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Numéro 2. )
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A
Z
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T T E
POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI,
Du Jeudi 22 Novembre 1804, l'an premier de Pindépendance,
A V I S. étrangers, et si je puis dire,le Aatteur et doux pressentiment de la
: Le prix de I'Abonnement 1 pour cette Feuille
Je jouissais d'une postérité. fortune
Gourdes
est de douze
par an : on ne recevra. point rable, parce
mes désirs qui étaient n'était bornés pas considé- et ne
d'Abonnement au - dessous de trois mois 1 payable coûtaient point que de remords à ma
en souscrivant. conscience. : ie
jouissais de l'amusement de ma retraite, et à
On souscrit aux Gonaives, chez M. CAZE jeune,. sûr j'étais content de mon sort, moi qui n'enviai cotp,
négociant ; au Port-au-Prince, chez MM. GIROT jamais celui de personne. Ma famille et mes amis *. et FOURCAND, imprimeurs de l'Empereur. d'autant plus précieux pour moi, que n'ayant aucun
espoir de mon crédit ou de ma fortune 2 is ne pouFin du Discours de MOREAU. vaient qu'être attachés à ma personne seule. Toutes ces jouissances, que moiseulpouvait apprtcier; remplissait mon ame entiérement, et ne. pouLs 18 Brumaire arriva, et j'étais à Paris. Cette vaient perinettre à aucun désir ambitieux dy éntrer
rèvolution, provoquée par les autres et par moi, pouvait-elle étre ouverte à des projets criminels **
ne pouvait pas. allarmer ma conscience ; dirigé par
Cette condition de mon ame était si bier connuex
un hdmme environné des rayons de la' gloire-, me elle était si bien garantie
la distanre FON is me
faisait espérer des résultats lieureux. Je commençai tenais de toutes les traces & l'ambition, 498 depuis
à le seconder, 9 quand les autres parties me pressait la yictoire de Hohenlinden jusqu'à. mon drrestation, *
de me mettre à léur tête pour le combattre. Je reçus, .mes ennemis n'ont jamais été capables de me'cherclies
dans Paris, les ordres du général Bonaparte. En-les ou de me trouver d'autres crimes que la libete to
exécutant, je. concourus à Y'elever à cehant degré de mes discours ; ils ont souvent été favorables anx
pouvoirs que les circonstances rendaient nécessaires. opérations du gouvernement, et s'ils ne Font. pas
Quand quelque temps après il m'offrit le com- toujours été, pouvais-je penser pour cela
co
mnandement de l'armée du Ahin, je T'acceptais avec fàt un crime parmi un peuple qui a toujours Traik
autant de dévouement comme de la main de la la liberté del la pensée de la presse et de la parale,
république elle-méme.
ouvoirs que les circonstances rendaient nécessaires. opérations du gouvernement, et s'ils ne Font. pas
Quand quelque temps après il m'offrit le com- toujours été, pouvais-je penser pour cela
co
mnandement de l'armée du Ahin, je T'acceptais avec fàt un crime parmi un peuple qui a toujours Traik
autant de dévouement comme de la main de la la liberté del la pensée de la presse et de la parale,
république elle-méme. Mes.succès militaire ne furent et qui én avait joui même sous les rois. janais ni plus rapides ni plus nombreux, ni plus
Je confesse que; ;né avec des dispositions franches,
décisifs qu'à cette époque 1 quand leur splendeur je n'ai point perdu cet attribut de ce
(la France;
se répandit sur le gouvernement qui m'accuse où je reçus la vie, ni dans le camp, F: toutés chodes
aujourd'hui. donne une nouvelle impétuosité 3 ni dans Ia 'révoParmi- l'événement de tant de succés dont le lution, qui l'a toujours proclamée comme une vertu
plus grand de tous a été d'avoir assuré i paix du de T'houne , et un devoir du citoyen ; mais ceuc
continent, le soldat entendit les cris de la recon- qui complottent, blâment-ils si ouvertement ce qu'ils
noissance nationale. désapprourent ? Si j'avais désiré de former orts
Qnel moment de conspirer, si un tel dessein était poursuivre des plans de conspirations 1 j'aurais disjatais capable d'entrer dans mon amne ? Tout le simulé mes sentimens, et sollicité toutes les situations
monde connait le dévouemeut des armées pour les qui auraient pu me replacer au milieu des forces da
chefs qu'ils aiment, et qui. les ont conduits de vic- la nation. toire en victoire. Un ambitieux 1 un conspirateur
Afin de tracer ce plan, à défaut du génie poli:
anrait-il souffert que cette occasion lui eàt échappé, tique queje n'ai jamais possédé j'avais des exemples
quand à la tete d'une armée de cent mille hommes 1 connus de tout le monde, 1 et rendus imposans, par
si souvent triomphante, il retournait au milieu d'une leurs succés. Je sais bien que Monk ne se retiraitpas
nation èncore agitée et toujours remuante en ce de l'arnée quand il eut dessein de conspirer, 1 et' que
qui concerne ses principes et leur durée ? Cassius et Brutus s'approchèrent du coeur de César
Jene pensais qu'i à licençier mon armée et retourner pour le percer. dans le repos d'une vie civile. Magistrats, jen'ai plus rien à vous dire, Tela êté
Dans le
quin'était pas sans gloire, jejouissais mon caractère, tel a été toute ma vie. Je proteste,
sans doute "T" mon honneur 1 honneur que toutes à. la face du ciel et des hommes, 'de inon innocence
les puissances humaines ne pouvaient pas m'ôter. et de l'intégrité de ma conduite ; vous connaisses
Le souvenir de mes actions 1 le témoignage de ma YOs devoirs, la France vous écoute, TEurope voV
conscience, l'estime de mes compatriotes et des contemple et Ia postérité Yous attends. --- Page 2 ---
6 )
pour arréter cette pluilippique. Les messagers arrivèrent le même jour à Saint Petesbourg ; mais la
NOUVELLES DIVERSES. note fulminante arrivant la premiére fut rendue.
'intégrité de ma conduite ; vous connaisses
Le souvenir de mes actions 1 le témoignage de ma YOs devoirs, la France vous écoute, TEurope voV
conscience, l'estime de mes compatriotes et des contemple et Ia postérité Yous attends. --- Page 2 ---
6 )
pour arréter cette pluilippique. Les messagers arrivèrent le même jour à Saint Petesbourg ; mais la
NOUVELLES DIVERSES. note fulminante arrivant la premiére fut rendue. L'empereur de' Russie ordonna de tirer des copies
Note présentée au gouvernement fran.çais 1 par le pour être envoyées dans toutes les cours de TEuchargé d'affaires del'empereur de Russie, M. Doubril, rope. On dit que cette pièce est d'un style unique. relative à l'événement Arrivé Ettenheim. D'après les ordres que le saussigné 1 chargé d'af
De Stokolm, le 19 Juin. faires. de sa majesté l'empereur de toutes les Russies,
Le roi de Suède f assure-t-on arec confiarree )
ai reçude ,sa cour. 1 il Se hate dinfprmer le ministèye a refusé, d'une maniérepéremptise, de reconaartre
de la République française, que son illustre maitre le nouvel empereur de France ; et ce refus a été
a appris avec autant d'étonnement que 'd'affliction, signifié à tous les résidens des caurs étrangéres. La
l'événement qui aen leu à Ettenheim, les circons- conséquence que l'on tire de cette démarche 1 est
tances quil'ont accompagnées et son funeste résaltat. que le monarque suédois, en adoptant cette mesure
L'affliction de l'empereur est d'autant .plus vive 1 rigoureuse 1 a été excité, et agit de concert avec
qu'il ne
nuliement concilier la violation du les autres puissances du Nord. territoire Sc"Ta l'électeur de Baden, aux principes de
Un grand nombre de lettres de Saint-Petersbourg
justice et de, propriétés qui sont tepus pour sacrés annoncent que le général Hédouville ambassadeur
parmi les nations 1 et sont le boulerard de leurs français, a laissé précipitamment la cour de Russie ;
ralations réciproques, E majesté impériale trouve, 1 qu'Alexandre est de plus en plus indigné de la condans Çet acte s: une. violation des droits des nations duite de Bonaparte relativement au duc d'Enghein -
et celle d'un territoire neutre ; violation dant il est, et que sori animosité est à un tel point, qu'il a donné
difficie de calculer les comséquences, et qui, sielle ordre à dix vaisseaux et six frégates 1 à
est considérée comme admissible doit entièrement de se tenir prêts à faire voile au premier Cronstadr, moment. anéantir la sécurié et Tiadépendance des états souveraifis. Sil'empire germanique, après les malheurs
De Suint-Peserabourg, le 8 Juin. quila éprouvé, qui lui Fert sentir Ia néressité du, Le général Hédouville, envoyé de France, ayant
repos, doit encore craindre pour lintégrité de san obtenu la permission de sa majesté 1 est parti de
territoire, devait -H espérer que ce fat de la
bonne heure ce matin. M. Rayneval 1 secrétaire de
d'un gouvernement a travaillk à assurer la légation, reste ici comme chargé d'affaires.
, le 8 Juin. quila éprouvé, qui lui Fert sentir Ia néressité du, Le général Hédouville, envoyé de France, ayant
repos, doit encore craindre pour lintégrité de san obtenu la permission de sa majesté 1 est parti de
territoire, devait -H espérer que ce fat de la
bonne heure ce matin. M. Rayneval 1 secrétaire de
d'un gouvernement a travaillk à assurer la légation, reste ici comme chargé d'affaires. et qui s'est inposs 24 devgir d'en garantir la conDe
le 26 Juin. tinuation P
Berlin,
Toutes çes considégations n'ont point permjs. à
Le:général français Hédouville est arrivé ici
Kempereur de passer sous silence cet événement, le 15, venant de St-Petersbourg, avec MM. Leveinesperé, qui a rapanelin la consternation dans toute neur, Prudhomme et Saint-Marc. Le 24,le général
rAllemagne. a diné chez M. Laforest, résident français,
-
lequel
Saaleste impériale pense
de son devoir, a reçu ses nouvelles lettres de créance ; et le 25,
xomme Sarant et médiateur sie la paixa, de notifier il a diné avec notre ministre le baron Hardenbergaux étals de Tampire.la maniére dent elle voit une Aujourd'hui l'un et l'autre seront présentés à sa
action gui pet en danger leur sécurité et leur indé- majesté à Charlotenbourg. pendance, Le résicent de Russie, à Ratisbonne 1 a
De Londres, le 8 Aoit. en conséquence reçu ordre de. délivrer une nota à
Ia diete, et de lyi représepter ainsi qu'au chef de
Extrait d'une lettre datée de Bruges le 6 Juillet,
Fempire, , la négessié de faire des remontrances au écrite, dit-on, par le général Moreau à son frére. gouvernament français contre cette violation du terc Vous ignorez qu'avant de laisser Paris, eu
. j'ai
ritoire. germanique. une entrevue avec M, Bonaparte. Ce fut au moment
Sa majeste lupériale pense de la même manière, où je, montais en voiture + que je. fus informé qu'il
quil est de ROA devoir de notifier directement ses désirait que je parusse devant lui ; il dérogea en
sentimnens qu Eouvernement français : par'l le sous- quelque sorte de sa dignité impériale dans la réception
signe 2 astendu que sa majesté est assurée que le qu'il me fit : il était dans son cabinet avec son frère
premies Consul s'empressera. de se rendre aux justes Louis près delui; ;ils'avança vers moi comme j'entrais,
semontrances du corps germanique 1 et sentira la et en me saluant poliment < générad Moreau * dit-il,
pressente. nécessité de prendre les mesures les plus > je désirais vous voir, pour savoir, avant que vous
actives paur tirer tous. les gourernemens de l'Eu- quittiez la France, si vous n'avez rien à in' exprimer
rops de fallarme quilleur a occasionné 1 et de mettre ou aucune demande à me faire ? Vous pouvez être
fn à un ordre de chose trop dangereux à leur. assuré que dans tout ce qai s'est passé, mon coepr a
sureté et à leur indénendance. future. souvent de fois souffert de la situation où votre-imLe soussigné remplt, par le présent, les com- prudence vous a placé, et où une nécessité impémandlemens de son illustre. maitre 1 et saisit cette rieuse n'a obligé de vous laisser 2 afin de ne point
occasion de communiquer au çitoyen Ministre des interrompre le cours ordinaire de la justice ; mais
atfaices étrangeres Fassurançe de sa: haute estime.
à leur indénendance. future. souvent de fois souffert de la situation où votre-imLe soussigné remplt, par le présent, les com- prudence vous a placé, et où une nécessité impémandlemens de son illustre. maitre 1 et saisit cette rieuse n'a obligé de vous laisser 2 afin de ne point
occasion de communiquer au çitoyen Ministre des interrompre le cours ordinaire de la justice ; mais
atfaices étrangeres Fassurançe de sa: haute estime. ne nous arrêtons pas plus long, terips sur ces cirSigné D oU B RI L. constances affligeantes. Je pensais quil était de mon
devoir de prendre des précautions pour prévenir leur
On rApporte qu'en recevant la note ci: dessus, retour ; Car vous ne pouvez pas douter qu'on en
Bonaparte dans un accès de colère, 1 écrivit de sa voulait à ma vie; ; à ma vie que je consacre au bonpropre mnaia une note à T'empereur de Russie 1 heur de la France, 9. et qui
pour quelque
dans te style le plus vindicatif, et
la. dépécha encore, nécessaire à son repos.Jail est,
temps
aussitôt;
beaucoupp pardonné
majs après plusleurs heures E remontrances dans cette affaire : mnais déclare actuellement
de :
del la part Tal leyrand, 3 erivoya un autre courrier le moment de l'indulgence je est passé. Général Mareau, que --- Page 3 ---
vous aimez la liberté et Tindépendance, etj je n'ima- I de 1 celui quiréunisla confiance, A Panfféetion. erkunans
gine pas que j'aie fait un choix contraire à vOS incli-. de ses concitoyens 5
Hations, en vous envoyant aux Etats-Unis. Vous y
Bier convaincus , par une cruelle
Ferrez un
nation
expéritice-dtrpat
peuple neuf, et non une
dégé- T'histoire des nations, 1
na
comme
peuple
nérée
celles qui habitent notre ancienne venablement; gouverné qu'un per un seni,, pont etq quecehisla étnecamd
Europe. Mon ambition a soupiré long-temps après mérite ka préférence 7 que
ses. le rôle plus utile que brillant dans lequel Washington influence et ses talensy qui, a su par consolider services Lédifce sO3 de
a déployé tant d'amour pour son pays, et des talens notre indépendance et de la liberté;
politiques et militaires si étendus mais ce n'était
Considérant qu'apses ane anssi
sire
en
France qu'ii. était possibie à jouer un pareil maiheurs et de vicissitudes, s ik conrient longue d'assiner da li
TSu les factions y avaient tropd d'ascendant et avaient garantie et la sûreté des citoyens d'une: mtatadrs
produit trop d'agitation. Afin de n'être noint emporté iminnable et irrévocahle, et lc plus st
par elles, i était nécessaire de les réprimer avec un d'atteindre à ce but, et, de
au seul. muyen chef
bras d'acier. Je
très-bien
telle
EEF
conçois
'une
con- capable de représenter et de
duite s'accorde mat avec resprit ais la liberté ; mais la nation , un titse auguste et gouverner sacré, dignament candentre
je roncois encore mieux quil est nécessaire de res- en luiles forces de Tétat, qui en inpose qui au
treindre sa marche par quelque chose du pouvoir ct qui soit au dedans le gage de la tranquilliné dehors, et
arbitraire ; et
quelquefois nous devons aller de Ia prospérité ).
'une
con- capable de représenter et de
duite s'accorde mat avec resprit ais la liberté ; mais la nation , un titse auguste et gouverner sacré, dignament candentre
je roncois encore mieux quil est nécessaire de res- en luiles forces de Tétat, qui en inpose qui au
treindre sa marche par quelque chose du pouvoir ct qui soit au dedans le gage de la tranquilliné dehors, et
arbitraire ; et
quelquefois nous devons aller de Ia prospérité ). jusqu'à rioler 2T principes et jusques à enfreindre
Considérant que le titre. de Gowverneur
les lois elles-mémes; ; mais dans tout cela, , il est aisé ci-devant déféré ad cihoyenJom-lacques ginéralg
voir
circonstances
Dassalinany
de
plutôt la force des
celle ne remplit pas, d'une manière satisfaicante, le vent
de l'ambition. Hélas ! genéral Moreau, je Rerp point général, puisquil suppose un poxvoir sacondaine:,
choisi le rôle que je devais représenter ; une destinée dépendlant d' une auterité étrangare, dont aous aezaat
inévitable m'ya condamné ; c'est elle qui m'y retient à jamais secoué le joug;
et qui me force de me jetter à travers tout ce qui
Sansavoir plus long-tamps égard aurefus corstant
est glorieux et penible en méme - temps. Dans une et obstiné du citoyen. Jean-Jacques Desealiniee, d'acy
situation si perplexe 1 on est obligé de faire bien cepter une puissance que le peuple et Tarméelui
des choses contraires à ses propres dispositions. Vous avaient déléguée dès) l'époque oi notre
en
indipandanes
considérez moi l'enfant gaté de la fortune ; mais a été proclamée, . a
ce refus contarie. lea
me
puisque
elle fait payer cher les faveurs qu'elle m'accorde. intérêts 9 la volonte et; le bonheur da ce pagiks
Général Moreau 1 le lit sur lequel je me couche
Déférons audit citoyen Jean-JacqueaDeealinse-ls
n'est point un litder roses! J'allais tâcherd de répondre titre d'EMPEREUR D'Hairr, et le droit de choist d
à ce discours, tn courrier russe fut annoncé, qui de nommer son suceessenr;
parut agiter beaucoup Bonaparte. e Général Moreau,
Désirons que cette. expression libre de nos eseus
dit-il en me laissant, dites à mon frére Louis tout at déjà provequée le peuple, soit offerte * a
ce que vous avez à me dire ; il ne manquera pas de sanction sous sleplus Ker delai, et reçoive sai prothpse
m'en informer ce, Je ne demandais la permission et entière exécution. pas UE décret du sinassqul
de me reposer quelques jours à aaegt et à cette sera estraordinairement conroque à cet efok Met
indulgence , je dois le plaisir de vous écrire *.
issant, dites à mon frére Louis tout at déjà provequée le peuple, soit offerte * a
ce que vous avez à me dire ; il ne manquera pas de sanction sous sleplus Ker delai, et reçoive sai prothpse
m'en informer ce, Je ne demandais la permission et entière exécution. pas UE décret du sinassqul
de me reposer quelques jours à aaegt et à cette sera estraordinairement conroque à cet efok Met
indulgence , je dois le plaisir de vous écrire *. Au Port / aa Prince, le 25 Janyvier 1804, el la
De New-Fork, le 18 Octobre. premier de lindépeodance d'Halti
Le navire Hiris, capitaine Skinner, est arrivé ici
Signé Vernet, ministre des finsnces, Cletrenes
venant de Londres. Ilya de jours'qu'il a parlé Cluitople.cmmusdemth dirrisiondul Nandi, Ratiosty
au navire Orlando. parti AT Texel trois jours après Gabart; Geffrard, commandant Ia divisien dm Sude,
que lIris a laissé les Dunes, qui lui a appris quil généraux de division et conseillens d'étas ; Jsan
avait a bord des gazettes de Hollande , qui con- Louis-Frahçois, Férow : Gérint, * Magny 5 Raphiaal,
tiennent la déclaration de guerre de Ia part de la Lalondrie Paul Romain 1 Capois, Cangh: Jeun
Russie contre la France. Philippe Daut, Teussaint Brave Moreant, Yayen,
Les papiers de Londres fortifient rette nouvelle ; Magloize - Ambroise 1 giaéraux de brigade. eb con
ils annoncent que dix vaisseaux de ligne et plusieurs seillers d'stat; Louis Bazelais gentrat de lrigadey
frégates russes aree 10,000 houmes de- troupes, 1 chef de l'état majon général de Fammeex:
sont arrivés à Copenhague, où ces troupes onf été
AH
débarquées 1 et qu'on en attendait enrore 20,00e,
Dessalines, le 15 Pevrier 1804, Fah prenia
de plus. ( Extrait des Papriers Amoricains. )
de l'indépendomce. LE GOUVERNEUB GÉNÉRAL nHAiti,
E M PIRE D'H A IT I. Au Genéraus de PArmee eb @de
Autorités civites et
Du Cap, le 21 Novembre. militaires, argaries
du Peuple. Nomination de PEmperaur 4HAITI,
GRT or E x 9,
J. J. DESSALINES
Sk quekque considération justife à mes yétis B
Nous généraux de l'arnsée d'Haiti,
titee- auguste que votre confance- me décerne, c
Désirant eonsacrer, 1 par un acte authentique 1 le n'est que mon zèla sana. daute à veiller au salut de
voeu de notre coeur et répondre à la votorté for- T'Empire et ma. bonne. volonté à consolider notra
tement prononcée du peuple d'Haiti;
entréprise 1 entreprise donnera. de nous 1 aux
Persuadés que lautorité sumcàue ne. veut point nations les moins amies 2 la hberté non l'opinion
J 'de partage 2 et que: Vinterit. din payzoxige que les d'un ramas d'esclaves 1 mais celles dNommes qui
nènes del laduninistration soit remises entre les mains prédilectent leur indépendance au préjudice de ceite
cée du peuple d'Haiti;
entréprise 1 entreprise donnera. de nous 1 aux
Persuadés que lautorité sumcàue ne. veut point nations les moins amies 2 la hberté non l'opinion
J 'de partage 2 et que: Vinterit. din payzoxige que les d'un ramas d'esclaves 1 mais celles dNommes qui
nènes del laduninistration soit remises entre les mains prédilectent leur indépendance au préjudice de ceite --- Page 4 ---
konsidération que les puissances n'accordent jamais
comme nous, sont les artisans de
Le Aurora, de Charleston, capitaine Thomas
aux peuples qui, liberté
n'ont pas eu besoin de Bank, briq
à MM. Thomas H. Jarvéy et
leur propre
1 qui
briser l'idole à
, appartenant de St-Thomas le 25
mendier des secours étrangers pour
John H. Kurn, sorti
Septembre
laquelle nons sacrifions. avec une cargaisori de rum et de sel pour CharCetteidole, comme Saturne, dévorait ses enfans, leston, s'est perdu, le 8 Octobre sur les Cayes
et nous l'avons foulée aux pieds mais n'effaçons d'Argent. Le bâtiment et la cargaison sont entiéces souvenirs rappellans que i récence de nos rement perdus ; l'équipage a été Sauvé. pas infortunes a imprimée dans nos ames ; ils seront des
préserwatif puissans contre les surprises de nos
et nous
contre toute rdée
UPL E T S
ennemis 5
prèmuniront
d'indulgence à leur égard. Chantes et présentés à Sa Majeste JACQUES r", 3
Si ics passiuns subies foni les huuiucs cuminuns,
d'Haiti; ,
marche
Empereur
les semi - mesures arrétent. la
rapide des
révolutions. Par C. CEZAR Titisaqus,contrileur du département
Puis donc que vous avez
quil était de l'indu Nord. térêt de l'état j'acceptasse rang auquel vous
LE
que
ce nouveau fardeau
Air : Dx Vandeville du Devin de Villege
m'élevez, en m'imposant
1 je
ne, contracte aucune nouvelle obligation envers mnon
Chanrons D célébrons notre gloite,
pays ( dès long-tempsjel lui ai fait tous les sacrifices );
Amis de l'ile d'Halti i
mnais je sens qu'un devoir plus grand, plus saint,
Marchons, sourenons la victoire >
me lie ; je sens, 1 dis-je, que je dois conduire rapiLe bonheur de norre pays i
dement notre entreprise à son but et par des lois
Chérissons sans cesse 3
sages, mais indulgentes pour nos moeurs, faire que
Avec allégresse 3
chaque citoyen marche dans sa liberté sans nuire
Celui qui fait notre bonheur :
aux droits des autres et sans blesser l'autorité qui
Vive l'Empereur. Bis. )
veille au bonheur de tous. C'est lui qui punic l'arrogance
En acceptant enfm ce fardeau. aussi onéreux
Des Français, nos vrais ennemis i
qu'honorable, c'est me charger de la somme du bien
Ec qui par sa douce clémeace 2
ou du mhal qui résultera de mon administration : mais
Fair de ses sujets des amis ;
n'oubliez pas que c'est dans les teinps les plus oraChérissons 1 ctc.
. )
veille au bonheur de tous. C'est lui qui punic l'arrogance
En acceptant enfm ce fardeau. aussi onéreux
Des Français, nos vrais ennemis i
qu'honorable, c'est me charger de la somme du bien
Ec qui par sa douce clémeace 2
ou du mhal qui résultera de mon administration : mais
Fair de ses sujets des amis ;
n'oubliez pas que c'est dans les teinps les plus oraChérissons 1 ctc. que vous me confiez le gouvernail du vaisseau
:
ST létat. Son nom, sa valeur, son courage 3
Je suis soldat, la guerre fut toujours mon partage 5
Fonr trembler tous les intrigans i
et tant que l'acharnement, 1 la barbarie et T'avarice
Ennemi du vil esclavage i
de nos enemis les porteront sur nos rivages, je
Il voir en nous que ses enfans S
justifierai votre choix, et combattant à votre tête,
Chérissons, ctc. je prouverai que le titre de votre général sera touReçois de moi les doux hommages :
jours honorable pour mok
Mon respecrable Souverain 5
Lerang suprème auquel vous m'élevez, m'apprend
Que Dieu t'inspire des lois szges 3
que je suis devenu le père de mes concitoyens, dont
Et te protège de sa main i
jétais le défenseur 1. mais gue le père d'une famille
Je chéri sans cesse *
de guerriers ne laisse jamais reposer l'épée, s'il veut
Avec allégresse s
transmettre sa vaillance à ses descendans et les appriCelui qui fait mon vrai bonheur 3
voiser avec les combats. Vive l'Empereur. (Bis. )
C'est à vous 1 généraux et militaires qui monterez
après moi au rang suprème 11 que je m'adresse ;
heureux de pouvoir transinettre mon autorité a ceux
A V I S
IV E R S. qui ont versé leur sang pour la patrie. Je renonce 9
ouije renonce formellemént à l'usage injuste de faire
On vend à l'Imprimerie de cette Feuille, leTarif
passer ma puissance à ma fanille. ou les Comptes faits des Monnaies qui ont cours dans
Je n'aurai jamais égard à l'ancienneté, quand les l'Empire, des Cantiques spirituels, l'Alphabeth
qualités requises pour bien gouverner ne se trou- apprendre à lire, le Catéchisme pour Eire la Beot
veront pas réunies dans le sujet. ; souvent la tête munion, l'Oraison au Saint - Suaire et la Neuvaine
recèle le feu bouillant de la jeunesse, contribue à Saint-Antoine de Padoue. * efficacement âu bonheur de son pays, que la
1. M. Lagrouë notaire près la chambre de justice
zète froide et expérimentée du vieillard. qui tem- du Nord, à la résidence du Cap, demeure rues Saintporise dans les momens ou la témérité seule est Jean et du Gouvernement, numéro 138. de saison. A VE N D A E. C'est à ces conditions que je suis votre Empereur,
et malheur à celui qui portera, sur les degrès d'un
1: Di GenièvredeHollande, delapremière qualité,
trone élevé par la reconnaissance de son peuple 3 en barils et en caisses, S'adresser chez M. Bonniot,
d'autres. sentimens que ceux d'un père de famille. : négociant 7 quai Saint-Louis, qui offre ses services
D E S S A L I N' E S. à MM. les Habitans pour tout ce qui conçerne la
commission. Par le Gouverneur général,
L'Adjudant général,
Au Cap, ches P. Roux, imprimeur de l'Empereur,
OIRRO N p-T o N N A A E,
rue d'Anjou et place d'Armes.
.
C'est lui qui punic l'arrogance
En acceptant enfm ce fardeau. aussi onéreux
Des Français, nos vrais ennemis i qu'honorable, c'est me charger de la somme du bien
Ec qui par sa douce clémeace 2 ou du mhal qui résultera de mon administration : mais
Fair de ses sujets des amis ; n'oubliez pas que c'est dans les teinps les plus oraChérissons 1 ctc.
que vous me confiez le gouvernail du vaisseau ST létat.
Son nom, sa valeur, son courage 3
Je suis soldat, la guerre fut toujours mon partage 5
Fonr trembler tous les intrigans i et tant que l'acharnement, 1 la barbarie et T'avarice
Ennemi du vil esclavage i de nos enemis les porteront sur nos rivages, je
Il voir en nous que ses enfans S justifierai votre choix, et combattant à votre tête,
Chérissons, ctc. je prouverai que le titre de votre général sera touReçois de moi les doux hommages :
jours honorable pour mok
Mon respecrable Souverain 5
Lerang suprème auquel vous m'élevez, m'apprend
Que Dieu t'inspire des lois szges 3 que je suis devenu le père de mes concitoyens, dont
Et te protège de sa main i jétais le défenseur 1. mais gue le père d'une famille
Je chéri sans cesse * de guerriers ne laisse jamais reposer l'épée, s'il veut
Avec allégresse s transmettre sa vaillance à ses descendans et les appriCelui qui fait mon vrai bonheur 3
voiser avec les combats.
Vive l'Empereur.
(Bis. )
C'est à vous 1 généraux et militaires qui monterez après moi au rang suprème 11 que je m'adresse ; heureux de pouvoir transinettre mon autorité a ceux
A V I S
IV E R S. qui ont versé leur sang pour la patrie. Je renonce 9 ouije renonce formellemént à l'usage injuste de faire
On vend à l'Imprimerie de cette Feuille, leTarif passer ma puissance à ma fanille. ou les Comptes faits des Monnaies qui ont cours dans
Je n'aurai jamais égard à l'ancienneté, quand les l'Empire, des Cantiques spirituels, l'Alphabeth
qualités requises pour bien gouverner ne se trou- apprendre à lire, le Catéchisme pour Eire la Beot
veront pas réunies dans le sujet. ; souvent la tête munion, l'Oraison au Saint - Suaire et la Neuvaine
recèle le feu bouillant de la jeunesse, contribue à Saint-Antoine de Padoue.
* efficacement âu bonheur de son pays, que la
1. M. Lagrouë notaire près la chambre de justice zète froide et expérimentée du vieillard. qui tem- du Nord, à la résidence du Cap, demeure rues Saintporise dans les momens ou la témérité seule est Jean et du Gouvernement, numéro 138.
de saison.
A VE N D A E.
C'est à ces conditions que je suis votre Empereur, et malheur à celui qui portera, sur les degrès d'un
1: Di GenièvredeHollande, delapremière qualité, trone élevé par la reconnaissance de son peuple 3 en barils et en caisses, S'adresser chez M. Bonniot,
d'autres. sentimens que ceux d'un père de famille. : négociant 7 quai Saint-Louis, qui offre ses services
D E S S A L I N' E S. à MM. les Habitans pour tout ce qui conçerne la commission.
Par le Gouverneur général,
L'Adjudant général,
Au Cap, ches P. Roux, imprimeur de l'Empereur,
OIRRO N p-T o N N A A E, rue d'Anjou et place d'Armes.