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ADRESSE
DES
CITOYENS NANTAIS,
NATIONALE.
A L'ASSEMBLÉE
MESSIEURS,
Allarmés sur l'état critique de nos
Colonies, et pressés par leurs propres besoins, des artisans 2 manufacturiers 2 marins et marchands de Nantes viennent vers
vous, surs que vous ne pouvez que vouloir
le bien public.
Plus près des rapports de nos iles, à la
source des premiers besoins, nous en sommes aussi les premiers frappés.
A --- Page 4 ---
JCB
(2)
Mus par des motifs purement
nous ne
civiques;
pouvons. vous dissimuler, Messieurs,
les craintes qui nous ont agités.
Quand nous sommes partis de Nantes
ren n'étoit plus allarmant que le progrès des ,
désastres de nos Colonies; nous
voyions nos
travaux s'attiédir; nos attéliers languissoient;
nous prenions sur nos épargnes pour
nos ouvriers, et nos épargnes
occuper
les débouchés
s'epnisoient;
s'obstruoient, et les matieres
premières étoient renchéries à un point qui
déja rendoit nos travaux ingrats ou
sibles.
imposLes armemens se
rallentissoient, et avec
eux, nos travaux restoient suspendus.
Pouvions nous, Messieurs, nous cacher
les malheurs de nos Isles en étoient la
que
cause ?
L'ouvrier honnéte et : assidu, le pere de
famille soucieux, voyoient bien que SaintDomingue n'étoit pas dans SOI activité ordi
naire. Quela étéleur souhait 2 Jl étoit simple:
que Saint-Domingue rentrât en paix, et
Ses travaux reprissent leurs cours.
que
Quels moyens avons nous vu d'y parvènir?
L'envoi très-prompt, d'une force
sante, dirigée par un homme mûr, impomenté, ami du bien, de la concorde expériet de --- Page 5 ---
(3)
Phumanité, connoissant les armées de terre
et de mer, réspectant les principes sacrés de
la nature et de la socialité, et nullement
étranger au régime des Coloniesubordonntes
aux loix.
Nous nous sommes plus-à croire que sous
pareilles directions 7 Feffusion du sang, le
dévastateur des incendies auroient un
progrès
terme.
Nos. concitoyens pensoient ainsi ; nous
avons pensé de même; ils nous ont confié
lexpression de leurs voeux, pour vous les porter: nous y joignons celle de nos propres sentimens.
Nous venions donc solliciter de prompts ct
puissans secours de toute espèce pour. lcs infortunés habitans d'une de nos isles les plus
importantes pour YÉtat et pour nous ; vous
Messieurs. Mais,
y avez en partie pourvu, 1
des pertes énormes en tous
comme, après
les besoins iront bien au-delà des segenres,1
cours que vous avez octroyés,nous vous supplicrons d'y donner encore plus d'extension.
Il s'agit du salut de plusieurs centaines de
mille hommes que Saint-Domingue renferme;
Saint-Domingue, d'une richesse inestimable.
Messieurs, et le voeu
Notre voeu constant 2.
et pour nous ; vous
Messieurs. Mais,
y avez en partie pourvu, 1
des pertes énormes en tous
comme, après
les besoins iront bien au-delà des segenres,1
cours que vous avez octroyés,nous vous supplicrons d'y donner encore plus d'extension.
Il s'agit du salut de plusieurs centaines de
mille hommes que Saint-Domingue renferme;
Saint-Domingue, d'une richesse inestimable.
Messieurs, et le voeu
Notre voeu constant 2. --- Page 6 ---
(4)
de notre place ( ils sont si purs que nous ne
craignons pas de contradicicurs!) frrent toujours que la loi suprême ent par-tout une
force si imposante, , que le chef chargé de
son exécution eut une telle latitude de pouvoirs et fitsecondé par deshommes sijustes,
si humains et si franes, que tous les droits
fussent respectés, et que la Colonie, promptement réintégrée, reportat incessamment à
la
mér-epatrie 2 ses tributs ordinaires.
Vos importans travaux, Messienrs, ne peuvent que gagnerà l'aisance accrue de tous les
individus. Nous ne demandons 2 pour faire
des sacrifices, que la conservation des moyens
d'en faire.
Les armateurs de Nantes,poussés du même
zi-le qui nous anime, zèle dont ils ne sont
pas à donner les premières preuves, offrent
leurs services, et leurs vaisseaux pour transports.
Loin de nous de chercher à VOuIS affecter,
messieurs, par le tableau désolateur de la
chûte de toute industrie! Nous respectons
trop VOS lumières et votre bienfaisance. Mais,
mnessieurs, veuillez accorder à nos sollicitudes, de ne pas perdre de vue 2 dans VOS
immenses occupations, , les besoins pressans --- Page 7 ---
(5)
et irrésistibles de Pindustrie langnissante s
faute de rapports et d'alimens. Nous sommes
emeahsbaawndsee d'enfans,
d'ouvriers et d'hommes nécessiteux.
Jeltez aussi les yeux 2 messieurs, sur les'
inappréciables produits de nos Calonics; ne
les détournez pas de nos ports de mer, dont a
les canaux vivifient la France entière. Nous, 9
pleins de confiance et de sécurité 1 nous
abandonnons à votre sagesse eta à votre
nous
patriotisme.
La base de notre pétition, et des voeux
de tous noS concitoyens, est donc, messieurs;
I°. Les secours les plus prompts et les
plus puissans en vivres et autres objets de
première nécessité pour les nombreux habitans de nos Colonies, 2 qui en ont le plus
urgent besoin.
20. Des troupes d'une force supérieure et
arrétent incessamment le
bien dirigées, qui
cours funeste des meurtres et des incendies.
le calcul des
Nous n'osons entreprendre
millions d'hommes dont, par d'inévitables
A 3
, messieurs;
I°. Les secours les plus prompts et les
plus puissans en vivres et autres objets de
première nécessité pour les nombreux habitans de nos Colonies, 2 qui en ont le plus
urgent besoin.
20. Des troupes d'une force supérieure et
arrétent incessamment le
bien dirigées, qui
cours funeste des meurtres et des incendies.
le calcul des
Nous n'osons entreprendre
millions d'hommes dont, par d'inévitables
A 3 --- Page 8 ---
(6)
liaisons, l'existence dépend de la célérité ef
du succès de ces expéditions.
Et ont signé.
Meslet, Pierre le Tournos.," J. C. Jean
Commé, J. B. Ibert, Michel Begnau, Jacques
Brécand , Pichot, J. T. Joseph Letors,
Louis Tahé, Louis Dufort, Picrre Viaux,
Honoré Fontenau, Gouaneau, Fouré, Pierre
Guillemé-, J. Lafond. - > Louis Thomas 2
Guillaume Choblet, Danet, T. B. Mainguet,
J. Cornier 2 Lavigne 2 Gadpaille > Louis
Fourrier, Bellier fils, Aubin, J. Rochey,
François Ch. Demouy, Collin,Jh. M. Leroux,
M. P. Roussean, François Belon, Bernede,
Salaun, Hortier 2 ainé 2 R. H. Fruchard,
Brée , J. Dutache, Pelloutier , Guillon,
fils, Duvau.
Paris, le 3 Avril 1792. --- Page 9 ---
(7)
-2
LES CITOYENS
DE NANTES,
A
L'ASSEMBLEE NATIONALE
MESSIEURS,
LES mallieurs de la Colonie de Saint-Domingue, parvenus àun excès qui n'aturoit plus
de remède s'il n'étoit extrémement prompt,
attestent à toute la France la perfidie qui n'a
réussi à jetter des doutes sur leur
que trop leurs tristes effets sur la cessation
existence;
des travaux et de la circulation ne remplissent
les funestes projets de perdre cette
que trop
tout TEmpire
Colonie, et par contre-coup
François.
témoins ou victimes
Plusieurs d'entre nous,
des horreurs, des meurtres, 2 des incendies qui
ont ravagé la majeure partie de cette malheureuse contrée, et en ont peut-étre anéanti
la totalité depuis qu'ils ont été forcés d'abanA 4
istes effets sur la cessation
existence;
des travaux et de la circulation ne remplissent
les funestes projets de perdre cette
que trop
tout TEmpire
Colonie, et par contre-coup
François.
témoins ou victimes
Plusieurs d'entre nous,
des horreurs, des meurtres, 2 des incendies qui
ont ravagé la majeure partie de cette malheureuse contrée, et en ont peut-étre anéanti
la totalité depuis qu'ils ont été forcés d'abanA 4 --- Page 10 ---
(8)
donner 5 par la fuite, leurs propriétés et leurs
plus chers intérêts, pourroient mettre sous
yeuxce que la renommée n'a
vos
que foiblement
annoncé. Iis pourroient vous retracer lincendie des campagnes couvertes des plus riches
productions ; les ruines d'habitations; les victimes égorgées dans les bras de leurs
de leurs époux; desscènes d'horrenr mille pères,
fois
pius affreuses quelerepadAtnérerd
les malheureux
deThiestes
défenseurs des restes fiumnans
des plus riches possessions, succombant aux
fatigues, ou se trainant au milieu des flamines
et des cendres, dans les villes oùr de nouveaux
travaux pour leur défense, 2 leur arrachoient
les restes d'une vie languissante.
La ville du Cap, la plus opulenté et la plus
peuplée des Colonics Françoises , attaquée le
23 Janvier, a été sur le point de tomber au
pouvoir des brigands qui ne trouvent pluis
suir quoi exercer leur fureur dans les camnpagnes. Partie de ceux qui la défendoient,
accablés de fatigues, remplissent les hopitaux.
Tout le quartier du Nord est entièrèment
dévasté; ; l'Ouest et le Sud sont en proic à la
discorde, , aux meurtres, et déjà en partie incendids: ceux de nous qui nont pas été témoins oculaires de GCS horreurs, en ont reçu --- Page 11 ---
(9)
les affreux détails par des lettres multiplices
deleurs frères, de leus parens,del leurs amis,
quin'attendent plus que la mort,sila patrie
continue à les laisser privés de secours assez
puissans pour sauverles débris de leurs propriélés.
Mais les ennemis de la chose publique
réussiront-ils encore, comme ils ne T'ont que
trop fait jusqu'à présentàarréter l'envoi deces
secours 2 en répandant , par leurs impostures, ,
que le tableau de ces malheurs est exagéré,
en osant insinuer que les Colonies ne sont
pas essentiellement importantes à la prospérité de la France ; car, c'est à ces deux Criminelles assertions que vous reconnoîtrez,
Messieurs, ceux qui veulent perdre la France
et la conduire à sa dissolution, en faisant tarir la source des. richesses qui alimentent les
travaux et l'existence de la moilié de sa po:
pulation.
Les malheurs ne sont que trop certains:
quelqu'en soit la cause, il cst plus urgent d'y
porter remede que de la discuter ; et il n'est
pas moins certain que la prospérité de la
France, SOuIS tous les rapporis, dépend de ses
Colonies : son existence politique dépend de
sa marine;et comment avoir une marine sans
et la conduire à sa dissolution, en faisant tarir la source des. richesses qui alimentent les
travaux et l'existence de la moilié de sa po:
pulation.
Les malheurs ne sont que trop certains:
quelqu'en soit la cause, il cst plus urgent d'y
porter remede que de la discuter ; et il n'est
pas moins certain que la prospérité de la
France, SOuIS tous les rapporis, dépend de ses
Colonies : son existence politique dépend de
sa marine;et comment avoir une marine sans --- Page 12 ---
1 IO )
Colonies ? Sa nombreuse population dépend
des travaux qui procurent les subsistances, et
en méme-temps entretiennent les. moeurs 5
comment remplacer 3 pour entretenir ces travaux, un déficit annuel de trois cent nillions
de valeur, dont la circulation fait passer continuellement les richesses de l'étranger et des
citoyens consommateurs, dans les mains de
la classe laborieuse, qui construit les navires
et prépare les cargaisons que nous envoyons
aux Colonies, , et qui rapportent tant de richésses en échange. Combien de millions de
bras employés à ces expéditions ! Ceux qui
coupent les bois dans les foréls, 2 et qui itirent
les métaux du sein de la terre, qui, cultivent
les chanvres 2 les lins, les autres matieres, les
grains , les vins ; ceux qui transportent ces
denrées, de lintérieur du royaume dans les
ports, les chargent dans les navires,les conduisent, rapportent les. retours ; ceux qui
sont employés dans les manufactures et dans
les échanges, vont donc rester oisifs !
Combien de millions de bras employés à
faire naître les subsistances de ceux qui sont
occupés à cestravaux, qui alimentent le trésor
de létat, et en vivifient tous les ressorts. Tout
se tient dans cet admirale systême de la --- Page 13 ---
(Ir)
providence 7 qui fait dépendre le bonheur
des hommes , du travail et des rapports de
lasociété.
Sans les Colonies qui soutiennent ces
travaux 2 nous retomberions dans un état
de barbarie, ou la terre se trouveroit surchargée d'habitans sans activité, sans moyens
d'échanges s' cqui comme-dans les siècles cqui
ont précédé leur découverte, se détruiroient
mutuelleinent par des guerres continuelles, 2
tandis que les occupations utiles qu'elles
éntretiennent, augmentent la population, et
favorisent les moeurs sur toute la surface de
IEmpire.
Nous osonS assurer que la ruine des Colonies 'entraîneroit nécessairement la banqueroute nationale 2. mot que nous ne pouvons prononcer sans horreur.
Ces grandes vérités démontrent que la
prospérité de la France dépend de la possession de nos Colonies, et cqu'il est de n6cessité absolue de tout sacrifier à leur conservation. Il n'y a qu'un moyen d'y par-"
venir s'il en est encore temps : c'est de
conquérir S.-Domingue , c'est de l'arracher
des mains des brigands qui l'anéantissent.
Nous y avons des frères qui aiment la patrie,
ne pouvons prononcer sans horreur.
Ces grandes vérités démontrent que la
prospérité de la France dépend de la possession de nos Colonies, et cqu'il est de n6cessité absolue de tout sacrifier à leur conservation. Il n'y a qu'un moyen d'y par-"
venir s'il en est encore temps : c'est de
conquérir S.-Domingue , c'est de l'arracher
des mains des brigands qui l'anéantissent.
Nous y avons des frères qui aiment la patrie, --- Page 14 ---
(12 )
ct qui nous tendent les bras : ils sont les
victimes des scélérats, qui se mélant à lun
et à l'autre des partis qui divisent la Colonie,
n'ont d'autre intérêt que celui du pillage,et
ceux-là sont suscités par de plus dangereux
ennemis qui, dans les Colonies comme en
France 9 veulent opérer, par la discorde, la
dissolution de l'Empire > et le renversement
de Ja constitution.
Toutes les informations que nous recevons
chaque jour des Colonies, nous font juger
qu'il faut des forces imposantes pour faire
respecter l'autorité: ; au moins" vingt mille
hommes avec des vaisseaux et des frégates;
des provisions abondantes de vivres pour
une population de cinc cent mille habitans,
dont tous les moyens de subsistance sont
détruits.
Nos navires 7 réduits à pourrir dans
IOS ports par la cessation de commerce *
peuvent aller chercher les farines, les riz,
les viandes salées 1 les bois qui. abondent
dans lcs ports des états unis de P'Amérique,
et que le gouvernement y feroit acheter. Il
faut que la force, en désarmant les brigands,
impose aux citoyens la nécèssité de renoncer
à la voie des armes 2. et de remettre leurs --- Page 15 ---
(13)
intérêts ét leirs prétentions à la décision de
sages délibérations dans le calme de la sécurité et sous l'égide de la loi. Votre proclamation sur ces principes S, et appuyée de
ces forces, portera le bonheur à cette portion
de notre patrie. Alors vous rétablirez la tranquillité, et vous verrez renaître bientôt l'abondance et les richesses dans ces contrées; ;
elles se répandront dans tous les canaux qui
vivifient notre immense population.
Si vous calculez, sages législateurs 2 les
dépenses d'un envoi de vingt mille hommes,
vous calculerez en méme-temps les produits
d'ane circnlation de trois cent millions, renaissans tous les ans. Sauvez la France en
sauvant les Colonies : vous concilierez lcs
itérêts de la patrie avec les devoirs de l'humanité, en arrachant aux hofreurs de la
mort ses inalheureux enfans, et ses richesses
auxflammes; c'est ce que vingt-cinq millions
d'hommes attendent de VOS soins paternels.
Nantes, le 17 mars 1792.
Signé Laurent Mathurin Baudouin, F.
Vallée, Sarrebourse, Thomas, F. Michau et
compagnie, Ph.-Aug. Detollenar, F. Tauhereau, F.Fuchard fils, Hé.Chaurand, Ge.Grelier, Baubé, F. Brée, Courtois, P. F. Dela-
et ses richesses
auxflammes; c'est ce que vingt-cinq millions
d'hommes attendent de VOS soins paternels.
Nantes, le 17 mars 1792.
Signé Laurent Mathurin Baudouin, F.
Vallée, Sarrebourse, Thomas, F. Michau et
compagnie, Ph.-Aug. Detollenar, F. Tauhereau, F.Fuchard fils, Hé.Chaurand, Ge.Grelier, Baubé, F. Brée, Courtois, P. F. Dela- --- Page 16 ---
(14.)
ville, Peyrusset 2 Stockier, J. Bertin, Morier,
J. Pichaud, Dubosc, Boitard, L. F. HionLouvigny 2 Alexis Monneron, de Bourgerel
ainé, Barthélemy > Griffon, L. Chevallier,
D. Authoine, P. Godaits, P. Bonamy, N. Muloniere, fils jeune, Favereaux, P. H. Tissier,
J. Gaudin fils, Leroux de Commuquiers 2
Hugues Hardouin, Mangin, Arnoud Rivière,
Ducamp, P. Coiron fils, Vilmain, Lemasne,
Sallentin, J. B. Tebaud, M. P. Rousscau,
Marc. Guérin, Pradel, Cadou, R. Bourgerel
fils, Wielland, Prale, J. R. Seviervald, P.
Vacher, Ricordel, Baudouin, Bn. Lagarde,
Joseph Monneron, B. Laycoult, L. Bureau,
Jochaud Duplessis, Onfroy 2 Ch. Portier de
Lantimo, Audrain, Couprie jeune, Douand,
Aug. Simon, Trenchevent, Orillard ainé,
Trenchevent, ainé, Coiron jeune, P. Guilley,
Van-NeuC. Delory jeune, 2 P. Archambault,
nen junior Delahaye, Kirouard, J. Mel. Legrand, Pesneau, Tauchard, Dehergne, Pesneau, Charle Drouin, Lincol, Lalande, L. F.
Hyon de Louvigny, H. A. Gullman, J. Legris ainé, Paul Bernard, J. Moireau, J. B.
Giraud, Moutaudouin; Gaudebert, Lemasne
de Chermont, J. Doucet. Meusnier, Bourcard, Jaillant de Chantelot, Lemesle et Hau-
ard, J. Mel. Legrand, Pesneau, Tauchard, Dehergne, Pesneau, Charle Drouin, Lincol, Lalande, L. F.
Hyon de Louvigny, H. A. Gullman, J. Legris ainé, Paul Bernard, J. Moireau, J. B.
Giraud, Moutaudouin; Gaudebert, Lemasne
de Chermont, J. Doucet. Meusnier, Bourcard, Jaillant de Chantelot, Lemesle et Hau- --- Page 17 ---
(15)
daudine 7 Fortier 3 Julien le Roux et fils,
M. Crucy, Schwart, F.Dhavelose et Dumaine,
F. Langevin, Picault, Félix, Hélie, Gabriel
Moury, Lagardienne, Soulasby Beguier, G.
Bellot aîné et Berthier, J. Poisson, 2 Fourmy
père, Poulle, G. Gallon pere, Gme. le Boter,
Douillard, Touzeau, René Foucau, Liger,
Bisson, F. D. Muller, Franç. Hardy, Gaultier, Jh. Briere, Giraud, Foiny, Vallot,
Jacque le Cadre, Julien Gaudin, Lepot,
Bredon, M. Dupoirier fils, Chiron, P. Ducros, J. P. Robin, Massé père, Perrotin,
Lucas, Demontrocher, Em. et Ch. Duvau,
freres, Vassal, Guillon, Lagarde, Desperrieres, Rucher, Bazelais, Me. Guillet et Laa brosse, , P. M. Goullin, Duchesne, Drouin,
Lefort, Gunzler et compagnie, Chauvet,
frères, Riedy et Thurninger, Pradel, Jean
Clanchy, Jacq. Martineau, Croizet, Potet,
B. Schweighanser, Dupoirier, Colenno fils,
Gme. Gallan fils, Coustan, Touchy, Gme.
Guyot, Bazin, Averin, Charles le Roux,
Ch. Marchand, Mouquet, Lamy, Dubois,
Barras, Jn. Tourgouilher, 9 Jn. Muloniere,
Jn. Badau, Louis Chaurand, Paimparay,
Bichon, Lafeuillade, Despilly, Bouneau,
Poisson', Ant. Marcorelle J. M. Sotin,
Schwartz, J. Gallwey, Espivent de la Villles-
Coustan, Touchy, Gme.
Guyot, Bazin, Averin, Charles le Roux,
Ch. Marchand, Mouquet, Lamy, Dubois,
Barras, Jn. Tourgouilher, 9 Jn. Muloniere,
Jn. Badau, Louis Chaurand, Paimparay,
Bichon, Lafeuillade, Despilly, Bouneau,
Poisson', Ant. Marcorelle J. M. Sotin,
Schwartz, J. Gallwey, Espivent de la Villles- --- Page 18 ---
(16)
boimet, Dobrée, Hortier ainé, Bodv, P. Boudreau, Dufour, Caillean, Audouin P. Doizi, Pipaud, Calin, Lusseux, Marat, Prudhomme père, Perochon, Bertin, Benoit,
Chavenay, Simoneau, Prudhomme fils, Pain,
Doné, Orieux, Jullien, Jussan père, 7 Jouan,
Bigeon, , Métayer > Prudhomme 2 Benien,
Desomme, Dominique, Limoge, Thibaudo,
Tuleau, Marchand, Louis Guilbaud, Michau fils, Michau jeune, Simoneau, Simoneau jeune, Gantier, Gautier jeune, Bernogeau, Gaudin, Pontchiteau, Pontchàteau,
fils, Adeline, Cornet, Vallée, Pagné, Bellé,
Bravoure, Daniel , Courtinier , Presleur >
Dondort, Lebrun, Lefebvre, Desclair, David, Frane, Berton, Menagé, Juneau, Bordeau, Pagné, Morel, Richard, Jarbiron, 2 Recnal , Lebeau 2 Marbilais 2 Marbilais fils,
Soyer Duabulois, Pailluneau, Jullien,, Bouchereau, Giquet, Louis Garrot, Lambert,
Lambert jeune, Body fils, Body jeune, Lefebvre, Taburet, Letourneau, Jouet, Avel,
Dumaine, Lebeau, Davy, Olivier, Daniel,
Comble, Rayard , Gadesaux, Provençal 2
Barthe, Jacq. Hortier, Louis Baron, Pierre
Rapailly, Redureaux, Ricordant, Menuet,
Deschamp, Vincendenu, Haumont, Cointre,
Boucheo,
Bouchereau, Giquet, Louis Garrot, Lambert,
Lambert jeune, Body fils, Body jeune, Lefebvre, Taburet, Letourneau, Jouet, Avel,
Dumaine, Lebeau, Davy, Olivier, Daniel,
Comble, Rayard , Gadesaux, Provençal 2
Barthe, Jacq. Hortier, Louis Baron, Pierre
Rapailly, Redureaux, Ricordant, Menuet,
Deschamp, Vincendenu, Haumont, Cointre,
Boucheo, --- Page 19 ---
(17)
Bouchco, Baron, Chevalier, Torin, Heneau,
Luneau, Martel, Pacart, Terrico, François, Picard, Clochard, J. Barbier, J. Pagné,
J. B. Macé, M. Daudet, C. Furon, Jh. Landais, Victor Valois, Fournier, Lacour, Durier, Lavalée, Paquier, Pelan, Leroy, Dalbord, Benoit, Juzan, Manceau, Rivernier,
Abelard, Benard, Rochais Batard , Baty 2
Pautier, P. David, Fontenay, Bodineau, Borget, Sicard, Beaufreton, Châtelain, Busier,
Morian 2 Durand, David, Gaché, Divry,
Brouard, Prion 2 jeune, Berier, Guillet, 9
Blancheau, s J. Mard, Guinfolleur, Porrier,
J, Froger, Papin et ses deux fils, Bonnan,
Boisselier 9 L. Rrossie, Gregé, Menardeau,
J. Boint, Robert, René-David, Cotuneau,
Poulain, Racineux, Pierre Menard, Reuon,
Chasloup 2 Bonnet 2 Boucher 2 Garnier, 2
Dulhy, Maire, pere, Merlet, Jean, Gruge,
Rubardo, Jean-Marie, Denos, Saget, Dupont,
Boret , Dubern et fils, et pour 200 ouvriers,
Galhery, Marjer, Bretonnier, Collin, Daveel
et fils, Bellier 2 Morillon , Brunet et fils,
Cholet, Bedoit, Forestier pour 200 ouvriers,
Jouber, Dupuis, Gegadin, Maillard, Rossel,
ainé, Metivier, Corabeuf, le Testu, Luneau,
P.Langevin, P. Moradere, Labouré, Chario,
B
-Marie, Denos, Saget, Dupont,
Boret , Dubern et fils, et pour 200 ouvriers,
Galhery, Marjer, Bretonnier, Collin, Daveel
et fils, Bellier 2 Morillon , Brunet et fils,
Cholet, Bedoit, Forestier pour 200 ouvriers,
Jouber, Dupuis, Gegadin, Maillard, Rossel,
ainé, Metivier, Corabeuf, le Testu, Luneau,
P.Langevin, P. Moradere, Labouré, Chario,
B --- Page 20 ---
(10)
David, Gme. Josse, Batallier 3 Charrier,
Challoux, Bouvet, la Rog Morland, Guilleit,
Martin Duchamp, Rions, Rhetoré, Heurtin,
Letourneau, Dernay > jeune, Seheurmann,
veuve J. B. Lemasne et fils, et J. Praud,
chef d'une manufacture d'indienne, occupant
300 ouvriers, Gorgerat frères, et pour 220
ouvriers, Petit Pierre, Erchel 3 Lefabre,
Compad, Astier, J. Gaudin et compagnie,
occupant 200 ouvriers, Bellier fils, Rocher,
F. Ch. Demouy 2 Louis Dufort 2: Aubin,
Noblet, Cassy, Guilleme, ainé, J. Cosnier,
Lafont, père Pierre Viau, René Laxigne,
J. Come, Morier, P. Chovelon, Blin, ancien député à l'assemblée nationale, Jacques
Bricand, Bordcaux, Gadpaille d Thomas,
Jh. Letord, Fouré, jeune, J.B. Mainguet,
F. Danot, Pierre Meslet, P. G. Savé, Louis
Fruchard, Louis Lebeau, P. Bandot, J.
Anthus, Letourneau, Louis Fourrier, Wilfelsheim 2 Pierré Grasset, J. Delamarre,
Thomas, Rouenare, Peller, Dupré, Leroux,
Menau, 50 ouvriers 3 Fouré jeune, et 60
ouvriers 2 Prion, et 30 ouvriers, Roulier
ainé, 80 ouvriers; Nau, 40 ouvriers; Maurice Laudais, 71 ouvriers; Mortier, 24 ouvriers; David jeune, Gillet, 12 ouvriers; Da- --- Page 21 ---
(19)
vid,6onvriers; Tertron,30 ouvriers; Lahaye,
ouvriers; ; Millet et Cailland, Lebire, Pa40
G. Souter, Petit, Desrochette,
Paris, Lepot,
serrurier;
Ducosta père et fils, A. Verrier,
Roubichon, serrurior; Crosnier, serrurier;
Metron, fondeur; F. Lefebvre, 2 Jaeques Bitros, Franç. Petit; Mimot, Bernard,lafaye, Masforgeron; Simon Gonet, Jean Brossus,
sillac, Nicolas Daudin, Jacques Cormerais,
Charier, Leroux, Bureau, Metron, mouleur
Pierre Demars, cloutier; Jeauset fondeur;
MelrouNineure, Courtine 1
non, Paquelin,
Artaud Blois,
laine, Solinon ? Glemaud,
Pifaut, MiBoyau, forgeron; Boyau jeune, Mauroge,
chel Boyau, Laroque, Bardin,
Ducosta fréres, proprictaires
Miette, , Lanos,
forge et arséd'une fonderie et manufacture, 130 chefs de
nal pour PAmérique. occupant Clair Gillet, G.
famille; René Rafegaud,
Pierre
Bondu, Augustin Juteau, E. Drouin,
André, Franç. Maine, Allery, F. Macon,G.
Pavot, P. Brouard, F. Gourby, Gme. Flamand, René Saffre, Ruandel, Abel, Guilloux, Bonhomme, Fiesnel, Olivier Noguerel, M. Verger, Melzener, Guilbaud, Chevalier Garreau, Lebeau, Garreau, Boutier,
Morvant, Peltier, Chartier, OvielNagant,
B 2
du, Augustin Juteau, E. Drouin,
André, Franç. Maine, Allery, F. Macon,G.
Pavot, P. Brouard, F. Gourby, Gme. Flamand, René Saffre, Ruandel, Abel, Guilloux, Bonhomme, Fiesnel, Olivier Noguerel, M. Verger, Melzener, Guilbaud, Chevalier Garreau, Lebeau, Garreau, Boutier,
Morvant, Peltier, Chartier, OvielNagant,
B 2 --- Page 22 ---
(20)
lard; Guillon, Dubois, J. Bellier, Goupill;
J. Gué, Homme, Charles, Latreille, Litaud,
Bouteille 2 Simoneau, Chabaud , J. C. F.
N, Lemame, Vinbert, capitaine de Gounoy,
J. Chaunal, Dapuy, Garreau, jeune, Fouré,
le jeune, Morel, 2 Bermer 2 Darbefeuille,
Fouquet 7 Saitel, Gourville, Durand', 2 le
Chene, Macé, Spelman, Lemeusnier, Vaillant,
Alloneau, Meignen, Michel, Desageneaux,
Rigaut, Delisle, Cosson , de Moliere, Salaun, Biclet, Villeneuve, Petron, Hernault,
Cantin, Guertin, Gaboris, Victor Blanchard,
Vuvrard, Hannange, Gripon l'ainé, Henri 0
Testard, George Delgrand, Jean Boudet,
Chifloteau, Bonnant, Guilman, Legeay,
Dieudonné, Morlet, Joseph Doné, Mouchet,
Augustin Dubourg, Mathias Grunper, Michon, le Coq, Dupuis, Chabot, Maudoin,
Bonneau, J. Echapé, C. Lvon, Thomas 7
Louis Joly 3 le Gand, Guillaume Pigoury. --- Page 23 ---
(2r)
Sinr,
DES pères de famille, artisans, marins;
manulacturiers et négocians de la ville de
Nantes, apportent à votre majesté l'adresse
de leurs concitoyens, et la supplient de leur
permeitre d'y joindre Texpression de leurs
respectueux homm ages.
Profondément affectés des désastres de S:
Domingue, et des scènes d'horreurs quis'y
sont r petées; scènes dont plusieurs d'entre
nous ont été les témoins, et presque les victimes > nous n'avons pu que frémir, et
treubler du sort qui nous menaçoit nousmêmes incessamment > si cette contrée si
riche et si industrieuse, qui, seule 9 jette
dans la circulation de l'Empie, un mouvement annuel de plus de deux milliards ;
venoit à être anéantie.
Il n'est plus temps, Sire, de se dissimuler
que les villes du Cap et des Cayes, CCs deux
chefs de la Colonie 9 sont sur le bord de
leur ruine. Des blancs, divisés par des sys-.
témes divers, par les jalousies, les haines,
sont encore affoiblis par des inquiétudes et
, qui, seule 9 jette
dans la circulation de l'Empie, un mouvement annuel de plus de deux milliards ;
venoit à être anéantie.
Il n'est plus temps, Sire, de se dissimuler
que les villes du Cap et des Cayes, CCs deux
chefs de la Colonie 9 sont sur le bord de
leur ruine. Des blancs, divisés par des sys-.
témes divers, par les jalousies, les haines,
sont encore affoiblis par des inquiétudes et --- Page 24 ---
2 22)
des fatigues continuelles, par la rareté, l'insalubrité des subsistances 1 et les maladies
si actives sous ces cliniats de feu, achèvent
de combler la mesure de Jeurs infortunes;
elles moissonnent avec une rapidité inconcevable leurs plus généreux défenseurs, trop
surchargés.
Dans ces crises allarmantes, nous ne pouvions que penser à notre bon roi: y penser
et accourir vers lui et vers l'assemblée nationale, fut pour nous l'ouvrage d'un moment. Nous avons tout brusquement quitté,
pères, mères, femmes, enfans, ouvriers 2
atteliers; ; nul sacrifice ne nous a couté pour
venir implorer de votre bonté paternelle
la conservation de nos dernières ressources
L'assemblée nationale ayant, pendant cet
intervalle, décrété une partie des secours
que nous demandions 9 il ne nous restoit
plus qu'à en solliciter l'envoi immmédiat;
nous lui avons fait connoitre nos desirs et
nOS allarmes 2 elle les a acceuillis avec
bonté.
Rien n'est plus instant pour nons maintenant, pour nos concitoyens, pour tous les
Colons de la Colonie 2 que l'expédition la
plus célere; mais comme les secours de tous' --- Page 25 ---
(23)
genres n'auront un salutaire et immanquable
ellet, qu'antant cqu'ils seront conduits et
administrés avec sagesse, fermeté et impartialité; et persuadés que nous sommes que
le tiers des François, alimentés par le commerce de mer et par la marine, a de si intimes liaisons avec les deux autres, que tout
l'Empire ne peut qu'être désastrueusement
affecté de l'anéantissement des Colonies, qui
amèneroitirrésistiblement celui de la marine;
nous ne balançons pas, Sire, à déposer tous
nos voeux dans le sein de votre majesté,
Nous la supplions d'accorder à nos desirs,
à ceux des ports de mer, 7 des Colons , et
sans doute de toutes les parties intéressées,
un commandant expérimenté, juste, humair,
actif, ferme, impartial 2 général de terre
et de mer, qui ait commandé dans les deux
mondes, et qui ait appris à connoitre nos
Isles en les gouvernant. Nous croyons qu'un
seul homme, M. d'Estaing 2 réunit toutes
ces qualités.
Que votre majesté, avec les pouvoirs les
plus étendus, veuille bien le mettre à la tête
de toutes les forces; ; que les secours de tous
genres partent incessamment ; ce sont des
milliers d'hommes à sauver, des couronnes
et de mer, qui ait commandé dans les deux
mondes, et qui ait appris à connoitre nos
Isles en les gouvernant. Nous croyons qu'un
seul homme, M. d'Estaing 2 réunit toutes
ces qualités.
Que votre majesté, avec les pouvoirs les
plus étendus, veuille bien le mettre à la tête
de toutes les forces; ; que les secours de tous
genres partent incessamment ; ce sont des
milliers d'hommes à sauver, des couronnes --- Page 26 ---
(24)
civiques à ajouter à votre couronne. Veuillez,
Sire, 2 ne pas rejetter les voeux purs de bons
et francs Bretons qui recourent avec confiance au roi bienfaisant qu'ils ont toujours
chéri.
Paris, le 6 avril 1792.
Les mémes signatures qu'à l'adresse du 3. --- Page 27 ---
(2 21 )
MO
LES CITOYENS DE NANTES,
A U R O I.
SInr,
LA Colonie de S. Domingue est réduite
à la plus affreuse extrémité, Si les malheurs
auxquels elle est en proie
9 parviennent
jusqu'a consommer sa ruine, celle de la France
en sera la suite inévitable.
Nous n'offrirons point à votre majesté le
lugubre tableau des horreurs, des massacres,
des incendies, de la guerre civile qui anéan- 9
tissent graducllement cette Colonie; nous ne
pouvons douter un instant que les soins nén
cessaires pour la conservation d'une partie
sii importante de FEmpire
François, ne soient
au nombre de ceux qui excitent le plus sa
sollicitude paternelle.
Nous demandons à l'asseniblée nationale,
par une pétition que nous lui adressons, les
sommes nécessaires pour les expéditions
la cruelle position de S.
que
Domingue exige absolument et le' plus promptement.
Daignez, Sire, écouter nos voeux ; repré- --- Page 28 ---
69-32
E732
Bellener
A242d
S-5-6S
(122)
sentant héréditaire de la Nation et son chef,
d'enà votre majesté qu'il
e c'est
appartient
ployer les mesures propres à conserver dans
leur intégrité toutes les portions de TEmpire.
Des milliers de François sont déja égorgés
dans cette contrée 2 la guerre ciyiles et les
haines particulières yont détruire le reste de
les débris fuses habitans : sauvez, Sire,
mans de S. Domingue, et qu'au nom de la
loi, une force armée en impose à tous les
Bartis.
Nantes, 17 mars 1792.
Suivent les,mémes signatures.
De PImprimerie de la FEUILLE DU JOLR, rue de
Randi No; 74, à côté dePOpéra. --- Page 29 --- --- Page 30 ---
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