Dèstoute impulsion
ennemis secrets.
lors ils devinrent ses d'avoir été les afidés de
Accablés de honte
après
Toussaint, ils répandirent partout, Rochambeau
lévacuation, que le général
le régime de ce brigand.
avait fait regretter
de
L'ambition 2 ou des vues
désorganisades hommes, d'une plus grande
tion, portèrent
Il est constant qu'il
inportance, à s'oublier.
souveraine,
y a eu révolte contre Vautorité
Il
voulant déporter son représentant.
en
délits, que ceux
n'existe pas de plus grands de T'autorité, : et
qui tendent au renversement de l'insuborà donner aux troupes l'exemple
dination.
il est étonnant qu'ils
Quant aux mulâtres,
On les plaint I
aient encore des partisans.
ont fait des
ori oublie le massacre qu'ils
On se
blancs! Leur félonie a été constatée. succincbornera dans ce résuné, de rappeler
o
les
de leur prise d'armes.
tement époques mulâtres portérent les nègres
En 1791, les
dans
à la révolte. Ils firent cause commune, ils. incenl'idée de s'emparer de l'autorité;
des
concurremment les propriétés
dièrent
blancs; ils les massacrèrent.
L2
On se
blancs! Leur félonie a été constatée. succincbornera dans ce résuné, de rappeler
o
les
de leur prise d'armes.
tement époques mulâtres portérent les nègres
En 1791, les
dans
à la révolte. Ils firent cause commune, ils. incenl'idée de s'emparer de l'autorité;
des
concurremment les propriétés
dièrent
blancs; ils les massacrèrent.
L2 --- Page 176 ---
(I 164).
à Toussaint;
Ils disputèrent la souveraineté quinze mille à sa
ce chef noir en immola
se réLe surplus de cette population
sûreté.
et à la Nouvelle-Anfugia à la Jamaique,
gleterre.
Leclerc permit aux mulâtres
Le général
et de se réunir aux
de rentrer dans la colonie,
troupes.
chefs de cette caste,se
Clerveau et Pétion, bienfaiteur, le 21 vencontre leur
six mois après
révolièrent
c'est: - à-dire,
démiaire an XI;
Pétion était passé
Clerveau fut amnistié.
que la colonie avec T'armée.
dans
entière ne différa à se révolter,
La caste
vit arriver successivement
que parce qu'elle trama sourdement jusqu'à
des renforts. Elle
rétranger,
T'époque où elle fut Linstruite,par était inévitable.
quela guerre avec FAngleterre cette caste furent arrêtés
Plusieurs chefs de
complices de
an XI, comme
Prosen pluviose Pétion. Savoir : Bardet,
Clerveau et de
père et fils; ainsi
per, Brachai, Desravines, d'armes de T'arrondisqu'une partie des gens
sement du sud.
ces cinq chefs
Les troubles qu'excitérent le
coincident
mulâtres, dans l'ouest et sud, du chef nègre
avec l'attaque ( en pluvidse) mulâtre Clerveau,
Christophe, et du traître
Si 1 --- Page 177 ---
(165 )
révoltés furent
la ville du Cap, où ces
eontre
Bel-dirsquils avaient
défaits et chassés dufort
surpris,
En ventôse, même
et
tedancdehumaditneg
Juste-Vancole
Ferou, Cangé, Geffard, leur révolte les
Begon, entraînérent dans tous les cultivanègres libres, et sonlevèrent
dans l'ouest et le sud.
teurs
mulâtres Clerveau
La révolte des généraux
fut précéan XI,
et Pétion, en vendémiaire
l'ouest et le
dée de deux mois, dans le nord, Sans-Soucy,
sud, de celle des chefs nègres rEveillé, MaCupoi-lu-mort, Silla,
Yaou,
Cotreau, Bélair,
caya, Lamour Derance,
était au moMaurepas
Monfort et Domage. lorsquil fut arrêté.
ment de se révolter
la caste des muM. Id. . . - prétend rebellion, que
pour éviter
lâtres a été forcée à la
C'est son opinion.
un supplice. . - injuste...
croyance, 3
d'une pareille
La manifestation
entière, et à faire
tend à tromper la France
de l'intérêt
adopter. des mesures inverses
public.
que la caste des
C'est en pluviose an XI, de la révolte pour
mulâtres a levé l'étendard
que
dixième fois. C'est à la même époque
la
l'un des coryphées les
le mulâtre Clerveau,
attaquait la
apparens de cette caste.,
plus
...
croyance, 3
d'une pareille
La manifestation
entière, et à faire
tend à tromper la France
de l'intérêt
adopter. des mesures inverses
public.
que la caste des
C'est en pluviose an XI, de la révolte pour
mulâtres a levé l'étendard
que
dixième fois. C'est à la même époque
la
l'un des coryphées les
le mulâtre Clerveau,
attaquait la
apparens de cette caste.,
plus --- Page 178 ---
(166 )
Les douze chefs nègres ci-dessus
ville du Capde l'avenue
désignés, étaient les précurseurs l'union exisdes mulâtres, et de
prochaine les noirs et les jaunes. Les génétante entre
et Pétion, étaient les
raux mulâtre Clerveau
avec les
véritables chefs de ces. révoltés,
et
Dessalines, Christophe
généraux nègres
frère de Toussaint. Ces
Paul Louverture, déclarèrent subitement,
cinq généraux ne se
que Doan XI, que parce
le 21 vendémiaire
à la main) découmage (il a été pris les armes
de la consetnomma les schefs
vrit le complot,
aussi les mulâtres
piration; ce qui détermina à lever le masque.
Ferou, Cangéet Gefurd,
défense.
dans la crainte d'être arrêtés sans
donc confiance aux mulâtres!
Accordez
fiez-vous à eux !
la nouvelle conquéte de St.-Domingue:
De
on n'en doute pas, extraordiIL paraitra, hommes de plume se permetnaire, que des
et surtout de fixer
tent de traiter de guerre, devrait être comle nombre d'hommes dont
de rétablir
Varmée qui sera chargée
posée
Ils sont excusables
l'ordre à Saint-Domingue.
et pour avoir
leur amour pour la patric,
colonie.
par
s'est passé dans cette
vu tout ce qui --- Page 179 ---
(167 a )
nous avons cité plusieurs
M. I o que
être moindre
assure que T'armée ne peut
On
fois,
mille hommes.
de cinquante à soixante
lui sur: ce fait
plus d'accord avec
les
n'est pas
sur ce qu'il a avancé que
important, que
dans l'alternative
mulâtres ont été placés
de la mort. La
affreuse de la rébellion ou marche que suiqu'il fait de la
est
description
de T'armée,
les révoltés à Varrivée
veront
fait un devoir de la copier.
juste. On se
Vincendie précèdent,
< La destruction,
de T'armée
dit M. Id le débarquement dans les
>
L'armée nègre se retire
sont
> française.
anciens chemins
> triples montagnessles des piéges et des emobstrués;
> carabinés,
ctc. etc. Vieillards,
sont placés,
de refluer
> buscades enfans sont contraints
> femmes et
> dans des asiles
periscomtiere
françaises sont débarquéess
> Les troupes
sur des plans
elles se mettent en campagne
chose
bien combinés. Supposons; trans-
> militaires
leurs moyens de
que
les
> indispensable,
prévus, que
soient parfaitement
> ports
les magasins
les hopitaux,
ont
S ambulanees,
organistss elles
soient convenablement
militaires à
moins 300 lieues de postes
sur des
> au
lintérieur, et cela
dans
> parcourir
pénibles, que la célérité
tellement
> lignes
agne
chose
bien combinés. Supposons; trans-
> militaires
leurs moyens de
que
les
> indispensable,
prévus, que
soient parfaitement
> ports
les magasins
les hopitaux,
ont
S ambulanees,
organistss elles
soient convenablement
militaires à
moins 300 lieues de postes
sur des
> au
lintérieur, et cela
dans
> parcourir
pénibles, que la célérité
tellement
> lignes --- Page 180 ---
(168 )
éprouve
si nécessaire à ses mouvemens,
>
des obstacles.
> souvent
la bête fauve, fuit et
> Le nègre, ainsi que
les
instant, des précipices
> reparaît à chaque
monts les plus escarinaccessibles aux
> plus
ses connaissances
> pés; il se muliplie par
locales; il vous tient en halaineyquelquefois
>
vous
> il
vos
approrisionnemens,
intercepte
le
-
à la faim. Enfin vous T'attaquez,
> expose
vous le cernez. Après
> combat s'engage,
des pertes des deux
fusillade,
> une longue
de bataille inutile, sont
> côtés, un champ
des vOS efforts.
> souvent les seuls avantages
il franchit
dans le sud,
> Il vous attaquait
noires montagnes 2
dans le nord: : de ces
>
même succès; il dis-
> mêmes mouvemens, : huit jours après 2
> paraît, on le poursuit
;
tirailleurs annoncent sa présence
> des
mêmes fatigues pour
> mêmes difficultés,
dans un conhanspolianlasienye
> l'engager
l'activité, le
la valeur,
> se fait néanmoins;
de nos troupes
> bon ordre, la discipline
Les nègres se soumettent. de
> triomplent. résulte-t-il? C'est ici l'objet
> Qu'en
considérations. Le détrui-
> bien importantes
exister 2 Le
vous ? Le laisserez-vous
> rez-v
même avec sécurité 61 Telles
> pouvez-vous
qu'il faut décider. Des
> sont les questions --- Page 181 ---
(1 169 )
devra
qui leur appartiennent,
> conséquences futur de Saint-Domingue. >
>> résulter le sort
M. Id - e des
Le tableau qu'a tracé nouvelle conquêle
difficultés que présente la
à la vérité;
est. conforme
de Saint-Domingne,
qu'il faille aux
mais il est contre la vérité, les révoltés, un
français, pour subjuguer C'est-à-dire, quoisecours auziliaire et local. faudrait supplier
qu'on ne le dise pas 2 qu'il
à nos
mulâtres révoltés de se joindre
les
réduire les nègres à Tobéissance:
troupes pour réserve à leurs perfides conseils,
se livrer sans
l'armée de fatigues 2
s'exposer à faire périr marche et de contreen suivant leurs plans de
afin
la
en longueur,
mnarche : traîner guerre
des circonsque les mulâtres puissent profiter nouvelle révolte ;
tances, pour effectuer une
nègres, leur
ou, s'ils sont sous le joug des
accorder la gloire du succès de Y'expédition,
sans le secours
et annoncer à Punivers que,
était impossible.
des mulâtres, cette conquête
le cona prouvé
Le emptsine-giafnilaelen auxiliaires. Quelle est
traire: il a vaincu sans M. Id... aussi
donc la raison qui rend
partial?
attachement à la
Ce ne sera jamais par
réuniront
mère-patrie, que les mulâtres se
S'ils se réunissent au général
aux français.
order la gloire du succès de Y'expédition,
sans le secours
et annoncer à Punivers que,
était impossible.
des mulâtres, cette conquête
le cona prouvé
Le emptsine-giafnilaelen auxiliaires. Quelle est
traire: il a vaincu sans M. Id... aussi
donc la raison qui rend
partial?
attachement à la
Ce ne sera jamais par
réuniront
mère-patrie, que les mulâtres se
S'ils se réunissent au général
aux français. --- Page 182 ---
(170) faiblesse )
de leur parti
Férand, ce sera par la
et parce qu'ils
qu'ils sy seront dcterminés, réduits à subir le joug des
se seront trouvés l'armée aura effectué son
chefs noirs. Lorsque trouvera plus de nègres
débarquement, elle
voudra, pour lui
et de mulâtres qu'elle ne la prévenir, si on en
servir de guides, et pour qu'il conviendra de
a besoin, des précautions Sa Majesté Impériale
prendre. L'atmée que
jouira du même
enverra à Saint-Domingue, celle , que le premier
prestige qui a favorisé
LeConsul avait confiée au capitaine-general
n'est ni soizante, ni cinquante
clerc. Ce
faudra. Les mulâtres ne
mille hommes qu'il leur nombre n'a rien
sont pas invincibles; impolitique de faire passer
d'effrayant. Il serait
et offiavec Tarmée, des généraux
de France,
lors même qu'on
ciers nègres ou mulâtres, 2 passés, l'espoir de
aurait, par leurs services
leur fdélité avenir.
nécessaire, doit
présumé
Le rempladement pour la manifestation
être journalier 5 autant
que pour remplir
nationale,
de la puissance
avoir à parlementer.
les cadres. Il ne peut y
demiI'obéissance doit étre commandée.Les cruelles , barmesures seraient impolitiques, desnègres
bares,et contraires ala conservation à l'intérêt natiocultivateurs, qu'il importe --- Page 183 ---
(17t) la culture. Les chefs
nal de réattacher à
tout du lemps.
nègres et mulâtres espèreront l'armée doit,
les événemens passés 2
D'après
déjouer tous les projets.
par son aclivité 3
Pandongénérull oui;
De la clémenceloui.
de
la mort à tous ceux qui opposeraient
inais
force armée. Toussaint n'a
la résistance à la
hommes de troupes.
seize mille
jamais eu que
à sa dispoDessalines n'a pas cette quantité Dessalines et
sition. Les chefs mulâtres,
divisés, pourraient
Christophe, se trouvant
grand nomle temps 2 en avoir un plus
avec
coalision ne serait pas redoubre;Jmais cctte
D'ailleurs
table, ayant des intérêts opposés. à se releur sûreté personnelle 2 les obligera parvenir à sc
trancher séparément 2 soit pour
ou pour
constituer en hordes indépendantes 7 où ils se
suivant les circonstances
profiter 2
amnistie. Si les nègres
trouveront > d'une
leurs forces sur
rénnissent
et les mulâtres
sera plutôt
un seul point 2 la campagne
terminée.
d'ait retiré aucune utilité des
Malgré qu'on n
serviqu'afaire ressordogues,et qu'ils n'aient
de quelques pertir le caractère inhumain n'est pas à négliger:
sonnes 2 cette ressource faire éventer, et renElle est nécessaire pour
des révoltés dans
dre inutile les embuscades
nègres
trouveront > d'une
leurs forces sur
rénnissent
et les mulâtres
sera plutôt
un seul point 2 la campagne
terminée.
d'ait retiré aucune utilité des
Malgré qu'on n
serviqu'afaire ressordogues,et qu'ils n'aient
de quelques pertir le caractère inhumain n'est pas à négliger:
sonnes 2 cette ressource faire éventer, et renElle est nécessaire pour
des révoltés dans
dre inutile les embuscades --- Page 184 ---
( 172 )
convient
montagnes. Il
les doubles et triples
qu'ils arrivent
qu'on donne des ordres 1 pour Sauver la vie
en même temps que l'armée. c'est remporter
à un nègre 2
à un français,
d'employer de tels
une victoire. Il répugne
sous leur vémais à les considérer
moyens ;
ils sont indispensables.
ritable point de vue,
d'effet à l'ile de la
Ils n'ont point produit
des détaqu'ils précédaient
Tortue, , parce
et
étaient
nègres et mulâtres 2 qu'ils
chemens
exhalent.
familiarisés avec lodeur qu'ils
révoltés.
avoirde traité avecles
Il ne peuty de tous les jours 2 et d'autant
La guerre serait
des nègres e 2 ce
cruelle que 1 de la part
plus
d'incursion, de dévastation.
serait une guerre
qu'on enverra conLes révoltés s'attendent
et il sont intimetr'eux une nouvelle armée 2
résister de
convaincus qu'ils ne peuvent
disait
ment
françaises. Toussaint
front aux troupes l'escadre : < Ce bataye Maà T'arrivée de
moé >. ( C'est la bataille
> ringo qui tuoyé
Les nègres et les
qui me tue).
de Maringo convaincus, qu'ils ne peuvent
mulâtres sont
rien sans le secours des anglais. à celle des
noire,
C'est à la montagne à la crête à Piergrand bois, au cahos, , révoltés se fixeront
les chefs
rot , etc. 2 que
et où ils fortide ligne,
avec leurs troupes --- Page 185 ---
(I 173 )
qui présenteront une déferont des postes 2
l'art, les
fense facile 2 en augmentant par
qu'a produitesl la nature.
difficultés multipliées
si
en seraient inexpugnables 2
Les garnisons
de français ; mais les
elles étaient composées
être réduits avec la prunègres peuvent y
dans leurs
dence et le temps. Ils ont conservé
Il est sous
massacres 2 M. Féreau 2 ingénieur.
les ordres du muldtre dit Petit Barré.
Dessalines et les autres chefs considèrent
comme des sentinelles perles cultipateurs
dues. Ce sont ces derniers qui supporteront
attaques 1 et qui seront chargés
les premières
tirailleurs. Comme
de soutenir la défense en
les événemens que peut produire le
c'est sur
les chefs révoltés ils
climat, que comptent
détermineront, par politique 2 après un laps
les cultivateurs, à témoigner une
de temps, 2
La guerre se portera
apparente soumission.
trouveront coualors contre les chefs qui se
et appuyés de
verts par leurs retranchemens,
de ligne. On cernera, on tenleurs troupes
de leur
tera d'escalader les mornes 2 qui,
des redoutes
base au sommet 7 présenteront
alors les cultivateurs se soulèvemultipliées 3
Il faut donc aller droit au
ront de nouveau.
rebelles dans leurs
but 3 atteindre les chefs
et ne pas oublier que les nègres et
repaires,
ouveront coualors contre les chefs qui se
et appuyés de
verts par leurs retranchemens,
de ligne. On cernera, on tenleurs troupes
de leur
tera d'escalader les mornes 2 qui,
des redoutes
base au sommet 7 présenteront
alors les cultivateurs se soulèvemultipliées 3
Il faut donc aller droit au
ront de nouveau.
rebelles dans leurs
but 3 atteindre les chefs
et ne pas oublier que les nègres et
repaires, --- Page 186 ---
(174)
auront, oll
mulâtres vivent de peu ; qu'ils
les
douter, des vivres pour longn'en doit pas
sèches, mais en farine
temps ; en bananes de froment, biscuits )
et en grains , farine
; ne pas oulégumes secs et salaisons;
culriz,
des nègres
blier que de la conservation dela culture dans
tivateurs, dépend la reprise de la France; ne
la colonie, 1 et la prospérité les nègres et les muoublier, enfin, que
ténteront de
pas
1 et qu'ils
lâtres sont perlides d'horreur du Port-aurenouveler la scène
(1).
de l'armée
Prince; à V'arrivée
s'il n'est pas préOn aura à considérer l'armée sur unseul
férable de faire débarquer
attaques.
diviser pourles
point, et de ne pasla d'attérage pour lequel
Quel que soit le point révoltés ne pourtont
les
On
on se déterminera,
des troipes.
empêcher le débarquement doute, que toutes les
ne peut révoquer détruites en
que toutes les
habitations sont
l'a anincendiées : Dessalines
villes seront
combler tous les puits.
noncé, et qu'il ferait conseils des anglais, 2
L'artillerie sera 2 par les
avait ordre de recevoir
(1) Ils crièrent qu'on celles-ci avancèrent dans
les troupes françaises;
furent mitraillées
I'idée de se réunir à desamnis.Elles 41
à bout portant. --- Page 187 ---
(175)
dans le vain espoir
répartic sur les mornes 2
reconnaitre des
la France sera obligée d'y
existe à
que d'indépendans , comme il en
hordes
et à Berbiche.
à Surinam
la Jamaique,
faut attaquer les révoltés,
On prétend qu'il nord, al sud, à l'est
en même temps au
alors former quatré
et à Pouest. Il faudrait
doubler la
divisions principales > et plus que
se
l'armée. Ces quatre divisions 2
force de
point la
trouvant isolées 2 ne présenteront trente mille
force irrésistible qu'offriraient ordres d'un seul chef:
hommes réunis sous les
estindoit
perdre de vue, qu'il
On ne
pas
les révoltés dans leurs
portant de cerner
et qu'on ne peuty parvenir
retranchemens, de forces suffisantes 2 tant
que par uneréunion échapper les nègres troupes
pour ne pas laisser assurer le succès des esde ligne, que pour les parties du morne
toutes
calades 2 par
d'assiéger. Les nègres tienqu'on sera obligé
sont couverts par des
nent ferme, lorsqu'ils fait la fatale expéretranchemens. On en a
qui se trouvèrent à
FadeEt
Leclerc et les six généraux blessés. C'est en attacette attaque 2 y furent
du morne,
quant par toute la circonférence
à mettre la confusion parmi
qu'on parviendra
les révoltés.
ne
toutes
calades 2 par
d'assiéger. Les nègres tienqu'on sera obligé
sont couverts par des
nent ferme, lorsqu'ils fait la fatale expéretranchemens. On en a
qui se trouvèrent à
FadeEt
Leclerc et les six généraux blessés. C'est en attacette attaque 2 y furent
du morne,
quant par toute la circonférence
à mettre la confusion parmi
qu'on parviendra
les révoltés. --- Page 188 ---
(176 ) mille hommes 2
Si l'armée excédait trente difficultés sans aucune
ce serait multiplier Comment les
assurer la subsisutilité apparente.
nombre de troupes? Où
tance d'un plus grand
au transtrouverait-onl tresmmncaleeaaee munitions ? Où serait
des vivres et des
port
dans le commandement bien
Yunité si nécessaire
(1) seront-ils
divisionnaires
Les généraux
qui ont été en activité
(1) Etat nominatifdes années générauz X, XI et XII.
dans les
Mort.
Leclerc.
Le capitaine-genéral de DivisionGénéraux MM. Rochambeau, 2 caPrisonniers en Angleterre. Lapoype.
piaine-général; : Brunet, Boudet, Desfourneaux,
De retour en France.
(nègre ).
Clauzel, Laplume
YabloQuentin,
Hardy, Watrin 2 Debelle,
Morls. Dugua 2
noski, et un autre polonais. Dessalines et Christophe
Passés aux brigands.
(nèges). Généraux de Brigade.
MM. Férand, Debarquier. FressiA Santo-Domingo
Boyer, Pageot,
Prisonniers en Angleterrenet, Boyé.
France. Kerverseau, Pierre Devaux,
Dc relour en
Debeireau > Lagroix,
Lance, Poinsot, Morgan 2
Humbert 3 Dula
Claparede, Sarrazin,
Thouvenot,
Martial Besse ( malâtre).
trui, d'Hennin,
persnadés 2 --- Page 189 ---
C177)
livrés à eux-mêmes , qu'ils
persuadés, étant
celle de leur
avoir de volonté que
ne peuvent
meilleures intentions > les g6chef? Avec les
se trouver dans
néraux divisionnaires pourront être forcés de s'ésituations difficiles S , et
des
instructions. Que de diflicultés
carter de leurs
d'unité! C'est entre
par le manque
on prévoit
montagnes qu'il faudes doubles et triples
dra marcheret combattre.
Thommé le
dit avec raison : <
M. Id
envisager; sans un
> plus fort ne saurait
, de doute ) la
secret de frayeur,
> sentiment
lui imposerait la mis-
> tâche immense que
>> sion de St.- Domingue. à qui les localités
>> Y envoyer un chef c'est lui préparer des
étrangères,
> seraient
> écoles. >:
: < Y faire passer
M. Id. . - ajoute
ses violences,
> CELUI qui aura marquépar dans ces contrées
tout gâter. Ilfaut
> cest
une téte froide ; adminis-
> malheureuses ;
le Doyen, P PamMorts. La Rocheblin, 2 Clément,
Lavalette;
Dampierre,
bour. , Delplanque 2 Spital, Maurepas et 'Eveillé;
Darbois et Louis de Noailles:
( nègres).
Paul Louverture (nègre),
Passés aur brigands.
( mulâtres ).
Vernet, Clerveau et Bardet
M
marquépar dans ces contrées
tout gâter. Ilfaut
> cest
une téte froide ; adminis-
> malheureuses ;
le Doyen, P PamMorts. La Rocheblin, 2 Clément,
Lavalette;
Dampierre,
bour. , Delplanque 2 Spital, Maurepas et 'Eveillé;
Darbois et Louis de Noailles:
( nègres).
Paul Louverture (nègre),
Passés aur brigands.
( mulâtres ).
Vernet, Clerveau et Bardet
M --- Page 190 ---
(178) ils'agit de cicatriser
> trative, militaire ;
leur appliquer le
des blessures : il Jaut
>
salutaire de la prudence. >
a
> baume
qu'un général en chef,
Il est constant seraient étrangères 7 serait
qui les localités
qui nuirait considéraforcé à une prudence succès de l'expédition.
blement au prompt
à lui; le plan de
ILn'aurait pas d'opinion être son ouvrage ; son
campagne ne pourrait incertain ; il se troucommandenent serait de son armée. Le capiverait isolé au centre
Les circonsLeclerc a vaincu.
taine-général
bien différentes ; iln'y
tances actuelles sont
blanche.
existe plus de population beaueoup de généraux
: La France possède
pourcouverts de gloire. Des considérations à redéterminer les plus entreprenans;à
raient
aussi dilficile, qui ne préfuser une mission
de toutes espèces.
sente que des dangers
dans les circonsIl est moins nécessaire ,
%
d'un administrateur , que
tances actuelles ,
brave soldat. Ce
d'un militaire actif, un
d'atteindre,
sont des cannibales qu'il importe des blesfaut frapper. Ce ne sont pas blancs ont
et.qu'il
; les
L
cicatriser;
sures qu'il s'agit/de des chancres noirs et
été inimolés. Il existe
empécher
jaunes; il faut les extirper 3 pour politique. Il
qu'ils donnent la mort au corps --- Page 191 ---
(: 179)
froide:
faut donc une tête plus chaude que combatdans. les plaines qu'on
Ce n'est pas
vaux:Ce sera à
tera ; mais par monts et par
de
sur les revers et au sommet
la base 7
les
des montagnes;
mornes à pic; dans gorges
Il faudra
des rochers aigus et tranchans.
sur
entre des précipices. Une
enfin; combattre avoir trop de prudence 5
tête froide pourrait
à surmonter.
voir trop de dangers
elle pourrait
il est même à desirer que
Il est préférable,
en chef: G gineles nègres disent du général
(ce généralest un diable),
> ral la, céguiabs
la, cé moutors
s'ils disaient : < gineral
de
que
est un mouton
> France >> ( ce général
un chef
France ). Il faudra 1 sans doute 7
mais
à Shint Domingue;
et un administrateur
les nègres et les
il faut avant tout subjuguer
Non-seulement il faudra plusieurs
mulâtres.
militaire très-actif, pour
années d'un régime
mais ilfaudra
surerinmuablenest) l'ordre; ;
comme l'a judicieusetoujours dans l'avenir 2
SABRE
ment écrit M. Deslozières; UN GRAND
administrateur.
'et un grand
On: a commis des fautes à Saint-Domingue;
où sont les hommes qui ne sont pas sumais l'erreur ? où sont les hommes qui
jets à
que desire
réunissent toutes les qualités
M 2
-actif, pour
années d'un régime
mais ilfaudra
surerinmuablenest) l'ordre; ;
comme l'a judicieusetoujours dans l'avenir 2
SABRE
ment écrit M. Deslozières; UN GRAND
administrateur.
'et un grand
On: a commis des fautes à Saint-Domingue;
où sont les hommes qui ne sont pas sumais l'erreur ? où sont les hommes qui
jets à
que desire
réunissent toutes les qualités
M 2 --- Page 192 ---
(180 existe )
! il fait PétonM. 1d ? Un seul
de l'Europe.
nement et l'admiration doute point, que je me.
On dira, je n'en
Rochambea.
rends lapologiste du général
est
cherchera la cause. L'impartialité
On en
du moins c'est mon intention.
mon guide ;
Je pourrais
Je n'ai jamais parlé à ce général. consultais que
si je ne
avoir à m'en plaindre, connais sa fanille que
Je ne
Tamour-propre.
qu'elle s'est acquise
de nom, et par la gloire
dans les armées.
le général RochamJe crois néanmoins que
que tout
beau pourrait, 2 plus promptement à l'obéisréduire les révoltés
autre général, 2
qu'il a des localités 5
sance. La connaissance
paraît vouloir
et les fautes qu'on
les erreurs
aclimaté dans le pays; d'une
lui reprocher : militaire : la terreur de son
grande activité malveillans : tout concourerait
nom pour les
la campagne.
à faire terminer promptement intimement que le go-.
Je le répète, je crois
Yhomme de l'état.
néral Rochambeau serait
qui distinguent
Cette opinion sur les qualités conforme à celle
Rochambeau, est
le général
; mais dont, sans
de beaucoup de personnes particulières endoute 2 des considérations le voile de la calomnie.
péchent de déchirer
amène la vérité
En attendant que le temps --- Page 193 ---
(18t )
a
citera M. Dubroca , qui
toute entière, on
écrit la vie de Dessalines.
dit M. DuRochambeau,
< Le général succédé atl général Le-
> broca 2 qui avait
la défense de la co-
> clerc 3 épuisa , pour est permis d'espérer
S lonic, 2 tout ce qu'il
EN RESSOURCES,
>> DU GÉNIE LE PLUSTÉCOND ÉPREUVE ; mais
D'UNE VALEUR A TOUTE
>> ET
inégale pour durer long-
> la lutte était trop
> temps. >
dans le public, le gouverneur
Ona désigné
dirai avec M. Id.
e e :
Hugues..
Je
tout vouloir, SB
>> Le gowvernement - peut encore tout ce qu'il
immense peut
> sagesse
>
> voudra..
DE SAINTDE LA RESTAURATION
DOMINGUE.
Les colons
Servitude du sol à St.-Domingue: les droits
sont sans qualité pour y exercer
politiques.
fondamentales de 'Empire 3
PaR les lois
établissement 2
Saint-Domingue, dépuis son
C'est
besoins de la métropole.
est asservie aux
et pour ne pas altépar cette considération, les terres n'ont pas
rer cette, servitude, que
colons. Les concessionnaires
élé vendues aux
DE LA RESTAURATION
DOMINGUE.
Les colons
Servitude du sol à St.-Domingue: les droits
sont sans qualité pour y exercer
politiques.
fondamentales de 'Empire 3
PaR les lois
établissement 2
Saint-Domingue, dépuis son
C'est
besoins de la métropole.
est asservie aux
et pour ne pas altépar cette considération, les terres n'ont pas
rer cette, servitude, que
colons. Les concessionnaires
élé vendues aux --- Page 194 ---
(182 ) /
ils
de la couronne ;
tiennent. leurs propriétés terres sont en vassesont ses vassaux ; leurs
et leurs fabrications,
lage. Les productions *
commande. Vinêtre que ce que
ne peuvent
Celte servitude n'est pas
térêt de Tétat (1).
mais intérêt nadit,
féodulité , proprenent
tional.
, sont sans qualité
Les colons propriétaires droit d'initiatise (2)5
prétendre jouir du
pour
l'exercice du marquis de Larnage.,
(1) Durant
un planteur novateur
gouverneur à Saint-Domingne, son attente; il fit
sema du blé. Le succès surpassa
et en fit
du produit de sa récolte,
fairé du pain
de la parà M. Chatenaye > commandant infraction au
hommage Cette novation était une
tie du nord.
adopté, et une émancipation
système de culture novateur fut envoyé poàr quinze
réprehensible Le sérieuse invitation de borner
jours en prison > avec à la culture des denrées diles
de fortune
ses projets
coloniales. l'intérêt des colons, que les nègres
(2) Il est de
la volonté de Empesoient pénétrés que c'est travailler. par
Alors les nègres
reur qu'ils sont obligés de daus leurs maitres. L'assemverront des bienfaiteurs
ne serait statué sur
blée nationule a décrété : 6 Qu'il
sur la demande
> l'état des personnes non-libres, Il que résulte de cette'
des assemblées coloniales >.
être
loi, que les nègres ne peuvent
première
parla volonté des colons.
esclayes ou libres que
esoient pénétrés que c'est travailler. par
Alors les nègres
reur qu'ils sont obligés de daus leurs maitres. L'assemverront des bienfaiteurs
ne serait statué sur
blée nationule a décrété : 6 Qu'il
sur la demande
> l'état des personnes non-libres, Il que résulte de cette'
des assemblées coloniales >.
être
loi, que les nègres ne peuvent
première
parla volonté des colons.
esclayes ou libres que --- Page 195 ---
(183 )
tient à la couronne.
c'est un droit qui appa coloniales à SaintAutoriser des assemblées la colonie à se saisir
appeler
Domingue 5 c'est
lès esclaves ont été
Par la comstitation de 1793.,
déclarés libres.
de Saint-Domingue qui ne
Il n'y a pas un colon
qui résulteconnaisse aujourd'hui les conséquences de l'exercice du
eux et pour l'état,
raient pour
coloniales.
droit d'initiative par des assemblées les anglais deOn doit s'altendre qu'à-la paix, fasse proclamanderont que Sa Majesté Impériale des nègres 2 le
mer, à Saint-Domingue, e, resclavoge de l'état. Les
l'une des constitutions
pouvant par
prendre au piége des anglais,
colons se laisseront-ils
au sirop empoisonué.
éomme les mouches
cette condition, comme
Les anglais proposeront favorable à leurs intérêts,
de dévastation
de
un moyen
le leur prescriront, soulever
pour,sivante qu'ils
nouveau les esclaves.
sont déclarés
Si les nègres de SainteDomingue T'Angleterre se
itbres,mais contraints, d travailler, de dévastation ; et
trouvera privée de ses moyens qu'elle ne pourra
ses colonies à sucre, parce mationales,pour
perd
soffisamment de troupes
à
les garnir
esclaves" ou libres à travailler,
obliger ses nègres
Jui vende journellement des
moins que TAllemagne dernière supposition, 2 les colosoldats. Dans cette onéreuses à leur métropole,
nies anglaises seraient nème prix que. les franalors livrer au
ne pouvant --- Page 196 ---
(1 184 )
Cette ile est presqu'aussi grande
de T'autorité.
colonial ne peut
que la France. Le système Saint-Domingue, ce qui
être en France, pour
amener toutes
n'est en Angleterre que pour
Les colons
les colonies à F'indépendance. léréditaires. Ils
( colonus ) sont fermiers
l'avantage de
sont à Saint-Domingue 2 pour servitude politique.
la métropole 2 dans une servitude que , sous
C'était pour adoucir cette
étaient en
royal, les colons
le gouvérnement
dans l'ordre poliFrance, de tous les genres 7
habiles à
de P'état. Ils étaient reconnus
tique
de toutes les prérogajouir, héréditairement, noblesse. Il suffisait d'être
tives qu'avait la
toutes les fonctions.Les
blanc, pour être apteà
obtenaient du roi >
colons de la Guadeloupé
en barronnies ,
qu'il érigeàt leurs habitations années avant
Quelques
comtés et marquisats.
on avait réclamé
la révolution française 2 les colons de Saintcette mêmne faveur pour
de
comme un dédommagement
Domingue, 2
leur servitude.
coloniales. Si le besoin de ces dençais, les denrées
élevé; l'avantage sera
rées les maintient à un prix Elle est la seule nation
également pour la France. soit en état de contraindre
qui, par sa population,
les nègres à travailler.
comtés et marquisats.
on avait réclamé
la révolution française 2 les colons de Saintcette mêmne faveur pour
de
comme un dédommagement
Domingue, 2
leur servitude.
coloniales. Si le besoin de ces dençais, les denrées
élevé; l'avantage sera
rées les maintient à un prix Elle est la seule nation
également pour la France. soit en état de contraindre
qui, par sa population,
les nègres à travailler. --- Page 197 ---
(185 )
doit être représentée 3
Saint-Damingue
section ad hoc,
d'état,parunes
mais au conseil
de surveiller ses intéchargée spécialement
métropolitain
Le commerce
rêts et sa sûreté.
une section
doit également être repreésentépar sections seraient d'auparticulitre: Ces deux
uniquement occutant'plus importantes, que, les moyens d'amépées à chercher et à saisir
les entreprises
liorations 2 elles préviendraient) commerçans 3 elles
des peuples purément de TAngleterre 2 par
dijoueraient les projets
Des déliactive et continue.
une prévoyance
et de circonstance 2
bérations instantanées
national
rendront jamais le commerce
est
ne
commereiale
La révolution
dans l'empire.
France. Elle seule peut
encore à faire en
de puissance que
élever l'empire au degré bonheur, et Vintérêt
commande son propre
de l'Europe entière.
France que M. de
Il n'y a peut-être en
locution
Pradt, qui puisse, par son éloquente la révolution
et s0n érudition 2 y opérer dans les trois ages
commerciale. Il a prouvé
toutes à Vindédes colonics 2 quelles tendent dans Pordre de la
pendance, et que c'était à.avoir annoncé des
nature. Se bornera-t-il
a devancé en
le Souverain
amalheurs, 2 lorsque
nationale, dans
sa faveur la recohnsissance --- Page 198 ---
( 186 )
pour assurer leur
catene
qu'il convient d'adopter ÉCONONISTE.
bonheur? Onnele croit pas
Un état réduit à la culture, : est un corps à
âme. La culture bornée ou restreinte
sans
intérieure, ne produit que
la consommation
est née la liberté,
des esclaves. Du commerce.
dans toute:
et c'est par lui qu'elle se maintient
de tout ce qu'elle
sa force, mais corrige
présente d'âpreté étant nue.
vérités,
les français de ces
En pénétrant analogue à la position topopar une éducation
est semi-terrigraphique de l'empire 1 qui
navues se dirigeront
toriale et maritime,ses
; l'intérêt parturellement vers le commerce.
ticulier fera naitre", comme en Angleterre
nationiale, et conduira à la perune jalousie
qui seules assurent
fection et à léconomie, marchés de 'Europe.
la préférence dans les
devienne national,
Pour que le commerce
et les administrés,
il fautque legouvernement fin salut.ire ; Tun par
concourent à cette
des mises de
principe d'état, et l'autre par donnerout en inavec le temps S,
fonds, , qui,
ordinaire, et
térêts, le décuple de lintérêt
est .
Yusure en intérêt d'argent 3 qui
détruiront
pubiique 1 el qui
destructif de la prospérité
en
comme les emprunts
entrave la population,
administrés,
il fautque legouvernement fin salut.ire ; Tun par
concourent à cette
des mises de
principe d'état, et l'autre par donnerout en inavec le temps S,
fonds, , qui,
ordinaire, et
térêts, le décuple de lintérêt
est .
Yusure en intérêt d'argent 3 qui
détruiront
pubiique 1 el qui
destructif de la prospérité
en
comme les emprunts
entrave la population, --- Page 199 ---
(187 )
Il
maintient le célibat.
rentes viagères , qui
entre l'état et les
faut quily ait identité
comme en
administrés 3 et que le premier , pécuniaires
Angleterre, fasse tous lessacrifices) soutenir le
donner T'essor,
nécessaires pour
enfance 3 pour encouracommnerce dans son
tous les rapports;
ger Vindustrie, et poor.sous
le gouverneil faut enfin que
le protéger
du commerce 5 quil
ment soit le régulateur
sans' paraitre
mette sur les voies 2 et le dirige
de tout
composant
s'en méler. Le commercese aux manufacà la culture 5
ce qui a rapport
et aucune de
tures aux arts et à l'indastrie,
le
fleurir que par lui,
ces parties ne pourant
le gouvemencat..
commerce doit-être pour
et de toutes
de touche de sa politique
la pierre
L'Angleterre n'aurait pas
ses délibérations.
comme - empire du
vingt ans d'existence 5
dans la classe
premier ordre, et rentrerait l'aridité de son sol et
qui lui est prescrite, par opulentes qui exissi les maisons
ses rochers,
surtout si les anciennes
tent en France, et livraient au commerce
grandes maisons, se
dans leurs hôtels.
et ouvraient des comptoits avaient dans leurs
Les ducs de Florence en
palais.
surnoniié Côme-leCôme de Médicis >
vendait d une
Grand et, le père de la patrie; --- Page 200 ---
(188 )
de
denrées du levant, et soutenait
main les
entretel'autre le fardeau de la républiques ambassaet recevait des
nait des facteurs,
et était
deurs. Il faisait la guerre et la paix,
loracle des princes.
exige sans doute une applicaLe commerce
du
etle rechertion, mais il est frère
plaisir.
donnera
che: Pour le français, 3 le temps qu'il heure
sera repos 5 chaque
au commerce 2
donc une nouvelle
de sa vie lui présenterait
jouissance.
vipant du comLe français est le symbole
toutes les
il se trouve bien dans
merce;
à tous les usages, idiômes,
régions; il se plie
il
et caractères; il se communique,
moeurs
fluide vivifiant; ;il rend
est desiré et répand un
sociable, et
ainable,
tout ce quil.aborde,
donne une autre âme.
du sol le plus
Et un tel peuple qui jouit
un
fertiles et dont les côtes décrivent presque trouverait
cercle autour des rochers anglais,
rendre son commerce
de T'opposition pour
mais de :
national ! Ce ne serait pas sa faute;
T'éducation qu'il aurait reçue. militaire aussi
La France a eu une marine
elle lui
celle de P'Angleterre :
formidable que
fit la loi en 1778.
France que de
L'impôt général n'est en
me.
du sol le plus
Et un tel peuple qui jouit
un
fertiles et dont les côtes décrivent presque trouverait
cercle autour des rochers anglais,
rendre son commerce
de T'opposition pour
mais de :
national ! Ce ne serait pas sa faute;
T'éducation qu'il aurait reçue. militaire aussi
La France a eu une marine
elle lui
celle de P'Angleterre :
formidable que
fit la loi en 1778.
France que de
L'impôt général n'est en --- Page 201 ---
(1 r89 )
avec la 1
francs par rindividu, et diminuera
est de 64 francs, el il
paix. En Angletere,l croissant. La dette publique
ira toujours en
milliards ; c'estde quinze
est en Angleterre considérable que celle de
h-dire,sept/ois plus
égale celles des
la France, dont la population à la Prusse et
domaines soumis à l'Autriche, nombre de
Bavière. Elle a le même
à la
mais son
troupes que ces. trois puissances; du leur. Sa dette
double
revenu est presque
celle de l'Aupublique est moindre que
triche.
T'Angleterre devait davantage
En 1784,
quelal France, en rentes anmoellesaliérangers la détte des
Depuis la révolution française,
Pétranger a considérablement
anglais envers
ajoutant à cette
augmentée, De sorte qu'en
sur le condépense les subsides qu'ils payent
ety
obtenir de la considération,
tinent, pour
l'Angleterre perd annuelsusciter la discorde, considérable ede ses richesses
lement unepartie
métalliques.
juste et franche
La Frànce, par sa conduite
réelle;
au-dehors, jouit d'une considération livrant de
elle consolide sa puissance en ne
est
à l'étranger, 5 que ce qui
son numéraire activer les liaisons commernécessaire pour différens peuples. C'est, à prociales entre les --- Page 202 ---
( 19o )
territorialeLa France,
prement dit, un prêt.
nation du monde.
ment prise, est la première elle. le sera égaleAvec la liberté des mers,
puissance maritime.
ment comme
cultivateurs de toute
Dusort à. venir des
couleur à St.-Domingue.
social, Thomme qu'on appelle
DANS Yordre
lié par les lois. S'il se
libre, est un homme
il encourt
révolte, ou sil tue son semblable, antvegetthonne
la pseiee subordonnés. ; des besoins
social, naissent
Qui dit libre pour
impérieux le commandent. contre l'intérêt
dire, faire ce qui nous plait
Ces serait,
dit un mot vide de sens. barbare qui
commun,
un mot
dans le cas contraire, les cruautés. Liberté
autoriserait à toutes
été le seul
naturelle I LE PREMIER HOMME, descendans
doué de la liberté naturelle. Ses la nature a
la subordination ;
sont nés pour
de lui en naisrefusé à l'homme de disposer
des autres ;
Elle l'a mis à la disposition
sant.
lc défaut de secours.
existance cesse par
son
naturelle est la raison. La nature
La liberté
à Thomme pour vivre en
a donné la raison
de sa
s'eatr'aider, faire abnégation
société,
PREMIER HOMME, descendans
doué de la liberté naturelle. Ses la nature a
la subordination ;
sont nés pour
de lui en naisrefusé à l'homme de disposer
des autres ;
Elle l'a mis à la disposition
sant.
lc défaut de secours.
existance cesse par
son
naturelle est la raison. La nature
La liberté
à Thomme pour vivre en
a donné la raison
de sa
s'eatr'aider, faire abnégation
société, --- Page 203 ---
force, et être soumis (1gr )
besoins
à une loi commuine.
auxquels les hommes
Les
prouvent que T'ordre social sont asservis,
divine, et qu il n'a jamais est d'institution
naturelle. Les
existé de liberté
ce qu'on
sauvages ne jouissent
des
appelle la liberté: ils
point de
chefs de hordes, des
ont des rois,
Leurs
cliefs de
cruautés, ou les
familles.
sont la
sentinmens
Lesauvage coaséquence d une volonté paciliques,
s'il
quis'isole, ne fait
générale.
persiste à être seul, c'est qu'une absence;
Alors il est sans volonté
l'action
mauvaise.
de
d'unjou.
Le nègre marron raison, bonne ou
gu'il faut asservir
est un malade
La
par la force.
d'être qualité distinctive de
propre à
Thomme, est
vers lequel le limpression d'utilité
de le
gouvernement croit publique,
le diriger. Il n'existe de liberté nécessaire
naît gouvernement; il doit vouloir. que pour
pour obéir et
Lhomme
M. de Yaublanc travailler.
déré l'état des
est le seul qui ait consis'il était
esclaves, ce qu'il devrait
en état de possible, en proposant de les étre,
temps
domesticité. M.
classer
avant la révolution, Malouet, longsagesniglemens, àa amener cherehait, par de
grandes améliorations dans progressivement de
liaires. M. Moreau de.
le sort de ces auxiSeint-Mory avait frappé --- Page 204 ---
( 192 )
du rélumineux toules les parties
d'un jour
Mais, que
de Ssint-Domingae.
d'ingimneinttbienr hommes éclairés, 2 lorsque
pouvaient des
surtout la crainte des
justes préventions, et
les inovations 7
toujours
et
effets qu'aménent des barrières de prjugés
opposaient alors
d'intérêts insurmontables. est un état parfaitement
La Domesticité
et rompt son engalibre. L.homme s'engage de domesticité doit,
T'état
gement à volonté; être réservé aux curopéens,
et à
às St-Doningue, des anciens afranchis,
aux descendans poltiquenent à la jouissance
ceux appelés
accordés aux anciens
des droits qui seront
donc être
cultivateurs ne peuvent
libres. Les la classe de domesticité.
compris dans
est obligé de travailEn Europe, T'homme africains sont indolens et
ler pour vivre. Les
pourvoit
Lesol, à Saint-Doningue, à tous les beparesseux.
et sans labeur,
les
abondamment, vie. Par la nature du climat,
soins de la
de vêtemens. Les
nègres peuvent se passer comme en Afrique, à
deux sexes se plaisent,
le bonheur dans
être vêtus. Ils trouvent
au fond des
ne pas
( une hutte )
l'apathie. Un ajoupa
La terre leur sert
bois, est pour eux un palais.
de lit, une pierre d'oreiller. démontrent que les
Ces considérations
nègres
les
abondamment, vie. Par la nature du climat,
soins de la
de vêtemens. Les
nègres peuvent se passer comme en Afrique, à
deux sexes se plaisent,
le bonheur dans
être vêtus. Ils trouvent
au fond des
ne pas
( une hutte )
l'apathie. Un ajoupa
La terre leur sert
bois, est pour eux un palais.
de lit, une pierre d'oreiller. démontrent que les
Ces considérations
nègres --- Page 205 ---
(193)
nègres ne peuvent étre livrés à
et qu'ils doivent être
eux-mémes,
d'obligation. Dans le assujétis à un travail
inutiles ou
cas contraire, ils seraient
dangereux. à la société,
Les esclaves étaient heureux.
entraînés par l'erreur les
Des hommes
ils se sont
ont faits révolter;
prononcés pour la
a déclarés libres. Cette
liberté. On les
ditionnellement
liberté leur fut conanglais les ont de confirmée en l'an X. Les
rebellion.
nouveau conduits à la
Quel sera le sort avenir
ciens esclaves,
des anlorsqu'on les aura de
subjugués ?
nouveau
L'etablissement de la culture à
mingue, a nécessité de se
Saint-Doliaires qui pussent
procurer. des auxil'âpreté du climat supporter sans
Leur
: on les trouva en danger
destination était d'être
Afrique.
attachés à la terre. Pardes
inviolablement
convenances
culières, on toléra en domesticité partides africains, et leurs
l'emploi
couleur. Ils furent
descendans de toute
abusivement
dès-lors, tous considérés
l'édit de 1685, marchandises, contre l'esprit de
les
qui, en les désignant
déclarait tacitement les
esclaves,
inamovibles des
hommes du roi,
étaient
habitations sur lesquelles ils
Les
placés ou avaient pris naissance.
africains et leurs descendans,
attachés à
N --- Page 206 ---
(194)
l'édit de 1685, comla terre 1 étaient, par dans l'ordre social.
pris comme auxiliaires
du possesL'homme n était pas la propriété obtenu à
du biens fond, quoiqu'il lait
seur
il était SOILS la protection de
prix d'argent;
étre distrait de la culla loi. Il ne pouvait
élre saisi par les
turc, puisqu'il ne pouvait
Le concessioncréanciers pour être vendu.
la jouisnaire n'avait donc réellement assuré, que tant par
du labeur. Il lui était
sance
que par la somme qu'il
l'intérêt de l'état,
commerciaux. Le
avait comptée à ses agens cultivateur, agiscolon qui vendait un nègre Louis XIII ne consaitau détriment del'état.
dansles vues
sentitiafeaclavagedes nègres que
du christianisme.
D'après l'esprit de remder@as(t-anisXiv),
déclaremeubleles esclaves, ,ne pouTarticlequi
qu'aux esclaves tolérés
vaitdonc être applicable
fussent arrivés
ce qu'ils
en domesticité.jusquic
les lois, qui autoà la destination voulue par dans la colonie, pour
risaient leur importation Ceux tolérés en doêtre altachés à la terre.
à bord des némesticilé, étaient comme ceux destination, et
griers 3 dans l'attente de leur
C'est
réputés dans le commerce.
jusques-1i
abus qu'on a estimé pariétes
done aussi par habitations qui ont été venles esclaves des
fussent arrivés
ce qu'ils
en domesticité.jusquic
les lois, qui autoà la destination voulue par dans la colonie, pour
risaient leur importation Ceux tolérés en doêtre altachés à la terre.
à bord des némesticilé, étaient comme ceux destination, et
griers 3 dans l'attente de leur
C'est
réputés dans le commerce.
jusques-1i
abus qu'on a estimé pariétes
done aussi par habitations qui ont été venles esclaves des --- Page 207 ---
(195 )
dues, et de celles évaluées
tion revenante aux
pour fixer la porborner, dans l'un héritiers. On aurait dà se
estimation à la etl'autre cas, à donner une
trouvait
terre, en observant
attaché tel nombre
qu'il s'y
Les esclaves de
d'individus.
mant la liberté (r), Sain-Doningue, en reclatraités en hommes; demandent qu'ils soient
sidérés marchandise qu'ils ne soient plus conj d'être compris dans
Tordresocial; être reconnus
à la prospérité de
auziliaires utiles
des habitations où ils T'empire 2 et inamovibles
naissance,
ont été placés, ou ont
: qu'ils considèrent
pris
berceau ou commune.
comme leur
lucri particeps. NÈGRE Africanus perpetuo
avec part sur le net
MÉTAYER A VIE
avoir la faculté dese produit des récoltes :
T'homme en société, marier (r), étant
avoir
2 le seul acte où
pour
une volonté libre. Il
il puisse
commerce
est de l'intérêt du
que la
métropolitain, et de celui de
part dans les
l'état,
qu'en articles
fruits, ne soit acquitée
ne retiraient ouvrés en France. Les nègres
déjà que trop de numéraire de
(z) La liberté. L'anagrame
mots, contre la définition définit le sens de ces
des nigrophiles. Lièrla donnée par la confrérie
bet...
(2) Se marier. Il y avait dans
tions des esclaves mariés,
beaucoup d'habitaN2 --- Page 208 ---
(196)
la vente des objets de
la circulation, > par
volailles, ceufs 2
leur industrie, en légumes,
porcs frais, etc.
la raison 1
L'homme ne pouvant , d'après
on se
d'un autre homme, 2
être la propriété
si on croyait que les
tromperait étrangement,
d'un
libres peuvent se passer
nouveaux
la loi. Les afrimaître de fait, reconhu par de toute couleur 1
cains et leurs descendans
et n'ont pas besont indolens et paresseux, vivre. Il faut donc, en
soin de travailler pour
de la personne,
du propriétaire
remplacement
Le matelot
un maître
Les
cconiderépalitigenent
de l'état.
classé à pie au service
est
dans l'ordre social,
n'ont été admis
ils
africains
avantage de l'état;
que pour le plus grand
Sa vodonc les hommes de l'empereur. doisont
des cultivateurs, 2
lonté et Y'obéissance L'homme est né pour travent être absolues.
contraindre les nouvailler. La force doit y
Le code
libres et leurs descendans.
veaux
dans toute la force du terme,
militaire doit,
le code noir. Les
remplacer pour les peines, ,
celles journacorrections de petite police, Yallemande 2
ou à
se faire à
lières > pourraient
dite de famille, sela turque. Celles russes 7
remplacer le
c'est-à-dire,
raient préférables;
né pour travent être absolues.
contraindre les nouvailler. La force doit y
Le code
libres et leurs descendans.
veaux
dans toute la force du terme,
militaire doit,
le code noir. Les
remplacer pour les peines, ,
celles journacorrections de petite police, Yallemande 2
ou à
se faire à
lières > pourraient
dite de famille, sela turque. Celles russes 7
remplacer le
c'est-à-dire,
raient préférables; --- Page 209 ---
bâton
(197 )
7 dont on fait
zun nerf de boenf, actuellement usage 2 par
mêmes
qui ne présente
les
dangers, 2 étant préparé.
pas
On ne refusera sûrement
qu'il connaissait le
pas à Toussaint,
de sa caste. Il avait caractère des individus
constitué les
claves, en une classe
anciens esnomination de
distincte 1 sous la démais
cultivateurs.1 Ils étaient
obligés de travailler
libres,
Ils encouraient la
sous peine de mort.
subordination. Ils même peine en cas d'inétaient obligés de étaient libres , mais ils
habitations
rester colloqués
2 dans l'ordre de leur
sur les
primitive, 2 et de ne point s'en installation
permission. Ils étaient
écarter sans
vaientse
libres s et ils ne pouà
marierquavee les individus
Thabitation à
altachés
loqués.
laquelle ils se trouvaient colLad hanitentlequart des fruits c'est
trop.
plaçait le
RertbewunreneEd
fouct (r). Dessalines Lebdton remcipes qu'avait consacrés
suit les prinToussaint.
ment ()Inya de la pas trente ans 3 que dans le
Gironde, le
départevignoble, suivait dans les maitre-valet d'un bien
avec un fouet de chartier, vignes les
Il les
vendangeurs
manquaient
piquait
précaution. d'activité, ou faisaient la cueillette lorsqu'ils
sans --- Page 210 ---
(198 )
d'hommes de Pempereur, 9
La qualification esclaves , en une classe
constitue les anciens
Ils restent attachés à
distincte et cultivatrice.
envers les
Leur labeur est obligatoire
la terre.
biens fonds, qui ne perdent
des
possesseurs
leurs qualités de propriétaires
rien en perdant
des esclaves est améde la personne- Le sort maisilasenienobigis
lioré.Ils seraientlibres, à travailler; ils ne secomme les curopéens, ils seraient métayers à
;
raient pas journaliers
pour une
vie;ils cultiveraient et fabriqueraient ordre de chose
des fruits. Ce nouvel
portion
vente des habitations.Elles
n'entraveraitpasla
IL empécherait
Sweanbrsmrmaitenatend soient morcelées ou Téseulement qu'elles choses. C'est ce que demande
duites à peu de L'ordre ne peul être rendu
Tintérêt général.
qu'en adoptant
immuable à Saint-Domingue,
un régime militaire. anciens esclaves, et leurs
Les sang-méles,
compris dans la
descendans - 2 se trouvent
Ils seront
classe des hommes de Pempereurmilisoumis à la conscription
à vingt ans,
des besoins de la
taire, dans la proportion intéricure:les surplus
colonie, pour la défense
Ceux qui tomrestera attaché à la culture.
pour la
beront au sort, seront embrigadés mêmcs avanvie. Leurs enfans juuiront des
militaire. anciens esclaves, et leurs
Les sang-méles,
compris dans la
descendans - 2 se trouvent
Ils seront
classe des hommes de Pempereurmilisoumis à la conscription
à vingt ans,
des besoins de la
taire, dans la proportion intéricure:les surplus
colonie, pour la défense
Ceux qui tomrestera attaché à la culture.
pour la
beront au sort, seront embrigadés mêmcs avanvie. Leurs enfans juuiront des --- Page 211 ---
-
tages que les descendans (199 )
chis de leur couleur.
des anciens affranIl répugnait aux colons
passé, de voir les
2 dans le temps
vrés aux travaux de sang mélés esclaves et li
la culture,
minie qu'on y
3 par l'ignonité ou de
atmchait.Cesentinente
prédilection était
d'humad'hui que la culture dans la louable. Aujourrait ennoblie
colonie se trouvecomme en > l'européen verra sans
Europe, son enfant naturel peine,
leur, identifié à la terre. La
decou-.
sang-mélés sera alors
naissance des
pourront avec le
d'intérêt public. Ils
Ils concourront temps, remplacer les nègres.
alors à la
mere-patrie, au lieu d'en
prospérité de la
L'intérét des
être le fléau.
froissé dans l'avenir. propriétaires nc sera pas
leur personne
Ily aura sûreté
la
2 sur leurs
pour
cause
habitations, >
quiles en a
puisque
La portion de revenu expulaés, n'existera plus.
dont
vateurs 3 peut
jouiront les cultil'ancien ordre paraître un sacrifice ,
de chose ; mais d'après
d'après l'exacte vérité
considéré
2 que les colons de
Saint-Domingue ne possédent
sacrifice annuelle n'est
plus rien, , ce
que le gonvernement rien, auprès de ceux
pour les remettre
sera obligé de
en possession de
faire,
priétés foncières. Ils
leurs protrouveront d'ailleurs le --- Page 212 ---
( 200 )
fixant leurs
remplacement de ce sacrifice, en
leurs habitations. Le commerce
domiciles sur
seront mieux
également les nègres
y gagnera
surveillés, et mieux soignés. rien à desirer aux
D'autre part, il nc reste
Ils sont
cultivateurs.
africains et sang-mélés de l'ordre social ; ils y
appelés à faire partie
utiles et nécomme auxiliaires
sont compris
devoirs est de se livrer à la
cessaires. Leurs
de leur admission
culture : c'est la condition
immuabledans la société. Les nègres sont la colonie,
mineurs, quoique nés dans
ment
dans la création uniparce qu'ils forment distincte. Acception de
verselle, une race
étrangers aux
d'hommes, ils sont
la qualité chevelus. lly, a des préjugés qui sont
peuples
de maintenir.
respectables, etqu'ile est politique
de la classe des
Quant aux sang-mélés leur condition est
hommes de rEmpereur, immuablement à
également d'être attachés
>
la filiation paternelle
la terre. Ils ont, par faculté d'être appelés
plus que les nègres, la
les descenà jouir des mêmes avantages que le méritant
dans des anciens affranchis 3 en service milides actions distinguées 2 un
par
des services rendus
taire,. ou en récompense
parti deleurs
parleurs peresal'état (s'ilsfant
de
atteliers ) et reconnus par un diplôme
T'Empereur.
attachés
>
la filiation paternelle
la terre. Ils ont, par faculté d'être appelés
plus que les nègres, la
les descenà jouir des mêmes avantages que le méritant
dans des anciens affranchis 3 en service milides actions distinguées 2 un
par
des services rendus
taire,. ou en récompense
parti deleurs
parleurs peresal'état (s'ilsfant
de
atteliers ) et reconnus par un diplôme
T'Empereur. --- Page 213 ---
On
( 201 )
dira, peut-être, qu'en
tairement les nègres
obligeant milivailler, c'est réduire nouveaux les
libres ) à tracendans de toute
africains et leurs desplus terrible
couleur 2 à un
que le
esclavage
les
premier > contre
nigrophiles les onti faits
lequel
libre est l'esclave de la loi. révolter.L.homme Il
gouvernemens arbitraires
n'y a que les
gemens à garder
2 qui ont des ménasuprême loi. Les ; l'intérêt de l'état est la
cultivateurs sont
libres, mais obligés de
reconnus
grophiles en demandaient travailler. Si les nitages, 2 ils seraient
aujourd'hui davanau premier chef. criminels de lès-nation
Etat politique des sang-mélés,
franchis, considéré
anciens afSaint-Domingue. ce qu'il doit étre à
qu'on
Lrorstschmesenr
Domingue, à des africains, accordait à St.-
et par suite à leurs
, à des sang mélés,
une reconnaissance descendans, n'était pas
Tezercice des droits qu'ils étaient aptes à
libres. C'était
politiques ; c'est-à-dire
eux et leurs seulement une licence pour
volonté, et dans descendans 1 de travailler 2
telle profession
qu'il leur --- Page 214 ---
I 1 202 )
aux réglemens
plairait 3 en se conformant
Saint-Dode police et de sûreté générale. Ouil y
mingue est une colonie dépendante. de droits poliiln'y a point
a dépendance, Conséquemment, il n'y a de
tiques à exercer.
liberté pour aucuné caste. affranchie, c'estLes sang-mélés d'origine
les méà-dire, les mulâtres 3 les quarterons, esclave 3
tifs et les blancs de descendance exigerent, à
tous nés en bâtardise,
presque
des blancs non-propriélaires 9
Vimitation
réserve de l'égalité
qu'on les fit jouir sans
des droits.
de
mixte 3
Les muldtres étant
génération social, ce
dans l'ordre
ils sont accessoires.
le rapport de T'exerqui exclut Négalité sous
Ils suivent les
cice des droits politiques. les blancs , deblancs ; ils sont égaux avec
vant la loi.
prise à la letLa condition des mulâtres, dans Pune
est de confondre leur sang
tre ,
ou ils ont pris la vie. Il faut
des deux sources le blanc oul le noir.
qu'ils adoptent
de la nature et de celui
Sous le rapport mulatres et leur lignée
de la polilique, les
mineurs 9
de même couleur, sont toujours les blanes.
d'alliance légitime avec
saufle cas
n'est acquise à la
L'émancipation de droil
égaux avec
vant la loi.
prise à la letLa condition des mulâtres, dans Pune
est de confondre leur sang
tre ,
ou ils ont pris la vie. Il faut
des deux sources le blanc oul le noir.
qu'ils adoptent
de la nature et de celui
Sous le rapport mulatres et leur lignée
de la polilique, les
mineurs 9
de même couleur, sont toujours les blanes.
d'alliance légitime avec
saufle cas
n'est acquise à la
L'émancipation de droil --- Page 215 ---
(203 )
lignée nuancée des mulâtres
oi, par la continuité du
) gu'à l'époque
avec celui des
mélange de leur sang
blancs, ils
couleur blanche.
parviennent à la
naissent
L'aziôme que les hommes
égaux en droits, n'est
sauf les exceptions
applicable,
vidus nés de
politiques 2 qu'aux indipère et de
de père et de mère noirs. mnireolancrEnaltigus
La génération des
en quatre classes,
sang-mélés se divise
leur blanche
avant d'atteindre à la couparfaite. Vide
a donc gradué elle-même page38.La nature
société. Dans
leur état dans la
la prétrise. Les l'église 2 ils ne sont pas admis à
africains reçoivent les
parce qu'ils sont sang
ordres,
demandèrent
pur. Les sang-mélés
conde
d'être reconnus blane, à la segénération mélangée
hommes pouvaient
2 comme si les
par le créateur. intervertir l'ordre prescrit
Les mulôtres étant moitié
ils sont accessoires.
blanc et noir,
Les
un quart de plus de couleur quarterons obtenant
guent sur les mulâtres.
blanche, ils gasept huitièmes
Les métifs étant aux
société les deux blancs 3 ils précèdent dans la
premières
fant de la métive
générations. L'ende
se trouvant
descendance
blanc, 2 la tache
d'africain est étcinte
acquiert de droit
: il
Témancipation. --- Page 216 ---
(204)
des pnulâtres étaient inLes prétentions
frappait sur les
justes ; mais le préjugé qui barbare. Nondescendans d'esclaves était
mais
seulement il abrutissaitles sang-mélés ,
encore d'une éternelle ignominie,
il entachait
qui s'alliait avec
la postérité de l'européen prouva-t-elle deux
une femme sang-mélé,
Est-il étonnant
siècles de génération blanche.
d'atles sang-mélés ne témoignaient pas
que
les blancs ? On les accablait
tachement pour
les enfans blancs, prod'opprobre a , ainsi que
et barvenant de leur lignée. Cet impolitique
contribué, , depuis
bare préjugé n'a pas peu
dans lcurs prinsoixante ans, à les maintenir
d'oublier
d'indépendance. On affectait
cipes
ils avaient à
provenant du sang-français,
que,
même subtilité de sens et d'espeu-près la
les confondre avec
prit, et qu'on ne pouvait balourds.
les sang-mélés des peuples
blancs,
de permettreauz
Ils Iscraitimprudent l'exercice des droits poà Saint-Domingue, 2
autorisait, la polilitiques 5 mais si on les y
d'accorder la
tique paraît commander alors ,
sang-mélés des deux degrés
même facultéaux: de la couleur blanche 2
les plus rapprochés
des européens
et pare renegtiom.adorendaed inférieurs.
s'allieraient avec des degrés
qui
Savoir :
blancs,
de permettreauz
Ils Iscraitimprudent l'exercice des droits poà Saint-Domingue, 2
autorisait, la polilitiques 5 mais si on les y
d'accorder la
tique paraît commander alors ,
sang-mélés des deux degrés
même facultéaux: de la couleur blanche 2
les plus rapprochés
des européens
et pare renegtiom.adorendaed inférieurs.
s'allieraient avec des degrés
qui
Savoir : --- Page 217 ---
ro, A
( 205 )
degré de un quarteron franc, néau deuzième
né d'un légitimité ; c'est-d-dire, à
quarteron et d'une
l'enfant
métive, nés eux-mémes en quarterone, ou
20, Aun
légitime mariage.
de légitimité; ménffrane, néau premier
métifet d'une c'est-à. dire, à l'enfant né degré d'un
3°. L'européen métive unis par le mariage.
tresse
qui épouserait une
légitime ou
muldni ses
naturelle, ne perdrait
tiques. descendans, 2 l'exercice des droits point,
L'européenne qui épouserait polilétre, légitime ou
zin mizimari et à ses descendans naturel, apporterait à son
cice des mêmes droits. , la faculté de l'exer4°. Les nègres affranchis
dans noirs 2 resteraient
et leurs descenlitres 3 sauf, pour les classés avec les mud'alliance avec les blâncs. premiers 2 prohibition
5°, Ilconviendrait
de
d'insérer dans les
baptême, Znz nom
actes
d'ancienne origine propre aux sang-mélés
dise. On pourrait affranchie, nés en bâtarda père présumé, décomposer le nom
nom, le curé
De toutes les lettres propre de
formerait celui de l'enfant. ce --- Page 218 ---
(206 )
Dispositions' générales.
à rétablir lordre et à
C N ne parviendra de la culture à Saintaccélérerla restauration le chefqui gouverDomingue 2 qu'autant durant que les cinq premières
nera la colonie
activité misera doué d'une grande
années 2
mainteniciasirete, publique,
litaire, tant pour
tous les travaux de dévérifier par lui-même
sans discontinuafense 1 que pour parcourir encourager l'intion les divers quartiers 2 y et diriger I'acdustrie, mettre sur les voies 2
tivité.
la confiance du gouverLe chef qui aura aucun succès 2 s'il ne
nement, n'obtiendra celle de Dogeron, qui
règle sa conduite sur de la culture à Saint-Doa été le créateur
mingue.
pendant les cing premières
On pourrait,
pendant les trois
mais au moins
années 2
de crécr des tribupreinières 2 se dispenser
dans la colonie.
naux, et d'envoyer un préfet instruits, seront
Des chefs d'admninistration
de lautorité,
utilité. Le partage
d'une grande
années 1 pourrait peutdurant les premières
du chef, paralyser
être affaiblir l'activité
-Doa été le créateur
mingue.
pendant les cing premières
On pourrait,
pendant les trois
mais au moins
années 2
de crécr des tribupreinières 2 se dispenser
dans la colonie.
naux, et d'envoyer un préfet instruits, seront
Des chefs d'admninistration
de lautorité,
utilité. Le partage
d'une grande
années 1 pourrait peutdurant les premières
du chef, paralyser
être affaiblir l'activité --- Page 219 ---
toutes les
207 )
opérations 3 et rendre la
languissante. Ce serait,
culture
adoptant un semblable pourra-l-on dire, 2 en
colonie à T'arbitraire du système, > livrer la
que pendant les
chef, Si on considère
jet principal
cinq premières
sera la stireté
années, l'obla cultare
> ety réattacher publique, activer
pourra disconvenir
les nègres , on ne
militaire,
qu'un
régime
pendant ces premières purement
indispensable
2 pour rendre
années, est
l'avenir,
immuable dans
viendrait T'obéiseance à la
de faire un bon loi; mais il connateur en chef, à qui les choix d'un ordonpas
localitésne
etrangères i qui, à une
seraient
réunirait les
grande activité,
ne perdit comnaissances de son état
pas zn temps
; qui
publique, en se livrant précieux à la chose
du ressort des
aux détails qui sont
de marine; commissnires des
nègres
j qui connit le - caractère guerres ou
et-des
des
leur patois. muldures, et qui sût parler
à une tres-grande L'ondormateur Perroud réunit
toutes ces qualités facilité pour le travail,
(r).
(1). J'ai été sous les ordres
roud, et je lui dois de la
de T'ordonnateur Perfranchise eût été plus forte reconnaissnce; ; mais ma
que ces considérations,
certain
AncSinng
qu'il pos --- Page 220 ---
(208 a )
ramener promptement
Il convient, pour
2 que les
de déclarer en principe
T'ordre, ,
marchandise: queles
cultivateurs ne sont pas serontplus rendus
attachés à la terre,ne
nègres
seronthommes
comme des bétes de somme.Iis libres, puisc'est-à-dire,
asservis à la loi;
mais obligés de traqu'on tient aux mots 5
les hommes
yailler. Ils seront politiquement des habitations
inamovibles
Leur
de rEmpereur,
naissance.
oû ils ont été placés ou pris les propriétaires
obligatoire envers
labeur sera
sous aucune consides biens fonds, sans que,
être déplacés
ils puissent
dération ou prétexte, habitations étrangères 2
être mis sur des
pour
à un service quelconque, du
ou être employés Tutilité du propriétaire
autre que pour ils sont attachés.
bien fonds où
un état libre, elle
étant
La domesticité
par ceux qui jouisexercée que
qui
ne peut-être faculté de choisir la profession
sent de la
être réscrvée aux euroElle doit
des
leur plaît.
descendans
et aux sang-métés
péens 2
anciens affranchis.
Ce n'est pas non plus le
sède toutes ces qualités.
à Ssint-Doningue
desir d'être employé de nouveau de mes intérêts, 3
m'a détorminé; j'aurai assez
lorsque
qui
de ma famille à surveiller,
et de ceux
l'ordre y sera rétabli.
Constituer
être réscrvée aux euroElle doit
des
leur plaît.
descendans
et aux sang-métés
péens 2
anciens affranchis.
Ce n'est pas non plus le
sède toutes ces qualités.
à Ssint-Doningue
desir d'être employé de nouveau de mes intérêts, 3
m'a détorminé; j'aurai assez
lorsque
qui
de ma famille à surveiller,
et de ceux
l'ordre y sera rétabli.
Constituer --- Page 221 ---
Constituer
(209 )
par conseription d
quarterons et les
vie, sur les
une garde
métifs attachés à la terre
nement nationalesetive et
dans les villes,
soldée,en caser2 dont un
constamment en patrouille
quart serait
les montagnes. Une
dans les plaines et
répartie dans les gendarmerie de mulâtres
comme les premiers campagnes, qui
seraient,
ofliciers et sous-officiers commandés par des
dela
blancs. Affranchir
conscrijption, dans la
et les anciens libres.
colonie 2 les blancs
Il serait
temps de paiz 3 que
politique, en
taire dans la colonie, l'européen non propriéFrance,
2 qui, à son retour
manent prouverait de
y avoir fait un
en
six années,
séjour persept ans, ne serait
depuis l'âge de dixconscription militaire. pas recherché pour la
Incorporer avec les blancs,
pagnies de gardes
2 dans les comval, les mulâtres nationales 2 à pied et à
3 les
chetifs, anciens
quarterons et les mé.
ront
libres, avec droit à ceux
légitimes et
qui seles assemblées de propriétaires, de voter dans
délibéter et émettre paroisses, , où on ne
jets
de vOeux, que sur des pourra obsupérieurs autorisés, par lettres closes des
ayant Je
ofliciers
division militaire. commandement de la
gardes
Incorporer
nationales
séparément en
2 les nègres anciens
libres,
O --- Page 222 ---
(210) )
activement pour la sûreté puet les utiliser
blique.
de ligne européennes,
Caserner les troupes
Dans le
dans les mornes.
en temps de paix,
au
Dondon et à Bompardopolis:
nord, au
à l'est, entre Santosud, vers les Cayes;
entre Saintet la Véga; à l'ouest,
Domingo
Les circonstances
Marc et le Mirebalais. depuis quinze ans 2
malheureuses survenues de la colonie ne doit
prouvent que la défense fortifications sur les côtes.
se borner à des
plus
dans Vintérieur.
Il en faut
d'avoir à leur serObliger les propristaires cultivateurs nègres
vice un blanc, par vingt
ou sang mélés.
et
le travail des administrations,
Simplifier
commis (1) des appointesurtout donner aux faire vivre, et leur faire
puissent les
mens qui
trailement en denrées, ils
(1) En acquittant leur
les a réduits à la
perdsient les deux liers 5 ce qui de l'état étaient
affreuse misère. Les magasins
obligés à
plus
dépourvus de vivres, que, quoique refusé la
tellement
journalier, on leur a
un service militaire
qu'ils aient itérativement
ration du soldat, malgré le prix sur leur traitedemandé qu'on en prélevât leur auberge, ni se procument, ne pouvant payer
du
dans la ville.
rer pain
a réduits à la
perdsient les deux liers 5 ce qui de l'état étaient
affreuse misère. Les magasins
obligés à
plus
dépourvus de vivres, que, quoique refusé la
tellement
journalier, on leur a
un service militaire
qu'ils aient itérativement
ration du soldat, malgré le prix sur leur traitedemandé qu'on en prélevât leur auberge, ni se procument, ne pouvant payer
du
dans la ville.
rer pain --- Page 223 ---
desirer de
(211 )
conserver leurs places
rigoureusement et sans
; obliger
administrations d'être exception, toutes les
et d'envoyer chague journellement à jour,
pédition
mois, en France, une
vérifiée régularisée de leur travail,
Cxpar un bureau central,
pour étre
ministère de la marine.
dépendant du
Fixer la résidence du
cour souveraine
chefde la
et
colonie, la
çais, si,
l'évêque, 2 au Cap Francapitale à impolitiquement, la Petite-Ance. on n'établit pas la
La politique prescrit de
Domingue, que T'exercice n'autorisera de
Saintmaine. L'exercer avec
la religion RoParmée; faire baptiser pompe dès Tarrivée de
blir les prières dans les tous les nègres ; rétahabitations.
Despertes qu'on
en nègres, aéprowvées
animaux, 351-Disingse
des Jonds nécessaires bdtinene, etc., et
culture.
pour rétablir la
I existait à
tions en culture, Saat-Domingue 7905
et 623
habitadispensable utilité,
établisemens d'inries fours à chauz, en guildiveries, , tanne-
(Vayez le tableau poteries et brigueteries
no, 2). Leur valeur
en
O 2 --- Page 224 ---
2 212) )
et
bâtimens
animaux, mécaniques,
d'anègres,
s'élevait en 1789,
instrumens aratoires, 2
Id
direcles calculs de M.
X, à un milprès
domaines en l'an
teur des
dix millions 1 quatreliard cing cent
cent quarante- - huit
mille trois
vingt-seize
binapadla
francs (1).
Id estime qu'à la
M.
de la coreprise de possession trois cent
lonie, il y existera
nègres. Tout démontre
mille
pas
que la totalité ne s'élevera a
de deux cent mille 2
à plus
fr. 50 cent.
lesquels, à 1,388
de
Fun, présentent un capital
cent soixante - dix - sept
deus sept cent mille francs,
millions
de déduire de
qu'il convient
générale pour
la dépense
effecconnaitre la perte
des
générale de réédification
(r) La dépense
des habita2 exploitation
manufactures, 2 mobiliers
années de la
les treize premières
en
tations 2 pendant
frais de vente des denrées
reprise de la culture 2
de 50 millions de deltes
France 2 et remboursement à la même somme.
arriérées 2 s'élevera
de déduire de
qu'il convient
générale pour
la dépense
effecconnaitre la perte
des
générale de réédification
(r) La dépense
des habita2 exploitation
manufactures, 2 mobiliers
années de la
les treize premières
en
tations 2 pendant
frais de vente des denrées
reprise de la culture 2
de 50 millions de deltes
France 2 et remboursement à la même somme.
arriérées 2 s'élevera --- Page 225 ---
(213) )
tive..
fr. C
Il convient 277,700,000 >
aussi de déduire ce qui
a rapport aux
mécaniques set
aux. bâtimens,
dont on pourra faire usage
àla reprise de
fr. C.
possession que
365,842,400 >
M.I Id... estime, sans exagéralion - à
quatre-singthuit millions
cent quarantedousmillegua.
tre centsfh.m
88,142,400 >
M. Id...
tion de la porte en déducdépense
la valeur des
générale, 3
lets,
chevaux, muboeufs, vaches et bêtes
asines qui se trouveront dans
la colonie lors de la
tion. Aucun
pacificasaurait
proptiétaire ne
légatement constater
queles animaux qui existeront
alors, font partiede
possédaient
ceuxqu'ils
sur leurs habitaesapesantaxil.con --- Page 226 ---
(214 )
animauxfontenr masse partie de
l'indemnité del'armée, et doivent être vendus aux colons:
Perte effective : z7 milliard
millions
cenl quarante-quatre mille
fr. C.
deux cent cinquante-Irois
1,144,253,948 >
neufcent quarantechulitphonci.
se dissimuler que beaucoup
On ne peut
rafineurs, économes,
depropriétaires, gérans, mécaniciens,. et en
ouvriers, charpentiers serruriers, etc., ont été
bâtimens, mâçons,
des brigands. Il ne
victimes de la férocité
tiers des haextraordinaire qu'un
serait pas
domaine de la couronne, 2
bitations tombât au
l'abandon qu'en
soit par déshérence 2 par
des-héripourront faire des propriétaires des hommes de
tiers, et par confiscation sur
couleurs.
nécessité absolue, pour accéléIl est d'une
total de la culture, qu'il
rer le rétablissement
les propriétaires
y ait un temps donné rendus auquel dans la' colonie,
seront obligés sd'être fondés de pouvoirs, à
par des
ou représentés
domicile) efixe, sur les labitations- la colonie au
de livrer
Il serait impolitique
les habidomainc, en frappant de séquestre Ce serait
tations, ne fusse que pour la forme. l'indusenchaîner
décourager les habitans,
, qu'il
rer le rétablissement
les propriétaires
y ait un temps donné rendus auquel dans la' colonie,
seront obligés sd'être fondés de pouvoirs, à
par des
ou représentés
domicile) efixe, sur les labitations- la colonie au
de livrer
Il serait impolitique
les habidomainc, en frappant de séquestre Ce serait
tations, ne fusse que pour la forme. l'indusenchaîner
décourager les habitans, --- Page 227 ---
(215 )
trie, retarder la reprise de la
cer les places maritimes
culture, et forpriétaire
à l'inaction. Un
ou son
proasservi à solliciter représentant, ne doit pas être
session. Les
un acte de mise en posnègres
dans le principe, omeucnataufhummint la
mens de chaque
propriété et les abornehabitation.
de beaucoup de
D'après la mort
cruautés des propriétaires, survenue parles
directeur révoltés, et des titres
du domaine doit
brûlés, le
sans frais les actes
se borner à viser,
questres
de main-levée de séX, XI , qui ontété délivrés dans les
et XII, et faire
années
un contrôle ad hoc. Les enregistrer son visa sur
opposées à cequela
circonstances s'étant
sent levés, la moindre totalitédes séquestres fuspropriété ou
pièce indicative de
Les colons doivent témoignage légal, doit suffire.
de la
reconnaissance à M.
Pont-de-Gault, du zèle
porté pour terminer les infatiguable qu'il a
questres.
opérations de séIl est d'une rigoureuse
général, qu'après
justice, et d'intérét
tations
un temps donné, les habiabandonnées soient classées
ministration des
par l'adsans déplacement domaines, et mises en ventes,
des cultivateurs
ront se trouver en
qui pourdoit être accordée dépendre. La préférence
aux propriétaires des habi- --- Page 228 ---
(216)
celles abandonnées. C'est
tations attenantes
et celui de
l'intérêt des anciens possesseurs
l'état.
si on
Ce serait tromper le gouvernement,
cherchait à lui persuader, qu'avec del l'argent rétrois années, ainsi qu'on l'a
on peut 7 en
rétablir la culture au
pandu dans le public,
avec
où elle élait en 1789. On ne peut,
point
métropolitain,y parle secours du commerce
encore faut-il
venir à moins de huit années 3
sévèrement la main à ce que
qu'on tienne arriveront de la côte de Guiné,
les nègres qui
terre.L'avance
attachésàla
soient sansréserve
acquittée la
des fonds nécessaires se trouvera intérêts et la
treizième année, ainsi que les
arriérée des colons envers le commerce.
dette
année de la reprise de la
Dès la deuxième fournira en denrées 1 un
culture 2 la colonie
de la France; moitiers de la consommation la totalité de la
tié la troisième année, et
année.
consommation intérieure la quatrième
le tableau no. 5). On pourrait accélé-
(Vide
de la culture, de trois ans,
rerla restauration
mais T'avantage
par le commerce étranger; balancer la perte. D'abord
ne pourrait jamais
muméraire, ce qui
il faudrait s'acquitter en
la France.
serait une richesse perdue pour doubleraient les
Ensuite les mortalités : elles
la totalité de la
tié la troisième année, et
année.
consommation intérieure la quatrième
le tableau no. 5). On pourrait accélé-
(Vide
de la culture, de trois ans,
rerla restauration
mais T'avantage
par le commerce étranger; balancer la perte. D'abord
ne pourrait jamais
muméraire, ce qui
il faudrait s'acquitter en
la France.
serait une richesse perdue pour doubleraient les
Ensuite les mortalités : elles --- Page 229 ---
dépenses,
(217)
quoique les anglais
nègres à un tiers meilleur livreraient les
commerce métropolitain.
marché que le
Dans le temps le plus
merce de France n'a jamais prospère, le comcommune, dans la
introduit, année
mille nègres. En colonie,plus de vingt-luit
tage, ce serait exiger récdameraupournthur davanEn 1789, il existait l'impossible.
mille nègres à
réellement cing cent
recensement fait Ssint-Doningue, en
quoique le
Barbé de Marbois, 1788, par ordre de M.
Celui de M. de
ne s'élève qu'à 405,528.
La différence de Proisy, pour 1789, à 434,429.
fausses déclarations près d'un quart, résulte des
793 sucreries
des habitans..
Les
l'une dans
ne pouvaient être calculées,
tout
l'autre, à moin's de 250
dge; ce qui donne
nègres de
tant les nègres des
188,250. A quoi ajouteries et
7,112 cafeyères indigol'une; ce cotonneries, à raison de 30
qhi fait encore
nègres
était de 401,610
213,360; le total
Hyavait au moins nègres attachés à la culture.
mêlés
IOO mille nègres et
vriers esclaves, en état de
sanget pécheurs, dans les domesticité, ouvilles,
embarcadaires, et dans les
bourgs 7
rois des denrées.
dépôts des charLa culture exige réeilement
401,6ro culti- --- Page 230 ---
(218) )
On doit espérer qu'il en
vateurs de tout âge.
de la
lors de la pacification
existera 200 mille,
la colonie
colonie. Ceux qui ont considéré
d'intérêt public, ont dà se
sous le rapport
de sucreries
convaincre qu'il y a beaucoup
ont été tués, et que
dont tous les nègres
de
en nègres, une perte
toutes ont éprouvé,
ont moins
moitié. Les habitations des mornes
On estime que ces dernières pourront
perdu. les deux tiers de leurs nègres.
réunir
il faut un remplaceD'après cet exposé, chacune des 793 sument de 125 nègres par chacune des 7,112
creries, et dix nègres par
ce qui
indigoteries et cotonneries;
cafeyères,
soizante-cing mlle
produit un total de cent
d ant on
nègres,
deux cent quarante-cing
la valeur, relativement au commerce,
porte
prix plus que suflisant; ce
à 1300 francs Tun,
214,818,500 f.
qui fait la somme de
Oadoitconsidirertanies
les habitations, sansexception, comme ayant perdu
tous leurs animaux. Les
793 sucreries ont besoin,
lune dans l'autre, de 80
mulets et chevauz. Cette
première quantité donne
63,440.Les 7,112 cafeyères
ux cent quarante-cing
la valeur, relativement au commerce,
porte
prix plus que suflisant; ce
à 1300 francs Tun,
214,818,500 f.
qui fait la somme de
Oadoitconsidirertanies
les habitations, sansexception, comme ayant perdu
tous leurs animaux. Les
793 sucreries ont besoin,
lune dans l'autre, de 80
mulets et chevauz. Cette
première quantité donne
63,440.Les 7,112 cafeyères --- Page 231 ---
De ci-contre.. (219 )
etc., exigent dix mulets 214,818,500 f.
l'une dans Tautre; donc
Tunetawalionrireate
quatre mille cing cent
soixante mulets, à 500
francs l'un, fait la somme
de..
Leszg3aucreriese
67,080,000 f.
l'une dans
exigent,
l'autre, . 801 baeufs
et vaches, ou 63,440. Les
7,112 cafeyères 9 etc., en
réclament 4 l'une dans
l'autre, ou 28,448. En total
quatre e-vingt-onze mille
Aesemgeereneraut
bceufs et vaches, à 20Q
francs l'un.
Tous lesb sbitimensigéné 18,377,600 f.
ralement quelconque, qui
étaient élevés sur les habitations, moulins à eau et à
bétes, pour les sucreriess
idem, idem, à grager,piler
et vannerle café, etc., ont
été incendiés. Tout est à
réparer en
à garnir des maçonnerie, choses
et
néces- --- Page 232 ---
220 )
300,476,100 f
D'autre part.
saires les manufactures.
D'après les calculs de M.
la
de
Id..
) dépense
les rétablir
ces objets, pour
dans l'état de 1789, monte
à 352,569.600 francs. Il estime qu'àla reprise de possession, on pourra trouver
en objets
sans exagération,
existans, de quoi suppléer
au quart de cette dépense,
la réduirait à
ce qui
264,427,200 francs.
En convenant del'exactitude de ces calculs, on
estime que deux cent
trente-quatre millions suffisent, parce qu'on doit,
dans les premières années,
éloigner tout ce qui est
luxe, et que les propriétaires peuvent provigoireleur loment se procurer
gement dans les manufactures, etc., etc. On fixe en
conséquence, les 795 suereries à IOO mille francs --- Page 233 ---
De ci-contre. (221 )
l'ane, ou
300,476,100 f.
Les
79,300,000 fr.
7,112 cafeyères, etc.
et les 623
neries, guildiveries, tanetc., à 20 mille fr.
l'une, afin de pouvoir doubler cette somme
cafeyères, dont les pour les
factures sont
manuà
avec moulin
eau; ce qui produit
154,700,000 francs. Ensemble pour batimens, ouvrages de
mécaniques, maçonneries, chaudières,
tensiles de toutes
usoutils,
espèces,
aratoires, etc., la
somme de..
Avances
236,000,000
la
nécessaires à
reprise de la culture...
On doit s'attendre
534,476,100
les révoltés
que
démanteleront
esfartifieations-tery
du
palais
gouvernement, les magasins de la marine, les
arsenaux, les
casernes, les
corps-de-gardes et les églises, ont été en partie incendiés et pourront l'être
ils,
espèces,
aratoires, etc., la
somme de..
Avances
236,000,000
la
nécessaires à
reprise de la culture...
On doit s'attendre
534,476,100
les révoltés
que
démanteleront
esfartifieations-tery
du
palais
gouvernement, les magasins de la marine, les
arsenaux, les
casernes, les
corps-de-gardes et les églises, ont été en partie incendiés et pourront l'être --- Page 234 ---
(222 )
534,476,100 f.
D'autre part.
totalité. C'est une déen
des
dépetuelocileilscharge
colons. On estime les
d'urgence, dans les
penses
années, à
trois premières
trente-cing millions cing
mille neuf
cent vingt-trois
35,523,900 >
centfrancs (1).
TOTAL des fonds nécesrétablir la culsaires pour
ture à Saint-Domingue,
Royal, la dépense de la
(I) Sous le gouvernement de la Ravine, qui fait
construction du petit pont
, s'est élevée
du Cap avec le Carénage. sur vingt
la séparation. millions. Il a dix pieds de large
à plusieurs
rendre la dépense plausible 2 on
de long. Pour
de ligne; passant à
figura sur le plan un vaisseau
plaine voile sous l'arcade. Arleau présenta à la
En 1788, T'entrepreneur à faire aux fortifications
cour,un état des réparalions montaient à dix millions
du môle Saint-Nicolas, qui
tournois.
les fortifications à rétaD'après de telles bases ,
plus de deux cent
coûteraient
blir à Saint-Domingue mais les officiers du génie qui
millions defrancs;
années X, XI et XII,
ont élé dans la colonie aux d'autres principes 1 et
qu'ils avaient
ont prouvé
se faisaient gloire
tempadardandilspaiatie
quils --- Page 235 ---
non - compris ceux (205) indistmsanienpeurmedtenies
vilenpu,cimatuped
dépense
sccondaire, et
du
dépendante
commerce, ne peut faire
parti de ce chapitre. La
te-dix
semdbengmetuae
millions defrancs.
570,000,000 f.
D'après la récapitulation
saires au
des fonds nécesaurait tort rétablissement d'en
de la
conclure
culture, on
colons cette avance. Il qu'il faudrait aux
tableau no, 1, que la
est démontré par le
sonimeà
années, ne s'élève qu'à trois préter en quatre
lions deux cent quinze
cent vingt milfrancs
mille
soizante - deux
neufcent trois
89,841,300 fr. la première centimes. Savoir:
francs la deuxième
année; 117,485,300
20 cent. la troisième année: 105,885,300 francs
42 cent. la quatrième année; enfin 7,089,003 fr.
francs 58 cent.
année. Les
excédent
249,784,096
que les frais
l'avance forcée, ainsi
pour France, d'exploitation, etc.
frais des
le produit
3 se trouvent
denrées
des trois premières acquittés avec
Tous les colons
récoltes.
moyens
propriétaires sont sans
penses quelconques, 7 pour satisfaire aux
urgentes de la
déreprise de la culture,
année; enfin 7,089,003 fr.
francs 58 cent.
année. Les
excédent
249,784,096
que les frais
l'avance forcée, ainsi
pour France, d'exploitation, etc.
frais des
le produit
3 se trouvent
denrées
des trois premières acquittés avec
Tous les colons
récoltes.
moyens
propriétaires sont sans
penses quelconques, 7 pour satisfaire aux
urgentes de la
déreprise de la culture, --- Page 236 ---
(924)
impérativement à létat de voir
qu'il importe
En l'an Xet en l'anXI,
relevée promptement.
les colons réunirent tout ce qu'ils possédaient,
dans la colonie. Les événemens
et repassèrent lieu, les ont réduits à la plus
gai y ont eu
est un doaffreuse misère. Saint-Domingue
maine de la couronne; les colons sont ses
été fideles. Les
vassaux. Ils ont constamment
se sont livrés quelques
erreurs auxquelles
à l'ennemie
non-proprittaires , appartiennent
des
naturelle de la France. C'est à l'industrie
devait la prospérité à laquelle
colons qu'on
s'était élevée la colonie. Le gouvernement
fait d'avances, ni effiroyal ne leur a jamais
à toutes
cacement protégés : ils satisfaisaient
relatives au régime intérieur de
les dépenses
les droits qui se
la colonie, et payaient 2 par
celles
prélevaient en France sur les denrées,
colonies" françaises. Ils ont, dans
des autres
de leurs personnes la
tous les temps, payé
d'une société doit
dette que chaque membre dans la colonie un
à la patrie. Il n'y a pas
arrosé de leur
morceau de terrc qui n'ait été
Les deux milliards de numéraire qui
sang.
en France, l'argenterie,
sont en circulation
éleetla magnificence à laquelle se sont
etc.,
maritimes', sont dus à
vées toutes les places
l'industrie des colons. Les anglais ont percé
lc --- Page 237 ---
le sein de la
(225) )
conservateur nourrice de
des français. Le
baume
la France avait
génie
les
salutaire qui devait
confié le
plaies ; mais le Démon cicatriser toutes
destinée de l'angleterré,
qui préside à la
lonie son. soufle
répandit dans la COLa prospérité de ressbensemnetis la France
mal.
tauration de la culture à dépend de la restranquillité de
Sun-Doniagte, la
la France jouisse l'Europe tient enfin à ce
nie, si l'on veut paisiblement de cette colo- que
éviter le retour
sièele, et ne pas
du quinzieme
l'obliger à
continent, une seconde
devenir, sur le
desirent les anglais, Romc. C'est ce que
essence de ne pouvoir parce qu'il est de leur
qu'en livrant le continent assurer. leur pâture
missent de ce que le
au carnage. Ils frés
veut que toutes les
cabinet des Tuileries
cer avec sécurité. nations puissent commér
l'Autriche, leur Venise, eri la possession de
que les vénitiens porte ombrage ; ils
ont
savent
qu'ils ont fait le régné sur les mers, et
lEgypte; ils
commerce de l'Inde
vrent leur craignent enfin qu'ils ne
par
ancienne gloire.
recouEn faisant des
qu'ils puissent
avances aux colons, il faut
jamais, si la venté s'acquitter; de
ils ne le pourraient
première main des
reescoloniales, en France, neleur
denélaitréscrvés
P
porte ombrage ; ils
ont
savent
qu'ils ont fait le régné sur les mers, et
lEgypte; ils
commerce de l'Inde
vrent leur craignent enfin qu'ils ne
par
ancienne gloire.
recouEn faisant des
qu'ils puissent
avances aux colons, il faut
jamais, si la venté s'acquitter; de
ils ne le pourraient
première main des
reescoloniales, en France, neleur
denélaitréscrvés
P --- Page 238 ---
(:226 )
les treize premières
c'est-à dire, que pendant fait dans la colonie
ennées, il ne doit être du sol,que ce qui
vente des dentées
sauf
aucune
(1),
nécessaire. à sa consommation
sérà
révolièrent à.Surinam ( pos-
(1) Les esclaves se
toutes les
hollandaise ), et incendièrent secours des
session
vint aut
habilations. La métropole
tous les fonds
colons J : elle fournit avec prodigalité leurs habinécessaires. Les colons lypoltéqntreit) livrer les denrées au
tations, et S'obligerent de
10 D1
courant de la colonie.
étaient réduits à
prix.
Si les colons de SaitcDomingne courant de lal colonie,
livrer jeurs denrées au pria
dont ont été vicle même sort
rejetteils epronveraient
lors même qu'ils
times ceux de Surinam,
des batimenaytout ce
dans la reconstruetian Texploitation, Ne
zaient,
faciliter
est luxe, - ou pour
chassés de leurs haqui
libérer, 'ils seraient
sans
pouvant se
l'ont élé ceux de Surinam, fonds.
bitations, comme
recouvrer leurs
leurs créanciers pussent
les habitations doique
les colonies anglaises 2
valent. Si la
Dans
qu'elles ne
T vent à leur métropole plus quelques guccès : 2 les plana aujoardhur
qui s'y sont
Tamatique le doivent aux français
teurs anglais
refugies en l'an IV:
intérêt de l'état, idene lais309 Il est du plus grand
le rétablissement de
de mesures pour démontré que le
ser adopter qu'autant quil sera
la cultures --- Page 239 ---
de la part des
(207 )
tions se trouveront propriétaires dont les habitamissionnaires vendront liquidées. Plus les comdenrées coloniales,
cher en France les
plus ilst
négocians, de facilités et trouveront, de
comme
ventes des articles de
bénéfices sur les
qu'ils introduiront
France, et les
retour,
dans la colonie.
nègres
sera une grande
Le frêt, en
Pense des armemens. indemnité de la déPour rétablir la culture
est indispensable
en huit années,il
des fonds
qu'il y ait dans la colonie
Ilya
disponibles à mesure des
beaucoup de négocians
besoins.
disposés à faire,
ordre
avances
andethualienrmsers
de chose qui était
nécessaires. Cet
ment, à T'amélioration farorable, anciennemerce, lorsque les dela culture et du comvaleur, nuirait au habitations étaient en
faut que tout marche rétablissement de
général. Il
rités il faut qu'en
front et avec cél6bli, et l'ordre rendu peu d'années. tout soit rétaimmuable; il faut surremboursementa de raxgnce
possible en quinze années générale de fonds, sera
-creries.
au plus pour les suOn ne peut livrer les colons
la particulières de crédit, à moins à leurs ressources
culture languissante pendant de s'exposer, à voir
cinguante ans,
P 2
marche rétablissement de
général. Il
rités il faut qu'en
front et avec cél6bli, et l'ordre rendu peu d'années. tout soit rétaimmuable; il faut surremboursementa de raxgnce
possible en quinze années générale de fonds, sera
-creries.
au plus pour les suOn ne peut livrer les colons
la particulières de crédit, à moins à leurs ressources
culture languissante pendant de s'exposer, à voir
cinguante ans,
P 2 --- Page 240 ---
(228 )
à
tout soit terminé avant l'époque de la
tout, que
concevoir l'idée
laquelle on pourrait maritime.
d'une guerre
la
possibilité néanmoins, en reconnaissant
Il convient
bailleur de fonds, d'asnécessité d'un seul
Il faut
même temps la concurrence.
surer en
la faculté de traiter direclaisser aux colons
des places maritement avec les négocians de celle de pouvoir
times, sans les frustrer
en remboursant
recourir au bailleur général, L'objet principal est
ipso facto les.premiers. tiendrait à un privilége
d'éloigner tout ce qui
le commerce naexclusif, et à entraver
tional.
France; par le crédit dont
La bangie de fonds qu'elle a à sa disposielle jouit, 'et les
de cette opé-
'tion, parait devoir être chargée liée à lintérêt de
ration, qui est intimement particulières qui ofTétat. Une compagnic pourrait, par l'imfrirait à faire les fonds, nuire au projet de
de l'entreprise
désavantaportanice la
et influer
stabilité de banque,
sur le crédit public- à Saint-Dogeusement
de la culture
La restauration commandée par l'intérêt pumingue, étant
cela même, la chose de
blic, et étant par Souverain à assurer la garanTéat; c'est au
Tenvahisement oùl
tie de la banque contre --- Page 241 ---
dévastations
(229) )
nouvelles. La garantie
hypothéquée sur les forêts
peut être
la
nationales.
préroyance du
D'après
nemie del la France, gourernement contre l'enque pour la forme. ce cautionnement ne sera
En ordonnant
niales seront
que toutes les denrées coloFrance,
vendues de première main
pour le compte des
en
boursement des
colons, le rempart, les colons avances est certain. D'une
des prix de la gagneront un tiers surle cours
magasins
colonie; d'autre part, tous les
sont, en Europe, dégarnis
coloniales; ce qui doit leur
dedenrées
plusieurs années
promettre
férieurà
2 que le cours,
pendant
celui
quoique inLa
actuel, restera élevé.
bailleur banque ne peut être dans la
de fonds et
colonie que
elle
receveur des
expédicrait ez
denrées;
signés par les colons. France, aux négocians dé
assurées
Les denrées
pour les risques de la
seraient
vendues avec commission
traversée, et
négocians verseraient
de garantie. Les
de la banque à Paris. les fonds dans la caisse
La colonie n'offrira
les premières
que peu de denrées
ture. Il
années de la
de
est
reprise la culcependant de
merce
l'intérêt du comsible métropolitain, de vendre le
aux colons. Les ventes
plus posseraient tou-
les risques de la
seraient
vendues avec commission
traversée, et
négocians verseraient
de garantie. Les
de la banque à Paris. les fonds dans la caisse
La colonie n'offrira
les premières
que peu de denrées
ture. Il
années de la
de
est
reprise la culcependant de
merce
l'intérêt du comsible métropolitain, de vendre le
aux colons. Les ventes
plus posseraient tou- --- Page 242 ---
(230) )
mais les rentrées difficiles, ,ou
jours assurées ;
La confance, en
au moins tres-éloignées. mortel à la coloun coup
Il
cessant 2 porterait
de France.
nie 1 et par suite au commerce de la métroserait de lintérêt des négocians de prendre
d'autoriser leurs capitaines
pole 2
des chefs des comppour écus, les récépissés seraient échangés
toirs de la banque, qui générale à Paris.
à vue à la caisse
béou acquittés
ses
lie bien ses opérations,
Si la banque
et elle fera fanéfices seront considérables, moins de cent
cilement son service avec
millions de francs écus.
de
- il convient
Autant qu'il sera possible
étranger. Il
rien réclamer du commerce
ne
d'avoir recours
est cependant indispensable
des chede leztérieur, pour
aux espagnols et bêtes à cornes ; dépense
vaux 1 des mulets
francs, pour le serde 85,653,400
obligatoire
des habitations :. 3 à acvice d'exploitation
quérir en sept années.
réclamera la
de nègres que
L'augmentation
à raison de 23,600
culture en sept années, 2
les Cooffre une dépense pour
par an ,
francs. Le commerce de
lons de 214814,600 mais iln'en peut être de
France y pourvoira; bois de construction et
même pour tous les --- Page 243 ---
(231 )
mécaniques nécessaires. C'estd done
Unis qu il faudra avoir
aux EtatsLes bois de
recours (1).
et généralement construction pour les sucreries,
toutes les
sentent une dépense de mécaniques 2 préfrancs.
quarante millions de
Si on était obligé de faire
de mécaniques dans la
tous les ouvrages
lins à eau et à bétes colonie stels que moulins à eau, à
pour les sucreries S moubêtes, et à bras
et vanner le café ; moulins pour grager, piler
quatre passes,
à une , deux et
séparer les
pour éplucher le coton et en
graines, etc; trois mille
tiers-mécaniciens ne
charpenles établir
suffiraient
en quatre années.
point pour
Les mécaniques
France ; alors la dette pourraient se faire en
pour les bois de
envers les Etats-Unis
qu'à environ
construntion, ne s'éleverait
à la
vingt millions de francs. C'est
banque, avec la
ment, à combiner protection du gouvernepoint payer en écus, ses opérations pour ne
aux espagnols et aux an-
(I) Il a été fait à
Saint-Domingue,
vernement, une avance
par le gousur caution, à un fournisseur desoizante-quiase millefranes,
pour des bois de
de Savanack, à valoir
Cap. Les bois construction à livrer à l'arsenal
sont à livrer - : a
du
vingt millions de francs. C'est
banque, avec la
ment, à combiner protection du gouvernepoint payer en écus, ses opérations pour ne
aux espagnols et aux an-
(I) Il a été fait à
Saint-Domingue,
vernement, une avance
par le gousur caution, à un fournisseur desoizante-quiase millefranes,
pour des bois de
de Savanack, à valoir
Cap. Les bois construction à livrer à l'arsenal
sont à livrer - : a
du --- Page 244 ---
(232) )
de l'état
Il est de Vintérêt
gloraméfiesins. de numéraire de France
qu'il ne sorte pas
pour l'étranger.
générales exigent un
Les constructions
européens, de
nombre considérable d'ouvriers bâtimens, metous les états; charpentiers. en
en fixer
3 etc. On ne peut
nuisiers, 2 maçons moins de deux par habitation,
le nombre 1. à
de trois ans à les rééet encore serait-on plus
aussi, qu'il existe
difier, dans la supposition hommes de couleurs
encore des ouvriers,
Qu'on
ouvriers européens.
c'est donc 17,056
réclameront
joigne à ce nombre 9 ceux que
; ceux
et embarcadaires
les villes, bourgs
absolue, pour relever
qui sont d'une nécessité
les magasins de la
les arsenaux. 2 les casernes ;
trouvera qu'il
fortifications, etc. ; on
marine,
d'ouvriers égale en nombre
faut une armée
seront chargées de
aux troupes de ligne qui
rétablir l'ordre.
arriérée des colons envers le
De la dette
commerce.
DEPUIS quarante ans, on répète avec satiété, deux
les colons doivent au 0e commerce
que de leurs revenus ; c'est-à-dire, quatre
années --- Page 245 ---
(233 )
cent millions 2 argent de la colonie
266,666,667 livres tournois. M. Id... > ou
cien négociant de Bordeaux,
2 anet par oui-dire, la
fixe sans preuve,
239,177,861 francs. créance du commerce à
qu'elle ne s'élèvera On est fondé à croire
millions de
pas à plus de cinguante
francs. Par
les négocians offriront principe de justice,
somme inférieure.
de les réduire à une
En 1765, les places
contreleurs intérêts maritimes, entraînées
gère
par une infuence étranqu'elles ne pénétrèrent
que les colons de
pas > exigérent
ce qui restait dû Saint-Domingue, au
payassent
fices arriérés. LA commerce de ses bénéCoUR sanctionna
quement la réclamation
impolitifectif de la dette. Le , sans connaître l'efcomte d'Esteing,
verneur-général, créa une
goudont plus
chambre ardente,
impolitiquement
wle
encore 3 il se fit
président ) et perdit
du
par là, la puissance
contre-poids > qu'il était si
maintenir. Il ne garda
important de
dans vingt-quatre aucune mesure. Payer
Plusieurs colons
heures ) ou en prison.
furent
vant se Procurer des fonds. emprisonnés, ne poutaient pas faites. Le
Les récoltes n'6également
commerce de
contre son intérêt,
France,
mais que peu de numéraire ne laissait jadans la colonie..
et perdit
du
par là, la puissance
contre-poids > qu'il était si
maintenir. Il ne garda
important de
dans vingt-quatre aucune mesure. Payer
Plusieurs colons
heures ) ou en prison.
furent
vant se Procurer des fonds. emprisonnés, ne poutaient pas faites. Le
Les récoltes n'6également
commerce de
contre son intérêt,
France,
mais que peu de numéraire ne laissait jadans la colonie.. --- Page 246 ---
(284)
Tinquiétude, la
Ces sévérités produisirent
généet définitivement une rumeur
stupeur,
convinrent entr'eux, de s'acrale. Les colons
le plutôt possible; de renoncer.jusqu'a
quitter
de supayément, à toutes acquisions
parfait
leurs consommations
perlluité, et de borner
avaient été accouaux vivres du pays. (Ils y
et 1755,
tumés durant les guerres de 1740
les avait abandonnés à euxque la France
fût connu à la cour, que
mêmes, quoiqu'il
était de s'emparer de
Fintention des anglais résolution fit ouvrir
Saint-Domingue.) ) Cette
colons à la
les yeux. La fidélité connue des
à l'état ;
(1), assurait la colonie
couronne
une seule fois les armes, 7
(1) Les colons prirent national. D'odieux agens
encore fut-ce par intérêt
des vexations
d'une compagnie ezclusive 2 exerçaient nationale et cOl'industrie
inouies 2 et enchainaient
loniale. Le marquis de Sorel, goavereur-général,
aux effets de la juste indignation
voulut s'opposer arrêté. Les édifices qui servaient
des colons: il fut
furent détruits ; les
de la compagnie,
aux opérations arrivèrent d'Afrique, ne furent pas
navires qui lui
reçus.
s'avoua coupable de cette prise d'armes,
Le régent
institution vicieuse. Après
qu'ilavait excitée par une de confusion entre les
deux années de troubles et
Les nègres furent
blauncs, Ia tranquillité se rétablit. --- Page 247 ---
mais le
(235 )
conimerce était battu par ses
armes, et courait à sa ruine. Les propres
métropolitains reconnurent
négocians
leur démarche ; ils sentirent limprudence de
leur intérét qu'il leur fût
qu il était de
hais ces derniers
dû par les colons;
Beaucoup de dettes profterent de la leçon.
se libéra
furent éteintes. Le nord
partie des presque entièrement. La majeure
Le commerce propriétaires passèrent en France.
non consommation déchange en souffrit, parleur
rités
dans la colonie. Les sévéqu'exerça le comte d'Esteing,
d'avantageux, qu'on découvrit eurent cela
teariducomerce de France, que des facen disposant des fonds de leurs s'earichissaient
qu'ils avaient reçus des colons commettans,
honçaient en France être
2 et qu'ils anDans le même
encore dus.
France faisait sévir temps où le commerce de
négocians des deux contre les colons, des
nations, ses plus grandes
saient pour offiir des
réunisSASNEEE
lons. -
fonds à ces mêmes CODesmaisons de commerce dela
Belgique,
sévèrement
Depuis cette surveillés, et contraints à l'obéissance.
librement le commerce époque, les places maritimgs firent
avec la colonie.
2 et qu'ils anDans le même
encore dus.
France faisait sévir temps où le commerce de
négocians des deux contre les colons, des
nations, ses plus grandes
saient pour offiir des
réunisSASNEEE
lons. -
fonds à ces mêmes CODesmaisons de commerce dela
Belgique,
sévèrement
Depuis cette surveillés, et contraints à l'obéissance.
librement le commerce époque, les places maritimgs firent
avec la colonie. --- Page 248 ---
(256 )
de
réunirent à des maisons de banque
se
des comptoirs
Londres, et tétablirent, en 1770,
Les avances que ces compà Saint-Domingue.
firent dans le sud et Touest , s'elevaient,
toirs
millions de francs. Fin de
en 1789, à vingt
Bordeaux était à la
l'an X, un négociant de
millions, à dix
veille d'acquérir ces vingt souscrivaient ; les
pour cent. Les belges y
furent plus
maisons de banque de Londres,
en
récalcitrantes: : elles traînèrent l'opération
révolte des nègres etdes mulâtres,
longueur.La
durant l'exercice du
an XI,
en vendémiaire
empêcha l'exécucapitaine-général Leclerc,
eût été
de banque, qui
tion de cette opération
du sud et de
très-avantageuse aux planteurs
l'ouest.
les colons acquittent ce
S'il est juste que
devoir d'arriéré au commerce,
qu'ils peuvent juste qu'il y ait compensail est également dette des colons qui pourra
tion de perte. La
Près des
être due, est pour achat de nègres.
de
deux tiers ont été tués. Des négocians
été étrangers aux
Bordeaux, etc., a n'ont pas
noirs
mamifouisletrs/pères
principes qu'ont
cuivrée. On se rapet ceux de descendance faut croire qu'ils ne
pelle les Girondins ; il
leurs compatriotes
pénétrèrent pas plus que des autres places
de 1765, et les négocians --- Page 249 ---
maritimes,
(237 )
Saint-James. l'influence perfide du cabinet de
Ils'en faut de beaucoup
colons soit aussi
que la dette des
De 1765 à 1770,le feaudorablegeonlas nord
suppose.
Le commerce de France était presque libéré.
crédit depuis cette
leur a fait peu de
les marchands
époque. Les
blancs, les
négucians,
mulâtresses
négresses et les
marchandes, en
capitaines et des
obtenaient des
marchands blancs marinas-pacotillun. et les
Les
leur ne sont pas les
marchandes de couNON-PROPRIÉTAIRES colons; LES NÉGOCIANS
Les
ne sont pas les colons.
taient propriétaires de la partie du
depuis 1765 avec les
nord, traiCes derniers avaient
négocians du Cap.
Ils étaient,
intérêt de leur
pour les colons
préter.
dés, bailleurs
2 procureurs-fonLes colons du sud defonds et
et de
commisionnaires.
les comptoirs
l'ouest traitaient avec
coup, à M. Benezech, naturalisés. Il était dà beauDomingue; il fut
décédé préfet à SaintLa
généralement regretté.
créance représentation des titres
traiCes derniers avaient
négocians du Cap.
Ils étaient,
intérêt de leur
pour les colons
préter.
dés, bailleurs
2 procureurs-fonLes colons du sud defonds et
et de
commisionnaires.
les comptoirs
l'ouest traitaient avec
coup, à M. Benezech, naturalisés. Il était dà beauDomingue; il fut
décédé préfet à SaintLa
généralement regretté.
créance représentation des titres du commerce. LE
1, fixera la
père commun. Il décidera SOUVERAIN est le
la quotité à payer. Il
dans sa sagesse ,
d'une nécessité
est politique 2 il est
des titres. Les abuolue, d'ordonner le dépôt
clabauderies
continuelles S 3 --- Page 250 ---
(238 2e )
due par Tes colons 4
sur la dette présumée entrave les opérations
nuit à la confiance, et
la vérité sera condu commerce.. Quand
seront
les mesures de remboursement
nue,
Pour statuer avec justice 9
faciles à prendre. T'effectif de la dette. Il est
il faut connaître
du commerce,
de l'intérêt des colons, comme
celte dette
soit démontré. On croit que
qu'il
'élèvera
à plus de cinquante
arriérée, ne S
C'est pas la somme qu'on a
millions sde francs.
no.1, pour être acportée dans le tableau
de la
la. treizième année de lareprise
quittée
culture.
à la France de la partie de SaintCession
Domingue dite espagnole.
de Saint-DoLA partie dite espagnole est-elle une
cédée à la France 7
mingue 1
acquisition avantageuse
par beauCette acquisition a étéi improuvée deux,
On n'en citera que
coup de personnes.
observations sont les
parce que toutes les écrivait en TanX:
mêmes. . Un ea-député
être moins
nous peut
< cet aggrandissement
Cette
a
partie
a
qu'on ne l'a pensé.
> avantageux.
dans les
l'ile nous étail plus favarabile
> de --- Page 251 ---
> mains des
(239) )
> que leur espagnols 2 par le numéraire
> terlope voisinage et leur,
nous
commerce d'in-
> nous ne tenions, procuraient; ; numéraire que
> en
pour ainsi dire, que
échange des
d'eux,
> que nous. leur marchandises d1
fournissions.
Europe S
> La plus grande partie
> rien (a), elles ne
edesplaines ne valent
> qu'en faisaient sont propres qu'à
les
l'emploi
> pour les bestiauz, espagnols 9 à des hattes
> trie des français, L'ambition et l'indus-
> mais de suivre
ne leur
>)
une
penmettrontjs
Il peut arriver
carrière aussi bornée,
> la partie
que nous manquions, dans
> la culture fiangsise, des aninaux
des
propres à
o soyons privés des habitations , et: que nous
>) et si
viandes fraiches, si utiles
indispensables à
> qui succomberont l'existince des
si
colons,
> et s'ils sont
elles leurs
a
réduits aux salaisons. manquent
20. M. Id:.
>
mnais il est du même nage entre deuz eauz,
Après avoir
avis que le député.
les
développé les
français retiraient de avantages que
leur
omstul wuyb commerce
(1)1 Ilne peut élre
AYRI
d'intérieur. Toutes question que des
fertilles.
celles e long des plaines de
asici
côtes SORt
ciontyet a DE
réduits aux salaisons. manquent
20. M. Id:.
>
mnais il est du même nage entre deuz eauz,
Après avoir
avis que le député.
les
développé les
français retiraient de avantages que
leur
omstul wuyb commerce
(1)1 Ilne peut élre
AYRI
d'intérieur. Toutes question que des
fertilles.
celles e long des plaines de
asici
côtes SORt
ciontyet a DE --- Page 252 ---
(240 )
leurs voisins limitrophes > < une solde
avec
annuelle de onze millions de francs, , qui
>>
des mar-
> s'acquittait en numéraire 2 pour
être
de rebut , qui ne pouvaient
> chandises
colons
: l'aspar les
espagnols
>> goûtées que
à volonté, le bétail que
> surance d'obtenir
élevait dans les
> Vindolence des espagnols
hattes des vastes plaines de Saint-Yague,
>
du Cotuy , et sur les fertiles
> de la. Véga,
la presqu'ile de
de la Yuna 1 jusqu'à
> : bords
de la montagne du
S Samanas et au revers
à partir des bouches du Neybe,
> Cibos,
> M.
C de Santo-Domingo-
> jusqu'au-dela
avoir développé ces
Id..
2: dis-je 2. après
de tout
déclare vouloir s'abstenir
avantages >3
développement sur eatecesiondelPapegne
et de régoudre: lesi deux questions qu'ilse promieux fait,, dit-il, d'y
pose. K Aurait-oni
? Aurait-on dû se bor-
> laisser les espagnols l'établissement de nou-
> ner à demander
donné à la par-
>, velles limites, xgui auraient
J
française une étendue égale à celle
> tie
a0t
> espagnole 0S - :. > oby ino oilrilgs
CU Ces deux interrogations démontrent que
la cession entière.
M: Id... .
improuve
publiLe rapport des faits, dont plusieurs
Ab cistes ont donné connaissance'; prouvera que
étaient des voisins danles colons espagnols
gereux, --- Page 253 ---
gereur, et qu'il était (241 )
d'exiger la cession de l'intérêt de la France
Le peuple
entière de l'ile.
lent, et orgueilleusement espagnol domingois, 2 est indotitieux, 2
paresseux ;
naturel des fanatique 2 vindicatif, et superscolons français.
ennemi
A la moindre
repaissaient de difficulé 2 ces
de
dévastations et espagnols se
nègres. Ils se sont
d'enlevement
durant la guerre de la cruellement délectés
France.
coalition contre la
Dans tous les
France et
temps des divisions entre la
profitaient TEspagne, 2 les esclaves
pour aller
français en
sur le territoire
marrons. Ils
la liberté
espagnol 2e > où ils seretiraient
sans travailler.
trouvaient
Dans l'espoir de déterminer
domingois > à renoncer à
les espagnols
et les amener à
leurs
leurs
remettre les brigandages,
voisins, on fixa la
transfuges à
Joignant à cette
capture à 250 livres.
sur le territoire somme, 2 les droits d'épaves
nègre marron à français > etc, la prise d'un
400 livres à son maître T'espagnol, coûtait souvent
quième de sa valeur ; c'est-à-dire, le cinmarrons d'habitudes, ptimitive. Les nègres
lons. Ce mode
étaient la ruine
En
a existé jusqu'en
des CO1718, les esclaves
1789.
quittèrent en foule
Q
250 livres.
sur le territoire somme, 2 les droits d'épaves
nègre marron à français > etc, la prise d'un
400 livres à son maître T'espagnol, coûtait souvent
quième de sa valeur ; c'est-à-dire, le cinmarrons d'habitudes, ptimitive. Les nègres
lons. Ce mode
étaient la ruine
En
a existé jusqu'en
des CO1718, les esclaves
1789.
quittèrent en foule
Q --- Page 254 ---
(242 )
les ateliers. Ces pertes multipliées, ulcérèl'âme des colons. Ils se déterminerent à
rent
des voisins aussi dangereux.
chasser de l'ile,
La guerre ne dura pas assez long-témps, pour
réaliser leurs voeux. Philippe V ordonna
voir
les esclaves. Ils furent embarqués
de remettre reconduire à leurs anciens maîtres..
pour les
domingois se souleva, et
Le peuple espagnol
blancs,
les remit en liberté. Ces métis,réputés
récllement frères avec les nègres 2 par
sont
et leurs vices. Quand on leur
leur paresse
il faut avoir
vend quelques marchandises 2
les
sur leurs pieds, 2 et à leurs mains.
yeux
Monte-Christe
DES LIMITES. En 1700 ,
des établissemens français. Les
faisait partie
droite
de
en
ligne,
limites se prolongeaient
les salines etles
cetteplace àla bayede Neybe,
compris. Les cartes de Saint-Dominlagons
de Danville, géogue, de janvier 1731 2 par
ordinaire du roi, (iln'y est question
graphe
) en font foi.
que de la partie française
à
Ils
Les espagnols empiétèrent peu peu.
leurs hattes très-avant sur le terrifixèrent
Les plaintes des colons partoire français.
vinrent au trône.
eut ordre de
En 1765, le comte d'Esteing
le
avec don Fernando, que
fixer les limites, 7
Ces deux
Roi d'Espague avait autorisé ad hoc. --- Page 255 ---
chefs
(243 )
supérieurs nonimerent
saires. Il y eut une
des commiselle ne fut
convention de faite,
pas sanctionnée des
mais
narques.
deux moEn1770,1e comtedeNaliroe
néral, et le président
gouvernetir-ge
de revisér les opérations
faites
oreealifemachng
fixer, par un nouveau
en 1765, el de
eroira-t-on ? Les
travail, les limites. Le
ment maintenus espagnols furent non-seulemnais
dans leurs
encore, deuz cents
cuvahissemens ;
de leurs habitations, colons furent chassés
Un grand nombre
qui étaient en rapport.
celées.
d'habitations furent
Beaucoup de colons
morment obligés de
furent égalecessions
renoncer à établir les
que, depuis peu de
connement
temps,
français avait accordées. legouver.
France
La cour de
aussi sanetionnn, en 1776, une
inique et aussi
opération
tion ! Quels peuvent humiliante pour la natifs..
en avoir été les mo7(1)
sion (r) Les colons qui ont été évincés
espagnole, sont-ils
par la possessance des terres qui leur apte pour rentrer en
gouvernement
avait été concédées jouispar. les deux' français ? La ratification dés par le
limites
concessions monarques 2 n'a-t-ellé pas
qui avaient été délivrées annullée les
? Les concesQz
opération
tion ! Quels peuvent humiliante pour la natifs..
en avoir été les mo7(1)
sion (r) Les colons qui ont été évincés
espagnole, sont-ils
par la possessance des terres qui leur apte pour rentrer en
gouvernement
avait été concédées jouispar. les deux' français ? La ratification dés par le
limites
concessions monarques 2 n'a-t-ellé pas
qui avaient été délivrées annullée les
? Les concesQz --- Page 256 ---
(244)
huitièmes de la coL'occupation des cing
et lorst
domingois 1
lonie par les espagnols
moitié, donnait
qu'ils n'en eussent eu quela
dandes voisins d'autant plus
aux français lindustrie des franco-colons
gereux 2 que
que le cafaisait la honte de ces espagnols,
fixe
naturel indolent et paresseux 2
ractère
dans la classe des pâtres.
restait
Non-seulement la partie française
espagnols 2 sans
ouverte aux entreprisea.des sur eux 1 mais
de compensations
moyens
de l'ile était un obsencore leur occupation
> et
entre quartiers
tacle aux communications ennemis de l'extéà la défense contre les
rieur.
aux années X, XI et XII sont-elles
sions octroyées
vendre ou concéder à Saintlégales 1 A-t-on pu
XI et XII les biens qui
Domingue aux années X,
de fondations
dépendaient des églises, monastères, d'émigrés, etc.
2 même
religieuses 2 hospitalières arrêté du premier Consul? A-t-on
sans loi ad hoc ou
au profit de l'état 2
vendre légalement, quoique
pu
de ville construites par des révoltés
des maisons
à des français, notamsur des terreins appartenant
le capitainement celle dite MMoj'se au Cap, que ordonné de dégénéral Leclerc avait politiquement
Elle fut donné par à comple aux entrepremolir!
militaires.
neurs du service des subsistances --- Page 257 ---
Cette vérité
(245) )
en 1665,
avait été sentie par
lorsqu'il
Dogeron
de Tautoriser à
demanda à Louis XIV,
lile,
faire la conquête entière
répondant du succès sur
de
Pour avoir
sa tête.
tion
négligé ce projet d'une
facile, > la France fut
exécuperdre ce quelle
exposée, en 1688,
réunis aux anglais, y possédait. Les espagnols
cendres, en 1695, la ville pillèrent et réduirent en
suite fortuitement
du Cap. Elle fut endeM.de
incendiée durant l'exercice
(c'était Chatenoye. L'hôtel du
alors une
gouvernement
servé ; ce qui
baraque ), fut seul prénéral, de réédifier déuennina, contre le voeu
lieu de la bâtir
une ville
géà la
meurtrière, au
desiraient les habitans Petite-Ance, du
comme le
En
Cap.
1720, un commandant
jouant des menaces du
espagnol, se
frangais, qui l'avait
ouverneurgénéral
terposer son autorité vainement sollicité d'infavorisaient
contre les espagnols qui
çais,
lémigration des
2 lui écrivit < que s'il
esclaves fran-
> invasion 2 il
leforgait à une
> lieue, dans la détruirait plus dais une
> ne le pourrait partie française 1
> pays
faire en dévastant gu'on
la
soumis à ses ordres. > Voilà tout le
politique du cabinet de
le hic de
Les établissemens
Saint-James.
français de l'ouest et du
les espagnols qui
çais,
lémigration des
2 lui écrivit < que s'il
esclaves fran-
> invasion 2 il
leforgait à une
> lieue, dans la détruirait plus dais une
> ne le pourrait partie française 1
> pays
faire en dévastant gu'on
la
soumis à ses ordres. > Voilà tout le
politique du cabinet de
le hic de
Les établissemens
Saint-James.
français de l'ouest et du --- Page 258 ---
(246)
de ceux du nord par le
sud, , étaient séparés
ouilsétaient
les exposait séibamerainmwd
de se secourir mutuellement,
: on en
à l'invasion de T'Angleterre
parément
en lanIv. Pour que
a eu la fatale expérience
être liés et
les établissemens français pussent
contre cet ennemi, en supposant
se soutenir
lIa neutralité 2
que les espagnols garderaient fussent tirées en
il eût fallu que les limites
à la baye de
ligne droite de. Monte-Christe restés ouNeybe ; mais ils fussent toujours
fortes
places
verts aux espagnols 2 quelques
eût pu bâtir dans Pintérieur.
T'Anqu'on
de la France avec
Durant les guerres
constamment
étaient
gleterre - 2. les colons
étaient multiVlivrés à eux-mêmes. Les périls
aux communications
pliés, et s'opposaient
s'emparaient de
avec la France. Les Anglais
de la colonie - 3 et saisissaient
tous les parages
Il ne pouvait exisles navires du commerce.
que
avec la métropole,
ter de communication
à celle de l'enune escadre supérieure
pour
nemi.
entièrement occupée par les
L'ile étant
avec la métrofrançais, les communications faciles. Les dangers
pole sont beaucoup plus
bâtimens du commerce se trouvent
pour les
Lorsque la colonie
diminués des trois quarts. --- Page 259 ---
(247 )
se trouvera organisée, et mise sur Ic pied de
guerre, il faudra à l'ennemi deux
cadres, eti ily aura toujours des
fortes esLes premiers
ports libres.
Cap
français s'établirent au vieux
Français, dans la partie de l'est. Tout
prescrivait de s'y maintenir. De la
Samana à celle de
baye de
dans tous les
Monte-Christe, on entre
ports de cette côte, le
qu'on les découvre. Dès le
jour
sort on les perd de
jour qu'on en
préparer
pue. L'ennemi n'y peut
aucune ambuscade. Les
l'est sont à l'abord des
parages de
voyages d'Europe fort européens 7 et les
Samana
abrégés, La baye de
et celle de
tout
Monte-Christe, offrent
ce qu'on peut desirer,
et la sureté des vaisseaux
pour l'arrivée
inutile d'en
de FEtat. Il parait
dire
l'utilité de la
davantage, pour prouyer
lonie.
Pussession entière de la COAvec des réglemens
tiendra la
sages, 9 et auxquels on
main, la colonie ne
de viande de
manquera pas
bonne
boucherie, qussi belle et aussi
qu'à la Jamaigue.Depuis deux
elle a toujours été mauvaise à
siècles,
mingue.
Saint-DoQuant au numéraire , il est de l'intérêt du
commerce métropolitain 2 qu'ily en ait beaucoup en circulation dans la colonie, s'il veut
Pussession entière de la COAvec des réglemens
tiendra la
sages, 9 et auxquels on
main, la colonie ne
de viande de
manquera pas
bonne
boucherie, qussi belle et aussi
qu'à la Jamaigue.Depuis deux
elle a toujours été mauvaise à
siècles,
mingue.
Saint-DoQuant au numéraire , il est de l'intérêt du
commerce métropolitain 2 qu'ily en ait beaucoup en circulation dans la colonie, s'il veut --- Page 260 ---
(248 )
et prompt débouché de ses
obténir un grand
le mal
cargaisons. S'il continuait à l'exporter,
retomberait sur lui.
Mais
la France en possédant
, dira-t-on', cultivera les vastes et fertiles
toute l'ile,
plaines de T'est, à partir de Santo-Dumingo
Français, dans la partic dui nord.
au Cap
seront
Les établissemens du sud et del'ouest
le commerce de France,
abandonnés par
deuxquartiers seront
comme trop éloignés.Ces
leurs denobligés de verser, par le calolage,
d'en tirer tout ce qu'ils au4 rées au Cap,et
ront besoin. On répond :
colonie,
actuellement dans l'est de la
Ilya
Toutes les
vingt-deux sucreries espaguoles.
mais
plaines le long de la côte sont fertiles,
défrichemens ne peuvent se faire que proles
Les besoins de la métropole,
gressivement.
sa consommation
en denrées coloniales 2 pour d'exportation S
intérieure et son commerce
denrées
d'un débouché pour ses
l'obligation
prescrivent de rélaet objets manufacturés,
D'autre part,
blir les anciens établissemens.
les colons à Saint-I Domingue,
pour rappeler leurs connaissances ; y créer
et profiter de
blanche ; réunir les
une nouvelle population
; les
dans leurs ateliers respectifs
nègres
réattacher à la culture, ,et leurinspirerlamour --- Page 261 ---
du
(249 )
travail, par des bontés
espérer que de leurs
qu'ils ne peuvent
Depuis
anciens maîtres.
fréquente long-temps, le commnercede
peu le sud et l'ouest,
France
Yoyages des navires, dans , parce que les
colonie, ont
ces parties de la
trois mois de toujours eu une durée de deux
plus que ceux
et
que génézalement les
allant au Cap, et
plus considémables. frais et les risques sont
Sous le rapport
tout tcommandsitilar politique et de prévoyance,
entière de l'ile.
France d'exigerla cession
ci-dessus
D'abord par les considérations
assurer, dans déduites; et en second lieu
tous les
pour lui
limenter, et dans la temps , les moyens d'amerce national. Il méneproportion, le commoriale,
est de tradition
que la ville du
imméPort-au-Priace (2)
5 (1)
> fait Porc-a-Prince, < Des intérêts
particuliers ont
>
mallenrensement
pour la
choisir le
capitale de
Port-au-Prince
> ment de terre Saiat-Doningne. Un
> fond en
2 iarrivé en 1770, la tremblecomble. C'était
détruisit de
> Vain espoir 1 Les
le.moment du
> fices publics
maisons
repentir,
ont été
particulières, les édi-
> que la nouvêlle cité rétablis. Tout porte à croire
5 volcan.
est assise sur la voûte du
> Insensé
>al T'intrépidité; domingois, 3 dors donc,
dors sur la couche puisque tu en
fragile et mince
0, la tremblecomble. C'était
détruisit de
> Vain espoir 1 Les
le.moment du
> fices publics
maisons
repentir,
ont été
particulières, les édi-
> que la nouvêlle cité rétablis. Tout porte à croire
5 volcan.
est assise sur la voûte du
> Insensé
>al T'intrépidité; domingois, 3 dors donc,
dors sur la couche puisque tu en
fragile et mince --- Page 262 ---
(250 )
un volcan. On doit craindre que
repose sur
soit menacée de grands
cette partie de l'ile, ne
de l'abyme de feu qui bouillonne
2 qui te sépare
le péril qui te menace 9
> sous ton chevet. Ignore
tous les
tes alarmes empoisonneraient
> puisque
de rien.
de ta vie, et ne te garantiraient
>> instans
ton existance est précaire; ignore
> Ignore combien
fortuite d'un ruisseau, à
> qu'elle tient à la chûte
avancée d'une petite quan-
> l'infiltration peut-étre
dans la chaudière
>> tité des eaux qui T'environnent,
ton domicile
à laquelle on a voulu que
> souterraine
Si tu sortais un moment de
> servit de couvercle.
Tu verrais la
deviendrais-tul"
> ta' stupidité, que
Le bruit sourd des
> mort circuler sous tes pieds.
obséderait
du soufre mis en expansion,
> torrens
osciller la croute qui te
> ton oreille : tu sentirais
avec fracas;
Tu T'éntendrait s'entr'ouvrir
> soulient.
Tu courrerais éperdu
> tu t'élancerais de ta maison ;
de ton hales rues; tu croirais que les murs
> dans
et que tu
que tes édifices S 'ébranlent,
> bitation,
milieu de leurs ruines, dans le
> vas descendre au
du moins pour tes
creusé, sinon pour toi,
> gouffre
du dédescendans. La consomnmation
> infortunés
sera plus courte que mon
> sastre qui les attend,
de
récit. Mais s'il existe une justice vengeresse
*
s'il est des enfèrs, c'est-là, je
> grands forfaits;
dans les flammes, qui ne
> l'espère, qu'iront gémir
qui, aveuglés par
point, les scélérats
> s'éteindront
ont imposé au trône, et
> des vues d'intéréts,en --- Page 263 ---
(25r )
malheurs. Il appartient
se mettre en mesure au gouvernement de
tiles plaines de l'est pour l'avenir. Les fernation de la perte des pourront dédommager la
du sud; mais si le
denrées de l'ouest et
un deuil éternel
malheur prédit arrivait,
couvrirait la colonie.
De la société des
culture des
amis des noirs. La
colonie
denrées coloniales à Cuba,
espagnole ,
France.
préjudiciable à la
DEruis cent
de PAngleterre cinquante ans 2 toutes les vues
tendaient à
merce universel : elle
s'emparer du comen accusant la
masquait ses projets,
France de
universel; elle
prétendre à l'empire
entretenait.
discorde sur lec continent, par ce moyen la
à s'entre-tuer,
ct portait les
Les
peuples
seulement être
anglais ne veulent pas
riches. Ils
riches ; ils veulent être seuls
cherchent à étendre leurs
colonies
>> dont les funestes: conseils
> dignorance et de
ont élevé lc! monument
> n'a peut-être qu'un stupidité que tu habites, et qui
moment à
( Ilistoire
durer. >
philos, et politique des Deux Indes
:
, par ce moyen la
à s'entre-tuer,
ct portait les
Les
peuples
seulement être
anglais ne veulent pas
riches. Ils
riches ; ils veulent être seuls
cherchent à étendre leurs
colonies
>> dont les funestes: conseils
> dignorance et de
ont élevé lc! monument
> n'a peut-être qu'un stupidité que tu habites, et qui
moment à
( Ilistoire
durer. >
philos, et politique des Deux Indes
: --- Page 264 ---
(252 )
leur
les rendre toutes indépendantes,
pour
étant insuffisante pour garder en
population même celles qu'ils possedent.
souveraineté, devait desirer la possession
Louis XIV
la saine polientière de Saint-Domingue; s'opposèrent,
tiquele commandat-L-emanglais, à une cession
sous ce règne et les suivans, d'avoir toujours
de la part de T'Espagne, afn
faire
dans cette ile un auxiliaire à pouvoir
:
leurs intérêts le commanagir, selon que
deraient.
atroce,
C'est par suite de cette politique
commandant espagnol, on le répète,
qu'un
ans, d'y
osa ménacer, il y a quatre-vingts
français, en annondévaster les établissemens
à crainçant qu'il n'avait pas de représailles soumis
d'après l'état inculte du pays
dre,
C'est forcé par la mêmé inà ses ordres.
envafluence que les cspagnols-doningols, du terrihissaient journellement une portion à des voies
provoquer les français
toire, pour
donnaient asile aux esclaves.
hostiles; et qu'ils suite de la politique merC'est également par
ces
cantille des anglais, qu'en 1 791, espagnols les révolmétis ont fait cause commune avec
à
vendaient les colons aux nègres,
Lés.Ils
(210 fr. ). En les
raiso de cinq portugaises sous leurs yeux.
Jivrant, ils étaient égorgés --- Page 265 ---
La suerre de
(153 )
de dévaster 1750, r'a eu pour motif
sont-Demtnonee
que
entrevoir à
a-L-elle
Serrericen
terminer, TEspague, en
pu faire
contre son
1790, 2 pour la décoalition ? De
intérêt, à entrer dans la
marchés de remplacer la France dans
rées coloniales TEarope, par la culture
les
à
des denSous cet espoir Porto-Rico, à Cuba, etc.
de vue
trompeur,
prit Tintégrité de son
TEspagne perdit
pas qu'une
empire, et ne comverse aux intérêts révolution
de la France, commerciale, inperdreicette livrait
dernière sa
en faisant
la nation
puissance maritime,
anglais, qui la espagnole à la discrétion
avec d'autant eolutionmensient à son des
verait
plus de
tour
privée de son Aacihté,quell alliée
se troupour rétablir la balance
naturelle,
être obligée de
en Europe,
qui,
ses états sur le pénétrer jusqu'au centre pourrait
arrivé. Les
continent. C'est ce
de
pour éclairer circonstances le
qui est
intérêts;
les espagnols commandirent,
et en
surleurs véritables
qu'ils firent des représaille du massacre
colons au
général
L'Angleterre conduisit Fon-Dauptin.
tique mercantille : elle sourdement sa
dans les
précipita les
poliprofitant coatroverses de
français.
de leur caractère toutes espèces, en
naturellomeat en-
Les
continent. C'est ce
de
pour éclairer circonstances le
qui est
intérêts;
les espagnols commandirent,
et en
surleurs véritables
qu'ils firent des représaille du massacre
colons au
général
L'Angleterre conduisit Fon-Dauptin.
tique mercantille : elle sourdement sa
dans les
précipita les
poliprofitant coatroverses de
français.
de leur caractère toutes espèces, en
naturellomeat en- --- Page 266 ---
(254)
Les économistes entraiclin aux nouveautés.
à
nèrent, de 1770 à 1789, leurs compatriotes
plus grande des questions d'état.
approfondirla
la prospérité de la France,
Ils soutinrent que
des coloétait indépendante de la possession
uniquement
nies à sucre, et qu'elle dépendait
de la culture des denrées et des manufacnationales. Leur système était dans les
tures
il a amené la dépopulavues de P'Angleterre;
ila livré le commerce-général
tion en Europe,
aux anglais.
étaient trop sérieuses, pour
Ces discussions
mais elles
long-temps les français ;
captiver
conduits à considérer si on était
les avaient
L'Angleterre fit faire
bien ou mal gouverné.
et les
diversion. Pour égayer les français ,,
le
étourdir. r-sur les dangers que présentait
qu'elle avait ouvert sous leurs pas,
gouffre
Cagliostro et Mesparurent les enchanteurs
les têtes. Vinmer, qui firent tourner toutes
rent ensuite les voyages en Angleterre, pour
les hommes de cour raffolèrent. Ils
lesquels
se servir del l'énergique exn'y apprirent, pour
les
pression de Louis XV, qu'à penser.
leur destinée fuchepaux. Ils annoncèrent
eux la livrée des
ture, en adoptant pour d'eux-mêmes et
jockey, signe d'abnégation
revint et
de leur patrie. Parut, disparut, --- Page 267 ---
disparut
(255)
donnal encore M. Necker..
'impulsion. Trop
Il
méme, il élait dans la
prévenu de luin'avait
ferme
qu'à se montrer,
persuasion qu'il
son char les
pour réattacher à
avait ouvert une ncntppephilemphes carrière.
à quiil
C'est à celte mêie
d'Angleterre offrit à celui époque, que le roi
fournir les nègres
d'Espagne de lui
ture des denrées que. pourrait exiger la culd'àmérique. Ce coloniales, dans ses domaines
française.
traité précéda la révolution
Texécution L'Apgleterre obtint, d'une
de celte
part, de
qui lui manquait convention, le numéraire
projets en
pour mettre en France ses
mouvement; d'autre
troduisaità Cuba, cent
part, elle inféroces, dans la ferme cinquante mille nègres
bre (1), joint à ceux croyance que ce nomqu'elle était certaine
de
de
Ssint-Domingue
rait assez de force
faire révolter, offripendance, et priver la pour assurer leur indéleurs
France et
colonies. a
l'Espagne de
Laveuglement
sera toujours delEspagaei cette
une
époque,
rera que peu d'années énigine, lorsqu'on considétraité précité, elle
avant la signature du
avait été à la veille de
(1) Il n'existait à
esclaves. Il y en a actuellement Cuba, en 1776, que 44 mille
200 mille.
ripendance, et priver la pour assurer leur indéleurs
France et
colonies. a
l'Espagne de
Laveuglement
sera toujours delEspagaei cette
une
époque,
rera que peu d'années énigine, lorsqu'on considétraité précité, elle
avant la signature du
avait été à la veille de
(1) Il n'existait à
esclaves. Il y en a actuellement Cuba, en 1776, que 44 mille
200 mille. --- Page 268 ---
(256 )
au Mexique , par les
perdre ses possessions
de la Nouvelle
préches des amis des noirs (1)
naissance en Angleterre,
(1) Les quakers prirent
au 17me. siècle.
l'instituteur. Les
Ceorge Fox en fut le chef et
de grand-apôtre, et de glosectateurs le qualifièrent
instrument dans la main de Dieu. Marguerite
rieux
était une des plus célèbres de la
Fell, son épouse,
secte.
du
George Fox s'érigea en prédicateur envoyé
réformer les hommes. Il réduisit toute
ciel pour
mutuelle, à l'amour de Dieu,
la religion à la charité
inattentive des mouvemens
et à une observation
A l'égard du culte, il
ternes et secrets de l'esprit.
consiste
le fixa sans cérémonies ni appareil. Tout
silence triste et religieux, en attendant que
en un
les excite à parler. Beaul'effusion du Saint-Esprit
de modestie dans les vêtemens, et une frugacoup
sur les tables. Les quakers ne reconlité exemplaire la validité de la puissance souvenaissent point
les
raine, et refusent de donner aux magistrats
d'honneur qui leur appartiennent. Ils prétitres
tendent que tout doit être en commu; que personne
maitre. Ils bannissent toute céne peut être appelé
saluer les
rémonie dela société, jusqu'à celle de se
en ôtant leur chapeau. Ils tutoyent
uns les autres,
tout le monde.
les manières >
La débonnaireté, la simplicité,
extédes richesses et la pureté
la communication
Angleterre.
refusent de donner aux magistrats
d'honneur qui leur appartiennent. Ils prétitres
tendent que tout doit être en commu; que personne
maitre. Ils bannissent toute céne peut être appelé
saluer les
rémonie dela société, jusqu'à celle de se
en ôtant leur chapeau. Ils tutoyent
uns les autres,
tout le monde.
les manières >
La débonnaireté, la simplicité,
extédes richesses et la pureté
la communication
Angleterre. --- Page 269 ---
(257)
Angleterre. Elle ne dut leur
qu'au tribunal de
conservation
ceile fois, eut le bon tinguiation, qui, pour
esprit de voir dans
Rivolutionnsires, des sectaires
ces
fanatiques, qui, sous la
assassins et
l'amour de Dieu et des perfide apparence de
et del'égalité
hommes, de la charité
d'aprèse seux, naturelle, personne ne pouvant,
à
étreappelé émaitre (r),
porter les
cherchaient
temps qu'ils
en mêmelemssizenrisidere
condamnatent la
guerre comme
tion et
au
onedengeatonrapierent,
l'admiration du
17me. siècle, l'affecles gens sages s'en défièrent. peuple en Angleterre ; mais
noirs et les
Les quakers, les amis des
plilantropes, sont trois sectes
qu'une, par Tuniformité des
qui n'en font
(1) Après la
principes.
des noirs , les nègres manifestation des principes des amis
fication de maitre. Ils refusèrent la
aux colons la qualimon bourgeois, Ils fut un remplacèrent par celle de
disent stirement encore temps où ils dirent, et le
nègre cé blan. (les
à présent : < blan cé nègre;
blancs les
nègres sont les
esclaves ). Les
maitres, et les
Nonvelic-Angeterne
quakers du nord de la
compatriotes
subornent les nègres de leurs
liberté; ils leur méridionaux, en leur
facilitent les
promettant la
Lorsqu'ils les ont en leur moyens de déserter.
gent à travailler; ; ils les
puissance, ils les oblien les qualifiant de leur indemnisent de leur labeur
enfant.
R --- Page 270 ---
(258 )
une fureur plus propre aux bêtes sauvages
hommes. Ils préchent la tolérance
qu'aux
naître la licence et détruire la
pour faire
religion Catholique.
La secte des quakers ou des amis des noirs,
au désordre qui eut lieu en
dut sa naissance
dans le 17me, siècle. Elle conduisit
Angleterre
Charles Ier. à l'échafaud.
Cromvel (le Robespierre de PAngleterre),
avoir profité des principes de cette secte
après
le trône, la livra à la risée
pour renverser
sur les théâtres
populaire. Il la fit ridiculiser
et fit enfermer comme foux,
de Londres,
Fox et sa femme.
trône,
Charles II, après son avénement au
était dangereux de laisser subsister
jugea qu'il
Il fit
les quakers dans la Grande-Bretagne.
,ceshomtransporterà la Nouvelle-Angletere
qui ne reconnaissaient pas
mes antisociaux,
et osaient traiter avec
l'autorité souveraine,
mépris les magistrats.
perdirent
Les successeurs de ce monarque,
le
de la conservation de
de vue, sous rapport
d'Amérique, les principes
leurs provinces
amener, avec le
pernicieux qui devaient
lindépendance de la Nouvelle-Angletemps,
Guillaume Pen eut 9
terre, du moment que
constitué ses frères quakers en corps
en 1666,
mes antisociaux,
et osaient traiter avec
l'autorité souveraine,
mépris les magistrats.
perdirent
Les successeurs de ce monarque,
le
de la conservation de
de vue, sous rapport
d'Amérique, les principes
leurs provinces
amener, avec le
pernicieux qui devaient
lindépendance de la Nouvelle-Angletemps,
Guillaume Pen eut 9
terre, du moment que
constitué ses frères quakers en corps
en 1666, --- Page 271 ---
de nation, et
(25g )
secte; mais les se fit déclarer le chef de
rois
la
gérent comme
d'Angleterre les protécontre tous les propagandistes nécessaires
synode général souverains et leurs
dans
fut établi à
sujets. Le
ce club sanguinaire
Londres. C'est
les projets
que se conçoivent
machines rérolitionasires, et les plans des
à exécution. infernalesque les néophytos mettent
La Nouvelle
1779 et 1780, à Angleterre la veille fut elle-mnème, en
principes de ses amis des d'être victime des
ber sous la domination noirs, et de retommnarâtre, dont la
de leur ancienne
séparer. Les
tyrannie l'avait forcée de
quakers
se
au crime par le cabinet influencés et conduits
usage de leurs
de SuintJames, firent
triotes
principes contre leurs
nègres, méridionaux; dans
pour faire soulever compal'espoir de faire
leurs
civile, et faire Tecouvrer
naître la guerre
torité qu'elle
à
J avait perdue TAngleterre, l'augouvernement fédératif
par sa faute. Le
déterminé d'après la dans ce pays, a ét6
principes anti-sociaux, manifestation de ces
vince pût, en
afin que chaque
contre les ennemis particulier, assurer sa streté procomme on voit, intérieurs.
ses
ne
L'Angletee,
enfans émancipés, ménagea pas davantage
qu'elle n'a ménagé la
R2 --- Page 272 ---
(a6o )
France. Dans sa politique, les crimes sont des
vertus. Doit-on être étonné que les provinces
du nord des Etats-Unis ( occupées par les
favorisent de tous leurs moyens les
quakers),
desirent
révoltés de Saint-Domingue, et qu'ils
fédérer avec eux?
La France eut aussi ses quakers. Eh! quels
quakers, grand Dieu !
de la société des amis
Pétion, président
du parti de
des noirs, et l'un des membres
de l'Assemblée nationale, s'écria,
la majorité
Périssent
à la suite d'une de ses extases : <
>> les colonies, plutôt que de tergiverser avec
> les principes ! > Il fut applaudi. Comment
de la nation n'eût-elle pas
une grande partie
été subjuguée 1 Cette société infernale compnombre de ses furies, des ducs, des
tait au
des barons et des chemarquis, des comtes,
de la classe de ceux qu'on appelait
paliers, 2
mais qui n'étaient véritaalors des grands;
des
biement que des grands nigrophiles.
T
curés, des évèques.
Le cridemort de Pétion, contre les colons,
entier effet ; mais le ciel, en le coneut son
de faim, ctà être la pâture
damnantàmourir
des oiseaux de proie dans les landes de Borl'humanité, Ailleurs.
deaux, vengea
comtes,
de la classe de ceux qu'on appelait
paliers, 2
mais qui n'étaient véritaalors des grands;
des
biement que des grands nigrophiles.
T
curés, des évèques.
Le cridemort de Pétion, contre les colons,
entier effet ; mais le ciel, en le coneut son
de faim, ctà être la pâture
damnantàmourir
des oiseaux de proie dans les landes de Borl'humanité, Ailleurs.
deaux, vengea --- Page 273 ---
un fou...
(16:)
silence.
Lc respect commande le
Le
caBindmeghnénlfeclees
Dothingue, le cours des
arrêta, à Saintautre Pétion, le mulâtre assassinats ; mais un
tant en vendémiaire
Pétion, en se révolfaiteur, fit renouveler an XI, contre son biensalines termina.
les massacres que DesMalgré que l'expérience eût dà
l'Espagne des perlides
convaincre
terre, elle
intentions de
permit de
l'Angleans, au commerce
nouveau, il y a deux
étranger;
anglais et aux
c'est-j-dire, aux
des nègres dans anglo-americains, d'introduire
Monde. Elle
ses possessions du Nouveau
tribunal de paralysa à Cuba l'autorité du
odieux qu'il Tinquisition, est à
qui y était ( tout
politique nécessaire mes yeux) une institution
lité, à défant de
pour assurer la tranquildans toute sa force, troupes; et qui, maintenue
montable
offrait une
aux amis des
barriereinsur
de figurer dans les
noirs, par la crainte
circonstances, cessaient aulo-da-fis, qui, dans ces
de faire horreur,
L'Espagne et le Portugal,
sommateurs, possédaient les considérés condargent, pour
mines d'or ,et
L'Europe devait Lavantage de tous les peuples.
choses serait immuable, espérer que cet ordre de
La faible population --- Page 274 ---
(262 )
devoir oblide ces deux puissances, paraissait
les espagnols et les portugais, à borner
ger
à la conservation des richesses
leurs vues
métalliques.
lor, l'arLe Brésil fournit au Portugal,
les diamans, le sucre, le café,le coton,
gent,
le cacao, le tabac, les bois de teinl'indigo,
et de construction ; la
ture, de marquetterie baleine offre aussi
canelle fine. L'huile de
y
de grands avantages.
le trône
Serait-ce une absurdité de dire que
racine qu'au
de Portugal ne peut prendre
Bresill La durée de la puissance portugaise
Au Bresil, elle
en Europe est incertaine.
dans T'Amérique, et préferait contre-poids
générale qu'y sus-.
viendrait Tindépendance
citent les anglais et' les anglo-américains,
du commerce, et de l'or,
pour s'emparer
de toutes choses. L'Essigne représentatif
trouverait en Europe la compensation
pagne
serait exposée de perdre dans le
de ce qu'elle
Nouveau Monde.
Le Mexique offre à l'Espagne, avec l'or et
du sucre, du café, du coton, de
l'argent,
l'indigo, le cacao, la vanille, 2 la cochenille,
le rocou, le campêche, du carmin; 2 le jalap,
bois degayac, des baumes,
la salse-parcille,le
le sang-de-dragon, etc.
en Europe la compensation
pagne
serait exposée de perdre dans le
de ce qu'elle
Nouveau Monde.
Le Mexique offre à l'Espagne, avec l'or et
du sucre, du café, du coton, de
l'argent,
l'indigo, le cacao, la vanille, 2 la cochenille,
le rocou, le campêche, du carmin; 2 le jalap,
bois degayac, des baumes,
la salse-parcille,le
le sang-de-dragon, etc. --- Page 275 ---
(263 )
N'est-ce pas assez pour l'Espagnel
lorsqu'elle peut satisfaire
Faut-il,
consommation, qu'elle
aux besoins de sa
ruine
surabondance de denrées
encore, par une
mnerce des autre
coloniales, 2 le compeuples 2 et qu'elle
puissance ?
altère leur
La culture des denrées
à
coloniales se
Cube, avec la plus
pousse,
est mème.forcée. Les grande activité : elle y
posés que de nègres ateliers ne sont comployées dans
; les négresses sont emdes
l'intérieur des cases. Le
français à Cuba, a devancé
séjour
siècle les travanxqu'eussent
de plus d'un
peut
SilEspagne
fitslesespagnols,
denrées
augmenter la culture des
coloniales, ,
besoins comme
surabondamment à ses
France s'en trouve consommateur, lorsque la
privée pour son
d'exportation, et
commerce
balance commerciale pour sa consommation, la
Non-seulement est rompue.
sesseur de mines l'Espagne se trouverait posmais elle serait abondantes d'or et
encore à même, d'argent;
passer de toutes les
pouvant se
de son
nations, par la
territoire, S siles
fertilité
leur ancienne
espagnols recouvraient
des denrées activité, de retirer, par la vente
numéraire coloniales, 2 la majeure
en cireulation
partie du
celle de ses matières
en Europe, et par
premières,
supérieures à --- Page 276 ---
(264)
cellesdes autres peuples; les laines, par exemle bas
auquel tomple. N'y aurait-il que
prix
beraient les denrées coloniales, par la surabondance, quece serait de la part del'Espagne,
porter un coupr mortelau commerce de France,
cette dernière doit prévenir en exigeant
que
puissent la dédomdes compensations qui
mager. Le bas prix des denrées coloniales porterait obstacle au débouché à St.-Domingue,
desproductions dela France, et s'opposeroit au
rétablissement de la culture dans cette colonie.
Ces considérations acquièrent un degré de
force que rien ne peut altérer, lorsqu'on est
les besoins de V'étranger, des
pénétré que
de
produits du territoire et des manufactures
France, sont en Europe, bornés à une consommation volontaire, et qu'il est constant
que la France ne peut s'acquitter entièrement
les matières premières qui lui manquent
pour
extérieures, si elle ne possède
et ses dépenses
des denrées coloniales en sus de ce qui est
nécessaire à sa consommation.
Ce n'est pas l'activité industrielle des espagnolsoriginaires de Cuba, ni cellede.ceuxde la
espagnole dest.-Doningue, quiy dorpartie
de leur installation
mirent jusqu'à T'époque
dans la première ile, qui soit à redouter. Leur
apathie résultant du mélange continuel de
qui lui manquent
pour
extérieures, si elle ne possède
et ses dépenses
des denrées coloniales en sus de ce qui est
nécessaire à sa consommation.
Ce n'est pas l'activité industrielle des espagnolsoriginaires de Cuba, ni cellede.ceuxde la
espagnole dest.-Doningue, quiy dorpartie
de leur installation
mirent jusqu'à T'époque
dans la première ile, qui soit à redouter. Leur
apathie résultant du mélange continuel de --- Page 277 ---
Ieur
(205 )
sang avec celui africain,
tout élan susceptible
rassure contre
choses. Les
d'entrainer à de grandes
parvenus en
cypegnohi-doningois
deux siecles,
n'étaient
deux sucreries,
qu'à établir vingtplus fertile.
quoique jouissant du sol le
Ce sont les colons
a contraints de
/ranco-domingois qu'on
gu'il convient prendre possession à Cuba,
d'assurer à leur
secours. Cette ile est,
patrie par des
sont
par les français
réfugiés, à l'abri de toute
quiy
part des anglais (1).
entreprise de la
(1) Le Pitt du jour, malgré
acquis le double de force
que la France ait
mémes principes
par la révolution, a les
Pitt,
dufanatique et Jarounche
qui, en 1755, disait
Guillaume
> tait qu'un mot inventé que < la moderation n'é-
> et Tindolence;
pour dérober la faiblesse
> tout ce qu'ils que les empires doivent vouloir
> la vicloire peuvent ; que l'on devait
par
et
acheter
> aux dépens de T'argent, la
non conserver
>
victoire. La puissance T'argent
disait-il, fondée sur un
anglaise 3
> et devait perdre,
commerce qu'elle
était
pouvait
> raison de la
peu de chose en
>> l'art, les puissance de sa rivale, que la compaévénemens, avaient
nature,
> force qui, sous
élevée à un degré de
>> fait trembler d'heureuses administrations, avait
> pouiller les T'Europe entière. Qu'il fallait d6français de leurs
colonies, et les ré-
disait-il, fondée sur un
anglaise 3
> et devait perdre,
commerce qu'elle
était
pouvait
> raison de la
peu de chose en
>> l'art, les puissance de sa rivale, que la compaévénemens, avaient
nature,
> force qui, sous
élevée à un degré de
>> fait trembler d'heureuses administrations, avait
> pouiller les T'Europe entière. Qu'il fallait d6français de leurs
colonies, et les ré- --- Page 278 ---
- L 266 )
ans, les malleurs de SaintDepuis quinze
de colons de
Domingue ont obligé beaucoup
s duire à la condition que T'affranchissement plus
moins
du Nouveau Monde, remènera
> ou
prompt
des établistoutes les nations qui y ont formé
> semens. >
; il fit
Guillaume Pitt ne démentit pas ses principes
attaquerla Guadeloupe. Les troupes anglaises n'ayant
vaincre les colons 2 elles agirent en brigands :
pu
incendièrent nombre dhabitations.
elles dévastèrent et
colons mirent bas les armes, La Martinique
Alors ces
se rendirent sans
et les autres colonies adjaçantes, le sort de la Guaopposition, pour ne pas éprouver
deloupe.
L'Espagne craignant que l'incendie gagnitsescolonies,fit desdémarches auprès du cabinetdeS-James.
Guillaume Pitt répondit : < Jécouterai
Le farouche
Pépée à la
vos propositions quand vous aurez emporté,
main, la tour de Londres. > C'était au moins indiquer
convenait de faire. L'ile espagnole de Cuba
ce qu'il
eût été à cette
fut attaquée et prise. Saint-Doningue
arrété
dévastée et incendice, si la paix n'eit
époque
des dévastations et des
le cours des massacres. 2
de l'Angleterre. Les anglais
incendies politiques
leurs intenavaient fait pressentir aux domingois
si on voulait arborer le pavillon
tions favorables,
Les colons s'y refusèrent 5
de la Grande-Brelagne.
ils fussent privés de
quoique depuis quinze mois
de vin, d'huile, de chandelles, et généralepain,
ment de toutes espèces de commestibles- --- Page 279 ---
( 287
se naturaliser à Cuba. )
à plus de vingt mille. On porte leur nombre
Le
gnol, en encourageant la gouvernement espaile,y fait disparaitre
culture dans cette
vérités religieuses, successivement les séqui, de tout
gnèrent les français de vivre
temps, éloiespagaole. Les colons
sous la bannière
des hommes précieux franco-domingets sont
si on n'y pourvoie
perdus pour la France,
ellicacement.
attention;
Qu'ony fasse
de mal à la leurnaturalisation France
à Cuba fera plus
de Nantes à
que la révocation de l'édit
> moins.
Leur
augmente
nombre
che à Cuba sufisamment la population blanassurer la sûreté (l'Espagne ne peut, parl la sienne,
de cette ile ), contre
entreprises des
les
anglo-blancs et noirs.
espagaols ne continueraient-ils
Les
colons qu'en qualité de
d'employer ces
et d'économes, les
gérans, de rafineurs
de Madrid,
vues politiques du cabinet
etsurtout decelui
se trouveraient
de Saint-James,
français seraient remplies, lors même que les
ainsi que cela leur obligés d'évacuer le pays,
avoir mis la
arrive à la Jamaique,
culture dans le
après
La culture étant
cas dè prospérer.
établie à
vant des sujets
Cuba, et sly trouçais,
espagnols formés parl les franà desirer. l'Espagne > malgré la guerre, n'a rien
iques du cabinet
etsurtout decelui
se trouveraient
de Saint-James,
français seraient remplies, lors même que les
ainsi que cela leur obligés d'évacuer le pays,
avoir mis la
arrive à la Jamaique,
culture dans le
après
La culture étant
cas dè prospérer.
établie à
vant des sujets
Cuba, et sly trouçais,
espagnols formés parl les franà desirer. l'Espagne > malgré la guerre, n'a rien --- Page 280 ---
(268 )
L'état actuel de la culture à la Jamaique,
est di aux colons de Saint-I Domingue, que le
malheur réduisit en l'an IV d'accepter des
anglais, des places de gérans, de rafineurs et
d'économes. Iis ont nui à leur patrie, ils sont
payés d'ingratitude par les anglais.
Le cabinet de Saint-James ne s'acharne
labolition de la traite des nègres, de
sur
qu'il ne peut
session en session, que parce
dissimuler que le sang qu'il a fait couler
se
retombe sur la nation anà Saint-Domingue,
glaise. Les discussions au parlement sur cet
objet, n'ont d'autres motifs que de porter la
dans
France à quelques mesures, entravant,
cette colonie, l'industrie nationale. Lesanglais
voient, mais trop tard peut-être pour eux,
la manifestation de leurs principes est
que destructive de leur commerce de I'Inde, et
les expose à être privés du numéraire que leur
Ja vente des denrées coloniales, s'ils
procure
d'indépendance
échouent dans leur projet
générale des colonies. La population anglaise
est trop faible, pour obliger des nègres libres
à travailler, Jorsque ceux de la
ou esclaves
livrer
France seront libres, mais obliges de se
à la culture. La France est la seule nation
commerçante qui, par sa population, puisse
obliger les nègres à travailier, d'après les --- Page 281 ---
idées liberticides (269 )
suggérées.
que les anglais leur
Le
ont
et de la commnerce de la France, de
les
Hollande, se trouvant
T'Espagne
Antilles, les denrées
intercepté dans
neutres introduisent
coloniales que les
propriétés anglaises. en Europe sont toutes
américains, les
D'autre part, les angloachetant à
suédois et les danois,
en en
nègres et les Sin-Doningie, mulâtres
fortifient les
satisfaisant à leurs
dans la
Ainsi, soit
besoins de toutes rebellion, en
rées
que les neutres achètent espèces.
coloniales à
les denterre, ou que les Sint-Deningue, en Angleles ports rieutres, anglais les colportent dans
sont dans le cas de celles la qui arrivent enFrance
On ne peut
saisie.
coloniales qu'on pas préjuger que les denrées
viennent de la introduit en
France, pronique, de Cuba, Guateloupe , de la Martisont presque toujours etc.; puisque ces colonies
Les visites que les neutres bloguées par les anglais.
droit des
souffrent,
gens, 2 à leurs
contre le
pas, par eux, l'expédition bords, 2 ne permettent
çaises et espagnoles.
des propriétés franférés
Les
par politique, incendier anglais ont préloniales qui étaient
les denrées COà les
entreposées
confisquer à bord des 381-7homas)
neutres ; ils ne
isont presque toujours etc.; puisque ces colonies
Les visites que les neutres bloguées par les anglais.
droit des
souffrent,
gens, 2 à leurs
contre le
pas, par eux, l'expédition bords, 2 ne permettent
çaises et espagnoles.
des propriétés franférés
Les
par politique, incendier anglais ont préloniales qui étaient
les denrées COà les
entreposées
confisquer à bord des 381-7homas)
neutres ; ils ne --- Page 282 ---
(270)
l'odieux d'avoir inpourront jamais pallier
soit le
cendié une ville entière 2 quel que
on considère leur
point de vue sous lequel
sur les
action atroce. Cette perte porte plus
neutres que sur la France et l'Espagne.
de faire le recensement de
Il conviendrait
trouvent
toutes les denrées coloniales qui se
fixerles réen France. Cette mesure pourrait
borsolutions du gouvernement, soit pour y
jusqu'à la paix, soit
ner la consommation
n'en recevoir des neutres que par
pour
réel d'objets du cru et des manufacéchange
tures de France.
coloniales
des danrées
La consommation millions de livres tours'élevait, en 1789, à 70
accrue depuis
nois, deranemnsdéablenents
indépendamment de l'augmenquinze ans,
résultant de la réunion
tation d'un cinquième,
Leur valeur a
de la Belgique à la France.
inutiercé. Les développemens sont
presque
les conséquences.
tiles pour apprécier
le débouSi les anglais ne trouvaient pas
ché des denrées coloniales 2 ils ne pourraient
de leur marine milisatisfaire aux dépenses
Le nuni à la solde de leurs troupes.
taire 2
le nerf de la guerre. L'exportainéraire est
serait toute enlière
tion hors de la France,
Ils ne feront la paix que
à leur avantage. --- Page 283 ---
lorsqu'au milieu (271 )
de leurs
seront réduits au sort de marchandises, ils
des eaux.
Tantale au milieu
L'Aungleterre s'était
Dattée, en fomentant
hison ses
saisissant
NECPELRE
vaisseaux de
par travolter les nègres à
guerre 7 en faisant récoalisant tous les
2 et en
Sunt-Doningie
de faire
peuples contre les
morceler le
français,
par des principes royaume, ou le reduire,
s'opposer à ce
fedératifs, à ne pouvoir
La France
quelle fit seule le
a été
commerce.
mais elie est sortie précipitée dans le
et
de la
cahos,
toute
révolution plus forte,
offre le rayounante de gloire.
trident. Nopoléon
Neptune lui
pour le briser. Les
ne l'acceptera que
C'est pour eux le
Anglais en rugissent.
sort des
présage qu'ils subiront le
l'éviter Cartaginols. Il ont
en anéantissant la vainement espéré
marine française (z).
(I)
de tout L'anéantisement de la marine
Louis temps le voeu le plus ardent française a été
XIV ruina sa marine
des anglais.
sante s parle combat de la
militaire encore naisSous le règne de Louis Hogues.
aussitôt détruite
XP, la marine
fit tourner
que relevée. Le
royale était
la proue des
combat du Croisic
(rivière de la Vilaine ). vaisseaux à l'eau douce
antissant la vainement espéré
marine française (z).
(I)
de tout L'anéantisement de la marine
Louis temps le voeu le plus ardent française a été
XIV ruina sa marine
des anglais.
sante s parle combat de la
militaire encore naisSous le règne de Louis Hogues.
aussitôt détruite
XP, la marine
fit tourner
que relevée. Le
royale était
la proue des
combat du Croisic
(rivière de la Vilaine ). vaisseaux à l'eau douce --- Page 284 ---
(272 )
détermination qu'ont prise les Anglais 7
La
prouve
de se maintenir enguerreperpduellet
de Saint-James eût fait
Malgré que le cabinet
électriser les officiers
fusiller l'amiral Bing, > pour
était parvede la marine anglaise 2 celle de France
de Louis XVI (enl 1778,époquede
nue, sous lerègne
haut degré de puisd'Amérique ), au plus
la guerre
de revers et de défailes, elle
sance. Après cent ans
jura de se venger
fit trembler la fière Albion, qui
l'insuborle crime- Mais, sous ce même règne,
par
officiers supérieurs
dination habituelle... e quelques
les amiraux
Antilles
à Ouessant, aux Antilles..Aux leurs escadres, étaient
réfugiésavec
Hood etRodenay,
vaisseaux au
forcés de livrerleurs
par leur position
les brôler. On eut la grandeur
comte de Grasse, oude
la mer.
d'âme de lui laisser la faculté de reprendre
le vice-amiral français ayant
Rodenay fut vainqueur;
et l'escadre
été abandonné fut fait prisonnier
détruite. Les jamaicains 2 par reconnaissance 1
à Rodenay, dans leur ile > une statue.
érigèrent, 2 de la déclaration de cette guerre 9
A l'époque
était détenu à Paris, au Fortl'amiral Rodenay
de Biron les
pour dettes. Le maréchal
l'Evêque 2
renditla liberté. Rodenay, en arrivant
acquitta, etlui
de l'escadre
eut le commandement
en Angleterre,
Les anglais ne sont pas
destinée pour les Antilles.
Le cabinet de
imitateurs d'actions magnanimes.
fut priSaint-James a oublié que le lord Cornvvalis
Roet que le maréchal de
sonnier en Amérique,
chambeau le renvoya en Angleterre sans échange.
qu'ils
chal
l'Evêque 2
renditla liberté. Rodenay, en arrivant
acquitta, etlui
de l'escadre
eut le commandement
en Angleterre,
Les anglais ne sont pas
destinée pour les Antilles.
Le cabinet de
imitateurs d'actions magnanimes.
fut priSaint-James a oublié que le lord Cornvvalis
Roet que le maréchal de
sonnier en Amérique,
chambeau le renvoya en Angleterre sans échange.
qu'ils --- Page 285 ---
qu'ils sont
(283 )
un fléau
ne pouvant, de
pour le genre
leur
lumain,
aveu, que par la desa
Durant la rérolution,
France, par trahison,
les anglais
assassinèrent
20 vaisseaux saisirent en
Quiberon.
les officiers de la
de guerre. Ils
marine
A Aboukir, la
Royale à
que le commandant France perdit une escadre,
général
n'exécuta pas les
parce
sime, BONAPARTE, Il était
ordres du
avec une autorité
cependant
Les matelots
égale à celle
généralisne se forment
du Directoire.
comme les
pas en une
comme
soldats, ni les
ceux
campagne,
de terre. IL ofliciers de la
voure et de T'audace
faut plus que de marine la
coup de
aux ofliciers de la
braanglais évitent counaissances et l'amour de marine; la
beaun'ont
le combat aussi
patrie. Les
pas le vent
ne Peuvent résister pour eux : vaissean long-temps à
qu'ils
aux
vaisseau, ils
escadre, et surtout
français.
jours été en
une forte
Commander une
commandait. France un
escadre, n'a pas touEn
triomphe pour le chef
mence par étre Angleterre, le fils d'un duc qui
honorables à bord mousse. Toutes les
comdes vaisseaux
fonctions sont
nationy Dans est absolue, et la
anglais; la subordila guerre
police tres-sévère.
glais tendent à actuelle, toutes les vues
encore
détruire la
des annaissante, > pour
marine
versel, soit qu'ils
s'assurer le commerce Franceise,
rendent toutes
moltiplient leurs colonies uniindépendautes.
ou les
Jusqu'a
présent, , ils
S
mousse. Toutes les
comdes vaisseaux
fonctions sont
nationy Dans est absolue, et la
anglais; la subordila guerre
police tres-sévère.
glais tendent à actuelle, toutes les vues
encore
détruire la
des annaissante, > pour
marine
versel, soit qu'ils
s'assurer le commerce Franceise,
rendent toutes
moltiplient leurs colonies uniindépendautes.
ou les
Jusqu'a
présent, , ils
S --- Page 286 ---
2 284 )
leur existance politique.
truction 3 prolonger
est une suite de
Leur résolution sanguinaire
ontacquise, par les exploits
la conviction qu'ils
les nègres
Leclerc,, que
du capitaine-général
à la domination de
ne peuvent se soustraire de la paix en Europe.
la France, dès l'instant
contre
actuelle ne parait exister que
La guerre
contre tous
la France 5 mais elle se poursuit
dela terre. Lesfousne respectent
les peuples
dit l'abbé
rien. < Le desir des anglais , exclusif;
> Raynal , de rendreleur commerce
injuscommettre de grandes
> leur a fait
la cruelle nécessité
> tices, et les met dans
ne se lasseLes nations
> de les continuer.
de tyranjamais de cette espèce
> ront-elles brave et les avilit 7 Supporte-
* nie qui les
un tel despo-
> ront t-elles éternellement
> tisme ? >
nerconsiste
La richesse chez les Anglais
territobelle montre. Leurs revenus
ils
qu'en
au ntiméraire i
riaux sont nuls. Quant
descente dans leur
pas craindre une
ne paraissent
françaises ; mais ils redoutent
ile par les escadres ils tremblent a qu'un calme ne
beaucoup les péniches; côtes avec 200 mille hommes,
les conduise sur leurs la main, la tour de Londres,
enlever, l'épée à
pour
défit de Guillaume Pilt : en 17551
d'après le --- Page 287 ---
(285 )
telle
qu'ils ne peusont dans une
pénurie,
500 milvent retirer de la circulation,
de billets de quarante
lions de francs,
de la plus évidente
et cinquante sols, signe réduits à augmenter
pauvreté. Ils sont
de ces billets de
journellement le nombre
misère.
que les anglais sont
Il y a un demi-siècle,
avec loyauté
convenus que, s'ils agissaient n'aurait pas,
envers la France, PAngleterre
heures
comme puissance 1 vingt - quatre
d'existence (1).
que les projets
Les Anglais ne suivent plus
les
d'une tête en délire. Ils veulent multiplier
calamités 3 ils se constituent en guerre per-
-
pétuclle au dehors > sans considérer qu'elle
Pintérieur de leur ile. Déjà
est fixée dans
etn'attend que
l'aigle plane vers leurs rivages,
le moment propice pour saisir sa proie.
Expressions de Guillaume Pitt.
(1)
de LEROUGE jeune, Cour du ComDe TImprimerie
Passage de Rohan.
merce,
Les Anglais ne suivent plus
les
d'une tête en délire. Ils veulent multiplier
calamités 3 ils se constituent en guerre per-
-
pétuclle au dehors > sans considérer qu'elle
Pintérieur de leur ile. Déjà
est fixée dans
etn'attend que
l'aigle plane vers leurs rivages,
le moment propice pour saisir sa proie.
Expressions de Guillaume Pitt.
(1)
de LEROUGE jeune, Cour du ComDe TImprimerie
Passage de Rohan.
merce, --- Page 288 --- --- Page 289 ---
année iti vront la reprise
PRODUIT
L. éuér 1l de Déuenses nécesa a €s pe adant lestteize qui
des roV 1.
Récoites, durant le meme laps de temups, 9 par TOTAL presumé
AV INCES
de la Gulture du produit présumé des
colres des treize lant le pro EPOQUES
vente en Francr.
DE LA premidres an 1 les enu
nce préslarede la cul- ni
NEES
des Manufactutes. Achats de Nipres et d'Animaux DEPENSE
TION des Depe ives, Rrétitication
ture pair
demies puur France, Frais a la réception, a la vente, et
Frais grne raus d'explontati. F:et des
en Frand
intérets des avances, Deite anié.ées des Coions valuées 50 millions de francs.
3oo
82.541300
55.8- S.joc 18,400,000 11-fos. .joo
ofy. 299 t0 4.7 .192.999 s: 105,885.j00 ac
99 90
56.881.598 6s 89-599405 2 7,0F4,003 42
ON
$1
4.603-595 H 119,164,655 -
4.86:,61 w
H
430.654 40 30,544414 o
269 So
b
1,914
5 Go 119.015.8)9 4o 143 456,392 P
14 72,599 60
6y to
133137319 14 160,341 36; 49
w5.6 16
96,3657:9 24 160.341 36s 40
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N. CAnre
N." 5. TAE
D des Réesltes progress MI qn'on doit pérer Saint-1
Dominzue
R. : CAPITULA
dhaderdeliedensieme anne dela repe e a0 uture caleulé son d'un IU daus
ATION du Tableau ci-contre. (A). mentttion en: sde la doanée Ju precédente: récolte, qui élèvel la récalte généiale
delal luitiènie annéede! hureprise delt culture, trues quarts decelle de 1-89. Ou ANNEES de lu DENOVINATIOY Valeur des Récoles Produit
deic s'attenire, l'ap:is l'ins dustrie des Calons, que dins les
de la
des
total
anndes postérieures 1 les
hure. differentes
en France. récoltes e trou ont : ales celie de 82. cuitures. par année. RRRAT AZ
RECOI T. ES. Cafe. 30,00u,000
PRODU I T
2*. Coton. R1x.
ANNEES de lu DENOVINATIOY Valeur des Récoles Produit
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de la
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en France. récoltes e trou ont : ales celie de 82. cuitures. par année. RRRAT AZ
RECOI T. ES. Cafe. 30,00u,000
PRODU I T
2*. Coton. R1x. 6,000,000
38,400,000
progress 4I :
annuelles. ME LLIQUF. Indigo. 2,400,c00
CAFE,
quant présamée. 30,000,000
la I. 30,003,000
Sucrebrut. 15,000,000
30,000,00c
3.. Culé. 3. 10, .000,000
4,000,000
40.000,000
Culon. 4C,000,000 50 67,499.099 5c
7.999/)99
lte. 4C,030,003
Indigs. 3,200,000
13,333,333 ) 5,333,333
53,333,333
le. 53,333,353
). 17.777-777
71,111,110
71,1 to
COTON
Sucre,
21,333,333 20
F
4°
Cafe. 53,333,333
quant présumée. 4,000,c00
150 le 4 6,000,0c0
Ccton. 89,59.5 20
o.le. 4.000,0C0
10,066,665
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5,333,333
7-999-997 So
Indaga
4.266,064
écclre. 5,333,333
7,111,110
10,656,665
écclte. 7.111,110
9.481,480
Sucre. 2,3,0,d-0
Cafe. 28.44444
5. 71,115,111
INDIG O. Colen. 14.222,220
119.466,055
.. ludugo. P:
5,688,080
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3.0,0c0
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103,000 ) 400,000
3,200,0c0
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Sucre. 37.925.025 20 1
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130,044.424 20
Indigo. 1.110
7.585,168
23-,036 ) 040146
7,583,108
SUCRE-EAUT
pre sutfs. 41,.000,000
40 e 16,000,000
Sccre. 50,56-,900
olie
40,000,000
7."
Cafe. 75,111,10
13,333,383 53,343,333
21,333,333 2u
Coroa. 14.222,220
1434063)
53,133333
Indiga
7,585,164
A11,110
28,441.444
1,11 11C
.703,ro3
94.814,813
37.925,025 2C
l:e. G4.814.813
Sucre. 07.423,866 o
31,604 937
6 '9,-50
53,56-.00
8. Café. 100,342,365 40
.750
Cotor. 14.222,220
153,53).666
42,1, 1b
67.4 423,806 40
lud g2
7,535,168
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