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Azot
3 t --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(80 )
failoient égorger les habitans de
les uns par les autres ; pendant qu'ils
le
avec
ecbeiss
cinq Port-au-Prince, frégates, deux
trois vaifleaux de 74 &
frégates Anglaifes ruinoient le
commerce de la colonie & de la métropole.
Pendant que Sonthonax & Polverel armoient
2u Cap leurs fatellites contre l'elcadre de la rém-ndans publique; pendant qu'ils défendoient aux comvoir
des autres ports de la colonie de receaucun des vaiffeanx de ia république ; enfin,
pendant que cette efcadre & le convoi
efcortoit alloient chercher afyle VeIS l'Amérique qu'elle du
Nord,le gouverneur de la Jamaique fe
à envahir Saint-Domingue.
difpofois
Pendant que les habitans du Cap
à
bord de ces vaiffeaux, vouloient aller reconquérir réfugics
Saint- Domingue, Génet, l'ami de
de
Sonthonax & Polverel,
Briflor,
fe brifer dans les mers du envoyoit Nord ; cette & voila efcadre
pendant les hommes que lon voudroit
ceémigrés ! La Jamaique, la Havane étoient rcputer à côté
d'eux; mais la Jamaique & la Havane font des
colonies ennemies , & loin d'aller y. prendre
afyle, ils fe rendent chez un peuple d'amis. Et
ces hommes-la font émigrés!
( 1e La fuire au No.6.)
Enfin, --- Page 5 ---
AD RE T
- SSE
NATIONALE.
A LA CONVENTION
Crovess REPRÉSENTANS,
Du fond dela prison oùt Vintrigue nous tient ensevelis,
nous avons enfin eut connoissance du rapport mensonger
et liberticide qu'on vous a fait sur les Colonies, et nous
avons frémi d'indignation! :
Pour asseoir son opinion,! le raporteur a-t-illulespiècesnombreuses, déposées par divers colonsaux comités?
a-t-il voulu lire les pièces plus nombreuses encore 2 déposées dans nos archives, et sur lesquelles ont été apposés des scellés, dont depuis six mois nous demandons
inutilement la levée en notre présence? a-t-il lu les ouvranombreux que depuis deux ans nous n'avons cessé de
ges distribuer à la convention nationale, aux autorités constituées et aux sociétés populaires, afin de prémunir la
France contre les manoeuvres ourdies pour lui enlever
son commerce et détruire la liberté?
ses Colonies,ruiner:
a-t-il voulu s'assurer de la fidélité de nos citations par
l'examen de nos archives Non
Cependant, citoyens, le raporteur nous a déclaré luimême que le comité de salut publicayant, depuis un
intercepté toutes-les correspondances entre lAméan, riqueetla France ; ilétoit bien convaincu qu'à SaintDomingue étoit deux partis fortement prononcés: les
contre-révolatiennires et les patriotes : que nous étions
du nombre de ce dernier parti, Aurions-nous pu croire
de Sonthonax, dePolvealors que Mdloquenccinsinuante
rel et complices, détruiroit en un instant une opinion
assise sur tant de preuve matérielles et sur le témoignage
non-suspect de correspondances confidenticiles.
L'affaire des Coloniestientiuns grande intrigue : ses
Domingue étoit deux partis fortement prononcés: les
contre-révolatiennires et les patriotes : que nous étions
du nombre de ce dernier parti, Aurions-nous pu croire
de Sonthonax, dePolvealors que Mdloquenccinsinuante
rel et complices, détruiroit en un instant une opinion
assise sur tant de preuve matérielles et sur le témoignage
non-suspect de correspondances confidenticiles.
L'affaire des Coloniestientiuns grande intrigue : ses --- Page 6 ---
(2)
contréssont depuis long-tems le champ de bataille de
T'Angleterre : toujours elle eut en vue de
détruire les Colonies
conquérir ou de
noître ces
Françaises; et c'est bien mal
contrées, ou vous tromperbien
conque de vous dire que Vos conquêtes du continent perfidement,
assurent VOS possessions d'outre-mer. C'est
vous
me d'inertie qu'on vous a fait perdre les antilles par ce systêen aurez la preuve lorsque la question des
; vous
traitée avec assez de solemnité
colonies sera
vertu
pour
la
avec
opprimée;
assez de
dédommager
vérité paroisse toute entière. Ce précaution, n'est
2 pour que la
isolés les ins des
pasen nous tenant
autres, au fond de différentes
cen'est paseninterceptant toutes
prisons ;
avecla convention nationale; scommunications même
d'ouvrir et d'examiner
(1) ce n'estpas en refusant
parant l'opinion
des nosarchives;ce n'est pas en prépar
discours mensongers et
nieux; ce n'est pas en laissant les
calomreaux, 2 nos assassins en pleine liberté, accusés, nos boursommes au fond d'un cachot,
pendant que nous
privés de toutes
séparésles uns desauitres,
vérité, La justice communications, que lon peutavoirla
ne peut avoir deux
sures. La mêmeliberté
poids et deux meprovisoire dont
nax et Polverel, eccusés; les commissaires jouissent Sonthode S.
mingue : accusateurs, doivent en jouir. Le
Dopréparer leurs moyens de conviction,
besoin de
leur est commun; les uns Ont à se défendre et leurs preuves,
ment, 2 ies autres accusent, au nom des colons individuellepatriotes,
(1)Le17, le seciéraire, garde de nos
notre ordre, un colon, porter ait bureau des archives, distributions envoya pzr
convéntion, le no. 5 des notes que nous avoit
de lz
mite de salut public, par sa lettre du 18 pluviose; demandées le coDufay préventt empécha la distribution, fit arréter sur-le-champ
delouvrage, et le secrétaire qui l'avoit donné, il
le portenr
tre incarcérés : etnos archives demeurent à la merci sont de l'un ctlaurompus, qui réunissent rant de moyens de
gens corintérêt de spolier ce dépôt précieux,
séduction i ua grand
oflicielles. de" leurs crimes.
pour détruire Jles preuves
; demandées le coDufay préventt empécha la distribution, fit arréter sur-le-champ
delouvrage, et le secrétaire qui l'avoit donné, il
le portenr
tre incarcérés : etnos archives demeurent à la merci sont de l'un ctlaurompus, qui réunissent rant de moyens de
gens corintérêt de spolier ce dépôt précieux,
séduction i ua grand
oflicielles. de" leurs crimes.
pour détruire Jles preuves --- Page 7 ---
(3).
dont ils font partie. Cependant les accusés sont libres,
et les accusateurs fonctionnaires publics sont en prison.
Mais la convention est juste, et.déja le décret rendu
en faveur de Polverel et Sonthonax, auroit étédéclaré
commun aux commissairés colons, députés près la connationale, sileurs réclamations n'avoient été
interceptées vention
ou dénaturées. On les a perfidement confondus avec les membres du club Massiac, pendant qu'ilest
authentiquement constaté
cette société contrè-révolutionnaire fut toujours ORECET d'opinion avec eux ,
pendant qu'il est prouvé qu'elle étoit dissotite avant
notre arrivée en France 2 et que nos constituans nous
avoient défendu de communiquer avec elle; (la preuve
en est écrite au comité). Pendant qu'il est constant que des'
nous-mêmes nous vous les avons indiqués comme
cette dénonciation nous ne
contre - révolutionnaires;
et sans preuve, comme
l'avons pas fiteimprudemment,
Lacroix,
se le sont permis contre nous, Brissot, Pétion, Polvere!,
Danton, et comme se le perinettent encore
Sonthonax leurs complices et tant d'autres, quise sont
confondre indistinctement; tous les Colons blancs
plaà
cdieuse d'aristode S. Domingue, sous la qualification
touteslzs
crates colons. C'est ainsi que pour masquer
intrigues ourdies pour enlever les Colonies à la France,
on asans cesse, , depuis Brissot jusqu'à ce jonr, toutboal
versépar une confusion funeste depersonnes etde choses,
On vous a dit que nous a vions conspiré de Parisàs:
Domingue pour livrerles Colonies aux Anglais. Ons vous
a trompés, et vous apprendrez zun jour avec éronnement
ce que nous avons fait depuis deux ans, cé que nous
avons proposé pour sauver S. Domingue. Vous saurez
que nous avons toujours été écartés, dujonéssrepoucies devoirS.DoVous saurez que Dalbarade, désespéré
mingue échapper des mains de la France nous a ditplus
d'une fois qu'ane intrigue abominable entravoit toutes
ses-mesures sur les Colonies: qu'il nepouvoit faire un
a trompés, et vous apprendrez zun jour avec éronnement
ce que nous avons fait depuis deux ans, cé que nous
avons proposé pour sauver S. Domingue. Vous saurez
que nous avons toujours été écartés, dujonéssrepoucies devoirS.DoVous saurez que Dalbarade, désespéré
mingue échapper des mains de la France nous a ditplus
d'une fois qu'ane intrigue abominable entravoit toutes
ses-mesures sur les Colonies: qu'il nepouvoit faire un --- Page 8 ---
(4)
pas qu'il ne fût arrêt é et jetté loin de son-chemin;
frémirez d'horre ur, cireyens,lorsque vous saurezq vous
mesures avoient été prises pour étouffer les quelles
vérités qui doivent jaillir de l'affaire des Colonies. grandes
Parune intrigue dont cette adresse ne permet pas le
détail; trois des colons déportés par Sonthonax et Polverei, furent traduits au tribunal révolutionnaire. Malgré les menées d'un intrigant que la discussion fera connoître, ils ne furent pas condamnés; ;etleur
bien convaincu de calomnie, fut mis à dénonciateur leur place et
puni. Ces trois braves Colons devoient nous ouvrir le
cheman de léchaffaud.
Ce coup manqué, les conspiratcurs dressèrent une
nouvelle batteric; et cing autres colons, dont
déportésaussi par Scnthonax et Pelverel, arrêtés quatre par la
police conspiratrice furent transférés des Irlandais au
Luxembourg, et bientôt après inscrits sur la liste des 160
individus que Fouquier-Tinville eut ordre de mettre en
jugement. Quelcues patriotes osèrent invoquer
du tiibunal. La liste eSt faite, ,leur dit-on, - lajustice Mais ces
colons sont patriotes; les preuves de leur
sont censignées dans le greffe même du tribunal, patriotisme - Cela
est vrai; mzis O12 ne peut les saiver.
Ils devoient donc
périr! Mais par bonheur, citoyens, ces cinq colons
prouvèrent qu'il étoit matéricilemeut impossible
eussent connoissance de la conspiration,
qu'ils
parce que leur
logement ne Fermettoit aucune communication avec la
partie de la prison qu'habitoient les autres accusés.
Vous cioiriez peut-être, citoycns,que ces deux essais
infructueux auroient diég@ltclesfacticux.. .Vousauriez
donc une idée bien incxacté de leur scélératesse.
Après cinq mois de détention à Port-Libre
fumes' 1 transférésaux
; nous
fumes lcgés savecles Luxcmbougle 41 thermidor; nous
cinq colons déjà acquittés,
être portés sur une nouvelle liste de proscription, pour
nisée de maniereà ce que nous ne pussions échaper orga- : le
ais
infructueux auroient diég@ltclesfacticux.. .Vousauriez
donc une idée bien incxacté de leur scélératesse.
Après cinq mois de détention à Port-Libre
fumes' 1 transférésaux
; nous
fumes lcgés savecles Luxcmbougle 41 thermidor; nous
cinq colons déjà acquittés,
être portés sur une nouvelle liste de proscription, pour
nisée de maniereà ce que nous ne pussions échaper orga- : le --- Page 9 ---
(5)
II ou ie 12, cette liste devoit être remise aut tribunal ; (
c'en étoit fait de nos compagnons d'infortune et de nous.
on auroit étouffé toutes les réclamaAlors, 2 Citoyens, 2
on vous auroit
tions des colons de S.Domingue; alors,
: fait impunément des Romans et des contes calomnieux.
Barnave, Brissot, Danton, Robespierre, ont joué et
doivent jouer encore un grand rôle dans P'affaire des COlonies. Robespierre sur-tout mettoit tant d'intérêt à
étouffer ce grand procès qu'il a défendu à Fouquier-Tininville de faire
deux hommes que le comité de
2.
lui juger avoit deux fois donné ordre de mettre
- sûireté générale
en jugement.
amis inOn vous a dit que Polverel et Sonthonax 2
times et créatures de Brissot, étoient des patriotes!Nous
les avons accusés, et nous les accusons encore ; nous'
avons depuisdix-huitmoise offert, nous offrons encore de
prouver. 1°, Qne Sonthonax , Polverel, et ses complices ont
toujours substitué leur volonté arbitraire à la loi.
2o. Que pour commander l'obéissance et exciterle
trouble, ils ont supposé des décrets qui n'existoient pas.
3°.Qu'ilsn'ont pas voulu faire proclamerle décretqui
constitue la France en république.
4°. Que loin d'exécuter la loi du 4 avril, qui établissoit l'égalité politique entre tous les citoyens sans distinction de couleur ; ilsont provoqué autant qu'ilslont
pu la haine et la guerre civile entr'eux.
5o. Qu'ils ont détruit les corps et les sociétés populaires.
6°.Qu'ils ont bombardé et mis à contribution la ville
du Port-au-Prince, 2 parce qu'elle avoit demandé que, 2
conformément à la loi du 4 avril 2 il fit formé une assemblée coloniale, composée de citoyens de toutes couleurs, et que suivant la loi du agaoût, ilfitnommedes
députésàla convention nntionale.
70 Que Sonthonax et Polvereln'ont empéchéinformstion d'une assemblée coloniale et la nomination de dé-
.
6°.Qu'ils ont bombardé et mis à contribution la ville
du Port-au-Prince, 2 parce qu'elle avoit demandé que, 2
conformément à la loi du 4 avril 2 il fit formé une assemblée coloniale, composée de citoyens de toutes couleurs, et que suivant la loi du agaoût, ilfitnommedes
députésàla convention nntionale.
70 Que Sonthonax et Polvereln'ont empéchéinformstion d'une assemblée coloniale et la nomination de dé- --- Page 10 ---
(6)
putés à la convention nationale, que parce qu'ils craignoient leur surveillance ; que parce qu'ils rédoutcient
que la corvention ne fût instruite, 2 et éclairée sur les
intérêts de la France, par des citoyens qui auraient, à
chaqueinstant, lafaculté de se faire cntendre,
8o. Que Sonthonax et Polverel ont eux-mêmes
posé dans une assemblée illégale, et fait nommer Dufay proetlessiens, députés à la convention nationale : que leur
nomination et Jeur admission a été combinée en France;
gu'elle tient à une intrigue de l'étranger.
9o. Que Sonthonax et Polverel, ont voulu rendre les
colontesiund@pendants domination:
de la France , et y asseoir leur
IO3' Qu'ils Ont fait brûler la ville du
sont appropriés les débris etles
Cap; qu'ils s'en
sous psine de mort, mêmeaux fouilles, avec défense
dans leur
propriétaires de fouiller
propre logement; qu'ils en ont fait égorgerles
habitans; qu'ils ont donné Tordre de brûler le convoi et
l'escadre qui viennent d'entrer dans les ports de la république, après s'être réfugiés àl l'Amérique du Nord.
IIO. Qu'ils ont donné aux commandans des
la colonis,Tordre de repousser les vaisseaux de ports la répu- der
blique par la force.
120. Quedscomplicitavee Genet et le conseil exécutifde 1793, ils ont favorisé le systême
tant en France que dans l'Amérique. del'Angleterre,
130. Qu'ils ont pillé, 2 volé, extorqué plus de deux
cents millions.
Voilà, citoyens, les principaux chefs d'accusation,que
nousayonsà fournir et que nous pouvons prouver, contre S Sonthonax, Polverel, et leurs
e
Un vice-roi du Méxique étoit accuséà complices, Madrid, de
s'être gorgé de Por extorqué par violence, 2 au peuple
Mexiquain. Tu CS perdu, lui dit un deses amis, situ ne
l'as pasfait, et si tu n'en donnes la moitiéaux ministres...
Les vices-rois de la porte Ottomane se font pardonner
leurs exactions en paingeantayecle Sultan et ses minis-
, contre S Sonthonax, Polverel, et leurs
e
Un vice-roi du Méxique étoit accuséà complices, Madrid, de
s'être gorgé de Por extorqué par violence, 2 au peuple
Mexiquain. Tu CS perdu, lui dit un deses amis, situ ne
l'as pasfait, et si tu n'en donnes la moitiéaux ministres...
Les vices-rois de la porte Ottomane se font pardonner
leurs exactions en paingeantayecle Sultan et ses minis- --- Page 11 ---
(7)
tres, les dépouilles du peuple...
avec dédain et
Hashigeldimime,voir
sécurité les peuples de l'Asie
ses: concussions... Mais sous le dépostisme de luireprocher Louis XV,
Lally perdit la tête pour avoir vexé Pondichéri. Sous le >
regne de la liberté, de la justice, del la vérité, Sonthonax,
Polverel, et les leurs, ne peuvent échapper àla juste
nition de leurs forfaits.
puSonthonax et Polverel, vousa-t-on dit, ont
vous
un tel respect, 2 qu'ils ont obéi à votre décret, pour
leur a étéconnu. Sonthonax et Polverel, sont dèsqu'il partis de
Saint-Domingue, huit moisapres qu'is ont eu connoissance du décret d'accusation:ils sont partis, lorsque leir
plan d'asservir St.-Domingue: a ététotalement manqué;
lorsque T'Angleterre et T'Espagne ont tenu cette colonied
leur disposition. Car il paroit que Sonthonax et Polverel
suivoient une double carrière; ils s'étoient placés entre
l'aservissement de Saint-Domingue à
Ou à
leur propre autorité;iissont venus lorsqu'ils FAngleterre, Ont Su
nous étions écrasés par les intrigues de Dufay et de que Sa
secte, et que celui-cileur a eu assuré que notre tête étoit
préteàtomber souS lahache du
seui moyen d'étouffer la vérité, mibomireroiationnaire,
Au surplus, citoyens, ne préjugez rien : ne
aucun moyen, de connoître des vérités bien
négligez
pour la république. Aucune factionn'a pu vous importantes
per; celledes colonies seule, déguisée sous mille échapest au moment du triomphe. Pourquoi?
formes, le
nistre de Georges ne fait la guerre, et parce que miassurer ses succès aux antilles.
n'intrigue quep pour
En conséquence, et au nom des colons patriotes nos
constituans, nous demandons :
ro.Queles scellésapposés SIT nos archives soyent Jevés, sans délai, en notre préseece et celle de noire seerérairele citoyen Legrand,
2.0, Que pour préparer nos preuves de
nous etlecitoyen
conviction,
archives de la Legrand, notre secrétaire, garde des
commission, les citovens Thiband,
.
n'intrigue quep pour
En conséquence, et au nom des colons patriotes nos
constituans, nous demandons :
ro.Queles scellésapposés SIT nos archives soyent Jevés, sans délai, en notre préseece et celle de noire seerérairele citoyen Legrand,
2.0, Que pour préparer nos preuves de
nous etlecitoyen
conviction,
archives de la Legrand, notre secrétaire, garde des
commission, les citovens Thiband, --- Page 12 ---
(8)
Thomas-Millet, Clausson, Duny, commisaire-députés
drès de la coavention, pour lui dénoncer Sonthonax, et
Polverel, demander protection et secours 2 mais enfermés aux Carmes, al'Abbaye,à Lazare etau Luxembourf,
sans avoir été ni vUs ni entendus, soyons tous mis en
même et semblable état que Sonthonax et Polverel.
commission de douze membres
3°, Qulilsoitforméunee
pris dans votre sein, pour nous entendre, Polverel, Sonthonax ctc. D'une part; Thomas Millet, Clausson, Duny,
Thibaud, et nous, d'autre part, en discussion contradictoire, et en présence les uns des autres.
40. Que cette discussion contradictoire commence, dès
que les archivesdela commission auront été examinées.
50. Que la commission nommée à cet effet fasse entendrelc citoyen Tounens, commissaire de Sainte-Lucie,
et Naverre nouvellement arrivé dela Martinique,avant
qu'ils ne sortent de Paris pour suivreleur mission.
60. enfin que cette commission soit autorisée à prendre
tous les renseignemens possibles surl'affaire descolonies.
Vous ne pouvez pas, citoyens, VOLS faire uneidée des
intrigues des manceuvres criminelles, des ressorts secrets qu'on 7 fait mouvoir pour écarter la vérité par un
systême de corruption, d'oppression ct de terreur; ses
détails ne peuvent vous être rendus dans une simple
adresse; maisils sont affreux, attroces. Vous devez zà la
vérité, à la justice 2 à lintérêt public, à T'humanitéerà
vous- même, d'adopter les mesures que nous vousproposons.
Salut el Fraternité,
Les commissaires de Saint-Domingue, diputés près la
convertion nationale,
PAGE, BRULLEY.
LEGRAND,
Secrétaire, garde des archives de la commission.
Maison d'arrêt du Luxembourg. le 2 fructidor, an deuxième de
Ja République française une et indivisible.
De PImprimerie de LA URENS ainé, rue d'Argenteuil, no* 211"
itéerà
vous- même, d'adopter les mesures que nous vousproposons.
Salut el Fraternité,
Les commissaires de Saint-Domingue, diputés près la
convertion nationale,
PAGE, BRULLEY.
LEGRAND,
Secrétaire, garde des archives de la commission.
Maison d'arrêt du Luxembourg. le 2 fructidor, an deuxième de
Ja République française une et indivisible.
De PImprimerie de LA URENS ainé, rue d'Argenteuil, no* 211" --- Page 13 ---
PEAN-BAPTISTE-BERN ARD
LEGRA 0 N D,
crétaire - Garde des Archives de la Commifion de
Saint- Dominguc.
A LA CONVENTION NATIONALE
CITOYINS RE*XSSXNTAN:,
ous venez de décréter la liberté de la presse : il fera donc
infortunés qui gémissent dans lés prisons, de vous faire permis
crement leurs plainres; de vous présenter des
catendre
cuts perfécuteurs, de leurs
vérités, quel'intrigue
noment.
caloianiateurs, ont étouffées jusqu'
mblées ous avez décrété, le 19 ventôse derhier, que les membres des
coloniales de Saint-Domingue, et les membres
siacétoient mis en état d'arrestation. Peu de jours
club de
onné qu'il vous seroit fait
après,
avez
tec
un rapport sur ce décret, Bientôr
écoulés, et cependant les victimes de la
six mois
guelles ce décrer a fervide prétexte, SC font calomnie, delintrigue,
ons de la République. Un nombre considérable accumulées dans les
> de tout sexe, ont reffentiles funeftes effets de de Colons de tout
toit contre les infortunés habitans de
la prévention qui
c connoitre, Citoyens Repréfentans, l'arbitraire Saint-Domingue. Pour vous
ret du 19
vais
avec lequel votre
faits d'exécution vobfesencesceutije
vous retracer quelques- uns
es
qni sont à ma connoiffance,
différens comités rérolutionnaires 1
des 48 icctions de Paris, ont
A --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Egas
0286 e.
V. 5
4o --- Page 16 ---