--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
Johu Cuter Srolon
Lihrary
Oron llninersitu --- Page 3 ---
ASAE
depuis
mer le
ccorder
mênc
article
nt
dans
terre
nte.
procèsiges del
d'Or-
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16 por
qu'il Is
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& ils
choix.
Assemaite par
res. M.
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ques &c
qu'il est
bit dest --- Page 4 --- --- Page 5 ---
Samggl.
AD R ESS ES
DE LAMUNICIPALITE
DU PORT-A U-PRINCE
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
AU ROI DES-FRANÇOIS,
RT AUX CHAMBRES DE COMMERCE DE FRANCE
a
a
a
AU POR T-A U-PRINCE:
DE LIMPRIMERIE NATIONALE:
CHEZ CHAIDRONET COMPAGNIE
I
L
I. --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
Te
AD R E SSE
A L'ASSEMBLEE NATIONALE
Au Port-au-Prince, isle Saint-Domingue, le 8 mars 1791,
Meeens,
Lap premier devoir des repréfentans de da parciffe du Port-auPrince eft fans doute de vous inftruire des grands événcmens
dont elle vient d'être le théâtre, & qui ont été cccafionnés par
l'arrivée dela ftation envoyée.à Saint-Demingue cnéxécution de
votre décret du douze oétobre. Mais avant d'entreprendre ce
récit, il eft indifpenfable de vous peindre çuelle étoit avant ce
moment la fituation des parties de l'oueft & du fud de la colonie,
& particuliérement de cette ville,
inftruire des grands événcmens
dont elle vient d'être le théâtre, & qui ont été cccafionnés par
l'arrivée dela ftation envoyée.à Saint-Demingue cnéxécution de
votre décret du douze oétobre. Mais avant d'entreprendre ce
récit, il eft indifpenfable de vous peindre çuelle étoit avant ce
moment la fituation des parties de l'oueft & du fud de la colonie,
& particuliérement de cette ville, --- Page 8 ---
(2
Uinfkant oà Vaffemblée coloniale s'eft embarquée pour
Depuis
fes
& fes travaux, &: fur-toLt epui:
"vous foumettre pl.intes
da votre décrer du 12 ofto:
Pintant 0 Pon a eu connoilance colons de Sakat-Plomique
bre, qui caffe toutes Res opérations.les
mille fois plus sarbitraire & plus defpovivoient fous un empire
efforeds de fortiv. La révolutique que celui dont ils s'étoient
& de bonheur,
tion qui affure à la Françe tànt d'avantages des
de deuii &
n'avoit encore fait éclore parmi eux que mutuollement fujets
voue
de tritailtes deux partis qui fembloient s'ètre
L'un tenant
irréconciliable. divifoien; tous les cfprits,
unc haing.
& voulant le mainteniril'autre.s aecufé fanfleà l'ancien régime
auffi coupable qu'impofible,
ment de vifer à une indépendance
de voir larrévolution
& qui p'a jamais- defiréautre chafe que
quoiqu'én petit
sopérer Satnr-Domingue 3 Tun triomphant miliraire, l'autre
nombre, parcequ'il étoit appuyé de la forçe
lur
'nombreux, parcequ'on interpréto.t contre
écrafé" quoique de votre décrets T'un s'affemblant librement pour
les difpofitions
&E concerter. avée le pouvoir exécutif
délilbérer fur fes peojets,
même la liberté
les moyens de les réaliter, l'autre n'ayant pas efpionné à chaque
d'épancher fes détrs, dans le fein de l'amitié,
décrété, * condamné , flétri pour le moindre
pas, emprifonné,
d'incendiaire, ou le moindre atte,
propos, qu'on taxoit toujours
qu'on.malifioir de révolte & d'infurreation,
Et quel étoitle but de ces perfécutions proferites partout, d'éloioû régnoit encore la tyrannic? ç'étoit
hors en ces lieux,
des colons du defir de former
L gner par la terreur la majorité vous avez ordonnées de les
9 la nouvelle affemblée coloniale que droits, de celui qui les
dépouiller ainfi du plus beau de leurs
affure à jamais que les lois par lefquelles ils feront gouvernés,
feront conformes à leurs convenances loçales, appropriées 744
oili.
ferites partout, d'éloioû régnoit encore la tyrannic? ç'étoit
hors en ces lieux,
des colons du defir de former
L gner par la terreur la majorité vous avez ordonnées de les
9 la nouvelle affemblée coloniale que droits, de celui qui les
dépouiller ainfi du plus beau de leurs
affure à jamais que les lois par lefquelles ils feront gouvernés,
feront conformes à leurs convenances loçales, appropriées 744
oili. --- Page 9 ---
G5
genre de leurs culrures & de lours proprictés, a lcurs roctrs &x
a'leurs babitudes ; de celni chfin qurles garantit dès entteprifes
du pouroir-exteutif, ,'en leur accordant une atitorité Turveil"
lante qui pourra toujours eh arrèrer les progres, 1A
taomnol
Ou bien d'éçarter de cette aflembiée coloniale tous ceuxà
qui Y'on connoit de l'énergie & du patriotime, rous CeuX qui
ct
fentant le prix de la révolution; detirent que SaintDomingue
jouiffe de fes avantages : & 'de faire ainf tomber" le choix des
d'nutés, prefqu dins to.tes les paroiles, fur des'; parfonnes
vouées au gouv: irnemen! ; fur. des perfannes qui par état defient
li continuation de Parcien régime oppreffifs fur des perfonnes
chez qui l'intérêt eut fans peine étoufs la voix de la vérité, &
qui n'cuffent pas rougi de vous affurer que ce regime étoit le
feul qui convint aux colonies 5 que tout changemenr, même
enl bien, étcit impolitique & dangereux, 8que la meilleure de
toutes les loix étoit de maintenir à janais Texécution de cclles"
qui Ont jufqu'ici - régi Saint-Domingue.
Ec ce plan eût inconteftablement réuffi, du moins quant au
projet d'écarter de l'affemblée coloniak tous les amis des
réformes 1 tous ceux qui ne penfent pas que le gouvernement
fous lequel nous g-miffions 1 foit le meilleur des gouvernemens. >
Quel citoyen bicn-intenrionné eût ofé en effet accepter une pareille miffion, dans un temps où il eùt couru rifque de perdre
la liberté de fa perfonne, en ufant de la liberté de fon cpinion.
Dans un temps oùr ies dépcfitaires de l'aurorité voulojent, à
T'abri de la force militaire dont ils difpofoient arbitrairement,
faire en quelque forte des zbus dont ils profiroient une arche
facrée à laquelle on ne pouvoit toucher fans être puni de mort.
Ainfi celui qui auroir accepté la place de député, cût été forcé
d'opter entre le cri de fa confcience & fa furcté perfonnelie s
cpinion.
Dans un temps oùr ies dépcfitaires de l'aurorité voulojent, à
T'abri de la force militaire dont ils difpofoient arbitrairement,
faire en quelque forte des zbus dont ils profiroient une arche
facrée à laquelle on ne pouvoit toucher fans être puni de mort.
Ainfi celui qui auroir accepté la place de député, cût été forcé
d'opter entre le cri de fa confcience & fa furcté perfonnelie s --- Page 10 ---
ditention, (4-) Pcur évier d'aufi grands in:
entre. le parjure &cla fans doure r-fufs de déférer au. choix de fest
corvéniens, ilehr T'aflemblee coloniale fe fût parla srouvéennic-,
concitoyens 18E
régime, qui n'eufenr : rien.
rement livrée aux partcifas dlelanci-n,
nézligépour. le maintgnir: couru les colons de Saint : DominTeledle danger qu'ont intentions que l'afiembiée nationamendaveriens bienfailfantes les invirant à manifefter leur.
lea.fir éclaveraclsur égarg, leur çn convient, de voir ces intentions
voeu fur.ja confitution qui pulifque ce vau.ne lui feroit,
vraiment paternelles trompées, & qu'elle eût néanmcins été bien fon-;
réellementpoinr parvenui l'intérêt perfonnel auroit, feul faie
dée à regarder des plans que Tespreffion. d'un fentiment libre
éclore, comme érant yraiment
preferites par votre.
Begénéral, Mais gracçs aux fages précautions font entiérement délivrés de
décretdu LA oflobre a les colons
à voir briller Yau-,
à cet
& commencent
:
égard,
toute. inquiérude
T'exécution. dece décret leur, fait cfpérer.
rore du beau jour que de ce mois,la fation depuis Jong-temps
Mercredi derniertrois
un bataillon du régiment de Nor-,
annoncée, eft arrivée portant d'Artois & un détachement
mandie 2 un baraillon du régiment M.-I Blanchelande. * lieutenant-général
du corps, royal d'artillerie,
les fondicns de gouverneur.
&c,remplifiant
au, gouvernement, de M. Peinier, seft rendu à bcrd pour s'oppodepuis le départ
de
en affurant que, la ville étoit
fer au débarquement çes n'avoit troupes, nullement befoin, de fecours;
panfaitement tranquille 3 &
pour CUX dans ce mo
que d'ailleurs il n'exiftoit aucun rendre logement au.Môle. Mais une illument, & qu'il les invitoit à fe avertis de Temprefement avec
mination générale lès avoit déjà
avec.l laquelle ils feroient.
lequel ils étoient attendus, & de la joie
fes,
des.députés de chaque comprenic
reçus : en, conféquence,
troupes, nullement befoin, de fecours;
panfaitement tranquille 3 &
pour CUX dans ce mo
que d'ailleurs il n'exiftoit aucun rendre logement au.Môle. Mais une illument, & qu'il les invitoit à fe avertis de Temprefement avec
mination générale lès avoit déjà
avec.l laquelle ils feroient.
lequel ils étoient attendus, & de la joie
fes,
des.députés de chaque comprenic
reçus : en, conféquence, --- Page 11 ---
(6):
font rendus à tcrre. pour connoitre la fituation de la ville, &le,
vgeu des citoyens fur leur, débarquement."
Ils n'ont pas tarde long-temps às s'appercevoir de l'état de contrainte. ou plurôr d'ciclavage dans lecuella majorité des ciroyens
étoit plongée; ils-n'ont pas tardé à s'appercevoir >
de la coalition
que les partifans de'l'ancien régime avoient faite entr'eux pour le
maintenir; & vous jugez quelle impreffion ce fpeétacle a produit
fur des hommes vraiment libres & dignes de Têtre,fur des foldars
citoyens qui ont combattu pour la liberté, &x qui ont remporté
la viSoire. Is ont fenti que les tentatives faites pour les éloiguer
n'avoient d'autre but que de perpétuer nos fers, - & ils ont juré
de les brifer. Leurs difpofitions ont auffitôt été connues 9 & dès
get infant la coalition des foutiens du defpotifimne s'eft d'elle même diffoute &r anéantie.
La conduite de Cs braves guerriers à fair fortir ceux. du régiment du Port-au-Prince, de l'erreur & de l'aveuglement oû juf
qu'à préfent ils avoient été plongés i ils ont rougi d'avoir porté
leurs armes contre leurs çoncitoyens dans la nuit funcfe du 29.
au 30 jsiliet dernier, & d'avoir fervi d'appai à la tyrannic, lorf-, R
qu'ils devoient en fervir à la régénération. Combien ne feroit-il Ipas:
Adéfirer que ceretour aupatriotifmen'cir, coûté ni fang, niregrets!
Vendredi matin quatre du mois de mars, ils fe fonr emparés
de M. Mauduit, leur colonel, fur lequel feul ils rejettent tout
le blame dààleur conduite, & l'ont gardé à vue dans leurs,
cafernes. Lc même jourà quatre heures du foir ils l'ont conduit;
devant le corps-dergarde-patriotique, ayant: à leur tête les dra-,
peaux des citoyens enlcvés dans cette nuit du 29. au 30 juillet :
arrivés dans ce lieu où ils fe rappeloient fans doute-s'être por-,
tés avec, lui dans une pofture & avec. des inrentions bien diffé-:
rentes, dans ce licu ohils fe rappeloient.avoir (urpris des,cir:
fernes. Lc même jourà quatre heures du foir ils l'ont conduit;
devant le corps-dergarde-patriotique, ayant: à leur tête les dra-,
peaux des citoyens enlcvés dans cette nuit du 29. au 30 juillet :
arrivés dans ce lieu où ils fe rappeloient fans doute-s'être por-,
tés avec, lui dans une pofture & avec. des inrentions bien diffé-:
rentes, dans ce licu ohils fe rappeloient.avoir (urpris des,cir: --- Page 12 ---
milieu de (6) la nuit, les avoir attacus, ir
eoyens paiibles att fcs ordres ; ils ont cru ne panvoit expict
verfé leur fang d'après facrifant celui qui les avoit excités % la commetteur faute qu'en
fur leur chef: : : : Au même intair les ci
tre. Ils fe font jettés
cérémonie de la romife des dratoyensaccouru: pour affifter à la
avoira
oubliant tous les torts que M. Maudutt pouvoir
peaux ,
les fentimens que fa pofition deleur égard, &i nécourant que
!.: grace! .. &
voic infpirer, ont crié unanimement grace le fauver:mai: leurs
fe font précipités ait milieu du rumulre pour des
de
été inutiles; il eit tombé percé coups ferproefforts ont
foldats. a
44e
dans la ville, ers
EE
pres Les alarmes que cet événement a répanduès
de l'oueft,
M. le
M. le commandant
ont éloigné
gouverneur, & quelques citoys ns. Au meme
plufieurs officiers du régiment
l'abandon de la choinftant la paroiffe s'cit affembléc, & artendu
commander,
fé publique de la part des o7 ciers prépofés formation pour d'une mude
fur le champ à la
elle a décidé procider edifimuléqu'aux tenmnes devos décrers;
ricipalité. Elle ne s'eftpoint
délibérer fur les
une affemblée coloniale auroit dû préalablement cxiger àcct érapeuvent
ESrEntentt
Mais
blifement ; auffi ne l'a t-elle conftitué que provifoirement. & les fonéions
fe renfermant dans les pouvoirs
elle a penféqu'en l'affemblée nationale 5 cette municipalité pouvoit
décrétés par.
Bc que dans'un' infant où iln'éxifda'bord être mife en agtivité,
de créer de fuite un corps
toit aucune aurorité, i étoit urgent dans la ville.
capable de rétablir l'ordre & la' paix
Dans le même inftant, la paroiffe a arrêté une proclamation
publice & affichée Jur le champ, pour
qui a été imprimée,
avoient été divifés d'opinion avec
inviter tous les citoyens qui
cette raifon avoir
la majorité, & que la crainte pouvoit par
être mife en agtivité,
de créer de fuite un corps
toit aucune aurorité, i étoit urgent dans la ville.
capable de rétablir l'ordre & la' paix
Dans le même inftant, la paroiffe a arrêté une proclamation
publice & affichée Jur le champ, pour
qui a été imprimée,
avoient été divifés d'opinion avec
inviter tous les citoyens qui
cette raifon avoir
la majorité, & que la crainte pouvoit par --- Page 13 ---
éloignés, à fe réunir de bonne foi a lours: frères, leur prométtant, fous le feeau. du patriotifme & do-lhonneur, de les recevoir avec cordialité, & de leur donner la fareté, lappui & la
proteSion qui font dus à tout citoyen par la loi. Plufieurs per.
fonnes fe font même dérachées à l'inftant de l'affemblée pour
aller chercher ceux qui pouvoient être reftés en ville; ; ils les ont
conduita à la paroiffe, ou ils ont été reçus avec applaudifiement, & embraffés par. tout. le monde, Ceux qui fe font prés
fentés depuis ont reçu un femblabie accueil; & fucccffivement
jufqu'au dernier 2 tous ceux quife préfenteront feront traités de
la même manière. D'après une réunion aufli fincère, quel évén
nement pourroit troubler la paix 8c la tranquillité générale?
A 4 heures du foir, le régiment du Port-au-Prince s'eft de
nouveau préfenté à la porte du corps-de-garde patriotique,
conduit par fon lieutenant-colonel * pour effeéuor la remife des
drapeaux, qui n'avoit pu être faite la veille, à, raifon de l'événement malheureux qui avoit eu licu. MM. les officiers munieipaux, ainf qu'un dérachement desideux. bataillons de Normandie &x d'Artois, & du corps rayal d'artillerie, 2 afliftoient à cette
cérémonie, qui s'eft paffée avec toute la. pompe, la joie & : la
çordialité poffibles; citoyens, officiers, foldats, tous fe font juré
une amiré éte nelle, tous ont promis d'oublier à jamais les
anciens germes de divifion;les drapeaux des citoyens mêlés aveç
ceux des diverfes troupes de ligne, ont été reconduits en triomphe à l'églife, au milieu des cris mille fois répétés de vive la nation, la loi & le roi, & l'on a chanté un Te Deum fplennel en
réjouiffance de Theureufe-réunion.
Dimanche, la municipalité a député deux de fes. membres
aupres de M. le gouverneur, pour l'inviter à reprendre fes. fonctions, pour l'affurer que le repréfentant du monarque adoré des
ont été reconduits en triomphe à l'églife, au milieu des cris mille fois répétés de vive la nation, la loi & le roi, & l'on a chanté un Te Deum fplennel en
réjouiffance de Theureufe-réunion.
Dimanche, la municipalité a député deux de fes. membres
aupres de M. le gouverneur, pour l'inviter à reprendre fes. fonctions, pour l'affurer que le repréfentant du monarque adoré des --- Page 14 ---
(-81) que cher à tots les cotons;
fera toujours auffi refpe@table
de fes enfans
François
feroit plus en furété au milieu
qu'un pèré ne
pas
du Port-au-Prince, &c que fa
fera au milieu des citoyens
<
qu'ille
complérer la joie 8c la fatisfaélion
préfence a feule manqué pour inftruic tontes.les paroilles de la
Elle a en même tems
: générales.
desjournées précédentes,8c de la réunion
colonie, des événemens
les
tous efprits.
:
fincère quis'et operledans
bien précieux de
Hier la municipalits a reçu des témoignages vifite de MM. les oficicisda
& de félicitation dans la
confiance MM. ies officiers des deux bataillons de Normanla ftarion, dé de MM. les officicrs du corps royald'anillris,
die & d'Artois,
& de MM. les officiers des
de MM. les officiers du régiment,
de MM. du clergé, de
eroupes patriotiques du Port-au-Frince, marine , de MM. les officiers de da e
MM. les commiffaires de la
de la ville. Tous ont,
marine marchande 8t des autres corps maintien de la paix
promis de concourir He tout leur pouvoirau ont été données
Des fètes patriotiques
4 qui règne aujourd'hui. Y La réghoit dans tous les cccurs s étoit
chez M.1 le maire. joie
dans tous les mouvemens,
fur toures"
imprimée
:
peinte
lerfures, illumination générale qui dure depuis cing
& manifeftée par une de la colorie n'avoit joui d'unefarisfacjours. Jamais cette partie
redouter qu'il y foit
tion auffi complère, & perfonne ne paroit
aucune atteinte.
: déformais porté
les événemens qui. fe font paffés depuis
Voilà 2 Meflieurs 7
vous en trace à la hâte le
de la fation : la municipalité
- T'arrivée
de T'heureux effet que Texécution de
récit, pour. vousinftruire
à produire dans la
votre décret du douze o8tobre a commeneé devoir d'une manière plus
colonie. Elle remplira bientôt ce adreffant les procès verbaux
étendue & plus régulière, en vous
de
fe font paffés depuis
Voilà 2 Meflieurs 7
vous en trace à la hâte le
de la fation : la municipalité
- T'arrivée
de T'heureux effet que Texécution de
récit, pour. vousinftruire
à produire dans la
votre décret du douze o8tobre a commeneé devoir d'une manière plus
colonie. Elle remplira bientôt ce adreffant les procès verbaux
étendue & plus régulière, en vous
de --- Page 15 ---
(9)
de tous les événemens qui fe font raffés depais l'inflant de Iheureufe arrivée de la ftation.
Daignez, Meffieurs, recevoir le ferment que la municipalité 1
prête entre VOs mains, au nom de la commune du Port-auPrince, de refpeéer &c exécuter ponduellement tous vOS décrets, & de ne.j jamais s'en éçarter 2 fous quelque prétexte que :
ce puiffe être. Des foupçons que la colonie cherchoit à faire fcif- 7
fion avec la mère-patrie , ont quelques inftans jeté des alarmes
dans le commerce : ah ! fi ces foupçons ont été conçus 7 c'eft.;
que ceux qui nous opprimoient étoient les feulssqui puffent alors
s'expliquer; c'eft qu'ils avoient befoin de ce prétexte pour juf
tifier leur tyrannie. Si notre voix eût Fu fe. faire entendre avec
la même liberté qu'aujourdkui, nous * euffions alors
protcité, 3
comme nous le faifons en ce moment 9 que les intérêts du commerce de France feront toujours facrés pour nous 5 qie l'affemblée nationale fixera feule les conditions du traité qui doit nous
lier réciproquement. Nous n'ignorons pas qu'admettre l'étranger
à partager le tribuit de notre induftrie, ce feroit vraiment vifer
à une indépendance dont la feule idée' nous hit frémir. Eft-ce
au moment où le nom de Français devient le plus beau de tous
les titres, que nous facrificrions à de fauffes fpéculations d'intérêt l'honneur de le porter ? Eft-ce au moment où la nation nous
promet, par l'organe de fes auguites repréfentans 2 juftice,
appui, proteétion , une conftitution telle que nous pouvons ka.
defirer, des avantages auxquels naguère nous n'euffions ofé protendre, que nous paierions fes bienfaits de la plus roire ingratitude & de la plus lâche trahifon. Des fentimens auffi vils ne lo-T
gent point dans des coeurs françois, & la municipalité du Fort,
au-Prince croit-être l'organe de tous lcs cclons 9 cil jurant un. oe
attachement inviolable pour la naticn, dont ils fe glorifient ders
.
defirer, des avantages auxquels naguère nous n'euffions ofé protendre, que nous paierions fes bienfaits de la plus roire ingratitude & de la plus lâche trahifon. Des fentimens auffi vils ne lo-T
gent point dans des coeurs françois, & la municipalité du Fort,
au-Prince croit-être l'organe de tous lcs cclons 9 cil jurant un. oe
attachement inviolable pour la naticn, dont ils fe glorifient ders --- Page 16 ---
(1o)
faire parde ; un refpe8t &c une'foumiion abfolue.
la loi
déerancealeuregard par les repréfentans que :: corps
EOT
quifera
de la nation a choifis, un amour & une fidélité fans 2: bornes pour
le'monarque cheride tous les Françols.
Elle n'oublie" point qurify a précifément un an aujourd'hui
vous' vous ocdupicz à raffurer les inquiétudes des colons
que
immortel décret du huit mars, & elle fe félicite d'apar'votre voir à vous exprimer fes fentimens de refpeé, de fatisfaction, de
reconnoiffance &t de foumiffion, dans un jour qui lui rappelle
un-bienfait auffi précicux.
Das
Nous fommes avec refpeêt,
MESSIEURS,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Port-au-Prince.,
Sign!, LrREMmOURE-pere, maire.
ADRESSE AU ROI DES FRANÇOIS
Au Port-au-Prince, isle Saint-Domingue, le 8 mars 1791.
SIRE,
DE tous les François qui avoient des droits à la régénération,
nous' étions les feuls qué des événemens trop malheurcux en
avoient privés jefgaicejour. Les premiers 19u élans de notre.Fa-
-
-
2 -
iteurs,
Les officiers municipaux du Port-au-Prince.,
Sign!, LrREMmOURE-pere, maire.
ADRESSE AU ROI DES FRANÇOIS
Au Port-au-Prince, isle Saint-Domingue, le 8 mars 1791.
SIRE,
DE tous les François qui avoient des droits à la régénération,
nous' étions les feuls qué des événemens trop malheurcux en
avoient privés jefgaicejour. Les premiers 19u élans de notre.Fa-
-
-
2 - --- Page 17 ---
(ar))
triotifme avojent éré calomniés auprès de vous;e on avoit voulr
vous perfuader qu'au-delà des mers des François vouloient faire:
fciflion avec leur.mère-patrie, &c fe féparer à jamais de leurs.
parens, de laurs amis & de leurs frères, pour vivre ifolés & coupables d'ingratitude envers leurs auteurs. Une aufli noire calomnie a été trop longtems: accréditée, & les fuggeftions de nos
ennemis ont déterminé contre. ceux quinous repréfentoient > des -
reproches qui auroient trop affligé nos ames, f, confians dans:
votre amour 3 nous'euflions. pu croire que vous pouviez-nous
le retirer un feul inflant.
Aujourd'hui lli nouvel ordre de chofes fe préfente : la prés
fence des régimens de Normandic.d'Arois s& d'artillerie envoyés
à Saint-Domingue pour y fixer la règle 8x la paix, nous ont
confirmés dans nos fentimens pour notre régénération, leur
patriotifime a raffermi le' nôtre, & trompé les-ennemis de la
conflitution françoife fur laquclle feulementncus voulons affcoir
notre bonheur.
Notre premier fentiment a été de ramener à exécution., fous.
la proteétion des militaires françois, les. décrets de l'affemblée
nationale 9 & de chercher dans une. nouvelle affemblée. formée
dans notre fein., d'après le: décret du 12 o8tobre. dernier des
fouti-ns contre l'oppreffion.
Obligés de pourvoir. à : l'ordre. & del remplir des" foinsk
que les dépofiraires de votre' autorité paroiffoient négliger,
les citoyens du Port-au-Prince fe font affemblés, une municipalité provifoire vient d'être établie., & les membres qui lal
compofent, s'empreffent de dépofer dans votre fein.le témoi- A
gnage de, leur, amour. &ci de la vénération.due à vos vertus.
Le tems, des perféçutions eft fini pourales:e colons de-Saine-.
Domingue. comme pour leurs. frères d'Europe:; leur bonheur- ;
iger,
les citoyens du Port-au-Prince fe font affemblés, une municipalité provifoire vient d'être établie., & les membres qui lal
compofent, s'empreffent de dépofer dans votre fein.le témoi- A
gnage de, leur, amour. &ci de la vénération.due à vos vertus.
Le tems, des perféçutions eft fini pourales:e colons de-Saine-.
Domingue. comme pour leurs. frères d'Europe:; leur bonheur- ; --- Page 18 ---
(1)
s'accroitra de léur réunion, & notre mère-patrie
réciproque ceffera de trouver dans notre attachement pour elle&c dans
ne.
de commerce toujours foutenus 1 une fource de
nos rapports fera tout-à-la fois li fplendeur de la France,
profpérité qui ferme appui de la conftitution.
&.ferate plus
en nous dei enfans quf
Puiffiez-vous, Sire * reconnoître
caurde l'amour
foumis & dignes par le.r
vous furent.toujours
du plus tendre- des. pères.
refpeô,
Nous. fommes $ avec le plus profond
SIRE,
LE
Ye: très-humbles &: très :
IDE VOTRE MAJESTÉ, obciffans ferviteurs & fujets,
Les officiers municipaux du Pert-au-Prince.
Signé, LEREMBOURE père, maire.
T E
A DRESS
AUX CHAMBRES DU COMMERCE DE FRANCE.
ile Saint-Dominjue, le 8 mars 1791.
Au Port-au-Prince,
MISSIEURS
IL a. trois jours qu'il exifte une municipalité au Porty
trois jours feulement nous fommes libres,
au-Prince ,& depuis heureux. A l'arrivée de la ftation , envoyée de
tranquilles &
décret du 12 o8tobre, de grands
France pour faire exécuter le
nous a.dreffons à l'al
mouvemens ont eu lieu. La lettre que
i. FaCp
jue, le 8 mars 1791.
Au Port-au-Prince,
MISSIEURS
IL a. trois jours qu'il exifte une municipalité au Porty
trois jours feulement nous fommes libres,
au-Prince ,& depuis heureux. A l'arrivée de la ftation , envoyée de
tranquilles &
décret du 12 o8tobre, de grands
France pour faire exécuter le
nous a.dreffons à l'al
mouvemens ont eu lieu. La lettre que
i. FaCp --- Page 19 ---
(13.) :
V
fernblie nationale & dont nous nous, empreflons de vois enun
contient les détails, nous ne vous les.
voyer exemplaire,,en
répéterons pas.
i
:.
La chofe publique étant délaiflée par le repréfentant du Roi,
la confufion pouvoit s'établir, Dans ces momens critiques les
citoyens fe font affemblés & ont cru. ne pouvoir ramener
T'ordre & la paix qu'en établiffant fur le champ un corps
repréfentarif; : à l'inftant même, & le cing de CC mois une municipalité a été établie ; elle eft provifoire & conforme en tous
points aux décrets nationaux jufqu'à ce que la nouvelle affemblée coloniale qui doit être formée d'après le décret du douze
oRobre 3 aic décidé les modifications dont cet établiffement eft
fufceptible,
Nous touchons au moment où les députés vont être nommés;
quelque rapproché.qu'il foi t nous nous.empreflons toujours. s
Meffieurs., de vous faire connoitre notre fituation & notre
exiftence politique.
L'ordre règne ici, & nous ne défirons que de le voir
affermi. Tout y concourt 2 tout, Sy porte. t avec joie. B MM. .les
officiers de la ftation, ceux du bataillon de Normandie 3: ceux
du bataillon d'Artois, ceux du Corps-royal d'artillerie 9 ceux
du régiment du Port-au-Prinçe, ceux des troupes.narionales,
ceux d'adminiftration, MM. les capitaines marchands & autres
corps 2 tous fe font réunis à la municipalité, 2 lui ont fait des
adreffes & des félicitations, tous ont promis de concourir à
maintenir l'ordre, & nous n'avons d'aure défir que de le :
voir durer toujours.
Lesintérêts de la colonie, vont être pefés & difcutés par la
nouvelle affemblée coloniale, qui doit ouyrir fa première.
féance le vingt de cc mois, à Léoganey"comme le prefcrit le
2 tous fe font réunis à la municipalité, 2 lui ont fait des
adreffes & des félicitations, tous ont promis de concourir à
maintenir l'ordre, & nous n'avons d'aure défir que de le :
voir durer toujours.
Lesintérêts de la colonie, vont être pefés & difcutés par la
nouvelle affemblée coloniale, qui doit ouyrir fa première.
féance le vingt de cc mois, à Léoganey"comme le prefcrit le --- Page 20 ---
(14),
décret delanion. La colonie, n'en doutez pas, va rem-
-
pir VOS cfpérances, elle connoit les liens, les rapports
politiques 8c de commerce qui l'uniffent à la France, & ces
licns feron: raffermis pour toujours. Des plans feront faits &c
préfen:és par l'affemblée coloniale, ils fercnt foumis au fénat
de la France, 8: décrétés par lui; nous ne reconnoitrons jamais
d'autres lois. Loi de vous,, Meflieurs, l'idée que la colonie ait
jinais vifs à lindspendance, & à rompre avec fes amis, fes
parêns & fes freres. Nos cceurs défavouent ces fentimens &
sen offenfent. Nous connpiffous toute l'importance dont font
les. colonies; noits connoiffons auffi tous les droits, dui commerce de France, ils feront facrds pour nous. Vos intérérs,
vos propriétés, tout fera ménagé par des lois fages &c mefurées,
difcutées par l'affemblée. nationale, qui régleront Féquilibre
de vos-intérêts & des nôtres. Voilà quels font nos fentimens,
& nous n'en- changerons jamais. C'eft pour vous donner une
affurance qui doit nous flatter autant que vous mêmes que
nous nous empreffons d'envoyer à. toutes les chambres de'
commerce un exempiaire de cette lettte.
Nous avons - 6o.ineur d'être, avec tous les fentimens d'atfachement, d'union & de fraternité,
Meflieurs,
Vos très-humbles & trèsobéffans fervireurs, 3
Los oficiers municipaux du Port-au-Prince. :
Signé, LEREMBOURE père, maire,
v.h Ca --- Page 21 ---
Pnon --- Page 22 --- --- Page 23 ---
16r -
3ize
J. --- Page 24 ---