--- Page 1 ---
cune wauçause TISOTS proleseur
aderie szauçane , de France, 9 etc.
0 au Colicge royal
TRoT
LIVRAISON.
L.
-
TONETV
en19y
CHARTE
PARIS,
-
FRANCISE
0DE LA NINERVE
n 18
IACMN
(Carrelour. Busi);
I
Dt r.
hbratire, de-la Minerve frangatie
EDIEAXS
A T'A AK Morarioa n. 30.
Janyier 1S19
aebeber 255258 --- Page 2 ---
C Wen
CANM --- Page 3 --- --- Page 4 ---
GRrre 2
Lienntone :
den Rote
Lt. .
-
Jhigede
Landau. --- Page 5 ---
BATAILLES,
COMBATS ET VICTOIRES
DES
ARMÈES FRANÇAISES
EN BELGIQUE,
EN ALLEMAGNE
ET SUR LES FRONTIÈRES.
PAR M. C
M
ww
TOME SEOUND.
11 V
WV.V
A PARIS,
Chez TIGER Imprimeur - Libraire, rue du
Tetit-Pont, n". 10.
AU PILIER LITTÉRAIRE. --- Page 6 ---
On trouvera chez le mème Imprimeur-Likraire,
les ouvrages ci-apres, concernant les guerres, batailles, combats, victoires, etc., des Français.
Batailles. combats et victoires des François en
Fspague et en Portugal, voluine.
En Allmagne et en Eelgique, 2 volpies,
En Autriche et en Pologne, 2 volumes.
En Egypte, en Syrie et en Palestine, I vol.
En Hallande . en Italie, ctc., I"volune.
En Russie, I volume,
En Saxe, volume.
Moreau; sa vic, sesexpioits militaires, etc.; 1 vol.
Pichegru; ; sa vie, ses taiens militaires 1 etc.; ; I vol.
Vie du maréchal N.y, contenant des détails intéressans.
Son procès : 2 vol.
Vie J'Athanase Charerte. général vendéen; T vo!.
Henri de Larochejaquelein . généralen chefde l'armée d'Anjou : suite de la guerre de la vendéc; I V.
Tuffin de la Rouarie, genéral des Chouans: suite
de la guerre de la Vendée: vol.
Le Sirge de Barcelonne, on les Vicrimes de I'Inquisition; I volume.
Les Conquérans du Nouseau-Monde, on histoire
de Christophe Colomb et de Fernand Cortez,
traduit de l"Anglais, 2 voi.
Les Flibustiers, en 8 volumes,qui se vendent ensemble ou séparément.
Les douze Césars, , 1 vol.
PARIS, DE L'IMPRIMERIE DE TIGER.
RPJCB --- Page 7 ---
ww MMIMW A IW
BATAILLES,
COMBATS ET VICTOIRES
DES ARMÉES FRANÇAISES.
AMIM1
Lero octobre, le fort Vauban fut attaqué: 7,000 hommes d'infanteric et. 4 escadrons de cavalerie nous bloquèrent dans
cette place où nous n'étions qu'au nombre
dc 2,500 hommes; les assiégeans élevèrent cin redoutes dans les endroits où
ils les jugérent nécessaires. Les travaux
furent entrepris le 18 novembre:les paralleles furent tracées, et la tranchée ouverte.
Le lendemain le feu commença : soixante
pièces de canon vomirent sur la ville l'incendie et la mort : les bombes, 1 les obus, 9
lesboulets tombérent dans la ville en quantité considérable : les maisons, presque
toutes construites en bois, furent la proie
des flammes; ; l'hopital militaire fut aussi
A 2
furent entrepris le 18 novembre:les paralleles furent tracées, et la tranchée ouverte.
Le lendemain le feu commença : soixante
pièces de canon vomirent sur la ville l'incendie et la mort : les bombes, 1 les obus, 9
lesboulets tombérent dans la ville en quantité considérable : les maisons, presque
toutes construites en bois, furent la proie
des flammes; ; l'hopital militaire fut aussi
A 2 --- Page 8 ---
(4)
incendié. Après une longue et noble résistance, 1 le général Durand proposa une
capitulation que le général lautrichien accepta. Le traité fat signé sur la bréche: : la
garnison mit bas les armes.
Les alliés sentantle besoin d'emporter
le fort de Bitche pour achever l'occupation desli ligues de Weissembourg, se dirigérent de ce côté. Le 17 mars uue division
prussienne s'avança sous les inurs de cette
place, brisa les palissades, et se précipita
dans les chemins couverts, tandis que le
reste des assaillans détournait l'attention
par une fusillade; la nuit clait obscure :
un habitant s'adressa à la garnison : ( Cnmarades, dit-il, vous ne pouvez reconnaitre l'ennemi:je vais vous éclairer D.
Aussitôt il met le feu à sa maison, qui,
construite cn bois, se trouvait placée sur le
point d'attaque.
Ce dévouement contribua à la victoire;
l'ennemi fut repoussé : des soldats
prussiens, qui pénétrérent dans la ville,, y
trouvèrent la mort. Le corps qui élait resté sous le chemin couverty fut fait prisonnier. --- Page 9 ---
(5)
Le général Pichegru était toujours surle
Rhin; ; mais il ne présentait point à l'ennemi un front assez redoutable, ctl'on pou:
vait craindre que la coalition ne rassemblât ses forces d'un côtc, pour exécuter
enfin son projet d'invasion. Le général
Hoche s'aperçut de notre faiblesse, ct tenta d'y remédier. Il écrivit en conséquence
à la convention, obtint des renforts, et
vint se réunir au corps du général Pichegru. Ce général en élait venu aux mains
avec l'ennemi six jours auparavant. L'affaire avait eu lieu au village de Berchem.
Quelques attaques tentées sur les postes
qui entouraient ce village, n'avaient produit aucun résultat décisif. Le lendemain,
des tirailleurs renouvelèrent le combat.
Le prince de Condé, à la tête d'un corps
d'émigrés français, repoussa les républicains ct s'ctablit dans Berchem; mais après
avoir perdu un grand nombre d'hommes
à defendre ce village, il fut obligé de se
retirer.
Quand le général Hoche eut opéré sa
jonction, il fut résolu que l'on attaqneA5
ient ce village, n'avaient produit aucun résultat décisif. Le lendemain,
des tirailleurs renouvelèrent le combat.
Le prince de Condé, à la tête d'un corps
d'émigrés français, repoussa les républicains ct s'ctablit dans Berchem; mais après
avoir perdu un grand nombre d'hommes
à defendre ce village, il fut obligé de se
retirer.
Quand le général Hoche eut opéré sa
jonction, il fut résolu que l'on attaqneA5 --- Page 10 ---
(6)
rait le village d'Awendorf : à peine eut-on
besoin de tirer l'épée. Des que les ennemis purent reconnaitre notre intention,
ils se hâtèrent de sortir des retranchemens.
Toulon s'était livré à l'ennemi : L'amiral Hood avait hautement proclamd qu'il
ne venait prendre possession de la ville
qu'au nom des Bourbons. Une fois maitre
de Toulon, l'amiral prit un autre langage,
et fit les préparatifs nécessaires pour assurcr sa position. Il répara les fortifications
de la ville, 7 les augmenta de plusieurs Oulvrages, fit élever des redoutes à l'entrée
des gorges d'Ollioules, et jeta des garnisons dans les petits forts qui 6 entourent la
ville du côté de la terre. Bientôt la garnisonfutconsidérable : ce futalors que l'amiral ennemi s'opposa au départ d'une députation que les habitans royalistes voulaient envoyeràs.. A. R. MoNSIEUR, comte
de Provence, pour l'engager à venir, afin
d'affermir toutes les incertitudes par sa
présence. Ce refas ne laissa plus de doute sur lcs intentions perfides du cabinct
britaunique. --- Page 11 ---
(7)
Sur ces entrefaites arriva devantTonlon
le géneral Cartanx. Il n'avait amené que
trois mille hommes avec lesquels il ne
ponvait faire aucune attaque sans perte.
Cependant, à la demande des commissaiil se jeta, le 7 sepres conventionn-ls,
tembre, sur les postes d'Ollioules : l'attafut vive, l'ennemi conservases retranque chemens. Cartaux sentit son infériorité,
asscz de monde sous ses
et n'ayant point
scconde fois l'iordres pour prendre une
nitiative, il se contenta d'une vive observation. Bientôt après il fut nommé au
commandement des corps qui étaient répandus dans le comté de Nice, et remplacé parles générauxDoppet et Lapoype,
auxqueis succéda bientôt Dugommier.
Cc général arriva devant Toulon où rien
n'étaitfait encore; les assiégésétaient maitres des monts de Brun et de Faron, dcs
hauteurs de Malbousquet; mais pas un
boulet n'avait encore été lancé surla ville,
et le blocus n'était pas compict. Il disposa
sur-le-champ son armée en ucux colonL'une s'étendait depuis le fort de Malnes.
promontoire de la pebousquet jusqu'au
A 4
ientôt Dugommier.
Cc général arriva devant Toulon où rien
n'étaitfait encore; les assiégésétaient maitres des monts de Brun et de Faron, dcs
hauteurs de Malbousquet; mais pas un
boulet n'avait encore été lancé surla ville,
et le blocus n'était pas compict. Il disposa
sur-le-champ son armée en ucux colonL'une s'étendait depuis le fort de Malnes.
promontoire de la pebousquet jusqu'au
A 4 --- Page 12 ---
(8)
sterrade; l'autre depuis la montagne de
Faron jusqu'au fort Lamalguc. L'officier
charge des travaux du
de génie Marescot,
siége, étendit sesl lignes de contrevallation,
de maniere à cacher léplus possible la faiblesse de l'armce; ct Bonaparte 1 alors
chef de bataillon, commandant en sccond
l'artillerie, établit des batteries provisoiabattre les ouvrages avancés de
res pour
fut canonl'ennemi. Le fort Malbousquet
néle 28 novembre, et répondit par de vives décharges.
la
Cctte batterie, qui commença
prel'ennemi, était élevée
mièrc dinquiéter
l'ennemi résur la hauteur des arenes;
solut de s'en emparer. Le 50 novembre,
une colonne de 6,000 hommes, sortie
sans bruit de la ville, vient l'attaquer. La
fusillade s'engage; nos bataillons, pris à
sc déconcertent et fuient
l'improviste 1
averti
-
pars, lorsque Dugommier,
parle
a tenté
bruit de la fusillade, quel'ennemi
accourt ct
les
une sortic
reviennental gourmande la charfuyards : nos soldats
ils opége, ct, soutenus pardes renforts,
de bravoure. Les Anrent des prodiges --- Page 13 ---
(9)
glais, àl leur tour effrayés làchent pied et
sont repoussés bientôt du terrain qu'ils
avaient occupé : les nôtres rentrent dans
et l'enneni, abanDoS retranchemens,
donnant ses morts ct ses prisonniers, se
réfugie sous le fort Malbousquet.
Une redoute appelée la redoutc Anglaise, et placée vis-à-vis le village de la Scine,
donnait de graves inquiétudes. Les soldats l'avaient surnommée le Petit Gibraltar; ellc était puissamment fortifice.
Le 14 déccmbre, le général Dugommier
alla la reconnaitre. Les commandans Bonaparte et Marescot T'accompagnaient: on
arrêta que le lendemain les batteries recommençant leur feu avec plus d'ardeur qu'auparavant, 3 une colonne attaquerait de front la redoute anglaise 1 tandis
deux autres tiendraient en échec les
que
forts de Malbousquet et de Saint-Antoine.
Le 16, on fit toutes les disprositions néetle
cessaires pour une aftaque générale,
17, à une heure du matin, on fut aux
prises. La redoute anglaise fut attaquée
deux divisions. Des épaulemens d'une
par
dcs batteries bicn
clévation prodigieuse,
A 5 V
une colonne attaquerait de front la redoute anglaise 1 tandis
deux autres tiendraient en échec les
que
forts de Malbousquet et de Saint-Antoine.
Le 16, on fit toutes les disprositions néetle
cessaires pour une aftaque générale,
17, à une heure du matin, on fut aux
prises. La redoute anglaise fut attaquée
deux divisions. Des épaulemens d'une
par
dcs batteries bicn
clévation prodigieuse,
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( - 10)
distribnées et bien servies, des palissades
nombreuses ct des tossés profonds semblaient rendre cette position inexpugnable.
Les boulets ct la mitraille renversent
lcs assiégeans; ils reviennent avcc plus
d'ardeur àla charge, arrivent jasqu'aux
embrasures et se jettent sur le platean au
moment où les canons revenaient sur euxmèmes. Ici le combat devient encore plus
les
meurtrier. Les coups que frappent
combattans sont tous mortels. Une fusiltout-à-coup de la seconde enlade qui part
soldats de se reticsinte force enfin nos
les embrasures qui leur avaient
rer par
ils revienouvert le passage : cependant
bientôt, résolus d'emporter la renent doute ou de mourir dans les retranchemens : nne seconde fois ils restent maide
: les traverses sont
tres
Pépoulement
renversdes, etles canouniers anglais égorges surleurs canons.
encore les
Le matin, l'ennemi perdit
forts de T'Eguillette et de Balagnier, où
il s'était retiré. Le général Dugommier
lui-même ces positions à la tète
emporta
de ses bataillons. --- Page 15 ---
(11) )
Ces différens avantages furent bientôt
suivis d'autres plus importans encore. A
l'est, le genéral Lapoype s'empara de la
Croix-Faron ct du pas de Leidet : son
corps, divisé cn deux colonnes, cxécuta
cette opération avec une précision remarquable : devant la place, les généraux
Mouret et Garnier prirent à l'ennemi la
redonte Saint-André, les forts des Poucets, le redontable poste de Malbousquet
etle camp Saint-Elme.
Toulon était dans la plus grande consternation ; les alliés n'étaientplusdu même
avis;! les uns voulaient résister jusqu'à ce
au2
que l'ennemi parût sur la breche, les
tres penchaient pour la capitulation. Les
Anglais, déjà déterminds à céder Toulon,
mirent le feu aux magasins, à l'arsenal,
aux vaisseaux anglais qu'ils ne pouvaient
emmener. Quelques chefs du parti royaliste accompagne. nt T'étranger dans sa
fuite, et montèrent sur ces bâtimens; d'autres s'efforcèrent de les rejoindre à la nage, périrent à la vue du port, et des troupes entrèrent dans la villc le 19 décembre
au matin,
A6
lais, déjà déterminds à céder Toulon,
mirent le feu aux magasins, à l'arsenal,
aux vaisseaux anglais qu'ils ne pouvaient
emmener. Quelques chefs du parti royaliste accompagne. nt T'étranger dans sa
fuite, et montèrent sur ces bâtimens; d'autres s'efforcèrent de les rejoindre à la nage, périrent à la vue du port, et des troupes entrèrent dans la villc le 19 décembre
au matin,
A6 --- Page 16 ---
(12)"
On trouva dans la rade 59 vaisseaux
à la fureur dc l'ennemi; on les
échappés mit à l'abri de tout danger de la part des
mécontens. décembre de la même année,
Le 22
fixcdes événemens d'un intérêt majeur
l'attention des Français
rent de nouveau
de l'armée des Pyrésur les opérations
nées orientales.
de
Après les affaires de Ville-Longue,
s'étendirent sur la
Ceret, les Espagnols
Ricarfrontière de la France. Lc général
dos manifesta l'intention de s'emparer du
Saint-Elme, dc Port-Vendre et de
fort
le
la Cuesta
Collioure. Il chargea
général
de l'attaque de ces places, et ft en même
tems marcher sur la ligne française lemarquis Las-Amarillas.
forment une
Quatre mamelons, qui
ehaine depuis la tour du Diable jusqu'à la
et
couvrent les trois places que
mer 1 qui
étaient occupés
nous venons de nommer,
par les Français.
défendaient la
Quatre pièces de canon
position; ; des parapets à banquettes placés
s'opposaient à ce
dans les intervalles, --- Page 17 ---
(1 15)
qu'elle fat tournée : ces hauteurs furentattaquées par l'ennemi le 19 : deux ou trois
bataillons que les Français avaient placés
en observation, le reçurent avec des fusillades qui lni tuèrent un grand nombre
d'hommes, mais il avança sous le feu, et
les Français, pour répondre à cettemarche
offensive, prirent aussitôt une position
centrale. Les Espagnols furent reçus avec
intrépidité. Le général la Cuesta fut bientôt obligé de faire avancer sa réserve. Le
combat devint plus sanglant encore; Fa
cavalerie ennemie, qui était restée en ligne, déboucha dans ce moment: : l'infanteriefrançaise lui présenta un mur d'airain.
La victoire penchait de notre côté, quand
tout-à-coup notre droite fuit épouvantée,
et va, le sa déroute, effrayer le centre qui
résistait encore, et la gauche qui n'avait
pas reculé d'un pas. Le désordre se répand
alors dans nos rangs.
Le général la Cuesta ne s'arrête point 7
et se précipite sur les bataillons épars, qui
se retirent en toute hâte sur Port-Vendre
et sur Saint-Elmne. Il marche lui-même,
avec le reste de sa diyision, sur Saint-
fuit épouvantée,
et va, le sa déroute, effrayer le centre qui
résistait encore, et la gauche qui n'avait
pas reculé d'un pas. Le désordre se répand
alors dans nos rangs.
Le général la Cuesta ne s'arrête point 7
et se précipite sur les bataillons épars, qui
se retirent en toute hâte sur Port-Vendre
et sur Saint-Elmne. Il marche lui-même,
avec le reste de sa diyision, sur Saint- --- Page 18 ---
(14)
Elme, tandis qu'il fait manceuvrer sa
droite sur Port-Vendre; alors un traitre à
la nation française, Dufour, comnandant
de Saint-Elme, tourne contre ses concitoyens son artillerie, ct les accable dans
leur désastre. Les Espagnols entrent dans
la ville, dont il ouvre les portes. Les Franeais qui survivent à la déroute reforment
leurs rangs sous les batteries de Collioure.
Les bataillons français qui is'étaient rassemblés sons Port-Vendre, sont tournés,
débusqués de leurs positions, et repoussés
aussi sur Collioure. Le commandant de la
place, effrayé par cC revers, ouvre ses
portes à l'ennemi.
Nos troupes abandonnèrent la place et
un retrancliement dit de Puig-Oriol, dont
la résistance n'était plus possible. Les forts
furent évacués, et l'ennemi s'empara de
88 pièces de canon et de nombreux magasins qui lui fureut cédés aux termes du
traité.
Le général Doppet essayait, pendant ce
tems, à s'emparer des postes de la Trompette et de Montesquiou : ces retranchemens étaient dégarnis de défenseurs, Les --- Page 19 ---
(15) )
Français marchèrent sur plusicurs colonnes, ct lesuccèsparut infaillible. Les Espagnols, déconcertés par l'intrépidité avec
laquelle nous avancions sur leurs pièces,
perdirent courage ct battirent en retraite.
Le général Mardos leur envoya de nombreux renforts, ils reprirent le dessus, et
Ies Français chassés de la position qu'ils
venaient de prendre, se retirèrent en bon
ordre sur Saint-Genis.
Transportons nous maintenant à T'arméc du général Hoche. Ses soldats fatigués des travaux militaires, demandaient
un camp d'hiver et des barraques. Le général ne voulut point se rendre à leurs
désirs, mais pour arrêter les mutineries,
ildéclara quele réginnent qui, lepremier,
avait manifesté son mccontentement,
n'aurait pas Phonneur de marcher au
premier combat. Cc moyen adroit réussit, et les soldats demandèrent de marcher à l'avant-garde. Le général leur pardonna, et ils vengèrent sur l'ennemi leur
honneur qui venait d'être blessé. Le 22,
les Prussiens sont attaqués surleshauteurs
de Werdt et de Freschweiller; un grand
ildéclara quele réginnent qui, lepremier,
avait manifesté son mccontentement,
n'aurait pas Phonneur de marcher au
premier combat. Cc moyen adroit réussit, et les soldats demandèrent de marcher à l'avant-garde. Le général leur pardonna, et ils vengèrent sur l'ennemi leur
honneur qui venait d'être blessé. Le 22,
les Prussiens sont attaqués surleshauteurs
de Werdt et de Freschweiller; un grand --- Page 20 ---
(16)
nombre de bouches à fcu gardaient les
redoutes. Le général Hoche parcourt
alors les rangs et s'écrie : camarades, à
-
600 livres pièce les canons prussiens?. Adrépondent les soldats, et ils coujugé!
canons la baionnette en avant.
rent surlesc
d'horribles raL'artillerie ennemie exerce
vagcs : rien ne déconcerte les assiégeans.
des redoutes est romLa première ligne retranchemens sont enpue, les seconds
à
levés et l'on commence à combattre
l'arme blanchc. Alors, une de nos colonnes débouche sur la gauche; l'ennemi
de défense, il affaiblit son
change son plan
retranchemens sont
centre; les derniers
envahis. Dix-huit canons ct vingt-quatre
eaissons sontl les trophées de cette journée.
Les soldats reçoivent le prix des canons
trainent aux pieds de leur général,
qu'ils
celui-ci a criéc
au terme de l'enchère que
avant le combat.
sur Werdt,
Les Prussiens, poursuivis
voulurent résister aux carabiniers et aux
hussards. Déjà ils reprenaient quelqu'ales dragons vinrent au sevantage, quand
exécutérent
cours de notre cavalerie, et --- Page 21 ---
(17)
qui les culbuta. Nous fimes ;
une charge
et
dans cette occasion, 1,200 prisonniers,
nous enlevâmes six pièces de canon.
cherché, mais
. Nous avions long-tems lever le blocus de
inutilement, à faire
clle était toujours bloquée
cettc place;
redoupar les alliés qui devenaient plus dans les
tables encore par leur position
Gilignes de Weissembourg- Le général
commandant la place, jura de périr
lot, les murs de Landau, plutôt que d'en
sous
refusa
les proposisortir," et
d'accepter
foi lui
tions d'un ennemi dont la bonne
être
Les soldats de la gardevait
suspecte. les sentimens de leur
nison partageaient élaient tous décidés à ne sortir de
chef, et
marcher sur T'ennemi.
la place que pour sortie eut lieu sur GuemersUnepremière
les Prussicns étaient tatheim, tandis que
taqués sur Rixheim.
le général
Alors Gilot fut remplacé par
Laubadère. Peu de tems après, le prince
dc Prusse, qui se trouvait à la tête
royal
sous Landau, fit, pend'un corps prussien bombarder la ville : l'ardant deux jours, 7
à
senal fut incendié; le magasin poudre
ennemi.
la place que pour sortie eut lieu sur GuemersUnepremière
les Prussicns étaient tatheim, tandis que
taqués sur Rixheim.
le général
Alors Gilot fut remplacé par
Laubadère. Peu de tems après, le prince
dc Prusse, qui se trouvait à la tête
royal
sous Landau, fit, pend'un corps prussien bombarder la ville : l'ardant deux jours, 7
à
senal fut incendié; le magasin poudre --- Page 22 ---
(18)
sauta, et avec lni un nombre considérable de maisons. Alors une nouvelle dépatation vint apporter d'autres conditions.
Le prince Hohenlohe se présenta en perdans la place, ct fit envain tous scs
sonne
déterminer le conseil de guerefforts pour
Laubadère ne
re à la rendre. Le géneral
fut
moins courageux que le général
pas
cessa, L'enGilot, ct le bombardement
nemi s'en tint au blocus, qui futplus que
resserré. La ville perdit toutes ses
jamais
et la plus affreuse facommunications,
le
mine s'y fit sentir. Pendant cC tems généralHoche cherchait à porter du secours
Nommé général en chefdes
aux assiégés. du Rhin et de la Moselle, il fait
armées P'ennemi sur toute la ligne. Le
attaquer châtean de Geisberg est attaqué d'abord,
de dragons de Toscane qui
et le régiment
bataillons. Sur
le défend est défait par nos
la
Partillerie se fait entendre,
tonte ligne
le camp de Geisberg, fortenent palissadé,
Autrichiens
est enlevéau pasdechargr;les.
étaient à l'abri de ces retranchemens
gpi
leurs caissons, leurs armes,
abandonnent
horrible désordre.
et fuient dans le plus --- Page 23 ---
(19 )
Le lendemain, Landan ouvrit ses
tes : les habitans virent la fin de leurs por- peines, et se terminer au profit des armes
françaises, un siége dont ils craignaient
les horreurs. On ne pourrait rapporter tous
les tableaux vraiment patriotiques qui parurent alors dans Landau : chaque soldat
de la garnison reçut, avec une effusion de
coeur vraiment touchante, scs frères d'armes ct SCS libérateurs.
Des exploits digues d'être cités signalerent les Français dans le combat de Geisberg. Voici ceux dont les relations ont
paru les plus authentiques.
Un bataillon denouvelles recrues avançait SC.AS des battcries ennemies. Quinze
files sont enlevées par les boulets. Serrons
les rangs, s'écrient ces nouvcaux soldats,
et ils continuent de marcher sur les pièces.
Un tirailleur français tombe blessé sous le
feu de l'ennemi, un sergent du bataillon de
l'Ain vole à son secours, le prend sur ses
épaules, mais lui-même, atteint d'un éclat
de mitraille, tombe à côté de son honorable charge. Un peloton les aperçoit,
marche à leur secours,
2 et, pour les arra-
les rangs, s'écrient ces nouvcaux soldats,
et ils continuent de marcher sur les pièces.
Un tirailleur français tombe blessé sous le
feu de l'ennemi, un sergent du bataillon de
l'Ain vole à son secours, le prend sur ses
épaules, mais lui-même, atteint d'un éclat
de mitraille, tombe à côté de son honorable charge. Un peloton les aperçoit,
marche à leur secours,
2 et, pour les arra- --- Page 24 ---
(2 20 )
cher à la mort, affronte la fusillade la plus
vive. Un hussard du 5€ régiment, attaque
seul des canonniers ennemis occupés a
servir leur pièce, les sabre, et s'empare
du canon. Une eompagnie d'artillerie légérc se forme en carré, la cavalerie ennemie court sur elle avec confiance, mais ellc
est à peine à portée du pistolet, que les
entr'ouverts laissent voir des pièces
rangs
qui, du milieu du carré, font une horrible décharge. Cette savante manceuvre
est suivie d'un plein succès.
On pourrait citer mille autres exemples
aussi glorieux que ceux-ci, en sacrifiant la
rapidité du récit à l'intérêt des détails. Il
nous suffira de dire que les troupès qui
marchaient sur Landau ayant été arrêtées
pour recevoir une distribution de pain, 5 ces
braves soldats refusercnt de la recevoir, et
prièrent leurs chefs de ne point interrompre leur marche pour une distribution qui
pouvait se faire également bien dans Landau. Ces généreux guerriers se seraient cru
coupables s'ils eussent retardé d'un moment la délivrance de leurs frères.
Dans la place, on vit éclaterle même --- Page 25 ---
(21)
la
Un nommé Klée,
amnour pour petrie.
dans
occupéi conper une communication
T'arsenal, pendant que deux bâtimens
aux flammes, est averti
élaient en proie
bâtimaison biale: ( Les
que sa propre avant Ics maisons particumens publics
à
lières, s'écrie-t-il. > Etilcontinue porter
des secours avec le même empressement - 9
avec la même présence d'esprit. Sparte
montra-t-elle des citoyens plus nobles et
plus courageux: ?
Déconcertéparnos succès, P'ennemibaten retraite : Lautertit plusieurs jours
tombèrententrenos
bourg, Kayserslautern
mains, 1 et nous y trouvâmes de nombreux
utiles
Le 28 décembre 2 le ges
et
magasins.
néral Hoche s'empara de Guemersheim,
l'ennemi évacua à sa vue, ct la prise
que de Spire, qui nous ouvrit ses portes le
décembre, rendit notre triomphe com29
plet.
Après la reprise des lignes de Weissembourg, le général itecdhepearndtonlevatae .
les
Autrichiens
Rhin,
eus : les
repasserentle le gePrussiens se veinerentsur/3layence;l
2 le ges
et
magasins.
néral Hoche s'empara de Guemersheim,
l'ennemi évacua à sa vue, ct la prise
que de Spire, qui nous ouvrit ses portes le
décembre, rendit notre triomphe com29
plet.
Après la reprise des lignes de Weissembourg, le général itecdhepearndtonlevatae .
les
Autrichiens
Rhin,
eus : les
repasserentle le gePrussiens se veinerentsur/3layence;l --- Page 26 ---
( 22 )
néralfrançais ayant résola de chasserau-delà du Rhin un parti antrichien, maitre du
fort Vauban, donna l'ordre de marcher
de ce côté à 30,000 hommes qui campaient entre Wanztenau et Lauterbourg.
Le fort était uni à la rive droite du fleuve
par 1in pont; les Français disposèrent tleurs
batteries de manière à le couper. En vain
les assiégés, effrayés de ces dispositions,
firent - ils plusieurs sorties pour s'opposer à leur effct, ils furent repoussés à la
baionnette; enfin, contraints d'abandonner la place, ils firent sauter une partie
des fortifications, et, sans le courage de
nos soldats, qui se précipitérent dans les
mines pour éteindre les méches, c'en
était fait du fort. Apechele.Frangaishrent
ils maitres de Vauban qu'ils cn relevérent
les fortifications.
Le 5 février 1794 on combattit d'autres ennemis : les Espagnols, inquiétés
par un camp, dit des Sans-Culoues, que
l'on établissait souS les murs de SaintJean-de-Luz, tentérent plusieurs escarmouches,et en vinrent enfin à une aflaire
dcs plus sérieuses. --- Page 27 ---
(23)
Trois redoutes défendaient le
Sans- Culottes.
camp des
Le genéral Caro dispose son monde
plusieurs colonnes, et marche
sur
a
L'attaque lieu sur trois
surlecamp.
points en même
tems, sur le poste du Calvaire,
1 sur celui
d'Urrugne ct sur la
C'est la division
Crois-aus-Ilouqiebs,
qui arrive à ce dernier
poste qui commence la canonnade. Les
preniers coups de P'artillerie ennemie
térent le désordre dans le
jelenteur de l'ennemi à
camp, mais la
tranchemens,
fondre sur les redonna le tems au général
Fregville de prendre tous ses
Phabile général donna P'ordre dispositions: à
postes de se replier. Cet ordre ses avanttuellement suivi. Fiers d'une fut poncqu'ils croyaient nécessitée
manceuvre
de leur
par la violence
attaque, les Espagnols se
rent sur Ia redoute, dite de la
portèleur surprise fut extrème,
liberté;
quand ils
prochérent, de voir leurs régimens
apccrasés sous notre artillerie.
entiers
Le combat continue avec un
ment dont on trouve
acharnepeu d'exemples. Plu-
de se replier. Cet ordre ses avanttuellement suivi. Fiers d'une fut poncqu'ils croyaient nécessitée
manceuvre
de leur
par la violence
attaque, les Espagnols se
rent sur Ia redoute, dite de la
portèleur surprise fut extrème,
liberté;
quand ils
prochérent, de voir leurs régimens
apccrasés sous notre artillerie.
entiers
Le combat continue avec un
ment dont on trouve
acharnepeu d'exemples. Plu- --- Page 28 ---
(24 1 )
sieurs postes sont repris par les Français.
Onse battait depuis huitheures, et nous
étions rentrés dans toutes nos positions.
Les Espagnols ne tardèrent point à s'éloigner, ils laissèrent un grand nombre de
prisonniers, beaucoup dcs leurs resterent
aussi surle champ de bataille.
Des trophécs aussi glorieux ne purent
soustraire le général Hoche à la persécution : rentré dans Paris, il fut plongé dans
les cachots de la Conciergerie. Lc Lzneral Jourdan lc remplaça. Comme lui. il
avait cté appelé a la barre de ia convention ; mais il était parvenu à conjurer l'orage. L'armée sans chef pendant quelque
tems, ou commandée par un nouveau général,n'exécuta que des manceuvrespeuintéressantes, et n'entreprit ue de légères
escarmouches. Lc 17, cependant, on
marcha sur Arlon. Le général Jourdan
conduisit lui-même cette attaque, tandis
le
Vincent enlevait les hauque
général
leurs de Mertzig. Notre avant-garde ct
notre --- Page 29 ---
(25 )
notre artillerie légère eurent très- peu de
succés cc premier jour. L'artilleriequi garnissait les retranchemens d'Arlon était
forte et bien scrvie.
Le 18,tous nos corps élaient réunis, on
atlaqua l'ennemisur toutelaligne. Les Autrichiens, 2 chassés d'Arlon, furent poursuivis deux lieues au-delà par notre a:t tilleric. Arlon resta sous le commandement
du général Hatry.
Les ennemis résolurent alors de pénétrer en France par la Picardie. ils envoyè.
rent 20,000 Hessois et Anglais en Vendée
pour opérer une diversion, et se dirigèrent sur Landrecies. Pichegru, à l'entrée
de cette nouvelle campagne, chargé de
s'opposer à leurs desseins, fit sortir des
quartiers d'hiver toutes les troupes qu'on
mit à sa disposition, et établit une ligne
et plusieurs camps. Le 16avril les opérations commencèrent.
Le lendemain, l'armée française était
presque toute rassemblée entre Landrecies et Guise; l'ennemi se porta sur huit
points à-la-fois : Castillon, Naves, CréveAllemagne. 2.,
B
ée
de cette nouvelle campagne, chargé de
s'opposer à leurs desseins, fit sortir des
quartiers d'hiver toutes les troupes qu'on
mit à sa disposition, et établit une ligne
et plusieurs camps. Le 16avril les opérations commencèrent.
Le lendemain, l'armée française était
presque toute rassemblée entre Landrecies et Guise; l'ennemi se porta sur huit
points à-la-fois : Castillon, Naves, CréveAllemagne. 2.,
B --- Page 30 ---
(26 )
cceur, Grandpleu, Bohain, Cambrai,
Prémont et Mazinquet furent occupés au
même moment. Les divisions françaises se
retirèrent d'abord; mais le 20 elles marchèrent en avant et repoussèrent l'ennemi
de tous les postes dont il s'était emparé
sur la gauche de Guise : Bohain, Prémont, Estreux ct Venerolles rentrèrent
sous nos drapeaux. Le 24, Cambrai et
Bouchain - sur-Vilen-a-Gaulitasy tombérent aussi en notre pouvoir 2 après un
combat sanglant.
Le général Pichegru désespérait encore
de délivrer Landrecies, 1 et dans l'impossibilité de faire lever le siége en agissant
d'une manière directe, il fila avec 4,000
hommes entre la mer et l'armée ennemie,
et le succès couronna une entreprise qui
sera toujours désavouée par la prudence,
Dansle même momentle général Charbounier opéra sa jonction avec l'armée du
Nord, aussisôt après que nous eûmes enlevé les hautcurs de Bossut. Pendant
qu'on se battait sur ce point, le général
Chapuis éprouvait nn cruel échec à TroisVille. Les cuirassiers de Zeschwitz, con- --- Page 31 ---
(27 )
mandés par le prince Schwrarzemberg, ct
soutenus par des troupes anglaises 1 nous
enlevèrent dans cC combat, qu'on appelle
encore de Castillon, 4,000 hommes et 55
canons.
Le général Chapuis fut aussi fait prisonnier; l'ennemi trouva sur lui des instructions du général Pichegru : il apprit quel
but on se proposait cn marchant en Flandre. Pour réponcreà ce mouvement il envoya quelques légers secours au général
Clairfait, mais ne voulut point abandonner le siége de Landrecies, qui, complètement bloquée depuis le 17 avril, fut
bombardée avec la plus grande activité. Le
30 avril, la reddition de la place fut signée.
Un plan d'attaque fut ensuite dirigé
contre le général Pichegru et nommé
plan de destruction 9 par l'espérance
qu'on avait d'exterminer l'armée française.
Deux événemens aussiheureux que glorieux terminèrent cette campagne. La
bataille de Tourcoing couronna la pluB 2
recies, qui, complètement bloquée depuis le 17 avril, fut
bombardée avec la plus grande activité. Le
30 avril, la reddition de la place fut signée.
Un plan d'attaque fut ensuite dirigé
contre le général Pichegru et nommé
plan de destruction 9 par l'espérance
qu'on avait d'exterminer l'armée française.
Deux événemens aussiheureux que glorieux terminèrent cette campagne. La
bataille de Tourcoing couronna la pluB 2 --- Page 32 ---
(:8 )
part de nos géncraux d'immortels lauriers. Après plusicurs mouvemens inutiles à rapporter, les deux armecs s'étaient
trouvees en présence prés de Tourcoing,
les Français au nombre de 60,000, les
coalisés au nombre de 90,000. Le combat dura long-tems, et le sang coula en
abondance. Eutin, après des pertes considerables, l'ennemi rétrograda, et lcs
Frangais cutrèrent à Tourcoing.
Les généraux ennemis, vaincus devant
Tourcoing, furent: l'archiduc Charles, le
ducd'Yorck, les géncraux Kinsky,Wurmser et Clairfait.
Les géncraux français vainqueurs : Bonneau, Soulam, Macdonald ct Moreau.
Le fort Saint-Elme fut attaqué pen de
jours apres par l'armce des Pyrénées
orientales. Des batteries furent portécs
à br'as et trainées à travers les rochers et
lcs précipices. Elles iconmoderent l'enneni pendant plusicurs jours, et les pieces étant à la fin pointées avec une étonnante adresse, les fortificatiens du fort
Saint-Elme ne furent bientôt plus qu'un --- Page 33 ---
(29) )
de ruines. Alors T'ennemi sortit
moncean
ct se jela dans Colde ses retrauchemens
lioure, oùt venaient d'entrer quelques
honmes chassés de Port - Vendre.
cents
fut
et se rendit bientôt
Collioure
atlaqué
à la discrétion des Français.
une alternative
Les Espagnols, après
de succès ct de revers, avaient remporté
ct s'élaient ren]
enfin quclques avantages,
dus maitres de Truillas. Suivons le cours
de leurs opérations militaires, ct examimaintenant s'ils surent mettre à pronons
fit leurs victoires. Truillas, les chefs du
Après la perte de
s'apergurent que le général
gouvernement n'avait point sous ses ordres des
Dagobert
forces assez in posantes. Ils lui envoyèrent
des renforts. Alors les soldats français relinitiative. Les Espagnols furent
prirent du
d'Argeles et atteints le 5,
chassds
camp
environs de Campredon ; ils se renaux
dans les remfermèrent précipitamment
ordonne la
parts de cette ville : Dagobert
canonnade; les Espagnols évacuent Campredon pendant la nuit, et les Français
entrent le lendemain, la baionnette en,
y
B 3
envoyèrent
des renforts. Alors les soldats français relinitiative. Les Espagnols furent
prirent du
d'Argeles et atteints le 5,
chassds
camp
environs de Campredon ; ils se renaux
dans les remfermèrent précipitamment
ordonne la
parts de cette ville : Dagobert
canonnade; les Espagnols évacuent Campredon pendant la nuit, et les Français
entrent le lendemain, la baionnette en,
y
B 3 --- Page 34 ---
(50) )
avant. Le reste de l'armée poursuit les
vainqueurs de Truillas, sur lc cheinin de
Ripol, et revient prendre position à Campredon.
La cour de Madrid nc vit pas, sans un
sentiment de frayeur, les avantages que
venait 'obtenir Dagobert ; elle apprit
que Ce général avait reçu de l'intérieur
plusieurs détachemens, 7 elle envoya des
renforts à Ricardos. Dans ce nême mnoment, le général Turreau remplaça Dagobert.
Le général Ricardos, disposéàune affaire plus décisive, rassemblait toutes ses
forces sur Boulon. Le général Turreau
suivit ses mouvemens, et de son côté, se
tint prét à tout événement. Il attendit
quelques jours le signal, et l'ennemi ne
l'offrant pas, il résolut de le domner. Le.
14, il remet les instructions nécessaires à
ses ofliciers, et, sur les dix heures da soir,
ceux-ci marchent vers le camp de Boulon,
dans le plus grand silence. Six colonnes
s'offrentau même moment, sursix points
différens. Le choc est terrible! La droite
ees Espagools ne tarde pas à plier. Les --- Page 35 ---
(5i) )
feignent de vouloir les poursuiFrançais
le général Ricardos,
vre, mais lorsque
sur ce
rassemblant toute son attention
vient pour la soutenir 1 nos brigapoint,
Ce village
des se jettent sur Montesquiou.
central
avait été désigné comme le poiut
devaient tendre tous lcs efforts. Ricarou
ct la droite de
dos se reporte de ce côté,
l'ennemi reprend une contenance plusla gauche est alors attaquée > 9 et
ferme; même moment soutenue. Le comdans le
Une batteric
bat devient plus meurtrier.
placécàgauche de l'ennemi isur un plateau,
et renverse des lignes
protège sa position bataillons. L'ordre est
entières dans nos
aussitôt
donné d'enlever à la baionnette ;
est couvert de morts : sept fois
le plateau
rendent maitres
lcs Français vainqueurs sse
fois ils sont renversés
des batteries, 7 sept
le feu des fusildu plateau, et écrasés par
sombre :
lades. La nuit, de plus en plus
rendait plus difficile la position de chaque
parti: on ne savait plus ce qu'on devaitrésoudre. On se battait cependant cncore :
un assaut plus sanglant que les
et, après
remontèrent sur
précédens, les Français
le plateau
rendent maitres
lcs Français vainqueurs sse
fois ils sont renversés
des batteries, 7 sept
le feu des fusildu plateau, et écrasés par
sombre :
lades. La nuit, de plus en plus
rendait plus difficile la position de chaque
parti: on ne savait plus ce qu'on devaitrésoudre. On se battait cependant cncore :
un assaut plus sanglant que les
et, après
remontèrent sur
précédens, les Français --- Page 36 ---
(52)
le platean, que les Espagnols reprirent
ponr la huitième fois, au milieu de la
huit.
La canonnade, 1 sur le camp de Boulon,
n'avait procuré aucun avantage marquant,
le géncral Turreau la fitcesser ct ordonna
desonner la retraite.
Dans les combats partiels qui suivirent
cettejournée, T'ennemi eut tonjours le dessous. Le géncral Turreau lui fit éprouver
plusicurs pertes successives, et le força
sans ccssc à se reployer sur lui-méme;
une scule ville, Céret, lui restait encore
pour cutretenir ses communications avec
l'Espagne; ; il élait important de l'en chasser et d'y établir un poste français.
Le 26 novembre, à septheures du matin, le genéral Turreau se présenta devant
Céret à laiète d'une division, tandis que
le comtc de l'Union, commandant de la
place, était sorti pour soutenir un de
ses avant-postes attaqué par diversion. La
redoute de la place était remplie de Portugais qui la cédèrent au premier mouvement dc notre artillerie. Le comle de --- Page 37 ---
( 33 )
l'Union revint bicntôt; ; s'il cut tardé un
scul moment encore, il eût trouvé nos
soldats dans Céret. Ce retour changea
tout-à-coup la face des choses: Céret fut
gardépar des divisions portugaises, > etle
comte de l'Union reprit la redoute à la
tête de - ses bandcs espagnoles.
Le général Courten fut envoyédis jours
après sur Ville-Longue, avcc ordre de
Penlever à la baionnette : nos genéraux
surpris d'une attaque à laquelle ils élaient
loin de s'attendre, cèdent Ville-Longue,
et se retirent sur Argèles.
En 1794, les opérations furent reprises
en Espagne. Le général Dagobert rentra
dans son ancicn commandement, et attaqua, sur Belver, les Espagnols qu'il venait
d'y pousser lui-même. Le général envoya
une colonne sur cette place, de manière
qu'elley arriva, le 7 avril, à la chute du
jour. Un antre qui devait la soutenir dans
l'assaut, s'égara : l'attaque fut vigoureuse;
l'ennemi environné de canons, fort déjà
par le terrain, opposa une assez longue
résistance. Enfin il sortit de Céret, apres
avoir fait sauter un moulin à poudre près
d'y pousser lui-même. Le général envoya
une colonne sur cette place, de manière
qu'elley arriva, le 7 avril, à la chute du
jour. Un antre qui devait la soutenir dans
l'assaut, s'égara : l'attaque fut vigoureuse;
l'ennemi environné de canons, fort déjà
par le terrain, opposa une assez longue
résistance. Enfin il sortit de Céret, apres
avoir fait sauter un moulin à poudre près --- Page 38 ---
(54) )
du pont de Bart, il abandonna la tête de
cej pont. Urge, situde dans un petit vallon,
est à peu de distance de Céret; quelques
corps, mis en fuite par nos bataillons,
venaient de s'y réfugier, Dagobert crut
avantageux de les y poursuivre; lui-mème,
il sp porta sur ce point, Urge fut attaquée.
Les Français éprouvérent d'abord un échec;
mais bientôt ils revinrent à la charge, et
s'emparèrent d'Urge et de ses magasins.
La forteresse qui commande cette place
ne se rendit point, ct les Français, pour
à ses battcries, prirent
ne pas resterexposés
favorable.
loin d'Urge une position plus
Dagobert, toujours malade, se rendit à
Puycerda, et se mit au lit. La fièvre fit des
progrès rapides S 1 et la France perdit un des
plus braves et assurément le plus désintéressé de ses défenseurs.
Nous avons commencé P'histoire de cette
de la première coalition, par le récit
guerre
de nos revers et de nos succès cn Belgique.
Le plan que nous avons adopté ayant voul'ordre
des faits fut
lu que
chronologique
deun instant interrompu 2 nous croyons
voir en rétablir la chaine, et faire un récit --- Page 39 ---
(.55 )
des événemens qui se passèrent sur
exact
cette partic de nos frontières.
combat, livré en Belgique,
Le premier
Les Français vainfut celui de Quiévrain.
ssoudainsaisisd'unet terreurpanique,
queurs
à l'ennemi les postes et les
abandonnent venaient de lui enlever; cc
batteries qu'ils
manifeste
même sentiment de frayeur'se
nous
à Tournai; ces cris : sauve quipeut?
trahis! achèvent dc les mettre en
sommes
déroute. Cependant le courages'affranchit
P'arrètent, et Luckner
des entraves qui
s'empare de Courtrai.
dont l'avis fut toujours
Dumouriez, 1
alors aux
d'envahir la Belgique, persuade
membres de la convention que ses projets
méliance des noun'ont échoué que parla
sur
velles recrues, qui n'osaient compter
leurs chefs; il assure que ces mêmes soldats plus aguerris, ne marcheront plus
qu'au milieu des trophées, ct demande
que son plan d'attaquene soitpoint changé.
Peudej joursaprès, il prouve par ses actions
la céla justesse de son raisonnement:
lebre bataille de Jemmapes est livrée, ct
de la convention que ses projets
méliance des noun'ont échoué que parla
sur
velles recrues, qui n'osaient compter
leurs chefs; il assure que ces mêmes soldats plus aguerris, ne marcheront plus
qu'au milieu des trophées, ct demande
que son plan d'attaquene soitpoint changé.
Peudej joursaprès, il prouve par ses actions
la céla justesse de son raisonnement:
lebre bataille de Jemmapes est livrée, ct --- Page 40 ---
(56 )
les hauteurs de ce nom sont enlevées à la
baionnette. Bruxelles ouvre ses portes au
vaingueur deJeminapes, etl les prédictions
sontac "smplics.
Cctte première victoire met entre les
mains de nos généraux, 200 pièces d'artillerie, plusieurs mnilliers de boulets, une
quantité considérable de fusils et des
magasins immenses.
Tiriemont se rend peu dej jours après la
déroute de Jemmapes, et Dumouriez
entre dans Liége, après avoir chassé 10,000
Autrichiens d'un camp fortement retranché, qu'ils occupaient en avant de cette
ville.
La ville de Namur estattaquée dans les
premiers jours de décembre; un de nos
généraux entre dans la place, au moment
où les mines vont éclater; il se fait conduire aux fourneaux par le général autrichien, qu'il suit l'épée à la main, et
il sauve la place et sa division, en arrachant tles mêches.
Trèves, Aix-la-Chapelle et Verviers
suivent --- Page 41 ---
(57) )
suivent ie sort commnn, et les
sont repousses au-la de la Roer. Autrichiens
après avoir combattu
Enfin,
avec quelque
dsbordati-dmmo nt
nons notreattitude d-avantage, nous repre
Tirlemont, vaincud premiere, ct, vaincu a
encore défait dans Tongres,T'enneri est
Dans la même
plusieurs autres affaires.
année 1793, nous
sur la ville de
marchons
tèrent
Farnes; nos soldats affron
tous les dangers, surmontèrent
lesobstacles, et entrèrent dans
tout
les Allemands furent
Furnes.qué
Nos
contrainis d'évacuer,
troupes furent portées str
points, eti l'hiver, qui fit bientôt d'autres
rigoureuse influence, arrêta
séntir sa
que tems le cours de
pendant quelfut
nos exploits : ce ne
que le 50 avril 1794 qu'il se
Belgique, quelque événement passa, en
rapporté. Une
digne d'àtre
donnée sur
attaque simulée fut orDenain, et le succès
attendait fut
qu'on el
complet. Le généra!
se porta en
Clairfait
partie de grandehitede - ce" côté, avec lne
le
son corps, et dornaà nos
tems de s'avancer snr Tournai. troupes
dant il s'apperçut de sa faute, Crpena
il revint à
ef, le 213, 2
Moescroen, et se retranchatuurs
Allemagne, 2,
€
aque simulée fut orDenain, et le succès
attendait fut
qu'on el
complet. Le généra!
se porta en
Clairfait
partie de grandehitede - ce" côté, avec lne
le
son corps, et dornaà nos
tems de s'avancer snr Tournai. troupes
dant il s'apperçut de sa faute, Crpena
il revint à
ef, le 213, 2
Moescroen, et se retranchatuurs
Allemagne, 2,
€ --- Page 42 ---
(58 )
moulins de Castel. Ce fut le 29 que le g6néralSouham l'attaqua dans cette position.
Le choc fut horrible. L'ennemi eut quelques instans l'avantage ; mais il ne put
conserver sa position, ct la terrible baionnette fit encore changer la fortune. Nos
régimens se battirent avec un acharnement
incroyable. Moreau, qui soutenait les as-.
aussi la victoire sur les
siégeans, 9 remporta
hautcurs de Moescroën : ily tailla enpièces
une division hanovrienne, que le général
Walmoden commandait.
Au combat de Castel, le général Clairfait fut blessé, et l'ennemi perdit un grand
nombre de soldats, restés morts sur le
champ de bataille; 1,200 hommes faits
prisonniers, trente pièces de canon et
quatre drapeaux.
Nous étions à la vue de Menin, le génénéral Moreau enyoya un trompetle sommer la place de se rendre. La réponse
fut négative. Le général Hammerstein, qui
commandait la garnison, forte de quatre
mille hommes au plus, ne voyant plus
ressource, sortit dans la nuit du
ancune
sur! lendreit le plus faible
50 avril, se jeta --- Page 43 ---
(59)
de notre ligne; tua tout ce qui s'opposa à
son passage, et arriva à Burges, oût ilentra avec quelques pièces de canon, qu'il
nous avait enlevées en passant.
Le lendemain nous entrâmes dans Menin; nous y trouvâmes un nombre asscz
smilliers
considérable de bouches à feu, y des
de poudre et de boulets.
Le TO du mois suivant, un de nos géndrauxs s'empara dc Bossut; un autre marcha
avoir enlevé à l'arme
sur Thuin, après
blancheles retranchemens des Antrichiens
en avant de cette ville. Thuin ouvrit ses
portes, et notre armée passa la Sambre.
Leg ginémalClasiv@itvonlut alors prendre
l'offensive ct couvrir la Flandre, par une
amrominemrCoamed Nous étions
maitres de cette ville, il entreprit de nous
en chasser: le 10 mai, profitant d'un mouvement du général Souham sur Dottingies,
il redoubla d'ardeur ; mais ses efforts
furentinutiles: ses troupes, repoussées au
premier choc, ne tentèrent poirt tl'escalade.
Le lendemain, les Français reçurent
Tordre de combattre, ct les généraux Malhrank et Macdonald passèrent la Lys >
C 2
étions
maitres de cette ville, il entreprit de nous
en chasser: le 10 mai, profitant d'un mouvement du général Souham sur Dottingies,
il redoubla d'ardeur ; mais ses efforts
furentinutiles: ses troupes, repoussées au
premier choc, ne tentèrent poirt tl'escalade.
Le lendemain, les Français reçurent
Tordre de combattre, ct les généraux Malhrank et Macdonald passèrent la Lys >
C 2 --- Page 44 ---
(40 )
pour prendre l'ennemià revers. Les soldats
ne pouv aient se mettré cn bataille qu'ils ne
passussent auparavant par deux défilés,
que balayait la mitraille de l'ennemi; de
nombreux tirailleurs autrichiens, répandus dans les pieces de bled, rendaient le
danger plus grand encore, et le genéral
ennemi croyait, de ce côté, n'avoir rien à
craindre. Cependant, malgré tous ces obstacles, nos régimens débouchent dans la
plaine, et se forment en bataille ; des
boulets enlèvent des rangs entiers ; les soldats français ne voy ent point le péril, ils ne
regardentquel la ghuneOnrspgrbientetle
combat; de part et d'autre on se bat avcc
acharnement; la nuit survient, dix heures
sonnent, et l'on est encore aux prises.
Enfin, le général Clairfait est vaincu ; il
fuit le champ de bataille, quireste couvert
de ses morts et de ses blessés.
Après s'être emparés de Thuin, les géncraux de l'armée des Ardennes avaient
passé la Sambre et s'étaient élablis à
Kaunitz.
Cc fut d'après les ordres dn proconsul
couventionnel Saint-Just, que le général --- Page 45 ---
(41)
Charbonnier repassa la Sambre le 20, et
prit position vers Merbes-le-chitean, Le
prince de Kaunitz, qui, déjà une fois,
nous avait obligés dé nous retirer sur
l'autre rive, nous attaqua presqu'aussitôt
que nous y étions établis. Soutenu parle
prince d'Orange, il fit plier notre ganche ;
notre centre et notre droite allaicnt aussi
lâcher pied quand la division Kléber,
avertie par des fuyards, survint et rétablit
le combat. Cependant. nous nous reportâmes sur l'autre rive après avoir perda
trois mille hommes. L'impétueux SaintJustnes'arrèta pointlà: il ne balança point
de sacrifierle sang français pour venger
son amour-propre, et, surpris qu'on ne
pût exéeuter un passage qu'il avait jugé
praticable, ,et qui était rellementalorsim.
praticable, il donnadenouveaux ordres. La
Sambre fut passée cinq fois, mais cing
fois, les Autrichiens vainqueurs nous repoussérent sur l'autre rive.
Le général Pichegru coutinuait toujours
de poursuivre l'ennemi. Après avoir remporté la victoire à Tourcoing, il divisa son
C 3
, et, surpris qu'on ne
pût exéeuter un passage qu'il avait jugé
praticable, ,et qui était rellementalorsim.
praticable, il donnadenouveaux ordres. La
Sambre fut passée cinq fois, mais cing
fois, les Autrichiens vainqueurs nous repoussérent sur l'autre rive.
Le général Pichegru coutinuait toujours
de poursuivre l'ennemi. Après avoir remporté la victoire à Tourcoing, il divisa son
C 3 --- Page 46 ---
( 42 )
en trois colonnes, 7 mit à leur têté les
eorps
généraux Bonneau, Souham ct Moreau,
el ordonna demarcher vers l'arméc ennemie, qui eouvraitTournai d'une ligneétenFroyennes. Les
due depuis Obigies jusqu'a
trois divisions furent bientôt en présence
des troupes coalisces et le combats'engagea
sur-le-champ. L'affaire dura quinze hcures
etpeud'ordres furent envoyés aux troupes.
Les soldats agirent plus que leurs ofticiers.
Au reste, le résultat de cette journée sanglante fut presque nul; l'ennemi cut trois
pnillehommes hors de combat, mais notro
perte fut au moins égale à la sienne. Après
P'action,
dura jusqu'à nuit, l'armée
9 qui
Tournai
française se retira sur Courtrai;
reçut l'armée ennemie.
Cessant pour un moment de suivre nos
défensenrs en Belgique, reprenonsle cours
des affaires à l'endroit où nous l'avons
quitté, voyons quels événemens se passaient en Allemagne.
Les coalisés, maitres des lignes de Weisfortifier.
sembourg, ne songerent qu'à s'y
Lcs Prussiens se retirerent sur la Sarre, --- Page 47 ---
(45) )
et des battedlevérent des retranchemens
en firent autant dans
ries. Les Autrichiens
eiller et à Niderles Yosges, à Freschw
restèrenten
Brunn. Les troupes frangaises
observation, et pendant un certain tems
toutes les forces semblèrent paralysées.
Ce fut alors que Hoche fut nommé,par
en chef
le comité de salut public, général
de l'armée de la Moselle.
quand il eut pris le
Son premier soin,
rétablir dans
conmandement, fut de
relachée, etde réforl'armée une discipline
merles abus nombreux qui existaient.
A peine eut-il rétabli les réglemens militaires dans toute leur -vigueur, qu'il se
la confiance des chefs
hâta de prouver que
du Gouvernement était bien placée en sa
Le 17 novembre, il attaqua un
personne. retranché que les Prussiens occucamp
Bliescastel: la canonnade ne
paient sous l'ennemi avait 25 pièces en
réussit point,
fit prendre
batteries. Le général français
la baionnette. Cet ordre seul déconceria
ils
les retrancheles Prussiens;
utèrent
la fuite.
mens au premier. assaut, et prirent
C 4
ouver que
du Gouvernement était bien placée en sa
Le 17 novembre, il attaqua un
personne. retranché que les Prussiens occucamp
Bliescastel: la canonnade ne
paient sous l'ennemi avait 25 pièces en
réussit point,
fit prendre
batteries. Le général français
la baionnette. Cet ordre seul déconceria
ils
les retrancheles Prussiens;
utèrent
la fuite.
mens au premier. assaut, et prirent
C 4 --- Page 48 ---
(44)
Le coloncl d'Anglard, à la tête du 2* régiment de carabiniers, . se mit à leur poursuite; il entra dans les carrés qu'ils tentérent de former, et en tua un grand
nombre. Cette victoire ouvrit aux Français
la ville de Deux - Ponta qui se rendit
quelques jours après.
Lc général Hoche ne s'en tint pas là: il
conçut un projet d'une exécution plus
waste. L'ennemi menaçant d'envahir l'AIsace, il prit la détermination de repasser
la Sarre en présence des Prussiens et d'aller
dégager. Landau dontles coalisés faisaicnt
le blocus,
Le général commença l'attaque par l'ai'e
gauche de l'armée coalisée. L'infanterie
prussienne fut d'abord enfoncée, des Cscadrons saxons vinrent la soutenir, et
notre cavalerie repoussée eut quelque
peine à maintenir la victoire indécise.
Pendant ce tems. 1 une de nos divisions qui
av:it passé Erlebach, s'approchait de la
droite des Prusiens; et des baiteries que
nous avions établies à Otterberg, canonnaicnt leur ce n're sur Morlautern. Ces
différentes atlaqucs fureut dirigdes avec --- Page 49 ---
( 45 2e )
habileté, entreprises avec ardeur, soutemais la cavaleric ennues avec courage;
nemie datruisit tout Teffet qu'on pouvait
attendre, etle combat se termina sans
en
des deux partis pàt se glorifier
qu'aucun
du tnomphe.
deuxième fois aux
Le 29, on en vint une
et
mains : nous fimes encore repoussés,
si le général Hoche n'avait opéré promprétrograde, un
tement un nouvement eût pris à revers
corps de réserve prussien
le centre de Parmée française. Les troupes
et la retraite élant le
étaient fatiguées,
seul moyen de salut qui restât, le général
français fut assez prudent pourl'employer.
Si l'on ne veut pas détourner les yeux
et voir quels combats furent
de ce point,
il faut se
livrés par la suite en Allemagne,
Poureporter à la fin de niai 1794- Depuis
cette
verture de la campagne jusqu'à
et coalisée
époque, les armées française
observation,
restèrent dans une mutuelle
fut
le 23 mai que l'on se battit
et ce ne
que
des deux
à Schifferstadt. Voicilespositions
armées.
suruneligne
Lonstangliey@endat
C5
combats furent
de ce point,
il faut se
livrés par la suite en Allemagne,
Poureporter à la fin de niai 1794- Depuis
cette
verture de la campagne jusqu'à
et coalisée
époque, les armées française
observation,
restèrent dans une mutuelle
fut
le 23 mai que l'on se battit
et ce ne
que
des deux
à Schifferstadt. Voicilespositions
armées.
suruneligne
Lonstangliey@endat
C5 --- Page 50 ---
( 46 )
qui, partanto de Neustadt, avait Rchutpour
linite. Le général Desaix, qui comnandait
la droite, s'appuyait au Rhin, vers Schifferstadi; la gauche était en avant de Neustadt, quelques corps établissaient une
communication avecl'arinée de la Moselle,
et des divisions occupaient Kayserslautern
et Tholey.
Par contre, l'armde des alliés se déployait entre Alzcy et Mertzig, liée de ce
côté par quelques corps avec le général
Blankenstein. Lcs Autrichiens occupaient
tout le' terrain depuis Mayence jusqu'à
Bale, et le corps du prince de Conde, qui
formait le centre, était à Rastadt.
Le maréchal'de Mollenderf.qwidingeaut
les forces prussiennes, devait agir de concertavec le prince Hohenlohe-Kirchberg.
Lc23mai, notre droite fut attaquée par un
corps antrichien; un corps prussien s'avança sur Neustadt; ces deux tentatives ne
servirent qu'à faire tuer quelques hommes
de part ct d'autre. CependantPattaque cst
renouvellée sur la droite. 1 et le général
Desaix est obligé, pour soutenir les assuillans, d'employer sa réserve. --- Page 51 ---
( 47 )
Cependant on cherchait à tourner notre
était menacé par
droite et Kayserslautern
Lamle maréchal Mollendorf; le géneral
bert, qui commandait cette position, rapet, après une résispela ses avant-postes; heures, se retira en bon
tance de quatre
de Tripstadt et de.
ordre par les gorges
nos solPirmasens. Sur les autres points,
dats furent aussi contrail S de sC replier 2
larmée du Rhin, toute entière, se rcell
tira les jours suivans sur Guermersheim
et Landau.
croisaient dans la MéditerDeux flottes
l'amiral Truguet,
ranée, à la fin de 1795;
élevé au grade de contre-amirapidement
Une troiral,en avait le commandement.
ensième armée voguait aussi sur T'Océan,
Croix et Belle-Isle. Le vice amiral
tre
la dirigeait; mais soumis
Morard-de-Galles
il était
à linfluence des conventionnels, inutiles
souventcontraint: à des manoeuvres
Cependant, les Anglais
et périlleuses.
etleurtimiditefit notre
n'osérent l'attaquer
mois on tint la mer
salut. Pendant quatre
sansavoirà soutenir unseul combat.Lesoldevint bientôt sédidat livré à Vinaction,
C6
Isle. Le vice amiral
tre
la dirigeait; mais soumis
Morard-de-Galles
il était
à linfluence des conventionnels, inutiles
souventcontraint: à des manoeuvres
Cependant, les Anglais
et périlleuses.
etleurtimiditefit notre
n'osérent l'attaquer
mois on tint la mer
salut. Pendant quatre
sansavoirà soutenir unseul combat.Lesoldevint bientôt sédidat livré à Vinaction,
C6 --- Page 52 ---
(48 )
tieux. Une révelte éclata dans les derniers
mois de 1794. Les chefs curent une prine
incroyable à contepircettesoldatesquemutse
tince. La sévérité cût été plus nuisible qu'avantageuse : il fallut capituler.
Peu après la flotte relâcha dans le port
de Brest; des deputés du gouverneinent
attendaient nos généraux, chargés d'éclairer! la conduitequ'ils avaient tenuc pendant
l'expédition. Alors un tr.bunal de sang fut
etabit.Lesagens de Robespierre écoutèrent
les dépositions de soldats qu'ils auraient dà
punir de leur rebrllion, et de braves officiers furent mis à mort, arcu-és de crimes
imaginaires. On admit que Erest étaityendu aux Anglais par des généraux de marine,et on remplaça les troupes de mer par
de nouvelles levces, qui n'avaient point
encore vu un vaisseau. Kergne'en, rec onnu
pour un des ofliciers les plus epérmentés
de notre marine, fut plonge dans un cachot. Morard-de-Galles fut destitné; et
Villaret-Jeyeuise Inis à sa place.
La farnine affligrait alors la France,et
Ie général Vanstabel était atter.du avec impatience. Il revenait d'Amérique ayec des --- Page 53 ---
(49) )
subsistances, et deux vaisseaux de ligne
escortaient le convoi. L'escadre de Brest,
forte de vingt-six vaisseaux de prenier ordre, reçut Pordre d'aller à sa rencontre,
et.de le protéger contre les Anglais, qui
Tintercepter dans
croisaient et pouvaient
son passage.
Amantenpmnatirbemmt
avec vigueur.
est enfin donné; tous
Le signaldudépart
poste e;les
wnesmesbacnikpomted d'honneur ct la
b.tteries tirent les coups
bientôt à
flotte est en pleine mer. Elle fut
Ja hauteur du phare Saint-Mathieu, et,
jetés en pleine mer, 2 les bâtimens éleverent
-des fanaux pour faciliter les évolutions: on
surtrois lignes,on cingla vers les
s'avança
se joindre au
iles Coves el Flores, pour fort riches et
convoi. Plusieurs cargaisons
en
entr'autres dix-sept navires portugais,
Londres, devinrent la proie de
route pour flotte, le port de Brest fut encomr
notre
Pordre donné à
bré de prises. Cependant
larniral comportait d'éviter toute attaque
dangercuse et de n'avoir qu'un seul bul en
la sûrelé du çonvoi, Le 28 mai, à
vue,
Coves el Flores, pour fort riches et
convoi. Plusieurs cargaisons
en
entr'autres dix-sept navires portugais,
Londres, devinrent la proie de
route pour flotte, le port de Brest fut encomr
notre
Pordre donné à
bré de prises. Cependant
larniral comportait d'éviter toute attaque
dangercuse et de n'avoir qu'un seul bul en
la sûrelé du çonvoi, Le 28 mai, à
vue, --- Page 54 ---
(50 )
midi, une flotte est signalée ; on distingue
bientôt vingt-six vaisseaux de ligne.
L'amiral Howe, qui commandait la flotte ennemie, 1 ne paraissait point disposé à
combattre, Villaret devait imiter cette
prudence; il l'eût fait sans doute, mais
Jatubon-Saint-Andre, transporté par un
faux patriotisme, interposa son autorité et
voulut une bataille. Villaretf forçadevoites,
et donna le signal du combat. D'abord, 3
on s'envoya des boulets à une assez grande
distance ct l'on se fit peu de mal. Le vaisseau amiral occupait le centre de l'armée
française. Cejour, ilne reçut aucun échec,
mais le révolutionnaire foudroyé sur son
babord, fut démâté et contraint de gagner
Rochefort pour se faire remorquer. Le
lendemain 2 les deux armées restérent quelque tems en présence, sans récommencer
le combat. Notre avant-garde fut désemparée commne elle serrait l'ennetni au feu,
notre armée voulut virer pour l'aider dans
son mouvement; mais l'arrière-garde était
déjà attaquée par les Anglais, qui nous
avuient dépasses.Le vaisseau amiralanglais --- Page 55 ---
(5:) )
de 120 canons, nonté par T'amirallfowe,
se jeta sur le centre de notre ligue et tira
surle vaisseau le Yengeur, tandis que le
Bellérophon et le Leviathan qui voulurent l'imiter furent repoussés par nos bora
dées et jetés loin de la flotte anglaise. Une
brune épaisse qui sépara les deux armées
pendant deux jours 9 nit fin à P'action.
Le ier juin, les brumes se dissipent;
les deux flottes se préparent à une action
décisive. A sept heures, Howe donnele
signalde Pattaque et Pordre à chacun des
vaisscaux qu'il commande, dc prendre un
des nôtres bord-à-bord.
L'action s'engagea; bord-à-bord on se
battit avec toute la rage que peut inspirer
une haine réciproque et invétérée. Enlin,
lamélée futhorrible, etles signaux n'étant
plus compris, souvent un vaisseau làcha sa
bordée à un vaisseau de son côté: 4,000
bouches à feu tonnent à la fois et vomissent la destruction. L'Anglais vise à démûter nos vaisseaux, nous cherchons à couler bas les,siens. L'amiral Howe avait plusicurs fois tenté sans succès, la canoncade
contre le vaisseau amiral laMomagne, st
que et invétérée. Enlin,
lamélée futhorrible, etles signaux n'étant
plus compris, souvent un vaisseau làcha sa
bordée à un vaisseau de son côté: 4,000
bouches à feu tonnent à la fois et vomissent la destruction. L'Anglais vise à démûter nos vaisseaux, nous cherchons à couler bas les,siens. L'amiral Howe avait plusicurs fois tenté sans succès, la canoncade
contre le vaisseau amiral laMomagne, st --- Page 56 ---
( 52)
de reenler; mais le Jaavait étd contraint
lahanche du vaiscobin qui devait couvuir
et le
sean amiral fait une fausse mancuv re
laisseà découvert. La Reine-Charlotte que
anssitôt
montait l'amiral anglais - profite
du vide qui se présente sur a ligne, suivi
dont deux à trois ponts,
de cinq vaisseaux
tems fouelle entoure Villaret. Quelque
l'amiral français
droyé par son ennemi,
reste perdu au reste de la flotte, mais par
d'abordage, il force les bâtiune menace
de s'éloigner et leur
mens quiTentourent
quelques cordages. Le conventioncoupe Saint-André
et se sauve entre les
nel
palit
ponts. vaisseaux retournés à distance n'en
Les
qu'avec plus d'avantage : la
çontinuèrent
Montagne résista quelque tems encore;
mais bientôt. le pont dépourvu de défenfut plus qu'un désert hideux de
seurs,ne
tricarnage: 2 500 boulets ont frappéson
bord,ses canons sont démontés ou entr'ous
veris. Le hanc de quart est enlevé sous
Villarci celni-cisereleve avec sang-froid,
le fait retablir ct reprend son poste. Alors
ctait à deni-poride de
le Reine-Charloste --- Page 57 ---
(4 55 )
canon : Reasdeireiveixcieets
dirige un collège à Paris,sent un de ces
mouvemens que font nattre les circonstances critiques : il demande à Villaret de
balayer lc pont de l'Anglais : Vous pous
ferez tuer, lui répond l'amiral: Qu'importe, reprend-il, sije suis utile à ma patrie. Il se glisse aussitôt de degrés en degrés, 1 au milieu des balles que les Anglais
lui lancent avec l'espingole et le pistolet;
enfin il parsient à son but, et met le feu à
la caronade de 56 à tribord. Son intrépiditéest récompensée par une entière réussite.
La Reine-Charlotte est abimée par l'effet
de la caronade, et ce n'est que par une
prompte fuite qu'elle parvient à se sauver.
Un de nos autres vaisscaux, ,leFengeur,
avait montré autant de dévouement que la
Montagne; le Brunswick et deux autres
bâtimensanglais Tattaquèrent; la mitraille
emporta la moitié de son monde: ce qui
resta sur le pont, loin d'être découragé,
opéra des prodiges de valeur; le Brunswick
fut chargé avec tant d'activité et d'adresse
qu'il fut contraint de s'éloigner; les deux
samonamewedasretiens d'efforts.
,leFengeur,
avait montré autant de dévouement que la
Montagne; le Brunswick et deux autres
bâtimensanglais Tattaquèrent; la mitraille
emporta la moitié de son monde: ce qui
resta sur le pont, loin d'être découragé,
opéra des prodiges de valeur; le Brunswick
fut chargé avec tant d'activité et d'adresse
qu'il fut contraint de s'éloigner; les deux
samonamewedasretiens d'efforts. --- Page 58 ---
( : 54)
Lc Fengeur perdit sa mâture, et percé de
il fit cau à fond de cale. Retoutes parts,
duitsà cette extrémité, les mnarins quimontaient le Yengeur ne cherchèrent point à
sauver leur vie; ils aimérent mieux mourin
queserendre,etp prirent une détermination
quirendra à jamais célebres et lc jour qu'ils
combattirent et le vaisseau qu'ils montèrent; ils déchargérent leur bordée quand
leur vaisseau coulait à fond, quand les canons étaient déjà à fleur d'eau, ,et s'engloutirent, aux cris mille fois répétés de Vive
Vive la liberte de la
la Republique!
France!
Quandles marins du Frengeurilonnaient
un si bel exemple de bravoure, Jambonil avait
Saint-André, d sorti idela batterie oû
s'élevait avec fercachésa pusillanimité,
meté contre Péquipage de la Montagne, 7
et délivrer
quivoulait retourner au combat
six raisseaux de Parrere-garde que.les
tenaient cernés. Rien n'était plus
Anglais de leurôter cette proie ; le Confacile que
de
ventionnel s'opposa à l'enthousiasme
Parmée, el Villaret, effrayé par la guillotine, obéit et fit signaler sa retraite ; ce- --- Page 59 ---
(55) )
pendant la flotte anglaise, dont plusicurs
vaisseaux étaient entièrement perdus,
ctait si maltraitée que l'amiral Howe aurait pris la fuite à la menace d'un second
abordagc.
Après CC combat, la flotte française
mouilla dans la rade de Bertheaume; le
conventionnel s'opposa encore aux desirs
de Villaret. Celui-ci, soutenu par une escadre toute fraichequ'il trouvaà Bertheaume, voulait chasser dix-sept vaisseaux anglais qui, ignorant le cotubat du serjuin,
renaient de passer, pavillon bas, prèsde la
flotte françaisc.
On apprit en France que le convoi n'était plus protégé, et les alarmes se manifestaient, quand les vaisseaux de Vanstabel parurent à la vue de Brest, et firent
leurentrée dans ce port.
Le général Muller, qui commandait en
chefl'armée des Pyrénées orientales, resta
quelque tcms dans une entière inactivité;
ce nc fut que le 23 juin 1794 qu'il entreprit une excursion sur le territoire espagnol el tâcha de s'emparer de la vallée de
en France que le convoi n'était plus protégé, et les alarmes se manifestaient, quand les vaisseaux de Vanstabel parurent à la vue de Brest, et firent
leurentrée dans ce port.
Le général Muller, qui commandait en
chefl'armée des Pyrénées orientales, resta
quelque tcms dans une entière inactivité;
ce nc fut que le 23 juin 1794 qu'il entreprit une excursion sur le territoire espagnol el tâcha de s'emparer de la vallée de --- Page 60 ---
(56 )
Bastan. Il enlova quelques postes aux environs de Baygorriet jeta une division dans
le village des Aldudes. .Les Espagnols seréunirent au nombre de dix mille, sur la
Bidassoa, etse nurent en marche sur quatre colonnes; ils s'emparerent, apres une
vive résistance, des postes du Mandal, du
Mont-Diamant ct du Mont-Vert; leur colonne de gauche, dirigée par les généraux
GatCamafontnivpreora plus dedifficulté
àr remplirle butdeleurattaque. Le poste de
la Croix-des Bouquets, qu'elle voulut enlever, résista avec une fermeté déiespérante, ct un renfort que le général Muiler
envoya dc ce côté, acheva de dérouter les
assiégeans.
Le combattourna bientôt à notre avantage; les Catalans furent attaqués dans
tous les postes qu'ils venaient d'occuper;
chassés de leurs camps, ils se retirerent
sous des batteries de puarante - ièces de
canon, établies an-delà de la riviere, et furent encore débusques de cette nouvelle
position.
Moinsde 1 1,50oFrançaischassermt !2,000
Espagnols de ces hauteurs, où 40 bouches --- Page 61 ---
( 57 )
à feu étaient à Toirs ordres. Le général
Caro ordonua daserner la retraite.de repascer la Bidissnn et iit sauter derrière
lui le pont jeté 21 cette rivierc.
Le général de n Veatura Carn Ait remplacé parl le Cr mte Colonera, vice-rei de
Navarre, etle 6 juiller les rénérai français se mesurerent avec ce nouveau commandant.
L'chec que les Esragnols avaient
reçu au poste de la Crnis-des-Douquets
rendait nécessaires de nouvelles levées ;
mais elles ne purent avoir lieu. N'ayant
plus que son corps 1 pour soutenir le cloc
d'un ennemi victorieux, le général Espagnol chercha à prendre les positions les
plus avantageuses. Ilenvoya le marquis de
Saint-Simon avec sept mille hommes, sur
les hanteurad'Arquingum, espérant couvrir
par là les derrières de la vallée de Bastan.
Le gjuillet, le général Moncey attaqua
cette position. L'artillerie, qui foudroyait
nos grenadiers, ne put Tes empécher d'arriver jusqu'au plateau. Les retrauchemens
orieux, le général Espagnol chercha à prendre les positions les
plus avantageuses. Ilenvoya le marquis de
Saint-Simon avec sept mille hommes, sur
les hanteurad'Arquingum, espérant couvrir
par là les derrières de la vallée de Bastan.
Le gjuillet, le général Moncey attaqua
cette position. L'artillerie, qui foudroyait
nos grenadiers, ne put Tes empécher d'arriver jusqu'au plateau. Les retrauchemens --- Page 62 ---
( 58 0 )
furent enlevés à la baiond'Arquinzun
Saint-Simon se retira
nette, et le marquis
désordre. Les Espagnols
dansle plus grand
entre
Jaissèrent beaucoup de prisonniers
et un grand nombre de morts
nos mains,
sur le champ de bataille.
de Sambre et
Les armées du Nord et
Meuse obtenaient toujours en Belgique les
succès les plus brillans, et leurs marches
en avant mettaient à découvert plusieurs
places fortes, dont les alliés s'étaient emparés. On jugea qu'il élait du plus grand
intérêt de rentrer dans ces forteresses. Ccforcesdisponibles ne suflisaient
pendantles
à peine qu'au siége d'une de ces places.
LandreOn résolut de commencer par
cies.
détaché
Le 5 juillet, le général Jacob,
huit mille hommes de l'armie de
avec
devant LanSambre ct Meuse,se présenta
drecies; mais, plus brave soldat qu'habile
capitaine, il ne parvint à aucun résultat
satisfaisant. Quand la convention eut arrêté son plan de campagne 7 quinze mille
honmes se porterent surLandrecies, muuis de touslcs instrumens nécessaires à 113 --- Page 63 ---
(59 )
siége. Dans la nuit du 10 au II juillet on
ouvrit la tranchee.
L'oflicier de génie Marescot fut chargé
dcs opérations du siége. Le général Férandifatiguépar ses nobles travaux, tomba
malade et laissa le commandement aux
mains du général Schérer.
Dans la nuit du 16 au 17, le bombardeles
de la ville
ment est ordonné;
remparts
sont couverts par les nombreux projectiles
qui partent de nos batteries, ct l'épouvante s'empare des habitans et de la garnison. Schérer faitçontinuerle feu jusqu'à
deux heures avec la même activité: alors il
s'arrète et somme le général Foulon, qui
commande dans la place, 9 de la rendre; la
reddition fut effectuée de suite.
Les Français, entrés dans Landrecies,
font la garnison prisonnière; ils trouvent
dans les magasins de la place une quantité
considérablede fer coulé, des approvisionnemens de toute espèce, et, tant sur les
remparts que dans l'arsenal, 92 pièces
d'artillerie: 15ohommes au plustomberent
devant Landrecies.
oulon, qui
commande dans la place, 9 de la rendre; la
reddition fut effectuée de suite.
Les Français, entrés dans Landrecies,
font la garnison prisonnière; ils trouvent
dans les magasins de la place une quantité
considérablede fer coulé, des approvisionnemens de toute espèce, et, tant sur les
remparts que dans l'arsenal, 92 pièces
d'artillerie: 15ohommes au plustomberent
devant Landrecies. --- Page 64 ---
( - 60 )
Passant aux frontières de France etd'Espagne, anrès le combat d'Arquinzun que
nois venuns de rapporter, les Espaguols
ct les Français étaient restés dans une entièrc inachon.
Le 26 juillet, le général Muller fit attaquertous les postes qui étaient dans la vallée de Bastan. Notregauche, forte de8,000
hommes, et commandée par le général
Moncey, partit d'Ispegay et marcha sur
les Espagnols, qui s'étaient retranchés
dans le village d'Eratzu. Nos soldats porterent des canons à force de bras,et chassérent d'Eratzu les troupes espagnoles. Ils
les poursuivirent encore sur les hauteurs
quiavoisinentle village, et ne leur laisserent pointle tems de s'y retrancher.
Dans le même moment, le général de
Laborde s'emparait du col de Maya avec
sa division, et opérait sa jonction sur les
hanteurs d'Etchalar avec la division de
Monccy. Nos forceg, ainsi réunies, coupercutla retraite aux Espagnols, ct sans
une trouce, qu'ils réussirent à faire, ils
étaient tailles en pièces ou faits prisonniers. --- Page 65 ---
(6r)
wiers. Ils furent poursuivis sur Saint-Estevan, et repasserent la Bidassoa.
Le centre de l'armée française se mit
Le général Desaussitôt en mouverient.
de
sein se porta sur Berra et sur le roc
deux redoutes défenCommissari, que
daient. Les Français attaquent ces retranchemens sur trois colonnes; une artilleric
nombrense lcs foudroye; ils arrivent cejusqu'au parapet. Ici la lutte dependant
fois les Français
vient terrible, 7 plusicurs
s'élancent sur les retranchemens et sont
repoussés par la mitraille; ranimés par la
voix et par l'exemple de leur chef, ils se
tétebaisséc dans les retrancheprécipitent
ses canons
Erec
IL ut de celle de droite, tournent
contre celle de gauche, et vont Femporter
d'assaut quand elle se rend à discrétion.
Deux autres redoutes se rendirent pete
de tems après : eiles se défendirent ayec
intrépidité; mais les Espagnols furentcontraints de les céder ala baionnette.
Les résultats de cette affaire furent un
grand nombre de prisoiiers, plusietrs
D)
llemagne. 2.
ent
ses canons
Erec
IL ut de celle de droite, tournent
contre celle de gauche, et vont Femporter
d'assaut quand elle se rend à discrétion.
Deux autres redoutes se rendirent pete
de tems après : eiles se défendirent ayec
intrépidité; mais les Espagnols furentcontraints de les céder ala baionnette.
Les résultats de cette affaire furent un
grand nombre de prisoiiers, plusietrs
D)
llemagne. 2. --- Page 66 ---
( 62) )
batteries garnies de pièces de gros calibre,
etl'ennemi chassé de tous les postes qu'il
occupait dans la vallée de Bastan.
Dugommier était, pendant ce tems, OCcupé au siége de Bellegarde : : cette place
était étroilement bloquée, et le général
français tâchait de la prendre par la famine.
Le comte de l'Union se présenta, 1 avec
des forces imposantes, devant la place assiégée, pour livrer bataille aux assiégeans
et causcr une diversion utilc cn faveurde
la garnison renfermée dans Bellegarde.
Le 13 août, on se baltit sur tous les
points de la ligne, depuis Campredon njusqu'àla mer. Le général Courten s'empara
de la montagne de Terradas. Le général
Lemoine fut d'abord repoussé, mais, soutenu par la division d'Angereau, il reprit
le terrain qu'il avait perdu. La baionnette
fit la seule armc dont on se servit. Jusmidi, l'avantage fut indécis. Alors le
qu'a
Augereau s'aperçut que la brigade
géncral
commençail à plier,
au général Isquierdo
et la fit attaquer par lc général Mirabel. --- Page 67 ---
(65)
trois bataillons
Celui-cijoint à ses troupes
Lemoine, et s'avance parles
de la brigade
Bienla Moriga et Terradas.
gorges.entre Mirabel arrive à l'ennemi et
tôt lc brave
d'hommes ; mais
luitue un grand nombre d'une balle. Les
il'tombe lui-même frappé
ordres ne
soldats qui marchent sous ses
de bornes à leur vengeance ;
mettent plas
qu'une faible
les Espagnols n'opposentplus exécuter un mouverésistance. Ils veulent
Lemoine, qui
ment rétrograde, le général
de
Mirabel, soutient le courage
remplace
P'ennemi jusqu'au
ses soldats; et presse
fuir en
moment où il quitte ses rangs pour
désordre.
D'un autre côté, le général Augereau
Courten l'épée dans les
poussait le général
Figuières.
reins et le menait ainsi jusqu'à le bord de
Les Français occupaient, sur six mille
la mer, le camp de Chanteloup; Famiral
P'attaquèrent tandis que
Espagnols
vaisseaux - 2
Gravina croisait avec plusieurs
les assaillans. Ces tentatives
pour protéger
et les Français resfurent infructueuses,
tèrent maitres de Chanteloup.
le Col-des*
Un autre poste, appelé
D 2
général
Figuières.
reins et le menait ainsi jusqu'à le bord de
Les Français occupaient, sur six mille
la mer, le camp de Chanteloup; Famiral
P'attaquèrent tandis que
Espagnols
vaisseaux - 2
Gravina croisait avec plusieurs
les assaillans. Ces tentatives
pour protéger
et les Français resfurent infructueuses,
tèrent maitres de Chanteloup.
le Col-des*
Un autre poste, appelé
D 2 --- Page 68 ---
(04)
Frères, fiut tausiataquéparles Espagnols;
ils tentérent de l'emporter d'assaut au moment où les vaisseaux de la flotte protégeaient un débarquement; mais un premier bataillon du Tarn, qui défendait la
position, leur fit abandonner une entreprise dont ils prévirent bientôt le mauvais
succès. Dans cCS différens engagemens,
les Français perdirent beaucoup de monde;
plusicurs ofhciers de marque furentblessés.
A l'armée du Nord, après la reddition
de Landrecies. 1 - le général Schérer fit l'inyestissement du Quesnoy. Trois mille Autrichicns défendaient cette place, et semblaient disposés à une longue résistance.
L'oilcier de génic Marescot fut chargé des
travaux du siége. Huit batteries furent
établies, six de canons et d'obusiers, et
deux de mortiers. L'ennemi tenta une sortie lc 28juillet, mais avec peu de succès.
Des pluies continucllés survinrent et ralentirent les trayaux. Cependant 1e 9. le 5
août, le général Schérer somma la place
de se rendre; le commandant s'y refusa;
les travaux du siége furent alors presses --- Page 69 ---
(65)
maravant. Le 5
avec plus de vigueur qu
aoit, la canonnade comn.
1 : le fenprit
clocher, au béfroy età plusieurs
au grand
des habitans devint
maisons. La position
soutenus
affreuse; ils murmnrèrent, et,
parlagamnison, ils forcèrentle gouverneur
à demander une capitulation.
Aussitôtaprès la reddition de cette place,
Schérer se porta devant Valenciennes, qui
investie.
fut, le 18 août, complètement
Gette ville était munie de fortifications
d'urre artillerie nombreuse - ; elle
eouvertes renfermait 5,000 hommes de garnison;
il était dificile de la prendre avec 100,000
Schérer entreprit de l'assiéger 7
hommes; il n'en avait que 25,000 sous ses
jet
ordres.
des travaux
Marescot fut encore chargé
concernaient son arme. Le général
qui Schérer fit élever de nombreuses batterics;
il
sommer la place de sC rendre;
et envoya
offrit une capitnlation qui
lc gouverneur
le goune pouvait être acceptée que par
à
vernement. Schérer envoya un courrier
Paris. Onaccepta les offres du gouvernenr.
sortitdela place avec les honLa garnison
D 5
25,000 sous ses
jet
ordres.
des travaux
Marescot fut encore chargé
concernaient son arme. Le général
qui Schérer fit élever de nombreuses batterics;
il
sommer la place de sC rendre;
et envoya
offrit une capitnlation qui
lc gouverneur
le goune pouvait être acceptée que par
à
vernement. Schérer envoya un courrier
Paris. Onaccepta les offres du gouvernenr.
sortitdela place avec les honLa garnison
D 5 --- Page 70 ---
(66 )
neurs de la guerre, mais ne putservir juse
qu'à parfait échange. Le 28 août, Valenciennesévacuée ouvrit ses portes aux troupes françaises. On trouva dans cette placer
une grande quantité de fer coulé,un million de poudre et 226 pièces d'artillerie.
Condé, investi le 26 août par un détaehement de l'aimée occupée devant Valenciennes, résistait encore. Schérer se
porta devant cette place; le gouverneur,
après une sommation, en sortit ct ouvrit
les portes aux Français. On trouva dans
Condé d'immenses magasins remplis de
munitions de guerre.
Nous avons vu par quels efforts impuissans le comte de l'Union essaya de délivrer
Bellegarde, que le général Dugommier tenait toujours assiegée. Cette place, entourée de 25,000 hommes, anx ordres des
généraux Pérignon, Sauret et Augereau,
fut sommée dese rendre à discrétion. Elle
refusa ; mais la faminc, le scorbut détruiairent une partio de sa garnison,ct, le 17
septembre, elle consentit à se livrer à la
genérosité française.
Dugommier trouva, sur les renparts de --- Page 71 ---
(67 )
Bellegarde, 66 canons, et, dans ses magasins, 40 millions de poudre.
Nous allons rapporter maintenant les
événemens qui, en Belgique, suivirent la
bataille de TourcoingLe général Clairfait s'était retiré sur
Thielt, et, séparé de l'armée ennemie, il
au conne pouvait inquiéter Pichegru;
traire, celui-ci, désespérant de réussir
dans ses projets sur Tournai, abandonna
dès-lors vicieux, et
un plan qu'il jugea
résolut de détruire le corps de Clairfait,
avant qu'il n'eût reçu des renforts. Il s'agissait d'attirer la division autrichienne sur
un terrain désa avantageux pour elle,en cas
d'altaque. On cruty parvenire ren assiégeant
Ypres. Quelques canons furent placés sur
les chaussées de Vlaemertinghe et d'Elverdinghe, tandis que des forces assez considérables se rassemblaient entre Menin et
Courtrai, pour agir, quand le moment
serait venu, contre le généralClairfait.
Un renfort de 4,o0ohommes entra dans
Ypres le 4 juin 2 et Pichegru se détermina
à compléter Tinvestissement de cette
uty parvenire ren assiégeant
Ypres. Quelques canons furent placés sur
les chaussées de Vlaemertinghe et d'Elverdinghe, tandis que des forces assez considérables se rassemblaient entre Menin et
Courtrai, pour agir, quand le moment
serait venu, contre le généralClairfait.
Un renfort de 4,o0ohommes entra dans
Ypres le 4 juin 2 et Pichegru se détermina
à compléter Tinvestissement de cette --- Page 72 ---
(68 )
place, quand il vit que le géncral Clairfait ne se prépe : : point à changer de
position.
Le soir de Tinvestissement, l'enncmi
tenta une sortie, mais il fut repoussé sur
tous les poiuts. Le 7, un corps autrichien
vint an secours de la place:il prit les Français au dépourvu, rompit la ligue d'investissement, et quelques-uns de nos corps
battirent en retraite jusqu'à Mercklem.
Cependapt, revenus de leur première surprise, nos officiers rallièrent leurs batailJons, et repoussèrent les assaillans, quise
retirèrent sans avoir pu jeter de secours
dans la place. La garnison d'Ypres, sortie
au moment de cette attaque, fut, comme
la première fois, repoussée la baionnette
dans les reins jusqu'aux portes de la
ville.
Lc commandant du génie Dejean, quand
une artillerie de siége fut arrivée du parc
de Lille, établit dix batteries, prolongea
sa parallele et pressa les ouvrages avec vigueur. Lc n,le général Morern fit sommer lc général Salis de rendre la place
d'Ypres, cllc conmandant ayant répondu --- Page 73 ---
( 69 1 )
négative, le bombardement fut orparla
donné.
Clairfait avait déjà tentéinLe géncral
fructueusement une atlaquecontelaence
d'observation; plus heureux le 15,ilparvint à renverser la droite de notre armée,
Roulers, el s'empara de eette
qui occupait
maître de la
position. Déjà il se croyait
délivrer la garnison
victoire, et comptait
Macdonald,
d'Ypres, lorsque le général
soutint le
qui commandait notre centre,
choc ennemi avec une fermeté admirable, de
et donna le tems au général Winter le
rallier les fuyards. Ce renfort rétablit
combat. Clairfait fut à son tour débusqué
jusqu'à Thielt, oit
de Roulers et poursuivi
Deils'enferma dans ses retranchemens.
le siége fut pressé avec
puis ce moment,
28 bouches à feu
activité;
une incroyable
discontinuer.
tirèrent jour et nuit sans
Bientôt le gouverneur fit des ouvertures
des généraux Moreau et Pichegru,
auprès
à trois heures du matin, la
et le 18 juin,
La garnison sortit
capitulation fut signée.
de la place, et se constitua prisonnière. à
Clairfait avait été atlequé
Le général
chemens.
le siége fut pressé avec
puis ce moment,
28 bouches à feu
activité;
une incroyable
discontinuer.
tirèrent jour et nuit sans
Bientôt le gouverneur fit des ouvertures
des généraux Moreau et Pichegru,
auprès
à trois heures du matin, la
et le 18 juin,
La garnison sortit
capitulation fut signée.
de la place, et se constitua prisonnière. à
Clairfait avait été atlequé
Le général --- Page 74 ---
(70)
Deynse, où il s'était retranchéà sa sortie
de Thielt, et poursuivi jusqu'à Gand, il
avait laissé entre nos mains dix canons ct
un certain nombre de prisonniers.
Deynse, évacué par, l'ennemi, fut sur le
champ occupé par les Français, et les canons des assiégeans passèrent de leurs batteries sur les remparts.
Sinous nous reportons aux faits passés,
nous verrons les Français tenter jusqu'à
quatre fois le passage de la Sambre, ct
besjpuninifractumemaets et des cominissaires couventionnels ordonner ces tentatives réitérées sans calculer auparavant
toutes les chances d'une telle entreprisc.
Le 29 mai, le passage fut enfin effectué
l'armée des Ardennes, et la ville de
par
Charleroi fut bombarbée; mais le prince
d'Orange, à la tête d'un renfort, parvint
encore à repoasser les Français surl'autre
rive du fleuve. Le conité de salut public
ordonna la jonction des armées dc la Moselle et de celle des Ardennes. Ces deux
armées réunies prirent le nom commun
d'armée de Sambre-et-Meuse. Le général
Jourdan en fut nommé général en chef. --- Page 75 ---
(71).
Jourdan fit tous les préparatifs néceseffectuer le passage dela Samsaires pour
inutilenient entrepris. Le
bre, quatre fois
il
à l'ef12, à la pointe du jour, parvint
voulut s'opposer
fectuer, et l'ennemi, qui
contraint
fut repoussé et
à scs mouvemens,'
dans Charleroi,
de se réfugier, partic
Le
partie en arrière de cette place. devant général la
Jourdan ceuvrit le siége et laissa
des
place 8,000 hommes 1 sous les ordres assiégénéraux Bollemont et Hatry. Les
enlevèrent à la baionnette un poste
geans
de sapeurs en
extérieur, et une compagnie
fusillade
fit la démolition sous lefeu d'une
Les
dont presque tous les coups portaient.
n'avaient encore perdu que ce
assicgés quand le prince d'Orange accourut
poste,
réunies, et tenta
avec toutes ses forces faveur. Il réussit
une diversion en leur
la
complètement, et notre armée repassa
Sambre. Charleroi fut débloqué.
avions-nous repassé la Sambre
A peine
d'Orange s'éloigna de Charque le prince
la cinleroi. Le général Jourdan, pour
dont
quième fois, renouvella un passage
lui ayaient été tant de fois
les avantages
prince d'Orange accourut
poste,
réunies, et tenta
avec toutes ses forces faveur. Il réussit
une diversion en leur
la
complètement, et notre armée repassa
Sambre. Charleroi fut débloqué.
avions-nous repassé la Sambre
A peine
d'Orange s'éloigna de Charque le prince
la cinleroi. Le général Jourdan, pour
dont
quième fois, renouvella un passage
lui ayaient été tant de fois
les avantages --- Page 76 ---
(72)
ravis. Charleroi fut assiégé de nouveau.
se
de la
Le prince d'Orange
rapprocha à la chaplace, et vint préndre position
de
pelle de Herlaymont. Kléber le chassa
lui
plusieurs pièces de cace poste;
prit
non, et lui tua sept à huit cents hommes.
Cependant les batteries étaient en état
d'agir, et le siége avançait rapidement. Le
français somma laplace de se rengénéral
la gardre, et après plusieurs pourparlers,
nison évacua Charleroi : clle sortit avec
les honneurs de la guerre et déposa surles
glacis ses armes et: ses drapeaux. Les 5,000
honmes qui sortaient de la place n'avaient
encore mis bas les armes que lon enpas
dans le lointain; ; l'artendit la canonnade
les
mée d'observation était attaquée par
alliés.
alors était
Cette bataille qui S'engagcait
la fameuse bataille de Fleurus, à jamais
célebre dans les fastes militaires ; le prince
l'armée d'observade Cobourg attaquait
hommes,
tion, forte au plus de 70,000
mais soutenue par une artillerie nombreuse ct bien exercée : en revanche les
Autrichiens --- Page 77 ---
(75)
Autrichiens avaient une cavalerie
montee et plus forte que la notre. mieux
L'armée française était au devant
Charleroi et s'étendait sur
de
une ligne demi-circulaire, ses deux ailes étant
à la Sambre et son centre
appuyées
Gosselies. La division du
au bourg de
s'étendait de Wanfersée général Marceau
de Lefebvre sur la gauche a-Veline; de
celle
général
Fleurus ; le
Championnet était poste au-delà
d'Hépignies ; le général Morlot en
de Gosselies, et le général Kléberen avant
du village de
avant
sion du
Courcelles; enfin la divigénéral Montaigu occupait Trasegnies; la réserve était à la Ransart,
presqu'entièrement formée par la division
d'Hatry. La cavalerie, 9 aux ordres
néral Dubois, n'avait point de
duge
et devait se porter partout où poste fixe,
deviendrait nécessaire.
sa présence
Par contre, l'armée ennemie avait
centre le longde la chaussée des
son
sa gauche
Romains ;
étaitappuyée surles hauteurs de
Boigae; sa droite partant
sur
d'Herlaincourt
Auderlues. Cing divisions principales
Allemagne. a;
E
d'Hatry. La cavalerie, 9 aux ordres
néral Dubois, n'avait point de
duge
et devait se porter partout où poste fixe,
deviendrait nécessaire.
sa présence
Par contre, l'armée ennemie avait
centre le longde la chaussée des
son
sa gauche
Romains ;
étaitappuyée surles hauteurs de
Boigae; sa droite partant
sur
d'Herlaincourt
Auderlues. Cing divisions principales
Allemagne. a;
E --- Page 78 ---
(74)
comppsaient le eorps du prince de 9 Cobourg.
-
a Le 26 juin au point dujour la canon,
nade se fit entendre et l'affaire s'eugagea. du
s'empara d'abord
Le prince d'Orange
village d'Auderlues ct pénélra jusqu'au
ghâteau de Wesp ; il s'avança ensuite sur
les batteries ; mais envain il ordonna à ses
de les enlever, une décharge de
troupes exéculée à demi portée renversa
mitraille
enfin ii
la
des rangs entiers ;
apprit
dc Charleroi et battit cn pleine reprise
traite,
A
La division Montaigu avait été moins
heureuse; attaquée avce impéluosité par
colonhe autrichienhe, elle avait réune
tems, mais toujonr's avec un
sisté quelque
la cavaleric envoyée
désavantage marqué;
à leur sccours n'avait pu que protéger
leur retraite sur Charleroi.
Les coalisés, dans ce moment, étaient
maitres du bois de Mousseaux, de Forchies ct du châtean de la Marche - ; sur
Acs deux heures ils furent attaqués dans le
bois
la division de Bernadutte et celle
par --- Page 79 ---
(,5) )
de Kléber: Dans le même moment des
batteries, posées par ce général, faisaient
taire leur artillerie, et le géneral Quosdanowich, attaqué sur Pasir, 7 se défendait
des hauteurs de Mellet, d'oà ilfoudroyait
la division Morlot, postée en avant de
Gosselies. Plusieurs escadrons de la' division Championnet étaient aussi repoussés sur Hépignics 7 Saint - Fiacre et
Wagme par l'avant - garde du' prince de
Kaunitz.
D 5 Sas
Les Autrichiens continuaient toujours
de s'avancer, 1 de les Français se-refugierent
sur les hauteurs d'tlépignies.-La division
du général Liefebvre voulut s'opposer Taux
progrès du corps du prince Charles, elle
fut reponssée-avec petcymalcbieatorelle
prit position en, avant de, Lambusart et
soutint le choc, de. l'infanterie et dela cavalerie autrichiennes, immobile comme
tn mur d'airain. Tous les corps ralliés-derriere 5 : ce rempart se précipitèrent,avee fureur au devant de la mitraille ; au'même
inslant 3
- des caissons J
éclatent avec fracas
par le choc d'une bombej enveloppés de
fammes, de fumée; des bataillons épouE 2
outint le choc, de. l'infanterie et dela cavalerie autrichiennes, immobile comme
tn mur d'airain. Tous les corps ralliés-derriere 5 : ce rempart se précipitèrent,avee fureur au devant de la mitraille ; au'même
inslant 3
- des caissons J
éclatent avec fracas
par le choc d'une bombej enveloppés de
fammes, de fumée; des bataillons épouE 2 --- Page 80 ---
(76)
vantes demandent la retraite : R Point de
retraite, 5 s'écrie Lefebvre. Quand nous
pouvons vaincre, nous fuirions! non, non,
point de retraite anjourd'huil, Cet événement rend aux soldats toute leur énergie; ils reviennent à la charge et contraignent le général Beaulieu à un mouvement rétrograde. Ce léger succès leur
parait un accomplisement des paroles de
Lefebyre; ils crient de tous côtés : point
de retraite aujourd'huiletee cri devicnt
le signal de la victoire. Le prince de Cobourg voyant l'enthousiasme des soldats,
n'osa plus compter sur la vicloire, il se
retira et nous laissa maitres du champ de
bataille.
- La bataille de Fleurus fut
on n'y fit presque point de
sanglante 1
prisonniers : on
a gardd le silence sur le nombre des
Français qui périrent dans cette
on
journée,
a évalué à 4,000 hommes la perte des
ennemis.
Le général Pichegru, qui n'avait
faire tomber dans le picge le genéral Clair. pu
fait, résclut de le
- séparer de Varmée an- --- Page 81 ---
(77 )
glaise et de détruire son
en aurait achevé
corps quand il
dre de la convention T'isolement: mais un oret lui enjoignit
le rappela sur la Lys,
Int obeir;
d'assiéger Ostendé, Il falinstructions Pichegru se hata de suivre les
qui lui farent donnécs
remonta à
: il
présenta Deynse 1 passa à Bruges, ct SC
devant Ostende le Ycr
faible garnison
juillet;la
concerta à
qui y élait restée se"dél'aspect de
tende ouvrit Scs
l'avant-garde. Osportcs à
trouva maitre de cet
Pichegru qui se
merce anglais,
entrepôt du comPlusieurs botimens presque sans coup férir.
n'évitérent
surpris dans le port
T'esclavage que par l'incendie.
On trouva dans les magasins des
de
canons
bronse, plusieurs en fers,
de
mille boulets et une
plus
dix
de poudres.
quantité innombrable
Dans la crainte d'être
vainqueurs de
altaqués par les
centrèrent
Fieurus, lés alliés se conligne
sur Bruxelles et quittèrent la
trop étendue qu'ils avaient établie
depuis la ville de Gand
de Haine.
jusqu'à la rivière
E3
les magasins des
de
canons
bronse, plusieurs en fers,
de
mille boulets et une
plus
dix
de poudres.
quantité innombrable
Dans la crainte d'être
vainqueurs de
altaqués par les
centrèrent
Fieurus, lés alliés se conligne
sur Bruxelles et quittèrent la
trop étendue qu'ils avaient établie
depuis la ville de Gand
de Haine.
jusqu'à la rivière
E3 --- Page 82 ---
(,8)
Le duc d'Yorck prit position à Asche,
Clairfait à Bodeghem, ct le prince d'Orange pres de Hal à Tubize.
Le généralJourdan sc mit promptement
en marche pour tirer quelque avantage de
sa victoire; il se porta sur Mons; les généraux Kléber et Lefebvre se portèrent
sur Marimont. Ce dernier fut attaqué par
les Autrichiens, mais il n'eut qu'à répéter
de retraile !
culbuces mots : point
pour
tér tout CC qui s'opposa à son passage. Ses
soldats chassèrent l'enwemi des hautcurs
de Bresquignier après lui avoir faitépronLc même 1 jour,
ver unc perte considérable.
Schérer et Montaigu, se porterent avec
leur division sur le mont Palissel. Les Autrichiens, retranchés sur cette montaet defendus par ane nombreuse artilgne
maitres d'une position
lerie, scmblaient
la
inexpugnable. Nos braves gravissent
montagne au pas de charge; la fusillade
la division Schérer voit
cst meurtrière;
rien n'arrete
tomber ses premiers rangs;
l'ardeur du soldat français. Lc mont Palissel est emporté d'assaut et lcs Autrichiens fuient en désordrc: --- Page 83 ---
(79)
fortc ct bien retranCette position, Mons, la gamnison sorchéc, Couvrait ville à la hâte, et fut rempla- 7
titde cette
même de son départ par
cée au moment
nos troupes.
entre nos mains,
Mons venait de tomber
Palissel était couvert de notre ar.
le mont
nécessité de
tillerie. Les alliés sentirentla
abandonner plusieurs postes qu'ils
nous
ils sortirent de Caoccupaient encore,
et de
teau- Cambrésis, de Marchiennes -
St.-Amand.
(
obtenait un
Tandis que notre gauche
succès aussi brillant, notre droite oppor
et Beausée aux généraux Quasdanowich etn'osait en venir
lieu, cédait du terrain
mais des renà un engagement sérieux;
-
forts survinrent -
de la gauche, et le combats'élant rétabli entre des forces égales,
la victoire fut encore de notre côté.
Notre cavalerie se mit a'ors en mouvgL'ennemi s'était retiré à Nivelle, le
ment.
Beaulers et le
le tourna par
.
genéralDubois Lillois. Il se
ensuite au
chassa sur
porta
secours de la division Lefcbyre, quiveE 4
mais des renà un engagement sérieux;
-
forts survinrent -
de la gauche, et le combats'élant rétabli entre des forces égales,
la victoire fut encore de notre côté.
Notre cavalerie se mit a'ors en mouvgL'ennemi s'était retiré à Nivelle, le
ment.
Beaulers et le
le tourna par
.
genéralDubois Lillois. Il se
ensuite au
chassa sur
porta
secours de la division Lefcbyre, quiveE 4 --- Page 84 ---
(So )
nait d'être assaillie, et réussit encore dans
cette défaite. L'ennemi vaincu par une
charge brillante, abandonna tous ses postes, se retira sur Braine - la-Leud,et fut
poursuivi jusqu'à Waterloo. Le général
Beaulieu, défendu par une forte artillerie, se tenait encore à Sombref. Il fut
chassé de cetle position par les généraux
Hatry et Mayer, qui le repoussèrent 2 jusqu'à Nivelles.
Les coaliscs, repoussés sur tous les
poiuts, exécutèrent un grand mouvement
de.r retraite. Le général Beaulicu se porta
jusqu'à Hotomont; le prince d'Orange se
dirigea sur Bruxelles, et le prince de Cobourg quitta son camp pour gagner Tirlemont, où il établit son quartier - général.
Peu de jours après, 7 l'armée du Nord
entra à Gand aux acclamations
tes
bruyandu peuple. Le 9 juillet, cette armée
quitta Gand, vint canper à Erembodeghen, et entra à Bruxelles au moment où
l'ennemi venait de l'évacuer. Le I1 juillet, elle porta son quartier-général der- --- Page 85 ---
(81 )
rière le canal de Vilvorden? le général
Jourdan prit le sien à Nivelle, etl lajonction fut opérée.
députés
Les membres de la convention,
l'ordonnerent aux généranx
aux armées,, leurs divisions ; et les deux
dre de séparer
direcarmées, - peine réunies, pirentuned
direction, -
tion opposée. Mslgrécettefanssed l'ennemi dans
les Français mircnt encore
critique. Le s5juilet,ler geuneposition
sur Lonvain. Les
néral Kléber sc. porta
Autrichieus, qui s'étaient retrauchés sur
la montagne de Fer, parurent disposés
une résistance vigoureuse. Ils
à opposer
débusqués, et la ville
furent cependant
Kléber fit hacher les
fut mise à découvert.
porles par ses sapeurs. On se battit longréfur
tems dans la ville: : les Autrichiens,
giés dans les maisons, nous inquidterent
fusillade très-vive; mais ils furent
par une
combat assez long, ct
chassés après un
de la
de Landrecies,
une partie
garnison fut délivrée par
retenue dans Louvain,
l'arrivée de Kléber.
derLes Tiamstieatesatreunemis
riere le canal de Louvain; nos soldats imE5
peurs. On se battit longréfur
tems dans la ville: : les Autrichiens,
giés dans les maisons, nous inquidterent
fusillade très-vive; mais ils furent
par une
combat assez long, ct
chassés après un
de la
de Landrecies,
une partie
garnison fut délivrée par
retenue dans Louvain,
l'arrivée de Kléber.
derLes Tiamstieatesatreunemis
riere le canal de Louvain; nos soldats imE5 --- Page 86 ---
( 82)
patiens de sombaitre, semirent à la nage;
le combat devint sanglant: les Hollandais
soutinrent le premier choc avec une gran-,
de fermeté; mais ils furent bientôt forcés
de se retirer sur Nylen. Unc partie sc replia sur Malines : lcs portes furcnt renversécs 1 ct Malincs fut occapé presqu'aussitôt que Louvain par les troupes
françaises.
Le ginéral Jcurdan se porta, le 16
juillet, devant Namur, avec l'aile droite
de l'armée; et cettc place se rendit atl
premier coup de canon. On trouva duns
Namur cinquante canons de calibre ct
des munitions de toutc espèce.
Pendant que ces choses se passaient sur
ce point, lc général Moreau, à la tàte de
l'armée de diversion, s'avançait sur. Niewport.
A Cette place, peu forte en apparence
ne possédait que trois mille hommes de
garnison; mais desécluses pouvaientinonder autour d'elle une immense étendac dp
terrajn; et cette ressource rendait tle succès du sirge plus douteux. Une divisio --- Page 87 ---
( 83 )
fut chargéc de prendre celle ville, landis
plusieurs autres la couyrirent, et lui
que
d'armée d'observation. Le 5juilservirent
le
let, le commandant du génie Dejean,
Moreau et plusieurs ofliciers sugénéral
nécespéricurs firent lcs recomnaissauces
le succès du sicge. L'investissaires pour
sement fut ordonnné.
Ces dispositions prises, on arrêta trois
: une sur le front, entre l'inonattaques de Virevont et celle de Oost, et
dation
détourner, sur un,audeux autres', 1i pour de T'ennemi. Le 12,
tre lieu, l'attention
s'occupa des
on ouvrit la tranchée ; on
traparalleles, qui furent promptement de batcécs, etles batteries continuerent
tre le fort Yirevont. Le 16, le commantermina tous les tradant du génic Dejean
futachevé. Une
vaux, et T'investissement
flotle anglaise était en rade.
Le 121 la canonnade devint continnelle;
del'ennemi furent étcintegsur
les batteries
I
heures du soir. Le 18 un
les sept
qui Mts
mentaire offrit une, a capitullation EB S1
YDO!
acceptée.
ysi ao E6
batteries continuerent
tre le fort Yirevont. Le 16, le commantermina tous les tradant du génic Dejean
futachevé. Une
vaux, et T'investissement
flotle anglaise était en rade.
Le 121 la canonnade devint continnelle;
del'ennemi furent étcintegsur
les batteries
I
heures du soir. Le 18 un
les sept
qui Mts
mentaire offrit une, a capitullation EB S1
YDO!
acceptée.
ysi ao E6 --- Page 88 ---
( 84) 20
Le 19, lennemi évacua Niewport; les
hommes de garnison mirent bas leurs
35,000
et sortirent de la
armes et leurs drapeanx,
place avec les honneurs de la guerre.
Après loccupation de Malines, Pichegru
tentà le passage de la Nethe, sur laquelle
retirés les coalisés. II eut à coms'étaient les Hessois ct les troupes de lord
battre
s'étaient portés en avant de
Moyra, qui
cctte riviere. Le 21, il se mit en mouvement et campa à Lier.
sa marche, arPichegru, poursuivant
riva bientôt devant Anvers. Cette place
Anglais. Notre avantélait occupée parles dans les mars,et un
garde avança jusques la ville de se rendre.
parlementaire somma
évacuérent Anvers, qui
Les Anglais
resta libre au point du jour. Trente pièces
d'artillerie, abandonnées dans la place,
furent prises par les Français.
Jourdan avait porté son centre sur Jiaile droite élait à Namur, sa
doigne: son)
Le
de Cobourg,
gauche à Louvain.
prince
déconcerté par rette nouvelle position 2
se replia; on le poursuivit. --- Page 89 ---
( 85 )
-
à
Le 24, Jourdan, 2
qui suivait ses traces
marches forcées, rencontra, entre Voulune colonne aureuge et Saint-Nicolas,
trichienne. Un engageinent eut lieu cntre
et la queue de la conotre avant-garde
lonne. Les Autrichiens résistèrent pour
donner duteins au prince de Cobourg,
était en pleine retraitc, Enfin ils se requi
cretrauchirentsurles
plierentsuri Licge,etser
hauteurs de la Chartreuse. Licge ouvrit ses
portes ct nos otnagpigadalagree &
Le lendemain tous les environs de Liége
furent libres, et lcs troupes françaises
jouir de quelques instans de repos.
purent Le fort de PEcluse fut attaqué le 28
juillet, par le corps du général Moreau,
un
assez meurtrier il caet après
sicge
pitula le 25 août.
La garnison du fort sortit, aux termes
du traite,parla chaussée de Midelburg, et
déposa ses armes, et ses drapeaux sur le
marcher ensuite vers le centre
glacis,) pour
de la France ety y rester prisonnière.
dans le fort
Les Français trouvérent,
de P'Eclusc, 120 picces d'artillerie, quel-
du général Moreau,
un
assez meurtrier il caet après
sicge
pitula le 25 août.
La garnison du fort sortit, aux termes
du traite,parla chaussée de Midelburg, et
déposa ses armes, et ses drapeaux sur le
marcher ensuite vers le centre
glacis,) pour
de la France ety y rester prisonnière.
dans le fort
Les Français trouvérent,
de P'Eclusc, 120 picces d'artillerie, quel- --- Page 90 ---
(86 )
ques milliers de poudre, une prodigicuse
quantité de grenades et 200 chevaux de
remonte.
Le mois suivant, deux combats furent
encore livrés en Belgique, dans lesquels
on fit à l'ennemi 2,000 prisonniers, et où
on lui prit 8 pièces d'artillerie.
Le général Jourdan se porta sur la
Chartreuse, où plusieurs colonnes autrichiennes s'étaient retranchées; les généraux Bonnet et Schérer combinèrent leurs
attaques; le premier sur Sprimont, le second sur la Chartreuse, tandis que la division Marceau se porta sur Esneux. Les
Antrichiens, après quatre heures d'un
combat opiniatre, 7 abandonnèrent leur
position de la Chartreuise;ils, se replierent
sur Juliers après avoir jeté10 bataillons
dans Maéstricht.
Nous fimes dans cette affaire 1,200 Autrichiens prisonpiers, 2,000 restérent sur
le champ de bataille. Nous enlevâmes dans
le combat ciaq drapeaux et cing pièces de
canop, 1 et nous troàyimcs.dans les retran- --- Page 91 ---
(-87 )
chemens trente pièces d'artilierica de nombreux bagages et 200 caissons.
sur lc
Une aflaire plus genérales s'engagea
canal d'Oadewatering : nos soldats traversérent encore dans l'eaules fossés derriere
lesquels l'ennemi était retranché; déconcerté par cette intrépidité, le général autrichien ordonna la retraite.
Le 9 octobre, apres deux nouvelles victoires remportées à Maleick et à Ayvaille,
l'armée française se présenta devant Maéstricht. Le siége de la place fut tarrêié. Le
général Kléber se porta devant les murs,
suivi de sa division, avec ordre de l'investir. Le géneral Marescot conduisitles travaux. Le prince de Hesse était gouverneur
dans Maestricht, et 8,000 hommes étaient
sous ses ordres. Cc prince, sommé plu- d.
sieurs fois de se rendre; résista avec une
courageuse opiniàtreté 2 et ce ne, fut
qu'après onze jours de tranchée ouverte
qu'il signa une capitulation. Nimegue
tomba peu dejours après entre nos mains.
On trouva dans cette place des munifusils et 80
tions de toute espèce, 8,000
/
pieces d'artillerie.
richt, et 8,000 hommes étaient
sous ses ordres. Cc prince, sommé plu- d.
sieurs fois de se rendre; résista avec une
courageuse opiniàtreté 2 et ce ne, fut
qu'après onze jours de tranchée ouverte
qu'il signa une capitulation. Nimegue
tomba peu dejours après entre nos mains.
On trouva dans cette place des munifusils et 80
tions de toute espèce, 8,000
/
pieces d'artillerie. --- Page 92 ---
( - 68 )
Ce fut à cctte époque que la France
brave
Le 18 noperdit lc
Dugomniaier.
une
vembre, cet habile général engage
dont le résultatdevait être
action générale,
Posté sur la
la conquite de la Catalogne.
les moumonlagne Noire, d'ou il dirigeait
de l'armée, il est atteint par un
vemens lui tombe sur la tètc. 11 est morobus qui blessé. Il rend le dernier soupir,
tellement
au sein de la victoire.
à
L'armée du Rhin; toujours opposée
resta dans l'inocdes forccs supérieures,
tion jusqu'à la fin du mois de juin 1794Enfin le 3 juillet,-1 le général Michaud E
renfort dix mille hommes
ayant reçu pour
tira les
de Parmée de la Moselle,
premiers
de canon : les avant-postes de l'encoups établis à Fraischbach, à Spire, à
nemi
à la baionnette
Haimbach furent emportés
etles sentinelles égorgées.
tuèrent à l'enneLes tronpes françaises
mi plus de 400 hommes, lui firent autant
de prisonniers, ct Iui prirent plusieurs
pièces de canon.
Nos légions victorieuscs marchérent cn- --- Page 93 ---
( 89 )
les deux armées du
suite sur Tripstadt: combinere t leurs
Rhin et de la Moselle
chargerentsur trois points
mouvemnens;ct
différens. L'attaque de gauche éprouva
résistance, - mais la cavalcrie prusquelque
devant les baionnettes de
sienne recula
bientôt la fusillade
notre infanterie, et
s'étendit sur toute la ligne.
de Prussiens occupait PlatzUn corps
élevée semblait
berg: cette montagne
dont
et les retranchemens
inexpugnable,
les batteries dont elle
ellc était hérissée,
la confiance
était couverle, augmentaient
que
de l'ennemi : le feu ne commença la
les Français avaient déjà gravi
lorsque
une vive fusillade
moilié du mont. Après
fut
des assicgeanis, le plateau
de la part
nombre
emporté : on y trouva un grand dans le
d'hommes et de chevaux tués
de canon.
combat et plusieurs pièces
de Saukopf, mitraillée par
La miontagne
renditlelendeles batteries de Platzberg,se
Kesmain, et fut occupée sur-le-champ. même
fut aussi pris dans la
jourselberg
née.
que
une vive fusillade
moilié du mont. Après
fut
des assicgeanis, le plateau
de la part
nombre
emporté : on y trouva un grand dans le
d'hommes et de chevaux tués
de canon.
combat et plusieurs pièces
de Saukopf, mitraillée par
La miontagne
renditlelendeles batteries de Platzberg,se
Kesmain, et fut occupée sur-le-champ. même
fut aussi pris dans la
jourselberg
née. --- Page 94 ---
(9a)
Les divisions de l'armée dela Moselle
trouvaient plus d'obstacles à Tripstadt,
mais montraient le même courage: cin
fois notre infanterie était repoussée par
une mitraille meurtrière; mais la division
Taponier s'emparait d'une redoute sur le
flanc gauche de la montagne, et les batteries qu'on y établissait forçaient lcs Prussiens de lâcher pied.
Dans le même moment, Ies bataillons
français entraient dans les redoutes, et
massacraient lcs canonniers sur leurs
"picces.
Tant à Tripstadt qu'à Platzbergal'ennemni perdit près de5,000 hommes.
Après ccs différens combats, l'arméc de
la Mosclle, toujours commandée par Moreat, resta quelque temps dans une entière inaction: : cependant ce général marchale 7août, à la tête de quelques troupes
fraiches sur les postes de Contz et dc
Pellingen. Six bataillons prussiens défendaicnt ces deux postes; ils furent chassés,
et Trèves futsur-le-champ occupé.
Les Prussiens, débusqués de Pellingen --- Page 95 ---
(91) )
et de Qontz, se reporterent sur Trarbach
cl Wittlich pour couvrir Coblentz.
Nous avions quitté Kayserlautern, pour
nous coucentrer sur Trèves; ; les Prussiens
sc portèrent sur Lautern, et se mirent en
mouvementle 17 semptembre: le général
Wartensteben s'avança entre Grunstadt et
Worms avec 10,000 hommcs; Ic prince
Hohenlohe prilposition à Goclhein, , et
lc général Blucher menaça les postes de
Vosges.
surles
Les Français se retranchèrentalors
hauteurs de Kayserlautern, mais le brave
Desaix qui occupait cette position n'avait
point une artillerie assez imposante, et de
malgré. un combat à l'arme blanche, qui
dura près d'une heure avec une constable
opiniatreté, il fallut abandonner à-i l'enner
entre notre
mni Kayserlanteri, 7 quiretomba
pouvoir rquelques jours après. Notre perte
fut de 2,000 homimes.
Ce fut à cette époque que Ic général
Jourdan-remporta une nouvelle victoire,
L'ennemi semblait vouloir lui disputer le
de la Roër; il l'attaqua avec, une
passage
blanche, qui
dura près d'une heure avec une constable
opiniatreté, il fallut abandonner à-i l'enner
entre notre
mni Kayserlanteri, 7 quiretomba
pouvoir rquelques jours après. Notre perte
fut de 2,000 homimes.
Ce fut à cette époque que Ic général
Jourdan-remporta une nouvelle victoire,
L'ennemi semblait vouloir lui disputer le
de la Roër; il l'attaqua avec, une
passage --- Page 96 ---
(9a)
grande habileté; son armée divisée renversa tout cc qui se présenta sur sa route,
eti le camp de Juliers fut enlevé en moins
de deux heures.
Dans lc combat qui fut livré près d'Aldenhoven, nous tuâmes environ 5,000 Autrichiens.
La ville de Juliers envoya ses clefs au
général français, aussitôt qu'une batterie
d'obusiers fut élevee.devant ses murailles.
La garnison fut envoyée en France,et regardée comme prisonnière.
Les Français trouvèrent dans Juliers 50
milliers de pondre et 60 pièces d'artillerie.
Lc général Pichegra venait de décider
la prise de Bois-le-Duc, ct d'en ordouner
l'investissement. Cette place était entourée
de plusieu:s forteresses garnics d'une nombreuse artillerie et pourvues de tous les
moyens de défense; les iuondations qui
s'étendent à trois cents toises à la ronde,
font de Bois-le-Duc uneile au momentde
l'attaqne.
Une division commandée par le général --- Page 97 ---
(93 )
l'investissement le 3
Delmas, commença
septembre: : deux brigades, commandées
par les généraux Daendelz et de Winter,
concoururent au mème effet.
Les jours suivans l'investissement fut
acheve, la place reconnue, et la première
ouverte. On diminua la force des
parallele inondations parla prise des écluses du Dièse: en même tems l'attaque du fort CrèveCour étant résoluc, on traça de ce côté un
de communication On é-.
un long hoyau
furent mises
leva aussi deux batteries qui
en jeule 28 septembre. Trois autres batteries furent établies peu de temps après
celles-ci, et le 27 le front reçut nue grèle
d'obus el deboulels. La garnison se rendit:
nous entrâmes dans Crève-Ceur.
Bois-le-Duc fut serré de plus près. Le
ier octobre on traça la seconde parallele et
tous les boyaux furent achevés. Plusieurs
batteries furent établies à une distancetrèsrapprochée de la place.
Le 5 octobre le feu commença: l'ennemit
tenta une sortie sur Tattaque de la Dièse,
mais il fut repoussé vigoureusement.
deboulels. La garnison se rendit:
nous entrâmes dans Crève-Ceur.
Bois-le-Duc fut serré de plus près. Le
ier octobre on traça la seconde parallele et
tous les boyaux furent achevés. Plusieurs
batteries furent établies à une distancetrèsrapprochée de la place.
Le 5 octobre le feu commença: l'ennemit
tenta une sortie sur Tattaque de la Dièse,
mais il fut repoussé vigoureusement. --- Page 98 ---
(94 )
L'arlilleric de siege arriva le 9; et,avant
d'en venir au bombardement; le général
Delmas fitsommerle gouverneurde se rendre. Deux jours après celui-ci demanda
lui-meme la capitulation.
La garnison de Bois-le-Dac fut déclarée
prisonnière.
Après le combat d'Aldenhoven, l'armée
ennerhie s'élait portée sur Te Rhin, et plusieurs corps avaient passé ce fleuve à Mulheim. Le général Jourdan, après aveir jeté 4
quclques bataillons dans Jaliers, 1 se dirigea
surCologne quilui ouvrit sesportes,tandis
qu'me de nos divisions entrait à Bonn,aprés un combat où les deux partis se battirent avec acharnement.
Legentéral Marcentrapprochs de la ville
de Coblentz qu'il avait ordre d'attaqher.
Les Autrichiens s'étaicnt distribués suirlée
hanteurs quiavoisihehitcette place. Ilmar
cha sur les retranchemens ou nos soldats
sc précipitèrent avcc furie, sous le feu de
a mitraille.
0-Lies Autrichiens se défendirent d'abord;
mais bientôt ils ftrent chlbutés sous la
baionnette et forcés de SC relirer à la hate --- Page 99 ---
(95 )
la rive droitc du Rhin apres avoir jonsur de leurs cadavres le champ de bataille,
ché
Coblentzsc crenquir resta en notre ponvoir. lès
cette défaite, et
Français y
dit après
entrérentle 23 octobre.
Les Français avaient perdu Kayserlautern et les hauteurs qui commandent cctte
ville. Les généraux Blucher et Karaczay
étaient à la tête dcs corps placés sur
qui
furent bichtôt attaqués par nos
ce point,
-
les ordres du genéral Mennicr:
troupessous Le clvoc fut terrible; les avant-postes aufrichiens furcnt tsompns,etler soldats qu'ils 6renfermaient égorges. Les Français ne
rent point "àe quartier. Ils tnassacrerent dans
les alliés qui, effrayés, se jetterent
Kayserlautern; ; mais les vainqureur les en
chassèrent etreprircnt les positions qu'ils
avaient perdues iguaiemnaueteat
Le 8 octobre le général Desaix attaqua
les alliés sur Franckenthal: : ils frent quell
mais ils furent chassés; et
que résistance, 1
des
Franokenthal tomba au poavoir
républicains. Alzey et Oppenheit: se Yendirent
le lendemain aux généraux Desaix et
Meunier.
mais les vainqureur les en
chassèrent etreprircnt les positions qu'ils
avaient perdues iguaiemnaueteat
Le 8 octobre le général Desaix attaqua
les alliés sur Franckenthal: : ils frent quell
mais ils furent chassés; et
que résistance, 1
des
Franokenthal tomba au poavoir
républicains. Alzey et Oppenheit: se Yendirent
le lendemain aux généraux Desaix et
Meunier. --- Page 100 ---
(96)
Les armées du Rhin et dela Moselle réunies entre Bale et Coblentz, pouvaient
combinerplus aisément leurs mouvemens,
et le siége du fort de Rheinfels fut ordonné.
Ce fort défendu par la nature, était encore fortifié par l'art, et des batteries nombreuses élevées sur la rive droite du Rhin
rendaient sa position formidable.
Le général Vincent, chargé de se rendre
maitre du fort, ordonna de commencer
les travaux et d'élever des batteries. Le feu
fut dirigé avec une extrême adresse, et la
garnison ser rendit. On trouvades tonneaux
préparés pour faire sauter le fort, on arracha la mèche à: -laquelle les Autrichiens
avaient mis le feu. La ville de Guverho se
rendit après l'entrée des Français dans
Rhinfels.
Les jours suivans nous entrâmes à Monbach Weissanau; nous rencontrâmes l'ennemi près Mayence. La redoute de Merlin
fut enlevée à la baionnette. Nous fimes 80
prisonniers, et nous tuâmes 600 Autrichiens. --- Page 101 ---
( 97 )
ehiens. Le 4 décembre les redontes de Zalbach furent emportées d'assaut et remplies des cadavres de Goo
L'hiver mit fin aux
Autrichiens. 3
mées du Rhin ct de la opérations des arMosclle; et, quand
Mayeneefutprise, cC qui iarriva en
la
nouvelle de la paix mit fin
1595,
tilités.
aux hosLes Espagnols,
a TOo4
après s'ètre retirés de
Figuières, ne disposérent plus leurs attaques que contre le.général
élait resté dans: cetle
Angereau, qui
divisions
place, Deux autres
ville de françaises furent dirigées sur la
Roses 2 l'autre vers des quartiers
d'hiver,oi une épidémie
vait la dévorer. Le général contagieuse deques divisions
Moncey et queld'hiver.
prirent aussi leurs quartiens
- Le géncral don Joseph Urrutia
son quartier-général à
élablit
tendre sa ligne, il
Servia; et pour 8Escala,
jeta des corps
gn'il avait à sa droite, ct jusqu'à
sur Banolas, qu'il aiteignit de son jusqdes
gauche.
extrème
Les Français étaient cantonnés
sous FiAllemngne. 2..
F
vorer. Le général contagieuse deques divisions
Moncey et queld'hiver.
prirent aussi leurs quartiens
- Le géncral don Joseph Urrutia
son quartier-général à
élablit
tendre sa ligne, il
Servia; et pour 8Escala,
jeta des corps
gn'il avait à sa droite, ct jusqu'à
sur Banolas, qu'il aiteignit de son jusqdes
gauche.
extrème
Les Français étaient cantonnés
sous FiAllemngne. 2..
F --- Page 102 ---
(98)
guières, et leurs avant-postes s'étendaient
jusqu'à Bascara. Le général Augereau OCCostella, où il venait de tracer un
cupait
camp.
Les derniers mois de 1794 se passèrent
affaire décisive: les deux arsans aucune
restèrent dans l'inaction, ou livrèmées
Cependant,
rent des eugagemens particls.
le capitaine Pineda vint atle 10 janvier,
avait à Plataquer un camp qu'Augereau
del-Coto,il était parvenu au camp etavait
toutes les sentinelles, lorsque l'aégorgé
les Français : ils
larme se répandit parmi le combat devint
prirent les armes : alors Pinedafut tué à la
sangiant-Le capitaine
servirent
tête de ses soldats, les Français se
ils eurent l'avantage, et
de la baionnette,
d'abandonner les
forcés
les vainqueurs, avaient faits, cherchèprisonniers qu'ils
rent leur salut dans la fuite.
Pendant ce tems 7 le genéral Pérignon, 9
du siégede Roses, s'était déjà rendu
chargé du fort du Bouton, et de celuide la
maltre
rendit bientôt maitre de la
Trinité, et se --- Page 103 ---
(99 )
ville, malgré la diversion que tenta d'opérer en sa faveur Urrutia.
La Romana, dans une tenLe géncral
contre deux de noscantonnetative essayée
mens, fut forcé de battre en retraite,apres
et de rétrograun combat désavantageux,
Bezalu, dont il était parti pour
derjusqu'à
entreprendre son excursion.
l'occupation de la ville de Roses,
Après français concentra ses forces, et
le général
Augerau qui était restée
rappela la division
ayant
à Figmieres. Le général espagnol, homde nombreux renforts, et 4,000
reçu
dela
mes qui formaient lagarnison
couvrit
Roens
prit de nouvelles positions, etse tint sur
predon parplnsieurs postes,
la défensive.
les deux armées.
La Fluvia coulait entre
Le 18 février, une attaque eut lieu sur
Les Français s'atoute la ligne espagnole.
le combat
vancèrent sur cing colonnes,
deux
fut opiniàtre, et ce ne fut qu'après
heures rtbanementeskee
se sépara.
F 2
ela
mes qui formaient lagarnison
couvrit
Roens
prit de nouvelles positions, etse tint sur
predon parplnsieurs postes,
la défensive.
les deux armées.
La Fluvia coulait entre
Le 18 février, une attaque eut lieu sur
Les Français s'atoute la ligne espagnole.
le combat
vancèrent sur cing colonnes,
deux
fut opiniàtre, et ce ne fut qu'après
heures rtbanementeskee
se sépara.
F 2 --- Page 104 ---
( 100) )
Le 28, Pérignon reprit l'offensive; cinq
mille hommes d'infanterie et trois cents
chevaux, commandés par le général de
brigade Charlet, débouchèrentsur Bézalu;
ils trouvérent, contre leur attente, un
ennemi bien disposé à les recevoir, et furentvictimes d'une manmusreimprtudente
une colonne espagnole enfonça notre division, tandis qu'un escadron de cavalerie
la déborda sur la gauche, et nos malheureux soldats se retirèrent et se noyèrent
dans la Fluvia, 3 en voulant passer ce fleuve
à la nage,
Un autre engagement eut lieu sur Banolas, mais avec aussi peu de succès; le
général Charlet, opposé au general espagnol O-Farril, fut encore une fois tronipé.
par la tactique de l'ennemi, et contraint
de se retirer dans le bois de Serina.
Le lendemain, > un poste espagnol, établi dans le village
d'lllorana, ) ful attaquéct
enlevé à la baionnettc par les Français,
mnais repris un instant après par ses premiers possesseurs.
Le géncral Augercau cut plusieurs com- --- Page 105 ---
(101)
bats à soutenir contre les Soumatens : des
conduisaient ces soldals qui ont élé
prétres
remplacés dans les dernières guerres par
les Guérillas. Le 24 ctle 26avril, de noueurent lieu contrc les
veaux engagemens.
Bascara fut le point sur
troupes réglées.
lequel on en vint le plus souvent aux
mains. Ce poste était occupépar. des Fransaitsalsleperdirent) le 28, après un combat
sanglant, qui dura cinq heures environ.;
La famine et une épidémie cruelle causérent alors d'affreux ravages dans l'armée
françaisc, et ce ne fut qu'au retour du
printems que le soldat se. vit délivré par
Pheureusc influence de la saison, d'une
partic des maux qui l'accablaient. L'armée
cspaguole, au contraire, recevait des renforts, des vivres, des munitions de toute
cspèce; et cependant ce furent les Français qui, les premiers, reprirent Toffensive.
a01
Legmai, un camp que, T'ennemi occupaitsurla montagne de Marquirnechu, fut
attaqué par le général Marbot: sans une
brume épaisse quifitperdre à l'une de nos
F3
ic des maux qui l'accablaient. L'armée
cspaguole, au contraire, recevait des renforts, des vivres, des munitions de toute
cspèce; et cependant ce furent les Français qui, les premiers, reprirent Toffensive.
a01
Legmai, un camp que, T'ennemi occupaitsurla montagne de Marquirnechu, fut
attaqué par le général Marbot: sans une
brume épaisse quifitperdre à l'une de nos
F3 --- Page 106 ---
(102 )
colonnes la route qu'elle devait tenir, l'ennemi eût vu périr la moitié de son monde,
nombre des
eût été douet le
prisonniers
ble. Au reste, le camp de Marquirnechu
resta en notre ponvoir, et le soir du même
à l'aide de ses batjour nous culbutàmes,
s'avancèteries, plusieurs bataillons qui
rent pour le reprendre.
étaient ainsi
Nos troupes de T'occident
accablées par les maladies, suite indispensable des privations qui leur étaient imposées, tandis que les soldats commandés
dans la
par Pérignon, et qui combattaient
partie opposée de T'Espagne, jonissaient
d'une pleine santé, et ne cessaient delutter
contre un ennemi effrayé
avec avantage
formidable. II cst vrai
parleur contenance
bien
qa'ils ne faisaient point de progrès
sensibles, mais ils présentaient unc ligne
impénétrable à une armée bien snpérieure
en nombre, et il est presque aussi glorieux
de résister ainsi que de remporter rdes victoires.
sur la FluL'armécs toujours en ligue
via, fut aitaquce, le 9 mai, par Urrutia : --- Page 107 ---
(1105 )
nommé
un de SCS manéchaux-le-camp
du
Vives, fut chargé de tournerla gauche
général Schérer: cette manceuvre réussit,
furent enlevés, et le camp de
nos postes
fut mis
Cistella, évacué par nos soldats,
Les
étaient déjà OCau pillage.
Espagnols
les effets de
cupés à brûler les tentes,
lorsque trois mille hommes), 1
campement,
de Sierra-Blanca et de
yenus des camps
et s'unirent
Lierre, revinrentàla charge,
bataillons chassés de Cistella. La vicaux
tout à coup de côté, lecamp
toire changea
fut Dans repris. le même moment , on se battait
était dirigé sur ce
au centre : Arrias, qui
point par le comte Urrutia, n'étoit pas arrivé à moitic chemin du camp, qu'il voit
les Français accourir à sa reneontre. L'affaire qui s'engagea fut encore sérieuse,,
mais le succès resta indécis: la droite de
l'armée française ne le céda point aux
duns cette journéc: clle marautres corps
0-Farril, qui
cha au-devant du général
s'avançait contre elle; mais cclui-ci eut
asscz de prudence, - pour rétrograder.
'étoit pas arrivé à moitic chemin du camp, qu'il voit
les Français accourir à sa reneontre. L'affaire qui s'engagea fut encore sérieuse,,
mais le succès resta indécis: la droite de
l'armée française ne le céda point aux
duns cette journéc: clle marautres corps
0-Farril, qui
cha au-devant du général
s'avançait contre elle; mais cclui-ci eut
asscz de prudence, - pour rétrograder. --- Page 108 ---
(104)
Le 26 mai, le général cn chef disposa
Ison monde sur trois colonnes, une qui
devait attaquer la gauche des Espagnols,
etune autre qui devait tournerleurdroite,
tandis qu'une troisieme enfoncerait leur
centre.Toutesl les dispositions furent prises,
'et le plan paraissait bicn combiné; mais
les géncraux, chargés dc diriger l'opération, sc laisserent prévenir par les Espagnols, ct cette faute compromit le salut de
notre armée. Au lieu dc passer la Fluvia,
ils lancèrent quelques boulets perdus dans
l'infanterie qui était rangéc en bataille sur
l'autre rive. Ce signal fat compris par
l'ennemi; il fit passer sa cavalerie qui
tomba surnos bataillons peu disposds à la
recevoir, et qui donna lc tems à l'infanterie d'effectuer aussi son passage. Par ces
manceuvres, P'affaire fut engagée sur la
rive que nous OC pions, et tout le désavantage fut de notre côte.
Cependant nous reprimes bientôt des
positions plts stires, à l'abri d'un corps
placé sur les hauteurs d'Armada, qai
protégea notre erctraite. --- Page 109 ---
(-105 )
L'armée des Pyrénces occidentales continuait de diriger tous ses efforts contre la
montagne de Marquirnechu, dontloccului semblait très-favorable. Lc 28
pation juin,1 le général Raoul passa un gué difficile sous le feu d'une artillerie nombreuse
ct bien servie ; il s'empara du pont de Madariaga, et tomba sur.les Espagnols, qui
prirent la fuite remplis d'épouvante. Dans
le même moment, le généralWillot ct dix
bataillons chassaient le général Crespo de
la position d'Elosna.
Le général Crespo s'était retranché sur
les hauteurs d'Irurzun; il fut encore débusqué de cette position formidable, 9. ou
les Français établirent leur centre, après
sa fuite. Le général Crespo, toujours vaincu, fut chassé successivement de Durango,
où il perdit quinze canons et seize milliers
de poudre; des montagnes d'Urbina, oû le
général Dessein arriva aussitôt que lui; de
Bilbao, 1 oùt les troupes de la république
entrèrent le 17 juillet, et du col d'Ollareoù il livra le dernier combat qui ilguy. >
les hostilustra la fin de cettc campagne; --- Page 110 ---
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lités cessérent enfin:les deux armées reçurent la nouvelle de la paix. L'Espagne,
après des négociations qui durèrent peu
de tems, venait de reconnaitre la république française, et d'obtenir son alliance.
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lités cessérent enfin:les deux armées reçurent la nouvelle de la paix. L'Espagne,
après des négociations qui durèrent peu
de tems, venait de reconnaitre la république française, et d'obtenir son alliance.
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