--- Page 1 --- --- Page 2 ---
a
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-
O
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18 2576
CAT1 1 FO
Jaln Carter Sratom. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC
D.5. - --- Page 5 ---
JI. Cun Colors dle 8v. Dowie goelas 178q
J 2.Pretis remuis pa u le dary uis
de Cpur D' Vrerg :
Voneullesvysg.
3. Comespoudan uee de dlelerauir
clu Cuilleau.
- (Darir ) 1789
A.bupplague er Periticu der Cahog:
eus de Couleur.
-r
) 1739
5. Brécis reuus par Ler Depure, de
r. Nou ueque 1 Yenaillen 1789.
6. Ohenatuur che du de Cochevel. Pavic 1789
y.appro visto u uemeu de dr
Bom uipe
e Vesille. 1789
S.Replique cler bepurer
C
g.Sclain cins enreufi. 8 ur lee deusade
der peputer de dr. Somaagrelu 3784)
l0.Cddrene à ('clisew blee na -
tinale
(S ryeg)
41- 2dii dulongres der Crakr -
Uuii diurkseore 0 : Dari N184
X 1.foure ches C chyein de Coulour IL 1789
13.Precin der gerrisenieus dey
Jang- melet
te 1789
ILL Obervationr duw haburcut
des Colouies.
Letoudlew 1e
Y 15. Jeure du Ciyem
mysy
13 16 Brisietilewewe b urle Woiri e. V39
19 + Opiu wou de Jdlelowert- 1789)
20 +8. Oborvatisus Aur wu Paubllerl sy0f)
Nouval ey Pose
5,d
172 Sefplam mtretin L Ben meavs
An
A Ps - 1788 --- Page 6 --- --- Page 7 ---
AUX COLONS
DE
SAINT-DOMINGHE
CARTER
BBORA)
2u.
1789. --- Page 8 ---
- E --- Page 9 ---
EmL a -
musgos D :
Tismis que toute la France s'assembloit
pour se rendre compte de sa situation, pour
d'améliorer., 3 s'il étoit possible, pour trawailler enfin à la restauration générale, quelques Colons de Saint-Domimigue" : el ont jugé
que la Colonie devoit s'occuper du même
objet, et tendre au même but. L'intention
étoit lonable sans doute , et mérite des
éloges. Aussi sont-ils facilement parvenus à
faire adopter leurs sentimens à un certain
nombre de leurs compatriotes. D'autres, ou
les ont ignorés, ou ne les ont point partagés, ou y ont apporté des modifications.
Cependant, à peine les Etats Généraux ontils été formés 2 gu'il s'y est présenté des
Députés de Saint-Domingue. Ils y ont sollicité leur admission, et elle a été provisoirement prononcée, mêmc avant la réunion des trois Ordres. Ils en demandoient
une définitive à l'Assemblée
:
Nationale; 3 et
A 2
'autres, ou
les ont ignorés, ou ne les ont point partagés, ou y ont apporté des modifications.
Cependant, à peine les Etats Généraux ontils été formés 2 gu'il s'y est présenté des
Députés de Saint-Domingue. Ils y ont sollicité leur admission, et elle a été provisoirement prononcée, mêmc avant la réunion des trois Ordres. Ils en demandoient
une définitive à l'Assemblée
:
Nationale; 3 et
A 2 --- Page 10 ---
de quel
c'est alors qu'a paru la protestation
dont nous allons, MM. vous
ques Colons,
communication (4)-
donner
de Vienne;
Ellea été remise à M. TArchevèque
(r)
Nationale,, et lue à ladite
Président de l'Assemblée
Assemblée, le 4 Juillet 1789.
--- Page 11 ---
A NOSSEIGNEURS
LES ÉTATS GÉNÉRAUX
NossHIaxruns,
LES Colons, propriétaires- planteurs de
Saint-Domingue, soussignés, actuellement
en France, n'ont pu voir, d'un oeil indifférent, arriver le moment ou, sous les auspiccs, et à la voix de leur Sonverain, tous
les Peuples de la domination françoise >
étoient appellés à faire entendre leurs doléances, et à jouir des effets de la restauration générale. Un. certain nombre de leurs
compatriotes, résidans tant en France que
dans la Colonie., plus zélés, plus actifs
ayant jugé le moment favorable pour se
joindre au reste de la Nation, ont élevé
A 3 --- Page 12 ---
(6)
et, animés par. des vues patrioleurs yoix,
réunis d'efforts et d'intentiques, se sont
but. En çonséà ce
tions pour, parvenir leurs motifs, et forts
quenice; rassurés par
ils se
de leur seule qualité de Frangais,
assemblés tant dans la Capitale que
sont.
Colonie. Ils y ont nommé des Dédans la
viennent de se préputés, et ces Députés
Le défaut
senter dans T'Assemblée générale. devoir les
sembloit d'abord
de convocation
T'examen de léurs
en exclure, ou du moins
un
indispensable.
pouvoirs étoit préliminaire
pouvoit
a cru
qu'elle
La Nation
cependant
et néglisuppléer à ce défaut de forme, moment oà
cette discussion dans un
geant
le bien par a les voies les
il s'agit d'opérer
que les Coloplus efficaces, elle a reconnu
dans
nies avoient le droit d'être représentées Les
de la nation française.
une assemblée"
acceptent, avec la plus
Colons soussignés
déclardune pareille
vive reconnoissance, le traité d'union formé
tion qui consolide
la Colonie de Sainténtre la Métropole et
de son étaDomingue, dès le premier âge
et ils
bliseement. Ils se croyoient oubliés, Leur coeur
reconms par leurs freres.
sont
et il le seia daris
été frauçais,
a toujours
nation française.
une assemblée"
acceptent, avec la plus
Colons soussignés
déclardune pareille
vive reconnoissance, le traité d'union formé
tion qui consolide
la Colonie de Sainténtre la Métropole et
de son étaDomingue, dès le premier âge
et ils
bliseement. Ils se croyoient oubliés, Leur coeur
reconms par leurs freres.
sont
et il le seia daris
été frauçais,
a toujours --- Page 13 ---
(7)
Graces soient donc rendues
tous les temps.
assemblée qui vient de consigner,
àl l'auguste
éclatante, une adhéde la maniere la plus
a l'objet de tous leurs voeux, Leur droit,
siory sembloit contesté ne l'est plus, et c'est
qui
la Colonie
pour eux un titre précieux que
s'empressera de déposer dans ses archives.
Quant à la nomination des Députés qui
être les organes de la
se. présentent pour Messieurs du Bureau
Colonie, , ils supplient
du soin de l'examen
de vérification, 3 chargés
de leurs pouvoirs; d'observer qu'euxmêmes
ont jugé ne devoir les reconnoitre et les
Rien de
admettre que provisoirement.
cette décision. En effet, il
Blur
sage que
de les discuter ; & la disétoit impossible
tance des lieux, et - le défaut de connoissance de tout ce qui a pu se faire à SaintDomingue, ne leur permettoient pas de prosur la validité de
noncer définitivement
pouvoirs et d'actes passés à deux mille
lieues de la Métropole, sur-tout avant d'avoir la certitude I qu'ils n'éprouveroient
aucune contradiction. Or, les Colons soUS
malgré toute leur cstime pour
signés 7
le mérite personnel de MM. les Députés qui
se sont préséntés revêtus des: suffrages d'un
A 4 --- Page 14 ---
(-8)
nombré de leurs compatriotes *
certaini
de leur devoir et.de l'ins
croient qu'il est
T'Assemblée
térêt de ld Colonie, deis supplier
dé.
suspendre son jngement
dé vonlbirbient
recomoit
finitif sur cet objet, qu'ellemême
ce qu'clle
d'une si
:
gandeinperianenjawpre
se. soit bien assurée s
Siles formes,
Runteamarnseates
valider de tels pouvoirs. * ont été observéel Electeurs
exactitude; Si le nontbre: des
avec suffisant; ; S'ils avoient qualité pour être
étoit
droit de
électeurs; Si tous ceux qui iavoient même
Yêtre se sont trouvés aux élections, ou
y ont été arpellés bien * reconni 5 s'il est in
St enfin il est
qui se
contestable que MM. les Députés
être admis délinitivement,
présentent potr
$
èt qui ne le sont que provisoirement dui
doivent êtrè regardés comme les. organes.
vrai voeti ; du voeti général, ott presque una- une
nime de Ja Colonie 5 et ; ce qui en s'ils est ont
suite de la plvis haute importance, en son nom;
je droitde se présenter, de parlor délibérations qui
de voter, et de signerà des
intérêts,
penyent inflner sur ses plus. grands
et
Or, les Colons sonisignés attestent 7
à cet égard, à la conscience
ale enuppellent,
è regardés comme les. organes.
vrai voeti ; du voeti général, ott presque una- une
nime de Ja Colonie 5 et ; ce qui en s'ils est ont
suite de la plvis haute importance, en son nom;
je droitde se présenter, de parlor délibérations qui
de voter, et de signerà des
intérêts,
penyent inflner sur ses plus. grands
et
Or, les Colons sonisignés attestent 7
à cet égard, à la conscience
ale enuppellent, --- Page 15 ---
(9)
et ait serment de MM. les Députés, que les
donner aux pouvoirs
formes requises pour
exhibés par eux - le degré d'authenticité,
rendre valables, n'ont point
qui senlpeutles
dans différens enété remplies ; en ce que,
de la
droits, et notamment dans le ressort
de Saint-Marc, une des plus
jurisdiction
de l'isle,
étendues et des plus importantes
sur le nombre de quatre à cinq. cents propriétaires, dont la plus grande partie est sur
lieux les Electenrs ant été nommés
les
5 assemblées de quinze, de vingt
dans des
et de vingt-cind personnes; S les procts-verd'un
baux,il est vrai, se trouvent chargés
nombre assez considérable de signatures 5
mais données après coup; en ce que les mandats sont pour la plupart en blanc, et ne
contiennent point le voett de la Colonie pris
sur les lienx ; en ce que.ce voeu, : ett-il été
énoncé dans les mandats, ne pouvoit eilles Colons résidans en France, qu'augager
auroient donné leur adhéston,
tant qu'ils y
être régulicet cette adhésion n'auroit pu
rement faite que par une convocation qui
n'a point eu lieu.
En
les Colons soussignés
conséquence,
résidans dans la Capitale, pressés parlur --- Page 16 ---
(10)
ne leur permet pas
gence du temps, 3 qui
les suffrages &
de recueillir, en un jour, Colons de la
.les réclamations des autres
et
dans les Provinces ,
Capitale, ou épars
planmoins encore ceux des propriétaires n'ont
teurs, résidans dans la Colonie, 2 qui
ni signé auxdits actes ; supplient
ni adhéré,
TAssemblée, de prendré en considération
ci-dessus, et. ils attendent de sa
l'exposé
et de son amour
justice, de sonimpartialité,
; le délai
le bien général
si connu pour nécessaire pour rassembler
qu'elle jugera
qui peuvent
les lumieres, et les signatures
digne
seules lui faire établir un jngement combinés
aux intérêts
L d'Elle, et conforme
de la Métropole et des Colonies.
n'osent
Si, ce que les Colons sotissignés
l'Assemblée croyoit. devoir passer
prévoir,
leur réclaination, ils prooutre, et rejetter
tant en leur
testent d'avance formellement, les droits de leurs
nom, que pour réserver
et le
absens, dont T'opinion,
compatriotes leur sont bien connus > contre
patriotismé
être résolu, et fait
tout ce qui pourroit regardent comme
relativement à ce qu'ils
leurs droits ct les intérêts les plus précieux
ce qu'elle ait pu
-de la Colonic, jusqu'àr
passer
prévoir,
leur réclaination, ils prooutre, et rejetter
tant en leur
testent d'avance formellement, les droits de leurs
nom, que pour réserver
et le
absens, dont T'opinion,
compatriotes leur sont bien connus > contre
patriotismé
être résolu, et fait
tout ce qui pourroit regardent comme
relativement à ce qu'ils
leurs droits ct les intérêts les plus précieux
ce qu'elle ait pu
-de la Colonic, jusqu'àr --- Page 17 ---
( 11 )
énoncer son voeu d'une maniere légale, et
incontestables, et ils depar des suffrages
Paris,
iandent acte de leur protestation.
29 Juin 1789. .>
Les Colons qui ont signé Ia protestation
se dispenser d'en exci-dessus pourroient Il suffit de la lire ou de
poser les motifs.
et ils n'ont
l'entendre pour les apprécier ;
d'autres
point, sur un objet aussi important,
principes à établir que ceux qw'ellexprine,
d'une maniere peu équice me semble,
qu'à les
voque. Il ne leur reste peut-être
éclairer leurs compatriotes
développer de pour la France et de la Capitale où
absens
les ont
sont
tous les événemens qui
se
passés
Leur intention
décidés à prendre ce parti.
n'est donc pas de se justifier ; car on-ne
d'une conduite suspecte 3
se justifie que
doute surl la
mais de ne plus laisserlemoindre animés.
nature dés sentimens dont ils sont
MM. les Députés 00 7 et ceux du suffrage
desquels ils S 'étayent, ontcru qu'ils devoient
être dans le sein des Etats généraux ; et
s'en sont promis les plus grands avantages
pour la Colonic.
D'autres Colons ont embrassé une opinion --- Page 18 ---
(12)
contraire, et ont craint que cette admissiot
ne lui fàt nuisible.
Ce.n'est pas à nous, MM. qu'il appars
tient de juger si les espérances.des uns sont
fondées, et si les alarmes des autres sont
chimériques. Mais il nous est permis sans
doute, je dis plus, il est de notre devoir
d'exposer ici les, motifs de notre opinion
de nos craintes. Ce sera à la Colonie de
et
est pour.
prononcer sur cette question., qui
elle d'uune si haute importance : et elle ne
l'énonciation de soi voeu.
le fera que par
général et complet qui n'a point encore parn,
et qui n'a pu paroitre.
Colonie de SaintNous disons donc que la
Domingne n'a point été, et ne devoit pas
faire partie des Etats.
être convoquée pour
généraux. Dans le fait elle ne l'a pas été : et je
n'ai pas besoin de m'engager dans l'examen
de savoir si elle a pu sé
de cette question
Cela ne
passer de Lettres de convocation.
veut pas dire qu'elle n'ait pas eu d'intérêt
à s'assembler. Oui, sans doute, elle l'a cet
intérêt ; mais il faut que cette Assemblée
tous les
soit réguliere et complette.; que
propeictaires composant chaque paroisse
énéraux. Dans le fait elle ne l'a pas été : et je
n'ai pas besoin de m'engager dans l'examen
de savoir si elle a pu sé
de cette question
Cela ne
passer de Lettres de convocation.
veut pas dire qu'elle n'ait pas eu d'intérêt
à s'assembler. Oui, sans doute, elle l'a cet
intérêt ; mais il faut que cette Assemblée
tous les
soit réguliere et complette.; que
propeictaires composant chaque paroisse --- Page 19 ---
(13)
d'E
soient appellés ; que les nominations end'abord dans les paroisses,
lecteurs, 3
ou dans les
suite dans les Sénéchaussées, T'Assemblée
trois chefs-lieux, 2 et enfin dans
soient soumises aux regles géné:
générale, 7
à cet égard : qu'enfin
ralement adoptées
dés
il résulte de" tout cela la connoissance du
vocux particuliers de chaque paroisse,, a
et enfin le voeu
voeu de chaque quartier,
l'6de la Colonie. Et certes, MM.,
général de cette isle, toute - considérable
tendue
qu'elle est, n'est point assez iummense,"ni
assez nombrense pour que ce
sa population
é cett
soit une chose imposibleilobente
Teffet d'une réprésentaconnoissance par
individuelle;
tion d'abord rigoureusement nombre de Députés
et réduite ensuite à un
proporndonndaltaese de leurs commettans.
Partons donc de ce principe incontestable,
s'appliquer à toutes les autres
et qui peut Colonie de StintDomingue a
Colonies : la
s'occubesoin et droit de-s'assembler pour 1 L
per de ses intérêts particuliers. à une autre
De cette vérité nous passerons La Colonie
n'est pas moins essentielle.
qui
a intérêt et J droit de
de Saint-Domingue
mais comment
députer aux Etats généraux ; --- Page 20 ---
(14) sera l'objet de : 8e
doitelle le faire ? Quel nature seront les
députation ? De quelle
? Quelle place
pouyoirs de ses représentans droits aurontile
doivent-ils occuper ? Quels. relations serontQuel genre de
à défendre? d'établir avec la Métropole? C'est,
ils chargés
faut cxaminer.
MM., ce qu'il hardi d'assurer que la MéSeroitil trop
mécontropole et les Colonies ignorent, leurs droits, leurs
noissent respectivement les loix qui doivent
intérêts, leur existence, vrai de dire que
? N'est-il pas
les gouverner d'être est absolument diftéleur inaniere
n'ont et ne peuyent avoir
rente ; et qu'elles ressemblances entre elles? La
que de foibles des caliers de France suffit
simple lecture jusqu'à quel point elles sont
pour démontrer. l'une à l'autre; et dans combien
étrangeres
elles peuvent tomber, en
d'erreurs capitales
mntuellement,
s'appréciant, en se jugeant
la cons
voulant travailler de concertàl
et en
conyient à chaçune d'clles.
titution qui de tout ce. qui tient au reSans parler
vient d'être détruit, sans
gime féodal qui du patronage, des cOr
parler des dines, seul article des impôts de
vécs, &c. le
ainsi. que
toute espece, admis en France,
d'erreurs capitales
mntuellement,
s'appréciant, en se jugeant
la cons
voulant travailler de concertàl
et en
conyient à chaçune d'clles.
titution qui de tout ce. qui tient au reSans parler
vient d'être détruit, sans
gime féodal qui du patronage, des cOr
parler des dines, seul article des impôts de
vécs, &c. le
ainsi. que
toute espece, admis en France, --- Page 21 ---
(15)
et des loteries s offre une,
des eutprunts
nouvelles pour les Co-:
foule de questions
ils n'ont pas plus de,
lons, et; sur lesquelles
de.
Jumieres : pour les bien cpnnoître, que les:
droit pour en juger. Et. néciproquement
Colons disent qu'ils ne pourroient reconnoitre, dans la totalité. des Membres del'As
des Juges compétens,
semblée Nationale,
de la
d'objets qui sont pour eux
plus.
Le respect qu'ils ont,
haute jimportance. lumieres et leur patriotisme ne,
pour leurs
d'observer que les deux
les empêcher
peut -
de ceux qui la composent,:
tiers au moins
avoir que des notions très-super-;
ne peuvent
ficielles : sur les Colonies, et : qu'y porter.
capables d'égarer leur opinion.
des préjugés
et leur jugement.
de France à la,
Que diroient les Députés
lecture: d'un cahier des Colonies qui s'énonceroit ainsi. > Vous demanderez le partage.
la nullité des
ségal des terres en : France,
d'hypotheques et de
scontrats d'acquisition,
T'anéantissement
>créance de toute espece, 2
>de la culture, la destruction du commerce 9
sla spoliation de toutes les propriétés, 9 A &c.c
Ils diroient 5 non seulement vous n'avez
d'intérêt à demander de pareilles
point --- Page 22 ---
(16.) devez point Tes dechoses ; mais vous ne
sont nij justes, ni
mander, parée qu'elles ne
sont inême
qu'elles
convenables s parce bien loin de contribuera
absurdes : et que
alles tendroient
du Royaume,
uRlis
la prospérité
aà le renverser.
les Colone de
penser
- Mais que peuvent > vous 1 demanderes
cahiers qui disent :
de S. Domingue 5
wl'admission des Députés
vous deman-
>et à côté de cet "article, des Cc Negres ().
derez Taffanchissment et si courte 5 réu-
: Cette phrase', si simple lés erreurs 333 3 tounit à elle séule toutes les conséquences
tes les injustices , toutes
: fet c'est
désastreuses que je viens d'exposer cêté se formeainsi que d'un ets d'aurre irréfléchies, ou
roient, ou des demandes
Mais : voici
dès prétantions extravagantes: réciproque: Six voix,
la différence du danger voulez'; sont comme
ou trente voix, 'si vous douze cents. Que peut
nulles, luttant contre nombre du premier ?
craindre ce dernier
Député de la Terre de,
Difcours de M. Garat, Lettre du Comte de
inféré dans la feiziçme
Labour 2
Mais
Mirabenu,
fléchies, ou
roient, ou des demandes
Mais : voici
dès prétantions extravagantes: réciproque: Six voix,
la différence du danger voulez'; sont comme
ou trente voix, 'si vous douze cents. Que peut
nulles, luttant contre nombre du premier ?
craindre ce dernier
Député de la Terre de,
Difcours de M. Garat, Lettre du Comte de
inféré dans la feiziçme
Labour 2
Mais
Mirabenu, --- Page 23 ---
(17)
Mais que n'a pas à craindre le premier Ti
du
dernier ?
La présence des Députés dc S. Domingue dans l'Assemblée Nationale n'est point
nécessaire, né peut être utile à la discus-'
sion des intérêts de la France 2 relativement
à l'objet de cette Assemblée, et 1 peut
y
être; dangereuse., , quoique son influence
soit d'un à deux cents , et-leit été bien
davantage dans la proportion d'un à quarante. Mais c'est donc avoir démontré que
le sort de la Colonie est soumis à * lai décision d'une Assemblée qui agit, jes ne dirai
pas çontre elle, 2 mais sur elle 11 en raison de
deux cents 1 contre un.:. Et une telle disproportion n'est-elle pas effrayante P Peut-on
en soutenir l'idée ?
Toutes les Provinces de France représentées dans l'Assemblée Nationale ont 3 à (
quelques légeres différences près, les mêmes
intérêts à soutenir : leurs loix reposent sur
les mêmes bases ; il y a un droit public et
uniforme pour tout le Royanme ; et quoique dans les diverses coutumes il existe
des disparates frappans, elles se réunissent
du moins toutes à un centre commun, 3 et
à un intérêt égal, qui est de maintenir l'exis- * 1
B --- Page 24 ---
aA
(18 ))
tence ciyile 2 et de se. garantir respectiveAucurie Province ne,
ment leurs propridtés.
dessein
pourroit être indifférente au.
que
lon formeroit de.renverser. chez sa voieine,
31 deux fondemens de. toute société. Elle.
ces
raison d'être exposée à SOIl 3
craindroit avec
et cette crainte est porr
tour au même sort,
sûre. Elles peu
toutes la sauve-garde la plus
entr'elles. sur des. ob::
vent donc proroncer
d'elles
sont communs, et aucune
jets quileur
redouter une décision qui porte"
ne peut
toutes à la fois. Elies sont à
également sur
la fois. juges etjugées 3 et jamais contre-poids lesi
ne fut plus sfr et plus juste. D'ailleurs sont'
objets sur lesquels elles prononcent, connus E
sons leurs yeux, et parfaitement
d'elles.
de même de la décision
Il.n'en est pas Nationale pourroit porterz
) qne FAssemblée Colonies. Il s'en faut de beaucoup!
sur les
mêmes raisons de sécu
qu'elles ayent les de côté les craintes exarilé,,et en laissant
elless'en tiennentà des probabilités
gérécassi
à une conviction 9
qui éqnivalent presque
del se préelles, seront bien pardonnables
munir d'avance contre, les conséquences
d'unsystême devenu trop public pourqu'clles
'en est pas Nationale pourroit porterz
) qne FAssemblée Colonies. Il s'en faut de beaucoup!
sur les
mêmes raisons de sécu
qu'elles ayent les de côté les craintes exarilé,,et en laissant
elless'en tiennentà des probabilités
gérécassi
à une conviction 9
qui éqnivalent presque
del se préelles, seront bien pardonnables
munir d'avance contre, les conséquences
d'unsystême devenu trop public pourqu'clles --- Page 25 ---
(19)
y restent insensibles. Si donc, pour trancherle mot , l'Assemblée Nationale songeoit D
à changer la constitution des Colonies, en
ce qui-les intéresse le plus essentiellement,
qui est le maintien de l'esclavage des Negres 3 nous disons qu'en prononçant ce juagement, 3 (si jamais une telle idée étoit vraisemblable - ,) elle ne changeroit pas la constitution des Colonies, elle détruiroit, elle
anéantiroitles Colonies, et commettroit ainsi
un - acte de violence et d'oppression sans
-
exemple.
C'est cependant ce que pourroit prononcer une grande partie des Députés - de
France, qui infiniment éclairés sur les intérêts de la Métropole, ne connoissant que
bien foiblement ceux des Colonies, ne peuvent se faire une juste idée du.régime, qui
leur est particulier ; et toujours imbus des
maximes et des loix rèçues et observées chez
un peuple libre, sont naturellement portés
a vouloir y. faire plier celles que l'impérieuse voix de la nécessité, que la différencé
du climat, du sol et des productions ont im-
- C
d'être
daus. les Colonies, 3 sous peine
sonade anssi-tôt que l'on se. permettroit de
les abroger. Dans ce cas lésReprésentans des
B 2 --- Page 26 ---
(20;)
délibérans et votans sur ces 1 objets
Colontes.
censés les
importance, a scroient.
de premiere
dans
etliées, parleurprésence, .de
avoirengagées oi l'opinion d'un, ou
une. Assemblée
s, ou d'une grande quantitédeses
plusieurs
sans retour : àl'oMembres est subordonnée
et, dont
pinion gémérale et prépondlérante, tout le caractere
auroient ainsi
les décisions
la discussion conde loix irrévocables, par
étéprécédéestradictoire dont elles auroient
Or,Messieurs, ilimporte henncoupalacoet certes, on ne
lonie de S. Domingue, intention ait jamais
peut croire que son
définitif,
été d'être exposée. à un jugement contre
un Arrêt de mort
qui seroit peut-Bire
qu'ou
elle, dans le sens le plus rigoureux
puisse donner à cette expression. La Colonie
Passons à la seconde vérité.
a droit et intérêt de dépude S. Domingue
ter aux Etats-Généraux,
a son - droit, vous devez sentir ,
Quant
la Colonie de S., Domingue,
Messieurs, que
ni ac.
ni cédée par une autre puissance, mais s'équise -
, ni sonmise par les armes; à la ; France ,
tant volontairement réunie
être
d'ou. elle tiroit son origine, ne peut
déclué du droit qu'a tout état nggrégé par J.
vérité.
a droit et intérêt de dépude S. Domingue
ter aux Etats-Généraux,
a son - droit, vous devez sentir ,
Quant
la Colonie de S., Domingue,
Messieurs, que
ni ac.
ni cédée par une autre puissance, mais s'équise -
, ni sonmise par les armes; à la ; France ,
tant volontairement réunie
être
d'ou. elle tiroit son origine, ne peut
déclué du droit qu'a tout état nggrégé par J. --- Page 27 ---
(2x)
contrat d'union dont la tradition, da
amn
les termes > de deman
moins, a conservé les clauses. de ce. contrat s
.der à expliquer
- elles étoient o6scueel; *; à les. corroborer
si
; si. elles étoient
par un nouyeau - serment
convenables. aux. deux parties, ;; à en, proposer la, résiliation, si.elles nelenr convenoient
Ceci mene :
à l'examen de l'intérêt de
plus. la Colonie de S., Domingue,. et la connois1.;
de son T intérêt, à celle de son intensance
tion en députant aux EtatsGéméraux.
?
Comment doit-elle former sa députation
Quel en sera l'objet ?
Nous avons déjà dit qu'elle devoit procéde ses Députés ; mais
der - à la nomination
de l'organisation intéil ne s'agissoit que
de réformer ou de
rieure de la Colonie, et
consolider, sa constitution. Cet objet une
fois rempli, il lui convient de nommer ses
Représentans vers la Métropole ; et c'estici
qu'il faut examiner quel peut être son intérêt, et par conséquent son, intention. Seroit-ce de porter à la Métropole sa constitution; et de lui en; demander la sanction,
en consentant de voir détruire cette constitution, qui:pour elle est la vic. Ou bien
n'a-telle d'autre. objet que de régler, avec --- Page 28 ---
(2)
la nature des relations qui
1i Métropole, exister entre elles ; le degré de prodoivent
Ie prix
tection que l'une e peut à donmers
doit payer,
de cctte rectodemmeeae déla connexité qui
enlin la forceet) l'étendue
sur
entre
et être fondée
doit régner
elles;
l'antre
de T'une et de
Vintérêt respectif
CE
partie ?
la Colonie n'a 51
Or, il est évident que
de
à un
-
RLE
vouloirse soumettre
jugement Donc elle
ni même courir un tel risque.
elle : n'a
n'en a pas eu l'intention. Donc,
d'autre intérêt que d'ayoir des Envoyés
point
près les Etats généraux.
dérivent
Toutes les autres questions, qui
de celle-cis vont être bientôt résolues. de
De quelle nature seront les 12 pouvoirs
?.Il suffit; ce me : semble,
ses' Représentans le voeu de la Colonie soit énoncé
MM:, que
et
;
ses
d'une maniere légale
coniplette que -
intérêts soient défendus par des organes hiode remplir cet
qu'elle aura jugés dignes
4 O
norable ministerc. Ils séront donc, 33 dont nonpas ils
la France ,
dés législateurs pour
VOHCaLNS
connottre a fond'les
ne peuvent
188 fonilés 88 BroL
intérêts ; mais les agens,
caration de lai: Colonie, TRSTEOBOONE,
que
et
;
ses
d'une maniere légale
coniplette que -
intérêts soient défendus par des organes hiode remplir cet
qu'elle aura jugés dignes
4 O
norable ministerc. Ils séront donc, 33 dont nonpas ils
la France ,
dés législateurs pour
VOHCaLNS
connottre a fond'les
ne peuvent
188 fonilés 88 BroL
intérêts ; mais les agens,
caration de lai: Colonie, TRSTEOBOONE, --- Page 29 ---
(a31)
etrion de plus.: Peu importe aila' Colonte
dans quel ordre ils' auet al la: Métropole
nombre ils' se.
ront été choisis, et en quel
de déVoile'done-une source
pésentent infinis tarieod T'instantmème-s et bienbatsi
sisa
des obiatitclésseppliatis. à défendre ? Quel
- Quels droits aurontils
d'étade: relations serontils chargés
genre
P
uAtol 6
a
blir aveci la Métropole
et
Ceci, MMiyn'est. pas de mon snjet,
est-aucdessusid de mes ft forces: Ce serale principal objet du cahier général de la Colonie,
mettront sous les yeux de
quel ses Envoyés
C
la Nation , pour être discuté contradictoirement avec le commerce de France, par--
erdoublement éclairée par
tie compétente
l'etendue'de ses T rélations avec les Colonies
jusquace" jour, et par l'intérêt réciproque
nous avons à les continmer, et à éclairque
si Iongtemps débattus:
cirles points'depais à
entre nous: tele
aux motifs
Nous résuant et renvoyant
insérés dansl'acte ci-dessus relaté, nous persistons à regarder les nominations de MM.
les" Députés comme irrégulieres et invalides,
et nous déclarons ne pouvoir les > considérer"
comme les organes du voeu unanime et vép --- Page 30 ---
((24:) qui n'existe pas, ou
iitable de la Colonie été connu: jusqu'a ce:
qui du moins n'a pas
jour.
aprèsles avoicremerciés
En conséquence,a de leurs bonnes intentions
de leur zele et
intérêts de la Colonie,
pour la défense des nonseulement de linuet les avoir avertis,
elle, de leur
mais du danger, pour
nous
tilité,
l'Assemblée, Nationale 2
présence dans
nom des Colons
les invitons instamment,-an:
en France,
de
leurs pouvoirs, pour.
semisemaree
de lui demander que restent suspendus juer
y délibérer et y voter, qui doit s'assemblee
qu'ace que la: Colonie,
ou rempla-:
incessamment, les ait confirmés
tant sur
ait éntoncé son voeu,
cés, et qu'elle
de ses Représentans,
la nature des ponyoirs qui doivent exister
ques sur celle dearelations Réitérant au sur-:
entre elles, et laMétropole. de.droit et de fait,
plus toutes nos réserves porter atteinte aux J
sur tout ce qui intérêts pourroit de la Colonie.
droits et aux
A
de L. M. CELLOT,re des
De Vimprimeric Grands-Augulins, 1789., --- Page 31 ---
2.
P RI E CIS
RE MIS PAR M. LE MARQUIS
DE GOUY D'ARSY,
Aur CONMISSAIRES aurquels I'ASSEMBLÉE NATIONALE a renvoyé l'ezamen de
la demande faite par les Représentans
de la Colonie, pour obtenir PROFISOIREMENT la liberté de se procurer des F4RINES 2 dont elle manque absolument.
1789.
L --- Page 32 --- --- Page 33 ---
E763
L6515
v.5 --- Page 34 ---
à
a --- Page 35 --- --- Page 36 ---