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AD R ESSE
A
L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
MESSSIzURS,
Vous avez annoncé dans le préambule de votre décret
du Loctobre, sur les colonies, que vous étiez dans la
volonté d'établir comme article constitutionnel dans
ferme
loix sur l'état des personnes
leur organisation 5 qu'aucunes
demande
seroient décrétées
les coloniess que sur la
ne
de pour leurs assemblées coloniales.
précise et formelle --- Page 4 ---
RPJCE
Cette disposition a été accueillie dans les colonies avec
des cris de joie. Celui de VOS collegues, dont la raison
éclairée a provoque une déclaration aussi sage que nécessaire, vous a rendu compte à la tribune des hymnes d'allégresse, de l'accord des bons citoyens, du serment répété
par eux d'être toujours Français et soumis à VOS décrets.
Il a lui-même recueilli une juste compensation des persécutions auxquelles l'ont exposé la courageuse application à
calmer les troubles de nos colonies, à guérir des plaies
profondes que lesprit de parti et la malveillance y avoient
causées. Il a enfin reçu le prix de ses travaux ; et quelque
nouvelle attaque qu'on lui porte, il aura pour bouclier impénétrable la reconnoissance de tous les citoyens qui, sans
passion, sans parti, n'ont d'autre intérêt que le bonheur
de la France et le succès de la révolution.
Cependant, Messieurs, votre ouvrage n'est pas achevé.
Vous avez suspendu la fureur des ennemis de la paix, mais
vous ne les avez pas désarmés. Ils sont d'autant plus à craindre, que, quelques soient leurs intentions, ils se disent tous
sous le drapeau du patriotisme, comme si la patrie allumoit
les torches de la discorde, et commandoit les désordres
et les crimes. Ils disent que votre disposition du 12 octobre
n'est qu'un préambule, et qu'un préambule n'est pas un
décret. Ils espèrent avec cette perfide distinction, vous faire
violer votre foi, dont ils feignent de douter. Ainsi, Messieurs,
ils vous outragent en vous prétant leurs passions, en vous
faisant semblables à eux.
Non, Messieurs 2 vous n'avez pas pris cet engagement --- Page 5 ---
le rompre. Les promesses de l'assemblée nationale ie
pour
des
de contreverse ; elles sont sacrées dans
sont point
objets
d'un
toute leur étendue 2 et c'est au sein des représentans
peuple, toujours franc et généreux, même avant d'être libre,
la bonne foi et l'honneur ont fixé leur sanctuaire.
que
Les députés des manufactures et du commerce, vous
supplient, Messieurs, d'anéantir pour toujours les projets
et les espérances de ceux pour qui l'ordre est une calamité, de consolider la paix dans les colonies, en décréloix sur l'état de ces
tant constirutionnellment qu'aucunes
personnes , ne seront décrétées pour les colonies, que sur
la demande précise et formelle de leurs assemblées coloniales.
Nous sommes avec respect, 2
MESSIEURS,
Vos très-humbles et trèsobéissans serviteurs, 2
Les Députés extraordinaires des manufactures et du commerce
de France.
GOSSELLIN, Président.
REYNAUD l'ainé, Secrétaire.
De FImprimerie de DEVAL UX, rue de Chartres, No.382, ,et Libraire,
au Palais-Royal, No. 181.
étées pour les colonies, que sur
la demande précise et formelle de leurs assemblées coloniales.
Nous sommes avec respect, 2
MESSIEURS,
Vos très-humbles et trèsobéissans serviteurs, 2
Les Députés extraordinaires des manufactures et du commerce
de France.
GOSSELLIN, Président.
REYNAUD l'ainé, Secrétaire.
De FImprimerie de DEVAL UX, rue de Chartres, No.382, ,et Libraire,
au Palais-Royal, No. 181. --- Page 6 ---
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SUPPLE M E N T
NÉGESSAIT R E
A L'ADRESSE DE LA SOCIETÉ
DES AMIS DES NOIRS,
EN FAVEUR DES HOMMES DE COULEUR. Exus la voix de la raison et de la justice s'est fait entendre
en faveur des citoyens de couleur : l'assemblée nationale,
repoussant les artifices avec lesquels on vouloit encorelétouffer
la discussion du projet que son comité vient de lui proposer 7
en a ordonné l'impression ctl'ajournement. Elle n'a vu, dans ce
projet, qu'un nouveau moyen de condamner à l'ignominie, à
une dégradation injuste, des hommes libresi, proptiétaires et
contribuables; et elle a manifesté le désir et la volonté d'être
juste envers eux. Il faut donc lui présenter toutes les lumières
qui peuvent Téclairer sur un sujet que la cupidité n'a cessé
d'obscurcir ; il faut lui prouver, en lui mettant sous les yeux
les événemens qui se sont passés depuis la publication de
notre Adresse, en lui exposant les absurditéset lès inconvéniens
du projet de congrès qu'on lui a proposé ; il faut hii prouver
combien il importe, si lon veut sauver les colonies 2 de peser
et de rendre claire la décision qui assurera à jamais aux citoyens
de couleur, les droits de citoyens actifs.
Nous voyons avec la satisfaction la plus douce, par les divets
comptes rendus de notre Adresse dans plusieurs journaux, et
par les. sentimens qu'un grand nombre de sociétés d'amis de la
constitution ont manifestés 5 que l'opinion des amis des noire
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