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RA o * S A
28 o
AD R E : SS E
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
Masoas,
LEs trois premières adreffes que nous avons
Neur de vous faire les huit,trente-un
déjà eu f'honont dû vousi inftruire fur la fituation mars & neuf mai derniers,
avons peinte avec toute l'exaétitude delacolonie, que nous vous
ment toujours le même 3 la colcnie pofible;cet état eftheureufe
jouit de la
tranquillité, a & les affaires y reprennent leur
plus parfaite
cours, --- Page 6 ---
(2 )
Nous penfons que M. de Mauduit eft aujourd'hui démafqué
àvos yeux, & que les fentimens manifeftés dans fa lettre à M.
Fernand Nunès, ambafiadeur d'Efpagne, dont nous vous avons
envoyé la copie, vous ont éclairés fur fes véritables intentions ; vous y aurez vu que la révolution n'avoit pas de plus
grand ennemi que lui; & vous aurez été à même de juger
du bus qu'il s'étoit propofé par les entreprifes 8c les excès
de tous genres qu'sl s'étoit permis depuis fon retour dans la
colonie.
A compter de ce moment fatal, on avoit tu le gouvernement
reprendre toute la rigueur de l'ancien régime, devenir oppreffif
plus que jamais 9 attaquant 9 foulant aux pieds les droits les plus
facrés des citoyens ; s'introduire jufque dans le fecret de leurs
penfées en violant le fceau des lettres ; nous vous avons fourni
dans nos premières adreffes la preuve de plufieurs de Ces vérités;
il nous reftoir à établir la dernière ; en voici la preuve :
Nous vous rapportons 2 Mefleurs. , & nous joignons icil'expédition de divers ordres authentiques donnés par M. de Peinier,
gouverneur de la colonie, &x par M. de Mauduit. , colonel du
régiment du Portau-Prince; pour arrêter les courriers & ouvrir
les lettres 5 nous y joignons également les procès verbaux d'ouverture des lettres par les commiffaires nommés par la corpora-
-tion des volontaires du Port-au-Prince. Nous taifons ici les noms
de ces commiffaires par les ménagemens que nous portons à des
concitoyens, & par le defir d'éteindre les germes de divifionqui
n'ont que trop agité la colonie 3 mais il eft de notre devoir de
vous faire. connoirré quel genre de gouvernement nous avions à
combattre; lesp pitces-fontdépoftes en original dans nos mains, &
més par la corpora-
-tion des volontaires du Port-au-Prince. Nous taifons ici les noms
de ces commiffaires par les ménagemens que nous portons à des
concitoyens, & par le defir d'éteindre les germes de divifionqui
n'ont que trop agité la colonie 3 mais il eft de notre devoir de
vous faire. connoirré quel genre de gouvernement nous avions à
combattre; lesp pitces-fontdépoftes en original dans nos mains, & --- Page 7 ---
(3)
nous en garantiffons l'exiftence fur tout ce que P'honneur a
de fcré; jugez 2 Meflieurs, fi les auteurs de pareilles manoeuvres peuvent être les amis d'une conftiturion qui les profcrit
G hautement.
Cependant, malgré les intrigues du gouvernement & de fes
partifans, 2 le voeu public de la colonie ne peut être équivoque ;
ce voeu eft manifefté de la manière la plus forte.
En effet, lorfque le gouvernement a diffout les affemblées
porulaires,& que la colonie a été replongée fous le régime defpotique dont elle avoit cherchéàf fe delivrer, qu'a-t-on vu dclater de toutes parts P des proteffations contre une pareilie entreprife, un foulèvement général des citoyens, une fédération de
quarante - quatre paroiffes qui réclamoient contre l'abus de
l'aurorité.
Lorfque M. de Peinier a voulu convoquer de fa feule autorité
une nouvelle affemblée à la place de celle qu'il avoir détruite,
qu'a-t-il éprouvé? unc réfiftince univerfelle qui manfeftoit affez
hautement que le peuple fentoit que fes droits avoient été violés
par un abte arbitraire & tyrannique 5 le gouvernement ne peut
donc pas fe flatter d'avoir jamais vu aucune de fes opérations
réunir le veeu des colons.
Lorfqu'à T'arrivée de la ftation les citoyens ont recouvré leurs
droits, €
qu'aron vu ail contraire : on 2 vU éclater des ales de
felicitation & d'adhéfion; ; fur cinquante-deux paroiffes dont la
colonie eit compofce, querante-quatieont exprimé de la manière
la plus énergique lcur dausfagicn defevoir délivrécs de l'autcrité arbicraire qui pefoit fur elies depuis huit mois. , 8x files huut
les citoyens ont recouvré leurs
droits, €
qu'aron vu ail contraire : on 2 vU éclater des ales de
felicitation & d'adhéfion; ; fur cinquante-deux paroiffes dont la
colonie eit compofce, querante-quatieont exprimé de la manière
la plus énergique lcur dausfagicn defevoir délivrécs de l'autcrité arbicraire qui pefoit fur elies depuis huit mois. , 8x files huut --- Page 8 ---
(+)
le filence, c'eft qu'on n'y connoit autautres paroiffes ont gardé
9 propre
cun établifement populaire. 9 aucun corps repréfentant
Ces adreffes font fous VOS yeux, Meffieurs,
à manifefter un voeu. de vous les envoyer ; nous les joignons
nous avons eu l'honneur les nouvelles adhéfions que le temps y a
encore ici, ainfi que
la prière de vouloir bien en prendre
ajoutées,en vous renouvelant du véritable voeu de la colonie,
leêture ; elles vous convaincront
cherché à répandre des
fur lequel jufqu'à ce jour on avoit
doutes.
bralant du defr de fe fouftraire à laryrannie dontilsont été
En
viaimes les citoyens ont toujours reconnu l'au-
(1 long-temps
2 le premier inftant de norre création, nous
torité légitime; depuis
de la commune M. le gouverneur
n'avons ceflé d'invitr att nom
de la colonie
général, &à: notre exemple différentes municipalités reprendre
l'ont preffé de leur côté à revenir au Portau-Prince y
du
fes fonéions, , en l'affurant que fon caraétère de repréfentant refuféàcette.
Roi feroit refpelté; M. le géméral s'eft conftamment 8c de fon refus
invitation ; les preuves, réitérées de nos inftances lui ; il n'eft
dans notre correfpondance avec
pas
font confignées
de ce defir & de ce voeu
un de nos aftes qui ne porte l'expreffion devoir de la fienne ne lui
de notre part 5 il n'en eft aucun où ce
avec
au nom de Thonneur & de la fureté publique
foit rappelé
dus à fon cara@ère. Nous vous fupplions
tous les ménagemens de vouloir bien prendre leéture de ces
également, Meflieurs,
ferez à même
fi M. de
différentes pièces, & vous
d'apprécier à foixante lieues
Blanchelande,en fe tenant obftinément au Cap,
lui afligne la loi, a bien fait pour la colonie,
de la réfidence que
toute ce qu'exigeoit fa place de
pour la tranquillité publique 7 de reproches à fe faire d'avoir
gouverneurg général, 1,6s'iln'apoint
éture de ces
également, Meflieurs,
ferez à même
fi M. de
différentes pièces, & vous
d'apprécier à foixante lieues
Blanchelande,en fe tenant obftinément au Cap,
lui afligne la loi, a bien fait pour la colonie,
de la réfidence que
toute ce qu'exigeoit fa place de
pour la tranquillité publique 7 de reproches à fe faire d'avoir
gouverneurg général, 1,6s'iln'apoint --- Page 9 ---
(s)
laiffé dans des temps difficiles tous les foins
à la municipalité du
de la chofe publique
d'avoir été dans le cas Port-au-Prince, de les
, qui fe félicite cependant
couronnés des plus heureux remplir, puifque fes travaux ont été
fuccès, &
rétablir une tranquillité parfaite,
qu'elle eft parvenue à
Enfin, Mefieurs, depuis l'inftant de notre
conduite a été conftamment
formation notre
tout ce qui avoit rapport à l'intérêt publique ; nous avons penfé que
de perfonne ; en
général ne devoit être ignoré
femblée nationale, conféquence celle
notre correfpondance avec PAfdes différenres
avec M. le gouverneur général , celles
événemens les plus paroiffes avec nous, nos procès verbaux fur les
dans la colonie. Si importans, s tout a été imprimé &
nos relations euffent en
diftribué
contre la vérité, fans doute il fe fût élevé des quelque point péché
au Port-au-Prince, foit dans les différentes contradidears,foit
donnée à nos opérations fembloit
paroiffes; la publicité
en
quer ; nous avons eu
quelque manière les
toutes
l'avantage au contraire de ne
provoparts que des témoignages de
recevoir de
en forte que nos travaux
félicitation & d'adhéfion,
revêtus de l'approbation de paroiffent aujourd'hui fous vos yeux
même de M. le général
toute la colonie. Il n'en eft pas de
rendu compte des
, quoiqu'il nous ait annoncé vous avoir
& nous en
événemens ; ce compte n'a jamais été
ignorons tous les détails. Il eift poffible M. public p
ral, placé à foixante lieues des
que le génd
faux rapports, 8z
événemens, air éré abufé par de
adrefes qu'il avoit été déjà vous avez pu voir par nos précédentes
effentieis
obligé de fe rétraéter dans pluficurs
pourla fureté publique, fur lefquels il
points
té trop légèrement à des relations fautives & s'en éroitrapporvous fupplions, Meflieurs, d'être
menfongères. Nous
en garde contre les erreurs
faux rapports, 8z
événemens, air éré abufé par de
adrefes qu'il avoit été déjà vous avez pu voir par nos précédentes
effentieis
obligé de fe rétraéter dans pluficurs
pourla fureté publique, fur lefquels il
points
té trop légèrement à des relations fautives & s'en éroitrapporvous fupplions, Meflieurs, d'être
menfongères. Nous
en garde contre les erreurs --- Page 10 ---
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qu'il pourroit avoir de nouveau commifes, & que nous n'avons
pas été à - même de relever 5 &: d'être bien convaincus que fur
aucun point nous n'avons ni trahi ni diffimulé la vérité.
Nous avons encore l'avantage. 5 Meffieurs, 9 de vous annoncer
que la tranquillité coatinue à régner dans la colonie ; cet état a
paru un inftant menacé d'être troubié par les alarmes que le régiment du Port - au - Prince avoit fait naitre ; mais lezèle & le
courage des troupes nationales & deligne a bientôt diflipé cet *
orage,& depuis l'époque du défarmement & de l'embarquement
de ce régiment pour France, l'ordre &: la paix n'ont pas ceffé de)
régner un feul inflant ; cet état cft d'autant mieux affermi qu'il
n'ef pas le produir de la contrainie & del'efclavage - mais qu'il
efl dà à la fageffe des colons quifavent diftinguer la liberté de la
licence.
Il ne refte plus, pour confolider cet étaf, qu'à donner à SaintDomingue fa nouvelle conftitution, après laquelle foupirent tous
les citoy ens ; elle n'éprouvera aucun obfacle à s'établir ; l'empreffement eft par tout le même 2 par-rout on protefte de la foumiffion la plus parfaire à VOS décrets, par-tout on defire jouir des
avantages qu'ils doivent piocurer. Déjà lon s'étoit occupé de la
formation d'uncnouvelle af-mbléscoloniale,d'après votre décret
daiedob-eledputis étoient nonm.sdanspluf@eurs paroides,
8cleur réunion étoit prête às s'opérer lorfqu'on a cu C onnoifiance
de votre décret du preiier février, qui fufpend l'aétivité de cette
affemblée jufqu'à l'arrivée des commiffaires & des nouvelles
inflrudtions dont ils doivent être porieurs, la majorité des paroiffes a paru fe décider alors à nc procéder à la formation de
cette affemblée que lorfque ces nouvelles inftruSons feront arri- --- Page 11 ---
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vées 9 puifqu'elles doivent fervir de bafes à fes travaux. Nous
efpérons que l'Affemblée nationale fe fera occupée de notre fort,
& qu'elle aura ordonné l'envoi de ces inftruStions, d'oà dépend
le bonheur de la colonie 2 puifque c'eft feulement du moment de
leur arrivée qu'elle participera à la régénération.
Nous fommes avec refpeêt,
MESSIEURS,
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Port-au-Princt.
Signé, Leremboure père,maire ; Taxis de Blaireau, procureur
de la commune 2 & Malahar 1 fecrétaire-grefter.
Wis
Port-au-Prince, Ile & côte Saint-Domingue,le juin 1791.
AU P ORT-AU-PRINCE,
DE LIMPRIMERIE NATIONALE --- Page 12 ---
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