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Johit Carter Srolun
fibrarg
froum Hniuersitg
Acquired witb tbe assiftance oftbe
plie Xaguolh lbrases
Fund
JOHN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 ---
PPJCB
tout événement , à leur fubfiftance 7 à leur avancement &
en à leur fortune : ordonne que le préfent décret fera publié à
Vinftant même à la tête de l'armée patriotique de Saint-Marc,
& qu'expéditions en feront envoyées de fuite dans toutes les
paroiffs.pouryètre pareillement publiées à la tête des troupes
patrioriques.
Fait en Affemblée générale, à Saint-Marc, les jour 9 mois
& an que deffus.
Signé, ,TH. MILLET,Préfident; DE PONs, Vice-Préfident ;
DEAUBONNEAU, DENIX , MONGIN, FREDUREAU DE
VILLEDROUIN, Secrétaires.
Ramoitlag
Bidonss
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Pawrinao Mnu
Pies. vart defilobroin
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A D I E U X
DE L'ASSEMBLÉE GENERALE
DE LA PARTIE FRANÇOISE DE SAINT-DOMINGUE
A SES CONSTITUANS,
ET
RÉPONSE D'UN CONSTITUANT AUX CONSTITUÉS.
Par l'Aueur des J'ai Vu d'un Habitant du Cap.
A D I 1 E U X
D: PAlfemblie générale de la partie Frangoife de Saint-Domingue à fes
Conflituans.
A bord du vaiffeau le Liopard, le Sauveur des François,
le 8 Aoiit 1790.
MESSIEURS ET CHERS CONCITOYENS.
LE meurtre de nos Frères du Port-anPrince, les nouveaux affaffinats médités contre l'Affemblée
générale de vos Repréfentans ne nous étonnoient pas 5 nous attendions avec la paix de la
bonne confcience les coups que des étrangers foudoyés par nous-mêmes nous préparoient ;
mais nos fidelles & braves Citoyens font venus protéger nos travaux & garantir nos vies.
Rentrant alors en nous-mêmes, nous nous fommes dit la plus grande fomme de bonheur de nos Compatriotes étoit le but principal de. nos ERE & quel bonheur
celui feroit acheté Teffulion du de nos Frères ? Sans doute à l'avantage de
L
qui
par
fang
bonne caufe nous réuniffions les forces & le courage, mais nous avons cru plus utile &
certainement plus sûr d'aller porter dans le fein de la Mère-Patrie nos travaux, nos prin-
& nos têtes; c'eft-là que nous citons nos calomniateurs, nos ravifleurs, nos affailins 3
a que Tintrigue, le menfonge & l'infolence trouveront un frein.
du de nos Frères ? Sans doute à l'avantage de
L
qui
par
fang
bonne caufe nous réuniffions les forces & le courage, mais nous avons cru plus utile &
certainement plus sûr d'aller porter dans le fein de la Mère-Patrie nos travaux, nos prin-
& nos têtes; c'eft-là que nous citons nos calomniateurs, nos ravifleurs, nos affailins 3
a que Tintrigue, le menfonge & l'infolence trouveront un frein. --- Page 6 ---
a
PJCED
Nous vous recommandonst votre propre courage & nous nous flattons
voeux, qui foutiendront le nôtre.
d'emporter ve
Nous
fur le vaiffeau le Liopard; la providence nous Toffre &
nommé FEmN Sauveur des Frangois. Nous folliciterons la fancion de nos nous l'avons-fa
les ferons. paffer. avec la plus grande exactitude. De votre côté vous n'oublierez Décrets; nous vor
attachement, notre zèle, nos facrifices; nous mettons nos femmes
pas not
priétés fous votre fauvegarde. Nous ne vous parlons pas du maintien 3 nos de enfans, nospro
fentirez que le falut de la partie Françoife de
en
TAffemblée, vor
Nous vous prions d'inviter nos Collégues Saint-Domningue de fe réunir à nous dépend.
renforcer notre repréfentation, 9 & nous vous faifons obferver que nous par tous les ports por
tout, n'ayant pour reffource & pour foutien que Tintérét & l'amitié partons démunis
font notre force & notre confiance, , & à qui nous faifons avec & de nos Frères q
facrifices,
joie tranquilliré tous
Nous,avons l'honneur d'être avec le plus inviolable & fraternel attachement,
MESSIEURS ET CHERS CONCITOYINS,
Vos, &c.
& Signt, Fredurean, Th", Millet, 2 Préfident ; de Pons, Vice-Prefident ; Daubonneau,
de Villedrquin, Scerituires; & fcellé du Sceau de T'Affernblée. Mongin, Denix
-
P. . Veuillez faire paffer à toutes les Paroiffes une
de la
pléer à celles qui pourroient être fouftraites.
copie
préfente, pour fip
R H P
N S E
D'un Confiuane aux Confitués, Grc.
de Ils leurs ont Idoles; abufé des titres magnifiques qui leur avoien: Ét6 donnés, & ils cn ont fait les images de leurs
; c'eft pourquoi je mettrai leur or & leur argent au rang des chofes impures, a dit le Seigneur. abominations Érkhicd.
Le 16 Août 1790.
Par reçu, Meflieurs, la Lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire à
votre fuite. Ty vais répondre:
linftant d
Je n'ai pas, comme vous, Meffieurs, l'art infidieux de mettre en avant
ne fignifient felon rien ceax qui ne connoiffent point VOs vues, s. &
des vous mots qu
quez
le ubonis & les circonflances, foit en leur donnant de qu'enfite expli
refferrant. Ce ftyle de Noftradamus ne convient qu'à ceux veulent Textenfion, foit en le
Le temps des Centuries eft paffé , & ceux que la qui & la tromper les hommes
connoiffent point ces petites rufes, qui ne
faire loyauté
franchife animent ni
dont on rougit quand vient l'inftant des remords. peuvent Je defire, obtenir que des fuccès éphiémères
arrivé pour vous.
Meflieurs, que ce temps foi
mal Petmettez-moi le fens de vos donc, Meffieurs, n'en acculez d'expliquer vOs mots comme je les conçois. Si je failis
doivent pas écrire à leurs énigmes, Conflituans en que vous : des gens qui fe croient légillateurs ne
Je ferai imprimer en italique les phrafes logogryphes. de votre Lettre
mettre des guillemets à la partic de vos Décrets
auxquelles je répondrai, je ferai
mes intentions, je ferai compris de tout le monde: : la que clarté Yexaminerai. eft le En des convenant bien de
figne bonnes vues.
. Si je failis
doivent pas écrire à leurs énigmes, Conflituans en que vous : des gens qui fe croient légillateurs ne
Je ferai imprimer en italique les phrafes logogryphes. de votre Lettre
mettre des guillemets à la partic de vos Décrets
auxquelles je répondrai, je ferai
mes intentions, je ferai compris de tout le monde: : la que clarté Yexaminerai. eft le En des convenant bien de
figne bonnes vues. --- Page 7 ---
Je ne veux tromper perfonne. Je veux que le plus inepte me comprenne & me juge,
tarje ne dédaigne l'opinion d'aucun Citoyen. Le plus fimple, le plus dénué des hommes
t mnon égal, il eft, comme moi, une créature de TÉTERNIL, fon bonher m'intéreffe auant que celui d'un grand preprictaire, je dois peut-ête même le confidérer d'avantage, car
pauvreté eft humble & la richefle rend faperbe. Le meurtre de vos Frères. Tels font les premiers mots de votre Lettre. Parlez-vous des
Soldats du Régiment du Port-au-Prince tués par les Citoyens, ou des Citoyens tués par
s Soldats ? Le nombre des morts & des bleffés parmi ces derniers,f plus conficérable que
parmi les premiers, & comme on doit plaindre d'avantage ceux qui ont fait la
perte, c'eft fans doute du meurtre des Sollats dont il s'agit. Mais quelque foit la plus grande de
vous
Feux dont parlez, leur mort eft votie
car fans vous, les défenfeurs qualité de
a Nation nil les Citoyens n'euffent pas été RREEL TE de patriotifine. & des erreurs dans
efquelles vous les avez plongés. Les nouveaux affalinats médités contre PAemblie générale. Depuis
Meflieurs,
votre Affemblée n'étoit plus l'Afemblée générales depuis. la Province
la Paroifle de la
lune
puMe
Felle du Cxoix-de-Bouquets, de
des plus riches & E plus opulentes de la Colonie, ,
Sc. Fond.des-Negres, TAnfe-à-Veau, une grande partie de celle du Port-au-Prince,
Depuis que ces Paroiffes eurent rappelé leurs Dépurés, vous' n'étiez plus l'Affemblée généale. Prendre ce titre, c'eft commettre un faux. Direz-vous encore, comme vous l'avez dérété, les Députés à votre Affemblée étoient irrévocables ? Ce Décret n'a été fanétionné
ipar %R Roi ni par fon Repréfentant; > l'Affemblée nationale n'a jamais entendu retirer aux
Conflituans le droit de révoquer , de rappeler les Conflitués : fen tire la preuve de cette
Hue où M. T'Abbé Maury encourut la cenfure de l'Affemblée Nationale ; ce Corps épo: fi
eipeétable M. P'Abbé & que vous avez fi peu refpedté, fut à écrire au Bailliage qui avoit nommé
Maury pour Tengager à rappeler ce Rrte Ainfi l'Aflemblée nationale croit
Honc que le Conftiruant a le droit de rappeler le Conflitué. ( Nul Dépuré, , avez-vous dit, ne pourra être révoqué, à moins de forfaiture jugéen.,
Meflieurs, avez-vous nommé quelque Tribunal pour les forfaitures ?En n'en nomnant aucun, 2 vous avez laiffé croire que vous feuls feriez TRE Juges.
age qui avoit nommé
Maury pour Tengager à rappeler ce Rrte Ainfi l'Aflemblée nationale croit
Honc que le Conftiruant a le droit de rappeler le Conflitué. ( Nul Dépuré, , avez-vous dit, ne pourra être révoqué, à moins de forfaiture jugéen.,
Meflieurs, avez-vous nommé quelque Tribunal pour les forfaitures ?En n'en nomnant aucun, 2 vous avez laiffé croire que vous feuls feriez TRE Juges. Pouvez-vous être
lans votre propre caufe, 2 pouvéz-vous juger Tun de vons, s'il eft accufé d'avoir forfait Juges en
l'obéiffant pas aux Décrets de la Nation, lorique par vos Décrets, rendus à l'unanimité,
FONS avez prouvé que vous méprifiez les Lois du corps légillatif de TEmpire? Lorfque plufieurs d'entre vous font venus au Conité de cette Ville, ils ont affuré
vous vous étiez conformés aux Décrets des 8 & 28 Mars. Bien des gens ont cru que que ce
menfonge infigne étoit une vérité, I! eft bien affreux de tromper ainfi des gens
Fui vous croient fir parole. O que le menfonge eft méprifable ! fimples
Des étrangers foudoyis par vous-mânes. Je ne connois point d'étrangers armés
vous. le ne vois que les agens légitimes de la force publique; ces agens font des François contre envoyés
par la Nat.on pour faire exécuter fes Lois; fi vous ic confiderez comme des
vous n'êtes donc plus des François, & je le crois fans peine: quiconque méconnoit étrangers, les Lois
nationales n'eft plus François. Soudoyés par vous-mémes. Les
du
-
les voleurs les affaffins ne payent-ils aufli leur part des contributions perturbateurs fervent repos public, à fouRoyer les Maréchauffées la Police, 9 E faut-il pour cca que ces agens de E force
lailfent les crimes impunis ? Au forplus, nous payons antant & plus que vous, 9 & nous publique conkribuerons de bon coeur à l'entretien de la force fera exécuter les Décrets de la Nation,
car nous ne reconnoiffons pour la Nation que Rmn de lEmpire & non une
Vous êtes rentrés en vous-mmes en vous enfuyant. II étoit bien tard,mais puifque vous province, étiez
capables de repentir, il ne falloit fuir. Il fuffifoit de rentrer en vous-mêmes, d'avouer
vos torts, de jurer d'être fidelles à IN. Nation, 2 à fes Lois & au Roi
a donné aux François, & conféquemment d'exécuter à la lettre, jufte loyalement & bon &'ia fans l'Eternel commentaires, les Décrets des 8 & 28 Mars; mais vous avez préféré fuir, après avoir mis le
défordre dans cette contrée, où vous n'avez pas trouvé autant de fanatiques & de mal- --- Page 8 ---
honnêtes gens que vous en aviez appelé à votre 4 fecours; vous avez
trie, mais croycz qu'elle fera plus févère que fa fille vous avez fui dans la Mère-F
punira, & que vous ne rapporterez ici que de la que des trahie, 9 croyez qu'elle vo
vous y montrer. honte, remords, fi vous ofez jam:
Faites-vous, La plus grande fomme de bonheur de nos Compariotes ef le but principal de nos
ces deux mots Meilieurs, font
une différence comme entre vos Compatriotes & vos Confiruans Conglituar ?
avez
trie, mais croycz qu'elle fera plus févère que fa fille vous avez fui dans la Mère-F
punira, & que vous ne rapporterez ici que de la que des trahie, 9 croyez qu'elle vo
vous y montrer. honte, remords, fi vous ofez jam:
Faites-vous, La plus grande fomme de bonheur de nos Compariotes ef le but principal de nos
ces deux mots Meilieurs, font
une différence comme entre vos Compatriotes & vos Confiruans Conglituar ? Des mots, toujours (ynonimes, des mots s cela eft on n'en peut douter, que fignifie ce galimatias
vous la plume connoit auffi peu f langue pitoyable, que la politique on voit bien & la que lécolier qui tient po
Quel bunheur que celui qui feroit acheté par tofifion du de légiflation. Ce n'eft donc pas votre fang que vous craignez de fang voir nos Frères! contre vous que vous croyez deflinés les armemens vous répandre, ce n'eft donc P
fez que les coups ne menacent que ceux dont vous vous qui êtes mettent fait un en fuite. Vous pe
main d'éviter d'affreufes cataftrophes à ceux vous avez
mais rempart. Il eft'h
; il ne falloit pas convoquer toute E Colonie : armés, il ne falloit arm
F fang, on n'appelle perfonne à fon fecours; vous dites quand on ne veut pas faire coul
le fang, mais vous ne le dites qu'après avoir reconnu que les vous ne voulez pas faire coul
diaires, les révoltés, les feuls gens intéreffés au défordre que gens fans aveu, les ince
tout mettre au pillage; il falloit être forts de vorre étoient difpofes à vons feconder poi
fort dans la chaire curule, comme les Sénateurs Romains propre confcience, attendoient il falloit attendre voti
l'Affemblée nationale, qui refufa de fe divifer quand elle étoit menacée les Gaulois, ou comm
3oo, 000 hommes, & fi vous eufliez réellement travaillé
par une armée C
fAtlemblée nationale a travaillé pour le bien de la France, pour le bien de ce pays, comm
Peuple, fes efforts vous euffent maintenus dans vos
l'opinion publique, les larmes d
les plus honnêtes, ceux que la modération & places; mais délaiflés par vos Collégue
de 214 que vous E vous vous êtes vus réduits l'amour à de la Mère-Patric a caraéérifés
plus forts par le nombre ni par l'opinion, & que la retraite 84; vous de avez fenti que vous n'étie
plafieurs d'entre vous & les proteftations de toutes les Paroiffes vos Collégues, le rappeld
avec attention ; vous avez fenti que tous ces
qui ont fuivivos démarche
hommes fans aveu, les gens de couleur qui étoient motifs à devoient votre vous porter à fuir, que le
force ridicule & facile à détruire : que pourfuivis une folde, ne compofoient qu'un
qui n'a pas deux Provinces aufli confidérables, par Province entière de la Colonie
plées de Ciroyens courageux qui vouloient un auxre pourfuivis bonheur par plufieurs autres Paroiffes peu
la Colonie, vous avez fiu. Si Ton pouvoit applaudir à la lâcheté, que ,je celui vous que vous deftiniez
Meflieurs, quel eft donc ce bonheur vous
louerois. donc ce bonheur dont la Province du
ne veut prépariez à Saint Domingue, quel ef
font
NoT
donc ces avantages que repouffent les Paroiffes
quel eft donc ce bonheur, quel
Fond-des-Negres, de PArcahaye & d'une
de TAnfe-a-Veau, di
Fuma
nature bien étrange, puifqu'un f grand nombre grande partie de vos du Port-au-Prince?
eflieurs, quel eft donc ce bonheur vous
louerois. donc ce bonheur dont la Province du
ne veut prépariez à Saint Domingue, quel ef
font
NoT
donc ces avantages que repouffent les Paroiffes
quel eft donc ce bonheur, quel
Fond-des-Negres, de PArcahaye & d'une
de TAnfe-a-Veau, di
Fuma
nature bien étrange, puifqu'un f grand nombre grande partie de vos du Port-au-Prince? II doit être d'ane
ces Paroiffes ne font peuplées que d'efclaves vendus Conftituans au
le rejette. Direz vou
Rtu ce font tous riches propriétaires ont fait
delporifime miniftériel? Vous
voir la EA jouir detous les bienfaits de F révolution preuve de zèle & de courage
E quelques avantages imaginaires fulfent achetés par des Françoife. flots de Mais ils n'ont pas a
T'anarchie, les par Fincendie, les meurtres & le
fléaux fang, les horreurs
toutes attrocités du defpot.fme. pillage,
plus GoRaEP mille fois que
Si j'eufle été appelé à la régénération de ce
20 ans que Thabite, je n'ai manqué à aucun pays, de & j'aurois pu l'être, ptifque depais
fatisfair aux T établies 9 à celles du commerce & mes engagemens & jai toujours
vous des banqueroutiers, des intrigans; fi
de la fociéné, tandis que 3 vois
marion do plan de notre Conftaution, ,j'aurois javois d'abord voulu me méler de contribuer à f
fongouventiement, les impôts dont ii étoit grévé, les confidéré vexations l'état de ce pays, les vices de
que fes habitans éprouvoient. --- Page 9 ---
J'auro's vu que depuis IO ans il avoit confidérablement profpéré que la nature de fap
ation, il avoit befoin d'un gouvernemenr ferme & bon, mais toujours taat j'aurois vu que ICTES
Habitans n'yp payoient pas
IOO d'impôts fir leurs revenus 2 tandis que nos Frères de
Fiance & bien d'autres 14rre de TEurope
près de 30 IOO ;jaurois vu que
es Colonies Angloifes des Indes occidentales EErEN fujêtes à une CeRoera de contributions dont
e tarif fe trouve dans l'almanach de la Jamaique, & dont les Gouverneurs de ccs Colonies
profitent; Jaurois vu que le commerce étranger eft févèrement profcrit chez nos voifins;
'aurois vu que nous buvions ici le meilleur vin de France à meilleur marché qu'à Paris,
jue le pain eft affez ordinairement à 6 fols la livre, & la journée de l'ouvrier rà 10 liv. andis que 2 journée de l'ouvrier François eft eftimé à fols, & quil paye le pain
ols la livre; ; Jaurois examiné enfin fi les étrangers, en derer tout, potrvoient nous oul
ir nos befoins à meilleur marché que la France & payer nos denrées plas cher; ; j'aurois
xaminé fi le fucre valoit plus d'argent à la Jamaique quici, fi la farine, le vin, les toiles,
hunle, le favon, &cc. s'y vendoient à plus bas prix; & fij'avois reconnu , comme je n'en
loute pas, que nous vendons nos denrées cher que les Colons Anglois, & que nous
IOuS procurons nos befoins à meilleur e Jaurois dit : Reftons comme nous fommes,
n profitant néanmoins des bienfaits de la révolution pour la liberté de penfer & d'écrire, 2
la liberté individuelle, la relponfabilité des agens du pouvoir exécutif, pour nous
- rendre compre de ReLfer de nos contributions.
avois reconnu , comme je n'en
loute pas, que nous vendons nos denrées cher que les Colons Anglois, & que nous
IOuS procurons nos befoins à meilleur e Jaurois dit : Reftons comme nous fommes,
n profitant néanmoins des bienfaits de la révolution pour la liberté de penfer & d'écrire, 2
la liberté individuelle, la relponfabilité des agens du pouvoir exécutif, pour nous
- rendre compre de ReLfer de nos contributions. pour féparer le pouvoir judiciaire du
ouvoir exécutif ; j'aurois médité tous les Décrets de TAilemblée Nationale, Jaurois propofé
'en adopter tous les articles convenables à ces contrées, en y faifant au befoin, les modifications
éceflaires, & eny ajoutant lesobjets qui rious font particuliers; le travail del'Affemblée Nationale
àr été continuellement la bafe du mien , je n'aurois craint d'errer avec de fi bons guies. Je crois qu'on auroit mérité par cette conduite E reconnoiffance & les applandiffemens
ela Colonie & de la Métropole, & qu'on auroit fait en 15 jours que vous en quatre
nois;n auroit envoyé ce travail à Tapprobation ET l'Affemblée Nationale 2 à la fanétion
u Roi; la Colonie n'eût pas été troublée, elle feroit prête à être heureufe par les bienfaits de
Conftitution qui fe feroit établie ici fans efforts ;1 je me ferois fur-tout bien gardé de rompre
ucun des liens qui nous attachent à la France, qui feule peur nous rendre heureux. nous
éfendre & nous faire jouir des avantages d'une révolution que tous les Peuples de lEurope
avient. Avignon, plufieurs villes de la Suiffe, plufieurs villes de FItalie, le Braban, &c. feront
bientôt par la Conftitution Françoife; croyez-vous que fi celle des Anglois étoit meilleure
la nôtre, ces Peuples nelui donneroient pas la préférence Si la Conftitution quel'AffemNationale a établie fait l'admiration & T'envie des autres Peuples pouvons-nous croire
-
ue nous fommes plus fages que ces Peuples, & que nous avons raifon de defirer un autre
égime que celui qui gouverne nos Frères? Rapports de Nation, , de langue, d'ufage, de reliion, d'éducation 2 tout nous lie à la France; & penfez-vous qu'on devoit laiffer de fouueux Colons, , d'ambitieux démagogues faire des efforts pour priver des François d'une Conftution que tous les autres François béniffent ? Hommes vains & ambitieux ! Vous avez
oulu rendre vos noms célèbres, en faifant des changemens bizarres & dangereux dans les
ois les plus fages, 2 dans des Lois que l'univers admire. Vous avez voulu nous priver de
es Lois falutaires. Vous avez voulu fubftituer vos idées mercenaires & égoiftes aux Décrets
el TAffemblée Nationale; préfomptueux ! Oà donc avez-vous appris à faire des Lois? Oir
onc avez-vous
à gouverner des hommes? Croyez-vous que l'on conduit un Peuple
vec des phrafes? Trie être dégagé de tout intérêt d'amour-propre. Vous êtes 84 en fuite, &
dirois ala plupart d'entre vous, quelles caufes direétes & perfonrelles vous ont fait agir.
aires & égoiftes aux Décrets
el TAffemblée Nationale; préfomptueux ! Oà donc avez-vous appris à faire des Lois? Oir
onc avez-vous
à gouverner des hommes? Croyez-vous que l'on conduit un Peuple
vec des phrafes? Trie être dégagé de tout intérêt d'amour-propre. Vous êtes 84 en fuite, &
dirois ala plupart d'entre vous, quelles caufes direétes & perfonrelles vous ont fait agir. prouverois qu'un grand nombre avoit un motif d'égoifme pour faire tout ce que
ous avez fait. Nous avons cru plus utile & certainement PLUS SUR de porter dans le fen de la MierePatrie, nos travaux, nos principes 6 nos tétes. Vous avez cru plus utile & certainement plus sûr. Oui plus siir. Il eft certain qu'on évite
A 5 --- Page 10 ---
plas farenent le da ager en fuyant qu'en combattant. Vous allez
vos
quoi confiftent-ils ces travax? En Motions ridicules &
porter en Arrêtés travaux! tiques, en difcours de cérémonie, ea éloges funèbres, dangereufes, où les Décrets de la Nation anti-patri fo
préfentés Tsle 6 du comie rendus fier les r.cits infidclles du Minifre Lalugeme, du Gouverneur de ce
eft
Confcil fup:rieur du Port-au-Princes oà TInftruction de T'Affemblée
appellée l'inpruction Barnave; ohi l'on accufe l'Affemblée Nationale
National
cles idées anti-coloniales qui n'exiftent pas dans le Décret falutaire du 28 d'avoir fait entr
los principes de T'Affemblee Nationale font qualifiées de ténébreux 6 de perfides, Mais; oh de enf
pices épouvantables. c'elt
François, la
fe refiufe à tranferire tant de
& pré
dant dans ce que FARCEEE de Saint-Marc appelle fes blafphièmes, cepe
bilaphèmes. LII Perfides confitués; eft-ce là ce que vous travaux, vos que je trouve C
à vos principes, vais les cxaminer; ne m'occuperai pas appellez de vos travaux la - Qua
pas fanguinaire, E vous plaindra davoir eu des têtes auffi mal têtes, Nation n'
vengera de vos calomnies, de vos fureurs & de vos vues intéreffées organ fées, elle ne
Examon de vos principes, 6 particulièrement de votre Arrité
que par le mépris
comme votre chef-dauvre 6 oit vous établi vos bafes du 28 Mai, - que vous confic
Mc fais mettre des guillemets aux articles 43 votre Arrêré conflnutionelles. e Les droits de la Partie Françoife de
que je vais réfuter. ) connus, n'en font pas moins demeurés Saint-Domingue, dans toute leur pour avoir été long-temps m
Je conviens de cette vérité triviale, bien inutile à établir intégrité. des 7)
les droits des Peuples font impreferiptibles, l'Affemblée Nationale dans bafes conflintionnelle
< Le droit de ftatuer fir
l'a dit avant vous. 9) çoife de
lerégime intérieur, appartient nécellairement à la Partie Frar
9) immenfe Saint-Domingne, trop peu connue de la France, dont elle eft
intervalle >.
m
Je conviens de cette vérité triviale, bien inutile à établir intégrité. des 7)
les droits des Peuples font impreferiptibles, l'Affemblée Nationale dans bafes conflintionnelle
< Le droit de ftatuer fir
l'a dit avant vous. 9) çoife de
lerégime intérieur, appartient nécellairement à la Partie Frar
9) immenfe Saint-Domingne, trop peu connue de la France, dont elle eft
intervalle >. féparée par
Le régime intérieur de chaque Province appartiendroit donc,
chaque Province : car les Habirans de Paris ne connoiffent pas mieux d'après ce ces principes,
régime ne connoiffent intérieur de la Corfe, de la Navarre, de la Bafle Bretagne, du haut convient
ce qui convient aux Colonies. Mais
qui
TES
connoître un pays, puifque vous avez vu M. T'Abbé T'intervalle n'eft un obftacle pou
propre hiftoire que vous-mêmes, quoicw'il R jamais vécu Raynal a Er mieux écrire vot
néceffaire de vivre dans un pour favoir ce qui sy parmi vous. Il-n'eft donc pa
fidéré des philantropes, mIPAE avoir adapté la
paffe. Si, craignant le zèle incor
eufliez demandé quil ne pût être fait en France Confinution aucune Loi Françoife à vos befoins, vou
daires de notre population, fans le confentement & la demande pour de les deux claffes fecon
été généralemént approuvés, car c'eft le
de
la Colonie, vous aurie
des François du Continent; tout le refte RCte être population qui doit feule nous difingue
vous accorder cette reftriction ; fes Décrets des 8 égal,& & 28 Mars la France n'auroit pas refuéd
devons être régis les mêmes Lois qui opèrent le bonheur des en font les preuves, Nou
être jugés fuivant E mêmes formes, fans quoi nous ne
François; nous-devon
révolution. Nous ferions étrangers en France, comme les jouirions habitans pas du des Continent bienfaits dè
étrangers ici,
feroien
wLes Repréfentans de la Partie Françoife de
3 rer à leurs Conftituans des Lois fages 6
Saint-Domingue doivent chercher à procu
Eh bien, Meflieurs, il falloit adopter les bienfifamntes Lois décrétées 9. avoir des Lois fages 6 bienfaifantes, fans quoi vous ferez parlAffemblée Nationale,
Lois qui régiffent TEmpire, & que la Nation a
avec foupgonnés de prétendre quel -
bienfaifantes ; vous ferez foupçonnés de calomnier reçues les
tranfport, ne font ni fages T
travaux de TAffemblée Nationale & de
[:] Voye Péloge funtbre de M. Chefneau, l'un des Députés à
de
promoncé par M. Bacon de la Chevalerie, commis
TAffemblée Saint-Mart,
ce Diputé. par LAfemblic pour célébrer les cbsiques de
- --- Page 11 ---
vous croire plus fages & éclairés WEl Si vous en êtes acmirateurs, comme moi; ;
pourquoi defirer d'autres 8 que celles qui font le bonheur de nos Frères du Continent :
a Nos Lois ne
être faites qu'au fein de notre Iile, en raifon de la différence da
climat, du genre FOT population des maurs & des habitudes, & enfiite, parceque ceuxfeulement qui ont intérêt à f Loi peuvent la délibérer & la confentir >2.
11 ---
vous croire plus fages & éclairés WEl Si vous en êtes acmirateurs, comme moi; ;
pourquoi defirer d'autres 8 que celles qui font le bonheur de nos Frères du Continent :
a Nos Lois ne
être faites qu'au fein de notre Iile, en raifon de la différence da
climat, du genre FOT population des maurs & des habitudes, & enfiite, parceque ceuxfeulement qui ont intérêt à f Loi peuvent la délibérer & la confentir >2. : fais, Meflieurs, que le climat donner lieu à
Lois. Je fais Mahomet, en profond politique, a fait aux Sxioute une Loi Trime la propreté, quil Le a permis
pluralité des femmes; ; mais je ne crois pas que la différence du climat
: T'exercice de la Conftitution Françoife. Quoilun François habitant les igo puilfe de empècher latitude,
he pourra pas être jugé les mêmes Lois qui fervent à juger les Françcis vivent fous
a température de RS la Conftitution' Françoife prefcrivoit un genre de qui vêtement, de
hourriture, d'édifice, conviendrois cette Confhitution ne nous feroit convenable;
nais les Légiflateurs IE France ne Eer entrés dans ces détails : enfin falloit
a
fge
Conflitunon fût adaptée aux climats, E Lois qui gouvernent les François en été,e que
er conviendroient en hiver. 11 y a de différence entre lété & Thiver de Paris,
ju'eatre notre climat P la température de T France aux mois de Juillet & d'Août. Laiflons
lonc les raifons de climat, qui" ne peuvent donner lieu qu'à quelques Réglemens locaux,
ie doivent rien changer aux bafes de la Conftitution,
qui
Le de la population. Je fuis déjà convenu que la Métropole ne devoit pas s'occuper
les Es de notre population fans notre confentement. Les maurs Gles habitudes. GGlorifions-nous d'avoir des moeurs Françoifes, il feroit bien
ruel nous euflions des Lois fitr les moeurs, différentes de celles des' François; ; car cette
oule S François, nos Frères, qui viennent s'établir ici, lorfque leurs moeurs font formées,
uiroient cette belle contrée, s'ils devoient y trouver des Lois qui les obligeroient à chaner de mceurs en y arrivant ; de même nous fuirions la France, fi nous devions y
rouver d'autres moeurs que les nôtres. Il de la plus fage politique de ne rien faire
uiffe opérer des changemens dans les moeurs des François & des Colons ; il faut que qui ce
en puillant qui nous unit à la Mere-Patrie, ne puilfe être ni affoibli ni
Refferrons
u contraire cette chaine fi douce qui nous unit ila grande famille ; ce rompu. feroit un crime de
Hfe-Nation que de chercher à la
Lts habitudes. Elles font en raifon CE tempéramens 3 des idées, des caprices, des goûts,
l'éducation : chaque homme a fes habitudes. Ceux qui ont intért d la Loi doivent la délibérer 6 la confentir. Les Deputés de la Colonie à l'Affemblée Nationale, ont contribué à délibérer & à confenles Lois pour tout l'Empire. En vain direz-vous qu'ils étoient fix contre douze cens ;
s villes de France qui ont une population plus confidérable celle de la Colonie & qui
ont fix Députés dans l'Affemblée Nationale, pourroient d, fi elles penfoient comme
fous: : : Conftitution Françoife ne nous convient pas, parceque nos Députés étoient deux
ontre 1200.
'Affemblée Nationale, ont contribué à délibérer & à confenles Lois pour tout l'Empire. En vain direz-vous qu'ils étoient fix contre douze cens ;
s villes de France qui ont une population plus confidérable celle de la Colonie & qui
ont fix Députés dans l'Affemblée Nationale, pourroient d, fi elles penfoient comme
fous: : : Conftitution Françoife ne nous convient pas, parceque nos Députés étoient deux
ontre 1200. Les Cores, qui ont été gouvernés par les Sarrafins & les Génois, les
Corles ont reçu avec des tranfports de reconnoiffance la Conftitution
enfin,
votre
ant
il faudroit une
fitVS
fyitème,
Conftitution pour chaque Province, 9 chaque Ville,
our chaque Bourg. Meffieurs, tant que la Colonie de Saint-Domingue Pema une Province
e France, tant que nous aurons des Députés dans l'Affemblée Nationale, on ne pourra
ire que nous n'avons ni délibéré ni confenti la Conftitution Françoife, excepté pour ce
i concerne notre population & nos propriétés, & l'Affemblée Nationale a décrété le 8
Mars que la Conflitution de TEmpire ne
pas fur ces objets, Les Députés de SaintDomingue ont opiné fur toutes les parties ET Conflitution ; ils ont opiné fur des matières
hèmes du qui font abfolument étrangères aux Colonies, telles que les impôts, le déficit, les
tiens Clergée, l'abolition des priviléges de la Nobleffe, [l cefont leurs voix qui ont peut111 Voyer les procis verbaux des fances de PAlfemblie Nationale, oic vous trouveret les
piniuns de AM. Gouy dArcy, Morcau de Saint-Mery, Cocherel, Gc. --- Page 12 ---
être opéré la majorité qui a formé une foule de Décrets & eeux que ces Décrets or
léfés, pourroient donc les foutenir nuls, parceque ce font 1e voix des
des
nies qui les ont fait rendre, quoique, comme Colons, ils n'euffent aucun Députés intérêt aux Colo
reux changemens que ces Décrets ont amenés. Le fyftème abfurde que vous voulez établi het
ruineroit la Conflirucion. Voilà bien la preuve de ce que je difois
vou
voalez & qu'en même-temps vous ne voulez pas. Que" vous avez dit plus la haut, Colonie que
fentée à l'Affemblée Nationale, quand vous avez voulu vous prévaloir de la
repré
& quand on vous a objeté les Décrets de l'Affemblée Nationale, qui vous Conftitution défendoien
de vous confidérer comma une Affemblée légilative, & fouveraine, vous dit
la Colonie n'avoit ni délibéré, ni confenti les Décrets de T'Affemblée Nationale.
temps vous ne voulez pas. Que" vous avez dit plus la haut, Colonie que
fentée à l'Affemblée Nationale, quand vous avez voulu vous prévaloir de la
repré
& quand on vous a objeté les Décrets de l'Affemblée Nationale, qui vous Conftitution défendoien
de vous confidérer comma une Affemblée légilative, & fouveraine, vous dit
la Colonie n'avoit ni délibéré, ni confenti les Décrets de T'Affemblée Nationale. avez Je foutien qu
donc que nos Repréfentans dans T'Affemblée Nationale ont délibéré & confenti, l
Colonie, lés Lois qui doivent la régir. pour
( L'Affemblée Nationale ne pouvoit décréter des fuar
>> Domingue, fans renverfer les principes qu'Elle a confacrés Lois le par droits intérieur de Thommex de Saint
L'Affemblée Nationale
era
Loi les
n'a pas décrété que la déclaration des droits auroit auffi force d
IIEAL le 8 Colonies; Mars, ; puilqu'elle la déclaration ne T'a dit expreffément, Elle a pu, fans contradi@tion
tios, à avoir force de que Loi les E droits n'étoit pas deftinée, dans toutes fes par
pouvant êtré faite fans notre pour aveu Colonies; les deux & claffes je le répète ici encore : aucune Loi n
les articles de la déclaration des droits pour que PAffemblée Nationale fecondaires a de confidérés notre population comme
arrivée pouvant convenir à notre Conftitution, a ne font plus qu'un bienfait qui nous attend à n
Colonie. en France, & n'ont aucun danger pour nous, pendant notre féjour dans notr 1
4 Les Décrets émanés des Repréfentans de
ne
n la fanétion du Roi, parcequ'à lui feul appartient Saint-Domingue cette
peuvent être foumis qu'
) & que nul autre, finivant la Conftinution Françoife, ne prérogative en être inhérente au Trône
> conféquemment le droit de fanctionner ne peut être accordé peut au le dépofitaire, qux
> étranger à ces contrées, & n'y exerçant qu'une autorité précaire & Gouverneur fubordonnée général 7. mal Voila, à ce Meflieurs, Pour celle établir de vos prétendues bafes conftinurionnelles qui a caufé le plus de
pays. ce fyfème, vous avez cherché à brifer tous les liens
force publique; vous avez cherché à dégrader les Chefs, vous avez cherché, fous de de la
teufes Vaiffeau promelfes, à licencier les Troupes, vous avez fait révolter T'Équipage du men
de la France, crime inoui & julqu'alors inconnu; vous avez repouffé les plus beat
dela Nation; c'eft cette prétention de réunir dans vos mains, tous les
de Décret
réunion opère le defpotifme le plus infupportable; c'eft cette prétention genres pouvoirs. avec le E d'évidence vos contradicions & vos vues. quia dévoild
Je vais examiner, Mellieurs , cette prétention incroyable. Lc droit de fanétiorner les Lois appartient au Roi Jeul, dites-vous, c'ep un principe de La
Confitution Frangoife. Je foutens au contraire, que c'eft un principe de la Conftitution Françoife, les
Gouverneurs généraux des Colonies ont le droit de fanaionner provifoirement les que de
Lois que feront les Affemblées Coloniales; parcerque c'eft l'Affemblée Nationale plans fait la
Conflitution Françoife, & que ce Corps augutte a décrété, le 8 Mars, les" qui
neurs généraux des Colonies avoient le droit de fanctionner nos Lois que Gouver.
ire, que c'eft un principe de la Conftitution Françoife, les
Gouverneurs généraux des Colonies ont le droit de fanaionner provifoirement les que de
Lois que feront les Affemblées Coloniales; parcerque c'eft l'Affemblée Nationale plans fait la
Conflitution Françoife, & que ce Corps augutte a décrété, le 8 Mars, les" qui
neurs généraux des Colonies avoient le droit de fanctionner nos Lois que Gouver. Le
Roi a fanctionné ce Décret du 8 Mars, duquel il réfulte, , de'la manière la provifoires. que le droit de fanétionner n'eft pas tellement inhérent au Trône, que le plus évidente,
puiffe, du confentement de l'Affemblée Nationale, en rendre fes
Souverain ne
dépofiraites Chef du pouvoir exécutif fuprême, le Roi des François Repréfentans doit être provifoirement le
déleguer une partie de ce pouvoir à qui bon lui femble. Pourquoi le
maitre de
ne pourroitil étre divifé, 2 délégué, puilfque vous avez bien foutenu pouvoir que exécutif
légilatif étoit Erase, & que vous en étiez auffi bien revêtus que T'Affemblée le Nationale? pouvoir
A --- Page 13 ---
La différence quil a de votre prétention au droit de fanction du Gouverner général,
c'eft que la Nation % le Roi ont approuvé la divifibilité du pouvoir exécutif, & fans
l'aveu de la Nation ni du Roi, vous vous êtes emparés du
légiflatif. Je plus
a
encore : le Décret du 8 Mars fait partie de la Conftitution; E d'après la Conflitution,
les Gouverneurs généraux des Colonies ont reçu de la Nation & du Roi le droit de fanctionner provifoirement les Réglemens ou les plans de Lois que feront les Affemblées Coloniales. Les haines perfonnelles, Tamour-propre, Tambition, le defir d'annihiler le pouvoir
exécutif pour faire tout ce qui conviendroit à vos vues, vous ont fait contefter ce pouvoir
au Gouverneur général, & vous avez été affez aveuglés pour ne pas fentir que votre
fyftème faifoit rentrer la Colonie fous la férule miniftérielle; car fi les Colonies pouvoient,
fans le concours de l'Affemblée Nationale, s'adreffer diredtement au Roi powr faire fanctionner les Lois qui doivent les régir, il en réfulteroit de la du Roi le renvoi à l'examen d'un Miniftre:ce feroit fur l'avis de ce Miniftre que le Har fanctionneroit ou rejeteroit
la Loi, ou y feroit des modifications. Ainfi, nous rentrerions dans le même régime qui
a infpiré tant d'alarmes & de plaintes aux Colonics. Cette obfervation importante vous a
déja été faite ir] avant limpreljion du Diveloppement de votre Arrêté du 28 Mai, & dans
ce Developpement, non plus que dans vos notes fur Tadreffe faite par l'Affemblée provinciale du Nord à Aflemblée Nationale, vous avez elquivé fort leftement d'y répondre,
& certes, il étoit de votre devoir de raflurer les Colons fir cet objet capital.
piré tant d'alarmes & de plaintes aux Colonics. Cette obfervation importante vous a
déja été faite ir] avant limpreljion du Diveloppement de votre Arrêté du 28 Mai, & dans
ce Developpement, non plus que dans vos notes fur Tadreffe faite par l'Affemblée provinciale du Nord à Aflemblée Nationale, vous avez elquivé fort leftement d'y répondre,
& certes, il étoit de votre devoir de raflurer les Colons fir cet objet capital. Direz-vous
que vous avez entendu que lè Roi examineroit lui-même & fans intermédiaire, les Lois
enverriez
fanction ? Ce feroit être
,
Le
Re
vous
à fa
exigeans. trop préfomptueux. doit fes foins à tout. l'Empire, nous ne faifons t partie de rEmpire, le Roi ne nous
doit donc qu'une partie de fes foins. Nous fommes au refte des François, comme quarante mille font à vingt-cing millions; cherchons quel temps le Roi doit nous donner pour
être jufte envers tous fes Sujcts. En fuppofant le Roi donne chaque jour, & fans aucune diftraction, 12 heures au
Gouvernement AR Royaume,il doit chaque jour I minute 9 fecondes d'attention aux
affaires des Colons de Saint-Domingue. Oà en ferions-nous, Meflieurs, fi la Colonie ne devoit correfpondre qu'avec le Roi
direétement, comme vous l'avez voulu établir ? Lorfque Louis XVI auroir paffé une demijournée à lire, à examiner quelques-uns de vos longs & dangereux Arrêtés, tel que celui
du licenciement des Troupes, loriquil auroit prononcé le châtiment mérite la révolte du
Léopard, le Roi ne devroit plus, pendant d'un an, s'occuper $ Saint-Domingue, &
vous auriez beau le fatiguer dc vos lettres & L vos Arrêtés, que vous appelez des Décrets,
vous n'auriez pas le petit mot de réponfe; ; car autrement ce feroit une injuftice que le Roi
commettroit envers E autres François. En vous bornant à faire les plans que r'Affemblée Nationale vous demandoit, il en feroit
réfulté, que notre Conititution étant approuvée par la Nation, étant fon ouvrage, Elle l'auroit
protégée, défendue, 2 Elie l'auroit fait fanéionner; Elle auroit empéché les manceuvres miniftérielles, s'il en peut exiper encore; $ Elle auroit exercé cette reiponfabilité falutaire qu'Elle a
décrétée & qui feroit nulle pour nous, fi nous ne pouvions citer les Miniftres au Tribunal de
lal Nation, & nous ne pourrions les y faire comparoitre, fi nous ne reconnoiffions pas l'Affemblée Nationale pour le pouvoir légilatif fuprême & unique. En fuppofant que nous aurions
à nous plaindre d'un Miniftre, eft-ce à Saint-Marc que nous pourrions le juger : II fe riroit
de nos mandemens, la Nation Elle-même les fiffleroit, & nous confidéreroit comme de ridicules parodittes : nous ferions des Lilliputiens qui voudroient marcher d'un pas égal avec
Micromégas. [] Dans la lettre d'un Habitant de la partie du Sud, à un Habitant de la partie de
r'Ouf: dans PArrit!
que nous aurions
à nous plaindre d'un Miniftre, eft-ce à Saint-Marc que nous pourrions le juger : II fe riroit
de nos mandemens, la Nation Elle-même les fiffleroit, & nous confidéreroit comme de ridicules parodittes : nous ferions des Lilliputiens qui voudroient marcher d'un pas égal avec
Micromégas. [] Dans la lettre d'un Habitant de la partie du Sud, à un Habitant de la partie de
r'Ouf: dans PArrit! de PAlemblie provinciale du Nord, du 5 Juillet dernier, 6 dans
rAirefe de la mÉme Alferubléie à PAffemblée Nationale. --- Page 14 ---
Je xe vous
pas Meffizurs, d'avoir IO mis de
votre prétention TRbeds faire vous-mêmes les Lois de la Colonie, Tambiguité fans le & des réticences dan
car dans votre répoafe à f'adreffe de "Affemblée provinciale du Nord, concours à de'la Nation
nal: , vous dites bien expreffément : Nos Décrcts feront
a la TAffemblée Natic
avoir befoin de palfer par. LAfemblce Nationale. Vous avez préfentés donc fancton Reyale, fant
le projet de vous affranchir de T'Affemblée Nationale, de
annoncé bien fermemnen
légillatif Colonial: ainfi, de votre
aveu, vous vous êtcs compofer rendus vous feuls le pouvoi
tant pas les Décrèts des 8 & 28 RE qui vous preferivoient des criminels en n'exécu
vôtres, vous vous étes rendus criminels en attribuant au Roi, au
bien différens de
çoife, ley veto abfolu, tandis la Narion
mépris Confintion Fran
rare
enfin, il feroit réfinque d'un: que mot & furle ne confeil lui a d'un délégué Teul quelevao fupenfif $ devotref fyftème
men de nos demandes,le Roi auroit rejeter & à homme, commis par le Roi pourTexa
le droit) toute la Conftitution CFER ce rejeter TAffemblée jamais (c'eft vous lui en donnie
voient faire fi l'on s'en étoit tenu à adapter - Confitituon Nationale de la & E Roi ne
nie, puifque cette Conftitution eft déjà décrétée & fan@tionnéc. Méropole à la di
ou des vues perfides ont expofé ce à. être des Ceft ainfi l'amour
MTE eft dela demande que vous faites ET fanétion privé direfle bienfaits de 2 révolution
articles du cahier de doléances du feu Comité de IOueft,
au il Roi, eft comme d'un de
Miniftérielles ne pourront plus faire loi pour les
par lequel dit que les lettre
du Miniftre, n'eft-elle pas toujours le travail Miniftériel? Colonies. Le Une Roi difte-t-i lettre lignée du Roi,
figne? Si ce feu Comité eût demandé rien ne pât faire Loi toutes les lettre
de
E Tapprobation T'Aflemblée Nationale e la fanction du
pour les Colonies
Meffieurs du Comité, mais demander que les lettres Royales faffent Roi, J'aurois crié bravo,
Conftitution, c'eft n'être dignes de goûter la liberté la
Loi, c'eft détruire la
Royales Jes lettres REIE ne doivent point faire que France a conquife, Les lettres
feuls de FAffemblée Nationale qui doivent nous Loipour la Colonie, cef fontl les Décrets
blée Nationale, rendus fur notre demande, rézir, ce font les Décrets feuls de T'Affeinla
; voilà le principe qui doit faire E doivent bonheur la les deux autres claffes de
eft encore de
fureté des Colons.
é la
Loi, c'eft détruire la
Royales Jes lettres REIE ne doivent point faire que France a conquife, Les lettres
feuls de FAffemblée Nationale qui doivent nous Loipour la Colonie, cef fontl les Décrets
blée Nationale, rendus fur notre demande, rézir, ce font les Décrets feuls de T'Affeinla
; voilà le principe qui doit faire E doivent bonheur la les deux autres claffes de
eft encore de
fureté des Colons. ErE
votre
de
Foa
cahier de doléances par lequel fyitème ce même feu fancion, Comité comme de d'un autre article de ce même
ciaire des Colonies ne foit du reffort du Miniftre dela l'Oueft Marine, demande & que le pouveir judi
département de M.le 6tla des Sceaux. Ignore-t-on
qu'il appartienne au
mis 2 homme de Loi pour ces fortes de travaux, comme que ce le Chef Miniftre dela Juflice, a un ComCommis, homme de Loi ces mémes objets? de la Marine, aun
de Saint-Domingue & fee réforme judiciaire Ignore-con a été
que la réunion des deux Confeils
le Garde des Scoaunx? Si nous euflions été
exécutée, ont été approuvés par M. de la
cette
fous le
E"
Juftice, réunion & cette réforme, ainfi que les régime des bureaux de ce Chef
réfultés, auroient eu la même exécution quils ont eue fous le maux inappréciables en font
ne. n eft pitoyable de voir des hommes confacrer
régims du Miniftre # la Marinie, à délibérer far de femblables
un temps chèrement payé par la Coloaucun avantage; mais la baine, le changemens, delir d'humilier qui, en dernière analyfe, ne peuvent produire
c'eft pour la chofe publique, c'eft pour le bonheur des un fiècles Miniftre, les ont dirigé ces demandes :
ple doivent travailler, & non pour des fatisfactions
que Reprefentans du Peua Les rapports commerciaux entre Saint
perfonnelles. ) entre les deux parties contra@antes, >. Domingu: & la France doivent être traités
pofitive J'aurois & voulu, bien claire Maficis, qu'agillant cet
de bonne foi, vous euffiez établi d'une manière bien
dez par les rapports commerciaux pour objst, entre comme la pour celi de la fandion, ce que vous entencomine rant d'autres, vous avez voulu vous Métropols réferver la & faculté les Colonies; mais pour cet article,
idéss, felon le befoin. Jignore & tous ceux qui n'étoien: d'étendre ou de refferrer vos
dans comme le pour moi, fivous. avez voulu comprendre les dettes a Colons dans vos fecrets, lignorent
régime intérieur, Si telle a été votre prétention, confidérez combien envers la Métropole
vous avez com-
- --- Page 15 ---
a
omis les rapports commerciaux. Jufqu'à ce II vous
opoliez de meftre en ufage pour acquitter f dette ayez déclaré quels moyens VCHIS vcus
pnfidéréle payement de cette dette comme faifant Coloniale, 2 je croirai que vous avez
Molument à votre difpofition. Je veux admettre partie du régime intérieur , comme étant
ais qu'eft-il réfalté devos réticences? Une défiance cependant que vous n'avez eu une tellidée;
fipendu fes armemens; ; un prix extrême les extrême de la part R Commerce, qui
onfidérable fur les denrées des Colonies. Qui jamais pour marchandifs dEarope, & un bailfe
2-vous qu'a la promulgation du Décret du 8 réparera ces maux inappréciables?
veux admettre partie du régime intérieur , comme étant
ais qu'eft-il réfalté devos réticences? Une défiance cependant que vous n'avez eu une tellidée;
fipendu fes armemens; ; un prix extrême les extrême de la part R Commerce, qui
onfidérable fur les denrées des Colonies. Qui jamais pour marchandifs dEarope, & un bailfe
2-vous qu'a la promulgation du Décret du 8 réparera ces maux inappréciables? rance furent dans la joie, que les armememens Mars, toutes les places du Commerce Igno- de
3, reprirent leur cours, & que chaque Négociant quavoient fait fufpendre nos premiers trouColonies. Ce ne font pas-l des affertions, ce fe promettoit daigmenter fès
avec
Ablics de la fin de Mars & du commencement d'Avril, font des faits prouivés tous
he, par toutes les
tous
papiers
Eh
lettres particulières. Le Décret du
les Em de cette
joie, la Colonie le avec
8 sE plongea toute la
prnoir votre
reçur tranfport ; vous feals,
France
SE
miffion à faire des plans, contrarioit Mefficurs, Tavez rejeté,
Fopre. Vous l'avez préfenté aux Colons quil comme vos vues, qu'il blefloit votre parcequat amourondansa iciennes défiances ont reparu, & les Négocians de le la travail Métropole du Minifire; enfin, les
San-Domingue, des inftructions
ont reçu LL leurs correfez-vous jamais faire à ce pays qui pôt
fufpendre un fi les expéditions. Quels biens poufaire
TEE
Commerce, donter de la loyauté des Colons, mettre grand mal? Détruire la confiance
pner -s, commander des
en quelque forte Taflafinat horrible deM. Codère, ce dans un état de troupur démontré attrouppemens, dont Texemple eft fi
voilà PET plufieurs autres, occaf vous eufliez 2 que fi vous euffiez exécuté les Décrets dangereux; dest8 & votre 28 ouvrage. Je tiens
des Colons, commencé mettre la dette Coloniale fous
Mars, fans héfiter,
bulu profiter , des que fi vous fiert déclaré infâme & traitre à la la Colonie, fauve-garde de la loyauH'en ce moment circonflances les marchandifes pour de ne payer, oui, Mellieurs,je tiens pour quiconque auroit
Hlent, & les denrées Coloniales rau vaudroient pour 100 de moins démontré,
Affemblée Nationale, a été de mettre 25
IOO de plus. 1.t des premières qu'elles Re de
de défendre de prononcer l'infâme mot Pt de créance publique fous la fauve-garde opérations de la
ge, une des premières motions que vous banqueroute. avez autorifées Bien loin d'imiter une conduite Nation, aufli
jez ropofition de fupendre spendant 9, ans, le
de dans votre Affemblée, a été la
étoit point ce fait, jen ai en main la preuve payement irrécufable; ; ce qui eft di à la Métropole.
de défendre de prononcer l'infâme mot Pt de créance publique fous la fauve-garde opérations de la
ge, une des premières motions que vous banqueroute. avez autorifées Bien loin d'imiter une conduite Nation, aufli
jez ropofition de fupendre spendant 9, ans, le
de dans votre Affemblée, a été la
étoit point ce fait, jen ai en main la preuve payement irrécufable; ; ce qui eft di à la Métropole. Ne
qu'une motion ; il falloit punir celui qui ra faite & [2] vous direz en vain que ce
Rticonque Colons oferoit honnêtes rien propofer qui pôt affoiblir la confiance menacer du d'exclure de votre fain
& généreux! Caiculez les maux que vous ont Commerce caufés Métropolitain. qulgues-uns de vos
L] Faye la lettre de M. de Gouy d'Argy, adrefric a M. tAlemble u 16 Juin de Saint-Marc 6 impimée par fon ordre, PArchevigue Thibaule, aecueillie
; voyer cette lettre qui calomnic LAfomblie Nationale fuivant 6 le procès verbal de La fiance
regfions Dicrats de LAllomblée minifrielles. Ni le Clogi, ni la Nobleffe, qui ont perdu gui tant Taccufe de d'ogir par des
oncert avec les Minifres. Nationale, n'ont ofe la calomnier au point de Faccufer privilges de par les de
nagir que
([4 Tépoque de cette motion, la majorité de
ens, incapables de profiter des circonfances pour retarder PAlfemblic le étoit encore compefce d'honnétes
pajoris; Foxvoit f Ma: que cette motion fit préfenide dans un moment payement oic les de Crochus laurs dettes: mais il
Flefpine crochu n'cuffent eiit pas prévalu, été impudons pour laccueillir ils l'anroient au moins fornoient ajournée: la
Hu cit
faroit paur-êire écoulé bien des
$
Hditeurs jour rappels la motion, 6
les criandiers
Ligislatures avant guel'ordse
auroient dit : La deue de rOt la
gl encore ajournée. auroient envoyé en recouvroment, les --- Page 16 ---
Repréfentans, IOO ce vous qui achetez ont conduit, qui ont féduit les autres ; ils ont fait hauffer de
que
$ ils ont fait baiffer de 25 pour 100 ce vous
25 pou
réfitltera pour vous une perte de 5o pour 1OO dans vos affaires, votre vendez; iler
bonne foi feront mifes en doute. loyauté, votr
Je ne furis ni Habitant ni Négociant, Jaime mon Roi, je fuis bon
ché à la Colonie qu'à la Frances je, jure devant le DIEU qui punira ceux François & plus atta
un intérêt mercenaire, faire du mal à leurs Concitoyens, je
mes qui yeulent, pa
écrits ne tendent qu'au bonheur de ce pays, & joftre de démontrer, jure que au intentions de & me
que toutes les manceuvres des traitres conduifoient r'Affemblée de péril ma tête
doient qu'à rendre les Colons pauvres d malheureux,
Saint-Marc, ne ten
4 Tout Décret de TAffemblée Nationale, qui
nos
n lier, la Colonie n'ayant pas été confultée, & contrarieroit n'ayant confenti principes, ne pourroit nou
Je vous répète, Meflieurs, que la Colonie a fes Repréfentans pas à l'Aflemblée àces Décrets 2),
ainfi, on ne peur dire que la Colonie n'a été
car fes
Nationale
pas des êtres paffifs.
arc, ne ten
4 Tout Décret de TAffemblée Nationale, qui
nos
n lier, la Colonie n'ayant pas été confultée, & contrarieroit n'ayant confenti principes, ne pourroit nou
Je vous répète, Meflieurs, que la Colonie a fes Repréfentans pas à l'Aflemblée àces Décrets 2),
ainfi, on ne peur dire que la Colonie n'a été
car fes
Nationale
pas des êtres paffifs. Si vous croyez qu'il foit
coniltée, àla Colonie Repréfentans ne fon
fentans à l'Affemblée
qu'elle ait des
Eaences
le déclarer, de les Nationale, ? pourquoi Je Tun de vos premiers rravaux n'a-t-il pas Repré étéd
tres chofès 7 vous rappeler avez voulu Pourquoi? avoir le droit vais vous le dire, En cela, comme en tant d'au
d'avouer ou de défavouer. Ces procédés, qui ne d'accepter ou de des rejeter, felon le befoin
vaifef foi, toujours vacillant dans leurs volomés, dans conviennent leurs qu'à
rufés, de mauces procédés font indignes d'un Corps légilatif La marche efpérances, infidieufe & Som double leurs
n'eft pas celle que doit tenir la belle Colonie de
de" la
Ue
E L'Affemblée Nationale ne vous a pluis pas donné de tels la France Sa , traitant avec la Nal'eflime 6 la confiance de' tout
exemples. loyauré lui a mérité
été cachée. TEmpire 9 aucun de fes projets 2 aucune de fes vues n'a
Enfin, Mellieurs, il faut la Colonie n'ait pas de
tionale, ou qu'elle avoue Pedtl a confenti aux Décrets du Députés délibérant à PAffemblée Nadans une Affemblee & qu'on ne protefte pas contre les Corps légiflatif, car loriqu'on opine
avouer qu'on les approuves. Je fais que lorlqu'après le Difcours délibérations du qui font prifes, ceft
queflion de jurer de maintenir la Confitution, nos
firent Roi, 2 4 Février, il fur
aux articles de la déclaration des droits qui ne Députés
des oblervations relatives
lors accueillir ces obfervations; on en fentoit déjà nous convenir; l'Affemblée parur dèstion des motifs
juflice, quoiqu'il ne fut
Sip
qui ont donné lieu aux Décrets des 8 & 28
c'eft le encore quefDéputés ont
contre cette légère partie de la Conftitution Mars;
E cas on nos
leur fagelle, Fest leur excellente judiciaire, qui leur a fait
Françoife, & j'applaudis à
une Conflitution plus avantageufe que celle qui avoit été penfer le des nous méditations ne pouvions defirer
la
RdPad
France polsède dhommes éclairés. Enfin, Meflieurs, vous avez
de tout ce
TLF la Conflitution de la France, 25 millions d'hommes qui vous contre crient vos : Il prétentions a dà
trouver être d'un parmi nous plus de vrais Légillateurs parmi 40,000 Colons; & ce eft fe
argument non moins puiflant, vous E la Province du Nord & diverfes qui peutla grandes Paroiffes des deux autres Provinces qui vous crient : Nous voulons
autres
France, , nous demandons feulement que tout ce eft inutile ou
la Conftitution de
nances en foit retranché 2 qu'on ajoute- quelques détails qui de localités, dangereux mais nous à voulons nos convegouvernés, jugés, organifés ENd.
,000 Colons; & ce eft fe
argument non moins puiflant, vous E la Province du Nord & diverfes qui peutla grandes Paroiffes des deux autres Provinces qui vous crient : Nous voulons
autres
France, , nous demandons feulement que tout ce eft inutile ou
la Conftitution de
nances en foit retranché 2 qu'on ajoute- quelques détails qui de localités, dangereux mais nous à voulons nos convegouvernés, jugés, organifés ENd. la Conftitution du
en refufant
être
tion, en voulant nous en faire une à nous-mêmes nous Royaume; le
cette Conftitudel lal Nation, & nous courons rifque de n'avoir des- Lois perdons fruit de toutes les lumières
de la préfomption, du paradoxe, ,de Tégoilme 2 de T'irréflexion. marquées au coin de lignorance,
Si Vous les venez de lire, Meffieurs, T'examen
fait de votre Arrrêté du 28 Mai. principes y font établis portent far 00E
vent ne
fragiles, les articles
L
ni mieux doivent E ni plus fages, ni plus juftes, ni plus
ni plus qui en dérila Colonie étayés étoit ; ainfi je ne m'arréterai pas à difcuter ces conféquens, articles. Je
raifonnables, fi
dans une pofition affez malheureufe pour defirer quil s'opéràr préférerai un rechercher bouleverfe- --- Page 17 --- nent général dans toutes les parties de TAdminiftration, 13
& que pour parvenir à ce bouleFerfement, il fut néceffaire de rompre tous les liens de l'ordre politique, d'anéantir toutes les
nciennes Lois, de faire régner Fanarchie, d'avilir les Cours fupérieures, les Chefs de
orité, la de licencier les Troupes, de mettre les Vaiffeaux dà Roi en révolte, de T'auoute Colonie autour de vous pour armer les Citoyens contre les
convoquer
Jes proferiptions prêtes à étre promulguées, & les habitations des Citoyens, d'annoncer
- prix du fang répandu, [:] deffayer tous les Citoyens par lannonce profcrits d'une prétes horrible à devenir confbpiration [2] qui n'exiftoit plus que les envois d'armes par les
dont on a
long,temps alarmé les REE crédules :je vais donc examiner phylantropes,
a Colonie avant nos troubles. quelle étoit la pofition de
et La Colonie faifoit 180,000,000 de revenu, & payoit moins de 8 millions
environ quatre & demi pour cent. Les autres percsptions, telles celles d'impôts;
kc. ne font point des charges dont les Colons ne
des libertés,
le donner la liberté à
puifent
on fe
TAPRAET
fes efclaves, l'Adminiftration
point à ce
difpenfer
e véritables impôts dans la Colonie, T'oftroi, n'oblige & tout ce quil produit bienfait. ET eft n'y adonc
acquitement des charges publiques, de Eadone qu'au
dun abandon employé à
emi pour cent fur nos revenus, nous jouiflions de tout avantages de la fociété. de quatre &
Voyons ce quil en coûte aux Habitans de la France pour remplir le même
bmme il faudroit faire le tableau dès revenus de lÉtat & que cet conduiroit but, à des mais déils longs & affligeans, 3. je ne prendrai pour terme de comparaifon que objet la
a de
put temps mérité, qui a de tous temps obtenu le plus de protection : produétion ceft du
cux parler.
revenus, nous jouiflions de tout avantages de la fociété. de quatre &
Voyons ce quil en coûte aux Habitans de la France pour remplir le même
bmme il faudroit faire le tableau dès revenus de lÉtat & que cet conduiroit but, à des mais déils longs & affligeans, 3. je ne prendrai pour terme de comparaifon que objet la
a de
put temps mérité, qui a de tous temps obtenu le plus de protection : produétion ceft du
cux parler. que je
bire
Deux millions d'arpens de blé donnent année moyenne 10,944:416 fetiers, dont la valeur
hoyenns eft de 169.907.795 livres. La taille enlève 7,000,000 de livres fr cette fomme. La dixme enlevoit 14,000,000, cet impôt eft aboli & vous voyez qu'il étoit fi
pl ne faut pas s'étonner fi le Cultivateur a béni T'Affemblée Nationale de Fen onéreux avoir
iranchi. Le ful impôt de la taille coûte donc, Meflieurs, aux Cultivateurs de la denrée de la
piolne ceil néceflité, autant que limpôt que, nous
fur nos revenus, & du premier plis
ily a parité entre notre pofition à cet & celle du Cultivateur
coupla
ER
ant différence eft prodigicufe fi on confidère que le Cultivareur du blé, d'Etrope,, avoir cepentaille pour fa denrée, doit encore une capitation & des droits d'entrée fitr après tous les payé
fa confommation journalière; enfin, faut-il vous amener à un réfultar
objets Le
venu général de la France eft lle deux milliards & la totalité des impôts prompt? avoués eft
750,000,000 de
2 ce font plus de 30 pour IoO. Voilà la comparaifon exacte MefEurs, notre polition à celle des François d'Europe. S'il étoit raifonnable que 24 millions
hommes cherchaffent à s'affranchir d'une partie de cet énorme impôt de
toit-il autant que nous vouluffions
moins de quatre & demi pour cent 30 pour P Je 10O
ce n'eft du côté feul PE charges pécuniaires faur confidérer les chan- fais,
mens convient LETS faire en ce pays; S mais Tadoption de Conftitution
E
de la
T'
bus en auroit fait jouir, l'Affemblée Nationale lavoit décrété,le Roiy avoit foufcrit, France nous
avions demander cette Conftitution pour étre heureux; fans trouble, fans tyrannie,
parchie, T grand bienfait de la révolution ne pouvoit nous échapper, & fi nous avons befoin fans
ite comparailon pour favoir ce que nous devions faire, 9 jetons in coup-d'oeil far la conque tiennent actuellement la Guadeloupe, IIfle. - de-France, &cc.; fi la première de
[l Voyet la lettre imprimde de M. E. Guérin. 2] Voyct ibid,
l31 Ces droits font sellement multipliés qu'il ef peu de Fermiers généraux en
Dus les noms. gui connoiffent --- Page 18 ---
ces Colonies a éprouvé des troubles, elle en 14. a bien vite fenti les caufes, elle ya a
fous très-peu de temps elle jouira d'une heureufe Conflintion, tandis que nous fommes remédié;
loin d'un fi grand bonheur, , par l'effet de vos prétentions & des vues ambitieufes & encor
de quelques-uns d'entre vous.
ef peu de Fermiers généraux en
Dus les noms. gui connoiffent --- Page 18 ---
ces Colonies a éprouvé des troubles, elle en 14. a bien vite fenti les caufes, elle ya a
fous très-peu de temps elle jouira d'une heureufe Conflintion, tandis que nous fommes remédié;
loin d'un fi grand bonheur, , par l'effet de vos prétentions & des vues ambitieufes & encor
de quelques-uns d'entre vous. Une grande partie de la Colonie vous a perverf
tenir la même conduite que tiennent la Gnadeloupe, J'lfle de France, &c. à provoqués
former aux Décrets de l'Affemblée Nationale, à vous concerter avec ie
vous cor
vous avez cru au-deffous de vous d'imiter les fages vous avez voulu faire Gouverneur des $ ma
rirois à vos dépens, fi elles n'avoient expofé ce pays aux calaiités dont il fe folies, reffentir , je
long-temps. & Une celle différence de la énorme qui fe trouvoit encore, Meflieurs, entre la pofition de la Coloni
France, , à linftant de la révolution 9 c'eft la
accablée d'une dette immenfe, qu'on ne pouvoit combler donnant Métropole une alors fe fento
de
grande
Rier
étoit partie TÉtat la Colonie, au contraire n'avoit aucune dette fecouffe
SrE dû près de ide millions les charges
paffive,
& fans difficulté, parceque l'anarchie n'avoit encore publiques fait fentir fe payoient fa
fans contraint
quinze cens mille livres étoient en réferve m les caiffes publiques, défaftrueufe à faire influence
Colonie quelque grand fléau que nous ou nos voifins aurions éprouver; toutes prêtes les dépenfes face
opère dans payées toutes
fe faifoient au meilleur TaS poflible, & la hauffe que le de créd
Colonie de grands SE établifemens entreprifés étoit un bénéfice qui mettoit dans le cas de procurer àl
n'a joui d'une perfpedive flarteufe, publics fans aucun furcroit de charges; ; jamais aucun pay
perfpective eft évanouie. Fra dette la plus Colonie impofante eft que la nôtre avant nos troubles; cett
d'an recouvrement prefqu'impofible, E des perfonnes refuferont en droit de dej revendiquer fera déforma
charges publiques; les caiffes font vides, les économies ont payer leurs contributions: au
fes courantes, & bientôt la Colonie fera endetteé.. difpari pour faire face aux déper
Mais Je ne veux pas anticiper fur l'avenir & en dévoilant toutes les
vois, porter la défolation dans les coeurs des bons Citoyens. Je crains entraves que j'entre
un admirateur outré de notre ancienne pofition, & cependant, vous le: aufi de paffer pop
préfenté que des vérités dans ce tableau & je ne les
toutes favez, Mellieurs,jen'
Vos principes & vos têtes m'ont un
vos développées. à
:
éloigné
adieux. Je
:
vos adieux: ( Ceft-la, dites-vous, dans le fein de la
reviens, Meffieurs
>
aAa
calomniateurs, nos raviffeurs, nos affafins n.
ienne pofition, & cependant, vous le: aufi de paffer pop
préfenté que des vérités dans ce tableau & je ne les
toutes favez, Mellieurs,jen'
Vos principes & vos têtes m'ont un
vos développées. à
:
éloigné
adieux. Je
:
vos adieux: ( Ceft-la, dites-vous, dans le fein de la
reviens, Meffieurs
>
aAa
calomniateurs, nos raviffeurs, nos affafins n. Mère-Patrie que nous citons no
Vos Vos calomniateurs. raviffturs. On II faudra prouver qu'on vous a calomniés & que vos arrêtés n'exiften
Ea vaiffeau deTÉtat. Reffemblericz-vous ne vols a enlevés, Meflieurs, vous vous êtes fait enlever
ment, lorfque la mode en eft -T ? ces belles qui veulent encore faire croire aux enlève p2
bler ici, de faire des Lois paffée Que vous a-t-on ravi : Lhorrible plaifir de tout trou
gui rendent heureux millions tyranniques, de nos lorfque Ceft nous en avons dexcellentes toutes faites &
jen conviens, que de : ravir une autorité Frères, ufurpée, mais une grande on ne perte ravit pour des ambitieux
pasle droit de jouir. Vos alfaffins. Vous êtes partis tous en bonne pas ce dont on n'
k Ceft-là Tintrigue, le menfonge & linfolence trouveront un fanté. frein. Ou..je Ruas à tout cela, ainfi tremblez. Ccl c Nous font partons fur le vaifleau le Lsopard, la providence nous l'offres. vous l'ont procuré vos féductions, & vous répondrez vos promefes devant menfongeres,, vos lettres & vos Decrets infidieux qu
fifpendues fur Jes têtes de fept ou huit cens malheureux cette providence que vous ofez citer, des punitions
de la rebellion. En exécration à leur Corps, pour Tavoir que vous déshonoré avez plongés dans le crime
exemple dans la Marine de France, fans exemple même dans le
une révolte fans
étoit anéantie, ces malheureux gémiront long-temps de vous avoir temps So toute fubordination
promeffes ne les feront pas fortir du goufire affreux dans lequel les écouté; ont vos phrafes & vos
noeuvres abominables; vous ferez témoins des châtimens
précipités vos mafuivront jufqu'au tombeau pluficurs d'entre vous ; je dis qurils fobiront, & non des remords pourplufienrs
pas tous. --- Page 19 ---
Vous avez furnommé ce vaiffeau le fauveur des 15 Frangois. L'idée eft heureufe &
us, il fert à vous fauver. caraftériftiVous foilicitereg la fandtion de vos Décrets: : croyez-vous de bonne foi
L que T'Affemblée Nationale qui va voir les Députés que nous envoyons qu'ils feront fanctionnés,
unition &.lancantifement de tout votre travail; croyez-vous ce pour demander votre
rétendues Lois que vous avez faites malgré nous & au mépris fes Décrets? Corps ? augufte ratifiera de
de déclarer
Nos
8E
hargés edemander que nous ne voulons pas de vos Lois. Qui de vous ou de nous Dépurés font
ce que nous defirons P
a le droit
4 Vous mettez vos femmes, vos enfans, vos propriétés fous notre
Peu de vous font mariés, mais quelqu'en foit le nombre, vos femmes, fauvegarde. vos >
ropriétés font en fureté. Nous ne rendrons pas des étres innocens
enfans, vos
ous nous avez faits.
déclarer
Nos
8E
hargés edemander que nous ne voulons pas de vos Lois. Qui de vous ou de nous Dépurés font
ce que nous defirons P
a le droit
4 Vous mettez vos femmes, vos enfans, vos propriétés fous notre
Peu de vous font mariés, mais quelqu'en foit le nombre, vos femmes, fauvegarde. vos >
ropriétés font en fureté. Nous ne rendrons pas des étres innocens
enfans, vos
ous nous avez faits. Il n'y a que des monftres qui font couler le refponfables des maux que
kles Lois feules doivent punir ceux qui ont outragé les Lois. Au fang pour des opinions, ;
ous n'ont ni femmes ni enfans, ni propriétés; leurs créanciers feuls firplus, plufieurs d'entre
ur fuite,& certes, ces Honorables n'auroientj jamais revu la France fans pouvoient fe plaindre de
Sauveur, qui les a fauvés des par-corps, qui font des Décrets réels Foccaffion les du leurs. vaiffeau
ationale Yous parlec ont faits. de facrifices. Comparaifon dérifoire avec ceux que E Membres que de l'Affemblée
kres, leurs biens, Voyer & citez-moi le Clergé, un feul voyez facrifice la Nobleffe abandonnant leurs priviléges, leurs
Vous invitet vos Colligues d f réunir à vous. qui vous a foit perfonnel. bus ont abandonnés, & lorfquils vous ont quittés, Iy vous
que fi ceux qui font fages
res devenus
Honneur vous
point coupables vous
EET
Fiper aux défordres depuis. que l'on vouloit foit rendu, Citoyens vertueux, qui avez refufé aRE parféditieux, de révoltés. opérer. Non, vous ne vous réunirez pas à une troupe
Fompher Vous defirez dela renforcer votre députation. Je vous crois, car vous vous fentez foibles
pnvenez, Meflieurs, fageffe, dela prudence & de Ténergie des Repréfentans de I7N Nation. qu'il féra
de vous
Ras
tans de la Colonie de
plaifant
entendre dire : < Nous fommes les Repréfenn'étes que 84, & Saint-Domingue Saint-Domingue: avoir >. On vous comptera & l'on vous répondra : Vous
S aucres, répliquerez-vous, font reftés dans 214 la Repréfentans, Colonie. Alors fans compter les Suppléans >. minorité, & PAftemblée Nationale vous dira : c Ce font les on voeux vous confidérera de la comme
Repréfentans la
de Saint Domingue que nous devons entendre les majorité des
minorité font infignifiantes, & nous n'avons rien à lui répondre n. L demandes de
es fera chargé de rendre compte de votre conduite. On
Comité des rechercevrez cet accueil, à moins que vous n'ayez la précaution préfime de faire ici 3 Meffieurs, vous
Ars du Régiment du Port-au-Prince, que vous emmenez avec endoffer aux 8 déferpus propofez de prendre pour vous montrer à la Nation. Mais vous, le coftume que vous
bus demandera compte des 8; guerriers que vous lui avez enlevés, détrompez-vous, & Etle
la Nation
bits noirs & vos pleureufes, que comme un charlatanifme dont elle ne ne confidérera vos
nt vos travaux qu'Elle examinera, & non vos habits; vos difcours même fera pas la dupe; ce
Vous trouverez fans doute, Meffieurs, cette réponfe bien longue pour des nela adieux féduiront pas.
, le coftume que vous
bus demandera compte des 8; guerriers que vous lui avez enlevés, détrompez-vous, & Etle
la Nation
bits noirs & vos pleureufes, que comme un charlatanifme dont elle ne ne confidérera vos
nt vos travaux qu'Elle examinera, & non vos habits; vos difcours même fera pas la dupe; ce
Vous trouverez fans doute, Meffieurs, cette réponfe bien longue pour des nela adieux féduiront pas. dérifoires dit que ceux que vous nous avez adreffés, mais je ne vous ai auffi courts,
eore tout ce qu'on, pouvoit vous reprocher. Je n'ai pas énuméré tous les maux cependant pas
rez fairs. que vous
Jen étois là de cet. écrit lorfque des devoirs me l'ont fait fiulpendre. On me faura maulisgré parler peut-étre de ce qui d'avoir m'eft autant différé à l'achever, j'en dirois toutes les raifons fi j'aimois
Jef finis, Meffieurs, parceque perfonnel. fi je voulois donner plus d'étendue à cette
rifque de ne plus Tachever. Vous direz qu'on y perdroit peu; ; ce n'eft réponfe, votre je, courrois
la jinvoque, c'eft celui des bons & loyaux Colons, qui, fidelles à leurs pas
jugement
paix, la mère de tous les biens, ennemis des défordres & de l'anarchie, engagemens, amis
nde maux, ont détefté vos entreprifes & pleuré fir les motifs qui vous animoient; qui produifent c'eft --- Page 20 ---
16.
06-77
r'opinion même du plus grand nombre d'entre vous que jinvoque, 1 & qui, animés P:
des vues pures, ont arrété pendant quelque temps le torrent dont vous avez rompu
digues. Leurs talens , leurs vertus n'ont empécher vos perfidies, mais on les conno
ces Repréfentans refpedlables des Colons S Saint-Domingue, & l'on fait que ce n'eft qu
la plus petite partie de ceux qui étoient revêtus de ce titre honorable, qui a creufé le gouffi
oà vous avez voulu entrainer la plus belle Colonie du monde.
Je vous déclare que quelque foit votre habileté à calomnier, fuffiez-vous encore tout puij
fans, il vous feroit difficile de faire croire que j'avois quelqu'intérét diredt à combattre ve
trames odieufes 9 & qu'il fuffircit de me nommer pour prouver que l'état de chofes
vous aviez produit m'étoit avantageux; mais que font pour l'homme vraiment honnête $
biens qu'il pourroit retirer de ce qui met la patrie en danger? ?
Vous direz fans doute auffi qu'il X a de la foibleffe à vous combattre lorfque vous êtt
terraffés. Melfieurs, on n'écrit Thiftoire des tyrans qu'après leur mort.
J'ai lhonneur d'être très - parfaitement,
M ESSIEURS,
Votre très-humble & trèsobéiffant Serviteur,
L'UNDEVOS CONSTITUANS
L A
l'homme vraiment honnête $
biens qu'il pourroit retirer de ce qui met la patrie en danger? ?
Vous direz fans doute auffi qu'il X a de la foibleffe à vous combattre lorfque vous êtt
terraffés. Melfieurs, on n'écrit Thiftoire des tyrans qu'après leur mort.
J'ai lhonneur d'être très - parfaitement,
M ESSIEURS,
Votre très-humble & trèsobéiffant Serviteur,
L'UNDEVOS CONSTITUANS
L A --- Page 21 ---
SC yee
*
EXTR AIT
DES REGISTRES
DES DELIBERATIONS
DE LASSEMBLÉE PROVINCIALE
P E R M A N E N T E DU NORD.
Séance du matin IO Août 1790.
Arxts leéture des Dépèches apportées par M. de
Gramont, Aide-de-Camp de M. de Vincent 2 Commandant-général de T'Armée patriotique aduellement
au camp des Gonaives;
L'Affemblée confidérant qu'il eft urgent d'inftruire
les Paroiffes de ce quife paflc dans des circonftances qui
intéreffent auffi effentiellement la Colonie, a arrêté que
la Correfpondance de M. de Vincent avec la Commune
& la Municipalité de Saint-Marc, ferait fur le champ
livrée. à l'impreffion 1, pour être diftribuée tant dans la
ville que dans toutes les Paroiffes de la Province du
Nord,
TI RÉ M ONDRIE, Préfident.
Lux, 2 Secrétaires.
LEVESQUE, --- Page 22 --- --- Page 23 ---
EB
F3355 --- Page 24 ---
vous, le coftume que vous
bus demandera compte des 8; guerriers que vous lui avez enlevés, détrompez-vous, & Etle
la Nation bits noirs & vos pleureufes, que comme un charlatanifme dont elle ne ne confidérera vos
nt vos travaux qu'Elle examinera, & non vos habits; vos difcours même fera pas la dupe; ce
Vous trouverez fans doute, Meffieurs, cette réponfe bien longue pour des nela adieux féduiront pas. dérifoires dit que ceux que vous nous avez adreffés, mais je ne vous ai auffi courts,
eore tout ce qu'on, pouvoit vous reprocher. Je n'ai pas énuméré tous les maux cependant pas
rez fairs. que vous
Jen étois là de cet. écrit lorfque des devoirs me l'ont fait fiulpendre. On me faura maulisgré parler peut-étre de ce qui d'avoir m'eft autant différé à l'achever, j'en dirois toutes les raifons fi j'aimois
Jef finis, Meffieurs, parceque perfonnel. fi je voulois donner plus d'étendue à cette
rifque de ne plus Tachever. Vous direz qu'on y perdroit peu; ; ce n'eft réponfe, votre je, courrois
la jinvoque, c'eft celui des bons & loyaux Colons, qui, fidelles à leurs pas
jugement paix, la mère de tous les biens, ennemis des défordres & de l'anarchie, engagemens, amis
nde maux, ont détefté vos entreprifes & pleuré fir les motifs qui vous animoient; qui produifent c'eft — Page 20 —
16.
06-77 r'opinion même du plus grand nombre d'entre vous que jinvoque, 1 & qui, animés P:
des vues pures, ont arrété pendant quelque temps le torrent dont vous avez rompu
digues. Leurs talens , leurs vertus n'ont empécher vos perfidies, mais on les conno
ces Repréfentans refpedlables des Colons S Saint-Domingue, & l'on fait que ce n'eft qu
la plus petite partie de ceux qui étoient revêtus de ce titre honorable, qui a creufé le gouffi
oà vous avez voulu entrainer la plus belle Colonie du monde.
Je vous déclare que quelque foit votre habileté à calomnier, fuffiez-vous encore tout puij
fans, il vous feroit difficile de faire croire que j'avois quelqu'intérét diredt à combattre ve
trames odieufes 9 & qu'il fuffircit de me nommer pour prouver que l'état de chofes
vous aviez produit m'étoit avantageux; mais que font pour l'homme vraiment honnête $
biens qu'il pourroit retirer de ce qui met la patrie en danger? ?
Vous direz fans doute auffi qu'il X a de la foibleffe à vous combattre lorfque vous êtt
terraffés. Melfieurs, on n'écrit Thiftoire des tyrans qu'après leur mort.
J'ai lhonneur d'être très - parfaitement,
M ESSIEURS,
Votre très-humble & trèsobéiffant Serviteur,
L'UNDEVOS CONSTITUANS
L A
l'homme vraiment honnête $
biens qu'il pourroit retirer de ce qui met la patrie en danger? ?
Vous direz fans doute auffi qu'il X a de la foibleffe à vous combattre lorfque vous êtt
terraffés. Melfieurs, on n'écrit Thiftoire des tyrans qu'après leur mort.
J'ai lhonneur d'être très - parfaitement,
M ESSIEURS,
Votre très-humble & trèsobéiffant Serviteur,
L'UNDEVOS CONSTITUANS
L A — Page 21 —
SC yee EXTR AIT
DES REGISTRES
DES DELIBERATIONS
DE LASSEMBLÉE PROVINCIALE
P E R M A N E N T E DU NORD.
Séance du matin IO Août 1790.
Arxts leéture des Dépèches apportées par M. de
Gramont, Aide-de-Camp de M. de Vincent 2 Commandant-général de T'Armée patriotique aduellement
au camp des Gonaives;
L'Affemblée confidérant qu'il eft urgent d'inftruire les Paroiffes de ce quife paflc dans des circonftances qui intéreffent auffi effentiellement la Colonie, a arrêté que la Correfpondance de M. de Vincent avec la Commune
& la Municipalité de Saint-Marc, ferait fur le champ livrée. à l'impreffion 1, pour être diftribuée tant dans la ville que dans toutes les Paroiffes de la Province du
Nord,
TI RÉ M ONDRIE, Préfident.
Lux, 2 Secrétaires.
LEVESQUE, — Page 22 — — Page 23 —
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