--- Page 1 --- --- Page 2 ---
V
3lalur Carter Browr
Gitrary
Bromt Huiversity --- Page 3 ---
U
-
-
-
-
C --- Page 4 ---
ar
A2id --- Page 5 --- --- Page 6 ---
amEd
Salrm X 38611 --- Page 7 ---
-
V - IS
AUX HABITANS DES COLONIES, 2
PARTICULIÉRENI ENT
A CEUX DE L'ISLE S. DOMINGUE,
SUR les principales causes des maladics gu'on
y éprouve le plus communément, & frir les
moyens de les prévenir.
PAR J. F. LAFOSSE,
Docteur en Médecine de I'Université de
Montpellier 5 Correfpondant de la SOciété Royale de Médecine.
Felix qui potuit rerum cognofcere VIRG. caufas.
A PARIS,
Chez ROYEZ, Libraire, Quai des. Auguftins >
prèsle Pont-Neuf,
M. DCC LXXXVIL
Avec Approbation & Privilège du Roi. --- Page 8 ---
--- Page 9 ---
AFANT-PROPOS.
UELQUES fréquentes que soient les
maladies qu'on est dans le cas d'éprouver
dans la plàpart de nos Colonies 2 situées
sous la Zône-torride, et notamment dans
celle de l'ile Saint Domingue ; l'on ne
tarde pas à s'appercevoir que les espèces
en sont infiniment moins multipliées qu'en
Europe, et que s'il en est qu'on ne peut
pour ainsi dire éviter, 2 il en est aussi beaucoup d'autres dont on pourrait mitiger
l'activité ou qu'il serait possible de : prévenir.
Je me suis tellement convaincu de cette
vérité , par les différentes observations
quej'ai été à portée de faire pendant les
dix années que jai traité des malades dans
cette Colonie, que j'ai souvent, désiré que
chacun pût en être également persuadé.
Lorsque j'ai réfléchi cependant que j'aurais à combattre l'habitude et les préjugés,
a --- Page 10 ---
ARE
(25
et que les personnes de l'art
pourraient, dans le
qui seules
moment
aux inconvéniens dont
actuel, parer
plaindre,
je crois avoir à me
sont peu nombreuses dans les
plaines et encore moins dans les
tagnes ; ou que
montems de
plutôt., 2 ils n'ont pas le
s'occuper des détails qui
port à l'objet que je vais
ontrapsatisfaction de voir
traiter, 3 ni la
écoutés
que leurs avis soient
toutes les fois
de ce
qu'ils en donnent
de
genre;j j'ai craint qu'il ne fût difficile
prévenir les tristes
pareille
conséquences d'une
négligence. Cei n'est
réfléchi qu'il serait
qu'après avoir
ce
possible de parvenir à
but, en mettant sous les
chacun, la manière
yeux d'un
dre
dont on doit s'y
pour obvier à une infinité
pren.
dont les uns sont dus à de d'accidens
gligences et Jes autres à
simples nésouvent les
ce qu'on ignore
procédés
Tairegardécommet
convenables I 2 que
aux gens instruits les tres-important d'exposer
suites de leur négliPo-Rnmesiene
qu'après avoir
ce
possible de parvenir à
but, en mettant sous les
chacun, la manière
yeux d'un
dre
dont on doit s'y
pour obvier à une infinité
pren.
dont les uns sont dus à de d'accidens
gligences et Jes autres à
simples nésouvent les
ce qu'on ignore
procédés
Tairegardécommet
convenables I 2 que
aux gens instruits les tres-important d'exposer
suites de leur négliPo-Rnmesiene --- Page 11 ---
(3)
Tel est le motif qui me portait à publier les résultats de quelques réfléxions, 7
dont les circonstances oàj je me suis trouvé,
fourni F'occasion.
m'ont assez souvent
Quelque simple néanmoins que me parit
au
instant où je fus tenté
ce projet
premier
de l'exécuter ; lorsque jai senti que pour
parler des causes de maladic qui me semblaient les plus actives 2 je serais obligé
de m'étendre bien plus que je n'avais intention de le faire; j'ai jugé dès-lors que
l'exécution de mon dessein, n'était pas
je l'avais crà d'abord :
aussi simple que
mais cette nouvelle réflexion, ni l'incertitude du succès d 3 n'ont pû suffire pour
éteindre en moi le désir 2 ou peut-être
j'avais de me rendre utile. Si
l'espoir que
n'ai
entièrement rempli mon objet,
je
pas
d'en avoir
Jaurai du moins la satisfaction
fait connaître toute limportance, et d'avoir suggéré à de plus habiles que moi,
l'envie de concourir à le perfectionner 2
et.de faire connaitre combien il serait
a --- Page 12 ---
(4)
essenticl, que dans une Colonic où les maJadies ne sont que trop
communes 3 où la
plapart des malades sont
dépourvus de
toute espèce de secours., 2 ou plus malheureusement encore, vexés assez souvent
des traitemens
par
contre-indiqués et dèslors .
nuisibles; combien dis-je il serait important
que les habitans fussent instruits de ce
peutles concerner,
qui
, et'lefissent assez
sentir la nécessité de resteri inactifs
pour
dans un
grand nombre de cas où l'homme de l'art
serait souvent plus circonspéct que ne'le
sont ordinairement ceux qui l'ignorent. Ils
ne doivent
de
Eaeegolefiadotteye
quelques cxemples qui paraissent
avoir, 2 mais qui n'ont réellement
aucune
analogie, avec ce qu'ils ont sous les
ni qu'ils puissent être en état
yeux ;
d'agir
qu'ils ont trouvé dans un livre
parce
remède dont
quelque
n'est
l'application qu'ils en font
que trop souvent funeste. J'ai eù si
souvent occasion de me convaincre
bicn les
comdemi-connaisances en médecine
fiadotteye
quelques cxemples qui paraissent
avoir, 2 mais qui n'ont réellement
aucune
analogie, avec ce qu'ils ont sous les
ni qu'ils puissent être en état
yeux ;
d'agir
qu'ils ont trouvé dans un livre
parce
remède dont
quelque
n'est
l'application qu'ils en font
que trop souvent funeste. J'ai eù si
souvent occasion de me convaincre
bicn les
comdemi-connaisances en médecine --- Page 13 ---
(5)
sont préjudiciables dans laplipart des cas,
eû égard aux différentes indications que
: présentent chaque âge, chaque tempérament, chaque climat, 8c. Gc., que tout
homme qui n'est pas bien instruit ne
saurait apprécier ; que j'aurais crà m'écarter de mon but sij'avais joint à la description des principales causes des maladies,
celle du traitement qui peut leur convenir.
Cet essai n'étant destiné qu'à des personnes auxquelles je ne suppose aucune
ou du moins très-peu de connaissances
dans l'art de guérir, et n'ayant d'autre intention que de le mettre à leur portée ;
on verra que tout autre détail pouvait être
déplacé, et que ceux pour lesquelsj'écris,
n'en seront que mieux persuadés, qu'il est
plus de leur compétence de prévenir les
maladies par des soins faciles, que de se
mêler de les traiter par des moyens dont
l'administration exige beaucoup de lumières.
Sil'on n'était convenu depuis longtems --- Page 14 ---
(6)
que la partie de la médecine qui traite
des moyens de prévenir les maladies est
unc desplus importantes et peut-être celle 2
qui mérite le plus d'attention de la
des Médecins,
part
quoiqu'clle ait été trop négligée, > comme s'en plaint
Baglivi ; je
pourrais douter qu'un projet qui semble
d'abord assez
simple, 3 pût paraître de quel.
que utilité ; mais il suffit d'une teile
torité pour quej'ose me flater du contraire auet que quelque peu nombreuscs et
complettes que soient les réflexions
peu
été à même de faire à ce
quej'ai
sujet, elles
ront être favorablement
pouraccueillies par
ceux auxquels jeles destine.
Les abus, nombre de
défaut d'ordre
préjugés, > et le
sur les habitations m'ayant
paru, de-toutes les causes qui
casionner ou
peuvent OCaggraver les maladies, - celles
qui sont les plus fréquentes à Saint Domingue, et plus pernicieuses encore
les influences du climat qui n'est
ordi- que
nairement aussi
pas
préjudiciable qu'on le pré- --- Page 15 ---
(7)
tend généralement et auquel on ne manque
de tout attribuer ; je réunirai sous le
pas titre de considérations générales 2 cC qui
doit être relatif à ces différentes causes s
ayant soin de rapporter sous quatre sections
principales 1 7 les réflexions qui paraissent
avoir entre-elles le plus de rapport et qui
me semblent mériter la plus grande attention. J'entrerai ensuite dans le détail de
quelquesunes des maladies qui m'ont parà
les plus communes, eta après avoir fait mention des différentes causcs qui peuvent y
donner lieu, ainsi que des moyens de les
l'attention de dire un mot
prévenir 2 j'aurai
des divers procédés qu'on met en usage 9
avoir des effets
lorsquils me paraîtront
contraires à ceux qu'on doit chercher à
obtenir : ce qui confirmera jusqu'à quel
être nuisibles
point les préjugés peuvent
lorsquils sont fondés sur de faux principes
et que T'habitude les a accrédités.
Sans doute si les personnes instruites
dans Y'art de guérir , étaient partout aussi
dire un mot
prévenir 2 j'aurai
des divers procédés qu'on met en usage 9
avoir des effets
lorsquils me paraîtront
contraires à ceux qu'on doit chercher à
obtenir : ce qui confirmera jusqu'à quel
être nuisibles
point les préjugés peuvent
lorsquils sont fondés sur de faux principes
et que T'habitude les a accrédités.
Sans doute si les personnes instruites
dans Y'art de guérir , étaient partout aussi --- Page 16 ---
(8)
nombreuses qu'elles le sont dans les
quartiers de la Colonic, le
grands
me suis occupé serait
travail dont je
moins
outre qu'on sçait
essentiel; mais
ment répandues qu'elles ne sont pas égale:
que les
partout, il est sinécessaire
propriétaires ou leurs
puissent
représentans
leur
suppléer en partie aux vidés
situation isolée nécessite à
que
tant 2 vû Iinstruction
tout insmanque,
médicale qui leur
quej je me flatte qu'ils me
quelque gré de leur en avoir sçauront
moyen. Du reste quelque
facilité le
paraitre à des Médecins simple que puisse
dont
instruits le travail
je me suis occupé
t-il à quelques
3 peut-être. plaira:
ment arrivés dans chirurgiens nouvelleiln'en résulter
nos Colonics, 3 ett dûtd'autre avantage
ci, que de leur
pourceuxla peine
éparger une partie de
de connaîtré qu'ils auraient à prendre avant
rités dont par cux-mêmes les particulaje fais
de l'avoir
mention, je me féliciterai
entrepris,
AVIS --- Page 17 ---
a W/ IS
AUX HABITANS DES COLONIES,
PARTICULIEREMI EN T
A CEUX DE L'ISLE S. DOMINGUE,
SUR les principales causes dès maladics qu'on
J éprouve le pl.s communément, G fiur les
moyens de les prévenir.
CONSIDÉRATIONS GÉNERALES,
SECTION PREMIERE.
Ox juge ordinairement dé la température
du climat d'un pays quelconque 2 par le dégré
de latitude fous lequel il eft situé; cette regle
ne doit cépendant pas être regardée comme
conflante, puifque nous voyons que, parmi ceux
qui font fous la Zone torride 2 il en eft où
le dégré de température eft diffirent, quoique
A
moyens de les prévenir.
CONSIDÉRATIONS GÉNERALES,
SECTION PREMIERE.
Ox juge ordinairement dé la température
du climat d'un pays quelconque 2 par le dégré
de latitude fous lequel il eft situé; cette regle
ne doit cépendant pas être regardée comme
conflante, puifque nous voyons que, parmi ceux
qui font fous la Zone torride 2 il en eft où
le dégré de température eft diffirent, quoique
A --- Page 18 ---
(2)
celui de la latitude foit le méme
: & que dans
quelqu'autres , les chaleurs sont moins
tables, furtout dans certains
frpporquoique plus éloignés de
tems de l'année 9
la ligne
que dans quelques-uns de
équinoxiale,
ceux qui en font plus
rapprochés, & où elles font méme
Cette différence dépend
tempérées.
foleil met moins
peut-être de ce que le
d'intervalle à repaffer fur les
pays qui font plus éloignés de la
que l'aétion direéte des
ligne, & de ce
plus longtems
rayons de cetiaftre y eft
raifon
continuée, ce qui pourroit rendre
pourquoi les' chaleurs que l'on
S. Domingue font fi fortes
éprouve à
et fi longtems continuées, quoique cette iffe ne soit fituée
les 18 & 20° dégrés latitude
qu'entre
néanmoins
boréale. Je crois
qu'il eft encore plus vraifemblable
d'attribuer la variété de
qui font fitués
température des pays
entre les tropiques, au
moins de régularité des brifes
plus ou
la moindre
& des pluyes; à
ou plus grande étendue des
& furtout à la direéion & à
terres s
des mornes (I) & du fol dont l'expofition la
différente
pofition variées
nature & l'exmoins
peuvent les rendre plus ou
propres à réféchir ou à abforber les
rayons du foleil, ou à intercepter les
d'air. C'eft
courans
d'après ces différentes confidérations,
()Cemor fignifie montagnes dans nos colonies. --- Page 19 ---
(3)
qu'on péut éxpliquer pourquoi, dans ia même ifle,
l'on éprouve des chaleurs plus confidérables dans
certains quartiers que dans d'autres 2 quoique
égalcment élevés les uns & les autres au-deflus
du niveau de la mer. Au refte, quelle qu'en foit
la raifon, il nous importe peu de l'approfondir,
puilque même dans ce dernier cas, celui qui a
le plus de rapport à notre objet, la variété de
température n'eft pas affez confidérable pour
être fort préjudiciable. Iln'en fera pas de méme
de la différente température qu'on éprouve à
mefure que l'on s'éloigne du bord de la mer, &
qu'on s'éleve au-deflus du niveau de fes caux,
il en réfulte des différences plus ou moins fenfibles, felon que le paffage qu'on fait de lun à
l'autre lieu eft plus ou moins rapide.
Lorfque j'ai éprouvé pcur la premiere fois s
la différence qu'on apperçoit entre la température des quartiers qui font fur les bords de la
mer, & celle des quartiers fitués dans l'intérieur
des terres, & combien celle des mornes différoit
encore de celle de ces deux premiers quartiers,
j'en fus d'autant plus étonné s qu'à en juger par
la fenfation que j'en éprouvais 2 elle me parut
très-confidérable, & bien au-delà de ce qu'elle
était réellement, commejaieu occafion de m'en
convaincre par mes obfervations météorologiques, dont je vais rapporter les réfultats : ils
Aij
l'intérieur
des terres, & combien celle des mornes différoit
encore de celle de ces deux premiers quartiers,
j'en fus d'autant plus étonné s qu'à en juger par
la fenfation que j'en éprouvais 2 elle me parut
très-confidérable, & bien au-delà de ce qu'elle
était réellement, commejaieu occafion de m'en
convaincre par mes obfervations météorologiques, dont je vais rapporter les réfultats : ils
Aij --- Page 20 ---
(4)
pourront donner quclque idée de la vraie température du climat du quartier de Miragoane
que j'habitais,. & quieft fitué dans la partie de
l'oueft de lifle S. Domingue.
Ayant eu l'attention de vérifier à mon retour
en France, le thermometre dont je me fuis fervi
pour noter les dégrés de la température de P'atmofphère; je puis dire fans craindre de me tromper, que dans le quartier que je viens de nommer, le plus haut dégré de chaleur
fervé dans le
que j'ai obcourant de plufieurs années , n'a
jamais été au-deffus de 28 d.z/3 & que celui des
plus grands froids que jy ai éprouvés n'a
été au-deffous de 14 ou I3 au-deffus de pas
thermometre de Réaumur;
zero,
tention de
quoique j'euffe l'atremarquer 3 dans Ics inftans de la
journée où le froid eft le plus vif & où les chaleurs font les plus fortes. J'ai vi également
ces réfultats, que la plus grande chaleur par du
jour commence vers les dix heures du matin,
continue prefqu'au méme dégré jufqu'à deux 2
heures après midi : & qu'alors elle décline infenfiblement depuis cet inftant julqu'au lendemain matin aux approches du lever du foleil:
de maniere que deux heures après qu'il eft
couché, le thermometre eft defcendu de
S dégrés du terme où il était monté, & fe 3,40u
pendant les nvois de juin,
août trouve
juillet,
& quel- --- Page 21 ---
(5)
quefois en feptembre à 25,24, - 23,22 & 21 d.,
attendu qu'il n'arrive pas fréquemment que dans
la forte chaleur duj jour il s'éleve jufqu'au 289.;
la liqueur du thermometre continue enfuite à
baiffer à mefure que la nuit avance, ou plutôt
que la matinée approché de forte qu'il eft,u,
moment où l'aurore paraît, à 2, 3 cu 4 dégrés
plus bas dece qu'il étoit le foir. Pendant les mois
de décembre & de janvier & quelquefois celui
de février, qui font ordinairement les plus froids,
la liqueur du thermometre monte, dans le plus
fort de la chaleur du jour, depuis 20 jufqu'à 24,
elle décline enfuite & fe trouve Ie foir 2 deux
heures après le couche r du foleil, à21, 20, 19 d.,
& le lendemain matin depuis 19 jufqu'à IS, rarement au 14f. dégré.
Ces remarques quoique les plus générales ne
font pas toujours femblables; tantôt les chaleurs
de la faifon commencent ou finiffent plutôt ou
plus tard, durent plus ou moins; tandis que celles
du jour font par fois variées ainli que celles de
la nuit, en raifon de la direétion des vents-qui
foufflent & des pluies qui peuvent tomber, de
maniere qu'independamment de la variété de lz
température que j'ai délignée. ci-deffus 2 on etr
éprouve qui font différentes, foit dans le moment des fortes chaleurs, par des orâges du
nord, foit dans les plus grands froids 2 par des
Aij
du jour font par fois variées ainli que celles de
la nuit, en raifon de la direétion des vents-qui
foufflent & des pluies qui peuvent tomber, de
maniere qu'independamment de la variété de lz
température que j'ai délignée. ci-deffus 2 on etr
éprouve qui font différentes, foit dans le moment des fortes chaleurs, par des orâges du
nord, foit dans les plus grands froids 2 par des
Aij --- Page 22 ---
C
(6)
vents de fud ou de fud elt, accompagnés d'une
grande féchereffe.
Ayant enfuite comparé les différences
obfervées dans le quartier de Nipes, fitué que le j'ai
de la mer & qui paraiffait
long
beaucoup plus chaud
que celui de Miragoane; avec celles du quartier
du fond desnégres qui paraît beaucoup plus frais;
ce n'a pas été fans être fort étonné
que j'ai vû
qu'iln'y avait entre le premier & celui quejhabitais qu'un dégré de chaleur de plus, tandis
le fecond ne préientait qu'un dégré de moins que
& qu'enfin fur la montagne du Rocheloy,
:
quoique très-élevée & où le froid me paraiffait trèsvif, il n'y avait que trois ou quatre dégrés de
différence,
Il me paraît qu'on peut conclure de.ces-obfervations que lon eft beaucoup plus fenfible
dans les pays chauds que dans les
aux plus petites variations dans la pays froids;
de
température
Fatmofphere, en raifon de l'état de faibleffe
qu'on y éprouve ou de la débilité des forces
toniques, & que chacun pouvant s'y regarder
comme un thermometre ambulant, devrait avoir
l'attention de proportionner la force & le
de fesvétemens, fuivant les différens inftans poids de
journée, ou lorfqu'il fc
la
tranfporte en
de
tems du bas de la plaine, fur de hautes peu
montagnes 5 furtout fi dans ces différentes circonf --- Page 23 ---
(7)
tances il n'eft pas dans le cas de prévenir paf
l'exercice, la fuppreflion de la tranfpiration qui
peut en réfulter. Comme ces précautions font
ordinairement négligées; il fera facile d'expliquer
d'où vient qu'il eft fi dangereux de refter en
repos & en plein air pendant la nuit, quoique
la fraicheur ne foit pas bien confidérable, furtout fi le ferein, que le corpsabforbe avec d'autant plus d'avidité qu'il eft plus chaud & plus
faible, elt de mauvaife qualité , comme il Teft
ordinairement, furtout dans les pays bas & marécageux. Il eft également aifé de voir que
d'après cette grande aptitude à appercevoir les
moindres variétés de la témpérature de l'atmofphere", > on doit en éprouver nombre d'indifpofitions provenant de la fuppreflion de a tranfcatarrhes cO- I
piration, comme rhumatifmes,
douleurs 8c. Auffi font-elles fiéqueluches 2
quentes dans les mois-de feptembre, octobre &
novembre, où les fraicheurs de la nuit & du
matin font d'autant plus fenfibles, que les chaleurs du jour font encore affez fortes, & que
les confitutions font toujours un peu plus faibles
par les chaleurs de l'été qu'on vient d'éprouver.
D'ailleurs dans ces mois il n'eft pas rare de voir
des variations confidérables & prefque fubites
dans la température, par le peu de régularité
des vents qui fouflent alternativement, de maniere
Aiv
les fraicheurs de la nuit & du
matin font d'autant plus fenfibles, que les chaleurs du jour font encore affez fortes, & que
les confitutions font toujours un peu plus faibles
par les chaleurs de l'été qu'on vient d'éprouver.
D'ailleurs dans ces mois il n'eft pas rare de voir
des variations confidérables & prefque fubites
dans la température, par le peu de régularité
des vents qui fouflent alternativement, de maniere
Aiv --- Page 24 ---
-
(8)
quej'ai fouvent obfervé des différences de
même 8 dégrés fur la journés
3, 4 &
précédente. L'on
pent,d'apres ces
lutions que le coafidérations,juger des révofait attention corps Pout éprouver, & fi l'on
que la tranfpiration eft
dante dans les Pays chauds, & de très-abonrogène, & quelquefois
qualité hétéde peine à fe
vicieufe, on n'aura pas
nombre
perfuader qu'il doit en réfulter
d'inconyéniens qu'on pourrait prévenir
enfegarantifint desi impreflions du
de vétemens différens
froid, à l'aide
le milicu du jour, Ce de ceux qu'on porte dans.
les dangers des
que dit Sydenham s fur
fuppreffions de la
pourra faire fentir fi de telles
tranfpiration,
à négliger. cc La feule inattention précautions font
a tôt, à l'entrée du
de quitter trop
printems, les
5> aportés pengant
vêtemens qu'on
Phyver, ou de
:
air frais quand le corps eft
s'expoferà un
22 aux hommes que les trois chaud, nuit autant
5 la guerre
fléaux réunis de
2 dela pefte & dela famine..
Sidansle climat de T'Angleterre oà
écrivait, ila regardé la
Sydenham
tion comme auffi
fuppreflion de la tranfpiraen éprouver dans con.frquente, que ne doit-on pas
un climat
cè elle ef beaucoup
infinimentpluse chaud,
plus abondante &
plus hétérogène? On ne doit donc beaucoup
de ce qui peut
rien négliger
efets de la
garantir ou du moins mitiger les
variation du tems, & l'on aurait le
climat de T'Angleterre oà
écrivait, ila regardé la
Sydenham
tion comme auffi
fuppreflion de la tranfpiraen éprouver dans con.frquente, que ne doit-on pas
un climat
cè elle ef beaucoup
infinimentpluse chaud,
plus abondante &
plus hétérogène? On ne doit donc beaucoup
de ce qui peut
rien négliger
efets de la
garantir ou du moins mitiger les
variation du tems, & l'on aurait le --- Page 25 ---
(9)
plus grand tort dans les quartiers bas & marécageux, de ne pas mettre le corps à l'abri du
froid & de Phumidité, puifqu'on a éprouvé qu'en
s'oppofant , par ces moyens, à l'introduction des
principes delétérès répandus dans Pair, & que
le corps abforbe très-facilement, le matin & ;le
foir, on pouvait habiter ces lieux impunément
(I).
L'on ferait peut-être porté à douter de ce que
Jaiavancé touchant la. plus grande fenfibilité de
ceux qui font acclimatés aux pays chauds s en
confidérant la facilité avec laquelle ces mémes
perfonnes femblent y fupporter limpreflion des
rayons du foleil, qu'on croira d'abord devoir
être éxceflive, & bien au-deflus de celle qu'on
en éprouve dans des* climats beaucoup plus
tempérés. Mais quand on fçaura que mes obfervations à cet égard, confirmées par celles que
les Anglais ont faites à la Grenade & à la Caroline
du fud, prouvent que le thermometre mis au foleil,
ne manifefte point une chaleur aufi forte, dans
ces pays. méridionaux qu'en France 1 : on - fera
convaincu du contraire. C'eft du moins ce que
me prouvent les réfultats de mes. obfervations
(z) Vid. le mémoire de M. Raymond , fur les épidémies, qui a rémporté le prix propofé par la lociété
Foyale de médecine, année 1781, pag. 36.
le thermometre mis au foleil,
ne manifefte point une chaleur aufi forte, dans
ces pays. méridionaux qu'en France 1 : on - fera
convaincu du contraire. C'eft du moins ce que
me prouvent les réfultats de mes. obfervations
(z) Vid. le mémoire de M. Raymond , fur les épidémies, qui a rémporté le prix propofé par la lociété
Foyale de médecine, année 1781, pag. 36. --- Page 26 ---
(Io)
météorologiques. Mon thermometre mis au foleil
à S. Domingue dans le fort de la chaleur & dans
les tems les plus fereins, n'a jamais monté
deffus de 35 dégrés tandis.
aus
que je le voyais à
Montpellier, expofé de la même maniere dans
le courant des mois de juillet & août, à
& cinq dégrés au-deffus de ce
quatre
rité qui provient
terme; particulapeut-être de la-p plus grande
denfité de l'atmofphère des
pays chauds, ou
en
qui
peut
quelque forte confirmer l'opinion du
célébre Wallerius, fur la caufe de la chaleur, &
qu'on trouve dans fon ouvrage fur l'origine s du
monde, On ne doit donc pas être fi étonné du
peu d'impreflion que fait le foleil fur ceux qui
font anciens au pays : aufli, ne leur eft-il ordinairement préjudiciable
les
2 qu'en ce qu'il augmente
pertes de la tranfpiration, qui ne font déjà
que trop abondantes, & ne font qu'affaiblir leur
conftitution. Au refte quand on a vû que les
Européens nouvellement arrivés dans les Colonies, n'apperçoivent prefque aucune différence
entre les faifons & ne fentent les variétés de la
température que tout autant qu'elles font affez
confidérables, on ne peut plus douter de la plus
grande fenfibilité des Créoles, & fur-tout des
Européens déjà acclimatés ou faits au pays. C'eft
ce qu'il importe à tout médecin de ne point
perdre de vue dans le traitement des maladies des
LA
--- Page 27 ---
[rr]
uns 8 des autres : & il ne doit pas non plus
ignorer que fi les variations de l'atmofphère,
quant à fa température, font beauceup moindres
qu'en France, celles qui dépendent de fcn plus
ou moins de denfité, le font encore moins, s de
manière que la colonne de mercuredes - barometres
ne varic que fort peu,
Si comme je l'ai déjà dit, l'atmofphère péut
occafionner quelques - unes des maladies qu'on
éprouve à S. Domingue , en raifon des impreffions variées qu'on en reffent dans les différens
tems & dans différens lieux, par la différente
température qu'elle préfente; fes effets font
encore plus conféquents & influent davantage
fur la fanté, quant à fa nature, en raifon de fon
extrême humidité 2 furtout dans la faifor des
pluies. On fçait combien elles font fréquentes
& abondantes dans nos colonies, dans un certain tems de l'année, & que c'eft pendant les
plus fortes chaleurs qu'elles ont lieu, du moins
dans certaines ifles & notamment dans la partie
de l'oueft & du fud de celle de S. Domingue. Il
n'eft donc pas douteux que dans ces derniers
cas, l'excès de chaleur & d'humidité fe trouvant
séunis, il doit réfulter de cette double caufe les
plus cruels effets, puifque ce font les principaux
agens de la putréfaction. Peut-être pourrait-on
par cette feule confidération, rendre railon pour-
ont lieu, du moins
dans certaines ifles & notamment dans la partie
de l'oueft & du fud de celle de S. Domingue. Il
n'eft donc pas douteux que dans ces derniers
cas, l'excès de chaleur & d'humidité fe trouvant
séunis, il doit réfulter de cette double caufe les
plus cruels effets, puifque ce font les principaux
agens de la putréfaction. Peut-être pourrait-on
par cette feule confidération, rendre railon pour- --- Page 28 ---
[12]
quoi les ifles du vent font en
meurtrieres &
général moins
fous le
plus falubres que celles qui font
vent & notamment que celle de Saint
Domingue, , puifqu'on fçait que la faifon des
pluies y a lieu dans des tems différens. Il
ferait certainement pas inutile de fixer fon
ne
tion à cet égard, dans le
attenà
cas où l'on aurart
opter entre deux colonies, ou deux quartiers
qu'on aurait le projet d'établir, & qui
teraient les deux circonfhances
préfenfuffit de
dont je parle : il
fçavoir, pour fe perfuader de cette
vérité s que quoique les pluies foient tres-fréquentes & très-abondantes dans ces
elles
n'y font pas longtems
pays,
qui luit
continuées, & que le foleil
ordinairement dans ces intervalles,
eft que plus ardent. Qu'on faffe enfuite
n'en
aux émanations qui doivent
attention
leur & Thumidité
provenir par la chade cette couche de fumier
ou plantes pourries qui fe trouve à la furface des
terres nouvellement
cette'réflexion eft découvertes, l'on verra que
affez fondée.
Il nous importe encore plus d'obferver
dans la faifon dont je viens de
que,
fçaurait
parler s on ne
trop prendre de précautions
éviter les ficheufes influences de la
pour
Thumidité de
chaleur & de
latmo/phère, dont la
en eft la fains,eflannoneéepart
putridité qui
tité d'infeétes
l'innombrable quarrépandus dans l'air, par la difficulté --- Page 29 ---
(13)
qu'on éprouve à conferver les viandes fraiches,
& furtout par les nombreufes maladies qui, pref
toutes, dépendent de la nature de la faifon.
que
C'eft dans ces momens qu'il eft très-effentiel de
fe garantir de la rofée du matin & du foir, 3 &
de prévenir toutes les caufes qui pourraient OCcafionner des fuppreffions de la tranfpiration
puifqu'elle eft alors plus abondante : on doit
également éviter toute efpèce d'excès, & furtout vivre d'un régime humeétant, raftaichiflant,
antiputride & tonique. Pour cet effet on ufera
de préférence pendant ce tems,.de végétaux
frais 3 de viandes fraiches peu chargées de
graiffe : les graffes font alors contraires ainfi que
le lait, le beurre, le fromage & furtout le poif,
fon falé ou toute autre efpèçe de falaifons. On
doit avoir en même tems l'attention de faire
ufage de tems en tems de fruits & boiffons 2cides & du vin trempé, furtout dans le repas. On
ne ferait pas mal, ainfi que le pratiquent habituellement les Hollandais de Curaçao, d'aciduler
les mets, furtout les viandes, en y ajoutant un peu
de jus de citron.
En joignant aux précautions dont je viens de
parler 2 celle d'ufer pendant la faifon la plus
contraire & la plus dangereufc, de quelques préfervatifs propres à prévenir les influences de latmolplère & la dégénération des humeurs qui
dans le repas. On
ne ferait pas mal, ainfi que le pratiquent habituellement les Hollandais de Curaçao, d'aciduler
les mets, furtout les viandes, en y ajoutant un peu
de jus de citron.
En joignant aux précautions dont je viens de
parler 2 celle d'ufer pendant la faifon la plus
contraire & la plus dangereufc, de quelques préfervatifs propres à prévenir les influences de latmolplère & la dégénération des humeurs qui --- Page 30 ---
a0
(14)
peut en être la fiite, le nombre de malades
ferait pas aufli confidérable
tie
rement. Le meilleur de
qu'il l'eft ordinaile
tous les préfervatifs eft
quina, & convient d'autant
circonflance
plus dans cette
qu'il eft antiputride,
propre à foutenir le ton des
febrifuge &
fans lequel la
organes digeftifs,
dégénération des humeurs
triques ou bilieufes, caufe de la
gaf
des maladies, ne
majeuré partie
La
manque pas d'avoir lieu.
maniere d'ufer du
quina, confifte à le
prendre en fubftance à la dofe d'un demi
par jour, ou de deux en deux
gros
encore d'en faire infufer
jours, ou mieux
une ou deux onces
une bouteille de vin
dans
d'ajouter à
rouge ou blanc, ayan: foin
cette infufion, égale
corce
quantité d'éd'orange Ou de racine de
Virginie. On coule le
ferpentaire de
jours
tout,après trois ou quatre
d'infufion, & on le ferre enfuite en
on doit en boire un demi
bouteille,
une ou deux dofes, à
verre par jour, en
le diner, Si l'on
jeun & une heure avant
répugnait à prendre ce
vatif, ou qu'on ne fit pas habitué à
préfervin, on pourrait diminuer la
l'ulage du
ainfi que les dofes à
maffe du liquide
quantité de l'écorce prendre, en augmentant la
d'oranges & du
met à infufer. On
quina qu'on
borner à faire
peut encore au befoin fe
cette infufion dans l'eau froide
ou chaude, au lieu de vin ou de toute
autre
avant
répugnait à prendre ce
vatif, ou qu'on ne fit pas habitué à
préfervin, on pourrait diminuer la
l'ulage du
ainfi que les dofes à
maffe du liquide
quantité de l'écorce prendre, en augmentant la
d'oranges & du
met à infufer. On
quina qu'on
borner à faire
peut encore au befoin fe
cette infufion dans l'eau froide
ou chaude, au lieu de vin ou de toute
autre --- Page 31 ---
(15).
liqueur fermentée ou fpiritueufe ; il s'agirait de
Y laiffer infufer plus longtems les drogues dans
le premier cas; & dans l'un & l'autre, de fermer
le vaiffeau pendant l'infufion. On en fentira la
raifon fi l'on fait attention qu'une forte décoction faite à vaiffeau découvert altère une grande
partie des propriétés de cet excellent reméde &
en diminue la vertu. 8 à 10 heures d'infufion ou
une légère décoction d'une ou deux, fuffifent. lI
eft enfuite queftion de filtrer à travers le papier
gris & d'ufer de cette teinture qui n'a rien de
rebutant ni de défagréable au goût en y laiffant
infufer un peu d'écorce d'orange ou de canelle,
ce mélange poffede toutesles prop:iétésdu quina
en fubftance quoique à un dégré moindre.
Le punch eft une boiffon qui convient également dans le cas dont il eft queftion, pourvi
qu'il ne foit pas trop fort 2 &c que ceux qui ont
la poitrine délicate ou qui font d'un petit tempérament , n'en ufent qu'avec modération : on
peut la rendre & plus efficace & plus agréable
en l'aromatifant avec l'eau de canelle ou T'huile
effentielle d'oranges. L'on n'a, dans ce dernier
cas, qu'à frotter avec un morceau de fucre 2
comme avec une rappe, à la furface de l'écorce
d'une orange & faire diffoudre enfuite dans la
liqueur le morceau de fucre ainfi imbibé d'huile
eflentielle,
avec modération : on
peut la rendre & plus efficace & plus agréable
en l'aromatifant avec l'eau de canelle ou T'huile
effentielle d'oranges. L'on n'a, dans ce dernier
cas, qu'à frotter avec un morceau de fucre 2
comme avec une rappe, à la furface de l'écorce
d'une orange & faire diffoudre enfuite dans la
liqueur le morceau de fucre ainfi imbibé d'huile
eflentielle, --- Page 32 ---
-C
(16)
Ces différens
moyens, que je ne confeille
comme préfervatifs & remédes de
que
dans la faifon de l'année qui
précaution
critique,
me Parait la plus
2 doivent être confidérés comme indif.
penfables, lorfqu'on lrabite des lieux humides &
marécageux 5 tels que font ceux de
quartiers de la colonic ; en raifon des quelques
fiévres intermittenites ou remittentes fréquentés
éprouve, des fuppreffions de
qu'on y
obftruétions ou
tranfpiration, des
eft expolé. Peut-être autres'maladies auxquelles on y
ufage de tems en tems conviendrait-il de
qu'on y fit
quele faifaient les anciens quelque laxacif, ainfi
quand il y avait
en pareil cas; furtout
apparence d'humeurs gaftriques
farnibondantes, ce qui ne manque gueres d'arriver, pour peu qu'on digere mal ou'
un peu trop. Baglivi nous obferve dans qu'on fa mange
de médecine rappellée à l'ancienne
pratique
ferver,
maniere d'obqu'ila a fouvent éprouvé l'efficacité de
méthode.
cette
L'ufage des bains qu'on employe très-familièrement à Saint
Domingue, eft fans doute trèsavantageux & le ferait encore plus, fi l'on avait
l'attention de les preadre augi froids
poflible deles
qu'il eft
dé, C'eft
fapporter 2 fans en être incommoun, des meilleurs
fier le corps &
moyens pour fortiprévenir la dégénération
& putride des humeurs
bilieufe
qui 3 commefawrai oc.
calion
bains qu'on employe très-familièrement à Saint
Domingue, eft fans doute trèsavantageux & le ferait encore plus, fi l'on avait
l'attention de les preadre augi froids
poflible deles
qu'il eft
dé, C'eft
fapporter 2 fans en être incommoun, des meilleurs
fier le corps &
moyens pour fortiprévenir la dégénération
& putride des humeurs
bilieufe
qui 3 commefawrai oc.
calion --- Page 33 ---
(17)
cafion de P'obferver 3 eft la plus ordinaire à S.
Domingue s furtout chez les blancs qui habitent
la plaine (I):
(1) Cette difpofition naturelle que j'admets aux humeurs de la pldpart de ceux qui habitent Saint Domingue; & qui me porte à confciller l'ufage des acides
comme préfervatifs de cétte dégénération ; préfenre
néanmoins quelques exceptions fur lefquelles il convient d'infifer, afin d'évirér toute efpère. de foupçon
que je fuis en contradiftion avec M. Bertin : d'après
ce qu'ii a. dit touchant les diffé: entes dégénérations que
les humeurs éprouvent dans les pays chauds , & dont
il a bien exactement défigné les caufes, dans, un
précis qu'il vient de donner fur les maladies des climats chavds & humides de l'Amériques
1l.n'eft certain-mént point doutevt que le relâchement qui fuccèdé à la tenfion que les folid:s ont éprouvé
d'abord par la taréfaction des humeurs que les influences du climat déterminent, ne foit un effer fecondaire
de ce premier état; que de ce relâchement des folides
il en'réulte moins d'énergie dans Jeur adtion ; & que
les fucs qui doivent rérarer ou qui étaient déjà formés ne demeurent plus ceads, plus aqueux & m ins /
animalifés eu égard à la" débilité des organes qui
doivent opérer cette animalifation ; ce qui doit OCCE
fionner des conftitutions mciles, fenfibles,
piruite-fes,, 4
fort communes dans nos Colonies 2 furtout dans cersains quarriers : conféquemment les maladics qui pro.
B
nergie dans Jeur adtion ; & que
les fucs qui doivent rérarer ou qui étaient déjà formés ne demeurent plus ceads, plus aqueux & m ins /
animalifés eu égard à la" débilité des organes qui
doivent opérer cette animalifation ; ce qui doit OCCE
fionner des conftitutions mciles, fenfibles,
piruite-fes,, 4
fort communes dans nos Colonies 2 furtout dans cersains quarriers : conféquemment les maladics qui pro.
B --- Page 34 ---
(18)
Esan pour terminer ce que j'avaisà dire fur Putilité
derprdfervatis,jedirai qu'il en eft encore un
viennent d'une diffolution féreufe 'des
humeurs, doivent en être la fuite. On concevra facilement
cette efpèce de dégénération doit être favorifée que
l'ufage d'alimens peu nouriffans. , ainfi
par
jour dans des lieux humides,
que par le fémoile &c
lorfqu'on menera une vie
peu adtive s furtout fi l'on eft naturellement
d'un tempérament féreux ou pituiteux. Dans
les humeurs tendront platot à
ces cas,
l'aigre qu'à l'alkalefcence", puifqu'elles font d'autant plus éloignées de la
puréfaction qu'elles font peu animalifées. Tel es
les réflexions de M. Bertin ; Vid. fon
font
14 & fuiv.; elles font très-bien
ouvrage 2 pag.
fondées, &
que dans des cas de cette nature les
prouvent
nourricure
acides & la
végétale que j'ai confeillé, ne feraient
des préfervatifs
point
approprics, & qu'on doit alors donner
la préférence aux roniques &c à la bonae nourriture.
11 ne s'enfuivra pas
la
Ta
néznmoins, que confitution &
dégénération fereufe foit la plus commune dans
toutes nos Colonies, comme femble le croire M. Bertin,d'après ce qu'ila obfervé dans celle qu'il
ot le climat' & la maniere dont
habitait,
fentent des
on s'y conduit prémoins fondé confidérations particulières : ni que je fois
à regarder les dégénérations bilieufes
comme les plus ordinaires à Saiat
à confeiller de
Domingue > furtout
venir
préférence les moyens propres à préT'aikalefcence des humeurs pendant la faifon cri-,
tique dont je parle, comme convenant
généralement,
qu'il
ot le climat' & la maniere dont
habitait,
fentent des
on s'y conduit prémoins fondé confidérations particulières : ni que je fois
à regarder les dégénérations bilieufes
comme les plus ordinaires à Saiat
à confeiller de
Domingue > furtout
venir
préférence les moyens propres à préT'aikalefcence des humeurs pendant la faifon cri-,
tique dont je parle, comme convenant
généralement, --- Page 35 ---
f15)
qui ferait je penfe très-efficace dans bien des cas
& dont on pourrait tirer ainfi qu'en Italie, les
plus grands ayantages 3 fi l'on pouvait détruire
le préjugé qui femble le profcrire 2 & fi l'on
pouvait fe perfuader qu'il y a nombre de cas à
Saint Domingue où il ne forait pas moins aVantageux. J'ai eu eccafion d'en voir les plus heureux effets fur une perfonne qui depuis longtems valétudinaire, 2 s'y détermina après avoir
tenté envain deux voyages en France, qui n'avoient que pallié fon érat pour quelque tems
?
malgré la quantité de remédes qui lui avaient
été confeillés & adminiftrés. Je fuis d'autant plus
porté à regarder cet expédient comme effenD'ailieurs, , M. Berti; convient lui-même qu'on eft plus
expofé à l'alkalefcence des humeurs 2 lorfçu'on fe
hourrit d'alimens fucculens 2 qui fourniftent des fucs
déjà animalifés $ & que les chaleurs font fortes ou
qu'on mêne une vie. très-aclive. Ces circonfances fe
rencontrant à Saint Domingue plus fouvert.que celles
qui peuvent déterminer un effet diférent 2 da moins
quant aux blancs & quant à la faifon donr je veux
çu'on éyite les mauvais effets ; on verra que la contradictionqu'il y a entre M. Bertin & moi n'eft qu'apparente ; que nous fommes éga'ement fondés"Tun &
l'autre quoique nous ayons conclu d'une maniere qui
femble totalement oppofée & d'apreslexpérience.
Bij
ant à Saint Domingue plus fouvert.que celles
qui peuvent déterminer un effet diférent 2 da moins
quant aux blancs & quant à la faifon donr je veux
çu'on éyite les mauvais effets ; on verra que la contradictionqu'il y a entre M. Bertin & moi n'eft qu'apparente ; que nous fommes éga'ement fondés"Tun &
l'autre quoique nous ayons conclu d'une maniere qui
femble totalement oppofée & d'apreslexpérience.
Bij --- Page 36 ---
(20)
tiel, que j'ai obfervé que les
dans le cas d'éprouver
perfonnes qui font
ou accidentelle
quelque perte naturelle
s font rarement
nos Colonies, méme dans les
malades dans
mnal fains. C'eft
quartiers les plus
aux médecins
ce
àdécider quand
préfervatif convient & aux
pratiquer (1).
chirurgiens à le
Je fens qu'en infiftant
lutilité des
autant que je le fais fur
moyens
être porté à
préfervatifs 2 on fera peutconclure, ainfi que beaucoup de
perfonnes le prétendent, qu'il eft
poflible de fe bien porter à S.
comme im.
In'eft
Domingue.
qui
que trop vrai, que le nombre de ceux
y jouiffent d'une parfaite
fort confidérable
fanté, n'eft pas
climat font
2 &c que les influenices de ce
réellement affez malfaifantes,
qu'il foit effentiel d'être
pour
gardes, furtout
continuellement fur fes
née.
pendant certains tems de l'anCependant nous croyons
auffi que la majeure
pouvoir affurer
dans
partie de ceux qui
cette
périflent
Colonie, ou quiy traînent une vie
(r) Voyez quels font les bons
dans le mémoire de M.
effets des cauteres >
lumé de la fociété
Durand, imprimé dans le vo1781, pag. 138, & royale ce de médecine pour l'année
lant des moyens de fe qu'en dit M. Carere en parmiques &
préferver des maladies épidécontagieufes : même volume
pag. 215.
cette
périflent
Colonie, ou quiy traînent une vie
(r) Voyez quels font les bons
dans le mémoire de M.
effets des cauteres >
lumé de la fociété
Durand, imprimé dans le vo1781, pag. 138, & royale ce de médecine pour l'année
lant des moyens de fe qu'en dit M. Carere en parmiques &
préferver des maladies épidécontagieufes : même volume
pag. 215. --- Page 37 ---
(21)
font ordinairement viétimes de Ieur
languiffante,
& beauçoup
inconduite & de leurs déréglements
rarement des infuences du climat : que
plus
>
dans ces pays d'une
méme, l'on pourrait jouir
aufli 'bonne fanté qu'ailleurs 2 G Fon s'y conduifait fagement & avec précaution dans Tufage
dont Texamen fucdes fix chofes non maturelles,
réflexions
ceffifva nous fournirl le fujet de quelques
effentielles à ceux qui habitent ces contrées.
Elles prouveront je crois , qu'on peut y prévenit
des maladies qu'on eft dans le cas d'y
plufieurs
éprouver.
connu combien l'air
Il eft affez généralement
eft néceffaire à notre exiftence s pour que
chacun puiffe juger de quelle importance il eft,
le
& le plus falubre
de ne refpirer qué plus pur
& tel qu'il eft quand il n'eft point altéré par
& qui lui
des vapeurs ou miafmes hétérogènes
font étrangers, & qu'il eft facilement renouvellé ou modérément agité par le fouffle des
vents. On I doit donc quand On a la liberté du
d'habiter Ies lieux qui font à
choix, préférer
découvert & qui font les plus éloignés de marécages Ou eaux dormantes, 2 dont le voifinage
eft toujours dangereux, furtout dans les pays
chauds. Je fçais que l'on n'en eft pas toujours
à même, & qu'il eft des' pofitions où lon eft
forcé de braver ou de s'expofer à ces dangers
Bij --- Page 38 ---
(22)
& oà-l'on ne peut en mitiger les influences,
par le régimé & lulage des préfervatifs
que
priés. Mais aufli, dans combien d'autres appro=
cas n'aije pas vû qu'on avait non-feulement
choilir les lieux convenables
négligé de
3 pour
ment
des logemens ou établiffemens l'empluce- d'une habitation; rais méme où l'on affedlait
ainli
dire volontairement de les rendre pour
Il eft fans doute de la
infalubres 8
plus grande
de ne. les placer que dans les lieux les importance plus airés
& les mieux égoûtés, & furtout d'avoir l'attention qu'ils foiert fitués au vent de ces lieux
mal fains & marécageux,
folument
loriqu'on ne peut aben éviter le voifinage,ou qu'il eft impolible d'en égoûter le terrein par des travaux
convenables. Mais quelles que foient les raifons
qui portent quelques habitans à
négliger une
befogne.qui leur femble peu
préférer de tels
importante 2 ou à
emplacemens, eu égard à ieur
proximité & convenance, 2 ils verront s'ils veulent
prendre la peine de tout apprécier, qu'ils font
encore plus intéreffés à fe garantir & à garantir
leurs fujets des infuences du mauvais air.
L'on ne peut affez blâmer aufli la mauvaife
habitude qu'on a fur plufieurs habitations d'y
preufer des marres en pluffeurs endroits, & furtour-de les piacer auffi à portée qu'elles le font
des maifons
qu'on habite - 2 lorfqu'on n'a pas
prendre la peine de tout apprécier, qu'ils font
encore plus intéreffés à fe garantir & à garantir
leurs fujets des infuences du mauvais air.
L'on ne peut affez blâmer aufli la mauvaife
habitude qu'on a fur plufieurs habitations d'y
preufer des marres en pluffeurs endroits, & furtour-de les piacer auffi à portée qu'elles le font
des maifons
qu'on habite - 2 lorfqu'on n'a pas --- Page 39 ---
(23)
d'autres reffources pour fe procurer l'eau dont
on peut avoir befoin : foit pour abreuver les
animaux, Oùt en cas d'incendies $ on doit dus
C
moins les éloigner autant que faire fc peut &
même les entourer d'arbres, pour en éviter le
trop prompt ou fréquent defféchement & la
grande corruption que leau & la vafe contrace
tent, par l'action continuée du foleil, dans les
parties les moins profondes &c qui reftent à dé- a
couvert & vafeufes, à mefure que la quantiré
d'eau diminue ou s'évapore. Cette raifon doit
faire fentir combien des baflins bâtisen maflonne
feraient préférables, ou du moins qu'il conviendrait que les bords fuffent limités par des
murs dont l'élévation prefque perpendiculaire,
rendrait l'abbaiffement ou, le defiéchement d'une
partic des eaux qu'ils contiendraient peu ou moins
conféquent 5 all lieu que fans cette précaution,
la moindre baiffe des eaux que les marres contiennent, découvre une furface boueufe plus ou
moins étendue & de laquelle il s'éléve des, vapeurs d'autant plus infectes, que les eaux qui fe
rendent dans ces réfervoirs font des plus fales &
desplus impures, 3 d'après le peu d'attention qu'on
porte à n'y diriger que les pius nettes.,
Je me fuis fouvent afluré que les lieux ci
l'on voit une grande quantité d'infectes, fong
toujours les plus mal fains, furtout s'ils y font
Biv
moins étendue & de laquelle il s'éléve des, vapeurs d'autant plus infectes, que les eaux qui fe
rendent dans ces réfervoirs font des plus fales &
desplus impures, 3 d'après le peu d'attention qu'on
porte à n'y diriger que les pius nettes.,
Je me fuis fouvent afluré que les lieux ci
l'on voit une grande quantité d'infectes, fong
toujours les plus mal fains, furtout s'ils y font
Biv --- Page 40 ---
(24)
où permanens, car on fçait qu'il eft des
ils ne paroiffent que dans
habitations
jour & que c'eft dans ces
certains inftans du
viennent dans la direcion momens où Jes vents
qui font
des lieux marécageux
& il
quelquefois à une affez
me femblerait fufffnt de grande diftance;
nombreufe quantité
faire obferver la
des marres
qu'on en voit aux environs
qu'on
s pour prouver l'infalubricé de l'air
y refpire alentour : mais
des exemples qui
je puis rapporter
plus concluants & paraîtront peut-être encore
précaution que je rccommande prouveront Timportance de la
minutieufe,
quoiqu'elle femble
Un de' mes amis réfidait fur
que je vifitais
une habitation
dant quatre à journellement cinq
& y avait joui penqui était analogue à ans, d'une fanté raviffante &
titution dont il. était T'heureufe & brillante çonf-
-doué;
velles circonftances il fut lorfque par de noulogement qu'il avait
obliger de quitter le!
& d'en
occupé julqu'à Çette
habiter un nouveau
fe
époque
à portée des établifemens qui trouvait plus
nufêure, mais qui
principauix de la mamalheureufement
gné que de 15 à 20 pas d'une
n'était éloiquelle on raflemblait l'eau
marre, dans lapetite fource dont
fournie par une trèss
?
le cours était
terrompu. Cet ami ne tarda
à par-fois ininfluenges d'un f mauvais pas éprouver les
voilinage, & malgré fa --- Page 41 ---
(25)
bonneconftitution, quoiqu'il fût à la feur delàge
& qu'il menât une vie également adive, qui
le mettait dans le cas de s'éloigner la moitié du
tems de fon logement, il en efluya peu de tems
plufieurs accès de fievre intermittente. Quoiaprès
foupçons fur la caufe de cette
que mes premiers
affez fondés; comme les:
maladie me pariffent
fiévres de la nature de celle-ci font très-familieres à Saint Domingue, j'admis qu'elle pouvait être P'effet de quelque caufe plus générale - ;
mais je fus convaincu du contraire par la fuite, >
nombre d'infeétes dans le lolorique Fapperçus
& qu'il éprouvait une ou.
gemen t de mon ami;
à habiter
deux fois par an' , tant qil.continua
le même féjour, des maladies de même nature,
tandis qu'il n'en avait eu d'aucune, efpèce depuis
l'avait
pour fe tranf
deux ans qu'il
quitté
la
porter à Léogane, époque oà je partis pour
France.
celle
Je pourrais joindre à cette obfervation,
étaient logées fur la
de toutes les perfonnes qui
bien remême habltation que moi, où Favais
deux marres infectes à peu de diftance ; &
marqué furent atteintes en même tems de différentes maqui ladies dont la caufe occafionnelle n'était pas douteufe ; tandis que je n'éprouvai moi-même que féquelques légères atteintes, y étant moins
dentaire & ayant la précaution d'ufer de quel-
le
Je pourrais joindre à cette obfervation,
étaient logées fur la
de toutes les perfonnes qui
bien remême habltation que moi, où Favais
deux marres infectes à peu de diftance ; &
marqué furent atteintes en même tems de différentes maqui ladies dont la caufe occafionnelle n'était pas douteufe ; tandis que je n'éprouvai moi-même que féquelques légères atteintes, y étant moins
dentaire & ayant la précaution d'ufer de quel- --- Page 42 ---
-
(26)
ques préfervatifs appropriés : je me difpenferai
d'entrer dans ce détail, croyant, pouvoir conclure de ces obfervations qu'on, ne fçaurait être
trop attentif à égoûter toutes les eaux ftagnantes à l'entour des maifons & que f Pon ne
peut fe difpenfer d'en
P
tuation des
ramaffer., , ou que la fiterreins en rende leur écoulement impraticable; alors il faut préférer des baflins dans
le premier cas, ou du moins placer les marres
à la plus grande diftance polible des.
habités & les pratiquer
logemens
qu deffous du vent qui
regne le plus fréquemment : dans le fecond on
doit faire enforte de placer ces mémes
fur le terrein le plus éminent & le
logemens
deffus du niveau de celui,
plus élevé auqui peut étre
ou marécageux,
fubmergé
J'obferverai en paflànt que lorlqu'il
faire des fouilles confidérables
s'agit de 3
à proximité des
établiffemens & que les terres ont été couvertes
pendant quelque tems par des eaux flagnantes; :
on :. doit choifir les tems les plus
plurôt les moins
propres, ou
dangereux, pour ces fortes d'opérations; au lieu de fuivre feulement l'ordre des
travaux comme onle pratique ordinairement, Des
milliers d'exemples ne prouvent que trop, combien ces fouilles font dangereufes, tant
les
ouvriers qui y font employés
pour
font à portée de
que pour ceux qui
refpirer les exhalaifons qui en --- Page 43 ---
(27)
émanent. Il ferait donc important d'éviter ces
fortes d'opérations dans le moment des grandes
chaleurs 2 & même de prévenir la nécellité d'y
avoir fouvent reçours, par. l'attention de rafraichir de tems:en tems les foflés d'égoût, afin d'en
évitet les obftructions. Peut-étre méme ne. feraitil pas hors de propos de: mieux choifir le moment pour la fouille des.piéces de cannes quifont
naturellement matécageufes./Jxjourerni en terminant ce que j'avais à dire fur les caufes qui contribuentà Pinfalubrité de lair, que Pinattention de
placer les. parcs desanimaux auprès & au milieu
des établiffemens, n'en eft pas moins blâmable,
& que fila crainte des voleurs ne permet pas de
s'en difpenfer , on devrait au moins avoir l'atten
tion de les placer fur une pente rapide &. fura
tout ne pas y laiffer: accumuler & croupir le
fumier qui en réfulte. La même obfervation doit
être appliquée pour les fatras d'indigo qu'on!
entaile & abandonne pendant plufieurs années
aux progrès d'une fermentation, dont les effets
-font toujours dangereux pour les perfonnes qui
habitent les maifons qui font fituées auprès.
Lorfque j'ai obfervés que la' préfence d'une
nombreufe quantité d'inledes indiquait affez po-.
fitivement l'infalubrité des lieux, j'ai dû remarquer, que lorfqu'elle nétait point permanente, 9
elle était alors moins conféquente en ce qu'ils.
pendant plufieurs années
aux progrès d'une fermentation, dont les effets
-font toujours dangereux pour les perfonnes qui
habitent les maifons qui font fituées auprès.
Lorfque j'ai obfervés que la' préfence d'une
nombreufe quantité d'inledes indiquait affez po-.
fitivement l'infalubrité des lieux, j'ai dû remarquer, que lorfqu'elle nétait point permanente, 9
elle était alors moins conféquente en ce qu'ils. --- Page 44 ---
(28)
provenaient d'une autre caufe, il eft
propos d'ajouter qu'on doit
néanmoins à
dans ces momens
éviter de
aux courants d'air s'expofer
portent, attendu qu'il ne
qui les apchargé des émanations peut qu'être mal fain, &
travers lelquels il a paffé, marécageufes des lieux à
Les alimens ne font
notre exiftence, Ce
pas moins néceffaires à
pouvons réparer les n'eft que par, eux que nous
faifons. Il fera
pertes continuelles que nous
être relatif
queftion ci après de ce
aux négres
qui doit
d'en déterminer ici particulièrement. Ilsagit
convenable,
Fufage de la maniere la plus
On ne doit jamais oublier
de tous les
que la fobriété eft
moyens le plus
à
fanté, & que ce n'eft
propre conferver la
proverbe qui boit & pas fans raifon qu'on dit en
lade, Il faut
mange peu n'eft jamais maT'habitude ainfi cependant avoir toujours égard à
qu'à la conftitution
chaque fujet, lorfqu'on
différente de
mites de la fobriété, veut déterminer les liexcès. Elles confiftent au-delà defquelles tout eft
tité d'alimens
à proportionner la
à l'état des que nous prenons à nos Pertes quan-. &
eft aifé de organes qui doivent les
concevoir
digerer : il
coup on éprouve des que quand on agit beaule corps a befoin de pertes confidérables & que
flon mêne
plus grandes
une vie lédentaire réparations que
; mais il n'eft pas
er les liexcès. Elles confiftent au-delà defquelles tout eft
tité d'alimens
à proportionner la
à l'état des que nous prenons à nos Pertes quan-. &
eft aifé de organes qui doivent les
concevoir
digerer : il
coup on éprouve des que quand on agit beaule corps a befoin de pertes confidérables & que
flon mêne
plus grandes
une vie lédentaire réparations que
; mais il n'eft pas --- Page 45 ---
(29)
auffi aifé de déterminer quelle eft la nature des
alimens qu'on doit préférer dans différents cas,
eu égard au goût & aux conftitutions d'un chacun : c'eft pourquoi lon doit examiner avec quelque foin quels font les alimens qu'on digere le
mieux, afin d'apprendre à diftinguer ceux qui
peuvent être contraires: L'on doit enfuite préférer ceux qui peuvent corriger ou prévenir en
même tems les effets des caufes morbifiques auxquelles.on fe trouve expofés. C'eft d'après cette
confidération que dans un pays tel que celui de
Saint Domingue, où la chaleur & l'humidité de
l'atmofphere tendent à produire des dégénérations bilieufes putrides, on doit infilter de préférence furl'ufage desv végétaux, puifque ce font les
alimens les plus propres à prévenir ces dégénérations.Je ne prétens pas qu'on doive fe borneràcette
feule efpèce d'alimens 2 perfuadé qu'ily aurait en
plaine beaucoup de perfonnes qui ne pourraient
sy réfoudre, ni fupporter un pareil régime , &
ne ferait
fuffifamment nourriffant pour
I qu'il
pas
nombre d'autres; mais on doit être perfuadé qu'il
eft très-effentiel de faire ufage de végétaux 3 en
même tems qu'on ufe des alimens fournis par le
régne animal. Il fuffit de s'étayer de l'exemple de
ceux qui réfident dans les mornes, 2 & qui par
choix ou néceffité ne vivent pour ainfi dire que
des légumes qu'ils ont à leur portée 2 pour juger
iffant pour
I qu'il
pas
nombre d'autres; mais on doit être perfuadé qu'il
eft très-effentiel de faire ufage de végétaux 3 en
même tems qu'on ufe des alimens fournis par le
régne animal. Il fuffit de s'étayer de l'exemple de
ceux qui réfident dans les mornes, 2 & qui par
choix ou néceffité ne vivent pour ainfi dire que
des légumes qu'ils ont à leur portée 2 pour juger --- Page 46 ---
(30),
combien cette nourriture peut être
d'après la brillante fanté dont ils avantageufe,
jouiffent affez
généralement, & combien l'on doit étre
fur Pufage des alimens
réfervé
tout fi l'on ne
gras & alkalescens', fur-.
peut -
en mitiger les effets
le
mélange de toute efpèce de végétaux
par
quelquefois privé.
dont on eft
Jene fçaurais trop
attention à la
recommander de bien faire
Cet aliment qualité du pain dont on fe nourrit,
eft fans contredit le
& le plus falutaire lorfqu'il
plus néceffiire
la farine de bonne
eft préparé avec de
dangereux
qualité , mais aufli des plus
loriqu'elle eft mauvaife
arrive affez fouvent dans les
2 comme il
tems deguerre, foir
colonies, furtout ert
par l'avidité de
chands qui la gardent
quelques mar-.
tirer meilleur
trop longtems afin d'én
parti; foit par la vente de
qui a longtems féjourné dans les
celler
& qu'on veut renouveller.
magafins du Roi
fait de cette affreufe.
Le bon marché qu'on
drogue, fait qu'on
toujours à la placer & qu'ellé eft enlevéc. parvient
pendant, t,on pouvait fe
Si cemauvais pain eft
perfuader s combien le
dies les plus
préjudiciable & que les malafont
dangereufes & les plus graves 2 en
ordinairement le produit
les vivres de terre font
2 on verrair que
infiniment
que le mauvais pain eft la
prérérables &
dangereufe de toutes les plus nuilible & la plus
nourritures.
qu'ellé eft enlevéc. parvient
pendant, t,on pouvait fe
Si cemauvais pain eft
perfuader s combien le
dies les plus
préjudiciable & que les malafont
dangereufes & les plus graves 2 en
ordinairement le produit
les vivres de terre font
2 on verrair que
infiniment
que le mauvais pain eft la
prérérables &
dangereufe de toutes les plus nuilible & la plus
nourritures. --- Page 47 ---
31)
Ce n'éft pas fans raifon que j'infifte fur ce
point & fans avoir vû de terribles effets de cette
eaufe pendant la guerre derniere; dans ces tems
furtout où les farines fraiches manquant s on
n'ufait que de celles qui avaient vieilli & dont la
mauvaife qualité n'était que trop prouvée par la
mauvaife odeur & par la quantité de mittes ou
autres infedtes qu'elles recèlaient. Quoiqu'il foit
aflez facile de reconnaître la mauvaife farine 2
lorfqu'elle l'eft ài ce- point 2 comme on ne
manque pas alors d'ufer de différens moyens
pour en couvrir les défauts apparens 2 il eft
important de faire connaître comment l'on peut
appercevoir cette fraude; le même moyen fervira
à faire diftinguer les farines les meilleures & les
plus fraiches de celles qui le font moins ou qui
font altérées par le mélange d'autres fécules végétales, comme le font la plàpart de celles qu'on
apporte de la nouvelle Angletérre.
Il s'agit de fçavoir que la farine de froment éft
compofée de trois parties 2 l'une amylacée ou
fécule proprement dite, 2 appellée vulgairement
amidon, la feconde. 2 parzie muqueufe ou mucilagineule, & la troifieme la partie glutineufe ou
vegeto animale. Pour féparer ces trois principes,
on n'a qu'à prendre une poignée de farine & en
faire d'abord une pâte en y ajoutant une petite
quantité d'eau,'on la malaxe enfuite. dans la main
ent éft
compofée de trois parties 2 l'une amylacée ou
fécule proprement dite, 2 appellée vulgairement
amidon, la feconde. 2 parzie muqueufe ou mucilagineule, & la troifieme la partie glutineufe ou
vegeto animale. Pour féparer ces trois principes,
on n'a qu'à prendre une poignée de farine & en
faire d'abord une pâte en y ajoutant une petite
quantité d'eau,'on la malaxe enfuite. dans la main --- Page 48 ---
en laiffant couler deffus 1(32) un' 97
recueillif dans un st vafe a S! flet d'eau 90 qu'on doit
& entrainer avec" "ells tant ligiv suréile ato
parait blanchie
qu'on a'dans
guelque ehars deti pbx
Homais. &4 fe 201
b
pâte
l'éau' Paile Bict? claire,
fls réduit, Tarique
molley
mibntineegria 1a
E
"vrestelaiftique Tolqu'on
jrisaire
doigis; Cete céfte
JE
Hue 289 tire entre e'les
animale,er
partie qu'oh - appelle S1a 33
les
raifon' defon incilbeic uib vegéro- sb elio
membrames des animaux & S0, apparente 231 avec
diftillation lés
qu'elle I donne a la
& . c'eft elle produits rau fibnanees
goi
quf fournit le anemint
smindliss
nous devons pirler. L'elu moyen DC UD d'épreuve 22 dont
pâtc c& qu'on a
a verte fur'la la
fécule
ramafle dans HOsa un
agn C
au fond; tandis que D 3
vale, 90 depofs I
la
trait
Taurre
mugueris 6 meré, rente on diflour Principe. li9
ek 19X
&ne peut être appercir & rectenli 3 volams, dans l'eait
poration. Nous obferverons do Qonz to" Rtep Par dis Teca
dans les
maintenant que zen
cipes que proportions convenabies déte ces UD trois. S .295131
confifte la meilleuré
o
dis prince Cas la partie glotincuse TtOr farine erigm & dars
maifs totale à
conlicusi! quart la
Peu près.
SEX
c'efta-dire
S1aF faine" ef ancb
compoléé de grain tula mal oudmt venu 1oD
lagsede-fecules
no
ou
ea
ef moins
étrangeres la partie olpriv up
abondarte, tandis ar
Jnor glutineule enorls
talement danis Tteriné
qu'elle asmotls manque toce déficit eft plus ou a moins fermeniée 10 27119 T ou RIA pourrie, 2nsb - &
la
23575F
farmenitation cf plus ou 5mna: compler, 91 anchsl fcfon que
en raifon defon
moins 26
avancée. Celt
analogie avecles
RI
(ubhances ani-
- males,
abondarte, tandis ar
Jnor glutineule enorls
talement danis Tteriné
qu'elle asmotls manque toce déficit eft plus ou a moins fermeniée 10 27119 T ou RIA pourrie, 2nsb - &
la
23575F
farmenitation cf plus ou 5mna: compler, 91 anchsl fcfon que
en raifon defon
moins 26
avancée. Celt
analogie avecles
RI
(ubhances ani-
- males, --- Page 49 ---
(33)
males 5 qu'on fçait être 'plus putrefcibles que les
autres, 2 que la partie glutineufe fe décompole
lorfque lcs farines ont vieilli ou ont été mouillées,
furtout dans lcs pays chauds. Comme les farines
étrangeres qu'on eft dans le cas de méler à la farine de froment, ne contiennent que tres-peu
& prefque pas de matiere glutineufe, il fera fàcile de diftinguer méme les farines les plus fraiches ainfi mélangées, d'avec celles qui ne le
font pas. Il faut néanmoins convenir que cette
fraude eft infiuiment moins conféquente que
toutes celles qu'on employe pour donner à la
farine altérée P'apparence d'une bonné qualité., &
que même ce mélange de différentes fécules végétales, efl un moyen de reffource qui devrait
être employé de préférence, lorfquela bonne farine'eft rare ou trop chere, à celles qui font altérées-& qu'on achete à vil prix.
Il eft important d'ajouter que la partie mucofofucrée eft moins abondante dans le froment que
dans l'orge, 2 la patate &c., que c'eft cette partie
qui contribue le plus à la fermentation (piritueufe
Oti vineufe & enfuite acide. C'eft pourquei ces
alimens font fiventeux 8s'aigriffent G facilement
dans l'eftomac de ceux qui font naturellement
fujets aux aigreurs ou chez lefquels les digeftions fe font lentement : aufi ne,devrait-on ufer
des patates en ce cas,qu'avec beaucoup de moC
orge, 2 la patate &c., que c'eft cette partie
qui contribue le plus à la fermentation (piritueufe
Oti vineufe & enfuite acide. C'eft pourquei ces
alimens font fiventeux 8s'aigriffent G facilement
dans l'eftomac de ceux qui font naturellement
fujets aux aigreurs ou chez lefquels les digeftions fe font lentement : aufi ne,devrait-on ufer
des patates en ce cas,qu'avec beaucoup de moC --- Page 50 ---
(34)
dérationg àu moins de n'en prendre que 9V la fécule
pure-qui, Painfi que ealte du"miai
inise
-
NP44
*
peuvent fournir des
mais. 219) "mantoc, daev
cremes ou autres alimens
nourifanslégers 8 Point
SURTUS tuoz
-no,
malfaifans
Siles erreurs' qu'on'e corminér 25 fur he'choik des
-alimens" font ordinilifes & namse Saint C SI D6mingue; celles qu'one commet par" 1è peu a
briéte avec"laquellé on agb en are fonPa elde76- 09 pol
ençore
36 SO
fréquentes
plas
2 par Thabitude qu'on'a TCNir
Ptables avec
dy
Tes
profulion & de' lés couvrir ae' mets LO
trèsivariés. Les effets qui Falulient
glo.
de cétte multiplicité d'alimens,font du" I mélange
Te
d'autant plds
préjudiciables, que la' variété des apprèrs T
toujours à T'intempérance du moment ar
& porte usni
Pappérit au lieu d'être natuirer, h'eft excité E 2
que )
par des
sxa
que
moyens factices ou 1 artificiels.
fache que Fimmortel Boerhaive
Oi'on
ohlui demanda
répondit, quand
quelles étaient les' cauifes des nom- Bat
breules midiesigastasei@sem
la
jourd'hui & queles anciehsi ignoraiente lujers au- -
cempter les cuifiniers : alors' on b verra 29 Quitfallait
point il était' perfuadé que Teif art D91 jufqua qbel 1
buer? Cette opinion en daitant 25
peut y contri- ile
nous (çavons qlic la plipart de nos plus fondEs 2 que
proviennent de malivattes
indinolitions
qui vivent le
digeltions, 8'qu que eedk
pluis fobremient, font ceux 0Q
éprouvent de moinsfiénuittites. olde A 197000 xguiren Suirg
Il ferait d'auniotmus néceffire defe perfuader
buer? Cette opinion en daitant 25
peut y contri- ile
nous (çavons qlic la plipart de nos plus fondEs 2 que
proviennent de malivattes
indinolitions
qui vivent le
digeltions, 8'qu que eedk
pluis fobremient, font ceux 0Q
éprouvent de moinsfiénuittites. olde A 197000 xguiren Suirg
Il ferait d'auniotmus néceffire defe perfuader --- Page 51 ---
(35)
de cettè vérité ASaint JIQ Domingue, que les orgabes
digeltits AII yl font 213 a naturellement 1 a
J
affaiblis & ne peuansmus vent exercer 2910E brintemenicuist fonétions, que
tout autant qu'ene à
Fattention, derepas. les.fur29D chargst no & DI deles,aider mm méme patdeimeysns.con-
-OLI venables, I0GC Pe.ohisuer D
Fefomse feraitorn.étatide
recevoir
d'alimens.fans
-O1 3D 020 une Sraptnéinpabondeme, sun
1O en FPFOHTAN 10 des tiv fvmptomes de.pelanteur.E
231 tention,
cet a
2 des. AU oppreffions
da9a
organe
219117 ou -afioupifeuena SD
se Apropres à caractérifer cette
d'evcesi ilne IU
faudrait
fe Gzurer, que
selpAce 61900 UD
pas
T'on, n'aurait Bas dépaifé, les bornes. d'une fo2019
briété raifonnable 2 ainfi
l'imagine ordiaJr0y 2J qu'on
nairement, : il faut jamais oublier', qu'indépensup damment C
du Be
travail de la
qui
1:
digeftion,
9u J
protnier
dans les
en eft un
s'opère :
2105 : : premicres voyes,, 1,
fecond encore
important, & dont
4 IU
plus
F'imperfection amene. des fuites encore plus dangereufes 8
Plus fréquentes, Cette feconde digeftion confifte
dans le travail des organes
les fe35
quiconllisuent
11AS condes voyes, de maniere
lc chilerg eftle
A
que,
qui
dec ceux ont eu leur, action, fur
produit 02
3 qui
la, pâte
DUI alimentaire dans CU les J1 pramieres, en : devient propre
à étre allimilé à nos fuides &à nos folidess mais
2h01 D
D. 2011 SD
licu,
ces
A faut pour 9HE cetteaflimilarion air J1 aque
mémes, organes fecondaires foient cangleus intégrité convenable, &, : AUC les forccs, toniques LA
foient
juftement proportionnées aux forces digeftives,
Cij
la, pâte
DUI alimentaire dans CU les J1 pramieres, en : devient propre
à étre allimilé à nos fuides &à nos folidess mais
2h01 D
D. 2011 SD
licu,
ces
A faut pour 9HE cetteaflimilarion air J1 aque
mémes, organes fecondaires foient cangleus intégrité convenable, &, : AUC les forccs, toniques LA
foient
juftement proportionnées aux forces digeftives,
Cij --- Page 52 ---
fans quoi les nouveaux (36) fucs,p
pale
privés dela princiborationls circonflanceiqui doit perfectionner leur éladepicnnent: 9
plattement aux
impropresla fournir icom:
mariquent pas de gpusioneindesditenes donner lieaaune
& ne
dilpofitions
infinité d'indiverfesi; en
diseinintiorsequls
raiomndarditfisenies
différens organes quip peuventien petiventreprouver ourides
ol C'eft d'après de C
Etreraffedtéspbieh
gu'on pourrafe
femblables TI rconfidérations
delà plus facile répréfcitter pourquoi les-alimens
prisen
digeltion, Imaiss strop:
tropr grande quantité ,2 nuifent fucculeriss
vent àux convalefcens d'une)
laflezofous
quoiqu'ils in'en éprouventn Jongue malidies
fymptomes des indigeflions dont point le d'sbordinoles
lesip premieres voyes; tandis
fiegeteft dans
vénient n'a pas lieu chez quer lest smémerincons
iongtems malades;
ceux qui-n'ont pastrefté
quoiquel les)
éprouvées-aieht étér
pertesiquilsione
que: dansce demier cas, aentienteowvet ylesforces
pas: dans l'état der languenr
toniques ne font
réduites. d6f fera donc à
ourley premier 3 esal
égard da au' rapport qu'iloy propos d'avoir toujours
forces toniques & lesforcesd peut y. avoit entrertas
voudra régler quelle doit sdipolbeastorfator
quenl'on doitr prendre's égreinquintité &0
d'alimens
confidération q on : pourra Di d'aprèsr cêtter TT même
lcs
détetminern queis Hont
meulemtordepeded quelque exercicer
721 ATO Rraloa 291
era donc à
ourley premier 3 esal
égard da au' rapport qu'iloy propos d'avoir toujours
forces toniques & lesforcesd peut y. avoit entrertas
voudra régler quelle doit sdipolbeastorfator
quenl'on doitr prendre's égreinquintité &0
d'alimens
confidération q on : pourra Di d'aprèsr cêtter TT même
lcs
détetminern queis Hont
meulemtordepeded quelque exercicer
721 ATO Rraloa 291 --- Page 53 ---
VIIgE (37Ju00 -
après le repas & quels font ceux oùt leorepos eft
pre éférable & plus avantagenx. rCeftà-direis que
filesi forces toniquést fontit tntvafistliescouque
tant dans-leur intégrisé) desr pèrtés confidérables
quinsatitaienti bt précédé ne reclameraient pasride
grandes réparationsiy 1,V ib derdit alorsin cffentiel
d'aidersles travail iderla digelliony par) unedotik
exerdice be quelque 31 Items I continués tandis! que le
feraient préférables8
reposi 802: smémete.fopmeil conflitutions: Sans
mémer néceflairesi àrde faibles
cedteposi silenforces. tchiques ; diftribuées ailleurs
queltur-desif feuls organes quile doivent opérer la
desfuesalimentsiesye deviendraient ine
digeflionod
fufififantes. Il fera facile d'après cettez digrefion
ded néfoudre-laquetjon,- is'if eft toujours: à prodei prendrei de Fexercice après les repas', &
pos
schauds lan nature
d'ou Vient: 2 qued 4 danss les pays
femblec noust indiquer de préféren Linaétion 18
enfin d'oày vient 3 euegard à Pintempérance avec
laquelles la plaparts des-hommesy viverit, en cono furstout lail débilité 2 dès
fidérant généralemene
T'habitde
organes digellifs, ,d'oivient dis-jes que
oàlion éft deri fe-coucher pour ainf dire au fortir
desables eft fir pernicieufe là sceux qui jouiffent
dunenmédiocre fanté où quirfont unif peu avâncés
en.àge.Du moiris: devraient-ils fouper plus légerenients, ou t nei prerdre de foir que dès alimens
très-faciles à digérer.
Cij
généralemene
T'habitde
organes digellifs, ,d'oivient dis-jes que
oàlion éft deri fe-coucher pour ainf dire au fortir
desables eft fir pernicieufe là sceux qui jouiffent
dunenmédiocre fanté où quirfont unif peu avâncés
en.àge.Du moiris: devraient-ils fouper plus légerenients, ou t nei prerdre de foir que dès alimens
très-faciles à digérer.
Cij --- Page 54 ---
[38]
J'obferverai quant aux
f'eau- foit généralement Boilbins, L 5 que quoique
regardée
falutaire & comme f le meillest comme la pius
diffolvant des iL
Hen594 > Pilige intodité du bon Vil ma mmng
férable dans quelgtes
IT - Paru 9 prédinsesuuez 2ulq endenitaincas 38 dtoracngupsit & néceflaire
zulq puod
RUISPTSEs fet tippelle ce a a st a
mtion 2aC a nartrelle Q s'de PaiF de quej'ai S, dicfurla D 20 conti. 201
elt chaud
Domingue b ; qu'il
Shumide," 5 Qique Edins nombre de
quarriers" tererhallifons
tasup
mal fain; furtaot Gans lr e dUL nuarccageufes Ic rendent 2b
certains tems nde T'année ;
on verra que dans ce'cas
20la vin naid dis
Tuhige-du ne
qu'être utile,flah Cit2 artention 9l avec b quels 0O
peut
on Pa ernployé dans 16s malidiesd des
fuccès ing
dans Ges épidéries ou cet elémeni na prions. ou
dans' fes principes. On verra nF IC 1( 1e (1). était altéré
que vin en
at prévaniriétal de kclichement des fibres propre
tomach & à cofriger. T. ou 14 du moins : A 100 à
deTef- ItO
mauvaife qualiré de certaines ioi
mitiger, la
eaux qu'on eft quelquefois obligé. de. boire. àS. Dominguey-dang
quelques quartiers, 33
à défaut de
sup 1
9TI0 meilleures (2), Il
(1)Je 100 Qotus me, fers içi de top 10 SAy 0 I 30 insi
mie quoiqme cantradictoire l'exprefion généralement adavec celles
que i'sioure eniuire,. afin,de donneràie entendre de.prineipes le
Auide 9HS nous re/pirons, & qui compofe
que
dans izquelle nous femmes plongess: eft l'armofpbere compofé, de
diférens (=) Pour principes, connaitre nsft
ICY Pliuq SH ollsi
la pureté des eaux & le chaix
30 insi
mie quoiqme cantradictoire l'exprefion généralement adavec celles
que i'sioure eniuire,. afin,de donneràie entendre de.prineipes le
Auide 9HS nous re/pirons, & qui compofe
que
dans izquelle nous femmes plongess: eft l'armofpbere compofé, de
diférens (=) Pour principes, connaitre nsft
ICY Pliuq SH ollsi
la pureté des eaux & le chaix --- Page 55 ---
(39)
eft aifé de voir
toute,a autre. circonftance
P
sua.dwes XUS
que dans amOs celles 9B6JS, TE
viens. InS D111 de. a délignen, l'on
5eP
deitin, La
A & boire, - de Teau indif
Pournaik RAITGT
féremment
Pon, fait
UTEO 3 à cependans nou A
attention,que
Yon eft porté,
la feule ardeur
Raf.lafeul
J1g duclimat. à
borep plus fréquemment & plus copieufements
que le relâchement: de l'eftomach & l'atténuation
TUL
des'lic fucs qui font f cffentiels aux
D im
SD
digeflions font
Tadet de boiflons aqueufes , 2 furtout
sb sidmon OED
(
priles ren
trop grande quantités on verra
que Fufage modere du vin, eft d'autant
bar6 1 n 169 8r
plus préférable qu'it.
eft bien
à étancber, la foif,
59 90 plus propre
filona
l'attention de lc boire bien
om 21
JV
trempé, ainfi queje
l'entends quand
confeille
Jor 20 Iq
ien
l'ulage. Cary autant il me parait utile bà ayec cette
Soils 31519,
modération,
autant.je le.crois préjudiciable
Sg01g 311 nV
lorfqu'on enufe
191 avec 30 excès 297011 & 29 qu'on le J confidere autrement que
comme. un cordial excellent,
6E
313 IOT S 1
dontilne faut ufer
gu'a Propos, Up 2 ainfi UB3 gue A5j de beaucoup, d'autres liu
II
doit lu E rSb Tij ctoD 6 SITLUD. esupla ano
qu'on
en faire, il faut favoir que célles qui viennent des montagnes cu qui fortent des fources,
fone
5 à leurs bafes'& Ofit' un court rapide font'les qui
:
meilleures,
eadmetiant qu'elles-font en ménte temns, 2
:
pUHePPH linipides,
01 &cl 23 quelcelles qu'on trouve dans n lds pliines
&qui
ont un couranti vienzent enfuite, 8qn'ow doil préféren
obc ceileides rivieresipefe danste millea de'tele courant, f
à celle de puits ou fources.
T9 805g1
Mlagnanteaston
fods
MeRO 255 STatUg 8I oralarnoo 3008
Civ
ménte temns, 2
:
pUHePPH linipides,
01 &cl 23 quelcelles qu'on trouve dans n lds pliines
&qui
ont un couranti vienzent enfuite, 8qn'ow doil préféren
obc ceileides rivieresipefe danste millea de'tele courant, f
à celle de puits ou fources.
T9 805g1
Mlagnanteaston
fods
MeRO 255 STatUg 8I oralarnoo 3008
Civ --- Page 56 ---
-
queurs, dont on n'abute (40)
effets fomrencore
que tropis & dont les
chauds,
Plurdangencer danslest pays
Quane aux autterborfons
noisanil ersb VO
de Girerumpea-s Saine
cds
asb
seiaundesiee
ce ne oitre quavec une' Doamngdes7'p pourvu queb
&- qu'ciles
c"certame
hei Pfoielt PTint a 1 hidaitsirs 2
trop retichianitcelu elles
trop GAtoueat et
J'obferverat
ae"Tohe pagl contraifeso :
UR
Tre
céllé
dontilulige motsearvears
dir
lonie
encore plus'
ia srD esfesb s
quaittedess qut1-He" suunerdans - tà
cetre' FCOLS
ceux qui : foht maigres 8 8E convichtP 9*
nufemicnt 7a7
lieux ou
Onil eih? Vemperamiene BILY
genre nerveux melancoliqee o desiritable , nracete qu? 'Ont e
chaud &
tediribonr le
fecoprgg 2
31 cfangreft
moins n'en Prendre 35
quercesp 10 Reifohnes doivene ai?
bitude deja
quave 'moueraitin; si PTHRI
: renda? hécclfaire contriaele'leor : encore 32r
49 pour Hinfidie
le prilfont affibli avee'te amesnegrNin
que déle prondre pur, Ireft Mac-d'miender pluter
d'autrés perfonnes qui le't adcomufter nombie
Pulage" mbdererde cette ERouvErone tres bieny de
1d plus grind noinbrer téls: bioillon'rereut méme
pieuneuke froids, C
TontTes tempérameng
lachéc, &
donttsombre ef
sic
fia qui faifant peu
molleseras
yne Vie trop Tedentaite, d'exercice ou micnane
fimulant Poiy r taie emrbelsne de'gtieiue
comme on Rair, rendunr Gnue-les-sunesr Paller
qii
Touvent aux fas
Erone tres bieny de
1d plus grind noinbrer téls: bioillon'rereut méme
pieuneuke froids, C
TontTes tempérameng
lachéc, &
donttsombre ef
sic
fia qui faifant peu
molleseras
yne Vie trop Tedentaite, d'exercice ou micnane
fimulant Poiy r taie emrbelsne de'gtieiue
comme on Rair, rendunr Gnue-les-sunesr Paller
qii
Touvent aux fas --- Page 57 ---
(41)
gnations ou engorgemens, furtout chez ceux qui
de, leur vie dans, leur lit
paflent Dy anchonnsiparte BD
ou dans Tinaation.
ebil
Qupiguloms neot faffe pasrueuaa@i grand, blage
du.thé JV dans pq cnos e Colonies quedapsde.r nordadu:
continentiie, croisdeypir, oblerver que, Tabus, de,
i
cette.boillon, 2
Rouraisy épre pesindiciable.-.gus.
ceux.quile font faitsune habitude, den prendres
dewraient ayoir Vattention dymajouter une, PEritesantité dwuse.limeur, uncPeu cordiale, telle,
Par exemple 113
GHE T'elixir.der Garus I 50d1 Scougtonal
une petite. quantiré der rhum. KCAnK même L qon. f
bien, It
de
Pinfufion de la >3 feuille dom
ferair, C
préférer,
T'étatde faiblefle
de théa lerique
ranger A
en guife
ainfi
ou 2 de. débilité a
de T'eftomac, annonces L
C que,
lonnne le aU voit.
fouvent dans. 09 les pays.
chauds,, une, e drop quentrop, grande mobilité. Cette boillon;
étant amère; & tonique > convient non-feulement
acet état,ir mais même comme prelervatifcontre
les inflnences de la faifon chaude, & humide. Elle
convient conléquemment fous. ce point de.vue., u
à
ceux, gai habitent les lieux, humides Quumanécan
geua & n'en fera gue/plus falutaire, En J.alour
tant du bon vip au lieu, de toure, J A
autre 0101 Jiqueurplus
(piritueule, soionoks'b Dsq soilia lup 38 Fo3r foit
si Lionp ne peut.doprer que lef fopmeil ne
bien, utile, mensimdipeniatle, & que les veilles
iemedstunsiorestengemmgadoibin: : mais
les lieux, humides Quumanécan
geua & n'en fera gue/plus falutaire, En J.alour
tant du bon vip au lieu, de toure, J A
autre 0101 Jiqueurplus
(piritueule, soionoks'b Dsq soilia lup 38 Fo3r foit
si Lionp ne peut.doprer que lef fopmeil ne
bien, utile, mensimdipeniatle, & que les veilles
iemedstunsiorestengemmgadoibin: : mais --- Page 58 ---
(42)
on ne doit
ignorer
trop
- non.plus, asile
qu'un fommeit
continué
33 peut être
Tieiat
firtous dans les sngod pays
91 tres-nuiible, SD O 00
qu'autant piosp opp 3 MJSCI shaeds, Jb Soriois & que Ce n'eft
beloin, 2 qu'on SIGRYS en proportionne t5l SIGID la durée au 10
qu'on 71 ena, 9 S Qu'il peut étre
31E
pourra déterminer
a aibram falutaire, S3
L'on
quel eft le f UDS téms mol d'une, ato maniere 3 91091 aflez VG précile USI
failant 9D 17
gu'il S 9IMIFTO convient 2n d'y
1SC en
attention iliro
que ceux qu: font dommer, 1'711 de 30
grandes pertes pendant la veille 210 & bf
plus f
leg plus, font en
260 ) qui 219. fatiguent
général ceux qui, en' ont
beloin; cependant on,a une P TL
230X9 le plus h
pofitive en failant attention o
régle encore plus of
après un fommeil
que le corps eft 5
jultement
UJI
un état d'alacrité & de légéreté Proportionné,
m dans IO
quand le fommeil eft
qu'on enu ne fent pas
long ou
Ceft
trop 4
infumant.
d'après ce figne que chacun
le tems qui doit
doit régler DE
verra qu'il
appartenir 1010 au repos, Alors on
10 tout femble eltallez rare, 9 que 3 dans un climat où
up C infpirer la nen-chilunce & la molleffe, on ne
livre
3n u1
doit être J
s'y
pas un c Peu trop & que ce
une des principales caufes qui contribuent le plus à T'atonie des
quemment aà la
organes, & conféle plupart des maladies
en réfulter' & dont lès
qui doivent.
plies. Je crois
exemples TIV
font G multiêtre
réllésions z01E C S., d'autant plos fondé dans ces
: que T Tai alfez conftamment
que ceux
d.7 :
obfervé
faient affez wculelisgmlestlemoins au fommeil jouif
communément d'une meilleure
CIct De
fanté.
quemment aà la
organes, & conféle plupart des maladies
en réfulter' & dont lès
qui doivent.
plies. Je crois
exemples TIV
font G multiêtre
réllésions z01E C S., d'autant plos fondé dans ces
: que T Tai alfez conftamment
que ceux
d.7 :
obfervé
faient affez wculelisgmlestlemoins au fommeil jouif
communément d'une meilleure
CIct De
fanté. --- Page 59 ---
au JC aoly (43) 1STCAEI 25 50
Je remarqueral en. pallant, qu'on d0rL't toujours t
Ci lever Mueq de bonne mfnoo,
- de
Bicetored
Neurcamn
30 sup
2brstis 26g z91. erisD duot 4F
relpirer la Haicheur du mat que quoiqu'on
I6 abtub SI
les I ne noup. & 11631
ait, beaucoup aTtpete GF avantages défaFIO d
JU9G Ir un
toup arolad :
/ vantages gasde laund méridienites elle' ef géncralement
2li3019 salls SISIDSAI Saint T901 7915b & STILOG
parlant, avantageulc.
Domigue,
Ha
V L ingivros
zmes af
peut
Tans crainte a'tc cette. envie de
soet
Eulq
3rot ap, X1190 Sup DOI 933E ASIISS
aorRaelt
mir quela nature" fulcite, vers, le milicu du jour,
MoU 20el lup
slliov S
abnsq
I 251
furtout après da repas, foit:
cola provienne
si
ns. L.D
30 la
de excird de
du
Be digeltion,
TI
chales,
I0
afeAae
olBpT 90u
sbne qoo
Tol deceg ce
fommeil 1de la nuit aura été in2q102 mrusel
nSI St
9Y01
fufiant; furtout urh Pon's a, Tarencion.de ne pas
26b Snnon gorq
romto! ce court 1IJ fomdormir,
longtems 8 de prendre
gosl
no Ve 51975
K SIn5
en
mail
une Mfituation légerement inclinée
L
CACO
nstAGInL arriere & allis dans qos un fauteuil nmoi ou autre fiége
191 291 IOD muosdo s0p a0S4l 02 2019
to. analogue. RIC A
US 1
siob in ret
Quoique
confeille fouvent l'exercice 2
bo ssmils fil
a
comme un
moyens les plus effentiels à Sain:
Om SI 35 abuislsdd 1
ITI
u
ae
on ne doit point ignorer qu'il ne
Domangue, 30 aup
nu
3VI4 2 D S SHu
cere réellement avantageux
qu'autant
PR0
qu'il
point excelif, ni Uans le cas de
91 J
Casy
Sinoo
29b
eulq
Provoquer dés fascte trop abondentes, qui ne
tnaviob IIR 25/D6lsm D 3TA uiq
Jaon ROHFraient etre contraires, en ce qu'elles ne man-
-HIumI. 9 jrol
o 19111
queraignt-Pasi d'-ffaiblir.Kien Datt cependant plus
255 ensb abnot
II D
ordinaire que dentendre dire à Saint Domingue
5V191 Inspmeinoo
235 sup
a1
faut fuer pour bien porter & d'enrendre
TO
:y
-quil smM YF Us om NOI0 IISI wp A
féliciter ceux iqui fuent abondamment même fans
smol com
D 1S oumm
çaule-manifelte. Siton faifait cependant attention
eraignt-Pasi d'-ffaiblir.Kien Datt cependant plus
255 ensb abnot
II D
ordinaire que dentendre dire à Saint Domingue
5V191 Inspmeinoo
235 sup
a1
faut fuer pour bien porter & d'enrendre
TO
:y
-quil smM YF Us om NOI0 IISI wp A
féliciter ceux iqui fuent abondamment même fans
smol com
D 1S oumm
çaule-manifelte. Siton faifait cependant attention --- Page 60 ---
que, dans ce deeniercas, (44) les fueurs
effet. del
ne font
Texcréme
qu'un
dans le
faibleffe.des 1
per.onnes; & que,
premiers 1E13 cette Perte naid dautre
que d'afiaiblir 29 du P moins dans
propriété
on verrait
Jétar de, fanté
31 a qu'il: Vaudrair encore
;
nir
mieux dai
3 af 9Me diexciters Quen
i préveces fueurs,
rébltet-ilren
1a
effetude
ENcellivest Siler corpslefb affez
Pour les Jupporter
tobufte
en fprouve
8-ne.pasen être épuiféy Lon
tâche de toujours, une; foifrextréme
ITO J0 calmer. par, des boiffons
ls( qu'on a
ne JE manguent pas d'affecter oude aboniantesqui relàcher)
tounac,. moins qu'on.ne
l'efs
quelque (piritueux; mais Jesrendo-sonigues alorsl"
par
une partie de leur effet.
elles manquent
eft
Quand,on
n l'énorme quantité d'humeur
fgaitrq quelle
dons par, la yoie de T'infenfible quel nous n perlement,
tran(piration feuFIC,
on n'eft plus éfonnéde.la foif
qu'on eft dans le cas
excellive
fueurs viennent fe.j
dréprowvess Jorique les
dante, Il n'elt donc joindredunes perte aufli, abonréellement
pas douteux qu'elles ne foient
fublefe poinasiciables. eu égard à
gui doit
l'état nde
étre confidérées s'enluivre. ak que fi elles doivent
comme
tain cas,
avantageufes dans, cer
fique 21 U9T & ou SeLn n'eft que dans guelgque érat morbis
principes VU
elles Peuvent entrainer des: levains sou
morbilques 213
tenus dans nos humeurs étrangers qui feraient conpas d'ynuire, fi leur
&, qui.ne manqueraient
dépuration qui a lieu par la
l'état nde
étre confidérées s'enluivre. ak que fi elles doivent
comme
tain cas,
avantageufes dans, cer
fique 21 U9T & ou SeLn n'eft que dans guelgque érat morbis
principes VU
elles Peuvent entrainer des: levains sou
morbilques 213
tenus dans nos humeurs étrangers qui feraient conpas d'ynuire, fi leur
&, qui.ne manqueraient
dépuration qui a lieu par la --- Page 61 ---
(45)
fueur, venait à être interrompue 2 comme je l'ai
déjà oblervé: 2ADSO) 281 e 253 rotbb 5521
C'eft-fansdoute fous de'f poinf'de axall vue qU'Hippocrate' dit que'lest corps qui tranfpirent sa bièn, h SIE
fontr plus faibles 82 plus fains que 1ug autres, & do
fe-délivrent facilement'des maladies' 9 elinata 9V que
ouD a
ceux qui font plus robultes & qui trantpirent mal,
s'en délivrènt plas ditlicilément ; patlqun-dit en
même-tems queiceux qui tranfpiréit Beurs 16A2
13 n9
qu'itn'ya point - malsdiegu font plas TOHS nous
pouvons donc conclure que les Tucurs b ne "font
E
rééliement avantageufes' qurabe ceuk qat Trecelent
quelquelevainou"p principe morbitigne' dansiéufs
humeursg &0 qu'hors cêtte circonftanée cllés oHE
réellement contraires.) dalts wugl sb 9116q 500
Enfin'il fuffit deodire que Tés paflions 3009 ne Tont
NA J
que des fonétions erronées de Tame :" ou plutot
des déréglemens del Timagination pour
que 10 Ton
puiffe fe figurer combien elles peuvent h la étre nol
MONU
judiciables, en remarquant que toutes 1es
eS
(L a sintb
tions), même celles qui font 11eg plus importabtes
musliy
ànôtre exifténce ," peuvent en etre aieéreeg Ce
19 dist
n'eft pas ici lè cas de parler des' différentes ma3
ladies? morales qui' en font lés effets" Rur Rolie
Aiot
fouvent d'autant plus opiniàtres gdlageeuc
quie lés médecins 1es1 plus Habikes"ia 1O peuventy 3 suD
remédiet
eticacement."uct 18640212, aaiides
contribuent cux-memes R 8 a YeuP"Eu guéfifon, en joiat 2095 ooil S irp nourtb TuOI
cas de parler des' différentes ma3
ladies? morales qui' en font lés effets" Rur Rolie
Aiot
fouvent d'autant plus opiniàtres gdlageeuc
quie lés médecins 1es1 plus Habikes"ia 1O peuventy 3 suD
remédiet
eticacement."uct 18640212, aaiides
contribuent cux-memes R 8 a YeuP"Eu guéfifon, en joiat 2095 ooil S irp nourtb TuOI --- Page 62 ---
(465
gnant aux avis qu'on Peut leur
la raifon feule peut & 3
13101 donner, DA ceux que
TE
devrait leur, dicter.
contenterai d'obferver 1o7t quele chagrin 9 & sm Jeme mOS
font de toutes les paflions celles.
O6MIIE la colere S.-
1e plus aux
29b
IS qui felys Sg contribuent a 06
fréquentes maladies qu'on
dansles pays chauds & à les ryib rendré J
D eproise
à" raifon de la faiblelfe 3 8.
1190 dangereufes: ibs
fO J
de lextrème
lité des
2 irritabi- jn
O 4 organes & de 1a
35 T
propenfion paturelle des
humeurs vers la dégénération
JS
SD
A1
bilieufe:c'eft
quoi fon' doit en éviter foigneufement
pour
ou du moins le plus qu'on 291 le SII 29b J16QUIG l'occafion a
tep 2911 : a peut esigzunido sf
10s 2O8D 29191111 6JU
SE T I N T'reogmaldenar
TTODIVS 97091q snuso'
de la
misnnoo 6
Srrp
pere
médecine a commencé Yamod 97
nous faire envifager les dillicultés fans bem par IY
que préfente l'art de Ruérir, 290 & a 9. dit nombre 102
fon de l'étendue des
nogghT qu'en TO raiconnaillances qu'il
néceffires, ia vie de T'homme Isuaglt était isup Jugput
acquérir toutes celles qui
0 2 2911Us courte, 291 X POHF
fera pas étonné qu'on ait divifé Y ont zair rapports anro 290 on S0 ne
trois
- 910 3099 ce meme art en
3:0 partics 2 qui, quoique tendants 9nosdo PUB
but, c'eft-à dire à la. J
sup: XI90 au même 18T
OVi 269 10s confervation E anislq de 09 juO
on
Pemte
humainesrousaient être
TUX
lors la partie 910631 qui Eu concerne nC feparément SI exercées. DI9S D qu0o Des
910)
ment dite, a été
gOTG S di9 médecine II JD a
de
difinguce
cellé qui Rppter
pani0s fs 25719V PEPeLS --- Page 63 ---
(47)
A
tient à la
& Tune & l'autre ont été
-
nOls
dtirurgiei
ID T0S de
auog siual
à
comme (éparées LRol troifteme
J .IT
AFRE9TLA
godo slaup Oulcms.St
1a pharmacie.
d00h
up 2olloo gnoilsq 251 250103,0b
me'nepa ne parlerai
des
2U10 ont pd
up 251 P35 A
qui
:énaite de cette divilion 22 nl
qu'ily en
i
ont été
-
nOls
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J .IT
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me'nepa ne parlerai
des
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up 251 P35 A
qui
:énaite de cette divilion 22 nl
qu'ily en
i Ebusto donger 278
-
Sibrst
auroit 9 admettre poncuelement 3, Shsidis SI un SD tel démem- mpis" b
breieik RINA sy reftreindre puilque tout homme
not
sl à 3 1905210 20D
de PAFTINAE un
anthone ne a
qu'être 21090 étonné
1ls?:
LO DonsTSnS PCHE si 2799
de1s parité
phénomenes qu'on TOD obferve entre
M
L' plupart C de maladies so3Icl 19- ont no, été décernées no
à
au9q 91 no qui zulq 21 enroo: les
la chirurgie s & celles qui coricernent
médecins; &: que de cette comparaifen il, réfulte fouORkunds
vent des lumieres dans T'emploi des remèdes convenables
le traitement des maladies internes.
pour 8
Ceflune preuve évidente que,file chirurgien peut
fe borner à connaitre les maladies externes,s de
vrai médecin ne peut 2111 fe difpenfer de joindre à
la connaiffance des maladies internes 2 celles
ont rapport JID
à la théorie chirurgicale. Au
qui
S1x e
réfte quelgu'elfentiel qu'il puifle être que les
IUOS
uns & les autres s'occupent plus particulierement
ST
3001 313
décés différentes parties, eu égard au vafte champ
S9 chacune 2,D
iln'en Ga eft 3 pas 2ng moins
que
prélenter;
Sr: 31 JS 228 3 peut SD
piutr
TSC, a
vrai que ceux qui veulent exercer dans STID les 0-3l95, colonies,
fur-tout 9b en plaine, SINc ne doivent pas avoir beaucoup 295 d'égard à la divifion importante ISVIOG, dont, eniames nous
-91
moorto
ISG
parlons &
eft à propos.
foient égale-
-
CJ 919: b
3e1k
4q8Ae
ment verlés en chirurgie comme en médecine >
piutr
TSC, a
vrai que ceux qui veulent exercer dans STID les 0-3l95, colonies,
fur-tout 9b en plaine, SINc ne doivent pas avoir beaucoup 295 d'égard à la divifion importante ISVIOG, dont, eniames nous
-91
moorto
ISG
parlons &
eft à propos.
foient égale-
-
CJ 919: b
3e1k
4q8Ae
ment verlés en chirurgie comme en médecine > --- Page 64 ---
puifqu'ils font dansile (48)
nellement pour lun & fautré. cas d'étre.e employés jourà fouhaiter qu'ils
objet & qu'il feroit
connaidlances
cuflentieni mème tems des
voir connoitre pharmacautiques, aifémenc
tant pour poaque pour réfuter celles les drogues fophiltiquées,
pouvoir
qui feront altérécss &
fuppléer , dans le befoiny
qu'onn'a Pas, par d'aucres dune aux remedes
ou fuecédanén
vertu analogue
En rédéchilfant que ie nombre PST
a
qu'on trouve dans la
de remèdes
n'eft pas
pharmacie d'un habitant
du
conlidéruble, qu'ils vieilliffent
emerentevhecias eft
fouvent,
ventent s'alérer en très-peu de besucoupquis peuhumidité de
tems par'la grande
perdent de Jeur Taumofphere, > tandis que d'autres
combien il eft adivités il fera facile de voir
des d'une maniere important de connaitré les renièventf faute decerte un peu particuliere, que founon-feulement de connaifance, tirer.
on peut manquér
en indique T'emploi, parti de T'occafion- qai
adminiftrer qui
mais méme qu'on peut en
ou nuifible,
Peuvent avoir: un éffet coperaire
Lorfqu'on 1PO Dis a 1090 - ROS ast iop
les gens de T'art ficattention. qu'il: et affez rare
avant de paffer qui, fe fonty occupés en
que
dans les
France
Jement adonnés à laa colonies, fe foient égàs
qu'ils loient également médecine.& à ila chirungie,
verfés dans
.
l'une & l'autre
partie
'on peut en
ou nuifible,
Peuvent avoir: un éffet coperaire
Lorfqu'on 1PO Dis a 1090 - ROS ast iop
les gens de T'art ficattention. qu'il: et affez rare
avant de paffer qui, fe fonty occupés en
que
dans les
France
Jement adonnés à laa colonies, fe foient égàs
qu'ils loient également médecine.& à ila chirungie,
verfés dans
.
l'une & l'autre
partie --- Page 65 ---
C49)
quisfe fonti adonnés ad la médepartie 8 queicetx
lei plusfovénre ce
cipb mepemessitnripaceil chirargicales tandis que
qui amsapportànlap partie
n'ont pas
ceux quisfer font. livrés à cette denieresy
ordinairement gratides side coniaiffanices de ce qui
sconcerne ilesu maladies internest on nic peut empécher de convenit qu'on ne. peut gucres compster'fur. Putilitérdes uins 8 dest autres" - dansilés
cas qui ne font pas de leur compétehees d'exercer & que'le eft
3 réglement touchant les pouvoirs) les obtieht
seffonciellerient vicieux s puifqu'on"
des
fanssaticumel diftinction & fans qu'on ait exige
convenables 8c fuffifantes. I-ferait fans
épreuyes javantageux: que chacun de ces états
sdoute plus
difétentes, ainfi
fûti exercé par deux perfonnes
quilsile fontldans là plépart. - des villes d'Europe
8ci même dans-les: plus confidérables de nos Coloniess &c. quoiqué cette circonftanee dût' induire
des habitations à une dépenfe de
les propriétaires
phatironteeiepeneciate qu'il en rétulterait,
de pouvoir jcompter avec plusi de certitude fur
da.eapaciafidesens. 8c des autres potirlan partie
qui les concernerait, ne pourrait quei dédomdece
Mais peutsoiti fe'Aitter
mager
petitficriices
ghedneemereiaes Equril puiftuetre,
doutels Of eomitént
feta inabraccoeilinden dunrufage Aat
remédiet, aux sconféquiences
étbli2Cefta MM.lèse Médecins s18 Chirurgiens
D
plusi de certitude fur
da.eapaciafidesens. 8c des autres potirlan partie
qui les concernerait, ne pourrait quei dédomdece
Mais peutsoiti fe'Aitter
mager
petitficriices
ghedneemereiaes Equril puiftuetre,
doutels Of eomitént
feta inabraccoeilinden dunrufage Aat
remédiet, aux sconféquiences
étbli2Cefta MM.lèse Médecins s18 Chirurgiens
D --- Page 66 ---
(50)
1 du Roi, à repréfenter quiil € conviendrait
ceux, oquin feg propofent d'exercer
que
&. qui voudraient, i jen obtenir lleuy eniip plaine 2
droits fulent
obligés der fubir des 0 examens afaffez
reux pour qu'onfit convaincu dei Eleur rigoufur. lun, & Lautre, objetiy silsineny
capacité
reftraindre à lan partie qui leurhe veulent Bas fe
çonvientle
plutôt que d'accorder aux; uns I & aux autres plus,. des
pouvoirs illimités.Iin'ef pas douteux que ficeux
qui font prépofés à S cet seffetn étaientrt
affez juftes & alfez éclairésh
toujours
pour. remplir.
ment les devoirs d'une charge aufi
digneils préviendraient bien des-matheurs eflentiellé,
fouvent été la caufe
dont ils ont
premiere, Ils doivent faire
attention qu'il importe bien? moins que ceux qui
prétendent au droit d'exercer , aient
un des hépitaux de la Colonie le paffe dâns
tems
3. par. Tordonnance, que de s'affurer de leur preferit
cité par des examensi convenables, à moins capane manquât dans les hôpitaux du nombre d'éleves qu'on
néceflaires pour le fervice, ce quin'arrive
Ileft aifé des voir que c'eft làle point lel gueres.
D
portantycelui auquel le public eft
plusim-
& que.les relte n'eft qu'unez formalité leplusinnérefe,
fante, Pour ceux quiferaient totalément très-infuffide connaiflances. en entrant Idans les dépourvus
tandis qu'elle eft très-onéreufe à
hopitaux 2
dans un. cas contraire.. Je
ceux quiofoht
VA a
croiraisméme que cette
que c'eft làle point lel gueres.
D
portantycelui auquel le public eft
plusim-
& que.les relte n'eft qu'unez formalité leplusinnérefe,
fante, Pour ceux quiferaient totalément très-infuffide connaiflances. en entrant Idans les dépourvus
tandis qu'elle eft très-onéreufe à
hopitaux 2
dans un. cas contraire.. Je
ceux quiofoht
VA a
croiraisméme que cette --- Page 67 ---
(51)
efpece de' contrainte doit contribuer à des abus
d'un'a autre genre, & qu'elle ne peut avoir quelque: utilité que lorfqu'on lafera valoir pour ceux
là feulement quirne font pas dan's lebcas de mériterla confiance du public, jef m'explique. ua
3 Dès que ceux2 qui voudront exercer leur état
ne; pourront pluso s'exculer : fur la longueur du
d S: tems qu'il faudrait paffer dans un hôpital, puif
: que: nous croyons qu'il fuffit de s'y être mis au
rfait des particularités que lesinfuences du climat
peuvent préfenterdansla marche & le traitement
des 3 maladies, &. qu'on fera perfuadé qu'il fuffit
3 d'étreinftruit pour obtenir les pouvoirs d'exercer;.
chaque habitant, même ceux qui feront les plus
1x éloignés des chefs lieux & qui font les moins
propres à juger du merite de ceux qui voudront
31 s'occuper.dans leur quartier, doutera avec quelque
raifon des italens de ceux qui chercheraient àleur
nen impoler, s'ils n'étaient pas munis de lettrés de
maitrife ou 1 fiuleurs noms n'étaient pas portés
fur.les étrennes américaines. On fçait que pour y
être infctit il faut'produire les titres en vertu defquels onadce droit. Je fçais que la' plupart s'en
difpentient-anrefois , attendu que cette formalitén n'aboutiffait pas àr grand chofe, & qu'aucun
réglement-n'yne obligeait. Ayant uf cependant ré10 fléchi que, c'étaitrsuhnt moyen de plus pour démalquer quelquesuns de ces charlatans 59 qui fe
Dij
aines. On fçait que pour y
être infctit il faut'produire les titres en vertu defquels onadce droit. Je fçais que la' plupart s'en
difpentient-anrefois , attendu que cette formalitén n'aboutiffait pas àr grand chofe, & qu'aucun
réglement-n'yne obligeait. Ayant uf cependant ré10 fléchi que, c'étaitrsuhnt moyen de plus pour démalquer quelquesuns de ces charlatans 59 qui fe
Dij --- Page 68 ---
(52)
permettent d'exercer fans, titre un état aufi de.
licat 169 que celui dont ils
nS
- 9
mens;. jepenfe J1 C1 FIS qu'il ferair ienorentlespremiers igms UD
éléà
decins &
J Tr PEPEdL 94 que umo les MéChiretohens STU4D 7b ont SII6V droir
confentifleut, à cette
plgms fexercer, J
eft de leur TO 0 intérét 30 n9 de petite 1/G n9 lonmalidn puilqu'il
parmi ceux 15A7
J6n ne, SI
être confondus 31
qui ne
sg
PeR.tire
doivent étre
mépris.
290AI caf >up MEANOAPOEL X qu'avec Jb
Quelques étrangeres sztst sb anenogmr 4 Da Ir idun
flexions que je viens de Qucon paraiflent ssinsi les on ré- D
fuis
faire, U poqs au but
me
propolé, on n'aura pas de
qucjS à
GOT
fuader qu'elles
1 peine 101 fe
fait
y ont quelque Tapport 2 f
E
R
attention que l'iffue d'une infinité de maladies dépend fouvent du
upi
plus ou du moins
connaiffances de ceux qui font -
de
remédier, & qu'il eft toujours de appellés la
Pour y
conféquencé
plus grande
2 qu'ils foient très-inftruits &
tout dans le cas'd'agir
3 fur- 21
qu'il foient affez
utilement; ou AE1 du moins
maniere
prudens pour ne pas agir d'une
préjudiciable. Combien de fois
pas été fort en peine dans ce choix, n'a-t-on - Qa J9
nos Colonies aient été
avant que
le font aujourd'hui? Cet fréquentées autant qu'elles IOR
moins
inconvénient, FY
Quoique
ordinaire, exifte encore, dans
uns de ces petits quartiers qui
Guelgustd'avanteges
Preientent HOP peu
pouryattirer les
de l'art les
échairés. Ounyy voit encore 8EnS aq 2060 plus
fonnes
que trop 29 de 100 ces. PAr
guisimaginent étaler leur Içavoir &
3u5! Prou- --- Page 69 ---
(53).
ver Jeuf utilité, en 27 raifon de la multiplicité de
remédes qu'ils :
employent & dont ils furchargent
l'eftomac de leurs 1 malades. Ce n'eft pas Sr que 2001 je
blame l'emploi varié de différens UTD. remedes, lorfIrmpl que les indications 110d en exigent de diftérentes ef-
- péces anotrign foit quant D9
à la nature du ITI
foit L 319
1911 UI 9 a
mailo UD y
isa quant
au gont 82 dégoût queles malades en éprouvent;
employent & dont ils furchargent
l'eftomac de leurs 1 malades. Ce n'eft pas Sr que 2001 je
blame l'emploi varié de différens UTD. remedes, lorfIrmpl que les indications 110d en exigent de diftérentes ef-
- péces anotrign foit quant D9
à la nature du ITI
foit L 319
1911 UI 9 a
mailo UD y
isa quant
au gont 82 dégoût queles malades en éprouvent; mais il eft fi important de faire la médecine
an9
O
dune'n maniere fimple, dans des lieux ou l'on eft
fouvent OUD au dépourvu JE
des choles a même les plus
effentielles, 50139 que j'ai cra devoir faire uga cette TG refexion pour IF
les habitans foient un 3 peu
plus perfuadés
y a all moins autant (OI a du mé-.
.
en
rite a guérir avec du tes moyens lès plus communs,
lorlque parmi zeux-là 10t il en eft dont les proprictés
font aufli énergiques que celles de nombre do
remèdes dont on peut 12
fouventfe paffer.
Aus 1
11P H femblerait d'après - C
la méfanceo que 3 je cherche
à infinuer conite n les perfonnés de Tart qui fon:
établics dans les pius petits quartiers de la Co--
tonic, qu'on doit y' 3. être fortap plaindre & le plus
fouvent au 7 dépourvu 91
de fecours. Nous convien- 0.2
drons DIC néanmoins 091
nes avec ont plaifir, que Te nombre de
ccux 29UD UD contre 20E Tefqucls il eft permis de Vélevers
Tef plus s"aums inultiplic qu'il Pétait autrefois &
aula quedins la plipart dés quartiors, méme de ceux
qui font lès moins ion 900 intérefans 8 les moins étendus,
LOI0
IC 6. quol 79
ET
on pour y trouver quelques perfonnes qui ferenz.
Diij --- Page 70 ---
(54)
toujours" utiles auprès des malades. Elles
feront peut-être pas autant
ne le
mais G l'on fait
qu'en le defrerait;
tout Médecin
attention qu'il faucrait que -
cu
en
Chirurgien qui veut exercer
plaine ou' dans le morne 91
non-feulement
2 fût inftruit
fur, les maladies internes 2 & les
externes ou chiningicales 3 mais' méme fur les
maladies des yeux, fur les
8cc, 5 objets qui occupent acouchemens, &c.
diftribués à différentés
ailléurs & font comme
conclure
perfonnes : il fera facile d'en
s que tant qu'une feule perfonne fera
prépofée pour fuffire ou remédier à ces
rens cas 5 il fera comme
difféfatisfaffe
impoflible qu'elle y
complettement t:cela prouvera combien
j'étais fondé; en n'élévant contre une habitude
aufi préjudiciable,
-
HT
Comme il eft fort douteux que les réflexions
que je viens de faire, aient quelque effet,
je fiis perfuadé de la multiplicité
tant
s'y oppofent, je terminerai
d'obftacles qui
intéreffer
par'un avis qui doit
tous les habitans & que je crois aflez
effentiel. Qu'ils fçachent que la méfiance
ont ordinairement à l'égard des
qu'ils
eft affez généralement bien
nouveaux venus,
fondée, &
fare que ceux qui Paffent dans les qu'il eft
pour y exercer la médecine
Colonies 2
foient
ou la chirtrgie s
beaucotp verfés dans la pratique de
ou de l'autre état, & plus
P'un
rarement encore qu'ils le
ans & que je crois aflez
effentiel. Qu'ils fçachent que la méfiance
ont ordinairement à l'égard des
qu'ils
eft affez généralement bien
nouveaux venus,
fondée, &
fare que ceux qui Paffent dans les qu'il eft
pour y exercer la médecine
Colonies 2
foient
ou la chirtrgie s
beaucotp verfés dans la pratique de
ou de l'autre état, & plus
P'un
rarement encore qu'ils le --- Page 71 ---
(55)
foient dans Pune, & P'autre ; conféquemment.que
s'ils peuvent être utiles dans. les premiers. tems dei:
leur féjour,. ce fera toujours, dans, alant partie àlan:
quelle ils fe J font 11 adonnés plus particuliètrement.
Ce ferait ici J le cas de.prouver combien i mérite,
égal.seuxqui.font déa anciens au.pays. doivent
avoir la préférence Pri noni pas quel jencroye-ques
les, maladies, quo9, éprouve dans.les, Coloniesn
foient d'une nature, totalement différente de celles:
de méme, 10) 3
obferve dans dlautres pays,i
1J C De genre qu'on,
entendu,
comme
Pai
diresumais
on jen
quelquefois
bien, en raifop deg quelques particularités qu'ellespréfentent 20MET tug de. 99 qu'on ne peut douter, que:
ceuxquipratiquent depuis quelque tems ne foiene
bien
effentiels &
infruits,:
en.général
plus
plus
Cette circonftance me parait d'autant plus,im-.
porransea que ief ne, fcaurais trop. reçommander
d'épargaena ces, J mêmes perfonnes, autant que faire
fe,
les défagréments qui décident la, plipart
d'entr'eux Peuss à cefler. x leurs fomdtions,dans) le moment
où elles pourraient L étre, le plus utiles. Si l'on
de réftéchir que, de tous les
prenait 1, la peine
états, SHC les Européens. vont faire dans les, Cor
lonies, celui
foigner des malades- eft le plus
3 d'ys
&
celui
cllenticla un des plus Pénibles, peut-étre,
qui oftrirait un plus, grand nombre d'exemples *
dans tout autre de perionncs Gui Y ont
quer u oupus 14 bi 2nste
fuccombés. 9s verrait Q19 tous u 3 ceux S32 quisenoc
Div
1, la peine
états, SHC les Européens. vont faire dans les, Cor
lonies, celui
foigner des malades- eft le plus
3 d'ys
&
celui
cllenticla un des plus Pénibles, peut-étre,
qui oftrirait un plus, grand nombre d'exemples *
dans tout autre de perionncs Gui Y ont
quer u oupus 14 bi 2nste
fuccombés. 9s verrait Q19 tous u 3 ceux S32 quisenoc
Div --- Page 72 ---
(56)
cupent. méritent deségardsymeme deslap
gomvernementy-&
part du
quhis.avaiterquslguer droit de
prétendre aux places idontcon lesraie commer
clus en : dernier.lieusnSt.a à jouiondess
exd'exemption qhi nel font accordés, qulaux privilégest
ous aux D
cins,
Médess
Chirurgiens - brévetés
comme fi ceux
ofeulamentis
deux
quinenjouiflene pas 3 d'une des Ces
prérogatives étaient moins utiles & moinis
néceflaires aun public que les
autresmnomeapinss SE
L9 inoh sf
dut 251 169 IO a
SEC T I
N. IIE
totrvs
20010TLA
Pasi les. différentes 17 5 Np 2i1z mu'b
qui habitent les
claffes : des perfonnes,
Colonies 5 celle des habitans
propriétaires eft fans doute da plus
vient enfuite colle des
effentielles
Earopéens quilisly. font,
tranfplantés. Mais de quelle utilité feraient
uns & les autres à TEtat; fans cellede
les
malheureux
ces éttes
3 que le droit & la rigieur deilef
clavage foumet aleurs ordres & à leur
Ce n'eft qu'à Faide de leurs
volontéz
lai fuperficie de la terre des brasiqu'on trouve, a
de s'épuifer,
tréfors, qui loinfure
produifent de plus en plus à Imes
fuffirait qu'on perfectionnes Kartl L de: lar ne cultiver. Il
de réfléchir querles Colonies ne
exifter fans: eux, pour fentir combien peuvent
cil.importe
la rigieur deilef
clavage foumet aleurs ordres & à leur
Ce n'eft qu'à Faide de leurs
volontéz
lai fuperficie de la terre des brasiqu'on trouve, a
de s'épuifer,
tréfors, qui loinfure
produifent de plus en plus à Imes
fuffirait qu'on perfectionnes Kartl L de: lar ne cultiver. Il
de réfléchir querles Colonies ne
exifter fans: eux, pour fentir combien peuvent
cil.importe --- Page 73 ---
(57)
de' c'occuper des moyens qui tèndent à les conferveryfile criderl Tiemanicre-mrenwevit fuffifamment perfuadél Lon verra dans cet effai que
la'plopart de maxdsniesharfasianse
& que" toutes C cellesique je fais idansida fection
quir fuivra cellerci leurdont partieulieres.o S 20o
wS'illeftdes caufes phyfigpuers-ineciabiesn parmi
cellesiqui peuvent influer fut las confitution &2
le tempéramentodes créoles 3 il . entefte qui ne
le font pas & qui n'en font pas 'moins conféquentes par le peu d'attention qu'on porte à1 les
éviter, ou par les fuites qu'elles peuvent avoir.
Arrêtons - nous un moment fur les Cruels effets
d'un virus qui fe propage de plus en plus dans
toutes lesl parties du globe, & dont les exemples font ençore plus fréquens en Amérique que
partout 1 ailleurs. C'eft à cette terrible caufe que
j'ofe'aturibuer cette efpèce d'appauvriffement de
conftitution qu'on a beaucoup trop attribué aux
influences 2 du climat. On fe convaincroit peutêtre plus facilement de ce que Favances. fi l'on
pouvoit fe perfuader rique malgré la multitude ede
moyens' que Fart ali imaginés pour combattre &
guérir cette. maladie; ils font'tots infuffifans lorfqu'elle eft tropinvétérée 80 queile virus eft tropprofondénent' létablis que fouventjce virus peut.
refter caché chez ocértains fujets pendant une
fuite d'années fans feu manifefter au dehors ; fi
de ce que Favances. fi l'on
pouvoit fe perfuader rique malgré la multitude ede
moyens' que Fart ali imaginés pour combattre &
guérir cette. maladie; ils font'tots infuffifans lorfqu'elle eft tropinvétérée 80 queile virus eft tropprofondénent' létablis que fouventjce virus peut.
refter caché chez ocértains fujets pendant une
fuite d'années fans feu manifefter au dehors ; fi --- Page 74 ---
(58) lefquelles ils com- f0
ce n'eft fur les peifonnes dautres.fois, avec
il ne parait 17
muniquent ; tandis que:
autres avec aucuna:
ni chez les, uns ni chez, les n
sfedéguifon
/ des frmptômes qui lui font propresmais d'autres maladicss e3
d'une infinité
fous Tapparence ordinairement longues & opiniatress,s
Cellescifont
fi, lop n'ys obvie S pari desah
& fouvent incurables différente de ceux qui fem-1
remèdes d'une, nature
de la maladie 11
blent indiqués par les (ymptômes
p shan
apparento. ronagg loveb not i occalion alogque dele voity
Sil'on doutait, commejai qu'un virus étran-i
quelquefois 2 qu'il foit polible. quelque tems (ans-1
ger puiffe refter caché pendant fymptôme extérieur ; 55
fe manifefter par quelque multipliss & bien cerra
fans citer des exemples
encore, je me 38
tains, dont on douterait peutêtre qui,je penfes font a
bornerai à deux: comparailons le virus, goutteux
fans réplique. Doutera-t on que
qui
récllemeat dans le corps. d'une. perfonne
exifte
fe porte bien pendant D
en eft atteinte, quoiqu'il fans doute;du moins 69
les intervalles des accès?Non
lorf
médecins ne, le penfent Eas,
les meilleurs
exprellamens d'avoir égaedai
qu'ils recommandent dans toutes les maladies que 5
au virus arthritique
D'ailleurs.
les goutteux font dans le cas d'éprouver. 29
kipmo
des exemples de charbo; pe
n'a-ton pas,
à des perfonnes qui pa2si
tiels fortis tout-à-coup, fanté & qui meurent
raiflaient êcre, en parfaite
médecins ne, le penfent Eas,
les meilleurs
exprellamens d'avoir égaedai
qu'ils recommandent dans toutes les maladies que 5
au virus arthritique
D'ailleurs.
les goutteux font dans le cas d'éprouver. 29
kipmo
des exemples de charbo; pe
n'a-ton pas,
à des perfonnes qui pa2si
tiels fortis tout-à-coup, fanté & qui meurent
raiflaient êcre, en parfaite --- Page 75 ---
(59).
en très-peu de tems , tandis'e qu'oniena vu d'autres tomber morts' dans les rues en allant à leurs"
affaires. Tout cela Jinéo prouve queltrop qu'on
peut porter en cfoi pendane' quelque téms un levait de maladie quelquefois très dangereux! fans"
s'en appercevoir,8 que silne produit point alors
de mal' fenlibley ceft qu'il h'ao pas' de encore acquis
le dégré d'intenfité fuffifant pour altérer larconftitution fI où pour furmonter celui de l'énergie d
vitale qui s'oppole à fon développement & qui:
veille fans celfe à la confervation de' tout être
vivant tant que les caufes qui téndent à'le détruire nél lui font pas prépondérantes. On ne doit
done pas êtrer étonné que des enfans viennent Pau monde maléficiés , tandis que leurs pere
& mere jouiffent d'une bonne fanté en'apparence.
D'ailleurs en admettant que la queftion que nous'
traitons ne foit' pas encore bien décidéé s puic
qu'ily y a' dés auteurs qui font d'une opinion contraire,ce doute ne fuffit-il pas pour qu'il faille
pancher pour Paffirmative? 32
ATgI
à
-
Ayant au refté obfervé plufieurs fois Saint.!
Domingue que ce 20 Virus éxifte affez fouvent fans."
fe manifefter au deliofs ; & ayant réféchi fur N
le' genre de vie desl hommes quiy fonts neid doiton pas préfumer" quils courrent" ou ont couru
les pluis grands rifques, 5 & quilreft affez probable que plufieurs doivent en'étre'atteints. Cette:
pour Paffirmative? 32
ATgI
à
-
Ayant au refté obfervé plufieurs fois Saint.!
Domingue que ce 20 Virus éxifte affez fouvent fans."
fe manifefter au deliofs ; & ayant réféchi fur N
le' genre de vie desl hommes quiy fonts neid doiton pas préfumer" quils courrent" ou ont couru
les pluis grands rifques, 5 & quilreft affez probable que plufieurs doivent en'étre'atteints. Cette: --- Page 76 ---
(60)
feule réitékion doit en
rieufes fur
Eird"flire SSA 6E7 de bien T6
1e" paife, %2 tous' ceux qui 9214
fent à
&
fe
seublir.s
dilpo2
ne u.
à
Tucidodber
devraient rien
38 D7U:
penfer not qur'ils
venir les fuites 113 négligeri cette époque' pour pies,
29b qui Enat peuvent nfrétulter de za0hn
fécurité, > pour peu que b 11
D
trop 25 'dé
!
dés
apparences leur en ua
Taupeoap ou Te
démiontent la
ne doute point de Tutilité
29 nécellité. 3e iur
que ii l'on
avoit P
G
de cet avis s et
de
y
plus "e foi, 12" 19
ces jeunes infortunés arovwan qu on trp ne anno nombre TSE
monde,ce me femble, rveb que 9y - olnsa ST met tnob Sib au
vie
feroit
snr
y traîner une
t
languifainte,
polcy
beaucbup moindre,
innocentes meres ne feroicht 2.
Leurs
le cas degemirdes
pas fouvent' dsna
maux
Terf
trop & quifont
quelleanlepoment que
font
d'autant plus con(équens, Thtot gu'elles T
ordinairement victimes au cruel
VI
qu'une honnéte
atn
flencol
exemples
pudeur leur impofe. Ces
JO
ne font que trop
om triftes UJ
met le. comble
Rue fréquens, & ce qui
ter,c'eft
aux fuites qui doivent en 10
la trop grande réferve de ceux réful-9 291
foupçonmant la caufe réelle de certaines : qui GD 2
n'ofent propofer les moyens qui
malacies,
médier ou en prévenir les WS effets. pourroient t9f as U a y re- J
Lorquelinnte Tur un point aufli
e'eft:
quej'ai quelquefots gémi de ne S ov délicat,
rementé expofer ma 291 façon de aldi pouvoir allez claiBenGr, &L
que jaie quelqucfois réuti à faire
que quoimedes convenables, 151
prendre des' Tést
en prétextant d'autres rairoRs --- Page 77 ---
G61)
que celles qui.m'e m'en fourniffoient JOD D1 Vindication, 1191
lorfa
cette reffource m'a
bien
(ufffante 3 tpon
ogu
ParH
peu dés remèdes maquil uP eft néceffaire b - Asmployet
foht b Ir9k
jeurs dont la nature 99119 & les propriétés. T9I insibyv: trop
9 pe
leur 1591 en 3 attribuer. de difféconnues 21 0 pour pouvoir, 1101 09 Vus ISD
rentes. C'eft donc afin de détruire redes
251 L U
JoL
J U3
ftog
(crupules
de linaufli mal - plaçes, SI 91 & ine qu'on puille juger on on'fe
juftice de ces
délavantageux
jeurs dont la nature 99119 & les propriétés. T9I insibyv: trop
9 pe
leur 1591 en 3 attribuer. de difféconnues 21 0 pour pouvoir, 1101 09 Vus ISD
rentes. C'eft donc afin de détruire redes
251 L U
JoL
J U3
ftog
(crupules
de linaufli mal - plaçes, SI 91 & ine qu'on puille juger on on'fe
juftice de ces
délavantageux VS 393
(OHPSO0S
quga
librement à l'égard de toutes les
Eermet_ro trop jot 9D 2U1 être affectées de la malaperfonnes qui Psuvent ID
101 sonue faire 2 atten- e
die dont
Ne devrait-on
abo
20U T9TL je pacie, uE
honnêtes Pas
& les
tion
les.
les I plus
271 U que
perlonnes quoou
la contracter par les
plas refpectables, 0Or J
peuyent. Hov Combien de 29 maladies
hiailons les plus légitimes?
DI inet
ou. a deviennent incurables 2 qu'on
qur paroilfent UR
fi
TO des cas
parviendrait àg guérir, indépendamment EU
ou ton. a 1901 quelque. certitude fur la vraie caufe
du mal 1
on avait la liberté d'agir fur de fim3 ,
fur-tout 17
apresavoiremploycens vain
ples (oupcons!
les remedes les nRrgiblesentes
dont
vices cachés femblent prendre les
29 pluficum.ves 3p
caraéteres.
L'aimable 1
fexe mupl en faveur duquel je reclame
nep
n'eft
comme je o0 Pai déjà dit, la 13 feule vDI
15 Pasa ab Hiup
des fuites d'une
tie
à
LRE
qut panute TIQVUOC avoir gémir
JE
les.
condamnable : les C
ehfans ou J9K plutôt : fD
eligencg Jp oU
de Punion la:
jeunes S
inforrunés STD ig 91 quf proviennent. sauoT
2 p 711
plusini intéreffante 29. Uub 30B5, font quelquefois Jb encore 9VOG 220 plus A
DI
15 Pasa ab Hiup
des fuites d'une
tie
à
LRE
qut panute TIQVUOC avoir gémir
JE
les.
condamnable : les C
ehfans ou J9K plutôt : fD
eligencg Jp oU
de Punion la:
jeunes S
inforrunés STD ig 91 quf proviennent. sauoT
2 p 711
plusini intéreffante 29. Uub 30B5, font quelquefois Jb encore 9VOG 220 plus A --- Page 78 ---
(62)
malheureux. & plis à plaindre 5 & s'ifs ne fuca
combent de bonne heureye ce n'eft
ner une vie languiffante
que pour traila mort méme. Ceffons. plds terrible encore que
quelle je me fuisiaflez furune matiere fur laafin decontinuer
& peutêtre trop étendu,
l'examen des caufes
influert fur lal fanté & laye confticution qui peuvent
individus,
de ces: jeunes
ovalaag tnot nge €
RA En fappolant
slons3isb wst 3
& biens
qu'ils font venus au monde fains
conftitués ; àu combien d'autres
ne les voit-on pasexpofés, dont
maux
moins' les garantir
on pourrait néanfortis du fein de en. grande partie 2 à peine
dinairement
leur mere, on les prive ord'une nourriture que lao nature
avoit deftinée,
leur
nourrice
2 pour y fubftituer lel lait d'une
étrangere 5 dont la confiftance n'eft
prefque jamais proportionnée à leur
&
la qualité n'eft
âge
dont
les
que trop fouvent altérée, tantôt
par
eflets de leur inconduite
& prefque toujours
paflée & actuclle,
vicieufe
par la maniere fingulière &
avec laquelle on les alimente; Siles mères
nourrifaient leurs enfans
teraient la
ellesemémes; elles évipofent leurs plupart des dangers auxquels elles exenfans s ainfi que ceux
courent elles-mêmes par les fuitesudu: reflux qu'elles du
lait, fur-tout quand il eft abondant &
douées d'une bonne
qu'ellés font
rai bien de dire
confitution. Je me gardecomme onle lit dans la médecine
iere fingulière &
avec laquelle on les alimente; Siles mères
nourrifaient leurs enfans
teraient la
ellesemémes; elles évipofent leurs plupart des dangers auxquels elles exenfans s ainfi que ceux
courent elles-mêmes par les fuitesudu: reflux qu'elles du
lait, fur-tout quand il eft abondant &
douées d'une bonne
qu'ellés font
rai bien de dire
confitution. Je me gardecomme onle lit dans la médecine --- Page 79 ---
(63)
domeltique; , qu'il n'y la que la; privation du lait
&la pulmonie confirmée, quipuidenedifpenierles
&
cette excep.
31 mères deremplircedeyoir, quehors
tion. toutes les femmes,quelques délicates qu'elles
foient, font en J état de nourrir) Gelt en vain
irqu'om ajoute,d'après' Morton, <que des-mères menacées en apparencé de phtifie par leur maigreur
& leur délicateile, 2 s'en font préfervéesen nourreGtifiant
eriffant 1 elles-mêmes leurs enfans 8c en
zleur régime bal L'on aurait aui moins dû obferver,enfappofant que dans ces cas les enfans s'en
sfoient biens trouvés , que fin une incommodité
de la nature de celle-ci ne doit pas être tranfmife au nourriffon par la voie de l'alaitement,
il en eft béarcoup d'autres qui peuvent l'être.
Pour lors la raifon: de foulager les mères : des'
maux qu'on confidére comme un puifant motifp pourles décideràr nourrir, puifque ce ne pourrait êtres qu'aux dépens de la fanté des enfans ;
deviendrait d'autant moinsimportante qu'on poursrait leur I procurer la même reffource's, fi toutefois Palaitement pouvait leur être utile, en les
faifants têter P par zde jeunes animaux. Comme
je'ne doute point des effets que petit avoir la
inaturédu lait d'une nourrice fur le'hourriffon,
quil-influe non-foulement fundler phyfique mais
même fur lemomaliijs-me.bors ànd défirer que
d'uneil bonne fanté
-
les.mèresi qui jouifient
puif-
procurer la même reffource's, fi toutefois Palaitement pouvait leur être utile, en les
faifants têter P par zde jeunes animaux. Comme
je'ne doute point des effets que petit avoir la
inaturédu lait d'une nourrice fur le'hourriffon,
quil-influe non-foulement fundler phyfique mais
même fur lemomaliijs-me.bors ànd défirer que
d'uneil bonne fanté
-
les.mèresi qui jouifient
puif- --- Page 80 ---
(64)
fent fe décider à nourrir leurs enfans,&
quinelep
que cellès
peuvent ou quin'y font pas bien
aient les foins les plus fcrupuleux à bien difpofées,
celles qui doivent les
choifir
tion aufi
remplacer dans une foncimportante & auffi facrée.
Quoiqu'en puiffent dire la plupart des à
fophes & même quelques
philobre de femmes
médecins, il eft nomqui ne peuvent ni ne doivent
alaiter leurs enfans 5 & il
point
qu'avec les fignes
peut méme fe faire
apparens d'une brillante fanté
qu'on regarde ordinairement
qu'elles y font très.
comme la preuve
propres, elles ne le foient
cependant pas. Il me paraît d'autant
portant d'entrer dans
plus imobjet auffi délicat,
quelque dérail fur un
s'en font
que la plupart de ceux qui
occupés femblent avoir
de la queftion qui fe réduit à favoir négligéle fond
les femmes qui doivent nourrir quelles font
& quelles font celles
leurs enfans ?
Il eft
qui doivent s'en abftenir ?
utile, je penfe, d'obferver
mère qui peut nourrir fon enfant que toute
& qu'ily va de fon intérét
doit le faire
ce moyen une infinité de puifqu'elle évite par
s'expofe en, contrariant
maux auxquels elle
le veeu de la
ne peut douter qu'elle
nature; Qn
de fa
ne foit bien dédommagée
peine 2 fi toutefois c'en eft une
le
fensiment délicieuxg qu'elle
2 par
tant qu'elle-alaite
éprouve à chaque inffon enfant & qu'elle peut
le
ily va de fon intérét
doit le faire
ce moyen une infinité de puifqu'elle évite par
s'expofe en, contrariant
maux auxquels elle
le veeu de la
ne peut douter qu'elle
nature; Qn
de fa
ne foit bien dédommagée
peine 2 fi toutefois c'en eft une
le
fensiment délicieuxg qu'elle
2 par
tant qu'elle-alaite
éprouve à chaque inffon enfant & qu'elle peut
le --- Page 81 ---
(65) mbial N
contre R le (ein que la nature lui a defle preffer
de nétiné. Mais fi_lon fait attention quil.eft
ceflité qu'une nourrice digère une plus grande
d'alimens pour fournir au-lait dont elle
quantité
éla-
&
que cC lait (oit,bien
a beloin: que, pour
foit
boré. & propre à nourrir il: faut qu'elle
&,que toutes fos fondtions fe faffent
bien portante
bien & pailiblement 6 on verrar-qulon ne peut
fuppofer que toutes les mères doivent étré
pas
à alaiter. On ne peut nier en effet qu'inpropres
d'une infinité de maladies dont
dépendamment étre affedtées, il eft nombre de
elles peuvent
cas
circonftances A qui doivent les mettre dans'le
de renoncer! à cette obligation 5 parmi lefquelles
les dérangemens ou lélions des
on-doit compter la faibleffe dé conftitution - - >
organes digeftifs',
faible &c délicate,une excefive moune poitrine'
fi elle ne fe tranfbilité du genre nerveux: qui,
met pas au nourriffon avec l'alaitement, l'expofe
du moins à reffentir les effets des troubles qu'é
à tout inftant des conftitutions audi
prouvent L'on ne
douter que dans de
débiles:
peut
( pareilles circonftances la mère ou l'enfant, ou Yun
& l'autre en même tems > ne foient dans le cas
de préfenter la preuive qu'il importe Padmettré
quelques éxcéplions & que des affertions trop genérales doivent êtré modifiées: je n'infifterai pas
E --- Page 82 ---
(66)
fr le détail des cas particuliers qui doivent four-.
nir ces exceptions, attendu que les médecins
qu'on eft à même de confulter & auxquels il
importe d'avoir recours en pareil cas, peuvent
fournir les éclairciflemens néceffaires :
bornerai feulement à
je me
blir affez
remarquer qu'on peut étagénéralement s que toute femme qui
dans le cours de fa groffeffe a
fans que fa fanté
fupporté cet état
en ait été affaiblie ou altérée,
peut nourrir ; mais que l'on doit être très circonfpec à l'égard de celles qui ont été dans
lecas contraire ; & qu'enfin on ne doit engager
une nourrice à continuer à alaiter
tant qu'elle continue, ainfi
le
2 qu'auque
nourriffon, à
jouir d'une bonne fanté.
Au refte comme il eft vraifemblable que dans
les colonies, d'autres raifons moins légitimes
que celles que nous venons d'expofer porteront
la plupart des mères' à ne point nourrir leurs
enfans, par l'avantage qu'elles ont de les avoir
fous leurs yeux, & de pouvoir leur donner'
an lait près, tous les autres foins; elles doivent, 2
du moins faire en forte-de ne leur procurer
celui qui fera de la meilleure
que
qualité poffible, ce qui demande conféquemment beaucoup de précautions dans le choix des ncurrices
qu'elles doivent leur donner.
Pour bien réuflir dans le choix d'une nour-
la plupart des mères' à ne point nourrir leurs
enfans, par l'avantage qu'elles ont de les avoir
fous leurs yeux, & de pouvoir leur donner'
an lait près, tous les autres foins; elles doivent, 2
du moins faire en forte-de ne leur procurer
celui qui fera de la meilleure
que
qualité poffible, ce qui demande conféquemment beaucoup de précautions dans le choix des ncurrices
qu'elles doivent leur donner.
Pour bien réuflir dans le choix d'une nour- --- Page 83 ---
(67)
rice il ne faut pas fe contenter d'une apparence
defanté, comine fraicheur,) jeunefft,embonpoint,
ainfi qu'on le fait ordinairement ; mais il faut fe
bien affurer qu'elle eft réelle, foit en confultant
des perfonnes de l'art lorfqu'on le peut, foit
en fcrutant de fort près tout CC qui peut faire
foupçonner ou raffurer fur la' conduire qu'elles
ont tenue précédemment, Si l'on prenoit toujours
de femblables; précautions, on verraicqu'il en eft
beaucoup de fufpectes & que les apparences
font fouvent trompeufès. Lorfqu'on s'eft affuré
des qualités phyfiques qu'on defire dans une nourrice, 2 on ne doit pas négliger entièrement celles
qui concernent le moral, f l'on en eft à même.
Cette confidération quoique moins importante
& encore plus négligée que la précédente, paraîtra je crois mériter un peu plus d'attention
fi l'on fe repréfente qu'elle ne l'était pas par nos 2
anciens & qu'ils avoient reconnu que les enfans
fucent avec le lait
les nourrit,
qui
2 le tempé-.
rament aufi bien que les inclinations qu'on remarque en eux pendant le cours de leury vie, & qu' à
ces deux égardsilstiennent beaucoup plusde leurs
nourrices que de leurs mèrés. (Vid. Sylvius de
tras. Morb. infant.) On doit dorc préférer
parmi les nourrices celles dont lc tempérament
& les qualités morales paraiffent le plus avantageux. Il faut enfuite faire en forte que l'age
Eij
rit,
qui
2 le tempé-.
rament aufi bien que les inclinations qu'on remarque en eux pendant le cours de leury vie, & qu' à
ces deux égardsilstiennent beaucoup plusde leurs
nourrices que de leurs mèrés. (Vid. Sylvius de
tras. Morb. infant.) On doit dorc préférer
parmi les nourrices celles dont lc tempérament
& les qualités morales paraiffent le plus avantageux. Il faut enfuite faire en forte que l'age
Eij --- Page 84 ---
(68)
de la nourrice foit proportionné à celui de P'enfant qu'elle doit alaiter; c'eft-à- dire
nourrice nouvellement accouchée
qu'une
à un enfant né nouvellement
convient mieux
que celle qui feroit
deja ancienne. On peut, à la
rigueur 2 remédier
julqu'à un certain point à ce petit
en proportionnant la nature - des alimens inconvénient,
donne à la nourrice aux' forces de
qu'on
l'enfant., &
en rendant leur nourriture un peu plus aqueufe:
mais c'eft ce qu'on ne fait pas & qu'on n'obfervera peutétrepas. Il peurnéanmoins réfulter de
cette feule caufe une conftipation dculoureufe
pour l'enfant, qui doit occaffonner des accidens
fâcheux; fartout f elle venait à avoir lieu dans
le moment de la dentition ou il eft f effentiel
qu'ils aient le ventre libre: eu 7 égard àla facilité
avec laquelle les humeurs fe
dans le
portent vers la tête
premier âgc de la vic. Lors donc qu'on
s'apperçoit d'une trop grande
chez
les enfans, & que và l'ancienneté conftipation del la
le lait en ferait trop épais ou
nourrice,
trop confiftant
on ne doit point négliger de donner à, celle-ci 2
quelque boiffon ou tifane émolliente & rafraichiflante & même un peu laxative, telle
celle de pied de poule, de fleurs de
que
de mauve,! le petit lait, &c.Si ces
raquette 0u
faient pas, il conviendrait de moyens ne fuffivelle nourice
donner une nouplus jeune & dontle lait fut moins
ou
nourrice,
trop confiftant
on ne doit point négliger de donner à, celle-ci 2
quelque boiffon ou tifane émolliente & rafraichiflante & même un peu laxative, telle
celle de pied de poule, de fleurs de
que
de mauve,! le petit lait, &c.Si ces
raquette 0u
faient pas, il conviendrait de moyens ne fuffivelle nourice
donner une nouplus jeune & dontle lait fut moins --- Page 85 ---
(69)
ançien, puilque c'eft Te plus efficace de tous 2
lorfqu'on a intention de tempérer Ia fievre chez
les enfans & de lesrafraichir.IIconvient donc pour
plus grandefiretédecheifirdesnouriccxd'unige
proportionné à celui de l'enfant. Il ne ferait pas F
moins important aufli qu'on fit plus d'attention
au régime qu'il convient de prefcrire aux nourrices. Gorgées ordinairement d'une abondante
quantité d'alimens de différente qualité & tous
très-fucculens, & menant une vie oifive & nonchalante 3 comment peut-on fe figurer que la
digeftion en foit bien faite 2 que le chile qui
doit procurer ce lait dont on a befoin 2 puife
étre fuffifament élaboré & avoir les propriétés
requifes ? Cela n'eft gueres poffible. Doit-on
enfuite être étonné que les jeunes créoles foient
fi fréquemment malades pendant leur alaitement
& qu'il en périffe plufieurs lorfque les accidens
de la dentition font compliqués de pareilles
caufes? Je ne veux d'autre prenve de'ce que
Javance, que la comparaifon que chacun peut
faire entre les nourriffors blancs & ceux de couleur ; pourvu toutefois que les meres de ces
derniers ne foient affectées d'aucun vice, ni dans
le cas de leur nuire par leur libertinage ou par
leur inconduite. On verra que chéz celles-ci la
nourriture confifte en vivres de terre s ou légumes 2 la plâpart peu fucculens & qu'elles
Eij --- Page 86 ---
(70)
font néanmoins à même de
fatisfaire à la double
obligation de nourrir leurs
du matin
enfans, & de travailler
au foir, la hoie ou la ferpe à la main,
Leurs nourriffons en font-ils moins forts,
robuftes & plus fouvent malades? Il
moins
fonne
n'eft
qui ne puiffe appercevoir le
perQu'on foit donc convaincu
contraire.
que la méthode
pofée eft préjudiciable, & qu'il
oples alimens qu'on donne
conviendrait que
fans
aux nourrices des enblanes, fuffent moins
dans
fucculensy moins abon-
; ou que du moins 5 fi Pon veut
la
digeftion en foit mieux faite", il ferait à que
pos qu'on leur fit faire un
proqu'elles n'én font,
peu plus d'exercice
On alléguera peut-être que lorfque les nourrices des enfans blancs Ont le leur à nourrir
même tems; il eft alors abfolument
en
qu'elles
néceffaire
prennent une plus grande quantité d'alimens. Je crois qu'il eft affez inutile d'obferver
qu'il ferait plus à propos qu'elles n'en alaitaffent
qu'un, puifqu'on ne peut point doubler en même
tems la propriété des organes digeftifs, &
arrivera fouvent que l'enfant blanc n'aura qu'il la
préférence fur leleur,
pas
quoiqu'il leur foit exprefment recommandé, C'eft pourquoi l'on
avec raifon les nourrices dont les enfans préfère font
morts, mais dont la caufe ne doit laiffer aucun
foupçon défavantageux à la mere, Comme on
propos qu'elles n'en alaitaffent
qu'un, puifqu'on ne peut point doubler en même
tems la propriété des organes digeftifs, &
arrivera fouvent que l'enfant blanc n'aura qu'il la
préférence fur leleur,
pas
quoiqu'il leur foit exprefment recommandé, C'eft pourquoi l'on
avec raifon les nourrices dont les enfans préfère font
morts, mais dont la caufe ne doit laiffer aucun
foupçon défavantageux à la mere, Comme on --- Page 87 ---
(71)
la liberté du choix & qu'on eft
n'a pas toujours
de faire allaiter deux enaflez fouvent obligé
autorifé à
fans par la même nourrice ; eft-on
excellive & aufli
leur donner 1 une nourriture
Il eft
abondante que celle qu'on leur procure?
fans doute à propos qu'elle foit plusi copieufe &
mais il elt encore plus.
un peu plus nourridante,
(oient privées des alimens qui
important qu'elles
furtout
les plus
font les plus fucculens &
quifont
Alors les nourrices fe borneront pour
ragoutans. ainfi dire d'elies mêmes à la quantité convenable, dès que leur appétit ne fera plus excité
en Aatant leur goûts
par des apprêts qui doivent,
le
les porter à en ufer avec excès > par
peu
d'habitude qh'elles ont d'en prendre de femblables.
Au refte 21 comme il ne ferait pas moins conde tomber dans un excès contraire à ceféquent
8c
les-enfans fuffent privés
lui que je blâme, que
connaitre
d'une nourtiture fuffifante ; on pourra
voit qu 'ils
s'ils font convenablement nourris,filon
urinent & vont à la folleaflez fréquemment, que
leur chair né foient ni maigres ni
leur corps &
fouflafques, & que s'ils crient ou fe plaignent
facileinent en
vent > on ne les appaifera pas
chéz
leur donnant à téter s comme on Pobferve
crient
befoin d'aliment.
ceux qui ne
que par
Eiv
iture fuffifante ; on pourra
voit qu 'ils
s'ils font convenablement nourris,filon
urinent & vont à la folleaflez fréquemment, que
leur chair né foient ni maigres ni
leur corps &
fouflafques, & que s'ils crient ou fe plaignent
facileinent en
vent > on ne les appaifera pas
chéz
leur donnant à téter s comme on Pobferve
crient
befoin d'aliment.
ceux qui ne
que par
Eiv --- Page 88 ---
(72)
J'en ai'và plulieurs parmi ceux-ci, qui quoique jeunes ercore s prenaient avec une certaine
avidité la foupe ou la panade qu'on leur préfentait : j'avais alors tout lieu-de
qualité du lait desleur.
croire, ou que la
nourrice ne leur convenait point ,0 our que dai quantité n'en était
fuffifante, & qu'iliérait à propos de les fevrer pas
de les changer de nourtice 3 nà moins
ou
que cet
inconvénjent n'eût 1 pour caufe 7
la difficulté
les
que
eendremetigoigestis, 2 à extraire le
lait du fein de leurnourrice par la fuccion., On
fçait que dans de fmoment de Ja dentition l'extrême fenfibilité
dérleursgericivesyy par la forte
tenfion qu'elles épiouvent, peut y coutribuer,
& que la doslenroquilis yor refentent lorfqu'ils
veulent faifir dech
imamelon, contribue: :
ment.
finguliereà la répugnance:
qu'ils: 3 témoignent alors à
téter leur.nourrices & qu'ilrfaudrait bien fe
der de.confondre. uce, cas-ci toaveci D. le précédent, gar:
Je me contenterai d'obferver qu'il eftl de la plus
grande importance de procurer em'ces) momens
une certaine libérté dul ventrei acesj jeunes individus, fi elle n'as pas lieu
faifant prendre à leurs nourrices nararellement, en
quelques boif,
fons un peu laxatives 5 31 telles que le Petit
la tifane de
lait, 9
feuilles ou feurs de caneficier, &
même des purgatifs un peu plus actits, ficeux-ci
n'étaient pas fuffifans,
de la plus
grande importance de procurer em'ces) momens
une certaine libérté dul ventrei acesj jeunes individus, fi elle n'as pas lieu
faifant prendre à leurs nourrices nararellement, en
quelques boif,
fons un peu laxatives 5 31 telles que le Petit
la tifane de
lait, 9
feuilles ou feurs de caneficier, &
même des purgatifs un peu plus actits, ficeux-ci
n'étaient pas fuffifans, --- Page 89 ---
(73)
obfervation à faire & qu'il
Il eft une autre
relativement au
eft à propos de déterminer >
convient de laiffer les enfans en nourtems qu'il
fur
rice. On a raifon de fe régler ordinairement
Fes. progrès de la dentition & d'attendre qu'elle
foitfaite avant defevrer les nourriffons: cependant
qu'un'e enfant ferait mal
pour peu qu'on s'apperçtit:
les: fuites del'innourri & qu'on aurait à craindre
conduite des nourrices ;dont la plipart, dans nos
font fort libertines & trèsimpatientes au bout
fles,
furtoutfurles) habi-
-d'un certain tems de privation;
bien étatations où le bon.ordremn'eft pas trop
qu'il conviendiait.de.ne pas trop
bli; je pen(e
févrant les enfans p à 8 14 &c
tarder 5 & qu'eit
ont été bien nourris
même 12 moisp-lorfqu'ils ferait fouvent mieux que
jufqu'à ce moment , on
J'en-ai fait fevrer plufieurs
de tarder davantage.
bout de ceitermes fur de fimples foupçons
au
leursinourrices, &c d'autresfoismême plu
contre
mauvaife
tôt, fur la certitude que javais.deala
de leur lait, fans qu'il ent ait réfulté au-,
gualité mauvais effet: C'eft d'ailleursste:f feul parti
cun
cas & le
qu'il y ait à prendre dans:ce dernier
convenable:, à moins queiles enfans ne
plus
ou d'une conftitution
fuflent encore très-jeunes
trop délicate, , pour pouvoir digérer toute autre
le lait d'une nourrice. Dans ce
nourriture que
d'en fubftituer
dernier cas il ferait indifpenfable
ait réfulté au-,
gualité mauvais effet: C'eft d'ailleursste:f feul parti
cun
cas & le
qu'il y ait à prendre dans:ce dernier
convenable:, à moins queiles enfans ne
plus
ou d'une conftitution
fuflent encore très-jeunes
trop délicate, , pour pouvoir digérer toute autre
le lait d'une nourrice. Dans ce
nourriture que
d'en fubftituer
dernier cas il ferait indifpenfable --- Page 90 ---
(74)
une nouvelle à celle que l'on croirait
étre en droit de foupçonner de
pouvoir.
vais lait. Teleft celui des
donner de mauniquent librement
nourrices qui commucelui de celles
avec leurs maris, mais furtout
qui deviennent enceintes
je regarde comme toujours
2 & que
rifon, qui en.eft alimenté.. préjudiciable au nouJe
ce fujet nombre
pourrais citer à
vaincu de cette, d'exemples qui m'ont bien convérité, mais je m'en
pour recommander de, ne jamais oublier difpenferai
c'eft fouvent de l'alaitement
9 que
& la vigueur du
que 5 dépend la force
déjà dit, partie des, tempérament, facultés:
& comme je l'ai
La maniere dont
phyliques & morales.
qu'ils font
on conduit des enfans lorf
fevrés, m'a également parà
plus défectueufe, qu'il eft très-rare.
d'autant
attentions convenables
qu'on ait les
mens
dans: le choix des aliqu'on leur donne &
quant à la quantité, à, la qulonleaproportione, force de leur
tomac, Il convient de
petit efne leur donner;
ceux qui font pour ainfi dire à moitié alors que
du moins de très-facile
digérés,
miers tems furtout où digeftion, 3 dans les prel'on vient de les fevrer.
foupe ou la panade font ce qui leur
La
mieux, Pour bien
convient le
faire bouillir le préparer cette, derniere, il faut
foit entierement pain dans l'eau jufqu'à ce qu'it
fondu & commence à
une certaine confiflance
prendre
qu'on diminue enfuite
fi dire à moitié alors que
du moins de très-facile
digérés,
miers tems furtout où digeftion, 3 dans les prel'on vient de les fevrer.
foupe ou la panade font ce qui leur
La
mieux, Pour bien
convient le
faire bouillir le préparer cette, derniere, il faut
foit entierement pain dans l'eau jufqu'à ce qu'it
fondu & commence à
une certaine confiflance
prendre
qu'on diminue enfuite --- Page 91 ---
(75)
de lait crud
une certaine quantité
en y délayant au lait cuit. On a par ce moyen
de préférence très-convenable & prefque fuffiune nourriture
de donner de
fante, pourvi qu'on ait l'attertion bouillie femtems en téms quelque foupe ou
à laquelle aut lieu de'lait on aura eu P'atblable,
du bouillon. Cette attention eft
tention d'ajouter
excrémens ver-,
encore
plus eflentitellevnf-dei
autresi
propres à faire condâtres , ou
figmes
laquelle les ennaître l'afcefcence deshumeursal
Putilité. Si
fans font fort fujets 5 eh démontraient
fe
loin d'avoir de femblables attentions on perde donner à des enfans encore t:op jeunes
met
confiftans avant qu'ils puiffent
des alimens trop
ordinairement
les mâcher, ainfi qu'on le pratique
fera
les jeunes efclaves, on ne
plus
furtout pour,
fi fouvent de mauvaifes
furpris qu'il a en réfulte
moins incomdigeftions, dont ils font plus ou
les dévoyemens que Ta nature
modés 5 quoique
leur foient affez faprovoque alors Gà propos,
la-nutrivorables. On ne doit point ignorer que
avoir lieu que * tout autant qu'oni
tion ne fçaurait
prend, & qu'il eft con a
digère les alimens qu'on
de ne
féquemment de la plus grande importance
donner à des enfans aufli jeunes , que ceux qui
au-deffus des forces de leur eftomac,
ne font pas
commencer à leur en accorder
S & qu'on ne doit
gradation & propord'un peu confiflans que par
que alors Gà propos,
la-nutrivorables. On ne doit point ignorer que
avoir lieu que * tout autant qu'oni
tion ne fçaurait
prend, & qu'il eft con a
digère les alimens qu'on
de ne
féquemment de la plus grande importance
donner à des enfans aufli jeunes , que ceux qui
au-deffus des forces de leur eftomac,
ne font pas
commencer à leur en accorder
S & qu'on ne doit
gradation & propord'un peu confiflans que par --- Page 92 ---
(76)
tionnément à leur
force, leur âge &
conftitution. Si cette
furtout leur
quée aux jeunes créoles obfervation peut étre applirelative
blancs, elle eft
encore aux petits
bien.plus
pères & mères font de la efclaves, dont les
rence ou.ignorance à
plus grande indiffédinairement d'autres Cet égard , & n'ont Orenfans, Gijeunes
alimens à donner à leurs
fe nourriffent
qu'ils loient, que ceux dont ils
eux-memes."
étonné que ces
Doit-on enfuite être
vent
jeunes infortunés en LI foient founourris incommodés, ou' que' n'étant
; uvûl lès fréquientes 9r
pas fuffifament
éprouvent, ils foient
indigeflions qu'ils
tement tout ce
portés ih manger indiftincdoit
qui tombe fous leur main &
conféquiemmene leur être AS
qui
judiciable? 000
G enly 0N00L" encore plus préJ'ai fi fouvent été témoin ISF
effets de la négligence C 'ides 35
triftes & cruels I
fur ce point
des propriéraires à veiller
trop recommander dhdsisiralin, que je ne fçaurais
tention', '89; j'ofe les d'y porter 50 la plus grande attous, le Parti de faire affurer
s'ils prenaient
leurs
t0 itev nourrir
rianed
yeux, comme le font
négrillons fous
les faire garder
quelques-uns, & de
nable,
par D un fujer âgé & bien raifonpendant que les pères & mères font
travail, on n'én perdrait
au
perd. Ce ne fut
pas autant qu'on en
expédient fur
qu'après avoir ufé d'un pareil
une habitation que je voyais nou-
faire affurer
s'ils prenaient
leurs
t0 itev nourrir
rianed
yeux, comme le font
négrillons fous
les faire garder
quelques-uns, & de
nable,
par D un fujer âgé & bien raifonpendant que les pères & mères font
travail, on n'én perdrait
au
perd. Ce ne fut
pas autant qu'on en
expédient fur
qu'après avoir ufé d'un pareil
une habitation que je voyais nou- --- Page 93 ---
(77)
vellément & où l'on avait perdu en peu de tems
12 à 15 de ces jeunes fujets, 1 2 dont l'ouverture
manifeftait bien clairemert que la caufe de leur
mort devait être attribuée à la mauvaife nourriture, qu'on
Qq à remédier aces nombreufes
paruints t
mortalités. nob $ znomiis eennusb drgpis
Si les jeuneser créoles - blancs, nenfontiipas aufli
expofés que les. jeuness efclaves auxifuites qui
peuvent réfulter TC
nourritures trop confifa U duee
tante 2 ils 253 le fort b. beaucoup 1 L
pleerancelles que
peuvent occalionner qualité & lay quantité de
DS81DD 5JA
celle
leur fournit, Loing d'étrela plus fimple
qu'on 1090801, 253
pollible, comme iconyiendrait qu'ellefitis elle
a IUSI 2101
&
eft ordinairement très-variée 3115
& 39 préjudiciable,
le devient s105n9 encore plus 2 par le peu dattention
qu'on a de laiffer, un intervalle fuffifant 1S
pour que
les alimens 91 qu'un 1, zab enfant nIONST a
de tems auTarigot 290 3: pris
paravant, foient digérés avant Ou luiren donner
Eere
n er aup 8O0E 11ES
de nouveaux; comment ne conçoit-on. 31 Pas que
la digeftion ZU de ceux SL 10370 fuccédent Peu de tems
9ub. quf
après, doit nécefsatrement troubler celle - qui eft
lr Of USI
déjà commencée ? Ces obfervations paraitront
peut-être minutieufes, OUpJOup JnOi mais qu'on examine avec
. 590 nombre. d'enfans auxun peu d'attention' le
7 a 29 1S petit
quels elles ne font pas relatives,, on verra qu'elles
ne font pas déplacées. L'excès contraire ou oppofé, en ce gehre comme en tout autre, ferait
fans doute très-blamable & il y aurait méme à
lr Of USI
déjà commencée ? Ces obfervations paraitront
peut-être minutieufes, OUpJOup JnOi mais qu'on examine avec
. 590 nombre. d'enfans auxun peu d'attention' le
7 a 29 1S petit
quels elles ne font pas relatives,, on verra qu'elles
ne font pas déplacées. L'excès contraire ou oppofé, en ce gehre comme en tout autre, ferait
fans doute très-blamable & il y aurait méme à --- Page 94 ---
(78)
craindre de ne pas accorder une nourtiture
fifante aux enfans, qui comme
fuf
fort rapidement, fi
on fçait digèrent
on voulait leur
mens trop
régler les aliAridement, attendu
ont befoin d'une
qu'il en eft qui
nourriture plus
d'autres 3 eu égard àleur conftitution copieufe que
cice qu'ils
Ou à l'exerprennent : mais on évitera
cet
facilement
inconvénient en accordant aux enfans
demandent à
qui
qu'on leur fera manger', hors les quatre repas
point leur
faire, des:alimiens qui ne flatent
goût & qui puiffent néanmoins
nourrir. Ilss'en
les
à demander, contenteront fi le befoin les porte
font
tandis qu'ils les refuferont s'ils ne
pas néceffaires & qu'ils n'aient
tenter que leur fantaifie.
voulu conIl me refte à blâmer la mauvaife
a de donner de la viande
habitude qu'on
bas âge, & d'obferver
aux enfans dans leur
caufe
que c'eft fouvent de cette
incommodés, que proviennent les maladies dont ils font
Je ne crois pas. cependant
elpèce de nourriture leur foit
que cette
lement contraire &
toujours effentieltierement
qu'il faille les en priver en3 lorfqu'ils la defrent &
avec une certaine avidité
la prennent
comme naturelle,
qui fouvent leur eft
vient
& prouve qu'elle leur conquelquefois; mais il fera
de la leur accorder
toujours effentiel
& de
fous une forme convenable
préférer le fuc des viandes
ou les faufles,
elpèce de nourriture leur foit
que cette
lement contraire &
toujours effentieltierement
qu'il faille les en priver en3 lorfqu'ils la defrent &
avec une certaine avidité
la prennent
comme naturelle,
qui fouvent leur eft
vient
& prouve qu'elle leur conquelquefois; mais il fera
de la leur accorder
toujours effentiel
& de
fous une forme convenable
préférer le fuc des viandes
ou les faufles, --- Page 95 ---
(79)
être plus facilement digérées,
comme pouvant fubftance qu'ils n'ont pas feuque la viande en
lement la facilité de mâcher & qui conféquemment ne peut que leur nuire.
caufes
expofé quelques - unes des
qui
Ayant
la conftitution ou enlever une
peuvent altérer
lès différens
partie des créoles dans leur enfances
dès
ils fe livrent ordinairement
excès auxquels
vont nous' rendre raifon
leur premiere jeunefle, 2
médiocre fanté de
d'une maniere évidente de la
d'entr'euxs 80 que s'ill en eft beaucoup
la plupart
d'atteindre elà un âge un
qui fuccombent avant
aient amavâncé, ce. n'eft pas fans qu'ils y
peu
contribué en fe livrant à ces mêmes explement
cès. On voit en effet que les uns s'épuifent par
des veilles immodérées ou par des fatigues exd'autres mènent une vie (édencellives, tandis que
même où les
taire & oilive dans le moment
excès de bouche auxquels ils s'abandonnent renl'exercice fi néceffaire, & qu'enfin le plus
dent
des
nombre travaille à fa deftruation par
grand
& qui font d'autant plus
excès d'un autre genre direêtement fur le prindangereux qu'ilsinfluent
cipe de la vie: alors la conftitution commence
à s'affaiblir ; l'état de langueur qui fuccéde 2
n'annonce que trop que le mal fait de nouveaux
les obltructions qui fe manifefprogrès: e bientôt
des hutent &. que P'altération & la diffolution
le plus
dent
des
nombre travaille à fa deftruation par
grand
& qui font d'autant plus
excès d'un autre genre direêtement fur le prindangereux qu'ilsinfluent
cipe de la vie: alors la conftitution commence
à s'affaiblir ; l'état de langueur qui fuccéde 2
n'annonce que trop que le mal fait de nouveaux
les obltructions qui fe manifefprogrès: e bientôt
des hutent &. que P'altération & la diffolution --- Page 96 ---
(80)
meurs fuivent d'affez près, en démontrent
ment le
tellédanger 2 que les forces de la nature
étant
prefqu'anénties 5 les remedes n'ont
peu ou point d'eflicacité; aufi, le
que
ces états font-ils incurables,
plus fouvent,
Telles feront les fuites
qu'on doit 2 appréhender
lorfqu'on fe livrera à des excès
qu'étre
qui ne peuvent
préjudiciables en tous lieux, mais
font d'autant plus à Saint Domingue
quile
fluences du climat tendent
que les inà produire les mêmes
effets, pour peu qu'on s'écarte des limites
venables. Mais il eft fi peu de
conparmi les créoles,que
perfonnes, tant
Jifés ou méme un paniles-européens créoà cet égard
peu anciens, qui ne foient
plus ou moins
&
dont la fanté ne foit
répréhenfibles
pas plus ou moins altérée,
que ce n'eft pas fans raifon
s
la faignée, dans le
que l'on y regarde
traitement des maladies
comme un fecours généralement
s,
dangereux &
auquel on ne doit avoir recours qu'avec beaucoup de circonfpection. Il eft aifé de concevoir
que lorfque la conftitution tend
état
vers un
d'appauvrifiement, les faignées ne pourraient
qu'aggraver cet état facheux, qu'elles feront abfolument
contre-indiquées & qu'on aura raifon de les
profcrire. Mais comme il eft des cas d'une
nature diftérente, où ce fécours peut convenir,
tandis qu'on y a recours aflez légerement dans
d'autres
de circonfpection. Il eft aifé de concevoir
que lorfque la conftitution tend
état
vers un
d'appauvrifiement, les faignées ne pourraient
qu'aggraver cet état facheux, qu'elles feront abfolument
contre-indiquées & qu'on aura raifon de les
profcrire. Mais comme il eft des cas d'une
nature diftérente, où ce fécours peut convenir,
tandis qu'on y a recours aflez légerement dans
d'autres --- Page 97 ---
(8r)
d'autres où il eft inutile & peut nuire ; j'ai cra
devoir entrer dans quelque détail à ce fujet.,
afin qu'il foit plus facile de les diftinguer 8c
d'éviter des accidens qui n'arrivent que
fré-
-
1osoT
trop
quemment.
eldenuoni
On connaîtra facilement Kappauvsifement des
humeurs & de la confitution dont.
&
EOI
j'ai parlé,
qui C contre-indique éminemment la
à la
21103 0o
faignée 2.
pâleur du vilage &
de toute. P'habi17
sdt la,pean
tude du corps, 41) A 105009) l'érat de faibleffe du corps
& àla fatigue qu' on rellent
I 839 au.moindre exercice;
la connaiffance que l'on aura
lesi
Uet
que
fujets ont
éprouvé des maladies longues ou
at 11
fréquentes 2
fur-tout de celles qui font fuivies ou accompagnées d'enflure générale 096 ou particuliere - 2 doit
IB Ur
(1) Il faut cependant Içavoir que quelquefois la
peau femble fortement. Icolbrée & haure en couleur 2
quoiqu'ill y ait appauvriffement du fang & que la faignée foit contre- indiguée s10 comme on le voir dans
certaines affections; fcorburiques sis mais en examinant
avec attention 2 on verra,que cette couleur: n'eft point
uniforme comme dans l'état de fanté. , &, qu'elle
St
provient de Ia trop grarde ténuité du fang qui circule
dans les vaiffeaux les UD. plus 090 cutanés 2 colore certaines
parties plus que les autres, 19
à travers lefqueiles il
femble s'extravafer & y former comme des taches plus
ou moins étendues.
F
ections; fcorburiques sis mais en examinant
avec attention 2 on verra,que cette couleur: n'eft point
uniforme comme dans l'état de fanté. , &, qu'elle
St
provient de Ia trop grarde ténuité du fang qui circule
dans les vaiffeaux les UD. plus 090 cutanés 2 colore certaines
parties plus que les autres, 19
à travers lefqueiles il
femble s'extravafer & y former comme des taches plus
ou moins étendues.
F --- Page 98 ---
(82)
"faire renoncer à la faignée, de méme
le cas où le
que dans
pouls, au lieu d'être vif, plein &c
dur, comme il l'eft quand la laignée eft indiquéc, fe trouve petit, flafque & lent. Il convient également de fe difpenfer de ce
de
fecours, même dans les maladics qui
genre
quoique la conftitution des fujets le l'indiquent,
fi leur cas n'étant
permette 9
de
pas urgent 2 on peut
rétablir le calme qu'on defire,
efpérer
par une diette
légere & humeGante, par des boiffons
rantes & rafraichiflantes, par les bains tempéou autres
moyens femblables, qui, comme on fait,
en partie aux effets de la faignée, Toutes fuppléent
confidérations doivent faire fentir
ces
yar recours il ne faut l'employer
que quand on
qu'avec
de ménagement,
beaucoup
&.qu'on ne doit Jamais oublier a
qu'elle affaiblit les forces vitales fur
nature ne peut aider l'aétion des lefquelles la
remèdes., ni
s'oppofer aux progrès des maladies ; d'oà nous
pourrons conclure que c'eft fort malà-propos
qu'on.a recours à la faignéc pour des chûtes légeres ou pour des ophtalmics peu violentes, ainfi
que dans le cas de groffeffe fans
apparences de
plethore, comme cn le pratique
Si nous ajoutons que la plupart des journellement. fievres
éprouve à Saint Domingue fort bilieufes, qu'on
burrhales, ou
ou faputrides, & que dans ces Cas la
faignée eft généralement
contre-indiquéeion vérra
.a recours à la faignéc pour des chûtes légeres ou pour des ophtalmics peu violentes, ainfi
que dans le cas de groffeffe fans
apparences de
plethore, comme cn le pratique
Si nous ajoutons que la plupart des journellement. fievres
éprouve à Saint Domingue fort bilieufes, qu'on
burrhales, ou
ou faputrides, & que dans ces Cas la
faignée eft généralement
contre-indiquéeion vérra --- Page 99 ---
(83)
ce h'eft pas fans raifons qu'on a dit; quoique
que
généralement, qu'on devait s'en
un: peu trop
abftenir entiérement.
Il eft aifé de fentir que filon doit étreb beaucoup
réfervé dans T'emploi des faignées, à l'égard de
font dans le cas d'ufer d'une nourriceux qui
faire des exercices
ture fucculente ou de ne pas
bien forcés, comme font la plupart des perfonries
aifées & même beaucoup de blanes en igénéral;
réferve eft encore plus. effentielle à l'égard.
çette
comme on fçait, fe nourriffent
des négres,. qui,
fouvent de mauvaife
d'alimens peu fucculents,
même-tems qu'ils font dans le cas
qualité, en
les travanx forcés auxquels on
de s'épuifer par
ils fe livrent.
les emploie, ou parles excès auxquels
d'une
Aufli font-ils affez généralement atteints
faibleffe radicale de conftitution 5 qui explique
affez facilement pourquoi la plupart vieillifient
fupporter fans
fi promptement, ne peuvent point
danger de nombreufes faignées ni de grandes évacuations, fans avoir befoin d'être foutenus par
une nourriture fufifante, & qu'ils recherchent &
defirent ordinairement, même dans les derniers
momens de leur exiftance - 3 çommejel l'ai maintefois éprouvé.
l'ai fait fur la réferve
En infiftant autant que je
avec laquelle on doit avoir recours aux faignées
à Saint Domingue, & du tort qu'ont quelquesFij --- Page 100 ---
(84)
uns : d'y répandre le fang avec trop de facilité,
je dois obferver aufi qu'il en eft d'autres
péchent par un excès contraire en s'en abftenant qui
totalement, puifqu'ilefd descccafionsodicen
peut être avantageux & méme
moyen
fuffirait de
indifpenfable, Il
remarquer que les cas totalement
potés ou différens de ceux dont je viens de opler >. permertent qu'on y ait recours &
parpeut s'en difpenfer dans les maladies qu'on ne.
cffentiellement inflammatoires, fur-tour chez les
gens ou les adultes d'un
jeunestempérament fanguin &
plethorique. Pour en appercevoir l'utilité dans
Çes circonflances, comme les apparences d'inflammation peuvent induire à erreur, & qu'il eft trèsimportant & difficile de bien
vraiment
diftinguer un état
inflammatoire de celui qui n'en a que
Fapparence, & qu'on n'ef: pas toujoursà
de confulter des perfonnes de Tart;
portée
je finirai
par remarquer que l'infpeation du fang pendant
& après la premiere faignée
nir le moyen de
2 peut fouvent fourdifinguer ces deux cas, 2 ou du
moins, de prévenir les erreurs les plus
qu'on pourrait commettre filon s'avifait graves de la
réitérer fans y avoir égard. Il s'agira
fi
l'on.s'eft décidé d'en venir à cette
denc,
premiere fai.
gnée, d'après l'abfence des fignes qui la çontreindiquent dont j'ai parlé plus haut, &
unc apparence d'état inflammatoire,
d'après
d'examiner
uer ces deux cas, 2 ou du
moins, de prévenir les erreurs les plus
qu'on pourrait commettre filon s'avifait graves de la
réitérer fans y avoir égard. Il s'agira
fi
l'on.s'eft décidé d'en venir à cette
denc,
premiere fai.
gnée, d'après l'abfence des fignes qui la çontreindiquent dont j'ai parlé plus haut, &
unc apparence d'état inflammatoire,
d'après
d'examiner --- Page 101 ---
(85)
attentivement le fang qu'on a retiré. Si Fon voit
qu'il manifefte à la furface, peu de tems après
qu'il a été extrait, une croute ferme & grifatre, qu'il fe coagule promptement en préfentant
confiftance 5 fans que fa couleur
une certaine
foit altérée, & qu'il refte quelque - tems ainfi
coagulé avant que la férofité s'en fépare, il y 2t
lieurde préfumer que la faignée était indiquée,
fur-tout fi la férofité étant entierement féparée 2
n'eft
abondante; on pourrait méme alors fe
pas de la répéter fi les accidens qui ont
permettre
porté à l'employer perliflaient : fi au contraire
le fang.qu'on aura recueilli & laiflé repofer, refte
longtems à fe prendre ou à fe coaguler & nc le
fait
mollement ; fi la férofité s'en fépare
que
& eft abondante ; & enfn A la
promptement couleur du fang au lieu d'être d'un rouge vif &
foncé,
celle d'un rouge pâles alors il
, préfente
faut bien fe garder de réitérer la faignée, puifaurait apparence que la premiere même
qu'il y
& de trop. Il fera donc pruferait affez déplacée
faident de ne pas faire copieufe cette premiere
qu'on doute de fon efficacité
gnée pour peu
quitte par la ré-
& qu'elle foit bien indiquée,
lorfqu'on fera dans le cas d'agir avec un
péter
de certitude. En examinant avec foin
peu pius
de fang
de quelle maniere les premieres gouttes
fortent de là veine tachent le linge ou la
qui
Fij
Il fera donc pruferait affez déplacée
faident de ne pas faire copieufe cette premiere
qu'on doute de fon efficacité
gnée pour peu
quitte par la ré-
& qu'elle foit bien indiquée,
lorfqu'on fera dans le cas d'agir avec un
péter
de certitude. En examinant avec foin
peu pius
de fang
de quelle maniere les premieres gouttes
fortent de là veine tachent le linge ou la
qui
Fij --- Page 102 ---
(86)
lame de la lancette, on peut juger de fa
lité & de fa nature
quafait
2 pour peu qu'on s'en foit
T'habitude, attendu que le fang eft moins vif
quand il eft appauvri & que le fond de la tache
que fait chaque goutte de Aog fur la lame de
la lancette, ou plus fenfiblement
encore fur le
linge, préfente dans fa circonférence
jaunâtre ou d'un rouge très
un difque
que le
pâle, qui, de même
centre 5 offrc une infinité de petits points
beaucoup plus rouges,comme fabloneux, Ce dernier phenomene eft encore plus fenfible fur la
lame de la lancette, ou fi l'on a laiffé
premier jet du
fur
partir le
fang
une afliette verniflée.
Quelque effentielle que me paraiffe la
du fang, pour détermines
nature
cifion
avec une certaine préquels font les cas où l'on doit être plus ou
moins réfervé à le répandre ;
ne font
comme ces lignes
pas toujours conftans 9 ainfi que l'ont
prouvé plufieurs Auteurs, & notamment le célebre de Haën, j'ajouterai
fe
qu'on ne doit jamais
permettre de faire de nombreufes faignées
que quand toutes les autres
*
vent réunies &
preuves s'y trous
que même l'on fera
mieux de s'adreffer en
toujours
pareil cas à des
de l'art, eu égard à
perfonnes
l'importance dont il eft de
ne répandre qu'avec bien de
dont dépend la force & la vie précaution un fluide
des animaux,
In'ef pas hors de propos d'obferver
que quoi-
permettre de faire de nombreufes faignées
que quand toutes les autres
*
vent réunies &
preuves s'y trous
que même l'on fera
mieux de s'adreffer en
toujours
pareil cas à des
de l'art, eu égard à
perfonnes
l'importance dont il eft de
ne répandre qu'avec bien de
dont dépend la force & la vie précaution un fluide
des animaux,
In'ef pas hors de propos d'obferver
que quoi- --- Page 103 ---
(87)
nous venons de faire puic
que les remarques que
femmes dont le
fent être relatives à quelqués feraient à peu
genre de vie & la confitution
reconnu
près les mêmes que ceux que nous avons
des hogmes, elles ne conviennent
à la plupart
paifqu'elles jouiffent
point au plus grand nombre,
clid'une meilleure fanté, 2 le
allez généralement
leur étant moins contraire; ou plutôt, parce
mat
à fes infuences &6
qu'elles font moins expolées
hâtent moins de vivre. Aufli croyons-nous
s'y
quoiqu'il faille être à leur
pouvoir avancer que,
France fur la
égard un peu. plus réfervé qu'en aient blâmé
faignée, & que quelques Auteurs en
dans les pays chauds pendant leur grof:
lufage
fouvent falutaire 8L même
felfe, elle nous a paru
mois, fur - tout
indifpenfable dans les derniers
étaient
d'une bonne fanté,
à celles qui, jouiffant
du
& fe trouvaient approcher
un peu pléthoriques
dans les plus fortes chaterme de leur groffeffe
qu'il étoit
leurs de Pannée: je me fuis convaincu
quelquefois à prepos de répéter la faignée en PAr
& que les chofes n'en alreilles circonftances,
néanmoins d'obferIaient que mieux, Il importe
doivent être faites de préié
ver que ces faignées
Gxieme &. buitieme
rence dans les cinquieme, 2
mois de ieur groffelle, - , & qu'on doit s'éloigner
le plus qu'il eft pollible de la période ài laquelle
elles avaient coutume d'étre réglées: car- faute de
Fiv
& que les chofes n'en alreilles circonftances,
néanmoins d'obferIaient que mieux, Il importe
doivent être faites de préié
ver que ces faignées
Gxieme &. buitieme
rence dans les cinquieme, 2
mois de ieur groffelle, - , & qu'on doit s'éloigner
le plus qu'il eft pollible de la période ài laquelle
elles avaient coutume d'étre réglées: car- faute de
Fiv --- Page 104 ---
(88)
cette précatition la faignée pourroit occafionner
quelque accident,
"On obfervera
fion de le
peut-être, 2 ainfi que j'ai eu Occaqui feraient voir, que parmi les négreflès il en eft
aflez embarraffées
avec précifion aux quéftions
pour répondre
faire à'ce fujet
qu'on voudrait leur
, que le plus grand nombre n'y
répondrait que d'une maniere fort oblcure, &
confequiemment que la précaution dont
éft
je parle
aflezinutilerfen conviens. Maisalors
fe régler fur les réfultats de
on pourra
fale que, depuis l'âge de
l'obfervation géniél'évacuation
14 jufqu'à 20 a25 ans,
lune;
périodique a lieu durant la nouvelle
C'eft que depuis 20 à 25 , jufquà 30 ou'
vers la pleine lune, & que
à 35,
jufqu'à 40 ou 45, elles font depuis 30 35,
dérnier
réglées durànt le
quartier. De forte qu'en divifant le
durant lequel les menfrues
tems,
& là
peuvent avoir lieur,
comparant avec les périodes
peut à peu près deviner quel eft celui Junaires, on
vient le plus
qui con-
: Je 173
généralement à chaque âge (1).
dois méme dire en paflant
que l'oblervasc(1) Luna vetus vetulas > juvenes nova luna
Iline faurpas cependant regarder cette
repurgat,
plus fures, aufi ne la confeillons - régle comme des
pouvoirfe
e nous que faute de
proçurer des éclairciffemens moins douteux,
peu près deviner quel eft celui Junaires, on
vient le plus
qui con-
: Je 173
généralement à chaque âge (1).
dois méme dire en paflant
que l'oblervasc(1) Luna vetus vetulas > juvenes nova luna
Iline faurpas cependant regarder cette
repurgat,
plus fures, aufi ne la confeillons - régle comme des
pouvoirfe
e nous que faute de
proçurer des éclairciffemens moins douteux, --- Page 105 ---
(89)
viens de faire eft non-feulement cftion que je
d'adminiftrer les faignées
fentielle lorfqu'il s'agit
convenables vers les derniers tems de la groffeffe,
mais même qu'il feroit à défirer que toutes les
femmes qui font nouvellement enceintes évitalfent avec foin, dans le tems qui répond à celui
ou elles avoient coutume d'être réglées, tout ce.
qui peut: ajouter à cette propenfion naturelle qu'a
le fang à fe porter vers la matrice à cette époelles éviteraient fouvent par cette attention,
que;
des avortemens qui ne font que trop fréquens;
fur-tout lorfqu'elles font d'un tempérament vif
& fanguin.: :
la faignée eft néLes fignes qui indiquent que
ceffaire dans le huitieme mois de la groffeffe, font
des: étourdifiemens, des maux de tête, des oppreffions dans la refpiration; des engourdiffemens
dans les bras: l'on ne doit même pas attendre au
terme de huit mois pour la faire, fi-ces symptômes; fe manifeftent dès le cinquieme ou le fixieme
mois, fur-tout fii les fujets font pléchoriques 5
alors il conviendrait de les faigner de fuite & de'
fin du huirépéter lan e mêmel opération vers la
fi-la continuation des fymptômes
tieme mois 53
nr
paraît Texiger, le 1 ob E -
Il peut cèpendant fe faire qu'ily ait des femmes qu'il ne convient pas de faigner, eu- égard
à leur tempérament & leur maniere d'être; mais
mois, fur-tout fii les fujets font pléchoriques 5
alors il conviendrait de les faigner de fuite & de'
fin du huirépéter lan e mêmel opération vers la
fi-la continuation des fymptômes
tieme mois 53
nr
paraît Texiger, le 1 ob E -
Il peut cèpendant fe faire qu'ily ait des femmes qu'il ne convient pas de faigner, eu- égard
à leur tempérament & leur maniere d'être; mais --- Page 106 ---
(90)
ces cas font beaucoup plus
traires : j'en ai vu qu'il
rares que les conles premiers mois de
convenait de faigner dès
leur groffefle,
ce momentla faignée foit avecr
quoique dans
raifon généralement
contre-indiquée; les pertes fréquentès &
riodiques en peuvent fournir
non-péce cas ci étant
l'indication, mais
tient
beaucoup plus délicat, il n'apparqu'aux perfonnes de l'art à s'en méler.
Si l'abus ou le mauvais
la faignée. m'a
emploi qu'on fait de
il
paru mériter quelques réfexions
importe, avant de finir. cet arricle, de dire 3
mot touchant la facilité de la
un
bitans à adopter &
majeure partie des haemployer desremèdes nouveaux
parce qu'on les leur exalte comme des'
à tous maux. Comment
pécifiques
foit pollible
peut-on fe figurer qu'il
qu'un remède qui peut agir efficacement dans quelques câs analogues,
rer également dans.
puiffe opéceux qui font totalement
oppofés, & enfin dans tous, comme le
dent leurs Auteurs : puifque le
prérenle plus fimple, & dont on borne remede, le
méme
plus les
priétés, a befoin d'être différemment
proraifon des âges, des
rnodifié à
fexes, des
des climats > de la variation des tempéramens, ,
fons, &c. Il eft donc de
tems & des faila plus grande
tance qu'on foit plus circonfpeé
imporqu'on l'eft ordinairement, & qu'on fe perfuade
pas qu'un remède ait
qu'il ne foffit
opéré efficacement dans --- Page 107 ---
(91)
quelques cas, pour imaginer qu'il convient dans
d'autres qui peuvent être dans le fond très-différens, quoiqu'ils femblent demême nature lorfqu'on
n'a pas de connoiffances fuffifantes pour les bien
apprécier. Il s'enfuit dès-lors des accidens d'autant plus facheux, qu'il eft rare qu'un remède
qui peut faire du bien lorfqu'il eit employé à
ne faffe
du mal dans le cas conpropos ,
pas
traire. Ce n'eft que parce que j'ai fouvent été
témoin de ces fâcheux exemples, que je crois
devoir recommander un peu plus de méfiance
qu'on en a pour toutes ces admirables recettes,
que les Inventeurs ne manquent pas d'annoncer
commes fpécifiques à tout mal, & qu'on devrait
douter plus fouvent de l'efficacité des moyens
que la plupart des perfonnes fe permettent de
confeiller à tous propos & avec la plus grande
fécurité , quoiqu'elles n'aient point les connoif
fances néceffaires pour en apprécier les propriétés. C'eftici le cas de fe bien perfuader que
les efforts de la nature tendent toujours à combattre la caufe des maladies auxquelles nous fommes expofés, & que s'il eft des circonftances où
P'art eft néceffaire pour l'exciter ou la modérer,
il en eft beaucoup d'autres où elle fe fuffirait à
elle-même, fi les fujets étant favorablement conftitués on ne s'avifait de la troubler. N'eft-il pas
évident. qu'un remède qui ne ferait pas bien indi-
les efforts de la nature tendent toujours à combattre la caufe des maladies auxquelles nous fommes expofés, & que s'il eft des circonftances où
P'art eft néceffaire pour l'exciter ou la modérer,
il en eft beaucoup d'autres où elle fe fuffirait à
elle-même, fi les fujets étant favorablement conftitués on ne s'avifait de la troubler. N'eft-il pas
évident. qu'un remède qui ne ferait pas bien indi- --- Page 108 ---
(92)
qué,doit faire du mal dans tous les cas, tandis
que la nature pourrait opérer
fi l'on la laifait
quelques guérifons
flexion
agir feule ? Cette feule rédoit fuffre, ce me femble, pour faire
ger des inconvéniens
juque peut avoir la conduite
que je blâme, & qui fera encore mieux
battue, par ce que dit M, Gilibert, dans les com- mé
moires qu'il a imprimés en
fur
du principe
1785,
l'énergie
exaltée
vital, quoiqu'il l'ait un peu trop
en avançant d'une maniere trop géncrale
qu'on devait au moins avoir autant de confiance
pour l'efficacité du travail de la nature,
celle des remèdes
que pour
qui ne font, dit-il, fouvent
que trop douteux. Voici fes
ce Je
propres mots: :
peux affurer qu'en expofant avec
3> deur d'une
canpart s
de
35 dans
l'impuiffance
la nature
plufieurs maladies, & de l'autre les
>> & mauvais procédés des Artiftes
bons
> fient de la dominer
qui fe glori5 je pourrais
3) qu'à tout confidérer, il ferait
démontrer, 3
>> aux hommes
plus avantageux
qu'on laiffàt toujours
>> cette bonne
agir feule
nature;il eft vrai que
3. impuiffance elle fuccomberait
fouvent par
aa' de malades
; mais combien
qu'elle guérirait qui font
3> jugulés par les Artiftes qui,
fouvent
>> de maladie qu'ils
ignorant l'efpece
combattent &
des
3 remedes qu'sls
l'énergie
.au hazard.J'ofe emploient 2 agiflent à peu près
le dire, les morts feraient Gn-
ule
nature;il eft vrai que
3. impuiffance elle fuccomberait
fouvent par
aa' de malades
; mais combien
qu'elle guérirait qui font
3> jugulés par les Artiftes qui,
fouvent
>> de maladie qu'ils
ignorant l'efpece
combattent &
des
3 remedes qu'sls
l'énergie
.au hazard.J'ofe emploient 2 agiflent à peu près
le dire, les morts feraient Gn- --- Page 109 ---
(93)
J0 core plus nombreux di cette bonne nature
>> ne réformait pas fouvent les bévues qu'on com
a met>. Cette réflexion de M. Gilibert eft fans
doute un peu outrée pour les pays où il écrivait,
mais ce ferait encore plus pour celui de PAmérique, puifque cette même nature en laquelle il
a tant de confiance y eft le plus ordinairement
inaétive & infuffifante. Néanmoins, comme elle
mérite toujours la plus grande confidération de la
part des Médecins, il eft aifé de voir de quelle
importance il eft que ceux qui n'ont pas appris
à l'obferver, à T'apprécicr & à l'interroger, foient
plutôt trop réfervés que de fe permettre de rifquer à la contrarier. I1 eft ailé de fe figurer,
d'après ces fimples réfexions, de quelle maniere
Oil devrait confidérer tous ces remèdes qu'on regarde comme univerfels, & qu'on employe ou
confeille le plus fouvent avec la plus grande
légereté, & qui, j'ofe le dire 5 feront toujours
plus de mal que de bien, , quelque efficaces qu'ils
puiffent être dans quelques cas, lorfqu'on, en fera
une application trop générale, & qu'ellenel efera pas
faite par desp perfonnes de l'art en état de les bien
diftinguer. Tels font les effets de la poudre d'Alliaud, du baume de vie de Lelievre, de la diffolution de gomme gayac, &c. Gc, dont on a
tant abufé & mefufé, faute d'avoir fçà diftinguer
les cas où ils pouvaient convenir & d'avoir ignoré
la maniere de les employer.
e --- Page 110 ---
(94)
ANCENSIENE
SECTIO N I Ve.
tout
Sia
ce que j'ai dit jufqu'ici Ori peut ert
conclure qu'il,eft poffible de prévenir
unes des caufes qui tendent à altérerla quelques
blancs
fanté des
s aggraver leurs maladies ou affecter leur
conftitution : nous allons
fuit, qu'il eft
prouver, par ce qui
infinité de
encore plus facile d'obvier à une
celles qui peuvent nuire aux négres.
L'utilité de ces êtres malheureux eft affez
connue je penfe pour que chacun puiffe
combien il eft important des
juger
s'occuper des
qui peuvent contribuer à les conferver moyens
en fentirait
: & l'on
encore mieux la néceffité,
qu'on fût humain &
pour peu
attention
compatiffant, fi l'on failait
combien le nombre de ceux
riffent annuellement eft
qui péheureufement
confidérable. Mais malla plupart des
font fenfibles à cette trifte propriétaires qui
fuadent
vérité 2 ne fe
pas affez qu'il ferait poflible de
pernombre des caufes qui
prévénir
plus malheureufement peuvent y donner lieu :
encore, il en eft d'autres
qui ne s'en affeétent pour ainfi dire
ne fongent à veiller à la fanté de pas, & qi
qu'ils excédent,
cesi infortunés
que dans ces tems 'de calamités
upart des
font fenfibles à cette trifte propriétaires qui
fuadent
vérité 2 ne fe
pas affez qu'il ferait poflible de
pernombre des caufes qui
prévénir
plus malheureufement peuvent y donner lieu :
encore, il en eft d'autres
qui ne s'en affeétent pour ainfi dire
ne fongent à veiller à la fanté de pas, & qi
qu'ils excédent,
cesi infortunés
que dans ces tems 'de calamités --- Page 111 ---
(95)
le
du travail qu'ils en retirent , ne
ou produit à leur valeur & leur fournir la
peut équivaloir
n'eft
facilitéd'en acquérir der nouveaux : ce
qu'alors
qu'ils les traitent avec un peu plus de bonté &
d'humanité. Contentons-nous d'obferver que les
8 les malheurs font conftamment la fuite
pertes adminiftration injufte & cruelle, & oppod'une
tableau celui de ce citoyen 2
fons à ce triite
ilami zélé de Phumanité, qui fut émt quand
calcula le nombre des infortunés qui périffaient
les négres
dans les vaiffeaux qui tran(portent
à
de T'Affrique dans le nouveau monde. Senfible
touchant, il configna en 1772, la
ce (petable
du meilleur méfomme de 1200 liv. pour prix
de l'académie de Bormoire, qui au jugement
les meilleurs
deaux, indiquerait CC quels. feraient
les négres qu'on tranf
>> moyens pour préferver
Colonies, des
>> porte de l'Affrique dans les
& { fouvent funeftes qu'ils
2> maladies fréquentes
>> éprouvent dans ce trajet. >>
Il eit été fans doute bien important qu'on
eût fatisfait aux vues de P'Académie & aux défirs
du citoyen vertueux qui en avait fourni loccafion; mais il n'en a matheureufement rien été,
puifque le même prix fut propofé quelque tems
après par la même compagnie pour un autre
objet d'utilité. Cependant quand on confidere
les nombreux armemens qui fc font pour la côte --- Page 112 ---
(96)
d'Aftrique, il femble qu'il était affez facile de
recueillir des obfervations
nombreufes fur différentes très-intéreffantes &
contribuer à ces mortalités caufès qui peuvent
défir de préverir;
qu'on aurait eu le
on ne peut donc qu'être étonné
que dans le nombre des premiers
négriers, dont la
chirurgiens des
plupart font ordinairement inf
truits, il n'y en ait Pas eu quelques-uns
daigné s'occuper d'un
qui aient
objet aufi intéreflant.
Je n'ignore pas que depuis qu'on eft
d'aller chercher les
obligé
négres un peu loin dans les
terres, on ne peut éviter de leur faire
des marches forcées &
éprouver
fatiguantes, dont ils font
quelquefois excédés avant d'être rendus à
& que cette feule circonflance à
bord,
laquelle il eft
peut-être impollible de remédier
fortement
, doit au moins
contribuer à altérer leur fanté & contribuer à la mortalité. Néanmoins,
ayant obfervé
que tous les navires qui, arrivent à Saint Domingue, dont la traverfée &la traite
courtes ne
avaient été
portaient ordinairement que des
négres bien portans, , & qu'ils n'en avaient
perdu, du moins que fort peu, depuis leur pas
;
d'Affrique je crois être fondé à croire départ les"
plus grands accidens
que
proviennent du
fait quelquefois le
féjour qu'on
long d'une côte mal faine
ou de la cruelle fituation dans
s
vent ces maiheureux
laquelle fe troudans la plôpart des navires
la traite
courtes ne
avaient été
portaient ordinairement que des
négres bien portans, , & qu'ils n'en avaient
perdu, du moins que fort peu, depuis leur pas
;
d'Affrique je crois être fondé à croire départ les"
plus grands accidens
que
proviennent du
fait quelquefois le
féjour qu'on
long d'une côte mal faine
ou de la cruelle fituation dans
s
vent ces maiheureux
laquelle fe troudans la plôpart des navires --- Page 113 ---
(97)
vires négriers. On fçaitqu'ils y font pour ainfi dire
entaflés les uns fur les autres 5 que l'air qu'ils
y refpirent ne peut qu'être très-impur, & que
les alimens, dont on les nourrit font parfois trèsdangercux s par leur vétufté & leur mauvaife
qualité; il ferait donc poflible de prévenir une
partic des accidens qui en font les fuites, fi l'on
voulait porter un peu plus d'attention qu'on ne
fait à les prévenir. Nombre d'auteurs fe font OCcupés des différens moyens qui peuvent fervir à
purifier l'air de l'intérieur des vaiffeaux 3 ainfi
que de ceux quifont propres à prévenirlaltération
des provifions qu'on y charge. Nous nous contenterohs d'obferver, qu'enj joignant aux précautions dont ils Ont fait mention 2 celle d'avoir
moins égard au port des navires qu'on expédie,
qu'à leur marche, de borner la traite de chaque
négrier à une quantité moindre, & de ne partir
que dans.la faifon la plus convenable ; on pourrait prévenir nombre de ces maladies que les
négres éprouvent à bord des négriers 2 & qui
font d'autant plus redoutables, que la contagion
qui en eft pour ainfi dire inévitable, rend toujours le nombre des vidtimes très-multiplié,
Quoique la derniere précaution dont je viens
de parler, me paraiffe une des plus propres à
prévenir Ia majeure partie des accidens qu'on
éprouve à bord des négriers 2 ainfi qué fe le
G --- Page 114 ---
(98)
font perfuadés les armateurs anglais 5 comme il
eft vraifemblable que les armateurs
s'en aviferont
Français ne
que tout autant que leurs intérêts
Pourontsytrouver,& que d'ailleurs en fiuppofant
qu'ils s'y décidaffent
2 plufieurs autres
tances peuvent ralentir. les
circonfmarche des
expéditions ou la
négriers; nous n'en ferions pas moins
fondés à défirer que les gens de l'art les
inftruits &. qui font à portée
plus
font les véritables caufes des d'apprécier quelles
négres
maladies que les
peuven: éprouver dans les bâtimens
les tranfportent
qui
dans le
d'Afrique en Amérique, a 9 fuflent
cas d'indiquer les meilleurs
de
les
moyens
prévenir ou de reiédier à leurs effets. Alors
on pourrait efpérer que le nombre de ceux qui
périffent avant d'être arrivés aux Coionies, ferait
beaucoup moindre, ainfi que celui de ceux qui
y arrivent affectés de quelque vice,
craint
s qu'on ne
Pas ordinairement de repercuter à l'inf
tant de leur, arrivée & dans le moment
céde celui de la vente,
qui prélorfqu'ils fe manifeftent
par des fymptômes extérieurs, afin de pouvoir
furprendre la bonne foi des acheteurs. N'inff
tons Pas plus longtems fur un objet qui nous eft
prefque étranger 2 afin de nous
qui nous concerne
occuper de ce
:
plus particulièrement & dont
nous pouvons parler avec plus de certitudc.
:: A peine les négres font-ils arrivés dans ncs
de leur, arrivée & dans le moment
céde celui de la vente,
qui prélorfqu'ils fe manifeftent
par des fymptômes extérieurs, afin de pouvoir
furprendre la bonne foi des acheteurs. N'inff
tons Pas plus longtems fur un objet qui nous eft
prefque étranger 2 afin de nous
qui nous concerne
occuper de ce
:
plus particulièrement & dont
nous pouvons parler avec plus de certitudc.
:: A peine les négres font-ils arrivés dans ncs --- Page 115 ---
(99)
Colonies, qu'ils font vendus & remis-à différens
propriétaires. S'il eft toujours de la plus grande
importance d'être juftes & humains à leur égard 5
perfonne ne doit ignorer que c'eft encore plus effentiel dans ces premiers inftans 2 & qu'il convient
d'être complaifant & très-attentif à procurer à
ces malheureux tout ce qui peut contribuer à
les rétablir des fatigues du voyage & leur être
néceffaire. On commencera donc. par les vétir
d'une maniere convenable; il fera à propos de
les faire loger & manger enfemble', du moins
pendant quelque tems, fi cela fe peut & filon
a eu pluficurs fujets du même navire 2 afin' de
pouvoir y avoir l'oeil avec plus de facilité ; &
qu'ils puiffent s'égayer & fe confoler mutuellement. Il eft même à propos de les diftraire par
quelqu'amufement, afin de ieur faire cublier leur
pays & de bannir le chagrin qui les prend quelquefois, loriqu'ils fongent à la diftance- qui les
fépare de leurs parens & de leur patrie. Celui de
la danfe eft un de ceux qui leur plaifent le plus, s
furtoutaux Congo, & c'eftle plus propre à leur
faire prendre de l'exercice, queje crois toujours
très-néceflaire pendant ces premiers tems de leur
féjour. Les iueurs qui en réfuitent font d'autant
plus avantageufes qu'elles décident affez fréquemment, les fymptômes de quelque vice cu-.
tanné qu'on. aurait répercuté, ou des éruptions,
Gij --- Page 116 ---
(100)
le fang
falutaires en dépurant
qui font toujours font étrangeres & pourraient
des humeurs quilui
fi elles étaient retenues
être très préjoliciables, par un régime conve-
& fi fon ne les corrigeait
nable.
frais, notamment les baLes vivres de terre
différentes plantés,
nanes, les calalous faits avec creffon 20 2 feuilles de
comme épinars, pourpier, aromatifés avec du jus
patience, d'ofeille &c. 2
leur principale
de citron, doivent conftituer
à renourriture. Ces alimens font tres-propres le régime aumédier aux effets qu'a pû opérer la traverlée 2 &i
quel on lès a tenus pendant falaifons que, quelques
mitiger même ceux des dont les négres baufhabitans leur donment, &
doit faire
font affez friands. Cette réflexion
y aux
fales
vaudroit mieux fubftituer
comprendre qu'il
fraîche quand on le pourra;
falaifons, del la viande
s'en tient pas à un
du moins, flon ne
il me femou, que
végétal, commc
régime Gmplement
il faut bien prendre
blerait plus convenable. leur donne foient
garde que les falaifons qu'on
en grande
& que ce ne foitpas
de bonne qualité,
quantité.
fe figurer, quoique je
Il ne faut pas cependant végétale 2 comme celle
confidere la noufriture
nouveaux, qu'il
qui convient le plus aux négres avec tel ou tel vivre
foit indifférent de Aes nourrir
D
végétal, commc
régime Gmplement
il faut bien prendre
blerait plus convenable. leur donne foient
garde que les falaifons qu'on
en grande
& que ce ne foitpas
de bonne qualité,
quantité.
fe figurer, quoique je
Il ne faut pas cependant végétale 2 comme celle
confidere la noufriture
nouveaux, qu'il
qui convient le plus aux négres avec tel ou tel vivre
foit indifférent de Aes nourrir
D --- Page 117 ---
(101)
de terre indiflin@ement, car les patates, aux-.
quelles ils ne font pas ordinairement habitués,
font par. elles-mémes trop indigeftes & d'unepature tellemént acefcente, qu'elles leur nuiraient
infailliblement limlon en conftituait la bafe de
leur nourriture, ou fi Pon n'avait l'attention d'en
corriger en même tems les qualités 2 par. des
çalalous faits avec des plantes amères & toniques, par le jus de citron mélé à celui de piment, ou par un peu de viande falée dont P'ufage
devient dans ce cas ci comme néceffaire. C
L
Il eft ordinaire que quelques jours après que
les négres font arrivés dans les colonies:, 2 ils
éprouvent une petite révolution qui, e provient fans
doute plutôt de la qualité différente des alimens
qu'ils prennent 5 ou de la plus grande quantité
qu'on leur en accorde, que des influences du
climat 2 qui peut, néanmoins y co: 1 opérer *
quoique la différence de celui d'où on les a tirés
ne foit.ni bien grande ni effentiellement défavantageule, puifqu'en général la côte d'Afirique
eft plus brûlante &.moins falubre que nos COlonies. Les effets de cette révolution ne demandent. peut-être pas beaucoup d'attention ; j'en.ai
cependant quelquefois vu, réfulter des diarrhées
affezrebelles, auxquelles la fuppreflion ou diminution de la tranfpiration avaientvraifemblablement
quelque part, C'eft pourquoi fai toujours conGiij --- Page 118 ---
(102) nouveaux 5 à 6 jours
féillé d'évacuer les négres
en leur faiaprès leur arrivée fur les habitations, fuite & le matin feudeux jours de
avec
fant prendre
d'èau de caffe : acidulée
lement, un pot
fares pk je n'en ai jajus d'oranges
un pende de bons effets.
il
mais vu que
attentions une fois obfervées,
Ces premieres tarder à occuper les négres
convient de ne pas travail léger, plutér pour
baufsâles à quelque
la flexibilité des partics,
les diftraire ou entretenir! de fatisfation le plaileur faire goûter avecplus que dans les vues
fr de la danfe & du rèpos, leur fervice. Il feroit
de tirer quelqus profit de
les employer alors
bien déplacé de prétendre 8 de ne pas fe perfmader
à des travaux pénibles les amener à ce poine
qu'il eft important de ne F'attelier que par gra8 de les faire aller avec
céux qui préferent
dation, Je crois même que
un certain tems;
les employer (éparément pendant qu'on ne pilt
mieux. Ce n'eft pas
n'en font que
de douteur, quoique conles traiter avec plus
mais ils font alors
fondus parmi les anciens, ceux-ci font quelquetémoins des châtimens que & qui pouraisnilies
fois dans le cas d'éprouver, 37
dépiter ou les inquiéter, font ordinairement dans
La plupart des habitans
certain tems leurs a
l'ufage de diftribuer après un fujets de leur hanouveaux aux différens
négres
eft pas
n'en font que
de douteur, quoique conles traiter avec plus
mais ils font alors
fondus parmi les anciens, ceux-ci font quelquetémoins des châtimens que & qui pouraisnilies
fois dans le cas d'éprouver, 37
dépiter ou les inquiéter, font ordinairement dans
La plupart des habitans
certain tems leurs a
l'ufage de diftribuer après un fujets de leur hanouveaux aux différens
négres --- Page 119 ---
(103)
bitation quileur en demandent. Ce choix mérite
la. plus grande & la plus (crupuleufe attentioni >
de ne
puifquil eft de la plus grande conféquence
ceux qui font dans le cas deleur
les confier qu'à
bon
&
donner de bons confeils & un
exempie,
font
d'abufer. de Te[-
fur-tout qui ne
pas capables
d'autorité qu'ils: font, cenfés avoir fur eux 5
pèce
de prendre. Comme
& qu'ils ne manquent- pas
le nombre des.bons. fujets, fur. lefquels. on peut
eft allez rare,ileft affez
compter en pareil, cas,
le foin qu'ils
ordinaire de voir-que loin- d'avoir.
font confiés, ils les
ont promis à ceux qui leur
regardent & les traitent comme des valets aux5
7 les.. travaux. les plus pé-
-quels - ils font faire
la nournibles > en leur refufant quelquefois
riture convenable > ou en.leur excroquant une
partie des vivres que les maîtres leur accordent
quelquefois pendant certain tems. Ces pauvres
mallseureux n'ofantni ne pouvant fe plaindre, par
la difficulté qu'ils: ont àfe faire entendre, fniffent ordinaitement pari fe dépiter, & deviennent
toujours. de mauvais fujets. Il femblerait
prefque:
de livrer les nédonc qu'il ferait plus avantageux
comme
gres, nouveaux à eux-mémes; cependant inconréfulter alors beaucoup d'autres
il en peut eft inutile de détailler, & qu'il n'elt
véniens qu'il
abus
facile de prévenir tous les
qui
pas trop
de peine:
écloraient en pareil cas,onnlaura pas
Giv
fe dépiter, & deviennent
toujours. de mauvais fujets. Il femblerait
prefque:
de livrer les nédonc qu'il ferait plus avantageux
comme
gres, nouveaux à eux-mémes; cependant inconréfulter alors beaucoup d'autres
il en peut eft inutile de détailler, & qu'il n'elt
véniens qu'il
abus
facile de prévenir tous les
qui
pas trop
de peine:
écloraient en pareil cas,onnlaura pas
Giv --- Page 120 ---
(104).
à concevoir pourquoi les négres nouveaux
fifent fi peu fur certaines habitations,
réuffur d'autres ils profpèrent
tandis que
prefque
conclurai de toutes ces réflexions toujours, Je
propriétaires n'ont
fur
que lorfque les
pas
leur habitation un bon
fond d'attelier 9 ils doivent toujours
faire des petites acquifitions
préférer de
plus fouvent
tées, que d'acheter une trop grande
répénégres : à la fois, afin de pouvoir
quantité de
y veiller eux-mémes, ou de ne les confier qu'au petit nombre de
leurs efclaves fur la fidélité defquels ils
compter. Lorfque l'état de leurs affaires peuvent
mettra pas cette lenteur, ils doivent alors ne perrer de mettre tous les négres
préféquis, fous la direétion du meilleur nouvellement 2cront, & dont ils doivent
fujet qu ils aud'une
récompenfer les fervices
manicre, affez effentielle pour qu'il foit in-.
térelfé à mériter cette confiançe &
de dignité.
cette efpèce
Lorfque les négres nouveaux font parvenus à
- cepoint oà l'on n'a plus befoin des'en
il s'agit que les propriétaires des biens inquiéter,
ils fant attachés, joignent à l'autorité auxquels
fur eux, s beaucoup de juftice & d'humanité qu'ils ont
que s'ils accordent leur
, &
pouvoir à des
tans, ce ne foit qu'à des
repréfenprécier les
perfonnes en état d'apfont
obligations qu'elles ontà remplir, & qui
capables de conduire les négres d'autrui
avec --- Page 121 ---
(1O5)
autant d'intérêt, de foin & de zèle que s'ils leur
appartenaient en propre.
obferver
L'immenfe difproportion qu'on peut
entre les pertes qu'on fait fur une habitation mal
adminiftrée, avec celle qui l'eft bien > prouve
d'une: maniere bien évidente combien Ics vices
d'adminiftration peuvent être conféquens. Il n'ap-.
partient qu'à cenx qui font éclairés par une longue expérience à ce fujet de tracer à ceux qui cn
des
ont moins, & qui commetatjumelenent
bévues capitales 2 quelle eft. la route la plus convenable.
Quoique mon intention ne foit point de m'occuper d'autre partie de V'adminiftration, que de
celle qui a le plus de rapport à mon objet, je ne
puis m'empécher d'admirer en. paffant la fage précaution de quelques propriétaires s de proportionner les-bénéfices de. leurs repréfentans àux
faire fur leurs
profits & aux pertes qu'on peut
habitations, & de les faire participer aux uns &
leur' adminiftration. On ne
aux autres pendant
peut (ans doute difconvenir que dansle plus grand
nombre des perfonnes qui font prépolées par. les
propriétaires pour les repréfenter, on pourroit
fe difpenfer d'une pareille précaution, , & qu'on
n'en ferait pas moins affuré des foins dont elles fe
font un devoir; mais il n'en eft pas moins vrai
qu'il en eft quelques-unes àl'égard defquelles.elle
participer aux uns &
leur' adminiftration. On ne
aux autres pendant
peut (ans doute difconvenir que dansle plus grand
nombre des perfonnes qui font prépolées par. les
propriétaires pour les repréfenter, on pourroit
fe difpenfer d'une pareille précaution, , & qu'on
n'en ferait pas moins affuré des foins dont elles fe
font un devoir; mais il n'en eft pas moins vrai
qu'il en eft quelques-unes àl'égard defquelles.elle --- Page 122 ---
(106)
peut être utile, & qu'elle le ferait
fion l'étendaiten
encore plus
qui font
quelque forte à l'égard.de celles
comme en fous-ordre des
préfentans.
premiers reAyant parlé de quelques circonflances
cernent les négres bauffales
qui conticulières jufqu'au
& qui leur font parfondre
moment où l'on peut les conparmi ceux qui fort anciens au
créoles; nous allons maintenant
pays ou
niers en les confidérant
parlerde ces derdans leurs
en commençant
différens àges,
tôt
le
par l'age le plus tendres ou
par moment où ils commencent
plumalheureufe exiftence,
une trifte &
s'ils n'ont pas le bonheur
d'appartenir à des: maîtres qui foient tels
doivent être à leur égard.
qu'ils
Lorfque j'ai réfléchi pour la
combien le nombre des
premiere fois 9
négres qui font dans la
Colonie, , eft inférieur à celui de
a apporté d'Afrique
ceux qu'on y
où l'on voit
> qu'il eft des habitations
beaucoup de créoles,
en a beaucoup d'autres où l'on
tandis qu'ily
très-petit nombre
n'en voit qu'un
s quoique établies depuis fort
long-tems 5 je me fuis facilement
devait exifter des eaufes
perfuadé qu'il
grande
qui occalionnaient cette
dépopulation - 2 & qu'il devait y en avoir
auffiqui pouvaient, trendre raifon
pulation n'était
pourquoi la popas plus nombreufe.
obfervations m'ayant confirmé dans
Quelques
mon opinion
tandis qu'ily
très-petit nombre
n'en voit qu'un
s quoique établies depuis fort
long-tems 5 je me fuis facilement
devait exifter des eaufes
perfuadé qu'il
grande
qui occalionnaient cette
dépopulation - 2 & qu'il devait y en avoir
auffiqui pouvaient, trendre raifon
pulation n'était
pourquoi la popas plus nombreufe.
obfervations m'ayant confirmé dans
Quelques
mon opinion --- Page 123 ---
(107)
des habitans de prévenir
qu'il érait au pouvoir
des premières., & qu'ils pouvaient
quelquesunes
en favorifant la population, 2
remédier aux autres
d'infifter à ce fujet.
jai penfé qu'il était à propos
le répéter ,
Je l'ai déjà dit 5 - & ne faurais trop
doit
qui veut tirerparti des négres
touteperfonne avec la plus grande délicateffe,
en agir avec eux
doit être jufte à
jamais de vue: qu'il-d
8 ne perdre
bien conyaincu de cette véleur égard-S'il elt
le bon fens &
rité, & s'il réunit à -cette qualité
convenables pour bien juger;
les connaiflances,
population eft beau
il verra bientôt pourquoila
habitations
confidérable fur certaines
coup plus
la faf
dans d'autres : qu'il-ne s'agit pour
que
d'établir une bonne & douce admi:
vorifer, que
les caufes quiy font les
niftration 5 & que parmi
les excès du liplus contraires, on doit compter
& furauxquels les négres fe livrent,
bertinage de bonté & de juflice des maitres
tout le peu
ou des repréfentans, , à leur égardi
de
de . la conduite
- Que peutsil - réfulter en effet
le tems qui
loin d'accorder aux négres
ceux qui ;
lequel: ils pourraient
leur appartient,8 pendant femmes des peines attafe confoler avec: leurs
de celui
chées à leur état , difpofent en partie leur faidoit être confacré au: répos 2 en
qui
néceffaires, & ne leur
fant faire des veillées peu
dont ils ont besccordant même pas les inftants
de
de . la conduite
- Que peutsil - réfulter en effet
le tems qui
loin d'accorder aux négres
ceux qui ;
lequel: ils pourraient
leur appartient,8 pendant femmes des peines attafe confoler avec: leurs
de celui
chées à leur état , difpofent en partie leur faidoit être confacré au: répos 2 en
qui
néceffaires, & ne leur
fant faire des veillées peu
dont ils ont besccordant même pas les inftants --- Page 124 ---
foin
(J08)
pour fe procurer &
ture? Peut-on fe figurer
préparer leur nourritances
que dans de telles
s les négres Puiffent être
circonf
propagation de leur
fort propres à ia
foient dans le
efpèce, & que les
cas de fe foucier
négreffès
peines trop multipliées
d'ajouter à des
pourrait que les rendre celles d'un érat qui te
& plus à
encore plus malheureufes
phaindretllyauroit
conféquence à de
certainement de l'inque les travaux prétendre, 9 & de ne pas fentir
exceflifs & trop
tinués, doivent, ,en
long-tems conceffairement fur
épuifant les fujets, influer néla population. Il faut
nager les négres autant
donc méjamais oublier
que faire fe peut, & ne
qu'ils ne Peuvent étre,
propagation, que tout autant
propres à la
& le repos convenables
que les réparations
feront
pertes & aux fatigues qu'ils font proportionnés aux
prouver.
dans, le cas d'éSi les excès forcés, du
viens de parler,
genre de ceux dont je
pulation, il
Peuvent étre contraires à la
en. eft d'autres
po.
taires ne le font
qui guoique volonchant naturel
pas moins, en raifon du
des fuites
que les négres ont à s'y livrer pen- &
qui les
fordre dans lequel accompagnent. Tel eftle dé4
greffes, &
vivent les négres & les né
que les propriétaires
forte de prévenir
doivent faire enpar tous les
nables; ils doivent
moyens imagiégalement fire leur pofible
tre contraires à la
en. eft d'autres
po.
taires ne le font
qui guoique volonchant naturel
pas moins, en raifon du
des fuites
que les négres ont à s'y livrer pen- &
qui les
fordre dans lequel accompagnent. Tel eftle dé4
greffes, &
vivent les négres & les né
que les propriétaires
forte de prévenir
doivent faire enpar tous les
nables; ils doivent
moyens imagiégalement fire leur pofible --- Page 125 ---
(109),
Tabus,qu'on fait d'une liqueur beaupour prévenir
& dont les excès nuifent
coup trop répandue
& aitérent
de toute maniere à la popalation,
Par fucceflion de
finguliérement la confitution.
l'ufage de cette liqueur porte fur le temtems
même elle ne ferait pas auffi
pérament, & quand
elle
dangereufe lorfqu'eile eft ancienne, que quand
comme l'affure M. Dazile,
eft récemment faite 3
fi lon
elle eft toujours nuifible par fa violence
& immodérément 5
en ufe trop fréquemment
comme le font la plupart des négres, depuis que
font fi multipliées & que la vales guildiveries devenue fi modique. (1) Il eft
leur du taffia eft
On lit dans les mémoires de Ia fociété royale de
(1)
258, que le fquirre ou
Médecine, année 1776, page
obllruction du pylore , eft une maladie fort commure
s'adonnent à la boiffon
parmi Ies gens du peuple qui
eit violente
de Péau de vie, & que plus cette liqueur les exem-
&
elle eft familière. Comme
ou forte, plus
prouvent qu'elle
ples qu'on Y cite de cette indifpofition
combien les
eft toujeurs mortelle 2 on peut fe figurer
excès du genre de celui qui l'occafionne font dangereux, & que l'abus du taffia ne doit conféquemment,
être moins redoutable, J'obferverai en paffant que,
pas
continuels étant ordinairementle fymples vomidemens
cette maladie 2 on ne deit pas
tôme qui accompagne
prouvent qu'elle
ples qu'on Y cite de cette indifpofition
combien les
eft toujeurs mortelle 2 on peut fe figurer
excès du genre de celui qui l'occafionne font dangereux, & que l'abus du taffia ne doit conféquemment,
être moins redoutable, J'obferverai en paffant que,
pas
continuels étant ordinairementle fymples vomidemens
cette maladie 2 on ne deit pas
tôme qui accompagne --- Page 126 ---
(IIO)
probable,quec'eft
liqueur que doit être principalemencifunige attribué
de cétte
ment que plufieurs anciens ce grand changeavoir
habitans m'ont dit
apperçu touchant le caraétere moral
négres; & que cette même caufe
des
en occafionner par Ia fuite de
pourrait bien
fi le-Gouvernement
plus conféquent,
n'interpole
autorité
férieufement
, corme il-a
fon
faire, afin
quelquefois tenté de le
d'empécher le trop
cette liqueur. Car
grand débit de
indépendamment des
gemens qu'elle occafionne
déranhabitations
fenfiblement fur les
depuis que les négres en ont contradté
Phabitudc, elle peut les induire à
des plus
une erreur'
conféquentes en les
le croient la plupart,
perfuadant, comme
qu'ils peuvent à l'aide dece
moyen 1éparer leurs forces
vrer avec plus d'ardeur à
épuifées, & fe lifois d'autant
des excès qui font par
vent fuivis plus préjudiciables, qu'ils font fou-
& précédés de courfes vives
lentes. Tel left le cas des
& vionégres qui ont leurs
négliger d'avoir égari à ceile dont
qu'à fa caufe,
je parle ainfi
fur la caufe de la lorfqu'on eft appeilé pour prononcer
ordinairement
mort de certains fujets, qu'on eft
volontaire, porté à regarder comme violente & in-
, lorfqu'ils ont éprouvé pareil
de mourir, furtour
fymprôme avant
fuccombé,
quand c'efi quelque négre qui aura
& vionégres qui ont leurs
négliger d'avoir égari à ceile dont
qu'à fa caufe,
je parle ainfi
fur la caufe de la lorfqu'on eft appeilé pour prononcer
ordinairement
mort de certains fujets, qu'on eft
volontaire, porté à regarder comme violente & in-
, lorfqu'ils ont éprouvé pareil
de mourir, furtour
fymprôme avant
fuccombé,
quand c'efi quelque négre qui aura --- Page 127 ---
(111)
fur celle de
femmes fur d'autres habitations que
leur maître & dontilsfont plus ou moins éloignés,
&
la nuit
Alors ils paffent une partic quelquefois ber
entière fans prendre le repos dont ils ont
feul réparer les pertes
foin & qui pourrait
qu'il
de la veille , d'où s'enfuit néceffairement devoirs du
leur eft impofible de remplir, les
même avecla meilleure volonté. Mallendemain,
loin de remédier à la
heur à I'nabitant qui
traite
caufe premiere en établidant le bon ordre,
les négres qui font dans ce Cas &
avec rigueur
tâchent ordinairement
leur refufe le repos qu'ils
qui
d'obtenir, en feignant quelque indifpofition Thomme de
tarde
à devenir réelle 2 fi
ne
pas
confulte dans ce cas n'eft pas plus ju
Part qu'on
dicieux.
foit
des obfervaQuoique ce ne
qu'après
tions bien conftatées que. j'ai crû pouvoir avanle défordre ou libertinage des négres,
cer que
être confidérés
& l'abus qu'ilfont du raffia,devaient
des caufes qui influent le plus fur leur
comme
à la
& qu'on ne
fanté - & s'oppofent
population,
fçauroit trop s'occuper des moyens qui peuvent
les prévenir; il ne faut pas fe figurer que je
veuille exclure entierement l'ufage du taffia, ni
penfe qu'il fit à propos d'employor l'auque je
obliger les négres & les négreffes à
torité pour
immuables entr'eux.,Dans
contracter des. liaifons
influent le plus fur leur
comme
à la
& qu'on ne
fanté - & s'oppofent
population,
fçauroit trop s'occuper des moyens qui peuvent
les prévenir; il ne faut pas fe figurer que je
veuille exclure entierement l'ufage du taffia, ni
penfe qu'il fit à propos d'employor l'auque je
obliger les négres & les négreffes à
torité pour
immuables entr'eux.,Dans
contracter des. liaifons --- Page 128 ---
le prem:ier
(112)
cas, ce n'eff'que F'abus d'une liqueur
trop.violente que je condamne; tandis
lei fecond ,je penfe que la' libérté
que dans
& négreffes ont de fe.c quitter
que les* négres
qu'ils ne fe :cohwiehnent muituellement lorfconviennent
plis 2 Ffait qu'ils fe
les
plus longrems., , furutonelguiand
propriétaires
tenir quelque ouilurserepriéd@entins fravent leur
compte dé leuriconftalice par
que petite fayeur srou en
glielleseréinchemtant un peu
d'eflimey quand les
union aufi lititeyla rendent eaihuipuevenateirioue
cela arrive hflez
plus étoitel tomme
commuinement Gene"fer'done
qu'àlégardice ccux ou de cellès qui, pouvantle
procurer une femne-ou-urhonire" fr
tion deleur maitreyy vontfe
Mabinr
ces cioignées JOU quirne font projpres pourvoira desdiltune
l'union &le ménage de'ceutiquifone qu'a'troubfer
qu'l convient
franquilies,
dienagirinsacqueigue rigueur
pourvu toutefoisque celdi
dans.le cas de.leur précher queaurdeseornigtrfoif le
pas les némes défauts
bion'evempleide n'ait
rélexion
qu'eux à fereprochier: Côtte
paraitra. péut-étre finguliere"
perfonnes : je me flatte cependant
quelques
fera pas pour : ceux qui
qul'elle ne le
le caractere des
obferventavec attention
l'influence
négres & qui'oht vi commemoi
fur la
que: peut avoir la' conduite du
leur. -
maitre
S'il eft- facile de voir
par ce qui précéde > S
comment
ait
rélexion
qu'eux à fereprochier: Côtte
paraitra. péut-étre finguliere"
perfonnes : je me flatte cependant
quelques
fera pas pour : ceux qui
qul'elle ne le
le caractere des
obferventavec attention
l'influence
négres & qui'oht vi commemoi
fur la
que: peut avoir la' conduite du
leur. -
maitre
S'il eft- facile de voir
par ce qui précéde > S
comment --- Page 129 ---
(113)
conimient une bonne adminiftration peut contHi=
buer à augmenter la population, il eft encoré
plus facile d'en démontrer l'utilité dans d'autres
cas ou l'exécution des moyens eft beaticoup plus
aifée. Tel eft celui qui eft relatif à l'état des
négreffes qui font enceintes: Comme ce n'eft qu'eri
raifon du fervite qu'on en exige lorfqu'elles font
dans cette firuation, qu'elles eri font peinées ou
qu'elless'en félicitent, c'eftalorsqu'il convient d'adoucir leur misère & de les ttaiter avec beaucoup
plus de bonté & de complaifarice, 9 filon veut conferver leur fruit & favorifer la population. Il eft
certain que c'eft en raifon des égards qu'on a
pour les négreffes enceintes ou nourrices, quele
nombre en eft plus ou moins confidérable, Je fçais
que plufieurs habitahs y poftent une atténtion
fuflifante, mais combien n'en voit-on pas qui exigent alors le même fervice ou peurs'en faut
fi elles n'étaient point dans une fituation 5 aufi que
intéreffante. Je ne fetai point mention des fuites
terribles & affreufes auxquelles une telle incone
duite dorne ordinairement lieu & dont les
pro*
priétaires font toujours la dupe sje me bornerai
àr rentarquer y qu'il a de l'inhumanité d'employer
les femmes enceintés à des travaux un peti forcés, fur-tout dans les quatre derniers mois de
ala grofleffe, & que c'eft s'expofer à les perdre
que d'en agir autrement. On devrait dord
H
terribles & affreufes auxquelles une telle incone
duite dorne ordinairement lieu & dont les
pro*
priétaires font toujours la dupe sje me bornerai
àr rentarquer y qu'il a de l'inhumanité d'employer
les femmes enceintés à des travaux un peti forcés, fur-tout dans les quatre derniers mois de
ala grofleffe, & que c'eft s'expofer à les perdre
que d'en agir autrement. On devrait dord
H --- Page 130 ---
ne les employer dans (114) ces derniers
travaux les moins
tems, qu'aux
les mêmes attentions fatiguans & avoir pour elles
pour les nourrices; que quelques habirans ont
veillées, d'aller au jardin c'eft-à-dire les excepter des
&, leur. permettre deif avantile leverdu foleil,
fe couche. Cescattentions, feretirenaui'in imoment:on il
penfables (pour
fontsiau moins indifplesdepstiessicinderey
fonnablement efufen deuleur
peut raiplus de tems,; pui(qu'elles font aecordersaugsp peu
ployer une, partie à, foigner, obligéa.d'en.em
Quant à la précaution
deur.nouriffon.
les nourrices & les femmes gu'gn.ai dez fairen retirer
rences de pluie; ài imoins.que enceintes aux appaaportée des.éablifemens, Tattelier ne trayaille
ourque,le itemsne.foit
mieux que
encore
EES
deux
chaque habitant. fisn
pecitestentesquonp
pourva-d'une ou
din & fous lelquellesles anpamsit@ireporeache
leurs enfans, des.y allaiter, snourrices &1
pouuraientplacer
vert au beloin, en,
méme sly.mettredcon
vent fouvent
cas de grains depluies .
qui arritrop
letems de (e.rendre, oinenestrweaneses
de les effuyer. Cette: akera-dacembries
faire celle qu'il
premiere réflexion; m'a fait
eût un nombre fuffifant conviendrait que chaque habitane
leur attclier à l'abri- de det tentes pour mettre tout
la
faifant porter au
pluie 2 & qu'en les
jardin, dans la faifon dumoins *
fouvent
cas de grains depluies .
qui arritrop
letems de (e.rendre, oinenestrweaneses
de les effuyer. Cette: akera-dacembries
faire celle qu'il
premiere réflexion; m'a fait
eût un nombre fuffifant conviendrait que chaque habitane
leur attclier à l'abri- de det tentes pour mettre tout
la
faifant porter au
pluie 2 & qu'en les
jardin, dans la faifon dumoins * --- Page 131 ---
Guts)
ei elle tombe fi
venir une infinité fréquemment, de
on poufroit prée
fioms det tran/piration maladies que les fupprefêtre très-(érieufes, Occafionnent, & qui peuvent
lés dans le
lorique les négres font mouilmomentrot ilsfont en fueur,
In'efpas d'habitant. quine fache
que le nombre: udes: malades Teft
parfaitement
fidérable dans larf faifon des
toujours plus cona
autre,: &c
pluies que dans toute
teliet: vient qus.augmente; à êtke
toutes les foisque P'atmiouillés. c'eft
fieurs. Ont
pourquoi pluou
la-fage-precautiont de faire placer un
leurs plafeunssjouppas - dans différens côins de
jaedingyrafinique les négres
àl'abri du mauvais tems: Mais paiflent y être
cabanies-font: rarement.a aflezn
cesisjouppas ou
ventr méme Pêtre
multipliés & rie peude canne; encore ne prtidemment parmites pieces
audi utiles que
feroneilsjamais auliap portée,
à volonté lai ditedion dextentesgrd dont on peue oppofer
du côté d'oir
pluie & le vent ; saqu'on 2. peut les viennent la
l'allée la plusvoilinei de la
étenidre dans,
cultivel I-ferait fanse
piece del terre qu'on
muitiplier quei ide
doute plus à propos de lea
en
faciliter le les.Eiretrop grandes, tant pour
ait moins de prife, tanfportique La
pour que le Vent y
Petite
peut occafionner, ne mérite dépenfe que cela
moindre attention,
certainement pas la
puilqu'on en fera plus
dédommagé par le tems qu'on économifera que
& que
Hij
re dans,
cultivel I-ferait fanse
piece del terre qu'on
muitiplier quei ide
doute plus à propos de lea
en
faciliter le les.Eiretrop grandes, tant pour
ait moins de prife, tanfportique La
pour que le Vent y
Petite
peut occafionner, ne mérite dépenfe que cela
moindre attention,
certainement pas la
puilqu'on en fera plus
dédommagé par le tems qu'on économifera que
& que
Hij --- Page 132 ---
les négres
(116)
des lieux où employent, ils
pour fe rendre ou revenir
D'après ce cherchent à fe mettre à l'abri.
calté de contenifles que j'ai dic cit devant fur la diffiblancs, il-eft naturel nourriéés de
des jeunes créoles
plus difficile de'contehtecollis penfer qu'il eft encore
jeunes negrillong3 Lesridcieafions qtii nourriffent les
(I) fe, "pRerehitent Bieh
de-les tromper
guiand elles font obfervees phstejbemnseht, de
que
combent d'antane plus
presy elles fuc- 1
au delr
ailemetit lo à4a fedaétion &
leur derantuinigusr avée
amourp Pmatemetwe 0a 7 "es'negres. que
& iqu'elles ne penfent
guerego piepondctini,
puilfe éffé foft
pas"hdione celle?, doniduite
tent-elles," prejudierabied itnoPhs
> queleufg fautegi
femat.
l'efpoir qu'elles'ontode
rebaurhaniaten par
effets n'en'Tont
raumpahapt ExchdeLes
watieiretifemener
fibles, fur utout" "G "elles
que tropTett. %
Jeuts nourfiffonis
deviemmene"
e
:
qui julqu'a TEETD emceitifes';
joui d'unelante raviffantel
inftant avaienit
périr & à eprotiver
ne tardenp pas a déd'autant plus ferieules) dillerentes maladies Gjui font
toujouis leur conftitution' qu'elles s"alterene prelque
& leur
: Bbom she obr "téimperament
(I) Exprefion dont eD :
: TOun
dire qu'une nourrice oB fe fert, communément pour
dant qu'elle allaite, & s'expofe à
à devénir enceinté penrouriffon.
donner du mauvais lait à fon
iver
ne tardenp pas a déd'autant plus ferieules) dillerentes maladies Gjui font
toujouis leur conftitution' qu'elles s"alterene prelque
& leur
: Bbom she obr "téimperament
(I) Exprefion dont eD :
: TOun
dire qu'une nourrice oB fe fert, communément pour
dant qu'elle allaite, & s'expofe à
à devénir enceinté penrouriffon.
donner du mauvais lait à fon --- Page 133 ---
le refte de leur (117), vie, s'ils ne la perdent enpour tièrement. J'ai vu' ces. accidens fi fréquemment,
aux pro:
que. je: ne faurais trop,sscommander les préde faire
leur, poflible pour
priétaires fat
tout
'en em:
venir,; mais, ce, nelopass js-leu fépére,
ployans ces voies : deisigmous quis g'ops fouyent
paru.infulifantes, &quip ipoagaimsmetsacorave D
le mal, Lesnourricesqui fe sermaimtengsintes,ne -
mspumsim.mr.dawer recoUSA des moyens
violens, Pour fe faireavortens afin.de. te fouftraire
charimentqu'elles croiraient ne pouvoir éviter,
au,
en réfulter.la. pertes du nouveau fruit,
d'ol.poprrait 19
toujours une plus
fouvent celle, de der mere, 3 8SI
l'égard
grande altération deileur laits Ce 4 n'eft qu'a
bienu convaincus' d'ayoir
des DégTes 9 qwid feraient
devrait févir avec
contribué, àce,d délordre, qu'on,
de ménagement 3 puifquils, font aufli coumoins. pables A moins, - excufables. en gef qu'ils peuvent 1
s'adreffer à d'autres femmes. Je, confacilement
P confidérer, fans émotion
viens qHon.De peut infortunés,s pasn
fur-tqut f l'on a
Aésatr de SeSal netits.
que Pétat de grof
mères sles égards
eH pousleurs 9
reclamaitao &c quil elt alors
feller S de.nourrice
comme il
bien difficile de fe modérer. Cependant,
le faut en ce moment, & que pour ne pas aggra- téver le mal, il convient de différcr'de-teur en
f moigner de la" rancune; ils'agira de remédier au
plutôt à l'état de leurs enfans, foit en les fevrans
H iij
f
mères sles égards
eH pousleurs 9
reclamaitao &c quil elt alors
feller S de.nourrice
comme il
bien difficile de fe modérer. Cependant,
le faut en ce moment, & que pour ne pas aggra- téver le mal, il convient de différcr'de-teur en
f moigner de la" rancune; ils'agira de remédier au
plutôt à l'état de leurs enfans, foit en les fevrans
H iij --- Page 134 ---
s'ils font déjà
(118)
avancés, foit en leur donnant
autre nourrice, ou en les nourriflant
une
des' animaux,
avec du lait
plutôtque de les laiffer
mains de leur marâtre,
entre les
devénu
2 dont le'lait eft comme
poifon (1). slui 91
D'après la
de
multiplicité
eft
Pareile
facile de T perfuader
sbr r exemples, il
a
laiffer long-temns Jès qutl convient nornele de' ne' pas
négrillins en
qu'il eft à propos de les fevrer
nourrice, &
de
à moins qu'on ne puiffe 31. 1
bonne heure,
del leur' mére: EJE
compter UD: fur 1z conduite
peut-être le
Tri.
fi l'on failait
51 pourrait-on davantage,
un jour 29h elpérer A x0 J
à ob- celles-et AT
qu'elles feraient
exempres de toute
elles
swuungs elpece de travail, fi
parvenaient o 201 2RG à anbi élever un' certain sutuo nombre
d'enPalborienoL 25 Rey C
Sir
5 II UD ST91 f1 ATO
(r) Comme on ne peut
rices ne foit plus ) douxye douréniquerde.l plus
lairidesnour:
lorfgu'il n'y a.ques quelques
agréable & meilleur,
gandis qu'il eft épaisy
heures' qu'elles ont mangé;
ble, quand, elles,
jaune 29 fié-Éc.meme défagréaliment
LApt refté longrems 70
fans
; on verra
convient
prendre d'afaffent plufieurs petits 943 2a10s non-feulement 350 291 qu'elles
ou deux
11 repas, plotor tiroq
d'en faire un
copieux ; mais même, que fi Rtedie
rir des jeunes enfans avec E le lai de I'on -0 voulait 2hr nourvrait faireenforre que la vache
a vache , on dereftât point parquée
qui doirfournirce lait, ne
la tenant renfermée pendant toute la nuir ; furtcut fi
à lui
dans le parf 2 on n'a pas du
doaner à manger..
fourage
11 repas, plotor tiroq
d'en faire un
copieux ; mais même, que fi Rtedie
rir des jeunes enfans avec E le lai de I'on -0 voulait 2hr nourvrait faireenforre que la vache
a vache , on dereftât point parquée
qui doirfournirce lait, ne
la tenant renfermée pendant toute la nuir ; furtcut fi
à lui
dans le parf 2 on n'a pas du
doaner à manger..
fourage --- Page 135 ---
(119)
fans, & que l'époque où ils feraient tous propres
au travail du maître, ferait celle où la mere n'aurait d'autre devoir à remplir que celui d'avoir foin
de fa famille. Il n'appartient qu'à des habitans
juftes, humains & fenfibles, &qui: fe font un
vrai
& devoir de favorifer 43 la 1 population,
plaifir 7S 1
90 2312
devrait
une idée qui,ce ai me femble,
d'apprécier n9IV ar
être généralement adoptée, ne ferait-ce H
: que par
nOn 9 2H01 139.
intérêt. nnod
191V 201 bb 200
6 :
: II eft inutile de répéter ce. que jai dit cidevant
ono
O
touchant lesfoins
doit porter aux négrillons
D 0O-3
2! 91 097 a
msted
loriqu'on les a fevrési. je ne doute
qu'on
alis,
I3
de
1V
maladies
ne les
plufieurs
fet
IC garantiffe sb 53 par-la 9 5300 en, eDIq IC
ici, que
qu'ils ont coutume d'éprouver: 2
j'ajouterai J0
25 9 omon les GINT92
ne font
les tenet moins frécomme
vermineufes
pas
quentes, on ne ferait que mieux deleur donner
de tems D en ictemsquelques amersiou vermifuges >
tels que A la thubarbe, lel femen-contra ;l l'émithocorton' , ou le fuc de lianne: C'eft en raifon des
foins qu'on' "a des créoles dans leurbas s-age,qu'on
peut prétendre à ès Voir plus ou - . moins réuflir.
Quand les négres créoles font parvenus à un
âge affez avance D
pour 01121 pouvoir fe' fuffire à euxmêmes & faire le fervice de leur maître, ils font
a & Sy
induftrieux
en général plus intelligers plus
que
les négres de la côte; ; auffi fe tirent -ils mieux
d'affaire quand ils y mettent la bonne volonté:
mais elle n'eft pas toujours leur partage, > & l'on
Hiv
ou - . moins réuflir.
Quand les négres créoles font parvenus à un
âge affez avance D
pour 01121 pouvoir fe' fuffire à euxmêmes & faire le fervice de leur maître, ils font
a & Sy
induftrieux
en général plus intelligers plus
que
les négres de la côte; ; auffi fe tirent -ils mieux
d'affaire quand ils y mettent la bonne volonté:
mais elle n'eft pas toujours leur partage, > & l'on
Hiv --- Page 136 ---
-
voit
(120)
a que s'ile en eft plufieurs qui font affez
rieux &
laboTI AI1IC affez indufbsicnx Pour, fe. Procurer leurs
befoins, il en eft beaucoup d'autres
me que des négres de lajcore
quiy de mé-.
blent tous
auxquelsil reflemà
150 fgards, fe laifleraient
rout,PH,P pareffe
manquer de
fouvent réduits. SHIRU up Apar nonchalance, & feraient
l'on négligeait 50 aux r plus cruelles. extrémités, fir
4V d'y obvier
befoins,ou en les
en-pounrgyansaleum
curer.
2d, nOI obligeant, afonger àfe les
C'eften LA secique confifte, Je
proeflentiel & le
Point
-
1U
plus
de
derplus
& qu'aucun
importans ladminiftration,
vue.
E habitant nei doit jamais:
Qu'on ne simagine PASAUT
perdre-de
der aux négres le tems qu'ils,
Auft daccorcultiver leurs plagess il sagit doivent smployer à.,
près, & de saffurer
dy, regarder de plus,
Alors,
IIS s'ils les cultiyent
on verra que la
géellement,,
ont des
majeure partie
:
G jardins
deznégres
n'en ayant
infuifans, 093
&,9 qu'il CDI eft qui
l'aide de t Pasi du tout, 4
ne peuyent
R0L
fecours 5
ou des vols quils, (mblifter.qua
tres, fur-tout G les
à
fontauxau
font Pas des mieux 079318 places VAVIC des.maitres neor
gardées aveç snoo rigidité,
o4, f elles font
conclure 3D le Dq:
eft alors, naturel d'en.
ATAIS
doit
que plus grand nombre.de ces
manquer d'une
pégres :
ics vivres feront 1917 SO nourriture ci
futhlnses
un Peu
lurique,
1p néceflité on ils font de Faress, &qWeu, égard à
gu'ils peuvent
n J vivre alors ds,cout cc.
trouver, ils dojvent, étre expofés
snoo rigidité,
o4, f elles font
conclure 3D le Dq:
eft alors, naturel d'en.
ATAIS
doit
que plus grand nombre.de ces
manquer d'une
pégres :
ics vivres feront 1917 SO nourriture ci
futhlnses
un Peu
lurique,
1p néceflité on ils font de Faress, &qWeu, égard à
gu'ils peuvent
n J vivre alors ds,cout cc.
trouver, ils dojvent, étre expofés --- Page 137 ---
(12I)
à des indifpofitions plus ou moins
lon que leur nourriture eft
facheufes, fevaife ou infuffifante: 1 9 plus Jx ou' moins mauLnclque'je me rappelle les triftes
dont jairété témoin;g a)
accidens
d'autre caufe que'dela iivaife qui ne dépendaient pas
trop grande Privation d'alimens qualité ou d'une
de la Peine à Concevoir"
néceffaires ; j'ai
exemplés,
comment avec de tels
qui malheureufement font prefqu'annuellement reperessdr peut
de
toutes les'mefures convenabler, négliger I 3 prendre
lier ne foit! jamais dans' le 'cas" pour de qu'un - attefaisque plufieis habiting fel font manquer, Je:
vés de raffembler" R'de
très-bien trouyeifx 80 en commun 24
tioal fare'trasvaile fous leurs
- tous ceux ix'de leurs
qui svaiene-befosady etré 1
négrès
par cet excelléht
ils contratnts, D. IXS
& que
des accidenrs: expiédient ont prévenu bien
cependant
coup que cette c
ilsen "faut de beauattendu qu'iléft précaution' me paraiffe fuffante,
tions
poimible, que certaines
tres-brenPeultvces foient lo altérées planti-"
portées par? desi coups de vent,
ou emfçair, ne fone pas 270 rares Da à
qui, comme on
noxe; Ce ne' Tera" doe Tépoque de Péquipliera celles qui font fe moins' gu'autant qu'on multicomptant moins fur les vivres' cafuelles, & en
vent ' cultiver pour leur
que les négres peugrandes provifions de
compte s que fur des
ceux qui peuvent fe con-
renPeultvces foient lo altérées planti-"
portées par? desi coups de vent,
ou emfçair, ne fone pas 270 rares Da à
qui, comme on
noxe; Ce ne' Tera" doe Tépoque de Péquipliera celles qui font fe moins' gu'autant qu'on multicomptant moins fur les vivres' cafuelles, & en
vent ' cultiver pour leur
que les négres peugrandes provifions de
compte s que fur des
ceux qui peuvent fe con- --- Page 138 ---
(122)
ferver s d qu'on pourra fe flatter de
à craindre. Si nombre de
n'avoir rien
tent de facrifier quelques propriétaires regretà la culture d'une
journées de leur tems, s
furabondance de
qu'ils ont 5
vivres, puic
quelgquefois. de la - peine à-cultiver
ceux, qui
qu'à réfléchir Emrasenemeuisai@peatister fur
sils n'ont
fette dex yivres, la.légende.de maux que. la dipoflible de réfifter peut occalionnerss Senquile efti imàdes travaux fatiguans, fi l'on
nerépareles pertes, quis s'en fuivent:ils
c'eft avec raifon que les négres
verront, que
gayeté naturelle &
perdent alors leur
que Ton; doit fe
que les momens qui font. employés.à perfiuader 9
vivres,ef font ceux, qui.le font le plus planter,des
fement & le plus utilement., Cen'eft, avantageudant ce que croient ceux, qui
pas .cepenparle des effets del la difette de quand.on.leur
leur dit de
vivres, &c, qu'on
comparer ce, qu'ils en
eux- mêmes s s'ils étaient dans le méme reflentiraient
privés de: leur nourriture
cas &
conftitution.
; répondent que la
des.négres % eft beaucoup,
forte
que la leur. Elle le ferait. en effets) fi plus. les
& le travail ne l'altéraient
excès
fi l'on pourvoyait
confidérmablement,&
Mais le
fuffilament. à leur. fubfiftance,
peude durée de, la plâpart de ces étresmalheureux, ne prouve que trop qu'on neles traite
pas avec aflez d'égards, & qu'on devrait
forte de les attacher
faircenplus qu'ils ne le font à leur
forte
que la leur. Elle le ferait. en effets) fi plus. les
& le travail ne l'altéraient
excès
fi l'on pourvoyait
confidérmablement,&
Mais le
fuffilament. à leur. fubfiftance,
peude durée de, la plâpart de ces étresmalheureux, ne prouve que trop qu'on neles traite
pas avec aflez d'égards, & qu'on devrait
forte de les attacher
faircenplus qu'ils ne le font à leur --- Page 139 ---
(123)
exiflence, foit en la-1 leur rendant plus fuppor- I
table & même en'leur failant entrevoir 7 la perfpedive d'une" vieillefle plus traniquille & plus
agréable. Ce dernier moyen me parait être le
feul qui puiffe porter les négres adelirér de prolongerune vie,d dont ils envifagerone wraifembla:
blement-le terme cominercelui' del leurs peines,
plas d'égards pour les
tant qu'onrn'sursamas W'en"ay & qucil Teur' forts loin'de
vieillards qu'on'
paraître digne d'envies , A5 emblera "plus affreux,
il Ten récllemient 251 sup nolint 976 3ir
comme
1es différentes pofiSr'je voulais approfondit
#enrouvent en
tions" danist tefquelles Tes onégrés
impôfel8c canxfatisfaifant'aux dewbirsqu'oh'leur"
ils Contoblices-de farisfaire's je pourrais
quels
ne 42 meprouvér par nombre dexempleg,Pqu'on d'eux, au
fute pas" toujotits; let fervice qu'on evige
des forces oli d'activité done ils font Cadégré
devtanravoir un peu plas d'épables, 82 qu'on
omédiocre confitution de
gard qu'on-e enoaà à la
de' 18s "occupér à a
qoelaues-ians-los@gog sagit
chades travaux forcés, pénibtes ôu dangereux;
decultise me" fournirait'des réfexions
que genre Bornons-tiotis feulement à deux ou
affez fondées,
nous 'ont paru des plus retrois exemples qui
fur une fucrerie il y
marquables. On-fçait qué
les
a des travaux' très-forcés, ou dars lefquels
font obligés-de porter des fardeaux affez
négres
elaues-ians-los@gog sagit
chades travaux forcés, pénibtes ôu dangereux;
decultise me" fournirait'des réfexions
que genre Bornons-tiotis feulement à deux ou
affez fondées,
nous 'ont paru des plus retrois exemples qui
fur une fucrerie il y
marquables. On-fçait qué
les
a des travaux' très-forcés, ou dars lefquels
font obligés-de porter des fardeaux affez
négres --- Page 140 ---
(124)
pefans ou de faire des efforts affez
comme de fouiller des pieces de
violens s
planter des formes, &c. On
cannes > de
que ces opérations ne
conçoit facilement
à des: cohftitutions: faibles Penvent guères convenir
dant on ne lesten
ou mnédiocres; cepenon d'après cela êtie exempte pas toujours. Doitnégres infirmes & étonnél qu'il y ait tant de
avécrdesherniese: d'ervoirunf grand d'nombre
xion eft
du defeentes P La 2même réféapplicable à: nombre de fujets
emploie dangnles fucreriés&.fur-rout"
qu'on
neaux, puifqu'en raifom vdés efforts aux fourvail exige & desalternatives
que ce trade chaud I
fubites de: froid &
dansrde.
que ceux: qui yifont
font
cas
employés
d'éprouver, on
ceuxi i Iqui font le
ne'doit y mettre que
Comme-ilmn'elt plus en état declestt furpporter,
qui font le
point: doureax que mémerceux
plus fortemene
vent des accidens
conitituésien éprouTajoutéraiqu'on prefque toujours dangereux ;
devraits être
ne Feftià difpofer l'intérieur plus aitenrif-qu'on
fituation L
d'une! fucrere 8e'la
Idesfourmesukesy dé manière
en partie les caufes dé a eesl mémes à prévenir
puifque les VI moyens qui peuvent
accidens 2
indication: font également
remplititette
aux fuccès de la manufaéture, proprès alcontribuer
"cet'effet que d'établir
Il ne s'agit pour
tant fous lès
une libre circulation d'air,
appentis des fourneaux que dans
uation L
d'une! fucrere 8e'la
Idesfourmesukesy dé manière
en partie les caufes dé a eesl mémes à prévenir
puifque les VI moyens qui peuvent
accidens 2
indication: font également
remplititette
aux fuccès de la manufaéture, proprès alcontribuer
"cet'effet que d'établir
Il ne s'agit pour
tant fous lès
une libre circulation d'air,
appentis des fourneaux que dans --- Page 141 ---
(125) c'eft-à-dire qu'il faudrait
Tintérieur des fucreries;
fourneaux ne fuffent
qu'on. eut l'attention que les
de changer les chaufteurs plus
pas. tant, enterrés, &. de faciliter un courant d'air fur la
fréquemment furface des chaudières.. en pratiquant deux ouou fenêtres , dans la ligne de
verturess portes
ces, chaudières font étadirectionidur laquelle
bliess par.cer moyen is les, vapeurs, qui s'élévent CN
des matieres qui yl font contenues, 5" en feraient
paraîtraient àc la
emportées à mefure fl qu'elles
P'intérieur
furface du-liquide, aue lieu de remplir
0& Tévaporation U de, la. partie
du bâtiment 330
aqueufe ,feul, ou principal, objet ( qu'on aity en vue
dans la coction duvin de canne, en férait d'aus qu'il eft prouvé, qu'en: étàtant, plus: prompte d'air à la furfaced'un liquide
bliffantsun courant,
Taction de feu,
d'évaporer par
qu'on.alintention, fe fait, enun ciniquiéme. 1 & * t même
Tévaporation. dej tems moindre, que. quand ce
un, 9 quatriéme
elt point établic Ilne: faut pas
courant d'air niy,e
concévoir, qué f les
être grand phylicien pour du liquide ne font
vapeurs qui, fontià la (urfacer
déplacéesà 1 mefure, les nouvelles vapeurs que
.pas Tadion. du feu: tend.à dilliper,. touvapt une plus
réliftancer dans le: milieu qui doit lestregrande
s'en élever que beaucoup plus
cevoir ane peurent feule confidération -on n'aulentement. Par cetté
d'ou vient que
ra pas de, peine à concevoir
être grand phylicien pour du liquide ne font
vapeurs qui, fontià la (urfacer
déplacéesà 1 mefure, les nouvelles vapeurs que
.pas Tadion. du feu: tend.à dilliper,. touvapt une plus
réliftancer dans le: milieu qui doit lestregrande
s'en élever que beaucoup plus
cevoir ane peurent feule confidération -on n'aulentement. Par cetté
d'ou vient que
ra pas de, peine à concevoir --- Page 142 ---
des équipagés montés (t26j
bouillent.mieux
au milieu T des
& que le fucre y eft ficrerisiy
que dans ceux qui font adoflés
plutôt cuit
attendu, que,le mur
contre les murs;
peurs, &.qu'on ne pratique gioe.ledéplacement des vade, fenêtre ay mur duip
point ordinairement
grande fe trouves adolfée.an pignon contren lequel la
Les fpins 891 les.attentions eud. 292 1
ne font. pasimoins eflentiels. des-propriéairer dans:
;
négres. fontumaladesrgis
les) cas roù les
j'ai parlé. julqu'a préfent; dansitous' ceux dont
dont dépend le choixides. puilque. c'ef-d'eux
polécs pourles fecourit ,& perfomines quifont prés
fournir les moyens
qu'eux feuls Peuvent
tribuer, à deur
nécellairesrou proprés à contoujours
guérifon. Je Içais qu'il n'eft
les
pollible aux habitans. de choilir parmi pas
perfonnes delarts fur-tout: dans
éloignés où Fon eneft quelguefois lesquattiers
dépourvu, Mais puifqu'il deur eft entièrement au
de choifir fur le total de
8 toujours facile
qui parait le plus
deuri attelier le, fujet
font. malades,
propre. à foigner 1 ceux qui
faire attention en qualité d'ho(picalier ;ils doivent
tant & le
que cetre emploir ireft-le
plus délicat.
plusimpor-
& que c'eft aux, meilleurs qu'ils-aiene à faire remplir
confié,
fujers qu'il doit être
Lorfu'on a été dans le cas de fuivre
pitaux des habitations &.
les hôs
d'examiner ce; qui sly
deuri attelier le, fujet
font. malades,
propre. à foigner 1 ceux qui
faire attention en qualité d'ho(picalier ;ils doivent
tant & le
que cetre emploir ireft-le
plus délicat.
plusimpor-
& que c'eft aux, meilleurs qu'ils-aiene à faire remplir
confié,
fujers qu'il doit être
Lorfu'on a été dans le cas de fuivre
pitaux des habitations &.
les hôs
d'examiner ce; qui sly --- Page 143 ---
(127)
fent de quelle conféquence peut êtte
palle; on
dontje parle; ; puifque" malgré que
la précaution
aient l'attention de veillet
beaucoup d'habitans
d'avoir - un A bon hofde près à. leur hôpital : &:
il s'y compitalier ou une bonner holpitalière s
ares-pr@judicables
met joumnelemest-desabes doivent
étrè &c. plus
Combien ces abus ne
pas
nombreux & plus conféquents, Milés proptiétaires à
veiller ce
ou leurs fubitituts 2' reninégligeant-de
qui fe.palle dans. leuc hôpital ysen rapportent
foins d'un fujet fouventipeu : propre-à àis'acaux.
charge, 2 ainfi
quitter de la befognej dont-il-eft
le
qu'il n'arrive que; trop: fouvent d'après-1 peu
bien: choifir?;
d'attention qwonipome3de
Quant àce quii eft relatif aux" moyens qui
coopérer àla guérifon desi malades
peuvent médicamens, s alimens , logement, &ic. il
commer
avoir
eft effentiel. de nein rien - négliger ypoure les'
& ide, la meilleure qualité.
des plusrconvenables
delneipoint? né
Pour. cêt effétil ferait a.propos
d'accorderi às tout gérant I en chefid'une
gliger: habitation, lorfque lel gr propriéaire ay-fera point
réfident, une! fomme fuffifante pour qu'il puiffe
squi leur fera
fournir aux. malades.la nourriture
néceffaire, ou de lui tenir' compte des débourfés
qu'il pourrait faire à leur occafion; celui ci doit
à fon tour ne rien négliger pour bien difpoier
du local dans lequel les malades-doivent être
i às tout gérant I en chefid'une
gliger: habitation, lorfque lel gr propriéaire ay-fera point
réfident, une! fomme fuffifante pour qu'il puiffe
squi leur fera
fournir aux. malades.la nourriture
néceffaire, ou de lui tenir' compte des débourfés
qu'il pourrait faire à leur occafion; celui ci doit
à fon tour ne rien négliger pour bien difpoier
du local dans lequel les malades-doivent être --- Page 144 ---
raffemblés. On fçait qu'il (128j
foit vafte, bien airé
convient qu'un hopital
que les. fexes diférens ; & diftribué de manière
que.ceux qui font uneaey y"foient de
fépatés, ainfi
qu'ilieft
maladies graves';
gement paritenlienrnpilgasl siebetarnurpunsie y Mait Ion lopottée; soqurehlinon
gui FPBY ROith très à
mode quarfaire Buoe peurth dbieaubperaR Wh
"ROMOTe com- to
de. le rendrelf falubres
iPtlrone -tout P"incher
fent y refpirerun 'Bon 2
que 518a0ae3 puifqu'on
atngth tedhelotilie 5 Çé
acense-owdtinkemta
C
pas de pliceron
meOPTOU donc
hopitatos
principale safinl de
potan tnatfon
mais it faudra
pouvoi PnLep Ecitement, 35
wwi-foseholé
eau: dormanteroaon
melunNe det tolite
un-terrein égoure marecageute "aie fituer fur
l'étresie epelavanr-le'iBrdey Hactreltemncne Suaur Aison puiffe
ment
mRERL.PN. logeIl: fauel
Cakreaneaetmun
aumi-iquit foir Pave et que-lel d'ilentour, it
élevés; afime
heg foient
brements queTain puiffen clAtder plus f
lisquil foimeid d'ene 2hn
layer: l'intérietr
Taver & baoesotogs riiti enci TreTeranol pas dhors ab de
a evala v00l Al 2r
(1) De femblables. ais ziet Rirwint 310203 190 sr
quant hvenplacemenr des attentions cafesa onsine. font pas à.négliger
importantes que la
f5 negre, & font bien plus
leur falubrité qu'il fymetrie, eft
ficer n'eft qu'aux dépens de
Poilible de T'obferver,
propos
A
esotogs riiti enci TreTeranol pas dhors ab de
a evala v00l Al 2r
(1) De femblables. ais ziet Rirwint 310203 190 sr
quant hvenplacemenr des attentions cafesa onsine. font pas à.négliger
importantes que la
f5 negre, & font bien plus
leur falubrité qu'il fymetrie, eft
ficer n'eft qu'aux dépens de
Poilible de T'obferver,
propos
A --- Page 145 ---
"(129)
propos non plus d'y avoir quelqués lits tin
commodes; pour.ceux qui feraient ferierfemett pel
stifes, maladess & qu'on-ftt pourvé de quelques chedraps & copvertures, ; afin de potivoir
changer: &, des.couwin auf,
les.
à CcS difgrentes,
befbin, Es féunillant
logenens, Herticulesios Micesigetciseatis-domirn : un
cas.de maladies
pluaikloigné, pouto les
on, préviendra, Ademunwomepel
d'autant, plus fréquense oetmasiaei qu'il relty
proprictaites AVi ne fone Point beabeoepide
her la peine. Nous pouvons dope. poitésàsen.doneft récllement pailible. de, favorifer conelure la
qu'il
fur une labitation, Side prévenir
population
motalitécqu'ea ebferves fur
ces.nombreufes
he négligera aucune: des, attentions cathinesrdefqulan
tuent uL une. bonne adminilration. quinconftifaire oublier. en, partie auxinégres, 8iqui.pouvent
leur festion. Celty ie
Phorreunde
gard. fur un.
eroisa en fixant leur ret
bitans 3i objer, auirimporane, que les rhainhumaine pourraient Baryenis.a mitiger landure 86
fophes fe.font loi 5; conyfe laquella tous les; : philoélevés, fans apercevoir
qu'ils auraient encore mieux fait
pout-étre
moyens-qui. Pourraient en adoucir d'indiquer Ja
lcs
puifqu'il eft de puiffantes ratfons
sisueur ?
femblent devoir la perpétuer, Tel politiques qui
le réfultat des réflexions
clda moins
que m'ont foucri celles
I
86
fophes fe.font loi 5; conyfe laquella tous les; : philoélevés, fans apercevoir
qu'ils auraient encore mieux fait
pout-étre
moyens-qui. Pourraient en adoucir d'indiquer Ja
lcs
puifqu'il eft de puiffantes ratfons
sisueur ?
femblent devoir la perpétuer, Tel politiques qui
le réfultat des réflexions
clda moins
que m'ont foucri celles
I --- Page 146 ---
d'unj illulre
((130)
àcet
perfonnage qui nous a f bien prouvé
égard comme à tant d'autres,
de fes vues, la folidité de
l'importance
l'étendue de fes
C
fon. rifoanenent,
connalifances, &
nité
combien Phuma39 1
loufantelinteiete
18 GAMTAC
6 (1). Vid, Tol
de M.
tion des. Finances,
Nosber a U 9
forgrdeth,
-
r/rdminitrat
naot auon zfon chap. Sup des esntod Colonics fraurailes
29D 1571835 200
nusbinolongory 3b
auoa aLon sup 55 ensb e 2loqut
Mtghlisssilisineg 03 zoibalam
miob is-zollaogs
2ouploup ar)
2blgdigxs eul-mbidmos 101357 tal
inouillnos
esiilsuplioq e
2L2 ob a1oiy xuob ast
abiiqistum 5115 304N
a merinaiye sib
09 cadliagge Jnol
sloma,
2o1 elanplol z00
cloupkus XI
As
Aazl zab ssbit
i'up 101
ADs 190 orifist
oblogibre
es
hoaBenD I
200 suple L
ctsnidari eoi 9t188
1n s1o1ia3 09 ant
tatbn fis aulq
2 AN estnalitnl 26g
sngndl 03 ali ctaibamet
smt
51 snol ne lop zorgon zol ino) elanp 05
ohlont sp no zloupxus 3 cefole 19u2011
OVS acainaqe ali ancb 20q51 of 10svudl 3nd
76G sup Slo'a D
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51 snol ne lop zorgon zol ino) elanp 05
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OVS acainaqe ali ancb 20q51 of 10svudl 3nd
76G sup Slo'a D --- Page 147 ---
(i31).
YRENIER.
.
RHOS A 9001
CHXPITKE
Des Fievres 5Re en gererate
attention M
pas de
9hy
woteer Rore caharnelat'is
zob que RBNPIEPAONET nous. nous fommes
nous Ahiaidrera
de di2
impoles; dans cê que nous fious propafons il fuffit de
re fat quelqués maladies ên particulier: de célles-ci doi-:
confidérer combien lesekeimples
confituent 3'
vent êtie multipliés ; paifqurelles les deux tiers dés cas
comme Pa dit Sydenhiain :
les Médecins font appellés; pout'
pour lefquels C CE
quer Cm cepx auxquels je
fentir quilieft noftant
idée dès lignes
deftine cet effai aient 1 quclque
: dur
U
qui caracterifent Cettes Sr eipece L
dindipofition: L cès idées ne
moins én réfultera il; que quoique d8
lés habitans a
foient pas fuffifantés Pout mettre feront
eh état de
méme d'y remiédier, ils en
plus font réel-"
dilinguer quels font lés négres qui en
lemént affectés, & auxquels on ne refufe que
ttop fouvent le repos doht ils peuvent avoir béfoin:
la confidération de
Comme cé n'eft qué par
la févre
Tanfemble dès phénomienes par lefquels 5
fe manifeite, que Pon peut 83 fa réconnaltids nous
dirons qu'ellé conlifte ; géncr.tement parlant s
Iij
ier, ils en
plus font réel-"
dilinguer quels font lés négres qui en
lemént affectés, & auxquels on ne refufe que
ttop fouvent le repos doht ils peuvent avoir béfoin:
la confidération de
Comme cé n'eft qué par
la févre
Tanfemble dès phénomienes par lefquels 5
fe manifeite, que Pon peut 83 fa réconnaltids nous
dirons qu'ellé conlifte ; géncr.tement parlant s
Iij --- Page 148 ---
dans
(132)
T'amplitude, la
pouls augmentées, & fréquence ou la 5 dureté du
gement fenfible dans fuivies de quelque chande là léfion
ToIt Thabitude du
dé"que guelgud
corps 2 ou
involontaires 333 us 3 e fonction volontaire ou
II ferait
sldmgaslul dia
2p1
191 >
Hsimeu
que leBa pouls Sup TEREIERE MEEE derangemene
rait 6 mitlth EFot éprouver
enons inco
aQ
pe
flen
mantere
compaquiren'da dans Telar dREe1K 91 to'up pliost Deur FATO
qunr'dsit noumolts etre
Blust narurer sl' ou 1Hs dumgins 2f.7 nee a ce I
rerineacira chaque" Relfantement zanerne egedg ildie & Sl au STIor tem210S-L)
lujets
dierentes A BUT
pinone 15797
asicatse Site
vent en 297903 circoninces ER0L,6006 ou
anob 3. 3nst des
a
I.
Aceiene
en impoler 09 accélérer 10 les. 95 pulations
-Rep
1030T5X0
AE
Teffet cRot fls 5 Lon.
ayait Parer
egard.
dan exercice AY.a S1510
et
G
tions de
TWOR
ou
snub 263
CRESNALA
XUS3 f
desy vives
Tanr
émodes liqueurs tgoi -. qu'on Peut fprouvers 6proemmes.VI -
ou, de
etacts
E
Barinacucs
qu'ed egard Tatia RSis 21 &cOadent ND
a
differenis
TUOd,
>
BNacaud,
des' viradlony"
ID sonts ages, f. 1 pouls 1055251
ferve APeNge e.enungabies tUD 29 prélente.
gedérat
PHgte36.
170 fois'p pat hiiute, ches Un' sdote * i1 bat 60,
efpace de AUGNeREEI 16198 fois daflesen mcme.
vdieilantcbri sLa
MataL TR
tandis 2luog que Db
chala
qu'ed
aqur
que 5o
LLRESNS
ésaddye alMercii 1at ABTA relpE2REOID pifitions:
auli de grandes 3nu3 sdu . caperainens it prélente sfl5
plus lentement' Chel Varléres, les ) 9l Pke 5 un3 29 adry Jinr en général
teux, & les perfonnes PNegautiques, les pirui-.
foned'une confitution graffes, que chez celles qui
chaude, bilicufe & maigres,
que 5o
LLRESNS
ésaddye alMercii 1at ABTA relpE2REOID pifitions:
auli de grandes 3nu3 sdu . caperainens it prélente sfl5
plus lentement' Chel Varléres, les ) 9l Pke 5 un3 29 adry Jinr en général
teux, & les perfonnes PNegautiques, les pirui-.
foned'une confitution graffes, que chez celles qui
chaude, bilicufe & maigres, --- Page 149 ---
(133)
déjà aflez vagues, Iont néSi ces régles, quoique
eeffairementfjetie: à beaucoup de modifications,
en raifon des complications cont chaque tempéeft
, &di &
égard aux - diferament
fufecpuble
des Aces de la Hic", 9
rens termes ns15b 39D intermédiaires 193U1
idnicant les 3lt trois prindont nous n'avons connidété T9VLOTC3
DL
GO 90 no [L.. ne pourra M diauler gu'il
eipalespencacsiAn ensb, 9112b, assiabm
. n'elt Tibtistin pas aufii TINS qu'on le.le ngure. A9 S de conEcney JO
1533 215b
52 hature uclrRéns parla Tenle exploration depecie;
151 1S
IS 109-POVBA1E qurla 30901 caractéri- %
& neare phenomenes.qul JOIDI aupsti 3b,
aEE Je ferai mention Lapntsa.ne ne font
T900S14O011
L
ansblaos
des
bien Jeveloppés n'apparnent 19T3P006 gueres gus D
bieh anoiellng exercées dEp prononcer en. 183 pareil
FarRiRa 3,
b15BO. JISYE bien, V
II
ce qui me
a
Beciive cate
cas duse mapiere 23b JO saslor 901010X2 DC
ons porte i'fée recommander à 1uSq.0 ceux
9me lelquels j'écris,
1 sb uO R9VUQIE
le font ordinaiqu'ils
-
d'erre.
Eircop/peas 8O
U90,
:. 4S1 plus siob
aient, à douter de l'état
rement, C9 510 FaPONT crcaie 91
209351 1 D XUS - demandent
desnégres reclament ia 6U
03T du cpur.
O do
qui 8 291
feraau. contraire moins
a aller 360 AM It Thopital. 91 2 A Fas % 19 Tur * 1- le dérangeembartaflants m 9 21 D 1da 70 doute a
qwona ii 159 Ou plufieurs
ment 90o du SU powlsa S on 20SI obferve quelquun la Sévre fe mades autres 1U a lampomep par, TU lefquels ( foif C extraordinifefte ordinairements 9A selS f e gwgune,
a aams1oq têtc
courbatures. ou douleurs
naire, mal 160. de up le 20, 1b de a la colonne verdans les membres & 101 d je 291 long
envies de vo-:
tebrale, les baillemens répétés, les
mir ou les vomiffemens, des fenfations de froid
fenfibles
- dans toute l'habitude du corps, plus
Liij
els ( foif C extraordinifefte ordinairements 9A selS f e gwgune,
a aams1oq têtc
courbatures. ou douleurs
naire, mal 160. de up le 20, 1b de a la colonne verdans les membres & 101 d je 291 long
envies de vo-:
tebrale, les baillemens répétés, les
mir ou les vomiffemens, des fenfations de froid
fenfibles
- dans toute l'habitude du corps, plus
Liij --- Page 150 ---
aéanmpins
(134) 1
la. lividiré 3'extrémite des
des pieds & des.
Kagitstion 8L ongless 1a dificulré
maips;
ou la Sualeug setraoedinire de repirers
ealsdendemtrha que la
Sgs &gd 1 nef P3s douteuxs que les
ou de plueurautepnis nsirndaratin sedr.omoviest
etliemsmsusis Gfyre Benusraucomme ayllen
iupon-.
peAprisewnierer mee
Jubstour Gpg:
l'adion
EGESION @upconost:
des vives -asanai aleaios. de.bames
comme
litédes Coagadeihemeno hunasatewea
Kesessirtsiment ie quelnpevice faufese dans lede
Nmonierenig sides
digelipnsgn
dansigs Fremices
hummenes, cobtebues,
quecboheur 9up éruption. -REItSTe
da.quelque fax -péttodlique.ng eriaie.tinsoerans
habitnels
Enatbsdai-tnnciuen
lafups
Sdéationt fantawtantide dcciteunseensan
conpastrgla. Révtg
messemmiproprenrk-ais
douter secla yalidité seelapoislefqusl de la demande. 9nne Reug
quireclament. des fecoursy
S9a-béSESE
avec deelleupremes diedgeonfecpnticmet
L-o'eh poidtiden notre 250001 251. sopliug e anain
des dilférentes
obies 1981 fairer sienticn:
qui en. onk dté Stablies-ed ficvre, air des.dinuitions
riée desicaufest
égardr a lamnature ya
& décideng leur emntanlersiemenr régulasixéon
donper lieu
la durée de leurs paroxifmes Lintoswnduiigne
ou de leurs pétio-,
onfecpnticmet
L-o'eh poidtiden notre 250001 251. sopliug e anain
des dilférentes
obies 1981 fairer sienticn:
qui en. onk dté Stablies-ed ficvre, air des.dinuitions
riée desicaufest
égardr a lamnature ya
& décideng leur emntanlersiemenr régulasixéon
donper lieu
la durée de leurs paroxifmes Lintoswnduiigne
ou de leurs pétio-, --- Page 151 ---
(135)
que quoi
des. Nous nous reontinteronadobfernen,
fiévre
que quelques Médecins aient - regardé la Tart'
comme l'ennemi toujours dangereux & que
A 4
iPkref"pas moins vrai,.
doit comibatrel pit-lonrt
la: nawalretlenat tU' srand'n noyardont
ture Tel fepourrasnpee trcaufenmbnbanape," 3
&E
qumreneerinab
qbè renpenenadcdnmai
tageos dans biendes esraverwwvenscand
biereee offdfe dilonature" manseonndbraion, ce
8esti'o onidoieetré wnnturmhiperdiauest que
quil poab 4altroublere Gooft pasicependane vil
noasq
mpenticins-afeir Tattaneraderigiacde
preteenedy commel
vreudalvene vaujons-ischila Medecinside lantiTooepenfersitem-as grands
les maladies'
queer-puststtonrket peurderwerque
bora?
félsriles néf Riitent tveetsehes.6tronie
naie 2ees? amtoyens Ade quesf iiarfiéwrenelt leso
filaesirerentre
E
T'ordinaire aninftrument
detal nature clenel peutif gnkdrderadiruaistae
ment? Pdangeraiz F
h-routhdansiure Colonie pour
laquelle Yecris mais' jeterois! polvole-en obte- con-.
clure, puifque les fuccès qaevtes maneios évidemnaient de leufl methode, prouvent-bien
ment quon pelit guerir
rdumoins danseerrains:
cas', fans" employer mat purgaiténs, ni fignées,
ni autres remédes qu'onor regarde ordinairement eàquelcomme indifpenfibles, qu'elle peureneudilea doit
qu'égard, &c qu'une fembibleconfiperarion Iiv
vole-en obte- con-.
clure, puifque les fuccès qaevtes maneios évidemnaient de leufl methode, prouvent-bien
ment quon pelit guerir
rdumoins danseerrains:
cas', fans" employer mat purgaiténs, ni fignées,
ni autres remédes qu'onor regarde ordinairement eàquelcomme indifpenfibles, qu'elle peureneudilea doit
qu'égard, &c qu'une fembibleconfiperarion Iiv --- Page 152 ---
fufire Pour décourner (136)
le cas de
ceux qui ne font pas" dans
vient d'agir, diltageerke de fc le circonflanices où i1
ment qu'ils le
permektre,a
con-:
le Pey de
31 foty Paomsaivereei aullinconidee
par-1a,
Saete ou aPTA enst idehsnt-éese 9i
dsustse
tre la
291V9d prétendus 9D 40
Aegende :
mooins Reite 3i 95 BRc & aupasm dont fcistagminilan con-:
que. Zoou quelques ARAaAUerE
diqus quelles
D 3ScROPS E
togps,à
6e les
Qn
ns
39 -
delatnlisnine
pcd2 Y& XPSTS irsealianeers 295
:
riansdefgusclles
Quail etlersh 20013 of TCG a3gls 3iol
Peurent indiplecr dehalls? gue H0OMS ARsent, des, li'up SRUlEs JO: 2 now
atataee oaRuons2 les
Si
Péce, nous n'aurons. anommet Aeurrs tit de
ce fnet upàn 391,
Di1 Pas.
fliferense efi
2 plifuate scmndnshalen jà direna
Pliparl 2 TLoa-TIT
N
Fdet erreurs ASTIENDETSA
non
dhne
dr.moinesh:
RRATRG
Twasa
Bonc
n'a
TNR déja derfikrcholas,
f 02
IL m Çe
UIRINETA
Egardacka 2
SOA 29
déarthin.ian
tant
AI3 D9HE BXADS
fur Temnesciede trimnata des Sb JS quIg FI 4b
ditd.ces:
feillé,
za1 -
matmis.ainsques
a1od8784 on pourra pcraninaer Sb
intsrmirtenits vom!
H9.A
aespegnesene less
qui fort
ACRMase
fois fi dangereufes ire-fiequentes & déarssr,
ront
dans
quolquen:
InGarasaTdeDE roins. certains 295 291 AHaRgierRe r
le
Nous derone neanmoins 92allauflst 2pab anollsopo'est
damment
de
4r4i VL Ratad Bsperales I8 AeoNherssinen
détenninent défigrer, il en eft une Taloq Re, 4% 2 Mppseenons
les fiévres d'une inGniré dlaugres qui
Euliere cu en ocrafioungnt manière plus partis,
de diliérente elpécer
291 AHaRgierRe r
le
Nous derone neanmoins 92allauflst 2pab anollsopo'est
damment
de
4r4i VL Ratad Bsperales I8 AeoNherssinen
détenninent défigrer, il en eft une Taloq Re, 4% 2 Mppseenons
les fiévres d'une inGniré dlaugres qui
Euliere cu en ocrafioungnt manière plus partis,
de diliérente elpécer --- Page 153 ---
(137)
Celtainf que l'abus a des liqueurs fpiritueufes,
l'exercice à l'ardeur du foleil , les veilles imr
modérées &ci, donnene Hieu aux fiévres inflam-
-matoires ; weehesriaseontunin refpire un J air
humides &oelpaud, omnre oviab dans 2li Up nbs
3 F
Uo
Celanies
pfrent fotkenrieresamipiu PRPREL hevres Gilinderi
auxqueltes Japurlunenhe, manque taob 8 pas det lejoin: Si
dregi@seimmenie' atp enchurge EaRSu emanations aup 2n
trided'deglahif ffaus P8NFSE des noouD végétaux 29lsnol cn zolloup PUF
tions ou qu'il foit altéré par'le voigms Ysjour Burefae
graiide quanarede"s
295110 CI luni d'une SUT SOB
palloine rallemblécs
méme HetP fansy coeimarment 201 ISHOOI6S dans. O
un 5 .
os-mstediakhuellbral froids, COTUS renouvellé: I E0o &.
sdoderdrfisrchira 29 D Uping les fréquenres
quenresrmalidred
SIM
cf fur-tour, 21peno 39D les fré-
& notamefif
eh-ufoibiifant iabi
la conflitution.. 2SH0
taae avec lesietme femmes, dopment
orcinat-emiche'nes HUR Revres 920 maiignes. 19119907
d'volicacoimnaifinct de 1pl plupart 3 Bor de THI Hfuit TLN.
pouri voirnquifer pomible dl les éviter CEkcaudes 91 dans.
bign edese Cas ot 2 anqte e"euf'te STHHCT vrai cilo 1879 33 -
prévenirpiesPe effers: p0oup3n-201-2101 JUP moyen d'en
Si Ponljoinel à toutes 2nist9o ces confdaaWonsicelle 2082 paluoreanob
d'évitér les occafions dans
RogI le
éprouverides
Msatese SpIPS:peuti 210
FEAGMORSO yives &
bites comme de's
zalsron à 1 3 201037 révolutions fu1 vevpéler Timpremon d'un air
trop frais quand d'onchauilou a
ou a1 qu'on 5 14 eft fuant,
d'être mouillés, de fe baigner, 5 ou - de boire froid
dans ces momens 3 de fupprimer ou repercuter
RogI le
éprouverides
Msatese SpIPS:peuti 210
FEAGMORSO yives &
bites comme de's
zalsron à 1 3 201037 révolutions fu1 vevpéler Timpremon d'un air
trop frais quand d'onchauilou a
ou a1 qu'on 5 14 eft fuant,
d'être mouillés, de fe baigner, 5 ou - de boire froid
dans ces momens 3 de fupprimer ou repercuter --- Page 154 ---
des deoulemens
(138)
reglos ou hemorthoides, périodiques ou habituels, comme
on préviendral certainemene értptions cutanées &c,
caufes qui
la majetire Partie des
ples en
decidkescila-tetnss ;alors los exems
let far-gedisisotenr ersriatinintestwu frquens qu'ils ne
négligenée iheserinRsive-sten dhipod-itindi@ndice Ou la
faut
opareisaes. eelede
wonagnrbaihos 9113
cemsrestonas
anvabrammos, t STISY V
2glass
TOSgOTU3
o76
H. A ELTR quoz suip iSTV anicr
Brndol
temilo I b 25
! U Rai
zomans
De la
eabl
nefte: 3 a maladie 300 du A9 ansilleotiuser ROX
Lx X 3odhp 300
artovs 2nre
Hib Pishiers maladie un allup inlag-ab ansnblio
font les
Peu
Colonics Europeens it1 CS nouvellement egemnge 20.
1 X 2 eft Ordinairement Artivés daos nos
nom, E SIT Cette
delense Jous oD ce
une maladie démomination 23 uo
s19HI femble
éure E44 :S4 67 toure V particalitren
anponcer à
dans les. Premiers, tems
conyenait Peut- cf
blies, 2 & ou les ind
9ly elles furent, Étas,
Pirait devaignc être uepce de lair, qu'on y rella : terre Araje prelqua. damtantplus dandeneufea.qme
ou ofrait
Rarstous, converte, E
de. bois
des-lagons ou
d'hui, que prafque, toutes: marécages. Mais aujourment à découvert &
lesplaines font. entiorela plus grande partic anciennement abattues, que,
des terreins qui étaient
ies, 2 & ou les ind
9ly elles furent, Étas,
Pirait devaignc être uepce de lair, qu'on y rella : terre Araje prelqua. damtantplus dandeneufea.qme
ou ofrait
Rarstous, converte, E
de. bois
des-lagons ou
d'hui, que prafque, toutes: marécages. Mais aujourment à découvert &
lesplaines font. entiorela plus grande partic anciennement abattues, que,
des terreins qui étaient --- Page 155 ---
((139)
noyés font égoutés ou: çomblés & devenus
tiles & habirables; nous fommes
ferque, du moinss sans iflede Saunt tres-perfuadés
maemes influpnecs de Lair qu'omo Domingues Fes
plus
relpire, ne. font
f ce nel dadse un
satocrant
& qa'gn.
petith nombre deoquaniers;
dérer
ausale-swnleguoma aenis tofd ddeacimfis
ls-pomintomadadiesg est
dais
Ment y faire, comme devant être Eutopeens
qurelielaere paroter raftés l-n'eft aulidargercufe
moins vrai que touE Europsen qui copendant-tis fe
dans nos Colonies doil X cprouver HT sanfpocte
tion particulière. des. inAuences du dee ngolyr
nous, avons dejseo eserdiec nnt Sy s0 climat, 2. que
différent. de celui qu'ils ont essoleacellameng quites,
étaient habitoe nSG mais FU cette 1 tb
&auquet DSIG
ils
étrè pltsou mbiel ina0 0s ur révolution OTL Idevant
prompte ns
& Plusou! moins Con:
Gutesie, eu, égardrat
au n genre dos de Vie
tempérament G. un cbacuy, lo
desy
7 qoile menerong & a 1al magiere
conduite fEt te. 2 de voirque d
qui dor en reflrep
taladie
préftnrer de
tences dans/ccs dillerene? cas, ar & de grandes difé
encoré danss le taitemente 4NrlncPRF plaskmader
apptoprie Ai, voifon 4ue elle. 06 1e plus
quelquefois fousle Garactare" de niomples mabifeite
inteomitzentes, daurresois il.en telalté fiévres
vres continues ou. rémuittentex,
des fiés
toires 2, tantôt bilieufes,
tantôt inflammar
puirides ou malignes-
, ar & de grandes difé
encoré danss le taitemente 4NrlncPRF plaskmader
apptoprie Ai, voifon 4ue elle. 06 1e plus
quelquefois fousle Garactare" de niomples mabifeite
inteomitzentes, daurresois il.en telalté fiévres
vres continues ou. rémuittentex,
des fiés
toires 2, tantôt bilieufes,
tantôt inflammar
puirides ou malignes- --- Page 156 ---
(140)
Au relle quel que foit le
conftirution d'un Européen tempérament ou la
colonies, il doir s'attendre qui arrive dans les
nouveau climas, itihabice à Payer le tribut au
guelconque gui AtACplus solpar une maladie
en railoa, ditd dégime,
VOBi-mojns (érieufe, 2
obfervera, H sonsient ouofeot * usonduite qu'il
toute
donsonesl sabltienne de
beaucop es-adiseenpee tnl n'ueRulavec
ou fermentées, demoddariog des. boulfpas@oimedfes
ment, à CeSteOp Miminequse Prive entièref
premstere.poque des fomdéjour,
Jument budeaanam néceffaire.
déj sendi Lelge abfo:
donner le plus fouvene Il doit vivre fobrement &
taux jil doitt éviter la préference aux végétamment àveciles
totre olpéce degeès nojours fachonfesen Tommesdontiss fuitcs font tou- 7
ci. Ti-domesesir toereing &rfumefes dans celui:
fer à
Tmtuatondese
D
Tardbun
pomne
du moins 751 Ait apeme S'expo:
730 n-terge Re pas 30707 libene, omom
ou
par des marches OpfEnSIED ou 21791 51fe4 25 2gst augmenter 237 l'effet
ne peuts'en cupenfer. ensom 10 exercices On 2UIG oonoins forcés 70 9 Jorlqu'it
mitiger Timprellien
Peur co, pareil cas en
& d'une couleur aLaide de vétemens légers
du foleil. On Içaie ptoprera.neiléchir les rayons
chent le plus du blane querce font celles qui appro-
& que les corps blancs qui ont cetté propriété
font ceux" à travers lec
l'effet
ne peuts'en cupenfer. ensom 10 exercices On 2UIG oonoins forcés 70 9 Jorlqu'it
mitiger Timprellien
Peur co, pareil cas en
& d'une couleur aLaide de vétemens légers
du foleil. On Içaie ptoprera.neiléchir les rayons
chent le plus du blane querce font celles qui appro-
& que les corps blancs qui ont cetté propriété
font ceux" à travers lec --- Page 157 ---
(141)
le moins (1). Cette
quels les rayons pénétrent
effentielle
précaution nous parait d'autant plus
nouvellement arrivés, fure
pour les Européens
qu'elle
tout quant à lrcouleurdeleur 'chspeau,
contriblier alles garantir Fids'cesviblens maux
peut
ordincintinent,e qui,
de' téte' qu'iipeprs@veit
trop J fréquenPou
ative
Kobsemmhasetmes
eetterpanse d'uné ndébillé T1
vent ameee
atigimenfer :
erdanper-be-fear pre-l
qui pournit
225 alteorerait ammeue!
mière" atidnen-nopat 3
D'ailleuits ocette preaiatlonriet point" ameghi
ATo#
nor
elidonltace, R8
ger 2 mneme daseoureoiter touvierincdenssup pays
fait anvenijon que preliue siob II .0115.900n snomei
anameydol 9TVIV
25V.AUR 9009101510 EI snovuol 2u1q sl 190r0
(1).1ixpetiented dip docteur Frankliai sins laifeaud'imcinfhancot.ie
cun:tioute anset egatdobil-profits
cielopuen E fetewine préfentais aucun) obftatle-aur
tymmrtsabosregAuahe fus la neige dontlaterre
était couverte des morceaux 11 ISIO de drag même gran3 fIS
46.nmM
deur & S11sUiI même f force mais d'une 30 9' couleur zopi S3 différente: ariom SE il
vir qu'aprés 4 15300iti8 un Haps U5 ie 26q rems déterminé,, RadoTEE ces morceaux 9u
de drap it01 s'étalent 200T01 uonetta plus u moins 7 que e + f noir &i
Pétait le surg tadil' que bisnereisit Ret moins,
al'rur, miqwhe ,
draps
ne Tétait" peatjue pas
des Pcrsrtend
Swmmlueaurasere lieuiqueceux quis'en
éloignaient le. plus en fe rapprochant du, blanc T'étaient beaucoup moins.
rems déterminé,, RadoTEE ces morceaux 9u
de drap it01 s'étalent 200T01 uonetta plus u moins 7 que e + f noir &i
Pétait le surg tadil' que bisnereisit Ret moins,
al'rur, miqwhe ,
draps
ne Tétait" peatjue pas
des Pcrsrtend
Swmmlueaurasere lieuiqueceux quis'en
éloignaient le. plus en fe rapprochant du, blanc T'étaient beaucoup moins. --- Page 158 ---
én dennent T'esemple. Cigbj
Prévenir les Auxions fur On Peur par ce moyen
Jes oreilles P dont on ent les yeux, lès dents ou'
modé ' &e qui
tres fouvene income
là tramfpiration proviennelit de 14
de
qui ib fait PGr fupprellion
reure
Bette
du'Gorpey quegdenniles d partie fupejultemene conlidere commies 'auneDrs ont allez
ihilhed?
if'en Pauir 1a chés
E tbire
grande guiintrce -
qui
I
allineur
n'aula pas-detal sechappe paresite paftier Of
pérte fer
peine aPonecom R: 24 -
la tété
pliis'6h molif topreure sisre que"tette
fera plus oumoine
: lefon que
ou que
du couverte
lesorayons
Habitnallimnent R
plus ou Throins aifé; 82 Fralay-3heat un "scels
ces deux cas," On 3 doir etre qne' erdanste premier de
native quis peat decider
plus espéfea-Tslter
Sr
ldes-Dustoms- dd 4
-
Ton joine a cCs
rer Tefervetence da aeentions eefte de" Rrode
par un ufage modéré -
langs de
deg autrest humeurs,
fement acidulees, par les quelquies bains boidons légè.
pérés fotvent répétés
froids ou tem-,
du regne végétal, par Tilige d'alimens tirés
frais de la
&faiout en repirant l'ait
aux environs macinée, des Meux' pourvti re
qu'on ne foit pas
feui d'opérer, que la mireengeus; On aura touf
mat ne fera point révolution du nouveau cliz
fouvent Peu'canfequente, dangereufe 1 & qu'elle fera
Je n'ignore pas qu'il eft des
perfennes qui
tem-,
du regne végétal, par Tilige d'alimens tirés
frais de la
&faiout en repirant l'ait
aux environs macinée, des Meux' pourvti re
qu'on ne foit pas
feui d'opérer, que la mireengeus; On aura touf
mat ne fera point révolution du nouveau cliz
fouvent Peu'canfequente, dangereufe 1 & qu'elle fera
Je n'ignore pas qu'il eft des
perfennes qui --- Page 159 ---
(143)
ont confeillé la faignée à ceux qui fe
d'Europe en Amérique, propofant trahfportent
à ce moyen avant le
d'avoir recours
verléc, ou lors de départ, ou durant la traQuoiqu'il foit,
T'arrivés dans les colonics,
pourraient
probable b4 que quelques perfonnes
fe, bien,
comme il,
trouver -
sde cete.précaution,
sn.sit,
elle ferait
bemcoup d'autres, auxquelles
je ne-fuis J1 Sertainement fS uP
inuilea omipecjudiciable,
a Bullement deseravissp pesfuadé
prenantles J1J autres Rrécautions,
qu'en
tion 218 la.maladie de pays dera dontjai fait menfur-tour A-lon
farement, ficheufe,
nable, & JSI Ssemédien idunes manière conve-.
d'avance. du qel les malades ne foient point efirayés
il eft bien dangerquils croyent courrir & dont
Jmportanr
Il ne faudrait
de-ler.diftader. wrres
fuffit d'ayoir fait Pas.cependant fe.f figurer qu'il
unemaladie
Vant dans, les
quelconque.en arria
d'y être Raysichauds Pour pouvoir fei flatter:
aclimatés,. car on: 2 ne Feft
comthe je, lai allez oblervé,
féellement,
meurs' ont été amenées. à que quand les hus
d'apauvrliement
un certain dégré:
peut étre. que le queje juge, nécellaire & qui ne
0 produic 1
d'une maladie un
conféquente ou' d'un régime approprié
péu
continué; ou enfin du laps de tems longtems
guel les influences du climat.
pendant le,
ment, tendent à la longue à agiffant modérés
vffet,
produire le méme:
meurs' ont été amenées. à que quand les hus
d'apauvrliement
un certain dégré:
peut étre. que le queje juge, nécellaire & qui ne
0 produic 1
d'une maladie un
conféquente ou' d'un régime approprié
péu
continué; ou enfin du laps de tems longtems
guel les influences du climat.
pendant le,
ment, tendent à la longue à agiffant modérés
vffet,
produire le méme: --- Page 160 ---
7 Cette dernière réflexion (144y
du climat ne pourraient touchane lesinhuendee
mantes, fi je n'ajourais que paraitte bien allartems où les Européens que dans les premiers
climats, les portesiquils habitene cesi nouveatix
beaucoupjp
éprouvent font alors
enfuite &edoniquitite parseariontinerater sont
ueile font
que ces niémes partestfonp tiacclinatts pedesmanière
portiorinéesde relatives e pourlaint dirempro
& aubefoin qu'op ainolellesi sinetsesderiutian
pour être entéquiliee
foient, appauvries
lesqualines defamoxptare adee-bo-ntetipeinse 8
plongs-Nousmeip
dansilqiells loncelt
que lesmemes pauvons eependane difliruler
conftitution des ctcecesoa nouveaux
quoique imoins
acagalogentsati,
qui font déjà ancijensa Samfiblemeney fiap celledescebx
majeuresy partie deadfujera, pays, dhamginsgoant àla
qu'après un lonig
puifyue moutatoyons"
titution, de sceux-ci etewniacaaieste elte
corf
rente dejcelle des
ordinaireament tresuditié-
&, leurs fuides premiersy & quedleirs-folides
vris. Cette, trifte fontiropirelithe Mérité-ne
& ttop sappaule long féjour
proteaquanttop, - que"
convenir qu'asun dansiespayse chaudssy me lgaurait
&id d'oà vient. que meeczaee len
aux anciens.eft.fid diférene régime leu plus : approprié
de. eelui-que nous:
avons
rente dejcelle des
ordinaireament tresuditié-
&, leurs fuides premiersy & quedleirs-folides
vris. Cette, trifte fontiropirelithe Mérité-ne
& ttop sappaule long féjour
proteaquanttop, - que"
convenir qu'asun dansiespayse chaudssy me lgaurait
&id d'oà vient. que meeczaee len
aux anciens.eft.fid diférene régime leu plus : approprié
de. eelui-que nous:
avons --- Page 161 ---
6145)
avons indiqué comme le plusconvenableà
font nouvellement arrivés.
ceux qui
2. Quelque bornés que foient les-avis
d'indiquer comme. propres à prévenir ou quejeviens
les induenees-daglianity
modérer
mingues jetie'douter
desdile de Saint Dodequelque
point guslenerpuifent étré
portent. Lierlileneg Reeteaeeetor tranf
&
queijlobfeqrerfierile diagnoftic
la-itsitetaénsigdel la emaludie qu'ils doivent
Éprouver,doici Fairt-fegtie quilg ne
y
dipentin-disppallender
peuvent fe
tisfaite dloriqutilaren
peifonnesien état d'y fatenterais d'ajouregoq feront atteintst Je thé convalefeende
quenles reph@resy-dins la Gon-
-desmilidiesq qu'ony
celle: CE font efin
Esejfurour de
daugereafess
fréqnenres 863 quelquefois G
que cemoniehe eft
plus: conffquensi I
Rle plas périliense: oninarementlo
maladesyed égarda l'emae-de-faiblodfere pout les
dans lequel fetrouves sialors -
l'eftomae set'atonte
des.auties
ainti que
Orne fgauraip eemai-dticadiceiremrs donereiren
ia digeftion:
quantité & la qualité des alimens tnop-éircomfpect dont firila
cette époquer Jaiau contiaire affez
onbufe à
obfervé. que les convalefeens étaient cohiamment bien
ment raifonnabies furrice pointy &
i-rarelait de beaucoup que le
quiil s'en falSalerne, de fortin de table précepte de l'école de
fufire àlors pour toute régle de avec appétit puiffe
tempérance: car s
K
eftion:
quantité & la qualité des alimens tnop-éircomfpect dont firila
cette époquer Jaiau contiaire affez
onbufe à
obfervé. que les convalefeens étaient cohiamment bien
ment raifonnabies furrice pointy &
i-rarelait de beaucoup que le
quiil s'en falSalerne, de fortin de table précepte de l'école de
fufire àlors pour toute régle de avec appétit puiffe
tempérance: car s
K --- Page 162 ---
foito que cela provienne (146) de
fait dans les maladies font ce quel les pertes qu'on
qu'aileurs,u de toute autre plus confidérables
que tous ceux gui.relevent de caufe; nous voyons
melaffamés, & prendraient
maladie font comtrop d'alimensii, s'ilsinnes cértainement toujours
régle que celle ide-ieuailappesin fuivaient d'autre
vairconmadigensa auflig, éb
Ghal.-peiquon
ment desu rechatités
E-faln@kilordinsireblefle quiprouva w.dasmisimgitnesg derfaifon: imparfaites fudifimhient, queilesidigeflions
limens dont.od netereseandrneunises ulegLe
d'ale plus
dévoiement squisfursient
fonventiandiqve duné
dente, sele-erganedigetio.s maniàre:affez.éviétat d'atonie &
ontalordansun
les furcharger d'anet delsislerfesqoine n permes pas de
mens. Cette faiblefle eft trop grande quantité daliqu'ils ne,
en' telltzgicigye-@itgnlle
que petite à que: foit:
Seetebrtne
laiguantité
permetauxi
d'alimens: iqu'on
de leur conféillerd'ufers Cito
pas, de quelques cordial pendant ou-aprèsilereganes, C'eft pourquoi propreià forifurcesror.
que nous avons commei itungeimnoderddirbon vin;
miers tems qu'on
prohibé 3 dans les
toujours
arrive a dans" les:
pres
utile & même
Coloniesy-eft
conftance dont nous indilpenfable dans la cir
:S'al efte effentiel de parlons. bien:
a
régler la quantité d'a-
illerd'ufers Cito
pas, de quelques cordial pendant ou-aprèsilereganes, C'eft pourquoi propreià forifurcesror.
que nous avons commei itungeimnoderddirbon vin;
miers tems qu'on
prohibé 3 dans les
toujours
arrive a dans" les:
pres
utile & même
Coloniesy-eft
conftance dont nous indilpenfable dans la cir
:S'al efte effentiel de parlons. bien:
a
régler la quantité d'a- --- Page 163 ---
(297)
limens qu'on accorde aiceuxe quierelèvent de Ta
ladic, fur-tout dans-les premiers jours aden convalefcence 5 il ine Peft pas: moins, je crois, de
bien. fatresattentiona àrdeurs qeulité car s'ilseft
probahluigeopilans-ioitumime emé oànous jouifSwradriribastarntndpl laxt nznseilde nos he.
smigarsspa@uidpeidegellenalee Ha3S dent neus
noosinouérifianisÉal fs@sewegiegidinda-
-wanbly partiniperidavsitage dansl der nioment de
ainifonsalelécace, puilqu' tiles fonmaluits comme
fiadeiépatierolimeoal que nousiprenons, ce
Irquiimérite finsidonte lalphis gruséeiattention.
Gesn'uft-pasaque Prpb-feodeipimhipeares
sehangersisiarohnit :
olles 1e E
Haberseneadectsemas
- de a memeq geominyait-ofe
Kipererdetiwupom 8e transfun n
angs mais
n'efti pas - Vraifeinbtable oliptifaue 33; ees memes
fiucs e piurvene'ooesfionnere ourf fieroutegetevininrde
jsige-mowicdicimiadisd s'ilsi nofonvipas deinaswecnenbileylpiasip potrritidgsternene les
Tami eft
de plusexpofé à-Saint, Dominguesd-friloh choifilste-patmije-atimear Iéougrqui fore les plits
proptes à1 cet eti 16 glesp poureaisiespporver qaeliques faitralappulado cotte-furppo@uion, maisien e
ai afflez dit Pseodespaetde-endis def
effentiol - de ne nourriles s-convaloicens qu'avec
Ki
ylpiasip potrritidgsternene les
Tami eft
de plusexpofé à-Saint, Dominguesd-friloh choifilste-patmije-atimear Iéougrqui fore les plits
proptes à1 cet eti 16 glesp poureaisiespporver qaeliques faitralappulado cotte-furppo@uion, maisien e
ai afflez dit Pseodespaetde-endis def
effentiol - de ne nourriles s-convaloicens qu'avec
Ki --- Page 164 ---
beaticoup de
(148)
alimens de la meilleure précaution, s & en choififfant les
Quoiqu'ilfoira aflez ordinaire qualité pollible.
nouvellement arrivés
que les Européens
tems d'une affez bonne jouiffent pendant quelque
climat qu'ils
fanté. dans le nouveau
mière
habisenelarfquih ont-fait leur
doit toujours maladiceadentle ont pafféle tems où pre- l'oni
vent Pas, cependant craindre lesir irechites; : aitsine' doid'en éprouver de kifeud.midhioar à l'abri
déjà payé le tribut, nouvelles, Ce n'eft parce qu'ils auront
ront lattention
qu'autant qu'iis auqu'ils feront aflez eteeeene d'exces &
fatisfaire fans Peine heureufement L & satnkntail T
conflitués LJ
pour
occupations auxquelles ils fe
différentes
ront yjouaune bonne livreront,
avons dit julqu'ict
lintesrour que nous
DS
que les elpéces de maladie prouie quoiguil foit vrai
Domingue- nenf font 24 pas aufio qu'on éprouve à Saint
leurs, querles: caufes qui eiatiplices qu'ail
celles qu'on yiobferve)" pauvent % occalionner
pliquer d'oi vient qu'on yelt letfone allez Pour exgu'ailleurs; & qu'ilyt ait fi plus sfouvent malade
jouiffent de cesct
pourdeperfaaines qui y
France bien plus wdummsontr-mbs cominunémeng
voit en
cependant 2 puifque cela confirme Nous ajouterons
nonibre de ceux qui
à
que dans le
il en eft beaucoup qui périffent Saint Domingue,
fuccombent par leur faute,
% occalionner
pliquer d'oi vient qu'on yelt letfone allez Pour exgu'ailleurs; & qu'ilyt ait fi plus sfouvent malade
jouiffent de cesct
pourdeperfaaines qui y
France bien plus wdummsontr-mbs cominunémeng
voit en
cependant 2 puifque cela confirme Nous ajouterons
nonibre de ceux qui
à
que dans le
il en eft beaucoup qui périffent Saint Domingue,
fuccombent par leur faute, --- Page 165 ---
(149).
que ce climat peut être préférable &
venable que tout autre à quelques
plus contout à celles d'un-c certain
perfonnes, & furcelles qui ont la
àge, de même qu'à
on,
poitrine-délicate; dumoins
qu'ed égard aux 1 moindres
voireft
révolutions
dans Jlei casrd'yi 12 éprouver dans sles
qu'on
faifons delamncey-tony
différentes
lade: Quaullursyi@ne'foti y'eftmoins fouvent mapafions vivesgequ'one qu'onia paffe fâge des
d'excès. dli'up 901A9 Eait) évertoute elpéce
a
R asllovuon ab tovi
zli'up soptgr'up flo'n 50 audin oi
ausifinos snomsluoted ssls 300
menC HAPIT R EiI LI.
Dem maladies elfup dngrswyil dent 9l eli ealfong
avon sup 35 3U0 poitrine S10L1 2i connues généralement
diol 1r/ous. le nom,
T4A e de Auxions.
D. de 3YUorg no'up sibalam 56 2
pofés, rsislaplanques nous pousfommes proferve le de.pe-pacler plus.
quep des) maladies : qu'on obsommueiment,
dit en terminant. de
&-ceque nous avons
manquerait
chapitre précédent; on nè:
pas descroire que: nous
tradiction aveç nous
fi fommesen'con.
tention d'ajouter mêmes, nous n'avicns l'atque nous n'entendons
que des affections de poitrine
parlerici,
occafionnées par des caufes 2 qui peuvent être
telles,
violentes ou accidenauxquelles les négres font ordinairement
Kiij
,
dit en terminant. de
&-ceque nous avons
manquerait
chapitre précédent; on nè:
pas descroire que: nous
tradiction aveç nous
fi fommesen'con.
tention d'ajouter mêmes, nous n'avicns l'atque nous n'entendons
que des affections de poitrine
parlerici,
occafionnées par des caufes 2 qui peuvent être
telles,
violentes ou accidenauxquelles les négres font ordinairement
Kiij --- Page 166 ---
bien
(150)
plus expofés que les blancs.
Quoisu'on emploie
-Auxion de poitrinc, généralement le nom de
pour déligner une
prompte ou aigte" qui
maladic
77 qurumtide les
refpiration, il ne
organes de la
on le
agub A
AA4APRTE ngurer,
penic communeent
'comme
nation
t/qulist télledénomiindique SFIBsE siethale
bien Poiitif ailenar'
08 deltore 29b "clinr"adde
qui opérent 19 Lp xsonab que 1216s Parties 66
ou
9f n
emgants,
P sb. coopérent 9
fs y9
a
fonéion,
9r5ilh
Pcetle importanité
font $ 9 très -
tinsy
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mons, qui en
2mgai 48616 pou2
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Lont
peuvent etre Lo alrectés lsorsaatallpl ns: oomi Biuis antacelss
29V
aloli que 125h
rente maniere
aus
una4s ditté
par
sb H o 3i01s
lement
deeeitsra
matéricllel
4e
dhlicrentes
Jiob 9a, efor 1i862 Irsnob totaIfm
pvalsy D srp
dans toute 10 dhserergis 193 Sinon 4OD quoiquon 29àviclos apercofvd 20080t
5 elpéce. 47919m, de Huxiont 0pPuoR o9p
vre,
&. la
anoN flegid 28 283 IRE doot
ces
Feaiseee
diquent rien t5ibaisre pourif quant 290 O4A a mommhe fignest 6 nin- 214Y
ab
Fla
-
maladie
conne licuwnt 291701 295 TSTVIL nature sb: XUSI dela.
qa'ilu aMUl.6EPS 90 2172 quant au sratemene
conyistf Gsmpleyest-paur 36su1g
51D361 voir. si. sb 20
nations aui Yaguasne peuvent J1S ab Soir.que 00 des
lité, & combicn anayom 2auplay etrc 4D d'a aucune Jn utis
duite de ceux O6DG qui Potsire sinasinent étre T Rormaicubie p 3: 29 la con-;
de, Buxion de poitrine nord SI que a toute elpéce
tels ligner,.efisune .901, le o0 manifede par de,
gai doit être tritée de maladie de méme nature &,
la méme manière,
erreur, alfez généralement
Cette,
lelquels
admife par ceux
j'éçtis 3 m'a Paru d'autant
Pour,
plus confé-
qui Potsire sinasinent étre T Rormaicubie p 3: 29 la con-;
de, Buxion de poitrine nord SI que a toute elpéce
tels ligner,.efisune .901, le o0 manifede par de,
gai doit être tritée de maladie de méme nature &,
la méme manière,
erreur, alfez généralement
Cette,
lelquels
admife par ceux
j'éçtis 3 m'a Paru d'autant
Pour,
plus confé- --- Page 167 ---
(I5I)
quente, que les cas ol les' faignées doivent convenir & où elles doivent être multiplices, font
infiniment plus rares dans les pays chauds, que
ceux où l'on ne doit employer cette elpéce de
moyen, qu'avec beaucopp de circonfpedion.
es4
Comme) je 5644,936 la: faignée - n'eft pas le
feul
dont, on abufe ordinairement dans
moyen, 1U. 24 OR LJ :
L
le traitement des Auxions
> & qu'il
JU 20ITIEG 201 sup dE Poitrine
n'en, eft
de ceux
conJ
NHe,FS3-ReU.de
U
peuvent
venir une
Auxions, qui
L
à
cipece.partieuliere 25 GBMTT
1J 14:
puiffent
ou indiqués à telle autre;
1011 15119
etsthoit
ileft encore
important de prouver que le
L 30 291 1J1 Plusi - 291,
29105 S L4
celle
traitement de
andr graves que
maladies
03 151191600 2010 -. 0
91 des
dont il s'agit ici, ne doit être e'confic qu'à
per29100 19
les
fonnes éclairées 2 que de relever, toutes
era 8 nO
sup avislco
- ne le
reurs
commettre ceux qui
que Renvent ar app Ht
U.
font
&
ofent s'en meler. Je ne crains
pas U qui TIJSIU
d'affirmer
ces derniers feraient encore
pas D
Quie J0P orr IT maladies aux feuls
mieux de Tivrer ces, fortes de
T US 3acup
Si1 enaob
avoir ceux
foins de la nature "1ls ne peuvent
d'un af Bonme sts T'art TOY plutôt d
que 309 de rifquer
US 5132 alarta n 20 u ou point COTquelques moyens 2 peu
d'employsr TDUE J C - 119 usO
de mal
venabies : & qui font toujours beaucoup
Sftu 2 wp
s'ils ne font pais de'bien.
Le fimple expole TI
UD ar je vais faire de quelques efpéces de
de poitrine, afin de
AiSel
pouvoir rapporter à chacune d'elles, quelquesunes des caufes qui peuvent les occalionner,
Kiv
309 de rifquer
US 5132 alarta n 20 u ou point COTquelques moyens 2 peu
d'employsr TDUE J C - 119 usO
de mal
venabies : & qui font toujours beaucoup
Sftu 2 wp
s'ils ne font pais de'bien.
Le fimple expole TI
UD ar je vais faire de quelques efpéces de
de poitrine, afin de
AiSel
pouvoir rapporter à chacune d'elles, quelquesunes des caufes qui peuvent les occalionner,
Kiv --- Page 168 ---
(152)
fuffira je crois pour défabufer ceux qui
nent que rien n'eft plus fimple que le s'imagidos fuxions de
traitement
je deftine
poitrine, 2 & que ceux
cet effai, ne peuvent mieux auxquels
de fe borner à prévenir les caufes
faire que
donner lieu,. à 00790 01
qui Peuvent y
On doit
21 15T
- 2O4
difinguer-les
eu.
a
égard
Auxionsnde. poitrine *
matière aeeeiliedactapels caufe ou
morbifiqueen
fauffes ou
wijestounelencieles, 2
de
(ymptômatiques; & quant à-la mâture
cette'n méme
&
caotndenatsntibnes
tieile eft celle
Samasa
lonr utesi priacipaxiorpanst.de la
relpiration 2 tèls, querdes poumonsiou?
brane qui les envelappe &1
laimende la poitrine,
guttapiffe l'intérieur
2 font primitivements 8ogimmé
diatement
esenedeane ou
fymptômatiqué; ils-nelolei fontique
ment ou
fecondairefympatiquement lo80 lancaufe morbifique ne porte que fur des
tielles à cettefonction,
parties.mpingsflen.
sou
celles quile font le plus, quinfympatifent avec
Ile eft aifé
2algmi, ilire.zoq pauty
deyoirque, dans linp 80)
ces cas > quoique la fiévre,
l'autre: de
douleut, femblent
2 Lopprefion 0:& la
préfenter desindications analogues 2 le - traitement doit enl L étre
attendu qu'ed égard au
différent,
plus ou moins
tance des organes affectés, les fecours d'impor font
plus
infympatifent avec
Ile eft aifé
2algmi, ilire.zoq pauty
deyoirque, dans linp 80)
ces cas > quoique la fiévre,
l'autre: de
douleut, femblent
2 Lopprefion 0:& la
préfenter desindications analogues 2 le - traitement doit enl L étre
attendu qu'ed égard au
différent,
plus ou moins
tance des organes affectés, les fecours d'impor font
plus --- Page 169 ---
(153>
& doivent être de différente
ou moins urgents
de différente manière. Si
nature,ou emplovés douter de. lutilité de cetté première
l'on ne peut
la caufe
diftinétion, relative au fiége. qu'occupe de la
morbifique, celle.qui doitie être déduite
confidération de la nature de cette même caule,
encoreynlorfquil s'agit
eft bienip plus.imporiante
aquhil.convient
de fatuer quelgetbleip praitement-a
d'employer S danscchaque Auxioni ded poitrine 5
putiquenrafonede la diffiérente. énature de, cette
doivent être totalemême ciufernilos.remidess
1 maintenant,
ment: i différens, Si.inousr najoutons différentes
qu'il n'efbr pasorare ddei voir quér les
efpéces de Auxions foient compliquées entr'elles,
riquelquiefois des indicar
den manierel aipréfenter:
être
tions oppoféession verràr queice ne peut
de tous les
qu'aveei hphis.ebdesoeutyrer asichacune d'ellés, qu'on
fymptômes Particuliers
les
peuc déterminer - qacls fontodes ptremedes
: conféquemment 1 comme
plus spropriésiniges
l'ai déjà iditryqueless 1e maladies C dont il s'agit
je
fimples qulon le croit trop géne font pas auffi
de dé
néralement 803 qu'ill était bien importunt
truire cette erreur. £ shivàil sl
Nous obferverons quant aux caufes qui peuvent y donner lieu, que tout ce. qui peut gêner
la circulation à travers les poumcns ou les pars
coopérent àla, refpirations, palentir ou
ties: qui
ésiniges
l'ai déjà iditryqueless 1e maladies C dont il s'agit
je
fimples qulon le croit trop géne font pas auffi
de dé
néralement 803 qu'ill était bien importunt
truire cette erreur. £ shivàil sl
Nous obferverons quant aux caufes qui peuvent y donner lieu, que tout ce. qui peut gêner
la circulation à travers les poumcns ou les pars
coopérent àla, refpirations, palentir ou
ties: qui --- Page 170 ---
(154)
interrompre la tranfpiration
terminer ou ixer vers ces
pulmonaire s déqui leur font
organes des humeurs
On voit
étrangères, en font les principales,
déjà que ces caufes doivent être trèsmultipliées, & que, leurs effets doivent être
ou moins fenfibles.ou.d
plus
feront
dangereux 33 felon qu'elles
plus ou moins adtives, ouvque les
feront plus ou moins cenr étato d'y
organes
avons affez
réfifter. Nous
fouvent n Parlé.
efforts
que fait la
de.tosirees
dehors du nature, pours combattre. & chafler aucorps les
fiques dont elle, elkm Ancommodée diféesetrmaceremeti
puiffe appercevoir. combien,
pour qu'on
cas ci, que lesorgames fur limporte dans ces
tent leur action ; foient,
lelquels elles porconvient,
en.bon.étas; ; Aque s'il
eu égardià
de les garantir de) tout, Jleur.grande importance,
moder, it eft
cel qui peut les incomfes
encore plus, important d'être fur
gardes, flenalap poitrine Daturellement
licate & G les 3 poumons font, affectés dune dé- d6bilité relative. Cet, état ne Peur que Jes, rendre
plus- fenfibles
caufes, qui, fans antinprelion cela, feraient, des à moindres
infuffifantes
y déterminer quelque léfion ou'
pour
notable,
dérangement
- Parmi les caufes qui peuvent géner la
lation à travers les
circu-'
peripiration:
poumons Ou interrompre la
pulmonaire, on doit compter les
poumons font, affectés dune dé- d6bilité relative. Cet, état ne Peur que Jes, rendre
plus- fenfibles
caufes, qui, fans antinprelion cela, feraient, des à moindres
infuffifantes
y déterminer quelque léfion ou'
pour
notable,
dérangement
- Parmi les caufes qui peuvent géner la
lation à travers les
circu-'
peripiration:
poumons Ou interrompre la
pulmonaire, on doit compter les --- Page 171 ---
(155)
exercices ou travaux forcés pris à Pardeur du foteil,les excèsde boiffons (piritueufes, le paflage
fubit d'un lieu chaud dans un autre quil'eft beaucoup moins, fur-tout, files poumons ont étéimmédiatément fatigués, comme par le chant, le
parler à haute voix; ou qu'on aier refpiré devant
un grand d'fearcen Ceovife znioi DC >f
Quant's 2 écllestqui peuvent roccafionner le
tramfpore' ldex dmerenicsl humeurs sivers-la poitrine
elles" Tone 2 trebu nombreufesi; oT0hndoit remar-.
quer" tfippwenton denla tranfpiration ou des
fueuts; comme 9 faplus importante & celle qui
décide lle plusfréquemment" la'maladie dont nous
Parlons/ furtourcheziés tepesfalrgstndespus
fubitement &cGmsfemouvont à Timprcflion d'un
air froidi "btr d'in'eourt d'air, pandant que le
corps efochiiad S1P fuantrfoit qu'on s'avife de
boirc' foidr-forsoterde Péau pote, > avant de
s'étre repofeu8e 2 que-lecorps fotrl un peu tempétés foit Penfir qu'on vienne aTerre motillé par
quelgue grin depluye "pendant qu'oni-elt a 1 dans
ce ménie érab Onoh'a qei'favoiry-que toutes les
parties" raur kipregmmamigien entre elles &
qu'cniegard aCette communication, a
il peut fe
faire des tranfports d'humeur de toutes lès
ties fur les
voir que fhumeur.
Ida
poumons 2 pour
étreré-.
la tranfpiration n'eft pas la feule qui puiffe
percutée ou puiffe occalionner desfluxionsdepoi-
oni-elt a 1 dans
ce ménie érab Onoh'a qei'favoiry-que toutes les
parties" raur kipregmmamigien entre elles &
qu'cniegard aCette communication, a
il peut fe
faire des tranfports d'humeur de toutes lès
ties fur les
voir que fhumeur.
Ida
poumons 2 pour
étreré-.
la tranfpiration n'eft pas la feule qui puiffe
percutée ou puiffe occalionner desfluxionsdepoi- --- Page 172 ---
trines. que la
(156)
ou de toute - fupprefion elpéce
des écoulemens naturefs
quelque voie que ce foit d'humeur modbilfique, par
s'en 1 débaraffer 5
que la nature cherche à
lieu.
peut également y donner
D'après l'espofe sugoluns 0
caufes de Auxions de que nous 2 venons de faire des
les principanxi
poitriné Siten clair
moyens,
que
maladies 30 copfiftentz propresra prévénir ces :
avec le plas grand ofoini senarcioaeue caufex
les différenis avisidont saloisioh verra
des
ila
combien
: confidérationsg générales étéquellion en parlant
tant fur lel
penvens
peu.d'auention
eiecitess 3
dutonlarde ne Point
matinée &
EErinties
duifoirs
fraicheuts déla
négrés à l'abri dess grquerde'ine "pas métve les
fouvent. dans le cas d'ellaiyer graigsideiy playe quiils font
les échauffés par-difarigoe dess Pendantqtli font
Occupe, Or verras
seesisisusguets on
portant de prendre autijinquitf feraitb bienimchauffeurs desnf fourneauk sedigeprecntéan del
Pour les
pour ceux qui LS
ntrene,ainf que
dans T'intérieur Rotanaet-pene desce:
la nuit
dant plufieurs heures bâtiment & reflent
dières,
delfuite devant les penre/pirant &
chattems de la, vapeur qui enveloppés s'en
pendant tout ce
qu'être sresdangereux
élève : qu'il ne peut
fupprefions de tranfpiration d'oxpofer les. négres aux
qu'ils doivent éprou-
sedigeprecntéan del
Pour les
pour ceux qui LS
ntrene,ainf que
dans T'intérieur Rotanaet-pene desce:
la nuit
dant plufieurs heures bâtiment & reflent
dières,
delfuite devant les penre/pirant &
chattems de la, vapeur qui enveloppés s'en
pendant tout ce
qu'être sresdangereux
élève : qu'il ne peut
fupprefions de tranfpiration d'oxpofer les. négres aux
qu'ils doivent éprou- --- Page 173 ---
(157)
ver: , lorfqu'on les fait travailler de
dans des lieux où ils font
grand matin
verts d'une froide humidité continuellement coul
rieur. des
: tel à eft l'inté
piéces de canes déjà avancées
toute autre pofition
5 ou
à
analogue 5 lorfque les plantes,
sravers-lefquelles ils font obligés de
encore changées; de
paffer, font
rolée, ousles
Thumidité-que les pluyes; la
ont dépôfée Aurleurs brouillards derlamuit & du matin
attendre
feaillss-enlqu'on devrait
que.de doleil
ou en, grande
Rerabfatesmitnenent
affez
partie,s oû dul : moins qu'il fat
chauds Pourque lelcorps pit par. le moindre
sencietfogprafurthre
ration que le
sépercuflion de la trantpicontddecitciunilite doit occaGoenintss.o.emae
aulli d'étre plust
combienilimporte
circonipeét dans € le
( de da plipantide.ces maladiés
traitément
à T'extétieun.t
qui fé manifeftent
telles.qu'érebypelen,"
galesg
pian, goutte rhumatifmes &ccigy dartres, de même
dahs le cas d'sruptions:e scritiques
las que
provoques, cou doriqu' 'cllendéretmine que
nature
égoût ouquelqbe
quelque
eft que la longue égoulemintncefaire habitudel
ou s'ilen
font les
arendu anaturels 5 tels
hémorthoidespiles: L flcurs
les
vieux ulcères, &c. &c.
blanches,
Tous les cas que je viens de déligner
J
donner lieu à des Auxions de
pouvant
permet
poitrine, fi-l'on fe
l'emploi des moyens qui peuvent in-
nature
égoût ouquelqbe
quelque
eft que la longue égoulemintncefaire habitudel
ou s'ilen
font les
arendu anaturels 5 tels
hémorthoidespiles: L flcurs
les
vieux ulcères, &c. &c.
blanches,
Tous les cas que je viens de déligner
J
donner lieu à des Auxions de
pouvant
permet
poitrine, fi-l'on fe
l'emploi des moyens qui peuvent in- --- Page 174 ---
(158)
terrompre ou intervertir l'ordre & les
de la nature, fans ufer des plus
miouvemens
tions; avant de remédier aux
grandes précauaccempagientifuiouterit
fymptômes qui les
plus rélervé
qu'on devrait étrer Gien
ioguaerefetonsisigemenr en.
Cas, &qu'on ferait alors beaucoup
pareils
dans la plus
mieux.de refter
à
grande inaction, fi l'on - n'eft
portée de confulter & de fuivre les avis de pas
qui Peuvent prévoir &
ceux
quences qui I
prévenir toutes U9
les conféfois n'ai-je Peuvent, SUD en en réfoler D aibsISMT Combien de
à des
pas vu, 9VI que
vouloir remédier
indifpofitions de la pour 1s 10 J
on a courul les 0! plus An
nature: D
SA1 dont je parle,
grands
des accidens
sn aU
occalionné
3.
inlniment dssperysiso
qu'on defirait ou-c qu'on tentaît plus C1g
J TF que : ceux
fe
9 5 Diinos guérir !
ERs
rappelle ce que nous avons, 61
HS Qu'on
des abondantes excrétions
r dit, 8 au en parlant
qui fe font.
on verra que, dans les
ns
par la. péau,.
tout autre, les maladies pays de C chauds, 9DE plus qu'en
cef
y être d'autant plus
3 organe doivent
fréquentes &
5 d'autant plus
compliquées, que: c'eft la, l'émonGoire
quel la nature fe débarraffe fans 01
par 1ecoup d'humeurs
ceffe dex beaumorbifiques dont ellel peut étre
incommodée.iLen donc' de'la
tance de n'employer
plus grande imporréferve les rémèdes qu'avec beaucoup de répeuvent intervertir ou- topiques externes qui
des humeurs
cet ordre habituel du: cours
du. centre à la
circonférenice.s tels --- Page 175 ---
(159)
font'les réfolutifs & les réperculifs dont on n'abufe que.t trop. Bo
CHAPITRE IV.
AK
qOSUE902 0iL AS
H nenoi De% E cogiteli Sf
zivshealiorvitl eb 387 roslulcoo si
Avra eu 22aaa RE à différentee
fois, moidigoo cette maladie lot dans ng esuaride quartier "de SaintTISI TIOLURV
avec cVutal
Domingue ou ja1 TeRE, 8
quelle oul rapidité
t0op
SI ab 200131
elle fe répandait. A moment
quelque fujet
; on 0 0027 - snsban l
cru u
en était atteint fur une
Tai
qu'il
vitl eb 387 roslulcoo si
Avra eu 22aaa RE à différentee
fois, moidigoo cette maladie lot dans ng esuaride quartier "de SaintTISI TIOLURV
avec cVutal
Domingue ou ja1 TeRE, 8
quelle oul rapidité
t0op
SI ab 200131
elle fe répandait. A moment
quelque fujet
; on 0 0027 - snsban l
cru u
en était atteint fur une
Tai
qu'il OEr
était d'autant ouD tplisa plus aulg d'en parler, quela plu-
: desauteursla TTStO 4 pbr
go ap comme BO Jis une maladie
part
19 tr
Erine
ENPVS
aup.
épidémique 8 évidemment contagieufe: que
16G.3001 pLwp. raifon D0
Ta 33
jai été témoin qu'en
de grande :2 * quan- A
tité de esla, maliderd d v6g peu de foi qu'on en avait.
96370 & 190,
mauvais 23
.
en
cas
(r-tout des
traitepareil TTIMLIS :
nou
aulqy M0c
mens qu'on employait, clle avait aflez fouvent
d9:91p
ve
des fuites tres fichenfes.
92 d eslanode aflez évident ytgre que la confQuoiqu'il paraidfe 19 201
titution
de l'air ou de la faifon, ,doit
épidémique 1
être confidéréc comme la principale caufe de
cette -
maladie 2 ce qui femblerait exclure toute
elpéce de moyens pour la prévenir : comme il
n'eft pas moins, vrai que les effets de aatetas ces in- Ji4 --- Page 176 ---
(460)
Auerices font plus ou moins adtifs, felon
eft plus ou moins
qu'on y
expofé, en faifon- de
ou conftirution des fujets &
Fâge
du climat qu'on
fuivant la nature
habite; & qu'il paraît
au moins fondé à foupçonner
qu'on tit
gieufe, l'on ne peut douter qu'elle : eft contations ne puifent fournir
que ces confidéralatives au but
guelques réflexions reque nous nous fommes
Si l'on faitattention que la coqueluche propolé. eft
fréquente & plus dangereufe dans les
froids plus
que dans les Pays chauds ; qu'elle régne pays
fréquemment pendant les conftitutions
plus -
humides
froides &
5 où l'on eft plus expolé aux
fions de tranfpiration ; que les enfans fapprec
ordinairement fujets
y font plus
qre les' adolefcens ou les
adultes, qu'elle eft ordinairement plus férieufe
& plus rébelle Hloriqu'elle affecte les enfans de
l'age le plus tendre.; on verrà qu'on eft
quelque forte fondé à fegarder les caufès en
tendent à favorifer ou à dérerminer
qui
muqueufe des
faltération
les
humeurs, comme celles qui font
plus propres 1 à . favorifer la contagion de la
coqueluche Qu à T'aggrayer :
que les moyens qui peuvent être confequemmene à
s
venir cette elpéce de
propres prédes préfervatifs
dégénénation, peuvent être
contre la maladié dont il eft
queftion. C'eft pourquoi nous indiguerons comme
tres-effentiels, 1", l'attention d'éviter d'expofer
les
les
humeurs, comme celles qui font
plus propres 1 à . favorifer la contagion de la
coqueluche Qu à T'aggrayer :
que les moyens qui peuvent être confequemmene à
s
venir cette elpéce de
propres prédes préfervatifs
dégénénation, peuvent être
contre la maladié dont il eft
queftion. C'eft pourquoi nous indiguerons comme
tres-effentiels, 1", l'attention d'éviter d'expofer
les --- Page 177 ---
les enfans aux-i imprellions (161) d'un air
de; 2°, de les garantir des
froid & humichauds que de
par vétemens un peu plus
diminution de la coutume, des fuppreflions ou de la.
tenir, en leur faifant
nataestsaedatl
prendre un peu
3..de préféter alors . un. régime d'exercice;
dant : & un peu
incifif, 5 : fonlimens capable tonique s. à toute elpéce d'agénération
des difpoler les huméurs à la défolides &. de muqueufe Ourde, relâcher le ton des
qu'én
l'eftomace IL, n'eft pas C douteux
bonne pareihi.cas luage dus bain froid, d'une
nourrisure prifer
donner, dess alimens fobtement; au lieu de
vifquens &
-grande quantité sder-tout fil'on indigeftes en
castoasiedieivfiaconmer
ajouteà ces' préjunes decesl
pedereatidezelgses
boilonsiqu'on.cait être
.méme P quand ley mal eft déjà décliré, etres.cificaces,
l'infulion de feuilles
telles que
Pouillot,légérement. d'oraniger , de romarin S de
ou même feulement eguifeparquelquer fel neutre
par le fucre; ; il n'eft
douteux,i idisjea que Paru ces : différens
pas
onne mitigeit &, on ne prévint fouvent la moyens
igion.de la coqueluche. La
conta-
:de-la
feule. 1 confidération
naturades-dit@érens. moyens
avec. fuccès dans le traitement de qu'on employe
die, lowfqu'on fuit les indications cette malafente, confirmerait
qu'elle précès.que jai plufieurs ce-que favance, fi les fucfois obtenus des differens
L
jea que Paru ces : différens
pas
onne mitigeit &, on ne prévint fouvent la moyens
igion.de la coqueluche. La
conta-
:de-la
feule. 1 confidération
naturades-dit@érens. moyens
avec. fuccès dans le traitement de qu'on employe
die, lowfqu'on fuit les indications cette malafente, confirmerait
qu'elle précès.que jai plufieurs ce-que favance, fi les fucfois obtenus des differens
L --- Page 178 ---
(162)
moyens que je confeille, en me preffant de
les employer dès la première invalion de
maladie, ne m'affuraient de leur
cette
ficacité
plus grande ef
en lesappliquant comme préfervarifs.
Je dois ajouter que, puifqu'il eft probable
cette maladie eft fulceptible de
que
doit empécher la libre
contagion, on
enfans
communication: entre les
qui n'en font pas atteints & ceux
ne ferait-ce
qui l'ont;
que. pour éviter en partie le
embarras qu'il y a lorfqu'il faut foigner à la grand fois
un nombre confidérable de malades de
ce qui ne manque pas
cec age;
d'ajouter aux rifques
peuvent courir 3 par l'impolibilité où Pon- qu'ils eft
d'y; veiller de près, &c de prévenir les inconfé
quenices que les mères peuvent commettre lorfqu'elles font efclaves. On connaît
point celles-ci font crédules &
julqu'a-quel
bien il-i
négligentes, comimporte que les enfans foient à l'abri de
limprefion des courans d'air dans ces momens
où des quintes de toux. violentes &
les tiennent prefque continuellement fréquentes
de moiteur
dans un état
; combien il importe de leur
gner ou, leur éviter les occafions
éparémouvoir, ou
qui peuvent les
les-inquiéter 9 puilque les accès de
toux n'en font que plus fréquens & plus
& qu'enfin il n'eft pas moins à
violens;
à la trop grande facilité des propos d'abvier
leurs enfans d'une
mères. à gorger
infinité de remèdes qu'elles
fréquentes
de moiteur
dans un état
; combien il importe de leur
gner ou, leur éviter les occafions
éparémouvoir, ou
qui peuvent les
les-inquiéter 9 puilque les accès de
toux n'en font que plus fréquens & plus
& qu'enfin il n'eft pas moins à
violens;
à la trop grande facilité des propos d'abvier
leurs enfans d'une
mères. à gorger
infinité de remèdes qu'elles --- Page 179 ---
(163)
imaginent ou que chacun ne manque
confeiller. J'ai fouvent; vu: les mauvais pas de
quelques-uns de ces remèdes,
effets de
bains: qu'on employe affez
notamment des
jaie reconnu que ce moyen librement,. eft
quoique
& dangereux, fur-tout
toujours, fufpect
déclarée &
quand la maladie ef bien
que les criles de fueur font,
quentes. & confidérables. J'ai
déjà fré,
de véritables fluxions de
quelquefois obfervé
conféquence & plus fouvent poitrine par cette inencore des effets très
facheux,ou au moins beaucoup
la cure de cette maladie
d'opiniltreté dans
gatifs trop irritans
s par l'abus des purpos, C'eft
qu'on employait mal a
pourquoi f'ajouterai en
proquoique le traitement de cette maladie finiffant, que
dinairement aflez
foit orgliger de confulter fimple , on ne doit point néles Ferfonnes de l'art
on peut étre à portée
dont
grande
5 puifqu'il eft de la
importance de bien diftinguer les plus
indications que cette maladie
deux
préfente dans fes
périndesremarquabless & de favoir que les remèdes
qu'on employe dans l'une & dans l'autre,
avoir des effets diamétralement
doivent
Quoique cet objet ne me concerne oppolés,
comme il eft poffible
point s
à portée des
qu'on ne foit pas toujours
de
perfonnes, del l'art, & qu'il
diffuader ceux qui s'imaginent
le importe
ment de, la coqueluche confife que traitefeulement dans
Lij --- Page 180 ---
(164)
Pufage des loochs & boiffons
adoueifantes, même
quand elle eft grave; je dirai en paffant que dans
la prémière période de cette maladie les remèdes
les.r mieux indiqués font les incififs, les digef
tifs, les vomitifs & les abforbans,
auxquels il
importe quelquefois de joindre les calmans: tandis que dans la feconde période tous ceux dont
nous venons de parler, excepté les derniers, font
abfolument contraires, & que les calmans & les
toniques font les feuls qu'il convient d'employer,
Je dois cependant ajouter que lorique la
luche eft benigne, c'eft-à-dire,
coquefont ni fréquens ni violens, que les'accès ne
éfti modérée,
les
que l'expectoration
que
malades n'éprouvent point
de malaife dans l'intervale des quintes, conférvent
leur appetit, dorment & n'ont ni fiévre ni de la
peine à refpirer : ou bien! que ces (ymptômes exif.
tans d'abord, on les verrait
ique la
luche eft benigne, c'eft-à-dire,
coquefont ni fréquens ni violens, que les'accès ne
éfti modérée,
les
que l'expectoration
que
malades n'éprouvent point
de malaife dans l'intervale des quintes, conférvent
leur appetit, dorment & n'ont ni fiévre ni de la
peine à refpirer : ou bien! que ces (ymptômes exif.
tans d'abord, on les verrait diminuer journelle:
ment d'intenfité, l'on peut efpérer alors que la
maladie feterminera affez promptement par lef feul
fecours del la nature, conféquemment qu'on n'a
pour'ainfi-dire rien à faire.
SAS --- Page 181 ---
(165)
CHAPITRE V.
Dela petite vérole.
L A
contagion étant généralement confidérée
comme la feule caufe qui peut occafionner
maladie s les meilleurs moyens de la
cette
doivent confifter
prévenir
cette méme
principalement à garantir de
contagion tous ceux qui n'ont
encore été atteints de la petite vérole, foit pas
inrerceptant toute efpèce de communication en
ceux gui en font affedtés
avec
différens
s' foit par lufage des
-
moyens qui Peuvent étre utiles,
pour. -
garantir des effets du contaét
finon
comme quelques
immédiat,
Auteurs. le penfent, du moins
comme pouvant garantir des influences des
mes varioliques répandus dans
miaf
fant qu'il foit
l'air; en fuppopoflible quela petite vérole fe communique ainfi, méme à une certaine diftance,
Il eft fans doute affez facile
communication fur les
d'intercepter toute
porter tous les vérétés habitations, en faifant tranf
dans un logement particulier, éloigné des autres, établiflemenss
l'on fait attention
mais f
que ceux qui habitent les
ou
villes
lesbourgs,n'on pas la méme facilité ; que,les
Lilj --- Page 182 ---
(166)
propriétaires des habitations ne fauraient
réfoudre volontiers
sy
famille,
pour eux ou quelqu'un de leur
& fur-tout combien le préjugé qui
parmi les négres les invite à fe vifiter mutuelle- régne
ment 2 on verra. que le meilleur & peut-étre lus
nique moyen de prévenir les dangereux effets de
la petite vérole, confifte dans l'inoculation.
fçait qu'elle a eu les plus grands fuccès dans On
Colonies
nos
lorfqu'elle a été pratiquée par des gens
inftruits, & qu'il n'eft plus permis de douter de
Putilité &. de limportance de cette découverte,
Ceft, je erois, ce dont on pourra fe
en lifant notre differtation fur
convaincre
Certain
ce fujet,
néanmoins que, fi mes réflexions
vent perfuader quelques-uns des habitans
peudront la' peine de les lire avec
qui pren.
beaucoup d'autres
un peu d'attention,
continueront à s'expofer aux
ravages de la petite vérole naturelle : dont
fortune la mieux établie
la
tres-peu de
peut être ébranlée en
tems, fe Aattant ou qu'ils
à prévenir la communication &àe
réufliront
empécher
ne fe répande, ou que la maladie fera qu'elle
il m'a paru néceffaire
benigne,
être les
d'indiquer quels peuvent
moyens &c les précautions qu'il eft à
propos d'employer pour y réuflir.
Perfonne ne doutera, je crois, qu'il ne foit effenticl'que tous ceux qui font atteints de la petite
vérole, foient féparés foigneufement &
contenus
&àe
réufliront
empécher
ne fe répande, ou que la maladie fera qu'elle
il m'a paru néceffaire
benigne,
être les
d'indiquer quels peuvent
moyens &c les précautions qu'il eft à
propos d'employer pour y réuflir.
Perfonne ne doutera, je crois, qu'il ne foit effenticl'que tous ceux qui font atteints de la petite
vérole, foient féparés foigneufement &
contenus --- Page 183 ---
(167)
dans leur maifon pendant tout le tems
vent la communiquer à d'autres.
qu'ils peus
bien de fois n'a-t-on
Cependant, compas vu les enfans libres d'aller dans1 les rues, avant que les croûtes des boutons varioliques fuffent entièrement
même pendant qu'ils étaient
tombées 5
en fuppuration, lorf
que'la petite vérole était aflez benigne
leursip parens n'euffent rien à craindre fur leur pour que
doit-on être étonné,
état:
d'après une telle liberté
que la petite vérole fe perpétue dans les
des Colonies pendant des années entières? villes
il n'appartient qu'aux
Comme
l'art qui fe
magiftrats & aux gens de
trouvent fur les lieux de
abus, il ne nous concerne
prévenir cet
confidérons
point ; mais fi nous
avec quelle rapidité la
de
cette maaladie fait fes progrès
contagion
furles habitations,
lorfqu'elie paraît
nous verrons que la
que la plâpart & prefque tous les habitans précaution
nent de faire tranfporter les malades cans prenfes ifolées &
à
des caplacées une grande diftance des
autres, n'eft pas ce qu'il importe le plus d'obferver. Si l'on ne joint en effet à cette
attention, celle de donner des ordres première
reux pour empêcher les négres de tres-rigouentr'eux, & filon ne fevit contre communiquer
braveront ces défenfes
tous ceux qui
s On doit s'attendre
l'établiffement d'une cafe à verrette fera que
feulement. infuffifant, mais méme
nonqu'il deviendra
L iv
autres, n'eft pas ce qu'il importe le plus d'obferver. Si l'on ne joint en effet à cette
attention, celle de donner des ordres première
reux pour empêcher les négres de tres-rigouentr'eux, & filon ne fevit contre communiquer
braveront ces défenfes
tous ceux qui
s On doit s'attendre
l'établiffement d'une cafe à verrette fera que
feulement. infuffifant, mais méme
nonqu'il deviendra
L iv --- Page 184 ---
(:68)
préjudiciable. On ne peut douter
ment dans lequel les malades
que T'éloigneainfi que la nécefité deles
fe trouvent alors,
fous des cafes
entaffer pour ainfi dire
ordinairement
& peu commodes,
trop peu (patieufes
ger de leur maladie, n'ajoutent réellement au danculté de les
tant par la plus grande diffil'air
y foigner, que par linfalubrité de
qu'ils y refpirent. Il ferait cependant
d'obvieràlun & à l'autre de
facile
ces
plaçant ces cafcs en bon air & inconvéniens, à deux
en
çents pas de diftance tout
ou trois
vellant l'air de
au plus, 1 en y renouà différentes tems en tems 5 en lcs parfumant
fant
fois dans la journée, & en les
un peu plus patieufes
faicas que le nombre des
qu'elles ne font,au
plié; mais il
malades foit trop multijà
ne le fera jamais, fi, comme je l'aidé.
dit, après avoir pris la
précaution de les
féparer s on promet des châtimers
qui font prépolés pour les
aux négres
ainfi qu'à ceux
garder ou les foigner,
qui feront dans le cas de
per à la contagion, Si je n'avais été
particimoin. de l'efficacité de
fouvent té
cette
que des trifles
précaution, ainfi
conféquences qui s'enfuivaient
lorlqu'on la négligeait, d'après la
que les négres ont que s'ils
fingulière idée
leurs
craignent de vifiter
parens cu leurs amis malades, la maladie
viendra les vifiter , j'eufle moins infifté fur
moyen qui ne me conçerne guères,
un
J'ajouterai
icacité de
fouvent té
cette
que des trifles
précaution, ainfi
conféquences qui s'enfuivaient
lorlqu'on la négligeait, d'après la
que les négres ont que s'ils
fingulière idée
leurs
craignent de vifiter
parens cu leurs amis malades, la maladie
viendra les vifiter , j'eufle moins infifté fur
moyen qui ne me conçerne guères,
un
J'ajouterai --- Page 185 ---
(169)
convient d'être fort réfervé avant
néanmoins-qu'il
faille toujours med'en venir au, fait , quoiqu'il
inhumaferait de la plus grande
nacer, puifqu'il
avant de s'être bien
nité d'agir rigoureufement
été volontaire.
affuré que l'erreur des malades a
touchant la parenté, ouleslisilons
La confidération
de la même habitaparticulières entre les négres
régne,
tion ou ceux du voifinage, fi la maladie y
à réfoudre ce profournira des moyens propres
le foin d'emblême d'adminiftration, fi l'on a eu
foigne (pécialement les mapécher quelénégrequi
ou aucune raifon
lades, n'ait eu auçun prétexte
made s'éloigner un inftant, & que les négres
ladesne, foient retournés chez eux,après leur guétoutes les croûtes font entièrifon, qu'après que les aura bien fait baigner,
rement tombées, qu'on
& fur-tout que tout le linge qu'ils auront porté
maladie aura été bien leflivé. On ne
pendant leur
de le brûler lorfqu'il ne fera
ferait que mieux
pas de grande conféquence.
parlec
Quant à ce qui concerne lespréfervati6s effets de la contades
quels on peut sy garantit
ne paraiffe
gion de lal petite vérole. ; quoiqu'il efficacité
prudent de compter. affez fur leur
pas
s'expofer impunément au contact
.pour pouvair
quelques Auteurs l'aient
immédiat, malgré que eft à propos de ne pas
prétendu'; je penfe qu'il
dans Ics
négliger, d'en faire ufage principalement
qui concerne lespréfervati6s effets de la contades
quels on peut sy garantit
ne paraiffe
gion de lal petite vérole. ; quoiqu'il efficacité
prudent de compter. affez fur leur
pas
s'expofer impunément au contact
.pour pouvair
quelques Auteurs l'aient
immédiat, malgré que eft à propos de ne pas
prétendu'; je penfe qu'il
dans Ics
négliger, d'en faire ufage principalement --- Page 186 ---
(170)
villes, 9 fur-tout fi la petite vérole eft de
mauvai(e
qualité, ou, ce qui revient au même, fi elle
dans une faifon qui peut la rendre
régne
Parmi les différens
telle.
feillé contre la
préfervatifs qu'on a concontagion variolique, les
paux font
du
princiPeau de l'ufage
camphre T du mercure 9 de
goudron & le quina. Rhofen
que dans une épidémie varioleufe
rapporte
Upfal en 1744, & qui était très
qui regna à
la confolation de voir
mauvaife, il eut
pilules ci-après,
que ceux qui usèrent des
échappèrent à la contagion de la
maladie, ou ne l'eurent que
s'en fervit enfuite
très-benigne, & qu'on
même fuccès.
par-tout le Royaume avec le
Isagit de prendre:
D'Aquila Alba . e douze grains.
De Camphre : -
huit grains
D'Extrait d'Aloès . douze grains.
DeGomme Gayac
feize grains.
Et de méler le tout, pour en former
lules de deux grains, dont la véritable des picelle qui procurera trois ou
dofe fera
ajoute qu'un enfant de
quatre felles. Rhofen
deux ans
ces pilules; celui de
prendra trois de
fix, & qu'il- faut s'en quatre, cinq, celui de cing,
l'enfant
tenir à fept pilules
ait plus de fept à huit ans;
fi quoique
ne filit point
que la dofe
aller, on y ajouterait un ou deux
, pour en former
lules de deux grains, dont la véritable des picelle qui procurera trois ou
dofe fera
ajoute qu'un enfant de
quatre felles. Rhofen
deux ans
ces pilules; celui de
prendra trois de
fix, & qu'il- faut s'en quatre, cinq, celui de cing,
l'enfant
tenir à fept pilules
ait plus de fept à huit ans;
fi quoique
ne filit point
que la dofe
aller, on y ajouterait un ou deux --- Page 187 ---
(171)
grains de racine in de jalap bien triturée
amandes; qu'il faut donner de
avec des
fois par femaine, le
ces pilules deux
dimanche & le
au foir, & que leur effet fe manifefte le mercredi a
le jeudi matin; il recommande
lundi &
viandes faléesle
aufi d'éviter les
jour qu'on ufe de ce. remède, &
deneprendre de viande qu'àr midigil dit enfin
peut prendre l'airà volon:é,hors les jours
qu'on
Jules opérent. Tel eft le
queles pimoyen confeillé
zen &dontil recommande de
par Rhodant tout le tems que lépidémie continuerlufager epen.
de ne pas faire
dure, ayant foin
tité de pilules à préparer la
une trop grande quanfois,
I
parce-que le
qui en L eft un des principaux
camphre
pore facilement.
ingrédiens 9 s'évaIl fuffit de connaître les bons effets
tres Auteurs ont retiré de
que d'au-
& du mercure dans le
l'emploi du camphre
role naturelle
traitement de la petite V6+
ou inoculée (vids mém, de la
roy. de Méd, 1777 & 1778,
Soci
ger que l'ulage des
pag. 225) pour jun'eft
à
pilules que Rhofen confcille
pas négliger,
Les: propriétés,de l'eau de goudron,
préfervatif de la contagion
comme
en. mitiger lest
variolique ou pour
influences, 2 la rendent aufli recommandable, Les fuccès que Rhofen-dit
obtenu dans la paroife de
en avoir
d'Upai, lors d'une
Langaraà trois mille
petite vérole f maligne que
. 225) pour jun'eft
à
pilules que Rhofen confcille
pas négliger,
Les: propriétés,de l'eau de goudron,
préfervatif de la contagion
comme
en. mitiger lest
variolique ou pour
influences, 2 la rendent aufli recommandable, Les fuccès que Rhofen-dit
obtenu dans la paroife de
en avoir
d'Upai, lors d'une
Langaraà trois mille
petite vérole f maligne que --- Page 188 ---
(172) )
tous les enfans en mouraient, &
benigne
qui devint trèsparlufagede ce
à P'obfervation merveilleufe
remèdesjoints
teur
qu'il rapporte d'après le DocCantwel, prouvent aflez que ce
être fort utile. (Vid. Rhofen
moyen peut
des enfans
Traité des maladies
).
CC Pour préparer l'eau de goudron,
>> livres de bon
on met trois
goudron dans douze
2> on agite le tout pendant deux
livres d'eau,
>> ayec une
ou trois minutes
fpatule;on laiffe enfuite
>> dant deux jours, on tire
repofer pen2 met dans des bouteilles ce qui eft clair qu'on
pour
22 queur a une teinte de vin Pufage. Cette Ii
>> veur acidule &
d'Elpagne, une falégèrement rélineufe,
>> eft d'un' verre matin & foir
La dofe
>a
Nous pourrions rapporter
mèdes
plafieurs autres requ'on a propofés comme autant de
fervatifs de la contagion
prél'efficacité eft
variolique, mais dont
encore moins prouvée, ou
étre
plus douteufe, que celle de ceux
- peut
confeillés; auffi
que nous avons
répétant
les terminerons-nous fur ce point, en
que
moyens les plus
à
venir les effets
propres préfiftent dans dangereux de la petite vérole conl'inoculation > & à faire
ceux qui font expofés à la
obferver à
dans des
contagion, fur-tout
momens où la faifon fera
un régime convenable &
préjudiciable,
propre à les préparcr à
confeillés; auffi
que nous avons
répétant
les terminerons-nous fur ce point, en
que
moyens les plus
à
venir les effets
propres préfiftent dans dangereux de la petite vérole conl'inoculation > & à faire
ceux qui font expofés à la
obferver à
dans des
contagion, fur-tout
momens où la faifon fera
un régime convenable &
préjudiciable,
propre à les préparcr à --- Page 189 ---
(173).
la recevoir, 2 ainfi qu'on le pratique ordinairement
lorfqu'on veut' en venir à l'inoc ulation.
Maintenant que nous avons - fatisfait au
cipal but que n ous nous fommes propofé, prin- c'eft.
à dire, de mitiger ou de prévenir les' effets de la
contagion variolique ; il convient de dire ua
mot touchant la nature de cetre maladie, afin de
pouvoir parler des" mauvais procédés que
mettre" en ufage & qui peuvent & doivent j'ai vu
dre cette maladie encore plus
rendangereufe,
L'éruption variolique étant le feul
évident qui caractérife la petite vérole fymptôme &
a
doit en conftituer la crife, elle. doit
ce qui
ment être confidérée comme
néceffairetiellement
une maladie effenéruptive par laquelle la
raffe d'une humeur T
nature fe débaqui lui eft étrangère.
c'eft àl'aide de la fiévre qu'elle
Comme
&'
opére cêtte dépuration, que cette même fiévre eft ordinairement proportionnée & relative à la
à la qualité de T'humeur
quantité &
morbifique s il s'enfuit
que quand l'éruption doit être de bonne
& en petite quantité, l'effort de la
qualité
point confidérable,
nature ne fera
2 ainfi qu'on le voit dans les
petites véroles benignes; ; que la fiévre fera corféquemment peu de chofe ; & qu'alors la maladie
n'aura d'autre caraétère, que celui d'une
falutaire qui ne préfentera aucune
éruption
cation, fi aucune caufe
efpéce d'indimorbifique étrangère ne
bonne
& en petite quantité, l'effort de la
qualité
point confidérable,
nature ne fera
2 ainfi qu'on le voit dans les
petites véroles benignes; ; que la fiévre fera corféquemment peu de chofe ; & qu'alors la maladie
n'aura d'autre caraétère, que celui d'une
falutaire qui ne préfentera aucune
éruption
cation, fi aucune caufe
efpéce d'indimorbifique étrangère ne --- Page 190 ---
s'y complique, Aufi, (174)
gu'a prévenir que les' n'a-s-on-tien 1.) à faire alors
cune erreur de
malades ne commettent
i
régime & de
dution doit étre au
conduite. Si. l'érupcontraire
quoique benigne, l'effort de la plus sgn@dérable, 2: P
jours étre.
nature devant toumorbifique proportionné à lintenfité de la caufe
s la fiévre fera
violente, 2 préentera le génie nécellairement plus
fera accompagnée de divers
inflammacoire &
deront
fymptômes quip précéreins, Téruption; comme douleurs. de
s la foif, &c. qui, tant
téte 1 de
exaltés par quelque
qu'ils ne feront point
circonflance
conftitution du
dépendant de la
fujer,ou de tout
nous avons
autre caufe
i
délignée dans l'effai
que
nom d'accidenielle,
déjà cité, fous le
tômes,
ou consomittante 3 ces
USIE
disje, propres à la maladiene
fympPréfenteront
à
Felegeaciadunsstoirse
l'état inllammatoire
cela-dice.difpoficion
ladie inflammatoire (1),& nullement une maévident que les deux ptoprement dite. Il eft affez
nous avons
cas de petite vérole que
fimples, rapporté ci-deffus, quoique dès plus
préfentent deux indications
qui
différentes
prouvent que.dans le dernier le
régime
(I) Vid. Le mémoire de M..
fociété de médecine 1776
Jaubert; mémoires de la
de cette difinction en 2 pag. 558, touchant Putilité
mation proprement dite, génie inflammatoire & inflam-.
sn
Il eft affez
nous avons
cas de petite vérole que
fimples, rapporté ci-deffus, quoique dès plus
préfentent deux indications
qui
différentes
prouvent que.dans le dernier le
régime
(I) Vid. Le mémoire de M..
fociété de médecine 1776
Jaubert; mémoires de la
de cette difinction en 2 pag. 558, touchant Putilité
mation proprement dite, génie inflammatoire & inflam-.
sn --- Page 191 ---
1(175) -
échauffant dont on a tant abufé & dont
affez fouvent encore àSaint
on abufe
alors
Domingue, doit être
le contre-inciqué ; tandis que dans le
régime rfraichiflant, dont on-abule premier
déjà dans bien des cas aujourd'hui, peut-être
ment devenir
peut égaleêtre modérée dangereux, puifque la fiévre ne doit
exceflive;
par ce moyen que quand elle eft
elle
que. modérée julqu'à un certain
entretient & favorife
point
1 viendrait de l'exciter fi elle l'éruption, & qu'il conSijel
était infuffifante, D
parais avoir infifté un peu trop fur cette
difinétion des deux cas dune petite vérole fimple,ce:n n'eft que parce qu'elle.me
pre à perfuader qu'on dévrait étre femblaiepro
dans. le traitement de!
plus rélervé
cette maladie.
on n'en concevra que: mieux.;
D'ailleurs
n'eft qu'en raifon des
que puifque Gce
différentes:
qu'elle peut éprouver S qué le: traitemene complications
offrir desindications
doit
- rait tort del fe;
diféerentes, çombien l'on aufigurersq que la petite vérole doit
-toujours étre traitée de la même manière, ainfi
qu'on le pratique ordinairement fur les
tions ; fur-tout fur celles où les malades habitgtrop éloignés pour être fiéquemment
étant
les perfonnes de l'art ou
les
vifités par
leurs
par
propriétaires ou
repréfentans 2 font comme à la
des fujets qu'on place auprès d'eux
difcrétion
foin, Quand on fçait combien
pour en avoir
ceux-ci font Or- --- Page 192 ---
(176)
dinairement négligens & qu'ils ont
la manie d'employer dans
prefque tous
tous les cas
J échauffans, on n'a pas de peine à rendre des moyens
fon
raipourquoi cette maladie eft ordinairement fi
grave. C'eft pour obvier : en partie ài cet incon-.
vénient s ainfi qu'à d'autres abus
commandé de ne
3 que j'ai reretés &
pas trop éloignerles cafes à verque je tâchais de fimplifier autant
-faire fe pouvait le traitement de
que
comme on peut le voir dans l'effai cette maladie,
l'utilité de l'inoculation
déjà cité far
complication
lorique je parle de la
que la petite vérole préfente dans
-les pays chauds. Qu'on nes s'imaginepas
ainfi que je l'ai déjà
néanmoins,
de traiter la
obfervé, 3 que cette manière
petite vérole, foit toujours la
convenable. Cette erreur ferait d'autant
plus
de, qu'ileft:
plus: granL
abfolument néceffaire: que. le
tement de cette maladie foit varié
traidifféréntes
en raifon des
complications dontelle. eft
mais. dont nous ne devons
fufceptible,
point parler ici, puifiquil.n'appartient qu'aux perfonnes de l'art, auxquelles on doit s'adreffer, de les
apprécier.
CHAPITRE
able. Cette erreur ferait d'autant
plus
de, qu'ileft:
plus: granL
abfolument néceffaire: que. le
tement de cette maladie foit varié
traidifféréntes
en raifon des
complications dontelle. eft
mais. dont nous ne devons
fufceptible,
point parler ici, puifiquil.n'appartient qu'aux perfonnes de l'art, auxquelles on doit s'adreffer, de les
apprécier.
CHAPITRE --- Page 193 ---
t177)
ORACBONINDEUERE AIX AFKA TAAN Sata LAIRE
ReatiA
CHAPITRE VI.
Petite vérole volante,
Uorqus cette maladie ne foit point dangereufe,. comme elle efl extrêmement
à Saint
&
commune
Domingue 2
quej'ai eu plufieurs fois
occafion de la voir dans le quartier de Miragoanne, pendant le féjour que j'y ai fait, il
fuffir d'avoir obfervé qu'elle eft très-contagieufe,
& qu'on peut quelquefois la confondre 2
la prendre pour Ja petite vérole.
ou
parût effentiel d'en dire
3 pour qu'il me
quelque chofe.
Si la verette volante ne s'annonçait
jamais
que par une très-petite fiévre s accompagnée
d'une légère démangeaifon à la peau, à laquelle
fuccéderait une éruption de petits boutons ou
vélicules blanches & tranfparentes
moins groffes &
s plus ou
plus ou moins nombreufes, , qui
créveraient ou fécheraient en 24 ou 48
comme cela arrive quelquefois, il
heures,.
ne ferait pas
pofible de confondre cette maladie avec la
cédente & de s'y méprendre. Mais j'ai obfervé préquele plus fouvent à Saint Domingue, la marche
de cette maladie eft bien différente foit
que
M --- Page 194 ---
(178)
t cela dépende de la dureté de
les
Tépiderme chez
négres, , ou plûtot de ce que l'humeur del la
tranfpiration eft, comme je lai déjà obfervé, de
qualité hétérogène. Ileft du moins bien certain
que j'ai fouvent remarqué
précédée d'une fiévre
que l'éruption était
affez vive, qu'elle était
accompagnée de quelques-uns des
qui ont coutume de précéder
fymptôrtes
petite vérole, teis
léruption de la
que douleur de tête, mal de
gorge, maux de reins., & que P'humeur
pliffait les boutons était
qui remnon-feulement trouble,
mais même blanchiffait au point de
purulente : cette particularité
paraître
peut alors tellement en impofer > que j'ai quelquefois vû
les boutons reftaient plus de 4 à
que
5 jours avant de
créver, ce qui pourrait fans doute occalionner
des méprifes affez délagréables, fi
cas ci pour la petite
prenant ces
vérole, on allaits'avifer de
confondre parmi des veretés ceux qui n'ont
la petite vérole volante ou
que
>
que dans d'autres
cas, tels que ceux de petite vérole
s'avifàt de les prendre
la
benigne, on
pour petite vérole volante elle-méme,
Quoique les fignes dont il fera queftion ciaprès, puiffent fuffire pour obvier à pareilles méprifes, je dois obferver qu'il faut
toujours commencer par fe mettre à l'abri de la plus dangereufe de toutes, en féparant les malades qui
la petite vérole volante ou
que
>
que dans d'autres
cas, tels que ceux de petite vérole
s'avifàt de les prendre
la
benigne, on
pour petite vérole volante elle-méme,
Quoique les fignes dont il fera queftion ciaprès, puiffent fuffire pour obvier à pareilles méprifes, je dois obferver qu'il faut
toujours commencer par fe mettre à l'abri de la plus dangereufe de toutes, en féparant les malades qui --- Page 195 ---
(179)
font dans le cas douteux dont nousp
parlons, demanièrequel'on nej
avec eux, puifgu'en Puif@epsacommaniquer) librement
maladie
fuppofant méme que leur
ne fût qu'une petite vérole
il fera toujours délagréable,
volante 3
avec laquelle
d'après la facilité
cette maladie fe
d'être privé tout-à.coup &
communique 2
du fervice d'un
pendant quelques sjours
grand nombre de
d'avoir
fujets, faute
pris cette précaution ; & que fi,
on avait méconnu d'abord la
par cas,
méme cette
petite vérole elle2
précaution n'en deviendrait
plus effentielle.
que
Les fignes par lefquels on peut reconnaître la
petite vérole volante, mémp dans les. cas les
douteux, font 1°. la ceffation
plus
grande diminution de la complette ou une trèsl'éruption
fiévre du moment que
paraît, quoiqu'elle ait été affez forte
avant cet inflant; 2°, lorfque la fevre a baiffé
ou difparu elle n'augmente ou ne paraît
3°.1 les boutons font ordinairement
plus 3
quantité fur le front
en plus grande
qu'ailleurs, & font réellement
limphatiques ou comme tranfparens au moment
qu'ils paraiffent, grofliffent
parfaitement demi-f
tresrapidement,s1 font
(phériques & bien
même quoiqu'ils foient dehors
arrondis,
& que Thumeur qu'ils contiennent depuisquelque tems
foit
& qu'enfin ils offrent la même couleurà blanchâtre,
qu'à leur fommet, Au lieu
leur bafe
qu'on Içait que ceux
Mij
qu'ailleurs, & font réellement
limphatiques ou comme tranfparens au moment
qu'ils paraiffent, grofliffent
parfaitement demi-f
tresrapidement,s1 font
(phériques & bien
même quoiqu'ils foient dehors
arrondis,
& que Thumeur qu'ils contiennent depuisquelque tems
foit
& qu'enfin ils offrent la même couleurà blanchâtre,
qu'à leur fommet, Au lieu
leur bafe
qu'on Içait que ceux
Mij --- Page 196 ---
(180)
de la petite vérole
piélentent une couleur différente à leur bafe, avant qu'ils aient
fupuré & que leur fommet eft
pleinement
ordinairement: : un
peu plus relevé dans les premiers jours
tion, ce qui leur donne une
d'érupramidale. Enfin
figure un peu Pyon voit que dès le lendemain,
ou peu de jours après leur éruption, les boutons
de petite vérole volante s'affaiffent
fe Aétriffent, tombent
ordinairement,
fans
en croutes ou par écailles
laiffer fur la peau 2 fi ce n'eft que très-rarement, des empreintes ou marques analogues à
celles que laiffent les boutons de petite vérole;
4. dans la petite vérole volante la fiévre n'eft
jamais bien forte ni de longue durée, &
mente même pas parla rentrée fubite d'une n'augpartie dé boutons que j'ai
grande
fans
quelquefois vu arriver
que les malades aient éprouvé le moindre
accident : tandis qu'on fçait qu'un pareil événement, dans le cas de petite vérole, a toujours
des fuites très-ficheufes,
Le traitement de la petite vérole volante eft des
plus fimples & confifte dans l'ulage desboiffons rafraichiffantes pendant l'éruption, & à purger une
ou deux fois après l'exliccation des boutons. La
limonade légèrement tiéde & l'eau de caffe
avec le fel d'epfom ou végétal, m'ont
s,
fufli
toujours
pour remplir l'une & l'autre indication. --- Page 197 ---
(18r)
COSaLerePBADeLFNEEELANEHNSNAREOES SZTSNIRIAS SARNNEARUES
CHAPITRE VII
Tétanos & mal de mâchoire.
Q.oreurs nous foyons perfuadés qu'il exifte des caufes occafionnelles particulières à l'une
ou à l'autre de ces deux maladies, ainfi que
nous aurons occafion de l'obferver en traitant
du mal de mâchoire, il fuffit de confidérer que
la caufe prochaine cft la même dans les deux
cas & que ce ne font que deux modifications
différentes, de la même maladie, pour que nous
fuflions fondés à les, comprendre dans un méme
chapitre. On fçait d'ailleurs qu'elles font l'une
& l'autre infiniment plus fréquentes dans nos
Colonies qu'en Europe & qu'elles n'y font que
trop fouvent funeftes,
On,doit regarder comme caufe prédifpofante
aux maladies convulfives, 2 le tétanos & mal de
mâchoire, tout ce qui peut affaiblir l'état naturel des forces toniques & augmenter la fenfibilité nerveufe s de manière qu'un certain état
d'equilibre qui doit exifter naturellement entre -
Fune & l'autre de ces deux facultés, eft à proprement parler celui où le corps eft le moins
M à Lit
trop fouvent funeftes,
On,doit regarder comme caufe prédifpofante
aux maladies convulfives, 2 le tétanos & mal de
mâchoire, tout ce qui peut affaiblir l'état naturel des forces toniques & augmenter la fenfibilité nerveufe s de manière qu'un certain état
d'equilibre qui doit exifter naturellement entre -
Fune & l'autre de ces deux facultés, eft à proprement parler celui où le corps eft le moins
M à Lit --- Page 198 ---
(182)
fufceptible de ce genre d'affection
die, & que c'efl dans cette
ou de malaentre ces deux forces,
interruption d'équilite
chaine des maladies : que confifle la caife profidération il eft aifé convulfives. de
D'après cette conconcevoir
maladies font plus
pourquoi ces
qu'ailleurs,
fréquentes dans les pays chauds
eu égard à l'atonie des
la grande fenfibilité
parties ou à
nerveufe qu'on obferve affez
généralement chez ceux qui habitent ces
d'oà vient que les enfans ou les femmes climats;
faible
d'un.
maladie, tempérament, font les plus fujets à cette
& pourquoi les négres les
e lès plus
plus fores
robufles en fourniflent des
plus fréquents que les fujets d'une exemples
médiocre ou ordinaire, mais
conflitution
pondance
chezlefquels la corref
réciproque entre les deux facultés
nous avons parlé , fe trouve dans
dont
plus exaét. Comme c'eft
un rapport
je crois, qu'on
d'après ce principe e,
gir des remèdes peut expliquer la manière d'aanti (pafmodiques &
en régler la véritable
qu'on peut
poiat qu'il
application , je ne doute *
ne foit de la plus grande
d'y avoir égard dans le
importance
convulfives &
traitement des maladies
& moins
qu'ellesne fuffent moins fréquentes
tention dangereufes, ii Fony portait plus d'atqu'on ne fait : c'eft aux
Tart qu'il
perfoanes de
appartient d'en faire la jufte
tion,
applica-
'aanti (pafmodiques &
en régler la véritable
qu'on peut
poiat qu'il
application , je ne doute *
ne foit de la plus grande
d'y avoir égard dans le
importance
convulfives &
traitement des maladies
& moins
qu'ellesne fuffent moins fréquentes
tention dangereufes, ii Fony portait plus d'atqu'on ne fait : c'eft aux
Tart qu'il
perfoanes de
appartient d'en faire la jufte
tion,
applica- --- Page 199 ---
(183)
Nous nous contenterons d'obferver ici,
les meilleurs moyens de prévenir les effets que de
ces caufes prédifpofantes aux maladies nerveufes,
confiftent à fortifier les conftitutions faibles
& que s'il n'eft pas auffi néceffaire de relâcher 2:
ou d'affaiblir céux qui font d'une confitution.
telle que les forces toniques foient
il elt au moins
trop exaltées, 2.
des
important qu'ils évitent d'ufer
moyens qui pourraient ajouter à cette exaltation de force. La preuve que dans ce dernier
cas les moyens propres à exalter la force tonique, font évidemment contraires
que les négres
! c'eft les'effets
éprouvent ordinairement de Pufage des liqueurs (piritueufes & des
d'un froid un peu vif. Ce n'eft donc impreffions:" fans de
bonnes raifons
pas
que nous avons blâmé l'abus du
taffia, & ce n'eft pas non plus fans caufe
les négres recherchent &
9 que
chériffent le
tour des-foyers & des
pourcommunément.
feux, comme on le voit
Auffi
d'obvier à
confeillerons- - nous. s afin
ce dernier inconvénient, de ne
point négliger de mettre les négres à l'abri
d'éprouver les impreffions du
fourniflant les
froid, en leur
foin de veiller vêtemens à
convenables & en ayant
ce que leurs cafes foient bien
claufes ou ne foient pas du moins
tout vent,
expofées à
> comme on le voit fort fouvent; ; &
qu'il importe
d'empécher en méme tems qu'ils
Miv
ce dernier inconvénient, de ne
point négliger de mettre les négres à l'abri
d'éprouver les impreffions du
fourniflant les
froid, en leur
foin de veiller vêtemens à
convenables & en ayant
ce que leurs cafes foient bien
claufes ou ne foient pas du moins
tout vent,
expofées à
> comme on le voit fort fouvent; ; &
qu'il importe
d'empécher en méme tems qu'ils
Miv --- Page 200 ---
abufent d'une
(184)
qu'ils en
liqueur dont les tremblemens
avancé, n'annoncent éprouvent s méme à un âge peu
le premier cas au
que trop le danger, Dans
qu'on veut
contraire, 3 c'eft-à-dire lorf
prévenir les maladies
venants d'excès d'atonie &
convullives procomme
d'exalation des forces
fnfitives, tions
on le voit chez les
faibles; alors les meilleurs
confitutoniques, tels que le bon vin, moyens font les
l'exercice modéré
> le bain froid 2
ture, &c.
en bon air & la bonne nourriIl fuffit de confidérer les
ou tetaniques,
maladies convullives
de
comme provenant
rapport entre les forces
del'interruption
fenfitives,
toniques & les forces
tout
pour qu'on puiffe fe
ce qui peut occafionner figurer comment
de vives ou
imprellions, 9 fur-tout fi elles font
fortes
rapides ou capables d'occafionner promptes &
révolutions dans la manière
de? grandes
peut être confidéré
d'être de nos corps,
J'ai vu le tétanos comme caufe de ces maladies,
fion fubite de fueurs occafionné par une fuppref
prompte fupprellion s de même que par une
porte avoir vu à
des règles. M. Bajon rapcafionnéc
Cayenne la même maladie, OCfans doute par une perte très confidérable. Ce font
despreuvest bieni
ere combien il
foflifantes pourconvaince qui peut occafiorner importe d'éviter avec foin tout
de grandes révolutions --- Page 201 ---
(185)
dans la.n machine, & que c'eft dans ces mêmes
attentions que confiftent les préfervatifs des maladies dont nous parlons, lorsqu'elles dépendent
de pareilles caufes. Malheureufement il en eft
d'autres & ce font celles dont les exemples font
les plus fréquens, s & qu'il eft comme impoflible
de prévenir. Tel eft le tétanos qui furvient à la
fuite des brûlures confidérables, ou de grandes
bleffuures dans les parties charnues, & des plus petites dans les parties tendineufes ou aponévrotiques, telles qu'à la plante des pieds fur-tout.
Dans le premier de ces deux cas on ne fçarait trop prendre de précaution pour mitiger la
grande fenfibilité des nèrfs qui fc trouvent à découvert, en évitant le contact de l'air le plus
qu'il eft pofible s & tous les topiques non appropriés, Dans le fecond on ne fçaurait trop fe
hâter de débrider en tout fens la partie tendineufe,nerveufe ou aponévrotique qui a pû être
bleffée, piquée ou déchirée. Ces cas font ordinairement fi graves au refte & fi dangereux,
qu'il eft inutile d'obferver combien les fecours
d'un homme de P'art font'alors indifpenfables &
qu'on doit toujours y recourir 2 que la maladie foit chirurgicale ou non. Eux feuls peuvent indiquer quelle eft la nature .des moyens
qu'il convient d'employer & dontle choix eflde la
plus grande conféquençe. Ce n'eft pas cepen-
irée. Ces cas font ordinairement fi graves au refte & fi dangereux,
qu'il eft inutile d'obferver combien les fecours
d'un homme de P'art font'alors indifpenfables &
qu'on doit toujours y recourir 2 que la maladie foit chirurgicale ou non. Eux feuls peuvent indiquer quelle eft la nature .des moyens
qu'il convient d'employer & dontle choix eflde la
plus grande conféquençe. Ce n'eft pas cepen- --- Page 202 ---
(186)
dant ce qu'en croit ordinairement,
facilité avec laquelle j'ai
d'après Ia
méme tems des
vu qu'on employait err
remèdes dont les
priétés étaient totalement
vertus ou - proVoilà à quoi fe bornent différentes ou oppofées.
les réflexions
croyais pouvoir faire fur le
que je
ral. Jajouterai
tétanos: en généquant au mal de mâchoire en
ticulier, que quoique cette maladie foit
partoujours mortelle, elle n'en
prefque
préfente pas de moins
importantes, & qu'il eft d'autant
d'insifter fur toutes les
plus effentiel
cafionner ainfi
caufes qui peuvent l'ocque fur les
le prévenir,
moyens qui peuvent
maladie
que les exemples de cette cruelle
ne font que trop multipliés.
J'avouerai avec peine qu'il n'eft
de décider, fi cette maladie
pas trop aifé
plutôt
doit être confidérée
comme accidentelle & involontaire
comme dépendant de caufes violentes
5 que
taires,ainfi
& volonque j'ai vû quelques
à le croire, Il eft
habitans portés
pays chauds favorifent conftant, d'une part, que les
convulfives
les affeétions nerveufes &
fur tous les fujets &
fur les nouveaux-nés;
principalement
les femmes
que Phumidité des cafes où
accouchent, 5 ou: dans lefquelles il
peut régner des courants d'air froid & chaud
alternativement; que les
les enfans
impreflions violentes que
mains mal peuvent éprouver au paffage ou des
adroites qui les reçoivent ; que des
ifent conftant, d'une part, que les
convulfives
les affeétions nerveufes &
fur tous les fujets &
fur les nouveaux-nés;
principalement
les femmes
que Phumidité des cafes où
accouchent, 5 ou: dans lefquelles il
peut régner des courants d'air froid & chaud
alternativement; que les
les enfans
impreflions violentes que
mains mal peuvent éprouver au paffage ou des
adroites qui les reçoivent ; que des --- Page 203 ---
(187)
chutes involontaires au moment où ils naiffent
ou dans d'autres
cordon
inftans; que les tiraillemens du
ombilicai pendant
après, &c, il eft
Paccouchement ou
caufes
conflant,d dis-je, que toutes ces
peuvent donner lieu au mal de mâchoire.
Mais d'oà vient que fous le même ciel, dans le
même quartier & fur deux habitations qui font
limitrophes, l'on ne voit aucun exemple de la
cruelle maladie dont je
dans
habitations,
parle
une de ces
s tandis que la plépart &
tous les négrillons qui
quelquefois
atteints
naiflènt fur l'autre en font
? Il faut convenir
affez
que ce contrafte eft
frappant pour convaincre
cas où cette
s que s'il eft des
maladie dépend de' caufes accidentelles &
involontaires, on ne peut nier qu'ilen eft
d'autres, où elle dépend
ceté. de
réellementde la méchanceux à la difcrétion defquels les enfans
fe trouvent au moment de leur naiflance; c'eft
pourquoi l'on ne doit jamais
cas d'employer
négliger en pareils
tous les moyens
tâcher d'éclaircir
imaginables pour
un fait fi important &
raîtrait
qui painconcevable s fi : des preuves
cantes ne le confirmaient
convainBerbas,
affez. Je tiens de. M.
5 Médecin de la
&
ami, qu'il obzint
Guadeloupe,
mon
parrufe, d'une négreffeq qu'on avait
plufieurs foisf foupçonnée, l'aveu qu'il fuffifait de tirailler aux enfans, dans les premiers
naiffance
jours de leur
2 le bout du çordon ombilical qui refte
qui painconcevable s fi : des preuves
cantes ne le confirmaient
convainBerbas,
affez. Je tiens de. M.
5 Médecin de la
&
ami, qu'il obzint
Guadeloupe,
mon
parrufe, d'une négreffeq qu'on avait
plufieurs foisf foupçonnée, l'aveu qu'il fuffifait de tirailler aux enfans, dans les premiers
naiffance
jours de leur
2 le bout du çordon ombilical qui refte --- Page 204 ---
(188)
après la fedtion, pour décider le mal de mâchoire; ; & ce qui femblerait venir à
cette probabilité, c'eft
l'appui de
déjà atteint du mal de quej'ai guéri un enfant
plus de liberté
mâchoire, s en donnant
au bout de l'ombilic,
fembla tiraillé par Ia bande & la
qui me
le fixaient au tour du
compreffe qui
cette attention,
corps , & en joignant à
2 celle de donner en
des potions huileufes
méme tems
l'huile
& laxatives telles
de paima chryfti mélée à
que
avec Thuile
parties égales
d'olive, de manière à entretenir
liberté du ventre. ( Ce fujet
la
dame Febvé habitant à
appartenait à mafils d'une
Miragoane 2 & était le
négrefe nouvellement venue
appellée Laurence.) )Je tiens d'un
d'Afrique
avait découvert
habitant, qu'on
2 après avoir perdu
jeunes fijets du mal de mâchoire fur plufieurs
tion 9 dans l'examen
une habitanouvelle
exaét qui fut fait d'une
victime 2 une épingle
dans le crâne à travers la
introduite
braneufe de
partie encore memces OS qui tient alors lieu de
&i les joint les uns aux autres.
future
Quelque évident qu'il paraife, néanmoins d'après de tels exemples, qu'on eft en droit de
çonnerquelque; eméchanceté
foupmal de mâchoire
lorfque ces accidens de
font
il
très-multipliés 9
ferait
epedinstficniguandel ftatuerla caufeavec
la
introduite
braneufe de
partie encore memces OS qui tient alors lieu de
&i les joint les uns aux autres.
future
Quelque évident qu'il paraife, néanmoins d'après de tels exemples, qu'on eft en droit de
çonnerquelque; eméchanceté
foupmal de mâchoire
lorfque ces accidens de
font
il
très-multipliés 9
ferait
epedinstficniguandel ftatuerla caufeavec --- Page 205 ---
(189)
trop de légèreté, 5 que je crois devoir confeiller
de n'en jamais venir à des traitemens de
qu'avecla plus grande
rigueur
circonfpection & fans avoir
tenté envain tous les moyens que la prudence &
la fagefle peuvent fuggérer & que je croirais d'autant plus convenables, s qu'il eft bien difficile de
fçavoir lc vrai de ce qui fe paffe en pareilles circonftances. Ces moyens confiftent 1°, à fortifier
la conftitution des enfans dès leur naillance, furtout s'ils font d'un tempérament
lavant de
délicat; en les
tems en tems avec du
& même
en
les baignant à l'eau
vin,
froide,fur-tout fur les habitations où l'on obferve fouvent le mal de mâchoire; 2°. en veillant à ce que les cafes où les
femmes accouchent foient feches, bien claufes &
fur-tout qu'il n'y régne point de courants
que le dégré detempérature de leur
d'air,
nuit & jour à peu près le
intérieur foit
même, & que
ce foit ne puifley pénétrer, à
qui que
qui font. néceffàires
l'exception de ceux
& qui ne peuvent être faf
peétés i 3°. en fe procurant une Sage-Femme
adroite, intelligente, mais fur-tout de bonne VOlonté, chofe qu'on obtiendra aflez
les
aifément, 9 en
intéreffant en quelqueforte auficcés del'accouchement ; 4. en intéreffant les mères au falut de
leur enfant par une promeffe telle que leur bien
être & l'avantage du maître puiffe
en a déjà été
s'y trouver; il
queftion en parlant du meilleur
és i 3°. en fe procurant une Sage-Femme
adroite, intelligente, mais fur-tout de bonne VOlonté, chofe qu'on obtiendra aflez
les
aifément, 9 en
intéreffant en quelqueforte auficcés del'accouchement ; 4. en intéreffant les mères au falut de
leur enfant par une promeffe telle que leur bien
être & l'avantage du maître puiffe
en a déjà été
s'y trouver; il
queftion en parlant du meilleur --- Page 206 ---
(190)
moyen de favorifer la
veillant & recommandant population ; 5o. enfiri en
corps des nouveaux-nés qu'aucune partie du
née
ne foit ni léfée ni
par aucun linge ni bandages
gé
tout tems démontré le
dont on a de
en abufe
danger, Ce n'eft pas
autant dans les
qu'on
d'autres
pays chauds comme en
pays, puifqu'on n'y emmaillote'
enfans; ; mais il fuffit de
point les
ci-deffus, &
l'obfervation rapportée
que je me rappelle,
de ma connoiffance
qu'un Médecin
mal de mâchoire, avec qui je caufais fur le
flux des humeurs prétendait que c'était au revers la tête,
il, par le circulaire
occafionné, difaitpour fixer le bout qu'on met au tour du ventre
du cordon
quelquefois attribuer le mal de s qu'on pouvait
queje fois fondé à recommander mâchoire; ; pour
dre gêne dans cette
d'éviter la moinpartie, &c ce
core mieux,
qui ferait end'aftujettir le bout de l'ombilic
un emplâtre agglutinatif
avec
d'un circulaire
plutôt que par le moyen
autour ducorps.
Je ne doute point, qu'en
rentes précautions
employant les difféque je viens de
exemples du mal de mâchoire rapporter, 2 les
moins fréquens,
ne foient bien
& que les'occafions
rigueur ne foient bien
d'agir avec
les' voies de douceur
rares s fi furtout, avec
rer l'horreur du
que J'indique, on fçait infpitant
crime par la menace, & en metbeaucoup de févérité, fides
preuves bien con-
cautions
employant les difféque je viens de
exemples du mal de mâchoire rapporter, 2 les
moins fréquens,
ne foient bien
& que les'occafions
rigueur ne foient bien
d'agir avec
les' voies de douceur
rares s fi furtout, avec
rer l'horreur du
que J'indique, on fçait infpitant
crime par la menace, & en metbeaucoup de févérité, fides
preuves bien con- --- Page 207 ---
(191)
vaincantès venaient à dévoiler un coupable.
Quoique le mal. de mâchoire foit
jours mortel & que le tetanos le prefque foit
touHouvent, il paraît très-vraifemblable
le plus
froids ou l'opium
queles bains
employés
tout dès l'invafion du
convenablement,1 furmal, réufliraient dans cette
maladie, d'après ce qu'on a écrit en dernier
fur l'efficacité de ces
lieu
même
moyens dont j'ai moiéprouvé les bons effets en quelque forte,
J'ai guéri deux négres alleétés du
cafionné par la fuppreflion fubite tetanos, OCen joignant à l'ulage des
des fueurs >
laxatifs & huileux, -
potions & lavemens
s & des vélicatoires
entre les deux épaules, celui de fortes appliqués
quentes dofes d'opium pris
& fréembrocations
intérieurement, & des
anodines le long de la colonne vertébrale. Il eft inutile d'obferver
qu'aux gens de l'art de
qu 'il n'appartient
remèdes auffi
régler l'adminiftration de
Je finirai conféquents que ceux-ci,
en ajoutant que M. Bajon
que les Indiens ne perdent jamais
rapporte
du mal, de mâchoire,
aucun enfant
les frotter foir &
par-l'attention qu'ils ont de
matin,pendant les neufp
jours, avec quelque fubltance
premiers
&i en appliquant fur
graffe & huileule 5
fait la
l'ombilic S après qu'ils ont
ligature & la fection du cordon,
plâtre de quelque fubftance
un emjournal de Méd,
agglutinative. Vid.
17593 fuivant Poupé Desportesy --- Page 208 ---
(192)
malad. de Saint Domingue, il fuffit
les tempes & les niâchoires des
de frotter
avec de T'huile de palma
nouveaux - nés
le mal de mâchoire.
chryfti pour-prévenir
Tiflot, dans fon Traité
maux de nerf, t. 4, p.91,dit
dest
fouvent les progrès de ce mal qu'on prévient
le fyrop de rofes les enfans
en Purgeant avec
dès la première invafion. qui en font atteints,
J'ai appris depuis peu
que quelques Médecins avaient avancé
nier lieu que le défaut
en derprimer le fang
d'attention de bien eXdu cordon
contenu dans tous les vaiffeaux
ombilical avant d'en faire la
était fouvent la caufe du mal de
ligature,
qu'en prenant
mâchoire, &
foigneufement cette
celle d'appliquer fur le bout du précaution &
un grain d'opium, on
cordon coupé
fans de cêtte affreufe pourrait garantir les encautions
maladie. Toutes ces
ou moyens ne doivent point être pré: nél
gligés, devraient-ils ne réuffir
que quelquefois,
O3
CHAPITRE
ilical avant d'en faire la
était fouvent la caufe du mal de
ligature,
qu'en prenant
mâchoire, &
foigneufement cette
celle d'appliquer fur le bout du précaution &
un grain d'opium, on
cordon coupé
fans de cêtte affreufe pourrait garantir les encautions
maladie. Toutes ces
ou moyens ne doivent point être pré: nél
gligés, devraient-ils ne réuffir
que quelquefois,
O3
CHAPITRE --- Page 209 ---
(I93)
tntaedonstar as SOw MA CIS ie
terotumitensty
CHAPITRE VIII
Convulfions occafionnées par la préfance des
vers,
Qrrrour
fcs
multipliées que foient les cauqui peuvent déterminer les convullions
quellesles enfans font fifujets dans les
auxil fuffit d'obferver
la
pays chauds,
que majeure partie des affec.
tions morbifiques qu'ils font dans le câs
ver, ? peuvent y. donner lieu 9 pour voir d'éprouconvenait de nous borner à celle dont les qu'il
ples étaient les plus fréquens & dont
exemplus fouvent le fymptôme
dépend le
allarmant dont il eft
queftion. L'on fçait en effet combien les enfans
font fujets dans nos Colories aux maladies
mineufèes, & que même il n'ef
verles adultes, les
pas rare de voir
nir des
négres principalement, en foure
à
exemples. Comme on n'eft pas
portée d'avoir les fecours convenables toujours dans
moment
ce
allarmant, & qu'il eft allez à
qu'on ait quelque idée d'une maladie propcs
qui n'ef
que trop fouvent facheufe, quoiqu'affez
de fa nature, j'ai crû devoir dire
fimple
quelque chofe
N --- Page 210 ---
(194)
des (ymptômes qui peuvent la faire
ainfi que de quelques
connaitre,
moyens d'y remédier,
Ayant déjà obfervé que la meilleure manière
de prévenir les maladies vermineufes
dans le bon régime & dans
confiftait
T'ufage des vermifuges comme préfervatifs, nous dirons
que les différens fignes qui
que queiles convulfions
peuvent indiquer que
font occafionnées par la
des vers foient
préfence
très-nombreux, & que la réunion
de plufieurs en foit uné preuve aflez convaincante, on ne peut néanmoins regarder comme
bien pofitif que celui de leur fortie par la bouche ou par T'anus, afin qu'on ne foit
à abufer avec indifcrétion des
pas porté
devons indiquer
moyens que nous
pour y remédier. Les fignes qui
indiquent la préfence des vers font une douleur
vive de téte que les malades
racine du
rapportent vers la
nez. 2 les yeux font larmoyans ou
affeétés de picottemens douloureux la 2
pile en eft dilatée la
s
pu2 langue préfente à la forface des lignes blanchâtres ou rugofités, les' joues
s'animent & fe décolorent alternativement, les
malades éprouvent un prurit ou démangeaifon
aux narines 9 des tintemens
-
d'oreille 2 de légers mouvemens convulfifs des lévres, de la mâchoire inféricure, ils ont des grincemens de dent
Pendantlefommail,des foubrefaults ou'mouvemens
convulfifs des tendons du
leur
poignet 2
haleine
blanchâtres ou rugofités, les' joues
s'animent & fe décolorent alternativement, les
malades éprouvent un prurit ou démangeaifon
aux narines 9 des tintemens
-
d'oreille 2 de légers mouvemens convulfifs des lévres, de la mâchoire inféricure, ils ont des grincemens de dent
Pendantlefommail,des foubrefaults ou'mouvemens
convulfifs des tendons du
leur
poignet 2
haleine --- Page 211 ---
(195)
eft aigre, s la matière des vomifemens
felleseftg glaireufe
ou des
de
2 grifatre & préfente des débris
vers : Oll même des vers en leur entier, le
pouls eft irrégulier, intermittent, &c.
Tels font les fignes d'après
reconnaitre
lefquels on Peut
ou au moins foupçonrer fortement
la préfence des Vers, fur-tout
fil'on en obferve
plufieurs en même- tems; de forte
dans des convullions qui furviennent qu'on peut s
cas, elpérer de rémédier à la caufe
en pareil
cafionne &
qui les OC--
,
d'en Prévenir le retour en employant les vermifuges dont il fera queflion ciaprès. Comme ces remedesn'agiflene
pas toujours
inflantanément, & que même il eft
de les employer,
urgent, avant
calmer les
d'interrompre ou au moins de
mouvemens convulfifs, fur-tout
ils font
quand
violens; on aura recours de
aux moyens qu'on connait
à préférence
n'importe
propres cet effet,
par quelle caufe que F'accident foit Oc-.
cafionné, Tels font l'eau & le fel, le
de vie 5 le baume caraibe, la
baume
poudre
rante,-le fel fédalif, &c. J'obferverai
tempéque ces moyens doivent être
feulement
citron dont
préférés au jus de
on abufe ordinairement, &
rait devenir contraire, fi les
qui pourvaient d'un levain acide
convulfions prove-.
ainfi qu'il arrive
contenu dans Feflomiac,
quelquefois. Il eft aifé de
au refte par le peu de moyens
voir
que jindique ;
N ij
re
rante,-le fel fédalif, &c. J'obferverai
tempéque ces moyens doivent être
feulement
citron dont
préférés au jus de
on abufe ordinairement, &
rait devenir contraire, fi les
qui pourvaient d'un levain acide
convulfions prove-.
ainfi qu'il arrive
contenu dans Feflomiac,
quelquefois. Il eft aifé de
au refte par le peu de moyens
voir
que jindique ;
N ij --- Page 212 ---
(196)
qu'on ne doit pas négliger d'appeller des fecours
en. pareils cas, 5 fur-tout fi l'on n'a
certitude que la préfence des vers foit la pas quelque
caufe desconvullions. Sil'on eft
véritable
à les attribuer à
au contraire fondé
cette caufe, d'après les fignes
rapportés ci-deffus 2 on doit faire en forte d'en
prévenir le retour par les moyens convénables
& qui peuvent détruire & chaffer au dehors les
vers & les matières vifqueufes cu putrides qui les
engendrent & leur fervent de pârure.
Le tartre émétique, donné en lavages & à
tes dofes
petirépétéesjufqu'à ce qu'il procurele vomif
fement , eft un des remèdes les plus
lorfque rien ne le contre -
eflicaces,
fi les
indique 5 fur - tout
vers ou matières vermineufes ont leur
fiége dans l'eftomac, & que l'état de ce vifcère
permette d'y avoir recours. On fera fondé à croire
que les vers réfident dans l'eftomac ou
cupent la partie fupérieure du canal qu'ils OCinteftinal,
lorfque les malades rendront des
ou factides,
rapports aigres
éprouveront une elpèce de falivation
baveufe, auront la bouche & la langue fales, &
que ces parties paraîtront enduites d'une e'pèce de
mucofité, lorfqu'ils auront du dégoût pour les
alimens, un léger gonflement au creux de l'eftomac accompagné d'une douleur fourde dans
cette partie , fans qu'elle augmente cependant
en: preffànt fur cette.région; c'eft lorfqu'on ob-
prouveront une elpèce de falivation
baveufe, auront la bouche & la langue fales, &
que ces parties paraîtront enduites d'une e'pèce de
mucofité, lorfqu'ils auront du dégoût pour les
alimens, un léger gonflement au creux de l'eftomac accompagné d'une douleur fourde dans
cette partie , fans qu'elle augmente cependant
en: preffànt fur cette.région; c'eft lorfqu'on ob- --- Page 213 ---
(197)
ferve plufieurs deces différens (umpoômes,-quit
convient d'employer l'émétique de préférence
ou que du moins le traitement doit
commencer
par l'emploi de ce remède: : au lieu qu'il ferait
moins effentiel, fi les vers paraiffaient avoir leur
fiége dans la partie inférieure du canal & du côté
des gros inteftins; & il ferait abfolumene contfeindiqué, fi l'eflomac paraiffait être dans un état
de phlogofe ou menacé d'inflammation. La
les vomifèmens & la vive douleur
fiévre,
lades reffentent
que les maau creux de l'eftomac,
9 & qui
augme.tent par la preflion, indiquent ce dernier cas. Quant au premier s on le reconnait à
l'abfence des fignes qui indiquent la préfence des
vers dans les parties
&
les malades
fupérieures,
en ce que
éprouvent deslégers borborifines dans
la partie inférieure du ventre,
accompagnés de
coliques ou-t tranchées; ils rendent des vents d'une
odeur aigre & fatide, leurs excrémens font
dâtres ou grifâtres,
verodeur
peu confiftans, & ont une
vermineufe à laquelle on ne peut fe méprendre. On fent que dans ce cas-ci, de même
que dans celui d'une apparence
d'inflammation à
l'eftomac, 9 au lieu d'avoir recours à
en lavage, il convient de préférer 1°, les lémétique
laxatifs ou purgatifs dulcorés, tels
lavemens
pulpe de caife,
que celui de
auquel on ajoute du gros
ou même du lait, en ce qu'ils ont non-feulement fyrop,
N ij
ne peut fe méprendre. On fent que dans ce cas-ci, de même
que dans celui d'une apparence
d'inflammation à
l'eftomac, 9 au lieu d'avoir recours à
en lavage, il convient de préférer 1°, les lémétique
laxatifs ou purgatifs dulcorés, tels
lavemens
pulpe de caife,
que celui de
auquel on ajoute du gros
ou même du lait, en ce qu'ils ont non-feulement fyrop,
N ij --- Page 214 ---
(198)
la propriété d'entraîner dans leur effet les
& les humeurs qui fe trouvent dans
vers
teftins, mais même d'y attirer
les gros inlitués plus
les vers qui feraient
fapérieurementizsont Doit
aux malades des remèdes
prendre enfuite
tières
propres à fondre les mavifqueufes & tenaces dontles versf fontcomme
enveloppés, & les mettraient quelquefois à l'abri de l'acion des
vermifuges. Les' remèdes
ont cette propriété & qu'on
qui
rifquefont les fels
peut employer fans
le fel végétal de neutreapsincipalement, tels que
, glaubert ou méme le fel commun, qu'on peut donnér depuis deux ou trois
gros jufqu'à demi-once ou même plus,
dans demi - livre
diffous
2 une livie ou une livre &
demie d'eau, & qu'on peut faire prendre dans
courant de la journée. Il conviendra
le
méme de
répéter ces moyens file malade en éprouve quelque évacuation fans trop d'irritation: & on
rait fubftituer à ces fondans, files malades pourvaient trop de répugnanceà
éproude
prendre des remèdes
cette nature fous un fi grand volume, dégoût qui n'eft que trop commun chez les enfàns, del Feau fortement
fucrée, ayant foin d'ajouter un quart de grain ou un demi-grain de
tartre émétique fur chaque pinte de cette diffofurion, afin d'augmenter le dégré d'énergie de
ce diffolvant. Lorsqu'on aura fatisfait à cette
feconde indiçation
s ou qu'on aura' rendu les
roude
prendre des remèdes
cette nature fous un fi grand volume, dégoût qui n'eft que trop commun chez les enfàns, del Feau fortement
fucrée, ayant foin d'ajouter un quart de grain ou un demi-grain de
tartre émétique fur chaque pinte de cette diffofurion, afin d'augmenter le dégré d'énergie de
ce diffolvant. Lorsqu'on aura fatisfait à cette
feconde indiçation
s ou qu'on aura' rendu les --- Page 215 ---
(199)
matières vifqueufes
-
plus Aluxiles > on
i1 la troifiéme
procédera
qui confifte dans l'emploi, des vermifuges qui n'en agiront que plus. efficacement
en. les affociant aux purgatifs
>: à moins., qu'on
n'employe ceux qui jouiffent de cette double
priété, tels que le fyrop de liane, Fhuile de proma-chrifti 2 le jalap trituré
palavec le fucre & la
rimbarbe, la rhubarbe & le
Ha
famen-contra, ou
gomme deliane mélée à la crême de tartre
(t).
(1) On ne fera peut -être pas. fachéde trouver ici
formule de
de
la.
quelques-uns ces remèdes quenous venons
d'indiquer, ainfi que celle du fyrop de brainvilliér
beaucoup plus uftéaux îles du vent qu'à St.
2.
Pour faire le fyrop de liane. à médecine Domingue.
fix livres de cette liane
, on prend
liane à
> connue auffi fous le non de
Minguer; ; on la coupe en petirs- morceaux d'un.
pouce à un pouce & demi de
fufer pendant 18à
long, qu'on met in2a heures dans 6 bouteilles ou.
livres d'eau;
douze
après cette infulion. on fait bouillir le
à grand feu pendant
tout
cuivre bien
demi-hetre, dans une baffine de
nette > & on. cou e enfuire, à travers
fervietre de brin fans.
une
exprefion : on. remet cette
ture fur le feu. après y avoir
colaajouré deux bouteilles
fyrop. de fucre brut bien clarifié & bien cuir,
fait cuire jufqu'à ce
> & on
que le tout foit réduit à
de fyrop, ce qui produir un quart de boureille confiftance
que la quantité de fyrop
de plus
de l'extrair
qu'on a employé, 2 en raifon
que la liane a fourni. Qn doit avoir l'ata
Niv
: on. remet cette
ture fur le feu. après y avoir
colaajouré deux bouteilles
fyrop. de fucre brut bien clarifié & bien cuir,
fait cuire jufqu'à ce
> & on
que le tout foit réduit à
de fyrop, ce qui produir un quart de boureille confiftance
que la quantité de fyrop
de plus
de l'extrair
qu'on a employé, 2 en raifon
que la liane a fourni. Qn doit avoir l'ata
Niv --- Page 216 ---
(200)
Les vermifiges
proprement dits
avec le plus de fuccès,
qu'on emploie
font
Tdnithocoron, le
tention, pendantqu'an prépare cette
point enleverles écumes
compofition, de ne
de. prendre garde
qui paraiffent à la furface s &
qu'elles ne fe
ce remède ou fyrop eft d'une
répandent. La dofe de
un aduite, 2 d'une cuilière cuillerée à bouche, Pour
fix ans; & ainfi à
à café pour un enfant de
On le délaye
proportion pour les diff.rens
avant de le faire
ages,
ou trois fois autant d'eau
prendre, dans deux
bouteille de
tiéde : ayant foin d'agiter la
fyrop & de la renverfer deux
fois, afn que lextrair
ou trois
men: étendu dans
qui y eft fufpendu foit égaler
dont
toute la maffe avant d'en.
on a befoin. Ce
prendre ce
fuge pour laquelle
fyrop, outre la propriété verminous le confeillons
eft un
ga:if très - commode &
ici,
pure
donner dans tous les
peu défagréable qu'on peut
dans
cas ou on a intention de purger &c
lefquels cn employe le
c'eft
doit s'en abitenir dans
jalap;
paurquoi l'on
les maladies
ainfi que lorfqu'on craindrait
inflammatoires 2
d'entrailles,
inflammation ou irritation
Comme il arrive quelguefois
prendre des purgatifs
qu'on ne peut faire
grande
liquides à des enfans par la
remède, répugnance qu'ils ont pour toute
& que même on eft
efpèce de
l'égard des perfennes
parfois dans ce cas à
fervi avec fuccès
plus àgées ; je me fuis fouvent
de
d'un mélange de crême de tartre
gomme de liane, donné aux dofes
&c
& préparé dans les
ci-mprès délignées
proportions fuivantes. Après avoir
liquides à des enfans par la
remède, répugnance qu'ils ont pour toute
& que même on eft
efpèce de
l'égard des perfennes
parfois dans ce cas à
fervi avec fuccès
plus àgées ; je me fuis fouvent
de
d'un mélange de crême de tartre
gomme de liane, donné aux dofes
&c
& préparé dans les
ci-mprès délignées
proportions fuivantes. Après avoir --- Page 217 ---
(201)
femen-contra , le fuc de liane à couleuvre, ou
s'il y a trop d'irritation, une émulfion faite avec
ramaffé la gomme qui s'eft extravafée 2 coagui ée &
féchée à l'extrémiré des bouts de liane, qu'on
à cet effet comme nous l'avons indiqué
faire coupe le
pour
fyrop, on ajoute deux gros de crême de tartre fur
quatre gros de cette gomme 1 & on pile le tout pour -
le réduire en poudre. Par ce mélange de créme de
tartre les particules de gomme reitent divifées, & ne
fe réuniffent point par la moindre chaleur comme quand
on l'employe feule 2 & les erreurs qu'on peur commettre en pefant d'aufli petires dofes font moins conféquentes ; - la dofe de cette poudre ett de 6 grains
pour un enfant d'un an 2 8 grains à 2 ans 2 9 grains à
4,II grains pour celui de 6, 14 grains pour celui de
8, 17 grains pour celui de IO, 22 grains à Iz ans
25 grains à 14, 28 grains à 18 ans
à s
, 30 grains 20
ans & plus.
On peut faire prendre cette poudre
entre deux tranches de foupe ou enveloppée dans du
lait caillé; & on doit fçavoir que, de même que le
fyrop de liane, la poudre ne convient point dans les
maladies inflammatoires 2 fur-tour quand il y a irritation
d'entrailles,
Pour faire le fyrop de brainvillier, on prend 4 livres
de la plante de brainvillier fraickement cueillie, de laquelle on ôtera les racines 2 on y joindra une poignée
d'abfinihe, & les écorces de cinq à fix oranges améres.
On fait bouillir le tout dans quinze livres d'eau
qu'on
la poudre ne convient point dans les
maladies inflammatoires 2 fur-tour quand il y a irritation
d'entrailles,
Pour faire le fyrop de brainvillier, on prend 4 livres
de la plante de brainvillier fraickement cueillie, de laquelle on ôtera les racines 2 on y joindra une poignée
d'abfinihe, & les écorces de cinq à fix oranges améres.
On fait bouillir le tout dans quinze livres d'eau
qu'on --- Page 218 ---
(202)
les graines de citron ou
d'orange, &
le (yrop de brainvillier G
fur-toue
recommandable etr.
reil cas par fes propriétés
pavermifuges & calmantes.
réduit à douze, on laiffe enfuite le
froid pendant
tout en digeftion a
douze heures ; après
avec forte
quoi on coule
exprellion 2 & on ajoute à la colature
livres de fucre , & on fait cuire
quatre
fyrop bien cuit
julqu'à confiftance de
pour qu'ilfe conferve.
La dofe pour un enfant d'un an eft d'une cuillerée
bouche > qu'on délaye dans deux
à
d'eau,
ou trois. cuillerées
avec le quart d'une
Paur un enfant de huit
cuilleréade jus de citron.
ans , le double, & au-deffus
cet ige deux & demi juqu'à trois
de
de jus de citron & d'eau
cuillerées de (yrop,
en même gradation. On
avoir l'attention de ne point
doit
l'air quand ils
expofer les malades à
ont pris ce remède 2 & de leur faire
prendre demi-heure avant de le leur donner
foupe. Si malgré ces
une petite
précautions qui fuffifent ordinairement pour mitiger & prévenir la trop grande action
de ce remède 2 on s'appercevait
nerfs
qu'il agit fur les
parla peine que les malades ont alors à fupporter
l'imprefion de la lumière 2 ou par quelques
on auraje alors recougs au jus de citron
anxietés,
corredtif, &
qui en eft le
on en donnerait une > deux ou trois
cuillerées. Mais on ne court pas ordinairement
rifque en proportionnant Ies dofes du remède
ce
nous l'avons défigné, & l'on
le
comme
un des mcilleurs
peut regarder comme
remèdes vermifuges connus.
A --- Page 219 ---
(203)
Onfentquel les dofes de chacun de ces rémèdes
doivent varier en raifon de leur activité & de
l'âge & tempérament des fujets.
que la plupart font très-ufités Commeje fçais
que chacun connaît à
en pareils cas, &
lcs adminiftrer,
peu près Ia manière de
2 je ne les ai délignés
de
les rappeller. Je dois cependant obferver qu'afin
V
quant au fyrop de brainvillier, il
que
faut être
tres-circonfpect dans lulage de ce remède &
prendre garde de ne pas le prefcrire à
haute
dofe en raifon de la vertu
trôp
cotique qu'il
affoupiflante & narpoffède,
TATAtAa T
12 oE a
CHAPITRE IX,
De la Vérole,
Coui eft clairement démontré
role ne peut fe contradter
que la vécation
que par la communiimmédiate avec une perfonne qui en eft
atteinte, nous n'aurons rien à dire, fans
fur les moyens de la prévenir,
doute,
de chacun- de
puifqu'il dépend
ne s'y point expofer ; mais fi
nous confidérons combien cette maladie eft
méralement répandue, comme
génous l'avons déja
oblervé, & furtout que fes dangereux effets font
fe contradter
que la vécation
que par la communiimmédiate avec une perfonne qui en eft
atteinte, nous n'aurons rien à dire, fans
fur les moyens de la prévenir,
doute,
de chacun- de
puifqu'il dépend
ne s'y point expofer ; mais fi
nous confidérons combien cette maladie eft
méralement répandue, comme
génous l'avons déja
oblervé, & furtout que fes dangereux effets font --- Page 220 ---
(204)
fouvent la fuite des mauvais
employe 3 ou de la
traitemens qu'on
remédier à certains négligence des malades à
fimples qu'ils étaient fymptômes dans
qui peuvent, de
le
une vérole confirmée;
principe, décider
nous ne
qu'il ne fut à propos de
pouvons douter
pales circonflances
parler de ces princi-
&
des procédés
d'indiquer quelques * uns
éviter partie des par lesquels on peut prévenir ou
réfulter.
mauvais effets qui en peuvent
Ce n'eft pas ici le cas de
fymptômes qui caraétérifent parler de tous les
qu'ils font aflez
cette maladie, puifgénéralement
moins de faire mention de
connus, 5 & encore
des différens
la diverfité d'opinions
ladie
auteurs qui ont écrit fur cette mas touchant le
fur
prognoftic qu'ils ont
quelques - uns des fymptômes
porté
ellefe manifefte
par lesfquels
gardent
ordinairement & que les uns recomme des fignes certains d'une vérole
confirmée, tandis que d'autres font d'un
contraire, L'examen de
avis
nerait trop loin. Il
ces queftions nous mearrêter fur celui
s'agit feulement de nous
plus ordinairement des fymptômes qui fuccéde le
connu fous le
à un commerce impur a
nom de gonorthée & vulgairement
chaude-pife.
Il paraît affez confhant
tôme fe manifefte de
que lorfque ce fymp
fuite ou peu de jours après --- Page 221 ---
(205)
avoir communiqué avec une perfonne atteinte de
vérole, cet accident peut être confidéré
fort fimple, & que s'il donne lieu à la comme
comme on ne le voit
vérole s
que trop fouvent, ce n'eft
que par les mauvais procédés qu'on
ou par la négligence des malades à
employe
Il en réfulte dès-lors
y remédier.
qu'une maladie, de fimple
qu'elle était dans le principe
fois très-facheufe
s devient quelque-
& prefque toujours rébelle &
très-opinidtre, méme aux traitemens les mieux
adminiftrés. C'eft
d'après ces confidérations
j'ai cru devoir parler des
que
qui fe
principales indications
préfentent dans le traitement de la
gonorhée,afin qu'on foit plus réfervé dans l'emploi qu'on fait de cette multiplicité de
qu'on croit d'autant plus
moyens
eflicaces, qu'ils interrompent plus promptement l'écoulement dont
on eft toujours impatient de fe voir débaraflé,
La première indication
le
qu'on a à remplir dans
traitement de la gonorrhée,
3 confifte à diminuer ou prévenir l'inflammation des parties
tales, foit en émouffant leur irritabilité
géniadouciffant la
; foit en
qualité de l'humeur virulente
en rendant celle des urines moins âcre & moins &
irritante. Les bains généraux
à
pris
une douce
température doivent être confidérés comme
des moyens les plus proprès à
un
les bains locaux
opérer ces effets,
d'eautiede ou de décoctionsémol-
'inflammation des parties
tales, foit en émouffant leur irritabilité
géniadouciffant la
; foit en
qualité de l'humeur virulente
en rendant celle des urines moins âcre & moins &
irritante. Les bains généraux
à
pris
une douce
température doivent être confidérés comme
des moyens les plus proprès à
un
les bains locaux
opérer ces effets,
d'eautiede ou de décoctionsémol- --- Page 222 ---
lientes &.
(206)
de mauve, adoucifantestelles que cèlles de
2 guimauve 2 de feuilles
racine
raquette, ou le lait,
ou fleurs. de
à ces remèdes
conviennent aufli. On joint:
fanes des mêmes externes Fulage intéricur de timais dont il
plantes ou de graine de
ne faut pas
lin, s
vais effets
abufer,d'apres les
que peuvent avoirles
mauchantes
boiffons relâ.
prifes en quantité, comme
obfervé ailleurs. Les
nous l'avons
mantes & fédatives amandés & émulfions calainfi que Ia
: trouvent auffi leur
fignée, fi l'irritation eft
place,
& que Tinfammation
confidérable
ci-deffus
ne céde point aux remèdes
cations délignés; à moins que les
de ce dernier
contre-indidéjà fait mention
moyen dont nous avons
ne le rende
ce cas les faignées locales
dangereux; dans
comme
doivent étre
pouvant procurer le même préférées
qu'il. foit néceffaire de tirer
effet 3 fans
tité de fang.
une fi grande quan-,
Ordinairement ces différens
employés convenablement & aidés
moyens
rafraichiffant, mettent fin à
d'un régime
riode en? IO à 12
cette première p6-.
jours &
Lorque Tinfammation
quelquefois plutôt.
& l'iritation
plus, ce qu'on connaît facilement
n'exiftent:
entière de la douleur
par la ceffation:
dans les
qu'on éprouvait auparavant:
laifera parties 2 fer-tout en urinant, alors
continuer l'écoulement fans
on:
ceffaire de le folliciter
qu'il foit né-,
& fans abufer furtoutni
ode en? IO à 12
cette première p6-.
jours &
Lorque Tinfammation
quelquefois plutôt.
& l'iritation
plus, ce qu'on connaît facilement
n'exiftent:
entière de la douleur
par la ceffation:
dans les
qu'on éprouvait auparavant:
laifera parties 2 fer-tout en urinant, alors
continuer l'écoulement fans
on:
ceffaire de le folliciter
qu'il foit né-,
& fans abufer furtoutni --- Page 223 ---
(207)
des bains, ni des boiffons relâchantes &
délayantes
puilqu'elles font alors inutiles > & pourraient
méme devenir nuifibles trop longtems continuées,
par le relâchement exceflif qui Fourrait s'enfuivre', & d'oà provient fouvent lopiniâtreté de
la guérifon de cette maladie & de la durée de
Lécoulement. C'eft pourquoi on doit
à cette
fubftituer, 2
époque-ci, aux boiffons ci-deffis, celles
qui font légèrement toniques, telles que la tifane
de liane à favon, de racine de pois
l'infulion de bois
puants 5 ou
d'acoma, ou de racine de falle
pareille ; ayant l'attention qu'elles foient
chargées des principesextradifs de ces différentes peu
plantes, c'eft - à - dire qu'elles foient
& dene pas les
légères,
prendre en trop grande
tité de peur que l'eftomac n'en foit incommodé, quanOn continuera ces boiflons
matière de
jufqu'à ce que la
lécoulement prenne une couleur
louable, qu'elle. ne tache que légèrement le
& commence à prendré alfez de confiftance linge
filer entre les
pour
doigts, en en prenant la Preuve
comme pour. la cuite du fucre. Ce fera alors le
cas d'employer des topiques plus puiflans inté:
rieurement ou en injections. Mais il foffit ordinairement du baume du Pérou, ou de
ou, de la
copahi,
a
thérébentine cuite, aidés de quelques
purgations pour. terminer lécoulement & le
traitement de cette maladie, loriqu'elle
n'a,pas
linge
filer entre les
pour
doigts, en en prenant la Preuve
comme pour. la cuite du fucre. Ce fera alors le
cas d'employer des topiques plus puiflans inté:
rieurement ou en injections. Mais il foffit ordinairement du baume du Pérou, ou de
ou, de la
copahi,
a
thérébentine cuite, aidés de quelques
purgations pour. terminer lécoulement & le
traitement de cette maladie, loriqu'elle
n'a,pas --- Page 224 ---
été
(208)
négligée dès fon principe
tout le tems
3 & que pendant
de fe
qu'eilé a daré on a eu l'attention
priver des alimens de haut gout
laifons, liqueurs, café, violens
> de fa-
& furtout à
exercices à pied
cheval, & de
bien fait & bien
porter un fiulpenfoir
appliqué. Cette
caution eft bien plus
dernière pré-
& l'on préviendrait importante qu'on ne croit,
gonflemens &
fouvent par ce moy en ces
furviennent
engorgements des tefticules
affez
qui
Jement des
fréquemment du fimple tirailcordons, & rendent la maladie
jours plus défagréable &
tougereufe,
queiquefois plus danTel eft le traitement de la
qu'elle eft fimple & récente gonorrhée lorfplusimportant
s & il eft d'autant
d'y avoir recours au
peut, parce. moyen, fe dipenfer d'ufer plutôr, qu'on
ce qui, comme on le verra ci
de mercure,
bién qu'on fit
après, mériterait
i
y
un peu plus
n'eft
d'atteation. Mais
que trop ordinaire de voir
fe
glige en pareil cas, ou qu'au lieu qu'on néremèdes propres à
d'employer des
dont
remplir les trois
nous avons
indications
rence à des remèdes parlé, on a recours de préféfulte fouvent
contraires 3 alors il en réune malidie des plus opiniâtres à
guérir, dont le traitement
gens de l'art, & qui devient n'appartient qu'aux
d'autant plus conféquente --- Page 225 ---
(200)
féquente qu'il peut en réfulter une vérole con
hrinée, ou des accidens ercore plus fâcheux.
L'on cchvient allez généralement, que le
mereufe eft le meilleur & peut-étre le feul reméde fpécifique qu'on ait encore découvert codtre la vérole, & que ce n'eft qu'à l'aide.de fes
diftérentes preipwotionnadminifrea d'une manière
convenable,q qu'on peut (e 1 flatter d'obtenir une
guérifon radicale de cette terrible maladie lorfqu'on en eft atteint. Quoique perfuadé de la vérité de cette affertion, il fuffit de. fe rappeller
l'état d'appauvriflement des humeurs que nous
avons reconnu chez ceux qui habitent. depuis
long-tems les pays chauds, & de (çavoir que le
mercure ajoute au mémé état d'appauvrifiement
& tend à les diffoudre, pour fentir qu'il eft toujours fâcheux d'en avoir beloin s qu'il importe
de prendre bien des précautions lorfqu'on y, a
recours, & qu'on devrait étre bien plus circonfpect. qu'on ne left ordinairement, lorfqu'on fe
permet d'employer un remède'de dette nature fans
avoir les connaillances requifes. L'on n'a qu'à
conlidérer en effet que le traitement de la vérole demande à être varié en railon de la conftitution des malades, de la nature des (ymptômes,
: du plus ou moins d'ancienneré de la maladie ;
qu'aucune méthode ne, convient exclulivemenss
O
'on devrait étre bien plus circonfpect. qu'on ne left ordinairement, lorfqu'on fe
permet d'employer un remède'de dette nature fans
avoir les connaillances requifes. L'on n'a qu'à
conlidérer en effet que le traitement de la vérole demande à être varié en railon de la conftitution des malades, de la nature des (ymptômes,
: du plus ou moins d'ancienneré de la maladie ;
qu'aucune méthode ne, convient exclulivemenss
O --- Page 226 ---
(210)
obferver qu'on ne peut guères compter fur
titude des négres malades àl faire
l'exacleur prefcrit, & encore moins
tout ce qu'on
qui font prépolés
fur celle de ceux
il paraît affez
pour les foigner; ; & qu'enfin
conflant que les fudorifiques, la
falfe-pareille fur-tout - 3 agiflent bien plus efficacement dans les pays chauds que dans les'
froids, pour que nous foyons en droit d'en Pays
clure , que, fil'on 1 n'eft pas à portée des
conde l'art
/,
capables de diriger
perfonnes
l'emploi du
que, on ferait beaucoup mieux de fe pécifiTufage des fudorifiques,
borner à
'ne: foit
quoique ce traitement
que palliatif, puifque ces remèdes
j'ofe le dire, plus efficaces'
font,
moins dangereux,
qu'on ne croit & bien
On fera plus convaincu de cette
rité fi nous ajoutons
dernière véobfervé
que nous avons conftamment
que l'ufage du mercure eft
dans les pays chauds, & qu'il
tres-fufpece
fionner des accidens
peut méme Occatres-graves long-tems
qu'il a été
après
adminitié, comme le prouvent inconteftablement les deux exemples
rapporter. Ils font affez étonnans
que je. vais
fer aux perfonnes de
pour faire penl'art, qu'il à eft plus
tantqu'on ne l'imagine d'aider ou de
imporfue d'un remède de
favorifer l'if
cette efpèce, lorfqu'on
qu'il a aflez long - tems féjourné dans le juge
poury opérer fes effets, & f l'on a lieu de croire corps
vent inconteftablement les deux exemples
rapporter. Ils font affez étonnans
que je. vais
fer aux perfonnes de
pour faire penl'art, qu'il à eft plus
tantqu'on ne l'imagine d'aider ou de
imporfue d'un remède de
favorifer l'if
cette efpèce, lorfqu'on
qu'il a aflez long - tems féjourné dans le juge
poury opérer fes effets, & f l'on a lieu de croire corps --- Page 227 ---
(211)
que les crifes naturelles, aveciefquelies i s'évacue
ordinairement, n'ont pas été fuffifantes.
E La nommée Marguerite, holpitalière & né-:
grelle efclave de l'habitation des héritiers Baudouin, fituée dans le quartier de Miragoane
avoit fubi deux traitemens parles friétions
curielles. en 1759, pour des ulcères opiniâtres, mer-,
qu'elle avait aux jambes, & qu'on avait cru de
nature. vénérienne, Le premier traitement fut fait
par extinction, & n'ayant pas opéré grand changement dans l'état dela malade, on en adminiftra.
un fecond trois ou quatre mois après, qu'on pouf.
faj julqu'à la falivation, & pendant lequel les ul-.
cères furent entièrement amenés à cicatrice. Cette,
malade n'ayant pu m 'informer d'une manière
cile, à l'époque où j'eus. occalion de lui donner prémes foins, des particularités de ces traitemens,
j'ignore s'ils furent adminiftrés avec les précautions convenables : ce fut en 1776 que commerçant à - traiter les malades de cette habitation > j'eus occafion de voir cette même
négrefle incommodée d'un gonfement affez confidérable aux deux articulations- du genou
la, méttre dans limpollibilité de marcher & pour,
la failait beaucoup fouffrir. Comme elle
qui
m'ajouta
que c'était pour la troifiéme fois qu'elle éprouvait
la méme incommodité , laquelle avait eu lieu
pendant les deux hivers précédents à celui oà je
Oij --- Page 228 ---
(212)
Ia voyais & que ces gonflemens ou tumeurs
rurentplutôtde
meparsioaaimonoaos
jet tentai lufage destopiquestefoluatifi. & fpiritueux,
en employant en méme tems les purgations,
rant pouvoirdétourner & faire réyulfionalhumeur efpéengorgée; mais ces moyens ayant plutôt augmenté
que diminué le mal, j'employai avec plus de
fuccès les cataplafmes & les fomentations émollientes que je combinai quelques jours
les réfolutifs. Les
après avec
tumeurs parurent alors diminuer fenfiblement dévolume & les douleurs furent
moindres; mais ce ne fut pas fans quelque furprife que je vis qu'à mefure que les articulations
du genou fe dégageaient, celles du
la jambe étaient affectées de la même pied avec
Je
manière.
tranfportai alors les mémes remèdes ou cataplafimes fur la nouvelle partie affcétée, infiftant
fur les purgations réitérées, clpérant, eu égard
à la mobilité de P'humeur morbifique, de réuffir
à l'évacuer; mais ce fut en vain, & au moment
oà je projettais d'appliquer des emplâtres véficatoires aux jambes > la malade m'annonça
que tous fes orteils étaient douloureux &
flés & que l'articulation du pied avec la jambe gonétait prequ'entièrement libre. Le gonflement des
orteils étant en effet devenu confidérable & très
douloureux en peu dejours, les catapla(mes émomotiens furent les feuls. remèdes que.j'employai,
au moment
oà je projettais d'appliquer des emplâtres véficatoires aux jambes > la malade m'annonça
que tous fes orteils étaient douloureux &
flés & que l'articulation du pied avec la jambe gonétait prequ'entièrement libre. Le gonflement des
orteils étant en effet devenu confidérable & très
douloureux en peu dejours, les catapla(mes émomotiens furent les feuls. remèdes que.j'employai, --- Page 229 ---
(213)
voyant que ces tumeurs paraifaient venir a
fuppuration ou abcéder. Il ne fe forma Ceà pendant point d'abcès, mais il fe fit une crévaffe
chaque extrémité des
chair qui
doigts entre ongle &c
préfentèrent en peu de jours
d'ulcères d'affez mauvais
l'alpect
une fappuration
caraétère, fourniffant
moyen des
ichoreufe. Ayant réduit par le
ulcères
onguents digeflifs le gongement & les
en meilleur état s j'employai des emplâtres de dyachilum gommé de
que par ce panfement moins
préférence,afin
qui ne fouftrait
génant s, 1a malade
befogne la
prefque plus, pût veiller à la
T'aide
plus effentielle de Phôpital 1 s dont
qu'on lui avoit donné
mal. Mais mon étonnement
s'acquittait affez
fut des plus grands
lorfqu'ayant levé moi-méme dans une de mes
vifites, un empiètre & fuccellivement
-
autres, j'apperçus qu'ils étaient
tous les
à leur
comme enduits
fiurfice, d'une couche de matière
que je reconnas n'étre autre chofe
grilatre
nité de petits globules
qu'une inffacilement à réunir
mercuriels que je parvins
que la tête d'une
en un globule aufli gros
groffe épingle, en
ces emplâtres la forme de
donnant à
blant au centre
capfule &. cn raffemils étaient
toute la poullière grisitre dont
recouvérts. Ce fut alors
vifai de
que je m'afait
m'informer de la malade G elle avait
ufage de ce rémède &
que j'appris que 17
Oiij
réunir
mercuriels que je parvins
que la tête d'une
en un globule aufli gros
groffe épingle, en
ces emplâtres la forme de
donnant à
blant au centre
capfule &. cn raffemils étaient
toute la poullière grisitre dont
recouvérts. Ce fut alors
vifai de
que je m'afait
m'informer de la malade G elle avait
ufage de ce rémède &
que j'appris que 17
Oiij --- Page 230 ---
(214)
"ans auparavant elle avait effuyé deux traitemens
par les frictions,
Quelqu'étonnant que me parut ce phénoméne;
fur-tout d'après l'affertion de quelques
nient que le mercure puiffe fe revivifier auteurs qui
devenir mercure coulant dans le
& recorps'& former des dépôts, , ne pouvant douter que ce ne
fut à cette caufe que je duffe attribuer la fuite
d'accidens que Ja malade avoit éprouvés & qu'il
s'agiffoit de favorifer la fortie de cette fubftance
métallique qui s'échappait avec la
pour obtenir fa guérifon 3 je lui fuppuration I 2
dec continuer le même
recommandai
Fanfement, avec l'attention
de lever quatre à cinq fois par jour les emplâtres & de les effuyer chaque fois, Par ce
procédé la fuppuration devint plus louable s les
ulcères prirent une bonne tournure & parvinrent
entièrement à ciçatrice fans employer d'autre
traitement,
La malade depuis cette époque n'a plus éprouvé
dans les hyvers fubféquens ni géne ni gonflement
aux articulations du genou & du pied. La feule
particularité qu'il importe de noter 3 c'eft une
efpèce de fourmillement qu'elle reffentit à la
plante des pieds la première fois qu'elle
s'avifa, peu de tems après fa guérifon, de marcher pieds nuds dans la boue ou fur un terrein
humide, ceaqui di(parut entièrement par la pré.
éprouvé
dans les hyvers fubféquens ni géne ni gonflement
aux articulations du genou & du pied. La feule
particularité qu'il importe de noter 3 c'eft une
efpèce de fourmillement qu'elle reffentit à la
plante des pieds la première fois qu'elle
s'avifa, peu de tems après fa guérifon, de marcher pieds nuds dans la boue ou fur un terrein
humide, ceaqui di(parut entièrement par la pré. --- Page 231 ---
(215)
caution qu'elle a eu de porter. des fouliers : de
i forte que depuis 1777 jufqu'à 1784 où je quittai
Colonie s cette négreffe n'avait plus éprouvé
d'accident qui eut quelque rapport à celui
fait le fujet de cette oblervation.
qui
Ne pouvant douter d'après un fait de
nature à ,. que leimercure. ne puifle refter
cette
dans l'intéricurdu
longtems
corps, j'en conclurai qu'il,
alors occafionner desa accidenstrès
peut
à (e porter fur des parties
graves s'il vient
extrémités
plus eflentielles que les
inférieures , comme va le prouyer
T'hiftoire de l'affreufe maladie
mes yeux la négreffe nommée qu'éprouva fous
de la méme habitation des
Zabeth, elclave
Ce fut en 1782
héritiers Baudoin. :
viron
que cette négreffe âgée d'en40 ans, & peu dej jours aprèsavoir été eftimée, dans un inventaire qui fat fait, 35co liv.
comme fervante & de très - belle
fe plaignit d'une douleur du côté apparence de l'orbite s
droit, qui étoit accompagnée
geur & d'un très-petit
d'une.légère rouà ma
gonflement. Je prefcrivis
première vifite des fomentations émollientes
& légèrement réfolutives & l'ufage intérieur de
boiffons rafraichiffantes. Ayant revu la malade
deux jours aprèsi8cayant
tenfion & la
obienémeehiroseiala
douleur avaient augmenté & gagnaient
du côté du globe de l'ail, quoiqu'il n'y eut
très-peu de fiévre, la rougeur paraifant éryli- que
Oiv
première vifite des fomentations émollientes
& légèrement réfolutives & l'ufage intérieur de
boiffons rafraichiffantes. Ayant revu la malade
deux jours aprèsi8cayant
tenfion & la
obienémeehiroseiala
douleur avaient augmenté & gagnaient
du côté du globe de l'ail, quoiqu'il n'y eut
très-peu de fiévre, la rougeur paraifant éryli- que
Oiv --- Page 232 ---
(216)
pelareufe,je fs une faignée du bras
des compreffes
&je prefcrivis
feurs de fureau trempées dans la décoâion de
malade deux ou 2 trois récommandant de donner à la
afin delui tenir le
verres de limonade de caffe
humeurs d'une ventr: libre & de détourner les
pertie aufli eflentielle
yeux. J'elpérais que par ces
que les
calmeraient
moyens les
2 mais ayant vu deux
accidens
que le gonfement & la
jours après,
rougeur. avaient
confidérablement & s'étendaient fur la augmenté
paupières, la malade fc
jouc &ics
grand mal de téte
plaignant en outre d'un
plâtre veficatoire à la 2 j'appliquai un large emrecommandant de
nuque & entre les épaules,
bafiner la
une fimple décoéion de
partie malade avec
la limonade
moebin &defaire
pour boiffon ordinaire,
prendre
dante fupuration du véficatoire Malgrelsbondès progrès
la maladie fit
coniidérablement rres-rapides, les paupièrés étaient
tuméfiées &
ment le globe de l'ocil. A couvralent entièredouleur de tête
cette époque la vive
que la' malade avait
s'appaifa; mais il fuccéda
éprouvéc,
nante & locale
une douleur lancid'une humeur , accompagnée d'un fuintemene
commiffire des ichoreufe qui s'échappait de la
H s'y forma
paupières. Peu de jours après
une' excoriation ou crevaffe
région de Pos de la
dans la
pas à devenir un ulcère pommette qui. ne tarda
de mauvaife qualité &
que la vive
que la' malade avait
s'appaifa; mais il fuccéda
éprouvéc,
nante & locale
une douleur lancid'une humeur , accompagnée d'un fuintemene
commiffire des ichoreufe qui s'échappait de la
H s'y forma
paupières. Peu de jours après
une' excoriation ou crevaffe
région de Pos de la
dans la
pas à devenir un ulcère pommette qui. ne tarda
de mauvaife qualité & --- Page 233 ---
(217)
qui fit des progrès d'autant plus
moins d'un mois de tems la rapides, qu'en
le haut de la
joue, le cou &
poitrine du méme côté, ne
fentaient qu'une plaie des plus affreufes prédont les bords ou dilque inférieur,
mais
étre la partie la plus envenimée. paraiffaient
pas que le mal fut parvenu à ce dégré Je de n'attendis
violence
pour juger qu'il était entretenu par quelque vice
interne, aufli me hâtai-je dès que j'en vis
nidtreré, à mettre la' malade
l'opinourriture & à lui faire
au lait pour toute
falfeprendre la tilane de
pareille coupée avec le lait. Cès moyens
Parurent avoir un bon effet, la plaie commençait à fc bien nétoyer & la
plus louable, mais
fuppuration à devenir
raifon de
je voyais avec peine qu'en
l'abondance de cette même
la malade dépéridait
fuppuration
trois femaines
journellement. Au bout de
àelpérer
deica traitementy je commençais
avait
qui
Cetoeatooeitscaen
commencé dans le haut de
;i le
rapidement
vifage & le cou ceteplicavançait en partie étaient
déjà cicatrifés, maisle bord lc plus inférieurd dela
plaie était toujours de mauvaife
guaitles parties voifines
qualité & gaPhumeur
quoique plus lentements
qui découlait de cette plaic était fi
âcre, que la peau en était irritée&:
& décida méme par fon impreffion cnfammée,
petite crevaffe ou ulcère'
une nouvelle
auprès du mamelon d'un
vifage & le cou ceteplicavançait en partie étaient
déjà cicatrifés, maisle bord lc plus inférieurd dela
plaie était toujours de mauvaife
guaitles parties voifines
qualité & gaPhumeur
quoique plus lentements
qui découlait de cette plaic était fi
âcre, que la peau en était irritée&:
& décida méme par fon impreffion cnfammée,
petite crevaffe ou ulcère'
une nouvelle
auprès du mamelon d'un --- Page 234 ---
(218)
des deuxtétons. Comme
diftante de trois
cettenouvelleplaic était
fort
travers de doigt de l'autre &
fenfible, iy fis appliquer d'abord
plâtre de mucilage &
un emétonnement
ce fut avec un nouvel
le même
que j'obfervai alors fur cet emplâtre
phénoméne dont j'ai parlé dans l'osfervation précédente, & que je fus fondé à
buer cette cruelle maladie
attrimalade avait
au mercure que la
pris en friétions IO à 12 ans auparavant. Le régime & les remèdes
ployais me paraiffaient
que j'emcaufe
propres.à combattre. cette
morbifique, puifque j'en éprouvais de bons
effets; je continuai le mémetraitement
ayant feulementl'attention de diminuer la dofede
& de joindre
falfepareille
l'ufage modéré du quina afin d'obvier aux progrès d'une petite fiévre qui s'était
jointe, & qui réunie à l'abondante
jetta la malade dans un état de marafme fuppuration,
& de
maigreur dont elle mourut après deux mois de
fouffrance.
L'on objedtera
peut-être que ces deux exemples prouveraient plutôt que le mercure
avait
qu'on
employé s était de mauvaife qualité, mal
préparé, ou qu'il avait été mal adminiftré ; mais
fi j'ajoute que j'ai encore obfervé
cees fujets
que nombre
qui font comme eftropiés par une
maladic affez fréquente dans nos
nue vulguairement fous le
Colonies, connom de groflesjambes --- Page 235 ---
(219)
ou gros pieds, ne font dans cet état que depuis
qu'ils ont fubi quelque traitement mercuriel;
fe convaincra, comme je l'ai déjà dit, qu'il on
partient qu'aux gens de P'art d'y avoir
n'apqu'ils ne doivent point perdre de vue recours,
vriffement des humeurs
l'appauqui ne peut
menter la gravité (pécifique du
qu'augceux
mercure, & que
pour lefquels j'écris, doivent fe borner de
préférence à l'ufage des remèdes moins
reux 3 quoique moins fpécifiques. Tels font dange- les
fudorifiques dont ii va être queftion,
Desfiudorifquer.
Si l'on fait attention qu'il eft affez conftant
que la vérole fait des progrès moins rapides dans
les pays chauds, Ou que du moins les fymptômes
extérieurs par lefquels. elle fe manifefte dans ces
pays , s'obfervent beaucoup plus rarement
quoiqu'on fe foit expofé à la contagion du virus; s
on ne pourra douter que ce ne foit à l'aide des
fueurs & de labondante
trar(piration qu'on
éprouve en Amérique, que la naiure fe débaraffe
d'une partie du levain vérolique
firme fans doute
5 ce qui conjufqu'à un certain
lité des remèdes
point, 3 l'utifudorifiques. Cette affertion
quoique peut - être un peu hazardée, ne paraitra
Pas enticrement dépourvue de wraifomblance, fi
outer que ce ne foit à l'aide des
fueurs & de labondante
trar(piration qu'on
éprouve en Amérique, que la naiure fe débaraffe
d'une partie du levain vérolique
firme fans doute
5 ce qui conjufqu'à un certain
lité des remèdes
point, 3 l'utifudorifiques. Cette affertion
quoique peut - être un peu hazardée, ne paraitra
Pas enticrement dépourvue de wraifomblance, fi --- Page 236 ---
l'on : conlidere
(220)
que c'eft
faifon de l'année la
ordinairement dans la.
font moins
plus fraiche & où les nuits
fe plaindre de- chaudes que l'on voit les malades
manifeftent
douleurs ou que les exoftoles fe
: tandis que pendant les
qui comme on fçait durent les
chaleurs,
T'année,il eft
trois quarts de
fujet de s'en peu ordinaire que les malades aient
plaindre.
J'ai và des perforines
qu'elles étaient
qui, de bien portantes
pendant qu'elles
Haine, où l'on fçait
les
habitaient la
que continuelles,
que
chaleurs font pref
fe
3 ne tardaient pas à éprouver en
traniportant fur les
eft plus frais & où l'on montagnes, dont le climat
tems après qu'ils habitaient tranfpire moins, peu de
des fymptômes
ce nouveau climat,
du virus.
propres à confirmer la
qui avait refté caché fans fe préfence
fans cependant y avoir donné lieu manifefter,
nouvelle époque. Toutes
depuis cette
vent fans doute
ces confidérations doidans les
confirmer l'utilité des fueurs
Cas de vérole, &
des remèdes
conféquemment celle
fir nous
quipeuvent les provoquer, fur-tout
font ajoutons que l'expérience démontre qu'ils
toujours avantageux
pos & qu'ils font adminiftrés lorfqu'on en ufe à provenable. Cela doit fuffire
d'une manière congarder les fidorifiques
pour qu'on puife recomme des moyens trèsrecommandables, ne les
confidérerait - on que
confirmer l'utilité des fueurs
Cas de vérole, &
des remèdes
conféquemment celle
fir nous
quipeuvent les provoquer, fur-tout
font ajoutons que l'expérience démontre qu'ils
toujours avantageux
pos & qu'ils font adminiftrés lorfqu'on en ufe à provenable. Cela doit fuffire
d'une manière congarder les fidorifiques
pour qu'on puife recomme des moyens trèsrecommandables, ne les
confidérerait - on que --- Page 237 ---
(221)
comme des remèdes palliacifs contre la vérole,
quoiqu'on ne puiffe nier que ce n'eft
s
eux qu'on obtient dans bien des
que par
leurs
cas, méme ailque dans les pays chauds, la guérifon de
quelques fymptômes qui avaient réfifté aux effets
du mercure.
Sifobferve que pour obtenir des
Ies bons effets qu'on
fudorifiques
peut en elpérer , il importe qu'ils foient bien adminiftrés, c'eft
n'a pas toujours l'attention de les choifir qu'on &
les dofer relativement à
de
des
l'âge & at tempérament
fujets, & que c'eft feulement de ces attentions
que peut dépendre leur efficacité,
a
L'on fçait en effet que la plupart des tifanes
fudorifiques, 2 dont" "on fait ufage fur les habitations, font ordinairement
formule,
compofées fur ia méme
& que les précautions qu'on
munément fe réduifent à diminuèr
prend com-.
ou à
les dofes du remède
augmenter
des
proportionnémnent à l'age
fajets qui en font ufage. Cependant fi Pon
voulait obferver que les quatre fubftances
emploie le plus communément
qu'on
ont chacune des
propriétés bien différentes, quoique
généralement
fuidoritiques, & qu'indépendammient de l'âge des
fujets sleur conftitution mérite
verrait que quoique le
confidération;" on
mélange des
fubftances doive rendre l'efficacité de quatre
plus
ces 1 tifanes
générale, étant mitigées-les unes par les au-
que les quatre fubftances
emploie le plus communément
qu'on
ont chacune des
propriétés bien différentes, quoique
généralement
fuidoritiques, & qu'indépendammient de l'âge des
fujets sleur conftitution mérite
verrait que quoique le
confidération;" on
mélange des
fubftances doive rendre l'efficacité de quatre
plus
ces 1 tifanes
générale, étant mitigées-les unes par les au- --- Page 238 ---
(322)
tres, elles pourraient étre encore
choilillànt parmi ces fubftances
plus utiles en
qui peuvent être les plus
célles feulement
titution de chaque
appropriées à la conf
fujet, C'eft
blables confidérations
d'après de femd'oà vient
qu'on peut rendre raifon
que la falfe-pareille convient
ralement & eftplus efficace dansnos
plus géné
France, tandis que l'on
colonies qu'en
qu'avec plus de
n'y doit ufer du gayac
lui des quatre bois précaution, quoique ce foit cecins d'Europe
fudorifiques que les Médeemploient de
Ne Pouvant donner à Cet préférence.
un peu générales,
égard que des régles
ferver. r". que la nous nous contenterons d'obdulevant
falle + pareille & la (quine (celle
principalement) ) conviennent
rement chez les fujets fenfibles
particuliés
lefquels les humeurs font
&cirritables, &chez
à la
appauvries ou tendert
diffolution, 3 en raifon de l'extrait
neux que ces plantes
mucilagifournifent, & de ce
n'ajoutent point, du moinsque fort
qu'elles
d'appauvrilfement des humeurs peu, à cet état
ordinairement chez ceux qui
qu'on rencontre
tems les pays chauds ;
habitent depuis lungencore convient-il
quefois, pour la méme fin, de
quelfane avec le lait, ou
les
couper cette tilimens incraffans
que
malades ufent d'a2°.
pendant qu'ils en font
que l'emploi du gayac n'eft bien ufage;
gue chez les fujets d'une
indiqué
conftitution froides
d'appauvrilfement des humeurs peu, à cet état
ordinairement chez ceux qui
qu'on rencontre
tems les pays chauds ;
habitent depuis lungencore convient-il
quefois, pour la méme fin, de
quelfane avec le lait, ou
les
couper cette tilimens incraffans
que
malades ufent d'a2°.
pendant qu'ils en font
que l'emploi du gayac n'eft bien ufage;
gue chez les fujets d'une
indiqué
conftitution froides --- Page 239 ---
(223)
peu irritable, & dont les humeurs & la
Principalements femblent avoir
limphe
tance
trop de confif.
2 que cela provienne de leur
naturelle ou de l'effet du virus. Alors conftitution le
non-feulement utile adminiftré
gayac eft
méme en ufant de fa teinture
en tifane, s mais
avec affez de fuccèsdansle comme on T'emploie
qu'il ferait. abfolument
cas de goutte; tandis:
où nous avons vu
la contre-indiqué dans le Cas
que falfe-pareille
en ce qu'il agit plus vivement & convenait,
diffolution du fang
fon
aug mente la
par
principe
comme le font toutes les fubftances réfineux,
tures3-.enfin quele faflafras
de cette nane doit être
que comme un moyen acceffoire
confidéré
dre efficacement
qu'on peut joinaux remèdes
veut en augmenter le dégré précédens loriqu'oa
de fes
d'énergie, en raifon
propriétés toniques &
a
eft queftion de foutenir le fimulantes, & qu'il
ton des parties
trop relichées,de l'eftomac
folides
d'augmenter leur dégré d'irtitabilité. principalement, ou
A
fallafras E on fubititue
défaut de
Telles font les
efficacement le' fenouil. T
doit point s'écarter principales règles dont on ne
en ufant des
Quant. à la manière de les
fudorifiquies.
fervir,
préparer & de
j'ajouterai qu'on doit toujours
s'en.
falle-pareille la plus fraiche,
choilir la
& la
qu'on doit la fendre
fer couper. par petits morceaux & la faire infupendant huit à dix heures à l'eau
bouillante,
Telles font les
efficacement le' fenouil. T
doit point s'écarter principales règles dont on ne
en ufant des
Quant. à la manière de les
fudorifiquies.
fervir,
préparer & de
j'ajouterai qu'on doit toujours
s'en.
falle-pareille la plus fraiche,
choilir la
& la
qu'on doit la fendre
fer couper. par petits morceaux & la faire infupendant huit à dix heures à l'eau
bouillante, --- Page 240 ---
(224)
foirqu'on en veuille en
tion
ufereninfufion, en décoc
ou en fyrop (1). La dofe
pour un adulte eft
(I) Pour faire le fyrop de,
deux livres
falfe-pareile, on prend
falfe -1 pareille fendue fuivant fa
& coupée en petit morceaux,
Jongucur
huir boureilles d'eau
qu'on met à infufer dans
fait enfuite bouillir pendant huit à dix heures > on
fon coule à
jufqu'à réduction de la moitié &c
: cette colature on ajoute
de fyrop, & on" réduit
deux bouteiilés
fa quantité
cette maffe aux deux tiers de
3 de manière qa'il refte
Chaque bouteille fournit ia
quatre bouteilles.
quatre
quantité convenable
jours 9 & ce
pour
dans la journés
quart de bouteille . duit être pcis
en deux ou trois dofes
avec double quantiré d'eau
2. pur ou mêlé
de falfe-pareille air
tiede. Pour que le fyrop
plus de vertu & n'affaibliffe
Tefomac, il convient d'y
poine
retire du feu &c qu'il eff joindre, au moment ou on le
ou
prêt, demi livre de
une bonne poignée fenouil
faflafras
pendant une
s qu'on laiffe infufer
demi-heure à vafe couvert, &
tire enfuité avec une fpatule
qu'on redans les bouteilles
3 avantde vider le fyrop
qu'il faut alors tenir
bouchées. II eft alfez rare
foigneufement
d'adminiftrer Ia falfe.
qu'on préfere,cette manière
de la décoction
pareille, à ceiie de l'infufion ou
dans l'eau
à
ne foit dans le cas où l'on fimplement ; moins que ce
à la fois, & ou l'on
a plufieurs malades à traifer
plufieurs jouts,
veut préparer du remède pour
comme dans le cas de rraitement des
pians ; mais alors il faur y joindre la
rapure de gayac,
d'tme
iftrer Ia falfe.
qu'on préfere,cette manière
de la décoction
pareille, à ceiie de l'infufion ou
dans l'eau
à
ne foit dans le cas où l'on fimplement ; moins que ce
à la fois, & ou l'on
a plufieurs malades à traifer
plufieurs jouts,
veut préparer du remède pour
comme dans le cas de rraitement des
pians ; mais alors il faur y joindre la
rapure de gayac,
d'tme --- Page 241 ---
(225)
d'une onca à une once & demie
par jour s de
quelque manière qu'on faffe l'extrait de cette plan.
moitié quantité de celle que nous avors. indiqué de
lalfe-pareille., 2 artendu que le pian e ige des remèdes
incififs, & propres à réfoudre ou diffoudre l'excès d'éFaififfement que la lymphe contrade dans cette maladie.
il faut dans cette derniere affection purger les malades
tous les huit jours pendant T'ufage du fyrop de falfepareille, avec les pilules de beloite ou les bols fondans
ordinzires.
Quoique le fyrop de falfe pareille j
fimple ou compofé > foit lal compofition la plus propre
à être gardée pendant quelque tems 2 fans s'altérer &
foit auffi efficace que toutes I's autres boiffons fudorifiqu-s; comme la tifanne
fadorifique préparée au foleil
ou par fermentation, eft aufli trèsifouvent employée &
également efficace, lorfque les malades peuvent la fupporter, furtout dans le traitement des pians i je dois
obferver qu'on ne doit jamais la laiffer vieillir au-delà
de cinq à fix jours après qu'elle a été préparéc, &
cette préparation doit toujours être faite dans des dame- que
jeannes de verre, au lieu de fe fervir de canaris verniffés, comme on le fait ordinairement. Pour faire la
tifane au foleil appellée rape ou
gouldringue , on prend
deux livres faife-pareille coupée, une livre rapure de
gayac, une livre fquine du pays & même quantité de
bois de pin ; on met ces fubftances dans une damejeanne, pouvant contenir au moins vingt bouteilies; of
verfe deffus 16 boureilles d'eau & on ajoute livres
P
lieu de fe fervir de canaris verniffés, comme on le fait ordinairement. Pour faire la
tifane au foleil appellée rape ou
gouldringue , on prend
deux livres faife-pareille coupée, une livre rapure de
gayac, une livre fquine du pays & même quantité de
bois de pin ; on met ces fubftances dans une damejeanne, pouvant contenir au moins vingt bouteilies; of
verfe deffus 16 boureilles d'eau & on ajoute livres
P --- Page 242 ---
(226)
te. Siloni for fert du
il faut
foit réduit
gayac,
que ce bois
en copeaux ou en rapure, la faire
macerer dans l'eau pendant 241 theures, & méme
le double de ce tems pour faire bouillir enfuite
jufqu'à réduétion de moitié dans autant de livres
d'eau qu'on a mis d'onces de cette fubftance. On
coit même préférer le gayac franc & T'écorce de
-jeunes arbres en ce que l'extrait médicamenteux
s'en fait mieux à l'aide de la décoéion. La dofe
eft la méme pour les adultes que celle
que nous
avons indiquée pour la falfe-pareille, & doit être
proportionnée néanmoins àl'âge & à la force des
fujets. Sil'on veut au contraire employer la teinture (t)la dofe fera d'une cuillerée à bouche
ou
iicre bru. On expofe enfuite au foleil pendant cinq
jours, ayant foin pendant la nuit de placer la damejeanne en un lieu chaud, & de remuer avec un bâton
de tams en tems; au bout de ce tems on coule le tout. 9
& on ferre dans des bouteilles qu'on doit tenir bouchées. La dofe de cette bo'fon eft d'un ou deux verres
pendant les deux ou trois premiers jours, & enfuite on
continue à trois' verres par jour, le matin 2 à midi & le
foir.
11 faut purger les malades tous les huit jours
comme nous l'avons dit ci-deffis.
(1) Pour faire la teinture de gayac, on met à infufcr au foleil pendant fept à huit jours dans une bous
teille contenant une pinte de taffia, cing gros vingt-
cette bo'fon eft d'un ou deux verres
pendant les deux ou trois premiers jours, & enfuite on
continue à trois' verres par jour, le matin 2 à midi & le
foir.
11 faut purger les malades tous les huit jours
comme nous l'avons dit ci-deffis.
(1) Pour faire la teinture de gayac, on met à infufcr au foleil pendant fept à huit jours dans une bous
teille contenant une pinte de taffia, cing gros vingt- --- Page 243 ---
(227)
tne cuillerée & demie tous les matins délayée
dans une demi-verre d'eau tiéde ou de tifane de
gliatre grains de gomme gayac 7 pulvérifée, Cette bouteiile doit être bien bouchée &
de
afin de favorifer la
agitée tems. en tems
diffolution de la gomme. Il faut obferver que la bouteiile dcir e re un peu plus grande
qu'il ne. faut s' pour contenir la pinre de taffia, fans
quoi elle pourrair éclater dans le momert de l'effervef.
cence. Au bout du tems indiqué on fiitre la liqueur
à travers da coton ou du papier brouillard, & cr
ferre dans une bouteille qu'on doit renir bien bouchée,
Comme ce remède fe, conferve bien &
même
que
on
prétend qu'il fe bonife en vieillifant, il conviens
d'en prépirer pluficurs pintes à la fois, dans un
vafe plus grand que celui que nous avons indiqué, -
Pour en préparer trois bouteil'es,"la dofe de'
gumme
gayac s fur troi: pintes de bon raffal, ef de deux
chces. Cet:e préparation eft la mêmé, ou plutôe
cele qui a été puliiée en 1776, pat M.
habirant de la
cothme
Emerignon,
Marriniqbe 2
un.fpésifique contre
la gourte; & commeluiayante
éréindiquée par un caraibe.
Il ne fera pas hors de propos d'ajourer qre la dote
gu'on preferivait dans ce cas ci, elune cuillerée à
bouche 3 à prendre rous les marins a jeun, déjeunant
une ou deux heures après avec du lait. Avant eu OCa
cafion d'employer & de connaître des per'oanes çui
ont ufé de ce remade,Fobferversi que quoique la dofe
d'une cuillerée à bouche fit celie çui convient à un
adulre d'une cunftitution ordinaire, en 4 re doit pas touFij
gu'on preferivait dans ce cas ci, elune cuillerée à
bouche 3 à prendre rous les marins a jeun, déjeunant
une ou deux heures après avec du lait. Avant eu OCa
cafion d'employer & de connaître des per'oanes çui
ont ufé de ce remade,Fobferversi que quoique la dofe
d'une cuillerée à bouche fit celie çui convient à un
adulre d'une cunftitution ordinaire, en 4 re doit pas touFij --- Page 244 ---
(228)
raquette, ou de lait;on porte cette dofe jufqu'à
deux cuillerées par jour, mais alors
une de ces cuillerées'le
on donne
matin & l'autre le foir.
On ne doit point oublier que ce remède eft trèsactif & ne convient qu'aux
tempéramens phlegmatique; ou pituiteux, fur-tout donné à haute
dofe. C'eft peut-être
faute
2 pour le dire en paffant ,
de cette attention qu'on n'en a pas
en France autant d'eficacité
éprouvé
le
qu'en Amérique dans
cas de goutte, J'aieu occafion d'en voir de bons
effèts dans cette dernière maladie en prenant la
précaution de proportionner la dofe du remède
aux divers tempéramens, & d'en mitiger l'aétivité
par un régime laiteux.
jours s'y reftraindre Arictement, puilque, s'il eft rare,
qu'il convienne de P'augmenter, les cas ot il convient
de la diminuer ne le font pas ; tels font ceux ou les
perfonnes affectées de la goutte font d'un
fec, faible & irritabie : alors il convient tempérament
non-feulement de diminuer la dofe du remède, & qu'ils ufent
d'un régime adoucifant 2 tel qu: la dierte
mais même de preedre la teinture de
blanche,
dans un demi-verre de lait au lieu de la gayac 2 mêlée
& qu'enfin ce remède ne
prendre pure;
peut qu'être
à ceux qui font fujers aux hémorrhagies très-dangereux & crachemens
de fang, ainfi qu'à ceux qui boivent habituellement beauccup de vin, ou espaépbtgentemnte
ent
d'un régime adoucifant 2 tel qu: la dierte
mais même de preedre la teinture de
blanche,
dans un demi-verre de lait au lieu de la gayac 2 mêlée
& qu'enfin ce remède ne
prendre pure;
peut qu'être
à ceux qui font fujers aux hémorrhagies très-dangereux & crachemens
de fang, ainfi qu'à ceux qui boivent habituellement beauccup de vin, ou espaépbtgentemnte --- Page 245 ---
(229)
Nous n'avons confidéré le faflafras que comme
un acceffoire qu'on joint ordinairement au gayac
ou à la falfe-pareille, quoique je l'aye employé
feul comme fudorifique avec fuccès, & alors onle
donne à même dofe indiquée par le gayac.J'obferverai aétuellement que quand on lecombine on
n'en met quel le tiers ou la moitié de la quantité
des autres & qu'il faut avoir l'attention de ne
jamais faire bouillir cette fubftance; & qu'elle
dcit être toujours préparée par infufjon & à pot
fermé, qu'on veuille l'employer feule, 2 ou qu'on
l'ajoute aux tifanes ou fyrop ci-deffus : comme je
l'obferve dans la note A.
Enfin pour terminer Ce qui eft rélatif aux fudorifiques, 3 on doit favoir que pendant qu'on
fait ufage de ces remèdes-, le régime doit être
fec, que les malades ne doivent preadre des
alimens que fobrement, & avoir l'attention de
fe garantir des impreflions extérieures du froid
par de bons vétemens, & enfin que l'exercice,
même un peu forcé, n'eft pas moins avantageux
dans ce cas, lorique la
la
faifon, fanté des malades, ou autres circonfances peuvent le permettre. Cette remarque étant également relative
à l'émploi qu'on fait des fudorifiques dans le traitement des pians s on verra que l'ufage où l'on
eft de tehir, les négres affectés de cette maladiè,
étroitement renfermés; ne laiffe pas que d'être
Pij --- Page 246 ---
(250)
contraire à ces traitemens &
5:
qu'il ferait
avantageux de les faire
plus
la faifon le
agir en bon * air lorfque
dant la chaleur permettrait, du
pourvi que ce fut pen.
mefures
jour 8i qu'on pût prendre les
convenables pour les
de cette efpèce de liberté,
empécher d'abufer
On fera peusêtre étonné
un f petit nombre les
que j'aye réduit à
garder
maladies qu'on doit recomine les plus communes à Saint Domingue 2 puifqu'il en eft réellement
d'ausres dent les
beaucoup
fréquemment
exemples fe répérent aufi
à
; mais outre que je ne renonce
pas
m'en
occuper, 2 j'ai vû que
me difpenfer d'en parler ici,
je pouvais
euffent
9 en ce qu'elles
exigé s du moins la
des
tails très -
plipart ,
dé
traitées
compliqués, ou qu'elles ont déjà été
par ceux qui ont écrit fur les
des Colonies : heureux s 00 fi les
maladies
quelles j'ai deftiné cet effai perfonnes auxquelque proft de ce
3 peuvent tiret
je fais
que j'ai dit fur celles dont
menticn 2 & fi les propriétaires fenfibles & bienfaifans, que j'ai eu intention
fecondur dans leurs défirs
de
çevoir quelque
2 peuvent. y apperle fort des étres moyen d'améliorer qu d'adoucir
fanté
qui leur font foumis & à la
defquels tout habitant eft. obligé de
epérer tant par intérêt que rar humanité,
ÇQ+
FIN,
proft de ce
3 peuvent tiret
je fais
que j'ai dit fur celles dont
menticn 2 & fi les propriétaires fenfibles & bienfaifans, que j'ai eu intention
fecondur dans leurs défirs
de
çevoir quelque
2 peuvent. y apperle fort des étres moyen d'améliorer qu d'adoucir
fanté
qui leur font foumis & à la
defquels tout habitant eft. obligé de
epérer tant par intérêt que rar humanité,
ÇQ+
FIN, --- Page 247 ---
(231)
TABLE
DES MATIERES
Contenties en ce volume.
A V A -
VANT - PROPOS 2 touchant l'utilité de cet
effai& le but qu'ons'yeft propofé.
Confidérations gérérales. Ir, SECTION. Température : de l'atmofphère de Saint Domingue,
fes qualités, fes influences & moyens: de s'en
garantir en quelque forte. Dégrés de chaleur
du foleil à Saint Domingue. Preuves de:la
plus grande fenfibilité de ceux qui habitentce
pays & les pays chauds en général. Quelle
eft la faifon de Pannée la plus dangereufe,
moyen d'en prévenir les infuences. Utilité des
cautères. Preuve que h grande mortalité des
Européens qui fe tranfportent dans les pays
chauds, provient fouvent de leur inconduite.
Précautionsap prendre pour éviter Fes influences
du mauvais aiz. - Regles fur la quantité &
qualité des alimens & des boiffons qu'on doit.
préférer. Tems qu'ik convient d'employer a1z
repos, 2 dangers de fon excès dans les pays
chauds ainfi que des fueurs confidérables, des
.
veillesijgumodéréesct desp paflions. Pagei &fuiv. --- Page 248 ---
(232)
SECTION II". De la nécefité de
trois parties qui conftituent
connaître les
l'art de
quand on veut exercer en plaine, Des guérir,
qu'on peut courir lorfqu'on s'adreffe rifques
fonnes de J'art nouvellement
aux perColonies
arrivées dans les
des
pour y exercer, Utilité, vices & but
réglemens relatifs aux pouvoirs
Confeil aux habitans à ce fujet.
d'exercer,
SECTION III", Utilité
Pag. 46 & fuiv.
& importance des
rens individus quip
diffépeuplent nos Colonies. Propagation & effet du virus vénérien
caufe de la
, comme
infinité
dégénération de l'elpèce & d'une
d'autres malheurs. Dangers &
tions à prendre pendant l'allaitement. précaudes nourrices,
Choix
Obfervations fur la manière dont
on les nourrit. Tems de fevrer les enfans.
tentions qu'il conviendrait
Atfont fevrés
d'avoir lorfqu'ils
pour éviter les abus qui fe commettent alors. Des excès auxquels la
fe livre & dont elle ett fouvent
jeuneffe
Des dangers de la faignée dans les victime. -
& des cas où elle
être
pays chauds,
peut
utile. De la
grande crédulité touchant l'efficacité
trop
mèdes nouveaux.
des reSECTION IV. Utilité
Pag. 56 & fuiv.
à prendre
des négres s précautions
pour diminuer le nombre de ceux
qui périflent dans la traverfée & dans les
miers tems' de leur arrivée dans les
preColonies,
jeuneffe
Des dangers de la faignée dans les victime. -
& des cas où elle
être
pays chauds,
peut
utile. De la
grande crédulité touchant l'efficacité
trop
mèdes nouveaux.
des reSECTION IV. Utilité
Pag. 56 & fuiv.
à prendre
des négres s précautions
pour diminuer le nombre de ceux
qui périflent dans la traverfée & dans les
miers tems' de leur arrivée dans les
preColonies, --- Page 249 ---
(233)
Des moyens propres à favorifer la
& à remédier
population
Caufes des
aux caufes qui s'y oppofent.
maladies auxquelles les négres font
expofés pendantla faifon des
de les
pluyes, & moyens
prévenir. Précautions à
que les
prendre pour
foignés négrillons foient bien nourris & bien
l'on
pendant leur allaitement, Du tems où
doit les fevrer. Néceffité
le plus grand
de veiller avec
foin, à ce que les négres ne
manquent jamais de vivres, effets de cette
négligence. Des égards qu'on devrait avoir
pour les-vieux efclaves. Combien il
d'avoir égard à la conftitution des
importe
les divers travaux
négres dans
Des attentions
auxquels on les employe.
malades.
qu'on doit porter aux négres
CHAPITRE I",-Des
Pag. 94 & fuiv.
tion de la fiévre févres en genéral, Défini-
& des fymptômes qui la caradtérifent.
CHAP. II, De la maladie
Pag: I31 & fuiv,
elle consifté,
du pays. En quoi
Quelles font les caufes
donnent lieu, Moyens
qui y
bénigne.
qui peuvent la rendre
Révolution qu'elle opère.
des rechâtesy
Danger
précautions pour les. prévenir.
CHAP, IHI*, Fluxions
Pag. 138 & fuiv.
de poitrine.
utilité des divifions des maladies Délinition.& de
pèce, De leurs caufes &. des
cette efmoyens de les --- Page 250 ---
(234)
prévenir. Vices de quelques
en pareil cas.
procédés ufités
CHAP, IV. De la
Pag. 149 & fuiv.
ture;
cogueluche, Ses caufes, fa namoyens d'en prévenir la
d'en diminuer l'activité
contagion ou
; mauvais procédés à
réformer, - Indications à
remplir.Pag. 159
CHAP. V. De la petite
& fuiv.
prendre
vérole. Précautions P à
vatifs pour prévenir la contagion. Préfercontre cette maladie. Pilules de
Ieur compofition. Eau de
Khofen,
pofition.
goudron, fa comNature de la petite vérole.
tions à remplir.
IndicaCHAP, VI. De la
Pag. 16 5 & fuiv.
2 & fymptômes petite vérole volante, Signes
naître,
par lefquels on peut la reconIndications à remplir.
CHAP, VII. Tétanos &
Pag. 177 & fuiv.
mal demachoire. Caufes
prédifpofantes du tétanos, fa caufe
Raifons de fa
prochaine.
Indications fréquence dans les pays chauds.
à remplir, Doit-on
mal de mâchoire
confidérer le
comme une maladie naturelle?
Moyens de le prévenir & d'y remédier.
pag.
CHAP, VIII. Des
181 & fuiv,
des vers,
convulfions par la préferce
Symptômes de l'exiftence des vers.
Moyens à employer dans le
convullions. De
moment des
fiuges.
Fadminiftration des vermiCompofition du fyrop de liane, del la
quence dans les pays chauds.
à remplir, Doit-on
mal de mâchoire
confidérer le
comme une maladie naturelle?
Moyens de le prévenir & d'y remédier.
pag.
CHAP, VIII. Des
181 & fuiv,
des vers,
convulfions par la préferce
Symptômes de l'exiftence des vers.
Moyens à employer dans le
convullions. De
moment des
fiuges.
Fadminiftration des vermiCompofition du fyrop de liane, del la --- Page 251 ---
(235)
poudre de liane, du fyrop de brainvillier. pag.
193 & fuiv.
CHAP. IXS. De la vérole.. Caufes de la vérole
confirmée. Indications à remplir dans la gonorhée fimple & fon traitement. Dangereux
d'employer le mércureldans les pays chauds,
exemples à ce fujet. Des fudorifiques s leur
utilité. Néceflité de diftinguer le dégré d'énergic particulière des différentes fubftances, &
les cas & la manière de les employer. Compofition du fyrop de falfe-pareille, de la tifane
au foleil ou gouldringue, & de la teinture du
gayac. Conclufions.
Pag. 203 & fuiv.
Finde la Tables --- Page 252 ---
(236)
E R R' A T A.
PAGE 7, ligne 16, de a
Page 49, ligne 5, grandes sranfpiration, de
lifeg de la
grandes connaiffances.
connaiffances 2 lifey
Pag, 82.lig. 17, forces vitales fur
lelquelles.
lefquelles. , lifeg fans
Pag. 94;1 lig. S, mais ce ferait &c., lifey mais le ferait.
Pag.9s, lig. 12,les
Pag. 96, mème fauite. négrerdel'Afrique, $ Lifer l'Afrique.
Pag. I13, lig: 24 3 remarquer y qu'ila, 2
qu'ily a.
lifey remarquer
Pag. '31, lig. Ir., quoique notre
que notre intention.
atrention 5 lifr quoiPag. auiiege. 153-,lig. 4, relative au fiége, lifet rélativement
Pag-154, pales;on principa'es. On voit déjà que,
verra que.
liprinciPag. 197,1lig.-1.falifelauf, 24 lifeg fel fedatif.
, lig: 24 3 remarquer y qu'ila, 2
qu'ily a.
lifey remarquer
Pag. '31, lig. Ir., quoique notre
que notre intention.
atrention 5 lifr quoiPag. auiiege. 153-,lig. 4, relative au fiége, lifet rélativement
Pag-154, pales;on principa'es. On voit déjà que,
verra que.
liprinciPag. 197,1lig.-1.falifelauf, 24 lifeg fel fedatif. --- Page 253 ---
APPROBATION
JAI lu par l'ordre de Monfeigneur le Garde
des Sceaux , un manufcrit intitulé : Avis aux
Habitans des Colonies 2 particuliérement à ceux de
l'ile Saine Domingue, Jur les principales caufès
des maladies gu'ony éprouve le plus communément
& fur les moyens de les prévenir, par M. LAFOSSE,
Docteur en Médecine de I'Univerfité de'Montpel.
lier, &ç.; je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. AParis, ce 30 juillet 1787,
DESCEMÉT.
PRIVILEGE DU ROI
Lours, par la grace de Dieu, Roi de France &
de Navarre: A nosamés &c féaux Confeillers 2 les gens
tenans nos Cours de Pariement, Maîtres des Requêtes
ordinaires de notre Hôtel, Grand Confeil, Prévôt de
Paris, Baillifs, Sénéchaux 7 leurs Liestenans Civils &
autres nos Jufticiers qu'il appartiendra : SALUT. No:re
améle feur LAFOSSE., Dotieur en Médecine de l'Univerfité de Monrpellier 8cc., Nous a fait exoofer qu'il'
défireroit faire imprimer & donner au Public 2 un
Ouvrage de fa compofirion int'tulé: Avis auz Habitans:
das Colonics , far les maladies qu'or éprouve le
plus commuimément, & fitr les moyens % les prévehir, s'il nous plaifoit lui accorder nos Lettres de
permifion pour ce néceffaires. A CES CAUSES,
voulant favorablement traiter l'Expofant nous lui
avons permis & peristtons par ces Préfentes 2 de
faire imprimer ledit.ouvrage autant de fois que bon lui
femblera, & de lefiire vendre & débiter par rour notre
Royaume 2 pendantle tems de cing années
à comptei du jour de la date des préfentes. confécutivess FAISONS'
défente: à tous Imprimeurs, Librairesacsutrcs perfonnes,
de quelque qualité & condsien qu'elles foient, d'en"
inrroduire d'impreflion érangere dans aucun lien de notre:
obcifance, A L A CHARGE que ces préfentes feront
lera, & de lefiire vendre & débiter par rour notre
Royaume 2 pendantle tems de cing années
à comptei du jour de la date des préfentes. confécutivess FAISONS'
défente: à tous Imprimeurs, Librairesacsutrcs perfonnes,
de quelque qualité & condsien qu'elles foient, d'en"
inrroduire d'impreflion érangere dans aucun lien de notre:
obcifance, A L A CHARGE que ces préfentes feront --- Page 254 ---
12905-a
enregiftrées nauté des tout au long far le Regifre de la
mois de la Imprimears date d'icelles x Libraires de Paris, dans Commu- trois
fera faite dans notre
5 que l'impreffion dudi:
papier & beaux caracteres; Royaume & non ailléurs, ouvrage en bon
mera en tour aux Réglemens ; que de l'impétrant fe conforramment à celui du IO avril
la Librairie, & noConfeil du 30 août 1777, à 172.5, & à l'atrêt de notre
préfente Permifion : qu'avant peine de de déchéance de la
manufcrit qui aura fervi de copie à l'expofer en vente, le
vtage fera remis dans le même l'imprellion dudit ouaura été donnée ès mains de état ou PApprobation y
Chevalier Garde des Sccaux de France, notre très-cher & féal
HOIGNON, qu'il en fera
le Sieur DE LAen notre Bibliothéque enfuite remis deux exemplaires
Château du
publique > un dans celle de
féal Chèvalier Louvre, un dans celle de notre
notre
Chancelier de
très-cher &c
FEOU, & un, dans celle dudit France, le Sieur DE MAU.
le tout à peine de nuliité des Sieur DÉ LANOIGNON:
deiquelles vous MANDONS & Préfentes; DU CONTENU
Jedit Expofant & fes ayans caufe enjoignons de faire jouir
blement, fans fourfrir qu'il leur foit pleinement fait
& paifiouempéchement. VOULONS
aucun trouble
qui fera imprimée tout au qu'àla copie des
Ja fin dudit ouvrage, foi foit long, au commencement Préfentes, ou à
ajoutée
CONMANDONS au
comme
ce requis, de faire premier noire Huiflier ou l'original..
requis & néceffaires, pour fans l'exécution. d'icelles, Sergentfur. tous Actes
nonobflant clameur de demander autre permifion, &
Lettres, à ce contraires: car Haro, teleft Charte Normande 2 d
Verfailles le 27me. jour du mois de notre plaifir. Donné à
grace mil fe;t cent
Septembre, l'an de
le quatorzieme. quatre-vingt-fept. ; & de notre Regne
PAR LE ROI, EN SON CONSEIL.
SpLEBEGUE,
Rogipnfurle
8 Syndtcale des Regiftre XXIII de la Chambre Royale
Lioraires &r Imprimeurs de
AABAGNNE céts dans la
conformément auz aifpofitions Paris, énonmettre d laditz préjente Chambre permiffion; les
& à la charge.de repar 28 PArrêt du Confeil du 16 nof'ezemplaims Ail
ireferits
Septembre 1787. Signé, KNAPEN, 178s. A Paris, le,
Syndic. --- Page 255 ---
M É M OIR ES
RELATIFS
A LETAT DE L'INDE. --- Page 256 --- --- Page 257 ---
9555-6
cal
E787
h168a --- Page 258 ---
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T --- Page 260 ---
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