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OU
LA
MORT.
LIBERTÉ
DE
-
noid
asnil
INDIGÈNE:
ARMÉE
anones
1A R 1101
i2
- ( ds
Janvier, mil huit cent
Asaaer premier
Général en Cbef de Tarmée Indigene,
guatre, le
Chefs de Tarmée,
scompagné des Généraux,
les mesures qui
convoqués à Peffet de prendre
tendre au bonheur du pays.
doivent
connaitre aux Généraux assemAprès avoir fait
d'assurer. à jamais
blés,ses véritables intentions,
stable,
d'Hayti, un Gouverncment
aux Indigènes
sollicitudes ce qu'il a fait
objet de sa plus vive
Taire connaitre aux
un disceurs qui tend à
rendre le
par
la résolution de
Puissances Etrangeres,
d'une liberté conindépendant, et de jouir
et
pays
du peuple de cette Ile;
sacrée par le sang
a demandé que
après avoir recueilli les avis,
le serassemblés prononcât
chacun des Généraux
de mourir
à jamais à la France,
ment de renoncer
domination, et de
plutôt que de vivre sous sa
l'indédernier soupir pour
combattre jusqu'au
pendance.
Aorr hogrnt
maisliitt
ne28 --- Page 2 ---
Les Généranx,
(:)
après avoir donné pénétrés de ces principes
d'ane voix
sacrés,
sion au projet bien
unanime leur adhéont tous juréa la
manifesté dindigendae,
renoncer à
postérité, a Tuxivers
jamais a la
entitr,de
que de vivre sous sa France, et de mourir plutôt
Fait aux Ganaives, domination.
Ker. jour: de a liudépendance ce Ier, Janvier 1804 et de
Signés,
d'Hayti.
Pétion, DESsiMans,Gerdnal en chef,
Clervaux, Gelfrard,
Chiristopfie;
Genéraux de Division; P.
Veruet, Gabart;
F. Capoix, Daut,
Romain,-E. Gerin,
Cangé, L. Dazelais, BestiahcFreesi Ferou,
Herne, Toussaint
Magloire Ambroise, J. Jaues,
Brigade, Bonnet,F. Brave, Yayon, Genérauz de
Marion,
Papalier, Morelly,
Adjudans - Gencraur;
Chevalier,
Chefi de Brigodes Charéron, Migny, Rour,
Malajoux,
B. Loret,
Dupuy, 2 Carbonne,
Quené,
Raphael, Malt,
Diaqnoi ainé,
ft Boisrond Tonnerre, Derenoneourt, Oficiers de Parmée,
Seiritaire,
E
9.1
6G
XGONS
nodantmab c3
2371Y b
niqs0e soimob usunact
D1
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- Gencraur;
Chevalier,
Chefi de Brigodes Charéron, Migny, Rour,
Malajoux,
B. Loret,
Dupuy, 2 Carbonne,
Quené,
Raphael, Malt,
Diaqnoi ainé,
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Seiritaire,
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LE
GÉNÉRAL
EN
CHEF,
AU PEUPLE
D'HAYTL
CITOYENS,
assez d'avoir expulsé de votre pays
CE n'ést pas
les barbares qui l'ont ensanglanté depuis deux siècles;
ce n'est pas assez d'avoir mis un frein aux factions
toujours renaissantes qui se jouaient tour-à-tour du
fantôme de liberté que la france exposait à vOs yeux;
il faut par un dernier acte d'autorité nationale, assurer
de la liberté dans le pays qui nous a
à jamais l'empire
vu A naitre; il faut ravir au gouvernement inhumain
qui tient depuis long-tems nos esprits dans la torpeur
la plus humiliante, tout espoir de nous réasservir;
il faut eufn vivre indépendans ou mourir.
Indépendance, Oul la mort.
que ces mots
sacrés nous rallient, et qu'ils soient le signal des
combats et de notre réunion.
dans
Citoyens, mes Compatriotes, j'ai rassemblé
ce jour solemnel ces militaires courageux, qui,
de recueillir les derniers soupirs de la
à la veille
la sauver;
liberté, ont prodigué leur sang pour
Généraux
ont guidé vos efforts contre la
ces
qui
encore assez fait pour votre
tyrannie, n'ont point
encore
bonheur. .
le nom français lugubre
nos contrées.
le souvenir des cruautés de ce
Tout y retrace
lois, nos moeurs, nos villes,
peuple barbare ; nos
française; que distout encore porte T'empreinte dans notre Isle, et vous
je, il existe des français
de cette Répuvous croyez libres et indépendans nations,. il est
blique qui a combattu toutes les
ces
qui
encore assez fait pour votre
tyrannie, n'ont point
encore
bonheur. .
le nom français lugubre
nos contrées.
le souvenir des cruautés de ce
Tout y retrace
lois, nos moeurs, nos villes,
peuple barbare ; nos
française; que distout encore porte T'empreinte dans notre Isle, et vous
je, il existe des français
de cette Répuvous croyez libres et indépendans nations,. il est
blique qui a combattu toutes les --- Page 4 ---
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Petis - qui ont
mais qui n'a jamais vaincu
vtai;
voulu être libres, a
quatorze ans de notre
Eh quoi ! victimes pendant
vaincus, non par
crédulité et de notre indnlgence; la pipense éloquence
des armées françaises, mais par 2 quand nous lassede leurs agens;
des prodamations
le même air qu'enx
- nous de respirer
bonrrons
a 4 de commun avec ce peuple
Qu'avons -nous
à notre patiente modéreau ? Sa crnauté comparée
rétendue des mers
couleur à la nôtres
ration; sa
notre climat vengeur nous
qui nous séparent,
sont pas nos frères, qu'ils
disent assez qu'ils ne
s'ils trouvent un
E
jamais, et que
ne le deviendrost
encore les machinaasile parmi nous, ils seront
troubles et de nos divisions,
teurs de nos
hommes femmes, filles et
Citoyens Indigenes,
sur toutes les partics
enfins, portés vos regards vous vOs épouses, vous
de cette Isle, cherchez-y, frères, vous vos soeurs ; que
vos maris, vous vos
enfans, vos enfans à la
dis-je, cherchez-y vos devenus. e
Je frémis
'mamelle : Quc sont-ils
Au lieu
la proie de ces vautours.
"dc le dirc
oeil consterné
-
intéressantes, votre
de ces victimes leurs assassins ; que les tigres
n'appercoit que
de leur sang, et dont Paffreuse
dégoultant ençore
insensibilité et votre
présence vous reproche votre
pour
lenteur à les. yenger. Quattendez-vous avez voulu
coupable leurs mânes ; songez que vous
de vos
appaiser
auprès de ceux
que vos restes reposassent chassé la tyrannies despères, quand vous avez tombes, sans les avoir
cendrez-vous dans leurs
ient les
Non, leurs ossemens repouser
venges?
votres,
et dont Paffreuse
dégoultant ençore
insensibilité et votre
présence vous reproche votre
pour
lenteur à les. yenger. Quattendez-vous avez voulu
coupable leurs mânes ; songez que vous
de vos
appaiser
auprès de ceux
que vos restes reposassent chassé la tyrannies despères, quand vous avez tombes, sans les avoir
cendrez-vous dans leurs
ient les
Non, leurs ossemens repouser
venges?
votres, --- Page 5 ---
(5)
Généraux intrépides
Et vous hommes pécieue;
malheurs, avez
qui, insensibles à vos propres
tout votre
rsesuscité la liberté en lui prodiguant rien fait, si vous
sang; sachez que vous n'avez
terrible, mais
donnez aux nations un exemple
ne
doit exercer un peuple
juste, de la vengeance que liberté, et jaloux de la
fier d'avoir recouvré sa
oseraient tenterde
maintenir; effrayons tous ceux qui
françaisw
nous la ravir encore: : commençons parles côtes, sinon par le
Qu'ils frémissent en abordant nos
moins
des cruautés qu'ils y ont exercées,au
souvenir
terrible que nous allons prendre
par Ha résolution
né français, souil-
-de dévouer à la mort, quiconque
de la liberté.
sacrilége le territoire
lerait de son pied
libres, osons l'être par nousNous avons osé être
imitons l'enfant qui
mêmes et pour nous-mèmes; brisc la lisière qui lui
grandit: son propre poids dans sa marche. Quel
devient inutile et Tentrave
voudrait
pour nous ! quel peuple
peuple a combattu
Et quelle déshorecueillir les fruits de nos travaux?
être esclaves.
absurdité que de vaincre pour
norante
cette épithète quaEsclaves ! : laissons aux français
d'être libres.
lificative: ils ont vaincu pour cesser imitons ces peuples
Marchons sur d'autres traces,
sur Pavenir et
qui, portant leurs sollicitudes jusques
de la
de laisser à la postérité Vexemple du
appréhendant
être exterminés que rayés
lâcheté, ont préférés
nombre des peuples libres.
l'esprit de proséliGardons-nons cependant que laissons en paix
tisme ne détruise notre ouvrage;
sous
voisins, qu'ils vivent paisiblement
respiver nos
sont faites, et n'allons pas,
Tégide des.lois qu'i's se
leurs sollicitudes jusques
de la
de laisser à la postérité Vexemple du
appréhendant
être exterminés que rayés
lâcheté, ont préférés
nombre des peuples libres.
l'esprit de proséliGardons-nons cependant que laissons en paix
tisme ne détruise notre ouvrage;
sous
voisins, qu'ils vivent paisiblement
respiver nos
sont faites, et n'allons pas,
Tégide des.lois qu'i's se --- Page 6 ---
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en légisrévolationairers nous érigeant
boutes-feu
faire consister notre gloire
lateurs des Antilles, des Isles qui nous avoisià troubler le repos
comme celles que: nous
nent ; elles n'ont point,
innocent de leurs
habitons, été arrosées du sang
à exercer
habitans; ils n'ont point de vengeance
contre P'autorité qui les protège. connu les fléaux qui
Heureuses de n'avoir jamais
faire des
elles ne peuvent que
nous ont détruit;
yoeux pour notre prospérité. anathême au nom franPaixa nos voisins, mais france: voilà notre cri.
çais, haine éternelle a la
destinée me réIndigènes d'Hayu! monhenreuse qui dût veiller
servait à être un jour la sentinelle sacrifiez : jai
de lidole à laquelle vous
été
à la garde
quelquefois seul; et si j'ai
veillé, combattu, remettre en vos mains le dépôt
assez heureux que de
confié, songez que c'est à
sacré que yous m'avez
En combattant pour
à le conserver.
vous maintenant travaillé à mon propré bonheur.
votre liberté jai
des lois qui assurent
Avant de la consolider par Chefs,
vos
quejementie
votre. libre individualité,
devons la dernière
ici, et moi-même nous vous
preuve de notre dévouement. réunis ici près de moi
Généraux, et vous Chefs,
le jour est arrivé,
le bonheur de notre pays,
notre indé-
- pour
doit éterniser notre gloire,
ce jour qui
pendance.
nous un cceur tiède,
S'il pouvait exister parmi
le serment
s'éloigne et tremble de prononcer
qu'il
qui doit nous unir.
à la postérisé, à nouisJurons à Punivers entier,
preuve de notre dévouement. réunis ici près de moi
Généraux, et vous Chefs,
le jour est arrivé,
le bonheur de notre pays,
notre indé-
- pour
doit éterniser notre gloire,
ce jour qui
pendance.
nous un cceur tiède,
S'il pouvait exister parmi
le serment
s'éloigne et tremble de prononcer
qu'il
qui doit nous unir.
à la postérisé, à nouisJurons à Punivers entier, --- Page 7 ---
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A1FE
(7)
et de mourir
à jamais à lafrances
mémes de renoncer
de vivre sous sa domination.
plutôt que
dernier soupir pour FindipenDe combarrejugt'as
dance de notre pays.
long-tems infortuné, témoin
Et toi, peuple trop
souviens: toi que
du serment que nous prononçons, que jaicompté
et ton courage
c'est sur ta constance dans la carriere de la liberté
quand je me suis lancé
et la tyrannie contre
le despotiame
rapelle toi
pour ryccimbanne luttais depuis quatorze ans ;
à
lesquels tu
voler à ta défense, parens,
quej j'ai toutsncrifié pour maintenant je ne suis riche
enfans,. fortune, et que
est devenu en horreur
que de ta liberté; que mon nom
et que les
qui veulent lesclavage,
à tous les peuples
le
qu'en maudespotes et les tyrans ne prononcent et si jamais tu
dissant le jour qui m'a vu naitre; les lois que J le
refusais ou recevais en: - murmurant me dictera pour ton
génie qui veille à tes destins
ingrats:
le sort des peuples
bonheur, tu mériterais
affreuse idée ; tu seras le
Mais loin de moi cette
du Chef
soutien de la liberté que tu chéris, Tappui
qui te commande.
mains le serment de vivre
Prête donc entre ses €
la mort à tout
et de préférer
libre et indépendant,
sous le joug. Jure enfin,
ce qui tendrait à te remettre traitres et les ennemis
de poursuivre à jamais les
de ton indépendance.
le premier
des Gonzives,
FAIT au Quariergénirale
PAn premier de
Jaryier, mil huit cent quatre, -
Tlndipendance 7
-
J.1 Lo
DESSALIRES
Signt, --- Page 8 ---
PEUPLE DHAYTL
AU NOM DU
Chefs des Armées de PIsle
Novs Généraux et
des bienfaits
pénéttés de reconnaissance
d'Hayti,
du Général en Chef,
que nous avons éprouivés
de la liberté
Dessalines, le protecteur
Jean-laeques
a
dont jovit le pemple.
de VindépenAu nom de la liberté, au nom rendu heureux,
dance, au nom du peuple qu'il a
à vie,
Gouveroner - Général;
nous le proclamons
aux Lois
d'obir aveuglement
d'Hayti; nous jurons
la seule que nous reconémanées de son autorité,
le droit de faire la
naitrons: nous lui donnons
et de nommer son successeur.
paix, la guerre
des Gonaives, ce ICr,
Fait au Quarter-Ginéral
1804, et le 1er, jour de lindépendance.
Janvier
J. Herne, Capoix,
Gabart, P. Romain,
Signes,
E- Gerin, Vernet, Pétion,
Christophe; Geffrard,
Cangé, Ferou,
Clervaux, Jean-Louis - François,
Brave, Magloire Ambroise, 1
Yayou, Toussaint
Louis Bazelais.
2 2
AU PORT-AU-PRINGE.
NT.
du GOUVERNEME
De PImprimerie