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Azol
43 stmn --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(4)
Poar le salutde Snint-Domingne, rienn'est pire
que lincertitude.
Les députés ne parlent pas
pour eux.
Les depntés de Saint-Domingne ne venlent pas
qu'on puisse penser qu'ils négligent) leurs devoirs;
voilà pourqnoi ils rendent cette note;
Au lien d'éluder le rapport - bien publique. loin de le
recnler d'nn jour, ils le pressent; ils ne rédoutent point un nouvel examen de leurs
ail contraire, ils le provoquent.
pouvoirs ;
Il fout que la Convention Soit instruite
lement de Ia. situation politique de RaRAr-Dc
mingue.
En conséquence, la députation de Saint-Don
mingue se retire pardevant le comité de gouvernement, et lui dernande acte de sa présentatiou.
Elle T'invite,. 1o. à se faire remettre les pièces
à l'appui de la dénonciation, et à ne pas enterrer
cette dénonciation dansles cartons du comité.
29. A convoquer à jour fixe, et dans le
bref délai, les cornités qui sont adjoints à celui plus
de salat public.
30, A fixer aux députés de Saint-Domingue un
jour et une heure oùt ils pourront être entendus
en- présence des comités réunis, à qui la dénonciation a été renvoyée.
49. Comme. il s-agit ici du salut des Colonies,
et de la prospérité nationale, ils demandent
le rapport soit fait à la Convention d'ici à cing que
jourss au plus tard, tems plus que suffisant
pour examiner cette affaire.
Les circonstances impérieuses les forcent pour
garaptir leur responsabilité envers leurs commettand, et envers la France, à demander à leurs
collègues un
de leur réclamation.
27 Raegnd Pan.39. de la Répablique Française.
Signé, DUFAY, BELLEY, MILLS, BoissON 2
GARNOT. --- Page 5 ---
AU
CO M 1e I T TE
DESALUTPUBLIC
OBSERYATIONS
Sur une note remise par Dufay, Garnot, Mils;
Belley et Boisson,
Crorstatsinszase
Il vous a été remis le 29 prairial
dernier une
note signée par les individus que Sonthonax
fait nommer et Robespierre admettre
a
comme
députés de la partie du nord de St. Domingue,
Cette note captieuse tend à vous induire en
erreur. C'est à nous d'en prévenir l'effet. C'est à
nous de vous mettre sous les yeux la vérité,
parce que les intérêts des vrais français de St.
Demingue nous sont confiés,
Les signataires de la note prétendent
n'ont été que vaguement dénoncés
qu'ils
jusqu'au. .29
prairial ; ils eherchent à faire oublier
même leur arrivée en France
qu'avant
on a dit, écrit ct
A
en
erreur. C'est à nous d'en prévenir l'effet. C'est à
nous de vous mettre sous les yeux la vérité,
parce que les intérêts des vrais français de St.
Demingue nous sont confiés,
Les signataires de la note prétendent
n'ont été que vaguement dénoncés
qu'ils
jusqu'au. .29
prairial ; ils eherchent à faire oublier
même leur arrivée en France
qu'avant
on a dit, écrit ct
A --- Page 6 ---
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singé o'liciellement, qu'ils étoient des assassins,
des diévastateurs, 2 des brigands; qu'ils n'étoient
pasetn'avoient pas pu être députéspar les Colons
frariçais de la partie du nord de la colonie 2
Trisqu'à lépoque de leur prétendue nomination,
ils droiznttouségorgés ou enfuis deSt.Domingue,
Cependant d'après la note, il paroîtroit que
cette dénonciation ne porte que surl'illégalité des
pouveirs. On s'étaye à cet égard de l'observation du président. Ce n'est pas la première fois
que Bréard, trompé peut-être,a lui-même trompé la Convention sur l'affaire des colonies. Mais
dans. cette circonstance, puisqu'il s'est réservé à
lui seul la lecture de la dénonciation, il a dû
y voir qu'ilne s'agisoit passculement d'iliégalité
de pouvoirs, mais de crimes très-graves, de faits
:
très E importans qui démontrent combien sont
coupables Dufay, Garnot, Belley, Mils et
Boisson.
C'est donc en vain que par leur note ils ailront astucieasement cherché à éluder les questionsimportantes dont la dénonciation va donner
la solution. Ils demandent à êire entendus pour
justifier de la légalité de leurs pouvoirs; nous
demandons aussi d'être entendus, mais sur tous
les points de la dénonciation dont nous joignons
copie à cette note, --- Page 7 ---
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D'ailleurs ces hommes atroces ne se sont-ils
eux-mêmes peints dans un seul trait 1 N'ontpas avoué les crimes dontils se sont souillés,
ils pas
sein même de la Conquand T'un deux dit, aui
crimes de
vention, lors de Pénumération des
CE N'EST QUE CELA, NOUS EN
Carrier,
D'AUTRES A SAINTAVONS FAIT BIEN
DOMINGUE.
est celui de leurs crimes.
Cet aveu seul, qui
horne suffiroit-il pas pour faire rejeter avec
du sein d'une assemblée où
reur ces cannibales
P
des principes d'humanité et dejustice
règnent
Ainsi donc ces dignes amis des Robespierre,
des Barère, des Prieur de la Marne,
des Thurior,
des Potérisel, ne peuvent conserver long-tems
ont usurpés. Jamais
le titre et la place qu'ils
Convenété admis au sein de la
ils n'auroient
nécessaires à ceux
tion s'ils n'eussent été jugés
anéantir Tindustrie et le comqui vouloient
dans les colonies comme en
merce de la France
Europe.
.
C'est en vain que ces coupables prétendent
les avoir dénoncés c'est servir P'Angleterre.
que
députation a
Qui mieux que cette prétendue
ennemie ? Sa seule admisservi cette puissance
sion au sein de la Convention n'alliénoit-elle
la
ils n'auroient
nécessaires à ceux
tion s'ils n'eussent été jugés
anéantir Tindustrie et le comqui vouloient
dans les colonies comme en
merce de la France
Europe.
.
C'est en vain que ces coupables prétendent
les avoir dénoncés c'est servir P'Angleterre.
que
députation a
Qui mieux que cette prétendue
ennemie ? Sa seule admisservi cette puissance
sion au sein de la Convention n'alliénoit-elle --- Page 8 ---
pas l'attachement des colons
que française.
pour la RépubliN'étoit-ce pas servir F'Angleterre
lomnier sans cesse les colons
que de Cabune de la Convention?
français à la triN'étoit-ce pas la servir encore cette
ennemie, que de demander
puissance
des
pour St.
guiliotines et des tribunaux
Domingue
composés de jacobins ?
révolutionnaires
N'étoit-ce pas enfin éclairer le cabinet
sur les mesures à prendre
anglais
en annonçant à la tribune quant aux colonies,
l'instant du
de la Convention
départ de T'expédition de France
pour St. Domingue.
Eh bien ! c'est ce qu'ont fait
Mils, Belley et Boisson,
Dufay, Garnot,
En vain prétendent-ils
ont été nommés
que c'est depuis qu'ils
s'est conservé à la députés, que St. Domingue
depuis
France, C'est at contraire
lépoque de leur prétendue
que l'anglais et l'espagnol
nomination,
seurs de divers
sont devenus possesde St.
quartiers de la partie française
Domingue. Avant le mois de
1793, les anglais ne possédoient septembre
cclonic, c'est alors
rien dans la
que la
a çu licu, c'est
prétendue députation
postérieurement ique quelques --- Page 9 ---
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quartiers ont cru devoir réclamer la protection des Anglais contre le systême dévastateur
dont ces individus étoient les principaux agens.
Si depuis les conquêtes des Anglais et des Espagnols se sont étendues, c'est que Dufay et
consorts, rendus en France et admis à la Convention, n'ont cessé d'y répéter qu'il ne falloit
pas envoyer de forces pour s'opposer aux ennemis de la France, qu'il ne falloit que des armes,
des guillotines, des tribunaux révolutionnaires
(1).
Que les dévastateurs africains soient restés
maîtres de quelques quartiers qu'ils ont ruinés;
que quelques autres aient conservé ou arboré le
pavillon national; que quelques misérables villages, et non pas des places de guerre, comme
on ose l'avancer, aient été enlevés aux Espagnols; certes ce n'est pas à la prétendue députation de Saint-I Domingue qu'on
doit, comme
elle ose le dire, ces foibles succès, c'est à la
propension invincible que les colons français conservent toujours pour leur mère patrie, malgré
les efforts criminels de -ses agens pour la leur
(1) Voyez la relation détaillée des événemens de St.-
Domingue, 2 par les députés de la partie du Nord de
St.-Domingue, à la Convention nationale, page 16,
'est pas à la prétendue députation de Saint-I Domingue qu'on
doit, comme
elle ose le dire, ces foibles succès, c'est à la
propension invincible que les colons français conservent toujours pour leur mère patrie, malgré
les efforts criminels de -ses agens pour la leur
(1) Voyez la relation détaillée des événemens de St.-
Domingue, 2 par les députés de la partie du Nord de
St.-Domingue, à la Convention nationale, page 16, --- Page 10 ---
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faire hair. On doit cncore ces événemens à la
conduite perfide de l'Anglais et de l'Espagnol.
Leurs atrocités ont ajouté à la haine que leur
porta toujours le colcn français. Il lui tarde,on
nous l'écrit, de chasser entièrement ces ennemis
abhorrés, qu'ils n'ont admis chez Cux que forcément, et pour conserver leur existence, leurs
propriétés.
Telles sont les causes des événemens de St.-
Domingue, sur lesquels la prétendue députation
n'a pu ni dû influer en rien.
Qu'ils cessent donc, ces usurpateurs de la
représentation nationale, de vouloir persuader
que leur expulsion romproit le lien qui unit
Saint-Domingue à la France. Leur juste punition fera, au contraire, sur les colons, leffet
que produit sur tous les Français honnêtes le
châtiment des terroristes dont ils ont été trop
long-tems victimes.
Il en sera de même de Dufay, Garnot, Mils,
Belley et Boisson. Ne se sont-ils pas cux-mêmes
placés sur la ligne des Carrier ne se sont-ils
pas signalés depuis long-tems parmi les bourreaux des colons, les exterminateurs de leurs
familles, les dévastateurs de leurs propriétés?
Leur impunité, leur plus long séjour dans la --- Page 11 ---
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Convention, nc. peut : donc qu'ajouter.aux malheurs et à la défiance de cette classe précieuse de
Français qui avoit éievé Saint-Domingue à un
aussi haut degré de prospérité. Tous desirent y
retourner. Cest de ces mêmes coions seuls qu'on
doit.attendre la.réparation des pertes immenses
gu'a fait la nation dans ceS importantes contrées.
Mais, avant tout, que prompte justice soit
faite des dévastateurs de Saint-Domingue, K La
punition des scélérats qui ont abusé de Lit, crédulité
des Negres et des hommes de couleut, vaudra dix
mille hommes à Saint-Doningue >>, C'est ce que
les colons nous écrivent ofliciellement de Philadelphie, le 17 Germinal dernier.
Vous voyez donc, > Citoyens représentans;
que le but de notre dénonciation est de déterminer à Snint-Domingue l'expulsion des puissances ennemies; vous voyez qu'en réclamant
contre de grands coupables, nous ménageons à
la France les moyens de rallier les colons français industrieux et acclimatés; de réparer par
eux le tort que fait au commerce de France la
privation des movens d'échange que fournissoient les colonies. Par conséquent nous concourons évidemment à vous mettre en mesure --- Page 12 ---
(8)
de concilier la raison, la justice et l'intérêt national,
Les commissaires de Ssint-Demingue,
près la Coxvention nationale.
députis
Signés, VERNEUIL, PAGE, BRULLEY,
THOMASM MILLET,I DUNY, DEAUBONNEAU,
CLAUSSON, SÉNAC, FONDEVIOLLES,
Paris 2 Messidor , an 3me. de la République française:
De lImprimerie de LAURENSa ainé, rue d'Argenteuil,
No.211,
concilier la raison, la justice et l'intérêt national,
Les commissaires de Ssint-Demingue,
près la Coxvention nationale.
députis
Signés, VERNEUIL, PAGE, BRULLEY,
THOMASM MILLET,I DUNY, DEAUBONNEAU,
CLAUSSON, SÉNAC, FONDEVIOLLES,
Paris 2 Messidor , an 3me. de la République française:
De lImprimerie de LAURENSa ainé, rue d'Argenteuil,
No.211, --- Page 13 ---
SENTINELLE,
GARDE A VOUS!
A J. B. LOUTE T.
Ixoviers de savoir si c'est] Louvetle gazerier ou Louverlereprésentant du peuple, qui monte sur lestraiteaux pour distribuer aux
distillent les égorgeurs des colonies 9
bonnes gens le poison que
nous allons répondre à lun & Pautre, quelque dangereuse que
puisse paroitre une lutte polémique avec un philosophe irascible
& vindicatif, qui fait, tour-à-tour, des romans & des décrèts,
des gazeites & des arrêtés.
Louvet, en sentinelle, vous êres Icin de cette impartialité qui
écrivant pour Pinstruction de la société;
convient au journaliste du
vous étcs loin de cette
Louvet, le représentant
peuple,
d'arrêter les fermens
modération si nécessaire à lhomme charge
de révolution & de dissolution du systême social.
Sans doute vous avez bien fait de respecter la vieille amitié
qui vous lie à Sonthonax, Passassin en titre de notre pays :
mais n'auriez-vous pas pu concilier, par un silence prudent s
les tendres affections de votre ame, la pudeur, lintérét public, & ce que vous devez à votre caractère de représentant
cherchez-vous à vousavilir jusqu'à Sondu peuple? Pourquoi
vous?Inuthonax, que vous ne pouvez faire monter jusqu'à
tilement vous placez entre vous & lui Leborgne & Raymond :
mieux que votre apologie de votre vertieux
ça ne prend pas bien
ne vous est pas plus facile de
Brissot. Savez-vous
qu'il
des massacres des deux
faire disparoîtreles garsterapolagétiquer
& trois septembre céiébrés par ce Patriote français, qu'il ne
vous est facile de rendre la vie & Pargent aux colons égorgés
A --- Page 14 --- --- Page 15 ---
E7as
-0286 e
V.
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