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--- Page 5 ---
26mayse.
(No 93. )
A N AL Y SE
ues.
DrPAdresse des Commissaires nationauz-oivils, délégués
le Roiauz tlesfrançaises de
par
Colons
PAmérique souS le vent, aux
Français de Saint-Domingue, sous le numéro
lue en séance
33,
de PAssemblée coloniale, le 25 mars 1792.
MONSIEUR LE PR ÉSIDENT ET MISSIEURS,
Ux imprimé se répand avec profusion 3 il est
et Roume; et plus bas, le Borgne 3 secrétaire
signé de Mirbeck
titre : ( Adresse des Commissaires nationauz-ciuils, adjoint; il porte
roi aux iles françaises de PAmérique souS le vent, déléguds par EoUE
Aux Colans Frangais de Saint-Domingue >>.
Je vous ai dénoncé les funestes conséquences que
avoir
écrit, pour la tranquillité publiqne; je vous ai demandé peut la
cet
de vous en faire l'analyse ; vous m'avez renvoyé à cette permission et
Je vous demande la parole.
séance,"
AD R E S S E.
DI BSERVATIONS
La colonie de Saint - Domingue M. Barnave, en son rapport du
à éprouvé, depuis la révolntion 1, 12 octobre 2. disoit :
dessecousecsplas ou moins fréquen- c Au momnent oula
mit
tes, qui ont eu pour canse prin- >> en mouvementpour nationse conquérir sa
cipalejlodéfiratdorganiation inté- >> libertée un sentiment commun
rienre > et des conflits entre les' >> parut animer tous les
antorités.
>> dans toutes les parties du Français, mnonde.
Dslespremiemninstans des trou- >> Saint-Domingue le ressentit. Les
hles, ils'est établi différens corps >> oppressions que ses habitans
administratifs, qui ont tout boule- >> avoient éprouvées leurs devinversé;des tribunaux: sesontformés; >> rent insupportables >.
d'autres ontété suspendus, etd'autres anéantis.
D'après cet avoen, d'un homme
su'on n'a jamais soupçonné d'être
trop favorable aux colonies, vous
jugerez, Nastongerkaisltre
dela partie française de_Saint-DoA
Les
hles, ils'est établi différens corps >> oppressions que ses habitans
administratifs, qui ont tout boule- >> avoient éprouvées leurs devinversé;des tribunaux: sesontformés; >> rent insupportables >.
d'autres ontété suspendus, etd'autres anéantis.
D'après cet avoen, d'un homme
su'on n'a jamais soupçonné d'être
trop favorable aux colonies, vous
jugerez, Nastongerkaisltre
dela partie française de_Saint-DoA --- Page 6 ---
(2),
mingue, las de l'oppression, de la
tyrannie, ont dà comme leursf frères
d'Europe 2
la réclamation et
le maintien Bert leurs droits, 9 établir ew
descorps administratifs; et ces
administratifs, qui ont-ils ACUIA
versés ? Le pouvoir ministériel et
arbitraire, comme l'ont fait aussi
leurs frères d'Europe 5 vous savez
que le tribunal qui s'est formé (le
conseil du Cap) a été confiriné par
l'assemblée constituante: ; que ceux
qui ont été suspendus , ne l'ont été
que pour arracher le fer de la vengeance et de l'esprit de parti des
mains des magistrats, coalisés avec
les ennemis de la loi ; et vous conclurez, qu'il est bien surprenantque
MM. les Commissaires civils conciliateurs, débutent par improuver
des actes confirmés par l'assemblée
constituante, et légitimés parlaloi
suprême, le salut du peuple : surtout, lorsque l'assemblée constituante, mieux instruite, a déclaré,
parson décret du 29juin 1791,hors
d'inculpation les membres de l'assemblée qui avoient délibéré ces
actes.
Une partie de la colonie crut Vous avez eu la
Mesdevoir alors s'élever contre les sieurs, d'exigerded prudence,
actes
de l'assemblée coloniale, et bres de cette assemblée, chacundesmem- le serment
y résister.
d'oublier toutes les dissentions
Cette résistance a occasionné le ont précédé votre formation. Vous qui
passage, en France, de plusieurs avez éprouvé les heureux effets de
membres de cette assemblée.
la réunion des esprits, rien ne
Aprèsavoir examiné ses arrêtés, devoitl'altérer
et
le corps législatif les a annullés, dant,MM.les davantage; Commissaires cepen- civils,
par un décret du 12 octobre 1790 ? dont les fonctions expresses, consanctionné par sa majesté, le 22 férées par. le décretdeleur nominadu même mois.
tion, sont de calmer les esprits
Ce même décret a confirmé,p
de faire cesser les divisions, de
visoirement le rétablissement Paa conduire paisiblement à un voeu
conseil supérieur du Cap; et a or- commun tous ceur gui desirent le
donné une convocation d'une nou- bien public, rappellent les dissenvelle assemblée coloniale.
tions passées > en fixant les yeux
majesté, le 22 férées par. le décretdeleur nominadu même mois.
tion, sont de calmer les esprits
Ce même décret a confirmé,p
de faire cesser les divisions, de
visoirement le rétablissement Paa conduire paisiblement à un voeu
conseil supérieur du Cap; et a or- commun tous ceur gui desirent le
donné une convocation d'une nou- bien public, rappellent les dissenvelle assemblée coloniale.
tions passées > en fixant les yeux --- Page 7 ---
9-99
(3)
t
des colons sur le décret du 12 octowes.
Heindpolentlamaciennes haines,
Inandepngianimosnn,e cellessurtout, qui dictèrent l'arrêté de l'assemblée
du
provinciale Nord, du
17 mai 1790, et semblent vouloir
jeter la défaveur de l'opinion
blique sur les membres de Pet.ENE
bléed deSaint-Marc, qui,avec vous,
concourent avec tant de zèle à
rer le bien général. Mais remar- opés
quez sur-tout, que ces actes annullés par le corps législatif, cités par
MM. les Commissaires, 2 rappellent
l'obstination avec laqquelle l'asseinblée de Saint-Marc si prévoyante,
à résisté à l'exécution de lart IV
des instructions, 3 et que MM. les
Coumissaires, en remettant sous
les yeuxde VOS constitnans,ce prétendu crime de cette assemblée, 2
:
semblent vous annoncer le même
sort, la parce que vous ne croyez pas
circonstance favorable pour statuer surl le sortdes hommes de couJenret négreslibres. Mais tranquillisez-vous, Messieurs, mulle autorité sur la terre ne peut porter
atteinte à la loi constitutionnelle
qui consolide impertu:hablement
votre orginisation ; et l'assemblée
législative présente ,ne peutanéantirlesdroits Lcomsitndtendiqeivons
tiement rasseiblés. Par conséquent, si votre dissolntion estlégalement impossibie, elle l'est anssi
defatspuispevous, êtes environnés
dela force del l'opinion , et sur-tout
de bons citoyens, qui ne souffriront jamais qu'on porte atteinte à
ceux qui défendent leurs droits.
ment
votre orginisation ; et l'assemblée
législative présente ,ne peutanéantirlesdroits Lcomsitndtendiqeivons
tiement rasseiblés. Par conséquent, si votre dissolntion estlégalement impossibie, elle l'est anssi
defatspuispevous, êtes environnés
dela force del l'opinion , et sur-tout
de bons citoyens, qui ne souffriront jamais qu'on porte atteinte à
ceux qui défendent leurs droits. --- Page 8 ---
(4)
Cette convocation avoitétéfaite, Vons êtes encore ici,
dansla ville de Léogane, pourl'épo- autorisés à
Messieurs,
que du 20 mars suivant; mais de Commissaires, reprocher de
à MM. les
nouveaux événemens
rappeler les dis1 arrivés au sensions
comme ncement du même mois, est une classe passées. de Vous savez qu'il
dans la ville du
colons, , ceux Co:-
avoient mis des obstacles Port-au-Prince, àla
, fédérés à la Crolr-de-Houquets,
position de cette assemblée, com- ceux connus sous le nom de poms'est enfin formée et
qui pons blancs , les hommes de couleur
Cap-Français, où elle transportée tient actuel- au enfin, qui ne peuvent, sans sentir
lement ses séances.
renaître toutes les passions de la
vengeance, entendre rappeler les
événemens arrivésau Port-au-Prince, au commencement de mars
1790. Etoit-ce aux conciliateurs,
envoyésparla mére-patric,Aexpo:
serle peupleàrenouveler les scènes
d'horrenrs, qui ont eu ces événeTel étoit l'état des chosesanotre mens pour motifs?
arrivée au Cap. On
Lorsque MM. les Commissaires
ignoroit en civils parlent
France, lors de notre départ, et sont
les collectivement, et
ilsne
nous avons seulement appris ici, de la plus commission mêmes, l'opinion
en débarquant, l'état déplorable de celle de chacun des est bien loin de
la colonie.
commissaires
isolés; car M. Roume vous a dit,
lesffévrier, dans sondiscours, que
Amasrt
faitement, le 24 septembre, tous
les nouveauz troubles, , causéspar
le décrerdaigmai, d'oà vous conchirez, Messieurs, que le soin de
MM.les Commissaires ne se porte
pas autant à dire la vérité, qu't
avancer sans pudeur ce qui convient à leurs vues.
Envoyés pouryrétablir et yi main- Je vous demande, Messieurs,
tenirl'ordre et la tranquillité publi- quià cherchéà affoiblir cette union ,
en exécution des lois des 11 intime? Est-ce vous
avez
Tlnder et
qui
con28septembre 1791, 9 nous traint MM. les Commissaires
avons fait avec zèle tout ce que entrevues si dangereuses avec. Jean- à ces
la prudence humaine peut inspirer François, ou ses
à des hommes laborieux et bien contraire,
émissaires? Au
intentionnés,
vous avez employé tous
objet de notre pourremplircegrnd mission.
les moyens que votre sagesse et
Nous avons mantfistéanossenti- votre circonspection vous permetmens etnos yoeux à ce sujet, dans toient, démarche. pour vous opposer à cet
Est- ce yous qui avez
zèle tout ce que entrevues si dangereuses avec. Jean- à ces
la prudence humaine peut inspirer François, ou ses
à des hommes laborieux et bien contraire,
émissaires? Au
intentionnés,
vous avez employé tous
objet de notre pourremplircegrnd mission.
les moyens que votre sagesse et
Nous avons mantfistéanossenti- votre circonspection vous permetmens etnos yoeux à ce sujet, dans toient, démarche. pour vous opposer à cet
Est- ce yous qui avez --- Page 9 ---
les discours
(5)
- 9 A
noncés, le3ddcmbred que nons avons pro- déterminé la
le sein de l'assemblée dernier, coloniale. dans amnistic, donit proclamation les
de cette
wès.
Dès cet instant, il s'établit
sifiunestes, sur-tout suites Ont été
tr'elle, M. le Général et nous, des en- vous en aviez annoncé tanPetitConve?
rapports de confiance nous
les
l'inutilité et
roient
qui
auconséquences. Est-ce
but infailliblement conduit au avez. sollicité le
de vous
à desiré, si on n'eût pas
Léger dans la
STRLAT
affoiblir une
cherché
partie
RE
étoit seule
union intine qui sollicitations représentations les les plus TOnestPLes sages, les
dans l'état capabled'opérerle de désordre et aei votre part ont
pressantes de
chie où étoit
et où se d'anar-
; le
RIE
encore la colonie. alors,
trouve Aireensigneeed etqu'elles en seront vOs efloriss vayage
Nous n'avons
les suites?..
moyens d'y parvenir négligé : nous aucuns avons Quels plans, quelles
constamment
ont donc été
opérations
Tiazt et nos opérations communiqués à l'assem- nos semblée coloniale cummunindes P Si on leslui à l'asconduite colonialeynons avonsmis notre communiqués, lal lettre
eût
grande publique dans la plus
aux confédérés eeitcalieapornete de
des évidences, afin de prévenir des-Bouquets; cellesanx laCrois
facile soupçons de faire injustes, naitre qu'il est si provinciales celle à la de l'Onest cassemblées et du Snd;
le peuple; nous avonsf
égarer Prince: celle municipalité aux
du Port-annos écrits et notre mete de St-Marc? ofliciers de justice
tons nos imprimés correspondanee; ont été com- ces entrevnes secrètes Auroit-elle appronvé
muniqués et distribués à tous les sairesdes été
B-igands, dès aveclesd éntismentresdefewentiee etampublic.
exclus sdes commissatires quelles de ont
semblée qui se trouvoient
l'asMM. les Commissaires alors clcz
leurs plans 9 si leurs civils. Si
n'étoient pas un mystère opérations
semblée coloniale;
pourl'asexclusion indécente pourquoi de ses cette
bres , pendant un entretien mnemémissaires, secrets des avecles
Leurs écrits, leur
brigands P
ontétéimprimes. correspoiidamce
si elle eàt été consultée, Natlatnembities
elle consenti à ce
auroitgue les confedérés 37 Crois-des imprimdt,
Mougnets de rebellion ne se trouvoienz en état
contre la loi du 24
ailversaires septembre 3 voulojene gu'd cause que leurs
décret du 15 mai. Quel s'opposer ale
tant du peuple, quel habitant représen- du
urs écrits, leur
brigands P
ontétéimprimes. correspoiidamce
si elle eàt été consultée, Natlatnembities
elle consenti à ce
auroitgue les confedérés 37 Crois-des imprimdt,
Mougnets de rebellion ne se trouvoienz en état
contre la loi du 24
ailversaires septembre 3 voulojene gu'd cause que leurs
décret du 15 mai. Quel s'opposer ale
tant du peuple, quel habitant représen- du --- Page 10 ---
(6)
Sud, sur-tout, n'eût pas repoussé
avec la plus violente indignation,
lesexpressions deleur lettre à l'assemblée provinciale de cette partie:
C sur-tout ne leur cachez point (à
>> vOs concitoyens)
la nation
>> et le roi verront M tres-grands
>> torts dans Pun commedansl'au-
>> tre parti; et que ces torts ne
> peuvent être effacés queparun
>> pardon général >,
L'assemblée coloniale eût - elle
approuvé cette suspension d'hostilité, cette défense d'attaquer; lorsque les brigands incendioient jusqu'aux portes de cette ville? Eûtelle approuvél'ordre d'une suspension d'armes, donné aux braves
citoyens, retirés au fort de Jacmel,
au inoment où les hommes de couleur environnoient les tristes débris
de leur ville incendiéc, et le reste
de leurs familles assassinées de toutes les horreurs de la guerre et de
la famine ; auroit - elle approuvé
l'ordre formel, donné aux corps
populaires du Port-au-Prince, de
ne periettre aucune sortic 9 au
moment oi les brigands venoient
dévaster et brilerla plaine deLéogane : ct cependant, Messieurs, ,
lon croira en France, parla teneur
decctarticlede) l'adresse de MM.les
Commissaires civils 7 aux colons
Français , que vous avez marché
d'accord avec eux; que vous avez
donnévotre axentinentàtonsleurs
plans, ,à toutes leurs opérations; ;ct
par là, la publicitéde leur conTORE étoit bien loin de cCs voics
ténébreuses, dont le fil est dans
leurs mains et dans celles du correspondant Brissot.
ieurs, ,
lon croira en France, parla teneur
decctarticlede) l'adresse de MM.les
Commissaires civils 7 aux colons
Français , que vous avez marché
d'accord avec eux; que vous avez
donnévotre axentinentàtonsleurs
plans, ,à toutes leurs opérations; ;ct
par là, la publicitéde leur conTORE étoit bien loin de cCs voics
ténébreuses, dont le fil est dans
leurs mains et dans celles du correspondant Brissot. --- Page 11 ---
(7)
-99
Une pareille conduite ne
C'est à vous,
-
pas être suspecte : elle répond Eat
vOs
Messieurs, d'explivance à toutes les imputations, et querà à
constitnans, àla France,
wes.
nousjustifie aux yeux des personnes cespersonnes l'Europe entière, ce que c'estque
éclairées, et de' tous les bons ci- bons
éclairées, et lous ces
toyens. Les autres y
citayens 3
sont ceux
quels
en vain, des prétextes chercheront, pour
cherchent envain dans les écrits
de la
donner
MM. les
TE
consistance à la malignité qui tertes
Commissaires, despré.
les inspire.
pour donner de la consistance à lemalignité qui les inspire.
Je ne vois que vous qui, par votre
déclaration des droits constitntionnels duj peuple del la partie française
deSaint-Domingue, ayezdéveloppé
les conséquences funestes de la correspondance de MM. les Commissaires civils. Vous êtes donc ceux
qui cherchent dans leurs écrits et
gui cherchent envain des préteates
pour donner de la consistance à la
Nous ne pouvions pas nous at- malignité Après le qui discours vous inspire.
tendre à ce que nous éprouvons au- 3 décembre dernier, prononcé, le
jourlhui, d'après l'intimité qui Commissaires civils, par MM.les
régnoit de l'assemblée entre nous, et les membres vous mnêmnes, vous attendre deviesvous, à tout
Cette intimité, coloniile. qui allégeroit lc attendre ce qui a à suivi? Deviez-vous vous
poids de nos travaux, et qui étoit vous promettoient ce que les de hommes, qui
pour nous une vraie consolation, a tous leurs efforts au concourir de
existé jusqu'auzdun mnois dejanvier
bonheurde ces
dernier.
contrées, quivous disoient sia affecA cette époque, on a commencé tuensement que cétoitlenrmission
à nous attaquer.
expresse, frères
et qu'ils portoient Ienrs
La colonie entière est informée coeurs aunobeangnornien : deviez-vons
de tout ce qui s'cs" passé à ce sujet, àcequeles 24et271 vous attendre
jusqu'à ce jour. Les bons citoyens lant tous
février, déponilen gémissent, et attendent avec et tonte principes, 1 toute pudeur
nous le triomphe de la vérité et de roient justice, 3 ils vous annoncela justice.
qn'ils sont des dictateurs 2
Jaloux de la puissance morale Deviez-vons vous attendre enfin,
qui nous environne, et de la con- ple gu'insultant libre, ils à la diroient majesté d'un peufiance générale
devoit en être sentans honorés de aux repréla suite Menetr nos ennemis, choisis ,
sa confiance,
ou plutôt les ennemis du bien pu- ses droits, pour soutenir et discuter
blic, ont cherché à affoiblir notre du bien pablic qu'ils 3 sont les cunemis
Siquelqu'on à disI
vous attendre enfin,
qui nous environne, et de la con- ple gu'insultant libre, ils à la diroient majesté d'un peufiance générale
devoit en être sentans honorés de aux repréla suite Menetr nos ennemis, choisis ,
sa confiance,
ou plutôt les ennemis du bien pu- ses droits, pour soutenir et discuter
blic, ont cherché à affoiblir notre du bien pablic qu'ils 3 sont les cunemis
Siquelqu'on à disI --- Page 12 ---
(8)
antorité, ct ils ont fait les plus cuté l'étendue de l'autoritéde MM.
grands efforts pour tâcher de l'a- les Commissaires
néantir.
à cherché dans leur scivilsysiquelqu'un
Faute de moyens et de preuves, les preuves des;
correspiondance
il leur falloit, au moins, des mogricfs dontils étoient
tifs spécieux et apparens : ils ont prévems, c'est vous sans donte
cru en trouver dans notre corres- Messieurs; par eux, les vous ennemis êtes donc du bien déclarés
pondance imprimée.
blic. Je respectele carnetéreauguste pudont sontrevêtus MM. les Commissaires civils mais je considère
MM. Mirbeck et Roume, comme
perturbateurs du repos public ; je
pense que ces expressions despecHenses.adresdeauxi représentans
d'un peuple libre, doivent attirer
En détachant de leur ensemble sur Est-il eux toute la rigucur des lois.
plusieurs fragmens de nos lettres,
besoin, Messieurs, de déilsen ontiredesinductions fausses, i-hetgpelgedogerns de MM. les
deslettres
nous
Comm'ssaires civils,
pour
supposer des intentions pour leur trouver des intentions
criminelles, egalementdleignces de criminellest Et à
nos pensées, de nos sentimens, de peuple Français quelle portion du
nos devoirs, et de toute vraisem- dera-t-on que se régénéré, déclarer persuablance.
des pouvoirs de la
revêtu
dictature , n'est
pas lâchement calomnier la nation
et les intentions du roi bienfaisant
En
de qui ils tiennent leurs
?
effet, nous n'avons jamais Ici, Messieurs, le respect pouvoirs
prétendu prononcer sur le sort des dois à votre
que je
esclaves, et sur l'état politique des - les mouvemens présence de mon 7 contiendra
hommesde couleur; nousn'enavons tion. Après que MM. les indignale droit : la puissance nationale saires civils vous ont déclarés Commis- les
Pa conféré à l'assemblée coloniale, ennemis du bien
actuellement existante, et à celles voient vous traiter public de calomnia- 3 ils dequi lui succéderont.
teurs !
Les décrets, et les pouvoirs qu'ils Les
nous confèrent, nous autorisent à obligations obligations saintes dirigées par ces
prendre toutes les mesures quenous à MM. les Commissaires 2 qui ont civils, valu
jugerons l'ordre nécessaires pour rétablir Pestime et la vénération des
et la tranquillité publique de bien,
gens
dans la colonie : ils laissent à notre sein; ont ontétécalomnicesen entrainé les
votre
sagesse et à notre prudence , le la discussion la
horreurs de
choix des moyens constitutionnels ont occasionné des plus scandaleuse;
que nous devons employer, et veu- outrageans > s'il est possible, rapports plus
lent
7s
, valu
jugerons l'ordre nécessaires pour rétablir Pestime et la vénération des
et la tranquillité publique de bien,
gens
dans la colonie : ils laissent à notre sein; ont ontétécalomnicesen entrainé les
votre
sagesse et à notre prudence , le la discussion la
horreurs de
choix des moyens constitutionnels ont occasionné des plus scandaleuse;
que nous devons employer, et veu- outrageans > s'il est possible, rapports plus
lent
7s --- Page 13 ---
Tent' que nons accordions
(91))
protection à tout le monde. justice et lesi
9-99
Ces obligations saintes,
nies, disenssionst de cette enfin de ces calomu
-
ont dirige toutes nos
qui ont leuse, de ces discussion scandas
es. des valu l'estime" opérations, ct la
nous il est résulté, rapports
gensd de bien; mais vénération une
après douze onurgeans,
ont mis à l'abri de ellenonous la
objet déclaration réel. Voila, venhabiemedes Joun sans
dans "Efc" le nous a poursuivis calomnie. langage de MMJ les , Messieurs 2 le
niale, sein de l'assemblée
civils,
Commistaires
où on a discuté, drase
lorsqu'ils parlent d'une as
douzcjours, nos
pendant emmseieaiaingte voilà
que nous en
pouvoirs,
constitadionnels laisses dermoyons à
avions fait, et Tasage notre dence, 3 à leur
leurprparrempondane fert
rassembléeasont
sagesse, et qu'ils
tion qu'on et à HOuS livrât à la fluctna- faire mnloyens.poure cesser les divisions
toutes
aethaes
discussion la les horreurs d'une duire riczere tous paisiblement à ZLTL voeu et cons
se soit jamais Plestemlhiemseqrar permisc. public. ceunqui desirent le COrE bien
Après
inent sans oatededaration,
trageans, salfrseheramens s'il est possible, 9 plusou- enfin? objet réel, qu'étoit-elle véritablediseussions,
les eux et edievcionpetitt fait
se couvrant en l'assemblée eactiaes droits
de la
apparence du
qui sont
rereelemuidites
voile
R
un, le modération en a adopté niers, par le décret conférés du àces der-,
d'une premier de CC mois, stivi civils bre, et auxquels les afseptem. ment diciantiengur sans objet réel, est véritable- nière la portoient plus atteinte, commnismuires de la-man'est qu'une paraphrase delaloi puisqu'clle du correspotolanos, euthentique, par leur
abacptomhres qu'elle
etde tons] les attributs être Cetie déclaration publique
n'avons contient jamais : attributs que nous et le signal de la lenr paix avoit paru
personne nle peut contestés, contester. et que arec Tassemblée les bons ; ils s'
enir'eus. Cette
citayensi, /Bhemmimne
être le déclaration premier nous avoit paru citoyens été sans ne sontpoas vous. et.cesi Elle bons
entre nous
signal de la paix si,
doute le signal de la eût
ct nous nous etlassemiice en
coloniale, MM. par los une rétractation paix,
hons citoyens; mais felicitions avec les
Commissaires franche, 9
nous avons été savonéçette
avoient dé-. Nenopidetwidtr ont été distribués parl les libelles qui arrêté tement censurée oespondanene 5 et, en sijuscontre nous et avec profusion
par là les funestes eussent,
membres de
même par des Mais quences.; 3 ils y avoient été consé-.
, MM. par los une rétractation paix,
hons citoyens; mais felicitions avec les
Commissaires franche, 9
nous avons été savonéçette
avoient dé-. Nenopidetwidtr ont été distribués parl les libelles qui arrêté tement censurée oespondanene 5 et, en sijuscontre nous et avec profusion
par là les funestes eussent,
membres de
même par des Mais quences.; 3 ils y avoient été consé-. Nous pourrions lassemblée coloniale, ration, au M. comirairen à cette inwités. adresse; mais terminerlas notre
Mirbeck,
décladesirer à ceux pour ne rien laisser à commission, la
, répond avec s'isolant le dela
instruitsa et achever quiveulent être bien, menace,. en déclarant ton.do,
la, malveillance de, de confondre revêtu, ILTE: des, pouvoirs de
cst
nous
nos. Une
dictaAA
allons analyser la déclaration ennemis, appuyéesur lettre, sage modérée x
tables est faite amoren en
réponse B à M.
Mirbeck,
décladesirer à ceux pour ne rien laisser à commission, la
, répond avec s'isolant le dela
instruitsa et achever quiveulent être bien, menace,. en déclarant ton.do,
la, malveillance de, de confondre revêtu, ILTE: des, pouvoirs de
cst
nous
nos. Une
dictaAA
allons analyser la déclaration ennemis, appuyéesur lettre, sage modérée x
tables est faite amoren en
réponse B à M. de
(e) --- Page 14 ---
((x0)).
de l'assemblée coloniale, etprouver Mirbeck. Ces Messieurs traitent M. cet le
nous n'avons pas cessé d'em- écrit de libelle : et il est de
ployer, que ensai faveur, notreinfluence Président.
les Conet nos pouvoirs.
ciliateurs Voilà donc, la Messieurs, France vous a enNous prouverons également
que
nous n'avons jamais usurpé ni E voyés
tendu usurper des droitsquines nous
appartiennent pas.
Premier paragraphe de la déclaration.
c L'assemblée coloniale déclare qu'auoune puissance ni autorité quelsans détruire les' bases fondamentales de la cons-
>> conque, 2 ne peut, et sans se rendre criminelle envers la nation,
>> titution française,
porter
à une attribution positive, émanée de la
>> atteinte à une délégation,
>> toute Tout le puissance monde nationale est d'accord >>. sur cela; la loi du 28 septembre le porte
expressément et personne ne l'a contesté. L'assemblée coloniale a
donc! fait paroitre une chimère pour la combattre avec les armes de la
raison et de l'éloquence. avons
la même doctrine à tout le
monde, Une prenve se tire 10 que de notre nous réponse, prêché no 3, du 2 décembre, aux personnes
réunies à la Croix-des-Bouquets. le texte
du troisième article de la loi
Après avoir rapporté
précis
constitutionnelle du 28 septembre 1791, nous disons :
c Ce décret constitutionnel fut accepté par le roi, et n'est pas moins
> le palladinm des personnes de couleur, que celui des blancs de Saint-
>> >> Domingue. D'après les formes décrétées pour la révision des articles constitu-
>> tionnels, la législature actuelle et la suivante ne pourront en pro-
> poser la réforme : et cette réforme ne peut avoir lieu qu'après avoir
>> été demandée par trois législatures consécutives, ce qui ne permet
> pas d'y toucher avant dix ans 2 pour actuelle, le plutôt.
existoit àl'é-
>I C'est donc l'assemblée coloniale
puisqu'elle connoitre des lois
> poque du 24 septembre dernier, qui
seule , et ni vous, ni
> à faire sur l'état
des hommes couleur;
meadc
politique
ni les
suivront,
> nous, ni le roi, ni la législature présente,
quatre qui
>> ne pourront porter atteinte à ce droit >>. etc. de Jacmel, du dé2°, De notre réponse à MM. Tavit, Grenier,
cembre N'allez 1791, no 4. la cause des hommes raisonnables
a
gâter
qui peuvent
> réclamer le droits d'une manière legale, en la confondant avec celle
s des personnes qui, prétendant opposer leurs traités particuliers aux
> décrets dn corps constituant, acceptés par le roi, refusent de recon-
,
quatre qui
>> ne pourront porter atteinte à ce droit >>. etc. de Jacmel, du dé2°, De notre réponse à MM. Tavit, Grenier,
cembre N'allez 1791, no 4. la cause des hommes raisonnables
a
gâter
qui peuvent
> réclamer le droits d'une manière legale, en la confondant avec celle
s des personnes qui, prétendant opposer leurs traités particuliers aux
> décrets dn corps constituant, acceptés par le roi, refusent de recon- --- Page 15 ---
> noitre l'autorité de
(11)
-
> la colonie à leur l'assemblée coloniale, et veulent
-99
30, De notre réponse despotisme à >.
soumettré toute
Marc, du 31 décembre MM. Terrien, 3 la
C L'assemblée
1791, no5.
Forgue, etc. de Saintues.
>> des tribunaux coloniale s'occupera
>>
incessamment de
peuple >>.
constitutionnel-P dont les juges seront T'organisation
De
élus
4°. notre réponse à la
par le
1792, no 6.
sénéchaussée de
< Nous vous
Saint-Marc, du I janyier
> pouvoirs constitutionnels recommandons de la enfin, Messieurs, de
5°. De notre
colonie >.
respecter tous les
1792, no7. réponse aux paroissiens de
c Les lois générales
Saint-Marc, du 2 janvier
>> sanction du roi. Le sont faites par l'assemblée
>> libres, et sur l'état pouvoir d'en faire sur l'état nationale, des
avec la
>> est délégué par le politique des hommes de couleur personnes non
>> l'approbation
.corps constituant à l'assemblée etnegros libres,
>. absolue du roi. provisoire du gouverneur, et la sanction colonialo, a avec
> L'assemnblée coloniale
directe et
>> décrets et instructions est, en outre, autorisée à
>> A présenter des qui peuvent s'aprliquer à la faire exécuter les
> A émettre, enfin, pétitions le
sur le régine
colonie;
>> lation et Tadministration voeu des colons sur extérienr; la
>> Considérée sous ces qpi leur conviennent. constitution, la légis-
> fondre, l'assemblée
qu'il ne fant
>
réunit au
jamais onblier ni conAOTERE
>> collectivement, d'être
celui de proposer la pouvoir spécial de pétitionner
corps législatif
constitnition du
> D'ailleurs, cette pourles objets ci-dessns
pays, et celui
>> administrasif, réunit assemblée agissant ainsi, mentionnes, en
>> nistrations des
toutes les fonctions
qualité de corps
60, De notre départemens >>.
appartenantes aux adiniA
Nègres, etc. du réponse 8 janvier à des personnes des paroisses du
< Sounettez-vous ainsi 1792, no IO.
Fond des
>> constitutionnelle du 28 qu'eux, (les hommes de
>> l'assemblée
septembre 1791 ;
couleur) à la loi
7°. De notre coloniale >.
reconnoissez les droits de
Veau, du 12 janvier réponse à MM. les Propriétaires blancs
< Nous
1792, 11O 13.
de l'Anse-à-
> l'assemblée desirons, coloniale sincerement, de
être
>> couleur); mais il nous et du roi, en pouvoir faveur de médiatenrs près de
>> seront dans l'état de révolte sera impossible de
ces personnes (de
8°, De notre
>.
T'entreprendee, tant qu'elles
< Suivant le décret réponse du à M. Grimouard, du 19
24 septembre dernier, sanctionné janvier 1792, no 18.
le 28, l'as-
l'Anse-à-
> l'assemblée desirons, coloniale sincerement, de
être
>> couleur); mais il nous et du roi, en pouvoir faveur de médiatenrs près de
>> seront dans l'état de révolte sera impossible de
ces personnes (de
8°, De notre
>.
T'entreprendee, tant qu'elles
< Suivant le décret réponse du à M. Grimouard, du 19
24 septembre dernier, sanctionné janvier 1792, no 18.
le 28, l'as- --- Page 16 ---
(12)
s semblée coloniale peut seule' phononcoersbrierat
>> de couleur; tout ce que nous pouvons-et.devema politique des hommes
"TaagPndilatunges du roiét
faire, ce sera denous
>> des hommes de couleur et nègres. Hipeweleretitiase libres; s'ils nous
enfaveur
5 etvous sentez, Monsieur, qu' il ne nous sera
le demandents
S5t a'ils se serontsoumis a lalloi, et qu'ils reconnoltront permis d'agire qu'après
>> cette assemblée >>.
les pouvoirs de
70 g"r De inotre réponse à M: le Nud, etc. ldu 1
cc Si, malgré tous nos efforts pour réunir les fawpiera792,n 22.
> Grad-egigia.deritpione, laj
différens partis., nous
>> reconnoitre, comme bons Français, Toceepablique, ,ique ceux nous ne pourrions plus
3 les drapeaux nationaux pour donner force à la quise loi. rangeroient soue
10°, Enfin, de notre réponse à MM: Lagroix, etc. de
dung février1793, no 27.
Léogane;
Iicc Nous vous conjurons, Messieurs, d'obtenir de toutes
>> personnes de couleur de votre paroisse et des
les honnêtes
S nous chargent d'être leurs médiateurs auprès de autres, qu'elles
S niale; nous nous empresserons de le faire, et nous l'assemblée colo-
>> tains de réussir, si elles nous envoyent, pour cette somines cero pétitions individuelles s
assemblée, des
>> erreurs, et les droits de l'assem- par lesquelles Cest , de eil reconnoissant leurs
>> blée, elles réclameront son par- que l'on pourroit cette spécieuse dire à analyse
> don pour les torts politiques ct (Commissaires
MM. les
>> militaires ; promettront, à ja- chant de leur civils, qu'en déta-
>> mais, un fidèle dévouement à la fragmens de leurs ensemble plusieurs
>> cause des blanes, contre les es- trouveroit rien lettres, on ne
> clavesrévoltés; et prieront, enfin,
quine soit scrupu-
>>
l'assemblée coloniale, de détour- letomeniosmfohmehaen) mais que l'on lise avec localités;
b ner ses regards du passé et du
attention et
la
>>
présent, et de considérerl'avenir Corpropondancpsatire, les lettres numéros
sur-tout
>> pour régler, dans sa sagesse,l'é. 14, 16, 31 et 33, 3, et l'on 6, 11, 12,
o tat politique des hommes de cou- si l'assemblée coloniale et y verra
> leur et nègres libres >>.
bons citoyens, c'est-à-dire, tous les
Comme les trois paragraphes sui- qui connoissent la constitution ceux
vans , de la déclaration de l'assem- pre à Saint -
problée coloniale, se rapportent à un justement alarmés Domingue, des
ont été
même fait, nous allons les placer
et
principes de
de suite, , pour y faire une seule abusives philantropie d'autorité 9
des qui prétentions se manifesréponse.
tent si évidemmnent par-tout.
Deuzième, troisième et quatrième
Paragraphes.
,cc Qu'au roi seul et à son repré- MM. les Commissaires
> sentant, appartient le droit de se sont,
civils ne
>> concourir, avecl'assemblée colo- tement ni disent-ils, indirectement immiscés direc-
> niale, et de former, par leur NobeabhowaUinormux dans les
ité 9
des qui prétentions se manifesréponse.
tent si évidemmnent par-tout.
Deuzième, troisième et quatrième
Paragraphes.
,cc Qu'au roi seul et à son repré- MM. les Commissaires
> sentant, appartient le droit de se sont,
civils ne
>> concourir, avecl'assemblée colo- tement ni disent-ils, indirectement immiscés direc-
> niale, et de former, par leur NobeabhowaUinormux dans les --- Page 17 ---
>>
(13) )
>>
assentiment, toutes les lois
9-99
>> restortdela visoires et définitives qui sont pro- du concernant
>> Que cette puissance
mes de couleur Téintprolitique et
des homlegialative. et
mêie
negres
ues
pour être
puissance , immcdiatement
libress
>> exercée
fournissent la
après , ils en
1 ne doit
ongunmehnenement
preuve.
>> qu'au seul
être soumise vous otermettce-matire
>> lui
modératenr
lire ici
que la loi
un Aieadieure, de
> torité impose, sans qu'ancnne au- observations sur fragment le
de mes
>>
particulière, subrogée ou Roume, où cette discours de M.
>>
interimélinire, puisse entraver ni montrée, ctoujai preuve est dé-
>> mtruesmepenat-be nière
dec quelque ma- qui ont
dedatrlesmotil
que ce
wissaires déterminca
> spontané de soit, la l'acte libre et
civils (a). MM.les Com-
>> Déclare que MM. sanction.
>>
les Commis-
>
saires-mationaux civils,
puisse être
>> qui leur ont l'étendue été des
>>
eae
délégués, sont
S AmetResenes sansf
comme
>>
fonction, pour
rectement ou
s'immiscerdi
>> aucune résolution indirectement dans
>> notamment dans delassemides les
>> rontr relatifs à l'état des actes qui se-
>> àlétat
des esclaves et
>
politique hommes de
>> Rouleurotnegtes le droit de
libres,
>
prononcer Palcige
> lementtontelai Hmentlcetégand forme essentiel-
> sance législative latituded del la puis-
>> rée aux assemblées qui a été conféNous n'avons pas cessé coloniales >>,
ce même langage depuis de tenir
R
zivée dans la colonie, notre arnous sommes immiscés ni et nous ne
directeHthtatindireceseate solutions de l'assemblée dansles rérelatives à l'état des coloniale
l'état politique des hommes esclaves, età
leur et nègres libres.
de counéanmoins L'assemilce le coloniales nousen fait
quoi elle prétend reproche; fonder et voici sur
tion à cet égard:
son asser-
(i) Cet extrait 59 trouvera à la Sn de
Tanalyse.
, notre arnous sommes immiscés ni et nous ne
directeHthtatindireceseate solutions de l'assemblée dansles rérelatives à l'état des coloniale
l'état politique des hommes esclaves, età
leur et nègres libres.
de counéanmoins L'assemilce le coloniales nousen fait
quoi elle prétend reproche; fonder et voici sur
tion à cet égard:
son asser-
(i) Cet extrait 59 trouvera à la Sn de
Tanalyse. --- Page 18 ---
(14)
M. le Général nous ayant consultésurla dénomination' de décret,
que l'assemblée coloniale croit pouvoir, donnerà ses arrêtés législatifs,
nous opinâmes contre la prétention
de l'assemblée, comme on peut le
voir au no 28 de notre correspondance imprimée.
Malgre notre avis 2 que nous
croyons parfaitement bien fondé,
M. 'le Général a cru devoir appron
ver, d'aprèsles nouvelles démarches
del'assemblée, cet arrêté législatif,
sous la dénomination de décret. Il
faut donc attendre que le roi ait
sanctionné ou refusé de sanctionner cet acte, avant de décider si
Campiamettnons
ou si c'estl'assemblée coloniale qui
s'est trompée.
La question, comme on le voit, Je demande, Messienrs, où est
ne portoit nullement sur l'état des la bonne foi de MM. les Commisesclaves ou sur l'état politique des saires civils? Quoi! une loi expreshommes de couleureti nègres libres; sément faite pour les esclavesrévolet nous étions d'antant
fondés tés, ne concernoit nullement les
A donner notre avis,
est facile esclaves? Et parce qu'un membre
de se convaincre
lecture du de l'assemblée nationale, qui vous
des débats et des décrets connoissoit tout aussi pen
E
journal (séance du 1 février, no 653)
vous connoissent MM. de
Nhntt
lorsqu'il fut question d'envoyer ec et Roume, Suuitinconsidérereat,
cominissaires à Saint-Domingue, le premier février 1791,.qu'a une
on pensoit à l'assemblée nationale, si grande distance, leslois ne sont
qu'à une si grande distance, les
si chainaygrotlaz'aiesr curactère besoin
lois ne sont pas si claires, qu'elles tPas homme revêtu d'un
n'ayent besoin d'un homme revêtu national pour les expliquer : ces
d'un caractère national pour les Messieurs en déduisent qu'ils
étoient fondés à donner leur avis
sur expliquer. le mode, la formule, ou le titre d'une loi, sur laquelle le roi luimême à scrupuleusement respecté le droit qui vous étoit çonstitutionnellement réservé de statuer définitivement. n'en
à MM. les ComCe membre de l'assemblée nationale,
déplaise
c'est
missaires civils , a dit dans ce mot deux sotises. La première,
que
l'assemblée coloniale ne devant exécuter les lois nationales, qu'après
avoir jugé si elles ne coutredisent point les localités, cet examen ne
sur laquelle le roi luimême à scrupuleusement respecté le droit qui vous étoit çonstitutionnellement réservé de statuer définitivement. n'en
à MM. les ComCe membre de l'assemblée nationale,
déplaise
c'est
missaires civils , a dit dans ce mot deux sotises. La première,
que
l'assemblée coloniale ne devant exécuter les lois nationales, qu'après
avoir jugé si elles ne coutredisent point les localités, cet examen ne --- Page 19 ---
colonial. pouvoit être le fait d'un homme (15)
- - -9 A
La seconde, c'est qu'un national, homme mais bien celui d'un
colonial, et qui ne connoît ni
qui n'a point
homme
ne pent y. faire
des
le dictionnaire ni la étudié Pidiome
pas lui qui
fautes , s'il n'est
langue du pays,
wes.
ainglie l'application de la loi dirigé. et qui Or, ce ne sera donc
Cinguième et dernier
l'expliquera.
c Qn'à l'assemblée
paragraphe de la déclaration.
>> faire exécuter, coloniale seule appartient le
>> les décrets
provisoirement, avec
droit d'appliquer et
>> et qu'aucun nationaux,
Tapprobation aux
du gonvernenr,
>>
corps
ttipeumentraiuetire
torisation ce populaire ne
ni ne doit, ronvenanoeslocaies
>> pour la
soit, appliquer STTAN faire exécuter sous quelque au-
>>
que
aucun
Ainas,
Passemblee
décret
adopté >.
coloniale ne l'ait
rendu
Les extraits de notre
préalablement
la dance, suite que du nous avons rapportés correspon- à ici Je toute vous prie, Messieurs, de fixer
prouvent premier paragraphe, nexitéq votre attention sur la conà l'assemblée que nous avons reconnu lalettre qu'ilya de M. lel entre ce paragraphe,
d'appliquer dans coloniale, la colonie le droit
Lieutenant? au goucrets nationaux : mais, fandra-t-il les dé- Nmmnst. les mouvemens de cette Ce mois,
que nous laissions dévaster la plus certain écrit qui y,
ville, et un
inportantesectiond ndel'empirePran- vous a été dénoncé, circule, les
qui
niale çais, s'il plaît à l'assemblée colo- incendies de la partie du nouvelles
de ne jamais commencer la l'aveu décret du 7 décembre dernier Nord, le
constitntion des
fait par le bataillon de et
pouvoir qu'elle suineDomingnerte a de faire des lois, vence des efforts de Brissot Proard'appligperdesd pense-t-il des décrets, nous dis- égarer qui vous le patriotisme des pour
imposés
devoirs qui nous sont
arrivent.
trompes
par] la nation et le roi, re- Messieurs, je vous en Renehisots,
lativement au maintien
aiditasses;
de la tranqnillité
del'ordreet ?
un momentde la
CECHATESERE
pêche-t-il
publique tous
Em- missaires civils aux conduite fles des comce RERLTATEs nous n'ayons pouvoirs à vous verrez combien, du vent, et
d'appliquer, au nom de la celui grand
dans nn si
et du roi, des décrets
nation délegués éoignement, sont
les erreurs des
l'exécution de notre nécessaires à ne se hâte d'en préjudiciables, si On1
l'assemblée
mission ? Si Séance du 28 octobre arrêter les eflets.
dela constitution indenucestecounee de
Président a fait part à 1791, M.le
aurions-nous besoin S*-Domingue, de
d'une lettre
l'assemblée
de recommander d'autres prendre et de
venoit Les de recevoir
conduite
ERSTR
qué celles
règles de civils envoyés aux iles commissaires du
travaux?
qu'offroient ses sont inculpés. Le contenu de vent, cette
lettre et des pièces jointes, feront
juger de la force 3lo griefs
leur impute.
qu'on
fait part à 1791, M.le
aurions-nous besoin S*-Domingue, de
d'une lettre
l'assemblée
de recommander d'autres prendre et de
venoit Les de recevoir
conduite
ERSTR
qué celles
règles de civils envoyés aux iles commissaires du
travaux?
qu'offroient ses sont inculpés. Le contenu de vent, cette
lettre et des pièces jointes, feront
juger de la force 3lo griefs
leur impute.
qu'on --- Page 20 ---
(16)
Du quartier de Sainte-Lucic, le 25.aont
Jes, habitans de ce quartier me chargent de faire
A
nationale des pièces jointes. Elles lui
part l'assemblée
précantions MM. Tes Cominissaires du roi; apprendront dont elle combien à
peu de
aux Antilles, oit pris pour rétablir la paix, dans les décrété Penvoi
dans celle de Sainte-Lucie, où elle s'étoit constamment iles, excepté
Ils y ont fait afficher deux proclamations, en daté du 4 août maintenue.
annonçant une contre-révolition provisoire; les
dernier,
L'une ordonne la cessation absolue de tous les pouvoirs immpriués et sontci-jointss
nos municipalités, qui étoient le premier élément de notre fonctions nouvelle de
constitution, créée parvotre décret des 8 et 28 mars
et
établies illégalement pour des circonstances
1790 , non pas
conséquent ne doivent pas cesser leurs fonctions moitientanées; à l'arrivéc de et! qui par
Commissaires. Ils devoient d'autant moins les
MM. les
à l'ombre des municipalités que Ia paix s'étoit supprimer, conservée
c'étoit
fle, jusqu'à l'instant
notre
lan.
- La seconde, rend à desdites la sénéclaussée proclamations. de cette
J
tions qui avoient été attribuées aux
ville, toutes les foncanciennes milices sur le même pied où municipalités elles étoient ; elle rétablit lcs
Ber les réglemens ministéricls ; elle réintègre les anciens ci-devant, commandans élablies
créatures, quartier dans 3 qui les sont fonctions nommés de par le gonverneur , et qui sont ses
police qui leur étoient attribuées
demment; ; enfin, leur proclamation rétablit cetancien
précétous les bons citoyens de cette Hle, jusques-là paisibles. régime détesté par
Ces proclamations ont semé les troubles et les divisions, en
lant dans les ci-devant agens du despotisme, l'espoir de le voir 2
réveilDepuis cette époque, notre fle est divisée en deux
revivre.
a quitté la cocarde nationale; il a porté pendant partis. Le peuple
cocarde verte, comme le symbole d'espérance d'uné quelques jours une
lution définitive ; cocarde que les chefs de' ce parti lui prochaine ont fait révoquelques jours après.
quitter
II est vrai, M. le Président, que les commissaires du roi ont
adoucir cette apparence de retour à l'ancien régime, en ne voulu
çant que comme un arrangement provisoire mais le décret l'annon- envoie
les commissaires, ne leur attribue aucun pouvoirsur nos qui
Ensuite, il n'y avoit point de raison pour arrêter nunicipalités.
rement, les administrations établies dans notre
, même provisoimunicipalités, nous nous étions maintenns en tie, paix, puisque et
avec nos
objet de leur mission étoit le rétablissement de la paix. que l'unique
Non : nos espérances ne seront pas trompées !
Les habitans des colonies participeront à la
dela 1
l'assemblée nationale ne nous laissera pas sous régénération un régime qu'elle nation; a
jugé oppressif. Dans un si grand éloignement, les erreurs des
sont si préjudiciables ; il est' 'si difficile et si rare d'en obtenir le préposés redressement;
avec nos
objet de leur mission étoit le rétablissement de la paix. que l'unique
Non : nos espérances ne seront pas trompées !
Les habitans des colonies participeront à la
dela 1
l'assemblée nationale ne nous laissera pas sous régénération un régime qu'elle nation; a
jugé oppressif. Dans un si grand éloignement, les erreurs des
sont si préjudiciables ; il est' 'si difficile et si rare d'en obtenir le préposés redressement; --- Page 21 ---
sement; il est si difficile le mal est si aisé-à faire (17) par ceux
-99
c'est Cet
de le réparer ! Mais, par qui un ontl'autorité en mains
missaires eloignement du roi, qui à toujours servi de renversement d'idées, 7
wres
Ce que l'assemblée d'ontre-passet nationale leurs pouvoirs., prétexté Ce mal pour les com.
saires nation. connus pour amis de la n'a pas nomme elle- même des provient de
du roi, eest-a-dire, du révolation : elle les'a laissés à la commis792
blée Qu'il nous soit permis de représenter ministre.
nominationale s'informer avoit décrété la nomination aujourd'hui, que si l'assemST Bastille, des troubles de Paris, en des, commisaires du roi,
expiré sur la auxquels la nation estredevabled juillet 1780 3 les vainqueurs
Le ministre roue de en place de Grêve.
dela révoluation, auroient
la marine
Domingues un despotisme affreux, lui-mème, a 2 après avoir exercé, à SaintsADamt.Erernte vous
sonstraire les Colonies manifesté à 2 dès son avénement
des créatures observeronte des M. le Président, qu'il a choisi toutes réformes. Nous
au despotisme, absolu. bureaux qui, dans l'ancien régime, pour commissatres,
Tout notre
étoient voués
notre ancien régime espoir est dans] l'assemblée nationale, ,
tout de sa justice, oppressif, et notre ne le perpétuera pas. qui Nous, ayant déjà jugé
sommes, Les etc.
confiance ne sera pas trompée. attendons Nous
loupe commissaires dans cet intervalle. civils des Sles du vent, se rendirent à la
missaires de l'assemblée Aprés plusieurs conférences
Guadeet du quartier de
coloniale, sur les fédérations de avec la des comrences
roulérent Sainto-Anne, moins
et l'arrêté du 12
Basse-Terre
sur L pouvoirs
sur le fond des affaires septembre : conféRacr illégales les Ralérations respectifs ; ils ont fait une que l'on traitoit
du,a septesnbre, Concernant la Particulières, aussi proclamation, bien que
enjoignant à M., lc
de
Fdodied
Gouvernenr de municipalité la mettre la Basse - Terre, en
clamation laigonvemmest tendoit a répondu à MM. les
à exécution.
ne pouvoit veiller à à ailumer leur la
civile Commissairess à la
que leur prole 3 actobre, M. de Pesafineny Les commissaires Guadeloupe ont s et qu'il
ai snccédé,
Clugny a donné sa démission ; M. d'Arrot persisté, lui et
des L/assemblée coloniale a aussi refusé de
roient commissnires, et les a rendus,
souscrire à la
naire résulter, 9 et leur annonce responsables des maux proclamation en,
pour les dénoncer
qu'elle envoye un
pourEnfin, la
9 et
extraordiTEA
colonie s'est
poursuivre devant
se font maintenant la divisée en deux partis, qui, lassembléc à ce nationale.
menacés de linsurrection guerre. des De sorte que ces
qu'on assure, 3
réunir tous,
noirs, contre lesquels malheureux ils
Colons,
veuria wae s'entre-déchirent mutuellement.
devroient se
a
AAs
en,
pour les dénoncer
qu'elle envoye un
pourEnfin, la
9 et
extraordiTEA
colonie s'est
poursuivre devant
se font maintenant la divisée en deux partis, qui, lassembléc à ce nationale.
menacés de linsurrection guerre. des De sorte que ces
qu'on assure, 3
réunir tous,
noirs, contre lesquels malheureux ils
Colons,
veuria wae s'entre-déchirent mutuellement.
devroient se
a
AAs --- Page 22 ---
a
(18 )
IL convient d'entrer dans quel- Ici, Messieurs, il semble
ques détailssur la partie de ce cin- n'y ait qu'une objection à
à
quième
qui se
MEIT
rapporte MM. les Commissaires civils;c'estddeux SNEPANeN nos opérations.
à-dire, le tort
ont
10, L'assemblée provinciale du diquer à l'assemblée qu'ils
eu d'inSud nous ayant demandé de la gui- Sud, qu'elle
provinciale du
der dans les cas où des circons- décrets
peut s'appliquer les
tances innpératives la forceroient de semblée nationaux, coloniale les avant ait que l'asprendre des arrêtés, sans avoir pu mais examinéz que
adoptés; iniéreschercher des pouvoirs hors d'elle- sant, que ces Messieurs P'objet avoient en
même, nous conçames que l'éloi- vue, étoitd'obtenir une
gnement de cette Province et les d'hostilité; ; et contre qui? suspension Contre
circonstances désastreuses où elle les hommes de couleur.
se trouvoit, pouvoient excuser des qu'il étoit évident
l'assemblée révoltés :
mesures extraordinaires et néces- coloniale n'edt
une loi
saires au
pas
fuit
rétablissement de l'ordre. cette suspension
pour.
Nous engeâmes cette assemblée à convenoit donc d'hostilité; bien
etqu'il
mettre d'abord en usage des moyens
mieux à ces
de persuasion, et nous lui écri- Messieurs, gu'ils avoient pour Pobjet intéressant
vimes, par notre lettre du 15jan- ser sur les circonstances en vue, de où s'en repovier dernier, no 16:
voitl'assemblée
du se trou-
<, Si vos.représentations ne pro- qui effectivement provinciale le Sud,
>> duisent aucun effet, et si vous dat.
signa concor-
>> pensez qu'un arrêté de votre asDira-t-on
>> semblée puisse mieux remplir tion faite à l'assemblée que la recommanda-
>> Pobjet intéressantque nous avons du Sud, de transmettre provinciale à
>> en vue, ou même e-qu'il puisse blée colonialelesmotifs de ses l'assem-
> opérer, 9 au moins une simple.
déter-
>> suspension d'hostilités ; prenez sinationspourlesarpronter,rene die à cette interversion
>> alors les décrets de l'assemblée Non, Messieurs l'assemblée de la loi.
>> nationale, pour règle invariable nialedoit seule, sur , ce
colo-
> de votre conduite, et faites tout nertimpelionyetnonli, point, don-
>> ce que votre conscience et VOS cette
recevoir;et
> lumières locales vous suggerront correctif recommandation n'étoitqu'un
> pour le salut de votre province. pas empêcher apparent, les qui ne pouvoit
> Ayez soin toutes les fois que résolutions
funestes l'assemblée effets des
> vous agirez d'après notre auto- du Sud seroit auxquelles contrainte, concer-
> risation, d'en expliquerles motifs nant les révoltés.
>> et de les transmettre à l'assem-
> blée coloniale, au gouverneur et
>> à nous pour être approuvés,
5 s'ily a lito >>.
dre 2°, les Afflfigés exécutions etindignés d'appren- L'assemblée coloniale a été aussi
se faisoient auPort-an-Prince, populaires
affligée et indignée que MM. les
Commissaires
adus
civils, desezécutions
, d'en expliquerles motifs nant les révoltés.
>> et de les transmettre à l'assem-
> blée coloniale, au gouverneur et
>> à nous pour être approuvés,
5 s'ily a lito >>.
dre 2°, les Afflfigés exécutions etindignés d'appren- L'assemblée coloniale a été aussi
se faisoient auPort-an-Prince, populaires
affligée et indignée que MM. les
Commissaires
adus
civils, desezécutions --- Page 23 ---
écrivimes ala
(19)
9.9
ville, le 10 janvier manicipalité de cette populaires qui se
C Si vous ne dernier, no 12: an-Princes son faisoient au Ports Messieurs,
pas suryous, que aux
adresse à cette
tnès.
> tiale, etde irmttal publier! laloi mar- l'atteste citoyens de cette S
> nière légale, déployer, la force d'unema- seroit bien sullisamment. Mais ellese
>> vous finirez, vous publique, crise on étoit gardée, cette dans l'état de
>> être victimes de ces mêmes, par Tapplication de la ville, d'y faire
> vantables >,
fareursépon. parce
loi martiale j
- Les deux cas
servir que les cadréniscepome à faire
de
nous venons
passions des contre-révociter, sont .due
Iutionnaires quise
nous l'avons dit, ont qui, comme tête des troupes de trouvoient à la
cinquième paragraphe provoqué de la décla- le loi qni les autorisoit ligne, à armer par une
ration. Nous avons prouvé
troupes de ligne contreles
ces
munis de tous pouvoirs
que , et à fournir aux
citoyens;
au maintien de
nécessaires de profiter de brigands la
l'occasion
granqeintepublinue l'ordre et de la rentrer dansh lesdébris confusion de
pour
fait, dans ces deux cas, nousn'avions lieurense ville et s'en cette malo
faire aux devoirs
que satis- maitres.
rendre les
à présent de qui nous sont imposés par la nation et le
la cause de l'anarchie constatery par un témoigiage
roi; ils'agit
est pris d'une adresse de dans l'assemblée laquelle se trouve la authentique colonie; ce et nouveaug
coloniale, du 20 février
témoignage
a
ProriacialoderOuet,
30 ar
1792.
Al'assemblée
60 Ertrait de PAdresses
c Nons avons pensé
>> de notre devoir d'élever qu'il étoit Ce n'étoit pas
>
notre l'assemblée
dans l'arlresse de
>> voixjusqu'a-vous, liciter, au nom ) de pour la vous sol- du 20 février, provinciale de l'Onesty
>> de l'Ouest, et si
province' missaires civils que MM. les Com-
>> dire, au nom mêmedela nous osons lel un
dévoient chercher
>> entière, de ne
colonie cause témoignnge de l'anarchie anthentique de la
>> long-temps à fixer pas la différer plus la colonie. Je
qui règne dans
>> qui nous'
constitution un bien
pourrois vous en citer
>> peut opérerd'une convient, et seule, Jele trouve plus dans anthentique la
encore..
>> ce, le retour de SN effica- Lieutenant au
lettre de M.le
> tranquillité publique. l'ordre et de la ral, du 22 de Counemementgéns ce
et
> Les lois mêmes
principes qui l'ont mois, dictée. dans les
>> servir de ressort à
doivent lagent du pouvoir
J'y vois
>
conduite
2"
de divers corps,
bliant une loi dont exécutif, il à
ou-
>> tie, des anciennes résultent, en par- confection parson
opéré la
> et en partie , - des ordonnances, décrets
qui porte que approbation ; loi
5 nation : ces
de la ne statucra sur l'assemblée l'état coloniale
s plupart, ne sont derniers, pas pour la hommesde couleur et politique des
promulgués que lorsqu'ils auront negreslibresy mis bas les.
"
de divers corps,
bliant une loi dont exécutif, il à
ou-
>> tie, des anciennes résultent, en par- confection parson
opéré la
> et en partie , - des ordonnances, décrets
qui porte que approbation ; loi
5 nation : ces
de la ne statucra sur l'assemblée l'état coloniale
s plupart, ne sont derniers, pas pour la hommesde couleur et politique des
promulgués que lorsqu'ils auront negreslibresy mis bas les. --- Page 24 ---
20 )
dansila colonie - ou n'y sont pas armes'; je le vois, dis-je, au lieu
sleahos sappliquables; l'incertitude et le d'employer les forces
arrivent
irègnent- sur des matières Senumetreleshommer
devroient être
couleur,
#
sla'la siqui
de lumineuses et à les punir de leurs crimes.et de
portée
tout le monde; leurs
$ etc >. sllrv 3y 31o1o 10
révoltes, provoquer l'assemi:Nous regrettons" qu'il nous soit Soissrniozhonaiam au - moment où ils renouvellent des
impossible de placer ici tous les: massacres et les incendies; je vois
argumens tient l'adresse péremptoires de l'assemblée que con- l'agentdup pouvoir exécutifisppelen
vinciale de-l'Ouest.
pro- Hmamahieaie latif.
20 Nous
Je vois s enfin'; ce pouvoir
autorisation disons; donnée enfin, à l'assemblée que notre exécutif coalisé avec les commisprovinciale du Sud, ainsi que notre la saires confiance civils, pourfaire le perdre doitià toute
injonction faite à la municipalité ses
peuple
du Port - au-Prince; ne sont'
qui ontlecourage
anemalin
moins fondées sur les lois, actuel- pas de résister aux instigations letiaux:
lement existantes dans la colonie; toutes provocations qui les assiégent de
que sur les pouvoirs à nous délé- ruiner parts, la colonie et qui et ne anéantir veulént
gués par la nation et le roi.
1E
clavage, en cédant auxhommes de
couleur leurs prétentions: les plus
exagérées) ce qui consolideroit cele
La discussion dans
les-des De esclaves révoltés. 9I1 100
allons entrer,
laquelle nlOus
cet étrange et captieux raipartie, les inconvéniens pourra diminuer, en sonnementijenet tirequune consésultent du
réli quence; mais elle est terrible: c'est
peu d'activité 1 l'as- que MM. les
sembléel coloniale, puisqu'elle feral tarderont pas Commissaires à vous
civils à ne
connoitre aux' corps administratifs notifier que la municipalité dire, de vous la
et-municipaux, les droits qui leur Croix-des-Bouqueta, a bien fait de
sppartiennentdéja, simple
en vertudel leur prêter le serment de maintenir la
semblée existence, reconnue parl'as- constitutiondien royaumesi'en trouve
saires coloniale, et les commis- la preuve dans ce
ICes nationaux-civils.
je remets sous vos paragraphe yeux 5 cc
corps
ne
eUtc
avoir d'existencer populaires peuvent a fait encore plus a l'égard des
tutionnelle
légale et consti- municipalités; car, par l'article II
ticle V du s décret qu'au du mnoyen 8' de l'ar- de sa loi provisoire sur les munisanctionné le 9 avril suivant mars1790, : cet cipalités, elle a du l'exécution décembre dernier,
article
du déadourti
porte que,
Cret du
< Les décrets de l'assemblée na- constitution 14 décembresz8g, des
portant
5> tionale, sur l'organisation des
municipalités 2.
>> municipalités des assemblées ad- Ori, ce décret du
>> ministratives, serontenvoyésaux
contient ce 14 décembre
> assemblées coloniales, avec pou- 1789, abusera de ce que scrment; vous paroissez et on
embre dernier,
article
du déadourti
porte que,
Cret du
< Les décrets de l'assemblée na- constitution 14 décembresz8g, des
portant
5> tionale, sur l'organisation des
municipalités 2.
>> municipalités des assemblées ad- Ori, ce décret du
>> ministratives, serontenvoyésaux
contient ce 14 décembre
> assemblées coloniales, avec pou- 1789, abusera de ce que scrment; vous paroissez et on --- Page 25 ---
wlvoir de nhettre àr
(21)
9 -9A
3 parties desdits exécution les l'avoir
>> vent s'adapter décrets, aux qui peu: ment modifié preserit, rce n'ayant aucunes
a locales >2,
convenances 5
décret!
wes.
L'assemblée D
rise n
nb NC pour
tence légale des coloniale trois ayant purement et
T
avant elle dans la
assemblées
simplement reconnu l'exisa
les décrets nationanx colonie, sans qu'elle provinciales se soitjamais qui s'étoient formées
résulte
ces mêmes constitutifs décrets desi assemblées avisée de modifier
la eutter par le
sont
adininistrativesy il en
encore plus à l'égard propre desi ayeu CEE de l'assemblée coloniale;
clie
provisoiresurles mhunicipalités, municipalités, du
car, , par l'article-II de aifait
fexécntion du décret du 14 décembre 29 décembre derniery elle,a ordonné sa loi
municipalités.
4789, portant
Or, que veulent ces
constitution des
nellement les assemblées décrets, en vertu desquels existent
Domingue?
provinciales et les
constitutionCelui du 14 décembre
municipalités de Saint.
au pouvoir municipal, sous 1789, la dit, article L: ce Les
blées administratives
fonctions propres
habitans-d'une
sont (entr'autres surveillanceet linspections des
bonne
assemet de la tranquillité dans police notainment fonctions) de la
de faire jouir! les
Le sécond décret du22 les rues, lieux et
de la salubrité
décembre.
bipsnt
siemescction:
1789, dit-d publics.
>> toujours tenus Telssadminisgatene de
de
l'article IV de la troj-
> tions, aux règles se conformer dans départemient l'exercice de et de district, seront
>
établies par la
toutes
Parmni gislatures, les 9 sanctionnés par lei roi constitution, >>,
et aux décrets (leurs) des fonc léla même section, fonctions les dont il s'agit, on voit, au no DL
-
D tien de la salubrité, que de corps la administratifs sont 9 de l'article II de
>> l'antorité
sureté et de la
chargés du c mainsous celle de etl'inspection son
du roi >. Par
tranquillité à publique, sous
voirs à ce
représentant et de ses conséquent,
En comparant mécessaires, en vertu d'un comnmissnires décret
munis emmtbintimnes de tous poumier, les
ensemble ces deux décrets, e national." il
sous la surveillance municipalités sont responsables de résulte que, par le
et l'inspection
la
pre.
second, ces corps;
des corps
tranquillité
administratifs :
publique, sont toujours Htpeaneneueneate tenus de se
du mnaintien dela que,
CETTERS
Et, par conséquent, que les
conformer aux
ERAlmtE
nicinalités et les assemblées mu- Jeyous prie, décrets nationauxy
vinciales, 9 comme
pro- prendre à Messieurs, de m'apde district, ainsi administration blée
distinguer dansllassetcoloniale, en qualité que l'assemblée termes colamiats.rtemtrae des
qui, aux
tion de
d'administra- examiner acgmisnationatt et
doit
se conformer départément, aux décrets sont tenus de nationales décider qu'elles lois
natio- aux localités peuvent de être appliquées
ce pays, et celle
prie, décrets nationauxy
vinciales, 9 comme
pro- prendre à Messieurs, de m'apde district, ainsi administration blée
distinguer dansllassetcoloniale, en qualité que l'assemblée termes colamiats.rtemtrae des
qui, aux
tion de
d'administra- examiner acgmisnationatt et
doit
se conformer départément, aux décrets sont tenus de nationales décider qu'elles lois
natio- aux localités peuvent de être appliquées
ce pays, et celle --- Page 26 ---
(132)
naux, pour-lemnintien derla tran-
: suivant l'expression de
quillité publique, sous l'autorité et me Commissaires
MM,
linspection du gouverneur des dese
civils, est tenue
commissaires
cabrerai-dioemente
du roi.
nationaux-civils n :
et naux, sous leurautorité, sous léur
C'est ici qu'il faut toute la sagacité inspection d'un homme et celle du gouverneur.
national, pour eapliquer la loi et dissiper mon revêtu d'un caractère Je n'arrangerai jamais ces deux idées
ignorance.
qui doit déterininer quelles lois disparates nationales dans ma tête. Une-assemblée
localités p ayeci l'approbation du
peuvent s'appliquer aux
tenue de s'y soumettre sous l'autorité gonverneur: du
; et qui néanmoins-est
Messieurs, je n'entreprendrai point de gouverneur. Je m'y perds,
.
Mais quelle conséquence cependant doit-on résondre tirer ce problême. 9.
Je vous demande
attention.
de-la, Messieurs?
L'assemblée
Sise
pas en état de
qui est en vous , a décidé
vous
Tadeat
L'assemblée de guerre, , mais seulement en état de trouble que intérieur: n'étiez
aussien vous, doitmaintenir) département, la qui selon MM. les Commissaires, est
sous leur inspection et sous celle tranquillité du
publique sous leurantorité,
Or, toujours selon MM. les Commissaires, gouverneur.
na1 t
politique des hommes de
vous statuerez sur Vétat
une opération
conleur; comme assemblée législative ;et par
deviendrez assemblée magique, de vous cesserez d'être assemblée législative ; vous
obéir, ainsi qu'à M. lei département : Pourquoi-faire P Afin de leur
tendans à faire cesser des Gouverneur troubles s pour les moyens d'exécution
et ces troubles, quels sont-ilsPC'est tla qui révolte altérent des la tranquillité publique 3
de couleur et nègres libres contre' une lof
remet esclaves leur etdes hommes '
disposition. o
qui
sort à votre
concuremment Vous.voyes donc qu'ils voudroient se réserver le droit de
la révolte des esclaves avec M. le Lieutenant au gouvernement général, statuer, sur
je vous
et des homies de couleur et
et
>
est de rappellerai Messieurs, que le marimum de negres leurs libres;
intentées suspendre. même tous jugemens d'affaires qui auroient pouvoirs,
qu'ils-avoient pour ordre les opinions politiques; et que M. Mirbeck tue dit, être
hommes de couleur et exprès de ne se mêler en aucune manière des"
negres libres.
Qu'on ne me dise pas
ces deux
ne soient parfaiteinent tlr liées dans idées, malgré leur axtravagance
saires civils, j'en trouve la
l'opinion de MM. les Commispreuve en 2 ce paragraphe.
à eJusqu'àce jonr, , nos invitations à cette assemblée,
s'occuper sérieusement de ses fonctions
pour l'engager
et nous ne l'avons vue
de délations législatives ont été inntiles ;
grands pouvoirs acthellement s'occuper-que existans dans la contre les deux autrés
dans lesquels elle ne peut entrer qu'en qualité d'adininistratiou colonic, ou de de détails
S
dépar-
preuve en 2 ce paragraphe.
à eJusqu'àce jonr, , nos invitations à cette assemblée,
s'occuper sérieusement de ses fonctions
pour l'engager
et nous ne l'avons vue
de délations législatives ont été inntiles ;
grands pouvoirs acthellement s'occuper-que existans dans la contre les deux autrés
dans lesquels elle ne peut entrer qu'en qualité d'adininistratiou colonic, ou de de détails
S
dépar- --- Page 27 ---
tementi, sous l'autorité et
(23)
9 - -99
nationaux-civils Or,
et du roi >>. inspection du gouverneur, des
+
ces détails, depuis
commizsaires
n'ont eu trait qu'à la
MM. les
wes.
et nègres libre
Puia.dir des
Commissaires civils sont
; et vous voyez esclavés et des hommes de ici,
entendreà vOs
et que ces Messieurs
couleur
aux assassins, constituans, Sur-tout aux
s'efforcent de faire
que vons ne
départeinenit, toujours
devezi y entrer révoltés, auxi incendinires,
eti ides commissaires civils; sous l'antorité et lanspection qu'en qualité da d'assemblée de
disposition I est donc absolue de cetter grande c'est-à-dire, affaire. qu'ils veulent se gouvernenr réserver. la
lévidencs, que démontré l'antorisation jusqu'à Il faut être
fort
née par nous à l'assemblée don- suis pour concévoir plus ce que je ne
vinciale de l'Onest, et que notre pro- ce sophisme cauteleux" paragrapher et
du injonction faite à la
ne me présente
sens. entortillé
Port-au L- Prince, municipalité ne sont
à-dire, un
qu'un , c'estmoins conformes auxloise
pas
pourvous entraîner
à Saint -
existantes
TnAprt
tement, en vous assemblée de
sur. les pouvoirs Domingue, que fondées telle'; mais faisanta
qui nous sont
je
RaPraie
Si pour trancher] la difficulté, délé- idée ne me paroit conviens. pas assez que cette
REAE coloniale alloit
ment
clairesurelle de défendre aux prendre mér. expriméer Elle Cinmagneice.rante
laires de suivre aucuns corps des décrets popu- contredite par paroftroit le
absolument
nationaux, nous.
vànt.
paragraphe suivance qu'elle paralyseroit avertissons d'acette
opération, toutes les par cette toujours Copendant établir en fin , qui semble
provinciales
assemblées legislatif et
vous le corps
Saint-Domingne, ettesmunicipaiten etqu'elle.se de tement, ner détruit liassemblée del déparlyseroit
para- ma
pas absolument
les anciennes elle-même s en sa qualité
première opinion. de
205 I -
de généraux, omiohnaces faites d'adimninistratien pour les colonies départementse car
rien dont d'intendans, de
ne parlent
Pour autoriser puissent leurs s'étayer des commandans, corps, alors inconnus , et n'offrent
dans
Erter.dit
Nous
fonctions.
les
observons et déclarons
colonies,
latives, de
l'assemblée coloniale encore que, dans ses fonctions
des Saust-Dominpue: décrets
; qu'elle peut préparer le plan de la
légisfaire
et des
peutappliques àla
les constitution
>
instructions
y sont colonie, dispositions
la
proviaoirement, de
des letet
convenables 5
à la charge se conformer aux principes purement intérienres, qu'elle le tout pent à
et la motropoles sanction du sauf la décisions defmitive généraux de qui lient lar colonie
visoire dn
roi; et qu'elle peut et doit, avec l'assemblée mationale;
des lois concernant gouverneur, l'état la sanction directe, etl laprobation
des hommes de
des personnes non absoluc du roi,
couleur et
et
Ete
l'exécution de ces mêmes nègres libres, ainsi que libres,ise les l'état politique
lois; et qu'enfin, par un réglemens privilge relatifs à
spécial,
ive généraux de qui lient lar colonie
visoire dn
roi; et qu'elle peut et doit, avec l'assemblée mationale;
des lois concernant gouverneur, l'état la sanction directe, etl laprobation
des hommes de
des personnes non absoluc du roi,
couleur et
et
Ete
l'exécution de ces mêmes nègres libres, ainsi que libres,ise les l'état politique
lois; et qu'enfin, par un réglemens privilge relatifs à
spécial, --- Page 28 ---
(24)
cette assemblée (comme les autres assemblées coloniales) est
à adresser à l'assemblée nationale et au roi 3 sur les objets du autorisée
extérieur , des pétitions au hom de la colonie. Telles sont les régime
tions quilapparsienent constinutionnllement à l'assemblée
foncen sa qualité de corps législatif. S 1P E
C coloniale,
t a Nous venons de satisfaire à dla Nous voici,
tâche quenous nous étionsimposée, raison; c'estici Neusieus,hlepéror que l'on réunit
en commençant cette: adresse, et ses moyens
fixer la
tous
nous pensons l'avoir remplie avec attention di pour lecteur y dernière émoucette clartélumineuse qui distingue voir sa sensibilité.
pour
lat vérité de l'erreur. Nous àvons toires yi élans de zèle Mouvemens pour la colo- oraprouvé jamais nous n'avons at- nie, témoignages d'intérêt
taqué 1a pouvoirs desl'assemblée prospéritél 7 2s f DUDO pounsa u
coloniale, ni commis des fautes TIP Sr 33 10au0'1 sh datt
muisibles à la colonie.
Siminn nf stinl moistcndatt nisinnir
Nous invitons l'assemblée colo11I0 LAssan
niale à considérer que le salut de
- iol A 00L 1049 ari
cette importante section de l'em- ohosl 38 arsnimo(t
pire: del Pharmonie Frangais, dépendi doit absolument olab Mape Onsle 0 Iuv / S0n
DR
qui
règner êntre olatib
l'assemblée, le gouverneur et les tbis tiolis air
commissaires nationaux -i civils ; 19 18O
qu'il sera glorieux, pour elle, de
835 nigu 7O18
renoncer conrageusement 2 des Ce n'est pas eur;
erreurs, qui finiroientparla rendre c'est vous qui avez commis Messieurs 9
coupablelaux' yeux de la colonie, erreurs : et les erreuirs
des
comméàdo ceux de la nation et du votre déclaration des sont dans
roi ! que nous sommes toujours titutionnels de la droits consdisposés, par état et par inclina- de Saint-Doningte partie frangaise
tion,Roubliertoute ce qui peutnous'
Wae M.
Atrepersosnelypours bien
ne songerqulau 1
DRId A
a
qu'il nous seroit possible de
I 0S a
faire, , en employant, de concert
F0T 101 STISl 3u0 2a3t3,
avec toutesides autorités légales,
vowll, 8 fortelo. "IF
nos pouvoirs pour lerétablissement
In C Ioa sbloma
-0
de l'ordre et de la tranquillité 7 ng stm ang Vird Tanue 15
pullique! P roll (OVI
inp AAitomai O
30b 35
e Nous finissons par récommander
à tous nos'
C'est-à-dire, Pégalité des
concitoyens, les colons mes de couleur; cest -
hom- a
Français de Saint-bomtingne, la J vous pardonner quand a-dire, vos
soumissioni let l'obéissance aux lois 3i missaires auront
com-
(
etiles. respect qu'ils doivent auxo que nous
Fait la démarche
pouvoirs constifationnels
goh nds attendons 1
en dictateurs.
&s ditelss masan 39t esl oirp délégués iarif aondil 179T agan 19 merolarga inemmocso af eemmodf S:o1 29b
laisegs oasliving 1s mI € colung Ap 19 totol eombx 290 ob RDACA
3i missaires auront
com-
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etiles. respect qu'ils doivent auxo que nous
Fait la démarche
pouvoirs constifationnels
goh nds attendons 1
en dictateurs.
&s ditelss masan 39t esl oirp délégués iarif aondil 179T agan 19 merolarga inemmocso af eemmodf S:o1 29b
laisegs oasliving 1s mI € colung Ap 19 totol eombx 290 ob RDACA --- Page 29 ---
(25)
-
Atassehllée
nationaneeivinl coloniale, au représentant du roi, et aux
29-A
commissaires
Les Compjauaires
+
frangaises de CAmérique antionsum-etellsy sous le
déligues par le roi aux iles
wwes.
vent.
Sigré DE MIRBECK ET ROUME.
Pluc bas
Y92
St écrit LE BORGNE, secrétaire
Il est certain
58 a
adjont.
que si l'on
de
paragraphe 2 on auroit
à jugbit
cette adresse
< Jaloux de la
peine crore qu'elle
par ce dernier
>> fiance générale puissance mora. qui nous contient cette autre phrase :
>> ou plutôt les qui devoit en êts la suite environne 3 et de la con-
> autorité, etilsont ennemis du bien pilic ont cherché nécessaire, à nos ennemis
Représentans du antlesplnsgrands fforts
affoiblir notre
où tout semble peuple Frangais di Hrncetbendriaeante
et dé
à conconrir, d'un côté, Sain-Domingue ! au moment
sont conférés l'antre, vous faire perdre les détruire les corps
combinaison par la loi du 28 septembre doits constitutionnels populaires,
des principes
se'est-lidire,
vous
présente
opposés,
lorsque "" fatale
de couleur; l'alternative ou de fancien dontvous êtes les jouets 2 vous
absolue. Je mais de l'un et de l'autre réginicol de l'égalité des hommes
famille,
vous parle en
côté, votre ruine infaillible et
votre
en homme enfin attaché citoyen, aux en propiétaire, en père de
ferme, propre et qui gloire; et je vous engage à intérèts de son pays et à
en droit d'attendre réponde de à ce que vOs constituans prendr un partraage, mais
vous.
sttendent, et sont
Signé THOMAS MILLET.
OBSE R VA TI - N S.
Il est nôtoire, dit M.
que sil'on avoit alors Ronme 2 d'après les
Frine à
publielamnistie interrogatoires des briou du moins, proposé une amnistie), la révolte des qu'ilp proposoit (M. Roune
Si l'on qu'il ne resteroit qu'un foible esclaves auroit été finie,
l'on
peut se dépouiller du caractère nombre de brigands.
simple peut se dispenser de parler
piblic dont on est revêtu, si
citayen, s'udresser d ses officiellioment, i! faut et si l'on
en
preuve, quand On est- délateur et frores,
au moins
la
contre
avance
Ectas
l'assemblée des
qu'on
uneSCAIS louer leur
représentans du
inealpation-ausst
une calomnie modération, lorsque je les vois peuple: etje ne
va se
saissije
qui
propager dans toute l'Europe. se-dispenser de refuter
D
en, s'udresser d ses officiellioment, i! faut et si l'on
en
preuve, quand On est- délateur et frores,
au moins
la
contre
avance
Ectas
l'assemblée des
qu'on
uneSCAIS louer leur
représentans du
inealpation-ausst
une calomnie modération, lorsque je les vois peuple: etje ne
va se
saissije
qui
propager dans toute l'Europe. se-dispenser de refuter
D --- Page 30 ---
(26)
Oband i1 "Seroit vini,je pose même qu'il soit vrai
fait cette déposition, des esclaves assassins que des, origands
Poerin mène au supplice, déclarent,
et incenduaires, que
on leur eût promis leur grace, ils. pour auroient atténuer cessé leurs crines, et
si
vaster; et M. Roume regarde cette déclaration d'inceudjer ane
dea défondée, contre qui? Contre centlégislatesrs honoré- comme de la confiance inculpation du
peuple, tion de choisis par lui pour la défense d ses draits,
la
lifer sa vie, de son honneur et de serprepriétés. ne saurais conservacette
jemur
trop modéré, assertion aussi hardie qu'extaordinaire, je craindrois Padtre
M.
ses entretiens avecies - membres f
de
M. de
avecles diverecitoyens de la l'assemblée, avec
les chefs
ville, et
VERLe
et les émissaires des révoleés. M. Roume a dû savoir même avec
mesures avoient été prises
arêter les efforts des brigands. quelles
apprendre
M. le IrACit o gouyernement général avoit Ilada
SPenagEs révoltés
de publier une auistic, pour faire rentrer les proposé
dans le devoir: qu'elle ft amplement
negres
tenant au gouvernement fut inyté, par les motifs discutée; pnissans que M. leLiendéduits, de ne pas la proclaner; quiln'yent
quilui de furent
personnes qui portèrent cett proclamation, Ep égard;
quinze
crés, et
les révoltés
massafadr
M.
défarèrent que c'étoit-la
doit
réponse.
IMe
avoir
R.4.
aussi funestes.
appris qu'une nouvelle amnistie a eu, des suites
Il a éprouvé lui-méme ce qu'a produit l'inconcevable
Jean-Francois.
entrevue avec
Il sait quelles ontété, au Potit-Gomresur-tout, les suites
qu'ils ont publié, en vertu de la loi du 28
del'amnistie
donc Il a da eu communication de tous les papiers septembre. pris sur les
lire cette espèce de
brigands; il a
apiydezn-Erangois, général: ananifeste, ilada y.lire:. portant en titre : Dr PAR LE
Si le roi, notre maitre, nous envoie une
>> de sa propreanain, toutaussitôt: nous nous cessation d'armes, signée
>> noissant d'autre blanc que lui >>.
soumettrons à lui, ne conoubliantleur Cependant devoiretles je demande à M. Roume pourquoi son collégue et lui,
leur influence
droits del'assemblée coloniale, ont
d'approuyer
empêcher M. lelieutenant au gouvernements essayétoute
Prdensue sur la proclamation soumise
le roi général.
bération, et qu'il,avoit faite pour
les par
à sa déli-,
et pourquoi, par ce procédé, ils ont rappeler suspendn la esclaves à leur devoir;
proclamation pendant si long-temps ()?
publication de cette
cependant (r) Cette l'attaque proclamation faite au a été camp publite, Paditu, Par respect, pour l'intention paternelle du roi ; et
si connoit victorieusement repoussée par M. Pineau depuis et les cette proclamation' , si vigoureusement es:
un peu mieux les localités que M. Roume, siens, prouve que l'assemblée coloniale
, par ce procédé, ils ont rappeler suspendn la esclaves à leur devoir;
proclamation pendant si long-temps ()?
publication de cette
cependant (r) Cette l'attaque proclamation faite au a été camp publite, Paditu, Par respect, pour l'intention paternelle du roi ; et
si connoit victorieusement repoussée par M. Pineau depuis et les cette proclamation' , si vigoureusement es:
un peu mieux les localités que M. Roume, siens, prouve que l'assemblée coloniale --- Page 31 ---
C'est MM. les
(27 )
d'eux; ae vonloient Commissaires vonloient
29-A
maîtres du sort des paroitre les seuls
que cette
fie
-
sur eux, il leur esclaves, Pour conserver dispensateurs des proelamation gràces, les
de l'assemblée convencit de snspendre
cette puissante
seuls saras.
veraineté en cette coloniale; si un
l'exercice du ponvoir influence absolu
nègres libres tourneroient partie, lon les depetilisemtle esclaves, les
constatoit sa soun'y a point
leurs regards
hommes de
Y92
Tur au
d'antorité supérienre à vers la elle; ils seroient couleur et
d'elle seule contraire ne peuvent recevoir sienne; que toutes les assurés
la mnagie qui dépendent leur existence, leur Timpulsion que d'elles auseroient sans enveloppe MM. les
punition ou leur
que
influence, et,
Comnisatres civils
grâce. Alors
qu'elle Cette. ne soit dirigée par les aucune lois de leurs démarches dinsparoliroity ne
ils
et est puissante si bien influence étoit prononcées par T'assemblee croitlénaliee
E cffet, les démontré par leur nécessaire au but qu'ils se coloniale.
le décret du 15 commissaires civils, qui correspondamed iont
proposent,
àla constitution mai, de ila et qui par consequent ont accepté cru leur mission
faire un mérite de partie frangaise de
ce
après
tion de
rapprocher,
NentspeicItis
leur celle du royaume. Toutes par les leur force niat-Doningnest morale, cette doivent se
responsabiliné, paroîtropt legitimes; et même ne mesures qui tendront vers constitu- ce
majorité de la
qu'ils sont surs d'être pas devoir compromettre but,
et par les
sontenus
leur
Fe
tupion française.
principes
parla trds-grande
Le décret du 24 septembre,
fondamentanx de la consticommerce nationale par T'obisession, , parles diront-ils, a été arraché à
recomnu maritime et de
criailleries des colons et l'assemblée
toute
imnanufacturess et nous
mais sur.les
des villes de
fluence et nos Tinjustice, soins
avons eu le
lieuxnouse en avons
grandes modifications, infatigables, Nous
de réussir dy bonheur, faire par notre inDomingues établi
mais en alimentant avons ruiné la France en apporter les
Régalité. Qnelle voix alors une sainte nsurroction, ruinant utles
responsalilité de leur
sur la tête de
osera s'élever? qui osera nous y avons
siasme qui véritable mission? Qui fonctionnaires osera lutter publics qui se seront rappeler la
France? couronnera CC compterendu à contre Toflervescent enthon- écartés
Iassemblée nationale et à la
- LR
tabli
mais en alimentant avons ruiné la France en apporter les
Régalité. Qnelle voix alors une sainte nsurroction, ruinant utles
responsalilité de leur
sur la tête de
osera s'élever? qui osera nous y avons
siasme qui véritable mission? Qui fonctionnaires osera lutter publics qui se seront rappeler la
France? couronnera CC compterendu à contre Toflervescent enthon- écartés
Iassemblée nationale et à la
- LR --- Page 32 ---
(28 )
EXTRAIT des registres de l'Assemblée coloniale de la partie
française de Saint-Domingue.
De la séance du 26 mars 1792 a été ertrait ce qui suit:
Sun la motion d'un membre, l'assemblée arrête que l'ouvrage de
M. Millet, lu par lui à la séance d'hier au matin, sera livré à
l'impression.
Fait et arrêté en séance, lcs jour, mois et an que dessus.
ae
S7gw/LAcaer-ANAaTE DE LEAUMONT, président. LAPAQUERIE, vice-président.
HARDIVILLIENS, CHOTART, JUSTAL et DUMAS, secrétaires.
Collationné POITTEVIN , gardes des archives,
iu Cap-Français, ehez DuFOUR DB RIANS, imprimeur de l'Assemblée
coloniale de la partie française de Saint-Domingue. --- Page 33 ---
A --- Page 34 --- --- Page 35 ---
E799
T653 m
1-Sizc
v.a --- Page 36 ---
pourquoi, par ce procédé, ils ont rappeler suspendn la esclaves à leur devoir;
proclamation pendant si long-temps ()? publication de cette cependant (r) Cette l'attaque proclamation faite au a été camp publite, Paditu, Par respect, pour l'intention paternelle du roi ; et
si connoit victorieusement repoussée par M. Pineau depuis et les cette proclamation' , si vigoureusement es:
un peu mieux les localités que M. Roume, siens, prouve que l'assemblée coloniale — Page 31 —
C'est MM. les
(27 ) d'eux; ae vonloient Commissaires vonloient
29-A maîtres du sort des paroitre les seuls que cette fie sur eux, il leur esclaves, Pour conserver dispensateurs des proelamation gràces, les
de l'assemblée convencit de snspendre cette puissante seuls saras. veraineté en cette coloniale; si un l'exercice du ponvoir influence absolu nègres libres tourneroient partie, lon les depetilisemtle esclaves, les
constatoit sa soun'y a point leurs regards hommes de
Y92
Tur au d'antorité supérienre à vers la elle; ils seroient couleur et d'elle seule contraire ne peuvent recevoir sienne; que toutes les assurés
la mnagie qui dépendent leur existence, leur Timpulsion que d'elles auseroient sans enveloppe MM. les
punition ou leur que influence, et,
Comnisatres civils grâce. Alors qu'elle Cette. ne soit dirigée par les aucune lois de leurs démarches dinsparoliroity ne
ils et est puissante si bien influence étoit prononcées par T'assemblee croitlénaliee
E cffet, les démontré par leur nécessaire au but qu'ils se coloniale.
le décret du 15 commissaires civils, qui correspondamed iont proposent, àla constitution mai, de ila et qui par consequent ont accepté cru leur mission
faire un mérite de partie frangaise de ce après tion de rapprocher,
NentspeicItis leur celle du royaume. Toutes par les leur force niat-Doningnest morale, cette doivent se
responsabiliné, paroîtropt legitimes; et même ne mesures qui tendront vers constitu- ce
majorité de la qu'ils sont surs d'être pas devoir compromettre but, et par les sontenus leur
Fe tupion française. principes parla trds-grande
Le décret du 24 septembre, fondamentanx de la consticommerce nationale par T'obisession, , parles diront-ils, a été arraché à
recomnu maritime et de criailleries des colons et l'assemblée toute imnanufacturess et nous mais sur.les des villes de fluence et nos Tinjustice, soins avons eu le lieuxnouse en avons grandes modifications, infatigables, Nous de réussir dy bonheur, faire par notre inDomingues établi mais en alimentant avons ruiné la France en apporter les
Régalité. Qnelle voix alors une sainte nsurroction, ruinant utles
responsalilité de leur sur la tête de osera s'élever? qui osera nous y avons siasme qui véritable mission? Qui fonctionnaires osera lutter publics qui se seront rappeler la
France? couronnera CC compterendu à contre Toflervescent enthon- écartés
Iassemblée nationale et à la
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EXTRAIT des registres de l'Assemblée coloniale de la partie française de Saint-Domingue.
De la séance du 26 mars 1792 a été ertrait ce qui suit:
Sun la motion d'un membre, l'assemblée arrête que l'ouvrage de
M. Millet, lu par lui à la séance d'hier au matin, sera livré à l'impression.
Fait et arrêté en séance, lcs jour, mois et an que dessus. ae
S7gw/LAcaer-ANAaTE DE LEAUMONT, président.
l'Assemblée coloniale de la partie française de Saint-Domingue.
De la séance du 26 mars 1792 a été ertrait ce qui suit:
Sun la motion d'un membre, l'assemblée arrête que l'ouvrage de
M. Millet, lu par lui à la séance d'hier au matin, sera livré à l'impression.
Fait et arrêté en séance, lcs jour, mois et an que dessus. ae
S7gw/LAcaer-ANAaTE DE LEAUMONT, président. LAPAQUERIE, vice-président.
HARDIVILLIENS, CHOTART, JUSTAL et DUMAS, secrétaires.
Collationné POITTEVIN , gardes des archives, iu Cap-Français, ehez DuFOUR DB RIANS, imprimeur de l'Assemblée coloniale de la partie française de Saint-Domingue. — Page 33 —
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