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- Numero 4. )
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POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI,
Du, Jeudi 6 Décembre 1604, l'an premier de Findépendance. LES DIX-HUIT AVENTURES
Cacambeau. Vous allez m'entendre, Messieurs
et vous en jugerez ; car en vérité je ne Yous
Dit citoyen CACAMBEAU, , nommé ci-devant cacherai rien. le géneral ROCHAMBEAU 3 fils du premier
Mon père, afficier loyal
Maréchal de France, révolutionnaire J
Pour les patriores $
Fur le premier maréchal
Ou Dialogue et Couplets nouveaux 9 tels
Des fiers sans culortes :
qu'ils ont eté chantés par le susdit Citoyen, s
Trois furenc nommés, dit-on, A
après avoir bu quatre bouteilles de Madère, 7
Ils curent tous du bâton. Deuxième aventure, b gut . en venant de Saint-Domingue. Deuxième aventure :
In vino veritus. Tous les Officiers 1
Sur T'Air : La bonne aventure 1 d gué. Frappanre aventure s 6 gué,
i
Frappante aventure ! ( La scène est à bord de la Frégate. Le Capitaine,
plusieurs Officiers et Cacambeau sont à table.)
Le Capitaine. Comment 1 Citoyen * da" Baron :
je ne croyais pas que Ie militaire fit soumis, dri,
France, 7 à cette discpline prussienne ! Mais contezLs Capitaine. Parbleu, Citoyen, puisque vous nous donc un peu comment M. votre Pére recut
n'avez' plus rien â craindre ni des noirs qui auraient cela au commenrement de la guerre de Ia révolution
bien roulu vous rôtir rni des anglais vous ont
Cacambear: Ha ! je vois bien que vous ner m'ertsauvé du rôtissoir. racontez-nous donc 2 quelques- tendez pas 1 Messieurs. Quand dis quil eut du
unes de vOs aventures 7. car nous avons
bâton, je ne veux dire'
s'en mêa
beaucoup
pas
E justice
;
entendu' parler de vous sans vous connaitre ; ne mais seulement que pour R récompensér de son
vous génez pas ; le grand juge n'a pas encore d'es- civisme 3 on lui accorda le bâton de maréchal de -
pions sur mer ; songez quil n'y a que les poissons France ; ainsi qu'à Luckner. 1 pour avoir toujours
et nous qui vous écoutons. battu,auparavani, lest troupes du roi; etaM.deSégur,
Cucambeau. Le service que vous m'avez rendu, pour avoir permis au baron de Besenval de lui faire
Messieurs, et sur-tout le bon diner que vous me un fils qui, par ses chansons et ses madrigaux,
donnez 1 après Ie jeune rigoureux que m'ont fait mettait d'ètre un jour un excellent eangperAfit
observerles nègres, méritent bien queje condescende
Le Capitaine. T'entends, maintenant, ; mais sans
à vOs désirs; ainsi donc sans prélude ) ni préambule, 3 doute il l'avait mérité, ou ille mérita par la suite. Cucambeau. Certainement,
a
Messieurs,
messicurs les
allez
Je vais,
Anglais,
voir
aurait mérité bien d'autres choses', vous ainsi
( Vous pourrez m'en croire )
quil si l'on nous àvait rendu justice ; mais Yoici
De mon nom, de mes hauts faits
que moi,
Vous chanter l'histoire :
le fait :
Mon pom ; jadis Rochambeau,
1 frt un grand général,
Est aujourd'hui Cacambeau. Sans livrer bataille;
-
Première aventure - a gué,
Mais qu'on est traité bien mal,
Première aventure !
Je vais,
Anglais,
voir
aurait mérité bien d'autres choses', vous ainsi
( Vous pourrez m'en croire )
quil si l'on nous àvait rendu justice ; mais Yoici
De mon nom, de mes hauts faits
que moi,
Vous chanter l'histoire :
le fait :
Mon pom ; jadis Rochambeau,
1 frt un grand général,
Est aujourd'hui Cacambeau. Sans livrer bataille;
-
Première aventure - a gué,
Mais qu'on est traité bien mal,
Première aventure ! Menant la cnaille. Il vit ses soldats héros
Cacambean. Allons, Messieurs, faitesdoncchorus. Avalér leurs géntraux (1). Tous les Officiers chantent :
Troisième aventure , a pué;
Troisième aventure :
La noble' aventure s 6 gué ;
la noble aventure! Tous les Officiers,
Le Capitaine. Mais, Citoyen, vous étiez fils de
Terrible avenrure, 6 gué, D
quelqu'un qui sans doute occupait un certain rang
Terrible aventure ! en France. Qu'était M. votre Père ? Que faisait-il? Etait-il un brave homme ? ou bien n'était-ce qu'un
homme brave ? à Le général Théobald Dillon, s massacré $t ràti paxr ses soldate
R célabre secraite de Quieyrain, --- Page 2 ---
I 14 J
Ze Capitaine. Et Yous, Citoyen, que faisiez-vous
Le Capitaine. Mais permettez - moi : citoyen
ajors caràyotre. physionomie, on voit bien. que Général. de YQus. observer 51 vous n'axez fait
vous avez dtanssi dans la révolution.
que hurler dans les clubs
republique 1 vOuS figurer
Cacambeau. Moi, Messieurs 7. ah ! je ne m'en battre quatre contre un fuir devantle drapeau blanc. cacherai point; ; je m'en fais meme honneur, * et vous àl la Martinique, puisabaisser le pavillon tricolor, A la
saurez donc que pendant ce témps-la,
premiére sommation, devant le pavillon britannique, 1
vous n'avez pas fait grand chosë
mériter la couMoi toujours des jacobins
ronne civique, nil les hionneurs triomphe, ni une
Suivant
ACtE
la cohorte,
place danslalégion d'honnenr, : nimémel les dépoullles:
Auz, briiears * aur assagsins,
de
de vos victimes. Jc prétais main-forte i
Cucambeau. quelques-unes J'en conviendrais. Capitaine, si je
E: mon zèle anti-royal
n'avais fait: cola ;mais vCUE dtes le seul au monde
Me fic bienror gépéral. juc
- La bonne avensure 1 a gué,
qui me connairsiez aussi peu. et qui me jugiez aussi
La bonne aventure :
mal. Ecoutez un peu, et apprenez que pendant la
révolution.,
Tous les Officiers >
La grande aventure. s 6 gué,
J'ai pillé, jai bu dusang, *
Ly graode Avenfure :
J'ai faic des noyades 1
e Ee Capitaine. Comment, Citoyen, vous parlez
J'ai, sur le noir. - sur le blanc, 1
de préter maint - forte aux assassins. comme d'une
Fair des fusillades ;
action honorable ! Cela nous parait fort étrange. Et roujours bon cirayen D
Cacambean. Parbleu, Messieurs, c'est que vous
Sous Barras je nc tus rien.
pillé, jai bu dusang, *
Ly graode Avenfure :
J'ai faic des noyades 1
e Ee Capitaine. Comment, Citoyen, vous parlez
J'ai, sur le noir. - sur le blanc, 1
de préter maint - forte aux assassins. comme d'une
Fair des fusillades ;
action honorable ! Cela nous parait fort étrange. Et roujours bon cirayen D
Cacambean. Parbleu, Messieurs, c'est que vous
Sous Barras je nc tus rien. n'avez pas la plus petite connaissance de la liberté
Septième aventure , 6 guc
révolutionnaire, ni de la régénération des peuples. Sepcième aventure ! I est des maladies dont la guérison exige d'abondantes et longues saignées. Eh bien ! Messieurs, 1
Tous les Officiers 1
appliquez à la politicpue ce principe de médecine :
c'est ce
nous avons fait et faisons encore. Des
Piteuse avencure. , 3 guk,
milliers 8c" citoyens Français onk été égorgés par
Piteuse aventure ! nous ou par nos fondés de procuration, mais cela
ne doit pas s'appelier assassiner : e'était saigner 3
Le Capitaine. Citoyen 1 Faus êtes cependant
purger, pllebotomiser la Frarice pour la guérir. quelque chose aujourd'hui ; vous êtes général, proexécuteur des hautes cenvres et de la liaute
t Le Capitaine. Majs enfin citoyen Général., la consul,
mort du, malheureux roj de France est sans daute: justice de Buonaparté, spoliateur des blanes, exterle crime du seul Robespierre 2
minateur des noirs, et le tout au nom de la liberté
Cacamigas Du seul Rohespierre ! Ah Ine vous et de l'égalité. Voilà des titres qui.prouvent la granrde
considération dans laquelle vous tient le
trompeA pas 3 Capitaina 3.C moi qui vous parle
gourer
ACI CEHSANVSRt,
nement actuel. Ds ses exnloits incuis,
Cacambean. Cela est vrai, Capitaine ; aussi je
I'érpule g Lapôtre, 9,
ne me plains que du passé et non du présent ; Car
Tai pour la EOET de Aoyis. il faut avouer que depuis Ie Premier Consul est
Signa comupe yn suxtr:
devenu le premier citoyen, R rétat, 1 oû pour mieux
Jg syis franc, et.le bpurreau,
maintenir fégalité, il ne veut point avoir d'égaux,
Fik ce qu'gte fsik Caramhe. il m'a assez bien traité; oui, Monsieur, j'ose le dire
Ginquieme avonkure + 6: EH,,
sa louange et
la mienne. 1 lorsque le ravage
Cinquièmne avegture ! BC St-Domingue et Rote bouleversement des propriëtes
ous. Mar Officiers,
coloniales furent résolus dans ses conseils,
Horrible. ayenrure : 6 gué,
Buonaparté, plus que tous 3
Horable ayenture ! M'a rendu justice ;
te Capipaine. I parait 1 Citoyen, * que vous avez
Il a su, d'après mes goûzs,
surpassé les plus fameux jacobins pan Totre zele
M'offrir. du service. révolutionnaire ; et je ne crois pas que vous. ayez. Va, , dit-il s cours me renger, a
été récompensé selon vos. mérites. Voler, piller, égarger. Cacambeau. Ah! vous avecbienrakson, Capitaine
Huitième avencute , 6 gué,
Car sans me Alatter, jai fait autant qu'un autre pour
Huitième aventure ! la révolution. Tous les Officiers,
Au club des républicains,
On m'a vu combagre.
naire ; et je ne crois pas que vous. ayez. Va, , dit-il s cours me renger, a
été récompensé selon vos. mérites. Voler, piller, égarger. Cacambeau. Ah! vous avecbienrakson, Capitaine
Huitième avencute , 6 gué,
Car sans me Alatter, jai fait autant qu'un autre pour
Huitième aventure ! la révolution. Tous les Officiers,
Au club des républicains,
On m'a vu combagre. Brillante avencure 1 d gué,
Nous étions de fiers mâtins
Brillante aventuge ! Deux cens contre, quarte :
Mais devant le drapeau blanc 1
Le Capitaine. Citoyen 1 la mission pouvait être
Béhague me vit filant. digne de vous et de votre courage ; mais elle n'était
Sixième aventure 2 a gué,
pas très-facile 7. ce me semble. Sixième aventure :
Cacambeau. Pas facile., Mansieur ! pour vous
Tous les Oficiers J
auresanglair, peut-être 1 qui ne connoissez at n'emPrudente avenrure s 8 gué, 1
ployez, en fait. de conquètes
la vieille roitine
Prudente ayenture :
de Ia loi de la guerre et du adard des gens; mais le --- Page 3 ---
Ib )
Grand Consul, qui n'employe jamais que de grands Lyon, 1 la Suisse, le Caire la Mendée, etc. Proftes
nioyeris, m'avait dit en partant :
de notre exemple, et sachez bien que, 7
Promets-leur la liberté,
Soir après d'affrenx combats >
Porces-leur des chaines ;
Soit pendant les siges,
Fais-les, s'ils t'ont résisté, 3
Nos traités 3 dans tous kes cS 3
Rôrr par centaines 3
Sont toujours des picgesQue la mort, le déscspoir
Nous proposons bien la pix,
Vole enfin du blanc au noir. Nous De la voulons jamais. Neuvième avegtre', a sut,
Douzieme aveture 3 6 ne, s
Neuvita: aveature :
Douzième avenrure a
Tous les Officiers . Toue les Offciers, 2
Barbare aventure, s 6 gut,
Perfide avencure > 6 gué,
Barbare aventure! Perfide aventure ! Le Capitaine. Chacun a ses
Le Copitaine. Pour une ame comme la vôtre 1
principes, Citoyen ;
dans
et les vôtres ne sont les mens,
citoyen Rorisseur. 1 je vois bien, ,
tous les maspas
heureusement
pour vous. Mais enfin, arrivé à Saint
sacres ordonnés, 1 de quoi satisfaire votre gout, mais
fites-vous ? -Domingue 7
non pas votre intérêt, etc. que Cacambean. Ah ! cela est
Cacamheau. Ah ! vous vous trompez grossié- facile à deviner. parbleu, Monsieur,
rement, Capitaine ; ilyavait de quoi satisfaire pleinement Tun et l'autre; : car le dernier paragraphe
J'ai d'abord avec Leclerc
de mes instructions secrètes portuit :
Rempli mon message 5
Le poisoa, , le feu, le fer 1
Que roure habitation 3
Marquaient mon passage,
Jadis bien d'un aurre 3
Prisonniers fairs et trakis,
Au nom de Ia nation ,
Blarics ct noirs, tous sont ocels.
Capitaine ; ilyavait de quoi satisfaire pleinement Tun et l'autre; : car le dernier paragraphe
J'ai d'abord avec Leclerc
de mes instructions secrètes portuit :
Rempli mon message 5
Le poisoa, , le feu, le fer 1
Que roure habitation 3
Marquaient mon passage,
Jadis bien d'un aurre 3
Prisonniers fairs et trakis,
Au nom de Ia nation ,
Blarics ct noirs, tous sont ocels. Devienne la nôtre 1
Treizième atenture s 8 gné >
Pour ma sceur a pour moi, poar toi, s
Fteizieune auencure :
Prends , pille, et dis , c'est la loi. Dixième avenrure : à gut >
Tous les Officiers, s
Dixième avemare :
Affreure avenrure, agt; ;
Affreuse avencore ! Tous les Officiers,
C9
Le Capitaine. Fort
La riche zvenrure - 8 gué
blen, digne Carsren, fort
La riche aventure ! bier; je vous reconrais la. Que faisaif cependant
Yotre chef Leclerc ? Le Capitaine. Vos instractions, citdyen Genéral,
Cacambeau. Ce qa'it faisait ? Cerfes, Yous vous
etaient précises, je le vois, 7 et bien dignes de ceux en doutez bien, j'espère 5 mais au milen de sout
qui FOus envoyaient; ; mais comment avez-vous fait triomphe, et dans le moment oû i nes yattendattwa
pour les mettre à exécution ? Car les noirs étaient
II périt, et. son trépas, f:
armés : maitres du pays., et plus forts que. vous. Ramène le trouble:
Cacambeau. Ceta est encore vrai Messieurs ;
Seul je commando aux soldacs,
mais coanine je vous l'ai dej dit, nous avons des
Ma fureur redouble;
moyens que vous rejetez comme injustes, et que nous
Je foule aux pieds les tombeaur; 3
employons comme nécessaires, et par consèquent
Et chante avec mes bourreaux. A
toujaurs très-équitable. La bonne aventure - à gué,
La bonne aventure ! On trompe + avec rn rraité 3
Toussaing Louverture S
Tous les Officiers s
Ensuite il cxt acrétf :
Superbe aventure a 8 EE,
On l'embarque, 3 il jure ;
Superbe avediture! Et bientôt, dans un cachot,
En France, il meurt comme un sot. Le Capitaine. Mais est. - ce que les noirs, les
Onzène. avencure, à gué,
blancs,. les mulâtres, A toute la colonie enfin nE sa
Onzième avenrute
révolta pas contre vous, 2. après tant d'atrocitàs,
Cacambean. Voila précisément ce: qui agniya:,
Tots les Officiers J
Capitaine, et nous ne nous Y attendions pASI 41
Cruelle aventure, 6 gué,
les noirs d'abord çonarecad $
I
Cruelle aventure 1
Repremede courage'y
is
Leurs baraillons forcenés
Le Capitaine. Citoyen, souffrez.que vous dise
Surpassaient ma rage *
franchement qu'en cela votre conduite
point du
*
Ils triomphaient chaque jour, ::
tout Sté Ioyale ; car certainement, > les capitulations, 7
Et nous grillaient à keus tour
les redditions les traités sont des engagemenssacrés
Quinzième aventure * & suf;
parmi nous militaires. Quinzième aventure.,. Cacamnbrau. Oui sans doute 1. parmi nous militaires du vieux règime 1 mais le nouveay, a.
ma rage *
franchement qu'en cela votre conduite
point du
*
Ils triomphaient chaque jour, ::
tout Sté Ioyale ; car certainement, > les capitulations, 7
Et nous grillaient à keus tour
les redditions les traités sont des engagemenssacrés
Quinzième aventure * & suf;
parmi nous militaires. Quinzième aventure.,. Cacamnbrau. Oui sans doute 1. parmi nous militaires du vieux règime 1 mais le nouveay, a. ses
Tous les Officters 1
principes qui ralent bien, les. votres ; et comment . Très-juste aventure, ogut,
reussirions-nous sans cela ? Rappelez-vous Quiberon,
Très-juste aventure! --- Page 4 ---
- IO. I
La Capitaine. Mais que faisiez-vous donc de vOS
Le Capitzine. Allons, reierez-vous. Je vous parinvincibles phalanges ; citoyen Général ? N'avaient- donne en faveur du vini que vous avez bu, et de
elles fait. tant de. bruit et de mal en Italie que pour la confession que vous venez de nous faire sur votre
venir se faire honteusement vaincre et manger par vie passée ; niais counue vous n'etes qu'un traitre,
les nègres ; je croyais en vérité que vOS soldats en qui aves roulu nous fuire bruler par les boulets
valaient au moins quatre à T'armée, ainsi que vous ronges desn negres, dans le port du Cap ; quin'avez
valiez quatre jacubins au club. aucune foi duns les traités, aucun respect pour les
Cacambeau. Songez aussi, Capitaine 9 que dans droits les plus sacrés, aurune religion, aucun honces derniers temps 5 ils étaient dix contre un, et que neur - je vais vous surveiller scrupuleusement, et
notre armée manquait de tout. ie gouvernement anglcis, d'apres mon rupport
Enfin dans les inurs du Cap 1
prendra sans doute les plus grandes précautions pour
vons
de
vos ascocide
Riduit presqu: en cendee
empécher rorrespondre aver
Pris comme im mort dans son drap, 3
les jacobins, les brileurs, noyeurs et massacreurs >
Il fallut me rendre. les régicides, et les régénérateurs des peuples. Alors du noir révolté
Extrait de 1'Ambigu, par PELTIER. J'implorai Phumanité. Sciziëme avenrure, 1 6 gué,
M OUVEMI ENT DE LA RADE. Seizième aventure ! Tous les
A R RIY ÉE DE N A VIRE S. Officiers J
Honteuse ayenture, J 6 gué 1
Du 30 di mnois dernier au 3 du courant. Honteuse avencure ! La goélette Lyon, , cup. Arthur Watson, venant de
Le Capitaine. Oh ! quelle honte pour vous 1
Philadelphie 1 churgée-de provisions et marM. le citoyen Général M. le Régénérateur des
chandises. séches. peuples, quelle honte d'être obligé de réclamer les
Twin
Richard
de
droits del l'humanité que vous ne respectates jamais I
Brothers, Cap. Pitt, Baltimore,
chargée de provisions et marchandises sèches. de dire à des noirs que vous aviez tour à tour proElenor, Cup. Joln Yeaton, d'Atexandrie, chargée
menés de l'esclavage â la liberté, et de la liberté à
de provisions et inarchandises séches. l'esclavage : Soyez humains envers nous 9 après que
vousles aviez traités si inhumainement ! Quelle honte
Di É PA RT D E N A VIRES S. de solliciter la bonne foi de ceux que vous aviez si
Du 50 du mois dernier ais 5 du courant.
tour proElenor, Cup. Joln Yeaton, d'Atexandrie, chargée
menés de l'esclavage â la liberté, et de la liberté à
de provisions et inarchandises séches. l'esclavage : Soyez humains envers nous 9 après que
vousles aviez traités si inhumainement ! Quelle honte
Di É PA RT D E N A VIRES S. de solliciter la bonne foi de ceux que vous aviez si
Du 50 du mois dernier ais 5 du courant. souvent trompés ; la paix de ceux à qui vous aviez La goëlette
cap-, Georges
et
apporté le carnage la guerre ; la clémence de ceux
Baltimore Rosanna, , charg. de sucre et bois Mooney, de
pour
vous aviez accusés de votre barbarie ; la liberté
Severn,
Mills,
campéche. 3 ceux que vous étiez venu charger de fers; ; la vie
cap. pour Baltimore, chargée de
cafe et de bois de campèche. enfin de ceux surl la tête desquels vous aviez, pendant La frégate la Blanche. commandée
M. six mois, promené le glaive de la mort avec un rafila Jamatque. par Mudge,
nement de cruauté qui n'eut jamais d'exemple que Le navire pour l'Alert,
John Lewis
les
parmi. ceux' qui vous avaient envoyé ! Gonaives, chargée capitaine de provisions. 1 pour
Cacambeau. Que dites-vous, Capitaine ? Sachez La goèlette Plato,
Paul Gold,
qué jen'en serais jamais venuacette triste extrémité,
cap. pour Baltimore,
si j'avais reçu des renforts de France. Ce n'est donc
chargée de café et de bois de campèche. pas ma faute, sije n'ai pas exterminé le reste des
habitans de Saint-Domingue 5 et puisque vous m'atD
E
taquez de la sorte, 3 je pais et dois vous répondre sur
A V I S
I V
R S. le même ton, et vous dire avec" plus de raison :
1. Madame Depaloir fait des parasols, à franges >
C'est a vous que nous devons
dans le dernir gout. Sa demeure est rue d'Anjou,
Nos malheurs peut-etrc;
vis-a-vis l'imprimerie. A vous, 7 insolens bretons, 2
2. M. Lagrouë notaire près la chambre de justice
Peuple lache ct traitre. $
du Nord, à laz résidence du Cap, demeure rues SaintMais les jacobins un jour
Jean et du Gouvernemnent, numéro 138. Vous rôtiront à leur. tour. 3. MM. Mullery et Compagnie 1 marchands en
Demière aventure > 6 gué,
gros et en détail, et comnmisionnaires, préviennent
Dernière àventute :
MM. les Habitans qu'ils se chargeront de la Fente
: Tous les Officiers. Capitaine 3 souffrirez - vous de leurs denrées : ceux qui les honoreront de leur
qu'un Citoyen affamé, 1 auquel vous avez sauvé la vie, confiance auront lieu d'être satislaits de leur exacet que vous nourrissez 2 nous insulte impunément a titude pour les commissions dont on les chargera. Auz fers, Capitaine, , aux' fers ! C'èst un coquin qui Leur demeure est quai Saint - Louis et rue Notremérite qu'on fyr mette ; et puis un conseil de guerre 1 Dame, numéro 12.
ont de leur
qu'un Citoyen affamé, 1 auquel vous avez sauvé la vie, confiance auront lieu d'être satislaits de leur exacet que vous nourrissez 2 nous insulte impunément a titude pour les commissions dont on les chargera. Auz fers, Capitaine, , aux' fers ! C'èst un coquin qui Leur demeure est quai Saint - Louis et rue Notremérite qu'on fyr mette ; et puis un conseil de guerre 1 Dame, numéro 12. et puis la bastonnade 1 et puis. etc. etc.. etc. Cacambeau tombant à
A V E N D A E. genoux, 1
2. Du
Messicurs 9 je n'y songeais Pas 5
GeniévredeHolnde, delapremi@requlité,
Ah ! faires-mot: grâce 5
en barils et en caisses. S'adresser clez M. Bonniot,
Nous avons 3 suivant le cas,
négoriant quai Saint-Louis, qui oftre ses servires
L'ame altière eu basse. à MM. les Habitans pour tout Ce qui concerne la
Vous voyez à vos genoux,
commission. Cacambeau chantang pour. vous 3
Sa triste aventure 3 d gue,
Au Cap, cliez P. Roux, imprimeur de I'Empereur,
Sa triste ayencure 1
rue d'Anjou et place d'Arnes.