--- Page 1 --- --- Page 2 ---
(8)
faitdché de mettre au grand jour, son insatiable ambittion et SPS projets de tyrunnie.
dévasJ'ai; plus tait;j'ai constament poursuivi ja fuction
tutrice des Citonies, Et assassine des colons blancs, dont
ce: irascible dictateur (toit le chef, et qu'il: .défendoit
exvers et coutre tous.
D'après cet ex posé de faits, consacré dans les journaus
et de notoriété publique, il est clair que, si la révolution
du 9 thermidor ne fut pas arrivée, j'étois à coup sir guillotiné,
Puis, comme je suis le premier représentant du Peuple
qui aie abandonné ouvertement-les Jacobins après 1e9,
thermidor, et qui aie lutté vigoureusement, à la convention 1 contre lesghommes de sang:jetois encore guillotiné,
s'ils eussent triomplé an 12 germanal.
Si enfin le premiar) prairiul neles edt pas anéantis, cer
tes, ma conduite envers eux, et envers tous les caméléons
politiques sur-tout depuis le 12 germinal; ne m'eût pas fait
irouver grace à leurs yeux.
e Il est donc bien évident que jaitoujours abhorré leurs
principes de domination et leurs crunatés;que par-tout ot
j'alexeret quelque pouvoir, j'ai cherché à faire aimer la
justice, la probité et l'humanité; enfin que, depuis le 6
ectobre 1793, gue jaiété adinis à ia Convention' nationale; je n'ai cessé de me prononcer fortement Four elles;
et d'exposer plus d'une fois ma vie pour les souleniret les
faire triompher.
s1
: Aissi me reste-t-itla saiifaction d'être aimé et estimé de
tous les bons citoyens des deux départemens oit j'ai été
en mission, et delatrès-grando majoritédes habitans blancs
aenoirs de nos Colonies; ce qui est pour moi la plus donce
Wesr/compenses, et doir etre le seul but del'ambition d'on
honnête homne-mes calorniateurs peuvent-ilsen protivor
autant PII existe danslesein de la Convention sept collegues
encore
m'ontconnu et suivi pendant Musteursanméds
à PIsle * France; it existe à Paris; en ceinoment, plus
de deux cents ciloyossetchioyennes quim'yont anssiconnu
péndant dix quinze et vingt ans conséca.ils. Qu'on Jes
consulte sur ia conduite que j'y ai tenue'depuis vingt-cing
ans que i'y' suis établi.,
Paris, 2 de lImprimerie de GUFFROY, rue Honore
No, 35, cour des ci-devant Capucins.
anméds
à PIsle * France; it existe à Paris; en ceinoment, plus
de deux cents ciloyossetchioyennes quim'yont anssiconnu
péndant dix quinze et vingt ans conséca.ils. Qu'on Jes
consulte sur ia conduite que j'y ai tenue'depuis vingt-cing
ans que i'y' suis établi.,
Paris, 2 de lImprimerie de GUFFROY, rue Honore
No, 35, cour des ci-devant Capucins. --- Page 3 ---
Paris, le 15 Auctidor,an 3 de la république,
B. G O U L - Y,
du peuple, aux membres de la conRepréscntant
vention naiionale,
CITOYENS COLLÈGUES,
contre moi. Et pourEncore un - pamphlet jai voulu maintenir les
parce que
et faire
s
fructidor,
respecterles enfin
! D'ott part-il
SRUT
de la e3.Rende nationale de la même sour ce,de
ce pamphlet? toujours d'hommes acharnés à me persé.
cette coalition pluviose an 2,en raison ds Ce que
cuter depuis
à leur desscin criminels,tant
jenaienniitmlopur. daneles solonigslfJen'en suis cepenen France que étonné, etje m'y attendois: je condant poiat
perlide et la tactique 25nois tropla profonde
a bouiversé et détruit
tucieuse del la faction qui
me laisSaint-Domingue 2 pour me parlerai flatterqu'elle des intérêts de
seroit en paix, lorsqueje manière diférente edelasicene.
cette celonie,d'une
cejour qu'il sufie
Cette faction a prouvé jusqu'à
des'élever contre ses projets ou toutes de parohrelescene les ressournoitre pour lui faire employer
de noirces de l'intrigue, et dela séduction,afin de faire
cir et calomnier celui qui devoir, a le courage et de dire la
imperubablement son
pour me réatvérité. Il lui falloit un prétexte afin de vous
taquer et meçalomnicr de nouveau,
A
ene.
cette celonie,d'une
cejour qu'il sufie
Cette faction a prouvé jusqu'à
des'élever contre ses projets ou toutes de parohrelescene les ressournoitre pour lui faire employer
de noirces de l'intrigue, et dela séduction,afin de faire
cir et calomnier celui qui devoir, a le courage et de dire la
imperubablement son
pour me réatvérité. Il lui falloit un prétexte afin de vous
taquer et meçalomnicr de nouveau,
A --- Page 4 ---
(2)
prévenir défavorablement contre moi, et d'auté
nuer par ce moyen les opinions que je petlxe émettie
sur le rappart qui doit être fait incessammens à la
Convention nationale par La commission des colonies; aussi n'a-t-eile point laissé échapper ce
que J'ai dit sur P'admission d'un suppléant de la
partie du Nord de Saint- Domingue, le citoyer
Laforest. En vous répétant mon opinion à ce
sujet, vous allez juger, citoyens collègues, de
quel côté est la passion et la malveillance,
4 J'ai demandé lordre du-jour "sur la pro-
>> position du comité des décrets, motivé sur
> ce qu'il avoit été renvoyé à trois comités
>> une dénonciation contre la députation en
> masse dela partie du Nord de Saint- Domin-
> gue, dont Pun des chefs d'accusation 2 présene toit comme un faux matérielle procès-verbal
>> de l'assembléc dlectoralesjuiajouté que Jej pen-
>> sois qu'avant d'admettre un suppléant de cette
s députation, il me paroissoit indispensable de
> vérilier si la dénonciation étoit fondée; que
>> cette mesure préalable étoit autant politique
>> que juste, et qMemnapireutmenesavyit queles
* comitc-del@g-laticnt, de marine, descolonies
> et des décrets eussent fait le rapport ordonné
>> parla convention, c'étoit blesser Lordre, préju-
>> gor la question, et sacrifier la juisticed unej fausse
> politique : je respecte le décret qui a été
s rendu, Mais telle est encore mon opinion,
quilfalloit attendrelerapport des trois comités 2
avant de l'admettre, sur-tout la - Coventior
ayant décrété son ranoxvellement,
, de marine, descolonies
> et des décrets eussent fait le rapport ordonné
>> parla convention, c'étoit blesser Lordre, préju-
>> gor la question, et sacrifier la juisticed unej fausse
> politique : je respecte le décret qui a été
s rendu, Mais telle est encore mon opinion,
quilfalloit attendrelerapport des trois comités 2
avant de l'admettre, sur-tout la - Coventior
ayant décrété son ranoxvellement, --- Page 5 ---
(3)
Jeledemande aux hommes impartiaux , AMX amis
de lajustice; y a-t-il dans cette discussion rien qui
injurie le citoyen Laforest qui puisse blesser son
amour propre ni même qui attaque sa moralité de
ou celle dela députation de la partie du Nord
Saint-Domingue, puizgue jai eu la prudence de
ne parler d'axcuns des autres chefs daccusation des
insérés dass cette éinonciatien? Je ne
plus graves mais enfin, quels quesoient la moralepense pas:
les
de la
lité del leurs dénonciateurs, députés
partie du Nord de Saint-Domiugue, ne devroientils pas être les premiers à desirer,a presser même
carilnesagit
dans cette
ce
rapport;
passeulement
dénonciation d'un vice d'election, il est question
je le rèpète, linculyatiens très- graves! SOlvent des hommes criminels disent et prouvent de grandes vérités sur d'autres individus
gwi valent moins qu'eux et qui ont couru Ls méme
earrière: je ne prétends pas prononcer entre
cet égard
lun ou l'autre parti, j'ai rempliA
lui ai
mon devoir envers la Convention, je
transmis tout ce que j'avois découvert dans les
dont javois été chargé, je lui' 21
rapports transmis en même tems mes opinions et mes
vues sur les mesures à prendre pour rattacher
les colonies à la mére patrie , pour raviver cleura
cu'tures et faire prospérerle commerce national:
etje persiste dansmes opinions erz la priant delss
faire examiner ct dy bien réféshir : jy persiste
avec d'autant plus de raison, que Pen 1c les 4 jomais combattu ni par le raisonncment.niparà desfnits meilcontraires 2 nipar des sxuapit,miedfafiarde
A. 2
vues sur les mesures à prendre pour rattacher
les colonies à la mére patrie , pour raviver cleura
cu'tures et faire prospérerle commerce national:
etje persiste dansmes opinions erz la priant delss
faire examiner ct dy bien réféshir : jy persiste
avec d'autant plus de raison, que Pen 1c les 4 jomais combattu ni par le raisonncment.niparà desfnits meilcontraires 2 nipar des sxuapit,miedfafiarde
A. 2 --- Page 6 ---
(4)
leuresproposisiaops, et que chaque foisque jarécrit
sur ces parties intéressantes 2. l'on ne m'a répondu
que par des injures et par d'ztroces calomnies!
Et par uneinvitatien aix membres de ia convention
de se ressouvenir quejavois) préche Pindipendance des
colunies 2 chose assez piaisante ! Comme s'il suffisoit de dire telle chose existe dans les opinions
écrites du representant Gouly, pour le faire
croire; il me semble qu'en pareille occasion,
il faut prouver ce que l'on avance 2. ou passer
pour un calomniaicur: car je nie et je soutiens
n'avoir, dans aucun de mes ouvragessurles colonies, jamais préché leur indepensiance.iuicher
ché prouver au contraire qu'elles n'ont pu la
vouloir, et que siquelques-unes l'avoient voulue,
Cizeit uae folie à elles et une chixeere qai'elles 12€
pouvoient réaliser, et j'en ai donné les raisons :
qu'on lise mes ouvrages avec attention, et lon
sera convaincu de cette vérité.
Le citoyen La Forest que je ne connois nullement, quaje ne crois même pas avoir entreyu, débute dans la convention à mon égard,
par les procédés ordinaires à ses amis; il injurie 2. calemnie ct veut établir une simillitude
de principes et de moralité entre moi èles COJlons Page ct Brulley; et pour Tétayer, il argue
d'une part, mais re prauve poiat que j'ai voulu
T'indépendance, et de l'autre que je me proposois, dans ma mission, d'envoyer deux citoyens
à la guillotine et que je poursuivois les chefs du
fidéralisme dans le département de PAin ; il Cite
en conséquence des iragmens de ma correspondance, e12 nivôse an deux, avec le çomité de
les COJlons Page ct Brulley; et pour Tétayer, il argue
d'une part, mais re prauve poiat que j'ai voulu
T'indépendance, et de l'autre que je me proposois, dans ma mission, d'envoyer deux citoyens
à la guillotine et que je poursuivois les chefs du
fidéralisme dans le département de PAin ; il Cite
en conséquence des iragmens de ma correspondance, e12 nivôse an deux, avec le çomité de --- Page 7 ---
(5)
bien de citer les
salut public, mais il se suivis; garde il lui suffit pour
faits qui s'en sont d'avoir trouvé dans mes
atteindre son but,
qui prête à la diffalettres quelques expressions de s'en servir et de les inmation, la façon le sentiment qui T'affecte et
terprêter suivant
son attente: que lui
le dirige doit remplir contraires? Il aura touimporte les preuves
dans T'ame de CeuX
jours élevé des soupçons ou qui ne me conqui nc me connoissent pas
Oil d'après
noissent que sur des pamphlets 7
11 Je
interressés et mensongers
des rapports
le citoyen
pourrois sur ma mission, renvoyer parcouLa Forcst dans les départemens que Tai pourrois
consulter les habitans, je
rus pour y à la lecture de mon compte rendr
le renvoyer
justifeatives à
corrigé et réimprimé avec ordonna pieces Texamen de
T'époque où la convention
du' peuple
la conduite de tous les représentans mais non,
été en mission et dénoncés; (2)
ayant
occasion pour n'expliquer cathéje saisis cette
la défaveur que pourgoriquement et prévenic
de ma mission
roient jetter sur les opérations de TAin Saône et Loire en
dans les départemens
an deux, cuelqucs
frimaire, nivose, et pluviose
et de mes arexpressions de ma correspondance justifier les erreurs
rêtés: je ne prétends circonstances point
dangereuscs. 2
dans lesquelles des
Comme les piices à Vappui de ce nosvean compte
renfermoient (2)
des inculpations contre plusieurs n'ai pas députés, voulu les
dont plusicurs cnt été arrétés depuis 3 je
A 3
emens
an deux, cuelqucs
frimaire, nivose, et pluviose
et de mes arexpressions de ma correspondance justifier les erreurs
rêtés: je ne prétends circonstances point
dangereuscs. 2
dans lesquelles des
Comme les piices à Vappui de ce nosvean compte
renfermoient (2)
des inculpations contre plusieurs n'ai pas députés, voulu les
dont plusicurs cnt été arrétés depuis 3 je
A 3 --- Page 8 ---
(6)
impératives, et le peu de connoissance que j'avois des hommes du jour, m'ont entraînées par
intervalle les pramiers jours de ma mission, je
ne veux que justifier les sentimens et les
intentions qui ont dirigé ces opérations ; pour
cela il est essentiel que je fasse connoitre lépoque àlaqueile je suis revenu en Europe, celle
oir J'aipris piace parmi les représentans du peuple français, et que surtout je rappelie à mes
collègues quel étoit alors l'esprit dominant
en France, et la positios humiliante ee douloureuse de la représentatiou nationale 2 à Paris,
Il faut aussi que je dise qu'après vingt-quatre
ans d'absence d'Europe, je ne conaoissois ni ne
pouvois connoitre les causes, le but, les efets,
ni la série des grands événemens de la révolution., et notamment de ceusc qui sétoient passés depuis finsiallation de la convertion nationale 2 SI
ce n'est l'abolition de la royauté, et V'inauguration de la République, que je jurai à TIsle de
France devant le peuple assemblie, d: servir ct
de maintenir jusqu'à la mort.
Tout ce quefappris de ces grands événements
de lai révolutien., à la Rochelle,u mon collégue
Serres ct moi débarquames le 16 septembre 1793
(v.s.), tout ce que j'en appris pendant mon
voyage de cette commune à Paris, tout ce que
jen appris enfnen passant à Bordeaux, tout fut
faire distribner à la convention de crainte d'entretenir
des divisioas et des haines, mais aujourd'bui que Pon
m'ataque sur mma mission : l'on convicadra que je no
puis pias me dispenser de le-faire.
., à la Rochelle,u mon collégue
Serres ct moi débarquames le 16 septembre 1793
(v.s.), tout ce que j'en appris pendant mon
voyage de cette commune à Paris, tout ce que
jen appris enfnen passant à Bordeaux, tout fut
faire distribner à la convention de crainte d'entretenir
des divisioas et des haines, mais aujourd'bui que Pon
m'ataque sur mma mission : l'on convicadra que je no
puis pias me dispenser de le-faire. --- Page 9 ---
(7)
moi un sujet d'étonnement, de méditation,
défiance et de
ROUL
chagrin : mais commne dans lcs
communes oùt nous avions séjourné, lon nous
avoit assuré que le parti du côté gauche ou des
montagnards étoit celui des républicains 2 et
qu'au contraire celui du côté droit étoit le parti
des hommes que l'on accusoit d'avoir cherché à
démembrer la République, à allumer la guerre
civile dans le Midi, d'avoir voulu conserver
Capct, d'avoir vonla aussi changer la dynastie
pour porter la tyrannie dans la famille d'Oiléans, et qui plus est dans une famille d'étrangers : nous nous plaçâmes du côté gaucheà notre
admission àla convention nationale, admission.
qui ent lieu le 6 ectcbre 1793. Et nous nous
y plaçâmes parce
nous voulions la république une ef adliace sa prospérité et son
affermissement : puis le I5 suivant nous nous
présentâmes aux Jacobins, croyant de bonne foi
que les Jacobins et les montagnards avoient le
même but et les mêmes intentions que nous ;
croyant aussi qu'il le falloit absolument, à
moins de passer. pour aristocrates:
notre
d'ailleurs,
colonie qui n'en savoit pas d'avantage,
nous avoit chargé de paquets pour la socicté
populaire des jacobins.
Ainsi donc deux partis violemment opposés
formoient la conventicn nationale à notre entrée dans son sein : Pun domincit, l'autre étoit
abselument comprimé, et la convention étoit
elle-même dominée par la commune et les SOciétés populaires de Paris: elle gémissoit deplus
sous ie joug tyrannique des comirés de salut
A 4
d'avantage,
nous avoit chargé de paquets pour la socicté
populaire des jacobins.
Ainsi donc deux partis violemment opposés
formoient la conventicn nationale à notre entrée dans son sein : Pun domincit, l'autre étoit
abselument comprimé, et la convention étoit
elle-même dominée par la commune et les SOciétés populaires de Paris: elle gémissoit deplus
sous ie joug tyrannique des comirés de salut
A 4 --- Page 10 ---
($)
du
public et de shteté-générale, principalement
comité de salut public: et la France étoit Couverte d'échaffauds et de cesinfàmes commissions
ditepopulaires et militaires. 5 (1) quiégorgeoient
les citoyens sans les entendre.
C'est dans cet état de choses, dans cette disposition d'esprit, ct deux mois ct derzi après
mon arrivés a Paris, que je fus envoyé en mission dans les départemens de T'Ain, Saône et
Loire, malgri toutes les ebservations que je fis
e'celui ds 7SS collèguss qui TT4 proposa aux deax
cemitis. Pendant le cours de cette mission, je
n'appercus qu'à linstar de Paris, le reste de
la France étoit déchiré par un systême subversif de tout ordre social et de toute morale;
"systême que des hommes tarrés et corroipus
soutenoient par la terreur : et vouloient établir
partout. : je vis qu'il étoit propagé et exalté par
presque toutes les sociétés populaires, les chefs
des municipalités, des districts, et notamment
par les comités rivolutionnaires, la tête desquels se trouvoient les hommes ci-dessus décorrespondans, journellemont avecleurs
peints amis et 2 leurs pareils de Paris sje vis enin que
(1) A Macon et a Bourgs il y 611 avoit une lorsque
jy arrivai, 400 hommes de Parmée révolurionnaire de
Lyon étoient à Rourget le sarg alloit couler dans les
départements dePAin 2 Ssdne et Loire, sij'yfusse arrivé
24 heures ples nrditiJe snpprimai cCs comntissions
dans ia méme décade, oi: j'écrivois les lettres dont
on a donné quelgnes frsgmenstavec autaxt de perfdic:
jugez de Punention de Pediteur.
arrivai, 400 hommes de Parmée révolurionnaire de
Lyon étoient à Rourget le sarg alloit couler dans les
départements dePAin 2 Ssdne et Loire, sij'yfusse arrivé
24 heures ples nrditiJe snpprimai cCs comntissions
dans ia méme décade, oi: j'écrivois les lettres dont
on a donné quelgnes frsgmenstavec autaxt de perfdic:
jugez de Punention de Pediteur. --- Page 11 ---
(9)
la représentation nationale étoit tellement avilie
qu'il n'étoit plus permis à un de ses membres
d'avoir même Cair de penser autrement queces ulerarévelutionnaires fertement soutenus par le comité
de salnt public; à plus forte raison de parler u
autre Langage CA de pratiquer d'auarss mazximes, à
moins de vouloir se faire arrêter et périr SUE
Téchafaud, comme conspirateur, sans utilité
pour ses commettans, Peus néanmoins la sagessa
quelgne fois le
et assez d'énergie quoiqu'en parlant
Langage destyrans de mon pays, desuivre une mafche contraire, de faire arrèter, même de faire
mettre enjugement endhpagpieseateioat
ran,qui avoient cherché à m'égarer, qui avoient
fouléaux peofciconnkipastuems quiavoient
ammcné des désachemens de Parmée révolutionnaire deLyon,et quif poura assouvigleurs vengeanavoient élevédes échatauds
ces et ieur cupidité, 2
dans les départemens de PAin, Saône et Loire;
IMADaTaNIAaO detousles. arrêtés
vandalistes de mon prédécesseur, et brisai les
cominissions populaires. qu'il y avoit étahlics.
Nest-il pas évident, dl'après cette exposé de
faits notoires, que si, dans les premiers jours de
ma mission, j'eusse parlé un langage qui décélat
mes intuntions ct mes dispositions, la, guerre
civile s'allumoit dans ces deux dépertemens, 2
c'étoit une nouvelle Vendée; ils étoient perdus
et moi aussi, au lieu guejepuis me flatter d'avoir
contribué à les sauver. Consultez au restc, pour
Yous convaincre de ce que j'avance, les piécos
la suite de mon compte réimprims que je
vous fait distribuer aujourd'hui : comsuleatows
langage qui décélat
mes intuntions ct mes dispositions, la, guerre
civile s'allumoit dans ces deux dépertemens, 2
c'étoit une nouvelle Vendée; ils étoient perdus
et moi aussi, au lieu guejepuis me flatter d'avoir
contribué à les sauver. Consultez au restc, pour
Yous convaincre de ce que j'avance, les piécos
la suite de mon compte réimprims que je
vous fait distribuer aujourd'hui : comsuleatows --- Page 12 ---
(10)
les papiers publics, depuis' ventôse. 2 an II, jus
qu'en friamaire, an Ill, consultez enfin les habitans des départemens del'Ain,Szône et Loire
dans ces départemens méme 2 et non les terroristes de cès départemens 2 qui pourroient êtreà
Paris cachés ou protégés, ayant fui des mandats d'arrêr, il y a dix mois.
Silon considère en cutre que, ne connoissant
aicunement les hommes, et très-peu les choses
et ne pouvant les connoitre, s ainsi que je l'ai
démontré plus hauts si lon considère que j'étois
envoyé pour organiser le gouvernement révolutionnaire ctspécialement pour pacifier les troublesquiexistoient dansla commune de Beiley (1).
L'on concevta aisément combien je devois être
embarassé dansles masures à prendre pour réparer une partie des maux 9 qui, 2 depuis une
année, afligeoient et torturoient ces deux départemens, sur-tout me' voyant entouré et survéillé 2 non par les patriotes de 89 qui étoiene
TeStés probes et guispar cela méme ctoient presque
zous incarcérés 2 mais bien par ces patriotes exclusits de 92,er par ces scélérats qui avoient mis
rout en usage pour faire déclarer leur pays en rcbellion, et dont les meneurs résidoient dans les
priacipales communes, telles que Bourg, Mâcon,
[: Voyez le decret qui m'envoye en mission, il
atteste la vérité de cctte assertion; ilfut rendu d'après
un rapport des deux comités de gouvernement. 5 surles
troubles du département de F'Ain, et notamment sur
seux dela commune de Belley,viile frontière,er qui fur"
srop long-tems opprimée!
rcbellion, et dont les meneurs résidoient dans les
priacipales communes, telles que Bourg, Mâcon,
[: Voyez le decret qui m'envoye en mission, il
atteste la vérité de cctte assertion; ilfut rendu d'après
un rapport des deux comités de gouvernement. 5 surles
troubles du département de F'Ain, et notamment sur
seux dela commune de Belley,viile frontière,er qui fur"
srop long-tems opprimée! --- Page 13 ---
(")
Belley 2 Trévoxx 2 Mont-Iuel, Mons-Ferme et
les Lyon,et infamies s'étendoiens pour l'exécution de toutes
qu'ils arrêtoient dans leurs comités
nocturnes : ce qui est pareillement
le compte que je rends. Aussi ces hommes prouvé dans
vers et perfides 9 soutenus fortement à perpar plusieurs de ines
Paris, S
les chefs dela
collègues, et sur-tout par
ils
commune de Paris, > se flattoientpubliquement dans Les tribunes des sociétés
populaires, en pluviose, ventsse,
ef mois suivans
germinal, an II,
Collot-d'Herkois, 2 jusqu'a la chûte même des
Vadier, de me faire Billatid.Varennez, bientôt
Barrère et
chafaud, etil se servoit, porter la iôte sur P6
nie, dePun des
pour étayer leur calomle
moyens, dont se sert
citoyen la Forest, de ma détention aujourd'hui en
terre, (1) ce
Anglepièces imprimées tintihensoensem à la suite de
par les
rendn, et par lcs journaux de ce mon compte
somps-l,jus2 la vendémieire, an III, (voir sur-tont celui
Montrgne).
Je dois aussi observer quie tous mes arrêtés de
rigueur pris dans les premiers jours de ma mission,sur de graves dénonciations des
conatituécs alors en fonctions, et de autorités
citoyens égarés oul
plusicurs
terrorifiés, e72t été pai moi
j'en (z) suis Dérention dont je m'honore par la manière
sorti, et
l'épe que
dont
mon poste 3 meair m'étoit facile ouje me suis rendu à
mes foycrs avec
de retourner dans
pas même le blâme avantage de mes 2 sans courir ancun risque,
une lâcheté que de ne
commettans venir
; mais c'edréé
ia convention 2 ob l'on etS dépuré. partager les périls de
t été pai moi
j'en (z) suis Dérention dont je m'honore par la manière
sorti, et
l'épe que
dont
mon poste 3 meair m'étoit facile ouje me suis rendu à
mes foycrs avec
de retourner dans
pas même le blâme avantage de mes 2 sans courir ancun risque,
une lâcheté que de ne
commettans venir
; mais c'edréé
ia convention 2 ob l'on etS dépuré. partager les périls de --- Page 14 ---
(12)
rapportis et de mon propre mouvement, à linstant
même
vérification faite de ces dénonciations, E pièces à Fappui, et de la moralité
des dénonciateurs, 2 avant etdepuis la révolution,
il ze fut dérontré que javois été trompé,
Mes autresarrêtés dont les chevaliers d'industrie et
leshomres de snzug des deux mondes, ou lours supôts,
voudroient arguer pour incriminer ma cenduite
et blanchirlajeur. 9 auroient de même été rapportés,sils ne fussent parvenus à me faire rapa peller par ia protection de Celloc-d'Herbois, ai
mnome2t que Pavois fvi, pour reviser toutes mes
opérations et affermir lebonheur, la tranquillité
et la justice dans les départemens de PAin,
SaoneetLoire, et ce moment étoit celui oût la
commission spéciale qne la cenvention nationale
m'avoit donné pour Belley, , ville frontière, cût
été remplie. Les allégations insidieuses du citoyen la Forest sur ma mission, sont donc
détruitcs par des prerves matirielles ettestimoniaies
à linfini: il faut à présent répondre à l'article
récriminatoire de mon ilectiont. Qui avance-t-on,
n'a point été faite par les assemblées électorales,
rip par les assemblées primaires, mais bien par
an clisb de cent vingt persomtes, d'oit il infère
que je ne suis point nommé par les habitans
de cette colonic ct que je ne suis que l6 représentant du club 2 qui m. envoyé E12 France.
Je réponds d'abord, que lors de mon élection, je résidois à la Caimnpagne, à sept liezes
alte club dont parle Ze citoyen la Fortst, et que je
r'en éesit point membre; que Fai été élu sans
intermaddigire d'électeurs par les assemblées pri-
d'oit il infère
que je ne suis point nommé par les habitans
de cette colonic ct que je ne suis que l6 représentant du club 2 qui m. envoyé E12 France.
Je réponds d'abord, que lors de mon élection, je résidois à la Caimnpagne, à sept liezes
alte club dont parle Ze citoyen la Fortst, et que je
r'en éesit point membre; que Fai été élu sans
intermaddigire d'électeurs par les assemblées pri- --- Page 15 ---
(13).
maires des onze cantons qui forment la colonie, assemblées primaires oir ont voté les gens de
couleur, nés libres etiesafranchis; et que jai ité
dlu la pluralité absolue, pour ne pas dired la trèse
grande majorité, Les procès-verbaux délecrion,
revêtus des signatures des membres du directoire
du département. , existent aux archivesdela Convention : ces signatures peuvent facilement être
reeonnues véritables à Paris, par uil acte de
notoriété, car il y. existe plus de cent cinquante citoyens qui les connoissent, ott qui
ont les mêmes soit Sur leur congé de la garde
nationale, soit sur leur passe-port, 2 soit cnfin
sur des certiffcats de vie et de résidence : La
dépstation du Nord, de Saint-Domingse pextelle en afrir auant? et parçe qu'on accuse
ces députés de n'être que les envoyés des
commissaires civils, Oul tout au plns de quelques habitans de la ville du Cap,aprls Sil dévastasion et SOR incendie : Faur-il pour cela
faire révoquer en doute la validité de l'élection
de la députation de l'isle de France? An reste,
les députés qui la composent sont prêts à seretirer, si la Convention nationale décide qu'ils
ont été illégalement élus, et ils jurent de ne
répandre de libeiles contre qui que ce soit.
Il reste l'article de mia détention en Angleterre; sur ce point, il faut que je parle
collectivement, quoique l'on ait constamment
affecté dans tous les temps,età ce sujet den'attaquer que moi, bien que Pon sache què, depuis
notre départ de Pisle de France, mon collègue
Serres, et moi 1e nous sommes jamais quité: ceits
ale décide qu'ils
ont été illégalement élus, et ils jurent de ne
répandre de libeiles contre qui que ce soit.
Il reste l'article de mia détention en Angleterre; sur ce point, il faut que je parle
collectivement, quoique l'on ait constamment
affecté dans tous les temps,età ce sujet den'attaquer que moi, bien que Pon sache què, depuis
notre départ de Pisle de France, mon collègue
Serres, et moi 1e nous sommes jamais quité: ceits --- Page 16 ---
(14)
bénévole réticence ainsi que la petite espieglerie de présenter commé un abordage et une
relache faite à plaisir et à dessein, notre capture
à la hauteur des acores et notre translation en
Angieterre, par une frégate de 40 canons; (1) les
conséquences ensuite quel'on voudroit faire tirer
de notre relaxation, tout cela découvrela noirceur et la perversité de celui quia rédigé cette
calomnie et fait juger à la Convention de la
moralité de celui qu'on vient de donner au
peuple français pour l'un de ses représentans,
A notre arrivée à Paris, nous avons readu,
à quide droit uin compte très-détaillé de ce malureux événement, nous l'avons
et
il est dans les archives des comités signé, de
vernement : nous ne le repéterons pas ici, gou- mais
nous pouvons ajouter qu'il est très-facile de
savoirla conduite que nous avons tenue en Angleterre, avec les agens du gouvernement anglais, puis qu'il y a en ce moment à Paris
plusieurs citoyens qui ont été prisonniers avec
nous et dont nous donnerons les noms et les
adresses : neus pouvons de plus communiquer
aux incrédules notre correspondance avec ces
agens, ainsi que nous en avons usé aveç l'ancien comité de salut public.
(:) Nous sommes partis de IIsle de France sur un
petit navire de Bordeaux en temps de. paix 3 j'avois
emporré avec moi quelques marchandises pour subvenir aux besoins de 112 famille en France, et une grande
quancité des singes; j'ai été dépovillé de tout et maltraité;
fon ne lignore pas: Comment donc peut-on avoir limpudeur de dire que nons avons reliché en Angleterre,
an lieu de venir directement ca France.
l'ancien comité de salut public.
(:) Nous sommes partis de IIsle de France sur un
petit navire de Bordeaux en temps de. paix 3 j'avois
emporré avec moi quelques marchandises pour subvenir aux besoins de 112 famille en France, et une grande
quancité des singes; j'ai été dépovillé de tout et maltraité;
fon ne lignore pas: Comment donc peut-on avoir limpudeur de dire que nons avons reliché en Angleterre,
an lieu de venir directement ca France. --- Page 17 ---
(15)
Qui de vous, citoyens collègues, en voit
elairement que la seule ervie de difaner et non
de servir la chose Publique, a dirigéla plume
de Pauteur de ce pamphiet: il a beau machiner derrière le ridean, il ne vous échappera pas, son style est trop hien connu. La
vengeance peut quelque fois réussir, mais eile
ne soustrait jamais le coupabie au châtiment
qu'il a mérité : il est un tems oû tous les
forfaits seront connus et punis : et ceux que
Pon accuse d'en avoir commis de bien grands,
et contrelesquels on administre pour preuves des
actes judiciaires, foroientbien mieux der répondye
cathégoriquement, et dese disculper, que de rédiger des libelles, et de calorgnier ics citoyens
probes qui les méprisent,parce qu'ilsies connoissenttrop bien. Qirils ne croyent pas, ces hommes
pervers autant que lâches, m'imposer silence
par de telles moyens : je leur déclare que je
ne cesserai de faire mes efforts pour éolairer rla
Convention nationale, sur la situation morale,
physique ct politique des colonies, ainsi que
surce quileur convient le micux dans les deux
mondes, pour asseoirla prospérité publique. .Ma
conscience me dit que c'est un devoir sacré, je
le remplirai au péril de ma vie : Et aucune
considération individaelle ne pourra m'arrêter
je veux sauver et conserver la chose et abandonne absolument les hommes à leurs remords
etàleurs passions : ces êtres vilsens'occupant sans
cesse du soin de me persécuter, sont plus malreux que moi : car ils tentercient en vain deme
faire changer de principes - Ou de conduite :
.Ma
conscience me dit que c'est un devoir sacré, je
le remplirai au péril de ma vie : Et aucune
considération individaelle ne pourra m'arrêter
je veux sauver et conserver la chose et abandonne absolument les hommes à leurs remords
etàleurs passions : ces êtres vilsens'occupant sans
cesse du soin de me persécuter, sont plus malreux que moi : car ils tentercient en vain deme
faire changer de principes - Ou de conduite : --- Page 18 ---
(16)
eelle Eue je tiens, je la tenois avant le gthermidor, et cette assertion est constatée par les
papiers publics, et par mes actes: depuis cetie
époque, je me suis instruit de ce que j'ignorois
sur les évènemens principaux de la révolution,
et de ce qu'il ra'étoit impossible de savoir ré-.
sident à 4500 lieues d'Europe, en, ayant été
absens pendant 23 ans. Je ne. marcherai donc
plus à taton et en aveugle: que tout homme de
bonne foi, ct qui aime réellement son pays, en
fasse autant, et les choses en iront mieux: je
provoque,.au reste, Yexamendema vie privée
et politisue, jaipu errer et être trompé, raais
je jure n'avoir jamais cherché à égarer ni tromper personne, mes détracieurs pourrent-ils en
prouver autant. Je le désire pour eux et peurla
chose publique de T'aduninistration de laquelle
ils veulent absolument se mêler. Je finis pard déclarer que je n'ai jamais eu d'afinité avec aucun colon de St.-Domingue, que ceux qui sont
à Paris je ne les connois que de vue ou pcur
avoir été chargé de quelques rapports
les
enân que je n'ai jamais
à
Tot
concetnoient ;
aucun de ceux qui sont persécutés soit à St.-
Domingue, scit à T'Amérique Sepientricnals,
et que jo n'y ai jamais envoyé aucun de mes
ouvrages : je défie qui que ce soit d'administrer
Ia preuve matériclie du contraire.
B. GOUL Y.
X CAS SA
ryc
De limprimeric deGALLETTI, rue Honoré, --- Page 19 ---
E ST,
L u AFOR
CITOYEN DECOULEUR,
DÉPUTE DE AAINTIBONISGUES
COLLEGUE GOULY,
A SON
DÉPUTE DE LISLE DE FHANCE
A PARIS.
der'Uixtox, easeslugnesr
De Timpeimerie
no. 21.
AM
AN III DE LA R EVOSLIQUE --- Page 20 --- --- Page 21 ---
N236 - e
V.
Ccope ma)
DES
Jabir Carler Bromn
Lilny
Bumn) Hniversity --- Page 22 ---