--- Page 1 ---
(BnF Gallica
Le traité d'Haïti vu à Londres
par rle commerce et les
journaux anglais de
l'opposition, ou Lettre d'un
français résidant
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
T.-A. M.. Auteur du texte. Le traité d'Haïti vu à Londres par le
commerce et les journaux anglais de l'opposition, ou Lettre d'un
français résidant à Londres, sur l'impression qu'a faite dans cette
ville l'ordonnance royale du 17 avril 1825 : contenant en outre
quelques observations sur la loi des douanes d'Haïti. 1825. --- Page 3 ---
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LK I 693 --- Page 5 ---
LE
TRAITÉ
D'HAITI
VU A LONDRES
PAR LE COMMERCE
ET LES JOURNAUX ANGLAIS DE L'OFPO8ITION, --- Page 6 ---
IAIPBIRINFRIE AXTH* EOUCHER s
suc des Rons-Enfans, no, 34. --- Page 7 ---
LE
D'HAITI
TRAITÉ
VU A LONDRES
PAR LE COMMERCE
JOURNAUX ANGLAIS DE LOPPOSITION,
ET LES
eu
D'UN FRANGAIS RÉSIDANT A LONDRES,
LETTRE
Qu's FAITE, DANS CETTE VILLE, L'ORDONNANCE
iUR L'INPRESSION
1825, PUBLIÉE DANS LE BULLETIN DES LOIK
ROTALE DU 17 AYRIL
Du 15 SEPTEMBRE SUIVAXT.
Observations sur la loi des Donanes d'Haitif
Coutenant en outrequelques
@
3r nUN -
PARIS
A LA LIBRAIRIE DU COMMERCE,
LIBRAIRE, RUE SAINTE-ANNE, No, 71l
CHEZ RENARD,
1825. --- Page 8 ---
- 1!
IT --- Page 9 ---
LE TRAITÉ D'HAITI
VU A LONDIES PAR LE COMMERCE
Ef LB9 JOURNAUX ANCLAIS DE L'OPPOSITION,
Jondres, 21 septembre 1825.
Mossisun,
: Dès que j'appris ici l'arrangement
se conclure avec Haiti,
qui venait de
vrai
je m'écriai: Il est donc
que l'ordonnance royale va soulager l'amertume des souvenir de mes
encorc ceux des
compatriotes ; plus
navigateurs français
vers le Mexique entre Porto-Ricco
cinglant
et le vieux
Saint-Domingue; il est donc vrai que nos
reux colons injustement
malheuexpropriés, vont
au moins une portion de leurs immences recouvrer
et que nos anciennes relations
pertes,,
vont
avec cette ile fertile
reprendre leur cours.
'écriai: Il est donc
que l'ordonnance royale va soulager l'amertume des souvenir de mes
encorc ceux des
compatriotes ; plus
navigateurs français
vers le Mexique entre Porto-Ricco
cinglant
et le vieux
Saint-Domingue; il est donc vrai que nos
reux colons injustement
malheuexpropriés, vont
au moins une portion de leurs immences recouvrer
et que nos anciennes relations
pertes,,
vont
avec cette ile fertile
reprendre leur cours. --- Page 10 ---
(6)
Je laisse discourir à leur aise nos
nos critiques sur,la statistique
politiques et
d'Haiti,
ancienne ct moderne
sur les avantages probables du
ordre de choses, et même sur la forme
nouvel
du traité
par une ordonnance royale,
à moi que cette forme
quoiqu'il me paraisse
deux
a élé concertée entre les
partics contractantes; pour moi, Monsieur,
restreignant mes vues, dans le pur intérêt de notre
commerce, à l'article de l'ordonnance
fixe
réduità
qui
ct
à
moitié, en faveur de la France, 2 les droits
l'entrée et à la sortie
les
impusés ou à imposer sur
pavillons des autres nations, je ne prends la
plume que pour exposer les faits et les
mnc font craindre
raisons qui
que cetle disposition ne soit
éludée, et que nous ne retournions
déjà
à cet état précaire et subordonné de incessamment
Haiti que la prévoyance
relations avec
bienveillante de notre
gouvernement a voulu faire cesser décidément
la renonciation à Ses droits de souveraineté. par
Mes faits ct mes raisons sont le
ment manifesté de toutes
mécontentola
parts icià l'arrivée de
nouvelle, et les lamentations des feuilles
ques, acompagnées de diatribes sanglantes publinotre gouvernement ct le
contre
sourdes
président d'Haiti; des
rimeurs d'intrigues; des menaces
traité n'était
que le
pas encore exécuté; des conseils
en C éluder l'exécution tout
pour
encoro, ts: 3:
;
cela ne serait rien
si à tous ces signes de mécontentement
n'avait rapidement succédé une satisfaction
géné-
velle, et les lamentations des feuilles
ques, acompagnées de diatribes sanglantes publinotre gouvernement ct le
contre
sourdes
président d'Haiti; des
rimeurs d'intrigues; des menaces
traité n'était
que le
pas encore exécuté; des conseils
en C éluder l'exécution tout
pour
encoro, ts: 3:
;
cela ne serait rien
si à tous ces signes de mécontentement
n'avait rapidement succédé une satisfaction
géné- --- Page 11 ---
(7)
desévaluations dunonvean 1
rale àla seuleinspection
tarif qui forment la base du droit de percoption.
Avant de justifier mes propositions, je passerai
d'abord sommairement en revue la situation d'ou
aux autres nations
nous sortons, respectivement
qui trafiquent avec Haiti; celte situation comparative servira aj juger après un cortain laps de temps
au nouvel ordre de
ce que nous aurons gagné
des
choses; je dirai ensuite quelques mots
rapports
subsistaient
commerciaux qui ont subsisté et-qai
au moment du traité, entre la Grande-Bretagne,
On verra dans la conduite du cabinet
et Haiti.
ont facilité la conde Saint-James les causes qui
mercantile
clusion d'un arrangement que l'intrigue
seule cherche à rendre illusoire.
Dans le désordre de nos affaires commerciales de
qui suivit pendant quelques temps le retour et
les États-Unis
la paix en 1814, T'Angleterre,
abond'autres peuples s nous approvisionntrent coloniales.
damment de toutes sorles de denrées
l'Angleterre scule nous livra, en 1815, 57,263
de sucre s
quintaux de café, 80,599 quintaux
360,801 liv. d'indigo, et 1,557,375 liv. de poivre;
de café, 79,213 quin"
en 1816, 75,169 quintaux livres d'indigo : S et
taux de sucre , 1,072,701
sept
1,120,672 livres de poivre; non compris montant
autres sortes de denrées de ses colonies
de
La restitution
à une : somme considérable. vint enfin mettre
quelques-unes. de nos colonies
360,801 liv. d'indigo, et 1,557,375 liv. de poivre;
de café, 79,213 quin"
en 1816, 75,169 quintaux livres d'indigo : S et
taux de sucre , 1,072,701
sept
1,120,672 livres de poivre; non compris montant
autres sortes de denrées de ses colonies
de
La restitution
à une : somme considérable. vint enfin mettre
quelques-unes. de nos colonies --- Page 12 ---
(8)
heureusement un terme à ces ruinetises
tions ; mais on ne tarda pas à
importaloueinsuflisance,
s'apercevoir de
plus,
aumoinsjusqu'a ce qu'une culture
ample eàt pu combler le déficit. Alors nos
armateurs et nos négocians, honteux d'un état
d'importations sans échange, portérent leurs regards sur les contrécs du nouveau mondo oi ils
pussent introduire un commerce régulier. SaintDominguo, entr'autres, leur parut le point à
préférer, tant par sa situation plus rapprochée
par la similtitude de langage, de
que
religion avec la France; ils
moeurs et de
;
cherchérent donc à
y pénétrer, malgré l'état de méfiance où ils s'attendaient à trouver cc peuplé depuis sa séparation
sanglante d'avec sa métropole; leurs craintes étaient
fondées, et tout ce qu'ils purent obtenir fut
commerce de tolérance par la voie des
un
neutres.
pavillons
Bientôt
veniens cependant, en dépit des graves inconqui entravent de telles communications,
quelques-uns de nos produits furent
nous primes en retour une plus
acceptés, et
de ceux d'Haiti, Les relations
grande quantité
s'étendirent
année, et, d'après les états officiels de chaque
de. 1822, la proportion
1821 et
Etats-Unis du
peut être établie ainsi: les
nord de PAmérique, pour les deux
cinquièmes, l'Angleterre et la France
autres cinquiènies environ, mais
pour-deux
ifférence de
avec une énorme
profits, vu las supériorité des impor- --- Page 13 ---
(9)
tations de Yune et des exportations de. lautre;
était reparti entre cing
enfin le dernier cinquième
ou six autres peuples.
la voie
Un dernier état arrivé en Europo par
du 24 décembre 1823 au a4 déde Philadelphie,
cembre 1824, va fournir des notions plus positives
du temps actucl, quoiqu'il ne
ct plus raprochées
et nullement les
concerne que le Port-au-Prince,
autres onze ports; mais l'on sait quePort-au-Prince de
du commerce extérieur
est le siége principal
l'ile.
Importations.
dollars en produits terriÉTATS UNIS. 801,769
toriaux seulement et 328,231 dollars en marchan- dollare
dises d'Europe. Total..
1,200,000
NOTA. Ces produits territoriaux consistent spécialement en farine, porc,
bouf, poisson, beurre, fromage, lard,
jambon, saucisse, spermc, chandelle,
tabacs, riz, savons, morue, graine de
lin, souliers, chapeaux, etc.
Il est à présumer que dans le casoi ce
traitéavec la France serait exécuté ponc
tuellement, les Etats-Unis, par la nature
de leurs produits territoriaux, n'ont point
à craindre de concurrence de la part de
la France, même de la part des autres
pavillons, à égalité de droits; les raisons
jambon, saucisse, spermc, chandelle,
tabacs, riz, savons, morue, graine de
lin, souliers, chapeaux, etc.
Il est à présumer que dans le casoi ce
traitéavec la France serait exécuté ponc
tuellement, les Etats-Unis, par la nature
de leurs produits territoriaux, n'ont point
à craindre de concurrence de la part de
la France, même de la part des autres
pavillons, à égalité de droits; les raisons --- Page 14 ---
(1o) )
eh sont trop palpables pour avoir besoin
de démonstration.
La Crande-Bretagne, en produits manufacturiers, dont il n'y a point de description, mais qu'il est aisd de surposcr,
et qui sont pour elle plus profitablesque
les 1,200,000 dollars d'importations 807,214 dollars.
américaines.
433,954 dollars.
La France, point du détails.
Total desimportatious à Port-au-Prince. 2,444,168
voit
dans cct élat aucune autre
On ne
figurer
Ce
puissance, comme dans cclui des exportations.
qui ferait croire gu'il est incomplet.
dont la nature consiste en *café,
Eaportations
seulement; nouvelle
coton et bois de teinture
cet état est incomplet, car Iaiti
E preuve que
etc.
produit en outre l'indigo, le sucre; ,
CAFÉ.
GOTON.
BOIS DE TEINTURE.
États-Unis.
livres.
439,1811 livres. 162,61 livres,
. 6,508,649
6,308
72,275
L'Angleterre, 3,467,042
528,55
La France. . 7,781,977
$15,503
51,56a
Brème. e a e 1,720,354
000,000
avec Port-auLes résultats de ce commerce,
Prince, se réduiscnt à ceci :
La France n'a importé, dans cette année 1824,
des
et la moilié environ de
que le tiers
Etats-Unis,
T'Angleterre. --- Page 15 ---
(a)
en denrées d'Tlaiti, plus d'un
Elle a exporté,
les Etats-Unis, et certainesisième de plus que
ment plus du doublede PAngleterre.
n'a
il faut ajouter qu'elle
A ces désavantages
ct
consommer la majeure partic,
exporté que pour
VAngleterre ct les
tandis que
non pour reproduire, leurs retours à Ilaiti que pour
Etats-Unis n'ont pris
et
lcs revendre avec bénéfice aux autres nations;
clle a fait des pertes incalculal-les, par la
qu'enfin
d'autres
nécessité où elle a été réduite d'employer
le sien (1).C'est d'unc situation ausst
pavillons que
Yordonnance royalo
ruincuse, aussi précaire, que
a entendu tirer le commerce français.
SaintQuant aux rapports de l'Angleterre avec
la
Domingue, on pourrait, pour ce qui concerne
les dater de linsurrection de cette ile;
politique, Phistoire des finances anglaises, en dépit du mysces relations, en découvritère dont on a couvert
rait probablement des tracesà une cortaincépoque;
mais, comme il n'est ici question que de rapports
(1) Ce serait un travail instructif que cclui qui, balançant et de la
les avantages et les désavantages de l'Angleterre
France dans leur commerce avec Haiti, porterait cn ligne sur
les divers profits de l'une ctles pertes varices de T'autre, les iml'universalité de ce commerce, dont on affirme que dollars, et
portations dans tous les ports sont de 13,017,900
les exportations totales dc 9,034,400 dollars.
comme il n'est ici question que de rapports
(1) Ce serait un travail instructif que cclui qui, balançant et de la
les avantages et les désavantages de l'Angleterre
France dans leur commerce avec Haiti, porterait cn ligne sur
les divers profits de l'une ctles pertes varices de T'autre, les iml'universalité de ce commerce, dont on affirme que dollars, et
portations dans tous les ports sont de 13,017,900
les exportations totales dc 9,034,400 dollars. --- Page 16 ---
(12)
commercianx fixés et établis, on ne voit pas
remontent au-delà de dix à douze
qu'ils
T'Angletorre avait, dans le pur intérét de ans. Déjà
merce (car j'absous son
son comsation d'une violation
gouvernement de l'accuouverte der
des signes de bienveillance
neutralité), donné
de P'Amérique
aux colonies insurgées
méridionale, en les exceptant de
quelques-unes des prohibitions, exclusions et restrictions dont, depuis plus d'un siécle, elle avait
frappé par degrés toute la navigation, tout le commerce de T'Europe. De quelle utilité, soit dit en
passant, pouvaient étre ces concessions
pour descolonics qui n'avaient pas de marine apparentes *
chande pour transporter leurs denrées
marterre, ct en rapporter des marchandises en Angleturées s7Avaient-ellos d'autre
manufacouvrir
objetque de leur faire
plus librement leurs ports ? Quoi
cn
soit, le gouvernement
qu'il
d'une semblable
d'Haiti, dans l'espérance
faveur, encore plus inutile à lui
qu'aux colonies américaincs, et pour s'cn rendre
digno, réduisit spontanément,
à cing pour cent les droits de pour TAngletorro,
et qui restèrent
douane, qui étaient
pour les autres nations à douze
pour cent. Lc droit de tonnage fut aussi réduit
proportion. Il est vraisemblable
en
quclque traité demeuré
qu'il fut passé
signald
secret; car un bienfait taussi
qu'une réduction de sept-douzièmes, fait
présumer une réciprocité, ou au moins des
messes
profoshen@ehuin,dlapats de quelle --- Page 17 ---
('13)
quel
nature. n esti à remarquer quel Patrangement;
fut, eut lieu sous le ministère de lord Castlequ'il
les affaires étranrengh, secrétaire-d'état pour
gères.
des
:
exclusive ent,pendant bien
Celte préférence
sous les diverses
années, le cours le plus paisible
succesivementle pouautorités qui se partagérent
voir dans Haîti; le commerce anglais en jouissait
la sécurité d'un
à droit hérédiavec
propriétaire
aucunes de
taire, sans plaintes, sans remontrances
des
la part des nations lésées par ce privilége;
amiraux, des mencnenineee
faire des visites à ce nouveau
de temps en temps
et lui donpeuple, Tassurant de leur protection,
nant des conseils pour le former; des négocians
étaient allés résider dans Tile pour diriger
anglais
et ontretenir Finplus sàrement leurs opérations;
flience de leur pays; et les fouilles périodiques
de Haiti,
: avaient-elles à parler du gonvérnement
étaient
les vues et les actes des principales autorités
marqués'au coin d'àno sagesse, d'une prévoyance,
et de toutés los qualités qni honoreraient les goule peuplo, sa
vernemèns les plus éclairés; pour ridicules les
conduite pronvait combien élaient
attachés à sa couleur. Tels étaient tles ràppréjugés
des cirports de PAngleterre avec Haiti, quand vonues
constances dont je vais rendre comptojsont
et
ilés déplaçer, : et changer létat dos' protocteuis pi
des protégés,
se, d'une prévoyance,
et de toutés los qualités qni honoreraient les goule peuplo, sa
vernemèns les plus éclairés; pour ridicules les
conduite pronvait combien élaient
attachés à sa couleur. Tels étaient tles ràppréjugés
des cirports de PAngleterre avec Haiti, quand vonues
constances dont je vais rendre comptojsont
et
ilés déplaçer, : et changer létat dos' protocteuis pi
des protégés, --- Page 18 ---
(.14)
Les princes de l'ancienne dynastie, remontés
le trône de France, qui
sur
la séparation de
n'avaient eu aucune part à
menées insidicuses Saint-Domingue, causée par les
et perfides des agens de
léon, avaient cherché de bonne heure à
Napocette intéressante portion de leur
réconcilior
mére-patrie, L'ile était alors
empire avcc la
séeendeux factions
malheureusement divipartie, Ces premières quirigmaiontelncuno tentatives
dans leur
éiroinfructueuses.
furentct devaient
Les chefs qui dominaient étaicnt
trop occupés.àsfobuerver ct à mesurer. leurs
De nouveaux pourparlers curent
forces.
às'entendro sur des
licu, sans amener
le moment des
points capitaux;ilsemblat que
arrivé à cej point de délibérations maturité
n'élait pas encore'
sacrifices
nécessaireà de grands
réciproques. Enfin, le terme de la guerre'
d'Espagne ayant rendu à la France tout. lc calme
d'une paix. solide en Europe, notre
plus éclairé, prit la ferme résolution gouvernement, de
négociations,
renouer. les
pour conclure, dans lintérét du commerce, un arrangement i5
qui s'accordât
.avec sa dignité,ct avec
toutefois
les tétes couronnées lesmaximes proclamées par
furent
de TEnrope. Ces sentimens
portés à Haiti, nt le présidont
dant au voeu do;a
Bpyer, rénoncommissaires
Frange,onvoya à Paris . :deux
vée, les
chargés d'instructions. A leur; arpidiscussions s'ouvrirent, et durèrent
que temps. On a dit qu'elles furent
queldirai, moi,qu'elles furent
rompues; je
plutôt suspondues:lévé-
ées par
furent
de TEnrope. Ces sentimens
portés à Haiti, nt le présidont
dant au voeu do;a
Bpyer, rénoncommissaires
Frange,onvoya à Paris . :deux
vée, les
chargés d'instructions. A leur; arpidiscussions s'ouvrirent, et durèrent
que temps. On a dit qu'elles furent
queldirai, moi,qu'elles furent
rompues; je
plutôt suspondues:lévé- --- Page 19 ---
(15)
nement le prouve. Je ne crois pas digne de votro
attention, Monsieur, de vous entretenir des,calomnies des libellistes périodiques de ce pays, qui
d'assurer que les commissaires
eurent Pimpudence été
et insultés par nos
haitiens avaient
outragés.
aliéner. contre
ministres : ils voulaient sans doute
nous le gouvernement d'Haiti.
Cependant, les . commissaires ne revenant pas
l'alarme dans
portours d'un traité, répandirent
trèscette ile; on sy attendait généralement à une
invasion de la part de la France. Cette
prochaine il faut Tavouer, était en quelque sorte
crédulité,
les faux rapports des réexcusable et justifiée par
sidens anglais et des journaux de leur pays, qu'ils
tdauslile.Is étaient
Bbdatdrederindibiomemt:
mais il
satisfaits de la rupture des négociations,
leurimportaitqwellesr ne fussent pas reprises. Quatra
de secondordrede) la marine royale
à cingbâtimens
nos colode Franocsortaienb-ils de nos ports pour
dans
nics, ct pour la protection de notre commerce c'était à
l'Atlantique, alors infeslée de pirates;
l'instant une flotte de vingt à vingt-cinq gros vaisà vingt mille
seaux de guerre, portant quinze,
avaitquitté
homes bien armés; bier équipés,qui
ou tout. autre port, à un jour
:. le. port de Toulon,
faion l'avait. rencontrée à telle-hauteur,
: désigné;
le
directement sur Saint- Domingue;
: sant voile:
variait chaque
nombre doshommes; des vaisseaux;
donc
'mgtin dans les gazelles. de. Londres:Il ne faut
-cinq gros vaisà vingt mille
seaux de guerre, portant quinze,
avaitquitté
homes bien armés; bier équipés,qui
ou tout. autre port, à un jour
:. le. port de Toulon,
faion l'avait. rencontrée à telle-hauteur,
: désigné;
le
directement sur Saint- Domingue;
: sant voile:
variait chaque
nombre doshommes; des vaisseaux;
donc
'mgtin dans les gazelles. de. Londres:Il ne faut --- Page 20 ---
-
-
Pagination incorrecte - - date incorrecte
NF Z 43-120-12 --- Page 21 ---
(14)
pas s'étonner si le méme degré d'alarme
d'in homme tel que le président
s'empara
d'ailleurs d'une grande
Boyer, chargé
d'an peuple méfiant, et responsabilité, vis-à-vis
vait d'uninstant à
qui, sans cause réelle, pou1l
l'autre se porter aux extrémités.
publia quelques proclamations où
alarmes, ses plaintes contre la
respiraidnt ses
tait les' vertus et la bravoure France, ou il exalmaintenir dans
de son peuple, pour se
tous les
sa faveur; et il-fit, sur los côtes,
préparatifs de défense
delile, et que + ses finances lui que requérait l'état
Mais commé la peur est un mal permettaient, sans
président jugea toutes ces précautions remede, le
et pour d'autant
insuffisantes,
plus assurer le salut de
il
songea sérieusement à invoquer la
l'ile,
FAngleterre,
protéction de
de-lni
pensant que le moment était arrivé
d'une démander de reconnaître, par un service
autre nature, le privilégo signalé qui avait
étéaccordé à son commerce, et dont.elle jonissait
dépuis dix-ans. Dans : cette idée, Boyer doutait
d'autant moins du succès, qu'il ne'se faisait aucune
difficulté d'assimiler son peuple et son
dancé de fait, aux peuples et à l'indépendance indépen- des
nouveaux Etats de PAmérique méridionale,
PAngletorte venait de reconnaitre
que
$ de commerce-q
par dés traités
qui, ayant causé alors une grande
sensation, avaient dà fortifier ses prétentions s'et ses
espérances. En conséquence, il dépécha à Londres
un membre de-la chambre des représentans, du
I
d'assimiler son peuple et son
dancé de fait, aux peuples et à l'indépendance indépen- des
nouveaux Etats de PAmérique méridionale,
PAngletorte venait de reconnaitre
que
$ de commerce-q
par dés traités
qui, ayant causé alors une grande
sensation, avaient dà fortifier ses prétentions s'et ses
espérances. En conséquence, il dépécha à Londres
un membre de-la chambre des représentans, du
I --- Page 22 ---
:
(17)
nom, je crois, de Rigou, à qui il remit des instructions apparentes poury régler quelques affaires
relatives à l'exploitation des mines de
convenir de quelques
Haiti, et
arrangemens avec la
guie de capitalistes chargée de l'entreprise; compaqui, dans le fait, il confia la mission
mais à
solliciter la reconnaissance
secrété de
immédiate de l'indépendance de l'ile; l'envoi respectif d'agens
matiques ct de consuls, dans lés mémcs
diplovenaient d'avoir licu pour les nouveaux termes.qui Etats de
P'Amérique méridionale; ct enfin, dansle cas d'attaque ou d'invasion de la part de la
demander une assistance en hommes France,-de et
scaux,
en vàisL'envoyé haitien, arrivé à
devoir d'oxécutér
Londres, se mit"en
ses diverses missions, Pour'la
mission politique, il chercha tous les
cès auprès du ministre des affaires
moyens' d'àccc n'était plus lord
étrangéres;mais
Castloreagh : M. Canning fut
inaccessible, et refusa opinintrement les conférencos'qu'on le pressa d'accorder. Cet
mort iéi le 24 juillet dernier; je le dis envoyé est.
papicrs publics, ct l'on assure
d'après les
de sai mission, et avant *
de rendre que, durant le cours
ils'étàit plaint
le dernier soupir,
souvent de n'avoir pas été accueilli
avec'les égards dus à son caractère
diplomatique.
CependantBoyer, ne perdantpastouto
résolut de'tenter la fortune
cspérance,
fut
par une autre voie; ce
d'employer l'agence d'un Anglais, négociaut
a
s, ct l'on assure
d'après les
de sai mission, et avant *
de rendre que, durant le cours
ils'étàit plaint
le dernier soupir,
souvent de n'avoir pas été accueilli
avec'les égards dus à son caractère
diplomatique.
CependantBoyer, ne perdantpastouto
résolut de'tenter la fortune
cspérance,
fut
par une autre voie; ce
d'employer l'agence d'un Anglais, négociaut
a --- Page 23 ---
-(18)
** dans la cité, et lié au commerde
nant probablement lever
d'Haiti, s'imagipar ce moyen l'obstacle
gliegpeaiteuderiamin personne d'un
et que SCS ouvertures en recevraient
Haitien,
un accueil
favorable; ce fut au contraire pour M.
plus
motif de plus contre toute
Canning un
extrémement
ouverture; il lui sembla
impolitique, comme il l'avait
moigné au Parlement dans la session
déjàtél'occasion d'une affaire
dernière, à
États del'Ar
concernantun des nouveaux
mérique, desouffrir
Ies secrets de PÉtat, d'un
Tintervention, dans
négociant anglais
ment diplomate par
nullede spéculation,
profession, et qui, par esprit
pourrait en abuser
comme non responsable, et en tirer impunément
ment donc le négociant
profit. Vaineministre de lui faire
pressa vivement les amis du
nistre
obtenir une conférence, lc miresta inaccessible, Le négociant, dans
lettre rendue publique dans les
unc
papiors-nouvelles
d'Angleterre et de France, oà, loin de faire
de sa mission, il en explique au contraire mystère
.tic, s'est plaint depuis, avec quelque
une parrefus constans de M. Canning.
amertume, des
Ce n'est point à moi à pénétrer dans les raisons
qui ont déterminé CC profond homme d'état
.fuser d'admettre les émissaires
à re- -
d'Haiti; je ne doute
pas qu'il ne soit en parfaite mesure de
ses accusateurs, si l'opposition s'avise répondre à
de
* dans la prochaine session.
Tattaquer
moi, Monsieur, de placer ici Cependant, permettezquelques réflexions.qui
Canning.
amertume, des
Ce n'est point à moi à pénétrer dans les raisons
qui ont déterminé CC profond homme d'état
.fuser d'admettre les émissaires
à re- -
d'Haiti; je ne doute
pas qu'il ne soit en parfaite mesure de
ses accusateurs, si l'opposition s'avise répondre à
de
* dans la prochaine session.
Tattaquer
moi, Monsieur, de placer ici Cependant, permettezquelques réflexions.qui --- Page 24 ---
(19)
me sont suggérées par la nature de-la
tuclle de
politique ac-.
PAngleterre et de l'état de ce
Cette nouvelle
pays.
lue dans les
politique cst une neutralité absoquerellos qui peuvent s'élever entre les
puissances; clle est dlictée, si CC n'est
le
d'une justice éclairée, au moins
par système
repos après de longues
par lc besoin du.
de: réparer des finances tourmentes, par la : nécessité
naturel
épuisées, par un instinct
d'agrandir sans mesure le
le gouvernement regarrle
commerce, que,
comme.laseule base dela
prospérité publique et de sa force, ct
maintenant à des intrigues
qu'il préfèro :
ct qui iauraient
politiques qui lui sont
du, pour le bonheur du
étre toujours
monde, Jui
étrangéres; Çe gouvernement
bien qu'en augmentant les richesses
sent très
le
de la
commerce et par la protection qu'il nation'par
il peut reparaitre plus fort ct plus. luiaccordo,.
mais à la premiére occasion où il serait puissant.queje jaintéressé, Telle est, je n'en doute
directement, la
actuelle.et.sincdro de
pas, politique
P'Angleterre,
sa conduite au congrès de Vérone, démontrée par
dans la
guerre d'Espagne, et dans d'autres
dernière,
moindreimportanos
occasions de t
queje pourrais
on vous parle de la Gréce,
citer;:et quand
réclame la
qui, dans sa:
protection
détresgés
armée
l'on vous dit que le commandant delAngleterre, et
formellement
de la station
n'en
de
pas, politique
P'Angleterre,
sa conduite au congrès de Vérone, démontrée par
dans la
guerre d'Espagne, et dans d'autres
dernière,
moindreimportanos
occasions de t
queje pourrais
on vous parle de la Gréce,
citer;:et quand
réclame la
qui, dans sa:
protection
détresgés
armée
l'on vous dit que le commandant delAngleterre, et
formellement
de la station
n'en promise,
croyez rien; elle démentira cC commandant ct persistera dans sa neutralité. Ello sait ce qu'elle y a gagné en
richatsty,
2.. --- Page 25 ---
(20')
indépendamment de plus deluit à neuf millions de
livres sterling de taxes, réduitesdopuis
ans. Nos politiques de Paris
quatrehcing
T'Angleterre avait
disaient, en 1820, que
entièrement perdu son
en Europe; ils l'ont répété et ne cessent de influence le
ter; elle ne peut en effet avoir de
répe
elle n'intervient
l'influonce là où
pas et ne veut pas intervenir; mais
qu'ils ouvrent enfin les yeux, et
trompent (t).
qu'ils se. déJe fonde donc avec quelque
tême de neutralité, le refus de raison, sur ce sysM.
méler des affaires d'Haiti, où la France Canning.de se
était
Qu'on ne m'objecte pas la conduite du partic,
nement dans les querelles des colonies de gouvér- lAmérique avec l'Espagne, elle n'a eu rien d'hostile; leg
ministres n'ont tenté qu'à y introduire favorablement le commerce de leur
est conforme
pays; une telle conduite
au droit naturel et des gens; loin
qu'elle fut prohibée par TEspagne,
contraire, la, comme on sait,
Ferdinand, au
formel,
légitimée par un acte
quia permis à toutesl les puissances un commerce ouvert avec toutes ses colonies de-lAmérique méridionalo, C'est un malheur et une
fauté politique de n'avoir pas suivi
à grande
gleterre dans sa marche
pas pas l'Ande l'avoir laissée
vers ces riches contrées; et :
s'emparer d'un immense trafic'qui
qu'elle fut prohibée par TEspagne,
contraire, la, comme on sait,
Ferdinand, au
formel,
légitimée par un acte
quia permis à toutesl les puissances un commerce ouvert avec toutes ses colonies de-lAmérique méridionalo, C'est un malheur et une
fauté politique de n'avoir pas suivi
à grande
gleterre dans sa marche
pas pas l'Ande l'avoir laissée
vers ces riches contrées; et :
s'emparer d'un immense trafic'qui * (). La,p proclamation du gouvernement
ment à la Grèce justifiepleinement
anglais relativecette assertion. --- Page 26 ---
(ar)
sensiblement ses richesses, et qui ly laisse
accroit
influence dont les conséquences ne
maitresse d'une
sont pas sans dangers. derniers traités avec ces nouSi Pon m'oppose les
discours de
renverrai au célèbre
veaux États, je
de
sir MacIntoff au Parlement, où il prouve, par
nombreux exemples tirés de Phistoire moderne, la
de cctte politique en Europe. Je
longue pratique
lui-même, qui,
citerai l'autorilé de M. Canning
discours à cette occasion dans la chambre
dans un
distinction entre
des communes, posa lajudicieuse
traités de commerce, tels que ceux qu'il
dc simples
de
avec les nouveaux
était alors question
passer offensives et défenEtats, ct des traités d'alliances événement PAnsives, et qui, déclarant qu'à tout
continuerait de rester neutre, s'exprima
gleterre
disant
dans le cas de noudistinctement, en
que,
c'était aux
velles attaques de la part de l'Espagne,
Stats à se défendre à leurs risques et penouveaux
n'avaient à compter sur aucun secours
rils, ct qu'ils
Je dirai enfin que telle
dela part du gouvernement.
avoir été Topinion des commandans espaparait
avoir ressaisi le Pérou, au lieu de
guols, qui, après
qu'ilsy trouconfisquer les marchandises anglaiscs
autorisérent ouvertement la circulation
vèrent, en
les
aux anciens
et la vente, et ne firent que assujettir
usages et aux anciens droits..
I'opposition, je le sais; ne professe pas toujours
de ses membres, influens
ces pringgoyuniequerams
gouvernement.
avoir été Topinion des commandans espaparait
avoir ressaisi le Pérou, au lieu de
guols, qui, après
qu'ilsy trouconfisquer les marchandises anglaiscs
autorisérent ouvertement la circulation
vèrent, en
les
aux anciens
et la vente, et ne firent que assujettir
usages et aux anciens droits..
I'opposition, je le sais; ne professe pas toujours
de ses membres, influens
ces pringgoyuniequerams --- Page 27 ---
(24)
tionnent encore
*
à l'ancien et
se méler ct de vouloir dominer orgueilloux nsage - de
dans les
ne regardent pas leur
mais
aflairos qui
position
pays;
CC n'est pas l'opqui gouverne. Eu voilà, CC me semble, asscz
pour justifier la conduite de M. Canning.
Mais pourquoi, peut-on encore dire, ct c'est le
langage des journaux, avoir refuséà Haiti ce
a accordé à quelques partics de
qu'on
dionale, la reconnaissance
lAmérique méridroit dont il
d'une indépendance de
jouissait de fait depuis vingt ans ?
Boyer demandait plus, mais cette réponse n'est
suflisante, Si, jusqu'à présent, j'ai
pas
M. Canning, jelapprouve
cherchéajustificr
maintenant
et voici mcs raisons.
entiérement,
Il ne scra pas échappé à la sagacité de M. Canning que la population nègre de Haiti n'était
assimiler aux habitans de
pas à
l'Amérique
ct que tout acte d'intervention
méridionale,
cer la liberté
qui tendrait à avanpolitique de celte classe
scrait un excmple pernicicux
d'hommes,
pour les nègres de la
Jemaique, si voisine d'Ilaiti, ct; pour ceux des autres
colonics anglaises, infiniment plus peuplées de négres que de blancs; ct dont le gouvernement
colone ont eu si souvent, dans le
et les
nières années, à
cours de ces dércombattre et à étouffer les insurrections. Sous le rapport de la politique
le refus serait donc
intérieure,
:
fondé, selon moi, sur le
puissant de tous les motifs, la conservation
plus
méine,
de soide
I
ine d'Ilaiti, ct; pour ceux des autres
colonics anglaises, infiniment plus peuplées de négres que de blancs; ct dont le gouvernement
colone ont eu si souvent, dans le
et les
nières années, à
cours de ces dércombattre et à étouffer les insurrections. Sous le rapport de la politique
le refus serait donc
intérieure,
:
fondé, selon moi, sur le
puissant de tous les motifs, la conservation
plus
méine,
de soide
I --- Page 28 ---
-
(a
M. Canning, A
N'est-il pas possible, en ctre, que
*
pénétré de la justice comme de la nécessité que les
anciens propriélaires fussent indemnisés convenablementyait jugé, quoique bien informé des négod'offrir sa mé- !
ciations,. au-dessous de sa dignité
:
concourir
diation: - dans une affaire d'argent; pour
laisser *
du
et
dovait
au règlement
quantum, qu'on
offensée,
le tout à la disposition de la France, seule
du
du *
scule intéressée; ct qu'à T'égard
privilége
demi-droit, il l'ait considéré, sans descendre juspelits intéréls mercantiles de son pays, qu'il--
qu'aux
de tout son crédit dans les occaprotége pourtant
l'ait, dis-je, considéré
sions convenables; qu'il
comme une indemité additionnelle qui ne pourrait jamais atteindre le niveau des pertes réclles de
la France.
si c'est là.
Si cc sont là les argumens, ou plutôt,
car certainement sa
une partie de ces argumens,
lui en augrande expérience ct ses connaissances
d'autres, ne pensorez-vous
ront snggéré beaucoup
pas, Monsieur, que sa conduite méritelapprobation
de tous les hommes éclairés ct impartiaux?
Ici se terminent les rapports du gonvernement la
on voit
sont à l'abri de
anglais avec Haiti;
qu'ils
do M. Cancritique, an moins depuis le ministère
ning.
néccssaire à la preuve de
Aprôs celle digression
et
sert 5
la politique acluclle du cabinet anglais, qui
de
aux opinions contraires des
à Vavanco
réponse
pas, Monsieur, que sa conduite méritelapprobation
de tous les hommes éclairés ct impartiaux?
Ici se terminent les rapports du gonvernement la
on voit
sont à l'abri de
anglais avec Haiti;
qu'ils
do M. Cancritique, an moins depuis le ministère
ning.
néccssaire à la preuve de
Aprôs celle digression
et
sert 5
la politique acluclle du cabinet anglais, qui
de
aux opinions contraires des
à Vavanco
réponse --- Page 29 ---
(24)
journalistes, que je citerai biontôt, et d'uno
du public; je reprends la suite des faits.
partio
Dès qu'il fut connu à Ilaiti que les deinières tentatives du négociant de la cité avaient
méme sort que celles du représentant éprouvé le
foisle président
Rigou, cetle
Boyer resta convaincn qu'il fallait
qu'il renonçit aux espérances qu'ilavait fondées
FAngleterro; et dans la chaleurdes son
sur
il s'aboucha, sans perdre de
ressentiment,
temps, avcc les
sonnages les plus influens des deux chambres, perfaire révoquer lcs priviléges accordés
pour
anglais, tant sur ses marchandises au commerce
nage; La proposition
que sur son tonla chambre des
fut, cn conformité, portée à
cussion; le sénat représentans, qui l'agréa sans dislaccepta aussi facilement, et le
président la fit à l'instant publier dans les formes.
Dès ce moment le commerce de
est resté assimilé
l'Angleterre fut et
en tous points à cclui des.autres
pavillons, et soumis à une égalité de taxe,
Cependant cet acte de récrimination, dans lequel on peut voir un acte d'acheminement à
acourumodementavecla)
un
France, n'apportait aucun
changement aux causes des alarmes réclles on chimériques du président Boyer; il ne garantissait
Pile.d'une invasion de la part de la France; et pas
être absolument
sans
subjuguée, clle pouvait, par représailles, étre pillée et dévastée par un ennomi
qu'on devait supposer à Haiti conserver. toujours le
sentiment profond de se: venger de cruautés et de.
eminement à
acourumodementavecla)
un
France, n'apportait aucun
changement aux causes des alarmes réclles on chimériques du président Boyer; il ne garantissait
Pile.d'une invasion de la part de la France; et pas
être absolument
sans
subjuguée, clle pouvait, par représailles, étre pillée et dévastée par un ennomi
qu'on devait supposer à Haiti conserver. toujours le
sentiment profond de se: venger de cruautés et de. --- Page 30 ---
(a5 1 )
dontle souvenir nos'eflace point, Se déspolintions cider à vivre dans do telles crises, c'était rendre
c'était acheter-trop cher une indétrop précairo,
nominale, La paix avec la
pendanco purement
elle était dovenue néFrance élait donc désirable;
ct la résolution du président fut formée en
cossairo,
conséquence.
se hasarda à tenter de
On pent supposer qu'il
à la France
nouvelles ouvertures, et à demander
à Haiti, comme le lieu le
l'envoi de négociateurs
à en hàter l'issue. Nos négociateurs
plus propre
d'une ordonnance du Roi. Les conétaient porteurs
ditions qu'elle renferme sont trop connues pour que
je. les rappello. Boyer, à leur arrivéc, nomma des
traiter avec lcs nôtres. Al la tourcommissajres pour conférences, ct-à la résistance
nure que prirent les
à T'acceptation pure
que ces diplomates opposèrent
on
ct simple des conditions de cet acte auguste,
scrait tenté de croire qu'ils considéraient leur indé-,
inébranlable. Les négociations
pendance. comme
allaient étre de nouveau et ponr-jamais rompues,
duj président, qui se
sans la prompte interyention
conférences
hâta de les remplacer. Après quelques
et des entrevues avec les prinavec nos négociatours
il finit
accepter sans
cipaux membres dn sénat,
par
l'ordonnance
Les deux sections
restriction
royale,
délai l'acdu corps législatif sanctionnèrent sans
sodu président dans les formes les plus
ceptation
acclamations
lennelles, etaux vives ct tumultueuses
duj président, qui se
sans la prompte interyention
conférences
hâta de les remplacer. Après quelques
et des entrevues avec les prinavec nos négociatours
il finit
accepter sans
cipaux membres dn sénat,
par
l'ordonnance
Les deux sections
restriction
royale,
délai l'acdu corps législatif sanctionnèrent sans
sodu président dans les formes les plus
ceptation
acclamations
lennelles, etaux vives ct tumultueuses --- Page 31 ---
(27)
de la population. Le temps dévoilera et réparera los :"
omissions et les erreurs inséparablos du mode singulior qui a conduit à l'arrangemont;
à m'en
jo n'ai point
occuper; qu'il me suflise de dire
la
France entière doit voir avec une vive satisfaction que
l'envoi à Haiti des trois
agens distingués choisis
pour) y régulariser et protéger notre commerco,
Je reviens à
cabinet
l'Angleterro. - a Si la conduite du
de Saint-James a été ce qu'elle devait
étre, les mêmes éloges ne sont pas dus à un
nombre des habilans de Londres. Il cst à grand
naissance personnelle que la nouvelle de ma conment de la France avec
Tarrangetous
Ilaiti, a excité la bile de
ceux qui ne veulent avoir que l'intérêt mercantile du moment; jo n'en
ceux qui sont
cxcepte pas mémc
individus
étrangers au commerce, Quelques
reprochent à nos ministres d'avoir employé Tintrigue pour supplanter
à
Haiti, Quant à la masse générale des l'Angleterre
ils accusent M. Canning d'une insouciance mécontens,
oubli de ses devoirs
cl 'un
)) si facile,
inexcusables : (C Il lui éiait
disent-ils, il lui fallait si
>) pour prévenir le sonl! comment peu d'efforts
> t-il d'avoir reje.6 dus
sO justificraouvertures si
>) notre commer
favorables à
e? D
J'aflirme que teule cst Popinion assez générale .
ici; je n'ai vu personne embrasser toutes les
5 -
de l'allairo, et exprimér seulement
faces
céci' me confirme :
des doutes;
dâns l'idée : que si'quatre"ni- --- Page 32 ---
(28)
nommerai
se retiraient des
nistres, que-ja ne
pas,
qu'on a la
affaires publiques, ce système nouveau,
les suivrait du même pas
bonté d'appeler libéral,
dans leur retraito.
Pour les journalistes, qui sont ici les régulateurs
Yopinion publique
de Topinion publique, quand
conduite a été
ne dévance pas leurs articles, leur
violente et outrageante.
ici à lours injures, 9 parce
Je ne répondrai point du fond de la matière;
que je ne m'occupe que
m'arrémais je dois, dans Tintérét-de la France,
l'un d'eux (le Globe et Trater aux moyens que
le traité avec Haiti
veller) imagine pour rendre
tout-à-fait illusoire.
Voici ce qu'il dit:
( lly a une circonstance qui pent considérablement affaiblir la faveur de la disposition au
)
de France; c'est qu'une
> profit du commerce
de Haiti consiste dans
> grande partio du revenu
les connais-
> les droits à la sorlie; telles sont
des
français en finances, que
> sances
négociateurs
le traité,
> les Haitiens peuvent, sans enfroindre
élever les droits d'exportation au taux qu'ils
)) voudront. - S'il y a un droit général et égal
>
et un droit de
> de 20 pour cent sur les sorlies,
et de
cent sur les entrées de France,
> 2 pour
nations, P'avantage des
>) : 4 sur celles des autres
de 22
>l Français ne sera que dans: la proportion
çais en finances, que
> sances
négociateurs
le traité,
> les Haitiens peuvent, sans enfroindre
élever les droits d'exportation au taux qu'ils
)) voudront. - S'il y a un droit général et égal
>
et un droit de
> de 20 pour cent sur les sorlies,
et de
cent sur les entrées de France,
> 2 pour
nations, P'avantage des
>) : 4 sur celles des autres
de 22
>l Français ne sera que dans: la proportion --- Page 33 ---
(.29.)
> à 24, au lieu d'étro de 5 à
>. entendu les négociateurs
IO, comme l'ont
français. D
L/intention, le but de l'avis et les
Ja
résultats
France, me paraissent clairs; je vais leur donner pour
quelques dévcloppemens:les: importations
sont, comme on la vu, dans la
anglaises
à I avec celles de
proportion de 2
France, et les
sont que de la moitié des nôtres,- exportations ne
proposée était
Si la mesure
possible, si jamais elle était
tée, il en résulterait
le
adoppaicrait
que
commerce anglais ne
pour ses importations qu'un droit de
pour cent au lieu des 12 qu'il acquitte
et que celui de France ne serait
maintenant, de
cent; mais cette légère différence que
2 pour
serait, en thése
en notre faveur,
serait
généralo, presque nulle, et clle
grandement eflacée par le bon marché de
certaines marchandises de méme nature
produisons, et que la
que nous
chines leur
supériorité de leurs mapermet de livrer à plus bas
dis qu'une différence de 6
prix,. tanprit du
pour cent, dans. l'estraité, rapprocherait davantage notre
commerce de la concurrence, à cet
égard, avec
PAngleterre; la conséquence
serait donc
pour l'Angleterre.,
que non seulement elle conserverait
entièrement le marché
d'Haili, tel :
e:
jouissait avant le traité, mais
qu'elle en
excitée à
encore qu'elle serait
augmenter ses importations
de ses accaparemens dans
parle moyen
les nombronx
ses immnensés entrepôts,
produits de méme nature, que les
notre
commerce de la concurrence, à cet
égard, avec
PAngleterre; la conséquence
serait donc
pour l'Angleterre.,
que non seulement elle conserverait
entièrement le marché
d'Haili, tel :
e:
jouissait avant le traité, mais
qu'elle en
excitée à
encore qu'elle serait
augmenter ses importations
de ses accaparemens dans
parle moyen
les nombronx
ses immnensés entrepôts,
produits de méme nature, que les --- Page 34 ---
(30)
les occasions et ses vastes capitaux lui
nôtres, que de ramasser à bas prix sur la surface
permettraient
eaux-do-vio, etci, etc., et
du globe, tels que vins,
à nous
elle finirait, Dieu sait par quels moyens,
entièrement des marchés de Haiti, dont
exclure
l'entrée et la concurrence nous sont garantics par.
clause favorable du traité. Voilà pour les imune
portations.
les résultats seraient
Quant aux exportations,
seraient les coninfiniment plus funestes : quelles
énorme de
séquences d'un droit égal, d'un droit
cent ? les voici: :-Le commerce anglais
pour
de Haiti que la moitié autant que
qui n'exporte
revendre et non
nous, qui n'esporte que pour des denrées de
pour consommer, qui n'a besoin
Haiti
qu'il n'y a point de commerce
que parce
réduirait encore de
sans un échange quelconque,
et par ce
beaucoup ses médiocres exportations,
l'énorme droit de sortie par
moyen compenserait
lui donnerait un accroisl'addition des profits que
sement d'importations:;
la France, qui exMais quelle différence pour"
porté les denrées de Haiti pour les consommer.
elle était obligée de payer
en presqué totalité,si
des autres nations,
les droits de sortie à-l'égalité cent! n'est-il pas
et à l'énorme taux de 20 pour
à
clair qu'elle serait à l'instant obligée de renoncer
dans la situation
son commerce avec Haiti, qui,.
favorable,
delannée dernièré) ne lui est déjà pas
que
sement d'importations:;
la France, qui exMais quelle différence pour"
porté les denrées de Haiti pour les consommer.
elle était obligée de payer
en presqué totalité,si
des autres nations,
les droits de sortie à-l'égalité cent! n'est-il pas
et à l'énorme taux de 20 pour
à
clair qu'elle serait à l'instant obligée de renoncer
dans la situation
son commerce avec Haiti, qui,.
favorable,
delannée dernièré) ne lui est déjà pas --- Page 35 ---
(30)
phisque le snrplus de ses exportations la forcè aiz
paiement d'une balanco en
elle
numéraire? ne seraitpas obligée d'aller chercher ces mémes
rées à plus bas droits dans les
dentels que le Brésil,
autres marchés,
Cuba, et méme on
comme en 1815 et 1816? Je ne serais Angleterro,
que ce ne fut la pensée dernière du pas étonné
que deviendrait alors la convention journaliste;
Voilà
avec Haiti?
pourtant CG qu'il appelle une opération:de
finances qui n'enfreint par le traité.
Ju ne crois pas nécessaire de mettro cn contraste
l'esprit ct la letire de cC traité,
Le journaliste avance, on
intention,
aperçoit avec quelle
Haili
qu'une grande partie du revenu de
consiste dans les droits à la sortie; le fait
n'est pas exact; le revenu est plus dans les droits
à T'entréc, puisque les droits étant égaux dans les
déux cas, les importations sont, d'après le tableau
général des douanes, dans la
exportations, de 9 â' 13; mais proportion avec les
à une mesure
que gagnerait Haiti
*
odiense et réprouvée, à juste rajson, par l'usage général des nations ?. Le
cêtte ile
peupleile
consommerait;, il - est vrai, les
étrangers' àr meilleur marché, si'les droits produits:
réduits aux deux tiers; c'est-à-dire de
étaient
qu'ils sont
12 à 4,tols
maintenant; mais 'deux sur les
tions étant augmentés de 8 pour cent (de exporta- 12.à
20), cêtte hausse, hors.de-touté
lcs droits des autres contrées à
proportion avec
denrées coloniales,
êtte ile
peupleile
consommerait;, il - est vrai, les
étrangers' àr meilleur marché, si'les droits produits:
réduits aux deux tiers; c'est-à-dire de
étaient
qu'ils sont
12 à 4,tols
maintenant; mais 'deux sur les
tions étant augmentés de 8 pour cent (de exporta- 12.à
20), cêtte hausse, hors.de-touté
lcs droits des autres contrées à
proportion avec
denrées coloniales, --- Page 36 ---
( (31) )
donc moins,
appanvrirait sés marché;ilesporterait
sa faute, les moyens
et ayant une fois perdu, par
cn échanges, ses ports
de payer ses importations
et
scraient bientôt désertés, son commerce ruiné,
frustré d'une de ses plus belles
le revenu public
du conseil du jourressources; la mise en pratique
naliste scrait donc funeste à Haiti, et l'Angletorre
seuley gagnerait,
réclameraient, la première
Parmi les nationsqui
seraitl les Etats-Unis de l'Amérique du Nord, qui,
feraient révoquer la mesure. Ils
infaillibloment, intéressés
toute autre nation par
scraient plus
que
et. comme
la nature de leurs relations avec Haiti,
à eux seuls de la majeuré partie
étant en possession
les insinuations ct los
de ce commerce, à déjouer
TAnintrigues des résidens anglais, ct à empécher
gleterre, à qui elle a appris à la respecter,à moriopoliser ce commerce.
la mesure est
t. Mais.que la France se tranquillise,
elle est contraire à la lettre et à T'esprit
imipossible;
convient lui-même que les
du traité. Lojournaliste
négociateurs français ont entendu, en traitant, que
serait.
dans les deux cas. Oà donc
le droit
égal
sans infraction au traité,
a-t-il vu qu'il pourrait,
avoir un droit égal sur les: exportations pour
y
la France?
toutes les nations, sans exception pour
de
en ma
le texte français
: Je n'ai pas
posession
de
Tordonnance royale; mais, dans la_traduction
le
je trouve mot à mot que
l'article par journaliste,
iste
négociateurs français ont entendu, en traitant, que
serait.
dans les deux cas. Oà donc
le droit
égal
sans infraction au traité,
a-t-il vu qu'il pourrait,
avoir un droit égal sur les: exportations pour
y
la France?
toutes les nations, sans exception pour
de
en ma
le texte français
: Je n'ai pas
posession
de
Tordonnance royale; mais, dans la_traduction
le
je trouve mot à mot que
l'article par journaliste, --- Page 37 ---
)
lés droits levés dans les
marclandises
ports, sur las vaisseaux on
quiy entreront ou qui en
seront égaua et uniformes
sortiront,
pour tous les
ertcepté que ces droits seront réduits de pavillons, moitié
faveur du pavillon frangais,
en
Ces mots sacramentels ne veulent point de
mentaire.. Il est clair, en
comque si, à l'entrée comme à la conséquence dornière,
disos
sortie, les marchandroit anglaises paient, d'après le tarif d'Haiti, un
de IOO d-"lars, - les Français n'ont
dollars, ou la moitié à
que
quantité, la méme
acquitter sur la même
nature et la méme qualité de
marchandises, ou sur toutes autres différentes,
d'après lévaluntion, qui est la base du tarifdo
Haiti; il n'est donc pas vrai que la France put
par und mesure
être,
de ces IOO dollars quelconque,ammjettion au paiëment
La
sur ses exportations seulement,
proportion possible des 22 à 24 du
qui ne serait plusalors la moitié à la sortie journaliste,
à l'entréc, est donc un pur réve de son comme
tion et le fruit d'une
imaginà-
.
maligne jalousic,
Si, au reste, ils'élevait quelque
la lettre du traité,
équivoque sur
ce quej je ne puis croire, quelle
expression, si claire qu'elle soit, est à l'abri de l'équivoque; nos agens à Haiti sauront bien les faire :
lever, faire expliquer les clauses,
prévenir toute
obscurité, et aplanir toutes dillicuités, tant
les actes passés que dans les conventions
dans
qu'ils auront à passer.
ultérieures
à-
.
maligne jalousic,
Si, au reste, ils'élevait quelque
la lettre du traité,
équivoque sur
ce quej je ne puis croire, quelle
expression, si claire qu'elle soit, est à l'abri de l'équivoque; nos agens à Haiti sauront bien les faire :
lever, faire expliquer les clauses,
prévenir toute
obscurité, et aplanir toutes dillicuités, tant
les actes passés que dans les conventions
dans
qu'ils auront à passer.
ultérieures --- Page 38 ---
(33)
Le journaliste termino son articlo par une
sersation en réponse Aun article d'un'autre disnaliste du' méme parti qui s'élève
jourcontro la taxe
générale sur les exportations, qu'il traite
tique et de barbare, Dieu me
d'impolidans cetto
gaideido le suivre
dissertation, ot il insinie, par des motifs cachés, inais aisés à conjecturer,
les
cles dl'exporlation étant ordinnirament quo
artiet pesans, la contrebando est facilo à volumineux
à réprimer, tandis
prévenir et
qu'il n'en est pas de méme à
l'égard des importations dont les articles,
étant plus chers, et d'un transport
comme
plus aisés à introduire
plus facile, sont
frauduleusement,
Mais je ne.puis me taire sur.son systéme de taxe
extraordinaire et
diproportionnée sur les'
tations, et c'cst le journaliste lui-méme exporfournit les moyens de lui
qui: me
lombions àvaient
répondre: L Les"Comis une taxe excessive " sur. : les
exportations de leurs. produits; les
v. vérent avec raison contre
journaux s'élec. tique; et le Globe et Travaller une taxc: aussiii inipolifit éclio avec.eux.
Pourquoi celte' nouvelle inconséquenco?
: plique aisément; c'est parce qjue le.commierce cela-s'exsidérable des Anglais avec cette
conaucire concurrence
républiqueyisans
redontable, létait initéréssé
ne payer que des droits' raisonnables
à
et'à couserver. par-là:les marchés,'on d'exportation,
produits semblables des autres contréés Europe, des
: eést que
S
: aussiii inipolifit éclio avec.eux.
Pourquoi celte' nouvelle inconséquenco?
: plique aisément; c'est parce qjue le.commierce cela-s'exsidérable des Anglais avec cette
conaucire concurrence
républiqueyisans
redontable, létait initéréssé
ne payer que des droits' raisonnables
à
et'à couserver. par-là:les marchés,'on d'exportation,
produits semblables des autres contréés Europe, des
: eést que
S --- Page 39 ---
(34)
Colombie n'avait pas, avec la Franco, de convention'qutlui.donnit unprivilégo,
Vous aurez remarqué, Monsieur, la moralité
-d'une suggestion qui,tend à violer un traité
nel à peine signé, Si. l'auteur cut.su
solonévaluations élaient à Haiti la
alors-que les
-des droits à la sortic
baseyde ly perception
comme à T'entréc, il aurait
aperçu l'inutilité du conscil,etil se serait sans donte
épargné la honte de l'avoir publié.
Dans les citations que je viens de faire du Globe
etTravaller, Vons aurez vu que, tout
- ses argumens, tout insidicux
faux que sont
ct perfides
ses conseils, il garde néanmoins
que sont
tion-dans le langage. Pour le quelque modérasecond;
ctc que je vais examinor à Times, quijest le
rje ne prends qu'an article
son tour, et dont
parmi le grand nombre
qu'il apubliés sur
iquerez que cet article Talliro-de.Haiti, vous remare
lence ct
justific l'accusation de viod'outrage, quej
P
les feuilles
j'ai portée plus haut contre
périodiques de ce
. :. Les funestes effets di traité pays. entre
- 4. ment de France et
le gouverneBoyer de
- a: cruellement sentis; d'une
Haiti, seront
8 3 qui paient
part, par les nègres, s
extravagamment
f; > d'autre
pour l'obtenir, et
part, par ce. pays, Ces facheuses
e1N. quences auraient: di. êlre.
conséess :purétre
prévues, et. auraient
détournides; mais, en toute
OIX A ellés ont été. dédaignées. Il cst
apparence,
9 quedi les marchandises
glair,: en effet,
anglaises sont exclues de
ient
part, par les nègres, s
extravagamment
f; > d'autre
pour l'obtenir, et
part, par ce. pays, Ces facheuses
e1N. quences auraient: di. êlre.
conséess :purétre
prévues, et. auraient
détournides; mais, en toute
OIX A ellés ont été. dédaignées. Il cst
apparence,
9 quedi les marchandises
glair,: en effet,
anglaises sont exclues de --- Page 40 ---
(35)
le bien-être du, consommatour haitien
>) Haiti,
mêmc
du ma-
> sera sacrifié au
dogré quolintérêt
>) nufacturior, anglais. )
force navale sHQuand do.longucs guerres, une
ct la, violation du droit des, gens qui
péricure,
des
des querelles
sépare le commerce
particuliers
des gouvernemens, ont upg, fois mis cn possossion
jl est dur do.s'en voir
* du commerce pniversel,
los douceurs, dela -
arracherquelques lambeaux par
la
et le cours naturel des choses; mais quand
: paix
et-des regrets s'cn méle, on n'est
force delaigrour
les diverses
plus en état de discuter de sang-froid
d'entendre la raison
faces d'une grande question,
ct de sy soumettre.
:
Co'n'est plus maintenant le sage et éclairé président de Haiti: c'est le Boyer de Haiti; cen'est
f
de Haiti
si rapidement
plus ce peuplo
quimarchait
vers la civilisation; cc sont les nègres de Haiti,
commesil'on disaitles négres des côtes d'Afrique.
Etponrquoi tout-à-coup ce dédain, ce mépris subsle Times craint
tiluésà ces éloges?e'est parce.que
qu'il he soit plus envoyé à Haiti la méme quantité
de tissus de coton et de laine. Cependant il veut
condescendre encore à jeter. un regard de
bien
: comment fecompassion, sur ces pauvres nègres anglaises, car
ront-ils pour vivre sans marchandises
elles
de salut? Remarquez bien qu'il,ne
sans
point
de
à cause. des petites, exportations.
: les plaint, pas.
Haiti de , son. nuscs compatiatarpaidigeilent
3..
à Haiti la méme quantité
de tissus de coton et de laine. Cependant il veut
condescendre encore à jeter. un regard de
bien
: comment fecompassion, sur ces pauvres nègres anglaises, car
ront-ils pour vivre sans marchandises
elles
de salut? Remarquez bien qu'il,ne
sans
point
de
à cause. des petites, exportations.
: les plaint, pas.
Haiti de , son. nuscs compatiatarpaidigeilent
3.. --- Page 41 ---
(36)
li méraire, C'est ensuite le manufacturier
excite ses doléances. Ce
anglais qui
paragraphe n'étant fondé
que sur un si conditionnel, n'est qu'une vaine déclamation qui no donno prise à aucune réponse,
Quant au reprocho adressé à son
il a été, dans sa mauvaise humeur, gouvernement,
pour ne pas dire ce qu'il avait à 9 assez prudont
puisse le présumer, Pour
faire, quoiqu'on
de le
ne pas me répéter, il suffit
renvoyer à ma justification de M.
e Siles vaisseaux marchands
Canning,
> de Haiti, los armateurs
anglais sont exclus
3)
français, possédant le
monopole du transport, travailleront dans
> ritable esprit des
le vé-
)) ment de
monopolistes, au grand détri.
cenx qui les emploicront. >
Après avoir tremblé pour une moindre
tation de marchandises de coton ct de laine, expor- il était
naturel de trembler aussi
nage; mais c'est
pour un moindre tonencore, comme au
un si conditionnel, Mais ou le T'imes premier a-t-il
cas,
qué l'exclusion possible de la navigation remarde Haiti?Un droit de 6
anglaise
sur le
pour I0O est un avantage
tonnage; à égale proportion, auraient-ils
plus de pouvoir d'exclusion que les
les 12, ct
7 pour I0O sur.
relatif
.
Tavantage
du tonnage dont PAngleterre a joui si long-temps
ii nations ? La France
au préjudice des autres
n'a-t-elle
1 constance
pas, dans une ciraussi ou plus € délavorable
-
"grande la favenr
que n'est
-if trouvé lés
qui-vient de lui- étre accordéo,
moyens de lier avec' Haiti tin:commerce
ils
plus de pouvoir d'exclusion que les
les 12, ct
7 pour I0O sur.
relatif
.
Tavantage
du tonnage dont PAngleterre a joui si long-temps
ii nations ? La France
au préjudice des autres
n'a-t-elle
1 constance
pas, dans une ciraussi ou plus € délavorable
-
"grande la favenr
que n'est
-if trouvé lés
qui-vient de lui- étre accordéo,
moyens de lier avec' Haiti tin:commerce --- Page 42 ---
(3, )
aurait
être fructueux, s'il eût pu
nouveau qui
pu
étre direct, ct dégagé de la nécessité d'employet,
Les Américains aussi, dans £
nn pavillon étranger?
à la
la même circonstance, et assujettis
plénitude; le
des droits du tarif, n'avaient-ils pas, à Haili,
double du commerce de la Franco ct de Angle-,
terre?
::
redoutez, vous:
Quant au monopolo que vous
Pédi-:
étes plus tranquille qu'on ne le croirait, M,
teur du Times; vons savez très-bien queles Franvotre habileté-pour obtenir des mo-:
çaisn'ont pas
le traité.
nopoles, A-t-il été,en lour pouvoir, depiis
tenez sous votre serre le.
de; 1703,.depuis que.vous
deux
Portugal let le. Biésil,do lier avec ces
pays:
de quelque étendue, et.
des relations. commerciales
de leurs produits
même d'y introduirelesarticles
que vous ne mannfacturez pas?.
de reconnajsance;
aSi l'on soullio.quela-traité
ses.
> ainsi qu'on Tappelle rilielemnen,prodaie à rien,
: fruits no. monteront
> : fruits naturelsy.ges
subjugation de Vile par
> moins qu'a.la.complete
rion. moins qu'unabject
>. ses aucionsmaitres,à
et à une
misère déplorablo,
9 msclange.nua.mne
et : com-
> porte.absolup, de tous,droitspolitignues habitans do Haiti
dont les
'on soullio.quela-traité
ses.
> ainsi qu'on Tappelle rilielemnen,prodaie à rien,
: fruits no. monteront
> : fruits naturelsy.ges
subjugation de Vile par
> moins qu'a.la.complete
rion. moins qu'unabject
>. ses aucionsmaitres,à
et à une
misère déplorablo,
9 msclange.nua.mne
et : com-
> porte.absolup, de tous,droitspolitignues habitans do Haiti
dont les :
> merciaux,id
pauvres la fraude. : >)
('
N auront été dépouillés par
avecles
i 1
NorALa, traduçtion est la'plus litéealejrmliné deil'aur
anglicismes, afinsle mettré àjojirila enseémrentière
teur. --- Page 43 ---
(385
"DeFintéret commercial et de la
le'
génie flexible du Times fait une belle Havigation, transition
plus hauts intéréts
aux)
politiques; il fait plus, il
phétise.
proQuié signifient ces mots : si l'on souffie?
:,
onali toute la période, ils veulent dire Quand
ment qu'on ne doit pas souffrir;
claire-.
ou, en d'aatres'
termes,'qu'il faut; oul par les menaces : ou par la
force,sopposer à l'exécution d'un traité
cilie un peuple avec un autre;
rend qui récon-'
justice à des
qui
un tiers dei
esclaves, ctci; proprictairés déponillés par leurs
donné de
etci; c'est; en un moment, un avis
intérêts recommencer la guerre pour : de
de commerce, En tout
petils
corde
cola,1é Times s'ac- -
parfaitement avec ses confrères; c'ést
méme réponse. déjà faite à
doncla
Intiappliquer,
:
Ecumant de rage, comme lasybille de
$
il-n'est pas de catastropheysie
Cumes,
épouvantablo
soit, qu'il ne prédise pour ces malheureux qu'elle
Je détourne avec horreur ma vie d'un Huitiens,
et je la reporte ensuite sur la partie oi"il tel-tableats
d'avance Tanéantissement
déplore
droits
qu'il prévoit L de lenrs:
politiques et
Ini, les fruits viiturels commerciaux.Tels sonty selon
Pour les droits
que produira le'traitéy:
commerciaux des
I
sonne ne vous croit.
llaitions, perf Quant à leurs droits politiques,
vif intérét
pourquoi un si
pour lindépendanco politique. de co
vie d'un Huitiens,
et je la reporte ensuite sur la partie oi"il tel-tableats
d'avance Tanéantissement
déplore
droits
qu'il prévoit L de lenrs:
politiques et
Ini, les fruits viiturels commerciaux.Tels sonty selon
Pour les droits
que produira le'traitéy:
commerciaux des
I
sonne ne vous croit.
llaitions, perf Quant à leurs droits politiques,
vif intérét
pourquoi un si
pour lindépendanco politique. de co --- Page 44 ---
(39y
pays70abliez-vous. que volis avez des
ces' parages?"
colohies dâns
Si vos négres tentaient de P'acqjuérir, cette'indépendance, par les mémes càuses qui ont
coux de
réussi à
Saint-Doningue, on votts verrait bientôt
changer de langage; s'ils Tnequéraient, ce' ne
raient plus que des 'rebelles
sek
simplo qué, pour lal France, houreux; il cst tout
politique:
vous ayez unei autre
Mais, dites-moi, sur quoi fontlez-vous vos
vantables prédictions? Y 1 a-t-il, et
époit
le traité, dans la conduite du cabinet citez-vous dails
rics,dans un acte quelconque
des Tuile- a
uns"Seule
o'relatif à cetteaffaire,
stipulation, un seul fait, une seule circonstance, qui ait pu vous les suggérer avec
qué vraisemblance ? Non, ricn, absolumént qitclsurijuoi lon puisse dlablir un
rieil,
jecture, Ensuite,
argument, une conk
tions failes oud pour lavenir, d'après les stipulafaire, ct d'après les stretés
raisoimablement
quisont
que le
permiscs par'le droit des gens, : ét
présidentBoyer ne hahqnera pas
un : scul'soldat atmé n'y sera certainement d'exécuten
introduit à Haiti que des arhios
pas plus
la présenico d'un
suspectes.Seraic-do
avec I
leur'suite confaul-général, d'un vice-consul,
de
limitée, ct qui n'ônt às'occuper que
commerco, quo 'vots redoutericz ?
vous donc, donhezdone prise àunt
Expliquescolique,
argument quel-
présidentBoyer ne hahqnera pas
un : scul'soldat atmé n'y sera certainement d'exécuten
introduit à Haiti que des arhios
pas plus
la présenico d'un
suspectes.Seraic-do
avec I
leur'suite confaul-général, d'un vice-consul,
de
limitée, ct qui n'ônt às'occuper que
commerco, quo 'vots redoutericz ?
vous donc, donhezdone prise àunt
Expliquescolique,
argument quel- --- Page 45 ---
(4o)
anticipces sur le sort futur
Dt Si vos lamentations
vous conscillerais sérieud'Haiti étaient sincères,je
vous-même
sement de vous tranquilliser; ct. ç'est
:
qui me. fourniricz la causc de cclte. tranquillité
dit ct répdté souvent, comme vOs conyousavez les 150 millions étaient une somme, cxfrèreg, que
prodiguée sans nécessilé, sans uti- :
travaganto,el :
d'Haiti avait des
lité,. parce que lc gouvernement
de :.
moyens de défense supéricurs à ceux d'atlaqué. était -
la part de la France,et que son indépendançe
hors de tout danger..
suis donc autoriséà conD'après vous-mémc je.
clure que dans Tévénement d'une mésintelligence
et d'une rupture entre les deux pays, Haiti, se
retrouvant dans la même siluation qu'avant le
traité,, si elle n'était pas améliorée,, et plus forte,
a sorait plus que jamnis en. posilion de, ropousser
avantages les altaques de la France.
avec
Vous termincz. vos, jérémindes hypocrites par
dire.
les Taitiens auront été dépouillés
la
que Par ln fraudel. y avez-vous bien
peis
fraude.
une expression dont
Mais à.qui appliquez-vous
on,ne se : sort dlans yolre pays.que vis-à-vis, . d'indict criminels ?c'est A un Prince
vidus. vulgaires, de la maison :
de Bourbon,ct à son gonauguste
c'est ainsi que. vous, enscignez dans
vernement; feuilles à respecter. les souverains étrangers,
vos quand ils ne sont pas Anglais, comme si ce scandale yous était premis vis-à-vis des étrangers. A
une expression dont
Mais à.qui appliquez-vous
on,ne se : sort dlans yolre pays.que vis-à-vis, . d'indict criminels ?c'est A un Prince
vidus. vulgaires, de la maison :
de Bourbon,ct à son gonauguste
c'est ainsi que. vous, enscignez dans
vernement; feuilles à respecter. les souverains étrangers,
vos quand ils ne sont pas Anglais, comme si ce scandale yous était premis vis-à-vis des étrangers. A --- Page 46 ---
(41)
Londres, un, tellibelle contre un
vous aurait déjà envoyé au banc simple du Roi, particulier i.
X et ses ministres ne descendront
Charles
vous; ilsvous pardonnent, ils
pas jusqu'à
SC rejouir avec la France du vous oublient pour
d'Haiti,
bienfait du traité
( Nous n'hésitons pas à affirmer
( parait qu'ily a de la part de Boyer, dans qu'il nous
<, ligne' du traitéla plus forte évidence
chaque
t envers le. peuple de Haiti,
de trahison
( pas étonnés
et, nous ne serions
qu'avant peu de:
( n'exprimôt à son
semaines, ce. peuple
&
président son: : opinion
manicre à : faire la plus
d'une
( sur lui et sur ses successeurs profonde impression
Nous n'hésitons
d
)).
pas
effirmer; l'oracle de
Delphes-expeina-til jamais d'un tou
sant, plus souverain, plus hautain? plus impoOn a vu le journaliste attaquer d'abord son
gouvernement, de
ensuite accuser de, fraude celui
France, c'est à présent le tour du
Boyer qu'il accuse, et qu'il prétend président
par chaque, ligne du traité de trahison convainçn
peuple d'Haiti. Rien n'cst
envers lc
libellisto, Si par lo traité, respecté la
par le furieux
aux sortics càt été fixée à
taxe aux entrécs et
son ancien taux de
pour cent sur lcs marchandiscs
cing
douzepourlal France et les autres anglaises,.ot A
n'aurait pas tari en éloges;
peuples, lc Times
d'huiaccusdor
chaque partie aujourpar lui, en aurait obtenue une abon-
. Rien n'cst
envers lc
libellisto, Si par lo traité, respecté la
par le furieux
aux sortics càt été fixée à
taxe aux entrécs et
son ancien taux de
pour cent sur lcs marchandiscs
cing
douzepourlal France et les autres anglaises,.ot A
n'aurait pas tari en éloges;
peuples, lc Times
d'huiaccusdor
chaque partie aujourpar lui, en aurait obtenue une abon- --- Page 47 ---
(4àj
dante provision, et la flatterio n'aurait
élé
épargnée.
pas
Dans un autre article, car chaque
en
duisait un nouveau, il plaint
jour
proHaitichs de se laisser éblouir Taveuglement des
l'éclat des fotcs
par la piompe et
vui ont été données à
du traité; mais il cspèré
l'occasion .
les
que bientôt ils ouvriront
yeux,
! Quolquos jours
la
après, et remarquez la suite ct
rapidité de sa correspondance
Londres), les Haitions
(fabriquée à
los yeux; ils
commencont à se désiller
prévoient les funestes effets du
du retour des liaisons avec leurs anciens traité, et
Quels flots de lumières, quelle
maitresphilosophio si subitement arrivés prévoyancb, quelle
quiquelques jours
chez'un peuple
auparavant se laissait éblouir
par des fétes !
Enfin, car il faut cn finir, le
ést allé se cacher à Port-Royal, président Boyer
ct le
insinue qu'il 1 a quitté
journaliste
traire au ressentiment :
Port-au-Princo pour se sousdu pouple,
'i
Quelle stito," quelle concordance dans les dvénemens supposds l mais aussi quello
quelle perfidie dans l'esprit de leur malignité,
tolle a été cn géndral sur l'affaire de Ilaiti fabrication!
"vescence des journalistes de
l'efferde
l'opposition, et méme
quelques-tns du parti opposé,
J'ai déjà dit, et jo suis forcé de'
e'est bien moins les 15o
répéter ici,
millions que paiont E
pour se sousdu pouple,
'i
Quelle stito," quelle concordance dans les dvénemens supposds l mais aussi quello
quelle perfidie dans l'esprit de leur malignité,
tolle a été cn géndral sur l'affaire de Ilaiti fabrication!
"vescence des journalistes de
l'efferde
l'opposition, et méme
quelques-tns du parti opposé,
J'ai déjà dit, et jo suis forcé de'
e'est bien moins les 15o
répéter ici,
millions que paiont E --- Page 48 ---
(43-):
Haitions que lc demi-droit en faveur de la
qui est le scul point intéressant
Peanee
maintenant établir la
pour cux; ct je vais.
qu'il cst accordé à la proposition que c'est' parce *
autre,
France, et non à aucune
nation, que lcur Lile s'est autant :
exaspéréc.
Dansle courant d'aott dornier, arriva
lo traité de commerce entre
à Londres
nouveaux élats
PAngleterre et les
du.Mexique; lc cominerce
y cst' traité, par
anglais
dos nations'les un'articlé, sur le pied de celuil
dre;
plus favorisces; on' devait s'y attenmaispar l'article 4, ily a une réserve
de privif@gefrest-a-dire
expresse'
faveur des
d'une moindie taxé en, :
notifeauix états de P'Amérique
dionalé, et par
métiinterprétation ct extension
article, un autre additionnel
de'cot"
pourra accordor à
porte que le Mexiquo
ticints à ceux dont TEspagno des: ptivilégos supc
jouirait
:
suiplus ccs priviléges N91 ne scront PAnglétorro; qu'au'
et prohibitifs, ct que t leur durée pas ch excluils'ct' !
à un certain nombre d'années.
sera limitde:
lcs efforts faits
(On reinhrque ict
pour affaiblir l'essence'de' la convention, et le vague des restriclions qii
occasionner des démélés.)
pett'
Oneonçolt pourqtoi lo' Mexique aura
meht insisté'sur celte exception;
probableétat
quoiqi'encore on
d'hostilités'avec la ci-dovant métropole, des'
événemens inatfendus peuvent changer la_face dés
choses; ila d'aillours senti que, tant que son ins
On reinhrque ict
pour affaiblir l'essence'de' la convention, et le vague des restriclions qii
occasionner des démélés.)
pett'
Oneonçolt pourqtoi lo' Mexique aura
meht insisté'sur celte exception;
probableétat
quoiqi'encore on
d'hostilités'avec la ci-dovant métropole, des'
événemens inatfendus peuvent changer la_face dés
choses; ila d'aillours senti que, tant que son ins --- Page 49 ---
(44.)
dépendance de fait ne serait pas légalement
nue par l'Espagne, clle resterait continucllement recondans un état précaire et subordonnée à toutes les
chances d'un avenir incertain; il a donc vu
devait préférer les moyens de s'assurer dès à qu'il
sent d'une parfaite tranquillité
prébarrasser si les intéréts
future, sans s'om1
mercantiles de la GrandeBretagne lésés
ne pourraient pas un jour être un
par un ptivilége ch fayeur de Espaguc, Cette peu
prévoyance est louablo, car on ne dira pas
cette
mesure de. précantion a été réglée sur lc que traité de
Haiti; on nc pouvait en eflet connaitrel l'ordonnanco
royalo ct son : acceptation dans les Etats du
à
: Fépoquo oi ila conclu.sa convention Moxique, do
merce avec
comlAngletorro; Çn tous cas,
eu
s'il en avait
4zh) opnmaissanc, CI
on : ne pourrait que loucr ce R
vernement de.sa
3 gouexcallento ::
prudence, et de s'être résorvé une
le tomps #: on, C voigedehégociation "i
4 avec T'Espague, dans,
- par des i décrots recens, il déclare une
guerre à : mort aux. marchandiscs PM
II est
cspagnoles.
:
à présumer que, le gouvernement
lui-méme aura reconnu la justice de la
anglais
qu'il n'a pas hésité à la ratilier; ct il cst cnusc, puis-.
présumer que c'cst lc méme motif
encore à
sionné son silence relativement
qui aura occa-,
se sera-t-il
à Hlaiti; peut-étre
souvenu 11
que la France, toute
qu'élait son influonce après la paix de. puissante
garda bien d'intorvenir dans le traité de 1783,. sO
de PAnglototro avec les nouveaux- Etals commerco
de l'Amé-
; ct il cst cnusc, puis-.
présumer que c'cst lc méme motif
encore à
sionné son silence relativement
qui aura occa-,
se sera-t-il
à Hlaiti; peut-étre
souvenu 11
que la France, toute
qu'élait son influonce après la paix de. puissante
garda bien d'intorvenir dans le traité de 1783,. sO
de PAnglototro avec les nouveaux- Etals commerco
de l'Amé- --- Page 50 ---
(45 )
du nord, qui se lie de si près. avec la reconrique
légale.
naissance de leui indépendance
Si lon compare la situation du Mexique avec
celle d'Haiti avant Pacceptation de Tordonnance,
à
qu'ily a parfaite similiil n'échappera personne
tude dans les deux cas.
ont
Eh bienlle croira-t-on' ? lcs journanx anglais
publié le traité de commerce avec le Mexique, en
même
l'article 4 et l'article addonant en
temps
c'est qu'ils déditionnel; ce qui ost remarquable,
bitaient leurs violentes diatribes contre le privilége
consenti à notre profit par le gouvernement d'Haiti,
sur
*, ct pas un d'eux n'a fait d'observations critiques de la
la réscrve d'exercer un privilége précisément intémême nature, ct qui peut un jour léser leurs
rêts au Mexique à un degré bien autrement préjudiciable que nc lc comporte la transaction d'Haiti,
vu la vaste étendue Gi ies plus grandes ressources mécommerciales de cc nouvel état de PAmérique
ridionalc. Il cst donç vrai que la France est le seul
de mire de ces hommcs turbulens, ct que peu.
point
leur partialité, leurs inconséquences
leuri importent
qu'ils puissent trouet leurs contradictions, pourvu
incurable
ver jour à donner cours aux cxcès del leur
leur
jalousic. Il est heurcux pour TUnivers que
gonvernementsoit) plus sage, et n'ait pas la faiblesse
de cdder à lours impulsions. On frémit à la penséo
des désordres et des maux qu'ils engondroraient
s'ils étaient à la tête des affaires publiques:
.
point
leur partialité, leurs inconséquences
leuri importent
qu'ils puissent trouet leurs contradictions, pourvu
incurable
ver jour à donner cours aux cxcès del leur
leur
jalousic. Il est heurcux pour TUnivers que
gonvernementsoit) plus sage, et n'ait pas la faiblesse
de cdder à lours impulsions. On frémit à la penséo
des désordres et des maux qu'ils engondroraient
s'ils étaient à la tête des affaires publiques: --- Page 51 ---
(46)
Cependant leur irritation s'est considérablement
calmée depuis le 15 de ce mois; la
que. je vais faire connaitre et
circonstanço
preuve de
expliquer est une
*
plus qu'clle était
: *
le
uniquement excitée
privilége du demi-droit en faveur de la France. par
Du IO au 12 septembre, arriva à Londres le
d'Haiti, dont lcs
tapif
donner
journaux sC sont empressés de
aussitôt d'assez longs extraits,
pour les marchandises de leur
spécialemént
NOUVEAU
pays, sous le titre. de
TARIF DE HAITI, Ce titie semble
r qu'il a été fhit, ainsi que les
annoncer
mité de
évaluationsyen *
confor
suis
Farrangement avec la Frauee, nais
ne
point de cet avis. Jc l'ai vu' ct
je
dement, n'ayant
:
parcouru rapipu l'avoir qu'un instant en ma
- possession; lcs exemplaires en sont très-rares, et. les
libraires n'en ont pas chez'eux. Voici ce
ai
que
P
remarqué, Le projet de tarif ct de la loi qui jy laccompagne, en 44ou 45 articles, autant que je m'en
souviens, envoyés et proposés par lc président au
corps législatif, ont été acoptés le 8 avril
la chambre des
1825.par
ceptés
représentans des communcs, et acpar décret spécial du sénat du
du
mois. Le lendemain
la loi
méme
ordre du
20,
a élé 7 Jublico.par
président, sous la signature du secrétairegénéral.
'
::
L'article 2 fixe les droits
cent sur le moutant de
d'importation à 12 pour
lévaluation portée aut tarif
E mentionné dans l'article Ier, lls seraient
les importations de
douc pour
France a de 6
-
POur 1 cent,
spécial du sénat du
du
mois. Le lendemain
la loi
méme
ordre du
20,
a élé 7 Jublico.par
président, sous la signature du secrétairegénéral.
'
::
L'article 2 fixe les droits
cent sur le moutant de
d'importation à 12 pour
lévaluation portée aut tarif
E mentionné dans l'article Ier, lls seraient
les importations de
douc pour
France a de 6
-
POur 1 cent, --- Page 52 ---
(42 )
Les droits ne sont que de 8 pour cent sur les vaisseaux haitiens,
avoir vu les eseportdJe ne me rappelle pas-y
à cause des
tions comprisesi Yep fhis,la remarque
avis donnés à.cctégard par lc Globe and Traveller,
combattu, ct à cause de Timportance de les
quojai
y faire comprendre.
la loi ne sera mise à exéL'article 43 dispose que
culion, savoir : que dans les deux mois de sa proles bâtimens qui viendraient do
mulgation pour
dans les quatre mois pour ceux
TAmérique,. et que
la France
viondraient de PEurope. Ainsi, pour
. qui
les autres contrées dc PEurope, Toxécomme pour
le 20 d'août dernicr.
cution a dà commencer
Cc larif n'est donc nouveau qu'en cC qu'il aurait
réformé un autre tarif précédent; il n'est nullement
à T'égard de la France, ct il n'a pas été
nouveau conformité de Pordonnance royale et de son
fait cn
il aurait
la preau contraire,
précédé
: agcoplation;
et la scconde de plusieurs
mière de neuf jouts,
mois.
minutieux
Ces faits ct ces observations, quoique
ont néanmoins une importance
en apparence,
si les évaluations qui form: jeure, en cC que,
des droits 9 sont 3
ment la base de porcoption
à nos intérêts,
ainsi qu'il se parait, préjudiciables
ct si d'un autre côlé, comme illo parnit encure, moins
ily a dos omissions qui ne nous sont pas
les dates aequittent; nos négociav. préjudiciables,
a
ieux
Ces faits ct ces observations, quoique
ont néanmoins une importance
en apparence,
si les évaluations qui form: jeure, en cC que,
des droits 9 sont 3
ment la base de porcoption
à nos intérêts,
ainsi qu'il se parait, préjudiciables
ct si d'un autre côlé, comme illo parnit encure, moins
ily a dos omissions qui ne nous sont pas
les dates aequittent; nos négociav. préjudiciables,
a --- Page 53 ---
(48)
teurs du reproche de
négligenee et
pour avoir laissé
d'insouciance,
montrances ni
passer ces évaluations sans rede date
protestation. De plus, l'antériorité
place CC tarif hors de la
cette circonstance laisse
convention, et
réclamation. Le
ouverte la voie de la
mode d'évalucr ofliciellement
à mon avis, préférable à cclui de la
est,
de valeur par le capitaine du
déclaration
vaisseau, le
prictaire des marchaudises ou
provient la fausseté des
son agent; il pridéclarations qui ont tant
d'avantages à la vente sur celles qui sont
ét elle unit à-la-fois tous les
sincères,
nient
intéréls; l'inconvéque ces évaluations ofliciolles
duire est-dans les variations
peuvent proàlautre,
des prix d'une annéc
qui diminuent ou augmentent
d'un
les.revenus
gouvernement, et qui sont susceptibles de
gréver injustement lc
réméde cst. aisé
comsommatenr; mais le
cn rectifiant suivant le cours la
partie du tableau qui éprouverail des fluctuations.
Mais si cette sorte d'évaluation n'est
si cortains articlos
pas cxacte,
taxe est
ne sont pas soumis, si leur
le tarif arbitraire, comme il y a apparence dans
annexé à la loi du 20 avril
traité alors n'est
dernier, le
plus exécuté avec une exacte
impartialité; ou plutôt il est: éludé, ct sans
duire los effets convenus ct attondus; c'cst projai à examiner,
ce que
'
J'ai déjà de mon assertion
dans un article du
une forte présomption
Globe and Traveller du 12'de
ne sont pas soumis, si leur
le tarif arbitraire, comme il y a apparence dans
annexé à la loi du 20 avril
traité alors n'est
dernier, le
plus exécuté avec une exacte
impartialité; ou plutôt il est: éludé, ct sans
duire los effets convenus ct attondus; c'cst projai à examiner,
ce que
'
J'ai déjà de mon assertion
dans un article du
une forte présomption
Globe and Traveller du 12'de --- Page 54 ---
(49)
mois
donne mot à moti ( Il nous parait,
ce
quê je
le tarif, que
après avoir examinésoigaeuement les
exdes articles que
Français
> que beaucoup
valeur
élevée
> portent, sont cstimés à une
plus
> que ceux qui sont généralement importés par si
à Haiti; il nous reste à savoir
2 PAngleterre ccla est de compenser le grand
> T'intention accordé cn
à la France par ce traité n.
> avantage
cst
un erreur,
Le mot compenser
probablement
20 avril dernier, le traité ne pouvait
puisqu'au
cet erreur à été relevée.
exister: Déjà
Le journaliste, en confondant les exportations
comprises dans les évaluaque-j je ne croyais pas
le
dans la mesuie
tions, rentre autant qu'il peut
conseillée; il semble en annoncer le succès,
qu'il-a
On lui doit des remerct jonir de son triomphe.
cimens, et pour son conseil et pour ce dernier
article, et j'ai la confiance que Pun et l'autre
à donner à ses
éngageront notre gouvernement
toutes
agens des instructions pour demander que
d'llaiti, ainsi que
lcs exportations quelconques
soient,
toutes lcs importations indistinctement, évaluasoumises à une
par une mesure généralc,
suivant le
tion nouvello, équitable ct régulière,
degré de qualité do chacune des marchandises, ,
du commerce;
conformément aux usages généraux
cousavoir, pour lcs exportations d'Haiti, auprix
les
au prix
rant' de Pile, ct pour
importations,
courent de'chaque port d'enibarquement. .
cs exportations quelconques
soient,
toutes lcs importations indistinctement, évaluasoumises à une
par une mesure généralc,
suivant le
tion nouvello, équitable ct régulière,
degré de qualité do chacune des marchandises, ,
du commerce;
conformément aux usages généraux
cousavoir, pour lcs exportations d'Haiti, auprix
les
au prix
rant' de Pile, ct pour
importations,
courent de'chaque port d'enibarquement. . --- Page 55 ---
(50)
Ma présomption du préjudice
tuellement notre commerce à Haiti qu'éprouve acblie par la remarque du
est donc étacroire juste ct fondée
journaliste, qu'il fant
en fait, par l'intérêt
a à apprendre une bonne nouvelle à
qu'il
triotes; elle l'est, de plus,
la ses compaassez générale à Londres des par
satisfaction
les espérances
évaluations, ct par
qu'on y conçoit que le commerce
n'éprouvera pas de dommage par le traité
la France.
avec
Maintenant, Monsieur, pour los
en elles-mémes
évaluations
que j'ailues sur les extraits
dans les journaux, et
insérés
que jo puis
un rapport
supposer avoir
unique aux articles de commerce
français et, anglais, je n'ai pas la ridicule
somption d'on vouloir ici
proje puis résister au désir fuirel'appréciation, de
mais
flexions sur
vous offrir mes rcquelques articles ; satisfait, méme
quand je mc serais grossièremont trompé,
été assez heureux
d'avoir
l'inquiôte
pour donner l'éveil, ct exciter
attention de notre
de mes compatriotes. Les belles gouvernement, et
aiguilles do première
aiguilles ou
dollars
qualité sont évaluées à deux
ou 1O fiancs 30 ou 40 centimes le
je ne vois pas d'appréciation de la
mille,
lité qui a aussi son utilité;
moyenne quaancionnes
nous avions de trèsmanufactures
avant FAngletorre,
dl'aiguilles, nous avions
Louis XIV,
puisque, sous le règno de
nous lui fournissions des aiguilles
. Les belles gouvernement, et
aiguilles do première
aiguilles ou
dollars
qualité sont évaluées à deux
ou 1O fiancs 30 ou 40 centimes le
je ne vois pas d'appréciation de la
mille,
lité qui a aussi son utilité;
moyenne quaancionnes
nous avions de trèsmanufactures
avant FAngletorre,
dl'aiguilles, nous avions
Louis XIV,
puisque, sous le règno de
nous lui fournissions des aiguilles --- Page 56 ---
:
(51)
si cette industrie ne s'est pas .
et des épingles;
chez
élevée chez nous à la même perfection que
elle, est-ce une raison pour exclure nos aiguillos
n'évaluant
cclles de premièro
d'Haiti en
que
qualité? la moyenue doit donc étro évaluéo pareillement, et évaluée à sa juste valeur.
Les bas de soie sont cstimés cn général à 24
dollars la douzaine, ou à dix francs environ la
Point de distinction entre le poids et la
paire, Certainement les bas de soie de la faqualité. de Nimcs nc valent pas ceux de la fabribrique
même à poids égal, Mais le grand
que de Paris,
est que nos
inconvénient dans cette confusion,
de bas pesant de 5à 4 onces ne
belles qualités
à Hlaiti, des bas légers
seront pas assez distinguées,
à 2 onces ct
anglais, qui pesent à peine de 2 onces
demie, et qui sont d'une courte duréc, L'évalunla
ctle poids,
tion officiolle, sans distinguer qualité
défaformera dans lesptit du Haitien un Ipréjugé
vorable att vérilable prix.
ceux
dollars;
Les gants depeau ponrlomme,t58
les
de soie pour
pour femme IO dollars;
gants
est estimée
homme 24 dollars. 1 On sait combien
la belle ganteric de France dans toute TEurope;
les droits excessifs; nous aurions conlinué
sans
comme nos pères le
d'eni importer en Anglelorre,
(12 avons
faisaicnt il y a cent cinquante ans. Nous
Les Anglaisont fait de grands
aussi de moyenne.
dans cet article. Pour eux comme pour
progrès --- Page 57 ---
( 52)
nous, il est de toute justice quela qualité
soit distinguée et justement évaluée
commune
pauvre habitant
; de plus, le
d'Haiti, qui n'a que les moyens
"rasmessesNegz-ei taxeduriche,
Les diverses espèces et qualités de montres
estimées ainsi qu'il suit :
sont
Les répélitions on or,
Go dollars.
Les simples, aussi chaque, chaqio
Les montres cn argent, de première 40
qualité, .
: Les communes,
chaque.,
L'extrait que je copie ne mentionne pas les
dules, sans doute parce que les Anglais n'ont penencore monté CC genre de
pas
exportent
fabrique, ct qu'ils n'en
pas.
C'est à nos horlogers à cxaminer
appréciations sont
jusqu'ou ces
justes,à juger si l'évaluation des
communes à 8 dollars ou 4t francs environ, n'est
pas excessive, ct si, par. l'énormité du
est la suite, notre
droit qui en
sidérable et si
commerce d'horlogerie, si conautres
importantpour la Franche-Comté et
parties de la France, n'a pas à en souffrir.
La main-l'oeuvre en notre faveur,
bas prix des montres
qui cause le
communcs, devrait, ce me
semble, nous garantir une supériorité sur
terro.
lAngleLe méme principe, les mêmes raisons
l'6valuation oflicielle
pour
par distinclion de première,
it qui en
sidérable et si
commerce d'horlogerie, si conautres
importantpour la Franche-Comté et
parties de la France, n'a pas à en souffrir.
La main-l'oeuvre en notre faveur,
bas prix des montres
qui cause le
communcs, devrait, ce me
semble, nous garantir une supériorité sur
terro.
lAngleLe méme principe, les mêmes raisons
l'6valuation oflicielle
pour
par distinclion de première, --- Page 58 ---
(53.),
moyenno ct derniore qualités,
ment aux calicots,
s'appliquent égalecotonnades, moussolines,
tistes, linons ct draperios, et à tous autres
baque nous fabriquons conjointement
objets,
terre, ou que nous ne fabriquons
avec TAnglequ'elle ne fabrique
pas'avec elle, ou
étre égalo
pas avec nous.. Lajustice doit
pour tous, Jo m'en
c'est aux négocians
tionsià, oes citations;
éclairés
faire
dang.eos matières à
remarquer, dès que le tarif sera
ses abus à notre
plus connu,
réforme
préjudice, et à en solliciter la
dans les parties défectucuses; notre
vernement a déjà manifesté
gou-
- etil s'empressera,
son mécontontement,
les fruits
je n'en doute point, à recueillir
rable
de leurs.lumicres, L'occasion est favo-
: de nonveaux commissaires
sont
arrivés à Paris, ct-nos
haitions.
agens seront bientôtà Haiti.
Sijai commis quclques erreurs de fait dans:les
citations d'articles du tarif, elles ne doivent étre
imputécs qu't Tinexactitude, ou aux omissions des
extraitsanglais,
Il mc reste à parler de l'article lo
tant de nos produits
plus importerritoriaux, les vins; ils sont
imposés à in droit fixe, Ce mode de
me parait arbitraire, etrenfermer de
procéder
véniens,.
grayes inconLes vins rouges et blancs communs sont taxés
IO dollars le cask, c'est-à-dire
à
sure
vaisseau sans mcdéterminée; ces IO dollars forment
i. 51 francs. En supposant,
à-peu-près
çar je suig forcé de sup-
nos produits
plus importerritoriaux, les vins; ils sont
imposés à in droit fixe, Ce mode de
me parait arbitraire, etrenfermer de
procéder
véniens,.
grayes inconLes vins rouges et blancs communs sont taxés
IO dollars le cask, c'est-à-dire
à
sure
vaisseau sans mcdéterminée; ces IO dollars forment
i. 51 francs. En supposant,
à-peu-près
çar je suig forcé de sup- --- Page 59 ---
(54)
poser, n'ayant pas le toxte du tarif en
cas oi ce vaisseau où pièce scrait de français, le
250 litres, le droit
200 ou de
sur le litre serait, au premier
cas, de 25 centimes, au second, de 20, Levin de
Madère, de Ténérife, de Malaga, du
et Muscat, est fixé à 25
Cap,
centimes, ou un quart de dollar,
représentant I franc 30 centimes de notre monnaic
par chaque gallon, qui est de quatre litres, même
un peu plus; le droit serait donc de 32
et demie par litre,
centimes
Or, jele demande, y a-t-il unc proportion raisonnable entre cette taxe sur les gros vins
de Bordleaux, du Médoc et du
communs
valent à peine de
à
Roussillon, qui
75 10O francs dans les
d'eml
ports
barquement, et cclle sur les vins fins de Madère, Ténérife, Malaga et Muscat, dont la
est au moins triple? (J'en
valeur
qui doitétre
excepte le vin du Cap,
étonné de sC trouver en si bonne compagnic.)
Celte observation a plus
le
d'importanc e qu'on ne
penserait au premier aspect, L'Angle terre, on le
sait, a le monopole des vins de
ilcs
Madère, et autres
portugaises, dans les mers
et
tres iles encore voisines.
d'Afrique,
d'audes
Elle bonifio ces vins par
voyag es aux Indes orientales; elle
de
Haiti des colonies
a, prés
quilui servent d'ontrepôt; la Jamaique en est tres-voisine; ces ilcs
sont plus préa
portugaises en
que PEurope, ct
moins de frét; moins de frais de conséquemment
mer ; que d'avan
autres
portugaises, dans les mers
et
tres iles encore voisines.
d'Afrique,
d'audes
Elle bonifio ces vins par
voyag es aux Indes orientales; elle
de
Haiti des colonies
a, prés
quilui servent d'ontrepôt; la Jamaique en est tres-voisine; ces ilcs
sont plus préa
portugaises en
que PEurope, ct
moins de frét; moins de frais de conséquemment
mer ; que d'avan --- Page 60 ---
(55 )
unc moindre
tagos réunis - faut-il encorey joindre
relative! Le
TOporto ct autres
taxe
Champagne,
aussi au droit
qualifiés de yins fins, sont imposés
fixe de deux dollars par douzaine do bouteilles,
Los vins à la
c'est-à-dire 90 centimes par chaque.
chers
bouteille sont ct doivent étre, il est vrai plus
dans la même qualité; mais
que ceux cn pièces,
raisonnable, quand
yatillà encore une proportion
le lile Madère en pièces ne paie que 32 contimes
le
élevé du vicux et excellent
tre? Qui ignore prix
au Champagne;
vin de Madère, peut-éire supérieur
à Londres même il s'y vend aussi. cher, quoique
le dernier paie des droits d'un bon tiers cn sus.
la nécessité de réCe peu de réflexions prouve
demander au
clamer contre un droit fixe, et dc
d'Haiti, des évaluations officielles
gouvernement
de
elles
la népour toutes les sortes vins;
prouvent
le
cessité
ces évaluations soient mesurées sur
que
de qualité, même sur Pannée
degré d'ancienneté,
courans dans les
dans certains cas, d'aprèsles prix
droit ad vaports d'embarquement; sans un juste
toutes les
de tous les pays,le
lorem, sur
espèces,
sontenir la contraité sera éludé; nous ne pourrons
Loncurrence avec les Anglais dont les entrepôtsà vins
de ces excellens
dres et autres ports regorgent
vins, taxésà un droit fixe disproportionné.
soit
d'observer, en finissant,
Qu'il me
pormis
assz avancés
les Haitiens ne sont.pas encore
que
connaissancos du commerce général, pour
dans les --- Page 61 ---
( 56)
courant
si variés de toutes les marétre au
desprix
s'importent dans leur ile, et qu'al6
chandises qui
le traité), les Anpoque oà le tarif a été fait (avant
possédaient encorc, toute linfluence sans
glais y
jointe à cclle de Yexparlage; cetle circonstance,
dans
pression anglais, qu'on: rencontre quelquefois
le tarif, decèle que les évaluations sont de fabrique
anglaise. Il est temps que le tarif d'Haiti n
dovienne
européen.
Agréez, Monsieur, los seil
CF de votre
scrviteur.
très-humble et trekolntissant
T.A.M.
FIN. --- Page 62 ---