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AD RESSES
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DE LA GARDE NATIONALE
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DU PORT-AU-PRINCE
AL'ASSEMBLÉE
NATIONALE,
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Jactur.
AU ROI DES FRANÇOIS,
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ET AUX GARDES NATIONALES DE FRANCE.
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DE LA GARDE NATIONALE
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2 6
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Au Pore-au-Prince; ile Saint-Domingue,
mander
le 21 avril 1791.
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M
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ESSIEURS,
un parti
délibéDEPUIS la mit affreufe du 29 au 30 juillet derque S négo- de
l'armenier, les citoyens compofant lagarde nationale du Portans tous,
adressés
au-Prince avoient ceflé toute alivité. L'attentat commis
'ils pouer leurs
dans ieur corps-degarde &xfurleurs perionnes,l'enteve-
:,
maire&
ment deleurs drapeaux, le fang des braves citoyens
apêchoit inué. je
verfe, tous ces forfaits demandoient vengeance, & la
i. i l'abbé deux
demandcront fans-ceffe 5 s'il eft vrai que l'homme foit
macique e minislibre & que ie citoyen ait des droits,
agit. qu'il ait
ajoutoic
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ment deleurs drapeaux, le fang des braves citoyens
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réduire au filenceérétouffer nos plaintes trop
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de confiance & d'efpoir dans votre juftice,
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Alétrir dans nos ames notre fidélité
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pour
notre amour
K
notre
pour la. loi,
pour
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roi.-
o
notre
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des 8 & 28 mars, nous avions
al
Soumis aux décrets
T,
décrets.
la forA
obfervé les formes prefcrites parces
pour
mation d'une affemblée coloniale, & nous conformant
L
exf
à la lettre des infru@ions,quinous recommandoient
Ct
et
preffément d'obéir fans murmure au voeu dela majoriré,
nous adhérions' au voeu de cette majorité trois foisine
& : trois fois manifefté en faveur de Tafemblée
Guy
terrogé
l'ob
féante à Saint-Marc.
Cetteaffemblée a pu errer: toutes) sles paroiffes avoient
député des hommes & non desanges,maisleurs erreurs
fur les citoyens delagarde
ne pouvoient jamais rejaillir
nationale du Port-an-Prince, 8 les rendre vigimes de
leur foumiffion à VOS décrets. I1 y'a plus: à vous feuls
le droit de ftatuer fur fes erreurs. Nuile
appartenoit nulle autorité émanée du prince ou du roi
puiffance,
dans la colonie n'avoit ler droit de dépouiller cette
affemblée du caraétère dont le peuple l'avoit revêtue;
L
c'étoit des mandataires qui ne pouvoient être privés de
:
ITas L 6esNewE3sz3
de
leur foumiffion à VOS décrets. I1 y'a plus: à vous feuls
le droit de ftatuer fur fes erreurs. Nuile
appartenoit nulle autorité émanée du prince ou du roi
puiffance,
dans la colonie n'avoit ler droit de dépouiller cette
affemblée du caraétère dont le peuple l'avoit revêtue;
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c'étoit des mandataires qui ne pouvoient être privés de
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(3)
feurs titres, deleurs pouvoirs que par.ceux mêmes dont
istenoient ces pouvoirs; l'opinion, la libertd,la COilfiancelcsayant librement & légalement conftitués, lcs
citoyens pouvoient donc fans crime voir en euxleurs
légitimes repréfentans; & ccux-là qui fans droit & fans
pouvoir ont ofé provoquer lepr diffolution, & abuler
de leurs forces pour T'opérer, ceux-là qui pour parvenir
à leurs fins, & érablirledefpotifine dans la colonic,n'ont
sit depuis
pas rougi d'ordonner le maflacre horrible duzg au 30
Dtcurs Rcteur, quf lz
juillet, ceux-là feuls font réfractaires à yos décrers,qui
denvoyee
confacrent d'une manière fi folennelle les droits de
T'homme & du citoyen.
té conUn homme.éloquent, mais nous ofons le dire abufé,
ticutions
a pu peindre aux yeux des repréfentans de la nation,
mander faveur
les fieurs Peinier & Mauduit comme des héros, leurs
a parole
complices & leurs adhérens çomme des citoyens pasit ontillei avoir
griotes, mais la vérité déchirera ou,a déja déchirépcutJ un délibé- parti
que de
être le voile de l'erreur; & le tems quijuge avec imparS négol'armetialité les hommes & les faits prononcera entre fes tyadressés ans tous,
rans & leurs viétimes.
'ils pouer leurs
Le defporifme en femant l'effroi,en fermant avec un
maire I, &
foin inquier & cruel toutes les iffues, en menaçant
npèchoit inué. Je
fans-ceffe & frappant fouvent l'innocent, nous a forcés
. i l'abbé deux
matique
pendant long-tems à concentrer en nous mêmes nos
e minisqu'il ait
agit.
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Le defporifme en femant l'effroi,en fermant avec un
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foin inquier & cruel toutes les iffues, en menaçant
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fans-ceffe & frappant fouvent l'innocent, nous a forcés
. i l'abbé deux
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pendant long-tems à concentrer en nous mêmes nos
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patriotifme de tous les corps compofant la flation abrifé
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les. fers que nous forgeoient nos tyrans, aujourd'hui
d
feulement que nous commençons à jouir des fruits tardifs de la neginération,stipundluil enfinque n10S droits
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avec confiance &fécurité dansle corps deces
le
repofent
ro
magiftrats que leurzele & leur patrictifme vient d'apéminent de
dup
doit
T
pelerau pofte
repréfentans peuple,il
a
nous être permis, il eft même de notre devoir d'exhaler
dansle fein des
de la nation;
nos plaintes
repréfentans
f
nos illCl
nous le faifons donc avec confiance, parceque
tentions ont toujours été pures,8 que notre fidélité,
notte foumiffion aux décrets,ne fut jamais équivoque.
uw
tous ces différens députés, qui après avoir
0o
allumé Que le feu de la difcorde dans la colonie, ont eu
encore la criminelle audace d'aller profaner. par leurs
menlonges le temple facré des lois & de la liberté,que
tous ces ennemis de la révolution, que. ces hommes sà
priviléges,que ces efclavesà brevets, que tous ceslâches
partifans de l'ancien régime parciffent, qu'ils fe préfentent, qu'ilsfe coalifent encore de nouveau s'ille faut,
nous n'oppoferons point, comme ilslont fans-ceffe fait,
des armes, des canons, des bayonnettes,mais nous préfenteronsle tableau de nos propriétés, de notre nombre,
tous ces ennemis de la révolution, que. ces hommes sà
priviléges,que ces efclavesà brevets, que tous ceslâches
partifans de l'ancien régime parciffent, qu'ils fe préfentent, qu'ilsfe coalifent encore de nouveau s'ille faut,
nous n'oppoferons point, comme ilslont fans-ceffe fait,
des armes, des canons, des bayonnettes,mais nous préfenteronsle tableau de nos propriétés, de notre nombre, --- Page 13 ---
(s)
de notre induftrie, & la nation jugera alors G nousméritons dêtre rangés dans la claffe de ceux quin'ontrien,
qui ne font rien, & qui ne peuvent vivre que dans le
défordre. Le triomphe de VOS décrets dansla colonie eft
affuré par la foumiflion parfaite quenous avonsjurée à
la loi: nos prétentions fe bornent dans l'accord de
l'obéiffance &de la liberté; & Çes prétentions ne nous
fontpointpericulléres, ce fontcelles sde toute la colonie
& de tout homme enfin qui eft libre& digne par fon
uit ptcurS depuis qui
zcccur, lz
courage de l'être.
denvoyee
Pénétrés dece fentiment d'admiration & de relpeét
qu'infpire a tout homme fenfiblel'ouvrage immortel de
VOS lois: pénétrésde ce fentiment de reconnoifance
ticutions té conqu'infpire à tout véritable colon VOS tendres follicitudes
mander
faveur
pourlescolonies; nous avons difingué fans-cefle la pureté de VOS intentions, des ceuvres criminelles des méa ontillet parole
chants. L'dloignement, le défaut de connoiffance fur
sit un avoir parti
délibénos localités ont pu ouvrir aux traitres la voie inique
que de
S négode Iintrigue ? de la calomnie & de la prévention ; nos
ans l'arme- rous,
coeurs en ont gémi, mais notre ferment defidélité étant
adressés 'ils pouauffi iniviolable que notre volonté de vivre & mourir
er 1. leurs
françois eftinalrérable, votre juftice a fans-ceffe foutenu
apèchoit maire &
notre efpoir.
inué. l'abbé je
La
i deux
municipalitédecette ville vous a déja, dans deux
matique
e minisqu'il ait
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(6)
ITE al
la
zdrcfes,tracé les événemens qui ife font paffés depuis
di
&.
des foldats
C
l'arrivée dela'i flation.Le patriotifme
citoyens
&
quil la compofenen'eut qu'à fe montrer pour faire rougir
de leurs fautes ceux du régiment du Port-au-Prince.
le
Le fang de nos concitoyens verlé, l'enlèvement de
ex le
nos drapeaux, tous ces forfaits déchircient fans doute
ro d'
leur. ame, & dans un mouvement d'indignation, que
X
les cris &les efforts des citoyens n'ont pu arréter ni
vaincre, le fieur Mauduit,leur colonel, tomba viSlime
I
f.
le 4 mars dernier.
C
et
Le 5,la municipalités'eft établie. La gardenationale
s'eft de nouveau organifée fous fes aufpices, &a repris
fon agivité. L'ordre,la tranquillité,la fubordination qui
Guy
l'os
règnent dans la ville & parmi les troupes,.ous ont déja
fait oublier les horreurs dont elle fut le trifte & lugubre
théâtre: on n'y voitplus, commea autrefois, des hommes
oppreffeurs & des citoyens opprimés; ;on n'y voit plus
le delporifme régner &s'éleveravec arrogance au deffus
des divifonsquefomentcient, nos tyrans; onn'yyoit plus
les lois fervir la vengeançe & l'intérêt particulier d'un
corps de juges, à qui la conflitution a toujours paru
uné chimère 8vos décrets des énigmes;on n'y voit plus
la méfiance & la haine obfruer le cours desaffaires &
gompre cette chaine qui lie les intérêts particuliers à
d
ifme régner &s'éleveravec arrogance au deffus
des divifonsquefomentcient, nos tyrans; onn'yyoit plus
les lois fervir la vengeançe & l'intérêt particulier d'un
corps de juges, à qui la conflitution a toujours paru
uné chimère 8vos décrets des énigmes;on n'y voit plus
la méfiance & la haine obfruer le cours desaffaires &
gompre cette chaine qui lie les intérêts particuliers à
d --- Page 15 ---
(7)
Fintérét public; maison y voit, onyadmire uni pouvoir
endliginimesprlepepke 2 maintenu parla fagelfe
de fes délibérations,la concorde & la paix entre tous;'
a
on y voit des citoyens oubliant leurs anciennes divifions,fe livrant fansréferve & avec attendriffement aux
fentimens qu'infpirent la confiance & la générofité; on
y voit la liberté refpeéter la fureré rétablie, & avec lor."
dre qui vient de renaitre l'on fent que les affaires vont
it depuis
reprendre leur cours 8t leur juite niveau.
picurs xcteur, qui la
Tous ces avantages ont-fans doute leur prix; aufli à 3
d'enveyer
l'exception de quelques" cris aigus & difcordans
qu'exhalent encore dans leur défefpoir & leur fuite
té conquelqu:s partifans de l'ancien régime,on' n'entend plus
ticutions
qu'un concert de bénédichions, qu'un accord abfolà
emander faveur
d'intentions 8 de principes; on' ne reçoit de toutes
a parole
ontillet
parts que des adreffes exprimant des fentiments de graait avoir
titude, &les éloges dus au civifme de tous les corps qui
un J délibé- parti
ique de
compofent la ftation."
:S l'arme- négoTel eft, Meffieurs, le tableau aluel de la colonie,"
ans adressés tous,
les infruétions qui nous font annoncées, vont fixer in-
'ils er leurs pouvariablement nos opinions & conflituer un'régime qui
maire& I.
s'accordera fans doute avec nOS localités. II ne manque :
apéchoic inué. Je
donc rien au bonheur des citoyens compofant la garde
i. à l'abbé deux
naitionale du Port-au-Prince, que l'affirance que vous a
matique e minisqu'il ait
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
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du
mar
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(8)
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Thommage de leur adélité, &
daignerez agréer
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à VOS lois.
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léur attachement inviolable
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Nous. fommes avec rcfpca,
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Meflieurs,
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très-humbles &
a
Vos
très-obéiffans ferviteurs,
L
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du Portau-Prince,
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dfidandelagaudemsioule
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CSSSs ETA a RAPE
ADRESSE AU ROI DES FRANÇOIS.
P
a E K AAET
Au Port-au-Prince, ile Saint-Domingue,
le 30 avril 1791.
SIRE,
LEs
compofant la garde nationale du Port
citoyens
font
de tous les françois Ies feuls
au-Prince
peut-être
1 n'ont
encore jufqu'à ce jour vous préfenter
qui
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[9]
folemnellement Thommage diàs VOS vertus. Mais Gi ré
duits par la tyrannic à un pénible filence, ils ont été
privés de l'avantage de vous exprimer tout ce que VOS
bontés & VOS tendres follicitudes
N
infpirent, votre empire n'en étoit pas moins abfolu fur leurs cocurs.
L'arrivée de la ftation, le patriotifme qui anime genémaiemenrtousles corps qui la compofent, a fait éclore
pour eux un nouveau jour; le defpotifme ca prisla fuitc,
la liberté eft enfin rendue, & leurs premiers
ait depuis
font confacrés
moments
pteurs acecur. qui lz
avec joie à vous offrir lhommage d'une
fidelité conflante à la nation, dont vous êtes le chef,
d'envoyee
d'une foumiffion parfaite à la loi, & d'un amour inviolable pour le plus grand & le plus digne des rois.
te contitutions
Nousfommes, - avec refpeat,
emander
faveur
SIRE,
a ontillet parole
pit avoir
un parti
DE VOTRE MAJESTÉ, Les très-humbles &
J ique délibé- de
très-obéiffans ferviteurs & fujets,
S l'arme- négoLes officiers de la garde nationale du Port-au-Prince;
adressés ans tous,
'ils pouer leurs
J.
maire &
apèchoit
inué. Je
i. l'abbé
i deux
matique
e minisqu'il ait
lagit.
ajoutoit
Anglerec plus
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2AN vEstr ass 6
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cotas
de
d,
ADRESSE
AUX GARDES NATIONALES
&
le ex
DE FRANCE.
le
ro d
Au Ranshisauinbeipskjsediry
CAMARADES ET FRÈRES,
Plongés jufqu'a ce jour dans les chaines du defpotifme le plus affreux, nous n'avons pu vous témoigner
nous n'avons
Cl
nos fentiments d'attachement & d'unien;
et
prendre part à ces fédérations, qui font du plus
grand pu
de tous les royaumes une feule & même famille,
Guy
la bafe la
immuable, fur la
D
&x qui alfurent fur
plus
force d'un peuple libre, la fublime conftitution que
nous ont donnée nos repréfentans.
des fruits de la
Lorque tous les françois jouiffoient
régénération, leurs frères des colonies, une portion du
leurs fers s'appefantir chaque
même empire, voyoient
leurs dra
Jour;leurs gardes nationales étoient dilperfés,
enlevés, leurs concitoyens affaffinés, leurs affempeaux
leurs
pourfuivis à main
blées difloutes,
repréfentans
armée. Telles font les fcènes d'horreur que nous avons
éprouvées.
Lorque tous les françois jouiffoient
régénération, leurs frères des colonies, une portion du
leurs fers s'appefantir chaque
même empire, voyoient
leurs dra
Jour;leurs gardes nationales étoient dilperfés,
enlevés, leurs concitoyens affaffinés, leurs affempeaux
leurs
pourfuivis à main
blées difloutes,
repréfentans
armée. Telles font les fcènes d'horreur que nous avons
éprouvées. --- Page 19 ---
[ul
Combien de fois n'avons nous - pas gémi de ce que
notre pofition étoitignoréede vous! Si vous euffiez pu
connoitre tout ce que notre amour pour la liberté nous
a fait fouffrir, vous euffiez fecouru, vous euffiez plaint
-
du moins vOS frères des colonies;vous euffiez déployé
en leur faveur cette énergie, qui a fi victorieulement
terrafféle defpotifme en france! Maistrop éloignés de
nous pour que nos plaintes puffent vousparvenir, abufés
peut-étre par la calomnie de nos ennemis, vous avez
ait depuis
méconnu nos malheurs & les crimes de nos tyrans.
pteurs 2cteur. qui a
Unnouveau jourvient de luire pour nous; lepatriotifdenvoyer
me des officiers & dès foldats compolant la ftation a
élegtrifé nosames,nos fers ont étébrifés, nos oppreffeurs
té conont pris la fuite: une municipalité digne de notre contitutions
fiance a remplacé l'autorité arbitraire fous laquelle
emander 1 faveur
nousgémiflions;nos droits étant recouvrés, la concorde
a parole
ontillez
& la ftreté ont commencé à renaitre, & toutes les vilait avoir
les, toutes les paroiffes de la colonie s'empreffant de fuiun délibé- parti
ique de
vre notre exemple, nous fommes tous devenus libres
'S l'arme- négo-
& heureux.
adressés ans tous,
Nous profitons des premiers momens de bonheur
'ils er leurs pouquenous ayons connus depuis long tems 2 pour affurer
maire 1. &
nos frères des gardes nationales de france de notre adapèchoit inué. Je
miration
leurpatriotifme, & de notre attachement
I. i l'abbé deux
pour
matique
e minisqu'il ait
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
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dividen- --- Page 20 ---
E
disc
[r]
SI du mar
pour leurs perfonnes.
ps T:
cint la
Puiffe l'affurance deces fentimensètrefay orablement
accueillie d'eux! puiffe-t-il exifter déformais entre nous
ce concert de peopaadpoendentetdini notre
falut commun! nos voeux les plus fincères & les plus
ardens font de
des bienfaits dela conftitution dé.
le
jouir
ex le
crétéepar l'affemblée nationale; nous jurons une fouro
miflion abfolueà fesloix; notre courage en maintiendra
I.
parmi nous l'exécution: telle fera à jamais la règle de
notre cosduite ; nous marcherons d'un pas ferme & fûr
dansle chemin d'honneur dont vous nous avez fi glo
CI
rieufement
la route, &nousne craignons
de
et
frayé
pas
nous égarer en vous prenant toujours pour nos
modèles.
Guy
Nous fommes avec des fentimens inviolables d'at:
tachement & de confraternité,
Camarades & fréres,
Vos très-humbles & trés
obéiffans ferviteurs
Les officiers delagardenationaleda Port-au-Prince
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modèles.
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Nous fommes avec des fentimens inviolables d'at:
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AL'ASSENBLÉE
NATIONALE,
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Au Port-au-Prince, ilc Saint-Domingue,
emander
le 2I avril
faveur
1791.
a parole
ontillui
ait avoir
M.
un parti
ESSIEURS,
J délibéique de
DEPUIS la nuit affreufe du 29 au 30 juillet derS l'arme- négonier, les citoyens compolant la garde nationale du Portadressés ans rous,
au-Prince avoient ceffé toute activité. L'attcntat commis
'ils er leurs poudans leur corps-de-garde & fur leurs perfonnes,T'enleve3. maire &
ment de leurs drapeaux, lc fang des braves citoyens
inué. npèchoit Je
I. l'abbé
verfé, tous ces forfaits demandoient vengeance, & la
à deux
demanderont fans-ceffe ,s'il eft vrai que l'homme foit.
matique e minislibre &
le
qu'il ait
que citoyen ait des droits,
agit. ajoucoit
Anglevec plus
e perde
diriden- --- Page 22 ---
disc
si du mar :
pr
(2)
I cint la
le
a pu nous
al
funcfte defpetilme
C e
Depuis cette époque
di
C
nos plaintes trop légitimcs:
réduire au filence&étouffer
d,
dans votre
V:
de confiance & d'efpoir
jufice,
mais pleins
notre fidélité pour la nail n'apu flétrir dans nos ames
la loi, notre amour pour
notre refpeôt pour
ex
tion,
le
notre roi.
ro
décrets des 8 &28 mars, nous avions
Soumis aux
la forT
les formes
par ces décrets pour
A
obfervé
prefcrites
conformant
d'une affemblée coloniale, & nous
mation
recommandoient ext
à la lettre des inftrustions, quinous
d'obér fans murmure au voeu dela majorité,
preffément
trois foisinadhérions au voeu de cette majorité
nous
fois manifefté en faveur de Taffemblée
terrogé & trois
féante à Saint-Marc.
avoient
Cetteaffemblée a pu errer: toutes les paroiffes
leurs erreurs.
député des hommes & non desanges,maisl
jamais rejaillir fur les citoyens delagarde
ne pouvoient
& les rendre vi8limes de
nationale du Port-au-Prince,
à vous feuls
leur foumiffion à VOS décrets. Il y a plus:
le droit de ftatuer fur fes erreurs. Nuile
appartenoit
autorité émanée du prince ou du roi
puiffance, nulle n'avoit le droit de dépouiller cette
dans la colonie
T'avoit revêtue;
affemblée du caraétère dont le peuple
de
ne pouvoient être privés
c'étoit des mandataires qui
a
imes de
nationale du Port-au-Prince,
à vous feuls
leur foumiffion à VOS décrets. Il y a plus:
le droit de ftatuer fur fes erreurs. Nuile
appartenoit
autorité émanée du prince ou du roi
puiffance, nulle n'avoit le droit de dépouiller cette
dans la colonie
T'avoit revêtue;
affemblée du caraétère dont le peuple
de
ne pouvoient être privés
c'étoit des mandataires qui
a --- Page 23 ---
(3)
leurs titres,deleurs pouvoirs que par ceux mêmes dont
ilstenoient ces pouvoirs; l'opinion, la liberté,la confiance lesayant librement & légalement conftitués, les
citoyens pouvoient donc fans crime voir en euxleurs
légitimes repréfentans; & ceux-là qui fans droit & fans
pouvoir ont ofé provoquer leur diffolution, & abufer
de leurs forces pour l'opérer, ceux-là qui pour parvenir
àleurs fins, crdtablirled@perime dans la colonie,n'ont
pas rougi d'ordonner le maffacre horrible du 29 au 30
ait pteurs depuis qut
juillet, ceux-là feuls font réfraétaires à VOS décrets,qui
actcur, la
confacrent d'une manière fi folennelle les droits de
d'envoyee
l'homme & du citoyen.
Un homme éloquent, maisnous ofons le dire abufé,
té cona pu peindre aux yeux des repréfentans de la nation,
ticutions
les fieurs Peinier & Mauduit comme des héros, , leurs
emander 1 faveur
complices & leurs adhérens comme des citoyens paa ontillui parole
triotes, mais la vérité déchirera ou a déja déchiré peutaait un avoir parti
être le voile de lerreur; & le tems quijuge avec impar3 nque délibé- de
tialité les hommes & les faits prononcera entre Ces
es l'arme- négotyrans &c leurs viétimes.
ans adressés tous,
Le defpotifme en femant l'effroi,en fermant avec un
'ils er leurs poufoin inquiet & cruel toutes les iffues, en menaçant
maire 3. &
fans-ceffe & frappant fouvent T'innocent,nous a forcés
apèchoit inué. Je
I. l'abbé
pendant long-tems à concentrer en nous mémes nos
matique à deux
e minisqu'il ait
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
e perde
dividen-
és tous,
Le defpotifme en femant l'effroi,en fermant avec un
'ils er leurs poufoin inquiet & cruel toutes les iffues, en menaçant
maire 3. &
fans-ceffe & frappant fouvent T'innocent,nous a forcés
apèchoit inué. Je
I. l'abbé
pendant long-tems à concentrer en nous mémes nos
matique à deux
e minisqu'il ait
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
e perde
dividen- --- Page 24 ---
disc
(4)
du
le
Si
mais
que
mar
aujourd'hui
& notre indignation;
p: cint
alarmes
a brifé
ni
la fation
la
tous les
compofant
al
€
patriotifme de
corps
-
nos
aujourdhui
di
les fers que nous forgeoient
tyrans,
d.
à jouir des fruits tarfeulement que nous commençons enfin
nos droits
que
difs de la rigeération.asjourdhai.
deces
& fécurité dansle corps
le
repofent avec confiance
ex
& leur
vient d'aple
leurzele
patriotifime
que
ro
magiftrats
il doit
d
pofte éminent de repréfentans du peuple,
pelerauj
notre devoir d'exhaler
a
il eft même de
a
nous être permis,
de la nation;
dansle fein des repréfentans
nos plaintes
confiance,
nos innous le faifons donc avec
parceque fidélité,
Cl
été
que notre
et
ont
tentions
toujours
pures,&
fut. jamais équivoque.
notre foumiflion aux décrets,ne
avoir
tous ces différens députés, qui après
juv
Que
difcorde dans la colonie, ont eu
o0
allumé le feu de la
leurs
la criminelle audace d'aller profaner par
encore
facré des lois & de la liberté,que
mentonges le temple
hommes à
de la révolution, que ces
tous ces ennemis
tous cesl lâches
priviléges,que ces efclavesà brevets,quet
paroiffent, qu'ils fe
de
T'ancien régime
prépartifans
coalifent encore de nouveau s'ille faut;
fentent, qu'ilsfe
ilsl'ont fans-ceffe fait,
nous n'oppoferons point, comme
des
nous prédes armes, des canons, bayonnettes,mais
fenterons le tableau de nos propriérés, de notre nombre,
emis
tous cesl lâches
priviléges,que ces efclavesà brevets,quet
paroiffent, qu'ils fe
de
T'ancien régime
prépartifans
coalifent encore de nouveau s'ille faut;
fentent, qu'ilsfe
ilsl'ont fans-ceffe fait,
nous n'oppoferons point, comme
des
nous prédes armes, des canons, bayonnettes,mais
fenterons le tableau de nos propriérés, de notre nombre, --- Page 25 ---
(5)
de notre induftrie, & la nation jugera alors fi nousméritons d'être rangés dans la claffe de ceux quin'ontrien,
qui ne font rien, & qui ne peuvent vivre que dans le
défordre. Letriomphe de VOS décrets dansla colonieeft
affuré par la foumiffion parfaite quenous avonsjurée à
la loi: noS prétentions fe bornent dans l'accord de
l'obéiffance &de la liberté; & ces prétentions ne nous
fentpoingparticuliceres, ce font celles sde toute la coloxie,
& de tout homme enfin qui eft libre &, digne par fon
pit depuis
courage de l'être.
acccur. pteurs qui la
Pénétrés dece fentiment d'admiration & de relpeét
denvoyee
qu'infpire à tout homme fenfiblel'ouvrage immortel de
VOS lois: Pénétrésde ce fentiment de reconnoiflance
té con=
qu'inipire à tout véritable colon VOS tendres follicitudes
ticutions
pour lescolonies; nous avons diftingué fans-ceffela
mander 1 faveur
reté de vosintentions, des ceuvres criminelles des mé- pua parole
chants.
ont illoz
L'éloignement, le défaut de connoiffance fur
*it avoir
nos localités ont pu ouvrir aux traitres la voie
J un délibé- parci
inique
ique de
de lintrigue ? de la calomnie & de la
:S négoprévention ; nos
l'armecceurs en ont gémi, mais notre ferment defdélité étant
ans adressés tous,
auffi inviolable que notre volonté de vivre & mourir
'ils er leurs poufmangoiseflinardrable,
1.
votre jufticea fans-ceffe foutenu
maire &.
ROtre elpoir.
apéchoic inué. Je
La
L. à l'abbé
municipalitéde cette ville vous a déja, dans deux
matique deux
e minisqu'il aic
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
e perde
dividen.
délité étant
ans adressés tous,
auffi inviolable que notre volonté de vivre & mourir
'ils er leurs poufmangoiseflinardrable,
1.
votre jufticea fans-ceffe foutenu
maire &.
ROtre elpoir.
apéchoic inué. Je
La
L. à l'abbé
municipalitéde cette ville vous a déja, dans deux
matique deux
e minisqu'il aic
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
e perde
dividen. --- Page 26 ---
disc
(6)
S1 du
font fés depuis
mar
les événemens qui fe
pa
P cint
adrelfes,tracé
mi la.
des foldats citoyens
ai
C e
larrivée dela ftation. Lepatriotifime
C
faire rougir
d:
fe montrer pour
C
la compofent n'eut qu'à
d,
qui
du
de leurs fautes ceux du régiment
Port-au-Prince, de
verlé, l'enièvement
le fang de nos concitoyens déchiroient fans doute
nos drapeaux, tous ces forfaits
ex
que
le
leur ame, & dans un mouvement d'indignation,
ro
efforts des citoyens n'ont pu arrêter ni
les cris &les
colonel,t tomba vi8ime
vaincre, le fieur Mauduit,leur
le 4 mars dernier.
s'eft établie. La garde nationale
t
Les,la municipalité
Ct
denouveau organifée fous fes aufpices, &xa repris
scft
tranquillité,la fubordination qui
fon adivité.Lordre,la
les troupes, nous ont déja
dans la ville & parmi
Gun
regnent
le trifte 8x
fait oublier les horreurs dont elle fut
lugubre
comme autrefois, des citoyens
théâtre: on n'y voitplus,
oni n'y voit plus
oppreffeurs & des citoyens opprimés;
deffus
&s'élever avec arrogance au
le defpotilme régner
voit plus
fomentoient nos tyrans; onn'y
des divifions que
d'un
les lois fervir la vengeance & lintérêt particulier
de juges, à qui la confitution a toujours paru
corps
décrets des énigmes;on n'y voit plus
une chiméreécvos
obftruer le cours desaffaires &
la méfiance & la haine
à
cette chaine qui lie les intérêts particuliers
rompre
arrogance au
le defpotilme régner
voit plus
fomentoient nos tyrans; onn'y
des divifions que
d'un
les lois fervir la vengeance & lintérêt particulier
de juges, à qui la confitution a toujours paru
corps
décrets des énigmes;on n'y voit plus
une chiméreécvos
obftruer le cours desaffaires &
la méfiance & la haine
à
cette chaine qui lie les intérêts particuliers
rompre --- Page 27 ---
(7)
l'intérét public; mais on y voit, onyadmireuny pouvoir
créélégitimementy parle peuple, maintenant parla fageffe
de fes délibérations, la concorde &la paix entre tous;
On y voit des citoyens oubliant leurs anciennes divilions,Scfelivrant fans réferve & avecamendrifemertaus
fentimens qu'infpirent la confiance & la générofité; on
y voit la liberté refpectée la fureré rétablie, &a avec l'ordre qui vient de renaitre l'on fent que les affaires vont
ait depuis
reprendre leur cours & leur jufte niveau.
actcur. pteurs quE la
Tous ces avantages ont fans doute leur prix; auffi à
d'envoyee
l'exception de quelques cris aigus & difcordans
qu'exhalent encore dans leur défefpoir & leur fuite
té con
quelques partifans de l'ancien régime, Oll n'entend plus
titutions
qu'un concert de bénédidions, qu'un accord abfolu
emander faveur
d'intentions & de principes; on ne reçoit de toutes
a parole
ontillui
parts que des adreffes exprimant des fentiments de
"it aroir
graun parti
titude, & les éloges dus au civifme de tous les corps qui
' que délibé- de
compofent la flation.
S négol'armeTel eft, Meflieurs, le tableau altuel de la colonie.
adressés ans tous,
les inftrugtions qui nous font annoncées, vont fixer in-
'ils er leurs pouvariablement nos opinions & confitucr un régime qui
maire 1. &
saccordera fans doute avec nos localités. Il ne manque
apèchoit inué. je
doncrien aul bonheur des citoyens compofant la garde
à l'abbé deux
nationale du Port-au-Prince, que l'afurance que vous
matique e minisqu'il aic
agit.
ajoutoit
Anglerec plus
e perde
dividen-
$
, vont fixer in-
'ils er leurs pouvariablement nos opinions & confitucr un régime qui
maire 1. &
saccordera fans doute avec nos localités. Il ne manque
apèchoit inué. je
doncrien aul bonheur des citoyens compofant la garde
à l'abbé deux
nationale du Port-au-Prince, que l'afurance que vous
matique e minisqu'il aic
agit.
ajoutoit
Anglerec plus
e perde
dividen-
$ --- Page 28 ---
disc
SI du mar
P fT cint
(8)
al
la
daignerez agréer T'hommage de leur fidélité, & de
d:
à VOS lois.
0:
leur attachemnt inviolable
C.
Nous fommes aveç refpeet,
K ex le
Meffieurs,
le
ro 1'
Vos très-humbles &
très-obeiffans ferviteurs,
CI
Lesofficiers dela
nationale du Port-au Prince:
et
garde
Signé, Caradeux, commandant tgénéral; C
le Ereton de
ju
capitaine aide mao
Villandry Y,majorgénéal; Bequillon,
jor; Déiormeaux, aide major; : Roux, chefdebataillon;
Duvet, commandant debitaillon; : Lefpinaffe, chefd'efcadron; Demontalet,tidece -amp; : Roberjot duDéfert,
aide decamp; Renault, major du fecondbatilln;Fournier, capitaine ; Fcreft, capitaine; Poncy 7 capitaine ;
Planchère ainé, capitaine de cavalerie àl la fuite; François
Pernot, commandant debataillon:M-ririeresiné,capitaine en fecond; Vens, capitaine en fecond de la garde
nationaleàcheval;Pralotro,capitaine commandant Partillerie; Paul, capitaine Bremond, porte guidon de la
garde nationale à cheval; Dubois fils, porte drapeau; --- Page 29 ---
157 1
rudieu, commiffaire de compagnie; Dupuy, Robin,
pitaines; Pamelard, capitaine eniccond;Favier jeune,
yit.in;Huartiejeuns,fouslisurenantdedingons; GreM
er, quarticr-maitre desg gardesttationales à cheval;Lefnaffe jeune, lieutenant de dragons; Eftéve ainé, 2 major
bataillon; Duboispéreyquartier-maitretréforier; Pon-
,capitaine; Alemand,capitaine en fecond; Audebert,
eutenant en fecond; Poirier, 2 fergent ; Vidie,Nicolas
ait depuis
né, capitaines; A. Marie, capitaine; Van-Eckhout,capteuis 2cteur, quf lz
raine; Namur, lieutenant en fecond ; Lafferre, porte
denvoyer
rapeau; Gaumont, capitaine; Gilbert, fergent; Labbé,
piraine en fecond ; Girardin, lieutenant; Guiho de
té con=
erlegand, capitaine; Champion, lieutenant; Jour,on
titutions
né, capitaine; Alexandre Menet 5 fergent; Luffon,
emander faveur
eutenant; Ducoudray, capitaine ; Thouron l'ainé,
a parole
eutenant de la feconde compagnic du quatrième basait ont illut avoir
illon; Lalaue Saint-Jacques, capitaine en fecond;
' un délibé- parti
ozat, major du premier bataillon.
nque :S négo- de
l'armeans tous,
adressés
'ils pouer leurs
1.
maire &.
apèchoit
inué. Je
I. l'abbé
à deux
matique
e minisqu'il aic
agit.
ajoutoic
Anglevec plus
e perde
dividen-
la feconde compagnic du quatrième basait ont illut avoir
illon; Lalaue Saint-Jacques, capitaine en fecond;
' un délibé- parti
ozat, major du premier bataillon.
nque :S négo- de
l'armeans tous,
adressés
'ils pouer leurs
1.
maire &.
apèchoit
inué. Je
I. l'abbé
à deux
matique
e minisqu'il aic
agit.
ajoutoic
Anglevec plus
e perde
dividen- --- Page 30 ---
dis
du
p. ma cir"
Ero]
ni al
la
A a
ADRESSE AU ROI DES FRANÇOIS.
le ex
Au Port-an-Prince, ile Saint-Domingue,
t
le 30 avril 1791.
SIRE,
et
LES citoyens compolant la garde-nationale du Port
au-Prince font peut-étre de tous les françois. les feuls
mo
uy
n'ont
encore jufqu'à ce jour vous prefenter
O0
qui
pu Thommage diàvos vertus. Mais fré
folemnellement
duits
BC la tyrampie à un pénible filence, ils.ont été
privés parl de Tavantage de vous exprimer tout ce que VOS
R3
votre embontés & VOS tendres follicitudes infpirent,
pire n'en étoit pas moirs abfolu fur leurs coeurs.
L'arrivée de la ftation, le patriotifne qui anime ge
néralement tousles corps qui lac compofent,a fait éclore
eux un nouveau jour; ic delporifine a prisla fuite,
pour la liberté leureftenfin rendue, &cleurspremiers moments
font confacrés avec joieà vous offrir Thommage d'une
fidelité conftante à la nation, dont vous êtes le chef, --- Page 31 ---
[r]
d'une fcumiflion parfaite à la loi, & d'un amour Inviolable pour le plus grand & le plus digre des rois.
Nous fommes,avec refpedt,
SIRE,
DE VOTRE MAJESTÉ,
ait depuis
Les.très-humbles &
pteurs 2cteur, LE
tres-obéiffans ferviteurs & fujets,
d'envoyce
Les officiers de la garde nationale du Port-au-Prince,
té contitutions
Signe, Caradeux, commandant général; le Breton
emander
de Villandry, major général; Bequillon, capitaine aide
faveur
major; D.formecux,aide majcr; Roux, chcf de batailontillei a parole
Gait avoir
lon; Duvet, commanda. t de bataillon; Lelpinaffe, chef
un parti
13 délibéd'efcadron; Demontaler,aide decamp; Renault, major
aque :S négo- de
du fecond bataillon; Fournier, capitaine; Foreft,
l'armecapians tous,
taine; Poncy,capitaine; Planchreaine,capinine decaadressés 'ils pouvalerie à la fuite; François Pernot, commandant deba1. er leurs
taillon; Martinière ainé, capitaine en fecond; Vens,caapéchoit maire &c
pitaineen fecond delagarde nationaled cheval ; Pralotto,
inué. I. l'abbé Je
capitaine commandant T'artillerie; Faul,capitaine; Brematique i deux
mond, pcrte guidon de la garde natonale à cheval;
qu'il e minis- ait:
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
re perde
-dividen-
. er leurs
taillon; Martinière ainé, capitaine en fecond; Vens,caapéchoit maire &c
pitaineen fecond delagarde nationaled cheval ; Pralotto,
inué. I. l'abbé Je
capitaine commandant T'artillerie; Faul,capitaine; Brematique i deux
mond, pcrte guidon de la garde natonale à cheval;
qu'il e minis- ait:
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
re perde
-dividen- --- Page 32 ---
di
S du, m:
P IT cir, la
[ra]
al
Brudieu, commiffaire de
Dubois f's, porte drzpeau;
Pamelart, ca-
-
compagnio; Dupuy, Robin, Capitaines;
Favier
Huart le
pitaine en fecond;
jeune, capitaine;
jeune, fous-lieutenant de dragons, Grenier 7 quarticrle
à
jeune,
ex
maitre des gardesnationales cheval; Lefpinaffe
le
de bataillon;
o
lieutenant de dragons; Eféve ainé, major
Dubois père, quartier maitre tréforier : Poncy 2 capitaine; Allemand, capitaine en fecond; Audebert, licuVidie, Nicolas ainé,
tenant en fecond; Poirier, fergent;
capitaines; A.Marie, capitaine; Van-Eckhout, capitaine;
Namur, lieutenant enfecond; Lafferre, porte drapeau;
Gaumont, capitaine; Gilbert, fergent;Labbé, capitaine
Girardin, lieutenant; Guiho de Kerlegand,
juy
en fecond;
ainé,capitaine;
capitaine; Champion, lieutenant;Jourjon
Alexandre Menet, fergent; Luffon,li licutenant;Ducoudray,capitaine; Thouronl'ainé, lieutenant de la feconde
compagnie du quatrième bataillon ; Lalauie- SaintJacques, capitaine en fecond; Rozat, major du premier
bataillon.
S --- Page 33 ---
I]
<
cRsay uorer Apvutaay P
E
ADRESSE
AUX GARDES NATIONALES
ait depuis
DE FRANCE.
pteurs acteur, quE la
d'envoyee
té con=
ticutions
Au Por-auPrinc,leScimDoningue,lejoawail79t.
emander
faveur
a parole
onti illei
CAMARADES ET FRÈRES,
*it avoir
iun parti
:3 délibéaque de
S négoAccablés jufqu'à ce jour fous les chaines du defpol'armeans rous,
tifme le
affreux, nous n'avons pu vous témoigner
'ils adressés pounos
d'attachement & d'union; nous n'avons
d. er leurs
TLpeLe
pu prendre part à ces fédérations, qui font du plus
apéchoit maire &
grand de tous les royaumes une feule & même famille,
inué. L. l'abbé Je
i deux
&c quiaffurent fur la bafe la plus immuable, fur la
matique
e minisqu'il ait
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
e perde
"dividenal
'ils adressés pounos
d'attachement & d'union; nous n'avons
d. er leurs
TLpeLe
pu prendre part à ces fédérations, qui font du plus
apéchoit maire &
grand de tous les royaumes une feule & même famille,
inué. L. l'abbé Je
i deux
&c quiaffurent fur la bafe la plus immuable, fur la
matique
e minisqu'il ait
agit.
ajoutoit
Anglevec plus
e perde
"dividenal --- Page 34 ---
du dir
[14] 1
P ma cir
conflirution
mi
la fublime
que
la
force d'un peuple libre,
al
nous ont donnée nos repréfentans.
dr
d;
Lorque tous les françois jouiffoient des fruits de la
régénération, leurs frères des colonies; une portion du
même empire, voyoient leurs fers s'appelantir chaque
leurs drale
jour;leurs gardes nationales étoient difperfés,
C
enlevés;leurs concirayemsaiflifinés, leursa afempeaux
T
blées difloutes, leurs repréfentans pourfuivis à main
armée. Telles font les fcènes d'horreur que nous avons
éprouvées.
CI
Combien de fois n'avons nous a pas gémi de ce que:
vous! Si vous euffiez pu
notre pofition étoitignoréede
la liberté nous..
t
connoitré. tout ce que notre anour pour
a fait fouffrir, vous eufliez fecouru, vous euffiez plaint
du moins VOS frères des colonies;vous euffiez déployé
en leur faveur cette énergic, qui a a fi Victorieufement
terraffé le defpotifme en france! Mais trop éloignés de
abufés
nous, pour que nos plaintes pafenrycusparveniry
peutêtre par les calomnics de nos ennemis, vous avez
méconnu nos maiheurs & les crimes de nos tyrans.
Unnouvénu - jour vient de luire pour nous; lepatrionic
me des officiers & des (oldats compolant la ftationa
de@riénosimes,ovfers olt été brifés, hos oppreffeurs
é le defpotifme en france! Mais trop éloignés de
abufés
nous, pour que nos plaintes pafenrycusparveniry
peutêtre par les calomnics de nos ennemis, vous avez
méconnu nos maiheurs & les crimes de nos tyrans.
Unnouvénu - jour vient de luire pour nous; lepatrionic
me des officiers & des (oldats compolant la ftationa
de@riénosimes,ovfers olt été brifés, hos oppreffeurs --- Page 35 ---
L5]
ont pris la fuite: une municipalité digne de notre confiance a remplacé l'autorité arbitraire fous laquelle
nous gémiflions;nos droits étant recouvrés, la concorde
& la fareté ont commencé à renaitre, & toutes les vilM
les, toutesles paroifles de la colonie s'empreffant de fuivre notre exemple, nous fommes tous devenus libres
& heureux.
Nous profitons des premiers momens de bonheur
quenous ayons connus depuis long tems 5 pour affurer
uit depuis
nos frères des gardes nationales de france de notre adpteurs acteur, qut lz
miration pour leurp patriotifme, & de notre attachement
d'envoyet
pour leurs perfonnes. Puiffe l'affurance de ces fentimens
être favorablement accueillie d'eux! &puiffe-t-il exifter
déformais entre nous ce concert de; principes & d'intenté titutions contions fi néceffaire à notre falut commun! nos voeux lcs
emander
I faveur
plus fincères & les plus ardens font de jouir desbienfaits
:a
dela conftitution
Contillui parole
deondrep-riof@mblenaionsleyomn
ait avoir
jurons une foumiffion abfolue à fes loix; notre courage
un délibé- parti
en maintiendra parmincuslexécution : telle feraàjamais
que S négo- de
la règle de notre conduite ; nous marcherons d'un
ans l'arme- tous,
ferme &fir dans le chemin de l'honneur dont vous nous pas
ils adressés pouavez G glorieufement frayé la route, & nous ne craid. er leurs
gnons pas de nous égarer en vous prenant toujours
npéchoie maire &
pour
inué. Je
nos modèles,
I. l'abbé
i deux
matique le minisqu';l ait
'agit.
ajoutoir
Anglevec plus
re perde
diyiden- --- Page 36 ---
di
du
[16]
m:
inviolables d'atp: cit,
Nous fommes avec des fentimens
ITI
al
tachement & de confraternité,
df
V1
Camarades & frères,
Vos très-humbles & très
le 23
obéifians ferviteurs,
C
Les officiers dela garde nationale du Port-au-Prince.
Signé, Caradeux, commandant . général; le Breton de
maVillandry, emEatbe3Logpo1ee
4t
Déformeaux,aide major; Roux, chefdebataillon;
o
jor;
commandant de bataillon ; Lefpinaffe, chef
Duvet, d'efcadron; Demontalet, aide de camp ; Rcberjot du
Défert, aide de camp; Renault, major dufecond bataillon; Fournier, eapinarne.Rand.cpinined Pency,capiPlanchère ainé,capitaine de cavalerie à la fuite;
taine;
commandant del bataillon; Martinicre
FrançoisPernot,
en fecond; Vens, capitaine en fec ordde
ainé, capitaine
commanlagrndcimatenkeacdieel.1 Pralotto, capitaine
dantl'artillerie; Paul, capitaine; ; Brémond porte guiden
de la garde nationale à chevai; Dubois fls, porte dra-
ne.Rand.cpinined Pency,capiPlanchère ainé,capitaine de cavalerie à la fuite;
taine;
commandant del bataillon; Martinicre
FrançoisPernot,
en fecond; Vens, capitaine en fec ordde
ainé, capitaine
commanlagrndcimatenkeacdieel.1 Pralotto, capitaine
dantl'artillerie; Paul, capitaine; ; Brémond porte guiden
de la garde nationale à chevai; Dubois fls, porte dra- --- Page 37 ---
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peau; Brudieu, commiffaire de compagnic, Dupuy, 9
Robin, capireines: ; Pamelart, capitaine en fecond; Favier
Jeune, capitaine, Huare lejeune fous-licutenant de draa
gons; Grenier, quartier maitre des gardes nationales à
cheval; Le/pinaffejeune, lieutenant de dragons; Eitéve
ainé, major de bataillon; Dubois prre, quartier maitre
tréforier; Poncy, capitaine; Allemand, capitaine en fecond; Audebert, lieutenanten: fecerd;Toiricr, fergent;
Vidie, Nicolas ainé, capitaines; A. Marie, capiraine;
wit depuis
Vaneckbout, capitaine ; Namur, lieutenant en fecond;
ptcurs acteur, qut la
Laflerre, Porte drapcau; Gaumont,capitine; Gilbert,
d'envoyee
fergent; Labbé, capitaine en fecond; ; Girardin, lieutenant; Guiho deKerl gand, capitaine; Champion, lieuteté connamt;Jourjonainé,capitine; Alexandre Mener,fergent,
ticutions
Luffon, licutenant; Ducoudray, capitaine; Thouron
emander I faveur
lainé, lieurenant de la feconde compagnie du quaa parole
trième bataillon : Lalaiie Saint-Jacques, capitaine enfeait ontillui avoir
cond; Rozat, major du premier bataillon.
23 un délibé- parti
raque de
25 négol'armeans rcus,
adressés
ils pouer leurs
A U POR T-A U-PRIN CE,
d. maire &
npèchoit
De l'Imprimerie nationale, chez CHAIDRON & Compagnie,
inué. I. l'abbé Je
vis-à-vis la comédie.
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le minisqu',l ait
agit.
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