--- Page 1 ---
SRUEHCUIE wançape
JA
feaderrie caupaise : LA TIsSOTS rolesseiur
-
royal deFrance, etc.
0 au Colicee
IMROT
*
L. LIVRAISON.
TOME IV.
CHARTE
PARIS,
FRANCAISE,
U DE LA NINERVE
no 18,
SEPE-NON
(Carrebour Bussi); Minerve frangatse -
EIERIN hbraire, de-la
a rueMo2Brits na 30.
Janvier 1819.
ISCA 55250 1 5250 -
agebe --- Page 2 ---
C hrenre :
CADR- --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Guerre
m.flansunc ct ere Aotgigne:
IMt
RESS
ALA
Bataille de
Jemminstiar --- Page 5 ---
BATAILLES,
COMBATS ET VICTOIRES
DES
ARMÉES FRANCAISES
EN BELGIQUE,
EN ALLE M A GNE
ET SUR LES FRONTIÈRES.
PAR M. C
00090sV - MVI
TOME PREMIER.
A PARIS,
Chez TIGER, Imprimeur r- Libraire, rne d
Petit-Pont,no 10.
AU PILIER LATTÉRAIRE. --- Page 6 ---
On trouvera chez le mème Imprimer-Lilesice, baci-apres, concernant les guerr-s,
loi ouvrages
victoires, etc., des Francais,
tailles, conbets,
combats et victoires d s Français en
Batailles Espame :
ct cn Portnzol, 1 volume.
Fn Allemayne et en Belgique, 2 v Jumes.
En At triche et en Poloune 2 volumes. vol.
En Egypte. en Syrie et en Palestine, I vol.
En OSIESTIRSTAA-P
En Russic. I volume.
In Saxe, I volume.
1 vol.
Moreau; sa vie, ses exploits militaires, mi itaires,ete.; etc. ; 1 vol.
Pichegru; sa vie, ses tulens
des détails intéVie du maréchal Ney, contenant
ressans
Sen proces : 2 vol. vendéen; 1vol.
Vie d' Athannse Charette général en chefdelarHenri de Laro hejaquele n. génér.l lel Veniée. - Iv.
méed'Anjou: suite de la guerre des chouans : suite
Tullin dc la Rouaric. général vol.
del la guerre de la Vendée; 1
ou lcs Victimes de T'InLe Siége de Barcelonne,
quisitinn : I volume
on his'oire
Les Conquirans du Nouveas-Monde, dc Fernand Cortez,
de Chr stophe Colomb et
traduit de 'Anglais, 2 :ol.
vendent enLes Flibustiers, , en 8 volumes, quise
semble ous séporément.
Les douzo Césars, I vol.
DE TIGER
PARIS, DE L'IMPRIMERIE
RPJCB --- Page 7 ---
womnamiaaawnwmwwwww
PRÉFACE.
LA révolution française fut, pour les
Puissances étrangeres, un motif plus que
suffisant pour faire la gucrre à un peuple
qui renversait ses institutions, dictait des
loisàson roi, et soutenait la liberté des autres nations. Elles craignirent que Ie mot
dh.ligredemgmeraedpesie Français,
ne vint retentir dans leurs états. Depuis
1789 jusqu'en 1792, l'esprit révolutionnaire s'était fortifié de plus en plus ; il ne
gardaitplus de ménagemens, et, cherchant
à se propager au dehors, il publiait ses
doctrincs avec autant d'audace que de persévérance.
Deux cabinets se déclarèrent les premiers, l'Autriche et la Prusse. Un traité fut
conclu à Pilnitz, par lequel les puissances contractantes se promirent de mutuels
A a
9 jusqu'en 1792, l'esprit révolutionnaire s'était fortifié de plus en plus ; il ne
gardaitplus de ménagemens, et, cherchant
à se propager au dehors, il publiait ses
doctrincs avec autant d'audace que de persévérance.
Deux cabinets se déclarèrent les premiers, l'Autriche et la Prusse. Un traité fut
conclu à Pilnitz, par lequel les puissances contractantes se promirent de mutuels
A a --- Page 8 ---
jv
secours, jurèrent de marcher surla France,
ct dc ne inettre bas les armes que lorsque
le fanatisme révolutionnaire serait abattu,
les factions éteintes, et Louis XVI rétabli
sur son trône.
Les préludes de la guérre de 1792 furent
marqués par quelques revers ; ces revers
Français I 1 ct on
ne découragérent pointles
les vit bientôt se déborder, come un
torrent, dans la Belgique et en Allemagne.
La guerre alors s'alluma de toutes parts.
la Hollande et
Le Piémont, l'Espagne,
s'armèrent contre la France 2 :
PAngleterre
dans
on vit alors un spectacle unique
les annales de T'histoire, un peuple seul
luttant avec autant d'habileté que de coucontre TEurope entière, dont il parrage
vint à repousser les cfforts, ct à en conquérir une partie.
à --- Page 9 ---
WMAMMAAAANAMAMAAAMAMAANSAAAAAANAMAAANN
SOMMAIRE
DES
CAMPAGNES DE BELGIQUE,
D'ALLEMAGNE, ctc.
PRÉFACE, 1 Situation de la France en 1792.-
Conmencement des hostilites. - Combat de
Qniévrain. -Affaires de la Glisuelle et de Courtrai. - - Bataille de Jemmapes. - Prise de Bruxelles. - Coup-d'ceil rapide sur les opérations de
quelques corps dans le Piémont. 1 Combat de
Liége. Prise d'Anvers.- Retraite des Autrichiens derrière la Roër. - - Retraite du corps
d'arnide posté au-delà de la Meuse.
Combats
de Tongres, de Tirlemont et de Neerwinden. -
Campagnede France. - Etat des forces opposées
sur ce point à l'armée d'invasion. - Reddition
d'Orchies. - - Blocus de Landan. - Combats de
Fortoy, de Longwy. 1 Prise de Verdun.
Conibat de Valmy.
Siége de Lille. 1 Retraite
de l'armée prussienne. - Siége de Thionville. -
Eracuation de Longwy. - Combotd'Andase.-
Atiaqne du camp de Sare.- Combats de Rixem,
de Thuir et de Baygorry.- Combat de ChateanPiguon. 1 Campagne d'Aliemagne. 1 Prise de
Forentrui. - Invasion en Savoie et prise de
Channbéry. - Conquète da comié de Nice.
A3
Lille. 1 Retraite
de l'armée prussienne. - Siége de Thionville. -
Eracuation de Longwy. - Combotd'Andase.-
Atiaqne du camp de Sare.- Combats de Rixem,
de Thuir et de Baygorry.- Combat de ChateanPiguon. 1 Campagne d'Aliemagne. 1 Prise de
Forentrui. - Invasion en Savoie et prise de
Channbéry. - Conquète da comié de Nice.
A3 --- Page 10 ---
(6)
- Prise de Mayence, , de FrancPrise de Spire.
-
fort-sur-le-Mein. - - Combat de Limbourg.
-Combats de PellinEvacuation de Franefort.
de
de Waren et de Hamm. - - Combat
gen,
Sardaigne.
Hockheim. - Siége de Cagliagarien
de
Reddition de Konigstein. 1 Affaires
de Bingen et d'Arlon. - Reddition
Stromberg.
de Bellegarde. - Afde Mayence. 1 Reddition
Reddition de
fairesdTspegui et d'Ost-Cepelle.- 1
de Thuir. - Siége ct bomCondé. 1 Combat
Reddition de
"bardement de Valenciennes.
de Cambrai. - - Combat
Villefranche. 1 Siége
dans Toulon.
'de Linselle. - - Entrée des Anglais
de Mont-Louis.
Auaque
- Prise du camp
de
de Peyrestortes. - Siége Dunkerque.
du camp
- Combats de PreuxBataille de Honschoote.
de Lannoy, de Pirmaau-Bois, de Tourcoing,
Bataille de Traillas.
sens et de Nothweiller.-
Evacuation des
de Saint-Maurice-
- Combat
lcs Français. 1 Blolignes de Weissembourg par
et de
-
Combat d'Haguenau
cus de Maubeuge.
de Saorgio ct de
Gilette. - - Combats d'Utelle,
sapide sur les opérations
la Briga. - Coup-d'ail
de Guisa.
de Tarmée en Piémont. - Combat
du fort
Reddition du fort Vauban. - Attaque
dc Berchem et de Dawende Bitche. - Combats
du fort Saintdorf. - Siége de Toulon. - Prise
de Werdt , de Freschweillera
Eline. - Combats
de
Siége de Landau. - Bataille Gesherg.
dans les ligaes de WeissemRentrée des Français
ations
la Briga. - Coup-d'ail
de Guisa.
de Tarmée en Piémont. - Combat
du fort
Reddition du fort Vauban. - Attaque
dc Berchem et de Dawende Bitche. - Combats
du fort Saintdorf. - Siége de Toulon. - Prise
de Werdt , de Freschweillera
Eline. - Combats
de
Siége de Landau. - Bataille Gesherg.
dans les ligaes de WeissemRentrée des Français --- Page 11 ---
(7)
bourg. 1 Reprise du fort Vauban. - Combat
du camnp des Sans-culottes. - - Combar d'Arlon.
Entrée en campagne de l'armée du Nord.
Combats de Bonssu, de Ti.ionville.
Prise de
Loudrecies par lestroupes de la coaiition. - Bataille de Tourcoing. - R:p prise du fort SaintElme. - Opérations des troupes françaises en
E-pagne. 1 Prise de Campredon, combats de
Toulon, de Céret, d'Urge et de Belver. -
Combais de Furnes, de Courtrai. 1 Prise de
Menin. - Affaire de Pont-Achin. - Combats
en Allemagne, à Bliescustel, Schifferstadt et
Kayserlautern. - Combat naval contre l'ami.al
Hose. - Affaire de la Croix-des-B. nqu ts
Combat td'Arquinzun
Sortie des alliésde Landrecies.
Combat de la vallée de Bastan. -
Ci mbat de Ramelaren-d-b-lioag - Reprise du Quesnoy et de Valenciennes sur les alliés - - Reddition de Condé. - Reprise de P.llegarde. -rise d'Ypres. - Combats de ou'ers
et de Hoorhl de - Combat de L'ey nse. - Kntrée des Francais dans Charleroi.
Bataille de
Fleurus.- - Prisc d Ostonde.-t ombatdu Monts
Pal:ssel
Prise de Mons. - Jonction de l'armée du Nord et de crlle de Sambre-et-Meuse.
- - Occupation de Louvain ct de Malines. -
Prise de Namur. - - Siégede Nieuport. - Prise
d Anvers pt de i.iége. 1 Prise du fortde l'kcluse.
Combais de Boxtel ct de la Chartreuse. 1 Affaire d'Oude-Watering- - Siége de Maëstricht.
A 4 --- Page 12 ---
(8)
- Combats de Platzberg et de Tripstadt. - Occupation de Trèves. Combat-le Kayserlautern.
Combat de Cairo dans le Piémont. - Bataille
d'Aldenhoven et prise de Juliers.
Prise de
Bois le-Duc. 1 Entrée des Frarçais dans Cobleniz. - Prise du fort de Rheinfels, et fin de la
campagne sur le Rhin et sur la Moselle. - Opérations militaires en Espagne, combat de SaintMartiai, prisc de Fontarabie. - Prise de SaintSébastien. - - Combat, de T'olosa, 1 Bataille de la
montagne Noire. - Prise de Fignières. Cimbat de Bergara. - Combats, sur la Fluvia.
Prise de Roses
Affaires de Bezalu et de Bescara. - Traité de paix entre la France et l'Espagne.
MMMV
campagne sur le Rhin et sur la Moselle. - Opérations militaires en Espagne, combat de SaintMartiai, prisc de Fontarabie. - Prise de SaintSébastien. - - Combat, de T'olosa, 1 Bataille de la
montagne Noire. - Prise de Fignières. Cimbat de Bergara. - Combats, sur la Fluvia.
Prise de Roses
Affaires de Bezalu et de Bescara. - Traité de paix entre la France et l'Espagne.
MMMV --- Page 13 ---
wawwswaNanwmwamwmnww
BATAILLES,
COMBATS ET VICTOIRES
DES ARMEES FRANÇAISES.
MLItvitLD
LAmont de Léopold, empereur d'Allemagne, et l'acceptation de la nouvelle
constitution de l'état par Louis XVI,
avaient fait espérer, avec quelques probabilités, aux amis de la paix, que les bruits
de guerre qui circulaient depuis quelque
tems, s'ils n'étaient pas tout à fait sans -
fondement, étaient au moins prématurés,
lorsgietent-i-cmpoin cri se faitentendre;
on dit que les armées étrangeres vont enirer dans Paris, et mettre tout à feu et à
sang. L'alarme se répand, on court aux
armes, une maltitude innombrable d'homn.essont vêtus, armés et préts à marcher
à la défense du-teriftoire: François II, roi
de Bohémect de Hongrie est déclaré enmemidelafrance par t)' decretdel'assemnA5 --- Page 14 ---
(1o) )
nationale: l'Autriche ctla Prusse saiblée
favorable pour réunir
sissent ce moment
sur nos fronles troupes qu'elles gardaient France
tières, et se précipiteut sur la
par
P'Alsace et la Flan.dre.
la Champague,
Lucknerfet La Fayette
Les généraux
assis, le premier en
avaient leurs camps
Alsace; et l'autre sur la Moselle.
avril
le maréchal de RoLe 21
1792,
sC mettre à
chambeau partit de Paris pour
en Flandre.
la tête des troupes rassemblées
d'attaquerl'enLe op.ayentreculodre.
Binemi, il envoyasur Quiévrain lc général
soutenns
-
ron, àla tête de six escadrons
par
d'infanterie.Un détachement
six bataillons
du général Beaude l'armce antrichienne
la place,
lieu, quiétait dans Quievrain,cede' Boussu. Les
etse retire surles hauteurs de
l'ennemi et s'approFrançais poursuivent
données
chent de Mons. Les instructions
Dumouriez,alors: ininistre de laguerre,
par
annongaient un sememetdhwmwmetents dans cette
n'attendait, pour éclaler
qui
de l'armée française:
ville, que lapproche étonné du repos parfait
le général Biron,
dans Mons, et,
qai ne cessa de régner
aucraignant d'étre attaqué par le général
hauteurs de
l'ennemi et s'approFrançais poursuivent
données
chent de Mons. Les instructions
Dumouriez,alors: ininistre de laguerre,
par
annongaient un sememetdhwmwmetents dans cette
n'attendait, pour éclaler
qui
de l'armée française:
ville, que lapproche étonné du repos parfait
le général Biron,
dans Mons, et,
qai ne cessa de régner
aucraignant d'étre attaqué par le général --- Page 15 ---
( I )
trichien, établit son camp à Boussu. Tout
élait tranquille, quand le soir, à dix heures, les 5* et 6* réginens de dragons montent à cheval, et fuient ati grand trot, en
criant: Nous sommes trahis! Le général
Biron veut arrêter les fuyards; il est entraine par eux. Une grande partie de son
monde arrive à Valenciennes: : là on l'accuse de désertion. Ceux qu'il a ralliés,
poursuivis le lendemain par des corps du
géneral Beaulieu, arrivent en fuyant à
Quiévrain, ils en sout enfin chassés et repoussés jusqu'au catp de Famars. L'ennemi s'empare de cinq pièces de canon, et
fait un graud nombre de prisonniers; 3 ilne
peut cependant poursuivre plus loin) ses
succès, ct sC replic sous le feu del huit
pièces de canon placées en batterie sur Ics
hauteurs-de Saint-Sauve.
Dans ce même moment, le maréchal
Théobald Dillon essayait sur Tournal une
tentative plus malheureuse encore. Sorti
de Lille avec dix escadrons, six bataillons
et quelques bouches à feu, il rencontreles
Autrichiens, au nombre de 3,000, sur les
hauteurs de Marquain. Il n'avait pas reçu
l'ordre d'attaquer; il fait sonner la retraite.
A6 --- Page 16 ---
- 12 )
Tout-à-comp un sentiment de frayeur s'emdes soldats; les cavaliers s'épouvanpare tent du bruit du canon qui tonne au loin
derrière eux, ct se précipitentdans les carrés en criant : Sauve qui peut, nous somLe désordre est bientôt génémes tralis!
tout est
val: les caissons, les bagages,
abandonné,etl les soldats pele-mèle fuyent
Baisieu. Le
Dillon veut en
vers
général
le
vain les rallier: les mutins l'entourent,
le blessent; il arrive enfin à
menacent,
au milieu de ses
Lille, sur une voiture,
l'ennemi a taillées en pièces
troupes que
de soldepuis Baisicu.I Un rassemblemeut
la
de Fives; des làches,
dats occupe porte
tumultueux, pendent
sortis de cC groupe
crénaux de la
le colonel du génie
aux
place
Berthois, qui était restéauprès du général;
ensuite sur Dillon, le masils se jettent
et bràlent
sacrent à coup de baionnettes,
l'ason cadavre sur la grande place, après
voir trainé par les rues.
On resta deux mois sans engager ancune
affaire décisive; ; alors on commenga à
choisir u11
prendre d'autres mesures,età
de
Les géniranx Roautre plan
campagne. Luckner fureut
chambean, La Fay vette el
était restéauprès du général;
ensuite sur Dillon, le masils se jettent
et bràlent
sacrent à coup de baionnettes,
l'ason cadavre sur la grande place, après
voir trainé par les rues.
On resta deux mois sans engager ancune
affaire décisive; ; alors on commenga à
choisir u11
prendre d'autres mesures,età
de
Les géniranx Roautre plan
campagne. Luckner fureut
chambean, La Fay vette el --- Page 17 ---
(13 )
eonsultés à Valenciennes. Cc fut à la suite
de cC conseil, que Luckner sC rendit au
camp de la Madeleine, près de Lille, et
que La Fayette quitta son camp retranché
deGivet pour se porter à Maubenge, 2 d'ou
il avança un de sCs corps jusqu'a Glisuelle.
Ce futi à Glisuelle que les hostilités recommencèrent. Le général Gouvion fut
attaqué par le ginéral Clairfait. L'ennemi
profita de l'avantage qu'il eut dc se jeter
sur les Français à l'improviste ct pendant
un violent orage; ; mais bientôt La Fayette
vint atl secours du général Gouvion, et le
combat SC rétablit.
Le 18 juin, Luckner se porte devant
Courtrai, et force les Autrichiens de se
retirer de la place; mais le 50 du même
mois, il est contraint de l'abandonner
pour se porter sur la frontiere.
Dumouricz, 3 qui n'avait pas abandonné
le projet d'envahir la Belgique, obtint des
forces assez considérables pour son exécution, et de suite il se mit en marche. Près
de cent mille hommes furcnt rassemblés
entre Quarouble et Quiévrain. Le général
Valence, 3 avec des volontaires ct quelques
bataillons de ligne, * prit position à Givet, --- Page 18 ---
(14)
poutr'opperer ans opérations du général
Cuurfait, le grwéral Maubourg fut placé
en avant de Naubeuge, pour contenir les
Auirichiens canpés à Luxembourg; Dumnouriez commandait en persounequarante
nille hommes quiveobvent au centre. Le
duc Kibert de Sase-Teschen balança s'il
devnit itattendreles Français surleshauteurs
de Jotmapes: des retranchewens fortifiés
nembre de bouches à feu,
par 211 grand
étendue le
unc longac chaed de troupes,
long du beis, depuis Frameries jusqu'à
Wame:, ne lerassuraient que faiblement.
Dumsuriez re lai laissa pasle téms de se
retirer sur Mons; il fit marcher l'infanterie
Boussu retranché résista.
helgesnrbunssa Beurnonville rétrograda sur
Le général
Quierrein. quand le général Dampierre
attaiqua de nouveau sur ce point, et l'enleva de vive force. Alors le général autrichien mappela ses avant-postes, et laissa
ainsi à Dumouricz des positions avantageuscs qu'il cût pu lui disputer long-tems.
Le 5, des corps furent places sur la route
de Cuesmes, et le général d'Harville reçut
l'ordre de tourner l'ennemi sur les haude Mons; douze
teurs qui idominentlayille
ierrein. quand le général Dampierre
attaiqua de nouveau sur ce point, et l'enleva de vive force. Alors le général autrichien mappela ses avant-postes, et laissa
ainsi à Dumouricz des positions avantageuscs qu'il cût pu lui disputer long-tems.
Le 5, des corps furent places sur la route
de Cuesmes, et le général d'Harville reçut
l'ordre de tourner l'ennemi sur les haude Mons; douze
teurs qui idominentlayille --- Page 19 ---
(15)
bataillons, placés sur notre ganche - marle
à
cherent sur Jemmares pour
prendre
revers.
L'armce française fut alors divisée en
trois corps : l'aile droite fut confiée aux
généraux Dampierre et Beurnonville ;
l'aile gauche au général Ferrand, le centre
demeura sous les ordres de Dumouriez.
L'ennemi était plus fort en position ; mais
Dunouriez lui était supérieur en nombre.
L'attarque commence sur Quaregnon. Le
géncral Ferrand charge à la tête de ses
grenadiers; et, la baionnette en avant, il
court sur les pièces de l'ennemi. Dansle
enlève à l'enmême moment, Dampierre
neini deux redoutes, tourne contreluiles
canons qui les garnissent, et éteint ie feu
deplusieurs batteries souslefcu desquelles
Beurnonville était arrêté.
Déjà l'enncmi était pris à revers ; son
aile droite était enlevée, qandDusnouries
met le centre cn mouvement; et, s'adressant aux soldats qui le suivent : Soldats s!
voilà leshauteurs de Jemmapes, etvoili
Tennemi; l'arme blanche et la terrible
baionneule, voilà la tactique qu'il faut --- Page 20 ---
(16)
employer pour J parvenir et pour
vaincre.
Les bataillons traversent alors la plaine,
mais dans la marche ils perdent leur alignement I : une brigade demeure en arricre
et romptla ligne : des cavaliersautri-hiens
lancentleurs chevaux dans les ouvertures,
et le désordre Pouvait devenir funeste, SI
on n'élait parvenu à rallier lcs bataillons,
à les ramener sous le feu ct à rétablir le
combat. Le duc de Chartres rassemibleplusieurs bataillons quilichaient pied, forme
une colonne à laquelle il donne le nom de
bataillon de Jemniapes, et cnlève des redoutes où SC précipite notre cavalerie ldgère. Bientôt nous avons l'avantage : le
genéral Thouvenot, qui combattait à la
gauche, 2 dépasse le village, et l'ennemi
est entrc deux feux : bientôt il cst battu au
centre; sur la droitc, les Autrichiens se
retirent en désordre ; sur la gauche sculementils résistent - encore. Mais Dumouriez,
à la têtc dc plusicurs bataillons et de dix
escadrons de cavaleric legère, sc porte sur
CC point, calbate une colonne de cavalerie
qui s'opposc'ason passage, s'empare des
uche, 2 dépasse le village, et l'ennemi
est entrc deux feux : bientôt il cst battu au
centre; sur la droitc, les Autrichiens se
retirent en désordre ; sur la gauche sculementils résistent - encore. Mais Dumouriez,
à la têtc dc plusicurs bataillons et de dix
escadrons de cavaleric legère, sc porte sur
CC point, calbate une colonne de cavalerie
qui s'opposc'ason passage, s'empare des --- Page 21 ---
(17) )
positions que le général Beurnonville OCcupe de suite avec lavant-garde, etsejette
dans les retranchemens qui, faiblement
défendus par les grenadiers hongrois 2
tombenten son pouvoir. Sur tous les points
l'ennemi est taillé en pièces, 1 ct la bataille
complètement gagnée.
huit
L'ennemi perdit 5,000 hommes,
pièces de canon. Notre perte fut aussi considérable. Les soldats désiraient entrer à
Mons, ils brûlaient d'inipatience Dumouriez somna les habitans de se rendre; les
Autrichiens évacuèrent la ville pendant la
nuit du 6 au 7, et nous y entrâmes au
point du jour. On trouva dans celteplace
350 pièces d'artilleric, 107 canons de fer,
50,000 boulets de calibre, 565 caisses de
mitraille, et 1,457 fusils. Le lendemain la
ville de Tournai se rendit.
La bataille de Jemmapes était décisive; ;
et Bruxelles devait nous ouvrir ses portes :
les Belges; fatigués du gouvernement autrichien, vinrent offrir les clefs de la ville
à Dumouriez, 3 le 4 novembre au matin.
Les Autrichiens avaient évacué la place
pendant la nuit, après avoir perdu quelques centaines d'hommes dans un combat --- Page 22 ---
118 )
engagé la veille sur les hanteurs d'Anderlecht.
i
D'anautre côte. l'armde française dans
lc Piuncut agissai avee non moins d'activité. Ajros s'etre einparé de la villede Nice
et des forieresses moi le defendent, le
nérel Ansebne se porta à Sospello,
gen'ayant
point juge nécessaire W'atlaqner les Antrichens fortement retranches à Saorgio: il
attaqua Oneille, et ses hommes, embarqués à Villefranche a1 nombre de 5,000 1
entrerent bicatet dans celte place, la rem- 7
plirent de carnage, et vengèrent en mettant tout à fen el à sang la mort du
taine Dachasle.pai.
capienvoyéen parlementaire, avait éte messacré par les habitans :
deux meis après, cesmènies
la conduite du général
troupes, sous
Biron, qui avait
remplacéle général Anselme,: attaquèrent
les Piémontais en avant de Sospello : les
genéraux Brunet () et Dagobert, chargés
(1)1.-B Drunet, général de division.né à Valsinsol(Var), fur condamné - à mort, comme traitre, par le tribunal révolutionnaire, le 16 nevesbre 1793.
les habitans :
deux meis après, cesmènies
la conduite du général
troupes, sous
Biron, qui avait
remplacéle général Anselme,: attaquèrent
les Piémontais en avant de Sospello : les
genéraux Brunet () et Dagobert, chargés
(1)1.-B Drunet, général de division.né à Valsinsol(Var), fur condamné - à mort, comme traitre, par le tribunal révolutionnaire, le 16 nevesbre 1793. --- Page 23 ---
(.19 )
dans les retrande T'expédition , pénètrent
chemens la baionnette en avant, et forcent l'ennemide prendrela (uite. Un grand
nombre de prisonniers tombèrent entre
nos mains.
Cependant Damouriez pourstivait toujonrs les Autrichiens dans la Belgique : le
18 novembre, Valence, d'après ses ordres,
attaqua le général Schroeder qui, placéde
lautre côté de la Meusc, défendait l'approche de Namur. L'ennemi. après aveir
long-tems résisté à l'impétuosité tranç ise,
fut encore vaincu sur ce point, ct deux
charges meurtrières le chassèrent de ses
retranchemens. Namur fut attaqué perValence, et les généraux Schroeder et Beaulieu s'cloignerent de celte place après y
Dumouriez
avoir jeté quelques troupes.
lui-même entra à Tirlemont, le 21, après
avoir canonné pendant huit heures dix
mille Antrichiens qui abandonnérent les
hauteurs de Cumptich,
Dans leur reiraite, les Antrichiens se
retranchèrent au nombre de dix mille, à
de
dix
une lieue en avant
Liége: après
heures decombat, l'ennemi fut obligé de
fuir devant les Français vainqueurs. Ce --- Page 24 ---
20 )
snccès nous conduisit dans Liége. Le 28
novembre, à neufleures du matin, notre
arméey entra.
Pendant que ces choses se passaientdans
l'est dc la Belgique, les généraux Lamarlière et Champmorin suivaient chacun une
des rives de l'Escaut et se préparérent à
assiéger Anvers. Le général Lamarlière,
arrivé le premier, y entra sans coup férir,
et la garnison antrichienne se retira dans
la citadelle: Il fallut en faire le siege : le
28 novenibre, les ouvrages furentachevés,
et les batteries commencérent à tirer. Le
premierboulet qui partit renversa unetable
oitle gweneprallatvijucoir
pour diner;
cenx qui suivirent mirent le feu à la citadelle, qui devint en un instant la proie des
flammes. Le gouverneur effrayé, consentit
enfin à capituler: il quitta la place, laissant au pouvoir des vainqueurs 102 canons,67 obusiers, mille fusils ct une quantité considérable de munitions de toutc
espèce.
Les deux généraux Schroeder et Beanlicu s'ctaicnt retirés, 9 comme nous l'avons
dit, après avoirperdu beancoup de monde,
eontre le corps du général Valence. Ce
, qui devint en un instant la proie des
flammes. Le gouverneur effrayé, consentit
enfin à capituler: il quitta la place, laissant au pouvoir des vainqueurs 102 canons,67 obusiers, mille fusils ct une quantité considérable de munitions de toutc
espèce.
Les deux généraux Schroeder et Beanlicu s'ctaicnt retirés, 9 comme nous l'avons
dit, après avoirperdu beancoup de monde,
eontre le corps du général Valence. Ce --- Page 25 ---
(ar).
général, trouvant le chenin libre, arrive
àNamur. Namursuit l'exemple d'Anvers;
la garnison refuse de se rendre, et s'enferme dans la citadelle. Legénéral français
fait venir alors lartillerie de siége. Le
novembre, la tranchée est ouverte : les
bombes, 29
les boulets dcrasent la citadelle:
alors le bruit court que le fort Villate qui
couvre lc château est ininé, ct que les assiégeans vont sauter au moment où ils
croient obtenir la victoire. Le général Leveneur sC dirige la nuit vers le fort avec
1,200 homines déterminds à mourir. Les
Français franchissent les palissades. La
première voûte est déserte, les sentinelles
qui gardeut la scconde font fcu et donnent
l'alarme. Alors Leveneur 1 qui ne peut
franchir la palissade, dit à un oflicier
très-grand ct très-fort quiest à ses côtés de
le jeter par-dessus. L'officier obcit,et se
précipite après lui,de l'autre côté de la
barrière. Déjà Levencur a saisi le général
autrichien : Conduis-moi à les mines :
lui dit-il en lui tenant l'épéc sur la poitrinc, ou tu ermort.LAutrichien balance;
mais, menacé de nouveau, il cède à une
hardiesse qui le déconcerte. Le général --- Page 26 ---
22 )
français est conduit aux fourneaux des mines; il arrache lui-méme les meches, les
éteint, et s'empare du fort Villate.
La garnison ennemie demande à capituler; elle se retire avec les honneurs de la
gucrre, mais elle est envoyée en France
où elle reste prisonnière.
Le 15 décembre, après
plusieurs attaques successives, les Antrichiens nous
abandonnent Trèves, Aix K-la. - Chapelle,
Verviers, et se retirent en désorre derrière la Roér. Les brigades des généraux
Dampierre, Stengel et Miaczinski
nent positi in à Aix-la-fhapelle et à pren- Rolduc:leprince de Wurtenberg altaque Aixla-Chapelle. Les postes français sont obligés de seretirersur Licge etsur - Maéstricht,
dont le général Leveneur avait fait sortir
son artillerie pour éviter l'archiduc Charles; la retraite s'opère sur tous les
et les troupes françaises,
points, 7
commandées
les généraux Champmorin ét la Lamar- par
liere, sont repoussées jusque sous Diest.
Miranda se retire entre Saint t-Tron et
Tongres: c'est près de cette dermière place
qu'il est attaqué par le prince Cherles, et
poursuivi dansses vetrauchieteul.yaikcace
fait sortir
son artillerie pour éviter l'archiduc Charles; la retraite s'opère sur tous les
et les troupes françaises,
points, 7
commandées
les généraux Champmorin ét la Lamar- par
liere, sont repoussées jusque sous Diest.
Miranda se retire entre Saint t-Tron et
Tongres: c'est près de cette dermière place
qu'il est attaqué par le prince Cherles, et
poursuivi dansses vetrauchieteul.yaikcace --- Page 27 ---
(25)
le joint au moment du danger: il se précipite au-devant de Pennemi, ct parrient
à P'arrêter asscz de tems pour faciliter la
réunion de plusieurs corps à cclui de Miranda, et protéger sa retraite.
A la nouvelle de ces revers, Dumouriez
revint de Hollande, où il était allé diriger
une autre atlaque, et fit changer la position de son armce, qu'il trouva sur un
terrain désavantageuix, en la faisant rentrer dans les positions qu'ilavait données.
Cegénéral sentil cependant qu'un moayement offensif devenait nécessaire pour
rassurer le soldat et rétablir la confiance e:
il donne le signal; on marche sur les Autrichiens, qui, chassés dc Tirlemont, se
rallientderrière les villages de Goedenhosven et de Hoeckendoven. Cette deraière
position est occupée par les Français, et
attaquée avec impétuositd par ceux qui
viennent de la quitter. Le prince Charles
et les cuirassiers de l'empereur se présentent pour la reprendre, mais le 5erégiment de hussards accourt ct les met en
pleine déroute : dans le même moment,
les généralNeuilly. débordant . sur la droite, --- Page 28 ---
(24)
assure le succès de l'affaire, en forçant la
retraite de l'ennemi.
Les combats de Tirlemont et de Goedenhosveravaient rendual'arméesa. confiance
et sa force: Damouriez, voulaut profiter
de l'ardeur qu'elle montrait, disposa tout
pour livrer bataille. ) avant que l'enpemi
eût reçu des renforts qui lui arrivaient tous
les jours.
L'armée autrichienne s'étendait depuis
les hauteurs de Racour jusqu'au-delà de
Helle, dans la plaine del'cau. L'archiduc
Charics commandait l'avart-garde, le genéral duc de Wurtemberg et le géncral
Collorddo étaient en tête, l'un de la preiniere ligne, l'autre dela seconde: une division de cavalerie ct quelques corps d'infanterie antrichicmneeluenaient la plaine.
De son côté, l'armée française occupait
tout l'espace compris depuis Goedenhosven jusqu'aux hauteurs d'Oplinter. La
gauche élait commandée par le général
Miranda; le général Neuilly dirigeait la
droite sur Neer - Herlissem; le général
Dampierre était posté a Esemael, en avant
du
'un de la preiniere ligne, l'autre dela seconde: une division de cavalerie ct quelques corps d'infanterie antrichicmneeluenaient la plaine.
De son côté, l'armée française occupait
tout l'espace compris depuis Goedenhosven jusqu'aux hauteurs d'Oplinter. La
gauche élait commandée par le général
Miranda; le général Neuilly dirigeait la
droite sur Neer - Herlissem; le général
Dampierre était posté a Esemael, en avant
du --- Page 29 ---
(25)
du centre. La petite Gecteséparaitles deux
armées.
Au point du jour, le 16mars 1793, l'armée trançaise 2 formée sur huit colonnes,
se mit en mouvement. Trois de ces colonnes s'avancèrent sur la petite Geête
pourlapasser. Le général Miranda sep porta
sur Orsmaël, et chassa du village les troupes légères de l'ennemi. Les Autrichiens
opposèrent en vain un feu bien soutenu à
celui de nos pièces; ils furent débusqués
de cette position, et dans le même instant
chassés aussi de Racour, oû les attaqua le
général Valence, qui venait de passer le
pont de Neer-Hey lissem. Valence, soutenu
par de nouveaux renforts, voulut déborder les Autrichiens sur leur gauche; mais
la défense devintp" E IS opiniatre, et l'equilibre s'établit. Noire infanterie ne parvint
à repousser l'ennemi qu'avec le secours de
la cavalerie. Les généraux Leveneur et
Nenilly réunirent alors leurs forces pour
enleverla tombe de Midelwinden, monticule élevé ct couvert d'artillerie, position
formidable qui commandait trois villages
voisins. Leur mnonvement fut si prompt
queles.Autrichiens perdirent cetie position
allemagne. ix
B --- Page 30 ---
(26)
avant même d'avoir pressenti l'attaque:
mais Jeprince de Cobourg envoya de nombrenses colonnes pour la reprendre, et
jusqu'au soir, la tombe de Midelwinden
fut un théâtre sanglant où les deux partis,
toujoursexposés a un feu meurtrier, étaient
tantôt assiégeans et tantôt assiégés.
Pendant que le général Levencur se battait avec tant de bravoure à Midelwinden,
le géneral Neuilly chassait l'ennemi de
Neerwinden; ; mas, emporté par une ardeurinconsilérée, il dépassait ce village,
etl'ennemis'en emparait. Le duc de Chartres avait ser ti la fante qui venait d'être
commise; il la réparait en chassant le genéralClairfait de Neerwinden qui futperdu
une seconde fois, repris par Dunouricz, 2
ct abandonné de nouveau. Nous étions
sortis da village, quand la cavalerie impériale déboucha dans la plaine: elle tenta
une premiere attaque entre Midelwinden
et le village évacué; l'intrépidité de Valence, chargeantàl la tétede ses escadrons,
rendit cette tentative inntile: une seconde
atlaque eut lieu peu d'instansapres. Lc général Thouvenot ft faire si a propos une
déchargode mousqueterie sur les cavaliers
ct abandonné de nouveau. Nous étions
sortis da village, quand la cavalerie impériale déboucha dans la plaine: elle tenta
une premiere attaque entre Midelwinden
et le village évacué; l'intrépidité de Valence, chargeantàl la tétede ses escadrons,
rendit cette tentative inntile: une seconde
atlaque eut lieu peu d'instansapres. Lc général Thouvenot ft faire si a propos une
déchargode mousqueterie sur les cavaliers --- Page 31 ---
(27 )
autrichiens, qu'ils furent démontés ct forcés de fuir.
Le combat était rétabli: vers la droite et
au centre, la victoire ctait balancée.quand
notre gauche, débordée par lès grenadiers
du prince Chiarles, abandonna le villaige
d'Orsmaël, et s'enfuit en désordre: ; Miranda, sans chercher à rallier ses troupes,
sc retira derrière Tirlemout, à plus dedeux
lieues du champdebataille. Ce mouvement
he fut pas annoncé au général cn chef:
aussi, jugeantau silence qui régnait de ce
côté quc l'ennemi était eri pleine retraite, 1
il ne chercha point à couvrir sa gauche, 7
et -sur la fin de la journée il sC vit entouré
d'ennemis!
Ses troupes repasserent précipitamment
la petite Geêle : les généraux voulurent er
vain s'opposer i lenr fuite; ils furenit euxmêmes entrainés. Le désordre devint genéral, l'ennemi profita de la confasion qui
régnait dans nos rangs, et la bataille de
Neerwinden fut perdue: 5,000 Français
tombérent tsur le champ de bataille, deux
mille denx cents furent faits prisonniers.
L'évacuation totale de la Belgique, la désorganisation d'une armée qui is'était si gloB 2 --- Page 32 ---
28 - I
riensement annoncée: voilà quels furent
les résultats de cette funeste journée.
Cette bataille ouvrait encole une fois
aux alliés les frontieres de la France; avant
de rapporteri les désastres qui l'ont suivic,
nous allons, pour De pasinterromprelfordre des tems, suivre ceux de nos géncraux
qui,à peu près aux mêmes époques,s'opposérent aux entreprises du duc de Brunswick.
Le duc de Brunswick, qui dirigeait les
mnouvemens de la grande armée coalisée,
était déjà surle Rhin: la Prusse et l'Autriche venaient de terminer leurs préparatifs
de guerre: le 12 août 1792, cent cinquante
mille combattans se présentèrent sur nos
frontieres. ; ilss'étendaient depuis Dunkerque jusqu'à la Suisse: : vingt inille émigrés
français, dont six mille de cavalerie, se
joignirent à ces forces imposantes. Nous
avons vu quels combats furent livrés en
Belgique; nous allons porter notre atteniion sur un autre point du théatre de la
gucrre.Leducde Brunswicketles Prussiens
furentles ennemis que nous eûmes sacombattre en france. Dans les corps des ges
péraux Luckner et La Fayette se trouves
Suisse: : vingt inille émigrés
français, dont six mille de cavalerie, se
joignirent à ces forces imposantes. Nous
avons vu quels combats furent livrés en
Belgique; nous allons porter notre atteniion sur un autre point du théatre de la
gucrre.Leducde Brunswicketles Prussiens
furentles ennemis que nous eûmes sacombattre en france. Dans les corps des ges
péraux Luckner et La Fayette se trouves --- Page 33 ---
( 29 )
rent les défenseurs que nous opposimes à
leurs attaques. Il futarrêté que le premier
agirait entre le Rhin et Longwy; : 7 le second
entre Montjuédy ct Dankerque. Quelques
garnisens efermées dans les places qui se
trouv cnt sur cettc lignc soutinrent par dcs
sorties les efforts de nos deux armées 3 ct
contribsèrent aux triomphes qu'elles remportèrent. Le général Dumouriez se porta
aussi au-devant des Prussiens toutes les
fois que sa présence devint nécessaire.
Les.lrostilités comsnencèrent par laprise
d'Orchies. Leduc deSaxe-Teschen, campé
près de Mons avec 20,000homnmes, en délacha cinq mille, avec ordre de s'emparer
d'Orchies pendantla nuit: ces troupes se
présentérent aux portes de Lille et de
Douai, à deux hcures du matin: elles
firent de yains efforts pour les cufoncer: :
les assiégés, qui n'éteient qu'au nombre
de six cents, opposèrent unc résistance
opiniâtre : mais l'obscurité étant dissipée,
le jour vint trahir la faiblesse des assiégés,
et le général Desmarets, qui se trouvait
dans la place ct à qui cette défense fait le
plus grand honneur, fut forcé de l'abanB 3 --- Page 34 ---
( 50 )
donner aux Autrichicbs; ceux-cien furent
chassés le lendemain.
Après ce combat, les généranx Luckner
et La Fayette changerent leurs positions : :
le premier se plaça derrièrc Longwy, le
sccond poussa une reconnaissance dans
les Ardennes, au - devant d'Arlon, et
campa sur Mouzon, dans les retranchemens de Sédan.
Cependant le roi de France était insulté jusque dans son palais; s'il eût accepté
l'offre du général La Fayette, les troupes
rentraient aussitôt dans Paris pour luiservir de rempart: il craignait de devoir son
salut aux hommes de la constitution; ; il
espéra l'obtenir du dnc de Branswick, qui
lui ccrivait que la coalition allait bientôt le
délivrer. Les lettres que le général des armées prussiennes envcy aient au roi éveillerent lc soupçon, fournirentun prétexte;
le malheureux Louis X:I fut constilue
prisonnier. Dans ce Kièmc moment La
Fayette 9 proscrit par Te parti révolutionhairc, quitta SCS troupes ; rencontré par
un parti ennemi lorsqu'il gagnait un pays
neutre 1 il commenca une longue captivis
la coalition allait bientôt le
délivrer. Les lettres que le général des armées prussiennes envcy aient au roi éveillerent lc soupçon, fournirentun prétexte;
le malheureux Louis X:I fut constilue
prisonnier. Dans ce Kièmc moment La
Fayette 9 proscrit par Te parti révolutionhairc, quitta SCS troupes ; rencontré par
un parti ennemi lorsqu'il gagnait un pays
neutre 1 il commenca une longue captivis --- Page 35 ---
(51)
te, dont il ne fut délivré dans la suite que
par les victoires éclatantes del'ariéc française.
Ce fut alors que lé duc de Brunswick
perdit le roi par une proclamation impolitique : au lieu de promettre T'armistice
auxFrançaisegarés, de leur faire ouvrirles
yeux surlenrs vrais intérêts, il déclare que
les armées étrangeres puniront tous les
Français comme rebelles, qu'elles rendent chaque citoy en rèsponsable sur sa vie
des attentats comms contre la famille
royale; que,si le roi n'est rétablisur son
tiône, elles mettront tont à feu et à sang,
ct livreront toutés les villes au pillage
dans le cas de la moindre résistance, Ce
manifeste eut l'effet qu'il devait ayoir; le
peuple s'indigna des menaces d'un injuste
ennemi : un cri d'indignation retentit dans
toute la France, et les révolutionnaires se
servirent de l'ardeur belliqueuse qui éclatait, pour anéantir le trène 1 et ctablirle
règne de la terreur et de l'anarchie.
C'est en vain que d le roi désavoue publiquement le manifeste de-Coblentz; l'impulsion est donnée ; les esprits ne revienneatpas, ét le mal est fait. --- Page 36 ---
( 5a )
L'ennemi passe le Rhin; deuxcolonnes,
dea5,o00 hommes chacune, marchent et
chargent les avant-postes de l'armée française, placés à Herxenheini, Legenéral Biron, qui la commnandait, se retire sur Arzheiin après avoir jeté trois mille hommes
dans Landau. Custine, chargé éde conduire
le détachement qui va déféndre Landau,
trouve la place démantelée: il en faitrelever les positions, et se porte en avant
pour reconnaitre l'ennemi, ayant donné
a ses lieutenans Kellermann ct Victor dc
Broglie un point de réunion; arrivé seul à
l'endroit idiqué, il y rencontra les Autrichiens : sesl lientenana n'arrivent point;
forré demettre le sabre à la main, il chargeivodete de ses dragons, etles escadrons
ennemis plient devant les siens; mais un
renfort survientq qui bientôt le contraint
la retraite : il se retire en bon ordre sur 4
Arzein : tout-àcoup des cris d'alarme sC
font entendre, les soldats fuient en désordre jusqu'à Landau, et s'enferment dans
cette - ville : le prince Holenlohe fait le siege
decettep foradetagenges
jours de blocus,
Landau ainsi cerné, pnç eclorne ens
rons
ennemis plient devant les siens; mais un
renfort survientq qui bientôt le contraint
la retraite : il se retire en bon ordre sur 4
Arzein : tout-àcoup des cris d'alarme sC
font entendre, les soldats fuient en désordre jusqu'à Landau, et s'enferment dans
cette - ville : le prince Holenlohe fait le siege
decettep foradetagenges
jours de blocus,
Landau ainsi cerné, pnç eclorne ens --- Page 37 ---
(55) )
nemie 3 parti de Coblentz, paraissait vouloir pénétrer cn France, entre Longwy
et Thionville: Lucknerse mit en marche;
et se retrancha dans Fontoy, village situc à distances égales des deux places menacées : vingt-deux mille Antrichiens sc
présenterent sous les retranchemens qu'il
venait d'achever : il les écrasa sous Ic feu
de SCS batteries, les obligea de se retirer
et d'abandonner le clamp de batailic.
Bientôtapres,des forcesplasimposantes
se dirigerentsur Longwy:le duc de Brunswick et le roi de Prusse sC montraient à
l'avant-garde. Cettc place était en état de
résistcr : elle avait une forteresse fortifiée
sur cin côtés, 72 pièccs de canon sur les
remparts, 1 dix-huit cents hommes renfermés dans ces murs, et des munitions de
toute espèce dans SCS magasins.
Le même jour le général Clairfait,
chargé du siége, envoya un parlementaire
sommer les habitans de se rendre :
pour
le 20, la sommation fut répétée; un second refus y répondit. Le 21, à l'entrée
de la nuit, les batteries des assiegeans commencèrent leur feu auquel répondirent tles
batteries de la place; le 22, le bombarde- --- Page 38 ---
(54)
ment recommença. L'ennemi mit le feu à
un magasin de fourrages et de plusicurs
demeures de particuliers. Les flammes qui
se répandent sur la ville effraient les habitans : la populace menace les membres
du conscil défensif, qui force le commandant Lavergne d'accepter une capitulation : le 25, la garnison sort avec tous
les honncurs de la guerre. Le 28, toute
l'armée prussienne se remit en marche par
Longuyon, 9 Etain, Pillon; et, le 50 août,
elle campa sur les hauteurs de Saint-Michel, à deux milles de Verdun.
Verdun était entourd de fortifications
en mauvais élat; elle avait pour gouverrieur le commandant Beanrepaire; trois
mille'cinq contilonumenbienapuinr obéissaient à Scs ordres : mais les habitans ne
partageaient point le même esprit que la
garnison : ils avaient pillé les magasins,
le premier jour de l'investissement, pour
s'opposer à toute espèce de défense.
Le 51, l'ennemi complète l'investissement de la place;e et, après avoir jeté un
pont sur la Meusc, il envoie sommer les
habitans de se rendre. Sur le refus qu'ils
en font, il commence le bombardement,
éissaient à Scs ordres : mais les habitans ne
partageaient point le même esprit que la
garnison : ils avaient pillé les magasins,
le premier jour de l'investissement, pour
s'opposer à toute espèce de défense.
Le 51, l'ennemi complète l'investissement de la place;e et, après avoir jeté un
pont sur la Meusc, il envoie sommer les
habitans de se rendre. Sur le refus qu'ils
en font, il commence le bombardement, --- Page 39 ---
(55 )
les bonlets pleuvent sur la ville; quclquce
maisons sont incendices; alors, comme a
Longwy, les antorités. civiles demandent
au conseil de défense que l'on ouvre les
portes. Beaurepaire résiste ; l'cnnemi offrc une capitulation, on menace de l'escalade: : les bourgeois ne voient plus que
les horreurs du pillage, ils accordent tout.
Le brave commandant Beaurepaire se
bràle la cervelle dansleconseil, pour n'ètre point témoin de la honte qui l'effraie.
Le 2septembre, la garnison évacue ayec
les honneurs de la guerre.
Le peu de résistance que les coalisés
avaient trouvé devant Longwy et devant
Verdun les fit trop présumer de leurs forCCS : le roi de Prusse ne douta plus qu'il
ne fut appelé à restaurer la monarchie
française : il donna l'ordre à ses troupes
de traverser la Champagne et de marcher
sur Paris.
Les hornmes qui s'étaient emparés en
Françe du pouvoir, se servirent de tous
les moyens imaginables pour souleyer les
surtout en offrantles tableaux afe-prits 1
freux qui devaient bientôt avoir lien si les
Prussiens pénétraient jusqu'au centre de --- Page 40 ---
(36 )
la France. Les Français répondirent à ces
appels, et les gardes nationales, levées ct
organisées dans un mêmc moment, se
rendaient à Châlons : Dumourier recrutait de tous côtés, et Ic général Kellermann,quiavait remplacé Luckner, à l'armée du Rhin, rassemblait à Metz environ
22,000 combattans. Ces deux généraux,
après plusieurs marches, prirent position:
Dumouriez à Sainte-Menchould, Kellermann à Dampierre-le-Chateau.
Kellermann ne s'était porté sur ce point
que pour soutenir Dumouriez, que les
corps de Clairfait et de Brunswick avaient
déjà contraint à un mouvement de "etraite : le roi de Prusse, qui avait ordonnéde cerner 1 Dumouriez, le 20 au matin,
fit attaquer sur Somme-Bionne.
Dumouriez, ayant toujours son quartier-général à Sainte-Ménchould, quiavait
couronné les hauteurs en avant de cette
ville. Il avait aussi placé un bataillon à
Saint-Thomas sur la droite de lAisne,et
poussé des détachiemens jusqu'à Auve.Le
général Stengel élait posté avec 5,000
hommes derrière la apetite rivière de Valmy,
et liait son armée à ccllc du général Kcllern.ann.
Dumouriez, ayant toujours son quartier-général à Sainte-Ménchould, quiavait
couronné les hauteurs en avant de cette
ville. Il avait aussi placé un bataillon à
Saint-Thomas sur la droite de lAisne,et
poussé des détachiemens jusqu'à Auve.Le
général Stengel élait posté avec 5,000
hommes derrière la apetite rivière de Valmy,
et liait son armée à ccllc du général Kcllern.ann. --- Page 41 ---
(57 )
lermann. Ce général avait son centre à
Dampierre-sur-Auves sa droite surles hauteurs de Valmy, sa gauche à Voilemont et
à Hans son avant-garde. Ce poste altaprussienne, fut forcé
qué parlavant-garde
devant des forces supérieude se replier
res; Kellermann qui s'aperçoit de ce mouvenent de retraite, envoie sa réserve,
composée de carabiniers et d'artillerie légère. Le général Valence qui la conduit
de Gizencourt à Valmy, et masse déploie
l'ennemi à
que ainsi toute la plaine :
qui
ferme en impose le croit
sa contenance
soutenu par des bataillons d'infanterie 2
et s'arrête : alors Kellermann change sa
position, fait descendre sa gauche jusqu'au e
ruisseau de TAuve, et occupe Maupertuis, appuyant sa droite sur les hauteurs
de Valmy. Il établit dix-huit pièces de.canon au moulin, une seconde batterie de
dix-1 huit pièces est aussi placée sur les
hauteurs de Valmy 2 vers le centre de la
ligne.
Pendant que l'on prenait ces disposià la têté
-
tions, le général Frégeville, (r)
() Henri, marquis de Frégeville, né à Casires
Allemagne. I.
C --- Page 42 ---
(58 )
de cavalarie, venait de renford'un corps
le général
cer le corps de Kellermann;
huit
Chazot conduisait neuf bataillons et.
ct
escadrons, entre Dampietre-sur-Aave
Gizancourt, où il prenait position. Le
Beurnonville, avec sept autres
général
le
bataillons, faisait un mouvement qui
metlait à même de soutenir l'armée du gele
du général
néral Kellerman, ) ou
corps
enfin le général Leveneur se porStengel; Berzieux sur Virginy, ct se dispotait par
de l'ennemi.
sait à tourner la gauche
l'enLe brouillard s'opposait à ce que
voir nos dispositions 5 mais en
nemi pût
aussi il cachait les siennes :
même tems
sur les haules Autrichiens déployaient
teurs de la Lune une artillerie de cinquanbouches à feu : à sept heures ct dete-huit
cessc, les atmées sont en
mie le brouillard
Le feu
présence, et le combat commence.
répond au nôtre, à neufheude Tenhemi
mort en 1803, après s'ètre illustré par
en 1760,
sous les généraux La Fayette.
plusieurs faits glorieux,
occidentales
et Dumouriez 9 à l'arnée des Pyrénées
et dans la Vendée.
une artillerie de cinquanbouches à feu : à sept heures ct dete-huit
cessc, les atmées sont en
mie le brouillard
Le feu
présence, et le combat commence.
répond au nôtre, à neufheude Tenhemi
mort en 1803, après s'ètre illustré par
en 1760,
sous les généraux La Fayette.
plusieurs faits glorieux,
occidentales
et Dumouriez 9 à l'arnée des Pyrénées
et dans la Vendée. --- Page 43 ---
(59) )
batterie se montre à déres une nouvelle
couvert en avant de la maison de la Lunc:
Kellermann marche dessus. Le combat
s'anime, notre feu a l'avantage, et nous
avoir vaincu, quand les obusicrs
croyons de la troisième batterie sont changées de
direction, et portent dans nos rangs le caret la mort. Des boulets font sauter
nage
et l'exdeux de nos caissons d'artillerie,
plosion tue et blesse beaucoup de monde.
Le tumulte se répand au milieu des bataille feu se ralentit faute de
lons français, 7
Kellermann
munitions : alors le général
fait avancer la cavalerie qui était en réet les chariots viennent reprendre
serve,
derrière les cavaliers, qui releurs places les Prussiens : deson côté, le duc
poussent
le combat rétablis
de Brunswick, voyant
forme son armée sur trois colonnes d'atdont deux sont dirigées sur Valtaque,
à cette manceuvre, le
my. Pour répondre
armée
général français dispose aussi son
la faisant marcher par
en colonnes, et,
bataillons, adresse cette phrase aux solCamarades, 2
voici le moment de
dats :
de l'enla victoire ; avançons sous lefeu
nemi, et chargeons à la baionnette
C,2 --- Page 44 ---
( 40 )
Ce discours est suivi de ces mots : Vive la
nation I sackons vaincre pour elle. Aussitôt les troupes chargent l'ennemi au cri
de vive la nation ! vive la republique!
Les Prussiens, surpris de cette nouvelle i
attitude et du changement qui vient de
s'opérer 9 chancellent et lâchent pied. Le
duc de Brunswick exécute sa retraite et
l'armée ennemie cède le champ de ba- 3
taille.
- Stengel eut aussi à soutenir sur la droite
une vive canonnade. Le général Clairfait
s'cfforça en vain de T'entamer, et se retira
sans pouvoir envelopper le corps Kellermann, protégé par cette résistance de
l'extrême droite. Sur les quatre heures du
soir, il reprit l'attaque avec aussi peu de
succès que le matin : les colonnes
avaient assailli le centre vinrent à la qui
tée du canon : elles furent
porreçues par
vingt-quatre pièces placées en batterie au
moulin de Valmy, et les pertes qu'elles
essuyérent alors furent telles, qu'elles se
retirèrent plus promptement encore
la première fois.
que
Dans cette affaire, le général Kellermann eut un cheval tué sous lui d'un
it l'attaque avec aussi peu de
succès que le matin : les colonnes
avaient assailli le centre vinrent à la qui
tée du canon : elles furent
porreçues par
vingt-quatre pièces placées en batterie au
moulin de Valmy, et les pertes qu'elles
essuyérent alors furent telles, qu'elles se
retirèrent plus promptement encore
la première fois.
que
Dans cette affaire, le général Kellermann eut un cheval tué sous lui d'un --- Page 45 ---
(41)
de canon, et fut nommé depuis duc
coup
de Valmy, en mémoire des services qu'il
avait rendus dans cette journée.
Dumouricz, pour aller au-devant des
Prussiens, avait dégarni la frontière du
Nord,et le général Moreton, trop faible
résister à l'armée autrichienne du
pour
s'élait enduc Aibert de Saxe-Teschen, 2
fermé dans Valenciennes, après avoir jeté
quelques corps dans Condé ct Bouchain.
autrichien déborda sur le terLe général
Tourcoing,
ritoire français, prit Roubaix,
s'avança sous Douai 2 sous VaLannoy,
ct,1 le 25, assiégea la ville de
lenciennes, Trente-trois mille hommes, dont
de Lille.
huit de cavalerie 1 ne suflisaient point pour
l'investissement complet de cette place :
aussi, pendant qu'il en fit le siége 2 elle
sur Dunkerconserva ses communications
que ,sur Douai et sur Béthune.
Sur les huit mille hommes qui composaicnt la garnison, trois mille sealement
étaient disciplinds ct aguerris : le général
chef Duhoux venait d'entrer dans la
en
maréchaux de camp
place avec plusieurs
et des offi.ciers d génie.
fut
anx
La 2 journée du 23
employée
préC 3 --- Page 46 ---
(42)
paratifs du siége : le duc de Saxe-Teschen
fit ouvrir rune tranchée qui partit d'Helemines sur la route de Tournai, 2 et s'étendit
jusqu'au village de Fipar quatre zigzags
ves, qu'il avait occupé après un long combat. Les travaux furent continués, et la
ligne des retranchemens enveloppa tous
les villages voisins de Lille.
Le 24, les assiégés firent une première
sortic qui inçuicta les travailleurs, mais
neles chassa point de leurs ouvrages. Dans
lesj journées des 25,26, 27 et 28 septembre, de nouvelles sorties furent exécutées
sans autre résultat que de retarder les travaux.
le major autrichien
Le 29 septembre,
conseil et à la
d'Aspes vint demander au
municipalité, les clefs de la place. André,
maire de la ville, répondit au parlementaire : ( Nous venons de renouveler nod'être fidèles à la nation :
tre serment
des parjures; nous
nous ne sommes point
soutiéndrons la liberté, ou nous mourrons >. Le commandant Ruault ajouta:
habitans voulaient vivre libres
a Que les
soutiendrait de tous
ou mourir, etqu'illes
autrichien fut reseS cfforts. > L'envoyé
les clefs de la place. André,
maire de la ville, répondit au parlementaire : ( Nous venons de renouveler nod'être fidèles à la nation :
tre serment
des parjures; nous
nous ne sommes point
soutiéndrons la liberté, ou nous mourrons >. Le commandant Ruault ajouta:
habitans voulaient vivre libres
a Que les
soutiendrait de tous
ou mourir, etqu'illes
autrichien fut reseS cfforts. > L'envoyé --- Page 47 ---
(45 )
conduit aux cris mille fois répdtés de vive
la nation! vive la liberté!
Atrois heures après midi vingt-quatre
de
chargés à boulets
canons
gros calibre,
tirèrent sur la ville : en un insrouges,
lancèrent
tant trois batteries ennemics
trois gerbes de feu qui couvrirentla ville
dans son plus grand diametre, et ne laissèrent aucune habitation sans danger. Les
obus, les bombes, les boulets rouges 1
tombaient commela grèle, et partout portaient la consternation etla mort. Pendant
le hombardement fut nourri
cinq jours
ardeur. Le feu se
avec une inconcevable
ratentit, mais il reprit avec plus de force
encore dans la journée du 5 octobre.
Le 5 octobre, le feu se ralentit de nouveau, et les canons ennemis ne lancèrent.
plus sur la ville que des barres de fer et
des cailloux : le 7, le duc de Saxe - Teschen, sur la nouvelle de nos succès en
Champagne, exécuta un mouvement de
retraite sur Tressin. Bientôtles Lillois purent sortir de leur ville et détruire avec
fureur ces travaux quiavaient servi de sauve-garde aux coalisés.
Le général Kellermann qui venait de
.
C 4 --- Page 48 ---
(44)
une victoire à Valmy crairemporter
les Prussiens ne vougnit cependant que
ct couper ses
Jussent tourner sa gauche,
à cette
communications : pour s'opposer
entreprise il passa I'Auve, et prit une nousur les hauteurs de Voilevelle position
s'assurant ainsi des secours en rapmont,
droite de l'armée de Dumouprochant sa
riez.
Kellermann avait
Ce que le général d'arriver: : le duc de
craint nc manqua pas
deBrunswick exécuta la manceuvre qui
vait tourner les troupes françaises ; mais
ils
nos soldats avaient contre-manauvré,
étaient maitres d'une position inexpugnable, et leur canon écrasait les siens : il
trouva dans une situation critique :
se derrière lui était le général Dillon, avec
combattans, devant tluil'armée de
50,000
à plos de 60,000
Kellermann 1 portée
natiohommes; de toutes parts des gardes
lui couper la rcnaux s'avançaient pour
faitraite. D'un autre côté, la dyssenterie
dans son armée,
sait un ravage effroyant de Verdun manet les vivres qui venalent
souvent à cause des détours qu'il
quaient
regafallait prendre. Le général prussien
combattans, devant tluil'armée de
50,000
à plos de 60,000
Kellermann 1 portée
natiohommes; de toutes parts des gardes
lui couper la rcnaux s'avançaient pour
faitraite. D'un autre côté, la dyssenterie
dans son armée,
sait un ravage effroyant de Verdun manet les vivres qui venalent
souvent à cause des détours qu'il
quaient
regafallait prendre. Le général prussien --- Page 49 ---
45)
gna Verdun, et son armée, en
de marche, diminua de moitié. douzejours Elle
mença à cffectuer un passagesur la Meuse, comr
Dillonarriva sur les derrièresdel
il envoya à Verdun, où rentrait l'ennemis la
de l'armée
queue
ennemic, un parlementaire. Le
roi de Prusse demanda trois
évacuer la
jours pour
place : le 14 octobre,
avec ses
Dillon,
ville.
tronpes, 3 prit possession de la
Le 16 octobre, les Autrichiens
nous
furent les
ErENae
événcmens les plus
de ce sicge. Le 25aoât, le duc marquans de
wick crut devoir
Brunslever
commencer par nous enThionyille, une forte colonne avait
investi la ville : le bombardement
commencé le 24, et après trois jours avait de
tranchée ouverte, Félix
commandait dans
Wimpfen 1 qui
Thionville, avait répondu à ceux qui le sommaient de se rendre : On peut briler la ville, mais du
moins on ne peut briler les
Cette résolution
remparts.
trichiens à
courageuse porta les Auune attaque générale; mais
une sortie faite à tems par les assiégés déC5 --- Page 50 ---
(46 )
routa leurs plojets : leurs travailleurs furent égorgés, 9 ct leur camp rempli de carUne seconde sortie tentée avec aunage.
couronnée
mêtant de courage,et
parle
me succès, fit tomber entre les mains des
habitans de Thionville les magasins que
contenait le camp de Richemont. Dans
établi sur la Mocette expédition, 3 le pont
selle fut rompu; le camp de gauche, 1
ayant ses communications avec le campde
Richemont entièrement coupécs, 7 fut assailli par les assiégés et pillé.
Ces pertes continuclles firent désespérer
l'ennemi de s'emparer de la ville par la
force; il essaya la trahison : on offrit un
trahir son
million au commandant pour
a pays. ( Eh bien , j'accepte cette somme 1
répond Wimpfen à l'envoyé chargé de le
corrompre ; mais je veux, ajouta : t- il en
le contrat de donation soit
riant, que
notaire >. Les Autrichiens
passé pardevant
se retirèrent à la nouvelle des. échecs que
les corps coalisés venaicnt de recevoir sur
d'autres points.
Verdun était occupée par des troupes
françaiscs; ; Longwy restait encore au pou-
j'accepte cette somme 1
répond Wimpfen à l'envoyé chargé de le
corrompre ; mais je veux, ajouta : t- il en
le contrat de donation soit
riant, que
notaire >. Les Autrichiens
passé pardevant
se retirèrent à la nouvelle des. échecs que
les corps coalisés venaicnt de recevoir sur
d'autres points.
Verdun était occupée par des troupes
françaiscs; ; Longwy restait encore au pou- --- Page 51 ---
(47 )
voir des coalisés. Le 20 octobre, elle rentra aussi sous les drapeaux français.
Les troupes étrangères se retirèrent de
France,et nous sommes contraints, pour
suivre la marche que nous nous sommes
imposée, de nous reporterjusqu'au: 25avrit
Depuis la reddition de Longwy les
1795.
d'auhorreurs de la guerre avaient afligé
C'était chez l'ennemi que nos
trcs points.
bientôt le sol
troupes avaient combattu,
français fut de nouveau envahi. L'Espadéclara contre la France. La Holgne se
de
lande fit aussi des préparatifs
guerre
se mettre en défense contre les enpour
de l'armée de Belgique e; et l'Antreprises
à la
et ne
gleterre se joignit
coalition,
consulta que sa haine en feignant de servir les intérêts des Bourbons.
Le général Servan, chargé de commencer les hostilités contre l'armée d'Espaaprès avoir pris position à Andaye
gne,
le 23 avril, divisa ses forces, én plusicurs
garda sur son front la hauteur
camps,
républicain, et appuya
nommée Camp
sur le fort d'Andaye ; une rev
sa gauche
doute fut construite sur une montagne
veisine,. dite de Louis XIV. Lemême ] jour
C 1 6 --- Page 52 ---
(48 )
furent achevés, le geoi ces préparatifs
commandait
néral don Ventura Caro, qui
Jes Espagnols, mit en jeu une artillerie
formidable; les obus, les bombes, les
boulets tombèrent sur nos redoutes, et
leur nombre fut iminense. La gauche fut
XIVenlevée,
attaquée, la montagnel.ouis
fortement canonnée; nous
etl la citadelle
le chef
allions perdre du terrain quand
d'un bataillon d'infanterie légère, Villot,
ranima les soldats, et les mena à la vicdon Ventura Caro fut obligé de se
toire :
jeter de l'autre côté de la Bidassoa.
pas réussi dans son
Ce général,n'ayant
contre le campd'Andaye, se porta
attaqque celui de Sare; il s'avança de nuit,
sur
et jeta tout-à-coup
couvrit sa marche,
bivouacs
Tépouvante au milieu des
par
d'artillerie. Ainsi mitraillé
une décharge
le
à l'improviste, le soldat se trouble,
commandant La Chapelette ne voit qu'un
sauver le corps qu'il a sous
moyen pour il fait sonner la retraite, et sc
ses ordres;
Latour-d'Aurend à Ulsautz, tandis que
forprotége ce maouvement, en
vergnc mant un rideau de scs braves grenadiers.
Les choses en étaient tlà' eeque Dumou-
d'artillerie. Ainsi mitraillé
une décharge
le
à l'improviste, le soldat se trouble,
commandant La Chapelette ne voit qu'un
sauver le corps qu'il a sous
moyen pour il fait sonner la retraite, et sc
ses ordres;
Latour-d'Aurend à Ulsautz, tandis que
forprotége ce maouvement, en
vergnc mant un rideau de scs braves grenadiers.
Les choses en étaient tlà' eeque Dumou- --- Page 53 ---
(49)
Triéz, auquel on reprochait des revers et
mne défaite, résolut de changer la facedu
gouvernement, et de se soustraire ainsi
aujugement qui lui était réservé: il voulut marcher suriParis; il obtint une trève
de l'ennemi, livra aux Autrichiens en
otage le général Beurnonville, et quatre
couanissaires envoyds pour le saisir, et
proposa à ses troupes de seconder ses projets : les soldats français refusèrent de
marcher sur Paris, quand l'ennemi frenchissait la frontière. Damouriez, désespéré, ne vit plus de salut que dans la
fuite.
Le général Dampierre 1 auquel ses exploits avaientacquis une haute répntation,
fut nommé général en chef. Il s'occupa
ausitôt de rallier les corps français dispe:-
sés sur un grand nombre de points, et
lia, par une ligue de cantonnemensy les
établis devant Maubeuge, Lille et
camps
Philippeville. Son quartier - général était
alors à Famars.
Ce général se tint d'abord sur la défensive : plusieurs engagemens sans résul
tat eurent lieu à Vicogne, à Fresnes, à
Curgic : une affaire plus sérieuse se donna --- Page 54 ---
( 50)
T'ennemi eut l'avantage : les
à Condé;
forcé
les cris des soljours suivans,
par
dats qui bràlaient du désir de sC venger 1
les sollicitations des généraux conet par
amené
ventionnels, Dampierre se trouva
lui à une affaire générale : il prémalgré
dedéfense,
voyait la farblessedescsmoyense
l'enil eut la douleur de voir triompher
nemi une seconde fois.
Env vain nos soldats, terribles au premier
choc, renversèrentils en un moment les
Autrichiens sur les deux rives de l'Escaut:
des batteries placées sur notre front portèrent la mort ct la déso.dre dans nos
Le brave Dampierre (1) fut frappé
rangs. d'un boulet, et nc vit sa mort différéed'un
assister à une défaite. Le
jour que pour
l'ennemi profitant desçs avantages, 1
24,
et se rendit mnainous attaqua sur Auzin,
du
un combat sanglant.
tre
camp, après
et le
Il parvint à investir Yalenciennes,
A.-H.-M. Picot de Dampierre, était, avant
(1)
colonel du 5e régiment de dragons.
la révolution,
Il se distingua
emonaitemasemee
Mort le 8 mai 1795,
faite. Le
jour que pour
l'ennemi profitant desçs avantages, 1
24,
et se rendit mnainous attaqua sur Auzin,
du
un combat sanglant.
tre
camp, après
et le
Il parvint à investir Yalenciennes,
A.-H.-M. Picot de Dampierre, était, avant
(1)
colonel du 5e régiment de dragons.
la révolution,
Il se distingua
emonaitemasemee
Mort le 8 mai 1795, --- Page 55 ---
(51) )
duc d'Yorck, survenu avcc un corps anglo-hanovrien, fut chargé des travaux du
siége.
Nous étions ainsi vainqueurs sur un
point, et vaincus sur un autre : pendant
toute cette guerre 7 on remarqua ces alternatives : une victoire élait suivie d'une
défaite, et rarement la France apprenait
qu'elle avait chassé les ennemis d'une partie de ses frontièrcs, qu'elle ne reçut en
même tems la nouvelle qu'ils pénétraient
dans un autre.
Les Autrichiens, près de Rixheim,
avaient poussé huit mille hommes en
avant; le général Custine, qui commandait la ligne depuis le Rhin jusqu'à Hornbach, résolut de les enlever : il part à la
nuit tombante avec six bataillons, trois
régimens de dragons, deux régimens de
chasseurs à cheval: d'abord Custine remquelques avantages ; mais un de ses
porte bataillons plie sous une charge et fait un
mouvement rétrograde : les corps qui
étaient restés en ligne le prennent pour
ennemi, ct croient que tout
un bataillon
estperdu: Cette erreur met bientôtle plus
affreux désordre dans les rangs, et Cus- --- Page 56 ---
(52) )
tine bat en retraite sans avoir pu retirer
le moindre avanlage de sa tentative.
A Thuir nous éprouvons encorc un
échec. Le général Deflers est attaqué sur
don Antonio Ricardos, qui
ce point par
lui à la tête de douze mille
s'avance contre
hommes de troupes d'élite. L'artillerie se
fait entendre de part et d'autre : tous les
foucoups portent, ct quatorze pièces
notre droile, dontle feu est biendroyent éteint. Le
Deflers est en même
tôt
général
le duc
tems surpris dans son camp par
d'Ossuna qui vient de le tourner; il forme
il
à l'enses soldats en masse;
présente
nemi un front hérisse de baionnettes, derriere lesquelles les 2" et 3r rangs nourrisde
terrisent une décharge
mousqueterie
ble : cette manceuvre savante et une contenance ferme sauvent les Français dans
une position désespérée.
Tandis que nous étions ainsi reponssés,
ennemi
dans les Pyrépar un
vainqueur, étions à la veille
nées orientales, nous
d'un succes dans les Pyrénées occidentale combat
les : le général Servan; après
était resté sur la défensive; ; le
d'Andaye;
géucralespagnol gardait la même réserve;
ie
ble : cette manceuvre savante et une contenance ferme sauvent les Français dans
une position désespérée.
Tandis que nous étions ainsi reponssés,
ennemi
dans les Pyrépar un
vainqueur, étions à la veille
nées orientales, nous
d'un succes dans les Pyrénées occidentale combat
les : le général Servan; après
était resté sur la défensive; ; le
d'Andaye;
géucralespagnol gardait la même réserve; --- Page 57 ---
(55 )
cependant 5 sur Ja fin du mois de mai,
les Espagnols, au nombre de dix-huit
cents, firent une irruption dans lc ValCarlos, et s'y retranchèrent. Le général
Lagenetierre, posté à Saint-jean-Pied-deFort, apprend que l'ennemi vent l'atlaquer. Le colonel Noguès, qui icomnbat sous
ses ordres, lui conseille de prendre l'initiative. Des monts escarpés sont couverts
de canons parl'adresse et l'intrépidité des
Basques qui les descendent sur les escarpemens 1 en tenantla roche d'une main,
ct faisant la chaine dc l'autre. Les batterics sont à peine en activité, que les Espagnols, effrayés de se voir foudroyés du
haut de ces mots inaccessibles, abandonnent leur camp retranché, et laissent là
munitions, 1 armes et bagages.
Le 5 juin, 1 il est encore attaqué par les
Espagnols, près de Baigorry. Le général
Lamarque est chassé dc la fonderie oût il
était posté, et contraint de se retirer sur
ce village : quelques corps vont occuper
les montagnes d'Anhaut. 0 L'ennemi, après
avoir brûlé la magnifique fonderic de Baigorry, vient'sur le village pour recommencer le eombat. Le général Manco, qu: --- Page 58 ---
(54) )
commandait alors les troupes françaises,
répond à la fusillade del lenwemi par une
plus vive encore ; une balle l'atteint au
front : le sang qui couvre son visage ne
de donnerles ordres avec
l'empèche point
blessé
sang-froid. La vue de leur général
la rage des soldats, et les Esaugmente sont encore culbutés sur tous les
pagnols
combata encorelieu,
points. Un nouveau
/
le 6, sur Château - Pignon. Le capitaine
renverse l'ennemi au moment
Moncey
même où il se présente : protégé par
brouillard
à ce qu'on
le
qui s'oppose
voir le petit nombre de ses soldals, 7
puisse
l'honneur des premiers coups.
il remporte le brouillard se dissipe, ct
Mais bientôt
forces, lionl'ennemi, bien sapérieur en
teu, Vair fui devaut un détachement, rcS
la
avec fareur. Le général
vient a
charge
tard au secours
Lagenelierre arrive trop
avoir tué
de Moncey, et les Français, après
réfudouze cents hommes à T'ennemi,se
gient sous le canon de Saint-Jean-Piedde-Port.
commencèrent en AlleLes hostilités
fait
magne lc 28 avril 1792; le premier
siguala notre entrée dans ce
militaire qui
, Vair fui devaut un détachement, rcS
la
avec fareur. Le général
vient a
charge
tard au secours
Lagenelierre arrive trop
avoir tué
de Moncey, et les Français, après
réfudouze cents hommes à T'ennemi,se
gient sous le canon de Saint-Jean-Piedde-Port.
commencèrent en AlleLes hostilités
fait
magne lc 28 avril 1792; le premier
siguala notre entrée dans ce
militaire qui --- Page 59 ---
( 55 - )
pays, fat la prise de Porentrui. Lévèque
de Bale la rerdit sans combattre : quatre
cents Autrichiens qui la gardaient Pévacuérent, et Custine en prit possession
saus avoir tirée l'épéc. Deux mille hommcs comandés par le général Ferrière,
trois bataillons d'infanterie, une compagnie d'artilleurs, ct trois cents dragons
suflirent à l'occupation. Des retranchemens furent élevés sur la montagne de
Laumont; les défilés de Fribourg, Bàle, 1
Bienne et Soleure furent gardés.
Après la prise de Porentrui, les opérations en Allemagne furent momentanément suspendues, les armées restèrent en
présence, et n'exécutérent que des manoeuvres jusqu'au 50 septembre, oùt nous
remportàmes à Spire de nouveaux lauriers : pendant ce tems le comlé de Nice
fut pris, et la Savoic envahie.
Le roi de Sardaigne venait de se déclarer contre la France : le général Montesquiou chargé de surveillerles mouvemens
de ses troupes daus le Midi, oblint, non
sans difficulté, la permission de tenter la
conquête de la Savoic. Le II septembre,
il ordonna au général Ansclie de quitter --- Page 60 ---
(55)
du Var, ct de combiner sa
le département celle de la flotte qui allait
marche avec
partir du port de Toulon sous le commandement de Tamiral Truguet. Le 16, il
lui-mème son camp surle fort Barporte
des redoureaux : l'ennemi se fortifiait;
étaicnt,
achevées au chiteau
tes
presque
des Marches, à Notre - Dame-de-Mians;
prend l'initiative; ausle général français
Piémontais font
sitôt qu'il apprend que les
leurs
marcher du canon pour garantir
plateaux, il envoic le maréchal-de-camp
Laroque tourner les positions. Une coct de chasseurs exélonne de grenadiers
abandoncute l'ordre, et les Piémontais
nent leurs ouvrages sans tirer un coup de
cn.Oalepeuraitase tant de promptitude, que de tous côtés ils tombent sous
les
de notre cavalerie, ou se rencoups
Toute la Savoie prend
dent prisonniers.
aussitôt parti pour la cause républicaine.
Chambéry fait offrir ses clefs au général
Montesquiou. Le 24 nous entràmes dans
maitres de toute la la Savoie,
cette ville,
réunie àl la France sous le nom dedéqui,
du Moat-Blanc, y resta attapartenent
chée jusqu'au traité de 1814-
côtés ils tombent sous
les
de notre cavalerie, ou se rencoups
Toute la Savoie prend
dent prisonniers.
aussitôt parti pour la cause républicaine.
Chambéry fait offrir ses clefs au général
Montesquiou. Le 24 nous entràmes dans
maitres de toute la la Savoie,
cette ville,
réunie àl la France sous le nom dedéqui,
du Moat-Blanc, y resta attapartenent
chée jusqu'au traité de 1814- --- Page 61 ---
(57 )
Deson côté,le général Anselme, après
avoir fait venir de Toulon le matériel de
guerreqoilui danilipenablepearrders
sir dans son entreprise, se met en marche
àla tête de sept mille hommes de troupes
formées devolontaires et de
peu aguerries,
nationaux. L'ennemi avait douze
gardes
mille combattans à lui opposer, tous bicn
disciplinés,et fournis demunitions de toute espèce : il garnissait de deux cents pièces d'artillerie la rive gauche du Var, 9
Nice et Montalban. De si faibles ressources n'empéchérent pas le général français
de poursuivre l'exécution de ses projets :
il marche sur Nice au moment où l'amiral Truguet arrivé à demi-portée de canon
de cette ville, menace de la bombarder.
Troublé par ces deux attaques, et ne sachant plus comment résister en même
temsaux troupes demer età cellesde terre,
le gouvernement rend la ville de Nice, licencie les milices du pays, et se retire
avec ses troupes réglées sur Sospello. Le
fort de Montalban est bientôt surmonté
de l'étendard tricolore 1 qui, flottant sur
les tours, 2 annoncent qu'il est rendu.
Un arsenal bien fourni, une frégate et --- Page 62 ---
( 58 )
unc corvette armées sar le pied de
cin mille fusils, ung uniilion de guerre cartou- ;
ches et cent pièces d'artillerie furent les
trophées de cettejournée.
Le fort de Villefranche s'était alors rendu, et quatre centshommes quiformaientsa
garnison s'étaient remis à la discrétion du
géncral Anselme. Le comté de Nice, réuniau sol français, porta le nom de département des Alpes-Maritimes.
Des événemens non moins
blesse
remarquapassaient en Allemagne. Spire n'était défendue que par quatre mille hommes, et le général Biron, d'après les ordres de Custine, marchait sur cette place
pour s'emparer de Ses riches magasins.
Dix - huit mille hommes divisés en trois
colonnes se mettent en route, le 29 septembre, pour attaquer la garnison de
Spire. Le général en chef est lui-même à
la tête de celle qui se dirige par Guermersheim. Les Français sont arrivés sous les
murailles de la place, dont le commandant n'a point fait évacuer les magasins.
Celui-ci tente alors une sortie pour assurer sa retraite, mais des bataillonsdebordent SCS lignes, 2 une artillerie formidable
ix - huit mille hommes divisés en trois
colonnes se mettent en route, le 29 septembre, pour attaquer la garnison de
Spire. Le général en chef est lui-même à
la tête de celle qui se dirige par Guermersheim. Les Français sont arrivés sous les
murailles de la place, dont le commandant n'a point fait évacuer les magasins.
Celui-ci tente alors une sortie pour assurer sa retraite, mais des bataillonsdebordent SCS lignes, 2 une artillerie formidable --- Page 63 ---
(59 )
les renverse ; il est contraint à s'enfermer
dans la ville : il est encore poursuivi par
français Custine et Neuwinles généraux
les portes en dedans. En
ger, qui jettent
- ils
vain les Autrichiens sC retranchent
dans les maisons, rien ne peut les soustraire à la force de nos armes. Ils sont
conduits l'épée dans les reins jusqu'aur
cents
en voulant
fleuve : quatre
périssent
le passer à la nage; plus de deux mille
mettent bas les armes; ; on trouva dans
Spire des canons, des magasins immenses,
Worms se rend bientôt
et des drapeaux.
deux
après, et Custine, maitre de ccs
et dès le
villes, marche sur Mayence,
octobre, il est en présence de ses rem19
Des corps se dispersent S ir la rive
parts.
Marienborn, Mongauche; Genenheim,
et la
bach, Hechesheim sont occupés,
investie. Un grand nombre de ses
place
félicitent de l'arrivée des Franhabitans se
çais sous leurs murs 1 et assiégent le gouvernementautourd duquel ils font entendre
cesse des cris de vengeance et de lisans
effrayé d'un côté
berté. Le gouverneur. 1
jurent de se venpar les Mayençais, qui
de l'autre
ger sur lui des miseres du siége, --- Page 64 ---
( Go )
qui déclare qu'il
par le général français, mettre tout à feu
va tenter T'escalade, et
et à sang, se rénd à la seconde sommation, et sort avec ses troupes le 21 du
deux jours d'investissemônie mois,après
ment.
aussi facile
Custine à
Un succès
la porta ville de Francentreprendre d'enlever
partit de Mayenfort:le généralNewinger
1792, passa le Rhin sur
ce le 21 octobre
sur la rive
un pont volant t et se présenta
droite du Mein. Le géneral Houchard,
Francfort, devant la porte de
établi sous
était arrivé avant lui: les
Bockenheim, y
de rendre la ville au
autorités, sommées
moment où nos deux colonnes opéraient
chancelérent quelgue
leurs jouctions, leur devoir et la crainte : la
tems entre
Nous entrâmes dans
crainte lemporta.
de deux millions
Francfort , et un impôt
la noblesse et le clergé.
fut prélevésur nombreuses et rapides
Ces victoires
les craintes les plus
ayant fait concevoir
ils réfondées aux chefs de la coalition,
d'arrêter ce torrent dans son
solurent
s'échappa de
cours. L'arméc prussienne secours du
dc France; et accourut au Palatinat.
: la
tems entre
Nous entrâmes dans
crainte lemporta.
de deux millions
Francfort , et un impôt
la noblesse et le clergé.
fut prélevésur nombreuses et rapides
Ces victoires
les craintes les plus
ayant fait concevoir
ils réfondées aux chefs de la coalition,
d'arrêter ce torrent dans son
solurent
s'échappa de
cours. L'arméc prussienne secours du
dc France; et accourut au Palatinat. --- Page 65 ---
(6i)
Palatinat. Coblentz ck Limbourg furent
remplis par de nombreux détachemens.
devantlaseconde de
Houchardse présenta
ces places, la plus importante que Pennemi possédat sur la Lahn. Les Prussiens /
sortirent des retranchemens, mais le feut
de nos batterics lcs forca de rentrer dans
bientôt après d'cn sortir : ils sc
la ville,et
Houchard entra
retirèrent à Montaubur;
dans Limbourg,
du
Le duc de Brunswick, accompagné
roi de Prnsse, marcha asur Francfort, qu'il
somma de se'rendre au moment même
ohilenapprochait Van-Heldem, qui commandait la garnison, 1 sans calculer les fora
de
la place n'était pas
ces
l'ennemi, que
ca*
tenable, et qu'il n'avait que' quelques
nons,répondit qu'il ne savait pas rendre.
les villes sans combattre. Le général Houchard était établi près de Francfort; ses
et bientôt il est forpostes sont attaqués,
trouve'
cé de se replier sur Hoechs, où se
et d'y prendre poson quartier-général,
sur In
sition. Les assaillans se dirigent
place; ils sont victimes de leur impritdence. Van-Heldem les foudroie de son'
artillerie : cependantils avancenttoujours;
D
Allemagne. I. --- Page 66 ---
( 62) )
et entrent daus la ville, dont les ponts
brisés à leur approche. Là,
se trouvent
tarda
un combat pius meurtrier ne
pas
de s'engager. Les Prussiens, après avoir
perdu beaucoup de monde 1 restent
maitres de Francfort. La garnison française sort par la porte neuve, pour rejoindre sur Hoechs la division du général
Houchard. L'ennemi 1 le poursuit, mais il
rencontre neufmille hommes qui venaient
à la défense de Francfort à marches forcées : cette division en impose aux Prussiens, et le combat finit. Les deux armées
une partie de la nuit à prendre
s'occupent
d'autres positions.
se
Toutes les forces de l'armée française
rassemblaient sur les bords du Rhin. Le
Beurnonville, nommé en remplagénéral
à l'armée de la
cement de Kellermann
Moselle, reçut aussi l'ordre de sc rapprocher du corps du général Custine, pour
:, 2 tandis qu'il le
appuyer ses opérations
Par
lierait ainsi à la droite de Dumouriez.
suite de ces mesures 1 le 4 décembre, l'arétait réunie entre Holksmée de la Moselle
berg et Wabweiller.
étaient alors retranchés
Les Autricbiens
mé en remplagénéral
à l'armée de la
cement de Kellermann
Moselle, reçut aussi l'ordre de sc rapprocher du corps du général Custine, pour
:, 2 tandis qu'il le
appuyer ses opérations
Par
lierait ainsi à la droite de Dumouriez.
suite de ces mesures 1 le 4 décembre, l'arétait réunie entre Holksmée de la Moselle
berg et Wabweiller.
étaient alors retranchés
Les Autricbiens --- Page 67 ---
( 65 )
sur la montagne Verte, à l'abri de plusieurs redoutes placées par étage. Le 5dccembre, à onze heures, l'avant-garde,
soutenue par notre première ligne, seporte
sur cette position : d'abord nous avons
ler batteries ennemies s'éteil'avantage, 7
gnent sous le feu des nôtres. Nos soldats
escaladent les retranchemens ; nous allions arriver au plateau 2 quand des renforts arriventàl'ennemi du camp de Lu-,
xembourg- Beurnonvillen'attend pas qu'ils
approchent : il fait rentrer ses troupes
dans leur position dela veille.Sarrebourg,
pris par une colonne au commencement
de laction, estaussi abandonné. Le 15,
Pellingen cst enlevé par le général Pully,
elle succès est dû en partie à un vieillard
septuagénaire, nommé Poincarré, commandant du 40 bataillon des volontaires
de la Meurthe, qui arrèta, avec trois
cents hommes, près de deux mille Autrichiens.
Le14 et le - 15, le général Beurnonville
disposé son monde sur trois çolonnes :
l'une, sous les ordres du général Delaage
doit prendre par Bibelshause ; l'autre 3
D 2 --- Page 68 ---
(64 )
sous les généraux Pully et Landremont;
doit se poster avec l'artillerie sur la hau- 9
teur en face de Waren; ; la troisieme enfin doit surveiller
l'ennemi, et rester en
sbservation. Ces dispositions prises, l'ennemi est attaqué sur les hauteurs de Waren, d'oà s'élevaient des batteries fortement retranchées : il plie devant les
nadiers franiçais, et leur abandonne grecanons. Pendant ce tems, la deuxième ses
lonne chasse de la montagne de Namur CO- la
cavalerie enuemie, et douze cents Frangais mettent en fuite cin mille Autrichiens 1 qui leurlaissent leur artillerie ct
leurs munilions,
iCes deux scèmes ayant couronne notre
campagne en Allemagne, l'armde de la
Moselle, couverte par le général Labarolière, s'établit en quartier d'hiver sur les
rives de la Sarre.
I/armée de la Moselle avait donc termine ses opérations : celles qui venaient
de soumettre la Savoic etle comte de Nice, étaient rentrées presque au même
moment dans leurs quartiers d'hiver. Cusdine seul combattait encorc. En quittant
Ces deux scèmes ayant couronne notre
campagne en Allemagne, l'armde de la
Moselle, couverte par le général Labarolière, s'établit en quartier d'hiver sur les
rives de la Sarre.
I/armée de la Moselle avait donc termine ses opérations : celles qui venaient
de soumettre la Savoic etle comte de Nice, étaient rentrées presque au même
moment dans leurs quartiers d'hiver. Cusdine seul combattait encorc. En quittant --- Page 69 ---
(65 )
Francfort, il s'était jelé dans Mayence, 9
ct craignait à chaque instant devoir le due
de Brunswick assiéger cette place: l'avantgarde prussienne élait déjà dans Hockeim.
Malgréles causes qu'il avail d'user de circonspection, Custine fait attaquer Hockeim et Costheim; nais l'ennemi dlait sur
ses gardes, et nous perdines dans cette
entreprise douze canons et un grand
nombre d'hommes. Le général Houchard
se retira après cette malleure rense affaire
jusqu'à Cassel, ou il prit position. Ce revers nous frappa le 6 janvier 1793. Le 21
du même mois 1 - une perie nius cruele
encore ajoute à nos regrets. L'amiral
Truguet vient sommer Cagliani de se rendre et l'artillerie des Sardes le force de
retourner à Toulon, après avoir perdu
plusieurs vaisseaux qui sont incendiés par
le feu du rivage. Le 3 février,i il reparait
devant Cagliari, avec sept mille hommes
de plus sur la flotte. La descente s'opère
après plusieurs essais infructeux ; mais le
feu des ennemis est terrible, une tempête
affreuse dans le momentagite la flotte, un
vaisscau de quatre-vingt canons sombre
D 5 --- Page 70 ---
(66)
sous voiles, deux frégates sont obligées de
couperleurs mats, les bateaux de transport
vont cchouer sur la côte, 1 et, après des
pertes considérables, l'amiral retourne encore une fois à Toulon sans avoir accompli ses projets.
Les Prussiens se présentèrent sur Koenigstein, où commandait le capitaine
Meunier. Un parlementaire vint sommer
la place de se rendre; le brave Meunier se
tourne vers les quatre cents hommes qui
composent toute sa garnison. a Camarades,leurditil,sivonsi imitez mon exemple;
nous défendrons Koenigstein tant qu'un
seul de nous restera en vie; mais sije vous
trouve faibles, c'en est fait de ma vie : rePondez-moi D. Il avait placéses deux
tolets sur
pissa poitrine... Vaincre ou mourir,s'écrie d'une voix unanime toute la
garnison. Meunierdit au aup parlementaire :
Allez reporter à votre maitre ce que
vous venez de voir et d'entendre : voili
ma réponse., Koenigstein fut assiégé, mais
long-tems en vaiu; ; le capitaine et sa garMison repoussèrent les attaques avec une
valeur sans égale ; et ce ne fut que le 9
deux
tolets sur
pissa poitrine... Vaincre ou mourir,s'écrie d'une voix unanime toute la
garnison. Meunierdit au aup parlementaire :
Allez reporter à votre maitre ce que
vous venez de voir et d'entendre : voili
ma réponse., Koenigstein fut assiégé, mais
long-tems en vaiu; ; le capitaine et sa garMison repoussèrent les attaques avec une
valeur sans égale ; et ce ne fut que le 9 --- Page 71 ---
(G )
ils perdirent tout espoir de
mars, quand
secours, qu'ils capitulérent.
Meunicr fut ensuite envoyé
Le général
pour
à Spire avec douze mille hommes,
attaquer la tête du pont de Manheim. NeuHouchard et
Le 20, les généraux
: les
winger s'avancèrent v ers Stromberg trèsPrussiens y tenaient une position baionforte; ils en furent chassés à la
mais la perdirent de
neite, la reprirent,
rcet manceuvrèrent en pleine
nouyeau, Custine arrêta nos troupes qui youtraite.
lennemi, et se retira
laient poursuivre
éviter un corps
aussi de son côté, peur
de Trèves.
de Prussiens qu'on lui dit venir
La hauteur de Bingen était encore occubataillon de la droite de Cuspée par un
tine. Le 28 mars, au matin, Pennemil'atavec des forces supéricures. Il grataqua
sous une artillevie dont
vit la montagne
et parvint à
le feu fut vivemmentsoutenu,
rendu
enlever le plateau. Après s'être
maitre de cette position importante 9 il se
jeta sur le corps de Neuwinger, qui, posté
sur le flanc, de la montagne, > avait déployésa gauche surune ligne trop étendurege
L/infanterie ne résista jue faiblenent: --- Page 72 ---
(68)
Neuwinger fut fait prisonnier, et son
fut mis en fuite. Custine se troucorps
commanda la revant ainsi à découvert,
traite, etfutsoutenn parle chefd'escadron
Clarck, et les cavaliers français qui soutinrent le choc des troupes enncmies avec
une rare bravoure. Il porvint à prendre
psition à Worms : son avant-garde, sous
les ordres du général Houchard, poussa
Ober-Felsheim. Les Prussiens l'atjusqu'à
le lendemain : la cavalerie entaquèrent
la
notre artillerie
nemie tourna
position;
légère la fit reculer. Les Prussiens dealors trente pièces du canon : le
ployèrent
meurtrier, et la viccombat devint plus
toire resta indécise. L'ennemi quitta le
champ de bataille, et les Français se retirèrent sur Franckenthal.
Les affaires en étaient. là quand le général Lustine quitta le commandement
de l'armée du Rhin, 2 et alla prendre celui
de l'armée du Nord, où il était appelé. Le
Alexandre Beauharnais le remgénéral
fut mis à la
place 1 ; et le géné al Delaage
de l'armée de la Moselle. Le 9 juin
tête
dernier essaya unfplan d'attaque
3760,ce
Autrichicns élaient
mr Arlon, oi 8,000
étaient. là quand le général Lustine quitta le commandement
de l'armée du Rhin, 2 et alla prendre celui
de l'armée du Nord, où il était appelé. Le
Alexandre Beauharnais le remgénéral
fut mis à la
place 1 ; et le géné al Delaage
de l'armée de la Moselle. Le 9 juin
tête
dernier essaya unfplan d'attaque
3760,ce
Autrichicns élaient
mr Arlon, oi 8,000 --- Page 73 ---
( 69 )
trente pièces
retranchés et soutenus par
d'artillerie.
Beauregard,
Les généraux Desperières, chacuu à la tête
Laubadère et Tolozan,
le feu des
d'une colonne, s'avancent sous aborde le
batteries ennemies. Desperières suivent la
premier, les autres colonnes
toutes sont accablées sous lc feu
sienne,
artillerie meurtrière. La
continuel d'une
ennemie descend dans la plaine,
cavalerie
notre droite qui déjà chanet tombc sur
artillerie arrive, la soucelle; mais notre
rétablit le combat.
tient, et sur cC point
maitre de
élait déja
Le général Beauregard d'Arlon. Le but
la ville et des hauteurs
entres'élait proposé dans cette
qu'on
fut
moitié rempli: on vouprise ne
qu'à
del'enlait se rendre maitre des magasins divernemi, et faire en même tems une
sauvât Mayence d'un siége
sion utile,qui
des
pénible à soutenir. On s'empara
apd'Arlon, mais le siége
provisionnemens
de Mayence ne fut pas levé.
fut investi par le
-
Lc 6 avril, Mayence Calkreuth. Le géfeld-maréchal prussien
les
commandait la place pour
néral Doyré
dirigeait la déFrançais : Aubert-Dubayet --- Page 74 ---
(70)
fense. Cassel était occupé par le brave
Meunier, qui se disposait à une résistance
vigoureuse. Deux généraux conventionnels, Merlin ct Rewbel, surveillaient les
travaux.
Tous les villages voisins de Mayence
furent pris par les Prussicns, repris par
les Français, et dans ces combats restorent remplis de morts et de blessés. Le
brave Meunier se défendit dans Cassel
avec huit cents hommes contre une armée de cinquante mille hommes quil'assicgeait avec plusieurs batteries : mais un
jour il fut reconnu dans une sortie,
et plusicurs pièces étant dirigées contre
lui, un éclat lui blessa la jambe. On jugea l'amputation nécessaire; on l'opéra,
mais ilsurvint une
muna
initammationqeiseter
par' la gangrène qui fit périr le 15
juin un des plus braves officiers de l'arméc.
Le roi de Prusse, fit presser le siége avec
vigueur. La ville fut couverte en un instant de bombes, d'obus, de boulets rouges. La misère fut bientôt à son comble,
le blocus achevé, la famine sc fitsentiraux
habitans. Deux mnille malheureux, hom-
ilsurvint une
muna
initammationqeiseter
par' la gangrène qui fit périr le 15
juin un des plus braves officiers de l'arméc.
Le roi de Prusse, fit presser le siége avec
vigueur. La ville fut couverte en un instant de bombes, d'obus, de boulets rouges. La misère fut bientôt à son comble,
le blocus achevé, la famine sc fitsentiraux
habitans. Deux mnille malheureux, hom- --- Page 75 ---
(71)
viciliards et cnfans sortis
ines, femmes, ,
au feu de
He la ville, restèrent exposés
l'ennemi, et périrent sous ses batteries,
préférant cette mort au trépas plus crucl
encore dont la faim les menaçait.
Réduite à ces extrémités, Mayence apCondé, Valenciennes étaient
prit, que
de l'ennemi : elle enRombées au pouvoir
et les généraux qui
tra en pourparlers,
murs en ouvricommandaient dans ses
dans
rent les portes au roi de Prusse,
de le détacher de la coalition.
l'espoir retourna dans le sein de la ConMerlin
et celle des
défendre sa conduite
vention,
avaient rendu Mayence. On .
Français qui
fut insultée
refusa dele croire; la garnison
à son retour en France, par les sans-cufut arrêté à Sarre - Louis 7.
lottes ; Doyré
fut conduit
avec son état-major 7 Dubayet
à Paris par des gendarmes, et le malhetCustine
de sa tête un mauvais
reux
paya
contre sa fidésuccès qui n'a rien prouvé
lité, ni contre son courage.
année,
Le 17 février de cette même
furentrassemblées devant Andes troupes
Hollande. Dumouriez
vers 2 pour agir en
trouvédivisa seize mille hommes qui s'y --- Page 76 ---
(72 )
rent réunis ch quatre
neraux Bernecon,
corps 1 sons les geLeclorc
Darçon, et les colonels
et Tilly.
Les premiers cantonnemens
rent lcs
que pritroupes sur le territoire lrollandais, s'étendaient deptis
jasqu'à Breda. Le général Berg-op-Zoom
en avant surKlundert et Berneçon poussa
Willemstadt. Une
division, pendant ce tems, attaquait Bré
da; une autre bloqnait
Steenbergen.
Berg-op-Zoom et
Dumouriez, avec
chevaux et plusieurs
quelques
en réserve
bataillons, se tenait
pour se porter oit la nécessité
l'exigerait.
Bréda se rendit après quelques jours de
bomburdement, ct cette reddition laissa
entre nos mains des munitions et
vingt pièces de canons, Le fort Klundert quatrerésista plus long-tems. Le commandant,
pressé par l'incendie, fit une sortie, rt
périt les armes à la main. Trois mille honmes pris dans ces deux places furent renvoyés sur parole.
Dumouriez, maitre de Breda et de
Klundert, porta ses vnes sur
berg. Le général d'Arçon, Gertruydenchargé de l'investissement de cette ville, s'empara du
fort
itions et
vingt pièces de canons, Le fort Klundert quatrerésista plus long-tems. Le commandant,
pressé par l'incendie, fit une sortie, rt
périt les armes à la main. Trois mille honmes pris dans ces deux places furent renvoyés sur parole.
Dumouriez, maitre de Breda et de
Klundert, porta ses vnes sur
berg. Le général d'Arçon, Gertruydenchargé de l'investissement de cette ville, s'empara du
fort --- Page 77 ---
(,5)
fort de Steellinve, puis du fort de Doukd
batteries furent établies sur ces deux
Des
bombardèrent la ville, et forcèforts, qui
à capituler anx mêmes
rent la garnison Klundért et Bréda.
conditions que
Dumouriez, à cette époque,
Le général
le conseil exécutif à P'arfut appellé par
d'exéméc dela Belgique; cequil'empècha
cuter le reste de son plan sur la Hollande.
Le 8.avril, la place de Gertruydenberg
fut attaquée par des troupes autrichiennes
victorieusesà Neerwinden. Notre garnison
sortit de la place avec les honneurs de la
et rentra de suite dans le centre
guerre 1
de la France.
instant sur les fronReportons-nous un
tières de l'Espagne. Après un combat qui
eut lieu le 22 juin 1795, nous fàmes attaqués dans notre garnison de Bellegarde
don Ricardos.
par le général espagnol
seul
Bellegarde, placée an 1 dessus du
chemin établissant àl l'est une communication entre VEspagne et la France, devenait dans les circonstances une place
Ricardos la menace
des plus importantes. Une batterie de cad'un bombardement.
E
dllemagne, A: --- Page 78 ---
(74)
élevée au col de Porteil , une
nons est
dela Jonquieautre de mortiers cn avant
Il sait
la placc est pcu riche en
res.
que
hommes; il
munitions; elle n'a que 900
proposer au eomènvoie un parlementaire L'officier français
mandant de se rendre.
de traité qu'au
répond qu'il ne signera
avec un
centre de la place démantelée, brèche. Le
ennemi qui aura passé par la
bombombardement commence:c quelques
; les ennemis doivent
bes sont envoyées;
considérable de
les porter. au nombre
de siége,
80,000 pendant quarante jours boulets, et
encore 25,075
sans compter
doivent aussi lan5,200 grenades qu'ils
ne se rend
le général
cer. Cependant
voisin de quoi
il reçoit d'un camp
point;
et quand cette resravitailler la place;
il attend encore
source lui est enlevée., lui amène par le
des vivres qu'un convoi
arrêté et pillé.
Conflant. Le convoi est
pressée par la famine, est serBellegarde,
rée de plus près.
de Collioure ,
Les camps dc Boulon,
étaient déjà au pouvoir
et de Port-Vendre fort des Bains s'était
dc l'ennemi; le
Garde avait
rendu, et le fort de la
it d'un camp
point;
et quand cette resravitailler la place;
il attend encore
source lui est enlevée., lui amène par le
des vivres qu'un convoi
arrêté et pillé.
Conflant. Le convoi est
pressée par la famine, est serBellegarde,
rée de plus près.
de Collioure ,
Les camps dc Boulon,
étaient déjà au pouvoir
et de Port-Vendre fort des Bains s'était
dc l'ennemi; le
Garde avait
rendu, et le fort de la --- Page 79 ---
(;5) )
aussi été obligé desesoumettre deux jours
après. Ecfin la tranchée est ouverte : un
fea continuel écrase les bâtimens : les parapets enlevés tombent dinsles fossés; les
poternes,lesgrilles, lesp pont-levissont rompus, les mitrailles ouvrent partout de larges brèches..
. Alors le gouverneur
voyant l'ennemi se précipiter dans la place, et n'espérant plus aucun salut dansle
dénuement où il se trouve, demande à
capituler, et sort avec les honneurs de la
guerre. Le général Ricardos entre dans
la place, ct metà l'ordre du jour une proclamation aussi généreuse que magnanime.
Le premier juillet, un nouveau combat est- encore livré aux Espagnols près
dIspegui. Delbecg venait de remplacer
Lewan. Il crut devoir signaler son arrivée
à l'armée par un fait d'armes, et le géncral Dubouquet se rendit d'après ses ordres au mont d'lspegui, oùt les Espagnols
diaientretranchés au nombre de six cents.
Le succès couronna l'attaque, 4 obusiers,
plusieurs canons furent pris, et les retranchemens des Espagnols renversés. Le lendemain le 2e bataillon des Basses - PyréE 2 --- Page 80 ---
(76)
sur
et les Espanées se dirigea
Baigorry,
de
furent aussi chassés avec perte
guols
occupaient.
cette position qu'ils
Ce fut à cette époque que deux attasuccessives, dirigées sur Ost-Caques où les Français avaient un 1 poste repelle
Habert et
tranché, donnèrent aux citoyens
Morel l'occasion de développer Ic plus
Le 8 juillet, deux mille
grand courage.
Autrichiens, conduits sur Ost-Capelle par
déserteur français : 3 entrent dans les
un
nos soldats à
retranchemens 9 attaquent
d'un
l'improviste, et remplissent le village
Le capitaine Hacarnage épouvantable.
la fubert ne se laisse point effrayer par
des assaillans, il nie voit
rieuseimpétuosité
: résolu de vendre
qu'une mort glorieuse
chèrement sa vie, il rallie ses volontaires,
tue trois de ses adversaires de sa propre
il est enveloppe; il va
main : cependant
volent à son sepérir, mais ses soldats
cours, et les Autrichiens sont repoussés
sur tous les points. -
Dansle même mois, l'ennemi renouvelle
sou attaque : ur brouillard épais empèche
de voir la route qu'il suit. Un caporal 9
uosité
: résolu de vendre
qu'une mort glorieuse
chèrement sa vie, il rallie ses volontaires,
tue trois de ses adversaires de sa propre
il est enveloppe; il va
main : cependant
volent à son sepérir, mais ses soldats
cours, et les Autrichiens sont repoussés
sur tous les points. -
Dansle même mois, l'ennemi renouvelle
sou attaque : ur brouillard épais empèche
de voir la route qu'il suit. Un caporal 9 --- Page 81 ---
(77)
nommé Morel, est envoyé à la découiverte,
et tombe dans un groupe d'Auirichiens :
d'une prompte mort s'il
on le menace
cri d'alarme
laisse échapper le moindre
s'écricat-il, feu! feu sur l'enCapilaine!
nemi! et il périt comme d'Assas!
Depuis trois mois la ville de Condé souavait tenté
tenait un blocus, et sa garnison
Tennemi, en nomplusieurs sorties 7 que
rendre
bre beaucoup supéricur, avait su
Chainutiles. Enfin, le 6 juillet, le général
mnc', commaudant de la place, assemble le
conseil , de défense : on voit que la famine
de six
on refuse
est encore éloignce
jours;
de l'ennemi. Le 12, on
les propositions
enfin
de capituler, et la garniest
obligé
sort de Condé avec tous les honneurs
son
de la guerre.
de PULe 15 du même mois 1 le camp
nion est attaqué par les Espagnols, 1 mais
leur enlève jusune résistance vigoureuse
qu'a l'espoir de réussir jamais à y pénétrer : ils se reportent sur Odello, Via
chassés de tous
Eguet ; et, successivement
ces points , ils ne reprennent leur revanche qu'au Mas de Serre, qu'ils attaquent
le 16,ct dont ils chassent à leur tourles
E3 --- Page 82 ---
(,8)
Françeis. Enfinilese jettent sur nos avantqui se replient sur le cainp des répiublicrins. postes
Aars lcs Espagnels dirigent
contre le camp les batteries qu'ils ont déjà
les hauteurs de Thuir ct du
élevées sur
Mas dc Serre. Les boulets, les bombes,
les obus plervent sur le camp. Pendant
ce tems, lc général Deflers fait reconnaibetteries ennemies; il partage sa
tre ces
deux colonnes, fat marcher
troupe en
Tune surl la droite, l'au're surla gauche,
débouchent an moment
et ces colonnes
bataillons d'infauterie tenol quelques
du
taient de franchir les retranchemens
Mas de Serre. Le coinbat devient alors
radjudant-général Poinsot, à
meurtrier:
réla tête d'un renfort de grosse artillerie,
batteries ennemies, et le feu cst
pond aux
nourri des deux côtés sans interruption;
colonnes ennemies viennent au se
des
de celles qui sont engagées ; les
cours
mais ils sont ausitôt
Français vont plice,
leuramèsoutemus par mille hommes que
Barbantane. Le combat se
nc le général
indécise,
rétablit, la victoire n'est plus
écrases par le feu de nos
et les Espagnols,
poursuivis la baionnette au corps
pieccs,
le feu cst
pond aux
nourri des deux côtés sans interruption;
colonnes ennemies viennent au se
des
de celles qui sont engagées ; les
cours
mais ils sont ausitôt
Français vont plice,
leuramèsoutemus par mille hommes que
Barbantane. Le combat se
nc le général
indécise,
rétablit, la victoire n'est plus
écrases par le feu de nos
et les Espagnols,
poursuivis la baionnette au corps
pieccs, --- Page 83 ---
(79) )
du régiment de Champar des grenadiers
affreux dés'abandonnent au plus
pagne,
laissent maitres et du champ
sordre, eti nous
de bataille ct dc leur position. furent réuQuand ies troupes ennemies
fut
nies autour de Condé, Valenciennes
dans un conseil
déclarée en état de siége
trouvèrent réunis une grande paroùt se
plusieurs généraux et
tie deses magistrats,
Le
commissaires de la convention.
cinq Ferrand, vicillard de 72 ans 1 qui
général
âme douée de tout le feu,
possédait une
fut charde toute l'énergie de la jeunesse, dix mille
la défense deV Valenciennes :
gédel
devaient le soutenir
hommes de garnison
dans ses nobles efforts.
*
L'Escaut fut arrêté dans son cours; une
d'eau fut réservée à
retenue considérable
les écluses
la grande inondation : toutes
furent mises en état : on travailla aux
aux blindages.
mines, au palissades,
côté de
L'ennemi faisait de son
grands
Fil élevait des batteries surplupréparatifs:
il somma la ville de
sieurs ponts : le 24,
rendre
Marly, située près des glacis, de se
à discrétion, Le général Beauregard refuse
mais, après cinqheures d'un
de capituler;
E 4 --- Page 84 ---
(80 )
combat opiniatre, il sort du village, ct
rentre dans la ville avec ses canons.
Le grand parc de l'ennemi inquiéta
bientôt les habitans; ony faisait les préparatifs d'un bombardement, les craintes
redoublaient tous les jours, tous les jours
les esprits s'exaspéraient.
Un trompette apporta alors une sommation de se rendre, 1 à laquelle on n'envoya
réponse que le procès-verbal du serpour
avaient
ment que les autorités
prêté peu
de jours auparavant ; serment par lequel
elles s'engageaient à ne capitaler qu'à la
dernière extrémité.
Le duc d'Yorck, qui était devantla'place
avec une colonne anglaise, et qui avait
envoyé le modèle de sommation, n'eut
plutôt reçu la réponse, qu'il fit dépas couvrir quelques pièces et commencer le
bombardement. D'abord quelques boulets tombèrent dans la ville, mais bientôt
un feu horrible porta Pincendie dans tous
les quartiers. Une sortie fut tentée le 17,
mais sans aucun succès.
Le lendemain, l'ennemi recom mença
de bombarder, ct cinquante - sept milsortirent le matin des
liers de poudre
avait
envoyé le modèle de sommation, n'eut
plutôt reçu la réponse, qu'il fit dépas couvrir quelques pièces et commencer le
bombardement. D'abord quelques boulets tombèrent dans la ville, mais bientôt
un feu horrible porta Pincendie dans tous
les quartiers. Une sortie fut tentée le 17,
mais sans aucun succès.
Le lendemain, l'ennemi recom mença
de bombarder, ct cinquante - sept milsortirent le matin des
liers de poudre --- Page 85 ---
(81) )
de la place. Les hautenrs de
magasins
Ronleur ct de Marly étaient
Saint-Ssuvedul
vomissaient
comme autant de volcans qpi
la ville les ruines ct le trépas. Mais ces
sur
qui remplisnaux cruels ct prolongés,
saient les habilans d'effroi, ne pouyaient
abattre le courage de la garnison. dont les
Cependant le duc d'Yorck,
à s'épuiser, et
munitions commençaient lancé sur la ville les pavés
qui avait déjà
les
des grandes villages voisins ct
pierres
une attaque générale
des routes, jugea
le fruit
indispensable 1 pour ne pas perdre
de tant d'efforts, qui, sans cette mesure, dix
inutiles. Ainsi, le 25, à
devenaient
heures du soir, un mouvement général
fait autour de la place : toutes les
se
tirent à-la-fois : mais l'ouvrage
batteries de Mons est le point où Tennemi
à corne
rassemble le plus de forces : trois globes
font sauter deux places
de compression y
chacune, et l'ende cinquante hommes
ce déchi>
nemi pénètre par la brèche que
de tous
vient d'ouvrir: on entend
rement
Mort aux pairiotes ! le
côtés ces cris :
Le
Ferdésordre està son comble.
général
cherche en même tems à en imporand
E 5 --- Page 86 ---
( 8z )
ser à l'ennemi : il se précipite au milien
delai mitraille, appelle des régimen:à à son
secours, ct parvient à faire reculer les Anglais et les corps autrichiens qui sc retirent et ne cherchent à conserver que l'ouvrage à cornes"de Mons. Celte nait de
désastres ôta aux soldats la conliance; il
se crut encore une fois trahi, Le général
Ferrand reçut alors une dépèche du duc
d'Yorck, Une Surpensondarmesde vingtquatre heures fut deinandée et accordée:
le lendemain, l'ennemi pritpossession des
postes extéricurs, ct le jour suivant la
garnison, réduaite à trois mille homines,
évacua la place.
Un bombardement de quarante jours
avait coûré plus de six mille hommes à
l'armce française ; mais quinze à vingt
mille à l'ennemi; deux cent mille boulets, quarante mille bombes, trente mille
obus avaient été employés par les assicgeans.
Le guerre était toujours poussée avee
la méme vigueur dans les Pyrénées oriontalds. Le genéral Ricardos, après no:s
avoir chassés de Perpiguan, venait d'emvoy crsur Villetranche le général Crespol"
plus de six mille hommes à
l'armce française ; mais quinze à vingt
mille à l'ennemi; deux cent mille boulets, quarante mille bombes, trente mille
obus avaient été employés par les assicgeans.
Le guerre était toujours poussée avee
la méme vigueur dans les Pyrénées oriontalds. Le genéral Ricardos, après no:s
avoir chassés de Perpiguan, venait d'emvoy crsur Villetranche le général Crespol" --- Page 87 ---
S5 )
Cehi-ciparvint, le 50 août, à une demilicue de cette place, après avoir évité tous
les postes français. Il s'empare, à la tètc de
six bataillons, d'une hauteur qui est à demi-portée de canon du château. Dcs soldats montent à bras des canons de 24 et
de 12 sur cette hauteur, à laquelle aucun
chemin ne conduit, et lc bombardement
commence sur-le-champ : il dure quinze
heures sans interruption. Un trompette 7
à six heures du soir, entre dans la place : 9
et demande que la garnison se constitue
et
la ville se rende. Sans
prisonnière, ,
que
chercher les causes de la reddition de la
place; toujours est-ilvrai qu'elle se rendit
à mimuit, et que tous les soldats qui s'y
trouvérent furent déclarés prisonnniers.
Valenciennes était rendu : P'ennemi y
laissa ine garnison, et, s'étant réuni à sa
grande arméç, il poursuivit avec vigueur
le cours de ses opérations. Cambrai.fut
attarqué le 7 août 1795. Le général Kilmaine, qui commandait l'armée française
au camp de César, ne put couvrir cette 1
ville; le commandant qui conduisait l'avant-garde autrichicene au nom du géneral en clief,
au général Declaye-
&
proposa
EG --- Page 88 ---
( 84 )
gouverneur de Cambrai, une capilulation
honorable. Celui-ci lui répondit: a Dites
A à votre maitre que je sais bien me bata tre, mais queje ne sais pas me rendre b.
Le siége commença. Le brave
a
Declaye,
qui manquait de vivres, sut s'en procurer
par plusieurs sorties heureusement
tées e etexécutées avec une
tenintrépiditéextre
me. Lc 9, il chassa les Auirichiens de
leurs tranchées ; les jours suivans il les attaqua encore, et toujours avec succès. Le
a1, le siege fut levé.
Le camp de César venait dans ce moment d'être évacué. Nos troupes, dans
une savante retraite dirigée par le général
Houchard, sortirent des retranchemens
que l'ennemi commençait à circonvenir.
Ellés se retirerent au village de Linselles,
où de nouveau clles prirent position. Le
duc d'Yorck estalors attaqué; les Français
reprennent l'initiative, et poursuiventl'ennemi, dont les postes ayancés se replient
devant cux. Une division hollandaise, faisant partie du corps d'Yorck, se porte
sur Linselles en deux colonnes : lune
aborde franchement le village, tandis
que
l'auire, se dirigeant par Blaton, allend,
village de Linselles,
où de nouveau clles prirent position. Le
duc d'Yorck estalors attaqué; les Français
reprennent l'initiative, et poursuiventl'ennemi, dont les postes ayancés se replient
devant cux. Une division hollandaise, faisant partie du corps d'Yorck, se porte
sur Linselles en deux colonnes : lune
aborde franchement le village, tandis
que
l'auire, se dirigeant par Blaton, allend, --- Page 89 ---
(85)
l'affaire soit devenue
pour paraitre, que
à la tête
générale. Le prince d'Orange,
de l'élite de la division hollandaise, commence le combat. Les Français, vaincus
des ennemis en nombre bien considdpar
contra.uts de quitter le village
rable,sont d'abandonner leurs canons ; mais à
et midi, ils reviennent à la charge, 1 tournent les retranchemens, pénétrent par
une heuleur gorge, et retrouvent, après
de
la
de tout ce
re
combat,
possession
qu'ils ont perdu.
Legénéral ducd'Yorcki n'a pas a
plutôt reçu
la nouvelle de cettte action, qu'il envoie
six hataillons reprendre le poste de Lincelles. Ces bataillons, moitié anglais, a
moitié hollandais, sont reçus parune miqui renverse des litraille épouvantable,
entières ; mais ils braventle feu,s'emgnes de douze pièces de canon, et se
parent rendent maitres du village de Lincelles 2
qui est rasé le lendemain.
Cetle affaire coita S0o hommes à l'ennemi et 1,200aux Français.
Un événement bien malheureux vint 5
alors ouvrir aux Anglais les portes de
Toulon. Lyon s'était révolté contre la fac- --- Page 90 ---
( - 86 )
tion des Jacobins; les Toulonnais imitèrent son exemple. Les commissaires conventionnels furent jetés dans des cachots,
et les magistrats renversés de leurs places, et renommés par les insurgés qui
s'établirent en sections.
Après s'être portés à de telles extrémites, , les Toulonnais sentirent qu'ils avaient
tout à craindre de la Convention s'ils rentraient sous le pouvoir de cette assemblée;
ils imaginèrent de livrer la ville aux vaisseaux anglais qui croisaient dans la rade.
Deux partis étaient en opposition dans
Toulon, quoique révoltés tous deux. Les
républicains désapprouvèrent une mesure
qu'on pouvait regarder comme un crime
de lèze - patrie ; mais le péril était imminent, il fallait passer par-dessus bien des
clioses. On balança cependant encore; des
batteries furent chauffées à rouge, et l'on
allait se défendre contre la flotte; mais de
nouvelles craintes survinrent; et les Anglais, d'après un traité, prirent possession.dc Toulon au nom de S. M. Louis
XVII,
Nous avons dit précédemment que le
géuéral Crespo. .s'était rendu maitre de
éril était imminent, il fallait passer par-dessus bien des
clioses. On balança cependant encore; des
batteries furent chauffées à rouge, et l'on
allait se défendre contre la flotte; mais de
nouvelles craintes survinrent; et les Anglais, d'après un traité, prirent possession.dc Toulon au nom de S. M. Louis
XVII,
Nous avons dit précédemment que le
géuéral Crespo. .s'était rendu maitre de --- Page 91 ---
(S7 )
Villefranche , et que les Espagnols, après
avoir jeté quelques corps dans cette place,
sc rapprochaient de Perpignan : souvent
inquiétés parlessoldats français, ils n'exécutaient aucun mouvement qu'ils n'eussent envoyé un grand nombre de reconnaissances; et, . s'ils s'arrétaient, ils avaient
grand soin de retrancher leurs camps. Le
28 août, cependant, ils furent attaqués
dans leurs positions de Mont-Louis 2 par
une brigade ,à la tête de laquelle se trouve
Dagobert. Poinsot, qui commande l'avantgarde, tombe sur les sentinelles, les
égorge, et enlève les postes par surprise.
Dagobert accourt sur ses pas, et le soutient : un combat sanglant commence et
ne finit que deux heures après. Le nombre des morts et des blessés est considérable de part et d'autre : l'ennemi cède enfin le champ de bataille après avoir perdu
son artillerie et 9 uatre cents dragons qui
restent sur la place.
Quelques légers combats suivirentceluis
deux
sur la défen1
ci : les
partis restèrent
sive, et ce ne fut que le 6 septembre que
les Espagnols, dans une attaque plus vive,
s'emparérent des positions de Vernet et --- Page 92 ---
I : 88)
de Peyrestortes : le général Davoust ne
tarda pas à les y assiéger : il donna rendez-vous dans Rivesaltes au général Gogué, qui campait près de Salces, et luimême se rendit le 8, -
dans ce
à la
tête d'une colonne sortie du village,
camp dePerpignan, et de huit mille hommes tirés du
camp de l'Union. Le chef de brigade
Soulheirac commença l'attaque, et
les
prit
Espagnols en flanc : dans le même moment, Davoust en vint aux mains, ct
chercha à pénétrer dans la partie droite
du camp. Il éprouva quelques résistance,
mais, au bruit de sa mousqueterie, Gogué fut averti de ses tentatives . et s'avança pour lçs seconder. Ce bi
: général
marcha à la tête de sa
feu de
colonne, sous le
l'ennemi, et la baionnette en avant
s'empara du côté gauche du camp. Les
Espaghols, clrayés par la fermeté avec
laquelle Gogué avait assuréle succès deson
mouvement, se déconcertèrent, lachè
rent pied, et furent réduits à une fuite
précipitée. Davoust pénétra alors au milieu du camp,et le fit évacuer en entier,
Les Français perdirent dans ce combat
250 homiues ct quelques ofliciers
génd-
emi, et la baionnette en avant
s'empara du côté gauche du camp. Les
Espaghols, clrayés par la fermeté avec
laquelle Gogué avait assuréle succès deson
mouvement, se déconcertèrent, lachè
rent pied, et furent réduits à une fuite
précipitée. Davoust pénétra alors au milieu du camp,et le fit évacuer en entier,
Les Français perdirent dans ce combat
250 homiues ct quelques ofliciers
génd- --- Page 93 ---
(89 )
raux ; mais d'un autre côté, 2 Pennemi perdit le genéral Solano, 500 morts, 500
prisonniers, six étendarts, un drapeau et
46 pièces de canon.
L'ennemi ne semblait marcher qu'avec
lenteur; cependant, par des succès répetés, il parvenait à des résultats effrayans,
Condé, Valenciennes et Cateau -Cambresis étaient en son ponvoir; et ses reconnaissances poussées jusqu'à Péronne et Bapaume lui ouvraient lc chemin jusqu'à
Paris : la France manquait de forces suffisantes pour arrêter les troupes coalisées,
et si celles-ci n'avaient point perdu un
elles entraient
tems précieuxàt temporiser,
dans la capitale, et dans le même mois
elles renversaient la Convention.
Les coalisés avaient gagné du terrain
sur la gauche et aul centre de la ligne d'invasion; moins forts sur la droite, ils
étaient contenus par nos places maritimes,
dificilement s'étenet ne ponvaient que
dre. Dans cette position, le duc d'Yorck
prétendit que l'on devait, avant toute ausiége de Dunkertre tentative, essayerle
que : le cabinet anglais lui avait envoyé --- Page 94 ---
(90 )
des instructions qui l'obligcaient à parler
ainsi, et le siége fut résolu.
Trois colonncs passèrent la Lys et sc
dirigérent sur Furnes, Cassel, Hondschoote; et Bergues, investi le 20 août,
fut bombardée pendant plusieurs jours.
L'ennemi perdait ainsi un tems précieux :
ily avait 60,000 combattans sur une ligne
établie de Menin à Dunkerque, etles Français n'étaient dans ce même espace de
terrain qu'au nombre de trente mille. Le
duc d'Yorck avait ses forces les plus considérables entre Furnes et les canaux de
Bergues ct de Dunkerque; à Hondschoote
était placé un camp d'observation, fort
de dix-huit mille hommes. Cette position,
déjà forte par elle - même; était encore
couverte, au sud, par les marais de la
Moére. Par contre, 2 le corps principal de
l'armée française s'établisait entre Stenvorde et Bailleul: : Hoche, commandant de
la garnison renfermée dans Dunkerque,
dlevait des retranchemens sur plus de
mille toises de long, en peu de tems, 9
et avec peu de soldats. Il couvrait le côte
de Lestraang, par des abattis qui le ren-
était encore
couverte, au sud, par les marais de la
Moére. Par contre, 2 le corps principal de
l'armée française s'établisait entre Stenvorde et Bailleul: : Hoche, commandant de
la garnison renfermée dans Dunkerque,
dlevait des retranchemens sur plus de
mille toises de long, en peu de tems, 9
et avec peu de soldats. Il couvrait le côte
de Lestraang, par des abattis qui le ren- --- Page 95 ---
(91) )
daient inabordable : enfin,le camp de la
Madelaine. 1 composé de troupes de ligne,
inquiétait les assiégeans, 1 et promettait de
prompts secours à la garnison de Dunkerque. Un autre camp était établi-sous celfe ville même, et devait recevoir le premnier choc del'ennemi : ce fut aussi dece
coté que lon comnença l'attaque. Trois
eolonnes marchèreny sur le camp retranché de Giwelde : lcs deux premières farent
d'abord foudroyées par les batteries, mais
elles revinrent à la charge : ? et l'ardeur
en'elles déployèrent dans cette seconde
attaque fut si vive, que nous fumes contrainis d'évacuer Giweldele24 : lelendemnain nous abandonnàmes aussi le fort de
Liferinchouck, et l'armée ennemie campa entre Tetenghen et Rosendaël.
Les Anglais n'avaient point encore tracéleurs lignes de circonvallation., ct les
travaux du sicge n'étaient point commencés, lorsque lagarnison opéra une sortie
vigourcuse : quelques frégates etdes batteries Rlottantes mitraillèrent les troupes
combinccs, et protégèrent les assiégés :
après un combat qui dura tpois heures,
la garnison rentra dans la place; et l'en- --- Page 96 ---
a
(g2)
nemi, après avoir tracé les lignes,
feu très-vif, somma la ville de
sous un
La réponse fut
se rendre.
ral
négative : le 26, le
ennemi commanda
généelle fut tentée inutilement. l'escalade, mais
Le 6
bre, nous
septemsel, de Bailleul quittâmes nos positions de Caset de Stenworde, et nous
enlevâmes tous les avant-postes de l'ennemi sous Dunkerqu : le général Hédouville s'empara de
le
-
Poperingue;
ginéral
Colland, de Vaeton, tandis que le
ral Vandamme
genérepoussait les Anglais de
Reningelst, et le général Houchard, de
Hontkerque, le gunéral Jourdan entrait
aussi à Herzecle, 9 et le géneral
dont le corps venait de recevoir Collaud,
renforts, poursuivait l'ennemi plusieurs
bois de Saint-Six
dans les
et de
tôt
Rousbruge. Bienaprès, nous primes possession de Baulbecke, de Custrade, et nous fàmes vainqueurs sur tou.: l'étendue de la-ligne.
Les Anglais furent contraints de
en retraite : le général Falkenhausen battre
rêta à Rexpoed
s'arment, Le
pour protéger ce mouvecombat recomniença dans cC
village, qui fut pris parl les
Français, re-
de Saint-Six
dans les
et de
tôt
Rousbruge. Bienaprès, nous primes possession de Baulbecke, de Custrade, et nous fàmes vainqueurs sur tou.: l'étendue de la-ligne.
Les Anglais furent contraints de
en retraite : le général Falkenhausen battre
rêta à Rexpoed
s'arment, Le
pour protéger ce mouvecombat recomniença dans cC
village, qui fut pris parl les
Français, re- --- Page 97 ---
(95)
les Hanovriens 1 et qui resta enfin
pris par
Jourdan.
au pouvoir du général
Après quelques autres engagemens 9
l'ennemi ise retira sur Hondschoote, 1 et le
général français sur Bambecke..
Houchard n'osait attaquer les retranchemens de Hondschoote ; et, par une
hésitation coupable, il allait perdre un
certain et manquer le
avantage presque
Les commissaires
but de ses manceuvres.
conventionnels le forcèrent en quelque
ses succès. Le 8, il
sorte de poursnivre
donne des ordres pour une action généCollaud commande la droite 9
rale :
la
cst
Jourdar occupe le centre,
gauche
situice entre le canal et le village de KilVandamme se jette dans
len, etle genéral
lepiaine, à la tête de l'avant-garde.
bientôt t: un feu d'arL'affaire dengngea
fut soutenu de
ailleric ct de mousqueterie
Les Anacharnement.
part et d'autreavec
d'Hondschoote,
glais occnpèrent levillage
leur fit faire
et cette position avantageuse les
se
une belle résistance ; mais
Français
dans les taillis situés au-devant de
jeterent
une vive fusillade,
ce village; et, après
Alors le
ilsfurent maitres de ce pont.
ge- --- Page 98 ---
(94)
néral Lecler arriva avec une parlie de
la garnison et la gendarmerie de Paris;
ce renfort s'élance avec impétuosité, ct
l'ennemi, chassé de ses retranchemens 7
est repoussé sur tous les points : sa droite
se retire sur Furnes, sa gauche sur Hoghestade. La droite de l'armée française qui
prit position à Bulcamp, la gauche à Stéenkercke.
Il n'est point douteux qu'une victoire
complète n'eût couronné cette journée,
si le général Houchard eât poursuivi Fennemi qui fayait épouvanté : mais il perdit
tous les avantages d'un combat glorieux.
On l'accusa de trahison, et il paya dc sa
tête sa faute.
Pendant que nos soldats, dans les journées du 7 et du 8, immortalisaient les
armes-françaises : 7 la garnison de Dunkerque exécutait de fréquentes sorties, ct
toujours avec avantage. Le duc d'Yorck,
craignant de voir ses communications coupées, leva le sidge. Le e9, la garmison de
Dunkerque sortit et renversa les retranchemens que l'enneni avait élevés : elle
rentra dans la ville avec trente-deux piè-
dans les journées du 7 et du 8, immortalisaient les
armes-françaises : 7 la garnison de Dunkerque exécutait de fréquentes sorties, ct
toujours avec avantage. Le duc d'Yorck,
craignant de voir ses communications coupées, leva le sidge. Le e9, la garmison de
Dunkerque sortit et renversa les retranchemens que l'enneni avait élevés : elle
rentra dans la ville avec trente-deux piè- --- Page 99 ---
(95)
de
un Dagage considérable et
res
canon,
des munitions immenses.
La division du général Hiler, reponssé
de la forêt de Mormal par le prince Hos'était portée sur Preux - auxhenlohe, où l'ennemi était retranché avec
Bois 1
: on devait le faire
des forcés supérieures
débloquer Qnesagircontre ce camp, pour
encore la reddinoy, dont on ignorait
le 5.
tion. Elle avait cependant été signée
à midi; mais les
Le combat commenga
français commirent plusieurs
généraux des bataillons furent envoyés sur
fautes :
les troula gauche de Yennemi, avant que
chargées d'attaquer sa droite, fussent
pes
seulement en ligne : nos régimens 9 engagés.les uns après les autres, ne purent
combiner leurs efforts, et l'ennemi les
hors de combat. Sur un
mit sans peine
resta indécise : nos
seul point la victoire
soldats prirent le village de Fontaine, y
rentrèrent après Favoir perdu, le perdile
de nouveau, et
rent encore,
reprirent
le disputèrent enfin au milieu des flammes,
L'ennemi
avec une intrépidité héroique.
diayant trop étendu sa ligne, ses forces
visées devinrent moins redoutables ; le gd- --- Page 100 ---
(96) )
néral Houchard sut mettre à profit
inexpérience. Après avoir lancé
cette
boulets rouges sur
quelques
traint
Ypres 1 dont il fut cond'abandonner le
il se
sur les places de
siége,
porta
de
Tourcoing, de Menin,
Lannoy, où l'ennemi avait placé des
garnisons. La première de ces
qu'il attaqua,
positions
résistance
fut.Tourcoing : après une
vigoureuse, les assiégés
tent bas les armes ; et notre division mettorieuse se
vicreporte sur Lannoy ; et Lannoy est emporte.
Houchard marcha ensuite sur
le prince d'Orange allait
Menin; ;
place;
sortir de cette,
ily entra avec un renfort de
mille hommes
six
pour y attendre les Français. Bientôt l'affaire
s'engage: le
est meurtrier; ; le
combat
prince ne peut
long-tems à nos braves
s'opposer
ner la retraite
légions, et fait son9 pour ne point être cerné,
C'est au milieu de périls sans nombre,
qu'il se sauve sur Deynse et
soldats
Bruges : nos
vainqueurs entrent dans
dans Wervick, qu'ils viennent
Menin, 3
lever. Nous ne perdimes
aussid'enhommes dans
que six cents
eut
ces deux journées ; l'ennemi
quatre mille combattans tués, pris ou
blessés,
poser
ner la retraite
légions, et fait son9 pour ne point être cerné,
C'est au milieu de périls sans nombre,
qu'il se sauve sur Deynse et
soldats
Bruges : nos
vainqueurs entrent dans
dans Wervick, qu'ils viennent
Menin, 3
lever. Nous ne perdimes
aussid'enhommes dans
que six cents
eut
ces deux journées ; l'ennemi
quatre mille combattans tués, pris ou
blessés, --- Page 101 ---
(97 )
lessés, et laissa dans
Lannoy, 7 Toureoing
t Menia, quarante - deux pieces de caon.
Les commissaires conventionels (1) fent sortir, 7 le 14S seprembre, cenx de nos
orps qui s'étaient retranchés dans les délés de Hornebach, et allerent à leur tête
taquer l'ennemi à Pirmasens, ou cent
ouches' à feu couvraient SOTI front. Notre
ffaite était inévitable; elle arriva, et nos
ataillons abimés par la mitraille, renverSs des retranchemens qa'ls avaient escadés, massecrés sur les pièces qu'ils alient enlever à l'arme blaiche, furent
bligés de fuir devant un ennemi supérieur
ar son nombre, parses ressources et par
- position : Laruée francaise, forcée de
attre en retraite à Pirmasens, se retira
ir Sarguemines.
Pendant que nous etions vaincus à Pirs
lasens 1 nous rempertions surl'ennemi
(I) Ces commis-pires conventionnels, aussi bra-
:S qu'ignorans dants l'art miliaire, ferent presque
ojonrsla raue des revers que nos armées éprourent'on rdus d'une occasion.
Allemagne. I.
F --- Page 102 ---
(96)
néral Houchard sut mettre à
inexpérience.
profit Ce
Après avoir lancé
boulets
quelqi
traint rouges sur Ypres , dont il fut Ct
d'abandonner le siége, il se
sur les places de
poi
de
Tourcoing, de Meni
Lannoy, , où l'ennemi avait
garnisons. La
placé (
qu'il
première de ces positic
résistance attaqua, fut.Tourcoing : après u
vigoureuse, les
m.
tent bas les armes ; et notre assiégés division
torieuse se reporte sur
V:
noy est emporté,
Lannoy ; et La
Houchard marcha ensuite sur Meni
le prince d'Orange allait sortir de
place; ily entra avec un
ce.
mille hommes
renfort de -
pour y atteudre les Fra
çais. Bientôt l'affaire
est meurtrier
s'engage: : le coml
; le prince ne peut
long-tems à nos braves
s'oppo:
ner la retraite,
legions, et fait so
C'est
9 pour ne point être cerr
au milieu de périls sans nombri
qu'il se sauve sur Deynse et
soldats
Bruges : n:
vainqueurs cntrent dans Menir
dans Wervick, qu'ils viennent aussid'ei
lever. Nous ne perdimes que six cen
hommes dans ces deux
eut
journées; ; l'enner
quatre mille combattans tués, pris 0
blessés
s'oppo:
ner la retraite,
legions, et fait so
C'est
9 pour ne point être cerr
au milieu de périls sans nombri
qu'il se sauve sur Deynse et
soldats
Bruges : n:
vainqueurs cntrent dans Menir
dans Wervick, qu'ils viennent aussid'ei
lever. Nous ne perdimes que six cen
hommes dans ces deux
eut
journées; ; l'enner
quatre mille combattans tués, pris 0
blessés --- Page 103 ---
(97) )
blessés, et laissa dans Lannoy, Toureoing
et Menin, quarante :- deux pieces de canon.
Les commissaires conventionels (1) G4 /
rent sortir, le 1septembre, ceux de nos
corps qui s'étaient retranchés dans les - dé
filés de Hornebach, et allèrent à leur tête
attaquer l'ennemi à Pirmaseus, oùl cent
bouches à feu couvraient SOTI front. Notre
défaite était inévitable; elle arriva, et nos
bataillons abimés par la mitraille, renversé; des retranchemens qals avaient cscalodés', massecrés sur les pièces qu'ils allaient enlever à l'arme blauche, furent
obligés de fuir devant un ennemi supérieur
par son nombre, parses ressources et par
sa position : Larmée franciise, forcce de
battre en retraite à Pirmasens, se retira
sur Sarguemines.
Pendant que nous etions vaincus à Pir:
masens, nous rempertions sur l'ennemi
(r) Ces commis-pires conventionnes, aussi ibraves qu'ignorans dans l'art militaire, ferent presque
tonjours la raue des revers que nos armées éufous
verent en plas d'uns occasion.
Allemagne. I.
F --- Page 104 ---
(98 )
marqué à Nothweiller : cette
un svantage
un camp d'Auposition élait occupéc par
L'entrichiens; elle fut attaquée 2
vivement:
nemi et des émigrés qui s'y trouvaient en
nombre, tinrent le succès
assez grand
mais il lui fallut céquelque tems indécis;
de Nothweilder au courage 1 et le camp
du
ler, le vallon qu'il domine et la redoute
tombèrent en notre
village de Bodenthal
. pouvoir.
nos regards sur nos
Si nous reportons
nous allégions des Pyrénées orientales, Ricarlons les voir fuir devant le général
elles attaquent les
dos. Le 27 septembre,
leur nombre
Espagnols à Truillas ; mais
dén'est pas assez considérable, et une
devint le résultat inconroute complète
testable d'une attaque mal concertée.
Le 4 du mois suivant, nous remportons
quelques succès; nous retrouvons quelques
s'étaient
espérances ; les Piémontais, qui
dans le département du Montblanc,
jetés
et la porte de Saint-Mausont repoussés,
fortifiée d'une batterice, qu'ils avaient
du
rie, tombe entre les mains
genéral
Kellermann.
des Prussiens et dos
L'armée combinée
int le résultat inconroute complète
testable d'une attaque mal concertée.
Le 4 du mois suivant, nous remportons
quelques succès; nous retrouvons quelques
s'étaient
espérances ; les Piémontais, qui
dans le département du Montblanc,
jetés
et la porte de Saint-Mausont repoussés,
fortifiée d'une batterice, qu'ils avaient
du
rie, tombe entre les mains
genéral
Kellermann.
des Prussiens et dos
L'armée combinée --- Page 105 ---
(99)
Autrichiens entreprit sur ces
de nous chasser des
entrefaites
lignes de Weissembourg. Leurs forces divisées en trois
combattirent tous avec
corps,
avec un succès différent. bravoure, mais
mait leur droite
Celui qui foret celu' qui était
centre nous firent
au
assez considérable, épronver une perte
entrèrent
et les armes à la main,
dans nos positions. Celui
marchait à leur gauche n'obtint
qui
mi-succès.
qu'un deCependant, successivement dépostés de Bergzahern,
bach et de
d'Alstadt, de Lemligés desortir Weissembourg, nous fûmes obdes lignes que norTavions si
glorieusement occupées et de nous
sur la Moder. Notre droite
retirer
Irflendheim et
se retira par
Fortfelden, notre centre
par Geisberg; notre gauche seule
une discipline sévère et une attitude garda
posante dans SCS mouvemens de
imNous ne perdimes que deux mille retraite.
mes, tandis que l'ennemi
hommille morts, mais
compta quatre
gnes de
nous quittâmes les lidans la Weissembourg, et cette perte, 9
posiron ou nous nous
pouvait avoir les suites les
trouvions d 9
Les coalisés
plus funestes.
devaient terminer la camF2 --- Page 106 ---
(100 )
pagne par la.prise de Maubeuge : cette
place fat assiogée; Clairfait et Cobourg
avaient é d chargés de celte operation ; on
leur oppcsa ic général Jourdan, qoi s'avanca sur eux, le 1O octobre 1795, à la
tête de 40,000 honmes. Les ginéraux autrichiens, à la nouvelle de ces dispositions,
envoyerent 10,000 homnes pour établir
unc comnmunccation avec l'armée du genéral Leaulieu, et soixante escadrens en
reronnaissance. au : devant. des troupes
frar:çaises. On se rencentra au bois du Tilleul,et le succès fut partagé. Le lendemain 15 octobre, P. ngagement eut lieu
sur toute la ligne, mais sans une issue
plus dicisive. Enfin le jour suivant, les
armées, marchant au milieu d'un brouillard épais, s'approchèrent à une. portée
de caron : le feu fut terrible.et le carnage
affreux : le centre de l'ennemiet sa droite
résisterent quclque tems, mais sa gauche
plia, et la ligne fut rompue : alors Cobourg repassa la Sanabre, et Maubeuge
debloqué reçut dans ses mursegs braves
qui les avaient sauvés de l'horrcur d'un
sicge.
Le dacde Brunswick ne cessait de harccler cclles dc nos divisions qui s'oppo-
ée
de caron : le feu fut terrible.et le carnage
affreux : le centre de l'ennemiet sa droite
résisterent quclque tems, mais sa gauche
plia, et la ligne fut rompue : alors Cobourg repassa la Sanabre, et Maubeuge
debloqué reçut dans ses mursegs braves
qui les avaient sauvés de l'horrcur d'un
sicge.
Le dacde Brunswick ne cessait de harccler cclles dc nos divisions qui s'oppo- --- Page 107 ---
(101)
saient aux progrès de son armée : nous
étions retranchés cntre Druzenhemn ct
Reisens-Hloffen, notre centre élabli à Hail ordonna une attaque sur tous
guenean.
les points, pour nous chasser de nos positions. Le centre ct la gauche de notre arles plus beaux
mée se distinguèrent par
exemples de bravoure miliaire; mais le
géneral Dubois, qui commandait notre
droite, 7 fut forcé de plier, ct son mouvebientôt la terreur
ment rétrograde jeia
dans tous les esprits : la droite, lc centre
quittèrent l'offensive, perdirent du terrain, et legénéral en chefporta son quartier-général sous Strasbourg. Ce dernier
échcc acheva d'indisposer les membres de
la Convention : clie accusalesgénérnux de
trahison, les destitua, et nomma de nouveaux généraux, Hoche et Pichegru.
Le 19 octobre, huit mille Austro-Sardes
se portèrent sur Gilette; mais Dugommier parti d' Utelle, se présente à T'ennemi : celui-ci, déconcerté par la présence
d'un corps qu'il croit éloigué, lâche pied
et abandonne Gilette : la tente du genéral ennemi, huit cents Austro - Sardes
morls dans l'alaque, et sept cents homF3 --- Page 108 ---
102 )
mes faits prisonniers sont les résultats du
combat. 8
Le général Dugommier, vainqueur à
Gilette, sentant que le poste d'Utelle était
trop faible pour résister à une attaque,
rentra avec les troupes qu'il en avait tirées pour son expédition : ileutà se féliciter de cette contre-marche, car l'armée austro-sardesyporta, pendant la nuiti
nos soldats furent pris à l'improviste. Les
ennemis, maitres des avant - postes, ne
tardèrentp point à s'emparer de la position :
le seul poste de la Madone, fortifié parles
localités, résista jusqu'au lendemain matin,moment où les Français reprirent l'avantage. Les Piémontais furent chassés des
hauteurs, et 5,000 furent poursuivis avec
perte dans un défilé.
Le 24 novembre, les Austro-Sardes,
chassés de la Torre, furent attaques de
nouveau à Castel-Gineste : Masséna fut
chargé de cette opération. II tourna Castel-Gineste à sa droite, et pénétra, la
baionnette en avant, dans les retranchemens des Austro-Sardes : ceux-ci sc retirèrent devant nos troupes et se retranchèrent sur la montagne de Brec. Masséna
ivis avec
perte dans un défilé.
Le 24 novembre, les Austro-Sardes,
chassés de la Torre, furent attaques de
nouveau à Castel-Gineste : Masséna fut
chargé de cette opération. II tourna Castel-Gineste à sa droite, et pénétra, la
baionnette en avant, dans les retranchemens des Austro-Sardes : ceux-ci sc retirèrent devant nos troupes et se retranchèrent sur la montagne de Brec. Masséna --- Page 109 ---
(105 )
sa victoire complète, fit
quine crut point de deux milles, à traporter, lespace
des pièces de
vers des pointes de rochers,
il
mettant cette artillerie en jeu,
4; et,
Piémontais de cette seconde pochassa les
française ne donna
sition; la colonne
sa
à l'ennemi le teins de reconnaitre
point
de rochers en
situation ; elle le poursuivit
un
de concerter
rochers, et l'empêcha
mouvement de relraite.
se ren*
L'adjudant - général Despinois
ce tems; 2 de Figadait maitre, pendant
retto.
Dugonimier venait de reLe général
des forces rémettre le commandement
dans le comté de Nice au général
parties
et il était allé se placer à la:
Dumerbion,
Toulon.
tête de l'armée qui assiégeait
résultats
Après quatre mois passés sans
la dédécisifs, les deux partis quittèrent
fensive dans laquelle ils s'étaient retrand'Ochés. Masséna fut chargé des'emparer
une fois enlevé, on
neille : cette place
entre les Ancoupait toute commanication
et le roi de Sardaigne. Le général
glais
aux Génois-le
Dumerbion fit demander
sur leur territoire : on le refusa 2
passage --- Page 110 ---
(104 )
mais les troupes ne tinrent point compte
de ce refus : elles tinversèrent le pays en
respectant sa neutralité, ct parurent bientôt devant Oncille. Là, comme sur plusieurs autres points, 7 ce ne fut qu'avec
despeines incroyables qu'cn parvint à établir des batierics. il fallut porter les canons à force de bras, au mlicu des ro-.
chers ei des precipices. Le feu comiienga
avec une telle vigueur que les Piémontaissel hitèrent d'ubaudounerleurs retranchemens. Le poste de Sainte-Agathe fut
enlevda au premier assaut; Oneille se rendat;Lasmosuiison exemple peu de jours
apris. Les retranchemens de Ponte-di-Nave (urent emportes après quelqie résistance: 5,000 Autrichiens, qui en furent
chassés, se retirèrent sur Ornaa et Garessio. Ces deux places, munies de vivres
et de munitions de guerre, , se rendirent à
la discrétion du général français.
Ces légers avantiges devaient être suivis d'une action géuérale, cxécutce sur
toute la ligne, depuis le comté de Nice
jusqn'à Faussigny. Le 24avril,ie genérat
de brigade Basdelaune atlaqua le mont
Valaiscau ct la montagne de Saint-Ber-
èrent sur Ornaa et Garessio. Ces deux places, munies de vivres
et de munitions de guerre, , se rendirent à
la discrétion du général français.
Ces légers avantiges devaient être suivis d'une action géuérale, cxécutce sur
toute la ligne, depuis le comté de Nice
jusqn'à Faussigny. Le 24avril,ie genérat
de brigade Basdelaune atlaqua le mont
Valaiscau ct la montagne de Saint-Ber- --- Page 111 ---
(1o5 à )
nard. Les soldats français marchèrent en
silence surles batteries, essuyèrent le feu
au port d'arme; ; mais, arrivés aux retranchemens 1 ils croisérent la baionnelte, et cette arme, si terrible dans
leurs mains, eut, cette fois encore, un
plein succès. Les Picmontais, completement battus, furent poursuivis l'espace
dc 5 lieues. 53 pièces d'artillerie. 200 fusils,etun certain nombre de prisonniers,
furentles trophées de cette victoire.
L'armée d'Italie combinait alors ses
mouvemens de manière às seconder le général Dumerhion. La divisien du centre
se disposait à attaquer Saorgio, et la division de Masséna vint à son aide. Ces 5
deux cprps.marchirent. le I'r contre le
camnp de Raous, le 20 contre celni de
Fourches, etles denx camps furent forcés,
et Saorgio pris.
Les généraux Marquart et Masséna,
poursuivirent leurs exploits; l'un s'empara
du village de Tende le 8 mai, et l'autre se
porla le même jour, surla brigade. enleva cette position et coutraignit les Piémontais à la rctraite. --- Page 112 ---
( 106 )
Onjugea à propos de s'emparer du mont
Cénis, et d'essayer une opération
bondance des neiges avait
que l'aqw'impraticable.Le,
rendue presgé de cette
général Dumas, charhommes
opération, 4 envoya 50,000
du fort quis'emparérent d'abord dePras,
trelles; Mirabouc, d'Oulx, et de Fenesil
puis, avec le gros de son
assaillit les retranchemens
corps,
mont Cénis, et réussit
élevés sur le
au - delà de toute
espéranée, dans cette entreprise.
tre colonne s'étendit
Une auStare, et élablit
dans la vallée de la
une
tre l'armée des
communication enAlpes et l'armée d'Italie,
Sinous
du général reportons nos yeux sur l'armée
l'état de
Jourdan, nous la verrons dans
dénuement et de misère : sans habillemens, sans
Ce général sentit munitions, sans vivres.
combien sa position était
eritique; aussi donna-t-il l'ordre
férens corps de rentrer dans les aux difchemens qu'ils occupaient
retrannée de
avant la jourWalignies. La division des
raux Balland et Daquesnoy
géne
une reconnaissaace sur
poussérent
visions des
Beaument; les digéuéraux Fromentin et Bu-
dans
dénuement et de misère : sans habillemens, sans
Ce général sentit munitions, sans vivres.
combien sa position était
eritique; aussi donna-t-il l'ordre
férens corps de rentrer dans les aux difchemens qu'ils occupaient
retrannée de
avant la jourWalignies. La division des
raux Balland et Daquesnoy
géne
une reconnaissaace sur
poussérent
visions des
Beaument; les digéuéraux Fromentin et Bu- --- Page 113 ---
(107 )
reaux s'établirent en avant de
ville, et 7,000 hommes
Philippemont.
campérent à JeuLeg général Jourdan ne trouva cependant
point d'opposition dans le mouvement rétrograde qu'il fut obligé d'opérer : l'ennemi ne chercha point à l'arrêter;
ques corps isolés s'offrirent seulement quelles flancs de l'armée.
sur
Le quartier-général fut établi à
le due de Wurtemberg
Guise :
place par les hussards futdéfait sous cette
français.
L'armée coalisée s'avança toute entière
pour venger l'affront que ce
de recevoir : des
prince venait
dans Condé,
garnisons furent jetées
Quesnoy et Valenciennes.
Cobourg se porta à Mons, le prince de
Hohenlohe à Condé, le général Clairfait
à Tournai. L'armée
vrienne avait alors
anglaise et hanoGand, et les
son quartier-général à -
troupes de Hollande occupaient tle pays de Liége.
L'intention du général Jourdan était de
garder ses quartiers d'hiver. Le comité
salut public lui ordonna
de
une tentative ha- --- Page 114 ---
( d0 108 )
sardeuse sur la Belgique, et, surson refus
d'exécuter ses intentions, on le contraignit de donner sa démission.
(La suite à la seconde partie.)
FIN DU PRE MIER VOLUME. --- Page 115 ---
a --- Page 116 --- --- Page 117 ---
E820
S:37d --- Page 118 ---
Pataras
Muratori (Sieney, Ped)ane et
Tupin,Pin PapnAszurg, Saint-Klotent.
Warimhis Fieine Clacksbers.
Autriche )Gerold.
Qraume des Pays-Bne:
r-libraire, seal dopositaire,
COLO
tre ), Pincncatue
6), E-Euede.
- A: PARIS,
Plsis-Horal, Galerie
CAT
Rosas
de-bois;
a des natifrages ithrairen, de Medusc. au Paln-Repar %
Wonaire, rue
E rue et'hdtel Hauefeuslleye
rboulevart Poissan Serpeare, no. 6;
libeatres, rue des uière n*18,
PucrBour Eeois
ue de Vaienr3.eat
atberaires rue Neuve des Posl:Chuap
w:
Yi grx libraird, annbacds rue dans h Mhoskue te trosru
Matariner
R 5256525 à