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( Numéro 8.)
G.A Z
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T 1 T
E
POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI,
Du Jeudi 3 Janvier 1805, l'an deuxième de l'indépendance. NOUVELLES DIVERSES,
ports du pape 1 afin d'empécher qu'auctne autra
De Londres, le 27 Octabre. puissance n'en prenne possession. En conséquence d'un message du lord Hartowby,
Lasnouvela reçues d'Italie nous infornent que secrétaire d'état de sa majesté pour les affaires étran*
les consuls danois et hollandais, et six autres per- gères, un comité composé des personnes suivantes,
sonnes ont été envoyées à Génes sous une escorte engagée avecle commerce d'Espagne, se sontrendues
de troupes françaises 7 et ont été jettés dans les chez lui hier. prisons, sans qu'on sache pour quels motifs. M, Bell, de la maison de Reed et Parrinson. Les troupes françaises, dans les états du pape et
M. Macdonald, billiter square,
du roi de Naples, reçoivent journellement de nouEt M. Turnbuil 1 président du tribunal . des
veauix renforts ; elles doivent prendre possession de négorians faisant le commerce du midi de lEurope,
Civita-Vecchia et d'Ancone $ et probablement aussi ainsi que quelques autres négocians du cofmerce
de Tarante, Otrante et Naples. L'accroissement des d'Espagne. :
troupes russes a Corfou, ollrira à Bonaparte le préLord Harrowby leur antnonça qu'il avait: désiré de
texte de s'emparer de Naples. Comme de mètne la les voir au sujet des relations de l'Angleterre avec
guerre. provoquée par lui $ entre l'Angleterre et TEspagne, dans lesquelles ils avaient un si'grand
T'Espagne 1 lui fournira aussil'occasion de s'immiscer intérêt. I donna connaissance quil existait actueldans les alfaires intérieures de la cour de Madrid, lement, entre les deux cours, certaines négoci rions,
et de Taire occuper par ses troupes le royaume dont l'issue était encoreincertaine 1 et que des explid'Espagne. cations ayant été demandées sur lintention"avea
n parait que notre ambasseur à Naples sera dans laquelle on préparait des armemens dans les ports
la nécessité de laisser cette ville. Il y a un bâtiment d' Espagrie 7 sur lesquelles on n'avait reçu jusqu'ici
anglais sur cette côte pour le recevoir, ainsi que les aucune réponse satisfaisante. négocians anglais, en cas que les' circonstances poliSon excellence a pensé récessaire de faire ces
tiques rendent leur départ nécessaire. communications, laissant à la prudence des Messieurs
Les nouvelles reçues de Saint - Petersbourg sont qui étaient présens 1 d'adopter la conduite qu'ils
de peu d'importance. La gazette de cette viile con- jugeraient le plus propre pour la préservation da
tredit le bruit que sa majesté Sarde avait laissé Rome leurs intérêts de commerce.
négocians anglais, en cas que les' circonstances poliSon excellence a pensé récessaire de faire ces
tiques rendent leur départ nécessaire. communications, laissant à la prudence des Messieurs
Les nouvelles reçues de Saint - Petersbourg sont qui étaient présens 1 d'adopter la conduite qu'ils
de peu d'importance. La gazette de cette viile con- jugeraient le plus propre pour la préservation da
tredit le bruit que sa majesté Sarde avait laissé Rome leurs intérêts de commerce. pour Gaëre : en conséquence des dépéches qu'elle
Le comité est entré dans de longues discussions
avuit recue de la Russie. Sa majesté, d'après qe que avec lord Harrowby 1 au sujet de la conduite de
l'on assure 1 ne s'est rendue à Gaëte que pour y l'Espagne envers l'Angleterre 1 depuis la signature
prendre les enux. du traité d'Amiens. I insista plus particulièrement
On anonce, dans les napiers hollandais, que des sur l'infraction du 14me article du traité débnitif
dépéoles importantes ont été reçues à la Haye,
de paix, portant a que tout sèquestre mis de part
Bonaparte était à Mayence le 14- L'électeur de et d'autres sur des fonds, revenus et créances,de
Hesse desira de le complimenter par. uh des gen-. quelque nature que ce. puisse être : appartenana
tilshoues de sa cour ; mais on lui ft dire que sa à ancune des puissances contractantes 5 ou à leurs
visite personnelle pourrait. étre seule acceptable à citoyens ou sujets. seront levés inunédiatemearaprts
l'dnpereur. la signature définitive du traité. Des lettces d'Italie disent que des garnisons fran- : Le jugement de toutes réclamations parmi les
gaises ont recus. ordres d'occuper quelques-uns des individus des nations respecuves,pour dettes, pre: --- Page 2 ---
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nature
un
entièrement
aux
système
opposé
principes
ou droits,
prietés, effets
d'aucune
quelsonque,
qui
les
et les lois des nations, ont toujours dirigis ses communications avec la
qui, d'après usages reçus
dia)
seront référds. : Granth-Eratagne. Les négorians insistérent ators à
seraient réclamés alepoque Epaix,
tribunaux
: et dans ces Ças 1
avoir l'assurance de la part du chevalier d'Arduaga,
aux
compétens
prompte
et complète justice sera rendne dans les pays ou en: sa qualité d'ambasadeur, qu'aucune séquestration
des draits à faire de
n'aurait lieu en. tant qu'elles concerles réclamans auront respectivement
prapriété
neraient les bâtimens chargés de grains pour
valoir >. lapprocomile imonva
ciaN
visionnement de FEspagne, et que de tels bisimens
Le
que FEspagae
coupable
de la viclation-directe de ce dernier article. Nous recevraient la même protection que ceux quitransignorons la réponse que leur ft lord Harrowby sur portent les laines d'Espagne en Angleterre. Son
ce point; ; mmis si: c'eut été le senl sujet de griefa dont : excellence dvita encore de donner aucune réponse
oneût à se plaindre, il eut été de peu de nécessitéd'in- directe ni aucune assurance ; mais cependant lorsque
la continuation les
lui dirent
de telles instructions
sister sur son redressement pendant
négocians
que
de la guerre avec la France.
orons la réponse que leur ft lord Harrowby sur portent les laines d'Espagne en Angleterre. Son
ce point; ; mmis si: c'eut été le senl sujet de griefa dont : excellence dvita encore de donner aucune réponse
oneût à se plaindre, il eut été de peu de nécessitéd'in- directe ni aucune assurance ; mais cependant lorsque
la continuation les
lui dirent
de telles instructions
sister sur son redressement pendant
négocians
que
de la guerre avec la France. Indubitablement les plus concernant les bàtimens chargés de laines avaient été
grands. motifs de plaintos contre FEspagne sont données et sauctionnies par le gouvernement anglais,
actuellement les noaveaa arnemens ordonnés dans et qu'ils pourraientlui en produire des preuves pour
la satisfaction de son excellence, s'il
sar
ses, parts., cl lesquels orr. n'a jamais pu obtenir
lui plaisait; le
auchne explication suffisance # les. subsides fournis à chavalier observa d'abord que s'ils lui présentaient
la) France; le traitement Fait à M. Frère, etla COTF- une copie de la piéce qa'il lui annonçaient, alors it
duite: msultante dus Prince de: la Paix Il n'est pas prendrait cete affaire en considératiou. Si néanmoins
possible d'offrir aucune excuse de cette conduite, : lambastadeur d'Espagne n'a point d'instructions de
et opn'e pas le plius lager espoir de les recevoir. sa cour. sur ce point 1 il est évident qu'il ne peut
Ces griels paraissent avoir été mis. err usage à prendre sur lui de donner aucune assurance ; non
dessein dentaer en howilitésavecl'anleterre Quand phus, si la cour d'Eapagne elle-mème n'a point reçu
le gourernement espagnol ardonna d'armer ses Yais- d'instructions du cabinet de St-Cloud, elle ne peut
seaux, il devait être prépard- à recevoir du cabinet donner aucun gage sur quil'on puisse compter. Une
de Saint-James des remontrances, et devait sup- assurance même de la part des deux cours réunies,
poser qse. rien moias que le désermement de ses ne serait pas une assurance. Les réclamations des
vajsseaur neraik fait pour. cententer cette cour. négacians anglais pour leurs peopriétés séquestrées
Maimeriana il nient. pas. perinis d'imaginer que LEs pendant la deznière guerre, ne sont-elles pas restées
pagne soit lible aw point. darmer avee le dessein de jusqu'à ce moment, qaoique stipulées dans le traité
dasasindn. x a les anglais bui exprimait un macon- de paix? Peurent -ibs' espérer qu'on y aura plus
tentemest de ses opérations. d'égards tant que ces pays seront encore en état da
: Neus avens annoacé plus haux le résultat de L'en- guerre ? trevue de, hord Harrewby, at les negocians faisant
On rapporte au sujet de l'armement de la part de
le commexce avee EEspagae. A nous reste actuel- T'Espagne, que sur la question faite par le ministre
lement à dire 1 que les memes néguciansse sona pre- anglais à Madrid, demandant T'explication de leur
semés ches le chevalier dAnduaga 1 ambassadeur objet et de leur destination, le gouremementeipagaol
d'Espagre,pour sassurer, autant qu'i etait possible, a répondu en demandant à son tour : A Qu'elle était
des sentiniena de son exeellence sur le danger actuel, 7 la destination des escadres russes et de leurs apéet..
lement à dire 1 que les memes néguciansse sona pre- anglais à Madrid, demandant T'explication de leur
semés ches le chevalier dAnduaga 1 ambassadeur objet et de leur destination, le gouremementeipagaol
d'Espagre,pour sassurer, autant qu'i etait possible, a répondu en demandant à son tour : A Qu'elle était
des sentiniena de son exeellence sur le danger actuel, 7 la destination des escadres russes et de leurs apéet.. parficshérement pour le prier de leux donner rations dans la Méditerranée > ? On dit aussi que la
l'assurance que les bâtimens ehargési de grains en gouvernement anglais a reçu certaines informations
Angletesrit pour FEapagoe/sersiest protéges de la sur la cenclusion d'un autre traité entre la Franca
néme. mamérai qhe ceus charges de lames sortast et l'Espagne, par lequel la première a stipulé une
dEspagne y To étd parles droiseursanglais, mème assistance active de la marine espagnole dans la coneti. tomps de guerte. La candiuite de son.excelience a tinuation de la guerre contre l'Angleterre ; et enpiroaré qiit ne. desirzit non-senlemment pas d'eviter treprend, en cette considération 1 de reconnaitre
de zépondse aus questions de ce genre, > mais encore sa majesté catholique 1 empereur d'Espagne 1 et
Gatil étais. danslampprthension de rien dire qui pit d'étendre son empire révotutionnuire par la réunion
cempromaestze sO8 autorité + ou impliquer précipi- du Portugal Si ces rapports sont fondés, nous ne
tamnent 1 en aucune manière, les intézèts des deux pouvons que plaindre le sort de l'Espagne etprendre
pays. Son swoib-ate.sésenoins,s été jusqu'à dire, en même temps garde à nous-mêmes. Le royaume
qu'avoir du doute sur ce. sujet seruit supposer que d'Espagne serait alors complétement fondu et mélé
le gonirernemant espaignolavait desseindagir daprés dans le crecuetsérelytienaige. avecla France. Lougs --- Page 3 ---
31 )
priacigas ot leurs VURR deriandreiear une et inali- Obsorvations STT Ze dernier Compte rendu de
visible; ; il sesaitinatile, après de tels. procédés, de
FAuiministration des Finances de la France. parlon d'avantage du roi ni da gouveraement d'Espague. Bonaparte ct Son cabinst porsatif, soie à
Tek est le titre d'uno broehure: de 48 pages, 9 qui
Saint-Chonth, à Aix-la-Chapelle ou à Mayence, sera vient d'être imprimée, mais qui n'a point été mise
le erai roi et le consail de Madrid, également le en veate, quoiqu'elle méritât bien d'ètre connue et
maitre de la rio et des propriéaés des espagnols 7 méditée-de toutes les personnes qui portent quelque
cprame. de celtes des hollandis et des français. altention aux Anances des divers gouvernemens iet
qui calculest leur force ou leur faiblesse d'après Ie
Le départ des frégates de Plymauth, samedi et bon ou mauvais état de leur trésorerie. On' sait
lundi, est 1 nous le eonjecturons à dessein, de con- combien il est difficile de faire lire avec quelque
mettre des ligstilités contre l'Espagne. Des ordses intérêt une discussion aride de chiffres et de calcula
ont été envoyés à Falmouth d'arrêter le départ du de recette et dépense.
leur faiblesse d'après Ie
Le départ des frégates de Plymauth, samedi et bon ou mauvais état de leur trésorerie. On' sait
lundi, est 1 nous le eonjecturons à dessein, de con- combien il est difficile de faire lire avec quelque
mettre des ligstilités contre l'Espagne. Des ordses intérêt une discussion aride de chiffres et de calcula
ont été envoyés à Falmouth d'arrêter le départ du de recette et dépense. Il n'en est pas ainsi de celles
paquet de Walsiagham, qui était en serrice avecl la que nous annonçons. L/enchainement des raisonmalle du 18. Nous unaginons aussi que. h sortie. des nemens de Fauteur est si clairement présenté,
bâtimens
quit
actuellement en changement à Hull, pour est à la portée de tout le monde. Avant de faire
Lisborune., Oporto, Cadix, Bilban, etc, qui devaient l'analyse de cet epuscule, nous allons faire connaitre
faire vuile le 4 d'Octobre a été différé. le style et la manière de l'auteur, en copiant son
Un nombre considérable de matelots américains exorde. ont, dit-on, été engages au service de la France
Dans Fétat actuek des choses, il est extrèmement
en ronséquenre des grandes libéralités qu'on leur ditfeile de juger ou de vérifier seulement, soit en
fait; mais il existe toujours entr'eux et les matelots masse, soit en détail, un compte rendu par le gouvernement français defadministration de ses finances. francuis, de querelles sanglantes. En comparast un pareil ouvrage à un bugdet présente par le gouvernement anglais ( séul gouvernement qui jusqu'ici donnait une
Extrait
publicité générale
de iz Gazette de France. :-
à la marehe de son administration ) on croirait 'au
Des ouvriers sont orcupès en ce moment à abattre premier coup-d'oeil que Fun et lautre dussent êtra
le théatre Beydeau, parce que l'empereur a ordonné à peu près également satisfaisans et égalément insde former une nouvelte rue entre celles Vivieone tructifs ; miais en yréfléchissant davantage on trouva
et, Feydeau, et d'y construire une nouvelle loge de une différence trés- sensible fondée sur celle de la
shange,qui surpassera en étendue et en bemuté eelles position respertive des deux gouvernemens. de Londres et, dAmsterdam. Les banquiers et les
Les coniptes rendus des ministres anglais" sont
nègocians, h en reconnaissance de la protection et de sajels * étre examinés, controlés, attaqués, 'réfatés,
Tencouragemana que l'empereur a gracieusement puivérisés, par une opposition toujours libre dans ses
arcoriis au; comnerce, oat damansilés, par une dé- niouvemens, 3 presque toujours intéressée à relever
putation, 3 sa majesté, la peruission de lui éxiger une les erreurs Ot1 les fautes du ministére, et ordinaistatue au milieu de cet édifire, dont le voisinage de rement composée dhommes trés-capables et profonla nouvelle basque de France sera, changé. La vé- dément instruits. Les calcuis et les résultats qui ont
ponse de l'einpereur sera çonnue au retour, de sa trouvé gràce devant une pareille opposition , doiinajeste de la côte. vent être d'une solidité incontestable ; st comme *
moyennant la publicité des séances du parlement,
Pendant les neufs premiers mois, de. Kan onze 1 et les détails qu'on en donne dans les papiers publics,
216 fous qu lunatiques. ont été regus dans les perites la nation et l'Europe entière, sont, pour ainsi dire,
Mhisons, et pendant la mêne periode de eette année, 'admises à cet examen, i en acquiert un degré de
316.
côte. vent être d'une solidité incontestable ; st comme *
moyennant la publicité des séances du parlement,
Pendant les neufs premiers mois, de. Kan onze 1 et les détails qu'on en donne dans les papiers publics,
216 fous qu lunatiques. ont été regus dans les perites la nation et l'Europe entière, sont, pour ainsi dire,
Mhisons, et pendant la mêne periode de eette année, 'admises à cet examen, i en acquiert un degré de
316. personnes c'est : à dire 138 fenunes ét 177 solennité et d'autorité 'de plus. Efectivement > la
hommes ont été enyoyés dans,les.snèmes hôpitaux. responsabilité morale des ministres anglais ne se
Il est singulier que pareni les-komunsa,il.se tronve borne pas à la discussion parlementaire. de leurs
ajeune garcon àgé da as anes dont: la folia eat de budgets; mais 2 : comme en Angleterre la presse est
s creire Louia XVI; et paynai les feriumes > uhe jeune aussi libré quela parole, et quil existe dans ce pays
personne Age de 19 IS 3 dont 'ha demense : est de un assez grand nombré de particuliers capables de
penser qu'elle estlépouse de Louis XVI,linfortunte juger et d'examiner à fond T'état des Enances et les
Marie-Antoinnte. Ce SOnt towaks. dean des enlanis rapports qu'on én présente au public 2 it est claip
des énigréa rentris.:
que ce qui a passé par ce double creuset du parlement --- Page 4 ---
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d'un côté 3 et de T'opinion publique del'autre, peut affreuses que fussent les lumières qui sortaient de
et doit être regardé comme digne d'u 'une confance ces tristes combats : car c'est à cette époque que la
universelle. lassitude et le désespoir ayant ramnené la réflexion,
Pendantles vingtannées de troubles et de malheurs on commença à mesurer la profondeur de l'abime
qui se sont écoulées pour la France depnis 1780 dans lequel la rèvolution avait jeté la France ; ceux
jusqu'à 1800, la faiblesse du gouvernement d'abord qui désiraient connaitre le véritable état des C 1oses, 7
et ensuite, l'anarchie générale 3 y avaient introduit pouvaient du moins être sûrs de ne jamais manquer
par rapport aux alfaires de T'état, une publicité de de données. Les conseils et le directoire les fourdiscussion, pour le moins égale à celle que la consti- nissaient alternativement. Tantôt les législateurs 3
tution et les lois ont maintenue en Angleterre. Sous jaloux des usurpations toujours croissantes du direcles derniers ministères de la monarchie 1 l'adminis- toire, ou indignés de ses brigandages, qui dévoraient
tration 9 en discutant tous ses intérêts devant le les derniers débris de la fortune publique, attaquaient
public, et avec le public, se contrôla, s'accusa 1 et sans menagenrent les tableaux mensongers que les
s'exécuta trop souvent elle-méme. Depuis M. Neker, 1 ministres de ses rolontés
de
en
T
présentaient temps
Tadministrateur le plus indiscret et le plus maladroit I temps sur les finances. Tantôt le dirertoire, pressé
qui ait jamais perdu un état, les comptes rendus du par ses besoins T ou heureux de pouvoir rétorquer
gouvernement furent toujours rédigés en style d'op-. contre ses adversaires les arguinens qu'ils avaient
position : Ce furent plutôt des doléances perpétuelles employés contre lui, dévoilait dans tous ses détails,
sur les charges publiques, et des projets intarissables soit par des messages officiels 1 soit par les journaux
de réforme et de changement.
pressé
qui ait jamais perdu un état, les comptes rendus du par ses besoins T ou heureux de pouvoir rétorquer
gouvernement furent toujours rédigés en style d'op-. contre ses adversaires les arguinens qu'ils avaient
position : Ce furent plutôt des doléances perpétuelles employés contre lui, dévoilait dans tous ses détails,
sur les charges publiques, et des projets intarissables soit par des messages officiels 1 soit par les journaux
de réforme et de changement. que des exposés de quiluiétaient déroués,T'extreme pénurie des finances
moyens et des tableaux de ressources propres à ins- et la nullité des moyens que les conseils lui araient
pirer la confance et à communder le respect. Lorsque transmis pour en Surtir. la révolution, causée en grande partie par cesinsignes
La snite aI Numero prochain. et incroyables méprises, eut enfin éclaté, et que le
systéme des finances, comme toutes les autres parties Poids du Pain d'un Escalin :
16 onces. de l'édifice politique : fut bouleversé de fond en
comble, il fallut bien, pour en élever un autre, 1
analyser la situation, les besoins et les ressources de
AVIS DIVERS
l'état jusques dans leurs derniers élémens i et alors
On vend à IImprimerie l'ALMANACR de Cabinet;
il n'y eut .pas d'écolier en France , ni méme en pour l'Année 1805. Prix, un Gourdin. Europe, qui ne,se cràt autorisé à proposer des plans
1. M. Buisson, chapelier, offre ses services pour
tout ce qui concerne son état: ceux l'honoreront
pour réorganiser les finançes de l'empire français, de leur confiance seront satisfaits. T demeure est
Quand ensuite les rèves de la philosophie et les chi- rue Notre-Dame. 1 près de l'imprimerie. mères d'un bonheur idéal eurent fait place aux plus
2. M" Modieu père et Compagnie offrent leurs
tristes réalités
la. révolution eut
services à M" les Habitans
la vente de leurs
que
englouti le denrées : ceux qui les honoreront pour de leur confance
passé 7 le présent et l'avenir 7. la fortune publique auront lieu d'ètre satisfaits ; ils ont des logemens
avec toutes les fortunes particulières 7 les résultats les personnes et pour les animaux. Leur PSZLEONE
avec la source de l'ancienne prospérité de T'état ; la est rue Notre-Datne près de la rue Neuve. 2. Madame Depaloir fait des
à
convention, gouvernant la France avec des milliers dans le dernir gout. Sa demeure parasols, est rue
de bourreaux et des milliards de
monnaie,
Min;:
papier
vis-à-vis l'imprunerie. nese donna plus la peine de caiculer ni ses recettes
3. M. Lagroué, notaire près la chambre dejustice
ni ses dépenses; et si elle insulta quelquefois au public du Nord, à larésidence du Cap, demeure rues SaintJean et du
numéra 138. par ces indignes rapports, qu'on appelait les Car;
4- M. Calame Gouvernement, offre ses services
1 horloger,
magnoles dé Barrere et de Cambon, ce public, fut tout ce qui concerne son état : ceux qui T'honoreront pour
trop doulourensement affecté et absorbé par tant de de leur confiance seront satisfaits. Sa demeure est dans
calamités et tant. de forfaits inouis 9 pour s'occoper la maison du,p médecin Justamont, place d'Armes.
qu'on appelait les Car;
4- M. Calame Gouvernement, offre ses services
1 horloger,
magnoles dé Barrere et de Cambon, ce public, fut tout ce qui concerne son état : ceux qui T'honoreront pour
trop doulourensement affecté et absorbé par tant de de leur confiance seront satisfaits. Sa demeure est dans
calamités et tant. de forfaits inouis 9 pour s'occoper la maison du,p médecin Justamont, place d'Armes. de ce quiétair devenu un malheur secondaire. Après
A VENDK E. la chute du papier-monnaie et l'établissement de la
constitution de 1795 7 i fallut bien en rerenir
3. D.GoniànedeHiolatde, delapremière
# en barils et en 'caisses. S'adresser rhez M. quelque simulacre de
d'ordre et
reseibl
calcul,
de balance négociant, quai Saint-Louis * qui oflre ses services
dans l'administration publique ; et alors s'éleva cette à MM. les Habitans pour tout ce qui concerne la,
lutte terrible entre le directoire et les conseils légis- commission."
latib,quin'a pas discontinué pendant toute la durée Au Cap,'chez P:Roux, imprimenr de
du régine de 1791. Quelque afligeantes, 7 quelqus
rue
et
TEmpert:
d'Anjou place.d'Armes.