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avumero 0. 1 à
G. A
Z E
T T
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POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI;
Da Jeudi :3 Décembre :804, lan premier de Pindépendance. NOUVELLES DIVERSES. de son ancienne armée. A cette époque, elie avait
une armée de 500,000 hommes
De Londres, le Septembre. , y compris les réquisitionnaires. Sa population de. 1792 n'a souffert que
Touras les personnes qui arrivent de France par lémigration et les assassinats
. par
civiguesy qui,
assurent que la guerre actuelle est contre le voeu pendant trois ans 1 ont noyé de sang ses. provinces
du peuple 1 et que la rareté de l'argent y est à et ses villes ; elle. a fermé les plaies que laig guerre:
son comble. lui a faite, par une accumulation de huit. ou neuf
La famille de Bonaparte regarde tous les trésors millions d'étrangers, recueillis dans sa circonfèrence,
exigés des nations tributaires. 1 comme son héritage et sur lesquels ses réquisitions sont exercées encore. paternel ; très-peu arrive dans la circulation, et les avec moins de. rémission que sur ses propres citoyense
armées de Napoléon sont entièrement payées par
La première garde nationale servait la plupart.du
le peuple français. Beaucoup de monde pense que temps sans paye, et la charge de ces immenses hordes
le gouvernement aura encore recours à la saisie des incorporées était par cette raison aussi légera.ique:
propriétés et de leurs revenus., C'est par ces sup- les assignats. Une armée alors était plus aisément. plémens de Ia fraude et ces usurpations si variées payée qu'un bataillon ne l'est actuellement, Bona-:
sur les propriétés, que l'on a déjà dissipé les richesses parte aurait-il trois fois autant de conscrits que. ses:
de l'ancienne France, consommé le produit du temps prédécesseurs révolutionnaires avaient de
£
gardes:
présenterdryeist celui delavenir-Mais) la France nationales et de levées en masse :. il ne secatr N
contient-elle encore assez de butin pour renouveller capable, pendant quelque peu de temps que.se fital
sans resse une quantité suffisante de productions de les nourrir, , payer et armer, s au-dessus d'un nombre,
tapable de fournir aux besoins exhorbitans de son proportionné à la différence, entrel le plus haut poins,
souverain ? de son revenu actuel et les millions inépuisables de
Nous avons déjà vu cet étrange gouvernement 7 papier monraie d'alors. ajouter a ses réquisitions de soldats, une réquisition
Les ressources de cette immense fourberie, de ca
du linge et des épargnes du peuple. Par le dernier trafic de confiscations, d'hypothèques frauduleux *-
décret concernant les conscrits 1 il ordonne aux et de billets payables aux porteurs et tirés sur. la,
départemens de fournir les recrues 9 de chemises 2 crédulité publique, sont totalement épuisées i et Ja:
souliers. 1 et 36 francs en argent à chaque ; mais la banque de France et ses billets ne circulent plus que. jeunesse, 3 leurrée par cet appas, , voudra-t-elle pour dans Paris 3 et même que pour un très-faible montant,
cela marcher à la mort 7 La nation 7 fatiguée à la Les moyens du gouvernement ont donc diminud,
fin, ne fera-t-elle point de résistance à ce pillage d'autant depuis 1792 3 par l'épuisement du produit
révolutionnaire ?
36 francs en argent à chaque ; mais la banque de France et ses billets ne circulent plus que. jeunesse, 3 leurrée par cet appas, , voudra-t-elle pour dans Paris 3 et même que pour un très-faible montant,
cela marcher à la mort 7 La nation 7 fatiguée à la Les moyens du gouvernement ont donc diminud,
fin, ne fera-t-elle point de résistance à ce pillage d'autant depuis 1792 3 par l'épuisement du produit
révolutionnaire ? Celui qui prendra surlui des résoudre. des spoliations des propriétés personnelles, des fonds
ces questions, 1 doit avoir une grande confance dans en marchandises saisies, en métaux travaillés, richessea
sa pénétration ; il faut quil posséde le thermomètre de la noblesse et du, clergé, celui des établissemens
du pouvoir de Bonaparte et celui de T'asseryissément pablics, et les trésors du luxe aniassés par quatorze 1
de la nation ; deux choses que T'expérience nous siècles de la monarchie, et pillés et dévastés dana
prouve etre incommensurable. douze ans par la république (A)-
Il est néanmoins possible de comparer les ressources
:
du pouvoir militaire de la France en 1792, avec ceux (1) M. Peltier a raison de dire dans le Numéro XX de son Journal:
actuels. An commencement de la première guerre, a Que vous rendez heureux les' pays od vous mertez le' pied' et, al
vous portez la main ! vous les délivrex a une. minute de Perabacatsin
elle avait un million de garde nationale et les débris des choses de ce monde 2), --- Page 2 ---
Réduit maintenant au système des contributions malgré tes efforts de Bonaparte et de sés généraux 7
publiqnes, malgré leur étendue et les rigueurs mili- les soldats de l'armée d'Angleterre sont deshommes
Girefasecledqualle.abersoat-esigées, silest rapports très-différens des conquérans de l'Italie et deTAlle- -
des financiers français sont vrai, il a été impossible magne ; ils ont éprouvés de grands changemens
aux ministres de Bonaparte de jes faire mprter au dans leur' emploi 9 dans leur esprit et dans leur
niveau des dépenses ardinaires; supposési. que les. composition. plaintes d'un déficit ne soient que des plaisanteries,
La garde nationale à laquelle ils doivent leur oriil g'en egt pas moins propvé : parla supprassion gine-Ataiborganisée d'une maniére mlitaire; elle dtair
dun nombre considérâble" de" demardes urgentes, plus ou moins exercée, remplie de sujets de bonne
que ia recette n'égaie point ies besoins courans. valonté ; fère de sa nouvelle situation , impatiente
Malgré que l'armée syr les câtes, 1 les sénateurs les de déployér son habileté, animée de l'espoir d'une
tribuns et les fonctionnaires publics, à Paris, soient récompense et entrainée par son gout pourles licences
réguliérement payés ; Farmée de Fintérieur 9 les révolutionaires. Lesr réquisitionnaires. qui ont succédés
fonctionnaires civils et militaires ; les hopitaux, les à ces, bataillons de milices, s n'héritérent point ni de
écotes publiques, etc. n'ont point été soldés depuis leur zèle ni de leur émulation ; mais une haine des
dix-hwit mais. Cest aussi par les contributions que étrangers, ane: perspective des établissemens agraires,
Ronaparte a dessein de pourvair aux dépenses extra- la fréquence des faveurs de la victoire et jusqu'ati
orilipajres de la guerre ; d'une guarre défensive., ; désespojr même tout les excita et leur tint lieu de
et qui, apssi lang-temps qu'elle continuera.
été soldés depuis leur zèle ni de leur émulation ; mais une haine des
dix-hwit mais. Cest aussi par les contributions que étrangers, ane: perspective des établissemens agraires,
Ronaparte a dessein de pourvair aux dépenses extra- la fréquence des faveurs de la victoire et jusqu'ati
orilipajres de la guerre ; d'une guarre défensive., ; désespojr même tout les excita et leur tint lieu de
et qui, apssi lang-temps qu'elle continuera. , jettera: courage. On prenait Le soin, ayant de les enrégir
Sur la France tout le paids de l'entretien de ses menter 1 de les assembler dans des lieux ou leurs
Soldats. Ceci explique an partie la rareté de l'argens corps étaient disciplinés 1. et où jusqu'a leur,esprit
et l'étendue de la misére en France ; misère dont même était exercé. on sa plaint si hautement, et qui est si peu écoatée
Actuellement nous voyons des corps de conscrits
par son despotique souverain. arrachés et chassés par T'épée et la baionnette * da
Aussibien la guerre, pas mèmela dernière, excepté leurs familtes i insensibles à l'honneur français > et
vers son commencement, n'a jamais été approurée encore beaucoup plus à la sûreté de T'empire * ils
par. le peuple en France. En' 1792, la moitié de n'envisagent que les persécutions du tyran i revenu
ses- habitans la jugeaient nécessaire oti inévitabte ; de leurs. anciennes illusions, et jettés en foule et
ils: y attachaient la cause de la hberté, 1 la soreté de précipitamment dans les rangs des régimens sans
la France et le soutien de la république 5 ils la aucune instruction préalable. Dans ce mélange hécéfavorisaient de toutes leurs forcés 1 de leurs espé- rogène de saldats, 7 un esprit commun devaitsans
rances et de leurs passions ; le succès déterminaient doute prévaloir L et les nouveaux venus devraient
les moins décidés, le pillage excitait les aventuriers, 2; être formés par les vétérans ;. mais on cherche en
et l'éclat d'une fausse gloire enivrait la vanité de la vain parmi eux les anciens stimulans. Le retour
jeunesse. La masse du peuple espérant de perpétuer d'une discipline sévère a refroidi cette chaleur de
son indépendance et de jouir de l'égalité, considérait lindépendance qui les précipitait dans les remparts
la guerre comme une fête aux dépens desaristocrates. de larèvolution. Comme T'objet etle but ont change,
Actuellement les yeux de la nation sont ouyerts, leur ardeur a gerdu son enthousiasme, : que le temps
es elle n'est plus trompée sur l'objet de la.conti- a refrodi : et qui s'est éteint sitôt que le principe
nuation des hostilités. L'enthousiasme et Illusjon a cessé. d'être le mème. Bonaparte peyz-il espèrer
n'existent glus, et les chants de triomphe ont fait maintenant d'entretenir l'égalité et la liberté parmi
place aux soupirs inutiles, , mais uniyersels aprés le. des soldats qui viennent de luip prèter, comme sujets,
'répos, Ainsi Bonaparte se trouve dans la nécessité, le serment d'allégéance ?'Peut-il leur persuader que
ce.
et Illusjon a cessé. d'être le mème. Bonaparte peyz-il espèrer
n'existent glus, et les chants de triomphe ont fait maintenant d'entretenir l'égalité et la liberté parmi
place aux soupirs inutiles, , mais uniyersels aprés le. des soldats qui viennent de luip prèter, comme sujets,
'répos, Ainsi Bonaparte se trouve dans la nécessité, le serment d'allégéance ?'Peut-il leur persuader que
ce. qu n'était pas le cas de ses prédécesseurs, de les armices françaises en Italie, à Hanovre, en Holcontinuer, la guerre contre la volonté et, l'opinion lande et en Suisse cembattent. pour la sûreté de
piblique, et, de tirer ses secours de ses propressujets. leur pays,, et pour leurs concitoyens, auxquels ils
Cetté concordance da la situation des finances de sont
devenus
C'est sur l'àmour
:
presque
étrangers? la_France avec la situation militaire de cet empire de la gloire que I'on doit. compt r ! Ce sentiment
conservera toute, son.inluence en Cas les armées doit être nourri
lès ditficultés et les dangers ;
preh
que
par
réduites a la défensive éprouveraient une défaite et mais accoutumés vos' troupes aux victoires sans
ne seraient pas capables de pourvoir elles-mémes à combats, aux conquêtes sans.résistance, au pillage
leur subsistance des conquêtes ultérieures. Des sans prétexte, et vous aurez. bientôt une bande de
Pag Cpt
militaieea, dusments cOpeU., qui ont visités, cette voleurs au lieu dé soldats. annéa.las campamans dea français, nous assurent que. Mais en détruisant toutes les sources de la moralité --- Page 3 ---
T -air-intrefons Mor"Tes militairés Tear esprit
On olserre-aBerlin, 4
*
L
Driumtif a Été. 'matérialisé et leur émulaticn: forcé de russes et
icaroe Stza! t.. suédois, yfont une sorte de cottere entrent
dégénérer en' Mabitadeseten désirdu pillage. Is com- et voyent rarement les autres menibresldu corps
hattent-peer-commnettres des-ravages, et ne tendent diplomatique 1 excepté à la cour. Les. ministres
à conquérir que pour: amasser du butin; et l'éteridue autrichiens ét denons - sont it iv méme a rarement + ipoice visités 2
et Timpunité des maraudes commises, ont réduit d'eux. Par le courrier français arrivé à
toutes
Beltialel
les passions de l'armée francaise à celle du Sepiembre 3 Leforest a rèci dés traiter' - sit hoo deux
pillage. Peut *on espérer d'un tei assemblage - ia maisoris de banque de ette tille; pour' Sot la.soms iua Arp
patientée h persevérance 1 l'inflexible courage et de 25,000 loul d'oz. T'ardeur incbtanlable que les dangers réels et les
On a reçu des lettres du: Ferrol, du iosapremtre,
défaites probablas :dérhartent ?
a rèci dés traiter' - sit hoo deux
pillage. Peut *on espérer d'un tei assemblage - ia maisoris de banque de ette tille; pour' Sot la.soms iua Arp
patientée h persevérance 1 l'inflexible courage et de 25,000 loul d'oz. T'ardeur incbtanlable que les dangers réels et les
On a reçu des lettres du: Ferrol, du iosapremtre,
défaites probablas :dérhartent ? De telles troupes 1 qui assutrent C en contradiction de Ia nouvelle OntuHrTOT S
une fois vaincues; $ peuvènt - elles être ramenées au mandue parle chargé danstre:d'typagne) que 20,000
combat, auquel elles n'ont jamais marché qu'avec des insurgés s'étaient retranches pour résister ah
lespérante depillerdes ennemis sans. defense ? Nous gouvernement espagnol 3 mnàts que ce demet.S
tencévons linpétuosité de leur attaque ; mais aussi lieu de céder à lenrs propdations, avait 21a42 ordonné
nous gonrevons l'ipétuosité de leur fuite $ une de faire marcher de toutes parts confie eux, et
fois qu'elles" 'sont mises en déroute. qu'en conséquence les forces qui sont
Noas Sottres êntres uh peu avant dans toutes devaient partir par - Pai mer pour - bituo, avec .d.feprol Ja plus
ces particularités, qui prouvent la situation réelle grande célérité. i
des finances et de Tarmée. en France, et la nécessité
Des capies, dit uné garette de Londres rask
oi est Bonaperte d'exécttér 3 sans déki, : Sa tant réponse de Bonaparte à Miltinatuin de
I9T
mnenace de l'invasion
rerie
longue
; parce que-ses armées de Russie 2 chculent actuellement au continent.ds
Sont incapables, par; leur pauvreté i de supporter I'Europe. Nous n'avons pas encore reçu uhe copie
long - temps one guerre défensive 1 et hes' soldats entiére de cette pièce, : tri ést écrité ei" Kehd4 DE
désirent un pillage imhinédiat ou ane prompte paix. phas fnsnltans et avec :: Ta, plais injuste et *LRENP
tessons
instant
ILT: a
maligate
Ne
donc' un seul
d'etre. sur nos
va suivre. une. s
Leinat qui
peut donner idés asse
gardes 1 êt alors nous serons convaincus que les correcte de cette sigulière prodaction. eeaf I A
premiers arcs de triomphe de Napoleon seront brentot
Apresavotr annonce que la France ne se hustit
éouchés dan's Ia poussiere or chiagés en monument jamais. dicter des lois,par aucune puissance ni SD. made SUT la
funéraire. terre, Bonaparte demande : Pourquai si Tempereur
Une letre de Berlin, du 4 Séptembre, assure de Russie: desire la guerre, irne altrlind',
sufe
:
:
piodes
que la correspondance privée entré empereur de sessenthrens ? Pourquoii i ne commence di Bes TKASUE desdite
Russie et le oi de Prusse, qui avait été suspendue Te hostilités 5: avec rourage platbt que d'avoir récoers
depuis le meurtre du duc d'Englein, a été renou- au prétexte artifirieux de demander satisfaction a
vellée; et que depuis trois semaines, quatre courriers la violation du territoire de T'Allemagne par PArReg
sdnt arrivés, venant de Russie 3 ety sont retournés, fation et-le préténdu astassinat du duc
SUpELi :
A
dEnehan
sans autres dipèches que la correspondance impériale 1 continue à justifier ces étranges principea) et
et.
Englein, a été renou- au prétexte artifirieux de demander satisfaction a
vellée; et que depuis trois semaines, quatre courriers la violation du territoire de T'Allemagne par PArReg
sdnt arrivés, venant de Russie 3 ety sont retournés, fation et-le préténdu astassinat du duc
SUpELi :
A
dEnehan
sans autres dipèches que la correspondance impériale 1 continue à justifier ces étranges principea) et
et. royale. Afin d'empécher les agens-de la potice demande après cela 1 d'une manière isuhaanrs # s
secrête de. Bonaparte r d'arrêter et de spolier ces l'empereur de Russie n'aurait: agit de ARTIGT
courrièrs, it sont accompagnés, 7 tant én Prusse qu'en fal aalls uné'
I
PEs
? :
circolistante
H'é
C.:
:
conpinuaue
d
Russie, d'ufe escorte dé dragons et de hussards. remarquant 2. quil ne pouvait pas suppoler: .qi'im
L'émissaire de Bonaparte à Berlin, M. Laforest, monarque qui avait senti. un intérét si vif dans tettà
ne reste- point oisif, 1 ayaht tenté de corrompre unt occasion : n'atirait pas einploye tolk se
jemne homne parvertu dernieremeut a être sécrétàire
:
:
danye
se A justice des meurtriers de son père € Keme
d'une personne jouissant d'une" haute. faveur à la pereur Paul) s'ils avaient été. à sa portée. Nons
cour,. tant auprès du, roi que de lareine ; mais qui espérons d'ètre bientôt capable de donaer a"do3
heureusement n'était pas instruite d'autres secrèts lecreufs die copié éntière de cétte note. :i,
qlie' ceux de Tatministration interieufe'du royaume. De Paris,5 SepremBre. Cette tentative a été dérouverte par les' dépenses
extravagantes de sa. victime 1 qui est" actuelleineuf
Un rapport circulait la semdjne paiste, à la'boutse
renfermée à Spandaw. On dit que les pareris de ce' de Marseille', 1 que T'ehigereuf dé Risie" aval
-
1s
.) y91
A
jeune homme se sont plaints, dans, une pétition à meitre' uin embargo sur. tous Ie batmena dans. la
Bonapatte, delà" conduite perfide de, Laforest'; mais - port d'Odessa. On conçlut' de ceite mesure'ycqne lp
on dévine aisément qu'elle sera la réponse. cour de Saint - Pétersboug a dessein d'embarquer --- Page 4 ---
toutes les troupes qui sont campées dans le voisinage parte,, princesse de Borghese 9 ont envain tâché de
de cette place, et qui, dit-on, 2 se montent à quarante réconcilier l'empereur avec son frére 9 à qui ila
mille hommes. défendu de mettre le pied, non-seulement en France,
mais meme sur le territoire des républiques d'Italie. De Constantinople, le 24 Juillet. Un vaisseau de 74 et un de 50 et deux transports
E M P IRE D'HAITI
russes sont arrivés dans la mer nuire, à Bujardane, 3
le 14 de ce mois, , et ont contnué leur route pour
Corluu. C'est le cinquième convoi de cette sorte
Liberté Ou la Mort. qui soit passé par les Dardanelles : et destiné pour
O
les ports - des Sept Isles. Ces vaisseaux avaient
R D N N A NC E.
Juillet. Un vaisseau de 74 et un de 50 et deux transports
E M P IRE D'HAITI
russes sont arrivés dans la mer nuire, à Bujardane, 3
le 14 de ce mois, , et ont contnué leur route pour
Corluu. C'est le cinquième convoi de cette sorte
Liberté Ou la Mort. qui soit passé par les Dardanelles : et destiné pour
O
les ports - des Sept Isles. Ces vaisseaux avaient
R D N N A NC E. à bord 400 ouvriers et 1,000 honnies de troupes I
J. A C QU E S I"'
qui portent le nombre de. troupes russes dans cette
Empereur d'Haiti. république, à 6 ou 7,900 homines. Ce dernier ren-
"fort était accompagné par. le général Auerep, qui
Vu la protection et la bienveillance qu'il accorde
doit commander en chefl les troupes de cette nation. aux étrangers qui ont des relations commerciales avec
;Le général Spring Portier, qu'on supposait y avoir cette ile, qui, bien loin de ne s'occuper que de leur
passé pour prendre le commandement, partira des commerce et de respecterl les lois du pays aveclequel
Sept Iles pour se rendre en Italie. its traitent 1 tiennent la conduite la plus extraordinaire, , en facilitant l'évasion des hommes et femmes
De Londres, le 19 Septembre. de couleur, naturels du pays. La malle de Hambourg quiestarrivée aujourd'hui,
Veut et entend ce qui suit pour être exécuté
nous a apporté les nouvelles suivantes. dans toute' l'étendue de ses états. Le titre d'empereur des français que s'est donné
Art.' I". Tout bâtiment étranger, armé ou non,
Bonaparte, 1 a été notifié à la sublime Porte : il fut à bord duquel il se trouvera une ou plusieurs perreçu avec les expressions de complimens d'usage ; sonnes indigénes qui seront enlevées de ce pays pour
être conduites dans
mais sur la demande d'étre reconnii par cette puisl'étranger 7 le capitaine sera
sanice, elle donna pour réponse 1 quil serait assez arrêté mis en prison pour dix mois et ensuite il
temps de le faire, quand les deux grandes puissarices sera renvoyé dans son pays, avec ordre de nè plus
de
et la
en auraient reparaitre dans Haiti ; le bâtiment et la
IEurope 1 T'Angleterre
Russie,
cargaison
donné l'exemple. Ceci montre assez clairement que seront confisqués au profit de l'état. la Porte se souvenant encore de la perfidie francaise
II. Tout indigène pris à bord desdits bâtimens
manifestée l'invasion de lEgypte, a plus de con- étrangers, sera fusillé en place publique. fance dans e gouvernement contre lequel la France
Les généraux de division et de brigade, les commandans
et de
. tâche d'exciter sa jalousie > qu'elle n'en. a. dans le
d'arrondissement
place, sont chargés
cabinet de Saint-Cloud. de l'exécution de la présente ordonnance, chaçun
On témoigne en France une grande inquiétude en ce quile concerne. sur le nombre de vaisseaux et des troupes russes qui
Fait Anotre palais impérial du Cap, le 2a Octobre
ont passé le. Basphore,: Tout,ce que la. ruse. a pu 1804, Tan premier de Tindépendance 1 et de notre
suggérer, a été mis en usage pour engager les turcs régne le premier.
de l'exécution de la présente ordonnance, chaçun
On témoigne en France une grande inquiétude en ce quile concerne. sur le nombre de vaisseaux et des troupes russes qui
Fait Anotre palais impérial du Cap, le 2a Octobre
ont passé le. Basphore,: Tout,ce que la. ruse. a pu 1804, Tan premier de Tindépendance 1 et de notre
suggérer, a été mis en usage pour engager les turcs régne le premier. à empècher qu'il n'en passe plus dorénavant i mais
Signé J A C Q U RS. on a la certitude que tous ces efforts seront vains,
Par
et que dans le fait, ces troupes y sont envoyées pour
l'Empereur 3
protéger les provinces grecques, 3 sous la domination Le Chef d'Escadron, 1 près Sa Majesté
les
Zurque, contre tentations que les français pourimpériale,
raient faire dans cette partie. CARB O N N E. On rapportait il y a' quelques jours : dans lés
bourses de Rotterdam et d'Amsterdam, que Lucien
Bonaparteavait fait desremises par Livourne, Génes,
AV IS D IV E R S. Venise et Trieste, à diverses maisons de banque en
Hollande Hambourg et Lubeck, pour au moins 20
On vend a lImprimerie T'ALMANACH de Cabiner,
millions de livres, qui devraient être placés dans les pour T'Année 1805. Prix, un Gourdin. fondsa anglais sous divers noms; ;1 maisquel les espions de
1. M,:] Robert Lillibridge commandant le navire
son frère Napoléon ayant découvert cette manceuvre américain Three Sisters, de Philadelphie. 3 prévient
politico - financière, il, a contrécarré les projets de le Public de ne pas fournir, des boissons ou affets
Lucien ; et qu'a l'exception de six millions que ce quelconques, à crédit, à l'Equipage dudit Navire,
dernier avait fait partir, 2 on avait mis un embargo avecl'espoire d'avoir recours àl luip pour leur payement. 1
surlereste. On dit même que. deux agens de Lucien car il n'acquittera aucune dette qu'ils pourront
ont été arrêtés et envoyés en France 7 et. qu'on a contracter. fait passer des ordres à Lucques, oû Lucien résidait,
3. M. Calame 1 horloger, offre ses services
pour le faire arrèter ; mais quil avait déjà effectué tout ce qui concerne son état : ceux qui tibour
'sa fuite sur un bâtiment neutre à Livourne, et avait reront deleur confiance seront satisfaits. Sa demeure
fait voile pour l'Angleterre ou les États-Unis, 1 avant est dans la maison du médecin Justamont 3 place
l'ordre n'arrivàt. Nous ne pouvons fixerle degré d'Armes. 3 crédit que ces différens rapports méritent. Nous
davonanéanmoins, par deslettres sde France etd'Italie, Au Cap, chez P.Roux, imprimeur de
madame
l'Empereur,
que
Bonaparte la mère et Paulette Bona- r
rue d'Anjou et place d'Armes.
IEurope 1 T'Angleterre
Russie, cargaison donné l'exemple. Ceci montre assez clairement que seront confisqués au profit de l'état.
la Porte se souvenant encore de la perfidie francaise
II. Tout indigène pris à bord desdits bâtimens manifestée l'invasion de lEgypte, a plus de con- étrangers, sera fusillé en place publique.
fance dans e gouvernement contre lequel la France
Les généraux de division et de brigade, les commandans et de tâche d'exciter sa jalousie > qu'elle n'en. a. dans le d'arrondissement place, sont chargés cabinet de Saint-Cloud. de l'exécution de la présente ordonnance, chaçun
On témoigne en France une grande inquiétude en ce quile concerne.
sur le nombre de vaisseaux et des troupes russes qui
Fait Anotre palais impérial du Cap, le 2a Octobre ont passé le. Basphore,: Tout,ce que la. ruse. a pu 1804, Tan premier de Tindépendance 1 et de notre
suggérer, a été mis en usage pour engager les turcs régne le premier.
à empècher qu'il n'en passe plus dorénavant i mais
Signé J A C Q U RS. on a la certitude que tous ces efforts seront vains,
Par et que dans le fait, ces troupes y sont envoyées pour l'Empereur 3 protéger les provinces grecques, 3 sous la domination Le Chef d'Escadron, 1 près Sa Majesté
les
Zurque, contre tentations que les français pourimpériale, raient faire dans cette partie.
CARB O N N E.
On rapportait il y a' quelques jours : dans lés bourses de Rotterdam et d'Amsterdam, que Lucien
Bonaparteavait fait desremises par Livourne, Génes,
AV IS D IV E R S.
Venise et Trieste, à diverses maisons de banque en
Hollande Hambourg et Lubeck, pour au moins 20
On vend a lImprimerie T'ALMANACH de Cabiner, millions de livres, qui devraient être placés dans les pour T'Année 1805. Prix, un Gourdin.
fondsa anglais sous divers noms; ;1 maisquel les espions de
1. M,:] Robert Lillibridge commandant le navire son frère Napoléon ayant découvert cette manceuvre américain Three Sisters, de Philadelphie. 3 prévient
politico - financière, il, a contrécarré les projets de le Public de ne pas fournir, des boissons ou affets
Lucien ; et qu'a l'exception de six millions que ce quelconques, à crédit, à l'Equipage dudit Navire,
dernier avait fait partir, 2 on avait mis un embargo avecl'espoire d'avoir recours àl luip pour leur payement. 1
surlereste. On dit même que. deux agens de Lucien car il n'acquittera aucune dette qu'ils pourront
ont été arrêtés et envoyés en France 7 et. qu'on a contracter. fait passer des ordres à Lucques, oû Lucien résidait,
3. M. Calame 1 horloger, offre ses services pour le faire arrèter ; mais quil avait déjà effectué tout ce qui concerne son état : ceux qui tibour
'sa fuite sur un bâtiment neutre à Livourne, et avait reront deleur confiance seront satisfaits. Sa demeure
fait voile pour l'Angleterre ou les États-Unis, 1 avant est dans la maison du médecin Justamont 3 place
l'ordre n'arrivàt. Nous ne pouvons fixerle degré d'Armes.
3 crédit que ces différens rapports méritent. Nous davonanéanmoins, par deslettres sde France etd'Italie, Au Cap, chez P.Roux, imprimeur de
madame l'Empereur, que
Bonaparte la mère et Paulette Bona- r rue d'Anjou et place d'Armes.