--- Page 1 --- --- Page 2 ---
- e
122-7
O
of Natural History.
Boston Society
From the Library of Dr. Amos Binney.
Deposited by Mrs. M. A. Binney.
Received --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
VOYAGE
DANS LE NORD
D'HAYTI,
ou
REVELATIONS
DES LIEUX ET DES
MONUMENS
HISTORIQUES --- Page 8 ---
- - Ato Vaa --- Page 9 ---
VOYAGE
DANS LE NORD
TOTO
D'HAYTI,
OU REVELATIONS
A0
DES LIEUX ET DES
MONUMENS
HISTORIQUES.
PAR
HERARD-DURESTE,
Député à la Représentation
Nationale.
Persuadé la
que rien n'est muet dans la nature
outler.Jantemgnatt les lieux et les pour qui sait
monumens.
Chapitre VIII.
a
AUX CAYES,
DU
DELINFRINERIE
TGOUYERNENENE
1824. --- Page 10 --- --- Page 11 ---
formant la Chambre des
Députés
Aux citoyens
des Communes.
Reprcsentans
Honorables Colligues 2
hommage de mes travaux à
LE désir constant de fuire
à vous dédier
échauffe mon zelo.et me porte
la patrie
NoRD D'HAYTI, etc. comme
mon VoYAGE DANS LE
tribut queje lui consacre.
du cceur humain m'ont
Les sentimens les pluis puissans le tableau des malheurs
fait prendre la plume pour tracer
au goit dun
de la
d'Haiti;je me suis conformé
et
gloire
les traits de Thistoire sous le
sere aimable en présentant
Heureuz si cefaible
des REVELATIONS.
voile alligorique accueil et le suffrage de mes compaessai obtient votre
la pureté dintriotes ! plus heureux encore si, respectant --- Page 12 ---
tention qui lui ont d'arance
bienteillance les plus
obtenu les
de
toyen qui veille
fatteurs de lupart lémoignages de
aux destinées
Fillustre civous avez célébré le
de la lugpoblique, 2 et dont
VELATIONS du venin génie, la malignité préserve les
et celle qui tinspira que sa langue distille
REde leur cewvre.
auront alors regu le plus L'auteur
digne priz
Agrécz, Ligislateurz,
estime.
Passurance de ma respectueuse
Salut en la patrie.
MUERURDHDEGNUESLE --- Page 13 ---
Liberté.
Egalité,
RÉPUBLIQUE D'HAYTI
Port-aw-Prince, le 26 mai 1824, an 21 de
Plndépendance.
LA CHAMBRE DES
REPRÉSENTANS,
Au Représentant Hérard-Dunesie.
Citoyen Représentaut,
POS
colligues, 2 toujours jaloux
Harls, et
d'honorer les beauzplens désirant,) pour Putilité de la société,
les
deciemment, s'il est possible, une
que
ta-
"public, acceptent avec
portion du domaine
wowrnge.
satisfuction la dédicace de votre
Roppeler Phéroisme et les
run sujet digne dun véritable malheurs de la patrie était
smanlataire du
ami de nos
peuple. Vos
institutions,dix
point de rendre hommage concitoyens ne manqueront
psont libérales.
ddes wues aussi louables qu'elles
,) pour Putilité de la société,
les
deciemment, s'il est possible, une
que
ta-
"public, acceptent avec
portion du domaine
wowrnge.
satisfuction la dédicace de votre
Roppeler Phéroisme et les
run sujet digne dun véritable malheurs de la patrie était
smanlataire du
ami de nos
peuple. Vos
institutions,dix
point de rendre hommage concitoyens ne manqueront
psont libérales.
ddes wues aussi louables qu'elles --- Page 14 ---
Is vous saluent avec une
di
parfaite estime.
nom des Membres dela
Représentation nationale,
Le Président de la Chambre,
ARDOULY:
Les Scerétaires,
ROQUE FILS el ELIE. --- Page 15 ---
VOYAGE
DANS LE NORD
D'HAYTI,
OU
REVELATIONS
DES LIEUX ET DES
MONUMENS
PREMIERE
PARTIE,
s0
EXPOSITTON
EST par vos ordrés, dont
exerce sur mon coeur
la douce autorité
suasion, c'est pourvous, T'empire séduisant de la
treprends le récit de
permon
maftoscBoreeen
vous T'offre comme
voyage dans le quej'enle coloris à
une ébauche dont
Nord. Je
sibilité
votre fertile
J'abandonne
exquise qui chez imagination, et à cette senvous prend la teinte da
--- Page 16 ---
caraciére
(2)
vOs idées éminemment haitien
rendrai comme dans vOs moindres qu'on admire dans
marqués compte des rapports
aetiens.devots
entre les
diversifies
ceux qui
oljets qui frappèrent que j'ai reterai Timpression occupérent ma penste;je
ma vue et
rant cette contrée qu'ils firent sur moi, vous rapporqui retentit
en parcouChristophe, et où
encore du nom de
aborder sans crainte naguère un
à celui de
voyageur n'osait
ces victimes d'éprouver un sort
molait à des dieux
que Fantique Tauride pareil
cette ville
inopulente et
abematedeven
siècle dernier, le
superbe, que, vers parlerai la fin de,
proclamérent Tastre commerce, le luxe et
du
ou des ruines
de Farchipel
Tindustrie
Thistoire
semblent
américain, et
la mémoire des aujoundbui conserver pour
préparérent notre
grands événemnens
régénération.
qui
Heureux, si
De Bernardin d'antpincemu léger
Je puis avec art suivant les traces,
Ce que la nature mélanger et les
Offrent à nos sens
graces
Et, par un trait d'enolmateur,
Commne ce fécond épisodique,
narrateur,
Yjoindre un grain de politique.
Ne vous elliayez
de ce dernier mot pas, Estelle, de la
que les muses n'ont dissounance
longatempa
grands événemnens
régénération.
qui
Heureux, si
De Bernardin d'antpincemu léger
Je puis avec art suivant les traces,
Ce que la nature mélanger et les
Offrent à nos sens
graces
Et, par un trait d'enolmateur,
Commne ce fécond épisodique,
narrateur,
Yjoindre un grain de politique.
Ne vous elliayez
de ce dernier mot pas, Estelle, de la
que les muses n'ont dissounance
longatempa --- Page 17 ---
rentendu
(3)
lelles
prononcer qu'en frémissant;
s'accoutument à son
aujourd'hui,
même des charmes qui lui langage,elles lui prêtent
qu'ici, sans doute dans
étaient inconnus justoutefois, si elle se
Fintention de Thumaniser;
récit, considérez-la reproduit trop souvent dans ce
pour faire ressortir les comme une ombre nécessaire
couleurs du tablean. --- Page 18 ---
CHAPITRE
PREMIER,
LE DEPART:
Gpdadensoplsf
JJ. E vais
quitter cette cité
delllet - et de la Ravine,
que baignent les ondes
de preuves du dévouement cette cité qui a donné tant
les idées
de ses citoyens, et oû
pinion; mais républicaines ont formé le réseau de l'opartîmes de la
remmmuthgitenatjer
débutent
rade des Cayes? Dimaije:Nous
la plupart des
C'est ainsi que
quisépare le sitaple du voyageurs, et la nuance
faut un goût bien
commun est si délicate
d'Ariane
épuré pour la saisir:
qu'il
Eh bien!
c'est le fil
langage de Fénélon dont J'essaierai d'emprunter le
prétendre imiter ni
je n'ai pas la vanité de
pureté, Je commence. Télégance, ni les grâces, ni la --- Page 19 ---
Le soleil quiéclaira (
(5)
vit à son lever
le deux décembre (*)
auquel,
voguer sur le
nous
sil'on en croit un
redoutable élemnent,
pourla première fois,
ses
Leermesiitonee
destinées.
engagea Thomme à confier
Nous nous
I les objets
éloignions dup port, et à mesure
C tage
pâlissaient à nos
que
disposé à la
reganle,jéetasis davann reposent les cendres méditation. Bientôt cette
B Benjamen
des Rigaud, des
place où
Ogé et de tous ces hommes Geflirard, des
illustrérent la patric,
célébres
I ils
disparut à nos
qui
rieux disparurent du théâtre ou ils ont yeux, comme
souvenirs.
laissé de si glode TAbacou fut
posite de la côte presque un cuchantement. A
dosat
s'élève un roc
que nous venions de
Topécumeuse
escarpé ou côte de fer. parcourir,
vient se briser,
Là, la vague
d'eau, et produit un bruit s'élance en mille
0 tonnerre grondant
cavemeux qui
jets
n mornes offre
dans le lointain:
iimite le
dans cet endroit
Thorizon des
ctout-à-fait
une
rtraste intéressant. pittoresque, et T'ensemble est perspective d'un
En
conparcourant de
couronnés par la
mes regards ces bords, tantôt
verdure, et tantôt
* )L'an 17e. de
offrant Taridité
FIndépendauce d'Haiti,
nerre grondant
cavemeux qui
jets
n mornes offre
dans le lointain:
iimite le
dans cet endroit
Thorizon des
ctout-à-fait
une
rtraste intéressant. pittoresque, et T'ensemble est perspective d'un
En
conparcourant de
couronnés par la
mes regards ces bords, tantôt
verdure, et tantôt
* )L'an 17e. de
offrant Taridité
FIndépendauce d'Haiti, --- Page 20 ---
(6)
sauvage, un sentiment mêlé
trisa par degrés mes
d'enthonsiasine élecde la
seusijejoniesais des
contemplation, et
délices
est pour ainsi dire le pourtant cette faculé qui
quelle elle
messager de la pensée à laabsorbée rapporte nos sensations, était
par le plaisir; je sentais
chez moi
sentir.
et ne faisais
que
Ainsi de la nature
Enchante Le mobile tablean
notre esprit par le charme du beau.
Sublime sarchitecture,
Dontlêtre indilérent
Ignore
Etale tes trésors : Tharmonie,
De Tartiste parle-nous du génie
puissant
Que dans toil'on admire,
Et Phumble Tout est prodigieux;
bnervateurjautds Qu'en
merveilleux
valinje veux décrire,
Quelle beauté de
tinue des êtres! Qui rapports forme a la chaine conbrables anneaux
peut s'arrêter sur ses
sans
innomment d'admiration! éprouver un profond sentimerveilleuse,
Partout éclate une
mais elle n'est
prévoyance
ciée que
vue, elle n'est appréTunivers parladorateurde la nature; pour lui iseul
différent entpeuplédétress voit
sensibles, tandis que linerrant dans les-épaisses Resnsieitereees matérinliste,
ténébres du hazard,abade --- Page 21 ---
donne les lumières (7)
ture (a).
de sa raison en
fuyant la naArraché par un
pèce d'extase dans déragement importon de l'esprivé pendant
laquelle j'étais
L - lion;feusse deux jours d'une
plongé,je fus
fatigante, passé ce temps dans agréabe occupacde
malgré les
une
mes autres
saillies de
monotooie
Rews,et la
Lét6 en la
compagnons de voyage,
gaité
(ché
compagnie de
sije n'eusse
sous le tillac,
Sterne et de Bullon.
avec mes deux
je m'entretins
Coussette ouje les avaisl amis, queje retirai d'une successiremess
lle soin de la
logés, etje remis à petite cascontinuité de mes
mon retour
observations surles
cces
variété
elepergeatreni
fortunés rivages.
des akesquibordeut
En déroulant le
keva pour moi un petit systême du monde, Buffon
ptravaille la
coin du voile
sounature. Ecartant
derrière lequel
Ations, ici,je voyais
ses
Ides débris des
une pépinière d'iles ingépieuses ficIde la mer,
continens, antieipersurles se former
Tocéan envahisait ewvingranadiennt, tandis
domaines
vendiquait
des contrées que plus loin,
Tautre
d'un côté les droits entières, et re-
(6).
qu'il perdait de
C'est ainsi, mon amie,
eédent et se
que les empires se
remplacent; ainsi on voit
sucune terreja-
ses
Ides débris des
une pépinière d'iles ingépieuses ficIde la mer,
continens, antieipersurles se former
Tocéan envahisait ewvingranadiennt, tandis
domaines
vendiquait
des contrées que plus loin,
Tautre
d'un côté les droits entières, et re-
(6).
qu'il perdait de
C'est ainsi, mon amie,
eédent et se
que les empires se
remplacent; ainsi on voit
sucune terreja- --- Page 22 ---
dis fertile,
(8)
fruits
frappée de stérilité, et les
orner les lieux
feurs et les
marais pestilentiels, qu'oecupaient autrefois des
Admirable
vers, que ne peuvent détruire équilibre de Funicoalisées avec Terreur,
nos passions toujours
des société et Tharmonie pour bouleverser T'ordre
Sterne
de la nature!!
m'entretint d'idées bien
mais, toujours sentimental,
moins grandes;
il
gination loin des lieux oû la conduisait mon imacens aux pieds de son idole, servitude brûle l'encolline, au bord d'une onde surle penchant d'une
de paille,, je révais près du pure, ou sous un toit
illusions du bonheur.
laboureur aux douces
En voyageant ainsi, je
nautes qui
ressemblais à ces
parcourent le monde sans
Argochambre, et
sortir de leur
j'eusse en effet
sans
traversé
m'apercevoir du trajet.
T'immensité
Passant doucement] T'entrée du
Prince, dans la nuit du 5
golfe du Port-anà la hauteur du
au 6, au jour nous étions
qui règnent à Touverture Mole-St-Nicolas; les vents aligés
sérent dans le
de la baie nous
port où un canot de
pousintroduisit; et nous
pécheur nous
descendimes au rivage. --- Page 23 ---
CHAPITRE II.
Meditation: : Rencontre dun
vicillard ais Mole.
M..
coeur fut
voyant cette ville donlourensement célébre
affecté en reannées et par la mort d'un par un siége de trois
brillera d'un immortel
héros dont le
la gloire.
éclat dans les fastes nom
Cette cité, belle
de
rivalisait nos villes par son immense port,
ans, et subsistait commergantes, ily a
qui
fendait, n'offre encore lorsque Lamarre quatorze
geur
plus à T'oeil
la dé.
que des ruincs,
consterné du
5 çons des piliers
des décombres, des voyaC ques cabanes de ensevelis sous des
tronI
remplacé
pécheurs
lianes; quels
Ces maisons ou jetées gà et là ont
simple, mais agréable
régnait le gcât
Ilon trouvait
architeeture:
d'une
pmondos,
réunies les
cesjardins où
out
cette place ornée productions des deux
a disparu. Je les
d'arbres
rent
cherchai
msgaifinques;
naguire, et ne les
auxlieux où ils
ce sentiment
retrouvai plus.
fuprofond qui ponctre
Eprouvant
l'ame du voya-
jetées gà et là ont
simple, mais agréable
régnait le gcât
Ilon trouvait
architeeture:
d'une
pmondos,
réunies les
cesjardins où
out
cette place ornée productions des deux
a disparu. Je les
d'arbres
rent
cherchai
msgaifinques;
naguire, et ne les
auxlieux où ils
ce sentiment
retrouvai plus.
fuprofond qui ponctre
Eprouvant
l'ame du voya- --- Page 24 ---
geur philosophe,
(10 )
sert le reste de lorsqu'il rencontre dans nn déla
ces monumens qui consacrent
grandeur etle génie des
des siécles et des
peuples que les torrens
nais
révolutions ont
mes regards vers cette
anéantis, je touroutragent si souvent,
nature que les) hommes
des soins
et saisi de vénération à l'idée
qu'elle prend de cacher
gnages de nos folies, en faisant jusqu'aux témoiles débris de tant d'états
croître T'herbe sur
je, voila les funestes
saccagés: Voilà, me disle tyran
effets de T'ambition! Et quoi!
quirégnait en ceslieux ne voulait donc d'autreempire que celui de la désolation, d'autre
que les larmes, la misère etles
félicité
J'étais abimé dans
calamités publiques.
ces réflexions,
venir à moi un vieillard
lorsque je vis
physionomie
encore frais, mais dont la
pRrtait l'emprinte du
traits ne m'étaient
chagrin; ses
à
pas inconnus, cependant ils 6chappaient ma mémoire. Nous nous
me regarde avec
salnâmes; il
multané,
attention, et d'un mouvement siC'était nous nous élançâmes l'un vers l'autre.
G**, 2 frère d'un personnage
figura avec distinction dans la remarquablequi
vile. Je l'avais
première guerre ciconnu pendantle cours des
gnes de Lamarre dans le Nord; de
campagers nous avaient liés, malgré la communs dandifférence de nos
ages,et nous éprouvâmes dans une
inattendue le besoin de
circonstance si
nous épancher. Je lui fis
'un mouvement siC'était nous nous élançâmes l'un vers l'autre.
G**, 2 frère d'un personnage
figura avec distinction dans la remarquablequi
vile. Je l'avais
première guerre ciconnu pendantle cours des
gnes de Lamarre dans le Nord; de
campagers nous avaient liés, malgré la communs dandifférence de nos
ages,et nous éprouvâmes dans une
inattendue le besoin de
circonstance si
nous épancher. Je lui fis --- Page 25 ---
mille questions
( 2 II )
dre àa
sans lui donner le
aucune. J'étais mup
temps de réponil le vit, et me dit: par un sentiment pressant:
causerons à loisir:je Retirons-nous un peu, nous
tion Thabitudedela remarquai dans cette précauvernement de
crainte sous T'ombrageux
Christophe;
gouLeclerc et des
comme sous celui des
yant
Rochambeau, chaque
rencontrer dans chacun de
citoyen cropion du tyran, n'osait
ses frères un esTous s'étediaient à
communiquer ses
la
ne
pensées:
malignité put
proféreratcme parole que
conduire au supplice.Jene interpreter; un geste seul pouvait
queje mi'apercevais de la voulus pas lui faire voir
tuit;je le suivis, et
vague terreur qui
le
nous arrivames
l'agiplateau que forme la chute du ensemble sur
C'est une petite colline
Mome-à-Cabri.
Mole à T'opposé du
qui domine la ville du
premier
port, et semble en
étage; sa forme est
étre le
on trouve cet étroit vallon cireulnire: à sa droite
de son terrain aride
appelé la Gorge; la
si la fleur du
etj pierreux serait
vue
une couleur caprier qui le tapisse n'offrait repoussante,
plus vive
à l'oeil
ne le délassait de
que celle de la
la fatigue
topaze, et
percevant le morne couvert qu'il éprouve en aplantes que la douce rosée de cardache et autres
nous assimes sur les débris n'humecta jamais; nous
tion prés du tronc d'un
d'une vieille fortificaliguier maudit, qui se plaît --- Page 26 ---
( 12 )
ruines solitaires; scs branchages
tant au milieu des
G*** me serra
offraient une ombre propice. le désir que
nous
et satistit ainsi
la main en soupirant,
je lui exprimai.
mepoa yT EMTGE pagme
n --- Page 27 ---
CHAPITRE III.
Le Ficillard,
Episoda
OUS étiez encore
uure da siége de
parmi nous, lors de T'ouver
cette ville; vous
oartageime les dangers des
vites, et nous
Illustrérent cette défense premières actions qui
Texemples dans les
dont on trouve si
Hévouement
annales du monde;
peu
des guerriers
hélas! sile
raleur de leur
qui la dcfendirent et la
qui entraîna chefeussent pu détourner la
pore. Que sa perte, sans doute elle
fatalité
dis-je? Elle eut
existerait ene sort avait
pris un nouvel étre; mais
n cyprés; elle prononcé; ses lauriers furent
a succombé
changés
yran;
sous les efforts d un
Mais au siècles futurs
Que sous ces murs tombés T'histoire redira
Succombérent
des guerriers
Et la postérité pour prix de leurs efiorts mugnanimes
sur leur sort
sublimes,
( Christophe
gemira.
nnt les murs de qui pressait le sicge de cette ville delaquelle devait tomber
Huccépouvastatle quiccwvritle
cette puisNord d un crépe
a succombé
changés
yran;
sous les efforts d un
Mais au siècles futurs
Que sous ces murs tombés T'histoire redira
Succombérent
des guerriers
Et la postérité pour prix de leurs efiorts mugnanimes
sur leur sort
sublimes,
( Christophe
gemira.
nnt les murs de qui pressait le sicge de cette ville delaquelle devait tomber
Huccépouvastatle quiccwvritle
cette puisNord d un crépe --- Page 28 ---
logubre,
(14)
de Pélite Christophe vit avec effroi la
ses troupes aux
défaite de
mais au moment
pieds de nos
chute,
que tout semblait remparts;
une nouvelle
présager sa
des choses, et ranima conjoncture changea la face
témoin 'des
son espoir; chaque
plus désastreux
jourétait
marquait d'un côte, les
combats, ou lon rethousiasme de la liberté, prodiges enfintés parl'eninsensé qu'excitait
et de T'autre, ce délire
T'ambition d'un
Si lon doit le nom
seul homme.
d'homme à qui n'a rien
Lamarre se plaçait
d'humain
semblait puiserde
au-dessus de son sort; il
de sa situation. Il nouvelles forces dans l'embarras
est à regretter
pas eu le génie de.
que ce héros n'ait
grades choses, il eût Tadministration: été
né pour les
porté par les
supérieur en tout; mais
tible
circonstances et un
vers la carrière des
penchant irrésisment livré; indifferent armes, ils'y était
à tout autre
uniquegloire, il n'appréciait
espèce de
que celle-là; aussi
suspendant ses exploits
quand,
guerriers,illaissait
l'admiration, on s'apercevait de tout
reposer
manquait. Rentré dans la
ce qui lui
y porter des moeurs
société, le guerrier doit
chante,
douces et cette urbanité toucompagnei inséparable de la clémence à la-
(*) Corneille, Cinna. --- Page 29 ---
iquelle
(15 )
P'antiquité élevait des autels,
hhomme est celui qui sait
et le grand
D maux causés par les fléaux consoler Thumanité des
de la guerre,
Comme un forrent
D inondérentnos
débordé, les troupes du Nord
remparts. Elles
P par ce sentiment
n'étaient pas
t taient
qui nous animait; mais elles guidées
haitiennes, et la
éC climats ne peut être valeur héréditaire dans ces
titisie, Les soldats
éteinte même par le
de
despossur terre et sur
Christophe nous
cdans
mer, et la bravoure atfaquérent
les deux partis
se
avec une égale
développa
Parmi nos marins,
energie.
C ces exemples qui
Derenoncour donna un de
D mour de la liberté prouvent jusqu'à quel point l'aC dans la rade de peut élever le courage. Assailli
ii il ose la défier Jean-Rabel par la flotte
avec un
ennemie,
E s'enguge; il le soutient frêle batiment: Le combat
honoré le grand
avec une intrépidité quiedt
r ritime du
homme de la première
monde.
nation mae et se voyant sur le Désespérant d'avoir du secours,
a aux poudres,
point d'être pris, il met
son navire vole
le feu
membres épars du héros
en éclats, et les
gouffres de l'océan
sont ensevelis dans les
électrisa tous les Cette action héroique
coeurs; chaque défenseur de la
(*) Le 18 Février 1808.
iedt
r ritime du
homme de la première
monde.
nation mae et se voyant sur le Désespérant d'avoir du secours,
a aux poudres,
point d'être pris, il met
son navire vole
le feu
membres épars du héros
en éclats, et les
gouffres de l'océan
sont ensevelis dans les
électrisa tous les Cette action héroique
coeurs; chaque défenseur de la
(*) Le 18 Février 1808. --- Page 30 ---
( 16 )
par un
bralait à Tenvi de se distinguer
depatrie
de perdre la vie en
d'iclat. C'était peu
coup
il fallait encore illustrerses
fendant la république,
armes.
famine exerça d'affreux ravages parmi
Bientôt la
instruit de notre position, n'énous; Christophe,
terroriser, ni ruses
pargna ni crimes pour nous artifice pour nous séni
pour nous surprendre,
qui, placé sur
mais, semblable au rocher
duire;
défie Touragan, cette place
la cime des monts, tentatives. Ah! ! si à vous fussiez
rosista à toutes les
eussiez eté témoin
resté au milieu de nous, vous de dévouement dont
de courage et
des prodiges
n'offrirent que des prcludes.
los premiers temps
de Thumarité si intéOn vit alors cette portion animce par le sentiment
ressante, la femme
la faiblesse de son
qui nous embrastit, oublier
d'être ebraver les dangers, et au risque boulet et la
soxe,
les dccombres que le
crasée sous
de toutes parts, consacrer
bombe amoncelaient
auxquels Thomme
dilicates à des travaux
aux
sosmiins
destiné, prodiguer
semble être exclucivement
avec
Llessos les soins les plus touchants 1 partager à sa subsuffisaient à peine
eux les alimens qui
sistanc".
devint si critique quil fallut nous
Notre posilion
pour repousser ses
servir des boulets de Tennemi
les dccombres que le
crasée sous
de toutes parts, consacrer
bombe amoncelaient
auxquels Thomme
dilicates à des travaux
aux
sosmiins
destiné, prodiguer
semble être exclucivement
avec
Llessos les soins les plus touchants 1 partager à sa subsuffisaient à peine
eux les alimens qui
sistanc".
devint si critique quil fallut nous
Notre posilion
pour repousser ses
servir des boulets de Tennemi --- Page 31 ---
angressions. Alors
(17 )
kenfans, observaient les vicillards, les femmes, les
dde ses batteries, chaque coup de canon parti
bboulet était tombé, accouraient à T'endroit où le
3 sein de la terre. Lamarre Tarrachaient quelquefois du
hhéroique par un éloge donné récompensait ce zèle
amée, éloge qui faisait
en présence de l'arsgique que jadis, à Rome, sur les cceurs l'effet maccivique.
produisait la couronne
Tout sert à
omêmes qui paraissent distinguer ce siége, les choses
uun caractère
s'en détacher lui
Wles
particulier. Un
donnaient
jours, suivi de son
vieillard, allant tous
b boulets, fut
chien, à la découverte
c chien, privé emporté d'un éclat de
des
omoins
de son maître n'en
bombe: Le
cet exercice:
continuait
U
unjour, il découvrit
pas
inés-profondement
un
a mais
enfoncé dans le sable; il boulet
le lieu inutilement, de l'en
essaya,
oû son maître allait arracher, et courut vers
ppar Tage offrir le fruit de
d'un pas
lile vit,etd dit
ses
appesanti
avec
recherches
dda bon
attendrfisement: Voilà Lamarre
cedt dit vieillard... Aux gestes de
le chien
qu'il l'avait
ccha de lui, le
entendu: en effet, Tanimal, il
on
cconduire,
lécha, et, comme s'il eût s'approcourait,se détournait,
voulu le
pas-jappait;
revenait
- tourne au lieu personne ne T'ayant
sur ses
du départ et
compris, il reparvient à se faire
ches
dda bon
attendrfisement: Voilà Lamarre
cedt dit vieillard... Aux gestes de
le chien
qu'il l'avait
ccha de lui, le
entendu: en effet, Tanimal, il
on
cconduire,
lécha, et, comme s'il eût s'approcourait,se détournait,
voulu le
pas-jappait;
revenait
- tourne au lieu personne ne T'ayant
sur ses
du départ et
compris, il reparvient à se faire --- Page 32 ---
a 18)
remarquer d'un de nos
de ses travaux,
braves qui reconnut
et le prit; T'animal
l'objet
bondissant dejoie.
le suivit, en
le fit
Emerveillé de ce trait,
rationner, et utilisa
Lamarre
Le bon G**
désormais son instinct.
se tut: je
un court
l'écoutais encore;
silence, je luidis: Mon
apres
que l'instinct de cet animal
respectable ami,
son de la plupart des
est supérieur à la rai
l'avait
hommes ! Il servit
nourri, et lorsquec celui-ci
Têtre qui
plit encore la tâche qu'il s'était in'existaplus,il remposée, et payait ainsi un tribut volontairement imdis que. tant td'individus
aux souvenir; tanser,s se
doués de la faculté de
dispensent de la
penpesant fardeau ! Hélas! reconnaissance comme d'un
êtres qui jadis firent dire répliqua-t-il, à
ce sont ces
mentde dépit sans
un sage, dans un mnoMais il est consolant
son
teers
coeur démentait pourlhomanité de
cette exclamation savoirque
(6 ). ant
Toi, dont le coeur ne
Aux doux
peuts'épanouir
transports de la reconmuissatce,
Ingrat, tu veux en vain tarir
La source de la bienfusance?
Non, il n'est point en tai
De nous priver du premierbien puismnce
Dont la souveraine sagesse
Fit le lien
Du genre bamain.
Partout à tes regards éclate la tendresse, --- Page 33 ---
(10 )
Fait de Etl'instinct de T'anim d
tes actions la sccrête censure,
Pour confondre le murmure
De ton esprit Partial,
Viens, contemple la nature,
Pense au honheur social.
Mon vieil ami se
1 nua sa narration. recueillit un peu; puis il cortiJ'avais oublié de
I tatives hardies
vous parler d'une de ces tenBe rendre
par laquelle Christophe
maître de lai
essaya de
veau fleuron à la couronne pince, et quiajoute un nouAupremier
immortelle de Lamarre.
1 Christophe, revers qu'il essuya devant cette
pour mieux nous
ville,
vouloir renonceràs
surprendre, sembla
C der son armée
sonprojet. En effet, il fit
qui se cantonna dans les rétrogradeJean-Rabelle. Un soir (* ),il
environs
viste, trompe la
reparaît
la faveur
vigilance de nos
alimprodes ténébres,
sentinelles, et, à
vement dans la ville parvient à introduire furtitroupes, tandis
un corps considérable de
tée en avant, que notre petite armée s'était
ronde. Lamarre, et avait formé sa ligne à la porfort
surpris au
source
Almand, qui domine la gouvemnement, vole au
place pour s'y rendre,
ville; en traversant la
Tapercoivent
des soldats de
malgré l'obscurité;
Christophe
(*) En février
l'un d'eux s'a1808.
vement dans la ville parvient à introduire furtitroupes, tandis
un corps considérable de
tée en avant, que notre petite armée s'était
ronde. Lamarre, et avait formé sa ligne à la porfort
surpris au
source
Almand, qui domine la gouvemnement, vole au
place pour s'y rendre,
ville; en traversant la
Tapercoivent
des soldats de
malgré l'obscurité;
Christophe
(*) En février
l'un d'eux s'a1808. --- Page 34 ---
- 20 )
vance, : et
lil Lehéros dirigeantaurlat se
son arme, lui crie: Haltelui dit: Comais-ta retoumne, etd'une voix de
Lemame?Le
qui tu oses arrêter: JVe tonnerre,
soldat
erains-te pas
tous, saisis
effrayé, fuit vers les autres:
lui
d'itonnement, demeurent
domnentle temps de franchir
interdits, 2 et
pare du fort; arrivé-là, il fait Tespace qui le sécombattre le
ses dispositions
fense, les lendemain; tout est utilisé
pour
placés
malades mêmes qui sont à pourla déprisdesmeurtitresy
Thôpital sont
pour tirer sur l'ennemi, pratiqueés dans slesmurs
Au point du
DO
parts; Lamarre, jour, le feu commence de toutes
nemi, qu'il
voyant par les manceuvres de l'enlut de le défendre wonlsilistemparerd du fort
en
George.résocouvert parles maisons personne, il prit le chemin
de la
qui étaient situées àlad
plate-forme ot nous
chute
cette impasse dontle circuit sommes; mais, arrivé à
dela fortification, forme
palissadé parles murs
mer, il fut rencontré
un boulevart du côté de la
lesquelles il se
par un grosdetroupes à travers
cette action, il ftjour fut
avec trente hommes; dans
cheval reçut plusieurs eflleuré par une balle, et son
les blessures de
coups 'de
cet animal, loin bayonnette; mais
rage,le rendirent plus
d'abattre son coules dangers du
fougueux; fier de
général, on edt dit que cette partager soifde
urs
mer, il fut rencontré
un boulevart du côté de la
lesquelles il se
par un grosdetroupes à travers
cette action, il ftjour fut
avec trente hommes; dans
cheval reçut plusieurs eflleuré par une balle, et son
les blessures de
coups 'de
cet animal, loin bayonnette; mais
rage,le rendirent plus
d'abattre son coules dangers du
fougueux; fier de
général, on edt dit que cette partager soifde --- Page 35 ---
gloire, source de
(21
ILà,je m'écriai! Théroieme, eûty -
passé jusqu'a lui..
Viens, préte-moi ta magique
Divin Bullon, dont l'aimable cloquence,
Sait émouvoir et mes
élégance
Quand tu décris cette sens, et mon cceur,
Qui, dirigeant le coursier bouillante ardeur
Lui fait braver les
dans l'arène,
Dans les beaux dangers, et le mêne
Dont la couronne champs où naquit le laurier
ombrage le guerrier.
G**arrêta cet élan en
reinamentjtesteremnpis m'invitant à Técoutersilen.
Parvenu au fort
Bmengeniselljpomsent
D même lesbateriessurle George, Lamarre dirigea luid'armes en ordre de bataille; corps quioccupait la place
cet le chargea avec
il entama son
une vive
flanc,
rpeu de cavaliers qu'il
impétuosité, suivi. du
n masse formée en bataillon put réunir. Cependant la
la victoire était
carré
étaitincbrantable;
nombre
incertaine, et peut-être même le
rrivée alluiciltemnporter sur le
inopinée d'un renfort
courage sans larsapparition déconcerta
envoyé parla 3 ligne; son
-vigoureusement
cette masse qui s'cbranla;
rmais la confusion pressée, elle tenta une
s'étant mise dans les
retraite;
ééprouva une entière défaite.
rangs, elle
ssur la première sommité
Christople élait
rreste de
du
placé
ses troupes, et, du haut Mome.s.Cebriavee de
le
cet observatoire,
ourage sans larsapparition déconcerta
envoyé parla 3 ligne; son
-vigoureusement
cette masse qui s'cbranla;
rmais la confusion pressée, elle tenta une
s'étant mise dans les
retraite;
ééprouva une entière défaite.
rangs, elle
ssur la première sommité
Christople élait
rreste de
du
placé
ses troupes, et, du haut Mome.s.Cebriavee de
le
cet observatoire, --- Page 36 ---
(2) Iadestruction d'une partie
contemplait froidement
rdane cette sab
deson armee; an lieu de la areourir Me relirer en
catastrophe, il ne pensa qu'a
de ba
glante
moins de deux henres le champ
sureté: en
de morts et de mourana; la plutaille etaitjonche cherchérent leur salut dans la
part de ceux qui
dans In mer. I1 serait dillicile
fuite, se précipitirent
Christophe tint en
la conduite que
à
de concilier
quil mettait
cette occasion avec Topiniltrete
Fon n'ctait
Texéeation de ses dessecim,sil
qui
poursaivrel
si fer dans In promplrité,
prévenu que ce tyran du moindre avantage, res
abusait si cruelleinent
aussitot que Tinsuetait comme frappe de torpeur suivi d'on grand dangers
cés d'une entreprise était t il retrempait le codet quand T'orage sEloigmait décimant les bataillona
rage de sC8 troupes en
vaincus.
surle Morne-
.
reparut
Peu adejoursa aapris.Fennenis environs, et noos circonsà-Cabri, en occupa les
sorties qui
crivit dans la ville; nous fimes avantage plasieurs determine :
ne furent signalées par aucun
detroits par Fimquelques postes pris, et aussitot dissiminer notre petite
posibilité de les garder rsans fruits de ces excursions.
armée, furent les seuls serres que la phalange
Nous nous tenions aussi
dePopilius était trace
uacédonienne: mais le cercle détourna les canaux
autour de nous. Christophe --- Page 37 ---
( qui conduisaient
(2 23 )
€ eûmes à lutter l'eau à la ville; des sorte
- faim,
contre les
que neus.
de la soifet des
attaques combinées dela
montrérent un
hommes: l'armée et son chef
( ellrayant de courage plus qu'humain. L'étendart
Tla Liberté, réduite Textermination flotta sur nos
( devise
à cette extrémité, remparts;
chérie par cette
sa
(
remplaca
qui paraissait en trait inscription: Guerre à
I marre
de feu
mort,
jura de périr mille
pendant la nuit. LaI ner devant le farouche fois avant que de s'incliI résolution
destructeur du Nord;
€ et aux
agrandit son âme insensible à la cette
I la gloire. privations; il semblait ne
douleur
Sarde
respirer
I il
trouverle trépas dans
que pour
voulait, en
les
terminant sa
combats,
EE grets de ses
carrière, mériter les
II rité,
compatriotes et le
resulfrage de la postéSur un char qu'orna la
Il parait
valeur,
Alors même rayonnant de gloire,
Venait
que la Victoire
de trahir son grand
Mars le voit; ; s'arrête, et cceur,
Ce dieu, redoutable
s'étonne
Craint qu'ils n'élèvent aux mortels,
Au héros qui ceint des autels
Il vole au palais du sa couronne; i
Et veut,
Destin,
par une mort
Borner sa carriére
tragique,
Le Destin l'écoute, héroique.
Il
et soudain
frapp e. . - . et Lamarre succombett..
de trahir son grand
Mars le voit; ; s'arrête, et cceur,
Ce dieu, redoutable
s'étonne
Craint qu'ils n'élèvent aux mortels,
Au héros qui ceint des autels
Il vole au palais du sa couronne; i
Et veut,
Destin,
par une mort
Borner sa carriére
tragique,
Le Destin l'écoute, héroique.
Il
et soudain
frapp e. . - . et Lamarre succombett.. --- Page 38 ---
(24)
stubaoo up
Mais le dien panits'eiitager: fier
a - aomfre
Il craint qu'avec ce guersier obi
Son brillant prestige ne tomber
cel instinct des grandes
Le charme de la gloire,
toutes les fols qu'on
ames, enflamme Timagination
et Tidée de
de ses travaux;
parle de Lamarre,
Mais contintons: Uh
sa mort estl bien accablante. Il assemble de grand
jour... queljour funebre!.. colliers,leurdomnes ses ordres,
matintscaprincipaus précurseur luiedt annoncé
comme si un sentiment
à sept heures,
la fin de 53 vie et de ses exploits; tmime, termiil
resterd toujoiers parnit vous.o mes
sCRDicTEEard
ma-t-il; mais mon génie
1i2
Dous TIBi comptant que Répiubilique 98
dlignes comipanghonst
vous serez ajumais 2
terd au nombre de ses fidiles enfans, promoneées avec
inpineibles Aprés ces paroles
sinistre
de Phéroisme, un présage
le pathetique Tarmée dans la consternation; ils'en
semblait tenir
il parcourt la ligne,
aperçoit, et pour le dissiper; les autres 2 et donne
encourage nles uns 5 excite
embrasure où Ton
Texemple à tous. Arrivé à une
il comà placer une pièce de canon,
travaillait
àl'ennemi pour promanda de faire la petite guerre le signal de ce genre de
tégerles artilleurs, et donne
cette embrasure,
combat. C'est dans ce lieu, sur
du
les vestiges (en melindiquanto
dont vous voyez
il parcourt la ligne,
aperçoit, et pour le dissiper; les autres 2 et donne
encourage nles uns 5 excite
embrasure où Ton
Texemple à tous. Arrivé à une
il comà placer une pièce de canon,
travaillait
àl'ennemi pour promanda de faire la petite guerre le signal de ce genre de
tégerles artilleurs, et donne
cette embrasure,
combat. C'est dans ce lieu, sur
du
les vestiges (en melindiquanto
dont vous voyez --- Page 39 ---
doigt ) que le fatalboulet 25 )
là il fut
trancha le fil de
frappe... et 8es derniers
sesjours;
encore des voeux pour le
accens formerent
blique
triomphe de la RépuL'impression que celte mort
camp eet aperçue
produisit dans notre
donne un assaut
par T'ennemi,
la
général; mais
Christophe orfureur du
rencontrant
I le
désespoir, il
partout
Cap, et laisse la conduite partiomédiatementp pour
raux. Arrivé dans cette
du siége à ses
-
de Lamarre
ville, il fit eclébrer la génépar des fêtes
mort
: six jours; ; certes, il
publiques qui
ne
durérent
€ éloge du héros: car la pouvait faire un plus bel
I négyriqne des vertus haine d'un tyran est le
Le brave
républicaines.
paEveillard
I le
qui iremplaça Lamarre
commandement, le suivit
dans
I portant le regret
dans la tombe, ) empouvoir de leunemi. d'eroirvulay presqu'ile tomberan
I L'armée élut pour son
Bouflet, qui s'était
chefTintrépide
(
comme
acquis une grande Toussaint
colonel; mais
(
réputation
du général. Deux
auquel il manquait
L
jours
Fhabileté
un colonel de l'armée après la mort
lla ville
de
d'Eveillard,
avec sa
Christophe pénétra
1 mit le feu à toutes cavalerie, - les torches à la dans
F sur son
les maisons qui se
main,
passage; on lui
rencontrérent
disputa le terrain
(*) Il mourut le 16juin
pied à
1810.
--- Page 40 ---
26 )
pied; il ne làcha prise
danger le plus
qu'aprés avoir affronté Te
est le
emminent; et prouva que
premier et commun
Théroisme
Toussaint conçut le
apanage de Thaitien.
devait s'opérer
projet d'une retraite
par des chemins
qui
le grand port, d'oà il se serait inaccessibles sur
tières de FEst, ensuite
porté sur les fronvers le
gagner la pleine du Cul-de-Sac; Mirebalais pour
lieu pendant la nuit
Pévacuation eut
barde; l'armée,
on se porta sur la bomvie et excédée en proie à tous les besoins de la
de fatigue, fat
rochers quiavoisinent la
prévenuc dans les
au-diable
plate-forme vers la
par un corps considérable de
TableChristophe y envoya pour l'envelopper. troupes que
croyant tout perdu, dans cette situation Toussaint,
sante, quitta sa troupe, prit le chemin embarras
il se rendit à franc étrier, et remit
du Mole où
tophe
ses armes à Chriscommegagede sa
donnée à elle-mème, se ractehaboticoemenater rendit à
Ceux qui jugent de Thabileté discrétion.
grands capitaines,
et des fautes des
pensent que, dans une telle
currence, Toussaint devait
och
braves quile suivaient,
périr avec le reste des
les rangs ennemis. Le ou se frayer un chemin dans
concours des
termina à croire que, s'ilavait
probabilités dépris cette résolution,
(*) En septembre 1810.
-mème, se ractehaboticoemenater rendit à
Ceux qui jugent de Thabileté discrétion.
grands capitaines,
et des fautes des
pensent que, dans une telle
currence, Toussaint devait
och
braves quile suivaient,
périr avec le reste des
les rangs ennemis. Le ou se frayer un chemin dans
concours des
termina à croire que, s'ilavait
probabilités dépris cette résolution,
(*) En septembre 1810. --- Page 41 ---
il edt
(: 27 J -
triomphé des obstacles
l'arme terrible du
qu'on lui opposait:
fallait s'en servir désespoirétait Mais
dans ses mains, il
d'un barbare,
il compta sur
quine connaissait
Thonneur
guerre que le carnage, de
d'autres lois de la
gens que les tortures et les traité et de droit des
trophées que l'affieux
fers, et ne voulait de
et des décombrest. assemblage des cadavres
Les vaincus, conduits
place où
ou platôt traînés sur cette
Christophe les vit
roce, n'eurent
arriver avec une
et la
pas même le choix
joie fémort; il les divisa-en
entre la servitude
alinstantle supplice du
deux portions, ordonna
un raffinement de
plus grand nombre,
autres à vivre
cruauté inodie, il
et,par
fers,
pour trainer leur
condamna les
pour regretter de
existence dans les
leurs compagnons
n'avoir pas subi le sort de
yeux.
qui avaient été immolés à
leurs
Toussaint,
I être plongé dans conduitparlos ordres du
les regrets
les cachots de la Férière, tyran pour
le sentiment magnanimes de
qu'inspire à une éprouva
milieu
sa faute;
âme élevée
de la route, il demande s'arrétant tout-3-comp au
conduisaient, on la lui
la mort à ceux quile
marre semblait
refuse; mais le génie de Lama prédiction, linspirer en ce
leur dit-il,
moment-Benstex
prêtez Toreille aux ac- --- Page 42 ---
(2 28 )
eens de la vérité; entendez-la
n'est pas éloigns ou elle
d'avance: le temps
cceurs. Le prastige de
pénétrera dans tous les
vanouira, ceux
Tautorité de Christophe s'6son
quilencensent fouleront
sceptre; sa chute entraînera
aux pieds
pôts Oui,
celle de ses
yeux
je le prédis, lavenir -
se devoileà suple sangdes lejourdelslabertt et de
mes
victimes
laJusticeluiran
reaux!!. 50
retombera surla tête des bourdespotisme LeNondvongi verra tous les attributs du
renversés; idijonelerontdleicurse
débris
ERRETTE
leren forfaits...
Alorsje ne
mens
mes
FEE
dispersis, privés de seraiplusginais
ossesépulture, se
eitressuilleront dejoiell. 99 Ce discours réuniront,
impression
fit quelque
s'en
surlessoldats; mais le chefde
aperçut, et, digne sicaire d'un
l'escorte
Christophe, il fit trancher la tête maître tel que
beureux.
du guerrier malPlus
cruelque Ce Phalaris
dans son sang. le tyran d'Haiti quiplongea Agrigente
seulement surles hommes,
assouvit sa rage nongnanilige, nile
non-seulement il
sexe; mais les
n'éparfices publics furent
maisons et les édiIréalisa le
compris dans sa proscription.
projetirmensé etbarbare
centre de la
conçu dansle
civilisation, et que voulut exécuter ce
errier malPlus
cruelque Ce Phalaris
dans son sang. le tyran d'Haiti quiplongea Agrigente
seulement surles hommes,
assouvit sa rage nongnanilige, nile
non-seulement il
sexe; mais les
n'éparfices publics furent
maisons et les édiIréalisa le
compris dans sa proscription.
projetirmensé etbarbare
centre de la
conçu dansle
civilisation, et que voulut exécuter ce --- Page 43 ---
29 )
Adémegogue que la nature assimila
tant, en le privant de
au reptile dégod-
"membres, Couthon, T'usage d'une partie de ses
ville européenne
qui frappa d'anathème cette
L
tures,
renommée par ses belles
etqui se proposait
manufacsses débris renversés, afin d'élever une colonne sur
le lieu ou elle exista. d'apprendre au
Sans doute, il sera voyageur
smonument sur cette place; mais il
érigé un
eespèce; on y lira cette
sera d'une autre
t tenir l'amour de la inscription propre à entreILIBERTE.
patrie: Aux MARTYRS DE
LA
Là, la voix du vieux
ss'enila, et sesy yeux devinrent guerrier s'altéra, son coeur
Dese,mec dit-il,
humides. / Mon cher
cest accablant' que le souvenir de ces désastres
r retrouve dans Cependantjhine
ce
àl'entretenirjel le
a répéter.
eormesudligfaquequrje me plais
Rochers, monts et
De leurs derniers vallons, que vos échos
Vous les vites accens que VOS seins retentisseat! gémissent!
Les modèles, tomber.ces fiers républiceains,
A des desseins Thonneur des bords américinns;
Sous son joug homicide pervers leur vertu fut contraire,
Ne pouvant les
un tyran sanguiuuire
Il tenta,
ranger, les ose
1 mais envain, de leur assassinert
Ce pavillon superbe,
faire incliner
Devant son étendard embléme de la gloire,
Reilites-xous
que servit ta Victoire.
Soutiens de leurs comment ces enfans d'Haiti,
pays, maisjamais d'un parti,
A des desseins Thonneur des bords américinns;
Sous son joug homicide pervers leur vertu fut contraire,
Ne pouvant les
un tyran sanguiuuire
Il tenta,
ranger, les ose
1 mais envain, de leur assassinert
Ce pavillon superbe,
faire incliner
Devant son étendard embléme de la gloire,
Reilites-xous
que servit ta Victoire.
Soutiens de leurs comment ces enfans d'Haiti,
pays, maisjamais d'un parti, --- Page 44 ---
(30 )
sa cause au milieu du tumulte, 3
Défendirent
consacrèrent le culte.
Et de la Liberté
droits
Comment l'égalité dont les principaux lois,
anjourd'hui sous Pabri de nos
Fleurissent
lorgueilleux Christophe,
Proscrite à son berceau par
d'ismailefe,
Eut le sort des vaincus aux champs
infestant ses remparts,
Quand le scythe guerrier,
épars
du croissant offrit les corps
Des sujets
vit naître PUkraine,
A la Sémiramis que
trop sa haine.
Fit palir son éclat, en servant des lauriers,
Héros ensevelis sous le poids
sera la leçon des guerriers :
Votre exempie
les suffrages,
De la postérité conquérant
de nos hommages.
Paraissez-lui du moins couverts
brillant essor, né de la Liberté,
Mais ce
guida vos travaux vers l'immortalité,
Qui subi le joug de la nuit éternelle;
N'a pas
transmis, et sa vive étincelle
Vous nous P'avez
derniers neveux ;
Embrasera les coeurs de nos
leurs.yeux.
A la patrie, aux lois s'attacheront dieux, tutélaires,
O mânes révérés! vous 41 mes
dans mon ceeur vos vertne popolaires!
Infusez
de candeur,
Arbre majestueux 3 symhole
le voyageur
Palmiste sous ton ombre, un jour
débris, ces terribles images
Fixera ces
se peindra les ravages
des temps,
Se souviendra
excitée en ces lieux
De la lutte sanglante
traître ambitieux,
attentat d'un
Par Thorrible
frénétique 5
nO
altier, et tyran
Usurpateur
de Tart du politique.
Qui, voilant ses projets
d'airain,
asservir le Nord sous un sceptre
Sut
voyageur
Palmiste sous ton ombre, un jour
débris, ces terribles images
Fixera ces
se peindra les ravages
des temps,
Se souviendra
excitée en ces lieux
De la lutte sanglante
traître ambitieux,
attentat d'un
Par Thorrible
frénétique 5
nO
altier, et tyran
Usurpateur
de Tart du politique.
Qui, voilant ses projets
d'airain,
asservir le Nord sous un sceptre
Sut --- Page 45 ---
Et
- 31 )
voulat, au midi,
Si de la Liberté le régner en souverain.
Par ta douce influence pur enthousiasmne
Le voyageur sensible agite ici son ame, 9
De ces rivaux de Mars en proie à ses regrets
Et ces débris fameux admirera les traits,
Le Panthéon sacré, seront ponr la mémoire
, gardien de leur histoire,
Après son débit, mon vieil
inant la parole.je
ami se tut. Alors
sgueil
déplorailes funestes
prelil,
efleisdelor.
oui,
Inerelsetenute
monjeune ami, me
iqu'elle cestfunbition, ce sont
dittraîne à sa suite,
toutes les
semble avoir
que le
passions
soufilées dans le
génie du mal
ssurpateur. qui ont allumé
coeur du farouche
treuse. Jelui dis:
cette guerre désasqueles sucoisjustifie Respectable
et que les
toujours ceux vieilland,jes sais
hommes ne trouvent quifobtiennent,
preprise qu'il couronne; mais
de juste que l'enBelaire, vous dans
vous que
a
lequellige
Texpérience
Hilies-moi.je vous prie,
éteint les
tranger à ce
sans partialité,
passions
pays, et à nos
sivous étiez
Hueljugetment en
dissentions
aite des
cussiez-vous
civiles,
actes de cruautés porté, abstraction
vouvernerde
et de la soif
auses
Christophe ; à ne
de
premières et
considérer que. les
royez-vous que doive indipendantes, de quel côté
Avant de
pencher la balance?
vonsrépondre, me dit-il,
retracez-mot
sans partialité,
passions
pays, et à nos
sivous étiez
Hueljugetment en
dissentions
aite des
cussiez-vous
civiles,
actes de cruautés porté, abstraction
vouvernerde
et de la soif
auses
Christophe ; à ne
de
premières et
considérer que. les
royez-vous que doive indipendantes, de quel côté
Avant de
pencher la balance?
vonsrépondre, me dit-il,
retracez-mot --- Page 46 ---
(32 )
Tannée 1806,
faits qui terminérent 1807; ile me
les principaux signalirent le cours de
et ceux qui
ou m'ont éte produits
sont pour la] plergantisome je me défie de mes
défigurés par T'esprit de parti;
notions sur un sujet 6i important. --- Page 47 ---
CHAPITRE VI.
Erection de la République
d'Hloiti, idée sur son
Fondateur.
V
IdT aussitôt reprenantla
ODes événemens
parole,je dis au vieillard:
erent la fin de qui la tiennent - du merveilleux marBsous de sombres première année qui commenence sur les années auspices,et étendirent leur inL'abus du pouvoir suivantes.
Ila grandeur; le trône précipita Dessalines du faîte
oulajiusque daus ses
impérial érigé par lui,
prt violente ses cruels fondemens; et
il expia par une
3S idées républicaines liberticides attentats
irts,se
qui germaient de toutes
maire au développérent Midi et à
avec une énergie extraorIle organisation TOuest. Le besoin d'une nou-
;des
politique se fit généralement
senlut
asembliesprimairesl
àlautre du territoire eneatenegateafen
s Députés
haitien; elles
pour établir notre
nommérent
rent.
théorie de gouver-
(*) Le 17 octobre 1806.
--- Page 48 ---
(34) )
Henry Christophe
Après la mort de Dessalines, chefprovisoire du gouveravait été élu parlarmée
rquilexerIl seraiti inutile de vous rappeler
nement.
absolu dans le Nord,oà
çait un pouvoir presque à lui obéir, sije ne m'étais
Ton était accoutumé
comme à un juge dont
imposé la loiderous parler
je dusse éclairer Timpartialité.
en rétenIne mit plus de bornes à ce pouvoir influer sur
TArtibonite, et en abusa pour
dant sur
dit le vieillard en m'interles élections. . Oui,me
qu'il dirigeait ce choix,
rompant,ile lestincontestable
pablique: je
devait lêtre que par F'opinion
qui ne
résultats de ses menées.- Cepenprévis déslorsles
villes de r'Artibonitel
dant, continuai.je, quelques libres; mais lamajoritéde
etduNord firent des choix
était composée de
de cette partie
toute lila représentation
absolu, pourlesquels
partisans du pouvoir
publique. Pousétait contraire à la tranquillité
berté
les machinations sarêtes
sés àla législature par
de maintenir, ou
ils se proposaient
en
de Christophe,
qu'il usurpa
poplutôt de légitimer le pouvoir et en perpétuant le
le diadême sur sa tête,
sant
dans ses descendans.
pouvoir
lieu dans les départeLes intrigues qui eurent
rOuest etleSude
instruisirent
Onsemit
mons sempienisienause intentions du Pretendut.
Suriecedtablesi
berté
les machinations sarêtes
sés àla législature par
de maintenir, ou
ils se proposaient
en
de Christophe,
qu'il usurpa
poplutôt de légitimer le pouvoir et en perpétuant le
le diadême sur sa tête,
sant
dans ses descendans.
pouvoir
lieu dans les départeLes intrigues qui eurent
rOuest etleSude
instruisirent
Onsemit
mons sempienisienause intentions du Pretendut.
Suriecedtablesi --- Page 49 ---
en gardecontre
35 à
prits xcelainérentaur Chotreaeemmeastrenck 4 les esiblée qui devait se former T'important objet de l'assempputés; tout fut
de la réunion des dépréparé et
idesgrandsi 1 intérêts
mûri pour la discussion
aussitôt en
qu'elle devait traiter. -
iqu'on doit conçut de Tombrage. Le
Christophe
avec tant de raison
Pork-anPritee,
publicain, fut destiné à la appeler le Port-ReCette ville se distingua
tenue de l'assemblée.
Alexandre Pétion
par le choix du
aétrans avaient pour la représenter. Les êtres Général
Lés qui caractérisent déjà découvert en lui ces
péraresqualioelé à donner des lois Tinstitateur à
d'une nation.
dance duquel il avait
son pays pour
Apeut
combatti
Findépenlesystéme d'une
avec gloire, il conpormes
république qui réunit sous
eernement démocratiques la force et la stabilité
des
enthousiasme d'un seul; son plan fut
du goupar les députés de
accueilli avec
auxquels se joignit le
T'Ouest et du
de FArtibonite
suflrage d'une
Sud,
et du Nord.Alors
partie de ceux
iuncesdecette assemblée
s'ouvrirent les séoelles époques de notre mémorableq quifixe unedes
jnorale. Alexandre
régénération
6 de poser les
Pétion présidait le politique et
bases
comité charparut à la tribune, constitutionnelles de
pobles élans
et, dans un
TEtat; il
du républicanisme discours plein des
ong-tempe que le nom
qui existera aussibaitien,il
préconisa le règne --- Page 50 ---
des idées libérales. Le
dont ce discours
projet delacte fondamental
énonçait les
sanction solennelle; tous les principes, reçut une
niversle regardérent
Philantropes de Punigessehumaine (e ); mais comme un monument de la sanait
Christophe dont il enchaiTambition, en rugit de fureur. Ses
crets,admis dans lar représentation
agens semérent une faction
nationale,y forde Machiavel
qui se dirigea sur ce dicton
dans l'ombre, ditisrpours elle
régner. Marchant toujours
en discussions
consumait un temps précieux
oiseuses, afin de faciliter à Tusurpaau milieu du
ouil devait,
Careefe
carnage, dicterses
dataires du peuple.
volontés aux manEn organisant le sénat, l'assemblée
pensa que le fondateur de la
constituante
capable d'imprimer le
république était seul
mouvement àla
litique, en donnant à ce corps la
machine poquelle devait se mesurer
consistance à laetle voeu général
son essor; la raison d'Etat
sénateurs; alors portérent Alexandre au rang des
nirsa fureur, elle Christophe, ne pouvant plus conteles armes à la main, déborda; ayantrésolu d'atlaquer,
mandataires de la nation lesinstitutionss salutaires queles
assemble
venaient de
une armée
consacrer, il
au-Prince.
formidable, etf fond sur le Port-
la
machine poquelle devait se mesurer
consistance à laetle voeu général
son essor; la raison d'Etat
sénateurs; alors portérent Alexandre au rang des
nirsa fureur, elle Christophe, ne pouvant plus conteles armes à la main, déborda; ayantrésolu d'atlaquer,
mandataires de la nation lesinstitutionss salutaires queles
assemble
venaient de
une armée
consacrer, il
au-Prince.
formidable, etf fond sur le Port- --- Page 51 ---
Le sénat instruit
taque,
de sa marche la
charge le général
veille de l'atpcelui-ci court
Pétion du salut
avec environ s'opposer à T'invasion de
public;
se rencontrent trois mille hommes. Les Christophe
Cybère
dans les pleines du
deux armées
futle théâtre du
na dans cette
premier combat Culalease; qui
et
guerre civile.
se donCe futle
itin,
lejanvier1002, vers
qu'on en vint aux mains.
huitl heures du macérent dans le premier
Les chances se balanVicloire semblait vouloir engngement, et trois fois la
orécieux emblèmes; mais ceindre son front de nos
rai fit arborer
un transfuge de nos
Dans cette
l'enseigne du parti
rangs
C
contraire
de Thonneur conjoncture, on vit un de ces
().
iniverselle. toujours digne de fixer
sacrifices
Alexandre,
Fadmiration
minent, le regardait
engagé dans un
essence de
avec ce sang
dangerimson caractére; s'il
froid qui faisait
ment, c'en était fait!
périssait dans ce moktouffs la
Christophe
poit
répablique
triomphant, eût
son général
naissante.
ppnemie,
prés d'être assailli Courthilien, apereve
vole comme un trait
par une cohorte
son chapeau,
à sa
pose le sien sur sa rencontre, enRacharne emarquer en s'cloignant; ainsi
tôte,et se fait
à sa
trompé,
houp mortel poursuite; il est
Fennemi
au meme instant atteint, et reçoit le
que Darid-Troie et
ablique
triomphant, eût
son général
naissante.
ppnemie,
prés d'être assailli Courthilien, apereve
vole comme un trait
par une cohorte
son chapeau,
à sa
pose le sien sur sa rencontre, enRacharne emarquer en s'cloignant; ainsi
tôte,et se fait
à sa
trompé,
houp mortel poursuite; il est
Fennemi
au meme instant atteint, et reçoit le
que Darid-Troie et --- Page 52 ---
plusieurs autres oflieiers 38 )
ros loin de ce champ de distingucs entraînent lel héaveclui sur un fréle
confusion, cts'embarquent
le Bisoton.
esquif dans lequel ils
gagnent
Christophe, demeuré maître
taille, se hâta d'arriver
du champ de bailposa le siége.
devant le Port-au-Prince oû
vive force,
N'ayant pu enlever cette
après huitjours detranchée place de
rautlesquelailinccese
ouverte, dudes obus, il fut contraint
Du
de
arneeindsasee
reste vous connaissez
renencer à son
fureur qu'il
sa retraite et les actes projet. de
dans le
exerça sur son passage età son
Nord. / Ouije les
arrivée
ils n'étaient encore
connais, me dit-il; mais
que les
atrocités. - Ah!
avant-coureurs de ses
poursuivissje,le
journée ne s'eflacera
souvenir de cette
fut témoin de la
jamais de ma mémoire; ellel
dans la
perte de l'être qui
société, qui me fit
m'introduisit
le bonheurdel
goûter, me
l'amitie: vous l'avez
Blapprécier
estimable, ce patriote éclairé
connu ce citoyen
à la
que la fatalité
république, aux aflections de
ravite
ses amis; vous avez connu
sa famille et de
je vous prie, comment,
Papalier dites-moi,
Il me serait si consolant en quel lieu il perdit la vie P
porter l'offrande de mes dhonorerson tombeau, de
Don des
regrets à l'amitié,
cieux, divine Amitié,
Qui innises,Aumedentiae,
imable, ce patriote éclairé
connu ce citoyen
à la
que la fatalité
république, aux aflections de
ravite
ses amis; vous avez connu
sa famille et de
je vous prie, comment,
Papalier dites-moi,
Il me serait si consolant en quel lieu il perdit la vie P
porter l'offrande de mes dhonorerson tombeau, de
Don des
regrets à l'amitié,
cieux, divine Amitié,
Qui innises,Aumedentiae, --- Page 53 ---
39 )
Toi dont la pure Aamme
Echauffe la pitié,
Lorsque sur l'urne
Les regrets font couler funéraire
Ouileur douce rosée
tes pleurs,
Que révère anime la poussière
Ainei le
nos coeurs.
souvenir, à tes ordres fidele,
Change les eaux du
Et de lanuit éternelle Léthé,
Préserve le mérite en
- Hélas!
son vol arrêté,
me
sur le sort de votre repoeditilique puis-je vous dire
rivra au
il
ami; lorsque la
tyran, eut l'air
fatalité
en maintint dans
de vouloirle
le
revêtit
son grade
conserver,
d'une dignité à son
e fit
le
badjabantorncnl,
enfermer dans
couronnement,
pendant la nuit,
une prison d'ou il fut ensuite
honnaître
sans que
enlevé
son sort Mais, personne ait jamais
Prève à vos
Mon cher
pu
Ist
regrets particuliers;
D-es, 7 faites
commune avec la
cette
nanière
patrie; : c'est la
perte vous
digne de votre ami
ses
déplorerdiune
événemens
que de vous
Jene
auxquels son malheur entretenie
de
répliquai à ces mots
est lié.
mon discours.
qu'en
ILa
reprenantle
rébellion de
I nécessité de mettre Chrisophe plaça le sénat
à la tête des
dans
Epublique un chef qui,
affaires de la
istitations, leur
fidele gardien de
imprimat le sceau de
ses
Timmorta- --- Page 54 ---
( 40 ) Téclat, l'action et la
lité en leur donnant, avec
génie
ce
estmondinaine,ee
vie. Oà trouver
génie
cet état de langueur
pour prévenir
des institutions ?
indispensalble accompagnel l'enfance
sur
qui souvent
hommes d'Etat se dirigérent
Les regards des
des entreprises
dontla valeur et la grandeur à
celui
concouru T'affranchisseavaient si paissamment celui dont les profondes
ment de son pays; sur
bienà Tétat Tinaprtciable trouve
méditations procurirent dans laquelle on
fait d'une loi fondamentale de Tindépendance nasocial cient
sur cclui,
cet équilibre
des libertés du eitoyen; les instionale et garent
de défendre
de
enfin, qui venait Ricenment de la tyrannie et
contre les atinques
Jamais titres
titutions droits sacrés du peuple.
sauver les
farent plus incontestables
ne
par de plus
à l'immortalité ils ne furent consacrés
de l'état
comme jamais
La Prisidence travaux;
éclatans témoignages de ses illustres cette rédevint la récompense les plus calmes
mais si dans les temps fardeau, combien ce poids
est un pesant
dans ces circonscompense
plus immense
ne devint-il pas
dimiciles!
être le seul objet
tances
devant
Le salut de la patrie d'un choix dont l'impor
lorsqu'il s'agit
Petonle.Grane
consulté
tant sur ses destinées,
dee pré
tance influe Président d'Haiti, malgré
fut proclamé
res cette rédevint la récompense les plus calmes
mais si dans les temps fardeau, combien ce poids
est un pesant
dans ces circonscompense
plus immense
ne devint-il pas
dimiciles!
être le seul objet
tances
devant
Le salut de la patrie d'un choix dont l'impor
lorsqu'il s'agit
Petonle.Grane
consulté
tant sur ses destinées,
dee pré
tance influe Président d'Haiti, malgré
fut proclamé --- Page 55 ---
tentions contraires (41 )
iquelques nunges qui firent naitre dans la suite
politique,
passagers sur notre atmosphère
A peine eut-il pris les rênes
qu'il opéra dans les esprits
du gouvernement
Haire qui les prépara à
cette révolution salua civilisation: sachant recevoir les lumières de
corruption en
par expérience que la
1 voulut la prévenir, empoisonne trop souvent la
oeuple àne voir dans non pas en
source,
ihéorie
ses
accontumantle
de formes qui, institutions qu'une vaine
ha servitude, fait
mdrissant les individus
mu'ils n'existent briller les états au dehors pour
alans l'âme de chaque pas au dedans: mais en
lorse pénétrant de lidée citoyen Tamourdes lois, infusant en
vardiennes des
qu'elles sont les plus fidèles
vactère national républiques, en
au
Telles
une physionomie imprimant
caétaient la force et la Rexibilité particulière.
qu'ilsavait, sans descendre,
de son génie
ronceptions, des vues les passer des plus vastes
détails minutieux de
plus profondes, aux
persuadé que la circulation Tadministration Intimement
Feffet de ces canaux
du numéraire
rrosent, qu'au
qui fertilisent les terres produit
kustrie de
contraire son
qu'ils
ce mouvement
inaction prive l'inExistence, que semblable à vivace nécessaire às son
épandant dans l'air des
ces eaux stagnantes qui
miasmes
destructeurs, ou
--- Page 56 ---
à ces plantes délétères 42 )
sang et donnent la
dont les sucs coagulent le
et dessèche toutes
mort, cette inaction altère
donnait
les sources de
alors la plus grande
prospérités, il
cette fluctuation.
activité possible à
Ainsi le désordre
un de ces ressorts apparent de nos finances étaif
tance, ressort
politiques appliqué à la circonsligence de
qu'il n'est donné qu'à une rare intelbileté
pouvoir faire agir. Il s'en
pour mettre à exécution
servitavec hamalgré les inconvéniens
ses vastes projets,
vent découvrir dans les que la pratique fait souet les plus utiles. Personne combinaisons les plus belles
seur ne sut apprécier la mieux que son succesaussi a-t-il, en habile homme grandeur de ses vues;
yens employés pourles
d'Etat, porté aux mod'autres
réaliserles
temps etdes circonstances modificationsque
cessitaient. Cet esprit
differentes nécellence des principes réformateur démontre l'exen puisant dans
établis par son devancier,
de
ces mêmes principes les
réparer les torts qu'une fausse
moyens
née par les
direction, dontion du génie. circonstances, Mais
a pu porter à la créade ce que fit le
parlons de ce qui existait alors,
se
grand homme et des
composa la félicité
élémens dont
cours admirable d'idées publique. C'est par ce conprofondes et de
pénibles qu'il parvint à élever Haiti
travaux
lau rang qu'elle
de
ces mêmes principes les
réparer les torts qu'une fausse
moyens
née par les
direction, dontion du génie. circonstances, Mais
a pu porter à la créade ce que fit le
parlons de ce qui existait alors,
se
grand homme et des
composa la félicité
élémens dont
cours admirable d'idées publique. C'est par ce conprofondes et de
pénibles qu'il parvint à élever Haiti
travaux
lau rang qu'elle --- Page 57 ---
(43 )
a droit de prendre parmi les
ces climats, avec les
nations. Happela dans
des peuples
institutions qui font la gloire
policés, les arts, les
merce et Tindustrie
lettres, le comllaire de la liberté; qn'il plaça sous l'égide tutéarrosé des larmes
et, à sa mort, son tombeau
plus sincères,
que firent verser les regrets les
attesta que les
a aussi justes que les autres,
peuples libres sont
a epprécier le, mérite des
et savent mieux qu'eux
I naissance nationale
grands hommes. La reconfit
C auguste :
de Pire de la plus; elle luidécerna le titre
€
doute,quun
Patrie, le plus beau, sans
citoyen puisse obtenir.
Levieillard semblait
à-coup il se lève, et profère miditerennticotanty tout-
( de T'enthonsiasme:
ces mots avec le feu
Rois de
I quérans quil'avez
la terre! et vous Conravagée! Que
phées à côté de ceux de
- sontvos vains troce génie
qu'est votre illibérale et
bienfisant?Ce
parée à son systême social, astucieuse politique com1 tions de l'art à côté des ce que sont les producnature, Vous mettez
sublimes beautés de la
mortels
votre gloire à
vos semblables, à détruire opprimer les
forger des chaînes
les cités et à
Alexandre
pour les peuples asservis:
Pétion.1 loin de suivre votre
excmplesplagait sa télicité dans le soin pernicienx
parmi les hommes les bienfaits
deripandre
de la civilisationt.. --- Page 58 ---
Celui-là
(4 44 )
est vraiment grand
son pays dujoug de
qui,
de
apoésavoiraffranehi
la nation; celui-là Tétranger, devint Tinstituteur
ses
mérite la
contemporains et
reconnaissance de
qui fit luire dans sa Thommage de la postérité,
etdos arts, et créa des patrie le fambean des sciences
propres à assurer à ses institntions plilantropiques
libertô, de légalité et de concitoyens la
le règne de la
rissables de la splendear
jastice, sources intades hommes!i! Excusez des états et du bonheur
Pêtre le plus
ce transport, me
tableau
indifferent ne
dit-il,
des verins de Pétion. saurnits'en défendre au
aujet,
Mais revenons à notre
Vous m'avez
des
sucrinctement exposé
principaux faits qui sont
quelques-uns
lesquels roula la suite des comme les pivots sur
naissance m'était
événemens: leur conquestion que vous m'avez indispensable pour décider la
après cela de quel côté est proposée; la
mais chercher
une hypothèse aussi
raison, serait établir
absurde et ridicule étrange qu'il serait
timité de
de mettre en
anjourd'hui
Tindépendance d'Haiti, problême la légidrait pousser bien loinle
Sans doute il faudouter que cette indépendance, scepticisme politique pour
glorieux sacrifices, n'existât
acquise parles plus
fait; et,si l'on en
pas de droit coinme de
appelait à la forme,à ce vernis
is chercher
une hypothèse aussi
raison, serait établir
absurde et ridicule étrange qu'il serait
timité de
de mettre en
anjourd'hui
Tindépendance d'Haiti, problême la légidrait pousser bien loinle
Sans doute il faudouter que cette indépendance, scepticisme politique pour
glorieux sacrifices, n'existât
acquise parles plus
fait; et,si l'on en
pas de droit coinme de
appelait à la forme,à ce vernis --- Page 59 ---
aquine serts souvent
( 45 )
B aux outrages faits à qu'adonnerunes
l'équité, 2
apparencelignle
ide cette maxime du droit
on trouverait, au lieu
Ele foml, cette vérité
civil, laforme Pemporte sur
de la
qui définit Talliance
politique et de la
nécessaire
dtoutelois on ne saurait eenin.b/idregte nier
laforme;
dance ne soit non seulement que cette indépenique la liberté eut à soutenir le résultat de la lutte
sassurer son triomphe,
contre la tyrannie
Ha conquôte de la
mais qu'elle ne soit pour
tet Toeuvre
raison sur
encore
de la philosophie. lesprtjugés terrassés
serait vouloir faire reculer Vouloir la contester
ans des ténèbres
le sicele,et les partigenir que les
mêmes sont obligés de
jramais (g). principes libéraux ne rétrogradent conSilon s'en rapporte
onblic, à ces oracles aux saines décisions du droit
seuples, toute autorité entourés de la vénération des
lolonté
qui n'est pas
générale ou par ses
établie parla
tsurpatrice. De même
organes, est illégale et
econnaitre la souveraineté qu'Haiti régénérée ne peut
ée d'elle par
d'une puissance
rtres qu'une PAtlantique,g qui
sépavieille domination n'invoque d'autres
Béres ont disparu,
dont les lambeaux
ue la risistance à d'autre délégation de
,le
son oppression: de
pouvoir
gouvernement de
même,disCheistophe étnit illicite et --- Page 60 ---
(16)
subversifdu principe sacré de la
PEUPLE. Ces vérités sont d'une SOUVERAINETE DU
suffirait de les énoncer
telle évidence qu'il
l'être qui n'a
pour les rendre palpables à
si d'ailleurs queles simples notions du bon
ces hommes célébres,
sens,
mières du sieele dernier,
héritiers sdeslun'avaient
sur ces objets. Dirigés
éclaire T'opinion
par cette impartialité
distingue, ces hommes dont le rare
quiles
désintéressement honorent
mérite et le
les vociférations des
Thumanité, ont confondu
et déversé le
détracteurs du hom
vase de
haitien,
ignobles calomnies réprobation sur Tes plates et
distillées surles
que des écrivains déhontés ont
actions de Timmortel Pétion.
alégard de ces vils frelons
C'est
l'heureuse
qu'il faut reproduire
pensée d'une femme aimable: LA
PEUT TACHER LE MARBRE.
BOUE NE
Vous avez vu,
une grande partie contitnen-tilipendant du Nord
un moment,
Timpulsion
suivre spoitanément
qu'elle reçut de Rébécal
clara pour la
lorsqu'il se dédes
République; ce ne fut pas parla force
armes
qu'elle opéra cette révolution, non
que celle, plus
plus
upir TIN tous les Haitiens étonnante encore, qui Vient de réfitution:
sous le palladium del la cons
mais ce fut par la conquête des coeurs.
Partout oules idées libéralesnvaient
publique trouvait des
pénétré la Répartisans. Christophe voulant
ut de Rébécal
clara pour la
lorsqu'il se dédes
République; ce ne fut pas parla force
armes
qu'elle opéra cette révolution, non
que celle, plus
plus
upir TIN tous les Haitiens étonnante encore, qui Vient de réfitution:
sous le palladium del la cons
mais ce fut par la conquête des coeurs.
Partout oules idées libéralesnvaient
publique trouvait des
pénétré la Répartisans. Christophe voulant --- Page 61 ---
(47 )
harriterleuroesore et
jàs ses sujets la faculté pssnicleurinfuence, de
interdit
penseryil élera entre TEtat
da barriere de la défiance et de
voir
la
EE
que, tôt ou tard, cette
haine, sans préversée par la force de
barrière serait renpplus, qu'on ne, peut T'opinion; sans réfléchir,n non
atribut essentiel de long-temps scomprimer celat
Peroyait qu'ilsuffirait, Thomme,le don de la pensée. I
pour
vigilance de cette inquisition éterniserson tione, de la
nnait aux flammes tous les
politique qui condaiunant de la
écrits
veou
République,
de les philantropiques
Frieusement dans son cabinet
enfermer mysté.
d'Etat que les
comme des secrets
raient révéler dépositaires de sa confiance
ide mort.
au peuple, sans encourir ne poula
pheures, lui L'expérience, 2 éclairant
peine
a enfin appris
ses derniéres
jastice qu'on doit couduire que ce n'est que par. la
les
C'est le faux calcul de
peuples.
Tans à substitner leur
Pintérêt qui porte les
ide la Loi; celle-ci
volonté arbitraire au
typeut seule
règne
pouvoir, parce qu'étant
assurer la durée du
elle constitue la force laraison mise en éviderice,
delien commun de
morale de TEtat, et forme
celle-là n'en impose Tautorite etde l'obéissance; mais
sant elle-même
qu'un moment:
ses
ensuite, détruiprécipite comme propres forces, elle tombe et se
elafetilledendchee.
Lhommep peut-
celle-ci
volonté arbitraire au
typeut seule
règne
pouvoir, parce qu'étant
assurer la durée du
elle constitue la force laraison mise en éviderice,
delien commun de
morale de TEtat, et forme
celle-là n'en impose Tautorite etde l'obéissance; mais
sant elle-même
qu'un moment:
ses
ensuite, détruiprécipite comme propres forces, elle tombe et se
elafetilledendchee.
Lhommep peut- --- Page 62 ---
être ébloui
(48)
parle vain éclat des
deurs, mais s'il n'est
titres et des granpas encore
potisme ne l'a pas fait
abruti, si le desprimitive, toutes les fois déginérer de sa condition
sentiment
qu'on reveillera en lui le
quiobtenaient idelindépendanes, les hochets
son
imposans
hommage ne
yeux; au nom de liberts,
fascineront plus ses
vel essor, Desenchanta son âme prendra un nouloi dérobait
du fastuenx
sa vraie dignité,
appareil qui
brillant esclavage;
iln'y verra plus
de la
et, au milien des
qu'un
cour d'un despote, il
somptnosités
chaumière odil Ivivait
regrettera la paisible
tisan
sans maître. Alors qu'un
linterroge sur la cause de ses
courpondra avec ce Spartiate
ennuis, il ré
courde Perse de ne
auquel on reprochait à la
Je connais tes
pouvoiroublier sa sauce noire:
-Jeune plaisirs ; mais tu ne connais pas les miens.
homme,
ajouta mon
pause, souvenez-vous de
vieillard, après une
le
cette vérité
temps, oi ilsugit de l'intérêt de
confirmée par
Toprimer 272 vceu, et dites
tons, tous ont le droit
tyran qui, au lieu de
avec moi: malheur au
consulter ce voen, cherche
comprimer! mais aussi malheur
àle
fatalité
au
condamne à vivre
peuple que la
duit à cette affreuse
sous son empire il est réextrémité obéir et hair ( t )/!
après une
le
cette vérité
temps, oi ilsugit de l'intérêt de
confirmée par
Toprimer 272 vceu, et dites
tons, tous ont le droit
tyran qui, au lieu de
avec moi: malheur au
consulter ce voen, cherche
comprimer! mais aussi malheur
àle
fatalité
au
condamne à vivre
peuple que la
duit à cette affreuse
sous son empire il est réextrémité obéir et hair ( t )/! --- Page 63 ---
CHAPITRE V.
( Création de la monarchie
christeyphieme : proscriptiona.
E. le vieillard
continua ainsi:
les Limngination s'arrête avec effroi
( Christophe, differentes phases de la carrière en parcourant
ploya
Peut-on penser aux
politique de
Après pour arriver au trône sans moyens qu'il emavoir
frémir
C
déployé
d'horreur?
un
organisa
latendardde laguerre
& tat d'Haiti ysouvernementsonsl la
civile,il
Ce
dénominationa dE.
gouvernement, ou
C
embingrmintrnnug de despotisme, plutôt cetasC
d'oligarchieet
conceptions
sur une
Rco
politiques indéfinissables
deces
qui
L gerkeseahurontpane encore
attestent
preparenutesepoits àun atteintleurfasits, etqui
truction
changement. Après la desfairerois
€
RtrneeAtse
elle était ilemploya à
sonressort pensaplusqu'i se
D tisme
T'ordre du jour. La ordinaire, la terreur;
hache du
-
Malheur moisonnaitsans à
cesse de
despoceux
nouvelles
€ crime seul
qui lui paraissaient
victimes,
pouvait plaire au crime. Il suspects! Le
fallait étouf
--- Page 64 ---
fer les précieux
150 )
de la piété filiale sentimens de l'amour paternel et
alors qu'on vit les pourétredévous à son parti. C'est
servitude, esclaves citoyens, se précipitant vers la
même de la
accusateurs pour n'étre point
délation, devenir
6 honte de Tespèce humaine! accusés, Que dis-je?
vait tellement émnoussé la
T'ellision du sang aplus d'objets d'horreur sensibilité qu'il n'était
règue démngogique
pour seS fuliles sujets. Ce
poque d'affreuse mémoire ramena parmi nous cette élap pudeur dans la
où le colon,
victime
outrageant
honteux, l'immolait ensuite infortonced'mn commerce
reux de cette violation
avec le fruit malheudonne et reçoit,
des droits que le coeur seul
preuve de
pour soustraire aux
son crime,
regards la
tyran, et cette idée Oni.Jai vu les suppôts du
me fait
vus, pour signaler leur zèle, frissonner, je les ai
froid de semblables
commettre de sangm'écriai-je,
horreurs.. - Ces
étaient dignes de' lui! Mais les ollirandes,
qui les lui présentaient
monstres
roces que ceux que nourrissent n'étaient-ils pas plus féen est parmi eux qui existent les déserts? Ah!s'il
rissent pour ne pas souiller de encore, leur
qu'ils pélair de la liberté,
souflle
- Non,
impur
qu'ils vivent; mais
répliqua mon ami,
que le remords
poursuive en tous lieux;
vengeur les
coeurs comme le
quil s'attache à leurs
ver rongeur, et leur fasse
lui présentaient
monstres
roces que ceux que nourrissent n'étaient-ils pas plus féen est parmi eux qui existent les déserts? Ah!s'il
rissent pour ne pas souiller de encore, leur
qu'ils pélair de la liberté,
souflle
- Non,
impur
qu'ils vivent; mais
répliqua mon ami,
que le remords
poursuive en tous lieux;
vengeur les
coeurs comme le
quil s'attache à leurs
ver rongeur, et leur fasse --- Page 65 ---
éprouver dans
(51 )
fer!!
ce monde les tourmens de
l'eneive le rois se
rendsatetetemearden
firent entendre
espritsque les crisde
pela depuis le fort
au fort Liberté, qu'il
incontinent
royal G). Ces cris sinistres apavecune répétés au Cap où il se fit
furent
mais ce n'était pompeasintique sous le nomde Henry couronner
trône et des pas assez pour Henry
Ier.;
à
s'y asseoir; il lui
d'ériger un
ses états le territoire
fallait encore
forma le
entier de la
joindre
projet d'une
E sa flotte
atfaque
République. I1
sur les mers du
qu'il fit précéder
( de fortifierle
Sud (* ), dans
par
E en étatde
parti de Goman (k ), et de Tintention le
commencer les
mettre
Tovénement ne
agressions.
A eut-il appris répondit pas à son attente. Cependant A
publique
que cette flotte s'était
peine
qu'il Imit ses
rendue à la Ré8 sous le voile du
soins à cacher cette nouvelle
o moins : le silence secret; mais elle n'en
t tances. On
même
transpira pas
sut
fulinterpeite des
P vingt ans,
que c'était à unjeune circonsI
neur de employé dans sa
homme de
cette entreprise était marine, anquel l'honrn'ai-je un fils
da. Grand Dieu!
I pére?..
semblable à lui, ou
que
Quelle force de
que ne suis-je son
près de l'enfance! Eh
caractère dans un âge si
quoi! élevé au milien'd'me
(*) En janvier 1812,
transpira pas
sut
fulinterpeite des
P vingt ans,
que c'était à unjeune circonsI
neur de employé dans sa
homme de
cette entreprise était marine, anquel l'honrn'ai-je un fils
da. Grand Dieu!
I pére?..
semblable à lui, ou
que
Quelle force de
que ne suis-je son
près de l'enfance! Eh
caractère dans un âge si
quoi! élevé au milien'd'me
(*) En janvier 1812, --- Page 66 ---
multitude
I 52) )
adulatrice,
ment apathique
plongé dans
qui facilita
TengourlisseNord, ila a pu
Ielévation du trône da
allumer
acquérir une telle
dans l'ame de
énergiel... Il a
de
ses compagnons le feu pu
Thumanité, et leur faire chérir
sacré
laquelle Thomme n'esto
cette liberté sans
avez vu que, loin de faire qu'une machine!.. Mais vous
ses desseins, cetévénement balancer le tyran dans
ena accélera
Iipartit du Cap - avec des forces
l'exéeution.
la établir un nouveau
importantes, et alsiége devant
Prince a
le Port-aule sceau à sa Lorsquilparut, gloire
dis-je, Pétion mettait
nion de la
en présidant, aux Cayes, à Tupatrie, et entrainait les
pire de
cceurs par l'emFadmiration. / Hélas!
tandis que le grand, le
reprit le vieillard,
ter les
vertueux Pétion faisait éclatransports de la
rait les plus généreux reconmnissance, qu'il inspi
arrachait de bien cruelles sentinens, Christophe nous
la capitale de la
larmes près des murs de
dit dans la
République. Son armée se
néral
plaine après avoir eu à
répanBoyer, qui faillit
résister, u géses succès avec une
interrompre le cours de
contra
poignée de
nos troupes à
braves; elle renbat s'était donné,
Cybire, où
et les força à lepreiercome
siome auit du blocus.
évacuer la troiDans cetie éracuation
noc-
* En muars 1812.
des murs de
dit dans la
République. Son armée se
néral
plaine après avoir eu à
répanBoyer, qui faillit
résister, u géses succès avec une
interrompre le cours de
contra
poignée de
nos troupes à
braves; elle renbat s'était donné,
Cybire, où
et les força à lepreiercome
siome auit du blocus.
évacuer la troiDans cetie éracuation
noc-
* En muars 1812. --- Page 67 ---
urne et tumultuense 53 J
pomba au
un grand nombre de blesses
pouvoir de Tennemi(
Que cette nuit fut
oendant
agréable à
que les heures lui
Christophe! et cebfit un nouvel
parurent tardives! elle
e dévorait
aiguillon à cette soif du
sans eesse, en
erime qui
de Ja satisfaire.
luifournisanties
L'affieux
moyens
qui fit frémir la nature le avant-goôt d'un sacrifice
ses ofliciers se livraient tenait éveillé pendant
Anjour il
aux douceurs du
que
prépara la
sommeil.
en faisant élever
pompe funèbre de ces
oris des
un énorme échafaud
blessés
cases des cultivateurs
avec les déordres, pour les punir, sans
démolies par ses
waient fui à son approche. doute, de ce qu'ils aitilés par les foudres de la Cesinfortunes, déjà mude bacher, et
guerre, furent placés sur
ga lui-mème le périrent au milieu des flamines. Illanembrisement. premier tison, et donna le
Voilà
signalde
ses dévoués serviteurs parquels actes il accoutimait.
à n'avoir plus aucun
menthumaintlledtit à son
sentitacle comme la fête
armée cet
de
horriblespec
doire.- Mais,
Tinnuguration de la Vicretentirent
repris-je, les plaintes des
au fond de nos
victimes
merent un surcroft de
coeurs, et leur impricourage. -
Ajoutez, me dit
(* ) Non Ioin du
tet le genéral Bergerac camp périt le valeureux général
Trichet sauva les débris de la Metellus,
gamison. --- Page 68 ---
mon
- de 51 )
venérableami,
que le tyran
qu'elles déseloppérent la
gnation de inspirait et qu'elles
haine
ces vrais
soulevérent
a servir
Haitiens
l'indisous ses bannières. condamnés par lesort
Cependant le siége fut
Christophe,
long et meurtrier (7);
siter sa femme awresaleserianetrr pourallersi.
sa cour, laissa, quistétnitrendues à Saint-Marc
dats. C'est
pour un moment,
avec
dans cet intervalle
respirer ses soljoignant aux talens militairesles qu'un général
aecueillit les principes
vertus du citoyen,
et,favorisant
que manifesta sa division,
dont le plus bel Timpnlkiondonnte par ce colonel
action,
éloge est dans le se réunit à la
mérite de cette
A cette nouvelle
république avec sa colonne.
son armée,
Henry se rendit en toute
sans pourtant
hate à
se faire précéderde
négliger la précaution de
veaux émissaires, moment en mnoment parde
dans la crainte
nourégnait dans cette division
que Pesprit qui
troupes. Il s'arrêta à deux n'eût gagné toutes ses
ment, et manda les
lieues de leur cantonnequels il eut une
principanx ofliciers avec lesrêter un plan d'évacnation conferencedont le résultat fut d'artamment, qu'on abandonna qui s'exécuta si précipimatériel de son artillerie. la plus grande partie du
** * ) Le général Magny.
) Le coloncl Marc Servant, mort
général.
division
que Pesprit qui
troupes. Il s'arrêta à deux n'eût gagné toutes ses
ment, et manda les
lieues de leur cantonnequels il eut une
principanx ofliciers avec lesrêter un plan d'évacnation conferencedont le résultat fut d'artamment, qu'on abandonna qui s'exécuta si précipimatériel de son artillerie. la plus grande partie du
** * ) Le général Magny.
) Le coloncl Marc Servant, mort
général. --- Page 69 ---
Henry était absorbé (55 )
pyait entouré. La terreur par les dangers dont il se
s'humanisa
le renditmoins farouche;
jusqu'à daigner
nrence de bonté à tout
parler avec une
Pprit ses sens
ce qui Tapprochait, et ap- ne
a, il tint un conseil que lorsqu'il arriva à Saint-Mare:
lagna le sacrifice
semblable à celui
eine
que le chantre
quinccompeint au cinquiême chant
immortel de la
extermination d'une
de la Henriade; là,
sse rendit au
partie du peuple fut résolue;
proseription Cap,ety fit dresser sa fameuse table
Hler le
contre ceux qu'on vit, en
eux-ci, peuple à briser ses fers, et à se 1790, apleurs descendans,
rigénérer.
rurs et leurs proches
leuramis, leurs défeniquiète tyrannie,
devinrent les objets de son
intimens
parce qu'il se persuadait
républicains
que les
pmme innés en
d'Alexandre Pétion
eux, et
étaient
ens qu'il devait la
que c'était à ces senti1 Port-an-Prince, défection de ses troupes
Ce
devant
I royale atrocité,
décret, scellé du cachet de
sexe, la vicillesse enlacait, dans ses
et
dispositions,
nns l'étendue du territoire T'enfance; il fut exécuté
eec une telle fureur,
soumis àson autorité
prentnulle part un asile. que les proscrits ne troupaix des tombeaux; On leur interdisait même
terre
car on leur
(La pour courrirleur dépouille refusait un peu
postérité qui pèse dans la
mortelle ( 772 ).
balance de la Jus- --- Page 70 ---
tice les actions
(56 )
ce décret
des races
qu'en
précédentes, ne citera
entre luiet
retragant le
ceux de
paralléle qui existe
mérent dans le même Tassemblée que les Colons fortion, de cette
lieu à T'origine de la révoluneste
assemblée de
célébrité n'est due Saint-Mare, dont la fuqu'elle a fait
qu'aux torrens de
couler; et aux torches
sang
pour embriser cette
qu'elle alluma
cendres et de ruines!1... contrée, et la couvrir de
Toutes les fois qu'on
quences de cet
s'arrête sur les consédée d'une
acte, et que l'on se
éternelle justice,
représente l'ise demande:
saisi
comment la
d'idonnement, on
elle pas pétriliéc?
languequile dicta ne s'ests'est-ellepasp
comment la main
paralysée? comment la quiletraça ne
pas firappé les auteurs de cet
foudren'a-t-elle
Mais détournons]
acte atroce
Jai, par de
les yeux de cet horrible tableau.
longues souffrances, de
Mrtecdeisiscanemniades
pénibles Fouljai vu le renversement
malheur; mais
de l'affreuse
puisque
Christophe, mon coeur
autocratie de
lespérance. Je me hâte s'épanouit aux rayons dei
boubeur
dejouir des
que ramène aux Haitiens
prémices dui
vel ere qui vient de
duNord le noucommencer pour eux.
, par de
les yeux de cet horrible tableau.
longues souffrances, de
Mrtecdeisiscanemniades
pénibles Fouljai vu le renversement
malheur; mais
de l'affreuse
puisque
Christophe, mon coeur
autocratie de
lespérance. Je me hâte s'épanouit aux rayons dei
boubeur
dejouir des
que ramène aux Haitiens
prémices dui
vel ere qui vient de
duNord le noucommencer pour eux. --- Page 71 ---
a 3 >7
CHAPITRE
VI laus
a
-
eadrd
Suite; olserections 107
ominoil 991 on
sur divers sujels, iib
n9t
aniorsii : 10 3/e
IL- soleil avançait dans
ovon
to
de zénith: les heures
son cours; il avait
mpidité
qui is'écoulent avec
passé
et si
pour celui quiapprécie
fant de
kion Jentement pour lêtre
l'emploidu temps
du bon vieillard
passif,
sur les
portérentfauttons.
semps et du bonheur; mais
idées abstraites du
ligression toute subtilité il éloigna dei sar petité
aubstance de son
plilosophiques Voila la
essiécles etde discours: A Les homines de
a briéveté du toutesles contrées se sonty
tous
a felicité. Des temps; sa fuite Jeur a
plaints de
parti la fuite do
eur ont dit: à nonisesephes sévères que
aites, on en
considérer Temploi quie sages,
denx
vous a en
pour
emehernifique rien.n'est
vous, paisqu'at lieu
moins préd
eeherehe de lavérité
à la
pous
delemplayer
vous ens servez quisiseale, mène au
elles de
pour
bonheur,
vos xesablables atirersur vos têtes et sur
sS, en pnéconisant
tous les genres'de calami.
enant les
Tetreur et
ousolant fauteurs de la
Finjustices et en deet plus utile de tyrannie. Iledt été plus
diriger Thomme
igno8 --- Page 72 ---
ranf et
( 21 58 )
faible.dans cette
mer contre sa misère. Bien récherche, que de déclaet des fourbes
différent des moralistes
éloigner les hommes politiques qui tous s'étudient, ou à
leur offrir des
de la route de la
à
lumières
Rlicité,ona
puissant, dont la mémoire ineertaines, ce magieirat
térité revêtue du titre
révérée passera à la posvoulait réaliser
auguste de père de la
cesidées de' perfectibilité patrie,
philosophie ajugé Thomme
dont la
Bon jeune homme,
capable.
ditez son systême
continua le vieillard, méque ces idées
politique, et vous
en étaient la base
reconnaîtrez
Tavez vu réaliser ces vérités
essentielle, Vous
volution étonriante avait
théoriques qu'une rénation parmi les modernes. dévoilées à une grande
ses profondes
Frappé des résultats de
cherché à découvrir conceptions, vous avez, sans doute,
facilita l'exécution; par quel ressort secret il en
écontant, j'ai
j'ai partagé ce désir. En vous
idées répandues comparé ma propre expérience aux
dans les livres,
cevoir que, profitant de
etjai cru m'apersemblés, il avait
l'expérience des siècles asparticulièrement
çons instructives
recueilli les lepeuples célébres consignées dans les fastes de deux
comme
placés sur la route du
pour servir de modèle, et
temps,
quel point la force des institutions, marquerjusqu'a
té, peut modifier le naturel
mise en activide l'homme et l'agran-
ma propre expérience aux
dans les livres,
cevoir que, profitant de
etjai cru m'apersemblés, il avait
l'expérience des siècles asparticulièrement
çons instructives
recueilli les lepeuples célébres consignées dans les fastes de deux
comme
placés sur la route du
pour servir de modèle, et
temps,
quel point la force des institutions, marquerjusqu'a
té, peut modifier le naturel
mise en activide l'homme et l'agran- --- Page 73 ---
pdir, etjusgu'a
I 59 )
lidésnétude
quel point leur
peuvent le faire relichemeut ou leur
ppas, c'est en rilléchissant tomber. N'en doutez
kgrandeur ets sur celles de sur les causes de leur
couvrit les vrais
leurdéeadence qu'il démobilede leurs actions; principes du gouvernement, et le
comme dans leurs
étonnant dans ses
usqu'a
résultats, il sut, par un moyens,
Iniinconmu en
systême
Borts de Christophe, les politique, rendre nuls les efeensité en leur opposant, épuiser parleur propre in-
'inertie,
pour ainsi dire, une force
Ah! sil T'Envie elle-mèmne,
au pied des monumens
qui s'agite sans cesse
abattre, levait
qu'elle vondrait
de ce grand ses ignobles regards sur les pouvoir
homme, confondue
actions
sagesse qui les.n marqua de
par cette
porcée de renoncer
son empreinte, elle profonde.
consolent de
à ces idées de
serait
rénie
sa bassesse, et de hasard qui la
d'Alexandre Pétion
convenir que le
fivinité : at Char de sa fortune". enchaina cette aveugle -
Làse terminérent
du vieilland pensif nos eutretiens. Je me
et le coeur
séparai
Hensations. Il resta à la
agité par mille
porbé dans ses idées; même place comme
tuelques
mais. à peine
ab:s
pas squ'ilme
avais-je fait
ti; ce que, j'acceptai, mopelsuminvitisav En
venir chez
hont les débris duMolé, regagnant T'enecinte orf -
nous rioignimes mesautres a
rent
du vieilland pensif nos eutretiens. Je me
et le coeur
séparai
Hensations. Il resta à la
agité par mille
porbé dans ses idées; même place comme
tuelques
mais. à peine
ab:s
pas squ'ilme
avais-je fait
ti; ce que, j'acceptai, mopelsuminvitisav En
venir chez
hont les débris duMolé, regagnant T'enecinte orf -
nous rioignimes mesautres a --- Page 74 ---
( 60 )
compagnions de voyage
moi
qu'il engagea à diner arec
Arrivés dans sa
sa femme qui nous deneure, il nous présenta à
sonne, née sur les bords reçut sricieusement. Cette
à Haiti dans
du Niger, fut
perle
temnsportce
a
tout, Aétrien Tadolescelitces elie la
temps qui moissonne
consolée de ses
fraicheur du bel lage; mais la
automne des forines ravages, cn lui conservant dans son
sance que dounent agréables, le bon ton et laignie,
Thabitude de la bonne
quoiqu'elle en ait été
compadurant le règne de la
entièrement séquestrce
G** convia le
tyrannie.
ques autnaperomages Cominandaut de la place et qiclcercle en
qui vinrent
attendant le diner. La
augmenter le
la sur lifferens sujets. On
conversation rondes sciences, de
se plut à commprirerTctat
et à POuest avec Tagricutture et des arts au
tibonite;
ce qu'ils sont au Nord et à Midi
et, malgré ce
FAr
tait deunbellisement qu'une mauvaise honte
Pour cacher les
aux faux côtés du tableau, préfaisait ressortir, il défectuosités que la
ne
comparaison
de Pobsereateme
que
Renasedeneranstarte
avancie dons Taneienne Finsrantiongalilique est plus
se des revehus l'emporte repobliqucvetque dans
la mas
mcree. Elle n'avait
la balance du compropristés
pas, il esty vrai, d'akssi granles
quecellee.qui cxistaient dansle Nord;
acher les
aux faux côtés du tableau, préfaisait ressortir, il défectuosités que la
ne
comparaison
de Pobsereateme
que
Renasedeneranstarte
avancie dons Taneienne Finsrantiongalilique est plus
se des revehus l'emporte repobliqucvetque dans
la mas
mcree. Elle n'avait
la balance du compropristés
pas, il esty vrai, d'akssi granles
quecellee.qui cxistaient dansle Nord; --- Page 75 ---
amais, en
(61)
- Au
reranche, les siennes étaient
SerIe
plus réelles:
Frecensemens de ses douanes, saunmelle, dapres less
60,000.000 de cals, etce
s'élevait à environ
une progression sensible, produit augmente dans
lidonoc pour Texportation tandis que le royaume n'a
pcafe; disproportion
que
énorme 1.ow.o0dolireade
paraitre ses produits
que n'ont pa faire
Févaluc à
en sucre et en coton dis30,000,000 de
:
Cona idérée sous des livres pesant ( 7 ). qulon,
Herence prouve que la repports généraux, cette dif
Mdans les mains d'un concentration des
moins
petit nombre de propriétés
matière avantageuse que nuisible à TEtat. citoyens, est
d'économie
Comme en.
Gont fondées
politique les
sur
meilleures regles
isi, en établissant T'expérience, il est
une sorte
constant que
junes, la loi
d'égalité entre les
agraire a produit le double
forTangmenter les denrées
résultat
server de T'orgueil des d'exportation, et de prétruisant leur
grandes
influence sur
proprictés, en désur les besoins réels
Tindustrie
du
nationale et
on à
peuple
unrapport égal 6
la celuides par leur réduclaier-que cene soit un
petites, on ne peut
Ce ne fut pas sleiseuli chefd'auve de législation.
a sphére de mesie
objet dont jel
m'accupai 7
cesure que de nouveaux observations s'agmndiosait à
sention. Je me pénétmi rapports fisaient mon atide plus en plus, Estelloss
besoins réels
Tindustrie
du
nationale et
on à
peuple
unrapport égal 6
la celuides par leur réduclaier-que cene soit un
petites, on ne peut
Ce ne fut pas sleiseuli chefd'auve de législation.
a sphére de mesie
objet dont jel
m'accupai 7
cesure que de nouveaux observations s'agmndiosait à
sention. Je me pénétmi rapports fisaient mon atide plus en plus, Estelloss --- Page 76 ---
de cette vérité
C 62 )
des sciences,e elle impérissable, la Liberté estle
est Tâme de
plare
commerce et des arts; tandis Tagriculture, du
abrutit
que le
Phomme; ses étreintes
despotisme
gnent la pensée,
oppressives éteifortes qui tendent privent les âmes de ces émotions
tile; ilfait tout
vers le grand,le beau et l'udes énergiques dégénérer en desséchant la
drie, à moins inspirations de Tamour de source la
cles antérieurs que Timpulsion donnée
pane rendent son bras
par les siesant, ou que des éirconstances
de fer impuisservent à favoriserles
extraordinaires ne
en soit,je remis à
progrés de l'esprit.
mon
Quoiqu'il
de la jutesse de
arrivéean Cap la
mes idées.
vérification
Nous nous mîmes à table; le
fois firgal et délicat. Nous
diner était à la
desproduits nationaux
régalimesla compngnie
du Midi, et dont on était perfectionnés par Tindustrie
puis que
privé dans cette partie demable Christophe en était devenu
liberté produisit
maitre. L'aisonnaient de
une gaité franche qu'assaiesprit de société pétillantes saillies. R*y fit briller cet
tance; on chanta que ne déparait pas la circonsréunion des Haitiens plusicars couplets analogues à la
On termina
du Midi et de ceux du Nord.
par Phymne de Dupré à la
Après le repas, G** nous
Liberté (o).
amusemens. Aussitôt, des
proposa de nouveaux
personnes du sexe simple- --- Page 77 ---
ment vêtues,
- a 63 )
idans le salon mais avec décenee, se
oul l'on était réuni; le
présenterent
instrumens nous annonca
son de plusieurs
pronds se formérent à
un carabinier, et deux
pondulations du
l'instant. J'y
les
rcette teinte
corps, la variété des remarquai
originale
Postures et
Idans les figures de cette voluptueusement répandue
pcaractère tout-à-fait
danse, ce quilui donne un
Nous ne résistâmes national.
et la Terpsichore
point à la force de
haitienne
l'exemple,
mobilits, Ladanse
reçut le tribut de notre
sents devenus
continajusqu's neufheures. Les
à partir; notre favorables, hôte
le capitaine nous
conduisirent
et toute la
invita
sur le port, et ne compaguie nous
wage que lorsqu'ils nous virent
quittérent le rià la voile.
ui donne un
Nous ne résistâmes national.
et la Terpsichore
point à la force de
haitienne
l'exemple,
mobilits, Ladanse
reçut le tribut de notre
sents devenus
continajusqu's neufheures. Les
à partir; notre favorables, hôte
le capitaine nous
conduisirent
et toute la
invita
sur le port, et ne compaguie nous
wage que lorsqu'ils nous virent
quittérent le rià la voile. --- Page 78 ---
sor
CHAPITRE
VII.
wasisulo
aor
6 n0 nofc:
CNsB
La
snomundant
t
ville et la vallée du
yror
subncu
7 1 7 C
- Pe
Portde-finin
serr
A
fubno
omniol
a
iatio a 93 1799
E.
franchissant
T'espace qui sépare lel Mole du
Ronale-pancherur du grand
pits de ses bastionis
fort, les murs'd
a tracé les
sur lesquels la main du decrctout
hauts-faits des héros qui
temps
frappe d'un spectacle
Toecupernnty
quelque chose de vénérable. nouvenn, et porte en soi
autres circonstances,
Je me souvins, entre
comme un autre
que c'est là que Rébéca,
Guillaume
dignes
Tell, se retira avec ses
concitoyens compagnons * ), après avoir
du Nord le
donné à ses
Apeine
signal de la liberté (p).
les ruines de descenedo.je m'empressai d'aller
ce premier théâtre
visiter
marre dans le Nord. En
des exploits deLaline située du côté
suivant le chemin de la sale fort Pajot
mnéridional de la ville,je
trion,
placé sur une éminence
gravis
et qui est aujourd'hni
vers le septenli,je fus voir la monticule entièrement détruit; de
trouve à peine les
du Blokhousse dont on
vestiges.
(*) En 1807.
enedo.je m'empressai d'aller
ce premier théâtre
visiter
marre dans le Nord. En
des exploits deLaline située du côté
suivant le chemin de la sale fort Pajot
mnéridional de la ville,je
trion,
placé sur une éminence
gravis
et qui est aujourd'hni
vers le septenli,je fus voir la monticule entièrement détruit; de
trouve à peine les
du Blokhousse dont on
vestiges.
(*) En 1807. --- Page 79 ---
J'ertai
(65 - )
hrtifications un moment autour de l'enceinte
dont les débris
de ces
Lde sibeaux faits
éloquens publient tant
horne qui, dans d'armes; je suivis la chaîne
ses bizarres
du
jabaisse à mesure qu'il s'avance contours, s'éleve et
une de ses hauteurs,
à l'orient. Arrive
rois-Pacitlone (*) ); le
je découvris au loin les
Rgne,blanchi
sommet de cette haute
ment.m'ollit parles vapeurs qu'il attire
monetificiels
l'image des
continnel.
que
Mimepuomademaroleins
9s guerriers durant Christophe le
formait sous les pas de
bla àma mémoire les siége de cet endroit, et
intl lieu dans les
combats meurtriers rapallées
qui euaes de ces mines
souterraines de
ltte active
découvertes et contre-minces quelquesettait en sentinelle. prévoyance que, chez nous,la
par
5s sorties
Je me crus encore nécessité
tins
victorieuses dans
témoin de
guidés parLamarre, lesquelles nos républid'on devaitautourd
renversaientles
Heur
d'euxcommes
remparts
valeur, et se rendaient autantd'obetacles
siégeans.
maitres du camp des
PPlus loin, et à une
pais-Paetlbns,o on Bastesrepxerieures à celle des
oce dans la
aperçoit le Coleaire (
nue, et bravel les
**) quis'é-
* ) Nontagne
orages. A son aspect,
dentrionale. Elevée, située dans
**
T'eafoscemest de la partie
Autre montagae du Nord.
--- Page 80 ---
66 a
on se retrace les assauts dont il fut
cette mémorable
témoin et
quatre-vingts
journée où Lamarre, à la tête de
favorable, combattans, profita del la
et défit une phalange
circonstance
Revenu sur mes
entière (9).
vallée dont
pas, je descendis au fond de
ces hauteurs tracent le
la
gueur s'étend depuis le morne le circuit; sa lon-g
jusqu'au rivage, et
plus septentrional
ron deux lieues
comprend une étendue d'enviLa fraicheur sur une largeur d'une domi-lieue
du matin, les perles de la rosée ré
pandues sur les feuilles, et qui,
lumière, offrent un éclat si
pénétrées pari la
bourgeonnée du
éblouissant, la verdure
printemps se mélant aux fruits di
l'antomne, un site agreste, tout parlait
tout agissait sur les sens, Je suivis la au coeur
petit ruisseau dont les ondes
pente d'us
rant des détours sinueux,
fugitives parcot
d'autresfoisse
coulent parfois lentemen
précipitant à traversles
un murmure qui,j
rochers, for
joint au gazouillement du ross
gnol, forme une mélodie inconnue à l'art.
T'impression
Plein ci
que ces objets faisaient sur
me disais: C'est ici que, dans les
moi,
nebres des
temps oû les t
préjugés couvraient cette région du si
leil,Richin, loin des
offrir à la nature le regandedesepprescure tribut de
vena
de Delille, il
ses vers; ici, émul
chanta le cafier, et cet utile
de TArabie échauffa saiverve.
prése
Je m'enivrai de
Plein ci
que ces objets faisaient sur
me disais: C'est ici que, dans les
moi,
nebres des
temps oû les t
préjugés couvraient cette région du si
leil,Richin, loin des
offrir à la nature le regandedesepprescure tribut de
vena
de Delille, il
ses vers; ici, émul
chanta le cafier, et cet utile
de TArabie échauffa saiverve.
prése
Je m'enivrai de --- Page 81 ---
D 67
pensée de fouler le même
trefois le
gazon que parcourait aupremierde mes compatriotes
muses. Parvenu à une petite
favorisé des
pillaires près
cascade bordée de cadesquels croit le jonc
m'assis sur un roc
le
aquatique,je
formnépar tartre
dérentles ondes (r). Un vent frais
qu'amoncepbranche de cafier sur
etlégeragita une
ma tête,je tourne
gards de ce côté, et, dans ce
mes rervenir
transport que le souinspire,je crus voir l'ombre de
nner autour de moi; soudain
Richin plahoinmage, I
je lui adressai mon
Toi dont la muse fertile
Près de cette onde tranquille
Sans efforts et sans art,
En buvant le nectar
De la fève pourprée
Qui des champs de Moka fit vanter la
Dans son parfum charmant, contrée
Prit en le savourant,
Efla grâce naize,
Et la peinture vive
Dont s'ornent tes
Tes coloris
tableaux; ;
Tonjours plus abondans, nouveaux
En rythme harmonienx revêtent son arbuste
de la parure auguste
Qu'apportent à nos vallons
Le temps et les saisons.
Richin, toi qui joignis à l'esprit, à ses
Un ceur pur etsensible,
charmes
exempt de ces alarmes --- Page 82 ---
Que dans une Ame 68 )
Aceueille le tribut inquiète excitent les remords,
Une que t'offre sur ces borda
muse timide
Qui t'edt choisi pour
Si de nos heureux gnide,
Oû régnent les jours
Talyre n'enchantait
anours,
Larive élyséenne par sa douce harrsonie
Je
oise plaît ton génie.
parcourus le reste de la vallée,
pas,je remarquai, soit dans
et à chaque
gazouné, dans les
Témail du chiendent
dans les feuilles branches élaguées du
touffues de
sucrin,
fruits dorés ou dans
Forunger, 2 dans ses
un souris de la nature. Fépanouissemeut de ses lleurs,
rable
Je riféchissais
prévoyance de cette mère
àladmid'un palmiste dontles
tendre à la vue
leur vert feuillage, rameaux ondoyans inclinent
tandis
en forme de
que sa fléche s'éleve
Liberté,et dontla paratonnerre. Cet arbre dédié àla
d'une si sublime majestueuse simplicité est digne
ciel de la zône torride allégorie, ne croît que sous le
destiné à attirer,
où la nature semble l'avoir
grande masse d'électricité pour la diesiper sans cesse, cette
J'embrassai de
quis'y rassemble.
quantité de
mes regards cette
plantes et d'aromates
prodigieuse
la vallée,et qui eussent
dont est peuplée
nouvelles
enrichi la botanique de
nomenclatures, s'ils
et mieux connus. Je
étaient plus observés
me disais: que de ruisseaux de
é à attirer,
où la nature semble l'avoir
grande masse d'électricité pour la diesiper sans cesse, cette
J'embrassai de
quis'y rassemble.
quantité de
mes regards cette
plantes et d'aromates
prodigieuse
la vallée,et qui eussent
dont est peuplée
nouvelles
enrichi la botanique de
nomenclatures, s'ils
et mieux connus. Je
étaient plus observés
me disais: que de ruisseaux de --- Page 83 ---
69 )
jnng ont arrosé ce sol
intéressant, si digne de
wverlattention dur natoraliste
capblus précieuses
par ses productiona
que Tor,
ans du nouveau monde qucles premiers conqué
aviditel-Queile
y cherchérent avec tant
uere désolait
gloire réelle le barbare
cette partie ne
qui namr, si, au lieu d'y exercer
pouvait-il pass'acquéjagé les arts en accordant ses fureurs, il eût encouuventears, à ceux
des récoipenses à leurs
es plus utiles à qui cussent fait les découvertes
as
Tagriculture, formé
complet, et trouvé le plus de
Therbier le
Pes végétaux précieux
propricts dans
e nos mores, dans qui croissent sur le sommet
lée semble être la nos plaines, et dont cette valQuel vaste
Dépinière II a :.
champ n'edt-il
pon! Bientôt le fer, le
pas ouvert à l'émulanfinité de métaux
marbre, le porphyre et une
ortis du sein de la que nous possédons, seraient
porer les ateliers des terre, et seraient venus dé4é plus intéressante
arts! Cette conquête cût
uête d'un royaume; pour elle Thuanité que la conhesses, multiplié nos
eût augmenté nos ripies elle eût, enfin, jouissances, activé lindue
Jaent des facultés
autant servi au développeEtat.
deThomme qu'à la prospérité de
Rentré dans la ville, je
aéme des souvenirs
m'entretins avec moique m'avait retracés
chaque --- Page 84 ---
objet;
quelquefois ces idées élevaient
mon, âme
renouvelaient en moi;
qu'ell
FRESSEES
traits
carsid'un côté
que réclame la gloire
je voyais d
j'apercevais les blessures nationale, de Tauta
ceeur en gémissait.
faites à la patrie ; mi
tions n'est-elle
Helaa'pourqueil la gloire desna
blables
pas toujours pure?
au systême des
Pourquoi, sen
tient que par des faits compensations qui ne ses04
riers sont-ils si souvent contradictoires, leurs la
leurs
teints del leur sang versé
propres mains P
Je
P
flexions en me disant
terminai mes JE
rachera de notre
qu'un jour le génie d'Haitis
histoire les
nos dissensions
pages qui atteste
passées. :
Le soirle batiment
sérénité du cielnous s'iloigna du Portade-Paix:
la pâle clarté de fitjouir d'un beau clairdelur
cet astre, en réféchissant
rivage, nous présentait les objets
sur
tion, comme autant de
durant la navig
fait pour moi, Estelle, phénomènes d'optique, C - .
L'image d'une belle nuit
Oû dans la paix d'une âme pure,
de
Ensemble près de la nature,
L'avanpcourrière qui la suit,
A son retour nous vit encore
Avec Pamant d'Elconore,
Et cet aimable racontenr
fitjouir d'un beau clairdelur
cet astre, en réféchissant
rivage, nous présentait les objets
sur
tion, comme autant de
durant la navig
fait pour moi, Estelle, phénomènes d'optique, C - .
L'image d'une belle nuit
Oû dans la paix d'une âme pure,
de
Ensemble près de la nature,
L'avanpcourrière qui la suit,
A son retour nous vit encore
Avec Pamant d'Elconore,
Et cet aimable racontenr --- Page 85 ---
Dont les tours, le godt enchanteur
D'un nouveau style ornant T'histoire,
Donne des grâces à la gloire. --- Page 86 ---
CHAPITRE
VIII,
X
Le Cop-Hlaitien etson
aipectirflcrions
guelufontnaitre
Lusmon fit
distinguerle place à la réalité dès
De
morne
est
que je Pus
sa pointe avancée surlequel dangué le
en
Picolet.
J'aperçus, à une distance promontoire dans la mer,
Laférière élevée sur le considérable, la citadelle
digieuse hauteur
pic d'une moutagne; sa
ses flancs
fatigue l'oeil qui la
proterminés en
contemple, et
d'un carré, sous
angles, présentent la forme
serve,
quelque point de vue qu'on l'obA mesure que nous
les plaines
avancions, la
quil'entourent
Pelite-Anse et
revers du morne nous
paraissaient s'étendre; le
bati sur un
découvrit ensuite le
la
roc, au milieu des
Picolet,
triple batterie veille
carrières, et dont
défend.
surl'entrée del la radequit
Je vis avec une sorte
mobiles aux pieds
d'orgueil ces remparts imser, et qui furent desquels les flots viennent se brisi redoutables
français 9 lors de
aux vaisseaux
T'expédition de Leclerc. --- Page 87 ---
Bientôt la ville
(7 73 )
Kderricreunrideau du Cap-Haitien sembla sortir de
pourétaler ànos
pective de ses beaux
regards la pers-
€ elle est parsemée;
édifices et des ruines dont
les montagnes
Keriventda côté du -
qui la circonscaride du nord an scouclant,etctendent) sud,
leur chaîne
( ceinte spacieuse.
nous déerivirent son enI la pensée de
L'aspect de cette ville entretient
grands
- vélent les événemens souvenirs, et ses ruines rédont elle fut le
l'imagination les contemple
théltre;
s'occupe à les repasser
avec surprise, 9 et
€ était chargée deles
froidement comme si elle
I rogeant les débris recueillir de
pourlhistoire, InterE sur les grands traits ces monumens vénérables
cherche à découvrir de notre révolution, elle
et qui rendirent
les causes qui la
sa marche
préparérent,
( truite par leurs
si épouvantable. Inspression ontété les témoiguages motifs
que Tinjustice et
G ont ravagé cette
de tous les désastres l'op- qui
tonnement et
contrée, elle demeure saisie d'éd'effroi, à Pidée du
pateurquiy dictait
règne de l'usur1 tion.
naguère ses arrêts de proseripEn débarqunnt dans cette cité,
sante,Féprouvai ce
autrefois si forisI recueillir les leçons mouvement de l'âme propre à
imposant de ces
salutaires que donne l'aspect
cireuit dès le précieuses ruines:je parcourus son
lendemain de mon
arrivée, et les ré1O
à Pidée du
pateurquiy dictait
règne de l'usur1 tion.
naguère ses arrêts de proseripEn débarqunnt dans cette cité,
sante,Féprouvai ce
autrefois si forisI recueillir les leçons mouvement de l'âme propre à
imposant de ces
salutaires que donne l'aspect
cireuit dès le précieuses ruines:je parcourus son
lendemain de mon
arrivée, et les ré1O --- Page 88 ---
Resionsquef fit naître (74) )
portérent aux differentes en moi chaqueoljet, me transles traces dans tout
époques dontje
souvins
ce qui
retrouvai
d'Ogé et de
m'enwironnail. Je me
parurent sur la scène Chavanne, et du temps
les droits
politique pour
qu'ils
de notre que nous tenons de la
revendiquer
régénération
mture; l'aurore
Mes réflexions
m'oceupa profondément.
embrassérenti
T'origine de la révolution
lespace qui
mense, si elle est
de nosjours. période sépare inla civilisation. calculée d'aprés les
Quel temps n'a
progrès de
peuple haitien depuis l'ère
pas parcouru le
sans être parties de si loin, de Tindépendance elet,
eil pas fallu aux vieilles combien de siéclesn'atantes, pourarriver au nations, maintenant exisles circonstanees
degré qu'il a atteintP Toutes
intervallese présentérent qui marquérent le cours de cet
moire; je cherchai à
confusément à ma mésuadé que rien n'est muet debrouiller ce cahos,et
la
dans la natire
perenaerframesedter lieuz et les pour gri sait
Finspiration des souvenirs,
monmens. Alors
et cette voix secrète
Péloquence des ruines
ma pensée,
qui parle alame, entretinrent
des débris n'expiligeérent ainsi les faits
imposans.
qu'attestent --- Page 89 ---
CHAPITRE IX.
du tableau historique de
Récllations des ruines ; esquiase
la récolution haitienne.
Première Epoque.
sous le poids de la plus affreuse tyranGemesxr
vexations du préjuge le plus
par les
1 nie, accablés
originaires des con-.
les fils de T'Amérique,
: stupide,
le Zaire, et que convrent les déserts
trées qu'arrose
de TAncienleurs pères, transplantés
0 de Sahara,
attendaient ensemble 1E1
N Monde dans le Nouveau,
de leur race. Les éeptsplilatipropiques
- libérateur
de Thumanité ouce
C
dusiècle anonçaient vengeur instruits parmi eux, litragée. Les individus les plus
desComalgré la surveillance
E saient ces ouvrages,
les principes. Un de ces
lons, et en propagenient leurs compatriotes: VinE génies nés pour délivrer
comme ce
élevé loin de son pays, parut
C cent Ogé,
la lumière aux anciens
Manco-Capack qui porta
atipropiques
- libérateur
de Thumanité ouce
C
dusiècle anonçaient vengeur instruits parmi eux, litragée. Les individus les plus
desComalgré la surveillance
E saient ces ouvrages,
les principes. Un de ces
lons, et en propagenient leurs compatriotes: VinE génies nés pour délivrer
comme ce
élevé loin de son pays, parut
C cent Ogé,
la lumière aux anciens
Manco-Capack qui porta --- Page 90 ---
peuples de
(76 )
révolution française TAmérique, dans la circonstanee oi la
et
avait donné Félan aux
communiqué ses
opinione,
lors
mouvemens rapides à Haiti ( aSaiut-Domingue ).
Les Colons, instruite
saient le - club
par Jeurs agens qui
Massine, à Paris,
compomérite justifinit la haute
qu'Ogé, dont le
coneidération
cordaient, en
que lui acdiepenser l'estime Europe, 9 les gens en poswession de
se rendre à
publique, devait inceswamment
Jes siens, Saint-Domingne, oi il était appelé
apprchendérent son arrivée
par
poque quidevoit marquer la chute
comme une 6- a
tyrannique. Ils voulurent
de lear grandear
de sa personne à
la prévenir en s'assurant
son abord dans le
parvenir, ils créèrent ces
pays; pour y
dont la seule institution
commissaires de rade
duite, ou plutôt la note fait la censure de leur conteurs d'une nouvelle d'infamie (s). Cosioquisi.
d'empécher Fintroduction, espèce eurent pour emploi
individa
dans la colonie, de tout
suspect, 5 venant de la
nuance de
métropole ( alors la.
la suspicion l'épiderme était ici le signe certain de
). Illeur était d'ailleurs
repousser loin d'elle les idées
prescrit de
comme principes novateurs, libérales, signalées
comme opinions subversiresMfaisOgh.p - protégé par ces sociétées
tropiques qui commençaient à fleurir
philansieurs états de PEurope,
dans plutrompa leur vigilance, en
suspect, 5 venant de la
nuance de
métropole ( alors la.
la suspicion l'épiderme était ici le signe certain de
). Illeur était d'ailleurs
repousser loin d'elle les idées
prescrit de
comme principes novateurs, libérales, signalées
comme opinions subversiresMfaisOgh.p - protégé par ces sociétées
tropiques qui commençaient à fleurir
philansieurs états de PEurope,
dans plutrompa leur vigilance, en --- Page 91 ---
(77)
) rendant de France en
dats-Unis
Angleterre, et de-là aux
d'Amérique, d'ou il vint
2 octobre 1790. Retiré àla
au Cap le
famille, dans
campagne, au sein de
laquelle il 8e tint
S députations secrètes
caché, il reçut
quil lui furent
I conférer le cotmandement
envorées pour
concertavec leurs
général. Il travailla
ser le vaste
membres au moyen de réaprojet de la
t qu'il avait
dés délivrance des - siens, proconçu
sa plus tendre
ue le temps et l'éducation
jeunesse,
at en vue,
avaient fortifié, et quil
lorsque, se confondant
e Tarmée que command
dans les rangs
la ce vétéran,
e gloire de Franklin et de
digne émule
ui jouit déjà dans l'estime Washington, Lafayette,
homme de T'immortalité
des amis des droits de
es Etats-Unis faire les uil'attend, ilfut surlesol
ns militaire 8, et contribuer premiers essais de ses taberté américaine.
à la conquête de la
III associa à la gloire et aux
reprise le brave
dangers de cette endacable du
Chavanne, l'ennemi le plus iractobre 1790, despotieme. il
Dans la nuit du 28 au 29
assemble environ
Bens en armes; le lendemain
quatre cents des
pourg du
il 8e rend maître du
Dondon, et de-là
au sort de la partie la
réclame T'amtlioration
plus
aé8, et Tadmnission de
malheureuse des oppril'eutre dans T'ordre
politique. Sa demande élait
eivil et
fondée sur les droits
ennemi le plus iractobre 1790, despotieme. il
Dans la nuit du 28 au 29
assemble environ
Bens en armes; le lendemain
quatre cents des
pourg du
il 8e rend maître du
Dondon, et de-là
au sort de la partie la
réclame T'amtlioration
plus
aé8, et Tadmnission de
malheureuse des oppril'eutre dans T'ordre
politique. Sa demande élait
eivil et
fondée sur les droits --- Page 92 ---
inhérens à la nature 1(1781
tibles . que
humaines droits
lear évidence
imprescrip
par
dérivait des
lorsqu
srseccaen
Tassemblce
principes
qui, à cette legislative de la nation consecré
peuples,
époque, suljugait
frangaise
voirs, et endes@chairant sur leurs Tadmiration de
nie,en renversait Tédifice
droits et. leurs del
dechrantle
gothique de la
alors si brillante, peuple souverain. Cette tyrang
plus imposant
offiait au monde le
mation
peuple
que la terre ait
speetaele le
qui se rigénère tout contomaplé, celui id'ad
scepire de la civilisation,
entier. Prenant
dogme de la nature,
elle prolelama le
Ie
qui illustrérent
et rendit
saint
le siècle de la homunage aux génies
deleandectrinet mais
le
plilosophie, en fai-l -
exemple éclatant fondement de
de sa
de Fhomme,
la chute des legislationa
après
combattit
avoirabuss de
euireptisen
ses propres
tout, cette pation
Ce premier
prineipes!
pour toute
mouvement fat une
réponse, les Colons pétition armée:
déployérente tcontre euxi
et, leurs adhérens
cents hommes les
Tappareil ldel foren.Donuze
déllbérations; ils attaqnérent dans le lieu
lance
Se défendirent
de leurs
qu'inspire le
aves cette vailCe combaf.olitit sentiment d'une si belle
co que la fureur
cause.
ivisions a de plus opiniatre,
de semblables dicisipour aucun parti; celui cependant ili ne fat dédes Colons, affaibli --- Page 93 ---
((79)
ses-pentes, perdit
lin dujour, le sbire Tavantage ducnombre Ar
chefleur armée, ordonna Vincent, qui commandait,
se; elle allait s'exéeuter, la retraite sur la Petitet du Cap; il fit à Tinstant lorsqu'il reçut un renona un nouvelassaut.
battre la chargeret
Hourg entier semblait Alimpétuosité de ce chocs
pnmés de thnt de résistance s'écrouler; les assaillans
lée d'hommes
de la part d'une poianiement des quin'étaient pas accoutumés au
Hi,excitésdes armes, suspendent leurs
nouveaup
coups;
arnent au combat. yparieurconlucteur, ils rePgé, Chavanne etlears
gesde valeur; mais leur, compagnons firent despron
rentier dénnement de force; courage succomba dans
iquice que.écrasés
ils tinrent pied ferme
rlartillerie
parle nombre
Afurent
dansun bourg ouvert de toutes etfoudroyés
contraints de le quitter.
parts,
péra dans un tel désordre
Cette évacuation
rent une entière déroute; que les assicg(s essugea leur retraite,
et.sans la nuit
Leleudemnin cedtété fait du dernier quipro
Ogé et son
d'eux.
hns un bois ou ils avaient collaborateur, retirés
hante des leurs,
passe la nuit avec cinFreste de cette petite essayéront vainement de rallier
Y parvenir, et poursuivis troupe; ne pouvant espérer
untraints par la nécessité sans relache, ils furent
de renvoyer les cin-
ière déroute; que les assicg(s essugea leur retraite,
et.sans la nuit
Leleudemnin cedtété fait du dernier quipro
Ogé et son
d'eux.
hns un bois ou ils avaient collaborateur, retirés
hante des leurs,
passe la nuit avec cinFreste de cette petite essayéront vainement de rallier
Y parvenir, et poursuivis troupe; ne pouvant espérer
untraints par la nécessité sans relache, ils furent
de renvoyer les cin- --- Page 94 ---
quante qui pouvaient 80 )
edreté, n'ayant
rentrer dans leare
marquable
pas fguré d'une manière foyers er
tion de
pour être reconnas,
assez re
leur projet à une
remettant T'exécu
pas être éloignée dans la époque qui ne pouvai
passérent sur le territoire situation des choses. D
tières étaient à trois lieues espagnol, dontles froi
tèrent les saintes lois de du Dondon, ety sollic
rance superstitieuse
Thospitalite Mais
pitalière; elle
avait rendu cette
Tignc
ne les recueillit
terre inhos
son. Réclamés
qu'au fond d'une
bord à les livrer; par leurso oppresseurs, on hésita prij
on eût
d'a
ce louable dessein, si les peut-être persisté dan
corruption, n'avaient
Colons, compiant sur 1
sance de Tor, devant essayé la dangereuse puis
més à voir fléchir
laquelle ils étaient accoutu
pole, Le Goiuvernenretles T'orgueil des agens de leur métro
Royale de
nescipnandsllodieuel
des jouisesances Santo-Doningo, plus séduits parlattrai
que leur
par le mérite d'une action promettait ce métal, qu
fiérent Phonnenr et le devoir vertueuse, lui sacri
plus gne des chimères. Ces qui ne leur paruren
ration furent livrés à leurs deux chefs de la régéné
du droit des gens.
persécuteura, au mépri
Pendant le cours de ces
rouches Colons faisaient
négociations, les fa
indigènes qui tombaient disparaître tous ceux de
en leurs mains, tous ceuy
attrai
que leur
par le mérite d'une action promettait ce métal, qu
fiérent Phonnenr et le devoir vertueuse, lui sacri
plus gne des chimères. Ces qui ne leur paruren
ration furent livrés à leurs deux chefs de la régéné
du droit des gens.
persécuteura, au mépri
Pendant le cours de ces
rouches Colons faisaient
négociations, les fa
indigènes qui tombaient disparaître tous ceux de
en leurs mains, tous ceuy --- Page 95 ---
qui leur parnissaient 81 )
rtimes était devenu si suspects. Le nombre des vichaine simpides,
grand, les debordemens de la
cou effraycs
que, fatigués du poids des
par leur
forfaits
T nérent, non pas à
multiplicité, ils se détermiI nonpasi briserles établirdes garanties individuelles,
tbitraire, mais à leur instrumens decurage etdelarkqui frappaient avant substituer des formes
1 Ils donnaient
qu'on pat
iniques
ainsi une apparence apercevoirle coup.
weanguinaires
deligalité à leurs
tribunaux
turpitudes; de là, la création de
pde cour résolutionnnires, sous la
ces
martiale et de cour
dénomination
Une réunion
prévôtale.
prent le nom d'assemblée oligarchique à laquelle ils donné.
Rgouverner le pays à linstar générale, de
et qui aspirait à
Hdont elle étaitloin de
Tarcopage français,
Fraux, décréta la mise partager les sentimens libéa
rvanne. On porta contre enjugement euxles
d'Ogé et de Chaprévolte et d'assnssinat,
chefs daccusationde
da loi étaient les
comme si les violateurs de
woquent les
juges ligitimes de ceux
trat sacré dispositions, comme s'il existait qui en InBI la nécessité entrel'opprimt
un cond'unej juste ecloppresecur, et comme
ilifiée de crime et même défense pouvait être
Ogé et son lieutenant de dilit. Quoiqu'il en soit, quaau
condamncs
supplice, au milieu d'une
furent conduits
petles Colons hupés, en les
populace ellicnte,
flsanteapirer rsurl la roue,
--- Page 96 ---
crurent avoir
( 82 )
tué cette
Icila pensée est
révolution à son berceau.
tient à l'immense frappée d'une circonstance
enchainement des
qui
quipeint un trait de leur caractère événemens, et
que lon procédait au
particulier. Lorshomme nommé Gentil, jugement d'Ogé, un jeune
chaque parole de ce célébre transporté d'admiration à
xibilité faisait
citoyen,
pâlir ses
dontlinile.
qu'ils - allaient
bourreaux à l'instant même
dans la foule prononcer des
son arrêt de mort, se
auditeurs
glisse
portance de ce
qu'avaient tattirés TimParvenu à la barre procès et ses formes
Vive le
de cette
singnlières,
général Ogé! A l'instant chanbreandente, ils'écrie:
avides de meurtres,
même ces forcenés,
Le vertueux Ogé, Tandent.Fatemerate envain.
courait ce jeune homme plus touché des dangers que
d'épargner une tête
que des siens, les conjure
de l'amitié, Gentil fut innocente, égarée par le zèle
nation, et périt avec lui. enveloppé dans sa condamMais les holocaustes
rent le sein de la
offerts à la tyrannie féconde.
toyens illustres Liberté. la
La fin tragique de ces cileur valeur, par grandeur de leur
par cette modération, dessein, par
premiers pas dans la
guide de leurs
avouons-le, quelque carriére.qui causa leur perter
vérité, en leur
déplorable que soit cette
acquérant le titre de
Liberté,avait percé les coeurs
martyrs de la
detraits acérés. Tout
rent le sein de la
offerts à la tyrannie féconde.
toyens illustres Liberté. la
La fin tragique de ces cileur valeur, par grandeur de leur
par cette modération, dessein, par
premiers pas dans la
guide de leurs
avouons-le, quelque carriére.qui causa leur perter
vérité, en leur
déplorable que soit cette
acquérant le titre de
Liberté,avait percé les coeurs
martyrs de la
detraits acérés. Tout --- Page 97 ---
concourait à
(83) )
1 tout annonçait aliéner de plus en plus les
L sang répandu une commotion prochaine; esprits,
I naître des
de leur
I
vengeurs. Une
devaient
petereetfaee
nifesta généralement: fermentation
ttère d'un volcan;
les Colons étaient sourelesema.
1 pierre qui
leurs passions y jetérent sur le cra1 times (a*). produisit Téruption dont ils
la fatale
cet firent Agissant partout de même, furent vic-
(Goave décapiter sur la
ilsarrétérent
un français, un
place publique du
de Baudière.
vénérable vieillard, PetitCesage, n'écoutant
Ferrand
rpoorPhomaits, l un mémoire
avait rédigé
que son amour
dans
enfaveurdes
Iles funestes
lequel il avait peint opprimés
I osé dire
conséquences de la
avec force
que les
I fléaux
seuls moyens d'éviter tyrannie; il avait
nouvelles politiques, étaient
de grands
lois de
d'agir en
I comme
la métropoles il rapportavee fut
les
philantrope
Ces actes
(b*).
condamne
sirent au
intolérables de violence
a à Acquin. FortaulPrince, à
se reproduiOn
Jérémie, aux
I meure des
pénétra pendant la nuit
Cayes et
ttous
Boisrond, des
dans la deceux des
François
(considération Indigènes qui étaient Raymond et de
de leurs
les objets de la
ipudeur de leurs
compatriotes, on
perquisitions épouses et de leurs
offensa la
lles secrets dans leurs papiers filles; on fit des
deleur
pour surprendre
correspondance Les
individus
à
se reproduiOn
Jérémie, aux
I meure des
pénétra pendant la nuit
Cayes et
ttous
Boisrond, des
dans la deceux des
François
(considération Indigènes qui étaient Raymond et de
de leurs
les objets de la
ipudeur de leurs
compatriotes, on
perquisitions épouses et de leurs
offensa la
lles secrets dans leurs papiers filles; on fit des
deleur
pour surprendre
correspondance Les
individus --- Page 98 ---
qui n'eurent
81 )
lés à la
pas le temps de fair furent, ou
haine, ou abreuvés de
immoSaint-Mure 8e
vexations.
distingua dans ce
concert; les coson
ADaacurag-i2eaes
renchérirent, dans leur
assemblce(e*),
conduitedes membres de systême oppressif, Bur la
de cette aggrigation
Tassemblée du Cap, mére
ce zèle une telle
coloniale, et lui aequirent
devinrent oracales prépondérance, que ses opinions par
pour
supplanta, et pourles Tosemblée-mere qu'elle
sceurs, qui plidrent sous nssemblées provineinles, ses
dutla créntion des
son.joug. Ce fut à elle qu'on
dans son sein qu'on commissaires derade(d"): . c'était
lay et tous ces forcenés retrouvait les Page, les Brul'exéeration,
dont les noms, voués à
reur des forfaits inspireront aux siècles à venir T'hor.
Le refus des qui s'y rattachent.
était fondé
Colons de reconnaître nos
surce qu'il ne fallait
droits,
tance immense qu'un
pas combler la disentre eux et
préjugé salutaire avait
nous ( à e* ).
mise R
fanta l'orgueil, tu seras à Expression cruelle qu'enteurs! tu les accuseras jamais la honte detes audéluge de mauxg qu'ils au tribunal delaraison du
C'est toi, c'est surtout ont fait pleavoir sur ce sol..
nous
leur doctrine
condamnant à une éternelle iuhumcime qui,
forga à conquérir notre
réphokation, nous
tique à traversles
existence civile et
dangers et la mort; mais polic'était --- Page 99 ---
1 sein de
85 )
oerté; notregloire T'orpresion que devait naftre notre
lissement
devait sortir
dans lequel on nous triomphantedela
Desruneurs, la fuite de
plongeait...
3 bois, étaient une vraie plusieurs individus dans
squ'aux simples
perturbation qui agitait
onnait aux insurrections spectateurs de ces sccnes, et qui
éées une consistance particlles qu'elle avait
pidité de leur marche, qu'on pouvait juger à la
embrisement
Dans ces
général
conjonetures,
étés. Vers le milieu du devait calmer les anltivateurs, mannfeturiers mois d'acût 1791, les
eurs ateliers se réunirent et artisans de pluu d'an violent orage dans pendantlamuit, au miruvre le sommet du
une forêt épaisse qui
plan d'une vaste morne rouge, et là formérent
rent par une cérémonie insurrection qu'ils sancti.
pojet formé aux 16e, et 17e. religieuse, Tel fut le
sseurs des Aborigenes dans siccles parles sucITarchipel
plusieurs colonies
américain, et dont l'année
veloppé tous les fermens
1754 edt
mucarda, son restaurateur,
dans cette ile, si
nne rare
homme d'ailleurs doué
intelligence, et de ce
que que la tyrannie voudrait
caractére énerant à le rendre odieux,
détruire en s'applicêté dans le cours de si, dis-je, il n'et dt été
pconstances dans
son dessein, et si lee
lesquelles sa conjuration fut
plusieurs colonies
américain, et dont l'année
veloppé tous les fermens
1754 edt
mucarda, son restaurateur,
dans cette ile, si
nne rare
homme d'ailleurs doué
intelligence, et de ce
que que la tyrannie voudrait
caractére énerant à le rendre odieux,
détruire en s'applicêté dans le cours de si, dis-je, il n'et dt été
pconstances dans
son dessein, et si lee
lesquelles sa conjuration fut --- Page 100 ---
dévoilce ne lni
86 )
obscur complot eussent pas fait subir le
()
sort d'un
A travers les sillons
Ou brille la lueur de Par la foudre tracés,
Des groupes
cent feux éclipsés,
Ils
d'opprimés
prosternent leurs s'assemblent en silence;
Du Dien qui réveilla fronts invoquant
Lillastre
chez un peuple P'assistamnca
Victima Spartacus, cet esclave
brillant,
Dont da destin, mais des vaillant,
le nom, les vertus
siècles Texemple,
Qu'ent sans doule obtenu méritérent un temple
Sil'aveugle
son sublime
De Tanique égoisme, au ceeur froid et dessein,
Si le monde intérêt n'edt ft
d'airain
eût proscrit les Tapothéome;
A leurs accens
tyrans et leur cause,
Les
plaintifs, assemblés sur
fouguenx fils d'Eole aux
ces bords,
Mélent leurs siffemens
lugubres
Le fexible
à Phorreur des accords,
Ebranlé bambou dans ces concerts ténébres;
par leurs chocs se
funébres
Et retentit au loin d'un
rompt en
éclat
mugisant,
La nature s'ément...
frémissant.
S'élèvent vers son
leurs Inmentables voix
Qni font du mouvement trône; elle suspend ces lois
Et rendirent
éclore Tharmonie,
Eile vit le fameux le chantre d'Ausouie.
Se livrer Colon, délirant paraccès,
Trois aux transports de criminels
siècles P'esclavage,
excès;
Souilla par ses forfaits outrageant sa
Et,jouet
son auguste
clémuence,
L'homme malbeureux des plus lâches présence;
au front nuancé gémit
fureurs,
sous tant d'borreurs.
; elle suspend ces lois
Et rendirent
éclore Tharmonie,
Eile vit le fameux le chantre d'Ausouie.
Se livrer Colon, délirant paraccès,
Trois aux transports de criminels
siècles P'esclavage,
excès;
Souilla par ses forfaits outrageant sa
Et,jouet
son auguste
clémuence,
L'homme malbeureux des plus lâches présence;
au front nuancé gémit
fureurs,
sous tant d'borreurs. --- Page 101 ---
La
d 87 J )
Quijudis Yengenceivévelle délivra
et fait briller le
Elle excite
les voisina de
glaive
des coeurs les
Genéve;
Cette soifinouie,
rapides Clans;
Gnide du
étonnement des sens,
Par la nécessité désespoir et précurseur du crime,
devenue légitime.
Soudain le calme nait, les
Au règne du
Lorée
Zéphir ont livré Gngwentannilons ces
a de ces bois fui
vallons; ;
La nymphe
T'épaissenr profmle;
Mais qui frappe épouvantée à sa fuite le
les yeux!
gronde;
Qui jaillit d'an bôcher
Quelle est cette clarté
L'Atiqne a-t-il
en ces lieux
Aux enfans transmis son culte et spprétét. ses
Mais un taureau malheureux de ces lointains usages
Cet appareil paralt, et ce noir coloris, rivages.
Sont
funebre et Ces liens
Pour un sncrifice
feuris
A cette déité qu'adore offerts par l'innocence
FEspérance.
Parmi les
Il a l'auguste assistans se lève un orateur;
Muni
emploi de
d'un fer sacré, a
sacrificateur.
Porte le coup
son bras à la victime
Elle meurt... fatal, dans T'ardeur qui l'anime.
Délire
Aussitôt il consulte son
prophétiquet..
Aanc...
Vous dévoilez le sort holocauste de
Qui forme les
de lanoble
sang
héros, et les
entreprise
Il
immortaliset.
parle; : et ce
Ce langage ingénu langage aimé de nos aieux,
Dont les accens qui semblait fait pour eux,
Prétanty plus
naifs, peinture de leur
d'onctionace discours
âme 9
de Aunme,
ime.
Délire
Aussitôt il consulte son
prophétiquet..
Aanc...
Vous dévoilez le sort holocauste de
Qui forme les
de lanoble
sang
héros, et les
entreprise
Il
immortaliset.
parle; : et ce
Ce langage ingénu langage aimé de nos aieux,
Dont les accens qui semblait fait pour eux,
Prétanty plus
naifs, peinture de leur
d'onctionace discours
âme 9
de Aunme, --- Page 102 ---
88 )
Electrisa les coeurs par un
transport nouveau
Ce Dieu quida soleil alluma
35 Quisoulève les
le Aamheau,
CE Ce Dieu,
mers et fait gronder
n'en doutez
P'orage,
3> Contemplece
pas, caché dans un nuage
pays, voit des
1) Leur culte
blanca les forfuits;
engage au crime, et le
35 Mais la bonté suprême
nôtre aux bienfaits
* Et suidera nos bras ordonne la vengeance
; forts deson
9 Foulous aux pieds l'idole
assistance,
1 Puissante Libertét
avide de nos pleurs.
viena... parle àt tous) les cceura 11
L'oracle est prononcé, La Damme
S'élance en tourbillons
dévorante
Doà mille diamans vers la voûte éclatante,
Dardent
de leurs feux étoilés,
sur ces déserts en leurs ombres
Deleurs pâles rayons la tremblante
voilée
L'encens fume;
lumière.
On livre la
et, déjà sur une ample litière,
Et
victime offerte au dieu
que vient
vengeur,
d'accueillir ce dieu libérateur.
(*) Voicilesens del'oracle dans
l'idiome qu'ilaésé prononcé
Bondié qui foit soleil, qui clauré
Qui soulévé la
nous enhaut,
Bon
mer.guifait
difla, zot tani's? caché gronifforage,
E: la li gaié nous, li
dans youn nuage,
Bon die blanes
vouai tout ça
/
man de crime,etp part blancsfaits
mais dié l6 qui si bon,
nous ifbienfius
Li va conduit bras
ordonnin nous vengeance :
Jette
nous, la ba nous
portrait die blanes
axsisfence,
Couié la liberie li
gu soif dlo dans gis nous,
pals caurs nous totia.
tani's? caché gronifforage,
E: la li gaié nous, li
dans youn nuage,
Bon die blanes
vouai tout ça
/
man de crime,etp part blancsfaits
mais dié l6 qui si bon,
nous ifbienfius
Li va conduit bras
ordonnin nous vengeance :
Jette
nous, la ba nous
portrait die blanes
axsisfence,
Couié la liberie li
gu soif dlo dans gis nous,
pals caurs nous totia. --- Page 103 ---
Lel bocher
- L 89 )
Ila consacrent consumé n'est plus qu'us tas de
Ils vont
ce boie; leurs chants s'y font condre;
porter leurs pas dans leprochiin entendre.
Midnletraynur sont froppés
hamer;
Près du bacher fumnant
d'un prodige nouveas...
Sa chute des
une chouelte tombe;
pervers annonce l'écatoube.
L'interpeète des dieux
Tout est purifé dans explique leurs desseins;
Chacun des conjurés ses pieusesmains.
Dans ce fréle ornement décoré d'ane plume,
De ces rites divers
voit suivant la coutume
L'amulette sacrée que proecrit la raison,
Que l'Europe adora inconnue à Jason,
Fanatique riral
sous la loi d'un
de P'indigne Calife. pontife,
Nonloin dece lieu une
Idieux un nouveau sacrifice autrensemblce offmnitnux
et une jeune
: là on immola un
rentrailles
vierge fut la Pythie qui
porc.
palpitantes de la
consulta les
mains innoceutes
victime; elle leva
cent de
vers le ciel et s'écria
seg
Tinspiration.q que la
avec l'acjune entreprise entourée divinité était propice à
reux. Desimnginations de tant de présages heuaoufferts nhésitérent exalties parlidée desmaux
Le
plus à courir aux
lendemnin il était
armes.
quele tocsin donna
près de minuit
rection
le signal des
lorséclata avec une telle désastres. L'ineur.
fureur, qu'elle offrit
(*) Du.23 au 24 août.
--- Page 104 ---
le
spectacle le plus désolant.
dans la
Les
plaine, s'y
conjuréa, réunis
tent partout Fesprit dispersent en cohortes, ( et
qui les anime:
porprécède, la destruction les
lépouvante les
eux les funestes
suit et laisse
traces de leur
derrière
vengeance, voilà leurs cris de
passnge. Liberté,
divinités
ralliennent.ce
auxquelles ils
sontles
A
sacrifient
peine un léger
qu'on vitaccourir des crépuscule annongait le
rées des Colons.
camp agnes les lamilles jour
enfants
Des viellards.des
éploIls fuient remplisent l'air de lears cris femmes, des
ces habitations, ,la
lamentables.
sirs et de T'opulenice,
veillele séjour des
ils viennent dans
alors livrées à la
plaila ville
désolation;
la furie révolutionnaire, chercher un refuge contre
dans les champs
tandis que d'autres errant
jets d'effroi. Leurs esinthroeteie oreilles
des obparles plaintes des
ne sont frappées
ne rencontrent
mourans. Les malheurenx! que
pas une main pour
Ils
larmes;l leurs coeurs se brisent.
essuyer leurs
sénée par les souvenirs, leur Leurinaginatend assuite
retrace cette
d'injustices, ces
longue
dont leur caste s'était attentats contre Thumanité,
parent leur situation rendue coupable! Ils comleur cupidité, qui,
au sort de ces victimes de
cide urenideàleurs réduites à chercher dans le suivaientdans uncrime doabserereanentee, troucontraire ausloiadelamatsrele
larmes;l leurs coeurs se brisent.
essuyer leurs
sénée par les souvenirs, leur Leurinaginatend assuite
retrace cette
d'injustices, ces
longue
dont leur caste s'était attentats contre Thumanité,
parent leur situation rendue coupable! Ils comleur cupidité, qui,
au sort de ces victimes de
cide urenideàleurs réduites à chercher dans le suivaientdans uncrime doabserereanentee, troucontraire ausloiadelamatsrele --- Page 105 ---
noyen. de soustraire : 91)
postérité
à sa malheurense
alaquelle
destince une
souffrances et leurgs cllen'araient fers!
regrets étaient
Ah! tilégoerqueicune sans
des fruits
bien cruels,p
doute, leurs
amers de la tyrannie! puisqu'ils recueillaient
Dajà les étondards du
Coeuvre de sa
peuple, qui travaillnit à
des mnontiagnaes roginération, du Nord
Rottent des sominats
lues Colons revenus
jusqu'aux plaines
pent les arracher; deleur premicre terreur, duSud.
ds font des tentatives euhardis par un premier
veu,
unfin,
quiéchouent
succés,
obligés de
dès lors s'en rentrordansles villes, compiitement; ils
Des combats cloigner sans rencontrer
ne purent
ement,
partiels se
d'ennemis
formérent les
renourclant
Bart de se défendre; troupes de la
journel-.
pction décisive
elles évitérent d'en régénération à
dans laquelle elles
venir à une
erfavantigedet
avaient à redon.
aentée.
tactique
I redoutable
Elienelepbinestender ankenskerienput
aux
guerre
u
Européens sous d'ombuscude
cancer, et
le ciel brdlant
haitienne. Par qui,depuis, ce
, porta si loin la
iil les armées
moyen elles
gloire
Mais
des Colons.
consumérent endéésolaient alors méme que les
les
mavages de la
es masures et campognes. des
que des ossemens guerre
ue la tyrannie monceaux de cendres
épars,
recèle dans son sein les attestaient
germes de
éens sous d'ombuscude
cancer, et
le ciel brdlant
haitienne. Par qui,depuis, ce
, porta si loin la
iil les armées
moyen elles
gloire
Mais
des Colons.
consumérent endéésolaient alors méme que les
les
mavages de la
es masures et campognes. des
que des ossemens guerre
ue la tyrannie monceaux de cendres
épars,
recèle dans son sein les attestaient
germes de --- Page 106 ---
son
92 )
propre
dans les villes nndantissoment, le
les Colons étendaient
ils firent
cercle de leurs
renfermer dans une
proscriptions. Icil
bre
église un
dindividus,e et la populace
grand nomGrande-Tlanteurs, voulut
excitée par lesh
quin'étaient
y mnettrele feu Ceux
néesaux Aammes pas compris parmiles victimes destin
dans-leurs maisons furent massnerts dans les rues el
la rage, Dans
comme des animnux infectés de
cettejournée la jalousie
poignard de la vengeance,
s'armant de
passion criminelle
immola T'oljet d'und
rence donnée à
pour 8e consoler de la
un feu
préfe
ra,dontihymen venaitde eghine.etfinbrtaneel Lan
sirs, paya de sa vie le refus couronnerles chastes de
colon offensé, Ainsi toutes qu'elle avait fait à ur
sérent pour faire
les passions se coalin
expier à la
rence ou à la timidité, le
faiblesse, à l'indifis
ance de ces hommes
crime de porter la nup
mer,les armes à la courngeux qui osérent réelay
Cette fineste
main, la liberté et leurs droits
dans une
expérienee apprit aux indigenes
guerre nationale, il est
que
garder la nigative
plus dangereux de
armes. Ainsi les
que de courir la chance del
d'éprouver
habitans de Pile de Chio vienner
que la pusillanimité
qu'ils ont confor
(*) Catte populace était
les petits-blancs.
composée dece qu'on appelait alon
--- Page 107 ---
( 93 -
ae avec l'amour de la paix
oigncs de la coufcdcration (r), en les tenant
( cause de leurs
générale des Grecs, fut
- es barbares
desastres,et les rendit victimes
bcle,et foulent qui oppriment la patrie de Thémisaux
les
.
es
pieds cendres des
Demosthènes, et de tous ces
Péricles,
jontl les noms sont consacrés
hommes illustres
laages. Ces deux
par d'imposans témoicirconstances
bint de tranquille
prouvent qu'il ln'est
omme a bien défini servitude, et qu'un grand
ant la paix des
ce calme perlide en
tombeaux,
TappeDes
ée de megistrntajurpeiloris T'incendie
ticdes, efliaycs
de cette
parlijombre d'autorité
église, 2
qui leur restait
interposérent
écher l'exécution de cete
encore pour emlitateurs mêmes tremblèrent; exécrable projet. Les a-
-tour la voix de la
ils empleyérent tourace, et ne parvinrent persuasion et celle de la meaer cette émeute,
que trs-dilicileuent à calDes fugitils
es
échappcadela ville
campagues le bruit de ces
répandirent dans
eun corps
excés. Jeannot,chef
des ordres les considérable, en fut informé, et
plus sévères à Candi et à
donna
heutenans, 1 pour la
ses autres
hrajet qui occupait poursuite de Texécution d'un
touten les têtes.
Hération, il n'écouta
Dans son exagKeance; qu'elle fut terrible! que le sentiment de la venNon,1 la pensée ne peut
chappcadela ville
campagues le bruit de ces
répandirent dans
eun corps
excés. Jeannot,chef
des ordres les considérable, en fut informé, et
plus sévères à Candi et à
donna
heutenans, 1 pour la
ses autres
hrajet qui occupait poursuite de Texécution d'un
touten les têtes.
Hération, il n'écouta
Dans son exagKeance; qu'elle fut terrible! que le sentiment de la venNon,1 la pensée ne peut --- Page 108 ---
rassembler les traits (91)
afieux tablean! Une divers dont se
compose Cr
vengennce; les deux vengeance attira une auu
etdecrumutés la
partis rivalisdrent de
ses enfans à
nature semblait
fures
Mais
T'empire de la
Lalorsabandens
qui croirait,
destruction.
Telfirvescence
ma
mnitre,
des passione, on
dur
henbaniraner
pour ainsi
verrait la
mer la
dire, de ses
pitié re
font les rengeunice, délices
et offrir ces cendres, désai
du coeur.
beaux traits
ges précieux que
Ces traits, ces
Thowme du
Thistoire recueille
ténvoigne
souvenir des
pour console
pages, se reproduisirent crimes qui
cette
souvent dans rougissent le
sel
la,comie xeuaiavetliense
cours d
de
pour la rendre delhumanite
cet Andre qui brava plus chére, la rappe
du
les
métaoir
naufrage des infortunts vagues en furie, sauv:
de la race de
Praseurw,etoimnmolae sans avoir
à Tamourdeses
ses op
leuse du Colon obtenu une larme de la semblabies
ples,
( 2 ). Ouil'on
dureté orgueil
Bartholo sauver Mougin, vit,entrautres exem
vengeance générale, le cacher son maître, de le
lenourrir rdansle silence,
dans un lieu écarté
pris et puni comme
et, aux risques d'être suri
des ombres de la nuit traître à la cause, proliter
déguisement
pour le conduire sous
Là il lui Gt seg rempetrjpuagesusy adieux,
portes de la ville un
en lui donnant une
somme
orgueil
Bartholo sauver Mougin, vit,entrautres exem
vengeance générale, le cacher son maître, de le
lenourrir rdansle silence,
dans un lieu écarté
pris et puni comme
et, aux risques d'être suri
des ombres de la nuit traître à la cause, proliter
déguisement
pour le conduire sous
Là il lui Gt seg rempetrjpuagesusy adieux,
portes de la ville un
en lui donnant une
somme --- Page 109 ---
es son économie
(95 P )
arua parmi les arailmise siens.
en rserve, et s'ent reneure anéantie,
Le sang se,
jequ'on
et lon a honte d'être glace, lâme
ens
apprend que sous le
homme,
consulaires de la
gouvernemnent des
ile crime se faisait France, dans ces
Frtholo devint
une fête d'immoler temps
ée
la victime d'une
la vertu,
W contre lui par ce
dénonciation dijuré dans la révolution! Nlongih-gaisecns d'avoir
ppeur dansinquelle les Mais pour sortir de la
ce fait,
sens sont plongés au récit
faisance prolongeons le souvenir
et de
des actes de
ce bumaine et arrêtons compassion qui honorent l'ese des déserts de Tancien nous sur Géneviève, cette
urrisson, alors jeune
monde, qui défendit son
aureur du soldat
hommedevisgta tans, contre
pps qu'on porte à vainqueur; elle se présente aux
! corps, et donne celui-ci, la
lui fait un
de
hit nourri de
vie au jeune
rempart
ut
son lait,
Valérie qu'elle
avoir terminé d'un lorsque les furieux crunividus. Voilà
coup Texistenee de deux
pent dans
pourtant les hommes qui
;
sleschaînes de
gémisMongins ponr maîtres Tesclavuge,
et ilsavaient
Hientallincedie des
de fit craindre
quartiers Morin etdeLimoaait récemment pour le sort de cette cité,
audace qu'ils d'être attaquée parles
qui
déployèrent en çeite
indigénes.
occasions les --- Page 110 ---
tentntives
( 96 )
truireparla qu'ils firent dans une nuit,
Aamme,
pour la d
seins ultérieurs. Les setanatarpetesbort
péennes qui.d'ausillaires murmures des troupes eur
principale des Colons étaient devenues l'arma
coloniale à noinmer (o ), portèrent Tassembl
leurs
des commissaires
iouvomens, et
pour suir
le malheur des
surveillerlenr fidélité, Tele
mêmes auxquels tyrans, ils
qu'ils se défient de ce
eûreté,
sont obligéa de contier le
La prudence du sieur
camp lui suggéra des Rourray, maréchal
l'emploi préserva
moyens paciâques de
de la bande du Nord long-temps plusieurs communy
environs; mais tout
du fléau qui désolait leu
tout devait céder devait subir le sort universe
planait sur cette terre au génie de destruction C
furent à leur tour
malheureuse. Ces commun
La
anéanties.
de trois population blanehe de cette ile
ordres, était un levain
compos
taient des idées diffirentes
dans lequel ferme
tivaient et ralentissaient que les circonstancest
successivement. Celui d
nait plutôt
mais qui dorl
Sotanaroe
destalens, parl'influence de la fortune
visait
que parce
del'aristocratie tundrsiemeunirtte des
veur et qui l'assimilait alliances dont il briguait la
aux familles nobles
population blanehe de cette ile
ordres, était un levain
compos
taient des idées diffirentes
dans lequel ferme
tivaient et ralentissaient que les circonstancest
successivement. Celui d
nait plutôt
mais qui dorl
Sotanaroe
destalens, parl'influence de la fortune
visait
que parce
del'aristocratie tundrsiemeunirtte des
veur et qui l'assimilait alliances dont il briguait la
aux familles nobles --- Page 111 ---
( 97 )
Rfortune
sous
retoreratol
leurnudité nobilaire : le
labridela
sson or pour - des titres avangait Colon échangeant
bbut (y ); celuides
igrands pas vers sou
principe d'égalité artisens, ou petits-blanexpivre du
hrestait fdelement proclamé par la métropole lui
mpulaire voulait tout attnche, et dans son délire poPiex planteurs
niveler. Les commercante et
Frait réunie la secondaires. plus
parmi lesquels se trouKfommnient le moyen grande masse de lumicros,
Htion d'un systèmne onlre,et votaient
lement
mixte: mais tous roulaient pourladopTasservisement des
lgar
rpasjusqu'a T'individu le plus Tudigenes: iln'était
Egne de mépris, quine se crat ignohle, le plus di
idegénie même, s'il
supérieur à Thomme
Mtérêt particulier étaitounoir, ou jaune L'in
Fret public, mais quis'épune en s'identifiant à l'intés
boi il devient
qui se corrompt dans
qu'il maitrise Taniqtie mobile de ces êmes F'isolement,
en cent manières
étroites
Monjours prétes à
itftmentes.quivent
Ades partis ligués touluisnerifier, contre
enfanta la division
sesfers Chacun
Topprimé quivonlait briser
sifs, à des avantnges denzaepimiader priviligesexeln.
ptentions des antres. De direets qui blessnient les
ce conflit d'intérêts prése for.
Te moyen ordre; elles se
EE
osictrs-autros Le systéme snbolivis'rent de
ersuite en
la première arait
--- Page 112 ---
pour base
98 )
démocratie; Taristoeratie, mais
et celle de la
leurs ramifications seconde, la
gnérent plus ou moins de lessence diversess'ciot.
nemens. L'abus précéda
de ces gouverristocratie parut sous les l'existence de la chose; T'ala démoeratie,
formes de
perdant ses
Toligarchie, et
montra sous les couleurs nuances pritnitives, 8€
Cetie diversitéd
confuses defochlocratie
pons blancs et d'opinions des
créa la querelle des
ia Thistoire des deux pompons rouges (e), et pomintérieure
roses qui
rappede
tromblèrent la paix
de
PAngleterre, et la
longueshorrours.
plongérent dans
animait, il suffira de Pourjuger citer
dela fiareur
Cayes, Le sieurGon,
ce qui se passa alors quifee aux
au une rixe avec un dupartide farsteeratinayint
pompons rovges qui, petit-blane, dans
fut sacrific par les
rage, donnérentàla ville le ies transports de leur
voir promener satétean bout spectacle degcôlant de
parceftroce égarement,
d'une pique. Pouesis
tion de M. de Codère, ilserendivent surThabitarent etle conduisirent ancien
sur
Commandast.farute
et sa téte montrée
la place;
en
la,Ntatimmolé,
conquite faite sur les anciens public comme une seconde
Tel était le vertige
privillgics.
pritqu'il
qu'avait produit cefuneste esgunisatrices. LemaNeansesmadertaitet On
les causes désor
d'imfuencedansa wegrsitonsimplntunbours avoir tant
coteris, et cette cotcrie surla
popu
le conduisirent ancien
sur
Commandast.farute
et sa téte montrée
la place;
en
la,Ntatimmolé,
conquite faite sur les anciens public comme une seconde
Tel était le vertige
privillgics.
pritqu'il
qu'avait produit cefuneste esgunisatrices. LemaNeansesmadertaitet On
les causes désor
d'imfuencedansa wegrsitonsimplntunbours avoir tant
coteris, et cette cotcrie surla
popu --- Page 113 ---
dace, qu'il devenait ( 99 )
lâme de tous les
des populaires; on peut encore citer
mouvemens
nommes 3-pigne et
pour exempies
lde ces vrais
Catangant. La fin delavie
jon se rappelle salbiubanqune à
des pompons rouges,dont
peine les noms
laccompagnée de secousses
aujourdhui, fut
parti. JMilgoigne fut la
qui cbraalérent leur
prise d'armes au
première victine de notre
aux Cayes de la Fort-anPrince, main
et Cutuugant
Les
des siens.
périt
meneurs de
de toutce guiavait Tassemblée coloninie,
lieu,
instraits
quel devait s'opérer la hettacrestunclab fusion
dans leposé d'élémens
des partis; mais comvaillé par des causes hctérogènes, de
il fut sans cesse trakeignit
divisions
point au but.
intestines, ,etn'atA cette époque
chacun élu chefde CoJeantranpeise et
hirent
parti parmi les
Biassou,
d'int@rets,et
Tnsurgens.s'.
Rusqu'aux portes de la portérent le fer et la famme
ville.
Temaissd-omrentue
ressoris si
T'abord été idivermetsiompescs dars
EE
médecin ensuite
leursjeux, avait
mier; mais aspirant au rôle aide-dn-emmp du preRant farorable de
priucipal, il épiait l'insrompre.cette alliance
coentribecaformer, afin
qu'il avait
(*) An mois de
Ldensteiaee
décembre 1791.
es de la portérent le fer et la famme
ville.
Temaissd-omrentue
ressoris si
T'abord été idivermetsiompescs dars
EE
médecin ensuite
leursjeux, avait
mier; mais aspirant au rôle aide-dn-emmp du preRant farorable de
priucipal, il épiait l'insrompre.cette alliance
coentribecaformer, afin
qu'il avait
(*) An mois de
Ldensteiaee
décembre 1791. --- Page 114 ---
laire
6 100 )
dont
jousshient ces deux chefs,
suile, devaicnt lui nuire
qui dans Ta
grandeur; aussi ue
en borzantecs projets de
laissa-t-il
sion dejeterlad défiance
pas éehapper loceapormi eux,
pouvoir en faire le
lorsqu'il crut
fut
phedestal de son élévation. Ce
Alérection de la République
Le prestige de la
frangaise.
opprimés: ils étaient royauté en imposait encore aux
sanction donnée
sensibles au souvenir de la
de T'assemblée par le Roi de France aux déerets
nationale dans les
quels ils ne pouvaient douter dispositions descompris, malgré la
qu'ils ne fussent
nirle contraire,
persistance des Colons à souteet ce futassez pour
verture. Il
Toussaint-Louemploya ce moyen insidieux dans
currence, etlors de la
Tocpublique, il décida
promulgation de cette rébanniere des
Jean-François à passer sous la
coalition des Espagnols qui étaient entrés dans la
puissances
principes de la révolution européennes contre les
fut pour préparer
francaise () ); mais ce
T'entrainement des
son parti. En efet, peu de
troupes dans
aux Gonaives,le
temps après il arbora
François chez les pavillon tricolore, laissantJean 14
ville par les mêmes Espaguols qui perdirent cette
parés.
moyens qu'ils s'en étaient em
Copeadantden.frmgols n'en
moins la considération de ses
conserva pa
allics, etaprès - la
que garantissait le traité de
pai
Basle,il se retira à Ma --- Page 115 ---
( 101 )
id,oi wieutlongriempe décors des
jachecs au titre de Comte,
marques
urs quilui furentdcenrnts etjouissant dos honparla cour
assou navait pu Nsister à cette
d'Eapngnes
lt aussi rendu dans la partie
impulsion,et s'étavantque
espagnote, où il mouTEspagme sa détachatde. la
mtefois aprés avoir rendu à cette
coalition,
ynalis services contre la liberté de puissance de
pellé sa nouvelle union
ses frères, et
port de
avecJenn-Firmngois par 14
Jenmiot,qui futleur précurseur dangla
volution.
Le pouvoir des Colons ébranlé
pouvantable, tombait de
par cetta lutte
ation debout.
toutes parts devant ia
Chaque jour étalait de nouvelles
vorreurs,ett toutes les nuits la ville, était
par les flammes qui attestaient l'ingendic éclairée
htions voisines. Cette
des habibouverte de si
plaine, , neguère si fertile et
précieuses richesses, ces monts 0lIodonshdnrrBaSS
valices, scjour du Lonheur.continn vigétation,ers
rirque l'image de la destruction.
uaient à n'of
ruies
Au milieu de Ce8
fumantes, les Colons fnisaient de vains ef
Portspourrosaisire une
et refusaient
relmsemguibeniolopaih,
d'acquiescer aux concessions
prit du siècle avait faites. Ils voulaient
que l'esHumicres propagdes
étouffer les
par d'immortels écrits et
poser àcette volonté
s'opglnerskedethwanaue iait
rirque l'image de la destruction.
uaient à n'of
ruies
Au milieu de Ce8
fumantes, les Colons fnisaient de vains ef
Portspourrosaisire une
et refusaient
relmsemguibeniolopaih,
d'acquiescer aux concessions
prit du siècle avait faites. Ils voulaient
que l'esHumicres propagdes
étouffer les
par d'immortels écrits et
poser àcette volonté
s'opglnerskedethwanaue iait --- Page 116 ---
la foree; mais
( 102 )
entreprise était Tespérience au-dessus lear apprit qu'une telin
maine; car, tandis
de toute
ceux des
qu'ils mettaient à puissance hul
Indigenes dont les
prix la ttede
T'instruction oul
prineipes, la
à cette
Tenthonsiasme
fortune
forfanterie
pouvaient
eux,qu'ils
politique qui était d'usage s'opposes
nat, Brissot, prodiguaient l'or pour
ches
et les plus célébres prix de Tassassie
orateurs de PAa
aux mystéres de la
ci dsmontraient à la rigénération; et,
PEEEE
linienteux
tribane les
lorsque ceuxprineipes reçus,
rapports qui nous
entreprise par dlhéroiques mnescmniobiasiemsnetre
Mais peudant
dévouemens.
ou agitaient la que ces évnemens se
nonce, ou les
contrée qui en fut te foyer, préparnient l'an
FOuest et le Sud, répétitions de leursscènes troublaient
L.assemblte de Saint-Mare,
distinguée par les
qui s'était d'abord
nifesta en 1789, et wdiadépendanee plus
qu'elle maale qu'elle forma dans le encore parla ligue colonilesidées qui se
double objet d'atténuer
et d'établir cet developpaient parmi les Indigenes,
entr'elle etles
équilibre de force nécessaire
l'autorité de la agens ministériels dépositaires de
précier le temps, métropole, le degré pour n'avoir pas su aplee Indigenes
d'instruction acquis par
quidinigenieut les autrea etlinfecace --- Page 117 ---
( à 103 )
circonstarices, échoua dans son
son systême s'écroula de
principal but,
e action perturbatrice
fond en comble.
hbats d'intérêt. Par y entretenait d'éternels
bilarisces
elle les
et elle changeait opinions étaient
centre de la domination.
continuellement
idement porté le
L'ascendant qui avait
1,se perdit dans pouvoir la
souverain dans son
iti, et ce pouvoir
Buctuosité de l'esprit de
Te assemblée
passa à Liogane avec une
ment,
générale, et n'y
pour ensuite retourner s'cjourna qu'un
source, Miis dés cette
au Cap comme à
cdes liuctions, leur
année 1789 T'activité du
plus adroits de turbulance firent concevoir
ses membres le
ininer, et de faire le
projet de la
itie, encore qu'ils
premier pas vers T'aristoary parvenir, ils en eussent déjà vu T'abns.
ule Liopard. Sans gngnérent Téquipage du vaishlors
consulter Tautorité
existante, ils lui firent
activejuse da Poni-no-Prince,
lever l'ancre de la
l devintle
Tattirérent à
point d'appui de leurs Saint-Marc,
aes;mais succombant dans
leviers poliSS d'une faction rivale,
la suite sous les ef
: retraite qui fut
le vaisseou leur offrit
asport pour France, transformte oû
en prison, puis en
Idirent
l'on prétendit
volontairement (*)
qu'ils se
Leg aout 1791,
espérant faire agréer
da Poni-no-Prince,
lever l'ancre de la
l devintle
Tattirérent à
point d'appui de leurs Saint-Marc,
aes;mais succombant dans
leviers poliSS d'une faction rivale,
la suite sous les ef
: retraite qui fut
le vaisseou leur offrit
asport pour France, transformte oû
en prison, puis en
Idirent
l'on prétendit
volontairement (*)
qu'ils se
Leg aout 1791,
espérant faire agréer --- Page 118 ---
leur
( 101 )
eonduite à Passemblée
pondant il esthors de doute motropolitaisey C
Par allusion à cetté double qu'elle fat eondamand
dona Phépithete de
circonstance on lei
En remémorant Leopardias (aa).
chir sur Tatalogie ces faits on est conduit n ret
Chez les peuples que les évênemens ont entrer
anciens,
modemnes, toutes les fois commnepnrmiles nation
des hommes des
que la subornati
n'a qu'ane existence guerre est utile à un parti, CC pay
de luis et à chaque illusoire; sa force existe ho
foree sont
instant les soutiens de
prêts à devenir les artisans
cet
traction. Mais, il était réservé
de sa di
Saint-Mare de donner
à Tassomblée
woinmettre tontogles
Texemple du crime
tiansquila domninérent erreurs poittiques, Les f
celles qui marcherent fourd-totrdepuis 1789,
tontes les mêmes
sur ses traces, adoptàre
Finsulheance des plans, loraqu'elles roconnure
employ's
moyens coércilifs qu'elles avaie
gines,
pour prérenir Finsurrection des In
etquil ne s'agissnit
Ils arnirea
plus
de Téteind,
Cette
ceuxqui étaient eni dans
emesnre eut une toute autre
T'apath
celle qu'elles en aitendaient; elle consiquence Q
sortaucima.et cesétres
donna du r
delêtre, Armésils
tièdes cessirent aussi
Thomme,
cleremetjegpahsnre
joignirent leurs compntriotes
quicomb --- Page 119 ---
aient pour la cause
105 )
ons la preuve que nul commune etlaisstrontnut Coade aux
individu ne
charmes de la
préfere-la serviui courbe volontairement liberté; que s'il en est un
ai-là est hors de la
la tête sous le Joug, ce-
(Les portesdes
nature...
assemblées
Jonstamment fermées
provincinles
aux
avaientété
ptution,
Indigènes
etdepnis le supplice
depuis leurinsJucune demande-ne
d'Ogéet de Charanne
n ne voulut même pénétra dans leur enceinte.
erment
admettre à la
his
civique ceux d'entre eux
prestation du
deTesciavage
quiétaient affranhiliante formule de domestique, qu'en ajoutant l'hus eurent le
respect et sonmission aur
Fersceutérent. courage de s'y refuser, etles
blanes.
Ils ne
tyrans les
pes assassins qu'en dérobérent leur tête au glaive
préludé à ces atrocités fuyant dans les bois. On avait
iffreux. Ici (*) Lacombe par des actes non moins
ressé une pétition au
fut pendu pour avoir au dans Tassemblée de comité, et ce Brulé, si conogique de la force
St-Marc, prouva par la
e qu'il commençait que l'écrit était séditieux,
Hc du Fils et du
par ces mots : au nom du Pire parhuels il
Soint-Esprit, dans
démélait, sans
Tapplication desfiu pétitionnaire de
doute, 9 l'idée prétentieuse
rappeler à Tassemblée
que l'au.
(*) Au Cap..
Tassemblée de comité, et ce Brulé, si conogique de la force
St-Marc, prouva par la
e qu'il commençait que l'écrit était séditieux,
Hc du Fils et du
par ces mots : au nom du Pire parhuels il
Soint-Esprit, dans
démélait, sans
Tapplication desfiu pétitionnaire de
doute, 9 l'idée prétentieuse
rappeler à Tassemblée
que l'au.
(*) Au Cap.. --- Page 120 ---
teur dela
( 106 )
nature avait établi
hommes comme gage de leur Tégalith entre les
autre individu fut mis à la union. La ua
tant des troubles
lanterne comme exciqui ileheurta
pour n'avoir pas salué un
en passant;
blane
fut conduit
plus loia (se
sur la place, et edt étéi
),Lebadie
sncrifié si, par une éloquence indubitablemest
n'edt effrayé ses tyrans surles imposante (66),
naçaient; son crime était
dangers qui iles meêtre Tégal d'un blanc.
d'avoir 086 prétendre à
étaient des dieux
Ainsices blanes tout putsons
pouvaient offenser cruels que les faibles mortels ne
Les Colons
sans mériterla mort
était
avaient tant outré leur
réduit à leur tenir
iuiusticequ'on
ne faisaient
compte de tout le mal
situation, pas. Deuxfois on tenta de sortirde qu'ils
deux fois le
cette
âtre d'affreux combats Port-an-Prinee devint le théentre les
presseurs. Le résultat le
opprimés etl tlesopcombats, fut Tincendied'gne plus remarquable de ces
juin 1791.Au
partie dela ville, le 21
duMdle(
Fond-Parisi-n la famille de Lama:re
(*a)avaitcté obligée de prendrelesarmes
(*) An
I ** ) A Port-an-Prince. Acquin.
*** ) L'usage des anciens
béros le nom dela ville ou de la Rommins de, joindre au nom des
est digne d'être imité
contrée qui les rendit célébrce --- Page 121 ---
pour se dilivrer de la 107 )
doit
persécation et
domestiqtes ne pouvant
défendre EOD
passa sur les terres de la trésisterau nombre elle
cominença à 8e formerletorrent partie espagnole. Ainsi
jacborder, et entrainer dans
qui idevait un jour
puissanice des dominateurs le gouffre du néant la
des hauteurs de la
de cette contrée. Dans
assemblée armée
plaine de FArtibonite
de Tiasurrection. avait devancé la grande
une
Réunie à
époque
pours d'octobre 1790,
Plasacdans les derniers
elle fut
dissoute, et sa fin eut d'afieux presque aussitét
lévices que les Colons
résultats; mais les
lirent pas des hommes exercérent alors n'intimi
eur être, et
qui sentaient la dignité de
Redération
aspiraient à la liberté
formée au
(o).. La coneueillit les débris de Port-au-Prince en
ce parti, et fixa 1791, acGiedostBopuene Elle
son siegedla
pation dans une assemblée régla d'abord son organiquartier de la ville assez secrête tenue dans un
de surprise La,Bauvais retiré pour ne pas craindre
aénéral; Juste
fut nommé Capitainepandre Pétion, Chanlatte,
MajorGémerals Aledorno, Commatudantdehe
cavalerie.
NstaAnetonu
ponfedération alla
Cette nouvelle
du Sud dont le au-devant du voeu des
pacte avait déjà
citoyens
acquis une exisf* ) Chez Melle, Louise
Rateau,
ier de la ville assez secrête tenue dans un
de surprise La,Bauvais retiré pour ne pas craindre
aénéral; Juste
fut nommé Capitainepandre Pétion, Chanlatte,
MajorGémerals Aledorno, Commatudantdehe
cavalerie.
NstaAnetonu
ponfedération alla
Cette nouvelle
du Sud dont le au-devant du voeu des
pacte avait déjà
citoyens
acquis une exisf* ) Chez Melle, Louise
Rateau, --- Page 122 ---
tence
- 108 )
indestructible, en reconnaissant
lonel-Général pourles
Rigaud Co
mer un conseil
Cayes. Il fut convenn de forl
d'en décerner pour être le centre du
la présidence à
pouvoir, e
temps après, Lambert fut
Pinchinat. Peu de
chefs dont la valeur
adjoint à ces
et les
principau
des Insurgens et
ialenjuetifiaieutied choi
treprise.
garantissaient le succès de Peur
Pour éclairer
Cayes, il faut savoir l'esprit sur la confedération de
1790,les
que dès le mois denovembrl
Fédérés, réunis sous la
auquel était alors adjoint
conduite de Bour
sur Thabitation Prou dans Rigaud, s'étaient fortifié
sèche; et del là
les gorges de la Ravine
partirent leurs
novembre de la même année réclamations. Le 1
rent et furent
les Colons les attaque A
recours à la complètement défaits, Ils eurent alory
ruse,
etMauduit, au nom du Roi di
Fasenecabtinidistere hommes
entre les deux
dont la candeur
partis.Ce
premiers Ages du
rappelait la franchise dei
ombre deperfidie, monde, ne soupçonnant null
rence d'une feinte déposcrentlesames sous Tapper
conciliation,
ment trahis. Ceux
ctfurent indigner
lui firent trancher que servait alors ce médiateu
prix réservé
la tête dans la suite
à sa perversité,
comme I
Avanto qu'Ogé entreprit de
sa première pensée était reconquérir nos droits
d'écrire au Port-au-Prine --- Page 123 ---
nonsieur de
109 )
Peynier,
ser que le veeu unanime Gouverneur, pour lniex3 de Louis XVIétante de la France et leg déudroits de Fhomme
exprimés dans la déclaration
don de cet
et du eiloyen, il réclamait
acte solennel en
l'exé-
- par cette démarche ils faveurdes Indigénes;
Kcnouveaux
portaient leur adhésion
principes, et
( décisions du
prouvaient leur respect
communiqnée gouvernement frangais. Sa lettre
aux députés
er le pouvoir, et ceux-ci
chargés de lui conlilfallait se mettre en
résolurent en majorité
iter une pareille
mesure de défense avant de
réclamation,
idevérait la haine des
persuadés S qu'elle
adent de ne pas se mettre Colons, et qu'il était
a démarche
à leur merci,
3 eu lieu, les projetée comme préliminaire
résultats de
n'ayant
iditérent l'opinion
l'entreprise d'Ogé dispcerner les causes qui prévalut alors; car pour
ercent une action secondaires si
qui, en politique,
ences, et dérangent puissante sur les conséas les mieux
inopinément les combinaiétablies, il faut à la
mprit, à la justesse des
profondeur de
Kpérience qu'an peuple conceptions, joindre
at; l'événement le
n'acquiert pas en naisL'opinion
prouva.
t suivi le régnante dans le Sud était
si
conseil de ses
que, Ogé
ante catastrophe
propres idées, T'afliqui fit perdre les fruits de l'en-
puissante sur les conséas les mieux
inopinément les combinaiétablies, il faut à la
mprit, à la justesse des
profondeur de
Kpérience qu'an peuple conceptions, joindre
at; l'événement le
n'acquiert pas en naisL'opinion
prouva.
t suivi le régnante dans le Sud était
si
conseil de ses
que, Ogé
ante catastrophe
propres idées, T'afliqui fit perdre les fruits de l'en- --- Page 124 ---
treprise etle
( TIO )
conduisit
lieu. Partant avant le aréehnfaud, n'anrait pas eu
se décida à
caimpement de chez Prou on
qu'aperçu eniployer le moyen qui n'avait
d'autant josqu'ators. La
été
plus heurense
conjoneture paraissait
une tendance à briser que la ligue coloniale
litaine.
le lien de
avait
Elle ne voyait dans les Tautorité métropodes sangenes pobliqnes
agens d'Europe que
par le Ministre de la enyoyées à
créatures,
marine dont Saint-Doningue ils étaient
lee
de
ponrsengnimerdehe
Tile, et la retenir dans cet seneurdeshatitune
accompagne l'enfance
état de Riblesse
des
gni
queses forces
colonies, à
et fortifies plysiques 6 et morales s'étaientacerd-s uecpoque
avait atteint sa
et ou la
parkenalieliggenese
virilité (di).
colonie
Ne dissimulant
nérale, osait
plus ses opinions, Tassemblée
hautement
se
Ministère et celle des improuver la conduite du
Jeurcôté, ceux-ci
dépositaires de Tautorité; de
server la souveraineté mettaient tout en ceuvre pour conou plutôt Jeur
de la France dans cette ile,
dant de
puissance sur ses habitans. LInten,
s'était éloigné Manlomasgutemigeitl de la
l'issue de cette lutte
Nos premiers
colonie dès le
fedérés pensaient
coimencement
ces
bien à tirer
circonstances et à les faire
partide
tage, en s'attachant à se rendre lournerànotre avancounnissaient malle coeur
nécessaires: mnais ils
humain ils ignorsicutique
dans cette ile,
dant de
puissance sur ses habitans. LInten,
s'était éloigné Manlomasgutemigeitl de la
l'issue de cette lutte
Nos premiers
colonie dès le
fedérés pensaient
coimencement
ces
bien à tirer
circonstances et à les faire
partide
tage, en s'attachant à se rendre lournerànotre avancounnissaient malle coeur
nécessaires: mnais ils
humain ils ignorsicutique --- Page 125 ---
(
: a grands intérêts 111 )
S enracinés
fout taire un inatant des
Flit
par trois
prérésulte un aliogemnent siècles,et que si de leur
rentle poids, ils ne doivent pour ceux qui en supagés luttent sans cesse
point s'abuser; ces
( > instantance quien
contre la raison et la
arrête le
lorsque leurs conservateurs, mouvement; sure
lssent sur le point du
divisés d'opinion, 6e
iqu'ils s'nttribdent.
maintien de la supériou
Hnoiqu'il en soit, Rigaud,
hite, et qui contribua si devenu général dane
dde la grande
ellicncement au suc.
uté près du Gouverneur entreprise de la régénération, fut
sse contenait Thumble par les réclamans. Leur
is droits qui sont dans demande de
la
participer
pont la société
nature de Thomme,
faisaient acte garantit de
la jouissance au citoyen;
Prance, ils
dévonement à la
en attestaient leur causedu Roi
souffrir que son autorité fat
courage de ne
Hblus énergiques
avilie,etles
termes
a défendre si elle exprimaient leura
était
diepositione
ue les rois et les chefs attaquée.
31 mains de puissans des peuples tiennent en
gagnerles creurs!.. moyens de faire le bien et
ae,
Hélas'n me
-
pourquoi
suisje-dit à moirep pourquoi negligent-ils de les mettre
Hnatious dout préfrent-ils à Pamour la
en
la fureur e8t plus terrible haine
que le
avilie,etles
termes
a défendre si elle exprimaient leura
était
diepositione
ue les rois et les chefs attaquée.
31 mains de puissans des peuples tiennent en
gagnerles creurs!.. moyens de faire le bien et
ae,
Hélas'n me
-
pourquoi
suisje-dit à moirep pourquoi negligent-ils de les mettre
Hnatious dout préfrent-ils à Pamour la
en
la fureur e8t plus terrible haine
que le --- Page 126 ---
réveil du lion ( 112)
tenait. me répondit: Icila voix secrête qui m'enti
rannie ne voient dans c'est les que T'ambition et la #
trumens de leurs desseins, hommes que les vils ip
néreux sont plus
et que les peuples
outrages;
sensibles aux
Pexemple de ces
bienfaits qu'ai a
abreuvés de vexations, Indigénes si long-tem
plaça hors de
que le systéme coloni
niers àges du Rhemenite-drpeni monde
jusqu'aux di
T'assemblée
contre leurs tyrans.
cice de la législative avoua leurs
Lorsqe
première des facultés
droits à l'exi -
intelligent, 1 et qu'elle leur distinctives del Tel
sorte, le don de la
reconnut, en quelge
et oublierent la pensée, ils appréciérent le bin
en
trop funeste erreur
repoussant les
qu'elle comn
à l'insu des
députés qu'ils lui avaient
Colons,
envove
sa conduite à celle du quoique club celte erreur assimil
XVI en approuvant les
Massiac (ce); et, Lo,
Tassemblée montra à dispositions favorables qe
dans ces âmes qui faisaient leurégard, avait, sinon effan
leur énergie, les
les premiers essais
et
profondes traces que l'esclava
Tavisementy avaient
fortiliée
faites, et dont
d'âge en âge
Thorree
transmise par chaque dumntvingtcing lustres ét e
succédait comme
génération à celle
un
qui
fit oublier le code héritage de haine, du mot
noir, et calma
s'attachait tà une dynastic dont
Tindignation 06
les
litrespours nous,
énergie, les
les premiers essais
et
profondes traces que l'esclava
Tavisementy avaient
fortiliée
faites, et dont
d'âge en âge
Thorree
transmise par chaque dumntvingtcing lustres ét e
succédait comme
génération à celle
un
qui
fit oublier le code héritage de haine, du mot
noir, et calma
s'attachait tà une dynastic dont
Tindignation 06
les
litrespours nous, --- Page 127 ---
atent de cette
(113,
législation. Des idces
E à o
Hfeatavrelie saines
Fgumé acquit à ce doctriness
ptrtiesets
unsimple vocu extaptre Neanipheve, erune monarque t
des amis sous un
pouvait être
immense ropulation
S. : puisque. placce comprise au rombre de ses a 30 qui
hors
peuEparticipait à aueun y detandiereililtons of
a
elle, 7oe
eeidefetidre son
avantage a
du pacte social,
moment
nr -
iut
que les bases
sujeis
eseereereine
igent det foutes parls,
de as ce pouroir
nbre et
etque sa chute 891 0o, s'ccrouimmuable vérité,
attestait .
onr ceite
Fcipiliei de leur trône
Ditifat les rois, et illes
mbi daus legeandes S)
tA
de des
rérolutions qui
uot/
cmpires les.
changent la
doris des
peuples se
vicilles imtitutions, rigénérent sur à les
lartisles
dans les crises des
r promet la
à celui
ChCABREDLaeN
délnrances telle était
qui
Indigenen à Faurore des
la situation
res; ils se seraient
Axénemens révolutionssant avec loyauté, dévoucs aux meoporchstes, si,
Mtention de les retirer coun-cirment yraiment eur
damnés à croupir; de la, fange oû ils étaient
et, c'était d'en
mais non, ils
c
faire Féponvantail svaieatqsien
lesquiclles ils élaient
des factions
e d'une felicité
en butte; et dans Tatidant d'HentilV promise, que la main d'un
anciers devinrent devait répandre sur
desaccessibles à tous eux, nos
ceux qui
--- Page 128 ---
leur
114 )
mier parlaient au nom du roi de France,
intrigant n'était
Si le
c'est parli du moins pas sûr de leur en
pre
comédic de la
que Mauduit réussit à imposer jouerla
sort usé fat une reconciliation autre
du camp Prou. Ce res
fois remonté
Louverture; il en fit le levier
par Toussain
mains de JeancFrmnpois
gu'il mit dans lel
pes sous la domination pour faire passer ses tronll
ensuite en les ramenant espagnole,lovier qu'il brisn
la France républicaine, seul sous la puissance di
Monsieurde Peinier
et
reçut la
temporisa; il leurra les
députation du Sad
promesses; les
réclamans d'insidicase
vinrent si urgentes circonstances se pressérent, et de
traînés dans lai même que les pétitionnaires farent en
résolution
quoiqu'ils ne pensassent
qu'avait prise Ogé
mais dans cette
pas qu'elle fotla meilleure
ils coururent extrémité, elle leur
aux armes, et les parutinévitable
demment à la voix de la
déposèrent imprul,
tirent lorsque les élans du séduction; ils s'en répen
dans l'adresse leur fut
zele généreux exprim
angmentèrent
imputé à tort; leurs
quand Peinier
regret
fuite les livra à
disparut, et que S
la conduite si Blanchelande, son suecesseur,dor
toire
équivoque sera unj jour
qui confondra" sa mémoire jugée parihis
scélérats qu'elle voue
avec celle de
au mépris des races cor
lorsque les élans du séduction; ils s'en répen
dans l'adresse leur fut
zele généreux exprim
angmentèrent
imputé à tort; leurs
quand Peinier
regret
fuite les livra à
disparut, et que S
la conduite si Blanchelande, son suecesseur,dor
toire
équivoque sera unj jour
qui confondra" sa mémoire jugée parihis
scélérats qu'elle voue
avec celle de
au mépris des races cor --- Page 129 ---
(115 )
semporaines et futures,et
quila trompés et persécutés vengera tous les partis
Séduits par les traitresses (ge).
einte du camp Prou, les
amorces de l'union
oandonnaient à une
principaux fédérés s'anvec sécurité aux travaux aveugle confianice, se livraient
8 de Findustrie; surpris
champêtres et aux arte
joeur Bouri,
au milieu de ce calme 1 tromN
Massé etd'autres Rigaud, Rémaray,
-
Braquehais,
et conduits au
citoyens marquans sont arrêtés
eachots d'ou ils Port-nu-Prince, ne sont
plongés dans les
hivrés aujugementd'un comité retirés que pour être
qui dirigenit les vagues
révolutionnaire
bitraire des factions tumultucuses de T'esprit aroarre,ils entendirent dominantes. Introduits à la
enions
porter contre eux des
foudroyantes: on produisit
accusappièce à charge;
pervertissant dleuredremsecomme
iqualifia T'exposé sincère de
leur intention, on
demandes,de calomties leurs plaintes,de leurs
atroces,
etnnt-areaed eirconstance -
de révolte; d'expresions inH'Ogée
inattendue, ils
sans une
etde Chavanne.
eussent subi le sort
Les diverses factions
aldel la colonie,se
quiagitaient les
remuant chacune dans oppresseura
leurs sens,
(* ) Le 25
3 (** ) 4 Le ler. décembre 1790. janvier 1791. --- Page 130 ---
80 henrferent
(116)
phant aprés avoir entr'elless len partides Colons,t
de
été cliasse du
triomFasssemblce I du: Port-an-Prince comite permanent
Jadoqulontoun Manduitl
par une fusiltabattre la tétede ce
soutien di royalisme,lt
que noguère ilconduisit Mauduit parles mêmes soldats
la puissaince
contre lui (hh ), et
exéentrice à
défera
neurs, sous le titre de Caradeus. Fun de ses mequ'ily eut tautantetplns Cipitain-Geneeal: de
de sorie
d'iasaeinbltes provinciales. CopitainteGarteransd A
que
roux des cachots
cet événettient leaver.
de lae confusion,t tombérent, les détenus,
dda
fuirent de la villevets seui rendirent Profitant
autres
où
Codeaislsemiets chofs
(*) ils'se réunirent
indigénes
aux
cette prise
quieyctaient catinpés, Dans
éployérentle d'armes, ces fondateuis del la révolution
bras
courage indomptéquie conduisit
wiainqueurs à planter
leurs
les ruines de la servitude, l'arbre de la Liberté sur
Eacronéchissant àla marche ascendante
révolntion, vous avez sans
de cette
une de cellos qui font
doute trouvé qu'elle est
mune; en effst, on
exception à la règle comnqueicersont les
remarque dans chacane d'elles
aux
capitales qui donnent
provinces, et dans celle-ci le lieu Timpulsion
le-pouvoir était le
ou siégeait b
Port-au-Prince, et eette ville,
(*)Le 4 mars 1791. IGTE 14
acronéchissant àla marche ascendante
révolntion, vous avez sans
de cette
une de cellos qui font
doute trouvé qu'elle est
mune; en effst, on
exception à la règle comnqueicersont les
remarque dans chacane d'elles
aux
capitales qui donnent
provinces, et dans celle-ci le lieu Timpulsion
le-pouvoir était le
ou siégeait b
Port-au-Prince, et eette ville,
(*)Le 4 mars 1791. IGTE 14 --- Page 131 ---
Pest-a-adire la
117 )
emble n'avoir été partie opprimce ds ses habirmns,
es Gvénemens qui entraince que par la succession
oute la coloniel Cette iagitaient leura semblables dans
hit
inversion de
sexpliquer en considérant Prineipes pourhape exerçait sur toute la
Tiftuenee qucie
rais l'idée de cette influence partie
oceidentale edeltic;
application qu'à Tégard
ne trouve reellemcnt
ptribuera une canse
des Colons; il faut done
9serve ici; et peut-dire particulière les eflets qu'on
enserque ce Resique
serait-il consiquent de
parce
positare de la confinncd' 1 des quogéyn naquit; car,
tarellement le lieu de sa
siens, Ogé choisit
prts plus sintimes le liaient naissance, ou des
Récuter
à seg coopérateurs rapTentreprise conçue par tous, mais à pour laMelephsizmitinsene de
asoit, ainsi que de l'astre donerfeasor Quoiquil
ece lieu partirent
dispensatour
ces torrens de
desjours,
pummuniquant de proche en
Jumiere qui,se
ins les
proche, Rconderenit
Pent deson cmunlescntmout ardeur
de la liberté, et embrarent. Cette circonstanee tous les esprits qu'ils éclaient commnent les
est une de cellesqui indiat à leur
grands hommes
-
temps et à leur
donnent de l'6DDans le
pays.
puvemens Nord.avant le mois d'aodt
se
1791,00 les
dion a'0gé,a gencraliscrent, la tête
un reste de la confe.
daquel était Vilatie,se
réuis-
cntmout ardeur
de la liberté, et embrarent. Cette circonstanee tous les esprits qu'ils éclaient commnent les
est une de cellesqui indiat à leur
grands hommes
-
temps et à leur
donnent de l'6DDans le
pays.
puvemens Nord.avant le mois d'aodt
se
1791,00 les
dion a'0gé,a gencraliscrent, la tête
un reste de la confe.
daquel était Vilatie,se
réuis- --- Page 132 ---
sait dans T'ombre
(118 )
fortifinit, et
et sur les hautes
ne faisait nulle
montagnes,
que les circonstances
agression en attendaiy
sait d'ailleurs lesprit fussent propices; il connair
et parmi les artisans qui régnait dans les
servitude
des villes
atelient
de la politiqne et
soumis à la doubie
ils savaient
des maitres
par une longue et
particulienl
que ces maîtres étaient les
pénible expérienee
vie et de la mort de leurs suprèmes arbitres de
n'étaient pas même garantis esclaves, que ceux-i
caprices barbares (i):
par T'opinion de leul
sur leur despotisme
aussi fondait-il son
sonner Theure
qui devait
espo
de la délivrance. infailliblement fail
A la première Jueur des
année offrit le spectacle, les événemens dont cetj
Jurent en imposer parl'audace grands planteurs VO 1o
mais eflrayés de
de leurs tentativee
plorérentle secours T'engrenement des
des choses, ils ini
Colons
refusèrentde les assister; ils
espagnols; ceux-is
vescence qui menaçait de craignaient que l'elfa
l'ile en combustion
mettre tout T'occident
La même démarche ne se communiquat chez et
fat
neuretdes
entreprise près du gouvet
administrateurs-de la
learexpidièrent le vaisseau L'Eole Martinique CI
Didon; mais la présence des
etla frégattos
mens que les pompons
capitaines de ces bae
pour favoriser Texécation rouges accusérent d'être very
des projets du
parti ar D
ait de craignaient que l'elfa
l'ile en combustion
mettre tout T'occident
La même démarche ne se communiquat chez et
fat
neuretdes
entreprise près du gouvet
administrateurs-de la
learexpidièrent le vaisseau L'Eole Martinique CI
Didon; mais la présence des
etla frégattos
mens que les pompons
capitaines de ces bae
pour favoriser Texécation rouges accusérent d'être very
des projets du
parti ar D --- Page 133 ---
(119 ) dans la ville, et les
excita une révolte
maintien de la
eratique,
nécessaire au
riva de cet appui
sur les autres partis;
périorite qu'ils nsurpaient ,cûtété
les cas,
tropimpuibemnte
ais qui, dans tous
du mouvement révolula
-
our arrêter epontantité
onnaire.
dispersés depuis TarresLLes conjurés des Cayes réunirent de nouveau;
tion de leurs chefs,se de cette confedération,
yacinte Bleck étaitlame beau sort et dont Tinacisse Rolin, si digne d'un
tous les obsde surmonter
tepidité était capable
Des Indigenes de TAnseEcles, en étaitle bras ().
autres quartiers
Veau. de Jérémic et de plusieurs
répandirent
par les Colons,se
1 1 Sud persceutéa
et se joignirent à eux (kl),
sans la plaine du fond, tomber sous leurs efforts;
hint-Louis venait de
vers son but, lorsemntreprise imarchailig grand pas
arrêtés par la
furent tout-à-coup
et
ae ses progrés
s'éleva entre Narciese
pluHsintelligence qui
rivaux de sa gloire,
eurs autres chels, peut-être
Un de nos
sûr jaloux de sa répotation.
la vimais à coup
alors, à Nestor dans
qui ressemblait
leur faire
0 étérans
son organe pour
ueur de Tage, épuisa
et ne réussit pas;
odterles conseils de la sageese, Thabitation Merci; la
arcisse était cantonné sur
Pabandonnérent
d'une bataille, les autres
ieille
avecPenneni; il avait a-pen-prés
Kresqu'aux prises
els, peut-être
Un de nos
sûr jaloux de sa répotation.
la vimais à coup
alors, à Nestor dans
qui ressemblait
leur faire
0 étérans
son organe pour
ueur de Tage, épuisa
et ne réussit pas;
odterles conseils de la sageese, Thabitation Merci; la
arcisse était cantonné sur
Pabandonnérent
d'une bataille, les autres
ieille
avecPenneni; il avait a-pen-prés
Kresqu'aux prises --- Page 134 ---
eent hommes animcs (120 )
de. ce coumge
dici-sogrent des sucedsles
éuersique qui
qué,il repousse avee
plas importanss ; attalequel il est
vigueurle poemierpseut
d'une seconle dangereunement blessé: à
dans
retirer,
attaque,il
Tapproche
et de le laisser seul: ordonne aux siens de se
dévoueut à lamort avec
ils s'y refusent et se
son projet était de faire
lui; alore il leur ditque
sauterle
Ismnemniy pénétrerait, et
camp, ,
bris les
d'ensevelir sous miskotque 2
fut
vainguours a et, les
ses dés
reçue arec des
vaincus; cette
à linstant décisif transports
décision
les moyens inexprimables; mais
querent, et il se donna la d'exiention lui manqueurs firent leur entrée mort. Les blancs vainetne trouvérent
triomphnte dans le
d'être debarassés que son corps
fort,
d'un tel
inanini,aiwests
tête, et la
ermenai.sls
portérent en trophée
franchérent sa
Aprés la mort de
dans la ville (2).
cette partie; Tinaurrection Narcisse, tout chancelnit dans
ses premiers instans,)
avait perdu Tardeur de
lorsque Rigaud
des-Bouquets, et vint la réveiller. quitta la Croixaprès son arrivée des
Quelque temps
pardes vues d'intérét, intrigans, en partie dominés.
censure administrative formérent un comité occulle de
cette mesure pouvait pour entraver son autorité;
funeste, car
devenir une source de division
sans de chaque telétaitresprite chef
du temps, que les
ne voyaient la chose partipublique
ans,)
avait perdu Tardeur de
lorsque Rigaud
des-Bouquets, et vint la réveiller. quitta la Croixaprès son arrivée des
Quelque temps
pardes vues d'intérét, intrigans, en partie dominés.
censure administrative formérent un comité occulle de
cette mesure pouvait pour entraver son autorité;
funeste, car
devenir une source de division
sans de chaque telétaitresprite chef
du temps, que les
ne voyaient la chose partipublique --- Page 135 ---
ite dans celui
( 121 )
qui dirigenit; s'il est
ndreleadrots du
glorieux de déhans Tabeence de peuple, ce n'ests sans doute
den lorsque
toute organisation civile; pas
onner si haut Timperieuselol de
maia
cette maxime
euple est la
claalensiivnueit
loi
est
politique, le salut du
es institntions suprime, sociales; remplacde par le besoin
ontribuer de tous
als le vrai
ses moyens à
patriote doit
epeuple le plus
l'exercice de la
i monde laissa imposant qui ait paru sur
loi,
un grand
la scène
limitable, de cette
exemple, et peut-étrs
podige de Famour de importnnte vérité;
la patrie,
Caton, ce
-servisement de son
qui craignait tant
e lestpréme
pays, consentit
ins un danger pouvoir fat confié à un pourtantice seul
imminent.et
honme
esqu'il vitle génie de Ia
s'immola à Ia Liberté,
ureux ustirpateur; etl'on République Aéchir rsous un
rant tant de siècles la
sait que ce génie qui fit
Rat, résidait dans
gloire et la
La
ses principes
splendeur de
discordeallait
constitntifs,
vus encore intriguer tloutdetmuire, et ces
nblée élective
contre leg
eiresequ'on
d'une
opérations
te de
petite commune,
delnsvinrent, revendiquer la pureté de
sous leprésans s'en
nOs
hi le plus
douter, les auxiliaires lnstitations,
Au
implacable.
de Tenmilieu de la
loaient les blance corsternation de
des villes
tous les partis,
qu'ocTassembice
--- Page 136 ---
prorinciale du
(J 122 )
de revenir à la Port-an-Prince pensa qu'il
la garde
mesure concilintrice
ctaitsnge
nationale de cette
qu'avait prise
1791,en faisant un accord ville, le 11 septembre
entama done des
aveeles conftdéris; elle
Bouquets. Il fut nagocintions avec la
mer des
convenu de part et d'autre Croir-des
élevéc.an députés qui se réunirent
de nommilieu de la
sous une tente
deux armées. La
cnmpagne, en présence des
députation des
compagnée de prêtres sur le
Colons était accrédit
plapaitfespoirde ses
desquels elle
les consciences
succès: car ils
L'orateur
F'empire de la religion exerçaient sur
s'avaniga,et
elle-mème,
Peuples quiavez s'expliqua en ces termes.
par d'injustes prétentions troubléla paix,et qui voulez
qui vous
briser les liens
attachent à nous, vous
précienxi
vous, la liberté
demandez, ditesNous allons examiner etlajouisance des droits
tice VOS prôtentions desang-roid, peser avecjus- civiqnea
et si de Tévidence il respectivestà l'une et à Pautre:
nous vous les
résulte que vous y avez droit
66 Vous
concéderons.
demandez,
ment. de ces êtres premitrement,
que les
Taffinanchiesoque la nature même, dont ils conventions sociales et
Boumis au pouvoir tutélaire tirentleur origine, -
2 ontis
un intérêt éclairé
des maîtres
diguent
prescrit les soins
auxquels
sans cesse; n'est-ce
qu'ils leur propas vouloir frustrer
à l'une et à Pautre:
nous vous les
résulte que vous y avez droit
66 Vous
concéderons.
demandez,
ment. de ces êtres premitrement,
que les
Taffinanchiesoque la nature même, dont ils conventions sociales et
Boumis au pouvoir tutélaire tirentleur origine, -
2 ontis
un intérêt éclairé
des maîtres
diguent
prescrit les soins
auxquels
sans cesse; n'est-ce
qu'ils leur propas vouloir frustrer --- Page 137 ---
ceux-ci duj prix de la C 123 )
attenter au droit de valeurde ceus-itnfestec
commettre
propricte?
pas:
un acte de
n'est-ce pas même
poutes les lois (
violence
e gré de ceux mm), 2 que de les allranchir qwimprouvent
propriété
auxquels ils
contre
West le
est fondée sur des sppartiennent?.. titres
Leur
droit univeraellement
irceusables;
Hevendre,
reconna
Rée,mais
dacheter et
de ses
la
addleremeatete
es fausses
produits. Admettons chose acheFordre
doctrines de ces rorateurs que, suivant
social, des
ennemis de
Fexister; qu'ils soient principes si évidens cessent
bbolies; vous
refoulcs vers les
pe sont pas préparez le malbeur de ces institutions
encore assez mars
étres qui
esyappelant: parcet
pour la
boids d'une immense acte, vous vous chargez liberté,en
Pénération
resporsabilite aux
du
eeront.
présente et de celles
yeux dela
qui lui succéVous voulez, vous
iété
mêmes, faire
politique et être
partio dela sopu'elle établit;
agrigés dans Tordre
ans
pouvez-vees aspirer à
moral
ces droits
ncchisez donc a
Aamzhbareers
umieres
survotre situation, quilsi imposent?
quiexistent
sur le
de
eez que vos
parmi vous, et vous
Peu
n leur fait prétentions sont au
reconnaigrice deluccusation waiseargrircens si
ratitude; car de qui tencz-vous d'irjustice etdinla liberté et votre
'elle établit;
agrigés dans Tordre
ans
pouvez-vees aspirer à
moral
ces droits
ncchisez donc a
Aamzhbareers
umieres
survotre situation, quilsi imposent?
quiexistent
sur le
de
eez que vos
parmi vous, et vous
Peu
n leur fait prétentions sont au
reconnaigrice deluccusation waiseargrircens si
ratitude; car de qui tencz-vous d'irjustice etdinla liberté et votre --- Page 138 ---
bien-étre,
( 121 )
sice n'est de nous?
nos
Vous
Hinubisputieqae 1 vous
méconnnisses 9
et aspirer à une
voulez vous en
indépaudance
datacher, :
funeste: car elle est
quivons deviendra
consacré par le temps, tincompatible avec ce belordre 11
bonheur, le nôtre
et daquel résultérent
et la
votre 11
Après que T'oratear splendeur du pays ',
la voix, et dit:
eut parlé, un prêtre éleva
66 Mes enfans, Dieu
verains sur les
institoa la puissance des
peuples; il établit
sou- U
maître sur T'esclave et la
le pouvoir du
tégé et son patron;
dépendance entrele pro- -
or, si les souverains
dommentles peuples aux
aban- a
ou que les peuples
déchiremens des passions,
maîtres laissent mécommaissent Fautorité; si
leurs esclaves
les 9
son qui tend à les détacher
en proie à la déraimalheur, ou que les csclaves d'eux, et à faire leur ID
contre leur
révollés
volonté; si les
ss'émaneipent -
guides perfides, livrent les protecteurs, comme des IS
protégés à leurs
penchans, Ou que ceax-ci foulent
propres
timent Lattachnatdela
aux pieds le sentissent tous les décrets recoumuiasance; ils interverdence,et attirent
immuables de la Provi66 Oui,
sur eux T'anathème du ciel.
mes enfans, ces vérités sont
comme leur auteur, et la sainteté
éternellos 89
tère nous oblige de
de notre minis- de
la
vous les révéler.
prolondeur de labime ou
Elrayé de
vous vous précipitez,
res
timent Lattachnatdela
aux pieds le sentissent tous les décrets recoumuiasance; ils interverdence,et attirent
immuables de la Provi66 Oui,
sur eux T'anathème du ciel.
mes enfans, ces vérités sont
comme leur auteur, et la sainteté
éternellos 89
tère nous oblige de
de notre minis- de
la
vous les révéler.
prolondeur de labime ou
Elrayé de
vous vous précipitez, --- Page 139 ---
( 125 )
avoir prié
semblable au prophôte, après
wiens,
les elets de sa colère, vous preeu de enspendre
vous renouveler la ter
rle retour à Tordre, ou
de Ninive. Les
de la destruction
le prédietion
divine sont inépuieables;
sors de la miscricorde le retour de la brebia
amême qu'il accucillit réserve une portion de
érée du bercail, Dieu sincérement repentant;
L bienfaits au pécheur touchée de nos voeux, satisimiséricorde infinie
était de vous
offranides, dont T'objet
e de nos
daigne se servir de notre
airersurvos égareinens, annoncer sa céleste volonple organe pour vous de le faire? non; et puisque
hésiterons-nous
instruire sur votre sort,
pe mission est de vous
Très-Haut vous offre
que le
9 vous apprendrons de l'autre tientla fondre qui
irace d'une main, et
sacrilege
Hisparailre la cité profane et le peuple bienfaiI vous dit de retourner à vos
A frappa.
quiveille sur
s,et de roemerajosgpenleudier salut de leurs âmes, ces
conservation et au
se sont égarés par un pernicieux exemple..
G qui
enfans! suivez ces picuses exhortnrez, 6 mes
saint abjurer une
a Courez dans le temple volontés d'un Dieu
les
iste erreur; accomplisaez Inériter les bienfaits de
e et tout-puiseant pour
providence 9) ( ( nn ) :
furent
T'orateur etle prêtre se
expliussitôt que --- Page 140 ---
qués, Daguin, l'un (126 )
leur tint ce discours: des députés des confidérés
66 Représentans de ces hommes
l'oppression en
qui établissen
autels, écoutez!.. systimeligal, et vous,
Nous attestons
ministres de
prenons Dieu à témoin de
icila nature,n noul
canse, et nous invoquons sa sainteté de notri
66 Arrachés des bords sa justice.
féroce, victimes d'an
africains par une cupidit
cêtres et
commerce
quelques-uns d'eatre sacrilige, nos ani
transplantés sur ce sol
nous-mêmes farent
et qui fut tant de fois que nos bras fertilisèrent
notre
arrosé de notre
sang; nous
sueur et de
de cette contrée succédons aux races
que les
primitiver
préjugés nous ont ravi
Européens tuérent! vos
existence; placés dans la jusqu'au sentiment de notre
aveugle obéissance
condition des
à des
aux plus
brutes, une
passions sans frein, méprisables
de soi-mème
celte entière caprices
étaient
que la (yrannie
abnégation
les seules
prescrit à la servitude
pour nous préserver sauvegardes des
que nous eussions
fronts humiliés,
coups de
vers cetle
courbés vers la Farbitimiresno
nature dont
terre, se sontlevés
comme les enfans
vous nous avez regardés
entendu sa voix; elle réprouvés, et nos coeurs ont
des dons qu'elle
nous appelle ilajouisane
dispense
étres; et nous y aspirons. égalemert à tous les
les seules
prescrit à la servitude
pour nous préserver sauvegardes des
que nous eussions
fronts humiliés,
coups de
vers cetle
courbés vers la Farbitimiresno
nature dont
terre, se sontlevés
comme les enfans
vous nous avez regardés
entendu sa voix; elle réprouvés, et nos coeurs ont
des dons qu'elle
nous appelle ilajouisane
dispense
étres; et nous y aspirons. égalemert à tous les --- Page 141 ---
Difenseurs
a 127 )
d'une cause que la raison
venez-vons des injustices dont
confond,
Idus coupables ;
vous vous êtes
: vous avez imposé souvenez-vous à tant
du joug de fer
ss, et lorsqu'an lieu
de générations
ons
de le briser,
successuppliés de Talléger,
nous vous
BS avons invoqué des
vous l'avez
C
appesanti;
droits inaltérables, principes qui confirment
B8 avez dressé des imprecriptibiles, et vous
Quelle est done la échufnudst... base
das droits sur
équitable devos présis ignorez-fous nensplaguaticn etfoppresion,
Hitdesgena?.. qu'elles érigent la révolte
code
en
noir; sa
Laltgmiligtin
rvre d'une
source est la traite Tesclavage est
tache indélébile
(00); l'une
dérent ses dispositions
les lagislateurs
que dans sa
et asservirent T'esclave qui
êtres
postérité,etfatre
immoraux qui,
vouedlhorreur
BS le crime, s'tablissent plaçant leur existence
innine. Ce commerce
marchands de chair
infime
tropie, peut il-être licite P que proscritla phibhjetde commerce
L'homme peut-il être
ure n'est-elle
pour Phomme?
1P Et vous
pas outragée par cet Répondez. La
agnez
qui profanez le nom d'un altentat inque Fonntheme
Dieu juste,
abe sur votre tête;
que vous
puviez le sort
et que vous annoheez,ne et les
redes cités et dcs
vôtres n'é.
pouples qui ont dis- --- Page 142 ---
Paru deh surface
( 128 )
dort près des
de la terre, et dont la
qui attestent vestigee de cess
poussién
leur passage.
monumens ancieni I
0 hommes
injustes et cruels! sur
pless.sargech abus de
quels So
vous
raisonnement
pastechafindnge de votre
n'dlevez
abermation de lumières ne
systême? Quelle
sion d'idces
supposerait pas Tadmmis
clavage et la
unes
nelleohirenteacial
institnentles
dant vous
dépendance en droit
des
annoncez un
divin, ceper
hommes; mais, lui Dieujuste et père commun
le peignez comme
prétant vOs
bienfaits
un tyran cruel passions, vous
élus
que pour une faible
qui ne réserve ses
sont les blancs... Tandis portion d'élus, et ces
veurs, semblables au bouc qu'étrangers à ses fachargés du poids des
Cmissaire, 2 nous sommnes
Ah'sil était uu Dieu iniquités de ses enfans chéris,
rait
parcil, la nature le
désaroueLes autres
et insinuent changent vos injustices en
que nous vous
bienfaits
sance pour nous avoir
devons de la reconnaisgnez quelquefois nous asservis, puisque vous daiVous riviez nos fers,on affranchir; ainsi, soit que
vers nousles plus saintes lois que, méeonnaissant enfassiez épuiser Ia
del la nature, vous nous
vons foujours
coupe de
croire
Thumiliation, nous defelicité
que vous vous
de
présente et future; et occupez notre
vous concluez de
ices en
que nous vous
bienfaits
sance pour nous avoir
devons de la reconnaisgnez quelquefois nous asservis, puisque vous daiVous riviez nos fers,on affranchir; ainsi, soit que
vers nousles plus saintes lois que, méeonnaissant enfassiez épuiser Ia
del la nature, vous nous
vons foujours
coupe de
croire
Thumiliation, nous defelicité
que vous vous
de
présente et future; et occupez notre
vous concluez de --- Page 143 ---
ttes ces
( 129 )
imdrs pour la
nous ne
enrerseaternee
3 droits de Liberté.nis assez éclairés sommes ni as.
Thomme:
ce qui est votre
n'est-ce pas nous pourjouir
Moirjnstifier
propre ouvrage? accuser
t comme T'outrage par la
Cessez de
ennemis de
calomnic, en
S uhes vertueux qui
T'ordre social ces signaFlimes
éclairent le monde,
philoconcrptions
eto dont les
tespèce hnnaine.. préparent de loin le bonheur
Rerde nous toutes Prenez moins de soins d'6ntôt profiter de leurs instructions, vous nous
ince et vona
préceptes,
verrez
é les mêmnes prouver que la nature atteindrealn
Hligence
organes, nous doua de nous ayant
2z un
que vous; pour vous en
la même
coup-d'ail sur le
ont
petit
iqui
conrainere,
iver
pu se dérober à
nombre d'entre
I
en silence les
vOS
Hez
lettres et perquisitions et
I combien leurs
les
-
daoi
essais
à
méritent Beansarts.et
d'être
Bi
pppréoaclaves, et dans la
veque, nous posscdlons dépendance,
Hioamne et
tous les
nousavons
que nous
attributs
da Liberte ne a
en sommes
moraux
ia agrandir
dignes; comnos
contoibaeratelle
Tacultés P Un
pas a
on
Nonjoar verrale
jour, n'en déseloptinge, prendre génie, 9 degnge des doutez
WHles productions son essoF.et enfanter a
nor entravee 031
S
qui ont illustré les parmi
IOTI ondoloo 12 autres
575 1
les
nousavons
que nous
attributs
da Liberte ne a
en sommes
moraux
ia agrandir
dignes; comnos
contoibaeratelle
Tacultés P Un
pas a
on
Nonjoar verrale
jour, n'en déseloptinge, prendre génie, 9 degnge des doutez
WHles productions son essoF.et enfanter a
nor entravee 031
S
qui ont illustré les parmi
IOTI ondoloo 12 autres
575 1 --- Page 144 ---
a 130 )
cités au tribunal del larai
peuples; alors vous serez
la calomnie, conuniverselle qui, confondant
son
actions eriminelles, et vOS injustes
damnera et vos
pretentions: 51
s'étant regardés' entr'eux
L'orateur et le prêtre de leurs cceurs : il n'est
semblaient se dire au fond
ni
supersde conduire ce peuple parla détruit
plus temps
le prestige est
tition, ni par le préjugé: les lumières ont trouvé
Malgré nos précantions
eux; tout est perdu,
une issue pour pinéirerjunqea d'autres ressources pour les
si nous n'inventons
Appelons la politique à
tromper et les désunir.
traité avec eux; tânotre aide (pp); feignons un
chose à essurtout de leur laisser quelque
d'enchons
les moyens
et nous nous ménagerons
sCpérer,
traité aussitôt que les circonstances
freindre ce
Alors fut rédigé ce fameux concorront favorables.
dont Pesprit ét
dat de la Croixdes-Bonqoels le supplice d'Ogé et
le
les npmassm.imposnai au monde entier que
déclaraient
d'inide Chavanne,
contre eux était une ceuvre
jugement prononcé dansle délai d'un mois le Gou
quité. On arrêta que
tous les citoyens
verneur serait invité à convoquer afin de concourif
des deux partis,
ainsi
actifs ou éligibles membres des manicipalités,
à Yélection des
t*)Le 21 octobre 1791. --- Page 145 ---
e des
2 131 )
députés aux nouvelles
ent remplacer les
assemblées qui deassemblées
imissaires signérent cet
existantes. Les
aoin de la sincérité des accord; on prit le ciel à
Ss au Dien de
contractans; on offrit l'enpaix en signe
inpe qui accompagnale
d'expiation. La
s degraces, fut terminée Te-Demm, chanté en acI pour me servir d'une par un repas splendide,
expression
iconstance, : les grands
appliquée à la
inité. En un mot
planteurs jouérent la fraFrent
ces nouveauz
aucun moyen de
pharisiens n'éparRnelgurimnparfait
tromper (99 )
it loin de
que fdt ce traité, , qui d'ailleurs
recorinaître aux
3 droits qu'ils
dissidens Tintégrité
ale vit en lui un revendiquaient, acte
T'assemblée gédal,le
subversif du.
cassa, etne leur reconnut régime COpélition. Parcette conduite
que le droit
a tous les yeux ; les hostilitcs impolitique, elle deses, les divers
avaient été
camps des
suspen58 qu'en état d'obaervations fédérés ne se tenaient
pent pas particips àu
ceux même qui n'abitement
concordat s'y voyaient imHliminaire compris, ou le regardaient
devantservir de base
comme un
cessité par les
au traité général.
*, et dont on pouvait eirconstances, 9 invoqué par la raiseul
Ppaix et sa stibilité. A attendre le retour de
que des assemblees
l'époque fixée pour la
primaires, les confedérés rée
édérés ne se tenaient
pent pas particips àu
ceux même qui n'abitement
concordat s'y voyaient imHliminaire compris, ou le regardaient
devantservir de base
comme un
cessité par les
au traité général.
*, et dont on pouvait eirconstances, 9 invoqué par la raiseul
Ppaix et sa stibilité. A attendre le retour de
que des assemblees
l'époque fixée pour la
primaires, les confedérés rée --- Page 146 ---
chamérent Texccation 132
Lies Colons, voulant de cet article du
traité solennel,n cluderl
concorda
lnissnit
firent une riacomplioesentd deci
les
pas de doute surleur réponse évasive
coeurs, et la
qui n
une nouvelle guerre menaça intention; dese elle ulcér
Mais tandis fureur.
rallumer raver
traités,
qu'on s'était
rière qu'on ne paraissait reposé sur la foide
que pourla
plan d'une
forme.les
Lecoamestantet
Colons
guer
tous les attaque génerale, devant concertaient le
joneture points à la fois. Ils
Péxécuter sur
Borteaux pour faire supporter proftérent le
de la con
camps des
feu du vaissenu Z4l
su-Prince, et se lndigenes les plus
du
autres avant
hâterent de fondre près Port
tion du concordat. qu'ils fussent informes sur tous lesl
rencontrérent Trompés dans
de la révoca:
Hélas! mon partout que la honte leuratteute, et
ils nel
mer la mort les amie, que n'arons-nous la mort...
instituteurs de périphrases dont se pour exprieussent adouci Punivers, ces Grecs scrvaient ces
les termes qui
si polis; elles
souventsous ma
se
pénibles
plume,et
rencontrent si
tissement que produit en diminus les
de tant
vous lidée de sensations
mais que votre
d'êtres créés pour le Faneanvotre raison, sensibilite, 2 cédant à la bonheur;
Dans les divers m'entende jusqu'à la fin: je force de a
campemens des
poursuis.
conjurés, il s'in-
, ces Grecs scrvaient ces
les termes qui
si polis; elles
souventsous ma
se
pénibles
plume,et
rencontrent si
tissement que produit en diminus les
de tant
vous lidée de sensations
mais que votre
d'êtres créés pour le Faneanvotre raison, sensibilite, 2 cédant à la bonheur;
Dans les divers m'entende jusqu'à la fin: je force de a
campemens des
poursuis.
conjurés, il s'in- --- Page 147 ---
oduisit un esprit
(133 )
juunité qui devait inquiet et destructif du
indaient, il est vrai, régner entre eux. Tous systeme
nt dans le choix
vers le même
les eflorts
des inoyens, les oljetsmaise diffe.
pbservaiente frmi
et étaient
camps
ces divers
toujours prèts a a se s'evitaient,
X Cayes,
partis
choquer.
onte
ceux de Vrnpnisencrre on
qui obtinrent Maréchal etde remarquait,
d'éclatnns succés Jaeques For.
aeode.longed osa
sur M. Blanpémie, celui de
lesattiquer aux
ax
Jenn-Kina; au
Platons; à
d'Hincinte et
a donna la
d'Allong qui Forasfynet
sdoute, qualification de suisses prirent, ou à qui
ce
qu'ils bbabilntenties
pour ludiguer,
qu'entreterinit
montagies
létat social
Tosclavage leur faisait L.ignols avaient comme la source de
regar.
ner le
souflerts : aussi fut-il tous les maux
rire doat penchant ils
qui les ramenait ditlicile de rése contre les élaient si pres, et vers Tétat de
cet.les
principes de la vie qui luttait sans
e
suppôts de leur doctrine civile, Les Co-
-I fourtnente, suite des
ne
pu se inaintenir
granides
durent qu'a
amment
dans les villes, Rvolations, d'as'écartant obligés d'admettre
od ils furent tindement de la route des ceux des
au but, dans
passions, conjurés
parassent des
la crainte marchnienit
du pays.
villes, et ne les que ceut-cine
exelussent àja- --- Page 148 ---
Ce fut dans cet état de 131) )
saires civils Polverel,
choses, que les commisgués par la France, Sonthonax et Ailhaud, déleavaient été précédés arrivérent au Cap (* ); ils
dont le rapide
par ane première commission
que ceux de sa passage nullité ne laissa d'autres souvenirs
gislatif fut de dissoudre Leur premier acte 1é3
T'assemblée
quelle une commission
coloniale à laLes assemblées
intermédiaire fut substitice
provinciales
on sait qu'elles avaient
subirent le même scrt;
un voeu pour la division chacune en particulierémis
rieure,et s'étaient
de Tadministration inté-)
de régirleurs
exclusivement attribué le droit
provinces. Ce
principe de gouvernement dcrallome.érige en
de résistance
cclonial, était le point
l'agent Roume contrelequel échoua la
et tous ses efforts
pradence de
première commission.
pour utiliser la
Les nouveaux commissaires
butte aux Colons qui,
furent également en
leurs droits à la direction pour prouver la legitimité de
scrent d'être
des affires, se dispenCette aristocratie scrupuleux dans le choix des moyens.
tion et de
immorale aussi avide de dominafactions, méconnut vengeance, qu'ingénieuse dans l'art des
d'abord l'autorité des
( * ) Le 17 septembre 1792.
commis-
** ) Cette première était
SL-Laurent, Mirbeck et SL.-Léger. composée des sieurs Roume
furent également en
leurs droits à la direction pour prouver la legitimité de
scrent d'être
des affires, se dispenCette aristocratie scrupuleux dans le choix des moyens.
tion et de
immorale aussi avide de dominafactions, méconnut vengeance, qu'ingénieuse dans l'art des
d'abord l'autorité des
( * ) Le 17 septembre 1792.
commis-
** ) Cette première était
SL-Laurent, Mirbeck et SL.-Léger. composée des sieurs Roume --- Page 149 ---
res,et
( F 135
titesta changeant ensuite de
Tétendue de leur
moyens
pouvoir, lorgqu lattaque, Tee
wapésnrenfopeisture
un doute
Frmission aussi inutile rescunstieordahi et rendre
ence, C'estainsi
que
ot les
que ces Colons se
epaipoue
rel et circonstanees d'antres
et les lieux, de servirent.eut
Pruloto, de
paraître de la stipendieiqnron scène des
voyait Paraftre et
ent d'horreurs. Enfin
értnemens qu'ils-churavait attiré sur le après un iong tiraillement
n siége etu une cohnionnde PortatPrine les dangers
général Galbaud de France: par mer arrive
lance dans
Son
4 nt T'antorité Fâme des Indigenes; debutjeta il
la
des
heurta de
pens du Cap,e et commisraires qui étnient
A iféré
s'investitidu
alors
avec eux, et sans pouvoir sans en avoir
nes qui lui domnent
s'embarrasser de ces
idfondé le respect
Paspect moral sur
nax, placés dans qu'il inspire. Polverel et lequel Sonays, ou de faire
Falternative d'abandomer
Egués de la puissance respecterenteurs personne S les
hnce; interdireuit
nationale coustituée
4, persundis
T'exereice de
en
Pautorite a Galaent de
quilulevaitete promu au
ondamentale, SabacDeningur que par erreur; goLver.
aucun
déerêtée le 4 avril
car une
planteurne pourrait être 11702.dtclatit
C * )Le 12 avril 1793.
gouvernenrd daus
abandomer
Egués de la puissance respecterenteurs personne S les
hnce; interdireuit
nationale coustituée
4, persundis
T'exereice de
en
Pautorite a Galaent de
quilulevaitete promu au
ondamentale, SabacDeningur que par erreur; goLver.
aucun
déerêtée le 4 avril
car une
planteurne pourrait être 11702.dtclatit
C * )Le 12 avril 1793.
gouvernenrd daus --- Page 150 ---
Tile,et Galband
( 136 )
de repondre
était colon:
aux questions Fatigue d'être oblie
wleesmaient sur
que les
demit de la Tillégalit de sa commissaires h
charge; les
nomination, il
estacte, et, dans une commisaires
au peuple que la retraite proclamation, ils acceptére firent sent
pouvoir un homme
du général éloignait d
tionsGallaud
dangereux. D'apres ces dispos
lesmnenenrs dela Idevitsemredaumer bande
en Frances ma
le retenir, et le faire desColons
leur importait
installer dans intvisneirenipes
suflisait
peu qu'il T'eût été sesfonctione:
qu'ille fat. Ne
lagalements il len
ruse,ni paradresse, ils pouvant y parvenir ni pa
force; Galbaud se décida, résolurent d'employer 1
enlever de vive force les d'après leurs conseils,
barquer pour
commisaires, à les em
en
Fnarpetiesabine
letirer-patentes chef du
vertu dese
réservé, suivant les Colons, gouvernement. Illui étail
d'indépenedance conçu depuis d'exécuter le proje
aristocratie, et que les
long-tempe par leu
ajourné, Du succés de circonstances seules avaient
aussi
cette
dépendre le sort des
entreprise devail
priver des droits qu'ils
Indigenes qu'on voulai
replacer dans la
venaient de
volution.
situation oû ils étaient reconquérir, e
avant la ré
Ce plan
circoastancos exigenit un concours de
doat te défaut de
volontés et de
réunion
derait, en
et que les
long-tempe par leu
ajourné, Du succés de circonstances seules avaient
aussi
cette
dépendre le sort des
entreprise devail
priver des droits qu'ils
Indigenes qu'on voulai
replacer dans la
venaient de
volution.
situation oû ils étaient reconquérir, e
avant la ré
Ce plan
circoastancos exigenit un concours de
doat te défaut de
volontés et de
réunion
derait, en --- Page 151 ---
137 )
Rspendant ses effets, le placer dans
aisolement: ses auteurs
un parfait état
peilité les marins, et les gagnérent avec assez de
ais il n'en fut pas de même associrent à Texceution;
ii, dans Tindécision du
des troupes de ligne
roposé de garder la
parti à prendre,s'étaient
be soupcon
négative.
ar des Colons planait de
sur les marins qui, déjà séduits
lussaires ayaient T'Ouest et du Sud que les
fait embarquer,
comition du Port-nu-Prince
londelerespe
frances communiquaient pour être déportés en
la Cap dans lequel ils fréquemiment avec le club
ontraires à.celles
allaient puiser des maximes
ble de
qui régissaient alors la métroient servir Saint-Domingue; d'instrument le projet auquel ils dee préeantion,les
futévente, et, parmesure
ord de leurs
commnissaires les
bîtimens. La sévérité consignérent à
sirritant ces hommes
de cet ordre,
e fit qu'avancer les ED pervertis par les clnbistes,
ux; en efletsaprés mouvemens concertis par
n: gros de marins plusieurs sollicitations
pon, et
se porta en armes à la inutiles,
menaça de mettre tout à feu commisimpressionnés par ces
et à sang.
evoquérent T'ordre de menaces, les commissairee
- aen du mal: car F'impunité détention; de-là est résulté
ation, ou plutôt le succés d'une telle insmbordi.
hi qui confirma
des sditieux, fotun
Taristocrmtie coloniale
es18
dans la --- Page 152 ---
138 )
pensée qu'ils pouvaient tout oser avec leur appui;
ils conjurérent Galbaud de ne plus differer le projet d'embarquement.
Dés ce moment, les conspirateurs se remuèren
d'une manière ostensible; les mouvemens de la radi
devinrent plus actifs. On voyait du quai les canot
qui servaient de voies aux communications de
bâtimens, 1 allant et venant d'un bord àl l'autre, et S
rendre au vaisseau amiral à l'ordre. Cet appel 9
se renouvelait sans cesse les tenait sans relâcl
en activité; le jour fixé pour exécuter ce proj
l'agitation de la rade fut tout-à-coup remplacée P
un calme sinistre; une sombre consternation, PI
lude de nouveaux désastres, régnait parmi les H
bitans de la ville. Le 20 juin (* ) les vaisseauy
Jupiter et TEols, se détachant de la ligne que 1,
maient tous les bâtimens armés et précédés d'i
galiotte à bombes."approchérent de la ville; le
qu'ils furent à la distance convenable, ils s'
bossérent et menacèrent d'y vomir une grèle
boulets, de bombes et de mitraille. Sur Ie
ponts étaient rangés des individus armés dans
titude des troupes de débarquement, qui n'af
daient qu'un signal pour se précipiter dans
embarcations préparées pour les porter à la pl
il est donné... et ces hommes égarés firent ret
(*) L'an 1793.
ville; le
qu'ils furent à la distance convenable, ils s'
bossérent et menacèrent d'y vomir une grèle
boulets, de bombes et de mitraille. Sur Ie
ponts étaient rangés des individus armés dans
titude des troupes de débarquement, qui n'af
daient qu'un signal pour se précipiter dans
embarcations préparées pour les porter à la pl
il est donné... et ces hommes égarés firent ret
(*) L'an 1793. --- Page 153 ---
D
les échos de la mer et du rivage, des cris de vive
la nation! en courant anéantir, comme on l'a bien
remarqué, les plus beaux etl les plus sains principes
proclamés par cette nation. Tel on vit récemment
un roi d'Espagne, au nom de la nation et de la loi,
saper les fondemens des garanties sociales; mais
ces sortes de violences servent la cause de la liberté, parce qu'elles infusent dans les coeurs la
haine de la tyrannie...
Le général Galbaud marche à la tête des séditieux, et débouchant par diverses rues,
sans obstacles jusqu'au
: pénétre
Champ-de-Mars; mais les
troupes de la régénération s'y étaient portées
prévenir ses desseins. A cette rencontre
pour
les marins font feu; on leur
inopinée
riposte, et l'action
s'engage avec violence. Après quelques heures d'un
combat quilaissa un libre cours à la fureur et à l'opiniâtreté des deux partis, les marins culbutés, disparaissent en jetant leurs armes, et quittent dans
les avenues des rues et surle port un grand nombre
de leurs camarades qui mordirent la
Les agitateurs de ces événemens poussière.
évitérent le
péril,et se tinrent enfermés dans leurs
Le lendemain, les marins,
maisons,
la veille
revenus de la peur qui
précipita leurs pas, et comptant sur le
secours de l'artillerie qu'ils firent
présentérent avec l'assurance
débarquer, se
que la victoire allait
rues et surle port un grand nombre
de leurs camarades qui mordirent la
Les agitateurs de ces événemens poussière.
évitérent le
péril,et se tinrent enfermés dans leurs
Le lendemain, les marins,
maisons,
la veille
revenus de la peur qui
précipita leurs pas, et comptant sur le
secours de l'artillerie qu'ils firent
présentérent avec l'assurance
débarquer, se
que la victoire allait --- Page 154 ---
C - 140 )
couronnerleur entreprise. Les
quittérent la contenance
troupes européennes
gardée la veille, et
inerte qu'elles avaient
bannière
se rangérent sous la
que les Indigènes. Les
même
mencèrent leurs exploits
matelots comils enfoncérent les
guerriers par le pillage;
portes des
dévastérent; on en fut
magasins, et les
91 marins chargés der bientôt aux mains, mais les
tuode
riches
courage de résister; ils depouilles,n'eurent fuirent
pas
fois, et laissérent
pour une seconde
témioignnges de leur partout sur leurs traces des
Tu - La nuit étendait honte etdel leur déprédation.
ofl dorobait les
son voile sur la
et
horreurs que le soleil
nature,
cette journée
éclaira durant
aart clarté vint rougir désastreuse, lorsqu'ane nouvelle
TOim cris
Thorison, se méler au tumulte des
logubres, et augmenter
Uni incendie se
l'épouvante et l'effroi.
s'élève en
manifeste, et déjà la flamme avide
#Or lant
pétillant, et montre des toits
avec fracas; des tourbillons
s'écrourent ces édifices
de feu dévodes colonnes
pompeux, ornemens de la cité; :
ondoyantes d'une fumée
précédent ets se. confondant dans
épaisse les
au loin des étincelles
leurs Aots, portent
qui embrasent
etretombent en torrens de cendres Tatmosphère
les murs renversés
bralantes sur
la Reine des Antilles par leur violence. Ah! que
spectacle
présentait alors un horrible
'écrourent ces édifices
de feu dévodes colonnes
pompeux, ornemens de la cité; :
ondoyantes d'une fumée
précédent ets se. confondant dans
épaisse les
au loin des étincelles
leurs Aots, portent
qui embrasent
etretombent en torrens de cendres Tatmosphère
les murs renversés
bralantes sur
la Reine des Antilles par leur violence. Ah! que
spectacle
présentait alors un horrible --- Page 155 ---
a 30
Qu'ils sont
C 141 )
goisme rassembla coupables ces êtres dont
us
tant
Tatlreux
garérent la main de d'clémens de
cès marins destriction, et
nile,crurent ne trouver de
qui, dans leur
mincendie! Qu'ils sont
salut qu'à la faveur
euil fit
criminels ceux
de
éprouver à cette cité le
dont l'oragnifigqnes jadis le
sort de ces
e la somptneuse
siege dela grandeur
villes
hut le
Asie, et vérinérent
des états
régime du
l'idée
euse des
despotisme amoncelle des que parSS états lombeaux, et anéantit la
débris,
- éguilibre lestdans la nature un ordre prospérité
moral duquel
sence, et
dont la
résulte la universel,
ns que le
politique ne saurnit justice par
enne le houleversement des sociétés s'éçarter
onnent résultat; car, soit
en deaux causes de
que les
an
déeadence
passions
aduel éloigner un
qui portent à
ou
accreisement rapide ou
er T'état spontand, ces
lent,
vers sa
déviations, font
Mente de la
ruine.on
penaaître
puissance
provoquent la mort
sous les formes aebitraire de
qui Périt
core
pour
jusgu'a ce
Famrehie, et
a s'arrête
que son
périr
au point de mouvement
, par
fixité de la doscilla1
individus Textinction des
raison, ou
et les
lumicres, il ne ramène
Nement dans
peuples à cet état
ace. Les
lequel lle
d'abruColons niérent, pouroirindcfin prit naiscelte vérité, et les
ebitraire de
qui Périt
core
pour
jusgu'a ce
Famrehie, et
a s'arrête
que son
périr
au point de mouvement
, par
fixité de la doscilla1
individus Textinction des
raison, ou
et les
lumicres, il ne ramène
Nement dans
peuples à cet état
ace. Les
lequel lle
d'abruColons niérent, pouroirindcfin prit naiscelte vérité, et les --- Page 156 ---
- 142 )
grands enseignemens qu'ils devaient recueillir
cette catastrophe. Leur ouvrage fut perdu poj
eux;i ils provoquèrent plus tard la circonstance (
nous fit une nécessité de détruire cette ville à pej
sortie de ses ruines, comme si elle était vouére
l'incendie...
Les Colons quiavaient préludé à ces événem
s'embarquérent sur l'escadre; le lendemain le
regards mornes et consternés, tournés vers 1
contemplaientles cendres et les lambeau
vage,
dans les délices
cette ville,oi naguère,plongés
foulaient aux pieds la sainte humanité et ferma
leurs cceurs à la compassion; cette ville,oû,
des lambris dorés, ils jouissaient des larmes
opprimés, n'était plus qu'une vaine ombre.. CcH
deux fois célébre! vous les vites disparaitre al
Mais
que ne disparurent-ils pour toujours!..
vous étiez réservée à de nouvelles épreus
La rade fut enfin débarrassée de la prése
être malfaisans, fauteurs de tant de cala
ces
leurs vaissaux levèrent 2 l'ancre et firere
les Etats-Unis d'Amérique. A la vee
leur pour départ il fut question d'un traité singuh
Tinflexibilité de Polverel rendit sans effet
par l'esprit as
ces engagemens provoqués
tance de l'aristocratie coloniale, le fils
(*) Le 28 juin 1793. --- Page 157 ---
C 143 )
ssaire et le frère du général Galbaud tombérent
Ecessivement dans les mains du parti contraire.
lbaud fit offrir à Polverel
de
l'échange
ce fils
Hur son frère; mais Polverel,
uté des
quoique père et af
périls auxquels était exposé ce
mme qu'il aimait tendrement, dompta la jeunenature,
prépondit avec fierté, qu'il ne compromettrait ni
bonneur, ni la dignité du gouvernement constituponel pour le salut de son fils; et congédia le
Frlementaire. Ce trait qui caractérise une âme
bique fut une des principales causes de la grande
fiance qu'inspira le commissaire.
- Polverel et Sonthonax se
portérent au haut du
mp. et érigérent ce bourg en siége du
Fent; leur collègue Ailhaud, qui nej joua gouverneassif dans la commission,
qu'un rôle
pré
s'en était tout-à-fait repour se rendre en France. Un calme
wait presque rendu aux esprits la sécurité apparent
vaient perdue durant ces
qu'ils
ait à célébrer
orages; ; on se prépal'anniversaire de la fédération du
Peuple français, le 14 juillet. Cette fête était
Haint-Domingue celle de l'union de tous les pour
nui
partis
Pavaientjusqu'siors, dichiré; là on devait
ur l'autel de la patrie, de ne plus faire
jurer
tr même peuple, et de ne reconnaître
qu'un seul
autorité. Cette cérémonie cû:
qu'une même
offert le
Lableau de la réunion sur un point de la majestueux terre
des
ération du
Peuple français, le 14 juillet. Cette fête était
Haint-Domingue celle de l'union de tous les pour
nui
partis
Pavaientjusqu'siors, dichiré; là on devait
ur l'autel de la patrie, de ne plus faire
jurer
tr même peuple, et de ne reconnaître
qu'un seul
autorité. Cette cérémonie cû:
qu'une même
offert le
Lableau de la réunion sur un point de la majestueux terre
des --- Page 158 ---
divers peuples dont
144 )
nature, sans doute, se compose T'univers; mais I
des
craignant que
opprimés et de leurs
Tagglomératio
ouvrage en confondant ce oppresseurs, ne gâtit so
rer éternellement
qu'elle a destiné à demerl
leurs passions
séparé, abandomna les Colons
criminelles.
Badolette et Mouchet
chargérent, aux Cayes, d'être les
$
projet homicide, et
exécuteurs d'e
sassinat de
d'ensanglanter la fête par Ta
Rigand et
Au moment de la
dequelques autres fédérd
ils font feu
prestation du serment
sur Rigaud; ils ne
eivique
mais leur exemple est imité
Fatteignent pa
Ils tirent indistinctement par,les blancs arme
ceux-ci se retirent
sur tous les
au fort de
Indigènel
un nouveau capitole. Le
Tllet, qui fut pour en
violateurs du
lendemain ils attaquent
pacte d'union; ; les
duisent 2 les principaux à fuir.
dispersent, et I
la
Delpéche, délégué
commission, aux Cayes,
pacifia ces troubles
Cependant un mal-aise général excitait
esprits ces mouvemens
dans
gnent le
convulsifs qui
IT
soupçon; l'esclavage était
accomp
truit; mais les vestiges de la servitude tacitement 4M
encore. Sonthonax avec les droits de subsistaie
proclama
Thomme
Pabolition (le 29 aodt); Polverel,
partageait avec lui le gouvernement de
et régissait le Sud, en
la color
agit de même dans
-
partje. Quelle que fatleur conduite dans
ee
la
suir
dans
gnent le
convulsifs qui
IT
soupçon; l'esclavage était
accomp
truit; mais les vestiges de la servitude tacitement 4M
encore. Sonthonax avec les droits de subsistaie
proclama
Thomme
Pabolition (le 29 aodt); Polverel,
partageait avec lui le gouvernement de
et régissait le Sud, en
la color
agit de même dans
-
partje. Quelle que fatleur conduite dans
ee
la
suir --- Page 159 ---
etles torts de
145 J
Phonmage Sonthonax, la postérité
appréciera
aux lois de lanature. philantropique qu'ils rendirent
Perture
Dés ce temps
alors
préluda aux événemens Toussnint-Lou.
orsqu'il planta le pavillon
qui se dénonérent
Improuvant les principes tricolore aux Gonaives.
ateurs français, et voyant proclamés par les légisaanceuvres, 7 le reste des
partout échouer leurs
es autres quartiers
habitans du Cap et ceux
- rès à Jérémic, dans tinrent clandestinement un consecours du cabinet lequel ils résolurent
ancien
de St-James
d'implorer
régime; ; ils
pour rétablir
erent àl
dépéchérent des
es
Londres, et furent présentés agens qui arriprotecteurs en crédit
aui
ation, dont T'illustre Le ministère aministrepar de cette
déres de la
parlement guidé par lesluecles la cause plilantropie, de
défend depuis deux
sure à jamais sa gloire, Thumanité avec un zèle qui
on, et fit précéder la
accueillit leur
fr deux
flotte
proposiaince
frigatos, dont la mission qu'ilenvoya plus tard
britannique à celle des
allia la puisFint-Doningue. ne de
- ou du moins princes colons de
la force de T'autre.
étaya la faiblesse de
Les Anglais
Jérémis ( ** prirent ),du secesivement
lesinportinted
Mole et de plusieurs posscasion
* ) Le 23
quelos machinations des autres
février 1793.
sectaires
Le 22 septembre.
--- Page 160 ---
de la
( 146 )
traite, ou la fausse
placérent des agens de position dans laquelle le
troubles,
multanément à leur livrer;
contribuérent S
vérent quesil'on
mais les Colons
aime la
éprot
Les généraux
tmhison, on hait le traîtri
anglais les
Tépidémie, la
méprisérent, et
guerre, la famine et tous lorsqu
destructours se réunirent
les fléau
et Su'ils furent
contre eux etleurs alliés
contraints
lat plupart d'entr'eux
d'abandonner ces bord
vécurent
se retirérent à
sans
Londres, où 1
considération, et
gnominie, Ce sont
presque dans T
çais
pourtant ces
par excellence,
individus, ces Fra
quijettent
meurs pour engager leur roi aujonrdhni des cl
gereuse entreprise de
dans la vaine et da
doute leur but
la conquête de cette île.
est d'en faire
Sarl
de leurs
encore le torbe:
Jeur
coneitoyens, et de rouvrir les
patrie ( T); mais ce mot de
plaies
snillir les coeurs
patrie, qui fit tre
Têtre
vertueux, 2 est-il entendu?
pardes individus dans l'âme
peut 1
sions etles crimes ont
desquels les pa
étouffe lav voix des remords
Patrie,6 mot divin! 6 puissance
Ton amour embellit la nature à immortelle!
Il rend sacré le sol qui vit
nos yeux ;
Et sait du sentiment: tallumer nos peemiersjeux,
Celui que n'émeut
l'étincelle.
pas ton nom cher à mon cceur,
Sentira-t-iljnmais ? dira-t-il de la vie
Les Dieuz ont un olympe, et nous une
* Le Teuaple d'Aglaure,p
patrie
poème,
ords
Patrie,6 mot divin! 6 puissance
Ton amour embellit la nature à immortelle!
Il rend sacré le sol qui vit
nos yeux ;
Et sait du sentiment: tallumer nos peemiersjeux,
Celui que n'émeut
l'étincelle.
pas ton nom cher à mon cceur,
Sentira-t-iljnmais ? dira-t-il de la vie
Les Dieuz ont un olympe, et nous une
* Le Teuaple d'Aglaure,p
patrie
poème, --- Page 161 ---
Le
( 147 )
Des verra-t-on d'Agloure aspirer à
peuples respectant
Phomeur;
A défendre l'Etat vouer Pheureuse indépendance,
ILes
son existence ?
circonstances prescrivirent
hires de centraliser les
aux commispent; ils sentirent
opérations du
cette
gouverneort-au-Prince le lieu nécessité, de
et établirent le
es' objets, de haute
réunion pour traiter
is observaient
importance. Les Colons, qui
pbles à mesure attentivement, qu'ils
toujours pius irasétaient déçus
7nces.mettaient à
deleurs
I bras
profit leurs
espéqui portait les
fautes;ils cachaient
eaux troubles
coups, en excilant de noujaelquesiudividus comnme
1 les
EEsterts
fausses
Lavaud et
mesures du
Desfourmux,
ILa classe
commissaire
pour
Sonthionax.
ui allait
quis'ouvrait un univers
enfinjouir des
nouveau,
jnait d'être frustrée de prémices du bouheur, craierec inquiétude Télévation ses espérances; elle voyait
pers français, en la
trop rapide de ces oflijoefs dont la prudente comparant à Tabaissement des
fililieu des
valeur l'avait conduite
orages de la
au
Issujétis à la rigoureuse révolation, et qui furent
eur carricre militaire, mesure de recommencer
bn. Elle redoutait ,en partant du premier
t
cet art
échet.
par lequel les élus du étranger àsa
e
simplicité,
touteslcs
commissaire
places émineutes;
s'emparaient
unsensdroitluis isulli-
ant à Tabaissement des
fililieu des
valeur l'avait conduite
orages de la
au
Issujétis à la rigoureuse révolation, et qui furent
eur carricre militaire, mesure de recommencer
bn. Elle redoutait ,en partant du premier
t
cet art
échet.
par lequel les élus du étranger àsa
e
simplicité,
touteslcs
commissaire
places émineutes;
s'emparaient
unsensdroitluis isulli- --- Page 162 ---
sait pour apercevoir 148
placer dans ce
que leurs vues étaient de la
del la servitude. vasselage, première
De l'autre
tigede Tarbre
en usage les
côté, Sonthonax,
une si grande rouages de ce club fameux mettant
action sur la
qui exerça
soulevait ou calmait la
politique de FEurope,
prévoyait pas que T'influence populace à son gré,et ne
gers: car, semblables
méme eut ses danvents,les émeutes
aux flots agités par les
jours les limites populaires passent presque touet entraînent prescrites, renversent les
ceux qui les
calculs,
sphère de leurs combinaisons. préparent loin de la
Toutes ces causes réunies
reurs d'un sac, en mars 1794. produisirent les horfitérent
Les
pour se rendre
Anglais en
ils furent
maîtres du
propuissamment
Pork-anPrines;
de cette ville
secondds dans la
par
prise
cahaye. II venait de Lapointe 2 commandant à PArtraire aux suites du s'allier refus avec eux pourse sousdesautros chefs des
qu'il essuya de la part
lui à réaliser un
confedéros de
plan
concouriravee
Colons, dont il
d'aristocratie, 9 ouvrage des
ne voulait
s'appliquait les avantages
partager qu'avec ces
qu'il
ayant eu horreur d'asservir
chefs; ceux-ci,
gnalérent à cette opinion leurs coneitoyens, le SIatteint les tyrans
souveraine du monde,
Lapointe
jusque sur les trônes; elle qui
odieux à ceux mêmes de
rendit
ses concitoyens --- Page 163 ---
a avait séduits;
( 149 )
geances.
etilexerga sur eux d'exccrablos
prés la prise du
a
d quitte les
Port-an-Prince, Polverel
Cayes, et
qui
ateur entre Sonthonax quis'yétait rendu comme
Tindignation, suivit la elceuxdontil chaine
avait soua vallée, et se rendit à
de la montagne
le; ils emportérent
Jacmel avec son colidérables
avec eux des trésors
était d'élever pour faire penser que leur
assez
leurs fortunes
principal
ébris de la fortune
particulières sur
ques animaux du convoi, publique. Durant la route,
ipitèrent dans les fondrières chargésde cet or, se
agne, et se perdirent.
qui entourent la
ant à Jacmel, les
fin de
commissaires
sojustifior poar écarter éprouvérent le
nuels ils étaient en butte; ils
les soupcons
Hibrun à la vindicte
voulurent sacrifer
ant plus les moyens, publique, et en eurent
bon entre celui-ciet qu'il s'etaitéleve une dis-
: au
Bauvais surlears
commandement de la
prétenAssion qui fullitmettreles place de Jacmel;
partis, et que termina armes aux mains des
en faveurds Bauvais. Topinion, en
Ils
prononque tint Montbrun lors ineriniaérenla congerent des torts qui
des troubles, etl le
au-Prince, quoiguilsfusecite occasioumérent la perte du
csuxdeSontbonas
iet qu'il s'etaitéleve une dis-
: au
Bauvais surlears
commandement de la
prétenAssion qui fullitmettreles place de Jacmel;
partis, et que termina armes aux mains des
en faveurds Bauvais. Topinion, en
Ils
prononque tint Montbrun lors ineriniaérenla congerent des torts qui
des troubles, etl le
au-Prince, quoiguilsfusecite occasioumérent la perte du
csuxdeSontbonas --- Page 164 ---
(1 150 )
et de ses protégés. Montbran,
commission
arrêté au nom de
sur.ses terres de la
d'Acquin où ils s'était
Grande-Colli
dans la
retiré, fut conduit et détel
prison de Saint-Louis du Sud.
Alors parut le décret d'accusation
les commissaires en France
quirappel
de leur conduite.
pour rendre comp
Ils partirent en mai 1791. Mais
s'éloigner de ces bords, ils
au moment
mettre Montbrun
donnèrent ordre
en jugement; ; leur intention
contrariée : une frégate française
sur la rade de Saint-Louis,
ayant mouir
le capitaine réclama
général, en s'engageant de le conduire
pour être confronté
en Frant
avec ses accusateurs.
va en outre
Il prcr
Tincompétence des
l'ordre qui, eux-mêmes, étaient signataires
sation,et finit
en état d'acc
par persuader les autorités
de confier l'accusé à
du Si
sa responsabilité.
Il est de justice de dire que la faction
en calomniant la conduite de
colonial
gement
Polverel, avait étral
exagéré les torts de:
la
rigea
Sonthonax;1 haine (
l'accusation; elle fut virulente. Les écrivai
de ce parti déversérent
il n'était
sureuxle fiel - dela délatic
pas de crimes imaginables dont
rent accusés d'être les fauteurs.
ils ne I
Mis
leur arrivée, Polverel, atteint d'une enjugement
nique, mourut dans lecoursdes
maladie chr
débats; mais So --- Page 165 ---
151 )
jaax sortit triomphant de
s un temps où la guillotine cette'lutte périlleuse, 9
était en
France, et qu'on y
permanence,
S'uliracisme.
voguait sur la mer agitée
lleur départ, les commissaires
té à Lavaud, qu'ils
confrérentlaunommérent
pou, chargéde Tiniendance
général en chef
B le titre
généroledes finances,
d'ordonnateur, fut établi son
oartageait la puissance du
conseiller,
pe par ses avis
général. C'était du
que se dirigeaient tles
souvernement. Ces nouveaux
opérations
erent à toutes sortes
administrateurs se
a rapine comblaient d'exactions; le monopole
citoyens dela
la mesure de leurs méfaitsville du
res qui voyaient
Cap, les pères de
en Vilatte le
faBse et leur
vengeur de leur
at des
protecteurné, se
à
choses, et réclamaient Ilaigraient luide
rvexations de ces
son appui contre
ceux-ci concertaient proconsuls français, tandis
fermir leur
le projet d'étendre et
és de 1790 puissance par la division des
et ceux de 1791. Ils
confésures, afin
Prirent leurs
6e du
eoderfebrnsiemente qui précéda la
Fvertau Portau-Prinee; mais leur
général Vilatte,
projet fut décobserva, les
commandant au Cap.
litre. Au lieu surprit, et les fit arrêter
I
de les
lun et
ance Vilatte,
embarquer incontinent
intrépide guerrier, mais pour
nulle-
és de 1790 puissance par la division des
et ceux de 1791. Ils
confésures, afin
Prirent leurs
6e du
eoderfebrnsiemente qui précéda la
Fvertau Portau-Prinee; mais leur
général Vilatte,
projet fut décobserva, les
commandant au Cap.
litre. Au lieu surprit, et les fit arrêter
I
de les
lun et
ance Vilatte,
embarquer incontinent
intrépide guerrier, mais pour
nulle- --- Page 166 ---
ment homme d'Etat, (152 )
dangereuses il voulait flotta dans une
le
les
irrésolati
vit temps de gagner r des fairejnger, et leur lais
du sein de la captivité partisans (8s ). Alors on 1
qui
devenir
s'opposaient à eux, et
funestes - à ce
projet en rép pandant les
trop réussir dans le
disgstreuse qui éclata semences de cetie
et le Sud, dont
dans la suite
guer
ractère
les résultats
entre le No
inoui à la seconde imprimèrent un C
lation, et furent utiles époque de notre
sives, Ils
à trois tyrannies rév
à Toussaint envoyérent secrêtement dés
succe
ils Battérent pour le conjurer de venir les émissaire
les vues
délivre
général avait
d'élévation
déjà tout sacrifié auxquelles dH
dedean-Prmmgon, son bienfaiteur. 2 jusqu'à l'amit
mvumin-lonrereres
déployées, à la tête d'une rentre au Cap enscigne
nimaitl l'espoir du
armée considérable
les rues sur
pillage, fait une
gux
tout ce qui s'y
dragonnade dar
groupes, ne donne pas le
trouve, disperse lel
Vilatte dese rémnir, et
temps aux partisans d
Vilatte obligé dese ouvre la prison des détenu
dese rendre,ils s'y retirer dans un fort est somm
d'oi il observe tous refuse, et gagne la
les
campagne
attendant lissue des mouvemens de la ville, ej
Lavand et Pérou événemens.
récriminatious
ouvrirent un immense
en provoquant
abime de
l'affaire du 30 ven
donne pas le
trouve, disperse lel
Vilatte dese rémnir, et
temps aux partisans d
Vilatte obligé dese ouvre la prison des détenu
dese rendre,ils s'y retirer dans un fort est somm
d'oi il observe tous refuse, et gagne la
les
campagne
attendant lissue des mouvemens de la ville, ej
Lavand et Pérou événemens.
récriminatious
ouvrirent un immense
en provoquant
abime de
l'affaire du 30 ven --- Page 167 ---
ee (*) dont les ( 153 )
er un sang cheràla pernicieux résultats firent ruiscce par
patrie, rétablirent leur puisbond Teamahnt.Lomerturers ils
rang, et lui
Télevérent au
( cette partie. Ce déléguésent fut à
la police générale
nme diversement célebre cette époque que cet
hae avec Féclat dont
parut surla scène
at
on la vu entouré
poliqu'eussent terni ses
depuis; cet
ceux mêmes qui, loin proscriptions de
aux yeux
6 soit une vertu
penser que Thumaessentielle aux
Pentqu'mn homme d'Etat
gouvernans,
téte,a laissé des souvenirs doitavoir son ceeur dans
bles la perfidie du
que rendent impérisiniumvirat
ard,ets sa mort aflreuse.
consulaire à son
La foudre quise forme du choc
paté,en France.
des factions avait
ees du
sur la convention et les
couseruementdontle
COhit entraîné la chute; ils
régime destructeur
rectoire et un Pouvoir étaient remplacée par un
siseils, dans l'un desquels législatif, formés de deux
ppositions. Le nouveau résidait Finitiative des.
int-Domingue une commission gouvernement envoya à
inthonax, Julien Raimond
composée de
anc; aussitôt qu'ila sont
Giraud et LeKderant de
annoncés Lavaud, vole
Sonthonax, son
protecteur, et le dis-
* ] L'an 4 de lère de la France
répablicaine.
--- Page 168 ---
pose à lui être favorable 154 )
ceasitaient les événemens dans Texplieation que néCap (*) fut célébrée antéricurs. Leur entrée an
dont la guité
par un banquet
prolongée durant
patriotique
entretenue par des bals, des plosieunjours,e était
amusemens publies,
spectacles et d'autres
Ils terminérent,
par la
France, ces fotes
déportation de Vilatte en
pour étourdir le qui ne paraissaient données
sérieux. Ce
peuple etle distraire
que
ordre
général pouvait refuser d'oljets plus
injnste; ilavait un parti
d'obéir à cet
vouement à sa personne était puissant dont le désiame; lors de son entrée
une sorte d'enthounon-seulement des
au Cap, on le vit entouré
jeupes guerriers la vétérans fleur de la liberté et de ces
inais les vieillards,
des légions
cipitérent
les femmes et les enfans indigénes,
Cette
autour de lui, et formérent
se preréception eflaça la
son cortège.
héros qui désolérent la pompe triomphale de ces
mage des coeurs
terre: car elle était T'homtinrent que les apprêts reconnaiseans, et ceux-ci n'oberainte ou décernait
fallacieux qu'arrachait la
sang de ses coneitoyens, Tadulation. Vilatte, avare du
pour prévenirde nouveaux souscrivit à cet ordre
fut inatile, Au moment
malheurs; sa prudence
qu'il s'embarquail, Lavaud
(*) Le 12 mai 1796.
triomphale de ces
mage des coeurs
terre: car elle était T'homtinrent que les apprêts reconnaiseans, et ceux-ci n'oberainte ou décernait
fallacieux qu'arrachait la
sang de ses coneitoyens, Tadulation. Vilatte, avare du
pour prévenirde nouveaux souscrivit à cet ordre
fut inatile, Au moment
malheurs; sa prudence
qu'il s'embarquail, Lavaud
(*) Le 12 mai 1796. --- Page 169 ---
Heuta une autre
(155 )
nportait les dragonnade sur la multitnde dont
ice au tribunal regrets; de la Vilatte espérait d'avoir
nation
mpables jouirent de
française; mais les
he Sud n'avait
F'impunité.
e des commissnires pas partagé l'alégresse que l'arAbarquement de Vilaite proditisit dans le Nord:
r les citoyens de
fut un trait de lumière
était plus
ce département. Une tiédeur
lubles
qu'indifference semblait
que les commissaires
annoncer les
fent naître parmi nous;
ou leurs agens fepeu de
royérent aux Cayes, Leborgne temps après, ils
eseau, comme leurs
(we),Rey et Kerpire, secrétaire de délégués, la
et clourativigairent
délégation.
aotompagnait.et en qualité
Deniournenx
troupes, Rigand devait lui dinepecteurgencral
iment dont il était revêtu.
déiérer le commair
aurent laccueil de la
A leur apparition, ils
6 de longne durée: fraternité; mais elle ne fut
leurs menées
ertissaient de se tenir en
ténébrenses
ent en usage la tuctique gardecontr'enx. Ils methchiavel, la même
qu'enseigne le Prince de
oe, depuis
qui dirige les cabinets d'Euot les
lépoque appelée le
agens frangais se servirent moyen age, et
uvernail politique, toutes lés
comme de leur
Idissoudre le faisceau
fois qu'ils ont essayé
tent
d'union des
démmpointos, et cela devait Indigenes. ils
etre; on n'avait --- Page 170 ---
pas encore vu dans L 156 )
aucune des scènes cette partie ni
entre les
qui eurent
idragonnades.er
enfans de la même
lieu dans le Nord
gligeait aucun moyen de s'en famille; mais on ne néconçurent donc qu'il valait préserver. Ces agens
siblement en faisant arrêter mieux nous miner insenlenee, les hommes influens sans apparence de viorection des affaires
qui avaient part à la dimoyens de changer publiques, la face
pour se ménager les
secousse. Ils
de Indimninistration
1702,avait commencèrent par
sans
sion
provoqué Tétablissement Panctinat,qui, en
intermediaire comme
de la commisFautorité illimitée
un
des
contre-poids utile à
Tinstitution n'eut
commissaires (ve );
ne produisit
qu'une existence
quoique
nat ne laissa pas l'effet qu'on en attendait, lnnguissante, et
àla
pas que de paraître
Pinchipolitique de Sonthonax.
trop dangereux
quiva leur coup; ; ils firent Prévend à temps,il exbla la tranquillité
un second
easniqui trouDesfourmaux d'arrêter publique, en donnant lordre à
dant à Saint-Louis; Lefranc, colonel, commaneti mit la ville en celui-ci fuit en criant aux
velle fois au
mouvement. On se retira armes,
eurent
fortllslet ( *)
une noulieu; le bruit du plusieurs esearmouches
canon
répandit au loin Ta-
[*JLe 10 et 11 fructidor, l'an
"publicnine 3 an 1796.
4 de Tère dè la France
arrêter publique, en donnant lordre à
dant à Saint-Louis; Lefranc, colonel, commaneti mit la ville en celui-ci fuit en criant aux
velle fois au
mouvement. On se retira armes,
eurent
fortllslet ( *)
une noulieu; le bruit du plusieurs esearmouches
canon
répandit au loin Ta-
[*JLe 10 et 11 fructidor, l'an
"publicnine 3 an 1796.
4 de Tère dè la France --- Page 171 ---
me, et la ville
- 157 )
Ton vit en même devint un champ de carnage,
ailler son triomphe temps, le parti de lajustice
FThéroisme de Thumanité. par des excès, et T'élever
rayés de leurs
Desfournatkx et Rey
t, parviennent attentats, à
se sauvent dans un caautres déléguis Tile-a-Vache, et abandonnent
"pris qu'à la haine qui furent plutôt
rengea d'eux
du public: car ce' exposés au
a rs dans la
qu'en les tenant pendant public ne
rentPautorite captivité et dans les alarmes. quelqtes
Ils
inseil -
dansles mains de
déporté a populaire tenu à la
Rigaud, auquel un
Tislet, Tavait
Tourterelle, puis trans5 Cayes (2F),
déféré pendant son absence
Bieu des hinées etwenbargaérent de la
pour le Cap au
Cet événement
populace.
jur dela commisiton; attéra Sonthonax, l'âme etle
mais
me.
umance, il envoya les
reprenant une nourelle
Petl Martinl Beese
généraux A.
Kles
dans le Sud
Chanlasteje
charger de lal
etlOucst,
er les esprits,
mission pacifique de feignit
sinstramenis tandis que son but était d'en rappropuvais et
aveugles de sa
faire
ant
d'autres officiers politique. Il caressait
qu'il SC proposait de supérieura, au même
ne au
substituer A.
U
commanderent de
Chanlatte
Jacmel, en envoyant
Tarrondiscent de
hrtial Besse dans celui Bauvais à
de
Léogane et
St-Louis, à l'exclasion --- Page 172 ---
de Lefranc.
158 )
de lamission Sonthronax échoua dans les
latte fat
deses deux
résule
un moment installé envoyés, bien que CHi
légions le coutraignirent dans Jaetelque
s'aperçut que.
bientôt de quitter
cipale
Tinfluence de
cause de Tayortement Rigaud était la P
lança contre lui une
de ses projets to
proclamation
Courertdeligiled de l'opinion, fulminante - NE
Commissaire combien sa colère Rigaud prouva
Plusieurs mouvemens
était impuissa a80
par les
insurrectiounels foxe
nement commisaires, anglais
et que les agens du
dans les
surent mettre à profit, gour
montngnes de
éclatél
furent réprimés
Léogane et de Jacmel
milieu de ces par Rigaud et Bauvais; mais
dalisme des perpétuelles ngitations, de ce s
esprit
rérolutions, 9 les Indigènes aequirent
cheyaleresque, qui,
une ardeur belliquense,
entretenant chez
qu'ils conservérent
enfanta la fureur des di
Pour
encore après.
thonax parvenir au but auquel il
se montra plus
aspirait, S
lut concilier toutes les que jamais populaire,
à un point commun; il opinions en les réunist
S toute fois pouvoir la encourngea faire
Tagriculture,
l'industrie,
sortir des ruines,
régla le mode des élections
ac
blées, proclama
aux assh
Finstitution des fêtes
(*) Lo 23 Frimaire lan 5 de la
civiques
République frangaise.
Pour
encore après.
thonax parvenir au but auquel il
se montra plus
aspirait, S
lut concilier toutes les que jamais populaire,
à un point commun; il opinions en les réunist
S toute fois pouvoir la encourngea faire
Tagriculture,
l'industrie,
sortir des ruines,
régla le mode des élections
ac
blées, proclama
aux assh
Finstitution des fêtes
(*) Lo 23 Frimaire lan 5 de la
civiques
République frangaise. --- Page 173 ---
( 159 )
Ce meneur
donner de la mnjesté.
w'occupa à leur
à mettre TonsaintLou:
de la comnmission chercha et pour se Tattacher par
werture dans sCS intérêts,
il le fit nommer géné.
des liens de la reconnaisance. native. Il comptait avec le
ral en chef de l'armée atteindre à Texécution de son
concours de Tonssaint
et de s'en faire déla colonie,
en
Mprojet d'émanciper
mais lorsquil se croyait
clarer le chefsmpreme: :
de son élu ,et que rien
de la confiance
il se trompoasession
s'opposer à ses desseins,
ne pouvait plus
ppait.
ruiné les projets
Les Colons avsientsourdement aliment à la soif
Sonthonax en offrant un autre
Comme
de
dévorait Toussaint.
de la domination qui
entre les agens de la
des divisions qui éclataient des Indigines paraisimétropole et les chefs
en
utiles à leurs intérets, quoiquils naître,
snient toujours
ils les faisaient
Mussent souvent les victimes,
tantôt flattant
on les voyait
jou savaient en profiter; ils tenaient T'intermédiaire
jun parti, tantôt T'autre;
mais, dans le
entr'eux lorsqu'ils se balançaient; tous les deux. Ils firent
Mait, leur but était de jouer
de se rendre
à Toussaint la possibilité
envisager
celui-ci, non moins dissimule qu'ammaître du pays;
la
de Sonhitieux, feignit de rejetter proposition il lui était si aisé
ithonax comme une perfidie; mais encore ce qu'il prede se contraindre qu'il différa --- Page 174 ---
( 160 )
quelque temps, le renvoi du d
méditait depuis
missaire en France.
Cd
A la tenue des assemblées électives, 2 les
Sonthonoax du pays, étaient pa
pour éloigner
C -
nus à le faire élire député au corps legislatif des
il sut avec adresse faire naître
métropole;
surson départ, et se
bats dans la commission
cut Tair dis
dit si nécessaire à ses collègues, qu'il
en laissant partir seuls les autres
faire violence,
de Saint-Domingue, o11 pour approprier
putés
Toussaint
termes à l'idée, en les congédiant, fonctionse 0
de ses deux
en avant lincompatibilité
d'état détruisit la commission.
par ce coup
avait dt
Mais Sonthonax par ses manceuvres, lun à Fautrel
Bauvais de Rigaud;i il opposait
gné
de ces deux chefs faits pour S
excita lajalousie Pluviose, (*) ilvoulait portel
timer. Dès le 18
Riga
en écrivant à Bauyais que
dernier coup,
et s'était allié aux enne
trahissait ses devoirs,
d'allumer
française, afin
de la République
qui fit périr les Indige
d'extermination
guerre
; il lui dit: c'est Cu mo7i
sous le fer des Indigènes;
carrière
va terminer sa
par
oit un de vOS camarades
Quelti 1
vous allez vous inmortaliser!
perfidie que
immortalité! celle qu'edt
mettaitil? et quelle
(*) ) L'an 5 de la République frangaise:
,
d'allumer
française, afin
de la République
qui fit périr les Indige
d'extermination
guerre
; il lui dit: c'est Cu mo7i
sous le fer des Indigènes;
carrière
va terminer sa
par
oit un de vOS camarades
Quelti 1
vous allez vous inmortaliser!
perfidie que
immortalité! celle qu'edt
mettaitil? et quelle
(*) ) L'an 5 de la République frangaise: --- Page 175 ---
Msté les lamentations (1 161 )
ng le plus
de la patrie baignée dans
d
pur: mais Bauvais
son
- se vouer au péril et à la
qui préféra plus
Funs la geurre civile la
mort, que de
ga
commandaient,
part que les
prendre
(ait
sachant
circonstanices
des torts, ils ne résidaient d'ailleurs que si Rigaud
ur les ennemis de cette
pas dans son amitié
Ant nous étions alors
République européeme
ecraison del la conduite partie intégrantes
ua cette lettre à
de Sonthonax, il commu- indigné
Herent avec des Rigaud, etde concert ils la
stuce de son
commentaires qui
puauteur,
dévoilérent
enstruits par cette
aclamation e
de
publicité et par celle de la
1 régnait entre Sonthonax de la
Rigaud et ce mésintellgence
immission, les agens du
coryphée de la
Ts Lapointe,
gouvernement que servait
premier dans Tengagérent à tâcher
ses
leur parti, en lui
d'entrainer
I éblouissans; mais
offrant des avanrôle de suborneur, Lapointe en se
eut
chargeant
aigneux, Dans ces
Thumiliation d'un refus
ia une députation
conjonetures, Rigaud enagou et
prés du gouvernenient
prent (Lachapelle en étaient
français,
en France qu'après
membres;i ils n'arKlais.
avoir été pris
Hla classe Lachapelle se joignit à
par les
des Colons,
Garigou, qui était
ens. Bounet, leur
pour dénigrer ses concisuccesseur, eut la gloire de
--- Page 176 ---
( 162 )
de la cal
et de repousserles attaques
les combattre,
alors comme aujour
lomnie qui nous poursuivait europcens. Dans ces
tles congrès
1é
Thutjasqsedevat) Boirond.députe indigene au corps
temps, Louis
démentait par des faitsau consein
gislatifde France.
de ceux qui nieni
des cing cents, les divagations Roye éclairait l
intelligenee, et Barbeau
notre
sur notre compte.
France et TEurope
desennemisdelal Franci
L'expulsion d'une partie
leur avaie
repablieaine des lieux que la trahison tombés ceux qui
livrés, et Pétat de nullité où étaient n'avaient qu
points,
en occupant encore quelques honorable ou de rece
le choix d'une capitulation leur avaient fait prendreT
voirlaloi du vainqueur, 2
afin de garantirla séCt
nitiative dansles onvertures,
ayant fa
Ces conjonetures
rité de lenrévacuation.
colonie jouissa
steeiderleealines aux sempites.la ninterrompaicat nil
des prémnicas d'une paix Colons, que
ni Tamour du pot
des
haine inextingnible
les chefs les précieuse
voir qui atticdissait parmi n'était plus que les con
afactiona du cceur. Ce
ddsarmée. Le pay
bats delintrigue et d:lintrigus
sa prospe
dans le fait piisible au dedans,et
était
au dehors lorsqwHedod
rité jetait quelqwcelat
français se montra sou
ville parut Cet agent joignant à un esprit o
les plus heureux anspices;
(*) En 1798.
les chefs les précieuse
voir qui atticdissait parmi n'était plus que les con
afactiona du cceur. Ce
ddsarmée. Le pay
bats delintrigue et d:lintrigus
sa prospe
dans le fait piisible au dedans,et
était
au dehors lorsqwHedod
rité jetait quelqwcelat
français se montra sou
ville parut Cet agent joignant à un esprit o
les plus heureux anspices;
(*) En 1798. --- Page 177 ---
( 0 163 )
lcloquence pipeuse d'une
pomettait de tout restaurer. politique adroite qui
remier objet de ses'soins; il Lagriculture fut le
ppliquant des réglemens
la Gt revivre en y
pogresqu'ils
d'autant plus atiles à ses
propriétaire et
renutrestat-obteide
-
respectives
as heureuses ducultivateur (33 ). Il donna les
ens de son
espérances, dans les commenceur des projets administration; de
mais fidèle
ses devanciers,
continuacessible aux
et, comme
U ter d'une conseils des Colons, bien
eux,
manière stricte la loi
qu'ilfitexé.
s émigrés.ilsc
sur la déportation
proposait d'affaiblir
Indigenes, en détachant des
politiquement
oorieuses et industrieuses
chefs les classes
ijorité du peuple.
quiformaient la grande
NToussaint fut le premier
mme Tavortement des
qui le devina; mais
tit hâter linstant
projets d'Hedouville
dlui fournit les d'exccuterle plan qu'il
poufacultés de courir à
méditait,
énagea les moyens de
sa perte et se
encé avee les Anglais, consommer le traité comdont les
ablisaient un
articles secrets
U une partie de commerce ce
interlope entre leurs iles
indit bénigne
pays ). Parcette
faire
Tintervention de
réserve, il
de cette importance;
T'agent dans une
trôle de simple
mais en le réduisant
esciter de nombreux speetateur,il ne laissa pas de lui
ennemis, en faisant
passer
a
ens de
sa perte et se
encé avee les Anglais, consommer le traité comdont les
ablisaient un
articles secrets
U une partie de commerce ce
interlope entre leurs iles
indit bénigne
pays ). Parcette
faire
Tintervention de
réserve, il
de cette importance;
T'agent dans une
trôle de simple
mais en le réduisant
esciter de nombreux speetateur,il ne laissa pas de lui
ennemis, en faisant
passer
a --- Page 178 ---
C I 164 )
autre les individus que frappait la dH
d'un lieu à un
son arrivée ( ada
portation. Quelque temps après
chen
Hédouville convoqua, en conseil, plusieurs d'a
concerter, disait-il,les moyens
indigènes pour de la colonie sur des bases d
seoir le bonheur
de cette réunion, Tage
rables. Pendant le temps
partienlières save
français eut plusieurs conférences
d'or
de celui-ci fut un sujet
Rigaud; la discrétion
étincel
Toussaint, et jeta la première
brage pour
Toussaint, auquel Hedouvil
dela guerre civile.
etméticuleuw
avait fait de ces ouvertures vagues
-
naître la défiance dans un esprit qu'ocen
qui font
cesse Rottant entre 1 1
pent de grands projets, sans l'interrogea sur ce qu'
crainte et T'espérance :
le
de ces entre
pensait de cet agent, sur
sujet
il et
Pour attirer sa confiance,
tiens mystérieux.
de bonne foi. Le général d
lair de s'ouvrir à lui
dissimulation du ge
Sud, connaissant la profonde de lui répondre sur
néral du Nord (bbb), n'eut garde
une
matières; dès lors il excita ses soupçons;
ces
les confirma. Un jour quip
circonstance imprévue il le trouva tête à tête avect
se rendit chez Pagent, mais avec les yeux de le
Rigaud; il les observa, démélé Tintelligence qu
prévention, et crut avoir
til donna des ordres
entr'eux; en se retiranti
régnait
Rigaud qui devait reparlirt
d'arrêter à son passage
Celui-ci en ful incette nuit même pour les Cayes,
dès lors il excita ses soupçons;
ces
les confirma. Un jour quip
circonstance imprévue il le trouva tête à tête avect
se rendit chez Pagent, mais avec les yeux de le
Rigaud; il les observa, démélé Tintelligence qu
prévention, et crut avoir
til donna des ordres
entr'eux; en se retiranti
régnait
Rigaud qui devait reparlirt
d'arrêter à son passage
Celui-ci en ful incette nuit même pour les Cayes, --- Page 179 ---
héret,
- 165 )
déguisé en simple
eu des gardes confonda cavalier, traversa au
went soin de dire
avec ses guides, qui
n a dit que dansles que leurgénéralétait derrière.
Rigaud en cette ville, premiers jours de T'arrivée
Adatd'Hedouville
Totissaint, porteur d'un
dele mettre
qui ordonnait de
à exécution, le
Tarrêter, au
6 l d'armes pour établir
communiqua à son
le l'estime et la
entr'eux cette union qui
psasincérité, confiance; que Rigaud
s'en expliqua avec
suspeci-ci lui dit qu'en effet,
Hédourille,et
saral en chefToussaint) sur. un faux rapport du
m ordre contre lui; Louverture, il avaitlanmais
01 té depuis, il avait
qu'ayant ét6 mieux inK une mention
révoqué cetordre obreptice,
atra le décret de honorable, et pour preuve lui
révocation,
deces faits I
B
hypothétiques, ila a été ajouté des situarotnanesques; d'autres ont
ersantles appartemens de la prétendu qu'en
aese rendre à son cabinet,
maison de l'agent
Hérent à Toussaint
2 les reflets d'une glace
dres encore ont
que Rigaud le trahissait;
enu d'une
affirmé que, caché derriere
havec soin jalousic, le général en chefrecueil.
Tentretien des
S ces on dit, dont le
deux interlocuteurs.
ausser
moindre inconvénient est
Aidiscusesion, lejugement de ceux qui les recoivent
sont plusspécieux
que nofoires,et --- Page 180 ---
(166 )
cherche les causes qui ont joncl
lorsque l'on
faut porter le scrupu
cette contrée de dabris,il
dans Texamen des circonstances,
de Thistoire
écartant les opitions passionnées.
Héde
Tarrivée de Rigaud aux Cayes:
Aussitôt
plusieurs de ses aides-de-cam
ville lui dépécha
politique, devs
dont le voyage, mysterieusementy d'accroitre les soupço
remplir le double objet
dans Rigaud T'espe
de Toussaint, et d'entretenir
Thonneur
récompensés par
de voir ses travaux
Toussaint prévil
prème de régir un jour le pays. émissaires sur la roui
leur retour en plaçant des arrêtés vers Saint-Mail
pour Tintercepters ils sont l'instruisent dusjet de cel
les dépéches ouvertes
ceux qui en étaient lu
il fit périr
diverses insurre
correspondancesi l'instant même les
porteurs. A
depuis Tarrivée a'Hédo
tions qui se manifestérent tenait tous les fils,sc détb
ville, et dont Toussaint
alarmant; Tagent de
loppèrent avec un caractére
aujourdhui séta
à M. Manigat,
gua ses pouvoirs
afin de rétablir la tranqu
teur de la République. à TouesinclLonvert
lité publique, et enjcignit
déferer à
de se rendre au fort Liberté pour poss(dait au
mais Toussaint qui
réquisitions; Tart de feindre, eut Tapparence
prême dégré
comprimeria turbulen
s'épuiser en efforts pour excitait, quit compr
lorsquil les
des esprits,
jourdhui séta
à M. Manigat,
gua ses pouvoirs
afin de rétablir la tranqu
teur de la République. à TouesinclLonvert
lité publique, et enjcignit
déferer à
de se rendre au fort Liberté pour poss(dait au
mais Toussaint qui
réquisitions; Tart de feindre, eut Tapparence
prême dégré
comprimeria turbulen
s'épuiser en efforts pour excitait, quit compr
lorsquil les
des esprits, --- Page 181 ---
iait à
(167 )
chaque instant l'existence du
figitsounlement voter des adresses délégué,
de T'agent. Aussitôt
pour le renrendit
que ces adresses
au Cap sans coupferir, et, parurent,
acisme qui faisait toute la
usant decet
ma Hédouville de se
politique du temps, il
h agent artificieux rembarquer pour France.
le, voulut
ne pouvant lui opposer la
la France conserver par adresse la souveraineté
sur cette ile; souveraineté dont
Haisantes
de ces
Eaanne
que nous peint
divinités
e des
Tingénicuse
anciens, ne se faisait
mythole mal qu'on en éprouvait. apercevoir que
stitua dans T'agence le
A son départ, il
lans la première
sieur Roume, qui figuiuis retiré à
commission, et qui s'était
I mission
Santo-Domingo, oû il remplissait
diplomtique du
tat de quitter cette contrée, gouvernement; mais
a discorde dans
il lança le brandon
taud, pour le
une dépêche qu'il adressa à
dre indépendant dégnger de T'obéissance et le
de Toussaint. --- Page 182 ---
CHAPITRE X.
La Guerre civile ct ses résulals.
Deuxieme Epoque.
LA inésintelligence qui existait depuis quelque
Toussaint et Rigaud reçut un ac
temps entre
ou les plaçai
croissement dans Tindépendance les passions
Hédouville; elle emila à un tel point
la
se former la tempête, sans pouvoir
qu'en voyait
deux villes frondétonrner. Rigaud revendiqua adjacentes à SOI
tières delOuest ( ccc ) iquictaiens division, et Tous
commandement avant la nouvelle
Roumne
le fit mettre hors la loi par T'agent
saint
dans le même
qu'on Ta vu dopuis tenir en captivité, recevait des félicitatemps que le général du Sud France sur sa bonne
tions du directoire éxécutifde
de toutes les
Icilidée de tous les maux,
conduite.
les suites de la guerre civile.
calamités qui furent
évocation aux toms'offrirent à moi.J'adressai une est Tinfluence de
beauxije leur demandai quelle
mne
le fit mettre hors la loi par T'agent
saint
dans le même
qu'on Ta vu dopuis tenir en captivité, recevait des félicitatemps que le général du Sud France sur sa bonne
tions du directoire éxécutifde
de toutes les
Icilidée de tous les maux,
conduite.
les suites de la guerre civile.
calamités qui furent
évocation aux toms'offrirent à moi.J'adressai une est Tinfluence de
beauxije leur demandai quelle --- Page 183 ---
( 169 )
sur la situation des peuples;je
creils événemens
leur vaste solitude, me
interrompant
6 entendis,
les causes des guerres intespondre: 44 Médite
flux et reflux de passions
es, tu n'y verras qu'un
et dont les
Nohérentes que soulève la politique, nations après les
Jultats deviennent funestes aux
ou si las de
oir rendues terribles aux étrangers,
après la
les peuples soupirent
1 déchiremens souvent au prix deleur liberté,
x, ilslachètent
s'ilèveau milicu
a reçoivent du premier tyranqui
riches de
Voilà qu elle fut chez des peuples
Jux.
dela monarchie dontl'aAnds souvenirs,) T'origine
donc
des cirdéfinit le despotisme. Iln'y a
que
hors de l'ordre ordinaire, ou Ténergie
astances
dans
hommes vertueux qui puissent
iquelques sauverles sociétés de ces fléaux
te catégorie commencèrent à la fin de 1799.
Les hostilités
tels que s'il eûtsu en
raud obtint des avantages de son rival. Comme on
ifiter, c'était fait du parti
de la liberté, de
iait en lui un fidèle soutien
et, dans
l'on se déclarait en sa faveur,
es parts
la victoire semblait suivre
premiers engagemens, mais il mit de la lenteur dans ses opéétendards; de docilité aux ordres d'un agent
rons par trop
espérant la pacification
açais; il n'avança pas, défensive. Des champs
Etroubles; il se tint tsurla
Dataille, il descendit dans l'arêne polémique, 22
iait en lui un fidèle soutien
et, dans
l'on se déclarait en sa faveur,
es parts
la victoire semblait suivre
premiers engagemens, mais il mit de la lenteur dans ses opéétendards; de docilité aux ordres d'un agent
rons par trop
espérant la pacification
açais; il n'avança pas, défensive. Des champs
Etroubles; il se tint tsurla
Dataille, il descendit dans l'arêne polémique, 22 --- Page 184 ---
( 170 )
dansla réetau lieu de vaincre, ce guerrier s'oublia
sa
des écrits pabliés contre lui; ilopposait
futation
rendus évidens par
conduite passée aux argumens
générale dont s'occupait son compéliteur,
unelevée
engourdissait sa valeur. Sa mise
tandis quelagent
à lui-même; mais les momens
hors la loi le rappela
consommés; des
précienx s'étaient inutilement pouvaient réparer
moyens prompts et énergiques
et Pévénement
cette perte de temps; illes négligea, Tépée, ilfaut
a dégainé
lai apprit que.lonsqu'ons
jeter le foureau.
les circonstances lui
Beauvais était à Jacmel;
une part
de prendre
renseiaeiageriee il ferma Toreille à la voix
quielconque aux affaires;
se fit entendre aux
de la nécessité, et lorsqu'elle etqu'ils se furent
officiers et soldats de sa troupe, encore le beau
Rigaud, il lui restait
décidés pour
mais Tantipathie que
rôle de médiateur à remplir; franche et loyale avait
le défaut d'une explication
Il voyait à T'opentretenue, Péloignait de Rigaud. tendre sans cesse vers
postlembition de' Toussaint comme un colosse
absolu, et s'élever
Sa
ie pouvoir
tout écraser sous son poide.
poqui menacait de
avec celle de ce cisition avait quelque analogie qui, voyant sa patrie
toyen vertueux del'antiquité, deux rivaux, sentit
à la veille d'être déchirée par
la vie, si
de s'exiler, ou de s'arracher
la nécessité
Péloignait de Rigaud. tendre sans cesse vers
postlembition de' Toussaint comme un colosse
absolu, et s'élever
Sa
ie pouvoir
tout écraser sous son poide.
poqui menacait de
avec celle de ce cisition avait quelque analogie qui, voyant sa patrie
toyen vertueux del'antiquité, deux rivaux, sentit
à la veille d'être déchirée par
la vie, si
de s'exiler, ou de s'arracher
la nécessité --- Page 185 ---
171 )
an ou l'autre
u'il fat, devait triomphait; car le vainqueur, quel
anéantir les lois. Dans cette
Rése,Beauvais se trouvait plus
hypoéque cet homme
heureusementy plamros,
étonnant; il avait une armée de
etjouissait de l'estime des
lit pas assezp pourlui dene
citoyens. Ce n'ée son pays, il lui fallait pascontribuer: auxmaux
encore
aoyens en son pouvoir
employer tous les
01 manqua de cette
pour tarirleurs sources; mais
profonde
Rets dans leurs causes.
sageskse quiaperçoit les
Pressé par les deux
étiteurs, et forcé par ses légions de
comBauvais partit pour France à
se décider,
mui fit
bord-d'une
naufrage en pleine mer.
frigate
Le récit de ce naufrage
eur et
remplit l'ame de terd'admiration; il offre un
iriomphe de Pamour
belexemple du
1 crainte de la mort. paterneletdela Dans
tendresse sur
nnce, le sentiment fit
cette pénible circonsegrets universels.
sa grandeur; il mérita des
qui s'était déclarée Lorsqu'on aperçut lax voie d'ean
boir de salut fut
dans le bâtiment, que tout esdu sort
détruit, on se con fia à la
pour savoir ceux qui
décision
anot qu'on prépara
seraient mis dans le
eissent: les destins pour emplcherque tous ne
furent
pé-i
mais il ne put
favorables à Baurais,
lemme et ses erifans supporter à
lidée d'abandonner sa
de les sauver
une mortincvitables
en restant à leur
iloblint
place surle navire --- Page 186 ---
(1 172 )
Le front calme, T'oeil fixe, il vitarri
près de périr.
Au moment où il allaill
ver la mort sans sourciller.
tenant un
s'engloutir avec tout ce qui T'entonrait,
mouchoir àla main, il fit un signe, et cette expresadieux fut aperçue par sa fasion de ses derniers
mille
les vents et les ondes emportaient déjà
que
loin de lui, et il disparut.
Messagère des dieux, toi, déesse aux cent voix,
Echo,de qui l'univers
De Phomme apprend sans cesse et les brillans exploits,
Et la honte des revers ;
Par toije vis Caton des vertus le modèle,
Indigné des succès d'un crime trop heureux,
A son culte fidèle
Se déchirer le sein en accusant les dieux.
Embouche la trompette :
Bauvais vient de périr. .
Pour attester sa gloire à l'univers répête
Qu'il apprit à mourir
colonels Gautier, Birotte, Benjamin Ogé et
Les
réunis à Jacmel
plusieurs autres de leurs collègues
et à cette quantité de braves paraux légionnaires
l'intrépide Galant, se
mi lesquels on distinguait
Ils furent inprononeérent pourle général Rigaud.
une armée de douze mille
continent attaqués par
le colonel
hommes, et la repotsérentpendante que
Borno Déléard évacuait Marigotte pour se porter
central de la réunion. Le général
à Jacmel, point
réunis à Jacmel
plusieurs autres de leurs collègues
et à cette quantité de braves paraux légionnaires
l'intrépide Galant, se
mi lesquels on distinguait
Ils furent inprononeérent pourle général Rigaud.
une armée de douze mille
continent attaqués par
le colonel
hommes, et la repotsérentpendante que
Borno Déléard évacuait Marigotte pour se porter
central de la réunion. Le général
à Jacmel, point --- Page 187 ---
173 )
voulant
bstemontent
ite pnction, détacha le
s'opposer à cette
d'une colonne colanelleny
jontre,
Christophe à la
n'ayant au pourfenrclopper Borno le
iment, renverse surplus que les débris
rentravers.
son corps
d'un réphe, Exaspéré par la honte d'armie, et se fait jour
Todieux
et la
on Ogé les
Christophe rassemble rage, Chrisux qui n'ont paisibles habitans des
sur Thabitaeprecipitier pu gagner la ville, senvirons,et les
tous
ofondeur, vivans dans un puits
mutile, les
rma ce
qu'il combla de leurs d'une immense
Aler les puits en fournaise
corps, et transDes
vietimes qui respiraient ardente, en y faisant
mesures
encore.
sgénéral Rigaud intempestives furent plus
me; ses partisans que ne leût été
funestes
qu'aux
furent écrasés Fiapeéroyanes
ppait tous champe de Jacmel. Le depuis cette ville
Colon, ceux qu'on
glaive de la haine
restée
supposait en
S
parmi nous, aiguisait étre; la main
Tombre,et
le
mai,
désignait les victimes. poignard
>
au
Commandant,
Christoplie
Ts sous
au
et
Checdhecadres. Poranbrices
les coups des Cap, tombérent les Moueuse par les exécutions Sanr-calsite de cette preiétion, à cette
de Toussaint. troupe
gane oi il était époque
Ménéral
Adpedbntgtuind,
employé, et se
quitte
Rigaud, au Granl-Gedve, rend au camp
celui-ci l'en-
les victimes. poignard
>
au
Commandant,
Christoplie
Ts sous
au
et
Checdhecadres. Poranbrices
les coups des Cap, tombérent les Moueuse par les exécutions Sanr-calsite de cette preiétion, à cette
de Toussaint. troupe
gane oi il était époque
Ménéral
Adpedbntgtuind,
employé, et se
quitte
Rigaud, au Granl-Gedve, rend au camp
celui-ci l'en- --- Page 188 ---
(1 174 )
deJacmel
aussitôt prendre le commandement en1791,
roie
commencée
Là,s'agmandit cette répntation
par
de la liberté, qui.relansie se
sous les drapeaux
et ce génie profond qui
des vertus politiques
devait un
laissait plutôt deviner qwiaperevoir. Il sontint le
éclipser toutes les renommées. légion qu'il com
jour
etlimmortellel
haut de
siége avechabilets,
au plus
mandait poussa la gloire militaire célébrité; constance dany .
Rien ne manqua à sa
de trois mois
gré.
de la ville durant un siége les
la défense
il eut à lutter contre victorieuse privation
pendant lesquels
besoins; sorties
ennemi et
des plasindisperablen d'une fois le camp
dispersèrent plus
légions; enfin
qui
ses innombrables
taillèrent en pièces
une retraite telle quele
ilaccomplit ses travaux par le souvenir n'offren
faits dont Thistoire a perpétué de Jacmel avec enviro
étonnant. Sorti
rien de plus
traverse Tarmée ennemie,6
trois cents hommes,il
six hommes ( ddl) parl
rend au Grand-Golve avec Président actucl et lel vei
étaient le
môme, tel
mi lesquels
et fut, dans sa défaite
eut lge
tueux Papalier,
Mais, hélas! la patrie !.
rible aux assiégeans. succès et de ses revers
lement à gémir de ses
etly
de ces
dieisions.Golend
du chi
Au commencemento
en faveur
se prononeizenle On dépêcha
9e. demi-brigade
du Mole.
y
du Sud, en s'emparant
parent du guerrg
colonel Raynaud Desruisseaux,P
lesquels
et fut, dans sa défaite
eut lge
tueux Papalier,
Mais, hélas! la patrie !.
rible aux assiégeans. succès et de ses revers
lement à gémir de ses
etly
de ces
dieisions.Golend
du chi
Au commencemento
en faveur
se prononeizenle On dépêcha
9e. demi-brigade
du Mole.
y
du Sud, en s'emparant
parent du guerrg
colonel Raynaud Desruisseaux,P --- Page 189 ---
( 175 )
sa défense et sa.
jui rendit cette ville si célébre par la gloire que
hort; mais celui-là ne fit pas présager il ne seconda
devait un jour y aequérir;
A famille
devait s'y attendre, et ce
as Golard comme on
danslés bois, ou ildearti tomba. Golard se retira
Menrajusqu'a Tarrivée des Français.
duSud
Depuis lévacuation de Jactel.Tarmée départ du
archa de défaite en défaite jusqu'au avait contre elle,
EnéralRigand pour France ; elle
des troupes
pn-seulement la masse considérable Anglo-ameriesina
Toussaint, non-seulementles mais la trahison
evenus ses auxiliaires sur mer;
le dévoueis'introduisit dans ses rangs, paralysa
des Vendôme - 1 des Pavergé (ee),
ent héroique
Faubert, des Geffrard et detous
19 Dartignave des
long-temps sa gloire et
s guerriers quisoutinront
Alors le chef
ndirent sa réputation si prodigiense. pent-être du nom
cette armée, ce libérateur digne
tombèrent
Grand, celui sous les coups duquel la trahivilles de Tiburon et de Léogane que
à l'ennemi extérieur, celui qui
n avait vendues
les villes dela Grande-Anse,
prit d'assaut toutes
celui, enfin, qui força
les contraignit à capituler;
celui-là vit,
Hagens del la fière Albion al'admirer, les chances, et
ais trop tard, qu'il avait négligé
H'elles T'avaient abandonné. près du pont de MiUne grande action engagée
les coups duquel la trahivilles de Tiburon et de Léogane que
à l'ennemi extérieur, celui qui
n avait vendues
les villes dela Grande-Anse,
prit d'assaut toutes
celui, enfin, qui força
les contraignit à capituler;
celui-là vit,
Hagens del la fière Albion al'admirer, les chances, et
ais trop tard, qu'il avait négligé
H'elles T'avaient abandonné. près du pont de MiUne grande action engagée --- Page 190 ---
(176 )
décida de Vissue de cette guerre; sa perte
ragoâne,
du Nord dans le
favoriea Tirruption des phalanges
changer
T'espérance de faire
midi. Puvergé conçoit
deToussaint à Acquin:
lafortune; ils attaque Parmée
mais plus rapide
Téclair du succès brille à ses yenx;
de consle revers qui le snitfrappe
que la foudre,
tombe au pouvoir
ternation les siens, etle guerrier d'arrêterles prosAlors, désespérant
du vainqueur.
par la victoire, Ripérités de ces légions aguerries
de tant de
quitte à regret un pays où ilajoui
plugaud
pour France avecla
triomphes, et s'embarque
Toussaint entra
part de ses officiers supérieurs. des conquérans,
dans le Sud précédé de la pompe
cette contrée et promitloufit semblant de pacifier
était loin de vouloir
bli du passé, lorsque son coeur
tenir à cette promesse. fût leur origine ou la cause
que
Ces succés,quelle eussent offert à la réputation
quiles avait produits,
du monde,si,
de Toussaint à P'admiration
lauriers
guerrière
obtenus, il n'eût trempé ses
après les avoir
et si la tyrannie,
dans le sang de ses concitoyens,
avait laissé quelwintervalle
qui en a été la suite, rebutantes déceptions.
entre la cruauté et ses
lieu de le satisfaire dondu Sud au
La conquête
est un feu dévorant qui
que l'ambition
na la preuve
matières combustibles. Parle
trouve toujours des
avait cédé à la Francela.
traité de Bale, TEspagne
n'eût trempé ses
après les avoir
et si la tyrannie,
dans le sang de ses concitoyens,
avait laissé quelwintervalle
qui en a été la suite, rebutantes déceptions.
entre la cruauté et ses
lieu de le satisfaire dondu Sud au
La conquête
est un feu dévorant qui
que l'ambition
na la preuve
matières combustibles. Parle
trouve toujours des
avait cédé à la Francela.
traité de Bale, TEspagne --- Page 191 ---
(177 )
Est de lile ; elle n'en avait jusqu'alors rendre
partie
fictive, Tousasintvoulutl la
que la possession
eût été impolitique de
réelle; mais il sentit qu'il laissant derrière lui
faire une telle entreprise en
reverss
de Rigaud aigris parleurs
dles compagnons
les excès et les injustices que
et plus encore par
lui commettaient enétablis par
pes fonctionnoires atteindre, il fallait donner une apvers eux. Pourles
violation de l'amnistie qu'ilit
parence de raison à la
et
lui avait oupublier à son entrée dans le Sud, qui c'était-li
les
de la plupart de ces villes;
eert portes
un conseil de ces Colons
fembarras. Il assembla
Vaffaire
devenus si influens auprès de lui depuis
etdont - la plupart ne dédaignaient pas
HeSonthonax,
de Thonneur, et d'immoT'acheter sa faveur au prix
charme le
puisce qui fait le
plus
er à ses passions
la délicatesse des sentipant de Tunion conjugale, inventeurs des moyens etarjnens Tout tàla fois
trouvèrent et mirent
sisans d'exécutions, ces Colons accorder ses vues.
qui devait
in oeuvre Texpédient Ambouille Marlot, dont le
Ds citoyen du Sud,
événemens, s'a*
était ulceré par les derniers
fuxeur
que des Colons
landonna aux conseils pervers le porter à la réde lui donner pour
sent chargés
reste une de ces âmes ardentes
olte; c'était du enthousinsme le projet qui les
qui adopteut avec
ni calculer la possibiatte sans prévoir le danger
--- Page 192 ---
2 178) la victime choisie pour
lite: il fut T'instroment et On échaufia eon imaginaparvenir au but désiré.
aveuglément dans
tion,et, anssitot, il se précipita
A peine eut-il
révolte sans calcul et sans plan.
alors il
une
la force le comprima;
donné le signal que entr'ouvert sous ses pas. Ne
découvritle préeipice
qu'il avait été trompé
pouvant plus sC dissimuler
il se donna la mort. Toussaint ordonna la destrucSans plus tarder,
qui avaient pris une part
tion de tous Tes homines civile et la saisie de leurs
queleotique à la guerre
senlement ceux quil
bienst On n'entendait pas mais ceux mêmes dontl'oaraient porté les armes;
devoir être en faveur
pinion étnit ou qu'on supposait modeles que lui offrait Pantideux
de Rignud.Entre choisit le plus affreux; pourant le
quile, Toussaint dont la clémence anguste déguisa
imiter Cesar,
préfora cireSylla. proscri
triomphe snrlalberc1 Marius, avec cette difference
vantles partisans de
àla patrie, oule dessein
qu'un reste dattachement aussi le désir de paraitre
attonner: pent-etre
des Romains de la
Passassin
grand, ft descendre
ne tua ses conciteyetal
dictature, ct que Tindigène
sa puiesance
cheraisér, s'il était possible, suite funester
que pour
car ses proscriptions,
subrister
despolique: impie, ne laisserent pas
d'une ambition de la liberté palliguet TAE
jasqu'au fantôme
àla patrie, oule dessein
qu'un reste dattachement aussi le désir de paraitre
attonner: pent-etre
des Romains de la
Passassin
grand, ft descendre
ne tua ses conciteyetal
dictature, ct que Tindigène
sa puiesance
cheraisér, s'il était possible, suite funester
que pour
car ses proscriptions,
subrister
despolique: impie, ne laisserent pas
d'une ambition de la liberté palliguet TAE
jasqu'au fantôme --- Page 193 ---
HAyant imprité la terreurd (179
sprodluitdes
rotaugmente 803 trésors
questres,
ft
FEate
Tsenbsleuntrenes
I
Santo-Dominge,
la
ville
ous'étant
Pespeditions
et livrer toutle
fatudonner lds cléfen
ur, ilen prit possession tentitoire par le gouvertia
agais, distribua les aunom dux souveonepieit
mdue, nomma les autorités comemaindomene, fixa eur
ansa domination:
civilessie ety établit
De retourde Torient
pdat ctieno
de
iensement à son
He.Tonsesiat porisa
aescripteus n'ont ng-uasalipedese maisles
convient à Texécution presque jamais la force dime
tdirigés par ces
d'un tél projet,
le hasard
esprits d'une trempe
s'ilsne
ssor à leur place souvent à portée supérieure de
Prince adiminbstrmtion Il
donner
une
convoqua, au Portdans
assemblce
laquelle il n'y eut compostéde Colotis,
RRaymond,
d'indigene que le seul
ilifia du nom ex.Commaiseninto Cette réunion
diaesemblée
se
Rgue; seg membres
centrale de
ple, mais bien
n'étaient pas les Suint-Dott
ceux du
éluis du
ition désignés à sa volonté. Elle Potentat, puisquil les
coloniale de 1801. Cette s'ocempa de la constdonner ce nom à Tacte constitution,s silon
U, fixait les
équivoque de l'assemnouveaux
(*) Le 9 mai 1801.
rapports de Saint --- Page 194 ---
( a 180 )
elle créait une indépenDomingue avec la France;
à la métropole un
dance relative, en conservant
Toussaint en fut
sur la colonie:
choidroit de suzeraineté
la
de
avec prérogative métronommé le gouverneur Prôtendre obtenir de la
sir son successeur.
c'était à peu près prépole la sanction de cebacte, chimère. On le demanda pourtendre réaliser une demande qu'on crut, ou qu'on
tant mais cette
ne retarda pas sa mise
feignit de croire nécessaire, dispositions de cette
elle coordonnales
fut
en
activita:
proraulacceptée par Tonssaint,
fit alors -
charte qui,
(g8g). Toussaint détenu
guée pompensenent Roume, quilavait
mettre en liberté Tagent contrarié les vues de T'expédipour avoir, dit-on,
la
tion de TEst.
qui durant
Moise, parent du gouvernour. 8a conduite,ete quil
civile blâmait hantement
au Cap pour
guerre des frontières de Léogane existait entre luip
renvoya
qui
faire cesser la mnesinteligence auquei le premier reproDesanlines,
ordres crucls
et le général
zélé exécuteur des
le
chait d'être trop
auquel il avait abandonné
Moise,
du' Mole,
de Toussaint, d'éteindre T'insurreclion devait cit
choix d es moyens
préieux,
sauva tant de citoyens
coloniale. Ceg gore
et qui
la constitution
menter de son sang
(*) Le 2juillet 1801.
faire cesser la mnesinteligence auquei le premier reproDesanlines,
ordres crucls
et le général
zélé exécuteur des
le
chait d'être trop
auquel il avait abandonné
Moise,
du' Mole,
de Toussaint, d'éteindre T'insurreclion devait cit
choix d es moyens
préieux,
sauva tant de citoyens
coloniale. Ceg gore
et qui
la constitution
menter de son sang
(*) Le 2juillet 1801. --- Page 195 ---
éral était tellement (181)
r'il
devenu suspect à
avaitjuré sa perte. Afin de
Toussaint,
lus éponvantable, il
rendre sa chute
vision, commandant Télevaau le
rang de général de
ce ncuveau
Nord. A peine
volte,
grade que Toussaint jouissait-il
et lui tendit des
fomenta une
- Hle fit arrêter comme piéges qu'il ne put téviter.
ra aujugement d'un auteur de ces troubles, le lipya absous; mais couvrant premier conseil qui le renance des formes, il fit
ses projets de T'appaEst un autre conseil convoquer dans la partie de
bort qui fut exécuté auquel il dicta son arrêt de
hllier l'odieux
au Port-de-Paix
de ce
Pour
Ection annoncée
crime", 2 et prévenir une insurveille
par des
un
murmures, il fit publier
> bigotisme. proclamation où tout respirait
ertua à
Associant le ciel à un
l'esprit
prouver
la
meurtre, il s'é-
- 5 Moise ;
que main de Dieu avait
que celui-ci s'étant écarté de
frapandemens, Dieu avoit
ses comevoirs, et se
permis qu'il s'écartatde à
ses
:
ril sut tonjours précipitat dans l'abime. C'est ainsi
Cent
profiter des
pour atteindre son but. impressions du moIPendant le court intervalle
es événemens jusqu'à
qui s'écoula depuis
aise,
Tarrivée de la
Toussaint
flotte fran.
s'occupa, au moins en
apparence, 1
(*) Le 26 norembre 1801,
emens, Dieu avoit
ses comevoirs, et se
permis qu'il s'écartatde à
ses
:
ril sut tonjours précipitat dans l'abime. C'est ainsi
Cent
profiter des
pour atteindre son but. impressions du moIPendant le court intervalle
es événemens jusqu'à
qui s'écoula depuis
aise,
Tarrivée de la
Toussaint
flotte fran.
s'occupa, au moins en
apparence, 1
(*) Le 26 norembre 1801, --- Page 196 ---
(182)
profondes plaies faitesla la patrie,
àcieatriserlos
antérieurs.
comme s'il eut voulu eflscerleseouvenirs attentions il
L7éducation de la jeunesse attira son
le renditle seul moyend'al
encouragea le mariage,l
qui ne differnit
Jager le caltivateur d'ane sujétion donna ses soins
eu rien de celle delancien rigime,
deludde toutes les autres parties
à la restauration
les'larges bases
mninistration, et fit de Tautocratie
Alors il
il fonda son gouverenent
sur lesquelles
avide de pouvoir que celui qril
parut d'autant plus itarbitraire, ne connaissait hi
posscolait, mniquementa
était comparable au
frein, ni limites. Son ceeur
remque rien ne pouvait
tonneait des Dannides" absolue lui semblait trop
plir; lap puiesance la pius
de toutes losl libertos
rastreinte, et Penvahissement
concession faite
était à ipoine à ses yeux une mince à tout paiveriser
Comme il était prêt
de
à Pantorité.
d'oppesition, il était sûr
à la moindre-ombre
silon considère avec
rencontrer: aussis
n'en plus
l'état de la colonie
Tattention de Tobservateur
versé, on y veret de sang
aprés tant d'agitations séduisante que réelle. Les
ra une prompérité plus de T'activité et l'industrie
cultures avaient répris
leurs
mais
domaine sur
produitss
étendait son
tous les avantages du paya
toutes les ressources, Cétait pour eux que la
étaient pour les Colons. la terre; pour eux le
rosée du ciel fertilisait
colonie
Tattention de Tobservateur
versé, on y veret de sang
aprés tant d'agitations séduisante que réelle. Les
ra une prompérité plus de T'activité et l'industrie
cultures avaient répris
leurs
mais
domaine sur
produitss
étendait son
tous les avantages du paya
toutes les ressources, Cétait pour eux que la
étaient pour les Colons. la terre; pour eux le
rosée du ciel fertilisait --- Page 197 ---
ommerce,
(193.)
Risait afluer ouvrant mille canaux
bjets de
dans nos ports l'or du d'alondance,
ributs commodité et de luxe
Mexique, les
du continent et de Finde, de FEmropes les
uances étaient dirigis
Les trihumux, les
lait le cours de la
par eux; la loi qui
mis aux debiteurs, prescriptions et accordait a stspen- des
arles enfans
leur était particuliere (
déans effet: naturels ne les
*Dicelle
eux seuls et les intéressant pas, resta
hentjnuisenient de toutes priviligies du
corfdération
les faveurs. gouvertebir débitia
qui avait porté les chels L'esprit de
r'un triste par Nigoiasme, ne faisait
au poudeclin, et
apercevoir
essécher les semences Thypocrisie achévait de
araient formé, 2 ausb des vertus publiques
Tout avait
qui
avnient
changé d'objet et
plis leur
denntgresl les mots
oerté
aeception
profand
originelle: : le nom de
aille
n'exprimnit plus que Tempire
dedespotieie
frre
de cesi illusions de Lhonnetel hiomme desenehan.
bonheur dont il fat
Penicrsjouneodel la
bercé aux
ner du présent, et révolution,e éprouvnit un
otif
ne voyait dans Tavenir dégcat
idité Fdlerestemgement les idées
Celui qui avait saisi apcun
ecle s'indignait plailosopliques répandues dans avec
d'étre-homme, et Fêtre
le
méme im-
() Loi du ler. aont 1001. --- Page 198 ---
(184)
pasiblejetait un regard d'effroi
plus honorables travaux
sur les résulintades
des
professions de la société
Indigenes. Toutes les
pensces,et nul citoyen étaient accablées de ces
terie au contraire donnait n'osait les proférer: la flatT'homme sous lequel tout des louanges outrées à
titres inventés
pliait, lui
niz
par la bassesse,
prodiguait leg
et le
Tappelait le
hommes, Le plaçait au nombre des plus
phé
seulement principe de ces déeeptions
grands
dehors
au-dedans; il venait à
n'était pas
avec l'encens dont
grands flots du
perdre; les successeurs des on l'énivrait pour le
de le purifier par
apôtres s'empressaient
religicuses
Tabsolation, et dans les
ou publiques le dais
cérémonies
tudes Les troupes mélaient couvrait ses turpireligieuses aux exercices
alors des pratiques
game ouvrit une nouvelle guerriers, et cet amalfois plus funeste
source de corruption cent
civile avait amenées que toutes celles que la
à devenir fourbe
à sa suite; car elle
guere
timent. Enfin la et pervers dans la crainte apprenait du
être plutôt
colonie qu'il gouvernait
châcomposée d'un
semblait
peuple nouveau,
peuple dégénéré que d'un
(*) Adrese de F'assemblée
centrale,
ices
alors des pratiques
game ouvrit une nouvelle guerriers, et cet amalfois plus funeste
source de corruption cent
civile avait amenées que toutes celles que la
à devenir fourbe
à sa suite; car elle
guere
timent. Enfin la et pervers dans la crainte apprenait du
être plutôt
colonie qu'il gouvernait
châcomposée d'un
semblait
peuple nouveau,
peuple dégénéré que d'un
(*) Adrese de F'assemblée
centrale, --- Page 199 ---
CHAPITRE XI.
Arriote de terpélition
gnuleuts guerre francaise; de
érénemens qui la siTindipendence.
Troisieme Epoque.
considérant la conduite de
re sous les rapports
Tenseaintliourer
cde la
politiques de
Etait France, on ne saurait mettre Saint-Domingue
trop prononcé pour le
en doute qu'il
ister dans les liens de la chefd'un pays qui veut
our s'affranchir d'une dépendance, et trop peu
prlable. Il n'y avait domination devenue
er ou ne rien
pas de milieu, il fallait insupitte
entreprendre: la
tout
I
terrible leçon à la clarté métropole lui traça
rà peine les nigociations
d'un vaste incendie;
Amiens furent-elles
qui préparérent la paix
irent tous les fils de entamées, leurs
que les Colons retère. Surleurs demandes manceuvres dans à le miecupa sans relâche de réitérées, le ler, Consul
da composition d'une Farmement d'une
armée
flotte,et
int-Doningue ( hhh ).
expéditionnaire pour
Toussaint en fut informé
lil entretenait à Paris; il par des agens secreta
sentit Tinsuflisonce
de
--- Page 200 ---
( N 186 )
de plus tranet n'osa en prendre
essnyé
Bes deni-mesures. aprés avoir vainement Consul pluchantes. Cependant
au ler.
d'écarter T'ornge, en adressant
ainsi: le premicr
dépiches qui cormencsient hommes blancs, et
sieurs
des
des hommes noirs au premier de recevoir les modifica- de
dans lesquelles il offrait
français
plairait au gouverenest
du 20
tions qu'il chorte, il lança sa proclamation Je suis soldat;
faire à sa
dans laquelle il dit:
Die; s'il
décembre 1801,
je ne crains que
crains pas les hommesi
rqui
je ne
mourrai comme 247 soliunthemeur mots, ilcôt
fuut mounir,je
A ces derniers
de ren'a rien à se reprocher.
car, combien
envers la France:
pas à lui faire!
da ajouter
n'avaientiis
TouSC8 coueitoyeiss
aux brares:
proches cet acte par un appel montrerai ilavoute
11 termina
de Thonmetr.je vous
objours auL chemin suiure. Soldats, vous desezfililas les vertus miçue vous deves
et de toules
de la subordination
Quc nictaitil
seroeteurs
à votre poste.
nainere ou mourir
quil avait
litaires,
de cette opinion publique T'avait toutalors enfouré bravce!! Mais sa tyrannie
tant de fois
le Sud, et rendue chancelante il est
à-fait aliénce dans
quoiqu'il en soit,
les autres parties;
la ligisdans
mesure qui rigénére existeuce
incontestable qu'une
ou donne une
est
vieillie d'un pouple.
assemblca,
lation
moltitude d'hommes
de
à une
grands
politique bienfaits qui font pardonner
un de ces
litaires,
de cette opinion publique T'avait toutalors enfouré bravce!! Mais sa tyrannie
tant de fois
le Sud, et rendue chancelante il est
à-fait aliénce dans
quoiqu'il en soit,
les autres parties;
la ligisdans
mesure qui rigénére existeuce
incontestable qu'une
ou donne une
est
vieillie d'un pouple.
assemblca,
lation
moltitude d'hommes
de
à une
grands
politique bienfaits qui font pardonner
un de ces --- Page 201 ---
crimes
(1 187 )
d'état: il est certain que si Tonssaint
proclams
avait
dons, il eût Tndapendance datournd
de lile, et chassôles Col'idée deson
nergie de la nation s'était
inhumanité. L'6proserits; on n'entendait éteinte dans le sang des
vouement de ceux
plus citer Théroique dévolution, avaient qui, au commencément dela réet leur vie au
sacrifis leur famille, leur fortune
bet de
triomphe de la cause. Les noms
Chavanne, ces noms chers à la
d'Oge,
non oubliés, du
patrie, étaient < Si
moinsonn'osait les
ique le souvenir de leurs vertus prononcer, parce
faisait la censure de la
et de leur gloire
eeurs. Il fallait donner conduite de leurs succesPprit public; il fallait le une nouvelle directionàleslaquelle il était
retirer de la lethargie dans
iqu'une
plongé, et toute autre mesure
Fenfanter indépendance absolue, était
ce prodige.
peu propre à
Aussitôt que les préliminnires de la
raignés en Europe,
paix furent
- tra sur nos côtes ( iit T'expédition ). Le
frangaise se monamandant le
général Laplume coml'exercice de département, et les autres préposés à
ceonseillers Tautorité dans le Sud, n'ayant
que des Colons, se
pour
Leclerc, nommé Ganéralen rangérent du côté de
midel colonie
chefet Capitaine-Gengifrère
par le premnier Consul, son
(i). Les hommes éclairés
beauklancer T'influence de
qui pouvaient baces Colons étaient proscrits et
monamandant le
général Laplume coml'exercice de département, et les autres préposés à
ceonseillers Tautorité dans le Sud, n'ayant
que des Colons, se
pour
Leclerc, nommé Ganéralen rangérent du côté de
midel colonie
chefet Capitaine-Gengifrère
par le premnier Consul, son
(i). Les hommes éclairés
beauklancer T'influence de
qui pouvaient baces Colons étaient proscrits et --- Page 202 ---
(1 188 )
comme des
ils virent arriver les Français
fugitils,
les bras.
libérateurs et leur tendirent
du Nord, à de
des citoyens
Cependant une partie
mieux instruits
et de TOuest,
ceux de TArtibonite
à les repousser;
de leurs projets, se disposérent toute la perverToussaint connut dans ce moment étaient admis dans
sité de ces Colons qui naguère
La nécessité
intimité, et les déféra à Topinion. à
son
des citoyens sacrifier
d'une juste défense porta
et ces climats retenressentiment à la patrie,
leur
du bruit des armes.
tirent encore
devant les remparts
Les Français se présentèrent
s'an1802. Le chefde Texpédition
de cette ville en
qui venait de dicter
d'une puissance
nonça en agent
somma Henri Christophe qui
la paix à PEurope, et
sans coupferir (kEk):
commandait, de la livrer
du
y
même temps une proclamation
il lui notifia en
exhortait les habitans
Consul qui
preinier
au Capitsine-Générat
-de ce pays à se soumettre et dissiper leurs incerPour calmer leurs craintes rédacteur leur adressa ces
titudes sur T'avenir, son
soient votre origina
expressions captieuses: Quellos Français; que
vous êtes tous
te votre couleur, vous êtes Dieu, tous et devant la République.
libres et lous égauz devant
que nous apporiait
avoir exalté le bonheur
Après
17 brumaire de la République
(* ) Le 8 novembre 1801 (
Frangaise).
tre et dissiper leurs incerPour calmer leurs craintes rédacteur leur adressa ces
titudes sur T'avenir, son
soient votre origina
expressions captieuses: Quellos Français; que
vous êtes tous
te votre couleur, vous êtes Dieu, tous et devant la République.
libres et lous égauz devant
que nous apporiait
avoir exalté le bonheur
Après
17 brumaire de la République
(* ) Le 8 novembre 1801 (
Frangaise). --- Page 203 ---
( 189 )
itte expédition, il continue: Sifon
arces sont destinées à vous ravir
vous dit pie ces
voire liberté,
République nous a donné la liberté, le
vépondez:
uffrira pas qu'elle nous soit
Repeblique ne
L ton érangélique
enlebée. Ensuite prenant
pour menacer d'anathème
bnque s'écarterait de ses intentions,
quivots terribles: Qui osera se
il traça ces
Isera 272 traitre d
séparerde Copitaina-Giine
ldécorera
laputrie, el la coleretlela
comme le fou décore tos
Ropubique
voilàles phrases les plus saillantes cannes desséchées.
tle sujet de tant de
de cet acte qui
ostenons d'y rien ajouter. coimentaires que nous nous
ent des projets de
Henric Christophe, contifOrient de l'ile, Toussaint, qui se trouvait alors
consulta
is militaires et une
Topinion; etvoyant que
partie des citoyens les
scommandables de la ville avaient
plua
Dufiance dans les
aussi peu de
Tils craignaient promesses de ce gourernement
Perc, que s'il fallait peu ses menaces, répondit à Leremettre le
Boussaint à commander. Sur
Cap, c'était à
ssolurent de l'enlever
ce refus, les
de vive
Français
eaux qui les portaient
force; mais les vaisar le Picolet: Une
virent tleur pavillon humilié
u, elle fit voile fiegate de la flotte ayant pris
pour les ports
vompes de Fexpédition
environnans. Les
ioints à la fois, et marehérent débarquérent sur plusieurs
iéril dicta une
surla ville; un grand
grande résolulion; le sacrifice de
olurent de l'enlever
ce refus, les
de vive
Français
eaux qui les portaient
force; mais les vaisar le Picolet: Une
virent tleur pavillon humilié
u, elle fit voile fiegate de la flotte ayant pris
pour les ports
vompes de Fexpédition
environnans. Les
ioints à la fois, et marehérent débarquérent sur plusieurs
iéril dicta une
surla ville; un grand
grande résolulion; le sacrifice de --- Page 204 ---
( 190 )
nécessaire au salut de la patrie
cette ville étant détruisitles trois quarts des mar
an autre incendie
avaient été réédifices.
sons qui
franchiles confins du terri
Toussaint avait déjà
la certitude du de
toire du levant, quand il acquit
alors re
hostile des Français au Cap;
barquement
vers cette contrée encore ir
portant 9a sollicitude émissaires aux généraux Pat
tacte, il expédia des
commandaient. Cc
Louverture et Clairveaux quiy
instructions
de doubles
envoyés étaient porteurs les autres sccrètes. Lel
les unes ostensibles et
de faire prendre 1
premières avaient pour objet
qu'il s'en saisit
change à T'ennemi, s'il arrivait
la con
mais les secondes traçaient aux genéraux
cit
devaient tenir dans cette grande
duite qu'ils
avaient résolu que les Fran
constance. Les destins des unes et des autres; il
çais dussent s'emparer utile à leur projet. Trompé
en frent T'usage le plus
reçurent ces Eu
les faux ordres, les généraux venait de mer
par
Clairveaux
ropéens contre lesquels
surer Bes forces.
s'étaient-ila crus pai
Mais à peine les Français
le Gouverneur pa
de ce lieu, que
e
aibles pososseurs
les attaque en personne,
rait au haut du Cap, mémorables de sa proclamation
justifie ces paroles
les hommes; car, entour
Je crains Dieu, ef ne crains pas d'elite, il force leurs re
d'un pelit nombre d'hommes
raux venait de mer
par
Clairveaux
ropéens contre lesquels
surer Bes forces.
s'étaient-ila crus pai
Mais à peine les Français
le Gouverneur pa
de ce lieu, que
e
aibles pososseurs
les attaque en personne,
rait au haut du Cap, mémorables de sa proclamation
justifie ces paroles
les hommes; car, entour
Je crains Dieu, ef ne crains pas d'elite, il force leurs re
d'un pelit nombre d'hommes --- Page 205 ---
( 191 )
nchemens, et vingt fois repoussé, vingt fois illes
arge avec une égale impétuosité: il
rt au milieu de mille hasards,
cherche la
5. Forcé
le
et ne la rencontre
par nombre d'abandonner le
bataille, 1 il fait une retraite aussi
champ
ittaque. N
glorieuse que
La division
a
pudet
française, 9 aux ordres du
( Il ), se rendit bientôt
général
maîtresse du
prt-an-Prince; la remise du Bizoton lui donna
ofde cette ville. Bardet, officier
la
incienne armée du Sud,
supérieur de
1 fort; sa haine
commandait la garnison
pour la tyrannie était sans bornes,
Paspirant qu'au moment de s'affranchir de celle de
oussaint, il courut sans le savoir au devant
buvelle servitude, et lorsqu'il
d'une
de éclaira son
reconnut la vérité,
J ifut
tombeau: car peu de temps
noyé par ceux auxquels il avait livré après
resse qu'ils n'eussent
une forLa
pu obtenir par la force.
prévoyance de Thomme qui
1 suprême
avait tout sacrifié
pouvoir embrassa d'un
rêne des événemens
coup d'ceil la
it lui échapper.
au moment que ce pouvoiralblonel
Ilrevétit du généralat
commandant à
Dommage,
lire une
Jcrémie, en l'exhortant de
de
guerre d'extermination aux
concerter ses plans avec le
Frangais,
lais telle était la fatalité
général Laplume.
pèches furent
quile poursuivait, que: 8es
interceptéca en môme temps
que
ne des événemens
coup d'ceil la
it lui échapper.
au moment que ce pouvoiralblonel
Ilrevétit du généralat
commandant à
Dommage,
lire une
Jcrémie, en l'exhortant de
de
guerre d'extermination aux
concerter ses plans avec le
Frangais,
lais telle était la fatalité
général Laplume.
pèches furent
quile poursuivait, que: 8es
interceptéca en môme temps
que --- Page 206 ---
((192 )
et sont neveu, chiarge
Chansi, soD atle-de-camp et Nerret surle plan ge
de conftrer ravec Laplume
de dcforisesest arrêté à Aequin.
néral
et le Grand-Golve, Léogane 9
Le Petit-Goave
devinrent la proie des
Saint-Marc, les Gonaiyes
la défense
s'étaient armés pour
faimes; ceux qui 2
dans les moatagnes,et
retirèrent
du teniroire,se cendres de ces villes aux desabandommérentlos des
que Tocéan vetructears de la liberté
peuples,
dl'horreurs
nait de vomir sur ces bords, témoins
les souiller de forfaits qui a y étaient
inouies, pour
jusqu'alors inconnus.
dans Tintébientôt ses ravages
La guerre porta
victoires signaldes rapperieur; quelque fois des
fois des
anciens triomphes, et d'autres
laient nos
T'inconstance des destins; mais
revers attestaient
donner Fidée de la gloire
rien ne pouvait encore dans cette lutte. La Crêtequ'Haiti devait acquérir théatre de la valeur des armées
i-Pierrot devint un
ennemis; ils y lais
indigènes et de la honte deleurs leur fureur et de
éternel de
sérent un témoignage tontes
lois, en y assassinant
la tranegression de
les hs honneurs de la
des braves qui méritaient
guerre (* )-
Maurepaw, Christophe,
Les généraux Desaalines,
nombre de leurs
lécolone! Lamartinière et un petit
(*) Le 24 mars 1802.
i-Pierrot devint un
ennemis; ils y lais
indigènes et de la honte deleurs leur fureur et de
éternel de
sérent un témoignage tontes
lois, en y assassinant
la tranegression de
les hs honneurs de la
des braves qui méritaient
guerre (* )-
Maurepaw, Christophe,
Les généraux Desaalines,
nombre de leurs
lécolone! Lamartinière et un petit
(*) Le 24 mars 1802. --- Page 207 ---
193 )
bllègues se couvrirent de lauriers
énérale du pays, et cette
dans la défense
lier les torts
circonstance qui fit oupire pour Christophe; autérieurs,ediets une époque mériIdignede tout
mais il s'est depuis rendu
ans le sang haitien Imaweizhacenatieress se
Après avoir
qu'il répandit à
baignant
couru les chances de grands flots.
fructueux, et Vu le soldat
mille combats
oissonné par la
français, sans cesse
bime s'il naissait guerre,se des
reproduire à ses yeux,
rsur nos
vagues
rives ( 2 *
qui viennent se briravec Leclere. Ebranlo ),Toussaint fut réduit à capitusdeux fils que
par les prières delun de
( ou ils étaient Fespéditions avait ramenés de Franpnscilsde Tautre pourlenr éducation, retenu
indis
quis'était décidé (
à
parles
que son frère
:
périraveclui,
ses instituteurs, préféra s'en retourner
ére fois de
Toussaint éprouva
partraîné
Tirrésolution dans ses
pourla prepar Fabandon de la
desseins; mais
ux, et notamment de
plupart de ses généiuse confiance dans la Maurepas dont la trop couraifit Périr victime de promesse de ces
leurs
Européens
omphé d'eux aux
embâches, après avoir
déposer les armes Tioh-Pacidben, il fut contraint
bhe qui le consterna par la défection de
en livrant aux
Chris-
*)leravail
Français la
rvre.
1002,artivee de l'escadre de
Flessingue et du
--- Page 208 ---
( 194 )
partic de ses moyens (*) Cependant uner
plus grande
tont-à-fait abattre et montra
il ne se laissa pas
l'adversité, en proposant
sorte de grandeur dans accord, que la pacificacomie ultimatum de tout
deux bases: 10. luil
tion de la colonie reposit sur ces
honorable, 20.
d'une retraite
assurerla jouisance individuelle de ses concitoyens.
garantir la libérté
sans discussion
Ces conditions furent acceptées dont la colère devail
et 1 les agens de ce goivernement, dévore leurs cannes
dévorer les Indigènes comme lefox
transitoire
une mesure
desséchées, en recourantà
cette colère se temcommeneèrent à prouver que fut-on
étonné de
quelquelois: aussi ne
pas solliciten
pérait
calmer dans la suite jusqu'à
la voir se
conclurent un condes trèves. Les deux partis français,et Tous
cordalque
ces hommes
errantimsithloemeart
pour
mais
saint rentra au Cap
ces violateurs des
il n'y avait rien de sacré,
-
qui
respectel
les plus solennels 1 pouvaient-ils
traités
celui-ci?
dans lile joints à ceux qui
Des Colons de retour
cris le rétablis
restés, invoquaient à grands
sol
y étaient
Tout enfaisant reparaitres
sement Idelesclavage
comme leurs pro
cortège, ils réclamaient
affreux
( ) L:20avnl 1802.
(* Le 8 mai 1802.
des
il n'y avait rien de sacré,
-
qui
respectel
les plus solennels 1 pouvaient-ils
traités
celui-ci?
dans lile joints à ceux qui
Des Colons de retour
cris le rétablis
restés, invoquaient à grands
sol
y étaient
Tout enfaisant reparaitres
sement Idelesclavage
comme leurs pro
cortège, ils réclamaient
affreux
( ) L:20avnl 1802.
(* Le 8 mai 1802. --- Page 209 ---
riétés des individus E0 1 195 )
quiavaient
irconstanices de la
traversé
I liberté, et d'autres révolntion, en combattant toutesles
lices de cette liberté qui étaient nés sous les pour
ouvernement, égaré proclamée par la France, ausons entretenaient
par les intrigues
Le
romis
dans le
que ces Coque la France ne
ministère,
t ravie aux
souffirait
après avoir
e les
Indigenes, décréta pas que la liberté
colonies francaises
le 19 mai
11789. Ce décret
rdoureroient sous le 1802,
pois dejuillet
quiarriva à
regime
asser,
avec les nouvelles Soint-Doningone au
Pécedemment sema T'alarme. Les Colons forces qu'on y fit
hr leur
réunis par Leclerc qui avaient été
expérience à la formation pour contribuer
Muvernement, Gt le
sans
de son plan de
titre d'assemblée, cependant que cette réunion
pplication du
furent
e tout
décret; Finquietude Lansiconsults sur
écédée annonçait une guerre
devint telle
hbord par des mouvemens mationale; elle fut
importans,
qui ne parurent
midable infmence cependant ils
pas
Mais soit
sur la suite. ( exergerent une
s
que les agens du
mmem)
pressentisent ce
ins
Kouvernement fransecrètes le leur déeret,ou que leurs
hrent, et
fissent
instrucprématurérent
attendre, ils le
oditions du traité
ses effets en
pré1 manque de foi conclu avec Toussaint. violant les
par un crime d'Etat Couvrir
était d'ail-
infmence cependant ils
pas
Mais soit
sur la suite. ( exergerent une
s
que les agens du
mmem)
pressentisent ce
ins
Kouvernement fransecrètes le leur déeret,ou que leurs
hrent, et
fissent
instrucprématurérent
attendre, ils le
oditions du traité
ses effets en
pré1 manque de foi conclu avec Toussaint. violant les
par un crime d'Etat Couvrir
était d'ail- --- Page 210 ---
3 d 196 )
des étres qui
leurs d'une si facile exécution pour de tenir à leur pane se croyaient pas plus obligés de T'Amérique et del
role donnée à des insulaires nations bénies ne pensent
que des
celles qu'elles
raceaftfienine.d
leur foi envers
être tenues de garder
la paix, Toseninthiahin
nomment infidèles. Depuis les environs des Gotait une de ses fermes dans convié à des fêtes dont on
naives: on T'avait souvent
faste dans T'intention
avait fait les préparatifs avec
propre à écarten
del'arrêter: Ce moyen paraissait mais des prétextes
les dangers de la résistance,
coloraient SCEH
des plaisirs
fondés sur T'insouciance ressource inutile. On crui
refus et rendaient cette
d'envoyerdes sol
doneplus expédient pourfatirer commettre des de
ety
dats explorer sa campagne fois par écrit mais ju
sordres; ilsel plaignit plusieurs
que les mesul
T'inefficacité de ses plaintes
ces exaci
geant par
prendre pour réprimér
resqu'on paraissait
il crut que sa prél
tions n'étaient qpapparentes, résolut de s'expliquer de
et
sa de
sence imposerail. fatta d'abord pour assoupirs
vive voix; onle
en grande considération
fiance, on parut prendre il fallait des recherchel
et comme
delà occal
ses plaintes, découvrir les coupables, on prit et les frar
pour
à un diné, où les Colons
sion de l'inviter
s'étaient proposé de renouver
çais unis d'intention fête donnée au 16-.siecle pa
lerles horreurs de la
de
sence imposerail. fatta d'abord pour assoupirs
vive voix; onle
en grande considération
fiance, on parut prendre il fallait des recherchel
et comme
delà occal
ses plaintes, découvrir les coupables, on prit et les frar
pour
à un diné, où les Colons
sion de l'inviter
s'étaient proposé de renouver
çais unis d'intention fête donnée au 16-.siecle pa
lerles horreurs de la --- Page 211 ---
(107 )
Is'y
Gustave Vasa délivra son pays.
tyran dont
nommé Brunet Tarrêta
endit seul, et un général livrait à la sécurité de la
ans le moment quil se
onfiance:
d'idées qu'on aurait peineà expliUne oscillation
et les reles
à Tindependiance,
A uer portait
esprits
quoique laviodans les liens de Thabitude,
mnait
plus d'alternative
ne laissât
ance des persécutions
n'avoir
-
croyant
-
Les Colons,
nr le partià prendre. donnèrent un libre cours aleur
dus rien à redouter,
Bientôt la
projet de rétablir Pesclavage. d'échafauds,
nerilège de Tile fut couverte de gibets,
: urface
le sang des successeurs
evietimes etde bourreaux;'
les agens
coula de toutes parts;
es Aborigônes
les desseins de ces Colons,
consulaires, exécutant
qui marqua les pas des
menaçant
rirent Tappareil
delAmériques ils imitaient,
remiers désolateurs la fureur du zèle religieux qui
Mourpasaients même
et les vétérans de
PS animait: : car ils immolaient les lumières pouvaient
et ceux dont
les
L révolution,
et même les individus
tre un sujet d'ombrage, si chez eux le besoin du crime
dus simples, comme
plus la nécessité. Ces
tait tel qu'il ne consultait renchérissaient sur les meinnemis de Thomme
Comité du Salut-Public : 9
du
ures plus qu'acerbes sous les coups de son despoorsquil faisait tomber
beaux génies qui aient
les plus
lisme sanguinaire --- Page 212 ---
198 )
française aux époques remarhonoré la législature
diverses cirquables de la révolution; mesures France. que Le meurtre,
constances reprodnisirent en
d'horTempoisonnement (wn ) et tous les genres
allaient de pair, et la pitié devint criminelle.
reurs
osaient plaindre leurs victimes;
Malheur à ceux qui
Ici T'expression
ils subissaient le même sort
dans
manquel... Il faudrait tremper le pinceau
broyées sur la palette des Furies, pour
des couleurs
vérité que réclame T'hitoire
tracer avec la rigide
Les Colons, les agens
les horreurs de ces temps.
si étrangers
français et leurs satellites parurent
des
premiers on voyait
à Thumanité, que parmiles faire exécuter des Indigènes
individus dénoncer et la vie dans le cours de la
qui leur avaient sauvé
du dévouement aux
révolution; c'était-là le type
faisaient un médu jour, toutefois ils se
inaccesprincipes
se vantaient d'être
rite de leur cruauté,et
La sensibilité
de la conscience.
sibles au triomphe
cette source des
don
de la nature,
ce
précieux
était traitée de faivraies jouissances du coeur, parmi les seconds la
blesse par ces hommes cruels; décernée à ceux qui, sans
mort était la recompense
d'autre assisd'autres ressources que leur valeur, Thonneur du
leur énergie, soutinrent
tance que
et le rendirent la terreur de ses
pavillon français,
du monde à ceux qui,
ennemis dans cette partie
.
sibles au triomphe
cette source des
don
de la nature,
ce
précieux
était traitée de faivraies jouissances du coeur, parmi les seconds la
blesse par ces hommes cruels; décernée à ceux qui, sans
mort était la recompense
d'autre assisd'autres ressources que leur valeur, Thonneur du
leur énergie, soutinrent
tance que
et le rendirent la terreur de ses
pavillon français,
du monde à ceux qui,
ennemis dans cette partie --- Page 213 ---
2 199 )
s'étaient livrés
'arrivée de ces exterminateurs, joie, les avaient
d'une indiscrête
x tranisports des frères, des amis, et le gouhbrassés comme
ordonnait de tendre la
rnement consulaire leur
droit de
au crime; ; il leur ôtait jusqu'au des lois
rge
asile sous l'ombre proteetrice
:ercher un
défendant d'aborder les
la métropole. e,en leur Ombres de Maurepas,
ages européennes ( 000 ). Bardet, de Braquede
bommage.defeatbes,
de Vorbes
Vendôme, de Desravines,
is (pp).de
illustres victimes, vous attesterez
Idetantd'autres vérités. En se rattachant aux glorieux
sterribles fondèrent la patrie, vos noms vivront
avaux qui
reculés et déposeront contre
ins les Ages les plus désolérent cette terre; c'est
ifureur des tyrans qui
la voix impartiale de
s'arrétant sur vous que terrible arrêt de réprobasistoire prononcera le
sont vautrés dans le
n contre ces brigands qui se
la grande et courageuse
ime ; qu'elle appréciera
de briser à jamais
solution que nous avons prise
injuste,
destructeur qu'une métropole
Bsceptre appésantissait sur nous; qu'elle conpitoyable enfin le silence que les gouvernemens
unnera
à T'éeuropéens ont jusqu'ici gardé
S peuples
et leur refus opird de notre indépendance, ceuvre de la civiêtre de nous associer au grand
sation
dans le
n contre ces brigands qui se
la grande et courageuse
ime ; qu'elle appréciera
de briser à jamais
solution que nous avons prise
injuste,
destructeur qu'une métropole
Bsceptre appésantissait sur nous; qu'elle conpitoyable enfin le silence que les gouvernemens
unnera
à T'éeuropéens ont jusqu'ici gardé
S peuples
et leur refus opird de notre indépendance, ceuvre de la civiêtre de nous associer au grand
sation --- Page 214 ---
( 200 )
France (*) sous
Toussaint arrêté et déporté en organiser unel
Timprobable prétexte qurilroulait chercha à prouver par
nouvelle insurrection qu'on
le cabinet de
unefaussee Loemrenpoetseberselend clairvoyant ne sauLeclerc, et dont Tespritlemoins au chateau de Joux,
rait être la dupe, fut enfermé ses, jours dans des,
où il termina
en Franche-Comte.
Les Français voyant
tourmens intolérables (999)-
cûtété un héros
privés de ce chef, qui
sa racel
les Indigènes homme. si.se bornant à venger
et un grand
ennemis de sa patrie, il ne redt
et. à combatire les
ces Indigenes seraienty
tyrannisée, crurent que
mais -
pas
de rien entreprendre;
dans Timpoissance
trouvait Thomme étonnant
dans leur propre sang se idées, et les diriger vers
devait remonter les
Pétion; il
qui
nationale: c'était Alexandre
une guerre
de la liberté et s'occupa la
déploya Tétendard
intérêts dans celui de
les divers
social
à concentrer
subversion de Tordre
patrie, et lors que la
ouvrit la carrière de
détruisant toute hiérarchie
le premiera ra
Fambition, illa ferma en se soumettant
au sien
possédaient un grade supérieur lni-même I
ceux qui
d'armes, quoiqu'il les eût
avant la prise
ou préparé la
entrainés loin du camp des Français,
de soT
qu'à la délivrance
voie: mais a ne pensait
arrivé à Brest le Ijuillet
() ) Le 14jsia,
1802.
(* ) Le 18 octobre
ant toute hiérarchie
le premiera ra
Fambition, illa ferma en se soumettant
au sien
possédaient un grade supérieur lni-même I
ceux qui
d'armes, quoiqu'il les eût
avant la prise
ou préparé la
entrainés loin du camp des Français,
de soT
qu'à la délivrance
voie: mais a ne pensait
arrivé à Brest le Ijuillet
() ) Le 14jsia,
1802.
(* ) Le 18 octobre --- Page 215 ---
201 )
il voulait inspirer à ses concitoyens le noble
onys, lésintéressement qui T'animait.
avec le général
De retour à Saint-Domingue
française
Rigaud qu'avait ramené Texpédition
dans l'armée, lorsque la tyranPétion fut conservé
étude est de s'occuper des
ie.dontla plus sérieuse
defaire disparaître etout ce qui peutdévoiler
aoyens
chercha et trouva dans les expreses turpitudes, écrite
Rigaud au général
pons d'une lettre
par autoriser sadépornaplume ( TTT ) un prétexte pour
lution en France. En qualité d'adjudant-général,
commandant du 13°. Régiment
étion fut nommé
comme tous
Idigène qui s'était réuni aux français fortement le despopesaient plus
cux surlesquels
reste des anciennes légions
smne de Toussaint; lui avait imposé sa loi en lui
1 Sud le vainqueur
un exil dans les désignant pour cantonnement orientale de l'ile, qu'il fut
trts incultes de la partie
mdamné à défricher pour trouver sa subsistance,
Idont il ne sortit qu'à T'arrivée des Français. insuréuni à d'autres bataillons
Ce réginent
rentrèrent en grande partie
res, dans lesquels
du Sud qui s'étaient
de l'armée
: anciens ofliciers
lors de Tévacuation
rrés à Cube et au Continent >
Toussaint, et
de l'époque des proscriptions de
Leclerc avait facilité le retour en expédiant
at
chargée de la missoin de les ramener
2 frégate
--- Page 216 ---
( 202 )
dis-je, eut pour
de troupes.
sur ce sol, ce corps du Cap; : c'est là que Pétion
noureau poste le haut
les Franco-Cobons exertémoiu des excès que
fle; instruit d'ailfat
de cette
à la
çaient sur la population dans le même temps
leurs de ce qui se passait
où l'immortel DelMartinique et à la Guadeloupe à la liberté, venait
ne pas survivre
de la
gresse, pour dernier soupir par l'explosion cettel
de rendre le
et dans laquelle
forteresse qu'il commandait. s'était rétirée, il observa
divinité des belles âmes
étaient attentils à
de lui tous les esprits et sonda la pro
qu'autoar
française,
de
de la politique
Tétendue
la marche
desseins; découvrant
jondeur deses
de l'armée métropolin
il se sépara
ses vues iniques, Tancienne confedération. le plun
taine, et restaura à Leclerc Pévénement
Sa conduite parut
de la puissance français
funeste au Rétablisement d'employer tous les moyer
il résolut
ne dédaign
dans e pays;
et, dans le choix,
mora
pour le rappeler, décèlent la dégradation 9
ces reptilités qui
vers lui Papalier,
pas leurs auteurs; il dépôcha le
à sa sortic
de
de joindre
n'avait pas eu le temps Pétion par laquelle ill'el
lui remit une lettre pour les drapaux français,
à retoumer sous
ni mensond
gagenit
ni serment,
vieill
ni promesse. tactique avait
nspangnait
mais cete
pe
pour le décider;
la preuve de Tinsigne
Ton avait sous les yeux
9
ces reptilités qui
vers lui Papalier,
pas leurs auteurs; il dépôcha le
à sa sortic
de
de joindre
n'avait pas eu le temps Pétion par laquelle ill'el
lui remit une lettre pour les drapaux français,
à retoumer sous
ni mensond
gagenit
ni serment,
vieill
ni promesse. tactique avait
nspangnait
mais cete
pe
pour le décider;
la preuve de Tinsigne
Ton avait sous les yeux --- Page 217 ---
( 203 )
arrivé au
usaient. Papalier
de de ceux qui en avoir courn les plus grands
de Pétion, après
lui
Tobjet
mp
la vie, comnunique Tarmnée.
ingers de perdre
ensuite à toute
et Texpose
> sa mission
ditil, le français consmes frères,
vous avez
6 Mes amis,
résolution que
àla
mé par la généreuse de mourir, a recours
ise : de vivre libres ou
Colon, son compaT'arme favorite du perfide
que
se,
Le chef de ces Europtens
bote et son allié.
des libérateurs, mais pour
comme
de Thumanité
us regartions
ni les droits
hi ni la foi des sermens, vers vous; il vous engage
esont sacrés, m'a dépéché Pour capter votre conretourner sous ses lois.
excentions, etvous
il suspend ses affreuses
àl'en croire
ance,
les plus séduisantes; vous est ouit les promesses honneurs et des dignités
( chemin des
de fleurs T'abime où il prétend
ert: ainsi il couvre
ous engloutir..
décèle la fourberie, ,et
de-
- 6 Mais trop de précantion de notre pays sont
force d'art les oppresseurs entretien avec leur
mal-adroits. Durant mon
ilavait
enus
de ses aflidés, auquel
devait jouer, se préle rôle
MepiaiseGtaraten
doute dicté
qu'il
signalce
ans
une fotte française
ente, et lui annonce
cette nouvelle m'avait
war la vigie; : jugeant que
vous limvoulant faire pinerjtnra
branlé,et
- 6 Mais trop de précantion de notre pays sont
force d'art les oppresseurs entretien avec leur
mal-adroits. Durant mon
ilavait
enus
de ses aflidés, auquel
devait jouer, se préle rôle
MepiaiseGtaraten
doute dicté
qu'il
signalce
ans
une fotte française
ente, et lui annonce
cette nouvelle m'avait
war la vigie; : jugeant que
vous limvoulant faire pinerjtnra
branlé,et --- Page 218 ---
(2 204 )
crut produire en moi, il employa ces
pression qu'il
à entraîner les âmes faibles
lieux communs propres dans la France cette puisou timides, me peignit
et qui, pouà
rien ne peut résister;
sance laquelle daigne nous offrir rses bienfaits,
vant nous anéantir,
... Combien ne s'apour prix de notre soumission. des hommes quipréveugle-til pas en pensant que
vie traînée
mort
à une longue
férent une
glorieuse
accepter
iront s'lumilierjusqu'a
dans Tignominie,
grand Dieu!..1 Leurs
Et quel pardon,
un pardon!
etl les meurtriers deéchalauds sont en permanence,
épargnées.
mandentles victimes trop long-temps
que
besoin de vous retracer ces tableaux
Mais ai-je
Ne mériterais-je pas
chaque jour multiplie
croire que, sourds
votre indignation, sije pouvais de vOS fils, de vos
à la voix plaintive de vos pères,
dans
de la Liberté précipités
femmes et des martyrs
des calles, attachés aux
les flots, étoufles au fond
et qui vous charsur la roue,
potences, ou expirant
vous étiez capables
du soin de les venger,
leurs
gérent
et, trahissant
cette sainte obligation,
vous
d'oublier
laisser le crime impuni; 2 que
mânes irrités de
vienne vous rappeler ces
attendissiez, enfin, queje propositiota2.. Non;
faits pour rejeter d'indignes
mon âme
contraire à retremper
c'est à moi au
fortifiates les vôtres.
aux sources où vous
de la liberté
ces êtres qui se jouent
66 Eh quoi!
enger,
leurs
gérent
et, trahissant
cette sainte obligation,
vous
d'oublier
laisser le crime impuni; 2 que
mânes irrités de
vienne vous rappeler ces
attendissiez, enfin, queje propositiota2.. Non;
faits pour rejeter d'indignes
mon âme
contraire à retremper
c'est à moi au
fortifiates les vôtres.
aux sources où vous
de la liberté
ces êtres qui se jouent
66 Eh quoi! --- Page 219 ---
(2 205 osent )
croire que, nous
t de la vie des hominess beaux sentimens dont
rrétant à ces théories des
nous surprendre,
sfont étalage pour nous tromper, bras à leurs fers, nous
viendrons présenter nos
donc plus
ous
tortures!.. Ne serions-nous
yrer à leurs
de ces confcdérés
: les successeurs
nos droits P .
3s compagnons, de leur sang la liberté et
puiscellerent
mourons mille fois plutôt que
fourons, camarades;
de carnage, sitel est
avides
Cobéir à ces tyrans
à la postérilé un grand
arrêt du sort; laissons
soit Tobjet de
kkemple... Que notre mngnanimité
rendra à
le souvenir de notre gloire foulent aux
es entretiens!1
monstres qui
nmais exécrables ces
donc par leur
Commençons
ieds Thamanitél...
proposition;
Houverfhoreure que vous inspireleur entière contre
s'il se peut, la nature lieux
haonjurons,
règne dans les
qu'ils
hux 3 que la terreur
les victimes et les
itent! Que, laissant respirer du soin de leur propre
ourreaux, ils s'occupent du Cap est dans les plus
alut. Le bourg du haut Tépouvante ; qu'il soitle
ves alarmes; portons-y succès, comme il le futde
aéâtre devos premiers Que sous nos coups réunis
potre détermination... instant
de tristes déarmée n'offre en un
que
terre
eur
Colon cessera de souiller cette
iris. Alors le
échappé aux fléaux qui
et le soldat,
pes sa présence,
fuira aussi loin d'elle,
pévoreront ses compat gnons, --- Page 220 ---
( 206 ) hommes elle essaya
etira redire à sa patrie quels
damenir"il.
remmante qu'elle
était si vraie,si
Son éloquence
de ces braves aupoint deleur
échaulla Timagination
d'attaquer le haut du
faire prendre la résolution amis à Tenlever d'asCap:il concourut avec ses
(ss),
de son ambassade
saut la nuit même dujour
de voirlui
résister au chagrin
Leclerc ne put
dévorait déjà, et mourut
échapper une proie qu'il Rochambeau qui aspirait au
presqplanssitoe
depuis 1792, et
gonvernenent de Saint-Domingue
malpour éprouverle
qui ne reparat, en 1796,que
après avoir
heur dese voir déçu de ses espérances forcé de s'éloigner du
de l'autorité - , et d'être
Les premiers
eseayé
son snccesseur.
pays.1 fut proclamé
se firent remarquer par
jours de son administration bataillons de troupes
de quelques
; les oflile désarmement
deTarméc française céléindigenes, auxilinires
furent noyés. On
ciers et soldats de ces corps
massacre
avènement au pouvoir parles
de
bra aussi son
sur la place
de cinq cents de nos compatriotes de leur service
Saint-Marc, comme la récompense T'armée françnise etl lel
de
d'avoir sauvé une partie engagés dans les défilés
général Hardi qui sétaient furent à la veille de succomoù ils
des montagnes,
Le2 novembre 1802.
(*)
ilinires
furent noyés. On
ciers et soldats de ces corps
massacre
avènement au pouvoir parles
de
bra aussi son
sur la place
de cinq cents de nos compatriotes de leur service
Saint-Marc, comme la récompense T'armée françnise etl lel
de
d'avoir sauvé une partie engagés dans les défilés
général Hardi qui sétaient furent à la veille de succomoù ils
des montagnes,
Le2 novembre 1802.
(*) --- Page 221 ---
(207 )
indigines, et
le feu des embuscadles
Texceu
sous
Hardi qui commanda
t ce même
tla être inmoral, qui iréunissait
cet
et porta
ochambeau.
les échafauds,
pale au faste, maltiplin dans ses plaisire; on pent
vodt du crime jusque apprèts d'un bal embléfaire une idée parles regards étonnés un appartique où il offrit aux éclairé par des bougies oraent tendu en noir, ainsiallasion au deuil uniil faisait
ordones de crépes;
répandre sur ce sol,et
sel quil voulait
deux sexes d'y assister (ut)-
des
le suptt Eanclndigones
tortures, il établit
centeur de nouvelles
des fournaises à grils
de la scie, et fit ériger
dans lesNce
des auto-da-fe
Les
ur jouir du speetacle
des victimes.
les tourmene
on
en étouffoirs
- els
prolangevin
transformés
Fisseanx de Pétat étaient
était devenu la
furoux, le lieu des supplices assistait et s'inforde ses rpéenlationss ; ily
s'en faire
lace
fortune des exécutés pour
lait de la
sicaires. Souvent il suflisait
endre compte par ses adhérens et les fauteurs de
ux Colons mémes ses
de posséder rde
de la réputation
qu'ils
es erines.dejouire être frappés des coups
randes fortunes, pour
la destructtiraient sur ceux dont ils proroquaient n'avoir pas
de mort violente pour
pon. Il en a péri
aux imposilions
atisfait avec assez d'empressement
des exécutés pour
lait de la
sicaires. Souvent il suflisait
endre compte par ses adhérens et les fauteurs de
ux Colons mémes ses
de posséder rde
de la réputation
qu'ils
es erines.dejouire être frappés des coups
randes fortunes, pour
la destructtiraient sur ceux dont ils proroquaient n'avoir pas
de mort violente pour
pon. Il en a péri
aux imposilions
atisfait avec assez d'empressement --- Page 222 ---
( 208 )
arbitraire (* ). Semblable à Fernan,
du rapineux
Rocham
Cortès et à ses sanguinaires compngnons, frais de lile de Cub
beau Gt transporter à grands
de chiens dévorateurs, et renouvel
des meutes
qu'un tyran de Rome ol
ces scènes éponvantables
il faisal
lorsque dans un cirque
frit au Peuple-Roi,
féroces les membres palpil
déchirer par des bêtes
leur fureur. Quell
à
tans de ceux qu'il exposait
et quel luxe de cruautél..
barbare rapacité,
au Com
On se souvient de sa fameuse réponse meute affal
de la
mandant de la Tortue, gardien
la nourt
demandait un jour de quoi on
mée, quilui
et des mulàtres, dit-il
rirait. De la chair des nigrés
ce
les premiers
à la Tortue? prenez
nen existe-t-ilpas
de vous tromper.
mus : vous ne risquepas
détourner L
On a vil ces chiens, las de carnage, des Indide leur proie; mais les assassins
les yeux
leur fuinsatiables de mcurires.atimnulient)
génes,
faisant couler le sang
reur, ou les alléchaient en aleurvoracité( ( ant
victimes offertes
des nouvelles
ancienne famille de la
Louis de Noailles, issu d'une
dont la terre a
monarchie française et Lavalette,
avait la surintendance
été purgée par un naufrage, ministres de la mort
d'horreur; ces
de ce spectacle
d'être les plus scélérats,
Thonneur
se disputaient
voilà quel
L'extermination totale des indigénes;
(* ) Fédon l'ainé.
chaient en aleurvoracité( ( ant
victimes offertes
des nouvelles
ancienne famille de la
Louis de Noailles, issu d'une
dont la terre a
monarchie française et Lavalette,
avait la surintendance
été purgée par un naufrage, ministres de la mort
d'horreur; ces
de ce spectacle
d'être les plus scélérats,
Thonneur
se disputaient
voilà quel
L'extermination totale des indigénes;
(* ) Fédon l'ainé. --- Page 223 ---
( 209 )
et
mitle projet des Colons, du Capitaine-Genéral
le pillage et la rapine, son
eleurs coopérateurs. le silence de la nuit, on réunisriment. Pendant
nombre de victimes; ; onles
lit sans choix un grand
infectes après les avoir
ntassait dans des prisons
l'instant fatal.
et là, elles attendaient
Fpouillées,
embrassait les deux exa chaine des exécutions
les deux sexes; elle
émités de la vie, etjoignait
les
teignait même les générations futures, puisque
immesenceintes n'étaient pas épargnées. Quipourdes individus faisant partie de la natit croire que
au monde
on la plus polie de Funiverndonmeraient hordes sauExemple d'une férocité inconnue aux
des
ges! Qui pourrait penser que du sanctuaire
dences etdes arts sortirait un essaim de barbares
amnenersiseafimeet-ié. des mers pourégorger
les lumières de la civilisation
peuples.éteindre elles les
de liberté que
cdétruire avec
principes
dans les ouvrages de ses phi51 nations puisérent
et dans
eophes. dans les discours de ses orateurs
Ille écrits qurimmortalisa le géniel... Cependant
du gcat, qui
6 enfans de cette France, legislatrice
beau monument à la justice; à la raiI eva le plus
rendirent leurs noms tellement
iet à Thumanité,
cû douté que le
deux dans cet hémisphère, qu'on
quileur donna lejour fa la patrie de ces bienys des hommes, de ces modèles de vertu, de
teurs
--- Page 224 ---
(210 )
du
objet de Yadmiration
talens et d'héroisme.
qu'ainsi que les promnonde; sil'on n'était peruadé qualités varient à linductions delaterre, dontles
hommes,
plus feconde en grands
fini, la contréela
fournit aussi des monstrestl..
des bourreaux
et Thorreur
Lexcès de Tinjustice de la dépendance. Le gorompirent enfin les liens
confedéraDessalines se, joignit à la nouvelle
Clairnéral
déclaré le chef; les généraux
tion, et en fat
T'avaient devancé en suivant
veaux et Christophe
la confiance dans le
A: Pétion. Christophe perdit de Pétion pour joindre
Nord, aussitôt le départ il en fut chassé; sa fuite
Dessalines. à TArtibonite; fedéralisme auxquels le
favorisa les principes de
existence funeste
Petit-Notl donnait une
mais Dessagénéral
révolution;
succès de la nouvelle
en
aux vint, le rétablit dans son commandementse alors un
lines
la guerre prit
extirpant de tels principes, braves Port-Salutiens se
caractère national. Les
des Côteaux et de la
levèrent, et, réunis à ceux des Cayes, tandis que
mnenneérent la ville
plaine.
leurs armes à TAnse-à-Veau
les Français portaieut
du général Geffirard.
s'opposer aux progrès
le voeu de Tindépour Dès T'année 1803, on exprima désirs de la nation fut
pendance. et Pénergie des dessein de ceux qui le
à la hanteur du sublime
la libertés
conduisaient.
srnengenepeaul
rent, et, réunis à ceux des Cayes, tandis que
mnenneérent la ville
plaine.
leurs armes à TAnse-à-Veau
les Français portaieut
du général Geffirard.
s'opposer aux progrès
le voeu de Tindépour Dès T'année 1803, on exprima désirs de la nation fut
pendance. et Pénergie des dessein de ceux qui le
à la hanteur du sublime
la libertés
conduisaient.
srnengenepeaul --- Page 225 ---
(: 211 )
son nom priTappelait la nature, reprit Tamour de la
à laquelle
Haiti. Guidés par
mitif, et redevint
les intérêts se Fondirent,
dans lequel tous
quistiieat
patrie
cteignirent les prétentious à fare de la
les Haitiens milieu d'eux,et tendaieut
ils firent
élevées au
Mal armcs,
et
plusieurs états séparés.
de munitions
Fpatrie
de valeur; privés réunis en un seul
edes prodiges de guerre. 2 mais
et
d'antres mnoyens leurs terribles adversaires,
t tont, ils étonnérent couvertes des lauriers italiques, fères
vieilles bandes
et
0 ces
du triomphe de Marengo débris de ces
pleines encore dans leur patric les
de la civili-
(d'avoir emporté
jadis le berceau
en radistingnaientje
mutilérent
E arts qui
des mains barbares
de Sésostris,
E ention, -
et que contrée aux successeurs
armes.
1 vissant cette
la vie la gloire de leurs
avec
célebre par
iei perdirent lieu de cette ile, devenue les instituChaque mémorable, et depuis victoire par
ou concette guerre
atteste une
tions repabicaites
Dans TOuest.cerpi
sacre un glorieux souvenir. plaines du Culde-Sac,
voit traversorles
et Nesistant
tion qu'on réunies les forces françaises, rendre à Léooi étaient
armée défaite, se
pour ainsi dire aune facilite le paseage de Gellirard
ou, vainqueurs il
entame et poursuit
gane le Sud en même temps qu'il
était de rédans
(eve)
une
federaliste Lamour Desrances
du
SESNERE
unir le camnpe
erpi
sacre un glorieux souvenir. plaines du Culde-Sac,
voit traversorles
et Nesistant
tion qu'on réunies les forces françaises, rendre à Léooi étaient
armée défaite, se
pour ainsi dire aune facilite le paseage de Gellirard
ou, vainqueurs il
entame et poursuit
gane le Sud en même temps qu'il
était de rédans
(eve)
une
federaliste Lamour Desrances
du
SESNERE
unir le camnpe --- Page 226 ---
2 212 )
et revint réparer les
à la confedérntion générale,
revers de TEtuve( * ) et du fort Caira ( *), en
forçant les Français às'enfermer au Port-au-Prince;
c'est Mimi Bodes qui meurt au champ d'honneur
qu'aucun péril, que nuls dangers ne
pour prouver
d'un
sont capables d'arrêter l'ardeur guerrière
haîtien; c'est Lamarre qui, avec une compade la garde nationale, s'empare du Petitgnie Goâve, et rend les remparts du Fort Liberté redoutables à toute attaque. Dans le Sud, c'est Geffait subir une entière défrard qui, au Thomaskenil,
faite à leurs bataillons victorieux sur les monts des
Alpes, des Pyrennées, et efface par ce succès jusqu'aux traces de nos pertes dans l'infructueux assaut des Cayes; ce sont ses légions confondant la
valeur française aux Garatas. Au Port-dle-Paix,c'est
Capoix qui prend une forteresse, et consolant
Tombre de Maurepas de la perte deslauriers moisva surdes radeaux porsonnés aux Trois-Parillons,
ter la terreur dans File de la Tortue, et prouve
dans T'attaque du Môle il montra plus de téquesi
de prudence, il sutl les allier en d'autres
mérité que
occasions. Au Cap, c'est ce même Capoix qui
leur. ligne par Tattaque la plus hardie, et
coupe
Dans les champs du fort Liles force à capituler.
( * ) L'étuve d'une des habitations du Cui-de-Sac.
**
de Léogane deux fois pris par Pétion.
(
) Fort --- Page 227 ---
(2 213)
les rives de TArtibonite, au pied de
prté, sur
sont Dessaun mot,ce
SI montagnes, partout,en
Jean-Louis Frances, Clairvaux, Cangé, Gérin,
Ambroise, Gabart; c'est
is, Férou, Magloire
de braves dont s'honore Haiti, qui
itte quantité
la victoire. Enfin,on vit les Haîtiens,
ent ajamais
Begon, Dereuveaux navigateurs, dirigés par
Dublin et leurs collaborateurs, avec de
acour,
et enlever des bâtipples barges, surprendre
ns de force à l'ennemi.
Tandis que tant d'exploits portaient la gloire
haut degré, Estelle, les villes
jiienne au plus
les campagnes désertes ; ces
pent détruites,
naguère bordées de haies fraiches
pes routes,
les
dessinaient autour des plantations
platesdes d'unimmense parterre, couvertes de ronces
Cépines, étaient obstruées dans leurs avenues; :
tallées ornées d'arbres prolongés en pilastres,
fent.jonchées de troncs abattus. Ces aqueducs
doaraissaient suspendus dans l'air, et dont les
donnaient l'action aux moulins à
eijaillissantes
3, en même temps qu'elles vivifiaient les champs
mutilés, renversés par la main de la
Pucteurs,
druction, formaient des marais en des lieux,et en
iient d'autres en proie à la sécheresse; à côté
urs arches couchées sur la terre, on voyait de
rbes établissemens changés en ruines. Aux
aqueducs
doaraissaient suspendus dans l'air, et dont les
donnaient l'action aux moulins à
eijaillissantes
3, en même temps qu'elles vivifiaient les champs
mutilés, renversés par la main de la
Pucteurs,
druction, formaient des marais en des lieux,et en
iient d'autres en proie à la sécheresse; à côté
urs arches couchées sur la terre, on voyait de
rbes établissemens changés en ruines. Aux --- Page 228 ---
(214 )
avnit succéds le
chants du laborieux enlivateur silence de la mort.qui
desarmes; au repos, le
du lat mbis
broit
parle son lugubre
n'était interrompu que
nos ligions, descen
des combats, : lorsque
venaienty cher
prélude
dans la plaine,
dant des montagnes
les ennemis de la patrie.
cher
impétnenx
Tel le torrent des montigncs.
Se Roule precipitiot ses eaux dans tummaltueux les campugnes,
Et lans son cours les
les cultures,
les vallons 1 tromperux, cité :
Ravagennt Sème Teffroi damsla bouillant et S2DS armures 9
Tel sortit de fier ses bois, d'un courage indomple:
Mais
nonveau numide 5
L'hatien, Estla terreur de T'enhemi. tout frémit;
A son aspect Liberté tout est tremble, son égide.
Le
de Mars
Thnitien, terrible aux champs de trait
Mais succès, en les accompagant
Thor
justilie ses
qui diminuent
et de clémence Tennemi vainc
de magnainité
Aussitôt que
lui
reur de la guerre.
il ne voit plus en
qu'or le
tombe en son pouvoir. et lai prodigue tons de
et
homme son semblable, Combien d'olliciers
égards de la compnssion. faits prisonniers apry
de l'armée française
semblait avoir fe
soldats
de Sit
les
des combats donttachanewest out été
objets
mé les coeurs à la pitié, tendu ane main secourable
Diesta.illeaca
soius!
déchiré ses vétemens pearetauchm
etquelquciois a
son pouvoir. et lai prodigue tons de
et
homme son semblable, Combien d'olliciers
égards de la compnssion. faits prisonniers apry
de l'armée française
semblait avoir fe
soldats
de Sit
les
des combats donttachanewest out été
objets
mé les coeurs à la pitié, tendu ane main secourable
Diesta.illeaca
soius!
déchiré ses vétemens pearetauchm
etquelquciois a --- Page 229 ---
(215 )
avec une rare
désarmés. il les a traités
cirs snng;
même que ces barbares
Inté (*r), à Tinstant
sur des caleur fureur jusque
Asés exerçaient
en les rendant
les tombeaux,
vres et profanaient dans lesquelles ils versaient
aoins des exécutions Parmi une multitude de
blus pur sang haitien. Zénon Noguès. Ce malprésente celui de
s,se
blessé à l'assaut des Cayes.abannreux haitien
s'était traîné dans une pièce
nné dans la retraite, ville. Là, se nourrissant du
cannes, voisine de la
il en versait
de ce roseau précieux,
E sucré
bienfaisantes sur sa plaie pour
Mques gouttes
soixante jours
il végéta pendant
hner sa douleur;
bout de ce temps, il fut déBIs cette situation, au
français quile prennent
evertpardes maraudeurs
décharnés eusen ville; ses membres
ee portent
mais
des larmes aux anthropophages
t arraché
tle territoireourepoent
cruels qui lui disputaientl
le privérent
cendres de ses aieux,
vénérables
des convulsions
1r reste de vie, pour se repaître
ses derniers momens. d'atrocités en aflligeant
ua nature vengea tant
la fièvre
armée d'une maladie pestilentielle;
ee
et étendit ses ravages
I ae dissémina ses rangs,
comme pour les
les Colons les mieux acclimatés moteurs de tant de
uir d'avoir été les principaux encombrés de maastres. Les hopitaux étaient
ses aieux,
vénérables
des convulsions
1r reste de vie, pour se repaître
ses derniers momens. d'atrocités en aflligeant
ua nature vengea tant
la fièvre
armée d'une maladie pestilentielle;
ee
et étendit ses ravages
I ae dissémina ses rangs,
comme pour les
les Colons les mieux acclimatés moteurs de tant de
uir d'avoir été les principaux encombrés de maastres. Les hopitaux étaient --- Page 230 ---
(216 )
changées en hôpitaux; les
lades, et les maisons
n'offraient plus que dévilles où ils étaient confinés
la misère. Eprou.
solation, et la famine y augmentait habitans voyaient les
vantle sort de Tantale, leurs
de toutes les proavoisinent couverts
monts quiles
besoins et aux agrémens de
ductions nécessaires aux
toucher. Prila vie; ils les voyaient, et ne pouvaienty n'avaient
dans T'intérieur, ils
plus
vés de tout secours
dehors: car les hosnul moyen de s'en procurer au la France etlAnentre
tilités étaient recommencées
receôtait encorefempéraneeder
gleterre, ce quileur
Pâles, défigurés comme
voir de nouveaux renforts. dans les rues de ces cités jadis
des spectres, errans
transformées en vastes
si délicieuses, et maintenant
et
sépuleres ( 3VY ), ils y traînaient une douloureuse brillantes fanexistence. Chaque fois que les
pénible
se mélant à la mâle symphonie
Jares de la trompette,
leur annonçaient
des autres instrunens guerriers, leurs murs, l'époula présence de nos légions sous A ce tableau déhâtaitleur trépas.
vante généraley
fit place à la vengeance; elle
chirant, la compassion fureur, et cette nation haîtienne
attendritjusqu'a la
des vils détracteurs
si brave,si généreuse, en dépit daigna nourrir ses
qui ne cessent de la calomnier. chels
la conduiirréconciliables ennemis. Les
qui
d'armes
alors consentirent à une suspension
sirent
Colon etle Français dochirés'
durant laquelle le
épas.
vante généraley
fit place à la vengeance; elle
chirant, la compassion fureur, et cette nation haîtienne
attendritjusqu'a la
des vils détracteurs
si brave,si généreuse, en dépit daigna nourrir ses
qui ne cessent de la calomnier. chels
la conduiirréconciliables ennemis. Les
qui
d'armes
alors consentirent à une suspension
sirent
Colon etle Français dochirés'
durant laquelle le --- Page 231 ---
(217)
1 couraient
par la faim etla contagion, ouverts
tourmentés
dans les marchés
chercher leur subsistance
cty respirer un
distance des camps,
à quelque
de la campagne.
instant T'air pur
des différentes
La trève expirée, on presmalesiéged furent évacuées
qu'ils occupaient; les unes
eurent la
places
Leurs ganisons
capitunlérent.
des AnL
et les autres
de guerre
faculté de se rendre prisonnières côtes ( 222 ). Cette cité
croisaient sur nos
2 glais qui
et semblait défier Tintrépidité
seule tenait encore,
T'armée française s'y élait
d des Haitiens ; le chef de troupes; ily fut attaqué
enfermé avec ses meilleures
trait hardi décida
vaillamment; un
étaient
et se défendit
Ses palisades
1 de la reddition de cetteplace. de blocke houses qui en dégaranties par une pépinière
Capoix, commanle général
-
fendaient T'approche;
traverse avec sa divide T'armée,
d dalitTavantegarde de leursbatteries, et se portant
sion souslefeu croisé
donne Tassaut à la redoute
à Textrémité de la ligne, force les troupes qui occula ferme, T'enlève et
C qui
pour n'être point
les autres à les abandonner
I - paient
Le résultat de cette sadans leurs positions.
- cernées
dont le succès était dû à une vavante manceuvre, laissa à découvertles murs de
leur extraordinaire, vit que ses remparts seraient
la ville. Rochambeau
arrêter Timpétnosité
faibles barrières pour
0 de trop
efforts de laquelle tombérent
de T'armée sous les
--- Page 232 ---
(218)
servaient de
formidables redoutes (o) qui
ces
boulevard à la ville, se décida à entrer en
double
de buitjours fut accorde
négociation. Un armistice
les Frangais fournirent
pour capituler ou évacuer;
Violérent nédeux officiers gradués pour otage,et
embardelarmistice,en faisant
anmoins l'intégrité
des Haitiens quile
quer et précipiter dans la mer
étaient
tenaient à la chaîne comme des forçats et qui
dans le fait des prisonniers de guerre. Cette action
doute, T'existence de leurs
compromettait, sans
haitienne décida de
otages; mais la magnanimité
Armand LeUrbain Devaux et vous,
les renvoyer.
étaient exposés par un monstre
vasseur, vos jours
ennemie, mais génésans foi, ni loi; une nation
familles et
vous rendit à votre patrie, à vOs
reuse,
vous impose un deau bonheur: la reconnaissance
auvoir; c'est celui de lui rendre un témoignage
thentiquel...
Rochambeau traiLa flotte anglaise-ctait en vue,
les huit jours
avec T'amiral;
ta de sa capitulation
faisaient
donner l'asexpirés les préparatifs se
sollicita pour et obtint une
saut, lorsque T'amiral anglais
firent
alors les Français
prolongation de deux jours, etl'armée haitienne
double capitulation (* ),
une
même temps que les derentra en ville presqu'en
niers convois en sortaient.
* )Le 20 novembre 1803.
otte anglaise-ctait en vue,
les huit jours
avec T'amiral;
ta de sa capitulation
faisaient
donner l'asexpirés les préparatifs se
sollicita pour et obtint une
saut, lorsque T'amiral anglais
firent
alors les Français
prolongation de deux jours, etl'armée haitienne
double capitulation (* ),
une
même temps que les derentra en ville presqu'en
niers convois en sortaient.
* )Le 20 novembre 1803. --- Page 233 ---
La patrie étant
- 219 )
bien que le territoire délivrée par cette
occupé par les
ci-devant Espagnol éraenation, fut
qua (*) un conseil Français, le chefde Tarmée encore
intérêts du
généralp pour
convoau milieu des pays; ses membrés réunis delibérereur les
de la liberté, débris quileur rappelaient aux Gonaives,
rier 1804, conserérent son
les eflorts
en
triomphe le
ur les
proclamant
leJanaouvel trophées de la
Findépendance d'Haiti
ère à
victoire. Ce jour
a patrie, et Tunivers, on éleva un
offrit un
ant en ses sur cet autel fut
autel dédié à
mains la
placée son
Pes
balance où se
image teNotta citoyens; un étendard
pésent les
sur ces
d'azur et de droits
ura de s'enterrer attributs, le peuple
pourpre
e courber
sous les débris rangé à Fentour,
la tête sous
d'Haiti
pon
le joug
platotque
olennel. étrangere, et la nature d'aucune dominaesoleil, Depuis cejour
sanctifia ce serment
en
mémorable, chaque
émonie auguste recommengants son cours,
année
vouvelé; il
dans laquelle ce éclaire la céretentira dans la
serment est reCexemple aux
postérité
Ainsi finit peuples et de
pour servir
lingt
cette guerre qui leçon dura aux tyrans (6)!
nétat jours, et offrit dans ses
vingtet un mois,
insi permanent d'hostilités suspensions mêmes
s'évanouit le prestige d'un politiquesou morales;
(*)Leeo, norenbre 1803.
pouroir fondé sur
ouvelé; il
dans laquelle ce éclaire la céretentira dans la
serment est reCexemple aux
postérité
Ainsi finit peuples et de
pour servir
lingt
cette guerre qui leçon dura aux tyrans (6)!
nétat jours, et offrit dans ses
vingtet un mois,
insi permanent d'hostilités suspensions mêmes
s'évanouit le prestige d'un politiquesou morales;
(*)Leeo, norenbre 1803.
pouroir fondé sur --- Page 234 ---
(220) illusions de Thabides décevantes
Hiajuntice.dtase
redontable par la perfidie;
tude, et devenu trop lutte dont les résultats en
ainsi se termina cette
rendit le paye
brisant les chaînes de la dépendance mais les ennemis
état naturel, à la liberté;
que,
à son
étaientsi démoralisés
qu'Haili avait combattus
d'individus de toutes
nombre
parmi eux, un grand
de marins, se retiprofesions, et prineipalement
en hordes
rèrent à l'ile de Cube, et s'organiserent la terre de leurs
Après avoir couvert
leur comde pirates:
l'océan à devenir
crimes, ils forcèrent
les côtes d'Haiti, et dansi
plice, et commirent sur infestérent, des horreurs qui
tout T'Archipel qu'ils
sait de ces écumeurs de
surpassent tout ce qu'on réclame le droit des gens
mers contre lesquels
maritime.
comptant sur cette bonté
Cependant des Colons,
son infléxibilité,
caractérise THaitien et tempère nationale les
qui
restés dans l'ile; l'indulgence
la toétaient
remords,et poussa
abandonnés à leurs
des
avait
laisser à plusieurs d'entr'eux fatalérance jusqu'a
auparavants mais une
emplois qu'ils occupaient à leur perte, ils ne purent
lité semblait les entraîner
car à peine respint
longtempajouir de Timpunité:
médiraient-ils de leurs longues angoises.quile encore à semeri
tèrent notre ruine, et-cherchérent division. Cette trame
les
de la
parmi nous
germes
nés à leurs
des
avait
laisser à plusieurs d'entr'eux fatalérance jusqu'a
auparavants mais une
emplois qu'ils occupaient à leur perte, ils ne purent
lité semblait les entraîner
car à peine respint
longtempajouir de Timpunité:
médiraient-ils de leurs longues angoises.quile encore à semeri
tèrent notre ruine, et-cherchérent division. Cette trame
les
de la
parmi nous
germes --- Page 235 ---
(221) et dont les étincelles
iminelle ourdie à Jérémie,
les montagnes de
staient déjà manifestées dans d'un chef mort victime
cmel parmi les partisans enfin découverte; et ces
eses desseins (c).fut dressaient des listes de
achinateues qui naguére à leur tour le sort des
poscriptions. 2 éprouvérent
roscrits (d)-
eut à gémir de cette afSans doute Phumanité
il est des têtes innécessité; sans doute
de la
euse
tombées sous le glaive
sont
-
ocentes qui
même ajouter que le sang
engeanee, et l'on peut de la barbarie s'est mêvictimes de T'erreur et
sans doute
les
coupables; mais
à celui des grands
offrit de nouveaux triomssi cette circonstance sentiment divin, Temportant
à la
et ce
le souà hes
pitié, Haitiens, effaça pour eux
ans le coeur des
Oui,l'on vit encore ces Haidu temps passé.
de Thuma-
- enir
martyrs et holocaustes
si souvent
leur asile,
t pens,
des infortunés proscrits dans
W Hité,cacher
nuit sur des bâtimens neutres pour
la
était
es embarquer
oû leur présence
faire
ce pays,
A
eur
quitter souvent même Taveugle compasevenue odieuse; crime avec le malheur * 2 sauvait
Hn,entonedatice
outrageait la nature. O
Hes êtres dont la présence les crimes de vos semyous qui avez souffert pour de cette impérieuse
alables, victimes innocentes comme aux individus
lioi qui prescrit aux peuples --- Page 236 ---
(222 )
Ah! si la société q4
le soin de leur conservation!
ses Hils
forme la nation Haitienne vous repousse,si
fruits de Texpérience, mettent une barrier
titutions,
entr'elle et vous, c'est que le souve
insurmontable
lu
nir de la conduite de ses anciens oppresseurs
Et, n'aurait-elle pas à craindre
en font un devoir! d'introduire dans le sein d'Hail
en vous admettant,
done d
ti un second cheval de Troie?.Nactecz
que ces coeurs endurcis, ces, propa
votre expulsion
anti-sociauz qui ne veulent,
gandistes de principes
notre honte ou notrel
révent et ne désirent que
destruction T. :
la famille afri
Terre classique de la liberté pour
caine! Terre que foula l'orgueilleux despostisme
débris imposans qui attestez sa chute, puet vous,
les
à jamais dans la inébliez ces faits pour graver
moire des hommes!!!
ecz
que ces coeurs endurcis, ces, propa
votre expulsion
anti-sociauz qui ne veulent,
gandistes de principes
notre honte ou notrel
révent et ne désirent que
destruction T. :
la famille afri
Terre classique de la liberté pour
caine! Terre que foula l'orgueilleux despostisme
débris imposans qui attestez sa chute, puet vous,
les
à jamais dans la inébliez ces faits pour graver
moire des hommes!!! --- Page 237 ---
PARTIE.
DEUXIEME CHAPITRE XII.
à
; Portrait du tyran el
Fognge aMillot et Laferiere;
de la tyrammie : différentes remarques.
J E rais parcourir les lieux,
On se rendaient naguère
Les décisions des dieux
Ennemis de la lumière 3
Quand leurs projets inbumains,
Entourés de faux oracles,
Suspendaient les destins.
Etsit-ce pardes miracles?
Non, à la voix d'un tyran,
Qni fit avec arrogance
Du crime le talisman
De son affreuse puissance.
R* P* et moi nous cheminâmes vers Millot, où
it situé le Palais de Sans-Souci,qui donnait son
Christophe, y fonda; elle
am à la ville nouvelle que
de Thebes aux acs'élevait pas comme les murs
sême
rds d'Amphion, mais au milieu de l'effroique
ou ralentistyrannie; aussi un caprice augmentait,
de notre visite ily avait
et ses progrès: car,lore --- Page 238 ---
1 224) )
fondemens
années que ses
déjà plus de quatorze
encore qu'environ
etaientjetés,et elle ne comptait
de maisons remarquables:
une cinquantaine situé à la chute d'un morne qui
Le palais est
orientale, et à quatre
vers la partie
avec
se prolonge demie du Cap; son aspect contraste
lieues et
dont il est entouré, et présente
les chaumières sinistre: Un soleil en décore le
quelque chose de
des lampions qu'on
fronton; obscurci par la fumée cérémonies, ce fronplaçait auxjours de grandes
teinte lugubre
y
imprime au monument une
tispice
effacer nil la majesté de seabarricres
que ne peuvent
asiatique; j'en fus d'autant plus
ni son architecture arrivée en ce lieu lej jour commenfrappé qu'anotres
et cette demi-clarté en réçait à peine à poindre,
m'a toujours paru un
fléchissant sur les objets, semble, en ce moment,
indice de la nature qui
diriger nos impressions.
,je montai à T'entresol
Arrivé au rez-de-chausée qui reçoit ses eaux de
oije remarquai un réservoir escalierplact à notrel
Tintérieur; gagnant le grand
accesfames bientôt vers un bâtiment servait
ganche,nous
des ailes de Tédifice qui
soire formant une
entrant dans cet mppartenent
de salle de trône. En
orné, et auspacieux naguère Si pompeusement me dis: c'est ici
couvert de débrisy je recevait Thomjourd'hui
tyran dans sa touté-puisanoe
quele
de
oije remarquai un réservoir escalierplact à notrel
Tintérieur; gagnant le grand
accesfames bientôt vers un bâtiment servait
ganche,nous
des ailes de Tédifice qui
soire formant une
entrant dans cet mppartenent
de salle de trône. En
orné, et auspacieux naguère Si pompeusement me dis: c'est ici
couvert de débrisy je recevait Thomjourd'hui
tyran dans sa touté-puisanoe
quele --- Page 239 ---
(225) favoris de la fortune
etde ces
mage des courtisans;
dans Thumiliation: ici
ainsi dire,
qu'il élevait -
pour
solennels les suppôts
étaient rassemblés aux jours.s
qui au sortir
avilissante des tyrannies,
de
de la plus
sur le peuple
de cette enceinte se vengeaient les marques des
iciil conférait
leur degradation; réféchissait sur sa couronne.
dignités dont léclat
dont il était entouré ? A
Qu'est devenu le prestige
trésors amassés
quoi lui ont servi ces immenses d'hommes armés qui
et tant
par tant d'aseassinats à ses volontés? Ils ont été
obéissaient aveuglément conccuru à sa chute; le
autant de causes qui ont
en licence
la crainte a tourné
respect qu'arrachait
ses soldats l'ont précid'un moment d'anarchie, excitant la convoitise, ont
pité; et ses richesses,
anxiétés de
le peuple s'est réjouides
été dispersées;
Je me souvins du pouvoir
ses derniers instans
et je méditais
sa cendre,
debout en contemplant
na pas le droit de marsans doute le peuple
cette pensée,
aussi il a le droit de se taire, ef
murer ; mais sans doute
silence est la leçon des rois. -
son
nommé Sansfut improprement
Que ce palais
du bel apologue du
souci! Peut-on se rappeler
Prusse est
Meunier, sansdire quele Sans-seoucidela
l'un consacre un souvenir prédifférent de celui-ci;
civil, et l'autre atteste les
cieux en faveur du droit
faites à tousles
infractions
cruelles et permanentes
29 :
taire, ef
murer ; mais sans doute
silence est la leçon des rois. -
son
nommé Sansfut improprement
Que ce palais
du bel apologue du
souci! Peut-on se rappeler
Prusse est
Meunier, sansdire quele Sans-seoucidela
l'un consacre un souvenir prédifférent de celui-ci;
civil, et l'autre atteste les
cieux en faveur du droit
faites à tousles
infractions
cruelles et permanentes
29 : --- Page 240 ---
(226 )
humains. Qu'on aine àse rappeler
droits divins et
tout du nom de Grand
digne en
que ce Frédéric,
quoiquil fitp parfois
T'admiration lui décerna,
conque
maitre, disait: un roi que lujustice
aperceroiries
et les gens de bren en
dait,a Punivers pour son temple
Le disolateur
sont les prôtres et les sacrifieateurs. sentir la suavité de
du Nord était-il capable de
cette maxime? ...
marches à droite, nous
En montant quelques
édifice dont
du prineipal
arrivâmes aux portes différens étages. Partout des
les
de
nous parcouràmes
des débris
appartemens vastes et symétriques,
de glaces
de lambris dorés, de tableaux,
lustres,
quiy réguait naguère;
nttestaient la magnificence surprise à la vue d'une
j'éprouvai une agréable étage, et d'ou partent
source qui jaillit au second dérobée les appartetraversent à la
où
les eaux qui
dans le réservoir de T'alcove
mens, et tombent
fait
par un ceil
renfermée. On ne
que passer
elle est
du second étage de plein
de boeuf pour se trouver vis-à-vis d'un bâtiment
pied sur la grande terrasse salled du trône; là, estlarde la
sanvage;
ietaloppsite figuré par un caîmitier
bre du despotisme
et leurs rameaux sont
la naissance de ses branches
à ses pieds
d'un dais en forme de parasol;
que
entourés
bois d'acajou
s'élevait un trône de superbe
c'est là que
révolutionnaire a renversé;
la massue
se trouver vis-à-vis d'un bâtiment
pied sur la grande terrasse salled du trône; là, estlarde la
sanvage;
ietaloppsite figuré par un caîmitier
bre du despotisme
et leurs rameaux sont
la naissance de ses branches
à ses pieds
d'un dais en forme de parasol;
que
entourés
bois d'acajou
s'élevait un trône de superbe
c'est là que
révolutionnaire a renversé;
la massue --- Page 241 ---
(227 )
lançait tses
Christophe, pour égayer sa digestion,
fois
de mort, et où il reçut pour la dernière
arrêts
fatigué de sa tyrannie.
Thommage d'un peuple
un carLentrée de ses remises nous fit apercevoir à add'un travail exquis; nous primes plaisir
rosse
de Tartiste haitien ; rétournant au
mirer le talent
chambre ou Cristophe a terchateau porrv visiter la
fames conduits par
miné sa vie et ses forfaits, nousy
de nous
qui avait la complaisance
un personnage
Je le questionnai sur la ré-
: accompagner partout.
de Christophe, et
volution qui détruisitle pouvoir
suicide; je lui témoignai particulierement
rs sur son
sur la vie du tydle désir d'avoir des renseignemens
de lui des choses qui ne seront pas
11 ran, et j'appris
indifiérentes dans ce récit.
lan
Christophe était né àla Grenade.vers
Henry
et
le fasse de Saint-Christophe.
51758, quoiqu'on
dans cette dernière ile. Vicfut conduit fort jeune
mère fut tvendue àun
time des effets de la traite, sa
celuiafricaine et européenne;
américain d'origine
vécut avec elle dans Tinpei en fit sa gouvernante, et
Christophe
timité; ce quidonna lieu à Topinion que
iétait fils de cet homme, 1 opinion
quilipartagesitlui
Quoiqu'il en
même; mais qui estinrraisemblables
des incliannées il montra
soit,dès ses premières
mal
ne
nations vicieuses, et ce penchant au
qui
rabandonna jamais. Un jour il commit un larcin;
;
américain d'origine
vécut avec elle dans Tinpei en fit sa gouvernante, et
Christophe
timité; ce quidonna lieu à Topinion que
iétait fils de cet homme, 1 opinion
quilipartagesitlui
Quoiqu'il en
même; mais qui estinrraisemblables
des incliannées il montra
soit,dès ses premières
mal
ne
nations vicieuses, et ce penchant au
qui
rabandonna jamais. Un jour il commit un larcin; --- Page 242 ---
(228) ) le fait, et lui donna
père le prit sur
en fut enson prétendu violent qu'une de ses jambes
un coup si
effirénée du jeu Tentraina
dommiagée. La passion Phomme qui futjnsqu'asouvent dans la même faute; dans lequel le soufle impur
mais
se
Jors son proteeteur. colonial lavait corrompu le sentiment; influa sur le
du système
cette circonstanee
où sa
décida à le vendre; amené à Saint-Thomna.
reste de sa vie. Il fut
depuis considéries; il
mère et sa famille vécurent année, et futle confiatteignit sa vingt et unième débauche de son nouy
de
son!
dent et le compagnon amoureux d'une femme, de hiveau patron. Devenu dans tout ce qu'il avait
caractère se déploya Texcès, tout ce qu'il voyait
deux: jaloux jusqu'à
illicite, mais
un commerce
qui
allumait ses soupoons;
des Colons,
aux vues corruptrices américaine pourla
nécessnire la nonvelle race
elle dek
avilissaient asservir, le liait à cette personne; fois chez cllei
mieux
rentrant une
homme
vintenceinte Christophe
d'un
seule en la compagnie un couteau el
etla trouvant
son âme; il prit
les Furies agitérent
Juiotvrit le sein.
bruit; la justice en pouranivi
action fit du
eût été livn
Cette
cherchait Christophe qui
d
Fauteur, on
si Tavarice et la cupidité Pedssen
à un smpplice infamant, Thumanite, ne nous
clai
plus que
illenvoya
son patron,
funeste;
réservé comme un présent
seule en la compagnie un couteau el
etla trouvant
son âme; il prit
les Furies agitérent
Juiotvrit le sein.
bruit; la justice en pouranivi
action fit du
eût été livn
Cette
cherchait Christophe qui
d
Fauteur, on
si Tavarice et la cupidité Pedssen
à un smpplice infamant, Thumanite, ne nous
clai
plus que
illenvoya
son patron,
funeste;
réservé comme un présent --- Page 243 ---
(229 )
destinement à Savannach, lors delag
dépendance des Etats-Unis
guerre de l'inSut une indemnité
d'Amérique reC
Chistophe,i
qui équivalait à son prix, et
franchi de droit. incorporé parmi les volontaires futaf
A la fin de
L du colonel Paligny,
la campagne, l'oncle
quiétaitaussi
gagea à venir au Cap, ou il edt volontaire, l'entier de maçon avec
pu exercer son mé1 ville, il préfera
avantage; mais arrivé en cette
J
la
s'attacheriu un oflicier
gamison du Cap, nommé
supérieur de
: se retira du service,
Badéche, qui, depuis,
et
- oflicier colonisé
exerça l'art du rafineur. Cet
ayant perdu au
I possédait, ne se fit
jeu tout ce qu'il
pas serupule d'exposer le sort
deChristophe aux hasards d'une
à la discrétion duquel
partie; le gagnant
taire de T'hôtel de la eliliomba,levendit au propriéprotégea contre le couronne, et aucune loi ne le
dant, adroit
plus grand des attentats.
dans l'art de flatter les
Cepenjoua bientôt près de
passions, il
qu'il remplissait
son nouveau patron le rôle
dance de sa maison, près du premier; il eut l'intenfemme, qu'on
devint si insinuant près de sa
lui des
reprochait à celle-ci d'avoir eu
complisances
pour
dispersé dans
quele. legislateur d'un -
peuple
milieu des Funivers, et toujours subsistant au
perséeutions, punissait
par un sup-
(* ) En 1779.
oua bientôt près de
passions, il
qu'il remplissait
son nouveau patron le rôle
dance de sa maison, près du premier; il eut l'intenfemme, qu'on
devint si insinuant près de sa
lui des
reprochait à celle-ci d'avoir eu
complisances
pour
dispersé dans
quele. legislateur d'un -
peuple
milieu des Funivers, et toujours subsistant au
perséeutions, punissait
par un sup-
(* ) En 1779. --- Page 244 ---
2 230 ).
Ces
eussentétéfu-
-
soupgonsqui
plice épouvantable.
lui furentutiles;
nestes à tout autre qu'à Christophe,
rendit
en plus nécessnire à son patron,
il se
deplus soin de la réputation de sa
et soit que, prenant
écarter d'elle d'odieux
femme, ce dernier vouldt
itnécessaire
soupçons, ou que son absence luiparôt
réserveaux débauches pourlespourse livrer sans
tdécidé, il T'envoya en
quelles il avait un goût
France ou elle resta jusqu'en 1790.
tout
Pendant son absence Christophe s'empara dont
entier de cet thomme,etr régna sur ses passions fut
le conduire. Lorsque esa femme
il se servit pour
notre révolution ne
de retour à Saint-Domingne. des événemens, il
tarda pas à éclater; à l'annonce
de l'attafut affranchi de nouveau dans l'intention
fondé
des Colons, et l'on est aussi
cher au parti
eut alors le désir de léloià croire que son patron
gner de sa maison.
convuleions révolutionDurant les premières
pritle parti
naires, il resta dans Tindolence,on
dans la gendarmerie
des Colons, en s'incorporant
etdeSonformérent. A Tarrivée de Polverel
il
qu'ils
dans les troupes franches,ol
thonax, il s'enrôla
d'oflicier; tout en poursuivant
servit en qualité
sur mer
il se fit corsaire, s'exposa
cette carrière, fortune, etdans ses ccurses avenaux hasards de la
d'aller enlever une vierge
tureuses, forma le projet --- Page 245 ---
(231)
de Rio-de-ta.tlachn.
d'or que posscdait une (glise
port,
surla Cote ferme. Arrivé à Timprovistedan-tep che des
ily débarque, fait un gros botin.elalappre
de
il coupe le cable et laisse une partie
Eepagnols,
Iservit
surla plage en s'entnyant
ses coopérateurs
Codavid,
dont le commandant
kdans le régiment
était un des fondapère de madame Christophe,
causes
fut une des principales
eteurs; son mariage
fortune; il passa au
de sa rapide et étonnante
ensuite le
ecommandement de la Petite-Aise.devints
aprés
Colonel du régiment et parvint au généralat
la guerre civile.
à la destinée de Christophe,
Quand on rélléchit
commises dans
et qu'on se souvient que les atrocités comme de dede Jacmel lui servirent
la campagne
on se dit: le crime l'égrés pour monter au trône,
reva. il fut précipité par le crime.
de la comChristophe était d'une taille au-dessus
embonmnune, et eût été bien fait si un trop grand traits
n'eât déguisé ses formes; il portait des
boint
même graemactériatirques ; sa figure paraissait
mais
les sourcils ;
cieuse, lorsqu'il ne fronçait pas
leur coupe se
plors une veine qui parnissait entre
d'un sang âcre, et incontironflait, se remplissait violens accès de colère; ce qui
rent il éprouvait de
habile médecin a déui donnait Tair affreux. Un
de cette
nouvert dans les différentes ondulations
es; il portait des
boint
même graemactériatirques ; sa figure paraissait
mais
les sourcils ;
cieuse, lorsqu'il ne fronçait pas
leur coupe se
plors une veine qui parnissait entre
d'un sang âcre, et incontironflait, se remplissait violens accès de colère; ce qui
rent il éprouvait de
habile médecin a déui donnait Tair affreux. Un
de cette
nouvert dans les différentes ondulations --- Page 246 ---
(232)
de la fureur dont Christopti déli
veine les aymptipmes les crises de cette maladie
était atteint; dans
rassasier de crimes. Li
rante, il ne pouvait se
à se taire sul
crainte de la mort porta ce médecin à prendre de
il se bornait à Tengager
sa maladie;
des attaques
calmans quand il Ipsregsttapmncdes et de prodigalité. il fal
Contraste inoui d'avarice
en même temps qa
sait des dépenses extravagantes sur les besoins réels a
économisait
Il
sa parcimonie
la violence. exerça
TEtat, et les obtenait par et de concussions por
toutes sortes de monopoles nécessaire à sa sul
le denier
le
arracher au peuple
de-grande sur
sistance, et réglait les dépenses
siennes.
un joug plus pesaul;
Jamais tyran n'a imposé assorties pour en fc
défaisait les unions les mieux
deux individ
bizarres; souvent il forgait
mer de
vus à contracter un mariay
qui ne s'étaient jamais
tandis qu'il scpar
que leurs coeurs réprouvaient, et les convenaner
assorti par le godt
se former sa
un couple aucune alliance ne pouvait
et ét
Da reste
les coutumes,
il prescrivait
dans son 1
sa permision;
de la mode
le suprême régulateur de contrarier le goût
(e) ou Ia témérité
rangée
yaume
de vêtemens, était presque
roi en matière
a'Etat. Tel est le dempotist
nombre des crimes
il régitle monde parc
stupide dans ses caprices,
assorti par le godt
se former sa
un couple aucune alliance ne pouvait
et ét
Da reste
les coutumes,
il prescrivait
dans son 1
sa permision;
de la mode
le suprême régulateur de contrarier le goût
(e) ou Ia témérité
rangée
yaume
de vêtemens, était presque
roi en matière
a'Etat. Tel est le dempotist
nombre des crimes
il régitle monde parc
stupide dans ses caprices, --- Page 247 ---
5 233 )
de
et funeste. N'établissant pas
enchans pnérils
et les delits, il frappe
coportions entre les peines
tous ceux qui se
veuglément et des mêmes coups
Tespice humcontrent sous sa main. Méprisant avilissait jusdeshonorn, Christophe
laine qu'il
avait crédes; pour s'amiTaux institations qu'il contrefaire le chien par un de
r, souvent il faisait
de canne à la pluet donnait des coups
S favoris,
Comtes, Dues, Princes et Maréart des Cheealiers,
donné un code au Nord;
mux faits par lui. Ilavait
le formulaire d'un
que
-
lois civiles n'étaient
à ais ses
n'exista que sur le papier, puisque
dre social qui
jamais exéeutées; quant
n'en furent
S dispoeitions
elles portaient le caractére
3O5 lois criminelles, leur atrocité même cûtété
leur dietateur; mais
ne le furent ses décibins funeste au peuple que
ons arbitraires.
doute sur cette véM 1l détruisit jusqu'à T'ombre du
de réunir les
6: il est de la nature de la tyrannie étouffait toutes
utraires. Ce maître farouche qui
individe vertu, et faisait de chaque à ses
semences
à obéir aveuglément
un être passif prêt
de ses états,
dres, et qui avait bannil Thospitelité sevérito, et la erainte
nissait pouriant le vol avec
des traits
prolduisit dans ses sujets
sainla répression
qui cût obci à la
rnes des mceurs d'un peuple tronvaitil une bourse
des lols. Un cultivateur
--- Page 248 ---
(234 )
sousurla ronte,l loin dela ramasser, ils'enfuynit: restaient sur le
débarquées
veat des marchandises
retrouvait le matinl
warftoute la nuit,et onles y
sans que rien n'y manquat. irritait de telle sorle
Mais le moindre obstacle
effrayait tout
et hautain, qu'il
eet être capricieux
S'en retournant une fois de
ceux qui T'entournient. roues de sa voiture s'enfon
Limonade au Cap, les
il s'élance -
cérent dans un bourbier, ets s'y prirent; aussitol
et demande ses pistolels:
hors du carrosse
les ofliciers etindistineter
lea guides, les généraux,
se précipitent
mentt tout ce qui formait son escorte. retirer. Impatien
leurs chevaux et tachent de les
les
de
il veut faire ieu sur
de ce moment de retard,
refusent; alors ne se
chevaux, mais ses pistolets s'y chevaux légers de ler
possédant plus, il ordonne aux qui était dans st
battre en brèche; cette expression devint pour ses gen
houchelesigoaldar massncre,
cel
fut aussitôt exécuté que prononcé:
un ordre qui
des chevaux qui ex
eavaliers coupent les jarrets
saute à che
pirent dans ce lieu. Laffreux monarque de ce sa
sa route; pour se consoler
val et poursuit
du quartier a
erifice, il ordonha au Commandant
avel
carrosse sans une égratignure.
lui renvoyer son
chacun des chevaux tués
quatre cents gonrdes pour
des chemins. Un
s'occupat désormais
afin qu'il
quil existaitdles murmurel
autre fois apprenant
coupent les jarrets
saute à che
pirent dans ce lieu. Laffreux monarque de ce sa
sa route; pour se consoler
val et poursuit
du quartier a
erifice, il ordonha au Commandant
avel
carrosse sans une égratignure.
lui renvoyer son
chacun des chevaux tués
quatre cents gonrdes pour
des chemins. Un
s'occupat désormais
afin qu'il
quil existaitdles murmurel
autre fois apprenant --- Page 249 ---
( 235 y
les armes
il les fit mettre sous
armi ses troupes.
cheval bouillant d'ardeur,
our les inspecter; son
Christophe
abriolait sous la main qui le guidait; calme, le
de la voix d'être plus
11 commandait
ses disposianimal ne parut écouterque
bugueux
tirant son couteonstildescendity précipitiamment. derrière en disant:
il lui coupe le train de
vers
RS,
résiste. Puis s'avançant
jaime que rien ne me
arme teinte de sang,
tenant à la main son
les
11 troupe,
les mécontens sur
phydécouvrir
I chercha à
fit des coupables qui ne surlionomies; la terreur
d'un instant à ses soupçons.
ensécurent pas
ni femme, ni
ni homme,
Ainsisous ce tyran
utiles, rien n'eni même les animaux les plus
essaans,
Une autre fois encore, pour
ait en sécurité.
de canon, il fit tirer sur
rer la portée d'une pièce
pour tuer
à une distance assez rapprochée horribles bouFepeuple individus. Il assistait aux
blusieurs
jouir des crises de ses
Eheries quilordonnait instans pour) où la nature repousse
pictimes aux derniers
sortait-ilde comA peine
r'idée deTancantisement
qu'il se livrait
nettre un de ces actes de barbarie, table et à tous les
de la
avec satiété aux plaisirs
les bals, les fesardent;
excès d'un tempérament
les exccutions, et
terminaient
itins, les spectacles
semblaient en détourner la pensée.
des
accréditée par
Si l'on en croit une opinion
nature repousse
pictimes aux derniers
sortait-ilde comA peine
r'idée deTancantisement
qu'il se livrait
nettre un de ces actes de barbarie, table et à tous les
de la
avec satiété aux plaisirs
les bals, les fesardent;
excès d'un tempérament
les exccutions, et
terminaient
itins, les spectacles
semblaient en détourner la pensée.
des
accréditée par
Si l'on en croit une opinion --- Page 250 ---
€ 236 )
il
qui ont vécu à la cour. de Christoples depersonnes
Fhomme auquel il croyait
avait fait demander
pensent qu'il voulait par
voirla vie; ces personses
forfaits; mais cet
emettre le combleises
lui
un parricide
dese rendre à ses instances,
homme en refusant
de joindre aux incroyables
enleva Taffreux plaisir le cours de son existence,
atrocités qui marquérent
le fils d'Agrippine
et firent croire qu'il avait pris
manquer
modile,le seul trait qu'il eroyaitlui
pour surpasser Néron.
charmes de
pour
aux
Il était enendenmitinsenanies
en lui des
Tharmonie; mais elle porsisaitpnoluires
iln'aimait, ne recherchait
sensations d@magrcabless
les horreurs diun
ces sons bruyans qui peigneat
anique
sur les
pelromemehyipesee
dhesimpdecanangesi.s que la musique exerce
ince de la puissance
F'antiquité dans ses riantes
êtres les plus farouches, Orphée attendrissantles
alligories, nous représente accords de sa lyre, il faut
monstres des déserts aux
ce quipoude T'aversion du tyran pourtout
conclure
douces émotions qui dispovait produire en lui ces
naturel était encore
sent l'âme à Thumanité, que son et des panthères.
féroce que celui des tigres
entoura
plus
tous les jongleurs poliliques.i nature
Tel que
pour parnître d'une
son trône du merveilleux hommes; il affectait un comsnpérieure aux autres
invisibles; et dans les
merce avec les puissances --- Page 251 ---
( 237 ) il établit une sociécette opition,
et ses
B d'aceréditer des illuminés: ses instituts
podélée sur celle
I1 en impoémonies étaient tout enblimatiques devrait croire
Hainsiades hommes mêmes qu'on Lés initiés se
vulgaires.
dessus des préjugis
ces nouveaux
ent par un euntepensouler des signes et des
par
et
ptes se recomnaisaient
tà la politique,
qui ise mapportsienta
des
s myiérieuxe symboliaient la résolution
tles prineipaux
nationale
litiens de défendre leuri rindépendaice qu'à Tappadernier sotpir, ctindiquaient
Ainsi il
qu'an des voiles les torches s'alluneraient du siccle,
on
dominateur
s'emparer de cet esprit secrètes pour couvrir
cette fièvre des sociétés
sacrilége qu'il
vernis de la nécessité la guerre
ilse
Pourla popilace.
ait aux lois dela patrie.
de la superstition;
vait de la baguette magique, de chats, les logeait
éunissait un grand nombre et certain jour de
s un cabinet de son palhis, quelquest sheures;
emaine s'y renfermait pendant les secrets quil avaitapsortir delà, ilpubliait
aux simples
5 de ses espions - et persuadait dans le cabinet.
lils lui avaient été révélés
étrangers des
Christophe faisait venir des tisserands pays
et d'autres
decins. des fondeurs, des leurs talens ne réponistes utiles; et lorsque il les faisait périr de miHent pas à son attente,
et certain jour de
s un cabinet de son palhis, quelquest sheures;
emaine s'y renfermait pendant les secrets quil avaitapsortir delà, ilpubliait
aux simples
5 de ses espions - et persuadait dans le cabinet.
lils lui avaient été révélés
étrangers des
Christophe faisait venir des tisserands pays
et d'autres
decins. des fondeurs, des leurs talens ne réponistes utiles; et lorsque il les faisait périr de miHent pas à son attente, --- Page 252 ---
238 )
lai restitunssentles sommes
sère, et exigeait qu'ils
dépensées pourles amener à Haiti. Onrer
qu'ilavait
rétribution forcée comme la sévère
garderait cette
médiocrité,
maisjuste punition de l'audacieuse
dans Pavarice, et n'eûtéta
elle n'eût pris sa source
d'affireuse cruauté
accompagnée d'une des actes
pouvait-il avoir une seule action
mais Christophe
dont le motiffat pue
tous les faits de
d'énumérer
Il serait impossible
fameux; mais dans cette
cet homme sihorriblement
liste,nous en prendrons au hasard quelques
longue la froide atrocité est capable d'émouvoi
uns dont
du crime a rendule plus imle scélérat que T'usage
passible, délasser des travaux du gouvernement
Pour se
de son ambition
et des continuelles entreprises
le domi-)
aussi pour satisfaire le godt qui
peut-être,
années, Christophe se livraits
nait dès ses jeunes
Peu de temps après son
souvent à la fureur du jeu.
de la nuit à cet
couronnement, il passa une portion
Roumage, jeune, qui
exercice, et perdit beaucoup;
tard,
le
s'étant retiré fort
reparut
faisait sa partie,
et le trouva
s'informer de sa santé,
matin pour
Mon ami,lui dit le tyran,jan
morne et rêveur.
le reste de la muit; an songe affreux
été tourmenté
suis vu dans la nécessité de vous
m'a poursuiei; je me
cruel pour moi,
faire trancher la tôte. Nest-il pas.
mage, jeune, qui
exercice, et perdit beaucoup;
tard,
le
s'étant retiré fort
reparut
faisait sa partie,
et le trouva
s'informer de sa santé,
matin pour
Mon ami,lui dit le tyran,jan
morne et rêveur.
le reste de la muit; an songe affreux
été tourmenté
suis vu dans la nécessité de vous
m'a poursuiei; je me
cruel pour moi,
faire trancher la tôte. Nest-il pas. --- Page 253 ---
(: 239 )
du sort, pour
dobiir à cet avertissement
de votre
oumnage.
à redouler une trahison
ueoir pas un jour
résolut, mourez digne davoir
t? Jitlons, paregue d'est
En finissant ces mots,
Tami de votre roi; adieu. de ses volontés de ne
konlonne aux extenteurs En vain le patient Roumage lui
RS le faire souffrir. c'est- un rève, Christophe
i représente que il est mené au supplice.
de la
S urne le dos,et
tout Tachnracinent
EDurant le temps que
obscdé
vers le Mole, Christophe.
erre se porta
cette ville, tomba malade.
la résistance de
il témoi0 or
son sile-de-camp. anquel
à la
sintGleorge,
partienlire, sc présente erideau
nnit une predilection écarte diseritemeutler
la
-
orte de sa chambre, s'informer s'il était visible. A
e la jalousie pour illinvite d'un ton affeciueux
poix deSain.Georze. s'approche avec confiance
Centrer. Saint-Geonge
quiy était couché,
- de son lit; mais Tenergumène de lui, tue son favori,
près
t prend un pistolet placé
Ses gens s'emtête avec tranquilité.
de
. et détourne la
faire
les traces
de
disparaitre
8 pressent aussitôt
étant rétabli, il de:
Peu
npris,
L
dejours
tsen-
- ce meurtre. nouvelles de stttorergnoetpiue
mande des
dans ses serviteurs
-
sible à son absence. Remarquant de répondre; eeuxsilence inqniet, illes presse dire
pistolet
on
quele
- ci balbutient et finissent parlui donné la mort à ce favori.
parti de ses mains, avait
disparaitre
8 pressent aussitôt
étant rétabli, il de:
Peu
npris,
L
dejours
tsen-
- ce meurtre. nouvelles de stttorergnoetpiue
mande des
dans ses serviteurs
-
sible à son absence. Remarquant de répondre; eeuxsilence inqniet, illes presse dire
pistolet
on
quele
- ci balbutient et finissent parlui donné la mort à ce favori.
parti de ses mains, avait --- Page 254 ---
(210 )
déclaration, il s'arrache les chevenx,
A cette
du désespoir: Eh quoilj
s'écrie nvecfapparence
et rien n'a P
mon fils, mon cmi,
tué Saint-Georges Ensuite, s'adressant brusque
arrèter ma main
; tout mor
ment aux gens de sa suite: Ebignez-cous Saint-George
tolme decientotdienz. Ah! Saiut-George!
étaient autour de lui aussitôt de se préci
Ceux qui
resté seul, répétail
dansTescaliers et letyran
piter
George! Saint - George! Mais per
encore: Saintil les rappela, et leur prescrivit par
d'heures saprès,
de
de ses re
silence d'oublier le nom
Tobjet
son
ne
reveillerleurvio
grels vrais ou feints pour
pas
lence.
seule victime n'éComme s'il craignait qu'une
était sans cesse
chappat à ses soupçons. son esprit
- ; il avait
les
de les sirprendre
tendu vers
moyens
extérieuresde son pafait ajouter aux décorations
sur des
d'arche stispendue
lais du Cap une espèce
sa vue parcourait
arcades d'oi, sans être aperçu,
rues. A la
et les extrémités de plusieurs
-une place
de sa flotte, il sy tenait
nouvelle de la défection
aul dehors.
enfermé, et observait ce qui se passait
pour parteraslontorier,
Vienattepalierewonctet
il le manda une
et lui serrer la main en le quittant, il Tinterrogea
au palais. A son arrivée,
heure après
dans cette rencontre; Papalien
sur ce quisetait dit calme et assuré, qu'il n'otuit
lui répondit d'un air
place
de sa flotte, il sy tenait
nouvelle de la défection
aul dehors.
enfermé, et observait ce qui se passait
pour parteraslontorier,
Vienattepalierewonctet
il le manda une
et lui serrer la main en le quittant, il Tinterrogea
au palais. A son arrivée,
heure après
dans cette rencontre; Papalien
sur ce quisetait dit calme et assuré, qu'il n'otuit
lui répondit d'un air --- Page 255 ---
(: 211 )
d'affaires de
estion entre lui et Montorsier que Montorsier m'a
& Comment, lui dit-il,
nmerce.
de la Botte, et que
artant dit que vous. parliez révolte ". Papalier qui
NS vous réjouissiez de sa
assuira avec dignisédait T'art de peraunder.lai de parler de cela.
quil était entièrement éloigné
il le fit passer
lui surprendre un aveu,
- yant pu
cloigné, et envoya chercher
as un apparteinent il fit la même demande, et qui
Intorsier auquel
mais ayant ajouà ût à peu prés la même réponse;
la défecR
Papalier venait de luidéclarer que
ue
flotte était le sujet de leur conversation,
de la
était agréablea Montorrombien cet événement accablant le vertneux
le
sejustilia en
2 français
fit de suite enfermer dans une
den, que le tyran
enveloppa son
bon ou une obscurité imponétrable amic, ce modile des
Ainsi disparut, 0 mon
les plus émiumes', ce citoyen qui réunissait vous est deveet dont la mémoire
tes qualités,
moi-même. Ainsi finissent les
aussi chère qu'à
la tyrannie ravage la
: belles destinées, quand
e.
traits de cette espéce, et que nous voufautres
sous silence pour Thonneur
1 ins pouroir passer réclament une publicité que
Pespèce humaine, refuser; ils se présentent avec
sne pouvons leur de ciler comme pouvant ser-
( que nous venons
--- Page 256 ---
( : 212 )
le portrait de Christophe
vir, non pas à achever imparfait le croquis que nous
mais à rendre moins
en donnone.
avare et dissolu, impérieus
Cruel et eapricienx,
défauts
ty
ses
personnels;
tels furent
et hautain,
tel a été son caractére
ambitienx et perfide,
de de
ran
d'être obligé
politique. Il se dedommageait dont il était infecté, er
la plupart des vices
naissent souvent
guiser
ordinaires
qui, dans les despotes
livrant avec plu
de T'âme, en s'y
de dimir
de la faiblesse
eraignait pas
de fureur encore, 1 lorsquilne à des individus act
ierfopinion priliavatinapnes
à la nature
à voir enlui un être supérieur de Pactivite
contumés caril faut convenir quilavait dans les idées
humaine;
sorte d'élévation
de l'audace et une
tant de vices odieuf
et ces qualités que ternissaient de ses sujets.
lui étaient garant des hommages l'amour et la natur
Profanateur de tout ce que
flamme de rur
délicat, sans allumerla
l'autre e
ont de plus
et outrageait
dor
il sonillait son sanctuaire le prix du sentiment
arrachant par la terreur imentiable,quil en éta
d'autant plus
il paraissait
plus indigne.
avaient un but politique; o
Toutes ses actions
et jusque dail
retrouvait dans ses amusemens
le
les plus inditterente
les choses qui paraissaient pensces de ceux 0
surprendre les secrètes
pour
élicat, sans allumerla
l'autre e
ont de plus
et outrageait
dor
il sonillait son sanctuaire le prix du sentiment
arrachant par la terreur imentiable,quil en éta
d'autant plus
il paraissait
plus indigne.
avaient un but politique; o
Toutes ses actions
et jusque dail
retrouvait dans ses amusemens
le
les plus inditterente
les choses qui paraissaient pensces de ceux 0
surprendre les secrètes
pour --- Page 257 ---
( 243 )
royal;
un punch
flates sujets
exquis
anithegmathasaeieei
enivrante, dontle parfium
à tous
ette liqueur
faisait perdre la raison
etle goût,
il
itlodorat
C'estl lorsque ceux auxquels
eux qui en buvaient. cet état qu'il prenait avec
jn offrait étaient dans
.
et qu'il les queationnait.
ux le ton de la familiarité,
excès
sans doute que ses épouvantables Vilton, son anupposant
refroidile coeur de
waient au moins
deuxië me fille, et auquel
den ami,le parrain de sa
périlleuse, il le
vie dans une circonstance
lui
( dut la
fête
T'ivresse, et
t boire à la fin d'une
jusqu'à autrefois. Sire.
s'illaimait encore comme
temanda
vous nous avez inspiré
ii répondit Vilton, Teffroi que la Reine, el qui sait
avec lamitié; ;. Faime
N incompatible
encore 2 J'ai vu disparaitre mes paMns elle sijeristerais
- Ha!
:
étaient aussi autrefois les vôtres.
iens, mes amis qui
la Reine
I
vous croyez donc que c'est à
a! dit Christophe,
de vosjours.- - Oui,reprit
je vous devez la consereation
Depuis ce jour il
termina-t-il.
Filton. - C'est bon,
finit
le faire enlever
voulut plus le voir, et
par
ee A
dans une prison.
t étrangler
au moment de se défaire
C'est ainsi qu'aspirant des finances, il comprit son
de Vernet,son ministre
générale. afin que lo
aeveu dans la proscription de ce vieillard déjà près
shagrin consumat les jours de le voir résister à ce
de sa tombe; mais impatient
en éloigne
ile entre un matin dans sa chambre,
soup,
'est bon,
finit
le faire enlever
voulut plus le voir, et
par
ee A
dans une prison.
t étrangler
au moment de se défaire
C'est ainsi qu'aspirant des finances, il comprit son
de Vernet,son ministre
générale. afin que lo
aeveu dans la proscription de ce vieillard déjà près
shagrin consumat les jours de le voir résister à ce
de sa tombe; mais impatient
en éloigne
ile entre un matin dans sa chambre,
soup, --- Page 258 ---
244 )
et débute par extorquer au ministre
tout tâmoin, étnient cachés ses trésorss ensuites
T'aveu du lieu oû
exigenit qua
lui dit que la politique du royaume triste nceessité
périt, que son cceur déplorait cette et comme ui
mais enfin qu'il fallait sy résigner;
terminen
homme de son importance ne devait pas
ate
il avait pourvu
SA carrière igtominieusrment, aussitôt une pelite fiole remy
moyen, et lui présenta
d'avaler. Sort
d'un poison subtil qu'il le forga
plie
il dit à la première personne qui 1
del la chamubre,
son-ministre
rencontra que durant leur conference
destruce
tombé en faiblesse. et pronostiqua sa
était
les démonstrations du regret
tion prochaine avec
Vernet étail
deux ou trois heures apres sa sortie, ministre dong
Pour honorerla mémoire d'un
mort.
temps à ses des
la nullité convint pendantquelque à Tentreprises Tare
seins, il fit mettre T'enterrement fut remboursé d'uns
Bresle se Tadjugea et
chopèque
quart de ses dépenses.
chargé du poida
On s'étonnera sans doute que tant de vengean
$) à
de tant de forfits, exposé
promenitseul dan
Christophesej
ces particulières,
comme si.régnan)
les rues du Cap avec un page
de reni
des citoyens, iD ne craignait
surle coeur
armés par le désespoir n
contrer ni des mé contens
des conspirateurs. etrangers de grando considération
Lorsque des
enses.
chargé du poida
On s'étonnera sans doute que tant de vengean
$) à
de tant de forfits, exposé
promenitseul dan
Christophesej
ces particulières,
comme si.régnan)
les rues du Cap avec un page
de reni
des citoyens, iD ne craignait
surle coeur
armés par le désespoir n
contrer ni des mé contens
des conspirateurs. etrangers de grando considération
Lorsque des --- Page 259 ---
(215 )
il affichait une munificenee
arrivaient à sa cour,
Toravec une
répandait
que rien ne ponveitégaler.
prévenir
profusion qui les étonnait, et semblait mais à leur
pousles désirs d'une cour fastueuse;
la
malheur au favori qui ne rapportait pas
Hépart,
du monarque
oortion que la main dispensatrice
ct
était certaine,
sa disgrace
V vait verséesurlui;
de la mort.
Christophe ce mot était synonyme
pous
dans un étatd despotique tout prend
1l prouva que
n'est rien qui ne se
a livrée du souverain, et qu'il
la nature de
ressente de la servilité dans laquelle voulut releplonge les âmes ; il
e gouvernement
américaine, celle des
institution
er une ancienne
conservé par des tramezonnes, dont le souvenir
etn'of
itions orales, excite encore T'admiration,
des idées fabuleuses au moindre rapprochere que
Christophe lui en avait suggéré l'inslaent. Madame
de formerle corps de
s'était chargée
- ention; elle
mais elles
héroines; elles parurent;
es nouvelles
les Amazones;
Peurent rien de ce qui fit distinguer
informes et défigules n'étaient que leurs copies
-
des écriaees. E
Il'est vrai que Tesprit exagérateur
cet
de la découverte, séduit par
nine du temps
la
-
fit supposer que
onour du merveilleux quileur
se.
deJouvance, si célebre dans Tantiquité,
ontaine
où ils placérent la
ouverait dans Thémisphère dont la recherche eXrre dAllorado, deux objets
de ce qui fit distinguer
informes et défigules n'étaient que leurs copies
-
des écriaees. E
Il'est vrai que Tesprit exagérateur
cet
de la découverte, séduit par
nine du temps
la
-
fit supposer que
onour du merveilleux quileur
se.
deJouvance, si célebre dans Tantiquité,
ontaine
où ils placérent la
ouverait dans Thémisphère dont la recherche eXrre dAllorado, deux objets --- Page 260 ---
(216 )
est
fureurs de la credulité.ile
cita les plus violentes
donna à tout un caractère
vrai, dis-je,que cet esprit
sont souvent fonromanesque, et que les traditions méritent pas une pluse
dées sur des récits qui ne soit, suivantle portrail
créance; quoiquil en
libres et
grande
Amazones
quinous en reste, les premiéres
nature, joiqu'aux lois de l'invineible
mais
n'obéissant âme fière des mceurs agrestes,
gnaient à une
la beautédes formesetdes
franches que tempéraient sensible; aul ilieu aqueles seconder
traits d'une variété deprendre un ton de courpal
contraintes,0 obligées heureux naturel, cette âme
alliterie, de cacher cet
beaux sentimens, sour
expansive où germent les plus
humiliantes, of
d'ailleurs à des prostrations
mises
d'une des plus bizarres comparai
fraient T'exemple
soit capable, et cette suje
sons dont le despotisme tendait plutôt à faire dégénd
tion de tous les instans des ssouvenirs inspirateur
rerlesidées qu'arappeler étaient assez loin de 1
Les autres femmes qui
des Amazones, pr
Cour pour ne pas faire partie a droit d'attendred,
vées des égards que leur sexe le rang où la fortur
nôtre, quelque soit d'ailleurs cet exemple ou plute
élève, entraînées par
inver.
nous crainte de paraitre le désapprouver, humb
par la
qui indiquaient leur
térent des costumes
au devant du m
de sujettes, et couraient
condition
faisait ses entrées au Cap.
narque, lorqu'il
des Amazones, pr
Cour pour ne pas faire partie a droit d'attendred,
vées des égards que leur sexe le rang où la fortur
nôtre, quelque soit d'ailleurs cet exemple ou plute
élève, entraînées par
inver.
nous crainte de paraitre le désapprouver, humb
par la
qui indiquaient leur
térent des costumes
au devant du m
de sujettes, et couraient
condition
faisait ses entrées au Cap.
narque, lorqu'il --- Page 261 ---
( 247 )
tournées oû il était accompagné
Dans une deses
il ordonnait
sir Hom Popham,
> l'amiral anglais,
de rassembler aux barde culture
NX inspeeteurs
les malheureux cultivateurs
caf eres desh habitations des sueurs ; cette mesure
adont il dévorait le prix
fort avantlejour comme
rise,il avait Pairde partir
empressés d'un peupursedérober aux hommages bruit des chevaux et des
Tadorait; mais le
ec qui
de préparer
pitures avertissait tles Royals-Dahomets station après un travail
mis ainsi en
s malheureux
éveillés à coup de bâton,
arcé durant tout lejour;
expirer sur leurs
le Toi venaient
- 5 eris de vive
dit un historien philoAwres. etverifiaient ce qu'a des beaux jours du
apphe dans un ouvrage digne
ne sont pas les
FHe. siècle. que les acclamations sentimens d'un peuple.
des
hus fideles témoignages on doit s'en douter, pour
aa favori étaitla, comme
et à force de faire
-
favorsblement,
Hut interpréter soi-meme, il finissait par croire que
Ponégation de
du cceur. Christophe
es signes extérieurs partaient
à n'avoir plus
i pensait avoir réduit la population satisfait de ce vam
Arun instinct machinal, était des âmes dont il avait
ne supposant pas que
ulruit, 2
sentimens
:
avoirdes
N déanti les ressorts pussent Fatigué des excès de
rieurs; mais il se trompait. depuis quatorze antyramie dont il était victime --- Page 262 ---
( 218 )
de la' 'renn'aspirait qu'au moment
nées., le peuple
tentatives dont les vicisvermsersilavait fait plusieurs
le calme trompeur
situdes faisaient conjecturer que cet état d'impassiqui leur avait succédé, prouvait tombe, lorsque sen
bilité dans lequel une nation
énergie est épuisse.
la tyrannie qui aCependint Teffroi qurinepirait de la patrie en instruvait changé les defenseurs
des hommes
et devant laquelle
humiments d'oppression,
nationale, avaient
qui eurent part à la gloire T'instant du rerveil du
lié leur front, retardait
releva a les courages
peuple. Un événement imnprévu d'une attaque d'apoabattus, Christophe, frappé
le 15 acût 1820,
plexie dans Téglise de Limonade, avide de victimes
plus ce Dieu terrible,
soumis aux
ne parut
n'était
qu'un homme
humaines; ce
plus mêmes souffrances et aux
mêmes besoins, aux dernier de ses sujets; ceux
mônies miseres que le
imposé osérent dans ce
il en avaitle plus
fit enauxquels
à la liberté, et Saint-Marc Chrismoment aspirer
cris de la delvrance.
rétendre les premiers T'anthème contre la cité
tophe de son Jit lança
pour la soumettre;
belle, et envoya des troupes marchaient contreSaint
mais tandisique ses soldats
agitaient se commuMarc, les mouvemens qui s'y
de Téclair, alors
niquérent au Cap avec la mapidité prés de tomber.
essai de sa puissance
il letledernier
la liberté, et Saint-Marc Chrismoment aspirer
cris de la delvrance.
rétendre les premiers T'anthème contre la cité
tophe de son Jit lança
pour la soumettre;
belle, et envoya des troupes marchaient contreSaint
mais tandisique ses soldats
agitaient se commuMarc, les mouvemens qui s'y
de Téclair, alors
niquérent au Cap avec la mapidité prés de tomber.
essai de sa puissance
il letledernier --- Page 263 ---
(: 249 )
éloison activité seule pouvait
ans eette situation, 7
d'amais il était dans Timpuissanee
aer le péril;
les secours de la médecine
plus
r; iln'employa
lui
plus cruelle
idinaire dont la lenteur
paraissait
un
mal. Le Dieu d'Epidaure eft-il opéré
ae son
se serait
Fodige en sa faveur que son impatience
des retards ? Il trouva dans son imegination
hainte
extraordinnire, qui, soumis à Tanalyse
reméde
un
par ses procédés, pourra
: lart et perfectionné
à
il fit tant
devenir utile à Thumanité laquelle
ur
d'eau-de-vie et de pimens
mal; ;c'est un mélange
rendit
avec lequel il se fit une friction qui
piseaux
Sa voiture était
elasticité à ses membres paralysés.
se rendre au Cap à la tête de son
éparée pour
lorsque le vent du matin
umée; il allait y monter,
de Tinvensaisit et détruisit Teffet miraculeux
fléchirent sous le poids de son
on; ses jambes
faire
sous le
et T'obligérent à se
porter
prps
de-là dans lintérieur de son palais.
imitier, et
le comorcé de confier son armée à ce Joichin,
et dont les mains parricides
ice de ses crimes,
enfans,
du sangde ses
uient encore dégoutantes
lattendit dans une violente perplexité le résultat
ecette expédition ; mais vers les 10heures dusoir
lui
la nouvelle de la défection
1 fuyard
apporta
eut
itière de son armée après un engagement qui
ruauhaut du Cap, et de la fuite de Joichim. Ilor32
et
le comorcé de confier son armée à ce Joichin,
et dont les mains parricides
ice de ses crimes,
enfans,
du sangde ses
uient encore dégoutantes
lattendit dans une violente perplexité le résultat
ecette expédition ; mais vers les 10heures dusoir
lui
la nouvelle de la défection
1 fuyard
apporta
eut
itière de son armée après un engagement qui
ruauhaut du Cap, et de la fuite de Joichim. Ilor32 --- Page 264 ---
( 250 )
Laférière
de suite à la forteresse
donna de le porter
de mettre
qu'il avait eu T'intention
où Ton suppose extrémité; mais ses gardes,ses
le feu à la dernière abandonné ; ses favoris craiserviteurs T'avaient
lui était réservé,
gnant de partager le sort qui à la terreur et aux
avaient fuis il resta seul, en proie
promptement
se succédaient
acces de fureur qui
cette opposition de cadans son âme, et prouvaient le moindre bruit lui ocractère inonmpeiliesibles alarmes: ssonimagination en
easiomaitles plus vives
; il se voyait exposé
aélire lui offrait mille smpplices
pour s'y souset aux mépris du peple;
et teranxinsultes
2 le emonde de sa présence,
de
traire, il débarrassa exécrable par un coup
mina le règne le plus
ce monstre dan-
( * )- Ainsi 2 le despotisme.
et de crime,
pistolet
se nourrit de sang
goreux à lui-mème,
dimpositions d'un peustérilise les plus gonéreuses
fournissant
sa morale puabique.et, bornes sans
ple, corroinpt
touche à ses
sans pitié sa carriére,
émotions qui
ces douces et pressantes arrive-la, iljette un
éprouver
mais
Eunnissent de la sensibilité:
et le miroir des
rotrogade sur le pass6,
de ses
regard
retrace les scènes degediantes
méuides lui
les remorls. il voudrait
fureurs. Alors assidgé par
il voudrait se dérodes crimes inexpiables;
pas. Tombant
expier
mais il ne le peut
ber à lui-amnême;
de la nuit du 8 octobre 1820.
(100 A Penurée --- Page 265 ---
251 )
dans les convulfouet des Furies, il meurt
sous le
et la nature est vengée parses
isions du désespoir,
des hommes, lyransrqui
angoisses.. Oppresseurs
contemvOs semblables,
wous étudiez à tourmenter
et frémissez
plez la chute de Christophe,
dudesdistraction aux accablantesidéese
Pourfaire
dans le jardin construit en espotisme.je descendis
et lui prête des embelpalier oû Tartimite la nature,
ces beautés sauvaHissemens moins inspirateurs que d'une antiquefogesqui froppentla pensée alaspect
des rochers
cascadese précipitant
rêt, aubruitd'une
d'un bassin, ou àla vue
escarpés dans T'exchvation Ces objets ont pourtant
d'une immense perspeetive. et sont la preuve que
de mérite de nous les rappeler,
L'on aime la nature
Même dans sa miniature.
tout soit dérangé, on distingue encore
Quoique
des allées d'arbres
au milieu de ce bouleversement entretiemment de déavec méthode. et qui
plantés
dans les promenades dujardin,
Hicieux ombrages
des fleurs.
respire aussi le doux parfum
ony
Et la nayade
Dans cent canaux
Porte ses eaux
A la driade,
Qui des bosquets,
Garde le frais.
Ici Clytie,
De sa folie
Aimant le sort
.
tout soit dérangé, on distingue encore
Quoique
des allées d'arbres
au milieu de ce bouleversement entretiemment de déavec méthode. et qui
plantés
dans les promenades dujardin,
Hicieux ombrages
des fleurs.
respire aussi le doux parfum
ony
Et la nayade
Dans cent canaux
Porte ses eaux
A la driade,
Qui des bosquets,
Garde le frais.
Ici Clytie,
De sa folie
Aimant le sort --- Page 266 ---
Sous son écorce,
Retrouve encor
La douce amerce
Que réfléchit
Une onde pure
Quand la nature
Nons éblouit
De ces nuances
Que peint Iris.
Alors surpris
Par les romances
Des Amphions
Dont les doux sons
Enchantent T'ame,
On cherche en vain
Dans F'amalgame
De ce dessin,
Cette harmonie
Que n'eut jamais
La tyrannie
En
Malgré ses faits.
quittant le
le dôme
jardin, je visitai la
élégant est
chapelle dont
eun de ces édifices plutôt joli que beau. Dans
proportions
ne règnent ni le
aud'une architecture
dessin, niles
vations qui contrarient le
régulière; ces innosont pas dénuées
goût de la
régularité, ne
tion y remplace la d'agrément, et le fini de T'exécula Monnoie,
règle. Nous visitimes THôtel
Tarsenalet
de
parallèle d'un corridor Timprimerie qui forment le
aux grandes écuries. spacieux, d'oû l'on arrive
Au retour de ces
lieux,jeje --- Page 267 ---
I 253 )
dernier regard sur le palais, me souvenant
run
fondateur de notre Réla penste, du philosophe
en idée à Tépoque quillapplique, et transporté
Sil rassemblait
à Christophe ; je la répétai:
Hua
un monument gui
ossemens de ses victimes, ilferait
Cette
du génie peint
indrait les cieuz.
expression des meurtres de
a coup le nombre épouvantable inspiraient à T'illustre
ristophe, : Thorreur qu'ils
ce faste qui ne sasien, et son éloignement pour servir d'inseriptit que la vanité; elle devrait
du
du palais comme la sentence
R: au frontispice
e.
Laférière, distante de
P'artis pour la forteresse
situées
Ix lieues de Millot et dans les montagnes heures
méridien , nous arrivâmes après deux
n
les sinuosités de la route tortueuse
urajet, malgré
sous la voûte du pory conduit. En entrant
sentiment pénible;
je ne pus me défendre d'un
ces murs fut
servit à construire
- mortier qui
et du sang de vingt mille in16 rempé de la sueur
Cet édifice bati sur le pic
N dus qui ne sont plus.
la plus hardie
offre Parchitecture
thie montagne,
bords d'un ima soit peutêtre au monde; aux
HH
) dont Toeil pent à peine sonese précipice (g
du sein
à - la profondeur, s'élève un mur qui sort
semblent
Coc et sur lequel des paratonnerres versle miir été posés par la main des sylphes,
de vingt mille in16 rempé de la sueur
Cet édifice bati sur le pic
N dus qui ne sont plus.
la plus hardie
offre Parchitecture
thie montagne,
bords d'un ima soit peutêtre au monde; aux
HH
) dont Toeil pent à peine sonese précipice (g
du sein
à - la profondeur, s'élève un mur qui sort
semblent
Coc et sur lequel des paratonnerres versle miir été posés par la main des sylphes, --- Page 268 ---
(254 )
deux sommets de mornes leur pla
lieu sont réunis
d'armes bordée de casernes
teau forme une place
à demi achevé, sous le
à côté parait un bâtiment le corps du tyran qu'ot
plancher duquel fut jeté la chaux et sans douti
le charbon,
y voit encore; minérales réunies par des causc
des matières
à cette terre de rappol
fortuites, ont communiqué carses formes se sOr
la vertu de Tembeaumement; idevrait en faire reche
conservées dans un état qui
cher la cause.
de la gauche, sont le
A l'une des extrémités
la foudre. Un doubls
ruines d'un palais écrasé batteries par
du fort, exhaun
rempart couvre les trois
et défendues par un
sées les unes sur les autres terrain est si adron
considérable ( h ).Le
artillerie
plancher du troisième étagem
tement ménngé quedu
ferme qui tient à la bash
on se trouve sur une terre duquelon. ne peut raje
de ce monument prodigieux
que ce
comme objets de comparaison,
procher.
décrites par tant de voyageu)
pyramides d'Egypte
sont ces cachol
célebres. Du côté du septentrion,
bordé d
descendent au fond d'un précipice
qui
placés, et où Ton ne parvie
balcons artistement
et des éscaliers qui offre
que par des corridors, descendis au fond de c
Tidée d'un labyrinthe. Je lumière ne pénétra jamai
cachots ténébreux où la
reculer d'ho
et dont on ne saurait approcher sans
de voyageu)
pyramides d'Egypte
sont ces cachol
célebres. Du côté du septentrion,
bordé d
descendent au fond d'un précipice
qui
placés, et où Ton ne parvie
balcons artistement
et des éscaliers qui offre
que par des corridors, descendis au fond de c
Tidée d'un labyrinthe. Je lumière ne pénétra jamai
cachots ténébreux où la
reculer d'ho
et dont on ne saurait approcher sans --- Page 269 ---
( 255 )
souvenirs de
sentir attendri par les
et se
et de ces innombrables
a Pierre Toussaint (i)
les chaînes et
Christophe y fit périr;
itimes que
de torture que lon voit dans
autres instrumens
une telle profusion,
epalais sont ici réunis avec
en traits
le caractère de la tyrannie
lils impriment
ifficables.
présidé à la strucdel'ordre n'a pas plus
e génie
ses autres bâtimens.
re A de cette citadelle que de la nature dans ses
partquiser plait plutot à imiter
les règles étaHunantes constructions qu'à suivre militaire; c'est
Farchiteeture
aes, y a remplacé destiné à périr par des travaux
is ce lieu qu'était
du Nord; il faisait vemoésle reste des habitans
deses états pour
mldes corvéables des extrémités
la population
elravailler; le projet de renouveler exngérépour
paraisait muxesprita bien faitstrop
Nouvenu
hors de doute.
me cru, est aujourd'hui
haitien n'eût eu
ognla.il eût voulu quele peupe d'un seul coup:
seule tête, afin de Tabattre
sune
avec Sir Hom Popham par
ievait un contrat passé
moyennant une somme
jauelce dertierr'obligenit.
mille
au Cap, quarante
epulée, de transporter
de leur
soit américaines
whilles, soit africaines,
inculte de la contrée
ee, dont fexil sur le sol
des délibérations
:
alors l'objet
ginaire, -
était
américain.. Il tenMn congrès, et d'un congres
Tabattre
sune
avec Sir Hom Popham par
ievait un contrat passé
moyennant une somme
jauelce dertierr'obligenit.
mille
au Cap, quarante
epulée, de transporter
de leur
soit américaines
whilles, soit africaines,
inculte de la contrée
ee, dont fexil sur le sol
des délibérations
:
alors l'objet
ginaire, -
était
américain.. Il tenMn congrès, et d'un congres --- Page 270 ---
(256)
réussi
tyran n'a complitement
ta ce qu'auean
le langage, la religion, le
faire; il voulut changer
C'est] pour cela qui
moeurs et les usages du peuple.
de T'enseigne
anglaise la langue
établit la langue
ensuite dirigée vers la foi
ment. Notre course fut
au couchantd
tification appelée les Ramiers placée blok-housses. son in
Laforière; fermé par quatre maison ornée dejardin
térieur renferme une belle
; de
de vues immenses et pittoresques
et entourée
de perdrix, d'oiseaux d
bois peuplés de ramiers,
Jamais le
couronnent ses environs.
toute espèce,
furent
par aucu
hôtes de ces forêts ne
du poursuivis Roi. C'était un pE
autre chasseur que par ceux
nul individu n
exclusif de la couronne que
vilège
Le Dondon se trouve à une petit
pouvait partager. base du morne ; en l'observant d
distance de la
d'une grande espla
sommet, on lui trouve T'aspect les.traces d'ur
nade. Partout nous remarquions
nos chevat
dévoratrice, età chaque pas
tyrannie
humains.
foulaient aux pieds des ossemens fut suivi d'un entri
Le soir, notre retour à Millot
ses fi
et sa famille. On plaignit
tien sur Christophe de la fureur vengeresse d
d'avoir péri victimes
de toi
être responsables
peuple. Car ponvaient-ils fait? La conduite du Prl
le mal que leur père avait
femme et de ses fll
sident d'Haiti à Tégard de sa
à celle d
d'admiration. Je la comparai
me remplit
pieds des ossemens fut suivi d'un entri
Le soir, notre retour à Millot
ses fi
et sa famille. On plaignit
tien sur Christophe de la fureur vengeresse d
d'avoir péri victimes
de toi
être responsables
peuple. Car ponvaient-ils fait? La conduite du Prl
le mal que leur père avait
femme et de ses fll
sident d'Haiti à Tégard de sa
à celle d
d'admiration. Je la comparai
me remplit --- Page 271 ---
6 257 )
la fan
de la Perse, lorsqw'aceueillant
Bonquérant
d'une candeur si affectueuse
Inille du vaincu,il usa
de son sort; il n'était pas
oour adoucir r'amertume
ne sentit ce
de notre petit cercle qui
une personne
Y ont d'élevé. Aussi s'indilat que de tels sentimens lecture d'un article publié
merent-elles toutes à la
un de ces
anglo-américains par
but
uur lesjournaux
d'erreurs, dans Tunique
laommes- encroutés de cette action et de la ravaT'atténuer le mérite
niveau de ces actes qui ne supposentiqw'uine
Her au
au
qu'éa
étrangère
sentiment
aculté instinctive, Pour moi il n'y avait là rien que de
Elaire la raison.
Dalmas jusqu'à Droinurte-ordinaire : car depuis
tous nos
3inkverijegaParces.t
de'Berci,depuis évertués à calomnier notre coeur
détracteurs se sont
à Tévidence des
et notre esprit; tous ont opposé n'ont pour base
qui
d aits des opinions passionnées
et notre origine
m que la nuance de notre épiderme retentit sisouifricaine. Ainsi quand la tribune qui
les
de la liberté est prolance par
rent des accens de Thomme coloré, quand sur
ennemis des droits
des êtres qui vouu a terre qu'elle fertilisa s'élèvent préjugés et les faire
d'absurdes
Araient y perpétuer
la
IN
actuelle, quand
inarcherà côté de la civilisation
la deportar
Nisistance au torrent dnsidcleypropose d'hommes originaires de
con en Afrique d'une race furent arrachés, mais
sette région d'ou leurs aieux
.33
rent des accens de Thomme coloré, quand sur
ennemis des droits
des êtres qui vouu a terre qu'elle fertilisa s'élèvent préjugés et les faire
d'absurdes
Araient y perpétuer
la
IN
actuelle, quand
inarcherà côté de la civilisation
la deportar
Nisistance au torrent dnsidcleypropose d'hommes originaires de
con en Afrique d'une race furent arrachés, mais
sette région d'ou leurs aieux
.33 --- Page 272 ---
(: 258 )
leurs bras delen
nos sur le sol qu'ils habitent.que
les dominadirent, lorsque par un élan magnaninne des dominaleurs
secouent le joug
est à
teurs Tagjourdhui la voix de ces prostlytes
d'hier, quand 9 enfin, fauteurs du despotisme coloPunisson de celle des
individu de la secte
s'étonner qu'un
révèle les
nial, peut-on
une action qui
de
cherche à déprécier
la branche
hautes vertus dont est snsceptible laquelle elle s'est
famille humaine () contre
efforts
la
malgré les ridicules
tant acharnée.et qui,
moins recueillie
athlète, n'en sera pas
du nouvel
aux gintrations
P'histoire pour la. transmettre
par
desjuges impartinux.
jutures avec les suffrages
dont la philosophie
Que Théritier d'un systême Técho des clameurs
T'immoralité, que
asréprouve
sans cesse cette pitoyable sil
de la folie répète Président dHaiti a-t-illes
sertion: peut-ètre le
chtendu parler de la cona-t-il
peait lire, 0u peub-etre
lnfunills de Darius, diquil
duite dlerandre envers
tout Teffet que probeau de Timiter ; a c'est
fait sena cru
mais, sans doute,iledt
la
duira Técrivain;
la justice, il prenait
sation, si, inspirs par
cette conduite avec
pour faire contraster
ont tenue enplome
les souverains de TEurope de tous les droits
celle que homme fameux, ravisseur
dont il forma
vers cet
Ta révolution française
dira:
réconquis par cortége, et de quila postérité
son eblouissant --- Page 273 ---
lfutphe ertroordinaire (259
ique devançant
que grand (k ). C'est alors
lejugement des
iquerait leur arrêt
siécles, il pronostippayerait àlauire le d'mprobation tribut
contre les uns,et
vé; qu'il représenternit d'cloges quilui est réserPaspect auguste dela
ie Président d'Haiti sous
mot, à Fadmiration des vérité: qusllofmirait, en un
ppacifcateur de sa patrie. contemporains comme le
de Teeu spontané de
Appelé dans le Nord par
ide détruire le
peuple au moment qu'il venail
ide la
despotismeig qui le
nation, ce grand
separnit du reste
licitude à
citoyen mit sa plus vive sol
Nrir la famille repousser de
une avengle vengeance, à cous'offrant sous
Christophe de cette protection
Hlinguer, dans Fapparence de simples
qui
ses formes,
égards, fit disames.
Fapanage des grandes
lde la
Aseinldhsitréent
note, > à un américain; quoiqu'en dise Fantear
Guince, à un haitien,
issir d'aieux sortis de la
Biecle, Texemple d'une enfin, de donner au 19e
nimité qu'on ne retroure clémence et d'une magna.
oeuples qui possèdent plus dans les chefs des
mières de la civilisation. ausuprême degré les, lu-
qui
ses formes,
égards, fit disames.
Fapanage des grandes
lde la
Aseinldhsitréent
note, > à un américain; quoiqu'en dise Fantear
Guince, à un haitien,
issir d'aieux sortis de la
Biecle, Texemple d'une enfin, de donner au 19e
nimité qu'on ne retroure clémence et d'une magna.
oeuples qui possèdent plus dans les chefs des
mières de la civilisation. ausuprême degré les, lu- --- Page 274 ---
CHAPITRE XIII
notions généralar saur la poprilaSuite des obsereations ;
la littérature et les aris.
tions Tintructionpablijue:à
m'ocempai de la continuité
D E retour au Capijes
commencées au Mole
des observations que j'avais
les produits de
Reconnaissant que mes apergusenri dans leurs rapports.je
T'agriculture étaient justes
Les donnée
sur la population.
celle di
jetai un comp-d'oeil
certaines évaluent
parnissent les plus
et celle di
qui
à 400,000
Nord et de I'Artibonite
à 700,000
dela Répoblique
territoire de Tintegrité sousle régime du despe
ce qui fait conclure que
d'augmenter e
tismela contrée erpimnartende.land sensiblement: et que dans pel
habitans, diminuait
n'excéderait pas celle del
de tenips sa popalation
sous Tinfuence de Tes
orientale de lile. qui
habitans (*)La
partie
pas 200,000
clavage. ne comptait tableaux comparis fait disp:
résultats de ces deux
que la R
en considérant
raître toute progression
à la Répablique,
Dopuia la réunion te cette partie
( )
gagné.
zopulation a considérablement --- Page 275 ---
(261 y
de Tétendue
pas un quart
pablique ne comprenait
de Tile.
m'expliqua de plus le prodige
les
Ce ropprochements
malgré
de la population. dehors de1 de Taceroinsement et celles venues du
n
instestines
les suicides
guerres 1790. Avec les maîtres ont dispara infinité de causes
puis
le désespoir et une
-
par
Tinsmuliplics
en vain le contesterait-on,
de edestruction; ; car
Thomme aux soins de
ou brut qui porte
I tinct éclairé
est plus utile à la propagaconservation
la
sa
propre
T'attention
plus
homaine que
tion de T'espèce
aride et cruel, et ce quila
constante d'un intérêt
hiomme,est
a dit un grand
fait vraiment promspérer, liberté ; or si Tétat des citoyens
moins la paix que la
double de ceici dans un rapport presque
cher5 se trouve
il ne faut pas
d t lui de la partie septentrionale, difference ailleurs que dans
la cause de cette
en facilitant
C cher
de nos institutions 3; qui,
L la supériorilc
facultés pliysiques et morales
k le developpetento des
Si le même
Thomme, engage à la reproduetion.
n'eût
a de
que le despotisme
0 mobile agiseait partout, heureux efets de la réarrêté dans le Nord les
étaient
MT pas
en un mot, les autres parties
si,
masse excéE ginération, raison de leur étendue, 2 la
de
T peuplées en
individus; et, certes, Tétendue
derait 6,300,000
surface de prés de six
lile d'Haiti qui offre une fertilité de son sol,ses
mille lieues carrées, la
que le despotisme
0 mobile agiseait partout, heureux efets de la réarrêté dans le Nord les
étaient
MT pas
en un mot, les autres parties
si,
masse excéE ginération, raison de leur étendue, 2 la
de
T peuplées en
individus; et, certes, Tétendue
derait 6,300,000
surface de prés de six
lile d'Haiti qui offre une fertilité de son sol,ses
mille lieues carrées, la --- Page 276 ---
(202 R )
8a situation topographique 4
riches produits,
rang entre toute
semble lui aasigner le premier de devenir le centrie
les antilles, et lui promettre
du Mexique eu
lanion. et du commerce du golle
de
américain, lui indiquent ausis
de tout Farclipel
de cette populatior
u'elle pent.aspirer au triple
etson industrim
celaarrivera lorsque son agriculture
que ses rt
nationale auront acquis cette perfection
ser
Cette éroque
pides progrés font présnger. se sufire à lui-mémie
celle où le pays fera plus que
de Tuniver
sera alors our il pourra se passer
de 1
ce merveille doit être Yoeuvre du temps, dont 1
Cette
administration éclairée.
Liberté et d'une
les sources de la prospu
sagesse. fecondant toutes
auteur la palme in
assurera à son
rite pobliques bienfaiteurs du monde.
mortelle des
dans lesquelle
Je visitailes écoles partienlières Vécole primaire qu
s'était opérée la fusion de
pas de vu
avait ctablie:je ne perdis
Christophe établissement formé par un gouvernemei
le nouvel
mode de Tenseignement mutuel
réparateur sur le
Tétat de Te $
qui, plus que les autres : m'indiquait suivis la jeuness
Je
ducation sous Tusurpateur. de briller la soumet à T'es
dans la société où le désir
la trouvai moins ins
et je
nalyse de T'observateur,
truite qu'au midi et au couchant, long-tempe for
des écrivains depuis
Cependant --- Page 277 ---
(2 263 )
qu'a atteint
donnaient au Nord ridée du degré
ces traits
nc8
parlois et faia
Netaatrn Findepetdanece.
qui brillent dans Vactede Tomnerre, dont on ne peut
laient revivre Boisrond
de ces expressions
iiter le nom sans se'couvenir qui semblent anperribles, de ces éclairs de génie les Haitiens à
aoncer la foudre; soit qu'invitant de la nation euroHuitter les moeurs et les usages il fit dire à Desselines:
aéenne qui nous opprima, nos contrées ou que
enom Frengois lagtice cncore il exposit le tableau
poulant exciter à la vengeance, les regrets du père
renotivelst
)
de nos malheurs,
son unique espérance.
He la perte d'un fils cheri, ou de sa mére; soitqu'il
du fts de celle de son père
sur le sort de son
coulerles larmes de Tépoux
en
Fit
reveillat la douleur des jeunes gens imrpouse. ou
deleurs tendres désirs
les objets
au
eur peignant
prête
a
à T'age du bonheur,il
molés sans pitié
tonnantes: : descendrezehefdes Haitiens ces paroles
Non i;
tombes sans los avoir vengls?
a hous dans lours
les vôtres! Partout cetacte
Eurs ossemons reponseraiont bouillante qui électrise
sespire une éloquence
la pensée.
fame, entraîne et subjugue
et parle désuis donc occupé et par goût,
Je me
les
littéraires
toutes
productions
ont
sir de connaitre
des differens ouvrages qui
de mes concitoyens,
marudlans le Nord.
;
tombes sans los avoir vengls?
a hous dans lours
les vôtres! Partout cetacte
Eurs ossemons reponseraiont bouillante qui électrise
sespire une éloquence
la pensée.
fame, entraîne et subjugue
et parle désuis donc occupé et par goût,
Je me
les
littéraires
toutes
productions
ont
sir de connaitre
des differens ouvrages qui
de mes concitoyens,
marudlans le Nord. --- Page 278 ---
t 264 )
Cride la Nature
commença par le
Mon examen
Juste Chanlatte. L'auteu
production du général
le caractère affreur
trace d'un pinceau vigoureux complices et exécu
des Colons, des agens français, art infini, fait dé
deleurs crimes, et, par un
en
teurs
des événemens
couvrir les rapports généraux
; mais écrivan
leurs linisons à des faits partienliers les sciences € C
sous la férule d'un tyran dont toutes ouvrage se resi
tous les aris étaient tributaires, son des bornes àl
influence qui, assiznant
sent de cette
de cetélieurouse indéper
pensée, prive le génie
de son esso
au développement
ornio
dance indispensable
d'un style neufet
créateur. Du reste Télégance dans le récit des SUI
la chaleur, de la composition terre, des traits d
cette
plices qui ont épouvanté firent dire au célebre Gril
T'éloquence ancienne qui écrit avec la force deT:
goire que cet ouvrage est
rang dans le genre.
lui assure le premier
Pr
cite 2
de M. le général
LHistoire du couronnsment, mérite littéraire; aus
pas de
vost, ne manque Texaminer que sous ce rappor
nous ne voulons
en vain de la précision dar
nous y chercherions
dans le choix de
les faits; l'auteur n'a pu porler Thistoire, mais de
matériaux le semupule qu'exige offre en tout Ta
réllexions fines 2 dont Christophe Técrivain à l'air (
plication alors même que décocher des trai
adresser la louange, et de
lui
éraire; aus
pas de
vost, ne manque Texaminer que sous ce rappor
nous ne voulons
en vain de la précision dar
nous y chercherions
dans le choix de
les faits; l'auteur n'a pu porler Thistoire, mais de
matériaux le semupule qu'exige offre en tout Ta
réllexions fines 2 dont Christophe Técrivain à l'air (
plication alors même que décocher des trai
adresser la louange, et de
lui --- Page 279 ---
(209 I -
dont
littérature de quelques petits ouvrnges, de la
notre
s'élèvent au niveau
les maximes politiques
des peuples qu'ils
question de Tindépendance
soutiennent en faveur d'Haiti.
rédiges par
Plusieurs actes du gouverement tale t comme
donnent Tidée de son
M. Prévost,
eussent été dignes d un gouverhomme d'Etat,et
libéraux:
nement fondé sur des priscipes
ramène à la ommpumbon.eijoi
Lexamen me
Tinluence du gouveruenent
ceu lieu de remarquer
de Tesprit. En efet,
Esurla nature et les progris
avait deréloquence
C
dans Tancienne République,
Pun fat encore
Tart oratoire, et quoique
vancé
l'autre se faisait remarquer par
aà son bergeau,1
Les differens moreeaux, du
s ses heureux tours.
de Tautorité, ceux du
ccorps populaire, les actes les beaux arts, ce--
que de tous
5 sénat prouvent
avancé au Midi et à TOuest;
Nlui-ci était le plus
Téloquence n'est pas le
eet que, lors même que elle sert au développement
rmobile de rélévation,
de la liberté
les accens
Ides idées républienines:
Téloquence: Deux
ksout fiers; elle est la mèrede
nous,et
ont servi à la développer parmi
Ecauses
climat n'a pas été la moins puissante;
laction du
saurait contester que sous
lelle est telle qu'on ne
soit
ardente
torride Timagination ne
plus
ala zone
multiplices. Si à mesure que
tet les métaphiores plus
rmobile de rélévation,
de la liberté
les accens
Ides idées républienines:
Téloquence: Deux
ksout fiers; elle est la mèrede
nous,et
ont servi à la développer parmi
Ecauses
climat n'a pas été la moins puissante;
laction du
saurait contester que sous
lelle est telle qu'on ne
soit
ardente
torride Timagination ne
plus
ala zone
multiplices. Si à mesure que
tet les métaphiores plus --- Page 280 ---
(270)
mais
Yons'en éloigne on trouve colleseiplasjustess froide, et pour
et celle-là plus
moins frappantes
or des idées vives
ainsi dire plus spéeciative; constituent une partie essencolorides par Timage
et s'il était évident
tielle de Tart de perstader, Vêtre ( m ), il n'est pas
quela liberté lui donnat
d'écrivains dont
vrai, comme Tont prétendu tant
des climats
aimposé S, que les peuples
la cclébrité
despotisme, ou qu'oi les
chauds soient nés pourle
ily sont presplus aisément à son jougs
façonne
des eineonetanceerie
que totjours conduits par
de eaneesercondaires
quelleangisents tunemultitade donne plus ou moins d'activité,
suxquelles le climat
se tarissent
alors les sources de Téloquence
mais
des dispositions propices
pour eux, et font place'à
en énervent le
les mceurs,
à ces arts qui polissent
au commerce de
caractére, donnent de Fagrément
cet éclat
et répandent sur un empire
la société,
de la perte de la réalité.jusqu'a
factice qui console
la dissolution morale
despotisme, opérant
à
ce quele
enfin Teffet même du climat;
de Tétat, détruise
son ardente
moins que le génie, en communiquant recrée Ténergie,
lumières, ne
flamme à ces pâles
à rentrer dans les ténèet ne force le despotisme
entrainer le monde.
bres d'ou il ne sort que pour y favorisé Téloquence
Mais des deux causes qui ont
sans contredit,
la plus célère est,
républieaine --- Page 281 ---
(271 )
faculté de penser.
Timpulsion que lui donna la libre
essnis en dif
Midi etlOuest ont eu d'heurens
Le
Guidés par les puisenntes inspiforens genres (n)
nombre de dofenseurs
rations de la nature. an pelit
de Taloquence un
ont fait tenir à la muse
dans les
publics different de celui qu'on retrouve
noulnngage
On vit d orateurs
vieux factum du barrean.
liberté : soutenir
d'une sage
noble inveaux, apprecinteurs
avec cette
du droit pablic
s'levant
Jes principes
honore leur profeesion:
dépendance qui
Topinion du
nu-dessus de la calomnie ils ontjustifié protood a d6eavant anglais dont le discernement de la civilisation
couvert en eux les utiles agens
du pays.
s'est particalirement fait
Lesprit répablicain
les jourremarquer dans les feuilles periodiques: étaient des
ceux de la capitale,
naux, et surtout
naissans déposnient leurs triruches ou les talens
cette émulation créabuts.etla poblieité enfanta
bientôt
trice qui annonce qu'une nation possédera moins que
dont la gloire ne Tillostre pas
les talens
celle de ses tropliles.
de ces écrits des
On retcouve dans la plupart
d'Etat philopolitiques que les hommes
principes
indignes de leurs snflinges;
soplies ne jugeront pas
qui
est la preuve du gonie diplormatique
ce qui
nation. Du reste le lycée national,
nait chez la
.etla poblieité enfanta
bientôt
trice qui annonce qu'une nation possédera moins que
dont la gloire ne Tillostre pas
les talens
celle de ses tropliles.
de ces écrits des
On retcouve dans la plupart
d'Etat philopolitiques que les hommes
principes
indignes de leurs snflinges;
soplies ne jugeront pas
qui
est la preuve du gonie diplormatique
ce qui
nation. Du reste le lycée national,
nait chez la --- Page 282 ---
- 272 )
sous la surveiltousles collèges rarticoliers-placis
publique,
d'instruction
Jance des Commissions
où les
étaient et sont encore autant de pépinières tantalens doivent se former et se comminiquer; tout
dis que dans le royaume érigé par Christophe,
hommes, - pailsqu'aprés
devait périr avec quelques
établissement can'était aucun
l'école primairetil
Tavenir des hommes propable de préparer pour
Les arts mécaniques
pres aux emplois importans. dans le Nord; Chrisavaient fait de grands progrès des artistes pour les
tophe s'occupait à former
des ouvriers de
somptuosités du luxe, des maçons, libéraux de la chidivers genres, et dans les arts
instruction
mais il négligeait la véritable
rurgie;
il ne rélléchissnit
à sa tyrannie;
comme dangerense assurent la durée des états,
pas que les lumières Tamour des lois et de la
inspirent
moral,
parcequ'elles
il voulait briser ce ressort
patrie: ou plutôt
les volontés sous un être
en faisant courber toutes
mécaniques bien qu'uLes arts purement
car il
physinques
ne suffisent pas à un pays:
tiles à la société,
faut dex bras à la terre
est incontestable que, s'il
ces bras ont besoin
laborieuses,
etaux professions il faut des têtes à la conduite
d'être diriges, et
des affaires.
surles campagnes, j'ai
En portant mes regards
des
malgré le faste quealalfesplstadion
yu que --- Page 283 ---
(265 )
cet ouvrage
nous indiquent que
à ses adversaires
son coeur ne guidait
et que
hailui a été commande,
il honore la valeur
toutefois
pas sa plame;
qu'il la rencontre, quand
tienne dans quelque rang
dans cet oule faire sans déplaire; : partout
et, si
il peut
talent du narrateur ngréable,
vrage éclate le
Fesprit d'analyse, il est
Ton y désire quelquefois
une teinte originale,
toujours remplacé par
presque rement et la rapidité des pensces.
des
le mouv
parlé de PHistoire
Nous n'eussions pàs
si ce n'était pour
civiles de M. Vastay,
tracés par
guerres
combien les onvrages
les vues
faire remarquer
et dans
du favori d'un despote.
de
la plume
sont indignes
figurer
de plaire à son maître 2
font juger de Tesprit
les produetions qui
dans les
parmi
naissant et de ses progrés
d'un peuple
rouvrage de M. Vastay,
counaissances. En effet,
d'ailleurs de Timngianquel nous ne refuserons pas complette de la basse
nation, est la preuve la plus misérable suppot du
adulation de son auteur;
dans la fange, et
se traîne
despotisme, a Vastay
pas devant
déprise tout ce qui ne se prostemne croire, son maître a
lidole qu'il encense. A Ten et toutes les qualitoutes les vertus d'un bon père sont des actes de
tés d'un grand roi. Ses forfaits ses folies sanguijustice dictés par la nécessité, ille louait tout
Toeuvre de la saine raison; ;
maires
misérable suppot du
adulation de son auteur;
dans la fange, et
se traîne
despotisme, a Vastay
pas devant
déprise tout ce qui ne se prostemne croire, son maître a
lidole qu'il encense. A Ten et toutes les qualitoutes les vertus d'un bon père sont des actes de
tés d'un grand roi. Ses forfaits ses folies sanguijustice dictés par la nécessité, ille louait tout
Toeuvre de la saine raison; ;
maires --- Page 284 ---
(266 )
des vertus quiln'avait pas; suivant lui c'était
juste
et ceux qui ile combattaient
en tout un prodige,
Pétion lui-méme n'était
des monstres; Alexandre
fait
disje, cet écrit ne semblait
pas épargné 3 que
mais comme ce serait supque pour le calomnier,
être atteint par
poser que Tillustre haîtien pat
de repousser ses diatribes, nous ne
Vastay que
de
de le voir se battre les
ferons que rire
pitié
contre
Bancs pour inventer d'horribles inensonges
hoinme, et s'indigner ensuite de ce que
ce grand
entière ait regardé sa mort comme
la Républiqne
chaque citoyen, dans
une calaiité publique 2 que
de la douleur universelle, ait payéle
Fexpansion
le
sincère et le plus mérité
tribut du regret
plus
à celui
obtenir de Thomme,
que Thomme puiese
dont le
qui ne ft couler les Jarmes de personne,
identifé à la
de Pétat. C'est un aveu
nom est
gloire
car,les
est arraché parla force de la vérité;
quilui
sont
des témoiregrets d'une nation ne
jamais
Cest dans cet esprit qu il décritla
guages suspects. civile; dans son livre le parti que
première guerre était celui de la legimité, mais
suivait Christophe
héros bien au-dessus de
il a soin de placer son
ne s'ollensait
Tomeaintdanegures ila craint quil
lui eût reconnu un égal.
du paraliele qui
est plat et
En un mot, le style de cet ouvrage
des témoiregrets d'une nation ne
jamais
Cest dans cet esprit qu il décritla
guages suspects. civile; dans son livre le parti que
première guerre était celui de la legimité, mais
suivait Christophe
héros bien au-dessus de
il a soin de placer son
ne s'ollensait
Tomeaintdanegures ila craint quil
lui eût reconnu un égal.
du paraliele qui
est plat et
En un mot, le style de cet ouvrage --- Page 285 ---
0 2 1 267 )
varice.
nerf; sa marche est plutôt incgale que
sans
d'un forcené
les convulsions
Vastay a quelquefois les élans du génie.
qu'il prend pour
étonnante fécondité;
Du reste M. Vastay a une
sont
citerde lui plusienrs ouvragea,tels
on peut
qui est plutot une sorte
le Cri de la Conscieace:
laNature; la
T'imitation du Cride
de parodie que
et les Blanes, en réponse
Dissertation sur lesNoirs
H. Henles Réflerions sur Touerngede3l
à Mezères;
Lauteur de tant d'écrits a par
rg- etc., etc., etc.
et il serait inintervalle d'heureuses inspirations, diminuent de
juste de dire de ses ceuvres qu'elles
être imde leurnombre ; ainsi pour
mérite en raison
de
il faut conclure de cet assemblage propartial,
c'est un amas de coquillages
ductions diverses que
dans lequel on trouve
limoneux, mais
quelquefois
parleur éclat, et c'est lorsque
des perles précieuses fauteur du despotisme, et
Tauteur cesse d'être le
d'Haiti (1).
qu'il parle de Thonorable cause
moins de
n'était pas cultivée avec
La poésie
Juste Chanlatte. Sa
enccès que la prose par
des Haitiens
trogidie dont le sujet est le triomphe
d'abord
française, et qui parut
sur Texpédition
doit occuper un haut rang
surle titre de Nehri,
mâle est
littérature; sa versification
dans notre
souvent la touche
aussi harmoniense, et rappelle
Tintérêty est
des modèles; la pièce a du dialogue,
La poésie
Juste Chanlatte. Sa
enccès que la prose par
des Haitiens
trogidie dont le sujet est le triomphe
d'abord
française, et qui parut
sur Texpédition
doit occuper un haut rang
surle titre de Nehri,
mâle est
littérature; sa versification
dans notre
souvent la touche
aussi harmoniense, et rappelle
Tintérêty est
des modèles; la pièce a du dialogue, --- Page 286 ---
(9 268 )
Thorreur
Tamour de Tludépendance et
sontenu;
europcemne, sott les sentimens
de la tyrannie
caractères de ses persoitages
qu'elle inspire; ; les
et Taccord parfait qu'y
sont fortement prononeés,
théatrales, achève
forme le nceud des trois unités
Les nombreux
éloge sous le rapport des règles.
son
lesquels elleaété accueillie
applaudisemens avec
dispensent de
à ses differentes représentations sur la scène.
parler de T'effet qu'elle produit
d'un poëme
L'auteur s'occupe dans ce moment
génie
intitulé, la Haiciade; inspirée parle
didactique
célcbrera, sur un ton digne
de la liberté, sa muse
des arts
du sujet, la naissance
de la grandeur
etla gloire des héros
sous le beau ciel d'Haiti,
chants de cet
fondérent la patrie. Les premiers
suecès.
qui
d'heureux
important ouvrage lui présagent d'ailleurs connu par une
Juste Chanlatte est
échappées pour
légères ,
infinité de productions
est
elles que
ainsi dire de sa plume; il en
les parmi autres se souferont oublier; mais
leurs sujets
goûtces du lecteur quand
tiendront, et seront plus
Le Télégraphe
plus des premières.
on ne parlera
morceaux de ce poète aussi
a publié plusieurs
réunissent diverses
élégans que variés, et qui
sortes d'esprit.
Messieurs le Général
On ne doit point oublier
qui ont enrichi
Dupuy et le Colonel Prézot, --- Page 287 ---
(2 273 )
donnait
Papparence que
sucreries du nord.malgré qu'oblenaitl tla violence.il
aux shabitations untravail extrême dans les produits
régnait une inégalité
et
cette base réelle
comparés de Tagriculture. - que féconde Tinduetrie
des empires qui
Tavende la puissance
déterminait
donne la vie au commerce,
et
faveur de l'état démocratique.
déficit
tage en
Estelle, le
Je vous ai fait remarquer, du Nord , que la tyrannie
physique de la population
jour plus sensible,
à rendre chaque
assez: vous
sappliquait
ne se hâtait pas
comme si le temps
son déficit moral,
avez été à même d'apprécier
de la difference.
jugez à présent
des empires qui
Tavende la puissance
déterminait
donne la vie au commerce,
et
faveur de l'état démocratique.
déficit
tage en
Estelle, le
Je vous ai fait remarquer, du Nord , que la tyrannie
physique de la population
jour plus sensible,
à rendre chaque
assez: vous
sappliquait
ne se hâtait pas
comme si le temps
son déficit moral,
avez été à même d'apprécier
de la difference.
jugez à présent --- Page 288 ---
CHAPITRE XIV.
Suite; Pensée sur le lure.
-
de Tindépendance.]
Mejor de T'anniversaire salve d'artillerie : 9 auque
fus éveillé au bruit d'une
qu'on entonnal
des chants patriotiques
se mélaient
et dans les maisons.
sur les places publiques qui fut ici célébrée ave
J'assistai à la cérémonie
Le Généro
digne de sa comumémoration.
a
une pompe FArrondissement, comme agent
coummandant
à la fête, et fit un discours dor
Tautorité. présida
d'une manière impe
idées rappelérent
les grandes
et Talégresse publiqu
snte le but de Tinstitution, fus au bal quise dor)
était à son comble. Le soirje onjuge des mcen
Gouvernement. Comme
Ia au
femmes,je voulai
et du ton de la société parles quatorze année
n'apercevoir du changement que reconnus qu
sur celles du Cap: je
celie
produlairent
bellrs Haitiennes, comme
le caractère de nos
avait
éprouvé quelaualiéeratiol
des hommes, y
car, au premier abordy
dans les traits originels; forcée qui ne s'accords
leur trouvai cette gravité
où T.
je
la douceur de leur plysiononie,
point avec --- Page 289 ---
( 275 )
imprimns le
avoir
aour et les mricesdeahlent lest rodait à leur
ourire: mais bientot la musique lest diltrences.
relflcertontst
atund.etfiipare Vive et folàtre Terpsichore
Marie à ce concert sonore,
Ses attitudes variées; allices,
Minerre et la Folie à sa cour mobiles cadences:
Mesurent de leurs pas les
Plaisir règle les lienséances.
de ces
des costumes
Durant le bal Télégance formnient etse dissipsient
sémillans qui se
et leur
roupes
déliciensement mes regards,
ans cesse * fixa
dans un concert qui
déjà remarqué
chezun comFixe quepavais
auparavant
rraiteu lieu quelqueejoars ma pensce. Je ne suis
oositeur de musique, occupa
dont le
de cette secte de philosoples. restriction;
aas partisan
le luxe sans
toicisme outré proserivit de là, me défendre de rcfcFnnis je n'aipu, au sortir observé. Le luxe est utile
hir sur celui quejy avais
qu'il féconde
de Tindustrie,
Phorsquil est créateur
les travaux nécessaires
Pagrienlture, qu'il anime et dans ce casil a des
Moarlespoir desjoniwances, lorsque le godt en defloornes; mais il est nuisible,
salutaires limites,
franchit ces
1 iient si dominant quil
sage modiration met
quil rompt Téquilibre devient qu'une une source de corrupdans les fortunes, et
toil la verfts n'est rien. Je
fimneste; car où Por est
ition
d'une République quin'a
félicitai d'ètre citoyen
me
qu'il anime et dans ce casil a des
Moarlespoir desjoniwances, lorsque le godt en defloornes; mais il est nuisible,
salutaires limites,
franchit ces
1 iient si dominant quil
sage modiration met
quil rompt Téquilibre devient qu'une une source de corrupdans les fortunes, et
toil la verfts n'est rien. Je
fimneste; car où Por est
ition
d'une République quin'a
félicitai d'ètre citoyen
me --- Page 290 ---
276 )
effréné. Ces
essai d'ane luxe
pas fait le dangereux les
où regne
ornemens qui décorent
appartemiens retrouve dans les
ces soins délicats qu'on
le goût,
tiennent autant au luxe de comcostumes, et qui
ont été juquicilea
modité qu'à celui d'agrément. d'un utile labeur
fraits d'une heureuse émulation,
du désir même;. je me persnadai que
qui sont nés
de toutes les parties d'Haiti, ne
mes compatriotes
dans ces sources des
chercheront pas ailleurs que satisfaire. Oui, mond
les moyens deles
vrais plaisirs
les Haitiens, instruite
amie, je me persuadai que dont T'histoire public
T'exemple de ces peuples
de
par
et la chute, ne perdront jamais
l'avilissement
ces alimens succulen
vue que le luxe est comme abondance, se changent eil
qui, pris en trop grande
toutes les maladiel
poisoir subtil, et produisent social, et le précil
morales qui accablent le corps
cet
moi
(0). Hélas! sans
espoir
pitent au tombeau
tous les objets séduisans du
cceur eût été fétri, et
eussent été pour mc
s'étaient offerts à mes regards
autant d'annonces de dissolution.
me condu
Ayanteatisfait ce désir insatiablequi préceptes 91
dans le nord, et receuilli les grands
sit
faits attestés par tant de monumensh
découlent des
retour, en me proposaa
je ne pensai qu'a mon
route
lieuil
toutefois de visiter sur ma
plusieurs et de TOuestiu
de PArtibonite
des départemens --- Page 291 ---
(2 277 )
dont ils furent
consulter sur les évènemens T'influence.
cet de les
dont ils éprouvérent
Iles théstres, ou --- Page 292 ---
TROSIEME PARTIE.
CHAPITRE XV.
LE RETOUR.
Entretien de deux Voyageurs.
février,
fis mes
Ae
le milieu du mois de
je
V. ERS
m'avait offert durant pres
adieux à cette ville qui mouvant du Nord peint
de deux mois, le tableau
T'embellir,
et orné de tout ce qui peut
duen grand,
celui d'Haiti, dans lexposition
et souvent taussi
à côté des ruines qui attestent
quel je remurquais
de la dernière
la lutte de la liberté, 1 les monumens T'ohservateur que
tyrannie. Quel vaste A
champ pour fut témoin de grands
d'une ville qui
le spectacle
La diversité des objets quis'y
événemens politiques! lui la scène du monde qui
présenteut est pour
elle reproduit à ses
ehange et varie sans cesse;
aiti, dans lexposition
et souvent taussi
à côté des ruines qui attestent
quel je remurquais
de la dernière
la lutte de la liberté, 1 les monumens T'ohservateur que
tyrannie. Quel vaste A
champ pour fut témoin de grands
d'une ville qui
le spectacle
La diversité des objets quis'y
événemens politiques! lui la scène du monde qui
présenteut est pour
elle reproduit à ses
ehange et varie sans cesse; --- Page 293 ---
(2 279 )
instans dujour, les faits qu'engloutt
yeux.àt tous les
T'immense abime du temps. voyageais portait diLe bâtiment sur lequel je
et cinglait vers
des deux sexes,
du morne
vers pazeagers avoir doublé la pointe
de
la côte; après
offrit la vue des jardins
aa Picolet, il nous
d'une petite baie
Poirier, situés à Textrémité les colonnades qui
J'adiniraie
epposte au morne.
et terminent des allées
décorent les réservoirs,
en
de cet excellent muscat qu'on
courertes de treilles
toute T'année, lorsque
mange au Cap presque
attira mon attention,
T'entretien de deux voyageurs les raisins, les colonet me fit quitterles jardins, d'eau.
nades, et les nappes
né dans TOuest, habitant
Le plus âge d'enir'eux, eNord, ou il a vécu au milieu
depuis quatorze ansle homme d'une grande insdes dignités, était un
de mon age, était du
truction. L'autre.à peu près ville. Ses questions
Sud,et en habitait - la principale désir d'être éclairé
qu'il avait le Nord. La converm'annongnient événemens du
sur les derniers
lorsque je commensation était arrivée à ce point
çai â la recueillir. Mais à la mort de Christophe quelie
Le esecond. -
public dans le
était la vraie direction de l'esprit
Nord?
Christophe était-il tombé
Le premier. - A peine --- Page 294 ---
(200 )
touter
réveilla tous les intérêts,activa idées
que sa chute
donna Tessor à toutes les
les ambitions et
chacun courut à sol
général,
les derl
Dans ce souvement
à extirper
but. Les plus sages pensérent ils voulurent S
nières racines de la tyrannie; dont ils étaient partie
réunir à la République les attentats de Fusur
indivisibles et de laquelle détachés que par une fictiol
pation ne les avaient
venait de faire éranoui
politique que le temps
donnée par TA
dans la constitution
Ils voyaient
Toeuvre de leurs représentan ilstl
semblée Constituante dans la conjotcture,
alors que,
Ceux q
ils conçurent
s'en séparer.
legitimement
du pouvoi
pouvaient Za ns a la coupe enchanteresses
avaie: t bu
leur concéda la royautd
tenant aux privilages que
que le moye
et pensérent
voulurent les conserver, un des fils de Christopl
s ûr étaitde mettre
second anne:
le plus
et de rattacher ainsile leurs titres
61 un le trône.
étaient liés
de la dynastie à laquelle
parti, et c'était peu
fortunes. Un troisiême
quelqu'
leurs
vonlait substituer
être le plus influents
des fils de Christophe.
deses meneurs à la place
d'une assemblée
demandait la convocation attributs de mandataires
notables rèv lue des
au supreme Pe
nation. Deux riv Lux aspiraient de
ses P
la
d'eux eut V'air
risigners
voir
):ru
et Richard.
(*) Les géneraux Romain
dynastie à laquelle
parti, et c'était peu
fortunes. Un troisiême
quelqu'
leurs
vonlait substituer
être le plus influents
des fils de Christophe.
deses meneurs à la place
d'une assemblée
demandait la convocation attributs de mandataires
notables rèv lue des
au supreme Pe
nation. Deux riv Lux aspiraient de
ses P
la
d'eux eut V'air
risigners
voir
):ru
et Richard.
(*) Les géneraux Romain --- Page 295 ---
(281)
toutes sortes
tentions à Tautre de lui accorder réellement du poulorsqu'il usait
les illude déferences
n'en conservait que
voir, et que celui-là
immense fortune asions (P )- II pensail avec son
surson cometlemporter
cheter tous les suffrages, voulait former une Répupétiteur: Un quatrième
florissait dans la partie
à l'instar rde celle qui
blique
méridionale et au couchant.
à T'indivisibilité ne
Ce n'est pas que ces opposans réunir au tronc comsentissent la nécessité de se
chez les
mais la voix séduisante des passions
fumun,
la crainte des vengeances
uns, chez les autres, d'éloignement. La clémence
rent autant de causes
les vertus.ses
était exilée du nord sous Christophe; ne recevaient
étaient ou ignorées, ou
compagnes.y
car ses lois pénales punissaient
qu'un culte secret;
invoquait la grâce d'un
qui
le coeur compatiseant
de Thumanité était quacondamné, et Texpression
d'ou la senlifiée de cri séditieux dans le palais,
si ce
: il est à présumer que
sibilité était proscrite:
on aurait oublié
règne se fut prolongé davantage, de
aussi la
jusqu'au mot
pitié;
dans cette partie,
à voir le contraire,
plupart de gens accoutumés
gouvernement
ne
son
ponvaientse peruaderqu'aucun ressort de
fit de la clémence le principal
action.
conduites
de révolutions
Il est peu d'exemples
--- Page 296 ---
(282 )
des hommes sages qui arrivent à la maturités
par
les ont fait mouyoir. Les évènemens
avec ceux qui
elle succombe presque
confondent la prudence;
factieux; car, dans
toujours sous T'entreprise des
assez
T'ordre social n'étant pas
ces conjonetures.
ils
ces vertueux citoyens,
affermi pour garantir traits des malveillans qui
demeurent exposés aux multitude et la soulever
savent en imposer à la
même que
contre ses défenseurs; cela arriveaprès suceès les
conducteurs ont obtenu les
ces sages
le
a triomphé. Celle-ci
plus éclatans et que prineipe commune : les constitufit une exception à la régle
Tardeur du
tionnels de 1806 profitérent de
peuple
d'immoler à sa fureur les fils et les satelqui venait
vers cette
lites deChristophe, et dirigirentfopinion
fondée par la philosophie. Ce peuple,
République nouvelle tyrannie, usa de sa soueraignant une
de ses droits,
veraineté. se remit en possession
le voeu
vers le Président d'Haiti que
et députa
à Saint-Marc.
national avait conduit en triomphe
side cet illustre magistrat imposa
La présence
s'agitaient plus que dans
lénce à ces factions quine
se rangea
des citoyens
T'obscurits, et T'universalité
d'une constitution qui protége.
sous l'empire
vous que ces factieux
Le second. 1 Mais pensez
etquils
entièrement renoncé à leurs projets,
ayent
vers le Président d'Haiti que
et députa
à Saint-Marc.
national avait conduit en triomphe
side cet illustre magistrat imposa
La présence
s'agitaient plus que dans
lénce à ces factions quine
se rangea
des citoyens
T'obscurits, et T'universalité
d'une constitution qui protége.
sous l'empire
vous que ces factieux
Le second. 1 Mais pensez
etquils
entièrement renoncé à leurs projets,
ayent --- Page 297 ---
( 283 )
plus à "troubler la tranquillité
ne chercheront
publique.
Non, je ne crois pas qu'ils y ayent
Le premiermais s'ils tentent jamais de
entièrement renoncé,
La
ils courront à leur perte (9):
les renouer.
s'observent avec inquierivalité des meneurs qui
un
tude, divise leurs partisans, et sera toujours
les amis du bon ordre de se tenir en
éveil pour
leur eetsidéfavorable
garde contre eux. L'opinion
réussismentjaqu'il n'y a point de risques qu'ils
si de semmais à la capter, et il est evident que
blables desseins ne sont sanctionnés par l'opinion
brisent contre la force de
de la majorité, ils se
les chels, il est
résistance qu'ils rencontrent:
nombre
vrai, pourront un moment égarer un petit
d'individus peu pensans 1 mais ce ne sera que pour
dans leur chute, et rendre plus inles entraîner
time l'accession de cet état à la République.
à cette idée TusurVous objecterez peut-être
mais les deux bypothéses
pation de Christophe;
l'une s'est conoffrent une extrême différence;
dégrés,etl les circonstances l'ont pour
sommée par
Christophe était exposé aux
ainsi dire préparée;
naturel de Dessaregards comme le successeur
d'un
lines,et cet abus qui rend nul le systême
électif, et annonce sa décrépitude.
gouvernement l'institution de Paristocratie impénaquit avec --- Page 298 ---
(281 )
Tarmée dont le
fut confirmée par
la
riale (H.e dôtruisit, avec T'Empereur.
noble courroux
impérial Christophe fut reforme du gonvernesnent d'avoir combatto le nouconnu par les chefs avant les reprementans de la
consacré par
que
veau prineipe en soit, et malgré Fascendant à
nation: quoiqu'il
spiécienses donnient
le temps et des apparences malgré la hache de ses
tyrannique,
d'être en
son pouvoir licteurs, il n'a jamais cessé
nouveaux
convulaifs qui menaçaieat
butte à des mouvemens
ce qu'une
iustant de Tanéantir.jumpas violente:
à chaque
d'une crise
sombre cousomption 1 prélude sticceseion graduelle
Cette
Pait abusé sur F'avenir. résultat de son envalisseTétonnant
cruel
qui a produit
pour eux ; son despotisme
ment.resiste pas échelons qui pouvaient élever
tous les
au
a renversé marcheront sur ses traces
suprêne du
ceux qui
la route à leur ambition;
pouvoir. et fermé institutions répablieaines que
reste, la vigueur des
davantage. en faisant
intérieure affermira
Tunion etla
la paix
établira
bonheur du peuple,
le
des bases durables.
concorde sur
s'accomplir.
votre prophôtic
Le seond-Puisse essentiel après des guerres
car le repos devient
fanestes aux nations que
intestines qui sont plus
panoqulelles épucelles du dehors, non seulement états, en les mettant sans
la force vitale des
sent
des
davantage. en faisant
intérieure affermira
Tunion etla
la paix
établira
bonheur du peuple,
le
des bases durables.
concorde sur
s'accomplir.
votre prophôtic
Le seond-Puisse essentiel après des guerres
car le repos devient
fanestes aux nations que
intestines qui sont plus
panoqulelles épucelles du dehors, non seulement états, en les mettant sans
la force vitale des
sent --- Page 299 ---
(285 )
mais bien parcedans une action violente,
etque T'anarcesse tuent les vertus publiques,
Aétrit et
qu'elles
sur leurs traces,
chie qu'on voit toujours institutions de Tétat aprés
désséche toutes les
et ouvre mille voies
avoir altéré la pureté,
en
de la tyrannie,
vous sur les
aux entreprises suis d'accord avec
redouter
Le prenitr-Je
n'a jamais à les
mais on
que
conaiquencss.
consolide les principes.ela hommes
lorsque révénement
par un de ces
leur intégrité est garantie la
est le premier
Pamour de
patrie
l'égieladans lequel
alors que Topinion, 1 cette
de
sentiment. C'est
Tarche sainte autour
devient
estla
trice du monde,
qu'elle
tous les cceurs se réunissent, à
laquelle
toujours prête éermsertlydee
massue d'Hercule elle ravit à P'ambition le moyen la
del Tanarehie; alors lui ôtant le prétexte de
de lui succéder, en
réprimer.
allesn'estautre
L'art de rendre les révolutions public de la naTart de former T'esprit
le but des
chose que
diriger tellement vers
ces
tion,et deles
n'être plus que
institutions S qu'il finit par
institutions mises en pratique.
convermaient
Pendant que ces deux personages desoin que de plaiainsi, et queje prenais autant tronvimes devant le
sirà les écouter, nous nous
s'arrôta quelques
Pori-de-Paix, oû le bâtiment --- Page 300 ---
(286 )
heures; je profitai de ce, temps pour aller voir la
vallée intéressante dans laquelle je m'étais promené à mon pasenge; j'y observai encore l'extrême variété du climat d'Haiti, en comparant sa température à celle de plusieurs lieux de ce pays favorisé
de la nature
Nous étant remis en mer, un vent propice nous
conduisit au Mole comme si nousy étions portés sur
les ailes desz zéphirs. Unei infinité de petites barques
sortaient dansla baie. d'autres y entraient et entretenaient dans le port le mouvement de T'émulation. Jejugeai par ce queje voyais que le peuple
de cette contrée, sorti de Pengourdissement dans
était plongé,se ranimait au soulle vivifiant
lequelil
de l'industrie.
reA peine avais-je mis le pied à terre, queje
le changement avantageux qui s'était opémarquai
de temps en faveur de cette ville. Ici,
ré ensi peu
la truelle du macomme au Cap et au Port-de-Paix,
du charpentier annoncent la reçon et le marteau
et
construction. Jene pus voir sans une douce proI
les mains régénefonde sensibilité 2 que partout
de la
ratrices de la Liberté réparent les ruines
tyrannie.
avais-je mis le pied à terre, queje
le changement avantageux qui s'était opémarquai
de temps en faveur de cette ville. Ici,
ré ensi peu
la truelle du macomme au Cap et au Port-de-Paix,
du charpentier annoncent la reçon et le marteau
et
construction. Jene pus voir sans une douce proI
les mains régénefonde sensibilité 2 que partout
de la
ratrices de la Liberté réparent les ruines
tyrannie. --- Page 301 ---
CHAPITRE XVI
ct les bords de TArLes Gonaites; la Crite-i-Pierrot
tibonite.
nous mîmes dix-huit heures
R 4N] partant du Mole,
de TArtibonous rendre dans la capitale
oour
de fois détruite et toujours renaisnite, ville tant
fois le serante, où Ton prononça pour la première
et dont les vestiges, échapeent de Tindépendance,
feu des révolutions - 2 sont autant de monulés au
de nouvelles maisons
aens hiistoriques. J'ai vu que
celles
à s'élever à la place de
qui
tommençaient
consumées lors del T'expédition républicaine
nrent
sur cette entree 1807,et mes idées reposérent
cette conrise dont le noble objet était de délivrer
intéressante dujoug sous lequel elle gemissait.
ée
signalerent son commenccnent,6pes succès qui
milieu, et les revers qui lui
hat qui marqua son
Rébéca,
rent communs avec le parti de
auquel
était lié et
rendirent sa fin désasin sort
qui les succès et les revers se
euse, attestent combien
mennent de prés.
anciens amis'
JJe logeai chez le frère d'un de mes --- Page 302 ---
(208) )
nouy
nous
Nous fames bientot liés, et par sympathie Mon ami est un
donnions le tendre nom de frère.
Il fut di
des plaisirs.
vrai Lucullus sous le rapport
donna un)
auxquels la contrainte
nombre de'ceux
christophienne. Lhyme
femme sous P'antocratie
dans sa maiso
funeste en établissant
lui derint
que ses plus seerêter
as
un systême d'espionngetel
quelle voie,
arrivaient , on ne saitpar
Tava
penstes
qui, par grace spéciale, année
majesté tresftroce,
une
enfermer dans un cachot pendant de cette - pe
fait
chère épouse se désolat
sans que sa
différentes conversations
Dans nos
sous
tite disparition.
de Tétat septentrional
il me fit le tableau
est si odieuse; qu'il serag
royauté, etla peinture en T'ensemble; car tout C
d'en présenter
nous avons d
impossible
tout ce que
nous avons appris,
loin de la réalitéll
que
demeure encore
de Christophe
ces tristes tableaux,
Eloignant de riantes images,
Nous occupant
mille aspects nouveaux, 2
Sous mille traits, en vieux adages
Le plaisir de ces
Pour nous rajeunit la leçon.
Tul'efleurais , aimable Anacréon,
ton luth fidèle aux grâces
Lorsque mécommaissant les glaces,
Du temps
enchanteur;
Peignait un objet
Mais un sage, c'est Epicure,
Docile aux voeux de la nature,
Vint nous offrir sa délicate feur
ces tristes tableaux,
Eloignant de riantes images,
Nous occupant
mille aspects nouveaux, 2
Sous mille traits, en vieux adages
Le plaisir de ces
Pour nous rajeunit la leçon.
Tul'efleurais , aimable Anacréon,
ton luth fidèle aux grâces
Lorsque mécommaissant les glaces,
Du temps
enchanteur;
Peignait un objet
Mais un sage, c'est Epicure,
Docile aux voeux de la nature,
Vint nous offrir sa délicate feur --- Page 303 ---
( 289 )
léger souflie a parfois fait éclora,
Qu'on vivifie, et souvent qu'il colore,
Quil
Mais qui se fane au souflie empoisomné,
Fruit de l'excès à sa suite amené. de voir la Creteà mon ami le désir
Je témoignai
d'instants nous Rames pourvus
a-Pierrot, et en peu
rendre le yode chevaux et de tout ce qui pouvait cavaleade. Nous traagréable; ce fut une vraie
de gras payage
immense, couverte
versâmes une plaine
les Gocultivés. quisépare
turages et de champs
d'un côté; de l'autre de
naives dela route du Cap
des Vereties,
Marchand, ancien séjour impérial.
et de Saint-Marc.
hande la Petite-Rivière
des
A mesure que nous nous approchions nous, étaler la
teurs, la nature semblait, pour
vue peut
Un horizon quela
pompe de son spectacle.
beau décore. Cette
embrasser en fitl le plus
des
à peine
qui résulte delélévation
irrégularité apparente
des plaines, nous fit
mornes et de Faplatissemeut harmonienx. Là, tout est réadmirer son ensemble
et Phomme seul, enuni pourla felicité de Thomme, la guerre et tous les
nemi de son semblable,y porta suite. Le cafier chargé
désastres qu'elle traîne à sa
et naisà la fois de fleurs, de graines vertes,mdres de cette terre délisantes, célebre la prodigalité
des champa
cieuse, et la douce vapeur qui s'élève -
confirme la
du roseau sucré de Tinde,
les
couverts
sur
prode Vinfluence de Tatmosphère 37
prenve
Thomme, la guerre et tous les
nemi de son semblable,y porta suite. Le cafier chargé
désastres qu'elle traîne à sa
et naisà la fois de fleurs, de graines vertes,mdres de cette terre délisantes, célebre la prodigalité
des champa
cieuse, et la douce vapeur qui s'élève -
confirme la
du roseau sucré de Tinde,
les
couverts
sur
prode Vinfluence de Tatmosphère 37
prenve --- Page 304 ---
( 290 )
de la terre ( Tout près de ces richesses,
ductions
feuillage, au fil soyeux, : nous
le bananier au large
et savoureux, et aux
nourissants
olfrait ses régimes
des milliers de
branches de Pavocatier pendaient de T'olivier ( 2 ),et
fruits
distillent Thuile
ces
qui
inviter à les cueillir.
semblaient nous
sont 2 les environs de la
Voila,à peu près, quels ensuite un monticule
Crete-a-Pierrot. Figurez-vous
rive droite
située surla
a'élevant dans une plaine
coule de l'est à
rivière ou fleuve qui
d'une grande
centre par une autre riviTouest, arrosée dans son
couverte derrière par
ere qui en formel lependant,
semblent avoir
distantes. et qui
des montagnes peu
révolutions du
eté amoncelées par les grandes
monticule présente une position
globe; que ce
et vous aurez une
militaire du côté de la plaine,
ainsi que de la
juste idée de la Créte-i-Pierrot. des montagnes du
situation de la Petite-Riviere,
à sonégard.
Cahos et dela rivière de PArtibonite de Tarmée franClest là qu'au débarquement dévouant à son pays.
le général Dessalines se
gaise,1
qui dévorait son âme.et
it taire la sombre jalousie
Charles Befuneste au général
dont le réveilitsi
en devint la victime.
lair qui en était Fobjet, et qui
Toussaint
du gouvernenr
lorsque Tembarquement T'influence de ce rival
Louverture lui ft craindre
comme deavait présenté à Topiniou
que ce dernier
là qu'au débarquement dévouant à son pays.
le général Dessalines se
gaise,1
qui dévorait son âme.et
it taire la sombre jalousie
Charles Befuneste au général
dont le réveilitsi
en devint la victime.
lair qui en était Fobjet, et qui
Toussaint
du gouvernenr
lorsque Tembarquement T'influence de ce rival
Louverture lui ft craindre
comme deavait présenté à Topiniou
que ce dernier --- Page 305 ---
(291 )
que loin
succéder; c'est la, dis-je, et de liyvant unjourlui
lidée de dénoncer
d'avoir conçu
€
encore
aux Français,
Charles Bélair et son épouse fortune dans
vrer
combattre sa
ceroyant au contraire retiré avec huit cents hoimes
Mleurs rang.ileetait
les remparts de ce fort
travaillaient à relever
quils décqui
1792,en même temps
sabandonnés depuis
Therbe qui a remplacé
fendaient la place. Assissur
des évônemens de
fortifications, les souvenirs
SI procces
souvenire qui m'ocupsient
rma patrie, ces
vinrent encore s'ofirir à ma penffondement au Cap,
des assiégls, et
ssce. Je mesurai des yeux la position dis: Une armée formiccelle des assiégeans 1 je me de cette fortification récdable assaillit les remparts
entier dénuement de
à la hâte, et la faim et un
aient vaincu ses
parée
seuls ennemis qui
I moyens sontles
Jeme représentai ce siége;
wvaleureux défenscurs. dire la carte qui me préjj'en déroulai pour ainsi
:senta les détails suivans. furent en présence, leur
Lorsque les Français de douze mille hommes.
carnée offrait une masse
dans cet ordre : la
1Ils distribuérent leurs colonnes centre de Tarmée e,
parut au
C
division Rochambeau
vers le chemin du Petitde
à la droite
( celle Hardi,
à la gauche ou vers le pas
(Cahos, celle de Bruck,
Boudet avait été blessé
Le général
ne
( de TArtibonite, antérieur T; mais sa division
( dans un combat
ence, leur
Lorsque les Français de douze mille hommes.
carnée offrait une masse
dans cet ordre : la
1Ils distribuérent leurs colonnes centre de Tarmée e,
parut au
C
division Rochambeau
vers le chemin du Petitde
à la droite
( celle Hardi,
à la gauche ou vers le pas
(Cahos, celle de Bruck,
Boudet avait été blessé
Le général
ne
( de TArtibonite, antérieur T; mais sa division
( dans un combat --- Page 306 ---
( 202 )
droite de
laissa pae d'y être; elle occupa Textrême Le CapitaineParmnée, et Dugua Pextrême gauche. réserve toujours
Général, à la tête d'un corps de observaitle choc de
prét à mouvoir en tous sens,
cliaque division.
s'approcha premièreLe général Rochambenu
redoutes; mais ayant été vigoureusement
ment des
d'être culbuté, la masse s'ébranregu, elà la veille
Après trois tentadevint générale.
la et Tattaque elle vit échouer ses impuisans ef
tives combinées,
mais cet ennemi acharné par
forts contre la Crête;
pas du sucdes souvenirs de gloire, ne désespéra de Tenlever de
fois
cès;il essaya une quatrième
de tacparvenir : il changea
vive force, et, poury
un monvement cenchaque division, opérant
tiques
aux bords des fossés, malgré
tral, devait se porter
étaient hérissés,et,
dont les environs
les obatacles
elles eussent enveréuntes sur ce point de contact,
les remles redoutes et escaladé ou renversé fut exéloppé mal-affermis du fort; cette manceuvre
parts
mais la résisde préeision:
cutée avec beaucoup
et Tadresse de
confondit la valeur française
tance
restait plus à cet ennemi
Il ne
ses combinsisons
c'était d'assi@gerle fort;
qu'un moyen de vainere; considérable avança; ,
Une artillerie
il T'employa.
furent tracées antour
des lignes de circonvallation
jours d'une
et taprès quinze
de ses retranchemens, --- Page 307 ---
(: 293 )
continels legéanonnade et d'un bombardement aller chercher des seéral Desealines sortit pour sortie apprit aux Français
pours aux Cahos. Cette
que les
la communication
Bu'il fallait intereepter le dehors; une nouvelle
conservaient avec
asidges
Les assié geans :
pensérent
bolonne investit ce point. dans lequel cette oecudors que le déconmgement les nssidgés, leur rendrait
ation devait avoir jeté
pontreisaient avec
es facile une conquête qu'ils nouvel assaut; mais
essnyérent un
nnt dandeurile heureux que les proordens
1 ne fut pas plus
épuisée de fhtigue e, privce
Cependant la garnison
tres-peu de muniPalimens. et n'ayant plus l'entrée que de la nuit, de renpons, résolut de sortir à
avait formée entre le
perser la ligne que Tennemi
avec le géné
nrt et les mornes et de fairejonetion
cents hommes fomniencladreite,
AlToussaint; cinq
cent cinHétaientappaycs par une ariere-gardede au tracombattans: : les premiers se fontjour
mante
tandis qu'une cinquanpers d'une forêt d'ennemis, une fausse attaque vers
iine d'hommes dirigeaient
une route au
ou ils se frayérent
rpas de TArtihonite mais Tarriére-garde renconililieu des précipices:
et ne putla franchir.
aa une barrière inexpugnables deux colonnes moéparée du corps prineipal par la division de la droite
Tune de
renforcer
liles squi partirent celle de la gauche, et vinrent
Ilautre de
d'une forêt d'ennemis, une fausse attaque vers
iine d'hommes dirigeaient
une route au
ou ils se frayérent
rpas de TArtihonite mais Tarriére-garde renconililieu des précipices:
et ne putla franchir.
aa une barrière inexpugnables deux colonnes moéparée du corps prineipal par la division de la droite
Tune de
renforcer
liles squi partirent celle de la gauche, et vinrent
Ilautre de --- Page 308 ---
(201 )
Tattaque, clle fut
le point sur lequel se dirigeait retranchemens; alors
obligée de rentrer dans ses
se soit
plus violent assaut qui
elleeut tàs smpporterley
Ce qui est vraiment
peul-être donné dans ce siége. d'évacuerles canons
proligiens, c'estqu'an moment
même
été encloués et quelques-uns
du fortavaient
Taction,le courage
démontés,et dans la chaleurde
réunis parvinrent à surmonter
et la prévoyance àmettre la plupart de ces piéces
tonteslesdilieullés.à
Tennemi. Les Haitiens
en batterie, et à repousser victoire dans cette conremportérent une double
non-seulement de
joncture; car ils triomphèrent mais encore des obsleurs nombreux agresseurs,
insurmontables.
tacles presque
dont Thistoire 6Quoiquilen soit, ces guerriers
furent obligés dex courberleurs
ternisera la gloire,
de lanécessité;
têtes altières sous Tinévitablejong la résistance eût
entièrement dénués de moyens,
Thorreur de
été vaine. Ils ne se dissimulérent plus
une
à prendre un parti;
leur position et pensérent
d'imiter T'evoix s'éleva parmi eux pour proposer qui,dans une
xemple de ces inflexibles républicains se donner la
circonstance semblable, preferérent
de subir la loi du vainqueur;
mort cux-mémes que
.
dévoueils furent détournés de ce généreux
mais
queleur firent les Frangais
ment par la proposition
à force de leur répéqui réussirent à les persuader --- Page 309 ---
( 205 )
d'ètre traités en ennemis, la République
er que loin
tahonorerle courage desbraves
mançaise se plairait
mais qui s'6un cher ambitieux avait égarés; du nom franident. par leur valeur, montrés dignes promesses, etne
ais.Confiants dans ces fallacieuses
ouvantdlouterque) les esmimehommaitngiese de faire
cadmirable dansson sein, ne s'honorassent entiers
dans le monde
reuve de ces belles qualités
à desFransouvrirent les portes de d0 leurs remparts et la bonte de
nis trop indignes de leur pairie, a'Haitiens en fit des
aavoir pas vaincu une poignée
leur hujannibales altérés de carnage; pourlaver les cheis qui comfliliation dans un sang généreux.
au fil de T'éaandaient le siége les firent passer de cette atrociée ( 2 ): mais ils ne recueillaient inspirait et la réputation
que Thorreur qu'elle
Nasenosinall.
attachaient ma
Tandis que ces réminiscences événemens qui se
onsée aux détails des derniers
des
assérent en ces lieux, mon ami s'oceupait autour des dédantes qui croissent avec profusion à
venions visiter; il revint moi.m'eniris que nous
du règne végétal, me fit dispetint de ces familles
remarquer les
la difference des espèces,
inguer
les mêmes plantes prennent
prmes diverses que
les couleurs plus on
uns des terroirs differens, ou moins fortos que les
poins vives, les odeurs plus
des derniers
des
assérent en ces lieux, mon ami s'oceupait autour des dédantes qui croissent avec profusion à
venions visiter; il revint moi.m'eniris que nous
du règne végétal, me fit dispetint de ces familles
remarquer les
la difference des espèces,
inguer
les mêmes plantes prennent
prmes diverses que
les couleurs plus on
uns des terroirs differens, ou moins fortos que les
poins vives, les odeurs plus --- Page 310 ---
1 206-)
suivant le degré detempérature
Acurs nequièrent.
de la nature
ensuite lesanalogics
ett m'expliquant social, il conclut que la prewve la plue
ct de Tordre
sage et heu
certaine guun peys est SOuS an goneruement naissent dans son sein
Yeuzs cest lorsque les beauz-arts eicnnent dans un terrai
dit-il-qui
ce sont desflours,
: mais que la sécleresse ou 2
gras ot sous n didheires mourir ()- Quoique cette
souffle des aquilons fait
ingénieuse que.juste
comparaison me parat plus
jeg goûtai tout ce qu'elle a d'appréetable. notre course sui
Invité par lui à poursaivre
cette proposi
les bords de rArtibunie.gacerpiosie Jétais ravi d'avance
tion avec emmpressement. de la vénération des pri
de voir les lieux témoins ile.Je me rappelai une
mitis habitans de cette révéle le respect que ces
ancienne tradition qui
la divinité particu
hommes simples avaient pour
di
aux innondations
lière qui, suivant eux, presidait dans leur lit, et parqal
fleuve ou retenait ses ondes des offrandes qu'ile lui ia
fut conservé le souvenir solennelles pour se la
dressaient dans des fetes superstitioux que me pa
rendre propice; quelque
lui trou
Tancien culte de nos aieux adoptifas.je
rût
avec toutes les mytholo
vai une origine commune
mes idées des
Ainsi rapprochant
gies de Tunivers.
surfacede
notions que
Thommejesaarli
premières
regardai cette)
la terre a dû avoir de la divinité,je
'ile lui ia
fut conservé le souvenir solennelles pour se la
dressaient dans des fetes superstitioux que me pa
rendre propice; quelque
lui trou
Tancien culte de nos aieux adoptifas.je
rût
avec toutes les mytholo
vai une origine commune
mes idées des
Ainsi rapprochant
gies de Tunivers.
surfacede
notions que
Thommejesaarli
premières
regardai cette)
la terre a dû avoir de la divinité,je --- Page 311 ---
( 297 )
toutes les opid'idolatrie eomme la souree de
sont
sortc
et de toutes les erreurs quise diffeformes
I nions religienses les hommes sous des
J'y
propagles parmi
dans la nuit des temps.
1 rentes, et qui se perdent du dieu Oannés chez certain
Tadoration
1 reconnus
des Nayades chez d'antres,
des Nappéess
qu'ils sont
peuple,
c'est de ce point
cet fus convaineu que
si la religion bénite qui
J'examinai ensuite
qui
ipartis
les ruines de cette superstition,
ss'est dlevée sur
fausses pratiques, a rensubstitué son culte à ces
établie dans ces
a
quilont
du les peuples thcophages
si elle a enfin
humains et plus justes;
régions, plus
à ceux qui la recevaient:
iprocure plus de bonheur
les marches
s'est représenté
le
umais mon imagiontion de victimes humnines,
cde ses antels couvertes d'Aborigénes innondant ses
ssang de trois millions
tribus arrachées à TALdemples, des milliers de
cette terre d'exterffrique, amenées en captivité sur l'esclavages la douImintion.ol elles trouvérent furies et la mort, sans pouMeur, les tourmens des
décemne à ses marà la palme qu'elle
son
Soirprétendre
ainsi tout ce qui signala
ttyrs! En me peignant
doutai si ceux qui
Hétablissement sur ce sol.je ministres de cette loi
cont aflirmé que Tabus queles funeste à Thumanité
ddivine en ont fait a été plus guidée parla bonne
que les erreurs de Fignorance
ainsi, et si Cn6oi,n'ont pas eu raison de penser,
--- Page 312 ---
- 298 ) découverte qui aif
lomb en faisant la plus grande préparé le malheur
honoré Tesprit bumain, n'a pas
de ceux de
habitans de ce vaste lemisphére, dernier degré
des
'Europe au
PAfrique, et coaduit
d'injustice et de corruption.
demes réfel
je faisais part
de
Tout en cheminant
arrivâmes au bord
xions à mon ami, et nous
P'Artibonite.
feuve se font au loin remar
Les sintosités de ce
et embrasse dane
il se replie sur lui-mème,
habitations
quer;
contours plusieurs
chacun de sesvastes dans les montagnes de Cibao
Ses sources naissent les eaux qui enjaillsent par
à Torient de Mile, et
lieues,etp plu
droite quatrevingta
courent en ligne
et vont se jete
de cent par leur serpentement. où le fleuve porti
de Saint-Mare,
deve
dans la mer près
les soins nécessaires
bateau et pourrait avec distance de son emboul
à une grande
dant
nirnavigable rapide le rend treadangerous ses ccon
chure. Sa pente
il franchit
car souvent
du sable qui er
ses debordemens,
la mobilité
et ravage la plaine; fort difficile la conetructio
toure ses bords rend
deses eaux
nécessaires à la distribution cela n'est pe
des digues
de suppléer à
die
cependant le moyen
une allée épaisse
inconnu: il s'agirait de planter rives, et sa force aing
bambons sur ses deux Touverture des canaux qu
sontenue, il souffrirait
car souvent
du sable qui er
ses debordemens,
la mobilité
et ravage la plaine; fort difficile la conetructio
toure ses bords rend
deses eaux
nécessaires à la distribution cela n'est pe
des digues
de suppléer à
die
cependant le moyen
une allée épaisse
inconnu: il s'agirait de planter rives, et sa force aing
bambons sur ses deux Touverture des canaux qu
sontenue, il souffrirait --- Page 313 ---
(209 )
entres
et qui
sclament les soins de Tagricnllure aux deux exla fertilité et Tabondance
Hiendraient
Eden.
Mrémnités de ce nouvel
de ce flenve présentent
Les granda debordemens d'observations à Tindustrie;
nouveau champ
sur ses rives
un
on trouve
les eaux se retirent,
globules imquand
amassée en petits
une boue jauitre. luisant; ce qui semble indiquer d'or.
d'un sable
mines
Mprégnés roule ses eaux près de quelques de laquelle on
iquil
morie, surla nature
fécondité:
Cette vigétation
rivalise ici avecla
la
ia été divisé d'opinion, les truffes y sont communs;1
Wes champignons et
découvre et s'en nourrit
Fvolaille qu'on y élève les
peu à lui donner
cela ne contribue pas LArtibonite serait
Hsouvent; exquis squ'on lui trouve.
voulait réaliser
cce godt
d'Haiti si Ton
beaula volière etlejardin essais ont prouvé que, sans
ccette idée, car des
et les fruits de tousles
de soins, les légumes
ciel; T'ananas et la
ccoup
sous son
leur troucclimats se naturalisent qu'il est rare de
un parfam
sempolilleyont t
et le gibier y abonde.
porte à
1 ver ailleurs,
d'obmervation qui
Conduits par cet esprit
le reste du jour à
(tout examiner, nous passimes les moindres ol J jots que
chercher, à recueillir dans
des cirrencontrions les traits prewquleificis
au11 nous
détruisirent ces cablissemens, celles qui
( constances qui
contrées et de
trelois Torgueil de ces
fam
sempolilleyont t
et le gibier y abonde.
porte à
1 ver ailleurs,
d'obmervation qui
Conduits par cet esprit
le reste du jour à
(tout examiner, nous passimes les moindres ol J jots que
chercher, à recueillir dans
des cirrencontrions les traits prewquleificis
au11 nous
détruisirent ces cablissemens, celles qui
( constances qui
contrées et de
trelois Torgueil de ces --- Page 314 ---
(300 ) ont servi à rendre
leurs rapports imincdiats,
Cesvestiges
par
des premieres plus rapide.
T'infldence
encore la première époque
muets nous retracérent tandis que Jeannot,i implade la révolutions car
répandait la terreur
cable dans ses vengeances,
ces lieux, que,
deson nom depuis le Capjusquien furieux les quartiers de
parcourant en vainqueur
il sacrifiait des
et du Dondon,
la Liberté;
la GrandeRiviére sur les autels de
victimes humaines
le surpossnit en.duCandie, son lieutenant,
que Jean-Franque dans cette anarchie sauvage;
Taudace
reté
remarquer par
et Biassou se faisaient
par
çois
et Temsatlannenure commisde leurs entreprises. Manseau comme
sona adresse; tandis que
militaire des
adhoc, présidit à Torgatisation Faviel succésaire
dans le Nord: que Joseph
de la conInsurgens
formateur
dait à Boukman, le principal à l'instant que celui-ci,
juration du Mome-Rouge. exploits, terminait sa
arrêté dans le cours deses
à TAcul, les conde canon
carrière sur une pièce
leur courage vers
fédérés de l'Ouest signalaient contre Borel et les
Saint-Mare et le Mirbalais
a'Ogé et portaient
armées par les assnssins
de
bandes
du Port-de-Pair:
vers les champs
mouvoir
leurs regards leurs sellicitudes faisnient
Jenn-Rabel, ot
devaient conduire les oples ressorts secrets qui
de la regenérations lày
alcuvre
primés à concourir
les conde canon
carrière sur une pièce
leur courage vers
fédérés de l'Ouest signalaient contre Borel et les
Saint-Mare et le Mirbalais
a'Ogé et portaient
armées par les assnssins
de
bandes
du Port-de-Pair:
vers les champs
mouvoir
leurs regards leurs sellicitudes faisnient
Jenn-Rabel, ot
devaient conduire les oples ressorts secrets qui
de la regenérations lày
alcuvre
primés à concourir --- Page 315 ---
( 301 )
Josephs Joseph
de Février 1792, un autre autour de luis
imois
par ce qui se passait
dejouré 3 agité
oceupait les confedérés
onçoit le dessein qui
ayant deviné son projet
Les Colons
à ce
uis long-temps. maître; comme il répugnait soin
avertirent son
il chargen de ce
de luidonner la mort,
en conernier
nommé Vitéte, apeliléensit rencontre sur
ho médecin
porteur de sa lettre,
Mseneedowrph
qui commaniquaient la
iroute un de ces indigenes
de 1790,
membres de la confidération
vec les
etinstruit de son content, ilretourne dont il
li fait lire,
deux de ses camarades médecin
ur ses pas, prend
se rend chez le
bonnaiseait Tintrepidité. et observe ses moindres
il remet la lettre,
offert un verre
luquel
Le médecin lui ayant
de fusil,
ouvemens.
punit par un coup
quil
ee vin empelnome.ale et soulève Tatelier
aet le feu à Thabitation,
un reste d'attachecohortes. Cependant
avait
prme en
maitre lui fit oublier qu'il
gent pour son
rend chez lui, et après luiavoir
ésolu sa mort; il se
sa vengennee
il lui dit que.honant lui sauver la vie,
jout expliquds médecin, il venait
ce
lla mort du
hâter de scloigner avec
tt à sa famille, de se
et le ft escorterjuse
avait de plus précieux.
avecles voitures
qu'il
du Port-de-Pais,
raux remparis effets.
qui portaient ses cisconvoisins reçurent le mou
Tous les quartiers
lui, et après luiavoir
ésolu sa mort; il se
sa vengennee
il lui dit que.honant lui sauver la vie,
jout expliquds médecin, il venait
ce
lla mort du
hâter de scloigner avec
tt à sa famille, de se
et le ft escorterjuse
avait de plus précieux.
avecles voitures
qu'il
du Port-de-Pais,
raux remparis effets.
qui portaient ses cisconvoisins reçurent le mou
Tous les quartiers --- Page 316 ---
( 302 )
le 31 Mars les Colons du Port-de
vement donné;
à bord de la frePaix firent arrêter et embarquer
anciens
Rosalie trois cents trois Indigénves,
gate la
nouveile, Pinchinat quisemA cette
differens ressorts de
propictaires
pour lier les
blait se mnltiplier
presque partout
et qui paraissait
la con@dération, lieu, se rend dansle camp deJoà la fois, quitte ce
réclame la mise en liberté
seph, et, appuyé parlui, débarqua le 8 juin.
de ces Indigenes qu'on
comie celui-ci arrosés
Mais les cantons furent
on voyait, comme
gdetous les partis; partout
du sang
dans lememe hemisphère,
trois siècles auparavant,
aux prises avec ThuTintérêt, T'orgueil eta Tenthousiaeme légoisme
et la superstimanité, la haine, d'anxiliaires aux autres passione
tion même, servir
combats donnés dans
déchainées. Après plusieurs sur les mornes environde Jean-Rabel,
les plaines
des trois rivières,aprés Tattaque
nans, aux bords
où les ennemis de nos droits
dethabitatioa Foison
combatiaient dans
les Indigénes qui
triomphe
massacrérent
pour se vengeradu
leurs propres rangs, défendaient la cause comobtenu par ceux qui
tourna contre le camp
se
Boyé, auxi
mune,
tonrfachamenest Phabitation
formé par les insurgens sur c'était là que le géniede
il Isemblait que
les anciens doMoustiques s'était réfugié et que dernier com-0
Tinsuirrection
Tétoufier avec le
minateurs voulaient
Indigénes qui
triomphe
massacrérent
pour se vengeradu
leurs propres rangs, défendaient la cause comobtenu par ceux qui
tourna contre le camp
se
Boyé, auxi
mune,
tonrfachamenest Phabitation
formé par les insurgens sur c'était là que le géniede
il Isemblait que
les anciens doMoustiques s'était réfugié et que dernier com-0
Tinsuirrection
Tétoufier avec le
minateurs voulaient --- Page 317 ---
303 )
offirent-ellen
Tattaque et la défense
étaler
hattants aussi
d'estenmination peut
tout ce quune guerre insurgens faisaient de fréquentes les
Hal'horreurs. Les
les chefs qui
pénétrés de Fidée que dans des eaux semFeorties;
s'étaient baignés
surles canons
Fcondnisaient du Styx, ils fondaient de ces cheis
Iblables à celles
si la présence
Rede T'ennemi comme
foudres de bronze.
Krendsient impuissans ces
même eut ses proici que la superstition
à tout être
I marquonsi
qui fait pitié
les indiges, car cet aveuglement
dans
de bon sens, prodnisit less sectateurs
doné d'un peu
qui conduit
il fut
ce dévouement
de la mort:
surgens
croyances au mépris car il releva leur
( de diverses
de leurs succès, ,
1 une des causes des revers désespérans. r'attitude
courage après
et voyant
C'est dans ces conjonetares, les confedérés. dontce
imposante qw'avaienty prise de réunion et la puisétait devenu le centre
ainsi dire,
lieu
qu'ils exergaient. pour lassemblée Cosance d'opinion
mêmes, que
sur les événemens
une députation compoloniale du Cap lenradressa
Lavalessiere,
de Détré etde Pougeite
sée de Richin,
du conseil gouverPinchinat 2 president
refusa de les
Indigénes.
alors'au Mirbalais,
etreles
nant, siégeant disant qu'ils ne pouvaient
admettre, en leur
dans laquelle ils n'étaient
députés d'une assemblée émise par Lavalessière
Eligibles. Sur Topinion
pas
les événemens
une députation compoloniale du Cap lenradressa
Lavalessiere,
de Détré etde Pougeite
sée de Richin,
du conseil gouverPinchinat 2 president
refusa de les
Indigénes.
alors'au Mirbalais,
etreles
nant, siégeant disant qu'ils ne pouvaient
admettre, en leur
dans laquelle ils n'étaient
députés d'une assemblée émise par Lavalessière
Eligibles. Sur Topinion
pas --- Page 318 ---
(301)
Levant ( il entendait le Cap) atre
que c'était au
donner des lois au Couchanti
cer Texemple et à
parmi lessiens, s
Lapointe, alors imajor-général caractére,et voulut fair
fivraalay violence deson
calmalesesprity
pirielavadesires mais Pinchinat combien de telle
à ces envoyés
et représentant
ridicales lorsque les membre
prôtentions étaient
étaient loin de les agrel
de Tasseinblée du Cap social, il jura alors que I
ger dans leur ordre des lois au Levant.
Conchant donnerait lieux comme ayant vu éclor
Nons salu@mes ces révolntionnaires; car cestdeh
les premiéres idées
avis qui reconduisirent
que sont partis les premiers confedérés étaient ici lors
Oge surle sol natal.Les dierer encore quelquer
qu'ils lui écrivirent de
pouvoir agi
instans avant de se prononcer pour voir de la timiditd
de concert; mais Ogé, croyant ce fait qui occupal
rejeté;
dans ce conseil,Tavail
est attester
place dans nos souvenirs,
une grande
trouva dans les papiers d'Ogé
parleslectires qu'on dans la prison du Cap, lettres
lors de sa translation T'arrestation d'une infinite
qui eussent occasionné
M. Dehabitant le Port-m-Prinen.sis
d'indigènes, dontla tendresse pourmadenoiscie
ronseraysjuge,
voulant épargner ses neveux
Minette Daguin, en
avant de commencer les
ne les eût avertis de fuir
ordlonné de faire
qu'on lui avait
perquiaitions
d'Ogé
parleslectires qu'on dans la prison du Cap, lettres
lors de sa translation T'arrestation d'une infinite
qui eussent occasionné
M. Dehabitant le Port-m-Prinen.sis
d'indigènes, dontla tendresse pourmadenoiscie
ronseraysjuge,
voulant épargner ses neveux
Minette Daguin, en
avant de commencer les
ne les eût avertis de fuir
ordlonné de faire
qu'on lui avait
perquiaitions --- Page 319 ---
( 305 )
inutiles: ainsi la
était bien aise de rendre
cause.
et quil
favorisérent notre
nature et.l'amour ville fut suivi de mon départ;
Notre retour en de la nature quon ne peuljamais tel est Tattrait
ses ceuvres offient
mais se lasser de Tobserver; d'ae dmiration, ou sont
sujets
sans cessedenouveaux
à satisfaire la curiosité.
tonjours propres à exciter, la terre qui semblait nous
En nous éloignant de
ca ptivérent mon
fuir, les environs des Gonaives couromés de manattention: : les bords de la mer, T'onde dans inquelle
s'élèvent du sein de
en
gliers qui
racines chargces d'huitres,
ils baignent leurs
touflues qu'ils referment
étendant leurs branches
de sucre, paraissent
cime en pain
qui les
I pour terminerleur
arides et pelds
déshérité les mornes
se les
1 avoir
faveurs de la nature, pour
avoisinent des
Ce tableau ne m'a pas
approprier exclusivement:
continus n'ai-je pas
quels rapports
de
t été indifferent: détails, en les rapprochant
2 aperçus dans ses
Accourez des extréilordre des sociétés existantes. de toutes les nations;
rmités de la terre, philosophes des peuples ; venez nous
venez sages législateurs
à en faire une
appreudre à étudier ces rapports, votre secret est
application, et,P puisque
jjudicieuse
dites-nous si c'est sur ce contraste
cdans la nature, difference qui résulte des préque s'est établie la
ordres qui, au méMtentions de Pégoisme de certains
--- Page 320 ---
(306 )
de tous les pridu vrai droit se sont emparés détriment de la société
pris
dont ils jouissent au
pour
viléges
n'a pas Tegalité
dans les pays où la ligislation contrariant partout les vues
base? ou si Thomme.
dans tous les lieux, eta
Ta moconnue
de la nature,
règle à Tunivers?
donné ses passions pour bâtiment fut obligé de
Durant la traversce, le vents semblaient ne
oi les
son
toucher à Saint-Mare
nous faire honorer
nous avoir poussés que pour
à la Liberté. Je
de rendre cette partie
envoyés réentreprise
les premiers
un
vis le lieu oû debarquérent le désir d'y voir élever
: jéprouvai
et faire oupabliesins:
consacrer ce souvenir,
qui
monument pour ville fut le siége d'assemblées
blier que cette
de ceux des Haitiens
deux fois la perte
droits de Thomme
roéditérent
les
défendu les premiers
qui ont
établi ceux du citoyen.
tincontinent
et
nous virent
Les habitans de St-Marc
où nous
le Port-au-Prince
fendre Tonde, et gagner
arrivames en un clin-d'oil.
abliesins:
consacrer ce souvenir,
qui
monument pour ville fut le siége d'assemblées
blier que cette
de ceux des Haitiens
deux fois la perte
droits de Thomme
roéditérent
les
défendu les premiers
qui ont
établi ceux du citoyen.
tincontinent
et
nous virent
Les habitans de St-Marc
où nous
le Port-au-Prince
fendre Tonde, et gagner
arrivames en un clin-d'oil. --- Page 321 ---
XVII.
CHAPITRE
adlerandre Pétion:
donna naissance
consacra son:
Le Port-euPrince
homme; ce que
Tombeau de ce grand
sa biegfaisante influences
éoénement qui marque
de la nature ;
genie;
diverses; contemplation
observations
; fin du voyage.
arrivée aux Cayes
des événemens dusuivi le cours
Nots avons
de notre révolution,
mémorables
de grandes
rant les époques noms fameux par -
au
avons vu ces
nous voilà
nous
circonstances:
actions et de grandes
ou, par un prompt
sur ce rivage
aux Européens
Port-au.Prinoe, la nature annonce
eux (=)
avertissement, ne sont par faits pour de l'inque ces climats
des désastres
touchanton est frappé
mois d'août 1820;
En y
désola la ville, au
de la chute
cendie qui
cette occurrence
sent coualors rapprochant arrivée pronposetoluen et l'on dit :
de Christophe coeur un baume consolant, et souler dans son
dans Tordre universel; événetout est compensé
de deux
résulte de la conjonction
sont les prévent il
d'aifreuses calamités le monde
mens différens que
Tout estlié dans
axidbeureuxjours
de cet
curseurs
dans le monde physique;
moral comme --- Page 322 ---
308 )
vulgnire qu'il est des signes
axiome dérive Topinion
ou la mort des personqui présagent la naissance vertus ou leurs vices.
nages célebres par leurs crimes; de là ces étoiles
leurs bienfaits ou leurs
séduides prospérités
miraculeuses qui préconisent
ainsi
des désastres ellmayans;
santes, ou annoncent du fils de Philippe, Erostrate
lejourde la naissance
embrasa le temple de
prit le Aambeau fatal qui
tard que
Diane, à Ephese. et on en a conclu plus
avertissait que le héros macédonien
cetévénement
sans penser que le
mettrait TAsie en cendres,
il était
et à la même heure. pent-être,
même jour
d'enfans dont la destinée demeurera
né des milliers
éternellement obscure. jcs faits auxquels la gloire
En vous rappelant
vous direz, sans doute,
de cette cité esta attachée,
imposant, est d'acomme moi, que son titrele plus Alexandre Pétion;
voir donné naissance à Tillustre
homme, oû Ton
descendons au tombeau de ce grand qu'inspire le
est conduit par ce sentiment puissant Tâme, et la remsouvenir des actions qui élèvent de Thomme, de
plissent de Tidée de la vraie gloire durée est si courte
atôme dont la
cet être fragile,
mais de qui lininstant le voit naître et périr;
qu'un
cieux, quisait reculerles
telligence sclevejusqu'aux l'immortalité par des
bornes de sa vie, et acquérir
sur son paye
travaux utiles, par la gloire quilrépand
puissant Tâme, et la remsouvenir des actions qui élèvent de Thomme, de
plissent de Tidée de la vraie gloire durée est si courte
atôme dont la
cet être fragile,
mais de qui lininstant le voit naître et périr;
qu'un
cieux, quisait reculerles
telligence sclevejusqu'aux l'immortalité par des
bornes de sa vie, et acquérir
sur son paye
travaux utiles, par la gloire quilrépand --- Page 323 ---
( 309 )
Pénétrons
le bien qu'il fait à ses semblables.
morFet par
oû sont déposées ses dépouilles
Idansl le caveau
de la diviMelles: làje crois toucher au sanctuaire funebre cond'Haiti. Ce monument
inité proteetrice
remplisenient une si belle vie,
sacre les actions qui
T'a terminée fut
le dernier acte qui
pet rappelle que de vertu et de modération : c'est
gencore un exemple
individu que la sévérité des
en sauvant la vie à un
sur luileur
condamné, c'est en rappelant
dois avait
ferma la paupière. Ah! Quijamais
indulgence; qu'il
du sort qu'enviait ce sage
joui
a plus complétement dontles maximes sauvérent
kgislateur d'Athères, bucher, l'autre de T'infamie
deux rois à la fois, run du
Quia plus
condamnation?
attachée à une pareille
de ses propres
sarticulièrement fait Tapplication P'illustre Haitien
oensées? Il arrive un instant, disait
il arrive un
constituante;
ila tribune de lassemblée des hommes se dissipent; alors
unstant où loutes les illusions
de sa consn'y a de erai et de consolant que le témoignage
(
services rendus à la patrie aa).
nences et le sourenirdes
du vrai grand
sublime! Pensée digne
Sxpression
Tharmonie avec la conduite de son
gomme, et dont
suprême, ce calme
auteur, lui prépara, à sonheure onctueux qui effaaeureux de rame, ces souvenirs
Tidée de Tanéantissement
sérent pour lui ce que méditant sur les destinées de
de terrible En
les nations,on
eeux qui sont chargés de gouvérner
à la patrie aa).
nences et le sourenirdes
du vrai grand
sublime! Pensée digne
Sxpression
Tharmonie avec la conduite de son
gomme, et dont
suprême, ce calme
auteur, lui prépara, à sonheure onctueux qui effaaeureux de rame, ces souvenirs
Tidée de Tanéantissement
sérent pour lui ce que méditant sur les destinées de
de terrible En
les nations,on
eeux qui sont chargés de gouvérner --- Page 324 ---
(310 )
tous dans la voi
que s'ils marchaient
notre Ale
se persuade et de raison, si, comme
le for
de la justice faisaient de la liberté des peuples ils sel
xandre, ils leur bonheur et de leur gloire,
S :
dement de
de la divinité qui ne manifeste
raient les ministres bienfaits. Sans doute, la poi
puiseance que par ses la mort de ce célebre citoye
térité offrira la vie et héros, des sages; etsilol
l'exemple des
notre siécl
comme
à nos neveux ce que
demande un jour
ile, de grand, de beau,di
dans cette
: Haiti
B produit,
ils diront avec orgueil:
digue de mémoire, Pétion! Avant de quitter celie
Alexandre
voulus
produit
publique.je
sacré par la vénération
qui m'y 'coi
rendu
des sentinens
le mui
Jaisser le sémoignage
empreinte sur
duisirent; je traçai un légère
ces mots: asile
contenait
et cette empreinte
do
fimmortolité.
de la mission
m'acquitter
(
Je fus à Tord pour
m'avaient chargé près
des Cayes
m e suivre da
mes concitoyene d'Haiti. Vous voudriez conservatric
pacifieateur
érigées les colonnes
salon, où sont
qui ont défendu
ce
des ces hommes les actions vE
de la mémoire
liberté; tant
désir est nie
cause de lauguste d'attrait pour vous: ce
avd
tuenses ont
fondateur semble à
C'est là, en effet, quele
qui in'aimait
turel.
âme. Ce grand homme
illstrére
empreint son
actions utiles qui
rappeler que des
riez conservatric
pacifieateur
érigées les colonnes
salon, où sont
qui ont défendu
ce
des ces hommes les actions vE
de la mémoire
liberté; tant
désir est nie
cause de lauguste d'attrait pour vous: ce
avd
tuenses ont
fondateur semble à
C'est là, en effet, quele
qui in'aimait
turel.
âme. Ce grand homme
illstrére
empreint son
actions utiles qui
rappeler que des --- Page 325 ---
(3 311 )
du voile de Toucherchait à couvrir
ours auteurs,
funestes de ceux qui
i les erreurs souvent trop dans la route de la
constamment marché
de
de
bontp pas
lus d'abord le nois Raynnl.
paie gloire. Je
les célébres cerits, et de Wilbertiort, dont
objet de retrigoire, discours éloquens ont eu pour
Vimlles
et d'sppeler
les droits de lhomnme,
atteri- .
andiquer
souverains sur les homicides
robation des
siècles contre les habitane
sts commis depuis trois descendans ; ma vénération
et leurs
: rAirique
du monde égala la grandeur
our ces concitoyens
le souvenir dela faiblesee
:leurs desseinsjécartail désaveu de son plus beau titre
: Raynal: ; car le
l'erreur d'un vieilTimmortalité ne m'a paru affaiblissant que
les organes.
rd, dans lequel Tage,
et éteint le feu
détruit la force du caractére,
rait
retrouve dans chaque page
: ce talent qu'on
mais qui n'était plus
THistoire Philosophique qu'une cendre froide
ans lesjours de sa vieillesse les noms de Beauvais.
inanimée. Je vis ensuite
et de Rigaud, 9 reconciliés
Tomsmint-lanvenure
ces trois grands perHIS ces portiques! Pourquoi unis ? Pourquoi une fuété
re vnnages n'ont-ils pas
divisés? Pourquoi le seDT uste ambition les a-t-elle
d'horribles prospar
mnd,resté sans rivaux,a-til désastreuse, où Ton
riptions amené cette époque de la patrie? Les
ttarir les sources de l'amour
inanimée. Je vis ensuite
et de Rigaud, 9 reconciliés
Tomsmint-lanvenure
ces trois grands perHIS ces portiques! Pourquoi unis ? Pourquoi une fuété
re vnnages n'ont-ils pas
divisés? Pourquoi le seDT uste ambition les a-t-elle
d'horribles prospar
mnd,resté sans rivaux,a-til désastreuse, où Ton
riptions amené cette époque de la patrie? Les
ttarir les sources de l'amour --- Page 326 ---
3 312 )
d'eux ont influé sur nos destinces,
fautes de chacun
siennes ont porté la contagion
sans doute; : mais les
public, ,et
et la mort dans nos citaspervertilepait) gémissaient nos camrappelé le joug sous lequel dominateurs de cette
pagnes du temps des anciens qui étaya ses pasfle. Il est le premier indigène
des couleurs,
de la difterence
sions du prétexte
c'est sous lui, pour
dont il ft un sujet de division; d'Haiti, se séparant
les enfans
. la premicre fois, que
et de mulatres oules appellations de negre de réunion et le
par
farentleur signe
bliérent qu'elles
lorsquils firenty
symbole de leur pacte de famille,
type ur
( en 1791 ) ce sceau qui avait pour les lettres
graver enflammé.au milieu duquel étaient
l
cceur
pour legende:
initiales M. et N. et qui portait brisée; vive le roi!.
vaincu; la verge de fer
avons et
prijugé
tous les peuples,nous
Helas! comme
nous sommes régénéres
de grandes erreurs, nous
mais Texpériener
dans des Aeuves de calamités;
intére
à scellé notre union.qu'un me fir
de nos malheurs
Ce salon
commun rend indestruetiblel.. dans cette maison de
qu'en 1816 je visitai
les pre
penser
d'Alexandre;
plaisanee. la bibliothèque alors à mes regarda
miers auteurs qui s'offrirent Montesquien. Voltaire
furent Plutarque. Tacite, c'est dans les ouvrages de
J.J.I Rousseau et Buffon;
trouvait cet alimente
génies que le sien
ces grands
notre union.qu'un me fir
de nos malheurs
Ce salon
commun rend indestruetiblel.. dans cette maison de
qu'en 1816 je visitai
les pre
penser
d'Alexandre;
plaisanee. la bibliothèque alors à mes regarda
miers auteurs qui s'offrirent Montesquien. Voltaire
furent Plutarque. Tacite, c'est dans les ouvrages de
J.J.I Rousseau et Buffon;
trouvait cet alimente
génies que le sien
ces grands --- Page 327 ---
( 313 )
le confortifiant Tétendue de son esprit,
solide qui,
la science du gavereneuts
duisit à perfectionner
Texcelmais il n'eut pas le temps depredieriouiel Les
rectifié perkspiriones
Ience de son systême
ses plus heureux loisirs
ocenpaient
Linns et les meilmathématiques ensuite entre
quil partageait
leurs traités de Physique. hâtai de partir du PortMa mission remplie.je me
situé à une lieue
au-Prince. Le rivage de Leogane,
ville et à sept du
me
eapensanee
dela
loin de ce dernier lieu. En
nous étions déjà
des recherches auxquelles
recueillant sur Fobjet
mon imagination
m'étais livré dans mon voyage, fabuleux pour
je retrogracdée vers un temps presque image, elle la rapvivement son
nous se peignit
de nos jours, comme
procha des circonstances dans sla pensée. C'est
pour faire revivre ce temps femme, la reine Anacouadans cette partie qu'une
tous les Caciques du
na, tenait la balance entre d'autre droit des gens que
pays, et ne consultant
edes penples sauvages,
léquité naturelle, seul guide des moeurs un fonds de
à la douceur
contrdietoire que
quijoignent et de droiture moins
était Tarbon sens
civilisés, elle
les priscipes des peuples voisins et reglait les
bitre des differens de ses
Stats avant que
simples de leurs pelits
PAtlantique
rapports
eussent franchi
d'avides usurpateurs
--- Page 328 ---
(: 314-)
là aussi
saccager, el détruire sa patrie, du sein de
pour venir
création nouvelle sortie
des
au milieu d'une
des eapérances froissées,
même
la destruclion Grent, en 1794, eeniraquolgon faits
ambitions déques des sacrifices qu'ils avaient
confelérés le prix
et leur rendirent odieuse les
en faveur de la révolution, qui leur arrachait leur
Vantorité des commissaires surlesquelles ils fondaient
sodnisantes erreurs leur attente.
de divifélicité 1 en trompant
dans ces germes
méLes Colons trouvérent
ils s'unirent aux
auxiliaires;
faibles
sion de puissans
entraînérent les esprits détaet ceux-ci
communes se
contens, crédules. Alors on vit sept
et publier un
ou
former un concordat à
cher. des autres, le titre de Résistance Toppresinn. de
manifeste sous
dirigeaient les opinions
Saint-Marc et Léogane
le drapeau tricolore
ligue, enfin on dsploya
ces villes,
cette
tricolore; on attaqua
indicontre le drapean
civiles. Labissonière,
foyers des dissensions
du parti de la risistance,
gène, etle principal appui les Colons y appelient
voyant que
avec le ganéà Léogane;
une entrevue
comme
les Anglais, se minngea il fut arrété, et condamné de cet
ral Rigaud; mais
françaises lissue
traître, à la Répobliqus
de Léogane,
mit Rigaud en possession adhérentes furent
événeinent Saint-Mare et les commanes
mais
les Anglais,
soutenues par
risistance,
gène, etle principal appui les Colons y appelient
voyant que
avec le ganéà Léogane;
une entrevue
comme
les Anglais, se minngea il fut arrété, et condamné de cet
ral Rigaud; mais
françaises lissue
traître, à la Répobliqus
de Léogane,
mit Rigaud en possession adhérentes furent
événeinent Saint-Mare et les commanes
mais
les Anglais,
soutenues par --- Page 329 ---
(: 315 )
individus moins
suivante deux autres
et Pompée,
L'année
Dieudonné
marquans etabiseninsl où ils furent suivis par Com- une
gngnent la montngne, Lun d'eux, s'intitulant autopartie des ateliers.
reconnnitre d'autre
missaire civil, ne voulait commandant en chef un
la sienne; Tautre.
à un pourité que obcissait à regret; ; car il aspirait des besoins de
parti,
Les Anglais profitérent
et
voir égal.
se créer des intelligences eux;
ces dissidens pour de leur politique parmi dans
fairejouer les ressorts
du troisiéme rang
quijovisait
était
mais Laplume,
dont Texistence
nouvelle association
entra
cette
des actes de barbarie atroces, et lui livra
signalée par
desseins de Rigaud,
bientôt dans les
alors périt la faction. Lales principaux chefs; fut élevé au généralat par
plume deyenu colonel événemens qui marquerent
Sonthonax, aprés les
vous ai déjà entretenue.
Tannée 1796.et dontje
situé sur
au loin le Petit-Goave, théâtre
En apercerant
le Grnd-Goave, ce
sent
la route du Sud après
civile, celui qui se
fameux de la guerre tableau historique des
trop le désir de tracer le
récente.
mi par
la mémoire, bien que
événemens dont
dans la succession d'autres
se perd chaque jour à fixer ses idées sur l'esprit
événen ens, cherche
depuis 1794 jusqa'a
qui régna parmi les confedérés on avait fermé 'lee
1796. Ici, comme en Frauce,
ave, ce
sent
la route du Sud après
civile, celui qui se
fameux de la guerre tableau historique des
trop le désir de tracer le
récente.
mi par
la mémoire, bien que
événemens dont
dans la succession d'autres
se perd chaque jour à fixer ses idées sur l'esprit
événen ens, cherche
depuis 1794 jusqa'a
qui régna parmi les confedérés on avait fermé 'lee
1796. Ici, comme en Frauce, --- Page 330 ---
(316 ) d'ornemens ne reéglises, et les autels dépouillés de la religion. On accevaient plus les sacrilices
fait le caractère
du male qu'avait
cusait ses dogmes
de ses ministres;
de quelquestius
violent ou fourbe
le très petit nombre de
on mutilait, on renversait avaient échappé aux premonumens des arts qui
vengeance dans un
mières fureurs de Timpitoyable
le tombeau des
passait avant cela pour
attripays qui
arts; mais alors les moindres
sciences et des étaientleur arrêtde proscription.
buts de la royanté
en bois, dont on admirait
Un morceau de seulpture représentait le Christ exla beauté du travail. qui délire de la raison; on
pirant, fut détruit dans ce
la forme et Texsait de quel ciseau il reçut
de son
ne
également répoque
ce
pression; on ignore
mais on suppose que
transport au Pelit-Coove, de cette ville qui remonte
fut lors de la fondation Il est un fait digne des
temps de Dangeron.
d'un ceil philosoau
de celui qui examine c'est que la pluremarques
du monde,
révolnphique les événemens portérent la hache
des individus qui
consacré à la relipart tionnaire sur ce chiefd'oeuvre cartiereendivols. Telleestla
Herminérenticure
les mêmes
gion,
de Thomme.que)
conduite contradictoire
de la vénération
mains qui ont sapé les objets des autels; ce conleur élevent ensuite
de la faiblesse de
publique
est-il le résultat
sraste étoanant --- Page 331 ---
€ 317 )
les
de la raison sur
organes onl du triomphe
à
D5
les dificultés qui se présentent de
assions ? Voila
franchit les bornes
entendement aussitôt quil
sia physique.
de l'oeil les contours
Nous avions parcouru
Miragoane,
de la vaste côte où se trouventle
quand
mueux
et les Etroites,
Mnse-a-Venu, le Petit-Trou
et vinrent
mornes de Jérémie nous apparurent. de les voir,je
es
notre attention. Avant
celui des
éclamer
un autre air que
pommençai à respirer
j'étais doucement
venais de quitter;
temeeux queje
secrête de leur agréable dire
isgité par Tinfluence
l'oiseau qu'on pourrait
aérature que recherche
et quilui inapire les
anvisible, nommé le musicien, lorsque se cachant
accords parfaits qu'il module, d'un bois sauvage.
dans T'épaisseur des feuillages ravir T'oreille et le ceeur
iléchappe à l'oeil pour
de Tharmonie.
par la puissance quelouragane de 1810 dépeuilla
Ces montngnes.
brigand dévasta pour
lde leurs ornemens et qu'un
et obtenir
triompher la cause de Christophe, lui
faire
de Comte que le tyran
confera,
iun vain titre
Tactivité deleurs travaus
commencent à reprendre de la contrée, et promettent
ldepnis la pacification dont elles jouisenient naId'acquérir la splendeur sommets, est la place oi
ignère. Non loin de leurs Haitiens envoycs par le
iee rendirent ces dignes
brigand dévasta pour
lde leurs ornemens et qu'un
et obtenir
triompher la cause de Christophe, lui
faire
de Comte que le tyran
confera,
iun vain titre
Tactivité deleurs travaus
commencent à reprendre de la contrée, et promettent
ldepnis la pacification dont elles jouisenient naId'acquérir la splendeur sommets, est la place oi
ignère. Non loin de leurs Haitiens envoycs par le
iee rendirent ces dignes --- Page 332 ---
( 318 ) Goman. et attiser 1
roi du Nord, pour secourir mais qui se sentirent et
ilammes de la rebellion; irrésistible du génie bient
traînés par Finfnence destinées de la Républiqui
sant qui préside aux institutions sont autant d'élémei a
persuadés que ses
nous T'age d'or des Répi
à ramener parmi
propres bliques de-dPantiquité 20
chaine de ces mas
J'admirai encore T'immense
touchions à TAnse-d'Hainaul
tagnes lorsque nous
transformé en une noe
les environs de ce bourg,
intérêt. Là,la natum
velleville, ne sont pas sans côteau qui n'atteis
prit soin de former un petit
un des plus jo
les travaux de Tart potroflirs
fond, atti
que
posiblesje Nenetnijumpwan assemblek
paysnges
de plusieurs personnes la forme
par la présence
rustiques dont
aux sons d'instrumens
sorte, les traits
conservent, en quelque
un cham
le jeu
cultivaient
notre origine. Ces personnes des plus prodigieux
lavantage
et se disputaient arrivaient plus promptement me
forts: celles qui
courounées par des
bout dela carrière étaient
de
agniables.de
Combien pensces naitre en moi cel
siciensjuges. touchantes. ne fit pas fète! Je fis part
flexions où le travail est érigé en
la,
réunion
queje rencontrai
mes idées à un personnage conduit comme moi:
la curiosité y avait eêt
un merve
que
société agricole
produit
genre de --- Page 333 ---
( 319 )
que tout
ditil, mais il est la prenve
auxLeffat,me soumis à des règles positives ou conqui n'est pas
accordent le respect,
Mles les hommnes
le temps rend vénérables, n'a
ré par des usages que
à se eorrompre. et
ans cesse. une disposition En effet, dans les predurée éphiémère.
agricoles,
june
formérent ces sociétés
rrs jours où se d'un culte érigé à Tagriculture de
es étaient l'image
destination
et la prineipale
dans
inme la première
les jours consumés et
omme, et remplissieut
à un tel point
mais elles se muitiplieirent vraie innovation
Hsiveté;
qu'elles furent une travail; n'étant
mapidement. déranger Tordre du
néces11 menaça de
base fixe,elles devaient
adées sur aucune l'économie morale sur laquelle
rrement détruire
dans un pays
d'agrieniture
et
tétablie tout systOmig
des mains libres:
la terre est fertilisée par
elles n'eusrenversé les prineipes. d'Etat les
près avoir
mais la raison
rien mis à la place;
Nous
ont
d'oà elles étaient parties.
streignit au point
utiliser cette dispoonvinmes donc qu'on pourrait
de la société,
la faire tourner à P'avantage de la feterde a
ition et
d'institation
à T'objet
a lidentifiant
ngrieulture.
avec mes compaJe quittai TAnseafisinault de voyages qui,
et de nouvelles compagnes
jointes à
pnons
rendre aux Cayes, s'étaient
esirantse
mais la raison
rien mis à la place;
Nous
ont
d'oà elles étaient parties.
streignit au point
utiliser cette dispoonvinmes donc qu'on pourrait
de la société,
la faire tourner à P'avantage de la feterde a
ition et
d'institation
à T'objet
a lidentifiant
ngrieulture.
avec mes compaJe quittai TAnseafisinault de voyages qui,
et de nouvelles compagnes
jointes à
pnons
rendre aux Cayes, s'étaient
esirantse --- Page 334 ---
( : 320 )
mid
Dans Taprés
nous depuis le Port-au-Prince.
de nuages
Tatmosphère était degngé
dece jour
offrait ces illusions visuelle
Tair rafraichis Thorison Pobservateur Le charm
qui contribuent à attirer
sur ces dames: elle
de Tinspiration paraisenit agir vocal dont la mélod
d'on eoncert
étiol
nous régalérent
faire croire que nous
étnit propre à nous
milieu d'un cercle br
plust dans un salon et au
oû flottait noti
lant. que sur le goullre humide enfermés dans ul
existence. Deux petits serins, d'elles, mélaient les a
cage et que nourisenit une
aux accords de c
cens de leurs flexibles gosiers fut occupée par d
nércides; la soirée
nouvelles
des charades; pour
pelits contes, des énigmes,
chacun paya
niveau de tout le monde;
mettre au
riens charmans.
son tribut en ces
étions à la vuedes montagn
Le lendemain nous
où croiesent ces:
sitnées en deçà du Cap-Tiburon le monde. Loreq
neajoux aussi vieux que
rayd
perbes
du sein de T'onde. ses premiers die
le soleil sortit
de ces. monts soureilleux
en dorant la cime
convraient et nous P
paient les nunges quiles
mille oisea
gnnient les couleurs de Tare-en-ciel; de la nature; la M
cilcbraient à Tenvi le réveil
fit éprouver PH
speetacle me
II
de ce magnilique
de la veille;
vivement encore Timpression hors de moi, et les trai
âme semblait sdlancer
. ses premiers die
le soleil sortit
de ces. monts soureilleux
en dorant la cime
convraient et nous P
paient les nunges quiles
mille oisea
gnnient les couleurs de Tare-en-ciel; de la nature; la M
cilcbraient à Tenvi le réveil
fit éprouver PH
speetacle me
II
de ce magnilique
de la veille;
vivement encore Timpression hors de moi, et les trai
âme semblait sdlancer --- Page 335 ---
(321 )
éclatérent dane ectte ode.
joorts de mon admiration
Salut.0spoetacle pompenx:
Soleil dont les flots de lumière,
Versés par tor rens radieux,
Donnent la vie à la matiére,
Fécondent les champs fortunés,
Font éclore ces Beurs donts'omne la nature,
Etdans leurs tissus satinés
Peigne nt Véclat de ta perure! :
Salut - colline, bois sacré,
Forêt dont la cime im posante,
Elancée au dome éthéré,
Commande à la nue ondoyante,
Qui roule avec fracas ces feux,
dompté par T'art magique,
Ce tonnerre efrayant
Qu'à tes sceurs le rival des dieux (*)
Déroba par un trait unique.
Onilsur vos sublimes hanteur
Asile de T'indépendance,
O monts ! sommets inspirateurs:
L'homme sent la divine influence
De Tamour de la liberté;
Son âme s'agrandit au soufle da génie,
Iadore l'Egalité,
Souveraine dé Tharmonie.
Liberté, source des vertus,
Quand près d'expirer en nos plaines,
Tu vis tes enfans éperdus,
Fuyant partout au bruit des chaines
4 ) Le dectear Franklin.
--- Page 336 ---
( 322 )
Périr à Vordre d'un tyran, un asile:
et leurs détours Colirirent
Ces monts
front devint rayongant,
Là ton à ta voix fut docile.
Et Mars
et révéré!
0 bois anfique
Quijamais de la servitude
le code abhorré,
Ne connus fier de ta solitude
"Toujours V'orgueil des citést
Dédaigne
enchanteresse
des beaux-arts la troupe
Si l'on voit
leurs sociétés,
Embellir amène leur détresse.
L'Envie
Mais linfame Rébellion,
soufle impur, à I'ceil profne:
Au
son ambition
Souilla par aimés de Diane:
Tes bosquets
ses fureurs,
Bientôt pourpanirs etd'afireuses tempôtes
les vents,
Tu conjures
zélateurs
De ces indignes
têtes.
Fondroyent) les coupables
tes Aambeaux,
Pour eux éteignant dn sage!
0 Raison, amante sermens nouveaux
Tu fuis... : et des chefs au carnage; 5
Font volerleurs
coups paissants,
Mais frappés dans pardes la nuit éternelle:
Ils tombent confondus mille accords brillans
Anssitôt
immortellet
Chantent! la patrie
attentif à observi
fus
décrit ce Cap,je cette ville dont
Ayant
oi est située
Penfoncement
tes Aambeaux,
Pour eux éteignant dn sage!
0 Raison, amante sermens nouveaux
Tu fuis... : et des chefs au carnage; 5
Font volerleurs
coups paissants,
Mais frappés dans pardes la nuit éternelle:
Ils tombent confondus mille accords brillans
Anssitôt
immortellet
Chantent! la patrie
attentif à observi
fus
décrit ce Cap,je cette ville dont
Ayant
oi est située
Penfoncement --- Page 337 ---
( 323 )
de la valeur des
remparts parlent encore à ces fls de la Tarienx
Penlerérent lois, et auxquels
Haitiens lorsquils T'océan reçoit les
ville, comme
mnise de qui
son trident. Cette
du gouNeptune confia aHaiti, atteste Tingratitude qui donna
toutes celles
nation savante et polie brillent
vernement de la siècle, et chez laquelle siécle créalimpulsion au 18°.
ee
éclat les laniresdont de ses rivaux,
encore avec
en présence
elle atteur seworgueillina baisser Ies arts d'imitation; obbien qu'il ait vu
de ces êtres degetans.o
aussi la conduite
pour un peuple
teste honte et de réprobation faut tonjours les
jets de
Colons, puisqwil
que
aimable, les
trouvérent jamais d'appuis me l
qui ne
J'allais
nommer,
de ce peuple. individus ek
dans les oppreseure réffexions sur ces
le morne
vrerà de nouvelles
lorsque eût voulu
les faits des Rempaceolis comme s'il
sur
cacha Tiburon
des évenenwens
opposé me
souvenire la scène
vous ai
dérober à mes
série de ceux que je
tiennent à la
qui
plus loin.
fus près du lieu que
erayonnés déclin du jour, je
mes yeux fixés
Vers le
mon ceeur y vola;
habitiez. et
vous spercevoir: quel
vous
croyaient souvent
ce quejeese
au rivage
il m'oceupa jusqu'a de lajapergue le
doux prestige! de yue: non loin
perdu Rosier --- Page 338 ---
324 )
rocher fameux ( * ) qui vit flétrir les lauriers
conquis sur tant de peuples par les vainqueurs
fut pour ainsi dire
de TEurope ; ce rocher qui
dont les
le berceau de la révolution de 1806,
eirconstances mirent en évidence des caractères
si tranchans, qu'il est peut-étre intéressant d'en
reproduire ici quelques traits.
Messeroux, révolté des attentats de cet Emped'antre loi que sa volontés
reur qui ne connaissait
de lui
réunit
d'antres vertus que le soin
plaire,
de ses amis sur son habitation de
qpelquescnna
delintimité,
MAnse-à-Drick, et, dans Mpanchement
vivement Tétat de la patrie à peine
i1 leur retraça
d'une lutte terrible, gémissant
sortie victorieuse
était celui
Son Inngage
sous la tyrannie imporiale. de le suivre aux Gad'un inspirés il leur proposa
et arrêter le général a
Moreaus
ratas pour y prévenir
endroit pour se rendre à
qui devait passer par cet
hardi déTiburon. Il était persuade que ce coup
les Ames tièdes ou timides à snivrelo mouciderait
devait imprimer
venent qu'une telle cireonstance
avait
cette idee détermina ceux qu'il
al'opinion :
retarder d'un
à ne pas
choisis pounses coopérateurs Rendus anx Garatas, il
iustant Texéeution du projet.
de Moreau
et à Tapparition
les place en embuscade,
(3) Le rocher de Garataa.
iburon. Il était persuade que ce coup
les Ames tièdes ou timides à snivrelo mouciderait
devait imprimer
venent qu'une telle cireonstance
avait
cette idee détermina ceux qu'il
al'opinion :
retarder d'un
à ne pas
choisis pounses coopérateurs Rendus anx Garatas, il
iustant Texéeution du projet.
de Moreau
et à Tapparition
les place en embuscade,
(3) Le rocher de Garataa. --- Page 339 ---
(: 325 )
enrlais surprie, le giafabivunétes Apris
ils sclancent
de ses armes.
Iles conf dérés se enisissent
ninsi que sa
rquelque hésitation, ils le conduisirent, et de là sur ThabiToverue:
Fsuite, Eur Thabitation ou ils le tinrent prisonniers
ttation Gerand.-lonean. confdéris
les
conpnreiliquie
Ce promier pos fait,
de Tionsurs-etion, et
pour propnger les prineipes qu'une vaine tinidité reentrainer ces individus
dretablir un point
y
il était inportant
Ils
Itenait encore,
toutes les operations.
reentral, où adeniestehostir
Cauvin et
le earrebur
ils
cehoieirent en comafquience Le soir delenr arrivée
eyrenlirent en diligenee. la maison du coummandaut
itiarent un conseil ( dans
d'arêter le plan qu'on
IPacclier) ) dentfoljet ctait
s'emmais Pesprit de tergiversation
edovait suivre:
Ces hommes intrépides qui
Ipara de ce conseil.
alors la grandeur et
avaient tout ea.eadeultsent à Taudnce dcs preles darigers de Tentrepirises fausse predenice Maimiers momens sucefda une Cumbni.dontles nom
idome Racotier, née Lauraine intéressante de notre hisedccorera cette porfie
reprcsente aux conitoire. entre dans Tassembice,
d'infanie CR
combien ils allaient se couviir
Mederis
fait sentir quil leur serait plus gloFreculant. leur
la tyranaie que de
rricax d'expirer en combattant
leur dit-elles
Vigurez-voless
pselivrer à ses comps:
dans sa vongeanices
voir Dessalines ilacable
à
idome Racotier, née Lauraine intéressante de notre hisedccorera cette porfie
reprcsente aux conitoire. entre dans Tassembice,
d'infanie CR
combien ils allaient se couviir
Mederis
fait sentir quil leur serait plus gloFreculant. leur
la tyranaie que de
rricax d'expirer en combattant
leur dit-elles
Vigurez-voless
pselivrer à ses comps:
dans sa vongeanices
voir Dessalines ilacable
à --- Page 340 ---
326 )
etde evexations
tous les geares de cruautés
et ditesépuiser
femmes et vOs enfans,
si
sur vous, sur Vos
de notre frilblessel. Mais,
fruits
sert] à vous rafferronsrvoililes tant de calamités ne
pas
si celle
Tidée de
dans vOS résolutions, vous humir plus que jamais
d'homme ne
renoncer à votre qualité
au moins le
de
yeux, ayez
milie pas à YOS propres femme la place d'honneur:
de céder à une
votre sexe, etje ferai
courage
les vêtemens de
donnezmoi
vous n'osez petnnivreb.e douée des agre
ce que discours tenu par une femme elle s'exprima
Ce
sexe; le ton avec lequel dans ces âmee
mens deson
de Thonneur
d'a
keveillérent le sentiment
honteux
it est le partage; les confedérde à de timiden
dont
renoneérent
obs
déchir un moment,
dès lors ni
voir pu
et ne connurent plus lendemain leu
priecnutioe.
Dirigeant le
que su
tacles, ni dangers.
ne s'arrétérent
marche vers les Coyes,ila voisine de la ville; Tailsre
Thabitation Dutruche,
ouvertes avee Tad
déjà
les commuiediean
de Fantorité
prirent
Papalier. dépositaire prit un ca
judantiginenal
Tinsurection
accord unanime, elle s'ctendit à TAnse-d
et parun
bientôt
inalge
racière impoenant; dans TOuest et à Jeremie, ric
Yeau, à Aequin,
pérsonues qui périrent Jor
Fopposition de quelques et dont la rosistance ri
toetree Retsleoderaidkere cette
na à la nalveillence
iean
de Fantorité
prirent
Papalier. dépositaire prit un ca
judantiginenal
Tinsurection
accord unanime, elle s'ctendit à TAnse-d
et parun
bientôt
inalge
racière impoenant; dans TOuest et à Jeremie, ric
Yeau, à Aequin,
pérsonues qui périrent Jor
Fopposition de quelques et dont la rosistance ri
toetree Retsleoderaidkere cette
na à la nalveillence --- Page 341 ---
(: 327 )
d'autres du isang
elle en souilla tant
du bien
colntion, comme
le préteste
laissa aux passions
les traits
et
pour diriger)
Amnocent, elles se servirent
citoyens.
public dont
contre les plus vertuenx
nous
la calomnic
de Torage,
ide
sinistre, précurseur Le trompetier
Un calme dans ces environs. mornes et dans
nitint longstempe dans les cavités des
de ses feuilles
Aqai croît
le revers
fatigué de
Iles lieux frais peésentait ainsi lc cultivateur les nanelles
et Lavertissait
(
drapées
T'abri du mauvais temps; et
à
semblaient
rse mettre autour de notre navire et perganta?
voltigenient leurs cris demi-nigres
dire dans
Ces avertisemens
1 nous
vos voiles.
de lg
de déployer
nous éloigner
craignez déterminérent à ne pas
nous
se rénlisérent
côte.
nos appeclensiose vers lal Pointe-dLe lendemain assaillis parla tempête
leslames
nous fumes
peindrmipas monamie, batiment
Gravois. Je nevous
les mâts de notre
s'elançant plus haut que
à chaque instant.ni
menagaient d'englontir plus eflinyans parle
qu'elles
des vents rendus
ni celle
la vchémence ni la terreur des matelots, aux grands
cri des poulies, laisse de tels tableaux
d'andes passngers: : je mais, après une demicheure
la
maitres de Tart;
et nous repaesimes transxiétés, le calme renaquit; Il fallait être témoin des excita à
pointe de PAbacou. T'aspect de Hle-d-Vache
ports de joie que --- Page 342 ---
( 328 J
notre bord, pour se faire une iléedes dangers dule- que
avions courus pendant ua moment. La
rous
deux circonstances si rapprochées
rence de ces
à Thomme: oui, mon
Tune delautre, me fit penser Thomine ingmat ne
amic, on n'en saurait donter, idées vers la divinita que
tourne presquejanaise ses
implore ses
danger. ou lorsquil
dans un pressant Stles dieux,a dit un philosophes
fayeurs. La peur
vérifia trop souvent cette
-sans donte, la société
Bt-il aussi des
Tintorêt
idéel mais pourquoi
prétres P. ..
s'abandonneit à lajoie, fddleàla
Tandis que tout
du Fond Iquiapnature. je contemplai cette plaine dont le sol n'a besoin
spelleletravail et Tindustrie, et des trisors: je ebidque d'être remué pour produire dans los allées des
lai déjà du désir de m'enfoncer
habitations.
conduisent à ses paisibles
routes qui
incessomment;
nous aecueillit
Le - port des Cayes bordent les avenucs des rues
dela, les galeries qui
issue aux regaids,
avoir mônngonie
ets semblent
une parlie des établisnous laissorent nperevoir soins de Tantorité losomens que la ville doit aux
Ctabzissemens utiles qui marquent
cale Ces
feront, dans Tavenir, son
répoque de son agence,
(*) Legénéral Marion.
paisibles
routes qui
incessomment;
nous aecueillit
Le - port des Cayes bordent les avenucs des rues
dela, les galeries qui
issue aux regaids,
avoir mônngonie
ets semblent
une parlie des établisnous laissorent nperevoir soins de Tantorité losomens que la ville doit aux
Ctabzissemens utiles qui marquent
cale Ces
feront, dans Tavenir, son
répoque de son agence,
(*) Legénéral Marion. --- Page 343 ---
(: 329 )
qui favorisa ses
et la gloire du gouvenuement
éloge
alattente
vues.
étant terminé.je répondis à TexpanMon voyage
et me livrai ensuite paternel
de mes concitogens, si tendres de Tamour
dans
-sion des sentimens Le souvenirme conduisit cette
(et delal picté filiale.
révérai le tombeau de
à
dernier asile; làje
dont j'aime
E son
coleste. de cette Sophie, devotre figure.
( eréature les traits dans les grices je çourus vers
retrouver
Estelle;
Seule vous me manquiez, temple changea Thermiyous, et THymen en son
tage de Villarson.
FIN.
a - --- Page 344 --- --- Page 345 ---
NOTES.
2 - --- Page 346 --- --- Page 347 ---
PARTIE
PREMIERE
PREMIER.
DU CHAPITRE
NOTES
materialiste le plue absurde,
Le Colon est sans contreditler foi. Il culorunie la nature, en
(a)
révoltante mauvaise
d'esclavage sur la nucetde la plus
de son systême
ridicules idées
batir Véchafiodage
1. voulant
quisert de fondementasess
rapde notre épiderme
Etrangerauxy
E ance
de notre organisation physique. d'intelligence que dans
5 surla diflérence tous les êtres,i tln'sperpoir et vain déclamateur,
1 ports qui lient
opprime. Orgueilleux
a bornés
du
qui
la naturenous
I Tabus pouvoir
Qui ta dit que avons moins d'apquel est ton sveuglenrenat ? Qui ita dit que nous
sommes moins
à de simples sensations les autres hommes, que nous du talent
titude à Tesprit que de la gloire, et aux prodiges à Penivers,et
sensibles aux charmes
tableau qu'Haiti offre
d'oeil surle
Jette un coup intelligence. .
de la terre! Les uns tenose nier notre
sur'la théorie
des mers du li-
(6) Que de systêmies
dans le sein
que les iles naissent
Un esprit amoureusda
dent à prouver amoncelés par les vagues. tant remué de T'imagimon et du sable voulant bâtir dans le champ Tous ces systémes,
merveillex. ,
de la terre.
faire
T'idée de V'animalité
qui, voulant
nation, conçut celui du célébre naturaliste notre globe était
si Ton en excepte crédulité humaine, imaginn que
d'une coun essai sur la
du soleil par la rencontre acquis sa
atôme échappé des rayons
le vide avant d'avoir
un
dans
raisontables
mête, qu'il roula long-temipe dis-je, ne sont pas plus
de
densité. Tous ces systémnes , nature inférieure d'une portion
T'erreur des Colons sur la
que
à
nation, conçut celui du célébre naturaliste notre globe était
si Ton en excepte crédulité humaine, imaginn que
d'une coun essai sur la
du soleil par la rencontre acquis sa
atôme échappé des rayons
le vide avant d'avoir
un
dans
raisontables
mête, qu'il roula long-temipe dis-je, ne sont pas plus
de
densité. Tous ces systémnes , nature inférieure d'une portion
T'erreur des Colons sur la
que
à --- Page 348 ---
334 )
est la mère de T'erhumaine, parce que T'exagération
l'espèce
et celle-ci de la folie.
reur,
DU CHAPITRE III.
d'ingratitude 1 le souvenir se
les fois qu'on parle
dont il est si pénible
(c)Toutes) al'ex-Colon, à cet être dégoûtant 1
rattache
appeler le phénix de Vingrac'estlui qu'on peut
de s'entretenir;
titude.
la cruelle loi de la néA Torigine de la révolution, 1 lorsque
avec les fers de sa
le devoir de forger
cessité dictait à T'opprimé
individus réservitude des armes contre Toppresseur 2 plusieurs à Pidée de cet acte
naturel, frémirent
exce mouvement
pitié,
primérent
ets'abandonnant au monvementdelay
d'éternelle justice,
celle des despotesi inhumains quiles
posérent leur vie pour sauver
faisaient éprouver
tenaient dans un esclavage degradantietieur Têtre sensible d'infiger à la
des traitemens qu'il répugnerait à
de ce zèle généfut la récompense
brute Eh bien! quelle
* ils furent dénoncés et
de Leclerc,
reux ? Lors de T'expédition mêmes qui leur devaient Pexistence.
livrés au supplice par ceux
Blin, et vous tous, Colons,
Labiche, Favranche,
votre
Mlongin,
les ennemis de Phumwité.iaeresezs
quivous êtes décharés
encore une, et dites jusqu'a quel
vous en reste
conacience,a'ils
:
point ce récit est véritable. être lue aprés ces mots quise trou05 La note suivante doit les bataillons vaincus.
vent ala page 22: En décinant
Christophe pressait
T'époque à laquelle
C'est à peu près
avoir brûlé
vifson cuisinier pour
Caradeux tit enterrer
qui ayant fui
(*)
fit brûler un de ses serviteurs
un rôti, et Balix
de Pan, etc. etc.etc.
vint se rendre un jour
sa tyrannie,
cit est véritable. être lue aprés ces mots quise trou05 La note suivante doit les bataillons vaincus.
vent ala page 22: En décinant
Christophe pressait
T'époque à laquelle
C'est à peu près
avoir brûlé
vifson cuisinier pour
Caradeux tit enterrer
qui ayant fui
(*)
fit brûler un de ses serviteurs
un rôti, et Balix
de Pan, etc. etc.etc.
vint se rendre un jour
sa tyrannie, --- Page 349 ---
( 335 )
marche dans lase fit cette grande
dont
le siége du Mole que fut résolue. Cette expelition. de Darid
de plus
de la Soude
parla mort
iquelle Texpelition rendus plus malhenreix
pas moins la vades résultats furent de Bourdet, n'en démontra Tuffetet d'une infinite
Troie et parla perte des Prou, des M.
eursi connie des Lyss
aux
officiers.
deux fois de passage
de nos
suivirent servit dans le coeur du Nord.
La route qu'ils porter la guerre
1812,1e géuéral
Fnépeblicains pour
de Christophe, en
suivit le lit
les proscriptions
hommes,
Pendant
avec environ cinquaate
de VEst, pardes possessions
I Kéyé Larivière, sépare cette partie
etimmola le Comd'une rivière qui de Vallière, s'en empara, du roi du Nord
la nuit au bourg
ce satellite
T vint
mânes de ses sceurs que
il délivra une quantité
1 inandant aux
: par ce coup étonnant les fers.
avait fait m nssacrer; attendaient la mort dans
qui
de m3 nithenreux,
DU CHAMITREIV.
ces mots de la page
suivante doit être lue après
de la grandeur.
o La note
Dessalines dufaite du gouver38: L'abus du penirgnidpide française, la forme de TEtat
P'expulsion de l'armée
gonverneur
Après
était mixte. J.-J. Dessilines, n'eût pas encore
nement a'Haili
érigea l'Empire. Qnoiqu'il
de la moet chefde Varmée,
ni aucun de ces priviliges
à
ni majorat,
et substitoa sa tyrannie
crée ni noblesse,
absolu,
de
narchie il exerça un pouvoir
Son règne cruel moissonna
venions de détruire.
taire ni ses cruaucelle que nous victimes : mais, ce que n'ont l'intérêt pu le fit. Onsonfnombreuses
contre la liberté,
eussent fait disté,ni ses entreprises les coups du despotisme
que son ceil
frait patiemment que vertueux du sein de la société;
: mais
paroitre un citoyen; ;
secrêtes pensées des citoyens mur"
investigateur scrutât les plus
les propricmires, un
le dessein de dépouiller)
2es qu'il conçut
*
uaucelle que nous victimes : mais, ce que n'ont l'intérêt pu le fit. Onsonfnombreuses
contre la liberté,
eussent fait disté,ni ses entreprises les coups du despotisme
que son ceil
frait patiemment que vertueux du sein de la société;
: mais
paroitre un citoyen; ;
secrêtes pensées des citoyens mur"
investigateur scrutât les plus
les propricmires, un
le dessein de dépouiller)
2es qu'il conçut
* --- Page 350 ---
(336 )
éngméra ses torts, et les mécontens
s'eleva; on
semmure général
Phomme dans mille circonstances
éclatérent. A examiner
volontiers le sacrifice de sa liblables,il serable qu'il fasse plus fortune, et qu'il craigne plus
berté, de sa vie, quecelai de sa
Taisonce, que de se
d'être privé des jouissances que procure les biens : dans de semblaenleverle plus précieux de tous
voir
faveurs sont le prix de Pavilissement.
les
nombre d'amis,
bieshypotheses.) citoyen du Sud, assembla un petit arrétant le geMesseronx,
à cette sainte insu rrection, en
et donna le branle
fut générolement suivi,
Moreau, au Garatas. Son exemple
néral
cheval vers le pont rouge, expira
renversé de son
le règne du
et Dessnalines,
mais sa mort prépara
sous les coups de Tarmée;
du Nord,
monstre qui désola la belle parlie
merveillensements cette
(e)La constitution de 1806 développe du sonverain. Cette
théorie politique qui distingue la souveraineté Locke, et dont il fait TappliJ.-J. Rousseau puisa dans
d'aucun
idée que
social, ne fut la base
gouvrnecation dans son contrat d'Angleterre l'avait fait apercevoir;
ment ancien. La révolution
mais là encore ces essais furent
celle de France la fit saisir:
Un grand homme a prouvé
une anarchie dévoratrice.
par
qu'elle
étouflés
les Européens appellent sauvages,
dans ces contrées que abstraction de Pesprit.
n'est pas parement une
engigemens de Cybère, T'armée
$) Dans les deux premiers avait été forcée de m archer,et le
fut battue ; elle
les cris de vicela Réde Christophe
dans les rangs,
inécontentement fit jeter
Christophe ait pujer
Aleraadre Paion, sans que
d'uninpubligue : vive
étaient partis, mais la trahison
mais savoir d'oà ces cris
de T'armée répatblicaine,
la réserve
dividi ayant fait contourner furent perdus.
de cette. journée
Pétion avec les commisles avantages
d'Alexandre
(5)1a correspondance mis cette vérité en pratique.
du roi de France,a
mais dont le sens vaste et profond
Expression concise,
(i) --- Page 351 ---
337 )
gleire. cet
(:
ivre de sa propre d'un céleste
ce comwéraut
être issu
à lajustice
déifier, prétendit
rappela qui, pour se
Alexandre
adultére. CHAPITRE V. DU
son
eut abandonné
après que Christophe
du Nord Ide-
() Peu de temps
plusieurs députés eux. Bien que
devant le ParcantPrine de s'en retourner chez
violé le
manderent camp
et obtinrent considerce que comme ayant on acêtre
pourguoi
cette partie ne pat
demandera est aisée.
comwéraut
être issu
à lajustice
déifier, prétendit
rappela qui, pour se
Alexandre
adultére. CHAPITRE V. DU
son
eut abandonné
après que Christophe
du Nord Ide-
() Peu de temps
plusieurs députés eux. Bien que
devant le ParcantPrine de s'en retourner chez
violé le
manderent camp
et obtinrent considerce que comme ayant on acêtre
pourguoi
cette partie ne pat
demandera est aisée. La to1 le
lectencjulicisex
pacte de famille,
permission 3 la réponse
comme Sém
corda une semblable Alexandre faisnit profesion du salut pablic. lérance politique dont
Pétion. chargé
arrivés
pas au général
ces dépotés furent
teur, ne permettail
Aussitot que
contre leurpartide changer de principe. de protester cette
leur preserivit
de
protestation
au Cap, Christophe
et s'étaya
formeran
à l'acte
cometitationme. re'antorisera
cipation
crainte de la mort, pour
de représensouscrite par la
comme si une faible minorité avait
:
conconrui
gonvernement séparé
la loi qu'elle
légitien transgressant
si un parjure
tans du peuple, le souverain, ou, comme
faire > remplacait politique. Térection de la Royanté, 2
mait un attentat avoir tout préparé pour Là, on ft un petit car-
(j) Après
une fête au fort Liberté. dames, et ChrisChristophe donna
était à la tête des
honorer ses
rousel. Madame Christophe
de la fête. Pour saluérent
était le chef des chevaliers
chevaliers le
tophe
les nouveaux de vive le roi, n'osait y
succès et sa magnilicence. consterné aux cris répétés
la place, saute
roi. Le peuple
Joachim, commmandant
applaudir ni l'improuver. --- Page 352 ---
( 338 )
cris dans la ville,
héraut d'armes, répand ces rend au Cap et,
acheval comme un
Le soir on se
comcdie,
les répète en tremblant. accompazna cette
et le peuple
du festin qui
mêmes accladans le délire de lajoic anmoncent son arrivée parles de la scène
ceux qui le précident devant servir au dénonement s, et les canons
iations : les autorités lui faire leurs genadevions
ce titre
vinrent le soir même
par leurs explosions
de la rade et des forts confirmérent
de temps
donné par la servitula,
la monarchie. et peu
jusLelanaman, on proclams acheva de ravir au peuple
après;1 la fête du couronnement liberté qui lui restait encore. les monsinulicre de
révoltés qui infestsient
qu'an Gomin est ce chefdes soutemit le parti de Christophe
(k)
oû il
cette partie. tagnes de la Gramimlnue, mnyens; il désola longstamps de létat, le
des mêmes
migatrature
parPempioi
à la prenaiére détruire cette insurrection
MInis à son avénement
à
actuel mit sa sollicitude
officiers el
Président
ce quarlier. tous nos
et réussit à pacifier tous nos générmnx, la somenciature de
(1) Darant le siége, d'éclatins exploits;l ici, nous nous bor
par
sollate se signalérent des pages dans Thistoire;i
d'an Frani
occupera
d'un Borgella,
leurs noms
Tarmée compta plus d'un Vase,d'on Legel
nerons à dire que
ses gencraux; plus morts au champ d'hon
cisque, d'un Lys parmi plus d'un Dugwzon, d'un Duperial parn
colonels;
plus
parnises
chefs de bataillon;
ses soldats.
, d'éclatins exploits;l ici, nous nous bor
par
sollate se signalérent des pages dans Thistoire;i
d'an Frani
occupera
d'un Borgella,
leurs noms
Tarmée compta plus d'un Vase,d'on Legel
nerons à dire que
ses gencraux; plus morts au champ d'hon
cisque, d'un Lys parmi plus d'un Dugwzon, d'un Duperial parn
colonels;
plus
parnises
chefs de bataillon;
ses soldats. neur, parmi ses
milliers de Jason parmni fatalea à la patrid
et des
mais hélas trop
à Texéct
ses capitaines,
cdehres,
de toutes parts
Dans ces) journées Pétion veillait
du grand
Gue
le succcaseur
la valeur du général
tion de ses plaus. dans le parti contraire
Comr
On remarqua
les fureurs de Christophe. dans les mén I
rier. Un prètre alimentait animnaux féroces gardés
( m) de la pature aux
on fournit --- Page 353 ---
( 339 )
sigmalait à ce
mbusant de la confasion, bonne foi fuisaient
féroce,
et la
geries, ce prétre rérclations que Timocence vierges arrachées, pour
les
des jeunes
comme
cocytide
etlon voyait et condnites au supplice d'une
au cotfiasitonnal,
dans les épenchomens
dire,des Auenciemdntesde 1
d'un frère,
ainsi
avoir exprime,
d'un pére,
des génisses pour
regrets dela perte
Ce digne acolyte
consciencer ctimenéecdeanes devait lierlentiort de la religion, cet
d'un objet Compmaitlyeau le titre de regenéraeur
moins en
ou maitre qui prenait
dont le nom ne sera le pas massacres au
d'un
Corneille Erelle, celui du tyran, precha fougueuses
archevêque
que
Seasortics
exécration à la posterité et de miséricarle.
d'un Dieu de paix
sur Melle.
d'antant
aSoae
nom
fois tant d'impresion
persosne. douée
frent une
que cette jeune à la voix du prodicakeur.
fille de Christophe. d'esprit, s'évanouit
de
de sensibilité que de Téglise.
le titre de duc
fut portée hors
de Christophe
de biens
et
qui obtint services, et qui regorgea enfin
Cet énergunine de ses
de
reçut
et pamvreté.
T'Anse en récompense voeu d'hamilité
à unjedne
accomplir son
uvres; son maître T'amenjeot les plus délicats, 7
pour digne prix de ses
aux mets
un plus que son estomac scoutimnés il succomba.
la
si austére
cette privation ;
la piété accompagner
ne put supporter mon séjour au Cap,
dansle caveau
J'ai Yu pendant
exhumés du cimetière,
; tantranslation de ses ossemens mortelle des (eckesibatiques sont
dépouille
Col, qu'il At égorger, 1 On
destiné à recevoiria
Père
humain!
les restes du vertueux
de l'esprit
de
dis que
Quelle contraliction n'a pour les malheurs
privés de scpuliure. qu'on détoste, etlon stérile pitiett!
honore le crime qu'une vaine et
la vertu qu'on aime
VI.
DU CHAFTTRE
détracteurs, les
ici que nos éternels
(*)Nous remarguerons
A
Col, qu'il At égorger, 1 On
destiné à recevoiria
Père
humain!
les restes du vertueux
de l'esprit
de
dis que
Quelle contraliction n'a pour les malheurs
privés de scpuliure. qu'on détoste, etlon stérile pitiett!
honore le crime qu'une vaine et
la vertu qu'on aime
VI.
DU CHAFTTRE
détracteurs, les
ici que nos éternels
(*)Nous remarguerons
A --- Page 354 ---
( 340 )
d'Haiti,
la conquête
demanlé, en 1806.mu'apeés)
ont
fut ddlivré
remerenae
ex-Colons suivant eux ) illeur
de francs,
(chose facile
mtienal, 700,000,0000
Haid'empront fixé surlecralit
et que le peuple
à titre
des propricicer
sans antre
pour le nehablisement avaient refusé jusqu'a Tinteligence, par les réatiquel ils
un pays ravagé
tien,
son génie, a restauré
a suffi à peine pour
ressource que
de temps qui
de nos révolutions dans un espace
même les prodaits offraient
sa ruine. Si anjourd'hui les résultats qu'elles
achever loin encore de réaliser
fallu aux anciens Colons,
coltes sont
qu'il a
: mais 124
1789, on doit considérer
de leur métropole
en
d'immenses secours
produits de 1789. Sil'on
non seulement 1 pour obtenirles
été obligés d'entreans de posession tout ce que nous avons
que notre avanexamine à présent
cejour,lons avouera
prendre depuis 1804jmqu'a
1789 que parm
cement est rapide. étaient loin de penser en il s 'élévernit ur
Ces mêmes Colons
tant de degraler,
la ruine
qu'ils s'elforçaient un
, qui prpurenitl
ces hommes
agitations , génie
lihjérale à sa patrin
de longues donnant une constitution
sur touti
jourapris Tesprit de parti, en
ctendrait sa sollicitude au che
de
; que ce génie,
une main secoumble
et en la poliçant deux fois il tendrait
de la guerre de cher
TAmériques que forcé par les événemens de ses conseils et de se
des Colombiens, Haiti; qu'il l'aideruit et
du Pérou
cher un asile dans libérsteur de sa patrie. l'appui que pou
finances à devenir le
ici cette hymne de Dupré
d
le sentiment
(0) Nous ne rapportons de juger combien
au lecteur le plaisir
tout embellir.
procurer l'inspira est fait pour
la liberté qui
la Cour d
1492; en 1665
fut découverte en
de la partic qw'ell
C ) Haiti
Dangereau gouvermeur
Versilles reconnut
venait d'y acquérir.
dans libérsteur de sa patrie. l'appui que pou
finances à devenir le
ici cette hymne de Dupré
d
le sentiment
(0) Nous ne rapportons de juger combien
au lecteur le plaisir
tout embellir.
procurer l'inspira est fait pour
la liberté qui
la Cour d
1492; en 1665
fut découverte en
de la partic qw'ell
C ) Haiti
Dangereau gouvermeur
Versilles reconnut
venait d'y acquérir. --- Page 355 ---
(3 341 )
Dieu de mes ancétres,
Soleil,
la chaleur
0 toi de qui
les êtres!
Fait exister tous
Ouvrage du créateur!
Près de finir ma carrière
clarté
Que ton auguste
Eclaire encore. ma paupière,
chanter la Liberté.
Pour
vierge chérie!
Liberté, oeil s'ouvrit mujour,
Quand mon j'aianai la vie
Pour f'aimer mon amour: :
Et toi seule eus ta Mamme,
détruit
Le tombenu , le désir;
Le sentiment
mon âme.
Ah ! brôle encore soupir.
Après mon dernier
Par les lois de la nature tout périt,
Tout nait, tout vit, verdure
perd sa
Le palmier perd son fruit.
Le citronnier
cesser d'être,
L'homme nait pour
Mais dans la postérité
devrait-il pas renaitre,
Ne
la Liberté ?
S'il aimait
Haiti, mère chérie, adicux,
Reçois mes derniers
T'amour de la patrie
Que
tous nos neveux; ,
Enflamme
sur tes rives
Si quelque jour
Repuraiscat nos tyrans, --- Page 356 ---
I 342 )
leurs hordes fugilives
Quie d'engrais à nos champs.
Servent
VII.
DU CHAPITRE
Pousceli de conduire
avait ordonné au général recevoir etexécuter ses
(P). Christophe
pour y
résolu de
au Gros-Morne des grénaliers, ayant
le ge. régiment Rébéca, sergent
gagne les
orires. Jean-Louis
du tyran yeitoppransit de defiler,
de délivrer son pays
Au moment
périr ou
les soldats du 1er. bataillon. eux quelques offi.
sonscoficiers et
qui entrainent avec arbore les signes de
suivi de ses compaenone fort,s'en empare, y
et les ofliciers
ciers,il rentre dansle
le ge. bataillon ces derniers
le Général,
la liberté, et somme leurs acclamations republiceines ville et le 2e. bataillon
d'applandir à
Rébéca marche sur la ofliciers qui suivent lelr
hésitent; aussitôt
de quelques
réunit à lui à l'exception rendent à Christophe.
se
et se
le Sénat récompens
Général et le Colonel, du Président a'Haiti, Rébéea au généra
de
Sur la proposition héroique par la promotion avait bien mérité delapa
ce dévouement tsolennellenenat qu'il
des honneurs q
lat, et en déclarant mngnanime ne jouit pas Ayant attaque Chri
trie; mais ce guerrier succès deson entreprise. un revers auqal
furent accordés aux il fut blessé.et éprouva
lui. Sa mo
e,
ses armes contre
tophe au Gros.Morae survivre : il tourna
anéanti. Les E
il ne voulut pas
qui était presque et préparere
le parti de Christophe beauvoir loi sticcédirent
yeleva Nicole-Louis et
du Nord.
néraux
sur les plages
officiere et dragn
la descente de Lamarre à la tête de qpatre-riegte
mais au
Lamarre étant
Vennemi pour Pattiquer, reculer
(9) visiter la position de vis-d-vis de son camp:
allait
haie, il se trouva
tour d'une
anti. Les E
il ne voulut pas
qui était presque et préparere
le parti de Christophe beauvoir loi sticcédirent
yeleva Nicole-Louis et
du Nord.
néraux
sur les plages
officiere et dragn
la descente de Lamarre à la tête de qpatre-riegte
mais au
Lamarre étant
Vennemi pour Pattiquer, reculer
(9) visiter la position de vis-d-vis de son camp:
allait
haie, il se trouva
tour d'une --- Page 357 ---
)
Tenneni qui
(313
par
être pouraiei
Vinfanterie
car, il pouvait à Parier; il chargex de fortiété dingereux. escalrons de drigons
et qui woocupait tour, mais
avait deux
étaient en Bisceanx, de le charger à sou
de rédont les armes
tenta
et fut obligée de la
La cavalerie
en désordre
Profitant
ifier le poste. cette infanterie
forces.
mit
celle se méla avec
ses propres la confasiomses
pour ne panécrnaer a toute ouurance;
et taillée
-trorader
elle fut diepersce fait avertir
le
avait
I
orenacbses
inélée, Tarmée otrgmleees que Lamnrre
étenC dans toute L'arrivée de nos troupes nous rendit reermmnvdied du bagnge de
en pièces.
leur défaite, des chevaux et
et un
eiebeenk de Parillerie,
prisomiene
darda, des armes,
on 6t cingpente
de bataille.
Dans cette journés resta sur le champ générale diVenneni.
de morts couronna P'attique
tarneaened paraille victoire
de
Le lendlemain
terreuse imprignée
rigée contre Pennemi. est une pétrification les lieux où les ruisseanx
(r) Le tartre il se forme dans
achetance nitrique; sur le tof.
ronlent leurs eaux
CHAPYTRE IX.
DU
histoire de la Répoblique
Gastine, dans son
de ces commissaires
Civique de
piquante à Tégard sous le pretexte
() cite une anecdote d'un bijou de prix,
a'Hati,
se snisjrent
de
de rade, qui
allégorie seditiense: cet ardent defenseur en
qu'il contenait une
à notre estime arrivé en ce pays,
Mais la mort a enlevé qui sembla n'etre nature. Qu'il nous soit
liberté des peuples, le tribut da à la
nos regrets sur sa
la 1821, que pour payer ici les expresione de
peris d'insérer
andeurs du trodonc
océan, en bravant les
que par
mort.
Timmense
quilue connaissait
En traversant observer ce peuple
pique pour venir
ense: cet ardent defenseur en
qu'il contenait une
à notre estime arrivé en ce pays,
Mais la mort a enlevé qui sembla n'etre nature. Qu'il nous soit
liberté des peuples, le tribut da à la
nos regrets sur sa
la 1821, que pour payer ici les expresione de
peris d'insérer
andeurs du trodonc
océan, en bravant les
que par
mort.
Timmense
quilue connaissait
En traversant observer ce peuple
pique pour venir --- Page 358 ---
(344 )
et parlesi insde sa ddlivrance,
par la lutte glorieuse dont il entreprit la défense
ses mailheurs,
enfin 1
titutions qu'il créa, ce peuple, de Gastine a rendu immortela
Civique
son cceur
contre ses colomniateurs.
Ami de Phumanité,
titres à notre recomaiseancet a mises entre les empires,
ses
les bornes que la nature
frères et ses amis. Sa
franchissnit
tous les hommes comme ses
à cette hydre les
pour embrasser armée contre latyrannie, lançait et dans son ouvrage
plame, toujours
dans son histoire d'Haiti
et tcontraits qui fourmillent
cette histoire qusiquimpactite au triomsur la liberté des peuples;
élevé par la vertu
le
des erreurs, est un monument vérité et du genre humain,
tenant
sainte. L/amourdel la
on trouve
phe d'une cause
facilité continue dans laquelle
de
désird'être impartial, une
Iumineux, souvent
de la composition. un jugement dans les idées, font regretle naturel
de Télévation
étendues et plus
T'éloquence et toujours
eu des notes plus
cet écrivain n'ait pas
mérite de T'ouvrage
ter que
événemens. Voilà le principal mais la mort a glacé son
exactes surles
de
proposé de perfectomerii
essaims
quilevtoait
!.. Rgjauisesvons,
et
redoutable aux pervers!
ennemis de T'hamanités
pinceau
réjonissez-voe ,
aussi: Civique de
vils calomnistenrs,
Rjouisezvous
est vain. Le
vous, fanteurs du despotisme, Mais non, votre triomphe
n'est plat.se
la liberté et la tolérance
Gastine
consacra vie à précher)
au nombre des
patrinche qui
que le 18€. siècle compta la carrière phiGrégoire, ce génie
et qui onvrirent
hommes qui P'illostrèrent
Manuel , Benjamit
grands
Civique est entré,
font aujour
dans laquelle
émules, qui
lantropique
et leurs
L'ainé de Villeveque,
existent, et dévoueront
Constant,
de la tribune frangaise. :
sacrilèges, et vo:
d'hui la gloire
futures, et vos vues
des races
entendra les accusationi
I'animnalversion
par eux la postérité
en con
criminelles actions ;
et jagera votre poussière de I
contre vous ,
de la Guadeloupe et
du siècle présent ruines de la Martinique,
seront assis sur det
templant les
vengés, se
Frangaise où les opprimés,
Guyane
Constant,
de la tribune frangaise. :
sacrilèges, et vo:
d'hui la gloire
futures, et vos vues
des races
entendra les accusationi
I'animnalversion
par eux la postérité
en con
criminelles actions ;
et jagera votre poussière de I
contre vous ,
de la Guadeloupe et
du siècle présent ruines de la Martinique,
seront assis sur det
templant les
vengés, se
Frangaise où les opprimés,
Guyane --- Page 359 ---
( 345 )
de vous ? Cim'occuper
débris expiatoires. . . Mais pourquoi c'est sur ton souvenjr que
vique, c'est à toi queje m'adresse,
mort est venue
Ah! si Tinexorable
mon coeur aime à s'attendrir.
et loin de ta patrie à laf'arrêter dans le chemin de la gloire offrant un encens banal
ton amour, non pas en
quelle tu prouvas
donnant d'utiles et shlutaires conseils,
au pouvoir, mais en lui
derniers momens la 'consolation
du moins à tes
et de savoir
tu éprouvas
de fideles amis de la liberté,
de te voir entouré
à côté de celles de nos compatriotes
que tes cendres reposeraient consacrérent son culte.
dont les mains victorieuses
l'amour de la science sur
(a) Pline le naturaliste, conduit par du volcan pour obserPouverture
le mont Vésuve, avançajusqu'a
par ce désirinsatiable
de plus près ce phénoméne : là, poussé
iljeta
ver
Tadmirateuri de la nature,
du savoir qui agite sans cesse
chute, la
du cradéterminer, par sa
profondeur
une pierre pour
mit en mouvement les matières'
tère; mais Pagitation de ce corps
soudaine ft dissont déposées, et une éruption
sulfureuses quiy
paraitre P'observateur.
de philantrope
des Colons la dénomination
(b*) Dans la langue
les mots incendiaire, réalliance monstrueuse avec
avait une
solti, assassin, etc.
phases: dès sa
L'Assemblée de Saint-Marc eut plusieurs
lui cédè-
(c*)
la suprématie que lesnutres
formation, elle w'emparade
fussent admis; mais
députés de leurs provinces y
rent, afin queles
investie,et le titre ed'As
dont elle fut tout-à-coup
Cole pouvoir
à Léogane, dans une Assemblée
semblée Générale, passérent
de la métropole qui avait
loniale formée d'après l'autorisation Assemblée n'eut que la
fixé son siége en ce lieu. Cette nouvelle
troisième qui se tint
durée de l'éclair: elle fut remplacée par une
qui ne cessa
l"Assemblée de Saint-Marc,
au Cap. Quoiqu'il en soit,
lui survécut; son ombre
d'exercer une formidable influence,
pas
Léogane, dans une Assemblée
semblée Générale, passérent
de la métropole qui avait
loniale formée d'après l'autorisation Assemblée n'eut que la
fixé son siége en ce lieu. Cette nouvelle
troisième qui se tint
durée de l'éclair: elle fut remplacée par une
qui ne cessa
l"Assemblée de Saint-Marc,
au Cap. Quoiqu'il en soit,
lui survécut; son ombre
d'exercer une formidable influence,
pas --- Page 360 ---
(316 ) apres qu'elle en'existait
les autres nasembléos, long-tempe sémences du fédéradirigea c'est elle qui, jelant les premières des autres assemblées.
plus ; ft éclore dans les délibérations et Vessence de toutes
lisme le Cette opinion était leur aphorisme,
3 on la re-
(e)
leurs prétentions
ils établissaient
à un membre
celles sur lesquelles
d'nne lettre adressée
De Léoconnait dans les exprossions Lomond,ou Laomond,ou
del'Assembiée Générne par
à Paris parmi les vieux codont le fils fizure anjourol'laui héritier des hautes vertus
mont,
club Massinc. C'est ce fils,
Haiti, pour
riphées du
de plans d'expélition contre
ce révear
antrefois,
de son père,
vastes domaines qui lui appartensient sur la rive
reconquérir les
habitation abandonnée, située
culen une
toute espèce de
et quicomsibient dont le sol ingrat repousse ce digne Gis, disgauche de TAcul,
propre à une hate; c'est da mousse et
ture, etn'est même pas
souvenir de la candale
aienx,
soigneux d'offacerle
marques de ses illustres
je.qui,
du
Dans une
delabolte à poutre perraquer, et de leur gloire.
dans
da soin de leur génénlozie
et qui sera citée
aschingen écrivit de France à son père,
cette exclaJettre qu'il
de ce temps, on remarque
de soixantesquinze
les mille artequinaes à la suite d'une demande
d'une de ces
mation ridicule, devait employer à l'aoquisition mettait à Fencan :
mille livres qu'il
du Roi que la vénalité
liures, sinon la
charges de secrélaire
soizante quinze mille
Voila
enzogez-moi
va nous scheppert
O mon père!
chères expéronces,
dans plusienrs
croizr, Pobjet de nos plus
ce Léomond, qui,
tous les
pourtant comme a commencé s'est attaché à exhumer à nous
dénués de sens commun.
tendaient
écrits
dont les perfides insintations humaine.
vieux préjugds,
dégénérée de l'espèce
le
faire passer pour la race
révélé à toi ou à tes devanciers
la nature a-t-elhe
que dans les diverses
Insensé!
En smpposant
mystère de ses opératious
oiertes aux habitens
Pexamen des consilérations
(*) Voyez
a'Haiti.
exhumer à nous
dénués de sens commun.
tendaient
écrits
dont les perfides insintations humaine.
vieux préjugds,
dégénérée de l'espèce
le
faire passer pour la race
révélé à toi ou à tes devanciers
la nature a-t-elhe
que dans les diverses
Insensé!
En smpposant
mystère de ses opératious
oiertes aux habitens
Pexamen des consilérations
(*) Voyez
a'Haiti. --- Page 361 ---
( 347 )
nit une de dégéla anrface du globe, il yen
c'est la
sur
à oroire que
races répandues
pas plutot fogdés
de toutes les
nérée, ne sorions-nous le blanc ne soit Pabsence les absorbe
tienne 2 Peux-tu nier que réunion confuse, puisqu'il
les
et le noir leur
rendue sensible par
couleurs,
cette démonstration
tes preuves
tontes? Si tu rejettes
tu ne cherches
lumière, en un mot,si
les sept huitièmes
elfets de la
encore que
Phomme, tu trouveris
et toutes les hypoque dans
sont ou noirs, ou nuancés;
tomberont
du genre humain
bâtir pour étayer ton systême idée de la couthèses que tu pourras
à la seule
de
des édifices sans fondemement,
de PAirique,
comme
des vastes régions deTAsie,
Eh quoi!
leur des habitans
d'une petite portion de FEarope. le
FAmérique, et même
prétention, diras-tu que genre
justifier ton orgueilleuse
Tu ne ferais alors qr'expour
huitième degénéré?
avec les arguhumain est au sept
Ecoute,je vais te parler
citer le rire et Ja pitié!
sur une appurence
et fonder mon hypothèse
cette vérité
mens du bon sens,
base de mon systéne
cesse à
de raison, en posant pour de la nature veille sans
Punivers pablie, Pauteur Il demeure incontestille que
que harmonie et d sa conservation.
qualités originires,
son
masses qu'il conserveles de ce principe
c'est dans les grandes dérive de la conséquence
or, il
bazané formentressence
le type primitif;
lolivâtre etle
et
le noir, le jaune,
plus ou moins pure,
que
humnine dans une gralation Paxiome de Punivers.
de l'éspèce
blanchit devient
Tévidence
tout ce qui dégénère
de cette idée,
dans T'application
les cheEientôt on trouverait de cet auteur qui cite en preuve dans la
de l'ingénieuse opinion
du cheval, qui blanchissent
veux de T'homme et le poil
on f'oflriraitles ossemens
et,pour dernier argument,
vieillesse :
des animaux morts.
dont la futilité ne fait queprouMais laissons là cesh hypothéses et les préjugéa qui la dégrafaiblesse de la raison humaine
rerla
de cette idée,
dans T'application
les cheEientôt on trouverait de cet auteur qui cite en preuve dans la
de l'ingénieuse opinion
du cheval, qui blanchissent
veux de T'homme et le poil
on f'oflriraitles ossemens
et,pour dernier argument,
vieillesse :
des animaux morts.
dont la futilité ne fait queprouMais laissons là cesh hypothéses et les préjugéa qui la dégrafaiblesse de la raison humaine
rerla --- Page 362 ---
( 348 )
dépôt des connaissances etdes erreurs,
dent; consultons cet éternel
elle nous apprenvertus et des-vices des hommes, 1 Phistoire,
des
font aujourd'hui la gloire de
dra que les sciences et les arts qui
forissaient dans cette
d'Egypte, ou
TEurope , ou sont originires
suivirent les émigrations
contrée de temps immémorial ; qu'elles avec les colonies égypet se rendirent dans la Grèce
terre
des peuples,
états et donnèrent des lois à cette
tiennes qui Tondèrent des
de FEurope était plongé dans
classique, dans le temps que le reste
ces sciences
de la barbarie, et que la France,oà
les ténébres
vénéraitles Druides
un faisceau de lumière,
forment aujourd'hui
d'osier, des victimes humaines,
qui immolaient, dans des mannes
à la trinité de Teut, Teutasnperstitieuse, offrait
que Pignorance
tès et Tautès.
etl la nature quise
ces
Cependant Egyptiens sontjmne-olivitres, naître des indivia fait
ses nuances primitives,
Europlait à recomposer
des habitans de la Guinée et des
dus de cette teinte de l'union
de races noires. Elles
LAbystinie, TEtiopie sont peuplées péens.
peut-être avantlEgypte
les arts de la civilisition,
colonie étiopienne ou
possédaient
cello-là est-elle une
et peut-être même
fait soit échappé aux plus profondes
abyssinienne, quoique ce
pénétrer les secrets. de cette
recherches des savans qui n'ont pu très-hien le prince des
antiquité; car, comme le dit
les homme ont eu
haule
les plus fertiles et où
philosophes, les contrées
celles oû ils ont da plutôt se
à lntter contre Ja nuture, sont
une succesmojns
nation. Il a fallu aux Egyptiens
réunir en corps de
Nil,et distribuer ses eaux. Les
sion de siècles pour dompterle
suivre la pente de
ont da naturellement
Abyssiniens, les Etiopiens
ou des nomades, ou
et, trouvant dans la basse Egypte
se nource feuve,
à cuitiverlaterre pour
ils leur ont appris
des inondations :
des pasteurs,
des digucs pour se garantir
rir,et à construire
Volnay,ler Rines, ch. 22.
(*)
réunir en corps de
Nil,et distribuer ses eaux. Les
sion de siècles pour dompterle
suivre la pente de
ont da naturellement
Abyssiniens, les Etiopiens
ou des nomades, ou
et, trouvant dans la basse Egypte
se nource feuve,
à cuitiverlaterre pour
ils leur ont appris
des inondations :
des pasteurs,
des digucs pour se garantir
rir,et à construire
Volnay,ler Rines, ch. 22.
(*) --- Page 363 ---
C S49 )
ont fini
et des rapports qui
ide là ont da s'établir un commnerce
méler le sang originaire d'Egypte.
ont paru
par
occidentale de PAfrique
Si les déserts de la partie
de la civilisation, c'est que
aux rayons du Alambeau
et qui sait
empenctrabless
les en a éloignés;
da barbare cupidité des Européens
frayé une route à travers
malgré leurs soins, ils ne se sont pas
et franchi ces
isi,
déserts, les océans de sables,
des fleuves, les
V'intérieur et les plages pour
bornes que la nature a mises entre
qui avoisinent les montagnes?
parriver aux peuples
Anglais, un des Européens qui
Mongo Parck, célebre voyageur. du Sénégal, nous dit dans ses
remonté le plus haut la rivière
Africain. il
pont
vers le centre du continent
et
relations qu'en avançant
baties, des cultures soignées
des villes régulièrement
la connaissance des
a trouvé
qui attestent
ine infinité de ces monumens
uarts.
dans T'ignorance, on doit en
Si les nations des côtes ont croupi
louer les peuples de
la traite; aussi ne snurait-on assez
eux d'avoir
accuser
de la défense observée parmi
Tintérieur à Tégard
et les riverains de la mer.
raucune relation avec les Europcens
les bords. de ce continouvelles colonies formées sur
Les
réliseront les voeux des philantropes,
pnent de l'ancien monde,
de la morale ,ngit de
isi la politique européenne 1 se rapprochint les maux d'un comsincérenyent à réparer
pbonne foi, et s'occupe
monsieur-de Léomond, alors toutes
merce anthropophage : alors,
seront là, comme
celles de Dalmas et consors
rvos allégations, réduites à leur juste valeur.
Helles le sont ici,
qu'ils'en forma une
suite de cette conjuration
()C'est par
de Docoèns ; dénomination
rantre connue sous la dénomination
S'étant emparés des
les insurgens.
iqui dérive du lieu qu'habitaient de Jacmel, ils conquirent une
Hmontagnes qui avoisinent celles
colonial reconnut
indépendance 1 que le gouvernement
pparfuite
de Dalmas et consors
rvos allégations, réduites à leur juste valeur.
Helles le sont ici,
qu'ils'en forma une
suite de cette conjuration
()C'est par
de Docoèns ; dénomination
rantre connue sous la dénomination
S'étant emparés des
les insurgens.
iqui dérive du lieu qu'habitaient de Jacmel, ils conquirent une
Hmontagnes qui avoisinent celles
colonial reconnut
indépendance 1 que le gouvernement
pparfuite --- Page 364 ---
( 850 )
les
Monsieur de Bellecombe n'ayant pu
seus'l T'adminietration de
du reste de leurs commais par ce trite,ilae'isolérente
rendit les Colona
aubjuguers vécurent dans Tétat sauvage: ce qui
patriotes et
leur
Leurs suiccès
sur
émmeipation.
exempts de toute inquiétude
ils devinrent Pobjet de l'indifléétant inutiles à leurs semblables,
rence générole.
dans leurs déserts le broite
Cependaut la renommée avait porté
du Sud. Ils furent
de Toussaint t, après la guerre
Boudet.
des proscriptions
qu'ils se joignirent au général
si indignés de sa conduite
Les violences de
des Français au Port-an-Prince. armes contre
lors del'arrivée
dans la suite tourner leurs
leur firent
Desrances qui
ces Européens leur tête le général Lamour
eux; ils avaient à
civilisation, et voulait s'isoencore ennemi de toute
chef, ils s'use montra
mais à la mort de ce
ler de la société générale ;
nirent à la grande famille haitienne. chose que l'amour de ses
L'amour de la paix n'est autre
avec Pamour de lai
(:)1
devoirs 5 il a tant d'andlogie
droits et de ses
(ormer une triple alliance.
patrie qu'on les voit tonjours
ce fait dans une éloquente
Civique de Gastine rapporte aussi cité dans la lettre dont
(*)
histoire d'Haiti: il est
sur
épisode de son
note de mes Rélexions politiques
figure dans une
près la Répuune partie
du Roi de France
la mission des Commissaires
blique a'Haiti.
dite, était composée de
L'armée coloniale, proprement
de chassenrs
(-)
villes sous le titre de volontiires,
petits blancs des
de Suliniers, et d'une gendaréconomes connus sous le nom
ou
de différens élémens.
intntilé : La morale
merie composée Touvrage de M. de Jouy,
(*) Voyer dans
chapitre XI du livre XV,I
tome II,
appliquée à la politique,
Toulotte.
moceau ciié par le philosophe
à leur domination et s'empa
Pour accoutumerle peuple
(y)
(-)
villes sous le titre de volontiires,
petits blancs des
de Suliniers, et d'une gendaréconomes connus sous le nom
ou
de différens élémens.
intntilé : La morale
merie composée Touvrage de M. de Jouy,
(*) Voyer dans
chapitre XI du livre XV,I
tome II,
appliquée à la politique,
Toulotte.
moceau ciié par le philosophe
à leur domination et s'empa
Pour accoutumerle peuple
(y) --- Page 365 ---
( 351 ) sollitzient de la Cour
les Colons
Baronobstacle du pouvoir,
en Comté,
per sans
T'érection de leurs habitations leurs desseins , ou
"ev Versilles,
le Roi de France prévit
à lamiissoit que
reculé Pépoque
de,etes :
particulièeres ayent délivrés, comme
ue des circonatinces féodaux devaient leur être de la Gundelonpe,
ces titres
faveur des habitans
Aelle déjà eu lien en
encore à leurs sollicitaela avait
éclata ils en étaient
Horsque la révolution
nous
obligition que
dions.
a été la première
nous nous
(-)Comme Timparcislité
la plume, 1 comme devise:
sommes imposée en premant nous écarterde cette
nous
devoir S3 acré de nel pas
voudrions pouvoir
sommes fait un
loin de letaire nous
aux peupleades
Mus Temps seaterwiéc).
et tapprendres
quine
Hembonchecla trompette dinjagemect, les Colons il y en avait
de Punivers que parmi
la masse. On pourrait
deux bouts
doctrines qurodirigaisat
des Haipas les
avait associé une partie
ppartigesient Mallet tqui, en 1789,
le pouvoir
Eiciter J. P.
avait formée de restreindre
d'une
atiens à T'entroprise qu'il
et de les fairejouir
des agens de la métropole, étaient exhérédis ; quoique
despotique
dont ils
dans la cause,
des droits poliliques
notre réunion
car,
pportion
ait été mailieureuse, aussi en regut-il le prix;
T'entreprise moins louable de sa part; ;
a il vécut tranrn'a pas été
grandes crises de la révolution de ses enfans Haiau milieu des plus
où il mourut regretté
C quille sur son habitation
vrais Français qui
Ltiens.
dans la dernière expédlition de de noblesse, de
Commeilye ent
que par des traits
Colons
n'ont marqué dans ce pays
il y eut aussi d'antres
grawleur d'àme et de genérosité, de la révolutiou ,Wontjansis artidans toutes les circonstances la concorde à ces demnagogues.
qui,
et
passions répandirent
cessé de precherlajuticen et dont les funestes
sans de leurs malheurs,
L'Obaervateur, Epigraphe.
()
, de
Commeilye ent
que par des traits
Colons
n'ont marqué dans ce pays
il y eut aussi d'antres
grawleur d'àme et de genérosité, de la révolutiou ,Wontjansis artidans toutes les circonstances la concorde à ces demnagogues.
qui,
et
passions répandirent
cessé de precherlajuticen et dont les funestes
sans de leurs malheurs,
L'Obaervateur, Epigraphe.
() --- Page 366 ---
de 352 )
ceux-cise persualent que le
sur ce sol un ( éluge de maux: que devoir de les distinguer de la
généreux haitien se fera un éternel
tourbe de ses persécuteurs.
les aristocrates et les pompompons blancs étaient
(e)Les
; mais d'après leur systême on poupons rouges les démocrates
d'aristocratie que les passions
rait conclure qu'il n'exista jamais
ni de démon'ayent fait dégénérer en despotisme de plusieurs, forma celle
Du sein de ces deux grandes factions se
cratie pure.
des Tortus et des Bossus.
auxiliaire que les
devint le plus poissant
(oe)JemnoFrangois
jamais eu. Ils durent à son appui
Espagnols Domingois ayent Fort-Liberté). Ils entrèrent dans
la prise du Fori-Dauphin (le
la
On vit à la
la pillérent et saccagérent.
la ville à P'improviste,
servit pour éclairer les maslueur des Bambeaux dont on se
habitué de
commencérent la nuit, un prêtre fanatique,
sacres qui
ces bords par les volcans que reP'inquisition, (*) vomi sur
située Lima,on le vit, dis-je,
celentles monts de la contrée oû est
éxciter les fud'une main et le poignard de Pautre,
le crucifix
aux assassins les béareurs du démon du carnage, en promettant avait arboré en ce
titudes célestes. Le pavillon tricolore qu'on d'affreuse méen ce jour
lieu était le motif d'extermination; celui des Colons se confondirent
moire, le sang des Haitiens et
dans leurs flots.
réaliser ses vues d'inL'Assemblée de Saint-Marc, pour
avait,
(wa)
Pancien ordre du gouvernement,
dépendance, et anéantir
donné des inquictudes à T'Aspar des mesures intempestives,
organisée en Ass'étant provisoirement
semblée du Cap qui,
inconstitutionnelle, et insemblée coloniale, déclara la première
età sévircontre
à la sommer de se dissoudre,
vita le Gouverneur
elle en cas de résistance.
dit-on, né dans la Galice, en Espagne.
(*) Ilest,
avait,
(wa)
Pancien ordre du gouvernement,
dépendance, et anéantir
donné des inquictudes à T'Aspar des mesures intempestives,
organisée en Ass'étant provisoirement
semblée du Cap qui,
inconstitutionnelle, et insemblée coloniale, déclara la première
età sévircontre
à la sommer de se dissoudre,
vita le Gouverneur
elle en cas de résistance.
dit-on, né dans la Galice, en Espagne.
(*) Ilest, --- Page 367 ---
)
les Indi-
(353 inenacée elle appela
elle se vit strieusement
de les faire participer
Quand
en leur prometbant
était tombée,
genes à son secours,
: mais rillusion
la
les droits civils et politiqnes; Les Indigènes garderent
à tous
avait dispwru la confiance.
alors voyant leur
et avec elle
dans la canjonciures le vaisseau reçut
partite neutralité
et
plus
à s'embarguer,
solitude,ils se décidérent France.
de la page 104;
ordre de partir pour
être lue après ces mots
(-La note quisuit doit auesitot de Pêtre.
de
êires tièdes cessèrent
Vassemblce
at ces
prise d'armes des Inligines, dixième des enltivaA la scconde
d'armer le
des Colons,
Saint-Marc forma la résolution sous la domination
qui étaient rostés tranquilles les antres assemblées provitteurs
prévalut dans toutes
quesifesclietcette mesure
donc, mais elles apprirent liberté les élève.
ciales. Elesfesteuérenrd
le désir de la
énerve et dégrade les âmes, No. V, article Littérature. la nouvelle
rage 766) Voyez Tobservateur, après ces excès, et lorsque
à cette
(cc) Quelque temps
lea Indigènes campés
confedlération s'étendait à Saint-Marc, mirent en fuite les troupes
deux fois célebre, conduite de Borel, qui
Crstei.Pierrot, T'armée coloniale sous la
siens. On admira
de ligne et
avec un grand nombre. des frères d'Ogé. Ils
fut fait prisonnier
la modération de deux
leurs mains,
dans cette circonstunce
en
donnérent la vie à tous les individus qitomiseérent dese venger des meurtriers
ils auraient été excusables T'existence n'était qu'un cercle
quand frère. Borel même, dont
Roume, à son
de leur
et remis au commisaire
trait chez
de meurtres, fut épargué
en vain un pareil
aux
On cherchernit
ténacité
entrée à Saint-Marc.
se sont distingués parleur
de
ceux de ces Colons qui la honte des excès,et l'odieux
: mais laissons leur
du célebre
prejugés
s'il était besoin, l'opinion a
la calomnie.. Nous eussions cité,
ages des colonies, pour prou-
(dd)
de Pauteur des Trois
viril, c'est en vain
Turgot, etcelle colonie est parvenue à l'âge
ver que, lorsqu'une
ténacité
entrée à Saint-Marc.
se sont distingués parleur
de
ceux de ces Colons qui la honte des excès,et l'odieux
: mais laissons leur
du célebre
prejugés
s'il était besoin, l'opinion a
la calomnie.. Nous eussions cité,
ages des colonies, pour prou-
(dd)
de Pauteur des Trois
viril, c'est en vain
Turgot, etcelle colonie est parvenue à l'âge
ver que, lorsqu'une --- Page 368 ---
(354 )
Civique de
vers l'enfamce.
qu'on voudrait la faire rétrograler développe avec sa force ordiGastine, dans son histoire d'Haiti,
à
et déles Colons Tindépendance, les
naire les causes qui portaient erreur de n'avoir pas appelé
montre en même temps leur
5 en effet, le
à cette indépendlance
autres classes à participer
investis les agens de la médont étaient
ponoir Biscrationnaire
de la tyrannie et des rapines
à combler la mesure
exclosifs,
tropole,aervit
des priviliges
de ces roitelets. Des lois prohibitives, la vigne, le froment et
de cultiver
défendaient aux planteurs
à l'industrie européenne
et réservaient
astreimille autres productions,
des denrées coloniales,
de la plupart
seuls
le perfectionnement
leurs revenus aux
commerçans
gmaient les Colons à vendre
véritable esprit de commerce,
et éteignaient le
de tout genre, et
de la mére-patrie,
enfin le monopole
à reen détraisant la concurrence:
qui forçait des hommes
plus grande encore,
et qu'ils n'acette oppression,
votées leurs députés
cevoir les lois que n'avaient pas
n'étaient analogues ni à leur
des lois qui
la causes motricés
vaient pas approuvées, habitaient, étaient
caractére, ni au pays qu'ils
cruel despotisme envers nous
la cission projetée : mais leur
et si Tun
de
celui de leur métropole,
ne semblait-il pas justifier T'était-il pas aussi ?..
l'autre ne
à T'assemblée des
était légitimne,
dans une adresse
L'assemblée de Saint-Marc,
des Colons.
Notables, expose ainsi les prétentions
achetée, ni soumise;
n'a été ni conquise.ni
vac Saint-I omingue
lorsqu'en 1630, des Français
elle appartenait aux Espagnols,
à la France que par
leureux, indépendans. 3 qui n'appartensient
de patrimoine
n'habitaient que les mers, quin'araient
de cette
le coeur, qui
les Espagnols etl les Anghis
que leur courage, chassérent
faite en leur propre nom,
établirent. Cette conquête,
bien. Illa gardérent
ile, et s'y
forces, était leur propre
de cette posavec leurs propres
Souverains
années sous le nom de Flibustieurs.
devenir si
dix
qu'elle fût alors, pouvait
session qui tout inculte
n'habitaient que les mers, quin'araient
de cette
le coeur, qui
les Espagnols etl les Anghis
que leur courage, chassérent
faite en leur propre nom,
établirent. Cette conquête,
bien. Illa gardérent
ile, et s'y
forces, était leur propre
de cette posavec leurs propres
Souverains
années sous le nom de Flibustieurs.
devenir si
dix
qu'elle fût alors, pouvait
session qui tout inculte --- Page 369 ---
L 355 )
absolus de la donner
ils étaient les maitres cru le plus digne 3*
imposante un jour, FEurope qu'ils en auraient
avoné lindes Roisde
vous avez
acelui
le droit de conquéte, relèvent à T'ombre des
En reconnaissant nôtre, et si les états se
été arrosés de
contestabilité du
sur ces bords ont
ceux qui croissent
ce cruel droit de la force,
lauriers,
Mais écartons
euronotre sang le plus-pur. moins prévalu dans les congrès
à
recourons
qui n'en a pas pourtant
des Souverains: la nature,
et dans la SaintenAllianee
2 puisés dans
péens;
justice dont les principes
cette éternelle comme elle.
la barbarie des
sont inaltérobles
naitre; nos ancêtres, que
leur pousCe pays nous axa leurs déserts, y sont enterrés; de cette ile,
Européens enleva de
des primitis habitans
les
s'est mêlée à celle
voilà
sière
massacrérent inhumsinement; Qnitteque des Enropéens saintes bases de notre possession. attachés par les
premiéres et les plus
nous sommes
cette contrée à Jaquelle
aller chercher une
rons nous
du coeur humain, pour cupidité, Colons
liens les plus puisenans forêts d'Aftique, ou votre
nous assez
nouvelle patrie dans les encore ? ou iméconnaitrons de notre
injnstes, nous poursnivenit renoncer aux privilliges voulez
de la divinité pour
le joug que vous
les décrets
une tête Nétrie sous
qui font notre
être, pour courber renoncer à des institations
mauvaise
imposer, pour
étonné votre
nous
dévoilent aux yeux du monde
si Ton pouvait
et
que
gloire, calomnies Dites 1 pensez-vous leur demanderqui
foi et vos
des anciens Aborigénes, ,
interroger la cendre
leurs successeurs. > pensezde nous ils avouent pour
de vous ou
tenu ce discours ?
brigands
n'enssent pas
de cette terre,
vous qu'ils
avoir fait disparaitre
TAfrique
nous
vous dépemplates
37 Après
de votre civilisation,
en arracher les
qui vous vantez
votre avidité y soufla, pour hémisphère,
par les guerres que
sous une autre
habitans et les transporter dans des travaux forcés;
paisibles
destinés à nous remplacer
ou ils furent
de nous ils avouent pour
de vous ou
tenu ce discours ?
brigands
n'enssent pas
de cette terre,
vous qu'ils
avoir fait disparaitre
TAfrique
nous
vous dépemplates
37 Après
de votre civilisation,
en arracher les
qui vous vantez
votre avidité y soufla, pour hémisphère,
par les guerres que
sous une autre
habitans et les transporter dans des travaux forcés;
paisibles
destinés à nous remplacer
ou ils furent --- Page 370 ---
356 ) qui ont acquitté envers
ees nouveaux Indigenes de briser leurs fers et
B,depreleisieste
la nature
la dette que leur imposait
ce
dessein, nous
nous
Puisqu'ils ont accompli grand
de nous venger.
il
nos suecescurs." Toracle des tombeaux:
les proclamons
serait
Voila,n'en doutez pas , quel
du Maitre des maitres du
les droits que nous tenons
affirmerait
monde.
-
France ; il était à la tête de
Raymoni résidait en
et de
(ee)Julien
d'exposer les griefs des Indigènes, d'abord deIa députation chargée
Cette députation parut
et
présenter leur réclamation.
alors les sociétés popahires,
le club Marsiac qui singenit
rebuta pas, et demanda à
vant
repoussée. Elle ne se
législative - ; on
fut indignement
ses voeux à lassemblée
pas de
être admise, à présenter le prétexte qu'elle n'avait
refusa cette faveur sous
des seuls vrais et
lui
elle était pourtant composée
vivant sous
caractère légal;
considérable,
mandataires d'une population
n'avait fait que
légitimes
pouriant cette popalation
bien
domination française:
fut accueillie,
la
des Colons dont la dépatation l'intention des
suivre T'exemple
d'eux-mémes et contre
qu'ils se fussent assemblés
see
établis par
alninistrateurs
les principes
après avoir tant prôné
générale, FAsEnfin,
étaient d'une application 1791, que nous
décrets, et dit qu'ils déclara, le 28 septembre
trançaise
semblée Constituante
de ceux que la révolution la Prohors de la catégorie
bienfaits que
étions
immédiatement des ineffables
sanctionné par
appelait itajooir
son décret,
à Thomme 2 pnisque
de statuer sur nos
vidence a légués
Coloniale le droit
donnait à lAssemblée
coloninle s'était pourle Roi,
L'esprit de la ligue
générale
droits et prétentions.
la résolution de TAssemblée
manifesté dans
été improuvé
tant déjà
28 mai 1790; cet acte avnitelcjà
: mais
de Saint-Marc, le
et le Roi des Frangais des
l'Assemblée métropolitaine
des contradictions,
par
Taide des réticences,
c'est ainsi qu'à
és
Coloniale le droit
donnait à lAssemblée
coloninle s'était pourle Roi,
L'esprit de la ligue
générale
droits et prétentions.
la résolution de TAssemblée
manifesté dans
été improuvé
tant déjà
28 mai 1790; cet acte avnitelcjà
: mais
de Saint-Marc, le
et le Roi des Frangais des
l'Assemblée métropolitaine
des contradictions,
par
Taide des réticences,
c'est ainsi qu'à --- Page 371 ---
( 357 )
d'Europe reles gouvememens forcés de faire
Hlimostions eseeptionelles,
qu'ils sont
les concessions
succesGrent dans un temps
celui de France promulguer
la
dans un autre. On a vu
ses effets : prochiner
la loi du 4 Avril, et arrêter du ciel qu'elle serait mainsivement
à la face
Colonies Frangaises
nliberté genérale, promettre le 19 mai 1802, que les
quique vous
tenue et décréter, régine de 1789 0 vous, cette ancienne
sousle
entre
r vetouraeraient sauvages ou policés, jugez
soyez, hommes
faisant deset noust...
ceux qui,
I métropole pensée déserpérante pour
nul le principe
C) Cette
rendaient
du ciel le droit de commander,
C cendre
dans Thomme:
déclara M. de
cde la liberté
1792, PAssomblée Coloniale
et le ré-
(g5) ) Le 27 mars
fonctions de gouverneur,
déchu de ses
des factions et leur
11 Blanchelande
Tels étaient les jeux
la dist tablit le lendetain.
les favoris d'un parti essuyaient ets'il se
d'un instant, que
le leur fléchissait,
t triomphe autres partis, anssitôt que
en attendes
leurs vengeances,
E grace tils pouvaient à loisir satisfaire sort de ce Blancheloude qui
1 relevaiti
revers. Tel fut le
dant un nouveau
France.
deen
conduit
sa carrière
Mauduit,
t termina
de la station, que
une
(MA) Ce fut à larrivée
soldats, fut immolé comme
vantle Comité par ses propres
On
victime expiatoire.
enseignemens de Phiatoire. suifait présente un des grands
ou qui le
Ce
qui Tucompasnérent d'exhalter
dans les circonstances
morale
- observa
s'étaient fait la commode
virent, que ceux qui
une loi de Louis XIV,qi
Il existait depuis long-temps du code noir; en déclarant que €
(
barbares
des
tempérait les dispositions
et des africains jouiraient fut
enfans qui paitraient des français rois de France; mais il ne
les
aux autres sujets des
cet oubli.
droits accordés
les rois mêmes snctionnérent
jamais mnis à exécution; :
- observa
s'étaient fait la commode
virent, que ceux qui
une loi de Louis XIV,qi
Il existait depuis long-temps du code noir; en déclarant que €
(
barbares
des
tempérait les dispositions
et des africains jouiraient fut
enfans qui paitraient des français rois de France; mais il ne
les
aux autres sujets des
cet oubli.
droits accordés
les rois mêmes snctionnérent
jamais mnis à exécution; : --- Page 372 ---
( 358 ) conserver une antorités
les mesures que prenait Mauduit pour a'apput que dins la tyronni
chancelante qu'elle n'avait plus
pouvait appeler ses ins
T'avait fait détester; et ceux qon celles des défenseurs dè 1
qui
possils, melant leurs voix à
le
contre lel
trumens
toanérent plus
liberté mcjoues de son triomphe, et se livrèrent aux plus cou
abus dont ils furent les complioes,
de leurs actions anté
excès, pour détourner la penséo sur le motif qui lel
pables
faire prendre le change
rieures, ou pour
avait dirigés.
les écrits des témoins oculaires (*
(#) Un fait nttesté par
derrière le rideau oà sont rel
voudrait ponvoir cacher
se montre ici
et qu'on
actions qui ennoblissent Thomime,
présentées les
aninnées au dessous de ses sujetal
ravale ce roi des créatures le second Age des colonies, lors
nu,et
et même dans
le spectacl
Dans le premier, réunissait les Colons, ils se donnaient s'en rencon
qu'un festin
esclaves coupable; s'il ne
du supplice dun de leurs tel, on en tiroit un au hasardd d
trait pas qu'on pût qualifier
souvent plaisira faire Toffice
l'atelier etles convives prenaient
furent subtituées des cou
bonrroaux. A cette atrocité de moeurs le maitre ordennait de
inventées par un orgueil dégradant; les plus périlleux
tumes
se livraient aux exercices
jeux où les esclaves
des gladiateurs : d'autres, maxquel d
les combats
un autre genre
et renoqvelaient d'humanité, ,se donnaient
l'intérêt tenait lieu
soIt voile, ils lernientanocene
plaisir; arrachant à la pudeur à toutes les turpitudes dinfame
éta
et la vertu flétrie pirteadlavege diéliogabale. Eafin Tbomme d'u
déirs, dans des orgies dignes
a T'empreinte Retrissante
la bête de somme sonmis
de celui qui is'e
comme
constater la propricté
fer rougi au feu, pour
prétendait le maître.
colonies deTA
d'un Suisse dans les diflérentes
() Voyage sur St. Doiningue.
Mérique : mémoire
fame
éta
et la vertu flétrie pirteadlavege diéliogabale. Eafin Tbomme d'u
déirs, dans des orgies dignes
a T'empreinte Retrissante
la bête de somme sonmis
de celui qui is'e
comme
constater la propricté
fer rougi au feu, pour
prétendait le maître.
colonies deTA
d'un Suisse dans les diflérentes
() Voyage sur St. Doiningue.
Mérique : mémoire --- Page 373 ---
( 359 )
médité toutes ces
Civique de Gastine, qui ajelidensement éntrepris un nouvel onvrage
de la révolation a'Haiti , avait
de cette producsses
dHaitis la mortnous a privés
la
titule Panorama écrivain ingénieux et-profond appnéciuit nous
adans laquelle cet
et de nos mères, valear que
du salaire de nos pères
en raison du service
eur
réclamer des ex-Colons,
ce
de
cions droitde
le droit sur principe les
ont obtenu : il établiseait
avec
rils en
considéré dans ses rapports
brisprudence universelle
la nature.
est une violns de
étant né libre, son asserrissement le prix de
do. L'homme
or il a le droit de revendiquer de cette
a des lois divines; :
la force, aussitôt que P'usage
sservices arrachés par
par la justice et l'équité. de la
et qu'il est remplacé
dans l'ordre
rce cesse,
héritiers de leurs péres
i2o. Les enfans étant
de ceux-ci sont incammutablement de
sure,1 les fruits des labeurs Pauteur arrivait, parlévaluation sàla
à ceux-là: cela posé,
condamnés
1 a nis
Africains etde lenredescendins à laquelle Danatat progresifdes Colons depuis l'an 1665, époque
jeta les
rvitude par les
de Saint-Domingue, et qu'il lors
rou fut nommé Gouverneur
qui éclipsa en 1790,
a
ademens de cette étonnante prospérité dis-je, à un résultat de 509,642
Pauteur arrivait,
de chacun à37 centikla révolution, en fixant lesjournées
ou
Hividus captifs
125 ans de leur servitude, ildémontrait,
s2s et demi pendant les qu'il est da à leurs descendans 4,898, les
act mte compenation faite,
de principal, en abandonnant
aa 39,454 de gourdes 84 centimes
la progression décroissanà peu présdans
à l'année
Aérêts qui disparsissent de l'année 1790 pour remonter
aux
a nqui s'établit à prendre
qui ont été successives et
8 565 eu égard aux importations
furent aussi gralnelles.
dont on ne
aissances qui
base des principes
FFondé sur ce calcul qui a pour
Mr. de Marbois en 1789.
dressé par
(* ) Voyez! le recensement
ourdes 84 centimes
la progression décroissanà peu présdans
à l'année
Aérêts qui disparsissent de l'année 1790 pour remonter
aux
a nqui s'établit à prendre
qui ont été successives et
8 565 eu égard aux importations
furent aussi gralnelles.
dont on ne
aissances qui
base des principes
FFondé sur ce calcul qui a pour
Mr. de Marbois en 1789.
dressé par
(* ) Voyez! le recensement --- Page 374 ---
( 360 ) droit,sans doute, de faire
contester l'évidence, nous aurions
P'aequittement de
peut
contre les. Colons pour
justes : ni
valoir des prétentions
ne seraient ni moins
cette somme, et ces préteations autre demande en indemnité.
moins équitables que toute
ont fait un éternel divorce avec
Maisj'entends ces hommnes qui
et se retrancher
de paradoxe,
traiter cet argument
toutes les fois
la raison,
du droit public, qu'ils oublient
pardans une maxime
celle qui distinguant la propriété
que leur intérétl'exige,
rend la preraière sacrée pour
ticulière de la propriété pablique, de la seconde: et après avoir
même qui s'empare
le fondement des
le conquérant
je les vois tirer d'elle
invoqué cette maxime,
à Tégard de ces proprictés particu- dans
qu'ils établissent
pas d'application
prétentions mais quoique cette règle ne reçoive à une colonie quia
lières ;
nouveau, 1 substitué
raisonnelhypothèse d'un peuple résumer d'après leur propre
dispard, nous allons nous
ment.
Ph.
Alherc-Delire)
du systême colonial (
imUn des suppôts
la sollicitude du gouvernemaeati
où il appelait
est un domaine
dans un ouvrage
tiennent
dit page
18.Star-Desine
périal sur ce pays,
181 et 182, les concenionaires etc, et page
de la couronne, page
: ils sont ses vassanc
de la conronne
leurs propriéiés
héreditaires.
était un domaine
184, les Colons sontferniers si le vieux Ssint-Domingue
Haiti
Disons donc, que
qu'aucun pacte ne lie lajeune sont
de la couronne de France, droits dont elle jouit aujourd'hai
couronne 5 que les
et comme, en prinà cètte
moment de la création,
ceux qu'elle reçut au de ferme sans une propricté antérieure, droit, et
il ne peut exister
évincés de
cipe,
et leurs héritiers se trouvent
en la possession
les fermrers
quand la propricté a passé
est le fait qui
les baux résiliée,
le bailleur; : cette mutation
d'autres personnes que
Tapplication du principe. Prou, madétermine incontrotablement
soldat au camp
Narcisse Rolin était simple
()
moment de la création,
ceux qu'elle reçut au de ferme sans une propricté antérieure, droit, et
il ne peut exister
évincés de
cipe,
et leurs héritiers se trouvent
en la possession
les fermrers
quand la propricté a passé
est le fait qui
les baux résiliée,
le bailleur; : cette mutation
d'autres personnes que
Tapplication du principe. Prou, madétermine incontrotablement
soldat au camp
Narcisse Rolin était simple
() --- Page 375 ---
( 361 )
qui renait
contre la réconciliation fodéréa, 11 se
son mnécontentement
aux
1 nifesta
n'offrait atcune garantie
davoir lieu, et qui
Mauduit dont il ne put supporter
durant le discours de
retira
Mercy, où s'était portée
F'arrogance:
près de Thabitation
somme ses membres
Et lorsqu'arrivé provinciale des Cayes, Mauduit
il fit reprendre
TAssemblée
sur le refus de ceux-ci, son cortège,
de se dissoudre, et que, les Indigenes qui snivaient
de
par
d'indignation qui coulérent
etnedepmerkeseme retenir des larmes
chefs de la confeNarcisse ne put
confiance des
de la
et accusa la cbupable
aux oppresseurs
ses yeux,
livraient sans défense
dération qui la
de ceux qui
patrie.
fémmes, les enfans, et les proches les uns furent
(Kk) Les
quartiers furent arrêtés : furent plonfuirent de ces divers
de fers,
et les autres : chargés
sur les habitamenés au supplice,
les fugitifs
dans les cachots : on poursivait
gés
des bêtes fauves.
de Saint-Louis du Sud.
tions comme confédérés se forent emparés
de Fuillem,
Quand les
sous le commianelement des
une goëlette
y faire acquiile expalièrent
avec Faubert pour
et les couqui se rendit à la Jammique A son retour, les vents
bàtisitions d'armes et de munitions.
de P'lle-s-Vache: trois
Pobligérent de passer en de-çà
de la rade des Cayes,et
rans
veillaient cet instant, partirent
et Goillem seje?
mens qui
de Saint-Louis. Faubert
en vue
le
en fut retiré,
la capturerent
premier
térent dans la mer, on les poursuivit; salut à l'espoir qu'avait PAsCayes; il dut son
des lumières
et porté aux
de tirer de son interrogatoire
alors
semblée provinciale ille dut aussi à la crainte quingitait de
dont elle avait besoin;
Guillem, et le reste T'équiles membres de cette assemblée. d'arriver dans la rade.
furent mis à mort avant
chefde la confédération
page Bleck Tainé, frère du nouveali
la, les blancs le
(H)
et conduit en ville;
fut pris ce jour,
des Cayes
ayes; il dut son
des lumières
et porté aux
de tirer de son interrogatoire
alors
semblée provinciale ille dut aussi à la crainte quingitait de
dont elle avait besoin;
Guillem, et le reste T'équiles membres de cette assemblée. d'arriver dans la rade.
furent mis à mort avant
chefde la confédération
page Bleck Tainé, frère du nouveali
la, les blancs le
(H)
et conduit en ville;
fut pris ce jour,
des Cayes --- Page 376 ---
2 a 362 )
milieu des Mamies
et braler vif. On dit qu'au
frent gondronner bourrenux.
et
il brava encore ses
entre Pation-le-Grend
En relissnt la corriapondhence
que le temps
C)
du Roi de France, on reconnaitra dans leurs
lcs Commnissaires
ces hommes observent
n'a pas chingé la forme que
discussions potitiques.
de Macri ou Macra roule
La leitre pastorale de révèque mêmes doctrines.
(n) mêmes idécs, et contient les
vue de convertir
-sur les
XIII w'établit Tesclavige qu'en
Mais,je le
(00)1 Louis les Africains et letrs descendans: du coeur
au christinndeme ceux qui ont la moindre connatssance par ces
demande a tous
de faire chérir le culte
à le
était-ce le moyen
platot propre
de Phomme, convertis ? Non; ce moyen éthit dans leur entennonveanx
faire dégénérer en smperatition
faire hair, a le
sainte sur les
dement grossier.
voulut élever cette religion
il connnt
Lorsque Constintin riantes allégories de l'esprit humain, les âmes ; il d6débris des plus
on fait monvoir
les ressorts avec lesquels
Rome qui embrasscmieux
de l'ancienne
clara libres tous les esclaves ntilès à la politique.
devenus
Philosophique
raient les dogrines
dans son Dictionnaire
Voltaire nous apprend
de Mahomet, à Constantinople maoins
chezles faronches sectateurs maitre qui a tué son esclave,à et
que
de mortlen
la main sur lui;
surtout, on punit
que lesclave a levé
maitre lai a fait
quil ne soit prouvé esclave peut prouver que son
mais
lorsqu'une femme
libre avec des dcloamagenene sont énorelle est déclarée
chirétienne,se
violence,
profeasant la religion
des légielateurs. barbares que les Turcs. hommes qui wappligueillis d'être plus
Tidée de ces
En approfivutiseat
une raison spécieuse il dit
(P)
à être les dominatours, de Roussean, quand
quaient tonjours faveur de Topinion
Roussemble décider en
homme et un bon citoyen.
Mlachiavel était un honnête
que
dcloamagenene sont énorelle est déclarée
chirétienne,se
violence,
profeasant la religion
des légielateurs. barbares que les Turcs. hommes qui wappligueillis d'être plus
Tidée de ces
En approfivutiseat
une raison spécieuse il dit
(P)
à être les dominatours, de Roussean, quand
quaient tonjours faveur de Topinion
Roussemble décider en
homme et un bon citoyen.
Mlachiavel était un honnête
que --- Page 377 ---
( 363 ) moins la leçon des tyrans,
voyait dans Youvrage du Prinice,
sur les maximes par
seau salutare avertissement aux pemples Maisiquel que ft tson
qu'un
dieux de la terre la gouvernent.
un livre dont
ces
lesquels d
Melivetdhareireaniee la niorale et
motif, on ne peutjiauber détruisent les rapports de
donne.
les dangereuses opinions
non pas le ressort qui
et fait de celle-ci
etabli par la
de la politique,
pondére Te systême
d'un
le mouvement aux états,et d'appui de la force relative
législation. non pas le point
de corrompre : un art qui
T'art odieux de tromper et
pAYs; mais
chefs ou dominateurs queiconques
d'un côté des princes,
individus sans ame, derpores
amppose
et de Vautre des
de leur vOt
sans entrailles,
les
imprimentfaction
machines auxquelles premiers loi de ces machines animnées.
lonté qui devient T'anique entreprenant de venger llumanité
couronné,
a dit quiil
Un philosophe
de Machiavell,
contre les attentats que dbinscrebelivrer de Spinosa est en matiére
fait, de morale ce que l'ouvrage
car il est dlavis
tst en
même en faveur de Spinost ;
Tautrecordefoi, et conclut
iedifice de la religion,
de la
que si l'un tend à renverser de détmire les préceptes
rompit la politique, et entreprit de' Tun ne sont que des erreursde
saine morale ; que les erreurs
regardent plus purticulièrecelles de lautre
sur la
"spéculation 5 que
qu'il se soit maintenu inla pratique : aussi s'indigne-tal
de cette juste
ment
et dans les mouvemens
la situation
chaire de la politique., combien n'est point dépiorable
: Et
absolu !
dignation , ils'écrie
tout à craindre du poucoir
a
demanded'un peuple 1 lorsquil Concordat fut signé 2 les Colons
(99) Apres que le
réunion, afin de convenirde quelrent et obtinrent une nouvelle
intérieure. 1l s'agisde l'aministration
de nos fréres,
ques bases prelininaires le sort de trois cents
de fixer
avaient pris lés
sait principalemeut
de Suisses, et qui
d0 connus sous la dénomination
anxiliaires de la confedération.
le danger qu'il
armes comme
expostrent artilicieusement
Les priaces-Colons
ons
(99) Apres que le
réunion, afin de convenirde quelrent et obtinrent une nouvelle
intérieure. 1l s'agisde l'aministration
de nos fréres,
ques bases prelininaires le sort de trois cents
de fixer
avaient pris lés
sait principalemeut
de Suisses, et qui
d0 connus sous la dénomination
anxiliaires de la confedération.
le danger qu'il
armes comme
expostrent artilicieusement
Les priaces-Colons --- Page 378 ---
( 384 )
encore dana l'état de
lancer dans la société des êtres
à la liberté presy aurait de
sans industrie et appelés séduisante Va
nature, sans propricté,
d'une manière
ils perIls prémentérent ala baie de Dondours
que inopinément colonisations
leurs
vantage qw'offratieure
sgénéreux de reconnaître prosundérent que c'était un moyen
ils devienlrsient
par cette colonisstion, assurant leur existence
services, paisque, terrains ; ce qui en
priétaires d'immenses fclicité perpétuclle
d'intéret,
leur promettait une
caché sous cette apparence des coopéSoit qu'ils vissenti tle piége de leurs compatrioies, chefs de la conTidée du bonnissement
plusicurs
ou que
succès les révoltassent.
alors
rateurs de leurs
à cette propoition. Pelondedriad. pas enfédération s'oppostrent dont layoix ne pripondenait
d'arilerie 1
faisait meconnalite
commmandant
parce que sa jeunesse énergie digne des
core dans les conseils
ce projet avec une
s'éleva contre
a
et
son génie, vertus qu'il montra depuis. dans le cours de, cet ouvrage.
hautes
dont il est question
m'a dit que Rigaud avec
Lapointe, 5
après aux Cayes de
regarqueje vis long-temps divisé d'opinion et principes, les confedérés,
lequeli il fut constamment comme deshonorante pour il se retira de
dait cette proposition qu'elle allait être aloptée,
s'apurcevant
et que,
avoir voté.
l'ivresse
PAssembices sans
qu'était Pinchinat,
tout judicieux
troublérent
Mais il paraît que
momens du Conconlat offert par ces
produite les premiers Tidée du bonheur de leur déqw'avail
et, qu'ébloui par d'avoir signé Tarrêt
ceson jogement, rendit coupable
de Tassemblée;
hommes, il se
entraina la majorité violassent la foi de
Son exemple
ne
commisportation: craignant que les Princes.Colons d'exiger que quatre
Copendant
il prit la précaution
parmiles
,
et un égal nombre
Jeur promnesse les confétérés,
au lieu de sa destinations
saires, pris parui
nouvelle colonie
jour de leur naJons, fereseicatie tous et font voile. Le troisièune,
lefembarguent
coupable
de Tassemblée;
hommes, il se
entraina la majorité violassent la foi de
Son exemple
ne
commisportation: craignant que les Princes.Colons d'exiger que quatre
Copendant
il prit la précaution
parmiles
,
et un égal nombre
Jeur promnesse les confétérés,
au lieu de sa destinations
saires, pris parui
nouvelle colonie
jour de leur naJons, fereseicatie tous et font voile. Le troisièune,
lefembarguent --- Page 379 ---
C 365 )
jours avant pour les
expédié qaelqes leur fait le rapport de
un batimentiéeer. rencoutre, et
vigation, revient à leur
leurs desseins.
a
annoncer, où ils étaient d'accomplir les dificultés qu'ils
ou que
expriFimposeibilitce retour fût concerté,
des Colons
Soit que ce
en effet, les envoyés 5 i leur repréexistassent
de leur position
2 ammonçaient
V'emberras
dangereux de ramener
mérent aux Indigènes combien il serait
le ton laren même temps leur départ, et, prenant
sentérent dans le lieu de
sur leur sort.ile réces hommes
sincérement dont Tidée
comme s'ils s'apitoysicats était des sacrifices
la nécesmioyant,
qu'il
en déplorer
dirent à nos conimiseires sensible 1 qu'il fallait
indispensables
pugnait à tout être
ils étaient quelquerois cas, les hommes
sité : mais qu'en politique remords, que dans ces
de leur couS
ils insinuérent sans
les murmures
des
et
et ctouflient
envoyés
se
cet
résignaicat
entretienlese
sages
bon d'obiserverq qu'avant
suestendivsices
cience: Il est
soufler parmi
ces malsans pudeurde leurs affidés parini
Colons se vantient et avaient placé
afiu que s'ils ne réusde gog et de magog, fortune et des hommes,
de se souiller du
de la
confedéres
que
beureusjouete
aux quatre
au moins à ceux-la
sissaient pas à persunder crimes, de faire croire
que pourles
plus horrible des
neles: savait embarqués et Phorreur se
les trahissant,
Tindignation
lacentaoerasie, écoutant ce discours,
Mais combien
faire périr. En
dans Tâme de nos envoyés. lorsqu'ile
auccédérent tour-à-tour
qu'ils éproavérent.I leur
et
encore la surprise d'avoir médité
perte
fut plus grande frères les accuser
un instant muets :
entendirent leurs
; ils demeurirent
Vinfame
d'être a la veille de l'exécuter ils se justiferent. dévoilérent avait fait
récouvrant la parole, faite, etle sentinent qu'elle leurs repnis,
été
qu'elle excita
propostion Agttleravite vérité fut si persnasive
susgestions; cenaître en eux. La
un instant à ces perlides baie des Mowegrets d'avoir pu croire à être débarquée à la
du Nord
ils demmodérent
de ces conjurés
pendant
était un camp
tiques, près de laquelle
ils se justiferent. dévoilérent avait fait
récouvrant la parole, faite, etle sentinent qu'elle leurs repnis,
été
qu'elle excita
propostion Agttleravite vérité fut si persnasive
susgestions; cenaître en eux. La
un instant à ces perlides baie des Mowegrets d'avoir pu croire à être débarquée à la
du Nord
ils demmodérent
de ces conjurés
pendant
était un camp
tiques, près de laquelle --- Page 380 ---
21 2 366 )
malgré Jes
aussi de la dénomination de Sutisses,
qualifisient
ne dontérent pas que
quise
de nos Commissaires , qui
ou ils avaient
reprnémentations leur vint de la sourcei empoisonnée
cette pensée ne
leurs efforts pour les en détourner,
puisé la premnière : malgré
dans leur dessein.
ces hommes simples persistérent résolu : les matelots arrivés près
Enfin-1 leur débarquement est
les sables de cette baie
les Pillent et les jettent sur
dernier soude la plage
toutefois à leur laisser pour
les
sanvage en cherchant
leurs alliés naturels dans
venir, lidée que leurs fréres,
les avaient trahis; mais les
rangs desquels ils avaient combattir,
était yain.
reconnurent bientôt que leur espoir de Dumont et de
Colons
comte de Brages, assassin
(rr) Un certain
séduit par le souvenir de l'immense
d'autres Haitiens ,
à Tépoque
henucoup
ses crines et ses rapines,
butin que lui procurérent
de sa patrie, à la suite du régiqu'il igurnit parini les ennemis
une nouvelle croisade
précha
ment anghis de Montalembert,
réceptacle de toutes les ercontre les Haitiens. Le Consercateur répéta ses clameurs.
uliras, est le fidèle écho qui
reurs des
de
.
Timepecteur-Geoétal
) S'il avait écouté les conseils
les généranx Pierre
(ss il eût fait entrer dans ses desseins
: mais il
Daumec,
Léveillé et, Teneint-bonverures
Michel, Jean-Pierre
et cette faute décida ces généraux
si sage,
négligea une précaution
Frangais; cependant
faveur des Agens du goavernement
de doute sur
'en
devint si grand qa'il n'y avait plus P'abandonna
lorsque le péril
de ses amis. Daumec ne
de Vilhtte et celle
avait fait braver la
la perte
fermeté d'àme qui lui
pas ; retrouvint cette
épouiser la fille de Chivanne,aprés
des Colons pour
affreux, il employa ales
vengeance eût péri dans des tourmens
Vilatte hors de la
que le père
pour entrainer
dans
ressources de lart de persuader
encore à le maintenir
servit
ville du Cap, et sa pradegce
et lors de la déporTarrivée des Commissnires,
son campjnsqu'a France, il partagea SOD sort.
tation du général en
cette
épouiser la fille de Chivanne,aprés
des Colons pour
affreux, il employa ales
vengeance eût péri dans des tourmens
Vilatte hors de la
que le père
pour entrainer
dans
ressources de lart de persuader
encore à le maintenir
servit
ville du Cap, et sa pradegce
et lors de la déporTarrivée des Commissnires,
son campjnsqu'a France, il partagea SOD sort.
tation du général en --- Page 381 ---
(367 ) fat_benneur à Lavaud,
le lieu de citer un trait qui dans des conjouctures
C'estick
de la conduite
offre le contraste
6 et qui,
anghise alors en possession
diltérentes. commandlant T'armce
fois mesuré ses
Le Général
avait plasieurs
dedu Mole avec qui ce goayerneur habileté dans Tartde la guerre, il
il prouva son
de le corrompnesi
forces et, anquel
essnyan mais en vain,
Conte),
sespérant de le vaincre noblessc dason orizine (ilétit immélui rappela la
dans les quartiers
lui écrivit,
le Pavillon Inglais
de la
d'arborer
car les événenens
le conjura soumis à son oléissance, à déléguer une antorité
diatement
les commisires
qui étaient
guerre avaient porié
Rigaud et Beauvais au Portaux généraux Analais avaient posée
ereiodipeaiun
queles
cantons; il Hatta
sepunéadel lui iperlaboiaies et dans plusieurs antres faveurs et de di
au-trince, à Saint-Mare
d'être comble de
Gouverneur de l'espérmice
indigné de cette proposile
service Layaud,
en vrai ehevalier,
gnités pour un pareil loi du point d'honmear, et
qu'it
tion, lui rappela la
Le Général anghis comprit
un combat aingulier. lieu d'acoepteraa piopoaition.l
lui proposa
et au
de l'insulter
lazait reteiimsabicen qaitevat Pas eu Tintration Vissière, Tun
chershsal lui prouver C'est ainsi qu'on vit PHaitien assassiner pluet glissais asurle cartel. révolation à Jacmel, se laisser
fondateurs de In
des
derant un liche adversaire.
à la tête des détôt que de fuir
est le même qui se présenta Constituante.
(#) J. Raymond Massiac et Aumcariteremie Boigne ,a
haîtiens au club
à son noin celuide
dans
putés
qui a ajouté
ouvrage
(ss) Ce Leborgne, S. M. T. C. en France,mne de Ssint-Doninpublié depuis le retourde plan de colonisation
émancipatrace un nouvenu
de notre
lequelilt
profonde des circonstances
vues que tout
gue. Une ignorance faits absurdes et contrenves.deny et une polides
des traits du ridicnle
tion nationale, ne saurait sauver
concaptiont
Part du monde
aistinguentlet profondes
tique à la Colins Maillard,
Ce Leborgne, S. M. T. C. en France,mne de Ssint-Doninpublié depuis le retourde plan de colonisation
émancipatrace un nouvenu
de notre
lequelilt
profonde des circonstances
vues que tout
gue. Une ignorance faits absurdes et contrenves.deny et une polides
des traits du ridicnle
tion nationale, ne saurait sauver
concaptiont
Part du monde
aistinguentlet profondes
tique à la Colins Maillard, --- Page 382 ---
( 368 )
idée, nous
pour en avoir une juste
de ce géaie rectitientenir;
de M. Vastey et au jugele lecteur à la réfutation
deux ouvrages.
rem oyons
sur les
de
ment de la -Reyue encyclopélique les premiers confédérés un
(se) Pinchinat fut parii talens ; il s'opposa aux envahispossédaient le plus de
eux un
ceux qui
et devint pour
de lantorité des Commissaires,
qui fut substisemens d'ombrage. La Commission interiéditire Teffet qu'on en
sujet
assemblées provinciales eûit produit
n'eft été
tuée aux
des membres qui la composaient
attonclait, sila majorité
les élus des Comtirée de la caste des Colons, ou prise parini
ou
n'en avaient pas foorméla très-petite
nisenires; et siles Indligênes
Sonthonax ne songea
minorité. De retour à Sint-Domingue,
dont le
voilà le motif de son arrestation,
qua Pen éloigner :
compte de sa conduite politique
prétexte était de lui demander
durant les événemens révolutionnaires: de la Grand'Anse à combatRigud était dans la partie
cet événe-
(xz )
de la France républicaine, lorsque
cette
tre les ennemis
Desfournaux qui avait concerté
ment eut lieu aux Cayes.
d'armée qui se dirigeait sur
expédition et commandait nn corps Rigaud, le quitte aux prises
le point inverse de celui qu'attaquait et se rend aux Cayes, pour
Tennemi sans l'en avertir,
avec
le plan de la Cominission.
troubles,
exéenter
pour ampsiaerles
Rigaud, mandé par la Commnission exalta tant les esprits qu'eile
les Cayes, et gon arrivée
accuser deux de ses
part pour
Si l'on peut
sa
fut l'instant de la vengennce.
excès, on doit dire que
frères de s'être laissé emporter aux
la fureur etla radevint T'asile de ceux que poursniraientl lui adressala proclamaison
soient les reproches que
ses
pine; et, quels que
il n'est pas moins vrai qu'il envoya
mation de Sonthonax,
arrêter Veffusion du sang et que
ofliciers par toute la ville pour
Ces scènes d'horreur se rédévonérent à Thumanité.
du Sud.
cenx-cise
quartiers
et duns plusieuresutres
pétérent à Saint-Louis --- Page 383 ---
( 369 )
par la conduite d6sonpconueux. 2 introduit
Pent-être cetesprit
de la métropole, 3 corrompus parles
loyale de quelques agens
pasions, exngérait-il
entrainés par leurs propres
elle
Colons ou
liberté, souvent en garde contre
pent-être la
le doute sur
les dangers;
loin la défiunce, jetait
nuême, en poussant trop
en soit,leur por
actions de ces agens : quoiqu'il foi.
369 )
par la conduite d6sonpconueux. 2 introduit
Pent-être cetesprit
de la métropole, 3 corrompus parles
loyale de quelques agens
pasions, exngérait-il
entrainés par leurs propres
elle
Colons ou
liberté, souvent en garde contre
pent-être la
le doute sur
les dangers;
loin la défiunce, jetait
nuême, en poussant trop
en soit,leur por
actions de ces agens : quoiqu'il foi. On reconles moindres
excluait toute idée de bonne autorité comnlitique tortueuse
de la métropole. mais son
naiasait la sonversincté
pour me servir de T'expresparaissit sur un terrain contesté,
Toutes les fois qu'elle
de nos jours. Ton
sion d'un savant pabliciste n'inspiraient pas la confience,
la déléguait à des agens qui
et même de la prévelégitime de résister à leur tyrannie
les condamnait
croyait
qui les jugenit. nir; P'opinion érigenit un tribunal
de la métropole: mais
crainte de blesser les prérogatives
dont les prinsans
s'éloigna tont-à-fitde cette politique ni de la haine de
en 1804,0n
les peuples
un
cipes idéologiques ne gurantissent
des protscteurs dans
Tautorité, ni de Finfluence du crédit lieues de nous 5 la source de
placé à deux mille
on se rendit
gouvernement identifiée à Ta source du pouvoir,
T'oppression étant
craindre célle-là. indépendant de celui-ci pour ne plus
il suivit le réglement
modifications près,
dout les dis-
(w) A queiques
Polverel,
d'agricultare donné par le commissaire des ateliers, fixait les noula discipline
c'est
positions, , en établissant
aux cultivateurs;
veaux rapports qui liaienties propriétaires les bases de la prospéricé qu'on a
réglement qui ajeté
de l'aiministra
ce premier
dans la courte durée
à Pagriculture
des habitations,
vu prendre
Alors le systême del T'affermage
remtion d'Hédouville. qu'on appelait domaniaus,
composant les biens séquestrés, de la régie et les gérants séquestres
plaga entiérement le systême
de 1793. Les fermes contiavaient été créés à Tongmisation convaincu que la propriéqui
le Grand-Pation,
muérentjusqw'a ce que
de la puissance des états 1 propoté est une des premières causes
--- Page 384 ---
I 370 ) nationant, et fit adopter
Taliénntion des doinaines
sa au Sénat
les relations politiquce
son projet: commerce masqué favorisait
(*) Ce
eti'Amiral en stztion al Jamtiqne,
Voici un trait perentre Trotecantlanvertare les moy ens de commeniquer. distrait de
en leur donnant
Il écrivait une fois à P'Amiral; cabinet Evec
ticnlier qui le prouve. d'antres soins, il sortit de son de ses secette oconpation par
laisaa sa lettre ouverte. Un
intime, et
son secrétire
Libertas, entra dssdeobintdanat
crétnires ordinmires, nommé
lui en s'en retournant; : penet fut rencontré par
initié à son secret, il
son apsence.
en leur donnant
Il écrivait une fois à P'Amiral; cabinet Evec
ticnlier qui le prouve. d'antres soins, il sortit de son de ses secette oconpation par
laisaa sa lettre ouverte. Un
intime, et
son secrétire
Libertas, entra dssdeobintdanat
crétnires ordinmires, nommé
lui en s'en retournant; : penet fut rencontré par
initié à son secret, il
son apsence. lecture de cette letire Pavait
de P'enlevemeut
sant que la
de le perdre en l'accusant
etle
imagina le moyen
gouriles. Libertas fut condamné,
d'une somme de hnit-cents
le secret de sa corresensevclit dans soD cercueil
Gouverneur
pondance. En 1790. qui apprit secrète-
(eon)
que ce fut un jésuite
lui enseigna
(16) On a prétendu
et
à écrire à
éclairé
Remanetanremare
ment à lire et
pratique; quoiqu'on n'ait pas
cet
des élémens de la médecine
il estinconteatuide que
le Rambenu de T'évidence,
tant de traits
ce fait avec
dont le caractére présente fond T'esprit de
homme extraondituire, d'Annibnl, avait au
étaient
saillans qui le rapprochent
car toutes sCs actions
T'ordre sacré de son instituteur.,
an coin de Tlbypocrisie. Tarreter dans le cours
marquées agité, sur tout ce qui pouvait Hédouville presque dès SOn
Inquiet,
Toussaint stuspecta
avec Clairvaux qui
de ses desacins, vérifierses dontes, ils'entendlit
Lavaux
arrivée! Pour
Hatermedisire entre Sonthonax, Frangnis,
avait ét6 tour-a-tour retourner sousle gouvernement chez TAet lui, qunnd il voulut
de colère se rend
feizaant d'être transporté
du Général en chef,
Chirvaux
et des vexations
lui denande
gent; se plaint des injustices d'une àme offensée, et
emploie toutes les expressions
de ses desacins, vérifierses dontes, ils'entendlit
Lavaux
arrivée! Pour
Hatermedisire entre Sonthonax, Frangnis,
avait ét6 tour-a-tour retourner sousle gouvernement chez TAet lui, qunnd il voulut
de colère se rend
feizaant d'être transporté
du Général en chef,
Chirvaux
et des vexations
lui denande
gent; se plaint des injustices d'une àme offensée, et
emploie toutes les expressions --- Page 385 ---
(: 371 )
loi dit qwiln'auTashorte a la patience,
lui confie
justice, L'Agent le calme,
vinlences de Toussaint, Clairlongtemps à souffrirdes loin de se dcourager,
rait pas
étaient prises, que
ses. forces quand le
ques ses mesurcs
à le seconder de toutes entendu il parut
vaux devait songer Satisfait de ce qu'il avait
de détemps en serait venu.
sortir de là il s'empressa
dans ses vues : mais au
entrer Toussnint tout ce qui s'était passé.
: majs ne pouvoiler à
de mêmes se servir de Rigaud: de
Toussnint voulut
âme altière dans semblables
rénasir à faire entrer cette
de défance et de haine.
vant
UD sujet
desseins, il fit de son scrupole
DU CHAPITRE X.
) Le Petit et le Grand-Gonve. se divisa en plusieurs coccc
T'arée
eut
(daa ) Au sortir deJacmel, commandant la principale,
Pétion,
obtacles sans nombre ;
lonnes. Latjpulint-ainéeni ennemi acharné et des
les rangs
à Intter contre un
à la veille de se mettre dans
et se servoyant le décourogemenr
il s'arrête, les barangue,
lieu
des guerriers qui le snivaient,
dans un faitqui avaiteu
prise
avant à propos d'une comparaison dit: < Eh quoi! ! vous laisscrez-vouss
il leur
de la gloire, lorsau Port-an-Prince, fatigues et les dangers inaéparables de Tamour et pour
battre parles
défendre des faiblesses
Roifemme, pour se
de se donner la mort.
qu'une dérober à ln honte, a enle courage vous environnent; vous
se
donc contre tous les périls qui
nobles destinées "
dissez-vous
tous , et vous remplirez vos le courage se rales surmonteraz
le dernier mpt, 1 que
tous les
A peine eut-il prononcé résolut à périr ou à franchir
nima partout, et qu'on se
dans
obstucles.
les mêmes difficultés
Les autres colonnes rencontrirent
donner la mort.
qu'une dérober à ln honte, a enle courage vous environnent; vous
se
donc contre tous les périls qui
nobles destinées "
dissez-vous
tous , et vous remplirez vos le courage se rales surmonteraz
le dernier mpt, 1 que
tous les
A peine eut-il prononcé résolut à périr ou à franchir
nima partout, et qu'on se
dans
obstucles.
les mêmes difficultés
Les autres colonnes rencontrirent --- Page 386 ---
(372 toutes ) à leur destination dans
jeurs routes ; car elles arrivérent
un entier délabrement.
colonel dans Tarmée du
(eee) La vie militaire de Puverger, et de témérité. Lorsque
Sud, ofire des traits étonoans de valeur
combattnit
soutenant la cause de la France républicaine, conlié à la
Tarinde,
environs de Tiburon, un poste
les Anzlais dans les
Incontinent ilmache contre ce
surveillamce du colonel fut pris.
le premier dans les reprécède ses soldats de loin, saute
anglais. Léposte,
tue d'un coup de pistolet le Colonel du fort à
tranchemens,
facilite Paccès des remparts
tonnement des occmpans mit la déroute pariai les Anglais.
ses soldats, dont la rapidité
gloricuse, fut sacrifié aux
digne d'une mortplus
Deeealines,
Ce guerrier,
après que celui-ci et
de Toussaint
vues anbitienses dourmée, eurent honord sa valeur.
du
son Général
Voccasion de dire un mot en particulier arNous snisissona
une anecdote qui suivit son
Rigaud, et de rappoter
se lier au sort
général France, tant ce quilui est propreséable
que nous
rivée en
du reste noslecteurs
ofliciers. Nous avertissons,
de ses
anecdote de lui même,
tenona cette
du premier Consal,le Géméradlni
Admis à une séance privée
civile, et les motifs qui T'adans la guerre
exposa sa conduite
le Consulluidit: Gonéral,
déterminée; pour toute réponse
EtE vainqueur.
vaient
tort, c'est de n'avoir pas
je ne vous connuis qu'un
ds.
ce temps il ne le revitjam
faire juger du caracEt depuis
expressions snflisent pour
inSi ces simples
a exerçé une si prodisiense
tère de Thomme étonnant qui
aussi servir à faire prévoir
fluence surle monde,elles peuvent cette circonstunce de la
de l'histoire sur
quel sera lejogemnaat
du
de Rigaud.
de la volonté
vie politique
étant T'expression
se
C) Une constitation
qu'une colonie fait ou pour
souverain, le réglement
avec la métropole
peupie
établir ses rapports politiques
régir ou pour
a exerçé une si prodisiense
tère de Thomme étonnant qui
aussi servir à faire prévoir
fluence surle monde,elles peuvent cette circonstunce de la
de l'histoire sur
quel sera lejogemnaat
du
de Rigaud.
de la volonté
vie politique
étant T'expression
se
C) Une constitation
qu'une colonie fait ou pour
souverain, le réglement
avec la métropole
peupie
établir ses rapports politiques
régir ou pour --- Page 387 ---
( 573 )
funeste abus de mots.
un
ce titre sans consacrer
Centrade
e pent prendre
du discours defAomcmpicee
de
A travers la pompe
dirigenient PAsenblée
(sE8)
qut
les fachercent les vues dxindépendance nouvelle assomblée accusait
aint-Marc, en 1789. Cette,
d'avoir étendu aleur peravaient déchiré la méropole
droits des insnlaires
pons qui
cette ile, et attenté aux
3 leur
influence sur
de lan
erse
6de la constitation
Thabitaient. 4 L'article
de ces nobles
oi
raxijnuapeauc Glans précienx et les avait for,
vait. disnitelle,
les ames,
", En
Lentimens qui élèvent et agrandisent m'avaieal ni faite ni consentie
une loi qu'ils
dont elie faitdvail6s de redevoir
qui établitle consulat,
nousarlantde la conetitution ainsi : 6 Mais cette constitution une réelle s'exprime
Insulaires. , qui habitez
eumTidloge, été faite pour vous ,
2 Vos représenvelle a-t-elle
si diférente de la métropole
conirion si éloignée et
lcancitinyoscise
ceux des antres départemens aux habitans dece
itans, comme
Elle rappebit, enfin,
n'étaient pas
couru ou petbeipetomr
qu'ils
les termès les moins équivoques,
dont vous
dens
et gérereue
pays,
voici: 4 La nation puissante
comme
ifrançais : les
; mais elle ajoutat ce palliatif
ravez les gonts et le caractère
partie ".
6 et dont vous faites dont cette adresse préPpar résiniscece
de ia charte
beile et si
Pour lai mise à exécution
cette maxime si
1 on invoqua
dontles abusserwsentait les dispositions la
loi; mais
Le salut du peuple est steprème
de la tyrannie et ceux
wutile :
à justilier les attentats
la nécessité
V virent trop souvent
d'anemomniére triomnphante elle était prir
C de la révolte. On exprima
des lois dont
colonie éprouvait de posséder
de la métropole, cetteC que la
sur icloignement
loin la dominavée : en s'apesmnbent ne pouvait porter au
un jour.
faisait sentir qu'on
sren aftrmnchissent
assemblée
que les pevples ne
sentaient que
tion suns craindre
cette corporation
Tan 1789
Les Colons qui composient d'exécuter le projet que n'étant
linstant favorable étaitarrivé
mais T'autorité
Tan 1791 vit mourir;
vit éclore, et que
a
Te
sur icloignement
loin la dominavée : en s'apesmnbent ne pouvait porter au
un jour.
faisait sentir qu'on
sren aftrmnchissent
assemblée
que les pevples ne
sentaient que
tion suns craindre
cette corporation
Tan 1789
Les Colons qui composient d'exécuter le projet que n'étant
linstant favorable étaitarrivé
mais T'autorité
Tan 1791 vit mourir;
vit éclore, et que
a
Te --- Page 388 ---
(: 374 )
des concessiona
ils se bornérent à établir
pas dans leurs mains,
T'expédiTavenir; clest dans ces vues qu'ils provoquirent conduits insensipour
elle avait réussi, , lea edt
tion de 1008.90,90
à leur intention, le triuiviblementau butdésire. En se prétant
travailla moins à
le chefdu triumvirat,
rot conanlaire, ou plutôt
qu'ala livrerà à PAngleterre,
rattacher Ssint-Domingue à la Franceq surla Reine des Jtilles.
règne exclusif des Colons
ouà préparerle
DU CHAPITRE XI.
France et d'Eepagne mit à la
(AM () La fiotte combinée de
Saint-Domingue.
pour pentertespedginades
Villarette
voile le 13décembre
aux ordres des amiraux
(ii) L'escadre combinée
ft son premier débarqueJoyeuse et Gravina, partie de Brest, Février 1802; les opinions
dans les environs du Caple 1er.
Mais
ment
de combattmns qu'elle porta.
sur le nombre
de doute que
sont partagées
ne laissent pas
les écrits les plus authentiqucs flotte ne fat de 35 a 40,000
de cette
Tarmée de débarquement
hommes.
avait d'abord
Le commandement de cet' expélition roi de Suède; il le
(jii 7
Bernadotte, ajounl'hui
été offert au général
belle et jodiciense raison, qu'après
cette
sOD honrefuss, en alléguant
la cause de la liberté,
avoir comabattu en Europe pour la trahir.en allant à Saitt-Dola loi de ne pas
neur lui imposnit détruire les premiers priucipes.
mingue pour en
publiée par Christophe,
dans la correspondance
en date du 13
(KKK) Voyez,
la lettre et la réponse
à la suite de son manifeste, de la France républioaine.
Fluviose, an 10e. de Tère
le4 février 1802 >
arriva devant le Port-au-Prince,)
( I) Elle
oir comabattu en Europe pour la trahir.en allant à Saitt-Dola loi de ne pas
neur lui imposnit détruire les premiers priucipes.
mingue pour en
publiée par Christophe,
dans la correspondance
en date du 13
(KKK) Voyez,
la lettre et la réponse
à la suite de son manifeste, de la France républioaine.
Fluviose, an 10e. de Tère
le4 février 1802 >
arriva devant le Port-au-Prince,)
( I) Elle --- Page 389 ---
( 375 )
Latouche
comamandce fetecontrmeminat
arl'escalre del'Orient
duNord lau Sud,
e Tréville,
instrrectionss se mnifentorento
le mou-
(mma) Plasieursi remirgables ectantapnmeron Darmignc
iparai les hoimes
le nom de Pierre
I'histoire doit recueillir
avait, aux Cayes.for
Lement, le salut de ses cormpatriotes 3, 6t6 un oljato'siniree
Pmi, pour
dont le vaste pian,sdt
échouer ses
ae une conjaration
été déconvert, et voyant
cette
don s'il eût rénssi. Ayant lai, comme le dit un phailosophey et
desscins, il exerça sur
prenaient sur eux mêmes,
auisence morale que les anciens échapper à la tyrannie.
qui
faisait, à tout inatant,
Sonthouax, et Léveillé
Psiles Vilatte, qu'avait déporté
suivi en France, s'en
(ma )
et Pavaient
et
dévoués à Sonthonax
Frangaise, péPs'étiient
dans le pays avec Pexpélition
retonrnirent par Velfet du poison.
qu'on dépororirent, au Cap,
antres ofliciers supérieurs,
pour
Lapinme, etplusicurs
des récomnpensca
on promettait
ef auxquels
malheurs, éproovérent,
tta en Frmce,
le change sur leurs aborda en Eapagoeod
Kleur fure prenire le mérne sort. Laplume,
rpour la phupart,
boucon.
défendait aux
sa vie parle
5 Juillet 1802
- il termina Un acte du Consulat du
de passer en Europe
( 000 )
de toutes les nuances
L homies de coulonr
une permiscion expresse. l'auteur de la corraposdiance
sans
Braquehais est
est due à une circons-
(ryoasged et les Français ; sa mort
occasionner des
entre Christophe Comme s2 nuance ponvait
des
à la sotseproficture
tance purticuliere.
il fut nommé
Fréron, qui veméprises surton.arisise. de Texccomenticnna à la place, inCayes,en remplacomuent nommé Lothon qui aspirait
obtint
de monrir. Un
Stait arrivée,
nait
de Braquehais
la faculté de
formé rpre la commission
pour luilsieser de ceux des
la délivrance
qu'on en suspendit Braqueluais conme partisan
réclamer, et détonça
proficture
tance purticuliere.
il fut nommé
Fréron, qui veméprises surton.arisise. de Texccomenticnna à la place, inCayes,en remplacomuent nommé Lothon qui aspirait
obtint
de monrir. Un
Stait arrivée,
nait
de Braquehais
la faculté de
formé rpre la commission
pour luilsieser de ceux des
la délivrance
qu'on en suspendit Braqueluais conme partisan
réclamer, et détonça --- Page 390 ---
2e 376 )
lenrs vies et leurs foyers, contre la fnHatiens qui defendnient
du sein de sa famille,
des Frangnis 5 nussitôt, il est arraché
reur
enceinte, et jeté dans un cachot, d'ou
des bras de son épouse
Lothon fut mis à la place
il fut enlevé la nuit; après sa disparition
qui lui était destinée.
de Toussnint
Tenlèvement et la déportation
(999 ) Après
Tarmée Française chercha avec avidité
Louverture; le chefde
dit-on, fait enfouir dans :
les richesses considérables qu'il avait, orientale; ; mais comme
bois avoisinant les limites de la partie
ces
un
de ceux qui servirent à enterrer
il n'existait plus personne
qu'en imagination ; il fit faire
trésors, le Français ne les posséda
les découvrir, et perdes fouilles aussi pénibles qu'inntiles pour personnellement tirer de
fruit qu'il espérait
dit le plus grand
cette action déloyale.
la satisfaction que son
(r) Cette lettre témoignait à Laplume suivi le parti de Touséprouvait de ce qu'il n'avait pas
auteur
avec une énergique sensibilité
snint-Louverture; : elle exprimait
de gloire proscrits par
surla mort de ses compagnons
si
ses regrets
lettre fait honneur à Rigand: et,
Toussaint; ; en un mot, cette
d'intérêts privés, elle est
répétitions
en
l'on excepte quelques
cette grandeur d'âme
de beaux sentimens, et rèspire
pleine
d'Ogé.
digne d'un successeur
avec Papalier, un aidePendant Pentretien de Leclerc
et lui dit:
(*)
là à dessein, entre précipitiament, celle
de-camp aposié
une escadre. - C'est
que
on signale
6 Capibaine-Geaéral.
"; et afin que Papilier, effrayé par
nous attendions répliqua-t-il Pétion sur les dangers que courait la
cette nouvelle, épouvantat
vous de
ramenez Péconfedération, il lai dit: < Hâtez
partir; sanvez-le de la
vous êtes son ami,
tion parmi nous, et puisque
mére
>> Papalier a
en combattant sa
patrie.
honte de succomber
des moyens du Capitaine-Géaéral
la
pénétration duquelladrease
é par
nous attendions répliqua-t-il Pétion sur les dangers que courait la
cette nouvelle, épouvantat
vous de
ramenez Péconfedération, il lai dit: < Hâtez
partir; sanvez-le de la
vous êtes son ami,
tion parmi nous, et puisque
mére
>> Papalier a
en combattant sa
patrie.
honte de succomber
des moyens du Capitaine-Géaéral
la
pénétration duquelladrease --- Page 391 ---
( 377 2 Yembarras de sa aituation,
échapper jugeant per-ia
ne pourait
wvantigeis. des phus aren Aut tirer 00 perti
dans l'écrit même d'un
à
Ce fait est constaté
des Frangais
t)
de Rochambeau ( Campages ex-Coion exdents pan@yristes
Ph.-Albert de Lattre,
S.iut-Domingue etc.s par
à Paris en 1805 )- Cet ex-Crliquidateur etc., onvrage imprimé le concours des événemens
don, dontle pamphlet est refuté par et dans les deux prérédlens,
dans ce chepitre
énoncés avec rapidité
sous un mpectapéciecs,
"pprets de ce bal emblémnatique mais qui ipeut mieax impriexposeles
véritable objet,
fou furieux que
et Constratictaineisn s0n héros n'était qu'un
mer la conviclion que
invente, et tâche d'aceréditer pour d'un
les calomnies ignobles qu'il
Si Pon voulait peindre
sbominableat
fondée
justifior ses missacres Taateur, qu'une ntopie particulière des
trat et Fécrit et
de cette ile,a mis sur la ligne le
surla repossession innaginaire ce semit Fexacte vérité, que
Dalmas et Consors 5 on dirait,et et que chacune de ees pages
ficlde lahuine déconle desa plume, quand il entreprit d'écrire. sue le crime que BOD cteur Rochambeg, méditait
tous ceux qui ontlu
Tous ceux qui ont connu
à Haili, diront avec nous qu'au
les fideles récits de sa conduite la terre a été purgée d'un monstre! champ de bataille de Leipsic trois faits qui semblenty trouver
ici deux ou
Nous ajoulérons
ile enleur place. arrestations faites parles Fringais, dspaLors des premières
victitnes dana lca colonies
quelquesconcs deJeurs
des minca; mais
voyérent
être vendues aux proprictires
moyen de
gnoles pour y
acheter, ilsne virent d'autre
ceux-ct refusant de.les
emplayérent depuis. dous'en débarasser que. celniqu'ile 211 pouvoir, les Colons; ine
Aavenemente de Rochunbesn allaient être réalisdies comtant pas que toutea leurs Parbre espérinoes de lLabere 311 Catorendatune ietendewencérent par arracher
Pat préven,ie ordonna 48
xuit obecore i mais faché qu'on
--- Page 392 ---
378 )
arraché vou:
arbre fot replanté, , si ceux quilavaient
min quecet
fut obéi i nuit snivante,et se doalaientéchepper àsi colère : il
tard.
Rochunbesn allaient être réalisdies comtant pas que toutea leurs Parbre espérinoes de lLabere 311 Catorendatune ietendewencérent par arracher
Pat préven,ie ordonna 48
xuit obecore i mais faché qu'on
--- Page 392 ---
378 )
arraché vou:
arbre fot replanté, , si ceux quilavaient
min quecet
fut obéi i nuit snivante,et se doalaientéchepper àsi colère : il
tard. le plaisir de le faire ab attre plus
na lui-meme
fumine désol itle Cap, et que nous en prassious
Pendantquel ela
des femmes et des enhatimens chargés du transport
le aitge,des
voulant tl'éviter, ils tournérent
anglaise;
faos Fencontrinenflafiote
Pour empécher leur retour,
leur proue vers la rade du Cap. sur eux ; mais que ne ferat
Rochambean fit tirer du fort Picolet
ordonaé de tirer
lejustifier; ;il affirme qu'il Lavait
de Lattre pour
cette excuse,
sndmamarerastonssise
en Pair. En admettant l'exécution de cet ordre à un oflcier
conyaincn qu'il avait confié
et faire feu surles batimens. quideyait. tout-juste,se tromper périsiles Anglais, désarmés
Cette petite Rotte eûti indabitablement
de la laisser
n'cussent pas eu la générosité
par ce wpectacle,
paseer. horreurs dans le cri de la
Voyez le tableau de ces
(m)
Rature. des Français, il arriva des faits
Pendant les crnelles exéentions dire que tout- concourait à
tiennent du miraele, et on pent
Chaque jour les
qui
crimes même les plus secrets. de
révéler leurs
sur nos rivages des témoignages
flots de la mer apportaient
inanimés que les vagues y
nouvelles horreurs.Parmi les corps capitaine, y arriva sivaat;
Jaquet Girenul, anjourd'hui
il se soutint sur
jetuent,
gparotsientles mains s'étx ant rompus,
de
les liens quilui
il
à toncherles plages
leau, et poussé par les courans purvint
Labacou,
dans la calle d'un de ces étonfoirs
Un autre individu enfermé
lequel s'échnppait ua
un petit trou à travers
aux
flottans, apercevant
là lair du déhors et échappaainai
rayon de lumière, respira par
conceptions de ces cocytides.
parotsientles mains s'étx ant rompus,
de
les liens quilui
il
à toncherles plages
leau, et poussé par les courans purvint
Labacou,
dans la calle d'un de ces étonfoirs
Un autre individu enfermé
lequel s'échnppait ua
un petit trou à travers
aux
flottans, apercevant
là lair du déhors et échappaainai
rayon de lumière, respira par
conceptions de ces cocytides. Cayex se
anx
dhaboliques
Berger
snrpaasient
Ua Darbois à Jérémie, un l'éclat de leurs crimes. le nombre, la barbarie, et
par --- Page 393 ---
( 379 ) ronlait former de Lée-
(pv) Le général Lamour Dasrances coume les iénérnux
rEne et de Jacmel un état inépendant, le Atred'une partie du Nord;
Bans-Souci et Pelit Noël prétendait
victimes de leurs desseins.
umais ils périrent
de la 14€. légère.blesséan pas-
(*z) Un Lientenant-Colonel tomba en nos mains sur Fhabitation
rsnge du général Sarrasin, bords de Lacul. Sensible aux soins,
alch-Tiverhy, près des
lui avait peints
rencontra chez les Haitiens qu'on
raux dgirds qu'il
s'écria avec l'accent d'un magnanime reecomme des barbares, il
devions rencontrer dans
Sont-ce Ta ces cannibales que nous
10153 avez trompes!
sgret:
Colons... Comme vous
eeette Ale? Colons...
éreux d deventrinumeins
cruels, apprenez de ce peuple ge
delimiLApprenez
mais non! 00us n'étes pas capables
reuliex de le calonmier;
wer jaaais!
dont la franchise tient au caLes expressions de ce militaire 1 alors le jugement que les
annonçuient
rractère de sa profsasion,
entre les Colons et
hhommes impartinux de Baropeiportersicot avec un savant français qui
AROUS. Dans un entretien quej'eus de parler de ces paiphlets
rvisiti Haiti, nous eûmes occasion
éphémères de ces incorqui pollulent en France, productions ne vous étonnez pas du mal
rrigibles Colons; il finit par me dire,
Haitiens, ils voudraient
rewils disent; ne pornant releserjusqu'aus
les abaisserjusgu'd eur. de tous les partis ont dit qu'il entrait
(www) Des écrivains
défaire des
ilel l'exdu ler. Consul de se
troupes
dans la politique
de l'élite de larmée de Moreau,
es en partic
ppédition 2 composée
à son projet d'ériger PEmpire.
eet dont il redout nif T'opposition
motifs que nous ayons d'ailquelques
NNous ne pouvons penser,
ait sans acrupale sacrifié prés
leurs de le croire, que Bonapprte
de ceux-ci
hommes, à la seule crainte qu'une portion
de 60,000
qui entrainait la République vers
An'arrétassent la pente rapide
la condute des médecina, et
TEmpire; mais si lon considère
re
projet d'ériger PEmpire.
eet dont il redout nif T'opposition
motifs que nous ayons d'ailquelques
NNous ne pouvons penser,
ait sans acrupale sacrifié prés
leurs de le croire, que Bonapprte
de ceux-ci
hommes, à la seule crainte qu'une portion
de 60,000
qui entrainait la République vers
An'arrétassent la pente rapide
la condute des médecina, et
TEmpire; mais si lon considère
re --- Page 394 ---
(3 380 )
depuis les plus élevés
Administratenrs de cette armée,
quelque
detonsles
on sera tenté d'accorder
jnsqu'anx imoins importans,
créance à leurs idées.
ont vu Padininistration des
dignes de foi, et qui
le n16Des personnes
m'ont dit qu'ala visite du matio
hôpitnux de cette armée,
morts en passant, et adasitot qu'il
decin ne faisait qu'indiquer les
de leurs vétemene,et on les
avait parlé, on déponillait ceux-ci être portés au cimotière la
jetait en tas dans une chambre pour arecles morts; mais une
nuit. Un mourant fut un jour confonda léthargie dans laquelle il
secousse T'ayant retiré de la
mort, et
violente
: Jene S174 pas
était, il dit d'une voix presqu'ateinte lui repondit avec distracà d'autres choses,
écoutait
le médecin occupé
001S êtes sort ; si on vous
tion: Et moije vons assure que
invriisergblable
jamais. Cette anecdote quelque
falla
on len Finirait,
confirmée par tant de témoins qu'ila
paraisse a été
est vrai, de quol
qu'elle
au doute - ; mais 8i ce fait
êtres.
au moins s'abandonner
capables de semblables
d'inhumanité ne sont pas
qui faissient
excès
beaucoup de Polonais
(szr) Durant cette guerre rendirent à nous - et après lévade Tarmée française se
intercalés dans Parmée
partie, furent admis à Phonneur d'être
1807, la facuation
licenciés ensuite, ils enrent,en
du
comme auxiliaires :
mais la plupart instruis
culté de s'en retourner en Europe ; parmi nous , etjouir dos
préferérent rester
sort de leur patrie,
de 1806.
leur accorde la constitation
famense redoute maldroits que
Haitiens enlevérent la
frappé
(4) Lorsqueles
Rochambean resta comme
gré le feu croisé de la ligne,
en faisant présenter.son
d'étonnement , et ouvrit les négociations Tavant-garde. Ce téinoignage
qui commandait
: mais il
cheval au général détonner de la part d'un hrignad
d'admiration aura lieu
de la gloire que ses prodiges exerparait que tel est Pascendant surles êtres même les moins sasirrésistible
cent une puissance
et le beau.
d'apprécier le grand
ceptibles
comme
gré le feu croisé de la ligne,
en faisant présenter.son
d'étonnement , et ouvrit les négociations Tavant-garde. Ce téinoignage
qui commandait
: mais il
cheval au général détonner de la part d'un hrignad
d'admiration aura lieu
de la gloire que ses prodiges exerparait que tel est Pascendant surles êtres même les moins sasirrésistible
cent une puissance
et le beau.
d'apprécier le grand
ceptibles --- Page 395 ---
(381 ) Gratine enporiente de la
commnslespeias Citinuado
pdcaliqas de
()vam
et du remouyellonsest
solenciéde ce sérmont,
il esti reetee
sa
cérémonie dans lanjuolle
vendre
P'anguste
nation dane le mende capthede à la face du
K In'y a nucune
(les Haitiens )
sichirement : ils ont juré
hommes de vivre libres
liberté
devant Dieu et les
an avec la plus
ciel-et de la terre,
est répété une fois par
Cesegment
la voir dapeuple
ou demnourir
Pautel de la pabrie ; et,si
pagrinde poimpe sur
tous les enfins d'ane même
la voia de Diew, c'est lorsque
et sunctilent
est
tendues vers les cieux qhi bénissent. de vivre
trie, les mains
cércironie, pronoucent leserment suinte
tonjoars une pareille et le prétent avec cette onaninité Dans
libres ou de mourir, des sentimens du courides anges. moretrace T'unfformité
s'élèvent tà la hauteur
qni
solennité, les hommes
sur Téchelle
une pareille
qu'a leur espèce, et prennent cette nature
rale qui w'appartient
de toute éternité
des êtres le rang que leur sesigne
la tyrannie. 19
méconnait resclave et qu'outrige
s'étaient remués dans
qne
Les partis ins de Lamour Desrance des Colons avant qu'on
0e)1
de Jacmel à l'instig-fion
des cirçonsles montignes leur trame; : on est frappé du rapport se souvient
ent découvert
enchatnemsent fortoit, lorsqu'on
de
tances et de leur
corsaire monté par des pirates
c'estilans le temps qu'un
de Tile-à-Vache qu'on
que
naufrage surles écueils
Ces infimes écul'ile de Cube,ft
criminel des Colons.
la nadéconvrit le fldu projet
surnotre pitié; ; mais
meurs de mer osérent aussi compter leur arrêt!
ture indienée avait prononce de Dessalines du 28 avril 1804.
( d) Voyez la proclamation
NOTES de la deuxième partie.
DU CHAPITKEXIL
Colons qui sous T'ancien régime
(e 1 n ) En ocla il imita les
aufrage surles écueils
Ces infimes écul'ile de Cube,ft
criminel des Colons.
la nadéconvrit le fldu projet
surnotre pitié; ; mais
meurs de mer osérent aussi compter leur arrêt!
ture indienée avait prononce de Dessalines du 28 avril 1804.
( d) Voyez la proclamation
NOTES de la deuxième partie.
DU CHAPITKEXIL
Colons qui sous T'ancien régime
(e 1 n ) En ocla il imita les --- Page 396 ---
(382 - étoffes qu'elles ponvaient
prescrivadent tanx chnases opprimées satisfaisait les petites vaporter; cette législation des costumes montrer d'autre supénités de ces âmes étrores qui ne pouvant brillantes étoffes, de la
que celle des
de
riorité surleureinferieurs de leurs habits, étaient fières
conpe plus ou moins élégante
de nosjours dans les colonies
cette distinction; cela existe encore
Haitiens courbe la tête
où Thomme de la race des
françaises du préjugé le plus intolérable.
sous lejoug
Si Délille a dit de la mode.
Tunivers.
Le manequin jlespote asservit
conclure en retournant le vers que:
On peut
et les Colons asservirent la mode.
Christophe
épouvantable, sans doute, est le sup-
(J) Son crime le plus
avait cueilli un mango de so8
plice de cette femme enceinte qui
voir sil Tembrion avait
et dont il ft ouvrir le sein pour
verger
goûté le fruit.
était pour le tyran la roche Tar-
(8) Ce cratère immense
sa colère.
faisait précipiter ceux que proscrivait
peiene; il y
de cet abime qui m'a paJ'ai mesuré des yeux la profondeur
de bencoup 5,000 toises.
ru surpasser
contenir 500 bouches à feu : il y enayait3oe
(h) Le fort peut
de montées.
intrépide, qui aurait eu la
Pierre Tonssnint, guerrier
sans la
(i)
une valeur à toute épreuve,
célébrité que lai promettait
tyrannie, périt dans un cachot
fatalité qui P'attacha à la causedela de ses derniers instans est
faim et de misére. Le tableaur
Tel fut la
de
membres avant que d'expirer.
affreux : il se dévorales
coupable dévouement à la
de son ardent mais trop
récompense
cause de Christophe.
dit Panteur de Thistoire philoso-
: La philosophie,
40, reconnait également
C)
Tome 3 page
raccs
phique des Empereurs, seule famille formée de trois
dans le genre humain, une
derniers instans est
faim et de misére. Le tableaur
Tel fut la
de
membres avant que d'expirer.
affreux : il se dévorales
coupable dévouement à la
de son ardent mais trop
récompense
cause de Christophe.
dit Panteur de Thistoire philoso-
: La philosophie,
40, reconnait également
C)
Tome 3 page
raccs
phique des Empereurs, seule famille formée de trois
dans le genre humain, une --- Page 397 ---
( 383 )
habite notre petite Eudietinctes ; la blanche ou caicisique, qui et centriles de TAsici
rope, ainsi que les parties occidentales exposce au midi de YAtles,
la race noire ou bègre, orisinnirement violence et la cupulité, coinarrachée de TAfrique par la
d'Haiti sous la doudans la République
enfin la
merçante et prospère liberté et du génie de son chof; PAsie. 39
ble influence dela
couvre le vaste orient de
race jaune ou tarre, qni
respectables, chaque fois qu'il
(k) Suivant des témoignages Christophe, il disait quil ne
de Napoléop devant
s'cet
était question
le héros devant lequelnEarope
pourait concevoir comment le monde du bruit de ses exploits,
inclinée, et qui remplissait
que de survivre à 88- gloire.
pas mourir à Waterloo
fameux par des crimes
ne préféra
tyran qui s'était rendu
dignes d'admiIl pensait qu'en
qwillstrient des trophiées
périr
éclatans etle guerrier
dans Pabandon de la fortune,
yation, devaient également,
de la mort des Brutus.
DU CHAPITRE XIII.
cite avec éloze ce morceau
(1) Larevue encyclopédique
dans lequel Monsieng
de Boigne ),
de Leborgne
( Réfutation
à ses armes.
où les malbeuVastey adresse uneinvocations
un sur le globe
6 01 terre de mon pays! en est-il d'infortunes. Partout odjeporte
habitans aient éprouvé plus
des vases, des usreux
des débris,
et
mes pas, odje fixe mes regarde,jevois dans leurs formes l'empreinte
tensiles, des figures qui portent
loin, dans les lieux écartés
de V'enfmce de Part; plus
je
les traces
des montagnes inaccesibles,
solitaires 2 dans les cavernes
entiers,des 0Set
frémissant des squelettes encoretont
mes
découvre en
blanchis par le temps : en arrêtant
gemens hummins épars et
- à
e
pas, odje fixe mes regarde,jevois dans leurs formes l'empreinte
tensiles, des figures qui portent
loin, dans les lieux écartés
de V'enfmce de Part; plus
je
les traces
des montagnes inaccesibles,
solitaires 2 dans les cavernes
entiers,des 0Set
frémissant des squelettes encoretont
mes
découvre en
blanchis par le temps : en arrêtant
gemens hummins épars et
- à
e --- Page 398 ---
384 )
Pexinces débris qui attentent
remards sur ensiritienials,86 cour s'émout,je repands
fencadon ppapte quinlent plas.mou
malheurenx
et nimtrinsemasarles décharans
dlimesiecsmpeade habitans de cotte 1etMilles sonvenirs
sort des promiers
une foule de réflexions absorbent TOO
viennent afliger mon coeur;
11 existait doncici à vant DO0E
peosées et teraziestrotiemgtn plus 1 Voilà leurs déplorables restest
des hotmes! Ils ne sonc
un aussi faét6 détrnits ! Qu'avadent-ile fait pour éprouver
ne
Iis ont
mitheureux n'avaient point d'armesils
neste sort 12.. Ces
saisis les miennes...
à cettepensée,jes
pouraient se defendre...
mon pays,
Oarmes préciensest sans vous, gascràonidescae amis Fils de la monparens 5 mes
clefs
mes compaidiotas,0e chérissez vos armes, ces
pretagne, habit cans des forêts, droits : ne les sbandonmerjameis;
cieuses, conservatrices de vos
de la liberté, et de Vintransmettozles à vos enfans aroclamour vous puissiez lear
comme le plus bel héritage que
dép-andance,
léguer. 11
phititudes de la Aatterie que se
Eic'està côté des dégoûtantes
trouvent des beantés de cet ordre.1!1
de Plutarque,
estappuyée sur un passage
(m ) Cette opmion en confirma la justesse.
et 1a révolution frangaise
litiéraires dont s'honore T'anciea
( n ) Parmi les productions
on compte des dissertaterritoireds Pintégrité de la République, des poèsics, 2 des morpiccos de théatre, Un de nos compations Nistoriqis.da mélée fort appréciables.
ceaux de littérature
utiles à la légisiature
dont les luières ont été extrémement
qui est du pina
triotes
grammatioste
Hitienne, a fait une compirison Beurs le-champ aride que suitla
grind intérêt. Il parsème de
cette route agreable,
de la science, et rondint
prive le
minche didactique
mais sa modestie
de
il étend le domaine du raisonnemest; condaune a ne jaunais sorr
qu'il
public de cette production,
cercle oû illa produit.
petit
dont les luières ont été extrémement
qui est du pina
triotes
grammatioste
Hitienne, a fait une compirison Beurs le-champ aride que suitla
grind intérêt. Il parsème de
cette route agreable,
de la science, et rondint
prive le
minche didactique
mais sa modestie
de
il étend le domaine du raisonnemest; condaune a ne jaunais sorr
qu'il
public de cette production,
cercle oû illa produit.
petit --- Page 399 ---
( 385 )
XIV.
DU CHAPITRE
célebre qui ait existé
la république la plus
subjugué; que
( ) Lorsque des dépouilles de Punivers
égasur la terre s'enrichit
, quelelase des partionliers et
introdnisit la corraption.
bannies pour toujours,
Tor y des rois ; les vertus en furent
sa décadence
la celui
des tyrans, vit commencer
Rome devenuel la proie L'anteur de Phistoire Philomophique: sert de ces
aveC la perte de sa liberté.
cité plus avant, se
que nous avons
: son ouvrage
des Empereurs pour échirerses conteniporsine de tous ceux qui liexemples du passé éradits et l'almiration
l'éloge des
a obtenu
s'instruire.
sent pour
DE LA Ille. PARTIE.
NOTES
XV.
DU CHAPITRE
d'une grande parRichard qui s'était emparé
et quoiqaril
(P)Le général
visnit à la royauté, Romain,
tie des trésors de Chriatophe.
à celles du général il coneût Pair de résigner ses prétantions du pouvoir, dont le premier
dernier n'eut que Pombre
ce
toute la réalité.
de cet interlocuteuri
servait Sévénementi cheibitiseéeores des révoltes. Les Go-
(9)
fomentérent tour-detour
tandis queles
les deux rivaux
les étincelles partirent, mais le feu dela
naives furent le fuyerd'oi
au Cap:
aflectaent un air trsoquille
ohliges de se jusmeneurs
ctoufe,et les cotipalies
nationale
rebellion fut bientôt
: le glaive de la justice
(fers'uccstrent mutuellenent tronvérent leur terme.
et des forfaits inouis
les attcignit,
-
omentérent tour-detour
tandis queles
les deux rivaux
les étincelles partirent, mais le feu dela
naives furent le fuyerd'oi
au Cap:
aflectaent un air trsoquille
ohliges de se jusmeneurs
ctoufe,et les cotipalies
nationale
rebellion fut bientôt
: le glaive de la justice
(fers'uccstrent mutuellenent tronvérent leur terme.
et des forfaits inouis
les attcignit,
- --- Page 400 ---
( 386 )
les élémeus de
(r) Quelle qmesoit) la forme du gouvernement, ordre
qui
dominent lorsqu'il existe un
privilégié
Varistocratie y
l'aristocratie est viagère ou héréditaire;
représente le patricint :
après le stupide
ladernire est le pire de tousles gouvernemens social prétend que la
Le profond anteur du contrat
despotierue,
première en estle meilieur,
de 10a.à 10d.1/2
(abhe thermometredie Réaumur marque està 13d. ou 14d. au
sur la haute montagne du Calvaire, lorsqu'il mais alors Tairn'est pas
fonddela vallée, et à 18d. près des côtes:
le Mole
20d. et 21d.depuis
rafraichi parlens ysnbapttanentejowpwa variation est plus ou moins sensible
jaeqaous Gonaivos. Ceite exemapleidans le canton d'Aquin,
en divers endroits de Pile - par Colline à Mangon est très temle climat de lvaliée appelée la
de la ligne équictlon semble être positivement au passige différence marquée
péréi
descendant dans la plaine. Celte
noxiale en
alautre d'an morne dont le sommet
se fit sentir d'un revera de division de la températures Quand
est pour ainst dire ie point dégré de chnleuedlumet 5 ilest
le thermoneires est au i2eme. dilierence estquelquefois de 204.
de Tantres et cette
au 1gema,
a 32.a.
DU CHAPITRE XVI.
nié Vinfuen de
Les naturalistes n'ont si long-tomps observé cel phi6C
que parce quiile n'out pus
hlone str'les plances,
11 ne peut Gohayper
noténe dansles ilesde Tarinlasinese quele bois compé au décours
les moins prolonds
à la pleine june
aux observateurs
mieux que celai coupé
derdoll lune ne se conserve
Les coupes faites à ces
ouau milieu de son rencoyeilement. le bois 2, alors, une tondlance
peu cetinbles:
de
niéres epeqneraont
insectos; la cause phgsique
ctaloger de petite
asc pourrir
ne peut Gohayper
noténe dansles ilesde Tarinlasinese quele bois compé au décours
les moins prolonds
à la pleine june
aux observateurs
mieux que celai coupé
derdoll lune ne se conserve
Les coupes faites à ces
ouau milieu de son rencoyeilement. le bois 2, alors, une tondlance
peu cetinbles:
de
niéres epeqneraont
insectos; la cause phgsique
ctaloger de petite
asc pourrir --- Page 401 ---
(287 )
phose de cet astre la
évidente ; c'est qu'a la dernière les racines, et decela parait
descend vers
au lieu
sève ayant plus de pénétrabilité dont elle se combine;
le tronc des parties aqueuses
dans tous les
gnige
lune la sève se répand avec profusion offre ate des
quala pleine
Cette sève privée de circulation ainsi que le
pores de Varbre. végétal et du règne animal, et, devient un
sinilitudes du règne
de P'animal mort, elle
coagulé dans les veines
sing
principe de corruptions
remarqué que cette règle éprouDes observateurs ont pourtant
vait des exceptions aux solatices.
fournit un fil plus beau
du bananier préparé,
E
) Le tronc
de la soie.
("
chanvre, et qui approche singulérement fort
celui du
d'un procédié
simple
que
del'avocat mûr, par le moyen
au soleil oû
On tire
dans un vase et à Texposer
qui consiste à l'écraser
diffère de celle de Tolivier que par
une huile quine
il s'élabore,
de soins et de perfectopnemcnt
seul
le plus ou moins
cette horrible boucherie qu'un
(a ) II ne se sauva de
un tas de débris.
individu qui s'était caché sous
Essui critique sur Machiavel.
( )
FIN DES NOTES. --- Page 402 ---
DES MATIERES
TABLE
PREMIERE PARTIE.
Fige
-
*
Exposllion . . Départ; Coup-d'ei vieillard contemplatif. au Mole.
CHAPITRE PREWIER.
d'un
Cnar.ll. Méditation; rencoptre
.
CHAP. II. Le vieillard : Episode. d'Haiti, idée sur
IV. Erection de la Kepublique
GHAP.
: :
e;
son fondnteur,
la
Christophienne
de
.
tonarchie
CHAP. V. Création
.
: .
sur divers sujets. :
CHAP, proscriptionse VI. Suite; observations vallée du Port-de-Paix. :
CHAP. VII La ville et la et son aspect ; réflexions
CHAF. VIIL. Le Cap-Haitien . . - . .
: .
qu'ils font naître. : des ruines; exquisse du tableau
CHAr. IX. Révélations
haiieune, premiére .
de la Révolution
historique
.
époque.
. . civile et ses résultats, deuxième
CHAr. X.La guerre
époque. :
de . T'expédition Française . événe- troiCHAF. XI. Arrivée guerre de Vindépendance;
ment quila signale;
sième époque. .
DEUXIEME PARTIE.
Millot et à Laférière : portrait du
OHAP. XII. Voyage à
différentes remarques. sur
et de la fyramnie:
notions générales
tyran XIII. Suite des observations;
la littérature
CHAP.
publique,
la
1 l'instruction
.
.
population.,
et les arts. .
sur le luxe. .
CHAP. XIV. Suite ; pensée
TROISIEME PARTIE.
Entretien de deux voyagenrs. et les
CRAP. XV. Le retour. Gonaives : la Cretes-Pierot
CHAP. XVI. Les
:
naissance :
à
bords de P'Aribonte.
donna
XVIL. Le Port-an-iPrince
CHAP.
tyran XIII. Suite des observations;
la littérature
CHAP.
publique,
la
1 l'instruction
.
.
population.,
et les arts. .
sur le luxe. .
CHAP. XIV. Suite ; pensée
TROISIEME PARTIE.
Entretien de deux voyagenrs. et les
CRAP. XV. Le retour. Gonaives : la Cretes-Pierot
CHAP. XVI. Les
:
naissance :
à
bords de P'Aribonte.
donna
XVIL. Le Port-an-iPrince
CHAP. --- Page 403 ---
( 389 )
tombeau de ce grnd-hwmme,e
Alexandre Pétiou ;
événemnent qui marque
coxsacra son génie;
divermoni
ce Dienfoisante que
inthuence ; dbservaitions arrivée aux Cayes;
sa
de la nature;
rentemplation
.
fin du voyage.
FIN DE LA TASLE. --- Page 404 ---
ERRATA.
Vage Page 9, ligne 11, au lieu des
anéantis, 10, lignes lisez: 3 et4 aulieu tronçons de
des piliers, lisez
ont entrainés, que les torrens des que les torrens etc., de piliers.
Page 14 ligne 15
siécles, et des etc., ont
au lieu de
révolutions
but aux ligne 11 uu lieu de grades un choses lisez
Page 20 souvenirs.
tribut aux souvenir grandes choses.
losquelles lignes 20 et 21 au lieu de
lisez un triils se fit Jour. iise Atjour lisez un un gros de
à
Page 23, ligne
gros de troupès trompes à
travers
4, au lieu
travers
Page 26, a ligne 2,
de Tétendart
lequel
Page 30, vers 2,a4 au lieu de
offrayant, lisez
lieu de éamiuent, lisez inuminent. L'étendard,
lisez
Comment TEgalité dont les
Comment
prineipaux droits
Page 38, vers 2
l'Egalité dont les précieux droits
Page 39, Vers 2, Qui ranimes, humectes
l'âme
Substituer au Echauffes la pitié,
premier,
au deuxième Quirechaufe, humeetas
T'âme,
Page 61, ligne
e Eclaire la pitié,
4, an lieu de
Page 73, ligne 6 au licu de 60,000,000 de café, lisez
monumens ligne.12 et 13, au 1,000,000, lieu de
lisez 10,000,000. 50,000,000,
num ens vénérables, lisez Talerrocemnt les tébris de
Page 75, lign vénérables, sur etc. interrogeunt les
ces
a 9, uu lieu de
débris, ces motramsplantes.
leurs
Page 79, ligne 1,
pères, lisez leurs
réitérées.
au lieu de par ses
parens
Page 89, vers 6,
pertes, lisez par ses
Page 96, ligne au lieu de
tentatives
Taristoernie 26 et 27, au écatombe lieu de lisez hécatombe
F'assimilait des alliances, dont il visait à
etc., lisez visait à
briguait elabinsecment la faveur de
Pemblisemeut de
et qui
l'aristocratie.
lisez leurs
réitérées.
au lieu de par ses
parens
Page 89, vers 6,
pertes, lisez par ses
Page 96, ligne au lieu de
tentatives
Taristoernie 26 et 27, au écatombe lieu de lisez hécatombe
F'assimilait des alliances, dont il visait à
etc., lisez visait à
briguait elabinsecment la faveur de
Pemblisemeut de
et qui
l'aristocratie. --- Page 405 ---
( 391 )
lP'assimilaient aux fala faveur
alliances dont il brignait
Des
lisez Elles armérent.
milleaete. 92.eulieu de Ils armérent, acceuilit etc., lisez rePage 104,liemne lignes 15 et 16. au lieu de
Page 107, les débris de ce parti.
de notre cause, liserde
cueillit ligne 6, 02t lieu de sa sainteté
des
Page 126, eto.
lieu de se mêler au tomulte
la saintele lignes 15 et 16, au
méler le tumafte.
Page 140, lisez à des cris ingubres
enseignemeus quils
cris etc.,
1 et 2,du lieu de les grands Leur ouvrage. fut
Pare 142,lignes recueillir de cette catastrophe.
qu'ils devaient
devaient
lisez les Eeinde cnseistemeris fureut perdus
pentu pour eux:
leur ouyrage,
recocillir de cette cataétroplie
des Habitans du Cap
pour eux.
8 et 9, dnt lieu de le reste etc.. lisez avant ces
Page 149.lignea
un conteres
ceux des antrea
etc. tinrent findeminepoot les hnabitans du Capiet à Jérémie etc.
derniers cvénellenn.
un congris leur puissance
aviieat
de
tisuncmnstigal lien rétablirent
partes, 153, lizbes 2 et3, C6 lisez rétablis dans leur puiseance
Page
D'apir
peingbonternunes
de tout restaurer:
pir etc. ligne 2,0 Nen de promettit de tout restaurer, il sédnisit.
Paure 163,1 eter.hisez promettait
à
Kriculture L'agricnlture ete.
3, et 4 vers qui isont defectueox,
172,0 lieu des 2,
A r pige
cent voix.
lisez
des dienx à toi déesse anx blame,
Mesmaeère
de Téloge et idole du de son âme,
Echo dispensateur erpoir du grand homme, sCS exploits.
Doux Toiqui dis ses revers, et pronos
lisez
Par toije vis etc.
de dans leur propre sang,
Page 200, ligne 14, cat lien
etc.s etc.,
dans leurs propres rangs. et22, lien de c'est Pétion lisez d'estPoPage 211, ligne 20; ainsi 21, dire à une armée défaite, etc.,et resetresispunt pour
plaines de Cal-rie-Sac
tion qu'on voit traverserles ainsi dire une armée délaite. lcence d'un moment
sniscitant pour lienes 13 et 14, an lieu de en
Pare 225, liser en une licence anarchique. d'on des actes d'af
d'anarchie 6, as lien denorompaete actes d'allreuses cruutes.
Page 230,ligne
d'un de ces
par un élan mignafreuses entattée.loes 20t3, an lieu de loreque
Page 258, lignes
3 T
'on voit traverserles ainsi dire une armée délaite. lcence d'un moment
sniscitant pour lienes 13 et 14, an lieu de en
Pare 225, liser en une licence anarchique. d'on des actes d'af
d'anarchie 6, as lien denorompaete actes d'allreuses cruutes.
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d'un de ces
par un élan mignafreuses entattée.loes 20t3, an lieu de loreque
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3 T --- Page 406 ---
( 392 )
lisez en secondont
dasjourtket ete.,
à
aime les dominateurs
les dominecurs d'aujourd'hai
cet élan mignanime qui porta
couler
secouerlejoug etc.
lieu de à celui qui ne fit
15et 16, at
couler
Pare 266,lumes
lisez d celui qui nefitjamais
les larmes de persoune,
lisez mais ces
les Tarmes de personae. (Lu lieu de mais les cantons,,
Page 302,ligae 10,
cantons.
page 321, vers 20, sent la divine influence
L'homme
lisez
L'homme sent T'ardenté influence
du lecteur. neus nicet errata à Vindulgenee son attention en TocNota. En recoinmandant qu'il nous snura gré de ne pas fatigum qui sesont glissoor dans
mons à croire plus long tempa des fautes typorraphigues est Sl rare d'éviter à une promière
eupant
de cet ouvrage, et qu'il
Yimpression
édition. --- Page 407 ---
-
S --- Page 408 --- --- Page 409 --- --- Page 410 ---
nancodk
F
DES
--- Page 411 ---
DIGEST OF THE
REGULATIONS.
LIBRARY
without the
be taken from the Library
No book shall Librarian.
than five volrecord of the be allowed to retain more vote of the
No person shall
unless by special
umes at any one time,
month; no longer
Council.
be kept out one calendar be
more than
Books may and renewal may not granted
without renewal,
volume not
twice.
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A fine of five cents time per specified by the rules. book after
returned within the demand the return of a
The Librarian may days from the date of borrowing. from the
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