--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Azol
43 stma.
- --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(8)
ALLART, GIBOIN, LARIVIERE, BEAULIEU, BOUTRON, LooKE, SCHOENPER,
MOLART, MOTET, FERRAND, MONTCHINET, BANGE, SIMONOT, DONI,
HUREAUX, GERVAIX, CAPPÉ, LEGRAND,
GOGAS, BONAMI, CHARRIÉ, LECORRE,
COSsE, ROUL,BARDET, FROMENTEAV, DECAILLET, DELAUNAY, GAILLARD,
JUINE, LAROCHE, JACQUES BERNIER,
LANTIIAUME, BOULANGER VAUTRIN, 1
TALZOT.
Paris le zo Prairial, an 3. de la République. une et indivisible.
De Pimprimrrie de LAURENS: siné,rue d'Argenteuil,
No,11. --- Page 5 ---
41 3
AD R E : SSE
A U
PEUPLE FRANÇAIS,
LIBREET: SOUVERAIN,
Par le citoyen Deraggis, ancien procurcursyndic de la commune de Mircbalais, isle
et côle de Saint-Domingue.
Larévolte des noirs à Saint-Domingue
est une véritable Vendée, soutenue,alimentée et récompensée parles agens dut
pouvoir exécutif, et parles commissaires
civils Polvérel, Santhonax et Delpèche,
N S
P
De l'imprimerie de PAIN cloltre Saint-Hoporé, --- Page 6 --- --- Page 7 ---
AD RESSE
A U
PEUPLE FRANÇAIS,
LIBRE ET SOUVERAIN
Parle citoyen Deraggis, : ancien procureurs
syndic de la commune de Mirebalais, isle
Cs côte de Saint-Domingus
LA liste
chronologique de
huit gouverneurs ou intendaurs soixante-dix
exerce, durantun siècle et deini, des qui ont
de despotisme, de dilapidations
actes
torsions de toutes espèces à
et, d'ex-.
gue, , on en extrait à peine Saint-DominLaragp, les Maillard, les Valliere quatre : les.
Duchilleau: ces
et les
la colonie ; elle admumistrateurs.ont sourira
aimé
honorable mémoire.
long-tems à leur
Tousles abus d'autorité, toutes les
L
rations d'une administration arbitraire cot
A2 --- Page 8 ---
(4)
snixante-quatorze autres roitelets réunis
en masse, ne présentent pas la millième
partiedeserimes atroces,dies dilapidations
énermes, des vexations criantes qu'ont
commis et fait commettre les administrateurs militaires et civils que la France a
envoyés à Saint-Domingue depuis la révolution (1).
Une foule de tyrans subalternes de tous
grades, de toutes les couleurs, de toutes
dignités 1, furent employés à l'exécution
de la plus vaste, de la plus cruelle et la
mieux concertée de toutes les conspirations, dontlhistoire puisse fournirlexenple.
Ces scélérats 7 dans toute la force du
terme
ennemis irréconeiliables de la
France 2 et de son étonnante révolution $
s'attachèrent aux chefs de cette affreuse
conjuration, envoyés d'Europe, et rerètus
des plus éminens caractères, à l'envicles'
(1) Nous ne comptons pas parmi les 74 gouverneurs ou intendans despotes, les d'Esparbes,
les Fézensac ni les Galband 3 ces trois victimes généraux dei
penvent être considérés comme des des Brisla faction terrible et encore la France subsistante dans les deux
sotins, qui a trahie
mondes.
volution $
s'attachèrent aux chefs de cette affreuse
conjuration, envoyés d'Europe, et rerètus
des plus éminens caractères, à l'envicles'
(1) Nous ne comptons pas parmi les 74 gouverneurs ou intendans despotes, les d'Esparbes,
les Fézensac ni les Galband 3 ces trois victimes généraux dei
penvent être considérés comme des des Brisla faction terrible et encore la France subsistante dans les deux
sotins, qui a trahie
mondes. --- Page 9 ---
(5)
unsdesautres se surpassèrent en cruautés;
ils exterminèrent une partie de T'espècehuetla rendre
maine , ponranbiugasetanme. formérent des partis , les
analheureuse ;
affaiblirent les uns par les autres, par
des assassinats, par des trahisons - , par
des batailles, et plongérent ce quivestait -
de leurs victimes communes dansi la plus
profonde misère; ; finirent par les anéantir
par le fer, par le fen,
le poison ct
parla destruction entière li toutes les productions de la terre.
Des milliers d'honmes de toutes classes,
de toutes couleurs, de tont àge, de iout
sexe, ont disparn de dessus la terre 15
après avoir souffert tontes espèces de calamités ; les proscriptions enlevèrent PSr
centaines les citoyens les plus zeles pour
le maintien de la coustjtution; ils ont été
arrachés nuitamment du sein du repos 1
de leurs fonctions, de leurs familles et
de leurs alfaires, ont été traiés dans des
cachots obscurs. de-là dans les cales malsaines des vaisscaux de la république, devenues antant de bastilles nonvantes, Ott
les malhenreux n'avaient pas Ja faculté de
faire enteudre leurs gémisseniens 1 taut
qu'ils ont été daus les rides du Port-anPrince, du Cap et des Caies, et sOuS les
yeux de leurs tyrans.
A5 --- Page 10 ---
(6)
Cesont les vaisseaux de la
protecteurs des
républiqte,
le, feu
Frangais 2 mi ontilancé
exterininateor dont fut écrasé le
Por-an-Prince: ce. sont eux cpui ont transporté les armes qai: passèrent chez les
nègres, forcenés, soutiens de laristocratie,
s'abreuvant du sang des patriotes , qu'ils
égorgeaient froidement au nom da
:
après.avoir viole, en leur présence, leurs roi,
femmes,leurs filles et hachéleurs enfans.
Ils ont incendié leurs possessions; ils ont
embràsé Tarmosphire déjà brulant de la
Zène torride du feu qui dévora. les immenses richesses de
faisaient la grandeur Saint-Doningie, de la
qui
mentaient six à sept millious France, d'honmes et alide la population la plus active de la métropole.
Fandis queles nègres portaient
la dévastation et la mort,
par-tont
disaient-ils, le roi Sur le trône, 1 pour et rétablir, les
hommes de couleur secondajent
ment les
de la
Teri2
agens
cour de Versailles,
etles intrigues du cabinet de
ces mêmes cours
Saint-James,
des écrivains
soudoyaient en France
apologistes-des bourreaux de
Saint-Domingue, et lançaient anathême
contre les malheurenses victimes qui tombaient sous le couteau contre-révolationnaire, afin de préparer Téchaffaud à ceux
le trône, 1 pour et rétablir, les
hommes de couleur secondajent
ment les
de la
Teri2
agens
cour de Versailles,
etles intrigues du cabinet de
ces mêmes cours
Saint-James,
des écrivains
soudoyaient en France
apologistes-des bourreaux de
Saint-Domingue, et lançaient anathême
contre les malheurenses victimes qui tombaient sous le couteau contre-révolationnaire, afin de préparer Téchaffaud à ceux --- Page 11 ---
(7)
qui auraient échappé au carnage; 3 ou qui
auraient osé venir en France comme, plaignans auprès des assemblées nationales.
ousles déportés aurajont périsurléchaf
si les Brissot, les Clavières et les
faud, autres is -
traitres n'eussent pas été livrés
A la vengeance de la nation., qu'ellemême 1 tralie par une partie de ses représentans : consacrait par * des décrets
inappliqués et surpris, Ténormite des
forfaits de Taristocratic, et sacrifiait les
innocens patriotes.
Les motifs de tant d'atrocités qui renchérissent par leur nature sur les actes
féroces des tyrans de tous les siècles
passés' , sont une haine forcenée contre
laFrance et sa sublime constituition, dont
la colonie étoit idolàtre.
1,
De longue main cette faction, profondément perfide, a médité le renyersement
du système politique nouvean qui s'élevait avec tant de gloire.
L'aurore de la révolution française - 9
préparée par le ci-devant cardinal de Richelien, mtrie par deuxsiècles de fautes,
de vices, de bassesses et d'oppressions s, 3
éclata dans le long et honteux procés du
fameux Colier, par les dilapidations exhgrbitantes de.la cour et des: ministres, --- Page 12 ---
"Cs)
qui entrainérent Tétat shr ie bord de
l'abime.
12 T
Les puissances' tivales de" ld splendeur
de la France, effrayées de la révolution,
se préparérent à la faire tourher au gré
de leurs vues et de leurs intéreis, paisqu'elle était inévitable : clles tracérentt
Jehr plan.de conduite, traversé tant de
fois: préparérent les moyens; nommerent
les.agens et les trésors de la jalouse Angleterre: dirigérent lechoix dessijets pour.
les emplois importans, tant des représensentans de la 4rande, que des premiers
fonctionnaires pablics Saint-Domingue,
PIN
: -
La chtte aussi étonnante que subite du
pouvoir absolu. écrasa Tentourage nonbreux de ces hommes attachés à la courb
toujours avides et jamais rassasiés d'honneurs et de richesses, ciil préjudice de la
portion la plus nombrense de la nation;
ils devinrent so: enneni irréconciliable,
et Pitt de son côté, enx de l'autre; porterent enseinble leurs vues sur les possessions d'Outremer de ia France, mais
spécialement sur la colonie de Saint-Do-
- mingue qui, par son étendue et la masse
de ses richesses, offrait dune part une
amplen ressource aux disgraciés de la révolatiompde.lT'antre DIL moyen puissact
la
portion la plus nombrense de la nation;
ils devinrent so: enneni irréconciliable,
et Pitt de son côté, enx de l'autre; porterent enseinble leurs vues sur les possessions d'Outremer de ia France, mais
spécialement sur la colonie de Saint-Do-
- mingue qui, par son étendue et la masse
de ses richesses, offrait dune part une
amplen ressource aux disgraciés de la révolatiompde.lT'antre DIL moyen puissact --- Page 13 ---
(9)
der réduire la France du premier ordre dés
puissances maritimes et territoriales, aul 1
mang dés derniers étets de l'Europe : en
tarissant - la source de son vaste comde
.
merce ; en réduisant un sixieme
sa de
plus précieuse population à périr de
faim et demisere pir Tanéantissement
ses:I mansfactures, êu a passer chez ses
ennerais, d'on-il s'ensuit nécessarrement de
la dessation dela navigation, li' 'chute
la marine militaires etls's suprématié dés
dernier résaltat,
mers Al'Angleterre pour
donnera des
d'ou, avec ses escadres,elle'
aiseJoixà-tonte-) TEarope, et renversera
ment alors le nouvean systeme politiqes.
Ces deux partis trouverent un intérêt
commun, à renverser un.si, majestueux
édifice : a dévaster, à dépeupler une si
brillante contrée, 1 frait de cent cinquante
ans de travaux, et de deux milliards de
dépenses.
V
A cette destruction ont été. employés
des militaires distingués, des magistrats,
des négociants, des colons puissans, des
fonctiounaires pablics; ; la France, même, 47
séduite par ses proptes agens, par ses représentans, par ses hommes de confiance
Y donna les mains 1 et ces im.posteurs
perlides rendaient les colons odieux anx --- Page 14 ---
C1o3 -
assemblées tandis
nationales, à-la
qu'ils les assnssinaient républiquey dans la
lonie et se gorgeaient de leurs
Co:
Jes; ils répandaient dans Paris, dans-les déponildcanenensnd de Ja
dans les Sociétés
S1
Erancer des
populaires
éorits.
astucicux , afn. d'être antorisés. mensougers et
roptésentations nationales
pariles
Jes rourmentet. à les
elles-mémes à
Poursuivre avec
assassiner , à les
ser, à les détruire, acharnement; à
à les chasque sorie les énormes legitimer, forfaits en quelmélités, concertés et exécutés qu'ils, ont
constance, un, sang-froid, une avec une
qui ne peuvent
fureur)
mird'horeeur. s'esprimer,.ct-f font fréPlein de ces événemens
j'ai 'étd témnoin et victime, terribles, dont
échappé au fer tranchant heurensement fut
ma tête par un bras vigonreux,lors qui
portésur
que j'étais captif, et sous les yeux même des
mandataires de la
du fond des vaisseaux républiquesTar ou -
essayé,
à classer cette foule de je fus enferré,
cét amas de crimes
monstruosités;
à ma mémoire, 1 et de quejai ceux pu rappeller
signés dahs des actes publics, qui sont co1lproen 47 an prix de mes plus que je me
bles besoins. afin d'éclairer la indispensa- France si
portésur
que j'étais captif, et sous les yeux même des
mandataires de la
du fond des vaisseaux républiquesTar ou -
essayé,
à classer cette foule de je fus enferré,
cét amas de crimes
monstruosités;
à ma mémoire, 1 et de quejai ceux pu rappeller
signés dahs des actes publics, qui sont co1lproen 47 an prix de mes plus que je me
bles besoins. afin d'éclairer la indispensa- France si --- Page 15 ---
(ar)
long-temps trompées :etis lencoreus scéléras aujouri
d'hui surprise sat la "profoade
tesser de sesi premiers fonctioinaires: pus
blics à Saint-Domingue.
Plus d'une fois-Tai été forcé de
la
en traeant les" "traits
AOELIPE
plume
tableau, limagination "ent
cet effroyable des larmes ameres, 1 des
était troublée,
ont.
souvenirs donloutoux, 9
suspenda
aliéné la réinémoration dés faits, pour un -
me présenter une épouse de allaitant deux antres
tendre enfant, entourre" tous délaissés
presrqu'encore au bercean arbitraires -
digne de
par un de ces actes
m'a enlevé avec
T'ancienne tyrannie qui
Texé,
avec tous ceux qui ont provoqac
cation des loix nationales.
. a
avoir
ce ) tribnt toujours rem Après
payé sentimens de devoir de
naissant, à ces
courage,
pere et d'époux, celui je reprenais de citoyen, je me
pour continuer du droit de cité et de
serais cru indigne
qui m'a honoré
la confiance pablique,
si je ne
de la magistrature municipale, de la nation franlivrais pas à à celui T'opprobre de tous les hommes de
çaise et les êtres féroces qui T'ont.trahie de
bien, la maniere la plus barbare, mille fois
plus dangereux que ses ennemis déclarés, --- Page 16 ---
(i2)
la ninenty la terrassent, et lui portent
des coups d'autant plus sàrs, d'autant
plus terribles, sJuezles mhoyens dont ils
se servent, sont couvertsdes couleurs na-,
tionales puisées dans ses principes les
plus sucréss, et dans ses plus respectables
essembices. 21
AC
Ilent été sans doute plus
093 majs
inoins glorieux, d'attendre que tombe
ent emglottijonts-la-fas. et la puissance
et la, terrible vengeance de ces atroces ennemis de'la révolution frauçaise, dont ils
frappent les citoyens couragenx qui osent
lever le ridrau, ou leur arracher le mast.
mais une, consideration importante
Plata emportée sir la. crainte de devenir tôt
on tard leur victime ; c'est celle d'arrêter,
s'il est temps'encore, les progrès de leurs
énormes crinies, et's sanver, s'il se peut,
les débris diune rontrée, quil'emportera
d'une manière irrésistible sur la balance
polirique de la puissance qui en aura la
possession, et TAngleterre qui depuis
1788,prépare les moyens de la lui faire
perdre, soit qu'elle les prenne sous sa
puissance, , Oil qu'elle les abandonne à la
paresse et à lindolence des noirs, clie
parviendra alors à donner des loix à TELropeienticre, par l'augmentation de son
bris diune rontrée, quil'emportera
d'une manière irrésistible sur la balance
polirique de la puissance qui en aura la
possession, et TAngleterre qui depuis
1788,prépare les moyens de la lui faire
perdre, soit qu'elle les prenne sous sa
puissance, , Oil qu'elle les abandonne à la
paresse et à lindolence des noirs, clie
parviendra alors à donner des loix à TELropeienticre, par l'augmentation de son --- Page 17 ---
(13) )
cominetce, par la chute du nôtre, parla
diminution de notre marine etlagrandissement de la sienne, multipliée ànosdépens;
entrainera nécessairement le retour
qui de l'ancien despotisme et le renyersement
de la république.
Un grand et vaste commerce est à un
état d'un besoin indispensable, il est. à un
corps politique ce que le système des
nerfs-est à la constitution dun corps.a animal; plus leur tunique estépaisse et forte,
et que la liquenr qui y circule est-abondante et pure; plus le corps est vigoureux dans
et robuste; la, moindre obstruction
un de ses canaux cause un désordresubit et général dans Téconomie animale,
doit
les
ainsi un corps politique
porter
vues de sa conservation, et de sa puissance, sur laugmentation: de sa popu*
lation, ,desaculture, de ses manufactures et
deson commerce d'oit dérivent les moyens
de force militaire et politique.
Il est encore à craindre pour l'homme
sensible et pour le citoyen fidèle que
les tyrans des colons français, ne fassent
couler les tristes restes du. sang.patriote
à
de Saint - Domingue, et ne continuent
enlever à la République tout à la fois, et
les hommes, et les richesres immenses
: --- Page 18 ---
(14)
qu'ils ont acumulées, en livrant les
avecile territoire aux ennemis de la
uns
et les antres à leurs
France,
siés des
agens : jamais rassadépouilles des infortunés colons
qui, pour surcroit de
core calomniés
malhéur, sont enmémequiles
avec audace par ceux
assassinent tetleadepouillent
S'il faut que ma tête souffre encore le
déclirement de la hâche
des ennemis de la
exterminatrice
fin elle tombe,
République, et qu'ende
qu'elle ait dumoins
sauver sa patrie, et les restes' essayé
enferrés ou errants des colons de
Domingue ; mon
SCtRS
aussi belle cause, sang honorera répandu pour une
et à mes enfans, qui sont à ma la mémoire
leur'laisserai pour
patrie, je
devoir. Si cette affreuse héritage, une leçon de
raitra incessamment
histoire Ghipa-
(1) leur parvient un
(1) Cette adresse a été
à
frégate de la
rédigée bord de larant ma tràversée République, du
la Surveillante. Duplacée à la tête du Cap mémoire à New-york, elle était
Révolution de la partie
Historique de la
mingue, commencée en française de Saint Do.
du et mensonger de mer,mais lec compte rennationale nie force Dufay à la. à la convention
avant la fin de mon
"rendre publique
de pres; il-sera.a
travail , qui le suivra
appuyé des actes pablics des /
larant ma tràversée République, du
la Surveillante. Duplacée à la tête du Cap mémoire à New-york, elle était
Révolution de la partie
Historique de la
mingue, commencée en française de Saint Do.
du et mensonger de mer,mais lec compte rennationale nie force Dufay à la. à la convention
avant la fin de mon
"rendre publique
de pres; il-sera.a
travail , qui le suivra
appuyé des actes pablics des / --- Page 19 ---
15,
jour dans les mains, ils auront une raison de plus de chérir la mémoire de lear
père, qui sut aimer la France'et ses conol C
-
corps populaires de la colonie, des lettres des
brigands a divers, de celui des chefs des hommes
de couleur en insurrection, des mémoires rendus publics, des proclamations des commissaires
civils Polverel I et Sonthonax 7 de leurs ordres
de n'obéir à aucuns corps
de leur
serment de ne déporter personne populaires, sans
de leur appui à la révolte, del leur désobéissance preuves
à la loi. Toutes ces pièces sont dans les comités
desalut pebligdesreegeinéndler dans les archives
dela commission des Saint-Domingie. A ces preuves
j'ajouterai celles consignées dans les archives du
tribunal révolutionnaire, dans les procès de Bare
nave, de Brissot, dansla déclaration de Chaumette
contre Sonthonax, de Blanchelande, tous rendus-publics 9 décret d'accussaation lancé
les commissaires perfides,. motivé sur des contre
probantes de leur scélératesse, le rapport pièces du citoyen Martel, sur les déportés, également soutenu de preuves matérielles et ostensibles; enfinles:"
témoignages de tous les colonsrésidants en France
depus les affaires désastreuses du
et du Cap. Le peuple français est Port-au-Prince prié de suspendre son jugement sur la diatribe
a prononcé à la convention nationale que le 16 Dufay
viose, et gu'il vient de répandre dans le plui.
qui ne pourra résister à l'évidence des
public,
seronti inises sous ses yeux, contreles prenvesiqui
cet agent des tyrans de Saint-Domingue calonniesquo
de propager dans toute la République, s'efforce --- Page 20 ---
(36).
citoyens, qui a bravé les fers! des tyrans
deSaint-Domingne et leuts satellites, pour
a venir les dénoncer à lai métropole : 9 et à
l'Enrope entière lors memequ'iléiait entre
leurs mains, et malgré les intrigues de la
faction, tonjours agissante :
: qui soutient
leurs émissaires: jaurai payé une partie
de ma dette à la Répablique , c'est le
désir le plus cher à mon coeur quis de
tout tems fut le censeur sévere des
rogatives injustes, etdelarbitraire eales
de lacien sytème politique.
Salut et fraternité
-
DERAGGIS
Paris ce 25 plesioies l'an deuxième de la République frangaise une ct indivisibic.
la
faction, tonjours agissante :
: qui soutient
leurs émissaires: jaurai payé une partie
de ma dette à la Répablique , c'est le
désir le plus cher à mon coeur quis de
tout tems fut le censeur sévere des
rogatives injustes, etdelarbitraire eales
de lacien sytème politique.
Salut et fraternité
-
DERAGGIS
Paris ce 25 plesioies l'an deuxième de la République frangaise une ct indivisibic. --- Page 21 ---
ANDRÉ CONSCIENCE
A L A
NATIONALE,
CONVENTION
SU R
Les derniers évènemens de Saint-Domingue.
Il est un monstre affreux , né de la perfidie 9
Cruel en scs excès, et calme en sa furie.
Ses traits défigurés sont cachés sous le fard ;
Son souffle est venimeux, sa langue est un, poignard.
La trahison l'arma de ses noirs artifices,
Il fut, par Tisiphone, endurci dans les vices.
II respire le meurtre, il blesse en caressant;
Il défend le coupable, il poursuit linnocent.
De ses traits empestés l'atteinte est incurable :
L'affreuse CALOMNIE est son nom redoutable.
Craignez d'étre surpris par ce monstre trompeur;
Fuyez de ses complois la cruelle noirceur.
Penchez vers l'accusé , tàchez de le défendre
ET NE JUGEZ PERSONNE AVANT QUE DE L'ENTENDRE.
Encyciopédiana. Art. calomnie.
II.e ANNÉE DE LA RÉRUBLIQUE, UNE ET INDIVISIBLE. --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Enas
0286e
V. 5
CCa
Aob --- Page 24 ---