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tant de leur notification, à défarmer les Troupes qui l'entourent.
jutqu'a ce que M. DE FIERVILLE en ait pris lc commandement;
iinon & faute par ledit Sieur de Peinier d'obéir au préient Decret, l'Affemblée déclare qu'elle laiffera aux bons Citoyens
brolent de voler au Port-au-Prince, & dont le nombre PORASE
rapidement, la liberté de punir, parla voie des armes, les énormes forfaits qui ont été commis le Sieur de Peinier, & qui
le rendront, ainfi que fes fauteurs PE adhérens, à jamais exécrable à toutes les Nations.
Sera le préfent Décret apporté à M. DE FIERVILLE, par
ceux de MM. les Citoyens des Cayes, dont le courageux patriotifme a procuré à l'Affemblée la connoiflances des précicules dépêches venues par le Serin, lefquels elle nomme fes Commiffaires
à cet effet; fera em outre ledit Décret notifié au Sieur de Peinier, 2
imprimé, publié, & affiché dans toute la partie Françoife de
Saint-Domingue.
Fait en Affemblée générale, à Saint-Marc, les jour, mois &
an que deffus.
Signt, TH. MILLET, Préfident, DE PoNs, Vice-Préfident,
DAUBONNEAU, DENIX, MONGIN, FREDUREAU DE VILLEDROUIN, Secrétaires.
Pour copie conforme.
Signé, le Comte de PEINIER,
a
A --- Page 5 ---
Lege
SUN W
AD 1e R ESSE
De-M.DE CAMEETOXT,Chwd
Du Rigimene Ou Ceps à cMesieues loa
Colona 9e daint-Domingue.
MESSIEURS ET CHERS CONCITOYENS,
CEST au nom de la NATION, de la Loi et du Roi, au nom
de cette Nation-dont vous faites partic 3 au nom du Frince qui
a voulu la rendre libre et heureufe, que je viens vous inviter à
réunir tous VOS efforts pour arrêter le défordre, pour prévenir les
malheurs dont cette Colonie eft menacée,
Permettez-: moi 3 Mefficurs , d'appuyer mes prières fur la
pureté de mon ame fur mon amour pour la paix, et fur les
rémoignages de confiance que vous avez bien voulu m'accorder.
Daignez vous rappeller, Meffieurs, des premières crifes dont
lc Cap a été le théâtre et de la conduite franche et loyale que
j'y ai tenue : elle a été, et fera toujours diétée par un coeur qui
ne connait ni obitacles ni dangers, lorfqu'il s'agit de venir au
fecours de fes Frères, de foutenir leurs droits, et d'affiurer leur
repos.
Tels font, Meffieurs, mes principes depuis dix -huit ans que
j'ai l'honneur de commander dans différentes places. Si un feul
Citoyen avait un reproche fondé à me faire; fi mon temps, mon
loyale que
j'y ai tenue : elle a été, et fera toujours diétée par un coeur qui
ne connait ni obitacles ni dangers, lorfqu'il s'agit de venir au
fecours de fes Frères, de foutenir leurs droits, et d'affiurer leur
repos.
Tels font, Meffieurs, mes principes depuis dix -huit ans que
j'ai l'honneur de commander dans différentes places. Si un feul
Citoyen avait un reproche fondé à me faire; fi mon temps, mon --- Page 6 ---
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fommeil, , ma fortune et mes plaifirs, n'cuffent pas été conftamment facrifiés au bicn public, 3 je me regarderais indigne de vous
porter des paroles de paix; mais raffuré par le témoignage de
ma propre confcience 3 par les fentimens d'eflime dont j'ai jufqu'à préfent joui 3 je viens réclamer auprès de vous , Meffieurs
et chers Concitoyens 3 la juftice qui m'eft due, ct vous affurer
que j'ai autant d'envie de mériter votre amitié que de vous convaincre de la mienne,
Vous avez tous juré de refter fidèles à la Nation françaife, aux
Lois et au Roi ; c'cft ce ferment, fi cher à tous les Français,
dont M. le Gouverneur- général réclame aujourd'hui l'exécution.
Il a fallu qu'un détachement des Troupes réglées fût débauché,
que l'équipage d'un vaifleau fit féduit, fon Etat t-major démonté 3 fon nom changé !.
fans doute pour foutenir
avec impunité des entreprifes défatireufcs : il a fallu, dis-je,
que les jours de ce Chef militaire et de différens autres Officiers
fupérieurs fuffent menacés ; il a fallu enfin les réquifitions
fantes des bons Citoyens du Port-au-Prince et de la Croix- prefdes - Bouquets, , pour déterminer M. le Général à faire ceffer les
vives alarmes des gens de bien, et ramener l'ordre et la tranquillité dans la ville.
N'ayant d'autres moyens d'y parvenir qu'en fefant arréter les
Membres du Comité, comme étant les principaux auteurs de
tous les troubles, de tous les défordres qui affigeaient cette
M. le Général fe vit obligé d'en donner P'ordre dans la nuit ville, du
29 au 30 Juiller dernier, à M. de Mauduit.
Cer Officier ayant été informé que le Comité était extraordinairement affemblé à une heure apres minuit 3 et entouré de
beaucoup de. gens armés, crut devoir cmployer les voies de la
pacification ; il fortit cependant avec un détachement de cent
, de tous les défordres qui affigeaient cette
M. le Général fe vit obligé d'en donner P'ordre dans la nuit ville, du
29 au 30 Juiller dernier, à M. de Mauduit.
Cer Officier ayant été informé que le Comité était extraordinairement affemblé à une heure apres minuit 3 et entouré de
beaucoup de. gens armés, crut devoir cmployer les voies de la
pacification ; il fortit cependant avec un détachement de cent --- Page 7 ---
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vingt hommes, tant des Volontaires nationaux, des
réglécs, pour fe mettre à l'abri de toute
que Troupes
portée d'être entendu dudit
furprife ; ct étant à
Comité, il le fomma
trois
ail nom dc la Nation, de Lz Loierdu Roi,defc par
fois,
de M. le Général : mais quel fut fon
rendre aux ordres
de n'en recevoir
étonnement, fon indignation,
pour toute réponfe qu'une décharge de moufqueterie et d'efpingoles. Le danger était trop préffant
ufer de repréfailles, et vous en
pour ne pas
faurez que ce Comité avait jugerez, Meffieurs , quand vous
lcs armes. Ne
quatre cens cinquante perfonnes fous
vous laiffez pas tromper par lcs faux détails
l'on vous en donnera : puifez àla fource la vérification des que
et vous conviendrez que ce malheur n'eft devenu inévitable miens,
par les projets défaftreux et fanguinaires des
que
agreffeurs.
Il n'exifte, 3 Meffieurs, dans la Colonic qu'une feule claffe de
bons Citoyens qui défirent > comme M. le Général
les
Décrets nationaux des 8 et 28 Mars, foient exécutés. 3 que
ne veulent ni les reconnaitre, ni conformer
Ceux qui
s'y
> font évidemment les ennemis du bien public, et conféquemment les vôtres:
jugez-en, Mefficurs 3 par la nature de leurs entreprifes,
les
fuites funeftes qu'elles doivent avoir, ct
les par
diflinguez traitres
qui, fous T'apparence d'un bien idéal, vous conduifent à
perte, des hommes vertueux occupés de votre
votre
la feule éloquence eft le
de la
bonheur, et dont
langage
vérité : le nombre des
premiers n'eft pas confidérable; leur but eft connu et
manceuvres ne font ignorées que par des perfonnes faciles , à leurs fé
duire, dont l'égarement déplorable peut faire leur malheur et
celui de leurs Concitoyens.
Hâtons-r nous, 3 Meffieurs, de leur deffiller les yeux, réuniffonsnous pour faire triompher la bonne caufe, et que nos Frères
béniflent à jamais l'heureux inftant du retour de la paix
nous, Vous mç trouverez toujours empreffé à feconder parmi.
vOs
que par des perfonnes faciles , à leurs fé
duire, dont l'égarement déplorable peut faire leur malheur et
celui de leurs Concitoyens.
Hâtons-r nous, 3 Meffieurs, de leur deffiller les yeux, réuniffonsnous pour faire triompher la bonne caufe, et que nos Frères
béniflent à jamais l'heureux inftant du retour de la paix
nous, Vous mç trouverez toujours empreffé à feconder parmi.
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efforts ; j'en renouvelle ici T'engagement, en joignant mes veeux
aux vôtres pour le bonheur de cette Colonie 2 et en vous
affirant du refpedueux atrachement avec lequel jai Phonneur
d'étre ,
MESSIEURS.ET CHERS CONCITOYENS,
Votre très-humble & trèsobéiffant ferviteur
CAMBEFORT.
Au Cap, le 2 Août 1790
De lImprimerie de l'Affemblée Provinciale du Nord.
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Extrait des regiftres de TAlemblic générale de la partie
Pr
frangaife de Saint-Domingue.
Séance du deux aoit milfepe cent quatre-vinge-dix.
L'ASSENDLÉE GÉNÉRALE, confidérant que les affaffinats
commis au corps de garde national du Port-au-Prince fur
une partie des Citoyens de cette ville, dans la nuit du 29
au 30 juiller 2 par le Colonel Mauduit à la tête du
décèlent le complor d'opérer en France une contre-révolution, régiment,
par lawruine. de Saint-Domingue: queces atrocités ont foulevé
tOLIS les Colons, qui viennent en foule fe réunir fous les drapeaux de la Parrie contre, les ennemis de la Nation. Que dans
le nombrèrde ces bons Citoyens, ilsten.rotiye que leur généreux dérouemen-deourt de leura
leurs feuls moyens 3 Pde fubfiftarice 33 &'de sayaux, & prive de
fortune pour eux &
pour leur famille : qu'il cordapns d'y pourvoir 2 en mettant
dès à préfent ces braves Ciroyens sà L'abri de toute inquiétude
ur ce qu'ils,ont de plus chenii.
A décrété & décrète, à l'unanimicé, qu'elle met fousla
eétion & fauve-garde générale de tou,e la partie françaife pro- de
Saint-Domingue 2 les Ciroyens qui fe ra. "gent & fe rangeront
ous les drapeaux de la Patrie contre lés ennemis de la Nation:
que Ces braves Citoyens, ainfi que leurs familles 2 font dès à
préfent & à perpétuité les enfans adoptifs de la partie françaife
des Saint-Domingue, qui redteve-mateisgavey --- Page 10 --- --- Page 11 ---
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